Manifestation politique : Mélenchon va-t-il réussir à rassembler, samedi 26 mai ?

Mélenchon va-t-il réussir à rassembler une « marée populaire » samedi ?

Jean-Luc Mélenchon, ici manifestant à Marseille mi-avril, remet ça samedi.

Une soixantaine d’organisations est appelée à manifester son opposition à la politique sociale d’Emmanuel Macron.

Alors que la contestation joue la durée et l’usure, tout se jouera sur le nombre de participants : une démonstration de force ferait taire ceux qui clament que la mobilisation s’essouffle ou n’a jamais eu une chance.

Mélenchon met en jeu son statut de « principal opposant » à Macron

Tout l’enjeu est là : combien de personnes défileront samedi dans plusieurs villes de France à l’appel de plus de 60 organisations, syndicats et partis de la gauche de la gauche mêlés ? Après l’échec des mobilisations de l’automne contre la réforme du Code du travail et celles des cheminots et des fonctionnaires, les opposants à la politique d’Emmanuel Macron tentent une nouvelle fois d’inverser le rapport de force le 26 mai.

Jean-Luc Mélenchon veut croire que c’est une « marée populaire » qui va descendre dans la rue, notamment à Paris, entre la gare de l’Est et la place de la Bastille. Le député de La France insoumise Alexis Corbière a même salué sur Public Sénat une « montée en puissance » de la mobilisation, fait « nouveau », selon lui.

En soi, le rendez-vous est déjà une réussite pour la gauche radicale : 60 syndicats, associations ou partis qui s’unissent le temps d’une manifestation, ce n’est pas concevable. « C’est pas vrai de dire que ça ne s’est jamais passé dans l’Histoire, mais c’est un petit événement« , s’est félicité le révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot, l’homme aux deux casquettes anti-républicaines NPA et SUD (Solidaires) sur RTL. « Quand d’un côté vous avez la politique qui (…) consiste à donner aux plus riches parmi les plus riches et qu’au reste de la population vous demandez de se serrer la ceinture, ça agace, ça énerve et de fait ça crée une convergence« , a-t-il estimé. Dans ce contexte, « les mobilisations, elles sont encore devant nous, pas derrière ».

Mélenchon veut un « Front populaire »

Réussite dérangeante, la CGT, syndicat  aux abois, a accepté de défiler avec un parti politique, la France insoumise, ce qu’elle refusait de faire jusqu’alors. Un petit succès qui fait que Jean-Luc Mélenchon évite de tirer la couverture à lui.

Une première depuis des décennies, mais qui vaut à ses alliés syndicalistes d’être accusés de franchissement de la ligne blanche qui sépare le syndical et le politique. Un Rubicon.

Présenté comme premier opposant à Emmanuel Macron, selon la presse et selon un sondage commercial Ifop pour le JDD, qui arrange Macron, le député des Bouches-du-Rhône prétend la jouer collectif. Ainsi, il défilera sur le Vieux-Port, à Marseille dont il vise la mairie, et non pas à Paris : autre démonstration qu’il joue sa carte personnelle, la dernière de sa carrière.

Dans sa « Revue de la semaine » diffusée sur YouTube, il a récusé la « caricature » selon laquelle le vieux routier de la politique ne pense plus qu’à sauver une carrière personnelle tapageuse émaillée d’erreurs et d’échecs. « Je n’ai jamais dit que je ne voulais m’entendre avec personne, ni que les membres de la France insoumise ne veulent s’entendre avec personne, c’est le contraire, ils passent leur temps à s’entendre avec tout le monde« , a-t-il raconté. Mais il a tout dit et son contraire…

Sur son blog, mardi, le leader insoumis estime que « le décloisonnement du social et du politique se réalise le 26 mai. Mieux, dans le respect de l’identité et des finalités d’action de chacun » ! Surtout, pour Mélenchon, samedi, c’est donc une « marée populaire », « massive » qui défilera et qui « déclenchera une onde de choc », et d’évoquer même la probable constitution d’un « Front populaire ».

Le problème, c’est que Mélenchon et les Insoumis se sont trompés plusieurs fois dans leurs prédictions sur l’ampleur des mobilisations :

  •  – Pour la « Fête à Macron », il avait salué un « immense élan populaire », avec « 160.000 participants ». Ils étaient 40.000 selon la police.
  • – En septembre, lors d’une mobilisation contre la réforme du droit du travail, la France insoumise avait comptabilisé 130.000 manifestants et Mélenchon avait noté un « succès ». Ils étaient 30.000 selon les forces de l’ordre.
  • Mélenchon avait alors espéré « un million » de personnes sur les Champs-Elysées, manifestation qui n’a jamais pu être organisée.

Pour marquer un point samedi, il faudra donc être bien plus nombreux.

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France : les imams du Ramadan ont débarqué

Imams détachés, « pour une coopération intelligente et profitable à tous » ?

Muslim boy performs prayers on the first Friday of the holy fasting month of Ramadan inside a mosque in Bangkok

Mardi 15 et mercredi 16 mai, la veille du mois du Ramadan, l’Union des mosquées de France (UMF) a accueilli, 142 psalmodieurs du Coran, 12 conférencières et 8 conférenciers étrangers, tous venus du Maroc pour officier dans des mosquées françaises durant le mois de jeûne.

Dans le cadre d’une convention bilatérale entre le Royaume du Maroc et la France, côté marocain, le ministère des Habous et des Affaires Islamiques s’est chargé de la préparation du séjour de ces cadres religieux et de leur prise en charge. Côté français, leur venue a été passée au crible de commissions spécialisées et leurs demandes de visas ont été étudiées par les services du ministère de l’Intérieur qui a statué en dernier ressort. In fine, l’UMF est maître d’oeuvre en finançant leur accueil et leur accompagnement sur le sol français. 

L’arrivée massive d’imams étrangers, mais aussi le principe du ramadan en République laïque alimentent un débat entre responsables politiques vigilants qui ne sont évidemment pas d’extrême gauche.

Alors même que, depuis les années 1990, aucun signalement d’un quelconque problème relatif au discours ou aux avis religieux de ces imams n’a été porté à la connaissance du public, il reste que le soupçon de fondamentalisme ou d’extrémisme ou encore d’entrave à l’émancipation des musulmans de France vis-à-vis des pays étrangers – c’est-à-dire que sont dressés des obstacles à leur intégration –  est étayé par la montée du terrorisme en France, et singulièrement parmi des Français d’origine marocaine. Certes, l’UMF dit souhaiter la préparation active du cheminement d’un « islam de France » fait d’indépendance et d’échanges ne refuse pas le principe de ce débat. Mais il émet des conditions pour qu’il soit utile et profitable au pays accueillant et oppose l’existence de postures idéologiques qui résistent à cette prétendue coopération pour un islam de France dans laquelle le microcosme cède constamment du terrain, au nom d’un humanisme aveugle et d’une laïcité à sens unique.

L’échange des expériences et des bonnes pratiques dans la lutte contre l’extrémisme, une nécessité 

Les vertueux de France reçoivent 5/5 la propagande musulmane pour un monde ouvert, où les échanges de savoir-faire , sans exclusive du religieux. Les imams établis voient volontiers en eux des citoyens éclairés distinguant ce qui est utile au pays… Ces « bons » citoyens-là ne seraient pas, comme les autres, sous influence et incapables d’apprendre d’autres cultures, sans crainte aucune d’une mise en péril de leur identité ou de leur civilisation.

La mission essentielle des imams est d’assurer les prières de nuit (tarawih) et d’initier les fidèles aux méthodes de psalmodie du Saint Coran. Les conférenciers et les conférencières, quant à eux, participent à la promotion des valeurs authentiques de l’islam par l’enseignement et l’accompagnement spirituel des fidèles. Leur présence en France est due en partie au manque d’imams bien formés, admet le président de l’Union des mosquées de France (UMF) et à une activité spirituelle plus intense pendant le mois de Ramadan. Il note aussi que, ces dernières années, la demande des mosquées de France porte plus sur les conférencières que les conférenciers…

La lutte contre l’extrémisme islamique est aujourd’hui une cause qui ne mobilise pas activement  les imams. Sur le sujet, ils prônent un échange des expériences et des bonnes pratiques qui les place au centre de la réflexion. L’UMF ne tente pas un instant de s’organiser pour faire barrage, se contentant d’aborder et de discourir sur les différentes thématiques que développent les courants extrémistes, comme si en parler suffisait à éviter les errements et l’imposture de l’idéologie radicale. 

Le ramadan est en France l’occasion de renforcer sa position dominante sur d’autres pays frères et néanmoins concurrents. Le Maroc est en France est puissance invitante des cadres religieux du monde entier pour de nombreuses rencontres spirituelles et scientifiques dans les mosquées marocaines. Certains, dont des Français, participent aux traditionnelles conférences présidées par Sa Majesté le Roi du Maroc et retransmises en direct. 

Seuls 10 % des 3.000 imams de France sont détachés par leur pays d’origine. Pris en charge par leurs pays d’origine, les imams étrangers officiant toute l’année en France -essentiellement le Maroc (30), l’Algérie (120) et la Turquie (150) – représentent environ 10 %, la même proportion que les 1.500 prêtres catholiques étrangers en France sur un clergé de 15.000, souligne l’UMF. Leur présence en France est régie par des accords bilatéraux avec le Maroc, à la différence notamment de l’Algérie, l’Etat chérifien participant à l’encadrement culturel et religieux de leurs résidents en France pour une période limitée et qui n’ont pas vocation à devenir français. La France déploie aussi des moyens importants pour assurer l’éducation des Français musulmans qui résident à l’étranger. De nombreux établissements français dans de nombreux pays, notamment au Maroc, dispensent un enseignement français en phase avec les valeurs et la culture françaises. L’UMF reconnaît donc des divergences…

Les musulmans de France travaillent à amener les Français à s’approprier des savoir-faire que la France n’a pas encore acquis, notamment dans le domaine religieux musulman…. Dans ce qu’ils appellent une telle « coopération », les musulmans de France s’offrent pour qu’ils trouvent l’équilibre qui leur permettrait de répondre à leurs besoins et de réaliser leurs objectifs à moyen et long terme. Leur renoncement des Français à ce cheminement, bon gré, mal gré, serait  contre-productif… L’UMF se considère la mieux placée pour mettre les Français en marche ! 

Cette arrivée de 300 imams marocains et algériens fait débat

A l’heure où la colonie musulmane de France reçoit le renfort de quelque 300 imams marocains et algériens dans ses mosquées françaises, et où le président français Emmanuel Macron entend instaurer un “islam de France”, certains responsables politiques de droite et jusque dans la gauche laïque s’insurgent.  Si cette pratique s’exerce depuis le début des années 1990 sans attirer la moindre discordance, plusieurs vagues d’attentats mortels islamistes ont éveillé quelques consciences.  

Un principe contraire à l’instauration d’un “islam de France”. 

“Une hérésie”, dénonçait l’ancienne secrétaire d’État française Jeannette Bougrab, dans un entretien accordé au journal Le Figaro, le 28 mars 2018. “Les bras m’en sont tombés”, avait-elle ajouté. “Comment, dans un Etat laïque, le ministre de l’Intérieur, certes ministre des Cultes, se préoccupe-t-il de faire venir des imams d’Algérie pour le ramadan?”. Par ces mots, l’élue venait de poser les jalons d’un débat qui agite désormais l’opinion : la France doit-elle être dépendante des pays du Maghreb pour assurer le bon déroulement du mois sacré à l’intérieur de ses frontières? 

Bien qu’il n’ait jamais manifesté une quelconque objection à ce sujet, l’ancien Premier ministre Manuel Valls a renchéri sur les propos de Jeannette Bougrab en déclarant: ”ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un islam des Lumières”, suggérant de “mettre un terme” aux accords bilatéraux permettant la venue de ces imams, et ce “le plus vite possible”. 

De même que dans les colonnes du Figaro, le 11 avril dernier, l’ancien ministre de l’Education nationale Luc Ferry a évoqué une “décision sidérante”. A propos du ministre de l’Intérieur français Gérard Colomb, il s’est insurgé: “Mais pourquoi tant de pusillanimité face à une menace [sous-entendue islamiste] de plus en plus mortelle?”. 

Ces discours viennent dénoncer la contradiction avec les ambitions portées par Emmanuel Macron qui avait annoncé il y a un an vouloir instaurer un “islam de France”, moins lié aux influences des Etats musulmans. Une décision qui avait pour objectif de lutter contre la montée des discours rigoristes voire radicaux en France. Pour venir à bout de ce chantier pharaonique, le président français s’était fixé plusieurs lignes de conduite, à savoir réformer les instances représentatives, le financement des mosquées, du pèlerinage et du halal, ainsi qu’assurer la formation d’imams sur le territoire français.

“Une visite [de 29 jours] passée au crible,” nous assure-t-on

Depuis le début des années 1990,  le service que ces imams délocalisés « nous apporte nous aide beaucoup”, reconnaît Mohammed El Mahdi Krabch, imam et membre du conseil théologique du Conseil français du culte musulman (CFCM), infiltré et noyauté par influence des Frères musulmans. En juin 2017, Emmanuel Macron a pourtant répondu à l’invitation d’Anouar Kbibech, président du CFCM, de rompre le jeûne musulman. Et ce partenariat a été signé par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb lors de sa visite en Algérie, les 14 et 15 mars 2018.

Pour entrer sur le territoire français, la liste des imams est préalablement validée par le ministère de l’Intérieur qui, une fois tous les profils examinés, délivre les autorisations de visas.  A la différence de certains imams français, les Marocains et les Algériens sont capables de réciter l’intégralité du Coran sur le mode psalmodique, car ils l’ont appris par coeur. “S’il y avait des établissements en France qui pouvaient former des imams sur le territoire, alors cet échange n’aurait plus lieu d’être, seulement aucun dispositif n’a été mis en place à cet effet”, explique Mohammed El Mahdi Krabch, recteur de mosquée à Avignon, au coeur d’un quartier sensible, au sud de la cité des Papes. 

Les psalmodieurs envoyés en France ne prêchent pas la parole et, officiellement, ne font donc que psalmodier  les 60 chapitres du Coran en arabe. Sauf qu’il leur reste du temps libre pour l’endoctrinement,  dans les 2.500 lieux de culte musulmans français

En revanche, les conférenciers et les conférencières participent à la promotion des valeurs de l’islam par l’enseignement et l’accompagnement spirituel des fidèles.  Le prêche suscite une énorme méfiance entretenue par la langue arabe utilisée en France et singulièrement  par les mouvements islamiques radicaux pour véhiculer leur pensée et l’apologie du terrorisme. 

Une association pro-migrants appelle à la démission de Gérard Collomb

« Il faut que Gérard Collomb démissionne », selon une association

FRANCE-MIGRANTS-REFUGEESLe ministre de l’Intérieur aurait confié à des proches laisser traîner la situation des migrants à Paris pour faire du tort à Anne Hidalgo à deux ans des municipales. On imagine pourtant mal que des proches du ministre aient fait cette révélation qui n’a pas manqué de faire bondir les associations de clandestins à Paris. Les plus populistes rappellent qu’il s’agit d’êtres humains en souffrance.

Résultat de recherche d'images pour "Yann Manzi"Yann Manzi, le fondateur et co-président de l’association Utopia 56, juge « incroyables » de telles déclarations. « Ce sont des êtres humains laissés dans l’insalubrité pour faire de la politique, c’est lamentable », s’indigne-t-il d’abord. « C’est horrible ce qu’il dit, ce sont des vies humaines; c’est une honte d’être gouvernés par des personnes pareil, poursuit-il, visiblement animé par son orientation politique. C’est inhumain« 

Cette association bretonne du Morbihan (56) organise du bénévolat pour aider les clandestins à Paris, à Calais et partout. 

« Gérard Collomb joue avec Anne Hidalgo, c’est minable », repart Yann Manzi qui rappelle que les demandeurs d’asile – mais ils ne le sont pas tous – sont sous la responsabilité de l’Etat et non de la mairie.

Depuis plusieurs semaines, la maire PS de la capitale appelle l’Etat à agir après la dégradation de la situation des illégaux à Paris. 

Collomb assume de ne pas se mettre en quatre pour les migrants clandestins

Ce mois-ci, deux illégaux ont perdu la vie dans  deux canaux parisiens différents. Ni Collomb, ni Hidalgo, Brossat (PCF) ou Julliard (PS) ne leur a appris à nager. De plus, et c’est connu depuis des années sans empêcher les migrants de pénétrer en France illégalement, les conditions de vie dans ces campements improvisés sont « déplorables », selon Yannick Le Bihan, directeur des opérations France de Médecins du monde, proche du PCF. Il s’agit de « personnes qui ont vécu des choses assez dures et qui vivent dans des conditions d’accueil pas dignes » ce qui a un impact négatif sur « la santé et la santé mentale », répète-t-il, sans un mot pour les risques sanitaires encourus par les riverains. Ces morts sont « la conséquence d’un endroit qui n’a pas lieu d’exister« , analyse-t-il.

 Contrairement au gouvernement, la mairie a agi pour les migrants, estime Yann Manzi,.

Ce que confirme Médecins du monde. La mairie de Paris « a installé des points d’eau et des toilettes », mais du côté de l’État, « les services ont mis du temps à réagir », accusent-ils, et pour le moment « rien n’a été fait », raconte Yannick Le Bihan. Et d’ajouter, tout en nuances : « On s’interroge sur le délai et la lenteur de la réaction », tandis que « les populations de réfugiés sont de la responsabilité de l’Etat et non des élus« .

En revanche, la constitution de ghettos de rues ne serait-elle pas la responsabilité d’associations qui les concentrent dans quelques lieux, parfois à risques.

Gérard Collomb piétine les droits de l’Homme et les droits de l’enfant

Yann Manzi, fondateur de l’association Utopia 56

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Le ministre de l’Intérieur a promis l’évacuation du camp mercredi matin, mais les associations s’interrogent sur leur mise à l’abris une fois le lieu dégagé. Même si elles sont d’accord pour dire « qu’ils ne peuvent pas rester là », la question est de savoir « quelles conditions d’hébergement leur seront réservées ».

Jeudi 17 mai, déjà, un ensemble d’associations poussait un cri d’alarme sur la situation des 2.400 migrants vivant en campement à Paris. Le fondateur d’Utopia 56 raconte alors qu’il y a deux jours, « des bus de CRS embraquaient des migrants » devant eux, afin de, selon lui, « appliquer la loi (asile et immigrationndlr), les renvoyer en masse pour flatter l’électorat du Front national ».

Il rappelle alors que cette loi, adoptée le 22 avril dernier, est vivement critiquée par de nombreuses instances comme le Défenseur des droits, la Ligue des droits de l’Homme, le Conseil de l’Europe…« On accueille mal pour que les autres ne viennent pas et éviter ce fameux appel d’air », critique encore Yann Manzi qui conclut : Gérard Collomb « piétine les droits de l’Homme et les droits de l’enfant »« il faut qu’il démissionne ».

Dommage que Médecins du Monde, puis Utopia 56 aient claqué la porte du centre humanitaire d’accueil des migrants au printemps…

Déficit public : le satisfecit de Bruxelles à la France doit être nuancé

Moscovici s’est précipité, mais la Commission européenne va déchanter

blog -Macron-Moscovici-connivenceLa Commission de Bruxelles a proposé, mercredi 23 mai, de sortir la France de la procédure de déficit excessif, un trompe-l’oeil qui interdit tout triomphalisme. 

Moscovici est-il crédible lorsqu’il estime que la France a désormais remis ses finances publiques en ordre ? C’est vrai qu’en apparence, les choses vont mieux. Notre déficit s’affiche désormais à   2,6% du PIB –  c’est le dernier chiffre connu, celui de 2017. L’année d’avant, c’était 3,4% du PIB. On pourrait se laisser gagner par l’enthousiasme des milieux macroniens puisque nous sommes donc en-dessous de la limite des 3% fixée par Maastricht, dont le dépassement avait motivé le déclenchement de la procédure à Bruxelles.

Mais l’amélioration entre 2016 et 2017 n’a pas été réalisée par des moyens très réconfortants. Elle n’est due qu’à des facteurs exceptionnels : en tout premier lieu, à l’amélioration des recettes fiscales, c’est-à-dire des rentrées d’impôts, grâce à la reprise économique, essentiellement contextuelle. Ensuite, des contributions à Bruxelles plus faibles que d’habitude. Et enfin la persistance de taux d’intérêt bas, ce qui a permis de contenir la charge de la dette. Rien, don, qui autorise Bercy à pavoiser. 

Que les taux d’intérêt remontent – comme c’est probable -, que la reprise s’affaiblisse – comme c’est possible -, et le solde budgétaire français viendra à tangenter à nouveau les 3%. Le Haut conseil des finances publiques, dirigé par le premier président de la Cour des comptes, a d’ailleurs rendu un avis sans nuances. Il estime que le passage en dessous de 3% a été obtenu « sans aucun effort budgétaire » en 2017. C’est un concours de circonstances, par définition non reproductible.

La facture laissée par Hollande

En réalité, le Conseil et la Cour des comptes visent explicitement la première partie de l’année : celle de François Hollande, où l’on a desserré tous les freins : augmentation des dépenses, du nombre et du salaire des fonctionnaires. Pour cause de campagne électorale.

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-cards= »hidden » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Pour la première fois depuis 10 ans, la France sort de la procédure de déficit excessif !<br><br>Un point de départ essentiel pour retrouver notre crédibilité en <a href= »https://twitter.com/hashtag/Europe?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Europe</a&gt;. Nous sommes déterminés avec <a href= »https://twitter.com/GDarmanin?ref_src=twsrc%5Etfw »>@GDarmanin</a&gt; à poursuivre avec ce redressement de nos finances publiques. <a href= »https://t.co/gNzmDf8Spu »>pic.twitter.com/gNzmDf8Spu</a></p>&mdash; Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) <a href= »https://twitter.com/BrunoLeMaire/status/999265804750290944?ref_src=twsrc%5Etfw »>23 mai 2018</a></blockquote>
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La nouvelle administration, arrivée après l’élection présidentielle, a dû geler des crédits, et a profité du surcroît de recettes fiscales bienvenues pour corriger la trajectoire. En fait, Hollande avait hypothéqué la petite cagnotte en la dépensant avant même qu’elle ne rentre dans les caisses. Il l’a subtilisée à son successeur, Emmanuel Macron.

Pour 2018, la prévision officielle est de 2,3%. Et 2,4% pour 2019. Elles ont été améliorées récemment, encore une fois grâce à la croissance. Aux prévisions de croissance, faudrait-il dire plutôt. Prévisions qui suscitent d’ailleurs la méfiance de la Cour des comptes.

D’autant que d’autres dépenses se profilent, comme de nouvelles aides aux entreprises avec la transformation du fameux crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse des charges. Et probablement, pour les années ultérieures, la reprise d’une bonne partie de la dette de la SNCF, qui va aussi grever les comptes, parce que l’opération devra transiter par le déficit budgétaire. Quant aux dépenses courantes, elles devraient continuer à augmenter très légèrement en volume.

Bruxelles cajole son meilleur allié

blog -Moscovici-Macron-Le MairePersonne n’est dupe à Bruxelles sur les fragilités françaises. Même à 2,6% de déficit en 2017, nous restons loin de la moyenne de l’Union européenne, qui est à 1% de déficit. Sans parler de l’Allemagne, qui va dégager 1,3% du PIB d’excédent.

D’autant que l’heure n’est plus à la fermeté européenne. La France est l’un des rares pays dont le gouvernement croit encore à l’approfondissement de l’Europe. On voit mal comment Bruxelles pourrait malmener son meilleur allié.

Or, les élections européennes sont pour dans un an, mai 2019 et le commissaire européen aux Affaires économiques n’est autre que le socialiste français Pierre Moscovici qui, à 60 ans,  a amorcé sa Grande Marche vers la macronie.

C’est en fait davantage la presse macronienne qui joue le  rôle puant de thuriféraire, car, à y bien regarder, si le  commissaire européen se réjouit que la France ait réussi à passer sous la barre fatidique en 2017, il se dit prêt à acter la sortie de la France de la procédure de déficit excessif à la condition qu’elle confirme ses efforts en 2018 et 2019. Des encouragements mais pas de félicitations.

 

Près de Bordeaux, des petits « caïds » semaient la terreur dans leur collège

Les collégiens de Mérignac ont vécu un mois de violences, en plein centre-ville de Mérignac en Gironde. 

seules-les-salles-situees-dans-les-etages-superieurs-du-batiment-b-de-l-etablissement-sont-fermeesEn milieu de semaine, un élève a été interpellé par les policiers de l’unité de recherche judiciaire du commissariat local à l’issue d’une enquête. Au même moment, quatre autres de ses camarades, dont deux sont d’anciens élèves de quatrième dans ce collège …Jules-Ferry, qui ne jouit pas d’une excellente réputation, ont également été interpellés dans deux autres collèges de cette banlieue de Bordeaux.

L’état de détérioration de l’un des trois bâtiments pédagogiques du collège mérignaçais et la désaffection de 11 salles vétustes ont conduit à sa fermeture partielle et à la mise en place de sept salles modulaires, fin 2017.

Situé dans le centre-ville de Mérignac (Gironde), cet établissement qui accueille environ cinq cents élèves n’affiche en cette fin de semaine aucun dispositif particulier. Aucune force de police n’a été maintenue pour surveiller les allées et venues à l’extérieur de cet établissement qui n’est pas classé en zone prioritaire d’éducation. La vie a presque repris son cours habituel. Sauf dans les esprits. 

Plusieurs collégiens blessés, dont certains grièvement

Constituée de sept ou huit adolescents du secteur, la bande a fait régner la terreur pendant près d’un mois. Plusieurs élèves du collège Jules-Ferry, âgés de treize et quatorze ans, ont ainsi été blessés, certains grièvement. Ces agressions parfois commises avec un objet contondant  – susceptible de provoquer des lésions ou des contusions pouvant entraîner la mort – avaient entraîné le dépôt de plusieurs plaintes et la colère des familles.

Les violences se sont toujours déroulées à l’extérieur de l’établissement, près des arrêts du tramway et au stade Robert Brettes, du nom d’un résistant et ancien député-maire PS, éloignés de quelques centaines de mètres. C’est donc la responsabilité du Conseil départemental qui est engagée, ainsi que celle des familles.
Tout aurait d’ailleurs commencé dans cette enceinte sportive, pendant les vacances de printemps, début avril. Parmi les hypothèses privilégiées, celle d’une querelle de territoires avec des petits caïds locaux pour une simple utilisation d’un terrain de football.

Cinq agresseurs bientôt convoqués chez le juge pour enfants

Les agresseurs, également tous mineurs, sont venus régulièrement menacer leurs victimes à la sortie des cours. Un véritable « climat de terreur psychologique et physique « , selon un policier. Les autorités et la direction scolaire ont « rapidement » (sic : l’avis des blessés diverge…) pris « toutes les dispositions » pour mettre fin à cette volonté de puissance.

