Michel Zecler ou l’histoire d’une victimisation politicienne nauséabonde

Le producteur de musique « passé à tabac » par des policiers a un casier judiciaire long comme le bras

Originaire de Bagneux, le producteur de 41 ans possède désormais des studios dans l’arrondissement huppé de Paris 17e.

Le rappeur victimisé par la presse n’est pas l’ange que nous présente les gauches aveuglée d’idéologie. Les media exposent les brutalités sur Michel Zecler, diffusé ce jeudi 26 novembre par le site Loopsider, mais le site d’images s’exonère du contexte: il ne cherche pas à comprendre, mais à émouvoir. Il n’ambitionne pas davantage de rechercher les raisons qui conduisent à de telles situations. La stratégie de la gauche anti-républicaine consiste à capter l’attention de la population et de faire le buzz, préparant ainsi la voie aux commentateurs fielleux qui ont ensuite la charge d’envenimer les situations. Les titres et les commentaires de presse déversent des mots à faire buzzer: « frappés violemment », « colère » ou « haine » sont des favoris de la presse politique et manipulatrice. Dans les spectacles de boxe ou de catch, les chauffeurs de salle montent le public contre celui des adversaires qu’il est prévu de faire perdre. Au sommet de l’Etat, le président a joué le jeu: bien que dénué d’empathie naturelle, Macron a pris le parti de la victime désignée par les images, puisqu’il est bon pour lui qu’il prenne le parti des faibles. Ne dispose-t-il pas avant quiconque des informations rendues publiques au bout de quelques jours ? Hollande est allé se faire filmer au chevet de Théo que la presse a dépeint en victime, laquelle était en vérité la police accusée à tort. Cette presse qui réclame de la considération et qui verse des larmes de crocodile sur sa liberté, selon elle, menacée se livre en fait à un procès d’intention au gouvernement, se gardant bien de « décrypter », d’analyser le texte du projet de loi Sécurité globale qui lui assure pourtant des garanties. La dictature de l’émotion et la stratégie du discrédit sont les deux leviers de la lutte anti-républicaine de déstabilisation menée par les gauches à divers degrés de radicalisation. Au tribunal de l’émission « Et en même temps » au côté d’Apolline de Malherbe, l’assesseur Nicolas Poincaré applaudit à la suspension de 4 policiers « en attendant leur révocation, » juge-t-il sur BFM… Le milieu de la culture, dont il est issu et qui vit à la fois de subventions et d’idéologie, voire de contestation, s’est aussi rangé du côté de son confrère, ce vendredi.

Il y a désormais une « affaire Michel Zecler » du nom de ce producteur de musique de rap roué de coups – sans raison, selon la presse en quête de buzz. La scène se passe samedi dernier, à l’entrée de son studio parisien, dans le quartier huppé des Ternes à Paris XVIIe et accuse trois policiers au cours d’une interpellation qui tourne mal – un rituel quand sont en cause des contrevenants hostiles aux lois de la République et formatés à l’idéologie de la gauche radicale, anti-raciste racialisée, anti-flic, anti-républicaine, en un mot, islamo-gauchiste. Gérald Darmanin a demandé la suspension des membres des forces de l’ordre incriminés par des vidéos, accusés d’avoir également proféré des insultes racistes. Leur revocation a également été évoquée. Comme celle du préfet Lallement. Et même celle du ministre de l’Intérieur. Clémentine Autain, députée LFI et journaliste – juge et partie – , a déclaré : « cette semaine est un fiasco incroyable : on est dans une crise politique », juge la députée insoumise Clémentine Autain, après l’imbroglio autour de la loi « sécurité globale » et son article 24. « Ce qu’on peut, au minimum, exiger, c’est la démission du préfet Lallement, que je demande. (…) Il y a une responsabilité hiérarchique et il faut qu’elle soit mise en cause, jusqu’au ministre de l’Intérieur et au Président, si vous voulez mon avis. » En en faisant trop, cette gauche subversive se démasque. Le PCF peut bien abandonner la dictature du prolétariat (février 1976), renoncer au mot « communiste » et se déguiser en « Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée, on voit bien à la lumière de ces dernières semaines encore que l’abandon du mot n’aura été qu’une adaptation politicienne pour se donner une apparence démocratique: pour reprendre l’image d’Althusser, on ne peut abandonner un concept comme on abandonne son chien, surtout quand il a encore des crocs. 

L’associé de Valérie Atlan

Né à Bagneux dans le sud de l’agglomération parisienne, le rappeur victimisé de 41 ans a fondé sa première société de production, Mazava Prod, avec Valérie Atlan, en 2006, avant ses trente ans. C’est par l’entremise de la chanteuse Diams – née à Chypre, convertie à l’islam et prosélyte en jilbab, longue robe avec capuche, le tout couvrant la tête et l’ensemble du corps à l’exception des pieds, des mains et du visage – qu’il rencontre à l’époque cette « papesse » du rap. En 2016, il a organisé la tournée à succès, « L’âge d’or du rap français ».

Productrice de concerts de rap dès ses 17 ans, Valérie Atlan comptait parmi les fondateurs de ‘Terra Nova‘, réseau de diffuseurs d’idées gauchistes (Daniel Cohn-Bendit, Olivier Duhamel, Elie Cohen, Michel Wieviorka ou Bruno Jeanbart, directeur des études politiques de l’entreprise de sondages OpinionWay), presse alternative de type libertaire, et avait été une des collaboratrices de Mélenchon au ministère de l’Enseignement Professionnel. Epouse, décédée à 44 ans (2009), de Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur ou à Slate.fr, V. Atlan a travaillé avec Puff Daddy aux Etats-Unis et géré plusieurs titres de presse spécialisée. C’est alors que Valérie Atlan vient d’en finir avec cette activité qu’elle décide de se lancer avec Michel Zecler. Ils baptisent leur société de production Black Gold Corp (L’Or Noir).

« Je suis passé par la case prison »

Des bêtises d’il y a 15 ans, selon Poincaré, à ranger au rayon des « incivilités »… Passage obligé ? Jeudi soir, invité sur le plateau de Touche pas à mon poste sur C8, Michel Zecler a dit sa fierté d’avoir ce parcours, selon la presse partisane, mais pour devancer la diffusion de révélations qui pourraient jeter un doute sur la sincérité de airs de douceur affichés par le rappeur face aux caméras : « Je viens de Bagneux, j’ai eu une jeunesse assez chaotique et je suis passé par la case prison », a-t-il récité comme une leçon, « mais je suis sorti de çà il y a quinze ans et depuis j’ai tout fait pour être irréprochable. » Cyril Hanouna, qui n’en est pas à son premier concert avec les loups, a confirmé qu’il connaît lui aussi le producteur en bien : « il est très respecté et reconnu dans le milieu. Tu as poussé avec ton associée de nombreux jeunes à réaliser leurs rêves. » On pouvait rêver mieux en matière de témoins de moralité, mais on fait avec ce qu’on a.

Jeudi soir et vendredi, Michel Zecler a reçu le soutien de sportifs, dont Griezmann, qui a dribblé la justice, mais aussi de nombreux artistes, notamment issus du milieu du rap. « Courage à Michel » a écrit sur Twitter Aya Nakamura, malienne, née à Bamako dans une famille comptant six enfants, elle a grandi à Aulnay-sous-Bois, gérée par la gauche jusqu’en 2014, en Seine-Saint-Denis. D’autres, comme DJ Lord Issa, ont évoqué l’affaire George Floyd et demandé « justice pour Michel ». Récupération, instrumentalisation ? Les antiracistes racialisés ne sont jamais loin.

Producteur de rap brutalisé : un ancien patron du Raid se désolidarise de ses troupes

L’emballement politico-médiatique bloquera-t-il l’éclosion de la vérité?

Michel Zecler et son avocate Hafida El Ali :
l’AFP juge que le producteur de rap a été « victime de violences policières« ,
le 26 novembre 2020

« Les barbares revêtus d’uniformes étaient de sortie », déplore l’ancien patron du Raid. Ex-officier de la Police judiciaire en Seine-Saint-Denis, section stupéfiants, ce député LREM a applaudi vendredi soir à la prise position de Macron dénonçant sur Facebook « l’agression inacceptable de Michel Zecler ».

Diffusées par le site Loopsider, « conçu pour les écrans et les réseaux sociaux », les images montrant des policiers en train de tabasser, le week-end dernier, Michel Zecler, producteur de musique rap – et « noir », précise Media Services, en fait sous-filiale de l’AFP via AFP-Services, filiale à 100% de l’AFP (agence de presse dirigée par Fabrice Fries, ancien membre du cabinet du président socialiste de la Commission européenne, Jacques Delors, père de Martine Aubry – sont montées en épingle par les gauches politique et médiatique pour choquer les Français, aussitôt suivis par le président Macron qui, sans empathie, mais intimidé par les antiracistes racialisés et dans un souci d’apaisement, a dénoncé – à chaud, sous la pression de l’émotion populaire – dès vendredi 27 novembre, via Facebook – cette « agression inacceptable » et pointé des « images qui nous font honte ».

Les faits bruts, hors contexte: au passage, on notera l’hyperbole médiatique (« violemment frappé »), une « agression violente » de la langue française !…


Une prise de position à laquelle fait immédiatement écho le policier Jean-Michel Fauvergue, ancien directeur de l’Office central pour la répression du trafic des migrants irréguliers et l’emploi des étrangers sans titre (OCRIEST), de 2007 à 2013, à la direction centrale de la police aux frontières. « C’est une bonne chose », il le dit « avec des beaux mots », commente le thuriféraire, par ailleurs pratiquant des arts martiaux, qui a sécurisé plusieurs ambassades de France en Afrique, notamment au Mali et au Gabon, avant de diriger le Groupement d’intervention de la police nationale (GIPN) de Nouvelle-Calédonie.

« Et il a raison. Ce que j’ai vu m’a fait honte. C’est d’une grande tristesse », a déploré l’élu de Seine-et-Marne, un grand sensible. « Les barbares étaient de sortie, les barbares revêtus d’uniformes étaient de sortie ce soir-là. Et je ne comprends pas », s’est indigné cette victime de la dictature de l’émotion, avant que les enquêtes aient abouti, et maltraitant du principe d’innocence.

« Je vais le dire très crûment : on perd des parts de marché quand on voit ce qu’on a vu hier. J’ai des copains qui ne sont pas anti-policiers et qui m’ont dit : mais on a peur, ils nous font peur ces policiers-là », a poursuivi l’ancien patron du Raid. « J’ai passé ma vie avec des gens merveilleux, qui ont risqué leur vie à tenter de sauver des vies et ces ignobles-là en quelques minutes mettent à bas tous ces projets-là », a insisté celui qui ne passe pas pour un bavard et, à coup sûr, maladroit à l’oral.

On observe des poussées exercées de part et d’autre, mais donnant l’impression d’un jeu entre pros de l’agitation de rue et policiers, par un reporter vidéo pour Le Figaro, spécialisé dans la couverture photo-video de mouvements sociaux, streamer assumé, Thibault Izoret-Masseron::

Il faut que les syndicats aident « à extirper ce mal de cette belle police » !
De même que Castex fait appel à des experts pour pallier les insuffisances des législateurs de la majorité présidentielle qui ont foiré – mais voté – le texte de la proposition de loi ‘Sécurité globale’, article 24, voulu par Macron, de même le député LREM Fauvergue – co-rapporteur de ce texte à l’Assemblée – assure que, pour « extirper ce mal de cette belle police […]  » il faut qu’on arrive à extirper ce mal de cette belle police et il faut que les organisations syndicales nous aident à le faire. Ça suffit ! », a-t-il martelé. 

Cette nouvelle affaire intervient dans un climat politique chauffé à blanc par la controverse née du texte « sécurité globale », contrôlant à son article 24 la diffusion d’images des visages de policiers en opération de protection de la République et de sa population contre les violences de rue, et l’évacuation musclée, déjà documentée par des vidéos, d’un camp illégal de migrants – amenés au même instant dans le même lieu, Place de la République, au coeur de la capitale, par des « passeurs » de l’intérieur, collectifs et associations radicalisés – , non désirés mais choyés, avec distribution de 400 tentes et 1.000 couvertures (que n’auront pas les SDF), lundi soir, à la veille du vote de la loi, en première lecture.

Co-rapporteur de la proposition de loi, Jean-Michel Fauvergue a estimé que ce texte prouve le soutien apporté par la majorité aux policiers et aux forces de l’ordre [et aux journalistes qui amplifient l’action en cours]. « On est en train de travailler pour eux aussi, pour les autres, pour protéger la plupart de ces valeureux policiers », a-t-il assuré. 

Quatre policiers ont été suspendus et placés en garde à vue.

Emballement politico-médiatique, sans vérification des sources et de l’intégralité des faits

Rappel des faits: version Wikipedia… « Le soir du 21 novembre 2020 vers 19 h 40, durant le deuxième confinement sanitaire survenu en France [Wikipedia occulte le contexte politique du projet de loi « Sécurité globale » !], Michel Zecler regagne à pied son studio d’enregistrement situé dans le 17e arrondissement de Paris [Rue des Renaudes, quartier des Ternes, proche de avenue de Wagram]. A ce moment-là, deux agents de la police nationale l’interpellent pour défaut de port de masque dans la rue. [Trou noir dans la relation des faits] Un brigadier et deux gardiens de la paix pénètrent dans son studio d’enregistrement, en considérant [sic] qu’ils font face à une attitude de rébellion de la part du producteur – selon le compte-rendu qu’ils rédigent après cette intervention. Ce rapport est pourtant fortement mis en cause par les images vidéo diffusées sur le web puis sur les différentes chaînes de télévision françaises]. […]

 Hafida el Ali avec Giancarlo Giammetti,
associé financier du couturier Valentino

Le 27 novembre dans l’après-midi, il porte plainte auprès de l’Inspection générale de la Police nationale, accompagné de son avocate Hafida El Ali« . Compte-rendu à charge par France Info (Radio France): lien (« Nous aurions aimé un placement en garde à vue » des policiers, déplore l’avocate).

Une deuxième video, filmée par un voisin à sa fenêtre, est sortie montrant la phase antérieure, quant à elle, située dans la rue. On apprend ainsi que les policiers n’ont pas fait irruption sans motif dans le sas des locaux de la maison de production.

Le producteur est maîtrisé au sol par plusieurs agents de police. Un des policiers en civil, présent durant l’interpellation musclée, frappe de nouveau (ou une première fois) la victime (ou agresseur) à plusieurs reprises, alors qu’elle est immobilisée par plusieurs agents, affirme Loopsider. Michel Zecler pousse des cris dans la lutte avec des policiers. 

Les neufs jeunes artistes présents – dont on ne dit rien d’une éventuelle participation aux affrontements – sont ensuite escortés par des policiers vers la rue, où l’un d’eux est violemment pris à parti: la vidéo ne capte pas de possibles insultes. Dans la vidéo, on voit et on entend qu’il ne cesse de répéter qu’il n’a rien fait: « Monsieur, pourquoi vous me frappez, je n’ai rien fait! », répète le jeune artiste plusieurs fois. Un tweet a été intégré à cet endroit.

Selon l’auteur des images, dont les propos sont filtrés par Loopsider: « Il [Michel Z.] est à genoux et [le policier] lui met à peu près sept coups de poing sur le visage, direct. Et après, il [le policier] s’est relevé. Et lui, il avait mal, le flic. Il a tellement tapé fort qu’il avait mal à la main. Et après, lui, il se plaignait qu’il avait mal à la main. Mais il a dû comprendre à un moment donné qu’il avait fait trop de conneries parce qu’il s’est mis lui-même sa capuche sur la tête ».

Les quatre policiers mis en cause dans ce passage à tabac ont été suspendus. Ils se sont présentés en début d’après-midi dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) où ils étaient entendus pour « violences à caractère racistes«  et ont ensuite été placés en garde à vue. Faute de version autorisée de la version des gardés à vue, on ignore si la victime a agressé – verbalement ou/et physiquement – les forces de l’ordre.

Fauvergue règle-t-il des comptes avec la police ?

Un peu plus de 24h après la première vague émotionnelle, le site Loopsider publie une nouvelle vidéo ce vendredi 27 novembre. On voit Michel Zecler, tenu par plusieurs policiers, entraînés par le rebelle dans ses locaux, Mazava Prod (société « génératrice de buzz » assumé sur Facebook), officiellement dans la production audiovisuelle et de spectacles vivants, connotée malgache, domiciliée à deux adresses précédentes fermées, mise en liquidation en 2009 et radiée en 2015) ou sortant l’homme pour rejoindre la rue, où attendent une dizaine d’autres fonctionnaires de police. Une voiture des forces de l’ordre est garée juste devant son studio de musique.

Fauvergue est nommé en avril 2013 à la tête du RAID, en remplacement du charismatique Amaury de Hauteclocque. Le policier se fait connaître le 9 janvier 2015 lorsqu’il dirige l’assaut, préparé par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) contre le terroriste islamiste Amédée Coulibaly lors de la prise d’otages du magasin Hyper Cacher. Il est présent lors de l’assaut contre les assassins au Bataclan, le 13 novembre 2015, puis il dirige celui contre l‘appartement de Saint-Denis, en novembre 2015, qui suscite des interrogations sur sa rigueur, les équipes du RAID ayant tiré 1.576 cartouches contre des djihadistes de l’intérieur qui n’avaient qu’un revolver, des grenades et une ceinture explosive, mais qui était crédité d’un fort coefficient de dangerosité, singulièrement en milieu populaire commerçant. Il quitte son poste fin mars 2017. Selon lui, la Direction de la police nationale a officiellement justifié sa mise à l’écart par la publication, sans l’accord de la hiérarchie, d’un livreMédecin du RAID. Vivre en état d’urgence, de Matthieu Langlois, médecin-chef du Raid, qui raconte la prise en charge des blessés lors des attentats du 13 novembre 2015 en France.

Black Friday reporté… si les commerces rouvrent d’ici le 4 décembre

Un report soumis à la condition de réouverture du petit commerce

(FILES) In this file photo taken on November 29, 2019 A woman walks in front of a showcase with a « Black Friday » logo stick on it in Ajaccio, on the French Mediterranean island of Corsica, on November 29, 2019 . – The French Economy and Finance minister on November 18, 2020 asked retailers to postpone the « Black Friday » promotional operation scheduled for November 27, while the government is to decide in the upcoming days when so-called « non-essential » businesses, closed over Covid-19 lockdown restrictions, will be able to reopen. (Photo by PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Les représentants du commerce, du commerce en ligne et de la grande distribution se sont accordés sur un report du Black Friday au 4 décembre. Il faudra donc patienter sept jours de plus pour profiter des offres promotionnelles du Black Friday: il s’agit ainsi de consolider la baisse des contaminations et de donner de l’air aux personnels soignants et aux sujets déprimés, selon certains, mais de reculer pour mieux sauter dans l’épidémie, selon d’autres. Les représentants des commerçants, de la grande distribution et des plates-formes de commerce en ligne ont finalement acté le report ce vendredi 20 novembre dans l’après-midi, au ministère de l’Economie, après une première réunion la veille. Prévu initialement au cours du week-end du 27 novembre, le Black Friday aura donc lieu le 4 décembre, « sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là ». Que ce soit directement, soit « par solidarité », la ré-ouverture du petit commerce a motivé les professionnels à accepter de décaler l’opération, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 6 milliards d’euros en 2019.

Pour autant, aucune date précise n’a pour le moment été annoncée concernant la réouverture des 200 000 commerces dits non essentiels. Au ministère, on élude la question en précisant seulement qu’elle aura lieu « avant le 4 décembre ».

Certains grands patrons assurent toutefois qu’elle pourrait intervenir le 27 ou le 28 novembre, pour que les commerces profitent pleinement d’un week-end stratégique dans la préparation de Noël. La décision pourrait être annoncée mardi soir par le président Macron qui se réserve les annonces positives: l’annonce d’un éventuel assouplissement du confinement est attendue lors de son allocution télévisée sur la crise sanitaire.

Vers un protocole sanitaire draconien

D’ici là, les enseignes vont devoir s’adapter alors que les catalogues de promotions ont déjà été envoyés, que les personnels ont été recrutés et les contrats signés. Mais ce n’est pas tout : « cet accord unanime a été conclu en vue de permettre une réouverture prochaine des commerces dans des conditions de sécurité sanitaire maximale », précisent les signataires.

Commerçants et clients devront se plier à un nouveau protocole sanitaire plus strict pour recevoir du public. Une jauge d’une personne pour huit mètres carrés (contre quatre aujourd’hui) devra être appliquée partout. « Pour les petits magasins, les consommateurs vont devoir être compréhensifs et accepter d’attendre dehors », prévient Emmanuel Le Roch, le délégué du Procos, fédération du commerce spécialisé.

Les magasins de plus de 400 m2 devront obligatoirement mettre en place des comptages de contrôle du nombre de clients dans leurs locaux.

Enfin, les horaires d’ouverture pourraient être étendus − avec notamment des autorisations pour ouvrir les commerces le dimanche − afin d’éviter qu’il y ait trop de monde dans les magasins. Et autoriser la circulation des poids-lourds le week-end ?

Dissolution de BarakaCity: son président demande l’asile à Erdogan

BarakaCity dissoute, son président demande l’asile à la Turquie

Idriss Sihamedi, fondateur de l’association islamiste BarakaCity

Comme annoncé il y a plusieurs jours par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, l’association humanitaire BarakaCity, accusée par les autorités de propager l’islamisme radical, a été dissoute ce mercredi par décret en Conseil des ministres. Ses avocats ont annoncé saisir le Conseil d’Etat.

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La décision était attendue depuis huit jours et c’est le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui l’a lui-même annoncée sur Twitter peu avant 13 heures : ce mercredi, l’ « ONG humanitaire islamique » (auto-définition) BarakaCity a été dissoute par décret en Conseil des ministres. Selon le patron de la Place Beauvau, «elle incitait à la haine, entretenait des relations au sein de la mouvance islamiste radicale, se complaisait à justifier des actes terroristes».

Une dissolution qualifiée d’«étape importante» dans le «combat» de la France contre l’islamisme par le président Macron.

Sur sa page Facebook, l’association a dénoncé «un tissu de mensonges», une mesure «basée sur de la diffamation». «Nous engageons les derniers recours en France (même s’ils sont minces) et mettons tout en œuvre pour déplacer notre siège dans un pays respectant les musulmans», a rapidement annoncé son président, Driss Yemmou, dit Idriss Sihamedi.

Le 20 octobre, Sihamedi avait été informé par le ministère de l’Intérieur qu’une procédure de dissolution de l’ONG association était engagée. Une décision motivée par l’assassinat islamiste de Samuel Paty, enseignant à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), quatre jours plus tôt, alors que l’exécutif déployait une offensive tous azimuts contre la «mouvance» islamiste radicale.

Créée en 2010 par des musulmans d’inspiration salafiste, l’association basée à Evry-Courcouronnes (Essonne), qui revendique des actions humanitaires dans une vingtaine de pays, était depuis plusieurs années surveillée par les autorités. En cause, notamment, la personnalité de son fondateur et président. En janvier 2016, sa condamnation du bout des lèvres de l’Etat islamique (EI) sur un plateau de Canal+ avait provoqué la polémique. BarakaCity avait déjà fait l’objet d’une enquête pour «financement du terrorisme» et «association de malfaiteurs terroriste», ouverte en mars 2016 et classée sans suite trois ans plus tard.

Ces dernières semaines, Sihamedi a par ailleurs fait l’objet de deux gardes à vue après des plaintes pour cyberharcèlement, déposées par la chroniqueuse de RMC Zohra Bitan et l’ex-journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui. Libéré sous contrôle judiciaire, il doit être jugé les 4 et 18 décembre.

«Diffusion d’idées haineuses, discriminatoires et violentes»

Selon le décret de dissolution, «nonobstant son objet officiel, l’association « BarakaCity » propage des idées prônant l’islamisme radical» et, via les comptes Facebook et Twitter de l’ « ONG » (?) et ceux de son président, «diffuse et invite à la diffusion d’idées haineuses, discriminatoires et violentes». Leur sont notamment reprochées les réactions à leurs messages publiés sur les réseaux sociaux : commentaires «hostiles à l’Occident, à la laïcité, aux francs-maçons ou encore aux musulmans qui ne partagent pas la conception de l’islam prônée par l’association», propos antisémites ou «apologétiques de crimes contre l’humanité» – lesquels n’ont pas fait l’objet de «retrait» ni d’une «quelconque modération» de la part de l’association ou de son président, souligne le texte. Pour les autorités, BarakaCity «doit être regardée comme provoquant à la haine, à la discrimination ou à la violence».

Il lui est également reproché de «se livr[er], sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l’étranger». Sont ainsi incriminés des propos récents de Sihamedi, l’un «légitimant la mort en martyr», deux autres condamnant la republication des caricatures de Mahomet – «Qu’Allah maudisse Charlie et enflamme leurs tombes à la chaleur du soleil», écrivait-il le 3 septembre sur Facebook –, ainsi que ses tweets visant Zohra Bitan et Zineb El Rhazoui. Mais aussi la découverte sur un ordinateur, lors d’une perquisition administrative à son domicile en mai 2017, de cinq anachid (chants religieux) jihadistes et d’un numéro de Dar al Islam, l’une des revues de l’EI. Sihamedi est accusé de s’être «rendu personnellement en Syrie, en zone occupée par l’Etat islamique, en septembre 2018» – ce que l’intéressé nie formellement. Est par ailleurs cité dans le décret un élément non évoqué dans la notification initiale de Beauvau : «Il apparaît que l’antenne turque de l’association est dirigée par Mehmet Uzun, ressortissant franco-turc, ancien délinquant multirécidiviste et figure du salafisme, adepte des préceptes encourageant le jihad en Irak et en Syrie.»

