Le Parti socialiste peut-il disparaître en France comme en Grèce?

Ne nous laissons pas polluer par l’effet Charlie, suggère Maurice Szafran

Il est possible que ce traumatisme collectif ne change rien à la volonté des électeurs de sanctionner Hollande, le PS, ses élus et cette politique.

Le Radeau de La Méduse de Théodore Géricault (1791-1824)

C’est ce qu’estime le co-fondateur de l’hebdomadaire Marianne et son président jusque novembre 2013.

Jean-Luc Mélenchon en est persuadé. Le journaliste Jean-François Kahn l’écrit en boucle depuis une décennie déjà. Le philosophe Bernard-Henri Lévy y a consacré un livre il y a quelques années, « ce grand cadavre à la renverse »‘. Curieux trio, n’est-ce pas, pour en appeler à la disparition du parti de Mitterrand, de Rocard, de Badinter, de Hollande, de Valls, et de tant d’autres, comme s’il était indispensable, impérieux, de clore une histoire, de tourner une page pour mieux reconstruire. Quoi et comment? Dès lors le trio Mélenchon-Kahn-Lévy ne partage rien en commun. Et c’est tout le problème.

Oublions un instant l’effet Charlie, ce souffle qui a emporté la société française toute entière. Peut être le destin de François Hollande, et concomitamment celui du PS, en sera-t-il à jamais bouleversé. Mais il est possible aussi, sinon probable, que ce traumatisme collectif ne change rien à la volonté acharnée des électeurs de sanctionner ce président, ce parti, ces élus, cette politique et son manque de profondeur historique, cette absence de vision qui, depuis le premier jour, laisse interloqué jusqu’aux sympathisants socialistes, cette absence chronique de résultats économiques et sociaux, ce chômage qui n’en finit pas d’enfler.

Détail de l’oeuvre

Le risque donc d’une sanction aux élections cantonales.

L’hypothèse d’un camouflet aux élections régionales .

Et même une déroute dévastatrice dans l’un et l’autre scrutin.

Une faille béante entre le PS et les Français.

Que restera-t-il alors du PS ? Quelques élus, 10% environ du corps électoral, et peut être même moins? Rue de Solférino, dans l’entourage du 1er secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, cette hypothèse du pire n’est pas dédaigné, certains et non des moindres, insistent d’ailleurs pour s’y préparer car ils redoutent qu’il se soit crée une faille béante entre les Français et le PS. Comment y répondre au plus vite pour minimiser les dégâts? Les plus créatifs des socialistes ne savent plus. Remarquons par exemple le silence de Henri Weber, l’un des plus inventifs concepteurs de la social-démocratie française. Aujourd’hui, silence radio. Et qui désormais ouvre des pistes légitimes, non délirantes, à la gauche hormis, par exemple, l’historien-éditorialiste Jacques Julliard ou l’économiste Thomas Piketty, l’un et l’autre ultra sévère envers le PS? Personne, quasiment personne.

De cet encéphalogramme intellectuel et politique désespérément plat, le PS peut en effet crever, au plan électoral en tout cas. Mais au profit de qui?

Jean-Luc Mélenchon, le poing levé, est persuadé que, de façon mécanique, le Front de Gauche, et donc lui-même, doivent bénéficier de cet effondrement tant de fois annoncé. Mélenchon ne doute pas qu’il jouera à Aléxis Tsípras car il est certain que lui aussi parviendra à réunir autour de sa cravate rouge les communistes de Pierre Laurent, les Verts de Cécile Duflot, le NPA d’Olivier Besancenot, les frondeurs du PS et bien d’autres encore, jusqu’aux souverainistes de droite, les émules de Nicolas Dupont-Aignan qui eux aussi veulent mettre en pièces le prétendu monstre UMPS! L’exemple et le modèle grecs, toujours.

Est-il pour autant décalcable?

Rien n’est moins assuré.

Les limites de Mélenchon

Parce que Mélenchon, et dieu sait s’il a du talent, sera incapable d’unifier des forces éparses et antagonistes comme Tsípras a su si bien le faire.

Parce que l’alliance gauche-droite, s’accomplirait-elle sur le dos de l’Europe responsable de tous les maux, de l’Europe maudite, ne se mettra pas en place. Mélenchon d’ailleurs n’oserait pas…

Parce que la constitution d’un axe Hollande-Valls-Macron au cœur du dispositif de la gauche complexifie encore la donne. Et si les sociaux-libéraux, que cela plaise ou non, finissait par marquer des points? En Grèce, le nouveau premier ministre affrontait des zombies à la tête des partis classiques. En France, Mélenchon n’aura pas forcément cette opportunité.

Parce que, et ce sera le dernier point, le Front National. La casse sociale, la force du rejet anti-Bruxelles, la lutte contre les islamistes, c’est sans doute Marine Le Pen qui en tire le principal profit politique.

Tsípras a su marginaliser les néo nazis d’Aube Dorée. Mélenchon sera-t-il en mesure de faire reculer l’extrême droite bleu blanc rouge? Rien ne l’assure. On redoute plutôt l’inverse.

 

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Législative partielle dans le Doubs, un scrutin à hauts risques pour le PS

Le Parti socialiste pourrait même être éliminé dès le premier tour

Les électeurs du Doubs vont élire dimanche le député qui succédera à Pierre Moscovici.

Charles Demouge, candidat UMP
Charles Demouge, UMP

L’ancien ministre de l’Économie avait senti le souffle du boulet en 2012 en ne rassemblant plus que 20% des suffrages, son score le plus faible depuis qu’il sollicitait la confiance de cette circonscription sinistrée.

Moscovici a donc préféré abandonner son siège pour faire carrière comme commissaire européen.

La majorité et l’UMP se battent pour figurer face au second tour face au FN.

À l’heure actuelle, seule l’eurodéputée du Front national, Sophie Montel, est assurée de se qualifier. Cette dernière a obtenu 36% des voix aux élections européennes. Etant donné le faible taux de participation attendu, il ne devrait y avoir qu’un seul autre candidat au second tour, faut obtenir 12,5% des suffrages des inscrits pour se maintenir. La gauche n’écarte pas l’idée de ce scénario catastrophe.
VOIR et ENTENDRE l’humiliant accueil réservé au premier ministre Manuel Valls en campagne pour le candidat du pouvoir dans le Doubs:

Le politologue, président de CAP (conseil, analyses et perspectives) et professeur à Sciences-Po, Stéphane Rozès a analysé la situation pour BFM Story.

« La France n’a plus la même résonance » sur la scène internationale, observe Roland Dumas

Au-delà de la nostalgie, un signal d’alarme

Dans son dernier livre, « Politiquement incorrect », Roland Dumas revient sur des secrets d’État entre 1984 et 2014 et fait partager ses souvenirs.

Sur le plateau de Soir 3, l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand évoque l’état de la Grèce en Europe aujourd’hui : « La Grèce n’est pas un très grand pays de l’Europe, mais c’est un pays qui a de l’influence par son prestige. On a voulu qu’elle soit dans l’Europe en raison de son histoire, mais ce n’est pas une grande puissance économique non plus« .

Roland Dumas souligne aussi que la France est en train de disparaître de la scène internationale. « Elle a changé d’orientation. Depuis la création de l’Europe, la position de la France était influente (…) aujourd’hui, elle n’a plus la même résonance« , explique l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand.

Concernant les sondages donnant Marine Le Pen en tête du 1er tour des prochaines présidentielles en 2017, l’ancien président du Conseil constitutionnel pronostique: « elle approche de la barre fatidique. Il n’est pas impossible qu’à la suite d’un arrangement, de dégâts ou de problèmes, elle franchisse le pas (…) Tout est possible ».

Pour le PS, 13e gifle législative dans le Doubs ?

Une majorité présidentielle en lambeaux…

 Mélenchon n’est pas Tsipras et même Cambadélis n’est pas grec…

blog -PS-il est ou-tu ne verras plus-montageLe siège abandonné par Pierre Moscovici à l’Assemblée nationale est remis en jeu dimanche dans le Doubs et le PS a du souci à se faire : il a déjà perdu 12 des 13 législatives partielles organisées depuis l’élection de Hollande en 2012 et a été éliminé six fois du premier tour. Faut-il remuer le couteau dans la plie?

Électoralement, le parti présidentiel n’est pas vendeur. Débâcle aux municipales de mars 2014, déroute aux européennes deux mois plus tard… Et puis les législatives partielles. Ces scrutins, organisés suite à l’invalidation de l’élection de juin 2012 ou du départ d’un député, ont été au nombre de 13, en plus de deux ans et demi. Dimanche, le 14e aura lieu dans le Doubs où les électeurs de la quatrième circonscription choisiront un successeur à Pierre Moscovici, qui a préféré jeter l’éponge à Bercy et faire une carrière -sous tutelle- de commissaire européen.

Six fois éliminés au premier tour
Le candidat socialiste, Frédéric Barbier, aura fort à faire face aux prétendants de l’UMP et du FN, qui avaient obtenu en 2012 des scores très proches (respectivement 26,2 et 24,5%) à l’issue d’une triangulaire contre l’ancien ministre de l’Economie (49,32%). Au vu de ses scores des précédentes élections, le PS peut s’attendre à une chute brutale de son score. Mais l’exécutif compte pouvoir rebondir sur les 17 morts des attentats qui lui valaient à chaud un regain de popularité. Car, depuis 2012, les socialistes enchaînent les revers. La carte ci-dessous compile les résultats de ces 13 législatives partielles, en mettant en regard les scores des candidats PS (ou soutenus par le PS) avec ceux du premier tour la présidentielle de 2012 et des législatives qui ont suivi.


Bilan : le PS n’a obtenu qu’une seule victoire, à Saint-Pierre-et-Miquelon en juin dernier, grâce à Annick Girardin nommée depuis au gouvernement. Les douze autres élections ont toutes été perdues et, pour la moitié d’entre elles, le candidat du PS a même été éliminé dès le premier tour. C’est notamment le cas lors des derniers scrutins organisés en décembre dans l’Aube – en remplacement de l’UMP François Baroin – et en juin dans le Nord – à la place de l’UDI Jean-Louis Borloo. Sur les six autres territoires où les socialistes ont pu se maintenir, trois se situent en métropole. Mais, lors de la dernière élection en Haute-Garonne, le candidat PS avait été sèchement battu au second tour par son adversaire UMP (62,09% contre 37,91%).

 La majorité présidentielle est menacée à l’Assemblée

Jérôme Cahuzac

Le groupe PS a perdu quatre sièges.La tendance est à la baisse pour le PS, dans la plupart des cas. A plusieurs reprises, le nombre de suffrages exprimés se divise même par deux, comme dans l’Aube ou le Lot-et-Garonne!

Au total, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a perdu quatre sièges suite à ces élections (deux pour les Français de l’étranger, celui de Jérôme Cahuzac dans le Lot-et-Garonne et le dernier dans l’Hérault). Le siège du Doubs pourrait être le cinquième.
L’UMP en a récupéré trois et l’UDI un. Ces deux formations ont pour leur part conservé sept sièges (respectivement cinq et deux).

Valérie Trierweiler: le luxe des nantis, aux Sources de Caudalie, ou rien

L’impudeur socialiste sur le « vif », aux obsèques du dessinateur Wolinski

blog -<strong>/strong><br><Trierweiler frequente les Sources de Caudalie-parapluieNos socialistes exemplaires nous arracheraient les larmes si nous ne les connaissions pas pour ce qu’ils sont réellement.

Ce n’est pas une rumeur: Valoche habite l’univers d’un 5 étoiles
Vaut-elle mieux que François Hollande?
Comme ex-journaliste Valérie Trierweiler est une conteuse: elle assure qu’elle travailla à faire découvrir la vraie vie au candidat Hollande. « Je veux qu’il connaisse la réalité quotidienne qu’affronte une partie des Français, ceux qui comptent chaque euro et ne savent jamais comment finir le mois. Lui qui préfère se passer d’un repas lorsque ce n’est pas du premier choix, ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des ‘garriguettes’, ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de ‘Noirmoutier’ et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide. Il connaît si peu le prix des choses. (…) Il n’est pas flambeur pour autant. Son apparence d’ailleurs lui importe peu. Il est capable d’acheter ses chemises et ses chaussures dans les hypermarchés. » L’horreur suprême chez ceux qui se gaussent de leurs collègues qui auraient manqué leur vie à une montre Rolex près, les  Strauss-KahnAyrault, Sapin, Touraine, Delaunay ou Montebourg qui, comme Fabius , se disent à gauche du Parti socialiste mais dépassent le seuil de l’ISF, sans compter les Outre-marins Lurel  et Pau-Langevin.

La pygmalion de Hollande sait-elle seulement de quoi elle parle ?

Quand l’ex-première concubine se rend aux obsèques du dessinateur Wolinski, elle se protège de la pluie sous un parapluie de la marque Caudalie. C’est la révélation que cette fan des dessinateurs anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo ne descend plus dans les Formule 1…

DAL pense-il réquisitionner cet hôtel pour les sans-abri ?

Les Sources de Caudalie à Bordeaux, ce sont « 40 chambres et 21 suites, promesses d’un voyage au cœur d’une région à forte personnalité. Elles sont réparties en 6 maisons, comme des variations régionales : La Bastide des Grands Crus, Le Comptoir des Indes, La Maison du Lièvre, La Grange au Bateau, Le Village des Pêcheurs ou encore L’Île aux Oiseaux. »

 

Digne des Bleus du football

Pas à moins de 296 € par nuit et jusqu’à 3168 € pour 2 pour la « Vie de château en amoureux »

320 € par nuit, en demi-pension
Ce forfait comprend l’hébergement, le petit-déjeuner, un repas par jour dans notre auberge La Table du Lavoir (hors boissons).

L’Ile aux oiseaux by Maxime Simöens
A partir de 990 € par nuit…. « Atmosphère avant-gardiste et inattendue de la suite mythique des Sources de Caudalie entièrement redécorée par le jeune créateur Maxime Simoëns. Cette offre comprend une nuit avec petit-déjeuner et un repas dans notre restaurant La Grand’Vigne hors boissons.
Offre également disponible avec un dîner à La Table du Lavoir les lundis et mardis (jours de fermeture de La Grand’Vigne). »

La « Vie de château en amoureux »?

Ce forfait comprend 3 nuits en Suite ou en Grande Suite avec petits-déjeuners, 1 repas à l’auberge champêtre La Table du Lavoir, 1 repas dans notre restaurant étoilé La Grand’Vigne (hors lundi et mardi), une bouteille de champagne, un bouquet de roses rouges, 2 demi-journées de soins auSpa Vinothérapie® Caudalie en Cure des Sources ainsi que la visite du Château Smith Haut Lafitte.

A 1,5 kilomètre des Sources de Caudalie, la chartreuse du Château Le Thil, demeure historique de 1737, révèle son décor aux amateurs de raffinement et d’authenticité.

Les résidences de vacances des syndicalistes de la CGT
n’ont rien à envier à La Chartreuse du Thil

L’ex-courtisane, qui a grandi dans une ZUP près d’Angers, est la fille d’un invalide et d’une caissière de patinoire qui ont eu cinq enfants.

Chartreuse du Thil

François Hollande, homme de gauche, qui très fier en privé de son trait d’humour » qualifiant les défavorisés de ‘sans-dents’, l’affublait aussi, raconte-t-elle, du surnom de « Cosette. »

François Hollande, raconte-t-elle, en plaisantait gentiment avec elle, l’affublant du surnom de « Cosette », jusqu’à la « gifle » d’une remarque au cours d’un repas de Noël, chez sa mère à Angers : »Elle n’est quand même pas jojo la famille Massoneau. »

La Une « impertinente » d’un journal marocain qui plairait sans doute à Charlie hebdo

Faut-il introduire le « blasphème » dans la loi française ?

Un montage-photo qui vaut bien un dessin de Charlie hebdo

blog -moustache Hitler sur Hollande-el Watan-capture-30jan2015Provocation ? Cet hebdomadaire marocain se demande si la France va « faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ».
François Hollande affublé d’un uniforme nazi, d’une moustache à la Hitler et d’un brassard à croix gammée: c’est le photomontage publié cette semaine en couverture d’un journal arabophone marocain, Al Watan Al Ane. Parue en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, l’illustration est accompagnée de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

 » ‘Peut-on rire de tout ? Vraiment ? Y-a-t-il un journal français pour imprimer cette image Photoshop ?’  » interroge le journal en légende.
Il tire à environ 12.000 exemplaires par semaine, davantage que Charlie hebdo avant les fusillades à Paris par des djihadistes de France,  a indiqué son directeur de la publication qui assume ce parallèle entre le président français et le régime nazi. « Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, nous avons beaucoup de témoignages qui nous indiquent que l’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes en France« , explique-t-il.

Les relations diplomatiques se tendent.
Les offenses des libertaires français cautionnées par la gauche – au nom d’une liberté d’expression ‘no limits’ – ne devraient pas recréer des relations de bon voisinage entre la France et le Maroc. Le 22 janvier, le ministre marocain des Affaires étrangères a reporté à la dernière minute un déplacement prévu en France. La conséquence d’une série de couacs diplomatiques qui perdure depuis près d’un an et qui a amené le Maroc à suspendre sa coopération judiciaire avec l’Hexagone.

« Ce que nous exigeons dans le cadre de la coopération judiciaire, c’est le respect de notre justice. Il n’y a pas une justice française, une justice européenne et une autre justice marocaine. Comme on respecte la justice des autres, il faut qu’on respecte notre justice, et c’est fondamental si nous voulons que les relations soient apaisées et sereines », a fait savoir Salaheddine Mezouar

Les démocrates de L’Obs ont censuré la photo

La svastika a (presque) disparu:
les moins attentifs ne la verront plus !

Comme au bon vieux temps du stalinisme, la presse de gauche fait disparaître ce qui déplaît au pouvoir. Si François Hollande apparaît vêtu d’une tenue nazie et affublé d’une petite moustache semblable à celle d’Hitler, en revanche, la photo a été coupée pour faire disparaître le brassard à croix gammée… L’hebdomadaire socialiste ajoute néanmoins que son confrère maghrébin a choisi de diffuser ce photomontage douteux en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, accompagné de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

blog -non au delit de blaspheme-oct2012
« Non au rétablissement du « Délit de blasphème »!
Les Associations Laïques, Humanistes, Athées et de Libre Pensée manifestaient en octobre 2012:
Où en est François Hollande ?

« L’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes »
Le directeur de hebdomadaire arabophone marocain Al Watan Al Ane, Abderrahim Ariri, explique que cette comparaison avec le régime nazi « c’est une sonnette d’alarme pour la classe politique, au Maroc et en France ».

Deux jours après les commémorations de la libération du camp d’Auschwitz, le journaliste établit un lien avec « les heures les plus sombres de notre Histoire », comme le font nos journalistes, au moindre prétexte. Il compare en effet le climat actuel en France à la Nuit de cristal de 1938, survenue après l’assassinat d’un responsable du Troisième Reich par un juif réfugié en France. Cette nuit de pogroms en Allemagne et en Autriche se solda par le meurtre de 91 juifs et la déportation de 35.000 d’entre eux. « Hitler a considéré cet assassinat comme un don du ciel et en a profité pour mobiliser les Allemands contre les juifs, assure Abderrahim Ariri. Et d’affirmer encore: L’acte terroriste est un don du ciel pour Hollande, qui en a profité pour se redonner une virginité politique. »

L’offense envers un chef d’Etat punie par la loi marocaine

blog -moustache d Hitler sur Hollande-capture decrane Watan-30jan2015
Que va-t-il bientôt rester de la photo originelle? Plus elle est tronquée, mieux elle passe ?

Scandaleux vu de France, ce discours est « symptomatique », juge Aïcha Akalay, directrice de la publication de TelQuel.ma, magazine indépendant et privé, mais dont la ligne éditoriale est souvent critique du gouvernement marocain. « Cela traduit un malaise au sein de la société marocaine, analyse la journaliste, que francetv info est allée sollicitée pour son hostilité au roi Mohammed VI du Maroc. A la fois un malaise des Marocains vis-à-vis des amalgames qui sont faits entre les musulmans et les terroristes et un malaise dans les relations entre la France et le Maroc. »

Les tensions grandissantes dans les relations diplomatiques d’ordinaire policées ont été alimentées par des dépôts de plainte en France contre de hauts dignitaires marocains, des impairs diplomatiques ou encore le rapprochement franco-algérien. Depuis, la coopération judiciaire a été suspendue par le Maroc et celle sur la sécurité est également fortement affectée. Interrogé à ce sujet par l’UMP Luc Chatel à l’Assemblée mercredi, le Premier ministre Manuel Valls a appellé en langue de bois les deux pays à « dépasser » cet épisode de refroidissement, « basé sur de nombreuses incompréhensions ».

La justice marocaine pourrait avoir recours à l’article 52 du Code de la presse marocain qui prévoit une peine d’un mois à un an de prison, ainsi qu’une amende, en cas d' »offense commise publiquement » envers un chef d’Etat étranger. Peu importe, répond Abderrahim Ariri. « Le rôle du journaliste, c’est de secouer », explique le directeur de la publication d’Al Watan Al Ane.

Qui a osé mettre Valls en… fureur ?

Il persiste et signe dans la comparaison avec le régime nazi, évoquant un « holocauste virtuel » des musulmans de France. « Ils vivent sous la menace, sous une tension, craignant à chaque instant d’être victimes d’un acte criminel », assure-t-il. Abderrahim Ariri accuse le gouvernement français de ne pas les protéger suffisamment. Autant de raisons, selon lui, qui justifient cette Une.

Sécurité routière : nouveaux interdits, sur les oreillettes au volant, etc

Répression immédiate, suite à une hausse de la mortalité de 3,7% sur un an

3.388 personnes ont « perdu la vie » sur les routes de France en 2014: en clair,  120 de plus sont « mortes » en 2013.

Le nombre de morts sur les routes françaises a augmenté de 3,7% en 2014, première année de hausse depuis douze ans, a annoncé lundi Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur du chef de guerre en Afrique.

Il y a eu 3.388 personnes tuées sur les routes en 2014, soit 120 de plus qu’en 2013, qui avait marqué un record à la baisse depuis 1948, année des premières statistiques. Il s’agit ainsi de la première année de hausse depuis douze ans. En réponse, le ministre a présenté lundi un « plan de lutte » pour enrayer cette augmentation.
Le nombre de morts sur les routes avait reculé de 10,5% en 2013, atteignant un nouveau record à la baisse depuis 1948, l’année des premières statistiques. Il y avait eu 3.268 tués en 2013 soit 403 vies épargnées en un an. Pour 2014, le gouvernement avait affiché l’objectif de diminuer à 2.000 le nombre de morts par an sur les routes en 2020.

A quelques rares exceptions, comme l’année 2001, le nombre de morts sur les routes était jusqu’ici en baisse constante depuis 1973. Cette année-là, les autorités avaient recensé plus de 18.000 morts en France. La mortalité a ainsi été divisée par cinq en un peu plus de quarante ans en France.
« Le ministre va nous annoncer une remontée de la mortalité après 12 ans de baisse, avait prévenu la présidente de la Ligue contre la violence routière. Cette remontée est d’autant plus inacceptable qu’elle était évitable », a réagi Chantal Perrichon. Cette « puissance publique » n’a annoncé aucune nouvelle mesure depuis mars 2013 et la mise en place de radars de la troisième génération dans les voitures banalisées ést devenue incontournable, selon elle. Pour réduire la mortalité sur les routes, la Ligue contre la violence routière demandait la mise en place rapide d’une loi interdisant les avertisseurs de radar, le passage de 90 à 80 km/h de la limitation de la vitesse sur le réseau secondaire français ou toute pratique de téléphone au volant, y compris le recours au bluetooth. L’automobiliste ne pourra bientôt plus bouger une oreille…

Objectif -sans garantie- : moins de 2.000 « pertes de vie » en 2020, comme en 2014 !…

Ces chiffres ne sont « pas à la hauteur des objectifs que nous nous étions fixés« , a reconnu, l’oreille basse, le ministricule, qui « maintient » la mire fixée l’an dernier de faire baisser à 2.000 le nombre de morts sur les routes en 2020. « 2014 n’est pas aussi sombre qu’on pourrait le croire dans la mesure où c’est la deuxième moins mauvaise année » depuis que des statistiques sont établies, a raconté Bernard Cazeneuve, dans le pur style de Sapin, au temps où Michou promettait de redresser la courbe de l’emploi de ses petits bras.

On ne change rien de ce qui échoue: la « puissance publique » « maintient » ainsi cet objectif et, pour cela, le ministre de l’Intérieur a annoncé 26 mesures (pas une de moins!) dont la mise en place sera « immédiate » ou dans un délai « court ».

Les trois principales mesures s’inscrites dans ce plan de lutte contre la mortalité routière :

Abaissement du taux d’alcoolémie légal pour les apprentis. Le ministre de l’Intérieur, a annoncé une première mesure visant les jeunes conducteurs. Le taux d’alcoolémie légal est désormais abaissé à titre expérimental de 0,5 à 0,2 g/l pour les conducteurs novices.

Oreillettes, casques et écouteurs vont être interdits au volant.Seconde mesure, plus étonnante, Bernard Cazeneuve veut désormais interdire l’utilisation des oreillettes, casques et écouteurs au volant afin d’améliorer « l’attention des conducteurs ».

En ville, une meilleur protection des passages piétons.La troisième mesure de ce plan vise à interdire aux automobilistes de se garer à moins de 5 mètres « avant les passages piétons ». Bernard Cazeneuve souhaite ainsi « améliorer la visibilité entre piétons et conducteurs » et faire baisser les accidents mortels en ville.

Baisse de la vitesse, augmentation et modernisation des radars. D’autres mesures concernent l’augmentation du nombre des radars feux rouges, la modernisation du parc des 4.200 radars ou le renforcement des contrôles des exploitants de débits de boisson. Une baisse de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires bidirectionnelles « particulièrement accidentogènes » sera aussi expérimentée tout comme, dans onze départements, les tests salivaires en matière de dépistages de stupéfiants.

Réaction mitigée -voire confuse- du Conseil national de la sécurité routière.

Une réalité occultée:
combien de « pertes de vie »
par démagogie envers les jeunes ?

« Nous sommes rassurés par cette nouvelle dynamique, mais il n’y a pas de mesure forte qui va permettre de changer très fortement la mortalité sur les routes », a raconté Philippe Lauwick, président de la commission « alcool, vitesse et stupéfiants » du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) dont le paradoxe des propos montre qu’il devrait montrer l’exemple sur l’alcool au volant et ailleurs.

L’abaissement de l’alcoolémie légale pour les conducteurs novices est … innovant:
il « permet de faire passer le message que quand on conduit, on ne boit pas », mais « elle ne changera pas la face du monde dans la mesure où l’alcoolémie responsable d’accident est souvent beaucoup plus forte que 0,5 g/l », a observé Philippe Lauwick, tout en estimant que les mesures présentées ne vont « pas au bout ». Voilà quelqu’un qu’il faut faire souffler d’urgence dans le ballon… A court de proposition, il dit souhaiter par exemple que la limitation de vitesse passe de 90 à 80 km/h sur tout le réseau secondaire. Mais est-il vraiment représentatif des automobilistes victimes du manque de fluidité de la circulation et donc des bouchons

C’est aussi une demande de la Ligue contre la violence routière. Cette association réclame par ailleurs la mise en place rapide d’une loi interdisant les avertisseurs de radar. Finies la pédagogie et la prévention; bonjour les sanctions !

Instillation du spray au cannabis dans les pharmacies françaises

Le cannabis s’infiltre sous haute surveillance ministérielle

Contenant des actifs de cannabis, le Sativex fera bientôt son entrée en France.

Après les salles de shootet l'e-cigarette, visiblement, Touraine inhale  ...
Après les salles de shoot
et l’e-cigarette,
visiblement, Touraine inhale …

Sans attendre l’issue de la concertation sur la légalisation du cannabis en France, le spray à usage thérapeutique, Sativex, s’introduit subrepticement en France. Marisol Touraine a autorisé sa mise sur le marché le 8 janvier dernier. La ministre de la Santé a toutefois tenu à préciser qu’il ne s’agit pas de légalisation du cannabis thérapeutique. Une nuance qui mériterait quelques développements de la part de la sournoise.
Contenant du THC et des cannabidiols, le Sativex est déjà disponible dans près de 17 pays européens, « comme l’Allemagne et le Royaume-Uni », se défend Marisol Touraine, ministre de la Santé, alignée sur ses voisins.

Introduction discrète à destination d’une poignée de français, pour commencer, avant l’heure

Le Sativex est disponible en Espagne depuis 2011

Avec une arrivée au cours du premier trimestre 2015, le Sativex sera en principe destiné aux personnes souffrant « de sclérose en plaques, pour soulager [et non pas soigner] des contractures sévères résistantes aux autres traitements. » L’agence nationale de sécurité et de médicament (ASNM) avoue près de 2.000 personnes en France, mais ce chiffre monte à 5.000 personnes, selon le laboratoire Almirall qui commercialise le médicament.

Le directeur du laboratoire Almirall qui fabrique le médicament se félicite. « C’est une bonne nouvelle pour les patients français qui étaient quasiment les derniers en Europe à ne pas pouvoir bénéficier du Sativex ». Et Christophe Vandeputte de commenter: « Cette AMM est l’aboutissement de trois ans de discussions. C’était un dossier délicat dans un environnement explosif, mais l’issue est très positive ».

Une mise en vente sous surveillance

Touraine dit des gros mots en cachette

N’étant pas accessible à tout le monde, la vente du spray Sativex sera prescrite par les neurologues et les médecins rééducateurs hospitaliers. Catalogué comme un médicament de la classe des stupéfiants, son ordonnance ne peut courir que sur 28 jours. Quant à son emplacement, les pharmaciens auront pour devoir de le placer au frais, mais aussi dans un coffre.

Spécialiste des décisions  autoritaires en catimini, Marisol Touraine, en démocrate vertueuse, a-t-elle prévu des mesures dissuasives contre tout détournement de consommation  ?

« Secret des affaires »: Valls recule face aux journalistes et ONG qui dénonçaient une censure

Les députés votent l’amendement en Commission;  journalistes et ONG dénoncent une censure

Projet de loi Macron, projet bidon.

blog -Rosenberg Ethel et Julius-espions au profit URSS- condamnes a mort et executes aux Etats-Unis au debut des annees 1950
Ethel et Julius Rosenberg, espions à la solde de l’URSS
condamnés à mort et exécutés aux Etats-Unis au début des années 1950

Débattu en ce moment à l’Assemblée, un amendement scélérat mettait journalistes et ONG en transes. Sournoisement noyé dans la masse des mesurettes, cet amendement instaurait dans le code du commerce un « secret des affaires » pour prévenir l’espionnage industriel et économique, et pour celui qui violerait ce secret, de la prison et des amendes. Journalistes et ONG dénoncent une censure inédite en France. Si sur le fond, cette disposition avait de bonnes raisons d’être, elle était présentée de manière vicieuse et cynique.

