Campagne présidentielle de Macron : ouverture d’une enquête pour « détournements de fonds publics »

Une enquête préliminaire a été ouverte après le dépôt d’une plainte par des élus de droite.

blog -Girier-Macron-Lyon.jpgPlusieurs fois pointé du doigt ces dernières semaines, le financement de la campagne d’Emmanuel Macron fera bien l’objet d’une enquête judiciaire, au moins pour sa partie lyonnaise. Vendredi 22 juin, le Parquet a ouvert une enquête préliminaire après une plainte contre X pour détournements de fonds publics, financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel.

Une plainte évidemment déposée par des élus d’opposition

La plainte a été déposée par des élus Les Républicains : le maire de Caluire, Philippe Cochet, président (venu de l’UDF) du groupe Les Républicains à la métropole de Lyon, et son homologue à la ville, Stéphane Guilland.<br>Qui étaient les invités de la grande réception organisée le 2 juin 2016 à l’hôtel de ville de Lyon en l’honneur d’Emmanuel Macron ? Etait-ce un accueil républicain ouvert à tout le monde ou seulement réservé aux soutiens d’Emmanuel Macron ? La réception a été financée par la métropole et la ville, cela pose donc un problème.« Au total, pour 950 invités, la facture s’élevait à un peu moins de 20.000 euros, en conformité avec les tarifs habituels », explique la métropole en fournissant les factures. <br>Résultat de recherche d'images pour "Jean-Marie Girier Collomb"La situation de Jean-Marie Girier, collaborateur de Gérard Collomb, engagé dans la campagne pour le candidat de La République en marche ? « Ses activités ont entraîné la modification de son contrat de travail, avec passage à temps non complet à hauteur de 70 % du temps réglementaire à compter du 17 octobre 2016, puis une rupture totale du contrat le 6 décembre 2017 », répond le nouveau président de la métropole, David Kimelfeld. <br>Les locaux de la métropole de Lyon à Paris ont-ils été utilisés par le candidat Macron ? « Depuis sa création, en 1991, la métropole de Lyon dispose, comme d’autres métropoles françaises, telles que Nice et Toulouse, d’une représentation au cœur de la capitale dont la vocation est double : permettre au président, aux vice-présidents, aux services de disposer d’un lieu de travail. Mais aussi mettre en œuvre une démarche d’information, et de valorisation et de promotion des réalisations et projets lyonnais », indique encore la collectivité. Les questions, posées en séance publique le 16 mars, ont reçu une réponse le 19. Ces réponses n’ont pas convaincu Philippe Cochet, maire LR de Caluire et président des élus LR à la métropole.

Des moyens de la ville de Lyon auraient été détournés ? Image associéeCes élus de Lyon révèlent que “des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon” (alors dirigée par Gérard Collomb) ont été “indûment détournés et mis à disposition” d’Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle. <br>Ils dénoncent notamment une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l’Hôtel de Ville de Lyon. blog -Macron-Girier.jpgLa plainte concerne également l’ancien chef de cabinet de G. Collomb à la métropole de Lyon, et directeur de campagne d’Emmanuel Macron, Jean-Marie Girier (ci-contre, au côté de Macron), qui a joué un rôle actif dans la campagne d’E. Macron avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur.

L’entourage de Gérard Collomb nie

blog -Girier JMarie.jpgL’entourage du ministre de l’Intérieur a déjà réagi, rejetant ces accusations : “il n’y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit.

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Jean-Marie Girier, au centre, à la droite de G. Collomb, en route pour le Niger

La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l’opposition locale tente d’alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l’occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises”, se défend tant bien que mal l’entourage de Collomb.

 

Plusieurs articles ont en outre déjà fait état de diverses ristournes dont aurait bénéficié Emmanuel Macron pendant sa campagne. L’équipe d’En Marche a toujours nié en bloc toute malversation.

La police judiciaire a été chargée de l’enquête et la Justice aura (peut-être) l’occasion de  faire la démonstration de son indépendance.

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Piscine de Brégançon : Macron a-t-il encore bénéficié d’une ristourne ?

34.000 euros, c’est le prix officiel du caprice de piscine des Macron

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Pour quelques jours d’été, la piscine de Brégançon coûtera 34.000 euros

La nouvelle piscine qui sera construite au fort de Brégançon, le lieu de villégiature du couple Macron, coûtera 34.000 euros. L’Elysée assure qu’il s’agit d’une source d’économie.

La future piscine du fort de Brégançon sera démontable, profonde de 1,20 mètres, mesurera 10 mètres sur 4 et coûtera, selon l’Elysée, 34.000 euros.

Pour justifier ce coût, les services de la présidence assurent que cet aménagement permettra d’économiser 60.000 euros, « soit le coût de deux embarcations de la gendarmerie nationale, d’ordinaire dévolues au sauvetage en mer, et qui sont mobilisées l’été pour la protection du président« . L’idée étant pour le Président, après avoir fait la Une de Paris Match en maillot,  d’éviter de s’exposer aux papazazzis lors de ses baignades… La mini-plage du lieu de villégiature présidentiel n’est en effet pas « vraiment privée », selon l’Elysée. Le président a-t-il une difformité à cacher ?

Le couple présidentiel n’a plus l’âge pour le tennis

Aucune rénovation du terrain de tennis de la résidence de la Lanterne, dont Emmanuel Macron s’est régulièrement plaint de l’état, n’est au programme.
Vu la polémique sur la piscine de Brégançon, « là, je crois qu’on ne va pas y toucher« , lâche un ami anonyme du chef de l’Etat, tant le projet de la piscine de Brégançon a rapidement indigné,  dès son fuitage.

De nombreux responsables politiques ont jugé inutile une telle dépense, même si elle doit être intégrée au budget de 150.000 euros annuel prévu pour le financement de ce site, en baisse par rapport aux années précédentes (200.000 euros), mais pareillement à la charge des Français, même indirectement.

L’Elysée n’a pas de ressources propres autres que l’impôt
Avec l’arrivée à l’Elysée du couple Macron, qui s’est rendu pour la première fois à Brégançon début mai, c’est en effet la présidence qui a repris en main le Fort de la commune de Bormes-les-Mimosas. François Hollande, qui avait délaissé le site pour l’ouvrir au public, avait en effet confié sa gestion au Centre des monuments nationaux (CMN).

La reconduction à l’INSERM du mari de la ministre de la Santé ferait jaser

Levy ou Buzyn, le couple est  à l’aise en Macronie

Yves Lévy, PDG de l'Inserm, est l'époux de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, s’appelle Yves Levy et gère un établissement public sous la tutelle de son épouse. Les féministes n’y trouvent rien à redire, mais les démocrates grondent. En juin, son mandat sera remis en jeu, relançant le débat d’un potentiel conflit d’intérêt, en cas de reconduction.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, pourra-t-il décemment conserver son mandat ? Devrait être désigné sous peu le président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), fonction actuellement occupée par Yves Lévy, époux de la ministre. Le risque du conflit d’intérêt plombe cette nomination : censée intervenir le 12 juin, elle a d’ailleurs pris un léger retard, car l’organisme public est en principe placé sous double tutelle des ministères de la Recherche et de la Santé.

La ministre assure ne même pas connaître les candidats à la présidence de l’Inserm, dont son mari pourrait faire partie. « Le sujet n’a jamais été évoqué avec le Président ou avec le Premier ministre« , affirme-t-elle.

Un décret pour dessaisir Agnès Buzyn

Pourtant, au moment de la nomination d’Agnès Buzyn dans le gouvernement d’Edouard Philippe, il avait bien fallu déminer tout possible conflit d’intérêt. Fin mai, un décret a alors ôté toute autorité de la ministre de la Santé sur l’Inserm, pour la transférer au Premier ministre, tout en lui conservant la tutelle sur le ministère de la Recherche... Ce cas de figure est prévu par la loi relative à la transparence de la vie publique.

En attendant les auditions des candidats, prévues le 21 juin, selon le ministère de la Recherche, le professeur Lévy assure l’intérim. L’identité des candidats reste confidentielle, mais les postulants ont le droit de s’exprimer, ce que l’actuel PDG a refusé de faire. Une tutelle du Premier ministre n’est pas faite pour durer.

Grosse augmentation de salaire pour le président de la Commission des comptes de campagne

Logerot, 82 ans, en juillet 2018

2005, François Logerot voit son salaire fortement augmenté.

 

 

Le moment est pourtant mal venu, quand l’Etat se dit en recherche de massives économies, un décret du 30 mai publié au Journal officiel revalorise nettement les émoluments du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot, né en 1936. Ils passent ainsi de 4.574 euros par mois à 7.182 euros nets mensuels (+ 57 %), à quoi s’ajoutera désormais une indemnité annuelle de 9.500 euros bruts. Le tout avec effet rétroactif au 1er janvier.

Certes prévue par une loi du 20 janvier 2017, votée pendant le quinquennat de Hollande, sur les autorités administratives indépendantes, cette augmentation intervient pile au lendemain de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, qui avaient donné lieu à la démission fracassante de l’un des rapporteurs, rappelle Le Parisien.

Chargés d’éplucher les factures des candidats, ces mêmes rapporteurs voient le montant de leur vacation relevé de 18 à… 20 euros, somme qu’ils perçoivent par jour travaillé.

Présidentielle 2017 : les comptes ne font pas les bons amis à la Commission des comptes de campagne

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La Commission des comptes de campagne a achevé l’examen des dépenses des candidats à l’Elysée. L’un des rapporteurs, dénonçant des « dysfonctionnements », a claqué la porte.

C’était il y a cinq ans. Une déflagration. Le 19 décembre 2012, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) sanctionnait Nicolas Sarkozy pour avoir dynamité le plafond légal des dépenses, privant le candidat et l’UMP de presque 10,7 millions d’euros de remboursement public. C’était le début de la tentaculaire affaire Bygmalion, à ceci près que la CNCCFP avait décelé un dépassement de 363 615 euros. Au final, ce fut… 18,5 à 31 millions d’euros. « La commission est passée au travers du système de fausses factures », grince en off le trésorier d’un parti. Faute de moyens, s’était défendu le président de la CNCCFP, François Logerot. Cinq ans après, la vague macroniste et dégagiste est passée, signifiant que les Français ne veulent plus des pratiques du passé. Ont-elles la peau dure ? On le saura vite.

 
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La commission, qui avait jusqu’au 8 janvier pour travailler, a achevé ses travaux de contrôle des comptes des onze candidats à la présidentielle 2017. Il y a une semaine, elle leur a transmis son verdict, pour l’heure tenu secret pour leur laisser le temps de déposer un éventuel recours au Conseil constitutionnel. Tout juste sait-on que Marine Le Pen a vu ses comptes validés. C’est aussi le cas pour Benoît Hamon. Début août, Julien Dray avait choqué au PS en exigeant un audit des dépenses du candidat socialiste, s’interrogeant sur un budget très salé — 15 millions d’euros, juste derrière Emmanuel Macron — pour un piètre score de 6,3 %. « Sur les comptes de Fillon, c’était un bordel sans nom », souffle un haut responsable des Républicains. « Vous devriez vous renseigner, il y a eu du schpountz sur certains comptes », achève une autre source.

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74,1 millions d’euros pour les onze candidats

La CNCCFP aurait été le théâtre d’une sérieuse explication de gravure. 

7486779_l1000958_1000x625Le 20 novembre, le rapporteur chargé de vérifier les comptes d’un des cinq grands candidats, en l’occurence Jean-Luc Mélenchon, a claqué la porte, refusant de cautionner de possibles irrégularités. Il aurait, selon ses dires, décelé des dépenses litigieuses et se serait heurté au refus de la commission de tenir compte de toutes ses observations.

Cet homme, qui a accepté de témoigner pour Le Parisien, pointe de « graves dysfonctionnements » au sein de la CNCCFP. L’accès aux comptes de campagne, qui sera bientôt possible pour la presse, nous permettra de fournir davantage de détails encore. Le président de la commission, François Logerot, que nous avons sollicité, n’a pas souhaité répondre. « Les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément toutes leurs recommandations », explique sobrement la CNCCFP. Si les sommes en jeu ne sont pas démesurées (74,1 millions d’euros de dépenses pour les onze candidats, dont 16,7 millions d’euros pour le recordman Emmanuel Macron et 260.112 euros pour Jean Lassalle), l’affaire est très symbolique, car les dépenses présidentielles sont couvertes à 47,5 % par les contribuables. Lesquels ont encore en tête la présidentielle de 1995. Vingt ans après, le socialiste Roland Dumas, qui présidait alors le Conseil constitutionnel, avait avoué avoir validé les comptes « manifestement irréguliers » d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac. Et ce, contre l’avis des rapporteurs chargés de l’instruction. Le juriste Jacques Robert s’était plaint dans les colonnes du Parisien d’avoir dû cautionner une « belle entourloupe ». Un risque potentiel que notre témoin n’a pas voulu courir.

 - RANSON

Cette commission, c’est quoi ?

CNCCFP : ce sigle, un brin abscons, ressort tous les cinq ans à l’occasion de l’élection présidentielle. Car, depuis 2007, la mission phare de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est de contrôler les comptes des candidats à la magistrature suprême (respect du plafond des dépenses, régularité des recettes, pas de dons venant d’entreprises…). Et ce, en plus des candidats aux législatives, régionales, sénatoriales, etc., qu’elle contrôle aussi. Composée de neuf permanents, tous hauts magistrats issus de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, cette autorité administrative a vu le jour en 1990 avec la loi Rocard sur le financement politique, qui tirait les leçons de l’affaire Urba au PS. Au terme de ses travaux d’instruction, la CNCCFP peut prendre trois décisions : soit valider sans réserve les comptes des candidats à l’Elysée, soit les rejeter comme pour Nicolas Sarkozy en 2012, soit les « réformer » en réintégrant ou supprimant des dépenses jugées irrégulières. Au final, c’est elle qui fixe le montant du remboursement auquel le candidat a droit de la part de l’Etat, qui s’élève à 47,5 % pour ceux ayant dépassé 5 % des voix. A charge pour le Conseil constitutionnel de suivre ou pas sa décision. Si elle suspecte des infractions pénales, la CNCCFP peut saisir le procureur de la République. Elle est présidée depuis 2005 par François Logerot, 81 ans, ancien président de la Cour des comptes.

