La gare Saint-Lazare Paris paralysée par une panne

 

A la SNCF, un problème peut en cacher un autre

saint-lazare-3707457A la grève séquencée des cheminots, qui en est à son 3e mois, s’ajoute une panne de signalisation « exceptionnelle » aux origines inconnues. 

Le trafic était totalement interrompu à la gare Saint-Lazare mercredi 13 juin au matin et les usagers de la SNCF à Paris vont vivre plusieurs jours de galère. La gare Saint-Lazare est la deuxième plus fréquentée de France, derrière la gare du Nord : elle voit passer chaque jour 450.000 voyageurs et dessert l’ouest banlieue parisienne et la Normandie. 

« On ne sait pas quelle est l’origine de cette panne exceptionnelle qui bloque la signalisation au départ et à l’arrivée de la gare Saint-Lazare », a dit Alain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien sur BFM TV.

La SNCF n’exclut aucune possibilité » : ça peut être une panne liée aux « travaux de régénération » des voies qui ont lieu toutes les nuits, mais également la conséquence des intempéries, a-t-il précisé lors d’un point presse sur place. « On ne peut pas non plus exclure un acte de malveillance« , a ajouté A. Krakovitch.

Aux alentours de 07h00, la gare se remplissait de voyageurs potentiels, regards inquiets vers les panneaux d’affichage de messages annonçaient que deux trains allaient partir vers 08h30 en direction du Havre et de Cherbourg depuis la gare de Houilles-Carrières-sur-Seine (Yvelines), accessibles par le RER A.

Cet incident intervient alors que mercredi est la 30e journée de la grève par épisodes lancée début avril à la SNCF contre la réforme ferroviaire, faisant de ce conflit ferroviaire le plus long des 30 dernières années, à l’initiative des révolutionnaires trotskistes de SUD et des communistes de la CGT qui se sont rapprochés du PCF..

Le service public appelle les usagers à ne pas voyager

Un employé de la SNCF, le 9 avril 2018, à la gare de Paris-Saint-Lazare.La SNCF a invité les passagers des lignes desservant Saint-Lazare (L, J, Intercités et TER Normand) « à reporter leurs déplacements ». « Des gares terminus temporaires sont créées à La Défense, Houilles-Carrières-sur-Seine, La Garenne Colombes et Argenteuil« , a-t-elle précisé dans un communiqué. Après, vogue la galère…

Les équipes techniques sont à pied d’oeuvre depuis 02h30 « pour effectuer les recherches et les réparations nécessaires ». « Les pannes, il y a toujours une solution », espère un usager.

« Une panne c’est pas tout à fait leur faute », raconte le même qui n’a jamais entendu parler d’équipes cheminotes de maintenance. Et puisqu’il n’y a pas de problème sans solution, les clients sont invités à se renseigner sur l’application mobile SNCF, ainsi que sur le site Transilien.com. Mais notre Monsieur Gentil constate sur son téléphone que l’appli n’est « vraiment pas à jour », « c’est pas bon pour la SNCF », finit-il par admettre. 

Une dame tirant une valise à roulettes s’arrête près des journalistes : « c’est un sabotage, » avance-t-elle, soupçonnant un lien avec la grève en cours et aussi une information bloquée.

Les 30 juillet et 1er août 2017, le grand chassé-croisé des vacances estivales avait viré au cauchemar à la gare Montparnasse, en raison d’une panne de signalisation, identifiée et réparée au bout de deux jours. La SNCF s’était excusée, mais le gouvernement lui avait demandé des comptes. Un an plus tard, les comptes ne sont toujours pas arrêtés…

Cette gigantesque panne intervient alors que le texte de la réforme ferroviaire à l’origine de la grève doit être voté définitivement mercredi par l’Assemblée, puis jeudi par le Sénat.

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SNCF : Le Maire veut faire croire que la reprise de la dette n’affectera pas les Français

Si la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF « ne pèsera pas sur le déficit public »; alors, sur qui , sur quoi ?

blog -SNCF-reprise de la dette.JPG“Elle [la dette de la SNCF] aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroît la dette publique française (…), mais elle n’aura pas d’impact sur le déficit”, a assuré B. Le Maire au salon des startups VivaTech à Paris, le 24 mai.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget.
Joël Giraud avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l’équilibre des finances publiques prévu jusqu’à maintenant pour 2022.
Selon les projections du rapporteur, le déficit public remontera à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d’une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu’à maintenant.
Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu’alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de J. Giraud un communiqué cinglant.

Il y admettait qu’il “n’est pas possible de se prononcer sur l’impact [de cette reprise de dette] sur la trajectoire des finances publiques”.
L’impact dépendra du traitement comptable de l’opération par l’Insee, « qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l’année”, avait indiqué le ministère de l’Economie et des finances.

Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF « accroît la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique”.

Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé vendredi que l’Etat va reprendre 35 milliards d’euros de dette de la SNCF, sans pour autant créer d’impôt pour compenser cette charge. 

Le député radical de gauche et LREM des Hautes-Alpes (élu sous la double étiquette) Joël Giraud, 59 ans, un ex-administrateur des PTT, occupe le poste de rapporteur général du Budget durant la première moitié de la législature, mais il se désistera au profit de Laurent Saint-Martin (Oseo et think tank ‘En Temps Réel’, de centre gauche) à la mi-quinquennat : il a en effet été élu à la commission, mais battu de deux voix à sa présidence face à Laurent Saint-Martin (33 ans, LREM, Paris). Les deux macroniens se sont entendus pour  se relayer…

« Pas d’impôt SNCF » pour compenser la reprise de la dette, promet Edouard Philippe

Le Premier ministre a annoncé « un engagement sans précédent » pour la reprise de la dette de l’entreprise ferroviaire par l’Etat : 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF, dont 25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022, afin d’arriver « à l’équilibre », « avant la fin du quinquennat ». « Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la nation et du contribuable en faveur de la SNCF », a souligné le Premier ministre, après avoir reçu à Matignon les syndicats représentatifs lors de rencontres bilatérales.

« 35 milliards d’euros, c’est 14 ans de budget d’investissements de l’Etat dans l’ensemble de nos routes, chemins de fer et canaux », a-t-il insisté lors d’une conférence de presse avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Moins d’investissements de l’Etat, détournés en faveur de la SNCF, c’est plus de retard dans la croissance économique et dans le développement du bien-être de la population.

« Pas d’impôt SNCF »

Le Premier ministre a toutefois assuré qu’il n’y « aura pas d’impôt SNCF » pour compenser la reprise de la dette qui « viendra s’ajouter à la dette publique de l’Etat et sera remboursée au même rythme que la dette publique de l’Etat« . « Ce sera bien une charge supplémentaire pour le contribuable », a-t-il relevé en mai 2018. Selon Edouard Philippe, le montant de 35 milliards est le fruit d’arbitrages destinés à ce que la France ne « se place pas en situation de déséquilibre » alors qu’elle « est en train de revenir dans les clous de la maîtrise de ses comptes publics ».

