Edouard Philippe fait un enfer de la vie des automobilistes à partir d’aujourd’hui

L’exécutif peut-il sauver nos vies contre notre volonté, en détournant notre attention de la route sur les panneaux de limitation à 80 km/h ?

Emmanuel Macron confond-il autorité et autoritarisme ?
Le tropisme militaire du président Macron dure depuis les premiers jours : vitesse officielle du char présidentiel, 50 km.h. Mais le chassé-croisé de voitures présidentielles agace : dimanche 14 mai 2017, Emmanuel Macron est arrivé à l’Elysée dans une Renault Espace grise, délaissant la DS 5 Hybrid de François Hollande, mais c’est une DS7 Crossback qui deviendra sa voiture d’apparat « bleu encre », spécialement équipée d’un toit ouvrant. 

Malgré des mois de contestation et de polémiques, la mesure entre en vigueur ce dimanche 1er juillet : 400.000 kilomètres de routes sont désormais limitées à 80 km/h, et non plus à 90 km/h, avec l’espoir de réduire le nombre de tués sur les routes. Alors que commencent les grands départs estivaux, les automobilistes français et étrangers vont devoir surveiller les panneaux de signalisation plutôt que la route. La vitesse maximale autorisée est abaissée sur toutes les routes à double sens, à une voie chacune, sans séparateur central (barrière, terre plein…), soit 40 % du réseau routier français.

DS7 Crossback, SUV présidentiel, un modèle unique doté d’un équipement high-tech dernier cri, spécialement aménagé d’un toit ouvrant, mais aussi d’un …blindage

Le choix de la voiture présidentielle

Comme l’épaisseur des portes le montre, ce SUV répond aux impératifs de sécurité en adoptant une carrosserie blindée. De couleur «bleu Encre», un bleu très foncé, la DS7 présidentielle a vu son toit découpé afin de permettre à Emmanuel Macron de se tenir debout pour saluer le public massé le long de l’avenue des Champs-Élysées. Une barre de maintien a été installée tandis que le toit peut être recouvert d’une capote en toile. Voiture officielle, la DS7 accueille, à l’avant droit, un porte-fanion. Sur le bout du capot, le logo DS est remplacé par un logo représentant le drapeau français. Ce dernier apparaît aussi sur les signatures de bas de caisse et du hayon.

Autre atout de la DS, les équipes du design de Thierry Metroz se sont adressées à l’atelier parisien Maury, spécialiste de la Toile de laque, pour agrémenter l’habitacle à la finition «Inspiration Opéra», de décorations supplémentaires. La maison Maury est réputée pour restaurer des bureaux et des cadres de l’Elysée. La Toile de laque réalisée par les Ateliers Maury recrée l’effet visuel d’une laque ancienne avec ses dorures à l’or fin. Les coques de rétroviseurs parées de la trame DS sont dorées à l’or fin.

Plusieurs drapeaux tricolores agrémentent la carrosserie de la DS7.La DS7 Crossback Présidentielle intègre la signature «République française» sur le tunnel central, près du levier de vitesses de la transmission automatique à 8 rapports. La sellerie noire à surpiqûres or combine cuir et suédine. Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, la DS7 Présidentielle n’est pas animée par le nouveau moteur hybride rechargeable essence développée par PSA. Annoncé pour 2019, ce groupe motopropulseur affichant 300 ch est encore en cours de développement. Pour animer ce SUV un peu particulier, DS a jeté son dévolu sur l’éprouvé BlueHDi de 180 chevaux.

Dès le mardi 16 mai, les « gens qui ne sont rien » ont pu rêver sur la DS7 Crossback Présidentielle au DS World implanté au 33 rue François 1er, à Paris dans le VIIIe arrondissement. Ce carrosse reste la propriété de DS, mais Manu 1er pourra en disposer à sa guise à chaque fois qu’il en fera la demande. Il n’est donc pas exclu que l’on revoit le nouveau président parader à bord de ce SUV pas comme les autres.

Depuis l’annonce le 9 janvier, parlementaires et élus locaux de tous bords se sont insurgés contre cette disposition 

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Jeudi 14 juin, pour aller de La Roche-sur-Yon à Rochefort (Vendée), soit un trajet de 110 km, Emmanuel Macron a pris son Falcon présidentiel : après sa sortie sur « le pognon de dingue » dépensé dans les aides sociales et la vaisselle de Sèvres renouvelée par l’Elysée pour un demi-million d’euros, ou la piscine pour quelques jours de vacances d’été au fort de Brégançon, ce caprice de transport polluant peut choquer.

