Urvoas : le Parquet classe son affaire de « détournement de fonds publics »

L’ancien ministre de la Justice, protégé par le Parquet dans l’enquête sur sa permanence parlementaire

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L’enquête ouverte sur des soupçons de détournement de fonds publics après l’achat, puis la mise en vente, par l’ex-garde des Sceaux et ex-député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, de sa permanence parlementaire à Quimper, a été classée sans suite par le Parquet de Lorient qui dépendait de son ministère.
« Il n’y a pas d’infraction pénale qui peut être reprochée » à J.-J. Urvoas, a expliqué froidement Laureline Peyrefitte, procureure de la République à Lorient, ex-subordonnée d’Urvoas.

Laureline Delmond-Peyrefitte était en poste à la Cour Appel de Versailles en tant que substitute générale, quand elle fut nommée à Lorient en 2015. Or, en 2015, Urvoas était président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale (juin 2012-février 2016) et député du Morbihan, Quimper étant à 78 kms de Lorient.

L’enquête, ouverte fin janvier et confiée à la PJ de Rennes, faisait suite à un signalement de l’association du Finistère Cicero 29 qui lutte pour la « probité des affaires publiques ». Elle avait été ouverte par le parquet de Lorient, après le dessaisissement de celui de Quimper, pour des soupçons de « détournement de fonds publics ».

Pour acquérir en 2008 cette permanence parlementaire de 126 m2 située en plein centre de Quimper, Urvoas a bénéficié d’un prêt bonifié, remboursé par ses indemnités de député (IRFM).

Elle a ensuite été louée, puis proposée à la vente par l’ancien député socialiste, battu aux législatives en juin 2017, pour une somme de 212.750 euros, avait dénoncé Jérôme Abbassene, membre de Cicero 29 qui pointait du doigt « l’enrichissement personnel » de M. Urvoas via cette opération. « Le prêt a été consenti par l’Assemblée nationale de façon tout à fait transparente et selon les règles établies à l’époque », l’appartement a « été utilisé pour y installer sa permanence parlementaire » et, selon ces mêmes règles, « le fait que le bien tombe dans le patrimoine personnel n’était pas contraire à la loi » à cette époque, a noté Mme Peyrefitte.

Ces pratiques sont interdites depuis le 1er lanvier 2018. De nouvelles règles s’imposent aux députés pour les frais de mandat: ils disposent d’une « avance sur frais de mandat » de 5373 euros comme l’ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. Un contrôle aléatoire est prévu chaque année sur 120 députés. M. Urvoas n’a aujourd’hui plus de mandat: maître de conférences en droit public, il a recommencé à donner des cours aux universités de Quimper et Brest, à Paris-Dauphine et à Sciences-Po.

Jean-Jacques Urvoas mis en examen pour violation du secret professionnel…

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Agression d’un couple de policiers en Seine-et-Marne, sous les yeux de leur fillette

Le couple installait sa fillette de trois ans dans la voiture, quand il a été sauvagement roué de coups

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Cibles potentielles de la pègre des quartiers soutenue par la gauche

Alors qu’il sortait de chez des amis, en civil, le couple, une brigadière en poste à Aulnay-sous-Bois et son compagnon, également policier en Seine-Saint-Denis, a été agressé, mercredi soir, devant leur fillette de trois ans, par deux hommesà Othis (Seine-et-Marne).

Les services de l’Elysée ont tweeté pour Emmanuel Macron, dénonçant jeudi l' »ignominie » et la « lâcheté » de l’agression des deux serviteurs de l’Etat hors service. Un seul des deux agresseurs présumés du couple de policiers a été interpelléen Seine-et-Marne, et placé en garde à vue, a-t-on appris vendredi de source syndicale. 

Mercredi vers 21h00,  deux hommes à bord d’un véhicule interpella la brigadière et son compagnon et commencèrent à injurier la jeune femme, a rapporté une source policière. « Ils les ont croisés par hasard et ils ont reconnu la policière qui les avait contrôlés à Aulnay-sous-Bois« ,  Seine-Saint-Denis, selon cette même source.

Les agresseurs descendirent de voiture et – sans sommation ! – assènèrent un coup de poing au visage de la jeune femme, qui a le bras en attelle à la suite d’un accident du travail. Ils s’attaquèrent ensuite à son compagnon, qui reçut plusieurs coups de pied, notamment. La policière s’est vu prescrire quatre jours d’interruption totale de travail, son compagnon quinze.<br>Les deux individus, reconnus par la jeune femme, ont été identifiés, avait précisé la source policière jeudi soir.

Cette « violente » agression a été vivement condamnée par le gouvernement et la classe politique 

« Pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé (…) un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille. Ils seront retrouvés et punis », a promis Macron sur Twitter, juste après la médiatisation de l’affaire en fin de journée jeudi.

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Soutien « pour » ou soutien « à » ?

« Tout sera mis en œuvre pour interpeller et déferrer à la justice les auteurs de l’odieuse agression qui a visé [et atteint] un couple de gardiens de la paix », « cet acte ignoble ne restera pas impuni », a de son côté promis le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, également sur Twitter dans une première réaction, après celle du président.

« Un acte terrifiant et révoltant » menés par des « barbares », a estimé Eric Ciotti, qui pointe également le chef de l’Etat: « M. Macron les mots durs sont inutiles quand les actes sont faibles. Qu’avez-vous fait pour protéger nos policiers? La com’, ça suffit !« 

La président du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen estime, elle, que « la Nation a le devoir de protéger nos policiers et leurs familles ». « Le gouvernement doit cesser de regarder ailleurs« , a-t-elle tweeté.

Merci de bien vouloir signaler au blog le moindre début d’indignation et de compassion en provenance de la gauche, qu’il s’agisse d’Olivier Faure (PS), Benoît Hamon (Génération.s et ex-candidat à l’Elysée) ou Mélenchon, (autre candidat à la présidentielle et  ‘lider maximo‘ de La France Soumise aux quartiers), le PCF ou les trotskistes de tout poil.<br>Evidemment, le signalement d’un sursaut républicain du côté de la majorité présidentielle serait le bienvenu… A commencer par Griveaux ou Castaner, mais les députés godillots peuvent aussi se délacer !

Nantes: un délinquant tué par la police lors d’un contrôle; l’AFP prend le parti de l’homme

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Un majeur de 22 ans s’oppose aux forces de l’ordre, menace des policiers et se fait tuer dans sa fuite

Version de l’AFP : « un jeune homme de 22 ans [majeur] est mort mardi soir à Nantes après avoir été touché par balle par un policier lors d’un contrôle. « Un décès provoquant des violences urbaines dans trois quartiers sensibles de la ville. »
Un, le quartier n’est ni un ‘ghetto’, ni même ‘sensible’, puisqu’il possède des commerces et des annexes administratives : une bibliothèque a ainsi été endommagée lors des émeutes qui ont suivi.
Deux, à 22 ans, le « jeune » n’en est pas un, sauf à considérer que tous les délinquants des banlieues de grandes villes sont des « jeunes » et que la jeunesse est une excuse à tout.


Les faits se sont déroulés vers 20h30 lors d’un « 
contrôle diligenté par un équipage de CRS suite à des infractions commises par un véhicule« , a déclaré sur place à la presse Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP).

L’identité de l’automobiliste n’étant « pas claire, les CRS ont reçu pour ordre de ramener le conducteur » au commissariat. Douze heures plus tard, l’identité de l’individu restait d’ailleurs floutée… « Le conducteur, faisant mine de sortir de son véhicule, a percuté un fonctionnaire de police » qui a été légèrement blessé aux genoux, a indiqué le DDSP.
Jusqu’à quel âge est-on « jeune » ? Le tribunal pour enfants est, en France, une juridiction du tribunal de grande instance, qui juge les enfants (
mineurs au moment des faits) à huis clos, pour des contraventions de cinquième classe (violences ou blessures légères…) ou des délits (vols, violences graves…) et les crimes (meurtres, viols…). Toutefois, s’agissant des crimes, les mineurs âgés de plus de 16 ans relèvent de la Cour d’Assises des mineurs.

Face à l’agression, « un de ses collègues a fait feu et a touché le jeune homme qui est malheureusement décédé« , a-t-il déclaré. « Selon des sources policières, le jeune [continue l’AFP] aurait été touché à la carotide et serait décédé à son arrivée à l’hôpital.
« Le SRPJ de Nantes et l’Inspection générale de la police nationale sont saisies de l’enquête afin de préciser la commission des faits et déterminer dans quelles circonstances le policier a été amené à faire usage de son arme », a précisé à l’AFP le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès.

Le tir du policier a aussitôt déclenché des violences urbaines dans le quartier du Breil avec des « prises à partie, des jets de cocktail Molotov », a précisé M. Bertrand

Des pompiers luttent contre le feu allumé dans un bâtiment du quartier Dervallières de Nantes, le 4 juillet 2018

 Un centre paramédical, ainsi que des voitures ont été incendiés. 

 

Au-delà de ce centre commercial, l’incivilité du délinquant de droit commun a été aussi « le point de départ d’autres violences urbaines sur d’autres quartiers sensibles de Nantes », à Malakoff et aux Dervallières, a précisé Jean-Christophe Bertrand.

Dispositif de sécurité renforcé

Un habitant du quartier du Breil, Steven, 24 ans, a déclaré à une journaliste de l’AFP avoir « entendu des détonations ». « J’ai mis une demi-heure à descendre. Je voyais que ça brûlait de partout, ça courrait de partout. Il y avait le feu à des poubelles, à des voitures. Ils étaient en train de tout casser. Ça a duré super longtemps« . Selon le jeune homme, le calme est revenu peu après minuit.

Aux Dervallières, la mairie annexe et la maison de la justice et du droit – symboles de la République –   ont été pris pour cibles. Les pompiers étaient encore en intervention pour éteindre les flammes vers 03h00.

Johanna Rolland, maire PS de Nantes, une protégée de Jean-Marc Ayrault, est arrivée peu avant 02h30 aux Dervallières. « Mes premières pensées vont à ce jeune homme mort, à sa famille, à tous les habitants de ce quartier, de nos quartiers« , a-t-elle déclaré, sans aucune mention des forces de l’ordre et des pompiers. « La police et la justice dans son indépendance devront faire la clarté et la plus totale des transparences sur ce qui s’est passé ce soir« , « mais l’urgence ce soir, c’est l’appel au calme dans nos quartiers », a-t-elle martelé, en langue de bois.

La situation semblait apaisée peu avant 03h00 dans les trois quartiers touchés par les violences. Il n’y a eu aucune interpellation, selon une source policière.

Près de 200 policiers sont mobilisés, indique la DDSP. Le quartier du Breil était placé en dispositif de sécurité renforcé après la découverte d’un blessé par balle la semaine dernière avec suspicion de l’usage d’une arme de guerre, selon une source proche du dossier. 

L’AFP ne parle pas de kalachnikov, mais pas non plus de l’activité souterraine du « jeune homme« , connu des services de police dans le milieu de la drogue.

Les media se sont fabriqué un nouveau héros, le tueur évadé Redoine Faïd

Un héros chasse l’autre : Macron va-t-il le récupérer, à défaut de sa police ?

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Jean-Paul Belmondo fait le show

Redoine Faïd, 46 ans, d’origine algérienne, est toujours en cavale après son évasion rocambolesque, en hélicoptère, d’une prison de haute sécurité… <br>Les media désigne ce tueur du doux nom de « braqueur », certes « multi-récidiviste« , ce qui n’enlève rien aux couronnes de lauriers qu’ils tressent à Redoine Faïd, qui plus est, toujours en fuite ce lundi matin « après son évasion spectaculaire«  la veille, par hélicoptère, du centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne, selon une source proche de l’enquête. <br>C’est dans cette prison, réputée sûre, qu’en 2013, Yvan Colonna avait été transféré à la prison d’Arles pour suspicion de tentative d’évasion avec des explosifs.

Son frère, Brahim Faïd, qui se trouvait avec le tueur au parloir de la prison de Réau au moment de l’évasion ce dimanche, grâce à trois complices armés de fusils d’assaut et équipés d’une disqueuse, a été placé en garde à vue. <br>Son frère Fayçal a été condamné, le , à 20 ans de réclusion criminelle par la justice algérienne, pour avoir abattu la fonctionnaire de police Aurélie Fouquet lors de la fusillade de Villiers-sur-Marne de 2010.

Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont à ses trousses depuis dimanche sur le territoire national

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Et Macron fait son cinéma, dans le rôle de Redoine Faïd…

La ministre de la Justice admet qu’il y a «peut-être» eu une défaillance… <br>« J’ai demandé à ce qu’une mission d’inspection générale de la justice se rende sur place dès aujourd’hui et puisse voir comment les mesures de sécurité auraient été le cas échéant défaillantes pour que nous puissions y remédier », a déclaré la garde des Sceaux.<br>C’est la même qui, dès août 2017, visitant le centre pénitentiaire de La Farlède, près de Toulon, préconisa le téléphone portable en prison, pour raison humanitaire.

Le portable cellulaire n’aura jamais autant mérité son nom… L’idée de débrider les portables des détenus a été émise le 17 août par Adeline Hazan, contrôleur général des lieux de privation de liberté. « Cette idée n’a rien d’absurde, répondait Nicole Belloubet à la presse interloquée. Il faut donner aux détenus des moyens de communication. Par des portables contrôlés ou des lignes fixes. » Sauf que,  le lendemain, son ministère a nié les propos de la magistrate, avant de se rétracter à nouveau dans un cafouillage tout macronien. Une rupture de réseau ?

L’avantage des ministres issus de la société civile, c’est leur fraîcheur… On a ici à faire à du lourd : la garde des Sceaux Belloubet est magistrate et ex-membre du Conseil Constitutionnel. Rassurés ?

Partout sur le territoire national, les forces de police et de gendarmerie tentent depuis 24 heures de rattraper celui qui s’était déjà évadé il y a cinq ans de sa prison de Lille-Sequedin. <br>Dimanche en fin de matinée, un hélicoptère avec un « commando armé » de trois complices, dont le pilote avait été pris en otage, s’est posé dans la cour d’honneur de la prison pour faire évader Redoine Faïd, lors d’une opération qui a duré dix minutes. 

blog -evasion Redoine Faid-exploit de heros-grands titres juillet2018.jpgLe Parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance (!) des chefs d’évasion en bande organisée et d’association de malfaiteurs confiée à la DCPJ.

L’autre héros – déjà oublié – des media et de Macron était Mamoudou Gassama qui fit la fille de l’air en escaladant une façade d’immeuble pour sauver un enfant tombé d’un balcon.

Le décret sur les routes secondaires à 80 km/h publié au JO, en dépit de l’opposition générale

Après des mois de controverse, la limitation de vitesse s’appliquera

Sont visées les routes secondaires à double sens, sans séparateur central, à compter du 1er juillet

Le décret d’application abaissant de 90 km/h à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur 400.000 kilomètres de routes secondaires à partir du 1er juillet a été publié dans la nuit de samedi à dimanche au Journal officiel, après des mois de controverse.

