La reconduction à l’INSERM du mari de la ministre de la Santé ferait jaser

Levy ou Buzyn, le couple est  à l’aise en Macronie

Yves Lévy, PDG de l'Inserm, est l'époux de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, s’appelle Yves Levy et gère un établissement public sous la tutelle de son épouse. Les féministes n’y trouvent rien à redire, mais les démocrates grondent. En juin, son mandat sera remis en jeu, relançant le débat d’un potentiel conflit d’intérêt, en cas de reconduction.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, pourra-t-il décemment conserver son mandat ? Devrait être désigné sous peu le président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), fonction actuellement occupée par Yves Lévy, époux de la ministre. Le risque du conflit d’intérêt plombe cette nomination : censée intervenir le 12 juin, elle a d’ailleurs pris un léger retard, car l’organisme public est en principe placé sous double tutelle des ministères de la Recherche et de la Santé.

La ministre assure ne même pas connaître les candidats à la présidence de l’Inserm, dont son mari pourrait faire partie. « Le sujet n’a jamais été évoqué avec le Président ou avec le Premier ministre« , affirme-t-elle.

Un décret pour dessaisir Agnès Buzyn

Pourtant, au moment de la nomination d’Agnès Buzyn dans le gouvernement d’Edouard Philippe, il avait bien fallu déminer tout possible conflit d’intérêt. Fin mai, un décret a alors ôté toute autorité de la ministre de la Santé sur l’Inserm, pour la transférer au Premier ministre, tout en lui conservant la tutelle sur le ministère de la Recherche... Ce cas de figure est prévu par la loi relative à la transparence de la vie publique.

En attendant les auditions des candidats, prévues le 21 juin, selon le ministère de la Recherche, le professeur Lévy assure l’intérim. L’identité des candidats reste confidentielle, mais les postulants ont le droit de s’exprimer, ce que l’actuel PDG a refusé de faire. Une tutelle du Premier ministre n’est pas faite pour durer.

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Parcoursup, parcours de santé ?

C’est pas la faute du concepteur du logiciel: c’est un bug ! Alors…

Au pays des champions du numérique, l’application pour téléphone portable de Parcoursup a laissé des lycéens sur le clavier carreau. Plusieurs postulants à une place à l’université affirment qu’une proposition d’admission dans une formation, qu’ils étaient certains d’avoir acceptée sur l’application, s’est affichée « affichée » le lendemain.

Mardi 22 mai, dès le début des réponses sur le site Parcoursup, Andréa découvre qu’elle est acceptée dans un BTS design graphique. “J’étais sur liste d’attente dans tous mes autres vœux, du coup j’ai un peu attendu avant d’accepter la proposition”. Le lundi 28 mai au matin, elle se connecte à l’application Parcoursup sur son smartphone et valide la proposition, tout en maintenant son vœu sur une formation qu’elle préfère et qui l’a mise en liste d’attente. Un message sur l’application lui annonce que son choix a été pris en compte. Elle se déconnecte, rassurée.

Mais le lendemain, elle tombe de son haut : “sur Parcoursup, il y avait noté que, faute de réponse dans les délais, j’abandonnais ma place en BTS, raconte-t-elle. Et étonnamment, tous les vœux en attente que j’avais supprimés avaient réapparu”. Paniquée, la lycéenne compose le numéro vert de Parcoursup. Après une heure d’attente, elle réussit à parler à une conseillère. “Elle ne me croyait pas; elle pensait que je n’avais pas validé le vœu dans les temps. Mais j’étais certaine d’avoir eu un message de confirmation.” Finalement, après quelques minutes d’explications, la conseillère la réintègre dans la formation… mais sur liste d’attente. Jeudi matin, en se reconnectant sur la plateforme, la lycéenne est de nouveau acceptée dans le BTS en question.

