Quand Hollande reçoit un dictateur arabe en se cachant, mais menace Poutine

Hollande, président vertueux qui choisit ses dictateurs: Hamed, bien, Vladimir, pas bien !
Le président de la République a reçu en catimini le roi Hamed de Bahreïn.
 Le président Hollande a tenu secrète
la visite du roi Hamed de Bahreïn à l’Elysée
Encore un changement que le président socialiste, à peine arrivé au pouvoir, s’est empressé de différer à la faveur de l’été 2012, pendant les vacances des Français, en accueillant sur le perron de l’Elysée celui qui réprime dans le sang la révolte de son peuple. Deux mois après son accession à la tête de l’État, c‘est en catimini que le « président normal » a reçu le 23 juillet dernier le roi de Bahreïn, Hamed ben Issa Al Khalifa, à la tête d’une dynastie sunnite au pouvoir depuis deux cents ans. 
Est-il plus fréquentable que le Lybien Kadhafi ou le Syrien Bachar el-Assad ? Il n’est pourtant ni moins sanguinaire, ni plus légitime en France pour une plus grande proximité avec les Français de confession musulmane. Les Lybiens sont des musulmans à prédominance sunnite, comme les Syriens (à 75 %) et la plupart des musulmans en France. Non soumis à une hiérarchie ecclésiastique, les fidèles peuvent se désigner un imam parmi eux pour diriger la prière.
 
Alors que Laurent Fabius était déjà ministre français des Affaires étrangères, à la diplomatie hexagonale, François Hollande n’a rien changé, mais il y a ajouté opacité et dissimulation.  En effet, aucune mention de cette visite à l’agenda élyséen, aucune alerte à la presse n’a placé cette visite au premier plan de l’actualité estivale. « Cette rencontre était à l’évidence une réception officielle », signale Jean-Paul Burdy, professeur d’histoire à l’Institut d’études politiques de Grenoble, qui relate l’affaire sur son site. Ce spécialiste de Bahreïn en veut pour preuve le fait que le roi a été accueilli à l’aéroport par la garde républicaine française.
 
Pourquoi tant de sournoiserie ? 
Bahreïn nous apparaît comme un pays étrange. L’islam y est religion d’État ce qui n’est pas fait pour rapprocher le royaume de la république laïque française. Or, la proportion de chiites avoisine 70%, alors que la famille régnante Al Khalifa est sunnite.
Et cela fait un an et demi que le royaume est en guerre de religions, réprimant dans le sang la révolte chiite. La communauté majoritaire de ce minuscule état de 1.230.000 habitants (dont 550.000 nationaux) exige du pouvoir sunnite des élections libres et la fin des discriminations à son égard. Selon Amnesty International, au moins 60 personnes avaient été tuées  depuis mars 2011dans les 18 mois précédant l’élection de Hollande, après que l’Arabie saoudite a dépêché sur place un millier de ses soldats pour réfréner toute velléité révolutionnaire.

Un tweet donne l’alerte
Ironie du sort, c’est justement par un tweet (relayé par le Figaro.fr) qu’une journaliste politique de l’AFP, accréditée à l’Élysée, a donné l’alerte, le 23 juillet à 11 heures du matin. Évoquant une « visite-surprise », en tout cas « pour les journalistes AFP », elle joint à son texte une photo montrant François Hollande au côté du roi Hamed ben Issa Al Khalifa, sur le perron de l’Élysée (ci-dessus). Quelques heures plus tard, la présidence de la République expliquait que l’entretien avait porté sur la situation en Syrie ainsi que sur « le risque de prolifération des armes de destruction massive« . Autrement dit sur le dossier nucléaire de l’Iran, pays que Manama (Émirats arabes unis, très majoritairement sunnites) accuse de fomenter les troubles à Bahreïn.

Le lendemain, c’était Laurent Fabius qui recevait son homologue bahreïni Khalid ben Ahmed al-Khalifah. Celui-ci annonçait que la France allait aider Bahreïn à mettre en oeuvre des réformes judiciaires, ainsi que des mesures en faveur de la liberté de la presse et des droits de l’homme, selon l’Agence de presse française, première sur le coup fourré. De son côté, le Quai d’Orsay indiquait que le chef de la diplomatie française aurait eu un couplet sur les droits de l’homme et aurait « encouragé les autorités bahreïnies à poursuivre leurs efforts pour permettre un apaisement durable des tensions que connaît le royaume« …
Des tensions qui, pourtant, restent extrêmement vives. Durant tout le mois de juillet 2012, les forces de sécurité avaient arrêté plus de 240 personnes alors qu’une centaine d’autres avaient été blessées dans des heurts avec la police, selon le principal groupe de l’opposition chiite, Al-Wefaq. Deux semaines avant la visite du roi en France, l’opposant emblématique Nabeel Rajab a été condamné à 3 mois d’emprisonnement pour avoir critiqué dans un tweet le Premier ministre bahreïni, et oncle du roi, Cheikh Khalifa. « Des manifestations ont lieu en permanence dans les quartiers chiites périphériques de Manama« , indique pour sa part Jean-Paul Burdy, selon qui « le régime n’est pas menacé, mais la situation pas normalisée non plus ». Le 1er août, l’ONG des Médecins pour les droits de l’homme (PHR) avait ainsi condamné l’utilisation par le gouvernement bahreïni de grenades lacrymogènes dans un but létal. Dans un rapport, le directeur adjoint de PHR affirmait que des tirs de grenades lacrymogènes visent « directement des civils dans leur voiture, dans leur maison, ou dans d’autres espaces fermés où les effets toxiques sont exacerbés« .

Coopération sécuritaire ?

Hollande a raconté sur France 2 qu’il allait essayer de « convaincre » l’homme fort de la Russie de voter au Conseil de Sécurité des sanctions contre le régime Assad.

S’il demeure la principale cible des manifestants de la Perle [place centrale de Manama], le roi Hamed, alors au pouvoir depuis dix ans, s’inscrivait-il pour autant dans la lignée des Muammar Kadhafi et autres Bachar el-Assad (ci-contre avec Poutine) ? « Absolument pas« , insiste Jean-Paul Burdy. « La répression est bien moins sanglante à Bahreïn et le roi n’en est sans doute pas l’acteur principal. » Conscient de l’impasse politique que traversait son pays, Hamed ben Issa Al Khalifa avait bien tenté d’accorder des concessions à l’opposition. Il avait notamment mis sur pied en juin 2011 une commission d’enquête internationale indépendante sur les incidents qui avaient frappé le pays trois mois plus tôt. Le rapport qui en avait découlé dénonçait un « usage excessif et injustifié de la force » du régime

Problème : l’appareil sécuritaire reste entre les mains du puissant Premier ministre Cheikh Khalifa, véritable chef de l’État depuis près de cinquante ans. « Ce qui est certain, c’est que le roi Hamed est aujourd’hui le dirigeant d’un régime répressif« , souligne le spécialiste du royaume. Voilà qui expliquerait pourquoi l’Élysée s’était contenté d’un « service minimum » pour la venue du souverain… Pas de journalistes, pour ne pas s’attiser de foudre médiatique, mais aussi pour ne pas accorder au royaume une vitrine internationale, ce dont il avait alors grand besoin pour sa propagande intérieure. Si le « silence radio » français s’est révélé efficace, il a été trahi, explique-t-on en France, par la presse bahreïnie, qui a surexploité à l’excès la visite royale en capitale occidentale.
Le « message » de la France

Surtout, l’agence de presse officielle BNA avait tenté d’apporté ses propres justifications à la future coopération entre les deux pays. A l’en croire, les opposants bahreïni avaient de quoi s’inquiéter : outre la presse, la collaboration concernerait « les domaines politique, de la défense, de l’éducation, de la culture et de la technologie ». Une perspective qui a suscité l’inquiétude de six associations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l’homme et Human Rights Watch. Dans une lettre commune rendue publique le 2 août, les ONG appelaient François Hollande à collaborer à leur action, en « indiquant clairement que la France déplore l’échec de Bahreïn dans la mise en oeuvre des recommandations les plus importantes de la commission d’enquête indépendante de Bahreïn, à savoir la libération des personnes emprisonnées pour l’unique exercice de leurs droits à la liberté d’expression et de rassemblement pacifique« . Un beau rôle attribué à François Hollande, quoique subalterne, mais dont le bilan n’a jamais été dressé, pas même trois plus tard.

Le président François Hollande a « condamné » le déplacement en Syrie de quatre parlementaires français, dénonçant notamment leur rencontre avec « un dictateur », Bachar al-Assad, lors de son déplacement à Manille, le même mois. Le premier ministre, trempé de sueur devant Apolline de Malesherbe le qualifie de « boucher »:

Contactée par le Point.fr, c’est tout juste si une « source proche du dossier » affirmait que les deux pays avaient simplement discuté de la possibilité de créer une haute autorité s’intéressant à l’ensemble des relations entre les deux pays. « C’est seulement lorsque le comité sera mis en place que les domaines de coopération seront formalisés« , ajoutait-elle. Interrogée sur le bien-fondé d’un tel rapprochement, étant donné la répression en cours à Bahreïn, la source précisait que ce genre de collaboration est un moyen pour Paris de faire passer à Manama le « message selon lequel la France soutient le processus des réformes entreprises dans le pays« . Et alors? On nous cache la vraie raison du déplacement du roi et de l’accueil du « dictateur » par le président socialiste.

Aujourd’hui Hollande adopte en Ukraine la posture du justicier
Hollande et Poutine à l’Élysée,
dès le 1er juin 2012

L’intérêt de Hollande pour les « dictateurs » est troublant. Il n’a jamais traité Vladimir Poutine de dictateur, mais à en croire les media français, Vladimir Poutine s’apparenterait en Tchétchénie à un criminel de guerre opprimant l’aspiration légitime d’une jeune nation à l’indépendance. Jusqu’à l’ancien Premier ministre François Fillon qui, sur France Inter le mardi 29 avril 2014, a réclamé une « initiative autonome des Européens » et un dialogue avec la Russie pour résoudre la crise en Ukraine. Surtout, il a qualifié Vladimir Poutine de « dictateur ». « La Russie, c’est la Russie, Poutine, c’est Poutine, c’est un dictateur », a-t-il dit pour qualifier sa stratégie dans l’est de l’Ukraine.Une déclaration pour le moins étonnante, venant d’un homme politique connu pour entretenir des liens étroits avec le président russe depuis plusieurs années. On se souvient qu’en mai 2013, François Fillon avait été vertement critiqué pour avoir contesté la position française sur le dossier syrien, d’autant plus qu’il l’avait fait en tant qu’invité du Forum de Valdai au côté de… Vladimir Poutine. A cette occasion, l’ancien chef du gouvernement s’était adressé au président russe en ces termes: « C’est donc par notre dialogue, cher Vladimir, que passera la paix ».

Hollande fréquente beaucoup Poutine.
Ainsi, à l’occasion du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, le 6 juin 2014, Vladimir Poutine est reçu la veille à l’Elysée. Le président de la Russie, qui était déjà venu à l’Elysée en juin 2012, est pourtant classé par le centre de recherche du magazine britannique The Economist dans la liste des pays « autoritaires ».
Un an tout pile après s’être rendu au Qatar et, en retour, François Hollande reçoit à l’Elysée le nouveau et jeune émir du Qatar Tamim Al-Thani, qui finance les Frères musulmans.

Mercredi 25 février 2015, à propos de la visite privée de parlementaires en Syriedeux sénateurs, l’UMP Jean-Pierre Vial et le centriste François Zocchetto, ainsi que deux députés, l’UMP Jacques Myard, le PS Gérard Baptl’ancien Premier ministre François Fillon avait en revanche assuré: « Ils ont eu raison d’y aller, il faut écouter toutes les parties », « si j’avais l’occasion d’aller en Syrie, j’irais sûrement en Syrie ». Quant à Manuel Valls, visage fermé, il a condamné l’initiative de ces membres des groupes parlementaires d’amitié franco-syrienne: ils ont commis une « faute » qui ne « les honore pas », a-t-il grondé sur BFMTV-RMC. « Les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu’est ce pays », a dénoncé le chef du gouvernement. Qu’ils « aient ainsi, sans crier gare, rencontré un boucher« , « je crois que c’est une faute morale« .
De Manille, où il effectue un voyage d’Etat, le président Hollande a proclamé avec solennité: « Cette initiative, je la condamne ». « Il s’agit d’une rencontre entre des parlementaires français qui n’ont été mandatés que par eux-mêmes, avec un dictateur qui est à l’origine d’une des plus graves guerres civiles de ces dernières années, qui a fait 200.000 morts. 200.000 ! »

VOIR et ENTENDRE le candidat Hollande venu « parler » le 12 janvier 2012, en Seine-Saint-Denis et pour faire le point…

A la vérité, le président russe est l’arbitre d’un système oligarchique.

Ce dernier rassemble, pêle-mêle, des hommes d’affaires – explicitement surnommés « oligarques » en Russie –, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques, qui ont tous en commun leur indéfectible loyauté envers le président. A cet égard, il n’y a pas d’un côté une oligarchie corrompue et affairiste, et de l’autre des opposants systématiquement victimes innocentes de l’oppression. Et le peuple est à 60 à 80% derrière leur président qui leur rend leur fierté.


L’imam Edwy Plenel roule pour Tariq Ramadan

Le ticket gagnant Ramadan-Plenel !
France 2 et Ruquier cautionnent avec une invitation à On n’est pas couché
Journal en ligne avec version papier, Causeur dénonçait cette connivence entre l’extrême gauche et l’islamiste, le 15 janvier 2015 
 
Digne des pages les plus improbables d’un scénario à la Houellebecq, une soirée  s’est déroulée dans l’Essonne (présidée par Jérôme Guedj, PS) à Brétigny-sur-Orge (alors PS), samedi 17 janvier 2015. L’association  » Actions pour un monde sans frontières » (APMSF, 2010), qui œuvre à l’insertion professionnelles des jeunes de zone urbaine sensible (ou ZUS, territoire infra-urbain ou quartiers) organisait une grande réunion sur les difficultés des musulmans de France et sur l’islamophobie, dans l’esprit « No Border ». Le clou de cet événement était la conférence donnée par les deux orateurs, Edwy Plenel, un trotskiste, et Tariq Ramadan, un Frère musulman, avec la bénédiction de l’Etat républicain et laic.
Fils de militant laïc anti-colonialiste, mais favorable à la colonisation de la France par l’islam, le patron de Mediapart et l’intellectuel islamiste ont prêché sur la base d’un problème qui serait spécifique de la communauté musulmane et pour le « droit à l’insertion pour tous« , et « les difficultés de la Jeunesse Musulmane en France« .
Sur son site, l’APMSF précisait à toutes fins utiles à l’attention de ceux pour qui l’argent est sale que, pour la promotion de l’événement, elle ne devait employer aucun fonds public. Outre la vente des billets, 50 euros par personne (13 l’entrée au Salon de l’Agriculture, dégustations comprises) la journée serait donc sponsorisée par diverses associations communautaires comme « Oumma work », qui pratique l’embauche au faciès en mettant en relation des musulmans et des entreprises acceptant le port des signes religieux, ou « France Manassik », agence de voyages qui organise des voyages à la Mecque. 
À l’issue de la conférence, les réjouissances se sont poursuivies avec un grand dîner gastronomique ponctué de sketchs du Jamel Comedy Club, produit par l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze, lequel nie avoir été membre des Indigènes de la République (MIR), accusé par Marianne de distiller un discours fondé sur « la rancœur et la haine », et converti en PIR, parti politique homophobe, pro-palestinien, altermondialiste, anti-impérialiste et… »anti-souchien », dont l’une des figures les plus contestables est Houria Bouteldja, militante franco-algérienne née à Constantine et employée par les « sous-chiens » de l »Institut du monde arabe, IMA).
Une loterie permettait de prélever des fonds sur la masse des plus défavorisés et d’offrir « un voyage pour deux personnes » à un petit chanceux. La destination n’était pas précisée sur le programme. Mais sur le site islaminfo.fr, les organisateurs étaient plus transparents: « En achetant une place pour l’événement de l’APMSF, vous avez la possibilité de gagner une Omra pour deux personnes avec France Manassik« , l’agence qui  sponsorise la rencontre du camarade trotskiste et du frère islamiste. Une Omra étant, pour les non-initiés un « petit pèlerinage » à la Mecque… Trop fort ! Tu veux gagner un voyage à La Mecque ? Viens écouter Plenel, l’anti-capitaliste qui donne des conférences en critiquant celles du libéral Sarkozy…

On pourrait néanmoins s’indigner de cette stigmatisation manifeste à laquelle se prête le pontif de Mediapart qu’on aimerait plus ferme dans ses convictions laïques. La Mecque étant interdite aux non-musulmans, cette loterie est clairement discriminante : que fera le juif ou le catholique, ou pire l’athée abonné à Charlie Hebdo venu pour se poiler aux sketches du Jamel Comedy Club, s’il se retrouve avec le ticket gagnant ? Heureusement, il paraît qu’une conversion, ça peut être expédié.
 

Elections départementales: le parti des musulmans recule pour mieux sauter

L’explosion de l’islamisme au grand jour contrecarre l’infiltration musulmane

L’UDMF avait déclaré des candidats dans sept ou huit cantons.

blog -UDMF-bandeau patriotiqueCe parti – inconnu mais tellement patriotique- qui devait présenter sept à huit candidats aux ex-cantonales n’en présentera finalement qu’un seul, les 22 et 29 mars, à Marseille, là « où la dynamique est énorme« , indique Najib Azergui, le fondateur (ou rénovateur) du « mouvement« . Annoncée jeudi, la campagne de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) aux élections départementales connaît donc déjà un sérieux revers. « Face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter », regrette Najib Azergui, le fondateur de l’Union des démocrates musulmans français« Aujourd’hui, dans un contexte dramatique comme celui que nous connaissons, nous avons davantage besoin d’entendre nos voix trop longtemps noyées dans le silence », explique un candidat, Khalid Majid, dans sa profession de foi, publiée sur internet. « C’est un combat essentiel pour lutter contre les stigmatisations et amalgames dangereux qui associent terrorisme et islam ».

800 nouveaux adhérents
Najib Azergui assure qu’il avait préparé « (ses) équipes à ce genre de choses mais, face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter ». Ainsi, à Lyon (Rhône) le représentant local a quitté l’UDMF et à Bagneux (Hauts-de-Seine), le candidat annoncé s’est retiré.

Mais ce parti inconnu du plus grand nombre, lancé, selon certains sympathisans, en 2012 ferait de plus en plus d’adeptes. Depuis la série d’agressions par des islamistes d’abord qualifiés de « déséquilibrés » jusqu’aux attentats djihadistes meurtriers contre « Charlie Hebdo » et Hyper Cacher de Paris et du centre culturel de Copenhague, plus de 200 nouvelles recrues se seraient engagées à l’UDMF, comme Khalid Majid. Aujourd’hui, le parti enregistre près de 900 adhérents et les fondateurs assurent compter 8.000 sympathisants en France.
Une mère de famille, qui connaît le parti, se dit intéressée. « Je me retrouve dans ce qu’ils proposent, notamment sur le vivre-ensemble, glisse-t-elle. Mais je ne suis pas sûre qu’en France les gens [Quels gens ? Ceux du Front de gauche et du NPA ?] soient prêts à voter largement pour un parti musulman. » L’UDMF veut pourtant croire en ses chances. « Les gens se rendent compte qu’un parti comme le nôtre est une évidence aujourd’hui dans le paysage politique », affirme Najib Azergui. En revanche, Ali et Michel, deux retraités, tiquent en disant leur peur du repli communautaire, « des musulmans qui ne parleraient qu’aux musulmans ». Des clients en moins pour Mélenchon, Laurent et Besancenot qui n’en ont pas à revendre…

Le parti musulman compte un seul élu, Hocine Hebbali, candidat sous l’étiquette UDMF sur la liste UDI de Stéphane de Paoli à Bobigny et du député de la circonscription, Jean-Christophe Lagarde, arrivée en tête lors des municipales de mars 2013, battant la communiste Catherine Peyge, qui milite pour l’installation des Rom, malgré les critiques d’une grande partie de la population de la commune. Conseiller municipal délégué à l’histoire locale et aux mémoires, Hocine Hebbali s’est vu confier le projet d’un musée de l’histoire de la colonisation française.
Cette liste s’était appuyée sur le vote de la communauté musulmane pour battre les communistes, implantés depuis 1919.

La polémique autour de ce parti a fait fuir des mécènes et des candidats potentiels

Ce parti affiche sa volonté de  promouvoir le halal et autoriser le voile à l’école.
blog -vote musulman de FranceL’UDMF prétend simplement vouloir donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d’agir. Comment ? Pas en « islamisant la société ni en installant la charia en France« , se défend d’emblée ce Français d’origine marocaine, qui travaille dans la formation informatique. L’angle d’attaque est plus détourné: les cours d’éducation civique et de philosophie pour « faire réfléchir et débattre les jeunes« . Affirmant que certains « épisodes tragiques » de l’Histoire de France sont « passés sous silence » dans les programmes scolaires, il milite d’ailleurs pour l’enseignement de la guerre d’Algérie ou la colonisation et pour celui de la langue arabe, « injustement bannie » du secondaire.
Mais l’axe social cher aux Frères musulmans n’est pas négligé: l’UDMF tient au développement du hallal pour… créer de l’emploi et le déploiement de la finance islamique pour assainir l’économie. La Charente libre écrit à ce sujet: « Pourfendeur de « l’austérité », l’UDMF entend promouvoir la finance islamique, conçue comme une alternative « éthique » à la finance traditionnelle et un moyen d’enrayer de futures crises. Il souhaite aussi faire de la France un des « leaders mondiaux » sur le marché de l’alimentation ‘hallal’. »
Quant au respect de la laïcité, il signifie, dans leur interprétation de la loi, la tolérance des religions… et donc le droit de porter le voile à l’école. Ce que la loi française interdit justement ! Ces musulmans dont les candidatures ont été accueillies et enregistrées par Marianne affirment ainsi imposer aux Français, par des voies démocratiques, la primauté du Coran sur les lois républicaines.

Au Front national, tout en jugeant que cette apparition « très emblématique » s’inscrit comme « la suite logique de tout ce que nous vivons », Louis Aliot souligne que le projet de ce parti musulman concernant le voile se réfère à des interdits. Il y voit aussi une « base communautariste contraire, selon lui, à l’unité et l’indivisibilité de la république« . Le vice-président du FN estime que la décision « appartient désormais au ministre de l’Intérieur ». Il estime aussi que ce parti, dans beaucoup de villes, handicapera l’UMP et le PS appuyés, à ses yeux, sur des «minorités clientéliste très ciblées ». Invitant les autorités à vérifier la légalité et les statuts de l’UDMF, Louis Aliot croit que les Français musulmans doivent trouver leur place dans les partis traditionnels. Il critique une « dérive très claire » et une « américanisation de notre vie politique. »
Karim Ouchikh, le président du SIEL (parti proche du Front national), se dit pour sa part «hostile, par principe, à tout parti politique à vocation confessionnelle.» L’UDMF est selon lui «frappé du sceau du communautarisme» et il estime que ses revendications en faveur du halal ou du voile à l’école «n’ont pas lieu d’être» dans la République. « Le dernier roman-fiction de Michel Houellebecq, évoquant la possibilité pour un président de confession musulmane d’accéder à l’Elysée, est prophétique« , ajoute-t-il. Par le biais d’une « formation », d’un « mouvement » (selon la presse qui ne parle pas de « parti ») baptisé du doux nom de « Fraternité musulmane », dans la fiction.
La controverse a fait fuir donateurs et potentiels candidats. « On ne rentre plus dans nos frais. Nous avions calculé qu’il fallait entre 11.000 et 25.000 euros selon la région pour financer une candidature aux départementales. Rien qu’à Bobigny (93, Seine-Saint-Denis), notre estimation avoisinait les 17.000 euros », précise le fondateur.

L’exaltation communautariste a fait place à l’amertume

blog -parti des musulmans-candidats de Marseille aux départementales-fev2015
Bobigny, Seine-Saint-Denis (9.3):
Shérazade Benhaddad et Khalid Majid

« On est déçus, mais c’est le jeu, surtout lorsqu’on est un nouveau parti comme le nôtre« , réagit encore Najib Azergui qui se réjouit toutefois du nombre d’adhérents: ils seraient 1700, soit 800 de plus, en quelques jours. L’effet Charlie ?
A 36 ans, ce cadre commercial SNCF d’origine marocaine, père de 3 enfants, devait être le candidat de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) avec une militante associative et secrétaire de la section locale du parti, Shérazade Benhaddad, 34 ans, pour le canton de Bobigny (Seine-Saint-Denis) aux élections départementales des 22 et 29 mars. Le binôme avait déposé sa candidature aux élections départementales, mais  Khalid Majid et Shérazade Benhaddad, l’ont retirée…
Il n’y aura qu’un seul candidat étiqueté «Union des démocrates musulmans français (UDMF) contre sept à huit annoncés à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille, Lyon, Nice, Avion (près de Lens, dans le Pas-de-Calais) et possiblement à Strasbourg.

France Télévisions, organe public d’information fait de la désinformation
Après un premier élan d’enthousiasme, les membres de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) sont contraints de revoir leurs ambitions à la baisse, » sympathise le groupe de service public.  France télévisions compatit même: « La nouvelle structure politique a souffert, selon elle, de la médiatisation et des polémiques survenues ces dernières semaines. » Et d’écrire noir sur blanc que « l’UDMF a choisi de redimensionner ses objectifs afin de consacrer l’ensemble de ses forces sur le premier canton de Marseille. »

Pour cette fois, ne reste que la paire marseillaise. Mais encore est-elle confinée dans son étui: l’identité des candidats semble confidentielle et la presse d’investigation n’a toujours pas percé ce mystère. Pas plus que le commun des mortels, elle n’a accès au site local et ni Le Monde, ni Mediapart ne semble pas avoir reçu de coup de fil à faire fuiter…

Mais l’Union démocratique des Musulmans de France ne renonce pas.
L’UDMF a un précédent historique, le Parti des musulmans de France, créé en 1997 à Strasbourg. Son président, Mohamed Latrèche, avait obtenu 0,92% des voix aux législatives de 2007.

Avions Rafale: dénigrement de la technologie française par Europe Ecologie-les Verts

Hollande veut « en finir avec le dénigrement et le découragement » ?

Il faudra commencer par en finir avec les altermondialistes !

Les ventes du Rafale décollent

Les bonnes intentions de François Hollande se heurtent d’abord aux écolos radicaux. Dressant le bilan de l’année passée lors des traditionnels vœux de nouvel an, le président a observé que 2014 a été « une année rude » mais qu’il avait « tenu bon et suivi fermement le cap », a expliqué vouloir « en finir avec le dénigrement et le découragement » en France, expliquant notamment qu’il veut « avancer, faire preuve d’audace, refuser le statu quo ». Il a aussi insisté sur le grand rendez-vous de la fin d’année 2015, la conférence sur le climat à Paris fin 2015. 

Les écolos les plus proches du Front de gauche (PCF et Mélenchon) ne cessent de tirer à boulets rouges sur Valls et son équipe socio-libérale, quelles que soient les engagements internationaux de la France et alors que certains élus EELV ambitionnent d’entrer au gouvernement après les départementales.

Le Rafale est un « ratage industriel », selon Emmanuelle Cosse (EELV)

Emmanuelle Cosse déblatère sur la vente de 24 Rafale français à l’Egypte. L’appareil est « un ratage industriel« , estime la secrétaire nationale de EELV. « Trente ans pour vendre 24 Rafale », a ironisé la responsable écologiste sur France Info, prenant pour cible un produit français disponible depuis 2002. « Il y a un an, j’ai traité le Rafale de ratage industriel français. Je le maintiens », se félicite-t-elle. 
E. Cosse veut également ignorer que le Rafale est le résultat d’un programme lancé au milieu des années 1980, sous la présidence du socialiste François Mitterrand, pour l’uniformisation des forces armées françaises.

Or, les ventes de cet avion de chasse ont longtemps souffert de leur avance technologique et de leur prix élevé. Le Rafale reste
à la pointe, visant en effet à remplacer, à l’horizon 2025-2030, les sept types d’aéronefs en service jusqu’alors dans l’Armée de l’air et la Marine nationale.

L’altermondialiste 
méprise clairement l’expertise des techniciens et ingénieurs de son pays, de Dassault  

« On peut s’interroger sur pourquoi on a autant investi dans cet avion »

La patronne des Verts s’en prend en fait à la décision de Charles Hernu, ministre de la Défense de Mitterrand, qui, le 12 décembre 1982, annonça à l’Assemblée nationale française que si ses partenaires européens, Royaume Uni et Allemagne, renonçaient à sa construction, « la France construira seule si nécessaire l’ACX », futur Rafale. Et en août 1985, Charles Hernu annonça le retrait de la France du programme européen, ce qui conduisit au lancement de deux programmes distincts, l’Eurofighter et le Rafale.

Politicienne que l’idéologie fait sortir des radars de la réalité, l’écolo fielleuse préfère-t-elle que l’Egypte achète l’Eurofighter, concurrent du Rafale? L’accord de vente en date du 16 février 2015 a été signé pour un montant de 5 milliards d’euros incluant notamment 24 rafales (mais aussi une frégate FREMM et des missiles).

EELV 
s’étonne que l’achat d’avions de chasse à la France soit la « priorité » égyptienne.
La critique émane encore d’Emmanuelle Cosse. 
Mais une certaine presse dénigre pareillement, raillant au passage certains confrères. Ainsi L’obs écrit-il:  » Les cocoricos fusent pour célébrer la prouesse de la société Dassault : enfin le Rafale a trouvé preneur. L’Egypte serait prête à en acheter un bon paquet : 24. ‘Une autre bonne nouvelle,’ nous dit Europe 1. On vante partout le « fleuron » (en fait, un énorme fiasco industriel) qui, « de l’Afghanistan à l’Irak, a fait ses preuves » (dixit « Le Figaro », journal de l’industriel qui produit le « fleuron », Dassault), lit-on dans l’hebdomadaire racheté, avant son crash, par un trio d’investisseurs multimillionnaires, Niel (Free), Bergé (luxe) et Pigasse (banque), ces deux derniers venant de critiquer, dans l’affaire SwissLeaks, les délations du journal Le Monde, dont ils sont aussi les actionnaires principaux…

Mais Noël Mamère (EELV) a encore dérapé
Mamère regarde l’heure, comme
DSK fréquente des « libertines »…
Mamère regarde l’heure,
comme DSK fréquente des « libertines »…

Bien qu’élu de la région de Bordeaux où est produit le Rafale, l’amer Mamère dénonce son pays devenu ces dernières années « le troisième marchand d’armes au monde ». 

