Grèves : le service minimum d’accueil dans les écoles est un droit

Où est passé le service minimum (SMA), après dix ans ?

blog -ecole-en greve-ardoise.jpgLe service minimum d’accueil dans les écoles, instauré en 2008, existe toujours. Dans les faits, il est quelque peu tombé en désuétude les communes. Mais, promis par Macron, le renouvellement de la vie publique n’est pas non plus passé par là…

Porté disparu. Depuis 2014, le ministère de l’Education ne demande plus la mise en place d’un service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires. Or, cette loi votée sous la présidence Sarkozy, en 2008, oblige toujours les communes à accueillir les enfants lors d’un mouvement social, lorsque leur école compte plus de 25 % d’enseignants grévistes. Une manière de ne pas pénaliser les parents, au risque d’encourager les centrales syndicales et les mouvements sociaux…

Mais aujourd’hui, les Inspections académiques ne jouent plus leur rôle et laissent courir, tant que les parents (et les grands-parents retraités, mais corvéables à merci – outre qu’ils sont aussi taillables) n’exigent plus rien des communes. Elles ne communiquent plus le chiffre attendu d’enseignants mobilisés qui devraient se déclarer  grévistes.

Pour quelle raison les parents ne peuvent-ils plus compter sur le ministère ?

Contactés, les rectorats ne souhaitent pas répondre. « C’est peut-être une question budgétaire, tentent d’expliquer les mairies. Le service minimum, c’est l’État qui le paye » et donc au final, grévistes et parents, mais aussi célibataires et …retraités ! Résultat, plus aucune demande ne parvient aux mairies. « Ni prévisions du nombre de grévistes, ni rien« .

C’est en fait aussi un renâclement des communes qui rechignent à se compliquer la vie. Elles doivent en effet redéployer leurs effectifs communaux, recruter des personnels formés et appropriés à la tâche éducative et ouvrir leurs centres sociaux et autres infrastructures, au rythme aléatoire des grèves. 

Incurie politique des gouvernements socialistes de Hollande, prolongée par Macron, après les années Sarkozy ? Officiellement, le dispositif existe toujours. Mais il est à l’abandon.

Certaines communes continuent à mettre en place le SMA : ce serait ainsi le cas de la mairie de Toulouse. A ses frais. Pour quelle efficacité ? Sur les 34.000 élèves des écoles maternelles et élémentaires de Toulouse, « une petite centaine » a été accueillie le 12 septembre dernier dans les cinq écoles d’accueil. Un nombre négligeable, selon certains …humanistes. 

D’autres mairies, comme celle de Colomiers, deuxième commune du même département de Haute-Garonne avec près de 40.000 habitants, ne met volontairement pas en place le service minimum d’accueil. Détail de l’histoire rapportée par la presse qui se veut objective : le maire est une mère, socialiste et cadre supérieur…
Et puis le temps n’est plus vraiment aux sanctions, comme en 2009, lorsque le maire radical (PS) de Toulouse, Pierre Cohen, s’était vu contraindre la mise en place du service minimum.

descolarisation

Mardi 22 mai, environ un enseignant sur quatre sera en grève dans les écoles maternelles et élémentaires, moins que la moyenne à un niveau scolaire où le syndicat dominant, le SNUipp-FSU, fait sa loi : il est classé à gauche, voire  l’extrême gauche, et sait comment briser les parents d’élèves mécontents. Les grèves mobilisent de moins en moins et le SMA ne se justifie plus autant qu’en …2008 ! Selon l’exemple choisi de Colomiers, pas assez de classes sans maître, d’ailleurs, pour justifier un service minimum d’accueil.. Tant que les administrés ne font pas le décompte des heures manquées et que les mamans ne crient pas au scandale.

Les parents d’élèves sont le plus souvent résignés. On note que l’information « remonte mal » dans les écoles. « En général, on s’organise entre parents pour garder les enfants, » raconte une sympathisante des mouvements sociaux. Reste que pour ceux qui ne peuvent faire autrement, ces centres d’accueil sont parfois utiles. Tant qu’ils sont encore là…

Les écoles peuvent-elles refuser d’accueillir vos enfants ?

Le premier syndicat des enseignants du primaire, le Snuipp-FSU, s'attend à un professeur sur quatre en grève dans les écoles maternelles et primaire ce jeudi.
 

Neuf syndicats de fonctionnaires dont l’UNSA et la CFDT ! – appellent à la grève pour le pouvoir d’achat et la défense de leurs statuts et les maires ont l’obligation légale d’accueillir les enfants. Mais est-ce vraiment le cas dans la pratique ?