Les élus locaux dénoncent une pénalisation des régions rurales, où se trouvent l’essentiel des routes concernées. Mais le pouvoir macronien reste sourd aux voix qui s’élèvent contre ses décisions autoritaires (depuis les ordonnances sur le code du travail, jusqu’à la réforme de la SNCF, en passant par la moralisation de la vie politique, l’ISF, l’accès à l’université, réduction du nombre de parlementaires et des mandats consécutifs,  ou encore l’accueil des migrants) et ses caprices. Il lui reste à convaincre. Or, « le président n’est pas une personnalité comme tout le monde, objecte son entourage de petits marquis. « Il y a un impératif de sécurité et un impératif de temps, » tentent-il de faire valoir. Monsieur a gagné une heure, mais le coût horaire d’un Falcon 2000 était déjà de 4.251 euros, selon un calcul du magazine « Challenges », en 2013.

Et Macron est un récidiviste qui n’a rien à faire de l’opinion publique et de ses sacrifices : il avait déjà utilisé le jet gouvernemental en juin 2017, pour aller au Touquet voter aux élections législatives.

L’exécutif campe sur ses positions jupitériennes, du fait de l’entêtement du premier ministre Edouard Philippe qui, à tout propos, se dit « prêt à assumer l’impopularité », donc de cette mesure et de son coût en panneaux et en ‘flyers’ d’information, ainsi que de la main d’oeuvre. En dépit des spots et campagnes médiatiques déployés ces dernières semaines, 74 % des Français s’y déclaraient opposés dans un sondage mardi. A partir de quel pourcentage, le pouvoir macronien respecte-t-il la volonté populaire et la démocratie ?

« L’objectif, ça n’est pas d’emmerder le monde. » Il fallait le préciser… « L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait moins de morts et moins de blessés graves », a répété Edouard Philippe vendredi, rappelant le « coût humain terrifiant » des accidents de la route qui ont fait 3.684 morts et 76.840 blessés en 2017. Aussi bien, d’ailleurs, sur les routes nationales mal entretenues, dont Philippe n’ « assume » pas l’état.

Le gouvernement fait le pari que baisser la vitesse de 10 km/h permettra de sauver jusqu’à 400 vies par an et que sa mesure permettra d’inverser durablement la courbe de la mortalité routière qui, après avoir atteint un plus-bas historique en 2013, a connu un inquiétant rebond entre 2014 et 2016.

Après les ordonnances et des migrants non désirés, une limitation de vitesse imposée à une majorité des Français 

Selon la Sécurité routière, ces routes ont concentré 55 % des accidents mortels en 2017. « La vitesse est la première cause d’accidents mortels et quand elle n’est pas une cause, elle est un facteur aggravant des accidents », ajoute la présidente de la Ligue contre la violence routière Chantal Perrichon, qui milite depuis des années pour les 80 km/h.

Le gouvernement a promis qu’il évaluera les effets de la mesure au 1er juillet 2020. Car, vent debout depuis six mois,80 km/h : les motards manifestent leur colère à Paris associations d’automobilistes et de motards contestent son efficacité en termes de sécurité routière, tout autant que le « passage en force » du gouvernement pour l’imposer à l’opinion. Encore samedi, quelques centaines de motards ont manifesté leur « colère » à Paris en qualifiant la mesure de d' »aberrante » et de « pompe à fric« .

« C’est juste un racket monstrueux, ils ne savent plus quoi faire pour trouver du fric. Ca va faire chier le monde, ça va créer des embouteillages et des accidents. C’est complète absurde », a protesté Gilles, 59 ans, l’un des manifestants.

Des élus, de zones rurales notamment, dénoncent une mesure « parisianiste » faite au détriment des campagnes qui ont déjà le sentiment d’être isolées et délaissées.

La mesure Philippe fait des morts dans l' »équipe gouvernementale » : au gouvernement, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard n’ont pas caché leur réserve.

Depuis la publication du décret le 17 juin, la grande majorité des élus locaux se sont toutefois pliés -même a minima- à leurs obligations et ont fait installer des panneaux signalant la nouvelle limitation de vitesse.