Faveurs cachées (prix cassés, ristournes): les petits arrangements exemplaires de la campagne de Macron

Emmanuel Macron a bénéficié d’importantes ristournes pendant sa campagne.

presidentielle-le-coup-de-colere-de-macron-fait-sourire-le-webLes faveurs de la société GL Events étaient l’arbre qui cachait la forêt. L’entreprise dirigée par Olivier Ginon, est proche de Gérard Collomb, que le président a remercié en le faisant son ministre de l’Intérieur… La Commission des comptes de campagne semble avoir négligé des factures potentiellement litigieuses.

Des entreprises n’ont pas hésité à casser les prix pour se mettre au service d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Mediapart et Le Monde ont déjà révélé que certaines remises accordées au candidat d’En Marche ont peu retenu l’attention de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), qui, après examen, ne se déjuge pas et maintient que ces ristournes étaient « normales et régulières ». Cependant, l’enquête de la cellule investigation de franceinfo montre que ce ne sont pas les seules conditions avantageuses dont a bénéficié Emmanuel Macron. Certains rabais conséquents ont échappé à la vigilance de l’autorité de contrôle.

Jean-Marc Dumontet : des théâtres à prix d’ami

2210659-jean-louis-debre-pierre-arditi-brigitt-950x0-1Drôles d’endroits, d’ailleurs, pour une campagne présidentielle. A deux reprises, Emmanuel Macron est monté sur la scène de théâtres parisiens, le 6 février 2017 à Bobino, puis le 8 mars au Théâtre Antoine. Point commun des deux salles : leur propriétaire, Jean-Marc Dumontet (le dernier à droite sur la photo,  est copropriétaire du Théâtre Antoine avec Laurent Ruquier). En quelques années, il a constitué un petit empire dans le secteur : JMD Prod. L’homme qui a notamment lancé Nicolas Canteloup est aujourd’hui un personnage incontournable du théâtre français. Il présidait le 28 mai dernier la cérémonie des Molières.

Lors de la campagne présidentielle, Jean-Marc Dumontet est devenu proche du couple Macron. Il s’est engagé publiquement en faveur de l’ancien ministre de l’Economie qu’il a alimenté en notes et en conseils. Le 8 mars 2017, à la fin d’une soirée consacrée à l’égalité hommes-femmes, Brigitte Macron – qui se tient, dit-elle, à distance des décisions politiques – le remercie chaleureusement d’avoir accueilli ce meeting de campagne.

Ce soir-là, le théâtre Antoine a été facturé 3.000 euros au candidat Emmanuel Macron. Un mois plus tôt, à Bobino, c’était le même tarif. Des prix très inférieurs à ceux habituellement pratiqués par la société de Jean-Marc Dumontet. Pour le vérifier, il suffit de consulter des sites spécialisés. Avec les options obligatoires, le tarif de base de la location de la salle avoisine les 13.000 euros TTC. France Info a appelé directement JMD Prod pour obtenir un devis pour un événement du même format qu’un des meetings d’Emmanuel Macron. Au téléphone, un responsable de Bobino annonce : « On va partir sur du 11.000 euros hors taxes (13.000 euros TTC). Après si vous voulez de la vidéo-projection ou des machins comme ça, ce sera en supplément« . L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a donc obtenu un tarif au minimum 75% moins cher que ce qui nous est annoncé.

Les deux factures de 3 000 euros adressées à En Marche pour la location des théâtres de Jean-Marc Dumontet (Cellule investigation Radio France)

Les deux factures de 3 000 euros adressées à En Marche pour la location des théâtres de Jean-Marc Dumontet

Le tarif n’est pas la seule chose intrigante dans ces factures. Elles sont aussi étonnamment succinctes, s’agissant de la location de salles de 700 places. Aucune mention n’est faite des prestations « obligatoires » comme l’éclairage, la régie son, la sécurité incendie, etc. « Cela paraît invraisemblable de présenter des factures aussi peu précises » s’étonne un proche d’un autre candidat à la présidentielle à qui nous avons présenté le document. La Commission des comptes de campagne n’a cependant pas tiqué et a validé ces deux factures.

Joint au téléphone, le propriétaire des théâtres, Jean-Marc Dumontet affirme qu’En Marche a surtout bien négocié : « Ils m’avaient bloqué plusieurs dates. J’avais un peu râlé. Finalement, ils sont revenus vers moi à la dernière minute, au moment où ils pouvaient négocier. » Pourtant, dans un mail issu des « Macron Leaks » (cette fuite de plus de 100.000 mails de l’équipe de campagne Macron), Jean-Marc Dumontet semble plutôt arrangeant avec l’équipe du candidat. Le 31 décembre 2016, l’actuel député Stanislas Guerini, alors responsable parisien d’En Marche, écrit : « Je m’étais mis sur une date où le propriétaire de Bobino était prêt à nous mettre la salle à disposition à très faible coût ».

Quatre jours plus tard, dans un autre mail, le même Stanislas Guerini décrit un prestataire plutôt conciliant : « J’ai eu Jean-Marc Dumontet le propriétaire de Bobino au téléphone. Voici ses possibilités : – lundi 13/03 (date bloquée pour nous pour le moment) – lundi 20 ou lundi 27 février (il a un client qui a une option sur les deux dates, si l’une des deux nous parait bien, il essayera de le pousser sur l’autre date.) » Le producteur conteste pourtant avoir fait un « cadeau » à son candidat favori. Mais, quand France Info lui demande combien il a facturé Bobino à la dernière entreprise qui a réservé la salle, afin de d’avoir un point de comparaison, Jean-Marc Dumontet élude : « Je n’en sais rien parce que nous le faisons très peu ».

Jean-Marc Dumontet a également mis une autre de ses salles à disposition des soutiens d’Emmanuel Macron. Le Grand Point Virgule a accueilli le 17 janvier 2017 un débat sur la place de la culture dans le programme du candidat. Cette soirée n’a pas été considérée comme un événement de campagne. Impossible donc de savoir quelles conditions commerciales ont été accordées à En Marche qui a réglé la facture ce soir-là.

Après l’élection d’Emmanuel Macron, Jean-Marc Dumontet se serait bien vu ministre de la Culture. Son activisme n’a pourtant pas été récompensé, mais ces derniers jours encore, certains le voyaient partir rue de Valois pour remplacer Françoise Nyssen. Interrogée, la Commission des comptes de campagne admet que les factures des théâtres étaient peu précises. Elle explique s’être bornée à vérifier que ces événements avaient bien eu lieu afin d’en valider le remboursement.

La Bellevilloise : un tarif « spécial Macron » ?

Salle de concert située dans le nord-est de Paris, mi-bobo, mi-populaire, la Bellevilloise est aussi devenue ces dernières années un lieu très prisé des politiques de gauche comme de droite. L’association de campagne d’Emmanuel Macron l’a réservée le 2 mai 2017 pour une soirée de campagne à laquelle le candidat ne participait pas. Tarif de la location : 1.200 euros. La facture a attiré l’attention de la Commission des comptes de campagne en raison de la mention de deux remises pour un total de 900 euros HT. La réponse d’Oriza, la société propriétaire du lieu, semble l’avoir convaincue : elle affirme sans preuves qu’il ne s’agit pas d’une « remise liée à la nature du client ». Pourtant, certains éléments permettent d’en douter.

D’abord, Emmanuel Macron a bénéficié d’un tarif nettement plus avantageux que Benoît Hamon. Le 20 mars 2017, le candidat socialiste a lui aussi posé ses valises à La Bellevilloise pour une soirée assez similaire, à quelques détails près, à celle organisée par l’équipe Macron. Montant de la facture : 4.838,40 euros. Non seulement Benoît Hamon ne s’est pas vu offrir les « packs son et vidéo » comme Emmanuel Macron, mais il a tout payé plus cher : le service d’ordre, le personnel et surtout la location « brute » de la salle. Facturée 2.580 euros au candidat PS, elle n’a coûté que …200 euros (hors taxes) à son rival d’En Marche.

Comment expliquer une telle différence de traitement ? Le 8 avril, alors qu’il revient à La Bellevilloise, le candidat Hamon se voit de nouveau appliquer les mêmes bases tarifaires que le 20 mars pour la précédente location. Et quand En Marche loue à nouveau la salle pour une réunion publique le 5 avril, c’est de nouveau à 200 euros HT que la location de la salle lui est proposée, comme nous avons pu le constater dans un mail tiré des « Macron Leaks ». Au total, le candidat de la gauche, Benoît Hamon paie donc près de quatre fois plus cher – à prestations égales – qu’Emmanuel Macron. Si l’on se réfère au tarif « catalogue » de la salle, l’équipe Macron a bénéficié d’une remise de 85% à chaque fois qu’elle est venue à La Bellevilloise.

Malgré tout, le propriétaire des lieux, Oriza, affirme qu’il s’agit là d’une pratique « habituelle et normale«  dans sa réponse à la Commission des comptes de campagne. L’autorité de contrôle s’est contentée de cette explication. Interrogée sur ce point, la CNCCFP, estime qu’il « paraît difficile d’affirmer, que les prestations fournies à Emmanuel Macron et Benoît Hamon sont sensiblement équivalentes ». Les factures des deux candidats comportent pourtant de nombreux points communs faciles à comparer.

Contacté, Renaud Barillet, le patron de Bellevilloise se défend d’avoir accordé un tarif spécial à Emmanuel Macron. « Les usages de nos espaces et contenus sont tarifés en fonction de nombreux paramètres qui peuvent être la salle concernée, le jour de la semaine, l’horaire, les temps de montage… Nous construisons nos offres avec une constante recherche de justesse et d’équité », nous a-t-il écrit, sans pour autant pouvoir expliquer pourquoi les équipes d’Emmanuel Macron bénéficiaient toujours du même tarif lorsqu’elles organisaient un événement chez lui.

La Mutualité : Emmanuel Macron, premier prix

Ce scénario semble s’être joué de nouveau à la Maison de la Mutualité à Paris. Emmanuel Macron y a bénéficié de conditions qu’aucun autre candidat n’a obtenues de la part de GL Events, le gestionnaire de la salle. Nos confrères de Mediapart l’ont déjà largement raconté : le numéro un français de l’événementiel a accordé une remise globale de l’ordre de 26% sur le total de la facture émise après le meeting du candidat Macron, le 12 juillet 2016. Ni François Fillon le 14 janvier 2017, ni Benoît Hamon le 5 février 2017 n’a obtenu les mêmes niveaux de remise. Pour sa défense, le groupe lyonnais a notamment expliqué qu’il s’agit là d’une « remise usuelle en période estivale à Paris par les gestionnaires de sites événementiels, dans un contexte de concurrence très forte et de faible activité pendant la période d’été ». Encore une fois, cette explication semble avoir satisfait la Commission des comptes de campagne qui n’a pas demandé plus de précisions.

Pourtant, si la CNCCFP avait jeté un œil à l’agenda politique, elle aurait remarqué que le 2 juillet 2016, dix jours avant Emmanuel Macron, Les Républicains ont tenu leur conseil national à La Mutualité. D’après nos informations, ce jour-là, LR a bien obtenu une remise, mais elle n’atteint que 12%, loin de celle du candidat En Marche. Au total, pour une occupation comparable de la Mutualité, LR a donc payé 37.000 euros de plus que l’équipe Macron.

Interrogée sur ce point, la Commission des comptes de campagne se réfugie une nouvelle fois derrière le fait que « les prestations correspondantes ne sont pas forcément identiques selon l’ampleur de l’événement (meeting, conseil national, convention d’investiture) ». En tout état de cause, elle n’a pas demandé de précisions supplémentaires à GL Events.

Lyon : promo sur la péniche, avec Gérard Collomb

Le 7 septembre 2016, les militants d’En Marche dans le Rhône sont invités à un rassemblement festif, avec apéro, sur une péniche à Lyon autour de Gérard Collomb, maire, président de la métropole et premier soutien d’Emmanuel Macron. Plusieurs centaines de personnes répondent à l’appel et passent la soirée sur La Plateforme, une péniche privatisée pour l’occasion. Dans un premier temps, la facture de l’événement est adressée par erreur à la métropole de Lyon qui la redirige vers En Marche, qui la verse aux comptes de campagne de l’élection présidentielle. LIEN utile 

Cette facture, d’un montant total de 996 euros TTC, a de quoi étonner. La seule location de la salle a coûté 785 euros HT. Un rapide coup d’œil au catalogue de l’établissement montre que les prix pratiqués avoisinent plutôt généralement les 3.000 euros la soirée. Interrogé sur ce point, le cabinet de Gérard Collomb nous fait remarquer que « ce prix catalogue de 3.000 euros » vaut « pour un événement de type mariage, de 15 heures à 4 heures du matin, un week-end, dans l’ensemble de la péniche, en incluant des prestations que nous n’avons pas sollicitées ». Bref, ce prix catalogue ne serait pas comparable, selon le cabinet du ministre, « avec une location de 2h30 avec en appui, une vingtaine de bénévoles d’En Marche« .

La CNCCFP a fait une réponse très similaire à celle du cabinet du ministre. « Le prix catalogue que vous évoquez semble se rapporter à l’organisation de mariages, pour une location du samedi 15 heures au dimanche 4 heures du matin. » Pour en avoir le cœur net, France Info s’est fait établir un devis pour un événement fictif qui aurait lieu un soir de semaine, en septembre prochain, de 18 heures à minuit. La simple location de la péniche leur a été proposée à… 2.925 euros. Un autre point pose question. La facture de l’apéro des « marcheurs » de Lyon comporte une « remise commerciale » de 1.100 euros. Le montant de la ristourne accordée aux organisateurs d’En Marche est donc supérieur au montant total de la facture !