Le principe

On l’a noté, depuis 2008, les communes ont l’obligation d’assurer un service minimum d’accueil des élèves dès lors qu’il y a plus de 25 % d’enseignants en grève dans une école. Cette mesure concerne les écoles primaires et maternelles et ne s’applique que sur le temps scolaire.

Le maire doit constituer une liste des personnes « compétentes  » (agents municipaux qualifiés, assistantes maternelles, animateurs de centre de loisirs, enseignants retraités, étudiants, parents d’élèves et membres d’associations familiales, lesquelles ne font elles-mêmes aucun zèle : la plupart sont ‘très) marquées à gauche) chargées d’accueillir les enfants à l’école ou dans d’autres locaux de la commune. Pour qu’il puisse s’organiser, la loi oblige les grévistes à se déclarer 48 heures à l’avance.

La veille de la grève, la commune informe les familles des modalités d’organisation du service d’accueil. Dans les écoles privées sous contrat, le service minimum est mis en place par l’organisme gestionnaire de l’école.

Les limites

Ce service minimum d’accueil ne concerne pas la garderie du matin et du soir, ni les cantines. Comme son nom l’indique, le service est bien « minimum ». Il n’est pas non plus déclenché si moins de 25 % du personnel fait grève. On considère alors que l’établissement est en mesure de s’organiser et d’accueillir tous les enfants.

Dans une école privée, même si le personnel n’est pas en grève, les activités dites périscolaires (après la classe) peuvent être annulées, si elles sont assurées par du personnel municipal en grève. Enfin, les crèches municipales, les collèges ou les lycées ne sont pas soumis à cette obligation de service minimum.

Dans la pratique

Image associéeDe nombreuses communes ne mettent pas en place de service minimum. Soit par choix politique (cette mesure voulue par Nicolas Sarkozy a été accusée par la gauche de briser le droit de grève), soit parce qu’
elles n’en ont tout simplement pas les moyens.
Mais ce n’est pas aussi …simple !  On a observé en effet que des communes qui déclaraient ne pas avoir de moyens suffisants ont réussi à en dégager pour mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires voulue par Najat Vallaud-Belkacem, ministre socialiste.

Ainsi, d’après un rapport de l’inspection générale de l’Education, seul un tiers des communes ont mis en place le dispositif lors des grèves de 2011. « Cette loi est inapplicable : nous n’avons pas suffisamment de personnel municipal formé et volontaire pour accueillir les enfants« , estimait, dans La Croix en 2013, Colombe Brossel, adjointe de la Ville de Paris chargée de la vie scolaire. Pour des questions de sécurité (c’est imparable…), les mairies refusent donc d’accueillir les élèves. Faut-il rappeler que la Mairie de Paris est socialiste ?

Pour mémoire, première commune à adopter la réforme des rythmes scolaires en 2013, Paris ne sera pas la première à revenir à la semaine des quatre jours comme l’autorise depuis l’été 2017 un décret du nouveau ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. « Nous n’avons aucune raison de revenir sur une mesure qui est à la fois bonne pour les apprentissages avec le passage à cinq matinées de travail mais aussi pour la justice sociale en permettant aux enfants de tous les quartiers de suivre des ateliers sportifs, culturels, artistiques, de codage…« , souligne l’adjointe (PS) à l’Education, Alexandra Cordebard, à qui seul le Service minimum d’accueil pose problème.

Pour la fédération de parents d’élèves de Paris (FCPE), devinez, elle aussi, revenir en arrière serait une erreur. « Il faut garder la structure actuelle et aller plus loin dans la démarche qualitative : sur le lien entre scolaire et périscolaire, le contenu des ateliers, la formation des animateurs« , énuméra sa présidente Isabelle Rocca. Mais cette dernière reconnaît que le débat a resurgi  dans plusieurs conseils d’école où des vœux ont été votés pour revenir à la semaine de quatre jours.

Peut-on forcer les communes ?

En théorie, mais en théorie seulement, le préfet peut saisir le juge administratif pour obliger la commune à mettre en place le service minimum. Que les familles sans solution alternative se le disent ! Mais, jusqu’ici, les tribunaux n’ont pas donné suite : parce qu’ils estiment ne pas avoir les moyens de contraindre les communes ou parce qu’ils constatent l’impossibilité matérielle des communes d’assurer un service minimum.

