Notre-Dame de Paris: adieu l’échafaudage, bonjour la restauration

Objectif: fin du chantier en 2024

Sur une grue, une équipe dédiée aux travaux de Notre-Dame de Paris, le 24 novembre 2020

A Notre-Dame de Paris, les ouvriers ont achevé mardi le démontage de l’ancien échafaudage, entrelacs de centaines de tonnes d’acier calciné, sous l’oeil de la ministre de la Culture. Roselyne Bachelot, ci-dessous, assure qu’en 2024: « on chantera un Te Deum ».

A 32 mètres au-dessus du sol, sur une étroite passerelle métallique, s’avance la ministre, en proie à un fort vertige, soutenue par le général Jean-Louis Georgelin, photo 1, président de l’Etablissement public.

Toute l’équipe du chantier de Notre-Dame, – architectes, chefs des principales entreprises–, Marc Guillaume, préfet de la Région-Ile de France et Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale, sont réunis. 

Puis chacun plonge son regard dans l’immense cratère béant de la croisée du transept, entouré d’énormes amoncellements de poutres noircies et de tiges de métal déformées par le brasier du 15 avril 2019. 

Mme Bachelot et le général Georgelin ont tenu à saluer le travail d’équipe. La ministre a exprimé sa préférence pour des vitraux à l’authentique, plutôt que contemporains.

Rien de neuf dans l’enquête de l’origine de l’incendie: accidentel ou criminel ?

Les critiques des islamistes visant les Français

« Mécréants » et « islamophobes » : religieux et politiquement correct, les arguments des islamistes contre les Français

Illustration de The Guardian, 1 novembre 2020

Suite aux attentats barbares islamistes – décapitation et égorgements – qui ont frappé la France, à la fin octobre, à Conflans et à Nice, et les menaces proférées contre la France après la défense de Charlie Hebdo par Macron, le médiologue François-Bernard Huyghe analyse ce qui compose la rhétorique islamiste. « L’argument religieux (ils sont kafirs) et l’argument copié du politiquement correct (ces colonialistes sont racistes), développés depuis l’université et l’école, relayés par les partis politiques et les media pendant des dizaines d’années d’endoctrinement, se combinent pour nous désigner comme la quintessence de l’Occident haï.« 

La série d’attentats de Nice, Avignon et Djeddah n’est pas exactement une surprise :

– Nous sommes le pays d’Europe le plus frappé par le djihadisme depuis longtemps.

– L’affaire de Charlie Hebdo est ravivée par le procès.

– Depuis l’attentat de Villejuif en janvier, les attaques au couteau se sont succédées en France, formant une sorte de routine de l’horreur en 2020.

– Al Qaïda (par son agence Tabat) et Daesh avaient récemment appelé à nous frapper à nouveau.

S’ajoute enfin un dernier facteur : le monde islamiste est en ébullition et les malédictions contre le président de la République se succèdent.

« Macron fait partie des quelques dirigeants qui adorent Satan », déclare au Bangladesh un responsable l’Islami Andolan Bangladesh (IAB) devant 40.000 manifestants anti Charlie. Condamnant notre effort « pour répandre son racisme culturel », le principal conseiller pour la presse d’Erdogan, ajoute que c’est le « résultat du programme anti-musulman du président français Macron ». Selon al Hazar, ses propos sur la crise de l’islam sont « racistes, de nature à enflammer les sentiments de deux milliards de musulmans à travers le monde ». Bref, en quelques jours, sur fond de boycott[age] et de condamnations, le président de la start-up nation est dénoncé comme le chantre planétaire de l’islamophobie, et Charlie son suppôt.

Certes, beaucoup ont du mal à concevoir la liberté de la presse et à admettre que ce n’est pas l’Elysée qui décide de ce qu’un hebdomadairement mettra en couverture [BFMTV de Patrick Drahi (Altice France, propriétaire de plusieurs media dont L’Express et RMC) et le Groupe Les Echos-Le Parisien de LVMH ou le JDD du Groupe Lagardère Media News) décident seuls de complaire au pouvoir et sont assez grands pour se coucher seuls]. Mais l’étiquette raciste accolée à Macron, évidemment liée à ses déclarations sur l’islamisme radical à combattre, est révélatrice. « L’idée que les terroristes agissent pour des objectifs politiques, suivant une certaine rationalité, et pas uniquement remplis de haine ou frustrés, n’est pas agréable à admettre mais elle est vraie » [D’autant moins « agréable » qu’elle est fondée et marque un inversement du ‘politiquement correct’].

Et il ne s’agit pas que de rhétorique et démagogie. L’assassin du prof. [professeur] Paty à Conflans avait laissé un message (avec la photo de la tête coupée) sur Twitter [une représentation autorisée par le Coran et non suivie de représailles sanguinaires] « De Abdullah, le serviteur d’Allah, à Marcon (sic), le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad, calme tes semblables avant qu’on vous inflige un dur châtiment ».

Penser ces menaces

On retrouve bien là les deux dimensions de l’action terroriste. L’une consiste à punir physiquement et symboliquement des coupables (comme le professeur, accusé de blasphème [comme les caricaturistes de Charlie hebdo], ou de simples paroissiens [anonymes et innocents de tout] même représentant la France en général) et installer la peur [une stratégie typique des systèmes totalitaire quand dieu n’est pas amour et pardon et qui justifie l’accusation d’islamo-fascisme]. L’autre dimension implique de menacer un acteur dominant pour l’affaiblir et mettre fin à ses agissements. Donc, pour contraindre sa volonté politique par la force (ce qui n’est pas loin de la définition de la guerre par Clausewitz) [l’islamo-fascisme est d’ailleurs couvert par les islamo-gauchistes qui comptent nombre d’ultra et de révolutionnaires partisans de la violence]. L’idée que les terroristes agissent pour des objectifs politiques, suivant une certaine rationalité, et pas uniquement remplis de haine ou frustrés [mais qui instrumentalisent les émotions, une pratique répandue de la presse institutionnelle qui, pourtant, bave sur les réseaux sociaux soumis à leurs instincts], n’est pas agréable à admettre mais elle est vraie [on peut être « mediologue » et ressasser !]. Rappelons, par exemple, qu’en 2015, quand les tueurs du Bataclan vidaient leurs chargeurs sur la foule, ils ne manifestaient pas leur rejet du rock et des jupes courtes (le « ce que nous sommes »), ils hurlaient des slogans contre Hollande qui bombardait la Syrie. Châtier celui qui a contrevenu à la loi sacrée et frapper un système qui l’encourage relèvent de la même logique judiciaire et conquérante à la fois. « Dans une représentation assez confuse, les croisades, la Révolution, la présence coloniale ou les provocations de Charlie forment une continuité caractéristique du peuple athée ou infidèle par excellence. »

Le djihadiste qui nous tue ou l’islamiste qui nous maudit [et pas que: il torture] sont [est] d’accord pour voir la France (et non la République, concept qui leur est étranger [d’autant plus qu’elle est laïque]) comme une unité et une hiérarchie que symbolise l’actuel président [la personne de Macron plutôt que la fonction présidentielle]. Dans une représentation assez confuse [un amalgame que l’on retrouve dans l’enseignement abandonné à tous les partis-pris politiques, de l’école primaire à l’ENA, mais majoritairement de gauche radicale – la loi étant pareillement livrée à l’interprétation du juge solitaire et souverain, donc détournée ou inappliquée (d’où le besoin d’en faire d’autres, qui seront elles-mêmes bafouées)] – , les croisades, la Révolution, la présence coloniale ou les provocations de Charlie [exclusion faite des invasions et de l’esclavagisme arabes ou de la soumission des femmes musulmanes] forment une continuité caractéristique du peuple athée ou infidèle par excellence. Et, sans trop distinguer entre des bons Français indemnes de toute islamophobie [ni des arabes athées ou des musulmans modérés, victimes de l’image du musulman, imprimée par les fondamentalistes religieux et les islamo-fascistes] ou de très méchants qui feraient le jeu du RN [quand il combat l' »establishment » et le politiquement correct sur lequel le pouvoir macronien s’aligne désormais, en en venant précisément à les pointer], le discours islamiste nous rend indistinctement solidaires de nos gouvernants [les islamistes ne laissent aucune place au pluralisme]. Ils incarneraient cette essence nationale agressive et persécutrice. Voire diabolique [nombreuses références à satan: illustration ci-dessus] si l’on prend le vocabulaire employé. Allez après cela expliquer notre « laïcité à la française ».

