Hidalgo accuse EELV de ne pas être assez républicains

Les écologistes d’EELV ont un problème avec la laïcité et donc avec la République, observe Hidalgo.

Au Conseil fédéral des Verts, Julien Bayou a d’ailleurs assumé son rapport à la laïcité

La candidate potentielle du Parti socialiste à la prochaine présidentielle estime qu’ « il doit être clarifié ». Interrogée samedi 21 novembre sur BFMTV, Anne Hidalgo s’en est prise à ses partenaires politiques à Paris. La maire socialiste affirme qu’elle ne pourrait « pas être adhérente du parti des Verts », alors qu’elle est « profondément écologiste », en raison justement de ce rapport jugé problématique à la République. Selon elle, « il y a du travail à faire chez eux pour être beaucoup plus au clair » et dans la perspective d’une alliance.

Nuit Debout

Anne Hidalgo s’adresse en fait à ses électeurs, irrités par l’écologie punitive qui entrave leur quotidien à Paris, aussi sûrement que le confinement sanitaire. Pour reconquérir les Parisiens, elle laisse entendre que le mal-être à Paris n’est pas sa faute et qu’elle a engagé un « dialogue exigeant avec eux » sur ce lourd dossier. « Quand il y a quelque chose qui est, de mon point de vue, non pas une entorse, mais quelque chose qui révèle que ce rapport à la République n’est pas travaillé ou pas suffisamment clarifié, je le dis. Je le dis en privé, prétend Anne Hidalgo, dans mes discussions avec les membres de ma majorité, que je respecte évidemment, avec lesquels je travaille. Et je le dis publiquement aussi. » Ils doivent, dit-elle, comme d’autres à gauche, « sortir de leurs ambiguïtés » sur la laïcité.

Déconfinés à Marseille

Cette semaine, le Conseil de Paris a délibéré et voté pour donner le nom d’une place à Samuel Paty, l’enseignant qu’un migrant illégal et terroriste islamiste a décapité, le 16 octobre dernier. Les écologistes ont voté, mais après un rappel assez malvenu au règlement du Conseil de Paris. En théorie, un nom de rue ou de place ne peut pas être attribué dans un délai de moins de 5 ans après le décès d’une personnalité.

Après un hommage d’Anne Hidalgo à Samuel Paty, suivi d’une minute de silence, la majorité, ainsi que nombre d’élus de l’opposition, ont voté en faveur de la dénomination d’un lieu dédié à l’enseignant d’histoire-géographie, à déterminer en concertation avec sa famille. La présidente du groupe écologiste Fatoumata Koné – élue de Paris XIXe et membre du réseau Refugees Welcome International et avait expliqué avant le vote que le voeu n’était pas conforme au règlement intérieur, suscitant l’émotion de certains élus de droite ou associations sur les réseaux sociaux et la colère de Mme Hidalgo.

Mais le vote, organisé à distance en raison des mesures sanitaires liées à la Covid-19 a été marqué par un incident technique. Ainsi, 20 élus de différents groupes – dont plusieurs adjoints de la maire de Paris – ont été comptés parmi les abstentionnistes, selon les minutes du vote. Au total, 122 élus ont voté pour et il n’y a pas eu de voix contre.

A mettre en parallèle avec les propos haineux de SOS Racisme (racialisé?) qui expriment la réalité des ténèbres du coeur de l’élue EELV que l’arrondissement qui attire les migrants illégaux le long du canal de l’Ourcq et aux abords du parc de la Villette :

La maire de Paris, à qui sont prêtées des intentions de se présenter à la présidentielle de 2022, soutient qu’il faut « essayer de progresser ensemble » à gauche. Les écologistes « ont fait progresser des formations de gauche comme celle d’où je viens et dans laquelle je suis sur les questions de l’écologie. A nous de les faire progresser, notamment sur les questions de République. »

L’ancien conseiller d’Eva Joly pointe l’hypocrisie de la classe politique

Bayrou, serial agitateur, avec Pierre Hurmic, serial gaffeur

Au Conseil fédéral des Verts, Julien Bayou a d’ailleurs assumé son rapport à la laïcité. Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, a très fermement défendu la position des écologistes sur le principe de la laïcité, samedi, à l’ouverture du Conseil fédéral du parti. « Ce n’est pas en cédant sur nos valeurs et nos principes républicains que l’on combattra efficacement le terrorisme islamiste », a-t-il estimé, affirmant que son parti n’aurait aucune intention de « céder sur (leurs) convictions ». Des convictions résumées en quelques mots : « Nous défendons la laïcité de la loi de 1905, toute la loi, rien que la loi ».

Au cas par cas, EELV est beaucoup plus flou. Sur la dissolution du CCIF, le Collectif contre l’islamophobie en France, «officine islamiste œuvrant contre la République», il s’est exprimé nettement, mais sans pour autant prononcer le nom de l’association controversée qui accuse à tout-va ses contradicteurs de haine et d’islamophobie, à l’exemple de la gauche extrême qui stigmatise ses adversaires par la diffamation trouvant une résonnance parmi les trolls de la Toile: racisme, sexisme ou homophobie. « Soit il n’y a pas de base légale, et le fait de lutter contre les discriminations dont sont victimes les musulmans – un amalgame entre musulmans et islamistes qu’il dénonce chez ses adversaires lesquels ne tombent pas dans ce panneau, mais qu’il suffit de brandir – n’est pas un critère légal et donc on ne peut attenter à la liberté d’association pour le show médiatique. Soit il y a une base légale et alors mes amis, on doit se demander pourquoi les Ministres de l’intérieur qui se sont succédés ne l’ont pas fait plus tôt. Darmanin, Cazeneuve, Valls… Qu’ont-ils fait ? Si laxisme il y a, il n’est pas chez nous », a polémiqué Julien Bayou, dénonçant dans sa lancée les liens de divers exécutifs avec « les monarchies pétrolières » qui «soutiennent financièrement, de près ou de loin, le terrorisme ». Un fils caché d’Arlette Laguiller ?

Et de poursuivre sur le thème de la victimisation, qui justifie l’accusation d’islamo-gauchisme des Verts« On nous reproche aussi d’avoir participé à la manifestation en soutien aux musulmans après l’attentat terroriste qui visait des fidèles aux abords d’une mosquée à Bayonne. Disons-le clairement : nous aurions dû être plus nombreuses et nombreux ! Nous, nous ne trions pas entre les indignations », a encore ajouté le secrétaire national d’EELV. Ils auraient aussi dû être plus nombreuses et nombreux lors de l’hommage aux fidèles en prières – Vincent Loques, un sacristain, Nadine Devillers, 60 ans, et Simone Barreto Silva, une Brésilienne de 44 ans résidant en France – égorgés dans la basilique de Nice pour la Toussaint, après l’attaque christianophobe par Brahim A. [Aouissaaoui, dont il ne faut pas diffuser l’image !], un Tunisien de 21 ans, migrant illégal que des passeurs ont débarqué à Lampedusa, pour être pris en charge par des « humanitaires » de la Vallée de La Roya, rendue tristement célèbre par un activiste écolo du nom de Cédric Herrou…

Yannick Jadot et Julien Bayou sont-ils écolo-compatibles ?

« Nous sommes pleinement laïcs », a-t-il encore martelé, pointant du doigt… la droite, évidemment sans haine ! « La réalité, c’est que les dernières personnes qu’on a vu manifester aux côtés des frères musulmans, c’est Darmanin, Pécresse, Wauquiez et d’autres [surtout les autres…] dans les rangs de la Manif pour tous, pour interdire l’union de deux personnes qui s’aiment, pour abroger la loi des hommes au profit d’une supposée loi divine. » Exemple d’esprit en escalier à vis ou en toboggan: quel est en effet le lien entre mariage pour tous et laïcité ?

Manifestation de « Sauvons les riches »

Julien Bayou juge que l’attaque d’Anne Hidalgo n’est « pas digne ». « En instrumentalisant ce sujet pour je ne sais quelle combine politicienne, elle se disqualifie », juge-t-il encore. « Nous n’avons de leçon à recevoir de personne », a aussi réagit David Belliard, adjoint EELV d’Anne Hidalgo. Autrement dit, point commun avec Olivier Véran (LREM) « C’est ça la réalité, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! », assène l’écologiste islamo-fasciste, bisounours pour qui tous les autres sont de méchants homophobes et sexistes, racistes et fascistes…

Séparatisme: le maire PS de Montpellier soumet à condition l’attribution des subventions aux associations

Une première dans laquelle les citoyens vigilants voient un risque d’usage sectaire

Infox ou complotisme ?

En avant-première, quelques jours après la présentation du projet de loi contre les séparatismes, Montpellier a pris l’initiative d’appliquer l’une des mesures du projet de loi contre les séparatismes . Le 15 octobre, la première appelée à signer la toute première Charte de la laïcité a été la… Société des membres de la Légion d’honneur 34. Le maire socialiste et président de la Métropole conditionne désormais à cette signature toute subvention aux associations. Voilà des mois que Michaël Delafosse promettait que la capitale héraultaise en aurait la primeur.

Mais le nouvel élu se heurte à l’opposition de ses camarades de gauche.

Depuis la fin de l’été, un appel unitaire rassemblant plusieurs collectifs libertaires (La Ligue des Droits de l’Homme notamment)  et des militants issus de LFI, du PS, d’EELV… a totalisé 230 signatures sur le site lemouvement.info. « La laïcité ne doit pas être dévoyée pour nous diviser », arguent-ils. Pour eux, « la loi 1905 est parfaite ». « Mon sentiment, c’est que c’est une opération politique pour montrer du doigt les musulmans soupçonnés de détourner des fonds, alors que n’avons aucun exemple de ce type à Montpellier », s’indigne le sectaire Alban Desoutter, président de la Libre-pensée 34 et fonctionnaire de l’Etat (technicien au Collège Fréderic Bazille à Castelnau-le-Lez, agglo de Montpellier, et pourtant non respectueux du devoir de réserve), qui milite en revanche pour que la Ville arrête de financer les fêtes de la Saint-Roch, messe et procession comprises, et cela, depuis près de cinq ans. « Michaël Delafosse était dans l’opposition, mais la plupart des subventions ont été votées à l’unanimité », souligne-t-il.

Or, la ville de Montpellier a repris la charte que Marlène Schiappa, ex-secrétaire d’Etat à l’égalité femme-homme et dont le père est « libre-penseur », a présentée en octobre 2019 aux associations bénéficiant du soutien de son ministère.

Au fil des sept articles, le document rappelle que la République ne tolère « aucune discrimination, notamment entre les femmes et les hommes ». Elle affirme également que la laïcité est un « bien commun » et ne doit pas être « source de divisions ». Celle-ci garantit enfin une « liberté de conscience » ou encore un accès égalitaire « aux services et équipements publics », dont les piscines, sans horaires dédiés, et demande aux associatifs de « participer à la promotion de la laïcité ».

Dans Marianne, Michaël Delafosse répond aux critiques.

Marianne : Dans la mesure où le strict respect de la loi 1905 interdit déjà de financer une association cultuelle avec des deniers publics, que répondez-vous aux critiques taxant votre charte de « coquille vide » ?

Michaël Delafosse : En 1905, quand on pose la question de la neutralité de l’espace public par rapport aux religions, on n’évoque pas la question de la place des femmes ou des homosexuels, qui sont parfois considérés comme des blasphémateurs [par une portion de la population, qu’elle soit française ou clandestine]. Or, je considère qu’on ne peut pas interdire aux femmes l’accès à certaines réunions [ni aux étudiants d’assister à des réunions déclarées non-mixtes ou à des Blancs à des séminaires anti-racistes racisés ou décolonisateurs], ni faire du prosélytisme religieux ou homophobe avec des deniers publics. La loi de 1905 a posé plein de choses, mais pas ça. Donc avec la charte, je vais plus loin [en fonction de la nouvelle donne que veut imposer une minorité non seulement agissante, mais également menaçante]. Tout cela relève aussi, pour moi, du combat laïc.

Comment pourrez-vous vous assurer que les signataires de la charte respectent vraiment ses principes fondateurs ?

On visite les associations, et beaucoup de gens sont en contact avec elles… [secrétaire d’Etat à la Jeunesse auprès de Blanquer, Sarah el Haïry en a fait les frais dans un centre social de Poitiers, fin octobre: lien 1 et lien 2]. Si quelqu’un observe un manquement, on agira. Mais l’essentiel du monde associatif montpelliérain se comporte bien. En fait, cette charte permet d’assumer les choses, et de réaffirmer.

Vos opposants estiment qu’il y a un risque de stigmatisation.

Je suis professeur d’histoire géographie, j’enseigne Charlie, j’enseigne le droit aux caricatures [ce que des collègues de Conflans reprochent à Samuel Paty] et je n’ai aucune leçon à recevoir sur ce sujet ! Je ne me suis jamais posé la question des origines des enfants qui me sont confiés. Et quand Robert Ménard a voulu mettre une crèche dans sa mairie, je me suis aussi positionné contre. La laïcité, ce n’est pas privilégier telle ou telle religion, c’est la concorde.

Les associations réfractaires vous ont fait ce reproche, parce que les exemples que vous avez cités dans la presse ont tous un lien avec l’islam.

Oui, dernièrement il m’est arrivé de rappeler à une association montpelliéraine que lorsqu’on la Ville lui prête une salle, elle ne peut pas la transformer en salle de prière ; mais demain je le ferai aussi avec les évangéliques [Eglise baptiste évangélique], si ça se pose, et je leur expliquerai en quoi nier la laïcité est un problème [ce qu’il peut tenter de faire auprès d’Alban Desoutter, pour commencer, puisqu’il ne fait aucune différence entre une religion importée – clandestine et sans interlocuteur hiérarchique – et une tradition à la fois cultuelle et culturelle]. C’est peut-être parce que la gauche a fermé les yeux qu’on en est là aujourd’hui… [fermer les yeux n’aurait pas été le pire puisque, par humanisme mal compris, les benêts ont soutenu une religion conquérante et cruelle.]

En ce moment, il y a un sujet avec l’islam politique en France ; il faut être aveugle pour le nier [et ce « sujet », en novlangue macronarde, est, non pas une problématique abstraite, mais un problème terriblement, tragiquement concret]. Notre pays est confronté à un fanatisme religieux islamique, et c’est un défi, pour notre société, d’arriver à protéger la liberté de conscience, y compris celle de nos concitoyens de confession musulmane qui ne veulent pas entendre parler de ces dingues.

Lorsque vous étiez dans l’opposition, vous avez voté le financement des fêtes de la Saint Roch. Il y a quelques semaines, vous avez aussi voté une subvention de 8.500 euros pour financer l’action caritative de la Pastorale évangélique CNEF Montpellier qui est une association à vocation cultuelle. Est-ce que ce n’est pas paradoxal ?

Je ne financerai pas la procession de la St-Roch, mais concernant les rencontres autour de l’histoire de la ville, pas de problème. Cette année, j’ai été le premier maire à m’y rendre, sans l’écharpe, car j’estime que cela participe à de la neutralité des élus. [Ce qui est symptomatique du profond état d’ignorance des débatteurs et acteurs politiques prenant position sur ce qu’ils n’ont pas étudié mais qu’ils rejettent par idéologie commandée, c’est d’avoir à expliquer que ] Dans cette fête, il y a une partie qui est religieuse et une partie qui est d’ordre culturel. L’histoire du monde n’a pas commencé en 1789. On a le droit de converser sur tout cela quand même ! [De même que ce qui est antérieur à l’islam est respectable et ne mérite pas les saccages au passif des islamistes] C’est seulement quand ça devient prosélyte que ça pose problème. Mais certains ont une conception de la laïcité qui relève du sectarisme…

La LDH s’interroge aussi sur la légitimité d’imposer une telle charte sans en avoir discuté en conseil municipal. Est-ce que vous auriez pu la soumettre au vote ?

