La « marée populaire » anti-Macron dans la rue : « petit coefficient de marée, » raille Philippe

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

blog -Macron 1er fustige par la maree populaire du 26 mai 2018Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000.

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,


blog -Melenchon et ses Amazones-26mai2018
Mélenchon et ses Amazones, le 26 mai 2018

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000. 

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,

 

le collectif de partis (les révolutionnaires communistes (LFI et PCF) et  trotskistes (NPA), altermondialistes (EELV) et socialistes radicaux (Générations) …), d’associations (Attac, Amis de la terre, Mouvement de la paix (communiste)…), et de syndicats (CGT et FSU, Solidaires et Sud PTT ou étudiants (Unef) a salué « une très large participation citoyenne » et promis de « continuer, plus déterminés que jamais« .  Mais sous d’autres formes…

Concédant « un peu moins » de manifestants que pour « la fête à Macron » à Paris, Benoît Hamon a estimé samedi soir sur BFMTV qu’il faudra « sans doute qu’on cherche à diversifier les formes d’action« . Les organisateurs doivent se retrouver lundi pour faire le point.

« La marée monte progressivement » et « c’était une étape importante », a maintenu Alexis Corbière (LFI), ex-squatteur de HLM parisienne.

« C’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », a raillé le Premier ministre et ancien maire du Havre

blog -Macron impact balle entre deux yeux sur effigie-mai2018Il a surtout épinglé le « jeu dangereux » de certains qui « attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes« , a-t-il dénoncé dans le JDD, allusion notamment à la France Insoumise.

Pour le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la mobilisation parisienne, « finalement assez mince »,  montre « peut-être » que  des manifestants potentiels renoncent par crainte de « violences », ou, en deuxième hypothèse, qu' »ils commencent à voir les premiers effets de la politique menée par ce gouvernement« .

A Paris, des hospitaliers, retraités, chercheurs, salariés d’Air France ou d’Aéroports de Paris, cheminots ont défilé de la gare de l’Est à Bastille. « Macron, méprisant de la République », brocardait une pancarte du PCF représentant Emmanuel Macron en monarque. « Mai 1968, Mai 2018: 50 fois plus de raisons de se révolter », affichaient des autocollants de Lutte ouvrière.

« Jupiter, on va te faire redescendre sur terre », « Macron usurpateur des voix du peuple de gauche« , ou « SNCF mon amour », pouvait-on lire à Nantes.

La CGT s’est mobilisée pour « une autre politique sociale car la politique pour les riches, ça suffit », selon Philippe Martinez, son secrétaire général. FO, la CFDT, l’UNSA avaient refusé de participer, comme le PS.

« Formez ce front populaire dont le peuple a besoin », a exhorté Mélenchon à Marseille.

Face au gouvernement, « il faut que la tête dure de Monsieur Emmanuel Macron entende ce message du peuple populaire, comme on dit ». 

blog -effigie Macron brulee Pl Nation Paris-1ermai2018Dans une ambiance printanière, entre 5.000 et 8.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont défilé à Toulouse autour d’une pieuvre géante à l’effigie de Macron, brandissant une étiquette de « fainéant », « cynique », « cheminot, « précaire », « soignant » ou « retraité ».

A Nantes, des incidents ont éclaté lorsqu’une centaine de révolutionnaires anarchistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture. De nombreux manifestants arboraient un gant rouge, en soutien à l’étudiant qui a eu la main arrachée mardi à Notre-Dame-des-Landes en ramassant, pense-t-on, une grenade.

Par avance, depuis la Russie, Macron avait lancé un défi assurant vendredi que la marée humaine, « ça ne nous arrête pas ». « J’écoute les gens en permanence, » bien que « rencontrer » ne soit pas synonyme d' »écouter », mais « ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique« , avait estimé le président.

Assurant le service après-vente de la parole jupitérienne, samedi sur Twitter, le patron de LREM Christophe Castaner a fustigé certaines attaques symboliques contre Emmanuel Macron: « Pendaison de l’effigie du président de la République. Sa marionnette brûlée. Le président représenté en nazi avec brassard israélien. Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse ? #MareePopulaire #manifestation » Castaner occultant donc l’impact de balle entre les deux yeux du président sur une effigie.