« On n’a pas à se féliciter d’être devenus des VRP de la mort », condamne le député EELV de Gironde. Et d’ajouter, visant cette fois l’Egypte, qu’ils ont été vendus à « un dictateur », entre autres « crapules de la planète » (2011, à propos de la Tunisie… C’est le même qui, en janvier 2013 sur France 2, accusait François Hollande d’être « le soutien des généraux qui tuent le peuple algérien » et « qui se sont servis de ces gens [AQMI, MUJAO, ANSAR DINE] qui les ont nourris, qui les ont alimentés [et] qui ont destabilisé une partie du Sahel et qui se sont servis d’eux pour mieux tenir le peuple algérien en servitude […]. »
Contrairement à ce qu’il avait annoncé, le maire écologiste de Bègles, Noël Mamère, n’a pas abandonné son mandat de député. « Crapule de la planète » écolo? 

« Retraite-chapeau »: Hollande nomme préfet « hors cadre » le chef de cabinet de… Manuel Valls

Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique

Valls donne l’exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.

blog -Gros Sebastien-homme a tt faire de Valls
Sébastien Gros, homme à tout faire de Manuel Valls,
d’Evry à Matignon

Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d’Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi.

Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de « préfet hors cadre, chargé d’une mission de service public relevant du gouvernement », « sur proposition du ministre de l’Intérieur », c’est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu.

Un préfet hors-sol
Cette promotion « hors cadre » dans « la préfectorale » signifie que le bénéficiaire n’est nullement affecté à un département, comme c’est le cas de la plupart des autres préfets.

L’ombre de Valls, à toute heure

Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l’Etat…
En tant que chef de cabinet à Matignon – fonction subalterne au poste de directeur de cabinet – Sébastien Gros veille notamment à l’organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo…

Le privilégié est aussi un parachuté

Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d’entrismeGros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l’Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste.

Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à… Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls.

Une carrière éclair faite de protections
Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en « administration du politique », mais devint Gros avec un master « Recherche en sociologie du droit », délivré à… Evry  (Université d’Évry-Val d’Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011.

Matignon se défend
« C’est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique », raconte-t-on dans l’entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros « a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique« , insiste-t-on.
Il est par ailleurs « d’usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient », se justifie-t-on encore à Matignon.

Sa rémunération à 5.162 euros bruts -pour commencer et sans prendre en compte les années d’ancienneté- viendra se substituer, et non s’ajouter à celle de membre de cabinet.

Perd-il au change ?
A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l’heure de… la retraite.

Pas de changement à attendre avec Hollande

Nicolas Sarkozy s’était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu’il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget.
Aujourd’hui, ils s’en prévalent pour continuer…
Ainsi, les chantres de l’exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement… après-guerre.

Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin
Ces nominations de « faux préfets » ou de « préfets fantômes » se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.
blog -Vauzelle-prefet fantome-France SoirMais François Mitterrand, en arrivant à l’Élysée en 1981, s’était empressé de rétablir ce système, souvent fondé sur des relations maçonniques. C’est ainsi qu’un décret du 23 décembre 1982 autorisa la nomination de « préfets en mission de service public » relevant du gouvernement, à hauteur de 5% de l’effectif budgétaire de ce corps. La relance du système par François Mitterrand a duré avec ses successeurs.
Ces privilégiés sont nommés préfets hors cadre après quelques mois, avec environ 6.000 euros bruts mensuels pour voir venir, en attendant d’être élu sénateur, député ou l’âge de la retraite, soit une pension mensuelle d’environ 4.000 euros bruts, et en cas d’échec électoral ou de non-ré-élection, avec toutefois la garantie de leurs indemnités d’élus. Selon l’ancien ministère de l’Intérieur, Claude Guéant, la République dispose ainsi d’une niche de 66 préfets hors cadre qui ont effectivement exercé la fonction de préfet, mais sans indication du nombre de faux préfets de la République.

Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l’existence:
– Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n’avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l’affaire des écoutes de l’Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier.

– Michel Vauzelle : directeur-adjoint de cabinet de François Mitterrand, candidat à la présidence de la République (1981) ; porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) ; préfet hors cadre (1985).

Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA)

Préfet honoraire depuis le 15 août 2010. Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l’enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2007.
Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat…
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n’y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l’enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2007, dans le but d’acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate.

Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d’un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d’un simple coup de trait.

Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d’entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. La moralisation de la vie politique promise par Hollande attend DONC toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets…Un ou plusieurs faux préfets, chargés d’une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d’avoir rendu certains services ou d’un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l’Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains…

Chanter l’Internationale à l’enterrement de Charb ou des chants nazis ailleurs

Aliot (FN) dresse une comparaison

Quelle différence entre l’Internationale chantée à l’enterrement du dessinateur Charb et des chants nazis ?
 
Le vice-président du Front national s’est interrogé sur la différence de traitement accordée à ces deux expressions extrémistes. C’était lors d’une récente intervention devant des militants FN des Hauts-de-Seine dévoilée dans une vidéo publiée sur le site d’Europe 1.
 
« J’ai été un peu ‘espanté‘ [étonné], comme on dit chez moi, de voir sur BFM l’enterrement de Monsieur Charb au son de l’Internationale, le poing levé, au moment où nous commémorions le suicide de Jan Palach, jeune qui, contre l’URSS, s’était immolé par le feu en
Auto-immolation du Tchèque Jan Palach

Tchécoslovaquie pour contester ce système totalitaire », explique Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen dans ces propos remontant au 1er février, selon Le Lab.

A Prague, le jeune étudiant protestait contre l’indifférence de la population à l’invasion de son pays par les forces du Pacte de Varsovie signé en août 1968 par la plupart des États du bloc communiste. Cette référence historique autorise-t-elle un autre parallèle, entre l’ « invasion » de la Tchécoslovaquie par l’URSS et de l’Ukraine par la Russie ?
Homme de Tian’ anmen, seul face aux chars

Evoquons aussi « l’homme de Tian’anmen » qui, le 4 juin 1989, tenta de bloquer la progression d’une colonne d’au moins 17 chars de l’Armée populaire de libération lors des manifestations de la place Tian’anmen, en République populaire de Chine. Cette photo de devint rapidement célèbre comme symbole de manifestation contre la répression armée.

 
« Est-ce que vous imaginez l’inverse? » 
 
Présence de trois ministres de Hollande:
N. Vallaud-Belkacem, Ch. Taubira, F. Pellerin
« A la télévision, un enterrement avec des chants nazis, des drapeaux nazis, des anciens nazis. » « Parce que moi, dans mon esprit, je ne fais pas la différence entre l’un et l’autre [entre l’Internationale et des chants nazis]. C’est pour ça que je suis choqué d’ailleurs« , a-t-il ajouté.
 
« Pour être tout à fait franc, moi je ne suis pas Charlie, je ne l’ai jamais été, je ne le serai jamais« , avait-il dit auparavant dans cette vidéo.

Le vice-président du FN Louis Aliot dresse un… par LeLab_E1

Il a aussi expliqué qu’il ne peut être accusé d' »une haine particulière contre les communistes« , faisant valoir qu’au FN, « il y a beaucoup d’anciens communistes« .
 

Doubs: près de 50% des électeurs ont voté contre le candidat de la gauche

Courte victoire en trompe-l’oeil du PS

A 800 voix près, le PS conserve sa majorité

« Nous gagnons 2.600 voix par rapport au second tour de 2012, alors que le PS perd 6.000 voix », s’est félicitée la candidate frontiste.

L’appel du PS à un « front républicain » a été peu entendu et Frédéric Barbier a remporté » son duel contre la candidate du Front National d’une courte tête.
Test électoral national dans la perspective des élections départementales des 22 et 29 mars, la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs a conforté le Front National qui confirme sa poussée en séduisant quelques 6.000 nouveaux électeurs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier a obtenu 51,43 % et Sophie Montel, sa rivale frontiste, seule contre tous, a atteint 48,57 % qui l’autorisent à se réjouir.

« Les résultats ce soir, ça se joue à pas grand chose, à peine quelque 500 voix d’écart. […] C’est une voie royale pour 2017. Il nous reste deux ans et demi pour convaincre les électeurs, pour gagner 1%. »

Sur i-télé, elle a ajouté :

« Ce soir, nous entrons dans une nouvelle ère, à savoir la fin du tripartisme, une bipolarisation de la politique française avec d’un côté le Front national (…), de l’autre côté le reste, incarné par l’UMPS, les centristes, les verts qui se montrent à l’évidence incapables de gagner seuls. »

Seulement 863 voix séparent en effet les deux candidats.

« Les socialistes n’ont pas à fanfaronner, le grand vainqueur ce soir, c’est le Front national », a souligné la candidate frontiste, Sophie Montel.
Le candidat victorieux ne pavoisait d’ailleurs pas dimanche soir.Il a reçu le message de défiance que les électeurs de cette région à l’industrie sinistrée a voulu envoyer au pouvoir socialiste responsable d’une politique désastreuse d’austérité. « Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas. Ce succès je le dois aux forces républicaines. A ce rythme, l’ascension du FN vers le pouvoir doit être prise très au sérieux« .

L’élu socialiste a tenu à remercier les membres de l’opposition Juppé, NKM, Larcher, Bayrou qui ont pris position au second tour en faveur d’un exécutif dont ils dénoncent par ailleurs la politique.
Il a aussi tenu des propos violents à l’encontre de l’UMP dont le candidat du 1er tour aurait, selon lui, été « lynché par la direction de son parti » qui avait laissé à ses électeurs la liberté de voter blanc ou de s’abstenir, dimanche 8 février (ni-ni).

Participation en forte hausse

L’effet Charlie avait déjà radicalisé le scrutin au premier tour, trois semaines après les attentats de Charlie Hebdo, envoyant les extrêmes au second et reproduisant ainsi le clivage de la société. Dimanche dernier, la participation a bondi de près de dix points: 49,07 % contre 39,5 % lors du 1er tour.

Le gouvernement socialiste a encore fait monter la pression dans le Doubs. Durant l’entre-deux-tours, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, est venu une fois et le Premier ministre, deux, Manuel Valls, usant ainsi de sa position pour faire gagner le candidat socialiste.

Le Front National en restent donc à deux députés, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, élus en 2012 dans des triangulaires.

Le tweet antisioniste du trotskiste Cambadélis, président du Parti socialiste français

Jean-Christophe Cambadélis banalise un « mauvais tweet » 

Le premier secrétaire refuse de faire ses excuses

blog -Cambadelis douteuxEn comparant Israël et Daesh, Cambadelis insulte le premier et absout le second.
Cambadélis juge son tweet simplement  » mauvais » et il accuse même les indignés de « mauvaise polémique » ! 

Bravement Cambadélis retire son tweet en réalisant qu’il s’est trahi. Mais pas assez vite pour empêcher des internautes vigilants d’en faire une capture d’écran: quelles pestes, ces réseaux sociaux: plus moyen de s’entendre entre soi, politiques et journalistes « indépendants ! 

Alors que la gauche détourne le regard, l’opposition appelle à la démission du premier secrétaire du PS.
Eric Ciotti, le premier, a dénoncé sur Twitter un « scandaleux et odieux dérapage de Cambadélis qui assimile Israël et Daech […] plus digne d’exercer ses responsabilités« .

Le responsable socialiste se défend, lundi 9 février, d’avoir voulu mettre sur le même plan l’état d’Israël et le groupe terroriste Daech dans un tweet publié dimanche faisant la publicité de son passage sur Radio J, radio d’une partie de la communauté juive.
A l’antenne, le premier secrétaire du Parti Socialiste refusait « qu’on identifie une communauté à un Etat« , comme « on identifie la communauté juive à Israël et les musulmans à Daech. C’est le même raisonnement« . Le trotskiste « Costa » peut-il nous dire si on pouvait, en revanche, identifier le Hamas à Daesh ?

Une pensée profonde qui éclate dans sa synthèse sur Twitter :
blog -Cambadélis assimile Israel a Daesh-tweet 1 du 8fev2015

L’irresponsable socialiste rejette toute polémique

Cambadélis n’a toujours pas compris en quoi son propos est infamant. Il s’enfonce en pensant se justifier.

L’AFP vole au secours de l’antisioniste -pro-palestinien-  Cambadélis…
blog -Cambadélis soutenu par AFP qd il assimile Israel a Daesh-tweet 1 du 8fev2015

« Déplorer » ne signifie pas demander les excuses des personnes offensées.

Cambadélis a même l’audace d’alimenter contre les indignés la polémique qu’il rejette le concernant:

Trotskiste un jour, trotskiste toujours: chassez le naturel, il revient au galop.

Et longue vie au « front républicain »…, car, lorsque Cambadélis s’adresse ainsi à la communauté musulmane de France pour tenter d’effacer l' »effet Charlie », Costa ne participe évidemment pas à l’importation en France du conflit israëlo-palestinien…

La fiscalité française ou la double peine sur une petite majorité

Le degré d’inventivité fiscale est une exception culturelle française méconnue. 

Et cette créativité ne cesse de s’épanouir dans l’austérité

En matière de nouveaux impôts, de nouvelles taxes, la France socialiste a la palme ! 
Mais sa population mérite l’ordre du mérite. 
Si vous êtes propriétaires, les nombreux occupants d’un logement dont ils sont propriétaires ne sont pas mieux traités que les automobilistes. Les uns et les autres sont matraqués à tous les coins de rues. Loin de moi l’idée d’envier les sans-abris et les mal-logés, mais ces derniers entrent parfois dans la catégorie des propriétaires de leur logement et, comme de plus aisés, ils doivent acquitter deux fois l’impôt qui donne le droit d’habiter chez soi: la taxe foncière et la taxe d’habitation.
Et c’est la même chose pour les autres impôts, même quand on leur donne un nom différent. Les prélèvements sociaux par exemple. Ils s’élèvent à 15,5% sur les placements et à 8% sur les revenus du travail. Ils viennent s’ajouter au l’impôt sur le revenu et aux revenus catégoriels.

Un impôt sur l’impôt

Pour tromper son monde, Bercy déduit partiellement une petite fraction des prélèvements sociaux,  mais cela n’empêche pas sans qu’on s’en rende bien compte qu’avec ce système on paie un impôt sur l’impôt

Prenons l’exemple des loyers. Si on perçoit 100 de revenus fonciers, on va payer des prélèvements sociaux de 15,5%. Il reste net 100 moins 15, donc 84,5. La justice fiscale voudrait qu’on soit imposé sur ce revenu sur la base de 84,5%. Mais, comme on ne peut déduire que 5,1% sur les 15,5 % versés, on est imposé sur 94, 9%…

En somme, l’Etat nous prélève l’impôt même sur nos contributions sociales. 
Et cela vaut pour les traitements et salaires, comme le confirme Frédéric Douet, professeur de droit fiscal à l’Université de Bourgogne. Et la note risque d’être encore plus lourde demain si, comme préconise le Conseil des prélèvements obligatoires, le gouvernement socialiste supprime aussi la déduction actuelle. Ca fait du bien d’avoir des frondeurs dans le parti aux affaires !
Sans compter que les salaires des actifs sont ponctionnés sous forme de cotisation à une pension de retraite, laquelle est à son tour soumise chaque mois à l’impôt, quand est venue la retraite…
Elle est pas belle, la fiscalité française ? Ceux qui votent ces lois y sont-ils soumis?…


Les vieux coûtent cher,
mais l’Etat tient à eux

Agressions dans les transports: des employés prennent les usagers en otages

Erreurs de cibles répétées, les usagers trinquent dans tous les cas
Rhône-Alpes : les cheminots perturbent la circulation des trains

 

Le syndicat a interrompu le service public de transport.

Les contrôleurs ont cessé le travail depuis l’agression de deux d’entre eux, vendredi soir, de deux d’entre eux. La circulation des TER de la région reste toujours très perturbée en Rhône-Alpes ce dimanche, pour le weekend de transhumance des parisiens vers les stations de ski. La grève pourrait s’étendre à toute la France demain.
Un contrôleur a été frappé au visage avec une bouteille par trois hommes alcoolisés qui fumaient dans une rame et importunaient des passagers. Son nez est cassé et son collègue a été touché aux côtes. Les agresseurs ont pu prendre la fuite et, malgré l’excellent Cazeneuve et le plan Vigipirate renforcé « attentat », ils courent toujours.
 
Une « grande majorité » des contrôleurs a exercé son droit de retrait, selon la direction régionale de la SNCF qui annonce tout de même un renforcement -temporaire – des effectifs de sécurité : « près de 130 agents de la Sûreté ferroviaire, 197 hommes de la PAF, 120 gendarmes sont spécifiquement mobilisés sur le territoire de la région depuis vendredi« . Déplacés d’autres zones ainsi subitement exposées.
Vers une grève nationale ?
Les syndicats CGT et Sud Rail, reçus hier, campent sur leurs positions. Ces syndicats d’extrême gauche ont décidé de poursuivre leur mouvement. La CGT regrette notamment que la direction n’ait pas engagé le dialogue avant samedi à 11h et réclame notamment que les TER Lyon-Grenoble soient désormais dotés de deux contrôleurs. Ils ne sont hélas pas la priorité du président Hollande qui n’a de considération que pour les jeunes et l’Education.
La direction de la SNCF conclut : « A l’heure actuelle, dans ces circonstances, la direction régionale SNCF Rhône-Alpes ne peut garantir un service normal de ses trains régionaux pour la journée du dimanche« .
 
Les révolutionnaires de Sud Rail enveniment la situation. Julien Troccazze, secrétaire régional du syndicat trotskiste Sud Rail, menace d’une extension du mouvement de grève au niveau national, en cas d’échec...
Trafic interrompu sur la ligne A du RER après l’agression d’un conducteur
 
La circulation était interrompue jeudi 29 janvier sur la ligne A du RER, la plus chargée d’Europe. L’agression d’un conducteur a entraîné un « arrêt de travail spontané » des conducteurs, explique la RATP, qui fait supporter sa colère légitime sur les usagers déjà pareillement pénalisés par l’insécurité. Selon une source syndicale anonyme, l’incident s’est produit mercredi vers 20h45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne).
 
Le signal d’alarme a été actionné lorsqu’un passager s’est fait coincer la main lors de la fermeture d’une porte, a précisé une source policière, anonyme. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine « pour réarmer le système d’alarme » quand l’homme qui avait eu la main coincée lui a donné « un coup de boule » avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d’Ile-de-France, a condamné une « agression inacceptable » et a demandé « aux opérateurs de fournir le maximum d’informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution » de la ligne A. Ce qu’ils n’aurait pas fait d’eux-mêmes ?
 
Le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, s’est dit « solidaire » du conducteur agressé, mais a jugé que l’interruption du trafic « ne peut constituer la bonne réponse ». 
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, avait déjà adopté cette position sans lui. « L’interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n’est pas une réponse appropriée à ce genre de situation« , avait-il déclaré plus tôt, présentant ses « excuses » pour la « gêne occasionnée aux voyageurs », tout en condamnant « fermement » une « inadmissible agression ».
Autant de déclarations qui faites pour contenter tout le monde, sans réparer le préjudice, ni prévenir le renouvellement de ce type de situation. Depuis plus de ans, la prévention n’est plus au coeur des déclarations de ceux qui, dans l’opposition, en faisait la panacée à tous les problèmes…  
La RATP a paré au plus pressé avec des bus de substitution et le renforcement d’une ligne parallèle.

Les otages sont désarmés
« J’ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux », a témoigné une vendeuse de café du quai de la station Auber.
Une usagère se désespère, elle, d’arriver à son travail à Boissy. « Si ce soir il n’y en a pas dans l’autre sens, j’aurai le même problème? Je crois que je vais rentrer chez moi ».
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: « les gens n’avançaient pas parce qu’il y avait trop de monde. J’ai mis un quart d’heure là où je mets trois minutes normalement », raconte Pierre, 26 ans.
Lorsque les haut-parleurs indiquent un numéro de quai pour un RER entrant en gare, tout le monde se précipite. C’est la cohue, les wagons sont bondés, mais chacun parvient à se faire une place.

Le préjudice économique est considérable.
La Ligne A, qui dessert notamment le quartier d’affaires de La Défense à l’Ouest de Paris et Disneyland Paris à l’Est de la capitale, transporte plus d’un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu’à 2.600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.

Précédente interruption de trafic, i
l y a seulement cinq jours, à Saint-Denis sur la ligne 13


Le lundi 2 février, la RATP n’était plus en mesure de remplir ses obligations de service public: elle a suspendu la circulation du métro sur la ligne 13 du métro entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis-Université à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L’explication officielle est une panne de matériel qui nécessite une intervention assez longue.

Depuis 20 h 15 environ, les voyageurs n’ont d’autre choix que de descendre à la station Pleyel. Ils sont nombreux à tenter de monter dans le bus 255, qui rejoint Saint-Denis. La place Pleyel est remplie de monde. Le trafic a repris progressivement à partir de 21 h 15.
 

Hollande, l’ami des bêtes

Le ciel est-il avec Hollande: après la foudre, la neige et la pluie, quoi encore maintenant?

La politique étrangère de Giscard d’Estaing avait valu aux Français le qualificatif de « caniches » par les Anglais

Le labrador, pour faire comme tout le monde
blog -Philae et Hollande deboutLe changement maintenant, pour Hollande, c’est faire comme Mitterrand avec ‘Baltique’, hier. On peut voir le défunt président accroupi, caressant son chien, c’est-à-dire capable de sentiments, ce qui ne serait pas exactement le cas d’un successeur, pourtant socialiste et donc exemplaire, qui, face à sa petite chienne, resterait debout, mains dans le dos et de glace, gelé comme un salaire de fonctionnaire ou froid comme un robot européen qui se serait posé sur la comète Tchouri le 12 novembre… 2014. Le dernier en date des présidents socialistes, s’il n’est ni spontané, ni humain – juste humaniste ! – est à l’évidence admirablement conseillé, par un jeune prodige de la communication, il faut dire, si on répète la presse.

Trente ans plus tard, la fédération des Anciens combattants français de Montréal a fait au président Hollande le cadeau d’une jeune femelle labrador noire âgée de moins de trois mois, Philae, du nom du robot européen sus-indiqué…

Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ont ainsi tous eu des labradors durant leur séjour à l’Elysée, de même que Jacques Chirac, qui avait toutefois terminé son second mandat avec un bichon maltais prénommé Sumo.

La suite des relations animalières de Hollande est en rupture avec celles de ses prédécesseurs

blog -pigeon s oublie sur Hollande-marche Charlieè11jan2015Un pigeon l’a élu entre des milliers de personnes
L’urgentiste, intime d’un dessinateur assassiné, et collaborateur de Charlie hebdo, s’emploie à effacer les preuves du crime de lèse-majesté, tandis qu’avec à propos, le reporter rapporte des scènes de liesse…

La mouche bleue qui le suit à la trace
Mais que font les services de renseignement et de l’anti-terrorisme vantés par le président et Bernard Cazeneuve flatté par Hollande ? Un DVNI (drone volant non identifié) a été repéré au-dessus de l’Elysée, mais n’a pu être intercepté par le RAID. Un autre a été vu à l’intérieur du palais mais la garde rapprochée n’a rien pu faire.  Le drone qui s’est introduit dans la salle de conférence de l’Elysée et  s’est posé sur le « front républicain » de la « gauche molle » et fumante était une mouche !

Esprit, es-tu là ?

L’ironie de la conférence presse du président veut que Hollande souhaiter faire durer « l’esprit du 11 janvier 2015″… Le pigeon et la mouche y contribueront au-delà de ses espoirs et les professeurs de FSU, hostiles aux images d’Epinal, pourront désormais enseigner l’Histoire au travers de « la fable du pigeon, de la mouche et président ».

On le voit, l’individu est plus sec et patelin que le bonhomme de l’image de légende qu’on nous en donne à longueur de JT et les animaux ne s’y trompent pas. Puisqu’ils sont, quant à eux, dotés de sentiments, a reconnu le gouvernement Valls (sans considération des engagements du candidat Hollande), faut-il leur accorder le droit de vote aux élections locales ?

Scandale: vers une mise en examen du patron de la police judiciaire

Le patron de la PJ, son directeur de cabinet et une troisième personne, présentés aux juges d’instruction

La nouvelle affaire qui secoue la PJ de Paris ne semble pas devoir être étouffée.

Bernard Petit est le patron de la PJ de Paris
depuis… décembre 2013

Bernard Petit, le patron de la police judiciaire parisienne est soupçonné de violation du secret de l’instruction et a été présenté jeudi à des juges d’instruction, en vue d’une possible mise en examen.

Mercredi, il a été placé en garde à vue et plusieurs perquisitions ont été menées dans des bureaux du « 36 » quai des Orfèvres.
Avec lui, son directeur de cabinet, Richard Atlan, et un agent de l’Association nationale d’action sociale (ANAS), ont aussi été déférés. Joaquin Masanet, président de l’Anas, était toujours en garde à vue jeudi matin.

En décembre 2013, alors ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait nommé Bernard Petit à la tête de la PJ parisienne et en avait fait lui-même l’annonce, de bon matin, sur Europe1. A 58 ans, le no 3 de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) succédait à Christian Flaesch. Le meilleur choix de Valls était sous-directeur en charge de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière. « Il a commencé sa carrière comme inspecteur (ex-officier) », avait-on expliqué dans l’entourage de Manuel Valls, « c’est un grand professionnel » qui a effectué une « brillante carrière ».

Il y a en outre un « symbole » dans la nomination d’un membre de la hiérarchie de la DCPJ à la PJ parisienne, où sont d’ordinaire promus des policiers du sérail, commentait-on, évoquant « un signe de transversalité et de passerelles ». Valls avait affirmé à plusieurs reprises vouloir « dépoussiérer la PJ » et la « recentrer » sur la délinquance des zones de sécurité prioritaires (ZSP), villes ou quartiers, au nombre désormais de 80.

Prouteau et Rocancourt

Les quatre hommes sont soupçonnés d’avoir transmis au fondateur du GIGN, Christian Prouteau, des informations sur l’enquête dont il est l’objet dans le cadre d’un dossier de trafic d’influence visant un homme déjà mêlé à plusieurs affaires d’escroquerie aux Etats-Unis et en France, Christophe RocancourtL’un des avocats de Christophe Rocancourt, Me Marcel Ceccaldi, est mis en examen pour recel de corruption active, trafic d’influence actif et blanchiment d’exercice illégal de la profession de banquier.
Surnommé « l’escroc des stars » pour avoir arnaqué des vedettes d’Hollywood, ce dernier a été mis en examen pour escroquerie, trafic d’influence actif, blanchiment de fraude fiscale et exercice illégal de la profession de banquier. Sa compagne et un notaire sont également poursuivis.

Le fondateur et ancien patron du GIGN Christian Prouteau a lui été mis en examen pour dissimulation d’activité et trafic d’influence passif.
Le président François Mitterrand avait choisi Ch. Prouteau pour assurer sa propre surveillance et celle de sa fille cachée, Mazarine Pingeot. C’est l’époque de l’affaire des Irlandais de Vincennes, marquée, durant l’été 1982, par sept attentats terroristes – dont l’attentat antisémite contre le restaurant Goldenberg (6 morts et 22 blessés) de la rue des Rosiers – , soit anonymes, soit signés, notamment par Action directe, groupe armé anarcho-communiste dont des activistes ont été condamnés pour les assassinats de Georges Besse, patron de Renault, ou de celui du général René Audran, suite au conflit avec l’Iran des ayatollahs. Les relations qu’il entretenait avec Paul Barril, qui avait dirigé l’opération foireuse contre les soi-disant terroristes irlandais, avaient attiré l’attention sur lui.
En mars 1985, le président socialiste l’avait fait préfet hors cadre, lui permettant ainsi d’aller rejoindre la niche des « faux préfets » affectée aux bons serviteurs de l’Etat. Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfet alors qu’ils ne le sont pas et ne l’ont jamais été préfets. Un copinage politique qui leur permet de toucher une retraite dorée, 6.000 € mensuels sans rien faire, en dépit des restrictions budgétaires dues à l’endettement de la France. Parmi eux, des socialistes exemplaires comme Michel Vauzelle (1985), président PS du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) depuis 1998 et porte-parole de la présidence de la République de François Mitterrand (1981-1986), ou Michel Delebarre, actuellement sénateur du Nord, ex-Président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (mars 1998-janvier 2001) et sept fois ministre sous la présidence de… François Mitterrand. De 1982 à 1995, ce président a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public, des préfets « fantômes » chargés d’une « mission bidon de service publique relevant du gouvernement ». La quasi-totalité étaient des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Et le système a continué de prospérer sous Lionel Jospin Premier ministre.
 

Fuitage en faveur de l’«escroc des stars» via Prouteau

blog -Yamgnane eleve au grade de commandeur de la Legion Honneur-aout2014
K. Yamgnane fait commandeur de la Légion d’honneur par la ministre Lebranchu

Christophe Rocancourt est accusé d’avoir extorqué plusieurs milliers d’euros à deux soeurs marocaines menacées d’expulsion contre la promesse d’obtenir leur régularisation. Les deux femmes, ne voyant rien venir, ont porté plainte. Mis en examen, l’escroc présumé a dit avoir approché Christian Prouteau, ainsi que l’ancien secrétaire d’Etat socialiste aux Affaires sociales et à l’Intégration (1991-1993), présenté comme le symbole de « l’intégration réussie » aux gouvernements Cresson, puis Bérégovoy, Kofi Yamgnane, lequel franco-togolais présenta sa candidature à l’élection présidentielle togolaise de 2010.

 

Valls en campagne dans le Doubs: sur le temps et avec les moyens de l’Etat ?

Le premier ministre appelle « au rassemblement » quand ça arrange le PS

Valls et Cazeneuve prennent le risque de soutenir le candidat PS

blog -Falcon 7X presidentielLe ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est déplacé pour le meeting de soutien au candidat socialiste en lice pour le second tour de la législative partielle de la 4e circonscription du Doubs, mercredi 4, tandis que le chef du gouvernement distraira plusieurs heures à son agenda, jeudi 5, pour apporter le soutien partisan dont a besoin son candidat.

Quant au premier ministre en exercice, malgré ses obligations non partisanes,
Valls administrera la piqûre de rappel, puisqu’il repassera le lendemain, bien qu’il soit déjà intervenu dans le débat du premier tour. Un matraquage gouvernemental qui pourrait bien indisposer une population livrée à elle-même entre deux élections.  Son précédent déplacement fut d’ailleurs chahuté par la CGT qui lui coupa l’électricité pendant une heure… Il peut donc s’attendre jeudi 5 à une nouvelle rencontre houleuse avec les électeurs de cette région sinistrée.   L’objectif est sans doute de donner de la valeur ajoutée au candidat socialiste surprise du 8 février. « On va mettre en avant les hommes du 11 janvier, pour transformer l’unité nationale en unité républicaine face au FN« , ose affirmerun haut dirigeant socialiste cité par RTL.

Valls n’a pas appris à serrer correctement le poing et le bon !

Depuis les attentats sanglants par des djihadistes de France à Paris,  le Premier ministre et son ministricule de l’Intérieur sont devenus les deux membres les moins impopulaires du gouvernement.  Leur implication est le signe de l’importance que représente cette élection pour l’exécutif,  alors que la majorité présidentielle s’effrite à l’Assemblée et qu’elle pourrait basculer à l’occasion de cette partielle  provoquée par le départ du gouvernement d’un ministre de l’Economie, Pierre Moscovici,  plus soucieux de sa carrière personnelle que du devenir de sa circonscription.  L’ancien trotskiste a ainsi préféré le confort de Bruxelles à l’aventure de la lutte contre le FN.