Je viens d’être élu maire et je suis le seul candidat à avoir affirmé mes convictions sur la laïcité tout au long de la campagne. J’ai dit que la laïcité fera partie de mes actions, tout comme la transparence de l’utilisation de l’argent public et le fait que les associations devront rendre des comptes. Alors si quelqu’un le souhaite, il peut aller au tribunal administratif pour contester la signature de ce document…

Début octobre, François Baroin m’a contacté pour que j’anime la commission Laïcité au sein de l’Association des maires de France (AMF), parce que c’est un vrai enjeu [le père de Baroin était franc-maçon]. Dans le monde, plein de gens rêveraient que la laïcité s’impose. Je pense que si les femmes marchent en Pologne [contre l’interdiction quasi totale de l’IVG, quand les députés français adoptent en première lecture l’allongement du délai à 14 semaines pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse, mettant en danger la vie de la mère, puisque le foetus est certes un être vivant, mais aussi déjà ossifié], c’est aussi pour ça.

Manifestation anti-flics contre la loi « sécurité globale »

Plusieurs milliers de manifestants ont créé de violents incidents mardi soir à Paris

La distanciation physique
est-elle respectée?

Plusieurs centaines de militants ont provoqué les forces de l’ordre à la fin d’un rassemblement près de l’Assemblée nationale

A noter l’orientation politique du « photo-journaliste » Rémy Buisine
qui associe le hashtag #StopLoiSecuriteGlobale à son reportage

« Loi liberticide ! » : des milliers de manifestants ont protesté mardi dans plusieurs villes contre les violences policières et le texte sur la « sécurité globale » qui prévoit notamment de protéger les policiers des représailles des activistes et manifestants mal-intentionnés et donc de réprimer pénalement l’usage « malveillant » d’images des forces de l’ordre.

Clément Lanot est un journaliste freelance, un reporter d’images qui arrose les réseaux sociaux, participant à leur image controversée.
Ce militant travaille à son compte pour son idéologie et sans le filtre d’aucune rédaction

A Paris, de violents incidents ont éclaté entre plusieurs centaines de « personnes » (sic) et les forces de l’ordre, à la fin d’un rassemblement près de l’Assemblée nationale pour dénoncer la proposition de loi.

Les policiers 

Protéger les manifestants modérés et le service d’ordre contre les ultras infiltrés

Messes interdites, mais activistes sans distanciation physique

Les policiers ont dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes pour disperser ces manifestants – ce qui paraît inapproprié face à des plumitifs et des diseurs – , mais ils étaient venus au contact en dépit de l’état d’urgence sanitaire. Parmi eux figuraient de nombreux jeunes déterminés à casser et qui ont détruit du mobilier urbain« Ça a commencé à péter boulevard Saint-Germain avec un départ de manif sauvage », a témoigné un manifestant. « On a été pris en étau. Il y a eu des départs de feu pris en étau entre flammes et lacrymos, ils ont chargé en ligne, on a réussi à partir en levant les mains en l’air ».

Une proposition de loi instrumentalisée

Des centaines de personnes s’étaient rassemblées en milieu d’après-midi à l’appel notamment de syndicats de journalistes, soutenus par des associations droits-de-l-hommistes pour protester contre la proposition de loi « sécurité globale » qui empêcherait selon eux les journalistes et citoyens de filmer les forces de l’ordre durant les manifestations.

En 2013, Aymeric Taillefer, qui se réclame « anarchiste de droite », écrit : « héritier du Christianisme par le truchement des Droits de l’Homme, le droit-de-l’hommisme en expose la caricature sans la profondeur, la religiosité dénuée de toute spiritualité ». Et finalement, il constitue « l’ordre moral du libéralisme triomphant ». Avec de forts relents du radicalisme putréfié de ces deux derniers siècles.

Le rassemblement se fonde sur une interprétation suspicieuse de l’article 24 de cette proposition de loi portée par LREM et son allié Agir, dont l’examen démarrait mardi.

Ainsi, faut-il interdire de filmer les policiers ? n’est pas le sujet: poser cette question constitue une perversion du projet, comme de les photographier à des fins malveillantes.

La controverse sur l’article 24 porte sur la pénalisation par un an de prison et 45 000 euros d’amende de la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ».

Les syndicats radicaux de journalistes qui appelaient à ce rassemblement au côté de la Ligue des droits de l’homme, d’Amnesty International et d’autres organisations comme Reporters sans frontières, défendent la thèse qu’elle reviendrait à interdire aux journalistes et aux citoyens de filmer les policiers en action et empêcherait, par exemple, de documenter les violences policières. Ce qui est sûr, c’est que l’interdiction de mise en pâtir des identité et adresse personnelle des fonctionnaires de police n’est pas une entrave à leur exploitation par la Justice: le procès d’intention de la gauche extrême est une opération politique.

A Toulouse, 1.300 manifestants selon la préfecture, dont de nombreux « Gilets jaunes » venus pour les deux ans du mouvement, se sont rassemblés dans le centre, dispersés à coups de gaz lacrymogènes au bout d’une heure par les forces de l’ordre.

« Quand il y a des violences policières caractérisées, le réflexe du gouvernement est de défendre le policier avant même de se pencher sur la légalité de son action », déplore Tristan Benoist, un chercheur de 35 ans.

Des agglomérations aux mains des écologistes radicaux: environnementalistes ou anti-flics ?

A Lyon, ville passée aux mains de Grégory Doucet, un maire écologiste – qui s’oppose au passage du Tour de France, parce que « machiste et de « polluant » – 700 personnes ont participé vers 18 heures à un rassemblement devant la préfecture.

A Bordeaux, où le maire EELV s’en prend comme son camarade lyonnais ou les musulmans fondamentalistes à notre culture – interdisant le « sapin de Noël traditionnel devant la mairie de tous – , 700 à 800 personnes, dont des « gilets jaunes », se sont rassemblées en soirée près du palais de justice.

Des membres de la LDH, outre leurs masques anti-Covid, portaient des baillons noirs sur les yeux. Depuis plusieurs mois, les initiatives pour créer des masques militants se multiplient au fur et à mesure que l’obligation du porte le porter s’étend sur le territoire.

Si certains sont dans le décor atypique ou l’innovation matériel, d’autres se démarquent par des messages plus engagés.  Il est jaune et comporte un message vindicatif, comme un défi pour « Les Français qui ne veulent plus se laisser museler », quand on fait référence à la couleur « de la révolte », sans pour autant assumer une quelconque convergence « avec les Gilets jaunes actuels »… 

Le Gilet jaune Antoine Boudinet a eu la main arrachée par une grenade lacrymogène, en décembre 2018, et siège désormais au Conseil municipal au côté de Philippe Poutou

« Continuez de filmer la police et de diffuser les images », exhorte Antoine Boudinet, élu municipal (au côté de Poutou, révolutionnaire trotskiste du NPA) du groupe ‘Bordeaux en Luttes’ : « s’il n’y avait pas eu de vidéo, personne n’aurait su ce qui m’était arrivé ».

A Grenoble, gérée par Eric Piolle maire EELV qui a affirmé qu’il n’est pas favorable au maintien des caméras de surveillance de la ville, 400 personnes rassemblées contre les violences policières ont été rejointes par une retraite aux flambeaux d’une centaine de « gilets jaunes », une banderole réclamant « moins de sécurité globale, plus de sécurité sociale », une autre affirmant : « vous ne confinerez pas notre colère ».

Cinq jours d’émeutes urbaines ont eu lieu à Grenoble entre le 2 et le 6 mars 2019, après la mort d’adolescents qui avait refusé de se laisser interpeller à deux sur un scooter.

Rémy Buisine n’est pas journaliste jusqu’en 2018. Titulaire d’un BEP, ce vidéaste se fait connaître pour sa couverture du mouvement ‘Nuit debout’ au printemps 2016, par le biais de Périscope. Sa forme de témoignage en images se caractérise par son immersion, ses entretiens avec des manifestants dont il partage les orientations, sa retransmission en direct sur les réseaux sociaux décriés par la presse institutionnelle et le partage de ses impressions personnelles partisanes. StreetPress considère qu’il développe alors « une forme de journalisme moderne « , citoyen, qui justifie la loi Sécurité Globale, puisqu’elle jette en pâture sur la place publique des documents bruts qui peuvent mener une vie autonome incontrôlée et être ainsi exploités à des fins malveillantes. Lorsqu’il est arrêté par la police le 9 janvier 2020 avant le départ d’une manifestation contre la réforme des retraites parce qu’il porte un masque à gaz, le Syndicat national des journalistes (SNJ) y voit une atteinte à la liberté de la… presse ! Il travaille pour Brut, un site d’info collaborative et collecteur d’images essentiellement diffusées sur les réseaux sociaux et uniquement sous format vidéo. Arrêt sur images pointe, en janvier 2019, le « silence » de Brut (aux côtés du Monde et de Télérama), sur les « accusations de violences sexuelles portées par plusieurs femmes à l’encontre du cinéaste Luc Besson », actionnaire de Brut.

Clément Lanot est apprécié de… France inter, ce qui en fait un journaliste... Comme ces associations qui se bombardent ONG, il se présente comme JRI (Journaliste Reporter d’Images), mais il est surtout Freelance, lui aussi.  Il ne recevra une carte de presse qu’en février 2019, sans école de journalisme, sans rédaction…

Maxime Nicolle déclare que « oui, il va avoir la carte de presse »: l’information circule à fond sur les réseaux sociaux et interpelle sur l’autorité qui les délivre et les critères qui justifient cette délivrance. 

L’exercice du journalisme en France est libre et non réservé aux journalistes détenteurs d’une carte de presse: ce document n’est en aucun cas obligatoire pour pratiquer le métier de journaliste, qui peut être exercé librement par n’importe quelle personne, sans que celle-ci ait besoin de diplôme professionnel spécifique.

La carte de presse est attribuée par la commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP). Elle est hautement politique: y siègent neuf organisations professionnelles d’employeurs (dont quatre domiciliés à la même adresse) et huit élus de salariés, dont cinq du Syndicat national des journalistes (SNJ, fortement ancré à gauche, membre fondateur de l’Union syndicale Solidaires (anciennement Groupe des Dix) et de la Fédération internationale des journalistes (FIJ, soit SNJ et SNJ-CGT, CFDT), deux du Syndicat national des journalistes CGT et un de l’union syndicale des journalistes CFDT, à la suite des élections de juin 2009.

Les chasseurs d’images cités ont-ils été co-optés sur leur seule valeur professionnelle, pour leur déontologie ou pour leur idéologie ?

Marseille à l’abandon: Rubirola et Mélenchon n’en ont rien à faire

Son député, Mélenchon, n’en a « strictement rien à foutre de Marseille » 

A Marseille, Mélenchon ne vient que pour faire campagne
et n’est entouré que de son état-major parisien au grand complet

Elu en 2017 député de Marseille, Jean-Luc Mélenchon, aujourd’hui candidat à la présidentielle, n’a pas réussi, si ce n’est cherché, à avoir un véritable ancrage local

  • Pour sa première apparition médiatique depuis sa déclaration de candidature à la présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon a choisi Marseille.
  • Ce choix peut surprendre, le député se faisant rare dans sa ville électorale, au point d’être accusé par la gauche locale de ne pas être intéressé par les réalités de la cité phocéenne.
  • En trois ans, Jean-Luc Mélenchon n’a pas fait de Marseille sa terre politique, et préfère s’appuyer sur des situations locales pour ses prises de position nationales.

Il est là, au milieu de celles et ceux qui sont les acteurs quotidiens de la vie politique nationale. Mélenchon s’approche de la porte d’Aix et dépose une gerbe de fleurs, en hommage aux morts pour la France. Et puis, la petite bande remonte à Paris comme elle est venue.

En ce 11 novembre, soit quatre jours après sa déclaration de candidature à la prochaine présidentielle, le député des Bouches-du-Rhône, qui se flatte d’avoir recueilli les 150.000 signatures demandées, mais à la portée de la plupart, a choisi de faire sa première sortie médiatique à Marseille, dans cette ville qui l’a propulsé à l’Assemblée nationale en 2017, après des mois sans aucune apparition publique dans la cité phocéenne. Un peu plus tard, le député tournera sa pastille hebdomadaire, La revue de la semaine, en direct de sa permanence marseillaise, pour évoquer pour la première fois depuis longtemps dans ce bulletin vidéo très suivi la cité phocéenne, en l’occurrence ici l’action de ses militants locaux envers les démunis.

« Vous savez la différence entre un député et un conseiller général ? »

« Tous les 11 novembre, je pratique la religion républicaine, explique-t-il à 20 Minutes. Donc je suis à un monument aux morts, celui de l’endroit où je suis élu. J’étais une fois à Barbaste quand j’étais député du grand Sud-Ouest. Et puis sinon, dans le petit cimetière de Massy quand j’étais conseiller général de l’Essonne. Et maintenant ici. »

On lui fait toutefois remarquer qu’il se fait plutôt rare ces derniers temps dans la deuxième ville de France. Jean-Luc Mélenchon s’agace. « Vous savez la différence entre un député et un conseiller général ? On vous l’a enseigné, sans doute, dans votre journal ? Je suis député, donc je suis au Parlement national. » Ce qui s’appelle être au contact de ses électeurs: il a choisi de les voir le moins possible.

« Se présenter à la présidentielle et vouloir incarner une candidature populaire quand on n’a jamais foutu un pied depuis qu’on est élu à Marseille dans la cité Félix-Pyat, sur sa circonscription, excusez-moi, mais ça me fait rire. » Dans le microcosme politique marseillais, et particulièrement à gauche, on s’agace autant qu’on se délecte, sous couvert d’anonymat, de la relative absence de Jean-Luc Mélenchon sur le terrain depuis son élection à Marseille.

« Il ne s’est pas implanté localement à Marseille »

« Il n’en a strictement rien à foutre de Marseille, lance une cadre historique de la gauche marseillaise. Il est venu là pour se faire élire et on ne sait même pas s’il le refera en 2021. C’est quand même incroyable pour quelqu’un comme moi, qui fait de la politique aux côtés et pour les Marseillais. Un homme politique, c’est quelqu’un qui se fait connaître et reconnaître de ses électeurs, prêt à manger des vaches enragées pour eux. Mais lui, il ne s’est pas implanté localement à Marseille. C’est un politique éphémère, qui aurait pu s’implanter [?] ailleurs. Et je ne lui pardonne pas ce qu’il a fait pour les municipales. »

Après avoir tenté d’aider à bâtir l’union de la gauche à Marseille, en étant « candidat à rien », comme il le disait à l’époque, le chef de file de la France insoumise a en effet pris ses distances avec les équipes du Printemps marseillais dont il ne partageait pas la stratégie, soutenant même dans un secteur une liste contre celle du Printemps Marseillais. Ce n’est que durant l’entre-deux-tours que Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien du bout des lèvres à Michèle Rubirola, arrivée en tête à la surprise générale, dont la sienne. Comme le rapporte La Provence, sa suppléante à l’Assemblée nationale, Sophie Camard, aujourd’hui maire de secteur, a d’ailleurs formalisé cet éloignement en adhérant il y a peu à la formation d’Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, la Gauche républicaine et socialiste.