La présidente voilée de l’UNEF « respecte la loi », se félicite la députée PS Valérie Rabault

Coup de grâce au féminisme et à la laïcité socialistes : la député PS Valérie Rabault prend la parole pour approuver la femme voiléePartager

blog -UNEF presidente voilee-mai2018.JPGLa patronne du groupe PS ‘Nouvelle Gauche’ à l’Assemblée Nationale a contredit Marlène Schiappa sur ses propos condamnant la présidente voilée de l’UNEF. « La loi est très claire en France sur le port du voile, cette présidente respecte la loi », a jugé Valérie Rabault, invitée de l’émission Punchline présentée sur C8 par Laurence Ferrari.

Lien video

Résultat de recherche d'images pour "UNEF presidente voilee"

« La ministre devrait quand même se soucier, puisqu’elle est censée être membre de l’exécutif, de faire en sorte que la loi française s’applique, » a lancé, non sans aigreur, la  donneuse de leçon socialiste.

Et de la défier : « Si elle assume sa position elle va voir le Premier ministre; elle lui dit ‘je voudrais déposer une loi‘ et on en débattra à l’Assemblée Nationale ».

La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa avait dénoncé une « forme de clientélisme » chez l’UNEF : 

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Marlène Schiappa sur la responsable de l’Unef voilée : « Il y a une forme de message qui m’interpelle » <a href= »https://t.co/xdWT0ekFSl »>https://t.co/xdWT0ekFSl</a&gt; <a href= »https://t.co/dgc6QgSkmS »>pic.twitter.com/dgc6QgSkmS</a></p>&mdash; CNEWS (@CNEWS) <a href= »https://twitter.com/CNEWS/status/998622422445252608?ref_src=twsrc%5Etfw »>21 mai 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

Manifestation du 26 mai: 31.700 manifestants ne font pas une « marée populaire »

La « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est 21.000 manifestants la préfecture de police

blog -maree populaire-rassemblement du 26 mai 2018 vs politique Macron.jpgLa CGT en a compté environ 4 fois plus, 80.000, samedi 26 mai dans les rues de Paris, loin devant les 31.700 manifestants, selon le comptage « indépendant » réalisé par le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de media, soit le service public de franceinfo, AFP, Le Monde, Libération,…

Ce comptage censé être “indépendant” est effectué par la société privée de sondage Occurence dirigée par Yoel Adary.

Depuis 20 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international pour mesurer la performance de leurs actions de communication et éclairer leurs décisions stratégiques.

Sur son site internet, cette société affiche ses références (à droite), se vante d’avoir déjà procédé à des comptages (à l’aide de laser et de micro comptage) et d’être le plus souvent proche des chiffres de la police. Sans surprise, ce soir les chiffres d’Occurence publiés apparaissent inférieurs à ceux de la police.

La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage. Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués [par la police] et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rendent directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. Et que  donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège.

La société Occurence a été interpellée sur la question des rassemblements statiques. Elle répond qu’un comptage par surface et densité de population est possible et rigoureux. 

Il s’agit d’une participation en recul par rapport à la Fête à Macron, le 5 mai, qui avait rassemblé 38.900 opposants à Paris, selon Occurrence (40.000 selon la préfecture, 160.000 selon les organisateurs).

Une « super fête à Macron », selon Jean-Luc Mélenchon

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré, le 26 mai 2018.Des partis politiques (PCF, EELV, Génération.s, ou NPA) ont participé à ce rassemblement, mais aussi des syndicats (les communistes CGT ou FSU et les révolutionnaires trotskistes Solidaires ou Sud PTT,  les magistrats « rouges » du  SM,  l’UNEF, ainsi que des associations, telles les écologistes radicaux ‘Les Amis de la terre’ et les communistes du « Mouvement de la paix’ ou les altermondialistes d’ATTAC .