Critiquant l’action des précédents gouvernements qui se sont successivement repassé « la patate chaude », le juppéiste Edouard Philippe a assuré que ce geste de l’Etat s’accompagnera d’une « règle contraignante pour que SNCF Réseau« , endetté à hauteur de 47 milliards d’euros au total, « ne puisse plus à l’avenir s’endetter sans que le Gouvernement ne prenne de mesures de rétablissement ».

Il a par ailleurs annoncé 200 millions d’euros d’investissements supplémentaires dès 2022, en plus des 3,6 milliards actuels.

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Nous voulons plus de trains, qui circulent plus régulièrement, sur un réseau plus performant. En plus des 3,6 Md€ actuels, dès 2022, nous investirons chaque année 200 M€ supplémentaires. <a href= »https://twitter.com/hashtag/SNCF?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#SNCF</a></p>&mdash; Edouard Philippe (@EPhilippePM) <a href= »https://twitter.com/EPhilippePM/status/999990490174025728?ref_src=twsrc%5Etfw »>25 mai 2018</a></blockquote>
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Et tout va bien puisque, depuis F. Hollande, « ça ne coûte rien (au contribuable), c’est l’Etat qui paie » … Confirmation de Macron et Le Maire !

 

« Les grévistes à la SNCF sont-ils payés à l’heure ? »

Vrai ou faux ? 

blog -argent noir des syndicats-coverCertains ont pu entendre un syndicaliste de la SNCF déclarer que les grévistes sont payés 7 euros de l’heure C’était dans l’émission ‘Bourdin Direct’, sur RMC-BFMTV, lors du passage du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 5 avril

VOIR et ENTENDRE le passage évoqué (à 19’41 »), dans la vidéo : lien

En fait, tous les grévistes de la SNCF ne sont pas « payés ».

Résultat de recherche d'images pour "caisse nationale d'action syndicale"Seuls les adhérents CFDT cheminots sont « indemnisés par une caisse de grève propre à la Confédération, dénommée caisse nationale d’action syndicale (CNAS). Cette caisse, créée en 1974, atteint aujourd’hui 125 millions d’euros.

Au micro, Laurent Berger explique ainsi son mécanisme : « Une partie de la cotisation mensuelle [des adhérents] va alimenter cette caisse, pour que au minimum tous nos adhérents soient couverts pour dix jours de grève« .
Et Bourdin de préciser: « ils touchent 7,30 euros de l’heure… ». Berger: « Oui. Ce n’est évidemment pas au niveau de leur salaire, mais c’est pour compenser leur action. [Et] je suis très fier que le système interne de solidarité au sein de la CFDT fonctionne. C’est une politique d’action syndicale. Ça permet de compenser les jours de grève, mais aussi de mener des actions en direction des travailleurs pour ouvrir dans tel ou tel lieu des permanences, ou [mener] toute autre action de proximité« .

En 2017, 685 adhérents de la CFDT ont ainsi été indemnisés, pour un montant total de 130.218 euros.

Force ouvrière possède également un fonds confédéral pour indemniser ses adhérents en grève, tandis que le syndicat révolutionnaire et anarcho-syndicaliste, la CNT privilégie des caisses locales.

Et la CGT ou Solidaires (Sud-rail) ?

Dette de la SNCF : Philippe prend des engagements, mais la grève continue

Seule la CFDT, leurre syndical, marche à fond dans la combine

 
Philippe Martinez et Laurent Brun  après la réunion avec Edouard Philippe le 25 mai 2018 à l'hôtel Matignon.
CGT – Laurent Brun et Philippe Martinez

Comme prévu, Edouard Philippe s’est engagé sur la dette de la SNCF35 milliards seront repris au total, 25 en 2020 et 10 en 2022 – et sur les investissements, en augmentant la participation de 200 millions d’euros par an. Côté syndicats, la CGT, la CFDT, FO et SUD-rail maintiennent la grève, l’UNSA aussi, en attendant de prendre une décision « très prochainement ».

Les syndicats de la SNCF ont reçu vendredi la confirmation du premier ministre d’Edouard Philippe que l’Etat reprendra la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards d’euros, dont 25 avant 2020, afin d’arriver « à l’équilibre », « avant la fin du quinquennat ». Et l’Etat, c’est 50% des Français.« Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la nation et du contribuable en faveur de la SNCF », a souligné le premier ministre avant d ’assurer qu’il n’y aurait pas d’« impôt SNCF » supplémentaire.

La CGT « continue le combat »

Malgré ces annonces, la CGT Cheminots « continue » la grève et exige une table ronde pour « fixer par écrit les engagements du gouvernement », a déclaré son secrétaire général Laurent Brun vendredi à Matignon, à la sortie de l’entretien avec Edouard Philippe.« On continue le conflit, le combat », a dit Laurent Brun. « Le premier ministre n’a pas fermé la porte » à la demande de table ronde formulée par la CGT Cheminots, « il a dit qu’il réfléchissait au sujet et nous donnerait une réponse très prochainement », a rapporté Laurent Brun, soulignant que c’est « la responsabilité du gouvernement de trouver des solutions de sortie du conflit ».

La grève « continue avec le calendrier fixé » pour la CFDT

La grève à la SNCF contre le projet de loi de réforme ferroviaire « continue avec le calendrier fixé » car « nous avons besoin de la mobilisation pour aller jusqu’au bout » du processus parlementaire, a déclaré vendredi à Matignon le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.« Il y a une CMP (commission mixte paritaire, NDLR) annoncée mi-juin. Jusqu’à cette CMP, la mobilisation continue pour nous. On continue de jouer notre rôle d’organisation syndicale qui se mobilise et qui propose », a dit Laurent Berger, à la sortie d’un entretien avec le premier ministre. « Nous allons continuer de peser », a-t-il ajouté, disant avoir « pris note positivement » des annonces sur la reprise de la dette de la SNCF et sur les investissements supplémentaires.

UNSA prendra une décision « très prochainement »

De son côté, l’Unsa reste encore dans la mobilisation unitaire lancée début avril car « le texte officiel, c’est ce qui sortira du Sénat », où le projet de loi sera voté le mardi 5 juin, a argumenté Roger Dillenseger, le secrétaire général. L’Unsa participera mardi 29 mai à la manifestation syndicale prévue près du Sénat « pour montrer qu’on veut peser » sur le débat à la chambre haute, a-t-il indiqué.La décision sur une sortie de l’Unsa ferroviaire de la grève à la SNCF sera prise « très rapidement dans nos structures », a déclaré Roger Dillenseger.

« En rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » pour SUD-rail

SUD-rail n’a constaté « guère plus d’avancées », « un rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » à la SNCF, selon Erik Meyer, porte-parole du syndicat.Selon eux, la reprise de 35 milliards d’euros de dette est « clairement un cadeau pour les entreprises privées », pour leur faire « place nette » avant qu’elles ne postulent à des appels d’offres après l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs.Concernant la suite de la grève, « depuis le départ, ce sont les assemblées générales de grévistes qui décident », a-t-il souligné, et elles se prononceront notamment au vu « de ce qui sera décidé au Sénat ».