“Le logiciel lui indique qu’elle a renoncé à tout”

”Comme elle, plusieurs lycéens dénoncent des bugs de la plateforme, sur l’application mobile. Sandrine, mère d’une élève de terminale ES a vécu la même situation. “Mardi après-midi, ma fille a découvert, en pleurs, que son vœu en fac de droit qu’elle avait accepté sur son smartphone apparaissait désormais comme abandonné.” La mère et sa fille se lance dans un parcours du combattant sur la plateforme d’appel de Parcoursup. “Au bout du fil, la conseillère m’a indiqué que ce n’était pas la première fois de la journée qu’ils devaient faire face à cette situation, détaille Sandrine. Elle a été réintégrée dans cette fac de droit, mais sur liste d’attente.” Le lendemain matin, au réveil, sa fille découvre qu’elle est à nouveau acceptée dans la formation. “Ça nous a toutes les deux soulagées, sourit Sandrine, mais on ne comprend vraiment pas comment cette situation a pu se produire.

Ces coups de stress sur Parcoursup sont encore difficilement quantifiables de candidats ont connu un tel problème sur Parcoursup ? Thibaut Marchal, professeur de SES au lycée Jules Ferry de Versailles raconte : “Une de mes élèves a obtenu un « oui » (définitif) pour des langues à La Sorbonne. Lundi 28 au soir, entourée de ses amies, elle valide ce vœu (qui apparaît alors en vert sur son écran) et renonce aux autres qui étaient « oui – en attente ». Ce matin en tant que Professeur principal je consulte les réponses de mes élèves et m’aperçois qu’elle est indiquée en rouge comme ayant quitté Parcoursup. N’ayant pas souvenir qu’elle ait passé un concours d’école hors Parcoursup, je l’interpelle et lui demande où elle va l’an prochain. Elle me répond, confiante, à La Sorbonne. Je lui dis qu’elle n’est plus indiquée comme inscrite dans Parcoursup, ce qu’elle s’empresse de vérifier sur son smartphone. Elle s’effondre en larmes… le logiciel lui indique qu’elle a renoncé à tout.” Comme les autres candidats dans cette situation, l’élève contacte immédiatement le numéro vert et se voit attribuée une place en liste d’attente. Ce mercredi, en se reconnectant sur Parcoursup une place lui a été à nouveau proposée.

Le rectorat nie tout bug

Contacté, le rectorat de Versailles se dėfend : plusieurs candidats lui ont soumis ce problème de validation. Nous avons réintégré les candidats en première position de liste d’attente sur leur vœu, il n’y a pas d’autre solution”, indique Dominique Patard, attachée de presse du rectorat.

Du côté du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, on indique qu’aucun bug n’a été détecté. “Nous avons pris connaissance de messages sur les réseaux sociaux, mais ni l’analyse du site, ni celle de l’application nous ont [« ne nous a », en français !] permis de constater un quelconque bug”, précise-t-on au Ministère. Et de souligner qu’“à chaque fois qu’une telle situation s’est produite, les élèves ont pu être replacés en liste d’attente.

Ruse de candidat refoulé (e) ou défaillance informatique ?Il peut y avoir des problèmes de validation sur l’appli, certains boutons sont trop petits », raconte Dominique Patard, au rectorat de Versailles.Il y a des risques d’erreurs de réponses causées par la manipulation beaucoup moins aisée sur téléphone portable que sur un ordinateur.” renchérit le centre d’information et d’orientation Médiacom.
De part et d’autre, les conseils sont clairs : «
pour toute action importante sur le dossier Parcoursup, comme la réponse à une proposition, il convient de se connecter depuis un ordinateur et non depuis un téléphone ou une tablette.» Au rectorat de Versailles, cette consigne est diffusée aux étudiants depuis plusieurs mois.

Des professeurs de Rennes 2 s’opposent à une présence de la police pour garantir le bon déroulement des examens

L’ordre républicain mis en question par l’Université gangrenée par la gauche radicale

Le chaos universitaire n’est pas le seul fait des étudiants. 

Les examens doivent débuter jeudi sur le campus Villejean de l’université Rennes 2, mais pourront-ils se tenir ?  Après l’évacuation des bâtiments occupés lundi matin, les étudiants opposés à la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) ont fait savoir qu’ils se mobiliseront pour empêcher la tenue des partiels.