De leur côté, les parents peuvent, eux aussi, saisir le tribunal administratif s’ils sont victimes d’un préjudice – des frais de garde supplémentaires, par exemple. Mais la procédure est longue, coûte cher et rien ne les assure d’obtenir gain de cause. 

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Valls, le premier ministre, s’est fait huer par des Marseillais

Ils n’ont pas assez de moyens dans l’Education nationale !
Le premier ministre s’est fait chahuter par les Marseillais.
Des parents d’élèves et des professeurs demandaient plus de moyens à Manuel Valls à son arrivée mardi au lycée Victor Hugo, à Marseille.
Au second jour de sa visite à Marseille, le premier Ministre a été accueilli aux cris de « Vive la Castellane ! «  où des tirs de kalachnikov avaient salué, la veille, son passage dans les quartiers nord de la ville. 

A plusieurs kilomètres de là, des sifflets et des huées sont montés d’une foule rassemblée devant le lycée Victor Hugo, un lycée du 3e arrondissement, au centre ville de Marseille. 

Le gouvernement de Valls cherche sa voie…
Des enseignants soutenaient les revendications de leurs élèves. « Nous, on se bat pour les ZEP. Nos élèves morflent, nous aussi on morfle », a déclaré un des manifestants. « Nous, on se bat pour qu’on ait des moyens. On se bat pour que les élèves puissent réussir. On a un taux d’échec de fou ! Quand les élèves, ils partent en face, ils se cassent les dents… », a ajouté cet enseignant.
Manuel Valls était flanqué de la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, née au Maroc, de la secrétaire d’Etat à la politique de la Ville, Myriam El-Khomri, née à Rabat, et du président de la région Paca, Michel Vauzelle. Le Premier ministre était venu fleurir une plaque en mémoire d’un élève résistant tué en août 1944.
Vauzelle et Mennucci leur collaient aux basques.
 
VOIR et ENTENDRE maintenant comment BFMTV rend compte du chahut à ses amateurs pour Dailymotion… Ils ont pourtant les images (cf. ci-dessus)

La fin de la trêve pour « Charlie » se confirme mais aussi pour Flamby, on pense déjà à lui pour le carnaval (ci-contre)…

 

 

« Vous êtes pleinement français, vous êtes des citoyens (…) Vous devez vous emparer du pouvoir, »  a expliqué l’irresponsable Valls, croyant faire taire les manifestants en encourageant le communautarisme. Il a été entendu au-delà de toute espérance.

Mulhouse : des retards à l’école pour cause de… prière matinale

Le maire de Mulhouse et NKM « assurent » que des enfants arrivent en retard à l’école en raison de la prière: Europe 1 conteste 

Les déclarations des élus de l’opposition sont suspectées

La vigilance est interdite à l’opposition
Nathalie Kosciusko-Morizet s’est faite tacler lundi par un journaliste.
Il l’accuse de créer la polémique quand la presse faillit à son devoir d’information. La responsable UMP a en effet révélé qu’à Mulhouse des dizaines d’enfants » arrivent « tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents ».
Mieux, leurs parents, quand ils sont convoqués, « expliquent qu’il y a des autorités religieuses supérieures », prévalant notamment sur « celles de la République », avait ajouté la numéro 2 de l’UMP, estimant qu’il faut se poser la question du placement de ces enfants.

Les déclarations des élus de l’opposition sont soumises à contrôle

Sur le fond, les propos sont confirmés un peu plus tard par le maire UMP de la ville, Jean Rottner. « Loin de toute polémique, ni de la part de NKM ni de moi-même, notre responsabilité, c’est de trouver des solutions, pas de fermer les yeux », a-t-il assuré.

Les déclarations des élus de l’opposition sont raillées

Sur Twitter, la secrétaire d’Etat aux… personnes âgées, Laurence Rossignol, qui n’est pas occupée à plein temps par les seniors, s’est dite « très choquée par le fatras (sic) de NKM », notamment sur la question des prières. « Tous ces sujets exigent d’abord du sérieux », a estimé l’arrogante ministre, pour toute réponse sur le fond.