Pour l’exécutif, «l’ensemble des actes et prises de position, qu’ils émanent de M. Driss Yemmou Sihamedi ou de l’association BarakaCity, doivent être regardés comme un tout révélateur des intentions de l’association et doivent lui être imputés». C’est précisément ce raisonnement que contestent les avocats de l’ONG, William Bourdon et Vincent Brengarth, qui ont transmis leurs observations vendredi soir au ministère de l’Intérieur. Les publications de Sihamedi «ne sauraient engager l’association, l’ensemble de ses salariés et adhérents ainsi que ses activités humanitaires», écrivent-ils dans leur mémoire, consulté par Libération. Ils font également valoir que BarakaCity, dont les messages publics «n’ont jamais été poursuiv[i]s»«ne saurait être tenue pour responsable des commentaires réalisés sous [ses] publications […], sauf à introduire une forme inédite de responsabilité par capillarité». Pour les deux conseils, BarakaCity «ne participe ni directement ni indirectement à de quelconques activités susceptibles de troubler l’ordre public, encore moins de nature terroriste. Le traitement apparaît par conséquent totalement injustifié et disproportionné».

Demande d’asile à la Turquie

Dans un communiqué publié ce mercredi en fin d’après-midi, Mes Bourdon et Brengarth dénoncent la décision du gouvernement qui, disent-ils, «insécurise les deux millions de personnes à travers le monde qui bénéficient des aides de l’association humanitaire, en plus de jeter l’émoi au sein de la communauté musulmane». Et déplorent que leur proposition, faite lundi soir lors d’un rendez-vous avec la direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) du ministère de l’Intérieur, d’ouvrir un «dialogue» soit restée lettre morte. «Nous avons proposé de réfléchir à des mesures qui pourraient être prises [par l’association] pour répondre aux attentes du ministère, explique Vincent Brengarth, contacté par LibérationNous nous attendions au moins à avoir un retour…»        

Les deux avocats indiquent avoir été mandatés pour contester «en urgence» devant le Conseil d’Etat le décret de dissolution, lequel est d’application immédiate. Idriss Sihamedi, lui, a annoncé sur Twitter vouloir déposer une plainte en diffamation contre Gérald Darmanin. Mais aussi demander «officiellement», pour lui et son association, l’asile politique… au président turc, Recep Tayyip Erdogan, alors que les relations entre Paris et Ankara sont plus tendues que jamais.Amaelle Guiton

Racisme : quand un ancien premier ministre voulut rebaptiser salles et bâtiments Colbert

Surenchère anti-raciste du socialiste racialisé Jean-Marc Ayrault ou le progressisme français à la remorque

Statue de Colbert maculée de peinture rouge au coeur, devant l’Assemblée nationale, une atteinte symbolique et frontale contre la République

Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, « cristallise les tensions en France depuis quelques semaines », aux dires de BFM TV, notamment depuis le début du mouvement de protestation contre le racisme qui a suivi la mort de… Georges Floyd… aux Etats-Unis, cherchez l’erreur. La chaîne d’info en continu juge que la France est perturbée – tout au plus effarée – par les délires indigénistes.

Les Français réalisent en fait le fiasco patent du ruissellement des allocations et subventions produit de leur travail, depuis plusieurs générations, en faveur des « plus défavorisés », et leur solidarité sociale avec les « quartiers sensibles » où l’économie souterraine prospère. Le populisme de la gauche radicale est en train de produire ses effets sous la pression d’activistes anti-républicains et d’artistes (Omar Sy, Camelia Jordana, pour ne citer que les plus ingrats parmi les plus gâtés) qui s’attaquent à nombreuses statues de marchands d’esclaves, négriers ou autres figures politiques jugées racistes, déboulonnées ou dégradées, prétendant ainsi ré-écrire au XXIe siècle l’Histoire du XVIIe. Les obscurantistes formés à l’idéologie marxiste de la FSU, co-gestionnaire de l’Education nationale, prennent pour cible le ministre d’Etat du roi Louis XIV (mars 1661-septembre 1683), comme d’autres, des islamistes, détruisent les vestiges de civilisations antérieures au prophète, en Afghanistan ou au Moyen-Orient.

Ce blasphème contre Colbert a été revendiqué par l’association « Brigade anti-négrophobie » (BAN) qui dit avoir voulu s’attaquer à cette statue de manière symbolique. Ce collectif français de lutte contre le racisme, la négrophobie, en particulier, a été fondé en 2005 et s’est fait connaître du grand public au début des années 2010, grâce à des rassemblements protestataires dénonçant l’injustice et les discriminations dont sont victimes les Noirs, en France, avec le soutien de la gauche radicale et… humaniste. Son porte-parole est l’afro-caribéen Franco Lollia, ci-dessus, un Français de la Guadeloupe qui, dans les années 2000, fréquentait des personnalités telles que l’antisioniste Dieudonné et le militant franco-béninois Kémi Séba, fondateur de la Tribu Ka, promotrice d’un suprémacisme noir, attribuant aux populations noires, dans un discours politique comparable au khémitisme (qui s’inspire librement de la religion de l’Egypte antique, l’Egypte étant désormais la terre des Frères musulmans) , la fondation de la civilisation égyptienne et prônant la ségrégation racialeIl est aussi l’un des porte-parole du collectif Stop Le Contrôle Au Faciès. 

On est au début juin 2020… Quand le dénigrement de la France coloniale dénoncé par les indigénistes décolonisateurs qui occupent l’espace mediatique s’ajoute à la repentance des humanistes qui a investi l’Université, comme les pseudos-intellos, flagellants ignorants de leur Histoire, mais vecteurs de slogans de haine raciale sous la pression de l’actualité créée par les anti-racistes racialisés contre la République, le président de la ‘Fondation pour la mémoire de l’esclavage’ (vive la démocratie!) a vu, par chance, plusieurs personnalités politiques de… droite s’opposer à son projet. Fondation voulue par Hollande, assumée par Ayrault, mais reconnue par Macron (et son éminence grise néfaste Jean-Yves Le Drian) comme établissement d’utilité publique le 12 novembre 2019.

Le premier ministre socialiste Ayrault assume-t-il ?

Ayrault, premier ministre, s’endormait debout, comme Laurent Fabius que Hollande a envoyé au Conseil constitutionnel. Mais Ayrault – qu’on croyait mort dans l’oubli – s’est réveillé quand on ne l’attendait pas, puisque son aéroport de Nantes, dont les nuisances sonores devaient le tenir en éveil, a capoté. Il bouge donc encore, mais a perdu une occasion historique de se faire oublier pour de bon: que voulez-vous, le cimetière des éléphants socialistes se mérite, mais on a trouvé encore pire que lui. Il a pourtant fait fort:

Premier ministre socialiste de François Hollande, et de retour dans le circuit de la nuisance, Jean-Marc Ayrault avait demandé de rebaptiser une salle Colbert à l’Assemblée nationale, ainsi qu’un bâtiment de Bercy, portant le nom du ministre à l’initiative en 1685 du Code noir, l’ancien premier ministre s’attirant les foudres de la majorité.

« J’en appelle au président de l’Assemblée nationale et au ministre de l’Economie et des Finances : le moment est venu de trouver un autre nom pour ces lieux », écrivit Jean-Marc Ayrault, actuel président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, dans une tribune au journal .. Le Monde.

« J’en appelle aussi au président de la République et au gouvernement, car cette pédagogie de la diversité concerne toutes les institutions », assurait cet ancien professeur de l’enseignement public, soutien des Oeuvres laïques, mais issu de l’enseignement privé et du lycée public… Colbert de Cholet. Ni l’enseignement de la IVe République, ni celui de la Ve n’a réussi l’intégration des étrangers de culture contraire à la nôtre, a fortiori, hostile et conquérante.

« La France est depuis des siècles un pays d’ouverture et de fraternité. » Et humaniste, ce qui n’arrange rien: la démocratie molle s’attire les problèmes. « N’ayons pas peur de l’affirmer, de l’incarner, de le célébrer », plaide l’ancien chef du gouvernement socialiste. Au moment où l’assassin tchétchène fanatique armait son bras, après avoir été scolarisé une quinzaine d’années par l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire, à fonds perdus et en pure perte. La République satisfait les aspirations des demandeurs d’asile de culture chrétienne, proches (Italiens, Espagnols, Portugais ou Polonais) ou éloignés (Maronites libanais et Coptes égyptiens), mieux que des fauteurs de trouble musulmans, de culture totalitaire incompatible, à la différence de leurs frères juifs.

Dans le sillage des manifestations américaines antiracistes, orchestrées par les universitaires, électorat de Joe Biden, les monuments et statues liés à l’Histoire coloniale française ou à la traite négrière se retrouvent à nouveau au centre d’une polémique mémorielle, ouverte par les repentants blancs et attisée par un ancien chef de gouvernement socialiste, il est vrai choisi par le président Hollande, bien que député-maire de Nantes, ancien… port négrier.

La traite négrière à Nantes est à l’origine de la déportation, de la fin du XVIIe au début du XIXe siècle, de plus de 500.000 esclaves noirs d’Afrique vers les possessions françaises aux Antilles, principalement. Avec 1.744 expéditions négrières, le port de Nantes se place en première position des ports négriers français pour l’ensemble de la période concernée.

Opposition de la majorité

Sur Twitter (!), l’ancien socialiste Richard Ferrand, le président de l’Assemblée a répondu à Jean-Marc Ayrault que « lutter contre le racisme exige de garder mémoire et raison ». Et de mettre l’irresponsable le nez dans ses insuffisances et lâchetés, au regard de son réveil en sursaut et d’une si soudaine prise de conscience: « 23 ans maire, 5 ans président de groupe à l’Assemblée, réuni en salle Colbert, Jean-Marc Ayrault n’a pas jugé utile de débaptiser ni la rue Colbert à Nantes, ni cette salle », a ajouté ce « marcheur » émancipé du Parti socialiste.

L’ancien locataire de Matignon a répliqué également sur Twitter, réseau social pourtant décrié. « Le travail de mémoire prend du temps. Pour ma part, je l’ai engagé dès 1989 avec la ville de Nantes et en 2001 avec la loi Taubira ». Taubira, accoucheuse des esprits socialistes assis sur leurs convictions endormies !

Comme d’autres parlementaires, Aurore Bergé, alors porte-parole de La République en marche, s’est dite « fière d’être une députée qui occupe un lieu dont l’histoire nous dépasse et nous rappelle chaque jour ce pour quoi nous avons été élus ». A démontrer !

« Je ne veux pas d’un pays à l’histoire trafiquée [commençons par la respecter dans la forme, Histoire], aux statues abattues, à la complexité des hommes abolie. Le révisionnisme agit dans les deux sens quand on parle des bienfaits de la colonisation et quand on veut déboulonner les statues de Churchill ou de Colbert », a-t-elle ajouté à L’Express.

Pour sa part, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a fait la leçon à cet ex-professeur d’allemand incapable, en Allemagne, de produire une seule phrase en allemand, répondant à l’ancien premier ministre de François Hollande que Colbert, ministre de Louis XIV, « a servi la France et a contribué à sa grandeur ».

Affaire des fadettes :  une enquête vise trois magistrats

Dupond-Moretti ordonne cette enquête sur ces magistrats du PNF branchés sur des écoutes téléphoniques

République des khmers verts et des juges rouges

Le ministre de la Justice ouvre la voie à des sanctions disciplinaires après la révélation d’une enquête du Parquet national financier (PNF) qui s’était livré à des écoutes téléphoniques pour surveiller les communications de dizaines d’avocats et de magistrats: une débauche de moyens qui alourdit et engorgea le systême judiciaire et discrédite le monde de la justice.

Trois jours après avoir reçu le rapport de l’inspection générale de la justice sur le fonctionnement du Parquet national financier (PNF), le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, a demandé, vendredi 18 septembre, l’ouverture d’une enquête administrative à l’encontre de trois magistrats de ce parquet emblématique. Une telle enquête, confiée à l’inspection, est la première étape d’une éventuelle procédure disciplinaire devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

L’affaire concerne l’enquête préliminaire ouverte en 2014 par le PNF pour rechercher une éventuelle taupe en son sein, susceptible d’avoir informé Thierry Herzog, l’avocat de l’ancien président de la République, que le téléphone mobile acquis sous le nom d’emprunt Paul Bismuth par Nicolas Sarkozy avait été mis sur écoute dans le cadre de l’enquête qui tenta d’établir un trafic d’influence.

Cette enquête, pointée en juin par l’hebdomadaire de François Pinault (LVMH), avait notamment permis à la police judiciaire de requérir les fadettes (données de connexions) de dizaines d’avocats et de magistrats. Le PNF n’avait pas informé les juges d’instruction pourtant chargés de l’information judiciaire sur l’infraction principale (le trafic d’influence) ni le Parquet général de Paris. Il avait maintenu l’enquête ouverte pendant près de six ans avant de la classer sans suite.

Dysfonctionnements identifiés

Le rapport sur le fonctionnement du PNF a conclu mardi 15 septembre que rien d’illégal n’a été fait par le PNF dans cette procédure, mais des dysfonctionnements ont été identifiés. Le garde des Sceaux avait demandé dans la foulée à la direction des services judiciaires d’examiner si, derrière ces problèmes, des manquements étaient identifiés de la part de magistrats du Parquet.

Selon le ministère de la Justice, « il ressort de cette analyse que des faits relevés seraient susceptibles d’être regardés comme des manquements au devoir de diligence, de rigueur professionnelle et de loyauté », lit-on dans le communiqué diffusé vendredi.

En conséquence, une enquête administrative est lancée contre les deux magistrats ayant dirigé cette enquête, Patrice Amar, premier vice-procureur au PNF, et Lovisa-Ulrika Delaunay-Weiss, procureure adjointe. Une troisième enquête administrative est ouverte à l’égard de la tristement partisane Eliane Houlette, aujourd’hui retraitée, qui dirigeait le Parquet national financier au moment des faits.

M. Dupond-Moretti a veillé à ne pas être cité dans le communiqué de presse de son ministère pour éviter d’être critiqué pour un éventuel conflit d’intérêts dans ce dossier.

Il avait lui-même fait parti des avocats ainsi surveillés par le PNF dans le cadre de cette enquête et avait porté plainte en juin pour « violation de l’intimité de la vie privée et du secret des correspondances », en qualifiant ces méthodes de « barbouzardes ». Il a retiré sa plainte en accédant au ministère de la Justice.

« Tout est anormal dans cette enquête », souligne Me Hervé Temime

L’avocat réagit aux révélations du magazine Le Point, selon lesquelles, au prétexte d’une enquête, des magistrats du PNF ont épluché les appels téléphoniques de Nicolas Sarkozy et de son avocat de l’époque, Me Thierry Herzog.

Maître Hervé Temime figure parmi les avocats dont les fadettes ont été épluchées à la demande du parquet national financier (PNF) dans le cadre d’une enquête pour « violation du secret professionnel ». Cette enquête fut  ouverte en mars 2014, en parallèle à l’information judiciaire visant alors Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog pour des soupçons de « corruption », « trafic d’influence » et « violation du secret professionnel » : ils étaient soupçonnés d’avoir reçu de Gilbert Azibert, un magistrat de la Cour de Cassation, des informations sur l’affaire Bettencourt. Officiellement, elle avait pour objectif de retrouver une éventuelle taupe ayant révélé l’existence d’écoutes visant les deux hommes sur leur ligne dédiée ouverte au nom de « Paul Bismuth ». Le 26 février 2014, ils avaient cessé soudainement de converser sur cette ligne. Classée sans suite en décembre 2019, cette enquête parallèle, dont l’existence a été révélée en juin 2020, suscite une vive polémique. Plusieurs avocats concernés ont depuis annoncé leur intention de porter plainte.

Un amendement voté à l’unanimité simplifie désormais l’expulsion des squatteurs

Les députés de gauche ont voté avec les autres le respect du droit de propriété

Le père de famille n’était pas « un jeune mâle blanc diplômé » (Macron, avril 2010) …

Le 17 septembre 2020, sous la pression de l’opinion scandalisée par les situations de deux familles chassées de leur domicile par des squatteurs à Théoule-sur-Mer (Alpes-Maritimes) et Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre), l’amendement de Guillaume Kasbarian (LREM) – dont la suppléante, Véronique de Montchalin, est la tante par alliance d’Amélie de Montchalin, députée LREM, puis secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, puis ministre de la Transformation et de la Fonction publiques – a été adopté en commission spéciale avec l’avis favorable du gouvernement. L’amendement prévoit de modifier la loi de 2007 sur le droit au logement opposable (Dalo), en étendant la notion de « domicile » aux résidences secondaires ou « occasionnelles ».

Cet amendement modifie plusieurs législations fondamentalles mentionnant ou garantissant un droit au logement ou un droit à un logement convenable à tous. Le droit au logement est assuré par les 10e et 11e alinéas du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui fait partie de textes à valeur constitutionnelle, mais ils ne prévoient aucune sanction juridique.

La loi Besson du 31 mai 1990 visait à la mise en œuvre du droit au logement. Cette loi affirme que « garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation ». Son article 1er – à visée sociale et vertueuse -institue le principe d’un droit au logement opposable garanti par l’Etat aux personnes résidant sur le territoire français de façon régulière et stable et n’étant pas en mesure d’accéder par leurs propres moyens à un logement.« 

Dans le même esprit de compassion sociale du gouvernement Jospin, arriva la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage, dite loi Besson II, qui modifie le dispositif de la loi Besson I… Le socialiste Louis Besson, député DVG de Chambéry, était secrétaire d’Etat au Logement. Il est celui à l’origine de l’obligation d’un minimum de 20 % de logements sociaux dans les communes urbaines. En 2000, est votée une seconde loi portant son nom qui oblige les communes de plus de 5.000 habitants à prévoir des emplacements de séjour à destination des gens du voyage.

En 2007, le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées – présidé par Xavier Emmanuelli, cofondateur de Médecins sans frontières, puis fondateur du Samu social de la Ville de Paris et secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargé de l’Action humanitaire d’urgence dans les gouvernements Juppé – proposa de rendre le droit au logement opposable devant les tribunaux. Au-delà de l’obligation de moyens imposée par la loi Besson, il créait une obligation de résultat : les groupements intercommunaux seraient responsables, par délégation de l’Etat, de la garantie du droit au logement, fusse au détriment des propriétaires. Cette idée a été reprise par le gouvernement Raffarin.

Le 17 septembre 2020, en urgence, les députés ont adopté en commission à l’unanimité une mesure qui simplifiera l’expulsion de squatteurs. Un couple de septuagénaires, propriétaire de sa maison de Théoule-sur-Mer, a vu en effet son domicile occupé par une famille de squatteurs maghrébins, contre son gré. Le domicile d’une octogénaire a également été occupé illégalement par un couple avec deux enfants, dans la Nièvre. Il s’agit de « faciliter la protection du droit de propriété » et de « lutter efficacement contre les squats de logement quels qu’ils soient, résidence principale, secondaire ou occasionnelle », selon l’amendement de Guillaume Kasbarian (LREM), adopté en commission spéciale avec l’avis favorable de la ministre déléguée chargée du Logement, Emmanuelle Wargon, fille de Lionel Stoleru (secrétaire d’État chargé des travailleurs manuels et immigrés de Giscard d’Estaing et Raymond Barre), qui avait commencé par estimer que les squatteurs devaient être protégés. Le couple de squatteurs de la maison de Théoule – qu’ils squattaient depuis trois semaines – n’auraient rendu les lieux (saccagés) ni de leur plein gré, ni dans le respect du droit de propriété, mais à la suite de violences conjugales: le mari aurait frappé sa femme. 

Dans le détail, l’amendement prévoit de modifier la loi de 2007 sur le droit au logement opposable (Dalo), en étendant la notion de « domicile » aux résidences secondaires ou « occasionnelles ». Une fois le squat découvert et les faits dénoncés aux forces de l’ordre, et non plus du moment où les squatteurs prennent possession des lieux, le propriétaire du logement saisira le préfet, qui aura 48 heures pour répondre au plaignant, avant de mettre en demeure le ou les squatteurs de quitter les lieux.

L’amendement ne vise pas « ceux qui ne paieraient pas leurs loyers »

Guillaume Kasbarian est le rapporteur du projet de loi « Accélération et simplification de l’action publique » (Asap). « Nous avons tous été choqués [sauf Emmanuelle Wargon] par la détresse de ces retraités dont la maison a été squattée à Théoule-sur-Mer (Alpes-Maritimes) », a-t-il commenté en référence au squat de près de trois semaines, à partir de la fin du mois d’août, par une famille et des enfants. Le septuagénaire et sa femme ont pu rentrer chez eux et un hébergement a été proposé à la famille occupante, selon Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement.

L’amendement, « équilibré », selon la ministre déléguée à l’lndustrie, ne vise « pas les droits des locataires et de ceux qui ne paieraient pas leurs loyers, » a tenu à préciser Agnès Pannier-Runacher, en commission.

Mathilde Panot (LFI) s’est toutefois inquiétée du flou entourant la notion de « résidence occasionnelle », estimant qu’il existe un risque d’étendre cette mesure aux logements vacants. Présenté comme un texte fourre-tout, le projet de loi Asap vise, selon le gouvernement, à « simplifier la vie » des citoyens et des entreprises. Il a été adopté le 5 mars par le Sénat en première lecture, et sera débattu à l’Assemblée à partir du 28 septembre.

Proximité du maire PCF de Bobigny avec la compagne d’un membre antisémite du « gang des Barbares »

Abdel Sadi a posté une photo en compagnie de Lynda Benakouche,  épouse d’un membre du « gang des barbares ».

 Une polémique enfle autour de cette photo du nouveau maire de Bobigny, Abdel Sadi, avec Lynda Benakouche, agent municipal, mais surtout compagne d’un membre du gang des Barbares.
Ce selfie est vécu comme une provocation.

Le nouveau maire PCF de Bobigny, Seine-Saint-Denis, Abdel Sadi, a posté sur Facebook des photos avec deux responsables associatives, le week-end dernier à Bobigny, à la fête du quartier de l’Abreuvoir. L’une d’elles n’est autre que Lynda Benakouche, la présidente de Crescendo, structure d’aide aux enfants. Une associative chargée de mission en mairie, mais aussi compagne de Jean-Christophe Soumbou, l’un des bourreaux d’Ilan Halimi et condamné à dix-huit ans de prison en 2006 pour son rôle dans la séquestration, la torture et le meurtre du jeune Ilan Halimi, persécuté parce que juif et présumé riche.

Le 13 février 2006, Ilan Halimi était retrouvé entre la vie et la mort le long de la voie ferrée, près de Sainte-Geneviève-Des-Bois. Le jeune homme, juif, décédera avant d’arriver à l’hôpital. L’otage aura été séquestré et torturé 24 jours durant dans une cité de Bagneux. Appâts, ravisseurs, geôliers: 27 personnes seront accusées de participation aux tortures antisémites qui ont conduit à la mort barbare d’Ilan Halimi.

Jean-Christophe Soumbou, alias « Marc », alias « Crim », alias « Craps » : ancien codétenu de Youssouf Fofana, il fait un séjour à la prison de Nanterre, où il était incarcéré pour vol avec violence. Athlétique, il se rendra le 10 avril 2006 sous la pression de la police sur son entourage. « Craps » apparaît à plusieurs reprises dans les dépositions des membres du gang, surtout dans celles de Youssouf Fofana, son chef. Il est soupçonné d’avoir agi, en compagnie de deux complices, des « Maghrébins », comme « gros bras » lors de l’enlèvement du jeune Juif. Athlétique, c’est lui qui aurait été chargé, selon la hiérarchie fixée par Fofana, d’appréhender et de maîtriser l’otage, avant son transfert vers son lieu de détention. Il reconnaît avoir recruté deux hommes de main et fourni la voiture utilisée pour enlever la victime. Refusant de dévoiler le nom de ses deux complices, au motif que cela le mettrait en danger, sa famille et lui, ceux-ci ne seront pas arrêtés. Il a été placé en garde à vue après sa déposition. Il est également impliqué dans d’autres (tentatives d’) enlèvement(s) sur la zone de Bagneux (Hauts-de-Seine). C’est Jean-Christophe Soumbou qui aurait choisi la victime et l’aurait brûlée vive, la nuit du 12 au 13 février, avant que le corps agonisant d’Ilan soit retrouvé près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l’Essonne.

Jugée « protégée » par l’UDI sous la mandature précédente, selon certains — l’hypothèse a été documentée dans le livre « le Maire et les Barbares » écrit par la journaliste Eve Szeftel — Lynda Benakouche serait désormais protégée, voire associée à… la nouvelle municipalité PCF, élue en juin. Le député de Seine-Saint-Denis et patron de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, est au cœur de cette enquête menée par la journaliste de l’AFP Eve Szeftel sur la collusion entre islamistes, voyous et élus de la mairie de Bobigny. LIEN

De quoi interroger un observateur de la vie locale : « Alors que durant la campagne, les communistes avaient presque fait de cette femme un argument anti-UDI, une fois au pouvoir, ils ont les mêmes méthodes! »

Le nom de Lynda Benakouche, évoqué dans des accusations de clientélisme

Lynda Benakouche cristallise les tensions à Bobigny. Si elle n’a jamais été condamnée dans l’affaire du « gang des Barbares », bien qu’étant la compagne de l’un des membres, son étroite proximité avec le maire communiste inquiète la population.

Au-delà de la condamnation de son époux, cette agent d’animation au service des sports a fait elle-même en effet l’objet de trois admonestations de la préfecture de Seine-Saint-Denis au sujet de son emploi. Par trois fois, sous la mandature UDI, entre 2014 et 2020, les services de l’Etat ont pointé ses qualifications inférieures à celles exigées pour l’emploi occupé.

Par ailleurs, la Chambre régionale des comptes (CRC) avait aussi épinglé Lynda Benakouche dans le lot des agents surpayés au regard de leurs compétences. A chaque fois, la municipalité lui a refait un nouveau contrat, et, juste avant le premier tour des élections, l’a même « stagiairisée » — ouvrant la voie à un statut de fonctionnaire titulaire.

En 2005, elle avait notamment été condamnée pour des violences sur une autre femme.

« Beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi le nouveau maire affiche publiquement sa proximité avec Lynda Benakouche, alors que ses militants l’avaient dans le viseur durant la campagne, observe un habitué des couloirs de l’hôtel de ville. La CGT aussi réprouvait qu’elle soit maintenue en poste, alors que la préfecture avait retoqué trois fois son embauche… »

Le maire prétexte qu’il ne pas faire de «chasse aux sorcières»

Abdel Sadi est dans une « politique d’apaisement », raconte Benjamin Dumas, le directeur de cabinet du maire. « Il n’est pas un partisan de la « chasse aux sorcières », assène-t-il. La mairie suggère ainsi que la ville ne peut pas virer quelqu’un qui n’a pas été condamné(e) dans l’affaire Ilan Halimi. Mais elke oeut la titulariser ! « Le maire discute avec tout le monde, même avec ceux qui ont fait campagne pour l’UDI », dit encore le collaborateur de Sadi-la-Vertu.

Reste que le maire fait perdurer – et enfler –  un fort malaise. « Madame Benakouche est à la fois agent de la ville et associative, il est normal que le maire la croise régulièrement sur des événements. Mais ce n’est pas lui qui sollicite les selfies ! D’ailleurs, une photo ne vaut pas un soutien ou une amitié », argue Benjamin Dumas.

Activisme dans une association séparatiste

Contacté et anonymé, un membre de la précédente majorité UDI fait aussi valoir que Lynda Benakouche n’a « pas été condamnée dans l’affaire du gang des Barbares » et qu’elle « n’avait donc pas à être virée ». Il insiste, aussi, sur « le rôle de son association auprès de centaines de jeunes ». Et de s’amuser de la polémique née après la photo d’Abdel Sadi avec Lynda Benakouche : « Il va falloir que la nouvelle équipe justifie ses positions outrancières durant la campagne à son sujet. C’est l’arroseur arrosé ! »

Mais l’ancienne mairie UDI a fait le lit du nouveau maire PCF.

La parenthèse Stéphane de Paoli, UDI élu en 2014 à la tête de ce bastion communiste, aura été malheureuse. En 2014, Stéphane de Paoli était parvenu à conquérir l’exécutif de la ville avec 53,99 % des suffrages exprimés devant la liste de gauche. La victoire de l’élu UDI avait ainsi mis fin à presque un siècle de PCF à la tête de la mairie. Le sortant ne se représenta pas en 2020: l’opposition d’extrême gauche racisée avait fait de son mandat une suite de polémiques et d’affaires en justice.

En mai 2019, des perquisitions avaient été menées à la mairie de Bobigny, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’emplois fictifs ouverte par le Parquet anticorruption (PNF), suite à un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) en septembre 2018.

Une enquête a été ouverte par le PNF pour des soupçons de clientélisme et d’emplois fictifs. Un rapport de la CRC publié en septembre 2018 pointait notamment qu' »entre avril 2014 et mai 2015, la commune a recruté à tous les niveaux, y compris sur des fonctions de direction, au moins douze agents contractuels dans des conditions irrégulières et à des niveaux de rémunération indus ».

Avant d’être embauché en 2014 comme chargé de mission par la municipalité, Mehdi Maalem. appartenait au milieu associatif et était membre d’Alliance, une association dont l’objet consiste à « développer le lien social, la culture et les loisirs » à Bobigny. Il avait participé activement à la campagne des municipales de Stéphane de Paoli. Chargé de mission par la ville, il avait eu la responsabilité du « contrôle et de l’évaluation logistique ». En clair, il était chargé de la gestion de la flotte de véhicules municipaux et du carburant. Il s’occupe désormais de l’événementiel. Il avait été épinglé par la CRC au sujet de son emploi estimant qu’il ne correspondait pas à son ancienneté.

Une autre chargée de mission était dans le viseur des enquêteurs, Lynda Benakouche. Après s’être investie dans la campagne électorale en 2014, elle a été nommée chargée de mission aux politiques sociales et urbaines puis à la vie associative. Mais son contrat de travail aurait été invalidé par le contrôle de légalité de la préfecture. Auparavant, elle s’était engagée dans Crescendo, une association de soutien scolaire, activité aujourd’hui ciblée par G. Darmanin dans cinq départements suspectés de « dérives séparatistes« .  En juillet 2014, cette infiltrée avait non seulement été au cœur du scandale Mehdi Maalem, mais aussi de l’affaire du gang des Barbares.

Proche du PCF, la CGT assure que « le maire [PCF] n’est pas dans une démarche de chasse aux sorcières », ce qui explique qu’il ait accepté ce selfie en compagnie d’une agent sulfureuse et… hostile à sa politique. Mais le cas Lynda Benakouche e tout de même : « C’est une tête brûlée. On sait que si on s’intéresse de trop près, il y a des possibilités de représailles… »

L’islamiste infiltrée fait l’objet d’une procédure interne à la mairie

Dernière chose : selon nos informations, Lynda Benakouche est sous le coup d’une procédure interne, et doit être entendue par l’administration. Lors du conseil municipal d’investiture d’Abdel Sadi, mi-juillet, elle aurait tancé violemment l’un des nouveaux élus, le socialiste Fouad Ben Ahmed, qui avait fait alliance avec le PCF dans l’entre-deux tours. « Elle lui a hurlé qu’il avait donné la ville aux communistes, indique une source proche du dossier. Qu’elle ne l’oublierait pas. »

Lynda Benakouche refuse de communiquer.

Soupçons de harcèlement sexuel et démission de Pierre Aidenbaum, un adjoint PS d’Hidalgo

Une nouvelle affaire sexuelle secoue l’Hôtel de Ville, après la démission contrainte fin juillet de Christophe Girard, l’ex-adjoint à la Culture de Bertrand Delanoé, puis d’Anne Hidalgo visé par une enquête pour viol.

Soupçonné de harcèlement sexuel, Pierre Aidenbaum, adjoint à la mairie de Paris, démissionne.

La Mairie vient d’annoncer ce lundi la démission du socialiste Pierre Aidenbaum, ancien président de la LICRA, de son poste d’adjoint à la Seine dans l’équipe ‘Paris en Commun’ d’Hidalgo. « Cette décision intervient à la suite de la révélation de possibles faits de harcèlement sexuel à l’encontre d’une collaboratrice », indique la Ville dans un sobre communiqué. L’ancien maire du IIIe arrondissement est âgé de 78 ans.

Pierre Aidenbaum, âgé de 78 ans, a été maire PS du 3e arrondissement de Paris pendant 25 ans, de 1995 au mois de juillet 2020. L’adjoint démissionnare a été président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). 

« On laisse la justice faire son travail »

Dans l’entourage de la maire, on se refuse à tout commentaire. « On laisse la justice faire son travail », indique une proche de la maire de Paris, les faits ayant fait l’objet d’un signalement au procureur de la République dès vendredi dernier après la révélation des faits.

Le parquet de Paris a annoncé ce lundi l’ouverture d’une enquête. Selon nos informations, la collaboratrice de Pierre Aidenbaum serait arrivée en larmes vendredi matin dans le bureau d’Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la maire de Paris, et un signalement au procureur aurait été effectué dès l’après-midi.

« Cette fonctionnaire de la ville de Paris et Pierre Aidenbaum ont travaillé ensemble pendant de nombreuses années et cette fidèle collaboratrice l’a suivi à la mairie de Paris quand il est devenu adjoint à la Seine », lâche une ancienne élue du IIIe qui se dit très surprise par ces révélations.

Anne Hidalgo affiche sa fermeté

« J’ai eu connaissance de l’information par le communiqué de la Ville. Je suis étonnée mais pas surprise car j’ai appris lors de mon parcours de militante que les auteurs de violences sexistes et sexuelles ne sont pas toujours ceux qu’on croit », réagit de son côté Raphaëlle Rémy-Leleu, nouvelle élue écologiste de l’arrondissement Paris Centre et ex-présidente de Osez le féminisme qui salue « la réaction rapide et ferme de la Ville ».

Tandis qu’Anne Hidalgo avait soutenu dans un premier temps Christophe Girard face aux activistes féministes qui demandaient sa démission pour ses liens supposés avec l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff, la maire de Paris n’a pas commis cette erreur une nouvelle fois. Mais au contraire a affiché sa fermeté.

« La municipalité demeurera intraitable avec tous les types de faits de harcèlement moral ou sexuel. Quelle que soit la qualité de leur auteur. Depuis 2016, la Ville s’est dotée d’un service d’accueil et d’accompagnement des victimes qui a démontré sa pleine efficacité en permettant une réaction immédiate dès le signalement des faits incriminés », insiste la Ville dans son communiqué.

Aidenbaum reste Conseiller de Paris

Figure socialiste parisienne, Pierre Aidenbaum a été maire du IIIe arrondissement de Paris pendant 25 ans. Lors de la dernière campagne municipale, il s’était effacé devant Ariel Weil, le jeune maire du IVe à la tête aujourd’hui de Paris Centre, l’arrondissement né de la fusion des quatre premiers.

Une première affaire.

Outre son rôke trouble dans l’affaire des électeurs fantômes dans laquelle Dominati a obtenu sa relaxe en 2006, en janvier 2014, la presse s’interrogea sur une incohérence dans l’attribution des logements sociaux par Pierre Aidenbaum, protégé de Jacques Lang, maire du 3e arrondissement. Il aurait en effet autorisé l’octroi d’un appartement (non HLM) de 99 m² près de la place des Vosges en 2004, à un Alain Riou, cadre de la fédération française de tennis (FFT) dont le salaire atteint 9.000 euros par mois. Aidenbaum affirme : « Jamais, je n’aurais laissé passer ce dossier si j’avais su que le candidat gagnait plus de 9 000 € par mois. Jamais ! C’est catégorique ! », en invoquant un choix d’Yves Contassot, chef de file des Verts à Paris, son adjoint au logement de 1995 à 2008. Depuis, les deux hommes se renvoient mutuellement la responsabilité.

Chasse: la ministre de l’écologie de Macron, prise au piège à la glu

Ministre en observation, Barbara Pompili est attendue sur ce dossier

Les chasseurs réclament le maintien de la chasse à la glu, alors que la Commission européenne a donné trois mois à la France pour « réexaminer ses méthodes de capture d’oiseaux ». Barbara Pompili est à la croisée des chemins.

La ministre de la Transition écologique va-t-elle se retrouver prise au piège de la chasse à la glu ? Pendant l’été, cette pratique à laquelle s’adonnent moins de 6.000 personnes est arrivée sur la table de Barbara Pompili qui ne peut plus tergiverser et doit arbitrer.

La chasse à la glu consiste à recouvrir de colle des baguettes, appelées gluaux, fixées sur des branches d’arbre ou au sommet de grandes perches. Les grives et merles noirs qui se posent sur ces pièges doivent être décollés, puis mis en cage : ils servent alors d’appelant pour attirer, en chantant, d’autres oiseaux tirés par les chasseurs.

La France est le dernier pays de l’Union européenne à autoriser, à titre dérogatoire, cette chasse traditionnelle dans cinq départements du Sud-Est, bien qu’interdite par la ‘directive Oiseaux’ prise en novembre 2009 par l’Union européenne.

Début juillet, dans le cadre d’une procédure d’infraction ouverte il y a un an, la Commission européenne a adressé à Paris un avis motivé dans lequel elle lui demande de « réexaminer ses méthodes de capture d’oiseaux ». Elle souligne que la colle n’est pas une méthode sélective et donne trois mois au gouvernement pour répondre, faute de quoi elle pourrait saisir la Cour de justice de l’UE.

La ministre s’opposera-t-elle à Macron ?

Quelques jours seulement après ce rappel à l’ordre, Willy Schraen, le président de la puissante Fédération nationale des chasseurs (FNC), a rencontré la ministre de la transition écologique. A l’issue de ce rendez-vous, il a fait savoir que la chasse à la glu serait « la probable première victime politique de cette nouvelle mandature », Barbara Pompili ne souhaitant pas signer les arrêtés qui fixent chaque année des quotas pour cette chasse.

En clair, la ministre refuse de signer les arrêtés autorisant le piégeage des oiseaux à la glu dans les cinq départements. La Fédération nationale des chasseurs affirme pourtant qu’elle a eu la garantie de l’Elysée et de Matignon du maintien de cette technique.

Après avoir menacé de manifester devant le fort de Brégançon (Var), où Macron fait du jet-ski « bruyant et polluant » (qui est la cible de deux pétitions réclamant leur interdiction dans le Bassin d’Arcachon), les chasseurs ont été reçus le 7 août par le cabinet du premier ministre, un élu du Sud. Un rendez-vous dont ils sont sortis sans engagement ferme, mais où ils ont pu faire entendre leurs arguments.

La FNC insiste sur le fait que les oiseaux capturés aux gluaux ne sont pas tués, mais relâchés à la fin de la saison, et assurent que cette méthode n’a pas d’impact sur la biodiversité. « Il reste une poignée de gens qui font ça en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; en quoi ça dérange l’Europe et notre ministre ? »,  s’est interrogé W. Schraen, mardi.

Dans son ouvrage Un chasseur en campagne (Gerfaut), le patron de la FNC vante ses liens privilégiés avec le président. Celui-ci pourrait-il trancher en faveur de la chasse à la glu, comme il a tranché en faveur du spectacle des Villiers au Puy-du-Fou ?

Pour la ministre de la transition écologique, fragilisée par la réintroduction des néonicotinoïdes sur les cultures de betteraves, un tel arbitrage présidentiel représenterait un désaveu et un risque de portes qui claquent. « Si elle devait signer les arrêtés, elle avalerait une deuxième grosse couleuvre, juge Yves Verilhac, le directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux. Sa marge de manœuvre pour les deux ans qui restent serait alors très réduite. » Selon l’entourage de Barbara Pompili, l’arbitrage devrait être rendu « d’ici à la fin de l’été ».

Christophe Girard accusé d’avoir « contraint à des rapports sexuels » un mineur

Le New York Times a recueilli la révélation de cet homme aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années, Aniss Hmaïd, qui met en cause Christophe Girard, déjà pointé du doigt pour sa proximité avec l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff. L’adjoint d’Anne Hidalgo avait éte contraint à la démission.

Il affirme que l’ancien élu socialiste parisien l’a forcé à des rapports sexuels « une vingtaine de fois » depuis ses 16 ans. Des faits que nie l’ancien adjoint à la Culture de Bertrand Delanoë.

Près d’un mois après avoir dû démissionner de son poste d’adjoint à la Culture de la mairie de Paris pour son soutien à Gabriel Matzneff, Christophe Girard doit à nouveau répondre de ses actes passés. Une enquête publiée par le New York Times (article payant !), publiée dimanche 16 août, accuse l’ancien élu de la capitale d’abus sexuels sur un adolescent, Aniss Hmaïd. Les faits se seraient déroulés dans les années 1990. Aniss Hmaïd est aujourd’hui âgé de 46 ans.

L’emprise de l’élu socialiste sur ke jeune Tunisien aurait duré une dizaine d’années, en Tunisie.[https://twitter.com/davidperrotin/status/1295047182018633729?s=09] Bertrand Delanoé, un autre amoureux de la Tunisie, n’est pas impliqué.

La victime précise que, « quand il avait 16 ans », Christophe Girard l’a « contraint à des rapports sexuels une vingtaine de fois au cours des années suivantes ». L’homme politique employait alors Aniss Hmaïd comme domestique ou baby-sitter. Esclave sexuel ?  « Une nuit, à Washington, écrit le journal, l’adolescent est réveillé par Christophe Girard en train de le masturber. Il a 16 ans et c’est sa première expérience sexuelle. »

Girard nie en bloc et dénonce une « calomnie »

Le quadragénaire explique avoir été « dans une relation abusive de près de dix ans qui lui a laissé des blessures psychologiques durables ». Avant d’ajouter : « Il a profité de ma jeunesse, de mon jeune âge et tout ça pour ses plaisirs sexuels. » « Ça a détruit ma vie, en fait. Aujourd’hui je me considère comme une terre brûlée. »

Interrogé par le New York Times, l’ancien Vert Christophe Girard nie avoir eu des rapports sexuels avec Aniss Hmaïd et qualifie les accusations de « calomnie ». Il confirme toutefois l’avoir « souvent employé dans les années 1990, au point de le considérer comme ‘un des enfants de la famille' ». Ce qui n’arrange pas les affaires de ce pédophile présumé… Dans un communiqué de dimanche soir, l’avocate de Christophe Girard affirme qu’elle compte engager des poursuites pour « dénonciation calomnieuse ».

Au début de l’été, juste après le second tour des municipales, des tensions étaient apparues au sein de la majorité municipale parisienne. Les élus écologistes, alliés de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, lui demandaient de suspendre de ses fonctions son adjoint à la Culture, Christophe Girard.

Une exigence soudaine qui surprend de la part d’écologistes peu moralisateurs lorsque le libertaire Vert Daniel Cohn-Bendit se vantait lui-même de ses pratiques pédophiles. Christophe Girard avait été entendu en mars, en tant que témoin, dans l’enquête « pour viols sur mineur » qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff. Cadre de premier plan dans la maison Yves Saint Laurent et dans le groupe LVMH, co-fondateur du magazine gay ‘Têtu’, Girard n’a néanmoins pas été mis en cause par la Justice.

Tribune: qui veut la peau du ministre de l’Intérieur?

Gérald Darmanin doit quitter le ministère de l’Intérieur

Un collectif d’élues et responsables politiques s’en prend au ministre: c’est pourtant l’homme qui est en cause…

Les signataires ne distinguent pas l’homme politique de ses actes d’homme.

Des élues de gauche (Clémentine Autain, Manon Aubry, Elsa Faucillon…) dénoncent un «mépris vis-à-vis de toutes les femmes» et la «double violence» que constitue pour elles cette nomination.

Tribune

« Nous, femmes, responsables politiques françaises, prenons la parole pour dénoncer la nomination de Gérald Darmanin à la tête d’un des plus importants ministères pour lutter contre les violences faites aux femmes. Cette parole que nous, femmes, avons eu tant de mal à libérer au travers du mouvement #MeToo, notamment, doit être entendue et respectée. Cette nomination intervient après les dernières élections municipales qui, malgré une abstention qui doit toutes et tous nous interroger, ont permis que la moitié des plus grandes villes de France soient désormais administrées par des femmes ayant conduit des listes de renouvellement citoyen.

Comment, alors, tolérer cet entre-soi «d’homme à homme» dans le choix stratégique du ministre de l’Intérieur ? Gérald Darmanin est présumé innocent. Mais comment justifier la promotion à l’Intérieur d’un ministre mis en cause dans une enquête préliminaire pour viol, harcèlement et abus de faiblesse et dont les avocats ne contestent pas les faits mais leur qualification pénale ? D’un ministère qui doit être celui de la protection des citoyennes [entre autres !] face aux violences sexistes et sexuelles toujours aussi nombreuses ? Comment assurer l’équité des parties dans ces conditions ?

[Les signataires foulent aux pieds le principe de présomption d’innocence]. Cette indignation transcende les clivages politiques républicains. Nous, femmes en politique [est-ce une vertu ?], pouvons témoigner de la double violence que les femmes doivent affronter. La violence politique, bien souvent décuplée à leur encontre, et les violences ordinaires que subissent toutes les femmes (compétences sans cesse remises en cause, difficultés à concilier vie familiale qui repose encore trop souvent sur les femmes et vie professionnelle ou militante, etc.).

Depuis le début de la Ve République, seules deux femmes ont accédé au second tour de l’élection présidentielle, et personne ne peut oublier le torrent d’injures sexistes qui a accompagné la nomination de la seule femme Première ministre [Edith Cresson s’y est appliquée…] sous François Mitterrand il y a bientôt trente ans. [Etait-ce sa maîtresse?]

Au-delà des convictions politiques, nous, femmes responsables politiques, qui nous nous inscrivons dans la tradition républicaine et démocratique, dénonçons cette injure de trop, faite tout à la fois à l’exemplarité politique et, plus grave encore, à toutes ces femmes qui ont tant de mal à être entendues par les institutions policières et judiciaires de notre pays.

La police républicaine mérite mieux que cette nomination [c’est à elle de le dire] et les femmes en politique comme ailleurs ne se tairont plus ! [Quelles tournent leur langue d’abord !]

Gérald Darmanin ne peut rester ministre de l’Intérieur. Son maintien signifierait un égal mépris de la part du président de la République vis-à-vis de toutes les femmes et de leur combat pour le respect et l’égalité. [Laisser parler la justice serait une preuve de son respect]

Auteures de la tribune : Claire Monod, coordinatrice nationale Génération·s [Benoît Hamon], conseillère régionale Ile-de-France; Sophie Taillé-Polian, coordinatrice nationale Génération·s, sénatrice du Val-de-Marne

Premières signataires :

Manon Aubry, eurodéputée LFI, coprésidente du groupe de la gauche unitaire européenne , Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis (Ensemble-insoumis), Martine Billard, oratrice (?) nationale La France insoumise, Alice Bosler, coordinatrice nationale des Jeunes Génération·s, Joséphine Delpeyrat, pôle féminisme du collectif national Génération·s, Dieynaba Diop, porte-parole du Parti socialiste et adjointe au maire au Mureaux, Elsa Faucillon, députée PCF des Hauts-de-Seine (Gennevilliers, Colombes, Villeneuve), Léa Filoche, adjointe à la maire de Paris, Géraldine Guilpain, secrétaire générale des Radicaux de gauche, Hélène Hardy, membre du bureau exécutif d’EE-LV, Anne Hessel, coprésidente d’honneur de Nouvelle donne, Annie Lahmer, conseillère régionale EE-LV, Roxane Lundy, membre du collectif national Génération.s, conseillère municipale Beauvais, Céline Malaisé, conseillère régionale PCF, Corinne Narassiguin, secrétaire nationale à la coordination et aux moyens du Parti socialiste, Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère de Paris, Barbara Romagnan, membre du collectif national Génération.s, Virginie Rozière, coprésidente des Radicaux de gauche, Eva Sas, porte-parole EE-LV, Isabelle This Saint-Jean, secrétaire nationale aux études du Parti socialiste.

Si l’intention n’est pas visiblement pour tous d’abord politique et le féminisme, subsidiairement, un simple concept d’agit-prop, on n’a rien compris.

Pédophilie: l’adjoint d’Hidalgo, Christophe Girard, est cité dans l’affaire Matzneff

L’adjoint à la Culture de la mairie socialiste de Paris, rattrapé par les écologistes rouges.

Christophe Girard avait éte le sujet d’un article du New York Times pour ses liens passés avec l’écrivain pédophile. Il se défend et se dit victime de « présomption de culpabilité ».

L’union des gauches n’aura duré que deux petits tours des municipales au conseil de Paris. Les élus écologistes, pourtant alliés de la maire Anne Hidalgo, lui demandent de suspendre de ses fonctions son adjoint à la Culture Christophe Girard, pacsé à Olivier (2013), entendu en mars dernier dans l’enquête « pour viols sur mineur(s) » qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff.

« Nous nous opposons à la nomination de Christophe Girard au sein de notre exécutif », écrivent les membres du groupe écologiste de Paris dans un courrier adressé dimanche à la maire de Paris et diffusé lundi 20 juillet sur Twitter par la conseillère de Paris Alice Coffin, Association des journalistes LGBT et activiste dans le collectif féministe La Barbe.

[ https://twitter.com/alicecoffin/status/1284917842484301824?s=19%5D

Partisans d’un retour à l’ordre moral mais alliés politiques à Anne Hidalgo durant l’entre-deux tours de l’élection municipale 2020, ces élus demandent la « suspension » de Christophe Girard et l’« ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la ville de Paris ».

Ils entendent également participer, aux côtés d’associations féministes, à un rassemblement jeudi à midi, en marge du premier Conseil de Paris de la nouvelle mandature, devant l’hôtel de ville, « pour réclamer le départ de Christophe Girard ».

L’intéressé entendu en mars par la police

Les enquêteurs ont interrogé en mars Christophe Girard, secrétaire général entre 1986 et 1987 de la maison Yves Saint Laurent, structure gérée par Pierre Bergé, qui a apporté un soutien financier à Gabriel Matzneff dans les années 1980, selon plusieurs témoins.

L’écrivain est visé par une enquête pour « viols sur mineurs » ouverte par le Parquet de Paris après la publication en janvier du roman autobiographique de Vanessa Springora dans lequelle elle décrit la relation sous emprise qu’il a entretenue, lorsqu’elle était mineure.

Bment sensible, il faut faire attention à ne pas mélanger tous les sujets », dans une allusion aux accusations de viol contre le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a suscité de nombreuses indignations et manifestations.

Les écolos radicaux demandent aussi l’« ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la Ville de Paris » (IGVP) et entendent participer, aux côtés d’associations féministes (comme ils le sont du comité Traoré) à un rassemblement qui aura lieu jeudi midi devant l’Hôtel de Ville pour réclamer son « départ »

Christophe Girard va de son côté déposer plainte « dans les prochains jours » pour diffamation, dénonçant « une vindicte militante cherchant à substituer le tribunal de la rue au tribunal judiciaire », a annoncé son avocate, Delphine Meillet, dans un communiqué. « Ces slogans sont diffamatoires à l’encontre de Christophe Girard en ce qu’ils assimilent celui-ci à un complice de pédocriminalité », explique Me Meillet, rappelant que son client « n’est mis en cause dans aucune enquête judiciaire » et a été « auditionné en qualité de simple témoin ».

Entendu comme témoin

Christophe Girard est un pilier historique de la mairie de Paris puisqu’il avait été nommé adjoint à la Culture par Bertrand Delanoë dès son élection en 2001, et l’est redevenu en septembre 2018 sous le premier mandat d’Anne Hidalgo, après avoir été maire du 4e arrondissement pendant le quinquennat de François Hollande. Il est notamment l’initiateur de la « Nuit blanche », manifestation artistique nocturne qui se tient chaque année dans la capitale.