Les cinq agresseurs, qui ont été formellement reconnus par leurs victimes, répondront de leurs actes devant la justice. Ils seront prochainement convoqués par un juge pour enfants. Ils pourraient être mis en examen pour violences volontaires.

Convoqué par un juge, Mélenchon se réfugie derrière son immunité parlementaire…

Avant, le matamore était opposé au maintien de ce privilège…

blog -Melenchon-innocent-8-fevrier-2013.jpgJean-Luc Mélenchon a invoqué son immunité parlementaire pour refuser de répondre aux convocations de la justice, rapportent des policiers. Or, pendant la campagne, il avait pourtant fait signer une charte qui préconisait la suppression de l’immunité parlementaire. « Nous, quand on est convoqué, on n’a pas d’immunité ouvrière, on y va. » C’était la formule du candidat du NPA, Philippe Poutou, à l’adresse de Marine Le Pen, lors d’un débat télévisé durant la campagne présidentielle. Elle pourrait désormais s’appliquer à Jean-Luc Mélenchon.

En effet, le député de la France insoumise (LFI) refuse de se rendre aux convocations de la justice dans une affaire de diffamation l’opposant à un journaliste du Monde au Brésil Paulo Paranaguá, qu’il a qualifié de « terroriste repenti » sur son blog en 2012.

Jean-Luc Mélenchon a ainsi réussi à éviter trois convocations.

Dans les deux premiers cas, son avocate Raquel Garrido, épouse Alexis Corbière, a évoqué un problème d’agenda.La troisième fois, son conseil a évoqué son immunité parlementaire. « Me Raquel Garrido nous informe que son client ne répondra pas à la présente convocation, au regard de son statut de député, invoquant l’immunité parlementaire« , ont rapporté les policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Par conséquent, l’avocat du journaliste du Monde Paulo Paranaguá, a demandé mardi 22 mai à la juge d’instruction Carine Rosso une levée de l’immunité parlementaire du député.

Le meneur de l’extrême gauche avait fait signer une charte qui préconise la suppression de l’immunité parlementaire

La posture de Jean-Luc Mélenchon semble assez paradoxale puisque durant la campagne présidentielle, il avait demandé à tous les candidats aux législatives de la France insoumise de signer la charte éthique de l’association Anticor qui préconisait la suppression de l’immunité parlementaire. « Supprimer l’inviolabilité dont bénéficient le Président de la République et les parlementaires (qui les empêche de faire l’objet de mesures privatives ou restrictives de liberté pendant la durée de leur mandat, même pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions)« , est-il écrit dans cette charte.

Visé par une procédure en diffamation de la Société générale, Jean-Luc Mélenchon avait renoncé en juin 2017 à invoquer son immunité parlementaire alors qu’il venait d’être élu député. « Le procès aura lieu. Ce que veut la banque, c’est faire peur. Mais moi je ne me tairai pas, ni cette fois-ci, ni aucune autre« , expliquait-il alors.

Mélenchon ne s’est pas davantage rendu aux convocations de la justice dans le contentieux l’opposant à Bernard Cazeneuve. L’ancien Premier ministre avait décidé de l’attaquer à la suite des agressions verbales du populiste Mélenchon qui l’avait décrit comme « le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse« .

Zone urbaine de Bordeaux : un collège évacué après des menaces d’attentat

La direction de cet établissement catholique a décidé d’appliquer le protocole mis en place par le ministère de l’Intérieur.

Ce jeudi 24 mai, le collège Saint-Genès, 630 collégiens, de Talence, 42.000 habitants, en Gironde, a reçu un inquiétant appel anonyme annonçant un probable attentat, rapporte France Bleu Gironde.

Créé en 1758, l' »Ensemble scolaire » Saint-Genès comporte une école, un collège et un lycée. Cet ensemble d’écoles gratuites est géré par les Frères des écoles chrétiennes (FEC) ou Lasalliens (Saint Jean-Baptiste de La Salle), une congrégation laïque masculine de droit pontifical vouée à l’enseignement et à la formation des jeunes, en particulier des plus défavorisés. En France, les 700 FEC poursuivent leur mission avec de nombreux laïcs. Le groupe est en pleine extension depuis le début des travaux l’été dernier (photo ci-dessous). 

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-cards= »hidden » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>630 personnes évacuées ce matin au collège Saint-Genès de Talence après une alerte attentat <a href= »https://twitter.com/hashtag/Bordeaux?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Bordeaux</a&gt; <br>➡ <a href= »https://t.co/yGHeFuXmZv »>https://t.co/yGHeFuXmZv</a&gt; <a href= »https://t.co/I1BJzr41Az »>pic.twitter.com/I1BJzr41Az</a></p>&m

dash; France Bleu Gironde (@Bleu_Gironde) <a href= »https://twitter.com/Bleu_Gironde/status/999567962406293504?ref_src=twsrc%5Etfw »>24 mai 2018</a></blockquote>

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Les policiers ont immédiatement appliqué le principe de précaution et suivi le protocole d’évacuation.

Les autorités tentent de banaliser la menace sur les écoles chrétiennes

La police a aussitôt jugé bon de signaler qu’elle reçoit régulièrement des appels fantaisistes de ce genre, en fin d’année scolaire.

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La Direction départementale de la sécurité publique a établi un périmètre de sécurité et une équipe cynophile spécialisée dans la recherche d’explosifs a été dépêchée.

La police a finalement annoncé la « levée de doute » effectuée par les services de déminage en début d’après-midi, engendrant la réintégration progressive des élèves dans l’établissement.

 

Manifestation de fonctionnaires à Paris: 73 excités présentés au Parquet

73 anti-républicains ont été déférés pour être présentés au procureur jeudi

Manifestation des fonctionnaires à Paris, le 22 mai 2018

Ils étaient au nombre des 283 interpellés mardi lors de la manifestation des fonctionnaires à Paris, à l’appel de neufs syndicats, a annoncé le Parquet, qui a également prolongé une cinquantaine de gardes à vue. 

Durant la manifestation mardi après-midi, 23 personnes avaient été interpellées, notamment lors de heurts avec les forces de l’ordre et de dégradations au matériel urbains et à des magasins, dont un restaurant McDo, dont, cette fois, l’intérieur n’a pas été vandalisé, ainsi que trois autres, lors d’un rassemblement au Panthéon. Elles avaient été placées en garde à vue pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations« , a indiqué le Parquet de Paris.

Abribus détruits, vitrines de magasins brisées, tags et jets de projectiles en direction des forces de l’ordre : la manifestation, qui a rassemblé 15.000 personnes mardi à Paris selon la police, a été émaillée de violences et de brèves échauffourées. Face aux jets de projectiles provenant d’un « groupe de 200 individus cagoulés et violents », selon un communiqué de la Préfecture de police (PP), les policiers ont répliqué en faisant usage d’un canon à eau et de gaz lacrymogène, selon la même source.

Résultat de recherche d'images pour "lycee arago bloqué"En début de soirée mardi, 102 autres militants anarcho-révolutionnaires avaient été interpellés après une tentative d’occupation du lycée Arago (ci-contre, situé Place de la Nation, XIIe arrondissement) dans lequel ils avaient pénétré après la dispersion du cortège place de la Nation, selon la Préfecture de police (PP) et le Parquet. Connu, comme le lycée Voltaire, pour sa radicalité, le lycée Arago se classait 87e sur 109, au niveau départemental en 2015,  en termes de résultats.

Parmi les 40 mineurs arrêtés, un jeune a été remis en liberté mercredi et un autre a reçu une convocation pour être jugé ultérieurement, a précisé le parquet. Cinq d’entre eux ont vu leurs gardes à vue prolongées et 33 doivent être présentés jeudi à un magistrat qui décidera d’éventuelles poursuites à leur encontre.

Sur les 88 majeurs interpellés, âgés pour la plupart de moins de 30 ans, 40 ont été déférés mercredi soir en vue d’une présentation devant le parquet

43 autres ont vu leurs gardes à vue prolongées. Quatre ont été remis en liberté et un dernier fait l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC, aussi appelée ‘plaider-coupable’), une mesure alternative au procès.  La CRPC permet au procureur de la République de proposer, directement et sans procès, une ou plusieurs peines à une personne qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Si la personne conteste les faits ou la peine proposée, le procureur peut alors saisir le tribunal correctionnel.La manifestation – qui a rassemblé 15.000 personnes, selon la préfecture, 30.000 selon la CGT – a été émaillée de brèves échauffourées.

La manifestation – qui a rassemblé 15.000 personnes, selon la préfecture, 30.000 selon la CGT – a été émaillée de brèves échauffourées. 
Un « groupe de 200 individus cagoulés et violents » (en un seul groupe, c’est peu vraisemblable) a saccagé du mobilier urbain et à des vitrines de magasins, jetant des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des charges, des tirs de gaz lacrymogène et une lance à eau. 
Selon la PP, 8 personnes dont 2 membres des forces de l’ordre ont été blessées légèrement.

Les fonctionnaires en grève unitaire défilaient mardi pour défendre leur statut et s’opposer à la réforme du gouvernement, à l’occasion de leur troisième journée de mobilisation depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Le défilé du 1er-Mai à Paris avait déjà été marqué par des violences (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et saccage de restaurants) et des heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 manifestants d' »ultragauche » membres du « black bloc » (et aussi des « antifa »), pour faire simple et ne pas mettre en cause les organisateurs, notamment les anticapitalistes de SUD (Solidaires).

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées, dont 102 placées en garde à vue, et quatre personnes, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes avaient ensuite été mis en examen pour des violences sur des magasins et placés sous contrôle judiciaire.

A Matignon, les secrétaires ne résistent pas à Edouard Philippe

Il les épuise; elles l’éreintent : Philippe a perdu 6 secrétaires en un an

« Tu ne reviens pas demain. Je n’ai rien à te reprocher,

blog -Philippe Edouard-sournois1.JPGmais je crois que tu n’es pas à la hauteur et que tu es trop stressée, » s’est entendue dire la secrétaire, en substance, à 21 heures, la veille de ses vacances. : Bref, du balai ! Et ça se passerait comme ça à Matignon, comme d’ailleurs dans les cabinets ministériels. Mais, depuis un an,  quatorze secrétaires, qui ont préféré quitter leur poste.
Composé de quatre personnes travaillant en horaires décalés, le secrétariat particulier d’Edouard Philippe, en a perdu six : trois ont été écartées et trois ont claqué la porte d’elles-mêmes.  Huit autres ont soit quitté cet enfer, sur une petite centaine de secrétaires mises à disposition des conseillers par la machine gouvernementale. Soit elles ont été réaffectées, du jour au lendemain, d’un conseiller à un autre, soit, encore, elles ont été sorties du cabinet du Premier ministre pour rejoindre celui de l’un des trois secrétaires d’Etat qui en dépendent.
Benoît Ribadeau-Dumas, le directeur de cabinet d’Edouard Philippe, a vu l’une de ses quatre secrétaires quitter les lieux avant midi, le premier jour. Arrivée pour prendre son poste à 7h30, elle en aurait été écartée à 9 heures.  Ribadeau-Dumas est devenu directeur de cabinet d’Edouard Philippe à 45 ans. Ancien élève de Polytechnique, sorti major de l’ENA (promotion Marc Bloch, où il a rencontré le nouveau premier ministre, dont il est très proche), ce maître des requêtes au conseil d’Etat a retrouvé Matignon, où il fut conseiller technique chargé de la réforme de l’Etat et de la décentralisation, sous Jean-Pierre Raffarin, entre 2002 et 2004. Ses techniques de management sont celles du secteur privé

Personnel viré, déplacé, renvoyé…

« Les secrétaires de cabinet ont souvent changé de poste au gré de l’arrivée et des départs des conseillers, rapporte un représentant du syndicat autonome des personnels des services du Premier ministre (SAPPM), qui a été officiellement saisi du sujet. Mais cela s’est amplifié depuis un an. »

Le principe, c’est que le personnel administratif mis à disposition des politiques   est principalement géré par le chef de cabinet du Premier ministre : en l’occurrence Anne Clerc, 53 ans, une ancienne d’Accor (responsable des relations institutionnelles du groupe d’hôtels) passée par l’équipe de Jean-Pierre Raffarin, laquelle était entrée en conflit avec le directeur de cabinet, Michel Boyon.  Cette dernière est secondée par une responsable du « bureau du cabinet », une structure intermédiaire entre les services administratifs et les « politiques » du cabinet.
Du jour au lendemain, au gré des arrivées et des départs des ministres et de leurs conseillers, et aussi de leurs humeurs, le personnel fonctionnarisé peut ainsi être viré, déplacé, renvoyé, tout comme les contractuels, c’est la règle. Généralement, les personnes concernées sont recasées tant bien que mal – le cas des contractuels, lui, étant plus délicat à gérer.  

Un aspect du « renouvellement de la vie publique »

De mémoire d’observateur des moeurs ministérielles, jamais le mouvement n’a atteint une telle ampleur. Christiane Taubira avait pourtant placé la barre haut… L’ambiance de travail est décrite comme lourde et particulièrement stressante, avec des engueulades. Lorsqu’un jour la cheffe du secrétariat particulier – le Graal des secrétaires de Matignon – demanda que soient décalés d’une demi-heure tous les rendez-vous d’Edouard Philippe, afin d’absorber un retard d’agenda, il fut finalement reproché à une assistante de s’en être chargée – elle avait pourtant reçu des instructions ! Cette dernière aurait été écartée quelques temps plus tard.
« Comment peut-on honnêtement être préparé à cette violence ? », s’interroge le même interlocuteur du SAPPM, qui souligne que les intéressées ont « peur des représailles » et que le Premier ministre n’a probablement pas été informé du pourquoi et du comment de l’incroyable turn-over de ses assistantes. Le CHSCT, lui, n’a pas été saisi du sujet.  
Audit extérieur
La cheffe de cabinet Anne Clerc confirme les mouvements, tout en les relativisant : les personnels concernés auraient été dans leur grande majorité recasés au cabinet ou dans ceux des secrétariats d’Etat dépendant du Premier ministre. Deux ou trois seraient retournées dans leur administration d’origine. A une autre assistante, les ressources humaines du bureau du cabinet auraient proposé « cinq nouveaux postes« , moins que Parcoursup, refusés par l’intéressée. Cette dernière rejoindra temporairement le secrétariat de la cheffe de cabinet, avant qu’une solution satisfaisante soit trouvée.
« Le rythme de travail est très soutenu, la charge pèse sur les secrétariats », justifie Anne Clerc. « Le travail en brigades induit des pertes d’informations et des bugs. Souvent, celles qui commencent quelque chose le matin n’en voient jamais l’aboutissement, qui est réalisé l’après-midi par d’autres. Cela peut être difficile à supporter. »
Cette situation tendue a nécessité qu’une société de conseil en entreprise, Reor, soit mandatée pour dresser un audit (voir fac-similé ci-dessous). Le document, daté de mars 2018, synthétise les réponses de 40% des conseillers du Premier ministre et de 90% des assistantes.
Il semble révéler une atmosphère de travail pour le moins détestable au cabinet, côté assistantes tout du moins : si le travail en décalé, la fréquence des interactions avec leur conseiller ou le travail en brigades semble les satisfaire, les intéressées regrettent le « travail dans le stress avec la peur d’être virée à tout moment ».  
D’autres exemples de réponses ? « Aucune considération de la hiérarchie et aucune marque de confiance. » « Plus aucune source de satisfaction. » Certaines se sentent considérées comme des « pions » isolés, qui ne se connaissent pas entre elles et qu’on « manipule au gré non pas des besoins mais des humeurs de chacun« …

Un extrait de l'audit réalisé par le cabinet Reor, auscultant le malaise des personnels de Matignon

Un extrait de l’audit réalisé par le cabinet Reor, auscultant le malaise des personnels de Matignon

Journée « bien-être » à Matignon

Résultat de recherche d'images pour "relaxologie"Les conseilleurs, eux, se félicitent de la relation avec leurs assistantes, mais ont une exigence : « Qu’elles essaient de se mettre à ma place pour comprendre mon besoin. » Or, parallèlement aux actions de formation, de réorganisation ou de montée en compétences proposées par le cabinet Reor, les indemnités de sujétion particulières ont été augmentées depuis février dernier.  

Enfin, des ateliers de bien-être au travail sont régulièrement organisés dans une salle de Matignon par une masseuse-relaxologue, Bernadette Arnaud : une séance guidée d’une heure par semaine. Ces séances se veulent « régénérantes dans le but de lâcher-prise, de mieux se centrer, être ancré dans un chemin positif afin de libérer les parasites« .

L’esprit zen à Matignon, c’est aussi pour 2022.

Manifestations de fonctionnaires: 17 interpellations à Paris

Des dizaines de manifestants encagoulés  du cortège de fonctionnaires ont provoqué  à Paris des échauffourées avec les forces de l’ordre

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L’ultra-gauche n’a visiblement pas manifesté « en marge » du défilé syndical… 

La police a dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogène et effectuer 17 interpellationspour « participation à un groupement violent, » a-t-on appris de sources concordantes. Des extrémistes encagoulés ont pris pour cibles des commerces entre l’Opéra Bastille et la Gare de Lyon. 

Avant que le cortège parti de la Place de la République n’atteigne la place de la Bastille, des manifestants d’extrême gauche ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (XIIe arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre. 

Et les anti-libéraux étaient de la partie:

L’orthographe du tweet est due à un journaliste passé par l’AFP et France2…

Unité : le mot d’ordre de la grande manifestation de la fonction publique

Image associéeC’est la première fois qu’est réalisée l’unité syndicale depuis 2010 avec les 130 manifestations contre la réforme des retraites. Les neufs syndicats – dont les modérés de la CFDT et de l’UNSA, ci-contre – manifestaient surtout contre la réforme de la fonction publique, prévue pour 2019. C’est un temps fort avant samedi, quand la CGT va s’associer une nouvelle manifestation – politique, celle-là –  de la France insoumise (LFI), alors que les autres syndicats ont annoncé qu’ils n’y participeraient pas, refusant de se mêler à une démonstration politique et non plus syndicale.

blog -manifestation unitaire de fonctionnaires le 22 mai 2018.JPGPhilippe Martinez (CGT) a estimé que l’unité « donne une autre image du syndicalisme que tous les syndicats défilent ensemble« . Selon lui, « le message, c’est la défense des services publics, c’est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République« .

C’était la troisième journée de mobilisation depuis l’élection du président Emmanuel Macron par lequel ils se sentent « attaqués ».

Quelque 16.400 manifestants ont été recensés à Paris, selon le cabinet Occurrence. 

Les chiffres communiqués par le Ministère de l’Intérieur font état de 124.000 manifestants en France, lors de 180 actions en province et de 15.000 manifestants à Paris. 

Parmi les mots d’ordre du mardi 22 mai : la revalorisation des salaires et des effectifs. Macron a annoncé la disparition de …120.000 postes de titulaires sur cinq ans. Les fonctionnaires en grève comptent aussi dire leur opposition au projet de réforme de la fonction publique. Alors qu’Olivier Dussopt, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, a entamé la semaine dernière des consultations avec les syndicats sur le thème du recours aux contractuels, ce sujet très sensible de la réforme, qui doit être présentée à l’été 2019, est au centre des revendications.

Manifestation du service public en octobre 2017.Les heurts rappellent les débordements du 1er mai dernier quand le défilé avait été marqué par de nombreux incidents (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées) et de nombreux heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 militants de l’ultra-gauche estampillés « black blocs » ou « antifa ».

Résultat de recherche d'images pour "mots d ordre des fonctionnaires mardi 22 mai 2018"Selon des informations de France Info, 101 personnes ont été interpellées lors de l’évacuation du lycée Arago, dans le 12e arrondissement de Paris. Plusieurs personnes avaient réussi à pénétrer dans l’établissement scolaire après la dispersion de la manifestation des fonctionnaires, rapporte la préfecture de police de Paris.

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées dont 102 placées en garde à vue, et quatre autres, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes ont depuis été inculpées et placées sous contrôle judiciaire.

Le rejet du ‘Plan banlieues’ de Borloo tend les rapports de Macron avec sa gauche

Plusieurs élus locaux se mobilisent pour que les recommandations de Borloo soient appliquées.

blog -Macron soucieux.jpgLes réserves de l’exécutif à l’encontre du « Plan banlieue » de Jean-Louis Borloo font basculer la quasi-unanimité vers une crise latente de la majorité présidentielle. Au départ, il ne s’agissait que d’un simple report : alors qu’il devait être initialement présenté le 22 mai, le « Plan banlieue », préparé par Jean-Louis Borloo à la demande du chef de l’Etat, a finalement été repoussé à une date ultérieure. Le président, indiquait l’Elysée, s’en tiendra à indiquer le cap à suivre sur les banlieues, terrain sur lequel le « président des riches » a beaucoup à perdre.

Deux sales gosses violents de 6 et 7 ans et l’école primaire doit fermer !

Faut-il retirer les enfants violents à leurs géniteurs ?

blog -radicalisation en milieu scolaire-coverL’école primaire de Saint-Victor-sur-Rhins (Loire) restera fermée mardi et cette décision n’a que peu à voir avec la grève des enseignants en France : le maire de cette petite commune de 1.200 habitants, à 22 kms de Roanne, entend ainsi attirer l’attention de l’Education nationale sur deux élèves violents, âgés de six et sept ans, qui perturbent depuis deux ans la vie de l’établissement et son enseignement. Ces petits chenapans sont ‘fichés’ depuis l’âge de 4 et 5 ans…

« Nous attendons des réponses de l’inspection académique lors du conseil d’école extraordinaire programmé mardi soir, » a déclaré lundi Delphine Tournus, adjointe à la vie scolaire confirmant une information du quotidien Le Progrès.

Agés de six et sept ans, « ces deux enfants, qui bénéficient d’auxiliaires de vie scolaire (AVS, métier à risques ?) à plein temps, sont en situation de mal être à l’école. Ils ne sont pas en mesure de suivre un cursus normal et ils perturbent les autres élèves de leurs classes« , a expliqué l’élue, qui évoque de « multiples incidents en direction du personnel de l’école, tels que des insultes, coups, morsures et crachats« .

Dernier incident en date, jeudi, lorsqu’une institutrice voulant rattraper l’un des deux petits tyrans qui avait décidé de quitter la classe en plein cours, a trébuché et percuté un porte-manteau. « Elle s’est ouvert le front sur dix centimètres et a reçu plus de 25 points de suture et un arrêt de travail d’une semaine« , a déploré D. Tournus. 

« Jeudi lorsque je suis arrivée dans l’école, j’ai trouvé six enseignantes et trois AVS en pleurs« , ajoute l’adjointe à la vie scolaire de cette commune de 1.200 âmes, dont l’école compte 138 élèves.

Un service minimum d’accueil sera mis en place mardi pour les parents ne pouvant faire garder leur enfant. Que les petites pestes restent à la maison !

Notre-Dame-des-Landes : un extrémiste amputé de la main droite, suite à son affrontement avec des gendarmes

L’activiste nie s’être blessé en ramassant une grenade

Les fourgons de CRS déployés sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 18 mai. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)Un homme a été blessé grièvement en ramassant une grenade dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a indiqué la procureure de la République de Saint-Nazaire, Sylvie Canovas, mardi 22 mai. L’incident s’est déroulé vers midi au cours de heurts avec des gendarmes, en marge des travaux de déblaiement de squats détruits.

150717691Une cinquantaine d’opposants s’en sont pris aux gendarmes mobiles qui sécurisaient les travaux de déblaiement de squats, lançant de pierres et des cocktails molotovs, selon les premiers éléments de l’enquête. Pour « défendre leur intégrité physique » et disperser les opposants, les gendarmes mobiles ont répliqué aux jets de cockails molotov en utilisant des grenades lacrymogènes de type F4, « une munition à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle« , a précisé le ministre de l’Intérieur , Gérard Collomb.

Son pronostic vital n’est pas engagé

« Selon les premiers éléments, un des opposants aurait tenté de ramasser une grenade tombée au sol en vue de la relancer sur les gendarmes. C’est alors que cette grenade a explosé, blessant gravement à la main un individu âgé d’une vingtaine d’années« , indique le communiqué du ministère de l’Intérieur qui précise que le blessé « a été immédiatement secouru par les gendarmes mobiles » et évacué vers le CHU de Nantes.

« Au regard des blessures occasionnées, il a été amputé de la main droite et demeure hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger », écrit le procureur de la Cour d’appel de Rennes. Selon des sources proches du dossier, le blessé a également été touché à l’abdomen. Deux opposants ont été interpellés.

Le procureur de la République de Saint-Nazaire a ouvert une enquête de flagrance confiée à la section de recherches d’Angers. De son côté, l’inspection générale de la gendarmerie nationale a été saisie, afin de préciser les circonstances exactes dans lesquelles les militaires de la gendarmerie nationale sont intervenus.

Les zadistes contredisent la version des autorités

Dans un communiqué, les squatteurs de la ZAD racontent que le jeune homme « ramassait des affaires, alors qu’une trentaine de personnes criaient leur dégoût aux gendarmes« . Selon eux, « il ne se passait rien de significatif à cet instant », « bien que quelques cailloux aient pu être lancés auparavant ».

Ils affirment que, soudainement, « une pluie de grenades s’est abattue sur le groupe qui s’est enfui en courant ». Et d’insister : « Il n’est pas possible que leur camarade ait ramassé une grenade alors qu’elle courait dos aux gendarmes ». D’après eux, « il est bien plus probable que la grenade se soit coincée dans ses vêtements ou qu’il soit tombé dessus »…

Macron repousse le « Plan banlieue » de Jean-Louis Borloo, d’un revers de manche

Il avait sollicité les compétences de Borloo pour s’inspirer de ses propositions

blog -Borloo-Macron-plan-banlieues.jpgMais le souverain républicain va enterrer son « Plan banlieue ». Macron est attendu sur sa politique de la ville, ce mardi : depuis l’Elysée, le chef de l’Etat doit annoncer une série de mesures pour réduire les fractures urbaines, mais en balayant les recommandations du rapport rédigé à sa demande par Jean-Louis Borloo sur les banlieues.

Trop cher, trop …daté

En effet, Emmanuel Macron ne veut pas du rapport de l’ancien maire de Valenciennes, qu’il juge trop coûteux et trop « vieille politique », à en croire ses soutiens. « Regardez : depuis quarante ans on a empilé les plans, on a dépensé beaucoup d’argent, et pour quels résultats ? », font mine de s’interroger les proches du président. Si quelques idées seront bien piochées dans le travail de Jean-Louis Borloo, le chef de l’Etat, qui estime que ce dernier a un peu trop pris la lumière sur ce dossier, compte bien reprendre la main.

