Migrants de l’Aquarius : Macron s’est laissé dicter sa conduite par des organisations supranationales et l’Espagne

La France traitera les demandes « au cas par cas, » concède Benjamin Griveaux…

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« Où sont passées mes lingettes, » demande l’ex-banquier qui, pour une fois, se retient de tripoter son interlocuteur de la main gauche

La France accueillera les migrants de l’Aquarius « s’ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, » renâcle le porte-parole du gouvernement lors de l’émission ‘Dimanche en politique’ sur France 3.

Benjamin Griveaux a estimé qu’il est « impossible » de déterminer combien de migrants de l’Aquarius seraient accueillis par la France, qui va examiner les situations « au cas par cas« .

« La France a toujours dit que s’il (l’Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s’imposerait. L’Espagne a pris ses responsabilités, il n’est pas question de concours », a expliqué B. Griveaux dans l’émission de la chaîne de service public.

On se laisse imposer des vies humaines, on réfléchit après

« On va voir quelles sont les différentes situations »… De force plutôt que de gré, la France « souveraine » accueillera des migrants de l’Aquarius que le nouveau gouvernement de Madrid a attirés  dimanche à Valence (Espagne), sans concertation préalable avec ses partenaires européens. 

« Ils viennent d’accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l’asile…« , tergiverse Griveaux. « On va voir quelles sont les différentes situations, on est sur de l’humain« , a-t-il martelé. Les socialistes espagnols l’ont-ils réalisé ?

Il faut selon lui « d’abord (régler) la question du traitement médical, de l’accueil, de remettre ces gens d’aplomb et ensuite l’examen » des situations, a précisé le porte-parole.

« La France prendra sa part, » a promis ce membre du premier cercle de Macron

Tandis que le président Macron se tient en retrait, c’est l’Espagne qui parle pour lui : La France a proposé d’accueillir une partie des migrants de l’Aquarius, a ainsi annoncé samedi le gouvernement espagnol. Une offre saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez comme un signe de la « coopération » et de la « solidarité » européennes nécessaires face à la crise migratoire.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s’est dite dimanche « inquiète » que la France en accueille.

<br>Griveaux a par ailleurs répondu vertement aux députés LREM, dont Sonia Krimi, qui ont osé critiqué le silence de Macron dans l’affaire de l’Aquarius : « un responsable politique doit d’abord ne pas céder à l’émotion (…) J’entends beaucoup d’émotion, pas beaucoup de solutions et d’action« , a-t-il taclé. S. Krimi est l’arbre qui cache la forêt réelle macronienne, outrée par le cynisme de Macron : LIEN 

<br>Savoir si, avec le recul, Macron a cédé à l’émotion lorsqu’il a reproché à l’Italie son « attitude irresponsable » et « hypocrite »

Les mots de Laurent Wauquiez n’ont pas été aussi sévères envers Virginie Calmels, fauteuses de troubles juppéiste sur la place publique : le patron de Les Républicains a apporté une solution. On attend la ré-action de Macron face à l’émotion de Krimi.

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L’Espagne accepte les migrants africains de l’Aquarius pour les repasser aux pays du Nord

‘SOS Méditerranée’ assure la livraison, mais ne garantit pas le suivi

 

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Un risque sanitaire non négligeable

Les passeurs ont débarqué leur cargaison dans le port de Valence, mais, après son coup de com’, le gouvernement socialiste tout juste de retour aux affaires appelle les pays du nord à les décharger du fardeau de la pression migratoire qu’il s’est mis.

 

Maintenant que les passagers de l’Aquarius sont arrivés à bon port dimanche matin, après huit jours de périple, navire supranational sans légitimité, flanqué de deux bateaux des garde-côtes italiens qui avaient pris en charge une partie de ses passagers durant les 1.500 kilomètres de traversée, les tensions ne sont pas retombées c’est finalement Madrid qui a débloqué la situation en ouvrant le port de Valence, « pour raisons humanitaires » – mais surtout politiciennes : elles rebondissent.

« Servir de catalyseur », selon les activistes du gouvernement socialiste

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Pourquoi le Datillo italien assure-t-il le débarquement de 274 clandestins à Valence, Espagne, et non pas l’Aquarius ?

 

Le gouvernement socialiste espagnol ignore encore quel sort elle réserve à ces 630 nouveaux clandestins non désirés en Espagne. La porte-parole du gouvernement, Isabel Celaa, avoue que « leur situation sera étudiée au cas par cas », sans exclure d’éventuelles expulsions.

 

Les socialistes espagnols attirent les migrants, mais tentent l’externalisation du 

contrôle des flux migratoires. « Nous espérons que l’initiative espagnole servira de catalyseur qui poussera l’Europe à prendre ses responsabilités, insiste-t-elle, une fois le coup médiatique réalisé. Ce n’est pas une question espagnole, italienne ou grecque. C’est une question européenne qu’il faut affronter entre tous », se dérobe l’Espagnole, après l’initiative gouvernementale, sans concertation avec l’Union européenne.

En revanche très engagé contre les indépendantistes catalans, le ministre espagnol des Affaires extérieures, Josep Borrell, 71 ans, rétropédale : il s’agit d’une décision symbolique , qui vise à provoquer « un électrochoc politique », pour forcer l’Union européenne à « cesser de regarder ailleurs », lâche, cyniquement, cet ancien délégué syndical, en plaidant pour un meilleur travail en amont. 
Et de citer en exemple  la stratégie de l’Espagne au Sénégal, où les aides à l’économie locale, en échange d’une meilleure coopération sur le contrôle des frontières, ont permis de barrer la route à l’immigration irrégulière vers les îles Canaries.

Troisième voie d’accès en Europe par le Sud

Des migrants à bord de «l'Aquarius», le 12 juin.
Une mise en scène promotionnelle de ‘SOS Méditerranée’

L’Espagne est la troisième voie d’accès en Europe par le sud, après la Grèce et l’Italie, avec plus de 22.000 personnes entrées par la mer en 2017, en transit. Pendant que toutes les caméras se focalisent sur l’arrivée de l’Aquarius, encore près de 1.000 migrants à la dérive sur de petites embarcations ont été repêchés au large de la côte andalouse ces derniers jours, loin des projecteurs. L’opération menée par SOS Méditerranée n’était qu’un coup de pub d’activistes qui ne règlent rien : les passeurs se déchargent sur les instances institutionnelles.
D’autres sont à venir : un appel d’air médiatisé par des irresponsables sans moralité, ça fait des dégâts humains qui n’ont rien de symboliques…

Que l’accueil de l’Aquarius se confirme ou non être un coup d’éclat sans lendemain, il n’annonce pas nécessairement un virage dans la politique espagnole en matière d’immigration. « La tendance a été au renforcement et à la militarisation des frontières ces dernières années, avec un système de surveillance électronique dans le détroit de Gibraltar et des patrouilles conjointes pour faciliter le retour dans les pays émetteurs », constate Itziar Ruiz-Gomez, professeur de sciences politiques à l’université autonome de Madrid. 

Mais le gouvernement Sanchez sait-il où il va et comment il va se sortir seul de ce mauvais pas ? L’Europe n’est pas obligée de céder à tous les coups de pub de ses membres.

Protection universelle

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Tout laisse à penser que la ligne sécuritaire de Rajoy ne va pas varier avec Sanchez, même si les socialistes du nouveau gouvernement viennent de donner des signes d’assouplissement, pour les uns, mais d’inconscience, pour les autres.

Madrid a annoncé vendredi le rétablissement du droit à la protection universelle, qui donnera accès à la santé pour les sans-papiers et peut fixer les Africains en péninsule ibérique.<br>Il pourrait aussi donner satisfaction aux organisations de défense des droits de l’homme en décidant du retrait les lames tranchantes sur les hauts barbelés frontières de Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique du nord. Mais les internationalistes des Droits de l’homme et le gouvernement populiste de Pedro Sanchez trouveront-ils le soutien de la population espagnole ?

Reste qu’en toute hypothèse, les Espagnols passeront le relais à la France et aux autres européens. <br>D’ores et déjà, certains adeptes du « benchmarking » dénoncé par Gérard Collomb doivent être accueillis en France, après l’examen de leur situation en Espagne, avait annoncé le gouvernement espagnol samedi. L’Espagne a annoncé ce samedi qu’elle accepte l’offre de la France [sic] d’accueillir les clandestins de l’Aquarius « qui répondraient aux critères du droit d’asile ». La France acceptera les migrants qui « exprimeront leur désir de rejoindre ce pays », a annoncé Madrid !

Clandestins de l’Aquarius : « la panique gagne » l’Europe, raille Taubira

Mais c’est pour la Guyanaise l’occasion de critiquer l’UE qui résiste à la pression des ONG cherchant à lui imposer des migrants non désirés

blog -Taubira-colereChristiane Taubira dénonce l’attitude de l’Europe vis-à-vis de l’Aquarius. Dans une tribune parue dans le JDD, elle assure que, par le passé, « la société ne s’est pas effondrée » en accueillant des migrants.

Les migrants clandestins de l’Aquarius, qui ne sont pas victimes d’abord d’un imbroglio diplomatique entre l’Italie et Malte, mais avant tout de conditions de vie difficiles dans leurs pays de naissance – essentiellement l’Erythrée – , vont débarquer en Union européenne par l’Espagne, à Valence, dimanche. Or, l’altermondialiste Christiane Taubira trouve le moyen de déplorer l’attitude de l’Europe, via une tribune parue au Journal du dimanche.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPays de langues arabe et du tigrinia et de religions, pour moitié, chrétienne et musulmane (sunnite), le territoire érythréen a accepté  en 1962 son annexion par l’Ethiopie qui connut une révolution militaire socialiste, avec le soutien des Soviétiques. Une fois le régime d’Hailé Sélassié renversé en 1974, elle instaura en  la République populaire démocratique d’Éthiopie qui n’empêcha pas la poursuite de la guerre civile éthiopienne et qui fut de surcroît marquée par la guerre érythréenne de sécession. Suite à la victoire des mouvements de guérilla contre le régime militaire du du Derg, le Gouvernement de Transition d’Ethiopie (GTE) s’installa en mai 1991 et proclama l’indépendance de l’Erythrée en 1993. En, fut proclamée la République fédérale démocratique d’Ethiopie. Depuis le début des années 2000, l’Erythrée  dirigé par Isaias Afwerki, né en Erythrée italienne sous administration britannique, exerce une gouvernance répressive et autoritaire envers sa population, notamment via son service militaire, qui provoque un mouvement d’émigration important et aboutit à plusieurs descriptions du pays comme une « prison à ciel ouvert ». L’Erythrée n’a aucun lien historique avec l’Espagne ou la France, mais bien avec le Royaume Uni et l’Italie qui donne à la France des leçons que Macron accepte.

« La panique gagne » l’Europe, estime Taubira, militante indépendantiste

Partisane du « non » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, elle déclare aujourd’hui que « l’Europe avait une occasion d’exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l’ivresse de l’impunité, le désarroi. Elle avait l’opportunité et la capacité de prouver que ses chartes et conventions ne sont pas que chiffons de papier« , écrit l’ex-garde des Sceaux contestée des socialistes François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

Christiane Taubira pointe du doigt notamment l’Allemagne qui « recule », l’Italie qui « bascule », et la France qui « fait des gammes sur la misère du monde ». « La panique gagne » le continent, résume-t-elle. « Dans toute l’Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons, » assure-t-elle, méprisante des peuples qui manifestent leurs rejets de la dictature des ONG en leur imposant une immigration non choisie. L’ancienne ministre socialiste parle de l’Espagne, dont le gouvernement socialiste a accepté d’accueillir l’Aquarius, comme de « notre lueur ». <br>Ce gouvernement a accédé au pouvoir sur une motion de censure déposée par le socialiste Pedro Sánchez, dont  le secrétaire général du parti centriste Ciudadanos, José Manuel Villegas, dit que « la solution n’est pas l’opportunisme de Sánchez, qui semble vouloir arriver à La Moncloa par n’importe quel moyen ».

« La société ne s’est pas effondrée ». « Jamais dans l’histoire, lorsqu’il fallut accueillir une part du monde, la société ne s’est effondrée ni même affaiblie », raconte Christiane Taubira, rappelant à grands traits l’histoire des Espagnols fuyant le franquisme, mais occultant que l’Espagne a dû résister à plusieurs invasions mauresques, les « boat people » venus du fuyant le Vietnam [maoïstes] et le Cambodge [Khmers rouges], ou encore les victimes de la guerre des Balkans [empire ottoman], qui ont pu trouver un accueil en dehors de leur pays d’origine. Mais c’était avant les ravages de la Grande Guerre ou durant la Guerre froide et avant la crise financière et économique de 2008 ou la montée de l’islamisme avec son cortège de morts innocents par attentats terroristes.

« Il n’est pas question de dire ici qu’il est simple d’accueillir. Il ne s’agit ni d’enjoliver, ni de banaliser, ni même de dédramatiser (…) Mais le fait est : la société ne s’est ni effondrée ni même affaiblie, » selon elle. Elle absorba une part du monde et s’en épanouit, dans sa langue, sa gastronomie, ses arts, ses artisanats, sa littérature… », en conclut Christiane Taubira, sans sourciller.<br>Quand, en  avril 2002, elle ne craint déjà pas le ridicule en se portant candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle, elle obtint 2,32 % des voix au premier tour, réalisant l’essentiel de son score en France d’outre-mer, notamment en Guyane. <br>Selon un sondage Yougov/Le Huffington Post/CNEWS des 27-28 septembre 2017, elle obtient 13% d’opinions positives.

Carrefour : l’ancien PDG renonce à (une partie de) son indemnité de départ

Le « premier de cordée » dévisse sous les yeux de Macron

blog -matelas de billetsL’ancien PDG de Carrefour Georges Plassat a renoncé à son indemnité de départ : elle avait été jugée “choquante” par le gouvernement Philippe, ont annoncé samedi le groupe de distribution et le patronat.

Il a “décidé de renoncer à l’application de la clause de non concurrence qui lui avait été octroyée et donc au versement de l’indemnité de départ correspondante”, soit 3,9 millions d’euros, précise Carrefour dans un communiqué.

L’ancien dirigeant a pris cette décision “en raison de l’incompréhension qui entoure les conditions financières de son départ”, poursuit Carrefour.

En 2017, alors que Macron était ministre de l’Economie, les actionnaires de Carrefour avaient voté vendredi à 68% l’octroi à Georges Plassat d’une rémunération de 13,17 millions d’euros .

Cette somme comportait près de 4 millions d’euros d’indemnité de départ sous forme d’un engagement de non-concurrence. Cette clause devait en théorie empêcher Georges Plassat de devenir dirigeant d’un groupe concurrent de Carrefour, un cas de figure pourtant peu probable compte tenu de son âge (68 lors de son départ à la retraite) et de ses problèmes de santé.

Le ministre de l’Economie avait sommé samedi le patronat de prendre des “mesures fortes”

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La femme de Bruno Le Maire, Pauline Doussau de Bazignan, une artiste qui fait bouillir la marmite ?

Bruno Le Maire avait publiquement jugé la » rémunération de M. Plassat “choquante”. Carrefour est engagé dans un sévère plan de restructuration sous la direction du nouveau PDG, Alexandre Bompard. « Que l’échec soit récompensé par des rémunérations très élevées, c’est incompréhensible et choquant », a jugé le ministre étatique qui a ainsi exercé des pressions gouvernementales sur le secteur privé.

« Les anciens dirigeants de Carrefour ont laissé une situation très dégradée, cette situation a amené la nouvelle direction à prendre des mesures de restructuration qui vont se traduire par des pertes d’emplois et des fermetures de magasins. On ne peut sanctionner cet échec par des rémunération élevées et une telle prime de départ », a ajouté le ministre.

« Carrefour, à mon sens, doit changer la structure de fin de contrat de ses dirigeants et ses dirigeants doivent se conformer au code Afep-Medef », a-t-il estimé.

De leur côté, l’Association française des entreprises privées (Afep) et le Medef publieront “une version renforcée du code de gouvernement d’entreprise dans les prochains jours” afin d’éviter les écarts constatés récemment,” ont-ils annoncé.

L’Assemblée vote l’indemnisation chômage des démissionnaires; la gauche la juge dérisoire

C’est la représentation nationale que la gauche met en cause

blog -assurance chomage-reformer l emploi-JM.jpgDans la nuit de vendredi à samedi, à l’issue de l’examen du projet de loi avenir professionnel et de ses quelque 2.000 amendements vers 04h00 samedi matin, les députés ont approuvé notamment l’extension de l’indemnisation chômage aux démissionnaires, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, moquée par la gauche pour le nombre « dérisoire » de bénéficiaires potentiels, évalué à 30.000. Le vote solennel sur le texte aura pourtant lieu mardi.

Le candidat Emmanuel Macron avait évoqué une assurance chômage « universelle » permettant aux indépendants et démissionnaires de toucher des allocations, avec en « contrepartie » un contrôle renforcé des chômeurs, soupçonnés d’être des profiteurs du système en vigueur. Il avait ensuite chargé la barque des demandeurs de cette indemnisation chômage en ajoutant l’obligation, pour les démissionnaires, d’avoir un projet professionnel.

Le texte « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Le gouvernement le présente comme le complément des ordonnances travail, entend créer de nouveaux « filets de sécurité ». « Quand on prend le risque de la mobilité professionnelle, les filets de sécurité sont très déficients », a défendu Muriel Pénicaud, jugeant nécessaire d’aller vers « une approche universaliste de l’assurance chômage ». Pour Michèle Peyron, députée LREM de Seine-et-Marne ( Brie-Comte-Robert),  diplômée du …brevet des collèges et membre de la commission des Affaires sociales, la réforme « facilitera les transitions professionnelles ».

Macron ne vise plus une universalité totale, mais une indemnisation, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou de création ou reprise d’entreprise.

« Il ne faut pas pousser les gens à démissionner mais accompagner ceux qui ont un projet », a justifié Pénicaud. Cette indemnisation sera limitée aux démissionnaires ayant travaillé sans interruption au cours des cinq années précédant la démission.

Le gouvernement pourrait éventuellement l’élargir par décret

Les bénéficiaires serait les personnes qui, lors des cinq dernières années, auraient connu une courte interruption, avait récemment indiqué le rapporteur de ce volet Aurélien Taché (LREM),  un ex-apprenti en plomberie, qui à 19 ans s’inscrit en droit public à l’université de Limoges pour y militer dans le syndicalisme étudiant. C’est  l’UNEF – socialiste – qui lui trace sa route… 

Résultat de recherche d'images pour Selon Le Monde, Taché fait partie d’une petite dizaine de députés qui forment « la garde avancée d’Emmanuel Macron, au Palais-Bourbon comme dans les media. Des janissaires [esclaves d’origine européenne et de confession chrétienne qui constituaient l’élite de l’infanterie de l’armée ottomane] dévoués corps et âme à l’ex-banquier, qui ne dépendent que de lui, ne rendent de comptes qu’à lui ».  On peut avoir été conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse  et se découvrir des convictions libérales !  Il était chargé des dossiers relatifs à l’hébergement des sans-abris, du logement des personnes défavorisées, de l’habitat des gens du voyage et de l’accueil des réfugiés et responsable de la lutte contre l’exclusion comme attaché territorial au Conseil régional socialiste d’Ile-de-France, en 2010, mais rester coi sur l’accueil des migrants clandestins de l’Aquarius que SOS Méditerranée tient à débarquer à Valence, ville conservatrice espagnole, en Union européenne plutôt qu’à Tunis.

L’élargissement de la couverture pour les démissionnaires doit concerner 20 à 30.000 bénéficiaires, estime Muriel Pénicaud. Quelque 70.000 démissions par an donnent déjà lieu aujourd’hui à une indemnisation chômage.

Les indépendants doivent bénéficier d’une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire et de départ dans le cadre d’un redressement judiciaire. Les conjoints associés devaient aussi être indemnisés en cas de divorce ou rupture de Pacs, mais un amendement gouvernemental est revenu sur ce point. Ces périodes d’indemnisation chômage permettront de valider des trimestres pour la retraite.

Une promesse électorale « réduite comme peau de chagrin » 

blog -chomeurs a egalitéLa gauche dénonce une promesse « piétinée » du candidat Macron. Le socialiste Boris Vallaud juge notamment « dérisoire » le nombre de démissionnaires et d’indépendants qui pourront être indemnisés. « De la parole aux actes, le gap est considérable », selon ce porte-parole (bilingue !), qui dénonce une réforme qui « fait pschitt ».
La promesse de campagne « est réduite à peau de chagrin », lui a fait écho Bastien Lachaud (LFI), mais le ‘gap’ entre Vallaud (époux Vallaud-Belkacem et ex-collaborateur de Hollande à l’Elysée, comme Macron) et la gauche extrême est infime…

Sur l’abus de contrats courts, le gouvernement se décharge sur les entreprises jusqu’à 2019. Mais elles doivent s’y attaquer, sous la menace, sinon, d’un alourdissement de cotisations patronales en cas de ruptures de contrats excessivement nombreuses, que permet ce texte. A l’inverse, celles qui ont peu recours à ces contrats courts auront une réduction de leurs cotisations, selon un bonus-malus. La carotte et le bâton !

« C’est le principe du pollueur payeur : il n’est pas normal que les uns payent pour les autres », a lancé Pénicaud, s’en prenant aux employeurs « qui renvoient indéfiniment à l’assurance chômage alors qu’ils ont des besoins permanents« . Si 85% des salariés sont en CDI aujourd’hui, 80% des embauches se font en CDD de moins d’un mois, l’un des taux les plus élevés d’Europe.

Autre volet épineux, critiqué à droite et à gauche, à l’unisson des partenaires sociaux.

La modification du pilotage du régime autorise l’Etat à encadrer plus strictement des renégociations des règles d’indemnisation par les partenaires sociaux.

Endetté depuis le début des années 2000, l’UNEDIC repasse dans le vert. Les comptes de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage  devraient atteindre l’équilibre en 2019, selon ses propres prévisions publiées mercredi

Résultat de recherche d'images pour "Macron a Pole emploi"Mais la réforme en cours pourrait générer « un surcoût de 280 à 570 millions d’euros en régime de croisière », selon l’Unédic,  Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce, co-gestionnaire (par  par délégation de service public) de l’assurance chômage avec Pôle emploi (établissement public à caractère administratif dont le directeur général est nommé par le président de la République), et si elle annonce des excédents « à partir de 2020 », ce n’est pas gagné !

Le texte prévoit aussi des mesures pour l’emploi des handicapés, contre le détachement illégal de travailleurs ou pour l’égalité femmes-hommes.

Le gouvernement a par ailleurs fait voter des amendements pour permettre d’embaucher des contractuels à des postes de hauts fonctionnaires (quelque 10.000 postes au total). Une dose de précarité manquait probablement au sommet de l’Etat, mais les parachutes dorés seront déployés, soyons en sûrs, lors de leur reclassement…

Pour pousser les plateformes de mise en relations (Uber, Deliveroo…) à s’engager pour la protection sociale de leurs travailleurs, en évitant une requalification en salariat, la majorité a défendu un compromis : la possibilité d’une charte sociale, où elles s’engagent notamment sur les conditions d’emploi. « Vous risquez d’affaiblir le droit social existant et vous allez légitimer le système des plateformes », a dénoncé le communiste de Martigues-Port-de-Bouc) Pierre Dharréville, ex-journaliste à L’Humanité. Il est membre de la commission des affaires sociales et fait partie de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale.

Manifestation de retraités : quand la presse gouvernementale instrumentalise les internautes

Troisième descente dans la rue: Macron met les seniors à rude épreuve.

blog -retraites defendent leurs pensions ds la rue-juin2018.jpg« Certains trouvent que ce comportement est exagéré, » selon Le Figaro. « Et de trois ! » écrit, railleur, mais tout respect gardé, ce quotidien de centre droit, apprécié des personnes âgées. Mais Le Figaro est moins à l’écoute de son lectorat que du pouvoir. 

Les retraités manifestent ce jeudi 14 juin à l’appel de neuf syndicats (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires-UNRPA) en France. Après une première mobilisation le 28 septembre et une seconde le 15 mars, ils protestent contre le gel des pensions, la suppression de la demi-part des veuves, le décalage de la revalorisation des retraites pour augmenter le minimum vieillesse… Leurs griefs ne manquent pas et leur détermination à ne pas se laisser pourrir leurs dernières années surprend le président Macron qui pourtant partage sa vie avec une retraitée de 65 ans. Sans doute n’est-elle pas représentative de sa catégorie : Brigitte Trogneux est issue d’une famille aisée de chocolatiers amiénois. Elle a affirmé, en août 2017, souhaiter « lutter contre les exclusions, notamment ce qui touche au handicap, à l’éducation et à la maladie », mais, à en juger par ses tenues improbables, sa peur du grand âge semble  voiler son regard sur la vieillesse.

Le Figaro a fait en sorte de trouver des retraités qui trouveraient que les retraités doivent faire un minimum d’efforts. 

Le quotidien n’est pas allé loin pour faire son marché : il a pioché parmi les hébergés de son « plus.lefigaro.fr »… Sont-ils représentatifs de l’ensemble des retraités ?

«Les retraités actuels ont bénéficié de tout» <br>Merou, retraité, est affligé par cette manifestation : «Ma génération voit tout ce qu’ils n’ont pas, mais pas ce qu’ils ont. Qu’ils arrêtent de pleurer sur leur sort. Ceux nés avant 1950, pour une grande majorité [il a ses propres statistiques], ne sont pas les plus à plaindre. Un petit effort de notre part ne me semble pas injustifié au regard de la situation de notre descendance.» Fait-il allusion aux ‘Trente glorieuses’ ?<br>Pour Lo, dont on aimerait voir la tête, «c’est normal que les retraités passent à la caisse ! Ils ont bénéficié de tout.»<br>Pour Chris R, c’est «de l’indécence. Personne pour leur expliquer que les générations suivantes cotisent des montants plus élevés pendant plus longtemps pour une retraite plus faible?» <br>Pilet, lui, y voit «une justice fiscale car il est logique que le taux de CSG des retraités soit aligné sur le taux de CSG des salariés».

«Il est important de descendre dans la rue pour se faire entendre»

Yves assure qu’il «manifestera car il est injuste de supprimer les pensions de réversion, surtout en faveur des femmes qui ont dû cesser de travailler pour élever leurs enfants.» Selon Auzarmes, défaitiste (!), il est «important de descendre dans la rue pour se faire entendre. Cependant, c’est peine perdue car Emmanuel Macron ne lâchera rien». 