Selon l’écrivain pédophile assumé, la maison Saint Laurent réglait ses factures alors qu’il résidait dans une chambre d’hôtel avec Vanessa Springora, alors âgée de 14 ans. Auprès du « New York Times », Gabriel Matzneff cite ces mots de Christophe Girard lui disant : « Nous nous occupons de tout, les repas, tout. […] Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup. »

« Nous nous occupons de tout, les repas, tout. […] Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup. »

L’écrivain précise que cet arrangement « a duré, je crois, deux ans, à peu près. » Dans « le Consentement », Vanessa Springora écrit que c’est grâce à ce séjour à l’hôtel Taranne, boulevard Saint-Germain dans le 6e arrondissement de Paris, que l’écrivain avait pu échapper à la police, qui avait entamé des perquisitions de son appartement.

Devenu adjoint à la mairie de Paris, Christophe Girard aurait ensuite fait pression en 2002 pour que Gabriel Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre national du Livre, selon une information révélée par le directeur du CNL dans un entretien avec l’Opinion.

Le 13 février, au surlendemain de l’enquête du « New York Times » qui lui a valu de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux, Christophe Girard répond dans une interview au « Parisien » il admet connaître Gabriel Matzneff, tout en minimisant son soutien et en appelant à « séparer l’œuvre de l’auteur ».Le 4 mars, il est entendu pendant quatre heures en tant que témoin sur cette affaire dans les locaux de l’Office central pour la Répression des Violences aux Personnes (OCRVP), à Nanterre.

Girard revendique un simple rôle d’intermédiaire

Le 7 mars, Christophe Girard fait l’objet d’un second article du « New York Times », qu’il a décidé de contacter après avoir refusé dans un premier temps de répondre aux questions du quotidien américain. « En dépit du fait qu’ils se connaissent de longue date, […] Christophe Girard nie quasiment toute connaissance des abus sexuels perpétrés par l’écrivain, qui écrit et s’exprime ouvertement sur sa pédophilie depuis les années 1970 et lui a même dédié l’un de ses ouvrages », résume l’article.

Le candide parisien affirme que la lecture du livre « le Consentement » lui a ouvert les yeux sur les agissements de Matzneff, et déclare : « C’est horrible. » Embarrassé, il dit même avoir proposé à Emmanuel Grégoire, le directeur de campagne d’Anne Hidalgo, de se retirer de la course. Mais la liste ‘Paris en Commun’ lui apporte son soutien dans un communiqué, arguant que son candidat n’a été qu’appelé à témoigner dans une affaire sans lien avec la liste.

Christophe Girard affirme en outre auNew York Time avoir découvert le nom de Gabriel Matzneff en 1986, à l’âge de 29 ans. Selon lui, c’est Pierre Bergé (ancien actionnaire de ‘L’Obs’,décédé en 2017) qui lui aurait demandé de prendre soin de l’écrivain, convalescent après une opération. Christophe Girard, qui revendique un simple rôle d’intermédiaire, dit n’avoir jamais lu le moindre ouvrage de Gabriel Matzneff, et cela, bien que ce dernier lui ait dédié son journal de l’époque, « la Prunelle de mes yeux », paru en 1993 et qui détaille dans le menu sa relation avec Vanessa Springora.

En février, il déclarait pourtant au journal Le Parisien:

« Je n’ai lu aucun livre de Gabriel Matzneff, sauf ″la Prunelle de mes yeux″, et seulement partiellement. […] Mais j’ai presque tous ses livres. Il me les a offerts. »

Voici un extrait du résumé, signé Matzneff, qui apparaît sur la quatrième de couverture de l’édition Folio de cet ouvrage, initialement publié dans la collection « l’Infini » dirigée par Philippe Sollers :

« Ce charmant Christophe Girard » est même cité dans l’ouvrage, rappelait Mediapart en mars, assurant à Matzneff, à qui il vient d’annoncer que la Fondation Saint Laurent prend en charge sa chambre : « Ainsi vous ne serez pas obligé de regagner votre grenier inconfortable. Restez au Taranne aussi longtemps que vous voudrez, poursuivez votre convalescence paisiblement. […] Ne nous remerciez pas, c’est peu de chose à comparaison du bonheur que nous donnent vos livres.

Girard dit également n’avoir jamais entendu parler des agissements pédocriminels de Matzneff avant 2013, au moment de la polémique sur l’obtention de son prix Renaudot. Il exprime auprès du quotidien américain ses regrets de ne pas avoir pris position publiquement contre l’écrivain, avant de se dédouaner : « Est-ce que moi, je dois être le chevalier blanc de la morale française ? »

Toujours auprès du « New York Times », Christophe Girard admet tutoyer Gabriel Matzneff et avoir dîné avec lui fin 2019, mais ne pas le considérer comme un ami.

« Présomption de culpabilité »

Le 28 juin, il est réélu au conseil de Paris et renommé dans la foulée adjoint à la Culture par Anne Hidalgo. Dans une lettre adressée dimanche 19 juillet à la maire de Paris, les élus écologistes écrivent :

« Trois ans après MeToo, après la discussion publique provoquée par la publication de l’ouvrage le Consentement de Vanessa Springora, quelques mois après la terrible cérémonie des César, quelques jours après la nomination d’un ministre faisant l’objet d’une instruction pour viol et harcèlement sexuel, la mairie de Paris ne peut pas, ne doit pas, prendre une position hostile aux revendications féministes. Il en va de notre cohérence politique.

Interrogé lundi, le premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire a tenu à rappeler qu’il « n’y a aucun reproche qui a été formulé [à Christophe Girard] puisqu’il n’a ni le statut de témoin assisté, ni de mis en examen », depuis son audition. Il n’y a « aucune raison d’écarter Christophe Girard de notre équipe, pour des raisons juridiques, morales et éthiques », a-t-il estimé, en demandant à « faire attention à ne pas mélanger tous les sujets ». Ni mentionner les moeurs sexuelles de l’écologiste Daniel Cohn-Bendit?

Invité sur le plateau d’Europe 1 ce mercredi, Christophe Girard s’est de nouveau défendu en dénonçant l’existence d’une « justice des réseaux sociaux ».

« Cette nouvelle justice, cette manière de considérer que la présomption n’est plus d’innocence mais de culpabilité, est un fait très grave dans nos démocraties », estime l’élu, évoquant la « cancel culture » venue des Etats-Unis, mais aussi la Terreur et les comités de salut public de l’époque de la Révolution française.

Affaire Adama Traoré : de nouvelles investigations fouillent le passé du délinquant et des… gendarmes

Nouveau rebondissement, après une demande d’expertise médicale

Les juges d’instruction parisiens ont ordonné de nouvelles investigations centrées sur le passé d’Adama Traoré, caïd de quartier, mort en 2016 des suites de sa rebellion à son interpellation, et des gendarmes, selon une source proche du dossier, vendredi 17 juillet.

Dans une ordonnance du 10 juillet, les juges d’instruction ont accepté certaines demandes de Me Yassine Bouzrou, avocat de la famille Traoré, notamment celles visant à joindre au dossier d’enquête l’ensemble des antécédents judiciaires ou des procédures dans lesquelles Adama Traoré a pu être impliqué. Les magistrats-instructeurs demandent notamment que soient «mises en exergue» les procédures passées dans lesquelles Adama Traoré a été mis en cause et dans lesquelles les gendarmes qui l’ont interpellé étaient intervenus, ce qui pourrait permettre d’éliminer l’hypothèse d’un contentieux entre eux.

Les trois juges d’instruction demandent également que soient produits les dossiers administratifs des trois gendarmes, ainsi que leurs antécédents judiciaires.

Ils ont en revanche refusé la reconstitution des faits réitérée par Me Bouzrou, expliquant qu’ils se prononceraient sur le sujet après le retour de la nouvelle expertise médicale confiée à quatre médecins belges et attendue pour janvier 2021. Ils ont également refusé le désaisissement de l’enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) au profit de la Brigade criminelle, comme demandé par M. Bouzrou : l’IGGN se voit confier l’ensemble des nouvelles investigations, parmi lesquelles le travail d’identification de nouveaux témoins qui auraient pu assister à la première arrestation du jeune homme noir de 24 ans.

«Avancée positive»

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré est décédé dans la caserne des gendarmes de Persan, près de deux heures après son arrestation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) oû il était domicilié et au terme d’une course-poursuite après avoir pris la fuite lors de cette première interpellation.

«Nous constatons qu’après quatre années d’inertie et des manifestations dénonçant le déni de justice, les juges ont, depuis le rassemblement devant le Palais de justice du 2 juin 2020, ordonné 16 actes d’investigation et une expertise médicale confiée à des médecins étrangers», a relevé Me Bouzrou dans un communiqué. «Bien qu’il s’agisse d’une avancée positive pour le dossier, nous ne pouvons que déplorer le comportement des magistrats instructeurs et confirmer notre demande de récusation de ces derniers», a affirmé l’avocat.

Sex-tapes de Griveaux: Alexandra de Taddeo porte plainte contre Mimi Marchand, une proche des Macron

Alexandra de Taddeo veut notamment des explications sur l’interpellation médiatisée de son compagnon Piotr Pavlenski.

Alexandra de Taddeo, la compagne de l’artiste russe Piotr Pavlenski mis en examen (tous les deux, ci-dessus) dans le scandale Griveaux, a porté plainte contre la patronne de l’agence Bestimage, Michèle Marchand, a indiqué son avocate.

Selon Me Noémie Saïdi-Cottier, Alexandra de Taddeo a décidé de porter plainte contre X et la reine de la presse people, surnommée “Mimi”, pour “violation du secret de l’enquête et de l’instruction, recel de violation du secret et atteinte au secret de la correspondance par une personne dépositaire de l’autorité publique”.

Elle a aussi saisi l’IGPN, la police des polices, et le Défenseur des droits.

La jeune femme, destinataire des vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux qui ont ensuite été diffusées par Piotr Pavlenski et qui a aussi été mise en examen dans cette affaire, “entend (…) obtenir des explications sur les conditions de l’interpellation” de son compagnon, ”à laquelle les services de police auraient tout simplement convié la presse”, explique-t-elle.

“Elle s’interroge sur le rôle joué par Mimi Marchand – ci-dessus dans le bureau du président Macron – dans ce piège, qui lui a directement causé préjudice en la mettant en scène en Une de certains journaux”, poursuit-elle.

Enquête pour “violation du secret professionnel”

Le Parquet de Paris a ouvert fin février une enquête sur la présence d’un photographe de Bestimage lors de l’interpellation de Piotr Pavlenski le 15 février et la diffusion des clichés dans Paris Match, pour “violation du secret professionnel”, “recel de violation du secret professionnel” et “diffusion non autorisée des images d’une personne entravée”. Les investigations ont été confiées à l’IGPN.

Cette interpellation était intervenue au lendemain du retrait de Benjamin Griveaux de l’élection à la mairie de Paris à cause de la diffusion de ces vidéos.

Par ailleurs, selon l’avocate, “les services n’ont pas hésité à transmettre à la presse, qui les a publiés, des messages échangés entre Mme de Taddeo et son avocate d’alors”, Marie-Alix Canu-Bernard. “Ces messages concernaient la procédure en cours et étaient couverts par le secret des correspondances entre un avocat et son client”, souligne-t-elle.

“Je suis scandalisée de constater qu’aujourd’hui nos échanges avec nos clients, couverts par le secret professionnel, sont sciemment lus par les policiers, conservés, divulgués puis publiés par la presse”, a commenté Me Saïdi-Cottier. “C’est une atteinte extrêmement grave aux droits de la défense”.

Affaire Adama Traoré: le témoin-clé n’ouvre aucune piste

Il a changé de versions et de dates: faux témoignages L’homme chez qui Adama Traoré s’est réfugié le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), juste avant son arrestation, a de nouveau été entendu, cette fois par les juges d’instruction. Et il n’a pas servi la cause de la famille Traoré.

Cet interrogatoire n’apporte rien d’autre qu’un supplément de confusion: après quatre ans séparant les deux interrogatoires, la version de ce témoin essentiel a changé.

Le témoin avoue avoir aidé le fuyard

Treize jours après la mort d’Adama Traoré, l’homme est entendu par les gendarmes chargés de faire la lumière sur les conditions de l’interpellation de la victime. A l’époque, le témoin, qui se trouvait dans son appartement a indiqué aux enquêteurs qu’il a entendu un grand boum dans sa porte, derrière laquelle il trouvera le délinquant en fuite: « la seule chose » que lui aurait alors dit Adama Traoré est « Tire-moi ». « Je ne l’aide jamais, je ne le tire pas », précisera-t-il.

Près de quatre ans plus tard, cette fois devant les juges d’instruction, il déclare au contraire avoir aidé le fuyard à entrer dans l’appartement. « Je l’ai tiré pour l’aider. »Autre nouveauté, il affirme maintenant qu’Adama Traoré a prononcé le mot « argent » en arrivant chez lui. Sans plus de détails.« Avec le choc, j’avais oublié »

Le témoin déclare également: « Quand j’ai parlé avec lui, il a dit ‘je vais mourir’; là je prends un choc, je sors direct », a-t-il dit aux juges d’instruction.
Une phrase, là aussi toute à fait nouvelle par rapport à son premier interrogatoire. « Avec le choc, j’avais oublié. Il est possible que la phrase ‘je vais mourir‘, un détail, qu’avec le stress, j’ai oublié de le dire le jour de ma convocation à la gendarmerie », s’est-il justifié auprès des magistrats.

Pendant les deux heures d’interrogatoire, le témoin a également été questionné sur la condition physique d’Adama Traoré quelques heures avant sa mort. Là aussi, des divergences apparaissent entre les deux auditions.

« Il est assis par terre et n’arrive pas à se tenir. Il est essoufflé (…) Je ne l’ai jamais vu dans un état pareil, il n’arrivait pas à parler. Il respirait bruyamment », avait-il affirmé aux gendarmes en 2016.

Nouvelle expertise médicale

S’appuyant sur ce témoignage, les enquêteurs avaient conclu que le pronostic vital d’Adama Traoré était déjà engagé à son arrivée dans l’appartement. Quatre ans plus tard, le témoin affirme maintenant qu’il ne peut pas dire s’il respirait « bruyamment » et qu’il ne faisait pas de bruit particulier. « Je ne suis pas médecin », lance-t-il, précisant par ailleurs qu’il ne savait pas ce que voulait dire le mot « essoufflement ». Certains migrants ont en effet une connaissance succinte de la langue du pays qu’ils ont choisi par amour.

Ce changement de version n’a pas manqué de créér la zizanie entre les avocats des différentes parties.

Dans cette affaire au centre du procès des anti-flics contre une violence policière systémique le trouble est gravement dérangeant.En signe d’apaisement, les juges d’instruction chargés du dossier ont depuis ordonné de nouvelles investigations avec notamment une nouvelle expertise médicale confiée à quatre médecins… belges. Une de plus, au coeur d’une affaire rythmée par une bataille d’expertises médicales.

Affaire Adama Traoré: le témoin-clé n’ouvre aucune piste

Il a changé de versions et de dates: faux témoignages L’homme chez qui Adama Traoré s’est réfugié le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), juste avant son arrestation, a de nouveau été entendu, cette fois par les juges d’instruction. Et il n’a pas servi la cause de la famille Traoré.

Cet interrogatoire n’apporte rien d’autre qu’un supplément de confusion: après quatre ans séparant les deux interrogatoires, la version de ce témoin essentiel a changé.

Le témoin avoue avoir aidé le fuyard

Treize jours après la mort d’Adama Traoré, l’homme est entendu par les gendarmes chargés de faire la lumière sur les conditions de l’interpellation de la victime. A l’époque, le témoin, qui se trouvait dans son appartement a indiqué aux enquêteurs qu’il a entendu un grand boum dans sa porte, derrière laquelle il trouvera le délinquant en fuite: « la seule chose » que lui aurait alors dit Adama Traoré est « Tire-moi ». « Je ne l’aide jamais, je ne le tire pas », précisera-t-il.

Près de quatre ans plus tard, cette fois devant les juges d’instruction, il déclare au contraire avoir aidé le fuyard à entrer dans l’appartement. « Je l’ai tiré pour l’aider. »Autre nouveauté, il affirme maintenant qu’Adama Traoré a prononcé le mot « argent » en arrivant chez lui. Sans plus de détails.« Avec le choc, j’avais oublié »

Le témoin déclare également: « Quand j’ai parlé avec lui, il a dit ‘je vais mourir’; là je prends un choc, je sors direct », a-t-il dit aux juges d’instruction.
Une phrase, là aussi toute à fait nouvelle par rapport à son premier interrogatoire. « Avec le choc, j’avais oublié. Il est possible que la phrase ‘je vais mourir‘, un détail, qu’avec le stress, j’ai oublié de le dire le jour de ma convocation à la gendarmerie », s’est-il justifié auprès des magistrats.

Pendant les deux heures d’interrogatoire, le témoin a également été questionné sur la condition physique d’Adama Traoré quelques heures avant sa mort. Là aussi, des divergences apparaissent entre les deux auditions.

« Il est assis par terre et n’arrive pas à se tenir. Il est essoufflé (…) Je ne l’ai jamais vu dans un état pareil, il n’arrivait pas à parler. Il respirait bruyamment », avait-il affirmé aux gendarmes en 2016.

Nouvelle expertise médicale

S’appuyant sur ce témoignage, les enquêteurs avaient conclu que le pronostic vital d’Adama Traoré était déjà engagé à son arrivée dans l’appartement. Quatre ans plus tard, le témoin affirme maintenant qu’il ne peut pas dire s’il respirait « bruyamment » et qu’il ne faisait pas de bruit particulier. « Je ne suis pas médecin », lance-t-il, précisant par ailleurs qu’il ne savait pas ce que voulait dire le mot « essoufflement ». Certains migrants ont en effet une connaissance succinte de la langue du pays qu’ils ont choisi par amour.

Ce changement de version n’a pas manqué de créér la zizanie entre les avocats des différentes parties.

Dans cette affaire au centre du procès des anti-flics contre une violence policière systémique le trouble est gravement dérangeant.En signe d’apaisement, les juges d’instruction chargés du dossier ont depuis ordonné de nouvelles investigations avec notamment une nouvelle expertise médicale confiée à quatre médecins… belges. Une de plus, au coeur d’une affaire rythmée par une bataille d’expertises médicales.

Affaire Adama Traoré : nouvelle expertise médicale ordonnée par les juges d’instruction

L’appel à des experts médicaux belges scandalise le milieu médical français.

 Un rassemblement à la mémoire d’Adama Traoré, le 22 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise.
Un rassemblement à la mémoire d’Adama Traoré, le 22 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise

Les juges d’instruction ont ordonné une nouvelle expertise médicale dans le cadre de l’affaire Traoré, confiée à des médecins belges, ont annoncé ce vendredi les avocats des gendarmes dans un communiqué.

Cette décision a été prise à la suite de « l’audition du témoin chez qui Adama Traoré s’était réfugié » le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) juste avant son arrestation par trois gendarmes, était entendu pour la première fois par les magistrats instructeurs, la semaine dernière, en présence des avocats.

Guerre des expertises

Dix jours après les faits, cet homme avait raconté aux enquêteurs qu’il avait trouvé Adama Traoré assis devant sa porte, « essoufflé » après une course-poursuite en pleine canicule. Sans son frère Bagui. Le délinquant –  il a fait de la prison en 2015, puis en 2016, l’année de sa mort – s’est probablement enfui, de crainte d’être interrogé sur les 1.300 euros en liquide et le sachet de cannabis, trouvés par la suite sur son corps.

La dernière expertise commandée par les magistrats a conclu que la mort par asphyxie d’Adama Traoré, dans la cour de la gendarmerie de Persan, avait été provoquée par une maladie génétique, la drépanocytose, associée à une pathologie rare, la sarcoïdose, « à l’occasion d’un épisode de stress et d’effort ».

Des conclusions contestées par une contre-expertise commandée par la famille de la victime, qui invoque une « asphyxie positionnelle induite par le plaquage ventral ». Le plaquage ventral et les techniques dites d’étranglements sont pratiquées dans des disciplines sportives comme le MMA, le judo ou le jujitsu.

Campagne présidentielle de Macron : ouverture d’une enquête pour « détournements de fonds publics »

Une enquête préliminaire a été ouverte après le dépôt d’une plainte par des élus de droite.

blog -Girier-Macron-Lyon.jpgPlusieurs fois pointé du doigt ces dernières semaines, le financement de la campagne d’Emmanuel Macron fera bien l’objet d’une enquête judiciaire, au moins pour sa partie lyonnaise. Vendredi 22 juin, le Parquet a ouvert une enquête préliminaire après une plainte contre X pour détournements de fonds publics, financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel.

Une plainte évidemment déposée par des élus d’opposition

La plainte a été déposée par des élus Les Républicains : le maire de Caluire, Philippe Cochet, président (venu de l’UDF) du groupe Les Républicains à la métropole de Lyon, et son homologue à la ville, Stéphane Guilland.<br>Qui étaient les invités de la grande réception organisée le 2 juin 2016 à l’hôtel de ville de Lyon en l’honneur d’Emmanuel Macron ? Etait-ce un accueil républicain ouvert à tout le monde ou seulement réservé aux soutiens d’Emmanuel Macron ? La réception a été financée par la métropole et la ville, cela pose donc un problème.« Au total, pour 950 invités, la facture s’élevait à un peu moins de 20.000 euros, en conformité avec les tarifs habituels », explique la métropole en fournissant les factures. <br>Résultat de recherche d'images pour "Jean-Marie Girier Collomb"La situation de Jean-Marie Girier, collaborateur de Gérard Collomb, engagé dans la campagne pour le candidat de La République en marche ? « Ses activités ont entraîné la modification de son contrat de travail, avec passage à temps non complet à hauteur de 70 % du temps réglementaire à compter du 17 octobre 2016, puis une rupture totale du contrat le 6 décembre 2017 », répond le nouveau président de la métropole, David Kimelfeld. <br>Les locaux de la métropole de Lyon à Paris ont-ils été utilisés par le candidat Macron ? « Depuis sa création, en 1991, la métropole de Lyon dispose, comme d’autres métropoles françaises, telles que Nice et Toulouse, d’une représentation au cœur de la capitale dont la vocation est double : permettre au président, aux vice-présidents, aux services de disposer d’un lieu de travail. Mais aussi mettre en œuvre une démarche d’information, et de valorisation et de promotion des réalisations et projets lyonnais », indique encore la collectivité. Les questions, posées en séance publique le 16 mars, ont reçu une réponse le 19. Ces réponses n’ont pas convaincu Philippe Cochet, maire LR de Caluire et président des élus LR à la métropole.

Des moyens de la ville de Lyon auraient été détournés ? Image associéeCes élus de Lyon révèlent que “des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon” (alors dirigée par Gérard Collomb) ont été “indûment détournés et mis à disposition” d’Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle. <br>Ils dénoncent notamment une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l’Hôtel de Ville de Lyon. blog -Macron-Girier.jpgLa plainte concerne également l’ancien chef de cabinet de G. Collomb à la métropole de Lyon, et directeur de campagne d’Emmanuel Macron, Jean-Marie Girier (ci-contre, au côté de Macron), qui a joué un rôle actif dans la campagne d’E. Macron avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur.

L’entourage de Gérard Collomb nie

blog -Girier JMarie.jpgL’entourage du ministre de l’Intérieur a déjà réagi, rejetant ces accusations : “il n’y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit.

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Jean-Marie Girier, au centre, à la droite de G. Collomb, en route pour le Niger

La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l’opposition locale tente d’alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l’occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises”, se défend tant bien que mal l’entourage de Collomb.

 

Plusieurs articles ont en outre déjà fait état de diverses ristournes dont aurait bénéficié Emmanuel Macron pendant sa campagne. L’équipe d’En Marche a toujours nié en bloc toute malversation.

La police judiciaire a été chargée de l’enquête et la Justice aura (peut-être) l’occasion de  faire la démonstration de son indépendance.

Piscine de Brégançon : Macron a-t-il encore bénéficié d’une ristourne ?

34.000 euros, c’est le prix officiel du caprice de piscine des Macron

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Pour quelques jours d’été, la piscine de Brégançon coûtera 34.000 euros

La nouvelle piscine qui sera construite au fort de Brégançon, le lieu de villégiature du couple Macron, coûtera 34.000 euros. L’Elysée assure qu’il s’agit d’une source d’économie.

La future piscine du fort de Brégançon sera démontable, profonde de 1,20 mètres, mesurera 10 mètres sur 4 et coûtera, selon l’Elysée, 34.000 euros.

Pour justifier ce coût, les services de la présidence assurent que cet aménagement permettra d’économiser 60.000 euros, « soit le coût de deux embarcations de la gendarmerie nationale, d’ordinaire dévolues au sauvetage en mer, et qui sont mobilisées l’été pour la protection du président« . L’idée étant pour le Président, après avoir fait la Une de Paris Match en maillot,  d’éviter de s’exposer aux papazazzis lors de ses baignades… La mini-plage du lieu de villégiature présidentiel n’est en effet pas « vraiment privée », selon l’Elysée. Le président a-t-il une difformité à cacher ?

Le couple présidentiel n’a plus l’âge pour le tennis

Aucune rénovation du terrain de tennis de la résidence de la Lanterne, dont Emmanuel Macron s’est régulièrement plaint de l’état, n’est au programme.
Vu la polémique sur la piscine de Brégançon, « là, je crois qu’on ne va pas y toucher« , lâche un ami anonyme du chef de l’Etat, tant le projet de la piscine de Brégançon a rapidement indigné,  dès son fuitage.

De nombreux responsables politiques ont jugé inutile une telle dépense, même si elle doit être intégrée au budget de 150.000 euros annuel prévu pour le financement de ce site, en baisse par rapport aux années précédentes (200.000 euros), mais pareillement à la charge des Français, même indirectement.

L’Elysée n’a pas de ressources propres autres que l’impôt
Avec l’arrivée à l’Elysée du couple Macron, qui s’est rendu pour la première fois à Brégançon début mai, c’est en effet la présidence qui a repris en main le Fort de la commune de Bormes-les-Mimosas. François Hollande, qui avait délaissé le site pour l’ouvrir au public, avait en effet confié sa gestion au Centre des monuments nationaux (CMN).