FO : « toutes les raisons de la grève sont encore là »

FO Cheminots a jugé vendredi que « toutes les raisons de la grève (à la SNCF) sont encore là », a déclaré son secrétaire général François Grasa, à la sortie de l’entretien à Matignon.Concernant la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF, François Grasa a souligné que ce « n’est pas une dette des cheminots et des usagers », c’est « une dette d’aménagement du territoire » qui « doit être reprise intégralement par l’Etat ».Et « je ne connais pas un seul cheminot aujourd’hui qui fasse grève par rapport à la dette », a-t-il poursuivi, jugeant « pas acceptable » le projet de réforme ferroviaire.

 

Déficit public : le satisfecit de Bruxelles à la France doit être nuancé

Moscovici s’est précipité, mais la Commission européenne va déchanter

blog -Macron-Moscovici-connivenceLa Commission de Bruxelles a proposé, mercredi 23 mai, de sortir la France de la procédure de déficit excessif, un trompe-l’oeil qui interdit tout triomphalisme. 

Moscovici est-il crédible lorsqu’il estime que la France a désormais remis ses finances publiques en ordre ? C’est vrai qu’en apparence, les choses vont mieux. Notre déficit s’affiche désormais à   2,6% du PIB –  c’est le dernier chiffre connu, celui de 2017. L’année d’avant, c’était 3,4% du PIB. On pourrait se laisser gagner par l’enthousiasme des milieux macroniens puisque nous sommes donc en-dessous de la limite des 3% fixée par Maastricht, dont le dépassement avait motivé le déclenchement de la procédure à Bruxelles.

Mais l’amélioration entre 2016 et 2017 n’a pas été réalisée par des moyens très réconfortants. Elle n’est due qu’à des facteurs exceptionnels : en tout premier lieu, à l’amélioration des recettes fiscales, c’est-à-dire des rentrées d’impôts, grâce à la reprise économique, essentiellement contextuelle. Ensuite, des contributions à Bruxelles plus faibles que d’habitude. Et enfin la persistance de taux d’intérêt bas, ce qui a permis de contenir la charge de la dette. Rien, don, qui autorise Bercy à pavoiser. 

Que les taux d’intérêt remontent – comme c’est probable -, que la reprise s’affaiblisse – comme c’est possible -, et le solde budgétaire français viendra à tangenter à nouveau les 3%. Le Haut conseil des finances publiques, dirigé par le premier président de la Cour des comptes, a d’ailleurs rendu un avis sans nuances. Il estime que le passage en dessous de 3% a été obtenu « sans aucun effort budgétaire » en 2017. C’est un concours de circonstances, par définition non reproductible.

La facture laissée par Hollande

En réalité, le Conseil et la Cour des comptes visent explicitement la première partie de l’année : celle de François Hollande, où l’on a desserré tous les freins : augmentation des dépenses, du nombre et du salaire des fonctionnaires. Pour cause de campagne électorale.

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-cards= »hidden » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Pour la première fois depuis 10 ans, la France sort de la procédure de déficit excessif !<br><br>Un point de départ essentiel pour retrouver notre crédibilité en <a href= »https://twitter.com/hashtag/Europe?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Europe</a&gt;. Nous sommes déterminés avec <a href= »https://twitter.com/GDarmanin?ref_src=twsrc%5Etfw »>@GDarmanin</a&gt; à poursuivre avec ce redressement de nos finances publiques. <a href= »https://t.co/gNzmDf8Spu »>pic.twitter.com/gNzmDf8Spu</a></p>&mdash; Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) <a href= »https://twitter.com/BrunoLeMaire/status/999265804750290944?ref_src=twsrc%5Etfw »>23 mai 2018</a></blockquote>
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La nouvelle administration, arrivée après l’élection présidentielle, a dû geler des crédits, et a profité du surcroît de recettes fiscales bienvenues pour corriger la trajectoire. En fait, Hollande avait hypothéqué la petite cagnotte en la dépensant avant même qu’elle ne rentre dans les caisses. Il l’a subtilisée à son successeur, Emmanuel Macron.

Pour 2018, la prévision officielle est de 2,3%. Et 2,4% pour 2019. Elles ont été améliorées récemment, encore une fois grâce à la croissance. Aux prévisions de croissance, faudrait-il dire plutôt. Prévisions qui suscitent d’ailleurs la méfiance de la Cour des comptes.

D’autant que d’autres dépenses se profilent, comme de nouvelles aides aux entreprises avec la transformation du fameux crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse des charges. Et probablement, pour les années ultérieures, la reprise d’une bonne partie de la dette de la SNCF, qui va aussi grever les comptes, parce que l’opération devra transiter par le déficit budgétaire. Quant aux dépenses courantes, elles devraient continuer à augmenter très légèrement en volume.

Bruxelles cajole son meilleur allié

blog -Moscovici-Macron-Le MairePersonne n’est dupe à Bruxelles sur les fragilités françaises. Même à 2,6% de déficit en 2017, nous restons loin de la moyenne de l’Union européenne, qui est à 1% de déficit. Sans parler de l’Allemagne, qui va dégager 1,3% du PIB d’excédent.

D’autant que l’heure n’est plus à la fermeté européenne. La France est l’un des rares pays dont le gouvernement croit encore à l’approfondissement de l’Europe. On voit mal comment Bruxelles pourrait malmener son meilleur allié.

Or, les élections européennes sont pour dans un an, mai 2019 et le commissaire européen aux Affaires économiques n’est autre que le socialiste français Pierre Moscovici qui, à 60 ans,  a amorcé sa Grande Marche vers la macronie.

C’est en fait davantage la presse macronienne qui joue le  rôle puant de thuriféraire, car, à y bien regarder, si le  commissaire européen se réjouit que la France ait réussi à passer sous la barre fatidique en 2017, il se dit prêt à acter la sortie de la France de la procédure de déficit excessif à la condition qu’elle confirme ses efforts en 2018 et 2019. Des encouragements mais pas de félicitations.

 

Contre la « casse du service public », des centaines de cheminots ont défilé à Paris

Contre la

Plusieurs centaines de cheminots opposés à la réforme ferroviaire ont défilé lundi 

Ils voulaient réaffirmer leur « Non à la casse du service public », au 18e jour de grève à la SNCF.

Les manifestants, rejoints notamment par des étudiants, sont partis de la gare de l’Est, bouclée par un important dispositif policier, en direction de la place de la République. 

Avant le départ du cortège, aux couleurs de SUD-Rail, de la CGT et de FO Cheminots, des cheminots avaient essayé de pénétrer dans le périmètre de la gare, mais les CRS ont fermé les grilles in extremis.

 « Ca va péter »

« Cheminots en colère, on va pas se laisser faire », « tous ensemble tous ensemble grève générale ! » étaient les slogans  à succès criés au micro et repris par la foule,  ainsi que « Pepy démission », du nom du PDG de la SNCF Guillaume Pepy, bien qu’un syndicat ait assuré qu’il ne veut pas lui faire sa fête, comme à Macron.

