Théo L. et cinq membres de sa famille en garde à vue pour escroquerie

Hollande savait quand il s’est donné en spectacle, instrumentalisant l’affaire de soi-disant ‘violences policières’.

Une enquête était déjà ouverte à la mi-2016, plusieurs mois avant le refus violent d’interpellation du 2 février 2017 au cours de laquelle Théo L. avait été grièvement blessé.

 

Le chef de l’Etat avait pourtant dressé le portrait d’un « jeune qui avait toujours été connu pour son comportement exemplaire et avait réagi avec dignité et avec responsabilité après ce qui lui est arrivé » dans la Cité des 3.000, où des policiers menacés avaient dû procédé à des tirs de sommation à balles réelles, au cours de trois nuits de violences urbaines en soutien au jeune employé communal de la ville marquée à gauche jusqu’en 2014 : il était …éducateur de quartier.

Dix-sept jeunes avaient été présentés à la justice, parmi lesquels onze mineurs, pour la plupart soupçonnés d’avoir préparé des attaques contre les forces de l’ordre lors de ces échauffourées.

Dès le 15 février, plusieurs dizaines d’artistes publièrent dans …Libération une tribune de soutien à Théo L., rédigée par un conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge, Steevy Gustave, ex-responsable événementiel pour SOS Racisme, formulant des pistes de réflexion pour améliorer l’exercice des forces de l’ordre. On compte parmi ceux-ci Patrick Bruel, Hugues Aufray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d’Avignon Olivier Py ou encore l’humoriste Anne Roumanoff. D’autres media inscrivirent cette affaire dans une dénonciation plus générale de certaines méthodes policières, sans respecter le temps judiciaire, par compassion populiste.

Les révolutionnaires trotskistes de Mediapart écrivirent :

« Avant toute chose nous exprimons notre solidarité et notre soutien à Théo [Théodore] Luhaka, sa famille et ses ami-e-s.

Nous sommes en colère et révolté-e-s car ce qui est arrivé à Théo n’est ni un accident ni une bavure.

Théo est la dernière victime en date d’une police qui humilie, torture, mutile, viole et assassine régulièrement.

Il est victime d’une politique institutionnelle raciste et sécuritaire qui donne de plus en plus de pouvoirs à la police pour contrôler au faciès, chasser les migrant-e-s et les Rroms, réprimer les manifestations et humilier les habitant-e-s des quartiers populaires.

Il est victime d’un système judiciaire et politique qui assure l’impunité aux policiers.

Jusqu’où irons-nous ? A Aulnay des policiers ont tiré à balles réelles. Ils n’ont fait qu’appliquer par avance le permis de tuer qui a été voté ce mercredi soir par les députés.

Nous exigeons que ce soient les policiers qui soient jugés et condamnés pour viol et pas des jeunes qui expriment leur colère légitime. Nous exigeons la libération et la relaxe des jeunes déjà condamnés.

Nous appelons à rejoindre toutes les initiatives et manifestations en solidarité avec Théo et contre l’impunité policière.

Plus que jamais nous appelons à assurer, dans chaque ville et dans chaque quartier, le succès de la mobilisation pour la marche nationale du 19 mars prochain à Paris.

Pour la justice et pour la dignité.

Contre la hogra, l’humiliation.

Contre le racisme, les violences policières et la chasse aux migrant-e-s.


Une information judiciaire a ensuite été ouverte au début d’août 2017
contre X pour « escroquerie en bande organisée au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public, abus de confiance, blanchiment ».

L’enquête avait débuté en 2015, à la suite d’un signalement de l’inspection du travail concernant une association de médiation d’Aulnay-sous-Bois, Aulnay Events,présidée par un frère de Théo L..

Une deuxième association, domiciliée dans le 18e arrondissement de Paris a également fait l’objet d’un signalement en avril 2017.

Des irrégularités dans l’utilisation de subventions pour l’embauche de contrats aidés notamment.

Les inspecteurs du travail se sont interrogés sur la réalité de ces emplois et sur des versements à des membres de la famille, dont Théo Luhaka , selon une autre source proche de l’affaire. Les sommes pourraient s’élever à des centaines de milliers d’euros. On avance le chiffre de 52.000 euros, une fortune en milieu dit « défavorisé » au pays des aides sociales.