Dénigrement franco-français
par la gauche anarcho-révolutionnaire

Il n’existait pas en France de définition juridique claire du « secret des affaires ». On retrouve cette notion ici et là dans le Code du travail ou dans la jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, mais rien qui permette de protéger efficacement les entreprises françaises. Leur seul recours, lorsque les entreprises estiment qu’il y a eu c’est alors d’engager des poursuites pour atteinte au secret professionnel, abus de confiance, atteinte au secret de fabrique.

La délégation parlementaire au renseignement économique et financier s’est saisie de cette faille en décembre dernier. Dans son rapport rendu public en décembre dernier, les élus s’étaient alarmés de la « progression inquiétante de l’espionnage économique » et jugeaient impérative la mise en place d’une législation nationale pour protéger le « secret des affaires ». Le président de la délégation, Jean-Jacques Urvoas (PS) avait demandé en décembre au gouvernement d’introduire dans le projet de loi Macron six articles concernant le droit des affaires et avait menacé le cas échéant de le faire par amendement lors du débat sur le texte.

Protection du secret ou musellement  ?

Le culte du secret:
la police à des indics et
la presse, ses fuiteurs et ses témoins floutés…

Dans le projet de loi Macron figure donc un amendement sur le « secret des affaires » , dont l’objectif, avait expliqué la semaine dernière le Premier ministre Manuel Valls, est de mieux protéger les entreprises en protégeant leur capital stratégique et en luttant contre l’espionnage industriel. Un « secret des affaires » serait instauré dans le code du Commerce, mais il laisserait aux seules entreprises l’interprétation de ce qui constitue un secret, à elles de saisir la justice.
Le texte prévoit de punir quiconque prend connaissance, révèle ou détourne toute information protégée par le « secret des affaires » d’une peine de trois ans de prison et 375 000 euros d’amendes. Sept ans et 750 000 euros d’amendes en cas d’atteinte à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France.

Protection des lanceurs d’alertes
Mais qu’en est-il des lanceurs d’alertes, ceux-là mêmes qui au sein d’entreprises constatent et dénoncent des agissements illégaux et qui mettent au jour –  sur la base de documents confidentiels, des scandales privés et publics – à l’instar des révélations d’évasion fiscale chez HSBC ? Qu’en est il des journalistes qui au fil de leurs enquêtes révèlent scandales et affaires ? Violent-ils le secret des affaires et peuvent-ils être à ce titre condamnés ? Qu’adviendrait-il des pseudo-investigateurs, s’ils ne pouvaient plus se retrancher derrière le « secret des sources » pour protéger leurs fuitages et fuiteurs ?

Le journaliste d’investigation Fabrice Lhomme, à l’origine avec son confrère Fabrice Arfi des révélations de l’affaire Karachi, a senti le souffle du boulet qui pouvait le précipiter sur le terrain, comme un mauvais flic au carrefour. Il redoutait que ce texte soit une façon de faire taire les dénonciateurs qui les alertent et leur donnent matière à alerter l’opinion publique sur les dérives et les dangers qui se préparent. « L’affaire de Karachi que j’ai révélée avec mon collègue Fabrice Arfi lorsque nous étions à Mediapart en 2008, est partie de confidences (sic) – mais pas seulement – que nous avons recueillies auprès de ce qu’on appelle des lanceurs d’alerte, raconte-t-il. Lancement d’alerte qui ne fonctionne visiblement pas en matière de terrorisme. Il y avait des personnes au sein d’entreprises, la DCN par exemple, la Direction des constructions navales, qui était au cœur de cette affaire de ventes de sous-marins qui a donné lieu à des faits de corruption, qui nous ont parlé, qui se sont confiées, qui parfois nous ont donné des documents et qui nous ont permis de lancer cette affaire. On voit qu’avec des textes qui sont faits pour intimider ce genre de personnes, peut-être que ces histoires-là pourraient ne plus sortir. Ce serait absolument dramatique qu’on laisse passer cela. » Les fuiteurs sont des « timides » utiles au téléphone et floutés…

Une crainte développée par l’ONG (supra-nationale et illégitime) anticorruption Transparency International qui redoute que cette sacralisation du « secret des affaires » intimide nombre de potentiels lanceurs d’alerte. D’autant que le texte en l’état ne protège pas l’alerte lancée auprès d’un organe de presse. Or, selon l’ONG, peu d’alertes lancées en interne aboutissent, et les lanceurs d’alerte sont très souvent victimes de représailles (licenciement abusif, sanctions, placard ou harcèlement, etc.), de sorte que le « recours aux médias constitue un moyen de se protéger, mais aussi de voir l’alerte réellement traitée ». Transparency International a donc appelé, dès l’examen du projet de loi en commission, les députés à compléter le texte. D’origine allemande, cette ONG a pour principale vocation la lutte contre la corruption des… gouvernements et institutions gouvernementales mondiaux. Son président pour la France, Daniel Lebègue, 72 ans, est ancien militant de la CFDT et du PS, ex-haut fonctionnaire (notamment au cabinet du Premier Ministre Pierre Mauroy), devenu grand patron et cumulard de postes en conseils d’administration.

Le gouvernement se voulait malin

Face à la levée de boucliers, le ministre des Finances Michel Sapin – à qui des dessinateurs de Charlie hebdo ne donneraient pas le bon dieu sans confession – assura que l’objectif était uniquement de protéger un certain nombre de brevet et que l’amendement décrié serait modifié pour protéger les lanceurs d’alertes, mais pas les journalistes qui restent mobilisés et rappellent qu’informer n’est pas un délit.
Il n’a jamais été question de réduire en quoi que ce soit la liberté de la presse, assure également Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie a reçu une délégation de journalistes ce jeudi matin, mais une pétition a été lancée, à toutes fins utiles, puisque la confiance n’est pas la chose la mieux partagée dans le monde socialiste.

Le gouvernement Valls rétro-pédale sur l’amendement au centre des critiques

Le gouvernement bat en retraite et retire l’amendement au centre des critiques.

Jusqu’au samedi 17 janvier, aucun député godillot présent en commission spéciale pour examiner la loi Macron n’avait moufté, à l’exception de la socialiste Karine Berger, et l’amendement scélérat était alors adopté sans aucune difficulté.

Moins de deux semaines plus tard, le gouvernement le retire nuitamment…
L’opposition de dizaines de rédactions (presse écrite, radio, télé) a eu raison de la détermination du petit coq Valls. Jeudi soir, François Hollande et Emmanuel Macron ont décidé d’exclure du projet de loi actuellement en examen à l’Assemblée cet amendement qui prévoyait de sanctionner tout citoyen qui diffuserait une information considérée par l’entreprise comme sensible.

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait baissé le pantalon devant elle, avouant le manque de préparation dans la rédaction de ce « secret des affaires »… Les matamores socialistes Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas revenus à la charge dans l’été 2014, ont du remettre cette proposition de loi dans leur poche et leurs mouchoirs par-dessus… 

La notion de secret des affaires et donc des entreprises n’avait, jusqu’à présent, aucune existence juridique. Lorsque, dans le cadre du pré-examen du projet de loi croissance et activité, les amendements furent adoptés en commission pour introduire « la protection du secret des affaires » dans le code du commerce, personne ne trouva à y redire.

Parce que, dans une tribune du journal Le Monde, elle a pointé un risque sur la presse, la journaliste Elise Lucet (France 2), forte du soutien actif du SNJ, clame qu’elle est une « femme redoutée ».
Visiblement plus puissante que Micro-Macron, mais est-ce bien digne d’une république démocratique ?

 

Sociétés d’autoroutes: Ségolène Royal souffle le chaud et le froid

Après avoir sanctionné les sociétés d’autoroutes, la ministre appelle à la reprise du « débat » et du « dialogue » !…

Sans concertation, Matignon décide autoritairement du gel des péages autoroutiers

C’est ce que, dans l’espoir de rallier les automobilistes, les démagogues du journal Le Monde et l’express.fr appellent « pas de hausse du prix des péages au 1er février ! »… Matignon a en effet tranché mardi matin et annoncé que les tarifs des péages autoroutiers, qui devaient augmenter au 1er février de 0,57 % en moyenne au terme des contrats de concession, seront gelés « dans l’attente de l’aboutissement [des] travaux» du groupe de travail parlementaire qu’il a constitué pour explorer « les deux scénarios envisageables », à savoir une renégociation ou une résiliation des contrats de concession. Un point d’étape doit être effectué « d’ici à fin février ».
La manière autoritaire du gouvernement Valls consiste à décider sans concertation dans un total mépris de l’avis des godillots du groupe de travail parlementaire.

La bataille entamée à l’automne entre le gouvernement et les exploitants d’autoroutes a rebondi mardi avec l’annonce par le Premier ministre Manuel Valls d’une suspension de la hausse des tarifs prévue au 1er février, au grand dam des concessionnaires qui ont aussitôt engagé une contre-attaque.
Unilatéralement, le gouvernement a décidé de « surseoir à l’application » de cette hausse « prévue contractuellement le 1er février » entre l’Etat et les concessionnaires, et dont le pourcentage calculé et validé par l’Etat en décembre était de 0,57%. Une décision qui anticipe les conclusions du groupe de travail sur l’avenir des concessions d’autoroutes, dont la création avait été annoncée fin décembre par M. Valls.

Composé de 15 parlementaires et de représentants de l’administration, il s’est réuni pour la première fois mardi à Matignon. Il doit étudier les conséquences d’une renégociation ou d’une résiliation à partir de 2017 des contrats de concession des autoroutes, le gouvernement ayant écarté une résiliation dès 2016.

Aussitôt montée au créneau, les sociétés d’autoroute ont annoncé le lancement d’une « procédure contentieuse » contre l’Etat, estimant que la suspension de la hausse des péages autoroutiers est une « décision unilatérale qui décrédibilise de façon durable la signature de l’État pour les contrats de partenariat public-privé ».

La réaction des sociétés autoroutières ne s’est pas faite attendre

Ce mardi 27 en début d’après-midi,l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), qui représente les concessionnaires, a répondu au gel des tarifs des péages annoncé par le gouvernement deux heures plus tôt en annonçant qu’  « il appartient (à ces sociétés), pour préserver leurs droits, d’entamer sans attendre une procédure contentieuse ». Elles ont annoncé hier soir avoir « entamé sans attendre  une procédure contentieuse »

Les concessionnaires furieux
L’information a évidemment de quoi séduire les utilisateurs. « C’est un symbole politique extrêmement fort qui appelle à une remise à plat complète du système », a commenté Pierre Chasseray, le délégué général de 40 millions d’automobilistes, qui avait révélé l’information ce matin.
L’association d’usagers milite depuis longtemps pour un gel, voire une baisse des tarifs des péages autoroutiers.Il faudrait, selon lui, y ajouter un critère sur le nombre d’automobiles empruntant les autoroutes. « Plus il y en a, moins les automobilistes devraient payer, cela me semble logique », ajoute Pierre Chasseray.

Les concessionnaires, eux, se sont sentis attaqués comme au coin d’un bois. Les sociétés d’autoroutes « apprennent par la presse, au mépris des règles de communication financière imposées par l’AMF », la décision prise par l’Etat, indique leur communiqué. Une décision « qui décrédibilise de façon durable la signature de l’État pour les contrats de partenariat public-privé et introduit une incertitude pour les entreprises et leurs actionnaires, dans leurs relations avec les marchés internationaux qui financent les investissements qu’elles réalisent pour le compte de l’État. », poursuit le texte, qui conclut : « Les sociétés indiquent qu’elles souhaitent privilégier (…) la voie de la négociation. Dans la mesure où celle-ci n’a malheureusement pas abouti à l’heure de la décision de gel des tarifs, il leur appartient, pour préserver leurs droits, d’entamer sans attendre une procédure contentieuse. »

Négociations serrées
Depuis que l’Autorité de la concurrence a dénoncé d ans un rapport la « rente » autoroutière , le gouvernement et les sociétés d’autoroutes sont engagées dans des négociations serrées visant à revoir les termes des contrats. Les concessionnaires autoroutiers ne seraient pas hostiles à un gel des péages, mais à condition qu’ils puissent lisser dans le temps les hausses prévues par contrat et que cette annonce s’inscrive dans le cadre d’un accord global sur les relations entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes. Il semblerait qu’un tel accord soit à portée, même si les parlementaires socialistes font pression sur le gouvernement pour résilier purement et simplement ces contrats.

Ségolène Royal cale au démarrage

La ministre de l’Ecologie a appelé mercredi à la reprise du « débat » et du « dialogue » avec les sociétés d’autoroutes qui ont décidé de poursuivre l’Etat en justice après la suspension de la hausse du montant des péages autoroutiers.
« Il apparaît plus raisonnable aujourd’hui de geler les projets de hausse des tarifs pour avoir le temps de travailler, de réfléchir« , a posteriori, a cependant maintenu la ministre de l’Ecologie à la sortie du Conseil des ministres.

Ce qui manque à la loi Macron

Pourquoi l’UMP va voter contre le « projet de loi croissance »

Bombe à fragmentation ou pétard mouillé ?

Les députés UMP « sont bien évidemment contre » la loi Macron, a confirmé dimanche leur chef de file Christian Jacob. Ce projet de loi pointilliste qui porte le nom du ministre de l’Économie, est arrivé lundi à l’Assemblée nationale et promet de « faire sauter les verrous » qui bloquent l’économie française: la bombe à fragmentation de Hollande apparaît pourtant comme un pétard mouillé et à part quelques optimistes, l’UMP devrait le rejeter en bloc. »Cette loi, l’UMP aurait pu la faire », assure le député UMP Hervé Mariton, qui se dit prêt à voter pour l’extension de 5 à 12 dimanches travaillés, la libéralisation du marché des autocars, le rétrécissement des délais de passage du permis de conduire ou la facilitation des licenciements…

Que manque-t-il donc au texte pour qu’il vaille le vote du principal parti d’opposition ?

Cette loi ne va pas assez loin. Le 16 décembre, devant les députés de son camp, Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, a mis en garde contre la loi Macron. Selon lui, elle ne va pas assez loin pour la croissance. « Est-ce que cette loi permet de baisser les charges et contraintes qui pèsent sur les entreprises? Le coût du travail? La pression fiscale qui pèse sur les Français? « La réponse est non et bien évidemment on ne votera pas ce texte », explique Christian Jacob. En clair, pour l’UMP, la situation est trop grave et urgente pour faire le travail à moitié.

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Les sénateurs vont lui ré-écrire sa loi: elle n’est même pas assez « Macron ». D’ailleurs, revenu majoritairement à droite, le Sénat a déjà fait savoir qu’il va réécrire le texte. Le groupe des sénateurs UMP a en effet remis sur la table toutes les déclarations d’Emmanuel Macron sur l’assouplissement des 35 heures, sur les seuils sociaux. Avec les centristes, ils vont modifier le texte en commission et mettre au point une autre loi croissance, plus complète. « Nous allons écrire la vraie loi dont a rêvé Emmanuel Macron et nous voterons pour », annonce le patron des sénateurs UMP, Bruno Retailleau.

En août, le ministre de l’Économie s’était en effet dit prêt à autoriser « les entreprises à déroger » sur les 35h. Mais Macron a reculé sur cette la mesure qui ne figure finalement pas dans la loi qui porte son nom. Reportée aux calendes grecques aussi, la réforme des seuils sociaux!

Fillon-Jouyet : ces pénalités de Sarkozy au cœur de l'affaireOu alors elle va trop loin. Si pour Christian Jacob et les sénateurs UMP, elle ne va pas assez loin, pour Henri Guaino, au contraire, elle contient beaucoup trop de mesurettes. Le député en faisait l’observation mi-décembre sur Europe 1: « Ce n’est pas une loi, c’est un monstre. On mélange dans le même texte les notaires, les huissiers, les experts-comptables, les bus, les déchets nucléaires« , déplorait-il. Et de faire valoir qu’ « on ne peut pas discuter d’une loi qui touche autant de sujets, qui pourraient faire l’objet d’une dizaine de lois qu’on pourrait tranquillement discuter l’une après l’autre« .

La loi s’en prend aux professions réglementées. En outre, le texte s’attaque aux professions réglementées, qu’il veut déréguler. La loi Macron prévoit par exemple la liberté d’installation « contrôlée » des notaires, huissiers et commissaires-priseurs, et fixe désormais aussi une limite d’âge (70 ans) pour ces professions. « Pourquoi s’attaquer à des professions qui remplissent leurs missions et génèrent de l’emploi ? Notre système notarial est le plus efficace au monde« , a expliqué Nicolas Sarkozy, le 16 décembre.

Cette loi est partisane. Enfin, « au-delà du fond décevant, Macron, Valls et Hollande ont fait de ce texte un ‘objet politique’. Il est donc pour nous impossible de le voter », a expliqué dans L’Opinion l’ex-ministre du Budget et député Eric Woerth.

Si cette loi Macron suscite des remous en France, elle intéresse aussi beaucoup à l’étranger, où elle est interprétée comme un test de la capacité à réformer d’un gouvernement déjà mis sous surveillance par la Commission européenne pour ses dérapages budgétaires.
L’hebdomadaire The Economist ironisait ainsi mercredi: M. Macron « doit convaincre Bruxelles que ses réformes sont libérales, et les socialistes français qu’elles ne le sont pas« .

Valls reste en panne de courant dans le Doubs

Vers un plan anti-terrorisme… du syndicalisme radical ?

La CGT mines énergie revendique la panne de courant qui a plongé dans le noir le meeting de Valls en soutien au candidat socialiste aux législatives anticipées.

Valls plongé dans le noir par la CGTen campagne électorale pour tenter de conserver sa majorité à l'Assemblée nationale
Valls plongé dans le noir par la CGT
en campagne électorale pour tenter de conserver sa majorité à l’Assemblée nationale

Le trou noir que Vigipirate n’a pas anticipé…
Venu à Audincourt mettre en lumière le candidat socialiste à la succession de Pierre Moscovici dans la quatrième circonscription du Doubs, le premier ministre a été plongé dans le noir complet. La faute à une coupure de courant survenue mardi soir au cours de sa prise de parole près de Montbéliard, devant un millier de témoins, qu’ils soient militants PS ou simples citoyens curieux.

La CGT revendique cet acte de malveillance

Cette coupure d’électricité vers 19 heures ne doit rien au hasard en effet, de l’aveu de la Fédération Nationale CGT des Mines et de l’énergie, qui a affirmé « soutenir la coupure d’électricité réalisée par les électriciens et les gaziers ».

Valls dans tous ses états,
suite à la panne de courant provoquée -pendant son allocution- par la CGT
(législative partielle du Doubs, 27/01/2015)

Contre la loi de transition énergétique

Dans le communiqué de « revendication » de la coupure de courant, les représentants de la fédération expliquent que « cette action vise à rappeler que cette loi de transition énergétique est une bonne idée, mais avec de très mauvaises solutions ». En cause, selon le syndicat, « la FNME CGT considère que l’on est face à une loi de ‘transaction énergétique’ plus que de transition, qui vise plus à remercier les écologistes pour leur apport de voix aux dernières élections présidentielles qu’à assurer l’avenir de la planète et à défendre l’intérêt collectif. »

Le Premier ministre a dû prendre son mal en patience
Frédéric Barbier, le candidat PS en grande difficulté face à l’UMP et au FN dans cette circonscription sinistrée lui a fait la conversation pendant une heure, le temps que la CGT rétablisse le courant. Valls est remonté sur l’estrade sur la musique The Final Countdown.

Un inconvénient des déplacements annoncés n’arrive jamais seul…

Des notaires en colère se font entendre au meeting de Valls
lors de la législative partielle du Doubs
Audincourt, le 27/01/2015

Un groupe de notaires est venu venu se faire entendre, protestant contre les initiatives les concernant dans la loi Macron de libéralisation de l’économie. Des « illettrés » échappés de chez Gad?
Rouge de colère et le gel capillaire fondu, le chef du gouvernement attendu au tournant a admis que « gouverner, ce n’est jamais de tout repos ».
>Quelques perturbateurs » non identifiés » – de probables « déséquilibrés » !- ont été fermement invités à quitter la salle lors du discours de Manuel Valls.

14 élections depuis 2012 : le PS toujours battu

Frédéric Barbier « est le seul qui puisse permettre à la gauche de l’emporter au second tour, a estimé le premier ministre aux abois d’un gouvernement sur le point de perdre sa majorité à l’Assemblée nationale, après l’avoir reperdue au Sénat.

Tandis que son allié écologiste (EELV) se tourne vers l’extrême gauche du PCF et de Mélenchon, Valls a aussi appelé « au rassemblement de tous les électeurs de gauche » autour du candidat PS, pour faire barrage au candidat de l’UMP et à celui du FN.
Frédéric Barbier a reconnu lui-même s’attendre à des résultats « extrêmement serrés »: la trouée de Belfort, en plus étroit ! Cette élection législative partielle, avec un éventuel deuxième tour le 8 février, est la quatorzième élection législative de ce type depuis 2012, qui ont jusqu’ici toutes été perdues par les socialistes. Manuel Valls tente de mettre un terme à cette série de revers électoraux, fort du rebond de popularité de circonstance de l’exécutif dans des sondages à chaud, après l’émotion des attentats islamistes de début janvier et les événements compassionnels qui ont suivi.
Savoir si les travailleurs de sidérurgie sinistrée ont déjà pu oublier les dégâts occasionnés par Montebourg, le redresseur impuissant de la courbe de l’emploi et l’incurie du député PS sortant, Pierre Moscovici, ex-ministre de l’Economie de Ayrault et Hollande.

Chômage: François Hollande a encore négligé l’emploi en 2014

2014, nouvelle année record du chômage en hausse de 5,7%

Le chômage a progressé de 5,7% en 2014 et 3.496.400 personnes étaient sans emploi en France métropolitaine, sans compter l’Outre-mer.

Propagande sociale à l’épreuve du pouvoir

En décembre, le nombre d’inscrits en catégorie A a également augmenté de 0,2%. Avec 3,496 millions de chômeurs sans activité en métropole en décembre et 189.100 demandeurs d’emplois supplémentaires en 2014, le président Hollande reste en échec sur le chômage à plus de mi-mandat, les effets du Pacte de responsabilité tardant à se concrétiser.
Quelque 8.100 personnes supplémentaires, sans activité, se sont inscrites à Pôle emploi en décembre (+0,2%). Sur l’année, la progression du nombre des chômeurs de cette catégorie (A) a été de 5,7%, comme en 2013.

En incluant les chômeurs ayant une activité réduite, 5,21 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi en métropole, 5,52 millions avec l’Outre-mer. « Nous avons toujours considéré que 2014 était une année difficile« , a réagi un Premier ministre aussi impuissant que fataliste, Manuel Valls, constatant qu’avec « une croissance très faible », il ne fallait « pas s’attendre à des miracles » ! Mais pour lui « 2015 doit être l’année de la remobilisation et de la reconquête ». « Elle doit » et « il faut »…

« La progression a été en décembre « deux fois inférieure à la moyenne mensuelle des douze derniers mois, » a argumenté le ministère du Travail souligne que .

Les chiffres de décembre sont « symptomatiques » d’une « explosion » des demandeurs d’emplois avec une activité limitée, et donc des « travailleurs précaires, » a souligné Eric Heyer, économiste à l’OFCE. « Aujourd’hui, deux embauches sur trois sont des CDD de moins d’un mois, ce qui veut dire des contrats d’une semaine, deux semaines« , a-t-il expliqué.
Ces personnes « sortent des statistiques du Bureau international du travail ou de la catégorie A parce qu’elles vont travailler quelques heures mais sont tout de même demandeurs d’emploi en fin de mois« . Pour l’expert, « cela fait 1,7 million de personnes qui naviguent entre chômage et emploi ».

Parmi les demandeurs d’emploi, les rangs des plus de 50 ans, les plus touchés, ont bondi de 10,4% sur un an, révélant – reflet, selon E. Heyer, « l’absence de politique ciblée sur eux, contrairement à ce qui est fait pour les jeunes« . En effet, le nombre des jeunes demandeurs d’emploi de moins de 25 ans, en hausse de 1,7% seulement sur un an, a légèrement baissé en décembre (-0,2%).

+ 572.500 chômeurs, à mi-mandat de la présidence socialiste

La politique de l’emploi en 2014 a été concentrée sur « les plus exposés [si on exclut les plus de 50 ans !] au risque d’exclusion du marché du travail », a rappelé le ministère, en citant « près de 97.000 emplois d’avenir pour les jeunes souvent peu qualifiés », « près de 310.000 contrats aidés non marchands et 48.000 marchands pour des chômeurs de longue durée ou éloignés de l’emploi« .

Le chômage longue durée s’amplifie : en décembre, plus de 2,4 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi depuis plus d’un an (+9,3% en un an). Pour les chômeurs inscrits depuis 3 ans ou plus, la hausse atteint 19,1% sur un an.

Un dossier lourd pour François Rebsamen, qui doit présenter en février des travaux sur ce sujet.
Pour relancer l’emploi, il compte notamment sur « le plein déploiement du Pacte de responsabilité et de solidarité et une amélioration de l’environnement économique ».
Ce Pacte consiste en un « deal »: 40 milliards d’euros aux entreprises d’ici à 2017 en échange de négociations dans les branches professionnelles, sur l’emploi notamment. Mais à ce jour, seulement 11 accords de branches ont été conclus, couvrant 4 millions de salariés sur les 11,4 millions des 50 principales branches.

La plupart des observateurs ne prévoient pas de franche embellie pour 2015.

Mi-janvier l’UNEDIC, l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage, prévoyait 104.000 chômeurs supplémentaires cette année, après 182.000 en 2014.
« La lutte contre le chômage nécessite un engagement plus fort des branches et des entreprises dans le pacte », a commenté la CFDT en évoquant une nouvelle « année noire sur le front de l’emploi ».

La CGT évoque elle une « spirale infernale qui coûte excessivement cher aux salariés et aux demandeurs d’emploi » et appelle le gouvernement à « changer de politique ».

Le président du MEDEF, Pierre Gattaz estime qu' »il y a urgence », mais que « le chômage n’est pas une fatalité indépassable », encourageant « à poursuivre et amplifier les réformes nécessaires ».

A l’UMP, Eric Woerth parle d’une « tragédie française » et juge que « l’unité nationale ne vaut pas quand chaque jour amène 855 chômeurs de plus« .

Depuis l’élection présidentielle de mai 2012, la politique de Hollande a conduit quelque 572.500 personnes supplémentaires à Pôle emploi.

Charlie hebdo: combien de « faux-culs » et de manipulés au rassemblement en soutien aux anarcho-révolutionnaires?

Les lendemains d’élans compassionnels qui déchantent

blog -Charlie hebdo-tous des cons-jan2015-ChambonJournaliste à Charlie Hebdo et rescapé de la fusillade -par des djihadistes de France- qui a sanctionné les provocations de l’hebdomadaire libertaire, Laurent Léger explique son absence lors de la « marche républicaine » du 11 janvier, dénonçant à C à vous l’hypocrisie de certains responsables politiques présents.

Elisabeth Lévy et Alain Finkielkraut ont débattu

Ce dimanche-là, dans « L’esprit de l’escalier » sur les ondes de RCJ (94.8 à Paris), Alain Finkielkraut et Élisabeth Lévy ont consacré toute l’émission aux attentats qui ont frappé les journalistes et le personnel de Charlie Hebdo, ainsi que 4 personnes de confession juive dans un supermarché casher porte de Vincennes. Ils fustigent le « parti de l’autre » qui à leur sens ciblent de mauvais coupables.

Une méchante histoire de cons et de haine.

Le dessinateur belge Philippe Geluck, un faux-cul qui n’assume pas son parti-pris:

Encore un plan Hollande: contre le racisme et l’antisémitisme, cette fois

Les précédents plans et pactes de Hollande plaident en sa défaveur

Le plan de redressement de Hollande pour désendetter la France est un flop.

Il visait à déléguer aux entreprises la charge de ramener le déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2013. Paradoxalement, en 18 mois, il prévoyait 30 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires sur les plus aisés des ménages et sur les entreprises. Présenté le jeudi 26 janvier 2012 par le candidat socialiste à l’Elysée, il supposait une stabilisation en volume de la dépense de l’Etat et une augmentation limitée à 1 % des dépenses de l’ensemble des administrations publiques. Ce devait être un choc fiscal salutaire, supérieur de 10 milliards à l’impact des plans Fillon du 24 août et du 7 novembre 2011, rendez-vous compte, mais chacun sait désormais ce qu’il en est advenu, du fait des incohérences du gouvernement Ayrault.

En mars 2012, à Strasbourg, le candidat PS a aussi sorti un Plan pour les banlieues, histoire de fustiger Sarkozy… Il se proposait plusieurs mesures pour désenclaver les quartiers pauvres, dont un « stage obligatoire » dans ces zones pour les médecins en formation, et des exonérations de charges pour les entreprises embauchant un jeune de ces quartiers. Promesses tenues?

Président, Hollande créa un « ministère du redressement productif » sur mesure pour Arnaud Montebourg. Il lui offrait ainsi l’occasion de donner toute sa (dé)mesure en agissant au lieu de critiquer, mais que fit-il ? Il critiqua, au lieu d’agir !

« Moi président » assuma une rigueur de gauche, sans jamais toutefois faire sien ce terme. C’était le dimanche 9 septembre 2012 sur TF1: il confirmait son choix, pour 2013, d’un choc budgétaire sans précédent, le plus important depuis trente ans, c’est-à-dire depuis le tournant de la rigueur en 1983. On allait voir ce qu’on allait voir!

Et puis, Hollande nous concocta aussi un Plan logement: en mars 2013, il promettait une baisse de la TVA à 5% pour le logement social, un autre choc en vingt mesures pour tenter de relancer la construction de logements en France. Demandez aux sans-abri si le socialiste a amélioré leur situation…

Il faudrait aussi citer le Pacte de responsabilité qui mise sur la mobilisation des entreprises écrasées de charges et rame donc comme un pédalo sur le sable.

Après le « Pacte de responsabilité », place donc au « Pacte de solidarité » en mars 2014. Dans son allocution officielle confirmant la nomination de Manuel Valls au poste de Premier ministre, François Hollande a esquissé un virage de sa politique, avec un nouvel ensemble de mesures censées être le pendant du « Pacte de responsabilité », avec pour objectif de « redonner de la force à notre économie » tout en préservant « la justice sociale ». Bref, c’était beau comme du Attali…

Et puis, pour ceux qui auraient oublié, il y a encore un Plan Alzheimer… Autant de plans qui auraient dû produire un début d’effets en 2015.

Mais « Moi président » est passé à autre chose. Tandis que son ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, nous promet monts et merveilles avec sa loi fourre-tout à son nom et la promesse de créations d’emploi grâce à l’extension du travail le dimanche ou le développement des lignes d’autocars, le squatteur de l’Elysée s’en prend au sociétal, comme si sa loi sur le mariage gay ne suffisait pas.