Trois apprentis dans la maintenance ont préféré prendre une journée de congé pour venir au rassemblement. Maxime (prénom modifié), 20 ans, défile avec deux amis et explique : s’ils ont « le droit » de faire grève, « ça peut avoir des conséquences ». Les cheminots « se battent pour que nous, on puisse garder un statut », donc « c’est bien qu’on vienne », ajoute le jeune homme.

« Pour le retrait du pacte ferroviaire », Nicolas, contrôleur à Austerlitz et depuis 15 ans à la SNCF, dit avoir fait 14 jours de grève depuis le début du mouvement, le 3 avril. Ce syndiqué SUD-Rail vient aux rassemblements parce que « c’est bon pour le moral » et que c’est « important de voir (les agents) d’autres gares ». La convergence obsède toujours les esprits…

Mais il est « contre » la « vot’action » lancée lundi par l’intersyndicale CGT, UNSA, SUD et CFDT. « On n’a pas été consulté par nos fédérations pour leur donner un mandat pour faire ça », argumente-t-il. Pour lui, c’est plutôt « un coup médiatique ». Il faudrait que l’AFP nous présente « en vrai » ce révolutionnaire trotskiste original…

Réforme SNCF : action révolutionnaire de cheminots grévistes en Normandie

« Journée sans cheminots » ce lundi, mais avec actes de malveillance: des activistes s’en prennent à leur outil de travail

blog -catenaire sectionnee entre Rouen et Pt de l Arche-mai2018-greyDans la nuit de dimanche à lundi, une caténaire a été sectionnée sur la voie 2 entre Pont de l’Arche et Gaillon, dans l’Eure, rapporte France Bleu Normandie. Plus précisément un câble de soutien d’une caténaire a été sectionné « très proprement » dans la nuit à Gaillon (Eure), à 20mn de Rouen (PS) par la route, a indiqué un porte-parole de la SNCF, qui évoque un « geste de malveillance extrêmement technique« , à plusieurs mètres de hauteur, ce qui signe une opération commando de personnels cheminots. « On pense tout de suite à un sabotage », a ajouté la SNCF, soulignant toutefois qu’il reviendra à l’enquête de la gendarmerie de le déterminer.

Jean Philippe Brunet, directeur de la maintenance des infrastructures chez SNCF réseau en Normandie, explique sur France Bleu Normandie  « un  contrepoids a été coupé. Il est utile à la régulation mécanique de la caténaire et du coup, la caténaire n’était plus tendue.  C’est un acte de vandalisme. » La vétusté des installation ne peut être mise en cause.

Le trafic ferroviaire a été interrompu entre Paris Saint-Lazare et la Normandie à cause d’un acte de malveillance perpétré dans la nuit. En conséquence, la SNCF annonce de fortes perturbations ce lundi matin sur cette ligne, alors que le trafic était déjà très compliqué en raison de la mobilisation des cheminots. Quinze trains sont supprimés ou bloqués en gare en attendant que les agents de la SNCF aient terminé les travaux de réparation. A 8h ce lundi matin, aucun train ne pouvait circuler dans le sens Rouen-Paris mais la direction prévoyait un retour à la normale à 9h. L’entreprise ferroviaire espère une reprise du trafic vers 9 heures.

Un passage à niveau a également été fracturé, mettant en péril la sécurité des automobilistes, voitures et cars de ramassage scolaire. 

« Un passage à niveau a été fracturé à Harfleur et des installations débranchées, les signaux se sont mis au rouge; il y a eu la même chose du côté de Bréauté, » révèle Jean-Philippe Brunet. Le directeur de la maintenance souligne que ce sont des actes ciblés. « L’enquête nous dira à qui nous avons eu affaire ». La CFDT-Cheminots condamne une action « illégale ». Selon la compagnie, il s’agit d’un acte de malveillance et une plainte devrait être déposée ce lundi, au 18e jour de grève contre la réforme de la SNCF et temps fort de la lutte menée par la CGT cheminots et les révolutionnaires trotskistes de SUD rail (‘Solidaires’, proches des anti-capitalistes et anti-républicains du NPA d’Olivier Besancenot) : ce lundi est « journée sans cheminots«  (lien PaSiDupes). Cette journée baptisée sans cheminots a lieu alors que les syndicats lancent une consultation auprès des 147 mille salariés de la SNCF.

La direction de la SNCF annonce son intention de porter plainte, alors que la direction de la SNCF évoquait dimanche des menaces d’exaction

En Corse, les cheminots bénéficient d’avantages encore plus scandaleux

Un rapport de la Cour des comptes arrive à point nommé pour le pouvoir

blog -Corse chemin de fer-mapL’institution chargée du contrôle des comptes publics critique vivement la gestion des chemins de fer de la Corse (Société anonyme d’économie mixte locale, Seml), avec en point de mire les avantages acquis des 272 employés, qui s’occupent des 232 kilomètres de voie (plus d’un cheminot au kilomètre de ligne) et des 16 gares de l’île.

Tenez-vous bien, certains salariés ne travailleraient que cinq heures par jour. Le ton du rapport reste mesuré mais, sur le fond, la récente étude de la Cour des comptes sur la gestion de la société des chemins de fer corses fourmille de détails fâcheux sur la situation de l’entreprise ferroviaire à capitaux publics. Temps de travail parfois dérisoire, primes exorbitantes, absence de contrôle…

Depuis 2012, lorsque la collectivité territoriale de Corse a repris les activités de la SNCF sur l’île, les conditions de travail semblent en effet s’être quelque peu relâchées, même si la fréquentation a augmenté sur les deux magnifiques lignes (Bastia-Ajaccio, et Calvi-Ponte-Leccia) du pays. La réforme Macron s’attaque-t-elle aux lignes déficitaires ?

Un soutien financier « inconditionnel » de la collectivité territoriale corse

Avec une dotation annuelle de plus de 20 millions d’euros de la part de la collectivité (actionnaire majoritaire),  une « bienveillance financière » extravagante règne en effet, permettant quelques irrégularités de gestion. A la fin de l’année, la société parvient à générer des excédents et garde une trésorerie d’environ dix millions d’euros depuis lors.

Les analyses de la Cour des comptes ont d’ailleurs été compliquées par l’absence d’indicateurs opérationnels précis et les analystes ne sont pas au clair : les temps de travail des salariés ne sont pas contrôlés, les stocks ne sont que partiellement inventoriés, le nombre de voyageurs est inconnu… Le soutien financier qualifié « d’inconditionnel » – la collectivité s’est engagée à prendre à sa charge tout déséquilibre financier – aurait amené les gérants à négliger certaines pistes d’économies ou d’amélioration du résultat.

Selon la Cour des comptes, aucun effort concret n’a été entrepris pour valoriser le parc immobilier, et même les activités touristiques. Les rédacteurs du rapport concluent sobrement que « les conditions de gestion n’ont pas favorisé la réduction des coûts de service« .