La reconduction à l’INSERM du mari de la ministre de la Santé ferait jaser

Levy ou Buzyn, le couple est  à l’aise en Macronie

Yves Lévy, PDG de l'Inserm, est l'époux de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, s’appelle Yves Levy et gère un établissement public sous la tutelle de son épouse. Les féministes n’y trouvent rien à redire, mais les démocrates grondent. En juin, son mandat sera remis en jeu, relançant le débat d’un potentiel conflit d’intérêt, en cas de reconduction.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, pourra-t-il décemment conserver son mandat ? Devrait être désigné sous peu le président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), fonction actuellement occupée par Yves Lévy, époux de la ministre. Le risque du conflit d’intérêt plombe cette nomination : censée intervenir le 12 juin, elle a d’ailleurs pris un léger retard, car l’organisme public est en principe placé sous double tutelle des ministères de la Recherche et de la Santé.

La ministre assure ne même pas connaître les candidats à la présidence de l’Inserm, dont son mari pourrait faire partie. « Le sujet n’a jamais été évoqué avec le Président ou avec le Premier ministre« , affirme-t-elle.

Un décret pour dessaisir Agnès Buzyn

Pourtant, au moment de la nomination d’Agnès Buzyn dans le gouvernement d’Edouard Philippe, il avait bien fallu déminer tout possible conflit d’intérêt. Fin mai, un décret a alors ôté toute autorité de la ministre de la Santé sur l’Inserm, pour la transférer au Premier ministre, tout en lui conservant la tutelle sur le ministère de la Recherche... Ce cas de figure est prévu par la loi relative à la transparence de la vie publique.

En attendant les auditions des candidats, prévues le 21 juin, selon le ministère de la Recherche, le professeur Lévy assure l’intérim. L’identité des candidats reste confidentielle, mais les postulants ont le droit de s’exprimer, ce que l’actuel PDG a refusé de faire. Une tutelle du Premier ministre n’est pas faite pour durer.

Grosse augmentation de salaire pour le président de la Commission des comptes de campagne

Logerot, 82 ans, en juillet 2018

2005, François Logerot voit son salaire fortement augmenté.

 

 

Le moment est pourtant mal venu, quand l’Etat se dit en recherche de massives économies, un décret du 30 mai publié au Journal officiel revalorise nettement les émoluments du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot, né en 1936. Ils passent ainsi de 4.574 euros par mois à 7.182 euros nets mensuels (+ 57 %), à quoi s’ajoutera désormais une indemnité annuelle de 9.500 euros bruts. Le tout avec effet rétroactif au 1er janvier.

Certes prévue par une loi du 20 janvier 2017, votée pendant le quinquennat de Hollande, sur les autorités administratives indépendantes, cette augmentation intervient pile au lendemain de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, qui avaient donné lieu à la démission fracassante de l’un des rapporteurs, rappelle Le Parisien.

Chargés d’éplucher les factures des candidats, ces mêmes rapporteurs voient le montant de leur vacation relevé de 18 à… 20 euros, somme qu’ils perçoivent par jour travaillé.

Présidentielle 2017 : les comptes ne font pas les bons amis à la Commission des comptes de campagne

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La Commission des comptes de campagne a achevé l’examen des dépenses des candidats à l’Elysée. L’un des rapporteurs, dénonçant des « dysfonctionnements », a claqué la porte.

C’était il y a cinq ans. Une déflagration. Le 19 décembre 2012, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) sanctionnait Nicolas Sarkozy pour avoir dynamité le plafond légal des dépenses, privant le candidat et l’UMP de presque 10,7 millions d’euros de remboursement public. C’était le début de la tentaculaire affaire Bygmalion, à ceci près que la CNCCFP avait décelé un dépassement de 363 615 euros. Au final, ce fut… 18,5 à 31 millions d’euros. « La commission est passée au travers du système de fausses factures », grince en off le trésorier d’un parti. Faute de moyens, s’était défendu le président de la CNCCFP, François Logerot. Cinq ans après, la vague macroniste et dégagiste est passée, signifiant que les Français ne veulent plus des pratiques du passé. Ont-elles la peau dure ? On le saura vite.

 
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La commission, qui avait jusqu’au 8 janvier pour travailler, a achevé ses travaux de contrôle des comptes des onze candidats à la présidentielle 2017. Il y a une semaine, elle leur a transmis son verdict, pour l’heure tenu secret pour leur laisser le temps de déposer un éventuel recours au Conseil constitutionnel. Tout juste sait-on que Marine Le Pen a vu ses comptes validés. C’est aussi le cas pour Benoît Hamon. Début août, Julien Dray avait choqué au PS en exigeant un audit des dépenses du candidat socialiste, s’interrogeant sur un budget très salé — 15 millions d’euros, juste derrière Emmanuel Macron — pour un piètre score de 6,3 %. « Sur les comptes de Fillon, c’était un bordel sans nom », souffle un haut responsable des Républicains. « Vous devriez vous renseigner, il y a eu du schpountz sur certains comptes », achève une autre source.

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74,1 millions d’euros pour les onze candidats

La CNCCFP aurait été le théâtre d’une sérieuse explication de gravure. 

7486779_l1000958_1000x625Le 20 novembre, le rapporteur chargé de vérifier les comptes d’un des cinq grands candidats, en l’occurence Jean-Luc Mélenchon, a claqué la porte, refusant de cautionner de possibles irrégularités. Il aurait, selon ses dires, décelé des dépenses litigieuses et se serait heurté au refus de la commission de tenir compte de toutes ses observations.

Cet homme, qui a accepté de témoigner pour Le Parisien, pointe de « graves dysfonctionnements » au sein de la CNCCFP. L’accès aux comptes de campagne, qui sera bientôt possible pour la presse, nous permettra de fournir davantage de détails encore. Le président de la commission, François Logerot, que nous avons sollicité, n’a pas souhaité répondre. « Les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément toutes leurs recommandations », explique sobrement la CNCCFP. Si les sommes en jeu ne sont pas démesurées (74,1 millions d’euros de dépenses pour les onze candidats, dont 16,7 millions d’euros pour le recordman Emmanuel Macron et 260.112 euros pour Jean Lassalle), l’affaire est très symbolique, car les dépenses présidentielles sont couvertes à 47,5 % par les contribuables. Lesquels ont encore en tête la présidentielle de 1995. Vingt ans après, le socialiste Roland Dumas, qui présidait alors le Conseil constitutionnel, avait avoué avoir validé les comptes « manifestement irréguliers » d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac. Et ce, contre l’avis des rapporteurs chargés de l’instruction. Le juriste Jacques Robert s’était plaint dans les colonnes du Parisien d’avoir dû cautionner une « belle entourloupe ». Un risque potentiel que notre témoin n’a pas voulu courir.

 - RANSON

Cette commission, c’est quoi ?

CNCCFP : ce sigle, un brin abscons, ressort tous les cinq ans à l’occasion de l’élection présidentielle. Car, depuis 2007, la mission phare de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est de contrôler les comptes des candidats à la magistrature suprême (respect du plafond des dépenses, régularité des recettes, pas de dons venant d’entreprises…). Et ce, en plus des candidats aux législatives, régionales, sénatoriales, etc., qu’elle contrôle aussi. Composée de neuf permanents, tous hauts magistrats issus de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, cette autorité administrative a vu le jour en 1990 avec la loi Rocard sur le financement politique, qui tirait les leçons de l’affaire Urba au PS. Au terme de ses travaux d’instruction, la CNCCFP peut prendre trois décisions : soit valider sans réserve les comptes des candidats à l’Elysée, soit les rejeter comme pour Nicolas Sarkozy en 2012, soit les « réformer » en réintégrant ou supprimant des dépenses jugées irrégulières. Au final, c’est elle qui fixe le montant du remboursement auquel le candidat a droit de la part de l’Etat, qui s’élève à 47,5 % pour ceux ayant dépassé 5 % des voix. A charge pour le Conseil constitutionnel de suivre ou pas sa décision. Si elle suspecte des infractions pénales, la CNCCFP peut saisir le procureur de la République. Elle est présidée depuis 2005 par François Logerot, 81 ans, ancien président de la Cour des comptes.

Faveurs cachées (prix cassés, ristournes): les petits arrangements exemplaires de la campagne de Macron

Emmanuel Macron a bénéficié d’importantes ristournes pendant sa campagne.

presidentielle-le-coup-de-colere-de-macron-fait-sourire-le-webLes faveurs de la société GL Events étaient l’arbre qui cachait la forêt. L’entreprise dirigée par Olivier Ginon, est proche de Gérard Collomb, que le président a remercié en le faisant son ministre de l’Intérieur… La Commission des comptes de campagne semble avoir négligé des factures potentiellement litigieuses.

Des entreprises n’ont pas hésité à casser les prix pour se mettre au service d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Mediapart et Le Monde ont déjà révélé que certaines remises accordées au candidat d’En Marche ont peu retenu l’attention de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), qui, après examen, ne se déjuge pas et maintient que ces ristournes étaient « normales et régulières ». Cependant, l’enquête de la cellule investigation de franceinfo montre que ce ne sont pas les seules conditions avantageuses dont a bénéficié Emmanuel Macron. Certains rabais conséquents ont échappé à la vigilance de l’autorité de contrôle.

Jean-Marc Dumontet : des théâtres à prix d’ami

2210659-jean-louis-debre-pierre-arditi-brigitt-950x0-1Drôles d’endroits, d’ailleurs, pour une campagne présidentielle. A deux reprises, Emmanuel Macron est monté sur la scène de théâtres parisiens, le 6 février 2017 à Bobino, puis le 8 mars au Théâtre Antoine. Point commun des deux salles : leur propriétaire, Jean-Marc Dumontet (le dernier à droite sur la photo,  est copropriétaire du Théâtre Antoine avec Laurent Ruquier). En quelques années, il a constitué un petit empire dans le secteur : JMD Prod. L’homme qui a notamment lancé Nicolas Canteloup est aujourd’hui un personnage incontournable du théâtre français. Il présidait le 28 mai dernier la cérémonie des Molières.

Lors de la campagne présidentielle, Jean-Marc Dumontet est devenu proche du couple Macron. Il s’est engagé publiquement en faveur de l’ancien ministre de l’Economie qu’il a alimenté en notes et en conseils. Le 8 mars 2017, à la fin d’une soirée consacrée à l’égalité hommes-femmes, Brigitte Macron – qui se tient, dit-elle, à distance des décisions politiques – le remercie chaleureusement d’avoir accueilli ce meeting de campagne.

Ce soir-là, le théâtre Antoine a été facturé 3.000 euros au candidat Emmanuel Macron. Un mois plus tôt, à Bobino, c’était le même tarif. Des prix très inférieurs à ceux habituellement pratiqués par la société de Jean-Marc Dumontet. Pour le vérifier, il suffit de consulter des sites spécialisés. Avec les options obligatoires, le tarif de base de la location de la salle avoisine les 13.000 euros TTC. France Info a appelé directement JMD Prod pour obtenir un devis pour un événement du même format qu’un des meetings d’Emmanuel Macron. Au téléphone, un responsable de Bobino annonce : « On va partir sur du 11.000 euros hors taxes (13.000 euros TTC). Après si vous voulez de la vidéo-projection ou des machins comme ça, ce sera en supplément« . L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a donc obtenu un tarif au minimum 75% moins cher que ce qui nous est annoncé.

Les deux factures de 3 000 euros adressées à En Marche pour la location des théâtres de Jean-Marc Dumontet (Cellule investigation Radio France)

Les deux factures de 3 000 euros adressées à En Marche pour la location des théâtres de Jean-Marc Dumontet

Le tarif n’est pas la seule chose intrigante dans ces factures. Elles sont aussi étonnamment succinctes, s’agissant de la location de salles de 700 places. Aucune mention n’est faite des prestations « obligatoires » comme l’éclairage, la régie son, la sécurité incendie, etc. « Cela paraît invraisemblable de présenter des factures aussi peu précises » s’étonne un proche d’un autre candidat à la présidentielle à qui nous avons présenté le document. La Commission des comptes de campagne n’a cependant pas tiqué et a validé ces deux factures.

Joint au téléphone, le propriétaire des théâtres, Jean-Marc Dumontet affirme qu’En Marche a surtout bien négocié : « Ils m’avaient bloqué plusieurs dates. J’avais un peu râlé. Finalement, ils sont revenus vers moi à la dernière minute, au moment où ils pouvaient négocier. » Pourtant, dans un mail issu des « Macron Leaks » (cette fuite de plus de 100.000 mails de l’équipe de campagne Macron), Jean-Marc Dumontet semble plutôt arrangeant avec l’équipe du candidat. Le 31 décembre 2016, l’actuel député Stanislas Guerini, alors responsable parisien d’En Marche, écrit : « Je m’étais mis sur une date où le propriétaire de Bobino était prêt à nous mettre la salle à disposition à très faible coût ».

Quatre jours plus tard, dans un autre mail, le même Stanislas Guerini décrit un prestataire plutôt conciliant : « J’ai eu Jean-Marc Dumontet le propriétaire de Bobino au téléphone. Voici ses possibilités : – lundi 13/03 (date bloquée pour nous pour le moment) – lundi 20 ou lundi 27 février (il a un client qui a une option sur les deux dates, si l’une des deux nous parait bien, il essayera de le pousser sur l’autre date.) » Le producteur conteste pourtant avoir fait un « cadeau » à son candidat favori. Mais, quand France Info lui demande combien il a facturé Bobino à la dernière entreprise qui a réservé la salle, afin de d’avoir un point de comparaison, Jean-Marc Dumontet élude : « Je n’en sais rien parce que nous le faisons très peu ».

Jean-Marc Dumontet a également mis une autre de ses salles à disposition des soutiens d’Emmanuel Macron. Le Grand Point Virgule a accueilli le 17 janvier 2017 un débat sur la place de la culture dans le programme du candidat. Cette soirée n’a pas été considérée comme un événement de campagne. Impossible donc de savoir quelles conditions commerciales ont été accordées à En Marche qui a réglé la facture ce soir-là.

Après l’élection d’Emmanuel Macron, Jean-Marc Dumontet se serait bien vu ministre de la Culture. Son activisme n’a pourtant pas été récompensé, mais ces derniers jours encore, certains le voyaient partir rue de Valois pour remplacer Françoise Nyssen. Interrogée, la Commission des comptes de campagne admet que les factures des théâtres étaient peu précises. Elle explique s’être bornée à vérifier que ces événements avaient bien eu lieu afin d’en valider le remboursement.

La Bellevilloise : un tarif « spécial Macron » ?

Salle de concert située dans le nord-est de Paris, mi-bobo, mi-populaire, la Bellevilloise est aussi devenue ces dernières années un lieu très prisé des politiques de gauche comme de droite. L’association de campagne d’Emmanuel Macron l’a réservée le 2 mai 2017 pour une soirée de campagne à laquelle le candidat ne participait pas. Tarif de la location : 1.200 euros. La facture a attiré l’attention de la Commission des comptes de campagne en raison de la mention de deux remises pour un total de 900 euros HT. La réponse d’Oriza, la société propriétaire du lieu, semble l’avoir convaincue : elle affirme sans preuves qu’il ne s’agit pas d’une « remise liée à la nature du client ». Pourtant, certains éléments permettent d’en douter.

D’abord, Emmanuel Macron a bénéficié d’un tarif nettement plus avantageux que Benoît Hamon. Le 20 mars 2017, le candidat socialiste a lui aussi posé ses valises à La Bellevilloise pour une soirée assez similaire, à quelques détails près, à celle organisée par l’équipe Macron. Montant de la facture : 4.838,40 euros. Non seulement Benoît Hamon ne s’est pas vu offrir les « packs son et vidéo » comme Emmanuel Macron, mais il a tout payé plus cher : le service d’ordre, le personnel et surtout la location « brute » de la salle. Facturée 2.580 euros au candidat PS, elle n’a coûté que …200 euros (hors taxes) à son rival d’En Marche.

Comment expliquer une telle différence de traitement ? Le 8 avril, alors qu’il revient à La Bellevilloise, le candidat Hamon se voit de nouveau appliquer les mêmes bases tarifaires que le 20 mars pour la précédente location. Et quand En Marche loue à nouveau la salle pour une réunion publique le 5 avril, c’est de nouveau à 200 euros HT que la location de la salle lui est proposée, comme nous avons pu le constater dans un mail tiré des « Macron Leaks ». Au total, le candidat de la gauche, Benoît Hamon paie donc près de quatre fois plus cher – à prestations égales – qu’Emmanuel Macron. Si l’on se réfère au tarif « catalogue » de la salle, l’équipe Macron a bénéficié d’une remise de 85% à chaque fois qu’elle est venue à La Bellevilloise.

Malgré tout, le propriétaire des lieux, Oriza, affirme qu’il s’agit là d’une pratique « habituelle et normale«  dans sa réponse à la Commission des comptes de campagne. L’autorité de contrôle s’est contentée de cette explication. Interrogée sur ce point, la CNCCFP, estime qu’il « paraît difficile d’affirmer, que les prestations fournies à Emmanuel Macron et Benoît Hamon sont sensiblement équivalentes ». Les factures des deux candidats comportent pourtant de nombreux points communs faciles à comparer.

Contacté, Renaud Barillet, le patron de Bellevilloise se défend d’avoir accordé un tarif spécial à Emmanuel Macron. « Les usages de nos espaces et contenus sont tarifés en fonction de nombreux paramètres qui peuvent être la salle concernée, le jour de la semaine, l’horaire, les temps de montage… Nous construisons nos offres avec une constante recherche de justesse et d’équité », nous a-t-il écrit, sans pour autant pouvoir expliquer pourquoi les équipes d’Emmanuel Macron bénéficiaient toujours du même tarif lorsqu’elles organisaient un événement chez lui.

La Mutualité : Emmanuel Macron, premier prix

Ce scénario semble s’être joué de nouveau à la Maison de la Mutualité à Paris. Emmanuel Macron y a bénéficié de conditions qu’aucun autre candidat n’a obtenues de la part de GL Events, le gestionnaire de la salle. Nos confrères de Mediapart l’ont déjà largement raconté : le numéro un français de l’événementiel a accordé une remise globale de l’ordre de 26% sur le total de la facture émise après le meeting du candidat Macron, le 12 juillet 2016. Ni François Fillon le 14 janvier 2017, ni Benoît Hamon le 5 février 2017 n’a obtenu les mêmes niveaux de remise. Pour sa défense, le groupe lyonnais a notamment expliqué qu’il s’agit là d’une « remise usuelle en période estivale à Paris par les gestionnaires de sites événementiels, dans un contexte de concurrence très forte et de faible activité pendant la période d’été ». Encore une fois, cette explication semble avoir satisfait la Commission des comptes de campagne qui n’a pas demandé plus de précisions.

Pourtant, si la CNCCFP avait jeté un œil à l’agenda politique, elle aurait remarqué que le 2 juillet 2016, dix jours avant Emmanuel Macron, Les Républicains ont tenu leur conseil national à La Mutualité. D’après nos informations, ce jour-là, LR a bien obtenu une remise, mais elle n’atteint que 12%, loin de celle du candidat En Marche. Au total, pour une occupation comparable de la Mutualité, LR a donc payé 37.000 euros de plus que l’équipe Macron.

Interrogée sur ce point, la Commission des comptes de campagne se réfugie une nouvelle fois derrière le fait que « les prestations correspondantes ne sont pas forcément identiques selon l’ampleur de l’événement (meeting, conseil national, convention d’investiture) ». En tout état de cause, elle n’a pas demandé de précisions supplémentaires à GL Events.

Lyon : promo sur la péniche, avec Gérard Collomb

Le 7 septembre 2016, les militants d’En Marche dans le Rhône sont invités à un rassemblement festif, avec apéro, sur une péniche à Lyon autour de Gérard Collomb, maire, président de la métropole et premier soutien d’Emmanuel Macron. Plusieurs centaines de personnes répondent à l’appel et passent la soirée sur La Plateforme, une péniche privatisée pour l’occasion. Dans un premier temps, la facture de l’événement est adressée par erreur à la métropole de Lyon qui la redirige vers En Marche, qui la verse aux comptes de campagne de l’élection présidentielle. LIEN utile 

Cette facture, d’un montant total de 996 euros TTC, a de quoi étonner. La seule location de la salle a coûté 785 euros HT. Un rapide coup d’œil au catalogue de l’établissement montre que les prix pratiqués avoisinent plutôt généralement les 3.000 euros la soirée. Interrogé sur ce point, le cabinet de Gérard Collomb nous fait remarquer que « ce prix catalogue de 3.000 euros » vaut « pour un événement de type mariage, de 15 heures à 4 heures du matin, un week-end, dans l’ensemble de la péniche, en incluant des prestations que nous n’avons pas sollicitées ». Bref, ce prix catalogue ne serait pas comparable, selon le cabinet du ministre, « avec une location de 2h30 avec en appui, une vingtaine de bénévoles d’En Marche« .

La CNCCFP a fait une réponse très similaire à celle du cabinet du ministre. « Le prix catalogue que vous évoquez semble se rapporter à l’organisation de mariages, pour une location du samedi 15 heures au dimanche 4 heures du matin. » Pour en avoir le cœur net, France Info s’est fait établir un devis pour un événement fictif qui aurait lieu un soir de semaine, en septembre prochain, de 18 heures à minuit. La simple location de la péniche leur a été proposée à… 2.925 euros. Un autre point pose question. La facture de l’apéro des « marcheurs » de Lyon comporte une « remise commerciale » de 1.100 euros. Le montant de la ristourne accordée aux organisateurs d’En Marche est donc supérieur au montant total de la facture !

Facture de la péniche La Plateforme adressée à l\'équipe d\'En Marche.
Facture de la péniche La Plateforme adressée à l’équipe d’En Marche. (Cellule investigation Radio France)

<br>En Marche a-t-il bénéficié d’un « cadeau » ? Le terme est impropre et inadapté répond le cabinet du ministre de l’Intérieur dans un mail : « Les participants à la soirée ont tous réglé eux-mêmes leurs consommations au bar, et c’est l’exploitant de ‘La Plateforme’ qui a récolté la recette de ces dernières ce qui explique très logiquement la remise commerciale sur la ‘prestation bar’ qui a été réalisée au bénéfice exclusif de l’exploitant et non de l’organisateur. »

La Commission des comptes de campagne le reconnaît, elle est passée à côté de cette importante ristourne. « La question de la remise commerciale de -1 100 euros n’a pas été posée par les rapporteurs« , écrit la CNCCFP.

Eurydice : grands spectacles, grosses ristournes

Eurydice est un partenaire de la première heure pour Emmanuel Macron. Au début de la campagne, la société d’événementiels installée dans le Val d’Oise a pour directeur commercial Arnaud Jolens. Un homme qu’Emmanuel Macron embauchera à l’Elysée après l’élection.

Comme l’ont déjà révélé Mediapart et Le Monde, Eurydice a accordé d’importantes ristournes au candidat Macron. Mais si la Commission des comptes de campagne a tiqué sur certains rabais, elle semble en avoir ignoré d’autres.

La Commission a par exemple interrogé le prestataire sur une « remise exceptionnelle » de 2.900 euros accordée à Emmanuel Macron pour son meeting d’Arras du 26 avril 2017. « Ces pratiques sont habituelles et ont pour objectif de fidéliser le client », a répondu le patron d’Eurydice. Une réponse qui a contenté la Commission. Pourtant, en épluchant la facture détaillée pour ce meeting d’Arras, France Info a découvert que la remise globale accordée au candidat est bien supérieure à 2.900 euros. Car à ce rabais « exceptionnel » s’ajoutent des ristournes systématiques, allant de 30 à 100%, sur de nombreux postes de dépenses. Ainsi, par exemple, une remise de 100% est appliquée au candidat Macron pour la location de deux vidéoprojecteurs. Un « geste commercial » de 4.400 euros. En fait, selon les calculs de la chaîne de service public, le montant global des remises pour ce seul meeting d’Arras ne s’élève pas à 2.900 euros mais à plus de 22.000 euros pour une prestation totale facturée 61.521,47 euros HT. Pas assez pour faire écarquiller les yeux des membres de la CNCCFP.

Le cas du meeting d’Arras n’est pas isolé. Pour le meeting de Nantes, Eurydice a appliqué une remise totale – selon les calculs de la chaîne  – de 15.206,06 euros HT pour une facture de 47.369,62 euros HT. Ces ristournes, importantes et nombreuses, accordées par Eurydice au candidat Macron étaient-elles compatibles avec les règles électorales ? L’entreprise n’a pas donné suite à la demande d’interview. Quant à la Commission nationale des comptes de campagne, elle n’a pris en compte, pour calculer le taux de ristourne, que les rabais indiqués comme exceptionnels sur les factures. Pas les autres types de rabais.

NationBuilder : quand la ristourne devient un argument commercial

C’était le logiciel fétiche des candidats à la présidentielle 2017. Donald Trump l’avait utilisé lors de sa campagne des primaires. Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron ont également adopté NationBuilder, cette plateforme multitâches qui permet de gérer un fichier de contacts militants, d’animer un site web ou d’envoyer des SMS automatiquement.

Proposition commerciale de NationBuilder adressée à l\'équipe d\'En Marche.
Proposition commerciale de NationBuilder adressée à l’équipe d’En Marche. (Cellule investigation Radio France)

Dans les « Macron Leaks », des échanges de mails semblent montrer que les discussions entre la société américaine et l’équipe de campagne Macron débutent fin décembre 2016. Après plusieurs réunions, le 20 décembre, Julien Tassy (le responsable de la stratégie digitale de la campagne, poste qu’il occupe aujourd’hui à l’Elysée) écrit au vice-président Europe de NationBuilder : « On se fait un dernier call pour s’arrêter sur la bonne méthode de déploiement et les conditions contractuelles, la négociation, la ristourne pour mes beaux yeux et ceux de Thomas etc. 🙂 » La réponse arrive quatre jours plus tard sous la forme d’une proposition commerciale alléchante : 30% de remise. « En toute transparence c’est le max que je peux donner » écrit Toni Cowan-Brown de NationBuilder. La facture passe de 74.000 dollars à 52 000 dollars. La proposition semble satisfaire les cadres d’En Marche qui signent le contrat trois jours plus tard.