Meeting de Valls dans le Doubs (27 janvier 2015)
Meeting de Valls dans le Doubs (27 janvier 2015)

Le risque est grand que la bonne surprise de la qualification du socialiste ne tourne au camouflet s’il devait se faire éliminer face à la candidate frontiste Sophie Montel, disqualifiant ainsi l’exécutif un peu plus.

L’eurodéputée FN, Sophie Montel, est arrivée en tête au premier tour du  scrutin, dimanche 1er février, avec près de quatre points d’avance, 32,6% des suffrages exprimés, contre 28,85% au socialiste. Moins de 40% des inscrits s’étaient déplacés pour voter et le gouvernement reprend espoir que les oppositions de droite comme de gauche renoncent à exprimer dans les urnes le rejet de ce pouvoir qui les opprime.

Pour mémoire: lien PaSiDupes vers le débat au sein de l’UMP à propos de l’appel du PS à un « front républicain » de circonstance

Trois Français sur quatre favorables à une peine d’indignité nationale contre les terroristes

Hollande surfe sur le sang répandu par les islamistes français

Un mois après les attentats islamistes de djihadistes de France des 7, 8 et 9 janvier, François Hollande prend à nouveau la parole ce jeudi 5 février avec une nouvelle « grande » conférence de presse semestrielle.

"L'islam dominera le monde""La charia est la vraie solution""Au diable, la liberté"
« L’islam dominera le monde »
« La charia est la vraie solution »
« Au diable, la liberté »

Lors de cette grand messe laïque organisée à l’Elysée le président de la République devrait pontifier, notamment sur la batterie de mesures anti-terroristes mise en place par le gouvernement Valls dans la foulée des attentats djihadistes par des Français contre des Français. Il parlera de guerre au terrorisme, mais le « chef de guerre » taira la guerre civile ouverte par les islamistes et mobilisant l’armée sur le sol national.

Profitant sans retenue de ces « événements français », comme on parle des « événements d’Algérie », et le réflexe d’unité nationale qui a animé l’opposition, François Hollande a vu sa popularité grimper de 6 points – en dépit de la hausse constante du chômage et des taxes – dans le baromètre YouGov du mois de février réalisé entre soi par les socialistes du HuffPost, que dirigea Anne Sinclair et de i-télé du groupe Canal+ qui licencia Eric Zemmour pour exercice impertinent d’une liberté d’expression que le mensuel libertaire Charlie hebdo continue en revanche de porter à des sommets de vulgarité. Dans le même temps, « cette enquête d’opinion démontre [sic] que les mesures prises par l’exécutif rencontrent un très large assentiment auprès des Français » commente le site socialo-socialiste, comme si YouGouv était indépendant et les sondages fiables.
Cette affirmation du HuffPost est un abus de confiance: il suffit d’aller consulter le sondage pour constater que le commentaire est mensonger

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite Hollande apres attentats-fin jan2015
L’agrandissement n’est pas fameux: pour l’agrandir, cliquer dessus.
Et voici le lien vers la source: http://cdn.yougov.com/cumulus_uploads/document/f2zk2dmq41/Results_HuffingtonPost_Barom%C3%A8tre_F%C3%A9vrier_02.02.15.pdf

L’indignité nationale rencontre un très large consensus

Défendue par l’UMP de Nicolas Sarkozy et soutenue par une partie des députés socialistes, la proposition d’instaurer une peine « d’indignité nationale » priverait les terroristes de leurs droits civiques et de l’accès à certains emplois. Elle remporte ainsi l’adhésion de 76% des personnes interrogées (12% défavorables, 12% d’indécis). L’idée est soutenue par 91% des sympathisants UMP, 88% des centristes, 83% des proches du FN et 74% des sympathisants du PS et d’EELV.

Le 21 janvier dernier, le premier ministre, Manuel Valls, s’était emparé de cette proposition émanant de l’opposition en promettant « une réflexion transpartisane » sur la réactivation de la peine d’indignité nationale et que des propositions « compatibles avec notre droit et nos valeurs » seraient présentées d’ici six semaines. Manuel Valls avait justifié une telle mesure en affirmant qu’elle « marquerait avec une force symbolique les conséquences de la transgression absolue que constitue la commission d’un acte terroriste ».

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, avait à nouveau marqué sa différence et pris ses distances avec cette mesure tout en concédant le dernier mot aux parlementaires: « Ce serait un acte symbolique mais les symboles portent leurs charges (…) Ce n’est pas un symbole que, moi, j’aurais revendiqué », a-t-elle répliqué au Premier ministre. L’indignité nationale n’a été décrétée qu’à deux reprises dans l’histoire de France, sous la Révolution française et lors de l’épuration après la Seconde guerre mondiale.

Moins de 10% jugent les mesures anti-terroristes excessives

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite gouvernement apres attentats-fin jan2015
Pour une meilleure lisibilité, cliquer sur l’image

Les autres mesures prises par le gouvernement pour contenir la menace djihadiste rencontrent elles aussi une approbation plus ou moins large selon les sujets. 61% des Français jugent « appropriée » l’intensification des contrôles sur Internet pour lutter contre la propagande; 67% approuvent désormais le fichage et la création d’un nouveau fichier de renseignement recensant les auteurs ou complices d’actes terroristes; 65% saluent les mesures visant à renforcer l’armement et l’équipement des forces de l’ordre. A l’époque des manifestations d’activistes altermondialistes contre la réserve d’eau de Sivens (Tarn), la presse se faisait l’écho complaisant des réactions hostiles à l’usage par la police de grenades offensives, lesquelles leur ont été interdites en novembre par Bernard Cazeneuve, le ministricule de l’Intérieur aujourd’hui vanté pour la gestion de la situation par le RAID et le GIGN.

Enfin, la versatilité du gouvernement et des Français est une nouvelle fois confirmée. Très étonnamment, 50% des sondés estiment « appropriée » la décision de mettre en place des quartiers réservés aux islamistes radicaux en prison et d’augmenter significativement le nombre d’aumôniers musulmans.

Centre de détention national de Roanne

Autre indice des fluctuations émotionnelles d’opinion, moins de 10% des personnes interrogées les jugent « excessives » tandis que 21 à 28% les juges « insuffisantes ». Les partisans d’une sévérité accrue, notamment dans les prisons, sont remarquables chez les sympathisants de l’UMP -qui avait notamment proposé la création de centres de détention réservés aux prisonniers radicalisés- et du Front national. Ainsi, 38% des électeurs de Nicolas Sarkozy ne se satisfont pas des mesures d’isolement arrêtées pour les détenus radicalisés, et jusqu’à 44% des électeurs de Marine Le Pen.

Le total anti-sarkozysme de France Info, plus malsain que primaire

Le journaliste Olivier Bost ne se lit pas entre les lignes

Qu’il soit dominant ou au contraire à l’écoute, Sarkozy ne convient jamais à certains influenceurs …

Alors que le Bureau politique de l’UMP a opté mardi soir pour le « ni-ni » (ni PS, ni FN) à la législative partielle du Doubs, « de justesse », reconnaît la rédaction de France Info, Olivier Bost précise « contre l’avis de Nicolas Sarkozy qui plaidait pour un texte appelant à faire barrage au FN, selon des participants à la réunion. »

La violence des attaques de la presse a repris

La presse en offre un nouvel exemple ce matin, dont France Info
«  Le double échec de Nicolas Sarkozy«  par Olivier Bost, mercredi 4 février 2015 08:32, mis à jour le mercredi 4 février 2015 à 08h35

Légende: « Retour aux affaires compliqué pour Nicolas Sarkozy © »
Le cliché est juste ancien et pris dans la cour des Invalides, qui n’est pas un lieu joyeux, mais de recueillement.

Info ou intox ?
« L’UMP a opté mardi pour le « ni-ni » pour la législative du Doubs, contre l’avis de Nicolas Sarkozy » entend-on. Et « Un revers pour le président du parti« , commente le journaliste.

« Nicolas Sarkozy a-t-il encore la main sur son parti ? Question [ouverte !] que l’on peut se poser après la décision du bureau politique de l’UMP mardi soir [mais qui n’appelle pas de développement: on est supposé y répondre par oui ou par non…]. « Le bureau a décidé de ne pas suivre l’avis du président du parti sur les consignes de vote pour le second tour de la législative partielle du Doubs, » estime le journaliste qui n’envisage pas que le bureau puisse avoir une autre motivation que la contradiction. « Nicolas Sarkozy avait choisi de laisser les électeurs choisir, » note Bost qui n’y voit pas le respect de la libre expression des participants au débat qu’il a initié. « Le bureau a voté en faveur du « ni-ni », ni PS, ni FN. En clair : un appel à voter blanc ou à s’abstenir dimanche prochain. » On lit ailleurs dans la presse que ce choix du bureau est le pire qui puisse être puisqu’il incite à l’abstention. Le choix du bureau serait donc défavorable au groupe et la préférence personnelle de Sarko, farouchement opposé au FN, à son honneur, mais Bost n’en a cure: la cible de ses coups se situe sous la ceinture de Sarkozy.

L’adversaire de droite le plus redouté de la gauche, et singulièrement du PS, n’est pas Marine Le Pen, mais bien Nicolas Sarkozy: à la présidentielle le « front républicain » règle son compte au FN, si nécessaire. Ce subterfuge ne piège pas le candidat de l’UMP et la diabolisation de Sarkozy a déjà fonctionné au-delà de toute espérance lors de la campagne 2007. Elle a d’ailleurs repris, au cas où elle pourrait profiter à un candidat moins charismatique, voire sinistre, et donc plus vulnérable, que ce soit Juppé ou Fillon. Cambadélis n’a-t-il pas félicité Juppé de sa courte-échelle au PS au second tour de la législative partielle du Doubs, dimanche prochain ?

Or, pour être complet, à la différence des propos partiels et partiaux du pro, l’ancien Premier ministre Alain Juppé a appelé à « faire barrage » au FN, avec la même détermination que Sarkozy et par les mêmes moyens. Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, n’entendent pas pour autant s’engager « dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS » et ne désapprouvent donc pas Sarkozy.
« Nicolas Sarkozy a tenté de contenir ses troupes sans succès et de trouver une synthèse entre les partisans du Front républicain et les défenseurs de l’abstention. » Bost n’a pas d’autre cible que Sarkozy et ignore les positionnements des autres membres du bureau. Il ne retient que les confidences d’un anonyme pour affrmer que « le ton est même monté à plusieurs reprises. Deux heures et demie d’échanges souvent houleux. L’UMP s’est littéralement divisée, sous les yeux de son chef, impuissant pour imposer sa ligne, » rapporte la petite souris Bost, comme si elle y était: c’est ça le « décryptage » ?

« Double claque », selon Bost, attaché à Sarkozy comme un agresseur sa victime

Olivier Bost, un visage de radio

Reprise: « C’est une double claque pour Nicolas Sarkozy parce qu’il y a deux échecs en un. Mardi, au-delà d’un retour aux affaires décidément [et non « decidemment »] très compliqué, » et comment ne le serait-il pas, « le premier échec du président de l’UMP c’est de n’être pas parvenu à solder une part de son quinquennat. » Etait-ce l’objet du débat de lundi? C’est en tout cas l’obsession du journaliste partisan. « C’est lui qui avait imposé le « ni-ni » en 2011 et il voulait revenir sur cette formule pour marquer plus nettement ses distances avec le Front national. » Qui le lui reprocherait à gauche et à Radio France ! Le PS qui recherche le « front républicain » introuvable qui lui serait salutaire approuve-t-il la manipulation des faits par son supporter Bost.
« Le second échec, c’est pour le prochain match » [qui n’est pas joué, pas même engagé, mais Bost est un rapide, si rapide qu’il se met hors-jeu]: « la primaire en 2016. Même si ça n’est pas non plus sa position qui l’a emporté, c’est bien Alain Juppé qui a marqué un point : il a affaibli le chef Nicolas Sarkozy. »

L’honnêté du professionnel est ici gravement en cause. Il ne peut en effet ignorer ce que rappelle toute la presse informée qui fait pas de la désinformation: en 1990, Juppé, alors second personnage du RPR, avait retiré sa carte UMP à Alain Carignon, maire RPR de Grenoble qui, lors de la cantonale partielle de Villeurbanne, militait pour faire obstacle au FN, en refusant l’abstention. A l’instar de Carignon, Juppé doit-il rendre sa carte ? Pour le journaliste de France info (service public), le rappel de ses confrères est-il un « revers » ou une « claque » ? Maintenir à Bost sa carte de presse n’est-il pas contraire à la déontologie de sa profession ? Qu’en pense le SNJ ?

Le vice consiste à apporter les « nuances » qui s’imposent dans un article enfoui

La désinformation dépasse la manipulation pour atteindre à l’agression

Liberté de pensée

Selon l’agence Reuters , « il y a 12 minutes », « le président de la république s’est de nouveau mis dans l’embarras, cet après-midi, lorsqu’il a subitement giflé une jeune journaliste de l’AFP qui l’interrogeait sur les récents sondages qui le placent deuxième dans les intentions de votes. « Qu’est-ce que j’en ai à foutre des sondages, hé pétasse« , aurait lancé Sarkozy, en la giflant du revers de la main.
Peu après, lors d’un point de presse, Sarkozy a tenu à s’excuser et a convenu qu’il s’agisait d’un geste regrettable qu’il n’entendait pas répéter, « à moins que le journaliste ne le mérite vraiment ». « Texto, selon des professionnels de la presse, Pascal-Pierre Fradette avec Patrice Légaré ! On peut croire à un canular, mais la dépêche traîne sur Yahoo! Actualités. Des précisions s’en suivent: « la femme n’a pas été blessée gravement, mais la monture de ses lunettes auront besoin d’un réajustement mineur. Le mois dernier, Sarkozy avait traité un journaliste à LCI de « couillon » lors d’un déplacement à la Marne, « affirme la dépêche de cette agence. Stupéfiant. On aurait pu en rester là si le doute n’était pas permis…

Et on découvre en effet que ce qui passe pour un scoop en date de ce jour, le 4 février 2015, pourrait avoir un lien avec un article du Nouvel Observateur (tempsreel.nouvelobs.com Médias & pouvoirs) en date du 25 juin… 2010, intitulé « Un journaliste giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy… » qui apporte un petite nuance sur l’auteur des coups présumés. La bassesse du procédé est accablante, mais perdure impunément en république exemplaire.« Un journaliste cameraman de France 3 Ile-de-France a été giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy lors de sa visite surprise mercredi à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, révèle le site internet Le Post vendredi 25 juin, » dans la Cité des 4.000.

De toutes pièces, L’Obs et la presse dans son ensemble construisent ainsi et à tout propos un environnement de soi-disant violence autour du président: un jour, « Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel« , selon leparisien.fr, le 4 juil. 2013 et pareillement « Nicolas Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel, selon lefigaro.fr du 4 juil. 2013). Clairement, la presse dépendante des aides de l’Etat reprend la dépêche AFP qui reprend les éléments de langage proposés par l’Elysée. Exemple semblable, un autre jour: « Sénat : la victoire de Larcher, une défaite par procuration… d’après europe1.fr/…/senat-la-victoire-de-larcher-une-claque-pour-sarkozy…, le 30 sept. 2014) et « La magistrale gifle à Sarkozy des sénateurs UMP » (ww.challenges.fr, le 30 sept. 2014). Que de violence et de haine à l’encontre de celui qu’il faut abattre pour maintenir les bras cassés de l’exécutif !

Homonyme ou cumulard?
A Radio France, le journaliste Olivier Bost serait à la fois sur France Inter et sur France Info et directeur informatique et multimédia chez Sebdo pour l’hebdomadaire Le Point. Un parent ? Ne serait-ce pas un peu trop pour un seul homme ? Sauf si cet homme est un militant sectaire tout terrain…

Est-ce en outre par admiration ou par obsession que, sur Twitter, Bost piste Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse, Nicolas Bay, secrétaire général de parti et député français au Parlement européen, conseiller régional de Haute-Normandie, Stéphane Ravier, maire du 7ème secteur de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône (13),  Fabien Engelmann, 35 ans, maire de Hayange et membre de comité central de parti et Julien Sanchez, 31 ans, maire de Beaucaire, vice-président de la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence et conseiller régional de Languedoc, ou parce que tous FN ?

C’est, en revanche, par pure sympathie qu’il suit Juliette Méadel, porte-parole du PS, ou Gaspard Gantzer, conseiller de la communication du cabinet du président de la République, et des parlementaires PS, tels C. Bartolone (président PS de l’Assemblée) ou JC. Cambadélis (patron coopté du PS), Elizabeth Guigou et Laurence Rossignol ou Sandrine Mazetier, Erwann Binet ou Yann Galut, Olivier Faure, François Lamy, Christian Paul, Laurent Baumel ou Emmanuel Maurel, des élus à la mairie de Paris comme Bruno Julliard et Christophe Girard, les journalistes Celia Meriguet, rédactrice en chef (France Info) et Jean Leymarie (France info, syndicaliste), Ruth Elkrief, Adrien Gindre ou Jeremy Trottin (BFMTV), Vincent Giret (Le Monde et aussi France info), Johan Hufnagel (Libération, via Slate.fr), Laurent Joffrin ou Langlet Julien (France Inter, France Info et France 2), Nicolas Demorand (France Inter), Patrick Pelloux (Charlie hebdo), l’historien « indépendant » Benjamin Stora, et des ministres comme Stéphane Le Foll (la Voix de son Maître F. Hollande), Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, Marylise Lebranchu, George Pau-Langevin, Axelle Lemaire ou Fleur Pellerin) ou proches, Luc Carvounas et Charlie Da Silva (dans le sillage de Manuel Valls), comme Nadjet Boubekeur, conseillère communication et presse de… Najat Vallaud-Belkacem. Sans compter des députés EELV ou UMP, comme Jean-Frédéric Poisson (président du Parti-Chrétien Démocrate) ou Philippe Gosselin et deux fils… Sarkozy.

Mulhouse : des retards à l’école pour cause de… prière matinale

Le maire de Mulhouse et NKM « assurent » que des enfants arrivent en retard à l’école en raison de la prière: Europe 1 conteste 

Les déclarations des élus de l’opposition sont suspectées

La vigilance est interdite à l’opposition
Nathalie Kosciusko-Morizet s’est faite tacler lundi par un journaliste.
Il l’accuse de créer la polémique quand la presse faillit à son devoir d’information. La responsable UMP a en effet révélé qu’à Mulhouse des dizaines d’enfants » arrivent « tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents ».
Mieux, leurs parents, quand ils sont convoqués, « expliquent qu’il y a des autorités religieuses supérieures », prévalant notamment sur « celles de la République », avait ajouté la numéro 2 de l’UMP, estimant qu’il faut se poser la question du placement de ces enfants.

Les déclarations des élus de l’opposition sont soumises à contrôle

Sur le fond, les propos sont confirmés un peu plus tard par le maire UMP de la ville, Jean Rottner. « Loin de toute polémique, ni de la part de NKM ni de moi-même, notre responsabilité, c’est de trouver des solutions, pas de fermer les yeux », a-t-il assuré.

Les déclarations des élus de l’opposition sont raillées

Sur Twitter, la secrétaire d’Etat aux… personnes âgées, Laurence Rossignol, qui n’est pas occupée à plein temps par les seniors, s’est dite « très choquée par le fatras (sic) de NKM », notamment sur la question des prières. « Tous ces sujets exigent d’abord du sérieux », a estimé l’arrogante ministre, pour toute réponse sur le fond.

Europe 1 s’érige en arbitre et annonce que Jean-Philippe Balasse, un chroniqueur, s’est donc penché « sérieusement » (sic), quant à lui, sur la question :

Et le jugement est tombé: pour lui, pas de doute possible, la sentence du directeur-adjoint de la rédaction d’Europe 1, 44 ans, est sans appel: « Nathalie Kosciusko-Morizet a déformé les propos du maire de Mulhouse. » Jean Rottner a en effet assuré que ces « retards » concernent seulement « quelques enfants » et non « des dizaines, » comme l’a affirmé la numéro 2 de l’UMP. Et pour Europe 1 comme pour la police des manifestations, « quelques » enfants, ça ne peut donner des « dizaines » d’enfants, car l’une exagère nécessairement et l’autre n’a pas de raisons de minimiser le phénomène.
Autre « incohérence », selon le juge, en admettant que la première évaluation en soit une : si « quelques enfants » arrivent bien après la cloche, ce n’est pas parce qu’ils sont allés eux-mêmes à la prière, mais parce que leurs parents y sont allés. Une « nuance d’importance », commente le chroniqueur, sans préciser où est ladite nuance, d’autant qu’en tout état de cause seul importe les conséquences, au regard de la perturbation des classes, du respect des enseignants et du non respect des lois et règlements.

Considère-t-on à Europe 1 que les parents défaillants ou méprisants de l’école sont justifiés à inculquer la primauté de la religion sur les principes du vivre ensemble en république laïque ? Ce mauvais procès à NKM est révélateur de la complaisance de la presse à l’égard de certains contre d’autres et de la participation des journalistes à la dégradation de la vie inter-communautaire.

Jean Rottner, « un ami » ne veut pas pour autant « fermer les yeux sur certains problèmes ». Des parents souhaitent sortir des enfants de l’école en nombre croissant, explique-t-il ainsi, « et ce, quelque [« quelle que », sans être directeur-adjoint, nous semble de meilleur aloi] soit la confession religieuse, parce que l’école de la République « ne répond plus à leurs aspirations ».

Est-ce à dire que ceux qui se plaignent de ghettoïsation » sont précisément ceux qui les créent ? Est-ce également à dire que de posséder un lieu de prière ne garantit pas le respect des horaires laïcs ?
Et que sont supposés faire les citoyens quand le gouvernement de la République « ne répond plus à leurs aspirations »? Ou quel choix a un ministre quand il n’y est pas heureux ?

Enfin, reste l’énorme problème d’une grave occultation sectaire
Comment Europe 1 et son chroniqueur-directeur-adjoint-juge-et-arbitre, réussissent-ils le tour de force de ne pas nommer la religion concernée ? Quand on se livre à une contre-enquête et qu’on gribouille tant de mots pour chipoter sur « quelques » ou des « dizaines » d’enfants, on doit pouvoir investiguer sur la nature de la confession religieuse des enfants perturbateurs. Mais ni les Juifs ni les Catholiques ne sont à la fois intégristes et irrespectueux des règles de la République.
L’audience d’Europe 1 périclite: il doit y avoir une raison… dont Xavier Niel ou Patrick Drahi va savoir tirer parti !

Front républicain: NKM et Juppé doivent-ils rendre leur carte UMP ?

Quand l’histoire se répète, Juppé se retrouve en porte-à-faux et se met en péril

Vers un procédure de mise en congé contre Juppé. Et NKM ?

Juin 1990: cantonale partielle de Villeurbanne, pomme de discorde entre Juppé et Carignon
Quand Alain Carignon proposa un Front Républicain anti-Front National et appela à voter pour la candidate socialiste au 2ème tour des cantonales partielles de Villeurbanne, le RPR décida de le sanctionner.
En 1983, Carignon avait pourtant remporté la mairie de Grenoble, bastion socialiste de longue date.

Le secrétaire RPR refusa de faire la courte échelle au PS

Il rejeta le « front républicain » et sanctionna Alain Carignon. C’était… Alain Juppé.
VOIR et ENTENDRE la déclaration de celui qui adopte aujourd’hui la position d’Alain Carignon hier, mis en congé du RPR en 1990.

Alain Carignon, maire de Grenoble, en appelait à l’esprit gaulliste et à l’esprit républicain. En 1990, Alain Juppé contestait la position de François Fillon sur la stratégie à adopter face au FN aux municipales et rappellait que son parti avait une ligne claire sur le sujet :

« Nous avons fixé une ligne que j’approuve : aucune forme d’alliance ou d’accord avec le Front national, pas de soutien au PS dont la politique économique et sociale mène notre pays au déclin, donc pas de front républicain qui puisse donner prétexte au FN de mettre l’UMP et le PS dans le même sac. En cas de duel électoral FN-PS, hypothèse rarement vérifiée jusqu’à ce jour, je n’hésiterai pas, pour ma part : vote blanc. »

Alain Juppé s’était justifié ainsi :

« Nous avons depuis des mois et des mois une ligne tout à fait claire. Nous voulons nous battre sous nos couleurs, nous n’avons rien de commun avec le Front National et nous n’avons pas du tout l’intention de faire la courte échelle au Parti Socialiste […] Alain Carignon a pris une position différente, j’en ai tiré les conséquences, il s’est mis lui-même en dehors du RPR. »

Version 2015 du « front républicain » de Juppé

Qui a changé, de Front national ou de Juppé ?

L’ancien président de l’UMP a appelé sur son blog à faire barrage au FN pour le second tour de l’élection législative, dans le Doubs. Une position aux airs de volte-face: l’ancien RPR était jusqu’ici opposé au front républicain.

Que signifie ce changement de stratégie vis-à-vis du Front national? Jusqu’ici plutôt hostile au réflexe d’un vote socialiste en cas de duel PS/FN au second tour, Alain Juppé se ravise et choisit de «faire barrage au FN». Et le maire de Bordeaux est formel: «Si j’étais électeur de la 4ème circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferais: pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, en l’évidente inégalité des races’, je ne m’abstiendrais pas, je voterais pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS», a-t-il écrit sur son blog, dans un post publié tard lundi soir.

Mais le candidat déclaré à la primaire de la droite et du centre nuance son propos. «Ce n’est pas pour autant que je vais m’engager dans un Front Républicain qui scellerait une alliance avec le PS»,prend-il soin de préciser. Et pour cause: au cours des 25 dernières années, l’ancien président de l’UMP avait pour habitude de critiquer le principe de front républicain, déclarant même dans certains contextes préférer voter blanc, après avoir exclu un membre du RPR qui vote PS contre le FN en 1990.Le Alain Juppé de 1990, alors numéro 2 du RPR, était donc bien sur une toute autre ligne.

2013: Juppé préfère le vote blanc
En juin 2013, le maire de Bordeaux avait indiqué sur RMC/BFMTV qu’il n’était «pas sûr» que la stratégie du front républicain pour faire barrage au FN soit une «bonne idée». Il invitait alors à la prudence sur l’utilisation de la formule. «Je me demande même si ça n’alimente pas, d’une certaine manière, la propagande du Front national qui veut mettre l’UMP et le PS dans le même sac», disait-il à l’époque. Sa seule préoccupation était celle de l’alliance. «Nous avons une incompatibilité de valeurs, mais aussi de programmes avec le Front national», soulignait-il.
Trois mois après ces déclarations, Alain Juppé concrétisait sur son blog. «En cas de duel électoral FN/PS, hypothèse rarement vérifiée jusqu’à ce jour, je n’hésiterai pas, pour ma part: vote blanc», avait-il exprimé sur son blog, en septembre 2013, après les propos polémiques de François Fillon qui envisageait de voter pour «le candidat le moins sectaire».
Municipales 2014: le «piège» du front républicainDernier exemple en date et le plus récent: à la veille du premier tour des municipales, en mars 2014, l’élu reniait une fois de plus la posture du front républicain. «Le front républicain est le piège tendu à la droite. Ne nous laissons pas piéger», avait-il déclaré au Parisien. Des propos éloignés de l’esprit de son billet de blog du 2 février 2015, seulement onze mois après.

En faisant le choix du PS dans le Doubs, Alain Juppé se place en marge de la ligne majoritaire au sein de l’UMP, celle du «ni-ni».

Seuls les parlementaires Nathalie Kosciusko-Morizet, son soutien Edouard Philippe, Dominique Bussereau et Jean-Pierre Grand préfèrent le vote PS au vote blanc ou à l’absence de consigne claire.

Voici donc deux ténors politiques qui devraient logiquement remettre bientôt leur carte UMP…

Pour mémoire, le secrétaire général de l’UMP et numéro-3 du parti, Laurent Wauquiez n’envisage pas de voter pour le Parti socialiste, précisant qu’à titre personnel, il « voterait blanc ».
Ancien ministre durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani s’est également prononcé en défaveur de la stratégie du Front républicain. Henri Guaino exprime la même défiance. Invité sur France Inter, le député des Yvelines a estimé que l’idée d’un Front républicain est« une folie parce qu’il exprime le mépris des électeurs en leur donnant une consigne de vote ».
Le député de l’Eure, candidat à la présidence de l’UMP en 2014,Bruno Le Maire, a fait savoir qu’il rejette l’idée d’un front républicain. Il s’agit d’une « solution de facilité », a-t-il souligné ce lundi matin au micro de France Info. 

Loi Macron: le ministre fait marche arrière sous la menace des professions réglementées

Le ministre de l’Economie a de nouveau reconnu « s’être trompé »

Cette fois, Macron a fait erreur sur les tarifs des professions du droit

Le gouvernement Valls mise sur la loi Macron depuis décembre, mais s’il compte énormément dessus, ce n’est pas « la loi du siècle », admet François Hollande, mais une loi « pour le siècle prochain »… Pourtant, le mardi 27 janvier, au lendemain de l’examen du texte dans l’hémicycle, Macron était sur Europe 1 pour une opération pédagogie et de défense de « réformes historiques »…
Or, le jeune successeur de Montebourg que la presse aux ordres présentait comme une lumière, s’est légèrement trompé, quand il a abordé le calendrier de la loi qui porte désormais son nom glorieux. « Elle sera votée, je l’espère et c’est ce qui est prévu, en février. Ensuite elle doit passer au Sénat. Ensuite il y a une deuxième lecture normalement (à l’Assemblée nationale, ndlr). Ensuite elle est promulguée par le président de la République. Normalement, si le calendrier est respecté, sans doute durant l’été« , déroule l’ancien secrétaire général-adjoint de l’Elysée, avec une belle assurance. 

blog -Macron autocarsLe ministre de l’Économie plaidait initialement pour une part de tarifs variables pour les notaires, huissiers et mandataires judiciaires notamment, au prétexte de « permettre à de jeunes professionnels de s’installer » et de faire jouer la « concurrence ». « Ma résistance a conduit à un système compliqué, » a avoué le ministre à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi « pour la croissance et l’activité ».

Emmanuel Macron a donc accepté de modifier le dispositif d’encadrement de leurs tarifs.

Le ministre de l’Economie de Valls a traité les ouvrières du volailler GAD d’ « illettrées »…

Après l’abandon de Macron sur le « secret des affaires »,le gouvernement cède sur le corridor tarifaire. « Je proposerai d’y revenir parce que c’est un élément de complexité« , a ajouté Emmanuel Macron.
En revanche, ce projet de loi va permettre « la transparence sur les tarifs et sur la remise, qui existe aujourd’hui en pratique sur des tarifs opaques », a assuré le locataire de Bercy. Un amendement en ce sens doit être présenté dans la soirée à l’Assemblée.

