Migrants de l’Aquarius : Macron s’est laissé dicter sa conduite par des organisations supranationales et l’Espagne

La France traitera les demandes « au cas par cas, » concède Benjamin Griveaux…

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« Où sont passées mes lingettes, » demande l’ex-banquier qui, pour une fois, se retient de tripoter son interlocuteur de la main gauche

La France accueillera les migrants de l’Aquarius « s’ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, » renâcle le porte-parole du gouvernement lors de l’émission ‘Dimanche en politique’ sur France 3.

Benjamin Griveaux a estimé qu’il est « impossible » de déterminer combien de migrants de l’Aquarius seraient accueillis par la France, qui va examiner les situations « au cas par cas« .

« La France a toujours dit que s’il (l’Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s’imposerait. L’Espagne a pris ses responsabilités, il n’est pas question de concours », a expliqué B. Griveaux dans l’émission de la chaîne de service public.

On se laisse imposer des vies humaines, on réfléchit après

« On va voir quelles sont les différentes situations »… De force plutôt que de gré, la France « souveraine » accueillera des migrants de l’Aquarius que le nouveau gouvernement de Madrid a attirés  dimanche à Valence (Espagne), sans concertation préalable avec ses partenaires européens. 

« Ils viennent d’accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l’asile…« , tergiverse Griveaux. « On va voir quelles sont les différentes situations, on est sur de l’humain« , a-t-il martelé. Les socialistes espagnols l’ont-ils réalisé ?

Il faut selon lui « d’abord (régler) la question du traitement médical, de l’accueil, de remettre ces gens d’aplomb et ensuite l’examen » des situations, a précisé le porte-parole.

« La France prendra sa part, » a promis ce membre du premier cercle de Macron

Tandis que le président Macron se tient en retrait, c’est l’Espagne qui parle pour lui : La France a proposé d’accueillir une partie des migrants de l’Aquarius, a ainsi annoncé samedi le gouvernement espagnol. Une offre saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez comme un signe de la « coopération » et de la « solidarité » européennes nécessaires face à la crise migratoire.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s’est dite dimanche « inquiète » que la France en accueille.

<br>Griveaux a par ailleurs répondu vertement aux députés LREM, dont Sonia Krimi, qui ont osé critiqué le silence de Macron dans l’affaire de l’Aquarius : « un responsable politique doit d’abord ne pas céder à l’émotion (…) J’entends beaucoup d’émotion, pas beaucoup de solutions et d’action« , a-t-il taclé. S. Krimi est l’arbre qui cache la forêt réelle macronienne, outrée par le cynisme de Macron : LIEN 

<br>Savoir si, avec le recul, Macron a cédé à l’émotion lorsqu’il a reproché à l’Italie son « attitude irresponsable » et « hypocrite »

Les mots de Laurent Wauquiez n’ont pas été aussi sévères envers Virginie Calmels, fauteuses de troubles juppéiste sur la place publique : le patron de Les Républicains a apporté une solution. On attend la ré-action de Macron face à l’émotion de Krimi.

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Les Républicains : Wauquiez se sépare de Virginie Calmels pour manque de loyauté

Nul(le) n’est irremplaçable

blog -Leonetti J-tribuneAncien ministre délégué aux Affaires européennes, actuel maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti, 69 ans, est nommé vice-président délégué, titre que détenait Mme Calmels : ce modéré a accepté le poste, malgré le procès en sorcellerie mené par la presse qui accuse Wauquiez d’autoritarisme et de dérive droitière.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a mis fin aux fonctions de la vice-présidente déléguée Virginie Calmels, en conflit ouvert avec lui, et a nommé à sa place l’ancien  vice-président du Parti radical valoisien, dimanche. Ce médecin cardiologue est connu pour  la loi Leonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.

La presse engagée fait parler une source anonyme de l’entourage de Wauquiez, pour dire, dimanche 17 juin dans la soirée : « la dérive continue dans le jeu personnel n’est plus acceptable ». Virginie Calmels avait réitéré ses critiques dans un entretien accordé au quotidien macronien Le Parisien, dans lequel elle jugeait que le président de LR semblait être « uniquement là pour défendre sa propre ligne ».

Une sensibilité libérale au sein de LR

Résultat de recherche d'images pour "leonetti Calmels"Première adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, parmi les représentantes de la sensibilité libérale au sein de LR, Virginie Calmels en a les comportements. Elle avait surpris en rejoignant L. Wauquiez à l’été 2017, lors de sa campagne pour la présidence du parti.

Mais la juppéiste n’a bientôt plus cessé de jouer un jeu personnel depuis qu’elle sait qu’elle ne sera pas tête de liste aux Européennes.

Ainsi avait-elle récemment critiqué un tract de LR intitulé « Pour que la France reste la France », distribué le week-end précédent lors d’une opération de mobilisation : elle l’avait jugé « anxiogène », évoquant de surcroît un « dysfonctionnement » au sommet du parti. <br>Depuis, plusieurs centaines de migrants ont été débarqués par des passeurs humanistes à Valence, à l’invitation de l’Espagne socialiste, sans concertation avec ses partenaires européens.