JPR assure de son côté que «nous serons peut-être peu dans la rue, mais nous serons des millions dans les urnes la prochaine fois». <br>Enfin, pour Colette,«l’augmentation de la TVA aurait été plus équitable car je supporterais mieux cette réforme si ça ne partait pas dans un puits sans fond. Que Macron engage vraiment un chantier d’amélioration des dépenses publiques et je serai d’accord pour participer à l’effort demandé!». Mais Macron éprouve l’impérieuse urgence de renouveller les moeurs politiques la vaisselle de l’Elysée, se déplace en jet présidentiel pour faire quelque 100 kms (avec l’onction de journalistes de Paris Match et de BFMTV qui approuvent que ne soit pas simplement mobilisé un hélicoptère en cas de nécessité d’exfiltration face à la contestation populaire ! ) 

Et ça, ça fait un article à valeur déontologiquement informative ?  

Les retraités manifestent dans la rue contre la hausse de la CSG

Macron jette les vieux à la rue

L’augmentation de la CSG concerne 7,5 millions de personnes

blog -retraites en colere-non a hausse CSG-14juin2018.pngprès de la moitié des 16 millions de retraités français…

C’est leur troisième journée de mobilisation depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. Ce jeudi, les retraités manifestent pour défendre leur pouvoir d’achat, mis à mal par la hausse de la CSG.

Depuis le 1er janvier, le taux de prélèvement de la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 25 % environ sur les pensions de retraite supérieures à 1.200 euros, rappelle France Bleu. Une augmentation qui concerne environ un retraité français sur deux.

Un recul « trop limité »

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Si le gouvernement a reconnu qu’il faut corriger le dispositif et faire un geste envers les retraités, pour 100.000 ménages dont le revenu fiscal de référence a été calculé en sorte qu’il soit « juste au-dessus » du seuil retenu pour cette augmentation. Les syndicats estiment que ce recul est « trop limité ». La mesure devrait prendre effet en 2019, lors de la prochaine loi de finances.

Cette réforme de la CSG vise à faire payer les seniors pour la baisse des cotisations sociales des actifs, une décision qu’Emmanuel Macron a dit …« assumer ». Assumer veut dire quoi ? Qu’il devra rendre compte ? Comment ?

Lors de la dernière journée de mobilisation, le 15 mars dernier, entre 39.000 et 68.000 retraités étaient descendus dans la rue.

Des centaines de retraités se sont rassemblés jeudi 14 juin dans plusieurs villes de France

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A l’appel de neuf organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-PP, LSR, Ensemble, et Solidaires-UNRPA), ils ont protesté contre la politique du gouvernement et la baisse de leur pouvoir d’achat.

Dans une lettre ouverte au président Macron, Pierre Erbs, le président de la Confédération française des retraités (CFR)  regrette « un refus de dialoguer » de la part du gouvernement et demande que, comme les actifs, les retraités bénéficient de compensations à la hausse de contribution sociale généralisée (CSG).

A Paris, la manifestation est partie vers 14 h 45 de la place de l’Opéra en direction de celle de la République, derrière une banderole proclamant : « Les retraités ne sont pas des nantis, revalorisation des pensions ».

Résultat de recherche d'images pour "Baisse des pensions, hausse des tensions"A Marseille, plusieurs centaines de retraités valides se sont rassemblés en milieu de matinée au rond-point du Prado, pour la plupart vêtues de chasubles de FO ou de la CGT. « Baisse des pensions, hausse des tensions »« Pas de pensions inférieures au smic »« Indexation des retraites sur les salaires », pouvait-on lire sur des affiches.

A Montpellier, ils étaient 350, mais selon la police, à défiler sur l’air de la série Dallas revisité : « Macron, ton univers impitoyable, glorifie la loi du plus fort ! »« Brigitte, dis au gamin qu’il arrête ses (ma)c(r)onneries sinon les anciens vont lui mettre la fessée », proclamait notamment une pancarte.

Environ 500 personnes ont également défilé à Dijon, entre 200 et 300 à Bordeaux, 150 à Lille.

Macron ne voit aucune « ambiguïté » dans ses liens avec Philippe de Villiers

Philippe de Villiers « ne défend pas les mêmes valeurs » que lui, ancien ministre de Hollande, s’est défendu le président Macron, mercredi.

emmanuel-macron-a-propos-de-philippe-de-villiers-j-aime-beaucoup-ce-typeIls s’adorent : le Vendéen est « haut en couleur », assure Macron. L’ex-banquier s’encanaillerait-il avec un vicomte ?

Le 8 mai dernier, au Stade de France, le président et « l’agité du bocage » (surnom dû au Canard enchaîné) échangeaient en marge du match PSG-Les Herbiers : Emmanuel Macron et Philippe de Villiers se recherchent. Mercredi, ils se sont de nouveau croisés au cours d’une réunion organisée dans la soirée avec des entrepreneurs et des élus de Vendée. Mais le Président, qui s’est dit « très content » que le fondateur du Puy du Fou soit présent, a pris ses distances sur le fond : « Sur le plan des idées il est tout à fait d’une droite très conservatrice qui, comme ça ne vous a pas échappé, ne défend, ni les mêmes valeur,s ni les mêmes principes que moi. »

Emmanuel s’est pourtant attaché à Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon.<bblog -islamisation-Ph de Villiers-Les cloches sonneront-elles encore demain-bk cover.jpgr>De même qu’il s’inquiète souvent de ne pas voir Brigitte à son côté, à la mi-temps au Stade de France, le 8 mai, le quadra s’est enquis : « Où est Philippe? », Philippe de ­Villiers. Le Vendéen – que Macron a tenu à inviter dans la loge présidentielle – était en train de prendre un verre avec son frère Bertrand. « Le Président vous appelle… » Et Villiers de rejoindre les Macron dans un coin de la loge à cocktails. « On joue bien! » lui glisse le Président, toutes complicités dehors. Puis : « Super, ta déclaration sur le match allégorique entre le football couillu et le football friqué [dans Le Point]. Tu nous as bien fait rire, avec Brigitte ! » Villiers en profite : « T’as regardé ce que j’ai dit sur BFM? » Dans le documentaire Le Casse du siècle, il a, au sujet de sa relation avec Macron, ciselé une de ces petites phrases drôlement perfides qui lui valurent sa réputation, du temps où il attendait encore à temps plein en politique : « S’il avait une soirée à perdre, il préférerait la passer avec moi plutôt qu’avec Christophe ­Castaner. » Réponse de Macron : « Bien sûr ! » Brigitte plussoie : « Qu’est-ce qu’on a rigolé! »

On dirait que ces deux-là ont quelque chose à demander à de Villiers… blog -Non a Maastricht-campagne Seguin-Pasqua-Villers1992

Les municipales et les européennes, ça se prépare… Or, Villiers est un eurosceptique : aux côtés de Philippe Séguin et Charles Pasqua, il est l’un des principaux artisans du « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht. Lors des élections régionales de 1998, Villiers fit liste commune avec le RPR (devenu UMP, puis Les Républicains, premier parti de France au Parlement et dans les régions et mairies).
A l’invitation du président Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers et le MPF rejoignent, à l’approche des élections régionales de 2010, le comité de liaison de la majorité présidentielle, qui regroupe les partis alliés de l’UMP.
Soutien de La Manif pour tous, il interpelle François Hollande au Parlement européen à propos du mariage homosexuel lors de la visite de celui-ci à Strasbourg, le 

« C’est quelqu’un – je le connais depuis 2016 – et qui porte des convictions – certaines qui sont irréconciliables et d’autres qui permettent une confrontation utile« , a poursuivi le chef de l’Etat.

Leurs idées ne « sont pas alignées, » sont-ils convenus d’assurer…

Résultat de recherche d'images pour Se présentant comme « libre, totalement libre », Philippe de Villiers a pour sa part indiqué avoir « noué une amitié avec lui (Emmanuel) et son épouse« . Mais « il n’est pas aligné sur mes idées et je ne suis pas aligné sur les siennes« , a insisté l’ex-président du Conseil général de Vendée .
L’ancien secrétaire d’État auprès du ministre de la Culture et de la Communication, surnommé le « chouan de la culture » dans le second gouvernement Chirac, ne tarit toutefois pas d’éloges sur le chef de l’Etat. Pour au moins deux raisons : Emmanuel Macron « connaît ses dossiers et répond aux questions », alors qu’il se dit « habitué à des hommes politiques qui répondaient à côté« , et il « incarne la verticalité de la fonction » de Président, ce qui est important dans un pays qui est « une monarchie républicaine ».
LIEN video de Macron dans sa quête du père

Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron s’était rendu dans le village natal de Georges Clemenceau  en Vendée. Le frère de Pierre de Villiers, général d’armée et ex-chef d’Etat-Major des armées de 2014 à 2017, qui a mis un point d’honneur (inédit et historique) à démissionner en juillet 2017 « m’inspire énormément dans cette capacité à ne rien accepter du défaitisme« , y a déclaré l’homme de spectacle de l’Elysée en rendant hommage au créateur du parc du Puy du Fourécompensé en 2012, 2014, 2015 et 2016 et mettant à disposition son savoir-faire en matière de spectacle, notamment aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ou exportant en Russie de Poutine.

Aides sociales : Macron se lâche sur le « pognon », sans rien lâcher…

« Un président ne devrait pas dire ça », dénonce LREM. « Non, j’rigole ! »

blog -grippe-sou-film Ca« La meuf, elle est dead » : c’est ainsi qu’on s’exprime en présence du chef de l’Etat, on le sait. A l’instar de Sibeth Ndiaye, une conseillère en communication de Macron, à propos de la disparition de Simone Veil, respectée de tous, hormis la franco-sénégalaise : Sibébeth ne compte pas l’académicien Léopold Senghor au nombre de ses lectures. <br>Mais, comme si l’opposition n’avait pas ses propres schizophrènes, bobos intellos dérapant populos l’instant d’après, surfant sur le langage châtié pour glisser dans la vulgarité d’une minute à l’autre, quand s’éteignent micros et caméras et que tombe le masque,  a critiqué mercredi les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales, tenus dans une vidéo diffusée mardi, estimant qu' »un président ne devrait pas dire ça », allusion  à la somme d’inepties publiées par son tremplin, François Hollande.

Outre cette référence à l’ouvrage qui avait marqué la fin du quinquennat de François Hollande, la cheffe de file des députés PS, Valérie Rabault, a jugé sur RFI « les propos et le ton pas adaptés à un président de la République française« .

Macron n’aime pas les pauvres

Macron veut « responsabiliser » les pauvres…<br>Dans une vidéo publiée mardi sur Twitter par sa directrice de la communication et relayée sur le compte du chef de l’Etat, Macron regrette qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux » et que « les gens pauvres restent pauvres ». « On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir », rêve le premier de cordée sans expérience de la pauvreté, ni prise sur le mur des réalités. Non motivé ou « fainéant »…

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le Président ? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu’il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot ! <a href= »https://t.co/2mjy1JmOVv »>pic.twitter.com/2mjy1JmOVv</a></p>&mdash; Sibeth Ndiaye (@SibNdiaye) <a href= »https://twitter.com/SibNdiaye/status/1006664614619308033?ref_src=twsrc%5Etfw »>12 juin 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

« Macron flatte les égoïsmes et surfe sur les clichés (…) afin de promouvoir une politique libérale qui ne fera qu’accroître la détresse et pauvreté », a également dénoncé le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Dans un « langage parlé, de sincérité », selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaudle président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo.

« Le président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus », juge de son côté la maire PS de Lille Martine Aubry. « Sous le mépris glaçant de ses propos: ce qu’il souhaite, c’est défaire méthodiquement tous les acquis obtenus depuis la Libération et le Conseil national de la Résistance », a-t-elle dénoncé dans un communiqué.

L’extrême gauche populiste s’en fait des gargarises. « Monsieur Macron, ce qui coûte un +pognon de dingue’, c’est vous et vos cadeaux aux ultra-riches. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté. Elle s’appelle le partage des richesses », a fustigé sur Twitter le chef de file des députés LFI, Jean-Luc Mélenchon.

« Le CICE et les exonérations de cotisations sociales ‘coûtent un pognon de dingue’ sans jamais sortir le pays du chômage. Mais ça, ça n’émeut pas Emmanuel Macron ! », a également protesté le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Emmanuel Macron « fait, comme tous les ultralibéraux, porter la responsabilité de la pauvreté, du chômage, sur les chômeurs et les pauvres », a lancé sur BFMTV et RMC Marine Le Pen (RN, ex-FN).

« La solidarité, ça n’est pas l’aumône. En France les riches -jusqu’ici- payent pour les pauvres et les Français en bonne santé payent pour ceux qui sont malades. Voilà le modèle français – ô combien perfectible – mais dont les principes restent modernes et JUSTES », a dénoncé Benoît Hamon (Génération.s) également sur Twitter.

 » ‘On met trop de pognon’, selon Macron. Par contre, pour les copains du Cac 40, on n’en met jamais assez… Stop au cynisme« , a renchéri Florian Philippot (Les Patriotes).

Plusieurs dirigeants Les Républicains ont critiqué les propos de Macron. 

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Gardez votre pognon : c’est de changement dont j’ai besoin…

« On est dans la continuité du ‘sans-dents’ de François Hollande avec la théâtralisation en plus », a jugé la porte-parole LRLaurence Sailliet, sur BFMTV. « Un président ne peut pas dire ça », sauf à être « cynique ».

« C’est une mise en scène« , pour le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau. « On a effectivement énormément d’aides sociales et elles ne sont pas suffisamment réorientées vers la reprise de l’emploi », a-t-il estimé, sur Public Sénat, distinguant au passage « les mots » du Président, des « actes qui sont posés ».

« C’est un homme qui aime bavarder, provoquer, parfois de manière grossière et vulgaire« , a fustigé sur LCP Guillaume Peltier, numéro 3 du parti.

Même dans les rangs de la majorité, les propos présidentiels ont parfois causé le trouble.

La députée LREM franco-tunisienne de la Manche, Sonia Krimi – naturalisée en 2012 – s’est ainsi dite « très, très mal à l’aise » et a jugé qu’en tant que président de la République, Emmanuel Macron devait faire « très, très attention » à ses déclarations. ‘La République en marche’ avait choisi d’investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d’Alain Juppé pour les élections législatives… 

En revanche,  la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, y voit un « langage parlé, de sincérité » : le président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo. <br>Pénicaud se soigne ? Mais est-elle  tellement pauvre qu’elle soit dans « le curatif »…

Biocarburants: le ministre reste « en Travert » des agriculteurs insatisfaits

La présidente de la FNSEA a jugé insuffisantes les propositions de Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture

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Blocage de la bioraffinerie Total de La Mède, sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), le 11 juin 2018

Les blocages de raffineries et dépôts de pétrole continuent, alors que Stéphane Travert se déclare « optimiste » sur une issue au conflit. 13 des 14 raffineries et dépôts bloqués ce lundi matin par des agriculteurs opposés aux importations d’huile de palme et de produits ne respectant pas les normes imposées en France sont toujours à l’arrêt cet après-midi. Sur RTL, le ministre a dénoncé des « blocages illégaux ».
« Le compte n’y est pas », a déclaré Christiane Lambert, dirigeante du premier syndicat agricole français, à l’issue de plus de trois heures de négociations au ministère dans la nuit de mardi à mercredi.

« Il y a quelques avancées qui ne suffisent pas à dire maintenant que nous levons le camp », a expliqué Christiane Lambert qui, au côté du président des Jeunes Agriculteurs (JA) Jérémy Decerle, a négocié avec M. Travert et son équipe de 23h30 mardi à peu après 03h00 du matin mercredi.

Mercredi 13 à 07h30, les instances de la FNSEA devaient se réunir pour décider de la suite à donner au mouvement. Une conférence de presse est prévue à 09h30. « Nous allons partager les documents de restitution de la négociation et déciderons (…) de ce que nous allons faire », a expliqué Ch. Lambert, mais « nous sommes déçus sur le contenu global de ce qui a été annoncé« .

Une suspension des blocages est toutefois en cours, le temps d’éplucher les propositions gouvernementales. « C’est une action coup de poing qui a atteint son objectif en alertant l’opinion publique sur les distorsions de concurrence de nos produits par rapport aux produits étrangers qui ne respectent pas l’environnement, nos standards de production et nos charges sociales », avait expliqué le secrétaire général de la FNSEA PACA, Patrick Lévêque.

FNSEA et JA ont lancé dès dimanche soir un mouvement de blocage pour protester notamment contre l’importation de produits agricoles, et plus particulièrement l’huile de palme, ne respectant pas les normes françaises et européennes. Mardi après-midi, 18 raffineries et dépôts de carburant étaient bloqués.

Reconnaissant des points de friction persistants avec les syndicats, S. Travert a néanmoins envisagé une fin de ces blocages. « Je suis plutôt optimiste (…) je pense que nous pouvons trouver une voie de levée des barrages », a-t-il déclaré aux journalistes derrière Ch. Lambert.

« Sur un certain nombre de points, nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord, mais sur la question des engagements internationaux, sur la question des normes, sur la question du travail que nous faisons pour défendre nos filières, nous sommes au rendez-vous« , a assuré Travert.

Syndicats et ministre avaient déjà négocié mardi après-midi, sans succès. 

Blocage de la raffinerie de Vatry dans la Marne? le 11 juin 2018

« Nous demandons une parole publique plus claire pour défendre l’agriculture. Quand 3.000 agriculteurs descendent dans la rue bloquer 18 sites, c’est que quelque chose ne va pas« , avait alors indiqué Mme Lambert. Sur le terrain, les agriculteurs sont restés mobilisés mardi.

« On attend de savoir ce qu’il va ressortir de la réunion entre le ministre et notre présidente nationale. Ce qui est sûr c’est que l’on va rester encore au moins cette nuit et la journée de demain (mercredi) », a indiqué le président de la FNSEA de l’Eure, Fabrice Moulard, qui bloquait la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime) avec une quarantaine d’agriculteurs et quelques tracteurs. 

La FNSEA demande au gouvernement de légiférer pour interdire les importations qui ne répondent pas aux normes françaises, « des engagements sur le coût du travail » et les cotisations sociales, , et « des études sociales et économiques », des réponses concrètes sur l’accompagnement financier des plans de filière, avant la mise en place de toute nouvelle norme.

FNSEA et JA dénoncent aussi « les contradictions » du gouvernement qui incite les agriculteurs français à monter en gamme tout en concluant des accords de commerce international qui provoquent des distorsions de concurrence. En somme, que Macron protège ses concitoyens, comme le fait Trump, notamment au G7 au Canada.

La FNSEA et les JA, premières organisations syndicales de la profession, dénoncent un  symbole de ces « incohérences » qui a été l’autorisation donnée au groupe pétrolier Total d’importer jusqu’à 300.000 tonnes par an d’huile de palme pour alimenter sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) qui doit commencer à fonctionner cet été.

Les deux syndicats affirment que l’agriculture française peut fournir davantage d’huile de tournesol ou de colza à cette usine que les 50.000 tonnes promises, mais à un prix supérieur à celui de l’oléagineux importé d’Asie du Sud-Est. Ils font valoir que ces prix attractifs à court terme seront inévitablement revus à la hausse à moyen terme.  

Interrogé à l’Assemblée nationale par le député LR Christian Jacob, le Premier ministre a défendu la décision de l’Etat d’autoriser Total à importer de l’huile de palme pour La Mède. « Nous ne dévierons pas d’une voie qui est claire : nous défendons les intérêts des filières agricoles. Nous faisons en sorte que l’ouverture des marchés soit respectueuse des intérêts de l’ensemble des filières agricoles« , a assuré Edouard Philippe, semblant convaincre la Confédération paysanne, marquée à gauche, mais inerte.

Lundi, Total s’était voulu rassurant sur l’approvisionnement des stations-service, appelant ses clients à « conserver leurs habitudes de consommation de carburant ».

Cliquer sur l’image pour être dirigé vers un reportage de France 3 pour

VOIR et ENTENDRE une présentation de la problématique ( LIEN ) :

Biocarburants : menace de blocage sur les raffineries

 

Migrants sur l’Aquarius : le silence de l’Elysée « vaut complicité avec l’Italie et Malte » ?

Macron défend-il sa population ? Auquel cas, Trump aurait déteint sur lui…

Spain Europe MigrantsAlors que les 629 migrants à bord de l’Aquarius – navire précaire et illégitime d’association – ne savent toujours pas quel port va pouvoir les prendre en charge, l’opposition d'(extrême) gauche s’indigne aussitôt du silence de l’Elysée sur cette affaire, notamment Eric Coquerel, le député insoumis de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis.

L’Aquarius, le navire affrété par l’association ‘SOS Méditerranée’, soutenue par des associations de trois pays européens, est allé au-devant de migrants clandestins au large des côtes libyennes. Mais on ne sait pas encore où il va pouvoir accoster, puisqu’ils posent problème à une Italie qui a élu une coalition de droite dont le programme n’est pas favorable à une surcharge de sa dette publique et Malte qui a simplement annoncé un ravitaillement du navire. Le problème reste entier, après les offres de gascons de la ville de Palerme ou celle de la Corse qui sait pertinemment qu’elle n’a pas la légitimité pour les recevoir.

Et l’Elysée, si bavard sur tous les sujets internationaux, reste muet.

Ni communiqué, ni tweet : y a-t-il quelqu’un aux manettes  ? Silence radio sur l’Aquarius au plus haut niveau de l’Etat, ce qui interpelle, puisqu’Emmanuel Macron se prend pour le sauveur du monde et qu’il se montre généralement hyper-réactif sur les sujets européens. Mais, 11 juin, aucune communication n’était encore venue de l’Elysée, du Quai d’Orsay ou du ministère de l’Intérieur, à la différence du gouvernement allemand qui, en demande de main d’oeuvre peu qualifiée, appelait depuis Berlin l’Italie et Malte à la « responsabilité humanitaire ». Edouard Philippe s’est fendu d’un  commentaire : pour lui, comme pour l’immense majorité des Français, l’immigration est un défi pour l’Europe…

L’opposition meuble bruyamment le silence jupitérien

La gauche et l’extrême gauche – qui se disent attentives aux plus défavorisés déjà établis en France – se sont portés sur le devant de la scène humanitaire. Le socialiste Boris Vallaud, porte-parole du PS et époux de la franco-algérienne Najat Vallaud-Belkacem, dénonce un « silence assourdissant« , phrase toute faite, l’Insoumis Eric Coquerel, LFI, s’est fendu d’un tacle assassin via Twitter. « Honte à la France [plutôt qu’à Macron?] dont le silence vaut complicité avec l’Italie et Malte« . Coquerel est-il en désaccord avec Mélenchon : celui-ci, en effet, n’est-il plus favorable au maintien des clandestins au pays ? Les cris d’orfraie du politicien Coquerel sentent fort du bec le populisme !

Il est vrai que les passagers de l’Aquarius n’entrent pas dans le cadre de l’immigration maîtrisée voulue par Macron et incarnée par Gérard Collomb, mais surtout votée avec la loi asile et immigration. 

Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs évoqué des régions « submergées par les flux de demandeurs d’asile ». Il avait aussi condamné le « benchmarking » et les migrants qui font leur marché parmi les pays européens les mieux-disant en matière d’aides sociales.

Des convictions en accord avec la majorité des Français, souligne un sondage Ifop : 59% d’entre eux sont contre la répartition en Europe des migrants qui débarquent en Grèce et en Italie, clandestinement, et à ce que la France en accueille.

Biocarburant : l’huile de palme enflamme Total

Le gouvernement a donné son autorisation au pétrolier français de convertir une raffinerie de pétrole au biocarburant

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L’Etat Macron fait ainsi hurler aussi bien les écolos que la FNSEA,  mettant en lumière les défauts d’un carburant qui n’a de «bio» que le nom.

Résultat de recherche d'images pour "huile de palme biocarburant"Le feu vert accordé par l’Etat le 16 mai 2018 à la «bioraffinerie» de Total, à La Mède (Bouches-du-Rhône), qui carburera dès cet été à l’huile de palme pour produire 500. 000 tonnes par an de biodiesel, réussit l’exploit de ne satisfaire personne ou presque. Ni la FNSEA, qui a annoncé le blocage de raffineries et dépôts de carburant dans toute la France à partir de dimanche 10 juin et pour trois jours reconductibles, afin de protester contre la concurrence faite par cette huile à l’huile de colza française, dont le biodiesel est le premier débouché ; ni le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, dans le sillage du puissant syndicat ; ni les ONG environnementales, vent debout contre le site au nom de la protection de la biodiversité et du climat ; ni le ministre de la Transition écologique : particulièrement gêné aux entournures, Nicolas Hulot a dû admettre que «ce n’est pas de gaieté de cœur [qu’il a] autorisé la raffinerie à rouvrir». Pour lui, ce dossier «peau de banane» tombe on ne peut plus mal.
Le 18 mai, deux jours à peine après l’officialisation de l’autorisation accordée à Total, le ministre lançait en grande pompe la «mobilisation de la France en faveur de la préservation de la biodiversité» et justement à Marseille, non loin de la bioraffinerie. Une volte-face, qui a valu à Hulot une pluie de critiques et de procès en «incohérence», tandis que la tête de l’Etat regarde ailleurs et pointe du doigt Trump 
sur le climat et le commerce au G7 qui a eu lieu ce week-end au Canada avec les 6 autres pays, dont la France et …Macron présent (avec sa femme).

Car la culture intensive des palmiers à huile ravage les dernières forêts équatoriales primaires, en particulier en Asie du Sud-Est, avec pour effets, une faune décimée, dont les orangs-outangs, gibbons ou tigres de Sumatra, et un bilan carbone catastrophique : les agrocarburants (dits «biocarburants») à base d’huile de palme sont trois fois plus nocifs pour le climat que le diesel fossile (ceux à base de soja le sont deux fois plus, et de colza, 1,2 fois, selon l’ONG bruxelloise Transport & Environment).
Le malaise est d’autant plus profond que, dans son plan climat présenté en juillet 2017, Nicolas Hulot avait annoncé la publication, d’ici mars 2018, d’une stratégie nationale visant à mettre fin à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation (notamment l’huile de palme ou le soja OGM destiné à nourrir le bétail). Une erreur gravissime, puisque la déforestation est responsable de plus de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. «Cette décision est très importante, car nous allons fermer une fenêtre qui donnait la possibilité d’incorporer de l’huile de palme dans les biocarburants», avait alors insisté Hulot.
Or, cette possibilité est déjà allègrement utilisée : plus de 75 % des 900 000 tonnes d’huile de palme consommée en France servent aujourd’hui à faire rouler les véhicules, et seul le reste entre dans la composition de pâtes à tartiner, biscuits ou cosmétiques.

Gages

Depuis, le ministre de la Transition écologique étant censé présenter sa stratégie nationale contre la déforestation importée (SNDI) début juillet, Macron a pressé Hulot de mettre de l’huile dans son eau de source. D’un côté, la Malaisie et l’Indonésie, principaux producteurs d’huile de palme au monde, ont menacé de ne plus acheter d’avions militaires français. De l’autre, le géant pétrolier Total a fait savoir à l’exécutif qu’il n’a ps renoncé à concrétiser son projet de reconvertir son site de La Mède, qui a cessé de raffiner du pétrole brut fin 2016, en «première bioraffinerie de taille mondiale» carburant à l’huile végétale, la moins chère du marché grâce à des coûts de production très bas et des droits de douane bien inférieurs aux autres huiles.
A peine l’aval donné par le préfet de la région Paca, Nicolas Hulot a tenté de sauver la face dans un communiqué de presse, le 16 mai. Soulignant avec insistance que le projet avait été «décidé en 2015» et «soutenu par le gouvernement précédent» (en échange du maintien de 250 emplois sur le site, sur 430), il a assuré que l’utilisation d’huile de palme dans la bioraffinerie serait «encadrée».