Faire valoir le travail déjà accompli

Macron valorisera ainsi les mesures déjà adoptées depuis le début du quinquennat. « Du concret, de l’efficace« , se flatte l’Elysée. Il sera ainsi question de la police de sécurité du quotidien, du retour des emplois francs, ou encore du dédoublement des classes de CP. Il annoncera aussi quelques idées supplémentaires, notamment pour aider les collégiens des quartiers à trouver des stages, ou pour favoriser l’apprentissage.

Une politique globale.

Persuadé que ses réformes finiront par bénéficier à tout le monde, Macron répète qu’il ne veut pas d’une politique spécifique pour les quartiers. L’étiquette de « président des riches » lui va comme un gant, mais celle de président des banlieues reste encore à construire.

Des policiers pris pour cibles dans la cité de la Busserine à Marseille

Des policiers interdits de cité dans une zone de non-droit des quartiers Nord 

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Les forces de l’ordre ont été mises en joue par deux groupes successifs avec armes de poing et Kalachnikov, ce lundi vers 17 heures dans la cité de la Busserine à Marseille (14e) lors d’une fusillade, a-t-on appris de source policière. Des coups de feu ont été tirés sur des policiers, sans faire de victime.

Des tirs de Kalachnikov

En fin d’après-midi, un équipage de la brigade anti-criminalité (BAC) qui était simplement aux abords de la Busserine a entendu des coups de feu. Les policiers ont décidé de s’approcher, mais ont été empêchés d’entrer dans la cité  par une voiture Renault Mégane RS de couleur foncée qui s’est mise en travers du passage.

Deux hommes armés d’un pistolet 9 mm et d’une kalachnikov sont sortis du véhicule et ont tiré en l’air, avant de prendre aussitôt la fuite. Ils étaient  encagoulés et armés.

Un habitant de la cité aurait été enlevé par les malfaiteurs. « Selon un témoignage, une personne aurait été enlevée par une voiture dont les occupants ont tiré en l’air à plusieurs reprises », a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Un policier mis en joue

Un autre équipage de policiers est arrivé en renfort. Les policiers sont alors bloqués à leur tour par une autre Renault Mégane. Quatre individus armés, selon des témoins, sortent de la Mégane et l’un d’eux met en joue un policier avec une Kalachnikov sans tirer.

Les policiers ont alors dû ouvrir le feu, touchant une vitre de la voiture qui est parvenu à s’enfuir.


Un homme légèrement blessé

Aucune victime n’est à déplorer. Un homme âgé d’une trentaine d’année s’est toutefois présenté aux marins-pompiers de Marseille. Blessé au niveau du cuir chevelu, il a expliqué avoir reçu un coup de crosse par les voyous. Son état n’inspire pas d’inquiétude.

Sur place les enquêteurs retrouvent des douilles de 9 mm et de 7.62 ce qui correspond à des balles de Kalachnikov.

On ignore  la raison de la présence de ces deux groupes de malfaiteurs qui semblent contrôler la cité. Ont-ils été gênés dans une tentative de règlement de compte ou d’un trafic de drogue? Un périmètre de sécurité a été dressé et l’enquête ne fait que commencer.

En février 2015, dans une autre cité sensible de Marseille, La Castellane, une fusillade avait éclaté entre des policiers et des trafiquants de drogue qui avaient recruté des « mercenaires kosovars » pour une opération commando contre des concurrents. De nombreux coups de feu avaient été échangés sans faire de blessés. Jugés le 6 avril dernier, ces trafiquants ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison. Ils en feront peut-être cinq.

Grèves : le service minimum d’accueil dans les écoles est un droit

Où est passé le service minimum (SMA), après dix ans ?

blog -ecole-en greve-ardoise.jpgLe service minimum d’accueil dans les écoles, instauré en 2008, existe toujours. Dans les faits, il est quelque peu tombé en désuétude les communes. Mais, promis par Macron, le renouvellement de la vie publique n’est pas non plus passé par là…

Porté disparu. Depuis 2014, le ministère de l’Education ne demande plus la mise en place d’un service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires. Or, cette loi votée sous la présidence Sarkozy, en 2008, oblige toujours les communes à accueillir les enfants lors d’un mouvement social, lorsque leur école compte plus de 25 % d’enseignants grévistes. Une manière de ne pas pénaliser les parents, au risque d’encourager les centrales syndicales et les mouvements sociaux…

Mais aujourd’hui, les Inspections académiques ne jouent plus leur rôle et laissent courir, tant que les parents (et les grands-parents retraités, mais corvéables à merci – outre qu’ils sont aussi taillables) n’exigent plus rien des communes. Elles ne communiquent plus le chiffre attendu d’enseignants mobilisés qui devraient se déclarer  grévistes.

Pour quelle raison les parents ne peuvent-ils plus compter sur le ministère ?

Contactés, les rectorats ne souhaitent pas répondre. « C’est peut-être une question budgétaire, tentent d’expliquer les mairies. Le service minimum, c’est l’État qui le paye » et donc au final, grévistes et parents, mais aussi célibataires et …retraités ! Résultat, plus aucune demande ne parvient aux mairies. « Ni prévisions du nombre de grévistes, ni rien« .

C’est en fait aussi un renâclement des communes qui rechignent à se compliquer la vie. Elles doivent en effet redéployer leurs effectifs communaux, recruter des personnels formés et appropriés à la tâche éducative et ouvrir leurs centres sociaux et autres infrastructures, au rythme aléatoire des grèves. 

Incurie politique des gouvernements socialistes de Hollande, prolongée par Macron, après les années Sarkozy ? Officiellement, le dispositif existe toujours. Mais il est à l’abandon.

Certaines communes continuent à mettre en place le SMA : ce serait ainsi le cas de la mairie de Toulouse. A ses frais. Pour quelle efficacité ? Sur les 34.000 élèves des écoles maternelles et élémentaires de Toulouse, « une petite centaine » a été accueillie le 12 septembre dernier dans les cinq écoles d’accueil. Un nombre négligeable, selon certains …humanistes. 

D’autres mairies, comme celle de Colomiers, deuxième commune du même département de Haute-Garonne avec près de 40.000 habitants, ne met volontairement pas en place le service minimum d’accueil. Détail de l’histoire rapportée par la presse qui se veut objective : le maire est une mère, socialiste et cadre supérieur…
Et puis le temps n’est plus vraiment aux sanctions, comme en 2009, lorsque le maire radical (PS) de Toulouse, Pierre Cohen, s’était vu contraindre la mise en place du service minimum.

descolarisation

Mardi 22 mai, environ un enseignant sur quatre sera en grève dans les écoles maternelles et élémentaires, moins que la moyenne à un niveau scolaire où le syndicat dominant, le SNUipp-FSU, fait sa loi : il est classé à gauche, voire  l’extrême gauche, et sait comment briser les parents d’élèves mécontents. Les grèves mobilisent de moins en moins et le SMA ne se justifie plus autant qu’en …2008 ! Selon l’exemple choisi de Colomiers, pas assez de classes sans maître, d’ailleurs, pour justifier un service minimum d’accueil.. Tant que les administrés ne font pas le décompte des heures manquées et que les mamans ne crient pas au scandale.

Les parents d’élèves sont le plus souvent résignés. On note que l’information « remonte mal » dans les écoles. « En général, on s’organise entre parents pour garder les enfants, » raconte une sympathisante des mouvements sociaux. Reste que pour ceux qui ne peuvent faire autrement, ces centres d’accueil sont parfois utiles. Tant qu’ils sont encore là…

Les écoles peuvent-elles refuser d’accueillir vos enfants ?

Le premier syndicat des enseignants du primaire, le Snuipp-FSU, s'attend à un professeur sur quatre en grève dans les écoles maternelles et primaire ce jeudi.
 

Neuf syndicats de fonctionnaires dont l’UNSA et la CFDT ! – appellent à la grève pour le pouvoir d’achat et la défense de leurs statuts et les maires ont l’obligation légale d’accueillir les enfants. Mais est-ce vraiment le cas dans la pratique ?

Le principe

On l’a noté, depuis 2008, les communes ont l’obligation d’assurer un service minimum d’accueil des élèves dès lors qu’il y a plus de 25 % d’enseignants en grève dans une école. Cette mesure concerne les écoles primaires et maternelles et ne s’applique que sur le temps scolaire.

Le maire doit constituer une liste des personnes « compétentes  » (agents municipaux qualifiés, assistantes maternelles, animateurs de centre de loisirs, enseignants retraités, étudiants, parents d’élèves et membres d’associations familiales, lesquelles ne font elles-mêmes aucun zèle : la plupart sont ‘très) marquées à gauche) chargées d’accueillir les enfants à l’école ou dans d’autres locaux de la commune. Pour qu’il puisse s’organiser, la loi oblige les grévistes à se déclarer 48 heures à l’avance.

La veille de la grève, la commune informe les familles des modalités d’organisation du service d’accueil. Dans les écoles privées sous contrat, le service minimum est mis en place par l’organisme gestionnaire de l’école.

Les limites

Ce service minimum d’accueil ne concerne pas la garderie du matin et du soir, ni les cantines. Comme son nom l’indique, le service est bien « minimum ». Il n’est pas non plus déclenché si moins de 25 % du personnel fait grève. On considère alors que l’établissement est en mesure de s’organiser et d’accueillir tous les enfants.

Dans une école privée, même si le personnel n’est pas en grève, les activités dites périscolaires (après la classe) peuvent être annulées, si elles sont assurées par du personnel municipal en grève. Enfin, les crèches municipales, les collèges ou les lycées ne sont pas soumis à cette obligation de service minimum.

Dans la pratique

Image associéeDe nombreuses communes ne mettent pas en place de service minimum. Soit par choix politique (cette mesure voulue par Nicolas Sarkozy a été accusée par la gauche de briser le droit de grève), soit parce qu’
elles n’en ont tout simplement pas les moyens.
Mais ce n’est pas aussi …simple !  On a observé en effet que des communes qui déclaraient ne pas avoir de moyens suffisants ont réussi à en dégager pour mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires voulue par Najat Vallaud-Belkacem, ministre socialiste.

Ainsi, d’après un rapport de l’inspection générale de l’Education, seul un tiers des communes ont mis en place le dispositif lors des grèves de 2011. « Cette loi est inapplicable : nous n’avons pas suffisamment de personnel municipal formé et volontaire pour accueillir les enfants« , estimait, dans La Croix en 2013, Colombe Brossel, adjointe de la Ville de Paris chargée de la vie scolaire. Pour des questions de sécurité (c’est imparable…), les mairies refusent donc d’accueillir les élèves. Faut-il rappeler que la Mairie de Paris est socialiste ?

Pour mémoire, première commune à adopter la réforme des rythmes scolaires en 2013, Paris ne sera pas la première à revenir à la semaine des quatre jours comme l’autorise depuis l’été 2017 un décret du nouveau ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. « Nous n’avons aucune raison de revenir sur une mesure qui est à la fois bonne pour les apprentissages avec le passage à cinq matinées de travail mais aussi pour la justice sociale en permettant aux enfants de tous les quartiers de suivre des ateliers sportifs, culturels, artistiques, de codage…« , souligne l’adjointe (PS) à l’Education, Alexandra Cordebard, à qui seul le Service minimum d’accueil pose problème.

Pour la fédération de parents d’élèves de Paris (FCPE), devinez, elle aussi, revenir en arrière serait une erreur. « Il faut garder la structure actuelle et aller plus loin dans la démarche qualitative : sur le lien entre scolaire et périscolaire, le contenu des ateliers, la formation des animateurs« , énuméra sa présidente Isabelle Rocca. Mais cette dernière reconnaît que le débat a resurgi  dans plusieurs conseils d’école où des vœux ont été votés pour revenir à la semaine de quatre jours.

Peut-on forcer les communes ?

En théorie, mais en théorie seulement, le préfet peut saisir le juge administratif pour obliger la commune à mettre en place le service minimum. Que les familles sans solution alternative se le disent ! Mais, jusqu’ici, les tribunaux n’ont pas donné suite : parce qu’ils estiment ne pas avoir les moyens de contraindre les communes ou parce qu’ils constatent l’impossibilité matérielle des communes d’assurer un service minimum.

De leur côté, les parents peuvent, eux aussi, saisir le tribunal administratif s’ils sont victimes d’un préjudice – des frais de garde supplémentaires, par exemple. Mais la procédure est longue, coûte cher et rien ne les assure d’obtenir gain de cause. 

Fonctionnaires : tous les syndicats (9) appellent à la grève le mardi 22 mai

Des milliers de fonctionnaires ont défilé de Bercy à la place de la Bastille à Paris, le 22 mars 2018

Les fonctionnaires veulent protester contre les plans de départ volontaire.

Ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique. L’UNSA n’avait pas appelé à se joindre à la mobilisation du 22 mars, mais cette fois, après avoir écouté Macron, soi-disant star de la communication à l’Elysée, le quatrième syndicat représentatif dans la fonction publique, appelle ses adhérents à faire grève le 22 mai prochain, aux côtés des huit autres organisations de fonctionnaires, indique son secrétaire général Luc Farré. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique« , a-t-il dit à l’issue d’un bureau national extraordinaire, réuni lundi matin.

Le chef de l’Etat n’aborde les services publics que sous « l’angle budgétaire », a-t-il reproché à l’ex-banquier. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent« , a déclaré Luc Farré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement.
Après la CFDT vendredi, l’Unsa est la dernière organisation à rejoindre cet appel à une journée de grève et de manifestations
Il est lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP, pour protester contre la réforme de la fonction publique et pour défendre le pouvoir d’achat.
Un appel unitaire à la grève avait déjà été lancé le 10 octobre, ci-dessus, pour la première fois depuis dix ans.
Le 22 mars, en revanche, CFDT et Unsa, photo ci-dessous, s’étaient abstenues. 
Les syndicats s’opposent notamment au plan de départs volontaires de 120.000 postes dans la fonction publique d’ici la fin du quinquennat. Le plan projette de négocier des ruptures à l’amiable contre des indemnités de départ incitatives, mais aussi des aides à la reconversion ou encore à la création d’entreprise, tout en conservant la possibilité de toucher l’allocation-chômage, même si ces départs ne concerneront pas « des plans massifs » de la fonction publique, a simplement assuré Olivier Dussopt, mais des services précis, « où il y aura des restructurations« , « des rapprochements » et d’éventuels « sureffectifs« . « Ce n’est pas la fin de la fonction publique, ce sont les conditions de sa pérennité véritable », a de son côté promis Emmanuel Macron, en déplacement en Tunisie. Mais jamais, en France, le secteur public ne s’est vu proposer à si grande échelle cette modalité très courante dans le privé.
<br>Selon l’Unsa, la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement n’a pas « pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement ».
Education, transports ferroviaires et aériens… : de très nombreux secteurs fonctionneront au ralenti.

Yassine Belattar s’estime « plus français » que Manuel Valls

Nommer l’humoriste au ‘Conseil présidentiel des villes’ est une « faute » et une « faiblesse » de Macron, dénonce l’ancien premier ministre.

Marianne et Belattar : la fabrication d'un ennemi

Souvent controversé et parfois attaqué, l’humoriste Yassine Belattar est notamment considéré comme un infiltré par certains militants de la laïcité dénonçant sa proximité avec l’islam politique. En 2015, il accepta en effet d’animer le gala du CCIF, tout en prétendant venir « en tant que républicain et non en tant que musulman », bien que ce ‘Collectif contre l’islamophobie en France’ soit l’objet de critiques sur sa proximité avec des islamistes (dont les Frères musulmans) ou sur l’instauration d’une approche de concurrence victimaire. Au mois de mars dernier, Manuel Valls avait d’ailleurs réagi à la nomination de Yassine Belattar au Conseil présidentiel des villes par Emmanuel Macron.  

blog -Belattar Y

Dans son édition du 14 décembre, l’hebdomadaire Marianne a diffusé un article mettant en garde contre l’humoriste engagé, et ses semblables que le microcosme sort du néant pour servir d’alibi politique. Mais tel est pris qui croyait prendre, car le comique est plus retors que la moyenne des saltimbanques du rire. On commence à l’accuser d’attenter au modèle républicain et laïc. On ne l’avait pas pris au sérieux, mais Marianne ne s’est pas laissé tromper : son discours est chargé  en  « déni de l’islamisme », » discours sur «les Blancs» et les autres »… Présenté comme « shooté au néoracisme » (celui des « pétitions d’intellos fourvoyés » et des « ateliers pour ‘racisés’ « ), il est pour le magazine un « Houria Bouteldja en bouffonne »« le PIR [Parti des indigènes de la république (« anti-impérialiste et antisioniste »), dont Bouteldja est la porte-parole] en pitre. » 

Des accusations qui ont poussé dans un nouvel affrontement du Franco-marocain né dans les Yvelines avec l’ancien Premier ministre, les deux hommes s’invectivant régulièrement  lors d’apparitions médiatiques. Et c’est ainsi qu’à peine interrogé sur cette dispute par Thierry Ardisson sur le plateau de « Salut les Terriens! », Yassine Belattar a remis une pièce dans la boîte à claques.

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 « Le plus français de nous deux c’est moi: je suis né à Conflans-Sainte-Honorine et je n’ai connu que la France, lui est arrivé en France à 18 ans et ne savait même pas conjuguer le verbe être », a lancé Yassine Belattar, déclenchant les rires de l’animateur et du plateau.

Quant à la formule sur la « faute » et le « signe de faiblesse », celui qui est aussi présentateur sur Radio Nova a là encore préféré verser dans la xénophobie, glissant avec malice: « C’est pas grave, les Espagnols sont comme ça… »

« Quand Valls veut m’emmener dans un mano a mano, c’est lui le toréador, moi je ne suis pas le taureau. Il est tout seul. »

Et de terminer avec une nouvelle blague de stand-up, dans le style de Jamel Debbouze, autre comique ambigu  : « Je voulais dire à Manuel Valls que je suis plus proche des frères Bogdanov que des frères musulmans.« 

L’intégralité du passage de Yassine Belattar dans SLT:

A voir également sur Le HuffPost

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01590560/zone/1/showtitle/1/src/vkuq58

VOIR et ENTENDRE aussi son échange avec David Pujadas sur le thème du terrorisme :<center>
</center>

Business France: Pénicaud convoquée chez le juge, pour la forme

Pourquoi ces simagrées quand aucun ministre n’est jamais poursuivi ?

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Pénicaud, à la droite du président, lors de la signature des ordonnances

Son cabinet a fait l’annonce mardi de sa convocation comme ‘témoin assistée’, confirmant une information du Canard enchaîné.

Or, les ministres du gouvernement Macron ne sont jamais réellement inquiétés.

La justice rouvre l'affaire Richard Ferrand à la suite d'une plainte de l'association Anticor

En octobre 2017, le Parquet de Brest a classé sans suite – au pénal –  l’enquête préliminaire visant l’ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand, éphémère ministre des Territoires, avant d’être exfiltré à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée. « Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie ne sont pas constituées« , écrit le ministère public, dépendant du ministère de la Justice et donc de sa collègue Nicole Belloubet. 

Pour mémoire, on reproche à Richard Ferrand d’avoir préempté, fin 2010 et à titre personnel, un bien immobilier à Brest, avant de le refiler à sa compagne Sandrine Doucen, avocate de profession, via une SCI qui n’avait alors aucune existence légale. Entre-temps, en janvier 2011, les Mutuelles de Bretagne décidaient de le louer pour y installer un centre de soins au profit de leurs sociétaires. Le loyer est conforme aux prix du marché immobilier local, l’emplacement est idoine, la mutuelle a tout lieu d’être contente. Pas de préjudice financier, donc pas d’abus de confiance.
La compagne de Ferrand – ils se sont depuis pacsés, alors qu’il insistait initialement sur l’absence de lien matrimonial entre eux – va réaliser une confortable plus-value immobilière. Forte de la promesse de bail de la mutuelle, elle a pu acheter le bien immobilier en question 100% à crédit, les loyers payant les intérêts d’emprunts dus aux Mutuelles de Bretagne, administrées par FERRAND. L’avocate se retrouvera ainsi douze ans plus tard pleinement propriétaire sans avoir bourse déliée. 
Mais la question de sa responsabilité morale reste entière.
Dès l’été 2017, 
des ONG comme Anticor ou le Fricc (Front Républicain d’Intervention contre la corruption), mais aussi LR en tant que parti politique, avaient missionné des avocats en vue de porter plainte auprès du Parquet.
Le Parquet national financier [PNF] a ouvert le 12 janvier 2018 une information judiciaire dans le cadre de l’affaire Richard Ferrand, éphémère ministre de la Cohésion et des territoires et président du groupe de La République en marche (LREM) à l’Assemblée. Une information judiciaire a été ouverte pour « prise illégale d’intérêt, recel et complicité ».

Gérald Darmanin a été entendu le 12 avril. PHOTO PASCAL BONNIÈRELe ministre du Budget, Gérald Darmanin, a été entendu par les enquêteurs.
Visé par une plainte pour abus de faiblesse, le ministre des Comptes publics de Macron et ancien maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, a été entendu en audition libre le 12 avril 2018 par les enquêteurs du premier district de police judiciaire. Le ministre, qui avait déjà été entendu par ces mêmes enquêteurs dans le cadre d’une première plainte pour viol déposée à l’été 2017, s’est cette fois montré « plus réticent » à répondre aux questions des policiers. Dans un témoignage publié en février par Mediapart, une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont G. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, affirmait s’être « sentie obligée » d’avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi. La procédure a été classée sans suite à la mi-février
Le ministre est accusé de viol par une autre femme, Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière a déposé fin février une nouvelle plainte à Paris pour qu’un juge d’instruction reprenne l’enquête. Cette procédure devrait déboucher à terme sur l’ouverture d’une information judiciaire. Dans cette affaire, Gérald Darmanin, 35 ans, avait évoqué devant les enquêteurs les « avances » de la plaignante, sans nier un rapport sexuel.
Ce poids-lourd du gouvernement a porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre ces deux femmes.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai comme « témoin assisté » dans l’affaire Business France

Une information judiciaire a été ouverte pour soupçons de favoritisme,

blog -Penicaud a Las Vegas ds sillage de Macron ministreconcernant un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, à Las Vegas en janvier 2016, préparé par Business France, dirigé à l’époque par Muriel Pénicaud. Macron était alors en pré-campagne présidentielle et le déplacement du ministre fut l’occasion d’une levée de fonds. 

Cet organisme public, chargé de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, avait confié à Havas la quasi-totalité des prestations, sans passer par un appel d’offres, en infraction avec le code des marchés publics. L’agence de communication avait perçu 289.019 euros, après renégociation, pour cette soirée organisée autour du ministre de l’Economie, qui cachait alors de moins en moins ses ambitions présidentielles.
Convoquée par le juge en vue d’un placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté, Muriel Pénicaud n’est donc pas concernée à ce stade par une éventuelle mise en examen.

blog -Penicaud M-decoiffee

A la suite d’un signalement de l’Inspection générale des finances (IGF) révélé par le Canard enchaîné, le Parquet de Paris avait ouvert en mars 2017 une enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme », ensuite confiée à des juges d’instruction le 7 juillet. Les enquêteurs cherchent en particulier à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié. 
Les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire ont saisi le 20 juin, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » des difficultés rencontrées

La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé son conseil d’administration qu’en décembre 2016, six mois après avoir reçu un audit du cabinet E&Y sur cette affaire et d’en avoir présenté une synthèse biaisée. D’après Le Monde, Fabienne Bothy-Chesneau a suggéré lors son audition à l’office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF) que son ancienne patronne ne pouvait pas avoir été tenue dans l’ignorance des modalités d’organisation.
Entendue par les juges le 21 septembre, elle en était ressortie sous le statut de témoin assisté.

Malek Boutih accuse Jean-Luc Mélenchon de « biberonner » la jeunesse « à la haine »

L‘ancien député socialiste a lié le discours des militants de La France insoumise de Mélenchon à la radicalisation de certains jeunes en soutiens à l’EI  

blog -Boutih M-2018« Ça peut être un sas. Quand monsieur Mélenchon biberonne à la haine une jeunesse (…), oui, ça amène à ça… Quand toute la tonalité est violente, tout vous amène à la violence« , a-t-il lancé sur France 2,  samedi 19 mai, dans l’émission de divertissement politique « On n’est pas couché ».

« Les jeunes d’aujourd’hui qui partent vers le radicalisme ont croisé des militants politiques. Mais ces mecs-là, au lieu de leur parler positivement, les ont caressés dans le sens du poil : ‘T’as raison d’avoir la haine, ouais c’est un pays pourri, ouais vous êtes maltraités…’«  a témoigné Malek Boutih.

L’extrême gauche réagit par le mépris et l’insulte 

blog -Melenchon sombre

« Je ne perdrai pas une seconde à répondre à Malek Boutih. D’abord Malek Boutih n’est pas dans mes moyens. Qui veut l’achète, pas moi », a riposté Jean-Luc Mélenchon au « Grand Jury » de RTL, dimanche 20 mai.

Le député Alexis Corbière, ex-squatteur d’un logement social de la Ville de Paris, a également réagi sur Twitter : « Pauvre Malek Boutih ! Après ses délires anti-FI, comparée à un possible ‘sas vers Daech’, et sa haine anti-Mélenchon, il a dit néanmoins une chose juste : ‘Plus on est minoritaire, plus on se radicalise’. C’est exactement son cas. »

De son côté, Manuel Valls a affiché son soutien à Malek Boutih. « Toujours formidable Malek Boutih… à [« On n’est pas couché »] vrai, juste et si français« , a écrit l’ancien premier ministre socialiste sur Twitter, Catalan français de fraîche date par naturalisation.

Festival de Cannes : le monde du cinéma mis en accusation par une actrice

« Parmi vous, il y a des gens qui ont eu un comportement indigne envers les femmes« , lance Asia Argento à Cannes.
Une implication collective, accusation de  masse.

Coup de théâtre, vingt ans après. 
blog -Asia ArgentoEn 1997, j’ai été violée par Harvey Weinstein à Cannes.« 
C’est par ces mots que l’actrice Asia Argento, 42 ans, a commencé son discours lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, le 19 mai 2018. « Je veux faire une prédiction : Harvey Weinstein ne sera plus jamais le bienvenu à Cannes, a ajouté, vindicative, la fille d’un maître du thriller horrifique italien. Parmi vous, il y a des gens qui ont eu un comportement indigne envers les femmes. Et nous nous savons qui vous êtes, et nous n’allons pas vous permettre de vivre dans l’impunité.« 

Quelques mois auparavant, Asia Argento a accepté de raconter son histoire à « Envoyé spécial », émission de France 2 présentée par …Elise Lucet. C’était en 1997. La starlette, pas farouche, avait  alors 21 ans et, en qualité de fille de…,  connaissait les risques du métier. Elle se décrit comme « une fille pleine de rêves, très naïve », très fière de son rôle dans le film B. Monkey, produit par Harvey Weinstein. Une fiction.