Argument religieux combiné à l’argument inspiré du ‘politiquement correct

Ceux qui s’indignent de notre indignation après la décapitation [d’un fonctionnaire de la République] de Conflans, ou de Nice n’ont visiblement pas les mêmes codes que nous. L’argument religieux (ils sont kafirs) et l’argument copié du politiquement correct (ces colonialistes sont racistes) se combinent pour nous désigner[la France et les Français] comme une quintessence de l’Occident haï.

Se surajoute notre délit d’insolence [allumette sur les broussailles sèches]: le fait de permettre les caricatures (qui seraient considérées comme offensant des sensibilités aux États-Unis par exemple). Plus la posture du gouvernement qui rompt avec le rienavoirisme et le pasdamalgamisme qui régnait en 2015, en se mobilisant contre la tentative d’imposer des normes et des tabous islamistes. C’est-à-dire en promettant au nom des valeurs de la République, de lutter contre l’influence islamiste, même chez les enfants. « Vieux constat : c’est l’ennemi qui vous désigne comme tel, pas votre bonne volonté. »

Si guerre il y a, c’est surtout un conflit de, par, et pour la croyance [la laïcité qui tolère toutes les croyances et la non-croyance]. Une étape a été franchie avec ces déclarations que ne se calmera sans doute aucune politique de modération ou de pédagogie. Vieux constat : c’est l’ennemi qui vous désigne comme tel, pas votre bonne volonté.

« Ça va, c’est pas trop dur, en ce moment ? »: Hollande crucifie Macron

Le capitaine de pédalo est vachard

Emmanuel Macron échange quelques mots avec François Hollande, sous l'Arc de triomphe, ce 11 novembre 2020.
Face à face de ‘Jupiter’ et de ‘Monsieur Bricolage’ ou ‘Flanby’

Macron a présidé les commémorations de la Grande Guerre, ce 11 novembre à Paris. François Hollande a profité du peu de temps que Macron lui a imparti, ce mercredi matin, pour faire une sortie, de celles dont il a le secret.

102 ans après la signature de l’armistice mettant fin à la guerre 14-18, les traditionnelles commémorations se sont déroulées sous l’Arc de Triomphe à Paris, ce mercredi matin. Le public n’était pas présent cette année en raison du reconfinement sanitaire et de menaces de mort visant sa personne depuis son in. 

A défaut de foule populaire, plusieurs personnalités militaires et politiques ont assisté à la commémoration : les anciens chefs de l’Etat Nicolas Sarkozy et François Hollande, le président du Sénat Gérard Larcher, le président de l’Assemblée Nationale Richard Ferrand ou encore la maire de Paris Anne Hidalgo. Macron est allé les saluer aux abords de la tombe du Soldat inconnu.

Quand le locataire de l’Elysée s’est avancé devant François Hollande, son ancien boss lui a demandé, sardonique : « Alors, ça va ? C’est pas trop dur en ce moment ? » Macron hoche la tête et répond : « C’est rien de le dire. Merci d’être là, il faudrait qu’on en parle ». Il salue ensuite Anne Hidalgo, la maire de Paris. Faut-il y voir un commentaire de compassion ou une petite phrase vacharde de l’ancien chef de l’Etat ? 

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Quadra à son affaire dans les symboles

Macron s’est rendu à Colombey-les-Deux-Eglises pour commémorer le 50e anniversaire de la mort de de Gaulle à la Boisserie, le président a signé le livre d’or et laissé une paire de perles révélant qu’il est fâché avec l’orthographe. 

Après la traditionnelle cérémonie de l’Armistice, Macron présidera ce mercredi après-midi l’entrée au Panthéon de l’écrivain Maurice Genevoix, l’occasion, au-delà de l’écrivain naturaliste (Ceux de 14 et Raboliot), d’honorer tous les combattants de la Première guerre mondiale, les ‘Poilus’, 100 ans après l’inhumation du Soldat inconnu. 

Caricatures de Charlie hebdo: Alger accuse Macron de blasphème

Elle court, elle court la maladie de la victimisation

« Nous déplorons l’émergence de groupes qui dévient des valeurs de humaines » et qui « au nom de la liberté d’expression, insultent l’islam et son Messager », a réagi le Haut Conseil, dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence algérienne, suite aux déclarations de Macron sur la liberté de publication de caricatures religieuses – sans réserves de vulgarité – comme de former les jeunes à la liberté d’expression, comme tenta de le faire le professeur-martyr de l’islamisme par décapitation à Conflans-Sainte-Honorine.

Lundi, en Algérie, où l’islam est religion d’Etat, le Haut Conseil islamique a fermement condamné  la « campagne virulente contre le prophète Mahomet » du président français. Ce Haut-Conseil s’occupe des affaires religieuses dans le pays. Il est formé d’un président et de membres11. dont le rôle est dicté par la constitution algérienne. Depuis 2016, il est présidé par Bouabdellah Ghlamallah, ex-ministre des affaires religieuses des présidents Zeroual et Bouteflika. Mais, en avril 2019, le président Abdelmadjid Tebboune n’étant pas encore élu, une plainte est déposée contre lui pour corruption dans le cadre de l’organisation des pèlerinages à La Mecque entre 1999 et 2006.

« Un responsable qui se targue d’être le protecteur des valeurs de fraternité »

Sans citer nommément le président Macron, le communiqué regrette que cette campagne de dénigrement émane d’« un responsable qui se targue d’être le protecteur des valeurs de fraternité, de liberté et d’égalité ».

Le communiqué fait écho à l’affirmation de Macron – lors de l’hommage mercredi au professeur Samuel Paty, décapité dans un djihadiste tchétchène de l’intérieur pour avoir montré des dessins en classe – que la France continuera de défendre les caricatures de Mahomet.

Ces déclarations ont suscité un flot de critiques dans le monde musulman, de la part de dirigeants politiques et religieux, d’élus mais aussi de simples citoyens sur les réseaux sociaux, et provoqué des manifestations et des appels au boycottage de produits français.

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Le HCI exhorte « les sages du monde, les organisations religieuses et de défense des droits de l’Homme ainsi que les instances du dialogue interreligieux à faire face à ce discours extrémiste » et à « œuvrer pour le respect des symboles religieux communs contre la haine et le racisme ».

« Instrumentalisation de l’islam »

Faut-il faire rendre gorge aux musulmans radicaux ?

Par ailleurs, le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, considéré comme un modéré, a condamné dans un tweet les appels au boycott, dénonçant une « instrumentalisation de l’islam », « visant à discréditer » la France.

Plus ancienne institution musulmane en France métropolitaine, la Grande mosquée de Paris est contrôlée et largement financée par l’Algérie.

Le 10 octobre 1789, à Versailles, Talleyrand, évêque d’Autun et député, propose à l’Assemblée constituante la nationalisation des biens de l’Eglise de France, à charge pour l’Etat de subvenir à l’entretien du clergé. … Par décret du 2 novembre 1789, les biens du clergé furent « mis à la disposition de la Nation ».

Faut-il déclarer la confiscation des biens des organisations islamiques pour subvenir au coût des « quartiers sensibles »?

Racisme : quand un ancien premier ministre voulut rebaptiser salles et bâtiments Colbert

Surenchère anti-raciste du socialiste racialisé Jean-Marc Ayrault ou le progressisme français à la remorque

Statue de Colbert maculée de peinture rouge au coeur, devant l’Assemblée nationale, une atteinte symbolique et frontale contre la République

Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, « cristallise les tensions en France depuis quelques semaines », aux dires de BFM TV, notamment depuis le début du mouvement de protestation contre le racisme qui a suivi la mort de… Georges Floyd… aux Etats-Unis, cherchez l’erreur. La chaîne d’info en continu juge que la France est perturbée – tout au plus effarée – par les délires indigénistes.

Les Français réalisent en fait le fiasco patent du ruissellement des allocations et subventions produit de leur travail, depuis plusieurs générations, en faveur des « plus défavorisés », et leur solidarité sociale avec les « quartiers sensibles » où l’économie souterraine prospère. Le populisme de la gauche radicale est en train de produire ses effets sous la pression d’activistes anti-républicains et d’artistes (Omar Sy, Camelia Jordana, pour ne citer que les plus ingrats parmi les plus gâtés) qui s’attaquent à nombreuses statues de marchands d’esclaves, négriers ou autres figures politiques jugées racistes, déboulonnées ou dégradées, prétendant ainsi ré-écrire au XXIe siècle l’Histoire du XVIIe. Les obscurantistes formés à l’idéologie marxiste de la FSU, co-gestionnaire de l’Education nationale, prennent pour cible le ministre d’Etat du roi Louis XIV (mars 1661-septembre 1683), comme d’autres, des islamistes, détruisent les vestiges de civilisations antérieures au prophète, en Afghanistan ou au Moyen-Orient.