Total aurait «accepté de réduire significativement les quantités d’huile de palme utilisées et de prendre des engagements très précis sur la certification de leur origine et de leur mode de production», selon le ministre de l’Ecologie. Ainsi, le gouvernement a demandé à l’industriel de «réduire autant que possible l’approvisionnement en huiles végétales brutes, et notamment en huile de palme, afin de consommer des quantités inférieures aux 450 000 tonnes [d’huile végétale brute : palme, soja, colza, tournesol, maïs…] que l’usine est autorisée à utiliser». Et Total devra «utiliser au moins 25 % de matières premières issues du recyclage des huiles (huiles alimentaires usagées, graisses animales, distillats d’acide gras)». Le même jour, le géant pétrolier faisait mine d’acquiescer, assurant prendre «l’engagement de limiter l’approvisionnement en huile de palme brute à un volume inférieur à 50 % des volumes de matières premières qui seront traitées sur le site [650 000 tonnes au total], soit au plus 300 000 tonnes par an».

Mais la confiance n’est pas revenue. Au contraire. Les Amis de la Terre doutent du respect par Total de ce plafond de 300 000 tonnes d’huile de palme brute. L’ONG estime même que la bioraffinerie de La Mède «pourrait importer jusqu’à deux fois plus d’huile de palme qu’annoncé par Total», et donc «fonctionner pratiquement à 100 %» avec cette huile, de quoi réquisitionner «une surface de forêt tropicale équivalente à plus de cinq fois [celle] de la ville de Marseille».

Comment l’ONG se justifie-t-elle ? D’abord, elle constate que l’«autolimitation» du pétrolier à 300.000 tonnes d’huile végétale est «absente de l’autorisation officielle, ce qui permet à Total d’importer jusqu’à 450 000 tonnes d’huiles végétales brutes sans autre précision». Pour les Amis de la Terre, qui viennent de déposer cette semaine devant le tribunal administratif de Marseille un recours contre l’autorisation d’exploitation délivrée à Total, l’arrêté préfectoral du 16 mai devait, en vertu de la loi, comporter un plan détaillé d’approvisionnement en matières premières de la raffinerie pour les trois premières années de fonctionnement. Or, cela n’y figure pas : l’arrêté se contente de mentionner que les 650.000 tonnes de matières utilisées annuellement à La Mède comprendront «au maximum 450.000 tonnes d’huiles végétales brutes de toutes natures».

Trafic

Les Amis de la Terre relèvent par ailleurs qu’outre l’huile brute, Total peut utiliser de l’huile de palme de qualité secondaire, dite «PFAD» (distillats d’acides gras de palme), que l’industriel «essaye de faire passer pour un produit résiduel à caractère de déchet, alors que le ministère de l’Ecologie a reconnu que son impact est le même que l’huile de palme brute» dans un mail envoyé à l’association en avril. Celle-ci estime que «Total prévoit initialement d’importer 100.000 tonnes de PFAD mais pourrait en importer bien davantage (jusqu’à 250.000 tonnes) si l’entreprise était contrainte d’importer moins d’huile de palme brute». Quant aux 100.000 tonnes d’huiles alimentaires usagées que le pétrolier prévoit d’utiliser, «il s’agit du gisement maximum disponible en France, déjà utilisé pour moitié par d’autres opérateurs», remarque l’ONG, qui en conclut que Total devra donc importer des huiles usagées «alors que les certificats censés encadrer ce type d’huile sont fortement suspectés par la Cour des comptes européenne de permettre d’importer frauduleusement des quantités massives d’huile de palme»«Il existe un énorme trafic : des cargos d’huile de palme arrivent en Chine, on y verse une bouteille d’huile de friture usagée, et hop, les papiers indiquent que ce sont des cargos d’huiles usagées», illustre Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes de l’ONG. Enfin, l’argument selon lequel Total utilisera de l’huile de palme certifiée «durable» ne convainc pas. La certification RSPO (pour «Roundtable on Sustainable Palm Oil», «Table ronde pour une huile de palme durable») n’interdit pas la destruction des forêts sur sols tourbeux ou de celles dites «secondaires», pointe l’ONG.

«Effet domino»

16527696Le vrai problème est ailleurs. «Même certifiée, la quantité massive d’huile de palme qui sera transformée en agrocarburants aura un effet domino : il faudra toujours déforester de nouvelles surfaces pour continuer à satisfaire la demande mondiale en huile de palme alimentaire», explique Alain Karsenty, économiste au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. Un phénomène reconnu par la Commission européenne sous l’appellation «changement d’affectation des sols indirect» (Casi), et dont le chercheur souhaite l’intégration dans le calcul du bilan carbone des agrocarburants. Si c’était le cas, «ceux à base d’huile de palme présenteraient le pire bilan carbone du marché», avec ceux à base de soja.

Discriminer ces agrocarburants à «fort impact Casi» permettrait d’éviter qu’une surface de forêts tropicales de 45.000 km2 selon lui, équivalente à celle des Pays-Bas, ne disparaisse d’ici 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. D’autant que d’autres secteurs, comme le transport aérien, pourraient s’intéresser aux carburants à base de palme ou de soja, ce qui serait catastrophique. Une position que la direction du Cirad ne soutient pas, voire contredit en minimisant en haut lieu les dégâts écologiques de l’huile de palme. Sans doute parce que cet établissement public possède des intérêts dans cette filière (vente de graines, etc), notamment via sa filiale PalmElit… créée en association avec le conglomérat Avril-Sofiprotéol. Proche de la FNSEA, ce dernier a bâti sa fortune (plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires) grâce aux agrocarburants à base de colza, certes moins climaticides que ceux à base de palme mais dopés aux pesticides, sans toutefois se priver d’importer de grosses quantités d’huile de palme.

Qui remportera le bras de fer et pèsera in fine le plus lourd auprès de l’exécutif ? L’alliance improbable de la FNSEA et Stéphane Travert avec les écologistes et Nicolas Hulot ? Ou Total, poids lourd du CAC 40 dont le patron, Patrick Pouyanné, répète que la bioraffinerie de La Mède est «soutenue par l’Etat au plus haut niveau», et qui s’est trouvé un allié de circonstance dans les industriels hexagonaux de l’armement soucieux de ne pas perdre de marchés en Asie du Sud-Est ?

A moins qu’une autre issue ne se dessine : un «en même temps» tout macronien. Nicolas Hulot a répété ces derniers jours dans les media que l’«avenir n’appartient pas à l’huile de palme» et que la France «soutient une position forte» au niveau européen pour sortir progressivement des agrocarburants les plus nocifs. Allusion aux discussions en cours à Bruxelles, après un vote du Parlement de l’UE en janvier en faveur de la suppression de l’huile de palme dans les moteurs d’ici 2021. Voilà qui permettrait au gouvernement de contraindre Total à abandonner cette matière première sans remettre en cause les engagements de l’exécutif précédent ni créer de distorsion de concurrence en Europe – le groupe redoute surtout une interdiction franco-française -, tout en permettant au pétrolier de s’assurer de confortables marges en attendant.

Plan de sortie

«Total fera probablement comme ses concurrents ENI [en Italie] et Neste Oil [en Finlande], qui ont fait tourner leurs raffineries avec le maximum d’huile de palme pendant deux ou trois ans, avant de diversifier leur approvisionnement avec des huiles plus chères, notamment parce que l’opinion publique n’est pas favorable à l’huile de palme», estime Fabien Cros, représentant CGT à La Mède. Le syndicaliste ne s’oppose pas à d’autres voies de reconversion de la raffinerie, ce que préconisent les Amis de la Terre. «Pourquoi ne pas développer ici des activités de recherche-développement autour des carburants et de l’hydrogène ? L’important, c’est que l’activité soit pérenne», dit-il. Total, qui affiche sa volonté d’être d’ici 2035 «LA major de l’énergie responsable intégrant le climat dans sa stratégie», n’a pas non plus intérêt à plomber son image avec l’huile de palme.

Déjà, plusieurs distributeurs de carburant se détournent de celle-ci. Leclerc l’a interdite, même si «en fait, c’est suite à des problèmes d’encrassement des moteurs quand le distributeur avait tenté d’en intégrer davantage à la fin des années 2000, avant la rupture technologique, l’hydrotraitement, qui permet le boom actuel», indique Sylvain Angerand, des Amis de la Terre. L’ONG a obtenu qu’Intermarché s’engage sur un plan de sortie d’ici trois ans. Et de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD, qui regroupe Casino, Auchan, Cora ou Carrefour) qu’elle demande au gouvernement de prendre en compte l’effet Casi pour distinguer les pires biocarburants.

De leur côté, 13 députés LREM ont adressé le 21 mai une lettre ouverte au PDG de Total –   dont Matthieu Orphelin et François-Michel Lambert – pour lui demander de renoncer à l’huile de palme. «Vous avez su faire un geste pour vos actionnaires en augmentant largement les dividendes […]. Vous seriez visionnaire en faisant à présent un geste fort pour la planète», polémiquent-ils en pointant les excellents résultats financiers du groupe. Les « premiers de cordée » ne sont pas toujours les bienvenus hors du champs des micros et caméras. 

 

La reconduction à l’INSERM du mari de la ministre de la Santé ferait jaser

Levy ou Buzyn, le couple est  à l’aise en Macronie

Yves Lévy, PDG de l'Inserm, est l'époux de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, s’appelle Yves Levy et gère un établissement public sous la tutelle de son épouse. Les féministes n’y trouvent rien à redire, mais les démocrates grondent. En juin, son mandat sera remis en jeu, relançant le débat d’un potentiel conflit d’intérêt, en cas de reconduction.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, pourra-t-il décemment conserver son mandat ? Devrait être désigné sous peu le président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), fonction actuellement occupée par Yves Lévy, époux de la ministre. Le risque du conflit d’intérêt plombe cette nomination : censée intervenir le 12 juin, elle a d’ailleurs pris un léger retard, car l’organisme public est en principe placé sous double tutelle des ministères de la Recherche et de la Santé.

La ministre assure ne même pas connaître les candidats à la présidence de l’Inserm, dont son mari pourrait faire partie. « Le sujet n’a jamais été évoqué avec le Président ou avec le Premier ministre« , affirme-t-elle.

Un décret pour dessaisir Agnès Buzyn

Pourtant, au moment de la nomination d’Agnès Buzyn dans le gouvernement d’Edouard Philippe, il avait bien fallu déminer tout possible conflit d’intérêt. Fin mai, un décret a alors ôté toute autorité de la ministre de la Santé sur l’Inserm, pour la transférer au Premier ministre, tout en lui conservant la tutelle sur le ministère de la Recherche... Ce cas de figure est prévu par la loi relative à la transparence de la vie publique.

En attendant les auditions des candidats, prévues le 21 juin, selon le ministère de la Recherche, le professeur Lévy assure l’intérim. L’identité des candidats reste confidentielle, mais les postulants ont le droit de s’exprimer, ce que l’actuel PDG a refusé de faire. Une tutelle du Premier ministre n’est pas faite pour durer.

Macron avance masqué sur la suppression de l’aide médicale aux clandestins

Matignon n’assume pas

L’entourage du Premier ministre affirme qu’«il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat» contrairement à ce que fait fuiter Le Point.

Non, une suppression de l’Aide médicale d’Etat (AME) n’est pas dans les tuyaux, maintient Matignon, vendredi, au troisième jour d’un déplacement du Premier ministre dans la région toulousaine.

Après la controversée loi asile-immigration jugée trop répressive par la gauche et une partie de la majorité issue du PS qui ne craint pas de faire vivre la France à crédit, le gouvernement veut afficher un masque plus généreux. Plusieurs mesures ont ainsi été annoncées, notamment le renforcement de l’apprentissage du français, de la formation civique, ou encore l’attribution d’un « pass culture » à chaque jeune étranger disposant d’un titre de séjour… N’empêche que, contraint de faire des économies, Gérald Darmanin s’est montré favorable à la suppression de l’Aide médicale d’État (AME). Ce dispositif, qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins, est jugé « trop coûteux » par le ministre responsable de l’Action et des Comptes publics.

Matignon dément pour le moment

Quelques heures auparavant, Le Point affirmait que la proposition d’en finir avec ce dispositif assurant, sous conditions de ressources, sauf pour les mineurs, une prise en charge médicale aux étrangers présents irrégulièrement sur notre territoire depuis plus de trois mois et en ayant fait la demande, avait été mise sur la table par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors du conseil interministériel sur l’intégration des étrangers qui s’est tenu mardi à Matignon. «Il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat et d’ailleurs ce sujet n’était à l’ordre du jour de la réunion», a affirmé l’entourage d’Edouard Philippe.

Pas à l’ordre du jour, mais néanmoins évoqué de manière informelle à la fin du rendez-vous, assure un témoin de la discussion. La réunion consacrée à l’intégration des étrangers avait accouché de quelques mesures concrètes d’accompagnement. Placée sous le signe de l’humanité, elle devait servir à rééquilibrer la barque après le vote de la loi asile et immigration fustigée par la gauche et jugée trop répressive également par une partie de la majorité. Cela n’a pas empêché Darmanin, soucieux d’un usage beaucoup plus parcimonieux de l’argent public, de défendre un basculement des bénéficiaires de l’AME vers la couverture médicale universelle (la CMU est devenue en 2016 la PUMA pour Protection universelle maladie), moins «coûteuse» et à laquelle ont droit les citoyens français les plus précaires. Pour cette année, le montant programmé pour l’AME, instaurée en 2000, est de 882 millions d’euros.

Selon un récent rapport de la députée LR Véronique Louwagie, le nombre de bénéficiaires de l’AME a connu un léger infléchissement en 2016, avec 311.310 personnes en fin d’année, et celui-ci semblait se confirmer en 2017.

«Plus de pertes que de gains»

Si on en croit Le Point, au moment d’entonner ce vieux refrain des droites gestionnaires – lesquelles plaident pour une suppression de nature à réduire les dépenses publiques et la charge supportée par les contribuables, au bénéfice des allocataires légitimes – Darmanin a trouvé un allié en la personne du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lequel affirme que «pour accueillir mieux, il faut accueillir moins».
L’ancien sénateur-maire de Lyon ajoute même que conserver l’AME attire des migrants, lesquels, comme il l’avait dit dans un autre cadre, se livrent à un «benchmarking» des aides sociales européennes pour cibler leur destination finale : une « étude de marché » pour déterminer le pays le mieux disant social… Au nom du risque d’un «appel d’air», quand Darmanin défend, lui, l’égalité de traitement.

Collomb, cible du moment

L’entourage de Collomb a démenti les propos que le Point lui a prêtés : « fake news ? ». Présente à cette réunion, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, aurait, pour l’heure, défendu avec vigueur l’AME, rappelant que la supprimer (Darmanin propose le basculement de ses bénéficiaires vers la CMU) générerait «plus de pertes que de gain, car l’Etat ne pourra pas laisser mourir les gens dans la rue et serait obligé de les soigner»
Sans qu’on sache ce que le Premier ministre en pense sur le fond, et a fortiori Macron, il était visiblement urgent de ne pas ouvrir un nouveau front à la veille des Européennes

Municipales : LREM se verrait bien en coucou dans le nid LR ?

Le roi est nu : Castaner, taulier de LREM n’exclut pas que son parti s’invite sur des listes Les Républicains ou PS en 2020.

Le parti présidentiel pourrait soutenir des listes emmenées par des candidats du parti Les Républicains lors des élections municipales de 2020, lance le délégué général de La République en marche Christophe Castaner, lundi.

Rien n’est exclu, selon le joueur de poker

Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en capacité de présenter ses propres listes, Christophe Castaner a répondu sans complexe, ni honte : « A La République en marche, nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, nous sommes meilleurs ».
C’est évidemment tout le contraire : combien le parti des entrepreneurs a-t-il de divisions déployées sur le « tapis vert » électoral ?

« Nous pourrons soutenir des gens issus de LR ou du PS », a ensuite précisé le bouffon du roi.

« Il y a des endroits où vous avez des maires élus avec une étiquette du Parti socialiste, une étiquette des LR, qui ont fait un super boulot », a-t-il concédé sur Public Sénat : la France des territoires n’a pas attendu le microcosme entrepreneurial.

« Ce pourra être le cas à Toulouse [où le maire LR est Jean-Luc Moudenc] ; à Bordeaux, je ne sais pas si Alain Juppé sera à nouveau candidat [le septuagénaire le sait-il ?]. Mais ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il ajouté.

 Des marcheurs chargés du « diagnostic »

« Et je l’ai dit à tous les marcheurs : vous faites d’abord un diagnostic de situation, vous allez à la rencontre des habitants, vous sentez la perception. Est-ce que ce maire joue le jeu de la démocratie ? Est-ce que ce maire a transformé sa ville ? Si c’est le cas, je me fiche de savoir s’il a été un jour Républicain ou pas; je lui ferai une proposition de travail, je proposerai un socle de valeurs communes, un engagement commun, je demanderai à des marcheurs de l’accompagner si le maire le souhaite, et je pourrai parfaitement soutenir un maire – je étant La République en marche – quel que soit l’origine de son engagement », a-t-il développé sur Public Sénat.

« Je ne crois pas au déterminisme politique« , a insisté Christophe Castaner, un ancien socialiste qui ne croit en rien. « Le premier geste politique d’Emmanuel Macron a été le dépassement politique », qu’ « on va poursuivre au moment des européennes et au moment des municipales« , a-t-il conclu.

Castaner est tellement peu ancré dans son territoire d’élection que lors des dernière régional et bien que cabdidat du parti aux manettes, le maire de Forcalquier (04) avait dû renoncer à l’issu du premier tour et se rallier au député-maire de Nice, Christian Estrosi, lequel a déçu son électorat en se compromettant avec le parti dominant de l’instant.

Elysée : soupçon de corruption sur un proche de Macron

Anticor porte plainte contre Alexis Kohler

L’association Anticor accuse le secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler, de « mélange des genres« .
L’association anticorruption Anticor a déposé plainte pour prise illégale d’intérêts et soupçons de trafic d’influence contre le bras droit du président de la République, Alexis Kohler, le haut-fonctionnaire le plus puissant de l’entourage d’Emmanuel Macron. Le Parquet de Paris doit désormais décider s’il ouvre une enquête préliminaire ou ne retient pas la plainte.

Anticor reproche à Alexis Kohler un possible conflit d’intérêts entre sa fonction officielle et ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC. Cette société impliquée dans de nombreux contrats d’Etat est présente sur les chantiers de Saint Nazaire. Le site Mediapart avait révélé les soupçons sur le dossier MSC début mai.

Alexis Kohler, un énarque de 44 ans, n’a officiellement plus aucune fonction chez l’armateur, et l’Elysée a toujours assuré que le secrétaire général respecte toutes les règles légales, pouvant l’impliquer dans toute question liée au dossier MSC.

Ce « premier de cordée » a-t-il respecté le délai légal entre la cessation de ses activités pour MSC et son entrée au service de l’Etat ?

Pour l’heure, le « vice-président » reste protégé par l’ombre portée de Macron, à la différence de deux exfiltrés du gouvernement, dès l’ouverture d’une enquête, Richard Ferrand et François Bayou. La moralisation de la vie publique connaît un raté de taille…

Castaner, les faux pas de jeunesse d’un ministre En marche !

Un « mauvais garçon » au gouvernement ?

Poker et mauvaises fréquentationsChristophe Castaner, le chef du parti présidentiel, LREM,  a commis quelques erreurs de jeunesse.

« Oraison, c’était mon grand frère, mon protecteur. Il m’appelait l’étudiant », confirme le chef d’En marche, le parti présidentiel.

Christian Oraison, dit « le Grand Blond », est un caïd des Alpes-de-Haute-­Provence, où Castaner est devenu un maire de village, Forcalquier.

Or, « le grand blond » a été abattu de plusieurs balles de 9 millimètres, une nuit d’août 2008, alors qu’il ­s’apprêtait à rentrer chez lui. Le « Grand Blond » avait été formé par ­Gaëtan Zampa, l’un des parrains du Marseille des années 1970. Et, fait beaucoup moins connu, c’était un proche de Christophe ­Castaner, l’actuel ministre des Relations avec le Parlement.

« J’ai été sur le fil du rasoir », raconte aujourd’hui Christophe Castaner


Malgré ses revenus confortables, son père, un marin qui l’a conçu lors d’une escale au port de Toulon, se lève aux aurores pour faire la collecte des encombrants et collectionne les lave-vaisselle défectueux.


A Manosque, on joue au poker dans un appartement au-dessus d’un petit bar, L’Oasis. Un repère de bandits. Dans cette atmosphère enfumée où l’on s’imbibe de whisky, les parties s’éternisent jusqu’au petit matin. « Le poker était un truc réservé à un milieu interlope« , se souvient Castaner, qui, à l’époque, avait quitté le foyer familial. De ces années, il conserve quelques discrètes cicatrices, et le reconnaît : « J’ai été sur le fil du rasoir. »

 

Puis « l’étudiant » « poursuit » des études.

Christophe Castaner avoue une scolarité  «médiocre, en rébellion». Il sera d’ailleurs surnommé «Simplet» dans les cercles socialistes.

Il fait pourtant un peu de droit à Aix-en-Provence, fréquente les clubs Forum, le courant des jeunes rocardiens. Michel Sapin se chargeait du suivi des jeunes. « Je ne l’avais pas remarqué », se souvient-il. « On partageait les mêmes idées, mais ce n’était pas son trip de passer trois heures sur un texte », note Christophe ­Clergeau, ­l’intellectuel de la bande, aujourd’hui élu de la Région Pays de la Loire.

Mais à Forum, on sait aussi se détendre. Un soir, Alain Bauer, l’un des chefs de file et mentor de Manuel Valls, s’amuse à trouver des surnoms « uderziens » [à la manière d’Uderzo] à ses camarades. « Nous sommes un petit village gaulois assiégé par des camps romains de mitterrandistes », s’amuse Bauer, un franc-maçon. Rocard deviendra « Hamster-Erudix », son nom de scout agrémenté d’un « x ». ­Castaner devient « Casta-Comix ». « Dans le rôle du jeune prétendant, le bel amoureux de Falbala« , décrypte Bauer. Coureur avant d’être marcheur ? « Séducteur », nuance l’intéressé, resté le bouffon de la bande.

Traître socialiste passé à la bande adverse, Casta, c’est le ‘Bébel’ du gouvernement, avec la gouaille et les cascades pour distribuer les coups de rabot et les coups de force de Macron.

Les médicaments anti-Alzheimer ne seront plus remboursés

Ces médicaments ne seront plus remboursés à partir du 1er août

Pour justifier la suppression de leur remboursement, ces médicaments contre la maladie d’Alzheimer sont officiellement déclarés insuffisamment efficaces et potentiellement risqués

Un arrêté du ministère de la Santé publié vendredi au Journal officiel fixe la liste des médicaments déremboursés : la mesure concerne quatre médicaments (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl) et leurs génériques qui traitent les symptômes d’Alzheimer. Ils étaient jusque-là remboursés à hauteur de 15 % par l’Assurance maladie, pour un coût de quelque 90 millions d’euros en 2015.

Agnès Buzyn avait annoncé lundi sa décision, se retranchant derrière la Haute Autorité de santé (HAS) … qu’elle dirigeait avant son entrée au gouvernement.
C’est une autorité « indépendante«  dont le/la président(e) est  nommé(e) par le président de la République…

En octobre 2016, la commission de transparence de la HAS, qui évalue les traitements en vue de leur remboursement, avait jugé que tous ces médicaments avaient « un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge ».

Elle pointait aussi « l’existence d’effets indésirables potentiellement graves ».

Un protocole dévoilé le 25 mai


Devant l’inquiétude d’associations de malades, la ministre de la Santé de l’époque, Marisol Touraine, s’était refusée à suivre cet avis. Elle avait posé comme préalable à un éventuel déremboursement la mise en place d’un « protocole de soins élaboré par les scientifiques en lien avec les associations de patients ».

Ce protocole a été dévoilé le 25 mai par la HAS, via un guide et des fiches pratiques sur la prise en charge des patients souffrant d’Alzheimer et de maladies apparentées. Leur publication a ouvert la voie au déremboursement officialisé vendredi.

« La qualité de vie des patients ne pèse pas très lourd »


Dès lundi, France Alzheimer a jugé cette décision « infondée et dangereuse ». « Il semblerait […] que dans la balance économique, la qualité de vie des personnes malades et de leurs proches ne pèse pas très lourd », a écrit l’association dans un communiqué. « Au-delà de la question de l’efficacité, la prescription des médicaments participait grandement à maintenir un lien thérapeutique entre le médecin et le patient », a-t-elle fait valoir.

Mesure « purement médicale », assure Buzyn

Elle n’est pas motivée par des raisons budgétaires, mais par le fait que ces médicaments sont considérés par la HAS comme « plus nocifs pour les patients que bénéfiques ».

« Tout l’argent qui va être économisé sera intégralement réorienté vers l’accompagnement des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer, soit pour les centres mémoire soit pour le secteur médico-social qui les prends en charge, a-t-elle promis sur Europe 1.

Il n’y aura aucune économie faite sur les malades, il va sans dire, mais « ce qui compte c’est que les malades soient bien accompagnés. »

La vie en Ehpad est un rêve devenu réalité.

Ce que Macron va faire de nos retraites

Le gouvernement veut construire un système par points

Cette réforme « se fera à enveloppe constante ; elle maintiendra et consolidera les solidarités », annonce Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites.

Il donne ce jeudi le coup d’envoi d’une vaste consultation auprès des Français.
C’est le prochain grand bouleversement qui attend les Français. Après les ordonnances Travail, la loi sur la formation, l’apprentissage et l’assurance chômage, place à l’acte 3 du projet de société voulu par Emmanuel Macron : la retraite par points. « Nous créerons un système universel des retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé », avait promis le candidat d’En Marche sur son site de campagne. Une promesse et un engagement : « Nous ne toucherons pas à l’âge de la retraite, ni au niveau des pensions ».

Salariés, fonctionnaires, agents des 42 régimes spéciaux… Tout le monde sera logé à la même enseigne. Ce vaste big bang doit permettre au citoyen d’avoir un compte individuel de droits à la retraite – selon des règles identiques pour tous – acquis via un système de points (un peu sur le modèle des caisses de retraite complémentaires) accumulés tout au long de sa vie.