A chaque occasion médiatique, son plan de circonstance

Hollande annonce maintenant un «plan global de lutte contre le racisme»
blog -Tintin-sorcierCe n’est pas inutile après avoir déclaré jeudi 15 janvier, à l’Institut du monde arabe, que les Français de confession musulmane sont « les premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme, de l’intolérance ». Une semaine après les attentats par des djihadistes de France qui ont fait 17 morts athées ou chrétiens, musulmans ou juifs, il fallait oser disculper les tueurs islamistes en les présentant comme des victimes d’un islamisme encore plus radical: des graduations indécentes dans la violence et l’horreur.

« Moi président » a donc décidé de se mêler d’antisémitisme: un plan à sa façon devrait lui régler son compte.
blog -Tintin au Congo-mechants Blancs ts en prisonA l’occasion de la commémoration des 70 ans de la libération – par les signataires du Pacte germano-soviétique avec Hitler – du camp d’Auschwitz (Pologne), à laquelle il compte bien paraître, « Moi président » a annoncé depuis Paris que le gouvernement sortira, dans l’urgence, un plan d’action globale contre le racisme d’ici fin février.

Trois axes de riposte. François Hollande a promis, mardi 27 janvier, que le gouvernement présentera à la fin du mois de février un plan global de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. A l’occasion d’un discours au Mémorial de la Shoah prononcé pour le jour anniversaire de la libération du camp d’Aushwitz, le président de la République a confirmé qu’il ferait de ce sujet une cause nationale. Jugeant « insupportable » la montée des actes antisémites et constatant aussi une flambée des attaques contre les musulmans, le chef de l’Etat promet une aggravation des sanctions contre leurs auteurs.

Stages citoyens et enseignement de la Shoah
Reprenant une préconisation de Christiane Taubira formulée le 16 janvier, François Hollande entend généraliser la caractérisation raciste et antisémite comme circonstance aggravante d’un délit. Il veut aussi que la répression de la parole raciste et antisémite soit retirée du droit de la presse, afin de l’intégrer au droit pénal général.
Il souhaite aussique la sanction soit l’occasion d’une prise de conscience par leurs auteurs: cela pourrait passer par des peines alternatives pédagogiques prononcées en supplément. « Des stages citoyens seront prononcés« , indique-t-il également. Le chef de l’Etat veut également de la pédagogie auprès des jeunes générations pour que l’Histoire ne soit pas négligée. « Je vous fais cette promesse: la République française n’oubliera jamais« , a lancé François Hollande qui veut faire de l’école, le lieu de la transmission. « L’un des instruments pour désamorcer cette ignorance, c’est l’enseignement de l’histoire de la Shoah », veut croire le président de la République après des incidents ont émaillé les différents hommages aux victimes des incidents. « (Cette histoire) doit pouvoir être enseignée partout, sans aucune restriction« , ajoute-t-il.

Le complotisme, fléau alimenté par l’Internet ?
blog -theorie du complot encore bis-AdolfFrançois Hollande veut faire de la régulation du numérique un important levier de cette lutte, comme de celle contre la montée de l’islamisme.
Il a en effet pointer Internet comme l’une des causes de la propagation de la haine. « Nous devons agir au niveau européen et même international pour qu’un cadre juridique puisse être défini et que les plateformes internet qui gèrent les réseaux sociaux soient mises devant leurs responsabilités, et que des sanctions soient prononcées en cas de manquements« , a lancé François Hollande, dans le registre du « il faut » et « nous devons »

Bernard Cazeneuve a confirmé de son côté qu’il se rendra très prochainement aux Etats-Unis « pour rencontrer les grands opérateurs du net pour les inciter à lutter contre le terrorisme ».

Dans la ligne de mire du gouvernement, les thèses complotistes qui prennent racine sur la toile« L’antisémitisme a changé de visage. Il n’a pas perdu ses racines millénaires. Certains de ses ressorts n’ont pas changé depuis la nuit des temps: le complot, le soupçon, la falsification. (…) Nous devons nous souvenir que c’est d’abord par le verbe que s’est préparée l’extermination« , a alerté François Hollande qui a eu des morts forts à l’égard des « grands opérateurs ». « <em>Ils ne peuvent plus fermer les yeux, ou alors ils seront considérés comme complices</em> », insiste-t-il.

Dépitée, Duflot se tourne vers Mélenchon

Europe écologie-les Verts suivra-t-il comme un seul homme?

L’extrême gauche est en cours de restructuration

Duflot, verte morose

Duflot se révèle plus rouge que verte…

La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes à la gauche extrême en France. Au point d’aller vers une alliance entre le Parti de gauche et les écologistes radicaux ?
Au lendemain de la victoire d’Alexis Tsipras et de Syriza, son parti d’extrême gauche, aux élections législatives grecques, le PS affecte la satisfaction, bien que le Pasok (son homologue socialiste grec) l’ait laminé – il ne recueille que… 5% – la gauche anti-républicaine affiche sa jubilation en France. « Une très bonne nouvelle », a salué le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lundi au micro d’Europe 1.

Mais Syriza pourrait-il faire des émules dans l’Hexagone ? Et s’allier Debout la France (DLF), comme le parti « Grecs indépendants« , souverainiste et anti-immigration, allié de circonstance de Syriza ? Et dans ce cas, qui sera le Tsipras français ? Dupont-Aignan ?…
Jean-Luc Mélenchon, qui rêve d’une grande coalition de gauche alternative au PS, s’y voit déjà. Quant à l’écologiste Cécile Duflot, elle se dit prête à le rejoindre, en vue de l’élection présidentielle de 2017.
Mais est-elle capable d’entraîner derrière elle la majorité des membres d’EELV ?

La gauche se tsiprasera-t-elle ?

« Envisager une candidature commune » en 2017.
Les appels du pied sont venus de Mélenchon. « Je veux que nous gouvernions ce pays pour refonder l’Europe. J’ai toujours voulu gouverner. Ça, je l’ai en commun avec Cécile Duflot : nous ne sommes pas de cette vieille gauche purement protestataire« , a confié l’eurodéputé au Journal du dimanche. « En 2017, on peut envisager une candidature commune de ce nouvel espace ».

Qu’en pense Cécile Duflot, qui avait participé lundi dernier à Paris à un meeting de soutien à Syriza, au côté de Mélenchon, du Parti communiste et de certains élus de la gauche du PS ? En novembre, l’ancienne ministre s’était trouvé « les épaules » pour être candidate à l’élection présidentielle. Son bilan au logement dans le gouvernement Ayrault ne plaide pourtant pas en sa faveur… Abattue, la députée EELV serait prête à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon.
« L’effet Duflot ». En coulisses, Cécile Duflot ironise : « Est-ce que vous avez vu l’effet Duflot ? Jean-Luc a arrêté d’insulter Hollande ». L’alliance reste dans les cartons. En ressortira-t-elle lors des premiers résultats des élections départementales de mars ?

Coup de filet anti-djihadistes à Lunel, Hérault: cinq gardes à vue ce mardi matin

Cinq gardes à vue à Lunel

Une  vingtaine de jeunes gens recrutés sur la commune pour faire le djihad en Syrie.

Lunel

Selon le quotidien régional Midi Libre , l’opération, menée par les policiers d’élite du Raid et du GIPN, a débuté vers 6h30 dans le centre ville de Lunel, ville prise au PS en 2001. Selon « une source proche du dossier », cinq personnes ont été placées en garde à vue.

Le quotidien régional, Midi Libre, évoque pour sa part l’arrestation et le placement en garde à vue de quatre à cinq personnes, soupçonnées être impliquées dans des filières de recrutement en raison de mandats envoyés en Syrie.

Coup de filet anti-islamiste
du GIGN à Lunel, Hérault (27/01/2015)

«Plusieurs voitures banalisées sont arrivées. Des hommes en sont sortis encagoulés et ont défoncé les portes des appartements de l’immeuble», a raconté un habitant de l’immeuble qui dit avoir été lui-même menacé. «On m’a mis un fusil sur la tempe (… ) finalement ils ont interpellé le voisin du dessus, Saïd», a-t-il indiqué, précisant «ne pas connaître son voisin plus que ça». Selon un autre témoin, dont le frère a été interpellé, les hommes «en tenue» avaient «une masse d’armes». «Ils m’ont plaqué, m’ont mis par terre, m’ont tapé dessus. Ils ont embarqué mon frère», a-t-il dit. Sans prendre de gants ?

Depuis le mois d’octobre 2014, six habitants de Lunel, âgés de 18 ans à 30 ans, sont morts en Syrie.

Dix-sept islamistes seraient toujours en Syrie.
Y a-t-il un réseau à Lunel ?

Un policier isolé équipé d’un fusil mitrailleur dans une rue de Lunel (27/01/2015).

Des marchands de mort embrigadent des jeunes fragiles, incultes et sans recul, ou des idéalistes inconscients, comme Raphaël, un converti à l’islam qui avait suivi cinq ans d’études et qui a été tué en Syrie. Ces jeunes fanatisés disent qu’ils aiment leur mère, mais qu’ils placent Mahomet au-dessus d’elle ! Et les lois de la République n’existent pas face au Coran.<br>La faute à l’Internet? Et à des imams charismatiques ou simplement prosélytes radicaux.

Ancien président de l’Union des musulmans de Lunel qui gère la mosquée El Baraka à Lunel, Lahoucine Goumri avait refusé de condamner ces départs en Syrie. 

Claude Arnaud, maire de Lunel (3e mandat)

A la demande du maire, Claude Arnaud, il a rompu le silence qui lui était imposé. Il le répète : « La mosquée n’a rien à voir avec tous ces départs. Ce sont des départs individuels. Ils n’ont jamais concerté l’imam ou la mosquée. Les musulmans qui viennent à la mosquée sont des Lunellois et il n’y a aucun souci à Lunel. Il y a un problème à 6.000 km d’ici et on ne veut pas le ramener à Lunel. »
Lahoucine Goumri élude la responsabilité de la mosquée dans les départs des jeunes de Lunel en Syrie.« C’est leur choix. Je n’ai pas à les juger. Seul Dieu les jugera. Si on doit condamner quelque chose, il faut condamner ce qui est condamnable. Pourquoi condamner ces jeunes qui sont partis au nom d’une injustice en Syrie et pas ces Français qui sont partis et ont tué des bébés palestiniens avec Tsahal l’été dernier ? Pourquoi est-ce qu’une mosquée condamnerait, alors que les autres religions ne le font pas ? »

Le président ne voit donc pas non plus pourquoi il ferait de la prévention auprès des autres jeunes : « Je ne vois pas pourquoi je ferais un message, si dix personnes sont parties sur 6.000 musulmans, soit 0,04 % ? Les autres jeunes, ils ne partent pas. Pourquoi je parlerais aux jeunes ? Tous les Lunellois ne sont pas dans le délire de la Syrie. »
<u>Ecoutez un extrait d’entretien avec Lahoucine Goumri</u> (lien France Bleu)
Pour lui, s’il doit y avoir prévention ou fermeture de site internet, c’est à l’État d’agir. Dès lors, quid des 0,04 % : Raphael, Houssem, Sabri, Hamza, Karim ? Les connaissait-il ? « Certains venaient à la mosquée, d’autres pas. Ils étaient gentils, intégrés, serviables, doux, bien éduqués. C’est un étonnement qu’ils soient partis. » D’ailleurs, se l’explique-t-il ? « Il n’y a rien à comprendre. Ils se connectent sur internet, ils prennent un billet d’avion. » Et d’ajouter que les intentions sont différentes selon les gens : djihad, raison politique, allez savoir…

Des nouvelles d’Ahmed, Maeva et de Syrie ?
Le responsable de la mosquée de Lunel explique n’avoir « ni compte Twitter ni compte Facebook. C’est une autre génération ». Mais il sait néanmoins très bien ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Et quelles sont les nouvelles des autres jeunes Lunellois toujours en vie en Syrie. Il confirme ainsi qu’Ahmed, au départ donné pour mort et pleuré par les siens, aurait été blessé, mais serait toujours vivant. Il confirme aussi le fait que Maeva, qui avait indiqué vouloir rentrer et qui demandait de l’aide après la mort de son mari, en octobre, ne le souhaiterait plus. Son explication ? « Elle n’a plus de famille ici. Ses parents l’ont mise dehors quand elle s’est convertie. Là-bas, elle touchera une pension pour les veuves. Rentrer. Rentrer pour quoi ? Peut-être qu’elle ne voit pas ce qu’elle vivrait de plus en France. Sans doute que sa vraie famille est là-bas, au milieu des musulmans. »
Lahoucine Goumri conseille par ailleurs de lire le journal sorti par le groupe État islamique pour mieux s’informer sur ce qui se passe là-bas. Il alerte aussi sur le contenu de certains sites « plus nuisibles que les journalistes », qui utilisent des mots dangereux: guidage, filtrage ou censure? Lorsqu’on lui demande, enfin, devant sa visible très grande information sur ce qui se passe là-bas, comment il analyse la situation très complexe que connaissent actuellement la Syrie et le Moyen-Orient, il refuse cependant de commenter davantage, au nom de la mosquée : « C’est une situation très floue. Nous, on ne veut pas comprendre. C’est de la géopolitique. »

« La plus grosse filière djihadiste, c’est François Hollande »

Le préfet, Pierre de Bousquet, et le maire de Lunel, Claude Arnaud

C’est l’accusation de Lahoucine Goumri  (lien). « A mon avis, ces jeunes ont été poussés à partir dès mars 2011, lorsque François Hollande a dit que Bachar El Assad est un boucher et un criminel. Ces jeunes sont partis pour combattre une injustice. Ils ont été bombardés de vidéos sur internet [Et à la télévision, qu’elle soit publique ou privée]. Ils ont vu des vidéos horribles. Ils n’ont pas accepté. »
Puis, en un clin d’oeil, il repasse son habit de dirigeant de la mosquée. Selon lui, son rôle est d’aider les familles dans leur douleur, leurs « déchirements. Elles ne sont pas forcément d’accord avec ce qu’ils ont fait ». La mosquée est un lieu de « culte pour apprendre notre religion, comment adorer notre seigneur ». Et de redire aussi que « Lunel est une petite ville tranquille. Nous n’avons aucun souci. On ne veut pas qu’à travers ce qui se passe, les gens stigmatisent et qu’ils aient peur ». En janvier 2015, la mosquée aura en tout cas un nouveau président. Des élections y sont en effet prévues tous les deux ans. Lahoucine Goumri ne se représente pas. Cela aurait été un moyen de savoir si les fidèles partageaient son discours.

SOS Médecins suspend toujours son activité

L’association SOS Médecins a rappelé lundi qu’elle poursuit jusqu’à lundi 20h00 son mouvement de « suspension d’activité ».

Le gouvernement fait le mort

 » En cause l’absence totale de proposition de la part du gouvernement si ce n’est une ‘épidémie’ de réquisitions tous azimuts envers nos médecins et nos structures », gronde l’association dans un communiqué.

SOS Médecins regroupe environ 1.100 praticiens dans 63 structures et avait suspendu dimanche ses activités pour 24h.
Hollande ne reconnaît chez personne d’autre que lui ce sens des responsabilités qu’il n’apprécie pas davantage des médecins français que des acteurs économiques du monde.

L’appel de l’association a été massivement suivi

Il a créé d’importantes perturbations malgré les réquisitions, ont indiqué dimanche ses responsables.
SOS Médecins se bat contre la suppression de la permanence des soins ambulatoires entre minuit et 08h00. Les patients n’auraient plus d’autre choix que d’aller encombrer un peu plus les Urgences des hôpitaux. Pour des questions de gestion comptable, les agences régionales du Nord Pas-de-Calais ont déjà décidé de supprimer les astreintes de médecins la nuit.
« Les prochaines semaines risquent d’être de plus en plus tendues. C’est pourquoi SOS Médecins a décidé d’engager une grande campagne d’information des patients, afin qu’ils puissent mesurer que les enjeux de ce combat les concernent au premier chef et qu’ils ont leur mot à dire », affirme l’association dans un communiqué.
« Nous en ferons part à la ministre de la santé, Madame Marisol Touraine, qui a fini par nous proposer un rendez-vous le 2 février 2015, en espérant qu’elle saura comprendre l’urgence d’engager un véritable dialogue pour construire avec les médecins libéraux et non contre eux le système de santé de demain », ajoute-t-elle.

L’enjeu est le risque d’asphyxie de la médecine libérale

L’ambition du pouvoir socialiste et de Marisol Touraine est d’étatiser la santé en étouffant la médecine libérale, contre l’intérêt des Français qui apprécient le pluralisme de l’offre et le libre choix de leur système du santé.

A Davos, Hollande fait un cours d’anti-terrorisme aux décideurs économiques

Hollande sait toujours ce qu’ « il faut » faire et interpelle les décideurs économiques 

La posture du leader d’opérette

Face au terrorisme «la réponse doit être globale, internationale, partagée entre les Etats qui sont en première ligne, les gouvernements, mais aussi les entreprises, notamment les plus grandes, qui ont aussi à intervenir», selon François Hollande admonestant vendredi les participants au Forum économique de Davos. Parce que Hollande était social démocrate quand Jean-Marc Ayrault occupait Matignon, mais socio-libéral depuis que Valls l’a remplacé, c’est la première fois qu’un président socialiste intervenait dans cette réunion annuelle des décideurs économiques.

Quinze jours après les attentats sanglants d’islamistes de France à Paris contre les offenses des dessinateurs libertaires de Charlie hebdo et une supérette casher, Très arrogant et critique, François Hollande a interpellé la communauté internationale pour qu’elle prenne ses responsabilités en Libye, en Syrie, en Irak, en Afrique partout où le terrorisme prospère. «La France ne peut agir seule, mais elle montrera l’exemple. La France sera en avant-garde quand ce sera nécessaire», mais «la France appelle une nouvelle fois la communauté internationale à être à la hauteur de la menace».

«Investir massivement dans l’économie verte»

Devant tout ce que compte la finance d’acteurs économiques -et non pas de prêcheurs- le moralisateur a surtout exhorté les décideurs de l’économie à agir. A «couper» les «flux financiers considérables» qui alimentent le terrorisme, et donc à lutter contre le blanchiment d’argent et les paradis fiscaux. Aux entreprises numériques, il a demandé d’agir rapidement et efficacement pour mettre hors ligne tous les contenus liés au terrorisme. «Ne laissez pas agir une bête qui vous frappera» un jour.
Plus globalement, et pour donner satisfaction à sa gauche hexagonale, le socialiste a rappelé que parmi les terreaux du terrorisme se trouvent la pauvreté et les inégalités. Et que si les Etats doivent prendre leur part pour les réduire, les entreprises aussi. «Le risque le plus grand à l’échelle du monde, c’est celui des inégalités entre les pays, inégalités à l’intérieur même des pays», a-t-il ajouté, insistant sur le fait que «l’économie est une réponse contre la désespérance».

Sa venue à Davos était surtout guidée par son intérêt personnel. Le chef de l’Etat souhaitait poser des jalons en préparation à la Conférence de Paris en décembre sur le Climat. François Hollande a donc rappelé qu’il souhaite un «accord contraignant». «La terre n’est ni une marchandise ni une rente, c’est un patrimoine que nous avons en commun», a-t-il lancé, demandant là aussi aux entreprises de prendre part à ce défi vers la transition énergétique. Il a demandé aux entreprises d’«investir massivement dans l’économie verte», mais aussi plaidé pour la création d’un «marché d’obligations vertes».

«Il n’y aura pas de prospérité s’il n’y a pas de sécurité»

Sur le sujet du climat, Hollande a pointé le fonds vert de l’ONU qui doit financer des actions contre le réchauffement climatique dans les pays émergents et pauvres mais n’a recueilli que 10 milliards de dollars, alors que «100 sont nécessaires» chaque année. Les entreprises pourraient abonder ce fonds, a-t-il suggéré.

En somme, le chef de l’Etat a mis en cause les Etats, mais surtout les entreprises, car «dans la lutte contre le réchauffement climatique et contre le terrorisme, beaucoup dépendra des Etats, mais aussi de vous», a-t-il lancé aux 2.000 personnes qui écoutaient son discours. «Il n’y aura pas de prospérité s’il n’y a pas de sécurité», a-t-il encore insisté.

Les bavures du bouffon

Hollande était le dernier à pouvoir prêcher la croisade.
Outre qu’il a dû se débarrasser d’un ministre fraudeur, Jérôme Cahuzac, qui pendant de longues années avait pratiqué plusieurs paradis fiscaux avant de se faire nommer au ministère du…Budget, Hollande a confirmé la réputation d’arrogance des Français dans le monde.
Les « global leaders », comme on nomme les participants au forum mondial de Davos, ont certes eu la courtoisie de saluer le chef d’Etat comme ils se devaient, mais ont moyennement apprécié les encouragements en forme de remontrances que Hollande leur a adressés dans un discours accusateur mais vide de propositions. Les Davoisiens ont salué celui qui a eu à faire face à Paris à son terrorisme intérieur.
Cela dit, il en faut plus à Davos pour être sacré grand chef d’Etat.  Il ne faut surtout pas pêcher par arrogance ou maladresse. Or, François Hollande a multiplié les bourdes et les erreurs.

1- Erreur d’arriver en retard, faute d’éducation que d’obliger les organisateurs à changer le protocole en prétextant que c’est de la faute de la neige. De la neige à Davos, c’était prévisible: il y en a tous les ans!

2- Erreur encore que de parler en français sans s’en excuser. Ce n’est pas la bonne manière de s’inscrire fortement dans le concert des nations mondiales. On peut parler dans sa langue nationale à Davos, mais on explique « en anglais » pour quelle raison on n’a pas d’autre choix. Il y a toujours une raison noble et politique surtout. Les chinois savent faire cela merveilleusement bien. Les Allemands aussi.

3- Erreur aussi que de s’adresser aux milieux financiers internationaux en flattant leur puissance, leur efficacité après les avoir traités de voyous et désignés comme les ennemis pendant toute une campagne présidentielle. Les milieux financiers internationaux de Davos auraient appréciés que le Président de la république s’expliquât sur la nécessité française d’avoir deux langages ; que la démocratie est au prix de ce type de posture. Une langue de bois à Davos et une langue de vipère à Paris en période d’élections quand on est de gauche mais pas seulement. La vérité n’est pas à l’avantage du socialiste qui les a boudés pendant deux ans avant de venir leur tirer les oreilles…

Mortalité routière : de mauvais chiffres, malgré des mieux toute l’année 2014 !

Cazeneuve attendu lundi au tournant

Nous aurait-on menti pendant des mois ?

Le nombre de morts sur les routes en France vient de connaître un léger rebond en septembre avec une hausse de 1,4% par rapport à l’année dernière. Les bons résultats de la mortalité routière n’auront duré que deux mois, dont août, ce qui est très peu crédible. Selon une autre source, la Sécurité routière enregistrait d’ailleurs une hausse de la mortalité de 1,3% en août. « Après deux mois de baisse, la mortalité routière est repartie à la hausse en septembre (1,3%: on a ressuscité quelques morts) avec 316 personnes tuées sur les routes françaises ». Au final, la presse monta en épingle le chiffre de « quatre morts de plus que l’an dernier« , dérisoire s’il ne s’agissait de vies humaines.

Le ministère de l’Intérieur escamote les hausses de la mortalité routière mais valorise ses frémissements à la baisse. Ministre du Travail et de l’Emploi, Sapin ne procédait pas autrement avec la courbe du chômage qui frémissait à la baisse tout en montant sur la durée. C’est ainsi qu’on n’appris qu’incidemment les mauvais résultats de la mortalité routière au premier semestre, par comparaison, lors du tapage fait autour de la « baisse importante de 11,6% au mois de juillet », mois de la grande migration estivale… 304 personnes avaient perdu la vie contre 344 l’année dernière, claironnèrent alors les services du ministricule de la Place Beauvau.

Après 12 années de baisse ou de stagnation, le nombre de morts sur les routes est toutefois reparti à la hausse cette année.

Première hausse annuelle depuis 2001… La mortalité routière était en baisse depuis 1973
A quelques rares exceptions, comme l’année 2001, le nombre de morts sur les routes était en baisse constante depuis 1973. Cette année-là, les autorités avaient recensé plus de 18.000 morts en France. La mortalité avait donc été divisée par cinq en un peu plus de quarante ans en France.
Le nombre de morts sur les routes avait reculé de 10,5% en 2013, atteignant un nouveau record à la baisse depuis 1948, l’année des premières statistiques. Il y avait eu 3.268 tués en 2013, soit 403 vies épargnées en un an.
L’an dernier, le gouvernement avait pourtant promis de diminuer à 2.000 le nombre de morts par an sur les routes en 2020.

Quelles salades Bernard Cazeneuve va-t-il encore nous servir?

Le ministre de l’Intérieur va annoncer lundi une augmentation du nombre des morts sur les routes françaises en 2014, première année de hausse depuis douze ans.

Entre 120 et 140 morts de plus sur les routes par rapport à l’année précédente. C’est une mauvaise nouvelle de plus du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, au bureau du Conseil national de la sécurité routière. Une hausse historique/ En 2013, le nombre de tués sur les routes s’élevait à 3268, soit 403 vies épargnées par rapport à 2012.

Ces mauvais chiffres désavouent les fanfaronnades d’un gouvernement en difficulté sur tous les tableaux, lui qui avait affiché l’an dernier un objectif d’abaisser à 2000 le nombre de morts par an sur les routes en 2020. « Cette remontée est d’autant plus inacceptable qu’elle était évitable », a tempêté dès dimanche la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon, laquelle dénonce : « Cette remontée est la responsabilité de la puissance publique, qui n’a annoncé aucune nouvelle mesure depuis mars 2013.

Avertisseurs de radars et Bluetooth
Alors comment agir pour casser la hausse ? La Ligue contre la violence routière réclame que soit mise en place rapidement une loi interdisant les avertisseurs de radar et le téléphone au volant (y compris le recours au Bluetooth), ainsi que faire passer la vitesse de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire français.

Le gouvernement n’a pas mis encore ces pistes sur la table, mais nous sommes prévenus. Selon plusieurs sources proches du ministère, l’une des mesures phares (?) qui devraient être annoncées lundi par Bernard Cazeneuve concernerait en effet plutôt l’alcool au volant. Et l’abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires ne serait pas d’actualité. Pour l’heure, cette limitation ne sera expérimentée que sur quelques tronçons.

Ce qui nous pend au nez
Didier Bollecker, président de l’Automobile Club Association a commenté ces chiffres ce mardi chez Jean-Jacques Bourdin. « Ce sont essentiellement les plus vulnérables qui ont vu leur accidentologie augmenter : les piétons (+15%), les vélos (+5%) ou les 2-roues motorisés (+10%) », a-t-il d’abord constaté. Si la mortalité a augmenté en novembre, c’est d’abord dû, selon lui, à « un automne clément. Les deux-roues ont beaucoup plus circulé, il y a là un impact direct ».

Pour le président de l’Automobile Club, ces chiffres montrent « qu’il y a des limites à la sécurité routière basée essentiellement sur la répression ». Il a donc plaidé pour plus de… prévention. « Il doit y avoir de manière beaucoup plus importante un volet de formation et de post formation des automobilistes. Il faut mettre en place un stage pédagogique obligatoire un an après l’obtention du permis de conduire, au moment où le jeune conducteur croit qu’il sait conduire et à une époque où les mauvaises habitudes qu’il a prises peuvent encore se corriger. C’est comme ça que l’Autriche a réussi à baisser de 30% la mortalité des jeunes conducteurs« . La France est en revanche un pays méditerranéen et le contrôle des permis de conduire ne serait pas une perte de temps…

De nouvelles mesures répressives

Pour enrayer cette hausse de la mortalité, le ministre doit présenter lundi une nouvelle série de mesures, selon un porte-parole du ministère. L’une d’elles concerne l’alcoolémie au volant, d’après plusieurs sources proches concordantes. Plus de « Sam », mais toujours aucune limitation de la consommation d’alcool dans les établissements publics…

Le ministre a d’ores et déjà répété qu’est exclue une baisse générale de la limitation de vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes secondaires bidirectionnelles, recommandée par le Conseil national de la sécurité routière (CNSR). Cette limitation ne sera expérimentée que sur quelques tronçons.
Après un an d’entrée en vigueur, la mairie de Paris et la préfecture de police ont tiré lundi un « bilan très positif » de la réduction de 80 à 70 km/h de la vitesse maximale sur le périphérique, avec une baisse de 15% du nombre d’accidents constatés, et une hausse de la vitesse moyenne.
Les radars restent une valeur sûre pour Cazeneuve, ancien ministre délégué au Budget…

Elysée: pas un pot, pas un euro offert à l’imprimerie saccagée lors de l’attentat djihadiste

L’Elysée emploie encore bizarrement l’argent public

Une collecte de fonds pour aider l’imprimerie à se remettre sur pied

Depuis quand l’Etat n’a-t-il plus de « caisse noire »
pour venir en aide à ses sinistrés ?

«La France a fait face», estima, mais un peu vite, Hollande.
Très endommagée, suite à la prise d’otages dont elle a été à son corps défendant le théâtre, l’imprimerie de Dammartin-en-Goële en région parisienne rencontre les plus grandes difficultés à reprendre ses activités et l’entreprise est menacée de dépôt de bilan. 

L’assurance ne prend pas en charge les dégâts occasionnés lors de l’assaut déclenché par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, contre les frères Kouachi, alors la ville et les entreprises voisines organisent des collectes de fonds pour sauver l’imprimerie et pallier la défection de l’Etat.

L’exécutif gère les ministères de la parole et de de la communication

«Nous sommes face à un défi terroriste sans précédent », clamait Manuel Valls sur TF1. « Je n’ai cessé de le dire depuis deux ans et demi, clama-t-il alors. Mais qu’a fait le Premier ministre pour accorder la parole et le geste? Et d’ajouter, très en verve : nous avons un «devoir de vérité aux victimes et aux familles. Il y aura un avant et un après». Or, nous y sommes…

Les invités de Hollande à l’Elysée

Tandis que l’imprimeur et ses employés se débattent avec les difficultés et attendent de l’aide, Hollande leur propose des cacahuètes au Château, peanuts !« Les locaux ont été en partie endommagés » lors de l’assaut et certaines machines sont « hors d’usage », précise Jean-Pierre Mateo, premier adjoint au maire de cette commune de Seine-et-Marne. Quant au patron de l’entreprise, Michel Catalano, il « a été atteint moralement et dans son outil de production. Il faut aider les salariés à retrouver leur outil de travail le plus vite possible« , ajoute l’élu qui se félicite de « l’élan de générosité » manifesté à l’occasion de la collecte. Mise en ligne sur le site de cagnotte en ligne leetchi.com, cette collecte affichait dimanche midi quelque 37.000 euros de dons, pour 954 participants.