Cette limitation de vitesse s’appliquera sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit 40% du réseau routier français. Source de sempiternelles querelles, cette mesure vise à réduire la mortalité routière qui, après le plus-bas historique de 2013 (3427 morts, métropole et Outremer confondus), est repartie à la hausse entre 2014 et 2016. Cette tendance s’est inversée en 2017 (3684 morts, -1,4% par rapport à 2016).

Annoncée le 9 janvier dans le cadre d’un plan gouvernemental visant à faire baisser le nombre de morts sur les routes, cette mesure suscite une vive contestation de la part d’associations d’automobilistes et de motards, d’élus locaux et même de ministres doutant de son efficacité. Dans un sondage publié en avril, 76% des Français s’y déclaraient opposés.

Conscient du tollé qu’il allait susciter son entêtement, le Premier ministre Edouard Philippe s’est toujours dit « prêt à assumer l’impopularité » de cette disposition qui permettra, selon lui, de sauver 300 à 400 vies par an. 

Une « clause de rendez-vous » fixée au 1er juillet 2020

« Réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable enjeu de politique publique« , a-t-il ainsi répété le 18 mai, alors que la veille, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait préféré brandir un « joker » quand un élu l’avait interrogé sur le sujet.

Une « clause de rendez-vous » est fixée au 1er juillet 2020. « Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, (…) le gouvernement prendra ses responsabilités », a promis Edouard Philippe.

Face à la colère de leurs administrés, des sénateurs ont créé un groupe de travail pour évaluer « l’utilité et l’efficacité » de la mesure.

Ils préconisaient une application « décentralisée et ciblée », avec des routes limitées à 80 km/h choisies au niveau des départements en fonction de leur dangerosité. L’option n’a pas été retenue par le chef du gouvernement qui tient absolument à donner son nom à une loi ou décret.

Coût de l’ego d’Edouard : jusqu’à 12 millions…

« Le prix moyen pour changer un panneau est de 200 euros: 80 euros pour le panneau sorti d’usine, auxquels s’ajoutent 120 euros pour la pose », confie  Julien Vick, délégué général du Syndicat des équipements de la route (SER), qui regroupe notamment les principaux fabricants de panneaux de signalisation.

Ce sont les collectivités qui paient…  Le ministère précise sans honte que cette enveloppe de 6 à 12 millions d’euros ne comprendra pas l’installation de nouveaux radars.<br>Mieux, la facture ne sera pas payée directement par l’Etat, mais par les collectivités qui gèrent ces routes nationales et départementales.  Et les collectivités, c’est qui ? Double peine pour l’automobiliste et les autres, qu’ils empruntent ou non la route.

Ordre moral islamique : deux attentats déjoués en France

Deux projets d’attentats djihadistes, visant un club libertin et un club homosexuel, ont été mis en échec

les-musulmans-de-france-_-mariage-pour-tous-900x444Cinq  passages à l’acte ont ainsi été empêchés par les services de renseignements, depuis le début de l’année.
Sous la menace islamiste constante depuis 2015,  la France a subi deux attaques qui ont fait cinq morts, cette année. Cette vague d’attentats a fait 246 tués en plus de trois ans.

Le dernier attentat mortel est un assassinat au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris, le 12 mai.
A la même époque, un Français « converti et radicalisé » de 38 ans a été arrêté à Châteauroux, dans l’Indre. « Un engin improvisé a été découvert le 13 mai chez cet individu qui a reconnu avoir voulu en faire usage
contre un club libertin« , a indiqué une source proche de l’enquête. L’homme, né en 1980 dans le Loiret, a été mis en examen et écroué le 17 mai pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « préparation individuelle à la commission d’un acte de terrorisme« , a précisé une source judiciaire.

Résultat de recherche d'images pour Dans une autre affaire, deux individus ont été arrêtés le samedi 9 juin en Seine-et-Marne inconnus des services de renseignements, ils sont soupçonnés d’avoir préparé une attaque au nom du groupe Etat islamique (EI), potentiellement contre des homosexuels.
Agés de 21 et 22 ans et décrits comme des « amis très déterminés », ils ont été interpellés à leurs domiciles de Montereau-Fault-Yonne (18.000 habitants) et Champagne-sur-Seine (6.500 habitants), dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte trois jours plus tôt par le Parquet de Paris, ont révélé des « sources judiciaire et proches de l’enquête ».
Mardi, les deux suspects ont été mis en examen par un juge d’instruction antiterroriste pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et écroués.,

« Des couteaux, un dispositif de mise à feu et de la propagande du groupe djihadiste ont été retrouvés en perquisition » après leur arrestation par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) appuyée par le Raid, selon les sources proches de l’enquête.

« Des éléments laissent penser qu’ils envisageaient de s’en prendre à des homosexuels« , ont indiqué ces sources, mais les contours de leur projet restent mal définis à ce jour. Des vidéos de propagande de l’EI ont été retrouvées dans leur appareils électroniques. « Ils ne parlaient pas explicitement d’un attentat, mais l’un d’eux évoquait la recherche d’une arme », a précisé une source.

A Champagne-sur-Seine, près de Fontainebleau, l’un des deux suspects vivait depuis Noël avec sa famille dans un immeuble HLM de cinq étages. Les voisins évoquent des « gens très réservés »: « On disait bonjour, ils vous répondaient pas, ils entrouvraient à peine leur porte« . Ces voisins jusqu’ici indifférents décrivent une famille de musulmans pratiquants, mais « pas des barbus », avec le fanatique interpellé portant une « petite barbiche ».

L’ennemi de l’intérieur 

« La DGSI avait détecté sur les réseaux sociaux l’activité d’un compte évoluant dans la sphère radicale islamiste » [un pléonasme], a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb dans un communiqué, en saluant ces « interpellations préventives« , ce qui, en droit, pose problème…
Quelques jours après l’attentat près de l’Opéra, le ministre avait lui-même révélé un autre projet déjoué, celui d’un Egyptien, lui aussi inconnu des services et qui envisageait une attaque à l’explosif ou au poison. Il en a un comme ça tous les mois…
En janvier, un homme avait été interpellé dans le Gard et un autre projet visant un grand équipement sportif dans l’Ouest avait été déjoué à la même époque.

Le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué en mars un total de 51 attentats déjoués depuis le début, en janvier 2015, de la vague d’attentats djihadistes sans précédent qui a frappé la France.

Le profil des deux complices de Seine-et-Marne – ni islamistes radicalisé en prison, ni « revenants » de la zone de combats en Irak et en Syrie – illustre la mutation réalité vraie du risque djihadiste en France.

Depuis 2017, les autorités politiques et judiciaires soulignent régulièrement les dangers de cette menace « endogène », c’est-à-dire exercée par des migrants dont la demande d’asile a été satisfaite ou par la troisième génération d’immigrants musulmans, incarnée par des personnes se radicalisant elles-mêmes sur son sol, en réponse aux mots d’ordre de l’EI sur internet et en réaction à l’accélération de l’évolution des moeurs depuis le quinquennat de Hollande.

blog -Macron ambigu-livre M Endeweld-bk cover.jpgMacron a relancé les craintes des familles aussi bien musulmanes que chrétiennes sur le problème de l’homosexualité. Dans son discours du 9 avril, devant la Conférence des évêques de France, le président Macron a en effet salué « les associations catholiques et les prêtres » qui « accompagnent des familles monoparentales, des familles divorcées, des familles homosexuelles ».
Un soutien qui conforte les associations de défense des droits des personnes homosexuelles, mais hérisse une majorité de chrétiens et de musulmans qui s’opposent à l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et femmes seules. « La promesse du président de la République était d’ouvrir la PMA à toutes les femmes, sous couvert d’un avis favorable du CCNE [Comité consultatif national éthique] obtenu en juin 2017 », rappelle Catherine Michaud, présidente de GayLib.

La gauche politique et médiatique continue d’attribuer les passages à l’acte terroriste, à sa façon, par le tarissement des filières de départ pour le djihad au Moyen-Orient et par la déroute militaire de l’EI dans ses anciens territoires d’Irak et de Syrie.

Matignon doit présenter prochainement un nouveau plan d’action contre le terrorisme. Ces projets avortés d’attentats tombent donc à pic…

Un couple islamiste interpellé en France : revient-il de Syrie avec un projet d’attentat?

Garde à vue dans les locaux de la DGSI

Un couple de Tchétchènes, soupçonné d’avoir séjourné en Syrie, a été interpellé en France par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et placé en garde à vue mardi 5 juin, selon une « source proche de l’enquête », vendredi 8 juin 2018.

Leur arrestation s’est déroulée pour l’un dans le Puy-de-Dôme et pour l’autre, en Moselle. Elle a été menée dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le Parquet de Paris en février dernier pour « association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crime d’atteinte aux personnes ».

Le couple est en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). L’enquête doit permettre de déterminer si l’un des deux mis en cause ou les deux ont séjourné en Syrie.

L’attentat de l’Opéra Garnier à Paris, commis un homme d’origine tchétchène.

La République tchétchène a fourni un grand nombre de djihadistes parmi les étrangers partis rejoindre les rangs de Daech.

En France, le dernier attentat djihadiste a été commis par un Franco-russe d’origine tchétchène de 20 ans suivi pour radicalisation, Khamzat Azimov. Armé d’un couteau, il a tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra Garnier à Paris.

Un ami de ce dernier, Abdoul Hakim Anaiev, a été mis en examen et incarcéré pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d’atteintes aux personnes ». L’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste.

France : statut de réfugié politique accordé à un Irakien soupçonné d’avoir été un cadre de Daesh

Ce réfugié politique irakien a été arrêté et écroué en France en mars dernier, vient-on d’apprendre.

Ahmed H, un Irakien de 33 ans, a été interpellé le 6 mars à Lisieux (Calvados), puis mis en examen le 9 mars, notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «crimes de guerre». L’homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé en février dernier.
La DGSI le soupçonne d’avoir joué un rôle actif dans la tuerie de la base militaire «Speicher» à Tikrit en juin 2014. 1.700 militaires irakiens avaient été tués. Un épisode qui restera l’un des pires massacres perpétrés par Daesh.

Théo L. et cinq membres de sa famille en garde à vue pour escroquerie

Hollande savait quand il s’est donné en spectacle, instrumentalisant l’affaire de soi-disant ‘violences policières’.

Une enquête était déjà ouverte à la mi-2016, plusieurs mois avant le refus violent d’interpellation du 2 février 2017 au cours de laquelle Théo L. avait été grièvement blessé.

 

Le chef de l’Etat avait pourtant dressé le portrait d’un « jeune qui avait toujours été connu pour son comportement exemplaire et avait réagi avec dignité et avec responsabilité après ce qui lui est arrivé » dans la Cité des 3.000, où des policiers menacés avaient dû procédé à des tirs de sommation à balles réelles, au cours de trois nuits de violences urbaines en soutien au jeune employé communal de la ville marquée à gauche jusqu’en 2014 : il était …éducateur de quartier.

Dix-sept jeunes avaient été présentés à la justice, parmi lesquels onze mineurs, pour la plupart soupçonnés d’avoir préparé des attaques contre les forces de l’ordre lors de ces échauffourées.

Dès le 15 février, plusieurs dizaines d’artistes publièrent dans …Libération une tribune de soutien à Théo L., rédigée par un conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge, Steevy Gustave, ex-responsable événementiel pour SOS Racisme, formulant des pistes de réflexion pour améliorer l’exercice des forces de l’ordre. On compte parmi ceux-ci Patrick Bruel, Hugues Aufray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d’Avignon Olivier Py ou encore l’humoriste Anne Roumanoff. D’autres media inscrivirent cette affaire dans une dénonciation plus générale de certaines méthodes policières, sans respecter le temps judiciaire, par compassion populiste.

Les révolutionnaires trotskistes de Mediapart écrivirent :

« Avant toute chose nous exprimons notre solidarité et notre soutien à Théo [Théodore] Luhaka, sa famille et ses ami-e-s.

Nous sommes en colère et révolté-e-s car ce qui est arrivé à Théo n’est ni un accident ni une bavure.

Théo est la dernière victime en date d’une police qui humilie, torture, mutile, viole et assassine régulièrement.

Il est victime d’une politique institutionnelle raciste et sécuritaire qui donne de plus en plus de pouvoirs à la police pour contrôler au faciès, chasser les migrant-e-s et les Rroms, réprimer les manifestations et humilier les habitant-e-s des quartiers populaires.

Il est victime d’un système judiciaire et politique qui assure l’impunité aux policiers.

Jusqu’où irons-nous ? A Aulnay des policiers ont tiré à balles réelles. Ils n’ont fait qu’appliquer par avance le permis de tuer qui a été voté ce mercredi soir par les députés.

Nous exigeons que ce soient les policiers qui soient jugés et condamnés pour viol et pas des jeunes qui expriment leur colère légitime. Nous exigeons la libération et la relaxe des jeunes déjà condamnés.

Nous appelons à rejoindre toutes les initiatives et manifestations en solidarité avec Théo et contre l’impunité policière.

Plus que jamais nous appelons à assurer, dans chaque ville et dans chaque quartier, le succès de la mobilisation pour la marche nationale du 19 mars prochain à Paris.

Pour la justice et pour la dignité.

Contre la hogra, l’humiliation.

Contre le racisme, les violences policières et la chasse aux migrant-e-s.


Une information judiciaire a ensuite été ouverte au début d’août 2017
contre X pour « escroquerie en bande organisée au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public, abus de confiance, blanchiment ».

L’enquête avait débuté en 2015, à la suite d’un signalement de l’inspection du travail concernant une association de médiation d’Aulnay-sous-Bois, Aulnay Events,présidée par un frère de Théo L..

Une deuxième association, domiciliée dans le 18e arrondissement de Paris a également fait l’objet d’un signalement en avril 2017.

Des irrégularités dans l’utilisation de subventions pour l’embauche de contrats aidés notamment.

Les inspecteurs du travail se sont interrogés sur la réalité de ces emplois et sur des versements à des membres de la famille, dont Théo Luhaka , selon une autre source proche de l’affaire. Les sommes pourraient s’élever à des centaines de milliers d’euros. On avance le chiffre de 52.000 euros, une fortune en milieu dit « défavorisé » au pays des aides sociales.

Le frère de Théo Luhaka s’était défendu dans Le Parisien d’avoir employé des salariés fantômes. Il affirme avoir recruté en CDI plus de trente salariés pour assurer les activités d’Aulnay Events, dont des membres de sa famille.

Image associéeSelon la définition de l’INSEE, un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l’employeur – tel Michaël Luhasa – bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation. Les contrats aidés sont ainsi des emplois subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes connaissant des difficultés d’insertion professionnelle particulières : les jeunes, les chômeurs de longue durée, les allocataires de minima sociaux, etc.<br>Fin 2016, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi aidé en France métropolitaine. 654 000 embauches auraient été réalisées (+2,3% par rapport à 2015) avec une forte hausse des contrats uniques d’insertion – contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) qui concernent le secteur non marchand.<br>Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. 

Aux mains du fils aîné Mickaël, Aulnay Events est la poule aux oeufs d’or de la famille Luhasa élevée en plein air et nourrie au bon grain par le contribuable.

Un « héros » ni filmé ni récupéré n’est pas un héros : il doit lutter pour éviter l’expulsion

Après Mamoudou Gassama, un autre travailleur clandestin menacé d’expulsion obtient le réexamen de son dossier

Aymen est un Tunisien sans-papiers qui avait sauvé deux enfants d’un incendie en …2015.