Le frère de Théo Luhaka s’était défendu dans Le Parisien d’avoir employé des salariés fantômes. Il affirme avoir recruté en CDI plus de trente salariés pour assurer les activités d’Aulnay Events, dont des membres de sa famille.

Image associéeSelon la définition de l’INSEE, un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l’employeur – tel Michaël Luhasa – bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation. Les contrats aidés sont ainsi des emplois subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes connaissant des difficultés d’insertion professionnelle particulières : les jeunes, les chômeurs de longue durée, les allocataires de minima sociaux, etc.<br>Fin 2016, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi aidé en France métropolitaine. 654 000 embauches auraient été réalisées (+2,3% par rapport à 2015) avec une forte hausse des contrats uniques d’insertion – contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) qui concernent le secteur non marchand.<br>Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. 

Aux mains du fils aîné Mickaël, Aulnay Events est la poule aux oeufs d’or de la famille Luhasa élevée en plein air et nourrie au bon grain par le contribuable.

L’accusatrice de viol par Luc Besson n’a pas été droguée : est-elle une menteuse ?

Les analyses toxicologiques menées sur la jeune femme qui accuse le réalisateur Luc Besson de viol sont négatives

blog -Sand Van Roy accuse Luc Besson de viol.jpgL’actrice avait affirmé avoir bu un thé avec Luc Besson et avoir eu ensuite des « absences », au cours desquelles le cinéaste aurait, selon la femme, abusé d’elle dans un palace parisien, Le Bristol. Elle a porté plainte le 18 mai, quelques heures après les faits présumés.

L’ac­trice, née en 1990, n’avait jusque-là guère fait parler d’elle.  Depuis deux ans, elle entre­tenait une liai­son avec son agresseur présumé. Pour des raisons profes­sion­nelles, a-t-elle assuré auprès des enquê­teurs. Cet ex-mannequin a tenu des petits rôles dans deux films pour Euro­pa­corp, la maison de produc­tion de Luc Besson. Dans Taxi 5, elle joue la petite amie de Malik Benthala, et dans Valé­rian et la cité des mille planètes, elle assure le service aux côtés de Cara Dela­vingne et Dane De Haan. Elle devrait être à l’af­fiche d’Anna, un film d’ac­tion de Besson. Sur son CV,  figurent aussi quelques courts-métrages. A la télé, elle est apparue dans plusieurs séries, dont What’s Up France ?, Genius et Virgin. La dame a aussi des talents de scéna­riste qu’elle a utili­sés dans What’s up… et L’Euro 2016, ça déchire. Amatrice de stand-up, elle s’est produite à New York, Amster­dam et en France, et assuré les premières parties des spec­tacles de Mathieu Madé­nian et de Gad Elma­leh.

Luc Besson dément toute agression. A travers son avocat, Luc Besson a admis, le 19 mai, « connaître cette femme depuis plusieurs années », et « la voir épisodiquement », mais le producteur « dément formellement toute agression ». L’enquête a été confiée à la direction de la police judiciaire.

Or, les analyses sanguines et capillaires pratiquées sur l’accusatrice de Luc Besson se sont révélées négatives. 

L’actrice de 28 ans qui accuse le réalisateur du ‘Grand Bleu’ d’avoir abusé d’elle dans un hôtel de Paris le jeudi 17 mai au soir, aurait menti: les analyses toxicologiques se sont révélées négatives, a-t-on appris le lundi 28 mai, de source proche de l’enquête. Elles ne corroborent pas le sentiment de la starlette d’avoir été droguée. Les enquêteurs avaient alors effectué des prélèvements sanguins et capillaires pour déceler toute trace de substance illicite.

Les investigations se poursuivent pour vérifier le récit de la jeune actrice. Elle avait décrit des « relations sous contraintes » avec Luc Besson, liée à une dépendance professionnelle. A ce stade, le réalisateur n’a toujours pas été entendu par les enquêteurs.

Business France: Pénicaud convoquée chez le juge, pour la forme

Pourquoi ces simagrées quand aucun ministre n’est jamais poursuivi ?