« Il nationalise tout de suite le débat »

« Jean-Luc Mélenchon a été parachuté dans la circonscription considérée comme la plus à gauche du pays, rappelle Nicolas Maisetti, docteur en sciences politiques. Il n’a pas vraiment d’assise électorale en termes de légitimité locale. Marseille n’est pas pour lui une terre électorale à labourer. Il ne l’a pas investie politiquement. Cette ville n’est pas vraiment dans sa stratégie de conquête du pouvoir. Il a plutôt essayé de développer un discours autour de Marseille comme illustration des conséquences des mauvaises politiques publiques nationales. Quand on l’interroge sur la rue d’Aubagne, le 5 novembre 2018, devant les décombres, il nationalise tout de suite le débat. En revanche, il s’appuie sur ses troupes locales pour pouvoir faire cela. »

La maire Rubirola (EELV) préfère vivre sa vie…

Payan

Quand la nouvelle équipe municipale commémore le drame de la Rue d’Aubagne, bien qu’elle ait beaucoup promis en matière de logement, la maire EELV est absente. Excusée au motif qu’elle serait cas contact au coronavirus, c’est son bras gauche qui la représente. Car, Benoît Payan, le premier adjoint de Michèle Rubirola, fait tout le boulot, mais l’un comme l’autre regrette de ne pas occuper la fonction de l’autre. Dans ce tandem atypique, aucun ne trouve son compte, mais encore moins l’électorat qui a le sentiment d’avoir été trompé sur la marchandise: sur le Vieux-Port, on le dit bien: « le poisson commence à puer par la tête.«  Et Rubirola a la tête ailleurs.

« Je ne connais pas les sujets; mes adjoints vont prendre le relais » !

Benoît Payan

« Parce qu’il fallait une tête de liste », à 64 ans, Rubirola, médecin fonctionnaire, s’y est collée. Verbe haut et franc-parler, militante des quartiers nord, féministe, anti-militariste et écologiste depuis 2002, elle cochait de nombreuses cases, mais n’a pas l’habitude de pointer au travail et la diplomatie n’est pas son fort. Arrivée à la mairie, elle continue à polémiquer et accuser tout ce qui n’est pas encore plus à gauche qu’elle, froissant les uns et les autres, se croyant toujours en campagne sous un préau d’école. Bref, une écolo, faiseuse d’histoires, qui n’a pas la tête de l’emploi, mais plutôt celle de la sardine qui bloque le port.

L’ambitieux socialiste Benoît Payan, plus anguille que sardine, mais pas moins nauséabond, s’est effacé derrière sa cheffe de binôme dès 2015, lors des départementales: il savait déjà que son aînée n’a d’autre appétence que pour la polémique. Admirateur de Lionel Jospin, il n’a jamais caché ses ambitions. «On le surnomme Iznogoud, il se comporte comme celui qui veut être calife à la place du calife », tacle un observateur politique. Les rigolos ont gagné la municipale, mais les Marseillais ont tout perdu de l’élan pris par la ville transformée par Jean-Claude Gaudin.

VOIR et ENTENDRE Payan défendre la fermeture repoussée de plages de la Ville au printemps et noter sur quel ton offensant: https://twitter.com/BenoitPayan/status/1289914851888779267?s=09

La liste Rubirola s’intitulait « le Printemps marseillais » et la population aurait donc dû se méfier et faire le lien avec le ‘Printemps arabe’. Elle revendiquait d’ailleurs une « gestion collective », comme si la deuxième ville de France pouvait être gérer par une hydre. Aucune de ses têtes n’était connue. Elles devaient être égales et interchangeables. Gestion. Vous avez dit gestion? La nouvelle municipalité accepte d’empocher les retombées du succès de l’Olympique de Marseille sur la ville, mais refuse de payer le loyer de son stade:

Certes, la deuxième adjointe, Samia Ghali, est conseillère municipale de Marseille depuis 2001, a été vice-présidente du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (2004-2008) et maire du huitième secteur de Marseille (2008-2017) et sénatrice (2008-2020), mais c’est une fauteuse de troubles. Chargée de l’égalité des territoires, des relations euro-méditerranéennes, de l’attractivité et des grands événements marseillais, cette fille de parents algériens (que le père ne reconnaîtra pas) a une position honorifique sans pouvoirs importants.

Jean-Marc Coppola, le communiste, est adjoint à la maire de Marseille en charge de la culture « pour toutes et tous« , de la création, du patrimoine culturel et du… cinéma. Ancienne conseillère régionale Europe Ecologie -Les Verts, Sophie Camard, conseillère municipale en charge de la réforme de la loi PLM (comme d’autres n’ont aucune attribution, telle Marguerite Pasquini, ou n’ont pas plus à faire que de garder l’oeil ouvert sur la vie nocturne ou de veiller sur les cimetières), a apporté, avant la présidentielle, son soutien à Jean-Luc Mélenchon, qui l’a choisie comme suppléante dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Tête de liste régionale avec le Front de gauche aux élections régionales de décembre 2015 en Paca, elle avait réalisé la « haine vis-à-vis du système, la volonté de virer tous les sortants »

De son duo avec la maire Michèle, l’omniprésent Benoît Payan dit: « On se complète, ou s’augmente, on s’additionne ». L’arithmétique n’y trouve pourtant pas son compte: elle est en charge de la santé, et lui, des relations avec les institutions, de l’urbanisme et de la gestion du port, ce qui, en langue écologiste, se traduit ainsi: « action municipale pour une ville plus juste, plus verte et plus démocratique« . Rubirola tient-elle la chandelle dans le duo Benoît Payan avec Arnaud Drouot, adjoint à la maire de Marseille en charge du Bataillon de Marins-Pompiers et qu’on trouve toujours dans le sillage de Payan? « Jamais, jamais », on n’avait imaginé un tel maire réel pour Marseille:

(video censurée)

« Pour que les choses fonctionnent, il faut un seul et unique patron, » assène Renaud Muselier, président LR de la Région Sud (Provence-Alpes-Côte-d’Azur) qui, en tant qu’originaire de Marseille, est effaré par le climat ce Commune de Paris à l’Hôtel de Ville de Marseille. D’autant que treize années durant, il a été le premier adjoint de Gaudin. Or, pour le président de Région qui demande en vain de rencontrer Rubirola, depuis son élection, le 4 juillet, la maire est injoignable. C’est une illustration de la courtoisie écologiste et de la conception de la démocratie, selon EELV. Mélenchon n’a pas fait mieux: bien que député de la ville, il a refusé de débattre avec le ministre. Léa Salamé et Thomas Sotto ont expliqué que le député aurait exigé que le ministre quitte le plateau à son arrivée, ce que la chaîne publique a refusé. Le député les a ensuite vivement invectivés sur Twitter.

Le duplex surréaliste Marseille-Marseille de la maire Rubirola avec le ministre Véran dans l’émission ‘Vous avez la parole’ du 15 octobre dernier, tournée par France 2… à Marseille, au Stade Vélodrome, a révélé une élue à la rue.  L’intervention de la première des Marseillais(es) n’a d’ailleurs pas franchement convaincu. Elle a même humilié la population: les yeux sur ses fiches, brouillonne et ombrageuse, elle a fait peine à voir. La séquence est l’une des plus ‘space’ qu’ait connu l’émission.

Que la Bonne maire Mère veille sur la ville…

Yann Barthès loua les actions du CCIF dans Le Petit Journal…

Quand l’humour de mauvais aloi tue, au nom de la liberté d’expression

L’ancien patron du CCIF
Marwan Muhammad

Menacée de dissolution par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) avait été mis à l’honneur en 2012 dans l’émission Le Petit Journal de Yann Barthès, une émission quotidienne d’infodivertissement  diffusée en access prime-time diffusée sur la chaîne payante de télévision Canal+ (2004-2017), alors detenue par Vivendi. La dernière émission du Petit Journal avec Yann Barthès a lieu le 23 juin 2016. 

En 2012, dans l’émission Le Petit Journal de Yann Barthès, Canal+ mettait à l’honneur le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Au cours d’un reportage devant la gare Saint-Lazare, à Paris, Le Petit Journal louait l’action du CCIF qui distribuait des pains au chocolat aux Parisiens en réaction aux propos de Jean-François Copé.

Pour mémoire, l’ancien président de l’UMP avait évoqué lors d’un meeting, à Draguignan, la brimade d’un scolaire qui s’était fait voler son pain au chocolat « par des voyous » pour cause de ramadan. Des propos jugés « islamophobes » par le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), adepte de ka victimologie.

En même temps, depuis le discours d’hommage rendu par Macron le 22 octobre 2020 au professeur décapité par un islamiste tchétchène à Conflans-Sainte-Honorine, le président turc Recep Erdogan appelle à boycotter les produits français dans tout le monde musulman. Dans un communiqué du 26 octobre 2020, Mohammed Moussaoui exhorta les musulmans de France à « défendre l’intérêt » du pays face à la campagne de boycottAGE visant les produits français, qu’il considère comme « contre-productive » et créant de la « division » : « La France est un grand pays, les citoyens musulmans ne sont pas persécutés, ils construisent librement leurs mosquées et pratiquent librement leur culte »

Le CCIF est idéologiquement la branche juridique des Frères musulmans en France. Comme le relaye le militant féministe Naëm Bestandji, le CCIF aurait par ailleurs été subventionné trois années consécutives, entre 2016 et 2018, par la mairie de Grenoble, gérée par un maire EELV, Eric Piolle depuis 2014. Le nom déposé en préfecture lors de sa création aurait été, sans rire, « Association de défense des droits de l’Homme (ADDH)-Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) ». Cette dénomination lui aurait permis de se faire passer pour une association antiraciste [antisémite aussi?] et de bénéficier des subventions de la ville du maire socialiste, Michel Destot.

Subventionnée par la ville de Grenoble ?

Le CCIF se targue sur son site internet d’être « l’une des organisations de défense des droits de l’homme les plus importantes du pays, l’une des plus impliquées dans les organisations internationales au niveau mondial et la plus largement soutenue par les communautés au niveau local ».

Des députés désoeuvrés veulent classer le chat « espèce nuisible »

Ces députés tentent de profiter de la proposition de loi sur le bien-être animal pour introduire l’extermination des chats domestiques

Une triplette d’élus n’a rien de mieux à faire en pleine épidémie de covid et de relance de l’économie que de se faire les griffes sur les petits compagnons des personnes âgées sans autre compagnie et source d’affection. et sur fait polémique. L’un des sournois est une psychiatre qui n’a donc pas la notion du danger de désocialisation de ses aînés et du risque psychologique encouru par les personnes isolées: la compagnie animale permet de lutter contre le « syndrome de glissement », un état de détresse psychologique amplifié par l’isolement et le vide affectif, que comblent les animaux de compagnie comme le chat.

Deux des trois députés qui ont déposé le texte, ont alors décidé de retirer leur signature.

Tandis que l’Assemblée nationale doit se pencher ce jeudi 8 octobre sur le bien-être animal, Le texte de l’amendement polémique propose de classer le chat comme « animal nuisible », ce qui pourrait entraîner des « battues administratives » contre les félins.  Les pigeons et les sangliers en surnombre ne les dérangent pas: ils veulent exercer leur domination sur le chats.
Au détour de l’examen des articles de la proposition de loi sur le bien-être animal, discutée ce jeudi à l’Assemblée, les députés vont se pencher sur les pratiques causant des souffrances animales. De leur côté, François-Michel Lambert (député EELV des Bouches-du-Rhône), Frédérique Dumas (députée centriste agile des Hauts-de-Seine) et Martine Wonner (ex-députée LREM du Bas-Rhin), ont soumis un amendement qui perturbe le débat. Les trois députés demandent que le chat soit classé « espèce nuisible ».

Une proposition qui est mal passée du côté de la fondation Brigitte Bardot qui lutte contre la maltraitance animale. En effet, si l’amendement est accepté, les préfets des différents départements pourraient « ordonner le cas échéant, des battues administratives ». 

Deux des trois députés ont retiré leur signature du projet

Le chat est « un animal prédateur qui participe largement à la diminution significative de certaines espèces animales, parfois protégées, sur le territoire français », parmi lesquels sont cités les lézards, les oiseaux, et les petits mammifères. Ainsi, selon les porteurs de l’amendement « le chat doit ainsi figurer parmi les espèces d’animaux susceptibles d’être classées nuisibles« .

Toutefois, le Palais Bourbon a fait savoir mercredi 7 octobre que cet amendement ciblant le chat est irrecevable, annonce La Dépêche. En voyant l’ampleur qu’a pris ce délire, les députées Frédérique Dumas et Martine Wonner (la psychiatre) ont finalement retiré leurs deux signatures de l’amendement.

De son côté, l’écologiste de Gardanne, un Franco-cubain élu dans le fief communiste, François-Michel Lambert en est, pour l’heure, toujours signataire. Ceci n’expliquant pas nécessairement cela, il a passé 16 ans chez Pernod-Ricard…  Cet élu d’Europe Ecologie-les Verts ajoute son dossier à la pile des égarements au parti de Yannick Jadot qui a déjà approuvé les candidats dérangés Alice Coffin, lesbienne qui veut exterminer les hommes, ou allumés Grégory Doucet, maire de Lyon, hostile au Tour de France, pour machisme et pollution, ou Pierre Hurmic, maire de Bordeaux qui refuse le sapin de Noël sur le parvis de l’Hôtel de Ville parce qu’il n’y voit que du « bois mort »… Tous sectaires qui justifient jour après jour les craintes en France d’une écologie de khmers verts.

L’élue écologiste Alice Coffin clame sa haine des hommes

Faut-il être haineux et déréglé pour être féministe et écolo?

«Les hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leur musique, je ne lis pas leurs livres»: qui est à ce point bancale ?

Dans son pamphlet… Le Génie Lesbien, la militante féministe écrit avoir boycotté les œuvres créées par les hommes, qu’elle assimile à des «assaillants».

Une misandrie assumée qui pourrait susciter la compassion. Dans son pamphlet Le Génie Lesbien paru le 30 septembre, l’élue EELV et militante féministe Alice Coffin revendique le fait d’avoir boycotté les artistes masculins. Elle y explique qu’elle ne lit plus de livres écrits par des hommes, qu’elle ne regarde plus de films réalisés par des hommes, qu’elle n’écoute plus de musique composée par des hommes.

Celle qui est conseillère EELV à la mairie de Paris assimile les hommes à des «assaillants». Aux femmes, elle intime : «Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer», écrit-elle.

La misandrie est au cœur de la pensée développée par Alice Coffin depuis plusieurs années. L’une de ses interventions télévisées sur la chaîne russe RT en 2018 avait suscité l’indignation. «Ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, à ne pas être tuée, à ne pas être tabassée, avait-elle déclaré en direct. Et cela évite que mes enfants le soient aussi. »

Alice Coffin, élue EELV de Paris n’en est pas à sa première agression sexiste.

En novembre 2019, dans la revue National Geographic, groupe Le Monde, Coffin conseille aux femmes « d’éviter toute critique publique envers d’autres femmes en position de pouvoir. C’est un exercice difficile, car certaines n’agissent pas en féministes, mais il me semble indispensable, si nous ne voulons pas entretenir la misogynie. Concentrons, en public, nos attaques contre les hommes. […] Soyez exigeantes, devenez lesbiennes ! Ou, du moins, apprenez à vous passer du regard des hommes »

Les femmes féministes sont embarrassées

En juillet, Alice Coffin, avec une autre militante Raphaëlle Rémy-Leleu, a poussé à la démission l’adjoint à la Culture Christophe Girard, à la suite de son audition en mars dans l’enquête «pour viols sur mineurs» visant l’écrivain Gabriel Matzneff.