Il s’était vu notifier une obligation de quitter le territoire français par le préfet.  Et c’est la préfecture qui envisage désormais de réexaminer son dossier.

Pourquoi cette volte-face quand la loi est intangible et la même pour tous ?

« Sauver un bébé en escaladant un immeuble est-il plus héroïque que braver les flammes pour sauver deux enfants? » d’un incendie.

C’est la question posée dimanche dans Le Parisien par l’avocate d’Aymen L., un Tunisien en situation irrégulière qui avait craint que son acte héroïque soit médiatisé en avril 2015 et signe son arrêt d’expulsion. Aujourd’hui, le héros inconnu, qui n’a pas obtenu sa régularisation, est menacé d’expulsion. Il s’est vu notifier en janvier dernier une obligation de quitter le territoire français et son avocate va déposer un énième recours cette semaine. Mais la donne pourrait vite changer pour le Tunisien : la préfecture du Val-d’Oise indique tout-à-coup être prête à examiner son dossier « dans la journée » de lundi.

Les réseaux sociaux ont pallié les choix éditoriaux de la presse institutionnelle


Grâce à l’émotion et au sentiment de reconnaissance, d’une opinion souvent qualifiée de ‘beauf’ et raciste,
suscités par l’acte héroïque du Malien clandestin Mamoudou Gassama qui a sauvé un enfant de 4 ans tombé d’un étage et miraculeusement resté suspendu au balcon inférieur d’un immeuble parisien, le 27 mai dernier, le jeune Malien avait été aussitôt encensé et reçu par Emmanuel Macron alors que plusieurs démantèlements de camps de migrants étaient en cours dans Paris. Par la volonté du prince, il avait pu alors déposer rapidement une demande de régularisation.

Lundi, il a même reçu des mains de la maire Anne Hidalgo la médaille de la Ville de Paris: la socialiste tentera de se maintenir aux prochaines municipales.

Aymen L. devra apporter des « éléments » de preuves sur son acte de bravoure


Le très discret jeune Tunisien n’a pas de film à diffuser sur les réseaux pour émouvoir la populace.
Mais, depuis quelques jours, la mobilisation grandit autour de la discrimination d’Aymen L., visant le faire bénéficier indirectement de l’effet médiatisation autour de l’acte de Mamoudou Gassama.Plusieurs personnalités, comme le sénateur Les Républicains Roger Karoutchi ou l’auteure anti-républicaine …Rokhaya Diallo, ont ainsi dénoncé le fait qu’il y ait deux poids deux mesures.

Elle a en effet confirmé dimanche que « si des éléments confirment l’acte courageux et altruiste [d’Aymen L.], alors il n’est pas exclu de) réexaminer le dossier et de suspendre l’obligation de quitter le territoire ».Lundi, après trois années de refus répétés, les choses se sont encore accélérées à Pontoise, où se trouve la préfecture du Val-d’Oise. « On s’efforce de rassembler le maximum d’éléments corroborant cet acte de bravoure, notamment auprès des pompiers, pour prendre une décision sur l’abrogation de l’obligation de quitter le territoire, ce qui devrait être fait dans la journée », a claironné la directrice de cabinet du préfet.

L’acte héroïque d’Aymen L. n’a pas été filmé et ne repose que sur la foi de témoins.

Ce Tunisien est arrivé en France en 2013. A Fosses, dans le Val-d’Oise, il est témoin fortuit, le 10 avril 2015, d’un incendie. Appelés au secours, Aymen L. et deux amis de nationalité française apprennent que des enfants sont pris au piège des flammes. « Nous sommes montés tout de suite pour chercher les enfants. Nous les avons trouvés tout de suite, dans la chambre. Ils étaient restés ensemble« , se souvient le jeune étranger.

Une ultime audience au tribunal administratif


Aymen L. sauve Léon, 4 ans, et Adam, 19 mois.
Mais, par peur d’être arrêté et expulsé, il fuit quelques secondes après son acte héroïque. C’est la mère des enfants qui, après un appel à témoins, le retrouve.
Le 15 mai 2015, le maire de Fosses décerne aux trois héros une médaille pour « acte de bravoure », mais la préfecture du Val-d’Oise oppose une fin de non-recevoir à la demande de l’édile de lancer une procédure de régularisation à titre exceptionnel.

Trois ans plus tard, Aymen L. est toujours sans-papiers. La préfecture a en fait refusé sa demande de naturalisation et les autorités municipales ont renoncé, face au pot de fer.

Dimanche encore, son expulsion semblait se confirmer, comme l’expliquait son avocate lundi matin sur LCI : « Jeudi dernier avait lieu la clôture de l’instruction. J’ai reçu un mémoire selon lequel le préfet maintenant sa décision. Et c’est tout. » Mais la préfecture changera peut-être sa décision après le réexamen, « dans la journée » de lundi, du dossier d’Aymen L.En parallèle, l’avocate du sans-papiers a déposé un ultime recours et le tribunal administratif devra décider en dernière instance du sort du sans-papiers tunisien.

Le poids des images ne jouera pas en sa faveur… Il ne peut plus compter que sur un nouveau démantèlement de camp de migrants… Un petit effort, Gérard Collomb !

Gassama est-il le véritable héros, au coeur d’un montage politicien ?

La scène du sauvetage héroïque suscite des interrogations, pire des soupçons.

blog -Malien sauve enfant en escaladant facade immeuble Paris18-27mai2018
Le voisin a le haut du corps (l’épaule droite) engagé vers le balcon contigu 

Le vaillant Mamoudou Gassama a sauvé un enfant de quatre ans suspendu dans le vide, samedi 26 mai à Paris, inspirant une perplexité certaine parmi des internautes qui ont exprimé ce que certains n’osent verbaliser pour remettre en cause la crédibilité de cette intervention troublante. Ou simplement poser les bonnes questions.

Le Français moyen y voit plusieurs bizarreries.

« Les deux voisins auraient pu attraper l’enfant »

7793567187_immeuble-max-dormoy-a-paris-ou-un-enfant-s-est-supendu-dans-le-videSur Twitter, certains estiment que les voisins, des adultes présents sur le balcon contigu, auraient pu intervenir en tendant juste le bras pour agripper le petit garçon. « Ils auraient parfaitement pu attraper l’enfant eux-mêmes, écrit un Twitter moyen. En ce cas, ne s’agit-il pas d’une mise en scène ? Alerte vigilance aux fake !« 

La presse d’Etat s’efforce de prouver que leurs lecteurs n’ont aucun bon sens, ni vécu. 

Pire, ils voient partout des complots.

blog -Mamoudou Gassama sauveteur de Raphael-mai2018Le voisin n’est pas présent au début de la vidéo, souligne l’auteur du démontage de complots. Il n’arrive que tardivement et donne la main à l’enfant, qui se rapproche de lui au fur et à mesure de la vidéo. « Le voisin, je l’ai vu une première fois, explique Dany Arthur, qui a donné l’alerte, à La 1ère guadeloupéenne, et qui serait donc digne de foi. Il n’avait pas compris qu’il y avait le petit juste à côté, suspendu, en danger. Je l’ai vu une deuxième fois, il a compris, j’ai insisté sur mes gestes. Puis j’ai vu Mamoudou passer et monter sur le bâtiment pour attraper le petit. » Ce qui prouve quoi ? LIEN

« Je n’ai pas réalisé tout de suite, j’étais encore un peu dans les vapes », confirme l’intéressé au Parisien. Dans les vapes, mais fiable ? Mais ses efforts étaient limités, en raison de l’architecture de l’immeuble. « Vu la configuration du balcon [séparé du sien par une paroi], je ne pouvais pas le hisser », assure-t-il. Un enfant de quatre ans ne pèse pourtant qu’une quinzaine de kilos… « Certains ne comprennent pas pourquoi je n’ai pas enjambé la balustrade, a-t-il ajouté auprès de BFM TV. Mais si je faisais cela, c’était lui lâcher la main et prendre le risque du pire, » se défend-il, sans convaincre quiconque. Sauf les organes de presse connus pour leur proximité avec le pouvoir en place.

L’enfant était un « mannequin »

Un avis balayé par la raillerie : la théorie du complot a cet intérêt-là. Un Français suspecte que ce sauvetage a été monté de toutes pièces par « une association militant pour les sans-papiers » et c’est a priori intolérable. Pour partager ses doutes, @eliko note que la manière dont Mamoudou Gassama se saisit de l’enfant laisse penser qu’il ne pesait pas aussi lourd que suggeré par le voisin et qu’il pourrait s’agir d’un mannequin.

Commentaire d\'un internaute envoyé dans le live de franceinfo.fr.
Commentaire d’un internaute envoyé dans le live de franceinfo.fr

La radio de service public explique que le poids moyen d’un enfant de 4 ans est inférieur à 20 kilos, ce qui représente un poids « raisonnable » à soulever, même  pour un homme de la condition physique de Mamoudou Gassama. Ce qui n’apparaît pas le moins du monde dans la video. D’autant que le jeune migrant de 22 ans a reconnu au Parisien qu’il était sportif. « Je joue au ballon, je cours, je vais en salle de sport », explique le travailleur au noir dans le BTP, un emploi facile… <br>Il semble par ailleurs évident au journaliste anonyme de France Info que l’enfant de quatre ans est un cascadeur chevronné : il a la conviction que l’enfant présumé n’est pas un mannequin puisqu’on voit la forme plus ou moins loin du voisin spectateur, puis acteur sur la vidéo.

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Si quelqu’un peut m’expliquer comment un enfant suspendu au dessus du vide par un bras plié…. peut se déplacer d’un mètre en quelques secondes ?? merci <a href= »https://twitter.com/hashtag/MamoudouGassama?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#MamoudouGassama</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/balcon?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#balcon</a&gt; <a href= »https://t.co/lC5eurJ8tY »>pic.twitter.com/lC5eurJ8tY</a></p>&mdash; sac à puces (@catlinaja) <a href= »https://twitter.com/catlinaja/status/1001084616047038465?ref_src=twsrc%5Etfw »>28 mai 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

« Comment peut-il tenir aussi longtemps ? »

Le bon sens veut qu’on se demande comment le petit garçon a pu tenir aussi longtemps, suspendu par les bras. Cette question est soulevée dans les commentaires choisis par France Info.

Commentaire publié par un internaute sous un article de franceinfo sur Mamoudou Gasamma.
Commentaire publié par un internaute sous un article de franceinfo sur Mamoudou Gasamma. (FRANCEINFO)

La radio de service public s’attaque volontiers aux réseaux sociaux qui disent ce qu’il ne faut pas. France Info ne sait pourtant pas toujours tout – ou a des filtres – et admet que l’enquête n’a pas déterminé exactement combien de temps l’enfant est resté agrippé et suspendu à la rambarde. Chacun sait pourtant que la position entravant la respiration n’est pas facile à tenir. Trois ou quatre minutes, selon RTL, et c’est long. Il n’a pas fallu 30 seconde au sauveteur pour escalader les quatre étages.

En revanche, le balcon est grillagé, ce qui lui a permis de poser le bout de ses pieds, rapporte la radio. Or, le garçonnet avait l’orteil en sang après s’être arraché un ongle dans sa chute depuis l’étage supérieur. « Il a eu un courage extraordinaire, explique le voisin à BFMTV. Il s’est accroché à la vie comme personne. » Le véritable héros serait donc plutôt cet enfant qui tombe d’un étage, se blesse, mais se rattrape néanmoins à la rambarde du dessous. Un enfant du cirque ?

Sur cette capture d\'écran de la vidéo du sauvetage, on peut apercevoir le petit garçon s\'aider de ses pieds et du grillage pour se maintenir.
s le voisin.

<br>Quelle conclusion tirer de cette prise de position du service public, sinon qu’il conforte la thèse officielle et il discrédite les contradicteurs.

Intervention d’urgence de la presse à la botte, tendant à dénigrer et faire taire les enquêteurs de fortune trop perspicaces.

Le père de Raphaël est connu, mais son identité dissimulée, et il a été arrêté : il était parti faire des courses et avait tardé à rentrer car il jouait à Pokémon Go.

La mère de l’enfant, qui vit à La Réunion, a été interrogée par Antenne Réunion. C’est la police judiciaire qui l’a informée de la situation, avant qu’elle ne voie la vidéo sur les réseaux sociaux ! Merci à eux… Elle a reconnu immédiatement son enfant : « C’est l’endroit, c’est l’adresse, c’est les habits« .

Notre-Dame-des-Landes : un extrémiste amputé de la main droite, suite à son affrontement avec des gendarmes

L’activiste nie s’être blessé en ramassant une grenade

Les fourgons de CRS déployés sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 18 mai. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)Un homme a été blessé grièvement en ramassant une grenade dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a indiqué la procureure de la République de Saint-Nazaire, Sylvie Canovas, mardi 22 mai. L’incident s’est déroulé vers midi au cours de heurts avec des gendarmes, en marge des travaux de déblaiement de squats détruits.

150717691Une cinquantaine d’opposants s’en sont pris aux gendarmes mobiles qui sécurisaient les travaux de déblaiement de squats, lançant de pierres et des cocktails molotovs, selon les premiers éléments de l’enquête. Pour « défendre leur intégrité physique » et disperser les opposants, les gendarmes mobiles ont répliqué aux jets de cockails molotov en utilisant des grenades lacrymogènes de type F4, « une munition à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle« , a précisé le ministre de l’Intérieur , Gérard Collomb.

Son pronostic vital n’est pas engagé

« Selon les premiers éléments, un des opposants aurait tenté de ramasser une grenade tombée au sol en vue de la relancer sur les gendarmes. C’est alors que cette grenade a explosé, blessant gravement à la main un individu âgé d’une vingtaine d’années« , indique le communiqué du ministère de l’Intérieur qui précise que le blessé « a été immédiatement secouru par les gendarmes mobiles » et évacué vers le CHU de Nantes.

« Au regard des blessures occasionnées, il a été amputé de la main droite et demeure hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger », écrit le procureur de la Cour d’appel de Rennes. Selon des sources proches du dossier, le blessé a également été touché à l’abdomen. Deux opposants ont été interpellés.

Le procureur de la République de Saint-Nazaire a ouvert une enquête de flagrance confiée à la section de recherches d’Angers. De son côté, l’inspection générale de la gendarmerie nationale a été saisie, afin de préciser les circonstances exactes dans lesquelles les militaires de la gendarmerie nationale sont intervenus.

Les zadistes contredisent la version des autorités

Dans un communiqué, les squatteurs de la ZAD racontent que le jeune homme « ramassait des affaires, alors qu’une trentaine de personnes criaient leur dégoût aux gendarmes« . Selon eux, « il ne se passait rien de significatif à cet instant », « bien que quelques cailloux aient pu être lancés auparavant ».