Quelques élus regimbent aussi, notamment en Indre-et-Loire et en CreuseValérie Simonet, figure montante de la Droite creusoise, incarne déjà l’après Jeannot Auclairoù la présidente (LR) du conseil départemental , une infirmière libérale de petite commune rurale, Valérie Simonet a annoncé qu’elle ne mettra aucun moyen « ni financier, ni technique, ni humain » pour cette réforme. Cette personnalité montante est opposée au TGV Limoges-Poitiers et milite pour le renforcement des gares de La Souterraine et de Montluçon, si proches de la Combraille. Elle prône des routes structurantes. Elle croit à la culture, nécessaire à ses yeux au développement d’un territoire et voudrait que le Département adopte un mode de communication décalé, un peu à l’image du Puy-de-Dôme.

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« Ces rares élus se mettent en marge de la légalité, observe le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, qui ironise ; « ce qui est gênant pour une autorité publique. Ne pas donner les bonnes indications, c’est faire prendre aux automobilistes le risque d’une amende ou pire, d’un accident », lance le maître-chanteur qui se démultiplie pareillement dans la Corrèze et la Vienne.

« Il y a des voies de droit » pour contester, insiste ce fonctionnaire nommé par le premier ministre, en référence à trois recours déposés devant le Conseil d’Etat.

En Corrèze, le département a choisi de protester en se gaussant des prétentions gouvernementales. Aucun panneau à 80 km/h n’a été installé. Les autorités ont préféré signaler la fin des zones à 90 km/h avec des inscriptions « Le nouveau monde vous demande de ralentir« .

En 2015, le Premier ministre avait été contrôlé à plus de 150km/h sur une route limitée à 110km/h. 

 

Le gouvernement qui met en oeuvre une série de nouvelles mesures dévoilées lors d’un Comité interministériel de la sécurité routière pour « refaire de la sécurité routière un enjeu de première importance », notamment en abaissant la vitesse maximale sur le réseau secondaire à 80km/h au lieu de 90, a à sa tête un premier ministre qui n’a pas toujours été un modèle de civisme.

Alors maire du Havre, en octobre 2015, Edouard Philippe a avoué qu’il encourait le retrait de son permis de conduire. Il avait été contrôlé à plus de 150km/h sur un tronçon d’autoroute limité à… 110km/h. Il se rendait à Paris pour un motif familial, à bord d’une voiture de la municipalité.

 « Mon permis a été suspendu pour 72 heures ». A l’époque, l’élu LR avait joué la carte de l’honnêteté. Arrêté par les gendarmes un vendredi, il avait préféré prendre les devants en rendant publique son incivilité dans un communiqué.

« Conformément à la législation en vigueur relative aux excès de vitesse compris entre 40 et 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, et aucune autre infraction au code de la route n’ayant été constatée, mon permis de conduire a été suspendu pour une durée de 72 heures », avait-il expliqué.

« La gendarmerie nationale m’a également informé de ce que cette infraction impliquera une amende forfaitaire, un retrait de 4 points sur mon permis, une mesure de suspension administrative de ce permis et une mesure complémentaire qui fera l’objet d’une décision du tribunal de police« , avait-il développé.

A l’époque, Edouard Philippe avait déclaré avoir choisi de révéler l’information car « nos concitoyens attendent légitimement de leurs élus l’exemplarité« , s’affirmant « convaincu, par ailleurs, de la nécessité d’être ferme en matière de sécurité routière ». Aujourd’hui, le premier ministre a le pouvoir dimposer  à « nos concitoyens » de faire ce qu’il dit et non ce qu’il fait

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Migrants : le sondage inattendu qui vient soudain conforter les résistances de Macron à leur accueil

Impensable avant la prise de position de Macron : six Français sur dix estiment que la France accueille trop de migrants

blog -trop de migrants-selon six-Francais-sur-dix-juin2018.jpgLes Français auraient jusqu’ici été montrés du doigt, mais Jupiter aurait fait basculer l’opinion ! 

De mieux en mieux : une majorité encore plus large ne fait pas confiance à l’Union européenne pour régler la crise. Alors que les dirigeants de l’Union européenne ont réussi à boucler vendredi 29 juin un accord de principes sur les migrations, une majorité de Français (60%) estime que la France en accueille trop, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro.