« Ma crainte, ce n’est pas le risque des manifestations, c’est que le système ne soit pas juste »
Pour l’heure, c’est Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, qui pilote le chantier des discussions prévues jusqu’à la fin de l’année. C’est l’homme clé de cette réforme à hauts risques.

« Ma crainte, ce n’est pas le risque des manifestations, c’est que le système ne soit pas juste, pas simple et pas équilibré financièrement », nous confie-t-il dans son bureau niché dans un des étages du ministère de la Santé et des Affaires sociales où trône une lithographie de l’un de ses mentors, Philippe Seguin. Ancien président du CESE (Conseil économique et social), mais aussi ex-médiateur de la République, il a également à ses galons la réforme Fillon de 2003.

« C’était lui le grand horloger, une sorte de ministre du Travail bis de l’ombre, celui qui a fait passer la réforme auprès des syndicats », affirme un ancien conseiller social de la droite. Sa méthode est lestée de décennies d’habiletés et de rondeurs. « J’appelle ça du dialogue constructif basé sur l’intelligence collective », revendique Jean-Paul Delevoye.

« Faire tomber les inquiétudes et écouter les Français »
Son calendrier est éminemment chargé pour 2018. D’avril à la fin de l’année, il reçoit à tour de bras syndicats, patronat et parlementaires. A partir de ce jeudi, il lance un vaste dispositif de « participation citoyenne » pour prendre le pouls des Français, via une plateforme sur Internet. « Tout l’intérêt de ces consultations est de faire tomber les inquiétudes et d’écouter ».

Après, viendra le temps des décisions et des annonces sur une réforme qui reste pour le moins très floue. Le gouvernement doit lever le voile début 2019, pour un projet de loi discuté à l’été 2019. Et une mise mise en œuvre différée à 2025, conformément à la promesse d’Emmanuel Macron.

En attendant, le haut-commissaire à la réforme des retraites revient sur la méthode, le système par points pour tous, les gagnants et les perdants de la future réforme, l’âge de la retraite et la capitalisation.

LA MÉTHODE

Vous lancez ce jeudi une participation citoyenne sur la future réforme des retraites. Pourquoi une telle démarche ?

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JEAN-PAUL DELEVOYE. La réforme que nous préparons n’est pas une simple réforme. Toutes celles conduites depuis 30 ans avaient pour but de réduire un déficit colossal. Aujourd’hui, nous n’avons pas le couteau sous la gorge. La mise en place d’un système universel de retraite s’inscrit dans le projet de société souhaité par Emmanuel Macron : libérer le travail, protéger les salariés et renforcer la solidarité intergénérationnelle. Les jeunes ne croient plus dans le système des retraites, les retraités pensent que leur retraite va baisser et les futurs retraités s’interrogent sur les conditions dans lesquelles ils partiront. Cela concerne donc chacun d’entre nous. Notre méthode de dialogue basé sur l’intelligence collective consiste à permettre à chacun des acteurs de contribuer à la réflexion. Nous menons des discussions pendant toute l’année 2018. C’est dans ce cadre que s’inscrit la consultation avec les citoyens.

N’est-ce pas paradoxal de demander aux Français de se prononcer sur une réforme très complexe, alors même qu’ils n’en connaissent pas le contenu ?

Les citoyens ne croient plus aux discours politiques. Pour changer de comportement, ils ont besoin de s’approprier les enjeux et que les décideurs puissent les associer aux décisions. Du 31 mai au 25 octobre, une plateforme propose à chacun de réfléchir aux différents scénarios, aux enjeux de la mise en œuvre pratique du principe « un euro cotisé = même droits ». Ce sont des questions simples avec des réponses simples. Les internautes pourront voter, commenter et faire des propositions. Des ateliers en région, ouverts à tous, seront organisés entre juillet et octobre. En fin d’année, l’ensemble des contributions seront recueillies et je présenterai une synthèse aux décideurs politiques.

LE SYSTÈME PAR POINTS POUR TOUS

Quelles seront les caractéristiques du système par points, le pilier de la réforme ?

Dans un monde qui bouge à toute vitesse, il s’agit de bâtir un nouveau système le plus adaptable au parcours de chacun. Le système par points permettra de le rendre plus lisible, plus juste et adapté à la société de demain. Le revenu donnera un droit à points, vous aurez une portabilité des droits quel que soit le type d’employeur et le secteur. L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique. Aujourd’hui, si vous avez un parcours dans la fonction publique ou dans le privé, vous n’avez pas la même retraite. Cela concourt à un sentiment d’inégalités profondes dans la société française. Si nous pouvons bâtir un régime dans lequel sont englobés tous les salariés du privé et du public, en faisant en sorte que chacun ne se sente pas lésé, cela renforcera une solidarité et la solidité du système.

Quand les grandes lignes de la réforme seront-elles présentées  ?

Nous avons d’abord un an de discussions. L’année 2018 est divisée en deux : au premier semestre nous bâtissons le « schéma cible » de ce nouveau régime universel. Autrement dit, est-ce que dans le même régime de base on met 98 % des actifs, soit tous les fonctionnaires, quasiment tous les salariés du privé et les indépendants. Avec une convergence des taux de rendement, des taux de cotisations employeurs et des taux de cotisations employés. Pour les fonctionnaires, on intègre les primes dans le calcul de la retraite. L’objectif est d’arriver à un schéma simple : qu’il s’agisse d’un fonctionnaire, d’un salarié du privé ou d’un indépendant, s’ils gagnent la même somme d’argent pendant 40 ans, l’un et l’autre auront la même retraite. Le système par points s’appuiera uniquement sur la durée totale de carrière avec des règles identiques pour tous.

Que vont devenir les 42 régimes spéciaux ?

Cette question sera abordée au deuxième semestre. On va regarder quelles sont les différences avec le régime universel, les convergences possibles et les spécificités qu’il est justifié de maintenir comme par exemple pour les militaires ou pour les régimes des indépendants. Tout le monde oublie que les régimes spéciaux ont déjà été réformés. Le pas qui reste à faire est abordable. Mon rôle sera de dire comment on justifie une différence, visant à donner des points supplémentaires à certains et pas à d’autres, et comment on accélère les convergences quand c’est possible.

L’AGE DE LA RETRAITE

L’âge de départ à la retraite à 62 ans va-t-il disparaître ?

Dans un système à points, la notion de durée disparaît. C’est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel : j’ai assez de points, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars. A l’inverse, je n’ai pas assez de points, je reste. Cela permet de respecter la liberté de choix. Mais nous pensons que si l’on supprime toute référence nous pouvons nous retrouver avec un certain nombre de personnes qui, comme en Suède, partiront plus tôt mais se retrouveront avec de toutes petites retraites. Nous avons besoin de garder un seuil en-dessous duquel ils ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse sur la solidarité nationale. L’âge actuel de 62 ans devrait être conservé.

LA CAPITALISATION

La réforme prévoit-elle une part de capitalisation, comme en Suède ?

Je suis allé en Suède [qui n’est pas membre de l’UE], comme en Allemagne et en Italie. Ma conviction est qu’il faut construire un système qui correspond à l’ADN français, avec le maintien d’un système de répartition par cotisation couvrant un maximum d’actifs. Le système suédois est difficilement applicable en France. Là-bas, il y a une part importante de capitalisation avec 800 fonds de pension. Ce n’est pas du tout notre philosophie. Mais, dans notre futur régime universel, la question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus) qui doit encore être arbitré. Plusieurs scénarios sont sur la table : faut-il alors un régime complémentaire obligatoire ? Ou une épargne individuelle, éventuellement en capitalisation ? Le débat est posé. Cela concernerait au plus 200 000 à 300 000 personnes. Ce sera traité au second semestre.

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Après, viendra le temps des décisions et des annonces sur une réforme qui reste pour le moins très floue. Le gouvernement doit lever le voile début 2019, pour un projet de loi discuté à l’été 2019. Et une mise mise en œuvre différée à 2025, conformément à la promesse d’Emmanuel Macron.

En attendant, le haut-commissaire à la réforme des retraites revient sur la méthode, le système par points pour tous, les gagnants et les perdants de la future réforme, l’âge de la retraite et la capitalisation.

LES GAGNANTS ET LES PERDANTS

Dans toute réforme, il y a des perdants et des gagnants…

On est en train de faire ces simulations qui seront traitées au second semestre. Il est parfaitement possible de mettre en place ce nouveau système en renforçant le niveau de solidarité, pour ceux qui éventuellement seraient perdants ou gagnants.

Le système par points est basé sur les revenus du travail. Y aura-t-il des compensations pour les chômeurs, les personnes handicapées, les mères qui s’arrêtent pour élever les enfants…

Il n’y aura pas de dérapage budgétaire. Cette réforme se fera à enveloppe constante ; elle maintiendra et consolidera les solidarités qui seront l’un des piliers du nouveau système : cela concerne les droits familiaux, la majoration pour enfants, les périodes d’invalidité, les séquences de chômage, les minima de pension et la pension de réversion. Cela représente aujourd’hui 20 % du volume des retraites, soit 60 milliards d’euros. Mais il faudra clarifier et déterminer la nature du financement. Par exemple, si l’on estime que la majoration pour enfants est une politique de caractère familial, doit-elle être financée par la solidarité des salariés ou par la solidarité nationale via l’impôt ? Voilà un des débats que nous devrons avoir.

Et pour les précaires ?

Nous sommes en train d’en discuter. Avec l’évolution des métiers, nous voyons apparaître de plus en plus de métiers d’ubérisation avec de faibles rémunérations et sans droits. Comment faire en sorte d’accorder l’octroi de points, sachant qu’il n’y aura pas de points gratuits ? Tous ces sujets sont sur la table.

L’AGE DE LA RETRAITE

L’âge de départ à la retraite à 62 ans va-t-il disparaître ?

Dans un système à points, la notion de durée disparaît. C’est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel : j’ai assez de points, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars. A l’inverse, je n’ai pas assez de points, je reste. Cela permet de respecter la liberté de choix. Mais nous pensons que si l’on supprime toute référence nous pouvons nous retrouver avec un certain nombre de personnes qui, comme en Suède, partiront plus tôt mais se retrouveront avec de toutes petites retraites. Nous avons besoin de garder un seuil en-dessous duquel ils ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse sur la solidarité nationale. L’âge actuel de 62 ans devrait être conservé.

LA CAPITALISATION

La réforme prévoit-elle une part de capitalisation, comme en Suède ?

Je suis allé en Suède, comme en Allemagne et en Italie. Ma conviction est qu’il faut construire un système qui correspond à l’ADN français, avec le maintien d’un système de répartition par cotisation couvrant un maximum d’actifs. Le système suédois est difficilement applicable en France. Là-bas, il y a une part importante de capitalisation avec 800 fonds de pension. Ce n’est pas du tout notre philosophie. Mais, dans notre futur régime universel, la question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus) qui doit encore être arbitré. Plusieurs scénarios sont sur la table : faut-il alors un régime complémentaire obligatoire ? Ou une épargne individuelle, éventuellement en capitalisation ? Le débat est posé. Cela concernerait au plus 200 000 à 300 000 personnes. Ce sera traité au second semestre.

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Gassama est-il le véritable héros, au coeur d’un montage politicien ?

La scène du sauvetage héroïque suscite des interrogations, pire des soupçons.

blog -Malien sauve enfant en escaladant facade immeuble Paris18-27mai2018
Le voisin a le haut du corps (l’épaule droite) engagé vers le balcon contigu 

Le vaillant Mamoudou Gassama a sauvé un enfant de quatre ans suspendu dans le vide, samedi 26 mai à Paris, inspirant une perplexité certaine parmi des internautes qui ont exprimé ce que certains n’osent verbaliser pour remettre en cause la crédibilité de cette intervention troublante. Ou simplement poser les bonnes questions.

Le Français moyen y voit plusieurs bizarreries.

« Les deux voisins auraient pu attraper l’enfant »

7793567187_immeuble-max-dormoy-a-paris-ou-un-enfant-s-est-supendu-dans-le-videSur Twitter, certains estiment que les voisins, des adultes présents sur le balcon contigu, auraient pu intervenir en tendant juste le bras pour agripper le petit garçon. « Ils auraient parfaitement pu attraper l’enfant eux-mêmes, écrit un Twitter moyen. En ce cas, ne s’agit-il pas d’une mise en scène ? Alerte vigilance aux fake !« 

La presse d’Etat s’efforce de prouver que leurs lecteurs n’ont aucun bon sens, ni vécu. 

Pire, ils voient partout des complots.

blog -Mamoudou Gassama sauveteur de Raphael-mai2018Le voisin n’est pas présent au début de la vidéo, souligne l’auteur du démontage de complots. Il n’arrive que tardivement et donne la main à l’enfant, qui se rapproche de lui au fur et à mesure de la vidéo. « Le voisin, je l’ai vu une première fois, explique Dany Arthur, qui a donné l’alerte, à La 1ère guadeloupéenne, et qui serait donc digne de foi. Il n’avait pas compris qu’il y avait le petit juste à côté, suspendu, en danger. Je l’ai vu une deuxième fois, il a compris, j’ai insisté sur mes gestes. Puis j’ai vu Mamoudou passer et monter sur le bâtiment pour attraper le petit. » Ce qui prouve quoi ? LIEN

« Je n’ai pas réalisé tout de suite, j’étais encore un peu dans les vapes », confirme l’intéressé au Parisien. Dans les vapes, mais fiable ? Mais ses efforts étaient limités, en raison de l’architecture de l’immeuble. « Vu la configuration du balcon [séparé du sien par une paroi], je ne pouvais pas le hisser », assure-t-il. Un enfant de quatre ans ne pèse pourtant qu’une quinzaine de kilos… « Certains ne comprennent pas pourquoi je n’ai pas enjambé la balustrade, a-t-il ajouté auprès de BFM TV. Mais si je faisais cela, c’était lui lâcher la main et prendre le risque du pire, » se défend-il, sans convaincre quiconque. Sauf les organes de presse connus pour leur proximité avec le pouvoir en place.

L’enfant était un « mannequin »

Un avis balayé par la raillerie : la théorie du complot a cet intérêt-là. Un Français suspecte que ce sauvetage a été monté de toutes pièces par « une association militant pour les sans-papiers » et c’est a priori intolérable. Pour partager ses doutes, @eliko note que la manière dont Mamoudou Gassama se saisit de l’enfant laisse penser qu’il ne pesait pas aussi lourd que suggeré par le voisin et qu’il pourrait s’agir d’un mannequin.

Commentaire d\'un internaute envoyé dans le live de franceinfo.fr.
Commentaire d’un internaute envoyé dans le live de franceinfo.fr

La radio de service public explique que le poids moyen d’un enfant de 4 ans est inférieur à 20 kilos, ce qui représente un poids « raisonnable » à soulever, même  pour un homme de la condition physique de Mamoudou Gassama. Ce qui n’apparaît pas le moins du monde dans la video. D’autant que le jeune migrant de 22 ans a reconnu au Parisien qu’il était sportif. « Je joue au ballon, je cours, je vais en salle de sport », explique le travailleur au noir dans le BTP, un emploi facile… <br>Il semble par ailleurs évident au journaliste anonyme de France Info que l’enfant de quatre ans est un cascadeur chevronné : il a la conviction que l’enfant présumé n’est pas un mannequin puisqu’on voit la forme plus ou moins loin du voisin spectateur, puis acteur sur la vidéo.

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Si quelqu’un peut m’expliquer comment un enfant suspendu au dessus du vide par un bras plié…. peut se déplacer d’un mètre en quelques secondes ?? merci <a href= »https://twitter.com/hashtag/MamoudouGassama?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#MamoudouGassama</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/balcon?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#balcon</a&gt; <a href= »https://t.co/lC5eurJ8tY »>pic.twitter.com/lC5eurJ8tY</a></p>&mdash; sac à puces (@catlinaja) <a href= »https://twitter.com/catlinaja/status/1001084616047038465?ref_src=twsrc%5Etfw »>28 mai 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

« Comment peut-il tenir aussi longtemps ? »

Le bon sens veut qu’on se demande comment le petit garçon a pu tenir aussi longtemps, suspendu par les bras. Cette question est soulevée dans les commentaires choisis par France Info.

Commentaire publié par un internaute sous un article de franceinfo sur Mamoudou Gasamma.
Commentaire publié par un internaute sous un article de franceinfo sur Mamoudou Gasamma. (FRANCEINFO)

La radio de service public s’attaque volontiers aux réseaux sociaux qui disent ce qu’il ne faut pas. France Info ne sait pourtant pas toujours tout – ou a des filtres – et admet que l’enquête n’a pas déterminé exactement combien de temps l’enfant est resté agrippé et suspendu à la rambarde. Chacun sait pourtant que la position entravant la respiration n’est pas facile à tenir. Trois ou quatre minutes, selon RTL, et c’est long. Il n’a pas fallu 30 seconde au sauveteur pour escalader les quatre étages.

En revanche, le balcon est grillagé, ce qui lui a permis de poser le bout de ses pieds, rapporte la radio. Or, le garçonnet avait l’orteil en sang après s’être arraché un ongle dans sa chute depuis l’étage supérieur. « Il a eu un courage extraordinaire, explique le voisin à BFMTV. Il s’est accroché à la vie comme personne. » Le véritable héros serait donc plutôt cet enfant qui tombe d’un étage, se blesse, mais se rattrape néanmoins à la rambarde du dessous. Un enfant du cirque ?

Sur cette capture d\'écran de la vidéo du sauvetage, on peut apercevoir le petit garçon s\'aider de ses pieds et du grillage pour se maintenir.
s le voisin.

<br>Quelle conclusion tirer de cette prise de position du service public, sinon qu’il conforte la thèse officielle et il discrédite les contradicteurs.

Intervention d’urgence de la presse à la botte, tendant à dénigrer et faire taire les enquêteurs de fortune trop perspicaces.

Le père de Raphaël est connu, mais son identité dissimulée, et il a été arrêté : il était parti faire des courses et avait tardé à rentrer car il jouait à Pokémon Go.

La mère de l’enfant, qui vit à La Réunion, a été interrogée par Antenne Réunion. C’est la police judiciaire qui l’a informée de la situation, avant qu’elle ne voie la vidéo sur les réseaux sociaux ! Merci à eux… Elle a reconnu immédiatement son enfant : « C’est l’endroit, c’est l’adresse, c’est les habits« .

Paris : début du démantèlement du camp de migrants de la Villette

Mercredi 30 mai aux aurores, les forces de l’ordre ont lancé  l’opération d’évacuation du plus gros campement de migrants parisien

blog -migrants evacués du camp du Millenaire-30mai2018.jpgLes associations dites humanitaires y avaient conduit quelque 1.117 clandestins, sur les 1.700 recensées au nord-est de la capitale, dans le XIXe arrondissement. L’opération a débuté peu après 6 heures du matin au « Millénaire », campement au coeur d’une bataille politique entre le gouvernement et la mairie socialiste de Paris, qui claironne sa volonté d’accueil de migrants en situation irrégulière.

35e organisée dans la capitale depuis trois ans, cette évacuation « conduira à l’hébergement temporaire des personnes concernées dans une vingtaine de sites de Paris et de la région parisienne« , a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dans un communiqué. Parmi eux, 64 vulnérables (femmes isolées, couples, familles, mineurs isolés) se sont vu proposer une solution d’hébergement temporaire, annonce la préfecture de police de Paris.

Originaires essentiellement du Soudan, de Somalie et d’Erythrée, sans aucun lien historique avec la France, ces migrants étaient installés dans des conditions de très grande précarité sous des tentes serrées le long du canal de Saint-Denis, sous le périphérique, encadrés par des membres d’associations également en périphérie de la loi.
Paris, le 30 mai 2018. - Evacuation des migrants du campement du Millénaire à Paris (XIXe).Dans l’attente de leur évacuation, tous les migrants étaient sortis de leurs tentes et attendaient dans le calme, leur sac à la main. « On ne sait pas trop où on va. Ici, c’était dur« , a avoué Issam, un musulman libyen arrivé ici il y a sept mois, son sac pour tout bagage sur le dos et sans-papier, candidat potentiel à une violence vindicative.

Près de 24 structures d’accueil, essentiellement des gymnases, détournés de leur fonction sportive et, semble-t-il, superflus, ont été mobilisés en Ile-de-France, des solutions de fortune, en attente pour accueillir les migrants, a indiqué la préfecture de police.

Deux autres camps bientôt évacués
Résultat de recherche d'images pour "campement du "Millénaire""« Si un dispositif calibré de pré-accueil n’existe pas sur l’ensemble du territoire, ce type de phénomène va recommencer« , a assuré Pierre Henry directeur général de l’ONG France terre d’asile,. Surtout si cette association les dirige à nouveau vers l’emplacement du camp du Millénaire.
Deux autres campements sont par ailleurs installés depuis des mois à Paris : canal Saint-Martin où vivent quelque 800 clandestins (surtout des Afghans) et porte de la Chapelle avec 3 à 400 personnes en situation irrégulière. « Ils seront évacués dès que possible et si possible la semaine prochaine », a annoncé à la presse le préfet de l’Ile-de-France, Michel Cadot. Ces trois campements concentraient en tout près de 2.700 personnes, précise le préfet.

Quel avenir pour les clandestins  du Millénaire ?

Image associée
Centre de pré-accueil des clandestins à Paris : 450 places

Dans ces 24 hébergements temporaires, les mille cent dix-sept illégaux du Millénaire mis à l’abri ce mercredi  pourront rester plusieurs jours, le temps de se reposer, de voir un médecin et d’être pris en charge. Leur situation administrative sera  examinée, afin de savoir de quelle réglementation, de quel statut, ils relèvent. Se trouvent parmi eux, aussi bien des primo-arrivants demandeurs d’asile que des « dublinés« A terme, les premiers pourront être orientés dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) ou un centre d’accueil et d’orientation (CAO), afin d’obtenir le statut de réfugiés. Pour les seconds en revanche, la situation est plus complexe.

Les ‘dublinés » sont les migrants qui, en vertu du règlement Dublin de l’Union européenne, doivent faire leur demande d’asile dans le premier pays européen où ils ont été contrôlés, pas toujours celui dans lequel ils ont été acheminés. Ce mercredi, ces « irréguliers » ont aussi été mises à l’abri : il n’y a pas eu de « tri dans la rue », comme le souhaitait la mairie de Paris. Néanmoins, ils restent sous la menace d’un renvoi dans le pays où ils ont laissé leurs empreintes ou d’un retour …dans les rues parisiennes.

« Le rôle de la Ville de Paris sera essentiel, prévient le ministre de l’Intérieur, car si les campements se reconstituent, cette 35e opération n’aura servi à rien ». Mais concrètement comment éviter la reconstitution de nouveaux campements ? « On ne va pas faire de Paris, une ville grillagée où même les Parisiens ne pourront plus se promener sur les avenues sous prétexte que des migrants pourraient s’y installer« , riposte Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris en charge notamment de l’accueil des réfugiés, qui prône davantage d’ouvertures de lieux d’accueil ou le retour de la « bulle » humanitaire.

Résultat de recherche d'images pour "Dominique Versini Raffarin"Selon Dominique Versini, née au Maroc et ancienne secrétaire d’Etat (2002-2004) dans les gouvernements Raffarin, puis Défenseur des enfants (« l’Etat a le droit de ne pas vouloir ce dispositif d’un centre humanitaire, mais par contre l’Etat a le devoir de mettre en place un dispositif assez solide pour accueillir tous ceux qui arrivent au jour le jour, et voir leur situation examinée et éviter ainsi les campements de rue ».

En mars, le centre de premier accueil des migrants​ a fermé Porte de la Chapelle. Un second pourrait-il bientôt ouvrir à Paris ?
Les reconductions à la frontière ne sont pas envisagés.

 

Italie: le président de la République fait obstacle à la constitution du gouvernement de Giuseppe Conte

Giuseppe Conte, contraint à renoncer à être Premier ministre.

Résultat de recherche d'images pour "Sergio Mattarella"Désigné  par les anti-système et l’extrême droite appelés au pouvoir par le peuple,  Giuseppe Conte ne sera pas chef du gouvernement italienil a été empêché par le président italien Sergio Mattarella, ci-contre, ce dimanche 27 mai. 

« Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella », a annoncé le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l’issue d’une entrevue entre les deux hommes. « Je peux vous assurer que j’ai fourni le maximum d’efforts et d’attention pour mener à bien cette tâche et l’avoir fait dans un climat de pleine collaboration avec les responsables des forces politiques qui m’ont désigné« , a pour sa part déclaré Giuseppe Conte devant la presse.

Giuseppe Conte 2018.jpgLe juriste de 53 ans venait d’être désigné mercredi par le président de la République. Vers 16h30, G. Conte (ci-contre) s’était rendu à la Chambre des députés en vue d’ultimes tractations avant de boucler la liste de ce gouvernement attendu depuis près de trois mois par les Italiens, mais Sergio Mattarella l’a conduit à une impasse politique après quatre jours de tractations.

Chrétien-démocrate sicilien, Mattarella a rejeté le nom du ministre des Finances proposé, au motif qu’il n’est pas assez européiste à son goût et Conte n’a eu d’autre choix que de  renoncer à diriger le 65ème gouvernement italien depuis 1946. 

« M. Ciseaux » appelé à la rescousse

7739955_4bebaa70-6261-11e8-a665-72079dc6bc11-1_624x390A la recherche d’une solution après la crise institutionnelle qu’il a céée, Sergio Mattarella a convoqué l’économiste Carlo Cottarelli, ci-contre, lundi matin, a annoncé la présidence.

Agé de 64 ans et ancien commissaire à la révision de la dépense publique par le gouvernement Letta, membre du parti démocrate, Carlo Cottarelli, qui a été haut responsable au Fonds monétaire international (FMI), a mérité le surnom de « M. Ciseaux » quand il a été chargé de la révision des dépenses publiques par le gouvernement d’Enrico Letta (centre gauche) en 2013.

Avant mercredi, la seule apparition publique dans un contexte politique de cet universitaire discret  datait d’avant les élections du 4 mars, quand le Mouvement 5 étoiles (M5S, de Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio, promoteurs d’une forme de démocratie directe, par opposition aux formes de démocraties représentatives) l’avait présenté comme possible ministre de l’Administration publique. « C’est un expert absolu en simplification, ‘débureaucratisation’, rationalisation de la machine administrative que tant de nos entreprises demandent« , assurait Matteo Salvini, patron de la  Ligue du Nord, souverainiste, populiste et identitaire.

Les deux hommes avaient proposé lundi le nom de G. Conte, mais le président italien Sergio Mattarella a déclaré craindre que cet inconnu ne fasse pas le poids devant les ténors des partis qui l’ont choisi et qui devaient être ses ministres.

Denormandie annonce des mesures fiscales discriminatoires en faveur de certains propriétaires

Harcèlement à la carotte des propriétaires dans le besoin…

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Les propriétaires de terrains qui accepteront de les vendre pour la construction de logements bénéficieront d’avantages fiscaux,  a annoncé le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, à l’antenne de France Inter, dans l’émission présentée par le journaliste de France Inter Ali Baddou, avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Jeff Wittenberg (France Télévisions).