Facture de la péniche La Plateforme adressée à l\'équipe d\'En Marche.
Facture de la péniche La Plateforme adressée à l’équipe d’En Marche. (Cellule investigation Radio France)

<br>En Marche a-t-il bénéficié d’un « cadeau » ? Le terme est impropre et inadapté répond le cabinet du ministre de l’Intérieur dans un mail : « Les participants à la soirée ont tous réglé eux-mêmes leurs consommations au bar, et c’est l’exploitant de ‘La Plateforme’ qui a récolté la recette de ces dernières ce qui explique très logiquement la remise commerciale sur la ‘prestation bar’ qui a été réalisée au bénéfice exclusif de l’exploitant et non de l’organisateur. »

La Commission des comptes de campagne le reconnaît, elle est passée à côté de cette importante ristourne. « La question de la remise commerciale de -1 100 euros n’a pas été posée par les rapporteurs« , écrit la CNCCFP.

Eurydice : grands spectacles, grosses ristournes

Eurydice est un partenaire de la première heure pour Emmanuel Macron. Au début de la campagne, la société d’événementiels installée dans le Val d’Oise a pour directeur commercial Arnaud Jolens. Un homme qu’Emmanuel Macron embauchera à l’Elysée après l’élection.

Comme l’ont déjà révélé Mediapart et Le Monde, Eurydice a accordé d’importantes ristournes au candidat Macron. Mais si la Commission des comptes de campagne a tiqué sur certains rabais, elle semble en avoir ignoré d’autres.

La Commission a par exemple interrogé le prestataire sur une « remise exceptionnelle » de 2.900 euros accordée à Emmanuel Macron pour son meeting d’Arras du 26 avril 2017. « Ces pratiques sont habituelles et ont pour objectif de fidéliser le client », a répondu le patron d’Eurydice. Une réponse qui a contenté la Commission. Pourtant, en épluchant la facture détaillée pour ce meeting d’Arras, France Info a découvert que la remise globale accordée au candidat est bien supérieure à 2.900 euros. Car à ce rabais « exceptionnel » s’ajoutent des ristournes systématiques, allant de 30 à 100%, sur de nombreux postes de dépenses. Ainsi, par exemple, une remise de 100% est appliquée au candidat Macron pour la location de deux vidéoprojecteurs. Un « geste commercial » de 4.400 euros. En fait, selon les calculs de la chaîne de service public, le montant global des remises pour ce seul meeting d’Arras ne s’élève pas à 2.900 euros mais à plus de 22.000 euros pour une prestation totale facturée 61.521,47 euros HT. Pas assez pour faire écarquiller les yeux des membres de la CNCCFP.

Le cas du meeting d’Arras n’est pas isolé. Pour le meeting de Nantes, Eurydice a appliqué une remise totale – selon les calculs de la chaîne  – de 15.206,06 euros HT pour une facture de 47.369,62 euros HT. Ces ristournes, importantes et nombreuses, accordées par Eurydice au candidat Macron étaient-elles compatibles avec les règles électorales ? L’entreprise n’a pas donné suite à la demande d’interview. Quant à la Commission nationale des comptes de campagne, elle n’a pris en compte, pour calculer le taux de ristourne, que les rabais indiqués comme exceptionnels sur les factures. Pas les autres types de rabais.

NationBuilder : quand la ristourne devient un argument commercial

C’était le logiciel fétiche des candidats à la présidentielle 2017. Donald Trump l’avait utilisé lors de sa campagne des primaires. Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron ont également adopté NationBuilder, cette plateforme multitâches qui permet de gérer un fichier de contacts militants, d’animer un site web ou d’envoyer des SMS automatiquement.

Proposition commerciale de NationBuilder adressée à l\'équipe d\'En Marche.
Proposition commerciale de NationBuilder adressée à l’équipe d’En Marche. (Cellule investigation Radio France)

Dans les « Macron Leaks », des échanges de mails semblent montrer que les discussions entre la société américaine et l’équipe de campagne Macron débutent fin décembre 2016. Après plusieurs réunions, le 20 décembre, Julien Tassy (le responsable de la stratégie digitale de la campagne, poste qu’il occupe aujourd’hui à l’Elysée) écrit au vice-président Europe de NationBuilder : « On se fait un dernier call pour s’arrêter sur la bonne méthode de déploiement et les conditions contractuelles, la négociation, la ristourne pour mes beaux yeux et ceux de Thomas etc. 🙂 » La réponse arrive quatre jours plus tard sous la forme d’une proposition commerciale alléchante : 30% de remise. « En toute transparence c’est le max que je peux donner » écrit Toni Cowan-Brown de NationBuilder. La facture passe de 74.000 dollars à 52 000 dollars. La proposition semble satisfaire les cadres d’En Marche qui signent le contrat trois jours plus tard.

D’après France Info, les autres candidats utilisant NationBuilder n’ont pas obtenu les mêmes niveaux de remise. Chez Les Républicains, on affirme avoir eu juste droit à la remise classique prévue en cas de souscription d’un an : deux mois gratuits, soit environ 15%. L’équipe de Jean-Luc Mélenchon explique elle aussi avoir bénéficié de ce type de rabais, mais en aucun avoir eu droit à un tarif « personnalisé » comme celui accordé à En Marche. NationBuilder refuse de confirmer ces informations, invoquant le secret commercial. Ceci dit, la société admet : « Comme la plupart des entités commerciales, nous accordons des remises en fonction de la durée du contrat, de la taille du contrat et de la structure de paiement. C’est le cours normal des affaires. » L’équipe d’Emmanuel Macron semble avoir souscrit plus d’options auprès de l’éditeur de logiciels que ses adversaires politiques.

Cela valait-il une ristourne « max » ? 

Capture d\'écran de la page d\'accueil du site NationBuilder.com

La société semble en tout ne pas avoir à se plaindre de son geste commercial. Lorsque l’on va sur son site internet aujourd’hui, on aperçoit immédiatement le visage d’Emmanuel Macron, promu tête de gondole numérique. NationBuilder dément néanmoins avoir pratiqué un tarif « en échange de la tête du client » : « Dans ce cas, la réduction n’était pas liée à l’étude de cas », explique sobrement l’entreprise américaine.

Capture d’écran de la page d’accueil du site NationBuilder.com (CAPTURE D’ÉCRAN)

Concernant le recours à NationBuilder, la CNCCFP explique qu’elle « a constaté des stratégies de campagne différentes entre les candidats. Les prestations et les coûts diffèrent en conséquence et ne permettent pas de comparaison directe. » Néanmoins, elle n’a posé aucune question aux candidats sur les remises éventuelles dont ils auraient bénéficié.

Le coup de pouce commercial d’un proche de la campagne

La société de design scénique Giglam and The Imagineers a, elle aussi, fait une jolie faveur au candidat Macron. La ristourne s’élève à 2 617 euros HT sur une facture de 4 743 euros HT (5.691,60 euros TTC) lui est accordée en février 2017, soit près de 36% de remise. Interrogé sur ce rabais par la Commission des comptes de campagne, le patron de Giglam, Vincent Rautureau, a expliqué que cela correspondait « à un principe de remise commerciale que nous avons avec des organisateurs ou des professionnels de l’événement. »

La Commission n’a pas pris la peine de demander, en revanche, à Vincent Rautureau s’il a participé, de près ou de loin, à la campagne d’Emmanuel Macron. Dans un document issu des Macronleaks, son nom est pourtant cité le 24 novembre 2016, dans un projet d’organigramme.

Extrait du projet d’organigramme de la campagne d\'Emmanuel Macron.
Extrait du projet d’organigramme de la campagne d’Emmanuel Macron. (Wikileaks / Cellule investigation Radio France)

Vincent Rautureau est aussi à la tête de Moa Consulting, un autre prestataire important de la campagne d’Emmanuel Macron. Cette société est l’auteur du thème musical des meetings d’En Marche. Vincent Rautureau n’a pas répondu aux questions précises des journalistes, faute de temps  a-t-il expliqué par mail.

Quelles conséquences ?

emmanuel-macron-candidat-a-l-election-presidentielle-le-10-decembre-2016-en-meeting-a-paris_5762263Selon l’enquête de France Info, certains fournisseurs semblent bien avoir accordé des conditions commerciales exceptionnelles au candidat Macron. L’article L52-8 du code électoral est pourtant clair : « Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués. »

Cela dit, même si des irrégularités étaient aujourd’hui constatées, elles ne peuvent pas remettre en cause le scrutin si l’on croit Romain Rambaud, professeur de droit public et membre de l’observatoire de l’éthique publique : « Il n’est pas prévu dans la loi de 1962 qui régit l’élection présidentielle, de recours d’un tiers contre la décision de validation de la Commission des comptes de campagne. Par ailleurs, l’immunité du président de la République limite la possibilité d’une instruction, mais l’enquête peut avoir lieu autour du président. Son parti, son équipe de campagne, les entreprises prestataires peuvent tout à fait être concernés par une enquête judiciaire. » Le code électoral prévoit des sanctions pénales pour les personnes morales (entreprises, associations…) qui auraient accordé des dons, sous quelque forme que ce soit, à un candidat.

« Adressez-vous à la Commission des comptes »

Emmanuel Macron n’a pas répondu aux 38 questions que nous lui avons adressées sur le financement de sa campagne. Par courriel, l’Elysée a néanmoins fait cette réponse : « Les comptes de campagne du candidat Emmanuel Macron ont été validés par les autorités compétentes en la matière. Pour toutes questions, nous vous invitons à vous rapprocher de la Commission nationale des comptes de campagne ou de la République en Marche. Nous ne souhaitons pas faire d’autres commentaires. »

Sollicité, le mouvement En Marche dirigé par Christophe Castaner,  a également invités à nous tourner vers la Commission des comptes de campagne. En précisant qu’il avait déjà publié un communiqué sur le sujet. Cédric O., trésorier de la campagne d’Emmanuel Macron, aujourd’hui en poste à l’Elysée, ne nous a pas répondu. La CNCCFP a répondu à certaines des interrogations de la presse d’investigation. Tout en précisant que le délai légal dont elle disposait pour statuer sur les comptes est « écoulé« . Et qu’elle n’a « plus compétence pour rouvrir a posteriori le dossier. »

Le renouvellement de la vie publique a commencé sur des bases que l’éthique réprouve.

Théo L. et cinq membres de sa famille en garde à vue pour escroquerie

Hollande savait quand il s’est donné en spectacle, instrumentalisant l’affaire de soi-disant ‘violences policières’.

Une enquête était déjà ouverte à la mi-2016, plusieurs mois avant le refus violent d’interpellation du 2 février 2017 au cours de laquelle Théo L. avait été grièvement blessé.

 

Le chef de l’Etat avait pourtant dressé le portrait d’un « jeune qui avait toujours été connu pour son comportement exemplaire et avait réagi avec dignité et avec responsabilité après ce qui lui est arrivé » dans la Cité des 3.000, où des policiers menacés avaient dû procédé à des tirs de sommation à balles réelles, au cours de trois nuits de violences urbaines en soutien au jeune employé communal de la ville marquée à gauche jusqu’en 2014 : il était …éducateur de quartier.

Dix-sept jeunes avaient été présentés à la justice, parmi lesquels onze mineurs, pour la plupart soupçonnés d’avoir préparé des attaques contre les forces de l’ordre lors de ces échauffourées.

Dès le 15 février, plusieurs dizaines d’artistes publièrent dans …Libération une tribune de soutien à Théo L., rédigée par un conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge, Steevy Gustave, ex-responsable événementiel pour SOS Racisme, formulant des pistes de réflexion pour améliorer l’exercice des forces de l’ordre. On compte parmi ceux-ci Patrick Bruel, Hugues Aufray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d’Avignon Olivier Py ou encore l’humoriste Anne Roumanoff. D’autres media inscrivirent cette affaire dans une dénonciation plus générale de certaines méthodes policières, sans respecter le temps judiciaire, par compassion populiste.

Les révolutionnaires trotskistes de Mediapart écrivirent :

« Avant toute chose nous exprimons notre solidarité et notre soutien à Théo [Théodore] Luhaka, sa famille et ses ami-e-s.

Nous sommes en colère et révolté-e-s car ce qui est arrivé à Théo n’est ni un accident ni une bavure.

Théo est la dernière victime en date d’une police qui humilie, torture, mutile, viole et assassine régulièrement.

Il est victime d’une politique institutionnelle raciste et sécuritaire qui donne de plus en plus de pouvoirs à la police pour contrôler au faciès, chasser les migrant-e-s et les Rroms, réprimer les manifestations et humilier les habitant-e-s des quartiers populaires.

Il est victime d’un système judiciaire et politique qui assure l’impunité aux policiers.

Jusqu’où irons-nous ? A Aulnay des policiers ont tiré à balles réelles. Ils n’ont fait qu’appliquer par avance le permis de tuer qui a été voté ce mercredi soir par les députés.

Nous exigeons que ce soient les policiers qui soient jugés et condamnés pour viol et pas des jeunes qui expriment leur colère légitime. Nous exigeons la libération et la relaxe des jeunes déjà condamnés.

Nous appelons à rejoindre toutes les initiatives et manifestations en solidarité avec Théo et contre l’impunité policière.

Plus que jamais nous appelons à assurer, dans chaque ville et dans chaque quartier, le succès de la mobilisation pour la marche nationale du 19 mars prochain à Paris.

Pour la justice et pour la dignité.

Contre la hogra, l’humiliation.

Contre le racisme, les violences policières et la chasse aux migrant-e-s.


Une information judiciaire a ensuite été ouverte au début d’août 2017
contre X pour « escroquerie en bande organisée au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public, abus de confiance, blanchiment ».