A l’inverse de la CGT, l’UNSA, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés de samedi, tout comme le PS.

Quelques incidents à Paris et à Nantes.

39 opposants anti-républicains à Macron ont été interpellés dans la manifestation parisienne, selon la préfecture de police, pour « groupement en vue de commettre des dégradations » ou « port d’armes par destination« .

Au moins 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue. En effet, la vitrine d’une agence d’assurances, ainsi que deux abribus ont été dégradés pendant le cortège.
Un policier a été blessé et se trouve en état d’« urgence relative ».

A Nantes, des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage d’une lance à eau.

Emmanuel Macron répond par avance.

« J’écoute les gens en permanence », mais « écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique et donc j’assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu’on l’a trop fait », avait anticipé le président de la République.

Le voile islamique d’une dirigeante de l’UNEF interpelle

Interrogée par M6 dans le cadre d’un reportage sur les universités bloquées,

la présidente du syndicat UNEF à l’université Paris IV relance la polémique sur le voile islamique à l’université

blog -Maryam Pougetoux-UNEF voilee.pngSamedi 12 mai, l‘apparition d’une femme voilée, non pas d’un simple foulard, mais d’un hijabau journal de la chaîne M6, de la dirigeante étudiante Maryam Pougetoux, présidente à l’université Paris IV de l’UNEF, syndicat laïc et féministe UNEF, à propos de l’état de la situation dans les universités bloquées, et la difficulté qu’ont ces établissements à y assurer sereinement la bonne tenue des examens. La militante musulmane a déclenché une polémique, non pas en réaction à son discours engagé contre la réforme de l’accueil à l’université, mais bien à cause du voile islamique qui lui couvre les cheveux, les oreille et le cou.

Un citoyen vigilant a relevé cette incongruité de la gauche laïque

Un politologue à l’université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines et cofondateur du Printemps Républicain, Laurent Bouvet, a eu un sursaut. Attentif aux réseaux sociaux et farouche défenseur de la laïcité, le professeur de sciences politiques a dénoncé l’affichage de son appartenance religieuse par  Maryam Pougetoux, une prosélyte, comme nombre de converties.
Dans un message posté sur Facebook, Laurent Bouvet publie une photo de la jeune femme avant de railler « la convergence des luttes […] bien entamée » à l’UNEF.

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Flbouvet%2Fposts%2F10216104096257433&width=500

Une « odieuse campagne de harcèlement raciste » ?

L’essayiste et militante Céline Pina s’indigna également de l’affichage médiatique de la militante de l’UNEF. Dans un long message, elle dénonce cette fois l’infiltration des mouvements de jeunesse par les Frères musulmans et le « développement des filières indigénistes et islamistes ». « Ce sont les étudiants musulmans de France (EMF, ex- Union islamique des étudiants de France), filiale des frères musulmans, qui en sont chargés. Visiblement dans certains endroits, la manipulation a réussi » écrit-elle.

51ftgm5y1nl-_sx320_bo1204203200_Elle s’est fait connaître en 2015, lorsqu’elle dénonça publiquement la tenue du Salon de la femme musulmane, à Pontoise, qui accueille des prédicateurs salafistes promettant « aux femmes coquettes et parfumées » un « châtiment atroce » et leur enjoignent de « se voiler pour éviter le viol ici-bas, et l’enfer dans l’au-delà« . LIEN PaSiDupes Salon de la femme musulmane: les fondamentalistes « à la maison« , à Pontoise, Ile-de-FranceC’est ensuite avec une lettre ouverte de novembre 2017 au ministre de l’Intérieur au sujet des prières de rue organisées chaque semaine à Clichy, et le rappel de la responsabilité de l’État de rétablir l’ordre public. En mars 2018, elle signe L’appel des 100 intellectuels contre le « séparatisme islamiste », au coté de Bernard Kouchner, Alain Finkielkraut,  Elisabeth Lévy Luc Ferry  ou encore Françoise Laborde. 