Les salariés ne sont pas menacés de ‘burn out »

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Et pourtant, un projet de développement du réseau

La générosité de l’actionnaire de référence – l’Etat et donc le contribuable (entité rare sur l’île) – bénéficie surtout aux employés, et ce sur tous les plans. D’abord, en termes financiers, via des primes pléthoriques et parfois surestimées, comme la prime kilométrique, qui correspond à 2,68 millions de kilomètres indemnisés, alors que la production annuelle (avec le nombre normal de personnel dans chaque train) n’atteint en fait que 1,89 millions de kilomètres. Le personnel bénéficie d’heures supplémentaires même si les agents ne réalisent pas les 37 heures et 10 minutes par semaine réglementaires. Les cheminots ont par ailleurs droit à des indemnités « irrégulièrement attribuées », soulignent les Sages, comme par exemple des repas, alors qu’ils travaillent uniquement le matin, ou l’après-midi, etc. Les montants des primes sont par ailleurs supérieurs aux plafonds exonérés, engendrant de vrais surcoûts pour l’entreprise.

Sur le travail en lui-même, la Cour des comptes relève de belles marges de manœuvre pour améliorer les choses. Malgré l’absence de contrôles, les contrôleurs des dépenses publiques estiment que certains agents fournissent un travail effectif d’environ cinq heures chaque jour, ce qui n’empêche pas une souffrance au travail dépassant la moyenne continentale, puisque les agents sont absents en moyenne 28 jours par an, pour maladie ou accidents du travail.

Comble du comble: malgré ces conditions de travail à faire rêver le métropolitain, l’entreprise a connu onze préavis de grèves et trois grèves réelles en quatre ans… Des mouvements qui n’ont pas systématiquement donné lieu à retenues sur salaires !

Les recommandations de la Cour des comptes

Nos comptables publics se sentent obligés de faire plusieurs recommandations à la compagnie corse.

D’abord, elle doit « mettre en place un comptage efficace du nombre de voyageurs », et « modifier le système de validation des billets pour ne plus faire reposer sur le contrôleur le paiement effectif des voyages ». Le moment de sa sieste serait-il propice à la resquille ?

 Ce qui peut sembler évident ne l’est sans doute pas pour le rail corse. Plus surprenant pour une société d’économie mixte, gérée selon les standards du privé, l’entreprise « se doit de développer une comptabilité analytique [et] des indicateurs opérationnels » pour mieux comprendre son fonctionnement et améliorer sa productivité. Car in fine, l’argent gaspillé est bien celui des Français. Mais les Corses ont leur propre fibre nationale… 

SNCF : des syndicats relancent les cheminots avec une votation

‘Fort Boyard’ met fin à la célèbre épreuve des cylindres

Personne n’avait rien trouvé à redire à France 2 pendant vingt-cinq ans. 

blog -Rihanna sexy
‘Osez le féminisme’ se trompe de cible : Rihanna

L’émission du service public cède ainsi aux pressions du lobby féministe, bien que la séquence soit « très appréciée de la gent masculine », aux dires mêmes des responsables de l’émission, diffusée sur France 2 et France 4. L’émission Fort Boyard est un succès en France depuis 1990

Son concept est aussi exporté. Dès 1990, trois pays ont voulu avoir leur propre version de Fort Boyard. Mais ce nouveau jeu inconnu de tous n’est pas une émission comme une autre. Chaque pays ne peut pas aménager un fort pour y créer un plateau de télévision. Le monument français étant un lieu unique au monde, chaque pays doit venir en Charente-Maritime pour enregistrer ses émissions. Corée du Sud, Suède, Argentine ou Liban le programme a fait le tour du monde, rendant le monument aussi célèbre que la Tour Eiffel !… Elle s’exporte à l’étranger comme peu d’autres et brasse des millions d’euros chaque année.

La production raconte des salades

Il ne s’agirait pas vraiment de répondre aux accusations de sexisme adressées par les ayatollah de l’ordre moral féministe. « On y a été sensibles, mais il s’agissait surtout de renouveler le jeu, prétend-elle. Nous disposons de peu de cellules sur le Fort, explique-t-elle encore. Soit on en rénove certaines, soit on crée de nouveaux défis, les cylindres faisaient partie des plus vieilles épreuves », raconte-t-elle dans les colonnes du Parisien, dimanche 13 mai. Les valeurs sûres ne sont pas épargnées, quand une minorité active de  bégueules prend l’ascendant sur la majorité passive. 

Pendant l’épreuve des cylindres, les candidates devaient trouver leur équilibre à califourchon sur des rouleaux de tailles variées, disposés en série, et glisser dessus pour tenter de décrocher une clé. L’épreuve n’était pas réservée aux femmes. Des hommes l’avaient réalisée, mais seulement six (contre 98 femmes), précisait la production aux InRocks en 2017.

Cet hebdomadaire titre : « Camisoles de force, humiliation, sexisme : “Fort Boyard” repousse-t-il les limites de la télé trash ? »  Les esprits mal placés se vêtent des habits de la pudeur. En accroche, Les InRocks accuse : « dans une quête à l’audimat, “Fort Boyard” fait preuve d’un sexisme assumé. » Plusieurs points noirs assombrissent aujourd’hui le repaire du père Fourras. Entre dérapages et sensationnalisme à outrance, grivoiseries et sexisme quasi assumé.

Une épreuve en camisole

Le 24 juin, la première émission de la nouvelle saison du Fort présenta une nouvelle épreuve intitulée « la cellule capitonnée ». On y voit un candidat entravé dans une camisole de force se débattre pour saisir avec sa bouche des boules qu’il doit placer dans un orifice pour débloquer la clef. La cellule, couverte d’inscriptions telles que « Help » ou « No future », tourne sur elle-même ajoutant à l’effet de démence. N’omettant aucun détail, des cris déchirants accompagnent l’épreuve.

La fiction et la bonne cause

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Alertée sur la question lors d’un colloque sur le handicap à France Télévision, la production enleva les cris et les références trop directes à la psychiatrie. Cela ne suffit pas. Une pétition en ligne fut lancée pour exiger le retrait de l’épreuve et Le Monde publia une tribune signée par des associations de patients et des professionnels de santé : « Pourquoi conforter auprès du grand public des fantasmes de ‘fou ridicule’ ? » Faut-il, en conséquence, interdire d’antenne Elise Lucet ?

Résultat de recherche d'images pour "gros Fort Boyard"Les producteurs réfutent la volonté de choquer, rappelant avoir « enlevé toutes les références au milieu psychiatrique et à la folie de manière globale ». D’ailleurs, Fort Boyard est « très impliqué dans le milieu associatif et pour la défense du handicap ». De fait, depuis ses presque trente ans d’existence, l’émission a récolté près de quatre millions d’euros pour différentes associations et jouit d’une longévité et d’une popularité inégalées dans le PAF. « Cela justifierait donc tout ? », interroge les InRocks! Les obèses n’ont-ils droit de cité médiatique que s’ils sont des hommes ? Les féministes revendiquent-elles la présence de femmes bien en chair à l’heure du dîner ?