 

 (@UnefRennes2) 14 mai 2018

Interrogé, le président de l’université réplique qu’il mettra  « tout en oeuvre » pour que les examens se tiennent, promettant une sécurisation du campus et un filtrage.

Des personnels de Rennes2 animent la chienlit menée par l’UNEF.

blog -Rennes2-police evacue amphi 14mai2018
Rennes2, lundi 14 mai 2018

 Les mesures de la direction élue ne sont pas du goût d’une catégorie de personnels radicalisés. Dans un communiqué du 15 mai, le comité de mobilisation des personnels mobilisés (@PersonnelMobR2) a clamé son opposition frontale :  « Nous sommes attaché·e·s à la tenue des examens, selon le calendrier mis en place, dans des conditions sereines. Cependant, nous refuserons de surveiller des examens en présence de forces policières sur les campus. » Est notamment visé le Parcoursup qui ne concerne pas leurs étudiants actuels.

Des actions violentes de « frondeurs » (« casseurs »?) font annuler les examens  dans d’autres villes

blog -Rennes2-Vive la Commune sur fronton-mai2018
La Commune de Paris est un mouvement révolutionnaire et un gouvernement  insurrectionnel  qui durèrent un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la ‘Semaine sanglante’ du 21 au 28 mai 1871
La famille de Marlène Schiappa appartient à la ‘libre pensée’

Les partis, les syndicats, les associations révolutionnaires instrumentalisant la classe ouvrière se retrouvent chaque année au Mur des Fédérés, le 1er mai, pour rendre hommage aux communards  qui s’emparèrent du pouvoir par la force et la terreur et établirent la Commune de Paris, régime collectiviste, fédéraliste, laïc et internationalistedu 18 mars au 21 mai 1871. Slogan : « Ni dieu ni maître, à bas la calotte, vive la sociale ! »

Le 18 mars 2018, l’organe du Parti communiste  français (PCF), le journal l’Humanité, a commémoré le « 18 MARS 1871, la Commune de Paris à la République » en lançant cet appel:
« A l’initiative et l’appel à la population du Collectif des communes Vive_la_commune_vivent_les_communes dimanche 18 mars, les élus parisiens et maires communistes de banlieues installent un village éphémère, place de la République à Paris, pour célébrer le 18_mars_1871, date de naissance de la Commune de Paris. C’est l’occasion pour eux de défendre les communes menacées de disparition par la réforme territoriale, la baisse des dotations, la disparition de l’autonomie fiscale, la suppression des services publics et biens des pouvoirs qui leur sont propres. C’est aussi l’occasion de rappeler les idéaux de la Commune de Paris. » Désormais maquillé en « gauche de la gauche« , le PCF prétend avoir abandonné son objectif révolutionnaire…

Depuis le début de la semaine, plusieurs universités ont dû annuler leurs examens en raison de perturbations sur fond d’opposition à Parcoursup et à la loi ORE. C’était le cas à Lyon2 lundi, mais aussi Grenoble, par exemple.

blog -ENS-mort a democratie-mai2018

D’autres établissements ont opté pour les devoirs maison, en famille, entre copains, comme le réclament les étudiants bloqueurs de Rennes 2, tous favorables à la casse de l’université et de sa délivrance des examens. Des actions en faveur du contrôle continu, dégénèrent en note moyenne 10 pour tous, une revendication de Paris Tolbiac. Le contrôle continu sera ensuite généralisé et étendu au baccalauréat où la réforme Blanquer l’introduit déjà partiellement.
L’extrême gauche révolutionnaire fait peser une menace sur l’égalité des chances et l’état de droit..

Chienlit à l’université : des examens passés à la maison pourront être validés !