Julien Dray, membre du parti socialiste et ancien membre de l’UNEF, s’insurgea à son tour

« La direction du syndicat qui accepte cette jeune dame comme dirigeante souille tout notre combat mené dans les universités… Bien des membres de l’UNEF doivent être effarés… ».

Voir l'image sur TwitterFace au déferlement de commentaires à l’encontre du prosélytisme de la militante Maryam Pougetoux, ses soutiens se sont rapidement manifestés, avec pour outil de ralliement le mot-clé #SoutienAMaryam.

Parmi les réactions symptomatiques et révélatrices de l’intention subversive de la présidente de l’UNEF Paris IV-Sorbonne (qui a passé un accord de coopération avec les Emirats arabes unis), celle de la sulfureuse militante polémiste Rokhaya Diallo qui s’indigna de la « chasse aux musulman.e.s (présumé.e.s) qui ont l’outrecuidance de se rendre visibles ». Une « chasse » « orchestrée »,  selon elle « par le Printemps républicain ».

blog -Rokhaya Diallo-tweet attaque PrintempsRepublicain en soutien voile par prsdte UNEF-13mai2018

La militante identitaire, comme les Indivisibles (dont elle a été exclue !) ou le PIR, et twitto à temps plein (soutenue par une garde de survoltées) dresse ici la liste des précédentes polémiques, notamment celle ayant visé Mennel, candidate voilée du télé-crochet The Voice. Elle est rapidement rejointe par d’autres militants comme l’islamo-gauchiste Sihame Assbague, 31 ans, qui dénonce « une odieuse campagne de harcèlement raciste ».

Tweet (13 mai 2018) de la maso : « journaliste par obligation • en mode contre-pouvoir • « j’ai toujours le mauvais rôle » :

blog -Sihame Assbague-tweet soutien a Maryam Pougetoux-denoncant ceux qui revent musulmans invisibles-13mai2018

Ancienne porte-parole franco-marocaine du collectif ‘Stop le contrôle au faciès’Assbague, une instable, fut d’abord chargée de mission (ou « conseillère politique », ce n’est pas clair) pour la mairie du 14e arrondissement de Paris, dont le maire était Pascal Cherki (PS, mais désormais à Génération·s de Benoît Hamon), mais démissionna rapidement et accepta une mission de la maire UDI suivante… Dans le cadre de l’affaire visant l’islamiste Tariq Ramadan, elle signa une tribune ( sur le site Mediapart aux côtés d’une cinquantaine de militants  « pour une justice impartiale et égalitaire«  pour Tariq Ramadan, mis en examen pour viols et placé en détention provisoire, et dans laquelle il est demandé de libérer immédiatement ce dernier en raison de son état de santé. Le 1er septembre 2015, lors du lancement de Contre-attaque(s) — plateforme internet de lutte contre l’islamophobie publiée sous la direction de Alain Gresh, Sihame Assbague est membre de son comité de rédaction.

Accusée de communautarisme et de racisme antiblanc, elle forme un binôme de « contre-journalistes du net«  avec la journaliste Widad Ketfi, blogueuse sur Bondy Blog et cheffe d’édition pour une émission sur Canal+. Les « journactivistes » utilisent des applications comme Périscope pour mener des contre-enquêtes sur des articles ou propos jugés diffamatoires.

Le 11 décembre 2017, le gouvernement a mis officiellement en place le Conseil national du numérique (CNNum) avec Rokhaya Diallo parmi ses membres. Trois jours plus tard, le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, homosexuel LREM a demandé son départ.

Le syndicat UNEF a réagi par la voie d’un communiqué de presse.

Le syndicat étudiant y condamne « le déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe dont Maryam est victime » et s’attaque directement à Laurent Bouvet, qu’il accuse de dissimuler « une islamophobie décomplexée » derrière « son débat sur la laïcité excluante« .

Voir l'image sur Twitter

Ancien militant (ou proche) du Parti socialiste pendant des années, le politologue Laurent Bouvet – un ex-directeur de l’Observatoire de la social-démocratie à la Fondation Jean-Jaurès – est devenu l’un des représentants de La Gauche populaire, dont les principaux animateurs sont Laurent Baumel, Philippe Doucet ou François Kalfon.