La journaliste lesbienne et féministe Pauline Delassus en livre un commentaire indigné, relevant que le pamphlet est si « outrancier qu’il en dessert la cause qu’il prétend défendre »:

« Elle demande l’inclusion et pourtant ne cesse d’exclure. Les stéréotypes de genre affluent, donnant une vision démodée de la sexualité, ignorant la bisexualité et la fluidité assumées aujourd’hui par la jeune génération. […] Dans un condensé simpliste et intransigeant, la militante met dans un même sac tous les hommes, renvoyés à une masse informe et indistincte, « des assaillants », écrit-elle. « Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer ». Tout en nuances, Alice Coffin précise qu’elle ne lit plus de livres écrits par des hommes, qu’elle ne regarde plus de films réalisés par des hommes, qu’elle n’écoute plus de musique composée par des hommes. […] Cette vue partiale illustre la méthode d’Alice Coffin. La jusqu’au-boutiste ne convainc pas, elle assène ; elle ne démontre pas, elle martèle ; elle ne pense pas, elle généralise. Censé être une apologie du droit à la différence, son argumentaire dévoile au contraire une idéologie rétractée, communautariste, teintée de sectarisme. Le titre de l’essai résume la pensée – et l’ouverture d’esprit – d’Alice Coffin : « Le génie lesbien », présupposant qu’une communauté, définie par ses préférences sexuelles, serait supérieure aux autres. »

(Pauline Delassus, Alice Coffin, branchée sur sectaire)

La militante féministe  lesbienne Caroline Fourest craint un effet contre-productif

Ancienne conseillère de la socialiste Nahat Vallaud-Belkacem, Caroline Fourest, qui a un temps milité au côté d’Alice Coffin, se désolidarise,  dans un réflexe de taqîya, s’inquiétant dans Paris Match de «cette approche essentialiste, binaire et revancharde qui abîme des années de révolution subtile et flatte les clichés anti-féministes».

Fourest se dit elle aussi « atterrée par cette approche essentialiste, binaire et revancharde qui abîme des années de révolution subtile et flatte les clichés anti-féministes. […] Le féminisme a du génie, le lesbianisme politique aussi. Mais on n’est pas géniale parce qu’on est lesbienne. Et je crains que ce livre ne le démontre ».

Notre société est menacée dans ses fondements.                          Dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, Elisabeth Badinter estime que le courant de pensée de Coffin « ne peut mener qu’à un monde totalitaire ».

La fracture sexiste et sociale des LGBT est identique parmi les hommes homosexuels, tel Geoffroy Delagasnerie, ci-dessus à gauche, soutien de LFI et nouveau penseur de l’ultra-gauche qui, en septembre 2017, signa avec son compagnon, ci-dessus au centre, une tribune dans Libération – équivalent papier de la radio France Inter – intitulée « En défense des accusés du quai Valmy », soutenant des individus jugés au tribunal pour avoir incendié une voiture de police avec ses occupants, lors d’une manifestation organisée par le collectif « Urgence notre police assassine »…

La gauche rompt avec les principes républicains et démocratiques

Avec Geoffroy de Lagasnerie, elle prône la « censure » pour les « impurs », et cela, comme les Indigénistes, sur… France Inter

L'ecrivain Edouard Louis et le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie, defilent en tete de cortege avec le comite Verite et Justice pour Adama.
L’écrivain Édouard Louis, à gauche, et le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie, à sa gauche, défilent en tête de cortège avec le comité Vérité et Justice pour Adama.

Entre refus de la légitimité de la loi au profit de valeurs morales et exclusion du champ politique de ceux n’adhérant pas aux dites valeurs, le petit sociologue, autoproclamé philosophe, Geoffroy de Lagasnerie, a théorisé ce mercredi 30 septembre sur France Inter la rupture de la gauche avec les principes républicains et démocratiques.

« Le juste et le pur » et « un certain nombre de censures dans l’espace public » , un sacré programme! Dans son dernier ‘opus’, Sortir de notre impuissance politique, Geoffroy de Lagasnerie géolocalise dans la radicalité la gauche pelée aux élections, faisant le jeu de Marine Le Pen (RN), de la bipolarisation macronienne et du bipartisme de la Ve République, un jusqu’au-boutisme qui peut être fatal, comme peut l’être la dérive séparatiste des indigénistes pan-africanistes et universalistes, toute cette gauche, peu ou prou ultra, d’une partie du PS, proche de Génération.s, au NPA, en passant par LFI, le PCF et EELV, repoussés à la marge de la République et de la Démocratie.

Selon le sociologue – et compagnon de l’écrivain narcissique Edouard Louis, figure expiatoire de notre société de salauds et doublement martyr, puisque homo et gosse de pauvres – (photo ci-dessus), les modes de contestation traditionnels de la gauche – manifestation, grève –, ont perdu leur « capacité d’action, de transformation, pour être seulement des formes d’expression », si bien que la gauche « milite beaucoup plus en automate qu’en stratège »,  sous des « formes d’actions rituelles, instituées ».

« Le mouvement social est devenu une forme de réaction à la réaction et appelle gagner ce qui est ne pas perdre », constate Geoffroy de Lagasnerie. Citant en exemple l’agriculteur Cédric Herrou, berger bobo, passeur de migrants à la frontière franco-italienne, finalement relaxé par la cour d’Appel de Lyon après avoir été poursuivi pour convoyage et accueil de 200 migrants retrouvés dans les campements insalubres de clandestins afghans du 19e arrondissement de Paris ou pakistanais devant l’immeuble de Charlie hebdo, le philosophe privilégie l’action directe – comme l’antifa Antonin Bernanos« parce que c’est une action où vous faites le temps politique, c’est une action où vous imposez à l’Etat votre propre légalité, où vous dites : voilà le monde que je veux voir venir (…). » Et l’ « action directe », théorie anarchiste évoquant le terroriste communiste des « années de plomb » – de la fin des années 60 à la fin des années 80 – qui ont vu l’apparition de mouvements comme la Fraction armée rouge en Allemagne ou les Brigades rouges en Italie. Concrètement, en France, c’est le mouvement autonome, en partie issu des milieux anarchistes et maoïstes, qui ont commis des attentats à la bombe dans le deuxième partie des années 1970.  Citons aussi les assassinats pour lesquels Jean-Marc Rouillan, terroriste d’extrême-gauche, a été condamné pour des actions collectives qualifiées de « lutte antifasciste » (MIL, GARI, Action directe). Arrêté en 1987 et condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de dix-huit ans, pour complicité d’assassinat de l’ingénieur général de l’armement René Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986. Il a bénéficié d’un régime de semi-liberté de décembre 2007 à octobre 2008, lequel fut suspendu, puis révoqué pour des propos tenus en entretien avec L’Express et publiés en 2007. Il bénéficie de nouveau d’un régime de semi-liberté depuis mai 2011 et anime des réunions politiques, notamment dans des MJC de communes partisanes.

« Ce qui compte, c’est la justice et la pureté »

Dans la vieille lutte philosophique entre le droit et la morale, Geoffroy de Lagasnerie choisit clairement son camp : « Vous savez, le respect de la loi [républicaine] n’est pas une catégorie pertinente pour moi, ce qui compte c’est la justice et la pureté, ce n’est pas la loi« , explique-t-il, sans toutefois se référer explicitement au Coran et à la charia. Et tant pis si la loi en question, perfectible en pratique, est au moins sur le plan théorique issue du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », soit de la souveraineté populaire. « La personne la plus condamnée de France, note-t-il, c’est le préfet de police de Paris, qui a 135 condamnations au tribunal administratif pour des manœuvres dilatoires sur la question de la demande d’asile, donc je ne crois pas que les gouvernants obéissent beaucoup à la loi. Je ne vois pas pourquoi nous on devrait le faire, » explique le Geoffroy de Lagasnerie. Tant pis, aussi, si les condamnations du préfet de police sont justement l’effet de l’application de la loi.

Reste à savoir qui définit « la justice et la pureté ». Rien de plus facile, à croire Geoffroy de Lagasnerie : « C’est l’analyse sociologique. C’est-à-dire que vous pouvez établir dans le monde social qu’il y a un certain nombre de mécanismes qui produisent de la persécution ou la mise à mort prématurée d’un certain nombre de populations. » Comme dans Le Bon, la brute et le truand, à chacun ses références, le monde se divise en deux catégories (binaire?) : « Si jamais vous produisez une action qui lève ces systèmes de persécution, qui soulagent les corps de la souffrance, vous produisez une action qui est juste et qui est pure. Et si, à l’inverse, vous prenez des mesures qui renforcent l’exposition des corps à la persécution, alors vous êtes impur et vous êtes injuste. » Qu’est-ce qu’il nous réserve, le jour où il prend en compte l’esprit ?

Mais donc, comment savoir qui sont les gentils, et qui sont les méchants ? « C’est objectif, tout le monde le sait, » répond le philosophe sociologue.« Tout le monde sait très bien ce que c’est qu’un corps qui souffre, tout le monde sait très bien qu’il y a des clochards dans la rue. Quand Macron dit qu’il n’y a pas de pénibilité du travail, il le sait qu’il y a de la pénibilité. (…) Quand il dit qu’il n’y a pas de violences policières et qu’on voit les vidéos du Burger King pendant les gilets jaunes (…). Il voit très bien qu’en niant ces réalités, il [Macron] active des systèmes de pouvoir de dénégation qui permettent de perpétuer des systèmes de persécution. » Soit, mais outre ces exemples relevant de l’évidence, n’existe-t-il par ailleurs aucune nuance entre les croyances, valeurs, convictions et idées de nos concitoyens, lesquels sont sincèrement convaincus de penser justement ?

« Le but de la gauche, c’est de produire des fractures »

Youcef Brakni et Edouard Louis, compagnon de G. Delagasnerie: convergence des luttes anti-raciste racialisée et de l’ultra-gauche

Il faudrait donc pouvoir en débattre rationnellement pour arriver à un compromis, mais Geoffroy de Lagasnerie n’est pas non plus d’accord avec cela. « Moi je pense que le but de la gauche, c’est de produire des fractures, des gens intolérables et des débats intolérables dans le monde social. Il faut savoir qu’il y a des paradigmes irréconciliables. Moi je suis contre le paradigme du débat, contre le paradigme de la discussion« , avance-t-il.

De sorte que les impurs n’auraient tout simplement… plus voix au chapitre dans le débat public « Je pense que nous perdons notre temps lorsque nous allons sur des chaînes d’info débattre avec des gens qui sont de toute façon pas convaincables », continue le philosophe. « En fait nous ratifions la possibilité qu’il fasse partie de l’espace du débat. » Si bien que Geoffroy de Lagasnerie assume complètement de mettre en pratique une forme d’ostracisme : « Je pense que la politique est de l’ordre de l’antagonisme et de la lutte et j’assume totalement le fait qu’il faille reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public, pour rétablir un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes. »

« Plus que la censure – parce que je ne suis pas favorable à l’appareil d’Etat -, je suis favorable à une forme de mépris que la gauche doit avoir pour les opinions de droite »assène encore l’intellectuel parisien. « Quand vous avez sur une chaîne d’info en continu des débats d’extrême droite ou semi racistes, tout le monde sait que c’est fait pour ça, et tout le monde va se mettre à réagir à ça. (…) On se met à être contaminé dans nos espaces de gauche par ces prises de parole complètement délirantes plutôt que les laisser tranquilles dans leur coin à faire le silence, les renvoyer à leur insignifiance. » Après la gauche de combat, la gauche hautaine de désertion.

Devons-nous renvoyer Geoffroy Delagasnerie, Alice Coffin (génie lesbien) et la gauche à leur mépris?

La convergence idéologique de ces intellos de pacotille avec les indigénistes racialisés, qui prônent la révolution ou la séparation, mérite-t-elle indifférence et mépris?

Le 30 juillet 2014, Geoffroy de Lagasnerie a cosigné, avec son compagnon, l’écrivain Edouard Louis, une tribune dans Libération appelant au boycottage de la 17e édition du cycle de conférences « Les Rendez-vous de l’histoire » de Blois sur le thème « Les Rebelles ». Cette déclaration de rejet du débat protestait contre l’invitation faite à Marcel Gauchet de prononcer la conférence inaugurale de l’événement: ce dernier est à leurs yeux un intellectuel réactionnaire et « un rebelle contre les rebellions et les révoltes ». Marcel Gauchet a réagi à cette tribune en la qualifiant de « pignolerie parisienne » et de « bêtise rétrograde d’une extrême-gauche en délire ».

En 2015, il est signataire de l’« appel des 800 » en faveur de l’accueil des migrants clandestins. 