D’après France Info, les autres candidats utilisant NationBuilder n’ont pas obtenu les mêmes niveaux de remise. Chez Les Républicains, on affirme avoir eu juste droit à la remise classique prévue en cas de souscription d’un an : deux mois gratuits, soit environ 15%. L’équipe de Jean-Luc Mélenchon explique elle aussi avoir bénéficié de ce type de rabais, mais en aucun avoir eu droit à un tarif « personnalisé » comme celui accordé à En Marche. NationBuilder refuse de confirmer ces informations, invoquant le secret commercial. Ceci dit, la société admet : « Comme la plupart des entités commerciales, nous accordons des remises en fonction de la durée du contrat, de la taille du contrat et de la structure de paiement. C’est le cours normal des affaires. » L’équipe d’Emmanuel Macron semble avoir souscrit plus d’options auprès de l’éditeur de logiciels que ses adversaires politiques.

Cela valait-il une ristourne « max » ? 

Capture d\'écran de la page d\'accueil du site NationBuilder.com

La société semble en tout ne pas avoir à se plaindre de son geste commercial. Lorsque l’on va sur son site internet aujourd’hui, on aperçoit immédiatement le visage d’Emmanuel Macron, promu tête de gondole numérique. NationBuilder dément néanmoins avoir pratiqué un tarif « en échange de la tête du client » : « Dans ce cas, la réduction n’était pas liée à l’étude de cas », explique sobrement l’entreprise américaine.

Capture d’écran de la page d’accueil du site NationBuilder.com (CAPTURE D’ÉCRAN)

Concernant le recours à NationBuilder, la CNCCFP explique qu’elle « a constaté des stratégies de campagne différentes entre les candidats. Les prestations et les coûts diffèrent en conséquence et ne permettent pas de comparaison directe. » Néanmoins, elle n’a posé aucune question aux candidats sur les remises éventuelles dont ils auraient bénéficié.

Le coup de pouce commercial d’un proche de la campagne

La société de design scénique Giglam and The Imagineers a, elle aussi, fait une jolie faveur au candidat Macron. La ristourne s’élève à 2 617 euros HT sur une facture de 4 743 euros HT (5.691,60 euros TTC) lui est accordée en février 2017, soit près de 36% de remise. Interrogé sur ce rabais par la Commission des comptes de campagne, le patron de Giglam, Vincent Rautureau, a expliqué que cela correspondait « à un principe de remise commerciale que nous avons avec des organisateurs ou des professionnels de l’événement. »

La Commission n’a pas pris la peine de demander, en revanche, à Vincent Rautureau s’il a participé, de près ou de loin, à la campagne d’Emmanuel Macron. Dans un document issu des Macronleaks, son nom est pourtant cité le 24 novembre 2016, dans un projet d’organigramme.

Extrait du projet d’organigramme de la campagne d\'Emmanuel Macron.
Extrait du projet d’organigramme de la campagne d’Emmanuel Macron. (Wikileaks / Cellule investigation Radio France)

Vincent Rautureau est aussi à la tête de Moa Consulting, un autre prestataire important de la campagne d’Emmanuel Macron. Cette société est l’auteur du thème musical des meetings d’En Marche. Vincent Rautureau n’a pas répondu aux questions précises des journalistes, faute de temps  a-t-il expliqué par mail.

Quelles conséquences ?

emmanuel-macron-candidat-a-l-election-presidentielle-le-10-decembre-2016-en-meeting-a-paris_5762263Selon l’enquête de France Info, certains fournisseurs semblent bien avoir accordé des conditions commerciales exceptionnelles au candidat Macron. L’article L52-8 du code électoral est pourtant clair : « Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués. »

Cela dit, même si des irrégularités étaient aujourd’hui constatées, elles ne peuvent pas remettre en cause le scrutin si l’on croit Romain Rambaud, professeur de droit public et membre de l’observatoire de l’éthique publique : « Il n’est pas prévu dans la loi de 1962 qui régit l’élection présidentielle, de recours d’un tiers contre la décision de validation de la Commission des comptes de campagne. Par ailleurs, l’immunité du président de la République limite la possibilité d’une instruction, mais l’enquête peut avoir lieu autour du président. Son parti, son équipe de campagne, les entreprises prestataires peuvent tout à fait être concernés par une enquête judiciaire. » Le code électoral prévoit des sanctions pénales pour les personnes morales (entreprises, associations…) qui auraient accordé des dons, sous quelque forme que ce soit, à un candidat.

« Adressez-vous à la Commission des comptes »

Emmanuel Macron n’a pas répondu aux 38 questions que nous lui avons adressées sur le financement de sa campagne. Par courriel, l’Elysée a néanmoins fait cette réponse : « Les comptes de campagne du candidat Emmanuel Macron ont été validés par les autorités compétentes en la matière. Pour toutes questions, nous vous invitons à vous rapprocher de la Commission nationale des comptes de campagne ou de la République en Marche. Nous ne souhaitons pas faire d’autres commentaires. »

Sollicité, le mouvement En Marche dirigé par Christophe Castaner,  a également invités à nous tourner vers la Commission des comptes de campagne. En précisant qu’il avait déjà publié un communiqué sur le sujet. Cédric O., trésorier de la campagne d’Emmanuel Macron, aujourd’hui en poste à l’Elysée, ne nous a pas répondu. La CNCCFP a répondu à certaines des interrogations de la presse d’investigation. Tout en précisant que le délai légal dont elle disposait pour statuer sur les comptes est « écoulé« . Et qu’elle n’a « plus compétence pour rouvrir a posteriori le dossier. »

Le renouvellement de la vie publique a commencé sur des bases que l’éthique réprouve.

Théo L. et cinq membres de sa famille en garde à vue pour escroquerie

Hollande savait quand il s’est donné en spectacle, instrumentalisant l’affaire de soi-disant ‘violences policières’.

Une enquête était déjà ouverte à la mi-2016, plusieurs mois avant le refus violent d’interpellation du 2 février 2017 au cours de laquelle Théo L. avait été grièvement blessé.

 

Le chef de l’Etat avait pourtant dressé le portrait d’un « jeune qui avait toujours été connu pour son comportement exemplaire et avait réagi avec dignité et avec responsabilité après ce qui lui est arrivé » dans la Cité des 3.000, où des policiers menacés avaient dû procédé à des tirs de sommation à balles réelles, au cours de trois nuits de violences urbaines en soutien au jeune employé communal de la ville marquée à gauche jusqu’en 2014 : il était …éducateur de quartier.

Dix-sept jeunes avaient été présentés à la justice, parmi lesquels onze mineurs, pour la plupart soupçonnés d’avoir préparé des attaques contre les forces de l’ordre lors de ces échauffourées.

Dès le 15 février, plusieurs dizaines d’artistes publièrent dans …Libération une tribune de soutien à Théo L., rédigée par un conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge, Steevy Gustave, ex-responsable événementiel pour SOS Racisme, formulant des pistes de réflexion pour améliorer l’exercice des forces de l’ordre. On compte parmi ceux-ci Patrick Bruel, Hugues Aufray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d’Avignon Olivier Py ou encore l’humoriste Anne Roumanoff. D’autres media inscrivirent cette affaire dans une dénonciation plus générale de certaines méthodes policières, sans respecter le temps judiciaire, par compassion populiste.

Les révolutionnaires trotskistes de Mediapart écrivirent :

« Avant toute chose nous exprimons notre solidarité et notre soutien à Théo [Théodore] Luhaka, sa famille et ses ami-e-s.

Nous sommes en colère et révolté-e-s car ce qui est arrivé à Théo n’est ni un accident ni une bavure.

Théo est la dernière victime en date d’une police qui humilie, torture, mutile, viole et assassine régulièrement.

Il est victime d’une politique institutionnelle raciste et sécuritaire qui donne de plus en plus de pouvoirs à la police pour contrôler au faciès, chasser les migrant-e-s et les Rroms, réprimer les manifestations et humilier les habitant-e-s des quartiers populaires.

Il est victime d’un système judiciaire et politique qui assure l’impunité aux policiers.

Jusqu’où irons-nous ? A Aulnay des policiers ont tiré à balles réelles. Ils n’ont fait qu’appliquer par avance le permis de tuer qui a été voté ce mercredi soir par les députés.

Nous exigeons que ce soient les policiers qui soient jugés et condamnés pour viol et pas des jeunes qui expriment leur colère légitime. Nous exigeons la libération et la relaxe des jeunes déjà condamnés.

Nous appelons à rejoindre toutes les initiatives et manifestations en solidarité avec Théo et contre l’impunité policière.

Plus que jamais nous appelons à assurer, dans chaque ville et dans chaque quartier, le succès de la mobilisation pour la marche nationale du 19 mars prochain à Paris.

Pour la justice et pour la dignité.

Contre la hogra, l’humiliation.

Contre le racisme, les violences policières et la chasse aux migrant-e-s.


Une information judiciaire a ensuite été ouverte au début d’août 2017
contre X pour « escroquerie en bande organisée au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public, abus de confiance, blanchiment ».

L’enquête avait débuté en 2015, à la suite d’un signalement de l’inspection du travail concernant une association de médiation d’Aulnay-sous-Bois, Aulnay Events,présidée par un frère de Théo L..

Une deuxième association, domiciliée dans le 18e arrondissement de Paris a également fait l’objet d’un signalement en avril 2017.

Des irrégularités dans l’utilisation de subventions pour l’embauche de contrats aidés notamment.

Les inspecteurs du travail se sont interrogés sur la réalité de ces emplois et sur des versements à des membres de la famille, dont Théo Luhaka , selon une autre source proche de l’affaire. Les sommes pourraient s’élever à des centaines de milliers d’euros. On avance le chiffre de 52.000 euros, une fortune en milieu dit « défavorisé » au pays des aides sociales.

Le frère de Théo Luhaka s’était défendu dans Le Parisien d’avoir employé des salariés fantômes. Il affirme avoir recruté en CDI plus de trente salariés pour assurer les activités d’Aulnay Events, dont des membres de sa famille.

Image associéeSelon la définition de l’INSEE, un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l’employeur – tel Michaël Luhasa – bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation. Les contrats aidés sont ainsi des emplois subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes connaissant des difficultés d’insertion professionnelle particulières : les jeunes, les chômeurs de longue durée, les allocataires de minima sociaux, etc.<br>Fin 2016, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi aidé en France métropolitaine. 654 000 embauches auraient été réalisées (+2,3% par rapport à 2015) avec une forte hausse des contrats uniques d’insertion – contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) qui concernent le secteur non marchand.<br>Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. 

Aux mains du fils aîné Mickaël, Aulnay Events est la poule aux oeufs d’or de la famille Luhasa élevée en plein air et nourrie au bon grain par le contribuable.

Elysée : soupçon de corruption sur un proche de Macron

Anticor porte plainte contre Alexis Kohler

L’association Anticor accuse le secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler, de « mélange des genres« .
L’association anticorruption Anticor a déposé plainte pour prise illégale d’intérêts et soupçons de trafic d’influence contre le bras droit du président de la République, Alexis Kohler, le haut-fonctionnaire le plus puissant de l’entourage d’Emmanuel Macron. Le Parquet de Paris doit désormais décider s’il ouvre une enquête préliminaire ou ne retient pas la plainte.

Anticor reproche à Alexis Kohler un possible conflit d’intérêts entre sa fonction officielle et ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC. Cette société impliquée dans de nombreux contrats d’Etat est présente sur les chantiers de Saint Nazaire. Le site Mediapart avait révélé les soupçons sur le dossier MSC début mai.

Alexis Kohler, un énarque de 44 ans, n’a officiellement plus aucune fonction chez l’armateur, et l’Elysée a toujours assuré que le secrétaire général respecte toutes les règles légales, pouvant l’impliquer dans toute question liée au dossier MSC.

Ce « premier de cordée » a-t-il respecté le délai légal entre la cessation de ses activités pour MSC et son entrée au service de l’Etat ?

Pour l’heure, le « vice-président » reste protégé par l’ombre portée de Macron, à la différence de deux exfiltrés du gouvernement, dès l’ouverture d’une enquête, Richard Ferrand et François Bayou. La moralisation de la vie publique connaît un raté de taille…

Comptes de campagne: Mélenchon a-t–il « arrosé » des proches ?

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour «vérifications»

Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement organisé par ATTAC à Paris, le 12 février 2018Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour mener des « vérifications sur une éventuelle violation» des règles de financement liées à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017. Saisi par un signalement de la commission nationale des comptes de campagne, le Parquet de Paris a confié en avril aux policiers anti-corruption de l’office central de la lutte contre les infractions fiscales et financières (Oclciff) « le soin de procéder à des vérifications sur une éventuelle violation des prescriptions du code électoral relatives au financement des campagnes électorales », a précisé la source judiciaire.

Mélenchon « garantit » avoir agi « honnêtement et scrupuleusement »

blog -Melenchon-monsieur Propre.jpgJean-Luc Mélenchon crie son innocence dans « la conduite financière » de sa campagne de 2017, mardi dans un communiqué.

« Je garantis que je ne comprends pas comment la Commission nationale des comptes de campagne a pu à la fois valider mes comptes et faire un signalement. Ni pourquoi elle ne m’en a jamais informé auparavant, alors que cette démarche date du 18 mars dernier (…). Ni pourquoi elle l’a fait, alors qu’elle a au contraire fait un communiqué pour défendre les rabais dont a bénéficié le candidat Macron« , affirme le dirigeant de La France insoumise. « Un communiqué pour lui, un signalement judiciaire pour moi ! »

Mélenchon affirme ne « pas comprendre » pourquoi cette commission « n’a pas demandé elle-même davantage de vérifications alors que c’était sa mission et qu’elle a posé à mon mandataire financier plus de deux mille questions orales ou écrites sur ce compte ».

Un communiqué, qui contient onze fois les mots « je garantis ». « Je garantis que je ne sais pas pourquoi ce genre d’histoire apparaît soudainement. Je demande à mes amis qui croient à une diversion avant que des problèmes plus sérieux et autrement réels ne se confirment ou n’apparaissent dans les comptes de mes concurrents, d’être patients« , poursuit-il, dans une anaphore.

« Je garantis que je n’ai jamais bénéficié d’aucun rabais à cent pour cent sur une prestation », « que je n’ai jamais bénéficié de l’aide d’aucune collectivité locale« , « que je n’ai jamais organisé de collecte de financement auprès de dirigeants d’entreprise ».

Il « garanti(t) » également n’avoir « jamais surpayé aucun collaborateur de cette campagne », « que les prêts par la banque qui m’ont été consentis sont exempt de toute suspicion« , qu’il n’a « voyagé en jet dans aucun pays étranger« , qu’il est « favorable à toute vérification sur mon compte comme sur celui des autres candidats« .

Et d’insister : « Et je garantis » que je ne suis pas dupe de l’intention de nuire à mon honorabilité qui est contenue dans la façon dont cette information surgit. 

Accusée de surfacturation, l’équipe de Mélenchon livre sa vérité 

Résultat de recherche d'images pour "l'ère du peuple association"

Dès le 13 février déjà, les Insoumis de « La France insoumise » (LFI) avaient apporté deux types d’explication aux reproches financiers qui leur étaient faits. Ils avaient expliqué que, de peur de laisser penser à une dissimulation de certaines dépenses, ils avaient préféré toutes les déclarer, même celles n’ouvrant pas sur un remboursement.

L’association « L’Ere du peuple » (après avoir été un bouquin) était également au centre des attentions. Déclarée active il y a seulement 2 ans (mars 2016), cette officine de un ou deux salariés, déclarée compétente en « conseil pour les affaires et autres conseils de gestion » a ainsi facturé à la campagne un montant de dépenses de 440.027 euros correspondant à des locations de salles, des locations de matériels informatiques et audiovisuels, et à des prestations intellectuelles de quatre de ses salariés dont trois étaient également membres de l’équipe de campagne« , relevait la CNCCFP dans sa décision du 21 décembre 2017 publiée le 13 février dernier au Journal officiel.

Or, a souligné l’autorité, « l’association ‘l’Ere du peuple’ relève de la loi sur les associations de 1901 et n’a pas d’activité commerciale déclarée ». Ses bureaux (43 rue de Dunkerque, 75010 Paris, arrondissement dont la maire PS apporta son soutien à la candidature du ‘frondeur’ Benoît Hamon) étaient par ailleurs « situés à la même adresse que l’association de financement électorale », Mediascop.

blog -Melenchon-Chikirou-2012Mediascop est la très rentable société de la dircom’ du candidat Mélenchon, soupçonnée de surfacturations au profit de structures proches des Insoumis et propriété de Sophia Chikirou, une proche de Caroline Fourest et de la revue et site web ‘ProChoix’ -originellement pro-avortement- soutenus par la Mairie de Paris, dédiés aux questions politiques et religieuses (contre l’essentialisme, le racisme, l’intégrisme et toute idéologie …totalitaire, ça ne s’invente pas !), mais surtout connue pour sa candidature dissidente du PS contre Michel Charzat. Mediascop est de toutes les campagnes électorales de Mélenchon depuis 2012 et Chikirou est la fondatrice, avec Sébastien Vilgrain, Henri Poulain et Gérard Miller de ‘Le Média‘, site d’actualité gratuit, lancé à la mi-janvier 2018 et dont elle « garantit » « l’indépendance éditoriale totale« .

En 2016, le chiffre d’affaires de Mediascop est de 162.899 euros, avec un bénéfice net de 76.550 euros, soit 47 % de marge. Au terme de la campagne, Mediascop reçoit une rémunération de 1.161.768 euros. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques estime que 54.600 euros auraient été indûment payés.Image associée

Les proches de Jean-Luc Mélenchon avaient déclaré que cette structure avait été lancée pour pouvoir enregistrer des dons, alors qu’il n’était pas encore possible d’ouvrir des comptes de campagne. Arrivé en quatrième position au premier tour de la présidentielle, Mélenchon percevra au total 6.031.304 euros de remboursement de l’Etat.  C’est-à-dire le peuple des contribuables. Les riches…

Business France: Pénicaud convoquée chez le juge, pour la forme

Pourquoi ces simagrées quand aucun ministre n’est jamais poursuivi ?

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Pénicaud, à la droite du président, lors de la signature des ordonnances

Son cabinet a fait l’annonce mardi de sa convocation comme ‘témoin assistée’, confirmant une information du Canard enchaîné.

Or, les ministres du gouvernement Macron ne sont jamais réellement inquiétés.

La justice rouvre l'affaire Richard Ferrand à la suite d'une plainte de l'association Anticor

En octobre 2017, le Parquet de Brest a classé sans suite – au pénal –  l’enquête préliminaire visant l’ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand, éphémère ministre des Territoires, avant d’être exfiltré à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée. « Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie ne sont pas constituées« , écrit le ministère public, dépendant du ministère de la Justice et donc de sa collègue Nicole Belloubet. 

Pour mémoire, on reproche à Richard Ferrand d’avoir préempté, fin 2010 et à titre personnel, un bien immobilier à Brest, avant de le refiler à sa compagne Sandrine Doucen, avocate de profession, via une SCI qui n’avait alors aucune existence légale. Entre-temps, en janvier 2011, les Mutuelles de Bretagne décidaient de le louer pour y installer un centre de soins au profit de leurs sociétaires. Le loyer est conforme aux prix du marché immobilier local, l’emplacement est idoine, la mutuelle a tout lieu d’être contente. Pas de préjudice financier, donc pas d’abus de confiance.
La compagne de Ferrand – ils se sont depuis pacsés, alors qu’il insistait initialement sur l’absence de lien matrimonial entre eux – va réaliser une confortable plus-value immobilière. Forte de la promesse de bail de la mutuelle, elle a pu acheter le bien immobilier en question 100% à crédit, les loyers payant les intérêts d’emprunts dus aux Mutuelles de Bretagne, administrées par FERRAND. L’avocate se retrouvera ainsi douze ans plus tard pleinement propriétaire sans avoir bourse déliée. 
Mais la question de sa responsabilité morale reste entière.
Dès l’été 2017, 
des ONG comme Anticor ou le Fricc (Front Républicain d’Intervention contre la corruption), mais aussi LR en tant que parti politique, avaient missionné des avocats en vue de porter plainte auprès du Parquet.
Le Parquet national financier [PNF] a ouvert le 12 janvier 2018 une information judiciaire dans le cadre de l’affaire Richard Ferrand, éphémère ministre de la Cohésion et des territoires et président du groupe de La République en marche (LREM) à l’Assemblée. Une information judiciaire a été ouverte pour « prise illégale d’intérêt, recel et complicité ».

Gérald Darmanin a été entendu le 12 avril. PHOTO PASCAL BONNIÈRELe ministre du Budget, Gérald Darmanin, a été entendu par les enquêteurs.
Visé par une plainte pour abus de faiblesse, le ministre des Comptes publics de Macron et ancien maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, a été entendu en audition libre le 12 avril 2018 par les enquêteurs du premier district de police judiciaire. Le ministre, qui avait déjà été entendu par ces mêmes enquêteurs dans le cadre d’une première plainte pour viol déposée à l’été 2017, s’est cette fois montré « plus réticent » à répondre aux questions des policiers. Dans un témoignage publié en février par Mediapart, une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont G. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, affirmait s’être « sentie obligée » d’avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi. La procédure a été classée sans suite à la mi-février
Le ministre est accusé de viol par une autre femme, Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière a déposé fin février une nouvelle plainte à Paris pour qu’un juge d’instruction reprenne l’enquête. Cette procédure devrait déboucher à terme sur l’ouverture d’une information judiciaire. Dans cette affaire, Gérald Darmanin, 35 ans, avait évoqué devant les enquêteurs les « avances » de la plaignante, sans nier un rapport sexuel.
Ce poids-lourd du gouvernement a porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre ces deux femmes.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai comme « témoin assisté » dans l’affaire Business France

Une information judiciaire a été ouverte pour soupçons de favoritisme,

blog -Penicaud a Las Vegas ds sillage de Macron ministreconcernant un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, à Las Vegas en janvier 2016, préparé par Business France, dirigé à l’époque par Muriel Pénicaud. Macron était alors en pré-campagne présidentielle et le déplacement du ministre fut l’occasion d’une levée de fonds. 

Cet organisme public, chargé de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, avait confié à Havas la quasi-totalité des prestations, sans passer par un appel d’offres, en infraction avec le code des marchés publics. L’agence de communication avait perçu 289.019 euros, après renégociation, pour cette soirée organisée autour du ministre de l’Economie, qui cachait alors de moins en moins ses ambitions présidentielles.
Convoquée par le juge en vue d’un placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté, Muriel Pénicaud n’est donc pas concernée à ce stade par une éventuelle mise en examen.

blog -Penicaud M-decoiffee

A la suite d’un signalement de l’Inspection générale des finances (IGF) révélé par le Canard enchaîné, le Parquet de Paris avait ouvert en mars 2017 une enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme », ensuite confiée à des juges d’instruction le 7 juillet. Les enquêteurs cherchent en particulier à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié. 
Les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire ont saisi le 20 juin, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » des difficultés rencontrées

La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé son conseil d’administration qu’en décembre 2016, six mois après avoir reçu un audit du cabinet E&Y sur cette affaire et d’en avoir présenté une synthèse biaisée. D’après Le Monde, Fabienne Bothy-Chesneau a suggéré lors son audition à l’office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF) que son ancienne patronne ne pouvait pas avoir été tenue dans l’ignorance des modalités d’organisation.
Entendue par les juges le 21 septembre, elle en était ressortie sous le statut de témoin assisté.

NDDL : le gouvernement n’en a pas fini avec les expulsions de zadistes

Des gendarmes à nouveau mobilisés pour une deuxième opération d’expulsions de squatteurs

Les gendarmes mobiles visent les zadistes qui n’ont pas déposé de dossier de régularisation.

blog -NDDL-squat de la Wardine a pb -dix-lieux-de-vie-evacues-dans-la-zad-16mai2018
Squat de la Wardine

Une deuxième opération d’évacuation est en cours, jeudi 17 mai, dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une dizaine de « squats », lieux d’occupation illégaux par des activistes officiellement écologistes, mais plus sûrement anarchistes, sont concernés par l’arrivée des gendarmes. Des tirs de grenades lacrymogènes ont été entendus près de la forêt de Rohane et un hélicoptère et un drone survolaient la zone. Plusieurs barricades ont été érigées sur la départementale 81, dont une était en feu.


ddzaq_zwkaa0-wkLe général Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale, est sur place. Il a eu un échange avec les zadistes auxquels il a communiqué la liste des « squats » qui vont être évacués, « de manière à ce qu’il n’y ait pas de surprise« , a-t-il fait savoir à la presse chargée de diffuser les précautions prises par les militaires. Le général a précisé que 19 escadrons de gendarmerie, dont deux en réserve, sont présents sur le secteur, soit 1.500 à 1.700 militaires. Selon la Gendarmerie, il n’y aurait pourtant eu ce matin que 80 zadistes. Contre 700 au plus fort lors de la première opération.

Expulsions au faciès

« Nous prévenons les personnes en cours de régularisation qu’elles ne sont pas concernées par la manœuvre », a-t-il précisé. Ne sont pas concernés ceux dont le dossier a été accepté et ceux dont le dossier est en cours d’instruction ». 

 

 

Parmi les lieux d’occupation ciblés, le général Lizurey a notamment montré sur une carte les sites du « Chat Teigne », « Plui Plui », « la Vosgerie » et « la Lande de Rohane », tous situés à l’ouest de la D81.

ddy6bnjx4aexc9q« On est là pour expulser les gens qui n’ont pas déposé de dossier et qui manifestement ne souhaitent pas régulariser leur situation (…) , a-t-il dit. « L’objectif pour nous c’est que les choses se passent bien », a insisté l’officier – un général 5 étoiles ! –  qui avait eu auparavant un échange avec une militante anti-aéroport d’une soixantaine d’années devant la Rolandière.