Si on en croyait Macron, les premiers effets de sa loi seront visibles « dès cet été ». Bien que cela dépende de la vitesse de publication des décrets d’application – ce qui parfois peut prendre un certain temps – il explique :

« Ce qui est prévu, c’est que les premiers effets sur tout un tas de secteurs puissent être perceptibles dès l’été. Dès cet été 2015. Pour l’ouverture dominicale dans plusieurs endroits, des commerces de détail, pour ce qui est de l’ouverture du secteur des autocars, pour certains dispositifs de financement de l’économie, je veux que l’on puisse dès l’été, pour certains dès le début de l’automne, avoir des mesures concrètes qui soient applicables. »

Pour le reste, il faudra attendre un peu. « Il y a d’autres mesures, réforme de la justice prudhommale, les tribunaux de commerce, qui prendront plus de temps parce qu’il y a une nécessité d’organisation. Elle suppose des décrets, parfois il y a des ordonnances qui sont prévues », poursuit Emmanuel Macron. Qui insiste en guise de conclusion, sur de son fait :

« A l’été, il y aura des mesures concrètes appliquées, qui seront une réalité, et un calendrier d’application du reste. »

Macron refait le coup de l’ « attentat de l’Observatoire »…

Le locataire de Bercy a également raconté avoir été menacé de mort.
Macron dit avoir reçu « des menaces de morts de certains officiers publics ministériels« , attaquant sa loi, ajoutant avoir porté plainte.
Emmanuel Macron a également reproché à des représentants des professions réglementées du droit (notaires…) « d’agiter les peurs » autour de sa réforme, vivement contestée depuis plusieurs mois. Le ministre a estimé que cette attitude n’est « pas à la hauteur du débat ». « Je ne fais honnêtement même pas référence aux menaces de mort que j’ai reçues – j’ai porté plainte – de certains officiers publics ministériels parce que vous m’accorderez que c’est particulièrement étonnant », a-t-il commenté.

L’attentat de l’Observatoire est un attentat présumé, mené avenue de l’Observatoire contre François Mitterrand dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris. Peu après les 24 coups de minuit, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre et ancien ministre de l’Intérieur de Pierre Mendès France a été criblée de 7 balles. Les soupçons des enquêteurs s’orientent aussitôt vers les partisans de l’Algérie française.

S’ensuit une controverse politique et judiciaire, François Mitterrand fut en effet soupçonné d’avoir lui-même commandité l’attentat dans le but de regagner les faveurs de l’opinion publique. Six jours après l’attentat, un ancien député poujadiste du nom de Robert Pesquet se présenta comme son complice, sortant des preuves irréfutables de ses rencontres préalables avec Mitterrand. Aux dires de Pesquet, Mitterrand aurait été enthousiasmé à l’idée de se faire de la publicité par ce moyen et aurait planifié l’opération en détail.
Des années plus tard, Pesquet répéta avoir été le cerveau à l’origine du faux attentat, mais prétendit qu’il en avait assuré la révélation à l’insu de Mitterrand.

Emmanuel Macron est visiblement promis à un grand destin national…
L’axe de l’avenue de l’Observatoire (Paris 6e) constitue le méridien de Paris.

Le Parti socialiste peut-il disparaître en France comme en Grèce?

Ne nous laissons pas polluer par l’effet Charlie, suggère Maurice Szafran

Il est possible que ce traumatisme collectif ne change rien à la volonté des électeurs de sanctionner Hollande, le PS, ses élus et cette politique.

Le Radeau de La Méduse de Théodore Géricault (1791-1824)

C’est ce qu’estime le co-fondateur de l’hebdomadaire Marianne et son président jusque novembre 2013.

Jean-Luc Mélenchon en est persuadé. Le journaliste Jean-François Kahn l’écrit en boucle depuis une décennie déjà. Le philosophe Bernard-Henri Lévy y a consacré un livre il y a quelques années, « ce grand cadavre à la renverse »‘. Curieux trio, n’est-ce pas, pour en appeler à la disparition du parti de Mitterrand, de Rocard, de Badinter, de Hollande, de Valls, et de tant d’autres, comme s’il était indispensable, impérieux, de clore une histoire, de tourner une page pour mieux reconstruire. Quoi et comment? Dès lors le trio Mélenchon-Kahn-Lévy ne partage rien en commun. Et c’est tout le problème.

Oublions un instant l’effet Charlie, ce souffle qui a emporté la société française toute entière. Peut être le destin de François Hollande, et concomitamment celui du PS, en sera-t-il à jamais bouleversé. Mais il est possible aussi, sinon probable, que ce traumatisme collectif ne change rien à la volonté acharnée des électeurs de sanctionner ce président, ce parti, ces élus, cette politique et son manque de profondeur historique, cette absence de vision qui, depuis le premier jour, laisse interloqué jusqu’aux sympathisants socialistes, cette absence chronique de résultats économiques et sociaux, ce chômage qui n’en finit pas d’enfler.

Détail de l’oeuvre

Le risque donc d’une sanction aux élections cantonales.

L’hypothèse d’un camouflet aux élections régionales .

Et même une déroute dévastatrice dans l’un et l’autre scrutin.

Une faille béante entre le PS et les Français.

Que restera-t-il alors du PS ? Quelques élus, 10% environ du corps électoral, et peut être même moins? Rue de Solférino, dans l’entourage du 1er secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, cette hypothèse du pire n’est pas dédaigné, certains et non des moindres, insistent d’ailleurs pour s’y préparer car ils redoutent qu’il se soit crée une faille béante entre les Français et le PS. Comment y répondre au plus vite pour minimiser les dégâts? Les plus créatifs des socialistes ne savent plus. Remarquons par exemple le silence de Henri Weber, l’un des plus inventifs concepteurs de la social-démocratie française. Aujourd’hui, silence radio. Et qui désormais ouvre des pistes légitimes, non délirantes, à la gauche hormis, par exemple, l’historien-éditorialiste Jacques Julliard ou l’économiste Thomas Piketty, l’un et l’autre ultra sévère envers le PS? Personne, quasiment personne.

De cet encéphalogramme intellectuel et politique désespérément plat, le PS peut en effet crever, au plan électoral en tout cas. Mais au profit de qui?

Jean-Luc Mélenchon, le poing levé, est persuadé que, de façon mécanique, le Front de Gauche, et donc lui-même, doivent bénéficier de cet effondrement tant de fois annoncé. Mélenchon ne doute pas qu’il jouera à Aléxis Tsípras car il est certain que lui aussi parviendra à réunir autour de sa cravate rouge les communistes de Pierre Laurent, les Verts de Cécile Duflot, le NPA d’Olivier Besancenot, les frondeurs du PS et bien d’autres encore, jusqu’aux souverainistes de droite, les émules de Nicolas Dupont-Aignan qui eux aussi veulent mettre en pièces le prétendu monstre UMPS! L’exemple et le modèle grecs, toujours.

Est-il pour autant décalcable?

Rien n’est moins assuré.

Les limites de Mélenchon

Parce que Mélenchon, et dieu sait s’il a du talent, sera incapable d’unifier des forces éparses et antagonistes comme Tsípras a su si bien le faire.

Parce que l’alliance gauche-droite, s’accomplirait-elle sur le dos de l’Europe responsable de tous les maux, de l’Europe maudite, ne se mettra pas en place. Mélenchon d’ailleurs n’oserait pas…

Parce que la constitution d’un axe Hollande-Valls-Macron au cœur du dispositif de la gauche complexifie encore la donne. Et si les sociaux-libéraux, que cela plaise ou non, finissait par marquer des points? En Grèce, le nouveau premier ministre affrontait des zombies à la tête des partis classiques. En France, Mélenchon n’aura pas forcément cette opportunité.

Parce que, et ce sera le dernier point, le Front National. La casse sociale, la force du rejet anti-Bruxelles, la lutte contre les islamistes, c’est sans doute Marine Le Pen qui en tire le principal profit politique.

Tsípras a su marginaliser les néo nazis d’Aube Dorée. Mélenchon sera-t-il en mesure de faire reculer l’extrême droite bleu blanc rouge? Rien ne l’assure. On redoute plutôt l’inverse.

 

La Une « impertinente » d’un journal marocain qui plairait sans doute à Charlie hebdo

Faut-il introduire le « blasphème » dans la loi française ?

Un montage-photo qui vaut bien un dessin de Charlie hebdo

blog -moustache Hitler sur Hollande-el Watan-capture-30jan2015Provocation ? Cet hebdomadaire marocain se demande si la France va « faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ».
François Hollande affublé d’un uniforme nazi, d’une moustache à la Hitler et d’un brassard à croix gammée: c’est le photomontage publié cette semaine en couverture d’un journal arabophone marocain, Al Watan Al Ane. Parue en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, l’illustration est accompagnée de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

 » ‘Peut-on rire de tout ? Vraiment ? Y-a-t-il un journal français pour imprimer cette image Photoshop ?’  » interroge le journal en légende.
Il tire à environ 12.000 exemplaires par semaine, davantage que Charlie hebdo avant les fusillades à Paris par des djihadistes de France,  a indiqué son directeur de la publication qui assume ce parallèle entre le président français et le régime nazi. « Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, nous avons beaucoup de témoignages qui nous indiquent que l’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes en France« , explique-t-il.

Les relations diplomatiques se tendent.
Les offenses des libertaires français cautionnées par la gauche – au nom d’une liberté d’expression ‘no limits’ – ne devraient pas recréer des relations de bon voisinage entre la France et le Maroc. Le 22 janvier, le ministre marocain des Affaires étrangères a reporté à la dernière minute un déplacement prévu en France. La conséquence d’une série de couacs diplomatiques qui perdure depuis près d’un an et qui a amené le Maroc à suspendre sa coopération judiciaire avec l’Hexagone.

« Ce que nous exigeons dans le cadre de la coopération judiciaire, c’est le respect de notre justice. Il n’y a pas une justice française, une justice européenne et une autre justice marocaine. Comme on respecte la justice des autres, il faut qu’on respecte notre justice, et c’est fondamental si nous voulons que les relations soient apaisées et sereines », a fait savoir Salaheddine Mezouar

Les démocrates de L’Obs ont censuré la photo

La svastika a (presque) disparu:
les moins attentifs ne la verront plus !

Comme au bon vieux temps du stalinisme, la presse de gauche fait disparaître ce qui déplaît au pouvoir. Si François Hollande apparaît vêtu d’une tenue nazie et affublé d’une petite moustache semblable à celle d’Hitler, en revanche, la photo a été coupée pour faire disparaître le brassard à croix gammée… L’hebdomadaire socialiste ajoute néanmoins que son confrère maghrébin a choisi de diffuser ce photomontage douteux en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, accompagné de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

blog -non au delit de blaspheme-oct2012
« Non au rétablissement du « Délit de blasphème »!
Les Associations Laïques, Humanistes, Athées et de Libre Pensée manifestaient en octobre 2012:
Où en est François Hollande ?

« L’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes »
Le directeur de hebdomadaire arabophone marocain Al Watan Al Ane, Abderrahim Ariri, explique que cette comparaison avec le régime nazi « c’est une sonnette d’alarme pour la classe politique, au Maroc et en France ».

Deux jours après les commémorations de la libération du camp d’Auschwitz, le journaliste établit un lien avec « les heures les plus sombres de notre Histoire », comme le font nos journalistes, au moindre prétexte. Il compare en effet le climat actuel en France à la Nuit de cristal de 1938, survenue après l’assassinat d’un responsable du Troisième Reich par un juif réfugié en France. Cette nuit de pogroms en Allemagne et en Autriche se solda par le meurtre de 91 juifs et la déportation de 35.000 d’entre eux. « Hitler a considéré cet assassinat comme un don du ciel et en a profité pour mobiliser les Allemands contre les juifs, assure Abderrahim Ariri. Et d’affirmer encore: L’acte terroriste est un don du ciel pour Hollande, qui en a profité pour se redonner une virginité politique. »

L’offense envers un chef d’Etat punie par la loi marocaine

blog -moustache d Hitler sur Hollande-capture decrane Watan-30jan2015
Que va-t-il bientôt rester de la photo originelle? Plus elle est tronquée, mieux elle passe ?

Scandaleux vu de France, ce discours est « symptomatique », juge Aïcha Akalay, directrice de la publication de TelQuel.ma, magazine indépendant et privé, mais dont la ligne éditoriale est souvent critique du gouvernement marocain. « Cela traduit un malaise au sein de la société marocaine, analyse la journaliste, que francetv info est allée sollicitée pour son hostilité au roi Mohammed VI du Maroc. A la fois un malaise des Marocains vis-à-vis des amalgames qui sont faits entre les musulmans et les terroristes et un malaise dans les relations entre la France et le Maroc. »

Les tensions grandissantes dans les relations diplomatiques d’ordinaire policées ont été alimentées par des dépôts de plainte en France contre de hauts dignitaires marocains, des impairs diplomatiques ou encore le rapprochement franco-algérien. Depuis, la coopération judiciaire a été suspendue par le Maroc et celle sur la sécurité est également fortement affectée. Interrogé à ce sujet par l’UMP Luc Chatel à l’Assemblée mercredi, le Premier ministre Manuel Valls a appellé en langue de bois les deux pays à « dépasser » cet épisode de refroidissement, « basé sur de nombreuses incompréhensions ».

La justice marocaine pourrait avoir recours à l’article 52 du Code de la presse marocain qui prévoit une peine d’un mois à un an de prison, ainsi qu’une amende, en cas d' »offense commise publiquement » envers un chef d’Etat étranger. Peu importe, répond Abderrahim Ariri. « Le rôle du journaliste, c’est de secouer », explique le directeur de la publication d’Al Watan Al Ane.

Qui a osé mettre Valls en… fureur ?

Il persiste et signe dans la comparaison avec le régime nazi, évoquant un « holocauste virtuel » des musulmans de France. « Ils vivent sous la menace, sous une tension, craignant à chaque instant d’être victimes d’un acte criminel », assure-t-il. Abderrahim Ariri accuse le gouvernement français de ne pas les protéger suffisamment. Autant de raisons, selon lui, qui justifient cette Une.

Ce qui manque à la loi Macron

Pourquoi l’UMP va voter contre le « projet de loi croissance »

Bombe à fragmentation ou pétard mouillé ?

Les députés UMP « sont bien évidemment contre » la loi Macron, a confirmé dimanche leur chef de file Christian Jacob. Ce projet de loi pointilliste qui porte le nom du ministre de l’Économie, est arrivé lundi à l’Assemblée nationale et promet de « faire sauter les verrous » qui bloquent l’économie française: la bombe à fragmentation de Hollande apparaît pourtant comme un pétard mouillé et à part quelques optimistes, l’UMP devrait le rejeter en bloc. »Cette loi, l’UMP aurait pu la faire », assure le député UMP Hervé Mariton, qui se dit prêt à voter pour l’extension de 5 à 12 dimanches travaillés, la libéralisation du marché des autocars, le rétrécissement des délais de passage du permis de conduire ou la facilitation des licenciements…

Que manque-t-il donc au texte pour qu’il vaille le vote du principal parti d’opposition ?

Cette loi ne va pas assez loin. Le 16 décembre, devant les députés de son camp, Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, a mis en garde contre la loi Macron. Selon lui, elle ne va pas assez loin pour la croissance. « Est-ce que cette loi permet de baisser les charges et contraintes qui pèsent sur les entreprises? Le coût du travail? La pression fiscale qui pèse sur les Français? « La réponse est non et bien évidemment on ne votera pas ce texte », explique Christian Jacob. En clair, pour l’UMP, la situation est trop grave et urgente pour faire le travail à moitié.

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Les sénateurs vont lui ré-écrire sa loi: elle n’est même pas assez « Macron ». D’ailleurs, revenu majoritairement à droite, le Sénat a déjà fait savoir qu’il va réécrire le texte. Le groupe des sénateurs UMP a en effet remis sur la table toutes les déclarations d’Emmanuel Macron sur l’assouplissement des 35 heures, sur les seuils sociaux. Avec les centristes, ils vont modifier le texte en commission et mettre au point une autre loi croissance, plus complète. « Nous allons écrire la vraie loi dont a rêvé Emmanuel Macron et nous voterons pour », annonce le patron des sénateurs UMP, Bruno Retailleau.

En août, le ministre de l’Économie s’était en effet dit prêt à autoriser « les entreprises à déroger » sur les 35h. Mais Macron a reculé sur cette la mesure qui ne figure finalement pas dans la loi qui porte son nom. Reportée aux calendes grecques aussi, la réforme des seuils sociaux!

Fillon-Jouyet : ces pénalités de Sarkozy au cœur de l'affaireOu alors elle va trop loin. Si pour Christian Jacob et les sénateurs UMP, elle ne va pas assez loin, pour Henri Guaino, au contraire, elle contient beaucoup trop de mesurettes. Le député en faisait l’observation mi-décembre sur Europe 1: « Ce n’est pas une loi, c’est un monstre. On mélange dans le même texte les notaires, les huissiers, les experts-comptables, les bus, les déchets nucléaires« , déplorait-il. Et de faire valoir qu’ « on ne peut pas discuter d’une loi qui touche autant de sujets, qui pourraient faire l’objet d’une dizaine de lois qu’on pourrait tranquillement discuter l’une après l’autre« .

La loi s’en prend aux professions réglementées. En outre, le texte s’attaque aux professions réglementées, qu’il veut déréguler. La loi Macron prévoit par exemple la liberté d’installation « contrôlée » des notaires, huissiers et commissaires-priseurs, et fixe désormais aussi une limite d’âge (70 ans) pour ces professions. « Pourquoi s’attaquer à des professions qui remplissent leurs missions et génèrent de l’emploi ? Notre système notarial est le plus efficace au monde« , a expliqué Nicolas Sarkozy, le 16 décembre.

Cette loi est partisane. Enfin, « au-delà du fond décevant, Macron, Valls et Hollande ont fait de ce texte un ‘objet politique’. Il est donc pour nous impossible de le voter », a expliqué dans L’Opinion l’ex-ministre du Budget et député Eric Woerth.

Si cette loi Macron suscite des remous en France, elle intéresse aussi beaucoup à l’étranger, où elle est interprétée comme un test de la capacité à réformer d’un gouvernement déjà mis sous surveillance par la Commission européenne pour ses dérapages budgétaires.
L’hebdomadaire The Economist ironisait ainsi mercredi: M. Macron « doit convaincre Bruxelles que ses réformes sont libérales, et les socialistes français qu’elles ne le sont pas« .

Encore un plan Hollande: contre le racisme et l’antisémitisme, cette fois

Les précédents plans et pactes de Hollande plaident en sa défaveur

Le plan de redressement de Hollande pour désendetter la France est un flop.

Il visait à déléguer aux entreprises la charge de ramener le déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2013. Paradoxalement, en 18 mois, il prévoyait 30 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires sur les plus aisés des ménages et sur les entreprises. Présenté le jeudi 26 janvier 2012 par le candidat socialiste à l’Elysée, il supposait une stabilisation en volume de la dépense de l’Etat et une augmentation limitée à 1 % des dépenses de l’ensemble des administrations publiques. Ce devait être un choc fiscal salutaire, supérieur de 10 milliards à l’impact des plans Fillon du 24 août et du 7 novembre 2011, rendez-vous compte, mais chacun sait désormais ce qu’il en est advenu, du fait des incohérences du gouvernement Ayrault.

En mars 2012, à Strasbourg, le candidat PS a aussi sorti un Plan pour les banlieues, histoire de fustiger Sarkozy… Il se proposait plusieurs mesures pour désenclaver les quartiers pauvres, dont un « stage obligatoire » dans ces zones pour les médecins en formation, et des exonérations de charges pour les entreprises embauchant un jeune de ces quartiers. Promesses tenues?

Président, Hollande créa un « ministère du redressement productif » sur mesure pour Arnaud Montebourg. Il lui offrait ainsi l’occasion de donner toute sa (dé)mesure en agissant au lieu de critiquer, mais que fit-il ? Il critiqua, au lieu d’agir !

« Moi président » assuma une rigueur de gauche, sans jamais toutefois faire sien ce terme. C’était le dimanche 9 septembre 2012 sur TF1: il confirmait son choix, pour 2013, d’un choc budgétaire sans précédent, le plus important depuis trente ans, c’est-à-dire depuis le tournant de la rigueur en 1983. On allait voir ce qu’on allait voir!

Et puis, Hollande nous concocta aussi un Plan logement: en mars 2013, il promettait une baisse de la TVA à 5% pour le logement social, un autre choc en vingt mesures pour tenter de relancer la construction de logements en France. Demandez aux sans-abri si le socialiste a amélioré leur situation…

Il faudrait aussi citer le Pacte de responsabilité qui mise sur la mobilisation des entreprises écrasées de charges et rame donc comme un pédalo sur le sable.

Après le « Pacte de responsabilité », place donc au « Pacte de solidarité » en mars 2014. Dans son allocution officielle confirmant la nomination de Manuel Valls au poste de Premier ministre, François Hollande a esquissé un virage de sa politique, avec un nouvel ensemble de mesures censées être le pendant du « Pacte de responsabilité », avec pour objectif de « redonner de la force à notre économie » tout en préservant « la justice sociale ». Bref, c’était beau comme du Attali…

Et puis, pour ceux qui auraient oublié, il y a encore un Plan Alzheimer… Autant de plans qui auraient dû produire un début d’effets en 2015.

Mais « Moi président » est passé à autre chose. Tandis que son ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, nous promet monts et merveilles avec sa loi fourre-tout à son nom et la promesse de créations d’emploi grâce à l’extension du travail le dimanche ou le développement des lignes d’autocars, le squatteur de l’Elysée s’en prend au sociétal, comme si sa loi sur le mariage gay ne suffisait pas.

A chaque occasion médiatique, son plan de circonstance

Hollande annonce maintenant un «plan global de lutte contre le racisme»
blog -Tintin-sorcierCe n’est pas inutile après avoir déclaré jeudi 15 janvier, à l’Institut du monde arabe, que les Français de confession musulmane sont « les premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme, de l’intolérance ». Une semaine après les attentats par des djihadistes de France qui ont fait 17 morts athées ou chrétiens, musulmans ou juifs, il fallait oser disculper les tueurs islamistes en les présentant comme des victimes d’un islamisme encore plus radical: des graduations indécentes dans la violence et l’horreur.

« Moi président » a donc décidé de se mêler d’antisémitisme: un plan à sa façon devrait lui régler son compte.
blog -Tintin au Congo-mechants Blancs ts en prisonA l’occasion de la commémoration des 70 ans de la libération – par les signataires du Pacte germano-soviétique avec Hitler – du camp d’Auschwitz (Pologne), à laquelle il compte bien paraître, « Moi président » a annoncé depuis Paris que le gouvernement sortira, dans l’urgence, un plan d’action globale contre le racisme d’ici fin février.

Trois axes de riposte. François Hollande a promis, mardi 27 janvier, que le gouvernement présentera à la fin du mois de février un plan global de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. A l’occasion d’un discours au Mémorial de la Shoah prononcé pour le jour anniversaire de la libération du camp d’Aushwitz, le président de la République a confirmé qu’il ferait de ce sujet une cause nationale. Jugeant « insupportable » la montée des actes antisémites et constatant aussi une flambée des attaques contre les musulmans, le chef de l’Etat promet une aggravation des sanctions contre leurs auteurs.

Stages citoyens et enseignement de la Shoah
Reprenant une préconisation de Christiane Taubira formulée le 16 janvier, François Hollande entend généraliser la caractérisation raciste et antisémite comme circonstance aggravante d’un délit. Il veut aussi que la répression de la parole raciste et antisémite soit retirée du droit de la presse, afin de l’intégrer au droit pénal général.
Il souhaite aussique la sanction soit l’occasion d’une prise de conscience par leurs auteurs: cela pourrait passer par des peines alternatives pédagogiques prononcées en supplément. « Des stages citoyens seront prononcés« , indique-t-il également. Le chef de l’Etat veut également de la pédagogie auprès des jeunes générations pour que l’Histoire ne soit pas négligée. « Je vous fais cette promesse: la République française n’oubliera jamais« , a lancé François Hollande qui veut faire de l’école, le lieu de la transmission. « L’un des instruments pour désamorcer cette ignorance, c’est l’enseignement de l’histoire de la Shoah », veut croire le président de la République après des incidents ont émaillé les différents hommages aux victimes des incidents. « (Cette histoire) doit pouvoir être enseignée partout, sans aucune restriction« , ajoute-t-il.

Le complotisme, fléau alimenté par l’Internet ?
blog -theorie du complot encore bis-AdolfFrançois Hollande veut faire de la régulation du numérique un important levier de cette lutte, comme de celle contre la montée de l’islamisme.
Il a en effet pointer Internet comme l’une des causes de la propagation de la haine. « Nous devons agir au niveau européen et même international pour qu’un cadre juridique puisse être défini et que les plateformes internet qui gèrent les réseaux sociaux soient mises devant leurs responsabilités, et que des sanctions soient prononcées en cas de manquements« , a lancé François Hollande, dans le registre du « il faut » et « nous devons »

Bernard Cazeneuve a confirmé de son côté qu’il se rendra très prochainement aux Etats-Unis « pour rencontrer les grands opérateurs du net pour les inciter à lutter contre le terrorisme ».

Dans la ligne de mire du gouvernement, les thèses complotistes qui prennent racine sur la toile« L’antisémitisme a changé de visage. Il n’a pas perdu ses racines millénaires. Certains de ses ressorts n’ont pas changé depuis la nuit des temps: le complot, le soupçon, la falsification. (…) Nous devons nous souvenir que c’est d’abord par le verbe que s’est préparée l’extermination« , a alerté François Hollande qui a eu des morts forts à l’égard des « grands opérateurs ». « <em>Ils ne peuvent plus fermer les yeux, ou alors ils seront considérés comme complices</em> », insiste-t-il.

Dépitée, Duflot se tourne vers Mélenchon

Europe écologie-les Verts suivra-t-il comme un seul homme?

L’extrême gauche est en cours de restructuration

Duflot, verte morose

Duflot se révèle plus rouge que verte…

La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes à la gauche extrême en France. Au point d’aller vers une alliance entre le Parti de gauche et les écologistes radicaux ?
Au lendemain de la victoire d’Alexis Tsipras et de Syriza, son parti d’extrême gauche, aux élections législatives grecques, le PS affecte la satisfaction, bien que le Pasok (son homologue socialiste grec) l’ait laminé – il ne recueille que… 5% – la gauche anti-républicaine affiche sa jubilation en France. « Une très bonne nouvelle », a salué le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lundi au micro d’Europe 1.

Mais Syriza pourrait-il faire des émules dans l’Hexagone ? Et s’allier Debout la France (DLF), comme le parti « Grecs indépendants« , souverainiste et anti-immigration, allié de circonstance de Syriza ? Et dans ce cas, qui sera le Tsipras français ? Dupont-Aignan ?…
Jean-Luc Mélenchon, qui rêve d’une grande coalition de gauche alternative au PS, s’y voit déjà. Quant à l’écologiste Cécile Duflot, elle se dit prête à le rejoindre, en vue de l’élection présidentielle de 2017.
Mais est-elle capable d’entraîner derrière elle la majorité des membres d’EELV ?

La gauche se tsiprasera-t-elle ?

« Envisager une candidature commune » en 2017.
Les appels du pied sont venus de Mélenchon. « Je veux que nous gouvernions ce pays pour refonder l’Europe. J’ai toujours voulu gouverner. Ça, je l’ai en commun avec Cécile Duflot : nous ne sommes pas de cette vieille gauche purement protestataire« , a confié l’eurodéputé au Journal du dimanche. « En 2017, on peut envisager une candidature commune de ce nouvel espace ».

Qu’en pense Cécile Duflot, qui avait participé lundi dernier à Paris à un meeting de soutien à Syriza, au côté de Mélenchon, du Parti communiste et de certains élus de la gauche du PS ? En novembre, l’ancienne ministre s’était trouvé « les épaules » pour être candidate à l’élection présidentielle. Son bilan au logement dans le gouvernement Ayrault ne plaide pourtant pas en sa faveur… Abattue, la députée EELV serait prête à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon.
« L’effet Duflot ». En coulisses, Cécile Duflot ironise : « Est-ce que vous avez vu l’effet Duflot ? Jean-Luc a arrêté d’insulter Hollande ». L’alliance reste dans les cartons. En ressortira-t-elle lors des premiers résultats des élections départementales de mars ?

Coup de filet anti-djihadistes à Lunel, Hérault: cinq gardes à vue ce mardi matin

Cinq gardes à vue à Lunel

Une  vingtaine de jeunes gens recrutés sur la commune pour faire le djihad en Syrie.

Lunel

Selon le quotidien régional Midi Libre , l’opération, menée par les policiers d’élite du Raid et du GIPN, a débuté vers 6h30 dans le centre ville de Lunel, ville prise au PS en 2001. Selon « une source proche du dossier », cinq personnes ont été placées en garde à vue.

Le quotidien régional, Midi Libre, évoque pour sa part l’arrestation et le placement en garde à vue de quatre à cinq personnes, soupçonnées être impliquées dans des filières de recrutement en raison de mandats envoyés en Syrie.

Coup de filet anti-islamiste
du GIGN à Lunel, Hérault (27/01/2015)

«Plusieurs voitures banalisées sont arrivées. Des hommes en sont sortis encagoulés et ont défoncé les portes des appartements de l’immeuble», a raconté un habitant de l’immeuble qui dit avoir été lui-même menacé. «On m’a mis un fusil sur la tempe (… ) finalement ils ont interpellé le voisin du dessus, Saïd», a-t-il indiqué, précisant «ne pas connaître son voisin plus que ça». Selon un autre témoin, dont le frère a été interpellé, les hommes «en tenue» avaient «une masse d’armes». «Ils m’ont plaqué, m’ont mis par terre, m’ont tapé dessus. Ils ont embarqué mon frère», a-t-il dit. Sans prendre de gants ?

Depuis le mois d’octobre 2014, six habitants de Lunel, âgés de 18 ans à 30 ans, sont morts en Syrie.

Dix-sept islamistes seraient toujours en Syrie.
Y a-t-il un réseau à Lunel ?

Un policier isolé équipé d’un fusil mitrailleur dans une rue de Lunel (27/01/2015).

Des marchands de mort embrigadent des jeunes fragiles, incultes et sans recul, ou des idéalistes inconscients, comme Raphaël, un converti à l’islam qui avait suivi cinq ans d’études et qui a été tué en Syrie. Ces jeunes fanatisés disent qu’ils aiment leur mère, mais qu’ils placent Mahomet au-dessus d’elle ! Et les lois de la République n’existent pas face au Coran.<br>La faute à l’Internet? Et à des imams charismatiques ou simplement prosélytes radicaux.

Ancien président de l’Union des musulmans de Lunel qui gère la mosquée El Baraka à Lunel, Lahoucine Goumri avait refusé de condamner ces départs en Syrie. 