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Pénicaud, à la droite du président, lors de la signature des ordonnances

Son cabinet a fait l’annonce mardi de sa convocation comme ‘témoin assistée’, confirmant une information du Canard enchaîné.

Or, les ministres du gouvernement Macron ne sont jamais réellement inquiétés.

La justice rouvre l'affaire Richard Ferrand à la suite d'une plainte de l'association Anticor

En octobre 2017, le Parquet de Brest a classé sans suite – au pénal –  l’enquête préliminaire visant l’ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand, éphémère ministre des Territoires, avant d’être exfiltré à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée. « Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie ne sont pas constituées« , écrit le ministère public, dépendant du ministère de la Justice et donc de sa collègue Nicole Belloubet. 

Pour mémoire, on reproche à Richard Ferrand d’avoir préempté, fin 2010 et à titre personnel, un bien immobilier à Brest, avant de le refiler à sa compagne Sandrine Doucen, avocate de profession, via une SCI qui n’avait alors aucune existence légale. Entre-temps, en janvier 2011, les Mutuelles de Bretagne décidaient de le louer pour y installer un centre de soins au profit de leurs sociétaires. Le loyer est conforme aux prix du marché immobilier local, l’emplacement est idoine, la mutuelle a tout lieu d’être contente. Pas de préjudice financier, donc pas d’abus de confiance.
La compagne de Ferrand – ils se sont depuis pacsés, alors qu’il insistait initialement sur l’absence de lien matrimonial entre eux – va réaliser une confortable plus-value immobilière. Forte de la promesse de bail de la mutuelle, elle a pu acheter le bien immobilier en question 100% à crédit, les loyers payant les intérêts d’emprunts dus aux Mutuelles de Bretagne, administrées par FERRAND. L’avocate se retrouvera ainsi douze ans plus tard pleinement propriétaire sans avoir bourse déliée. 
Mais la question de sa responsabilité morale reste entière.
Dès l’été 2017, 
des ONG comme Anticor ou le Fricc (Front Républicain d’Intervention contre la corruption), mais aussi LR en tant que parti politique, avaient missionné des avocats en vue de porter plainte auprès du Parquet.
Le Parquet national financier [PNF] a ouvert le 12 janvier 2018 une information judiciaire dans le cadre de l’affaire Richard Ferrand, éphémère ministre de la Cohésion et des territoires et président du groupe de La République en marche (LREM) à l’Assemblée. Une information judiciaire a été ouverte pour « prise illégale d’intérêt, recel et complicité ».

Gérald Darmanin a été entendu le 12 avril. PHOTO PASCAL BONNIÈRELe ministre du Budget, Gérald Darmanin, a été entendu par les enquêteurs.
Visé par une plainte pour abus de faiblesse, le ministre des Comptes publics de Macron et ancien maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, a été entendu en audition libre le 12 avril 2018 par les enquêteurs du premier district de police judiciaire. Le ministre, qui avait déjà été entendu par ces mêmes enquêteurs dans le cadre d’une première plainte pour viol déposée à l’été 2017, s’est cette fois montré « plus réticent » à répondre aux questions des policiers. Dans un témoignage publié en février par Mediapart, une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont G. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, affirmait s’être « sentie obligée » d’avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi. La procédure a été classée sans suite à la mi-février
Le ministre est accusé de viol par une autre femme, Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière a déposé fin février une nouvelle plainte à Paris pour qu’un juge d’instruction reprenne l’enquête. Cette procédure devrait déboucher à terme sur l’ouverture d’une information judiciaire. Dans cette affaire, Gérald Darmanin, 35 ans, avait évoqué devant les enquêteurs les « avances » de la plaignante, sans nier un rapport sexuel.
Ce poids-lourd du gouvernement a porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre ces deux femmes.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai comme « témoin assisté » dans l’affaire Business France

Une information judiciaire a été ouverte pour soupçons de favoritisme,

blog -Penicaud a Las Vegas ds sillage de Macron ministreconcernant un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, à Las Vegas en janvier 2016, préparé par Business France, dirigé à l’époque par Muriel Pénicaud. Macron était alors en pré-campagne présidentielle et le déplacement du ministre fut l’occasion d’une levée de fonds. 