Les premiers signataires : Hihi Abdelhamid (médecin), Michel Abramowicz (chef opérateur), Laure Adler (écrivain), Philippe Aigrain (poète), Karen Akoka (maitre de conférence), Pierre Albertini (professeur d’histoire), Guillaume Allary (éditeur), Jérôme Alméras (directeur de la photographie), Jean-Claude Aumont (directeur de la photographie), Siegrid Alnoy (cinéaste), Marianne Alphant (écrivain), Janine Altounian (traductrice, écrivain), Anne Alvaro (comédienne), Audrey Alwett (écrivain), Marie Amachoukeli (cinéaste), Mathieu Amalric (cinéaste, comédien), Jean-Pierre Améris (cinéaste), Marc Amfreville (professeur, traducteur), Louka Anargyros (étudiant), Thomas Anargyros (producteur), Michel Andrieu (cinéaste), Claire Angelini (artiste), Christine Angot (écrivain), Philippe Annocque (écrivain), Georges Aperghis (compositeur), Sophie Aram (humoriste à France Inter, Danielle Arbid (réalisatrice), Christophe Arleston (scénariste), Nathalie Arroyas (professeure), Ariane Ascaride (comédienne), Marco Assennato (doctorant), Louis Astre (syndicaliste), Aurel (dessinateur), Nurith Aviv (cinéaste), Edith Azam (écrivain), Gabrielle Babin Guggenheim (productrice), Nicole Bacharan (historienne), Laurence Bachmann (productrice), Antoine de Baecque (historien du cinéma), Pénélope Bagieu (auteur de BD), Josianne Balasko (cinéaste, comédienne), Olivier Balez (auteur de BD), Etienne Balibar (philosophe), Jeanne Balibar (comédienne), Nadine Ballot (retraitée de l’édition), Gilles Bannier (réalisateur), Emily Barnett (journaliste), Antoine Barraud (cinéaste), Guillaume de Bary (producteur), Barbara Bascou (monteuse), Dominique Batraville (écrivain), Gérard de Battista (directeur de la photographie), Aziyadé Baudouin-Talec (écrivain), François Bayle (compositeur), Tina Baz (monteuse), Philippe Bazin (artiste), Emmanuelle Béart (comédienne), Alex Beaupain (musicien), Jean-Pierre Beauviala (inventeur d’Aaton), Xavier Beauvois (cinéaste, acteur), Annette Becker (historienne), Bérénice Bejo (actrice), Jérôme Bel (chorégraphe), Yahoutha Belgacem (directrice artistique), Lucas Belvaux (cinéaste), Salah Benacer (photographe), Jean Benguigui (acteur), Caroline Benjo (productrice), Florence Ben Sadoum (journaliste à Elle), Ted Benoit (scénariste et dessinateur), Hervé Bérard (réalisateur), Luc Beraud (cinéaste), Emmanuelle Bercot (actrice, cinéaste), Philippe Berling (metteur en scène), Alain Bernardini (artiste), Emmanuelle Bernheim (romancière), Laurent Bettoni (auteur), Didier Bezace (acteur, metteur en scène), Camille Bidault Waddington (photographe), Enki Bilal (dessinateur, réalisateur), Benjamin Biolay (musicien), Hervé Bismuth (enseignant-chercheur), Stéphane Bissot (actrice), Simone Bitton (cinéaste), Emmanuel Blanchard (enseignant-chercheur, président du réseau Migreurop), Catherine Blangonnet-Auer (revue Images Documentaires), Alain Blondel (artiste peintre), Sylvie Blum (productrice), Sandra Boehringer (universitaire), Christian Boltanski (artiste plasticien), Olivia Bonamy (comédienne), Jacques Bonnaffé (comédien), Irène Bonnaud (metteur en scène), Jacques Bontemps (philosophe), Lucie Borleteau (réalisatrice), Henri Bosch (retraité), Sigrid Bouaziz (comédienne), Nicolas Bouchaud (comédien), Jean-Jacques Bouhon (directeur de la photographie), Patrick Bouffard (médecin), Jean-Marcel Bouguereau (journaliste), Stéphane Bouquet (scénariste), Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Olivier Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Frédéric Boyer (écrivain), Guillaume Brac (cinéaste), Benoît Bradel (metteur en scène), Rachida Brakni (metteur en scène et actrice, homonyme de Youcef Brakni, coneiller d’Assa Traoré), Claire Braud (auteur de BD), Dominique Brenguier (directeur de la photographie), Julie Brenta (technicienne de cinéma), Jean Breschand (cinéaste), Marika Bret (DRH à Charlie Hebdo), Pascale Breton (cinéaste), Patrice Bretaudière (philosophe), Laurence Briaud (monteuse), Geneviève Brisac (écrivain), Chantal Briet (cinéaste), Claire Brisset (ancienne défenseur des enfants), Isabelle Broué (cinéaste), Michel Broué (mathématicien), Stéphane Braunschweig (metteur en scène), Frédéric Brun (écrivain), Mickael Buch (réalisateur), Lydie Buguet (professeure des écoles), Érik Bullot (cinéaste), Daniel Buren (plasticien), Rodolphe Burger (musicien), Claire Burnoud (productrice), Nadia Butaud (éditrice), Michel Butel (écrivain), Judith Butler (philosophe), Max Cabanes (auteur de BD), Dominique Cabrera (cinéaste), Olivier Cadiot (écrivain), Marie-Claire Cailletaud (syndicaliste de la CGT au CESE), Thomas Cailley (cinéaste), Claude Calame (historien), Sophie Calle (artiste plasticienne), Cali (musicien), Nicole Caligaris (écrivain), Stephane Cami (chef opérateur), Robin Campillo (cinéaste), Vivianne Candas (cinéaste), Robert Cantarella (metteur en scène), Laurent Cantet (cinéaste), Marilyne Canto (comédienne), Eric Cantona (acteur, époux Brakni), Yves Cape (directeur de la photographie), Fabien Carniato (sociologue), Caroline Casadesus (artiste lyrique), Pascale Cassagnau (historienne de l’art), Margot Cassila (musicienne), Barbara Cassin (philosophe), Carmen Castillo (réalisatrice), Isabelle Catalan (actrice), Brigitte Catillon (comédienne), François Catonné (directeur de la photographie), Philippe Caubère (comédien), Yves Caumon (cinéaste), Antoine Cazé (professeur, traducteur), Clémentine Célarié (comédienne), Laurence Chable (comédienne), Sérénade Chafik (militante féministe), Fanny de Chaillé (chorégraphe), Magali Chaix (enseignante), Laurent Chalet (directeur de la photographie), Benoît Chamaillard (directeur de la photographie), Olivier Chambon (directeur photographie), Patrick Chamoiseau (écrivain), Caroline Champetier (directrice de la photographie), Christiane Charmasson (psychiatre/ psychanalyste), Frédéric Cheret (producteur), Luc Chessel (critique et auteur), Pierre Chevalier, Laurent Chevallier (cinéaste), Malik Chibane (cinéaste), Patric Chiha (cinéaste), Nathalie Chouchan (professeur de philosophie), Jean-Marc Chouvel (compositeur), Pierre Christin (scénariste), Héléna Cisterne (décoratrice), Hélier Cisterne (cinéaste), Christine Citti (actrice), Yves Citton (théoricien), Balthazar Clamoux (philosophe), Chantal Claudel (enseignant-chercheur), Sarah Clénet (contrebassiste), Denys Clerval (cinéaste), Olivier Clochard (universitaire), Roger Cochini (compositeur), Laurence de Cock (enseignante), Coco (dessinatrice), Anne Coesens (actrice), Olivier Cohen (éditeur), Grégoire Colin (comédien), Jérôme Colin (journaliste), Jean-Louis Comolli (cinéaste), Léonore Confino (auteur), Pascal Contet (musicien), Constance de Corbières (directrice artistique), Anne Consigny (comédienne), Jean-François Corty (directeur des Opérations France de Médecins du Monde), Annie Couedel ( universitaire), Delphine Coulin (cinéaste), Pierre Courthiade (musicien), Constance de Corbière (directrice artistique), Catherine Corsini (cinéaste), Marie Cosnay (écrivain), Marc Benoît Créancier (producteur), Teresa Cremisi (éditrice), Marie Cuillerai (universitaire), Pierre-Louis Curien (chercheur CNRS), Jean-Paul Curnier (philosophe), Catherine Cusset (écrivain), François Cusset (écrivain), Isabelle Czajka (cinéaste), Arden Day (musicien), Angelique Delagree (chargée de Communication), Bajram Denis (auteur de BD), Nadia Daam (journaliste), Sylvain Dambrine (professeur), Celia Daniellou-Molinié (metteur en scène), Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne (cinéastes), Charles Dargent (économiste), Claude Dargent (professeur des universités, sociologie), Marie Darrieussecq (écrivain), Jean-Pierre Darroussin (acteur), Etienne Davodeau (auteur), Kethevane Davrichewy (écrivain), Emilie Deleuze (cinéaste), Benoit Delhomme (directeur de la photographie), Edouard Deluc (cinéaste), Henri Deluy (poète), Genevieve Delzant (professeur de médecine), Sylvie Demaizière (régisseuse), Anaïs Demoustier (actrice), Stéphane Demoustier (cinéaste), Claire Denis (cinéaste), Jean-Lous Déotte (professeur émérite de philosophie), Alex Descas (comédien), Caroline Deruas (cinéaste), Laurence Descubes (architecte), Arnaud Desplechin (cinéaste), Linda De Zitter (psychanalyste), Georges Didi-Huberman (philosophe et historien de l’art), Vincent Dieutre (cinéaste), Marcial Di Fonzo Bo (acteur, metteur en scène), Dominique Dimey (chanteuse), Xavier Dolan (cinéaste), Elise Domenach (enseignante et chercheur), Marie Dompnier (actrice), Valérie Donzelli (actrice, cinéaste), Suzanne Doppelt (auteur), Stéphane Douaillier (universitaire), Ariane Doublet (cinéaste), Jean Douchet (critique), Valérie Dréville (comédienne), André Dubost (compositeur), Ann Dufaux (ensignante), Marie-Hélène Dumas (écrivaine et traductrice), Sandrine Dumas (comédienne), Arnaud Dumond (musicien), Laurence Dumont (présidente de la Ligue des Droits de L’Homme), Anne Durand (comédienne), Jean-Marie Durand (journaliste), Nathalie Durand (directrice de la photo), Jean-Pierre Duret (ingénieur du son, cinéaste), Pascal Dusapin (compositeur), Daniel Edinger (réalisateur), Nadia El Fani (réalisatrice), Maria Efstathiadi (auteure), Jérémie Elkaïm (acteur), Licia Eminenti (réalisatrice), Nicolas Engel (cinéaste), Didier Eribon (philosophe), Annie Ernaux (écrivain), Martine Esparcieux (Assistante Grands Comptes), Jean-Baptiste Eyraud (militant du DAL), Abbas Fahdel (cinéaste), Mireille Fanon Mendes-France, (experte ONU, Fondation Frantz Fanon, tiers-mondiste défunt engagé dans le soulèvement algérien), Jacques Fansten (cinéaste), Frédéric Farrucci (cinéaste), Didier Fassin (professeur de sciences sociales), Eric Fassin (sociologue), Bertrand Faivre (producteur), Arlette Farge (historienne, écrivain), Emmanuelle Faucilhon (cinéaste), Philippe Faucon (cinéaste), Etienne Fauduet (directeur de la photographie), Jeanne Favret Saada (psychanalyste), Maurine Fazendeiro (réalisatrice), Carole Fékété (photographe), Nadja Fejtö (illustratrice), Cinzia Femia (chef de cuisine), Jacques Ferrandez (auteur de BD), Pascale Ferran (cinéaste), Jean-Noël Ferragut (directeur de la photographie), Leila Ferrault (documentariste), Laurence Ferreira Barbosa (cinéaste), Jacques Ferrier (architecte), Sophie Fillières (cinéaste), Frédéric Fisbach (metteur en scène), Fanny Fleury-Bluteau (enseignante), Odile Fleury-Zvénigorodsky (professeur, CIMADE), Pierrette Fleutiaux (écrivain), Rachel Floc’h (ergothérapeute), Elisabeth de Fontenay (philosophe), Jean Louis Fournel (universitaire), Irène Franchet (professeur), Dan Franck (écrivain), Alain Françon (metteur en scène), Denis Freyd (producteur), Jean-Michel Frodon (journaliste), Marik Froidefond (maître de conférence), Jean-luc Fromental (scénariste), Pierre Gadrey (réalisateur), Valéry Gaillard (réalisateur), Christophe Galland (metteur en scène), Valérie Ganne (journaliste), Jean-Michel Ganteau (professeur), Pierric Gantelmi d’Ille (directeur de la photographie), Anne-Marie Garat (écrivain), Nicole Garcia (cinéaste), Louis Gardel (romancier éditeur), Louis Garrel (comédien), Esther Garrel (comédienne), Philippe Garrel (cinéaste), Gilles Gaston-Dreyfus (acteur), Dominique Gaudé (enseignante), Costa-Gavras (cinéaste), Michèle Ray Gavras (productrice), Julie Gavras (cinéaste), Catherine Gazères (responsable artistique TV), Olivier Genet (assistant réalisateur), Pascal Gennesseaux (chef opérateur), Marie-Françoise George (communication), Sylvain George (cinéaste), Anne Georget (réalisatrice), Denis Gheerbrant (cinéaste), Andy Gillet (comédien), Jean-Claude Gillet (écrivain), Isabelle Ginot (universitaire), Xavier Girard (écrivain), Hyppolite Girardot (acteur), Suzanne Giraud (compositrice), Liliane Giraudon (poète), Christophe Givois (directeur artistique), Philippe Gladieux (éclairagiste), Bruno Glasberg (électricien cinéma), Jimmy Glasberg (cinéaste), Pierre-William Glenn (chef-opérateur), Raphael Glucksmann (essayiste, époux Hala Salamé), Agnès Godard (chef opérateur), Jean-Luc Godard (cinéaste), Fabienne Godet (cinéaste), Jacky Goldberg (journaliste), Jeff Gomez (chef de projets), Myrto Gondicas (traductrice), Yann Gonzalez (cinéaste), Anne Gorouben (peintre), Romain Goupil (cinéaste, soutien de Macron), Sophie Goupil (productrice), Judith Goyaud Schiltz (designer), Christine Gozlan (productrice), Charline Grand (comédienne), Sylvie Granotier (actrice et scénariste), Pascal Greggory (comédien), Anouk Grimberg (actrice), Emmanuelle Guattari (écrivain), Robert Guédiguian (cinéaste), Jean-Pierre Guérin (producteur), Karine Guerrouche (traductrice), Roland Gori (psychanalyste), Éric Guichard (directeur de la photographie), Christian Guillon (superviseur VFX), Patrick Guyomard (psychanalyste), Joanna Hadjithomas (artiste et cinéaste), Clarisse Hahn (artiste), Alexandrine Halliez (médecin, productrice de radio), Emmanuel Hamon (réalisateur de documentaires), Tran Han Hung (cinéaste), Jean Hatzfeld (écrivain), Garance Hayat (critique de cinéma), Michel Hazavanicius (cinéaste), François Hébel (photographe), Simon Hecquet (artiste chorégraphe), Serge Hefez (psychiatre des hopitaux, psychanaliste), Marie Hénocq (Cimade Bretagne), François Hers (artiste), Laurent Heynemann (cinéaste), Hippocampe fou (rappeur), Thomas Hirschhorn (artiste), Julien Hirsch (chef-opérateur), Nancy Huston (écrivaine), Ismaël El Iraki (cinéaste débutant), Antoine Jaccoud (scénariste), Geneviève Jacques (Présidente de la Cimade), Raphaël Jacoulot (cinéaste), Daniel Jacquin (sociologue), Nicolas Jalageas (libraire), Agnès Jaoui (actrice et cinéaste), Thierry Jault (directeur de la photographie), Vincent Jaury (directeur de la revue Transfuge), Yves Jeuland (réalisateur), Gaëlle Jones (productrice), Loïc Jourdain (cinéaste), Elise Jorge Do Marco (enseignante chercheur), Khalil Joreige (artiste et cinéaste), Claire Jubin (chercheuse), François Julien-Laferrière (professeur émérite de droit public), Serge Kaganski (journaliste), Lenio Kaklea (danseuse, chorégraphe), Christophe Kantcheff (rédacteur en chef de Politis), Keyman Karimi (cinéaste), Tcheky Karyo (comédien), Marin Karmitz (producteur de cinéma MK2, Nicolas Karmochkine (architecte), Reda Kateb (comédien), Jacques Kébadian (cinéaste), Maylis de Kerangal (écrivaine), Colette Kerber (libraire), Christine Kermoal (syndicaliste CGT), Sophie Képès (écrivain), Miloud Khétib (comédien), Cédric Klapisch (cinéaste), Thierry Klifa (réalisateur), Helena Klotz (cinéaste), Nicolas Klotz (cinéaste), Lucie Knockaert (administratrice), François Koltès (écrivain), Gaetan Kondzot (acteur, metteur en scène), Marie Christine Kopyt (professeur de français), Panos Koutras (cinéaste), Marie-Cécile Kovacs (professeur de lettres), Mickael Kummer (cinéaste), Nathalie Kuperman (écrivaine), Jean Labib (producteur), Denis Lachaud, (écrivain), Romain Lacourbas (directeur de la photographie), Isabelle Lafon (metteur en scène), Geoffroy de Lagasnerie (philosophe sociologue), Eric Lagesse (distributeur), Pascal Lagriffoul (directeur de la photographie), Serge Lalou (producteur), Gaetane Lamarche Vadel (écrivain), Maya Lanfranchi (assistante sociale), Claude Lanzmann (cinéaste), Jeanne Lapoirie (directeur de la photographie), Constance Larrieu (metteur en scène), Eric Lartigau (réalisateur), François Lartigue (photographe), Emmanuel Laskar (cinéaste), Laurie Laufer (psychanalyste), Isabelle Launay (universitaire), Patrice Launay (universitaire), Camille Laurens (écrivain), Martin Laurent (producteur), Mélanie Laurent (comédienne), Raoul Lay (compositeur, chef d’orchestre), Philippe Lazar (chercheur), Safia Lebdi (conseillère Ile de France), Françoise Lebeau (productrice), Gabriel Le Bomin (cinéaste), Erice Lecerf (universitaire), Bertrand Leclair (écrivain), Michèle Lesbre (écrivain), Olivier Le Cour Grandmaison (universitaire), Laurent Léger (journaliste à Charlie hebdo), Joanne Leighton (chorégraphe), Pascal Légitimus (acteur et réalisateur), Christian Lehmann (écrivain, médecin), Olivier Lellouche (designer), Simon Lemoine (enseignant), Louis-Do de Lencquesaing (comédien), Anne Le Ny (comédienne, réalisatrice), Leo (auteur de BD), Emmanuel Lepage (auteur de BD), Serge Le Péron (cinéaste), Pierre Lescure (président du Festival de Cannes), Sylvain Lespérance (documentariste), Barbara Letellier (productrice), Christelle Lheureux (cinéaste, artiste), Pierre Lieutaghi (ethnologue), Sébastien Lifshitz (cinéaste), Thomas Lilti (cinéaste), Virginie Linhart (réalisatrice), Jean-Louis Livi (producteur), Danièle Lochak (professeur émérite de droit public), Hervé Loichemol (metteur en scène), Marie-Claude Loiselle (critique de cinéma), Christophe Loizillon (cinéaste), Didier Long (metteur en scène), Edouard Louis (écrivain), Florent Loulendo (professeur d’anglais), Olivier Lousteau (comédien, cinéaste), Irina Lubtchansky (directrice de la photographie), Marie-Ange Luciani (productrice), François Luciani (cinéaste), Wilfrid Lupano (scénariste de BD), Noémie Lvovsky (actrice, cinéaste), Mademoiselle K (groupe de rock), Brekke Magne Havard (comédien), Haroun Mahamat Saleh (cinéaste), Armelle Mahé (ingénieur du son mixage), Chowra Makaremi (anthropologue), Nadja Makhlouf (photographe, cinéaste), Laurine Malengreau (historienne de l’art, directrice de structure culturelle), Renée Malgoire (chef d’orchestre), Rémi Malingrey (dessinateur), Abd al Malik (musicien salafiste), Marie-Josée Malis (metteuse en scène), Jacky Mamou (médecin), Mary Mandy (documentariste), Jean Paul Manganaro (professeur), Philippe Mangeot (enseignant, militant associatif), Franck Margerin (auteur de BD), François Margolin (producteur), Tonie Marshall (cinéaste), Gilles Marchand (cinéaste), Pauline Marchetti (architecte), Frank Margerin (auteur de BD; pour la seconde fois), François Margolin (producteur), Maguy Marin (chorégraphe), Alexandros Markeas (compositeur), Jean-Louis Martinelli (metteur en scène), Carole Martinez (écrivaine), Philippe Martinez (Secrétaire général de la CGT), Françoise Martres (présidente du Syndicat de la magistrature), Jean Claude Mas (secrétaire général de la Cimade), Corinne Masiero (comédienne), Valérie Massadian (cinéaste), Olivier Masset-Depasse (cinéaste), Stéphan Massis (directeur de la photographie), Laetitia Masson (réalisatrice), Antoine Mathieu (comédien), Marc-Antoine Mathieu (scénographe), Claire Mathon (directrice de la photographie), Stephane Maugendre (Président du  GISTI), Nicolas Maury (comédien), Anne-Cécile Méart (ancienne enseignante), Barbara Meazzi (italianiste), Mabrouk el Mechri (réalisateur), Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah (écrivains), Jean-Luc Menet (maitre de conférence), Annette Mengel (compositrice), Jean-Christophe Menu (éditeur de bande-dessinées), Macha Méril (actrice), Agnès Merlet (cinéaste), Christian Merlhiot (cinéaste), Constance Meyer (réalisatrice), Eric Meyleuc (poète), Béatrice Mialet (éditrice), Radu Mihaileanu (cinéaste), Patrick Mille (acteur, réalisateur), Gildas Milin (metteur en scène), Pierre Milon (directeur de la photographie), Félix Moati (acteur), Nadir Mokneche (cinéaste), Dominik Moll (cinéaste), Marie-José Mondzain (philosophe), Mathilde Monnier (chorégraphe, directrice du Centre National de la Danse), Isabelle Monnin (écrivaine), Anne Montaron (productrice radio à France Musique), Kate Moran (comédienne), Gérard Mordillat (cinéaste, écrivain), Jeanne Moreau (actrice décédée en 2017), Yolande Moreau (actrice, réalisatrice), Susie Morgenstern (écrivain), Kate Moran (actrice), Edgar Morin (sociologue, philosophe), Francoise Moscovitz (écrivain), Yann Moulier Boutang (économiste, essayiste), Yoann Moulin (claveciniste), Philippe Moyen (graphiste), Richard Moyon (militant du RESF), Patricia Mowbray (auteure), Jean Paul Mugel (ingénieur du son), Catel Muller (auteure dessinatrice), Vincent Muller (directeur de la photographie), Eliza Muresan (cinéaste), Sylvain Mustaki (producteur de spectacles), Veronique Nahoum Grappe (anthropologue), Charles Najman (cinéaste), Jean-Luc Nancy (philosophe), Emilie Née (chercheur), Toni Negri (philosophe), Monique Nemer (éditrice), Marie Nimier (romancière), Hervé Nisic (réalisateur), Gaspar Noë (cinéaste), Soizic Noël (attachée de production à Radio France), Stanislas Nordey (metteur en scène), Gandolfo Notaro (chef de cuisine), Gilbert Nouno (compositeur), Valentina Novati (productrice), Anna Novion (cinéaste), Francoise Nyssen (éditrice Actes Sud, ex-ministre de la Culture de Macron), Gaelle Obiégly (romancière), Maurice Olender (historien), François Olislaeger (dessinateur), Véronique Olmi (écrivain), Antoine Oppenheim (comédien), Sylvie Orgeolet (médecin retraitée), Valérie Osouf (cinéaste), Orlan (artiste plasticienne), Paul Otchakovsky-Laurens (éditeur POL), Sophie Ott (brocanteuse), François Ozon (réalisateur), Yves Pagès (éditeur), Rithy Panh (réalisateur), Rosa Parlato (musicienne), Sonia Pavlik (auteur), Antoine Parouty (chef opérateur), Claire Payement (compositeur), Marie Payen (actrice), Marc Paquien (metteur en scène), Thierry Paturle (militant associatif), Claudio Pazienza (cinéaste), Benoît Peeters (auteur), Sébastien Peigney (Secrétariat national Union syndicale Solidaires), Charles Pépin (philosophe), Elisabeth Perceval (scénariste), Thierry de Peretti (cinéaste), Élisabeth Perez (productrice), Alberic Perrier (enseignant), Sylvie Perrin (céramiste), Eric Pessan (écrivain), Gerard Pesson (compositeur), Elise Pestre (maitre de conférences), Nicolas Philibert (cinéaste), Sylvie Pialat (productrice), Pamela Pianezza (photographe), Patrick Picard (syndicaliste SNUipp-FSU), Eric Piel (psychiatre), Frédéric Pierrot (comédien), Fred Piet (monteur), Philippe Piffeteau (chef opérateur), Guillaume Pigeard de Gurbert (philosophe), Ernest Pignon-Ernest (artiste plasticien), Manon Pignot (universitaire, historienne), Thomas Piketty (économiste), Etienne Pinte (président du SNUipp-FSU), Michel Plon (psychanalyste), Bruno Podalydès (cinéaste), Denis Podalydès (comédien), Clémence Poésy (actrice), David Poirot (producteur), Laurette Polmanss (scénariste), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe), Olivier Poubelle (directeur du théâtre des Bouffes du Nord, où le président de la République a été dénoncé présent le 17 janvier 2020, sans masque malgré l’épidémie de coronavirus, par Taha Bouhafs, militant antiraciste et anti-Macron), Pascal Poucet (directeur de la photographie), Marilyne Poulain (syndicaliste Collectif Immigration CGT), Julien Poupard (directeur de la photographie), Joana Preiss (actrice), Lorraine Prigent (artiste lyrique), Nathalie Prokhoris (comédienne), Sabine Prokhoris (psychanalyste), Martin Provost (cinéaste), Jeanne Puchol (auteur de BD), Hélène Puiseux (directeur d’études), Barlen Pyamootoo (écrivain), Anne Querrien (sociologue), Philippe Quesne (metteur en scène), David Quesemand (directeur de la photographie), Colette Quesson (productrice) Katell Quillévéré (cinéaste), Leyla-Claire Rabih (metteur en scène), Gilles Racot (compositeur), Jacques Rancière (philosophe), Alain Raoust (cinéaste), Christophe Rauck (metteur en scène), Philippe Ravon (graphiste), Jean-Patrick Razon (ethnologue), Chloé Réjon (comédienne), Claire Renard (compositeur), Jacques-Remy Girerd (réalisateur de films d’animation), Maxence Revault d’Allonnes (professeur), Judith Revel (philosophe), Mathieu Riboulet (écrivain), Céline Richard (programmatrice de cinéma), Pascal Ridao (directeur de la photographie), Jean François Robin (directeur de la photographie), Mathieu Robinet (producteur), Antoine Roch (directeur de la photographie), Alexandra Rojo (cinéaste), Frédérique Rolet (Secrétaire générale SNES-FSU), Nicolas Roméas (directeur de la revue Cassandre/Horschamp), Martin de Roquefeuil (vice-président de l’ONG Pour un Sourire d’Enfant), Christine Roquet (universitaire), Sophie Rosengart (journaliste), François Rossé (compositeur), Patrick Rotman (documentariste, scénariste), Vincent Rottiers (comédien), Denis Rouden (directeur de la photographie), Jean Rousseau (président d’Emmaüs International), Richard Rousseau (directeur de casting), Paul Rozenberg (producteur), Valéry Rozier (cinéaste), Christophe Ruggia (cinéaste), Véronique Ruggia (comédienne), Agnès de Sacy (scénariste), Numa Sadoul (metteur en scène, auteur), Céline Sallette (comédienne), Isabelle Saint-Saëns (militante associative), Pierre Salvadori (cinéaste), François Salvain (écrivain), Lydie Salvayre (écrivain), Tiphaine Samoyault (écrivain), Natacha Samuel (cinéaste), Sanseverino (chanteur), Ana Sardinha (universitaire), Marjane Satrapi (auteure de BD, cinéaste franco-iranienne), Riad Sattouf (auteur de BD, cinéaste), Blandine Savetier (metteure en scène), Emmanuelle Scali (psychologue), François Scali (architecte), Vincent Scali (plasticien), Carole Scotta (productrice), François Schuiten (dessinateur), André Serre-Milan (compositeur), Florence Seyvos (écrivain), Céline Sciamma (cinéaste, compagne d’Adèle Haenel), Anne Serre (écrivain), Delphine Schmit (productrice), Joan Sfar (auteur de BD), Sophie Sherman (cinéaste), Jean-Pierre Siméon (poète, dramaturge), Dominique Simonnet (ex-rédacteur en chef à l’hebdomadaire L’Express, écologiste), Michel Simonot (écrivain, metteur en scène), Jean-Marc Singier (musicien), Abderrahmane Sissako (cinéaste), Françoise Sivignon (présidente de Médecins du Monde), Serge Slama (professeur de droit et militant pour le droit des étrangers), Christophe Smith (réalisateur), Patrick Sobelman (producteur), Juan Solanas (cinéaste), Makis Solomos (musicologue), Tania Sollogoub (économiste), Danièle Sommelet (pédiatre), Isabelle Sorente (écrivain), Myung-suk Son (distributeur), Mylène Stambouli (avocate), Olivier Steiner (écrivain), Salomé Stévenin (comédienne), Omar Sy (comédien), André Szankowski (cinéaste), Mélodie Tabita (vidéaste), François Tanguy (metteur en scène), Laurence Tardieu (écrivain), Bertrand Tavernier (cinéaste), Nadia Tazi (philosophe), Serge Le Tendre (scénariste), Jenny Teng (cinéaste), Manée Teyssandier (membre du CA de Peuple et Culture), Irène Théry (sociologue), Sébastien Thiéry (politologue), Christopher Thompson (comédien, fils de Michèle Morgan), Danièle Thompson (cinéaste), Lefred Thouron (dessinateur), Lola Tinnirello (illustratrice), Serge Toubiana (directeur de la Cinémathèque française), Jacqueline Tran-Retif (retraitée), Enzo Traverso (historien), Muriel Trèves (psychiatre, psychanalyste), Jean-Louis Tripp (auteur de bandes dessinées), Lewis Trondheim (auteur de BD), Benoît Turquety (enseignant), Laurence Uebersfeld (productrice), Gaspard Ulliel (acteur, mannequin de la marque Chanel), Céline Vacher (comédienne), Dominique Valadié (comédienne), Camille Vallat (scénographe), Vincent Van Damme (dessinateur), Fred Vargas (écrivain), Katherine Vayne (administratrice culturelle), Marie Vayssière (metteur en scène), Monique Veaute (directrice du Palazzo Grassi), Fabien Vehlmann (scénariste de BD), Anne Vellay (médecin), Laure Vermeersch (réalisatrice), Patrice Vermeren (directeur du département de philosophie Paris 8), Marion Vernoux (réalisatrice), Jonathan Verrier (journaliste), François Verret (chorégraphe), Karin Viard (comédienne), Rémy Viard (architecte), Bernard de Vienne (compositeur), Delphine de Vigan (romancière), Margot Vignat (chanteuse), Bénédicte Vigner (directrice artistique), Eric Vigner (metteur en scène), Philippe Vilain (écrivain), Fabrice Villard (écrivain), Hélène Vincent (actrice), Thomas Vincent (cinéaste), Ségolène Vinson (journaliste à Charlie Hebdo), Jean-Jacques Viton (poète), Caroline de Vivaise (chef costumière), Michel Volkovitch (traducteur), Antoine Volodine (écrivain), Christiane Vollaire (philosophe), Lise Wajeman (enseignant-chercheur), Sophie Walmish (directrice de recherche au CNRS), Jacques Walter (pasteur), Régis Wargnier (cinéaste), Jean-Pierre Weisselberg (Président de AGORA21), Sonia Wieder-Atherton (violoncelliste), Martin Winckler (médecin, écrivain), Romain Winding (chef opérateur), Bruno Wolkowitch (acteur), Youssoupha (rappeur), Dork Zabunyan (professeur), Jérôme Zajdermann (assistant réalisateur), Paule Zadjermann (cinéaste), Caroline Zéau (maitre de conférence), Malik Zidi (acteur), Rebecca Zlotowski (cinéaste), Pierre Zvenigorodsky (sculpteur).