Claude Arnaud, maire de Lunel (3e mandat)

A la demande du maire, Claude Arnaud, il a rompu le silence qui lui était imposé. Il le répète : « La mosquée n’a rien à voir avec tous ces départs. Ce sont des départs individuels. Ils n’ont jamais concerté l’imam ou la mosquée. Les musulmans qui viennent à la mosquée sont des Lunellois et il n’y a aucun souci à Lunel. Il y a un problème à 6.000 km d’ici et on ne veut pas le ramener à Lunel. »
Lahoucine Goumri élude la responsabilité de la mosquée dans les départs des jeunes de Lunel en Syrie.« C’est leur choix. Je n’ai pas à les juger. Seul Dieu les jugera. Si on doit condamner quelque chose, il faut condamner ce qui est condamnable. Pourquoi condamner ces jeunes qui sont partis au nom d’une injustice en Syrie et pas ces Français qui sont partis et ont tué des bébés palestiniens avec Tsahal l’été dernier ? Pourquoi est-ce qu’une mosquée condamnerait, alors que les autres religions ne le font pas ? »

Le président ne voit donc pas non plus pourquoi il ferait de la prévention auprès des autres jeunes : « Je ne vois pas pourquoi je ferais un message, si dix personnes sont parties sur 6.000 musulmans, soit 0,04 % ? Les autres jeunes, ils ne partent pas. Pourquoi je parlerais aux jeunes ? Tous les Lunellois ne sont pas dans le délire de la Syrie. »
<u>Ecoutez un extrait d’entretien avec Lahoucine Goumri</u> (lien France Bleu)
Pour lui, s’il doit y avoir prévention ou fermeture de site internet, c’est à l’État d’agir. Dès lors, quid des 0,04 % : Raphael, Houssem, Sabri, Hamza, Karim ? Les connaissait-il ? « Certains venaient à la mosquée, d’autres pas. Ils étaient gentils, intégrés, serviables, doux, bien éduqués. C’est un étonnement qu’ils soient partis. » D’ailleurs, se l’explique-t-il ? « Il n’y a rien à comprendre. Ils se connectent sur internet, ils prennent un billet d’avion. » Et d’ajouter que les intentions sont différentes selon les gens : djihad, raison politique, allez savoir…

Des nouvelles d’Ahmed, Maeva et de Syrie ?
Le responsable de la mosquée de Lunel explique n’avoir « ni compte Twitter ni compte Facebook. C’est une autre génération ». Mais il sait néanmoins très bien ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Et quelles sont les nouvelles des autres jeunes Lunellois toujours en vie en Syrie. Il confirme ainsi qu’Ahmed, au départ donné pour mort et pleuré par les siens, aurait été blessé, mais serait toujours vivant. Il confirme aussi le fait que Maeva, qui avait indiqué vouloir rentrer et qui demandait de l’aide après la mort de son mari, en octobre, ne le souhaiterait plus. Son explication ? « Elle n’a plus de famille ici. Ses parents l’ont mise dehors quand elle s’est convertie. Là-bas, elle touchera une pension pour les veuves. Rentrer. Rentrer pour quoi ? Peut-être qu’elle ne voit pas ce qu’elle vivrait de plus en France. Sans doute que sa vraie famille est là-bas, au milieu des musulmans. »
Lahoucine Goumri conseille par ailleurs de lire le journal sorti par le groupe État islamique pour mieux s’informer sur ce qui se passe là-bas. Il alerte aussi sur le contenu de certains sites « plus nuisibles que les journalistes », qui utilisent des mots dangereux: guidage, filtrage ou censure? Lorsqu’on lui demande, enfin, devant sa visible très grande information sur ce qui se passe là-bas, comment il analyse la situation très complexe que connaissent actuellement la Syrie et le Moyen-Orient, il refuse cependant de commenter davantage, au nom de la mosquée : « C’est une situation très floue. Nous, on ne veut pas comprendre. C’est de la géopolitique. »

« La plus grosse filière djihadiste, c’est François Hollande »

Le préfet, Pierre de Bousquet, et le maire de Lunel, Claude Arnaud

C’est l’accusation de Lahoucine Goumri  (lien). « A mon avis, ces jeunes ont été poussés à partir dès mars 2011, lorsque François Hollande a dit que Bachar El Assad est un boucher et un criminel. Ces jeunes sont partis pour combattre une injustice. Ils ont été bombardés de vidéos sur internet [Et à la télévision, qu’elle soit publique ou privée]. Ils ont vu des vidéos horribles. Ils n’ont pas accepté. »
Puis, en un clin d’oeil, il repasse son habit de dirigeant de la mosquée. Selon lui, son rôle est d’aider les familles dans leur douleur, leurs « déchirements. Elles ne sont pas forcément d’accord avec ce qu’ils ont fait ». La mosquée est un lieu de « culte pour apprendre notre religion, comment adorer notre seigneur ». Et de redire aussi que « Lunel est une petite ville tranquille. Nous n’avons aucun souci. On ne veut pas qu’à travers ce qui se passe, les gens stigmatisent et qu’ils aient peur ». En janvier 2015, la mosquée aura en tout cas un nouveau président. Des élections y sont en effet prévues tous les deux ans. Lahoucine Goumri ne se représente pas. Cela aurait été un moyen de savoir si les fidèles partageaient son discours.

Le groupe EELV se déchire à l’Assemblée nationale

La crise entre écologistes éclate au grand jour

Les terroristes ne sont pas tous musulmans et les ayatollahs d’EELV le prouvent.

Waterloo de Cécile Duflot, au banc des accusés à l'Assemblée nationale
Waterloo de Cécile Duflot, au banc des accusés à l’Assemblée nationale

Les tomates bio des écologistes volaient bas jeudi 23 janvier à l’Assemblée nationale. Réuni en « séminaire » (sic) toute la matinée, le groupe de députés EELV a échangé des mots extrêmement durs sur la position à tenir lors du vote de la loi Macron. Une partie des députés reproche son totalitarisme à Cécile Duflot qui met la pression pour que l’ensemble du groupe s’oppose à la loi du ministre de l’Économie. « Ça a beaucoup crié et chacun a vidé son sac« , raconte un participant anonyme. Plusieurs d’entre eux reprochent tout haut à l’ancienne ministre d’avoir des arrières-pensées. Sa cible ne serait pas Emmanuel Macron, mais Manuel Valls.
L’objectif des écologistes rouges d’un accord électoral avec le Front de gauche,
alliance des communistes et des partisans de Jean-Luc Mélenchon, rencontre l’opposition des écologistes roses, partisans d’une entente avec le PS, et plus si affinités.

Le groupe Europe écologie-les Verts écartelé entre le gouvernement et Cécile Duflot

EELV est fracturé en deux. D’un côté, les pro-Valls, en quête de maroquin et de l’autre côté, les partisans de Cécile Duflot, allergiques à la politique socio-libérale du Premier ministre du président socialiste.

Au cours de cet attentat terroriste, certains islamistes verts auraient réclamé un vote pour changer les présidents de groupe François de Rugy et Barbara Pompili, jugés trop préoccupés de leur carrière gouvernementale,mais rien ne devrait bouger. Les écologistes ont aujourd’hui 17 députés. Il en faut 15 pour faire un groupe. Si trois d’entre eux font sécession, l’écologie ne sera plus représentée à l’Assemblée nationale.

« Le multiculturalisme m’a tuer », haut-le-coeur de la France et de Natacha Polony

Si la France est multi-ethnique, elle n’a pas pour autant de tradition multiculturelle

« Abandonner l’exigence d’une culture commune, c’est tuer l’idéal d’émancipation français » explique Natacha Polony.

Caricature ou représentation signifiante: cette répartition ethnique
-où le Blanc est minoritaire-
anticipe l’avenir de la population française

Dans le flot ininterrompu des déclarations qui invitent à mettre en œuvre le «plus jamais comme avant» imposé par les événements, une petite musique se fait entendre, qui ne laisse pas d’inquiéter. Déjà, nous avions appris que, le 11 janvier, nous devions marcher, au choix, «contre le Front national» (selon la direction de Mediapart), «contre les attaques envers les musulmans» (Clémentine Autain). Nous avions compris, à force de l’entendre, que tout cela «n’a rien à voir avec l’islam» (Allah akbar, le Prophète… non, non, rien à voir). Nous avions même fini par savoir que c’était le «totalitarisme laïcard» qui tuait, puisque Benoist Apparu appelait à l’éradiquer. Désormais, nous savons que des jeunes gens peuvent justifier des meurtres atroces, ou du moins les comprendre, parce que «dans leur culture», l’image du Prophète est ce qu’il y a de plus sacré. Et nous entendons de la part de Français inquiets qu’il «ne faut pas dessiner de caricatures parce qu’il faut respecter les autres cultures».

Avec son air de bienveillance, cette phrase, nous raconte ce qu’est devenue la France. Ainsi, au pays de Rabelais, de Voltaire et d’Hugo, on estime que des enfants français, nés en France, ayant suivi leur scolarité dans l’école de la République, appartiennent à une culture «autre», une culture à ce point différente de la «nôtre» (mais qui est ce «nous»?) qu’ils sont incapables de s’émanciper des dogmes d’une religion déclinée dans sa version la plus rigoriste et la plus éloignée de notre modernité laïque.

Qui s’en étonnera puisqu’on entend à longueur de journée des discours de gentils animateurs de banlieue ou de professeurs bienveillants nous expliquer sur les plateaux de télévision que la France est «multiculturelle», et qu’il faut bien l’admettre (sinon, l’on est un affreux raciste). Aussi, disons-le clairement, ce dont la France souffre aujourd’hui est avant tout une absence totale de maîtrise de la langue (ce qui, de la part de professeurs, pose tout de même un certain problème).

Non, la France n’a jamais été un pays «multiculturel»

Mort de la culture française

C’est  un pays «multi-ethnique». On peut avoir toutes les couleurs de peau, venir des confins du monde, et être citoyen français. Mais ce qui distingue la République française des autres démocraties libérales est justement qu’elle est un peu moins libérale puisqu’elle unit ces gens de toutes les origines en un peuple partageant une même culture.

Les mots de la chroniqueuse du journal Le Figaro tempèrent sa pensée, mais, dans ce contexte de pauvreté langagière du plus grand nombre, le pouvoir joue sur du velours.

Ex-porte-parole du gouvernement Ayrault, promue ministre de l’Education, parce que femme et bi-nationale, Najat Vallaud-Belkacem joue de cette ignorance pour développer les manipulations sémantiques du gouvernement…

Laïcité: Najat Vallaud-Belkacem a un nouveau plan d’action pour l’Education nationale

Le gouvernement Valls va créer 1.000 « ambassadeurs de la laïcité »

La ministre de l’Education a fait l’annonce d’un nouveau plan d’action pour le système scolaire

C’est au tour de la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, de présenter en détail le plan d’action « pour une grande mobilisation de l’Ecole pour les valeurs de la République », après François Hollande, qui avait annoncé « l’acte II de la refondation de l’école » , rien que ça, sous la pression des circonstances à la suite des attentats sanglants de Paris perpétrés par des djihadistes de France.

Il est question de la formation de près de 1.000 enseignants à la laïcité, en six mois, d’ici juillet 2015… Il s’agit avant tout de remettre la laïcité et la citoyenneté au cœur de l’apprentissage des enfants et ce dès le plus jeune âge. La ministre a précisé que d’ici juillet 2015, 1.000 enseignants seront formés à la laïcité.
C’est l’occasion pour le pouvoir socialiste de faire entrer ses chevaux de Troie dans le système éducatif. Qualifiés de partenaires extérieurs, les associations de tout poil rose et rouge, seront sollicitées.

La maîtrise du français par tous est également « un chantier prioritaire », a ajouté Najat Vallaud-Belkacem. Il y aura une évaluation du niveau des élèves en français dès le début de CE2.
Mais ça, ce sera au gré des enseignants, puisque, pendant le précédent quinquennat, les professeurs du syndicat dominant, le SNUipp, refusaient toute évaluation de niveau. En décembre 2008, ils dénonçaient une mise en concurrence « contrôlée » des écoles et la création d' »un climat de trouble et d’incertitude dans les écoles élémentaires et maternelles. »

Autre « annonce forte » : une journée de la laïcité

Elle sera célébrée le 9 décembre dans toutes les écoles, jour anniversaire de la séparation entre l’Eglise et l’Etat (1905).
Les emblèmes républicains seront expliqués comme l’hymne national, le drapeau tricolore ou la devise républicaine. Les élèves seront sollicités pour organiser des événements.

Et encore un « grand chantier » : l’enseignement «moral et civique»

Les élèves suivront désormais un «parcours citoyen» de l’école élémentaire à la terminale, en plusieurs étapes, tout au long de leur scolarité. Ils seront initiés à la discipline, au pluralisme des opinions, des convictions et des… modes de vie, à la construction du lien social et politique. Ils recevront également une éducation aux media et à l’information. Tout cela sans précisions horaire et budgétaire.

Hollande profite des attentats pour réintroduire le projet de Vincent Peillon d’une restauration de la « morale laïque »
En septembre 2012, l’UMP avait protesté contre  « une morale gauchisante à l’école». Camille Bedin, secrétaire nationale de l’UMP, s’était élevée, refusant toute «morale gauchisante à l’école» et plaidant plutôt pour «une véritable instruction civique renforcée». 
«Si personne ne conteste la nécessité pour l’école de retrouver son rôle de formation des citoyens et d’apprentissage d’un meilleur vivre-ensemble, la définition que Vincent Peillon apporte à sa « morale laïque » n’est absolument pas satisfaisante. Elle est d’ailleurs floue et totalement biaisée», dénonçait-t-elle alors dans un communiqué. «L’enseignement de la morale laïque de Vincent Peillon, c’est tout simplement l’inculquer du socialisme dans la tête de tous les jeunes élèves», mettait en garde Camille Bedin, sans parler de ré-éducation à la manière maoïste.
C’est plus que jamais vrai, avec l’installation programmée des associations sous les préaux et la présence à l’Education nationale de Najat Vallaud-Belkacem, surnommée la « khmère rouge » et déjà suspecte de lavage de cerveaux depuis l’instillation sournoise de la « théorie du genre » à l’école ou, alors qu’elle était de l’ABCD de l’égalité dans l’enseignement du français.
Pour Camille Bredin, «non seulement le ministre» de l’Education nationale «ne peut pas s’empêcher de teindre sa « morale laïque » d’anti-sarkozysme mêlé d’idéalisme gauchisant, mais pire, il n’assume pas le fait que sa proposition correspond en réalité à un problème bien plus profond : celui de l’identité nationale, du vivre-ensemble et du rapport à la réussite et de la relation à l’autorité».

L’UMP préconisait le renforcement de l’instruction civique

Camille Bedin évoquait alors « plusieurs solutions» alternatives, comme la mise en place de«véritables cours d’instruction civique renforcés», faire respecter les «règles de vivre-ensemble fondamentales», l’organisation de «l’école des parents sur le modèle de la « Mallette des parents »».

Éducation nationale : l’échec du recrutement des enseignants

Le modèle éducatif « que la planète nous envie » n’attire pas les jeunes…

L’ancien ministre Vincent Peillon avait mis en place une session exceptionnelle de concours.

Mais plus de la moitié des postes n’a pas été pourvue.
Il s’agissait de l’une des mesures-phares du projet de refondation de l’école de l’ex-ministre de l’Éducation, François Peillon : la création de 21.000 postes d’enseignant titulaire durant le quinquennat. Pour cela, Vincent Peillon, avant le passage-éclair de son remplaçant Rue de Grenelle, Benoît Hamon en mars, avait donc décidé d’ajouter une session de recrutement exceptionnelle entre les deux prévues chaque année. Les départs à la retraite ne suffisaient pas à justifier cette intercalaire: il fallait pourvoir les milliers de postes promis par le président et maintenus par le nouveau Premier ministre, Manuel Valls. Mais les inscriptions n’ont pas été à la hauteur des espoirs du ministre étatiste: les résultats du concours externe du CAPES sont tombés comme la hache sur le billot et les promesses se heurtent à la réalité du terrain.

La moitié des postes non pourvus en mathématiques

Force est de constater l’échec du formatage totalitaire des adolescents sur l’égalité des sexes et des incitations étatiques des filles à faire des études scientifiques. Pour le secondaire, les résultats, publiés par Publinet par discipline et par concours, ne sont pas bons. En mathématiques, la moitié des postes ne sont pas pourvus, puisque dans cette discipline déjà qualifiée de « déficitaire », il n’y a eu que 793 admis en liste principale pour 1.592 postes à pourvoir. Le latin et le grec ne sont pas mieux considérés -mais c’est la conséquence logique d’un long travail de sape- puisque seulement 156 candidats étaient admissibles au CAPES de lettres classiques pour 300 postes à pourvoir. Les résultats finaux après les oraux n’étaient pas encore connus que le nombre d’admis devait donc être encore inférieur. Dans cette situation, il fallait déjà craindre aussi un nivellement du niveau de recrutement au détriment des jeunes de France que Hollande promettait de choyer.

Pour le primaire, les résultats, mis en ligne par académie, sont tout aussi mauvais puisque seulement 10 % des postes de professeur des écoles ont été pourvus. Selon le syndicat dominant des instituteurs et professeurs des écoles, le SNUipp-FSU, 875 postes n’ont pas été pourvus à l’issue des épreuves d’admissibilité, et seules huit académies sur trente font le plein. La réforme de 2010, qui a élevé le niveau requis pour devenir professeur des écoles à bac + 5 (avec des salaires alignés sur ceux des professeurs de collèges et de lycées) ne se heurte pas seulement à la désaffection des jeunes pour ce métier ingrat. Non seulement ils ont répugné à s’inscrire aux concours, au regard des maigres salaires qui leur sont proposés, mais le niveau des étudiants candidats, à bac + 3, a chuté.

Le ministre restait serein

Dans une lettre du 29 avril à Benoît Hamon, successeur du ministre philosophe, le SNUipp-FSU s’inquiétait d’un tel rejet qui s’amplifie puisque « la session 2013 avait déjà été marquée par une perte de 343 postes« . D’après ce syndicat hégémonique fortement ancré à gauche, « le risque est grand de voir, à la rentrée, des postes sans enseignant ou de voir les académies recourir à des vacataires contractuels, sans formation ». Face à une situation qu’il juge préoccupante, le syndicat interpella le nouveau ministre de l’Éducation, auquel il demanda  » de prendre les mesures nécessaires pour qu’aucun poste ouvert au concours ne soit perdu » ! En clair, il demandait le report des postes non pourvus à la prochaine session « normale » de concours 2014…

blog -ecole en danger-metier qui s apprend-paneauBac +3, Benoît Hamon s’était voulu rassurant, estimant logique qu’il y ait moins de candidats et moins d’admis, s’agissant déjà de la deuxième session de recrutement de l’année. Le ministre de l’Éducation monta même en épingle les progrès de certaines académies, notamment celle de… Créteil, où 1.000 enseignants devaient être recrutés en 2014, et celle de Guyane, où 112 postes ont été pourvus. Seul hic: ces nouvelles recrues ne pouvaient être opérationnelles à la rentrées 2014, puisque non formés. Ils le seront dans… deux ans. Hamon insista également qu’il n’était « pas question de brader la qualité des recrutements », car, pour un concours, il est « normal qu’il n’y ait pas autant de lauréats que de candidats ». Nous serions rassurés si le nombre des candidats n’était pas en chute libre, mais c’est une autre histoire dont le ministre Benoît ne voulait pas entendre parler.

Najat Vallaud-Belkacem devra séduire. Ses dents blanches étincelantes y suffiront-elles ?
D’autant que commencent à s’élever de forts doutes sur son aptitude à cogérer le ministère. Avant les attentats, Hollande avait promis de l’épauler: comprenez qu’il avait décidé de la placer sous tutelle.

« Charlie Hebdo, c’est pas mes copains. Qu’ils crèvent ! » Guy Bedos a été exaucé…

Sombre idiot, Guy Bedos regrette en évoquant le contexte.

Cette agression verbale avait consterné les amis de ce clown triste, tout comme les provocateurs de Charlie Hebdo.
Bizarrement, ces voeux de mort de fin 2012 avaient été étouffés par la presse pourtant si prompte à buzzer, mais le massacre de 12 personnes par des djihadistes dans les locaux du journal, le 7 janvier 2015, a fait soudain ressortir et l’offense et son caractère odieux.

Le 19 septembre 2012, une vive polémique naît à la suite de la publication de caricatures du prophète Mahomet, en pleine polémique causée par la diffusion du film L’Innocence des musulmans, avec la volonté délibérée, donc, de jeter de l’huile sur le feu. Des instances religieuses tels que le Conseil français du culte musulman (CFCM) ou encore le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) les avaient condamnées. Certains dirigeants politiques aussi, avec parfois l’ambiguïté d’un Jean-Marc Ayrault, premier ministre socialiste qui rappela à la fois que « la liberté d’expression constitue l’un des principes fondamentaux de la République» et que « sa désapprobation face à tout excès» n’a pas faibli.

Interrogé par Varmatin.com, l’humoriste avait exprimé son ras-le-bol de l’équipe de Charlie à propos de la publication à caractère provoquant de caricatures de Mahomet.


Elles constituaient une récidive à la publication en France en 2006 d’une série… danoise par douze dessinateurs parue le 30 septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten : elles avaient produit l’effet escompté pour les finances du journal satirique, enflammant la France et bien au-delà.
« Charlie Hebdo, ce n’est pas mes copains ! » avait alors lançé Bedos en 2012, avec véhémence. « Qu’ils crèvent ! Ils ont pris des risques sur la peau des autres, et en plus, ce n’est pas drôle… »

VOIR et ENTENDRE l’imbécile heureux de 78 ans en 2012:

Bedos explique que c’était leur manière de se parler, une façon un peu trop directe, certes, mais sans penser à mal ! « C’était le langage de Charlie , le mien… On se disait des horreurs, mais on était copains et on pouvait boire un coup juste après. »

La crise de Bedos avait de multiples raisons

L’une d’entre elles est le départ de Siné de Charlie hebdo qui l’avait brouillé avec l’équipe en 2012: l’humoriste confus et le journal anarcho-révolutionnaire n’étaient plus sur la même longueur d’onde : Bedos ne se reconnaissait plus dans l’humour antisémite de Charlie Hebdo, déplorant notamment le licenciement du dessinateur Siné, un vieil ami qui provoqua un psychodrame dans le petit milieu libertaire. En 1982, la LICRA avait pourtant accusé Siné d’incitation à la haine raciale pour des propos jugés antisémites. Les relations des deux hommes se distendirent donc avec Cabu et Wolinski, des anti-sionistes et pro-palestiniens avérés.

« Depuis que Reiser est mort, depuis que Siné n’est plus là, ils ne me font pas rire », se justifie Guy Bedos dans Varmatin.com. L’humoriste n’accepte pas non plus la trahison, à ses yeux, de Philippe Val, qui a dirigé le journal pendant des années avant de rejoindre l’équipe de Radio France au côté de Jean-Luc Hees. « Je n’ai pas de leçon d’insolence à recevoir de gens qui se sont couchés, poursuit le comique. Notamment Philippe Val, qui s’est couché devant Nicolas Sarkozy pour devenir directeur de France Inter. Dans la résistance, on n’aurait pas été dans le même réseau. »

blog -Bedos G-clown tristeLe clown se repent

Bedos estime aujourd’hui que les brouilles de 2012 sont une vieille histoire.Il parle d’éthique et se dit profondément affecté par les assassinats islamistes de ceux qu’ils considéraient comme faisant partie de « sa famille« , celle qui prône la liberté d’expression. A tel point qu’il n’avait pas envie de s’épancher, après le drame, à la télé ou à la radio. « Je pleu­rais comme un gosse de douze ans, avoue-t-il. Ça m’a boule­versé. Je le suis toujours et je n’avais pas envie d’aller me montrer…« 

Et puis l’humoriste est encore subitement revenu sur ses propos cette semaine, en déplorant qu’on ait pu le soupçonner de vouloir vraiment la peau de la rédaction du journal satirique.

Les provocateurs pardonnent aux tireurs et aux humoristes

« Je regrette d’avoir dit ça, évidemment, a-t-il reconnu sur BFM TV. Mais ça n’a pas le sens qu’on veut lui donner aujourd’hui. Qu’ils crèvent ! Ah bon !? J’aurais pensé ça ? Pas du tout, ça voulait dire qu’ils aillent se faire foutre ! » Une expression malheureuse, donc, lancée sans arrière-pensée pour signifier qu’il n’avait plus rien à leur dire à cette époque. A 80 ans, Guy Bedos n’a toujours pas trouvé équilibre et sérénité.

« Islamisme radical »: le pouvoir socialiste met la liberté d’expression sous tutelle

Censure gouvernementale : les Français n’ont plus droit à la liberté d’expression de Charlie

« #JeSuisCharlie », c’était tout le monde; ce ne sera plus personne, décrète Hollande !

Vous avez dit « islamisme radical », vous serez punis !

La langue de bois assure-t-elle le bien vivre ensemble  ?
Après avoir soumis la langue et les esprits aux tabous du politiquement correct, admettons que les ‘clochards’ ont gagné en dignité (et en calories?) en passant au statut de SDF, mais quand, en langage décodé, il faut entendre qu’un ‘malentendant’ est un ‘sourd’ et croire qu’une personne obèse perd des kilos sous l’étiquette ‘personne en surcharge pondérale’, les influenceurs ont perdu leur temps. Si leur mutation en ‘techniciens’ de surface’ avait rapporté des augmentations de salaires aux ‘balayeurs’, Lolo Fabius ne serait pas soupçonné de trouver du plaisir à enc*ler les mouches en ouvrant la polémique actuelle sur l' »islamisme radical. » Ce n’est pas le pléonasme, bien que révélateur d’une faiblesse de l’analyse, qui chiffonne la pochette blanche du ministre socialiste. Fabius ne voit aucun vice dans la tautologie familière du politique comme du journaliste, ni dans sa volonté de dissimulation de la réalité. C’est ici que le politicard émerge en croyant jouer son rôle politique. Pour ne pas froisser la communauté musulmane, le ministre socialiste réclame du plus grand nombre qu’il adapte son langage aux désirs de la minorité. La liberté d’expression qu’il vante chez les provocateurs de Charlie hebdo serait, selon lui, inadmissible des autres. La démocratie ne donne plus la priorité à la majorité. En régime totalitaire, l’Etat autoritaire confisque au peuple ses libertés. Fabius décide arbitrairement que l’islamiste doit être dissocié de l’islam et, pour ce faire, que toute référence haïssable à l’islamisme sera assimilée à un amalgame réducteur, au même titre que musulman, intégriste musulman et islamiste radical seraient un truisme anti-républicain.

Après trois jours d’attentats terroristes et dix-sept morts, le ministre socialiste se livre à une nouvelle guerre des mots.
Comment qualifier Chérif et Saïd Kouachi – responsables de l’élimination des blasphémateurs de Charlie Hebdo – ainsi qu’Amedy Coulibaly, auteur de la fusillade de Montrouge et de la prise d’otages de l’Hyper-Casher de la porte de Vincennes ? Une fois acquis, dans la douleur, que ces tueurs ne sont pas simplement des « déséquilibrés », mais d’authentiques fanatiques religieux, on s’attendait à ce que le pouvoir socialiste nous sorte des experts pour affirmer que ces musulmans-là ne sont pas de bons croyants motivés par le Coran, puisque « l’islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour », quoi qu’en disent Michel Onfray et les récents événements.
Faut-il parler de « djihadistes » ou de « terroristes » ? D' »islamistes radicaux » ou de « fondamentalistes islamiques » ? Les responsables politiques sont partagés. Pour qualifier les assassins, le chef de l’État PS, François Hollande, parle de « terroristes », d' »illuminés », de « fanatiques ». Le patron de l’UMP, Nicolas Sarkozy, est dans le même registre quand il condamne des « terroristes », des « assassins » et des « barbares ». En revanche, plus libres de leur parole, le Premier ministre Manuel Valls, le député UMP de Paris François Fillon, ancien premier ministre, et le député UMP de Haute-Loire Laurent Wauquiez affirment que la France est en guerre contre « l’islamisme radical ». Quant à la patronne du FN Marine Le Pen, elle qualifie les frères Kouachi d' »islamistes radicaux » ou de « fondamentalistes islamiques » tout en établissant un lien clair entre immigration et islam radical. Bref, après le temps de l’union nationale et du recueillement, la presse qui fait son miel des divisions et clivages politiques, n’envisage pas un instant que les criminels sont tout à la fois: ne peuvent-ils entrer que dans une seule case?

Toutes les compromissions sont bonnes pour éviter les dérapages et maintenir la paix sociale
Comment faut-il nommer ces assassins ? Et surtout faut-il nier l’islamisme ? Voici ce qu’en pense Olivier Roy, chercheur spécialiste du monde musulman, directeur d’études à… l’EHESS: « Parler de barbares, cela ne veut rien dire : barbare, c’est une insulte, mais ce n’est pas une analyse politique. On peut les qualifier d’islamistes radicaux, car il faut bien leur donner un nom. [« islamistes » ne suffisant pas, il faudrait donc les distinguer des « gentils » islamistes…] Moi, je dirais que ce sont des terroristes qui se réclament de l’islam. » L’islam, nous y voilà. C’est parce que les responsables politiques veulent à tout prix apaiser la communauté musulmane, rassembler, éviter les dérapages et les amalgames entre « terroristes » et « musulmans » qu’ils refusent d’employer toute expression faisant référence à l’islam. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius l’a clairement expliqué au micro d’Europe 1 : « Je pense que l’expression islamiste n’est probablement pas celle qu’il faut utiliser. J’appelle ça des terroristes. Parce que, dès lors que vous utilisez le mot islam, vous favorisez une espèce de vision de continuité entre le musulman, qui pratique sa religion qui est une religion de paix [postulat], et puis quelque chose qui serait une certaine interprétation de la religion musulmane. »

« Khmers rouges »
Alors que la pratique de l’islam en France, ses manifestations visibles et son envahissement de l’actualité irritent une part grandissante des électeurs tentés par des solutions radicales, les dirigeants multiplient les déclarations sur la nécessité d’éviter les « amalgames ». Le mot « stigmatisation » a en effet été déjà précipité au fond des douves. François Hollande vendredi soir -« ceux qui ont commis ces actes, ces terroristes, ces illuminés, n’ont rien a voir avec la religion musulmane » – se retrouve sur la même ligne que Marine Le Pen qui appelle à « ne pas faire de confusion entre nos compatriotes musulmans attachés à nos valeurs et ceux qui pensent pouvoir tuer au nom de l’islam« . Pour le chercheur Olivier Roy, « le problème, ce n’est pas ce que dit l’islam. [le Coran est intouchable et ça tranche avec son traitement, approuvé de la classe politque, par Charlie hebdo]
Le chercheur se réserve le droit d’interpréter: « Pour les terroristes, l’islam est un imaginaire politique et une cause abstraite qui a l’avantage d’être virtuelle et globale. Ils n’ont aucune formation religieuse. L’erreur est d’insister sur l’islam, car c’est avant tout un phénomène terroriste de violence radicale. » Et de poursuivre dans la déstructuration et le cloisonnement : « Ces jeunes ne sont pas intéressés par la religion mais par le djihad : le djihad avec un grand D a remplacé ce qui était la révolution avec un grand R il y a trente ans. Les terroristes mènent un combat politique. Ils agissent comme des révolutionnaires. Ce sont des Khmers rouges qui ont fait table rase pour l’émergence de ce qu’ils voient comme la vérité. » Seraient-ce aussi les enfants de Mai 68 ?