Ils affirment que, soudainement, « une pluie de grenades s’est abattue sur le groupe qui s’est enfui en courant ». Et d’insister : « Il n’est pas possible que leur camarade ait ramassé une grenade alors qu’elle courait dos aux gendarmes ». D’après eux, « il est bien plus probable que la grenade se soit coincée dans ses vêtements ou qu’il soit tombé dessus »…

Des policiers pris pour cibles dans la cité de la Busserine à Marseille

Des policiers interdits de cité dans une zone de non-droit des quartiers Nord 

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Les forces de l’ordre ont été mises en joue par deux groupes successifs avec armes de poing et Kalachnikov, ce lundi vers 17 heures dans la cité de la Busserine à Marseille (14e) lors d’une fusillade, a-t-on appris de source policière. Des coups de feu ont été tirés sur des policiers, sans faire de victime.

Des tirs de Kalachnikov

En fin d’après-midi, un équipage de la brigade anti-criminalité (BAC) qui était simplement aux abords de la Busserine a entendu des coups de feu. Les policiers ont décidé de s’approcher, mais ont été empêchés d’entrer dans la cité  par une voiture Renault Mégane RS de couleur foncée qui s’est mise en travers du passage.

Deux hommes armés d’un pistolet 9 mm et d’une kalachnikov sont sortis du véhicule et ont tiré en l’air, avant de prendre aussitôt la fuite. Ils étaient  encagoulés et armés.

Un habitant de la cité aurait été enlevé par les malfaiteurs. « Selon un témoignage, une personne aurait été enlevée par une voiture dont les occupants ont tiré en l’air à plusieurs reprises », a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Un policier mis en joue

Un autre équipage de policiers est arrivé en renfort. Les policiers sont alors bloqués à leur tour par une autre Renault Mégane. Quatre individus armés, selon des témoins, sortent de la Mégane et l’un d’eux met en joue un policier avec une Kalachnikov sans tirer.

Les policiers ont alors dû ouvrir le feu, touchant une vitre de la voiture qui est parvenu à s’enfuir.


Un homme légèrement blessé

Aucune victime n’est à déplorer. Un homme âgé d’une trentaine d’année s’est toutefois présenté aux marins-pompiers de Marseille. Blessé au niveau du cuir chevelu, il a expliqué avoir reçu un coup de crosse par les voyous. Son état n’inspire pas d’inquiétude.

Sur place les enquêteurs retrouvent des douilles de 9 mm et de 7.62 ce qui correspond à des balles de Kalachnikov.

On ignore  la raison de la présence de ces deux groupes de malfaiteurs qui semblent contrôler la cité. Ont-ils été gênés dans une tentative de règlement de compte ou d’un trafic de drogue? Un périmètre de sécurité a été dressé et l’enquête ne fait que commencer.

En février 2015, dans une autre cité sensible de Marseille, La Castellane, une fusillade avait éclaté entre des policiers et des trafiquants de drogue qui avaient recruté des « mercenaires kosovars » pour une opération commando contre des concurrents. De nombreux coups de feu avaient été échangés sans faire de blessés. Jugés le 6 avril dernier, ces trafiquants ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison. Ils en feront peut-être cinq.

Islamiste de l’Opéra: la découverte d’une filière tchétchène affaiblit encore la thèse de la radicalisation en prison

Deux femmes arrêtées en région parisienne, le complice présumé devrait être écroué

blog -Abdoul-hakim Anaiev-terroriste mis en examen-17mai2018Après l’attentat au couteau par un islamiste qui a fait un mort et cinq blessés – et non quatre comme indiqué jusqu’ici – samedi soir dans le deuxième arrondissement à Paris, le procureur de la République de Paris a donné une conférence de presse, ce jeudi soir. 

François Molins a reconstitué le parcours du terroriste dans les rues de Paris samedi soir. « A 20h48, il croise un jeune homme, se rapproche de lui par derrière le frappe très violemment. » La victime, le jeune homme qui est décédé, avait une plaie « compatible avec une tentative d’égorgement« , a indiqué le procureur. Selon les témoignages d’au moins deux victimes, l’assaillant a crié « Allah Akhbar« . <br>Le terroriste a ensuite poursuivi son parcours, couteau en main, recherchant et poignardant d’autres victimes. François Molins a indiqué que les deux personnes grièvement blessées sont un homme, né en 1983 et de nationalité chinoise, résidant au Luxembourg, et une femme, née en 1963, de nationalité française. <br>Appelé par des témoins, les policiers arrivés sur place ont fait face au terroriste, a raconté François Molins. « L’individu s’est approché d’eux et a dit « Je vais vous buter, je vais vous planter ! » . Un policier a tiré au taser à deux reprises sans réussir à stopper le terroriste. L’un de ses camarades a demandé à l’assaillant de déposer son couteau, en vain. « Il a tiré à deux reprises avec son arme de service sur l’agresseur, qui continuait à menacer ‘Je vais te planter, tire, tire, tire!’, » a rapporté François Molins. L’islamiste a réussi à frapper le policier avec son couteau, à hauteur de son  gilet par balles.

Une filière tchétchène mise au jour

François Molins a annoncé que deux femmes proches du terroriste ont été arrêtées en région parisienne ce jeudi. Concernant l’enquête sur la tuerie, François Molins a annoncé qu’outre l’assassin islamiste et deux frères entendus par la police, dont l’un a été mis en examen, les deux femmes interpellées ce jeudi à 14 heures en région parisienne sont proches du terroriste et de son complice présumé, sans autre précision.

L’une des deux femmes est Inès H, une Francilienne radicalisée de 19 ans, qui s’était mariée religieusement avec Abdoul Hakim A., le complice présumé du terroriste arrêté à Strasbourg, avant de tenter de partir en Syrie.

Abdoul Hakim A., le complice strasbourgeois déféré au Parquet. Lami du terroriste interpellé dimanche à Strasbourg a été présenté ce jeudi soir à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen, a indiqué François Molins. Son placement en détention a été requis.  Ses mise en examen et mise sous écrou seront annoncées le 17 à 23 heures, au motif « d’association de malfaiteurs terroristes« 

Bi-national né en Russie, âgé de 20 ans, il est lui aussi de nationalité française. Il faisait l’objet d’une fiche S depuis le 22 juin 2016. Depuis octobre, il figurait également sur le fichier de signalement pour la prévention de la radicalisation (FSPRT). Il n’avait pas d’antécédents judiciaires. Il avait des « liens amicaux profonds » avec l’étudiant terroriste, selon ses proches. Un peu plus d’une heure avant l’attentat, Abdoul Hakim A. a adressé à sa sœur, via une application de messagerie, un chant djihadiste « souvent repris par l’Etat islamique » ou plutôt DAECH, a révélé le procureur. Mais Abdoul Hakim A. (Anaiev) conteste toute participation et toute implication et lien avec le Khamzart A. (Asimovet assure ne pas  l’avoir vu depuis plusieurs mois.

Lors de son audition, son père a déclaré être « inquiet de l’évolution de son fils » vers la radicalisation dont il est témoin, après avoir découvert dans son ordinateur une vidéo avec le drapeau noir de l’Etat islamique. Sa famille est arrivée en France en 2005, a indiqué François Molins. Après avoir vécu en Vendée, elle s’est installée à Strasbourg.

Marseille: Valls accueilli par des tirs de kalachnikov

Des tirs contre des policiers brouillent la propagande sécuritaire du Premier ministre

Manuel Valls était venu lundi annoncer des résultats, selon lui, « encourageants », en matière de … sécurité

Des rafales de kalachnikov pour la venue de Manuel Valls
ont nécessité le bouclage de Castellane, dans les quartiers nord de Marseille

L’ancien ministre de l’Intérieur a commencé la journée au côté des forces de l’ordre, se vantant que le « gouvernement est lucide sur la situation » et admettant que « les événements de ce (lundi) matin à La Castellane en sont évidemment une démonstration ».

Car le Premier ministre a eu droit à une comité d’accueil très spécial et il n’a pas dissimulé sa colère.

Le chef du gouvernement n’a pas pu ignorer la fusillade qui a justifié l’évacuation des enfants des écoles et le confinement des habitants par d’importants effectifs, dont un hélicoptère, dans les quartiers Nord de Marseille, « Ces tirs sont inacceptables », a tonné Manuel Valls à la conférence de presse de la préfecture, quelques heures après la fusillade survenue à La Castellane, cité emblématique de la drogue dans les quartiers nord.

Appelés le matin pour des tirs de kalachnikov en l’air, des hommes du GIPN sont entrés vers midi à bord d’un véhicule blindé dans ce quartier populaire, haut lieu du trafic de stupéfiants.
Les premiers tirs ont été suivis d’autres coups de feu, visant les forces de l’ordre: « Nous avons été ‘rafalés‘ à notre arrivée sur place », a expliqué le directeur de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, à bord d’une des trois voitures prises pour cible. Les tirs n’ont fait aucun blessé.

Venu présenter le bilan de l’action des forces de l’ordre, le Premier ministre s’est montré à plusieurs reprises agacé par les media qui, selon lui, auraient accordé trop d’importance à la fusillade.

Valls a tenté de retourner à son avantage ce défi à son autorité. Selon lui, la manière dont ont répondu les forces de l’ordre ne ferait qu’illustrer l’efficacité de la méthode employée à Marseille : « Il y a peu de temps, on n’aurait pas pu intervenir aussi rapidement« , a-t-il assuré. Les semaines précédentes, les forces de polices n’étaient pas sur le pied de guerre pour sa venue…
Il a également loué « l’approche globale », qui associe sur le long terme présence des forces de l’ordre à un volet social. « Cette approche nous allons la poursuivre », a-t-il affirmé.

Dans le cadre des opérations de police qui ont suivi les tirs en rafales, une cache d’armes a été découverte dans un appartement, a affirmé la police. Sept kalachnikovs auraient été trouvées, tout comme « plusieurs kilos de drogue » et enfin la voiture des tireurs, a précisé Bernard Cazeneuve, qui accompagnait Valls. Mais le ministre de l’Intérieur n’a pas été en mesure de préciser qui est propriétaire de cet appartement et de cette voiture…

Manuel Valls avait ouvert son séjour en PACA en se rendant au site mémorial du Camp de déportation des Milles, à Aix-en-Provence, où il a promis, devant de jeunes élèves d’établissements d’éducation prioritaire, de « tout faire » pour « casser les ghettos » en France. « Ces murs, qui sont souvent dans les têtes, c’est une priorité. Cela fait 30 ans qu’on fait ça; tous les gouvernements l’ont fait avec la même bonne volonté. Mais on sent bien maintenant qu’il faut passer à un autre stade, sinon tout va exploser« , a dramatisé Manuel Valls.

Valls a multiplié les gestes en direction de la communauté musulmane

Dans un entretien à La Provence publié en préambule à sa venue, le Premier ministre n’avait pas craint le paradoxe: il s’était en effet félicité d’un « recul significatif de la délinquance » dans une ville certes en mutation sous la gouvernance du sénateur-maire Jean-Claude Gaudin, mais encore pointée sur les questions sécuritaires par la presse parisienne. Mal à propos au regard de la fusillade, le locataire de Matignon a notamment cité une baisse de 30% des vols à main armée en deux ans et une diminution de 20% des violences physiques contre les personnes.

Mennucci colle au train…

Dans l’après-midi, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve se sont montrés dans le quartier cosmopolite de Noailles, au centre-ville de Marseille. Au milieu d’une foule grouillante, Valls s’est laissé interpeller par un passant: « Il n’y a pas beaucoup de blancos ici, hein! ». La remarque a fait sourire le Premier ministre, également salué de slogans pro-palestiniens.

http://www.youtube.com/watch?v=pTZn7aqBVQc
Le Premier ministre, qui souhaite s’attaquer aux « caricatures » et aux « raccourcis », a choisi d’instrumentaliser Marseille pour étendre son message au-delà de la sécurité.
« Marseille doit faire l’objet de la plus grande attention de la part de l’Etat », selon le chef du gouvernement, qui promet « encore plus de moyens à Marseille, notamment pour l’école, la vie associative, le développement économique et l’emploi ».

En fin d’après-midi, Manuel Valls s’est décidé à rendre visite au sénateur-maire UMP de Marseille. Le Premier ministre en a profité pour s’accaparer le « sens du projet métropolitain » auquel, depuis des années, est attaché Jean-Claude Gaudin qui travaille à l’association de Marseille et d’Aix-en-Provence.

Dans la soirée, le Premier ministre a visité l’espace multiculturel de la Friche-Belle de Mai, où il a notamment vu une exposition d’hommage à… Charlie Hebdo, avec des dizaines d’anciennes Unes de l’hebdomadaire.
« Les événements de janvier nous ont peut-être fait perdre une part de notre insouciance. Mais ils ne doivent pas nous faire perdre notre impertinence », a-t-il déclaré, dans un discours prononcé dans cette ancienne usine Seita, où il a rendu hommage à la culture populaire. Ainsi, sans pudeur, Valls s’est-il approprié les tirs de kalachnikov contre le journal provocateur des croyants musulmans, histoire de boucler sa journée marseillaise comme elle avait commencé.

Nommé par Valls, Bernard Petit, chef de la PJ, mis en examen puis suspendu

Le patron de la PJ de Marseille serait nommé à la place du patron déchu

Placé en farde à vue, le chef du 36 Quai des Orfèvres a été mis en examen puis suspenducette première dans l’histoire de la police judiciaire parisienne est un coup dur pour Valls.

Bernard Petit est soupçonné d’avoir fait fuiter des renseignements au profit de l’ancien chef du GIGN, Christian Prouteau, avant son arrestation pour une affaire de corruption.

Valls et Bernard Petit
Valls et Bernard Petit

Suite à l’annonce de l’enquête, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lui a annoncé sa suspension. « C’est un grand policier, mais quand on a ce genre de mission, il ne peut pas y avoir le moindre doute« , a réagi le premier ministre Manuel Valls qui avait nommé Bernard Petit, alors qu’il était ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Ayrault il y a un an.

Marseille « perd » un homme de confiance de Valls à la PJ

Christian Sainte est promu à Paris: c’est dire que Marseille avait été placée sous haute surveillance.

D’autres figures de l’institution policière, comme Joaquin Masanet, sont mis en cause. Pour Jean-Marc Bailleul, du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, « ça montre que la police nationale est en mesure de lutter contre les dérives qui donnent une mauvaise d’image en termes d’éthique et de déontologie« .

Christian Sainte, 55 ans, actuel patron de la police judiciaire de Marseille, devrait prendre la tête du 36 quai des orfèvres la semaine prochaine.

Scandale: vers une mise en examen du patron de la police judiciaire

Le patron de la PJ, son directeur de cabinet et une troisième personne, présentés aux juges d’instruction

La nouvelle affaire qui secoue la PJ de Paris ne semble pas devoir être étouffée.

Bernard Petit est le patron de la PJ de Paris
depuis… décembre 2013

Bernard Petit, le patron de la police judiciaire parisienne est soupçonné de violation du secret de l’instruction et a été présenté jeudi à des juges d’instruction, en vue d’une possible mise en examen.

Mercredi, il a été placé en garde à vue et plusieurs perquisitions ont été menées dans des bureaux du « 36 » quai des Orfèvres.
Avec lui, son directeur de cabinet, Richard Atlan, et un agent de l’Association nationale d’action sociale (ANAS), ont aussi été déférés. Joaquin Masanet, président de l’Anas, était toujours en garde à vue jeudi matin.