Europe 1 s’érige en arbitre et annonce que Jean-Philippe Balasse, un chroniqueur, s’est donc penché « sérieusement » (sic), quant à lui, sur la question :

Et le jugement est tombé: pour lui, pas de doute possible, la sentence du directeur-adjoint de la rédaction d’Europe 1, 44 ans, est sans appel: « Nathalie Kosciusko-Morizet a déformé les propos du maire de Mulhouse. » Jean Rottner a en effet assuré que ces « retards » concernent seulement « quelques enfants » et non « des dizaines, » comme l’a affirmé la numéro 2 de l’UMP. Et pour Europe 1 comme pour la police des manifestations, « quelques » enfants, ça ne peut donner des « dizaines » d’enfants, car l’une exagère nécessairement et l’autre n’a pas de raisons de minimiser le phénomène.
Autre « incohérence », selon le juge, en admettant que la première évaluation en soit une : si « quelques enfants » arrivent bien après la cloche, ce n’est pas parce qu’ils sont allés eux-mêmes à la prière, mais parce que leurs parents y sont allés. Une « nuance d’importance », commente le chroniqueur, sans préciser où est ladite nuance, d’autant qu’en tout état de cause seul importe les conséquences, au regard de la perturbation des classes, du respect des enseignants et du non respect des lois et règlements.

Considère-t-on à Europe 1 que les parents défaillants ou méprisants de l’école sont justifiés à inculquer la primauté de la religion sur les principes du vivre ensemble en république laïque ? Ce mauvais procès à NKM est révélateur de la complaisance de la presse à l’égard de certains contre d’autres et de la participation des journalistes à la dégradation de la vie inter-communautaire.

Jean Rottner, « un ami » ne veut pas pour autant « fermer les yeux sur certains problèmes ». Des parents souhaitent sortir des enfants de l’école en nombre croissant, explique-t-il ainsi, « et ce, quelque [« quelle que », sans être directeur-adjoint, nous semble de meilleur aloi] soit la confession religieuse, parce que l’école de la République « ne répond plus à leurs aspirations ».

Est-ce à dire que ceux qui se plaignent de ghettoïsation » sont précisément ceux qui les créent ? Est-ce également à dire que de posséder un lieu de prière ne garantit pas le respect des horaires laïcs ?
Et que sont supposés faire les citoyens quand le gouvernement de la République « ne répond plus à leurs aspirations »? Ou quel choix a un ministre quand il n’y est pas heureux ?

Enfin, reste l’énorme problème d’une grave occultation sectaire
Comment Europe 1 et son chroniqueur-directeur-adjoint-juge-et-arbitre, réussissent-ils le tour de force de ne pas nommer la religion concernée ? Quand on se livre à une contre-enquête et qu’on gribouille tant de mots pour chipoter sur « quelques » ou des « dizaines » d’enfants, on doit pouvoir investiguer sur la nature de la confession religieuse des enfants perturbateurs. Mais ni les Juifs ni les Catholiques ne sont à la fois intégristes et irrespectueux des règles de la République.
L’audience d’Europe 1 périclite: il doit y avoir une raison… dont Xavier Niel ou Patrick Drahi va savoir tirer parti !

Laïcité: Najat Vallaud-Belkacem a un nouveau plan d’action pour l’Education nationale

Le gouvernement Valls va créer 1.000 « ambassadeurs de la laïcité »

La ministre de l’Education a fait l’annonce d’un nouveau plan d’action pour le système scolaire

C’est au tour de la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, de présenter en détail le plan d’action « pour une grande mobilisation de l’Ecole pour les valeurs de la République », après François Hollande, qui avait annoncé « l’acte II de la refondation de l’école » , rien que ça, sous la pression des circonstances à la suite des attentats sanglants de Paris perpétrés par des djihadistes de France.

Il est question de la formation de près de 1.000 enseignants à la laïcité, en six mois, d’ici juillet 2015… Il s’agit avant tout de remettre la laïcité et la citoyenneté au cœur de l’apprentissage des enfants et ce dès le plus jeune âge. La ministre a précisé que d’ici juillet 2015, 1.000 enseignants seront formés à la laïcité.
C’est l’occasion pour le pouvoir socialiste de faire entrer ses chevaux de Troie dans le système éducatif. Qualifiés de partenaires extérieurs, les associations de tout poil rose et rouge, seront sollicitées.

La maîtrise du français par tous est également « un chantier prioritaire », a ajouté Najat Vallaud-Belkacem. Il y aura une évaluation du niveau des élèves en français dès le début de CE2.
Mais ça, ce sera au gré des enseignants, puisque, pendant le précédent quinquennat, les professeurs du syndicat dominant, le SNUipp, refusaient toute évaluation de niveau. En décembre 2008, ils dénonçaient une mise en concurrence « contrôlée » des écoles et la création d' »un climat de trouble et d’incertitude dans les écoles élémentaires et maternelles. »

Autre « annonce forte » : une journée de la laïcité

Elle sera célébrée le 9 décembre dans toutes les écoles, jour anniversaire de la séparation entre l’Eglise et l’Etat (1905).
Les emblèmes républicains seront expliqués comme l’hymne national, le drapeau tricolore ou la devise républicaine. Les élèves seront sollicités pour organiser des événements.