Immigration et islam au coeur des débats
Malgré les appels à l’unanimisme et au refus de tout amalgame, d’aucuns ont bien l’intention de débattre librement de l’immigration, l’intégration ou la pratique de l’islam en France. « Je dois mesurer mes propos pour éviter que nous basculions de l’unité nationale à l’affrontement national, c’est un risque. Je n’ai pas l’intention de jeter de l’huile sur le feu, ce qui serait irresponsable« , affirme Nicolas Sarkozy. Avant d’ajouter : « Les questions de l’immigration et de l’islam sont clairement posées. La question clairement posée aujourd’hui, c’est celle de l’islam de France, pas de l’islam en France. »
De son côté, Marine Le Pen s’inquiète que « le mot de fondamentalisme islamiste » ne soit pas utilisé. « Le simple mot de terrorisme me paraît tout à fait insuffisant. Le terrorisme est un moyen, mais, derrière ce terrorisme, il y a une idéologie, et cette idéologie, c’est le fondamentaliste islamiste. Le fondamentalisme islamiste est le cancer de l’islam« , observe-t-elle.

Jean-Marie Le Pen, « Charlie Martel »
Quant au président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, il dit tout haut ce que pensent tout bas de nombreux militants frontistes et autres : « Je ne suis pas Charlie, je suis Charlie Martel. » Une façon de proclamer que, selon lui, il faut bouter l’islam hors de France en faisant allusion au prince franc qui –à la suite de la victoire remportée aux environs de Poitiers en octobre 732- arrêta l’invasion musulmane dirigée par Abd al-Rahman. Autant de débats et de rappels sur l’islam hégémonique que certains veulent éviter. « Dire depuis dix ans que l’islam pose problème en France pousse certains musulmans à se placer dans une logique de rejet de la société, argue Amel Boubekeur, sociologue spécialiste de l’islam. (…) L’exclusion des musulmans est assurément le moteur de la radicalisation, » soutient-il dans une logique de victimisation. Et Olivier Roy de conseiller : « Il faut montrer la diversité de la population musulmane en France : il y a beaucoup plus de musulmans qui sont dans l’armée, la police et la gendarmerie françaises que dans al-Qaida. » Faut-il aussi démontrer que nombre de conflits actuels dans le monde sont dus à la rivalité entre Sunnites et Chiites ?

Pour Fabius, l’intégration de l’islam se décrète
Vous avez dit « apartheid », vous serez punis ! « Un apartheid territorial, social, ethnique, s’est imposé à notre pays. » Cette phrase de Manuel Valls lors de ses voeux à la presse mardi suscite en effet de nombreuses réactions négatives. Pour beaucoup, toutes tendances politiques confondues, le Premier ministre est « allé trop loin » en utilisant un mot lourd de sens et « inadapté » à la situation française. Si « ghetto » ou « ségrégation » reviennent désormais régulièrement dans la bouche des politiques, la référence à un « apartheid » a perturbé ce pays qui proscrit les références ethniques.

La police du langage est de retour
Nathalie Kosciuzko-Morizet, vice-présidente déléguée de l’UMP, s’est insurgée contre l’emploi de ce mot « insultant pour la République ». « La République a besoin de clarté, pas de confusion des mots et des idées« , a-t-elle affirmé.

L’usage du mot apartheid, du nom de la ségrégation raciale mise en place par le régime sud-africain jusqu’en 1994, est « irresponsable » et « insultant », a pour sa part jugé Florian Philippot, vice-président du FN (Front national), accusant le Premier ministre de « jeter de l’huile sur le feu« .

Le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée nationale, François de Rugy, a jugé que le terme de « ghetto » aurait été « beaucoup plus juste ». « Mais le Premier ministre visait à nommer les choses et à regretter que, par exemple, après les émeutes de 2005 (…) on ait refermé un peu trop vite ce qui est apparu comme une parenthèse alors que c’était une révolte qui révélait des fractures inacceptables« . Une défense aussi peu convaincante qu’alambiquée rappelant que le petit homme vert est toujours demandeur d’un maroquin.

Rugy se refuse pourtant à remonter le temps et à évoquer ce qui dérange dans le contexte des derniers attentats sanglants de Paris. En 1983, dans les années Mitterrand, a en effet eu lieu la Marche pour l’égalité et contre le racisme, surnommée « Marche des beurs », contre le racisme, et pour une carte de séjour de dix ans et le droit de vote des étrangers. Une première désillusion historique et profonde des musulmans face au pouvoir socialiste et qui a été le point de départ de la fracture communautaire et de… l’apartheid en question. La gauche a bien tenté, mais en vain, une récupération des Indigènes de la République au moment de l’hystérie collective du 12 juillet 1998, orchestrée par Lionel Jospin et sa ministre de la Jeunesse et des Sports, Marie-George Buffet (PCF). La presse dans son ensemble et un grand nombre d’intellectuels salua sans mesure la victoire de l’équipe black-blanc-beur de football, preuve supposée de l’intégration réussie et de la nation réconciliée, cette équipe « black-blanc-beur » des Thuram, Barthez et Zidane, auteur amnistié -puis sanctifié- d’un violent « coup de boule » sur un Européen d’Italie.

Moins nuancé et plus offensif, le Parti communiste accuse le Premier ministre de « non assistance à territoire en danger » et lui a demandé « d’agir » « avec un changement de politique ». Un porte-parole du PCF pointe d’ailleurs le lien avec les « conséquences de l’austérité dans les quartiers« .

Même au sein du parti gouvernemental, Manuel Valls fait grincer des dents aiguisées.
« L’apartheid, vous l’avez connu, c’était le fait que juridiquement tous ceux qui étaient noirs n’avaient pas les mêmes droits que les blancs. Le problème en France n’est pas juridique, c’est un problème de réalité », a réagi sur RTL le grand prêtre des bonnes moeurs politiques et du langage politicien, Laurent Fabius , ministre intermittent des Affaires étrangères et épisodique au Tourisme.
Même Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des Lois et proche de Manuel Valls, juge le mot « maladroit » parce qu’il est « connoté géographiquement et historiquement ».

Déjà en 2005, Manuel Valls utilisait le mot « apartheid »

Peu cultivé, Manuel Valls a des lacunes: ses études universitaires ont été brèves et non qualifiantes… Le patron des godillots socialistes de l’Assemblée nationale a ressorti la brosse à reluire. « C’est un mot qui est certes fort, mais c’est un mot qu’il avait déjà utilisé », tente de raisonner Bruno Le Roux, sans parvenir à établir de lien entre « mot fort » et « déjà utilisé ». Mais il persévère et nous raconte que « parce qu’il est fort, il montre l’exigence républicaine à laquelle nous sommes confrontés. » Et nous en sommes au même point: nulle part. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée est hors sujet, mais poursuit en langue de bois, dans un réflexe de député de Seine-Saint-Denis, soulignant les « fractures, énormes, béantes sur notre territoire qu’il convient de résoudre« . CQFD.

Au fond, le pruneau cuit est le seul, avec Valls, à admettre l’existence d’un apartheid à la Hollande.

Les chroniqueurs s’enflamment comme de l’amadou

Mais « si l’ancien maire de banlieue pouvait formuler ce type de constat [en 2005] dans une logique de dénonciation, des mots similaires dans la bouche d’un Premier ministre prennent un sens différent », insiste Le Monde qui voit là une « rupture ». D’autant plus que ce mot tabou sous-entendrait que « les logiques de ségrégation ne sont pas uniquement subies mais qu’elles sont, au moins en partie, construites par les politiques publiques, notamment dans les domaines du logement, de l’éducation et de l’emploi.« 

« Une erreur profonde » ou un « signal » assumé? Ce « mauvais mot », selon Le Point, fait réagir l’ensemble de la presse ce mercredi matin.

« En France, il y a encore des mots qui font sens. L’apartheid en fait partie. Il est clivant. Inadapté. Et surtout improductif », a dénoncé Yann Marec du Midi Libre qui y voit « une erreur profonde de la part du leader du gouvernement« .

Ces mots sont « d’une rare violence », renchérit Bernard Stéphan, dans La Montagne.
Manuel Valls « chasse le déni partout où il se cache quitte à se mélanger les crayons dans le choix du calibre », commente aussi Jean-Louis Hervois, pour La Charente Libre.

« Le Premier ministre est allé trop loin, il y a une limite à ne pas franchir », assène Hervé Favre dans la Voix du Nord.

Pour Didier Rose, des Dernières Nouvelles d’Alsace, « la formule de Manuel Valls surprend » car fait-il remarquer « depuis les attentats, François Hollande n’a eu de cesse d’invoquer l’union nationale. »

« Manuel Valls a voulu surjouer un élan de sincérité », observe de son côté Jean-Emmanuel Ducoin, dans L’Humanité.

« Le mot est lourd. Il est fort. Il est choquant », martèle Philippe Waucampt, dans Le Républicain lorrain. « Les termes employés ont quelque chose de déplacé (…) Une interprétation aux antipodes du modèle républicain français », juge-t-il. Mais ils doivent aussi « se lire comme un signal adressé à ceux qui se sentent en marge d’un pays se complaisant à les ignorer », conclut l’éditorialiste.

 

Islamisme: Fabius, un imposteur qui noie le poisson dans la sémantique

« Islamisme radical » : Fabius réutilise à l’Assemblée un pléonasme qu’il avait banni

Cachez ce mot « islamiste » que Lolo ne saurait voir

blog -Tartuffe de MoliereMais le ministre des Affaires étrangères est un apprenti manipulateur de la langue
L’ancien premier ministre est persuadé qu’en cassant le thermomètre il va faire tomber la température on qu’en censurant par « décret » certains mots, il dominera la fièvre qui envahit la France, s’agissant de l' »islam radical ». C’est la mot « islamiste » qui lui chiffonne la pochette blanche depuis plusieurs semaines. Celui qui tenta d’imposer une charte de déontologie à ses collègues ministres, avec la réussite que l’on sait sur les vertueux socialistes Cahuzac, fraudeur fiscal, ou Thévenoud, mauvais payeur pathologique, s’est également illustré dans une tentative de châtiment du langage visant les terroristes musulmans de l’IE. Il prêcha pour que l' »Etat islamique » soit camouflé sous le vocable-burqa de « Daesh », dont personne ne sait d’ailleurs s’il ne s’écrirait pas plutôt « Daech »!
Monseigneur récidive avant de se faire introduire à l’Académie française en décidant qu’il était essentiel et urgent de bannir à son tour le terme « islamiste »: en faisant disparaître le mot, Lolo compte occulter la menace, ou à défaut, la salissure de l’ensemble des musulmans. Car c’est ce qui turlupine le turlupin des gouvernements Hollande: ne pas froisser le musulman comme un Kleenex.

Or, dimanche 11 janvier, sur Europe 1, deux jours après les attentats de Paris et Montrouge, Laurent Fabius a de nouveau voulu réformer la langue commune en exigeant l’emploi du mot « terroristes » plutôt qu' »islamistes » pour désigner les auteurs de crimes qui se revendiquent de l’islam. Cohérent ? Oui, à la manière socialiste.

Amalgame entre djihadistes et poseurs de bombes basques, confusion entre fanatisme religieux et volonté politique d’indépendance, voire anarcho-révolutionnaires arracheurs criminels de caténaires ou casseurs « Black blocks », etc… Toutes les violences dans le même sac colis piégé ! Fabius est un magicien totalitaire.

Le mot « islam », c’est caca ?

« Je n’aime pas… Je ne veux pas faire le censeur, a-t-il minaudé, le nez dans ses notes, mais je pense que l’expression islamiste – et j’en avais aussi fait la remarque dans l’expression Etat islamique – n’est probablement pas celle qu’il faut utiliser. J’appelle ‘ça’ des terroristes », a recommandé l’influenceur: que ceux qui m’aiment me suivent…
« Parce que dès lors que vous utilisez le mot islam, vous favorisez une espèce de vision de continuité entre le musulman, qui pratique sa religion qui est une religion de paix, et puis quelque chose qui serait une certaine interprétation de la religion musulmane« , disait alors le ministre. Bref, le mot « islam » doit disparaître de la photo ou des dictionnaires. Peut-être aussi les dictionnaires doivent-ils aussi être brûlés, d’ailleurs. 

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« Quand nous combattons le djihado-terrorisme… »

Mais dix jours plus tard, à l’Assemblée nationale, le ministre a lancé, alors qu’il expliquait la position de la France sur la liberté d’expression face aux multiples manifestions anti-françaises dans certains pays musulmans : « Quand nous combattons le djihado-terrorisme et l'<u>islamisme radical</u> (?), ce sont aussi les musulmans que nous protégeons puisqu’ils en sont les premières victimes. »

Nulle doute que les mots « islam » et « islamiste » n’apparaîtront plus dans les dépêches de l’AFP et dans les articles copiés-collés des media paresseux et soumis de surcroît…

<br>A vouloir blanchir à tout prix les musulmans de toute souillure terroriste, <span style= »color: red; »Fabius salit l’islam et les musulmans.

Calais : violences policières contre les clandestins: c’est « le rapport qui matraque », pas les flics!

Le journal de Jean-Paul Sartre est passé du côté de la matraque…

Document photo aseptisé proposé par Libération: soleil et cohabitation paisible

ONG supranationale et illégitime,  Human Rights Watch a réalisé une sélection de témoignages édifiants qui dénoncent des « exactions » policières « de routine ».

«Passages à tabac», «attaques au gaz lacrymogène», «exactions de routine», y compris sur des femmes et des mineurs. Des vieillards aussi ? Mais le journal socialiste Libération a pris le parti de ridiculiser le rapport d’Human Rights Watch qui, d’une part, « fait les gros yeux » (sic) et, d’autre part, non pas à Hollande, Valls et Cazeneuve, mais « à la France. » Ce document, d’une ONG dont le but est de dénoncer, dénonce effectivement ce mardi matin  les mauvais traitements des forces de l’ordre sur « les migrants », donc tous les migrants, dont il faut rappeler, pour tout dire, que ce sont des clandestins, certes sans abris, mais, en vérité, sans papiers, pour commencer. Ils se trouvent bloqués à la frontière calaisienne, dans l’espoir de passer en Grande-Bretagne « en se glissant dans les camions », pour pénétrer illégalement en pays étranger.

Izza Leghtas
Izza Leghtas

Izza Leghtas (ci-contre), « chercheuse » de l’ONG, porteuse d’un prénom d’origine berbère, bilingue anglais-arabe, a interrogé 44 illégaux – dont trois enfants. « Dix-neuf personnes, dont deux enfants, ont déclaré que la police les avait maltraitées. Huit ont eu des membres fracturés ou d’autres blessures visibles. Vingt et un, dont deux enfants, ont confié que la police les avait aspergés de gaz lacrymogène », raconte-t-elle dans son communiqué. Se posent alors les questions de l’authenticité des incriminations et de la fiabilité de la chercheuse. Les uns sont parties prenantes et l’autre, du fait de son appartenance militante, n’est pas neutre,

Exemple ? Rosa, 25 ans, Erythréenne, et donc africaine de l’Est sans connexion aucune avec la France, déclare que des policiers l’ont battue quand ils l’ont trouvée dans un camion sur l’autoroute.«J’ai dit poliment : “S’il vous plaît, aidez-moi”,mais ils m’ont battue et je me suis effondrée devant le camion. Ils m’ont rouée de coups de pied sur le sol.» Elle a déclaré avoir perdu connaissance et s’être réveillée dans la salle des urgences à l’hôpital.

Aziz, Afghan de 29 ans, qui ne peut se prévaloir d’aucun lien de son pays d’Asie avec la France : «Un policier m’a poussé, j’étais par terre, ils m’ont aspergé[de gaz lacrymogène] et quand je me suis retourné, ils m’ont frappé. J’avais du sang sur le visage, sous mon œil, sur le nez et le genou. Je n’ai rien vu parce qu’ils m’ont d’abord aspergé puis ils m’ont frappé aux jambes, sur tout le corps

Un Soudanais de 26 ans : «Les policiers vous aspergent comme si vous étiez un insecte.»

Un Iranien de 20 ans : «J’étais seul. Les policiers ont ouvert la porte et avant de dire quoi que ce soit, ils m’ont aspergé le visage; je ne pouvais rien voir et deux fois ils m’ont frappé avec leurs bottes et leurs mains

Une Erythréenne de 25 ans : «Nous voulions aller dans [le camion], les policiers sont venus, ils ont dit “Allez ! Allez !” et m’ont aspergée dans les yeux, je suis tombée.»
L’ONG « indique », selon Libé (mais dénonce) que la préfecture et la police nient. Elle demande à la France d’enquêter.

Le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, se défend sur France Info ce mardi. Il reconnaît «un nombre important de blessures», mais assure que «La première cause» sont «les conflits violents entre réseaux de passeurs, entre nationalités», et la seconde, «les migrants qui se blessent pendant les tentatives de passage». Il dénonce des «témoignages pas circonstanciés et anonymes». Jusqu’ici, aucune plainte n’a été déposée, argue l’État. Et pour cause : on imagine mal des migrants en situation irrégulière déposer plainte contre la police.

L’ONG new-yorkaise met le doigt sur « un problème ancien »

Ce qui change tout des faits et responsabilités actuels ! Les violences policières envers les migrants de Calais existent depuis l’ouverture du centre de la Croix-Rouge à Sangatte en 1999, fait finement valoir la journaliste correspondante à Lille, sans rappeler que c’est sous le gouvernement Jospin (PS) et par son ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement: il ne faut pas trop en demander à Libé !
Elles connaissent un nouveau pic avec la fermeture du centre, fin 2002, quand le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, « pense résoudre le problème en dispersant les migrants« , selon l’interprétation partisane de la journaliste, mais en fait sous la pression de son homologue britannique, David Blunkett.
La jungle de Calais connaît un second pic d’agitation animée par les associations lors de sa destruction, en septembre 2009, par le ministre de l’Immigration Eric Besson. « Police, problem » est le slogan le plus souvent répandu à l’époque par les clandestins, à l’instigation des collectifs, si on songe que ces deux mots sont franco-anglais et à portée internationale… « Coups, abris détruits, couvertures imbibées de gaz lacrymogène et chasses à l’homme », résume Libé, à la hache, quand il ne s’agit plus de la période socialiste.

Libération se concentre sur la période 2008-2012…

En 2008 déjà (sic, et à l’attention de Sarkozy), La loi des jungles, un rapport, commandé par le GISTI (Groupe d’information -juridique- et de soutien des immigrés) aux universitaires Karen Akoka (sociologue dédiée aux réfugiés) et Olivier Clochard (géographe) pour la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), qui rassemble une vingtaine d’organisations nationales engagées dans la défense et la promotion du droit d’asile, avait documenté les violences.
Puis en 2011, un rapport -à charge- remis par les activistes No Border ( réseau transnational -comme Human Rights Watch- de collectifs et d’individus investis dans les luttes pour la liberté de circulation et l’abolition des frontières: tout à fait inapproprié au moment de la montée du risque djihadiste) au Défenseur des droits de l’époque raconte les squats détruits, les points d’eau contaminés au gaz lacrymogène, l’urine (de policiers?) sur les couvertures. Dominique Baudis dénonce des «abus» et demande «qu’il soit mis fin à ces pratiques».

Hollande, le changement maintenant? Elles n’ont pas cessé. «Les violences sont moins flagrantes aujourd’hui, assure d’abord Christian Salomé, de l’association L’auberge des migrants, à Calais. « Mais elles continuent, admet-il, contraint et forcé. Avant, c’était fait de façon ouverte, en se moquant de tout le monde».«Depuis le rapport des No Border, quelque chose a changé. Ça se passe à l’abri des regards»! A l’abri des regards, comme avec Kebrom, Erythréen de 15 ans, rencontré en juin (Libération du 4 juillet 2014), le lendemain d’une tentative de passage, une plaie au bras : «Hier soir, trois policiers, j’étais seul. Ils m’ont frappé avec un bâton quand ils ont ouvert la porte du camion. J’essaie de ne plus y penser, mais je n’y arrive pas. Ça donne envie de mourir.» Même après toutes les difficultés imposées par les passeurs et endurées depuis la corne de l’Afrique jusqu’à la pointe nord de la France ?

L’ONG dénonce aussi le manque de place pour les demandeurs d’asile qui vivent dans les jungles avec ceux qui veulent passer en Angleterre. Dénoncer, sans proposer, ni faire… «Le gouvernement français doit intensifier ses efforts (et donc les Français, leurs sacrifices) pour que tous les demandeurs d’asile soient logés sans délai comme l’exige la législation européenne», revendique l’ONG.
Elle exige aussi des «conditions d’accueil adéquates» pour les autres. Parmi les 2.300 « migrants » de Calais, dont des femmes et des enfants (bis) qui vivent dans des squats et sous des tentes de fortune, certains sont là depuis huit mois. Ils vivent de la soupe populaire, un repas par jour, et n’ont en ce moment presque pas d’accès aux douches du Secours Catholique, vandalisées (par la police ?). Les seules douches sont offertes par Médecins du Monde, une cinquantaine par semaine. En avril, l’association Vie active, financée par l’Etat, proposera 1 500 douches par jour.

Lundi soir, les températures «ressenties» étaient négatives et la préfecture a ouvert un bâtiment chauffé, avec duvets et matelas, pour 500 personnes. Les autres exilés ont dû faire avec le vent, la pluie, la boue, et le froid. Le seuil climatique pour cette ouverture est -5°: la collectivité a donc fourni un effort spécial et… circonstancié, avec la sortie du rapport.C’était pour le pathos.

Ni Libération ou sa correspondante locale, ni le Gisti ou Human Rights Watch n’a un mot de compassion, en revanche, pour les habitants excédés de Calais et de sa région…
A aucun moment, ces professionnels de l’information ou de l’agit prop n’évoquent, pour des motifs différents, les violences inter-communautaires, telle celle entre clandestins africains et afghans, à Calais: dans la nuit du réveillon du 31 décembre 2014, 200 « migrants » se sont affrontés, faisant sept blessés, nécessitant l’intervention de CRS.

 

ONPC: Michel Onfray prend à contre-pied la classe politique formatée

Le binaire Aymeric Caron, animateur à fiches, désarmé par les nuances du philosophe Michel Onfray

Ruquier, hôte grossier, qui pointe ses invités du doigt...
Ruquier, hôte grossier, qui pointe ses invités du doigt…

Michel Onfray était l’invité d' »On n’est pas couché » du 17 janvier 2015, émission de France 2 animée par le divertisseur Laurent Ruquier, suite à la tribune du philosophe dans Le Point sur les tueries  -« nôtre » 11 septembre (dixit Ruquier, ci-contre, concentré de tous les travers du moment)- suscités par les provocations des dessinateurs de Charlie Hebdo, le 7 Janvier 2015 à Paris.
Le violent chroniqueur Aymeric Caron, qui mange végétarien pour ne pas s’user les dents sur la viande animale, mais plutôt humaine, et ne pas finir en prison ou en hôpital psychiatrique, ne s’est pas seulement montrer incapable de tolérance, mais aussi de la subtilité requise au débat qu’a tenté de mener Onfray avec son interlocuteur enkysté dans ses certitudes archaïques.

L’altermondialiste a laissé des plumes face à l’invité qui lui est pourtant proche, comme de Jean-Luc Mélenchon. Il s’est d’ailleurs platement situé, invitant Onfray à ne pas l’écorcher vif, lui rappelant qu’il « partage en commun » (sic) bien des idées avec « Michel »:

Le philosophe épingle les journalistes en sur-commentaires et jugements permanents, mais incapables de recul, de mise en perspective et de réflexion et qui préfèrent se vautrer dans le pathos;

« Les attentats ont à voir avec l’islam » et le Coran, estime Onfray à contre-courant de la pensée unique et citant à l’appui des sourates dérangeantes (misogynes, phallocrates, antisémites ou homophobes);

Pour apporter la contradiction, Léa Salamé, la chroniqueuse d’ONPC amalgame les Ancien et Nouveau Testaments de la Bible dans son ensemble pour ne se fonder que sur l’Ancien Testament et ignorer – après deux mille ans – l’avancée que constitue le Nouveau… Elle illustre précisément ce que Onfray condamne, les prélèvements sélectifs à des fins polémiques. Mais lui-même juge au besoin la Bible sur ce qu’en pensent ou font certains, comme Hitler… Le débat suggère ainsi que nos contemporains chrétiens seraient aussi des assassins…
qui sont les victimes, les dessinateurs inconséquents et morts ou les tueurs fanatiques (comme l’indique Hollande);

Caron prélève pourtant allègrement en suivant ses fiches, pour considérer en dépit des carnages à Paris ou en Afrique, que le Coran appelle à la miséricorde, mais c’est à la différence des islamistes;

Caron refuse de questionner le positionnement de l’Iran et le binaire accuse Onfray de faire le partage entre les bons et les mauvais musulmans, mais Onfray souligne d’une part que 85% des musulmans de la planète ne sont en capacité que de lire des traductions du Coran et que les musulmans français ne comprennent pas les prêches en arabe de leurs imams et d’autre part Charlie hebdo affiche son athéisme, ce que ses soutiens ne savent que rarement;
Onfray affirme que nous (les libéraux!) avons créé l’islamisme et Salamé insiste sur le problème de l’intégration des scolaires.

Radu Mihaileanu, bi-national français et roumain, reproche à Onfray de suggérer que les croyants musulmans seraient de « potentiels fascistes », mais ne parvient pas à surmonter son obsession du fascisme, de l’internationalisme et de la responsabilité des aînés;

Salamé aborde la question de la « théorie du complot » en laquelle croient les jeunes musulmans, prétexte, ou non, aux violences communautaires; esquisse d’un lien au dogme marxiste de la responsabilité du social, en excuse; allusion aussi aux violents affrontements internes entre Sunnites et Chiites;

évocation des positions d’Alain Finkielkraut sur l’éducation; enseigner le fait religieux, comment et par qui?; responsabiliser les jeunes scolaires;

Caron évoque la peur des communautés juive et musulmane et non pas celle de l’ensemble des Français face au risque de colonisation liée à la démographie galopante des musulmans polygames, pour, au final, lancer à Onfray son ultime accusation, avec l’intention de décrédibiliser son interlocuteur, amalgamant son »adoubement » de Michel Houellebecq, son soutien à la « théorie du grand remplacement » et sa prise de position en faveur de Zemmour… Et de l’antisémitisme;

L’aigre individu laiteux se retranchant derrière son rôle de questionneur, campe sur la position iréniste des « islamophiles béats », selon les termes du philosophe anti-libéral. Pour terminer, Caron confesse alors son incapacité à tout raisonnement qui ne serait pas ou blanc ou noir, simpliste, manichéen.

« Les musulmans amènent la merde en France »: Philippe Tesson le pense et le dit…

Radicalisation de la presse: la liberté d’expression confisquée par la gauche extrême

Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)
Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)

« Le journaliste-polémiste a tenu des propos qui devraient le conduire devant les tribunaux ».
Telle est la sentence non d’un juge, mais d’un journal, en exergue non pas d’un article, mais d’un réquisitoire. Eric Zemmour avait été ostracisé, Philippe Tesson l’est aussi. Zemmour a été chassé hors d’i-télé, chaîne de télévision du groupe Canal +; Tesson a été chassé hors de l’hebdomadaire Le Point.

Le délit d’opinion

Invité mercredi sur Europe 1 pour parler de la laïcité et des écoles religieuses, le journaliste, « qui sévit » dans Le Point, Valeurs actuelles et sur Radio Classique« , selon les termes de son jeune confère de Libération, et « qui cause » théâtre dans le Figaro magazine, selon le même spécialiste du journal cornaqué par Laurent Mouchard, aka Joffrin, a tenu « des propos islamophobes qui devraient le conduire devant les tribunaux« . Probabilité ou jugement moral?
En attendant, ce qui est sûr, c’est que Bouchet-Petersen saute des lignes de l’article de Wikipedia, quand ça l’arrange: le respect de la déontologie professionnelle ne l’habite pas… Pourquoi occulter en effet que Ph. Tesson a collaboré treize ans au… Canard Enchaîné (1970-1983), au temps de sa jeunesse.

Chasse aux sorcières d'un "khmer rouge" de la presse de France (janvier 2015)
Chasse aux sorcières d’un « khmer rouge » de la presse de France (janvier 2015)

Le critère de l’âge.

Parmi les jeunistes, Bouchet-Petersen a tout pour plaire: il est fils de… mais n’a pas hérité l’intelligence de sa mamamn, seulement la haine. Car chez les sectaires, on n’est jamais trop vieux, comme Stéphane Hessel ou Jacques Vergès – et Michel Rocard (84 ans) – si on est estampillé de gauche. Mais, pour Tesson, les ans deviennent une tare, selon le kkmer rouge de Libé qui souligne son âge, 87 ans.

Au soir d’une belle carrière, le fondateur et directeur du Quotidien de Paris (1974-1994) « a éructé », aux dires du journal socialiste Libération, en évoquant les « incidents » – non précisés, dans un souci légitime d’information – signalés au ministère de l’Education nationale après la minute de silence observée jeudi : « Ce qui a créé le problème, ce n’est quand même pas les Français. […] D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité, sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et ben moi je le dis !« . Et d’ajouter, comme l’a noté le site Arrêt sur images (nous donnons le lien, puisque ce professionnel de Libé s’abstient), en « interpellant » l’animateur de l’émission, Jean-Marc Morandini : « C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire, quoi ! »

Pour le « journaliste » de Libération – quotidien en difficultés de trésorerie qui dispose néanmoins d’un tel excédent d’espace qu’il héberge Charlie hebdo sur un étage entier – Jonathan Bouchet-Petersen, fils de… Sophie, conseillère de Ségolène Royal, candidate battue à la présidentielle de 2007, et investigateur pro de Wikipédia, Tesson – dégradé de son prénom – avait déjà tenu des propos outranciers en janvier 2014 : en pleine « affaire Dieudonné », il avait lancé dans l’émission Accords/Désaccords sur Radio Classique « Ce type, sa mort par peloton d’exécution de soldats me réjouirait profondément. » Ajoutant : « Pour moi, c’est une bête immonde donc on le supprime, c’est tout… Je signe et je persiste.« 

Et comme le petit journaliste n’a pas épuisé la fiche Wikipedia, il poursuit son réquisitoire. Le lendemain sur LCI, il avait regretté « qu’il n’y ait plus la peine de mort » pour exécuter cet « animal abominable ». Devant la polémique et alors que le dépôt d’une plainte « pour appel au meurtre » avait été « évoqué » sur RMC, une obsession de Bouchet-Petersen, Tesson avait « confirm[é] ces propos », mais en appelant à « les remettre dans le contexte, le contexte d’un débat polémique » et en revendiquant « contre l’évidence »(selon le coupeur de têtes de Libé) une « formule de style ». Le 6 mars 2014, LCI et Radio Classique ont été mis en garde par le CSA.