L’enquête avait débuté en 2015, à la suite d’un signalement de l’inspection du travail concernant une association de médiation d’Aulnay-sous-Bois, Aulnay Events,présidée par un frère de Théo L..

Une deuxième association, domiciliée dans le 18e arrondissement de Paris a également fait l’objet d’un signalement en avril 2017.

Des irrégularités dans l’utilisation de subventions pour l’embauche de contrats aidés notamment.

Les inspecteurs du travail se sont interrogés sur la réalité de ces emplois et sur des versements à des membres de la famille, dont Théo Luhaka , selon une autre source proche de l’affaire. Les sommes pourraient s’élever à des centaines de milliers d’euros. On avance le chiffre de 52.000 euros, une fortune en milieu dit « défavorisé » au pays des aides sociales.

Le frère de Théo Luhaka s’était défendu dans Le Parisien d’avoir employé des salariés fantômes. Il affirme avoir recruté en CDI plus de trente salariés pour assurer les activités d’Aulnay Events, dont des membres de sa famille.

Image associéeSelon la définition de l’INSEE, un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l’employeur – tel Michaël Luhasa – bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation. Les contrats aidés sont ainsi des emplois subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes connaissant des difficultés d’insertion professionnelle particulières : les jeunes, les chômeurs de longue durée, les allocataires de minima sociaux, etc.<br>Fin 2016, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi aidé en France métropolitaine. 654 000 embauches auraient été réalisées (+2,3% par rapport à 2015) avec une forte hausse des contrats uniques d’insertion – contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) qui concernent le secteur non marchand.<br>Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. 

Aux mains du fils aîné Mickaël, Aulnay Events est la poule aux oeufs d’or de la famille Luhasa élevée en plein air et nourrie au bon grain par le contribuable.

Elysée : soupçon de corruption sur un proche de Macron

Anticor porte plainte contre Alexis Kohler

L’association Anticor accuse le secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler, de « mélange des genres« .
L’association anticorruption Anticor a déposé plainte pour prise illégale d’intérêts et soupçons de trafic d’influence contre le bras droit du président de la République, Alexis Kohler, le haut-fonctionnaire le plus puissant de l’entourage d’Emmanuel Macron. Le Parquet de Paris doit désormais décider s’il ouvre une enquête préliminaire ou ne retient pas la plainte.

Anticor reproche à Alexis Kohler un possible conflit d’intérêts entre sa fonction officielle et ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC. Cette société impliquée dans de nombreux contrats d’Etat est présente sur les chantiers de Saint Nazaire. Le site Mediapart avait révélé les soupçons sur le dossier MSC début mai.

Alexis Kohler, un énarque de 44 ans, n’a officiellement plus aucune fonction chez l’armateur, et l’Elysée a toujours assuré que le secrétaire général respecte toutes les règles légales, pouvant l’impliquer dans toute question liée au dossier MSC.

Ce « premier de cordée » a-t-il respecté le délai légal entre la cessation de ses activités pour MSC et son entrée au service de l’Etat ?

Pour l’heure, le « vice-président » reste protégé par l’ombre portée de Macron, à la différence de deux exfiltrés du gouvernement, dès l’ouverture d’une enquête, Richard Ferrand et François Bayou. La moralisation de la vie publique connaît un raté de taille…

Comptes de campagne: Mélenchon a-t–il « arrosé » des proches ?

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour «vérifications»

Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement organisé par ATTAC à Paris, le 12 février 2018Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour mener des « vérifications sur une éventuelle violation» des règles de financement liées à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017. Saisi par un signalement de la commission nationale des comptes de campagne, le Parquet de Paris a confié en avril aux policiers anti-corruption de l’office central de la lutte contre les infractions fiscales et financières (Oclciff) « le soin de procéder à des vérifications sur une éventuelle violation des prescriptions du code électoral relatives au financement des campagnes électorales », a précisé la source judiciaire.

Mélenchon « garantit » avoir agi « honnêtement et scrupuleusement »

blog -Melenchon-monsieur Propre.jpgJean-Luc Mélenchon crie son innocence dans « la conduite financière » de sa campagne de 2017, mardi dans un communiqué.

« Je garantis que je ne comprends pas comment la Commission nationale des comptes de campagne a pu à la fois valider mes comptes et faire un signalement. Ni pourquoi elle ne m’en a jamais informé auparavant, alors que cette démarche date du 18 mars dernier (…). Ni pourquoi elle l’a fait, alors qu’elle a au contraire fait un communiqué pour défendre les rabais dont a bénéficié le candidat Macron« , affirme le dirigeant de La France insoumise. « Un communiqué pour lui, un signalement judiciaire pour moi ! »

Mélenchon affirme ne « pas comprendre » pourquoi cette commission « n’a pas demandé elle-même davantage de vérifications alors que c’était sa mission et qu’elle a posé à mon mandataire financier plus de deux mille questions orales ou écrites sur ce compte ».

Un communiqué, qui contient onze fois les mots « je garantis ». « Je garantis que je ne sais pas pourquoi ce genre d’histoire apparaît soudainement. Je demande à mes amis qui croient à une diversion avant que des problèmes plus sérieux et autrement réels ne se confirment ou n’apparaissent dans les comptes de mes concurrents, d’être patients« , poursuit-il, dans une anaphore.

« Je garantis que je n’ai jamais bénéficié d’aucun rabais à cent pour cent sur une prestation », « que je n’ai jamais bénéficié de l’aide d’aucune collectivité locale« , « que je n’ai jamais organisé de collecte de financement auprès de dirigeants d’entreprise ».

Il « garanti(t) » également n’avoir « jamais surpayé aucun collaborateur de cette campagne », « que les prêts par la banque qui m’ont été consentis sont exempt de toute suspicion« , qu’il n’a « voyagé en jet dans aucun pays étranger« , qu’il est « favorable à toute vérification sur mon compte comme sur celui des autres candidats« .

Et d’insister : « Et je garantis » que je ne suis pas dupe de l’intention de nuire à mon honorabilité qui est contenue dans la façon dont cette information surgit. 

Accusée de surfacturation, l’équipe de Mélenchon livre sa vérité 

Résultat de recherche d'images pour "l'ère du peuple association"

Dès le 13 février déjà, les Insoumis de « La France insoumise » (LFI) avaient apporté deux types d’explication aux reproches financiers qui leur étaient faits. Ils avaient expliqué que, de peur de laisser penser à une dissimulation de certaines dépenses, ils avaient préféré toutes les déclarer, même celles n’ouvrant pas sur un remboursement.

L’association « L’Ere du peuple » (après avoir été un bouquin) était également au centre des attentions. Déclarée active il y a seulement 2 ans (mars 2016), cette officine de un ou deux salariés, déclarée compétente en « conseil pour les affaires et autres conseils de gestion » a ainsi facturé à la campagne un montant de dépenses de 440.027 euros correspondant à des locations de salles, des locations de matériels informatiques et audiovisuels, et à des prestations intellectuelles de quatre de ses salariés dont trois étaient également membres de l’équipe de campagne« , relevait la CNCCFP dans sa décision du 21 décembre 2017 publiée le 13 février dernier au Journal officiel.

Or, a souligné l’autorité, « l’association ‘l’Ere du peuple’ relève de la loi sur les associations de 1901 et n’a pas d’activité commerciale déclarée ». Ses bureaux (43 rue de Dunkerque, 75010 Paris, arrondissement dont la maire PS apporta son soutien à la candidature du ‘frondeur’ Benoît Hamon) étaient par ailleurs « situés à la même adresse que l’association de financement électorale », Mediascop.

blog -Melenchon-Chikirou-2012Mediascop est la très rentable société de la dircom’ du candidat Mélenchon, soupçonnée de surfacturations au profit de structures proches des Insoumis et propriété de Sophia Chikirou, une proche de Caroline Fourest et de la revue et site web ‘ProChoix’ -originellement pro-avortement- soutenus par la Mairie de Paris, dédiés aux questions politiques et religieuses (contre l’essentialisme, le racisme, l’intégrisme et toute idéologie …totalitaire, ça ne s’invente pas !), mais surtout connue pour sa candidature dissidente du PS contre Michel Charzat. Mediascop est de toutes les campagnes électorales de Mélenchon depuis 2012 et Chikirou est la fondatrice, avec Sébastien Vilgrain, Henri Poulain et Gérard Miller de ‘Le Média‘, site d’actualité gratuit, lancé à la mi-janvier 2018 et dont elle « garantit » « l’indépendance éditoriale totale« .

En 2016, le chiffre d’affaires de Mediascop est de 162.899 euros, avec un bénéfice net de 76.550 euros, soit 47 % de marge. Au terme de la campagne, Mediascop reçoit une rémunération de 1.161.768 euros. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques estime que 54.600 euros auraient été indûment payés.Image associée

Les proches de Jean-Luc Mélenchon avaient déclaré que cette structure avait été lancée pour pouvoir enregistrer des dons, alors qu’il n’était pas encore possible d’ouvrir des comptes de campagne. Arrivé en quatrième position au premier tour de la présidentielle, Mélenchon percevra au total 6.031.304 euros de remboursement de l’Etat.  C’est-à-dire le peuple des contribuables. Les riches…

Business France: Pénicaud convoquée chez le juge, pour la forme

Pourquoi ces simagrées quand aucun ministre n’est jamais poursuivi ?

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Pénicaud, à la droite du président, lors de la signature des ordonnances

Son cabinet a fait l’annonce mardi de sa convocation comme ‘témoin assistée’, confirmant une information du Canard enchaîné.

Or, les ministres du gouvernement Macron ne sont jamais réellement inquiétés.

La justice rouvre l'affaire Richard Ferrand à la suite d'une plainte de l'association Anticor

En octobre 2017, le Parquet de Brest a classé sans suite – au pénal –  l’enquête préliminaire visant l’ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand, éphémère ministre des Territoires, avant d’être exfiltré à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée. « Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie ne sont pas constituées« , écrit le ministère public, dépendant du ministère de la Justice et donc de sa collègue Nicole Belloubet. 

Pour mémoire, on reproche à Richard Ferrand d’avoir préempté, fin 2010 et à titre personnel, un bien immobilier à Brest, avant de le refiler à sa compagne Sandrine Doucen, avocate de profession, via une SCI qui n’avait alors aucune existence légale. Entre-temps, en janvier 2011, les Mutuelles de Bretagne décidaient de le louer pour y installer un centre de soins au profit de leurs sociétaires. Le loyer est conforme aux prix du marché immobilier local, l’emplacement est idoine, la mutuelle a tout lieu d’être contente. Pas de préjudice financier, donc pas d’abus de confiance.
La compagne de Ferrand – ils se sont depuis pacsés, alors qu’il insistait initialement sur l’absence de lien matrimonial entre eux – va réaliser une confortable plus-value immobilière. Forte de la promesse de bail de la mutuelle, elle a pu acheter le bien immobilier en question 100% à crédit, les loyers payant les intérêts d’emprunts dus aux Mutuelles de Bretagne, administrées par FERRAND. L’avocate se retrouvera ainsi douze ans plus tard pleinement propriétaire sans avoir bourse déliée. 
Mais la question de sa responsabilité morale reste entière.
Dès l’été 2017, 
des ONG comme Anticor ou le Fricc (Front Républicain d’Intervention contre la corruption), mais aussi LR en tant que parti politique, avaient missionné des avocats en vue de porter plainte auprès du Parquet.
Le Parquet national financier [PNF] a ouvert le 12 janvier 2018 une information judiciaire dans le cadre de l’affaire Richard Ferrand, éphémère ministre de la Cohésion et des territoires et président du groupe de La République en marche (LREM) à l’Assemblée. Une information judiciaire a été ouverte pour « prise illégale d’intérêt, recel et complicité ».

Gérald Darmanin a été entendu le 12 avril. PHOTO PASCAL BONNIÈRELe ministre du Budget, Gérald Darmanin, a été entendu par les enquêteurs.
Visé par une plainte pour abus de faiblesse, le ministre des Comptes publics de Macron et ancien maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, a été entendu en audition libre le 12 avril 2018 par les enquêteurs du premier district de police judiciaire. Le ministre, qui avait déjà été entendu par ces mêmes enquêteurs dans le cadre d’une première plainte pour viol déposée à l’été 2017, s’est cette fois montré « plus réticent » à répondre aux questions des policiers. Dans un témoignage publié en février par Mediapart, une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont G. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, affirmait s’être « sentie obligée » d’avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi. La procédure a été classée sans suite à la mi-février
Le ministre est accusé de viol par une autre femme, Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière a déposé fin février une nouvelle plainte à Paris pour qu’un juge d’instruction reprenne l’enquête. Cette procédure devrait déboucher à terme sur l’ouverture d’une information judiciaire. Dans cette affaire, Gérald Darmanin, 35 ans, avait évoqué devant les enquêteurs les « avances » de la plaignante, sans nier un rapport sexuel.
Ce poids-lourd du gouvernement a porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre ces deux femmes.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai comme « témoin assisté » dans l’affaire Business France

Une information judiciaire a été ouverte pour soupçons de favoritisme,

blog -Penicaud a Las Vegas ds sillage de Macron ministreconcernant un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, à Las Vegas en janvier 2016, préparé par Business France, dirigé à l’époque par Muriel Pénicaud. Macron était alors en pré-campagne présidentielle et le déplacement du ministre fut l’occasion d’une levée de fonds. 