L’occupation des locaux par des étudiants révolutionnaires conduit à l’annulation des épreuves dans plusieurs universités

blog -chienlit etudiante-syndicats UNEF manifestant vs selection a universite-Montpellier-le-16-novembre-2017.jpg
Extrémistes manifestant contre la réforme Macron-Vidal de l’Université: Montpellier, 2017

Les étudiants de l’université Lumière-Lyon 2 n’auront pas d’examens dans les conditions réglementaires – sur table, en temps limité et sous la surveillance  de professeurs – pour leur bon déroulement et l’égalité entre les étudiants. Ce dernier semestre, le président a préféré les annuler face au risque de blocage. Les 20.000 étudiants concernés seront notés uniquement sur le contrôle continu et les devoirs maison. Quelle validité accorder à cette mascarade d’examens, à Lumière-Lyon2 – dans les domaine des sciences de l’homme, du droit, des langues et de la finance – par rapport aux autres universités  ? 

Dans la cité phocéenne, vers 9 h, des policiers ont repoussé 60 à 80 jeunes qui bloquaient l’entrée de la faculté de droit et d’économie.Face aux risques de blocage par une poignée d’extrémistes de gauche hostiles à la réforme Macron-Vidal de l’université, les examens sur table de fin d’année à l’université Lumière-Lyon 2 ont été annulés et seront remplacés par des « modalités  alternatives du contrôle des connaissances », a-t-on appris ce lundi 14 mai auprès de la présidence. Au moins 20. 000 des 27.000 étudiants sont concernés par cette décision. Lundi, quelque 300 d’entre eux – dont des professeurs – avaient bloqué les deux campus, sur les quais du Rhône au centre de Lyon et à Bron en banlieue, provoquant l’intervention des forces de l’ordre sur les quais.

Dans ces conditions, alors que 2. 000 étudiants étaient attendus, la présidente de l’université a estimé que les examens de lundi ne pouvaient se dérouler « sereinement » et a décidé de les annuler. Après réflexion, l’université a également décidé de céder à la chienlit et s’est résolue à annuler tous les examens sur table qui devaient se tenir jusqu’au 29 mai.

Mardi 15, la présidence donnera des détails sur les nouvelles modalités d’évaluation qui reposeront « à la fois sur le contrôle continu et des devoirs à la maison« . Les cours à Lyon 2 étaient déjà suspendus depuis un mois.

D’autres examens ont également été annulés ailleurs en France à la suite de blocages : lundi matin à l’université Aix-Marseille, vendredi et samedi à Arcueil (Val-de-Marne) où avaient été délocalisés des partiels de l’université de Nanterre, et mercredi dernier à Grenoble.

L’extrême gauche anti-républicaine a investi une université sur quatre

Ils sont peut-être boursiers !

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Tag vu dans les locaux de l’ENS (mai 2018), école supérieure élitiste

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Sur Twitter, des photos de la dégradation du monument aux morts de l’ENS (Ecole normale supérieure) de la rue d’Ulm à Paris indignent profondément, à l’exception de la gauche même « modérée ». Résultat de recherche d'images pour

Des internautes anonymes comme des responsables politiques condamnent cette insulte aux morts pour la France. Sur le monument aux morts qui rend hommage aux professeurs et élèves décédés pendant la Première Guerre Mondiale, et avant, des étudiants anarcho-révolutionnaires ont tagué : « A nos morts tués par votre police ; RIP Scout, Oscar Grant, Freddie Gray, Blanqui [professeur élu député de la Convention (Première République, qui inclut la période dite de la Terreur, 1793-1794) , le 23 mai 1793]« , en référence à Louis-Auguste Blanqui, père de la devise des anarchistes « Ni Dieu ni maître« .

Au-dessus de ce message, un jeu de mots à l’aide du logo de Nike pour former la phrase : « Nique la BAC [brigade anti-criminalité] ». Une feuille a aussi été scotchée avec une liste de noms, dont celui d’Ali Ziri, non pas mort, à la suite d’une garde à vue en juin 2009 parce que retraité de 69 ans, mais suite à un contrôle de police, alors qu’il se trouvait au volant d’une voiture, avec un ami, après avoir bu, à Argenteuil.Résultat de recherche d'images pour

Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé un « scandale » et Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, se dit également révoltée sur les réseaux sociaux.