En termes de valeurs morales, en septembre 2017, Lagasnerie signe dans Libération une tribune qui donne la note zéro à la vie humaine. Intitulée « En défense des accusés du quai Valmy », elle soutient des anti-flics primaires et barbares jugés au tribunal pour avoir incendié une voiture de police avec ses occupants, lors d’une manifestation organisée par le collectif « Urgence notre police assassine ». En novembre 2018, il apporte son soutien aux candidats de La France insoumise à l’élection législative partielle de la première circonscription de l’Essonne. Et clama avoir voté Manon Aubry (LFI) aux Européennes.

Il est co-auteur d’un ouvrage avec l’anti-raciste racialisée Assa Traoré.

Lyon, la Fête des lumières, quelles qu’en soient les conséquences sanitaires à Noël

Un mauvais coup du maire écolo contre la fête chrétienne?

Place Bellecour lors de l'edition 2019 de la Fete des lumieres a Lyon.
Place Bellecour, lors de l’édition 2019 de la Fête des lumières à Lyon. 

Sachant que le temps d’incubation du coronavirus est de quinze jours, le maire EELV de Lyon, tout réfractaire qu’il soit au Tour de France ou à la cérémonie du vœu des échevins, Grégory Doucet, va maintenir la traditionnelle Fête des lumières.