Cet organisme public, chargé de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, avait confié à Havas la quasi-totalité des prestations, sans passer par un appel d’offres, en infraction avec le code des marchés publics. L’agence de communication avait perçu 289.019 euros, après renégociation, pour cette soirée organisée autour du ministre de l’Economie, qui cachait alors de moins en moins ses ambitions présidentielles.
Convoquée par le juge en vue d’un placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté, Muriel Pénicaud n’est donc pas concernée à ce stade par une éventuelle mise en examen.

blog -Penicaud M-decoiffee

A la suite d’un signalement de l’Inspection générale des finances (IGF) révélé par le Canard enchaîné, le Parquet de Paris avait ouvert en mars 2017 une enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme », ensuite confiée à des juges d’instruction le 7 juillet. Les enquêteurs cherchent en particulier à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié. 
Les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire ont saisi le 20 juin, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » des difficultés rencontrées

La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé son conseil d’administration qu’en décembre 2016, six mois après avoir reçu un audit du cabinet E&Y sur cette affaire et d’en avoir présenté une synthèse biaisée. D’après Le Monde, Fabienne Bothy-Chesneau a suggéré lors son audition à l’office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF) que son ancienne patronne ne pouvait pas avoir été tenue dans l’ignorance des modalités d’organisation.
Entendue par les juges le 21 septembre, elle en était ressortie sous le statut de témoin assisté.

NDDL : le gouvernement n’en a pas fini avec les expulsions de zadistes

Des gendarmes à nouveau mobilisés pour une deuxième opération d’expulsions de squatteurs

Les gendarmes mobiles visent les zadistes qui n’ont pas déposé de dossier de régularisation.

blog -NDDL-squat de la Wardine a pb -dix-lieux-de-vie-evacues-dans-la-zad-16mai2018
Squat de la Wardine

Une deuxième opération d’évacuation est en cours, jeudi 17 mai, dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une dizaine de « squats », lieux d’occupation illégaux par des activistes officiellement écologistes, mais plus sûrement anarchistes, sont concernés par l’arrivée des gendarmes. Des tirs de grenades lacrymogènes ont été entendus près de la forêt de Rohane et un hélicoptère et un drone survolaient la zone. Plusieurs barricades ont été érigées sur la départementale 81, dont une était en feu.


ddzaq_zwkaa0-wkLe général Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale, est sur place. Il a eu un échange avec les zadistes auxquels il a communiqué la liste des « squats » qui vont être évacués, « de manière à ce qu’il n’y ait pas de surprise« , a-t-il fait savoir à la presse chargée de diffuser les précautions prises par les militaires. Le général a précisé que 19 escadrons de gendarmerie, dont deux en réserve, sont présents sur le secteur, soit 1.500 à 1.700 militaires. Selon la Gendarmerie, il n’y aurait pourtant eu ce matin que 80 zadistes. Contre 700 au plus fort lors de la première opération.

Expulsions au faciès

« Nous prévenons les personnes en cours de régularisation qu’elles ne sont pas concernées par la manœuvre », a-t-il précisé. Ne sont pas concernés ceux dont le dossier a été accepté et ceux dont le dossier est en cours d’instruction ». 

 

 

Parmi les lieux d’occupation ciblés, le général Lizurey a notamment montré sur une carte les sites du « Chat Teigne », « Plui Plui », « la Vosgerie » et « la Lande de Rohane », tous situés à l’ouest de la D81.

ddy6bnjx4aexc9q« On est là pour expulser les gens qui n’ont pas déposé de dossier et qui manifestement ne souhaitent pas régulariser leur situation (…) , a-t-il dit. « L’objectif pour nous c’est que les choses se passent bien », a insisté l’officier – un général 5 étoiles ! –  qui avait eu auparavant un échange avec une militante anti-aéroport d’une soixantaine d’années devant la Rolandière.

Selon la gendarmerie, quatre à cinq lieux de vie sont visés jeudi matin et une dizaine au total durant l’opération qui « va durer quelques jours, mais sera allégée pour le week-end », selon cette source. Une première série d’évacuations sur le site initialement prévu pour un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, auquel le gouvernement avait annoncé renoncer en janvier, avait été lancée le 9 avril dernier. 

Les opérations de déblaiement ont commencé.

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#Zad #NDDL La cabane de la Vogerie, dans la forêt de Rohanne, vit ses dernières heures pic.twitter.com/4oFol9r2Lh

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »><a href= »https://twitter.com/hashtag/Zad?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Zad</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/NDDL?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#NDDL</a&gt; Opération déblaiement et remblaiement <a href= »https://t.co/rPGTeN7dZO »>pic.twitter.com/rPGTeN7dZO</a></p>&mdash; JFMartin (@JFrancoisMartin) <a href= »https://twitter.com/JFrancoisMartin/status/997016113606266881?ref_src=twsrc%5Etfw »>17 mai 2018</a></blockquote>
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Migrant noyé à Paris: le maire adjoint communiste au logement met en cause l’Etat

« Nous demandons une opération de mise à l’abri (…) sinon il y aura d’autres morts »

blog -migrants-campement Paris canal St Martin-fev2018Ian Brossat, adjoint PCF au Logement à la mairie de Paris a fait ce misérable chantage le vendredi 11 mai, alors que la noyade accidentelle d’un migrant – la deuxième – exacerbe les tensions entre la Ville et l’exécutif.

« Bien sûr que ça aurait pu être évité », s’est exclamé l’élu communiste récupérateur de tous les drames du monde, sur RMC, interrogé sur la noyade d’un homme, survenue dans la nuit de lundi à mardi dans le canal Saint-Martin, haut lieu des actions dites « humanitaires » auprès des sans-abris du monde.

D’après les témoignages recueillis par la police, le jeune homme, probablement âgé de 20 à 25 ans, serait de nationalité afghane. « Fortement alcoolisé« , il aurait « par jeu ou par défi » voulu traverser le canal.
« Nous demandons une opération de mise à l’abri (…) Ca ne peut pas continuer comme ça sinon il y aura d’autres morts« , a prévenu Brossat.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo avait déjà interpellé le gouvernement dans la semaine, dans les mêmes termes que son aboyeur, appelant à mener « au plus vite » une opération de « mise à l’abri des migrants » des campements du nord de la capitale.

Le ministre de l’Intérieur a répondu mercredi à l’ex-« frondeuse » socialiste

blog -migrants-campements Canal St Martin et canal St DenisDéfendant la mobilisation « sans faille » de l’Etat, l’ex-socialiste Gérard Collomb a invité la maire socialiste Anne Hidalgo à faire usage de ses « compétences » et à « entamer les procédures judiciaires«  pour permettre à l’Etat de « mener à bien » l’évacuation.

« C’est une compétence de l’État, personne ne peut nous dire (…) que c’est à nous de faire le job », s’est défendu Brossat, dont on rappelle qu’il est l’adjoint d’Aubry au Logement. « La maire de Paris a écrit au préfet en identifiant six sites qui permettraient de créer des centaines de places d’hébergement, pourquoi l’Etat ne fait rien ?« , a-t-il contre-attaqué.

L’adjoint à la maire, a également cité un décompte de France Terre d’Asile « mardi » selon lequel « 2.348 réfugiés »  – ou plutôt des clandestins – vivraient dans ces campements »« Bon nombre de gens dorment à même le sol, n’ont même pas de tente, même pas de matelas« , a observé le populiste Brossat, les bras ballants.

« Je finis par me dire qu’un certain nombre de responsables politiques jouent le pourrissement, » a violemment accusé l’élu d’extrême gauche. (…) Le rôle de l’Etat, c’est pas de compter les morts, c’est de faire en sorte qu’on en finisse avec le chaos », a pointé Brossat, en évitant de préciser, en revanche,  ce qu’est le rôle d’un adjoint au logement.

La mairie de gauche et l’Etat en sont à leur deuxième clandestin mort par noyade

Les Enfants de Don Quichotte amenaient déjà des SDF au bord du Canal Saint-Martin : le 15 décembre 2006, l’association y  installa un village de 200 tentes 

Ce campement inédit du Canal Saint-Martin avait été médiatisé, à l’initiative de Jean-Baptiste Legrand, président des « Enfants de Don Quichotte », avec le soutien (désintéressé ?) de plusieurs personnalités politiques (Hollande, Bayrou, Delanoë…), ainsi que des personnalités du monde du spectacle, comme l’acteur nanti Jean Rochefort, notamment le jour de Noël 2006, en pleine pré-campagne présidentielle. Ce campement finira par être définitivement levé trois mois et demi plus tard, début avril 2007, après l’ouverture de 27.100 places pour les SDF et le vote de la loi sur le droit au logement opposable (DALO).
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vec la crise migratoire et l’intensification des flux Sud-Nord, la fermeture de la « Jungle » de Calais et les multiples démantèlements de campements de migrants à Paris ont entraîné la mise à l’abri de quelque 35.000 migrants en un peu plus d’un an. Résultat, le débat s’est installé entre ceux qui affirment que l’accueil des migrants se fait désormais au détriment des SDF nationaux et ceux qui demandent l’accueil pour tous, quelle que soit la situation et le passif du demandeur . « Dire que ce qu’on fait pour les migrants, on ne le fait pas pour les SDF, c’est un mythe, » se défendit Emmanuelle Cosse dans une interview au Dauphiné libéré le 20 novembre. 

Dans une lettre datant du 27 octobre adressée aux préfets, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse écrivait ainsi, en toute inconscience et irresponsabilité: « Sans-abri, mal logés, migrants, nous devons et nous pouvons offrir à chacune et chacun un accueil digne et humain. »  Elle avait bien parlé…

Les migrants clandestins ne meurent pas seulement en mer, entre la Libye et la Sicile.

Résultat de recherche d'images pour "Ian Brossat migrants"En l’espace de trois jours, deux hommes ont été retrouvés morts dans le canal Saint-Denis et le canal Saint-Martin, à Paris. L’identité du premier, dont le « corps flottant [a été] trouvé dans un état de décomposition avancé », dimanche, selon la préfecture, n’a pas encore été élucidée. L’homme n’avait pas de papiers sur lui. Le deuxième est l’Afghan déjà cité dont France Bleu a révélé la perte de la vie mardi après-midi.  Le point commun entre les deux hommes : leurs corps ont été découverts à proximité de campements de migrants conduits en ces lieux historiquement symboliques par les associations.

Affaire du financement de la campagne de Macron : le juge avance sur des oeufs (d’or)

Muriel Pénicaud, ministre convoquée dans l’affaire Business France

Soirée Macron à Las Vegas: Pénicaud doit s'expliquer le 22 mai chez le jugeLa ministre du Travail est entendue sous le statut de témoin assisté, dans un premier temps. Une mise en examen la contraindrait à démissionner du gouvernement. Comme vient de le révéler le Canard enchaîné, Muriel Pénicaud est convoquée le 22 mai par un juge d’instruction en charge d’une affaire de favoritisme. <br>Mais la justice pénale met donc les formes : le papier bleu ne mentionne pas la mention habituelle, « en vue d’une mise en examen », mais anticipe le favoritisme l’indulgence du juge avec une simple audition sous le statut de témoin assisté en perspective, un statut intermédiaire. <br>La ministre du Travail n’a donc pas grand chose à craindre du fait de la jurisprudence macronienne formulée l’été dernier par Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement : « S’il y avait une mise en examen de Muriel Pénicaud, elle devrait quitter son ministère. » Mais, à l’issue de ce face à face, rien n’empêcherait pourtant le juge de changer le statut à tout moment de la procédure pénale.

Le fond de l’affaire concerne le rôle joué par Pénicaud à la tête de Business France. <br>Cette agence gouvernementale chargée de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, est mise en cause dans une soirée de levée de fonds organisée en janvier 2016 à Las Vegas, car elle ressemblait fort à un show de pré-campagne présidentielle au profit du candidat Emmanuel Macron, alors aux manettes à Bercy et autoproclamé ambassadeur de la French Tech.

Mais ce n’est pas cet aspect précis là qui intéresse à ce stade les enquêteurs. La CNCCFP (autorité administrative d’Etat chargée du suivi et de l’honorabilité financière de la vie politique et présidée par un octogénaire) vient en effet de valider les comptes de campagne du candidat Macron. Or, cette Commission nationale refuse d’y voir une dépense préélectorale. <br>L’enquête ne visent encore qu’un vice de forme, un marché public passé sans appel d’offres, au bénéfice de l’agence Havas (382.000 euros, ensuite ramenés 289.000, histoire de respecter certains seuils ou ristourne).<br>Or, Havas est un groupe français de conseil en communication dont le PDG est Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré, lequel, en septembre 2013, annonça qu’il voterait pour la candidate PS Anne Hidalgo lors des élections municipales de 2014 à Paris.

Selon Marianne, parmi les soutiens patronaux plus ou moins officiels de Macron figurent Bernard Arnault (LVMH), Alexandre Bompard (Darty et la Fnac), Marc Simoncini (Meetic) et Vincent Bolloré (Vivendi). Et comme autre soutien de poids, selon Mediapart, Emmanuel Macron a livré ses ambition à Henri de Castries, ex-PDG d’Axa. A la tête du premier assureur français pendant seize ans, Castries a quitté ses fonctions en août pour se consacrer à l’Institut Montaigne, think tank libéral dont il est le président.

Après perquisition chez Havas et Business France en juin 2017, suivie de l’ouverture d’une information judiciaire confiée à des juges d’instruction, les enquêteurs cherchent à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de « dysfonctionnements », ce qu’elle a toujours nié. Penicaud devrait être confrontée prochainement à son ancienne directrice de la communication, Fabienne Bothy-Chesneau : la première plaide l’ignorance d’éventuels dysfonctionnements, quand la seconde prétend que sa patronne n’en ignorait rien.<br>Or, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, les enquêteurs de l’office anti-corruption de la police judiciaire (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, OCLCIFF) ont saisi le 20 juin, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » sur les difficultés rencontrées.

Toute la vérité serait-elle autre ?