Ce blasphème contre Colbert a été revendiqué par l’association « Brigade anti-négrophobie » (BAN) qui dit avoir voulu s’attaquer à cette statue de manière symbolique. Ce collectif français de lutte contre le racisme, la négrophobie, en particulier, a été fondé en 2005 et s’est fait connaître du grand public au début des années 2010, grâce à des rassemblements protestataires dénonçant l’injustice et les discriminations dont sont victimes les Noirs, en France, avec le soutien de la gauche radicale et… humaniste. Son porte-parole est l’afro-caribéen Franco Lollia, ci-dessus, un Français de la Guadeloupe qui, dans les années 2000, fréquentait des personnalités telles que l’antisioniste Dieudonné et le militant franco-béninois Kémi Séba, fondateur de la Tribu Ka, promotrice d’un suprémacisme noir, attribuant aux populations noires, dans un discours politique comparable au khémitisme (qui s’inspire librement de la religion de l’Egypte antique, l’Egypte étant désormais la terre des Frères musulmans) , la fondation de la civilisation égyptienne et prônant la ségrégation racialeIl est aussi l’un des porte-parole du collectif Stop Le Contrôle Au Faciès. 

On est au début juin 2020… Quand le dénigrement de la France coloniale dénoncé par les indigénistes décolonisateurs qui occupent l’espace mediatique s’ajoute à la repentance des humanistes qui a investi l’Université, comme les pseudos-intellos, flagellants ignorants de leur Histoire, mais vecteurs de slogans de haine raciale sous la pression de l’actualité créée par les anti-racistes racialisés contre la République, le président de la ‘Fondation pour la mémoire de l’esclavage’ (vive la démocratie!) a vu, par chance, plusieurs personnalités politiques de… droite s’opposer à son projet. Fondation voulue par Hollande, assumée par Ayrault, mais reconnue par Macron (et son éminence grise néfaste Jean-Yves Le Drian) comme établissement d’utilité publique le 12 novembre 2019.

Le premier ministre socialiste Ayrault assume-t-il ?

Ayrault, premier ministre, s’endormait debout, comme Laurent Fabius que Hollande a envoyé au Conseil constitutionnel. Mais Ayrault – qu’on croyait mort dans l’oubli – s’est réveillé quand on ne l’attendait pas, puisque son aéroport de Nantes, dont les nuisances sonores devaient le tenir en éveil, a capoté. Il bouge donc encore, mais a perdu une occasion historique de se faire oublier pour de bon: que voulez-vous, le cimetière des éléphants socialistes se mérite, mais on a trouvé encore pire que lui. Il a pourtant fait fort:

Premier ministre socialiste de François Hollande, et de retour dans le circuit de la nuisance, Jean-Marc Ayrault avait demandé de rebaptiser une salle Colbert à l’Assemblée nationale, ainsi qu’un bâtiment de Bercy, portant le nom du ministre à l’initiative en 1685 du Code noir, l’ancien premier ministre s’attirant les foudres de la majorité.

« J’en appelle au président de l’Assemblée nationale et au ministre de l’Economie et des Finances : le moment est venu de trouver un autre nom pour ces lieux », écrivit Jean-Marc Ayrault, actuel président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, dans une tribune au journal .. Le Monde.

« J’en appelle aussi au président de la République et au gouvernement, car cette pédagogie de la diversité concerne toutes les institutions », assurait cet ancien professeur de l’enseignement public, soutien des Oeuvres laïques, mais issu de l’enseignement privé et du lycée public… Colbert de Cholet. Ni l’enseignement de la IVe République, ni celui de la Ve n’a réussi l’intégration des étrangers de culture contraire à la nôtre, a fortiori, hostile et conquérante.

« La France est depuis des siècles un pays d’ouverture et de fraternité. » Et humaniste, ce qui n’arrange rien: la démocratie molle s’attire les problèmes. « N’ayons pas peur de l’affirmer, de l’incarner, de le célébrer », plaide l’ancien chef du gouvernement socialiste. Au moment où l’assassin tchétchène fanatique armait son bras, après avoir été scolarisé une quinzaine d’années par l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire, à fonds perdus et en pure perte. La République satisfait les aspirations des demandeurs d’asile de culture chrétienne, proches (Italiens, Espagnols, Portugais ou Polonais) ou éloignés (Maronites libanais et Coptes égyptiens), mieux que des fauteurs de trouble musulmans, de culture totalitaire incompatible, à la différence de leurs frères juifs.

Dans le sillage des manifestations américaines antiracistes, orchestrées par les universitaires, électorat de Joe Biden, les monuments et statues liés à l’Histoire coloniale française ou à la traite négrière se retrouvent à nouveau au centre d’une polémique mémorielle, ouverte par les repentants blancs et attisée par un ancien chef de gouvernement socialiste, il est vrai choisi par le président Hollande, bien que député-maire de Nantes, ancien… port négrier.

La traite négrière à Nantes est à l’origine de la déportation, de la fin du XVIIe au début du XIXe siècle, de plus de 500.000 esclaves noirs d’Afrique vers les possessions françaises aux Antilles, principalement. Avec 1.744 expéditions négrières, le port de Nantes se place en première position des ports négriers français pour l’ensemble de la période concernée.

Opposition de la majorité

Sur Twitter (!), l’ancien socialiste Richard Ferrand, le président de l’Assemblée a répondu à Jean-Marc Ayrault que « lutter contre le racisme exige de garder mémoire et raison ». Et de mettre l’irresponsable le nez dans ses insuffisances et lâchetés, au regard de son réveil en sursaut et d’une si soudaine prise de conscience: « 23 ans maire, 5 ans président de groupe à l’Assemblée, réuni en salle Colbert, Jean-Marc Ayrault n’a pas jugé utile de débaptiser ni la rue Colbert à Nantes, ni cette salle », a ajouté ce « marcheur » émancipé du Parti socialiste.

L’ancien locataire de Matignon a répliqué également sur Twitter, réseau social pourtant décrié. « Le travail de mémoire prend du temps. Pour ma part, je l’ai engagé dès 1989 avec la ville de Nantes et en 2001 avec la loi Taubira ». Taubira, accoucheuse des esprits socialistes assis sur leurs convictions endormies !

Comme d’autres parlementaires, Aurore Bergé, alors porte-parole de La République en marche, s’est dite « fière d’être une députée qui occupe un lieu dont l’histoire nous dépasse et nous rappelle chaque jour ce pour quoi nous avons été élus ». A démontrer !

« Je ne veux pas d’un pays à l’histoire trafiquée [commençons par la respecter dans la forme, Histoire], aux statues abattues, à la complexité des hommes abolie. Le révisionnisme agit dans les deux sens quand on parle des bienfaits de la colonisation et quand on veut déboulonner les statues de Churchill ou de Colbert », a-t-elle ajouté à L’Express.

Pour sa part, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a fait la leçon à cet ex-professeur d’allemand incapable, en Allemagne, de produire une seule phrase en allemand, répondant à l’ancien premier ministre de François Hollande que Colbert, ministre de Louis XIV, « a servi la France et a contribué à sa grandeur ».

Rouen: la mairie PS veut mettre la statue de Napoléon au rancart

Débat citoyen pour lui substituer une femme, noire dans l’idéal idéologique?

dépose de la statue de Napoléon pour réparation

Le maire est né au Mali où sa mère est enseignante en coopération, puis à… Bordeaux, ville négrière

Pour Nicolas Rossignol, nouveau maire de Rouen – depuis juillet 2020 – qui se fait appeler Mayer-Rossignol, et président de la Métropole Rouen Normandie : « L’égalité Femmes/Hommes est au coeur de notre projet : faire de notre territoire une Capitale du monde d’Après. Quel est le rapport ? Rouen doit être exemplaire. Cela doit se traduire dans les actes.

Puisque la statue de Napoléon Ier devant l’Hôtel de Ville (place du Général-de-Gaulle) est en rénovation, nous proposons avec l’équipe de la majorité municipale, de lancer un débat et une consultation citoyenne autour de ce lieu : maintenir la statue là où elle se trouvait, ou bien la déplacer à Rouen (il n’est bien entendu pas question de la détruire !) et ériger place de l’Hôtel de Ville une figure féminine, qui serait choisie par les Rouennaises et les Rouennais. Le sexe n’est pas négociable…

J’assume – ça veut dire quoi ? – la dimension symbolique forte de cette proposition. A titre personnel, je trouverais formidable que Rouen soit la toute première ville de France à accueillir, sur la place de l’Hôtel de Ville, haut-lieu de notre vie publique, face à la Mairie notre maison commune et tout en haut de la rue de la République, une statue ou une oeuvre d’art dédiée à Gisèle Halimi, militante féministe et femme politique franco-tunisienne, née d’une mère séfarade et d’un père d’origine berbère, Edouard Taïeb. Le débat est ouvert ! » Outre que la préférence du maire est un choix de circonstance (elle est morte le 28 juillet 2020), l’avocate est l’une des fondatrices de l’association altermondialiste ATTAC en 1998.