Depuis sa création, il y a eu des voix qui se sont élevées sur le traitement de ses nains muets, les célèbres « Passe… » de Fort Boyard. Infantilisés ou pas ? Maltraités ou valorisés dans leur créativité ? On a ensuite entendu des associations de défense de la cause animale monter au créneau contre l’émission qui met en scène de nombreuses bêtes (reptiles et insectes) pour susciter la frayeur des candidats. En vain encore: les pisse-froid en sont pour leur frais. Les candidats, comme le judoka médaillé aux Jeux Olympiques et aux Championnats du monde, Teddy Riner, seraient « trahis » par une production qui ne tiendrait pas compte de leurs phobies ? Un flop là aussi : chacun a ses failles et c’est ce qui est formateur du jeune public.

Paires de seins : les féministes ne sont pas des mammifères ?

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Rihanna

L’émission s’illustre de façon quasi-assumée depuis sa création : le traitement « teinté de sexisme des femmes, » selon le polyvalent  Pierre Bafoil, qu’aucun sujet ne dépasse, vu sa compétence transversale et diagonale : « Des militants d’extrême-droite attaquent le Lycée Autogéré de Paris » à la « Plongée dans les dessous des overdoses parisiennes« ,  en passant par « Du solvant industriel sur le dancefloor : le GBL, nouvelle drogue à la mode » ou « Présidentielle : comment les SDF votent-ils ? » Car s’il est un sujet où le bât blesse, selon les circonstances actuelles. Il suffit de taper « Fort Boyard cylindres » dans Google Images pour s’en rendre compte. A perte de vue, des paires de seins. Rendez-vous compte : elles ont des seins !

Une ancienne miss France qui est allée sur les cylindres relativise le bien-fondé des accusations : « C’est un passage obligé pour les miss ». Mais la jeune femme nuance, expliquant d’une part que « personne ne force à la faire » et que « l’épreuve n’est pas dégradante ». Elle admet tout de même qu’on ne peut pas refuser de se soumettre à l’épreuve, mais « on peut en sortir si on ne veut pas ». Les concours de Miss – France, Monde, Univers – sont-ils les prochaines cibles des censeurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Jean-François Tordo"Selon elle, “ce n’est pas la femme, ni l’épreuve, c’est plutôt les candidats et l’animateur qui sont à blâmer« . Avant d’ajouter. « Peut-être faudrait-il les briefer pour qu’ils paraissent éduqués ? » Depuis les débuts, « remarques grivoises, déplacées et désobligeantes sont monnaie courante » de la part des candidats hommes comme des animateurs, commente. A côté des quatre-vingt-dix-huit femmes, sept hommes n’ont pas laissé un souvenir impérissable. blog -Fort Boyard 1994 - Stéphane Ostrowski sur les CylindresLe premier est le gastro-entérolgue Thierry Poynard en 1993, seule la participation de Vincent McDoom en 2017 a laissé une trace : c’est d’ailleurs le seul à en être venu à bout ! Le rugbyman Jean-François Tordeau (photo ci-dessus) s’y est essayé tout comme le professeur de médecine Dominique Bellet, le basketteur Stéphane Ostrowski (à gauche), le footballeur Thierry Tusseau et le travesti Tony Barthe connu pour son tube Let me be a drag queen dans les années 90.

 La lutte de deux femmes dans la boue

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Une autre épreuve est présentée, sans fard, comme « l‘une des plus cultes épreuves de Fort Boyard particulièrement appréciée des hommes ! » La lutte dans la boue entre les deux femmes. Depuis sa création, un seul homme a participé quand 86 femmes ont accepté de se battre dans la boue. Une évolution vers plus de « sexy » pour plus d’audience, y compris auprès d’une frange de la population féminine de plus en plus prise en compte  ? Cyril Féraud, ci-contre, est un contre exemple des élucubrations féministes.

Fort Boyard avait donné le ton, dès la première saison, en 1990, les années Mitterrand, avec l’épreuve de « Colin Maillard », toujours visible sur le site officielle. « Cette épreuve se passe dans le noir et est réservée aux hommes, et pour cause ! gronde la mijaurée des InRocks. 

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Rihanna reçue à l’Elysée : intouchable ?

Dans la cellule se trouvent des femmes (certaines sont des mannequins, d’autres des vraies) portant un maillot de bain. La clé est cachée dans un des maillots. Pour la récupérer, le candidat va devoir se livrer à une séance de tripotage en fouillant sur le corps des mannequins comme des femmes. » Colin Maillard n’a duré qu’une année, mais elle est symptomatique de l’image de la femme dans Fort Boyard pour les associations féministes, trente ans plus tard. Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme, fondé par des militantes issues notamment du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d’EELV, du Front de Gauche et de l’UNEF, et membre d’un collectif comprenant la ‘Coordination française du Lobby européen des Femmes’ ou l’Inter-LGBT, s’étrangle : « Ce traitement banalisé est terrifiant. Il y a des épreuves qui font de la femme un objet; on les traite comme des amphores. » L’association des mannequins de couturières pourrait pétitionner…   

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Femen

C’est pourtant le rôle du CSA, à cheval (à califourchon ?) sur ces questions de l’image de la femme à l’écran depuis quelques années, de se charger de telles dérives. Mais il ne bronche pas à la ré-apparition de la cigarette au cinéma, notamment à le télévision, singulièrement dans le service public qui est son champs privilégié d’action. ‘Osez le féminisme‘ n’a d’ailleurs reçu que de très rares signalements, exclusivement à propos de l’épreuve des cylindres ou de la lutte dans la boue. Que cette association subventionnée s’attaque d’abord aux clips musicaux érotiques et revienne nous revoir… 

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L’image traîne dans les salles d’attente des orthodontistes pour boutonneux… Qu’en pensent « Osez le féminisme’ et ‘Les InRocks’ ?

Il aurait suffi que les femmes volontaires couvrîssent « ce sein qu’on (les Tartufe) ne saurait voir » : ‘Osez le féminisme‘ interdirait bien la lecture de Molière ! Et que Brigitte Macron – qui apparaît court vêtue à toute heure  sur tous les écrans et dans la presse, ci-dessus) – couvre ses jambes jusque sous les genoux ? Et le nombril ?

SNCF : Pénicaud braque les cheminots

La grève « scandée » continue samedi…

« Pour nous, clairement, la grève se poursuit », déclare à la presse Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, en sortant d’un entretien avec le Premier ministre Edouard Philippe qui reçoit tour à tour les syndicats de la SNCF.