En décembre 2013, alors ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait nommé Bernard Petit à la tête de la PJ parisienne et en avait fait lui-même l’annonce, de bon matin, sur Europe1. A 58 ans, le no 3 de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) succédait à Christian Flaesch. Le meilleur choix de Valls était sous-directeur en charge de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière. « Il a commencé sa carrière comme inspecteur (ex-officier) », avait-on expliqué dans l’entourage de Manuel Valls, « c’est un grand professionnel » qui a effectué une « brillante carrière ».

Il y a en outre un « symbole » dans la nomination d’un membre de la hiérarchie de la DCPJ à la PJ parisienne, où sont d’ordinaire promus des policiers du sérail, commentait-on, évoquant « un signe de transversalité et de passerelles ». Valls avait affirmé à plusieurs reprises vouloir « dépoussiérer la PJ » et la « recentrer » sur la délinquance des zones de sécurité prioritaires (ZSP), villes ou quartiers, au nombre désormais de 80.

Prouteau et Rocancourt

Les quatre hommes sont soupçonnés d’avoir transmis au fondateur du GIGN, Christian Prouteau, des informations sur l’enquête dont il est l’objet dans le cadre d’un dossier de trafic d’influence visant un homme déjà mêlé à plusieurs affaires d’escroquerie aux Etats-Unis et en France, Christophe RocancourtL’un des avocats de Christophe Rocancourt, Me Marcel Ceccaldi, est mis en examen pour recel de corruption active, trafic d’influence actif et blanchiment d’exercice illégal de la profession de banquier.
Surnommé « l’escroc des stars » pour avoir arnaqué des vedettes d’Hollywood, ce dernier a été mis en examen pour escroquerie, trafic d’influence actif, blanchiment de fraude fiscale et exercice illégal de la profession de banquier. Sa compagne et un notaire sont également poursuivis.

Le fondateur et ancien patron du GIGN Christian Prouteau a lui été mis en examen pour dissimulation d’activité et trafic d’influence passif.
Le président François Mitterrand avait choisi Ch. Prouteau pour assurer sa propre surveillance et celle de sa fille cachée, Mazarine Pingeot. C’est l’époque de l’affaire des Irlandais de Vincennes, marquée, durant l’été 1982, par sept attentats terroristes – dont l’attentat antisémite contre le restaurant Goldenberg (6 morts et 22 blessés) de la rue des Rosiers – , soit anonymes, soit signés, notamment par Action directe, groupe armé anarcho-communiste dont des activistes ont été condamnés pour les assassinats de Georges Besse, patron de Renault, ou de celui du général René Audran, suite au conflit avec l’Iran des ayatollahs. Les relations qu’il entretenait avec Paul Barril, qui avait dirigé l’opération foireuse contre les soi-disant terroristes irlandais, avaient attiré l’attention sur lui.
En mars 1985, le président socialiste l’avait fait préfet hors cadre, lui permettant ainsi d’aller rejoindre la niche des « faux préfets » affectée aux bons serviteurs de l’Etat. Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfet alors qu’ils ne le sont pas et ne l’ont jamais été préfets. Un copinage politique qui leur permet de toucher une retraite dorée, 6.000 € mensuels sans rien faire, en dépit des restrictions budgétaires dues à l’endettement de la France. Parmi eux, des socialistes exemplaires comme Michel Vauzelle (1985), président PS du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) depuis 1998 et porte-parole de la présidence de la République de François Mitterrand (1981-1986), ou Michel Delebarre, actuellement sénateur du Nord, ex-Président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (mars 1998-janvier 2001) et sept fois ministre sous la présidence de… François Mitterrand. De 1982 à 1995, ce président a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public, des préfets « fantômes » chargés d’une « mission bidon de service publique relevant du gouvernement ». La quasi-totalité étaient des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Et le système a continué de prospérer sous Lionel Jospin Premier ministre.
 

Fuitage en faveur de l’«escroc des stars» via Prouteau

blog -Yamgnane eleve au grade de commandeur de la Legion Honneur-aout2014
K. Yamgnane fait commandeur de la Légion d’honneur par la ministre Lebranchu

Christophe Rocancourt est accusé d’avoir extorqué plusieurs milliers d’euros à deux soeurs marocaines menacées d’expulsion contre la promesse d’obtenir leur régularisation. Les deux femmes, ne voyant rien venir, ont porté plainte. Mis en examen, l’escroc présumé a dit avoir approché Christian Prouteau, ainsi que l’ancien secrétaire d’Etat socialiste aux Affaires sociales et à l’Intégration (1991-1993), présenté comme le symbole de « l’intégration réussie » aux gouvernements Cresson, puis Bérégovoy, Kofi Yamgnane, lequel franco-togolais présenta sa candidature à l’élection présidentielle togolaise de 2010.

 

Trois Français sur quatre favorables à une peine d’indignité nationale contre les terroristes

Hollande surfe sur le sang répandu par les islamistes français

Un mois après les attentats islamistes de djihadistes de France des 7, 8 et 9 janvier, François Hollande prend à nouveau la parole ce jeudi 5 février avec une nouvelle « grande » conférence de presse semestrielle.

"L'islam dominera le monde""La charia est la vraie solution""Au diable, la liberté"
« L’islam dominera le monde »
« La charia est la vraie solution »
« Au diable, la liberté »

Lors de cette grand messe laïque organisée à l’Elysée le président de la République devrait pontifier, notamment sur la batterie de mesures anti-terroristes mise en place par le gouvernement Valls dans la foulée des attentats djihadistes par des Français contre des Français. Il parlera de guerre au terrorisme, mais le « chef de guerre » taira la guerre civile ouverte par les islamistes et mobilisant l’armée sur le sol national.

Profitant sans retenue de ces « événements français », comme on parle des « événements d’Algérie », et le réflexe d’unité nationale qui a animé l’opposition, François Hollande a vu sa popularité grimper de 6 points – en dépit de la hausse constante du chômage et des taxes – dans le baromètre YouGov du mois de février réalisé entre soi par les socialistes du HuffPost, que dirigea Anne Sinclair et de i-télé du groupe Canal+ qui licencia Eric Zemmour pour exercice impertinent d’une liberté d’expression que le mensuel libertaire Charlie hebdo continue en revanche de porter à des sommets de vulgarité. Dans le même temps, « cette enquête d’opinion démontre [sic] que les mesures prises par l’exécutif rencontrent un très large assentiment auprès des Français » commente le site socialo-socialiste, comme si YouGouv était indépendant et les sondages fiables.
Cette affirmation du HuffPost est un abus de confiance: il suffit d’aller consulter le sondage pour constater que le commentaire est mensonger

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite Hollande apres attentats-fin jan2015
L’agrandissement n’est pas fameux: pour l’agrandir, cliquer dessus.
Et voici le lien vers la source: http://cdn.yougov.com/cumulus_uploads/document/f2zk2dmq41/Results_HuffingtonPost_Barom%C3%A8tre_F%C3%A9vrier_02.02.15.pdf

L’indignité nationale rencontre un très large consensus

Défendue par l’UMP de Nicolas Sarkozy et soutenue par une partie des députés socialistes, la proposition d’instaurer une peine « d’indignité nationale » priverait les terroristes de leurs droits civiques et de l’accès à certains emplois. Elle remporte ainsi l’adhésion de 76% des personnes interrogées (12% défavorables, 12% d’indécis). L’idée est soutenue par 91% des sympathisants UMP, 88% des centristes, 83% des proches du FN et 74% des sympathisants du PS et d’EELV.

Le 21 janvier dernier, le premier ministre, Manuel Valls, s’était emparé de cette proposition émanant de l’opposition en promettant « une réflexion transpartisane » sur la réactivation de la peine d’indignité nationale et que des propositions « compatibles avec notre droit et nos valeurs » seraient présentées d’ici six semaines. Manuel Valls avait justifié une telle mesure en affirmant qu’elle « marquerait avec une force symbolique les conséquences de la transgression absolue que constitue la commission d’un acte terroriste ».

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, avait à nouveau marqué sa différence et pris ses distances avec cette mesure tout en concédant le dernier mot aux parlementaires: « Ce serait un acte symbolique mais les symboles portent leurs charges (…) Ce n’est pas un symbole que, moi, j’aurais revendiqué », a-t-elle répliqué au Premier ministre. L’indignité nationale n’a été décrétée qu’à deux reprises dans l’histoire de France, sous la Révolution française et lors de l’épuration après la Seconde guerre mondiale.

Moins de 10% jugent les mesures anti-terroristes excessives

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite gouvernement apres attentats-fin jan2015
Pour une meilleure lisibilité, cliquer sur l’image

Les autres mesures prises par le gouvernement pour contenir la menace djihadiste rencontrent elles aussi une approbation plus ou moins large selon les sujets. 61% des Français jugent « appropriée » l’intensification des contrôles sur Internet pour lutter contre la propagande; 67% approuvent désormais le fichage et la création d’un nouveau fichier de renseignement recensant les auteurs ou complices d’actes terroristes; 65% saluent les mesures visant à renforcer l’armement et l’équipement des forces de l’ordre. A l’époque des manifestations d’activistes altermondialistes contre la réserve d’eau de Sivens (Tarn), la presse se faisait l’écho complaisant des réactions hostiles à l’usage par la police de grenades offensives, lesquelles leur ont été interdites en novembre par Bernard Cazeneuve, le ministricule de l’Intérieur aujourd’hui vanté pour la gestion de la situation par le RAID et le GIGN.

Enfin, la versatilité du gouvernement et des Français est une nouvelle fois confirmée. Très étonnamment, 50% des sondés estiment « appropriée » la décision de mettre en place des quartiers réservés aux islamistes radicaux en prison et d’augmenter significativement le nombre d’aumôniers musulmans.

Centre de détention national de Roanne

Autre indice des fluctuations émotionnelles d’opinion, moins de 10% des personnes interrogées les jugent « excessives » tandis que 21 à 28% les juges « insuffisantes ». Les partisans d’une sévérité accrue, notamment dans les prisons, sont remarquables chez les sympathisants de l’UMP -qui avait notamment proposé la création de centres de détention réservés aux prisonniers radicalisés- et du Front national. Ainsi, 38% des électeurs de Nicolas Sarkozy ne se satisfont pas des mesures d’isolement arrêtées pour les détenus radicalisés, et jusqu’à 44% des électeurs de Marine Le Pen.

Nice: un autre Coulibaly agresse des militaires devant un centre communautaire juif

Les Musulmans sont-ils les « premières victimes du fanatisme »? (Hollande)

Le président a désigné ce fanatisme par un pléonasme: « l’islamisme radical » dans le monde, mais à commencer dans le pays.

Hollande en représentation à l'Institut du monde arabe avec Jack Lang et Fleur Pellerin
Hollande en représentation à l’Institut du monde arabe avec Jack Lang et Fleur Pellerin

C’est le jeudi 15 janvier, une semaine après les attentats de Paris par des djihadistes de France que François Hollande a marqué des degrés dans l’islamisme. Il inaugurait le forum « Renouveaux du monde arabe » à l’Institut du Monde Arabe présidé par Jack Lang et il a implicitement cautionné l’ « islamisme modéré »!

Nice: Que s’est-il passé devant un centre juif ce mardi?

Vigipirate – Trois militaires en faction devant un centre communautaire juif à Nice ont été agressés au couteau dans le centre-ville mardi, en plein après-midi par un homme interpellé dans la foulée. Parce que la liberté d’expression est réservée aux dessinateurs de Charlie hebdo et autres anarcho-révolutionnaires estampillés respectables, il est déconseillé d’évoquer l’antisémitisme de l’action… La section antiterroriste du Parquet de Paris a été saisie de l’enquête.

«Un peu après 14h00, alors que trois militaires étaient en faction devant un « site » israélite (…). On constate aussitôt une consigne à la presse de minimiser la gravité des faits, car le site en question est israélite. Et un individu, qui passait sur le trottoir a alors « agressé violemment » (sic) -car une agression est rarement tendre- avec un grand couteau l’un des soldats, visant son visage ou son cou», a-t-on indiqué de source policière anonyme.

Les militaires assuraient la sécurité dans le cadre du plan Vigipirate devant un immeuble abritant le Consistoire israélite de Nice, Radio Shalom et une association israélite.

Selon un communiqué du maire UMP de la ville, Christian Estrosi, l’agresseur a été interpellé grâce aussi à l’intervention d’un commerçant, d’un agent de la régie des transports locaux et des membres de la police nationale et municipale.

Comment vont les militaires?

Les militaires ont été pris en charge par les services de secours -une chance- sur le lieu de l’agression, avenue Jean Médecin, à proximité de la place Masséna: un profusion de détails qui interpelleraient si elles étaient signifiantes… Leur pronostic vital n’est pas engagé. On sait maintenant qu’un seul militaire a été frappé et qu’il a pu partiellement esquiver le coup de couteau porté au visage: que deux pronostics vitaux ne soient pas engagés est donc heureux… Ce soldat a été blessé à une joue, une «blessure apparemment profonde mais sans gravité», et un autre militaire a été atteint au bras en maîtrisant l’individu, connu des services de police pour des faits assez anciens, a-t-on ajouté de même source. Le troisième soldat n’a quant à lui pas été blessé.

Qui est l’agresseur?

Selon plusieurs sources proches de l’enquête (on s’y attendait un peu, mais « plusieurs », cette fois!) l’homme interpellé s’appellerait Moussa Coulibaly, bien connu au Val Fourré (Mantes-la-Jolie, Yvelines)
mais n’aurait «a priori» aucun lien avec Amédy Coulibaly,
L’agresseur a «été refoulé la semaine dernière par les autorités turques» et a été «entendu à son retour par la DGSI», a-t-on appris « de source proche de l’enquête ». «Cet homme avait attiré l’attention de la police aux Frontières (PAF) à Ajaccio, le 28 janvier, car il avait pris un aller simple pour la Turquie. Il a donc été signalé sans délai ( ! ) par la DGSI [Direction générale de la Sécurité intérieure] aux autorités turques qui l’ont refoulé», a expliqué cette source.
«A son retour (qui a financé le billet de retour?), il a été entendu par la DGSI, mais son entretien administratif n’a pas permis de recueillir d’informations suffisantes pour judiciariser son dossier», a-t-elle ajouté, la fameuse source tenue secrète.

La police le connaît-elle?

 Vigipirate
Relevé d’indices à l’endroit où un islamiste a attaqué des militaires, le 3 février 2015 à Nice

Cet agresseur, qui est «âgé d’une trentaine d’années et originaire de la région parisienne, est très défavorablement connu des services de police», ont déclaré dans un communiqué commun les ministres de l’Intérieur et de la Défense. Or, il peut être connu comme le loup blanc sans que la PAF d’Ajaccio l’intercepte, alors qu’il est porteur d’un billet pour la Turquie: les Cazeneuve et Le Drian forment vraiment une belle paire de Dupont-Dupond. « Selon une source proche du dossier » – ça finit par faire sérieux ?- il est en effet connu pour des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique et vols aggravés.

Et l’autre personne interpellée ?

Un deuxième homme a été interpellé mardi, mais pour le moment, peu d’informations ont filtré. «Des vérifications sont en cours», a indiqué « une source proche de l’enquête ». L’agresseur des militaires aurait été vu avec ce deuxième individu avant les faits, mais pas au moment de l' »acte », qu’on nous permettra de qualifier d’ « agression ».