Sondage 18 juin 2018.Ils ne sont que 30 % à trouver que le pays accueille le « bon nombre de migrants » et seulement 10 % déplorent qu’on en accueille « pas assez ». Les commentateurs qui se disent « fins observateurs » de notre société vont-ils changer leur fusil d’épaule ? Encore faudrait-il qu’ils se trouvent une idéologie alternative… 

Les sympathisants du Rassemblement national (ex-FN) sont les plus nombreux à juger que les migrants sont accueillis en nombre excessif (98 %); ils sont 76 % chez Les Républicains (LR)42 % parmi La République en marche (LaREM) et 36 % dans les rangs de la France insoumise.

Les migrants ayant quitté un pays en guerre comme la Syrie ou l’Irak inspirent « de l’inquiétude ou de la peur » à 54 % des personnes interrogées (61 % en 2016) et de « la sympathie ou de la compassion » à 45 % d’entre elles (38 % en 2016).

Le gouvernement « pas à la hauteur »

Les Français jugent très majoritairement (73 %) que l’action du gouvernement n’est « pas à la hauteur » des enjeux de la crise migratoire, ils étaient 82 % à exprimer la même défiance sous le précédent quinquennat.

<br>Ils sont également 73 % « à ne pas faire confiance à l’Union européenne pour régler la question » soit davantage qu’en 2015 (+ 7 points). <br>Enfin, 51 % de nos concitoyens sont opposés à des sanctions financières prises contre des pays de l’UE refusant d’accueillir des migrants,  48 % y étant favorables.

Enquête réalisée par internet les 27 et 28 juin 2018, sur un échantillon de 967 Français représentatif de la population française âgée de 18 et plus, selon la méthode des quotas.

Une étude du ‘think tank’ socialiste Terra Nova, pour LREM, jugée raciste

« De la mauvaise foi; totalement ridicule », évacue son directeur

Quetionnaire en ligne réalisé pour En marche.Publiée le 8 juin par le groupe progressiste de réflexion Terra Nova, cette étude en ligne destinée à des adhérents de la République en marche, fait rugir les réseaux sociaux et la classe politique française. « De la mauvaise foi », juge le directeur du groupe de réflexion, Thierry Pech, ancien directeur de la rédaction du magazine Alternatives économiques, magazine traitant de questions économiques et sociales de manière biaisée. Juliette Méadel, secrétaire nationale du PS, ex-secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes de François Hollande et porte-parole du  sans avoir jamais été élue députée, a été brièvement, jusqu’au 8 novembre 2013, directrice générale.

« On ne se sent pas chez soi comme avant »« Il y a trop d’immigrés en France »« Les chômeurs peuvent trouver du travail s’ils le veulent vraiment » : le questionnaire en ligne, intitulé « La République en marche, anatomie d’un mouvement » et rédigé par le think tank Terra Nova vise à mieux connaître les adhérents de La République en marche,  mais surtout, la polémique qu’il suscite démontre que la gauche communautariste fait obstacle à la liberté d’expression, singulièrement à tous les sujets qui permettraient une meilleure maîtrise de la crise migratoire. 

Exemple de questions dans le questionnaire de Terra Nova pour La République en marche.
Exemple de questions dans le questionnaire de Terra Nova pour La République en marche. (capture d’écran)

Les quelque 30.000 militants sont invités à réfléchir graduellement à leur positionnement, de « tout à fait en désaccord » à « tout à fait d’accord ». Parmi cet inventaire à la Prévert, on trouve aussi bien  : « La France doit avoir un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections » que « L’islam est une menace pour l’Occident ».

« C’est une rhétorique rance, et c’est extrêmement grave. Je combats cette approche-là, pour moi il n’y a que des Français », déclare Rachid Témal, sénateur du Val-d’Oise, à franceinfo.

Une question révolte particulièrement Rachid Témal, apparatchik socialiste, vice-président du groupe PS au Sénat et sénateur du Val-d’Oise : « Les enfants d’immigrés nés en France sont-ils des Français comme les autres ? »« C’est une rhétorique de l’extrême droite, les Français ‘de souche’ et les Français ‘de papier’. Voilà ce qu’induit cette question. La République en marche assume cette étude », a jugé ce fils d’immigrés chez qui la référence à ses origines suscite un réflexe de plainte pour diffamation et incitation à la haine raciale.

« C’est totalement ridicule », se défend Terra Nova

Le parti La République en marche se défausse en renvoyant à Terra Nova,  qui a proposé, payé et formulé le sondage. A croire que le parti du président n’aurait pas accepté sa diffusion ! Son directeur Thierry Pech dénonce, sur franceinfo, un faux procès : « C’est totalement ridicule. Terra Nova est connu pour des positions en faveur du droit d’asile, d’une politique plus ouverte en matière migratoire. Et aujourd’hui on nous fait un procès en racisme, c’est absurde », a avancé Thierry Pech.