Légende à propos du film B. Monkey.
asia-argento_actress_b-monkey_movie-posterAvant l’entrée en scène du cinéaste Michael Radford, 270 comédiennes britanniques avaient été auditionnées pour tenir le rôle féminin principal de B. Monkey, sans résultat. A son arrivée, Radford propose immédiatement Asia Argento, connaissant sa carrière, notamment dans les films de son père, Dario Argento. L’un des producteurs, Colin Vaines n’est pas très enthousiaste à cette suggestion. Ce dernier auditionne encore 600 actrices. Un jour il découvre Asia en couverture d’un magazine, brandissant un énorme Magnum 44. C’est, à ses yeux, la révélation. L’actrice italienne possède à la fois une sensualité, une exubérance qui colle parfaitement au rôle. Toute l’équipe du film tombe son charme.
Critique livrée par le magazine Première : « le médiocre film noir de Michael Radford ne semble exister que pour filmer sous tous les angles possibles l’aimable plastique d’Asia Argento. Léger.« .

Le producteur tout-puissant la convie à une grande soirée à l’Eden Rock, un palace d’Antibes où il a sa suite, raconte l’oie blanche, ci-dessous.

Résultat de recherche d'images pour Mais elle se retrouve seule avec lui. Un scénario répété avant elle par les accusatrices du producteur. Celui-ci la harcèle, lui impose ses pulsions sexuelles. Prostrée, elle a laissé faire l’homme qu’elle compare à un « psychopathe ».

Aujourd’hui, cette belle âme veut aider les autres victimes à parler.Le 25 juillet 2013, lors d’un entretien accordé à Metronews, elle déclare être bisexuelle. Lien PaSiDupes « Trois femmes mises en examen à Alès pour viol et violences en réunion sur une autre, mineure« .

Marseille : gare Saint-Charles évacuée; suspect interpellé

Marseille : la gare Saint-Charles évacuée, un suspect en garde à vue

Le suspect avait été vu en train de manipuler des fils ressortant d’un sac. Il transportait du matériel pouvant servir à fabriquer un engin explosif, selon le procureur.

La gare de Saint-Charles à Marseille a été brièvement évacuée samedi à la mi-journée, après l’interpellation d’un homme vu en train de manipuler des fils ressortant d’un sac, selon les informations d’Europe1.


Il se dit d’origine tchétchène, puis russe.Ce sont des voyageurs, intrigués par le comportement de cet homme, qui ont alerté une patrouille Sentinelle. Le suspect, qui ne porte pas de papiers d’identité et qui se serait d’abord dit tchétchène, puis russe, n’a pas pu être identifié. Il a été placé en garde à vue pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

L’homme assure être tchétchène et avait sur lui « du matériel électrique et électronique pouvant entrer dans la composition d’un engin explosif », a déclaré le procureur de la République Xavier Tarabeux. « Nous n’avons pas encore son identité, mais cet homme dit être tchétchène et parle russe », a précisé le procureur. « Ce qu’il avait sur lui n’était pas un engin explosif, ce n’était pas dangereux en soi, mais c’est du matériel électrique et électronique pouvant entrer dans la composition d’un engin explosif », a-t-il expliqué.

Le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Olivier de Mazières, a quant à lui indiqué qu’il n’y avait « pas d’élément qui nous permet de penser qu’il y avait un danger immédiat ».

La section antiterroriste n’a pas été saisie. Le maire LR de la ville Jean-Claude Gaudin a évoqué de son côté « un attentat déjoué » et un homme « aux intentions terroristes évidentes », tout en saluant la « remarquable efficacité » des forces de police et de l’armée. La section antiterroriste du parquet n’avait toutefois pas été saisie de cette affaire samedi en fin de journée.

La situation est revenue à la normale à la gare aux alentours de 15h45. Pendant l’évacuation, une dizaine de trains avaient été bloqués autour de la gare.

Par Pierre Decossette avec AFP

Trois femmes mises en examen à Alès pour viol et violences en réunion

Viol et violences en réunion pendant la féria d’Alès

blog -MeToo-Balance ta truie.jpgLa semaine dernière, lors de la féria d’Alès, ville prise par l’UMP à la gauche socialo-communiste en 1995l, une jeune majeure et deux complices mineures ont violenté une jeune femme dans un appartement, a-t-on appris vendredi auprès du procureur de la République de Nîmes.

Les trois femmes ont battu et partiellement rasé leur victime, et l’ont obligée à boire du liquide vaisselle, le tout après une forte consommation d’alcool et de stupéfiants.

La jeune majeure a également agressé sexuellement la mineure. L’auteure a été mise en examen par un juge d’instruction de Nîmes pour violences en réunion et viol, puis placée en détention provisoire. Ses deux complices sont sous contrôle judiciaire strict.

Toutes sont connues pour des faits mineurs.

Les raisons de ces actes, qui se sont produits sur fond de forte misère sociale, lit-on dans la presse sous emprise marxiste, ne sont pas encore connues.

Les lesbiennes et les femmes bisexuelles sont plus susceptibles de subir la violence de leur partenaire. L’agression d’une femme par une femme vient avec son lot de « barrières uniques« , déclare Laura Palumbo, directrice de la communication au National Sexual Violence Resource Center . « Les victimes d’agressions hétérosexuelles savent que d’autres personnes ont vécu la même chose et qu’elles s’en sont remises. Mais les femmes victimes d’agressions homosexuelles n’ont pas le même type de connaissance ou de familiarité. Elles n’ont pas accès à d’autres récits similaires. Elles ne savent pas comment se remettre d’une telle agression. »
Angela Esquivel, conseillère et fondatrice de As One Project, une organisation qui fournit un soutien aux victimes, est d’accord. « Les gens supposent qu’entre deux femmes, il y a forcément de l’amour, de l’attention, de la sensibilité, etc. Or, ce n’est pas le cas« , déclare-t-elle. Elle explique que le pouvoir et l’autorité dépasse les sexes. « Certaines femmes éprouvent un désir de pouvoir et de contrôle dans leurs relations au même titre que les hommes », déclare-t-elle, ajoutant que « les couples de même sexe ne sont pas immunisés contre ces déséquilibres ou abus de pouvoir. » 44 % des lesbiennes et 61 % des femmes bisexuelles – contre 35 % des femmes hétérosexuelles — subiront un viol ou la violence physique de leur partenaire au cours de leur vie. Lien

La ‘misère sociale » peut-elle jamais être une explication à la barbarie ? On attend les commentaires éclairés de la très disert Marlène Schiappa, sous-ministre aux taquets, ainsi que d’ ‘Osez le féminisme’…

La limitation à 80 km/h divise le gouvernement : Philippe recadre Collomb

Le gouvernement se fissure

Après le « joker » du ministre de l’Intérieur sur la limitation de la vitesse à 80 km/h, Edouard Philippe a rappelé son ministre d’Etat à l’ordre vendredi

blog -Philippe-Macron et Collomb
Philippe, Macron et Collomb

Edouard Philippe a redit  être « prêt à assumer » l' »impopularité » de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, soulignant que « l’ensemble du gouvernement est mobilisé » sur cette mesure et contre l’avis du ministre de l’Intérieur. Lors d’une réunion publique jeudi soir, Gérard Collomb, interpellé sur cette limitation, avait en effet répondu « je prends un joker sur la question », enchaînant avec la question suivante.

 

Le locataire de Matignon a fait la leçon au septuagénaire récalcitrant

« Quand on a l’honneur d’exercer des responsabilités publiques, il faut parfois choisir entre de mauvaises décisions qui rendent populaire et de bonnes décisions qui rendent impopulaire« , a estimé Philippe, lors d’un déplacement à Strasbourg. « Lorsque nous avons débattu de cette mesure au sein du gouvernement, nous avons évidemment identifié le fait que la prendre serait susceptible de poser dans la population française des questionnements, des interrogations, des critiques, peut-être même à certains égards des agacements, voire de la colère. Nous en étions parfaitement conscients« , a-t-il commenté.

blog -Philippe-Collomb-tensions« Avant même que la décision soit prise, lorsque j’ai évoqué la possibilité de prendre une telle décision, j’ai indiqué que je savais qu’elle susciterait une forme d’impopularité à laquelle je suis prêt. Je suis prêt à assumer cette impopularité, car je crois fondamentalement que réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable objet, un véritable enjeu de politique publique », a-t-il ainsi longuement argumenté. Verdict fin juillet, mois le plus criminogène de l’année.

« Je sais évidemment pouvoir compter sur l’engagement du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur pour faire en sorte que cette décision du gouvernement soit mise en oeuvre dans d’excellentes conditions », au 1er juillet, a-t-il insisté, preuve de son doute, rappelant qu’il avait souligné ce point, « avec le ministre de l’Intérieur », mardi devant les préfets. « J’ai eu l’occasion de le lui dire à de nombreuses reprises et encore ce matin au cours d’une discussion téléphonique que nous avons et qui sont évidemment très nombreuses« , a-t-il précisé. Une insistance qui en dit long sur la résistance du ministre de l’Intérieur.

« Un joker, pas un couac », défend Castaner

Image associéeLe patron de La République en marche Christophe Castaner avait estimé un peu plus tôt sur franceinfo que la réponse de Gérard Collomb était « un joker, pas un couac ». « Mais chacun peut avoir ses réserves, plusieurs ministres les ont exprimées », a révélé le bavard.
Par exemple, Jacques Mézard, ministre de la …Cohésion des territoires, n’a pas caché son opposition à la limitation de la vitesse à 80 km/heure et en a fait part à l’occasion du Comité interministériel de sécurité routière, indiquait le JDD en janvier.

blog -Macron reconforte Collomb en larmes-investiture Elysee-mai2017.JPGLa limitation à 80 km/h est depuis plusieurs mois très critiquée à droite, parmi les automobilistes et dans les territoires ruraux.
Disant entendre les « coups de sang » et les « énervements« , Macron avait expliqué qu’au terme de deux ans d’expérimentation, la mesure serait abandonnée si elle n’avait « pas d’efficacité » reconnue.
Il a également dit que tout l’argent perçu par l’Etat en sanctionnant les contrevenants serait affecté aux « hôpitaux qui soignent les blessés de la route« .

La vignette devait financer les vieux…
Résultat de recherche d'images pour "vignette automobile vieux"En 1956, les finances publiques françaises étaient à sec, mais Guy Mollet trouva une nouvelle source de financement pour garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans, via un nouveau ‘Fonds national de solidarité ».  L
e socialiste cibla donc l’automobile et les automobilistes, la voiture étant considérée comme un luxe réservé aux plus riches. Les impôts nouveaux de « solidarité » ne datent pas de Hollande et le montant de la vignette automobile  fut assis sur la « puissance fiscale » du véhicule.

retour-de-la-vignette-970adEn 1984, avec la décentralisation, l’Etat socialiste mitterrandien se mit à l’abri de la critique dénonçant l’affectation d’une recette à une politique particulière: il transféra la prise en charge sociale des « anciens » aux …départements  et leur concéda la recette de la vignette ainsi que la responsabilité d’en fixer le montant. Son prix devint donc très variable d’un département à l’autre, ce qui fournit un autre motif de critique de cette taxe, accusée de ne pas être équitable.

Résultat de recherche d'images pour "vignette des vieux"
Le substitut à la vignette qui pend au nez des ‘seniors’

En 2000, elle fut supprimée par le socialiste Laurent Fabius, ministre de l’Economie du gouvernement Jospin, pour tous les véhicules particuliers, l’Etat versant à la place une nouvelle dotation aux départements), mais continua d’exister pour les véhicules professionnels. Elle s’appela ensuite la ‘taxe différentielle sur les véhicules à moteur’...

Le produit de l’impôt (une taxe de « solidarité intergénérationnelle », dit-on en 2018) alla-t-il jamais aux « vieux », qu’ils soient étiquetés « anciens » ou « seniors » ?

Macron à un an : « Pour l’instant, il n’y a pas de résultats, » souligne Montebourg

Nono a quitté la politique il y a un peu plus d’un an, après la dernière élection présidentielle qui a promu à l’Elysée son successeur à Bercy, mais le revoilà !

blog -Montebourg-Macron-effusions.jpgMais l’ancien ministre de l’Economie garde toutefois un oeil critique braqué sur son ancien domaine d’activitéAlors qu’il s’apprête à lancer une école de hautes études …apicoles, en janvier 2019, il s’est fait inviter sur Europe 1 samedi, à l’occasion de l’inauguration mercredi dernier d’une rue (éphémère) du « Made in France » – thème dont il s’est fait médiatiser – à Paris, il conserve un regard revolver sur la première année du quinquennat d’Emmanuel Macron. « Les résultats ne sont pas là », observe-t-il.

« Il va falloir donner un coup de collier »

blog -Macron accepte une poule au salon-de-l-agriculture-samedi-24-fevrier-a-paris (1).jpg« Pour l’instant, il n’y pas de résultats. La croissance n’est pas au rendez-vous. On a toujours autant de chômage« , souligne Arnaud Montebourg. « L’industrie [Nono était ministre du « redressement productif, » rappelez-vous !] est complètement abandonnée. On a vendu Alstom et d’autres entreprises à des puissances économiques étrangères, moi ça me gêne. [Et le volailler breton Doux a été vendu à un Saoudien] On ne finance pas suffisamment le système productif. Il y a beaucoup de choses à faire qui ne sont pas faites. Il va falloir donner un coup de collier sur le plan économique. »

« es « conséquences perverses » de la suppression de l’ISF.

Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Macron"Arnaud Montebourg évoque aussi des « conséquences perverses » après la suppression de l’ISF. « D’abord, c’est un impôt qui ne prélève pas beaucoup d’argent sur les fortunes. Ensuite, on pouvait le conserver tout en le faisant évoluer« , asssure-t-il. Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Macron"« Surtout, il y avait un milliard de déductions fiscales qui s’investissaient dans les PME et les TPE parce que les gens voulaient payer moins d’impôts. Ils rendaient service à l’économie, à la société. Là, ça a disparu. C’est ça la conséquence », explique l’ancien ministre de l’Economie, qui conclut, plus globalement : « Je crois qu’il y a beaucoup à dire, en effet. »

 

Football : insultes et violences racistes par des supporteurs corses sur des joueurs du Havre

« Français de merde », « ramasseurs de coton », « négros », « sale arabe »

blog -foot-joueurs Le Havre insultes malmenes par Corses-mai2018 .jpgLe match Ajaccio – Le Havre a été reporté après de graves incidents vendredi 18 mai, dans la soirée, en Corse. La rencontre comptant pour les play-off en Ligue 2 devait avoir lieu à 20 h 45 vendredi, mais pendant près de trois heures, bloqués dans leur car endommagé par des bombes agricoles, aux abords du stade François Coty, les Havrais ont subi des violences et essuyé des insultes. 

« Il y a un racisme extraordinaire ! »

« Les insultes et les menaces de mort ont commencé ce matin, déplore Vincent Volpé. Les pétards, eux, ont retentit toute la journée, autour de l’hôtel… Il y a un racisme extraordinaire : je suis choqué… » Le président du club a décidé de quitter l’île avec ses joueurs, tard dans la soirée, direction Le Havre, ville LR qui fut administrée par l’actuel premier ministre, Edouard Philippe, de 2010 à 2017. Aussi, escortés par quelques dizaines de CRS, les Normands ont été reconduits à l’aéroport, sans savoir ni où, ni quand se jouerait la rencontre.

« Il faut que la Ligue prenne une décision : ce sont nous, les victimes ! », gronde Vincent Volpé, qui souligne les bonnes relations qu’il entretient avec l’AC Ajaccio. Son homologue, Léon Luciani, a de son côté estimé que l’attitude d’une minorité de supporteurs est inqualifiable, mais qu’il ne peut pas y faire grand-chose, les scènes ayant lieu sur la voie publique.

Islamiste de l’Opéra: la découverte d’une filière tchétchène affaiblit encore la thèse de la radicalisation en prison

Deux femmes arrêtées en région parisienne, le complice présumé devrait être écroué

blog -Abdoul-hakim Anaiev-terroriste mis en examen-17mai2018Après l’attentat au couteau par un islamiste qui a fait un mort et cinq blessés – et non quatre comme indiqué jusqu’ici – samedi soir dans le deuxième arrondissement à Paris, le procureur de la République de Paris a donné une conférence de presse, ce jeudi soir. 

François Molins a reconstitué le parcours du terroriste dans les rues de Paris samedi soir. « A 20h48, il croise un jeune homme, se rapproche de lui par derrière le frappe très violemment. » La victime, le jeune homme qui est décédé, avait une plaie « compatible avec une tentative d’égorgement« , a indiqué le procureur. Selon les témoignages d’au moins deux victimes, l’assaillant a crié « Allah Akhbar« . <br>Le terroriste a ensuite poursuivi son parcours, couteau en main, recherchant et poignardant d’autres victimes. François Molins a indiqué que les deux personnes grièvement blessées sont un homme, né en 1983 et de nationalité chinoise, résidant au Luxembourg, et une femme, née en 1963, de nationalité française. <br>Appelé par des témoins, les policiers arrivés sur place ont fait face au terroriste, a raconté François Molins. « L’individu s’est approché d’eux et a dit « Je vais vous buter, je vais vous planter ! » . Un policier a tiré au taser à deux reprises sans réussir à stopper le terroriste. L’un de ses camarades a demandé à l’assaillant de déposer son couteau, en vain. « Il a tiré à deux reprises avec son arme de service sur l’agresseur, qui continuait à menacer ‘Je vais te planter, tire, tire, tire!’, » a rapporté François Molins. L’islamiste a réussi à frapper le policier avec son couteau, à hauteur de son  gilet par balles.

Une filière tchétchène mise au jour

François Molins a annoncé que deux femmes proches du terroriste ont été arrêtées en région parisienne ce jeudi. Concernant l’enquête sur la tuerie, François Molins a annoncé qu’outre l’assassin islamiste et deux frères entendus par la police, dont l’un a été mis en examen, les deux femmes interpellées ce jeudi à 14 heures en région parisienne sont proches du terroriste et de son complice présumé, sans autre précision.

L’une des deux femmes est Inès H, une Francilienne radicalisée de 19 ans, qui s’était mariée religieusement avec Abdoul Hakim A., le complice présumé du terroriste arrêté à Strasbourg, avant de tenter de partir en Syrie.

Abdoul Hakim A., le complice strasbourgeois déféré au Parquet. Lami du terroriste interpellé dimanche à Strasbourg a été présenté ce jeudi soir à un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen, a indiqué François Molins. Son placement en détention a été requis.  Ses mise en examen et mise sous écrou seront annoncées le 17 à 23 heures, au motif « d’association de malfaiteurs terroristes« 

Bi-national né en Russie, âgé de 20 ans, il est lui aussi de nationalité française. Il faisait l’objet d’une fiche S depuis le 22 juin 2016. Depuis octobre, il figurait également sur le fichier de signalement pour la prévention de la radicalisation (FSPRT). Il n’avait pas d’antécédents judiciaires. Il avait des « liens amicaux profonds » avec l’étudiant terroriste, selon ses proches. Un peu plus d’une heure avant l’attentat, Abdoul Hakim A. a adressé à sa sœur, via une application de messagerie, un chant djihadiste « souvent repris par l’Etat islamique » ou plutôt DAECH, a révélé le procureur. Mais Abdoul Hakim A. (Anaiev) conteste toute participation et toute implication et lien avec le Khamzart A. (Asimovet assure ne pas  l’avoir vu depuis plusieurs mois.

Lors de son audition, son père a déclaré être « inquiet de l’évolution de son fils » vers la radicalisation dont il est témoin, après avoir découvert dans son ordinateur une vidéo avec le drapeau noir de l’Etat islamique. Sa famille est arrivée en France en 2005, a indiqué François Molins. Après avoir vécu en Vendée, elle s’est installée à Strasbourg.

Le service public de télévision ne pratique pas la proportionnelle et discrimine certains partis

Un paysage politique défoncé

blog -L Emission politique-cinq invites-2 rejetes Hamon et Dupont-Aignan-mai2018
Mélenchon, Faure, Castaner, Wauquiez, Le Pen

Un an après la présidentielle qui a porté Emmanuel Macron à l’Elysée avec 24% des suffrages, L’émission politique, sur France 2, a tenté d’organiser un débat avec les cinq chefs des principales formations politiques. Une idée comme une autre qui ne promettait donc pas la relance d’une émission en perte de vitesse qui est en recherche d’une nouvelle formule. Une occasion manquée de filmer des échanges musclés entre Jean-Luc Mélenchon (LFI), Marine Le Pen (FN), Laurent Wauquiez (LR), Olivier Faure (PS) et Christophe Castaner (LREM), car le débat – et les confrontations espérées – sont tombées à l’eau. Jeudi soir, les invités passeront sur le plateau, les uns derrière les autres.  

Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon ont refusé le débat.
Le premier a eu peur d’un guet-apens : le porte-parole officiel du gouvernement a clairement redouté d’avoir à subir un déferlement d’attaques des opposants. Face au danger, le bouffon a même tenté d’envoyer Laetitia Avia, députée de Paris, à sa place. France 2 a refusé. « On ne peut pas se faire imposer des gens par des partis, alors le bras de fer a commencé et les négociations ont duré un mois et demi. Ça s’est fini avec cette formule d’une série d’interviews, on aurait préféré le débat« , explique la rédaction de l’Emission politique.

Du côté de la France Insoumise (LFI), on assume. Ancien numéro 3, au soir des résultats à la présidentielle, le tribun a refusé de se livrer au jeu du débat, exercice qu’il maîtrise pourtant comme il l’a démontré plusieurs fois. Mais comme Christophe Castaner, Jean-Luc Mélenchon a fui la prise de risques. Un de ses proches polémique : « Pourquoi débattre face à Le Pen, à Wauquiez qui cherche à se refaire la cerise, Jean-Luc [Mélenchon] se serait retrouvé dans un débat hystérique, alors que l’enjeu est nul. Durant la campagne des Européennes, on aura tout le temps de débattre avec celui ou celle qui voudra. »
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, fulmine. Le député est heureux de participer à l’émission, mais le débat était l’occasion, pour lui, de se faire un nom. Car, pour le moment, le moins que l’on puisse dire c’est que son son visage ne parle pas à grand monde. Sans parler de sa totale absence de charisme. 
Dans l’entourage du socialiste, on confie: « C’est encore un coup de Macron et Mélenchon, ils refusent que la situation change. L’un veut être tranquille au pouvoir, l’autre veut être tranquille avec l’étiquette d’opposant principal. »
Une place que Marine Le Pen souhaite occuper. La dirigeante d’extrême droite n’oublie pas que l’an passé, elle s’est noyée lors du débat entre les deux tours de la présidentielle. Aujourd’hui, elle fait mine de contester mais la formule de l’émission lui convient parfaitement. Un de ses conseillers, très confiant, glisse : « Le format ne devrait pas la déstabiliser : 17 minutes avec quatre thèmes, ce n’est pas un problème. C’est une sorte de super Bourdin. Elle est à l’aise dans l’exercice, elle le connaît, ça va très bien se passer. »

La rédaction de l’Emission politique a dû gérer un autre problème: celui des absents

Etaient laissés pour comptes Pierre Laurent (PCF), Benoît Hamon (Génération.s), ex-PS, roche d’Europe Ecologie-Les Verts, également écartés, et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). France 2 donne une raison: elle a invité les formations des cinq premiers arrivés lors de la dernière présidentielle.

Un prétexte qui ne convinc pas les absents qui pointent « un problème démocratique ». Nicolas Dupont-Aignan, maltraité par la presse, explique : « J’avais pourtant des choses à dire et puis je n’ai jamais fait baisser l’audimat. » Pourquoi a-t-il été « rejeté », selon lui ? « Peut-être par habitude, peut-être parce qu’ils veulent remettre en selle Wauquiez et Le Pen. C’est la stratégie de Macron d’avoir à nouveau Le Pen au second tour.« 

L’arrogante madame Salamé, fossoyeuse de L’Emission politique

En termes d’audience, le rendez-vous politique a été regardé par seulement 1.83 million de téléspectateurs en moyenne, soit 8.3% de part d’audience auprès de l’ensemble du public âgé de 4 ans (!) et plus. Jean-Luc Mélenchon a ouvert le défilé à 21h02. Venu avec une paire de ciseaux pour illustrer – et dénoncer – les coupes sociales réalisées par Macron – , c’est ce tribun qui a retenu le plus l’attention des téléspectateurs. La courbe d’audience a ensuite fait les montagnes russes tout au long de l’émission.

Mais c’est le passage de Laurent Wauquiez que les analystes jugent le plus positif. xvmb725999a-815d-11e6-bbc2-a60c54300369A la surprise générale, dans un climat délétère de dénigrement systématique, le jeune chef de parti, depuis quelque cinq mois, a surpris face aux caricatures qui le ciblent et a finalement convaincu par la clarté de son argumentaire. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, publié à la suite de la diffusion de L’Emission politique, le vieux routard Jean-Luc Mélenchon ne recueille que 33 % de jugements positifs chez les 1.015 Français interrogés, contre 26 % pour Marine Le Pen. Aucun ne dépasse la barre des 50%.
Alors que, pour assurer que Wauquiez perdrait du terrain, 
Le Figaro choisit décembre dernier, au moment de son élection à la tête du parti de droite par les adhérents et sympathisants de LR, le patron du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, atteint les 17 % auprès de l’ensemble des téléspectateurs de L’Emission politique, enregistrant une hausse d’environ sept points. 

C’est Olivier Faure qui a le plus desservi son parti (PS). Il peine à passer la barre des 10 % d’opinions favorables. Un soufflet imputé à son absence de notoriété, quant il faudrait mettre en cause ses arguments éculés, son apparence peu séduisante et son élocution laborieuse : près de deux Français sur trois (62 %) assurent « ne pas le connaître suffisamment » pour exprimer une opinion à son égard.  Rappelons toutefois que le candidat socialiste à la présidentielle de 2017, Benoît Hamon, n’a convaincu que 6% des électeurs…

En termes d’audience, les deux premiers épisodes d’Alice Nevers ont rassemblés 5,42 millions de téléspectateurs (soit 26,2% du public). Alignant à l’écran une force de frappe pléthorique (l’exécrable Nathalie Saint-Cricq, sarcastique et vicieuse (1), l’hautain François Lenglet, faux-cul acquis au pouvoir quel qu’il soit (2), le gracieux Jean-Baptiste Marteau, gommeux en costume bleu roi, façon monarchie républicaine (3), et l’austère Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos France du MEDEF (4), autant que de chefs de parti, l’émission de France 2 s’est classée au 4e rang : de quoi ébouriffer le chignon de Hala Salamé (5).
L’émission ne rencontre plus son public depuis l’exclusion de David Pujadas en ….

Qualité de l’air : Macron n’est pas en position de faire la leçon à Trump

Bruxelles renvoie 6 pays – dont la France et l’Allemagne – devant la justice

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Vert = bon; jaune = modéré; ocre = à risques

Alors que la Suisse est sacrée meilleur pays du monde en 2018, la France est 9e derrière les Etats-Unis et la Commission européenne a décidé jeudi de renvoyer six Etats membres, dont la France et l’Allemagne, devant la Cour de justice de l’UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l’air.