Cet organisme public, chargé de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, avait confié à Havas la quasi-totalité des prestations, sans passer par un appel d’offres, en infraction avec le code des marchés publics. L’agence de communication avait perçu 289.019 euros, après renégociation, pour cette soirée organisée autour du ministre de l’Economie, qui cachait alors de moins en moins ses ambitions présidentielles.
Convoquée par le juge en vue d’un placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté, Muriel Pénicaud n’est donc pas concernée à ce stade par une éventuelle mise en examen.

blog -Penicaud M-decoiffee

A la suite d’un signalement de l’Inspection générale des finances (IGF) révélé par le Canard enchaîné, le Parquet de Paris avait ouvert en mars 2017 une enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme », ensuite confiée à des juges d’instruction le 7 juillet. Les enquêteurs cherchent en particulier à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié. 
Les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire ont saisi le 20 juin, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » des difficultés rencontrées

La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé son conseil d’administration qu’en décembre 2016, six mois après avoir reçu un audit du cabinet E&Y sur cette affaire et d’en avoir présenté une synthèse biaisée. D’après Le Monde, Fabienne Bothy-Chesneau a suggéré lors son audition à l’office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF) que son ancienne patronne ne pouvait pas avoir été tenue dans l’ignorance des modalités d’organisation.
Entendue par les juges le 21 septembre, elle en était ressortie sous le statut de témoin assisté.

Festival de Cannes : le monde du cinéma mis en accusation par une actrice

« Parmi vous, il y a des gens qui ont eu un comportement indigne envers les femmes« , lance Asia Argento à Cannes.
Une implication collective, accusation de  masse.

Coup de théâtre, vingt ans après. 
blog -Asia ArgentoEn 1997, j’ai été violée par Harvey Weinstein à Cannes.« 
C’est par ces mots que l’actrice Asia Argento, 42 ans, a commencé son discours lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, le 19 mai 2018. « Je veux faire une prédiction : Harvey Weinstein ne sera plus jamais le bienvenu à Cannes, a ajouté, vindicative, la fille d’un maître du thriller horrifique italien. Parmi vous, il y a des gens qui ont eu un comportement indigne envers les femmes. Et nous nous savons qui vous êtes, et nous n’allons pas vous permettre de vivre dans l’impunité.« 

Quelques mois auparavant, Asia Argento a accepté de raconter son histoire à « Envoyé spécial », émission de France 2 présentée par …Elise Lucet. C’était en 1997. La starlette, pas farouche, avait  alors 21 ans et, en qualité de fille de…,  connaissait les risques du métier. Elle se décrit comme « une fille pleine de rêves, très naïve », très fière de son rôle dans le film B. Monkey, produit par Harvey Weinstein. Une fiction.

Légende à propos du film B. Monkey.
asia-argento_actress_b-monkey_movie-posterAvant l’entrée en scène du cinéaste Michael Radford, 270 comédiennes britanniques avaient été auditionnées pour tenir le rôle féminin principal de B. Monkey, sans résultat. A son arrivée, Radford propose immédiatement Asia Argento, connaissant sa carrière, notamment dans les films de son père, Dario Argento. L’un des producteurs, Colin Vaines n’est pas très enthousiaste à cette suggestion. Ce dernier auditionne encore 600 actrices. Un jour il découvre Asia en couverture d’un magazine, brandissant un énorme Magnum 44. C’est, à ses yeux, la révélation. L’actrice italienne possède à la fois une sensualité, une exubérance qui colle parfaitement au rôle. Toute l’équipe du film tombe son charme.
Critique livrée par le magazine Première : « le médiocre film noir de Michael Radford ne semble exister que pour filmer sous tous les angles possibles l’aimable plastique d’Asia Argento. Léger.« .

Le producteur tout-puissant la convie à une grande soirée à l’Eden Rock, un palace d’Antibes où il a sa suite, raconte l’oie blanche, ci-dessous.

Résultat de recherche d'images pour Mais elle se retrouve seule avec lui. Un scénario répété avant elle par les accusatrices du producteur. Celui-ci la harcèle, lui impose ses pulsions sexuelles. Prostrée, elle a laissé faire l’homme qu’elle compare à un « psychopathe ».