« C’est soit de la mauvaise foi, soit de l’incompétence et de l’ignorance mélangées, » insiste Thierry Pech, directeur de Terra Nova sur franceinfo. Il assume donc cette étude dont les résultats seront connus à l’automne. Pour lui, cette méthode d’étude existe depuis plusieurs années : « Ce sont des questions qui sont notamment posées par le Cevipof. Si vous jugez que cette enquête est raciste, vous jugez que beaucoup d’enquêtes depuis dix ans le sont aussi. Ce n’est pas sérieux », a-t-il conclu.

Améliorer la connaissance du mouvement

Le but de cette étude est officiellement d’« améliorer la connaissance du mouvement » et des 30.000 militants et 400.000 adhérents. Cette étude, menée par le directeur de Terra Nova, Thierry Pech, les chercheurs à Sciences Po Marc Lazar et Thomas Vitiello, et le chercheur au CNRS et au Cevipof Bruno Cautrès, se fonde sur un questionnaire envoyé à quelque 30.000 militants.

Il est aussi demandé dans cette étude de noter de 0 à 10 Emmanuel Macron sur certaines affirmations, du type « Il accepte facilement d’être contredit »« Il est éloquent, il a des talents oratoires », « Il n’est pas assez sensible aux demandes des Français« 

Migrants sur l’Aquarius : le silence de l’Elysée « vaut complicité avec l’Italie et Malte » ?

Macron défend-il sa population ? Auquel cas, Trump aurait déteint sur lui…

Spain Europe MigrantsAlors que les 629 migrants à bord de l’Aquarius – navire précaire et illégitime d’association – ne savent toujours pas quel port va pouvoir les prendre en charge, l’opposition d'(extrême) gauche s’indigne aussitôt du silence de l’Elysée sur cette affaire, notamment Eric Coquerel, le député insoumis de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis.

L’Aquarius, le navire affrété par l’association ‘SOS Méditerranée’, soutenue par des associations de trois pays européens, est allé au-devant de migrants clandestins au large des côtes libyennes. Mais on ne sait pas encore où il va pouvoir accoster, puisqu’ils posent problème à une Italie qui a élu une coalition de droite dont le programme n’est pas favorable à une surcharge de sa dette publique et Malte qui a simplement annoncé un ravitaillement du navire. Le problème reste entier, après les offres de gascons de la ville de Palerme ou celle de la Corse qui sait pertinemment qu’elle n’a pas la légitimité pour les recevoir.

Et l’Elysée, si bavard sur tous les sujets internationaux, reste muet.

Ni communiqué, ni tweet : y a-t-il quelqu’un aux manettes  ? Silence radio sur l’Aquarius au plus haut niveau de l’Etat, ce qui interpelle, puisqu’Emmanuel Macron se prend pour le sauveur du monde et qu’il se montre généralement hyper-réactif sur les sujets européens. Mais, 11 juin, aucune communication n’était encore venue de l’Elysée, du Quai d’Orsay ou du ministère de l’Intérieur, à la différence du gouvernement allemand qui, en demande de main d’oeuvre peu qualifiée, appelait depuis Berlin l’Italie et Malte à la « responsabilité humanitaire ». Edouard Philippe s’est fendu d’un  commentaire : pour lui, comme pour l’immense majorité des Français, l’immigration est un défi pour l’Europe…

L’opposition meuble bruyamment le silence jupitérien

La gauche et l’extrême gauche – qui se disent attentives aux plus défavorisés déjà établis en France – se sont portés sur le devant de la scène humanitaire. Le socialiste Boris Vallaud, porte-parole du PS et époux de la franco-algérienne Najat Vallaud-Belkacem, dénonce un « silence assourdissant« , phrase toute faite, l’Insoumis Eric Coquerel, LFI, s’est fendu d’un tacle assassin via Twitter. « Honte à la France [plutôt qu’à Macron?] dont le silence vaut complicité avec l’Italie et Malte« . Coquerel est-il en désaccord avec Mélenchon : celui-ci, en effet, n’est-il plus favorable au maintien des clandestins au pays ? Les cris d’orfraie du politicien Coquerel sentent fort du bec le populisme !

Il est vrai que les passagers de l’Aquarius n’entrent pas dans le cadre de l’immigration maîtrisée voulue par Macron et incarnée par Gérard Collomb, mais surtout votée avec la loi asile et immigration. 

Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs évoqué des régions « submergées par les flux de demandeurs d’asile ». Il avait aussi condamné le « benchmarking » et les migrants qui font leur marché parmi les pays européens les mieux-disant en matière d’aides sociales.

Des convictions en accord avec la majorité des Français, souligne un sondage Ifop : 59% d’entre eux sont contre la répartition en Europe des migrants qui débarquent en Grèce et en Italie, clandestinement, et à ce que la France en accueille.

L’uniforme, pour contribuer au redressement de l’école républicaine

Pour la première fois en France métropolitaine, l’uniforme scolaire devrait officiellement faire son retour en Seine-et-Marne.

Il sera instauré dans les six écoles élémentaires publiques de la ville de Provins dès le retour des vacances de la Toussaint 2018, rapporte La République de Seine-et-Marne. Le maire de la ville, Olivier Lavenka, portait ce projet depuis le début de l’année. Le successeur de Christian Jacob l’avait proposé au vote des parents d’élèves provinois des différentes écoles concernées. Le scrutin s’est tenu pendant une semaine du lundi 28 mai au samedi 2 juin.

Les parents devaient répondre à quatre questions. Parmi elles : « Etes-vous favorable à l’introduction d’un vêtement scolaire unique dans les écoles élémentaires publiques de la ville de Provins ? », « Concernant les polos, préférez-vous que ceux-ci soient bleu marine ou blanc ? », « Les polos et les pulls porteront un écusson brodé, portant la mention « Ecoles publiques de Provins ». Souhaitez-vous que soit ajoutée la devise de la République « Liberté, égalité, fraternité » ? » et « S’agissant des modalités de paiement, seriez-vous favorable à la mise en œuvre d’un paiement échelonné de 3 mois, 6 mois ou 10 mois ? »

ARS, entre 365 et 400 euros; uniforme, 145 euros par enfant

Et les parents ont tranché. Le maire de la ville précise que les uniformes concerneront 759 élèves et 609 familles. « 376 votants se sont exprimés pour 234 voix pour, 141 contre et 1 nul.

Les polos seront bleu marine et la devise de la République accompagnera le blason », décrit l’élu. Un comité de pilotage composé d’enseignants, d’élus et de parents d’élèves a été chargé de décider du contenu du trousseau.

Dans le détail, il sera composé de dix pièces : quatre polos (deux manches longues, deux manches courtes), deux pulls bleu ciel, une veste-sweat bleu marine, deux pantalons et une jupe bleu marine pour les filles, deux pantalons et un bermuda pour les garçons. « Pour un prix de base fixé à 145 € par enfant, 72,50 € pour le second, et 116 € pour les élèves de CM2 », précise le journal. Un appel d’offres doit être lancé.

L’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a approuvé cette initiative et s’est prononcé pour la généralisation du port de l’uniforme. « C’est un enjeu d’égalité entre les enfants. Aujourd’hui, les marques de vêtements, ça compte malheureusement beaucoup trop, avec tous les phénomènes matérialistes un peu stupides », a déclaré le ministre, cité par BFM TV, prenant les devants d’une gauche réactionnaire sous emprise marxisante. Et d’ajouter : « Evidemment, ce n’est pas du tout conforme à ce que l’on peut souhaiter pour l’école de la République. L’uniforme peut être une réponse. Je n’en fais pas l’alpha et l’oméga d’une politique éducative, mais, dans certains cas, ça peut être utile. » Pas dogmatique, ce ministre, ou habile ?

L’ARS, allocation de rentrée scolaire, est versée sous conditions de ressources.

Les montants nets versés sous conditions de ressources aux parents à la rentrée des classes 2018 sont les suivants :

  • 367,73 euros pour un enfant âgé de 6 à 10 ans ;
  • 388,02 euros pour un enfant âgé de 11 à 14 ans ;
  • 401,46 euros pour un enfant âgé de 15 à 18 ans.

Mais des parents ne manqueront pourtant pas de crier contre la dépense, comme si la prime de rentrée scolaire ne couvrait pas la totalité des frais d’habillement des enfants scolarisés, ainsi que leurs fournitures scolaires, sachant qu’un cartable ne se renouvelle pas chaque année… Les organes de presse populistes n’hésiteront toutefois pas à donner la parole aux mamans formatées par les associations de parents pour se lamenter.