Des professeurs de Rennes 2 s’opposent à une présence de la police pour garantir le bon déroulement des examens

L’ordre républicain mis en question par l’Université gangrenée par la gauche radicale

Le chaos universitaire n’est pas le seul fait des étudiants. 

Les examens doivent débuter jeudi sur le campus Villejean de l’université Rennes 2, mais pourront-ils se tenir ?  Après l’évacuation des bâtiments occupés lundi matin, les étudiants opposés à la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) ont fait savoir qu’ils se mobiliseront pour empêcher la tenue des partiels.

 

 (@UnefRennes2) 14 mai 2018

Interrogé, le président de l’université réplique qu’il mettra  « tout en oeuvre » pour que les examens se tiennent, promettant une sécurisation du campus et un filtrage.

Des personnels de Rennes2 animent la chienlit menée par l’UNEF.

blog -Rennes2-police evacue amphi 14mai2018
Rennes2, lundi 14 mai 2018

 Les mesures de la direction élue ne sont pas du goût d’une catégorie de personnels radicalisés. Dans un communiqué du 15 mai, le comité de mobilisation des personnels mobilisés (@PersonnelMobR2) a clamé son opposition frontale :  « Nous sommes attaché·e·s à la tenue des examens, selon le calendrier mis en place, dans des conditions sereines. Cependant, nous refuserons de surveiller des examens en présence de forces policières sur les campus. » Est notamment visé le Parcoursup qui ne concerne pas leurs étudiants actuels.

Des actions violentes de « frondeurs » (« casseurs »?) font annuler les examens  dans d’autres villes

blog -Rennes2-Vive la Commune sur fronton-mai2018
La Commune de Paris est un mouvement révolutionnaire et un gouvernement  insurrectionnel  qui durèrent un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la ‘Semaine sanglante’ du 21 au 28 mai 1871
La famille de Marlène Schiappa appartient à la ‘libre pensée’

Les partis, les syndicats, les associations révolutionnaires instrumentalisant la classe ouvrière se retrouvent chaque année au Mur des Fédérés, le 1er mai, pour rendre hommage aux communards  qui s’emparèrent du pouvoir par la force et la terreur et établirent la Commune de Paris, régime collectiviste, fédéraliste, laïc et internationalistedu 18 mars au 21 mai 1871. Slogan : « Ni dieu ni maître, à bas la calotte, vive la sociale ! »

Le 18 mars 2018, l’organe du Parti communiste  français (PCF), le journal l’Humanité, a commémoré le « 18 MARS 1871, la Commune de Paris à la République » en lançant cet appel:
« A l’initiative et l’appel à la population du Collectif des communes Vive_la_commune_vivent_les_communes dimanche 18 mars, les élus parisiens et maires communistes de banlieues installent un village éphémère, place de la République à Paris, pour célébrer le 18_mars_1871, date de naissance de la Commune de Paris. C’est l’occasion pour eux de défendre les communes menacées de disparition par la réforme territoriale, la baisse des dotations, la disparition de l’autonomie fiscale, la suppression des services publics et biens des pouvoirs qui leur sont propres. C’est aussi l’occasion de rappeler les idéaux de la Commune de Paris. » Désormais maquillé en « gauche de la gauche« , le PCF prétend avoir abandonné son objectif révolutionnaire…

Depuis le début de la semaine, plusieurs universités ont dû annuler leurs examens en raison de perturbations sur fond d’opposition à Parcoursup et à la loi ORE. C’était le cas à Lyon2 lundi, mais aussi Grenoble, par exemple.

blog -ENS-mort a democratie-mai2018

D’autres établissements ont opté pour les devoirs maison, en famille, entre copains, comme le réclament les étudiants bloqueurs de Rennes 2, tous favorables à la casse de l’université et de sa délivrance des examens. Des actions en faveur du contrôle continu, dégénèrent en note moyenne 10 pour tous, une revendication de Paris Tolbiac. Le contrôle continu sera ensuite généralisé et étendu au baccalauréat où la réforme Blanquer l’introduit déjà partiellement.
L’extrême gauche révolutionnaire fait peser une menace sur l’égalité des chances et l’état de droit..