<br>A 47 ans, l’ancienne dirigeante des groupes de media Canal+ et Endemol avait maintenu sa position mardi lors d’une réunion de direction.

Jean Leonetti a été ministre délégué de Nicolas Sarkozy aux Affaires européennes, poste précédemment occupé par Laurent Wauquiez et avait soutenu Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

L’Espagne accepte les migrants africains de l’Aquarius pour les repasser aux pays du Nord

‘SOS Méditerranée’ assure la livraison, mais ne garantit pas le suivi

 

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Un risque sanitaire non négligeable

Les passeurs ont débarqué leur cargaison dans le port de Valence, mais, après son coup de com’, le gouvernement socialiste tout juste de retour aux affaires appelle les pays du nord à les décharger du fardeau de la pression migratoire qu’il s’est mis.

 

Maintenant que les passagers de l’Aquarius sont arrivés à bon port dimanche matin, après huit jours de périple, navire supranational sans légitimité, flanqué de deux bateaux des garde-côtes italiens qui avaient pris en charge une partie de ses passagers durant les 1.500 kilomètres de traversée, les tensions ne sont pas retombées c’est finalement Madrid qui a débloqué la situation en ouvrant le port de Valence, « pour raisons humanitaires » – mais surtout politiciennes : elles rebondissent.

« Servir de catalyseur », selon les activistes du gouvernement socialiste

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Pourquoi le Datillo italien assure-t-il le débarquement de 274 clandestins à Valence, Espagne, et non pas l’Aquarius ?

 

Le gouvernement socialiste espagnol ignore encore quel sort elle réserve à ces 630 nouveaux clandestins non désirés en Espagne. La porte-parole du gouvernement, Isabel Celaa, avoue que « leur situation sera étudiée au cas par cas », sans exclure d’éventuelles expulsions.

 

Les socialistes espagnols attirent les migrants, mais tentent l’externalisation du 

contrôle des flux migratoires. « Nous espérons que l’initiative espagnole servira de catalyseur qui poussera l’Europe à prendre ses responsabilités, insiste-t-elle, une fois le coup médiatique réalisé. Ce n’est pas une question espagnole, italienne ou grecque. C’est une question européenne qu’il faut affronter entre tous », se dérobe l’Espagnole, après l’initiative gouvernementale, sans concertation avec l’Union européenne.

En revanche très engagé contre les indépendantistes catalans, le ministre espagnol des Affaires extérieures, Josep Borrell, 71 ans, rétropédale : il s’agit d’une décision symbolique , qui vise à provoquer « un électrochoc politique », pour forcer l’Union européenne à « cesser de regarder ailleurs », lâche, cyniquement, cet ancien délégué syndical, en plaidant pour un meilleur travail en amont. 
Et de citer en exemple  la stratégie de l’Espagne au Sénégal, où les aides à l’économie locale, en échange d’une meilleure coopération sur le contrôle des frontières, ont permis de barrer la route à l’immigration irrégulière vers les îles Canaries.

Troisième voie d’accès en Europe par le Sud

Des migrants à bord de «l'Aquarius», le 12 juin.
Une mise en scène promotionnelle de ‘SOS Méditerranée’

L’Espagne est la troisième voie d’accès en Europe par le sud, après la Grèce et l’Italie, avec plus de 22.000 personnes entrées par la mer en 2017, en transit. Pendant que toutes les caméras se focalisent sur l’arrivée de l’Aquarius, encore près de 1.000 migrants à la dérive sur de petites embarcations ont été repêchés au large de la côte andalouse ces derniers jours, loin des projecteurs. L’opération menée par SOS Méditerranée n’était qu’un coup de pub d’activistes qui ne règlent rien : les passeurs se déchargent sur les instances institutionnelles.
D’autres sont à venir : un appel d’air médiatisé par des irresponsables sans moralité, ça fait des dégâts humains qui n’ont rien de symboliques…

Que l’accueil de l’Aquarius se confirme ou non être un coup d’éclat sans lendemain, il n’annonce pas nécessairement un virage dans la politique espagnole en matière d’immigration. « La tendance a été au renforcement et à la militarisation des frontières ces dernières années, avec un système de surveillance électronique dans le détroit de Gibraltar et des patrouilles conjointes pour faciliter le retour dans les pays émetteurs », constate Itziar Ruiz-Gomez, professeur de sciences politiques à l’université autonome de Madrid. 

Mais le gouvernement Sanchez sait-il où il va et comment il va se sortir seul de ce mauvais pas ? L’Europe n’est pas obligée de céder à tous les coups de pub de ses membres.

Protection universelle

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Tout laisse à penser que la ligne sécuritaire de Rajoy ne va pas varier avec Sanchez, même si les socialistes du nouveau gouvernement viennent de donner des signes d’assouplissement, pour les uns, mais d’inconscience, pour les autres.

Madrid a annoncé vendredi le rétablissement du droit à la protection universelle, qui donnera accès à la santé pour les sans-papiers et peut fixer les Africains en péninsule ibérique.<br>Il pourrait aussi donner satisfaction aux organisations de défense des droits de l’homme en décidant du retrait les lames tranchantes sur les hauts barbelés frontières de Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique du nord. Mais les internationalistes des Droits de l’homme et le gouvernement populiste de Pedro Sanchez trouveront-ils le soutien de la population espagnole ?