Outre l’appel aux dons en ligne, deux urnes ont été mises en place dans la mairie. La municipalité a par ailleurs décidé de rebaptiser la rue de l’imprimerie « rue du 9-janvier-2015 », date de l’assaut contre les frères Kouachi.

De l’Elysée, aucun signe d’empathie n’est parvenu à Dammartin. Et le ministricule de l’Intérieur, quoique grandi par les actions du RAID et du GIGN, n’envisage pas un instant de dédommager l’imprimerie. Si la caisse noire de l’Etat ne sert pas à indemniser les citoyens, où fonds les fonds spéciaux?

Hollande régale aux frais de la princesse Marianne

Joey Starr, de profil, au second rang à gauche du président Hollande sur la photo

Depuis qu’il est célibataire, François Hollande répugne à dîner seul, face à lui-même. Pour occuper ses soirées et tromper la solitude, le chef de l’Etat multiplie les invitations.
C’est ainsi qu’il a convié une dizaine de députés socialistes au Château à la mi-décembre 2014, brisant ainsi une fois de plus sa promesse de ne pas inviter de parlementaires de la majorité au Château. Ont entre autres accouru à la soupe populaire, Razzie Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, Sébastien Denaja, député de l’Hérault, Olivier Véran, député en Isère, et un autre Isérois, Erwan Binet parlementaire venu de Vienne, mais aucun frondeur… « C’est une autre voix qu’il a besoin d’entendre », explique Luc Bélot un néo-député qui n’est pas à une contre-vérité près.

Le rappeur Joey Starr, à 47 ans (ci-dessus) et en dépit de son lourd passif judiciaire (décembre 2014).

"Les Rendez-vous d'après minuit", film culturel d'Eric Cantona: la scène ne se passe pas à l'Elysée...
« Les Rendez-vous d’après minuit », film culturel d’Eric Cantona: la scène ne se passe pas à l’Elysée…

Le footballeur «King size» Eric Cantona

Le footballeur E. Cantona, habillé à l'Elysée
Le footballeur E. Cantona, habillé à l’Elysée

La « gauche molle » a également fait venir Monsieur Muscle, Arnold Schwarzenegger
La presse a souligné que l’Américain est une ex-gloire du cinéma, mais a évité d’indiquer que le locataire de l’Elysée l’a utilisé à sa gloire.

blog -Schwarzenegger et Hollande-perron Elysee-2014Peu lui chaut le réchauffement climatique à Hollande, mais le sujet tient particulièrement à coeur à l’ancien gouverneur – Républicain ! -de Californie, puisqu’il est le fondateur et vice-président du réseau des régions pour le climat « R20 » et la France a été choisie du temps de Nicolas Sarkozy pour accueillir le Sommet mondial du Climat fin 2015.
C’était avant les attentats d’islamistes de France il y a une quinzaine de jours…

Les leaders quittent Davos inquiets

(De G à D) Le Pdg de BlackRock Laurence Fink, le ministre brésilien des Finances Joaquim Levy, le gouverneur de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda, Benoit Coeuré, de la BCE, le gouverneur de la Bank of England Mark J. Carney et le vice-directeur général du FMI Min Zhu au Forum de Davos le 24 janvier 2015
Forum de Davos – Le Pdg de BlackRock Laurence Fink, le ministre brésilien des Finances Joaquim Levy, le gouverneur de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda, Benoit Coeuré, de la BCE, le gouverneur de la Bank of England Mark J. Carney et le vice-directeur général du FMI Min Zhu, le 24 janvier 2015 (de gauche à droite)

Le forum économique mondial de Davos 2015 s’est achevé samedi dans la morosité, avec la préoccupation des risques, notamment géopolitique, terroriste et cybernétique, qui pèsent sur une économie mondiale en train de ralentir sa progression et où les facteurs d’incertitudes strictement économiques sont déjà nombreux, que ce soit le ralentissement chinois, l’évolution de la zone euro, ou les prix du pétrole.

Dans ce contexte mitigé, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le président français François Hollande ont exhorté les quelque 2.500 leaders économiques et politiques du monde entier à ne pas négliger la menace que représentent des groupes tels que Boko Haram ou l’organisation Etat islamique.

La délégation ukrainienne, conduite par le président Petro Porochenko, issu de la rébellion de Kiev, a aussi mis un coup de projecteur sur la crise ukrainienne, ajoutant ainsi à la dualité des tendances du Forum de Davos, qui cherche l’équilibre entre les sujets d’actualité et les tendances de long terme.

Au-delà des grands discours en tribune, dans les diverses salles de réunion où des patrons venus du monde entier échangent d’autant plus librement que les accès sont parfois fermés à la presse, le message était aussi à la vigilance.

«Les risques pour les chaînes d’approvisionnement augmentent pour toutes les entreprises», relevait ainsi un chef d’entreprise lors d’une des diverses sessions de ces quatre jours de réunion très intenses, avec en tête les ressources énergétiques au Nigéria et leur acheminement à travers l’Ukraine.

Les cybermenaces ont été particulièrement mises en avant, notamment par des patrons de groupes de sécurité informatique.

«Ce que vous appelez l’internet des objets, je l’appelle l’internet des menaces», a lancé lors d’un débat Eugène Kaspersky, de la société de sécurité informatique Kaspersky Lab, en référence à la multiplication des objets connectés.

Dans une autre session, un patron a estimé que « nous ne sommes plus dans une phase de risque, mais dans une phase d’infection », tant les piratages se multiplient, selon lui.

Décision de la BCE

Au-delà de ces débats sur les tendances de fond, les sujets d’actualité ont aussi accaparé leur part d’attention, notamment la décision historique de la BCE de se lancer dans un programme massif de rachat d’actifs, tombée jeudi en plein milieu du forum et qui a été largement commentée.

Une des idées force sur ce dossier, est que cela ne doit en aucun cas dispenser les pays européens de conduire des réformes structurelles indispensables pour relancer la croissance dans les pays de la monnaie unique.
«Avec une faible croissance, un chômage bien établi, des gens éjectés du marché du travail, nous voyons l’ensemble des fondations du projet européen affaiblies, et cela ne peut pas durer trop longtemps», a prévenu Benoît Coeuré de la BCE.

Le niveau des prix du pétrole a aussi été un des gros sujets de Davos, d’autant que, comme l’a reconnu samedi Laurence Finck, le patron de BlackRock, le premier gestionnaire d’actifs au monde, les leaders de Davos n’avaient pas prévu cette évolution, illustrant les difficultés des exercices de prospectives conduits chaque année pendant quatre jours dans la bourgade suisse.
«L’an dernier, à cet endroit même, tout intelligents que nous étions, je crois bien que nous n’avons pas dit un mot du pétrole (…), je ne pense pas que nous ayons entenu le mot Isis (l’organisation de l’Etat Islamique, ou Daesh et Daech), nous n’avons évidemment pas parlé de l’Ukraine (…), nous avions confiance, (…) la tendance à Davos était que l’Europe était en train de se rétablir très rapidement. J’espère que nous ferons mieux cette année», a-t-il ironisé.

Pour le gouverneur de la banque centrale du Japon, Haruhiko Kuroda, il y a deux raisons d’avoir de l’espoir: la baisse des prix du pétrole et l’action de la BCE.

Mais Davos est aussi une formidable occasion pour les grands patrons de nouer des contacts pour de futurs contrats. «J’ai eu un ‘carnet de bal’ très rempli; en deux jours, j’ai rencontré 20 grands patrons pour enclencher une dynamique», s’est ainsi flatté le patron de Véolia, Antoine Frérot.

Législative dans le Doubs : test de vérité pour la « popularité » de Hollande

La voie étroite du PS face au FN

La presse socialiste désigne l’ennemi à abattre, le FN

Pierre Moscovici, dont l'abondon du siège met la majorité socialiste en grand péril
Pierre Moscovici, dont l’abondon du siège met la majorité socialiste en grand péril

Un député PS qui abandonne son siège pour une ambition personnelle,<br>une circonscription frontalière frappée par la désindustrialisation depuis de longues années et par la politique de casse de Montebourg depuis mai 2012: cette législative à haut risque pourrait être favorable au FN et sa candidate, Sophie Montel. Traditionnellement ancrée à gauche, cette région sinistrée ne cesse de s’en remettre au Front national, élection après élection. La législative partielle du 1er et 8 février prochains marquera-t-elle un coup d’arrêt à cette progression? Depuis les attentats sanglants de Paris, le PS a repris espoir, à la faveur de l’unité nationale de circonstance et de sondages IFOP à chaud, sous le coup de l’émotion. La manipulation éclatera-t-elle en février?

« Les attentats qui ont frappé la France ont (peut-être) bouleversé la donne, » écrit le Huffington Post. Si la majorité socialiste à bout de souffle reprend des couleurs dans le malheur, le Front national n’attend pas après, indépendamment de la polémique autour de la marche républicaine du 11 janvier ou de la mini-crise interne provoquée par l’eurodéputé Aymeric Chauprade. Les électeurs n’en ont pas connaissance ou sont conscients qu’elles sont montées en épingle. Les travailleurs n’en ont strictement rien à faire.

Les résultats dans la 4e circonscription du Doubs auront valeur de test, voire de crash-test pour le parti d’extrême droite qui lutte sur le terrain pour renverser la table en envoyant un troisième élu à l’Assemblée nationale, si on compte maître G. Collard.<br>Démissionnaire, le 4 novembre 2014, de son poste de député de la 4e circonscription du Doubs, le socialiste Pierre Moscovici, ancien ministre désastreux de l’Economie, a depuis rejoint la Commission européenne, entraînant la tenue d’une législative partielle les 1er et 8 février.

Les  responsables nationaux défilent 

L’exécutif a bien perçu l’importance de l’enjeu. En cas de défaite, le parti majoritaire perdrait la majorité absolue de 289 sièges à l’Assemblée nationale, bien qu’elle soit déjà en sursis avec le départ probable d’un député socialiste vers le groupe RRDP. Manuel Valls ira mettre son poids de Premier ministre pour soutenir le candidat PS Frédéric Barbier.

Charles Demouge, candidat UMP
Charles Demouge, candidat UMP

Le secrétaire général de l’UMP, Laurent Wauquiez, est venu inaugurer la permanence du candidat Charles Demouge, conseiller régional de Franche-Comté (photo), et le nouveau président du parti, Nicolas Sarkozy se réserve le droit  d’une visite entre les deux tours.

Ce vendredi 23 janvier, c’est Marine Le Pen qui a fait le déplacement, avec tractage devant l’usine PSA-Peugeot, face à face avec des militants Front de Gauche pour les caméras, tandis que c’est …à huis clos que le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, est allé exprimer des regrets aux « illettrés » de l’entreprise GAD ! Marine Le Pen bénéficie d’une bonne dynamique. Pour la première fois de son histoire? Le Front national  A deux élus au Sénat, outre Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse depuis 2012, à 22 ans.  En mars 2014, le FN a ravi 11 mairies, notamment Béziers, le VIIe secteur de Marseille ou Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), mais aussi Mantes-la Ville. Le parti compte désormais 24 eurodéputés sur les 74 que la France envoie au Parlement européen. «Nos voix ont été multipliées par trois, jusqu’à par dix», selon les départements, par rapport au nombre initial de grands électeurs FN, a affirmé Marine Le Pen fin septembre 2014.

La présidente du FN a beau jeu de pointer « l’échec de l’UMPS » en matière de chômage et d’économie et de dénoncer la menace actuelle que posent le « communautarisme » et la montée de l’islamisme en France, comme l’ont démontré les attentats djihadistes de Paris qui ont fait 17 morts. Cette somme de mauvais points du pouvoir de gauche pourrait faire basculer le siège de député de la 4e circonscription du Doubs, dans un bassin industriel meurtri par un chômage de masse et de pauvreté.<br>Au 2e tour de 2012, Pierre Moscovici avait fait son plus mauvais score depuis 2002. La candidate FN, Sophie Montel, approchait les 25%.

Justice « indépendante », mais non-lieu pour le « mur des cons »

La justice fait du tort à la justice, monsieur Philippe Bilger ?

Le SM n’est pas plus synonyme de la justice que les musulmans de l’islamisme…

Le Syndicat de la Magistrature sert-il la justice ? s’interroge Philippe Bilger, magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole, auteur de  » Contre la justice laxiste » (Éditions de l’Archipel, 2014). Alors que le Parquet de Paris a requis le 7 janvier un non-lieu de celui-ci dans l’affaire du «mur des cons», Philippe Bilger revient sur les effets délétères de ces insultes sur la magistrature française.

Au mois d’avril 2013, le site Atlantico a diffusé une vidéo d’un panneau installé dans les locaux du Syndicat de la magistrature [hébergé par le  ministère de la Justice].Ce panneau qualifié de «Mur des cons», mais qui à mon sens portait plutôt l’opprobre sur «les cons» responsables de ce Mur, portait à la connaissance des syndiqués et de tous ceux qui, étrangers au SM, venaient dans ce lieu, des propos injurieux visant principalement des personnalités de droite, par exemple Nicolas Sarkozy, Christian Jacob, Nadine Morano et Brice Hortefeux, mêlées à d’autres cibles comme Philippe Courroye, Alain Minc, Jacques Attali ou Alain Bauer…

J’avais l’honneur d’y être épinglé et cette distinction m’aurait ravi si je n’avais pas estimé mon compagnonnage avec certains, discutable.

Ce qui était présenté comme une pochade, une plaisanterie de magistrats retombés en enfance, prenait, au contraire, un autre sens quand on constatait aussi sur ce Mur la présence de personnes moquées pour leur action en faveur des victimes de crimes ou, pire, parce qu’elles avaient été elles-mêmes touchées par la disparition odieuse d’un enfant. On n’était plus dans le domaine de la dérision ou de l’esprit français, même peu élégant, mais dans celui de l’indécence, voire de l’indignité.

Taubira et ses magistrats indépendants
Taubira et ses magistrats indépendants

La comparaison qui pourrait être tentée -comme, sur LCI, la Secrétaire générale du Parti de Gauche l’a esquissée- entre le Mur des Cons et l’adhésion à «je suis Charlie», entre la vulgarité partiale de l’un et la dérision orientée de l’autre ne me semble pas fondée. Les dessinateurs massacrés, qu’on apprécie ou non leurs caricatures, étaient accordés, dans leur expression, à leur travail: le SM, au contraire, par ce panneau, projetait sur la fonction de magistrat, qui aurait dû demeurer à l’abri de cette aberration, une lumière accablante. Des magistrats, oubliant qu’ils l’étaient, démolissaient, peu ou prou, l’image d’un service public déplorant pourtant de n’être qu’une autorité mais ne cessant de justifier qu’il ne soit pas un pouvoir.

Ce Mur des cons a évidemment suscité un immense tollé et ses effets délétères, malheureusement, ont atteint toute la magistrature qui est, aux yeux du citoyen, gangrenée par cette entreprise qui pourtant n’a germé que dans la tête de quelques énergumènes d’extrême-gauche, aussi bêtes, irresponsables qu’indifférents à leur légitimité de magistrats.

Combien de fois, en 2013 et 2014, j’ai été conduit, alors que je défendais la validité, dans des affaires sensibles, de tel ou tel comportement procédural, à devoir répliquer à une accusation générale de politisation de la magistrature parce que ce Mur, par sa présence scandaleuse, avait instillé dans la conscience publique que tous les magistrats se valaient sur le plan de la partialité et de l’ineptie et qu’aucun n’était à sauver. Cette descente aux enfers n’est pas terminée et il n’y a que le SM, qui n’a rien appris et tout oublié, pour ne pas percevoir à quel point son initiative a entraîné, avec elle, le naufrage d’une justice pénale désireuse, dans sa majorité, d’être respectée et équilibrée [autant que le justiciable, si ce n’est davantage]. Et ce désastre est injuste qui ruine des pratiques globalement satisfaisantes menées par des personnalités estimables et compétentes à cause d’un délire à la fois syndical et idéologique.

La présidente du SM, François Martres, a été mise en examen du chef d’injures publiques et
des réquisitions de non-lieu ont été prises le 7 janvier.

François Martres a toujours soutenu que ce Mur avait été terminé au mois de mai 2012, ce qui, en raison de la courte prescription de 3 mois en matière de presse, était de nature à éteindre en effet l’action publique. On n’est pas obligé de croire sur parole la présidente du SM mais en revanche je ne doute pas du fait que le parquet de Paris, spécialisé dans cette matière délicate, a porté sur ce dossier un regard pertinent.

D’autant plus qu’il a écarté au contraire l’argumentation sur l’absence de publicité puisque des tiers sans lien avec l’objet syndical ont pénétré dans ces locaux.

Le magistrat instructeur pourra ne pas suivre les réquisitions du procureur mais même s’il les approuvait, nul doute que l’appel ou plus tard le pourvoi en cassation retarderont encore l’issue de cette lamentable affaire.

Douze parties civiles sont enregistrées dans ce dossier et Me Gilles-William Goldnadel, avocat de l’une d’elles, pointe la responsabilité de la garde des Sceaux qui aurait tout fait pour que le SM soit préservé. Je ne sais. Ce que je constate est que Christiane Taubira qui par ailleurs n’est pas «fan» de l’indignité nationale -elle ne l’est que d’elle-même- n’a rien accompli de décisif quand ce Mur des cons a été révélé. Elle s’est contentée de saisir le Conseil supérieur de la magistrature, ce qui était une méthode redoutablement efficace pour faire s’enliser ce qui aurait mérité, dans l’urgence, un avertissement salutaire.

L’ironie de l’état de droit, et sa grandeur, tient à ce qu’il bénéficie surtout à ceux qui l’ont dévoyé. Alors que le Mur des cons va poursuivre son chemin honteux dans les têtes, il est probable qu’au bout du compte, le SM en sorte indemne.

Un syndicat d’agités politiques pour une justice « sereine » !
Et « indépendante » de l’idéologie marxiste ?

Celui-ci pourra-t-il toujours éluder ces interrogations fondamentales? Qui dirige le SM et quel niveau ont ses responsables? Une politisation affichée, extrême est-elle compatible avec ce qu’impose l’œuvre de justice, l’idéologie avec l’équité et l’impartialité? Le SM sert-il la Justice ou s’en sert-il?

Faute de répondre clairement à ces questions bien plus que judiciaires, démocratiques au sens plein du terme, le SM sera parvenu avec ce Mur des cons à ce double résultat: la «connerie» n’est pas là où il l’a placée et l’institution judiciaire est encore plus discréditée.

Je tire de tout cela, qui est amer, que dès maintenant, et sans craindre le grief de populisme, le citoyen doit s’occuper de ce qui le regarde: de la justice et de ce que les juges en font.

Membre du Parti socialiste,  Sihem Souid, est responsable communication du club de réflexion interne au PS,  La Gauche Forte (2013), animé par les députés Yann Galut et Alexis Bachelay.

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Gaffe: Hollande annonce qu’il va aux obsèques du roi Abdallah, mort et… déjà enterré

Le président François Hollande a encore gaffé, à Davos, le 23 janvier 2015

Pour rebondir, il a bondi sur le dernier faire-part de décès, celui du roi d’Arabie Saoudite. Grand maître du temps et de la langue française, Flamby a fait une annoncé qui pour une fois n’était pas prématurée: elle était même dépassée, voire inconvenante. Se rendre aux obsèques d’un défunt enterré, c’est l’exploit qu’a voulu tenter le « bras cassé » de l’Elysée, depuis le sommet de Davos en Suisse. Depuis que les attentats djihadistes de Paris ont catapulté Hollande dans les sondages,  voilà que le chavire l’ivresse des cîmes helvètes…

Car aucune frontière, aucune montagne ne l’arrête…

Le Huffington Post continue de valoriser chacune des bourdes de Monsieur P’tite Blague et écrit que « la polémique provoquée par sa blague en Algérie n’a visiblement pas eu d’effet sur son sens de l’humour. » On pourrait s’en inquiéter, mais rien de ses faits, gestes et propos n’alarme la presse socialiste. Ainsi, le 30 décembre 2014, devant la citadelle de Masmak à Riyad, François Hollande s’était encore autorisé une blague. Alors qu’à l’occasion d’une danse folklorique on lui tendait un sabre, le chef de l’Etat, accompagné du président de l’Institut du monde Arabe, Jack Lang, lâcha: « j’en aurai besoin ». De l’auto-dérision pour les uns mais, selon les autres, la marque d’une paranoïa qui ne l’abandonne jamais.

blog -Sabre de Hollande a Riyad-Arabie saoudite 2014
Auto-érotisme de Hollande,sabre-phallus au poing

Le président n’a en fait jamais dépassé la phase du narcissisme primaire du nourrisson qui ne parvient pas à distinguer sa personne du monde extérieur, singulièrement celui de la mère. Ce temps dont il est resté prisonnier, correspond au temps de la construction de l’autoérotisme. Cette jouissance manifeste du petit François à brandir le sabre tendu manifeste le blocage de sa libido sur le phallus. Cette scène en dit beaucoup plus sur lui qu’il n’y paraît et dépasse le simple clin d’oeil à la situation politique difficile en France.<br>
Mais le HuffPost en rajoute. <br>Il positive grossièrement: « Fidèle à son habitude » et justifie: « c’est pour dédramatiser une situation un brin embarrassante que François Hollande a eu recours à son sens de l’humour », avant de s’en prendre à l’opposition qui a mieux à faire, mais que le site accuse « aujourd’hui de régulièrement le prendre pour cible ». Courtisant, mais bien peu psychologue, le HuffPost expose finalement la piètre sexualité du sujet: « visiblement mal à l’aise avec une arme [phallique] à la main, le chef de l’Etat s’est d’ailleurs empressé de s’en débarrasser. » Ce qu’il ne fallait pas démontrer !

Le président dont la presse assure qu’il maîtrise…

Vendredi 23, il a donc commis l’une de ses gaffes qui lui valent les applaudissements des media de gauche. Il a annoncé de Suisse qu’il se rendrait aux obsèques du roi saoudien Abdallah, pratiquement au moment même où il était inhumé à Riyad : « Il vient de mourir, je viendrai à ses obsèques pour qu’il y ait un renforcement des relations entre la France et l’Arabie saoudite« , a déclaré, gravement, le président. au cours du Forum économique mondial à Davos. Le roi Abdallah, âgé d’environ 90 ans, est mort vendredi matin et a été enterré dès la mi-journée en présence de plusieurs dirigeants de la région.


L’Élysée a rectifié les propos du président en re-traduisant la déclaration de François Hollande: il ira « présenter ses condoléances » en Arabie saoudite, a corrigé le Palais. Le roi Abdallah, âgé d’environ 90 ans, est mort vendredi matin et a été enterré dès la mi-journée en présence de plusieurs dirigeants de la région.

La promesse est par ailleurs dénoncée sur Europe 1 par Florian Philippot
Le vice-président du Front national a en effet réagi avant que Hollande ait présenté les… condoléances de la France: « Je trouve indigne que le chef de l’État en personne aille aux obsèques du roi de ce pays« , a estimé Florian Philippot, pour qui « la présence de notre ambassadeur aurait largement suffi« . « Le chef de l’État va dans un pays qui pratique la lapidation des femmes, où il n’y a aucune liberté d’expression. Je pense à ce blogueur qui a été condamné à mille coups de fouet. Est-ce que François Hollande aura au moins un mot pour ce blogueur ? Je ne le pense même pas, parce qu’il est complètement soumis à l’Arabie saoudite », a expliqué le numéro deux du FN.

Une séance de condoléances, un jerrycan à la main…« Il vient de mourir, je viendrai à ses obsèques pour qu’il y ait un renforcement des relations entre la France et l’Arabie Saoudite« ‘, a déclaré le président en marge du Forum économique mondial à Davos en Suisse.

Le groupe EELV se déchire à l’Assemblée nationale

La crise entre écologistes éclate au grand jour

Les terroristes ne sont pas tous musulmans et les ayatollahs d’EELV le prouvent.

Waterloo de Cécile Duflot, au banc des accusés à l'Assemblée nationale
Waterloo de Cécile Duflot, au banc des accusés à l’Assemblée nationale

Les tomates bio des écologistes volaient bas jeudi 23 janvier à l’Assemblée nationale. Réuni en « séminaire » (sic) toute la matinée, le groupe de députés EELV a échangé des mots extrêmement durs sur la position à tenir lors du vote de la loi Macron. Une partie des députés reproche son totalitarisme à Cécile Duflot qui met la pression pour que l’ensemble du groupe s’oppose à la loi du ministre de l’Économie. « Ça a beaucoup crié et chacun a vidé son sac« , raconte un participant anonyme. Plusieurs d’entre eux reprochent tout haut à l’ancienne ministre d’avoir des arrières-pensées. Sa cible ne serait pas Emmanuel Macron, mais Manuel Valls.
L’objectif des écologistes rouges d’un accord électoral avec le Front de gauche,
alliance des communistes et des partisans de Jean-Luc Mélenchon, rencontre l’opposition des écologistes roses, partisans d’une entente avec le PS, et plus si affinités.

Le groupe Europe écologie-les Verts écartelé entre le gouvernement et Cécile Duflot

EELV est fracturé en deux. D’un côté, les pro-Valls, en quête de maroquin et de l’autre côté, les partisans de Cécile Duflot, allergiques à la politique socio-libérale du Premier ministre du président socialiste.

Au cours de cet attentat terroriste, certains islamistes verts auraient réclamé un vote pour changer les présidents de groupe François de Rugy et Barbara Pompili, jugés trop préoccupés de leur carrière gouvernementale,mais rien ne devrait bouger. Les écologistes ont aujourd’hui 17 députés. Il en faut 15 pour faire un groupe. Si trois d’entre eux font sécession, l’écologie ne sera plus représentée à l’Assemblée nationale.

« Le multiculturalisme m’a tuer », haut-le-coeur de la France et de Natacha Polony

Si la France est multi-ethnique, elle n’a pas pour autant de tradition multiculturelle

« Abandonner l’exigence d’une culture commune, c’est tuer l’idéal d’émancipation français » explique Natacha Polony.

Caricature ou représentation signifiante: cette répartition ethnique
-où le Blanc est minoritaire-
anticipe l’avenir de la population française

Dans le flot ininterrompu des déclarations qui invitent à mettre en œuvre le «plus jamais comme avant» imposé par les événements, une petite musique se fait entendre, qui ne laisse pas d’inquiéter. Déjà, nous avions appris que, le 11 janvier, nous devions marcher, au choix, «contre le Front national» (selon la direction de Mediapart), «contre les attaques envers les musulmans» (Clémentine Autain). Nous avions compris, à force de l’entendre, que tout cela «n’a rien à voir avec l’islam» (Allah akbar, le Prophète… non, non, rien à voir). Nous avions même fini par savoir que c’était le «totalitarisme laïcard» qui tuait, puisque Benoist Apparu appelait à l’éradiquer. Désormais, nous savons que des jeunes gens peuvent justifier des meurtres atroces, ou du moins les comprendre, parce que «dans leur culture», l’image du Prophète est ce qu’il y a de plus sacré. Et nous entendons de la part de Français inquiets qu’il «ne faut pas dessiner de caricatures parce qu’il faut respecter les autres cultures».

Avec son air de bienveillance, cette phrase, nous raconte ce qu’est devenue la France. Ainsi, au pays de Rabelais, de Voltaire et d’Hugo, on estime que des enfants français, nés en France, ayant suivi leur scolarité dans l’école de la République, appartiennent à une culture «autre», une culture à ce point différente de la «nôtre» (mais qui est ce «nous»?) qu’ils sont incapables de s’émanciper des dogmes d’une religion déclinée dans sa version la plus rigoriste et la plus éloignée de notre modernité laïque.

Qui s’en étonnera puisqu’on entend à longueur de journée des discours de gentils animateurs de banlieue ou de professeurs bienveillants nous expliquer sur les plateaux de télévision que la France est «multiculturelle», et qu’il faut bien l’admettre (sinon, l’on est un affreux raciste). Aussi, disons-le clairement, ce dont la France souffre aujourd’hui est avant tout une absence totale de maîtrise de la langue (ce qui, de la part de professeurs, pose tout de même un certain problème).

Non, la France n’a jamais été un pays «multiculturel»

Mort de la culture française

C’est  un pays «multi-ethnique». On peut avoir toutes les couleurs de peau, venir des confins du monde, et être citoyen français. Mais ce qui distingue la République française des autres démocraties libérales est justement qu’elle est un peu moins libérale puisqu’elle unit ces gens de toutes les origines en un peuple partageant une même culture.

Les mots de la chroniqueuse du journal Le Figaro tempèrent sa pensée, mais, dans ce contexte de pauvreté langagière du plus grand nombre, le pouvoir joue sur du velours.

Ex-porte-parole du gouvernement Ayrault, promue ministre de l’Education, parce que femme et bi-nationale, Najat Vallaud-Belkacem joue de cette ignorance pour développer les manipulations sémantiques du gouvernement…

L’insécurité des petites maternités enfin reconnue par la Cour des comptes

Que leur reproche la Cour des comptes depuis la mobilisation de de la gauche, en 2010 ?

Faut-il s’inquiéter pour nos bébés et leurs mamans ?

Le taux de mortalité néonatale a légèrement diminué depuis 2004, du fait des progrès de l’obstétrique. Et, pourtant, dans le même temps, la sécurisation des naissances a reculé du 6e rang au 17e rang européen, alors même que les effectifs médicaux n’ont jamais été aussi nombreux.
« La sécurité de la naissance doit encore être améliorée », écrit la Cour des comptes, dans un rapport publié vendredi 23 janvier, pointant du doigt des dysfonctionnements dans de nombreux établissements, notamment dans les petites structures qui sont particulièrement montrées du doigt. Elles sont treize, où le nombre d’accouchements est inférieur à 300 par an. Depuis 1998, il est interdit de descendre en-deça de ce seuil, sauf dérogation contraire pour des raisons d’éloignement géographique.

Des dérogations abusives malgré des contrôles insatisfaisants

« Il ne s’agit pas de stigmatiser ces petites maternités », précise le sénateur UDI Jean-Marie Vanlerenberghe, rapporteur général de la commission des Affaires sociales, qui a commandé le rapport. Il précise qu’une maternité française sur cinq a fermé en quinze ans. « Ce qu’on constate, c’est que certaines ont échappé à des contrôles ou n’ont pas mis en œuvre des recommandations. Sans compter qu’un certain nombre de maternités de niveau 1 et 2 ont des taux de mortalité néonatale supérieurs à la moyenne. »

Le document dénonce aussi un manque de personnel qui met les patientes en danger, comme à Ussel (Corrèze) ou Die (Drôme), plus petite maternité de France, avec ses 137 accouchements. En juillet 2011, les autorités sanitaires s’opposent même pour cet établissement au renouvellement de « l’autorisation d’obstétrique, à cause de dysfonctionnements dans la gestion d’urgences vitales, d’erreurs de diagnostic et de retards à la décision », sans davantage de précision. Avant de finalement sauver provisoirement la structure.
Il n’y a jamais eu le moindre incident en vingt ans », soupire Jean-Pierre Rambaud, président du collectif de défense de l’hôpital de Die, sous-préfecture, 4.500 habitants. Selon lui, les risques sont limités, puisque la maternité est en niveau 1. « Toutes les parturientes sont chouchoutées, il faut voir comme la maternité est agréable, » commente-t-il sans surprise, alors que l’ARS doit étudier le renouvellement de la dérogation.
 