Les principales réactions

Jean-Yves Le Drian (Défense) et Bernard Cazeneuve (Intérieur) «condamnent avec la plus grande fermeté cette attaque commise contre les forces armées». On ose l’espérer, mais ça va tellement de soi qu’on préférerait qu’ils se taisent. Mais ils ajoutent qu’ils «adressent leurs voeux de rétablissement aux soldats lâchement blessés et réitèrent leur détermination à assurer la protection de notre territoire et de nos compatriotes». Les Dircabs ont toujours, à la virgule près, les mêmes formules et c’est indécent.

«Agression de militaires à Nice : c’est un symbole de la République qui est attaqué, toute ma solidarité à nos soldats», a aussi réagi sur Twitter le député UMP et président du Conseil général des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.Des termes classiques mais qui sentent moins l’indifférence.

Une vaniteuse volonté du ministricule de chercher à se grandir
Nanard Cazeneuve avait tenté de se valoriser en mars 2014. L’antiterrorisme se déclara alors convaincu d’avoir déjoué un projet « imminent » d’attentat sur la Côte d’Azur fomenté par un homme de retour du djihad en Syrie, avait annoncé « une source proche du dossier ». Qui de plus proche que le ministère de l’Intérieur?
Cette certitude affichée était née de la découverte le 17 février dans un immeuble de Mandelieu-La-Napoule, près de Cannes, de quelque 900 grammes d’explosif. Cet immeuble avait été le point de chute d’un homme -on ne peut plus flou- de 23 ans, interpellé quelques jours plus tôt – on ne sait où – et lié à la cellule dite de Cannes-Torcy, a précisé la source, elle-même non précisée. Il a depuis été mis en examen et écroué.

Parti en Syrie en septembre 2012, Ibrahim B. – un prénom pas très catholique, mais une initiale de nom qui n’est pas plus crédible – avait été signalé sur son territoire par la Grèce, le 3 janvier (de la même année, suppose-t-on). Puis, il avait été localisé à Nice et interpellé le 11 février, avant la perquisition, a précisé la source – toujours aussi indéfinie – proche de l’enquête, ce qui ne garantit encore pas la véracité des faits. Il s’agissait de la 21e mise en examen dans la tentaculaire affaire dite de Cannes-Torcy. Un chiffre précis qui est peut-être exact, mais qui crédibiliserait la soudaine détermination des services de Cazeneuve, si on ne savait qu’ils sont au bas mot 1.300 Ibrahim sur le territoire, ce qui relativise le zèle des fonctionnaires de l’Intérieur.

Le Parquet de Paris tempère
Il affirme qu’on ne dispose d’aucune preuve qui permette d’établir avec certitude un projet défini d’attentat. Si la date de découverte des explosifs à Mandelieu correspond en effet à la période du Carnaval de Nice, faire le lien entre les deux « relève de la projection« . Nous voilà bien avancés…

Mais, le maire de Nice Christian Estrosi évoque « une fausse rumeur ». « Ni le préfet, ni le ministère de l’Intérieur ne nous ont alertés et demandé de renforcer le dispositif de surveillance autour de Carnaval. » On comprend que les sources présentées comme « proches du dossier » tiennent tant à leur anonymat
Quant aux djihadistes de France qui font de si nombreux et longs voyages, avaient-ils un emploi rémunérateur ? Qu’ils aient été franco-algériens ou franco-maliens, vivaient-ils de leur travail ou d’allocations sociales ?

Coup de filet anti-djihadistes à Lunel, Hérault: cinq gardes à vue ce mardi matin

Cinq gardes à vue à Lunel

Une  vingtaine de jeunes gens recrutés sur la commune pour faire le djihad en Syrie.

Lunel

Selon le quotidien régional Midi Libre , l’opération, menée par les policiers d’élite du Raid et du GIPN, a débuté vers 6h30 dans le centre ville de Lunel, ville prise au PS en 2001. Selon « une source proche du dossier », cinq personnes ont été placées en garde à vue.

Le quotidien régional, Midi Libre, évoque pour sa part l’arrestation et le placement en garde à vue de quatre à cinq personnes, soupçonnées être impliquées dans des filières de recrutement en raison de mandats envoyés en Syrie.

Coup de filet anti-islamiste
du GIGN à Lunel, Hérault (27/01/2015)

«Plusieurs voitures banalisées sont arrivées. Des hommes en sont sortis encagoulés et ont défoncé les portes des appartements de l’immeuble», a raconté un habitant de l’immeuble qui dit avoir été lui-même menacé. «On m’a mis un fusil sur la tempe (… ) finalement ils ont interpellé le voisin du dessus, Saïd», a-t-il indiqué, précisant «ne pas connaître son voisin plus que ça». Selon un autre témoin, dont le frère a été interpellé, les hommes «en tenue» avaient «une masse d’armes». «Ils m’ont plaqué, m’ont mis par terre, m’ont tapé dessus. Ils ont embarqué mon frère», a-t-il dit. Sans prendre de gants ?

Depuis le mois d’octobre 2014, six habitants de Lunel, âgés de 18 ans à 30 ans, sont morts en Syrie.

Dix-sept islamistes seraient toujours en Syrie.
Y a-t-il un réseau à Lunel ?

Un policier isolé équipé d’un fusil mitrailleur dans une rue de Lunel (27/01/2015).

Des marchands de mort embrigadent des jeunes fragiles, incultes et sans recul, ou des idéalistes inconscients, comme Raphaël, un converti à l’islam qui avait suivi cinq ans d’études et qui a été tué en Syrie. Ces jeunes fanatisés disent qu’ils aiment leur mère, mais qu’ils placent Mahomet au-dessus d’elle ! Et les lois de la République n’existent pas face au Coran.<br>La faute à l’Internet? Et à des imams charismatiques ou simplement prosélytes radicaux.

Ancien président de l’Union des musulmans de Lunel qui gère la mosquée El Baraka à Lunel, Lahoucine Goumri avait refusé de condamner ces départs en Syrie. 

Claude Arnaud, maire de Lunel (3e mandat)

A la demande du maire, Claude Arnaud, il a rompu le silence qui lui était imposé. Il le répète : « La mosquée n’a rien à voir avec tous ces départs. Ce sont des départs individuels. Ils n’ont jamais concerté l’imam ou la mosquée. Les musulmans qui viennent à la mosquée sont des Lunellois et il n’y a aucun souci à Lunel. Il y a un problème à 6.000 km d’ici et on ne veut pas le ramener à Lunel. »
Lahoucine Goumri élude la responsabilité de la mosquée dans les départs des jeunes de Lunel en Syrie.« C’est leur choix. Je n’ai pas à les juger. Seul Dieu les jugera. Si on doit condamner quelque chose, il faut condamner ce qui est condamnable. Pourquoi condamner ces jeunes qui sont partis au nom d’une injustice en Syrie et pas ces Français qui sont partis et ont tué des bébés palestiniens avec Tsahal l’été dernier ? Pourquoi est-ce qu’une mosquée condamnerait, alors que les autres religions ne le font pas ? »

Le président ne voit donc pas non plus pourquoi il ferait de la prévention auprès des autres jeunes : « Je ne vois pas pourquoi je ferais un message, si dix personnes sont parties sur 6.000 musulmans, soit 0,04 % ? Les autres jeunes, ils ne partent pas. Pourquoi je parlerais aux jeunes ? Tous les Lunellois ne sont pas dans le délire de la Syrie. »
<u>Ecoutez un extrait d’entretien avec Lahoucine Goumri</u> (lien France Bleu)
Pour lui, s’il doit y avoir prévention ou fermeture de site internet, c’est à l’État d’agir. Dès lors, quid des 0,04 % : Raphael, Houssem, Sabri, Hamza, Karim ? Les connaissait-il ? « Certains venaient à la mosquée, d’autres pas. Ils étaient gentils, intégrés, serviables, doux, bien éduqués. C’est un étonnement qu’ils soient partis. » D’ailleurs, se l’explique-t-il ? « Il n’y a rien à comprendre. Ils se connectent sur internet, ils prennent un billet d’avion. » Et d’ajouter que les intentions sont différentes selon les gens : djihad, raison politique, allez savoir…

Des nouvelles d’Ahmed, Maeva et de Syrie ?
Le responsable de la mosquée de Lunel explique n’avoir « ni compte Twitter ni compte Facebook. C’est une autre génération ». Mais il sait néanmoins très bien ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Et quelles sont les nouvelles des autres jeunes Lunellois toujours en vie en Syrie. Il confirme ainsi qu’Ahmed, au départ donné pour mort et pleuré par les siens, aurait été blessé, mais serait toujours vivant. Il confirme aussi le fait que Maeva, qui avait indiqué vouloir rentrer et qui demandait de l’aide après la mort de son mari, en octobre, ne le souhaiterait plus. Son explication ? « Elle n’a plus de famille ici. Ses parents l’ont mise dehors quand elle s’est convertie. Là-bas, elle touchera une pension pour les veuves. Rentrer. Rentrer pour quoi ? Peut-être qu’elle ne voit pas ce qu’elle vivrait de plus en France. Sans doute que sa vraie famille est là-bas, au milieu des musulmans. »
Lahoucine Goumri conseille par ailleurs de lire le journal sorti par le groupe État islamique pour mieux s’informer sur ce qui se passe là-bas. Il alerte aussi sur le contenu de certains sites « plus nuisibles que les journalistes », qui utilisent des mots dangereux: guidage, filtrage ou censure? Lorsqu’on lui demande, enfin, devant sa visible très grande information sur ce qui se passe là-bas, comment il analyse la situation très complexe que connaissent actuellement la Syrie et le Moyen-Orient, il refuse cependant de commenter davantage, au nom de la mosquée : « C’est une situation très floue. Nous, on ne veut pas comprendre. C’est de la géopolitique. »

« La plus grosse filière djihadiste, c’est François Hollande »

Le préfet, Pierre de Bousquet, et le maire de Lunel, Claude Arnaud

C’est l’accusation de Lahoucine Goumri  (lien). « A mon avis, ces jeunes ont été poussés à partir dès mars 2011, lorsque François Hollande a dit que Bachar El Assad est un boucher et un criminel. Ces jeunes sont partis pour combattre une injustice. Ils ont été bombardés de vidéos sur internet [Et à la télévision, qu’elle soit publique ou privée]. Ils ont vu des vidéos horribles. Ils n’ont pas accepté. »
Puis, en un clin d’oeil, il repasse son habit de dirigeant de la mosquée. Selon lui, son rôle est d’aider les familles dans leur douleur, leurs « déchirements. Elles ne sont pas forcément d’accord avec ce qu’ils ont fait ». La mosquée est un lieu de « culte pour apprendre notre religion, comment adorer notre seigneur ». Et de redire aussi que « Lunel est une petite ville tranquille. Nous n’avons aucun souci. On ne veut pas qu’à travers ce qui se passe, les gens stigmatisent et qu’ils aient peur ». En janvier 2015, la mosquée aura en tout cas un nouveau président. Des élections y sont en effet prévues tous les deux ans. Lahoucine Goumri ne se représente pas. Cela aurait été un moyen de savoir si les fidèles partageaient son discours.

Plan Valls contre le terrorisme : 2680 emplois créés; coût 425 millions d’euros supplémentaires

La facture sera-t-elle payée par les provocateurs de Charlie hebdo?

Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé ce mercredi matin plusieurs mesures qui pourraient lutter contre le terrorisme.

Valls: c'est vrai queça fait peur !
Valls: c’est vrai que
ça fait peur !

Le chef de guerre François Hollande a rétro-pédalé en précisant que le ministère de la Défense placera un garrot sur l’hémorragie des crédits aux armées: il surseoira à la suppression de 7.500 postes prévus sur 2015-2019.
Quant à son gouvernement, il prévoit notamment une rallonge budgétaire, la création de milliers d’emplois et envisage aussi une nouvelle loi sur le renseignement.

Création de 2680 emplois sur trois ans

Le chef du gouvernement a précisé que sur ce total de 2.680, 1.400 emplois nouveaux seraient créés au ministère de l’Intérieur (dont 540 en 2015), 950 au ministère de la Justice, 250 au ministère de la Défense et 80 au ministère des Finances, d’ici… 2018.
«La première urgence, la première exigence, c’est de renforcer encore les moyens humains et techniques des services de renseignement», a déclaré Manuel Valls. Sur les 1.400 nouveaux emplois de policiers, 1.100 «seront directement affectés au sein des unités de renseignement chargées de lutter contre le terrorisme, dont 500 à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), 500 au sein des services centraux territoriaux du renseignement territorial (350 policiers et 150 gendarmes) et 100 à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris», a-t-il précisé.

Près de 3.000 personnes placées sous surveillance renforcée

blog -Valls preneur otages-CharbCes emplois devraient permettre de mieux contrôler les djihadistes présumés. «Aujourd’hui, il faut surveiller près de 1.300 personnes, Français ou étrangers résidents en France, pour leur implication dans les filières terroristes en Syrie et en Irak. C’est une augmentation de 130% en un an», a expliqué le chef du gouvernement. «A cela s’ajoutent 400 à 500 personnes concernées par les filières plus anciennes ou concernant d’autres pays, ainsi que les principaux animateurs actifs dans la sphère cyber-djihadiste francophone. En tout ce sont près de 3000 personnes à surveiller.»

Un dispositif PNR «sera opérationnel en France en septembre 2015». Ce fichier commun des données personnelles des passagers aériens est en discussion au Parlement européen. Le gouvernement prévoit aussi la création d’un fichier pour recenser «les personnes prévenues ou condamnées pour des faits de terrorisme, avec obligation pour ces personnes de déclarer à intervalles réguliers leur adresse et leurs déplacements à l’étranger».

425 millions d’euros supplémentaires en trois ans

Le plan de renforcement de la «lutte contre le terrorisme» prévoit au total 425 millions d’euros de «crédits d’investissement, d’équipement et de fonctionnement au cours des trois prochaines années», précise Manuel Valls. Comment les financer ? Ces dépenses «seront compensées par des économies sur l’ensemble du champ de la dépense publique, année après année», a répondu le Premier ministre. Matignon a par ailleurs précisé qu’en incluant les frais de personnels, l’enveloppe atteindrait quelque 735 millions d’euros sur trois ans.

Une partie de ces moyens sera consacrée au «renforcement de la protection des policiers (nationaux et municipaux) et des gendarmes : gilets pare-balles et armements plus performants».

7.500 suppressions de postes de moins que prévu à la Défense.

Alors que le plan Vigipirate mobilise 10.500 militaires, le président de la République a de son côté «décidé de réduire de 7.500 les déflations d’effectifsw/em> (sic) prévues pour le ministère de la Défensesur la période de 2015 à… 2019 par la loi de programmation militaire, dont 1.500 dès l’année 2015». Les suppressions de postes passent donc de 25.800 à 18.300 sur quatre ans et, pour la seule année 2015, de 7.500 à 6.000. Au total, les dégraissages seront donc inférieurs de 30% à ce qui était initialement prévu. L’armée française comptait 278.000 personnels civils et militaires fin 2013. Quelque 54.000 postes ont déjà été supprimés dans le cadre de la Loi de programmation militaire précédente (2008-2014).