Bruxelles sanctionne ainsi les manquements répétés de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Hongrie et de la Roumanie pour dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement”. 
Neuf pays au total étaient sous la menace d’être renvoyés devant la justice européenne. L’Espagne, la Slovaquie et la République tchèque ont échappé à la punition.

Résultat de recherche d'images pour "Macron Trump pollution"L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont sanctionnées pour le non-respect des valeurs fixées pour le dioxyde d’azote issu des pots d’échappement, principalement dans les agglomérations

La Hongrie, l’Italie et la Roumanie sont mises en cause pour la concentration élevée et persistante de particules (PM10), ces matières (poussière, fumée, suie, pollen) présentes naturellement dans l’air mais dont la concentration est aggravée par la pollution.

Bruxelles avait accordé une “dernière chance” aux neuf Etats membres considérés comme les mauvais élèves de l’UE 

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Environmental Performance Index selon l’Université de Yale

Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400.000 décès prématurés par an, dont 66.000 en Allemagne, 60.000 en Italie et 35.000 en France.
Pour le NO2, dioxyde d’azote produit par les moteurs à combustion interne et les centrales …thermiques, les morts prématurées sont estimées à 75.000 par an en Europe, dont 14.000 au Royaume-Uni, 12.800 en Allemagne et 9.300 en France.

Résultat de recherche d'images pour "Macron  pollution"La décision avait été annoncée dans un premier temps pour la mi-mars, mais la Commission aura finalement pris le temps de la réflexion. Elle avait accordé une “dernière chance” aux neuf États membres considérés comme les mauvais élèves de l’UE, dont les cinq premières économies de l’Union. Le Bureau européen de l’environnement (BEE), une ONG basée à Bruxelles, les avait surnommé le “bloc toxique”.

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L’exécutif européen exigeait d’eux “des mesures additionnelles crédibles, opportunes et efficaces”. Les neuf pays ciblés ont dû présenter un plan d’action. “Trop peu, trop tard”, selon l’avis du BEE. 
Le ministre français Nicolas Hulot avait estimé que la plan d’action présenté par Paris pour les 14 zones les plus polluées de France était “à la hauteur des enjeux”.

Ce n’est pas la première fois que la Commission prend ce type de décision. Deux États membres ont déjà été reconnus coupables d’avoir manqué à leurs obligations pour les émissions de particules fines: la Bulgarie et la Pologne. Toutefois, à ce stade, aucune sanction financière n’a été prise à leur encontre.

Tours : deux femmes âgées meurent dans la salle d’attente des urgences

Après la mort de Naomi Musenga,

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L’important est d’en sortir

dont l’appel et l’état de santé n’ont pas été évalués à leur juste valeur, déjà par le Samu, le décès de deux femmes de 90 ans, aux urgences, a un retentissement particulier.

Les deux vieilles dames, atteintes de pathologies graves et en fin de vie, sont mortes dans la salle d’attente des urgences de Tours, respectivement dans la nuit du 11 au 12 avril dernier et le 3 mai.

L’une des patientes est restée plus de six heures sur un brancard, quatre heures pour la deuxième malade.

En cause « des cas plus graves à gérer » ces jours-là, explique le professeur Pierre-François Dequin, responsable médical du pôle urgences du CHRU Trousseau qui précise tout de même que « c’est un phénomène exceptionnel« .

« C’est la saturation tous les jours » : le personnel à bout de souffle

Le professeur Dequin confie à France Bleu que « les équipes sont meurtries, choquées, blessées par ces décès indignes ». Une soignante du service des urgences témoigne aussi, anonymement, et explique que « ce qui a choqué le plus l’équipe, c’est que nous n’avons pas eu, en tant que soignants, la possibilité de les accompagner dans leur décès. Elles sont décédées dans une salle d’attente bondée, au milieu d’autres patients qui attendaient d’être vus. »  Peut-être des patients plus jeunes ont-ils été jugés plus dignes de l’attention des services.

Ce n’est pas la première fois que le personnel des urgences de Tours dénonce cet engorgement

« On a alerté à maintes et maintes reprises la direction sur le fait que cette salle d’attente n’était pas la solution. On a dénoncé les conditions d’accueil des patients qui se dégradaient. C’est la saturation dans les urgences tous les jours« , insiste une soignante. Le personnel s’était déjà mobilisé ces derniers mois dans les différents hôpitaux de France afin de dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens.

Des améliorations en vue, mais pas avant …2020. Le responsable médical du pôle urgences Pierre-François Dequin, reconnaît que « l’engorgement est réel » : le nombre de passages aux urgences augmente d’environ 3% par an. De son côté, la direction de l’hôpital précise que des mesures ont été prises pour améliorer la situation, avec la création de vingt lits d’aval, dix-sept lits de gériatrie doivent par ailleurs être créés au urgences, mais pas avant 2020. N’est-ce pas une priorité ?

Afin de dénoncer les conditions d’accueil et de travail, trois organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour le jeudi 24 mai.

Le secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi évoque son homosexualité sur Twitter

Si cela peut aider à lutter contre l’homophobie, je le fais »

« [L’homophobie] hante les esprits des homosexuels, et nous oblige parfois, souvent, à nous adapter et mentir pour éviter la haine, pour vivre. »

blog -Mahjoubi Mounir-Pacsé
Mounir Mahjoubi (à gauche), lors de son Pacs avec son mari

Dans un message publié tard jeudi 17 mai  sur Twitter à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a publié un message contenant le pronom « nous » pour désigner les personnes homosexuelles. 

Depuis, de nombreux internautes félicitent le membre du gouvernement pour ce qu’ils interprètent comme un « coming-out ». L’association SOS Homophobie a ainsi salué une « déclaration courageuse et forte » de la part de Mounir Mahjoubi. En vérité, le secrétaire d’Etat n’a pas vraiment rendu publique son homosexualité : il n’a fait que réactiver l’annonce. Prosélytisme ?

Franceinfo : Votre message publié sur Twitter hier soir était-il un coming-out ?

Mounir Mahjoubi : Ce qui était important, c’était de parler du sujet : hier, c’était la journée de lutte contre l’homophobie. Il fallait rappeler les conséquences de l’homophobie dans le quotidien, notamment des plus jeunes. Et elle a aussi eu des conséquences pour moi.
Lien PaSiDupes de mars 2018 : « Projet de loi, ingérence sexiste de Macron dans les vies sexuelles des Français. Un projet de loi encadrant les relations sexuées présenté par la féministe Schiappa« 

Nous sommes en 2018, je vis ma vie, même publique, de manière tranquille. Mais si, ce jour-là, je pouvais passer le message en le renforçant par mon expérience personnelle, je pense qu’il fallait le faire.

Vous attendiez-vous à recevoir tous ces messages de félicitations et d’encouragement après votre tweet ?

Je suis depuis ce matin en déplacement officiel dans la Creuse, donc je n’ai pas trop suivi les réactions ! (Gloussement) Je le vis assez sereinement, je n’en ai jamais fait un sujet, mais si cela peut aider à lutter contre l’homophobie, je le fais. Mais je ne pensais pas que cela intéresserait autant ! [Alors, pourquoi le faire ?]

Vous aviez publié un selfie avec votre compagnon sur votre compte Instagram, qui est public, en 2015. Vous n’aviez à l’époque pas la même notoriété qu’aujourd’hui : comprenez-vous que votre tweet soit interprété comme une prise de position politique ?

Je vous invite à lire le message qu’a publié le président de la République à ce sujet : c’est aussi une prise de position politique très forte sur la lutte contre l’homophobie. Le message du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, était également très émouvant, et les actions sur le sujet de Marlène Schiappa et de Laura Flessel sont également très fortes.
Lien PaSiDupes : « Quand un ‘Black’ se prit d’affection pour Macron 1er en son château. Moment d’embarras à la Cour »

La lutte contre toute les haines, et particulièrement l’homophobie, est une conviction partagée par tous les membres du gouvernement.

Estimez-vous qu’il est important pour les personnalités politiques de rendre publique leur homosexualité ?

Je pense qu’il est important d’offrir de la visibilité aux personnes homosexuelles, mais je pense également que chacun doit faire cette démarche lorsqu’il est prêt à la faire. Chacun a son histoire, sa culture, sa famille… Nous n’avons pas à imposer à la transparence à qui que ce soit. Chacun gère sa vie comme il le souhaite.

Vous côtoyez au gouvernement des personnalités qui avaient pris position contre le mariage pour tous, comme Jacqueline Gourault, Baptiste Lemoyne et Gérald Darmanin. Avez-vous déjà évoqué ce sujet avec eux ?

Je leur ai parlé de celui que j’appelle mon mari [ils se sont pacsés en 2015], et qui est un homme formidable, dès la première fois où j’ai rencontré chacun d’entre eux. C’était important, car nous faisons partie d’un nouveau mouvement, et il fallait définir de nouvelles manière d’être ensemble. Mais je peux vous assurer que pour chacun, y compris sur des paroles qui à l’époque avaient pû être maladroites, il n’y a aucun sujet : leur engagement contre l’homophobie et leur soutien pour l’égalité est aujourd’hui total.

Le « plan banlieue » de Borloo est mort-né

 

 Un plan « ambitieux » selon l’Elysée, qui fait marche-arrière… 

Jean-Louis BorlooLa présentation par Emmanuel Macron du « Plan banlieue », inspiré par le rapport remis à l’exécutif par Jean-Louis Borloo, est reportée sine die.

Quand Marisol Touraine annonça que le trou de la Sécurité sociale serait bouché en 2017…

La ministre des Affaires sociales et de la Santé de Hollande annonça un miracle à la Sécurité sociale  

blog -Touraine- un trou de la SecuMarisol Touraine allait nous en boucher un coin en 2017 : elle allait réaliser 4 milliards d’économies sur l’assurance-maladie. La magicienne pouvait le faire, mais au prix de nouvelles taxes sur l’industrie du tabac et du même coup sur les fumeurs. Non seulement ils ne creuseraient plus leur trou, mais ils combleraient celui de la Sécu : la magie Marisol ! Déjà avec la participation de Les Echosle 22 septembre 2016, dans le contexte de la primaire à gauche

Vous aviez indiqué que le déficit de la Sécurité sociale serait moins élevé que prévu cette année. Qu’en sera-t-il en 2017 ?

En 2017, le « trou de la Sécu » aura disparu. Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait. L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux, grâce à des réformes de structure pour mieux répondre aux besoins des Français, et ce sont des droits sociaux nouveaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la Sécu. L’équilibre de la Sécurité sociale, ce n’est pas qu’une affaire comptable. C’est un gage de confiance dans l’avenir de la protection sociale face aux risques de la vie. C’est rassurant pour les Français.

Comment se décomposent les comptes ?

Dès 2016, l’amélioration est forte : 3,4 milliards de déficit, au lieu de 5,2 milliards annoncés en juin. En 2017, trois branches sur quatre seront à l’équilibre, l’assurance-vieillesse dégagera un excédent de 1,6 milliard. Et l’assurance-maladie est en très nette amélioration, avec un déficit qui passe de 4,1 à 2,6 milliards. Cela est dû à des réformes de structure, parfois difficiles, que j’assume, car elles ont permis d’améliorer les droits sociaux des Français. Je pense à la création du compte pénibilité, aux départs anticipés à la retraite, à l’augmentation jusqu’à 1.000 euros par an des prestations familiales pour les plus pauvres, à la généralisation du tiers payant, à la suppression des franchises médicales pour les plus modestes, à l’accès élargi à la CMU, à la hausse du RSA, à la prime d’activité. La droite, elle, annonce la couleur du retour en arrière. [Quelle est la troisième branche qui devait être en équilibre (branche maladie) ? Et surtout celle qui ne le serait pas (Fonds de solidarité Vieillesse, FSV) ?]

Vous visez les candidats à la primaire…

Oui, tous les candidats à la primaire annoncent des déremboursements, des franchises et même des amendes pour les malades qui vont aux urgences. Ils jouent sur les peurs, en niant les résultats. Pourquoi continuer à alimenter les inquiétudes sur l’avenir des retraites alors que l’équilibre est rétabli durablement ? Désormais, on ne peut plus brandir l’argument du déficit pour justifier des politiques de régression sociale. La droite, en fait, porte une vision de la société qui privilégie l’assurance privée plutôt que la solidarité. [La ministre en fonction était-elle en campagne ?]

Le Fonds de solidarité vieillesse reste néanmoins dans le rouge… N’est-ce pas erroné de parler d’équilibre ?

Le déficit du FSV sera stabilisé à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017, sachant qu’en période de sortie de crise [du fait du contexte économique européen favorable] les dépenses de solidarité pour les retraites sont plus élevées. Mais regardons le chemin parcouru : en 2011, le déficit du régime général était de 17,5 milliards, nous l’aurons réduit de 17 milliards sous ce quinquennat ! La dette sociale a commencé de diminuer depuis 2015 et elle sera plus faible fin 2017 que fin 2011. Et cela, j’insiste, grâce à des réformes structurelles : allongement de la durée de cotisation pour les retraites [le socialisme garantit-il le vieillissement des populations?], modulation des allocations familiales en fonction du revenu [politique familiale discriminant certains Français], réorganisation hospitalière sans précédent, via les groupements hospitaliers de territoire [mais les regroupements de secteurs au profit des GHT contribuent à la désertification des campagnes – à l’encontre de la nécessaire proximité et du respect de l’humain et des familles, pas seulement rurales – et à une gestion comptable accrue néfastes au système de santé], meilleure maîtrise du prix des médicaments [et accroissement du nombre de ceux qui ne sont pas remboursables]

Une grande partie de la gauche ne semble pas partager ce diagnostic et considère que François Hollande a mené une politique de droite…

Ce qu’annonce la droite [selon Touraine, ministre et militante] n’a rien à voir avec ce que nous avons fait. Ce procès n’a pas de sens. La période électorale qui s’ouvre va nous permettre de mettre en valeur ce bilan [les résultats sortis des urnes contredisent la socialiste : Hollande n’a pas pris le risque de se représenter et Benoît Hamon a obtenu 6%]. Le président de la République saura aussi évoquer les exigences qui sont les siennes pour l’avenir. Vu le grand bond en arrière que nous proposent les candidats de la droite – retraite à taux plein à 70 ans [grâce à Macron, ex-conseiller et ministre de Hollande, PSA peut, aujourd’hui, proposer à ses salariés de travailler plus – au-delà des 35 heures de Martine Aubry – pour gagner moins], suppression du tiers payant, disparition des hôpitaux de proximité [cf. le progrès proposé par les socialistes avec les GHT !] , etc. -, il n’y aura pas photo ! Les programmes qui sont proposés, c’est l’irresponsabilité budgétaire et la régression sociale.

Le retour à l’équilibre est conditionné à des hypothèses de croissance assez optimistes…

Le scénario économique est le même que celui que nous connaissons cette année. On me disait la même chose l’an dernier à la même époque, et nous avons fait mieux que prévu.

Il n’y aura donc selon vous aucun besoin de mener une nouvelle réforme des retraites ?

Aucune ne s’impose aujourd’hui pour des raisons financières. Et puis, la réforme des retraites que j’ai portée va continuer de s’appliquer : la durée de cotisation augmentera avec l’espérance de vie, tout en permettant à ceux qui ont travaillé jeunes et dans des conditions pénibles de partir plus tôt.

Michel Sapin a indiqué que 1,5 milliard d’euros d’économies supplémentaires devront être trouvées sur les régimes sociaux. Comment seront-elles réalisées ?

Il s’agira d’économies de gestion des caisses de Sécurité sociale, de mesures de lutte contre la fraude, de recettes nouvelles (notamment sur le tabac).

La Cour des comptes craint un dérapage des dépenses d’assurance-maladie en 2017…

Chaque année la Cour tire la sonnette d’alarme et chaque année nous faisons mieux que prévu. Les réformes structurelles, moi, je ne me contente pas d’en parler, je les fais.

Sur l’assurance-maladie, nous aurons réalisé 12 milliards d’économies en trois ans, avec 4 milliards d’économies nouvelles en 2017. Mais nous avons décidé de relever l’objectif de dépenses à +2,1 % l’année prochaine, car je veux pouvoir donner à la communauté des professionnels de santé une reconnaissance financière pour leurs efforts. Les médecins libéraux vont voir le prix de la consultation augmenter. Les revalorisations à l’hôpital sont engagées : elles passent par le point de la fonction publique et des hausses en fonction des carrières, de 250 à 500 euros par an pour un infirmier, jusqu’à 480 euros pour un aide-soignant. Par ailleurs, un plan d’investissement pour l’hôpital va être lancé, dont une première tranche de 250 millions sera débloquée l’année prochaine. [avant les élections ou après ?]

Vous prévoyez certes 4 milliards d’économies, mais celles-ci sont toujours difficiles à identifier…

Les efforts sont réels par rapport à la tendance naturelle de hausse des dépenses. Les économies attendues sur la mutualisation des achats hospitaliers, la promotion des génériques, le développement de la chirurgie ambulatoire, la maîtrise des prescriptions d’actes afin d’éviter la redondance… sont précisément chiffrées.

Comment ferez-vous face à l’arrivée des traitements innovants contre le cancer, après ceux contre l’hépatite C ?

L’innovation est une chance pour les Français, et une source de transformation majeure de notre système de santé. Nous généralisons la télémédecine dans tous les territoires [pour plus de proximité et de convivialité]. Pour financer dans la durée les traitements innovants, nous allons créer un fonds pour l’innovation médicale qui permettra de lisser les pics de dépense. Nous pourrons ainsi accompagner la montée en puissance des nouveaux traitements, dont le bénéfice est majeur, en particulier contre le cancer, l’hépatite C, etc. Ce fonds sera doté de 800 millions d’euros à sa création, dont 200 millions seront dépensés dès 2017 pour absorber le choc de l’arrivée des immunothérapies contre le cancer. Ce fonds devra se reconstituer au fil des ans.

Se substitue-t-il aux mécanismes législatifs de régulation des prix des médicaments ?

Non, nous allons reconduire les mécanismes de régulation existants en 2017.

La Cour des comptes pointe la dégradation de l’accès aux soins dentaires…

J’ai demandé à l’Assurance-maladie il y a plusieurs semaines de négocier de nouvelles règles avec les dentistes. Je lancerai l’année prochaine un plan national pour renforcer l’accessibilité des soins dentaires. Je veux plafonner le tarif des prothèses et revaloriser les soins conservateurs. J’espère que la négociation qui vient de s’ouvrir permettra d’aboutir, sinon j’assumerai mes responsabilités.

Le « geste fiscal » aurait pu passer par une baisse de la CSG des retraités modestes ou une hausse de la prime d’activité. Ces propositions pourraient-elles revenir au Parlement ?

Le président et le Premier ministre ont décidé de procéder à une réduction d’impôt sur le revenu qui bénéficiera à 5 millions de foyers [une partie : ils sont …37,4 millions] , ce qui est considérable. Je serai attentive aux propositions des parlementaires, mais si l’on décide de dépenses nouvelles, il faudra les financer.

Seuls 17 % des Britanniques fument, contre près d’un tiers des Français. Avez-vous été suffisamment loin dans la lutte contre le tabagisme ?

S’il y a bien un combat que j’ai porté, c’est la lutte contre le tabagisme. Le paquet neutre est là et sera vraiment visible le 1er janvier après la période de transition dans les bureaux de tabac. J’ai promu l’information et la prévention, j’ai triplé l’aide au sevrage tabagique pour certaines populations…

En novembre, nous lançons la campagne « mois sans tabac », inspirée des méthodes anglo-saxonnes, où chacun encourage son voisin pour arrêter de fumer. En 2017, nous allons  rapprocher la fiscalité du tabac à rouler de celle des cigarettes, ce qui augmentera le prix de 15 %.

Des députés de la majorité réclament une forte hausse du prix des cigarettes…

Ils m’ont dit leur satisfaction avec cette mesure sur le tabac à rouler. J’ajoute que nous allons créer une taxe sur le chiffre d’affaires des distributeurs. Elle rapportera 130 millions par an, qui iront au nouveau fonds de lutte contre le tabagisme.

VIDEO : Ce qu’il faut retenir de l’interview de Marisol Touraine en 1 minute

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01946947/zone/35/showtitle/1/src/uk0m0r

 Juillet 2017 : les comptes de la Sécurité sociale s’éloignent de l’équilibre

Le déficit se réduirait plus lentement que prévu en 2017, à 5,5 milliards, du fait des mécomptes de la branche maladie.

Les comptes sociaux sont, eux aussi, en train de déraper. Après l’audit de la Cour des comptes, la Commission des comptes de la Sécurité sociale remet les pendules à l’heure. Selon son rapport présenté ce jeudi [6j uillet 2017], le déficit du régime général de la Sécurité sociale en 2017 atteindra 5,5 milliards d’euros, Fonds de solidarité vieillesse (FSV) inclus. C’est 1,3 milliard de plus que la prévision inscrite dans le budget de la Sécurité sociale.

Alors que la ministre des Affaires sociales du gouvernement précédent, Marisol Touraine, se réjouissait d’avoir  » sauvé la Sécu «  avec un déficit du régime général ramené à 400 millions d’euros en 2017, hors FSV, celui-ci sera encore de 1,6 milliard. C’est certes bien mieux que l’année précédente (4,1 milliards), et surtout que la situation que la gauche avait trouvée à son arrivée en 2012 [aux sortirs de la crise économique et financière internationale de 2008], mais cela reste une mauvaise surprise. « Cet écart ne fait que renforcer l’exigence de maîtrise des comptes de la Sécurité sociale pour atteindre l’objectif de rétablissement de l’équilibre que s’est fixé le gouvernement à horizon 2020 », ont réagi les deux ministres concernés, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin.

Résultat de recherche d'images pour "Touraine a sauvé la Sécu"Des économies ont été réalisées en matière de prestations ou de gestion administrative [en dépit de leur cortège de risques pour la santé publique]. Mais le solde prévisionnel de 2017 est plombé par un effet de base négatif de 700 millions d’euros, les recettes de fin 2016 ayant été plus faibles qu’attendu. « Le déficit de la branche maladie représente à lui seul plus que la totalité du déficit du régime général et son écart avec la prévision explique la totalité du dérapage du régime général », souligne la Commission des comptes. En effet, il atteindra 4,1 milliards, soit 1,5 milliard de plus que la prévision. En outre, si le déficit de cette branche devrait se réduire par rapport à l’année précédente, « cette réduction est largement artificielle », car elle est due au trompe-l’oeil d’une recette exceptionnelle de 900 millions d’euros, tirée du FSV, souligne la commission.

Les résultats de la branche retraite devraient aussi être inférieurs de 500 millions d’euros aux attentes, avec tout de même un excédent de 1,1 milliard. Mais, en parallèle, le déficit du FSV, qui finance des prestations de retraite solidaires (minimum vieillesse, etc.), se « creuserait » à 4 milliards d’euros. Cela confirme les besoins de financement persistants des régimes de retraite.

La branche famille retrouverait quant à elle l’équilibre pour la première fois en dix ans, du fait des réformes ayant réduit les prestations (mise sous condition des allocations familiales).

Critiqué pour son inefficacité face au terrorisme islamiste, Collomb réplique par une nouvelle annonce d’attentat déjoué

Le ministre de l’Intérieur assure que deux terroristes égyptiens ont été arrêtés

blog -Tintin-Cigares du pharaon-cover.JPGL’attentat était « imminent », selon Ouest France… Pourtant, les deux frères égyptiens interpellés à Paris étaient des amateurs en phase de formation: le ministre de l’Intérieur précise en effet que les protagonistes étaient « en possession de tutoriels [sic] pour fabriquer du poison« , révélant un projet à l’état embryonnaire. Collomb, un agrégé de lettres qui aurait pu écrire des romans policiers ?

Une réflexe politicien
Cette annonce intervient près d’une semaine après l’attaque djihadiste au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris qui a fait un mort et cinq blessés.

Le septuagénaire dégaine plus vite que son ombre

La police ne relâche pas ses efforts dans la lutte contre le terrorisme. On n’en saura guère plus: la fiction est en phase d’écriture.
Selon le pitch, les deux frères terroristes venus du pays des pharaons auraient été repérés en raison d’échanges sur Telegram, une application de messagerie pourtant  …sécurisée, hébergée sur le cloud. Ils y auraient notamment annoncé qu’ils souhaitaient commettre un attentat. Mais le ministre sécuritaire serait trop fort: « Il y avait deux jeunes gens d’origine égyptienne qui s’apprêtaient à commettre un attentat, avec soit de l’explosif, soit de la ricine, ce poison (…) très fort« , a précisé le ministre. Une bien  étrange « précision » qui comporte une incertitude étalée dans la presse avec l’aveu d’une alternative en disant long sur l’improbabilité de l’assertion gouvernementale.

L’auteur de la fiction prend son inspiration en Egypte, connue pour être le berceau des Frères musulmans, organisation transnationale islamique sunnite. L’auteur de la Place Beauvau avait-il besoin d’une base crédible à sa fiction ?

Collomb est un feuilletoniste

En juillet 2017, la France et l’Egypte ont commencé des exercices militaires communs dans les eaux territoriales égyptiennes, en Méditerranée et en mer Rouge, des manœuvres sur plusieurs jours baptisées « Cléopâtre 2017 ». Depuis 2015, l’Egypte a renforcé son arsenal militaire en achetant à la France 24 avions de combat Rafale, une frégate multi missions FREMM et des missiles, ainsi que deux navires de guerre Mistral, avec la volonté de lutter contre le terrorisme.

Ce projet d’attentat rapporté ce vendredi 18 mai  s’inscrit dans la liste déjà longue des actions terroristes prétendument déjouées par les services du renseignement français. Plus de 20 attentats auraient en effet été évités en 2017, et déjà 2 en 2018, selon les autorités.

La liste semble longue des actions terroristes déjouées par les services de renseignement français. En 2017, à peine la trêve des confiseurs achevée, c’est une installation militaire du Gard qui fut visée : attaque sans suites ? A la même période, un stade de l’ouest de la France, pour s’en prendre « à la jeunesse » : menace sans suites ? Le 14 février 2017, le métro de Lille : quel suivi ? Le 5 mai de la même année, la base aérienne d’Evreux : l’opinion n’en saura pas plus long. L’affaire de l’attaque avortée du sémaphore de Port-Vendres s’est achevée, quant à elle, devant la justice avec la condamnation de trois jeunes gens, mais, pour une affaire en justice, combien qui en sont toujours au stade de l’enquête ? Une concentration marquée en région parisienne, des cibles visées essentiellement en raison de leur valeur emblématique de l’autorité nationale… 

Résultat de recherche d'images pour "aventures pharaons"

Cette succession de faits apparaît désordonnée et fait soupçonner des annonces politiciennes de circonstance. La crainte est inspirée par des annonces suspectes à répétition, au rythme de l’actualité politique, de faits non démontrés et par leur présentation brouillonne qui n’inspire ni crédibilité, ni intérêt, jusqu’à ce que l’opinion soit frappée par le passage à l’acte d’un Radouane Lakdim, l’assaillant du Super U de Trèbes, en mars 2018, où le gendarme Arnaud Beltrame a donné sa vie. On ne retiendra que le geste héroïque du militaire et Macron y contribuera.