VOIR et ENTENDRE Julien Denormandie annoncer des mesures fiscales en faveur des propriétaires qui céderont des terrains pour la construction de logements par France Inter

Le gouvernement espère ainsi résoudre la crise du logement, a envisagé Julien Denormandie, invité de « Questions Politiques »ce samedi.

Fête des mères: Theresa May refuse d’importer l’avortement de République d’Irlande en Irlande du Nord

La Première ministre britannique refuse d’assouplir la législation nord-irlandaise sur l’avortement.

blog -Theresa May-10-downing-street.jpgSuite au vote de la République d’Irlande voisine en faveur de la libéralisation de l’IVG, des ministres et parlementaires  souhaitant un assouplissement des règles encadrant l’avortement en Irlande du Nord ont fait pression sur Theresa May qui a refusé dimanche de céder aux appels .

Les Irlandais de la république indépendante d’Irlande se sont prononcés vendredi par référendum à une majorité des deux tiers en faveur de la libéralisation du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans un des pays qui était considéré parmi les plus conservateurs d’Europe d’un point de vue social.

Penny Mordaunt, la ministre britannique du droit des Femmes, a estimé que le référendum des voisins irlandais devrait s’appliquer au nord, par porosité… « Une journée historique et formidable pour l’Irlande et une journée pleine d’espoir pour l’Irlande du Nord », a commenté Penny Mordaunt, élue de Portsmouth et descendante de Philip Snowden, le premier Chancelier de l’Échiquier (Finances) …travailliste. 

Il revient au gouvernement nord-irlandais de se prononcer sur la question, indique la porte-parole de Theresa May, dimanche

La législation nord-irlandaise sur l’avortement est une des moins laxistes d’Europe. Contrairement à d’autres parties du Royaume-Uni, les avortements sont interdits, sauf lorsque la vie ou la santé mentale de la mère est en danger. Même le viol et les anomalies fœtales mortelles n’y sont pas considérés comme des motifs légaux pour une IVG.

Plus de 130 membres du Parlement britannique, dont quelques députés du Parti conservateur au pouvoir, sont prêts pourtant à soutenir un amendement à un nouveau projet de loi sur la violence domestique autorisant les avortements en Irlande du Nord, rapporte le Sunday Times.

Or, toute tentative de changement de la loi pourrait déstabiliser le gouvernement britannique qui est soutenu par le Parti unioniste démocrate (PUD) d’Irlande du Nord, très conservateur sur les questions sociales et qui permet à Theresa May d’avoir une majorité aux Communes.

L’assemblée élue d’Irlande du Nord a le droit d’aligner ses lois sur l’avortement avec le reste de la Grande-Bretagne, mais elle a voté contre en février 2016. Et l’assemblée n’a pas siégé depuis la chute du gouvernement d’Irlande du Nord en janvier 2017.

Dette de la SNCF : Philippe prend des engagements, mais la grève continue

Seule la CFDT, leurre syndical, marche à fond dans la combine

 
Philippe Martinez et Laurent Brun  après la réunion avec Edouard Philippe le 25 mai 2018 à l'hôtel Matignon.
CGT – Laurent Brun et Philippe Martinez

Comme prévu, Edouard Philippe s’est engagé sur la dette de la SNCF35 milliards seront repris au total, 25 en 2020 et 10 en 2022 – et sur les investissements, en augmentant la participation de 200 millions d’euros par an. Côté syndicats, la CGT, la CFDT, FO et SUD-rail maintiennent la grève, l’UNSA aussi, en attendant de prendre une décision « très prochainement ».

Les syndicats de la SNCF ont reçu vendredi la confirmation du premier ministre d’Edouard Philippe que l’Etat reprendra la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards d’euros, dont 25 avant 2020, afin d’arriver « à l’équilibre », « avant la fin du quinquennat ». Et l’Etat, c’est 50% des Français.« Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la nation et du contribuable en faveur de la SNCF », a souligné le premier ministre avant d ’assurer qu’il n’y aurait pas d’« impôt SNCF » supplémentaire.

La CGT « continue le combat »

Malgré ces annonces, la CGT Cheminots « continue » la grève et exige une table ronde pour « fixer par écrit les engagements du gouvernement », a déclaré son secrétaire général Laurent Brun vendredi à Matignon, à la sortie de l’entretien avec Edouard Philippe.« On continue le conflit, le combat », a dit Laurent Brun. « Le premier ministre n’a pas fermé la porte » à la demande de table ronde formulée par la CGT Cheminots, « il a dit qu’il réfléchissait au sujet et nous donnerait une réponse très prochainement », a rapporté Laurent Brun, soulignant que c’est « la responsabilité du gouvernement de trouver des solutions de sortie du conflit ».

La grève « continue avec le calendrier fixé » pour la CFDT

La grève à la SNCF contre le projet de loi de réforme ferroviaire « continue avec le calendrier fixé » car « nous avons besoin de la mobilisation pour aller jusqu’au bout » du processus parlementaire, a déclaré vendredi à Matignon le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.« Il y a une CMP (commission mixte paritaire, NDLR) annoncée mi-juin. Jusqu’à cette CMP, la mobilisation continue pour nous. On continue de jouer notre rôle d’organisation syndicale qui se mobilise et qui propose », a dit Laurent Berger, à la sortie d’un entretien avec le premier ministre. « Nous allons continuer de peser », a-t-il ajouté, disant avoir « pris note positivement » des annonces sur la reprise de la dette de la SNCF et sur les investissements supplémentaires.

UNSA prendra une décision « très prochainement »

De son côté, l’Unsa reste encore dans la mobilisation unitaire lancée début avril car « le texte officiel, c’est ce qui sortira du Sénat », où le projet de loi sera voté le mardi 5 juin, a argumenté Roger Dillenseger, le secrétaire général. L’Unsa participera mardi 29 mai à la manifestation syndicale prévue près du Sénat « pour montrer qu’on veut peser » sur le débat à la chambre haute, a-t-il indiqué.La décision sur une sortie de l’Unsa ferroviaire de la grève à la SNCF sera prise « très rapidement dans nos structures », a déclaré Roger Dillenseger.

« En rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » pour SUD-rail

SUD-rail n’a constaté « guère plus d’avancées », « un rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » à la SNCF, selon Erik Meyer, porte-parole du syndicat.Selon eux, la reprise de 35 milliards d’euros de dette est « clairement un cadeau pour les entreprises privées », pour leur faire « place nette » avant qu’elles ne postulent à des appels d’offres après l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs.Concernant la suite de la grève, « depuis le départ, ce sont les assemblées générales de grévistes qui décident », a-t-il souligné, et elles se prononceront notamment au vu « de ce qui sera décidé au Sénat ».

FO : « toutes les raisons de la grève sont encore là »

FO Cheminots a jugé vendredi que « toutes les raisons de la grève (à la SNCF) sont encore là », a déclaré son secrétaire général François Grasa, à la sortie de l’entretien à Matignon.Concernant la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF, François Grasa a souligné que ce « n’est pas une dette des cheminots et des usagers », c’est « une dette d’aménagement du territoire » qui « doit être reprise intégralement par l’Etat ».Et « je ne connais pas un seul cheminot aujourd’hui qui fasse grève par rapport à la dette », a-t-il poursuivi, jugeant « pas acceptable » le projet de réforme ferroviaire.

 

Manifestation de fonctionnaires à Paris: 73 excités présentés au Parquet

73 anti-républicains ont été déférés pour être présentés au procureur jeudi

Manifestation des fonctionnaires à Paris, le 22 mai 2018

Ils étaient au nombre des 283 interpellés mardi lors de la manifestation des fonctionnaires à Paris, à l’appel de neufs syndicats, a annoncé le Parquet, qui a également prolongé une cinquantaine de gardes à vue. 

Durant la manifestation mardi après-midi, 23 personnes avaient été interpellées, notamment lors de heurts avec les forces de l’ordre et de dégradations au matériel urbains et à des magasins, dont un restaurant McDo, dont, cette fois, l’intérieur n’a pas été vandalisé, ainsi que trois autres, lors d’un rassemblement au Panthéon. Elles avaient été placées en garde à vue pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations« , a indiqué le Parquet de Paris.

Abribus détruits, vitrines de magasins brisées, tags et jets de projectiles en direction des forces de l’ordre : la manifestation, qui a rassemblé 15.000 personnes mardi à Paris selon la police, a été émaillée de violences et de brèves échauffourées. Face aux jets de projectiles provenant d’un « groupe de 200 individus cagoulés et violents », selon un communiqué de la Préfecture de police (PP), les policiers ont répliqué en faisant usage d’un canon à eau et de gaz lacrymogène, selon la même source.

Résultat de recherche d'images pour "lycee arago bloqué"En début de soirée mardi, 102 autres militants anarcho-révolutionnaires avaient été interpellés après une tentative d’occupation du lycée Arago (ci-contre, situé Place de la Nation, XIIe arrondissement) dans lequel ils avaient pénétré après la dispersion du cortège place de la Nation, selon la Préfecture de police (PP) et le Parquet. Connu, comme le lycée Voltaire, pour sa radicalité, le lycée Arago se classait 87e sur 109, au niveau départemental en 2015,  en termes de résultats.

Parmi les 40 mineurs arrêtés, un jeune a été remis en liberté mercredi et un autre a reçu une convocation pour être jugé ultérieurement, a précisé le parquet. Cinq d’entre eux ont vu leurs gardes à vue prolongées et 33 doivent être présentés jeudi à un magistrat qui décidera d’éventuelles poursuites à leur encontre.

Sur les 88 majeurs interpellés, âgés pour la plupart de moins de 30 ans, 40 ont été déférés mercredi soir en vue d’une présentation devant le parquet

43 autres ont vu leurs gardes à vue prolongées. Quatre ont été remis en liberté et un dernier fait l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC, aussi appelée ‘plaider-coupable’), une mesure alternative au procès.  La CRPC permet au procureur de la République de proposer, directement et sans procès, une ou plusieurs peines à une personne qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Si la personne conteste les faits ou la peine proposée, le procureur peut alors saisir le tribunal correctionnel.La manifestation – qui a rassemblé 15.000 personnes, selon la préfecture, 30.000 selon la CGT – a été émaillée de brèves échauffourées.

La manifestation – qui a rassemblé 15.000 personnes, selon la préfecture, 30.000 selon la CGT – a été émaillée de brèves échauffourées. 
Un « groupe de 200 individus cagoulés et violents » (en un seul groupe, c’est peu vraisemblable) a saccagé du mobilier urbain et à des vitrines de magasins, jetant des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des charges, des tirs de gaz lacrymogène et une lance à eau. 
Selon la PP, 8 personnes dont 2 membres des forces de l’ordre ont été blessées légèrement.

Les fonctionnaires en grève unitaire défilaient mardi pour défendre leur statut et s’opposer à la réforme du gouvernement, à l’occasion de leur troisième journée de mobilisation depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Le défilé du 1er-Mai à Paris avait déjà été marqué par des violences (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et saccage de restaurants) et des heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 manifestants d' »ultragauche » membres du « black bloc » (et aussi des « antifa »), pour faire simple et ne pas mettre en cause les organisateurs, notamment les anticapitalistes de SUD (Solidaires).

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées, dont 102 placées en garde à vue, et quatre personnes, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes avaient ensuite été mis en examen pour des violences sur des magasins et placés sous contrôle judiciaire.

A Matignon, les secrétaires ne résistent pas à Edouard Philippe

Il les épuise; elles l’éreintent : Philippe a perdu 6 secrétaires en un an

« Tu ne reviens pas demain. Je n’ai rien à te reprocher,

blog -Philippe Edouard-sournois1.JPGmais je crois que tu n’es pas à la hauteur et que tu es trop stressée, » s’est entendue dire la secrétaire, en substance, à 21 heures, la veille de ses vacances. : Bref, du balai ! Et ça se passerait comme ça à Matignon, comme d’ailleurs dans les cabinets ministériels. Mais, depuis un an,  quatorze secrétaires, qui ont préféré quitter leur poste.
Composé de quatre personnes travaillant en horaires décalés, le secrétariat particulier d’Edouard Philippe, en a perdu six : trois ont été écartées et trois ont claqué la porte d’elles-mêmes.  Huit autres ont soit quitté cet enfer, sur une petite centaine de secrétaires mises à disposition des conseillers par la machine gouvernementale. Soit elles ont été réaffectées, du jour au lendemain, d’un conseiller à un autre, soit, encore, elles ont été sorties du cabinet du Premier ministre pour rejoindre celui de l’un des trois secrétaires d’Etat qui en dépendent.
Benoît Ribadeau-Dumas, le directeur de cabinet d’Edouard Philippe, a vu l’une de ses quatre secrétaires quitter les lieux avant midi, le premier jour. Arrivée pour prendre son poste à 7h30, elle en aurait été écartée à 9 heures.  Ribadeau-Dumas est devenu directeur de cabinet d’Edouard Philippe à 45 ans. Ancien élève de Polytechnique, sorti major de l’ENA (promotion Marc Bloch, où il a rencontré le nouveau premier ministre, dont il est très proche), ce maître des requêtes au conseil d’Etat a retrouvé Matignon, où il fut conseiller technique chargé de la réforme de l’Etat et de la décentralisation, sous Jean-Pierre Raffarin, entre 2002 et 2004. Ses techniques de management sont celles du secteur privé

Personnel viré, déplacé, renvoyé…

« Les secrétaires de cabinet ont souvent changé de poste au gré de l’arrivée et des départs des conseillers, rapporte un représentant du syndicat autonome des personnels des services du Premier ministre (SAPPM), qui a été officiellement saisi du sujet. Mais cela s’est amplifié depuis un an. »

Le principe, c’est que le personnel administratif mis à disposition des politiques   est principalement géré par le chef de cabinet du Premier ministre : en l’occurrence Anne Clerc, 53 ans, une ancienne d’Accor (responsable des relations institutionnelles du groupe d’hôtels) passée par l’équipe de Jean-Pierre Raffarin, laquelle était entrée en conflit avec le directeur de cabinet, Michel Boyon.  Cette dernière est secondée par une responsable du « bureau du cabinet », une structure intermédiaire entre les services administratifs et les « politiques » du cabinet.
Du jour au lendemain, au gré des arrivées et des départs des ministres et de leurs conseillers, et aussi de leurs humeurs, le personnel fonctionnarisé peut ainsi être viré, déplacé, renvoyé, tout comme les contractuels, c’est la règle. Généralement, les personnes concernées sont recasées tant bien que mal – le cas des contractuels, lui, étant plus délicat à gérer.  

Un aspect du « renouvellement de la vie publique »

De mémoire d’observateur des moeurs ministérielles, jamais le mouvement n’a atteint une telle ampleur. Christiane Taubira avait pourtant placé la barre haut… L’ambiance de travail est décrite comme lourde et particulièrement stressante, avec des engueulades. Lorsqu’un jour la cheffe du secrétariat particulier – le Graal des secrétaires de Matignon – demanda que soient décalés d’une demi-heure tous les rendez-vous d’Edouard Philippe, afin d’absorber un retard d’agenda, il fut finalement reproché à une assistante de s’en être chargée – elle avait pourtant reçu des instructions ! Cette dernière aurait été écartée quelques temps plus tard.
« Comment peut-on honnêtement être préparé à cette violence ? », s’interroge le même interlocuteur du SAPPM, qui souligne que les intéressées ont « peur des représailles » et que le Premier ministre n’a probablement pas été informé du pourquoi et du comment de l’incroyable turn-over de ses assistantes. Le CHSCT, lui, n’a pas été saisi du sujet.  
Audit extérieur
La cheffe de cabinet Anne Clerc confirme les mouvements, tout en les relativisant : les personnels concernés auraient été dans leur grande majorité recasés au cabinet ou dans ceux des secrétariats d’Etat dépendant du Premier ministre. Deux ou trois seraient retournées dans leur administration d’origine. A une autre assistante, les ressources humaines du bureau du cabinet auraient proposé « cinq nouveaux postes« , moins que Parcoursup, refusés par l’intéressée. Cette dernière rejoindra temporairement le secrétariat de la cheffe de cabinet, avant qu’une solution satisfaisante soit trouvée.
« Le rythme de travail est très soutenu, la charge pèse sur les secrétariats », justifie Anne Clerc. « Le travail en brigades induit des pertes d’informations et des bugs. Souvent, celles qui commencent quelque chose le matin n’en voient jamais l’aboutissement, qui est réalisé l’après-midi par d’autres. Cela peut être difficile à supporter. »
Cette situation tendue a nécessité qu’une société de conseil en entreprise, Reor, soit mandatée pour dresser un audit (voir fac-similé ci-dessous). Le document, daté de mars 2018, synthétise les réponses de 40% des conseillers du Premier ministre et de 90% des assistantes.
Il semble révéler une atmosphère de travail pour le moins détestable au cabinet, côté assistantes tout du moins : si le travail en décalé, la fréquence des interactions avec leur conseiller ou le travail en brigades semble les satisfaire, les intéressées regrettent le « travail dans le stress avec la peur d’être virée à tout moment ».  
D’autres exemples de réponses ? « Aucune considération de la hiérarchie et aucune marque de confiance. » « Plus aucune source de satisfaction. » Certaines se sentent considérées comme des « pions » isolés, qui ne se connaissent pas entre elles et qu’on « manipule au gré non pas des besoins mais des humeurs de chacun« …

Un extrait de l'audit réalisé par le cabinet Reor, auscultant le malaise des personnels de Matignon

Un extrait de l’audit réalisé par le cabinet Reor, auscultant le malaise des personnels de Matignon

Journée « bien-être » à Matignon

Résultat de recherche d'images pour "relaxologie"Les conseilleurs, eux, se félicitent de la relation avec leurs assistantes, mais ont une exigence : « Qu’elles essaient de se mettre à ma place pour comprendre mon besoin. » Or, parallèlement aux actions de formation, de réorganisation ou de montée en compétences proposées par le cabinet Reor, les indemnités de sujétion particulières ont été augmentées depuis février dernier.  

Enfin, des ateliers de bien-être au travail sont régulièrement organisés dans une salle de Matignon par une masseuse-relaxologue, Bernadette Arnaud : une séance guidée d’une heure par semaine. Ces séances se veulent « régénérantes dans le but de lâcher-prise, de mieux se centrer, être ancré dans un chemin positif afin de libérer les parasites« .

L’esprit zen à Matignon, c’est aussi pour 2022.

Manifestations de fonctionnaires: 17 interpellations à Paris

Des dizaines de manifestants encagoulés  du cortège de fonctionnaires ont provoqué  à Paris des échauffourées avec les forces de l’ordre

blog -manifestation de Black blocs à Paris-22 mai2018.jpg
L’ultra-gauche n’a visiblement pas manifesté « en marge » du défilé syndical… 

La police a dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogène et effectuer 17 interpellationspour « participation à un groupement violent, » a-t-on appris de sources concordantes. Des extrémistes encagoulés ont pris pour cibles des commerces entre l’Opéra Bastille et la Gare de Lyon. 

Avant que le cortège parti de la Place de la République n’atteigne la place de la Bastille, des manifestants d’extrême gauche ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (XIIe arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre. 

Et les anti-libéraux étaient de la partie:

L’orthographe du tweet est due à un journaliste passé par l’AFP et France2…

Unité : le mot d’ordre de la grande manifestation de la fonction publique

Image associéeC’est la première fois qu’est réalisée l’unité syndicale depuis 2010 avec les 130 manifestations contre la réforme des retraites. Les neufs syndicats – dont les modérés de la CFDT et de l’UNSA, ci-contre – manifestaient surtout contre la réforme de la fonction publique, prévue pour 2019. C’est un temps fort avant samedi, quand la CGT va s’associer une nouvelle manifestation – politique, celle-là –  de la France insoumise (LFI), alors que les autres syndicats ont annoncé qu’ils n’y participeraient pas, refusant de se mêler à une démonstration politique et non plus syndicale.

blog -manifestation unitaire de fonctionnaires le 22 mai 2018.JPGPhilippe Martinez (CGT) a estimé que l’unité « donne une autre image du syndicalisme que tous les syndicats défilent ensemble« . Selon lui, « le message, c’est la défense des services publics, c’est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République« .

C’était la troisième journée de mobilisation depuis l’élection du président Emmanuel Macron par lequel ils se sentent « attaqués ».

Quelque 16.400 manifestants ont été recensés à Paris, selon le cabinet Occurrence. 

Les chiffres communiqués par le Ministère de l’Intérieur font état de 124.000 manifestants en France, lors de 180 actions en province et de 15.000 manifestants à Paris. 

Parmi les mots d’ordre du mardi 22 mai : la revalorisation des salaires et des effectifs. Macron a annoncé la disparition de …120.000 postes de titulaires sur cinq ans. Les fonctionnaires en grève comptent aussi dire leur opposition au projet de réforme de la fonction publique. Alors qu’Olivier Dussopt, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, a entamé la semaine dernière des consultations avec les syndicats sur le thème du recours aux contractuels, ce sujet très sensible de la réforme, qui doit être présentée à l’été 2019, est au centre des revendications.

Manifestation du service public en octobre 2017.Les heurts rappellent les débordements du 1er mai dernier quand le défilé avait été marqué par de nombreux incidents (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées) et de nombreux heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 militants de l’ultra-gauche estampillés « black blocs » ou « antifa ».

Résultat de recherche d'images pour "mots d ordre des fonctionnaires mardi 22 mai 2018"Selon des informations de France Info, 101 personnes ont été interpellées lors de l’évacuation du lycée Arago, dans le 12e arrondissement de Paris. Plusieurs personnes avaient réussi à pénétrer dans l’établissement scolaire après la dispersion de la manifestation des fonctionnaires, rapporte la préfecture de police de Paris.

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées dont 102 placées en garde à vue, et quatre autres, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes ont depuis été inculpées et placées sous contrôle judiciaire.

Le rejet du ‘Plan banlieues’ de Borloo tend les rapports de Macron avec sa gauche

Plusieurs élus locaux se mobilisent pour que les recommandations de Borloo soient appliquées.

blog -Macron soucieux.jpgLes réserves de l’exécutif à l’encontre du « Plan banlieue » de Jean-Louis Borloo font basculer la quasi-unanimité vers une crise latente de la majorité présidentielle. Au départ, il ne s’agissait que d’un simple report : alors qu’il devait être initialement présenté le 22 mai, le « Plan banlieue », préparé par Jean-Louis Borloo à la demande du chef de l’Etat, a finalement été repoussé à une date ultérieure. Le président, indiquait l’Elysée, s’en tiendra à indiquer le cap à suivre sur les banlieues, terrain sur lequel le « président des riches » a beaucoup à perdre.

Deux sales gosses violents de 6 et 7 ans et l’école primaire doit fermer !

Faut-il retirer les enfants violents à leurs géniteurs ?

blog -radicalisation en milieu scolaire-coverL’école primaire de Saint-Victor-sur-Rhins (Loire) restera fermée mardi et cette décision n’a que peu à voir avec la grève des enseignants en France : le maire de cette petite commune de 1.200 habitants, à 22 kms de Roanne, entend ainsi attirer l’attention de l’Education nationale sur deux élèves violents, âgés de six et sept ans, qui perturbent depuis deux ans la vie de l’établissement et son enseignement. Ces petits chenapans sont ‘fichés’ depuis l’âge de 4 et 5 ans…

« Nous attendons des réponses de l’inspection académique lors du conseil d’école extraordinaire programmé mardi soir, » a déclaré lundi Delphine Tournus, adjointe à la vie scolaire confirmant une information du quotidien Le Progrès.

Agés de six et sept ans, « ces deux enfants, qui bénéficient d’auxiliaires de vie scolaire (AVS, métier à risques ?) à plein temps, sont en situation de mal être à l’école. Ils ne sont pas en mesure de suivre un cursus normal et ils perturbent les autres élèves de leurs classes« , a expliqué l’élue, qui évoque de « multiples incidents en direction du personnel de l’école, tels que des insultes, coups, morsures et crachats« .

Dernier incident en date, jeudi, lorsqu’une institutrice voulant rattraper l’un des deux petits tyrans qui avait décidé de quitter la classe en plein cours, a trébuché et percuté un porte-manteau. « Elle s’est ouvert le front sur dix centimètres et a reçu plus de 25 points de suture et un arrêt de travail d’une semaine« , a déploré D. Tournus. 

« Jeudi lorsque je suis arrivée dans l’école, j’ai trouvé six enseignantes et trois AVS en pleurs« , ajoute l’adjointe à la vie scolaire de cette commune de 1.200 âmes, dont l’école compte 138 élèves.

Un service minimum d’accueil sera mis en place mardi pour les parents ne pouvant faire garder leur enfant. Que les petites pestes restent à la maison !

Macron repousse le « Plan banlieue » de Jean-Louis Borloo, d’un revers de manche

Il avait sollicité les compétences de Borloo pour s’inspirer de ses propositions

blog -Borloo-Macron-plan-banlieues.jpgMais le souverain républicain va enterrer son « Plan banlieue ». Macron est attendu sur sa politique de la ville, ce mardi : depuis l’Elysée, le chef de l’Etat doit annoncer une série de mesures pour réduire les fractures urbaines, mais en balayant les recommandations du rapport rédigé à sa demande par Jean-Louis Borloo sur les banlieues.

Trop cher, trop …daté

En effet, Emmanuel Macron ne veut pas du rapport de l’ancien maire de Valenciennes, qu’il juge trop coûteux et trop « vieille politique », à en croire ses soutiens. « Regardez : depuis quarante ans on a empilé les plans, on a dépensé beaucoup d’argent, et pour quels résultats ? », font mine de s’interroger les proches du président. Si quelques idées seront bien piochées dans le travail de Jean-Louis Borloo, le chef de l’Etat, qui estime que ce dernier a un peu trop pris la lumière sur ce dossier, compte bien reprendre la main.

Faire valoir le travail déjà accompli

Macron valorisera ainsi les mesures déjà adoptées depuis le début du quinquennat. « Du concret, de l’efficace« , se flatte l’Elysée. Il sera ainsi question de la police de sécurité du quotidien, du retour des emplois francs, ou encore du dédoublement des classes de CP. Il annoncera aussi quelques idées supplémentaires, notamment pour aider les collégiens des quartiers à trouver des stages, ou pour favoriser l’apprentissage.

Une politique globale.

Persuadé que ses réformes finiront par bénéficier à tout le monde, Macron répète qu’il ne veut pas d’une politique spécifique pour les quartiers. L’étiquette de « président des riches » lui va comme un gant, mais celle de président des banlieues reste encore à construire.