Reste qu’en toute hypothèse, les Espagnols passeront le relais à la France et aux autres européens. <br>D’ores et déjà, certains adeptes du « benchmarking » dénoncé par Gérard Collomb doivent être accueillis en France, après l’examen de leur situation en Espagne, avait annoncé le gouvernement espagnol samedi. L’Espagne a annoncé ce samedi qu’elle accepte l’offre de la France [sic] d’accueillir les clandestins de l’Aquarius « qui répondraient aux critères du droit d’asile ». La France acceptera les migrants qui « exprimeront leur désir de rejoindre ce pays », a annoncé Madrid !

Les villes portuaires à gauche, portes ouvertes aux migrants méditerranéens

Les 629 migrants de l’«Aquarius» vont être conduits en Espagne

19260334_1969061346700180_2671281506149445672_nA peine le premier ministre Mariano Rajoy a-t-il été renversé le 2 juin que, le 11, le socialiste Pedro Sánchez (50,3% des voix socialistes) invite plus de 600 migrants en Espagne où la plupart ne resteront pas.

Les 629 clandestins de l’«Aquarius» étaient bloqués en mer, dans l’attente d’un port d’accueil… Parmi eux, sept femmes enceintes : pour le droit du sol ? Le sort des migrants de l’Aquarius est donc enfin fixé.  Avant de choisir leur destination finale, quelque part en Union Européenne, ils vont être transbordés sur des navires italiens pour être conduits en Espagne, où le gouvernement de Pedro Sanchez a proposé de les accueillir, sans recevoir l’accord de ses partenaires européens.

Le port de Valence devrait accueillir les migrants de l’Aquarius dans les prochains jours

SOS Méditerranée

Des navires italiens vont prendre le relais de l’Aquarius, navire de l’association européenne de sauvetage en mer depuis la Libye ‘SOS Méditerranée’, qui ne réunissait pas les conditions de sécurité suffisantes pour aller jusqu’en Espagne.
L’Aquarius est géré par la compagnie maritime allemande Jasmund Shipping, en partenariat avec ‘Médecins du Monde’ jusqu’en avril 2016, puis avec ‘Médecins sans Frontières’ (section Amsterdam) depuis mai 2016. Seize députés français, principalement issus du Parti socialiste et du Parti radical de gauche, donnèrent alors une partie de leur réserve parlementaire à SOS Méditerranée et financèrent ainsi une semaine d’intervention.
‘SOS Méditerranée’ est un réseau international créé le 9 mai 2015 et présidé par Francis Vallat, président d’honneur fondateur du Cluster Maritime Français
, qui coordonne 18 clusters nationaux de l’Union européennequi dynamise les solidarités entre 400 entités maritimes françaises et co-organise les Assises de la mer, rassemblant 1.800 responsables de la vie maritime française, dont le Premier ministre et d’autres membres du gouvernement), ainsi que le Salon « Euromaritime ».

Francis VallatFrancis Vallat, 72 ans, a derrière lui cinquante ans de carrière dans le domaine de la mer. Bien qu’après trente ans, il fut licencié en 1997 de la présidence de Van Ommeren Tankers, un important armateur pétrolier néerlandais, il est la personnalité la plus importante du monde maritime français : on le retrouve au conseil national de la Lloyd’s, la célèbre compagnie d’assurances britannique, ou au comité international du bureau Veritas, le leader mondial de la certification des normes, et a été vice-président d’Intertanko, le groupement mondial des tankers pétroliers.
Francis Vallat a été vice-président de l’Agence européenne de sécurité maritime. Il a fondé en 2006 le Cluster maritime français (CMF), regroupement de toutes les entreprises du secteur. Plus de 5.000 cadres et dirigeants d’entreprises sont passés par le Cluster. 400 entreprises ou entités maritimes y adhèrent. Ses Assises de la mer ont attiré jusqu’à 2.000 personnes, dont des ministres.
Depuis quatre ans, Francis Vallat a passé la main. Mais
 il est toujours président d’une autre « grappe maritime », l’European Network of Maritime Clusters, qui rassemble les clusters de dix-sept pays européens… Francis Vallat a aussi été président de l’Institut français de la mer. Sans compter ses SCI, ses multiples engagements associatifs ou sportifs toujours dans le même domaine de la mer.

Rien d’étonnant à retrouver Francis Vallat dans les allées du pouvoir. Au tournant du millénaire, c’est le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, qui le décore de la Légion d’honneur. En janvier 2012, il prend la parole à une journée thématique de l’UMP où il explique entre autres aux organisateurs « qu’ils sont nuls en communication »… On peut aussi croiser Francis Vallat dans les couloirs de Bruxelles : il a même droit à une page entière sur le site internet de la Commission européenne avec sa biographie en anglais.
C’est donc cet homme qui préside SOS Méditerranée, que la presse présente comme une association citoyenne, une initiative militante née entre la poire et le fromage, quelque part entre Berlin et Marseille. Son association revendique 11.200 donateurs.