La crise sanitaire n’est pas un obstacle aux concentrations de foules pour la Fête des lumières. Après avoir indigné les Lyonnais, laïcs et chrétiens, en critiquant le Tour de France, torpillé pour machisme et pollution supposés, et en boudant la cérémonie du vœu des échevins, le nouveau maire écologiste de Lyon change son fusil d’épaule pour soutenir une manifestation énergivore en électricité nucléaire et promet de tout faire pour conserver, malgré les restrictions imposées par la Covid-19, cette fête qui rassemble habitants et visiteurs autour du 8 décembre, chaque année depuis 1852. « Il y aura bien une Fête des lumières cette année, malgré les nombreux appels à l’annulation que j’ai reçus, y compris des plus hautes autorités », a raconté le maire vert devant son conseil municipal.

8+15=23, veille de Noël…

A moment où le gouvernement limite à un millier la jauge des rassemblements, dans 10 métropoles, dont Lyon, à Doucet, il ne semble pas difficile d’organiser cet événement festif qui s’étend dans les espaces publics de la ville pendant plusieurs nuits en rassemblant plusieurs centaines de milliers de visiteurs chaque soir. « Les contraintes liées à la crise sanitaire ne nous permettent pas actuellement d’organiser l’édition 2020 de la Fête des lumières, puisqu’il n’est plus possible de rassembler plus de mille personnes, mais, aujourd’hui, je veux faire le pari qu’on arrivera à endiguer l’épidémie lors des prochaines semaines », avance Grégory Doucet, un maire joueur, avec la santé de ses administrés.

« C’est l’un des rendez-vous les plus importants de la vie de cette ville », plaide le maire incohérent de la troisième ville de France, pour défendre cette fête païenne inaugurée en 1989 : « c’est une fête qui rassemble, où se retrouvent toutes les générations et qui fait la renommée de notre ville à travers le monde ». Elle dure quatre jours, à partir du 5 décembre: une rave party autorisée !

Un détournement de la fête, cette année

Pour maintenir cet événement, les services de la ville travaillent, à un peu plus de deux mois de sa date, à une adaptation. L’objectif est donc de la faire sortir du quartier de la Presqu’île, où elle était habituellement majoritairement concentrée, pour la déporter dans des lieux où les flux pourront être maîtrisés, le nombre de visiteurs compté, comme le parc de la Tête d’or et le parc Sergent-Blandan. Mais le programme, actuel, qui compte une trentaine d’installations lumières, devra sans doute être revu à la baisse…

La décision sera prise à la mi-novembre. Et si, d’aventure, la jauge n’était pas desserrée à 5.000 participants à cette date, Grégory Doucet invite les Lyonnais à retrouver l’essence du 8 décembre, à le fêter à l’anciennee de k’Immaculée Conception, comme au temps où les habitants de la cité se plaçaient sous la protection de la Vierge [c’est, au départ, la fête de l’Immaculée-Conception de la Vierge Marie] en lui demandant de lui épargner les épidémies de peste. Le contexte a-t-il tellement changé?

Et de détourner la fête traditionnelle. « J’appelle, quoi qu’il arrive, les Lyonnais à remercier les soignants engagés dans ce combat, en mettant des lumignons sur leurs fenêtres, conclut Grégory Doucet, mais j’espère qu’on pourra aller au-delà. »

Défendre la Fête des lumières en pleine crise, voilà en tout cas une occasion de soigner le secteur du tourisme très éprouvé, les catholiques braqués par les déclarations sur les échevins et les Lyonnais en général attachés à cette tradition.

Cloclo06

Drôle d’ecolo le maire mais il faut que le pognon rentre c’est guignolesque

Cette fête technique est quasi indifférente aux Lyonnais !

Cette fête très populaire, poétique, émouvante avec les lampions des Lyonnais sur les fenêtres, les familles dans la rue, les croyants montant à Fourvière, un moment de joie pour tous, les vitrines décorées et à l’occasion parfois animées d’automates travaillés toute l’année pour cette soirée, comme le chef d’œuvre final de l’artisan. Plus de fête désormais, mais des queues de touristes pour les éclairages techniques et sonores des bâtiments, reproductibles n’importe quand et n’importe où. Que Doucet élu par 10% des Lyonnais, reconduise ou non cette machine, bah… Le danger de contamination est par contre bien réel.

Le pari financier honteux de Grégory Doucet.

En pleine explosion épidémique ce soit disant écologiste est d’habitude plus habitué à manier à tout va le principe de précaution. Et là il se montre prêt à maintenir un événement générateur de cohues gigantesques tout en assurant les soignants de son soutien ! C’est non seulement grotesque, mais c’est surtout criminel.

La députée LREM Valérie Oppelt dépose une nouvelle plainte contre EELV

Elle n’aime pas les claques, ni en vrai, ni en menaces

La députée LREM Valérie Oppelt va à nouveau porter plainte, contre des propos menaçanrs tenus par un colistier des Verts aux dernières municipales.

Quelques jours après avoir confirmé sa plainte contre la personne qui a écrit une lettre pour le moins outrageante et menaçante pour elle (lire Presse Océan du mercredi 23 septembre), Valérie Oppelt (LREM) a décidé de porter une nouvelle plainte contre un colistier de Julie Lærnoes (EELV) lors des dernières municipales. Sans que cette dernière ne soit concernée.

La députée s’est étonnée de la présence d’un élu municipal nantais à la manifestation anti 5G sur twitter. 

« Un élu municipal de la majorité de @Johanna_Rolland n’a rien d’autre à faire que de soutenir la division des #citoyens dans les manifestations anti #5G ? Thomas Ley a dit que je mérite des baffes, en retour de ce tweet. Je ne laisse plus passer les insultes, donc je vais porter plainte. D’ailleurs, le ministre Eric Dupond-Moretti a affirmé qu’une insulte envers un élu était à considérer comme un outrage.

Après une plainte contre un saccage de son local de campagne et une autre pour une intrusion forcée et virulente dans ce même local de campagne, Valérie Oppelt devient une habituée des plaintes au commissariat de Waldeck-Rousseau, estime Ouest France.

En revanche, elle ne s’habitue pas aux menaces de violences physiques par ce type de militants écologistes qui se sont éclatés à propos de l’aéroport Ayrault à Notre-Dame-des-Landes. Thomas Ley, 33 ans (EELV), est… sophrologue qui pratique une « méthode puissante pour favoriser votre équilibre physique, mental, et émotionnel »..

Policiers municipaux de Grenoble: « On nous demande de fermer les yeux »

Le maire EELV, qui n’investit pas assez dans la sécurité, étouffe aussi les problèmes

Eric Piolle le maire de Grenoble, doit rencontrer lundi le ministre de l’Intérieur Gérarld Darmanin. Les deux élus avaient eu un vif échange à la fin de l’été après une vague d’interpellations dans un quartier sensible de la ville, Piolle dénonçant un coup de com et Darmanin, une négligence de la sécurité.

Quand il part en intervention avec son taser et sa matraque, David, policier municipal depuis plusieurs années à Grenoble, sait qu’il n’a pas les moyens pour ses missions.

“L’arme de poing, il ne veut pas en entendre parler. Il y a des individus qui se baladent avec des couteaux ou avec une arme à feu et, dans ce cas-là, on se retrouve coincé. Les policiers municipaux se sentent dénigrés”, assure-t-il.

Après son élection en 2014, Eric Piolle avait annulé la commande des armes à feu. Et aujourd’hui, Julie, policière municipale elle aussi, a l’impression de ne plus faire son métier correctement. “On nous demande simplement de fermer les yeux. La politique de la ville, c’est la verbalisation de véhicules et pas du tout d’aller dans les quartiers s’occuper des problèmes de délinquance”, précise-t-elle. 

Un manque d’effectifs municipaux

A Grenoble, les 93 policiers municipaux sont assistés de 90 caméras de vidéo-protection, Un tiers d’entre elles seraient hors-service. Mais pour Diega Trupia, déléguée CFDT, il y a aussi un problème d’effectif dans la police nationale.

“Dans tous les cas, ils ne sont pas assez nombreux pour une agglomération comme Grenoble pour pouvoir gérer tout ce qui est faits mineurs et faits graves. Et donc, souvent, on nous envoie sur les faits mineurs pour qu’ils puissent se concentrer eux sur tout ce qui est plus grave”, affirme-t-elle. 

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 54 policiers nationaux sont venus renforcer les équipes à Grenoble depuis cinq ans.

Hurmic, maire écolo de Bordeaux, ajoute le mépris à la bêtise

“L’opinion des fachos, je m’assieds dessus”: le maire totalitaire ne fera pas de consultation sur le sapin de Noël

Bouché, comme un Bordeaux

Hurmic justifie le qualificatif d' »ayatollah vert » accollé aux écologistes radicaux et bornés d’EELV. Contrairement à ce qu’avait annoncé la mairie de Bordeaux après la décision autoritaire du maire de retirer le sapin de Noël de la place Pey Berland, le maire Pierre Hurmic n’entend pas consulter ses administrés sur son projet de retrait de “l’arbre mort” du parvis de la maison du peuple. En tout cas, pas avant… 2021. 

La majorité à la mairie de Bordeaux sent le sapin. Depuis l’annonce de Pierre Hurmic, l’équipe municipale tente de tempérer les propos du sectaire écologiste, annonçant qu’il se disait prêt à lancer une « consultation ». En cause, une pétition déjà signée plus de 12.200 fois. Mais finalement, le maire s’entête et fait savoir qu’il ne compte pas demander leur avis aux Bordelais, balayant d’un revers de main cette pétition qu’il dit venir de « la fachosphère »

« Il y a des sujets plus importants à Bordeaux »

Ecolovangéliste

« Les signatures viennent de la France entière. Toute la fachosphère s’est mobilisée pour rentrer dans ce débat puéril », a polémiqué Pierre Hurmic, négligeant ainsi la portée symbolique d’un tel geste. « Avec la recrudescence de cas de Covid ou l’insécurité, il y a des sujets plus importants à Bordeaux. Pendant ce temps, vous avez des gens qui se passionnent pour la présence ou non d’un sapin de Noël coupé à Bordeaux. Autant l’opinion des Bordelais m’intéresse beaucoup, autant l’opinion des fachos de Lille, de Strasbourg et de Marseille, je m’assieds dessus », a-t-il lâché.

Le maire écolo a néanmoins laissé la porte ouverte… mais pour 2021. « Si effectivement c’est un échec, nous serons ouverts [sic] à toutes les suggestions pour 2021. Même à un retour du sapin, si les Bordelais nous le réclament. Mais pour cette année, on va proposer des tas de solutions innovantes pour assurer la féérie de Noël », a-t-il expliqué, incapable de se dédire.

Cette prise de position laisse en tout cas l’opposition municipale perplexe. « Cette polémique, je ne sais pas si l’extrême droite surfe dessus comme le prétend le maire, mais ce dont je suis sûr, c’est que c’est lui qui a lancé le sujet le 10 septembre », a plaidé Fabien Robert, élu MoDem de la ville, auprès d’Actu.fr. « Je n’ai jamais entendu un maire parler de Noël dans sa conférence de presse de rentrée. C’est un boomerang. Il a lancé le sujet et il lui revient au visage », a-t-il estimé, ajoutant que le sapin de la place Pey Berland était un « symbole » et qu’« on ne peut pas ignorer les symboles en politique »

5G : moins de 70 élus de la gauche radicale demandent un moratoire jusqu’à l’été 2021

Un « grand » débat où s’organisera la décroissance

Le temps, d’après elles et eux, d’organiser un grand débat sur le sujet

Près de 70 élus et élues de gauche et écologistes, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot ou la maire de Marseille Michèle Rubirola, demandent au gouvernement un moratoire sur le déploiement de la 5G dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche. La décision du gouvernement d’attribuer les fréquences dès septembre « intervient sans étude d’impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable », déplorent les signataires, parmi lesquels les nouveaux maires écologistes de Strasbourg, Jeanne Barseghian, de Bordeaux, Pierre Hurmic, ou encore de Besançon, Anne Vignot.

Un moratoire au moins jusqu’à l’été 2021

« Nous, maires et élus, proposons dans l’immédiat un moratoire sur le déploiement de la 5G au moins jusqu’à l’été 2021 », ainsi que la « tenue d’un débat démocratique décentralisé sur la 5G et sur les usages numériques », écrivent-ils. « Nous demandons que la priorité soit donnée à la réduction de la fracture numérique, à travers le développement de la fibre en zone rurale et en finalisant le déploiement de la 4G », ajoutent-ils.

Parmi les signataires figurent également Eric Piolle, maire écologiste de Grenoble, le député LFI François Ruffin ou encore Jean-François Debat, maire PS de Bourg-en-Bresse. En juillet, EELV avait déjà demandé, dans une motion adoptée à la quasi unanimité de la centaine de conseillers fédéraux du parti, un « moratoire sur la 5G » qui va générer « une grosse inflation de la consommation électrique » et permettre « la collecte de données personnelles ».

Une journaliste du Figaro menacée de mort à propos du voile islamique

Pour avoir établi un lien entre voile islamique et les attentats terroristes du 11 septembre 2001, la journaliste a reçu des menaces de mort.

Journaliste au

En ce weekend des 12 et 13 septembre, de nombreuses personnalités politiques ont pris la parole pour soutenir Judith Waintraub, grand reporter au Figaro, menacée pour avoir exprimé une opinion. 

Le vendredi 11 septembre, 19 ans après l’attentat terroriste perpétré par des membres du réseau djihadiste Al-Qaïda contre les tours jumelles du World Trade Center, la journaliste avait pointé la publication d’une vidéo par BFMTV affichant une prosélyte musulmane, Imane, étudiante voilée proposant des recettes à bas coût pour les petits budgets, cibles des islamistes. 

Et Judith Waitraub d’expliquer, dans d’autres messages, qu’elle voit dans cette vidéo une promotion efficace du voile islamique. “Une idéologie mortifère dont le voilement des femmes est un combat, oui. Assimilation de cette jeune femme à une terroriste, non”, insistait-elle encore. 

Etudiante en gastronomie?

Bertrand, Pécresse, Valls, Darmanin, au côté de la liberté d’expression…

Les féministes ne se sont pas offusquées de l’apparition de la militante voilée. En revanche, l’opinion de la journaliste a été jugée raciste et islamophobe par plusieurs élus et responsables politiques de la diversité ou de la gauche radicale, dont la ministre déléguée chargée de la Ville Nadia Hai, d’origine marocaine, la députée LREM Fiona Lazaar, de père marocain, ou l’Insoumis Sergio Coronado, né au Chili et venu d’EELV.

Mais un message qui a aussi valu à la journaliste des « menaces de mort extrêmement violentes » (sic) et  « nécessairement » (terme ambigu du Huffington Post, qui parle par ailleurs d' »amalgame »), condamnables, dont une promettant à la journaliste le même sort qu’à l’équipe de Charlie Hebdo…

Dans les heures qui ont suivi, plusieurs personnalités politiques ont en revanche témoigné leur soutien à Judith Waitraub, à la différence des élus cités, à qui – tous démocrates exemplaires qu’ils se disent – les notions de liberté de pensée et d’expression sont étrangères.