Grèves : le service minimum d’accueil dans les écoles est un droit

Où est passé le service minimum (SMA), après dix ans ?

blog -ecole-en greve-ardoise.jpgLe service minimum d’accueil dans les écoles, instauré en 2008, existe toujours. Dans les faits, il est quelque peu tombé en désuétude les communes. Mais, promis par Macron, le renouvellement de la vie publique n’est pas non plus passé par là…

Porté disparu. Depuis 2014, le ministère de l’Education ne demande plus la mise en place d’un service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires. Or, cette loi votée sous la présidence Sarkozy, en 2008, oblige toujours les communes à accueillir les enfants lors d’un mouvement social, lorsque leur école compte plus de 25 % d’enseignants grévistes. Une manière de ne pas pénaliser les parents, au risque d’encourager les centrales syndicales et les mouvements sociaux…

Mais aujourd’hui, les Inspections académiques ne jouent plus leur rôle et laissent courir, tant que les parents (et les grands-parents retraités, mais corvéables à merci – outre qu’ils sont aussi taillables) n’exigent plus rien des communes. Elles ne communiquent plus le chiffre attendu d’enseignants mobilisés qui devraient se déclarer  grévistes.

Pour quelle raison les parents ne peuvent-ils plus compter sur le ministère ?

Contactés, les rectorats ne souhaitent pas répondre. « C’est peut-être une question budgétaire, tentent d’expliquer les mairies. Le service minimum, c’est l’État qui le paye » et donc au final, grévistes et parents, mais aussi célibataires et …retraités ! Résultat, plus aucune demande ne parvient aux mairies. « Ni prévisions du nombre de grévistes, ni rien« .

C’est en fait aussi un renâclement des communes qui rechignent à se compliquer la vie. Elles doivent en effet redéployer leurs effectifs communaux, recruter des personnels formés et appropriés à la tâche éducative et ouvrir leurs centres sociaux et autres infrastructures, au rythme aléatoire des grèves. 

Incurie politique des gouvernements socialistes de Hollande, prolongée par Macron, après les années Sarkozy ? Officiellement, le dispositif existe toujours. Mais il est à l’abandon.

Certaines communes continuent à mettre en place le SMA : ce serait ainsi le cas de la mairie de Toulouse. A ses frais. Pour quelle efficacité ? Sur les 34.000 élèves des écoles maternelles et élémentaires de Toulouse, « une petite centaine » a été accueillie le 12 septembre dernier dans les cinq écoles d’accueil. Un nombre négligeable, selon certains …humanistes. 

D’autres mairies, comme celle de Colomiers, deuxième commune du même département de Haute-Garonne avec près de 40.000 habitants, ne met volontairement pas en place le service minimum d’accueil. Détail de l’histoire rapportée par la presse qui se veut objective : le maire est une mère, socialiste et cadre supérieur…
Et puis le temps n’est plus vraiment aux sanctions, comme en 2009, lorsque le maire radical (PS) de Toulouse, Pierre Cohen, s’était vu contraindre la mise en place du service minimum.

descolarisation

Mardi 22 mai, environ un enseignant sur quatre sera en grève dans les écoles maternelles et élémentaires, moins que la moyenne à un niveau scolaire où le syndicat dominant, le SNUipp-FSU, fait sa loi : il est classé à gauche, voire  l’extrême gauche, et sait comment briser les parents d’élèves mécontents. Les grèves mobilisent de moins en moins et le SMA ne se justifie plus autant qu’en …2008 ! Selon l’exemple choisi de Colomiers, pas assez de classes sans maître, d’ailleurs, pour justifier un service minimum d’accueil.. Tant que les administrés ne font pas le décompte des heures manquées et que les mamans ne crient pas au scandale.

Les parents d’élèves sont le plus souvent résignés. On note que l’information « remonte mal » dans les écoles. « En général, on s’organise entre parents pour garder les enfants, » raconte une sympathisante des mouvements sociaux. Reste que pour ceux qui ne peuvent faire autrement, ces centres d’accueil sont parfois utiles. Tant qu’ils sont encore là…

Les écoles peuvent-elles refuser d’accueillir vos enfants ?

Le premier syndicat des enseignants du primaire, le Snuipp-FSU, s'attend à un professeur sur quatre en grève dans les écoles maternelles et primaire ce jeudi.
 

Neuf syndicats de fonctionnaires dont l’UNSA et la CFDT ! – appellent à la grève pour le pouvoir d’achat et la défense de leurs statuts et les maires ont l’obligation légale d’accueillir les enfants. Mais est-ce vraiment le cas dans la pratique ?

Le principe

On l’a noté, depuis 2008, les communes ont l’obligation d’assurer un service minimum d’accueil des élèves dès lors qu’il y a plus de 25 % d’enseignants en grève dans une école. Cette mesure concerne les écoles primaires et maternelles et ne s’applique que sur le temps scolaire.

Le maire doit constituer une liste des personnes « compétentes  » (agents municipaux qualifiés, assistantes maternelles, animateurs de centre de loisirs, enseignants retraités, étudiants, parents d’élèves et membres d’associations familiales, lesquelles ne font elles-mêmes aucun zèle : la plupart sont ‘très) marquées à gauche) chargées d’accueillir les enfants à l’école ou dans d’autres locaux de la commune. Pour qu’il puisse s’organiser, la loi oblige les grévistes à se déclarer 48 heures à l’avance.

La veille de la grève, la commune informe les familles des modalités d’organisation du service d’accueil. Dans les écoles privées sous contrat, le service minimum est mis en place par l’organisme gestionnaire de l’école.

Les limites

Ce service minimum d’accueil ne concerne pas la garderie du matin et du soir, ni les cantines. Comme son nom l’indique, le service est bien « minimum ». Il n’est pas non plus déclenché si moins de 25 % du personnel fait grève. On considère alors que l’établissement est en mesure de s’organiser et d’accueillir tous les enfants.

Dans une école privée, même si le personnel n’est pas en grève, les activités dites périscolaires (après la classe) peuvent être annulées, si elles sont assurées par du personnel municipal en grève. Enfin, les crèches municipales, les collèges ou les lycées ne sont pas soumis à cette obligation de service minimum.

Dans la pratique

Image associéeDe nombreuses communes ne mettent pas en place de service minimum. Soit par choix politique (cette mesure voulue par Nicolas Sarkozy a été accusée par la gauche de briser le droit de grève), soit parce qu’
elles n’en ont tout simplement pas les moyens.
Mais ce n’est pas aussi …simple !  On a observé en effet que des communes qui déclaraient ne pas avoir de moyens suffisants ont réussi à en dégager pour mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires voulue par Najat Vallaud-Belkacem, ministre socialiste.

Ainsi, d’après un rapport de l’inspection générale de l’Education, seul un tiers des communes ont mis en place le dispositif lors des grèves de 2011. « Cette loi est inapplicable : nous n’avons pas suffisamment de personnel municipal formé et volontaire pour accueillir les enfants« , estimait, dans La Croix en 2013, Colombe Brossel, adjointe de la Ville de Paris chargée de la vie scolaire. Pour des questions de sécurité (c’est imparable…), les mairies refusent donc d’accueillir les élèves. Faut-il rappeler que la Mairie de Paris est socialiste ?

Pour mémoire, première commune à adopter la réforme des rythmes scolaires en 2013, Paris ne sera pas la première à revenir à la semaine des quatre jours comme l’autorise depuis l’été 2017 un décret du nouveau ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. « Nous n’avons aucune raison de revenir sur une mesure qui est à la fois bonne pour les apprentissages avec le passage à cinq matinées de travail mais aussi pour la justice sociale en permettant aux enfants de tous les quartiers de suivre des ateliers sportifs, culturels, artistiques, de codage…« , souligne l’adjointe (PS) à l’Education, Alexandra Cordebard, à qui seul le Service minimum d’accueil pose problème.

Pour la fédération de parents d’élèves de Paris (FCPE), devinez, elle aussi, revenir en arrière serait une erreur. « Il faut garder la structure actuelle et aller plus loin dans la démarche qualitative : sur le lien entre scolaire et périscolaire, le contenu des ateliers, la formation des animateurs« , énuméra sa présidente Isabelle Rocca. Mais cette dernière reconnaît que le débat a resurgi  dans plusieurs conseils d’école où des vœux ont été votés pour revenir à la semaine de quatre jours.

Peut-on forcer les communes ?

En théorie, mais en théorie seulement, le préfet peut saisir le juge administratif pour obliger la commune à mettre en place le service minimum. Que les familles sans solution alternative se le disent ! Mais, jusqu’ici, les tribunaux n’ont pas donné suite : parce qu’ils estiment ne pas avoir les moyens de contraindre les communes ou parce qu’ils constatent l’impossibilité matérielle des communes d’assurer un service minimum.

De leur côté, les parents peuvent, eux aussi, saisir le tribunal administratif s’ils sont victimes d’un préjudice – des frais de garde supplémentaires, par exemple. Mais la procédure est longue, coûte cher et rien ne les assure d’obtenir gain de cause. 

Business France: Pénicaud convoquée chez le juge, pour la forme

Pourquoi ces simagrées quand aucun ministre n’est jamais poursuivi ?

blog -Penicaud a droite de Macron-signature des ordonnaces.JPG
Pénicaud, à la droite du président, lors de la signature des ordonnances

Son cabinet a fait l’annonce mardi de sa convocation comme ‘témoin assistée’, confirmant une information du Canard enchaîné.

Or, les ministres du gouvernement Macron ne sont jamais réellement inquiétés.

La justice rouvre l'affaire Richard Ferrand à la suite d'une plainte de l'association Anticor

En octobre 2017, le Parquet de Brest a classé sans suite – au pénal –  l’enquête préliminaire visant l’ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand, éphémère ministre des Territoires, avant d’être exfiltré à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée. « Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie ne sont pas constituées« , écrit le ministère public, dépendant du ministère de la Justice et donc de sa collègue Nicole Belloubet. 

Pour mémoire, on reproche à Richard Ferrand d’avoir préempté, fin 2010 et à titre personnel, un bien immobilier à Brest, avant de le refiler à sa compagne Sandrine Doucen, avocate de profession, via une SCI qui n’avait alors aucune existence légale. Entre-temps, en janvier 2011, les Mutuelles de Bretagne décidaient de le louer pour y installer un centre de soins au profit de leurs sociétaires. Le loyer est conforme aux prix du marché immobilier local, l’emplacement est idoine, la mutuelle a tout lieu d’être contente. Pas de préjudice financier, donc pas d’abus de confiance.
La compagne de Ferrand – ils se sont depuis pacsés, alors qu’il insistait initialement sur l’absence de lien matrimonial entre eux – va réaliser une confortable plus-value immobilière. Forte de la promesse de bail de la mutuelle, elle a pu acheter le bien immobilier en question 100% à crédit, les loyers payant les intérêts d’emprunts dus aux Mutuelles de Bretagne, administrées par FERRAND. L’avocate se retrouvera ainsi douze ans plus tard pleinement propriétaire sans avoir bourse déliée. 
Mais la question de sa responsabilité morale reste entière.
Dès l’été 2017, 
des ONG comme Anticor ou le Fricc (Front Républicain d’Intervention contre la corruption), mais aussi LR en tant que parti politique, avaient missionné des avocats en vue de porter plainte auprès du Parquet.
Le Parquet national financier [PNF] a ouvert le 12 janvier 2018 une information judiciaire dans le cadre de l’affaire Richard Ferrand, éphémère ministre de la Cohésion et des territoires et président du groupe de La République en marche (LREM) à l’Assemblée. Une information judiciaire a été ouverte pour « prise illégale d’intérêt, recel et complicité ».

Gérald Darmanin a été entendu le 12 avril. PHOTO PASCAL BONNIÈRELe ministre du Budget, Gérald Darmanin, a été entendu par les enquêteurs.
Visé par une plainte pour abus de faiblesse, le ministre des Comptes publics de Macron et ancien maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, a été entendu en audition libre le 12 avril 2018 par les enquêteurs du premier district de police judiciaire. Le ministre, qui avait déjà été entendu par ces mêmes enquêteurs dans le cadre d’une première plainte pour viol déposée à l’été 2017, s’est cette fois montré « plus réticent » à répondre aux questions des policiers. Dans un témoignage publié en février par Mediapart, une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont G. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, affirmait s’être « sentie obligée » d’avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi. La procédure a été classée sans suite à la mi-février
Le ministre est accusé de viol par une autre femme, Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière a déposé fin février une nouvelle plainte à Paris pour qu’un juge d’instruction reprenne l’enquête. Cette procédure devrait déboucher à terme sur l’ouverture d’une information judiciaire. Dans cette affaire, Gérald Darmanin, 35 ans, avait évoqué devant les enquêteurs les « avances » de la plaignante, sans nier un rapport sexuel.
Ce poids-lourd du gouvernement a porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre ces deux femmes.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai comme « témoin assisté » dans l’affaire Business France

Une information judiciaire a été ouverte pour soupçons de favoritisme,

blog -Penicaud a Las Vegas ds sillage de Macron ministreconcernant un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, à Las Vegas en janvier 2016, préparé par Business France, dirigé à l’époque par Muriel Pénicaud. Macron était alors en pré-campagne présidentielle et le déplacement du ministre fut l’occasion d’une levée de fonds. 

Cet organisme public, chargé de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, avait confié à Havas la quasi-totalité des prestations, sans passer par un appel d’offres, en infraction avec le code des marchés publics. L’agence de communication avait perçu 289.019 euros, après renégociation, pour cette soirée organisée autour du ministre de l’Economie, qui cachait alors de moins en moins ses ambitions présidentielles.
Convoquée par le juge en vue d’un placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté, Muriel Pénicaud n’est donc pas concernée à ce stade par une éventuelle mise en examen.

blog -Penicaud M-decoiffee

A la suite d’un signalement de l’Inspection générale des finances (IGF) révélé par le Canard enchaîné, le Parquet de Paris avait ouvert en mars 2017 une enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme », ensuite confiée à des juges d’instruction le 7 juillet. Les enquêteurs cherchent en particulier à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié. 
Les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire ont saisi le 20 juin, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » des difficultés rencontrées

La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé son conseil d’administration qu’en décembre 2016, six mois après avoir reçu un audit du cabinet E&Y sur cette affaire et d’en avoir présenté une synthèse biaisée. D’après Le Monde, Fabienne Bothy-Chesneau a suggéré lors son audition à l’office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF) que son ancienne patronne ne pouvait pas avoir été tenue dans l’ignorance des modalités d’organisation.
Entendue par les juges le 21 septembre, elle en était ressortie sous le statut de témoin assisté.

La limitation à 80 km/h divise le gouvernement : Philippe recadre Collomb

Le gouvernement se fissure

Après le « joker » du ministre de l’Intérieur sur la limitation de la vitesse à 80 km/h, Edouard Philippe a rappelé son ministre d’Etat à l’ordre vendredi

blog -Philippe-Macron et Collomb
Philippe, Macron et Collomb

Edouard Philippe a redit  être « prêt à assumer » l' »impopularité » de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, soulignant que « l’ensemble du gouvernement est mobilisé » sur cette mesure et contre l’avis du ministre de l’Intérieur. Lors d’une réunion publique jeudi soir, Gérard Collomb, interpellé sur cette limitation, avait en effet répondu « je prends un joker sur la question », enchaînant avec la question suivante.

 

Le locataire de Matignon a fait la leçon au septuagénaire récalcitrant

« Quand on a l’honneur d’exercer des responsabilités publiques, il faut parfois choisir entre de mauvaises décisions qui rendent populaire et de bonnes décisions qui rendent impopulaire« , a estimé Philippe, lors d’un déplacement à Strasbourg. « Lorsque nous avons débattu de cette mesure au sein du gouvernement, nous avons évidemment identifié le fait que la prendre serait susceptible de poser dans la population française des questionnements, des interrogations, des critiques, peut-être même à certains égards des agacements, voire de la colère. Nous en étions parfaitement conscients« , a-t-il commenté.

blog -Philippe-Collomb-tensions« Avant même que la décision soit prise, lorsque j’ai évoqué la possibilité de prendre une telle décision, j’ai indiqué que je savais qu’elle susciterait une forme d’impopularité à laquelle je suis prêt. Je suis prêt à assumer cette impopularité, car je crois fondamentalement que réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable objet, un véritable enjeu de politique publique », a-t-il ainsi longuement argumenté. Verdict fin juillet, mois le plus criminogène de l’année.

« Je sais évidemment pouvoir compter sur l’engagement du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur pour faire en sorte que cette décision du gouvernement soit mise en oeuvre dans d’excellentes conditions », au 1er juillet, a-t-il insisté, preuve de son doute, rappelant qu’il avait souligné ce point, « avec le ministre de l’Intérieur », mardi devant les préfets. « J’ai eu l’occasion de le lui dire à de nombreuses reprises et encore ce matin au cours d’une discussion téléphonique que nous avons et qui sont évidemment très nombreuses« , a-t-il précisé. Une insistance qui en dit long sur la résistance du ministre de l’Intérieur.

« Un joker, pas un couac », défend Castaner

Image associéeLe patron de La République en marche Christophe Castaner avait estimé un peu plus tôt sur franceinfo que la réponse de Gérard Collomb était « un joker, pas un couac ». « Mais chacun peut avoir ses réserves, plusieurs ministres les ont exprimées », a révélé le bavard.
Par exemple, Jacques Mézard, ministre de la …Cohésion des territoires, n’a pas caché son opposition à la limitation de la vitesse à 80 km/heure et en a fait part à l’occasion du Comité interministériel de sécurité routière, indiquait le JDD en janvier.

blog -Macron reconforte Collomb en larmes-investiture Elysee-mai2017.JPGLa limitation à 80 km/h est depuis plusieurs mois très critiquée à droite, parmi les automobilistes et dans les territoires ruraux.
Disant entendre les « coups de sang » et les « énervements« , Macron avait expliqué qu’au terme de deux ans d’expérimentation, la mesure serait abandonnée si elle n’avait « pas d’efficacité » reconnue.
Il a également dit que tout l’argent perçu par l’Etat en sanctionnant les contrevenants serait affecté aux « hôpitaux qui soignent les blessés de la route« .

La vignette devait financer les vieux…
Résultat de recherche d'images pour "vignette automobile vieux"En 1956, les finances publiques françaises étaient à sec, mais Guy Mollet trouva une nouvelle source de financement pour garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans, via un nouveau ‘Fonds national de solidarité ».  L
e socialiste cibla donc l’automobile et les automobilistes, la voiture étant considérée comme un luxe réservé aux plus riches. Les impôts nouveaux de « solidarité » ne datent pas de Hollande et le montant de la vignette automobile  fut assis sur la « puissance fiscale » du véhicule.

retour-de-la-vignette-970adEn 1984, avec la décentralisation, l’Etat socialiste mitterrandien se mit à l’abri de la critique dénonçant l’affectation d’une recette à une politique particulière: il transféra la prise en charge sociale des « anciens » aux …départements  et leur concéda la recette de la vignette ainsi que la responsabilité d’en fixer le montant. Son prix devint donc très variable d’un département à l’autre, ce qui fournit un autre motif de critique de cette taxe, accusée de ne pas être équitable.

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Le substitut à la vignette qui pend au nez des ‘seniors’

En 2000, elle fut supprimée par le socialiste Laurent Fabius, ministre de l’Economie du gouvernement Jospin, pour tous les véhicules particuliers, l’Etat versant à la place une nouvelle dotation aux départements), mais continua d’exister pour les véhicules professionnels. Elle s’appela ensuite la ‘taxe différentielle sur les véhicules à moteur’...

Le produit de l’impôt (une taxe de « solidarité intergénérationnelle », dit-on en 2018) alla-t-il jamais aux « vieux », qu’ils soient étiquetés « anciens » ou « seniors » ?

Macron à un an : « Pour l’instant, il n’y a pas de résultats, » souligne Montebourg

Nono a quitté la politique il y a un peu plus d’un an, après la dernière élection présidentielle qui a promu à l’Elysée son successeur à Bercy, mais le revoilà !

blog -Montebourg-Macron-effusions.jpgMais l’ancien ministre de l’Economie garde toutefois un oeil critique braqué sur son ancien domaine d’activitéAlors qu’il s’apprête à lancer une école de hautes études …apicoles, en janvier 2019, il s’est fait inviter sur Europe 1 samedi, à l’occasion de l’inauguration mercredi dernier d’une rue (éphémère) du « Made in France » – thème dont il s’est fait médiatiser – à Paris, il conserve un regard revolver sur la première année du quinquennat d’Emmanuel Macron. « Les résultats ne sont pas là », observe-t-il.

« Il va falloir donner un coup de collier »

blog -Macron accepte une poule au salon-de-l-agriculture-samedi-24-fevrier-a-paris (1).jpg« Pour l’instant, il n’y pas de résultats. La croissance n’est pas au rendez-vous. On a toujours autant de chômage« , souligne Arnaud Montebourg. « L’industrie [Nono était ministre du « redressement productif, » rappelez-vous !] est complètement abandonnée. On a vendu Alstom et d’autres entreprises à des puissances économiques étrangères, moi ça me gêne. [Et le volailler breton Doux a été vendu à un Saoudien] On ne finance pas suffisamment le système productif. Il y a beaucoup de choses à faire qui ne sont pas faites. Il va falloir donner un coup de collier sur le plan économique. »

« es « conséquences perverses » de la suppression de l’ISF.

Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Macron"Arnaud Montebourg évoque aussi des « conséquences perverses » après la suppression de l’ISF. « D’abord, c’est un impôt qui ne prélève pas beaucoup d’argent sur les fortunes. Ensuite, on pouvait le conserver tout en le faisant évoluer« , asssure-t-il. Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Macron"« Surtout, il y avait un milliard de déductions fiscales qui s’investissaient dans les PME et les TPE parce que les gens voulaient payer moins d’impôts. Ils rendaient service à l’économie, à la société. Là, ça a disparu. C’est ça la conséquence », explique l’ancien ministre de l’Economie, qui conclut, plus globalement : « Je crois qu’il y a beaucoup à dire, en effet. »

 

Qualité de l’air : Macron n’est pas en position de faire la leçon à Trump

Bruxelles renvoie 6 pays – dont la France et l’Allemagne – devant la justice

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Vert = bon; jaune = modéré; ocre = à risques

Alors que la Suisse est sacrée meilleur pays du monde en 2018, la France est 9e derrière les Etats-Unis et la Commission européenne a décidé jeudi de renvoyer six Etats membres, dont la France et l’Allemagne, devant la Cour de justice de l’UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l’air.

Bruxelles sanctionne ainsi les manquements répétés de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Hongrie et de la Roumanie pour dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement”. 
Neuf pays au total étaient sous la menace d’être renvoyés devant la justice européenne. L’Espagne, la Slovaquie et la République tchèque ont échappé à la punition.

Résultat de recherche d'images pour "Macron Trump pollution"L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont sanctionnées pour le non-respect des valeurs fixées pour le dioxyde d’azote issu des pots d’échappement, principalement dans les agglomérations

La Hongrie, l’Italie et la Roumanie sont mises en cause pour la concentration élevée et persistante de particules (PM10), ces matières (poussière, fumée, suie, pollen) présentes naturellement dans l’air mais dont la concentration est aggravée par la pollution.

Bruxelles avait accordé une “dernière chance” aux neuf Etats membres considérés comme les mauvais élèves de l’UE 

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Environmental Performance Index selon l’Université de Yale

Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400.000 décès prématurés par an, dont 66.000 en Allemagne, 60.000 en Italie et 35.000 en France.
Pour le NO2, dioxyde d’azote produit par les moteurs à combustion interne et les centrales …thermiques, les morts prématurées sont estimées à 75.000 par an en Europe, dont 14.000 au Royaume-Uni, 12.800 en Allemagne et 9.300 en France.

Résultat de recherche d'images pour "Macron  pollution"La décision avait été annoncée dans un premier temps pour la mi-mars, mais la Commission aura finalement pris le temps de la réflexion. Elle avait accordé une “dernière chance” aux neuf États membres considérés comme les mauvais élèves de l’UE, dont les cinq premières économies de l’Union. Le Bureau européen de l’environnement (BEE), une ONG basée à Bruxelles, les avait surnommé le “bloc toxique”.

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L’exécutif européen exigeait d’eux “des mesures additionnelles crédibles, opportunes et efficaces”. Les neuf pays ciblés ont dû présenter un plan d’action. “Trop peu, trop tard”, selon l’avis du BEE. 
Le ministre français Nicolas Hulot avait estimé que la plan d’action présenté par Paris pour les 14 zones les plus polluées de France était “à la hauteur des enjeux”.

Ce n’est pas la première fois que la Commission prend ce type de décision. Deux États membres ont déjà été reconnus coupables d’avoir manqué à leurs obligations pour les émissions de particules fines: la Bulgarie et la Pologne. Toutefois, à ce stade, aucune sanction financière n’a été prise à leur encontre.

Le secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi évoque son homosexualité sur Twitter

Si cela peut aider à lutter contre l’homophobie, je le fais »

« [L’homophobie] hante les esprits des homosexuels, et nous oblige parfois, souvent, à nous adapter et mentir pour éviter la haine, pour vivre. »

blog -Mahjoubi Mounir-Pacsé
Mounir Mahjoubi (à gauche), lors de son Pacs avec son mari

Dans un message publié tard jeudi 17 mai  sur Twitter à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a publié un message contenant le pronom « nous » pour désigner les personnes homosexuelles. 

Depuis, de nombreux internautes félicitent le membre du gouvernement pour ce qu’ils interprètent comme un « coming-out ». L’association SOS Homophobie a ainsi salué une « déclaration courageuse et forte » de la part de Mounir Mahjoubi. En vérité, le secrétaire d’Etat n’a pas vraiment rendu publique son homosexualité : il n’a fait que réactiver l’annonce. Prosélytisme ?

Franceinfo : Votre message publié sur Twitter hier soir était-il un coming-out ?

Mounir Mahjoubi : Ce qui était important, c’était de parler du sujet : hier, c’était la journée de lutte contre l’homophobie. Il fallait rappeler les conséquences de l’homophobie dans le quotidien, notamment des plus jeunes. Et elle a aussi eu des conséquences pour moi.
Lien PaSiDupes de mars 2018 : « Projet de loi, ingérence sexiste de Macron dans les vies sexuelles des Français. Un projet de loi encadrant les relations sexuées présenté par la féministe Schiappa« 

Nous sommes en 2018, je vis ma vie, même publique, de manière tranquille. Mais si, ce jour-là, je pouvais passer le message en le renforçant par mon expérience personnelle, je pense qu’il fallait le faire.

Vous attendiez-vous à recevoir tous ces messages de félicitations et d’encouragement après votre tweet ?

Je suis depuis ce matin en déplacement officiel dans la Creuse, donc je n’ai pas trop suivi les réactions ! (Gloussement) Je le vis assez sereinement, je n’en ai jamais fait un sujet, mais si cela peut aider à lutter contre l’homophobie, je le fais. Mais je ne pensais pas que cela intéresserait autant ! [Alors, pourquoi le faire ?]

Vous aviez publié un selfie avec votre compagnon sur votre compte Instagram, qui est public, en 2015. Vous n’aviez à l’époque pas la même notoriété qu’aujourd’hui : comprenez-vous que votre tweet soit interprété comme une prise de position politique ?