Et encore un « grand chantier » : l’enseignement «moral et civique»

Les élèves suivront désormais un «parcours citoyen» de l’école élémentaire à la terminale, en plusieurs étapes, tout au long de leur scolarité. Ils seront initiés à la discipline, au pluralisme des opinions, des convictions et des… modes de vie, à la construction du lien social et politique. Ils recevront également une éducation aux media et à l’information. Tout cela sans précisions horaire et budgétaire.

Hollande profite des attentats pour réintroduire le projet de Vincent Peillon d’une restauration de la « morale laïque »
En septembre 2012, l’UMP avait protesté contre  « une morale gauchisante à l’école». Camille Bedin, secrétaire nationale de l’UMP, s’était élevée, refusant toute «morale gauchisante à l’école» et plaidant plutôt pour «une véritable instruction civique renforcée». 
«Si personne ne conteste la nécessité pour l’école de retrouver son rôle de formation des citoyens et d’apprentissage d’un meilleur vivre-ensemble, la définition que Vincent Peillon apporte à sa « morale laïque » n’est absolument pas satisfaisante. Elle est d’ailleurs floue et totalement biaisée», dénonçait-t-elle alors dans un communiqué. «L’enseignement de la morale laïque de Vincent Peillon, c’est tout simplement l’inculquer du socialisme dans la tête de tous les jeunes élèves», mettait en garde Camille Bedin, sans parler de ré-éducation à la manière maoïste.
C’est plus que jamais vrai, avec l’installation programmée des associations sous les préaux et la présence à l’Education nationale de Najat Vallaud-Belkacem, surnommée la « khmère rouge » et déjà suspecte de lavage de cerveaux depuis l’instillation sournoise de la « théorie du genre » à l’école ou, alors qu’elle était de l’ABCD de l’égalité dans l’enseignement du français.
Pour Camille Bredin, «non seulement le ministre» de l’Education nationale «ne peut pas s’empêcher de teindre sa « morale laïque » d’anti-sarkozysme mêlé d’idéalisme gauchisant, mais pire, il n’assume pas le fait que sa proposition correspond en réalité à un problème bien plus profond : celui de l’identité nationale, du vivre-ensemble et du rapport à la réussite et de la relation à l’autorité».

L’UMP préconisait le renforcement de l’instruction civique

Camille Bedin évoquait alors « plusieurs solutions» alternatives, comme la mise en place de«véritables cours d’instruction civique renforcés», faire respecter les «règles de vivre-ensemble fondamentales», l’organisation de «l’école des parents sur le modèle de la « Mallette des parents »».

Éducation nationale : l’échec du recrutement des enseignants

Le modèle éducatif « que la planète nous envie » n’attire pas les jeunes…

L’ancien ministre Vincent Peillon avait mis en place une session exceptionnelle de concours.

Mais plus de la moitié des postes n’a pas été pourvue.
Il s’agissait de l’une des mesures-phares du projet de refondation de l’école de l’ex-ministre de l’Éducation, François Peillon : la création de 21.000 postes d’enseignant titulaire durant le quinquennat. Pour cela, Vincent Peillon, avant le passage-éclair de son remplaçant Rue de Grenelle, Benoît Hamon en mars, avait donc décidé d’ajouter une session de recrutement exceptionnelle entre les deux prévues chaque année. Les départs à la retraite ne suffisaient pas à justifier cette intercalaire: il fallait pourvoir les milliers de postes promis par le président et maintenus par le nouveau Premier ministre, Manuel Valls. Mais les inscriptions n’ont pas été à la hauteur des espoirs du ministre étatiste: les résultats du concours externe du CAPES sont tombés comme la hache sur le billot et les promesses se heurtent à la réalité du terrain.

La moitié des postes non pourvus en mathématiques

Force est de constater l’échec du formatage totalitaire des adolescents sur l’égalité des sexes et des incitations étatiques des filles à faire des études scientifiques. Pour le secondaire, les résultats, publiés par Publinet par discipline et par concours, ne sont pas bons. En mathématiques, la moitié des postes ne sont pas pourvus, puisque dans cette discipline déjà qualifiée de « déficitaire », il n’y a eu que 793 admis en liste principale pour 1.592 postes à pourvoir. Le latin et le grec ne sont pas mieux considérés -mais c’est la conséquence logique d’un long travail de sape- puisque seulement 156 candidats étaient admissibles au CAPES de lettres classiques pour 300 postes à pourvoir. Les résultats finaux après les oraux n’étaient pas encore connus que le nombre d’admis devait donc être encore inférieur. Dans cette situation, il fallait déjà craindre aussi un nivellement du niveau de recrutement au détriment des jeunes de France que Hollande promettait de choyer.