L’annonce a été faite à l’occasion de la conférence de presse de présentation des journées du patrimoine et du… matrimoine 2020. Laura Slimani, adjointe au maire en charge notamment de la lutte contre les discriminations, de l’égalité femmes-hommes et de la démocratie participative, pilotera ce débat citoyen, en s’appuyant sur les collègues élues concernées : en particulier Marie-Andrée Malleville, adjointe au maire chargée de la Culture, Elizabeth Labaye, conseillère déléguée au patrimoine, et Christine de Cintré, élue en charge notamment du projet Rouen Capitale Européenne de la Culture.

Une étude récente avait montré que la statue équestre de Napoléon Ier située place du Général de Gaulle présentait une fissure évolutive menaçant gravement sa stabilité. La dépose de la statue, constituant un danger potentiel pour les usagers de l’espace public, avait été effectuée le 2 juillet dernier, au début de la mandature de Rossignol, ex-militant altermondialiste à ATTAC. Une analyse plus fine de l’état de la statue a permis de définir les conditions de sa rénovation, qui dureront plusieurs mois. Le temps de cette réparation, un débat et une consultation citoyenne sur l’avenir de la place de l’Hôtel de Ville/place du Général de Gaulle vont donc être proposés aux Rouennaises et aux Rouennais.

La statue équestre doit-elle rester sur la place de l’Hôtel de Ville ? Ou bien être implantée ailleurs à Rouen (par exemple sur l’Ile Lacroix, à proximité du Pont Corneille dont Napoléon Ier avait décidé la construction) ? Le sort de cette statue descellée semble déjà scellé… Si la statue doit être déplacée, quelle autre figure prendrait sa place ? Pour l’heure, il ne s’agit que de propositions. Les Rouennaises et les Rouennais seront consultés et pourront dans les prochains mois s’emparer du débat, dont les modalités seront précisées très prochainement.

Alain Juppé, amer: il s’est fait prendre Bordeaux par des « ayatollahs » écologistes

L’ancien maire de Bordeaux n’a pas vu venir Europe Ecologie-les Verts et ne décolère pas.

Après 73 ans à droite, Bordeaux est passée entre des mains vertes aux dernières municipales, avec l’élection de Pierre Hurmic, membre d’EELV. « Les Bordelaises et les Bordelais ont fait leur choix et, en bon démocrate, je le respecte bien sûr totalement », a commenté jeudi 10 septembre l’ancien maire de la ville Alain Juppé, invité de France Inter à l’occasion de la sortie de son livre sur Jacques Chirac, Mon Chirac. Une amitié singulière. Jeudi matin, dans Le Parisien et sur France Inter, il a dénoncé une façon de voir l’écologie « qui est totalement réactionnaire, conservatrice, anti-progrès… », ce qu’il « combat fondamentalement ».

Soutien de Macron, l’ancien élu Les Républicains a accepté son offre de rejoindre le Conseil constitutionnel, pour lequel il a quitté la mairie de Bordeaux après 24 ans en mars 2019, vanité qui a valu à la droite de perdu la ville.

Aujourd’hui, Juppé rappelle, mais un peu tard, son propre engagement écologique. « J’ai écrit (en 2009) un livre qui s’appelait Je ne mangerai plus de cerises en hiver et j’avais piqué cette phrase à Nicolas Hulot. J’ai toujours été sensibilisé aux questions écologiques. Je crois avoir fait de Bordeaux une des villes vélo les plus symboliques depuis des années et des années« , a-t-il argué. 

« Je me sens totalement engagé dans la cause écologique », a-t-il également plaidé. « Je suis profondément convaincu qu’il faut changer nos modes de production, de consommation, de déplacement.

Mais, de l’autre côté, il y a aussi des ayatollahs. La collapsologie, le survivalisme, la décroissance systématique, le refus du progrès technologique… Tout cela n’est pas ma tasse de thé », a-t-il néanmoins ajouté. Il s’agit selon lui « d’une façon de voir l’écologie qui est totalement réactionnaire, anti-progrès », qu’il « combat fondamentalement », a-t-il précisé sur France Inter

« De façon générale, je déteste les fanatismes ou les extrémismes, qu’ils soient de gauche ou de droite, ou qu’ils soient verts d’ailleurs », a-t-il insisté. 

La Ville de Paris cède un splendide monastère corrézien

Hidalgo demande 750.000 euros pour 16.000 mètres carrés mis aux enchères publiques à compter du 5 octobre.

Quarante-quatre bâtiments, 16.000 mètres carrés de pierre et de brique, 800 ans d’existence – parfois mouvementée – et quelques pépites architecturales méconnues.

C’est un morceau de l’Histoire de France, et notamment de la Corrèze, que la ville de Paris met en vente cet automne.

La municipalité se sépare de la Chartreuse du Glandier, incroyable ensemble religieux situé à Beyssac (Corrèze) et fondé en 1219 par l’ordre masculin des chartreux. Le site, passé dans le giron de l’Etat, avant de devenir propriété de la Ville de Paris, a longtemps hébergé un centre médico-social pour adultes handicapés, sous la houlette du département de la Corrèze, qui en a décidé la fermeture en 2019. « Nous n’avions pas la main sur la gestion de ce site vétuste et très éloigné de Paris. Il était temps de nous en séparer », fait valoir la Mairie de Paris. Quoique peu desservi par les transports en commun, – Brive-la-Gaillarde est à 42 kilomètres – ce lieu patrimonial prévu pour la retraite et la prière décrit comme « en état d’usage » s’inscrit dans l’environnement exceptionnel d’un parc de 16 hectares. Même s’il est devenu un fardeau pour les finances parisiennes, il a donc de quoi séduire un acquéreur friand de biens atypiques. Hidalgo pense-t-elle au Qatar ? Erdogan pourrait aussi en faire une mosquée…

Candidats intéressés

Pour pallier sa méconnaissance du marché immobilier local, la Ville de Paris s’appuie, une fois n’est pas coutume, sur le site d’enchères publiques Agorastore dont mes partenaires sont des collectivités (entreprises, telle Veolia, départements, telles l’Ardèche ou la Sarthe, ou villes, telles Lyon, Lille, Strasbourg ou Paris). La mise à prix décidée conjointement débutera le mois prochain à un seuil très attractif : 750.000 euros. Les acquéreurs potentiels, dont la plupart auront déjà visité les lieux et constitué un dossier de financement cet été grâce aux services d’Agorastore, auront ensuite deux jours pour enchérir. Le dossier qui l’emportera ne sera pas nécessairement le mieux disant, la ville de Paris et le département de la Corrèze se réservant un droit de regard sur la nature du projet initial officiel. « Les candidats intéressés, déjà nombreux, ont des profils variés », assure Zacharie Grumberg, responsable du développement immobilier du site. « Pour les collectivités, recourir à Agorastore donne de la visibilité aux biens, de la transparence dans les procédures, mais permet aussi de voir émerger un éventail de solutions inédites ». Agorastore a déjà travaillé à six reprises avec la ville de Paris, pour vendre notamment des biens situés à Provins (Seine-et-Marne) ou Saint-Germain-sur-l’Arbresle (Rhône). La capitale dispose d’un patrimoine dispersé, fruit de l’Histoire et de nombreux héritages, qu’elle accepte sans savoir qu’en faire. Puis revend…

1.500 entités publiques

En France, 1.500 entités publiques (collectivités, centres hospitaliers ministères), font déjà appel aux services d’Agorastore, qui vont de l’expertise du bien, à sa mise en ligne, et jusqu’à un suivi juridique lors de la vente. Un accompagnement utile, quand, comme la petite commune de Cavignac (Gironde), on se retrouve désarmé face un imposant héritage – en l’espèce un très bel immeuble bordelais -. Le service est gratuit pour les vendeurs. Agorastore récupère une commission sur le prix de vente, l’immobilier constituant la moitié de son chiffre d’affaires (80 millions en 2019).