«Un cadre juridique» pour l’action des services de renseignement

Le projet de loi sur le renseignement préparé par Jean-Jacques Urvoas, un proche de Manuel Valls, sera présenté en Conseil des ministres «le plus vite possible» et transmis au Parlement en mars, a dit le Premier ministre. Le vote définitif de ce projet de loi aura lieu en juin, a précisé dans la foulée le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.
«Au-delà du renforcement sans précédent des moyens, il est indispensable de conforter les capacités d’agir des services de renseignement», a fait valoir Manuel Valls. Le chef du gouvernement a souligné que «la loi de 1991 sur les interceptions a été conçue avant l’internet. L’encadrement légal des opérations réellement conduites est lacunaire». Cela «n’est satisfaisant ni en termes de sécurité juridique des opérations, ni sur le plan des libertés publiques». «Désormais, l’intégralité des opérations assurées sur le territoire national bénéficieront de la légitimité de la loi et feront l’objet d’une autorisation expresse. Ce sera un texte protecteur des libertés publiques, puisque chaque opération sera soumise à un contrôle externe indépendant, sous le contrôle d’une juridiction spécialisée», a aussi mis en avant Manuel Valls, ajoutant que la proportionnalité des moyens de surveillance autorisés sera au coeur des opérations de contrôle.

Des quartiers dédiés dans les établissements pénitentiaires

Autre mesure annoncée : «sur la base de l’expérimentation menée à Fresnes», la création de cinq quartiers au sein d’établissements pénitentiaires, dédiés aux détenus radicalisés. Le contact avec le radicalisme extrémiste (sic) se joue souvent en prison, où le manque d’aumôniers musulmans est criant. Valls préconise l’arrivée de 60 aumôniers musulmans supplémentaires, s’ajoutant au 182 existants.

Création d’un site Internet grand public contre l’embrigadement djihadiste

Manuel Valls a également annoncé la création d’un site internet visant à informer le grand public sur les moyens de lutter «contre l’embrigadement djihadiste». Plus généralement, «dans les 3 prochaines années, 60 millions d’euros vont être spécifiquement consacrés à la prévention de la radicalisation», a indiqué le chef du gouvernement.

Réflexion sur la peine d’indignité nationale

blog -Taubira fait le singe a FranceInter
La Garde des Sceaux,
Christiane Taubira fait le singe
(France Inter)

Manuel Valls a aussi indiqué qu’il proposerat «une réflexion transpartisane» sur la réactivation de la peine d’indignité nationale et que des propositions «compatibles avec notre droit et nos valeurs» seront présentées d’ici six semaines. «Je proposerai aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat qu’une réflexion transpartisane puisse être conduite, par exemple, par les présidents des Commissions des lois des deux assemblées, Jean-Jacques Urvoas (député PS) et Philippe Bas (sénateur UMP) pour examiner et formuler des propositions définitives dans un délai court de six semaines et totalement compatibles avec notre droit et nos valeurs», a promis le Premier ministre.

Le pactole recueilli par le journal libertaire et offensant grâce à l’explosion de ses ventes va trouver à s’employer: les dessinateurs apporteront probablement à Bercy leur contribution aux frais qu’ils ont occasionnés au Raid et au GIGN et les anarcho-révolutionnaires verseront nécessairement leur obole aux travailleurs de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële privés de leur outil de travail depuis bientôt trois semaines. Des souscriptions ont été ouvertes en soutien: à votre bon coeur, Charlie !

Un syndicat de police dénonçait une protection lourde de Charlie hebdo

Les provocations sous haute protection policière, dès octobre 2012

Détournement de moyens publics pour la protection d’une entreprise privée

En 2013, avant la montée dans l’hexagone de l’islamisme radicale, le syndicat Alliance Police nationale ne trouvait pas juste d’encourager Charlie Hebdo à l’agression textuelle et graphique. A l’époque, il qualifiait cette protection policière d »‘inadmissible » et de « luxe« . Ce tract rendu public par le Canard enchaîné met en question l’usage des contributions fiscales des Français imposables quand on sait que les moyens policiers n’ont pas empêché l’exécution djihadiste de douze personnes le 7 janvier 2015 dans les locaux du journal satirique…

Bien que le contexte n’ait pas été encore celui des menaces islamistes actuelles sur l’ensemble du territoire, le journal satirique cousin de Charlie hebdo fait le procès du syndicat Alliance Police nationale qui, dans un contexte autre, réclamait l’arrêt de « la mission Charlie Hebdo » en avril 2013. Selon l’extrait publié du tract, il  trouvait « inadmissible » que « depuis plus de sept mois, les compagnies d’intervention fournissent jusqu’à neuf collègues par jour pour la protection des locaux privés d’un journal ».
Alliance dénonçait une  « tâche indue » et à un « luxe ». « Le 4 avril, lors d’une audience auprès du directeur de la DOPC, nous avons exigé l’arrêt immédiat de la mission Charlie Hebdo, peut-on lire sur le tract du syndicat.

Le préfet de Paris, Bernard Boucault

Le préfet n’a pas accédé à la demande.
Mais depuis quelques mois, le ministère de l’Intérieur avait assoupli le dispositif, comme l’a confirmé dans les colonnes de Libération Antonio Fischetti,  journaliste à Charlie Hebdo qui n’était pas présent le jour du drame. « Après l’incendie qui avait détruit nos locaux en 2011 – suite à une deuxième atteinte à la sensibilité des croyants musulmans, après la publication des caricatures danoise en 2006 il y a eu pendant longtemps une voiture de police en bas du journal. D’abord tout le temps, puis pendant la réunion de rédaction, le mercredi matin [comme le jour du carnage du 7 janvier dernier]. Mais depuis quelque temps, un mois ou deux, il n’y en avait plus. » Une mesure manifestement prise par l’Intérieur et son ministre, Bernard Cazeneuve, sur requête du préfet de Paris, depuis mai 2012, Bernard Boucault.
Luc Poignant, du syndicat Unité SGP Police (FO), précise toutefois que « des rondes se tenaient régulièrement devant le siège du journal satirique« .

Contacté par Rue89 (groupe L’Obs, classé à gauche), Pascal Disant du syndicat Alliance ne voit « aucune erreur d’appréciation », mais un coup bas du syndicat rival. « C’est une fausse polémique qui vient de la concurrence syndicale. Et sachez de toute façon que si trois, quatre ou cinq policiers avaient été postés devant les locaux de Charlie Hebdo, il y aurait simplement eu plus de policiers tués« , fait-il observer.

Ratés de Valls et Cazeneuve: Coulibaly contrôlé mais relâché quelques jours avant les attentats

Révélation du Canard enchaîné: le laxisme socialiste a fait cinq morts

Le tueur, contrôlé puis relâché, 10 jours avant ses cinq assassinats

Amedy Coulibaly n’avait pas été jugé assez dangereux…

Contrôlé par hasard le 30 décembre à Paris, à bord d’une voiture louée, dix jours avant de tuer une policière, le 8 janvier, et quatre otages le lendemain, écrit le Canard enchaîné à paraître mercredi.

Le 30 décembre 2014, à 11h45, deux motards de la préfecture de police arrêtent une Seat Ibiza à hauteur du 55 rue Simon-Bolivar, dans le XIXe arrondissement de Paris (dont plusieurs quartiers sont des zones de non-droit,  grâce au laxisme de Roger Madec, précédent maire PS contesté), l’une des « no go zones » décrites par Fox News qui apporte un peu de pluralisme à l’information, au grand dam de la maire socialiste, Anne Hidalgo. Le conducteur est accompagné d’une jeune femme, qui a loué la voiture à l’agence Sixt d’Orly. Ce conducteur, c’est Amedy Coulibaly. Et la jeune femme qui l’accompagne n’est autre qu’Hayat Boumeddiene, qui est aujourd’hui l’une des personnes les plus recherchées de France, bien qu’on l’ai localisée en Syrie.

La réalité de ce contrôle de routine est dévoilée dans le Canard enchaîné de ce mercredi

A partir d’extraits du rapport d’un des motards, l’hebdomadaire raconte ainsi que le permis que les policiers ont alors sous les yeux n’est pas encore définitif: l’attestation de réussite à l’examen date du 10 décembre seulement. Ils consultent – c’est la routine – le fichier des personnes recherchées (FPR) et voient une mention leur demandant d’obtenir des renseignements sans attirer l’attention pour un suspect considéré comme dangereux pour son appartenant à la mouvance islamiste. Les deux membres des forces de l’ordre informent leur hiérarchie et les services antiterroristes. Mais personne ne réagit. «Aucune surveillance, pas de filature», précise le journal, pour qui il était pourtant permis de se poser quelques questions. Quoi qu’il en soit, les policiers laissent partir la voiture… La trace de Coulibaly est perdue.

La préfecture de police de Paris (PP) et le ministère de l’Intérieur ont failli à leurs responsabilités

Ils n’ont pas donné suite aux informations des policiers. Après le contrôle, Amedy Coulibaly a pris quelques heures plus tard la route de l’Espagne -sans encombre- avec sa compagne qu’il a déposée à l’aéroport de Madrid. Direction la Turquie, sans problèmes. Les autorités turques ont confirmé qu’Hayat Boumeddiene a bien passé la frontière syrienne, comme une lettre à la poste, le 8 janvier dernier.
Amedy Coulibaly est quant à lui revenu sans souci en France où, au lendemain de l’attentat châtiant les mécréants de Charlie Hebdo, il a tué le 8 janvier une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) et le lendemain quatre Juifs dans le supermarché Hyper Cacher situé porte de Vincennes.

Le Canard enchaîné – journal qui distribue les bons points- estime que les motards de la PP n’ont commis aucune faute puisque la consigne était de ne pas interpeller ce membre de la mouvance islamiste -pardon « terroriste », consigne langagière du sémiologue Laurent Fabius- mais ne distribue pas les cartons rouges…

Les ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Christiane Taubira, sont pourtant restés les bras ballants.

Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé
Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé

En république socialiste, les ministres sont infaillibles et intouchables. On le voit bien, les ficelles de la presse sont tirées depuis l’Elysée ou ses relais institutionnels, associatifs ou universitaires. Et en cette circonstance de menace de l' »islamisme radical » sur la démocratie (par opposition à l’islamisme « modéré » !), les pseudo-« instituts » de sondages font flèche de tout bois et se discréditent une fois encore. A chaud et à la faveur de l' »unité nationale » consentie par l’opposition, ils se livrent à des enquêtes opportunistes qui se veulent sérieuses. Après que la presse aux ordres a vanté une parfaite gestion des attentats  -par l’exécutif, sans rendre hommage au RAID et au GIGN-  arrivent les sondeurs qui font dire aux panels adéquats que le « premier flic de France » est un super-flic: il prend ainsi 16 points dans un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France. 77% des Français pensent, comme on leur a dit, qu’il a été « à la hauteur des événements ». C’est scientifique et c’est juste ! Voilà au moins une collaboration politique politicienne et presse « indépendante » qui fonctionne !

Béziers : préparation d’un attentat déjouée

Interpellation de cinq Tchétchènes soupçonnés de préparer un attentat

Les cinq suspects russes ont été interpellés lundi soir à Béziers dans le Sud-Est de la France, a fait savoir le procureur de la ville, Yvon Calvet, ce mardi 20 janvier. Ils ont été placés en garde à vue et des perquisitions ont eu lieu. Il n’était pas possible dans l’immédiat de préciser le lieu présumé de l’attentat.

A noter que les Tchétchènes sont des Russes musulmans du Caucase du Nord et que les autorités russes affirment disposer de preuves de liens des groupes djihadistes tchétchènes avec des réseaux terroristes étrangers, notamment al-Qaida.

« Des produits ont été retrouvés lors de ces perquisitions », a expliqué le représentant du ministère de la Justice, sans préciser leur nature. L’une des personnes interpellées habite Béziers et une autre « probablement » à Montpellier.

Les enquêteurs s’efforcent en outre de trouver les adresses des trois autres suspects placés en garde à vue. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Montpellier.

Il apparaît que les informations dans la presse vont plus vite que les enquêtes

Les annonces de menaces déjouées se bousculent
Ainsi, un drone aurait survolé l’Elysée dans la nuit de jeudi à vendredi: lien PaSiDupes
Et des soldats auraient été menacés devant une école juive :lien PaSiDupes

Un drone aurait survolé l’Elysée dans la nuit de jeudi à vendredi

Hollande veut-il faire durer l’ « unité nationale » à son profit ?

Hollande est bien protégé: il ne risque pas une prise en otage…

Un drone a survolé l’Elysée « pendant quelques secondes » dans la nuit de jeudi à vendredi, affirme-t-on sérieusement ce mardi dans l’entourage du président, confirmant un fuitage d’i-télé (groupe Canal+), la chaîne amie d’information en continu.

« Immédiatement repéré » par les services de police et de gendarmerie qui assurent la garde du palais présidentiel, le drone s’est « immédiatement éloigné de l’Elysée », a-t-on indiqué de même source, précisant qu’une « enquête judiciaire est en cours ».

Cet affichage de la vigilance sans failles des forces antiterroristes commence toutefois à être suspect, après l’annonce d’une menace sur des militaires en faction devant une école juive, le weekend dernier.

Le Parquet de Paris est sur les dents: il a en effet ouvert une enquête pour « conduite d’un aéronef non conforme avec les règles de sécurité« , a indiqué une source judiciaire anonyme.
Les investigations ont été confiées à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens. Et là, on a tout dit !.

Cet incident est survenu alors que de nombreux survols de centrales nucléaires par des drones ont été signalés ces derniers mois et une semaine après les attentats qui ont ensanglanté Paris.
But de l’opération: démonter que la « gauche molle » peut se redresser et que nos centrales nucléaires sont donc -elles aussi- sous une protection aussi époustouflante ?

 

Des soldats menacés par un homme armé devant un collège juif

Et si les « premières victimes » selon Hollande, n’étaient pas les musulmans ?

Surmenage des forces antiterroristes ?

Deux soldats en faction devant un collège juif du Raincy (Seine-Saint-Denis), menacés par un homme qui avait tiré la culasse de son arme à leur vue, ont armé leur fusil d’assaut et fait fuir l’auteur des menaces, a-t-on appris hier lundi. Mais soutenons tout de suite, contre toute évidence, que cette menace déjouée n’a aucun lien avec les tueries récentes de djihadistes de France à Paris. Ni effet d’émulation, ni désir de vengeance, ni surtout d’antisémitisme. Toute information utile étant bloquée, toutes les supputations sont donc permises.

Les faits remontent à la nuit de samedi à dimanche. Une voiture s’est arrêtée devant le collège-lycée juif Merkaz Hatorah de cette banlieue nord-est de Paris, a « précisé » (sic) une source « proche du dossier ». Comme il va de soi ? C’est à vérifier…
La porte coulissante de la voiture s’est ouverte, les deux soldats, chargés de protéger les lieux dans le cadre du plan Vigipirate, s’en sont approchés et ont demandé aux automobilistes «de circuler», a ajouté cette source anonyme et …fiable.