L’exécutif maintient le bras de fer. Pendant les entretient Muriel Pénicaud a, quant à elle, garanti que la grève n’infléchira en aucune façon la marche de la réforme votée par l’Assemblée. Lien PaSiDupes

Consultation des cheminots : la ministre Pénicaud envenime la situation

La consultation des cheminots sur la réforme ferroviaire n’empêchera pas la poursuite des discussions, a prévenu Pénicaud.

blog -Penicaud-tete de pioche.jpgMuriel Pénicaud a répliqué jeudi à l’annonce de l’intersyndicale SNCF, mercredi : elle  estime qu’il revient au Parlement et au gouvernement de décider. « Cette réforme ne concerne pas simplement la SNCF, en interne, mais tous les Français » et, dans ce cas, « les décisions se prennent au Parlement avec le gouvernement », a lancé la ministre du Travail sur RTL.

Si « les organisations syndicales ont le droit de prendre les initiatives qu’elles veulent », « le dialogue social n’est pas le lieu où tout se décide » et l' »Assemblée nationale s’est déjà prononcée en faveur de cette réforme », a-t-elle opposé.

Affichant son unité contre le projet gouvernemental, l’intersyndicale de la SNCF a annoncé mercredi une consultation du 14 au 21 mai pour demander aux cheminots s’ils sont « pour ou contre » la réforme ferroviaire.

Les syndicats de la compagnie ferroviaire ont débuté début avril un mouvement de grève contre la réforme ferroviaire. 

xvm924ee976-5435-11e8-8900-ffb45010558fPour M. Pénicaud, si le non l’emporte massivement, « cela voudra dire qu’il y a encore beaucoup de travail d’explication à faire et qu’une grande partie des salariés de la SNCF ne comprennent pas encore que (cette réforme) va sauver la SNCF« . Des « fainéants » doublés d' »illettrés », selon la « cynique » ?

Le prochain épisode de deux jours de grève « scandée » sur sept doit reprendre samedi soir. Une journée « sans cheminots » est prévue lundi.

Les déraillements de Hollande plus fréquents que les arrachages de caténaires

Le chef de l’Etat a parfois la langue qui fourche 

C’est fou comme les caténaires sont fragiles pour les départs en vacances
Ligne Paris-Brest

Une rupture de caténaire dans le tunnel sous la Manche a perturbé la circulation des navettes automobile et poids lourds dans les deux sens et le trafic des trains Eurostar le lundi 9 février, a indiqué le Centre régional d’informations et de coordination routière français (CRICR)

Les trains Eurostar reliant Bruxelles et Londres, et Paris et Londres, ont d’abord eu droit à un problème de signalisation. Puis, une partie du tunnel sous la Manche a dû être fermée en raison de la panne d’un train, a indiqué Jasmien Roelens, porte-parole chez Eurostar. « Les trains doivent circuler sur une voie. »   (lien PaSiDupes 2008)
Pour la visite officielle de Hollande au Maroc le pays de Najat Vallaud-Belkacem pavoise de drapeaux… hollandais: logique !

Le hasard a fait que le vendredi 13, le TGV Paris-Brest est tombé en panne, perturbant le trafic ferroviaire toute la journée pendant plusieurs heures. Les 500 passagers du TGV sont restés bloqués pendant près de quatre heures en pleine campagne à cause d’une panne d’alimentation. Vers 9 heures ce matin, le train s’est arrêté brusquement à hauteur de Laval (Mayenne). Les services de la SNCF ont essayé en vain de rétablir le courant. « On a une quinzaine de kilomètres de lignes caténaires qui ont été dégradés suite à l’arrachage de la caténaire par la motrice« , assure le chef d’escadron Terryn de la gendarmerie de Laval. Le train a dû être tracté jusqu’à la gare la plus proche et les passagers ont été acheminés vers leur destination finale par des TER. Ce vendredi, jour de départs en vacances, la plupart des trains au départ de Paris vers la Bretagne ont dû être détournés par Nantes.

 

Et le cerveau de Hollande ne perd pas le contrôle de sa langue seulement aux vacances

Jeudi, François Hollande a commis une boulette. Après que ses conseillers ont passé une nuit blanche de négociations sur l’Ukraine à Minsk, c’est Hollande qui s’est réveillé l’esprit embrumé au moment de s’exprimer sur les ventes de Rafale. Outre ses vagues commentaires en « il y a », « nous devons » et « il faut », le moment des précisions a été aussi chaotique que la zone-tampon entre les rebelles ukrainiens de Kiev et les Ukrainiens russophone de l’Est.

On le savait piètre économiste et piteux historien, mais il ne vaut pas mieux en géographie:  

 il ne s’est pas tout bêtement embrouillé dans des lignes frontières, mais a confondu l’Asie et le Proche Orient, l’Inde et l’Égypte. L’Elysée va maintenant avoir du mal à convaincre que les employés de Dassault Aviation lui doivent la vente de 24 avions Rafale. Bruno Le Roux et Michel Sapin pourraient s’y risquer: ils volent en escadrille… 

La « gauche molle » que la planète nous envie aura-t-elle eu tout loisir de récupérer des heures de sommeil pour conclure avec l’Inde qui poursuit des négociations avec l’entreprise française ? Et si seulement les ringards Mamère et Cosse d’EELV – qui dénigrent l’expertise des ingénieurs et techniciens et la vente de ce fleuron de la technologie française – pouvaient rester au hangar!   
 
Monsieur P’tite Blague a toujours près un nouveau sketch 
La Banque centrale européenne « complote », Sarkozy « prisonnier innocent«  ou encore cette vente de Rafale en Inde: voici le recueil des lapsus de François Hollande depuis son élection à la présidence de la République.

Hollande explique que ce qui le fatigue, c’est l’espoir: l’attente est longue en effet pour les chômeurs…


Agressions dans les transports: des employés prennent les usagers en otages

Erreurs de cibles répétées, les usagers trinquent dans tous les cas
Rhône-Alpes : les cheminots perturbent la circulation des trains

 

Le syndicat a interrompu le service public de transport.

Les contrôleurs ont cessé le travail depuis l’agression de deux d’entre eux, vendredi soir, de deux d’entre eux. La circulation des TER de la région reste toujours très perturbée en Rhône-Alpes ce dimanche, pour le weekend de transhumance des parisiens vers les stations de ski. La grève pourrait s’étendre à toute la France demain.
Un contrôleur a été frappé au visage avec une bouteille par trois hommes alcoolisés qui fumaient dans une rame et importunaient des passagers. Son nez est cassé et son collègue a été touché aux côtes. Les agresseurs ont pu prendre la fuite et, malgré l’excellent Cazeneuve et le plan Vigipirate renforcé « attentat », ils courent toujours.
 
Une « grande majorité » des contrôleurs a exercé son droit de retrait, selon la direction régionale de la SNCF qui annonce tout de même un renforcement -temporaire – des effectifs de sécurité : « près de 130 agents de la Sûreté ferroviaire, 197 hommes de la PAF, 120 gendarmes sont spécifiquement mobilisés sur le territoire de la région depuis vendredi« . Déplacés d’autres zones ainsi subitement exposées.
Vers une grève nationale ?
Les syndicats CGT et Sud Rail, reçus hier, campent sur leurs positions. Ces syndicats d’extrême gauche ont décidé de poursuivre leur mouvement. La CGT regrette notamment que la direction n’ait pas engagé le dialogue avant samedi à 11h et réclame notamment que les TER Lyon-Grenoble soient désormais dotés de deux contrôleurs. Ils ne sont hélas pas la priorité du président Hollande qui n’a de considération que pour les jeunes et l’Education.
La direction de la SNCF conclut : « A l’heure actuelle, dans ces circonstances, la direction régionale SNCF Rhône-Alpes ne peut garantir un service normal de ses trains régionaux pour la journée du dimanche« .
 