Aujourd’hui, cette belle âme veut aider les autres victimes à parler.Le 25 juillet 2013, lors d’un entretien accordé à Metronews, elle déclare être bisexuelle. Lien PaSiDupes « Trois femmes mises en examen à Alès pour viol et violences en réunion sur une autre, mineure« .

Trois femmes mises en examen à Alès pour viol et violences en réunion

Viol et violences en réunion pendant la féria d’Alès

blog -MeToo-Balance ta truie.jpgLa semaine dernière, lors de la féria d’Alès, ville prise par l’UMP à la gauche socialo-communiste en 1995l, une jeune majeure et deux complices mineures ont violenté une jeune femme dans un appartement, a-t-on appris vendredi auprès du procureur de la République de Nîmes.

Les trois femmes ont battu et partiellement rasé leur victime, et l’ont obligée à boire du liquide vaisselle, le tout après une forte consommation d’alcool et de stupéfiants.

La jeune majeure a également agressé sexuellement la mineure. L’auteure a été mise en examen par un juge d’instruction de Nîmes pour violences en réunion et viol, puis placée en détention provisoire. Ses deux complices sont sous contrôle judiciaire strict.

Toutes sont connues pour des faits mineurs.

Les raisons de ces actes, qui se sont produits sur fond de forte misère sociale, lit-on dans la presse sous emprise marxiste, ne sont pas encore connues.

Les lesbiennes et les femmes bisexuelles sont plus susceptibles de subir la violence de leur partenaire. L’agression d’une femme par une femme vient avec son lot de « barrières uniques« , déclare Laura Palumbo, directrice de la communication au National Sexual Violence Resource Center . « Les victimes d’agressions hétérosexuelles savent que d’autres personnes ont vécu la même chose et qu’elles s’en sont remises. Mais les femmes victimes d’agressions homosexuelles n’ont pas le même type de connaissance ou de familiarité. Elles n’ont pas accès à d’autres récits similaires. Elles ne savent pas comment se remettre d’une telle agression. »
Angela Esquivel, conseillère et fondatrice de As One Project, une organisation qui fournit un soutien aux victimes, est d’accord. « Les gens supposent qu’entre deux femmes, il y a forcément de l’amour, de l’attention, de la sensibilité, etc. Or, ce n’est pas le cas« , déclare-t-elle. Elle explique que le pouvoir et l’autorité dépasse les sexes. « Certaines femmes éprouvent un désir de pouvoir et de contrôle dans leurs relations au même titre que les hommes », déclare-t-elle, ajoutant que « les couples de même sexe ne sont pas immunisés contre ces déséquilibres ou abus de pouvoir. » 44 % des lesbiennes et 61 % des femmes bisexuelles – contre 35 % des femmes hétérosexuelles — subiront un viol ou la violence physique de leur partenaire au cours de leur vie. Lien

La ‘misère sociale » peut-elle jamais être une explication à la barbarie ? On attend les commentaires éclairés de la très disert Marlène Schiappa, sous-ministre aux taquets, ainsi que d’ ‘Osez le féminisme’…

L’hebdomadaire ‘Vraiment’ renonce, moins de deux mois après son lancement

L’hebdomadaire « Vraiment » n’aura pas vécu deux mois

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Alors que le premier numéro, sorti le 21 mars, s’était écoulé à 18.000 exemplaires, « la tendance des ventes et les ressources disponibles ne permettent malheureusement pas d’envisager d’atteindre à 18 mois l’équilibre des 40.000 exemplaires vendus », a annoncé le magazine dans un communiqué.

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« Vraiment », nouvel hebdomadaire papier lancé en mars par deux anciens conseillers d’Emmanuel Macron à Bercy et un journaliste du service public (France Info), Jules Lavie, 40 ans, a annoncé mercredi 9 mai qu’il met fin à ses prétentions de décryptage et d' »influençage » de l’opinion, ses articles n’ayant pas atteint le niveau espéré.