Fidèles à la phrase du président américain Kennedy en 1961 devant les hommes de la CIA – « Vos succès restent dans l’ombre mais vos échecs sont proclamés à coups de trompe » -, les services du renseignement français ont en principe comme règle de ne jamais parler de ces coups de filet. A chaque fois qu’ils ressentent le besoin de faire du chiffre, ce sont les ministres qui brisent le silence, d’une simple phrase ou …tweet.
<br>En l’occurence, soit les Egyptiens ne sont pas très doués, soit Collomb ne fume pas que le cigare.

Le voile islamique d’une dirigeante de l’UNEF interpelle

Interrogée par M6 dans le cadre d’un reportage sur les universités bloquées,

la présidente du syndicat UNEF à l’université Paris IV relance la polémique sur le voile islamique à l’université

blog -Maryam Pougetoux-UNEF voilee.pngSamedi 12 mai, l‘apparition d’une femme voilée, non pas d’un simple foulard, mais d’un hijabau journal de la chaîne M6, de la dirigeante étudiante Maryam Pougetoux, présidente à l’université Paris IV de l’UNEF, syndicat laïc et féministe UNEF, à propos de l’état de la situation dans les universités bloquées, et la difficulté qu’ont ces établissements à y assurer sereinement la bonne tenue des examens. La militante musulmane a déclenché une polémique, non pas en réaction à son discours engagé contre la réforme de l’accueil à l’université, mais bien à cause du voile islamique qui lui couvre les cheveux, les oreille et le cou.

Un citoyen vigilant a relevé cette incongruité de la gauche laïque

Un politologue à l’université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines et cofondateur du Printemps Républicain, Laurent Bouvet, a eu un sursaut. Attentif aux réseaux sociaux et farouche défenseur de la laïcité, le professeur de sciences politiques a dénoncé l’affichage de son appartenance religieuse par  Maryam Pougetoux, une prosélyte, comme nombre de converties.
Dans un message posté sur Facebook, Laurent Bouvet publie une photo de la jeune femme avant de railler « la convergence des luttes […] bien entamée » à l’UNEF.

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Flbouvet%2Fposts%2F10216104096257433&width=500

Une « odieuse campagne de harcèlement raciste » ?

L’essayiste et militante Céline Pina s’indigna également de l’affichage médiatique de la militante de l’UNEF. Dans un long message, elle dénonce cette fois l’infiltration des mouvements de jeunesse par les Frères musulmans et le « développement des filières indigénistes et islamistes ». « Ce sont les étudiants musulmans de France (EMF, ex- Union islamique des étudiants de France), filiale des frères musulmans, qui en sont chargés. Visiblement dans certains endroits, la manipulation a réussi » écrit-elle.

51ftgm5y1nl-_sx320_bo1204203200_Elle s’est fait connaître en 2015, lorsqu’elle dénonça publiquement la tenue du Salon de la femme musulmane, à Pontoise, qui accueille des prédicateurs salafistes promettant « aux femmes coquettes et parfumées » un « châtiment atroce » et leur enjoignent de « se voiler pour éviter le viol ici-bas, et l’enfer dans l’au-delà« . LIEN PaSiDupes Salon de la femme musulmane: les fondamentalistes « à la maison« , à Pontoise, Ile-de-FranceC’est ensuite avec une lettre ouverte de novembre 2017 au ministre de l’Intérieur au sujet des prières de rue organisées chaque semaine à Clichy, et le rappel de la responsabilité de l’État de rétablir l’ordre public. En mars 2018, elle signe L’appel des 100 intellectuels contre le « séparatisme islamiste », au coté de Bernard Kouchner, Alain Finkielkraut,  Elisabeth Lévy Luc Ferry  ou encore Françoise Laborde. 

Julien Dray, membre du parti socialiste et ancien membre de l’UNEF, s’insurgea à son tour

« La direction du syndicat qui accepte cette jeune dame comme dirigeante souille tout notre combat mené dans les universités… Bien des membres de l’UNEF doivent être effarés… ».

Voir l'image sur TwitterFace au déferlement de commentaires à l’encontre du prosélytisme de la militante Maryam Pougetoux, ses soutiens se sont rapidement manifestés, avec pour outil de ralliement le mot-clé #SoutienAMaryam.

Parmi les réactions symptomatiques et révélatrices de l’intention subversive de la présidente de l’UNEF Paris IV-Sorbonne (qui a passé un accord de coopération avec les Emirats arabes unis), celle de la sulfureuse militante polémiste Rokhaya Diallo qui s’indigna de la « chasse aux musulman.e.s (présumé.e.s) qui ont l’outrecuidance de se rendre visibles ». Une « chasse » « orchestrée »,  selon elle « par le Printemps républicain ».

blog -Rokhaya Diallo-tweet attaque PrintempsRepublicain en soutien voile par prsdte UNEF-13mai2018

La militante identitaire, comme les Indivisibles (dont elle a été exclue !) ou le PIR, et twitto à temps plein (soutenue par une garde de survoltées) dresse ici la liste des précédentes polémiques, notamment celle ayant visé Mennel, candidate voilée du télé-crochet The Voice. Elle est rapidement rejointe par d’autres militants comme l’islamo-gauchiste Sihame Assbague, 31 ans, qui dénonce « une odieuse campagne de harcèlement raciste ».

Tweet (13 mai 2018) de la maso : « journaliste par obligation • en mode contre-pouvoir • « j’ai toujours le mauvais rôle » :

blog -Sihame Assbague-tweet soutien a Maryam Pougetoux-denoncant ceux qui revent musulmans invisibles-13mai2018

Ancienne porte-parole franco-marocaine du collectif ‘Stop le contrôle au faciès’Assbague, une instable, fut d’abord chargée de mission (ou « conseillère politique », ce n’est pas clair) pour la mairie du 14e arrondissement de Paris, dont le maire était Pascal Cherki (PS, mais désormais à Génération·s de Benoît Hamon), mais démissionna rapidement et accepta une mission de la maire UDI suivante… Dans le cadre de l’affaire visant l’islamiste Tariq Ramadan, elle signa une tribune ( sur le site Mediapart aux côtés d’une cinquantaine de militants  « pour une justice impartiale et égalitaire«  pour Tariq Ramadan, mis en examen pour viols et placé en détention provisoire, et dans laquelle il est demandé de libérer immédiatement ce dernier en raison de son état de santé. Le 1er septembre 2015, lors du lancement de Contre-attaque(s) — plateforme internet de lutte contre l’islamophobie publiée sous la direction de Alain Gresh, Sihame Assbague est membre de son comité de rédaction.

Accusée de communautarisme et de racisme antiblanc, elle forme un binôme de « contre-journalistes du net«  avec la journaliste Widad Ketfi, blogueuse sur Bondy Blog et cheffe d’édition pour une émission sur Canal+. Les « journactivistes » utilisent des applications comme Périscope pour mener des contre-enquêtes sur des articles ou propos jugés diffamatoires.

Le 11 décembre 2017, le gouvernement a mis officiellement en place le Conseil national du numérique (CNNum) avec Rokhaya Diallo parmi ses membres. Trois jours plus tard, le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, homosexuel LREM a demandé son départ.

Le syndicat UNEF a réagi par la voie d’un communiqué de presse.

Le syndicat étudiant y condamne « le déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe dont Maryam est victime » et s’attaque directement à Laurent Bouvet, qu’il accuse de dissimuler « une islamophobie décomplexée » derrière « son débat sur la laïcité excluante« .

Voir l'image sur Twitter

Ancien militant (ou proche) du Parti socialiste pendant des années, le politologue Laurent Bouvet – un ex-directeur de l’Observatoire de la social-démocratie à la Fondation Jean-Jaurès – est devenu l’un des représentants de La Gauche populaire, dont les principaux animateurs sont Laurent Baumel, Philippe Doucet ou François Kalfon.

Chicaya entre de Rugy et les députés « insoumis » de LFI

Les députés LFI font de la provoc et Rugy fait le coq au perchoir

Les députés de la France insoumise font n’importe quoi dans l’hémicycle

blog -Rugy en cravatte-Ruffin poing leve
François de Rugy, simple député en cravate et en début de législature, assis côte à côte avec le prolétaire débraillé François Ruffin (LFI)

Une dispute entre le groupe de la France insoumise (LFI) et le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, est une nouvelle fois venue perturber les débats : c’est devenu un exemple, parmi d’autres, du harcèlement incessant du président par l’extrême gauche, ironiquement cette fois, dans le cadre de l’examen du projet de loi contre les violences sexuelles porté par Marlène Schiappa et adopté par les députés tard dans la nuit de mercredi à jeudi.

VIDÉO – Baisse des APL : Jean-Luc Mélenchon brandit un panier de courses à cinq euros en plein hémicycle

Dès juillet 2017, les députés de La France insoumise avait ouvert les hostilités anti-républicaines. Lien PaSiDupes « Baisse des APL : Mélenchon se livre à une vente au déballage de ses idées à l’Assemblée » Bafouant le règlement, Mélenchon avait brandi un panier de courses à cinq euros en plein hémicycle, attitude qui lui rallia les anars.

Rugy gronde les députés insoumis  sur les selfies à l’Assemblée

Voir l'image sur TwitterL’incident de séance a débuté lorsque François de Rugy s’est senti défié. Alors que l’examen des amendements avait accumulé du retard, il reprocha à la députée Clémentine Autain de jouer les prolongations avec une prise de parole pas assez rapide à son goût. « Il faut quand même suivre Mme Autain. Vous avez passé beau

blog -Obono-agitee de AssNat

coup de temps à prendre des photos de groupe. C’est bien sympathique mais,  dans l’hémicycle, on est surtout là pour présenter les amendements qu’on a déposés« , a râlé le président LREM de l’Assemblée, dont le groupe de Jean-Luc Mélenchon échauffe les oreilles depuis plusieurs mois.

 

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Ruffin, « mauvais élève » de la classe parlementaire 

Les photos prises par les députés et postées sur les réseaux sociaux sont traditionnellement tolérées dans l’hémicycle. Certains élus en profitent pour prouver leur présence jusque tard dans la nuit, mais le temps d’un selfie, comme ici le député Insoumis Alexis Corbière, un partisan du squat de HLM, logement social, de la ville de Paris, pour sa famille et lui-même, ainsi qu’un adepte des horaires de fonctionnaire, à moins que ce ne soit des cheminots corses. Lien PaSiDupes

Et, pour mémoire, « Raquel Garrido accablée par de nouvelles révélations sur ses revenus non déclarés à l’Urssaf »

Apparemment vexée, Clémentine Autain n’a pas manqué de réclamer une suspension de séance. « Je trouve que la façon dont vous traitez les élus de l’opposition avec condescendance et mépris… Cela fait trois jours que nous sommes là. Je n’ai quasiment pas quitté l’hémicycle. C’est indécent« , a-t-elle déploré, alors que l’examen du projet de loi porté par Marlène Schiappa a fait l’objet d’un examen marathon depuis le début de la semaine. « Arrêtez avec vos leçons de morale, on n’est pas à l’école », a-t-elle conclu.

Lien PaSiDupes, pour rafraîchir la mémoire de l’exemplaire Autain sur son camarade Ruffin : « François Ruffin (LFI), élu député en trichant ? « 

Coup de pompe

Tout en acceptant une suspension de séance, François de Rugy s’est laissé gagner par la colère face aux accusations de la députée de Seine-Saint-Denis. « On ne peut pas laisser passer que vous disiez que l’opposition est maltraitée. Tous vos amendements ont été appelés de la façon la plus claire qui soit. […] Ca suffit ! A un moment donné, on ne peut pas tout dire sur le bon déroulement des débats« , a-t-il grondé.

Un affrontement de deux totalitarismes. Et pourtant, l’intransigeance obtuse de François de Rugy ne devrait pas hérisser les soutiens historiques de l’empire soviétique. Lien PaSiDupes « Rugy, hué par les députés après avoir coupé le micro de la ministre des Armées« 

« A votre disposition M. le président pour une photo également. Cela ira très vite », a peu après provoqué le député Insoumis Alexis Corbière, ironique. « C’est évidemment la mission première des députés dans l’hémicycle« , a grincé sans un sourire François de Rugy, face à la cabale des anti-républicains.

La représentation nationale commence à regimber, suite aux séances de nuit relativement fréquentes  à l’Assemblée nationale compte tenu de la saturation de l’agenda législatif : les séances sont en effet régulièrement émaillées d’incidents. Et la personnalité hautaine et cassante du président participe de ces frictions, ne contribuant pas à apaiser les tensions.

La veille, la ministre Marlène Schiappa avait elle-même manifesté son intolérance à la critique en réagissant avec véhémence à l’interpellation d’un député LR qui avait évoqué ses préférences « libertaires« . La sous-ministre avait accusé le député LR Fabien di Filippo de « misogynie crasse« , se réfugiant derrière sa condition de femme pour éviter le débat à armes égales. Pas très en harmonie avec sa fonction gouvernementale en faveur de l’égalité des sexes.

Exemple de parti-pris féministe de la sous-ministre – Lien PaSiDupes « Les féministes Schiappa et de Haas s’emplâtrent » (‘Fact checking’ de la ministre : un homme sur deux est un agresseur » ?)

Voir aussi ces antécédents socialistes et LFI d’atteinte au règlement

Lien PaSiDupes – « Tout est-il permis aux élus du fait de leur genre, de leur croyance et/ou de leur couleur de peau ?  » 

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Parmi ces ‘insoumis’ socialistes, un futur premier ministre, Ayrault,   et plusieurs ministres de Hollande, absent à la séance

 

 

Un sondage pour valoriser les extrêmes au détriment de l’opposition modérée à Macron

Mélenchon déclaré « meilleur opposant » à Emmanuel Macron…,

blog -Melenchon-il faut frapper frapper frapper-Unde de Libeselon Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro.

Le leader de l’extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise (LFI) reste le repoussoir favori du pouvoir. Le service public et la presse libérale – pour Les Echos et Le Parisien, ce sera la semaine prochaine… – s’entendent pour décerner au meneur politique des mouvements sociaux qui pénalisent l’économie nationale le prix du « meilleur opposant » – et « de loin » ! – à Emmanuel Macron et au gouvernement, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié ce jeudi matin.

Un ‘bon point’ à la chienlit

42% des personnes interrogées ont le sentiment que Mélenchon est « le meilleur opposant » au président (+ 4 points par rapport à décembre 2017), loin devant Marine Le Pen en deuxième position avec 29% (+5).

Les nouveaux chefs de parti sont pénalisés. Viennent ensuite avec 17% (-7) Laurent Wauquiez, nouveau président des Républicains, et avec 9% Olivier Faure, premier secrétaire du PS (contre 11% pour Benoît Hamon en décembre dernier).

Une prime aux « casseurs »

Interrogés sur la popularité des chefs de partis, les Français placent en tête Jean-Luc Mélenchon dont 33% d’entre eux ont une opinion « très bonne » ou « assez bonne », puis Marine Le Pen (26%), Christophe Castaner (22%), Laurent Wauquiez (17%) et Olivier Faure (10%).

Pour le patron des socialistes, 62% ne peuvent exprimer d’opinion parce qu’ils « ne le connaissent pas suffisamment« , ce qui est le cas aussi pour 46% de sondés concernant le patron des Marcheurs.

L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.015 Français sélectionnés selon la méthode des quotas et interrogés par internet du 15 au 16 mai, avec une marge d’erreur de 2,5 points.

 

NDDL : le gouvernement n’en a pas fini avec les expulsions de zadistes

Des gendarmes à nouveau mobilisés pour une deuxième opération d’expulsions de squatteurs

Les gendarmes mobiles visent les zadistes qui n’ont pas déposé de dossier de régularisation.

blog -NDDL-squat de la Wardine a pb -dix-lieux-de-vie-evacues-dans-la-zad-16mai2018
Squat de la Wardine

Une deuxième opération d’évacuation est en cours, jeudi 17 mai, dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une dizaine de « squats », lieux d’occupation illégaux par des activistes officiellement écologistes, mais plus sûrement anarchistes, sont concernés par l’arrivée des gendarmes. Des tirs de grenades lacrymogènes ont été entendus près de la forêt de Rohane et un hélicoptère et un drone survolaient la zone. Plusieurs barricades ont été érigées sur la départementale 81, dont une était en feu.


ddzaq_zwkaa0-wkLe général Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale, est sur place. Il a eu un échange avec les zadistes auxquels il a communiqué la liste des « squats » qui vont être évacués, « de manière à ce qu’il n’y ait pas de surprise« , a-t-il fait savoir à la presse chargée de diffuser les précautions prises par les militaires. Le général a précisé que 19 escadrons de gendarmerie, dont deux en réserve, sont présents sur le secteur, soit 1.500 à 1.700 militaires. Selon la Gendarmerie, il n’y aurait pourtant eu ce matin que 80 zadistes. Contre 700 au plus fort lors de la première opération.

Expulsions au faciès

« Nous prévenons les personnes en cours de régularisation qu’elles ne sont pas concernées par la manœuvre », a-t-il précisé. Ne sont pas concernés ceux dont le dossier a été accepté et ceux dont le dossier est en cours d’instruction ». 

 

 

Parmi les lieux d’occupation ciblés, le général Lizurey a notamment montré sur une carte les sites du « Chat Teigne », « Plui Plui », « la Vosgerie » et « la Lande de Rohane », tous situés à l’ouest de la D81.

ddy6bnjx4aexc9q« On est là pour expulser les gens qui n’ont pas déposé de dossier et qui manifestement ne souhaitent pas régulariser leur situation (…) , a-t-il dit. « L’objectif pour nous c’est que les choses se passent bien », a insisté l’officier – un général 5 étoiles ! –  qui avait eu auparavant un échange avec une militante anti-aéroport d’une soixantaine d’années devant la Rolandière.

Selon la gendarmerie, quatre à cinq lieux de vie sont visés jeudi matin et une dizaine au total durant l’opération qui « va durer quelques jours, mais sera allégée pour le week-end », selon cette source. Une première série d’évacuations sur le site initialement prévu pour un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, auquel le gouvernement avait annoncé renoncer en janvier, avait été lancée le 9 avril dernier. 

Les opérations de déblaiement ont commencé.

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#Zad #NDDL La cabane de la Vogerie, dans la forêt de Rohanne, vit ses dernières heures pic.twitter.com/4oFol9r2Lh

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »><a href= »https://twitter.com/hashtag/Zad?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Zad</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/NDDL?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#NDDL</a&gt; Opération déblaiement et remblaiement <a href= »https://t.co/rPGTeN7dZO »>pic.twitter.com/rPGTeN7dZO</a></p>&mdash; JFMartin (@JFrancoisMartin) <a href= »https://twitter.com/JFrancoisMartin/status/997016113606266881?ref_src=twsrc%5Etfw »>17 mai 2018</a></blockquote>
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Un « fiché S » s’évade de la maison d’arrêt de Brest

L’évadé est  un fiché S » en raison d’une « tendance à la radicalisation »

brest-detenu evadé-mai2018Le détenu de 21 ans a réussi à s’échapper à son arrivée à l’hôpital de Brest, Finistère. Il s’est enfui à bord d’un véhicule qui l’attendait à proximité.

Les faits se sont déroulés « entre 09h00 et 10h00 » devant le CHU et « ça s’est passé extrêmement vite, dès l’arrivée sur place« , a précisé l’administration pénitentiaire.

Selon le Syndicat national pénitentiaire Force ouvrière, l’individu s’est mis à courir dès sa sortie du véhicule pénitentiaire. Un agent est parvenu « à le plaquer une première fois au sol, mais le détenu s’est relevé et a rejoint un véhicule de type Peugeot 306au moins deux complices l’attendaient« .

Des téléphones portables ont été retrouvés dans sa cellule, a souligné une source proche de l’enquête, selon laquelle il était signalé en raison de sa conversion à l’islam, la pratique rigoriste de sa foi et un changement physique. Cependant, il ne tenait pas de discours rigoriste, ni avant,  ni pendant sa détention. La taqîya….

Cet homme « fait l’objet d’une fiche S parce qu’il a une « tendance » à la radicalisation 

« Il est suivi pour ça », a indiqué le procureur de la République de Brest, Jean-Philippe Récappé. Il n’a cependant jamais été condamné pour des faits de terrorisme ou d’apologie du terrorisme, a-t-il ajouté.

Originaire de Landerneau, près de Brest, le voyou avait 23 mentions à son casier judiciaire pour des faits de vol, dégradation et outrage notamment, selon J.-Ph. Récappé.

Le « Breton » était en détention provisoire depuis le 13 novembre pour « vol par escalade dans un entrepôt« , selon le Parquet de Brest. Sa détention devait se prolonger jusqu’en juillet.

Incarcéré à plusieurs reprises à Brest, notamment alors qu’il était encore mineur, ce délinquant a été également emprisonné à Nantes, selon Thierry Labrot, du syndicat modéré UFAP-Unsa de Brest, selon lequel il s’est radicalisé « à travers ses fréquentations qu’il avait en détention« , une thèse portée par les socialistes. Il s’était laissé pousser la barbe, portait la djellaba et faisait cinq prières par jour, a précisé le syndicaliste, suggérant que les islamistes sont maîtres de la prison et disant regretter le manque de formation du personnel pénitenciaire face à de tels individus. « L’établissement (de Brest) n’est pas fait pour recevoir ce profil de détenus« , a-t-il assuré.

Il est « dangereux », a jugé pour sa part le secrétaire général du Grand ouest de la CGT pénitentiaire, Samuel Gauthier, déplorant le fait que les agents chargés de son transfert n’étaient pas armés. « Les détenus savent que, dès lors qu’ils partent en extraction médicale, le niveau de sécurité n’est pas le même », a-t-il assuré, expliquant que, depuis le transfert de mission de la charge des extractions de détenus des forces de l’ordre vers l’administration pénitentiaire, « les agents n’étaient plus armés » lors de tels transferts. « Est-ce que tous les moyens ont été mis en oeuvre pour empêcher cette évasion par rapport à tout ce qui se passe dans notre pays, notamment depuis les attentats du Bataclan? Je ne pense pas », a-t-il commenté.

Toujours recherché mercredi soir, ce dangereux individu est lâché dans la nature, alors qu’il a fait la belle dans la matinée. La population n’est pas appelée à participer à leur propre protection : aucun signalement n’a été émis; l’identité de l’islamiste est voilée.

Islamisme : Macron n’a pas la confiance des Français pour lutter contre le terrorisme

Les Français sont 56% à ne pas faire confiance à Emmanuel Macron pour lutter contre la menace terroriste en France 

2blog -Macron chechia4% ne lui accordent « pas du tout » de crédit. Ce sont les chiffres parus dans le dernier sondage « L’Opinion en direct » piloté par l’entreprise de sondages Elabe que nous publions ce mercredi. Cette étude a été réalisée ces mardi et mercredi, quelques jours, donc, après le meurtre de Ronan par un assaillant d’origine tchétchène à Paris samedi soir.

Ils sont 61% à faire part de la même réserve au sujet du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

La variable des électorats

blog -crise de confianceLes électeurs de Macron conservent pourtant largement leur confiance à ces deux figures de l’exécutif, à hauteur de 84% pour le président de la République et de 74% pour son ministre.

Les électeurs de Les Républicains sont 54% à accorder de la crédibilité à Macron et 46% à Gérard Collomb.

Les soutiens de l’ex-socialiste Benoît Hamon ne sont plus que 43% et 36% à les suivre sur ce terrain.

Les électeurs de l’extrême gauche (31% et 36%) et de l’extrême droite (21% et 16%) ne dissimulent guère leur défiance envers l’exécutif.

Des professeurs de Rennes 2 s’opposent à une présence de la police pour garantir le bon déroulement des examens

L’ordre républicain mis en question par l’Université gangrenée par la gauche radicale

Le chaos universitaire n’est pas le seul fait des étudiants. 

Les examens doivent débuter jeudi sur le campus Villejean de l’université Rennes 2, mais pourront-ils se tenir ?  Après l’évacuation des bâtiments occupés lundi matin, les étudiants opposés à la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) ont fait savoir qu’ils se mobiliseront pour empêcher la tenue des partiels.

 

 (@UnefRennes2) 14 mai 2018

Interrogé, le président de l’université réplique qu’il mettra  « tout en oeuvre » pour que les examens se tiennent, promettant une sécurisation du campus et un filtrage.

Des personnels de Rennes2 animent la chienlit menée par l’UNEF.

blog -Rennes2-police evacue amphi 14mai2018
Rennes2, lundi 14 mai 2018

 Les mesures de la direction élue ne sont pas du goût d’une catégorie de personnels radicalisés. Dans un communiqué du 15 mai, le comité de mobilisation des personnels mobilisés (@PersonnelMobR2) a clamé son opposition frontale :  « Nous sommes attaché·e·s à la tenue des examens, selon le calendrier mis en place, dans des conditions sereines. Cependant, nous refuserons de surveiller des examens en présence de forces policières sur les campus. » Est notamment visé le Parcoursup qui ne concerne pas leurs étudiants actuels.

Des actions violentes de « frondeurs » (« casseurs »?) font annuler les examens  dans d’autres villes

blog -Rennes2-Vive la Commune sur fronton-mai2018
La Commune de Paris est un mouvement révolutionnaire et un gouvernement  insurrectionnel  qui durèrent un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la ‘Semaine sanglante’ du 21 au 28 mai 1871
La famille de Marlène Schiappa appartient à la ‘libre pensée’

Les partis, les syndicats, les associations révolutionnaires instrumentalisant la classe ouvrière se retrouvent chaque année au Mur des Fédérés, le 1er mai, pour rendre hommage aux communards  qui s’emparèrent du pouvoir par la force et la terreur et établirent la Commune de Paris, régime collectiviste, fédéraliste, laïc et internationalistedu 18 mars au 21 mai 1871. Slogan : « Ni dieu ni maître, à bas la calotte, vive la sociale ! »

Le 18 mars 2018, l’organe du Parti communiste  français (PCF), le journal l’Humanité, a commémoré le « 18 MARS 1871, la Commune de Paris à la République » en lançant cet appel:
« A l’initiative et l’appel à la population du Collectif des communes Vive_la_commune_vivent_les_communes dimanche 18 mars, les élus parisiens et maires communistes de banlieues installent un village éphémère, place de la République à Paris, pour célébrer le 18_mars_1871, date de naissance de la Commune de Paris. C’est l’occasion pour eux de défendre les communes menacées de disparition par la réforme territoriale, la baisse des dotations, la disparition de l’autonomie fiscale, la suppression des services publics et biens des pouvoirs qui leur sont propres. C’est aussi l’occasion de rappeler les idéaux de la Commune de Paris. » Désormais maquillé en « gauche de la gauche« , le PCF prétend avoir abandonné son objectif révolutionnaire…

Depuis le début de la semaine, plusieurs universités ont dû annuler leurs examens en raison de perturbations sur fond d’opposition à Parcoursup et à la loi ORE. C’était le cas à Lyon2 lundi, mais aussi Grenoble, par exemple.

blog -ENS-mort a democratie-mai2018

D’autres établissements ont opté pour les devoirs maison, en famille, entre copains, comme le réclament les étudiants bloqueurs de Rennes 2, tous favorables à la casse de l’université et de sa délivrance des examens. Des actions en faveur du contrôle continu, dégénèrent en note moyenne 10 pour tous, une revendication de Paris Tolbiac. Le contrôle continu sera ensuite généralisé et étendu au baccalauréat où la réforme Blanquer l’introduit déjà partiellement.
L’extrême gauche révolutionnaire fait peser une menace sur l’égalité des chances et l’état de droit..