Manifestation du 26 mai: 31.700 manifestants ne font pas une « marée populaire »

La « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est 21.000 manifestants la préfecture de police

blog -maree populaire-rassemblement du 26 mai 2018 vs politique Macron.jpgLa CGT en a compté environ 4 fois plus, 80.000, samedi 26 mai dans les rues de Paris, loin devant les 31.700 manifestants, selon le comptage « indépendant » réalisé par le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de media, soit le service public de franceinfo, AFP, Le Monde, Libération,…

Ce comptage censé être “indépendant” est effectué par la société privée de sondage Occurence dirigée par Yoel Adary.

Depuis 20 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international pour mesurer la performance de leurs actions de communication et éclairer leurs décisions stratégiques.

Sur son site internet, cette société affiche ses références (à droite), se vante d’avoir déjà procédé à des comptages (à l’aide de laser et de micro comptage) et d’être le plus souvent proche des chiffres de la police. Sans surprise, ce soir les chiffres d’Occurence publiés apparaissent inférieurs à ceux de la police.

La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage. Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués [par la police] et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rendent directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. Et que  donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège.

La société Occurence a été interpellée sur la question des rassemblements statiques. Elle répond qu’un comptage par surface et densité de population est possible et rigoureux. 

Il s’agit d’une participation en recul par rapport à la Fête à Macron, le 5 mai, qui avait rassemblé 38.900 opposants à Paris, selon Occurrence (40.000 selon la préfecture, 160.000 selon les organisateurs).

Une « super fête à Macron », selon Jean-Luc Mélenchon

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré, le 26 mai 2018.Des partis politiques (PCF, EELV, Génération.s, ou NPA) ont participé à ce rassemblement, mais aussi des syndicats (les communistes CGT ou FSU et les révolutionnaires trotskistes Solidaires ou Sud PTT,  les magistrats « rouges » du  SM,  l’UNEF, ainsi que des associations, telles les écologistes radicaux ‘Les Amis de la terre’ et les communistes du « Mouvement de la paix’ ou les altermondialistes d’ATTAC .

A l’inverse de la CGT, l’UNSA, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés de samedi, tout comme le PS.

Quelques incidents à Paris et à Nantes.

39 opposants anti-républicains à Macron ont été interpellés dans la manifestation parisienne, selon la préfecture de police, pour « groupement en vue de commettre des dégradations » ou « port d’armes par destination« .

Au moins 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue. En effet, la vitrine d’une agence d’assurances, ainsi que deux abribus ont été dégradés pendant le cortège.
Un policier a été blessé et se trouve en état d’« urgence relative ».

A Nantes, des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage d’une lance à eau.

Emmanuel Macron répond par avance.

« J’écoute les gens en permanence », mais « écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique et donc j’assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu’on l’a trop fait », avait anticipé le président de la République.

Des policiers pris pour cibles dans la cité de la Busserine à Marseille

Des policiers interdits de cité dans une zone de non-droit des quartiers Nord 

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Les forces de l’ordre ont été mises en joue par deux groupes successifs avec armes de poing et Kalachnikov, ce lundi vers 17 heures dans la cité de la Busserine à Marseille (14e) lors d’une fusillade, a-t-on appris de source policière. Des coups de feu ont été tirés sur des policiers, sans faire de victime.

Des tirs de Kalachnikov

En fin d’après-midi, un équipage de la brigade anti-criminalité (BAC) qui était simplement aux abords de la Busserine a entendu des coups de feu. Les policiers ont décidé de s’approcher, mais ont été empêchés d’entrer dans la cité  par une voiture Renault Mégane RS de couleur foncée qui s’est mise en travers du passage.

Deux hommes armés d’un pistolet 9 mm et d’une kalachnikov sont sortis du véhicule et ont tiré en l’air, avant de prendre aussitôt la fuite. Ils étaient  encagoulés et armés.

Un habitant de la cité aurait été enlevé par les malfaiteurs. « Selon un témoignage, une personne aurait été enlevée par une voiture dont les occupants ont tiré en l’air à plusieurs reprises », a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Un policier mis en joue

Un autre équipage de policiers est arrivé en renfort. Les policiers sont alors bloqués à leur tour par une autre Renault Mégane. Quatre individus armés, selon des témoins, sortent de la Mégane et l’un d’eux met en joue un policier avec une Kalachnikov sans tirer.

Les policiers ont alors dû ouvrir le feu, touchant une vitre de la voiture qui est parvenu à s’enfuir.