Je vous invite à lire le message qu’a publié le président de la République à ce sujet : c’est aussi une prise de position politique très forte sur la lutte contre l’homophobie. Le message du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, était également très émouvant, et les actions sur le sujet de Marlène Schiappa et de Laura Flessel sont également très fortes.
Lien PaSiDupes : « Quand un ‘Black’ se prit d’affection pour Macron 1er en son château. Moment d’embarras à la Cour »

La lutte contre toute les haines, et particulièrement l’homophobie, est une conviction partagée par tous les membres du gouvernement.

Estimez-vous qu’il est important pour les personnalités politiques de rendre publique leur homosexualité ?

Je pense qu’il est important d’offrir de la visibilité aux personnes homosexuelles, mais je pense également que chacun doit faire cette démarche lorsqu’il est prêt à la faire. Chacun a son histoire, sa culture, sa famille… Nous n’avons pas à imposer à la transparence à qui que ce soit. Chacun gère sa vie comme il le souhaite.

Vous côtoyez au gouvernement des personnalités qui avaient pris position contre le mariage pour tous, comme Jacqueline Gourault, Baptiste Lemoyne et Gérald Darmanin. Avez-vous déjà évoqué ce sujet avec eux ?

Je leur ai parlé de celui que j’appelle mon mari [ils se sont pacsés en 2015], et qui est un homme formidable, dès la première fois où j’ai rencontré chacun d’entre eux. C’était important, car nous faisons partie d’un nouveau mouvement, et il fallait définir de nouvelles manière d’être ensemble. Mais je peux vous assurer que pour chacun, y compris sur des paroles qui à l’époque avaient pû être maladroites, il n’y a aucun sujet : leur engagement contre l’homophobie et leur soutien pour l’égalité est aujourd’hui total.

Le « plan banlieue » de Borloo est mort-né

 

 Un plan « ambitieux » selon l’Elysée, qui fait marche-arrière… 

Jean-Louis BorlooLa présentation par Emmanuel Macron du « Plan banlieue », inspiré par le rapport remis à l’exécutif par Jean-Louis Borloo, est reportée sine die.

Quand Marisol Touraine annonça que le trou de la Sécurité sociale serait bouché en 2017…

La ministre des Affaires sociales et de la Santé de Hollande annonça un miracle à la Sécurité sociale  

blog -Touraine- un trou de la SecuMarisol Touraine allait nous en boucher un coin en 2017 : elle allait réaliser 4 milliards d’économies sur l’assurance-maladie. La magicienne pouvait le faire, mais au prix de nouvelles taxes sur l’industrie du tabac et du même coup sur les fumeurs. Non seulement ils ne creuseraient plus leur trou, mais ils combleraient celui de la Sécu : la magie Marisol ! Déjà avec la participation de Les Echosle 22 septembre 2016, dans le contexte de la primaire à gauche

Vous aviez indiqué que le déficit de la Sécurité sociale serait moins élevé que prévu cette année. Qu’en sera-t-il en 2017 ?

En 2017, le « trou de la Sécu » aura disparu. Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait. L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux, grâce à des réformes de structure pour mieux répondre aux besoins des Français, et ce sont des droits sociaux nouveaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la Sécu. L’équilibre de la Sécurité sociale, ce n’est pas qu’une affaire comptable. C’est un gage de confiance dans l’avenir de la protection sociale face aux risques de la vie. C’est rassurant pour les Français.

Comment se décomposent les comptes ?

Dès 2016, l’amélioration est forte : 3,4 milliards de déficit, au lieu de 5,2 milliards annoncés en juin. En 2017, trois branches sur quatre seront à l’équilibre, l’assurance-vieillesse dégagera un excédent de 1,6 milliard. Et l’assurance-maladie est en très nette amélioration, avec un déficit qui passe de 4,1 à 2,6 milliards. Cela est dû à des réformes de structure, parfois difficiles, que j’assume, car elles ont permis d’améliorer les droits sociaux des Français. Je pense à la création du compte pénibilité, aux départs anticipés à la retraite, à l’augmentation jusqu’à 1.000 euros par an des prestations familiales pour les plus pauvres, à la généralisation du tiers payant, à la suppression des franchises médicales pour les plus modestes, à l’accès élargi à la CMU, à la hausse du RSA, à la prime d’activité. La droite, elle, annonce la couleur du retour en arrière. [Quelle est la troisième branche qui devait être en équilibre (branche maladie) ? Et surtout celle qui ne le serait pas (Fonds de solidarité Vieillesse, FSV) ?]

Vous visez les candidats à la primaire…

Oui, tous les candidats à la primaire annoncent des déremboursements, des franchises et même des amendes pour les malades qui vont aux urgences. Ils jouent sur les peurs, en niant les résultats. Pourquoi continuer à alimenter les inquiétudes sur l’avenir des retraites alors que l’équilibre est rétabli durablement ? Désormais, on ne peut plus brandir l’argument du déficit pour justifier des politiques de régression sociale. La droite, en fait, porte une vision de la société qui privilégie l’assurance privée plutôt que la solidarité. [La ministre en fonction était-elle en campagne ?]

Le Fonds de solidarité vieillesse reste néanmoins dans le rouge… N’est-ce pas erroné de parler d’équilibre ?

Le déficit du FSV sera stabilisé à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017, sachant qu’en période de sortie de crise [du fait du contexte économique européen favorable] les dépenses de solidarité pour les retraites sont plus élevées. Mais regardons le chemin parcouru : en 2011, le déficit du régime général était de 17,5 milliards, nous l’aurons réduit de 17 milliards sous ce quinquennat ! La dette sociale a commencé de diminuer depuis 2015 et elle sera plus faible fin 2017 que fin 2011. Et cela, j’insiste, grâce à des réformes structurelles : allongement de la durée de cotisation pour les retraites [le socialisme garantit-il le vieillissement des populations?], modulation des allocations familiales en fonction du revenu [politique familiale discriminant certains Français], réorganisation hospitalière sans précédent, via les groupements hospitaliers de territoire [mais les regroupements de secteurs au profit des GHT contribuent à la désertification des campagnes – à l’encontre de la nécessaire proximité et du respect de l’humain et des familles, pas seulement rurales – et à une gestion comptable accrue néfastes au système de santé], meilleure maîtrise du prix des médicaments [et accroissement du nombre de ceux qui ne sont pas remboursables]

Une grande partie de la gauche ne semble pas partager ce diagnostic et considère que François Hollande a mené une politique de droite…

Ce qu’annonce la droite [selon Touraine, ministre et militante] n’a rien à voir avec ce que nous avons fait. Ce procès n’a pas de sens. La période électorale qui s’ouvre va nous permettre de mettre en valeur ce bilan [les résultats sortis des urnes contredisent la socialiste : Hollande n’a pas pris le risque de se représenter et Benoît Hamon a obtenu 6%]. Le président de la République saura aussi évoquer les exigences qui sont les siennes pour l’avenir. Vu le grand bond en arrière que nous proposent les candidats de la droite – retraite à taux plein à 70 ans [grâce à Macron, ex-conseiller et ministre de Hollande, PSA peut, aujourd’hui, proposer à ses salariés de travailler plus – au-delà des 35 heures de Martine Aubry – pour gagner moins], suppression du tiers payant, disparition des hôpitaux de proximité [cf. le progrès proposé par les socialistes avec les GHT !] , etc. -, il n’y aura pas photo ! Les programmes qui sont proposés, c’est l’irresponsabilité budgétaire et la régression sociale.

Le retour à l’équilibre est conditionné à des hypothèses de croissance assez optimistes…

Le scénario économique est le même que celui que nous connaissons cette année. On me disait la même chose l’an dernier à la même époque, et nous avons fait mieux que prévu.

Il n’y aura donc selon vous aucun besoin de mener une nouvelle réforme des retraites ?

Aucune ne s’impose aujourd’hui pour des raisons financières. Et puis, la réforme des retraites que j’ai portée va continuer de s’appliquer : la durée de cotisation augmentera avec l’espérance de vie, tout en permettant à ceux qui ont travaillé jeunes et dans des conditions pénibles de partir plus tôt.

Michel Sapin a indiqué que 1,5 milliard d’euros d’économies supplémentaires devront être trouvées sur les régimes sociaux. Comment seront-elles réalisées ?

Il s’agira d’économies de gestion des caisses de Sécurité sociale, de mesures de lutte contre la fraude, de recettes nouvelles (notamment sur le tabac).

La Cour des comptes craint un dérapage des dépenses d’assurance-maladie en 2017…

Chaque année la Cour tire la sonnette d’alarme et chaque année nous faisons mieux que prévu. Les réformes structurelles, moi, je ne me contente pas d’en parler, je les fais.

Sur l’assurance-maladie, nous aurons réalisé 12 milliards d’économies en trois ans, avec 4 milliards d’économies nouvelles en 2017. Mais nous avons décidé de relever l’objectif de dépenses à +2,1 % l’année prochaine, car je veux pouvoir donner à la communauté des professionnels de santé une reconnaissance financière pour leurs efforts. Les médecins libéraux vont voir le prix de la consultation augmenter. Les revalorisations à l’hôpital sont engagées : elles passent par le point de la fonction publique et des hausses en fonction des carrières, de 250 à 500 euros par an pour un infirmier, jusqu’à 480 euros pour un aide-soignant. Par ailleurs, un plan d’investissement pour l’hôpital va être lancé, dont une première tranche de 250 millions sera débloquée l’année prochaine. [avant les élections ou après ?]

Vous prévoyez certes 4 milliards d’économies, mais celles-ci sont toujours difficiles à identifier…

Les efforts sont réels par rapport à la tendance naturelle de hausse des dépenses. Les économies attendues sur la mutualisation des achats hospitaliers, la promotion des génériques, le développement de la chirurgie ambulatoire, la maîtrise des prescriptions d’actes afin d’éviter la redondance… sont précisément chiffrées.

Comment ferez-vous face à l’arrivée des traitements innovants contre le cancer, après ceux contre l’hépatite C ?

L’innovation est une chance pour les Français, et une source de transformation majeure de notre système de santé. Nous généralisons la télémédecine dans tous les territoires [pour plus de proximité et de convivialité]. Pour financer dans la durée les traitements innovants, nous allons créer un fonds pour l’innovation médicale qui permettra de lisser les pics de dépense. Nous pourrons ainsi accompagner la montée en puissance des nouveaux traitements, dont le bénéfice est majeur, en particulier contre le cancer, l’hépatite C, etc. Ce fonds sera doté de 800 millions d’euros à sa création, dont 200 millions seront dépensés dès 2017 pour absorber le choc de l’arrivée des immunothérapies contre le cancer. Ce fonds devra se reconstituer au fil des ans.

Se substitue-t-il aux mécanismes législatifs de régulation des prix des médicaments ?

Non, nous allons reconduire les mécanismes de régulation existants en 2017.

La Cour des comptes pointe la dégradation de l’accès aux soins dentaires…

J’ai demandé à l’Assurance-maladie il y a plusieurs semaines de négocier de nouvelles règles avec les dentistes. Je lancerai l’année prochaine un plan national pour renforcer l’accessibilité des soins dentaires. Je veux plafonner le tarif des prothèses et revaloriser les soins conservateurs. J’espère que la négociation qui vient de s’ouvrir permettra d’aboutir, sinon j’assumerai mes responsabilités.

Le « geste fiscal » aurait pu passer par une baisse de la CSG des retraités modestes ou une hausse de la prime d’activité. Ces propositions pourraient-elles revenir au Parlement ?

Le président et le Premier ministre ont décidé de procéder à une réduction d’impôt sur le revenu qui bénéficiera à 5 millions de foyers [une partie : ils sont …37,4 millions] , ce qui est considérable. Je serai attentive aux propositions des parlementaires, mais si l’on décide de dépenses nouvelles, il faudra les financer.

Seuls 17 % des Britanniques fument, contre près d’un tiers des Français. Avez-vous été suffisamment loin dans la lutte contre le tabagisme ?

S’il y a bien un combat que j’ai porté, c’est la lutte contre le tabagisme. Le paquet neutre est là et sera vraiment visible le 1er janvier après la période de transition dans les bureaux de tabac. J’ai promu l’information et la prévention, j’ai triplé l’aide au sevrage tabagique pour certaines populations…

En novembre, nous lançons la campagne « mois sans tabac », inspirée des méthodes anglo-saxonnes, où chacun encourage son voisin pour arrêter de fumer. En 2017, nous allons  rapprocher la fiscalité du tabac à rouler de celle des cigarettes, ce qui augmentera le prix de 15 %.

Des députés de la majorité réclament une forte hausse du prix des cigarettes…

Ils m’ont dit leur satisfaction avec cette mesure sur le tabac à rouler. J’ajoute que nous allons créer une taxe sur le chiffre d’affaires des distributeurs. Elle rapportera 130 millions par an, qui iront au nouveau fonds de lutte contre le tabagisme.

VIDEO : Ce qu’il faut retenir de l’interview de Marisol Touraine en 1 minute

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 Juillet 2017 : les comptes de la Sécurité sociale s’éloignent de l’équilibre

Le déficit se réduirait plus lentement que prévu en 2017, à 5,5 milliards, du fait des mécomptes de la branche maladie.

Les comptes sociaux sont, eux aussi, en train de déraper. Après l’audit de la Cour des comptes, la Commission des comptes de la Sécurité sociale remet les pendules à l’heure. Selon son rapport présenté ce jeudi [6j uillet 2017], le déficit du régime général de la Sécurité sociale en 2017 atteindra 5,5 milliards d’euros, Fonds de solidarité vieillesse (FSV) inclus. C’est 1,3 milliard de plus que la prévision inscrite dans le budget de la Sécurité sociale.

Alors que la ministre des Affaires sociales du gouvernement précédent, Marisol Touraine, se réjouissait d’avoir  » sauvé la Sécu «  avec un déficit du régime général ramené à 400 millions d’euros en 2017, hors FSV, celui-ci sera encore de 1,6 milliard. C’est certes bien mieux que l’année précédente (4,1 milliards), et surtout que la situation que la gauche avait trouvée à son arrivée en 2012 [aux sortirs de la crise économique et financière internationale de 2008], mais cela reste une mauvaise surprise. « Cet écart ne fait que renforcer l’exigence de maîtrise des comptes de la Sécurité sociale pour atteindre l’objectif de rétablissement de l’équilibre que s’est fixé le gouvernement à horizon 2020 », ont réagi les deux ministres concernés, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin.

Résultat de recherche d'images pour "Touraine a sauvé la Sécu"Des économies ont été réalisées en matière de prestations ou de gestion administrative [en dépit de leur cortège de risques pour la santé publique]. Mais le solde prévisionnel de 2017 est plombé par un effet de base négatif de 700 millions d’euros, les recettes de fin 2016 ayant été plus faibles qu’attendu. « Le déficit de la branche maladie représente à lui seul plus que la totalité du déficit du régime général et son écart avec la prévision explique la totalité du dérapage du régime général », souligne la Commission des comptes. En effet, il atteindra 4,1 milliards, soit 1,5 milliard de plus que la prévision. En outre, si le déficit de cette branche devrait se réduire par rapport à l’année précédente, « cette réduction est largement artificielle », car elle est due au trompe-l’oeil d’une recette exceptionnelle de 900 millions d’euros, tirée du FSV, souligne la commission.

Les résultats de la branche retraite devraient aussi être inférieurs de 500 millions d’euros aux attentes, avec tout de même un excédent de 1,1 milliard. Mais, en parallèle, le déficit du FSV, qui finance des prestations de retraite solidaires (minimum vieillesse, etc.), se « creuserait » à 4 milliards d’euros. Cela confirme les besoins de financement persistants des régimes de retraite.

La branche famille retrouverait quant à elle l’équilibre pour la première fois en dix ans, du fait des réformes ayant réduit les prestations (mise sous condition des allocations familiales).

Le voile islamique d’une dirigeante de l’UNEF interpelle

Interrogée par M6 dans le cadre d’un reportage sur les universités bloquées,

la présidente du syndicat UNEF à l’université Paris IV relance la polémique sur le voile islamique à l’université

blog -Maryam Pougetoux-UNEF voilee.pngSamedi 12 mai, l‘apparition d’une femme voilée, non pas d’un simple foulard, mais d’un hijabau journal de la chaîne M6, de la dirigeante étudiante Maryam Pougetoux, présidente à l’université Paris IV de l’UNEF, syndicat laïc et féministe UNEF, à propos de l’état de la situation dans les universités bloquées, et la difficulté qu’ont ces établissements à y assurer sereinement la bonne tenue des examens. La militante musulmane a déclenché une polémique, non pas en réaction à son discours engagé contre la réforme de l’accueil à l’université, mais bien à cause du voile islamique qui lui couvre les cheveux, les oreille et le cou.

Un citoyen vigilant a relevé cette incongruité de la gauche laïque

Un politologue à l’université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines et cofondateur du Printemps Républicain, Laurent Bouvet, a eu un sursaut. Attentif aux réseaux sociaux et farouche défenseur de la laïcité, le professeur de sciences politiques a dénoncé l’affichage de son appartenance religieuse par  Maryam Pougetoux, une prosélyte, comme nombre de converties.
Dans un message posté sur Facebook, Laurent Bouvet publie une photo de la jeune femme avant de railler « la convergence des luttes […] bien entamée » à l’UNEF.

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Flbouvet%2Fposts%2F10216104096257433&width=500

Une « odieuse campagne de harcèlement raciste » ?

L’essayiste et militante Céline Pina s’indigna également de l’affichage médiatique de la militante de l’UNEF. Dans un long message, elle dénonce cette fois l’infiltration des mouvements de jeunesse par les Frères musulmans et le « développement des filières indigénistes et islamistes ». « Ce sont les étudiants musulmans de France (EMF, ex- Union islamique des étudiants de France), filiale des frères musulmans, qui en sont chargés. Visiblement dans certains endroits, la manipulation a réussi » écrit-elle.

51ftgm5y1nl-_sx320_bo1204203200_Elle s’est fait connaître en 2015, lorsqu’elle dénonça publiquement la tenue du Salon de la femme musulmane, à Pontoise, qui accueille des prédicateurs salafistes promettant « aux femmes coquettes et parfumées » un « châtiment atroce » et leur enjoignent de « se voiler pour éviter le viol ici-bas, et l’enfer dans l’au-delà« . LIEN PaSiDupes Salon de la femme musulmane: les fondamentalistes « à la maison« , à Pontoise, Ile-de-FranceC’est ensuite avec une lettre ouverte de novembre 2017 au ministre de l’Intérieur au sujet des prières de rue organisées chaque semaine à Clichy, et le rappel de la responsabilité de l’État de rétablir l’ordre public. En mars 2018, elle signe L’appel des 100 intellectuels contre le « séparatisme islamiste », au coté de Bernard Kouchner, Alain Finkielkraut,  Elisabeth Lévy Luc Ferry  ou encore Françoise Laborde. 

Julien Dray, membre du parti socialiste et ancien membre de l’UNEF, s’insurgea à son tour

« La direction du syndicat qui accepte cette jeune dame comme dirigeante souille tout notre combat mené dans les universités… Bien des membres de l’UNEF doivent être effarés… ».

Voir l'image sur TwitterFace au déferlement de commentaires à l’encontre du prosélytisme de la militante Maryam Pougetoux, ses soutiens se sont rapidement manifestés, avec pour outil de ralliement le mot-clé #SoutienAMaryam.

Parmi les réactions symptomatiques et révélatrices de l’intention subversive de la présidente de l’UNEF Paris IV-Sorbonne (qui a passé un accord de coopération avec les Emirats arabes unis), celle de la sulfureuse militante polémiste Rokhaya Diallo qui s’indigna de la « chasse aux musulman.e.s (présumé.e.s) qui ont l’outrecuidance de se rendre visibles ». Une « chasse » « orchestrée »,  selon elle « par le Printemps républicain ».

blog -Rokhaya Diallo-tweet attaque PrintempsRepublicain en soutien voile par prsdte UNEF-13mai2018

La militante identitaire, comme les Indivisibles (dont elle a été exclue !) ou le PIR, et twitto à temps plein (soutenue par une garde de survoltées) dresse ici la liste des précédentes polémiques, notamment celle ayant visé Mennel, candidate voilée du télé-crochet The Voice. Elle est rapidement rejointe par d’autres militants comme l’islamo-gauchiste Sihame Assbague, 31 ans, qui dénonce « une odieuse campagne de harcèlement raciste ».

Tweet (13 mai 2018) de la maso : « journaliste par obligation • en mode contre-pouvoir • « j’ai toujours le mauvais rôle » :

blog -Sihame Assbague-tweet soutien a Maryam Pougetoux-denoncant ceux qui revent musulmans invisibles-13mai2018

Ancienne porte-parole franco-marocaine du collectif ‘Stop le contrôle au faciès’Assbague, une instable, fut d’abord chargée de mission (ou « conseillère politique », ce n’est pas clair) pour la mairie du 14e arrondissement de Paris, dont le maire était Pascal Cherki (PS, mais désormais à Génération·s de Benoît Hamon), mais démissionna rapidement et accepta une mission de la maire UDI suivante… Dans le cadre de l’affaire visant l’islamiste Tariq Ramadan, elle signa une tribune ( sur le site Mediapart aux côtés d’une cinquantaine de militants  « pour une justice impartiale et égalitaire«  pour Tariq Ramadan, mis en examen pour viols et placé en détention provisoire, et dans laquelle il est demandé de libérer immédiatement ce dernier en raison de son état de santé. Le 1er septembre 2015, lors du lancement de Contre-attaque(s) — plateforme internet de lutte contre l’islamophobie publiée sous la direction de Alain Gresh, Sihame Assbague est membre de son comité de rédaction.

Accusée de communautarisme et de racisme antiblanc, elle forme un binôme de « contre-journalistes du net«  avec la journaliste Widad Ketfi, blogueuse sur Bondy Blog et cheffe d’édition pour une émission sur Canal+. Les « journactivistes » utilisent des applications comme Périscope pour mener des contre-enquêtes sur des articles ou propos jugés diffamatoires.

Le 11 décembre 2017, le gouvernement a mis officiellement en place le Conseil national du numérique (CNNum) avec Rokhaya Diallo parmi ses membres. Trois jours plus tard, le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, homosexuel LREM a demandé son départ.

Le syndicat UNEF a réagi par la voie d’un communiqué de presse.

Le syndicat étudiant y condamne « le déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe dont Maryam est victime » et s’attaque directement à Laurent Bouvet, qu’il accuse de dissimuler « une islamophobie décomplexée » derrière « son débat sur la laïcité excluante« .

Voir l'image sur Twitter

Ancien militant (ou proche) du Parti socialiste pendant des années, le politologue Laurent Bouvet – un ex-directeur de l’Observatoire de la social-démocratie à la Fondation Jean-Jaurès – est devenu l’un des représentants de La Gauche populaire, dont les principaux animateurs sont Laurent Baumel, Philippe Doucet ou François Kalfon.

Chicaya entre de Rugy et les députés « insoumis » de LFI

Les députés LFI font de la provoc et Rugy fait le coq au perchoir

Les députés de la France insoumise font n’importe quoi dans l’hémicycle

blog -Rugy en cravatte-Ruffin poing leve
François de Rugy, simple député en cravate et en début de législature, assis côte à côte avec le prolétaire débraillé François Ruffin (LFI)

Une dispute entre le groupe de la France insoumise (LFI) et le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, est une nouvelle fois venue perturber les débats : c’est devenu un exemple, parmi d’autres, du harcèlement incessant du président par l’extrême gauche, ironiquement cette fois, dans le cadre de l’examen du projet de loi contre les violences sexuelles porté par Marlène Schiappa et adopté par les députés tard dans la nuit de mercredi à jeudi.

VIDÉO – Baisse des APL : Jean-Luc Mélenchon brandit un panier de courses à cinq euros en plein hémicycle

Dès juillet 2017, les députés de La France insoumise avait ouvert les hostilités anti-républicaines. Lien PaSiDupes « Baisse des APL : Mélenchon se livre à une vente au déballage de ses idées à l’Assemblée » Bafouant le règlement, Mélenchon avait brandi un panier de courses à cinq euros en plein hémicycle, attitude qui lui rallia les anars.

Rugy gronde les députés insoumis  sur les selfies à l’Assemblée

Voir l'image sur TwitterL’incident de séance a débuté lorsque François de Rugy s’est senti défié. Alors que l’examen des amendements avait accumulé du retard, il reprocha à la députée Clémentine Autain de jouer les prolongations avec une prise de parole pas assez rapide à son goût. « Il faut quand même suivre Mme Autain. Vous avez passé beau

blog -Obono-agitee de AssNat

coup de temps à prendre des photos de groupe. C’est bien sympathique mais,  dans l’hémicycle, on est surtout là pour présenter les amendements qu’on a déposés« , a râlé le président LREM de l’Assemblée, dont le groupe de Jean-Luc Mélenchon échauffe les oreilles depuis plusieurs mois.

 

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Ruffin, « mauvais élève » de la classe parlementaire 

Les photos prises par les députés et postées sur les réseaux sociaux sont traditionnellement tolérées dans l’hémicycle. Certains élus en profitent pour prouver leur présence jusque tard dans la nuit, mais le temps d’un selfie, comme ici le député Insoumis Alexis Corbière, un partisan du squat de HLM, logement social, de la ville de Paris, pour sa famille et lui-même, ainsi qu’un adepte des horaires de fonctionnaire, à moins que ce ne soit des cheminots corses. Lien PaSiDupes

Et, pour mémoire, « Raquel Garrido accablée par de nouvelles révélations sur ses revenus non déclarés à l’Urssaf »

Apparemment vexée, Clémentine Autain n’a pas manqué de réclamer une suspension de séance. « Je trouve que la façon dont vous traitez les élus de l’opposition avec condescendance et mépris… Cela fait trois jours que nous sommes là. Je n’ai quasiment pas quitté l’hémicycle. C’est indécent« , a-t-elle déploré, alors que l’examen du projet de loi porté par Marlène Schiappa a fait l’objet d’un examen marathon depuis le début de la semaine. « Arrêtez avec vos leçons de morale, on n’est pas à l’école », a-t-elle conclu.

Lien PaSiDupes, pour rafraîchir la mémoire de l’exemplaire Autain sur son camarade Ruffin : « François Ruffin (LFI), élu député en trichant ? « 

Coup de pompe

Tout en acceptant une suspension de séance, François de Rugy s’est laissé gagner par la colère face aux accusations de la députée de Seine-Saint-Denis. « On ne peut pas laisser passer que vous disiez que l’opposition est maltraitée. Tous vos amendements ont été appelés de la façon la plus claire qui soit. […] Ca suffit ! A un moment donné, on ne peut pas tout dire sur le bon déroulement des débats« , a-t-il grondé.