«Le passager, cagoulé, a alors tiré vers l’arrière la culasse d’une d’arme d’épaule», comme s’il allait faire feu, a-t-elle poursuivi. Il n’était pas possible dans l’immédiat de savoir s’il s’agissait d’une arme létale ou factice, ni si les auteurs des menaces avaient l’intention de passer à l’acte ou s’il s’agissait d’une provocation, a commeté une source policière, anonyme et pourtant sérieuse.

«Les deux soldats ont armé leur Famas», le fusil d’assaut de l’armée française, et «le conducteur a aussitôt démarré en trombe», selon la source, toujours aussi proche du dossier. La voiture a disparu dans la nuit, sans qu’aucune course-poursuite ne soit lancée.

Les soldats, qui ont entendu un bruit de culasse, «ont eu une réaction appropriée», justifie une source militaire indéterminée.

Depuis les attentats (floutés: il faut savoir qu’elle évoque les tueries djihadistes) de Paris, les soldats postés devant les lieux sensibles de la région parisienne ont été l’objet d’une série d’actes d’intimidation, ou de « simple » provocation. Provocation « citoyenne » simple ?

Un jeu dangereux, selon cette source (qui fait autorité dans l’anonymat !): «Nos militaires sont armés et susceptibles de se servir de leurs armes» lorsque la loi les y autorise, rappelle-t-elle.

Ainsi donc, cette information qui filtre sans autre authentification claire que la confiance qu’on accorde -ou non- à la presse, pourrait n’être rien d’autre qu’une opération de propagande officielle: démontrer que les forces de police sont réactives et jouent pleinement leur rôle protecteur…

Des « rumeurs » et « persistantes » sur l’incontrôlable internet (sujet à caution au regard de la presse institutionnelle) suggèrent pourtant que les militaires qui patrouillent en région parisienne ne sont pas en mesure de faire feu: elles n’auraient pas de munitions.
L’enquête a été confiée au commissariat local.

Or, «Tout est faux», affirme le directeur de l’école juive

Depuis le début de journée, l’information a priori sérieuse fait le tour des media et de la communauté juive. « Encore une affabulation de BFM » pour le directeur de l’établissement. « Ce n’est pas la première fois que BFM s’illustre de cette façon, de manière lamentable et complètement irresponsable», tempête Benjamin Tagger. Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme cagoulé, dans une voiture aurait tenté de tirer sur l’école Merkaz HaTorah.
Il semblerait en fait qu’à l’origine, l’information est issue non pas de BFM qui l’a reprise en confiance (ou en connivence), mais d’une dépêche AFP, laquelle agence est en ligne directe avec le gouvernement, et que la chaîne d’information continue a titré « Menacés par une arme devant un collège juif, des soldats arment leur fusil d’assaut ».
« Mais c’est de la folie, ils ont crée une psychose depuis ce début d’après-midi je ne gère que cette affaire… les coups de fils des parents apeurés, les élèves inquiets, la presse qui appelle ! » peste le directeur de l’école.

Une réaction fréquente de la part des militaires, selon le directeur

Dans les faits, selon lui, les choses se seraient déroulées de manière beaucoup plus banale. « Une camionnette s’est arrêtée devant l’école des filles à la sortie de shabbat, devant les hommes en faction. Les militaires ont levé leurs armes et la camionnette est repartie. Pas de cagoules, pas de fusils, juste un bruit non identifié. Mais les militaires sont amenés à mettre en joue leurs fusils fréquemment » explique Benjamin Tagger. «Par exemple, il suffit qu’un motard passe devant un autre, et lève le pouce en signe de reconnaissance comme ils le font par habitude, et les militaires brandissent leurs fusils par réflexe et par prudence. Ils peuvent brandir leurs armes pour tout et n’importe quoi ».
Selon le directeur de l’établissement scolaire juif, l’information aurait donc été dramatisée à l’envi, transformant un fait fréquent lors d’une faction, en attaque terroriste potentielle.
Benjamin Tagger veut désormais faire paraître un démenti dans les chaînes d’information et les journaux concernés.

Info ou intox ? Les sondages en faveur de Hollande vont-ils connaître une nouvelle poussée de fièvre, à la veille de la législative partielle partielle de Montbéliard où le siège du socialiste P. Moscovici est en jeu ?

 

Calais : violences policières contre les clandestins: c’est « le rapport qui matraque », pas les flics!

Le journal de Jean-Paul Sartre est passé du côté de la matraque…

Document photo aseptisé proposé par Libération: soleil et cohabitation paisible

ONG supranationale et illégitime,  Human Rights Watch a réalisé une sélection de témoignages édifiants qui dénoncent des « exactions » policières « de routine ».

«Passages à tabac», «attaques au gaz lacrymogène», «exactions de routine», y compris sur des femmes et des mineurs. Des vieillards aussi ? Mais le journal socialiste Libération a pris le parti de ridiculiser le rapport d’Human Rights Watch qui, d’une part, « fait les gros yeux » (sic) et, d’autre part, non pas à Hollande, Valls et Cazeneuve, mais « à la France. » Ce document, d’une ONG dont le but est de dénoncer, dénonce effectivement ce mardi matin  les mauvais traitements des forces de l’ordre sur « les migrants », donc tous les migrants, dont il faut rappeler, pour tout dire, que ce sont des clandestins, certes sans abris, mais, en vérité, sans papiers, pour commencer. Ils se trouvent bloqués à la frontière calaisienne, dans l’espoir de passer en Grande-Bretagne « en se glissant dans les camions », pour pénétrer illégalement en pays étranger.

Izza Leghtas
Izza Leghtas

Izza Leghtas (ci-contre), « chercheuse » de l’ONG, porteuse d’un prénom d’origine berbère, bilingue anglais-arabe, a interrogé 44 illégaux – dont trois enfants. « Dix-neuf personnes, dont deux enfants, ont déclaré que la police les avait maltraitées. Huit ont eu des membres fracturés ou d’autres blessures visibles. Vingt et un, dont deux enfants, ont confié que la police les avait aspergés de gaz lacrymogène », raconte-t-elle dans son communiqué. Se posent alors les questions de l’authenticité des incriminations et de la fiabilité de la chercheuse. Les uns sont parties prenantes et l’autre, du fait de son appartenance militante, n’est pas neutre,

Exemple ? Rosa, 25 ans, Erythréenne, et donc africaine de l’Est sans connexion aucune avec la France, déclare que des policiers l’ont battue quand ils l’ont trouvée dans un camion sur l’autoroute.«J’ai dit poliment : “S’il vous plaît, aidez-moi”,mais ils m’ont battue et je me suis effondrée devant le camion. Ils m’ont rouée de coups de pied sur le sol.» Elle a déclaré avoir perdu connaissance et s’être réveillée dans la salle des urgences à l’hôpital.

Aziz, Afghan de 29 ans, qui ne peut se prévaloir d’aucun lien de son pays d’Asie avec la France : «Un policier m’a poussé, j’étais par terre, ils m’ont aspergé[de gaz lacrymogène] et quand je me suis retourné, ils m’ont frappé. J’avais du sang sur le visage, sous mon œil, sur le nez et le genou. Je n’ai rien vu parce qu’ils m’ont d’abord aspergé puis ils m’ont frappé aux jambes, sur tout le corps

Un Soudanais de 26 ans : «Les policiers vous aspergent comme si vous étiez un insecte.»

Un Iranien de 20 ans : «J’étais seul. Les policiers ont ouvert la porte et avant de dire quoi que ce soit, ils m’ont aspergé le visage; je ne pouvais rien voir et deux fois ils m’ont frappé avec leurs bottes et leurs mains

Une Erythréenne de 25 ans : «Nous voulions aller dans [le camion], les policiers sont venus, ils ont dit “Allez ! Allez !” et m’ont aspergée dans les yeux, je suis tombée.»
L’ONG « indique », selon Libé (mais dénonce) que la préfecture et la police nient. Elle demande à la France d’enquêter.

Le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, se défend sur France Info ce mardi. Il reconnaît «un nombre important de blessures», mais assure que «La première cause» sont «les conflits violents entre réseaux de passeurs, entre nationalités», et la seconde, «les migrants qui se blessent pendant les tentatives de passage». Il dénonce des «témoignages pas circonstanciés et anonymes». Jusqu’ici, aucune plainte n’a été déposée, argue l’État. Et pour cause : on imagine mal des migrants en situation irrégulière déposer plainte contre la police.

L’ONG new-yorkaise met le doigt sur « un problème ancien »

Ce qui change tout des faits et responsabilités actuels ! Les violences policières envers les migrants de Calais existent depuis l’ouverture du centre de la Croix-Rouge à Sangatte en 1999, fait finement valoir la journaliste correspondante à Lille, sans rappeler que c’est sous le gouvernement Jospin (PS) et par son ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement: il ne faut pas trop en demander à Libé !
Elles connaissent un nouveau pic avec la fermeture du centre, fin 2002, quand le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, « pense résoudre le problème en dispersant les migrants« , selon l’interprétation partisane de la journaliste, mais en fait sous la pression de son homologue britannique, David Blunkett.
La jungle de Calais connaît un second pic d’agitation animée par les associations lors de sa destruction, en septembre 2009, par le ministre de l’Immigration Eric Besson. « Police, problem » est le slogan le plus souvent répandu à l’époque par les clandestins, à l’instigation des collectifs, si on songe que ces deux mots sont franco-anglais et à portée internationale… « Coups, abris détruits, couvertures imbibées de gaz lacrymogène et chasses à l’homme », résume Libé, à la hache, quand il ne s’agit plus de la période socialiste.

Libération se concentre sur la période 2008-2012…

En 2008 déjà (sic, et à l’attention de Sarkozy), La loi des jungles, un rapport, commandé par le GISTI (Groupe d’information -juridique- et de soutien des immigrés) aux universitaires Karen Akoka (sociologue dédiée aux réfugiés) et Olivier Clochard (géographe) pour la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), qui rassemble une vingtaine d’organisations nationales engagées dans la défense et la promotion du droit d’asile, avait documenté les violences.
Puis en 2011, un rapport -à charge- remis par les activistes No Border ( réseau transnational -comme Human Rights Watch- de collectifs et d’individus investis dans les luttes pour la liberté de circulation et l’abolition des frontières: tout à fait inapproprié au moment de la montée du risque djihadiste) au Défenseur des droits de l’époque raconte les squats détruits, les points d’eau contaminés au gaz lacrymogène, l’urine (de policiers?) sur les couvertures. Dominique Baudis dénonce des «abus» et demande «qu’il soit mis fin à ces pratiques».

Hollande, le changement maintenant? Elles n’ont pas cessé. «Les violences sont moins flagrantes aujourd’hui, assure d’abord Christian Salomé, de l’association L’auberge des migrants, à Calais. « Mais elles continuent, admet-il, contraint et forcé. Avant, c’était fait de façon ouverte, en se moquant de tout le monde».«Depuis le rapport des No Border, quelque chose a changé. Ça se passe à l’abri des regards»! A l’abri des regards, comme avec Kebrom, Erythréen de 15 ans, rencontré en juin (Libération du 4 juillet 2014), le lendemain d’une tentative de passage, une plaie au bras : «Hier soir, trois policiers, j’étais seul. Ils m’ont frappé avec un bâton quand ils ont ouvert la porte du camion. J’essaie de ne plus y penser, mais je n’y arrive pas. Ça donne envie de mourir.» Même après toutes les difficultés imposées par les passeurs et endurées depuis la corne de l’Afrique jusqu’à la pointe nord de la France ?

L’ONG dénonce aussi le manque de place pour les demandeurs d’asile qui vivent dans les jungles avec ceux qui veulent passer en Angleterre. Dénoncer, sans proposer, ni faire… «Le gouvernement français doit intensifier ses efforts (et donc les Français, leurs sacrifices) pour que tous les demandeurs d’asile soient logés sans délai comme l’exige la législation européenne», revendique l’ONG.
Elle exige aussi des «conditions d’accueil adéquates» pour les autres. Parmi les 2.300 « migrants » de Calais, dont des femmes et des enfants (bis) qui vivent dans des squats et sous des tentes de fortune, certains sont là depuis huit mois. Ils vivent de la soupe populaire, un repas par jour, et n’ont en ce moment presque pas d’accès aux douches du Secours Catholique, vandalisées (par la police ?). Les seules douches sont offertes par Médecins du Monde, une cinquantaine par semaine. En avril, l’association Vie active, financée par l’Etat, proposera 1 500 douches par jour.

Lundi soir, les températures «ressenties» étaient négatives et la préfecture a ouvert un bâtiment chauffé, avec duvets et matelas, pour 500 personnes. Les autres exilés ont dû faire avec le vent, la pluie, la boue, et le froid. Le seuil climatique pour cette ouverture est -5°: la collectivité a donc fourni un effort spécial et… circonstancié, avec la sortie du rapport.C’était pour le pathos.

Ni Libération ou sa correspondante locale, ni le Gisti ou Human Rights Watch n’a un mot de compassion, en revanche, pour les habitants excédés de Calais et de sa région…
A aucun moment, ces professionnels de l’information ou de l’agit prop n’évoquent, pour des motifs différents, les violences inter-communautaires, telle celle entre clandestins africains et afghans, à Calais: dans la nuit du réveillon du 31 décembre 2014, 200 « migrants » se sont affrontés, faisant sept blessés, nécessitant l’intervention de CRS.

 

Alain Marsaud (UMP) plaide pour une « laïcité coercitive » dans les lieux publics

Demande d’un ancien chef du Service central de lutte antiterroriste au Parquet de Paris

Une modification de la législation antiterroriste n’est pas nécessaire. Si le pouvoir met pleinement en oeuvre l’arsenal législatif existant, le député UMP Alain Marsaud conseille en outre, non seulement une « laïcité coercitive » dans les lieux publics, mais aussi « la révolution dans l’enseignement ».
A court terme, l’ex-magistrat a jugé qu’il n’était pas nécessaire de modifier la législation antiterroriste car « à chaque fois que ça va mal, on (la) change (…) Il y a tout dans la loi antiterroriste. On peut tout faire, si on a la volonté politique ».

« Il y a une révolution à faire dans la laïcité.

Il faut mettre en œuvre véritablement la loi de 1905, y compris la laïcité coercitive », a estimé l’ancien magistrat lors du Talk Orange-Le Figaro, car « il faut faire en sorte que la religiosité s’exprime dans les lieux de culte, à la maison, mais pas dans les lieux publics ».

Ce député UMP des Français de l’étranger a aussi appelé à faire « la révolution dans l’enseignement.

« Quel échec, cet enseignement! » Mais « il ne faut pas enseigner la religion » comme l’ont proposé d’autres membres de l’UMP, ce n’est « pas sérieux, (…) il faut enseigner la laïcité« , a-t-il souligné.

Pareillement, contrer la menace terroriste ne signifie pas, selon expert du sujet, bloquer les sites internet extrémistes. « On ne peut rien faire, tout le monde ira sur ces sites. Il m’arrive moi-même d’aller y jeter un œil, » a-t-il indiqué. « Pensez-vous que c’est ce qui aurait empêché M. Coulibaly et consorts de venir faire leurs tristes assassinats ? », a encore demandé A. Marsaud.
D’autant que si la police disposait des moyens nécessaires adpatés à son époque et à la menace djihadistes, les services de l’anti-terrorisme pourraient suivre ce qui se passe sur l’Internet et parer les coups.