« Des vivres seront livrés sous peu à l’Aquarius par un navire italien », a précisé l’association sur Twitter. Le centre de commandement des secours de Rome « planifie de transborder les rescapés plus tard sur des navires italiens après quoi nous mettrons le cap ensemble sur Valence », a-t-elle ajouté.
L’Aquarius était bloqué en mer à la suite d’un bras de fer entre l’Italie et Malte, qui refusaient tous deux d’ouvrir leurs ports aux migrants en situation irrégulière. Dans l’impasse, l’Aquarius avait alors reçu une proposition du socialiste Pedro Sanchez, nouveau premier ministre espagnol pour accoster au port de Valence.

<br>Le maire de Palerme ouvre l’Europe aux migrants, mais en garde très peu en Sicile

Pour éviter de garder à sa charge des milliers d’Africains passés par la Libye, une seule solution pour le maire de la capitale sicilienne, dès 2015 : la liberté d’entrer légalement dans l’UE. « Si les Syriens, en tant que personnes provenant d’un pays en guerre, ont droit de toute façon au statut de réfugié, pourquoi leur interdire de prendre un billet d’avion Istanbul-Paris, par exemple et les obliger de passer par la Libye, la traversée de la Méditerranée« , s’était-il interrogé.
En 2017, Leoluca Orlando, un maire de centre-gauche, en était à vouloir « abolir le titre de séjour pour les migrants ». Il se justifie : « Je ne comprends pas pourquoi les frontières existent. L’Union européenne était l’occasion rêvée pour dire « nous sommes au delà des nations, nous ne sommes qu’un ensemble de minorités. » Selon lui, chacun doit pouvoir décider de ce que devrait être sa terre natale

La Corse propose l’ouverture de ses ports

Ce mardi, le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a également proposé d’accueillir sur l’île le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée. « Manque de vivres, mauvaises conditions météo, et port espagnol trop éloigné : face à l’urgence, le conseil exécutif de Corse propose à @SOSMedFrance d’accueillir l’#Aquarius dans un port #corse », a tweeté l’élu nationaliste qui a été l’avocat d’Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet en exercice Claude Erignac.

Une offre appuyée par le président nationaliste de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, ancien avocat spécialisé dans la défense de  nationalistes corses,  notamment des militants ayant participé à la lutte armée à travers le FLNC.

En revanche, le nouveau ministre italien de l’Intérieur avait mené sa campagne des législatives sur le thème de la fermeture des frontières aux migrants

Le ministre, Matteo Salvini, ex-patron de la Ligue, a prévenu qu’une fois au pouvoir, il ferait tout pour empêcher ces débarquements, particulièrement lorsqu’ils sont le fait des ONG qui patrouillent au large de la Libye.

L’Italie, qui a vu quelque 700.000 migrants débarquer sur ses côtes depuis 2013, a régulièrement reproché aux Européens d’avoir détourné les yeux et de l’avoir laissée seule face à la crise migratoire.

<br>Mélenchon est-il candidat à Marseille pour ouvrir les vannes ?

Le principal opposant d’extrême gauche entretient le suspense sur sa candidature, mais son parachutage sur cette ville ouverte sur la Méditerranée suggère un plan politique de facilitation de l’entrée de tous les migrants venus d’Afrique et du Proche Orient.

Né à Tanger, Mélenchon, qui se considère comme un « indépendantiste français » face à l’Union européenne, condamne la volonté d’Emmanuel Macron d’appliquer pleinement l’accord avec la Turquie sur les migrants.  Dans un communiqué, le député des Bouches-du-Rhône a estimé le chef de l’Etat « poursuit la fuite en avant sur les conditions d’accueil des réfugiés » : il confie, selon lui, le traitement des demandeurs d’asile à un régime dictatorial ». Mélenchon accuse « l’Union européenne [qui] continue de pousser les populations africaines au départ en forçant les États à signer des accords et libre-échange« . 

L’ancien sénateur renvoie dos à dos ceux, à droite ou au gouvernement, qu’il juge trop fermés et ceux, plus à gauche, ses alliés de l’extrême gauche, dont il dénonce l’idéalisme naïf. «Une fois que les gens sont là, que voulez-vous faire? Le rejeter à la mer? Non, c’est absolument impossible. Donc il vaudrait mieux qu’ils restent chez eux. Je suis fatigué de ces discussions où les fantasmes s’affrontent les uns et des autres. Entre ceux qui hurlent sans réfléchir et s’en remettent à des expédients sécuritaires sans consistance et ceux pour qui il est normal que tout le monde puisse venir où il veut, quand il veut». Des propos qui prolongent ceux tenus par le fondateur du parti de gauche dans Le Monde le 24 août dernier : «Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Mais est-ce que s’il venait 10.000 médecins s’installer en France, ce serait une chance? Oui».  Entre l’immigration au « faciès » universitaire de Mélenchon et le « benchmarking » de Collomb, la France va devoir choisir…

 

J.-F. Copé : « On tape beaucoup sur Donald Trump, mais il ne fait qu’appliquer son programme »…

Macron aussi ne fait qu’appliquer son programme… 

blog -trudeau-trump main tendueEmmanuel Macron ne parviendra pas à influencer Donald Trump « avec des tapes dans le dos », estime Jean-François Copé qui demande une diplomatie européenne forte.