Avec cette nouvelle sortie, Tesson, officier de la Légion d’honneur depuis 2009, a été mis au pilori sur les réseaux sociaux, dont ce journaliste semble, de manière inattendue vanter ici le recul et la capacité de jugement à froid, fait valoir l’avocat général de la presse, clone de Bruno Roger-Petit, après passage du correcteur. Mais l’écumeur de Wikipédia dispose aussi de la liste noire de la gauche et pointe le soutien qu’apporte Fabrice Robert, président du « groupuscule » (mépris de journaliste neutre) d’ »extrême droite » (fichage et donc étiquetage) Bloc identitaire à Philippe Tesson :

Libération appelle à la rescousse les détracteurs de la gauche sectaire 24/24 et 7j/7

Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, s’est, lui, ému du dérapage du journaliste-polémiste.

<br>L’ancienne ministre pro-palestinienne de Hollande, Cécile Duflot (EELV) tire à vue des adjectifs insultants et ce n’est pas au flash ball:

Ou cet autre pro-Hamas, Olivier Dartigolles (PCF) pour qui l’insulte tient lieu d’argument:
<br>

<br>La peine de mort et le peloton d’exécution qui horrifient le « jeune » protégé politique de Libération lui suffiront-ils s’agissant de Zemmour et Tesson ?
[wat=http://www.wat.tv/audio/philippe-tesson-dans-grand-76nr1_2exyv_.html]

PaSiDupes offre à Jonathan Bouchet-Petersen la video que l’investigateur dit introuvable (puisqu’elle n’est pas sur Wikipédia), suggérant même qu’elle aurait été supprimée… Car le garçon n’est pas amateur de censure et soutient la liberté d’expression !…

Caroline Fourest se fait rappeler à l’ordre en direct par Sky News

La polémiste tentait de développer sa propagande radicale

Fourest C. tente de militer sur SkyNews en faveur des provocateurs de Charlie hebdo
Fourest C. tente de militer sur SkyNews en faveur des provocateurs de Charlie hebdo

Collaboratrice régulière de Charlie Hebdo, Caroline Fourest était l’invitée de la chaîne d’information britannique SkyNews, à propos du journal libertaire Charlie Hebdo, victime du premier de deux nouveaux attentats islamistes à Paris provoqués par ses dessinateurs récidivistes. Mais la présentatrice l’a rappelée au respect en coupant court à l’entretien, quand l’activiste a voulu montrer en direct la Une caricaturant le prophète Mahomet.

La relève est assurée: Luz reprend son stylo baveur en main

Mercredi soir, la chaîne d’information en continu a montré à la militante Caroline Fourest quelles sont les limites dans une société démocratique respectueuse.

Habituée à la complicité du service public de France Télévisions aux mains du SNJ, syndicat d’extrémisme gauche, la polémiste n’a pas compris ce qui lui arrivait. « C’est complètement fou qu’au Royaume-Uni on ne puisse pas montrer un dessin aussi simple que celui-ci » s’est-elle étonnée, non sans hypocrisie, Bien que journaliste décrypteuse, elle prétend ne pas avoir conscience d’avoir contrevenu en direct aux règles britanniques en provoquant la sensibilité de la communauté musulmane de son pays hôte.

On reconnaît les députés B. Le Roux (actuel chef de file des députés de la majorité) ou D. Vaillant (ancien ministre de l’Intérieur), autour de Jean-Marc Ayrault (ex-premier ministre de Hollande)

Confrontée à cette provocation à l’antenne, la première chaîne d’information européenne et mondiale a décidé d’interrompre le duplex avec Caroline Fourest. Seul le titre « Tout est pardonné » est apparu à l’antenne. La journaliste anglaise qui l’interrogeait, Dharshini David, a expliqué: « je suis désolée, mais ici à Sky News, nous avons décidé de ne pas montrer cette Une, donc merci de ne pas le faire Caroline » avant d’adresser ses excuses « à tous les téléspectateurs qui ont pu être offensés ».

La féministe et homosexuelle C. Fourest a longtemps soutenu les Femen, féministes révolutionnaires
La féministe et homosexuelle C. Fourest a longtemps soutenu les Femen, féministes révolutionnaires

La provocatrice adopte le comportement anti-républicain de députés de l’actuelle majorité. Lorsque la gauche était dans l’opposition, des représentants socialistes avaient enfreint le règlement de l’Assemblée nationale qui interdit aux députés de brandir des documents dans l’hémicycle en séance.

Les journalistes britanniques et américains ne sont pas amateurs de provocations

Fière d’offenser, comme ses camarades de Charlie hebdo ou les Femen qu’elle a longtemps soutenues,Caroline Fourest est coutumière de l’agression et SkyNews a pris le risque. A plusieurs reprises, l’activiste a déjà tenté de montrer la nouvelle Une de Charlie Hebdo.

Ce n’est pas non plus la première fois qu’elle se fait censurer pour cela. Le 10 janvier dernier, elle avait tenté la même opération en direct sur CNN. « Si tous les journaux reprenaient ces dessins, ils ne pourraient pas nous cibler tous; ce serait ça notre gilet pare-balles », avait-elle alors essayé d’expliquer.

Tout en délicatesse et respect
Tout en délicatesse et respect

De nombreux media étrangers ont refusé de publier la couverture ou ont flouté la caricature de Mahomet.  Tel était le cas pour CNN ou le New-York Times, qui soutiennent tous deux le Parti Démocrate et notamment Barack Hussein Obama. Les dessinateurs du journal anarcho-révolutionnaire ont délibérément offensé les croyants musulmans pour qui le visage du prophète ne peut être représentée et, a fortiori, caricaturée.

Bavure de Hollande qui hiérarchise les victimes du fanatisme

Top 5 de Hollande : les musulmans sont les « premières victimes du fanatisme »

blog -Institut du monde arabe Paris affiche soutien a Charlie-15jan2015Chassez le naturel, il revient au galop.

Hollande fait voler en éclats la belle « unité nationale » manifestée lors du show médiatique du 11 janvier dernier à Paris. Les dévots de la presse s’étaient empressés de glorifier Hollande et Valls, se félicitant qu’ils n’aient pas commis d’impair. C’est fait! Après avoir oscillé pendant une semaine entre Musulmans, puis Juifs et encore Musulmans, distribuant belles paroles et caresses à tous dans le sens du poil, M. P’tite Blague n’a pas manqué de se prendre les pieds dans la tapis.

Quelque 50 procédures pour apologie du terrorisme ont été ouvertes depuis une semaine. Sans oublier la multiplication d’actes malveillants dirigés contre les mosquées. Une situation qui a poussé François Hollande à adresser un message à la communauté musulmane, lors de son discours prononcé ce jeudi à l’Institut du monde arabe, à l’occasion de l’inauguration du forum sur « les renouveaux du monde arabe« .

Le président socialiste vibre mieux aux souffrances des Musulmans

A la tribune, le chef de l’Etat a d’abord établi un hit parade, estimant que les musulmans sont les « premières victimes du fanatisme, du fondamentalisme et de l’intolérance ». L’islamisme radical (pléonasme), qui frappe d’abord les musulmans, « s’est nourri de toutes les contradictions, de toutes les influences, de toutes les misères, de toutes les inégalités, de tous les conflits non réglés depuis trop longtemps », a estimé le chef de l’Etat, repris par une nouvelle crise d’anaphores.

« Les Français de confession musulmane ont les mêmes droits, les mêmes devoirs ». Sensible aux inquiétudes actuelles de la communauté musulmane, qui produit pourtant des djihadistes auteurs de carnages sur le territoire national, le culbuto a la tête qui tourne. A la place de ses auditeurs, Il a eu à coeur de répéter sa conviction que « l’islam est compatible avec la démocratie, que nous devons refuser les amalgames et les confusions. Et d’abord en France. Les Français de confession musulmane ont les mêmes droits, les mêmes devoirs, que tous les citoyens. Ils doivent être protégés. La laïcité y concourt car elle respecte toutes les religions« .

VOIR et ENTENDRE un Hollande, l’air inspiré:

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Attentats djihadistes en France: un débat secoue le milieu scolaire. Et pas que…

Minute de silence en hommage à Charlie Hebdo: 200 incidents recensés dans les écoles

70 refus, avait-on commencé à recenser, il y a quatre jours: « négligeable », avait coupé court le ministère de l’Education. Quelque 200 incidents ont finalement été reconnus, mais seulement 40 ont été signalés à la police.

La vague d’hommages autour des tueries de la semaine dernière n’est pas acceptée par tout le monde. Depuis les attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo, des témoignages de professeurs, déstabilisés par la réaction de leurs élèves, sont remontés. Ils font état de l’incompréhension de collégiens ou lycéens qui dénoncent un journal ayant, notamment, caricaturé le prophète Mahomet: la représentation du visage du prophète est en effet un blasphème en terre d’islam. Celle du roi l’est également au Maroc.

Une minute de silence sifflée

Le ministère n’avait d’abord avoué qu’une petite centaine d’incidents directement liés à la minute de silence, puis cent et bientôt 200, quand les chefs d’établissements cessèrent leur filtrage.<br> Le ministère précisa alors que les données sont déclaratives, elles ne « constituent donc pas un recensement exhaustif de l’ensemble des difficultés qu’ont pu rencontrer les équipes éducatives« . Une embrouille en répnse ceux qui l’accusent, comme le député UMP Philippe Juvin, de truquer ses données.

#JeSuisCharlie refus de respecter l’hommage dans les écoles:sous estimation et trucage des chiffres?@EPPGroup @ump http://t.co/Ysll9x5e0V

« Toutes les difficultés rencontrées ont été traitées localement, de manière proportionnée à la gravité des faits, par les équipes éducatives et pédagogiques, entre dialogue éducatif et sanctions disciplinaires » d’après le ministère. Afin de lutter contre ces incidents, liés à l’aspect polémique du journal caricaturant volontiers le prophète Mahomet, le gouvernement sort son arme suprême: la mise en place d’un numéro vert pour dénoncer les problèmes liés à la laïcité, mais l’étude est encore sur la table.

Réaction instantanée sur Twitter:

Parce que les dessinateurs de Charlie hebdo ne sont pas de grands malades.

La condamnation des assassinats djihadistes n’est pas unanimement en France

Face à l’attentat contre Charlie Hebdo et encore davantage face aux assassinats antisémites du magasin casher de la porte de Vincennes, la réaction de certains scolaires -qui reflète souvent l’avis des familles- donne à penser que l’orchestration de l’émotion populaire connaît des couacs. En dépit du succès de la « marche républicaine » du 11 et de la frénésie populaire sur les ventes du « numéro des rescapés », tous les enfants de l’école de la République ne condamnent pas les attentats  djihadistes.

Au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (9.3), un colis suspect a été découvert, vendredi dans la salle des professeurs, rapporte Le Monde. Il ne contenait pas de bombe, mais des câbles et un détonateur, assurent deux élèves et l’avertissement est donc clair. Dessus était d’ailleurs écrit « Je ne suis pas Charlie », à l’attention des bisounours lents à la… détente. « Ils auraient pu ne tuer que » Charb, discriminent d’autres lycéens…
Les journalistes du Journal Le Figaro ont constaté que pas moins de 80% des élèves ont refusé de participer à ce moment de recueillement.

Dans un collège de Roubaix, un rassemblement de 400 élèves s’est tenu « dans un grand bourdonnement » protestataire et anonyme.

La manipulation médiatique peut toutefois paraître parfois grossière. Certains élèves ont participé à la minute de silence à contre-coeur, raconte l’agence de presse française. « Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire« , reconnaît Marie-Hélène, 17 ans. Avec un prénom aussi ostensiblement chrétien, le journaliste anonyme de l’AFP fait un peu fort…

Les terroristes, « mes frères »

Effet Charlie
Effet Charlie

Le jour même de deuil national, des propos particulièrement violents tombaient sous le coup de la loi. Or, les musulmans intégristes ne reconnaissent que la loi coranique. Et c’est ainsi que le Français Amedy Coulibaly, le djihadiste tueur de Vincennes, s’était marié devant l’imam, sans passer devant le maire, comme l’y oblige pourtant la loi de la République. <br> »Ils ont réussi leur coup, moi je suis fière de ceux qui les ont tués. Ce sont mes frères. » Tels sont les propos et convictions d’une collégienne de 15 ans au lendemain de l’attaque contre l’hebdomadaire satirique, mais aussi du magasin casher. Dans un document confidentiel qui les retranscrits sont indiqués le nom de l’élève, son âge, son adresse, et très précisément les propos tenus.

Autre signalement effectué, celui d’un élève de 16 ans, qui a véritablement proféré des menaces de mort et de djihad envers tous les « Blancs ». Ces propos ont été consignés [« par écrit », pléonasme d’un journaliste bac+5, analyste distingué et décrypteur pour nous], par les enseignants ou les surveillants qui les ont rapportés à leurs chefs d’établissement, quand ils les ont fait remonter au rectorat. Dans cette hypothèse, les rectorats ont ensuite l’obligation de diffuser auprès de la police et le Parquet.

; »>En région, dans l’Isère, un jeune homme de 17 ans, originaire d’un pays du Maghreb, musulman ou juif, l’histoire ne le dit pas, a été frappé par un groupe de quatre ou cinq personnes à Bourgoin-Jallieu, PS jusqu’en 2014, en marge de la minute de silence, à l’intérieur de son lycée, lieu pourtant traditionnellement considéré comme un sanctuaire. Mais c’était avant que les établissements scolaires soient des lieux de débats.

« Il ne faut pas mettre le couvercle sur la marmite. Une partie, certes marginale, des élèves ont refusé de faire la minute de silence » jeudi, confie un professeur d’un lycée de Clichy (Seine-Saint-Denis).

Il rapporte aussi des réactions d’élèves sur le thème « les gens de Charlie Hebdo ne l’ont pas volé », « il ne fallait pas les tuer, mais on n’insulte pas le prophète ».

Barbara Lefebvre, professeur d’histoire-géographie dans les Hauts-de-Seine et co-auteur des « Territoires de la République », paru il y a douze ans, relate des incidents du même ordre que lui ont rapportés des collègues.

Au lycée Jean-Lurçat à Paris, des élèves arboraient un badge « Je suis Saïd », du nom d’un des deux frères Kouachi, responsables de la tuerie à Charlie Hebdo.

C’est cette fois à Bondy. Lauréat en 2004 des missions Stendhal, prix de la Francophonie de la SACD en 2005 et bourse année sabbatique du CNL, Mohamed Kacimi a vécu une scène qu’il rapporte sur Facebook. Venu parler dramaturgie dans un lycée professionnel du Val-de-Marne, il constate que la classe a la tête ailleurs et il embraie donc sur les tueries djihadistes:
Au fond de la salle un grand black lève alors la main (aussi bizarre que cela paraisse!)
– Monsieur, faut que je vous dise une chose, c’est la guerre, ça va être la guerre nous les musulmans et les autres, les juifs et les chrétiens, la guerre à mort
– Tu es musulman
– Non, je suis chrétien
– Pourquoi tu dis que tu es musulman
– Je dis ça parce que j’aime Anelka, il est musulman, tout le monde le déteste, lui déteste tout le monde, et nous on l’aime…Je vais me convertir juste pour Anelka, monsieur. Ce sera la guerre, monsieur, comme avec Anelka. (© Mohamed Kacimi, né en 1955 à El Hamel, Algérie)

Apologie du terrorisme : des élèves signalés à la police

Tandis que la presse corporatiste et solidaire encense par principe ses confrères, les auteurs des caricatures provocatrices à  l’origine des assassinats djihadistes, la lutte contre le terrorisme s’étend aux salles de classes. Des mineurs scolarisés ont été dénoncés à la police pour apologie du terrorisme à l’occasion de la minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. C’est la toute première application de la loi du 13 novembre 2014, un arsenal législatif destiné à renforcer la lutte contre les terroristes, notamment djihadistes. Rappelons toutefois que les grenades offensives ont été interdites le 13 novembre 2014 aux forces de l’ordre à la suite du drame de Sivens. « Ne désarmez pas les gendarmes ! » demandait l’UNRPG (45.000 adhérents), dénonçant une mise en danger des escadrons si les moyens de la protection de l’ordre public leur sont retirés. En s’accrochant à leurs certitudes idéologiques, dont celle de la prévention, après avoir cédé sur le terrain de la vidéosurveillance, les législateurs godillots peinent donc dangereusement à maintenir le pouvoir de dissuasion des fonctionnaires de police. Certains continuent d’ailleurs de leur contester l’usage de grenades lacrymogènes, assourdissantes ou de désencerclement, de flash-balls, de canons à eau, voire de bombes à poivre. L’usage de la plupart de ces armes est régulièrement dénoncé comme abusif.

Des enseignants ont refusé d’appliquer la minute de silence

Tout fonctionnaires de l’Etat qu’ils soient, des professeurs ont affiché leur soutien aux tueurs en s’opposant à la décision de marquer d’une minute de silence le deuil national de trois jours décrété par le président Hollande dans les établissements publics. Des profs soumis au devoir de réserve sont mis en cause. Ancré dans leurs habitudes d’autonomie et défiant programmes nationaux, instructions ministérielles et évaluations des élèves, des professeurs militants s’opposent impunément à leurs autorités hiérarchiques, comme à leur engagement de neutralité et de respect des consciences, à l’instar d’ailleurs de leur ministre Najat Vallaud-Belkacem, parfois qualifiée de « khmer rouge » du fait de son dogmatisme fourbe et totalitaire. 

Alors, comme ça, ces professeurs-là seraient incapables de ferrailler avec cette minorité d’élèves contestateurs ? Ancien professeur et chef d’établissement en Seine-Saint-Denis, Paula, désormais à la tête d’un collège parisien, est catégorique pour pointer les professeurs « qui ne sont pas autant cultivés qu’avant » ou « ne se sentent pas attachés aux valeurs de la République« . « Si les élèves sentent chez leur prof un manque de conviction, ils prennent du coup la liberté de provoquer », assure-t-elle. Mais elle détient le remède. « Pour rappeler que nous sommes à l’école de la République, il faudrait enseigner beaucoup plus d’éducation civique« . Ce que contestait Jack Lang, dès ce matin sur France Info. <br>La vérité n’est pas si caricaturale et parcellaire. Le milieu éducatif est en effet totalement sous l’emprise de la FSU, syndicat hégémonique classé à gauche, voire extrême, de la maternelle à l’Université et aux ex-IUFM. C’est-à-dire que les citoyens de la République n’ont pas plus de chance de lui échapper que des Cambodgiens aux khmers rouges ou des Nigérians à Boko Haram.

Ouvertement pro-palestiniens ou non, les professeurs musulmans intégristes, altermondialistes proches d’EELV, trotskistes anarcho-révolutionnaires adhérents du NPA ou communistes et libertaires encartés au Parti de gauche de Mélenchon, au CNT ou au PCF, tous résistent à l’autorité de l’Etat et sympathisent avec la lutte armée du Hamas, groupe terroriste palestinien.   Comment la ministre franco-marocaine de l’Education saurait-elle leur tenir tête si tant est qu’elle ne les soutient pas ?

Apprendre aux élèves à réfléchir

Hommage « spontané » sous contrôle

Est-ce que diverger, c’est ne pas comprendre ?
Pour Catherine, représentante du système, le problème est ailleurs : « il faudrait que tous les professeurs, et pas seulement ceux d’histoire-géo, soient capables d’enseigner l’éducation civique et d’organiser des débats entre élèves ». Là est le cœur du problème selon elle : « les professeurs, dont moi-même, closent trop le débat quand un élève sort une énormité parce qu’il ne faut pas perdre de temps pour avancer dans les programmes« . Résultat ? « On n’apprend pas aux élèves à réfléchir et à aiguiser leurs arguments« . Et les provocateurs peuvent alors avoir le dernier mot, juge-t-elle en conclusion, considérant que l’école n’est pas un lieu de transmission des savoirs, mais de discussion, de débat, voire d’affrontements idéologiques où l’adulte doit faire prévaloir ses orientations personnelles et les éléments de langage tombés d’en haut.<br>Des paroles que pourrait approuver Christine. La prof de maths se dit « soulagée » de ne pas avoir eu de classe pendant la minute de silence. « Moi, je fais des maths, je me sens clairement incapable d’argumenter face à des élèves qui se diraient en faveur des terroristes ». Cette culpabilisation n’a pourtant pas lieu d’être, puisque ce n’est pas son rôle de débattre: elle n’est pas plus que ses collègues de philosophie ou d’une quelconque discipline de sciences humaines payée par l’impôt pour discuter de l’actualité. Si on reprenait le raisonnement de la chef d’établissement anonyme, les élèves et les professeurs ont besoin moins de discussions que de connaissances et de références.

Stopper l’embrigadement religieux, mais aussi la manipulation politique

Dès lors, les services de renseignement vont analyser les propos énoncés pour dégager des nuances entre la simple provocation et l’apologie du terrorisme. Une enquête est alors ouverte : les services s’intéressent au jeune, à ses parents – étaient-ils au courant -, à son entourage, à ses activités sur internet. Rien n’est négligé pour stopper au plus vite l’embrigadement. L’auteur des propos peut même être interpellé. Car si certains jeunes ne mesurent pas ce qu’ils disent ou apparaissent comme « déséquilibrés » – le mot est à nouveau lâché ! annonçant un prochain laxisme attendu – selon un spécialiste de la prévention de la radicalisation, d’autres connaissent parfaitement la portée de leurs propos et ont déjà le profil d’apprentis djihadistes.

Vendredi, à Châteauroux, l’élève d’un lycée technique a d’ailleurs été tabassé par des camarades pour avoir un peu trop ouvertement manifesté son soutien aux douze victimes de l’attentat de Charlie Hebdo.

Rouen, mars 2012.  Un professeur d’anglais du lycée Gustave Flaubert de Rouen (Seine-Maritime) a en revanche tenté d’imposer une minute de silence à ses élèves de Terminale,  en hommage au djihadiste de France , Mohamed Merah, l’auteur de sept meurtres, dont des enfants juifs, à Toulouse et Montanban. Luc Chatel avait alors demandé que l’enseignante soit « immédiatement » suspendue. Un syndicat se dressa alors, récusant tout « acte politique » de l’enseignante, Nadia, qui présenta pourtant le tueur de 23 ans comme une « victime d’une enfance malheureuse » et soutint que son lien avec Al Qaïda aurait été « inventé par les media et Sarko »… Ce syndicat plaida la « maladresse » d’une collègue « qui a des soucis de santé ». Une première « déséquilibrée » !

La police aussi est gagnée par la contestation
Une agent de surveillance de Paris (ASP, les ex-« pervenche »), a été suspendue par la préfecture de police (PP) pour ne pas avoir respecté jeudi dernier la minute de silence en hommage aux dessinateurs fauteurs de troubles, au nom de la liberté d’expression.Cette fonctionnaire, qui assume son refus, « va être traduite rapidement en conseil de discipline et risque la révocation ».
La « suspension » de la liberté de la presse ne permet pas de savoir si la fonctionnaire était animée par des motivations politiques ou religieuses.

Et, bien sûr, des prisons
Jeudi, à midi, des cris anonymes ont perturbé la minute de silence. Des « Allah akbar! » ont retenti par les fenêtres grillagées vers les cours de promenade et les coursives. Des provocations « sporadiques » en prison, commente docilement le « décrypteur » affûté du Figaro, alors que la France se fige en hommage à la mémoire de toutes les victimes des attentats, indifféremment. Une volonté de choquer, de salir l’instant de recueillement. Depuis, le mouvement ne s’est pas amplifié, affirme le journal conservateur. « Les détenus les plus radicalisés sont malins. Ils savent que notre vigilance est en ce moment à 200 %. Ils vont attendre plus tard pour capitaliser sur les événements », prédit toutefois un surveillant de la région parisienne.

Cette nuit, un quarteron de gentils musulmans (cf. PaSiDupes), pas radicaux du tout, ont fauché une fonctionnaire de police en faction devant l’Elysée.

Anonymous et hackers islamistes s’opposent au nom de Charlie Hebdo

La guerre de religions s’étend au numérique

Le groupe de pirates masqués a lancé la chasse aux défenseurs du djihad en ligne, tandis que des hackers « musulmans » s’en prennent à des milliers de sites français. Les agresseurs posent en victimes et les tueurs tentent de justifier leurs crimes. La confusion est grande, mais le commerce continue. Les anti-libéraux de Charlie hebdo font leur marketing sur l’émotion populaire suscitée par les assassinats de 17 personnes en 3 jours d’horreur par des islamistes en France. Les corps des victimes sont à peine refroidis et ensevelis qu’ils annoncent des records de tirages, 5 millions d’exemplaires sur les 3 semaines qui s’ouvrent aux affaires, en plus des quatre millions de participants à la « marche républicaine » du 11 janvier sur l’ensemble du territoire. Mais c’est selon L’Obs, alors que le ministère de l’Intérieur renonce à tout chiffrage, l’évaluation étant pour elle impossible.

Et déjà l’unité nationale implose.

Une déclaration de guerre en bonne et due forme. « La liberté d’expression a été meurtrie. Charlie-Hebdo, une figure historique  controversée du journalisme satirique, a été pris pour cible par des lâches. Attaquer la liberté d’expression, c’est attaquer Anonymous », assurent les kacktivistes floutés. Nous ne le permettons pas. Toutes entreprises et organisations en lien avec ces attaques terroristes doivent s’attendre à une réaction massive d’Anonymous. Nous vous traquons.« 

Les taupes du groupe de hackers Anonymous se montrent menaçantes. Dans une vidéo, les souriants terroristes du Net annoncent leur volonté de riposter à l’attaque contre le journal « Charlie-Hebdo » qui a fait, non pas 17 morts, comme l’écrit L’Obs, décidément exalté, mais le tout sous la bannière « Opération ‘Charlie-Hebdo' » (ou #OpCharlieHebdo).

Une délation qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire… Le groupe de snipers, qui dénonce par ailleurs les écoutes téléphoniques et le fichage policier, a ainsi publié une liste noire de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». Le réseau social s’est plié aux volontés des activistes, bien qu’ils n’ait aucune légitimité ni représentativité, et ont suspendu la plupart de ces comptes, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). La Stasi est-elle en train de resurgir pour répandre la terreur sur l’hexagone ?

« Tous les moyens pour l’effacer de la Toile »

Parallèlement, les hackers font le sale boulot du ministère de l’Intérieur qui semble couvrir de tels agissements. En toute impunité et au nom de la liberté d’expression, cette milice d’extrême gauche travaille à pirater des sites web identifiés également comme islamistes. Une trentaine de sites ont été bloqués et mis hors ligne. Le site Ansar-alhaqq (qui diffuse de la propagande djihadiste en français) a été attaqué pour remplacer la page d’accueil (on parle de « défacement »), tandis que la page du site Kavkaz Center (site d’information tchétchène se revendiquant « islamiste ») redirige désormais vers le moteur de recherches DuckDuckGo. Sont actuellement visés différents sites se présentant comme « la voix du djihad » (« shahamat »).

Cette brigade d’auto-défense de l’Internet a ainsi publié une liste de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». La plupart de ces comptes ont été suspendus illico presto par le réseau social, décidément bien soumis, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). Le pouvoir semble déléguer à ces collabos du 21e siècle, comme à son réseau d’associations et collectifs.

Lorsqu’on tombe sur un site [islamiste], nous tentons d’extraire de sa base de données des adresses et informations de contact, que nous redirigeons ensuite vers les forces de l’ordre« , avoue un Anonymous au journal socialiste Libération (qui héberge les rescapés de l’attentat contre les dessinateurs de Charlie hebdo). Ensuite, « nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour l’effacer de la Toile. »

Une cyber-mobilisation que n’apprécieraient pas les forces de l’ordre, embarrassées par la révélation de cette cette sous-traitance. « Ne perturbez pas le travail des policiers enquêteurs en diffusant de fausses informations ou rumeurs« , a faiblement protesté la Police Nationale sur… Twitter !
Olivier Laurelli, expert en sécurité informatique et blogueur répondant au pseudonyme de Bluetouff, souligne qu' »à partir du moment où on attaque les réseaux où [les djihadistes] communiquent entre eux, on interfère dans le travail des enquêteurs. »
« Dans ces comptes, il y a de tout, aussi bien des fondamentalistes que des amateurs« , confirme un enquêteur aux « Echos ». « Il faut aller vérifier. Certains auraient mérité une visite de la gendarmerie ou de la police. »

Anonymous vs. hackers islamistes

blog -Anonymous en guerre contre cyberjihadLoin d’écouter les policiers, les pirates poursuivent leurs attaques numériques, sans être importunés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. L’excuse: ils ne sont pas seuls et on assiste à une bataille généralisée de hackers, sans pour autant que les « black blocs » (Black Blocks) soient entrés en hibernation.

Des pirates assumant pour la plupart « islamisme » ont massivement attaqué des sites français en tout genre, en réaction aux opérations des Anonymous. Sous la bannière « Opération France » (ou #OpFrance), les hackers islamistes ont piraté des milliers de sites web en quelques jours. Le site spécialisé Zataz évoque plus de 19.000 sites web attaqués par plus de 27 groupes de hackers localisés dans le monde entier (Tunisien, Maroc, Algérie, Mauritanie, Indonésie, Malaisie, Mexique…). Plusieurs se revendiquent notamment des groupes comme le Middle East Cyber Army (MECA), le Cyber Califat, la cyber-force islamique unie ou les Anons Ghost.

Sur les sites piratés, la page d’accueil est modifiée. Bien souvent, elle affiche un fond noir et des slogans tels « Il n’y a de Dieu qu’Allah », « Death to France » (« Mort à la France ») ou « Death to Charlie » (« Mort à Charlie »).
Les sites de plusieurs mairies, conseils généraux, établissements scolaires, universités, églises ou entreprises ont ainsi été piratés. Le site du Conseil général du Lot a ainsi été piraté pendant trois heures par un groupe tunisien dénommé « Fallaga Team » qui renvoyait les utilisateurs vers une adresse diffusant un discours intégriste. Le site du Mémorial de Caen a vu sa page d’accueil afficher un message en arabe et un autre en français affirmant: « J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah. J’atteste que Muhammed est le messager de Allah« . Le prosélytisme musulman est visiblement un fantasme…

Un site piraté par le groupe de hackers Fallaga Team
L’office de Tourisme de Biarritz, le CHU de Strasbourg, le Palais des Papes d’Avignon, l’académie de Créteil, la cathédrale de Nantes, la ville de Tulle, la fondation Jacques Chiracont également été frappés par ces piratages. C’est très nébuleux, on est face à des groupes d’activistes qui se forment et se défont très rapidement.

L’économie du pays est ainsi perturbée. Des filiales de grands groupes français (Carrefour, BNP Paribas, Terraillon…) ont en effet subi des attaques et leur activité ont eu à souffrir de ces « actions concrètes difficiles à comptabiliser mais plusieurs centaines de sites de PME, d’institutions locales ou d’universités auraient été touchés », résume Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom.