Le journal Libération met en  cause Macron soi-même…<br><center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le cabinet d’Emmanuel Macron s’est impliqué dans les moindres détails de la soirée à 380 000 euros du CES de Las Vegas. Muriel Pénicaud a simplement couvert Macron.<br><br>Ce n’est pas une « Affaire Business France » mais une affaire Macron Las Vegas ! <a href= »https://t.co/h0Fq3eLehs »>pic.twitter.com/h0Fq3eLehs</a></p>&mdash; Damoclès (@Damocles_Fr) <a href= »https://twitter.com/Damocles_Fr/status/993861377226952704?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
</center>

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Comme l'explique cet article du Canard, le cabinet Macron est directement impliqué dans cette affaire « Macron Las Vegas ».<br><br>Parler d' « Affaire Business France », ce serait utiliser Muriel Pénicaud comme fusible pour protéger Emmanuel Macron. <a href= »https://t.co/wFYkiJqX2Y »>pic.twitter.com/wFYkiJqX2Y</a></p>&mdash; Damoclès (@Damocles_Fr) <a href= »https://twitter.com/Damocles_Fr/status/993857734922637312?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
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Carlton: condamnation des Français; relaxe pour DSK…

Que les avocats arrêtent un peu de dire n’importe quoi !

« Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs », accuse Me Malka

blog -DSK-regard parti en couilleComme Monsieur Tout-le-Monde Dominique Strauss-Kahn a trois avocats et ils ont plaidé la relaxe de leur client
Quand Me Frédérique Baulieu parle de débauche, elle vise les moyens disproportionnés mis en oeuvre par la justice pour prouver que Dominique Strauss-Kahn est un proxénète. Des moyens détournés du vrai sujet de fond, la dissimulation, et s’agissant d’un homme politique, c’est une faute de la République contre la démocratie. DSK n’était-il pas le chouchou des militants du PS et le candidat potentiel du Parti socialiste à la présidentielle, avant sa méchante affaire de sexe aux Etats-Unis et la promotion d’un ersatz, le générique François Hollande.

Me Baulieu est l’une des trois avocats de DSK pour le procès de l’affaire dite de l’hôtel Carlton de Lille. Lundi, les quatre ex-prostituées – ou « libertines », selon la sémantique du présumé innocent de tout – s’étaient constituées parties civiles mais, malgré tous les avatars subis, ont finalement préféré le retrait en renonçant à demander réparation à l’ancien directeur général du FMI. Comme prévu, le procureur de Lille a requis mardi sa « relaxe pure et simple », estimant que rien, ni dans la procédure, ni à l’audience, ne permettrait de pénétrer la voie de la condamnation. La défense a joué son rôle en feignant de se battre comme s’il existait encore des charges et des victimes: elle sait que, depuis le départ, le tribunal n’est pas libre de sa décision et que les plaidoiries font partie du show.

C’est à cette femme avocate qu’est dévolue la lourde tâche de stériliser le dossier des miasmes qui souvent indisposent les juges. « Cela suffit, les anathèmes », gronde-t-elle, indignée, après avoir dénoncé, pince (à sein) sans rire, cette fameuse… « débauche de moyens ». Sa colère s’abat, notamment, sur Me Daoud, conseil du mouvement Le Nid, luttant contre les causes et les conséquences de la prostitution et partie civile, qui avait déclaré: « Vous relaxerez peut-être DSK, mais beaucoup ne seront pas dupes« . « Que signifie cette phrase?, attaque la dame à bavette, plus sourcilleuse de la forme que des turpitudes de son client. Que Dominique Strauss-Kahn est un menteur, un tricheur, un salaud de la pire espèce puisqu’il s’en sort! » accuse-t-elle, mi-consciente, mi-courroucée, faisant les questions et les réponses.

Icone piégée par un statut qui la dépasse, Jade se fait fouetter

La partie fine est délicate: il s’agit de faire litière des accusations portées jusqu’à l’audience par Jade et Mounia. Après avoir feint de saluer la vertu des « libertines », comme on dit entre gens bien élevés, Me Baulieu s’y vautre, sans le risque que courrait un collègue homme : « J’ai pour Jade une certaine estime, car j’aime les gens qui se battent, et beaucoup de colère pour ce qu’on lui a fait subir à l’instruction », attaque la très libérale avocate, aussi habile manipulatrice du paradoxe que du sex toy (peut-être).
<br>Et de passer méthodiquement au destructeur de documents les déclarations successives d’une « femme de mauvaise vie »,qui, forcément, selon les bien-pensants de droite comme de gauche, « réécrit l’histoire, réinvente tout », selon une maîtresse de la défense qui a toutes les indulgences pour le macho, pervers mais sincère et juste un peu libidineux. Sans jamais prononcer le terme de menteuse, car Jade « a été obligée d’agir ainsi, on en a fait LA prostituée.
Ce n’est pas à elle qu’il faut en vouloir, lance maintenant l’amatrice de poncifs, mais à ceux qui l’ont érigée en symbole ». Et l’avocate de déplacer le dossier sur le sujet de la prostitution en général et de fantasmer, outre l’innocence de ces dames, l’exploitation de la femme, sans désir ni plaisir, « pur » objet sexuel piégé par une étiquette qui la recouvrirait des cuissardes en cuir au ‘gag ball’ en silicone.

Sa démonstration juridique tend aussi à battre en brèche l’hypothèse d’une garçonnière parisienne de DSK destinée à encourager la prostitution.Cette extravagante hypothèse avait été balayée à l’audience en moins de 10 minutes, comme s’il valait mieux ne pas y séjourner.

Me Baulieu nie donc tout en bloc, martelant – pour convaincre ? – que son client ignorait que certaines des jeunes participantes soumises aux ébats collectifs pouvaient être des prostituées, révélant ainsi une haute idée de la femme car, sans doute, toutes sont des cochonnes libertines. Et quand bien même il l’eût su, il n’aurait été qu’un client et non un proxénète, n’ayant rien fait pour favoriser, encourager leur condition, et encore moins pour en tirer avantage. D’aucune façon. Leur reconnaissance est immense. De même que, si on suit ce raisonnement, DSK serait un simple consommateur, puisque l’ex-patron du Fonds Monétaire International ignore que tout se monnaye, et dans le pire des cas, un odieux profiteur socialiste qui honore des filles de basse extraction…

Des quémandeuses de bienfaits et de liquide versé par des proches de DSK, à l’insu du bonhomme, tant il est vrai que Dominique Strauss-Kahn, outre qu’il est un grand sentimental, est un petit ingénu éloigné des contingences matérielles: les femmes, pense-t-il, le recherchant uniquement pour sa verdeur de sexagénaire adipeux et pour son appétit encore aiguisable, mais réclamant une expertise stimulante, attentive et soutenue.

« On le poursuit, car c’est un homme… puissant, » risque, sans rire, l’avocate

« Le droit a été tordu, détourné de sa finalité, ainsi que les faits, assure Maîtresse Frédérique Baulieu au terme d’une session sans temps mort. « Je suis fière de défendre Dominique Strauss-Kahn, car il a tenu face aux vents mauvais. Sa relaxe sera juste, elle sera belle. » La sodomie remplit l’avocate de fierté, comme si tenir, à 66 ans, à force d’artifices et de persévérance, était un exploit.

Me Richard Malka prend le relais: le dernier coup de reins

On comprend vite qu’il est chargé de faire diversion en détournant le procès du sujet. « Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs », tonne le déviant, pointant « trois années de violation du secret de l’instruction, d’étalage de ce qu’il y a de plus intime et de plus mystérieux dans la vie d’un homme ».
Par ailleurs grand spécialiste du droit de la presse et pourtant ardent défenseur de la liberté d’expression, l’avocat s’en prend aux moralistes qui ont joué les passagers clandestins de la procédure, au premier rang desquels il place, sans jamais les nommer, les juges d’instruction, tous des vicieux. Or, le droit français ne juge pas de la moralité des accusés et, si la ficelle est donc un peu grosse, rien ne fait peur au sodomite.
Il s’en prend aussi aux parties civiles qui voudraient faire « le procès de la société. Mais ici, on fait le procès des hommes, sur la base de lois qui ont été votées » (allusion à un projet de texte visant à pénaliser les clients de prostituées examiné par le Sénat).

Me Malka, qui n’est pas davantage jugé sur la moralité de ses méthodes, reproche le mot « omerta », qui sous-entend l’existence d’un réseau mafieux, et balise l’ordonnance de renvoi. Il souligne que Jade, en parlant à DSK lors de la phase d’instruction, l’appelait souvent « Monsieur Machin ». « Cela n’est pas anodin, analyse l’avocat. Cela permet de transformer une personne humaine en croquemitaine », à moins que Malka néglige une interprétation moins sujette à caution et qui manifeste tout le mépris qu’inspire le personnage.

Il en profite pour s’indigner aussi que l’ordonnance ne fasse « de la notoriété et de la position sociale de DSK un élément de l’infraction ». « On le poursuit car c’est un homme puissant », raconte-t-il, et il est exact que le statut exceptionnel du prévenu, de même que son comportement supposé au lit, ont été retenus à charge par les juges.

Ce qui, à la vérité, n’est pas retenu, c’est le statut politique de cet homme puissant

Selon les sondages de 2006, >Dominique Strauss-Kahn aurait été le mieux placé pour gagner l’Elysée. Les Français -et donc les juges- étaient intéressés de savoir ce qui occupe son esprit: la crise économique et financière internationale qui se profilait, la courbe du chômage ou celles des femmes qui passent.

Ce que les électeurs doivent savoir avant, c’est que leur candidat n’est pas un dissimulateur, pour le fisc, façon Cahuzac, pour la médecine, façon Mitterrand ou pour la sincérité, façon Strauss-Kahn. Car la pathologie sexuelle du candidat socialiste de 2007 était connue de son entourage, lequel lui aurait demandé de promettre de se soigner: or, il aurait promis sans donner suite.
Au lieu de se faire aider, Dominique Strauss-Kahn a visiblement mis en place un réseau de paravents à son activité débridée. D’où les intermédiaires et le cloisonnement de son organisation de type mafieux.

Me Malka brandit maintenant une manchette du Monde qui mentionne: « Proxénétisme: les procès-verbaux qui accusent DSK », pour dénoncer un « mirage juridique » complaisamment entretenu par la presse dite sérieuse. Quand on tape, sur Google, DSK+matériel (dans un SMS de DSK, ce mot était employé pour masquer l’exploitation de « femmes »: à noter qu’elles étaient soi-disant consentantes et qu’il s’agissait donc bien de ne pas se faire découvrir), on tombe sur 493.000 entrées! » Il oppose à ce torrent de boue l’édifiant curriculum vitae de DSK – emporté par son parti-pris vénal, l’avocat n’est pas loin de brosser un portrait de son client en sauveur de l’humanité -, et lance: « Ce n’est pas parce qu’on a rendu de grands services à son pays qu’on a le droit d’être traité plus mal que n’importe qui ». Suit le raisonnement qui peut…

Ironique et léger, Me Malka raille les parties civiles qui décrivent favorablement les « clubs libertins » – en clair, des boîtes à partouzes- pour les opposer aux « boucheries » des soirées avec DSK: « On vous raconte n’importe quoi! Une club libertin, ce serait un champ de pâquerettes doux et tendre où l’on viendrait tranquillement bavarder ? » Me Malka n’est pas de ces bisounours. Il note au passage que, selon une étude Ifop, quelque 4 millions de Français seraient clients de ces établissements, ce qui, pour la défense, replacerait la pantagruélique sexualité de DSK dans une statistique rassurante. A cela près que si un pro comme DSK peut tenir tête à 4 millions amateurs occasionnels, il lui serait resté peut de temps à consacrer aux affaires de l’Etat, le seul sujet qui importe aux Français, n’en déplaise à l’embrouilleur qui fait le reproche aux juges d’instruction, aux journalistes et aus Français de se délecter du sujet.

Pour conclure, la parole est donnée à Me Henri Leclerc.

Agé de 80 ans, Henri Leclerc n’est pas atteint par la limite d’âge, ni moqué comme Michel Rocard (34), et il n’est pas davantage soupçonné de conflit d’intérêts mais son passé a un prix qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Me Leclerc est à nouveau sorti de sa retraite pour servir les intérêts de DSK par sa seule présence, mais aussi pour les caméras, tout en voulant régler des comptes avec les journaux. L’origine de sa rancune est autre, mais il prend du plaisir à dénoncer les journaux qui ont fait des ventes sur l’exposition de la vie privée de son client. Commandeur de la Légion d’honneur, l’octogénaire ose au micro le mot tabou du procès: « Une sodomie bien traitée, c’est plus vendeur qu’une déclaration d’innocence ». Contre les bien-pensants faussement (?) révulsés et vilainement émoustillés (?) par les détails salaces, il montre du doigt : « Qu’est-ce que c’est que ces cris d’indignation, ces sourires pincés, ces rires gras dans les soirées mondaines? Pas trop de leçons, s’il vous plaît ». Par chance, les soirées mondaines ne sont pas le quotidien des chômeurs et des mal-logés dont semble préoccupée Martine Aubry qu’il soutint dans sa campagne pour les primaires socialistes en vue de l’élection présidentielle de 2012. Il est en revanche le conseil du journal socialo-bobo Libération ou le fut déjà de Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire de moeurs dont Tristane Banon l’accusa pour tentative de viol en 2006, affaire qui rebondit en 2011 quand Dominique Strauss-Kahn est accusé d’agression sexuelle aux États-Unis..

« Les juges avaient dans leur placard une caricature de DSK, chacun l’appréciera comme il l’entend, dénonce l’avocat drapé de probité. Aujourd’hui, il ne reste rien de ce dossier, il est à terre, juge-t-il. Au tribunal qu’il interpelle, il lance: « Votre décision ne réparera pas tous les dégâts. Jade et Mounia ont été détruites à l’instruction, l’expert psychologue l’a dit (c’est dire !). Mais votre décision est fondamentale pour notre justice. Il est important qu’on sache que, malgré les dérapages, elle reste debout, loyale, contradictoire. Ma pauvre vieille justice, que je sers depuis 60 ans, toute cabossée et toute mal foutue, mais qui existe. Relaxez Dominique Strauss-Kahn, et ce sera justice ». La justice est-elle libre et indépendante quand un accusé sort de sa manche un vénérable vieillard, qui plus est ancien président de la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen.