L’issue du G7 en queue de poisson est terrible rappel à la réalité. Alors qu’il avait consenti à signer le communiqué commun du G7 samedi, Donald Trump a retiré le sceau américain à la dernière minute, vexé par des propos du Premier ministre canadien: après le départ de son invité, Justin Trudeau avait persisté à qualifier d' »insultants » les tarifs douaniers américains et le président américain avait répliqué en jugeant Justin Trudeau « très malhonnête et faible »

Un coup de pied de l’âne canadien qui doit alerter le jeune Macron, selon Jean-François Copé. « La diplomatie de la tape dans le dos, des embrassades devant les caméras et des invitations à dîner à la Tour Eiffel, c’est bien gentil mais ça ne marche pas« , a mis en garde le maire de Meaux, invité du Grand Rendez-Vous d’Europe 1 dimanche.

Trump, adepte de la « realpolitik »

blog -presidents et le sport-J Trudeau-boxing-patrick-brazeau.jpgL’échec du G7 doit pousser la France à reconsidérer sa façon de dialoguer avec les États-Unis, estime Jean-François Copé, « Tout ce qui compte en diplomatie, c’est l’alignement des intérêts. Or, nos intérêts et ceux de Donald Trump ne sont clairement pas les mêmes« , souligne Jean-François Copé, 54 ans. « En France, on tape sur Donald Trump à longueur de journée. Mais il fait simplement ce pour quoi il a été élu. Il avait un programme extrémiste et il le met en place. Il avait promis de torpiller 70 ans de libre-échange transatlantique et 25 ans de commerce nord-américain. Pour le même prix, il insulte Poutine avant de se réconcilier avec lui. Tout cela a un nom : c’est de la realpolitik« , explique l’ancien ministre à son cadet de 14 ans. 

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L’ancien président de l’UMP incite désormais Emmanuel Macron à se tourner vers ses partenaires européens et à cesser de faire cavalier seul. « Le message de ce fiasco, c’est que jamais on a autant eu besoin d’Europe. Nos intérêts sont alignés avec l’Allemagne, la zone euro, l’UE et même au-delà », martèle Jean-François Copé. « Emmanuel Macron a eu raison de mettre les pieds dans le plat sur l’Europe, maintenant il faut que les Allemands acceptent de bouger, notamment sur la création d’un vrai fonds d’investissement européen. Le deuxième grand sujet, c’est la défense. On ne peut pas rêver d’une grand diplomatie européenne si on n’a pas de politique de défense digne de ce nom. »

Justin Trudeau fait capoter le G7

Le G7 au Canada a tourné au fiasco samedi.

Les propos du Premier ministre canadien Justin Trudeau ont provoqué une réaction instantanée de Donald Trump qui, d’un tweet vengeur, a retiré son soutien au communiqué commun obtenu dans la douleur,  qualifiant la déclaration du Canadien de “très malhonnête”.

Le président américain a tweeté depuis Air Force One: En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain!”.

La réaction est spectaculaire. Déjà parti au moment de la publication de ce fameux communiqué, Donald Trump avait fait savoir à la presse voyageant avec lui à bord d’Air Force One qu’il y souscrivait, mais c’était avant d’avoir connaissance des propos de Trudeau.  Un haut responsable de la Maison Blanche a confirmé que le président était “en colère”.

Taxes “insultantes”

Lors de sa conférence de presse de clôture, après deux jours de débats laborieux à La Malbaie (Québec), le Canadien a continué à utiliser le terme d’“insultantes” pour qualifier les taxes tout juste imposées par les Etats-Unis sur l’acier et l’aluminium importés. Et il avait promis d’y répliquer “sans sourciller”.

Embarrassé, le cabinet du Premier ministre canadien s’est limité à une réponse minimale : “Nous nous concentrons sur tout ce que nous avons accompli ici au sommet G7. Le premier ministre n’a rien dit qu’il n’avait pas déjà dit auparavant, autant publiquement qu’en conversations privées” avec le président américain, mais c’était avant que ne soit trouvé un accord.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a appris la nouvelle au décollage de son avion. Ses services n’ont pas voulu aggraver la situation dans l’immédiat.

A l’origine de la colère de Donald Trump, les propos de Justin Trudeau rendent de facto caduque la déclaration commune sur le commerce grâce à laquelle le “Groupe des sept” (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) avait tenté de sauver la face. Ce texte critique le “protectionnisme”, qu’incarne le président américain, et s’engage à “moderniser” l’Organisation mondiale du commerce.

Coup pour coup

Les quelques lignes difficilement négociées ne pesaient pas lourd face à un Donald Trump déterminé à ne rien lâcher pour défendre les intérêts américains. Au prix d’une guerre commerciale ouverte avec ses partenaires, comme le montre sa volonté réitérée de taxer les importations de voitures étrangères à un taux plus équitable, entre partenaires.

Donald Trump dénonce en effet le protectionnisme de l’Union européenne sur les importations de voitures en provenance des pays hors UE. Les taxes européennes s’élèvent à 10%, quand les droits de douanes américains ne s’élèvent qu’à 2,5%.

“Nous sommes la tirelire que le monde entier pille. Cela va cesser”, avait déjà tempêté le président républicain, au cours du sommet.