Des difficultés pour assurer des permanences 24h/24

Les grossesses à risque sont systématiquement redirigées vers la maternité de niveau 2 ou 3, soit à 70 km de Die à Valence, en une heure de route, voiture médicalisée prise en charge. « Nous n’avons pas de problème de personnel », répond à son tour Brigitte Linard, sage-femme cadre à Privas , préfecture de l’Ardèche, 8.500 habitants, qui dénonce des motivations plus terre-à-terre. « En fait, nous coûtons très cher. Je pense que c’est plutôt ça le problème de la Cour des comptes. Pour être rentable, une maternité doit réaliser 1000 accouchements. » Ce n’est pas le cas à Ussel, UMP, moins de 10.000 habitants en Corrèze, tandis que Tulle (PS), 14.000 habitants dans le même département, n’est pas concernée: c’est la ville d’élection du président Hollande…

La Cour des comptes dénombre donc « 35 maternités de petite taille confrontées à des difficultés sérieuses sur le plan financier et sur le plan des personnels ». Avec là encore, des conséquences sur la qualité de l’accueil et de la sécurité. En région parisienne, la maternité d’Argenteuil (Val-d’Oise) peine à recruter des pédiatres, tandis que celle de Mantes-la-Jolie (Yvelines) manque d’internes en gynécologie-obstétrique. A Montluçon (Allier), 38.000 habitants, la Cour des comptes estime que le sous-effectif est« particulièrement préoccupant au regard de la continuité et de la sécurité des soins ».

La maternité de Cognac « ne respecte pas la norme de présence des sages-femmes de nuit », ajoute encore le document. En théorie, pour respecter les textes, elle devrait recruter plus de 3 équivalents temps plein de sages-femmes, ce qui fait bondir Jacques Vacquier, chef du pôle maternité de Cognac, sous-préfecture de la Charente, chère à Ségolène Royal : « Il y a toujours une sage-femme sur place. L’équipe assure une permanence 24h/24. » Avec un taux de césariennes limité à 10%, il vante le travail de sa maternité, citant le cas récent d’une hémorragie de la délivrance traité sur place.« Nous affichons les résultats sur les murs, c’est un devoir. Moi, je réclame au ministère que les patientes soient informées de l’endroit où elles mettent les pieds, grâce à des sites régionaux d’information. »

Des recours aux diplômés étrangers et aux intérimaires

En attendant, certaines maternités recourent aux services de médecins étrangers, pour garantir une permanence 24h/24 et réduire les coûts. Le souci, quand ils sont titulaires de diplômes extra-communautaires, c’est qu’ils doivent les faire valider par le Conseil de l’ordre. En attendant, « puisqu’un autre médecin doit être présent pour les ‘sénioriser’, ils ne peuvent pas participer à la permanence des soins« , ce qui occasionne des absences dans l’accueil.

Pour compléter leurs équipes, les établissements font aussi appel à des médecins intérimaires, pour un coût élevé. Auteur d’un rapport sur cette question en décembre 2013, le députe PS de l’Isère Olivier Véran pointe de graves dérives. « Il existe des boîtes de mise en relation – certaines basées à l’étranger – qui peuvent contacter des médecins à l’autre bout de l’Europe pour venir travailler le lendemain en France. » Difficile, dès lors, de mener des évaluations dans ces conditions, après deux ou trois jours passés dans une structure.« Des médecins et des infirmières m’ont raconté avoir déjà travaillé avec des intérimaires sans même avoir de garantie sur l’existence réelle de diplôme. Parfois, certains parlent à peine français.« 

L’élu en convient lui-même, il est difficile de faire entendre ces arguments dans des territoires où la maternité représenterait parfois le dernier service public. Argument aussi classique que douteux quand il s’agit de maternités privées, comme les polycliniques privées de Die et de Privat. Par ailleurs, il faudrait mesurer l’influence éventuelle de la distance entre le domicile et la maternité sur le taux de mortalité néonatale. A ce jour, aucune étude n’a été menée sur la question.

La « sous-occupation importante » des établissements, avec un taux moyen d’occupation de 70 %.

En 2012, un tiers des maternités ont eu un taux d’occupation inférieur à 60 %.
A ce taux d’occupation « médiocre » s’ajoute une durée moyenne de séjour « significativement plus élevée que chez nos principaux voisins » (4,2 jours en France pour un accouchement normal en 2011 contre trois jours en moyenne dans l’OCDE). Conséquence : un « manque persistant d’efficience ».
Pour les magistrats de la rue Cambon, la « faiblesse » de l’intervention des pouvoirs publics dans cette recomposition « confine à la passivité et revient à attendre des accidents graves pour engager des restructurations ponctuelles ». Le décès accidentel d’une parturiente, le 26 septembre, à la maternité d’Orthez (Pyrénées-Atlantiques), avait précipité la fermeture de l’établissement (344 naissances en 2013 pour 11.000 habitants) qui était en discussion depuis plusieurs mois.

La Cour des Comptes s’inscrit en faux contre la mobilisation des personnels hospitaliers de 2010-2011 

Entre 1995 et 2005, 126 maternités ont été fermées.
Le 30 Mars 2010, la CGT et SUD, mais aussi la… CFDT, appelaient les hospitaliers à se mobiliser contre le projet de rationalisation des dépenses de santé.

2011
2011

Pour réaliser des économies, alors que les hôpitaux publics enregistraient un déficit de 440 millions d’euros, dès 2007, Nicolas Sarkozy avait exercé une forte pression budgétaire sur l’hôpital, réclamant le retour à l’équilibre à l’horizon 2012. Il avait aussi voulu réformer la gouvernance du système. Votée en juillet 2009, la loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST) de Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, visait à limiter l’influence des médecins, mais aussi des élus locaux, qui jusqu’alors présidaient systématiquement les conseils d’administration. Le 15 octobre 2010, plus de 44 hôpitaux étaient en gréve…

En août 2011, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, dénonçait « un désordre sanitaire » et promettait de geler les fermetures d’hôpitaux. Lors d’une visite à la maternité de La Seyne-sur-Mer (Var) le mercredi 17 août, l’actuelle ministre de l’environnement avait lancé que « la maternité doit être maintenue. Je n’accepte pas les déserts médicaux qui coûtent beaucoup plus cher. Je sauverai les hôpitaux publics de proximité menacés de fermeture ». Et royale, Ségolène de dénoncer, par communiqué, « un désordre sanitaire« .

« Habituez-vous à vivre avec le terrorisme, » conseille Valls aux lycéens

La bourde du premier ministre dans un lycée de Seine-et-Marne

Qui peut croire désormais à l’affichage de sa détermination contre le terrorisme?

C’est ce qu’on appelle un discours de vérité ! « Les jeunes Français doivent s’habituer à vivre durablement avec la menace d’attentats« , a avoué Manuels Valls ce vendredi 23 janvier, devant des élèves d’un lycée de agricole de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), où il était en déplacement, rapporte Le Figaro. Au lendemain de la présentation d’un vaste plan école sur la laicité par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, le premier ministre devait afficher sa détermination face à la menace terroriste.

« Votre génération, votre classe d’âge, doit s’habituer à vivre avec ce danger pendant un certain nombre d’années », a-t-il affirmé aux lycéens, en présence de Najat Vallaud-Belkacem, et de Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l’Agriculture, deux semaines après les tueries contre Charlie Hebdo et le supermarché casher de la porte de Vincennes,

Les islamistes ne savent pas compter (sauf les demandeurs de rançons),  mais Valls ne sait pas ce qu'il dit.
Les islamistes ne savent pas compter
(sauf les demandeurs de rançons),
mais Valls ne sait pas ce qu’il dit.

suscités par les caricaturistes du journal anarcho-révolutionnaire. « Je ne ne veux rien cacher de cette menace, elle existe et les enseignants doivent le savoir», a insisté le premier ministre, dans un aveu d’impuissance.

Manuel Valls a également déclaré que le plan Vigipirate, qui a été élevé à son niveau maximum au lendemain des attentats, durera « aussi longtemps que nécessaire ». Mercredi 21 janvier, le gouvernement a annoncé la création de 2680 postes policiers supplémentaires pour renforcer la lutte contre le terrorisme, pour un budget de 425 millions d’euros sur trois ans, dont on ne sait comment il sera financé…

Si les Hollande et Valls remontent dans les sondages, c’est qu’ils savent redonner confiance en l’avenir !

Davos: Hollande décolle dans les sondages, mais la neige le bloque au sol

Hollande commande aux media, mais non à la météo

La neige à Davos contraint Hollande à décaler son discours sur… le climat

Le grand sorcier français fait tomber la neige sur la station de Davos !

Le président socialiste français aurait pu faire bonne figure au sommet de Davos. Les attentats islamistes de Paris ont en effet jeté un coup de projecteur sur sa personne et il croyait bien rester dans la lumière au sommet des pays riches en Suisse. Mais, les riches que, dans sa campagne de la présidentielle de 2012, il disait ne pas aimer, lui ont répondu, ce 23 janvier 2015, qu’ils ne l’aiment pas non plus.

Le chef de l’Etat est encore arrivé en retard. Il avait prévu de se rendre à Davos par hélicoptère, mais la neige s’est abattue sur la région des Grisons et le bras cassé a dû se résoudre à rejoindre la station suisse en voiture, après tous ses confrères.

Une certaine presse se plaît à rappeler qu’en 2005, Jacques Chirac avait connu une mésaventure semblable, puisqu’une tempête de neige à Paris l’avait obligé à intervenir par visio-conférence. Mais à la différence de son aîné, le socialiste voit enfler son contentieux avec le ciel. La foudre avait salué son accession surprise au pouvoir en foudroyant l’avion de Flamby en plein vol vers Berlin, le contraignant à revenir sur Paris. Pour son investiture, le micro-climat avait pourri son apparition sur les Champs-Elysées. Et en août 2014, pour le 70ème anniversaire de la Libération, sur l’île de Sein dans le Finistère, le capitaine de pédalo avait pris l’eau, alors que coulait le gouvernement Ayrault.

Il a encore fallu que ce soit lui qui peine à trouver le chemin de la Suisse et fasse attendre l’ensemble des délégations. La rencontre de François Hollande avec le président égyptien a été annulée et son discours prévu à 11h30 a été reporté en début d’après-midi, à 14h15. Ironie de l’histoire, le Président devait prononcer une allocution axée sur le climat…

 

La conférence climat au centre de son discours

Hollande ne passe pas pour motivé par les questions environnementales au centre des préoccupations de ce 45e Forum de Davos, mais le chef de l’Etat ne pouvait le zapper alors qu’il voudrait pouvoir se prévaloir de résultats de la conférence mondiale hébergée par la France fin 2015 dont il avoue attendre un accord « ambitieux, universel et contraignant« .

Or, les géants de l’économie mondiale rassemblés dans la très sélecte station de sports d’hiver helvétique sont d’ores et déjà doublement concernés par des avancées: ils ne sauraient « prospérer dans un monde déchiré » et ont tout intérêt à concourir au développement durable, porteur d' »opportunités technologiques » et de croissance économique. D’autant que cinq ans après l’échec cuisant de la conférence de Copenhague, les grandes entreprises des pays industrialisés ou émergents n’ guère d’autre choix que de se « mobiliser » en faveur d’un accord à Paris. « Mon message sera de dire que la responsabilité est globale à l’égard des menaces terroriste et climatique« , a confié le président français cette semaine à des visiteurs.

Hollande ne peut mépriser la finance, son ennemi désigné de 2012

Le président socialiste avait dédaigné les éditions 2013 et 2014, mais l’état des finances de la France vaut bien une messe et il s’est donc résolu à faire le déplacement en Suisse en 2015 car il a désormais grand besoin de la finance. Il doit en effet convaincre les investisseurs du monde entier d’abonder le fonds vert de l’ONU contre le réchauffement climatique. Censé atteindre 100 milliards de dollars, il est pour l’heure bloqué à une dizaine de milliards. D’où l’appel du chef de l’Etat à des « financements innovants et d’entreprises ». « La finance ne peut pas se mettre de côté, elle sera sollicitée« , a-t-il commenté en privé.

C’est un renoncement à ses promesses de campagne. Parmi les détracteurs de sa politique, Florian Philippot, vice-président du FN, n’a pas manqué de dénoncer un double discours, rappelant que pendant la présidentielle, lors de son discours au Bourget, François Hollande avait désigné la finance comme son ennemi. Tel Henri IV du Saint-Empire, le pénitent François Hollande se rend à Canossa, cédant sur ses engagements de campagne et s’humiliant devant les banques, les riches.

Laïcité: Najat Vallaud-Belkacem a un nouveau plan d’action pour l’Education nationale

Le gouvernement Valls va créer 1.000 « ambassadeurs de la laïcité »

La ministre de l’Education a fait l’annonce d’un nouveau plan d’action pour le système scolaire

C’est au tour de la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, de présenter en détail le plan d’action « pour une grande mobilisation de l’Ecole pour les valeurs de la République », après François Hollande, qui avait annoncé « l’acte II de la refondation de l’école » , rien que ça, sous la pression des circonstances à la suite des attentats sanglants de Paris perpétrés par des djihadistes de France.

Il est question de la formation de près de 1.000 enseignants à la laïcité, en six mois, d’ici juillet 2015… Il s’agit avant tout de remettre la laïcité et la citoyenneté au cœur de l’apprentissage des enfants et ce dès le plus jeune âge. La ministre a précisé que d’ici juillet 2015, 1.000 enseignants seront formés à la laïcité.
C’est l’occasion pour le pouvoir socialiste de faire entrer ses chevaux de Troie dans le système éducatif. Qualifiés de partenaires extérieurs, les associations de tout poil rose et rouge, seront sollicitées.

La maîtrise du français par tous est également « un chantier prioritaire », a ajouté Najat Vallaud-Belkacem. Il y aura une évaluation du niveau des élèves en français dès le début de CE2.
Mais ça, ce sera au gré des enseignants, puisque, pendant le précédent quinquennat, les professeurs du syndicat dominant, le SNUipp, refusaient toute évaluation de niveau. En décembre 2008, ils dénonçaient une mise en concurrence « contrôlée » des écoles et la création d' »un climat de trouble et d’incertitude dans les écoles élémentaires et maternelles. »

Autre « annonce forte » : une journée de la laïcité

Elle sera célébrée le 9 décembre dans toutes les écoles, jour anniversaire de la séparation entre l’Eglise et l’Etat (1905).
Les emblèmes républicains seront expliqués comme l’hymne national, le drapeau tricolore ou la devise républicaine. Les élèves seront sollicités pour organiser des événements.

Et encore un « grand chantier » : l’enseignement «moral et civique»

Les élèves suivront désormais un «parcours citoyen» de l’école élémentaire à la terminale, en plusieurs étapes, tout au long de leur scolarité. Ils seront initiés à la discipline, au pluralisme des opinions, des convictions et des… modes de vie, à la construction du lien social et politique. Ils recevront également une éducation aux media et à l’information. Tout cela sans précisions horaire et budgétaire.

Hollande profite des attentats pour réintroduire le projet de Vincent Peillon d’une restauration de la « morale laïque »
En septembre 2012, l’UMP avait protesté contre  « une morale gauchisante à l’école». Camille Bedin, secrétaire nationale de l’UMP, s’était élevée, refusant toute «morale gauchisante à l’école» et plaidant plutôt pour «une véritable instruction civique renforcée». 
«Si personne ne conteste la nécessité pour l’école de retrouver son rôle de formation des citoyens et d’apprentissage d’un meilleur vivre-ensemble, la définition que Vincent Peillon apporte à sa « morale laïque » n’est absolument pas satisfaisante. Elle est d’ailleurs floue et totalement biaisée», dénonçait-t-elle alors dans un communiqué. «L’enseignement de la morale laïque de Vincent Peillon, c’est tout simplement l’inculquer du socialisme dans la tête de tous les jeunes élèves», mettait en garde Camille Bedin, sans parler de ré-éducation à la manière maoïste.
C’est plus que jamais vrai, avec l’installation programmée des associations sous les préaux et la présence à l’Education nationale de Najat Vallaud-Belkacem, surnommée la « khmère rouge » et déjà suspecte de lavage de cerveaux depuis l’instillation sournoise de la « théorie du genre » à l’école ou, alors qu’elle était de l’ABCD de l’égalité dans l’enseignement du français.
Pour Camille Bredin, «non seulement le ministre» de l’Education nationale «ne peut pas s’empêcher de teindre sa « morale laïque » d’anti-sarkozysme mêlé d’idéalisme gauchisant, mais pire, il n’assume pas le fait que sa proposition correspond en réalité à un problème bien plus profond : celui de l’identité nationale, du vivre-ensemble et du rapport à la réussite et de la relation à l’autorité».

L’UMP préconisait le renforcement de l’instruction civique

Camille Bedin évoquait alors « plusieurs solutions» alternatives, comme la mise en place de«véritables cours d’instruction civique renforcés», faire respecter les «règles de vivre-ensemble fondamentales», l’organisation de «l’école des parents sur le modèle de la « Mallette des parents »».

Les Maliens Lassana Bathily et Amédy Coulibaly se connaissaient-ils ?

Un faisceau d’éléments interpelle

Naturalisation française pour un Malien musulman 

Hollande a fait accélérer la procédure de naturalisation de l’employé malien musulman du magasin de la porte de Vincennes où a eu lieu la prise d’otages sanglante en lien avec l’attentat précédent contre les dessinateurs de Charlie hebdo qui provoquaient le monde musulman avec ses caricatures du prophète Mahomet. Lors de cet attentat du djihadiste, Lassana Bathily a, pense-t-on, risqué sa vie face à l’islamiste Amédy Coulibaly.
« Au lendemain de l’acte de bravoure de M. Lassana Bathily, né en 1990 à Bamako (Mali), lors de la prise d’otage du 9 janvier dernier, le ministre de l’Intérieur a demandé l’instruction en urgence de la demande de naturalisation qu’il avait déposée le 7 juillet 2014 », indiqua un communiqué des services de Bernard Cazeneuve. La récupération du jeune Africain exemplaire est patente. « M. Bernard Cazeneuve présidera en son honneur une cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française mardi 20 janvier », ajoutait ce communiqué.

« J’ai pas caché des juifs, j’ai caché des êtres humains », a raconté jeudi Lassana Bathily. Le jeune homme a le regard abattu et ne veut pas parler de l’étiquette de « héros » qu’on lui appose. « Peut-être, je ne sais pas. Je suis Lassana, j’ai sauvé des gens. Je ne vais pas prendre la grosse tête ». Le coup de fil du président français François Hollande n’y fait rien : depuis ce vendredi 9 janvier, le jeune Malien se sent dépassé par ces excès d’honneurs. « Je suis triste. Un ami est parti et il était très jeune ». Il parle de Yohan Cohen, 20 ans, son collègue. Un des quatre juifs assassinés par Amédy Coulibaly.
L’islamiste a été abattu par la police qui a libéré tous les otages qu’il y retenait. Le vendredi de la tuerie, jour de prière, Lassana Bathily était arrivé à 07h00, une demi-heure avant l’ouverture, le temps de laver le sol. A 11h55 GMT, au sous-sol, le jeune homme est en train d’ouvrir la porte d’une chambre froide pour y stocker une palette de marchandises quand des coups de feu claquent « en haut ». « J’ai tout de suite pensé à Charlie Hebdo », avoue-t-il. Dans la minute, « je vois tout le monde descendre en criant ». Dix, quinze personnes. ‘Je leur dit +venez, venez!’  » et il cache un groupe dans la chambre de congélation. Un autre dans la chambre dédiée au « frais ». Une femme se dissimule dans des toilettes, elle y restera quatre heures, jusqu’à l’assaut final, précise-t-il.
Dans sa chambre froide, les otages lui demandent « s’il y a une issue de secours. Je leur dis qu’il y a une possibilité : le monte-charge ». Un grand monte-charge assez large pour accueillir tout le groupe. Il mène au rez-de-chaussée, là où se trouve le preneur d’otages. « A 1m50, il y a une porte de secours où on peut se sauver », leur explique-t-il. « Ils n’ont pas voulu »; ça va faire du bruit, le preneur d’otages pourrait les cueillir. « Je n’ai pas insisté ».
A ce moment-là, envoyé par Amély Coulibaly, une collègue du Malien descend pour faire monter tout le monde. Le groupe refuse. Lassana Bathily sent qu’il faut bouger, « vite ». « J’ai éteint le froid et je leur ai dit : ‘Restez calmes ! Moi je vais partir’ « , raconte-t-il. Puis, « j’ai appuyé sur le bouton du monte-charge » qui était un étage au-dessus. « Quand il est arrivé, j’ai cru que (Coulibaly) était dedans ». Mais le monte-charge est vide. Pendant la remontée de l’appareil, « J’ai prié que Dieu me sauve ». Là-haut, « j’ai ouvert la porte et je suis sorti en courant ».
La sortie soudaine du Malien affole les policiers, qui hurlent en sa direction. « J’ai peur et je n’ai pas peur », dit-il. Des policiers le mettent en joue, mais « je sais que je ne suis pas menaçant ». Il se couche par terre, les mains sur la tête. Il aide ensuite les policiers d’élite à dessiner le plan de la supérette. Avant d’assister à l’assaut, à quelques mètres de distance, enveloppé dans une couverture de survie dorée de la Croix-Rouge.
Le soir, il arrive à une heure du matin dans son foyer de travailleurs migrants du nord de Paris. Ses amis l’acclament. Dimanche, François Hollande l’appelle : « Vous avez été courageux ». Le Malien raconte son histoire, puis les deux hommes parlent de la nationalité française. Le président lui promet d’intervenir. Lassana Bathily a obtenu une carte de séjour en 2011, cinq ans après son arrivée sur le territoire français. « La France est un beau pays où tu peux vite t’intégrer », estime d’ailleurs cet amateur de football.

Les liens de Coulibaly avec les frères Kouachi

L’épouse algérienne du malien Coulibaly

Les terroristes islamistes Chérif et Saïd Kouachi ainsi qu’Amédy Coulibaly sont irrémédiablement indissociables dans les attentats des 7, 8 et 9 janvier à Paris. Les complices du Malien Coulibaly, Tonino, Christophe et Willy, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes », ont connu l’islamiste durant leur jeunesse, à Grigny où il était considéré comme « un grand » frère, et quant au quatrième suspect, c’est en prison qu’il a croisé la route de l’assassin de la policière de Montrouge et de quatre personnes au supermarché. Dans cette cité de Grigny, classée zone de sécurité prioritaire (ZSP), Tonino, Christophe et Willy (28 ans, colosse d’1m95 au crâne rasé, suspecté d’avoir fourni la moto), « c’est des mecs qui font dans la violence. On peut les retrouver dans les règlements de compte. » L’enquête a d’ailleurs révélé que les trois hommes se sont rendus à plusieurs reprises, fin décembre, dans des armureries de Paris et de la petite couronne. Ils avaient alors acheté librement du matériel pour le compte de Coulibaly, notamment des gilets tactiques, plusieurs couteaux et un… Taser, pistolet à impulsion électrique, comme la police nationale, la police municipale et la gendarmerie. Les trois suspects sont également mis en cause dans l’achat de la Renault Megane, dont Coulibaly s’est servi pour se rendre à la supérette de la porte de Vincennes.
Surnommé Boubou et présenté comme un peu « bêta », Willy possède un casier judiciaire chargé : il a été condamné cinq fois pour vol aggravé, conduite sans permis, outrage à personne dépositaire de l’ordre public et rébellion. En 2013, il avait été condamné à de la prison ferme pour avoir refusé de s’arrêter à un contrôle douanier à Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne), alors qu’il transportait quatre fusils de chasse et des munitions volées, mais sa peine avait finalement été aménagée.
Christophe Raumel, 25 ans, est lui aussi un habitué de la justice. Il a été condamné six fois « pour conduite sans permis, violence aggravée, vol aggravé et recel », selon le procureur de Paris François Molins. Mais sa dernière condamnation remonte à 2009. Selon une connaissance, ce père d’une petite fille, surnommé « Hook » par ses amis, est originaire de la cité des Aunettes, à Fleury-Mérogis, près de la Grande-Borne. « Sa femme aussi est restée quatre jours en garde à vue », affirme cette connaissance, selon laquelle le jeune homme vit « du RSA ».
Tonino Gonthier, 22 ans, a un casier judiciaire vierge. Le cadet des mis en examen vit près de la place du Miroir, au cœur du secteur sensible de la Grande-Borne, où se concentrent les trafics. Les policiers n’ont croisé sa route qu’à une seule reprise, en 2014, pour un contrôle d’identité. « Il est rigolo, calme et serviable », certifie une mère de famille qui le connaît…
Mickaël, le compagnon de prison. Il n’est pas un ami d’enfance d’Amedy Coulibaly. Il se sont rencontrés lors d’une incarcération, pour trafic de stupéfiants. Il est suspecté d’avoir entretenu un contact régulier avec le terroriste, notamment dans les 48 heures qui ont précédé les attaques. L’étude des relevés téléphoniques permet d’établir qu’ils s’étaient échangés, au cours de l’année passée, plus de 360 messages, ainsi que 13 appels. Le 6 janvier, veille de l’attentat contre Charlie Hebdo perpétré par les frères Kouachi, les contacts se sont multipliés, les deux hommes se sont en effet appelés 18 fois. Le 5 janvier, ils se sont retrouvées pendant plus de six heures. Son ADN, retrouvé sur un gant qu’Amedy Coulibaly avait avec lui lors de la tuerie de la porte de Vincennes a permis de remonter jusqu’à lui. Ces ADN ont également été retrouvées sur deux armes saisies dans la planque du terroriste, à Gentilly, dans le Val-de-Marne.
Ces cinq terroristes ont collaboré en étroite collaboration, mais aussi en lien avec les frères Kouachi, abattus par les forces de l’ordre, le vendredi 9 janvier, suite à l’attentat du 7 janvier contre le journal libertaire.

L’islamiste Coulibaly collaborait au réseau des frères djihadistes

Saïd et Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly sont les trois terroristes islamistes de France qui ont fait 17 morts entre le 7 et le 9 janvier. C’est à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis que le plus jeune frère, Chérif Kouachi, rencontra Amedy Coulibaly entre 2005 et 2006. Il était incarcéré pour vol armé, alors que Chérif Kouachi enait d’être condamné pour sa participation dans la filière djihadiste dite des Buttes-Chaumont.

Saïd et Chérif Kouachi étaient surveillés depuis 2011
Sous la houlette de Djamel Beghal, un ancien membre du GIA algérien, les deux musulmans fondamentalistes es pratiquaient ensemble un islam rigoriste. Chérif Kouachi s’est rendu au Yémen en 2011, sous la bannière noire d’Al-Qaïda. Saïd et Chérif Kouachi étaient surveillés depuis 2011. Mais depuis l’été dernier, le dispositif avait été levé. Une défaillance reconnue par les autorités. En France, il y aurait 5.000 personnes dont le profil justifie une surveillance.

Un musulman employé d’un magasin casher

Lassana Bathily est d’origine… malienne, comme Coulibaly (photo).

Comme son compatriote, il est musulman pratiquant. Or, il travaille depuis quatre ans dans ce supermarché casher de l’Est parisien avec des juifs, pour des Juifs.

Il est le seul à ne pas avoir peur de Coulibaly: il prend seul le risque de monter du sous-sol en monte-charge pour s’échapper. Etait-il la taupe du réseau Kouachi ?

La coordination entre les frères djihadistes et l’islamiste Coulibaly était également assurée par les épouses. L’épouse franco-algérienne de Chérif Kouachi avait envoyé plus de 500 SMS à celle de Coulibaly, Hayat Boumedienne, photo voilée en entraînement au tir, mariée devant l’imam sans passer devant le maire républicain, s’était mise à l’abri en Syrie (via l’Espagne) avant les attentats contre les dessinateurs de Charlie hebdo. http://api.dmcloud.net/player/embed/4e7343f894a6f677b10006b4/54b19a94947399217fd12040/9376881ad20d4bc59a45a77b4f4fcbd0?exported=1
La filière était très organisée.
Ne serait-elle pas plus étendue que ce qu’en pense le président Hollande qui, sous la pression des événements et le coup de l’émotion, a réagi à chaud pour faire un coup médiatique en précipitant la naturalisation de Lassana Bathily ?

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Plan Valls contre le terrorisme : 2680 emplois créés; coût 425 millions d’euros supplémentaires

La facture sera-t-elle payée par les provocateurs de Charlie hebdo?

Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé ce mercredi matin plusieurs mesures qui pourraient lutter contre le terrorisme.

Valls: c'est vrai queça fait peur !
Valls: c’est vrai que
ça fait peur !

Le chef de guerre François Hollande a rétro-pédalé en précisant que le ministère de la Défense placera un garrot sur l’hémorragie des crédits aux armées: il surseoira à la suppression de 7.500 postes prévus sur 2015-2019.
Quant à son gouvernement, il prévoit notamment une rallonge budgétaire, la création de milliers d’emplois et envisage aussi une nouvelle loi sur le renseignement.

Création de 2680 emplois sur trois ans

Le chef du gouvernement a précisé que sur ce total de 2.680, 1.400 emplois nouveaux seraient créés au ministère de l’Intérieur (dont 540 en 2015), 950 au ministère de la Justice, 250 au ministère de la Défense et 80 au ministère des Finances, d’ici… 2018.
«La première urgence, la première exigence, c’est de renforcer encore les moyens humains et techniques des services de renseignement», a déclaré Manuel Valls. Sur les 1.400 nouveaux emplois de policiers, 1.100 «seront directement affectés au sein des unités de renseignement chargées de lutter contre le terrorisme, dont 500 à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), 500 au sein des services centraux territoriaux du renseignement territorial (350 policiers et 150 gendarmes) et 100 à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris», a-t-il précisé.

Près de 3.000 personnes placées sous surveillance renforcée

blog -Valls preneur otages-CharbCes emplois devraient permettre de mieux contrôler les djihadistes présumés. «Aujourd’hui, il faut surveiller près de 1.300 personnes, Français ou étrangers résidents en France, pour leur implication dans les filières terroristes en Syrie et en Irak. C’est une augmentation de 130% en un an», a expliqué le chef du gouvernement. «A cela s’ajoutent 400 à 500 personnes concernées par les filières plus anciennes ou concernant d’autres pays, ainsi que les principaux animateurs actifs dans la sphère cyber-djihadiste francophone. En tout ce sont près de 3000 personnes à surveiller.»