Les révolutionnaires de Sud Rail enveniment la situation. Julien Troccazze, secrétaire régional du syndicat trotskiste Sud Rail, menace d’une extension du mouvement de grève au niveau national, en cas d’échec...
Trafic interrompu sur la ligne A du RER après l’agression d’un conducteur
 
La circulation était interrompue jeudi 29 janvier sur la ligne A du RER, la plus chargée d’Europe. L’agression d’un conducteur a entraîné un « arrêt de travail spontané » des conducteurs, explique la RATP, qui fait supporter sa colère légitime sur les usagers déjà pareillement pénalisés par l’insécurité. Selon une source syndicale anonyme, l’incident s’est produit mercredi vers 20h45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne).
 
Le signal d’alarme a été actionné lorsqu’un passager s’est fait coincer la main lors de la fermeture d’une porte, a précisé une source policière, anonyme. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine « pour réarmer le système d’alarme » quand l’homme qui avait eu la main coincée lui a donné « un coup de boule » avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d’Ile-de-France, a condamné une « agression inacceptable » et a demandé « aux opérateurs de fournir le maximum d’informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution » de la ligne A. Ce qu’ils n’aurait pas fait d’eux-mêmes ?
 
Le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, s’est dit « solidaire » du conducteur agressé, mais a jugé que l’interruption du trafic « ne peut constituer la bonne réponse ». 
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, avait déjà adopté cette position sans lui. « L’interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n’est pas une réponse appropriée à ce genre de situation« , avait-il déclaré plus tôt, présentant ses « excuses » pour la « gêne occasionnée aux voyageurs », tout en condamnant « fermement » une « inadmissible agression ».
Autant de déclarations qui faites pour contenter tout le monde, sans réparer le préjudice, ni prévenir le renouvellement de ce type de situation. Depuis plus de ans, la prévention n’est plus au coeur des déclarations de ceux qui, dans l’opposition, en faisait la panacée à tous les problèmes…  
La RATP a paré au plus pressé avec des bus de substitution et le renforcement d’une ligne parallèle.

Les otages sont désarmés
« J’ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux », a témoigné une vendeuse de café du quai de la station Auber.
Une usagère se désespère, elle, d’arriver à son travail à Boissy. « Si ce soir il n’y en a pas dans l’autre sens, j’aurai le même problème? Je crois que je vais rentrer chez moi ».
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: « les gens n’avançaient pas parce qu’il y avait trop de monde. J’ai mis un quart d’heure là où je mets trois minutes normalement », raconte Pierre, 26 ans.
Lorsque les haut-parleurs indiquent un numéro de quai pour un RER entrant en gare, tout le monde se précipite. C’est la cohue, les wagons sont bondés, mais chacun parvient à se faire une place.

Le préjudice économique est considérable.
La Ligne A, qui dessert notamment le quartier d’affaires de La Défense à l’Ouest de Paris et Disneyland Paris à l’Est de la capitale, transporte plus d’un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu’à 2.600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.

Précédente interruption de trafic, i
l y a seulement cinq jours, à Saint-Denis sur la ligne 13


Le lundi 2 février, la RATP n’était plus en mesure de remplir ses obligations de service public: elle a suspendu la circulation du métro sur la ligne 13 du métro entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis-Université à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L’explication officielle est une panne de matériel qui nécessite une intervention assez longue.

Depuis 20 h 15 environ, les voyageurs n’ont d’autre choix que de descendre à la station Pleyel. Ils sont nombreux à tenter de monter dans le bus 255, qui rejoint Saint-Denis. La place Pleyel est remplie de monde. Le trafic a repris progressivement à partir de 21 h 15.
 

Deux « incidents » suspects en deux jours dans le tunnel sous la Manche

Encore des retards à prévoir ce lundi

Deux incidents ont fortement perturbé le trafic pendant le week-end.
Le week-end a été marqué par de fortes perturbations liées à des incidents dans le tunnel sous la Manche, mais l’ensemble des trains Eurostar prévus circulera lundi, a annoncé dimanche la compagnie ferroviaire. « Eurostar prévoit de reprendre un service complet dès (lundi) et demande à ses voyageurs de se présenter en gare normalement. Le tunnel, géré par Eurotunnel, n’étant pas entièrement opérationnel, des retards pouvant aller jusqu’à 30 minutes sont encore à prévoir », a expliqué la société dans un communiqué. Un peu plus tôt dimanche, Eurostar avait évoqué « un service normal » lundi.

Deux incidents en deux jours.
Samedi, le tunnel avait été fermé pendant plus de douze heures après un début d’incendie à bord d’une navette-camions allant de l’Angleterre vers la France, obligeant « des milliers » de passagers à annuler ou reporter leur voyage, selon le directeur général d’Eurostar.
Ce « début » d’incendie était qualifié de « dégagement de fumée »… Au singulier ! Intox, mais langagière…

Après une réouverture partielle dimanche matin, le trafic avait de nouveau été interrompu pendant deux heures, selon Eurostar, suite à un problème sur une caténaire. Les retards cumulés ont alors contraint Eurostar à annuler onze trains dimanche après-midi.

De son côté, sur son site internet, Eurotunnel évoquait encore dimanche soir « un réaménagement des horaires de départ en raison d’un incident dans le tunnel qui est en cours de résolution ».

L’attente des passagers était estimée à environ trois heures dans le sens Calais-Folkestone comme dans le sens Folkestone-Calais, selon le message publié sur le site internet de l’exploitant du tunnel sous la Manche. Eurostar proposait aux passagers qui ont réservé sur l’un des trains annulés de se faire rembourser ou d’échanger leurs billets et recommandait de ne pas se présenter en gare sans réservation dimanche après-midi. Les numéros des trains annulés étaient indiqués sur le site internet d’Eurostar et les clients affectés pouvaient échanger leur billet ou se le faire rembourser. Mais les usagers pris par surprise ne dissimulaient pas leur irritation: pourquoi donner son numéro de portable, si ça doit ne servir à rien? rageaient-ils.

L’émotion était grande chez ceux qui ont gardé la vague de sabotages SNCF de 2008 en mémoire
Alors que les Français étaient sous le choc des tueries commises par des djihadistes de France à Paris et l’assassinat de 17 personnes en trois jours, certains ne pouvaient zapper les arrachages de caténaires et incendies en séries perpétrés notamment en 2008 et déjà considérés comme des actes de malveillance attribués à la gauche anarcho-révolutionnaire.
Lien PaSiDupes : « Arrachage de caténaire : la série rouge et noire continue ! « 

 

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