Sur son site, on trouve notamment une colonie de vacances à Dolus d’Oléron, des entrepôts SNCF, un Ehpad, ou l’ancienne prison de Compiègne. La Rochelle a fait appel à la société pour se séparer de son commissariat. « Il y a évidemment aussi beaucoup d’appartements, mais nous avons l’habitude des châteaux et autres gendarmeries. Nous nous réjouissons quand ils reprennent vie grâce à une reconversion qui a du sens », assure Zacharie Grumberg. D’anciennes forges jurassiennes sont ainsi devenues un lieu dédié au street art. En Ile-de-France, Ivry, Clichy ou Longjumeau sont déjà passés par le site pour rationaliser leur patrimoine.

Pluralisme: le journal Libération appelle les media au rejet de ‘Valeurs actuelles’

La fiction pédagogique de VA offense l’indigéniste racialiste Danièle Obono, LFI, soutenue par le journal de Patrick Drahi qui accuse ‘Valeurs actuelles’ d’aller « au bout de sa logique ».

Danièle Obono à l'Assemblée le 28 juillet.
Danièle Obono à l’Assemblée le 28 juillet. Photo Stéphane de Sakutin. AFP 

La députée gabono-française surfe sur la vague d’antiracisme 
Pour avoir qualifié « d’homme blanc de droite bien techno », Jean Castex,le premier ministre fraîchement nommé par Macron, 

Elue LFI de Paris en tenue africaine, représentative d’une communauté spécifique

La députée de la France insoumise (LFI) s’était couverte d’opprobre en qualifiant « d’homme blanc de droite bien techno » le premier ministre à peine nommé par Macron, Jean Castex, et a été accusée de « racialisme » par une élus LREM,“Le racisme ordinaire des racialistes est le même que celui du RN. Seule la cible change”, lui rétorqua la députée LREM Anne-Laurence Pétel, élue des Bouches-du-Rhône, début juillet 2020. LIEN PaSiDupes

La polémiste Danièle Obono fait exprès de ne pas comprendre le texte de Valeurs actuelles«Ce n’est pas un texte raciste», a fait valoir le directeur du magazine conservateur que Libération étiquette d’extrême droite, Geoffroy Lejeune, son directeur, en réponse à la condamnation de l’iconographie de l’article, le directeur du magazine d’extrême droite, Geoffroy Lejeune. Le journal de Patrick Drahi, homme d’affaires propriétaire de SFR ou de BFM notamment, reconnaît qu’il joue les imbéciles en raillant la dénonciation d’une gauche, « nous autres ignares », qui manque de perspicacité, de hauteur de vue, de connaissance de l’histoire avec un « H ».

LIEN PaSiDupes

Texte anonyme assumé par la rédaction

En vérite, Valeurs actuelles a publié une série de « fictions » et celle consacrée à D. Obono est en fait une dénonciation de la décontextualisation systématique des faits passés, par les manipulateurs marxistes à des fins politiques, de l’Histoire.

Car il se serait seulement agi de rappeler que l’esclavage avait bénéficié de complicités de trafiquants africains – une vieille coutume de l’extrême droite est de minorer la responsabilité des Occidentaux dans l’affaire en mettant en avant celle de certains Noirs. Si cet infâme article imaginant la députée de La France insoumise dans un village tchadien du XVIIIe siècle donne la nausée, ce ne serait pas parce qu’il est bêtement à vomir, mais parce que l’esclavage est une horreur, dont Valeurs aurait tenu à nous rappeler l’affreuse réalité. Rien à voir, donc, avec les préjugés ou les obsessions du magazine, a affirmé Geoffroy Lejeune, qu’on a pourtant senti plus péteux que jamais à la télévision ce week-end.

Publier un texte anonyme sur une femme noire contenant des phrases comme «Danièle fut échangée avec des Toubous prévenus par un tam-tam» ou «elle était pour sa part heureuse d’être trop âgée pour subir ce douloureux écartèlement des lèvres permettant d’y glisser ces plateaux de bois qui leur donnaient ce profil qui l’effrayait malgré elle» n’aurait rien de raciste pour le directeur de l’hebdomadaire. C’est raciste, absolument. On imagine le sourire de l’auteur au moment d’écrire ces lignes, ravi d’adresser un clin d’œil complice, bien entendu, à son lecteur… Interrogé par Libé sur l’identité de ce mystérieux rédacteur, nommé «Harpalus», Geoffroy Lejeune répond : «Je ne veux pas le dire car c’est inutile. J’assume la responsabilité dans cette histoire.»

àLe lectorat de Valeurs actuelles se développe et les attaques se multiplient : « cet ex-magazine conservateur roupillant » est désormais pris au sérieux, au vu des agressions ciblées : ainsi aurait-il « dérivé vers la radicalité à partir de 2012, sous la direction d’Yves de Kerdrel » à qui une certaine presse lui reconnaît d’avoir condamné publiquement le texte sur Danièle Obono. La gauche totalitaire s’en prend donc à son successeur nommé en 2016, Geoffroy Lejeune, « qui rêve d’union des droites par l’extrême et a promu Zemmour «homme de l’année» en «une» début août, a poussé les feux plus loin encore, dans une direction militante, plus convaincue par la cause ». Le fait est que le jeune patron de Valeurs, bientôt 32 ans, se sent assez fort pour faire appel à l’intelligence et a trouvé un public lassé par l’unanimisme de ka presse formatée pour plaire au prince et se prosterner devant la « pensée unique » et se coucher devant les annonceurs qui lui donnent la becquée. Ses articles sont systématiquement étiquetés « nauséabonds » et « répugnants », telle la « fiction » dont la Franco-gabonaise Danièle Obono est l’héroïne. Les sectaires universalistes réagissent par la polémique sur la forme, afin d‘occulter le fond qui dénonce la décontextualisation actuelle des faits historiques quand il s’agit de rappeler que l’esclavage des Noirs est une initiative, non pas des Blancs, mais d’esclavagistes noirs, puis musulmans, dans l’Afrique non colonisée. Une vérité historique révélée aux Français que l’Université et l’Education nationale co-gérée par le syndicat dominant d’enseignants sous emprise de l’idéologie marxiste et de leurs collègues militants de la gauche radicale, passée par l’UNEF, Tous ceux qui trouvent leur intérêt dans le maintien de la population dans l’ignorance – à commencer par les cités défavorisées à qui on inculque la haine du Blanc, esclavagiste, colonisateur et raciste – se dressent contre celui qui dit la vérité. Un proverbe persan dit: « Donne un cheval à celui qui dit la vérité. Il en aura besoin pour s’enfuir ».

Interview d’Emmanuel Macron

Comment la presse, des intellos auto-proclamés et des élus sans culture ni convictions, peuvent-ils tomber dans le panneau? Geoffroy Lejeune a dit son regret que D. Obono – qu’on croyait mieux informée de l’Histoire vraie de ses ascendants – puisse être choquée par les images la représentant. Son problème n’est donc pas tant que ces images la replongent aussi personnellement et brutalement dans un passé douloureux qu’elle n’a pas vécu, mais qu’elle convoque sans cesse pour le déformer au contact de ses électeurs, que la mise au jour d’un mensonge dont elle tire bénéfice pour arriver à l’Assemblée nationale. On ne la sent pas mûre pour reconnaître qu’elle a été trompée par ses camarade. A partir de maintenant, sa mauvaise foi la condamnerait. Retrouvera-t-elle donc son honneur en changeant de discours? Renoncera-t-elle à ces camarades-là qui l’ont construite dans le mensonge et la haine?

Cette gauche extrême met en cause Macron. Pour elle, nul doute que l’entretien « exclusif » accordé par Macron en octobre dernier au magazine aurait beaucoup contribué à ce « processus d’autolégitimation et d’autopersuasion ».

Les mêmes accusent aussi leurs confrères pour l’accueil réservé à cet hebdomadaire pas du tout comme les autres : le pluralisme n’a jamais ravi les staliniens. Ces totalitaires, qui gagneraient à se renifler plus souvent (une fois par siècle serait un grand pas pour l’Histoire), remontent seulement à dix ans en arrière, quand « les journalistes de Valeurs ont envahi les plateaux et studios »! La nouvelle garde, composée de Charlotte d’Ornellas, trop posée et fine pour justifier les procès en sorcelerie des ultra de gauche, Tugdual Denis, Louis de Raguenel ou Raphaël Stainville, se font rares mais sont néanmoins accusés de « squatter les émissions de débats construites sur la culture du clash, à l’invitation de chaînes très conciliantes » De la bave. Ex-éditorialiste politique numéro 1 de LCI, Geoffroy Lejeune vient d’être appelé par Cyril Hanouna à la table des chroniqueurs de Balance ton post !. On arrête quand le délire ? Le fielleux Laurent Ruquier l’a laissé échapper… L’inamovible Ruquier ne se vend plus, invendable: il ne fait plus recette? Remontées acides à gauche.