Un dispositif PNR «sera opérationnel en France en septembre 2015». Ce fichier commun des données personnelles des passagers aériens est en discussion au Parlement européen. Le gouvernement prévoit aussi la création d’un fichier pour recenser «les personnes prévenues ou condamnées pour des faits de terrorisme, avec obligation pour ces personnes de déclarer à intervalles réguliers leur adresse et leurs déplacements à l’étranger».

425 millions d’euros supplémentaires en trois ans

Le plan de renforcement de la «lutte contre le terrorisme» prévoit au total 425 millions d’euros de «crédits d’investissement, d’équipement et de fonctionnement au cours des trois prochaines années», précise Manuel Valls. Comment les financer ? Ces dépenses «seront compensées par des économies sur l’ensemble du champ de la dépense publique, année après année», a répondu le Premier ministre. Matignon a par ailleurs précisé qu’en incluant les frais de personnels, l’enveloppe atteindrait quelque 735 millions d’euros sur trois ans.

Une partie de ces moyens sera consacrée au «renforcement de la protection des policiers (nationaux et municipaux) et des gendarmes : gilets pare-balles et armements plus performants».

7.500 suppressions de postes de moins que prévu à la Défense.

Alors que le plan Vigipirate mobilise 10.500 militaires, le président de la République a de son côté «décidé de réduire de 7.500 les déflations d’effectifsw/em> (sic) prévues pour le ministère de la Défensesur la période de 2015 à… 2019 par la loi de programmation militaire, dont 1.500 dès l’année 2015». Les suppressions de postes passent donc de 25.800 à 18.300 sur quatre ans et, pour la seule année 2015, de 7.500 à 6.000. Au total, les dégraissages seront donc inférieurs de 30% à ce qui était initialement prévu. L’armée française comptait 278.000 personnels civils et militaires fin 2013. Quelque 54.000 postes ont déjà été supprimés dans le cadre de la Loi de programmation militaire précédente (2008-2014).

«Un cadre juridique» pour l’action des services de renseignement

Le projet de loi sur le renseignement préparé par Jean-Jacques Urvoas, un proche de Manuel Valls, sera présenté en Conseil des ministres «le plus vite possible» et transmis au Parlement en mars, a dit le Premier ministre. Le vote définitif de ce projet de loi aura lieu en juin, a précisé dans la foulée le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.
«Au-delà du renforcement sans précédent des moyens, il est indispensable de conforter les capacités d’agir des services de renseignement», a fait valoir Manuel Valls. Le chef du gouvernement a souligné que «la loi de 1991 sur les interceptions a été conçue avant l’internet. L’encadrement légal des opérations réellement conduites est lacunaire». Cela «n’est satisfaisant ni en termes de sécurité juridique des opérations, ni sur le plan des libertés publiques». «Désormais, l’intégralité des opérations assurées sur le territoire national bénéficieront de la légitimité de la loi et feront l’objet d’une autorisation expresse. Ce sera un texte protecteur des libertés publiques, puisque chaque opération sera soumise à un contrôle externe indépendant, sous le contrôle d’une juridiction spécialisée», a aussi mis en avant Manuel Valls, ajoutant que la proportionnalité des moyens de surveillance autorisés sera au coeur des opérations de contrôle.

Des quartiers dédiés dans les établissements pénitentiaires

Autre mesure annoncée : «sur la base de l’expérimentation menée à Fresnes», la création de cinq quartiers au sein d’établissements pénitentiaires, dédiés aux détenus radicalisés. Le contact avec le radicalisme extrémiste (sic) se joue souvent en prison, où le manque d’aumôniers musulmans est criant. Valls préconise l’arrivée de 60 aumôniers musulmans supplémentaires, s’ajoutant au 182 existants.

Création d’un site Internet grand public contre l’embrigadement djihadiste

Manuel Valls a également annoncé la création d’un site internet visant à informer le grand public sur les moyens de lutter «contre l’embrigadement djihadiste». Plus généralement, «dans les 3 prochaines années, 60 millions d’euros vont être spécifiquement consacrés à la prévention de la radicalisation», a indiqué le chef du gouvernement.

Réflexion sur la peine d’indignité nationale

blog -Taubira fait le singe a FranceInter
La Garde des Sceaux,
Christiane Taubira fait le singe
(France Inter)

Manuel Valls a aussi indiqué qu’il proposerat «une réflexion transpartisane» sur la réactivation de la peine d’indignité nationale et que des propositions «compatibles avec notre droit et nos valeurs» seront présentées d’ici six semaines. «Je proposerai aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat qu’une réflexion transpartisane puisse être conduite, par exemple, par les présidents des Commissions des lois des deux assemblées, Jean-Jacques Urvoas (député PS) et Philippe Bas (sénateur UMP) pour examiner et formuler des propositions définitives dans un délai court de six semaines et totalement compatibles avec notre droit et nos valeurs», a promis le Premier ministre.

Le pactole recueilli par le journal libertaire et offensant grâce à l’explosion de ses ventes va trouver à s’employer: les dessinateurs apporteront probablement à Bercy leur contribution aux frais qu’ils ont occasionnés au Raid et au GIGN et les anarcho-révolutionnaires verseront nécessairement leur obole aux travailleurs de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële privés de leur outil de travail depuis bientôt trois semaines. Des souscriptions ont été ouvertes en soutien: à votre bon coeur, Charlie !

Éducation nationale : l’échec du recrutement des enseignants

Le modèle éducatif « que la planète nous envie » n’attire pas les jeunes…

L’ancien ministre Vincent Peillon avait mis en place une session exceptionnelle de concours.

Mais plus de la moitié des postes n’a pas été pourvue.
Il s’agissait de l’une des mesures-phares du projet de refondation de l’école de l’ex-ministre de l’Éducation, François Peillon : la création de 21.000 postes d’enseignant titulaire durant le quinquennat. Pour cela, Vincent Peillon, avant le passage-éclair de son remplaçant Rue de Grenelle, Benoît Hamon en mars, avait donc décidé d’ajouter une session de recrutement exceptionnelle entre les deux prévues chaque année. Les départs à la retraite ne suffisaient pas à justifier cette intercalaire: il fallait pourvoir les milliers de postes promis par le président et maintenus par le nouveau Premier ministre, Manuel Valls. Mais les inscriptions n’ont pas été à la hauteur des espoirs du ministre étatiste: les résultats du concours externe du CAPES sont tombés comme la hache sur le billot et les promesses se heurtent à la réalité du terrain.

La moitié des postes non pourvus en mathématiques

Force est de constater l’échec du formatage totalitaire des adolescents sur l’égalité des sexes et des incitations étatiques des filles à faire des études scientifiques. Pour le secondaire, les résultats, publiés par Publinet par discipline et par concours, ne sont pas bons. En mathématiques, la moitié des postes ne sont pas pourvus, puisque dans cette discipline déjà qualifiée de « déficitaire », il n’y a eu que 793 admis en liste principale pour 1.592 postes à pourvoir. Le latin et le grec ne sont pas mieux considérés -mais c’est la conséquence logique d’un long travail de sape- puisque seulement 156 candidats étaient admissibles au CAPES de lettres classiques pour 300 postes à pourvoir. Les résultats finaux après les oraux n’étaient pas encore connus que le nombre d’admis devait donc être encore inférieur. Dans cette situation, il fallait déjà craindre aussi un nivellement du niveau de recrutement au détriment des jeunes de France que Hollande promettait de choyer.

Pour le primaire, les résultats, mis en ligne par académie, sont tout aussi mauvais puisque seulement 10 % des postes de professeur des écoles ont été pourvus. Selon le syndicat dominant des instituteurs et professeurs des écoles, le SNUipp-FSU, 875 postes n’ont pas été pourvus à l’issue des épreuves d’admissibilité, et seules huit académies sur trente font le plein. La réforme de 2010, qui a élevé le niveau requis pour devenir professeur des écoles à bac + 5 (avec des salaires alignés sur ceux des professeurs de collèges et de lycées) ne se heurte pas seulement à la désaffection des jeunes pour ce métier ingrat. Non seulement ils ont répugné à s’inscrire aux concours, au regard des maigres salaires qui leur sont proposés, mais le niveau des étudiants candidats, à bac + 3, a chuté.

Le ministre restait serein

Dans une lettre du 29 avril à Benoît Hamon, successeur du ministre philosophe, le SNUipp-FSU s’inquiétait d’un tel rejet qui s’amplifie puisque « la session 2013 avait déjà été marquée par une perte de 343 postes« . D’après ce syndicat hégémonique fortement ancré à gauche, « le risque est grand de voir, à la rentrée, des postes sans enseignant ou de voir les académies recourir à des vacataires contractuels, sans formation ». Face à une situation qu’il juge préoccupante, le syndicat interpella le nouveau ministre de l’Éducation, auquel il demanda  » de prendre les mesures nécessaires pour qu’aucun poste ouvert au concours ne soit perdu » ! En clair, il demandait le report des postes non pourvus à la prochaine session « normale » de concours 2014…

blog -ecole en danger-metier qui s apprend-paneauBac +3, Benoît Hamon s’était voulu rassurant, estimant logique qu’il y ait moins de candidats et moins d’admis, s’agissant déjà de la deuxième session de recrutement de l’année. Le ministre de l’Éducation monta même en épingle les progrès de certaines académies, notamment celle de… Créteil, où 1.000 enseignants devaient être recrutés en 2014, et celle de Guyane, où 112 postes ont été pourvus. Seul hic: ces nouvelles recrues ne pouvaient être opérationnelles à la rentrées 2014, puisque non formés. Ils le seront dans… deux ans. Hamon insista également qu’il n’était « pas question de brader la qualité des recrutements », car, pour un concours, il est « normal qu’il n’y ait pas autant de lauréats que de candidats ». Nous serions rassurés si le nombre des candidats n’était pas en chute libre, mais c’est une autre histoire dont le ministre Benoît ne voulait pas entendre parler.

Najat Vallaud-Belkacem devra séduire. Ses dents blanches étincelantes y suffiront-elles ?
D’autant que commencent à s’élever de forts doutes sur son aptitude à cogérer le ministère. Avant les attentats, Hollande avait promis de l’épauler: comprenez qu’il avait décidé de la placer sous tutelle.

Armées: Hollande rétro-pédale sur la baisse des effectifs

Le gouvernement PS recrée des postes de militaires qu’il avait supprimés

En avril 2013, Hollande voulait faire disparaître 20.000 postes supplémentaires d’ici 2019

L’Armée, à la croisée des chemins

Le Livre blanc de la Défense remis à François Hollande prévoyait une baisse des effectifs de l’armée française de 5.000 postes par an entre 2016 et 2019. Les effectifs de l’ armée devaient ainsi diminuer de 20.000 personnels au total, rapportait le quotidien Les Echos.

Selon le quotidien, ce Livre blanc prévoyait en outre un budget de la Défense de 179,2 milliards d’euros hors pensions sur la période 2014-2019 couverte par la loi de programmation militaire suivante. Les Echos soulignait béatement que ce montant était à peu près conforme à la promesse faite le mois précédent (mars 2013) par François Hollande de geler les crédits militaires 2014 à leur niveau de 2013.

Mais cette enveloppe « cache en fait une baisse réelle des crédits budgétaires puisqu’elle va incorporer au moins 4,5 milliards de recettes exceptionnelles« , affirmait tranquillement le journal, sans se préoccuper de la provenance de ces « recettes exceptionnelles« .
Or, début juillet 2014, les deux commissions chargées de la défense, à l’Assemblée et au Sénat alertèrent sur le manque de 1,5 milliards d’euros de recettes exceptionnelles (REX) en 2015, alors qu’elles étaient prévues par le loi de programmation militaires (LPM) 2014-19.
Et la majeure partie de ces ressources devait provenir en 2015 et 2016 de la mise aux enchères de la bande de fréquences hertziennes des 700 MHz, qui devait être affectée à la téléphonie mobile des amis du pouvoir (Free et Numéricable). Mais il y eût encore un ‘mais, car les contrôles des députés et des sénateurs firent apparaître que les recettes de cession des fréquences de la bande des 700 MHz ne seraient pas disponibles avant, au mieux, la fin 2015. D’où un manque de 1,5 milliard d’euros pour financer l’exécution de la LPM en 2015, en particulier le programme d’équipement des forces armées.

Le Livre blanc cherchait une justification à ses estimations en rappelant que la baisse des effectifs de l’armée avait été amorcée par Nicolas Sarkozy, qui avait prévu la suppression de 54.000 postes sur la période 2008-2015.
Or, la politique extérieure de Sarkozy était au désengagement. En 2008, Sarkozy avait  assuré la protection de l’aéroport de N’Djamena lors de l’évacuation des ressortissants français au Tchad. En décembre 2008, des militaires français avaient apporté leur participation à l’opération européenne « Atalante » contre la piraterie au large des côtes de Somalie. Le 4 avril 2011,  des forces françaises (Licorne) à Abidjan (Côte d’Ivoire) se mobilisèrent en appui des forces de l’ONU (ONUCI) contre le président sortant Laurent Gbagbo, membre de l’Internationale socialiste, accusé d’utiliser des armes lourdes contre des populations civiles. En octobre 2011,  Sarkozy mit un terme à l’Opération « Harmattan » en Libye. En 2012, le coût des opération extérieures (OPEX) de la France s’étaient chiffrées à 870 millions d’euros, contre 1, 2 milliard en 2011. Le projet 2012 de la loi de finances pour 2013 prévoyait une dépense de 630 millions, avant l’intervention au Mali…


Les Echos ne précisent pas en revanche que Hollande a lancé trois interventions extérieures en deux ans: au Mali, l’opération « Serval » en janvier 2013, suivie de l’opération Barkhane, le 1er août 2014, en République centrafricaine, l’opération Sangaris, le 5 décembre 2013. Le 18 septembre 2014, le président Hollande engagea encore des troupes française en appui aérien aux autorités irakiennes pour « porter des coups à l’organisation terroriste« , Daesh.

Opération Centrafrique : le VBCI au service de la force Sangaris

Selon Europe 1, le détail des coupes dans le budget aux armées devait être le suivant :
– Armée de terre : 7.000 hommes en moins, soit l’équivalent d’une brigade de combat.
– Armée de l’air : grosse réduction d’effectif également comme pour l’armée de terre et 50 avions de moins, soit 20% de ses capacités
– Marine : peu de coupes, car détentrice de la dissuasion nucléaire.
– Forces spéciales : peu de coupes puisqu’elles ont montré leur intérêt sur les champs de bataille à l’étranger, comme récemment au Mali. Les forces stationnées en Afrique sont aussi épargnées.

A noter encore que ce Livre Blanc (décidément très flou) ne rentrait pas dans le détail précis des régiments supprimés. De crainte de déclencher la colère des municipalités et des commerçants frappés par ces pertes de revenus. C’était la Loi de programmation militaire (LPM) qui s’en chargerait.

Hollande veut maintenant freiner la baisse des effectifs qu’il avait lui-même décidée

Coup de tonnerre, le 14 janvier après-midi, sur le porte-avions « Charles-de-Gaulle » en partance pour le Golfe, puis l’océan Indien. Le chef de guerre socialiste y a présenté ses voeux aux forces armées, y annonçant sa décision de mettre un frein aux restructurations au sein de la Grande Muette, mais « à budget constant ». « La situation exceptionnelle que nous connaissons doit nous conduire à revenir sur le rythme des réductions d’effectifs qui avait été programmé dans la loi de programmation militaire sur les trois prochaines années. Ce rythme doit être revu et adapté« , a-t-il déclaré devant plusieurs centaines de marins.

France: projet de loi de finances rectificative 2013

Et Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, va avancer à marche forcée, assure-t-on, indépendamment de la capacité de ses conseillers à lui remettre des propositions substantielles d’ici à la fin de la semaine, dans l’optique d’un Conseil de défense planifié mercredi prochain. « Je prendrai aussitôt mes décisions », a lancé le chef de l’Etat, d’un ton martial.

Des armées en état de surchauffe et aux matériels obsolètes

Les militaires ont le moral au plus bas, voyant les régiments et les bases aériennes fermer les unes après les autres, d’autant que, dans le même temps, le pouvoir politique leur demande toujours plus, bien qu’ils aient dû subir des retards de paiements de soldes dûs aux bugs du logiciel de Louvois.

François Hollande a alourdi la facture des Armées de 24.500. Cette année, ce sont 7.500 postes qui devaient être supprimés, et à peu près autant les deux années suivantes.

Si François Hollande a décidé de battre en retraite sur les coupes sombres, c’est sous la pression des événements, les attentats terroristes de djihadistes de France qui ont endeuillé le pays. En moins de trois jours, 10.500 militaires ont été déployés pour participer au renforcement du plan Vigipirate. « Un rythme inédit », a-t-il salué, mais qui a exténué l’ensemble des forces laissées à disposition sur le sol national. Avec les 8.500 hommes ou femmes en opérations extérieures, le constat est sans appel : l’armée est au bord de l’implosion.

Dans une lettre adressée mardi, le député UMP de l’Aisne Xavier Bertrand a demandé à François Hollande de « surseoir » aux baisses d’effectifs. « Je suis convaincu qu’une telle décision serait largement approuvée et que vous pourriez compter sur le soutien de l’opposition dans un esprit d’unité nationale », a-t-il écrit dans le texte révélé par Le Figaro.

Reste le problème du financement

En décembre 2014, la France empruntait à des taux historiquement faibles, nous disait-on. Sur dix ans on avait  atteint le plancher de 0,845%, malgré une conjoncture économique toujours aussi morose et des perspectives d'amélioration plutôt faibles. Alors ?
En décembre 2014, la France empruntait à des taux historiquement faibles, nous disait-on. Sur dix ans on avait atteint le plancher de 0,845%, malgré une conjoncture économique toujours aussi morose et des perspectives d’amélioration plutôt faibles. Alors ?

Les contraintes budgétaires pèsent en effet très fortement sur les crédits militaires. Moins de suppressions de postes, ce sont évidemment des charges plus lourdes. François Hollande a réaffirmé hier que les 31,4 milliards d’euros prévus pour 2015 seraient au rendez-vous, mais il n’en a pas promis davantage et il manque 400 millions d’euros. Il va donc falloir serrer la ceinture des fonctionnaires et des vieux…

Le chef de l’Etat a aussi décrété que soit « mis en oeuvre cette année » le projet de location de matériels militaires, (via la création de sociétés de projet public-privé) destiné à pallier l’absence des 2,2 milliards de recettes exceptionnelles. Faute de quoi la trésorerie de l’armée va passer dans le rouge. Le Parlement va devoir actualiser la loi de programmation militaire pour 2015 de toute urgence. Les promesses de François Hollande font monter la pression sur les élus.

Un syndicat de police dénonçait une protection lourde de Charlie hebdo

Les provocations sous haute protection policière, dès octobre 2012

Détournement de moyens publics pour la protection d’une entreprise privée

En 2013, avant la montée dans l’hexagone de l’islamisme radicale, le syndicat Alliance Police nationale ne trouvait pas juste d’encourager Charlie Hebdo à l’agression textuelle et graphique. A l’époque, il qualifiait cette protection policière d »‘inadmissible » et de « luxe« . Ce tract rendu public par le Canard enchaîné met en question l’usage des contributions fiscales des Français imposables quand on sait que les moyens policiers n’ont pas empêché l’exécution djihadiste de douze personnes le 7 janvier 2015 dans les locaux du journal satirique…

Bien que le contexte n’ait pas été encore celui des menaces islamistes actuelles sur l’ensemble du territoire, le journal satirique cousin de Charlie hebdo fait le procès du syndicat Alliance Police nationale qui, dans un contexte autre, réclamait l’arrêt de « la mission Charlie Hebdo » en avril 2013. Selon l’extrait publié du tract, il  trouvait « inadmissible » que « depuis plus de sept mois, les compagnies d’intervention fournissent jusqu’à neuf collègues par jour pour la protection des locaux privés d’un journal ».
Alliance dénonçait une  « tâche indue » et à un « luxe ». « Le 4 avril, lors d’une audience auprès du directeur de la DOPC, nous avons exigé l’arrêt immédiat de la mission Charlie Hebdo, peut-on lire sur le tract du syndicat.

Le préfet de Paris, Bernard Boucault

Le préfet n’a pas accédé à la demande.
Mais depuis quelques mois, le ministère de l’Intérieur avait assoupli le dispositif, comme l’a confirmé dans les colonnes de Libération Antonio Fischetti,  journaliste à Charlie Hebdo qui n’était pas présent le jour du drame. « Après l’incendie qui avait détruit nos locaux en 2011 – suite à une deuxième atteinte à la sensibilité des croyants musulmans, après la publication des caricatures danoise en 2006 il y a eu pendant longtemps une voiture de police en bas du journal. D’abord tout le temps, puis pendant la réunion de rédaction, le mercredi matin [comme le jour du carnage du 7 janvier dernier]. Mais depuis quelque temps, un mois ou deux, il n’y en avait plus. » Une mesure manifestement prise par l’Intérieur et son ministre, Bernard Cazeneuve, sur requête du préfet de Paris, depuis mai 2012, Bernard Boucault.
Luc Poignant, du syndicat Unité SGP Police (FO), précise toutefois que « des rondes se tenaient régulièrement devant le siège du journal satirique« .

Contacté par Rue89 (groupe L’Obs, classé à gauche), Pascal Disant du syndicat Alliance ne voit « aucune erreur d’appréciation », mais un coup bas du syndicat rival. « C’est une fausse polémique qui vient de la concurrence syndicale. Et sachez de toute façon que si trois, quatre ou cinq policiers avaient été postés devant les locaux de Charlie Hebdo, il y aurait simplement eu plus de policiers tués« , fait-il observer.

« Charlie Hebdo, c’est pas mes copains. Qu’ils crèvent ! » Guy Bedos a été exaucé…

Sombre idiot, Guy Bedos regrette en évoquant le contexte.

Cette agression verbale avait consterné les amis de ce clown triste, tout comme les provocateurs de Charlie Hebdo.
Bizarrement, ces voeux de mort de fin 2012 avaient été étouffés par la presse pourtant si prompte à buzzer, mais le massacre de 12 personnes par des djihadistes dans les locaux du journal, le 7 janvier 2015, a fait soudain ressortir et l’offense et son caractère odieux.

Le 19 septembre 2012, une vive polémique naît à la suite de la publication de caricatures du prophète Mahomet, en pleine polémique causée par la diffusion du film L’Innocence des musulmans, avec la volonté délibérée, donc, de jeter de l’huile sur le feu. Des instances religieuses tels que le Conseil français du culte musulman (CFCM) ou encore le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) les avaient condamnées. Certains dirigeants politiques aussi, avec parfois l’ambiguïté d’un Jean-Marc Ayrault, premier ministre socialiste qui rappela à la fois que « la liberté d’expression constitue l’un des principes fondamentaux de la République» et que « sa désapprobation face à tout excès» n’a pas faibli.

Interrogé par Varmatin.com, l’humoriste avait exprimé son ras-le-bol de l’équipe de Charlie à propos de la publication à caractère provoquant de caricatures de Mahomet.


Elles constituaient une récidive à la publication en France en 2006 d’une série… danoise par douze dessinateurs parue le 30 septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten : elles avaient produit l’effet escompté pour les finances du journal satirique, enflammant la France et bien au-delà.
« Charlie Hebdo, ce n’est pas mes copains ! » avait alors lançé Bedos en 2012, avec véhémence. « Qu’ils crèvent ! Ils ont pris des risques sur la peau des autres, et en plus, ce n’est pas drôle… »

VOIR et ENTENDRE l’imbécile heureux de 78 ans en 2012:

Bedos explique que c’était leur manière de se parler, une façon un peu trop directe, certes, mais sans penser à mal ! « C’était le langage de Charlie , le mien… On se disait des horreurs, mais on était copains et on pouvait boire un coup juste après. »

La crise de Bedos avait de multiples raisons

L’une d’entre elles est le départ de Siné de Charlie hebdo qui l’avait brouillé avec l’équipe en 2012: l’humoriste confus et le journal anarcho-révolutionnaire n’étaient plus sur la même longueur d’onde : Bedos ne se reconnaissait plus dans l’humour antisémite de Charlie Hebdo, déplorant notamment le licenciement du dessinateur Siné, un vieil ami qui provoqua un psychodrame dans le petit milieu libertaire. En 1982, la LICRA avait pourtant accusé Siné d’incitation à la haine raciale pour des propos jugés antisémites. Les relations des deux hommes se distendirent donc avec Cabu et Wolinski, des anti-sionistes et pro-palestiniens avérés.

« Depuis que Reiser est mort, depuis que Siné n’est plus là, ils ne me font pas rire », se justifie Guy Bedos dans Varmatin.com. L’humoriste n’accepte pas non plus la trahison, à ses yeux, de Philippe Val, qui a dirigé le journal pendant des années avant de rejoindre l’équipe de Radio France au côté de Jean-Luc Hees. « Je n’ai pas de leçon d’insolence à recevoir de gens qui se sont couchés, poursuit le comique. Notamment Philippe Val, qui s’est couché devant Nicolas Sarkozy pour devenir directeur de France Inter. Dans la résistance, on n’aurait pas été dans le même réseau. »

blog -Bedos G-clown tristeLe clown se repent

Bedos estime aujourd’hui que les brouilles de 2012 sont une vieille histoire.Il parle d’éthique et se dit profondément affecté par les assassinats islamistes de ceux qu’ils considéraient comme faisant partie de « sa famille« , celle qui prône la liberté d’expression. A tel point qu’il n’avait pas envie de s’épancher, après le drame, à la télé ou à la radio. « Je pleu­rais comme un gosse de douze ans, avoue-t-il. Ça m’a boule­versé. Je le suis toujours et je n’avais pas envie d’aller me montrer…« 

Et puis l’humoriste est encore subitement revenu sur ses propos cette semaine, en déplorant qu’on ait pu le soupçonner de vouloir vraiment la peau de la rédaction du journal satirique.

Les provocateurs pardonnent aux tireurs et aux humoristes

« Je regrette d’avoir dit ça, évidemment, a-t-il reconnu sur BFM TV. Mais ça n’a pas le sens qu’on veut lui donner aujourd’hui. Qu’ils crèvent ! Ah bon !? J’aurais pensé ça ? Pas du tout, ça voulait dire qu’ils aillent se faire foutre ! » Une expression malheureuse, donc, lancée sans arrière-pensée pour signifier qu’il n’avait plus rien à leur dire à cette époque. A 80 ans, Guy Bedos n’a toujours pas trouvé équilibre et sérénité.

« Islamisme radical »: le pouvoir socialiste met la liberté d’expression sous tutelle

Censure gouvernementale : les Français n’ont plus droit à la liberté d’expression de Charlie

« #JeSuisCharlie », c’était tout le monde; ce ne sera plus personne, décrète Hollande !

Vous avez dit « islamisme radical », vous serez punis !

La langue de bois assure-t-elle le bien vivre ensemble  ?
Après avoir soumis la langue et les esprits aux tabous du politiquement correct, admettons que les ‘clochards’ ont gagné en dignité (et en calories?) en passant au statut de SDF, mais quand, en langage décodé, il faut entendre qu’un ‘malentendant’ est un ‘sourd’ et croire qu’une personne obèse perd des kilos sous l’étiquette ‘personne en surcharge pondérale’, les influenceurs ont perdu leur temps. Si leur mutation en ‘techniciens’ de surface’ avait rapporté des augmentations de salaires aux ‘balayeurs’, Lolo Fabius ne serait pas soupçonné de trouver du plaisir à enc*ler les mouches en ouvrant la polémique actuelle sur l' »islamisme radical. » Ce n’est pas le pléonasme, bien que révélateur d’une faiblesse de l’analyse, qui chiffonne la pochette blanche du ministre socialiste. Fabius ne voit aucun vice dans la tautologie familière du politique comme du journaliste, ni dans sa volonté de dissimulation de la réalité. C’est ici que le politicard émerge en croyant jouer son rôle politique. Pour ne pas froisser la communauté musulmane, le ministre socialiste réclame du plus grand nombre qu’il adapte son langage aux désirs de la minorité. La liberté d’expression qu’il vante chez les provocateurs de Charlie hebdo serait, selon lui, inadmissible des autres. La démocratie ne donne plus la priorité à la majorité. En régime totalitaire, l’Etat autoritaire confisque au peuple ses libertés. Fabius décide arbitrairement que l’islamiste doit être dissocié de l’islam et, pour ce faire, que toute référence haïssable à l’islamisme sera assimilée à un amalgame réducteur, au même titre que musulman, intégriste musulman et islamiste radical seraient un truisme anti-républicain.

Après trois jours d’attentats terroristes et dix-sept morts, le ministre socialiste se livre à une nouvelle guerre des mots.
Comment qualifier Chérif et Saïd Kouachi – responsables de l’élimination des blasphémateurs de Charlie Hebdo – ainsi qu’Amedy Coulibaly, auteur de la fusillade de Montrouge et de la prise d’otages de l’Hyper-Casher de la porte de Vincennes ? Une fois acquis, dans la douleur, que ces tueurs ne sont pas simplement des « déséquilibrés », mais d’authentiques fanatiques religieux, on s’attendait à ce que le pouvoir socialiste nous sorte des experts pour affirmer que ces musulmans-là ne sont pas de bons croyants motivés par le Coran, puisque « l’islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour », quoi qu’en disent Michel Onfray et les récents événements.
Faut-il parler de « djihadistes » ou de « terroristes » ? D' »islamistes radicaux » ou de « fondamentalistes islamiques » ? Les responsables politiques sont partagés. Pour qualifier les assassins, le chef de l’État PS, François Hollande, parle de « terroristes », d' »illuminés », de « fanatiques ». Le patron de l’UMP, Nicolas Sarkozy, est dans le même registre quand il condamne des « terroristes », des « assassins » et des « barbares ». En revanche, plus libres de leur parole, le Premier ministre Manuel Valls, le député UMP de Paris François Fillon, ancien premier ministre, et le député UMP de Haute-Loire Laurent Wauquiez affirment que la France est en guerre contre « l’islamisme radical ». Quant à la patronne du FN Marine Le Pen, elle qualifie les frères Kouachi d' »islamistes radicaux » ou de « fondamentalistes islamiques » tout en établissant un lien clair entre immigration et islam radical. Bref, après le temps de l’union nationale et du recueillement, la presse qui fait son miel des divisions et clivages politiques, n’envisage pas un instant que les criminels sont tout à la fois: ne peuvent-ils entrer que dans une seule case?