Européennes: des lycéens s’opposent au vote populaire

Les totalitaires désavoués par les urnes descendent dans la rue

La gauche pousse dans la rue « plusieurs centaines » de lycéens et étudiants angevins dans la rue

La chienlit totalitaire est à la fête,
en noir…

La Fédération Syndicale Etudiante (ci-dessus) a cessé d’exister le 27 janvier 2013, en fusionnant avec la fédération trotskiste SUD Étudiant pour former une nouvelle fédération nommée  Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes.

25% d’électeurs ont envoyé des eurodéputés FN à Strasbourg et ce rejet des citoyens FN par la gauche incarnée par Hollande et Valls, Duflot et Joly, Laurent et Mélenchon, Arthaud et Besancenot provoque un sursaut de totalitarisme dans la majorité.

Au verdict des urnes, dimanche 25 mai 2014, ils opposent la loi de la rue. En disant manifester leur incompréhension, ils expriment en fait leur déni de la démocratie.

Les anti-démocrates étaient encore 350 à défiler ce mardi dans tout le centre-ville d’Angers. Le cortège s’est dirigé sur la préfecture et s’est éparpillé peu après 14 heures.

VOIR et ENTENDRE Gaston, étudiant en anglais à l’Université d’Angers, faire la leçon aux jeunes et moins jeunes, le 27 mai 2014:

Douze ans après le 21 avril 2002, où des centaines de milliers d’extrémistes avaient déjà protesté en descendant dans la rue pour protester contre les électeurs qui avaient envoyé Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, les anti-démocrates ont encore manifesté contre  les listes du Front national arrivées en tête aux élections européennes dans toutes les circonscriptions, sauf trois.

L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et l’Union nationale lycéenne (UNL), deux organisations classées à gauche, ont toutefois lancé, dès mardi, un appel à manifester pour le jeudi 29 mai à 14 heures dans toutes les principales villes de France et place de la Bastille à Paris. « Le Front national à 25 %, ce n’est pas notre France ! « , lancent-elles, à la façon des nantis de la gauche people incarnée par Bruel, Biolay et Noah.

Se faisant passer pour représentative, l’extrême gauche fait parler la jeunesse de France. 

Que dit l’intox de gauche relayée par la désinformation de la presse militante ? « Le vote de dimanche dernier n’est pas à l’image de la jeunesse. Dans leurs engagements, leurs mobilisations et leurs combats, les jeunes portent des valeurs d’égalité, de solidarité et d’ouverture sur le monde qui sont à l’opposé de celle de l’extrême droite et du Front national. […] Les résultats du Front national imposent une réaction des jeunes, pour dénoncer l’extrême droite et ses dangers, mais aussi et surtout pour faire entendre notre voix : nous refusons que l’extrême droite soit le porte-parole de notre contestation ! »

 

 Un communiqué signé par l’UNEF, l’UNL, mais aussi la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), Osez le féminisme, la Maison des potes, Ensemble, les Jeunes socialistes, les Jeunes communistes et les Jeunes du Parti de gauche, les Jeunes de la gauche unitaire, les Jeunes écologistes et enfin les Jeunes radicaux de gauche, Sans oublier l’ex-FSE et SUD Étudiant considérée comme appartenant en Europe au groupe des syndicats étudiants les plus extrêmes à gauche, soulignent comme un effet de leur activisme que « les jeunes ont gonflé les rangs de l’abstention: plus de 50 % aux élections municipales et 73 % aux élections européennes ». Ces associations dénigrent les institutions européennes, tout en disant par ailleurs qu’elles ont protégé l’Europe de la guerre.