Pour le primaire, les résultats, mis en ligne par académie, sont tout aussi mauvais puisque seulement 10 % des postes de professeur des écoles ont été pourvus. Selon le syndicat dominant des instituteurs et professeurs des écoles, le SNUipp-FSU, 875 postes n’ont pas été pourvus à l’issue des épreuves d’admissibilité, et seules huit académies sur trente font le plein. La réforme de 2010, qui a élevé le niveau requis pour devenir professeur des écoles à bac + 5 (avec des salaires alignés sur ceux des professeurs de collèges et de lycées) ne se heurte pas seulement à la désaffection des jeunes pour ce métier ingrat. Non seulement ils ont répugné à s’inscrire aux concours, au regard des maigres salaires qui leur sont proposés, mais le niveau des étudiants candidats, à bac + 3, a chuté.

Le ministre restait serein

Dans une lettre du 29 avril à Benoît Hamon, successeur du ministre philosophe, le SNUipp-FSU s’inquiétait d’un tel rejet qui s’amplifie puisque « la session 2013 avait déjà été marquée par une perte de 343 postes« . D’après ce syndicat hégémonique fortement ancré à gauche, « le risque est grand de voir, à la rentrée, des postes sans enseignant ou de voir les académies recourir à des vacataires contractuels, sans formation ». Face à une situation qu’il juge préoccupante, le syndicat interpella le nouveau ministre de l’Éducation, auquel il demanda  » de prendre les mesures nécessaires pour qu’aucun poste ouvert au concours ne soit perdu » ! En clair, il demandait le report des postes non pourvus à la prochaine session « normale » de concours 2014…

blog -ecole en danger-metier qui s apprend-paneauBac +3, Benoît Hamon s’était voulu rassurant, estimant logique qu’il y ait moins de candidats et moins d’admis, s’agissant déjà de la deuxième session de recrutement de l’année. Le ministre de l’Éducation monta même en épingle les progrès de certaines académies, notamment celle de… Créteil, où 1.000 enseignants devaient être recrutés en 2014, et celle de Guyane, où 112 postes ont été pourvus. Seul hic: ces nouvelles recrues ne pouvaient être opérationnelles à la rentrées 2014, puisque non formés. Ils le seront dans… deux ans. Hamon insista également qu’il n’était « pas question de brader la qualité des recrutements », car, pour un concours, il est « normal qu’il n’y ait pas autant de lauréats que de candidats ». Nous serions rassurés si le nombre des candidats n’était pas en chute libre, mais c’est une autre histoire dont le ministre Benoît ne voulait pas entendre parler.

Najat Vallaud-Belkacem devra séduire. Ses dents blanches étincelantes y suffiront-elles ?
D’autant que commencent à s’élever de forts doutes sur son aptitude à cogérer le ministère. Avant les attentats, Hollande avait promis de l’épauler: comprenez qu’il avait décidé de la placer sous tutelle.

La loi coranique est-elle incompatible avec les lois de la République ?

L’islam peut-il se défaire de sa dimension identitaire ?

Cette réflexion est menée par Marc Nacht, dans « Causeur ».
Deuil en fête. La France a vécu une journée mémorable le 11 janvier. Elle est devenue l’emblème mondial de la lutte contre l’islamisme barbare.

Le sang versé à Charlie Hebdo, celui des fonctionnaires et des policiers tués en service, et celui des Juifs assassinés dans l’Hyper Cacher de Vincennes, ne l’aurait pas été en vain.

Il n’est pourtant pas sûr que tous auraient goûté la présence de Mahmoud Abbas qui, il y a peu, saluait les auteurs d’attentats perpétrés en Israël ; des princes du Golfe et du représentant d’Erdogan parmi les invités de l’Élysée à cette grande communion, bien que le Hezbollah en fût absent. « Amalgame » un peu détonnant tout de même, pour reprendre ce mot qui ponctua les discours avec une insistance si remarquable.

« Pas d’amalgame » entre les musulmans et les assassins qui se réclamaient de l’islam.

Et ceci tellement répété qu’il n’était pas difficile d’y entendre une injonction conjuratoire.