Selon la gendarmerie, quatre à cinq lieux de vie sont visés jeudi matin et une dizaine au total durant l’opération qui « va durer quelques jours, mais sera allégée pour le week-end », selon cette source. Une première série d’évacuations sur le site initialement prévu pour un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, auquel le gouvernement avait annoncé renoncer en janvier, avait été lancée le 9 avril dernier. 

Les opérations de déblaiement ont commencé.

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#Zad #NDDL La cabane de la Vogerie, dans la forêt de Rohanne, vit ses dernières heures pic.twitter.com/4oFol9r2Lh

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »><a href= »https://twitter.com/hashtag/Zad?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Zad</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/NDDL?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#NDDL</a&gt; Opération déblaiement et remblaiement <a href= »https://t.co/rPGTeN7dZO »>pic.twitter.com/rPGTeN7dZO</a></p>&mdash; JFMartin (@JFrancoisMartin) <a href= »https://twitter.com/JFrancoisMartin/status/997016113606266881?ref_src=twsrc%5Etfw »>17 mai 2018</a></blockquote>
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Migrant noyé à Paris: le maire adjoint communiste au logement met en cause l’Etat

« Nous demandons une opération de mise à l’abri (…) sinon il y aura d’autres morts »

blog -migrants-campement Paris canal St Martin-fev2018Ian Brossat, adjoint PCF au Logement à la mairie de Paris a fait ce misérable chantage le vendredi 11 mai, alors que la noyade accidentelle d’un migrant – la deuxième – exacerbe les tensions entre la Ville et l’exécutif.

« Bien sûr que ça aurait pu être évité », s’est exclamé l’élu communiste récupérateur de tous les drames du monde, sur RMC, interrogé sur la noyade d’un homme, survenue dans la nuit de lundi à mardi dans le canal Saint-Martin, haut lieu des actions dites « humanitaires » auprès des sans-abris du monde.

D’après les témoignages recueillis par la police, le jeune homme, probablement âgé de 20 à 25 ans, serait de nationalité afghane. « Fortement alcoolisé« , il aurait « par jeu ou par défi » voulu traverser le canal.
« Nous demandons une opération de mise à l’abri (…) Ca ne peut pas continuer comme ça sinon il y aura d’autres morts« , a prévenu Brossat.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo avait déjà interpellé le gouvernement dans la semaine, dans les mêmes termes que son aboyeur, appelant à mener « au plus vite » une opération de « mise à l’abri des migrants » des campements du nord de la capitale.

Le ministre de l’Intérieur a répondu mercredi à l’ex-« frondeuse » socialiste

blog -migrants-campements Canal St Martin et canal St DenisDéfendant la mobilisation « sans faille » de l’Etat, l’ex-socialiste Gérard Collomb a invité la maire socialiste Anne Hidalgo à faire usage de ses « compétences » et à « entamer les procédures judiciaires«  pour permettre à l’Etat de « mener à bien » l’évacuation.

« C’est une compétence de l’État, personne ne peut nous dire (…) que c’est à nous de faire le job », s’est défendu Brossat, dont on rappelle qu’il est l’adjoint d’Aubry au Logement. « La maire de Paris a écrit au préfet en identifiant six sites qui permettraient de créer des centaines de places d’hébergement, pourquoi l’Etat ne fait rien ?« , a-t-il contre-attaqué.

L’adjoint à la maire, a également cité un décompte de France Terre d’Asile « mardi » selon lequel « 2.348 réfugiés »  – ou plutôt des clandestins – vivraient dans ces campements »« Bon nombre de gens dorment à même le sol, n’ont même pas de tente, même pas de matelas« , a observé le populiste Brossat, les bras ballants.

« Je finis par me dire qu’un certain nombre de responsables politiques jouent le pourrissement, » a violemment accusé l’élu d’extrême gauche. (…) Le rôle de l’Etat, c’est pas de compter les morts, c’est de faire en sorte qu’on en finisse avec le chaos », a pointé Brossat, en évitant de préciser, en revanche,  ce qu’est le rôle d’un adjoint au logement.

La mairie de gauche et l’Etat en sont à leur deuxième clandestin mort par noyade

Les Enfants de Don Quichotte amenaient déjà des SDF au bord du Canal Saint-Martin : le 15 décembre 2006, l’association y  installa un village de 200 tentes 

Ce campement inédit du Canal Saint-Martin avait été médiatisé, à l’initiative de Jean-Baptiste Legrand, président des « Enfants de Don Quichotte », avec le soutien (désintéressé ?) de plusieurs personnalités politiques (Hollande, Bayrou, Delanoë…), ainsi que des personnalités du monde du spectacle, comme l’acteur nanti Jean Rochefort, notamment le jour de Noël 2006, en pleine pré-campagne présidentielle. Ce campement finira par être définitivement levé trois mois et demi plus tard, début avril 2007, après l’ouverture de 27.100 places pour les SDF et le vote de la loi sur le droit au logement opposable (DALO).
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vec la crise migratoire et l’intensification des flux Sud-Nord, la fermeture de la « Jungle » de Calais et les multiples démantèlements de campements de migrants à Paris ont entraîné la mise à l’abri de quelque 35.000 migrants en un peu plus d’un an. Résultat, le débat s’est installé entre ceux qui affirment que l’accueil des migrants se fait désormais au détriment des SDF nationaux et ceux qui demandent l’accueil pour tous, quelle que soit la situation et le passif du demandeur . « Dire que ce qu’on fait pour les migrants, on ne le fait pas pour les SDF, c’est un mythe, » se défendit Emmanuelle Cosse dans une interview au Dauphiné libéré le 20 novembre. 

Dans une lettre datant du 27 octobre adressée aux préfets, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse écrivait ainsi, en toute inconscience et irresponsabilité: « Sans-abri, mal logés, migrants, nous devons et nous pouvons offrir à chacune et chacun un accueil digne et humain. »  Elle avait bien parlé…

Les migrants clandestins ne meurent pas seulement en mer, entre la Libye et la Sicile.

Résultat de recherche d'images pour "Ian Brossat migrants"En l’espace de trois jours, deux hommes ont été retrouvés morts dans le canal Saint-Denis et le canal Saint-Martin, à Paris. L’identité du premier, dont le « corps flottant [a été] trouvé dans un état de décomposition avancé », dimanche, selon la préfecture, n’a pas encore été élucidée. L’homme n’avait pas de papiers sur lui. Le deuxième est l’Afghan déjà cité dont France Bleu a révélé la perte de la vie mardi après-midi.  Le point commun entre les deux hommes : leurs corps ont été découverts à proximité de campements de migrants conduits en ces lieux historiquement symboliques par les associations.

Affaire du financement de la campagne de Macron : le juge avance sur des oeufs (d’or)

Muriel Pénicaud, ministre convoquée dans l’affaire Business France

Soirée Macron à Las Vegas: Pénicaud doit s'expliquer le 22 mai chez le jugeLa ministre du Travail est entendue sous le statut de témoin assisté, dans un premier temps. Une mise en examen la contraindrait à démissionner du gouvernement. Comme vient de le révéler le Canard enchaîné, Muriel Pénicaud est convoquée le 22 mai par un juge d’instruction en charge d’une affaire de favoritisme. <br>Mais la justice pénale met donc les formes : le papier bleu ne mentionne pas la mention habituelle, « en vue d’une mise en examen », mais anticipe le favoritisme l’indulgence du juge avec une simple audition sous le statut de témoin assisté en perspective, un statut intermédiaire. <br>La ministre du Travail n’a donc pas grand chose à craindre du fait de la jurisprudence macronienne formulée l’été dernier par Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement : « S’il y avait une mise en examen de Muriel Pénicaud, elle devrait quitter son ministère. » Mais, à l’issue de ce face à face, rien n’empêcherait pourtant le juge de changer le statut à tout moment de la procédure pénale.

Le fond de l’affaire concerne le rôle joué par Pénicaud à la tête de Business France. <br>Cette agence gouvernementale chargée de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, est mise en cause dans une soirée de levée de fonds organisée en janvier 2016 à Las Vegas, car elle ressemblait fort à un show de pré-campagne présidentielle au profit du candidat Emmanuel Macron, alors aux manettes à Bercy et autoproclamé ambassadeur de la French Tech.

Mais ce n’est pas cet aspect précis là qui intéresse à ce stade les enquêteurs. La CNCCFP (autorité administrative d’Etat chargée du suivi et de l’honorabilité financière de la vie politique et présidée par un octogénaire) vient en effet de valider les comptes de campagne du candidat Macron. Or, cette Commission nationale refuse d’y voir une dépense préélectorale. <br>L’enquête ne visent encore qu’un vice de forme, un marché public passé sans appel d’offres, au bénéfice de l’agence Havas (382.000 euros, ensuite ramenés 289.000, histoire de respecter certains seuils ou ristourne).<br>Or, Havas est un groupe français de conseil en communication dont le PDG est Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré, lequel, en septembre 2013, annonça qu’il voterait pour la candidate PS Anne Hidalgo lors des élections municipales de 2014 à Paris.

Selon Marianne, parmi les soutiens patronaux plus ou moins officiels de Macron figurent Bernard Arnault (LVMH), Alexandre Bompard (Darty et la Fnac), Marc Simoncini (Meetic) et Vincent Bolloré (Vivendi). Et comme autre soutien de poids, selon Mediapart, Emmanuel Macron a livré ses ambition à Henri de Castries, ex-PDG d’Axa. A la tête du premier assureur français pendant seize ans, Castries a quitté ses fonctions en août pour se consacrer à l’Institut Montaigne, think tank libéral dont il est le président.

Après perquisition chez Havas et Business France en juin 2017, suivie de l’ouverture d’une information judiciaire confiée à des juges d’instruction, les enquêteurs cherchent à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de « dysfonctionnements », ce qu’elle a toujours nié. Penicaud devrait être confrontée prochainement à son ancienne directrice de la communication, Fabienne Bothy-Chesneau : la première plaide l’ignorance d’éventuels dysfonctionnements, quand la seconde prétend que sa patronne n’en ignorait rien.<br>Or, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, les enquêteurs de l’office anti-corruption de la police judiciaire (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, OCLCIFF) ont saisi le 20 juin, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » sur les difficultés rencontrées.

Toute la vérité serait-elle autre ?

Le journal Libération met en  cause Macron soi-même…<br><center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le cabinet d’Emmanuel Macron s’est impliqué dans les moindres détails de la soirée à 380 000 euros du CES de Las Vegas. Muriel Pénicaud a simplement couvert Macron.<br><br>Ce n’est pas une « Affaire Business France » mais une affaire Macron Las Vegas ! <a href= »https://t.co/h0Fq3eLehs »>pic.twitter.com/h0Fq3eLehs</a></p>&mdash; Damoclès (@Damocles_Fr) <a href= »https://twitter.com/Damocles_Fr/status/993861377226952704?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
</center>

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Comme l'explique cet article du Canard, le cabinet Macron est directement impliqué dans cette affaire « Macron Las Vegas ».<br><br>Parler d' « Affaire Business France », ce serait utiliser Muriel Pénicaud comme fusible pour protéger Emmanuel Macron. <a href= »https://t.co/wFYkiJqX2Y »>pic.twitter.com/wFYkiJqX2Y</a></p>&mdash; Damoclès (@Damocles_Fr) <a href= »https://twitter.com/Damocles_Fr/status/993857734922637312?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
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Carlton: condamnation des Français; relaxe pour DSK…

Que les avocats arrêtent un peu de dire n’importe quoi !

« Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs », accuse Me Malka

blog -DSK-regard parti en couilleComme Monsieur Tout-le-Monde Dominique Strauss-Kahn a trois avocats et ils ont plaidé la relaxe de leur client
Quand Me Frédérique Baulieu parle de débauche, elle vise les moyens disproportionnés mis en oeuvre par la justice pour prouver que Dominique Strauss-Kahn est un proxénète. Des moyens détournés du vrai sujet de fond, la dissimulation, et s’agissant d’un homme politique, c’est une faute de la République contre la démocratie. DSK n’était-il pas le chouchou des militants du PS et le candidat potentiel du Parti socialiste à la présidentielle, avant sa méchante affaire de sexe aux Etats-Unis et la promotion d’un ersatz, le générique François Hollande.

Me Baulieu est l’une des trois avocats de DSK pour le procès de l’affaire dite de l’hôtel Carlton de Lille. Lundi, les quatre ex-prostituées – ou « libertines », selon la sémantique du présumé innocent de tout – s’étaient constituées parties civiles mais, malgré tous les avatars subis, ont finalement préféré le retrait en renonçant à demander réparation à l’ancien directeur général du FMI. Comme prévu, le procureur de Lille a requis mardi sa « relaxe pure et simple », estimant que rien, ni dans la procédure, ni à l’audience, ne permettrait de pénétrer la voie de la condamnation. La défense a joué son rôle en feignant de se battre comme s’il existait encore des charges et des victimes: elle sait que, depuis le départ, le tribunal n’est pas libre de sa décision et que les plaidoiries font partie du show.

C’est à cette femme avocate qu’est dévolue la lourde tâche de stériliser le dossier des miasmes qui souvent indisposent les juges. « Cela suffit, les anathèmes », gronde-t-elle, indignée, après avoir dénoncé, pince (à sein) sans rire, cette fameuse… « débauche de moyens ». Sa colère s’abat, notamment, sur Me Daoud, conseil du mouvement Le Nid, luttant contre les causes et les conséquences de la prostitution et partie civile, qui avait déclaré: « Vous relaxerez peut-être DSK, mais beaucoup ne seront pas dupes« . « Que signifie cette phrase?, attaque la dame à bavette, plus sourcilleuse de la forme que des turpitudes de son client. Que Dominique Strauss-Kahn est un menteur, un tricheur, un salaud de la pire espèce puisqu’il s’en sort! » accuse-t-elle, mi-consciente, mi-courroucée, faisant les questions et les réponses.

Icone piégée par un statut qui la dépasse, Jade se fait fouetter

La partie fine est délicate: il s’agit de faire litière des accusations portées jusqu’à l’audience par Jade et Mounia. Après avoir feint de saluer la vertu des « libertines », comme on dit entre gens bien élevés, Me Baulieu s’y vautre, sans le risque que courrait un collègue homme : « J’ai pour Jade une certaine estime, car j’aime les gens qui se battent, et beaucoup de colère pour ce qu’on lui a fait subir à l’instruction », attaque la très libérale avocate, aussi habile manipulatrice du paradoxe que du sex toy (peut-être).
<br>Et de passer méthodiquement au destructeur de documents les déclarations successives d’une « femme de mauvaise vie »,qui, forcément, selon les bien-pensants de droite comme de gauche, « réécrit l’histoire, réinvente tout », selon une maîtresse de la défense qui a toutes les indulgences pour le macho, pervers mais sincère et juste un peu libidineux. Sans jamais prononcer le terme de menteuse, car Jade « a été obligée d’agir ainsi, on en a fait LA prostituée.
Ce n’est pas à elle qu’il faut en vouloir, lance maintenant l’amatrice de poncifs, mais à ceux qui l’ont érigée en symbole ». Et l’avocate de déplacer le dossier sur le sujet de la prostitution en général et de fantasmer, outre l’innocence de ces dames, l’exploitation de la femme, sans désir ni plaisir, « pur » objet sexuel piégé par une étiquette qui la recouvrirait des cuissardes en cuir au ‘gag ball’ en silicone.

Sa démonstration juridique tend aussi à battre en brèche l’hypothèse d’une garçonnière parisienne de DSK destinée à encourager la prostitution.Cette extravagante hypothèse avait été balayée à l’audience en moins de 10 minutes, comme s’il valait mieux ne pas y séjourner.

Me Baulieu nie donc tout en bloc, martelant – pour convaincre ? – que son client ignorait que certaines des jeunes participantes soumises aux ébats collectifs pouvaient être des prostituées, révélant ainsi une haute idée de la femme car, sans doute, toutes sont des cochonnes libertines. Et quand bien même il l’eût su, il n’aurait été qu’un client et non un proxénète, n’ayant rien fait pour favoriser, encourager leur condition, et encore moins pour en tirer avantage. D’aucune façon. Leur reconnaissance est immense. De même que, si on suit ce raisonnement, DSK serait un simple consommateur, puisque l’ex-patron du Fonds Monétaire International ignore que tout se monnaye, et dans le pire des cas, un odieux profiteur socialiste qui honore des filles de basse extraction…

Des quémandeuses de bienfaits et de liquide versé par des proches de DSK, à l’insu du bonhomme, tant il est vrai que Dominique Strauss-Kahn, outre qu’il est un grand sentimental, est un petit ingénu éloigné des contingences matérielles: les femmes, pense-t-il, le recherchant uniquement pour sa verdeur de sexagénaire adipeux et pour son appétit encore aiguisable, mais réclamant une expertise stimulante, attentive et soutenue.

« On le poursuit, car c’est un homme… puissant, » risque, sans rire, l’avocate

« Le droit a été tordu, détourné de sa finalité, ainsi que les faits, assure Maîtresse Frédérique Baulieu au terme d’une session sans temps mort. « Je suis fière de défendre Dominique Strauss-Kahn, car il a tenu face aux vents mauvais. Sa relaxe sera juste, elle sera belle. » La sodomie remplit l’avocate de fierté, comme si tenir, à 66 ans, à force d’artifices et de persévérance, était un exploit.

Me Richard Malka prend le relais: le dernier coup de reins

On comprend vite qu’il est chargé de faire diversion en détournant le procès du sujet. « Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs », tonne le déviant, pointant « trois années de violation du secret de l’instruction, d’étalage de ce qu’il y a de plus intime et de plus mystérieux dans la vie d’un homme ».
Par ailleurs grand spécialiste du droit de la presse et pourtant ardent défenseur de la liberté d’expression, l’avocat s’en prend aux moralistes qui ont joué les passagers clandestins de la procédure, au premier rang desquels il place, sans jamais les nommer, les juges d’instruction, tous des vicieux. Or, le droit français ne juge pas de la moralité des accusés et, si la ficelle est donc un peu grosse, rien ne fait peur au sodomite.
Il s’en prend aussi aux parties civiles qui voudraient faire « le procès de la société. Mais ici, on fait le procès des hommes, sur la base de lois qui ont été votées » (allusion à un projet de texte visant à pénaliser les clients de prostituées examiné par le Sénat).

Me Malka, qui n’est pas davantage jugé sur la moralité de ses méthodes, reproche le mot « omerta », qui sous-entend l’existence d’un réseau mafieux, et balise l’ordonnance de renvoi. Il souligne que Jade, en parlant à DSK lors de la phase d’instruction, l’appelait souvent « Monsieur Machin ». « Cela n’est pas anodin, analyse l’avocat. Cela permet de transformer une personne humaine en croquemitaine », à moins que Malka néglige une interprétation moins sujette à caution et qui manifeste tout le mépris qu’inspire le personnage.

Il en profite pour s’indigner aussi que l’ordonnance ne fasse « de la notoriété et de la position sociale de DSK un élément de l’infraction ». « On le poursuit car c’est un homme puissant », raconte-t-il, et il est exact que le statut exceptionnel du prévenu, de même que son comportement supposé au lit, ont été retenus à charge par les juges.

Ce qui, à la vérité, n’est pas retenu, c’est le statut politique de cet homme puissant

Selon les sondages de 2006, >Dominique Strauss-Kahn aurait été le mieux placé pour gagner l’Elysée. Les Français -et donc les juges- étaient intéressés de savoir ce qui occupe son esprit: la crise économique et financière internationale qui se profilait, la courbe du chômage ou celles des femmes qui passent.

Ce que les électeurs doivent savoir avant, c’est que leur candidat n’est pas un dissimulateur, pour le fisc, façon Cahuzac, pour la médecine, façon Mitterrand ou pour la sincérité, façon Strauss-Kahn. Car la pathologie sexuelle du candidat socialiste de 2007 était connue de son entourage, lequel lui aurait demandé de promettre de se soigner: or, il aurait promis sans donner suite.
Au lieu de se faire aider, Dominique Strauss-Kahn a visiblement mis en place un réseau de paravents à son activité débridée. D’où les intermédiaires et le cloisonnement de son organisation de type mafieux.

Me Malka brandit maintenant une manchette du Monde qui mentionne: « Proxénétisme: les procès-verbaux qui accusent DSK », pour dénoncer un « mirage juridique » complaisamment entretenu par la presse dite sérieuse. Quand on tape, sur Google, DSK+matériel (dans un SMS de DSK, ce mot était employé pour masquer l’exploitation de « femmes »: à noter qu’elles étaient soi-disant consentantes et qu’il s’agissait donc bien de ne pas se faire découvrir), on tombe sur 493.000 entrées! » Il oppose à ce torrent de boue l’édifiant curriculum vitae de DSK – emporté par son parti-pris vénal, l’avocat n’est pas loin de brosser un portrait de son client en sauveur de l’humanité -, et lance: « Ce n’est pas parce qu’on a rendu de grands services à son pays qu’on a le droit d’être traité plus mal que n’importe qui ». Suit le raisonnement qui peut…

Ironique et léger, Me Malka raille les parties civiles qui décrivent favorablement les « clubs libertins » – en clair, des boîtes à partouzes- pour les opposer aux « boucheries » des soirées avec DSK: « On vous raconte n’importe quoi! Une club libertin, ce serait un champ de pâquerettes doux et tendre où l’on viendrait tranquillement bavarder ? » Me Malka n’est pas de ces bisounours. Il note au passage que, selon une étude Ifop, quelque 4 millions de Français seraient clients de ces établissements, ce qui, pour la défense, replacerait la pantagruélique sexualité de DSK dans une statistique rassurante. A cela près que si un pro comme DSK peut tenir tête à 4 millions amateurs occasionnels, il lui serait resté peut de temps à consacrer aux affaires de l’Etat, le seul sujet qui importe aux Français, n’en déplaise à l’embrouilleur qui fait le reproche aux juges d’instruction, aux journalistes et aus Français de se délecter du sujet.

Pour conclure, la parole est donnée à Me Henri Leclerc.

Agé de 80 ans, Henri Leclerc n’est pas atteint par la limite d’âge, ni moqué comme Michel Rocard (34), et il n’est pas davantage soupçonné de conflit d’intérêts mais son passé a un prix qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Me Leclerc est à nouveau sorti de sa retraite pour servir les intérêts de DSK par sa seule présence, mais aussi pour les caméras, tout en voulant régler des comptes avec les journaux. L’origine de sa rancune est autre, mais il prend du plaisir à dénoncer les journaux qui ont fait des ventes sur l’exposition de la vie privée de son client. Commandeur de la Légion d’honneur, l’octogénaire ose au micro le mot tabou du procès: « Une sodomie bien traitée, c’est plus vendeur qu’une déclaration d’innocence ». Contre les bien-pensants faussement (?) révulsés et vilainement émoustillés (?) par les détails salaces, il montre du doigt : « Qu’est-ce que c’est que ces cris d’indignation, ces sourires pincés, ces rires gras dans les soirées mondaines? Pas trop de leçons, s’il vous plaît ». Par chance, les soirées mondaines ne sont pas le quotidien des chômeurs et des mal-logés dont semble préoccupée Martine Aubry qu’il soutint dans sa campagne pour les primaires socialistes en vue de l’élection présidentielle de 2012. Il est en revanche le conseil du journal socialo-bobo Libération ou le fut déjà de Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire de moeurs dont Tristane Banon l’accusa pour tentative de viol en 2006, affaire qui rebondit en 2011 quand Dominique Strauss-Kahn est accusé d’agression sexuelle aux États-Unis..

« Les juges avaient dans leur placard une caricature de DSK, chacun l’appréciera comme il l’entend, dénonce l’avocat drapé de probité. Aujourd’hui, il ne reste rien de ce dossier, il est à terre, juge-t-il. Au tribunal qu’il interpelle, il lance: « Votre décision ne réparera pas tous les dégâts. Jade et Mounia ont été détruites à l’instruction, l’expert psychologue l’a dit (c’est dire !). Mais votre décision est fondamentale pour notre justice. Il est important qu’on sache que, malgré les dérapages, elle reste debout, loyale, contradictoire. Ma pauvre vieille justice, que je sers depuis 60 ans, toute cabossée et toute mal foutue, mais qui existe. Relaxez Dominique Strauss-Kahn, et ce sera justice ». La justice est-elle libre et indépendante quand un accusé sort de sa manche un vénérable vieillard, qui plus est ancien président de la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen.

 

La maîtresse de Hollande protégée par les contribuables

L’exemplarité de Hollande saute Julie Gayet à pieds joints

Elle n’a aucun statut officiel, mais Julie Gayet bénéficie néanmoins d’une protection policière

blog Gayet ultra protege  comme premiere dame-13fev2015La presse socialiste se désole des nouvelles révélations de Closer.
Outre DSK qui, pour protéger impunément son image politique, a monté un réseau-écran de dissimulation de son activité sexuelle, François Hollande persiste et signe dans les manquement à la déontologie républicaine. Malgré la révélation par Closer de sa liaison avec Julie Gayet au début de l’année 2014, le chef de l’Etat fait protéger sa maîtresse par des fonctionnaires de police, comme l’ attestent des photos publiées ce vendredi.

« Elle est traitée comme une première dame…sans en avoir le statut ».

Le 5 février 2015, alors qu’elle se rendait à Rennes pour assister au tournage d’un film qu’elle produit, l’actrice a été prise en photo en compagnie de Michel M., 53 ans, un des trois officiers du service de sécurité qui accompagne le président dans son véhicule officiel. Michel. M, c’est aussi celui qui apportait les croissants à Julie Gayet et François Hollande lorsque ces derniers passaient la nuit ensemble dans l’appartement de la rue du Cirque. « On sait que ce garde du corps a des liens privilégiés avec le président, tout du moins qu’il y est très attaché, donc elle est effectivement traitée et protégée comme une première dame…sans en avoir le statut« , a expliqué Laurence Pieau, directrice du magazine, sur BFMTV.