Alors que le premier numéro, sorti le mercredi 21 mars, s’était écoulé à 18.000 exemplaires, le magazine annonce que son huitième numéro, en kiosques ce mercredi, « est le dernier à paraître » mais précise que son équipe travaille à « une réorientation du projet d’ici l’été 2018 », sans plus de précisions à ce stade.« 

« Malgré les bons retours de nos [trop rares] lecteurs sur la qualité du magazine », assure cette équipe soutenue par la ‘Revue XXI’ (une revue française de journalisme de …récit, créée en janvier 2008 et appartenant en partage à Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, ainsi qu’à la société ‘Rollin Publications’, dirigée par le socialiste Thierry Mandon, ancien secrétaire d’Etat de François Hollande, « le format d’un hebdomadaire imprimé n’a pas rencontré son public. » Dès lors, notre responsabilité est d’acter l’impossibilité de mener à bien notre projet sous sa forme actuelle et de préparer une nouvelle formule« , a expliqué le cofondateur-président de Polaris News – une start-up de presse qui n’a pas fait long feu (créée en …mai 2017) –  située dans le 18e de Paris (à l’adresse de plusieurs sociétés de fonds de placement et entités financières)Julien Manuel Mendez, 38 ans, l’éditeur de ‘Vraiment’, directeur de la publication du magazine (mandataire de 10 autres sociétés) et  …liquidateur, notamment de LACATI (activités des marchands de biens immobiliers à La Seyne-sur-Mer, Var).

Une étude de marché élémentaire aurait éclairé nos sémillants start-uppers.

Ces « décrypteurs » et « analystes » distingués de la politique ne sont pas plus au faîte du milieu de la presse qui est pourtant le leur : témoins du bouillonnement actuel  des media français – avec l’apparition de Le Média (LFI) en janvierEbdoAOC à gauche, Putsch ou 8e étageL’Incorrect ou le projet de la revue Recomposition à droite, le professionnel de la presse, Jules Lavie, un quadra (comme Macron !) s’est pourtant planté en croyant surfer sur cette vague.

Formé à l’IUT de Tours (1996-1998) où son mémoire de maîtrise porte sur L’expérience des Dernières Nouvelles d’Alsace , le biarrot Jules Lavie a commencé à RFO Saint-Pierre et Miquelon (1998-99), puis est passé à Tanger, avant de passer par quinze antennes régionales de Radio France entre 2000 et 2002 et de rejoindre France Inter pendant six mois, de mai à octobre 2002, puis  reporter à France Info jusqu’en 2010. Il est au service politique pendant la campagne présidentielle de 2007. Ensuite il est présentateur sur France Info et, à partir de la rentrée 2014, il présente la matinale week-end (6-10h) de France Info. C’est donc un pur produit du service public radiophonique.

Quarante ans, l’âge où on pense pouvoir faire du neuf.

« J’avais envie de proposer aujourd’hui autre chose. Vraiment veut se libérer de l’actualité chaude pour aller chercher des sujets et les creuser en profondeur, chaque semaine, et proposer des sujets qui sont peu traités ailleurs, sortir des sentiers battus, et aller enquêter », expliqua Jules Lavie. Avec pour credo « Plus de faits, moins d’opinion ». Et comme objectif de «faire un journal séduisant qui devienne l’hebdo de coeur des nouvelles générations« .

Et un autre credo, un soupçon nostalgique et conservateur : le refus de croire à la mort du papier. « Quand tout le monde dit ‘le papier est mort’, c’est faux, c’est une idée reçue », asséna l’innovateur (suivez mon regard) sur Europe 1, radio d’ailleurs elle-même en pleine restructuration, faute de résultats.

Jules Lavie communique moins sur le fait que les deux autres membres fondateurs sont d’anciens conseillers ministériels d’Emmanuel Macron et de Michel Sapin au ministère de l’Economie : Julie Morel, 36 ans,  ex-conseillère en charge de l’attractivité, des territoires et des services d’Emmanuel Macron, et Julien Mendez, 39 ans, ex-conseiller  à Bercy en charge des participations publiques (issu de l’Agence des participations de l’Etat, ce docteur en sciences économiques, a notamment travaillé comme adjoint au chef du bureau des marchés et produits d’assurance à la direction générale du Trésor de 2011 à 2013.  Valérie Brioux, ex-chef du service des informations générales du Parisien, sera rédactrice en chef adjointe du magazine. Selon les fondateurs du journal, une centaine d’investisseurs ont pris part au tour de table, dont Bernard Mourad, banquier d’affaires libanais, ancien responsable du pôle médias de SFR et fondateur du nouveau média vidéo Loopsider, qui a apporté 300.000 €. Et qui a donné un an pour arriver à l’équilibre.