Déboulonnage: c’est le tour de Voltaire, à Paris

Les anti-racistes racisés, nos tali bans et islamistes en France.

On a dejà eu à déplorer les bouleversantes destructions de sites antiques par l’Etat islamique, tel que le temple de Baalshamin, un des vestiges les mieux conservés du site de la cité de Palmyre en Syrie, ou le musée de Mossoul en Irak à coups de pioches et de masses, avec le dynamitage des temples chrétiens et musulmans vieux de plusieurs siècles. Mais, avec la même volonté de table rase culturelle, il faut encore citer la destruction en 2001 par les Talibans des Bouddhas de Bâmiyân, trois statues monumentales, excavées d’une paroi rocheuse d’Afghanistan, à une altitude de 2.500 mètres, un site tout entier classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Des Huns ont agressé Voltaire et suscitent la colère

Installée en 1962 dans le square Honoré-Champion, dans le 6e arrondissement de Paris, la statue de Voltaire a fait l’objet d’un « retrait », ce lundi 17 août, moins de 60 ans plus tard. La mairie a toutefois expliqué les raisons de ce “déboulonnage”. De nombreuses hypothèses ont alors circulé sur la toile pour expliquer cet acte au moment où les statues sont la cible de militants anti-racistes racisés dans la mouvance de ‘Justice pour Adama’ animée par la famille Traoré manipulée par l’extrême gauche dans le sillage des manifestations Black Lives Matter aux Etats-Unis.

[https://twitter.com/egregoire/status/1295367218943922178?s=19]

Députée européenne de la majorité, Nathale Loiseau – tête de liste controversée de l’alliance LREM-MoDem-Agir-MR-AC aux dernières européenes – a ainsi exigé sur Twitter des explications rapides : « Paris ne peut que protéger et honorer l’auteur du Traité sur la tolérance. » Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, a pour sa part déclaré que c’était une « infamie ».

[ https://twitter.com/CNAPfr/status/1295401471698231297?s=19%5D

Réponse aux pressions révisionnistes

Face au déferlement de critiques contre ce retrait furtif, la mairie de Paris s’est finalement expliquée. « Etant installée dans l’espace publique, la statue est souvent la cible de graffitis. Nous l’avons nettoyée courant juillet et rendue ce matin à la Cnap [Centre national des arts plastiques[, son propriétaire. Elle a été déboulonnée mais nous avons dans le même temps demandé à ce qu’elle soit réinstallée au même endroit. Ce n’est qu’une affaire de services administratifs, rien de plus », a raconté la Ville socialiste.

« Il n’y a pas « d’Histoire à revoir, » a solennellement estimé Macron, lors du 76ème anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var), ce lundi sur BFMTV. Consigne immédiatement suivie à Paris de ce « déboulonnage » par la maire Hidalgo. Et le président de la République avait pourtant martelé : « Ne cherchons pas à déboulonner des statues ou effacer des noms. Ca n’est pas ça la nation française, pas davantage la République, qui consisterait à lire notre passé avec des yeux d’aujourd’hui, à confondre les combats. (…) Notre Histoire est un bloc. »

Fin de non-recevoir du président libanais à l’idée de Macron d’enquête internationale sur la double explosion à Beyrouth

Macron ajoute la zizanie au chaos

One-man show de Macron à Beyrouth en pleine tragédie libanaise

Le président libanais, Michel Aoun, a rejeté la possibilité qu’une enquête internationale soit lancée, une initiative de Macron lors de sa venue à Beyrouth, jeudi. Pour le président libanais, une telle enquête « diluerait la vérité ».

Les deux autres axes de l’enquête porteront sur les conditions d’arrivée et de stockage des 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port de Beyrouth, ainsi que de vérifier si « l’explosion est le résultat d’une négligence ou d’un accident », selon le président. C’est la première fois qu’un responsable libanais évoque une piste extérieure dans l’affaire de l’explosion, les autorités affirmant jusqu’à présent qu’elle a été provoquée par un incendie dans l’énorme dépôt où était stocké le produit chimique.

Le chef de l’Etat, âgé de 85 ans, a ajouté avoir « personnellement » demandé jeudi au président français, qu’il a reçu au palais présidentiel, « de nous fournir des images aériennes pour que nous puissions déterminer s’il y avait des avions dans l’espace [aérien] ou des missiles » au moment de l’explosion mardi.

« Je nie totalement, catégoriquement, qu’il y ait quoi que ce soit à nous dans le port, ni entrepôt d’armes, ni entrepôt de missiles (…) ni une bombe, ni une balle, ni nitrate » d’ammonium, a martelé en retour le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans une allocution télévisée, vendredi après-midi. Des accusations ont circulé dans les media ou dans l’opinion publique depuis la double explosion, mettant en cause les Chiites libanais.

La propagande de l’Elysée attribue à Macron une influence excessive

La France, pas plus que les autres. Plusieurs pays, parmi lesquels la France, ont apporté leur soutien, sans attendre que Macron prenne le leadership de l’ aide humanitaire internationale comme il le prétend, relayé par la presse aux ordres. De nombreux pays ont dépêché du matériel médical et sanitaire ainsi que des hôpitaux de campagne, telle la Russie qui a dressé une vingtaine de tentes médicales où les premiers patients ont commencé à arriver, les hôpitaux de la capitale étant saturés. L’Union européenne a débloqué 33 millions d’euros en urgence et l’armée américaine a envoyé trois cargaisons d’eau, de nourriture et de médicaments.

C’est un intox de la presse d’affirmer que Macron jouerait un rôle-clé

Les agences de l’ONU ont lancé vendredi un appel urgent à la solidarité internationale. Vendredi, la Commission européenne a annoncé la tenue d’une conférence des donateurs pour coordonner l’aide apportée au Liban. D’abord annoncée pour dimanche par la Commission, celle-ci s’est finalement ravisée avant de se décharger de la gestion du calendrier sur la présidence française.

L’opposition libanaise instrumentalise la visite eclair de Macron.

Le journaliste Arthur Sarradin tweete: « Plus généralement, les libanais se sont servi de la venue d’@EmmanuelMacron pour l’ériger en “bon élève” face à un gouvernement de cancres. C’est ce qui paraissait le plus sur les réseaux sociaux. »

[https://t.co/a5lentDmIz]

Et d’ajouter: « Les médias indépendant n’ont pas non plus manqué de satire à ce sujet, tournant en dérision la visite du président français et son lot de coup de communication. [https://t.co/sVXXErjcDc]

Le président libanais a d’ailleurs tenu des propos très clairs. « Ce n’est pas sous le mandat de Michel Aoun que l’on touchera à la souveraineté libanaise », a-t-il asséné.

Un message qui, s’il n’est pas explicitement destiné à Macron, semble néanmoins être une réponse à la visite de son homologue français dans le quartier sinistré de Gemmayzé, à Beyrouth, où celui-ci a assuré devant une population meurtrie que la France est « là pour aider le peuple, pas ses politiques ». Assez pour inspirer à certains observateurs une volonté d’« ingérence » de Macron.

Le retour du protectorat français sur le Liban n’est pas à l’ordre du jour…

L’idée en marche d’un danger de subversion en France

La statue de Joséphine décapitée par les militants avant d’être mise à terre. Capture d’écran Twitter

Loris Chavanette est historien de la Révolution française et du Premier Empire, auteur notamment de Quatre-vingt-quinze. La Terreur en procès (CNRS éditions, 2017), prix de la fondation Stéphane Bern pour le patrimoine de l’Institut de France, et directeur de l’édition d’un choix de lettres de Napoléon Bonaparte Entre l’éternité, l’océan et la nuit (Bouquins, 2020). Par ailleurs il vient de publier un roman sur l’Algérie coloniale intitulé La Fantasia (Albin Michel, 2020), prix Méditerranée du premier roman.


FIGAROVOX.- Dimanche 26 juillet, des activistes ont déboulonné les deux statues de Joséphine de Beauharnais, la première épouse de Napoléon, situées sur la Savane de Fort-de-France en Martinique. Pourquoi s’en prendre à ce personnage?