Justin Trudeau n’est donc pas le seul à vouloir maintenir le statu quo en matière tarifaire. Le président français Emmanuel Macron a ainsi prévenu, lors de sa propre conférence de presse à La Malbaie, qu’il n’y a “pas de changement” en ce qui concerne les menaces de contre-mesures européennes annoncées sur le bourbon ou les motos américaine, en riposte aux taxes américaines sur l’acier et l’aluminium.

Malgré les sourires des dirigeants à la fin du sommet, le G7 a donc été dynamité par un hôte canadien qui préfère les longues négociations multilatérales en meute aux négociations bilatérales. Jusqu’à provoquer le fiasco final de la rencontre.

Le président américain était arrivé le dernier et reparti le premier, se faisant porter absent à une réunion sur le climat. Le président des États-Unis s’est envolé du Canada pour Singapour après le déjeuner de travail consacré à l’égalité des sexes. Donald Trump n’a jamais caché qu’il donne  la priorité à sa rencontre de mardi avec M. Kim. “C’est une occasion unique” d’arriver à un accord nucléaire avec Pyongyang qui “ne se représentera jamais”, a-t-il expliqué.

 

Washington impose des taxes sur l’acier et l’aluminium européens dès vendredi

Trump veut ré-équilibrer les tarifs douaniers avec l’U.-E.

blog -taxes douanieres-Bourbon-sanctions a Trump-juin2018.jpgComme annoncé en mars, le texte impose des taxes de 25 % sur toutes les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium. Les mesures devaient épargner temporairement le Canada et le Mexique, avec qui Washington a négocié la refonte des accords de libre-échange en Amérique du Nord (Aléna), seront ainsi épargnés dans un premier temps. D’autres pays pourraient être exemptés.  L’Australie, qui est un « pays formidable » et « un partenaire de longue date », selon Trump, pourrait aussi bénéficier d’un traitement différencié, ainsi que « d’autres pays ». La Chine est en revanche visée.
Les droits de douane pour l’importation de produits aux Etats-Unis sont particulièrement faibles, au regard des impositions pratiquées par les autres pays.

Les menaces de Trump étaient une riposte aux propos tenus la veille par Jean-Claude Juncker
Le président de la Commission européenne s’était dit prêt à imposer de sanctions contre l’importation « de bourbon, de Harley Davidson et de jeans Levi’s » si les Etats-Unis mettaient en œuvre leurs taxes douanières sur l’aluminium et le fer.
 La chronologie de l’escalade des menaces est souvent escamotée par la presse française
.

A représailles, représailles et demi, donc. Dans un tweet posté samedi 3 mars, Donald Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers sur l’importation des voitures européennes, en plus des taxes qu’il a promises. 

Les Etats-Unis appliquent un tarif douanier d’en moyenne 3,5 %, l’un des plus attractifs au monde. Mais ce taux  comporte des exceptions : certains produits sont soumis à des droits de douane plus élevés. C’est le cas des produits laitiers, des sucreries et confiseries, des boissons et du tabac, des vêtements, etc. 

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a annoncé ce jeudi l’instauration de droits de douane sur l’acier et l’aluminium importés aux États-Unis par l’Union européenne (UE), le Canada et le Mexique à compter de vendredi 1er juin.

Juste après l’annonce des Etats-Unis, la Commission européenne a promis de répliquer à la décision américaine. Outre ces mesures de rétorsion, l’UE va saisir l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). «C’est un mauvais jour pour le commerce mondial», a déclaré le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, lors d’un discours à Bruxelles. «Nous allons donc immédiatement engager une procédure devant l’OMC et annoncerons dans les prochaines heures des contre-mesures.» «Il est totalement inacceptable qu’un pays impose des mesures unilatérales en matière de commerce mondial», a-t-il ajouté.

L’UE va «annoncer dans les prochaines heures des contre-mesures», a clamé Jean-Claude Juncker

«L’Union européenne ne peut pas rester sans réagir (…) Ce qu’ils peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose», a-t-il affirmé lors d’une conférence à Bruxelles.

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a dénoncé l’attitude des Etats-Unis. «Les Etats-Unis ont cherché à utiliser la menace de restrictions commerciales comme levier pour obtenir des concessions de la part de l’UE. Ce n’est pas la manière que nous avons de faire des affaires, et certainement pas entre partenaires, amis et alliés de longue date», a-t-elle raconté.


trop-shareDès la fin avril, au moment de la montée en puissance du conflit commercial, l’UE avait préparé une liste de produits américains, dont le tabac, le bourbon, les jeans ou les motos, qu’elle avait l’intention de taxer lourdement si elle était frappée par les droits de douane. Cette liste d’articles emblématiques établie par la Commission européenne cible, dans certains cas, des Etats américains, souvent agricoles, ayant voté pour Donald Trump en 2016.


Ces taxes ou contre-mesures sur les produits de cette liste portent sur un total de 2,8 milliards
d’euros qui ne couvrent pas la totalité des dommages infligés à l’industrie européenne, mais permettent à l’UE d’être dans le cadre de l’OMC.