Clin d’œil malicieux de la langue : le mot amalgame aurait pour origine l’expression arabe ‘amal al-djam’a  » œuvre de l’union charnelle« , d’après le Dictionnaire étymologique de la langue française de Bloch & Wartburg qui fait autorité.

Le terme « amalgame » doit-il s’appliquer, comme le fait le Conseil français du culte musulman (CFCM), à la cinquantaine d’actes d’intimidation visant des mosquées depuis les massacres du 11 janvier ? Ne s’agirait-il pas plutôt du délétère effet boomerang de la mise sous le boisseau de toute critique de l’islam et de ses exigences ? De l’abandon sournois des principes de la laïcité, de leur recul devant les accusations d’islamophobie ? Comme l’exprime Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO, faisant le lien entre les « scènes de guerre » qui viennent de se produire et les « concessions » aux tenants de l’islam identitaire, holistique et totalitaire, au nom de la démocratie et de la tolérance républicaine (1) ?

La crainte de cette « union charnelle » entre les musulmans et les criminels ne pourrait se justifier que si un nombre important de musulmans épousait la thèse génocidaire des meurtriers affiliés aux groupes islamistes. Alors, en effet, la majorité des musulmans deviendrait suspecte et représenterait un grave danger pour la population, juive, chrétienne, « souchienne », laïque, ainsi que pour les résistants d’origine musulmane, croyants ou non.

L’ « amalgame » ainsi entendu, dont on nous rebat les oreilles, ne pourrait donc se produire que si, et seulement si, l’idéologie islamiste en venait à une telle diffusion — par le wahhabisme saoudien ou le salafisme qatari, importés en sus de nos fructueux échanges économiques avec ces pays — qu’elle contaminerait les musulmans de France au point de faire de ces derniers le cheval de Troie de l’islam conquérant.

Pur fantasme, me direz-vous. Sous nos latitudes en tout cas, à part quelques petites exceptions d’individus ayant mal tourné, les musulmans sont pacifistes et ne demandent qu’à vivre tranquillement. Il s’agit des pratiquants d’un islam « modéré », qui auraient définitivement biffé du Coran le devoir de guerre contre les infidèles, le petit djihad, où les fanatiques de Daesh et ceux d’Al-Qaïda trouvent leur inspiration.

Certes, on a pu célébrer ces assassinats par un feu d’artifice, comme ce fut le cas au soir du mercredi fatal près de Besançon ; certes, on a pu menacer son professeur de le « buter à la kalach » (Lille) ; certes on a pu, comme dans plusieurs collèges, notamment en Seine-Saint-Denis (80 % d’une classe élémentaire, rapporte Le Figaro), refuser d’observer la minute de silence requise, et j’en passe, ce ne sont là que des expressions marginales d’enfants influencés par ce qu’ils entendent autour d’eux ou comme le déclarait une élève « moi, ma mère m’a dit qu’ils l’avaient bien cherché« . Et ces débordements, qui ne sont pas nouveaux — comme on a pu entendre saluer Mohammed Merah — ne suscitent que de discrètes réprobations publiques de la part de la communauté musulmane à quelques exceptions près.

VOIR et ENTENDRE le débat de France 24, ce 18 janvier 2015, entre Zyad Limam (directeur d’Afrique magazine), Alain Frachon (éditorialiste au Monde), Yvan Rioufol (éditorialiste au Figaro) et Moustapha Tossa (rédacteur en chef adjoint à Monte Carlo Doualiya , sur « Islam et terrorisme : Hollande en guerre contre l’amalgame »:

[http://c.brightcove.com/services/viewer/federated_f9?isVid=1&isUI=1]

La mondialisation des idées et la terrifiante caisse de résonance d’Internet radicalisent pour nombre de musulmans les positions extrémistes où l’esprit de revanche contre l’Occident emboîte le pas au fanatisme religieux. « Gouverner au nom d’Allah (2) » devient alors le projet actif d’une revanche identitaire. Les jeunes en mal d’identité, comme le déclarait Boualem Sansal dans une interview à Jeune Afrique (18/12/2013),  » peuvent même se prendre pour des Che Guevara de l’islam. Ils se voient offrir des rêves extraordinaires, des rêves de paradis. Ils trouvent des frères en islam, voire des compagnons d’armes. C’est exaltant ».

Qui pourrait douter de la puissance de cette « union charnelle » dans notre monde dérisoire du marché des objets aussi envahissants que vite caduques ?