Loris CHAVANETTE.- Tout le monde connaît l’impératrice Joséphine, la première épouse de Napoléon, mais ses origines et son enfance créoles le sont moins. C’est sur l’île française de la Martinique que Rose, de son vrai nom, a vu le jour dans une famille d’aristocrates, confortables cultivateurs de champs de canne à sucre où des centaines d’esclaves travaillaient. C’est donc d’abord sa naissance qui lui est reprochée, même s’il est vrai qu’elle continua à «posséder» des esclaves pendant presque toute sa vie. Excepté bien sûr pendant la période où l’esclavage a été aboli en France et ses colonies entre 1794 et 1802. Or c’est justement ce rétablissement par son époux qu’on lui reproche aussi, alors que rien ne semble justifier qu’elle y ait contribué, et ce malgré une phrase de Napoléon confiée plus tard à Sainte-Hélène dans laquelle ce dernier avançait l’idée que son épouse avait joué un rôle de pression aux côtés des réseaux esclavagistes. Ici ce n’est plus sa naissance mais son mariage donc qui lui vaut toute cette haine. Deux choses où elle n’y est pour rien à titre personnel, à moins alors de lui reprocher des fautes par omission.

Ce phénomène est-il nouveau?

Il faut être aveugle pour ne pas se rendre compte que le phénomène n’est pas nouveau. Ce qui l’est par contre est moins la virulence des propos que la violence des actes. La statue de Joséphine à Fort-de-France était jusque-là maculée de sang pour bien marquer l’humiliation de cette figure prestigieuse de l’histoire de France. L’affront était déjà marqué, mais maintenant c’est l’affrontement que certains cherchent à engager. Les forces publiques ont les moyens d’empêcher ces actes de vandalisme et bien sûr de les réprimer, mais il apparaît évident sur les images du déboulonnage que rien n’est fait pour cela. Passivité ou complicité? Quand on connaît un peu l’île comme moi, puisque j’y ai effectué une mission d’enseignement à l’université des Antilles, on n’est pas surpris par cette vague de haine. La très grande majorité de mes collègues et gens de l’île ont été d’une bienveillance extrême, mais il est vrai qu’on est un peu surpris quand un passant dans la rue vous fait avec les doigts le signe de l’égorgement. Il y a sans doute des leçons à tirer de ces comportements scandaleux dans les rapports entre la France et l’Outre-mer où le racisme est monnaie courante, disons-le franchement.

Cette destruction de l’histoire vous inquiète-t-elle?

D’abord, il faut dire qu’il y a toujours eu des guerres de mémoires entre partisans de l’Église et de la Réforme, de la République et de la Royauté, entre ceux qui se disent les Modernes contre ceux qui sont qualifiés d’Anciens. Tout est affaire de symboles, et certains ont compris que la force des images, au moyen d’une radicalisation, d’une extrêmisation des postures, paient davantage que la parution de livres touffus sur un sujet polémique. Je le déplore vivement comme historien et écrivain. Mais je suis obligé de le constater comme simple observateur de notre monde occidental dont la pente iconoclaste, culpabilisatrice, est de plus en plus raide. Certains veulent faire une espèce d’équivalent du printemps arabe mais en France cette fois, comme si notre pays était une dictature. C’est l’inverse, j’ai tendance à penser, qui est exact: ce sont eux qui veulent nous ramener à l’âge de pierre, c’est-à-dire quand le plus fort faisait la loi, et que le droit, la tolérance, le pluralisme n’existaient au mieux que sur le papier, au pire pas du tout.

Ce laisser-faire signe-t-il un abandon des autorités françaises?

La question est moins ce que l’État ne fait pas aujourd’hui que ce qu’il doit faire demain. Il faut répondre à la crise actuelle certes, mais il est surtout nécessaire de poser les jalons d’une société multiculturelle, «multimémorielle» même, pacifiée où s’expriment les divergences d’opinions sans verser dans la diabolisation du camp adverse. Or c’est ce qui se produit précisément: le pugilat a remplacé le débat, les passions les arguments de la raison. Mais quand on voit ce que l’université française est devenue, il y a de quoi être inquiet pour notre modèle pluraliste. J’en sais personnellement quelque chose concernant l’enseignement de la Révolution française, trop souvent l’objet de prises de position qui relèvent davantage du militantisme politique que du travail purement scientifique.

» À voir aussi – Ces statues historiques qui pourraient être déboulonnées

Or, les universités, l’école plus généralement, c’est la matrice des élites, des citoyens de demain. Ne cessons jamais de rappeler la maxime célèbre de Voltaire d’après laquelle il faut être prêt à donner sa vie pour que son adversaire ait la liberté d’exprimer ses convictions. Mais aujourd’hui cette formule appartient plus au registre de l’idéal mis à mal qu’à une réalité solide. C’est à nous faire regretter la mordante ironie qui animait les discussions d’autrefois. Espérons que le débat qui s’ouvre sur la colonisation et la guerre d’Algérie, voulu par le président, apporte un peu de hauteur de vue sur les événements. Pour cela, il est souhaitable, impératif même, que toutes les sensibilités et expériences traumatisantes soient représentées. Je pense en particulier aux Français d’Algérie, les «pieds-noirs» qui n’étaient pas tous de «sales colons». J’ai justement fait publier en début d’année un roman à ce sujet, La Fantasia, parce que la littérature a ses raisons que l’histoire n’a pas.

Racialisation : déboulonnage de statues en Martinique

Une poignée d’activistes anticolonialistes a mis a terre les statues de Joséphine de Beauharnais et de Pierre Belain d’Esnambuc, dimanche à Fort-de-France.


Les représentations de ces personnages controversées ont été mises à bas à coups de massue et au moyen de cordes.

Celle de Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon 1er et native de Martinique où sa famille possédait une exploitation agricole, avait déjà été décapitée il y a près de 30 ans et laissée ainsi sur la place de la Savane à Fort-de-France. Dimanche, les manifestants l’ont ensuite placée sur un bûcher, a indiqué une source policière.

A quelques mètres de là, celle de Pierre Belain d’Esnambuc, qui a conduit l’installation de la colonie française en Martinique en 1635, a également été déboulonnée. Elle avait été érigée en 1935 à l’occasion du tricentenaire du début de la colonisation en Martinique.

« La violence, fut-elle symbolique, et la haine ne feront jamais progresser aucune cause », estime Castex

Depuis le milieu de semaine, les militants avaient déjà prévenu, dans une vidéo sur les réseaux sociaux, de leur intention de déboulonner la statue de Joséphine de Beauharnais si cela n’était pas fait par la municipalité avant dimanche.

Celle d’Esnambuc, quant à elle, figurait au programme du conseil municipal de mardi qui devait entériner son déplacement en août, mais les activistes n’ont pas voulu attendre.

« Je condamne très fermement les actes de vandalisme commis hier à Fort-de-France », a réagi le Premier ministre Jean Castex, en estimant dans un tweet que « la violence, fut-elle symbolique, et la haine ne feront jamais progresser aucune cause ».

[https://twitter.com/JeanCASTEX/status/1287776745375117317?s=19]
« Rien ne saurait justifier le déboulonnage de statues par le recours illégal à la force », a insisté le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu sur Twitter.

[https://twitter.com/SebLecornu/status/1287683980133904384?s=19]

Le préfet de Martinique, qui selon une source policière avait donné ordre de ne pas intervenir, a condamné pour sa part dans un communiqué « ces destructions qui sont l’action inadmissible d’une minorité violente ».

Ces déboulonnages interviennent près de deux mois après celui de deux statues de Victor Schoelcher en Martinique (le 22 mai 2020, jour de l’abolition de l’esclavage sur l’île) par ces mêmes activistes.

Dans un tweet la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a rappelé qu’Emmanuel Macron avait promis le 14 juin dernier qu' »aucune statue ne sera déboulonnée ». « Le Président a donc menti, il laissera notre histoire et notre patrimoine être démantelés par des minorités violentes », a-t-elle renchéri.

[ https://twitter.com/MLP_officiel/status/1287673255566946304?s=19%5D
« La destruction de statues à Fort-de-France est une double honte », s’est pour sa part insurgé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. « Honte pour les auteurs qui saccagent ainsi notre Histoire commune. Honte pour l’Etat qui n’est pas capable de protéger notre patrimoine », a-t-il fustigé.

[https://twitter.com/BrunoRetailleau/status/1287721386203582464?s=19]

Clandestins de l’Aquarius : « la panique gagne » l’Europe, raille Taubira

Mais c’est pour la Guyanaise l’occasion de critiquer l’UE qui résiste à la pression des ONG cherchant à lui imposer des migrants non désirés

blog -Taubira-colereChristiane Taubira dénonce l’attitude de l’Europe vis-à-vis de l’Aquarius. Dans une tribune parue dans le JDD, elle assure que, par le passé, « la société ne s’est pas effondrée » en accueillant des migrants.