Jules Lavie et Julien Mendez sont devenus amis « en fréquentant la même école. Celle de leurs enfants, à Montmartre, quartier bobo de Paris. Jules présente les journaux du week-end sur France Info. Julien est économiste et enseignant. « Ce qui nous réunit, c’est une préoccupation pour l’intérêt général. De là est née notre idée d’offrir quelque chose qui fasse avancer la réflexion. Sans courir après l’actualité. Nous promettons du nouveau, pas les nouvelles. Un projet raisonné qui rompt avec le modèle économique des vieux hebdos », explique Julien Mendez, avec le mépris dans l’air du temps de la classe montante, depuis l’arrivée du banquier Macron à l’Elysée.

Vraiment… les bonnes questions ?

Le nouvel hebdomadaire coûte 4,50 euros, avec dix pages de publicité (moins de 20% du chiffre d’affaires), et a été lancé fin mars avec un tirage initial de 100.000 exemplaires – l’équilibre serait atteint avec 45 000 exemplaires vendus. 

Un numéro 0 a paru le 8 février 2018 dans une vingtaine de points de vente des grandes villes. En Une, la disparition de l’argent liquide, un sommaire attrape-tout, avec un dossier sur les efforts de la filière bovine, quatre pages sur le risque d’un krach boursier, une rubrique Monde qui oscille entre les violences policières en Tunisie et les tests tests ADN aux USA, un article sur Sci-Hub, pirate des publications scientifiques, et une rubrique bric-à-brac « au calme » avec des articles écologie, cuisine, musique, livres, BD, jeux vidéo etc.

Il promettait de ne pas être un journal d’opinion. L‘intention était de ne pas donner dans l’éditorialisme, tout en posant les bonnes questions. Ainsi, une société civile sans argent liquide, c’est aussi une société sans confidentialité, donc traçable à n’importe où et quand, grâce à son e-portefeuille ou sa carte bancaire, un meurtrier en cavale ou un terroriste, mais  aussi un lanceur d’alerte dérangeant. Si le journal ne veut pas professer d’opinion, il est dans le camp de ce que l’on pourrait appeler le macronisme de gauche. Comme a dit Bertrand Delais, que son admiration pour Emmanuel Macron a porté à la tête de LCP-AN par le fait du prince, le « nouveau monde » ressemblant étrangement à l’ancien, « cette espérance dans le progrès le met clairement dans le camp de la gauche ».  Un a priori de plus, voire un accaparement par la gauche. 

Dans la même veine du parti-pris, pas touche au totem de la théorie du genre face aux « relents conservateurs » : on a échappé au terme « nauséabond », poncif des journalistes de gauche, suite à la résolution prise par le le ministère de l’Education de bannir la diffusion et l’utilisation de tout matériel relatif à l’idéologie du genre », en Uruguay…  Et le tout à l’avenant.

Le numéro 1, mis en vente le 21 mars 2018, titrait sur des sujets société, WhatsApp, les tests ADN, le sens de la répartie, plus une accroche sur le populisme avec une vignette de Jean-Luc Mélenchon. Dix pages de publicité de la vie quotidienne (la primevère, le fromage Pélardon, visiter Limoges), une offre de démarrage à 10 € pour deux mois, puis 14 € par mois les mois suivants. Les dieux du journalisme ne s’étaient pas penchés sur le berceau de Vraiment, dont le destin était appelé à connaître le sort du quasi défunt Ebdo, disparu au bout de deux mois d’existence. 

Deuxième échec de start-up de presse

« C’est avec tristesse que nous abandonnons cette partie, mais nous nous mettons au travail pour faire perdurer les valeurs et l’esprit du journal sous une autre forme« , a ajouté son cofondateur et directeur de la rédaction, Jules Lavie, dont les prétentions ne semblent pas entamées. Le journal avait levé des fonds auprès d’investisseurs de tous horizons, et lancé une campagne de souscription auprès du grand public.