Qui pourrait douter qu’une Education nationale qui tremble, au nom du multiculturalisme, à enseigner l’Histoire et fractionne cette dernière en vignettes non chronologiques et en célébrations, prive en fait ses élèves du moindre recours pour la traversée de leur temps ?

On se trompe dans la mise en garde contre un « amalgame » conçu comme le produit d’une réaction simpliste d’étrangers à l’islam. Cet « amalgame », cette union faite d’un désir de mort dévorant les forces de vie, ne peut surgir que de l’islam lui-même tant qu’il sera aux prises avec ses contradictions face à la modernité.

1. Le Figaro du 10-11 janvier 2015, p. 16. ↩
2. Boualem Sansal, Hors série Connaissance Gallimard, 02013.

Mise en perspective proposée par PaSiDupes
Alors qu’il se trouvait au siège de l’ONU à New York pour un discours devant l’Assemblée générale, François Hollande a réagi à l’exécution de l’otage français Hervé Gourdel, décapité par ses ravisseurs en Algérie. Le Président parlait d’un « crime odieux » et déclarait que le guide français avait été assassinée « lâchement, cruellement et honteusement ». Le chef de l’Etat avait par ailleurs réaffirmé sa détermination et rappelé que « la France ne cédera jamais au terrorisme », ajoutant qu’il en allait de l’honneur du pays.

Education: Vallaud-Belkacem graisse la patte de ses recteurs…

La ministre de Hollande met de l’huile dans les rouages

L’art et la manière d’acheter la paix sociale docilité de fonctionnaires de terrain.
blog -NVB assoie son autorite sur le mamouth-NaL’augmentation de la prime annuelle des recteurs d’académie -10.000 euros- fait gronder les syndicats. La publication au Journal officiel -pendant les vacances de Noël- de cette copieuse augmentation de l’indemnité annuelle versée aux recteurs d’académie est mal passée auprès des personnels.

 Le système scolaire est encore plus inégalitaire que ne pensaient les syndicats

<br>Les recteurs d’académie se sont laissé offrir un beau cadeau de Noël, un privilège inouï à une époque où les instituteurs n’ont plus l’occasion de repousser les cadeaux de parents reconnaissants. Le 23 décembre dernier, alors que les salaires sont surgelés, les relais départementaux de la ministre ont vu leur indemnité de responsabilité – prime annuelle – grassement revalorisée, chacun se prend à envier cette aumône des contribuables. Fixée jusque-là à 15.200 euros, elle est désormais de 25.620 euros. Une prime qui pourrait même être encore plus élevée.

Cette indemnité se divise en deux parts, tente de justifier la presse aux ordres qui relaie les données fournies par l’ex-porte-parole du gouvernement: la première dite « fonctionnelle » – correspondant aux 10.000 euros de revalorisation -, et la deuxième dite « variable » pouvant atteindre 45% « du montant annuelle de la part fonctionnelle ». En clair, cette fameuse prime annuelle dont le montant vient de bondir pourrait atteindre, selon le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC), jusqu’à 37.000 euros par an, c’est-à-dire plus que doubler. Sachant cela, les Smicards ne peuvent qu’approuver !

En pleine agitation des préparatifs de Noël, l’annonce était passée inaperçue des enseignants dont les salaires sont gelés depuis maintenant quatre ans. « La prime annuelle des recteurs augmentée de 10.000 euros, ça passe mal…« , a tweeté, le 2 janvier, Christian Chevalier, secrétaire général du Syndicat des enseignants – Union nationale des syndicats autonomes (SE-UNSA), à ne pas confondre avec la FSU.

A l’heure de la réforme controversée de l’éducation prioritaire et de la réduction du nombre d’établissement classés ZEP, voici une nouvelle maladresse du gouvernement, toutefois assuré désormais du soutien de ses recteurs reconnaissants. Moins de ZEP, mais plus de recteurs heureux… <br>Une prime supérieure au salaire de nombreux enseignants Les syndicats digèrent d’autant moins cette hausse de près de 70% que « la part variable qui s’ajoute est maintenue, pouvant aller jusqu’à 45 % de cette somme, soit 37.140 euros maximum », selon l’antenne lilloise du Snes-FSU, principal syndicat d’enseignants du secondaire. Cette seule prime correspond au salaire annuel d’un professeur certifié ou d’un conseiller principal d’éducation, souligne le syndicat de la FSU.

Dénonçant une « provocation », un « professeur en colère » a lancé, jeudi, une pétition en ligne, signée par plus de 500 personnes en une journée.

La ministre a ainsi trouvé la parade aux mouvements de grève.

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