 

La maîtresse de Hollande protégée par les contribuables

L’exemplarité de Hollande saute Julie Gayet à pieds joints

Elle n’a aucun statut officiel, mais Julie Gayet bénéficie néanmoins d’une protection policière

blog Gayet ultra protege  comme premiere dame-13fev2015La presse socialiste se désole des nouvelles révélations de Closer.
Outre DSK qui, pour protéger impunément son image politique, a monté un réseau-écran de dissimulation de son activité sexuelle, François Hollande persiste et signe dans les manquement à la déontologie républicaine. Malgré la révélation par Closer de sa liaison avec Julie Gayet au début de l’année 2014, le chef de l’Etat fait protéger sa maîtresse par des fonctionnaires de police, comme l’ attestent des photos publiées ce vendredi.

« Elle est traitée comme une première dame…sans en avoir le statut ».

Le 5 février 2015, alors qu’elle se rendait à Rennes pour assister au tournage d’un film qu’elle produit, l’actrice a été prise en photo en compagnie de Michel M., 53 ans, un des trois officiers du service de sécurité qui accompagne le président dans son véhicule officiel. Michel. M, c’est aussi celui qui apportait les croissants à Julie Gayet et François Hollande lorsque ces derniers passaient la nuit ensemble dans l’appartement de la rue du Cirque. « On sait que ce garde du corps a des liens privilégiés avec le président, tout du moins qu’il y est très attaché, donc elle est effectivement traitée et protégée comme une première dame…sans en avoir le statut« , a expliqué Laurence Pieau, directrice du magazine, sur BFMTV.

« Il peut y avoir des menaces », raconte Sapin qui tient la bougie

Est-ce que ces nouvelles révélations vont pousser le président de la République à lever l’hypocrisie de sa liaison avec la comédienne? s’interroge-t-on, quand on veut détourner l’attention du fond du problème. De même qu’il importe moins de savoir si DSK est un proxénète sodomite que d’enquêter sur le réseaux de paravents qu’il a dressé sur ses activités, de même il importe de mettre un terme aux dépenses de l’Etat occasionnées par l’activité sexuelle la vie affective du président de la République. La surfiscalisation d’une part grandissante de la population doit-elle être plus longtemps affectée à la vie privée de Hollande ?

Michel Sapin, proche de François Hollande comme de Ségolène Royal, a fait état d’une éventualité de « menaces » pouvant justifier ces mesures que désapprouvent l’UMP, ainsi que le Parti de Gauche de Mélenchon. Le ministre des Finances, questionné par i-télé, noie le poisson en assurant, bien qu’elles ne soient pas escorté par une garde rapprochée de la République, qu’il connaît « beaucoup de personnes privées qui peuvent être soumises à un certain nombre de menaces« ! « Dès lors qu’on est dans le public, que tel ou tel commentaire est fait sur votre situation personnelle », a-t-il poursuivi allusivement, « il peut y avoir des menaces ». L’actrice est donc menacée? « Je n’en sais rien, mais j’imagine qu’éventuellement, des notoriétés de toute nature peuvent entraîner des menaces », a redit le ministre qui parle donc, comme d’habitude, sans savoir. Reste l’improbable Bruno Le Roux à interroger…

Hollande n’a rien à faire d’exemplarité

blog -Gayet au cote de Hollande a Elysee-Voici nov 2014
Les premières photos « ensemble » du couple… à l’Elysée

Un récidiviste
En novembre 2014, le magazine Voici publia des clichés du couple à l’intérieur de l’Elysée,
résidence officielle de présidents de la République. Ces scènes d’intimité saisies au palais devaient montrer que cette relation amoureuse du président avec l’actrice Julie Gayet se renforçait avec le temps, en dépit de précédentes révélations de liaison secrète qui conduisait un Hollande, casqué pour se dissimuler, dans une garçonnière de la rue du Cirque où, au petit matin, son garde du corps préféré apportait les croissants chauds.
Depuis, les rumeurs couraient. Un jour, le couple était sur le point de se séparer, le lendemain, il allait avoir un enfant. L’indifférence du président et de ses services est la seule constante de l’affaire. Personne ne veut rien savoir de l’indignation qui gronde en France: c’est avec un total mépris des Français que le couple détourne les moyens de l’Etat à ses fins personnelles.

Le président socialiste jouit de son immunité et se moque de l’opinion des Français

« Retraite-chapeau »: Hollande nomme préfet « hors cadre » le chef de cabinet de… Manuel Valls

Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique

Valls donne l’exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.

blog -Gros Sebastien-homme a tt faire de Valls
Sébastien Gros, homme à tout faire de Manuel Valls,
d’Evry à Matignon

Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d’Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi.

Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de « préfet hors cadre, chargé d’une mission de service public relevant du gouvernement », « sur proposition du ministre de l’Intérieur », c’est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu.

Un préfet hors-sol
Cette promotion « hors cadre » dans « la préfectorale » signifie que le bénéficiaire n’est nullement affecté à un département, comme c’est le cas de la plupart des autres préfets.

L’ombre de Valls, à toute heure

Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l’Etat…
En tant que chef de cabinet à Matignon – fonction subalterne au poste de directeur de cabinet – Sébastien Gros veille notamment à l’organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo…

Le privilégié est aussi un parachuté

Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d’entrismeGros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l’Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste.

Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à… Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls.

Une carrière éclair faite de protections
Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en « administration du politique », mais devint Gros avec un master « Recherche en sociologie du droit », délivré à… Evry  (Université d’Évry-Val d’Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011.

Matignon se défend
« C’est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique », raconte-t-on dans l’entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros « a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique« , insiste-t-on.
Il est par ailleurs « d’usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient », se justifie-t-on encore à Matignon.

Sa rémunération à 5.162 euros bruts -pour commencer et sans prendre en compte les années d’ancienneté- viendra se substituer, et non s’ajouter à celle de membre de cabinet.

Perd-il au change ?
A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l’heure de… la retraite.

Pas de changement à attendre avec Hollande

Nicolas Sarkozy s’était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu’il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget.
Aujourd’hui, ils s’en prévalent pour continuer…
Ainsi, les chantres de l’exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement… après-guerre.

Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin
Ces nominations de « faux préfets » ou de « préfets fantômes » se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.
blog -Vauzelle-prefet fantome-France SoirMais François Mitterrand, en arrivant à l’Élysée en 1981, s’était empressé de rétablir ce système, souvent fondé sur des relations maçonniques. C’est ainsi qu’un décret du 23 décembre 1982 autorisa la nomination de « préfets en mission de service public » relevant du gouvernement, à hauteur de 5% de l’effectif budgétaire de ce corps. La relance du système par François Mitterrand a duré avec ses successeurs.
Ces privilégiés sont nommés préfets hors cadre après quelques mois, avec environ 6.000 euros bruts mensuels pour voir venir, en attendant d’être élu sénateur, député ou l’âge de la retraite, soit une pension mensuelle d’environ 4.000 euros bruts, et en cas d’échec électoral ou de non-ré-élection, avec toutefois la garantie de leurs indemnités d’élus. Selon l’ancien ministère de l’Intérieur, Claude Guéant, la République dispose ainsi d’une niche de 66 préfets hors cadre qui ont effectivement exercé la fonction de préfet, mais sans indication du nombre de faux préfets de la République.

Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l’existence:
– Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n’avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l’affaire des écoutes de l’Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier.

– Michel Vauzelle : directeur-adjoint de cabinet de François Mitterrand, candidat à la présidence de la République (1981) ; porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) ; préfet hors cadre (1985).

Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA)

Préfet honoraire depuis le 15 août 2010. Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l’enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2007.
Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat…
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n’y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l’enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2007, dans le but d’acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate.

Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d’un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d’un simple coup de trait.

Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d’entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. La moralisation de la vie politique promise par Hollande attend DONC toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets…Un ou plusieurs faux préfets, chargés d’une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d’avoir rendu certains services ou d’un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l’Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains…

Nommé par Valls, Bernard Petit, chef de la PJ, mis en examen puis suspendu

Le patron de la PJ de Marseille serait nommé à la place du patron déchu

Placé en farde à vue, le chef du 36 Quai des Orfèvres a été mis en examen puis suspenducette première dans l’histoire de la police judiciaire parisienne est un coup dur pour Valls.

Bernard Petit est soupçonné d’avoir fait fuiter des renseignements au profit de l’ancien chef du GIGN, Christian Prouteau, avant son arrestation pour une affaire de corruption.

Valls et Bernard Petit
Valls et Bernard Petit

Suite à l’annonce de l’enquête, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lui a annoncé sa suspension. « C’est un grand policier, mais quand on a ce genre de mission, il ne peut pas y avoir le moindre doute« , a réagi le premier ministre Manuel Valls qui avait nommé Bernard Petit, alors qu’il était ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Ayrault il y a un an.

Marseille « perd » un homme de confiance de Valls à la PJ

Christian Sainte est promu à Paris: c’est dire que Marseille avait été placée sous haute surveillance.

D’autres figures de l’institution policière, comme Joaquin Masanet, sont mis en cause. Pour Jean-Marc Bailleul, du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, « ça montre que la police nationale est en mesure de lutter contre les dérives qui donnent une mauvaise d’image en termes d’éthique et de déontologie« .

Christian Sainte, 55 ans, actuel patron de la police judiciaire de Marseille, devrait prendre la tête du 36 quai des orfèvres la semaine prochaine.

Scandale: vers une mise en examen du patron de la police judiciaire

Le patron de la PJ, son directeur de cabinet et une troisième personne, présentés aux juges d’instruction

La nouvelle affaire qui secoue la PJ de Paris ne semble pas devoir être étouffée.

Bernard Petit est le patron de la PJ de Paris
depuis… décembre 2013

Bernard Petit, le patron de la police judiciaire parisienne est soupçonné de violation du secret de l’instruction et a été présenté jeudi à des juges d’instruction, en vue d’une possible mise en examen.

Mercredi, il a été placé en garde à vue et plusieurs perquisitions ont été menées dans des bureaux du « 36 » quai des Orfèvres.
Avec lui, son directeur de cabinet, Richard Atlan, et un agent de l’Association nationale d’action sociale (ANAS), ont aussi été déférés. Joaquin Masanet, président de l’Anas, était toujours en garde à vue jeudi matin.

En décembre 2013, alors ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait nommé Bernard Petit à la tête de la PJ parisienne et en avait fait lui-même l’annonce, de bon matin, sur Europe1. A 58 ans, le no 3 de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) succédait à Christian Flaesch. Le meilleur choix de Valls était sous-directeur en charge de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière. « Il a commencé sa carrière comme inspecteur (ex-officier) », avait-on expliqué dans l’entourage de Manuel Valls, « c’est un grand professionnel » qui a effectué une « brillante carrière ».

Il y a en outre un « symbole » dans la nomination d’un membre de la hiérarchie de la DCPJ à la PJ parisienne, où sont d’ordinaire promus des policiers du sérail, commentait-on, évoquant « un signe de transversalité et de passerelles ». Valls avait affirmé à plusieurs reprises vouloir « dépoussiérer la PJ » et la « recentrer » sur la délinquance des zones de sécurité prioritaires (ZSP), villes ou quartiers, au nombre désormais de 80.

Prouteau et Rocancourt

Les quatre hommes sont soupçonnés d’avoir transmis au fondateur du GIGN, Christian Prouteau, des informations sur l’enquête dont il est l’objet dans le cadre d’un dossier de trafic d’influence visant un homme déjà mêlé à plusieurs affaires d’escroquerie aux Etats-Unis et en France, Christophe RocancourtL’un des avocats de Christophe Rocancourt, Me Marcel Ceccaldi, est mis en examen pour recel de corruption active, trafic d’influence actif et blanchiment d’exercice illégal de la profession de banquier.
Surnommé « l’escroc des stars » pour avoir arnaqué des vedettes d’Hollywood, ce dernier a été mis en examen pour escroquerie, trafic d’influence actif, blanchiment de fraude fiscale et exercice illégal de la profession de banquier. Sa compagne et un notaire sont également poursuivis.

Le fondateur et ancien patron du GIGN Christian Prouteau a lui été mis en examen pour dissimulation d’activité et trafic d’influence passif.
Le président François Mitterrand avait choisi Ch. Prouteau pour assurer sa propre surveillance et celle de sa fille cachée, Mazarine Pingeot. C’est l’époque de l’affaire des Irlandais de Vincennes, marquée, durant l’été 1982, par sept attentats terroristes – dont l’attentat antisémite contre le restaurant Goldenberg (6 morts et 22 blessés) de la rue des Rosiers – , soit anonymes, soit signés, notamment par Action directe, groupe armé anarcho-communiste dont des activistes ont été condamnés pour les assassinats de Georges Besse, patron de Renault, ou de celui du général René Audran, suite au conflit avec l’Iran des ayatollahs. Les relations qu’il entretenait avec Paul Barril, qui avait dirigé l’opération foireuse contre les soi-disant terroristes irlandais, avaient attiré l’attention sur lui.
En mars 1985, le président socialiste l’avait fait préfet hors cadre, lui permettant ainsi d’aller rejoindre la niche des « faux préfets » affectée aux bons serviteurs de l’Etat. Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfet alors qu’ils ne le sont pas et ne l’ont jamais été préfets. Un copinage politique qui leur permet de toucher une retraite dorée, 6.000 € mensuels sans rien faire, en dépit des restrictions budgétaires dues à l’endettement de la France. Parmi eux, des socialistes exemplaires comme Michel Vauzelle (1985), président PS du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) depuis 1998 et porte-parole de la présidence de la République de François Mitterrand (1981-1986), ou Michel Delebarre, actuellement sénateur du Nord, ex-Président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (mars 1998-janvier 2001) et sept fois ministre sous la présidence de… François Mitterrand. De 1982 à 1995, ce président a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public, des préfets « fantômes » chargés d’une « mission bidon de service publique relevant du gouvernement ». La quasi-totalité étaient des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Et le système a continué de prospérer sous Lionel Jospin Premier ministre.
 