« Il peut y avoir des menaces », raconte Sapin qui tient la bougie

Est-ce que ces nouvelles révélations vont pousser le président de la République à lever l’hypocrisie de sa liaison avec la comédienne? s’interroge-t-on, quand on veut détourner l’attention du fond du problème. De même qu’il importe moins de savoir si DSK est un proxénète sodomite que d’enquêter sur le réseaux de paravents qu’il a dressé sur ses activités, de même il importe de mettre un terme aux dépenses de l’Etat occasionnées par l’activité sexuelle la vie affective du président de la République. La surfiscalisation d’une part grandissante de la population doit-elle être plus longtemps affectée à la vie privée de Hollande ?

Michel Sapin, proche de François Hollande comme de Ségolène Royal, a fait état d’une éventualité de « menaces » pouvant justifier ces mesures que désapprouvent l’UMP, ainsi que le Parti de Gauche de Mélenchon. Le ministre des Finances, questionné par i-télé, noie le poisson en assurant, bien qu’elles ne soient pas escorté par une garde rapprochée de la République, qu’il connaît « beaucoup de personnes privées qui peuvent être soumises à un certain nombre de menaces« ! « Dès lors qu’on est dans le public, que tel ou tel commentaire est fait sur votre situation personnelle », a-t-il poursuivi allusivement, « il peut y avoir des menaces ». L’actrice est donc menacée? « Je n’en sais rien, mais j’imagine qu’éventuellement, des notoriétés de toute nature peuvent entraîner des menaces », a redit le ministre qui parle donc, comme d’habitude, sans savoir. Reste l’improbable Bruno Le Roux à interroger…

Hollande n’a rien à faire d’exemplarité

blog -Gayet au cote de Hollande a Elysee-Voici nov 2014
Les premières photos « ensemble » du couple… à l’Elysée

Un récidiviste
En novembre 2014, le magazine Voici publia des clichés du couple à l’intérieur de l’Elysée,
résidence officielle de présidents de la République. Ces scènes d’intimité saisies au palais devaient montrer que cette relation amoureuse du président avec l’actrice Julie Gayet se renforçait avec le temps, en dépit de précédentes révélations de liaison secrète qui conduisait un Hollande, casqué pour se dissimuler, dans une garçonnière de la rue du Cirque où, au petit matin, son garde du corps préféré apportait les croissants chauds.
Depuis, les rumeurs couraient. Un jour, le couple était sur le point de se séparer, le lendemain, il allait avoir un enfant. L’indifférence du président et de ses services est la seule constante de l’affaire. Personne ne veut rien savoir de l’indignation qui gronde en France: c’est avec un total mépris des Français que le couple détourne les moyens de l’Etat à ses fins personnelles.

Le président socialiste jouit de son immunité et se moque de l’opinion des Français

« Retraite-chapeau »: Hollande nomme préfet « hors cadre » le chef de cabinet de… Manuel Valls

Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique

Valls donne l’exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.

blog -Gros Sebastien-homme a tt faire de Valls
Sébastien Gros, homme à tout faire de Manuel Valls,
d’Evry à Matignon

Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d’Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi.

Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de « préfet hors cadre, chargé d’une mission de service public relevant du gouvernement », « sur proposition du ministre de l’Intérieur », c’est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu.

Un préfet hors-sol
Cette promotion « hors cadre » dans « la préfectorale » signifie que le bénéficiaire n’est nullement affecté à un département, comme c’est le cas de la plupart des autres préfets.

L’ombre de Valls, à toute heure

Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l’Etat…
En tant que chef de cabinet à Matignon – fonction subalterne au poste de directeur de cabinet – Sébastien Gros veille notamment à l’organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo…

Le privilégié est aussi un parachuté

Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d’entrismeGros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l’Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste.

Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à… Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls.

Une carrière éclair faite de protections
Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en « administration du politique », mais devint Gros avec un master « Recherche en sociologie du droit », délivré à… Evry  (Université d’Évry-Val d’Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011.

Matignon se défend
« C’est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique », raconte-t-on dans l’entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros « a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique« , insiste-t-on.
Il est par ailleurs « d’usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient », se justifie-t-on encore à Matignon.

Sa rémunération à 5.162 euros bruts -pour commencer et sans prendre en compte les années d’ancienneté- viendra se substituer, et non s’ajouter à celle de membre de cabinet.

Perd-il au change ?
A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l’heure de… la retraite.

Pas de changement à attendre avec Hollande

Nicolas Sarkozy s’était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu’il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget.
Aujourd’hui, ils s’en prévalent pour continuer…
Ainsi, les chantres de l’exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement… après-guerre.

Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin
Ces nominations de « faux préfets » ou de « préfets fantômes » se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.
blog -Vauzelle-prefet fantome-France SoirMais François Mitterrand, en arrivant à l’Élysée en 1981, s’était empressé de rétablir ce système, souvent fondé sur des relations maçonniques. C’est ainsi qu’un décret du 23 décembre 1982 autorisa la nomination de « préfets en mission de service public » relevant du gouvernement, à hauteur de 5% de l’effectif budgétaire de ce corps. La relance du système par François Mitterrand a duré avec ses successeurs.
Ces privilégiés sont nommés préfets hors cadre après quelques mois, avec environ 6.000 euros bruts mensuels pour voir venir, en attendant d’être élu sénateur, député ou l’âge de la retraite, soit une pension mensuelle d’environ 4.000 euros bruts, et en cas d’échec électoral ou de non-ré-élection, avec toutefois la garantie de leurs indemnités d’élus. Selon l’ancien ministère de l’Intérieur, Claude Guéant, la République dispose ainsi d’une niche de 66 préfets hors cadre qui ont effectivement exercé la fonction de préfet, mais sans indication du nombre de faux préfets de la République.

Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l’existence:
– Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n’avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l’affaire des écoutes de l’Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier.

– Michel Vauzelle : directeur-adjoint de cabinet de François Mitterrand, candidat à la présidence de la République (1981) ; porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) ; préfet hors cadre (1985).

Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA)

Préfet honoraire depuis le 15 août 2010. Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l’enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2007.
Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat…
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n’y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l’enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2007, dans le but d’acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate.

Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d’un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d’un simple coup de trait.

Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d’entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. La moralisation de la vie politique promise par Hollande attend DONC toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets…Un ou plusieurs faux préfets, chargés d’une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d’avoir rendu certains services ou d’un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l’Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains…

Nommé par Valls, Bernard Petit, chef de la PJ, mis en examen puis suspendu

Le patron de la PJ de Marseille serait nommé à la place du patron déchu

Placé en farde à vue, le chef du 36 Quai des Orfèvres a été mis en examen puis suspenducette première dans l’histoire de la police judiciaire parisienne est un coup dur pour Valls.

Bernard Petit est soupçonné d’avoir fait fuiter des renseignements au profit de l’ancien chef du GIGN, Christian Prouteau, avant son arrestation pour une affaire de corruption.

Valls et Bernard Petit
Valls et Bernard Petit

Suite à l’annonce de l’enquête, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lui a annoncé sa suspension. « C’est un grand policier, mais quand on a ce genre de mission, il ne peut pas y avoir le moindre doute« , a réagi le premier ministre Manuel Valls qui avait nommé Bernard Petit, alors qu’il était ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Ayrault il y a un an.

Marseille « perd » un homme de confiance de Valls à la PJ

Christian Sainte est promu à Paris: c’est dire que Marseille avait été placée sous haute surveillance.

D’autres figures de l’institution policière, comme Joaquin Masanet, sont mis en cause. Pour Jean-Marc Bailleul, du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, « ça montre que la police nationale est en mesure de lutter contre les dérives qui donnent une mauvaise d’image en termes d’éthique et de déontologie« .

Christian Sainte, 55 ans, actuel patron de la police judiciaire de Marseille, devrait prendre la tête du 36 quai des orfèvres la semaine prochaine.

Scandale: vers une mise en examen du patron de la police judiciaire

Le patron de la PJ, son directeur de cabinet et une troisième personne, présentés aux juges d’instruction

La nouvelle affaire qui secoue la PJ de Paris ne semble pas devoir être étouffée.

Bernard Petit est le patron de la PJ de Paris
depuis… décembre 2013

Bernard Petit, le patron de la police judiciaire parisienne est soupçonné de violation du secret de l’instruction et a été présenté jeudi à des juges d’instruction, en vue d’une possible mise en examen.

Mercredi, il a été placé en garde à vue et plusieurs perquisitions ont été menées dans des bureaux du « 36 » quai des Orfèvres.
Avec lui, son directeur de cabinet, Richard Atlan, et un agent de l’Association nationale d’action sociale (ANAS), ont aussi été déférés. Joaquin Masanet, président de l’Anas, était toujours en garde à vue jeudi matin.

En décembre 2013, alors ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait nommé Bernard Petit à la tête de la PJ parisienne et en avait fait lui-même l’annonce, de bon matin, sur Europe1. A 58 ans, le no 3 de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) succédait à Christian Flaesch. Le meilleur choix de Valls était sous-directeur en charge de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière. « Il a commencé sa carrière comme inspecteur (ex-officier) », avait-on expliqué dans l’entourage de Manuel Valls, « c’est un grand professionnel » qui a effectué une « brillante carrière ».

Il y a en outre un « symbole » dans la nomination d’un membre de la hiérarchie de la DCPJ à la PJ parisienne, où sont d’ordinaire promus des policiers du sérail, commentait-on, évoquant « un signe de transversalité et de passerelles ». Valls avait affirmé à plusieurs reprises vouloir « dépoussiérer la PJ » et la « recentrer » sur la délinquance des zones de sécurité prioritaires (ZSP), villes ou quartiers, au nombre désormais de 80.

Prouteau et Rocancourt

Les quatre hommes sont soupçonnés d’avoir transmis au fondateur du GIGN, Christian Prouteau, des informations sur l’enquête dont il est l’objet dans le cadre d’un dossier de trafic d’influence visant un homme déjà mêlé à plusieurs affaires d’escroquerie aux Etats-Unis et en France, Christophe RocancourtL’un des avocats de Christophe Rocancourt, Me Marcel Ceccaldi, est mis en examen pour recel de corruption active, trafic d’influence actif et blanchiment d’exercice illégal de la profession de banquier.
Surnommé « l’escroc des stars » pour avoir arnaqué des vedettes d’Hollywood, ce dernier a été mis en examen pour escroquerie, trafic d’influence actif, blanchiment de fraude fiscale et exercice illégal de la profession de banquier. Sa compagne et un notaire sont également poursuivis.

Le fondateur et ancien patron du GIGN Christian Prouteau a lui été mis en examen pour dissimulation d’activité et trafic d’influence passif.
Le président François Mitterrand avait choisi Ch. Prouteau pour assurer sa propre surveillance et celle de sa fille cachée, Mazarine Pingeot. C’est l’époque de l’affaire des Irlandais de Vincennes, marquée, durant l’été 1982, par sept attentats terroristes – dont l’attentat antisémite contre le restaurant Goldenberg (6 morts et 22 blessés) de la rue des Rosiers – , soit anonymes, soit signés, notamment par Action directe, groupe armé anarcho-communiste dont des activistes ont été condamnés pour les assassinats de Georges Besse, patron de Renault, ou de celui du général René Audran, suite au conflit avec l’Iran des ayatollahs. Les relations qu’il entretenait avec Paul Barril, qui avait dirigé l’opération foireuse contre les soi-disant terroristes irlandais, avaient attiré l’attention sur lui.
En mars 1985, le président socialiste l’avait fait préfet hors cadre, lui permettant ainsi d’aller rejoindre la niche des « faux préfets » affectée aux bons serviteurs de l’Etat. Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfet alors qu’ils ne le sont pas et ne l’ont jamais été préfets. Un copinage politique qui leur permet de toucher une retraite dorée, 6.000 € mensuels sans rien faire, en dépit des restrictions budgétaires dues à l’endettement de la France. Parmi eux, des socialistes exemplaires comme Michel Vauzelle (1985), président PS du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) depuis 1998 et porte-parole de la présidence de la République de François Mitterrand (1981-1986), ou Michel Delebarre, actuellement sénateur du Nord, ex-Président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (mars 1998-janvier 2001) et sept fois ministre sous la présidence de… François Mitterrand. De 1982 à 1995, ce président a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public, des préfets « fantômes » chargés d’une « mission bidon de service publique relevant du gouvernement ». La quasi-totalité étaient des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Et le système a continué de prospérer sous Lionel Jospin Premier ministre.
 

Fuitage en faveur de l’«escroc des stars» via Prouteau

blog -Yamgnane eleve au grade de commandeur de la Legion Honneur-aout2014
K. Yamgnane fait commandeur de la Légion d’honneur par la ministre Lebranchu

Christophe Rocancourt est accusé d’avoir extorqué plusieurs milliers d’euros à deux soeurs marocaines menacées d’expulsion contre la promesse d’obtenir leur régularisation. Les deux femmes, ne voyant rien venir, ont porté plainte. Mis en examen, l’escroc présumé a dit avoir approché Christian Prouteau, ainsi que l’ancien secrétaire d’Etat socialiste aux Affaires sociales et à l’Intégration (1991-1993), présenté comme le symbole de « l’intégration réussie » aux gouvernements Cresson, puis Bérégovoy, Kofi Yamgnane, lequel franco-togolais présenta sa candidature à l’élection présidentielle togolaise de 2010.

 

Argenteuil: enquête préliminaire ouverte sur la gestion de l’ancien maire PS

Le secrétaire national du PS, chargé du droit des consommateurs, se sucrait-il ?

L’enquête préliminaire a été ouverte sur de possibles malversations visant l’ancien maire socialiste (2008-2014), Philippe Doucet…

Une enquête préliminaire a été ouverte sur de possibles malversations de la municipalité d’Argenteuil, Val-d’Oise, troisième ville d’Ile-de-France, durant le mandat de l’ancien maire Philippe Doucet (PS), a-t-on appris jeudi 29 janvier. L’enquête, ouverte par le Parquet national financier, a été confiée à la brigade financière de la police judiciaire de Versailles, a précisé une source judiciaire.

L’équipe du maire Georges Mothron (UMP) avait dû déposer deux plaintes l’été dernier auprès du Parquet de Pontoise, l’une pour «favoritisme, complicité et recel de complicité», l’autre pour «trafic d’influence, détournement de fonds publics et abus de confiance aggravé».

Accusations d’emplois fictifs
Selon la source judiciaire, le Parquet de Pontoise s’est finalement dessaisi du dossier au profit du parquet national financier, créé en 2014 pour lutter contre les délits boursiers et l’évasion fiscale, mais également contre la corruption.
Georges Mothron, qui a succédé à Philippe Doucet lors des municipales de 2014, dénonce la gestion de l’ancienne municipalité qui aurait commis des irrégularités dans les passations de marchés publics.
Il l’accuse également d’avoir eu recours à des emplois fictifs à la mairie d’Argenteuil.

Doucet accuse son opposant «instrumentaliser la justice et les media»

Trop sexy, le PS !

Député du Val-d’Oise et président de l’agglomération d’Argenteuil-Bezons, Philippe Doucet a accusé son successeur d’«instrumentaliser la justice et les media». Ce qui n’a pas grand chose à voir avec le fond du problème. «Je n’ai eu accès à aucun élément de ces dossiers, ni ai été sollicité à ce propos par la justice. Il m’est donc difficile de me défendre d’accusations dont je n’ai pas les éléments», a prétendu Philippe Doucet, déplorant qu’«après avoir multiplié les attaques politiques infondées, Georges Mothron en vienne aux attaques personnelles».

Sur son blog, Georges Mothron s’est félicité de l’ouverture de cette enquête. «La justice est désormais en marche. Je souhaite qu’elle puisse faire son travail en faisant toute la lumière», a-t-il écrit.
Argenteuil, commune de 106.000 habitants parmi les plus endettées de France, a vu sa situation financière se dégrader fortement au cours des années de gestion socialiste. En raison notamment d’une hausse des dépenses, la taxe d’habitation a bondi de 22%, dans la commune en 2014, à 1.441 euros pour une famille «standard», contre 464 euros à Paris. Soit le record de France dans la catégorie «plus de 100.000 habitants», selon le Forum des grandes villes.

Doucet est secrétaire national du PS, chargé du droit des consommateurs, par la volonté de la rivale de Martine Aubry, Ségolène Royal, dont il était partisan en février 2009.

Loi Macron: le ministre fait marche arrière sous la menace des professions réglementées

Le ministre de l’Economie a de nouveau reconnu « s’être trompé »

Cette fois, Macron a fait erreur sur les tarifs des professions du droit

Le gouvernement Valls mise sur la loi Macron depuis décembre, mais s’il compte énormément dessus, ce n’est pas « la loi du siècle », admet François Hollande, mais une loi « pour le siècle prochain »… Pourtant, le mardi 27 janvier, au lendemain de l’examen du texte dans l’hémicycle, Macron était sur Europe 1 pour une opération pédagogie et de défense de « réformes historiques »…
Or, le jeune successeur de Montebourg que la presse aux ordres présentait comme une lumière, s’est légèrement trompé, quand il a abordé le calendrier de la loi qui porte désormais son nom glorieux. « Elle sera votée, je l’espère et c’est ce qui est prévu, en février. Ensuite elle doit passer au Sénat. Ensuite il y a une deuxième lecture normalement (à l’Assemblée nationale, ndlr). Ensuite elle est promulguée par le président de la République. Normalement, si le calendrier est respecté, sans doute durant l’été« , déroule l’ancien secrétaire général-adjoint de l’Elysée, avec une belle assurance. 

blog -Macron autocarsLe ministre de l’Économie plaidait initialement pour une part de tarifs variables pour les notaires, huissiers et mandataires judiciaires notamment, au prétexte de « permettre à de jeunes professionnels de s’installer » et de faire jouer la « concurrence ». « Ma résistance a conduit à un système compliqué, » a avoué le ministre à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi « pour la croissance et l’activité ».

Emmanuel Macron a donc accepté de modifier le dispositif d’encadrement de leurs tarifs.

Le ministre de l’Economie de Valls a traité les ouvrières du volailler GAD d’ « illettrées »…

Après l’abandon de Macron sur le « secret des affaires »,le gouvernement cède sur le corridor tarifaire. « Je proposerai d’y revenir parce que c’est un élément de complexité« , a ajouté Emmanuel Macron.
En revanche, ce projet de loi va permettre « la transparence sur les tarifs et sur la remise, qui existe aujourd’hui en pratique sur des tarifs opaques », a assuré le locataire de Bercy. Un amendement en ce sens doit être présenté dans la soirée à l’Assemblée.

Si on en croyait Macron, les premiers effets de sa loi seront visibles « dès cet été ». Bien que cela dépende de la vitesse de publication des décrets d’application – ce qui parfois peut prendre un certain temps – il explique :

« Ce qui est prévu, c’est que les premiers effets sur tout un tas de secteurs puissent être perceptibles dès l’été. Dès cet été 2015. Pour l’ouverture dominicale dans plusieurs endroits, des commerces de détail, pour ce qui est de l’ouverture du secteur des autocars, pour certains dispositifs de financement de l’économie, je veux que l’on puisse dès l’été, pour certains dès le début de l’automne, avoir des mesures concrètes qui soient applicables. »

Pour le reste, il faudra attendre un peu. « Il y a d’autres mesures, réforme de la justice prudhommale, les tribunaux de commerce, qui prendront plus de temps parce qu’il y a une nécessité d’organisation. Elle suppose des décrets, parfois il y a des ordonnances qui sont prévues », poursuit Emmanuel Macron. Qui insiste en guise de conclusion, sur de son fait :

« A l’été, il y aura des mesures concrètes appliquées, qui seront une réalité, et un calendrier d’application du reste. »

Macron refait le coup de l’ « attentat de l’Observatoire »…

Le locataire de Bercy a également raconté avoir été menacé de mort.
Macron dit avoir reçu « des menaces de morts de certains officiers publics ministériels« , attaquant sa loi, ajoutant avoir porté plainte.
Emmanuel Macron a également reproché à des représentants des professions réglementées du droit (notaires…) « d’agiter les peurs » autour de sa réforme, vivement contestée depuis plusieurs mois. Le ministre a estimé que cette attitude n’est « pas à la hauteur du débat ». « Je ne fais honnêtement même pas référence aux menaces de mort que j’ai reçues – j’ai porté plainte – de certains officiers publics ministériels parce que vous m’accorderez que c’est particulièrement étonnant », a-t-il commenté.

L’attentat de l’Observatoire est un attentat présumé, mené avenue de l’Observatoire contre François Mitterrand dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris. Peu après les 24 coups de minuit, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre et ancien ministre de l’Intérieur de Pierre Mendès France a été criblée de 7 balles. Les soupçons des enquêteurs s’orientent aussitôt vers les partisans de l’Algérie française.

S’ensuit une controverse politique et judiciaire, François Mitterrand fut en effet soupçonné d’avoir lui-même commandité l’attentat dans le but de regagner les faveurs de l’opinion publique. Six jours après l’attentat, un ancien député poujadiste du nom de Robert Pesquet se présenta comme son complice, sortant des preuves irréfutables de ses rencontres préalables avec Mitterrand. Aux dires de Pesquet, Mitterrand aurait été enthousiasmé à l’idée de se faire de la publicité par ce moyen et aurait planifié l’opération en détail.
Des années plus tard, Pesquet répéta avoir été le cerveau à l’origine du faux attentat, mais prétendit qu’il en avait assuré la révélation à l’insu de Mitterrand.

Emmanuel Macron est visiblement promis à un grand destin national…
L’axe de l’avenue de l’Observatoire (Paris 6e) constitue le méridien de Paris.

Affaire Bettencourt : Mediapart a-t-il acheté les « révélations » de Claire Thibout ?

Elle monnaye tout, l’ex-petite comptable défavorisée de Liliane Bettencourt

Claire Thibout a été entendue la semaine passée par la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, qui mène un supplément d’information dans l’enquête sur l’abus de faiblesse supposé qui est reproché par Françoise Meyers-Bettencourt à François-Marie Banier, un artiste proche de Liliane Bettencourt.

La comptable fait de l’or de tout

Claire Thibout, l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui « a évoqué un éventuel financement politique illégal », a reçu 400.000 euros de Françoise Meyers-Bettencourt, sa fille, lors de son licenciement par la milliardaire en 2008, a-t-on appris auprès de son avocat confirmant une information du Canard Enchaîné.

Mythomane et avide
Elle a alors admis avoir « reçu 400.000 euros » de la fille de la milliardaire. Me Antoine Gillot, confirme ainsi une information du Canard enchaîné parue aujourd’hui 21 juillet. « Tout cela résulte d’une lettre d’engagement de Mme Meyers-Bettencourt datant de juillet 2007, avant même qu’elle ait entamé toute procédure judiciaire« , a justifié son avocat.

On respecte seulement les morts
Interrogé par l’hebdomadaire, Me Olivier Metzner, l’avocat de Mme Meyers-Bettencourt, a assuré qu’il s’agit de respecter les « dernières volontés d’André Bettencourt », mort en novembre 2007, au cas où Claire Thibout perdrait son travail. Or, la première plainte déposée par Françoise Meyers-Bettencourt contre François-Marie Banier remonte à décembre 2007. L’ex-comptable, finalement licenciée en 2008, a alors obtenu une indemnité de 500.000 versées par Liliane Bettencourt.

Qui croire, de Mediapart ou de Thibout ?

La source d’Edwy Plenel, Montebourg et Joly s’est rétractée plusieurs fois
« L’article de Mediapart me fait dire que j’aurais déclaré quelque chose concernant la campagne électorale de M. Balladur. C’est totalement faux. C’est de la romance de Mediapart, assure Claire Thibout à la police. De même que je n’ai jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy. »

Mediapart n’est pas entendu par la juge: le statut de la presse n’est-il pas dangereusement inéquitable et injuste ?
Lire PaSiDupes

Claire Thibout a-t-elle monnayé ses « révélations » ?

L’ex-comptable licenciée a-t-elle cherché à transformer ses accusations en or ?
Leur publication par le site Mediapart sous forme accrocheuse de « révélations » était-il un coup de poker politico-financier ?
Le site Internet a-t-il trouvé acquéreurs politiques de leur entreprise de déstabilisation en la personne d’Arnaud Montebourg (PS) et Eva Joly (Europe Ecologie) ?
Le silence de ces derniers est la porte ouverte à toutes les supputations…

Et, sur la base d’une simple probabilité de véracité avouée par Mediapart, il aura suffi de supputer un financement politique occulte pour qu’une tempête politico-médiatique s’abatte sur le ministre du Travail. Le hasard faisant bien les choses, Eric Woerth était justement chargé de la réforme des retraites.

Comment Mediapart a-t-il pu se fier à une source à la moralité aussi douteuse ?

Dans un entretien à Médiapart, puis devant les enquêteurs, Claire Thibout (ci-contre) a affirmé début juillet que le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, lui avait demandé, lors de la campagne présidentielle de 2007, de retirer 150.000 euros. Sans qu’elle puisse dire pourquoi, elle conclut qu’il comptait les remettre à Eric Woerth, trésorier de l’UMP. Et pourquoi pas à la candidate malheureuse ?
D’ailleurs, Patrice de Maistre a de son côté démenti les accusations, tout comme Eric Woerth.

Pourquoi aurait-elle fait une fleur à Mediapart ?

Jusqu’à quelle montant Mediapart a-t-il pu monter ? Il semble bien que 400.000 euros soient la somme fétiche de Claire T.
Mediapart a gagné 5000 abonnés payants dans le premier mois: ce retour sur investissement suffira-t-il à sauver le site d’Edwy Plenel ?

L’accusatrice est-elle protégée par la loi ?
Comment les media expliquent-ils qu’aucun d’entre eux n’a publié la photo de Claire Thibout ? N’est-elle pas le personnage-clé ?

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