Toutes les compromissions sont bonnes pour éviter les dérapages et maintenir la paix sociale
Comment faut-il nommer ces assassins ? Et surtout faut-il nier l’islamisme ? Voici ce qu’en pense Olivier Roy, chercheur spécialiste du monde musulman, directeur d’études à… l’EHESS: « Parler de barbares, cela ne veut rien dire : barbare, c’est une insulte, mais ce n’est pas une analyse politique. On peut les qualifier d’islamistes radicaux, car il faut bien leur donner un nom. [« islamistes » ne suffisant pas, il faudrait donc les distinguer des « gentils » islamistes…] Moi, je dirais que ce sont des terroristes qui se réclament de l’islam. » L’islam, nous y voilà. C’est parce que les responsables politiques veulent à tout prix apaiser la communauté musulmane, rassembler, éviter les dérapages et les amalgames entre « terroristes » et « musulmans » qu’ils refusent d’employer toute expression faisant référence à l’islam. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius l’a clairement expliqué au micro d’Europe 1 : « Je pense que l’expression islamiste n’est probablement pas celle qu’il faut utiliser. J’appelle ça des terroristes. Parce que, dès lors que vous utilisez le mot islam, vous favorisez une espèce de vision de continuité entre le musulman, qui pratique sa religion qui est une religion de paix [postulat], et puis quelque chose qui serait une certaine interprétation de la religion musulmane. »

« Khmers rouges »
Alors que la pratique de l’islam en France, ses manifestations visibles et son envahissement de l’actualité irritent une part grandissante des électeurs tentés par des solutions radicales, les dirigeants multiplient les déclarations sur la nécessité d’éviter les « amalgames ». Le mot « stigmatisation » a en effet été déjà précipité au fond des douves. François Hollande vendredi soir -« ceux qui ont commis ces actes, ces terroristes, ces illuminés, n’ont rien a voir avec la religion musulmane » – se retrouve sur la même ligne que Marine Le Pen qui appelle à « ne pas faire de confusion entre nos compatriotes musulmans attachés à nos valeurs et ceux qui pensent pouvoir tuer au nom de l’islam« . Pour le chercheur Olivier Roy, « le problème, ce n’est pas ce que dit l’islam. [le Coran est intouchable et ça tranche avec son traitement, approuvé de la classe politque, par Charlie hebdo]
Le chercheur se réserve le droit d’interpréter: « Pour les terroristes, l’islam est un imaginaire politique et une cause abstraite qui a l’avantage d’être virtuelle et globale. Ils n’ont aucune formation religieuse. L’erreur est d’insister sur l’islam, car c’est avant tout un phénomène terroriste de violence radicale. » Et de poursuivre dans la déstructuration et le cloisonnement : « Ces jeunes ne sont pas intéressés par la religion mais par le djihad : le djihad avec un grand D a remplacé ce qui était la révolution avec un grand R il y a trente ans. Les terroristes mènent un combat politique. Ils agissent comme des révolutionnaires. Ce sont des Khmers rouges qui ont fait table rase pour l’émergence de ce qu’ils voient comme la vérité. » Seraient-ce aussi les enfants de Mai 68 ?

Immigration et islam au coeur des débats
Malgré les appels à l’unanimisme et au refus de tout amalgame, d’aucuns ont bien l’intention de débattre librement de l’immigration, l’intégration ou la pratique de l’islam en France. « Je dois mesurer mes propos pour éviter que nous basculions de l’unité nationale à l’affrontement national, c’est un risque. Je n’ai pas l’intention de jeter de l’huile sur le feu, ce qui serait irresponsable« , affirme Nicolas Sarkozy. Avant d’ajouter : « Les questions de l’immigration et de l’islam sont clairement posées. La question clairement posée aujourd’hui, c’est celle de l’islam de France, pas de l’islam en France. »
De son côté, Marine Le Pen s’inquiète que « le mot de fondamentalisme islamiste » ne soit pas utilisé. « Le simple mot de terrorisme me paraît tout à fait insuffisant. Le terrorisme est un moyen, mais, derrière ce terrorisme, il y a une idéologie, et cette idéologie, c’est le fondamentaliste islamiste. Le fondamentalisme islamiste est le cancer de l’islam« , observe-t-elle.

Jean-Marie Le Pen, « Charlie Martel »
Quant au président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, il dit tout haut ce que pensent tout bas de nombreux militants frontistes et autres : « Je ne suis pas Charlie, je suis Charlie Martel. » Une façon de proclamer que, selon lui, il faut bouter l’islam hors de France en faisant allusion au prince franc qui –à la suite de la victoire remportée aux environs de Poitiers en octobre 732- arrêta l’invasion musulmane dirigée par Abd al-Rahman. Autant de débats et de rappels sur l’islam hégémonique que certains veulent éviter. « Dire depuis dix ans que l’islam pose problème en France pousse certains musulmans à se placer dans une logique de rejet de la société, argue Amel Boubekeur, sociologue spécialiste de l’islam. (…) L’exclusion des musulmans est assurément le moteur de la radicalisation, » soutient-il dans une logique de victimisation. Et Olivier Roy de conseiller : « Il faut montrer la diversité de la population musulmane en France : il y a beaucoup plus de musulmans qui sont dans l’armée, la police et la gendarmerie françaises que dans al-Qaida. » Faut-il aussi démontrer que nombre de conflits actuels dans le monde sont dus à la rivalité entre Sunnites et Chiites ?

Pour Fabius, l’intégration de l’islam se décrète
Vous avez dit « apartheid », vous serez punis ! « Un apartheid territorial, social, ethnique, s’est imposé à notre pays. » Cette phrase de Manuel Valls lors de ses voeux à la presse mardi suscite en effet de nombreuses réactions négatives. Pour beaucoup, toutes tendances politiques confondues, le Premier ministre est « allé trop loin » en utilisant un mot lourd de sens et « inadapté » à la situation française. Si « ghetto » ou « ségrégation » reviennent désormais régulièrement dans la bouche des politiques, la référence à un « apartheid » a perturbé ce pays qui proscrit les références ethniques.

La police du langage est de retour
Nathalie Kosciuzko-Morizet, vice-présidente déléguée de l’UMP, s’est insurgée contre l’emploi de ce mot « insultant pour la République ». « La République a besoin de clarté, pas de confusion des mots et des idées« , a-t-elle affirmé.

L’usage du mot apartheid, du nom de la ségrégation raciale mise en place par le régime sud-africain jusqu’en 1994, est « irresponsable » et « insultant », a pour sa part jugé Florian Philippot, vice-président du FN (Front national), accusant le Premier ministre de « jeter de l’huile sur le feu« .

Le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée nationale, François de Rugy, a jugé que le terme de « ghetto » aurait été « beaucoup plus juste ». « Mais le Premier ministre visait à nommer les choses et à regretter que, par exemple, après les émeutes de 2005 (…) on ait refermé un peu trop vite ce qui est apparu comme une parenthèse alors que c’était une révolte qui révélait des fractures inacceptables« . Une défense aussi peu convaincante qu’alambiquée rappelant que le petit homme vert est toujours demandeur d’un maroquin.

Rugy se refuse pourtant à remonter le temps et à évoquer ce qui dérange dans le contexte des derniers attentats sanglants de Paris. En 1983, dans les années Mitterrand, a en effet eu lieu la Marche pour l’égalité et contre le racisme, surnommée « Marche des beurs », contre le racisme, et pour une carte de séjour de dix ans et le droit de vote des étrangers. Une première désillusion historique et profonde des musulmans face au pouvoir socialiste et qui a été le point de départ de la fracture communautaire et de… l’apartheid en question. La gauche a bien tenté, mais en vain, une récupération des Indigènes de la République au moment de l’hystérie collective du 12 juillet 1998, orchestrée par Lionel Jospin et sa ministre de la Jeunesse et des Sports, Marie-George Buffet (PCF). La presse dans son ensemble et un grand nombre d’intellectuels salua sans mesure la victoire de l’équipe black-blanc-beur de football, preuve supposée de l’intégration réussie et de la nation réconciliée, cette équipe « black-blanc-beur » des Thuram, Barthez et Zidane, auteur amnistié -puis sanctifié- d’un violent « coup de boule » sur un Européen d’Italie.

Moins nuancé et plus offensif, le Parti communiste accuse le Premier ministre de « non assistance à territoire en danger » et lui a demandé « d’agir » « avec un changement de politique ». Un porte-parole du PCF pointe d’ailleurs le lien avec les « conséquences de l’austérité dans les quartiers« .

Même au sein du parti gouvernemental, Manuel Valls fait grincer des dents aiguisées.
« L’apartheid, vous l’avez connu, c’était le fait que juridiquement tous ceux qui étaient noirs n’avaient pas les mêmes droits que les blancs. Le problème en France n’est pas juridique, c’est un problème de réalité », a réagi sur RTL le grand prêtre des bonnes moeurs politiques et du langage politicien, Laurent Fabius , ministre intermittent des Affaires étrangères et épisodique au Tourisme.
Même Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des Lois et proche de Manuel Valls, juge le mot « maladroit » parce qu’il est « connoté géographiquement et historiquement ».

Déjà en 2005, Manuel Valls utilisait le mot « apartheid »

Peu cultivé, Manuel Valls a des lacunes: ses études universitaires ont été brèves et non qualifiantes… Le patron des godillots socialistes de l’Assemblée nationale a ressorti la brosse à reluire. « C’est un mot qui est certes fort, mais c’est un mot qu’il avait déjà utilisé », tente de raisonner Bruno Le Roux, sans parvenir à établir de lien entre « mot fort » et « déjà utilisé ». Mais il persévère et nous raconte que « parce qu’il est fort, il montre l’exigence républicaine à laquelle nous sommes confrontés. » Et nous en sommes au même point: nulle part. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée est hors sujet, mais poursuit en langue de bois, dans un réflexe de député de Seine-Saint-Denis, soulignant les « fractures, énormes, béantes sur notre territoire qu’il convient de résoudre« . CQFD.

Au fond, le pruneau cuit est le seul, avec Valls, à admettre l’existence d’un apartheid à la Hollande.

Les chroniqueurs s’enflamment comme de l’amadou

Mais « si l’ancien maire de banlieue pouvait formuler ce type de constat [en 2005] dans une logique de dénonciation, des mots similaires dans la bouche d’un Premier ministre prennent un sens différent », insiste Le Monde qui voit là une « rupture ». D’autant plus que ce mot tabou sous-entendrait que « les logiques de ségrégation ne sont pas uniquement subies mais qu’elles sont, au moins en partie, construites par les politiques publiques, notamment dans les domaines du logement, de l’éducation et de l’emploi.« 

« Une erreur profonde » ou un « signal » assumé? Ce « mauvais mot », selon Le Point, fait réagir l’ensemble de la presse ce mercredi matin.

« En France, il y a encore des mots qui font sens. L’apartheid en fait partie. Il est clivant. Inadapté. Et surtout improductif », a dénoncé Yann Marec du Midi Libre qui y voit « une erreur profonde de la part du leader du gouvernement« .

Ces mots sont « d’une rare violence », renchérit Bernard Stéphan, dans La Montagne.
Manuel Valls « chasse le déni partout où il se cache quitte à se mélanger les crayons dans le choix du calibre », commente aussi Jean-Louis Hervois, pour La Charente Libre.

« Le Premier ministre est allé trop loin, il y a une limite à ne pas franchir », assène Hervé Favre dans la Voix du Nord.

Pour Didier Rose, des Dernières Nouvelles d’Alsace, « la formule de Manuel Valls surprend » car fait-il remarquer « depuis les attentats, François Hollande n’a eu de cesse d’invoquer l’union nationale. »

« Manuel Valls a voulu surjouer un élan de sincérité », observe de son côté Jean-Emmanuel Ducoin, dans L’Humanité.

« Le mot est lourd. Il est fort. Il est choquant », martèle Philippe Waucampt, dans Le Républicain lorrain. « Les termes employés ont quelque chose de déplacé (…) Une interprétation aux antipodes du modèle républicain français », juge-t-il. Mais ils doivent aussi « se lire comme un signal adressé à ceux qui se sentent en marge d’un pays se complaisant à les ignorer », conclut l’éditorialiste.

 

Ratés de Valls et Cazeneuve: Coulibaly contrôlé mais relâché quelques jours avant les attentats

Révélation du Canard enchaîné: le laxisme socialiste a fait cinq morts

Le tueur, contrôlé puis relâché, 10 jours avant ses cinq assassinats

Amedy Coulibaly n’avait pas été jugé assez dangereux…

Contrôlé par hasard le 30 décembre à Paris, à bord d’une voiture louée, dix jours avant de tuer une policière, le 8 janvier, et quatre otages le lendemain, écrit le Canard enchaîné à paraître mercredi.

Le 30 décembre 2014, à 11h45, deux motards de la préfecture de police arrêtent une Seat Ibiza à hauteur du 55 rue Simon-Bolivar, dans le XIXe arrondissement de Paris (dont plusieurs quartiers sont des zones de non-droit,  grâce au laxisme de Roger Madec, précédent maire PS contesté), l’une des « no go zones » décrites par Fox News qui apporte un peu de pluralisme à l’information, au grand dam de la maire socialiste, Anne Hidalgo. Le conducteur est accompagné d’une jeune femme, qui a loué la voiture à l’agence Sixt d’Orly. Ce conducteur, c’est Amedy Coulibaly. Et la jeune femme qui l’accompagne n’est autre qu’Hayat Boumeddiene, qui est aujourd’hui l’une des personnes les plus recherchées de France, bien qu’on l’ai localisée en Syrie.

La réalité de ce contrôle de routine est dévoilée dans le Canard enchaîné de ce mercredi

A partir d’extraits du rapport d’un des motards, l’hebdomadaire raconte ainsi que le permis que les policiers ont alors sous les yeux n’est pas encore définitif: l’attestation de réussite à l’examen date du 10 décembre seulement. Ils consultent – c’est la routine – le fichier des personnes recherchées (FPR) et voient une mention leur demandant d’obtenir des renseignements sans attirer l’attention pour un suspect considéré comme dangereux pour son appartenant à la mouvance islamiste. Les deux membres des forces de l’ordre informent leur hiérarchie et les services antiterroristes. Mais personne ne réagit. «Aucune surveillance, pas de filature», précise le journal, pour qui il était pourtant permis de se poser quelques questions. Quoi qu’il en soit, les policiers laissent partir la voiture… La trace de Coulibaly est perdue.

La préfecture de police de Paris (PP) et le ministère de l’Intérieur ont failli à leurs responsabilités

Ils n’ont pas donné suite aux informations des policiers. Après le contrôle, Amedy Coulibaly a pris quelques heures plus tard la route de l’Espagne -sans encombre- avec sa compagne qu’il a déposée à l’aéroport de Madrid. Direction la Turquie, sans problèmes. Les autorités turques ont confirmé qu’Hayat Boumeddiene a bien passé la frontière syrienne, comme une lettre à la poste, le 8 janvier dernier.
Amedy Coulibaly est quant à lui revenu sans souci en France où, au lendemain de l’attentat châtiant les mécréants de Charlie Hebdo, il a tué le 8 janvier une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) et le lendemain quatre Juifs dans le supermarché Hyper Cacher situé porte de Vincennes.

Le Canard enchaîné – journal qui distribue les bons points- estime que les motards de la PP n’ont commis aucune faute puisque la consigne était de ne pas interpeller ce membre de la mouvance islamiste -pardon « terroriste », consigne langagière du sémiologue Laurent Fabius- mais ne distribue pas les cartons rouges…

Les ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Christiane Taubira, sont pourtant restés les bras ballants.

Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé
Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé

En république socialiste, les ministres sont infaillibles et intouchables. On le voit bien, les ficelles de la presse sont tirées depuis l’Elysée ou ses relais institutionnels, associatifs ou universitaires. Et en cette circonstance de menace de l' »islamisme radical » sur la démocratie (par opposition à l’islamisme « modéré » !), les pseudo-« instituts » de sondages font flèche de tout bois et se discréditent une fois encore. A chaud et à la faveur de l' »unité nationale » consentie par l’opposition, ils se livrent à des enquêtes opportunistes qui se veulent sérieuses. Après que la presse aux ordres a vanté une parfaite gestion des attentats  -par l’exécutif, sans rendre hommage au RAID et au GIGN-  arrivent les sondeurs qui font dire aux panels adéquats que le « premier flic de France » est un super-flic: il prend ainsi 16 points dans un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France. 77% des Français pensent, comme on leur a dit, qu’il a été « à la hauteur des événements ». C’est scientifique et c’est juste ! Voilà au moins une collaboration politique politicienne et presse « indépendante » qui fonctionne !

Islamisme: Fabius, un imposteur qui noie le poisson dans la sémantique

« Islamisme radical » : Fabius réutilise à l’Assemblée un pléonasme qu’il avait banni

Cachez ce mot « islamiste » que Lolo ne saurait voir

blog -Tartuffe de MoliereMais le ministre des Affaires étrangères est un apprenti manipulateur de la langue
L’ancien premier ministre est persuadé qu’en cassant le thermomètre il va faire tomber la température on qu’en censurant par « décret » certains mots, il dominera la fièvre qui envahit la France, s’agissant de l' »islam radical ». C’est la mot « islamiste » qui lui chiffonne la pochette blanche depuis plusieurs semaines. Celui qui tenta d’imposer une charte de déontologie à ses collègues ministres, avec la réussite que l’on sait sur les vertueux socialistes Cahuzac, fraudeur fiscal, ou Thévenoud, mauvais payeur pathologique, s’est également illustré dans une tentative de châtiment du langage visant les terroristes musulmans de l’IE. Il prêcha pour que l' »Etat islamique » soit camouflé sous le vocable-burqa de « Daesh », dont personne ne sait d’ailleurs s’il ne s’écrirait pas plutôt « Daech »!
Monseigneur récidive avant de se faire introduire à l’Académie française en décidant qu’il était essentiel et urgent de bannir à son tour le terme « islamiste »: en faisant disparaître le mot, Lolo compte occulter la menace, ou à défaut, la salissure de l’ensemble des musulmans. Car c’est ce qui turlupine le turlupin des gouvernements Hollande: ne pas froisser le musulman comme un Kleenex.

Or, dimanche 11 janvier, sur Europe 1, deux jours après les attentats de Paris et Montrouge, Laurent Fabius a de nouveau voulu réformer la langue commune en exigeant l’emploi du mot « terroristes » plutôt qu' »islamistes » pour désigner les auteurs de crimes qui se revendiquent de l’islam. Cohérent ? Oui, à la manière socialiste.

Amalgame entre djihadistes et poseurs de bombes basques, confusion entre fanatisme religieux et volonté politique d’indépendance, voire anarcho-révolutionnaires arracheurs criminels de caténaires ou casseurs « Black blocks », etc… Toutes les violences dans le même sac colis piégé ! Fabius est un magicien totalitaire.

Le mot « islam », c’est caca ?

« Je n’aime pas… Je ne veux pas faire le censeur, a-t-il minaudé, le nez dans ses notes, mais je pense que l’expression islamiste – et j’en avais aussi fait la remarque dans l’expression Etat islamique – n’est probablement pas celle qu’il faut utiliser. J’appelle ‘ça’ des terroristes », a recommandé l’influenceur: que ceux qui m’aiment me suivent…
« Parce que dès lors que vous utilisez le mot islam, vous favorisez une espèce de vision de continuité entre le musulman, qui pratique sa religion qui est une religion de paix, et puis quelque chose qui serait une certaine interprétation de la religion musulmane« , disait alors le ministre. Bref, le mot « islam » doit disparaître de la photo ou des dictionnaires. Peut-être aussi les dictionnaires doivent-ils aussi être brûlés, d’ailleurs. 

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« Quand nous combattons le djihado-terrorisme… »

Mais dix jours plus tard, à l’Assemblée nationale, le ministre a lancé, alors qu’il expliquait la position de la France sur la liberté d’expression face aux multiples manifestions anti-françaises dans certains pays musulmans : « Quand nous combattons le djihado-terrorisme et l'<u>islamisme radical</u> (?), ce sont aussi les musulmans que nous protégeons puisqu’ils en sont les premières victimes. »

Nulle doute que les mots « islam » et « islamiste » n’apparaîtront plus dans les dépêches de l’AFP et dans les articles copiés-collés des media paresseux et soumis de surcroît…

<br>A vouloir blanchir à tout prix les musulmans de toute souillure terroriste, <span style= »color: red; »Fabius salit l’islam et les musulmans.

La grève des routiers se radicalise

Le bras de fer se poursuit avec le patronat

Les négociations salariales se poursuivaient mardi dans l’après-midi entre le patronat routier et les syndicats
Alors que sur le terrain, le mouvement social semblaitchercher un second souffle, l’intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, sans la CFDT) peinant à maintenir ses positions, les syndicats appellent toutefois à « amplifier la mobilisation » en France, avec des barrages filtrants et des blocages de sites industriels..

A Caenhaut-lieu de la contestation lundi, les syndicalistes qui ont bloqué jusqu’à plusieurs centaines de poids lourds ont décidé de lever leurs barrages, a annoncé l’un d’entre eux, Pascal Petri (CFTC). « Nous levons progressivement les barrages pour des raisons de sécurité« , a déclaré P. Pétri, évoquant des échanges tendus avec certains chauffeurs étrangers, qui auraient, selon lui, essayé de forcer le passage.

Le barrage a également cédé dans le port Edouard-Herriot, au sud de Lyon, après l’intervention de la police, insistait l’AFP. Les forces de l’ordre ont ensuite fait avorter une tentative de blocage à la raffinerie de Feyzin, dans l’agglomération de Lyon, selon la CGT.

A Paris, les discussions entre les syndicats et le patronat ont repris à 15h00, après une interruption de deux heures.

Les chambres patronales du transport routier de marchandises ont fait une « proposition améliorée »par rapport à la précédente séance de négociations annuelles obligatoires (NAO), qui s’était soldée en décembre par un échec.

Loin des revendications syndicales (5% d’augmentation des salaires pour tous),les patrons proposent une augmentation de 2% à 3% pour les salaires les plus bas de la convention collective, et de 1% pour les cadres et agents de maîtrise.
Cela revient à « ramener le coefficient le plus bas à un centime au-dessus du Smic » horaire brut, fixé à 9,61 euros en 2015, précise Patrice Clos (FO), pour qui « on est loin du compte ».

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le SMIC (9,53 euros bruts par heure).

Les syndicats ne lâchent rien

Si elles patinaient mardi, les négociations n’étaient toutefois pas au point mort, un signe encourageant pour la CGT. « On n’est pas dans une situation de blocage« , affirme Jérôme Vérité, constatant « que le patronat veut continuer à discuter ». « Tout ça est à mettre au crédit du rapport de forces et de la mobilisation des salariés », assure le secrétaire général de la CGT Transports.
Il faut amplifier la mobilisation parce que ça commence à peser dans la tête du patronat. Ce n’est pas le moment de lâcher, bien au contraire », dit-il.

Moins nombreuses que la veille, selon l’AFP, des actions coup de poing étaient cependant toujours en cours mardi en début d’après-midi.

A Rennes,depuis le début de journée, les manifestants font le tour du périphérique en multipliant les barrages filtrants, provisoirement et en des lieux différents.
Jusqu’à 20 km de bouchons cumulés ont été enregistrés dans la matinée par le Centre régional d’information et de coordination routière (CRICR).

A Bordeauxc’est une zone industrielle du nord de la ville (Bruges), qui est bloquée par quelque 70 camions depuis l’aube. Les bretelles d’accès ont été fermées dans les deux sens.
« Si les négociations n’apportent pas de résultat, on bloquera une autre zone, puis une autre encore, jusqu’à la totalité des zones sur Bordeaux »,menace Marc Rosa de la CGT Transports Gironde.

D’autres centres d’activité ont également été la cible des grévistes, comme la plateforme multimodale de Dourges (Pas-de-Calais), près d’Hénin-Beaumont, ou un important terminal pétrolier et de marchandises à Rouen.

L’intersyndicale à l’origine de la grève avait indiqué qu’elle poursuivrait son mouvement « au moins jusqu’à mardi ».

Les négociations ont échoué mardi en fin d’après-midi

Les tentatives de démobilisation de l’AFP n’ont pas pesé et, ce mardi soir, un mois après une issue similaire, la réunion de négociation entre patronat et les syndicats des chauffeurs poids lourds a terminé sur un « constat d’échec », d’après la fédération patronale FNTR. La CFDT, qui se dit favorable au dialogue, a pour sa part fait monter la pression en « claquant la porte » en signe de protestation. Aucune nouvelle séance de négociation annuelle obligatoire n’est prévue« , selon le délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, Nicolas Paulissen.

Béziers : préparation d’un attentat déjouée

Interpellation de cinq Tchétchènes soupçonnés de préparer un attentat

Les cinq suspects russes ont été interpellés lundi soir à Béziers dans le Sud-Est de la France, a fait savoir le procureur de la ville, Yvon Calvet, ce mardi 20 janvier. Ils ont été placés en garde à vue et des perquisitions ont eu lieu. Il n’était pas possible dans l’immédiat de préciser le lieu présumé de l’attentat.

A noter que les Tchétchènes sont des Russes musulmans du Caucase du Nord et que les autorités russes affirment disposer de preuves de liens des groupes djihadistes tchétchènes avec des réseaux terroristes étrangers, notamment al-Qaida.

« Des produits ont été retrouvés lors de ces perquisitions », a expliqué le représentant du ministère de la Justice, sans préciser leur nature. L’une des personnes interpellées habite Béziers et une autre « probablement » à Montpellier.

Les enquêteurs s’efforcent en outre de trouver les adresses des trois autres suspects placés en garde à vue. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Montpellier.

Il apparaît que les informations dans la presse vont plus vite que les enquêtes

Les annonces de menaces déjouées se bousculent
Ainsi, un drone aurait survolé l’Elysée dans la nuit de jeudi à vendredi: lien PaSiDupes
Et des soldats auraient été menacés devant une école juive :lien PaSiDupes

Un drone aurait survolé l’Elysée dans la nuit de jeudi à vendredi

Hollande veut-il faire durer l’ « unité nationale » à son profit ?

Hollande est bien protégé: il ne risque pas une prise en otage…

Un drone a survolé l’Elysée « pendant quelques secondes » dans la nuit de jeudi à vendredi, affirme-t-on sérieusement ce mardi dans l’entourage du président, confirmant un fuitage d’i-télé (groupe Canal+), la chaîne amie d’information en continu.

« Immédiatement repéré » par les services de police et de gendarmerie qui assurent la garde du palais présidentiel, le drone s’est « immédiatement éloigné de l’Elysée », a-t-on indiqué de même source, précisant qu’une « enquête judiciaire est en cours ».

Cet affichage de la vigilance sans failles des forces antiterroristes commence toutefois à être suspect, après l’annonce d’une menace sur des militaires en faction devant une école juive, le weekend dernier.

Le Parquet de Paris est sur les dents: il a en effet ouvert une enquête pour « conduite d’un aéronef non conforme avec les règles de sécurité« , a indiqué une source judiciaire anonyme.
Les investigations ont été confiées à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens. Et là, on a tout dit !.

Cet incident est survenu alors que de nombreux survols de centrales nucléaires par des drones ont été signalés ces derniers mois et une semaine après les attentats qui ont ensanglanté Paris.
But de l’opération: démonter que la « gauche molle » peut se redresser et que nos centrales nucléaires sont donc -elles aussi- sous une protection aussi époustouflante ?

 

Des soldats menacés par un homme armé devant un collège juif

Et si les « premières victimes » selon Hollande, n’étaient pas les musulmans ?

Surmenage des forces antiterroristes ?

Deux soldats en faction devant un collège juif du Raincy (Seine-Saint-Denis), menacés par un homme qui avait tiré la culasse de son arme à leur vue, ont armé leur fusil d’assaut et fait fuir l’auteur des menaces, a-t-on appris hier lundi. Mais soutenons tout de suite, contre toute évidence, que cette menace déjouée n’a aucun lien avec les tueries récentes de djihadistes de France à Paris. Ni effet d’émulation, ni désir de vengeance, ni surtout d’antisémitisme. Toute information utile étant bloquée, toutes les supputations sont donc permises.

Les faits remontent à la nuit de samedi à dimanche. Une voiture s’est arrêtée devant le collège-lycée juif Merkaz Hatorah de cette banlieue nord-est de Paris, a « précisé » (sic) une source « proche du dossier ». Comme il va de soi ? C’est à vérifier…
La porte coulissante de la voiture s’est ouverte, les deux soldats, chargés de protéger les lieux dans le cadre du plan Vigipirate, s’en sont approchés et ont demandé aux automobilistes «de circuler», a ajouté cette source anonyme et …fiable.

«Le passager, cagoulé, a alors tiré vers l’arrière la culasse d’une d’arme d’épaule», comme s’il allait faire feu, a-t-elle poursuivi. Il n’était pas possible dans l’immédiat de savoir s’il s’agissait d’une arme létale ou factice, ni si les auteurs des menaces avaient l’intention de passer à l’acte ou s’il s’agissait d’une provocation, a commeté une source policière, anonyme et pourtant sérieuse.

«Les deux soldats ont armé leur Famas», le fusil d’assaut de l’armée française, et «le conducteur a aussitôt démarré en trombe», selon la source, toujours aussi proche du dossier. La voiture a disparu dans la nuit, sans qu’aucune course-poursuite ne soit lancée.

Les soldats, qui ont entendu un bruit de culasse, «ont eu une réaction appropriée», justifie une source militaire indéterminée.

Depuis les attentats (floutés: il faut savoir qu’elle évoque les tueries djihadistes) de Paris, les soldats postés devant les lieux sensibles de la région parisienne ont été l’objet d’une série d’actes d’intimidation, ou de « simple » provocation. Provocation « citoyenne » simple ?

Un jeu dangereux, selon cette source (qui fait autorité dans l’anonymat !): «Nos militaires sont armés et susceptibles de se servir de leurs armes» lorsque la loi les y autorise, rappelle-t-elle.

Ainsi donc, cette information qui filtre sans autre authentification claire que la confiance qu’on accorde -ou non- à la presse, pourrait n’être rien d’autre qu’une opération de propagande officielle: démontrer que les forces de police sont réactives et jouent pleinement leur rôle protecteur…

Des « rumeurs » et « persistantes » sur l’incontrôlable internet (sujet à caution au regard de la presse institutionnelle) suggèrent pourtant que les militaires qui patrouillent en région parisienne ne sont pas en mesure de faire feu: elles n’auraient pas de munitions.
L’enquête a été confiée au commissariat local.

Or, «Tout est faux», affirme le directeur de l’école juive

Depuis le début de journée, l’information a priori sérieuse fait le tour des media et de la communauté juive. « Encore une affabulation de BFM » pour le directeur de l’établissement. « Ce n’est pas la première fois que BFM s’illustre de cette façon, de manière lamentable et complètement irresponsable», tempête Benjamin Tagger. Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme cagoulé, dans une voiture aurait tenté de tirer sur l’école Merkaz HaTorah.
Il semblerait en fait qu’à l’origine, l’information est issue non pas de BFM qui l’a reprise en confiance (ou en connivence), mais d’une dépêche AFP, laquelle agence est en ligne directe avec le gouvernement, et que la chaîne d’information continue a titré « Menacés par une arme devant un collège juif, des soldats arment leur fusil d’assaut ».
« Mais c’est de la folie, ils ont crée une psychose depuis ce début d’après-midi je ne gère que cette affaire… les coups de fils des parents apeurés, les élèves inquiets, la presse qui appelle ! » peste le directeur de l’école.