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat français à l’Europe et aux Affaires étrangères, a appuyé la décision européenne de répliquer à ces décisions, notamment en frappant certains produits américains. «Cette liste est en cours d’examen à l’OMC, mais d’ici la mi-juin cet examen sera terminé et nous serons alors en mesure de pouvoir mettre en place ces mesures de rééquilibrage», a-t-il dit à des journalistes.


Le gouvernement allemand
a prévenu, jeudi, que la réponse à «l’Amérique d’abord» sera «l’Europe unie» ajoutant que «les guerres commerciales ne connaissent aucun vainqueur».


De son côté, le gouvernement mexicain a aussi annoncé des représailles commerciales alors que les États-Unis sont son principal partenaire commercial. «Le Mexique imposera des mesures équivalentes sur divers produits» dont certains aciers, des fruits et des fromages, a annoncé dans un communiqué le ministère de l’Économie, et celles-ci «seront en vigueur tant que le gouvernement américain n’éliminera pas les taxes imposées».


Les droits de douane sur l’acier atteindront 25%, ceux sur l’aluminium 10%


Wilbur Ross, qui a annoncé cette décision lors d’un briefing au téléphone avec des journalistes, a déclaré que les droits de douane entreraient en vigueur à minuit heure de Washington (vendredi 4h GMT). «Nous sommes impatients de poursuivre les négociations, d’une part avec le Canada et le Mexique, d’autre part avec la Commission européenne, car il y a d’autres questions qui doivent être réglées», a-t-il déclaré.


En décidant d’imposer ces droits de douane, les Etats-Unis invoquent la section 232 du Trade Expansion Act de 1962, qui permet de restreindre les importations de biens jugés préjudiciables à la sécurité nationale.

Mais il avait accordé une exemption à l’UE, au Canada et au Mexique, qui courait jusqu’à vendredi, afin d’encourager des négociations commerciales sur d’autres dossiers. Wilbur Ross a estimé que les négociations commerciales avec l’Union européenne avaient progressé, mais pas assez pour justifier une prolongation des exemptions de droits de douane au-delà du 1er juin. «A l’Union européenne de décider si elle souhaite prendre des mesures de représailles. La question suivante sera: comment le président [Trump] répondra? Vous avez vu sa réaction quand la Chine a décidé de riposter. S’il y a une escalade, ce sera parce que l’UE aura décidé de riposter», avait-il mis en garde dans un entretien accordé au Figaro, ce jeudi.

L’UE, tout comme le Canada et le Mexique, avait bénéficié d’une exemption temporaire sur ces droits de douane annoncés en mars par le président américain Donald Trump mais Wilbur Ross a estimé que les négociations commerciales avec l’UE n’avaient pas suffisamment progressé depuis pour justifier une prolongation de cette dérogation au-delà du 1er juin. Washington a jugé que la renégociation de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain) traînait trop en longueur, a encore expliqué Wilbur Ross.

Taxes sur les voitures

L’administration Trump menace également de taxer les importations de voitures, jusqu’à 25%, ce qui serait un coup dur pour des pays exportateurs comme l’Allemagne et le Japon.

L’UE et le Japon, qui sont d’importants exportateurs automobiles, redoutent de «sérieuses turbulences» sur les marchés si les USA taxent les voitures importées.


La Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, et le ministre japonais au Commerce, Hiroshige Seko, ont également estimé, dans un communiqué commun diffusé jeudi à Paris, qu’une telle initiative américaine pourrait mener à la «disparition du système commercial multilatéral» actuel, placé sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et demandé à d’autres pays partageant la même opinion de se joindre à eux. Le communiqué est paru en marge d’une réunion de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à Paris.


Jean-Baptiste Lemoyne a estimé que «le thème de la sécurité nationale s’agissant des automobiles peut prêter à sourire. On est là dans l’habillage de mesures véritablement protectionnistes». «Aujourd’hui en matière de commerce international, nous dansons tous au bord du gouffre, on est un peu au bord du précipice et donc ça nécessite beaucoup de maîtrise pour montrer aux Etats-Unis qu’ils se fourvoyent», a-t-il ajouté, soulignant l’importance de réformer l’OMC comme le souhaite Emmanuel Macron.


Le président français a souhaité mercredi l’ouverture d’une négociation
sur une telle réforme entre l’Union européenne, les Etats-Unis, la Chine et le Japon, ouverte ensuite aux autres partenaires, en réponse aux attaques de Donald Trump.

Wall Street sur ses gardes

Après la confirmation de cette mesure, Wall Street faisait preuve de prudence. Vers 14H15 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,78% à 24.476,05 points. Le Nasdaq, à forte composante technologique, s’appréciait de 0,03% à 7.464,39 points après avoir démarré dans le rouge. L’indice élargi S&P 500 perdait 0,43% à 2.712,35 points. La Bourse de New York avait nettement rebondi mercredi, au lendemain d’une chute importante des secteurs de l’énergie et de la finance, alors que s’atténuaient un peu les craintes sur la crise italienne: le Dow Jones avait gagné 1,26% et le Nasdaq 0,89%.


«Ces annonces ne prennent pas les marchés de court mais elles remettent de nouveau en avant les craintes de guerre commerciale», a souligné Peter Cardillo de Spartan Capital Securities. Plusieurs entreprises américaines spécialisées dans l’acier et l’aluminium en profitaient, US Steel montant par exemple de 2,98%, AK Steel de 1,31% et Alcoa de 0,74%.