Un homme légèrement blessé

Aucune victime n’est à déplorer. Un homme âgé d’une trentaine d’année s’est toutefois présenté aux marins-pompiers de Marseille. Blessé au niveau du cuir chevelu, il a expliqué avoir reçu un coup de crosse par les voyous. Son état n’inspire pas d’inquiétude.

Sur place les enquêteurs retrouvent des douilles de 9 mm et de 7.62 ce qui correspond à des balles de Kalachnikov.

On ignore  la raison de la présence de ces deux groupes de malfaiteurs qui semblent contrôler la cité. Ont-ils été gênés dans une tentative de règlement de compte ou d’un trafic de drogue? Un périmètre de sécurité a été dressé et l’enquête ne fait que commencer.

En février 2015, dans une autre cité sensible de Marseille, La Castellane, une fusillade avait éclaté entre des policiers et des trafiquants de drogue qui avaient recruté des « mercenaires kosovars » pour une opération commando contre des concurrents. De nombreux coups de feu avaient été échangés sans faire de blessés. Jugés le 6 avril dernier, ces trafiquants ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison. Ils en feront peut-être cinq.

Un sondage pour valoriser les extrêmes au détriment de l’opposition modérée à Macron

Mélenchon déclaré « meilleur opposant » à Emmanuel Macron…,

blog -Melenchon-il faut frapper frapper frapper-Unde de Libeselon Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro.

Le leader de l’extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise (LFI) reste le repoussoir favori du pouvoir. Le service public et la presse libérale – pour Les Echos et Le Parisien, ce sera la semaine prochaine… – s’entendent pour décerner au meneur politique des mouvements sociaux qui pénalisent l’économie nationale le prix du « meilleur opposant » – et « de loin » ! – à Emmanuel Macron et au gouvernement, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié ce jeudi matin.

Un ‘bon point’ à la chienlit

42% des personnes interrogées ont le sentiment que Mélenchon est « le meilleur opposant » au président (+ 4 points par rapport à décembre 2017), loin devant Marine Le Pen en deuxième position avec 29% (+5).

Les nouveaux chefs de parti sont pénalisés. Viennent ensuite avec 17% (-7) Laurent Wauquiez, nouveau président des Républicains, et avec 9% Olivier Faure, premier secrétaire du PS (contre 11% pour Benoît Hamon en décembre dernier).

Une prime aux « casseurs »

Interrogés sur la popularité des chefs de partis, les Français placent en tête Jean-Luc Mélenchon dont 33% d’entre eux ont une opinion « très bonne » ou « assez bonne », puis Marine Le Pen (26%), Christophe Castaner (22%), Laurent Wauquiez (17%) et Olivier Faure (10%).

Pour le patron des socialistes, 62% ne peuvent exprimer d’opinion parce qu’ils « ne le connaissent pas suffisamment« , ce qui est le cas aussi pour 46% de sondés concernant le patron des Marcheurs.

L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.015 Français sélectionnés selon la méthode des quotas et interrogés par internet du 15 au 16 mai, avec une marge d’erreur de 2,5 points.

 

Islamisme : Macron n’a pas la confiance des Français pour lutter contre le terrorisme

Les Français sont 56% à ne pas faire confiance à Emmanuel Macron pour lutter contre la menace terroriste en France 

2blog -Macron chechia4% ne lui accordent « pas du tout » de crédit. Ce sont les chiffres parus dans le dernier sondage « L’Opinion en direct » piloté par l’entreprise de sondages Elabe que nous publions ce mercredi. Cette étude a été réalisée ces mardi et mercredi, quelques jours, donc, après le meurtre de Ronan par un assaillant d’origine tchétchène à Paris samedi soir.

Ils sont 61% à faire part de la même réserve au sujet du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

La variable des électorats

blog -crise de confianceLes électeurs de Macron conservent pourtant largement leur confiance à ces deux figures de l’exécutif, à hauteur de 84% pour le président de la République et de 74% pour son ministre.

Les électeurs de Les Républicains sont 54% à accorder de la crédibilité à Macron et 46% à Gérard Collomb.

Les soutiens de l’ex-socialiste Benoît Hamon ne sont plus que 43% et 36% à les suivre sur ce terrain.

Les électeurs de l’extrême gauche (31% et 36%) et de l’extrême droite (21% et 16%) ne dissimulent guère leur défiance envers l’exécutif.