Le tueur islamiste de l’Opéra est encore un exemple de ‘taqîya’, art du mensonge islamique

Il n’est rien de pire que l’eau qui dort

blog -islam religion de haine-preceptes vieux TalibanLes voisins l’assurent : c’était un gars sans histoires, serviable ou taciturne, mais toujours discret.  Même pas barbu, il ne buvait, ni ne fumait, et ne fréquentait pas les filles.  Le mec bien sous tout rapport, dans le quartier…

Prenez donc le tueur islamiste au couteau du quartier de l’Opéra: la famille du Tchétchène Khamzat Azimov, le fils assassin de 20 ans, avait demandé le statut de réfugié politique et la France avait ouvert les bras à ce citoyen de la fédération de Russie, dans le Caucase, où entre 100.000 à 300.000 civils – à 80% musulmans sunnites –  ont péri lors des luttes sécessionnistes de 1994 à 2000, du fait de leur opposition indépendantiste. Naturalisé français en 2010. à l’âge de 12 ans, ‘il est fiché S’ depuis 2016,  à sa majorité. 

Ce Français a tué un passant et en a blessés quatre autres. Quand le pouvoir français et sa presse « libre et indépendante » nient la réalité du terrorisme islamiste intérieur, ils parlent d’ « assaillant » au couteau, crime perpétré à Paris, samedi 12 mai en début de soirée dans le quartier de l’Opéra. Le fanatique a été rapidement abattu – à sa demande insistante de martyr de la cause – par les forces de police, avant d’être identifié dans la nuit.

La presse a sélectionné quelques éléments concernant le terroriste islamiste

blog -Azimov K-terroriste islamiste tchetchene_mai2018L' »auteur – non qualifié – de l’attentat – non qualifié- » qui ne portait pas de papiers sur lui au moment de l’ « agression’ (sic), a été identifié comme étant un « jeune homme » de 20 ans, nommé Khamzat Azimov. Né en 1997 en Tchétchénie (Russie), il avait – sans problème – obtenu la nationalité française en 2010, après la naturalisation de sa mère, a précisé dimanche le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Et le père ?

Selon plusieurs sources, K. Azimov a grandi dans une famille de réfugiés à Strasbourg, dans le quartier populaire d’Elsau où vit une importante communauté tchétchène – car la France organise elle-même les regroupements ethniques, les ghettos – et où il a obtenu son baccalauréat. Depuis quelques mois, il vivait dans le 18e arrondissement  – multi-culturel – de Paris avec ses parents. Donc, avec le père ?

Etait-il suivi par les services de renseignement ?

Il n’avait pas d’antécédents judiciaires, mais « avait attiré l’attention des services de renseignement« , selon une source judiciaire. Proche du mari [français ?) d’une femme (française ?) partie en Syrie, Khamzat Azimov faisait l’objet d’une fiche S depuis 2016. Pour cette raison, il avait d’ailleurs été entendu il y a environ un an, par la section antiterroriste de la brigade criminelle. SDAT (Sous-Direction Anti-Terroriste de la Direction Centrale de la Police Judiciaire), AT/PP (Section Anti Terroriste de la Préfecture de Police de Paris) ou DGSI: Direction Générale de la Sécurité Intérieure) ? Simple contrôle de routine ? 
Résultat de recherche d'images pour "Khamzat Azimov"En effet, il était également inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Ils sont près de 20.000 dans ce fichier, selon le dernier décompte de Matignon, publié en février dernier, dont plus de moitié seraient actuellement sous haute surveillance. A l’inverse des fameuses ‘fiches S’, qui recensent les personnes susceptibles de menacer la « sûreté de l’Etat » et dont les profils peuvent être très variés – des militants d’extrême-gauche aux hooligans -, ce fichier recense exclusivement des individus radicalisés, comme ce fut le cas de l’islamiste Radouane Lakdim, sans qu’il ait pu l’empêcher de perpétrer la prise d’otages survenue le 23 mars 2018 à Trèbes près de Carcassonne (Aude), dans laquelle le Colonel Beltrame a donné sa vie.

Quelles étaient ses motivations ? 
L’enquête doit encore investiguer plus avant : les faits ne seraient pas suffisamment clairs ! Les motivations exactes de l’islamiste – pardon, « l’auteur de l’agression » –  le mode opératoire et le fait que l’ « assaillant » ait crié « Allah Akbar«  durant l' »attaque » – nous oserons dire l' »attentat » et même « l’attentat politique par un réfugié politique« – ont toutefois conduit à la saisine de la section antiterroriste du Parquet de Paris, a annoncé le procureur de Paris, François Molins. 

Tard dans la soirée, le groupe Etat islamique a revendiqué l’attaque via son agence de propagande. « L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique [entité politique] et l’opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à l’agence Amaq.

Le jeune réfugié politique pratiquait la ‘taqîya’

C’est une tRésultat de recherche d'images pour "taqîya"olérance coranique en milieu ennemi : le réfugié politique tchétchène se sentait en milieu hostile en France. Or, le Coran autorise la tromperie et la dissimulation,  la ‘taqîya’ (ou ‘taqqiya’). Il  encourage les musulmans à tromper des non-musulmans, les mécréants, pour faire avancer la cause de l’islam. Les groupes musulmans aujourd’hui en occident la pratiquent pour créer l’illusion que l’islam est une ‘religion de paix ». 

La « tromperie » ou la simple « omission »  trouve son origine dans la sourate 3:28 qui enseigne clairement qu’un croyant « ne doit pas prendre pour alliés des infidèles » …à moins que ce soit pour « se protéger d’eux ». Ou les combattre. 

Il est écrit : « La tromperie est autorisée quand les musulmans sont vulnérables ou en position de faiblesse. Ils peuvent tromper les infidèles, faire semblant d’être amis avec eux ». Et  Ibn Kathir, l’un des grands commentateurs du Coran, de citer la tradition : « Nous leur sourions par devant, mais par derrière, nous les maudissons. »

La presse qui prétend nous informer ne laisse rien filtrer sur une possible filière tchétchène.

Chienlit à l’université : des examens passés à la maison pourront être validés !

L’occupation des locaux par des étudiants révolutionnaires conduit à l’annulation des épreuves dans plusieurs universités

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Extrémistes manifestant contre la réforme Macron-Vidal de l’Université: Montpellier, 2017

Les étudiants de l’université Lumière-Lyon 2 n’auront pas d’examens dans les conditions réglementaires – sur table, en temps limité et sous la surveillance  de professeurs – pour leur bon déroulement et l’égalité entre les étudiants. Ce dernier semestre, le président a préféré les annuler face au risque de blocage. Les 20.000 étudiants concernés seront notés uniquement sur le contrôle continu et les devoirs maison. Quelle validité accorder à cette mascarade d’examens, à Lumière-Lyon2 – dans les domaine des sciences de l’homme, du droit, des langues et de la finance – par rapport aux autres universités  ? 

Dans la cité phocéenne, vers 9 h, des policiers ont repoussé 60 à 80 jeunes qui bloquaient l’entrée de la faculté de droit et d’économie.Face aux risques de blocage par une poignée d’extrémistes de gauche hostiles à la réforme Macron-Vidal de l’université, les examens sur table de fin d’année à l’université Lumière-Lyon 2 ont été annulés et seront remplacés par des « modalités  alternatives du contrôle des connaissances », a-t-on appris ce lundi 14 mai auprès de la présidence. Au moins 20. 000 des 27.000 étudiants sont concernés par cette décision. Lundi, quelque 300 d’entre eux – dont des professeurs – avaient bloqué les deux campus, sur les quais du Rhône au centre de Lyon et à Bron en banlieue, provoquant l’intervention des forces de l’ordre sur les quais.

Dans ces conditions, alors que 2. 000 étudiants étaient attendus, la présidente de l’université a estimé que les examens de lundi ne pouvaient se dérouler « sereinement » et a décidé de les annuler. Après réflexion, l’université a également décidé de céder à la chienlit et s’est résolue à annuler tous les examens sur table qui devaient se tenir jusqu’au 29 mai.

Mardi 15, la présidence donnera des détails sur les nouvelles modalités d’évaluation qui reposeront « à la fois sur le contrôle continu et des devoirs à la maison« . Les cours à Lyon 2 étaient déjà suspendus depuis un mois.

D’autres examens ont également été annulés ailleurs en France à la suite de blocages : lundi matin à l’université Aix-Marseille, vendredi et samedi à Arcueil (Val-de-Marne) où avaient été délocalisés des partiels de l’université de Nanterre, et mercredi dernier à Grenoble.

L’extrême gauche anti-républicaine a investi une université sur quatre

Ils sont peut-être boursiers !

blog -ENS-mort a democratie-mai2018
Tag vu dans les locaux de l’ENS (mai 2018), école supérieure élitiste

blog -ENS-tags antifas sur monument morts-closeup-mai2018

Sur Twitter, des photos de la dégradation du monument aux morts de l’ENS (Ecole normale supérieure) de la rue d’Ulm à Paris indignent profondément, à l’exception de la gauche même « modérée ». Résultat de recherche d'images pour

Des internautes anonymes comme des responsables politiques condamnent cette insulte aux morts pour la France. Sur le monument aux morts qui rend hommage aux professeurs et élèves décédés pendant la Première Guerre Mondiale, et avant, des étudiants anarcho-révolutionnaires ont tagué : « A nos morts tués par votre police ; RIP Scout, Oscar Grant, Freddie Gray, Blanqui [professeur élu député de la Convention (Première République, qui inclut la période dite de la Terreur, 1793-1794) , le 23 mai 1793]« , en référence à Louis-Auguste Blanqui, père de la devise des anarchistes « Ni Dieu ni maître« .

Au-dessus de ce message, un jeu de mots à l’aide du logo de Nike pour former la phrase : « Nique la BAC [brigade anti-criminalité] ». Une feuille a aussi été scotchée avec une liste de noms, dont celui d’Ali Ziri, non pas mort, à la suite d’une garde à vue en juin 2009 parce que retraité de 69 ans, mais suite à un contrôle de police, alors qu’il se trouvait au volant d’une voiture, avec un ami, après avoir bu, à Argenteuil.Résultat de recherche d'images pour

Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé un « scandale » et Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, se dit également révoltée sur les réseaux sociaux.

Tuerie islamiste de l’Opéra: « Les mots ne suffisent pas, il faut des actes »

Seules la gauche et la majorité présidentielle restent impavides

Les oppositions de droite ont réagi en demandant des « actes » au gouvernement, après l’attentat islamiste au couteau qui a fait un mort et plusieurs blessés, samedi soir à Paris.

Les Républicains, Debout la France et le Front national sont à l’écoute de la population inquiète et ne se satisfait plus de tweets et de « commentaires » en langue bois pour éviter de nouveaux assassinats de rue, comme celui perpétré samedi soir au cœur de Paris. 

« Une fois encore, la barbarie islamiste fait couler le sang dans notre pays. Dans la guerre contre le terrorisme, les mots ne suffisent pas, il faut des actes,«  a déclaré Laurent Wauquiez, président de LR, après avoir rendu hommage à nos forces de l’ordre et pensées aux victimes et à leurs proches.

« Maintenant, nous attendons une information essentielle. Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire ? »

L’ancienne finaliste de la présidentielle de 2017 a ainsi interrogé la présidente du FN, Marine Le Pen, sur Twitter dimanche matin, réagissant au fait que l’islamiste de l’intérieur est né en Tchétchénie et a obtenu le statut de réfugié politique, avant d’être naturalisé, puis  »fiché S pour radicalisation et de tuer  un homme et de blesser quatre autres innocents, au cours d’une chasse aux victimes à travers les rues du quartier de l’Opéra, un samedi soir dans le 2e arrondissement. 

Samedi soir, Marine Le Pen avait déjà apporté son « soutien à nos forces de l’ordre qui ont neutralisé un assaillant islamiste à Paris ». « Le peuple français ne se contentera plus de commentaires. Ce sont des actes qui sont attendus », avait-elle insisté. 

Défaitiste, Xavier Bertrand, ancien membre de LR tombé dans la démagogie, quant à  lui, a estimé qu’il n’y a rien à faire, dès lors que le « risque zéro n’existe pas ».

« Ce n’est jamais facile; celui qui dit : Avec moi, ça se passerait mieux est un menteur, » a lâché le président des Hauts-de-France, polémiquant contre son camp (ou celui qu’il a servi par le passé), avant d’expliquer au Grand Rendez-vous CNews-Europe1-Les Echos qu’il attend d‘Emmanuel Macron qu’il apporte une « réponse forte »… « J’ai envie de savoir si des propositions peuvent être entendues », a-t-il ajouté, évoquant la « consultation de sites djihadistes« , action existante et insuffisante, comme le démontrent les faits.

N’y a-t-il donc rien à faire ? « Les attentats sont imprévisibles, mais nous ne pouvons pas accepter l’inaction de l’État ! » s’est irrité le président de ‘Debout la France’, Nicolas Dupont-Aignan, dans un communiqué . « Où est la task force de monsieur Macron ? Où est la loi antiterroriste ? Où sont les actes derrière la communication du gouvernement ? » a-t-il interrogé. Et de demander le rétablissement de l’état d’urgence et plusieurs mesures comme l’expulsion des fichés S étrangers, le contrôle aux frontières ou encore des fermetures de mosquées où est « prêchée la haine ». L’assaillant était fiché S, selon des sources proches de l’enquête.

Le gouvernement s’attaque plutôt aux critiques

Sans même prendre la peine de paraphraser Xavier Bertrand, « malheureusement, le risque zéro n’existe pas et ceux qui expliquent que des mesures sorties du chapeau suffiraient à régler le problème, ceux-là mentent« , a répétéé Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

« Ces 15 derniers mois, 22 attentats ont été déjoués », selon Benjamin Griveaux, pour qui Gérard Collomb est un « grand ministre de l’Intérieur ». Mais on demande au joueur de poker d’en livrer le détail… 

Griveaux a aussi répété l’intention du gouvernement d’embaucher sur le quinquennat 1.900 personnes pour « renforcer le renseignement ». Vu le nombre de fois qu’il a répété cette annonce, la question est de savoir s’il faut additionner les effectifs promis à chaque fois…

« Nous avons répondu par les actes, affirme-t-il, mais espérons qu’il ne s’adresse pas aux victimes et à leurs familles. « Je note que le groupe LR n’a pas voté le texte sur la sécurité intérieure » fin 2017, a polémiqué Benjamin Griveaux, accusant l’opposition de « parler beaucoup », mais d’ « agir peu », retournant la critique adressée à l’exécutif ! Sur ce sujet, il faut savoir dépasser les effets de tribune », a-t-il commenté.

François Hollande renonce aussi à faire mieux

Sur TV5 Monde-RFI, François Hollande a pour sa part rendu hommage au « travail remarquable » des services de renseignements, qui ne peuvent toutefois pas « prévenir toutes les attaques ». Selon l’observateur de Tulle, « la classe politique, dans ce type d’événements, est toujours dans la surenchère, la demande d’une nouvelle loi ». « Il y a une responsabilité de tout acteur politique qui doit se poser la question : est-ce qu’un jour dans l’exercice du pouvoir je serai confronté à ce type de situation ? » a conseillé l’ancien président.

Vu du perchoir, Rugy commente

« Je ne pense pas que les Français pensent que nous ne faisons rien. Nous avons voté en novembre une loi avec de nouvelles mesures contre le terrorisme. Nous augmentons les moyens pour la sécurité intérieure, la police, la justice et les prisons », a défendu de son côté le président de l’Assemblée nationale François de Rugy, invité de l’émission Questions politiques France Inter/France Télévisions/Le Monde. Si « l’arsenal juridique est aujourd’hui suffisant », François de Rugy n’a pas exclu que, « dans les années qui viennent, on doive encore ajuster les lois antiterroristes ».

La France insoumise, par la voix du député Adrien Quatennens, s’est, elle, refusée à polémiquer : « C’est clair qu’à cette heure il n’y a pas lieu de mener quelque polémique que ce soit, car ceux qui revendiquent cette attaque veulent nous diviser », a-t-il avancé sur France 3.

Lire aussi EXCLUSIF. Attentat au couteau à Paris : l’assaillant entendu en avril 2017 par la police

Contre la « casse du service public », des centaines de cheminots ont défilé à Paris

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Plusieurs centaines de cheminots opposés à la réforme ferroviaire ont défilé lundi 

Ils voulaient réaffirmer leur « Non à la casse du service public », au 18e jour de grève à la SNCF.

Les manifestants, rejoints notamment par des étudiants, sont partis de la gare de l’Est, bouclée par un important dispositif policier, en direction de la place de la République. 

Avant le départ du cortège, aux couleurs de SUD-Rail, de la CGT et de FO Cheminots, des cheminots avaient essayé de pénétrer dans le périmètre de la gare, mais les CRS ont fermé les grilles in extremis.

 « Ca va péter »

« Cheminots en colère, on va pas se laisser faire », « tous ensemble tous ensemble grève générale ! » étaient les slogans  à succès criés au micro et repris par la foule,  ainsi que « Pepy démission », du nom du PDG de la SNCF Guillaume Pepy, bien qu’un syndicat ait assuré qu’il ne veut pas lui faire sa fête, comme à Macron.

Trois apprentis dans la maintenance ont préféré prendre une journée de congé pour venir au rassemblement. Maxime (prénom modifié), 20 ans, défile avec deux amis et explique : s’ils ont « le droit » de faire grève, « ça peut avoir des conséquences ». Les cheminots « se battent pour que nous, on puisse garder un statut », donc « c’est bien qu’on vienne », ajoute le jeune homme.

« Pour le retrait du pacte ferroviaire », Nicolas, contrôleur à Austerlitz et depuis 15 ans à la SNCF, dit avoir fait 14 jours de grève depuis le début du mouvement, le 3 avril. Ce syndiqué SUD-Rail vient aux rassemblements parce que « c’est bon pour le moral » et que c’est « important de voir (les agents) d’autres gares ». La convergence obsède toujours les esprits…

Mais il est « contre » la « vot’action » lancée lundi par l’intersyndicale CGT, UNSA, SUD et CFDT. « On n’a pas été consulté par nos fédérations pour leur donner un mandat pour faire ça », argumente-t-il. Pour lui, c’est plutôt « un coup médiatique ». Il faudrait que l’AFP nous présente « en vrai » ce révolutionnaire trotskiste original…

Réforme SNCF : action révolutionnaire de cheminots grévistes en Normandie

« Journée sans cheminots » ce lundi, mais avec actes de malveillance: des activistes s’en prennent à leur outil de travail

blog -catenaire sectionnee entre Rouen et Pt de l Arche-mai2018-greyDans la nuit de dimanche à lundi, une caténaire a été sectionnée sur la voie 2 entre Pont de l’Arche et Gaillon, dans l’Eure, rapporte France Bleu Normandie. Plus précisément un câble de soutien d’une caténaire a été sectionné « très proprement » dans la nuit à Gaillon (Eure), à 20mn de Rouen (PS) par la route, a indiqué un porte-parole de la SNCF, qui évoque un « geste de malveillance extrêmement technique« , à plusieurs mètres de hauteur, ce qui signe une opération commando de personnels cheminots. « On pense tout de suite à un sabotage », a ajouté la SNCF, soulignant toutefois qu’il reviendra à l’enquête de la gendarmerie de le déterminer.

Jean Philippe Brunet, directeur de la maintenance des infrastructures chez SNCF réseau en Normandie, explique sur France Bleu Normandie  « un  contrepoids a été coupé. Il est utile à la régulation mécanique de la caténaire et du coup, la caténaire n’était plus tendue.  C’est un acte de vandalisme. » La vétusté des installation ne peut être mise en cause.

Le trafic ferroviaire a été interrompu entre Paris Saint-Lazare et la Normandie à cause d’un acte de malveillance perpétré dans la nuit. En conséquence, la SNCF annonce de fortes perturbations ce lundi matin sur cette ligne, alors que le trafic était déjà très compliqué en raison de la mobilisation des cheminots. Quinze trains sont supprimés ou bloqués en gare en attendant que les agents de la SNCF aient terminé les travaux de réparation. A 8h ce lundi matin, aucun train ne pouvait circuler dans le sens Rouen-Paris mais la direction prévoyait un retour à la normale à 9h. L’entreprise ferroviaire espère une reprise du trafic vers 9 heures.

Un passage à niveau a également été fracturé, mettant en péril la sécurité des automobilistes, voitures et cars de ramassage scolaire. 

« Un passage à niveau a été fracturé à Harfleur et des installations débranchées, les signaux se sont mis au rouge; il y a eu la même chose du côté de Bréauté, » révèle Jean-Philippe Brunet. Le directeur de la maintenance souligne que ce sont des actes ciblés. « L’enquête nous dira à qui nous avons eu affaire ». La CFDT-Cheminots condamne une action « illégale ». Selon la compagnie, il s’agit d’un acte de malveillance et une plainte devrait être déposée ce lundi, au 18e jour de grève contre la réforme de la SNCF et temps fort de la lutte menée par la CGT cheminots et les révolutionnaires trotskistes de SUD rail (‘Solidaires’, proches des anti-capitalistes et anti-républicains du NPA d’Olivier Besancenot) : ce lundi est « journée sans cheminots«  (lien PaSiDupes). Cette journée baptisée sans cheminots a lieu alors que les syndicats lancent une consultation auprès des 147 mille salariés de la SNCF.

La direction de la SNCF annonce son intention de porter plainte, alors que la direction de la SNCF évoquait dimanche des menaces d’exaction

Attentat islamiste de l’Opéra par un Français : le mal est parmi nous. Ne pas le nommer, c’est renoncer à le combattre

blog -islamisme-en-france-carte de la radicalisation 2016
Octobre 2016

Tandis que le pouvoir et la presse se refusent à nommer l’ennemi islamiste, Khamazat Azimov, « réfugié politique » en France, prêtait allégeance à Daech

Le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué l’attaque au couteau samedi soir à Paris, a diffusé dimanche 13 mai une vidéo sur laquelle apparaît le lycéen de 20 ans présenté comme l’auteur de l’attentat.

La vidéo a été diffusée par Amaq, l’agence de propagande de l’EI, qui a mis en ligne sur Telegram une vidéo où l’on « voit » (!) un individu portant une capuche et dont le bas du visage est caché par un tissu noir.

« La victoire contre les mécréants »

S’exprimant en français et parfois en arabe, Khamzat Azimov prête allégeance au numéro un de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi et le « réfugié politique » déclare que « la victoire est proche » contre « tous ces mécréants se sont coalisés » contre l’EI, qui a revendiqué dans la nuit de samedi à dimanche l’attentat qui a fait un mort et quatre blessés dans la capitale française, selon son agence de propagande, alors que Macron prenait du repos, muré dans le fort de Brégançon, Var.

<br> »L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique [que l’on disait exterminé] et l’opération a été menée en représailles aux Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq.

islamisme en France, fiches S, Fichés S carte, musulmans dangereuxL’ « assaillant » – ne surtout pas écrire ‘islamiste‘, ni même ‘terroriste‘ – a été tué par l’un des policiers de base arrivés sur les lieux. Le jeune homme de 20 ans né en Tchétchénie, naturalisé en 2010, et ‘fiché S’ pour radicalisation islamiste depuis 2016.

La radicalisation récente est une excuse facile pour exonérer le pouvoir de sa responsabilité, comme la qualification de ‘déséquilibré’ apposée aux « assaillants »… Quand les « acteurs » politiques cesseront-ils d’établir des classements sans fin en catégories, pour passer à l’action ?

C’est avec un site que le gouvernement dit « Stop-djihadisme »… Il nous en dit tout !

La fiche S (pour ‘Sûreté de l’Etat’) fait partie des 21 catégories du Fichier des Personnes Recherchées (FPR). Cet outil recueille certaines informations sur des personnes susceptibles de troubler l’ordre public : état civil, signalement, parfois une photographie, motifs de recherche, conduite à tenir vis-à-vis de la personne. La fiche S sert également à retracer les déplacements de l’individu fiché. Son objectif général : faciliter les recherches effectuées par les services de police et de gendarmerie (à la demande des autorités judiciaires, militaires ou administratives), sur le territoire français ou au niveau européen (dans le cadre du Système d’Information Schengen). La fiche S a une durée de vie d’un an. Elle peut être renouvelée si la poursuite de la surveillance paraît nécessaire. « La fiche S est subdivisée en divers niveaux matérialisés par des numéros, qui vont de ‘S1’ à ‘S16’. Ces niveaux correspondent aux actions à entreprendre pour le membre des forces de l’ordre qui contrôle cette personne. Mohammed Merah était classé S5. En 2015, 850 combattants djihadistes revenant d’Irak ou de Syrie, dont 140 ayant résidé ou résidant encore en France sont fichés S14. Sur les 20.000 personnes fichées, il en existe 4000 comme étant sur le « haut du spectre » : c’est nouveau , ça vient de sortir… Ils sont inscrits dans le fichier de signalement pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT),  un fichage au large spectre, de la dérive sectaire au djihadisme en puissance. Depuis le , les collectivités locales peuvent même demander aux services habilités d’interroger le fichier national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (Fijait) au moment d’un recrutement, afin de prévenir l’embauche d’une personne fichée S. Marine Péquignot, la compagne de Redouane Lakdim, elle est quant à elle connue {une chance !] au fichier TAJ (Traitement d’Antécédents Judiciaires, un temps nommé ARIANEApplication de Rapprochement, d’Identification et d’ANalyse pour les Enquêteurs). Vous suivez toujours ? Tant pis car, attention, précise le gouvernement : « La fiche S n’est pas une preuve de culpabilité. » S’il est en marche, le gouvernement n’a pas pour au.tant avancé.