A la vérité, la majorité des jeunes qui ont participé à la vie démocratique ont exprimé un vote de rejet du pouvoir actuel 

Selon plusieurs instituts de sondage, parmi ceux des jeunes qui ont voté aux européennes 30% des moins de 35 ans ont fait le choix du FN.

L’extrême gauche totalitaire se dit plus « démocrate » que les républicains

Plusieurs organisations syndicales ont participé à ce mouvement « spontané », organisant une journée de grève et de manifestation le 26 juin.

Il se trouve justement que, parallèlement à ces appels syndicaux, Lucas Rochette-Berlon, un lycéen de 17 ans (ci-contre) en terminale S au lycée L’Olivier – Robert-Coffy (classé 16e du département), à Marseille – un lycée privé, pour l’anecdote ! – a créé dès dimanche soir sur Facebook une page appelant à une prochaine « marche citoyenne contre le FN ».

Interrogé, le lycéen dit s’être récemment encarté à l’UNL, mais qualifie son « initiative » personnelle d’ « apolitique ». « Montrons au FN, aux partis politiques, aux journalistes, au monde [sic, mais les jeunes parlent plus authentiquement de « planète »…], que nous dénonçons le racisme, la xénophobie, la haine, le repli sur soi de ce parti, et que les Français ne partagent pas ces valeurs », peut-on lire sur cette page. Ancienne présidente de l’Union nationale lycéenne de 2004 à 2005, Constance Blanchard, a lutté contre la loi Fillon de 2005 et a ainsi intégré le Conseil National du Parti socialiste.

A la vérité, les manifestants « contre le F-Haine » étaient peu nombreux, mais bien relayés par la presse

A Toulouse, entre 1.000 et 2.000 jeunes ont manifesté contre le FN.
Des anti-républicains qui se croient
une conscience politique de démocrates

Le 25 mai 2014 n’est décidément pas le 21 avril 2002. Des cortèges d’importance moyenne ont défilé ici et là contre le Front national, à Paris, Toulouse et Lyon.

Cette fois, alors que le parti de Marine Le Pen a obtenu 25% des voix dimanche aux élections européennes, les « marches citoyennes contre le F-Haine » ont rameuté beaucoup moins de monde, bien qu’organisées jeudi dans toute la France.

Quelques centaines de jeunes à Paris. Alors que les défilés étaient organisés le matin en province, à Paris, les manifestants ont quitté la place de la Bastille vers 14h30 en direction de la place de la République. Plusieurs centaines de jeunes sont descendus dans la rue à l’appel du syndicat étudiant UNEF, des organisations lycéennes UNL et Fidlmais aussi des mouvements de jeunesse socialiste, communiste et écologiste et des associations comme Osez le féminisme ! Les organisateurs ont revendiqué 8.000 manifestants, la police n’en a en revanche dénombrés que 4.200. Loin des 500.000 manifestants du 1er mai 2002.

Un échec pour ces associations subventionnées – en pure perte – par l’impôt. 

Et ces danseuses qui se disent « citoyennes » ne justifient donc pas les subventions que les contribuables, pour le coup « citoyens », leur versent -à leur corps défendant- en période de vaches maigres.

Des syndicats radicaux appellent à une  » riposte contre l’extrême droite »

Après les organisations lycéennes et étudiantes de gauche et d’extrême gauche, ce sera au tour de syndicats, tels la CGT, la Fédération syndicale unitaire des enseignants (FSU), proche du PCF, et des trotskistes de Solidaires d’entretenir la haine politique – dans un communiqué commun signé avec l’UNEF, l’UNL et la FIDL – en « organisant les ripostes » contre l’extrême droite.

La Confédération générale du travail (CGT) appelle à une journée de grève et de manifestation de stigmatisation des électeurs en juin et avant la conférence sociale des 7 et 8 juillet, a indiqué, mercredi , son secrétaire général, Thierry Lepaon. Et, s’attribuant la propriété des « valeurs d’égalité, de liberté et de solidarité », une douzaine d’organisations, dont l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et l’Union nationale lycéenne (UNL), ont déjà appelé à manifester d’ici la fin du mois de mai à Paris contre l’extrême droite.