Fuitage en faveur de l’«escroc des stars» via Prouteau

blog -Yamgnane eleve au grade de commandeur de la Legion Honneur-aout2014
K. Yamgnane fait commandeur de la Légion d’honneur par la ministre Lebranchu

Christophe Rocancourt est accusé d’avoir extorqué plusieurs milliers d’euros à deux soeurs marocaines menacées d’expulsion contre la promesse d’obtenir leur régularisation. Les deux femmes, ne voyant rien venir, ont porté plainte. Mis en examen, l’escroc présumé a dit avoir approché Christian Prouteau, ainsi que l’ancien secrétaire d’Etat socialiste aux Affaires sociales et à l’Intégration (1991-1993), présenté comme le symbole de « l’intégration réussie » aux gouvernements Cresson, puis Bérégovoy, Kofi Yamgnane, lequel franco-togolais présenta sa candidature à l’élection présidentielle togolaise de 2010.

 

Argenteuil: enquête préliminaire ouverte sur la gestion de l’ancien maire PS

Le secrétaire national du PS, chargé du droit des consommateurs, se sucrait-il ?

L’enquête préliminaire a été ouverte sur de possibles malversations visant l’ancien maire socialiste (2008-2014), Philippe Doucet…

Une enquête préliminaire a été ouverte sur de possibles malversations de la municipalité d’Argenteuil, Val-d’Oise, troisième ville d’Ile-de-France, durant le mandat de l’ancien maire Philippe Doucet (PS), a-t-on appris jeudi 29 janvier. L’enquête, ouverte par le Parquet national financier, a été confiée à la brigade financière de la police judiciaire de Versailles, a précisé une source judiciaire.

L’équipe du maire Georges Mothron (UMP) avait dû déposer deux plaintes l’été dernier auprès du Parquet de Pontoise, l’une pour «favoritisme, complicité et recel de complicité», l’autre pour «trafic d’influence, détournement de fonds publics et abus de confiance aggravé».

Accusations d’emplois fictifs
Selon la source judiciaire, le Parquet de Pontoise s’est finalement dessaisi du dossier au profit du parquet national financier, créé en 2014 pour lutter contre les délits boursiers et l’évasion fiscale, mais également contre la corruption.
Georges Mothron, qui a succédé à Philippe Doucet lors des municipales de 2014, dénonce la gestion de l’ancienne municipalité qui aurait commis des irrégularités dans les passations de marchés publics.
Il l’accuse également d’avoir eu recours à des emplois fictifs à la mairie d’Argenteuil.

Doucet accuse son opposant «instrumentaliser la justice et les media»

Trop sexy, le PS !

Député du Val-d’Oise et président de l’agglomération d’Argenteuil-Bezons, Philippe Doucet a accusé son successeur d’«instrumentaliser la justice et les media». Ce qui n’a pas grand chose à voir avec le fond du problème. «Je n’ai eu accès à aucun élément de ces dossiers, ni ai été sollicité à ce propos par la justice. Il m’est donc difficile de me défendre d’accusations dont je n’ai pas les éléments», a prétendu Philippe Doucet, déplorant qu’«après avoir multiplié les attaques politiques infondées, Georges Mothron en vienne aux attaques personnelles».

Sur son blog, Georges Mothron s’est félicité de l’ouverture de cette enquête. «La justice est désormais en marche. Je souhaite qu’elle puisse faire son travail en faisant toute la lumière», a-t-il écrit.
Argenteuil, commune de 106.000 habitants parmi les plus endettées de France, a vu sa situation financière se dégrader fortement au cours des années de gestion socialiste. En raison notamment d’une hausse des dépenses, la taxe d’habitation a bondi de 22%, dans la commune en 2014, à 1.441 euros pour une famille «standard», contre 464 euros à Paris. Soit le record de France dans la catégorie «plus de 100.000 habitants», selon le Forum des grandes villes.

Doucet est secrétaire national du PS, chargé du droit des consommateurs, par la volonté de la rivale de Martine Aubry, Ségolène Royal, dont il était partisan en février 2009.

Loi Macron: le ministre fait marche arrière sous la menace des professions réglementées

Le ministre de l’Economie a de nouveau reconnu « s’être trompé »

Cette fois, Macron a fait erreur sur les tarifs des professions du droit

Le gouvernement Valls mise sur la loi Macron depuis décembre, mais s’il compte énormément dessus, ce n’est pas « la loi du siècle », admet François Hollande, mais une loi « pour le siècle prochain »… Pourtant, le mardi 27 janvier, au lendemain de l’examen du texte dans l’hémicycle, Macron était sur Europe 1 pour une opération pédagogie et de défense de « réformes historiques »…
Or, le jeune successeur de Montebourg que la presse aux ordres présentait comme une lumière, s’est légèrement trompé, quand il a abordé le calendrier de la loi qui porte désormais son nom glorieux. « Elle sera votée, je l’espère et c’est ce qui est prévu, en février. Ensuite elle doit passer au Sénat. Ensuite il y a une deuxième lecture normalement (à l’Assemblée nationale, ndlr). Ensuite elle est promulguée par le président de la République. Normalement, si le calendrier est respecté, sans doute durant l’été« , déroule l’ancien secrétaire général-adjoint de l’Elysée, avec une belle assurance. 

blog -Macron autocarsLe ministre de l’Économie plaidait initialement pour une part de tarifs variables pour les notaires, huissiers et mandataires judiciaires notamment, au prétexte de « permettre à de jeunes professionnels de s’installer » et de faire jouer la « concurrence ». « Ma résistance a conduit à un système compliqué, » a avoué le ministre à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi « pour la croissance et l’activité ».

Emmanuel Macron a donc accepté de modifier le dispositif d’encadrement de leurs tarifs.

Le ministre de l’Economie de Valls a traité les ouvrières du volailler GAD d’ « illettrées »…

Après l’abandon de Macron sur le « secret des affaires »,le gouvernement cède sur le corridor tarifaire. « Je proposerai d’y revenir parce que c’est un élément de complexité« , a ajouté Emmanuel Macron.
En revanche, ce projet de loi va permettre « la transparence sur les tarifs et sur la remise, qui existe aujourd’hui en pratique sur des tarifs opaques », a assuré le locataire de Bercy. Un amendement en ce sens doit être présenté dans la soirée à l’Assemblée.

Si on en croyait Macron, les premiers effets de sa loi seront visibles « dès cet été ». Bien que cela dépende de la vitesse de publication des décrets d’application – ce qui parfois peut prendre un certain temps – il explique :

« Ce qui est prévu, c’est que les premiers effets sur tout un tas de secteurs puissent être perceptibles dès l’été. Dès cet été 2015. Pour l’ouverture dominicale dans plusieurs endroits, des commerces de détail, pour ce qui est de l’ouverture du secteur des autocars, pour certains dispositifs de financement de l’économie, je veux que l’on puisse dès l’été, pour certains dès le début de l’automne, avoir des mesures concrètes qui soient applicables. »

Pour le reste, il faudra attendre un peu. « Il y a d’autres mesures, réforme de la justice prudhommale, les tribunaux de commerce, qui prendront plus de temps parce qu’il y a une nécessité d’organisation. Elle suppose des décrets, parfois il y a des ordonnances qui sont prévues », poursuit Emmanuel Macron. Qui insiste en guise de conclusion, sur de son fait :

« A l’été, il y aura des mesures concrètes appliquées, qui seront une réalité, et un calendrier d’application du reste. »

Macron refait le coup de l’ « attentat de l’Observatoire »…

Le locataire de Bercy a également raconté avoir été menacé de mort.
Macron dit avoir reçu « des menaces de morts de certains officiers publics ministériels« , attaquant sa loi, ajoutant avoir porté plainte.
Emmanuel Macron a également reproché à des représentants des professions réglementées du droit (notaires…) « d’agiter les peurs » autour de sa réforme, vivement contestée depuis plusieurs mois. Le ministre a estimé que cette attitude n’est « pas à la hauteur du débat ». « Je ne fais honnêtement même pas référence aux menaces de mort que j’ai reçues – j’ai porté plainte – de certains officiers publics ministériels parce que vous m’accorderez que c’est particulièrement étonnant », a-t-il commenté.

L’attentat de l’Observatoire est un attentat présumé, mené avenue de l’Observatoire contre François Mitterrand dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris. Peu après les 24 coups de minuit, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre et ancien ministre de l’Intérieur de Pierre Mendès France a été criblée de 7 balles. Les soupçons des enquêteurs s’orientent aussitôt vers les partisans de l’Algérie française.

S’ensuit une controverse politique et judiciaire, François Mitterrand fut en effet soupçonné d’avoir lui-même commandité l’attentat dans le but de regagner les faveurs de l’opinion publique. Six jours après l’attentat, un ancien député poujadiste du nom de Robert Pesquet se présenta comme son complice, sortant des preuves irréfutables de ses rencontres préalables avec Mitterrand. Aux dires de Pesquet, Mitterrand aurait été enthousiasmé à l’idée de se faire de la publicité par ce moyen et aurait planifié l’opération en détail.
Des années plus tard, Pesquet répéta avoir été le cerveau à l’origine du faux attentat, mais prétendit qu’il en avait assuré la révélation à l’insu de Mitterrand.

Emmanuel Macron est visiblement promis à un grand destin national…
L’axe de l’avenue de l’Observatoire (Paris 6e) constitue le méridien de Paris.

Affaire Bettencourt : Mediapart a-t-il acheté les « révélations » de Claire Thibout ?

Elle monnaye tout, l’ex-petite comptable défavorisée de Liliane Bettencourt

Claire Thibout a été entendue la semaine passée par la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, qui mène un supplément d’information dans l’enquête sur l’abus de faiblesse supposé qui est reproché par Françoise Meyers-Bettencourt à François-Marie Banier, un artiste proche de Liliane Bettencourt.

La comptable fait de l’or de tout

Claire Thibout, l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui « a évoqué un éventuel financement politique illégal », a reçu 400.000 euros de Françoise Meyers-Bettencourt, sa fille, lors de son licenciement par la milliardaire en 2008, a-t-on appris auprès de son avocat confirmant une information du Canard Enchaîné.

Mythomane et avide
Elle a alors admis avoir « reçu 400.000 euros » de la fille de la milliardaire. Me Antoine Gillot, confirme ainsi une information du Canard enchaîné parue aujourd’hui 21 juillet. « Tout cela résulte d’une lettre d’engagement de Mme Meyers-Bettencourt datant de juillet 2007, avant même qu’elle ait entamé toute procédure judiciaire« , a justifié son avocat.

On respecte seulement les morts
Interrogé par l’hebdomadaire, Me Olivier Metzner, l’avocat de Mme Meyers-Bettencourt, a assuré qu’il s’agit de respecter les « dernières volontés d’André Bettencourt », mort en novembre 2007, au cas où Claire Thibout perdrait son travail. Or, la première plainte déposée par Françoise Meyers-Bettencourt contre François-Marie Banier remonte à décembre 2007. L’ex-comptable, finalement licenciée en 2008, a alors obtenu une indemnité de 500.000 versées par Liliane Bettencourt.

Qui croire, de Mediapart ou de Thibout ?

La source d’Edwy Plenel, Montebourg et Joly s’est rétractée plusieurs fois
« L’article de Mediapart me fait dire que j’aurais déclaré quelque chose concernant la campagne électorale de M. Balladur. C’est totalement faux. C’est de la romance de Mediapart, assure Claire Thibout à la police. De même que je n’ai jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy. »

Mediapart n’est pas entendu par la juge: le statut de la presse n’est-il pas dangereusement inéquitable et injuste ?
Lire PaSiDupes

Claire Thibout a-t-elle monnayé ses « révélations » ?

L’ex-comptable licenciée a-t-elle cherché à transformer ses accusations en or ?
Leur publication par le site Mediapart sous forme accrocheuse de « révélations » était-il un coup de poker politico-financier ?
Le site Internet a-t-il trouvé acquéreurs politiques de leur entreprise de déstabilisation en la personne d’Arnaud Montebourg (PS) et Eva Joly (Europe Ecologie) ?
Le silence de ces derniers est la porte ouverte à toutes les supputations…

Et, sur la base d’une simple probabilité de véracité avouée par Mediapart, il aura suffi de supputer un financement politique occulte pour qu’une tempête politico-médiatique s’abatte sur le ministre du Travail. Le hasard faisant bien les choses, Eric Woerth était justement chargé de la réforme des retraites.

Comment Mediapart a-t-il pu se fier à une source à la moralité aussi douteuse ?

Dans un entretien à Médiapart, puis devant les enquêteurs, Claire Thibout (ci-contre) a affirmé début juillet que le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, lui avait demandé, lors de la campagne présidentielle de 2007, de retirer 150.000 euros. Sans qu’elle puisse dire pourquoi, elle conclut qu’il comptait les remettre à Eric Woerth, trésorier de l’UMP. Et pourquoi pas à la candidate malheureuse ?
D’ailleurs, Patrice de Maistre a de son côté démenti les accusations, tout comme Eric Woerth.

Pourquoi aurait-elle fait une fleur à Mediapart ?

Jusqu’à quelle montant Mediapart a-t-il pu monter ? Il semble bien que 400.000 euros soient la somme fétiche de Claire T.
Mediapart a gagné 5000 abonnés payants dans le premier mois: ce retour sur investissement suffira-t-il à sauver le site d’Edwy Plenel ?

L’accusatrice est-elle protégée par la loi ?
Comment les media expliquent-ils qu’aucun d’entre eux n’a publié la photo de Claire Thibout ? N’est-elle pas le personnage-clé ?

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