« Je suis musulman, je ne suis pas Charlie », clame un site français piraté par AnonGhost

« De mémoire, je n’ai jamais vu une campagne de ‘défacement’ aussi importante dans un temps aussi restreint, poursuit Gérôme Billois. « Les sites touchés sont souvent des structures qui n’ont pas forcément les équipes techniques adéquates pour maintenir le niveau de sécurité nécessaire ou réagir rapidement en cas d’attaque. »

Le site du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane, consacré à la Seconde Guerre mondiale, s’est ainsi retrouvé affublé d’un texte rouge sur fond noir accusant la France de « racisme » et d’être le « terroriste du Monde », l’invitant à aller « se faire foutre » et signé « Je suis Muslim [musulman] et je [ne] suis pas Charlie« . Charlie hebdo n’en a toutefois pas perdu son sens de l’humour…

On peut parler de cyberjihad. Le ‘défacement’ n’est que la partie émergée de l’iceberg et la moins [physiquement] dangereuse aussi, car elle n’a pas d’autres conséquences que l’affichage d’une idéologie », minimise Thierry Karsenti, directeur technique Europe de l’entreprise de sécurité informatique Checkpoint.
Il indique finement – relayé par la presse irresponsable – que prendre le contrôle de la page d’accueil d’un site mal protégé ou pas correctement mis à jour « n’est pas très difficile à réaliser techniquement et l’attaque peut même être lancée de manière quasi-automatique« .

Entre autres titres de gloire affiché par ces distingués experts et décrypteurs, un groupe de hackers se réclamant de l’Etat islamique a tout de même réussi à pirater les comptes Twitter et YouTube du commandement militaire américaine au Moyen-Orient (le CentCom). « Nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine« , ont défié les pirates sur le compte Twitter du CentCom. Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberjihad », se sont-ils également félicité.

Le CentCom piraté par le Cyber Califat

Les hackers semblent très bien infiltrés. Ils ont également publié une liste de généraux de l’armée américaine avec leurs adresses, ainsi que des informations sur des plans militaires concernant la Chine et la Corée du Nord. Parallèlement, le compte YouTube du CentCom a publié des vidéos à la gloire du djihad et de l’Etat islamique, avant d’être suspendu.

« L’islam n’est pas synonyme de terrorisme » !

blog -cyber-jihad-contre-attaqueMalgré leurs nombreuses attaques subversives, les pirates du Middle East Cyber Army (MECA) se prétendent se distinguer des terroristes islamistes, une technique d’agit-prop bien connue des autorités religieuses hexagonales. Avec eux, « un musulman n’est pas un terroriste », clame également notre presse, derrière Manuel Valls qui caresse dans le sens du poil ses flancs gauche et droit alternativement. « C’est exactement l’inverse de l’islam. Notre religion est paisible, toute personne qui a lu le Coran comprend cela« , raconte un le porte-parole de MECA, à qui veut l’entendre, comme Zataz qui relaie. Pour lui, les cyber-attaques contre les sites français visent à « prouver au monde que l’islam n’est pas synonyme de terrorisme ». Tâche ambitieuse !

« Malheureusement, les hackers qui s’en prennent actuellement au web Français ne se soucient visiblement pas de leurs cibles. Ils cherchent à poster leurs messages et leur logo sur n’importe quel site, que ce soit celui d’une école, ou le site d’un petit artisan« , précise un membre des Anonymous au site Mac4ever. « Souvent, ces cibles sont choisies simplement parce qu’une faille a été facilement trouvée et son exploitation demande peu de temps, d’efforts et de ressources, ce qui explique que beaucoup de sites aient été défacés en peu de temps. » Dans un « communiqué », les Anonymous promettent ainsi des ripostes contre ces hackers islamistes. Sont-ils missionnés ?

Reste que le MECA annonce une cyber-attaque massiVE pour le jeudi 15 janvier : 3Nous avons déjà piraté des milliers de sites, mais ce qui va venir le 15 janvier sera beaucoup, beaucoup plus important. »
La cyber-bataille ne fait que commencer.

L’idéologie égare la garde des Sceaux en pleine semaine d’attentats

L’aveuglement de Christiane Taubira qui recommande de traiter les récidivistes comme les autres

Les instructions à contre-temps de la Garde des Sceaux.

blog -recidive selon Taubira-Le HonzecLe 9 janvier, au moment où la France est durement frappée par trois actes terroristes en trois jours, la ministre de la Justice de Hollande réaffirme aux procureurs la nécessité de traiter sur un même plan les récidivistes et les non-récidivistes en matière de réductions supplémentaires de peine. 
Adressées aux magistrats chargés de l’application de la politique pénale du gouvernement, 40 procureurs généraux et 160 procureurs de France, deux pages et demi de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, jettent la consternation.

Plus que des failles, selon le premier ministre, des fautes

C’est la stupeur à la lecture de ces recommandations. Alors qu’en trois jours les frères Kouachi, les djihadistes français, exécutent froidement des dessinateurs de presse de Charlie hebdo -et quelques autres personnes qui ont eu le malheur de se trouver là- et qu’un autre terroriste islamiste, Amedy Coulibaly, prend des otages innocents en otage et assassine quatre d’entre eux au magasin Hyper-casher de Vincennes, la garde des Sceaux de Manuel Valls, Christiane Taubira veut « aligner le régime des récidivistes sur celui des non-récidivistes en matière de réductions supplémentaires de peines ( RSP) ». Coulibaly, un voyou récidiviste sorti de prison trop tôt, n’aurait pas dû être en liberté: récidiviste, il avait été condamné en 2004 à six ans de prison pour vol à main armée, puis à un an et demi supplémentaire en 2006 pour trafic de stupéfiants, avant d’être de nouveau arrêté le 18 mai 2010, pour avoir participé au projet d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem. Petite frappe reconvertie dans l’islamisme radical, il aurait côtoyé Cherif Kouachi à Fleury-Mérogis en 2005-2006.

Quant à Chérif et Saïd Kouachi, 30 et 32 ans, ils étaient sortis du radar des services de police français malgré leur proximité connue avec des membres de la « filière des Buttes Chaumont » au début des années 2000.
Les services américains avaient en revanche  maintenu pour l’un d’eux l’interdiction d’entrée sur le territoire, à la suite d’un stage de formation au djihad au Yémen, signalé à la DGSI par les États-Unis.

Ainsi, soulagé d’une circonstance aggravante, le récidiviste se voit placé, sur ce point, au même plan qu’un primo-délinquant.

Mais là où ces instructions ont indigné plus d’un magistrat du Parquet, c’est qu’elles ont été envoyées le 9 janvier, le jour même de la sanglante prise d’otages au magasin casher du cours de Vincennes et au lendemain de la fusillade de Montrouge et le surlendemain de la tuerie de Charlie-Hebdo.

Le timing de la Chancellerie ne pouvait être plus horrible, soulignant la légèreté coutumière de la ministre Taubira. La Place Vendôme ne pouvait ignorer l’existence de casiers judiciaires de Chérif Kouafi ou d’Amédy Coulibaly, assassin d’une policière municipale de Montgeron et d’un employé de voierie en plus des quatre clients juifs de l’épicerie Hyper-cacher.

Déjà condamnés pour divers trafics ou poursuivis pour des faits de terrorisme,les djihadistes pourraient désormais bénéficier des faveurs des procureurs. En vertu de l’article 13 de la loi du 15 août 2014 « relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales« . Une disposition que l’opinion, peu au fait des arcanes de la politique pénale, aura bien du mal à accepter, si elle en était informée par la presse, à défaut de publicité par la majorité présidentielle.

Tout individu en état de récidive légale condamné avant le 1er janvier 2015 ne pourra pas se voir appliquer la loi du 15 août 2014 en vertu de la non-rétroactivité des lois qui ne disposent que pour l’avenir. D’ailleurs, si cela avait été le cas, cette disposition aurait été inconstitutionnelle.

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Tout individu en état de récidive légale condamné avant le 1er janvier 2015 ne pourra pas se voir appliquer la loi du 15 août 2014 en vertu de la non-rétroactivité des lois qui ne disposent que pour l’avenir. D’ailleurs, si cela avait été le cas, cette disposition aurait été inconstitutionnelle.

Ces instructions vont malencontreusement relancer le énième débat sur la récidive

blog -recidive-lignes-dessinUne précédente relance, à propos du récent procès du meurtrier d’une élève du collège cévenol de Chambon-sur Lignon, n’a pas permis de faire avancer Christiane Taubira.  L’opposition, sous le choc des attentats et des démonstrations tapageuses d’unité nationale, aura beau jeu pointer une nouvelle fois la politique pénale laxiste de la Garde des Sceaux, qui a supprimé les fameuses peines planchers instaurées par Rachida Dati, dont les magistrats n’avaient souhaité tirer parti.
L’opposition aura encore de bonnes raisons d’ironiser sur la contrainte pénale, applicable depuis octobre 2014, laquelle n’est en fait qu’un succédané de l’ancien sursis avec mise à l’épreuve, introduite dans notre droit pénal en 1958 et dont les prémices – il s’agissait du sursis simple – remontent à la fameuse loi Bérenger du 26 mars 1891. D’ailleurs, cette contrainte pénale n’a été appliquée à ce jour qu’à environ 200-250 personnes, les magistrats jugeant qu’elle est quelque peu difficile à mettre en œuvre.
  Si la classe politique qui, au-delà de ces constats, se laisse bien souvent aller au gré des vents et des faits divers, n’ignore pas que toutes les lois du monde, de la plus répressive à la plus douce, ne pourront jamais éradiquer totalement la récidive, elle devrait pourtant s’efforcer de progresser sur le sujet, forte des expériences tragiques de ces derniers jours.
Demeure une question : comment un fin juriste comme l’est le directeur des Affaires criminelles et des grâces, magistrat qui connait mieux que personne les chausse-trappes du pouvoir – il a été conseiller justice de Lionel Jospin à Matignon, puis de longues années procureur de la République à Nîmes – ,  a-t-il pu ne pas voir l’inopportunité de signer de telles instructions et de ne pas le dire à la Garde des Sceaux ? Robert Gelli a-t-il tenté de passer en catimini, à la faveur d’une séquence de forte émotion ?

Devoir de mémoire: les caricatures sacrilèges anti-catho de Charlie hebdo

La revue jésuite Etudes publie des caricatures de Charlie Hebdo

Ils étaient 50 convives au dîner de Hollande, le 12 janvier 2015 à Paris

Les Jésuites interpellent les communautés religieuses. Sur son site Internet, la revue catholique a publié des caricatures de Charlie Hebdo visant l’Eglise catholique. Cet hommage aux victimes des assassinats commis par des islamistes de France est certes un geste de solidarité mais aussi de désolidarisation aux ripostes sanglantes de fanatiques musulmans.

C’est surtout un appel à « ne pas céder à la peur. » Il est toutefois permis de s’interroger sur la responsabilité des communautés, notamment l’Eglise catholique, qui font le dos rond à l’instar des démocraties occidentales. Les croyants et les républicains qui ripostent par de beaux sentiments, comme la compassion et le pardon, font-ils fausse route en ne chassant pas le mal qui gangrène leurs sociétés? Les musulmans eux-mêmes, lorsqu’ils clament que les islamistes ne sont pas des leurs et ne respectent pas le Coran, en font-ils assez pour éradiquer ce qu’ils dénoncent. Que l’hypocrisie soit générale ne justifie pas qu’elle perdure et que des innocents paient de leurs vies la passivité béate des acteurs religieux et laïcs de cette « société plurielle ». Rire de tout et pardonner tout tuent.

Les rappels jésuites. 

La sélection des Jésuites

Sur les quatre Unes de Charlie hebdo reproduites sur le site web d’Etudes, on peut voir le pape Benoît XVI dans les bras d’un garde suisse, avec la mention « Enfin libre », ou encore le pape François accoutré d’un slip rose à plumes, au carnaval de Rio, accompagné de ces mots : « Prêt à tout pour racoler des clients », en référence aux Journées mondiales de la Jeunesse qu’il a présidées en 2013 au Brésil.
Les obsessions des libertaires de Charlie hebdo en amusent certains. Quoiqu’explicites et insultantes, elles sont qualifiées d’irrévérencieuses, comme la presse militante et agressive s’auto-proclame impertinente. D’autres s’interrogent sur le pouvoir explosif de ces dessins qui ne respectent rien, ni personne et font des morts, à l’instar de kalachnikov de terroristes, lesquelles ont rassemblé une cinquantaine de chefs d’Etat du monde entier, un sur quatre…

Quand défaille la force de se faire respecter…

Attaque « frontale » des libertaires laïcs

« Nous avons fait le choix de mettre en ligne quelques caricatures de Charlie Hebdo qui se rapportent au catholicisme. C’est un signe de force que de pouvoir rire de certains traits de l’institution à laquelle nous appartenons, car c’est une manière de dire que ce à quoi nous sommes attachés est au-delà des formes toujours transitoires et imparfaites » écrit la rédaction, fuyant ses responsabilités de guide. « L’humour dans la foi est un bon antidote au fanatisme et à un esprit de sérieux ayant tendance à tout prendre au pied de la lettre ».

Le commentaire de la revue s’est égaré.

L'idéologie rend fou
Le monde à l’envers selon Charlie hebdo: égarement intellectuel ?

C’est l’ambiguïté des Jésuites de montrer l’innommable pour ensuite manquer à son devoir de respect de la personne humaine dans ce qu’elle a de sacré.

« Il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes (…) », selon Rokhaya Diallo

Manifeste de 2011 après les caricatures de Mahomet et l’incendie de Charlie Hebdo

La Liberté D’Expression N’Est Pas À Défendre : Elle Est À Conquérir

Sébastien Fontenelle avait publié ce texte le 5 novembre 2011 dans Politis
(Le collectif signataire de ce texte est composé de Saïd Bouamama, Youssef Boussoumah (PIR et militant de la cause palestinienne), Houria Bouteldja (appointée par l’Institut du monde arabe, présidé par Jack Lang, et pourtant auteure de l’ « ouvrage » ci-contre), Henri Braun, Abdelaziz Chaambi, Ismahane Chouder, Olivier Cyran, Christine Delphy, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo, Sébastien Fontenelle, Nawel Gafsia, Laurent Lévy, Hassina Mechaï, Ndella Paye, Faysal Riad, Arielle Saint Lazare, Karim Tbaili, Pierre Tevanian, Sylvie Tissot, et Najate Zouggari.)
Sont-ils les invités de Julien Dray et défileront-ils dimanche?

Parce que la liberté d’expression est pour nous un principe précieux, nous refusons catégoriquement l’instrumentalisation bouffonne et intéressée qui en est actuellement faite par le couple Guéant-Charb, par la classe politique et par les grands médias.
Nous affirmons :

• qu’un cocktail molotov lancé la nuit dans des locaux vides et n’occasionnant que des dégâts matériels ne mérite pas une mobilisation médiatique et politique supérieure à celle, pour le moins discrète, qu’occasionne l’incendie ou la mise à sac d’une mosquée ou d’un cimetière musulman.

• que la disproportion entre les unes alarmistes sur l’incendie de Charlie Hebdo et les brèves de dix lignes sur les saccages de lieux de culte musulmans entretient une vision du monde raciste : si un saccage est plus grave qu’un autre, c’est que les biens des uns sont plus précieux que les biens des autres, et c’est en définitive que les uns valent plus que les autres.

• que le climat d’état d’urgence et d’union sacrée qui s’instaure aujourd’hui autour de Charlie Hebdo est d’autant plus odieux qu’il tombe au même moment qu’un silence et une indifférence quasi générale face à un autre incendie, lui aussi parisien, lui aussi d’origine criminelle, à ceci près qu’il visait un bâtiment occupé par des Roms et qu’il a entraîné une mort d’homme : Ion Salagean.

• que Charlie Hebdo, en acceptant la visite intéressée de Claude Guéant, qui incrimine avec empressement des « extrémistes musulmans », en l’absence du moindre élément de preuve, participe, comme il l’a déjà fait dans le passé en publiant des articles ou des dessins antimusulmans, à la confusion générale, à la sarkozisation et à la lepénisation des esprits.

• qu’il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo, que les dégâts matériels seront pris en charge par leur assurance, que le buzz médiatique et l’islamophobie ambiante assureront certainement à l’hebdomadaire, au moins ponctuellement, des ventes décuplées, comme cela s’était produit à l’occasion de la première « affaire des caricatures » – bref : que ce fameux cocktail molotov risque plutôt de relancer pour un tour un hebdomadaire qui, ces derniers mois, s’enlisait en silence dans la mévente et les difficultés financières.

• que, contrairement à ce qui dit et se répète jusqu’à la nausée à la faveur de ce nouveau buzz antimusulman, la liberté de critiquer l’islam est tout sauf menacée, et que toute personne dotée d’un minimum de bon sens peut même constater, en inspectant semaine après semaine la devanture de son kiosque ou les programmes de télévision, que concernant l’islam, non seulement la critique mais aussi la caricature et l’injure prospèrent en toute tranquillité et en toute bonhomie depuis au moins une décennie.

• qu’en revanche, il est une liberté d’expression qui est bel et bien menacée, et même plus d’une : celle pour commencer des femmes qui voudraient s’habiller comme bon leur semble, sans qu’un État national-laïque [laïc] leur impose par la loi un dress-code de bonne musulmane cheveux aux vents ; celle de ces mêmes femmes lorsqu’elles voudraient faire entendre leur ras-le-bol des regards, injures et discriminations qu’elles subissent quotidiennement au motif qu’elles portent un foulard ; celle des sans-papiers qui aimeraient avoir la parole et informer le public sur la réalité de leurs conditions de vie ; celle des SDF, des chômeurs, des précaires, qui sont les perpétuels recalés de l’espace public officiel – cet espace de « libre expression » qu’il s’agirait aujourd’hui de défendre, main dans la main avec Charb, Luz, Riss et leurs supporteurs [Claude Guéant, Ivan Rioufol et Marine Le Pen].

• que les leçons de tolérance adressées par l’élite blanche aux musulmans, présumés coupables de l’incendie, sont pour le moins malvenues puisque, contrairement à ce qui se dit et se répète, le délit de blasphème existe en France : depuis les lois Sarkozy de 2003, de très lourdes amendes et peines de prison sont prévues contre toute « offense au drapeau ou à l’hymne national ».

• que la liberté d’expression consiste à donner la parole aussi à la masse de celles et ceux, musulmans ou pas, qui n’éprouvent absolument aucune sympathie pour Charlie Hebdo, y compris « dans ce moment difficile », à toutes celles et ceux qui n’ont, depuis des années, aucun espace dans les grands médias pour dire leur écoeurement face à la nouvelle marque de fabrique de cet hebdomadaire : un anticléricalisme primaire doublé d’une obsession islamophobe.

• que, pour commencer, la liberté d’expression consisterait, pour que les amis de Charlie Hebdo retrouvent une once d’honneur, à donner abondamment la parole aux proches de Ion Salagean, à ses amis résidents du 163 rue des Pyrénées, et plus largement aux Roms qui subissent depuis de nombreux mois, et depuis bien plus longtemps en fait, le plus brutal et le plus assumé des racismes d’État.
P.-S.

Saïd Bouamama estsociologue et militantantiraciste ; Youssef Boussoumah et Houria Bouteldja (sa compagne franco-algérienne) sont membres du Parti des Indigènes de la République ;Abdelaziz Chaambi est porte parole du Collectif contre le racisme et l’islamophobie ; Ismahane Chouder et Ndella Paye sont membres duCollectif des Féministes Pour l’Egalité, de Mamans Toutes égales et de Participation et Spiritualité musulmanes ; Christine Delphy est sociologue et militante féministe ; Olivier Cyran, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo (photo ci-dessus: suggestion que Marianne devrait être blanche…), Sébastien Fontenelle et Hassina Mechaï sont journalistes ; Henri Braun et Nawel Gafsia sont avocats ; Sylvie Tissot est sociologue et militante féministe ; Arielle Saint Lazare est militante féministe ; Laurent Lévy, Faysal Riad, Karim Tbaili, Pierre Tevanian et Najate Zouggari sont militants antiracistes.

Charlie hebdo et Politis, fauteurs de troubles ?

Et revoilà Philippe Val, selon Fontenelle

Copié-collé de blogs.lexpress.fr du 27 octobre 2008,
par Eric Mettout (rédacteur en chef de lexpress.fr)
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Il est gentil, Fontenelle. Prévisible, discutable, mais gentil.
Par exemple, il assassine L’Express, une fois de plus, dans son dernier billet de chez Bakchich, notre confrère mais néanmoins concurrent.
Il aime bien, Fontenelle, assassiner L’Express (et là, aussi).
La dernière fois, c’est parce qu’on avait osé écrire qu’entre l’islam et le terrorisme, il y a quelques passerelles. Ca lui avait pas plus, à Fontenelle, et il nous avait bien sûr taxés d’islamophobes. L’adjectif assaisonnait l’inévitable « pensée dominante », qui est aux idéologues alters ce que le « politiquement correct » est aux think tanks conservateurs. C’est creux pareil et ça comble les trous avec du vide quand on n’a rien à dire.

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Je disais donc: Fontenelle est gentil. La preuve, il commenceson dernier petit meurtre en rappelant opportunément (mais, rassurez-vous, sans revenir ensuite à ce qu’on pourrait considérer comme une position équilibrée et, allez, j’ose le mot, honnête) qu’à l’époque de l’incommensurable affaire Siné, Plantu avait pris parti, assez brutalement, pour le viré contre le vireur (même position que la sienne à Fontenelle).
Val en nervis néo-nazi, ça avait d’ailleurs fait déborder jusque dans les couloirs de L’Express ce raz-de-marée dans un verre de morgon mojito qui a sévi pendant des semaines dans toutes les bonnes rédactions parisiennes, la nôtre compris.
Et puis Fontenelle continue, et là, c’est tout de suite moins chaleureux.
Je vous passe les détails, mais Fontenelle, qui frise l’élégance en refusant de fourrer son nez dans le « caca de Val » ou en l’accusant de se « tripoter la nouille », accuse en gros le patron de Charlie de mettre tous les antisionistes, les anticolonialistes, les anars et une partie de l’extrême gauche dans le même panier de crabes (crabe, je veux dire cancer) antisémite.
Ca se discute, naturellement. Et sur le site, le nôtre, ça s’est discuté tout le week-end, en des termes le plus souvent injurieux (et modérés a posteriori) entre ultras sionistes et ultras antisionistes, mais parfois aussi structurés et recevables. C’est vrai qu’une partie de l’extrême-gauche française s’est mobilisée pour Dreyfus, que les FTP-MOI étaient d’une gauche plutôt musclée, qu’en 68, les manifestants libertaires chantaient en choeur qu’ils étaient tous des juifs-allemands [suivez mon regard jusqu’au « Je suis Charlie » arboré par les Français vertueux sans références], que tout le monde n’a pas la même conception du sionisme et de l’antisionisme…
Passons, je ne veux pas entrer dans ce débat-là, je n’ai pas les compétences historiques nécessaires et en plus pas envie.
En revanche, là où Fontenelle me gonfle, et ceux qui, comme de bons petits soldats, sont venus relayer son discours sur le site, c’est quand il nous interdit, grosso modo, d’interviewer qui on veut et comme on veut.
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Selon Fontenelle, l’entretien avec Val est « promotionnel ». Ah ouais? Ca veut dire quoi, une interview promotionnelle, Fontenelle? Qu’on n’a pas photographié Val avec ses cornes et sa queue fourchue?
Ou plutôt, ce serait quoi une « bonne » interview? Un réquisitoire à charge, une opposition permanente, un affrontement viril entre deux voix contradictoires? Et un bon intervieweur? Un procureur, un adversaire, un porte-flingues? Ca, Fontenelle, ça ne s’appelle plus un entretien, ça s’appelle un débat – on en fait à L’Express, mais sous appellation contrôlée.
La brillante et pertinente intervention de Fontenelle ressemble comme un reflet inversé à certains commentaires, ou plutôt à un nombre certain de commentaires dégringolés sur le site après que L’Express avait interviewé Rouillan. En substance, ils reprochaient au journal
1. d’avoir donné la parole, « sans être jamais contredit » comme aurait pu l’écrire Fontenelle, à l’ancien terroriste d’Action Directe.
2. de l’avoir piégé et renvoyé en prison.
A quoi j’ai envie de répondre que, comme le disai[en]t Lao Tseu ou Desproges, je me souviens plus, le sage montre le doigt, l’imbécile regarde la lune – je sais, c’est un truisme, mais qui me va bien, pour le coup.

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Rouillan n’est pas un ange, mais si les journaux ne devaient rencontrer que [que] des anges, vous n’auriez plus grand chose à lire. Et s’il a répondu à notre journaliste (qui s’est très bien défendu tout seul, d’ailleurs, contre un tacle par derrière venu de chez Libé), c’est en toute connaissance de cause, comme le grand garçon qu’il est. Que ses réponses (et non nos questions) aient conduit son JAP à revenir sur son aménagement de peine, on n’a pas de raisons d’en être fiers, et pas plus d’en être honteux.
Pour finir, deux remarques exaspérantes de Fontenelle, sur l’UMP et le Figaro: sous sa plume, ces deux noms-là sentent la merde (comme, grosso modo, tout ce qui ne prend pas Chavez comme modèle diplomatico-politico-économique de l’avenir qui progresse). Ca dit tout du sens démocratique du bonhomme, qui s’indigne quand on rappelle que le terrorisme islamique se nourrit du coran, mais qui crache son mépris sur un parti politique et un journal (deux, si on y ajoute L’Express), pour l’unique raison qu’il ne partage pas leurs idées. Pour une certaine gauche, être de droite est abject – comme pour une certaine droite, être de gauche est infamant. Et la tolérance, bordel?

Evidemment, Fontenelle n’a toujours pas libéré ses commentaires.
PS, qui n’a rien à voir, quoique: Yves Yann (bien sûr…) de l’Ecotais (l’Européen, ça n’aurait pas plu[s] à Fontenelle) est mort ce week-end. Je suis entré à L’Express trop tard pour bosser avec lui, mais il y a un vrai respect et une vraie émotion chez ceux qui ont eu cette chance – qu’on sent aussi dans les commentaires sur l’hommage de Barbier. Les anciens patrons de rédaction n’y ont pas toujours droit.
La présentation est de PaSiDupes, y compris quelques corrections de fautes de frappe ou d’étourderie comme nous en faisons tous et surtout dans les billets d’humeur).

Insulte à la chrétienté: l’art impertinent verse dans le pot de chambre

Les Chrétiens ne commentent pas d’attentats pour autant…

Piss Christ: Mgr. Barbarin déplore « une offense »…

Les artistes scato provoquent les cathos.
Les musulmans avaient subi des atteintes avec les caricatures de Mahomet, leurs intégristes avaient lancé une fatwa, et les locaux de Charlie hebdo avaient été incendiés, mais les chrétiens ne s’en prennent pas aux hommes, fussent-ils traditionnalistes.

Le méchant jeu de mot: Piss Christ / Peace Christ n’émeut pas les mécréants

Certains commentateurs impies admettent que le traitement infligé par l’artiste à un crucifix, symbole religieux fort, peut blesser et offusquer des fidèles, et que ceux-ci peuvent légitimement exprimer leur indignation, mais ils contestent qu’une agression puisse en appeler une autre. Ce parti-pris conduit à accuser ce recours au blasphème de défaite de l’intelligence et de la raison, et aussi d’incapacité à entrer en dialogue avec ses contemporains. Ce que l’artiste fait en revanche magnifiquement… Les bons apôtres ajoutent même que la foi chrétienne n’a besoin ni de défenseurs, ni d’une « sorte de police religieuse chargée de la faire respecter« . N’aurait-elle besoin que de martyrs ?

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, a qualifié d' »offense » la photographie de l’artiste américain Andres Serrano en mal d’inspiration.
 » C’est une blessure profonde pour nous, surtout en cette Semaine Sainte, car elle touche ‘Celui qui nous a aimés jusqu’à l’extrême’ « , a-t-il estimé.
Il a également demandé le « retrait » de l’oeuvre, ainsi que l’avait fait l’évêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz.

Un millier de catholiques s’est retrouvé à Avignon samedi 16 avril pour réclamer le retrait de la photo de l’artiste
Porte-parole de la conférence des évêques de France, qui avait fustigé le débat sur la laïcité, Mgr Poidvin est soudainement bien silencieux…

 

Bien entendu, M. Yvon Lambert, propriétaire de cette collection, est mécontent !
Il s’est plaint quedes catholiques « intégristes » n’avaient cessé de le harceler depuis le début de l’exposition et a considéré que la destruction de cette œuvre était un signe du retour du Moyen Age. L’oeuvre elle-même est un retour à l’âge des cavernes, sans vouloir offenser les hommes en peaux de bêtes.<strong>Aux pissotières, la « république du respect »

On a droit à tous les poncifs habituels de l’intelligentsia à sec d’émotions et d’élévation de l’âme. Dans la destruction de cette tinette qu’elle valorise en œuvre d’art, elle voit une régression culturelle, de même que toute atteinte à la liberté d’expression. Amen !
Mais, en admettant que nous soyons en présence d’une oeuvre d’art ou d’une manifestation de la liberté de l’esprit, cela justifierait-il tout et n’importe quoi ? Ne s’agit-il pas d’une insulte à l’intelligence ?

La vérité est qu’il est navrant d’avoir à reposer cette question aussi vieille que la liberté aux tenants de la modernité. Depuis plus de deux siècles que les Lumières ont vaincu l’obscurantisme, les plus fervents défenseurs de la liberté s’accordent à dire que celle-ci ne doit pas franchir la frontière de l’humiliation d’autrui ni de l’incitation à la haine et acceptent que les tribunaux fassent respecter cette frontière. Trop subtil pour les touche-pipi ?

Aurait-on évoqué un retour au Moyen Age si les autorités publiques avaient interdit l’exposition d’une « œuvre » montrant la photo d’un Noir, d’un Juif ou d’un Musulman, plongée dans un bocal d’urine ? On ose imaginer qu’il aurait pu être musulman…
Notre société ne tient debout et ne maintient la paix civile entre ses membres qu’à la condition de préserver un minimum de respect à l’égard des convictions et de l’identité de chacun. Les artistes laïcs, libertaires et anarcho-révolutionnaires ne sont pas dispensés de cette règle en république du respect.

Quand l’art pue la pisse

Le «Piss Christ» avait déjà été vandalisée à coups de marteau en Australie en 1997
Cette « œuvre » de l’artiste américain incontinent, Andres Serrano (ci-contre), montrant un crucifix immergé dans unpot de chambre bocal d’urine a été détruite. Cette déjection vieille de 14 ans devait sentir fort. Dans la journée de dimanche 17 avril, des visiteurs indignés lui ont réservé le sort qu’elle mérite. Le photographe aura ainsi réussi à refaire parler de lui.
Quant aux partisans des caricatures de Mahomet, où sont-ils quand le foi catholique est en cause ?