 

Migrants : une ministre LREM regrette d’avoir évoqué leur « shopping de l’asile »

La ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a tenté de rattraper sa bavure

blog -Loiseau N perron Elysee.jpgElle a reconnu, jeudi, son emploi « malheureux »de l’expression « shopping de l’asile« , qui a suscité de nombreuses réactions d’indignation. « J’ai utilisé hier (mercredi) lors d’un débat au Sénat l’expression ‘shopping de l’asile’. Cette expression est malheureuse », écrit la ministre, 54 ans, dans une réaction transmise à l’AFP.

« Lorsqu’on arrive du Sud-Soudan, on peut décider de faire du shopping de l’asile et décider qu’on est mieux en Suède qu’en Italie. Mais enfin tout de même !« avait déblatéré N Loiseau au Sénat.

Ces propos ont aussitôt suscité de vives réactions.

La sénatrice écologiste Esther Benbassa, universitaire franco-turco-israélienne, qui avait posé la question à la ministre, a dénoncé sur Twitter un « vocabulaire indécent ». « Le mépris de la misère, une constante de ce gouvernement », a-t-elle ajouté, quand son collègue Bernard Jomier qualifiait les propos de « choquants et déplacés ».

« Non, Mme Loiseau, les réfugiés ne font pas du shopping de l’asile, mais fuient la mort, les persécutions et la misère », a réagi la maire PS de Lille Martine Aubry, quand Boris V

allaud, porte-parole du PS, a fustigé des propos « honteux ».

Tête de liste d’Europe Ecologie Les Verts aux élections régionales 2010, le député LREM Matthieu Orphelin n’a, quant à lui, eu qu’indulgence pour l’expression, la qualifiant de « formule très malheureuse et surtout si lointaine de la réalité de ces destins brisés« …

« Votre expression n’est pas malheureuse, elle est honteuse », a pour sa part tweeté Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis.

Demandeur d’asile, réfugié, migrant ou clandestin, c’est kif-kif ?

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L’expression « est pourtant communément utilisée par les institutions et les spécialistes européens du droit d’asile », a cependant soutenu Loiseau. « Elle désigne une pratique constatée, a-t-elle insisté : le fait que contrairement au droit européen en vigueur, certains demandeurs d’asile effectuent leurs démarches non pas dans le pays européen dans lequel ils sont entrés mais dans un autre Etat-membre, en fonction des conditions d’accueil ou de la probabilité de succès de leur démarche. Elle désigne aussi la pratique consistant pour un demandeur d’asile débouté dans un Etat-membre à introduire une demande dans un autre« , ajoute-t-elle. La misère du monde a le choix de son coin de paradis.

« La lutte contre ce qui est désigné par l’expression « shopping de l’asile » est considérée et affichée comme un objectif de la révision du régime européen d’asile. La France est favorable à une réforme du droit européen en matière d’asile qui permette d’harmoniser les procédures, de préciser les responsabilités de chacun et la solidarité entre Etats-membres pour une politique de l’asile humaine et efficace« , indique la ministre dans un courriel de ses services.

Cette perruche a exercé la plus grande partie de sa carrière au ministère français des Affaires étrangères. Elle est même devenue directrice générale de l’administration du Quai d’Orsay, par la grâce d’Alain Juppé, avant  d’accepter la direction de l’Ecole nationale d’administration à Strasbourg, proposée par Hollande, qui n’en est pas à une gaffe près.  Cerise sur le gâteau, cette « cynique » est lauréate du Prix de la Femme d’Influence 2014, dans la catégorie Politique…

Conférence de presse de Hollande: le président reste sur « une logique d’austérité », souligne Mailly

Le secrétaire général de FO a observé jeudi qu’il n’y a aucun « changement d’orientation » économique dans les propos de Hollande

Jean-Claude Mailly (FO) déplore que François Hollande reste sur « une logique d’austérité »

« Sur le fond de la ligne économique, je ne sens pas de modification de l’orientation.
Il a rappelé la loi Macron, le pacte de responsabilité, on en parlait déjà l’année dernière« , a ironisé J.-Cl. Mailly devant la presse, après la conférence de presse du président François Hollande.

« FO a mis en garde contre « un sentiment d’abandon républicain » dans les départements ruraux.

« On est dans une logique d’austérité. C’est bien gentil de dire qu’il faut assurer le service public dans les territoires ruraux: oui mais il faut arrêter de fermer des bureaux de poste, de fermer des écoles (…) Il y a aujourd’hui dans les départements ruraux un véritable sentiment d’abandon républicain« , a-t-il ajouté, interrogé en marge du congrès de FO.

Evoquant la situation de l’emploi, Jean-Claude Mailly a estimé qu’il faut « savoir taper du poing sur la table au niveau européen ». « Il faut soutenir une activité économique, soutenir une croissance, y compris avec du bon endettement », a-t-il dit, en appelant à « redonner confiance pas seulement aux entreprises mais aussi aux citoyens« .

Plus tôt dans la matinée, Mailly avait défendu devant les militants de FO le principe d' »au moins une journée de grève interprofessionnelle » pour faire « bouger » le gouvernement et le patronat.