C’est le deuxième échec en quelques semaines dans la presse hebdomadaire en France: le magazine rival Ebdo, lancé en janvier par l’éditeur de revue XXI et de 6mois, a mis la clé sous la porte en mars, là aussi en raison de ventes et de rentrées financières insuffisantes, après le lancement d’une campagne de financement participatif. Au final, la rédaction devait être composée de 35 journalistes salariés, dont une trentaine déjà recrutés, qui sont sur le carreau, auxquels se seraient ajoutés des « reporters associés » récurrents (comme l’écrivain Emmanuel Carrère, un compagnon de route de XXI) et des pigistes. Après que le projet a été éventé, 800 candidats ont envoyé leur CV : ils ne regrettent rien… 

Ebdo est à l’origine de deux polémiques.
Dès son numéro zéro, le journal titra sur les « 13 morts du Lévothyrox« , repris en confiance (!) par Le Figaro, puis suivi par l’ensemble des media, ce qui suscita la dénonciation par le Journal International de Médecine d’un manque d’éthique journalistique: statistiquement, c’est un nombre attendu de morts naturelles parmi les personnes prenant du Lévothyrox, mais le titre et une grande partie de l’article attribuent ces morts au médicament. Dans l’article cité (visible sur le compte Twitter d’Ebdo), il est précisé que le lien de cause à effet n’est pas justifié. Or, ni le titre du tweet, ni le reste de l’article qui était sur le mode du scandale sanitaire ne tenait clairement compte de cette réserve. A l’origine, un futur contributeur, à qui le projet avait été esquissé, commenta en ces termes : « Saint-Ex et Beccaria ne le diront jamais comme ça, mais ils veulent faire le journal de la France d’en bas. » Plus bas que bas.

Il avait également été critiqué après la publication, en novembre 2017, d’une enquête controversée sur le ministre d’Etat Nicolas Hulot. Dans son n° 5, le journal fut encore au centre d’une polémique avec sa révélation de l’existence d’une plainte pour viol contre le ministre Nicolas Hulot ayant fait l’objet d’un classement sans suite pour prescription. L’enquête elle-même est controversée et soulève à nouveau des débats sur l’éthique journalistique. L’article faisait allusion à la victime, Pascale Mitterrand, nièce du président défunt, et dont l’identité fut dévoilé par Le Parisien, et une plainte pour viol déposée en 2008 contre Nicolas Hulot. Nicolas Hulot décida de porter plainte contre le journal pour diffamation. Ebdo sera obligé de déposer son bilan, suite au scandale provoqué par son attaque ad hominem  de Nicolas Hulot en Une. Le quotidien Libération annonçait un magazine « réputé pour son journalisme de haut vol »…

Le directeur de la publication d'Ebdo, Laurent Beccaria et le directeur général de Rollin Publications, Thierry Mandon à la soirée de présentation d'Ebdo au Théâtre de Verre à Paris, le 27 septembre.
Laurent Beccaria et le directeur général de Rollin Publications, Thierry Mandon

Le directeur de la publication d’Ebdo, hebdomadaire papier – au 15 millions de budget, sans publicité – fondé par l’équipe du magazine XXI, dont Christophe Boltanskigrand reporter à Libération, puis à L’Obs, est le nouveau rédacteur en chef, Patrick de Saint-Exupéry, journaliste condamné définitivement, mais dans la plus grande discrétion, sur plainte du général ancien chef de l’état-major particulier de l’Elysée, après un arrêt de la Cour de cassation de janvier 2014 dans l’affaire dite du ‘génocide rwandais’, et Laurent Beccaria, fondateur de la maison d’édition Les Arènes, du magazine XXI et de Ebdo, était un ex-membre du gouvernement Valls, Thierry Mandon, qui copréside, avec Guillaume Poitrinal, le conseil de la simplification pour les entreprisesEbdo fut publié du  au  par la société ‘Rollin Publications’, dont Mandon est depuis 2017 le  directeur général. 

blog -webtele LaFranceLibre-logoParallèlement, media indépendant contre l’unanimisme médiatique, mis en ligne le 13 février, la webtélé LaFranceLibre.tv, co-fondée par le journaliste Eric Brunet, l’avocat Gilles-William Goldnadel et l’écrivain André Bercoff, présente tous les jours des vidéos de décryptage de l’actualité France et Internationale, un regard neuf sur les sujets oubliés des media mainstream.