Une réaction fréquente de la part des militaires, selon le directeur

Dans les faits, selon lui, les choses se seraient déroulées de manière beaucoup plus banale. « Une camionnette s’est arrêtée devant l’école des filles à la sortie de shabbat, devant les hommes en faction. Les militaires ont levé leurs armes et la camionnette est repartie. Pas de cagoules, pas de fusils, juste un bruit non identifié. Mais les militaires sont amenés à mettre en joue leurs fusils fréquemment » explique Benjamin Tagger. «Par exemple, il suffit qu’un motard passe devant un autre, et lève le pouce en signe de reconnaissance comme ils le font par habitude, et les militaires brandissent leurs fusils par réflexe et par prudence. Ils peuvent brandir leurs armes pour tout et n’importe quoi ».
Selon le directeur de l’établissement scolaire juif, l’information aurait donc été dramatisée à l’envi, transformant un fait fréquent lors d’une faction, en attaque terroriste potentielle.
Benjamin Tagger veut désormais faire paraître un démenti dans les chaînes d’information et les journaux concernés.

Info ou intox ? Les sondages en faveur de Hollande vont-ils connaître une nouvelle poussée de fièvre, à la veille de la législative partielle partielle de Montbéliard où le siège du socialiste P. Moscovici est en jeu ?

 

Calais : violences policières contre les clandestins: c’est « le rapport qui matraque », pas les flics!

Le journal de Jean-Paul Sartre est passé du côté de la matraque…

Document photo aseptisé proposé par Libération: soleil et cohabitation paisible

ONG supranationale et illégitime,  Human Rights Watch a réalisé une sélection de témoignages édifiants qui dénoncent des « exactions » policières « de routine ».

«Passages à tabac», «attaques au gaz lacrymogène», «exactions de routine», y compris sur des femmes et des mineurs. Des vieillards aussi ? Mais le journal socialiste Libération a pris le parti de ridiculiser le rapport d’Human Rights Watch qui, d’une part, « fait les gros yeux » (sic) et, d’autre part, non pas à Hollande, Valls et Cazeneuve, mais « à la France. » Ce document, d’une ONG dont le but est de dénoncer, dénonce effectivement ce mardi matin  les mauvais traitements des forces de l’ordre sur « les migrants », donc tous les migrants, dont il faut rappeler, pour tout dire, que ce sont des clandestins, certes sans abris, mais, en vérité, sans papiers, pour commencer. Ils se trouvent bloqués à la frontière calaisienne, dans l’espoir de passer en Grande-Bretagne « en se glissant dans les camions », pour pénétrer illégalement en pays étranger.

Izza Leghtas
Izza Leghtas

Izza Leghtas (ci-contre), « chercheuse » de l’ONG, porteuse d’un prénom d’origine berbère, bilingue anglais-arabe, a interrogé 44 illégaux – dont trois enfants. « Dix-neuf personnes, dont deux enfants, ont déclaré que la police les avait maltraitées. Huit ont eu des membres fracturés ou d’autres blessures visibles. Vingt et un, dont deux enfants, ont confié que la police les avait aspergés de gaz lacrymogène », raconte-t-elle dans son communiqué. Se posent alors les questions de l’authenticité des incriminations et de la fiabilité de la chercheuse. Les uns sont parties prenantes et l’autre, du fait de son appartenance militante, n’est pas neutre,

Exemple ? Rosa, 25 ans, Erythréenne, et donc africaine de l’Est sans connexion aucune avec la France, déclare que des policiers l’ont battue quand ils l’ont trouvée dans un camion sur l’autoroute.«J’ai dit poliment : “S’il vous plaît, aidez-moi”,mais ils m’ont battue et je me suis effondrée devant le camion. Ils m’ont rouée de coups de pied sur le sol.» Elle a déclaré avoir perdu connaissance et s’être réveillée dans la salle des urgences à l’hôpital.

Aziz, Afghan de 29 ans, qui ne peut se prévaloir d’aucun lien de son pays d’Asie avec la France : «Un policier m’a poussé, j’étais par terre, ils m’ont aspergé[de gaz lacrymogène] et quand je me suis retourné, ils m’ont frappé. J’avais du sang sur le visage, sous mon œil, sur le nez et le genou. Je n’ai rien vu parce qu’ils m’ont d’abord aspergé puis ils m’ont frappé aux jambes, sur tout le corps

Un Soudanais de 26 ans : «Les policiers vous aspergent comme si vous étiez un insecte.»

Un Iranien de 20 ans : «J’étais seul. Les policiers ont ouvert la porte et avant de dire quoi que ce soit, ils m’ont aspergé le visage; je ne pouvais rien voir et deux fois ils m’ont frappé avec leurs bottes et leurs mains

Une Erythréenne de 25 ans : «Nous voulions aller dans [le camion], les policiers sont venus, ils ont dit “Allez ! Allez !” et m’ont aspergée dans les yeux, je suis tombée.»
L’ONG « indique », selon Libé (mais dénonce) que la préfecture et la police nient. Elle demande à la France d’enquêter.

Le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, se défend sur France Info ce mardi. Il reconnaît «un nombre important de blessures», mais assure que «La première cause» sont «les conflits violents entre réseaux de passeurs, entre nationalités», et la seconde, «les migrants qui se blessent pendant les tentatives de passage». Il dénonce des «témoignages pas circonstanciés et anonymes». Jusqu’ici, aucune plainte n’a été déposée, argue l’État. Et pour cause : on imagine mal des migrants en situation irrégulière déposer plainte contre la police.

L’ONG new-yorkaise met le doigt sur « un problème ancien »

Ce qui change tout des faits et responsabilités actuels ! Les violences policières envers les migrants de Calais existent depuis l’ouverture du centre de la Croix-Rouge à Sangatte en 1999, fait finement valoir la journaliste correspondante à Lille, sans rappeler que c’est sous le gouvernement Jospin (PS) et par son ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement: il ne faut pas trop en demander à Libé !
Elles connaissent un nouveau pic avec la fermeture du centre, fin 2002, quand le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, « pense résoudre le problème en dispersant les migrants« , selon l’interprétation partisane de la journaliste, mais en fait sous la pression de son homologue britannique, David Blunkett.
La jungle de Calais connaît un second pic d’agitation animée par les associations lors de sa destruction, en septembre 2009, par le ministre de l’Immigration Eric Besson. « Police, problem » est le slogan le plus souvent répandu à l’époque par les clandestins, à l’instigation des collectifs, si on songe que ces deux mots sont franco-anglais et à portée internationale… « Coups, abris détruits, couvertures imbibées de gaz lacrymogène et chasses à l’homme », résume Libé, à la hache, quand il ne s’agit plus de la période socialiste.

Libération se concentre sur la période 2008-2012…

En 2008 déjà (sic, et à l’attention de Sarkozy), La loi des jungles, un rapport, commandé par le GISTI (Groupe d’information -juridique- et de soutien des immigrés) aux universitaires Karen Akoka (sociologue dédiée aux réfugiés) et Olivier Clochard (géographe) pour la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), qui rassemble une vingtaine d’organisations nationales engagées dans la défense et la promotion du droit d’asile, avait documenté les violences.
Puis en 2011, un rapport -à charge- remis par les activistes No Border ( réseau transnational -comme Human Rights Watch- de collectifs et d’individus investis dans les luttes pour la liberté de circulation et l’abolition des frontières: tout à fait inapproprié au moment de la montée du risque djihadiste) au Défenseur des droits de l’époque raconte les squats détruits, les points d’eau contaminés au gaz lacrymogène, l’urine (de policiers?) sur les couvertures. Dominique Baudis dénonce des «abus» et demande «qu’il soit mis fin à ces pratiques».

Hollande, le changement maintenant? Elles n’ont pas cessé. «Les violences sont moins flagrantes aujourd’hui, assure d’abord Christian Salomé, de l’association L’auberge des migrants, à Calais. « Mais elles continuent, admet-il, contraint et forcé. Avant, c’était fait de façon ouverte, en se moquant de tout le monde».«Depuis le rapport des No Border, quelque chose a changé. Ça se passe à l’abri des regards»! A l’abri des regards, comme avec Kebrom, Erythréen de 15 ans, rencontré en juin (Libération du 4 juillet 2014), le lendemain d’une tentative de passage, une plaie au bras : «Hier soir, trois policiers, j’étais seul. Ils m’ont frappé avec un bâton quand ils ont ouvert la porte du camion. J’essaie de ne plus y penser, mais je n’y arrive pas. Ça donne envie de mourir.» Même après toutes les difficultés imposées par les passeurs et endurées depuis la corne de l’Afrique jusqu’à la pointe nord de la France ?

L’ONG dénonce aussi le manque de place pour les demandeurs d’asile qui vivent dans les jungles avec ceux qui veulent passer en Angleterre. Dénoncer, sans proposer, ni faire… «Le gouvernement français doit intensifier ses efforts (et donc les Français, leurs sacrifices) pour que tous les demandeurs d’asile soient logés sans délai comme l’exige la législation européenne», revendique l’ONG.
Elle exige aussi des «conditions d’accueil adéquates» pour les autres. Parmi les 2.300 « migrants » de Calais, dont des femmes et des enfants (bis) qui vivent dans des squats et sous des tentes de fortune, certains sont là depuis huit mois. Ils vivent de la soupe populaire, un repas par jour, et n’ont en ce moment presque pas d’accès aux douches du Secours Catholique, vandalisées (par la police ?). Les seules douches sont offertes par Médecins du Monde, une cinquantaine par semaine. En avril, l’association Vie active, financée par l’Etat, proposera 1 500 douches par jour.

Lundi soir, les températures «ressenties» étaient négatives et la préfecture a ouvert un bâtiment chauffé, avec duvets et matelas, pour 500 personnes. Les autres exilés ont dû faire avec le vent, la pluie, la boue, et le froid. Le seuil climatique pour cette ouverture est -5°: la collectivité a donc fourni un effort spécial et… circonstancié, avec la sortie du rapport.C’était pour le pathos.

Ni Libération ou sa correspondante locale, ni le Gisti ou Human Rights Watch n’a un mot de compassion, en revanche, pour les habitants excédés de Calais et de sa région…
A aucun moment, ces professionnels de l’information ou de l’agit prop n’évoquent, pour des motifs différents, les violences inter-communautaires, telle celle entre clandestins africains et afghans, à Calais: dans la nuit du réveillon du 31 décembre 2014, 200 « migrants » se sont affrontés, faisant sept blessés, nécessitant l’intervention de CRS.

 

Concentration de la presse socialiste dans les mains de Drahi, cette fois

La patron de Libération, Numéricable et SFR, Patrick Drahi, s’offre L’ExpressL’Expansion en plus, pour moins de… 10 millions

blog -Drahi PatrickLe groupe Roularta a signé la cession d’une partie majeure de ses magazines au milliardaire Patrick Drahi.

Le quinqua franco-israëlien va mettre la main sur ce qu’il convoitait: L’Express et L’Expansion, mais aussi plusieurs autres titres comme Mieux Vivre Votre Argent, Lire, Classica, Pianiste, Studio Ciné Live et le pôle Salon de l’emploi, qu’il ne convoitait pas.

Tout s’est joué il y a trois jours.

Le 19 décembre, en partenariat avec le groupe Figaro, Patrick Drahi avait présenté une offre de rachat commune sur l’ensemble des activités de Roularta en France pour un montant brut de 70 millions d’euros.
Le schéma d’origine était clair. A Patrick Drahi, L’Express et L’Expansion et au groupe Figaro, les autres titres donc L’Étudiant, Point de Vue, Côté Maison ou Mieux Vivre Votre Argent.
Mais la famille de Rik De Nolf, propriétaire de Roularta, a décidé de ne céder que son pôle News et Culture, en perte, pour arrêter l’hémorragie. Les autres titres, profitables, sont conservés, afin d’éviter d’extérioriser une trop grosse moins-value: gênant pour un groupe côté en Bourse en Belgique.
En effet, Roularta avait acheté le groupe L’Express-L’Expansion au groupe Dassault pour 220 millions d’euros en 2006. Sept ans après, il ne pouvait guère officialiser une revente avec une moins-value de 150 millions d’euros.

Patrick Drahi met aujourd’hui la main sur un périmètre pesant une centaine de millions d’euros de chiffre d’affaires

Le capital humain s’élève à 400 salariés mais le groupe affiche une perte comprise entre 5 et 10 millions d’euros. Il acquiert le tout pour une somme comprise entre 5 et 10 millions d’euros net.

Création d’un nouveau groupe media

A cette occasion, Patrick Drahi s’associe avec Marc Laufer, propriétaire du NewsCo qui regroupe des journaux professionnels, dont 01 Business, et pèse 20 millions d’euros de chiffre d’affaires.
L’objectif est de compléter un empire de presse comprenant le quotidien Libération, L’Express, le site Web lexpress.fr, la chaîne d’information i24, qui s’ajoutent à la téléphonie (SFR) et au cable (Numéricable).
Enfin, il lorgne sur Radio Nova.

Pour faire leur marché, les deux associés profitent des valorisations extrêmement faibles des media.

L’Express, dont les ventes atteignent 407.000 exemplaires par semaine, vaut moins de 10 millions d’euros, soit sensiblement le même prix déboursé par le trio BNP pour racheter L’Obs.

En moins d’un an, les deux plus grands news magazines, L’Obs et L’Express, ont donc été vendus aux deux moguls des télécoms, Xavier Niel et Patrick Drahi, pour un total de moins de 15 millions d’euros! Cela met en lumière la perte de valeur du modèle des news magazines. Celui-ci reposait sur des investissements importants pour constituer un portefeuille d’abonnés, investissements financés par d’abondantes recettes publicitaires. En face, les coûts étaient faibles puisqu’il suffisait d’une petite rédaction pour rédiger un hebdomadaire. Mais la chute des recettes publicitaires couplée à la nécessité d‘étoffer les rédactions pour assurer une information continue sur le Web a ruiné ce modèle.

En juin 2010, les multi-milliardaires socialistes Pierre Bergé (YSL) – Mathieu Pigasse (banque) et Xavier Niel (opérateur de téléphonie Free) ont pris le contrôle de l’ensemble du groupe Le Monde.

A son tour, le groupe Pinault va donc devoir se poser des questions pour son news magazine Le Point.
Le groupe belge Roularta a finalement décidé de conserver ses titres rentables, comme L’Étudiant, Côté Maison et Point de Vue.

Petit, Montebourg: il règle ses comptes avec le monde politique

Le poseur s’affiche en Une d’un magazine pour hommes

Article de QG
Article de QG

Viré du gouvernement, l’ex-ministre de l’Économie et du Redressement productif ne pourrait se satisfaire d’un modeste siège d’élu de Saône-et-Loire et il abandonnera donc ce poste-là aussi, le 25 mars prochain. Réélu depuis 1997, parfois de justesse, Arnaud Montebourg préfère aller vers de nouvelles aventures, pendant que son carnet d’adresses est encore négociable et s’il tourne le dos à la politique, c’est précisément pour se consacrer à ses nouvelles activités d’entrepreneur. Une compétence théorique qui n’a pas fait ses preuves à Bercy et qui a même nécessité une formation accélérée sur le tard, c’est-à-dire après coup. Bien qu’il ait joué un rôle de sniper dans le mouvement des frondeurs l’été dernier, le ministre m’as-tu-vu ne veut plus entendre parler de politique, pour l’instant. Sauf la présidentielle de 2017. Ce qu’à dieu ne plaise.

Nono s’est déboutonné -entre garçons- à un magazine de style au masculin

Arnaud Montebourg s’est dévoilé devant le magazine GQ, sans langue de bois, mais en langue de pute: il déballe en effet toute sa rancoeur envers la classe politique française. Des élus fainéants, dénonce-t-il. « Il y a beaucoup trop de députés. La moitié ne travaille pas. » Ni 40, ni 35 heures?

« Paresse intellectuelle »

« Je suis lassé par la médiocrité du personnel politique, le corporatisme, la paresse intellectuelle », ajoute l’instable, avec son habituel franc-parler. Le fausset de la démondialisation chante les mérites des entreprises qu’il y a quelques mois encore il maltraitait. « La politique est l’école de l’arrogance, l’économie celle de l’humilité », a-t-il lancé. On croit rêver, venant de lui !

« Dans l’entreprise, il y a des règles et de la loyauté »

Fraîchement sorti d’une formation en entrepreneuriat à la prestigieuse école de commerce Insead, Arnaud Montebourg déclare : « En politique, il n’y a pas de règles. Tout est déloyal, tout est mensonge. C’est la jungle. Dans l’entreprise, il y a des règles et de la loyauté, sinon, cela ne fonctionne pas et la sanction est immédiate. » Désormais, « l’essentiel de ma vie consiste à rencontrer des gens », assène-t-il, en pleine crise des cinquante ans.

« Sortir beaucoup ! »

Mag "fashion" dédié aux garçons qui aiment la nourriture, le cinéma, la musique, les voyages, la culture physique, le sexe,  etc
Mag « fashion » dédié aux garçons qui aiment la nourriture, le cinéma, la musique, les voyages, la culture physique, le sexe, etc

A lecteurs de QG que cela pourrait intéresser, l’ancien ministre confie enfin profiter du temps qu’il a retrouvé pour « sortir beaucoup : théâtre, cinéma, concerts, soirées… » Pour les mois à venir, il se souhaite de devenir un « serial entrepreneur ».

Lors de ses voeux traditionnels pour 2015, ça tombait bien, à quelques jours des attentats de djihadistes de France, le président Hollande avait expliqué qu’il entendait en finir « avec le dénigrement ». Il va devoir commencer par travailler sur le cas Montebourg !

ONPC: Michel Onfray prend à contre-pied la classe politique formatée

Le binaire Aymeric Caron, animateur à fiches, désarmé par les nuances du philosophe Michel Onfray

Ruquier, hôte grossier, qui pointe ses invités du doigt...
Ruquier, hôte grossier, qui pointe ses invités du doigt…

Michel Onfray était l’invité d' »On n’est pas couché » du 17 janvier 2015, émission de France 2 animée par le divertisseur Laurent Ruquier, suite à la tribune du philosophe dans Le Point sur les tueries  -« nôtre » 11 septembre (dixit Ruquier, ci-contre, concentré de tous les travers du moment)- suscités par les provocations des dessinateurs de Charlie Hebdo, le 7 Janvier 2015 à Paris.
Le violent chroniqueur Aymeric Caron, qui mange végétarien pour ne pas s’user les dents sur la viande animale, mais plutôt humaine, et ne pas finir en prison ou en hôpital psychiatrique, ne s’est pas seulement montrer incapable de tolérance, mais aussi de la subtilité requise au débat qu’a tenté de mener Onfray avec son interlocuteur enkysté dans ses certitudes archaïques.

L’altermondialiste a laissé des plumes face à l’invité qui lui est pourtant proche, comme de Jean-Luc Mélenchon. Il s’est d’ailleurs platement situé, invitant Onfray à ne pas l’écorcher vif, lui rappelant qu’il « partage en commun » (sic) bien des idées avec « Michel »:

Le philosophe épingle les journalistes en sur-commentaires et jugements permanents, mais incapables de recul, de mise en perspective et de réflexion et qui préfèrent se vautrer dans le pathos;

« Les attentats ont à voir avec l’islam » et le Coran, estime Onfray à contre-courant de la pensée unique et citant à l’appui des sourates dérangeantes (misogynes, phallocrates, antisémites ou homophobes);

Pour apporter la contradiction, Léa Salamé, la chroniqueuse d’ONPC amalgame les Ancien et Nouveau Testaments de la Bible dans son ensemble pour ne se fonder que sur l’Ancien Testament et ignorer – après deux mille ans – l’avancée que constitue le Nouveau… Elle illustre précisément ce que Onfray condamne, les prélèvements sélectifs à des fins polémiques. Mais lui-même juge au besoin la Bible sur ce qu’en pensent ou font certains, comme Hitler… Le débat suggère ainsi que nos contemporains chrétiens seraient aussi des assassins…
qui sont les victimes, les dessinateurs inconséquents et morts ou les tueurs fanatiques (comme l’indique Hollande);

Caron prélève pourtant allègrement en suivant ses fiches, pour considérer en dépit des carnages à Paris ou en Afrique, que le Coran appelle à la miséricorde, mais c’est à la différence des islamistes;

Caron refuse de questionner le positionnement de l’Iran et le binaire accuse Onfray de faire le partage entre les bons et les mauvais musulmans, mais Onfray souligne d’une part que 85% des musulmans de la planète ne sont en capacité que de lire des traductions du Coran et que les musulmans français ne comprennent pas les prêches en arabe de leurs imams et d’autre part Charlie hebdo affiche son athéisme, ce que ses soutiens ne savent que rarement;
Onfray affirme que nous (les libéraux!) avons créé l’islamisme et Salamé insiste sur le problème de l’intégration des scolaires.

Radu Mihaileanu, bi-national français et roumain, reproche à Onfray de suggérer que les croyants musulmans seraient de « potentiels fascistes », mais ne parvient pas à surmonter son obsession du fascisme, de l’internationalisme et de la responsabilité des aînés;

Salamé aborde la question de la « théorie du complot » en laquelle croient les jeunes musulmans, prétexte, ou non, aux violences communautaires; esquisse d’un lien au dogme marxiste de la responsabilité du social, en excuse; allusion aussi aux violents affrontements internes entre Sunnites et Chiites;

évocation des positions d’Alain Finkielkraut sur l’éducation; enseigner le fait religieux, comment et par qui?; responsabiliser les jeunes scolaires;

Caron évoque la peur des communautés juive et musulmane et non pas celle de l’ensemble des Français face au risque de colonisation liée à la démographie galopante des musulmans polygames, pour, au final, lancer à Onfray son ultime accusation, avec l’intention de décrédibiliser son interlocuteur, amalgamant son »adoubement » de Michel Houellebecq, son soutien à la « théorie du grand remplacement » et sa prise de position en faveur de Zemmour… Et de l’antisémitisme;

L’aigre individu laiteux se retranchant derrière son rôle de questionneur, campe sur la position iréniste des « islamophiles béats », selon les termes du philosophe anti-libéral. Pour terminer, Caron confesse alors son incapacité à tout raisonnement qui ne serait pas ou blanc ou noir, simpliste, manichéen.

Alain Marsaud (UMP) plaide pour une « laïcité coercitive » dans les lieux publics

Demande d’un ancien chef du Service central de lutte antiterroriste au Parquet de Paris

Une modification de la législation antiterroriste n’est pas nécessaire. Si le pouvoir met pleinement en oeuvre l’arsenal législatif existant, le député UMP Alain Marsaud conseille en outre, non seulement une « laïcité coercitive » dans les lieux publics, mais aussi « la révolution dans l’enseignement ».
A court terme, l’ex-magistrat a jugé qu’il n’était pas nécessaire de modifier la législation antiterroriste car « à chaque fois que ça va mal, on (la) change (…) Il y a tout dans la loi antiterroriste. On peut tout faire, si on a la volonté politique ».

« Il y a une révolution à faire dans la laïcité.

Il faut mettre en œuvre véritablement la loi de 1905, y compris la laïcité coercitive », a estimé l’ancien magistrat lors du Talk Orange-Le Figaro, car « il faut faire en sorte que la religiosité s’exprime dans les lieux de culte, à la maison, mais pas dans les lieux publics ».

Ce député UMP des Français de l’étranger a aussi appelé à faire « la révolution dans l’enseignement.

« Quel échec, cet enseignement! » Mais « il ne faut pas enseigner la religion » comme l’ont proposé d’autres membres de l’UMP, ce n’est « pas sérieux, (…) il faut enseigner la laïcité« , a-t-il souligné.

Pareillement, contrer la menace terroriste ne signifie pas, selon expert du sujet, bloquer les sites internet extrémistes. « On ne peut rien faire, tout le monde ira sur ces sites. Il m’arrive moi-même d’aller y jeter un œil, » a-t-il indiqué. « Pensez-vous que c’est ce qui aurait empêché M. Coulibaly et consorts de venir faire leurs tristes assassinats ? », a encore demandé A. Marsaud.
D’autant que si la police disposait des moyens nécessaires adpatés à son époque et à la menace djihadistes, les services de l’anti-terrorisme pourraient suivre ce qui se passe sur l’Internet et parer les coups.

Crime contre l’humanité: les islamistes de Boko Haram frappent à nouveau le Cameroun

Boko Haram mène un raid au Cameroun et kidnappe 60 personnes

Boko Haram attaque à nouveau au Cameroun, étendant son emprise dans la région.
La secte islamiste nigériane a lancé un nouveau raid meurtrierdans la zone de Tourou, dans l’extrême-nord du pays, une semaine après avoir visé une base militaire à Kolofata.

Une soixantaine de personnes, dont des femmes ou des enfants, ont été enlevées, selon des policiers basés dans la région. Malgré l’absence de bilan sur d’éventuels décès, il s’agirait du plus important rapt perpétré dans cette région par les combattants de Boko Haram, dont les incursions dans ce secteur sont récurrentes depuis des mois. Un grand nombre d’habitants de la région est forcé à l’exode. De même que la plupart de policiers et gendarmes des localités proches de la frontière, ils ont fui à l’intérieur des terres.

Les méthodes de Boko Haram pour semer la terreur au Nigéria

En octobre 2014, on estimait que l’insurrection de Boko Haram et la répression militaire au Nigeria ont fait plus de 10.000 morts, depuis 2009.

<br>Attentats et enlèvements perpétrés par la secte islamiste se multiplient. En octobre dernier, des membres de la secte islamiste Boko Haram avaient déjà enlevé une trentaine d’adolescents dans l’Etat de Borno, au nord-est du Cameroun.
Il y a six mois, plus de 200 lycéennes subissaient le même sort au Nigéria et 119 d’entre elles restent toujours introuvables, malgré la mobilisation internationale autour de la campagne #Bring back our girls.

Depuis son apparition au début des années 2000 sous la forme d’une secte islamiste menée par Mohammed Yusuf, les méthodes du groupe ont évolué, signe d’un basculement de la rébellion au terrorisme.

Pendant que les djihadistes assassinaient dix-sept personnes en France, les islamistes de Boko Haram menaient dans le nord-est du Nigeria leur offensive la plus « destructrice » en six années d’insurrection, signale Amnesty international. L’ampleur de ce que le secrétaire d’état américain John Kerry a qualifié de « crime contre l’humanité » a été documentée par de saisissantes photos satellites fournies par des ONG. Quant au nombre exact de victimes, il reste toujours à déterminer.

Deux villes quasiment détruites
Les photos des villes de Baga et Doron Baga, prises à cinq jours d’écart – la veille de l’attaque et quatre jours après – montrent de nombreuses habitations et commerces rasés. Plus de 3700 bâtiments ont été endommagés ou détruits: 620 à Baga et 3100 à Doron Baga, selon Amnesty. Mais d’après Human Rights Watch (HRW), la ville de Doron Baga, qui se trouve à 2,5 km à la sortie de Baga et qui abritait la base d’une force armée régionale, la Multinational Joint Task Force (MJTF), a été la plus durement touchée. Au total, 16 localités auraient été attaquées et partiellement brûlées.

L’armée nigériane, qui a tendance à minimiser les bilans de victimes, a affirmé cette semaine que 150 personnes avaient été tuées, qualifiant de « sensationnalistes » les estimations évoquant 2000 morts.
Mais au fil des récits des survivants, de nouveaux détails émergent sur les atrocités. Un témoin cité par Amnesty International rapporte, sous couvert d’anonymat, qu’une femme enceinte aurait été abattue en plein accouchement, en même temps que plusieurs jeunes enfants. « La moitié du bébé (était) sortie et elle est morte dans cette position« , raconte le témoin. « Ils ont tué tellement de gens. J’ai peut-être vu 100 personnes tuées à un moment à Baga. J’ai couru dans la brousse. Alors que nous courions, ils mitraillaient et tuaient », décrit un quinquagénaire non identifié. Une autre femme confirme: « Il y avait des cadavres partout où je regardais« . Un homme échappé de Baga après être resté caché trois jours avait ainsi déclaré avoir « marché sur des cadavres« sur cinq kilomètres, dans sa fuite à travers la brousse.
Ces témoignages corroborent les propos de responsables locaux, selon qui le nombre de victimes est extrêmement élevé, ainsi que de témoins qui décrivaient des rues parsemées de cadavres en décomposition. Bien que ces témoignages soient croisés par la presse, ils sont anonymes et donc sujets à caution, mais il semble bien que la secte islamiste sème la terreur.

Le Tchad en renfort

20.000 réfugiés ont dû fuir la région, ont indiqué des responsables locaux. A lui seul, le Tchad voisin a accueilli 11.320 réfugiés nigérians en quelques jours, selon le Haut commissariat aux réfugiés des Nations Unies, tandis que Médecins sans frontières (MSF) a déclaré aider quelque 5000 survivants de l’attaque réfugiés à Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, à quelque 200 kilomètres.
Des témoins ont aussi rapporté à Amnesty que 300 femmes avaient été enlevées. Détenues dans une école, les plus âgées, les mères et les enfants ont ensuite été libérées, mais les jeunes femmes seraient toujours captives. Les 200 lycéennes enlevées en avril dernier n’ayant toujours pas été retrouvées.

Depuis le début de son insurrection en 2009, Boko Haram a fait plus de 13.000 morts et 1,5 million de déplacés. L’attaque de Baga est survenue à un peu plus d’un mois des élections présidentielle et législatives prévues le 14 février.

L’armée tchadienne se déploie dans cette zone pour tenter de stopper les attaques et de reprendre Baga, la ville nigériane détenue par le groupe islamiste après une offensive macabre. Samedi, un convoi de 400 véhicules militaires tchadiens (chars, véhicules blindés, pick-ups…), accompagné d’hélicoptères de combat MI-24, a quitté N’Djamena pour pénétrer au Cameroun. Le président Idriss Deby Itno, qui a accompagné ses troupes jusqu’à la frontière, a souligné qu’elles devaient être « opérationnelles » dès dimanche. Ce contingent s’est installé à Maltam, située juste en face de N’Djamena, à l’ouest de Kousseri, et devrait bénéficier de travaux d’aménagement engagés par le génie militaire camerounais.

Baga abritait un temps le quartier général d’une force armée régionale regroupant des détachements nigérians, tchadiens et nigériens. Mais Tchadiens et Nigériens s’étaient retirés bien avant l’attaque, et les forces africaines de coalition sot en réalité peu actives. Le déploiement de l’armée tchadienne n’impressionne pas les terroristes de Boko Haram. « Tout soutien à nos opérations sera bienvenu mais il doit se conformer à nos propres opérations en cours étant donné qu’il s’agit du territoire nigérian », a déclaré Chris Olukolade, porte-parole de l’armée nigériane.