Un affrontement de deux totalitarismes. Et pourtant, l’intransigeance obtuse de François de Rugy ne devrait pas hérisser les soutiens historiques de l’empire soviétique. Lien PaSiDupes « Rugy, hué par les députés après avoir coupé le micro de la ministre des Armées« 

« A votre disposition M. le président pour une photo également. Cela ira très vite », a peu après provoqué le député Insoumis Alexis Corbière, ironique. « C’est évidemment la mission première des députés dans l’hémicycle« , a grincé sans un sourire François de Rugy, face à la cabale des anti-républicains.

La représentation nationale commence à regimber, suite aux séances de nuit relativement fréquentes  à l’Assemblée nationale compte tenu de la saturation de l’agenda législatif : les séances sont en effet régulièrement émaillées d’incidents. Et la personnalité hautaine et cassante du président participe de ces frictions, ne contribuant pas à apaiser les tensions.

La veille, la ministre Marlène Schiappa avait elle-même manifesté son intolérance à la critique en réagissant avec véhémence à l’interpellation d’un député LR qui avait évoqué ses préférences « libertaires« . La sous-ministre avait accusé le député LR Fabien di Filippo de « misogynie crasse« , se réfugiant derrière sa condition de femme pour éviter le débat à armes égales. Pas très en harmonie avec sa fonction gouvernementale en faveur de l’égalité des sexes.

Exemple de parti-pris féministe de la sous-ministre – Lien PaSiDupes « Les féministes Schiappa et de Haas s’emplâtrent » (‘Fact checking’ de la ministre : un homme sur deux est un agresseur » ?)

Voir aussi ces antécédents socialistes et LFI d’atteinte au règlement

Lien PaSiDupes – « Tout est-il permis aux élus du fait de leur genre, de leur croyance et/ou de leur couleur de peau ?  » 

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Parmi ces ‘insoumis’ socialistes, un futur premier ministre, Ayrault,   et plusieurs ministres de Hollande, absent à la séance

 

 

Un sondage pour valoriser les extrêmes au détriment de l’opposition modérée à Macron

Mélenchon déclaré « meilleur opposant » à Emmanuel Macron…,

blog -Melenchon-il faut frapper frapper frapper-Unde de Libeselon Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro.

Le leader de l’extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise (LFI) reste le repoussoir favori du pouvoir. Le service public et la presse libérale – pour Les Echos et Le Parisien, ce sera la semaine prochaine… – s’entendent pour décerner au meneur politique des mouvements sociaux qui pénalisent l’économie nationale le prix du « meilleur opposant » – et « de loin » ! – à Emmanuel Macron et au gouvernement, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié ce jeudi matin.

Un ‘bon point’ à la chienlit

42% des personnes interrogées ont le sentiment que Mélenchon est « le meilleur opposant » au président (+ 4 points par rapport à décembre 2017), loin devant Marine Le Pen en deuxième position avec 29% (+5).

Les nouveaux chefs de parti sont pénalisés. Viennent ensuite avec 17% (-7) Laurent Wauquiez, nouveau président des Républicains, et avec 9% Olivier Faure, premier secrétaire du PS (contre 11% pour Benoît Hamon en décembre dernier).

Une prime aux « casseurs »

Interrogés sur la popularité des chefs de partis, les Français placent en tête Jean-Luc Mélenchon dont 33% d’entre eux ont une opinion « très bonne » ou « assez bonne », puis Marine Le Pen (26%), Christophe Castaner (22%), Laurent Wauquiez (17%) et Olivier Faure (10%).

Pour le patron des socialistes, 62% ne peuvent exprimer d’opinion parce qu’ils « ne le connaissent pas suffisamment« , ce qui est le cas aussi pour 46% de sondés concernant le patron des Marcheurs.

L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.015 Français sélectionnés selon la méthode des quotas et interrogés par internet du 15 au 16 mai, avec une marge d’erreur de 2,5 points.

 

Tuerie islamiste de l’Opéra: « Les mots ne suffisent pas, il faut des actes »

Seules la gauche et la majorité présidentielle restent impavides

Les oppositions de droite ont réagi en demandant des « actes » au gouvernement, après l’attentat islamiste au couteau qui a fait un mort et plusieurs blessés, samedi soir à Paris.

Les Républicains, Debout la France et le Front national sont à l’écoute de la population inquiète et ne se satisfait plus de tweets et de « commentaires » en langue bois pour éviter de nouveaux assassinats de rue, comme celui perpétré samedi soir au cœur de Paris. 

« Une fois encore, la barbarie islamiste fait couler le sang dans notre pays. Dans la guerre contre le terrorisme, les mots ne suffisent pas, il faut des actes,«  a déclaré Laurent Wauquiez, président de LR, après avoir rendu hommage à nos forces de l’ordre et pensées aux victimes et à leurs proches.

« Maintenant, nous attendons une information essentielle. Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire ? »

L’ancienne finaliste de la présidentielle de 2017 a ainsi interrogé la présidente du FN, Marine Le Pen, sur Twitter dimanche matin, réagissant au fait que l’islamiste de l’intérieur est né en Tchétchénie et a obtenu le statut de réfugié politique, avant d’être naturalisé, puis  »fiché S pour radicalisation et de tuer  un homme et de blesser quatre autres innocents, au cours d’une chasse aux victimes à travers les rues du quartier de l’Opéra, un samedi soir dans le 2e arrondissement. 

Samedi soir, Marine Le Pen avait déjà apporté son « soutien à nos forces de l’ordre qui ont neutralisé un assaillant islamiste à Paris ». « Le peuple français ne se contentera plus de commentaires. Ce sont des actes qui sont attendus », avait-elle insisté. 

Défaitiste, Xavier Bertrand, ancien membre de LR tombé dans la démagogie, quant à  lui, a estimé qu’il n’y a rien à faire, dès lors que le « risque zéro n’existe pas ».

« Ce n’est jamais facile; celui qui dit : Avec moi, ça se passerait mieux est un menteur, » a lâché le président des Hauts-de-France, polémiquant contre son camp (ou celui qu’il a servi par le passé), avant d’expliquer au Grand Rendez-vous CNews-Europe1-Les Echos qu’il attend d‘Emmanuel Macron qu’il apporte une « réponse forte »… « J’ai envie de savoir si des propositions peuvent être entendues », a-t-il ajouté, évoquant la « consultation de sites djihadistes« , action existante et insuffisante, comme le démontrent les faits.

N’y a-t-il donc rien à faire ? « Les attentats sont imprévisibles, mais nous ne pouvons pas accepter l’inaction de l’État ! » s’est irrité le président de ‘Debout la France’, Nicolas Dupont-Aignan, dans un communiqué . « Où est la task force de monsieur Macron ? Où est la loi antiterroriste ? Où sont les actes derrière la communication du gouvernement ? » a-t-il interrogé. Et de demander le rétablissement de l’état d’urgence et plusieurs mesures comme l’expulsion des fichés S étrangers, le contrôle aux frontières ou encore des fermetures de mosquées où est « prêchée la haine ». L’assaillant était fiché S, selon des sources proches de l’enquête.

Le gouvernement s’attaque plutôt aux critiques

Sans même prendre la peine de paraphraser Xavier Bertrand, « malheureusement, le risque zéro n’existe pas et ceux qui expliquent que des mesures sorties du chapeau suffiraient à régler le problème, ceux-là mentent« , a répétéé Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

« Ces 15 derniers mois, 22 attentats ont été déjoués », selon Benjamin Griveaux, pour qui Gérard Collomb est un « grand ministre de l’Intérieur ». Mais on demande au joueur de poker d’en livrer le détail… 

Griveaux a aussi répété l’intention du gouvernement d’embaucher sur le quinquennat 1.900 personnes pour « renforcer le renseignement ». Vu le nombre de fois qu’il a répété cette annonce, la question est de savoir s’il faut additionner les effectifs promis à chaque fois…

« Nous avons répondu par les actes, affirme-t-il, mais espérons qu’il ne s’adresse pas aux victimes et à leurs familles. « Je note que le groupe LR n’a pas voté le texte sur la sécurité intérieure » fin 2017, a polémiqué Benjamin Griveaux, accusant l’opposition de « parler beaucoup », mais d’ « agir peu », retournant la critique adressée à l’exécutif ! Sur ce sujet, il faut savoir dépasser les effets de tribune », a-t-il commenté.

François Hollande renonce aussi à faire mieux

Sur TV5 Monde-RFI, François Hollande a pour sa part rendu hommage au « travail remarquable » des services de renseignements, qui ne peuvent toutefois pas « prévenir toutes les attaques ». Selon l’observateur de Tulle, « la classe politique, dans ce type d’événements, est toujours dans la surenchère, la demande d’une nouvelle loi ». « Il y a une responsabilité de tout acteur politique qui doit se poser la question : est-ce qu’un jour dans l’exercice du pouvoir je serai confronté à ce type de situation ? » a conseillé l’ancien président.

Vu du perchoir, Rugy commente

« Je ne pense pas que les Français pensent que nous ne faisons rien. Nous avons voté en novembre une loi avec de nouvelles mesures contre le terrorisme. Nous augmentons les moyens pour la sécurité intérieure, la police, la justice et les prisons », a défendu de son côté le président de l’Assemblée nationale François de Rugy, invité de l’émission Questions politiques France Inter/France Télévisions/Le Monde. Si « l’arsenal juridique est aujourd’hui suffisant », François de Rugy n’a pas exclu que, « dans les années qui viennent, on doive encore ajuster les lois antiterroristes ».

La France insoumise, par la voix du député Adrien Quatennens, s’est, elle, refusée à polémiquer : « C’est clair qu’à cette heure il n’y a pas lieu de mener quelque polémique que ce soit, car ceux qui revendiquent cette attaque veulent nous diviser », a-t-il avancé sur France 3.

Lire aussi EXCLUSIF. Attentat au couteau à Paris : l’assaillant entendu en avril 2017 par la police

En Corse, les cheminots bénéficient d’avantages encore plus scandaleux

Un rapport de la Cour des comptes arrive à point nommé pour le pouvoir

blog -Corse chemin de fer-mapL’institution chargée du contrôle des comptes publics critique vivement la gestion des chemins de fer de la Corse (Société anonyme d’économie mixte locale, Seml), avec en point de mire les avantages acquis des 272 employés, qui s’occupent des 232 kilomètres de voie (plus d’un cheminot au kilomètre de ligne) et des 16 gares de l’île.

Tenez-vous bien, certains salariés ne travailleraient que cinq heures par jour. Le ton du rapport reste mesuré mais, sur le fond, la récente étude de la Cour des comptes sur la gestion de la société des chemins de fer corses fourmille de détails fâcheux sur la situation de l’entreprise ferroviaire à capitaux publics. Temps de travail parfois dérisoire, primes exorbitantes, absence de contrôle…

Depuis 2012, lorsque la collectivité territoriale de Corse a repris les activités de la SNCF sur l’île, les conditions de travail semblent en effet s’être quelque peu relâchées, même si la fréquentation a augmenté sur les deux magnifiques lignes (Bastia-Ajaccio, et Calvi-Ponte-Leccia) du pays. La réforme Macron s’attaque-t-elle aux lignes déficitaires ?

Un soutien financier « inconditionnel » de la collectivité territoriale corse

Avec une dotation annuelle de plus de 20 millions d’euros de la part de la collectivité (actionnaire majoritaire),  une « bienveillance financière » extravagante règne en effet, permettant quelques irrégularités de gestion. A la fin de l’année, la société parvient à générer des excédents et garde une trésorerie d’environ dix millions d’euros depuis lors.

Les analyses de la Cour des comptes ont d’ailleurs été compliquées par l’absence d’indicateurs opérationnels précis et les analystes ne sont pas au clair : les temps de travail des salariés ne sont pas contrôlés, les stocks ne sont que partiellement inventoriés, le nombre de voyageurs est inconnu… Le soutien financier qualifié « d’inconditionnel » – la collectivité s’est engagée à prendre à sa charge tout déséquilibre financier – aurait amené les gérants à négliger certaines pistes d’économies ou d’amélioration du résultat.

Selon la Cour des comptes, aucun effort concret n’a été entrepris pour valoriser le parc immobilier, et même les activités touristiques. Les rédacteurs du rapport concluent sobrement que « les conditions de gestion n’ont pas favorisé la réduction des coûts de service« .

Les salariés ne sont pas menacés de ‘burn out »

novemnbre
Et pourtant, un projet de développement du réseau

La générosité de l’actionnaire de référence – l’Etat et donc le contribuable (entité rare sur l’île) – bénéficie surtout aux employés, et ce sur tous les plans. D’abord, en termes financiers, via des primes pléthoriques et parfois surestimées, comme la prime kilométrique, qui correspond à 2,68 millions de kilomètres indemnisés, alors que la production annuelle (avec le nombre normal de personnel dans chaque train) n’atteint en fait que 1,89 millions de kilomètres. Le personnel bénéficie d’heures supplémentaires même si les agents ne réalisent pas les 37 heures et 10 minutes par semaine réglementaires. Les cheminots ont par ailleurs droit à des indemnités « irrégulièrement attribuées », soulignent les Sages, comme par exemple des repas, alors qu’ils travaillent uniquement le matin, ou l’après-midi, etc. Les montants des primes sont par ailleurs supérieurs aux plafonds exonérés, engendrant de vrais surcoûts pour l’entreprise.

Sur le travail en lui-même, la Cour des comptes relève de belles marges de manœuvre pour améliorer les choses. Malgré l’absence de contrôles, les contrôleurs des dépenses publiques estiment que certains agents fournissent un travail effectif d’environ cinq heures chaque jour, ce qui n’empêche pas une souffrance au travail dépassant la moyenne continentale, puisque les agents sont absents en moyenne 28 jours par an, pour maladie ou accidents du travail.

Comble du comble: malgré ces conditions de travail à faire rêver le métropolitain, l’entreprise a connu onze préavis de grèves et trois grèves réelles en quatre ans… Des mouvements qui n’ont pas systématiquement donné lieu à retenues sur salaires !

Les recommandations de la Cour des comptes

Nos comptables publics se sentent obligés de faire plusieurs recommandations à la compagnie corse.

D’abord, elle doit « mettre en place un comptage efficace du nombre de voyageurs », et « modifier le système de validation des billets pour ne plus faire reposer sur le contrôleur le paiement effectif des voyages ». Le moment de sa sieste serait-il propice à la resquille ?

 Ce qui peut sembler évident ne l’est sans doute pas pour le rail corse. Plus surprenant pour une société d’économie mixte, gérée selon les standards du privé, l’entreprise « se doit de développer une comptabilité analytique [et] des indicateurs opérationnels » pour mieux comprendre son fonctionnement et améliorer sa productivité. Car in fine, l’argent gaspillé est bien celui des Français. Mais les Corses ont leur propre fibre nationale… 

SNCF : Pénicaud braque les cheminots

La grève « scandée » continue samedi…

« Pour nous, clairement, la grève se poursuit », déclare à la presse Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, en sortant d’un entretien avec le Premier ministre Edouard Philippe qui reçoit tour à tour les syndicats de la SNCF.

L’exécutif maintient le bras de fer. Pendant les entretient Muriel Pénicaud a, quant à elle, garanti que la grève n’infléchira en aucune façon la marche de la réforme votée par l’Assemblée. Lien PaSiDupes

Réforme des institutions : élus LFI et LR lancent l’alerte contre un « affaiblissement » du Parlement

A gauche comme à droite, l’opposition alerte l’opinion contre un « affaiblissement » à venir des pouvoirs du Parlement.

blog -Macron souverain sur trone
En marche vers le pouvoir personnel

Des élus de La France insoumise (LFI) et des Républicains (LR) ont une nouvelle fois alerté les Français mercredi, alors que le premier volet de la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron est à l’ordre du jour du Conseil des ministres. « Cette révision, elle va affaiblir le Parlement », a prévenu le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, sur France 2.

« Le fait de contraindre le droit d’amendement, le fait que le gouvernement et l’exécutif reprennent la main sur l’ordre du jour, c’est incroyable ! Comme si le président de la République n’avait pas suffisamment de pouvoirs, il faut concentrer encore plus de pouvoir entre ses mains« , a-t-il fustigé.

« C’est la première fois dans l’Histoire de la Ve République que les droits du Parlement seront abaissés », a renchéri, sur BFMTV et RMC, le député LR de l’Ain Damien Abad.

« Cette baisse, conjuguée à la proportionnelle, va faire qu’un député aujourd’hui élu sur une circonscription de 100.000 à 120.000 habitants, demain sera sur 200/250.000 habitants« , a-t-il dénoncé. « On est en train de créer les conditions d’une République hors-sol ».

Du côté de LFI, le député du Nord Adrien Quatennens a critiqué sur Europe 1 la baisse du nombre de parlementaires : « quand vous allez devoir suivre 42 communes, parfois plus, dans votre circonscription, vous allez aussi tout simplement éloigner les élus des citoyens« , a-t-il déploré. « Il y a un véritable divorce entre la population et ses institutions (…); nous avons besoin que le peuple lui-même s’en mêle », a-t-il demandé.

Le « problème de la vie politique en France n’est pas « trop de Parlement ou trop d’amendements (…), c’est le fait que le pouvoir est excessivement dirigiste, personnalisé, du fait de la Ve République, aux mains d’un seul homme », a fustigé le député LFI de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel sur Public Sénat.

« Emmanuel Macron considère que l’Assemblée nationale et le Parlement (sont) une chambre d’enregistrement : il a un modèle qui est celui de sa propre majorité. Il pense que c’est valable pour tout le Parlement; ça ne peut pas être comme ça« , a-t-il critiqué.

Autres dispositions du projet de loi constitutionnelle

Présenté mercredi prévoit l’accélération de certaines procédures parlementaires, la possibilité d’adopter certains textes ou parties de textes en commission à l’Assemblée, mais également la suppression de la Cour de justice de la République, et un statut particulier pour la Corse.

L’autre volet de la réforme, avec les mesures emblématiques de réduction du nombre de parlementaires, limitation des mandats dans le temps et dose de proportionnelle aux législatives, est attendu d’ici à la fin du mois.

Le gouvernement de Macron a un an: sa « société civile » a-t-elle fait merveille ?

Un an de présidence Macron: la « société civile » du gouvernement essuie toujours les plâtres

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A noter que la caution noire unique est posée bien en évidence

Les arrivants croyaient tout savoir et faire la démonstration de la supériorité du monde de l’entreprise, mais l’étiquette d’arrivistes prétentieux leur colle à la peau comme la glue. Le premier gouvernement du quinquennat d’Emmanuel Macron, dirigé par Edouard Philippe, fait la part belle à des personnalités issues de la « société civile », avec des profils contrastés, du médiatique Jean-Michel Blanquer à l’Education à la discrète Françoise Nyssen à la Culture, en passant sans s’arrêter sur des recrues restées inconnues, en dépit des assurances réitérées que tout l’effectif est sur le pont : de là à penser que ce sont des pansements sur les jambes de bois de l’exécutif, il n’y a qu’un pas, au vu des retards à l’allumage de sa mise en marche.

Jean-Michel Blanquer (Education), « c’est un des rares techniciens politiques. C’est pour cela qu’il réussit », analyse un responsable de droite. Cet ancien directeur général de l’enseignement scolaire — n°2 officieux du ministère sous Nicolas Sarkozy— connaissait déjà bien la rue de Grenelle. Parmi ses principales mesures réellement lancées figurent le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire et la réforme du bac, profondément modifié à partir de 2021.

Muriel Pénicaud (Travail) est passée par le cabinet de Martine Aubry. Cette ancienne DRH chez Danone a conduit le premier coup de force du quinquennat : les ordonnances réformant le droit du travail, mais son vote par une majorité présidentielle novice et dévote laisse des séquelles profondes et durables qui expliquent la virulence des mouvements sociaux actuels à la SNCF ou à Air France, en passant par les étudiants d’extrême gauche. Et, compte tenu de sa méthode de bulldozer sans âme, ses chantiers en cours ne sont pas de nature à apaiser la population: la réforme de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage, ainsi que la réforme des retraites. Ses interlocuteurs louent sa maîtrise des sujets, mais son passé professionnel lui vaut aussi de la suspicion et des critiques, notamment sur une plus-value réalisée chez Danone deux mois après un plan de départs volontaires. De plus, la justice enquête sur des soupçons de favoritisme chez Business France, agence de promotion de l’économie française à l’étranger, dont elle était alors directrice générale et qui aurait levé des fonds pour le candidat Macron à l’occasion de son déplacement américain à Las Vegas.

Agnès Buzyn (Santé), bien qu’ancienne présidente du collège de la Haute Autorité de santé, a accumulé les bavures. Elle a rapidement réussi à imposer par décret le passage à onze vaccins obligatoires pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Elle a aussi porté l’augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros. <br>Mais elle a dû en rabattre sur l’alcool et ses positions tranchées ont dû être assouplies sous la pression du monde viticole. Elle a aussi été accusée d’avoir tardivement réagi dans la crise du Levothyrox. L’ex-belle-fille de Simone Veil est aussi confrontée au profond malaise des soignants dans les hôpitaux et à la grogne dans les Ehpad.

Nicole Belloubet (Justice) est une  ancienne rectrice parvenue par la politique, autrefois élue PS en Midi-Pyrénées, à Toulouse, elle a accédé au Conseil constitutionnel – par la grâce de Jean-Pierre Bel, président radical du Sénat et élu de la même région Occitanie (fusion  des anciennes régions Languedoc-Roussillon et …Midi-Pyrénées) -, pour le quitter à 62 ans et remplacer François Bayrou pour être la mère-porteuse de sa loi de « moralisation de la vie publique« . Arrivée derrière Taubira et Urvoas, elle a dû gérer la  crise larvée qu’ils ont laissée dans les prisons, avec des blocages de surveillants, et doit désormais contenir la mobilisation des magistrats et surtout des avocats contre son projet de réforme qui ambitionne paradoxalement de désengorger les tribunaux (puisqu’elle veut supprimer les tribunaux d’instance et les rattacher au tribunaux de grande instance, éloignant ainsi toujours plus le justiciable de la justice)  et de résorber la surpopulation carcérale.

Frédérique Vidal, ancienne présidente de l’Université Nice-Sophia-Antipolis,  est une intellectuelle. Elle a multiplié les interventions pour défendre sa loi sur l’accès à l’université, réforme ultra-sensible au cœur du mouvement de grogne dans plusieurs facs où les cours et les partiels sont ou suspendu ou annulés ou remplacés par des épreuves de fortune (notamment des devoirs à la maison remis par Internet !) : l’Université est une pétaudière sans nom aux mais des révolutionnaires anarcho-autonomes qui, à quelques-uns,  dictent leur loi à la majorité. Si ses détracteurs la trouvent « rigide », les professionnels de la majorité lui trouvent une très bonne connaissance (théorique d’administratrice) du secteur: des compétences de technicienne qui ne trouvent pas l’adhésion de son public.

Marlène Schiappa (Egalité femmes-hommes) est la commère du gouvernement. La blogueuse du réseau de mères actives « Maman travaille », ancienne adjointe au maire PS du Mans, a connu des débuts chahutés avec des gaffes à répétition sans son domaine supposé, notamment des raccourcis et approximations sur l’épisiotomie, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ou la proposition d’un CAP petite enfance pour les jeunes mères sans qualification. Si elle est défaillante à son poste, « elle est plus politique qu’il n’y paraît », assure une ancienne ministre (dont l’identité est masquée !), mais elle a surtout bénéficié de circonstances inespérées dans ses thématiques préférées, renforcées après le scandale Weinstein et le mouvement #Metoo. Depuis, elle indispose plus que jamais par ses prises de paroles intempestives sur tous les sujets – y compris hors de son champs officiel d’action – et l’abondance de ses tweets,  révélant un temps réduit laissé à la réflexion. Au point qu’elle semble avoir pris la place des hommes, son collègue porte-parole,  Benjamin Griveaux.

Françoise Nyssen (Culture) est l’anti-thèse de Jack Lang ou Fleur Pellerin : terne et cultivée. « Faut-il sauver Nyssen ? », interrogeait récemment Libération. L’ancienne co-directrice des éditions Actes Sud est souvent brocardée pour n’avoir pas su endosser les habits de ministre. La réforme à haut risque de l’audiovisuel public aura valeur de test. Autres chantiers: la stratégie en faveur du patrimoine, la refonte du système de distribution de la presse et le « pass culture », dispositif visant à aider les jeunes de 18 ans à accéder à l’offre culturelle, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, mais déjà existante à foison : un foisonnement démagogique sans ambition d’élévation de l’esprit et orienté vers le multiculturalisme le plus populiste. La déghettoïsation culturelle a du plomb dans l’aile : elle est confiée à des associations (et MJC) politisées qui, si elles en avaient la volonté, se tireraient une balle dans le pied. 

Elisabeth Borne (Transports) cristallise toutes les critiques adressées au gouvernement sur son incapacité au dialoque. Début avril, le quotidien Les Echos révélait avoir renoncé à publier une interview de la ministre « tellement réécrite » par Matignon. Ex-directrice de la stratégie de la SNCF, puis présidente de la RATP, cette polytechnicienne connaît son baptême du feu avec la réforme de la SNCF. Les syndicats ont claqué la porte de ses concertations, et après une fin de non-recevoir initiale, ils seront reçus lundi par Edouard Philippe.

Où sont les hommes, dans ce gouvernement ?

Fin septembre 2017, Gérard Collomb ministre d’Etat à l’Intérieur – « un lion dans le moteur de Macron », selon Le Point en mai 2017 – était crédité de 25% d’opinions positives, mais c’était un gag d’Elabe-Les Echos-Radio classique ! (36% pour Harris, quatre semaines plus tôt)  et, la même semaine,  You Gouv ne lui en trouvait que 8%… Dès janvier, il était devenu le « ministre de la barbarie« , selon les termes du Huffington Post.

En octobre 2017, Les Echos (encore lui) assurait que « les personnalités exposées du gouvernement progress(ai)ent » mais, en février 2018, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait perdu  5 points, à 21%.

Le ministre du Budget Gérald Darmanin est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol… Les avocats de Gérald Darmanin ne nient pas la relation sexuelle mais considèrent qu’elle ne peut être qualifiée de viol. D’après le journal Marianne (qui aurait eu accès au dossier ), en revanche, l’étude des SMS envoyés par la plaignante montrent que le rapport sexuel est « manifestement lié à la promesse de voir son dossier défendu auprès de la ministre ». Des faits qui pourraient être qualifiés de trafic d’influence et d’abus de faiblesse (et favoritisme?), mais  désormais couverts par la prescription.

Le septuagénaire Jean-Yves Le Drian apparaît de plus en plus en ‘mauvais’ génie’ de la politique étrangère de Macron. A son nouveau poste, l’ex-socialiste poursuit l’action partisane engagée auprès de l’antisioniste Fabius, lorsqu’il était aux Armées. 

Et s’il fallait citer le bilan de Nicolas Hulot, on aurait tout dit des réalisations gouvernementales… 

Restent les « encycliques » de Macron  au monde. <br>

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