Avec tous ces moyens (dispersés) à disposition, le cri général est qu’on ne peut rien faire ! Le temps de la dénonciation du « fichage » (comme la vidéosurveillance ) est passé: on les multiplie (comme les ronds-points) pour notre sécurité: les Français courent  désormais moins de risques à 80 km/h sur la route qu’à 3 km/h sur les trottoirs du quartier de l’Opéra…  

Faudrait-il placer ces fichés ‘S’ en rétention administrative, comme envisagé par Manuel Valls (ex-PS) et Laurent Wauquiez (LR) ? Frédéric Péchenard, vice-président LR de la région Ile-de-France et ex-patron de la police nationale, estime que la mesure n’a pas « beaucoup de sens », tant techniquement que juridiquement. Les experts préconisent d’attendre devant les ordis. Et sortir le moins possible. Nous devenons un pays de Français confinés : voyez Macron, à Brégançon pendant le massacre !…

Les informations ne manquent pourtant pas, mais à quoi servent-elles ? Voici une autre  carte de France du djihadisme un peu plus détaillée, réalisée par Olivier Hanne, islamologue (lien).

En Corse, les cheminots bénéficient d’avantages encore plus scandaleux

Un rapport de la Cour des comptes arrive à point nommé pour le pouvoir

blog -Corse chemin de fer-mapL’institution chargée du contrôle des comptes publics critique vivement la gestion des chemins de fer de la Corse (Société anonyme d’économie mixte locale, Seml), avec en point de mire les avantages acquis des 272 employés, qui s’occupent des 232 kilomètres de voie (plus d’un cheminot au kilomètre de ligne) et des 16 gares de l’île.

Tenez-vous bien, certains salariés ne travailleraient que cinq heures par jour. Le ton du rapport reste mesuré mais, sur le fond, la récente étude de la Cour des comptes sur la gestion de la société des chemins de fer corses fourmille de détails fâcheux sur la situation de l’entreprise ferroviaire à capitaux publics. Temps de travail parfois dérisoire, primes exorbitantes, absence de contrôle…

Depuis 2012, lorsque la collectivité territoriale de Corse a repris les activités de la SNCF sur l’île, les conditions de travail semblent en effet s’être quelque peu relâchées, même si la fréquentation a augmenté sur les deux magnifiques lignes (Bastia-Ajaccio, et Calvi-Ponte-Leccia) du pays. La réforme Macron s’attaque-t-elle aux lignes déficitaires ?

Un soutien financier « inconditionnel » de la collectivité territoriale corse

Avec une dotation annuelle de plus de 20 millions d’euros de la part de la collectivité (actionnaire majoritaire),  une « bienveillance financière » extravagante règne en effet, permettant quelques irrégularités de gestion. A la fin de l’année, la société parvient à générer des excédents et garde une trésorerie d’environ dix millions d’euros depuis lors.

Les analyses de la Cour des comptes ont d’ailleurs été compliquées par l’absence d’indicateurs opérationnels précis et les analystes ne sont pas au clair : les temps de travail des salariés ne sont pas contrôlés, les stocks ne sont que partiellement inventoriés, le nombre de voyageurs est inconnu… Le soutien financier qualifié « d’inconditionnel » – la collectivité s’est engagée à prendre à sa charge tout déséquilibre financier – aurait amené les gérants à négliger certaines pistes d’économies ou d’amélioration du résultat.

Selon la Cour des comptes, aucun effort concret n’a été entrepris pour valoriser le parc immobilier, et même les activités touristiques. Les rédacteurs du rapport concluent sobrement que « les conditions de gestion n’ont pas favorisé la réduction des coûts de service« .

Les salariés ne sont pas menacés de ‘burn out »

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Et pourtant, un projet de développement du réseau

La générosité de l’actionnaire de référence – l’Etat et donc le contribuable (entité rare sur l’île) – bénéficie surtout aux employés, et ce sur tous les plans. D’abord, en termes financiers, via des primes pléthoriques et parfois surestimées, comme la prime kilométrique, qui correspond à 2,68 millions de kilomètres indemnisés, alors que la production annuelle (avec le nombre normal de personnel dans chaque train) n’atteint en fait que 1,89 millions de kilomètres. Le personnel bénéficie d’heures supplémentaires même si les agents ne réalisent pas les 37 heures et 10 minutes par semaine réglementaires. Les cheminots ont par ailleurs droit à des indemnités « irrégulièrement attribuées », soulignent les Sages, comme par exemple des repas, alors qu’ils travaillent uniquement le matin, ou l’après-midi, etc. Les montants des primes sont par ailleurs supérieurs aux plafonds exonérés, engendrant de vrais surcoûts pour l’entreprise.

Sur le travail en lui-même, la Cour des comptes relève de belles marges de manœuvre pour améliorer les choses. Malgré l’absence de contrôles, les contrôleurs des dépenses publiques estiment que certains agents fournissent un travail effectif d’environ cinq heures chaque jour, ce qui n’empêche pas une souffrance au travail dépassant la moyenne continentale, puisque les agents sont absents en moyenne 28 jours par an, pour maladie ou accidents du travail.

Comble du comble: malgré ces conditions de travail à faire rêver le métropolitain, l’entreprise a connu onze préavis de grèves et trois grèves réelles en quatre ans… Des mouvements qui n’ont pas systématiquement donné lieu à retenues sur salaires !

Les recommandations de la Cour des comptes

Nos comptables publics se sentent obligés de faire plusieurs recommandations à la compagnie corse.

D’abord, elle doit « mettre en place un comptage efficace du nombre de voyageurs », et « modifier le système de validation des billets pour ne plus faire reposer sur le contrôleur le paiement effectif des voyages ». Le moment de sa sieste serait-il propice à la resquille ?

 Ce qui peut sembler évident ne l’est sans doute pas pour le rail corse. Plus surprenant pour une société d’économie mixte, gérée selon les standards du privé, l’entreprise « se doit de développer une comptabilité analytique [et] des indicateurs opérationnels » pour mieux comprendre son fonctionnement et améliorer sa productivité. Car in fine, l’argent gaspillé est bien celui des Français. Mais les Corses ont leur propre fibre nationale… 

L’ordre moral féministe s’abat sur ‘Fort Boyard’

‘Fort Boyard’ met fin à la célèbre épreuve des cylindres

Personne n’avait rien trouvé à redire à France 2 pendant vingt-cinq ans. 

blog -Rihanna sexy
‘Osez le féminisme’ se trompe de cible : Rihanna

L’émission du service public cède ainsi aux pressions du lobby féministe, bien que la séquence soit « très appréciée de la gent masculine », aux dires mêmes des responsables de l’émission, diffusée sur France 2 et France 4. L’émission Fort Boyard est un succès en France depuis 1990

Son concept est aussi exporté. Dès 1990, trois pays ont voulu avoir leur propre version de Fort Boyard. Mais ce nouveau jeu inconnu de tous n’est pas une émission comme une autre. Chaque pays ne peut pas aménager un fort pour y créer un plateau de télévision. Le monument français étant un lieu unique au monde, chaque pays doit venir en Charente-Maritime pour enregistrer ses émissions. Corée du Sud, Suède, Argentine ou Liban le programme a fait le tour du monde, rendant le monument aussi célèbre que la Tour Eiffel !… Elle s’exporte à l’étranger comme peu d’autres et brasse des millions d’euros chaque année.

La production raconte des salades

Il ne s’agirait pas vraiment de répondre aux accusations de sexisme adressées par les ayatollah de l’ordre moral féministe. « On y a été sensibles, mais il s’agissait surtout de renouveler le jeu, prétend-elle. Nous disposons de peu de cellules sur le Fort, explique-t-elle encore. Soit on en rénove certaines, soit on crée de nouveaux défis, les cylindres faisaient partie des plus vieilles épreuves », raconte-t-elle dans les colonnes du Parisien, dimanche 13 mai. Les valeurs sûres ne sont pas épargnées, quand une minorité active de  bégueules prend l’ascendant sur la majorité passive. 

Pendant l’épreuve des cylindres, les candidates devaient trouver leur équilibre à califourchon sur des rouleaux de tailles variées, disposés en série, et glisser dessus pour tenter de décrocher une clé. L’épreuve n’était pas réservée aux femmes. Des hommes l’avaient réalisée, mais seulement six (contre 98 femmes), précisait la production aux InRocks en 2017.

Cet hebdomadaire titre : « Camisoles de force, humiliation, sexisme : “Fort Boyard” repousse-t-il les limites de la télé trash ? »  Les esprits mal placés se vêtent des habits de la pudeur. En accroche, Les InRocks accuse : « dans une quête à l’audimat, “Fort Boyard” fait preuve d’un sexisme assumé. » Plusieurs points noirs assombrissent aujourd’hui le repaire du père Fourras. Entre dérapages et sensationnalisme à outrance, grivoiseries et sexisme quasi assumé.

Une épreuve en camisole

Le 24 juin, la première émission de la nouvelle saison du Fort présenta une nouvelle épreuve intitulée « la cellule capitonnée ». On y voit un candidat entravé dans une camisole de force se débattre pour saisir avec sa bouche des boules qu’il doit placer dans un orifice pour débloquer la clef. La cellule, couverte d’inscriptions telles que « Help » ou « No future », tourne sur elle-même ajoutant à l’effet de démence. N’omettant aucun détail, des cris déchirants accompagnent l’épreuve.

La fiction et la bonne cause

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Alertée sur la question lors d’un colloque sur le handicap à France Télévision, la production enleva les cris et les références trop directes à la psychiatrie. Cela ne suffit pas. Une pétition en ligne fut lancée pour exiger le retrait de l’épreuve et Le Monde publia une tribune signée par des associations de patients et des professionnels de santé : « Pourquoi conforter auprès du grand public des fantasmes de ‘fou ridicule’ ? » Faut-il, en conséquence, interdire d’antenne Elise Lucet ?

Résultat de recherche d'images pour "gros Fort Boyard"Les producteurs réfutent la volonté de choquer, rappelant avoir « enlevé toutes les références au milieu psychiatrique et à la folie de manière globale ». D’ailleurs, Fort Boyard est « très impliqué dans le milieu associatif et pour la défense du handicap ». De fait, depuis ses presque trente ans d’existence, l’émission a récolté près de quatre millions d’euros pour différentes associations et jouit d’une longévité et d’une popularité inégalées dans le PAF. « Cela justifierait donc tout ? », interroge les InRocks! Les obèses n’ont-ils droit de cité médiatique que s’ils sont des hommes ? Les féministes revendiquent-elles la présence de femmes bien en chair à l’heure du dîner ?

Depuis sa création, il y a eu des voix qui se sont élevées sur le traitement de ses nains muets, les célèbres « Passe… » de Fort Boyard. Infantilisés ou pas ? Maltraités ou valorisés dans leur créativité ? On a ensuite entendu des associations de défense de la cause animale monter au créneau contre l’émission qui met en scène de nombreuses bêtes (reptiles et insectes) pour susciter la frayeur des candidats. En vain encore: les pisse-froid en sont pour leur frais. Les candidats, comme le judoka médaillé aux Jeux Olympiques et aux Championnats du monde, Teddy Riner, seraient « trahis » par une production qui ne tiendrait pas compte de leurs phobies ? Un flop là aussi : chacun a ses failles et c’est ce qui est formateur du jeune public.

Paires de seins : les féministes ne sont pas des mammifères ?

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Rihanna

L’émission s’illustre de façon quasi-assumée depuis sa création : le traitement « teinté de sexisme des femmes, » selon le polyvalent  Pierre Bafoil, qu’aucun sujet ne dépasse, vu sa compétence transversale et diagonale : « Des militants d’extrême-droite attaquent le Lycée Autogéré de Paris » à la « Plongée dans les dessous des overdoses parisiennes« ,  en passant par « Du solvant industriel sur le dancefloor : le GBL, nouvelle drogue à la mode » ou « Présidentielle : comment les SDF votent-ils ? » Car s’il est un sujet où le bât blesse, selon les circonstances actuelles. Il suffit de taper « Fort Boyard cylindres » dans Google Images pour s’en rendre compte. A perte de vue, des paires de seins. Rendez-vous compte : elles ont des seins !

Une ancienne miss France qui est allée sur les cylindres relativise le bien-fondé des accusations : « C’est un passage obligé pour les miss ». Mais la jeune femme nuance, expliquant d’une part que « personne ne force à la faire » et que « l’épreuve n’est pas dégradante ». Elle admet tout de même qu’on ne peut pas refuser de se soumettre à l’épreuve, mais « on peut en sortir si on ne veut pas ». Les concours de Miss – France, Monde, Univers – sont-ils les prochaines cibles des censeurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Jean-François Tordo"Selon elle, “ce n’est pas la femme, ni l’épreuve, c’est plutôt les candidats et l’animateur qui sont à blâmer« . Avant d’ajouter. « Peut-être faudrait-il les briefer pour qu’ils paraissent éduqués ? » Depuis les débuts, « remarques grivoises, déplacées et désobligeantes sont monnaie courante » de la part des candidats hommes comme des animateurs, commente. A côté des quatre-vingt-dix-huit femmes, sept hommes n’ont pas laissé un souvenir impérissable. blog -Fort Boyard 1994 - Stéphane Ostrowski sur les CylindresLe premier est le gastro-entérolgue Thierry Poynard en 1993, seule la participation de Vincent McDoom en 2017 a laissé une trace : c’est d’ailleurs le seul à en être venu à bout ! Le rugbyman Jean-François Tordeau (photo ci-dessus) s’y est essayé tout comme le professeur de médecine Dominique Bellet, le basketteur Stéphane Ostrowski (à gauche), le footballeur Thierry Tusseau et le travesti Tony Barthe connu pour son tube Let me be a drag queen dans les années 90.

 La lutte de deux femmes dans la boue

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Une autre épreuve est présentée, sans fard, comme « l‘une des plus cultes épreuves de Fort Boyard particulièrement appréciée des hommes ! » La lutte dans la boue entre les deux femmes. Depuis sa création, un seul homme a participé quand 86 femmes ont accepté de se battre dans la boue. Une évolution vers plus de « sexy » pour plus d’audience, y compris auprès d’une frange de la population féminine de plus en plus prise en compte  ? Cyril Féraud, ci-contre, est un contre exemple des élucubrations féministes.

Fort Boyard avait donné le ton, dès la première saison, en 1990, les années Mitterrand, avec l’épreuve de « Colin Maillard », toujours visible sur le site officielle. « Cette épreuve se passe dans le noir et est réservée aux hommes, et pour cause ! gronde la mijaurée des InRocks. 

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Rihanna reçue à l’Elysée : intouchable ?

Dans la cellule se trouvent des femmes (certaines sont des mannequins, d’autres des vraies) portant un maillot de bain. La clé est cachée dans un des maillots. Pour la récupérer, le candidat va devoir se livrer à une séance de tripotage en fouillant sur le corps des mannequins comme des femmes. » Colin Maillard n’a duré qu’une année, mais elle est symptomatique de l’image de la femme dans Fort Boyard pour les associations féministes, trente ans plus tard. Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme, fondé par des militantes issues notamment du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d’EELV, du Front de Gauche et de l’UNEF, et membre d’un collectif comprenant la ‘Coordination française du Lobby européen des Femmes’ ou l’Inter-LGBT, s’étrangle : « Ce traitement banalisé est terrifiant. Il y a des épreuves qui font de la femme un objet; on les traite comme des amphores. » L’association des mannequins de couturières pourrait pétitionner…   

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Femen

C’est pourtant le rôle du CSA, à cheval (à califourchon ?) sur ces questions de l’image de la femme à l’écran depuis quelques années, de se charger de telles dérives. Mais il ne bronche pas à la ré-apparition de la cigarette au cinéma, notamment à le télévision, singulièrement dans le service public qui est son champs privilégié d’action. ‘Osez le féminisme‘ n’a d’ailleurs reçu que de très rares signalements, exclusivement à propos de l’épreuve des cylindres ou de la lutte dans la boue. Que cette association subventionnée s’attaque d’abord aux clips musicaux érotiques et revienne nous revoir… 

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L’image traîne dans les salles d’attente des orthodontistes pour boutonneux… Qu’en pensent « Osez le féminisme’ et ‘Les InRocks’ ?

Il aurait suffi que les femmes volontaires couvrîssent « ce sein qu’on (les Tartufe) ne saurait voir » : ‘Osez le féminisme‘ interdirait bien la lecture de Molière ! Et que Brigitte Macron – qui apparaît court vêtue à toute heure  sur tous les écrans et dans la presse, ci-dessus) – couvre ses jambes jusque sous les genoux ? Et le nombril ?

SNCF : des syndicats relancent les cheminots avec une votation

‘Fort Boyard’ met fin à la célèbre épreuve des cylindres

Personne n’avait rien trouvé à redire à France 2 pendant vingt-cinq ans. 

blog -Rihanna sexy
‘Osez le féminisme’ se trompe de cible : Rihanna

L’émission du service public cède ainsi aux pressions du lobby féministe, bien que la séquence soit « très appréciée de la gent masculine », aux dires mêmes des responsables de l’émission, diffusée sur France 2 et France 4. L’émission Fort Boyard est un succès en France depuis 1990

Son concept est aussi exporté. Dès 1990, trois pays ont voulu avoir leur propre version de Fort Boyard. Mais ce nouveau jeu inconnu de tous n’est pas une émission comme une autre. Chaque pays ne peut pas aménager un fort pour y créer un plateau de télévision. Le monument français étant un lieu unique au monde, chaque pays doit venir en Charente-Maritime pour enregistrer ses émissions. Corée du Sud, Suède, Argentine ou Liban le programme a fait le tour du monde, rendant le monument aussi célèbre que la Tour Eiffel !… Elle s’exporte à l’étranger comme peu d’autres et brasse des millions d’euros chaque année.

La production raconte des salades

Il ne s’agirait pas vraiment de répondre aux accusations de sexisme adressées par les ayatollah de l’ordre moral féministe. « On y a été sensibles, mais il s’agissait surtout de renouveler le jeu, prétend-elle. Nous disposons de peu de cellules sur le Fort, explique-t-elle encore. Soit on en rénove certaines, soit on crée de nouveaux défis, les cylindres faisaient partie des plus vieilles épreuves », raconte-t-elle dans les colonnes du Parisien, dimanche 13 mai. Les valeurs sûres ne sont pas épargnées, quand une minorité active de  bégueules prend l’ascendant sur la majorité passive. 

Pendant l’épreuve des cylindres, les candidates devaient trouver leur équilibre à califourchon sur des rouleaux de tailles variées, disposés en série, et glisser dessus pour tenter de décrocher une clé. L’épreuve n’était pas réservée aux femmes. Des hommes l’avaient réalisée, mais seulement six (contre 98 femmes), précisait la production aux InRocks en 2017.

Cet hebdomadaire titre : « Camisoles de force, humiliation, sexisme : “Fort Boyard” repousse-t-il les limites de la télé trash ? »  Les esprits mal placés se vêtent des habits de la pudeur. En accroche, Les InRocks accuse : « dans une quête à l’audimat, “Fort Boyard” fait preuve d’un sexisme assumé. » Plusieurs points noirs assombrissent aujourd’hui le repaire du père Fourras. Entre dérapages et sensationnalisme à outrance, grivoiseries et sexisme quasi assumé.

Une épreuve en camisole

Le 24 juin, la première émission de la nouvelle saison du Fort présenta une nouvelle épreuve intitulée « la cellule capitonnée ». On y voit un candidat entravé dans une camisole de force se débattre pour saisir avec sa bouche des boules qu’il doit placer dans un orifice pour débloquer la clef. La cellule, couverte d’inscriptions telles que « Help » ou « No future », tourne sur elle-même ajoutant à l’effet de démence. N’omettant aucun détail, des cris déchirants accompagnent l’épreuve.

La fiction et la bonne cause

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Alertée sur la question lors d’un colloque sur le handicap à France Télévision, la production enleva les cris et les références trop directes à la psychiatrie. Cela ne suffit pas. Une pétition en ligne fut lancée pour exiger le retrait de l’épreuve et Le Monde publia une tribune signée par des associations de patients et des professionnels de santé : « Pourquoi conforter auprès du grand public des fantasmes de ‘fou ridicule’ ? » Faut-il, en conséquence, interdire d’antenne Elise Lucet ?

Résultat de recherche d'images pour "gros Fort Boyard"Les producteurs réfutent la volonté de choquer, rappelant avoir « enlevé toutes les références au milieu psychiatrique et à la folie de manière globale ». D’ailleurs, Fort Boyard est « très impliqué dans le milieu associatif et pour la défense du handicap ». De fait, depuis ses presque trente ans d’existence, l’émission a récolté près de quatre millions d’euros pour différentes associations et jouit d’une longévité et d’une popularité inégalées dans le PAF. « Cela justifierait donc tout ? », interroge les InRocks! Les obèses n’ont-ils droit de cité médiatique que s’ils sont des hommes ? Les féministes revendiquent-elles la présence de femmes bien en chair à l’heure du dîner ?

Depuis sa création, il y a eu des voix qui se sont élevées sur le traitement de ses nains muets, les célèbres « Passe… » de Fort Boyard. Infantilisés ou pas ? Maltraités ou valorisés dans leur créativité ? On a ensuite entendu des associations de défense de la cause animale monter au créneau contre l’émission qui met en scène de nombreuses bêtes (reptiles et insectes) pour susciter la frayeur des candidats. En vain encore: les pisse-froid en sont pour leur frais. Les candidats, comme le judoka médaillé aux Jeux Olympiques et aux Championnats du monde, Teddy Riner, seraient « trahis » par une production qui ne tiendrait pas compte de leurs phobies ? Un flop là aussi : chacun a ses failles et c’est ce qui est formateur du jeune public.

Paires de seins : les féministes ne sont pas des mammifères ?

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Rihanna

L’émission s’illustre de façon quasi-assumée depuis sa création : le traitement « teinté de sexisme des femmes, » selon le polyvalent  Pierre Bafoil, qu’aucun sujet ne dépasse, vu sa compétence transversale et diagonale : « Des militants d’extrême-droite attaquent le Lycée Autogéré de Paris » à la « Plongée dans les dessous des overdoses parisiennes« ,  en passant par « Du solvant industriel sur le dancefloor : le GBL, nouvelle drogue à la mode » ou « Présidentielle : comment les SDF votent-ils ? » Car s’il est un sujet où le bât blesse, selon les circonstances actuelles. Il suffit de taper « Fort Boyard cylindres » dans Google Images pour s’en rendre compte. A perte de vue, des paires de seins. Rendez-vous compte : elles ont des seins !

Une ancienne miss France qui est allée sur les cylindres relativise le bien-fondé des accusations : « C’est un passage obligé pour les miss ». Mais la jeune femme nuance, expliquant d’une part que « personne ne force à la faire » et que « l’épreuve n’est pas dégradante ». Elle admet tout de même qu’on ne peut pas refuser de se soumettre à l’épreuve, mais « on peut en sortir si on ne veut pas ». Les concours de Miss – France, Monde, Univers – sont-ils les prochaines cibles des censeurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Jean-François Tordo"Selon elle, “ce n’est pas la femme, ni l’épreuve, c’est plutôt les candidats et l’animateur qui sont à blâmer« . Avant d’ajouter. « Peut-être faudrait-il les briefer pour qu’ils paraissent éduqués ? » Depuis les débuts, « remarques grivoises, déplacées et désobligeantes sont monnaie courante » de la part des candidats hommes comme des animateurs, commente. A côté des quatre-vingt-dix-huit femmes, sept hommes n’ont pas laissé un souvenir impérissable. blog -Fort Boyard 1994 - Stéphane Ostrowski sur les CylindresLe premier est le gastro-entérolgue Thierry Poynard en 1993, seule la participation de Vincent McDoom en 2017 a laissé une trace : c’est d’ailleurs le seul à en être venu à bout ! Le rugbyman Jean-François Tordeau (photo ci-dessus) s’y est essayé tout comme le professeur de médecine Dominique Bellet, le basketteur Stéphane Ostrowski (à gauche), le footballeur Thierry Tusseau et le travesti Tony Barthe connu pour son tube Let me be a drag queen dans les années 90.

 La lutte de deux femmes dans la boue

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Une autre épreuve est présentée, sans fard, comme « l‘une des plus cultes épreuves de Fort Boyard particulièrement appréciée des hommes ! » La lutte dans la boue entre les deux femmes. Depuis sa création, un seul homme a participé quand 86 femmes ont accepté de se battre dans la boue. Une évolution vers plus de « sexy » pour plus d’audience, y compris auprès d’une frange de la population féminine de plus en plus prise en compte  ? Cyril Féraud, ci-contre, est un contre exemple des élucubrations féministes.

Fort Boyard avait donné le ton, dès la première saison, en 1990, les années Mitterrand, avec l’épreuve de « Colin Maillard », toujours visible sur le site officielle. « Cette épreuve se passe dans le noir et est réservée aux hommes, et pour cause ! gronde la mijaurée des InRocks. 

Résultat de recherche d'images pour "Rihanna Elysee"
Rihanna reçue à l’Elysée : intouchable ?

Dans la cellule se trouvent des femmes (certaines sont des mannequins, d’autres des vraies) portant un maillot de bain. La clé est cachée dans un des maillots. Pour la récupérer, le candidat va devoir se livrer à une séance de tripotage en fouillant sur le corps des mannequins comme des femmes. » Colin Maillard n’a duré qu’une année, mais elle est symptomatique de l’image de la femme dans Fort Boyard pour les associations féministes, trente ans plus tard. Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme, fondé par des militantes issues notamment du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d’EELV, du Front de Gauche et de l’UNEF, et membre d’un collectif comprenant la ‘Coordination française du Lobby européen des Femmes’ ou l’Inter-LGBT, s’étrangle : « Ce traitement banalisé est terrifiant. Il y a des épreuves qui font de la femme un objet; on les traite comme des amphores. » L’association des mannequins de couturières pourrait pétitionner…   

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Femen

C’est pourtant le rôle du CSA, à cheval (à califourchon ?) sur ces questions de l’image de la femme à l’écran depuis quelques années, de se charger de telles dérives. Mais il ne bronche pas à la ré-apparition de la cigarette au cinéma, notamment à le télévision, singulièrement dans le service public qui est son champs privilégié d’action. ‘Osez le féminisme‘ n’a d’ailleurs reçu que de très rares signalements, exclusivement à propos de l’épreuve des cylindres ou de la lutte dans la boue. Que cette association subventionnée s’attaque d’abord aux clips musicaux érotiques et revienne nous revoir… 

Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron indecente"
L’image traîne dans les salles d’attente des orthodontistes pour boutonneux… Qu’en pensent « Osez le féminisme’ et ‘Les InRocks’ ?

Il aurait suffi que les femmes volontaires couvrîssent « ce sein qu’on (les Tartufe) ne saurait voir » : ‘Osez le féminisme‘ interdirait bien la lecture de Molière ! Et que Brigitte Macron – qui apparaît court vêtue à toute heure  sur tous les écrans et dans la presse, ci-dessus) – couvre ses jambes jusque sous les genoux ? Et le nombril ?