Les migrants clandestins de l’Aquarius, qui ne sont pas victimes d’abord d’un imbroglio diplomatique entre l’Italie et Malte, mais avant tout de conditions de vie difficiles dans leurs pays de naissance – essentiellement l’Erythrée – , vont débarquer en Union européenne par l’Espagne, à Valence, dimanche. Or, l’altermondialiste Christiane Taubira trouve le moyen de déplorer l’attitude de l’Europe, via une tribune parue au Journal du dimanche.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPays de langues arabe et du tigrinia et de religions, pour moitié, chrétienne et musulmane (sunnite), le territoire érythréen a accepté  en 1962 son annexion par l’Ethiopie qui connut une révolution militaire socialiste, avec le soutien des Soviétiques. Une fois le régime d’Hailé Sélassié renversé en 1974, elle instaura en  la République populaire démocratique d’Éthiopie qui n’empêcha pas la poursuite de la guerre civile éthiopienne et qui fut de surcroît marquée par la guerre érythréenne de sécession. Suite à la victoire des mouvements de guérilla contre le régime militaire du du Derg, le Gouvernement de Transition d’Ethiopie (GTE) s’installa en mai 1991 et proclama l’indépendance de l’Erythrée en 1993. En, fut proclamée la République fédérale démocratique d’Ethiopie. Depuis le début des années 2000, l’Erythrée  dirigé par Isaias Afwerki, né en Erythrée italienne sous administration britannique, exerce une gouvernance répressive et autoritaire envers sa population, notamment via son service militaire, qui provoque un mouvement d’émigration important et aboutit à plusieurs descriptions du pays comme une « prison à ciel ouvert ». L’Erythrée n’a aucun lien historique avec l’Espagne ou la France, mais bien avec le Royaume Uni et l’Italie qui donne à la France des leçons que Macron accepte.

« La panique gagne » l’Europe, estime Taubira, militante indépendantiste

Partisane du « non » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, elle déclare aujourd’hui que « l’Europe avait une occasion d’exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l’ivresse de l’impunité, le désarroi. Elle avait l’opportunité et la capacité de prouver que ses chartes et conventions ne sont pas que chiffons de papier« , écrit l’ex-garde des Sceaux contestée des socialistes François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

Christiane Taubira pointe du doigt notamment l’Allemagne qui « recule », l’Italie qui « bascule », et la France qui « fait des gammes sur la misère du monde ». « La panique gagne » le continent, résume-t-elle. « Dans toute l’Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons, » assure-t-elle, méprisante des peuples qui manifestent leurs rejets de la dictature des ONG en leur imposant une immigration non choisie. L’ancienne ministre socialiste parle de l’Espagne, dont le gouvernement socialiste a accepté d’accueillir l’Aquarius, comme de « notre lueur ». <br>Ce gouvernement a accédé au pouvoir sur une motion de censure déposée par le socialiste Pedro Sánchez, dont  le secrétaire général du parti centriste Ciudadanos, José Manuel Villegas, dit que « la solution n’est pas l’opportunisme de Sánchez, qui semble vouloir arriver à La Moncloa par n’importe quel moyen ».

« La société ne s’est pas effondrée ». « Jamais dans l’histoire, lorsqu’il fallut accueillir une part du monde, la société ne s’est effondrée ni même affaiblie », raconte Christiane Taubira, rappelant à grands traits l’histoire des Espagnols fuyant le franquisme, mais occultant que l’Espagne a dû résister à plusieurs invasions mauresques, les « boat people » venus du fuyant le Vietnam [maoïstes] et le Cambodge [Khmers rouges], ou encore les victimes de la guerre des Balkans [empire ottoman], qui ont pu trouver un accueil en dehors de leur pays d’origine. Mais c’était avant les ravages de la Grande Guerre ou durant la Guerre froide et avant la crise financière et économique de 2008 ou la montée de l’islamisme avec son cortège de morts innocents par attentats terroristes.

« Il n’est pas question de dire ici qu’il est simple d’accueillir. Il ne s’agit ni d’enjoliver, ni de banaliser, ni même de dédramatiser (…) Mais le fait est : la société ne s’est ni effondrée ni même affaiblie, » selon elle. Elle absorba une part du monde et s’en épanouit, dans sa langue, sa gastronomie, ses arts, ses artisanats, sa littérature… », en conclut Christiane Taubira, sans sourciller.<br>Quand, en  avril 2002, elle ne craint déjà pas le ridicule en se portant candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle, elle obtint 2,32 % des voix au premier tour, réalisant l’essentiel de son score en France d’outre-mer, notamment en Guyane. <br>Selon un sondage Yougov/Le Huffington Post/CNEWS des 27-28 septembre 2017, elle obtient 13% d’opinions positives.

Macron raille ceux et celles qui sont à 50 euros près

Le président des (très) riches s’en prend à « ceux qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL »
blog -Macron moite-Nlle Caledonie-mai2018Pour avoir critiqué dans un documentaire « ceux qui pensent que le summum de la lutte c’est les 50 euros d’APL » Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de l’opposition lundi : elle dénonce son mépris social en leur opposant les « valeurs » morales pour lesquelles le colonel Beltrame a donné sa vie lors des attentats islamistes de Trèbes.
« Le colonel Beltrame est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse« , explique le chef de l’Etat, dans un documentaire qui doit être diffusé lundi soir sur France 3.
Or, selon lui, « les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus (sic =  trop fade !), une République dont on ne connaît plus l’odeur », et où l' »on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL… Ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays, » estime-t-il.

Pour définir cette histoire, le président énumère « une histoire d’absolu, (…) un amour de la liberté au-delà de tout, c’est une volonté de l’égalité réelle : c’est ça, la France », dit-il dans ce documentaire réalisé par Bertrand Delais, intitulé « Emmanuel Macron, la fin de l’innocence ».
« Nous sommes la France, et la France est un pays qui ne se réforme pas. On est un pays qui se cabre« , constate-t-il encore, avec le sentiment qu' »il y a en nous un goût romantique pour la lutte qui fait que, quand bien même ces statuts ne sont pas pour nous, on vit dans l’idée de pouvoir un jour les obtenir; on aime la lutte de celui qui les protège ». « Ça fait partie de la vie politique française, il faut le regarder avec respect et amour de notre histoire », estime-t-il.

« Petit », « misérable », selon  l’ex-banquier

Avant même sa diffusion, les propos que tient Macron dans le documentaire suscitent la polémique.
« Emmanuel Macron méprise les gens qui se sont indignés pour la baisse des APL. C’est petit et indigne de sa fonction« , a tweeté le député de La France insoumise, Alexis Corbière sur Twitter.

« Se servir de la magnifique figure du colonel Beltrame pour salir ceux qui luttent pour leurs droits est misérable« , a tweeté de son côté le PCF, tandis que le porte-parole du PS, Boris Vallaud, juge « petit d’opposer les héros des plus pauvres », estimant que « ceux qui sont à 20 euros près ne méritent pas ce mépris« .

Pour le président LR du Sénat Gérard Larcher, « on ne peut pas avoir des mots raccourcis. L’APL est un sujet important pour des millions de familles françaises et il faut qu’on le traite avec équité », a-t-il insisté sur LCI.
<br>Sur Radio Classique, la présidente du FN, Marine Le Pen, y voit une « indécence. Les préoccupations de ceux qui n’arrivent à pas à finir leurs fins de mois ne l’intéressent pas. Ce n’est pas son monde« .

« La petite phrase (…) montre sa haute considération pour les gens qui ont peu ou pas grand-chose », note Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFMTV, ce qui est « à l’image de sa première année. »

La baisse à l’automne dernier des aides personnalisées au logement (APL), de 5 euros mensuels pour 6,5 millions de ménages bénéficiaires, avait été vivement critiquée par les ONG – supranationales et illégitimes – de défense des mal-logés, les bailleurs sociaux et certains syndicats.

Dimanche, le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a reconnu que cette baisse a été une « mauvaise décision » et promis qu’il n’y « aurait plus aucun perdant » en matière d’APL.

blog -Schiappa Marlene rondeLe Premier ministre Edouard Philippe avait qualifié de « pas intelligent » ce coup de rabot, qui représente une économie mensuelle de 32,5 millions d’euros pour l’Etat. Il l’avait justifié par la nécessité de réaliser les économies prévues dans le budget 2017 par la majorité précédente, argument évidemment repris par Richard Ferrand, chef de file des députés de La République en marche (LREM), lundi, pour qui la mesure était « une connerie inévitable ».

Dans les propos fustigés lundi, Macron dénonce « les gens qui instrumentalisent cela politiquement », a synthétisé la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes (ci-contre) l’inculte Marlène Schiappa sur …France Culture.

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