Parmi elles, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, l’ancien candidat à la mairie de Barcelone Manuel Valls ou la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse

https://platform.twitter.com/embed/index.html?creatorScreenName=pauluskupa&dnt=true&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1304861963374211072&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fjudith-waintraub-figaro-tweet-11-septembre_fr_5f5df7f9c5b62874bc1e3416&siteScreenName=LeHuffPost&theme=light&widgetsVersion=219d021%3A1598982042171&width=550pxhttps://platform.twitter.com/embed/index.html?creatorScreenName=pauluskupa&dnt=true&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1304871924301017090&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fjudith-waintraub-figaro-tweet-11-septembre_fr_5f5df7f9c5b62874bc1e3416&siteScreenName=LeHuffPost&theme=light&widgetsVersion=219d021%3A1598982042171&width=550pxhttps://platform.twitter.com/embed/index.html?creatorScreenName=pauluskupa&dnt=true&embedId=twitter-widget-3&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1304855565936533504&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fjudith-waintraub-figaro-tweet-11-septembre_fr_5f5df7f9c5b62874bc1e3416&siteScreenName=LeHuffPost&theme=light&widgetsVersion=219d021%3A1598982042171&width=550pxhttps://platform.twitter.com/embed/index.html?creatorScreenName=pauluskupa&dnt=true&embedId=twitter-widget-4&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1305055626620547072&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fjudith-waintraub-figaro-tweet-11-septembre_fr_5f5df7f9c5b62874bc1e3416&siteScreenName=LeHuffPost&theme=light&widgetsVersion=219d021%3A1598982042171&width=550px

Au Figaro, la Société des journalistes a également apporté son soutien à la reporter. “La liberté d’expression ne se négocie pas”, écrivent les journalistes. “La SDJ souhaite que les auteurs des messages de haine soient identifiés et traduits devant la justice.”  

En revanche, Judith Waitraub n’a pas retiré ses propos adressés à BFM, au sujet de la militante voilée. 

A Bordeaux: le maire écolo rabat-joie s’attaque au sapin de Noël

A Lyon, Grégory Doucet boycotte une fête chrétienne mais pose la première pierre de la mosquée de Gerland

Un barbu à la mairie de Collomb

« Interprétation des règles de la laïcité »

Sous couvert de “laïcité”, rimant avec sectarisme, Grégory Doucet ne s’était pas rendu à la traditionnelle cérémonie du « Vœu des Echevins » datant de 1643. 

Les partis-pris sectaires écologistes s’affichent, avec auto-satisfaction, à la stupéfaction du reste de la population. L’accumulation des polémiques que suscitent leurs positions conservatrices et leurs mesures en faveur de la décroissance, leur ont justifié le qualificatif d’ « ayatollahs verts » repris, puis retiré, par l’actuel ministre de la Justice. L’escalade se poursuit et s’accélère, de l’écologie punitive à l’écologie rabat-joie, évoquant effectivement l’islam et les islamistes: demain, les villes écolos fermeront-elles les musées – où certaines  femmes légèrement vêtues cet été se sont vu interdire l’entrée au musée d’Orsay par des gardiennes musulmanes – ou créeront-elles des horaires de piscines réservés aux femmes?

Mardi 8 septembre, le nouveau maire, EELV, de Lyon, Grégory Doucet, s’est distingué en boycottant, sous couvert de « laïcité », la cérémonie du Vœu des Echevins, grande tradition catholique et séculaire. S’il avait consenti à « prendre la parole à l’issue de la cérémonie », il est le premier maire lyonnais à snobber cet événement majeur dans la culture rhodanienne depuis des décennies. Pourtant, dès le lendemain, l’édile posait la première pierre de la mosquée de Gerland

Grégory Doucet n’a d’ailleurs pas manqué de se vanter de sa présence, caressant les musulmans dans le sens du Coran, après avoir méprisé les Catholiques. Sur Twitter, il a posté une photo de lui, truelle à la main, avec ce message : « La liberté de conscience ne devrait plus souffrir d’aucune attaque. L’autorité publique a le devoir de protéger les fidèles qui veulent pratiquer leur religion, comme elle doit protéger ceux qui ne veulent pas pratiquer. Ou qui ne veulent pas croire ».

Mardi 8 septembre, le maire écologiste avait expliqué qu’il ne souhaitait pas participer à la cérémonie du Vœu des Echevins dans « l’interprétation » qu’il se faisait « des règles de la laïcité ». Sa lecture du Coran est-elle mieux appropriée à la tête de la troisième ville de France ? Il avait ensuite tempéré ses propos en déclarant qu’il prendrait néanmoins la parole à l’issue de la cérémonie, pour marquer l’importance du « dialogue avec chaque communauté religieuse ».

Cette nouvelle avait évidemment réjoui sa majorité, notamment son adjointe à la Culture, Nathalie Perrin-Gilbert, qui avait toujours manifesté son opposition à cette tradition. Candidate à la mairie de Lyon en 2020, Nathalie Perrin-Gilbert, socialiste diplômée en histoire (Lyon II), s’est investie notamment dans la défense des familles sans-papiers aux côtés du Réseau éducation sans frontières (RESF), révélant publiquement qu’elle a accueilli à son domicile une mère et sa fille « en attente de régularisation », ainsi qu’une famille dans les locaux de la mairie. En décembre 2013, alors que ce soutien de Martine Aubry participa à l’occupation d’un collège désaffecté pour réclamer sa réquisition et y loger des familles sans domicile: elle est mise en garde à vue. Dans l’été 2016, elle saisit le Défenseur des droits de l’homme après que les fontaines d’un jardin municipal ont été coupées par les services de la ville après l’installation de familles nomades aux abords.

Le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, ex-socialiste devenu écolo (EELV), avait également annoncé qu’il ne serait pas présent. 

Une coutume interrompue pendant… la Révolution

Pour le Vœu des Echevins, célébré chaque 8 septembre, le maire de Lyon remet un écu symbolique à l’archevêque de la ville lors d’une cérémonie à la basilique de Fourvière, où se pressent habituellement de nombreux élus de tous bords. Cette tradition remonte au 12 mars 1643 quand, pour conjurer la peste l’Histoire se répète, mais les écolos travaillent à l’entraver les Echevins avaient fait vœu d’ériger à la Vierge deux statues et de monter sur la colline de Fourvière chaque année pour offrir au sanctuaire, au cours d’une messe, un écu d’or et sept livres de cire blanche. Le pèlerinage annuel fut accompli jusqu’en 1789 où il a été aboli. Mais il est redevenu une pratique officielle et une coutume au sortir de la Seconde Guerre mondiale. 

A Bordeaux, le maire écolo décrète le sapin de Noël « arbre mort»

«Nous ne mettrons pas des arbres morts sur la place de la mairie, notamment sur la placeBey-Berland», a lâché l’édile. Sans concertation, ni enquête publique, par surprise, lors de sa conférence de presse de rentrée jeudi. «Je garde le souvenir de cet arbre mort qu’on faisait venir tous les ans. Ce n’est pas du tout notre conception de la végétalisation », a-t-il poursuivi.

Le sapin de la place Bey-Berland n’aura pas eu droit à une seconde chance. Comme le rapporte Sud Ouest, l’arbre de 17 mètres de haut était tombé le 22 décembre 2019 sous les assauts de la tempête Fabien. Les vents violents avaient fini par casser le tronc. Au total, les quelque 10 kilomètres de guirlande et d’ampoules à faible consommation d’énergie qui sont installés chaque année sur ce sapin se sont fracassés. La vengeance s’est vengée ?

Un déploiement pharaonique de moyens. L’installation est habituellement réalisée grâce à une grue de 30 tonnes et sa finalisation prend quatre nuits. Or, Pierre Hurmic désapprouve cette débauche de moyens et a prévenu qu’il n’y aura pas de sapin à Noël sur la place Bey-Berland, sans donner plus de précisions pour les autres nombreux sapins disséminés dans la ville.

Mieux: une charte «des droits de l’arbre»

En attendant une « charte du chiendent », plante « sensible » et utile à la biodiversité, comme la feuille de chanvre, Pierre Hurmic, qui n’a pas de limites, a aussi dévoilé la future création d’une charte «des droits de l’arbre» et d’une réglementation de protection des arbres «qui sera adoptée d’ici la fin 2020».

Les Lyonnais peuvent se faire du souci: l’homme semble être en pleine possession de tous ses moyens, mais ce petit homme vert appartient à une autre planète: réussira-t-il à se connecter ?

Le HuffPost compense l’opacité de la décision de l’ayatollah bordelais. Lorsqu’on choisit un sapin naturel, c’est à tout un processus qu’il faut penser en amont : déraciner l’arbre pour seulement quelques semaines et l’acheminer, avec la main d’oeuvre que cette action fait vivre, comme la culture du muguet… Quant aux sapins artificiels, ils ne sont que très rarement fabriqués en France.

“Lyon ne sera plus à la fête” , prédit Gérard Collomb

Redevenu simple conseiller municipal et métropolitain de Lyon, après deux décennies de mandats prenants, Gérard Collomb, ne renonce pas. S’il a préféré laisser ses lieutenants Yann Cucherat et Louis Pelaez ferrailler avec les écologistes, l’ancien ministre de l’Intérieur de Macron n’a pas pour autant renoncé à penser et à distiller encore quelques remarques sur les nouveaux  délires écologistes qui vont pourrir la vie des Lyonnais .

Et après la sortie de Grégory Doucet sur le Tour de France, Gérard Collomb s’est montré pessimiste sur Twitter : « A Lyon, avec la nouvelle équipe municipale, la ville ne sera plus à la fête ».

Sur Facebook, l’ancien maire lyonnais a dévoilé un texte plus long (et illisible sans apostrophe et avec des espaces avant les virgules) dans lequel il prend la défense de la compétition cycliste. « Avant de le [le Tour de France] condamner sommairement, il faudrait prendre en compte les émotions et le plaisir qu’il apporte à tant de personnes, les retombées économiques qui sont les siennes, les images des paysages de France qu’il fait découvrir au monde entier », écrit ainsi Gérard Collomb, homme de culture, à la différence de son successeur, ayatollah plus rouge que vert et, à l’instar des islamistes, hostile à l’Histoire qui l’a précédé, donc de toute culture qui n »est pas universaliste.

Les Lyonnais se sont collé cet individu pour six ans.

Parmi les chocs prévisibles, cette fois, citons le Père Noël vert ! Les communes de gauche tentent de l’implanter depuis une vingtaine d’années pour faire concurrence au Père Noël traditionnel, trop souvent associé à leur goût à la fête chrétienne, même s’il en est un avatar, si charmant soit-il, appartenant beaucoup au commerce.

C’est le Père Noël du Secours populaire. Il est donc militant communiste: lui, il apporte une aide sociale aux plus défavorisés… La preuve, c’est que les mutuelles, qui ne sont pas supposées faire de gros bénéfices, lui apportent son soutien. Le Secours populaire fait ainsi sa promotion à bas coût…

Un Père Noël vert à l’extérieur, mais rouge à l’intérieur

Mais sans doute, Hurmic n’offre-t-il pas de fleurs mortes et bannit-il les jouets en bois pour enfants...

Isabelle Saporta, compagne du Polpot d’EELV, Yannick Jadot, n’en peut déjà plus des Khmers verts investis:

Lyon: le maire écolo rabat-joie s’attaque au Tour de France

Grégory Doucet boycotte un événement sportif du patrimoine culturel français, mais pose la première pierre de la mosquée de Gerland

Doucet, maire écolo et sombre idiot

Sous couvert de “laïcité”, Grégory Doucet (EELV) ne s’était pas rendu à la traditionnelle cérémonie du « Vœu des Echevins » datant de 1643.

Les partis-pris sectaires écologistes s’affichent, avec auto-satisfaction, à la stupéfaction du reste de la population. L’accumulation des polémiques que suscitent leurs positions conservatrices et leurs mesures en faveur de la décroissance, ont justifié le qualificatif d’ « ayatollahs verts » repris, puis retiré, par l’actuel ministre de la Justice. L’escalade se poursuit et s’accélère, de l’écologie punitive à l’écologie rabat-joie, évoquant effectivement l’islam et les islamistes: demain, les villes écolos fermeront-elles les musées – où certaines femmes légèrement vêtues, dans la canicule de cet été, se sont vu interdire l’entrée au musée d’Orsay par des gardiennes musulmanes – ou créeront-elles des horaires de piscines réservés aux femmes ?

Mardi 8 septembre, le nouveau maire de Lyon, Grégory Doucet, EELV, s’est distingué en boycottant, sous couvert de « laïcité », la cérémonie du Vœu des Echevins, grande tradition catholique et séculaire. S’il avait consenti à « prendre la parole à l’issue de la cérémonie », il est le premier maire lyonnais à snobber cet événement majeur dans la culture rhodanienne depuis des décennies. Pourtant, dès le lendemain, l’édile vert posait la première pierre de la mosquée de Gerland

Grégory Doucet n’a d’ailleurs pas manqué de se vanter de sa présence, caressant les musulmans dans le sens du Coran, après avoir méprisé les Catholiques. Sur Twitter, il a posté une photo de lui, truelle à la main, avec ce message : « La liberté de conscience ne devrait plus souffrir d’aucune attaque. L’autorité publique a le devoir de protéger les fidèles qui veulent pratiquer leur religion, comme elle doit protéger ceux qui ne veulent pas pratiquer. Ou qui ne veulent pas croire ».

Interprétation discriminante des règles de la laïcité

Mardi 8 septembre, le maire écologiste avait expliqué qu’il ne souhaitait pas participer à la cérémonie du Vœu des Echevins dans « l’interprétation » qu’il se faisait « des règles de la laïcité ». Il avait ensuite tempéré ses propos en déclarant qu’il prendrait néanmoins la parole à l’issue de la cérémonie, pour marquer l’importance du « dialogue avec chaque communauté religieuse ».

Cette nouvelle avait évidemment réjoui sa majorité, notamment son adjointe à la Culture, Nathalie Perrin-Gilbert, qui avait toujours manifesté son opposition à cette tradition. Candidate à la mairie de Lyon en 2020, Nathalie Perrin-Gilbert, socialiste diplômée en histoire (Lyon II), s’est investie notamment dans la défense des familles sans-papiers aux côtés du Réseau éducation sans frontières (RESF), révélant publiquement qu’elle a accueilli à son domicile une mère et sa fille « en attente de régularisation », ainsi qu’une famille dans les locaux de la mairie. En décembre 2013, alors que ce soutien de Martine Aubry participa à l’occupation d’un collège désaffecté pour réclamer sa réquisition et y loger des familles sans domicile: elle est mise en garde à vue. Dans l’été 2016, elle saisit le Défenseur des droits de l’homme après que les fontaines d’un jardin municipal ont été coupées par les services de la ville après l’installation de familles nomades aux abords.

Le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, ex-socialiste devenu écolo (EELV), avait également annoncé qu’il bouderait cet événement culturel. 

Une coutume interrompue pendant… la Révolution

Pour le Vœu des Echevins, célébré chaque 8 septembre, le maire de Lyon remet un écu symbolique à l’archevêque de la ville lors d’une cérémonie à la basilique de Fourvière, où se pressent habituellement de nombreux élus de tous bords. Cette tradition remonte au 12 mars 1643 quand, pour conjurer la peste l’Histoire se répète, mais les écolos travaillent à l’entraver les Echevins avaient fait vœu d’ériger à la Vierge deux statues et de monter sur la colline de Fourvière chaque année pour offrir au sanctuaire, au cours d’une messe, un écu d’or et sept livres de cire blanche. Le pèlerinage annuel fut accompli jusqu’en 1789 où il a été aboli. Mais il est redevenu une pratique officielle et une coutume au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les électeurs lyonnais découvrent, stupéfaits, que les écologistes qu’ils ont désignés sont des amoureux de la planète contre les hommes qu’ils détestent: ils ont décidé d’être les nouveaux révolutionnaires du XXIe siècle. Que la Vierge les garde, contre les échevins verts, d’un nouveau 1793…

Le maire écolo privera sa ville de la fête du Tour de France

Le maire EELV de Lyon Grégory Doucet n’est pas un rigolo, mais certains assurent justement que si, depuis qu’il veut interdire le passage du Tour de France par Lyon. 

« Plusieurs points me dérangent. D’abord, le Tour de France continue à véhiculer une image machiste du sport », a-t-il déclaré, mercredi 9 septembre, dans un entretien accordé au quotidien Le Progrès« Quand on défend les valeurs du sport, on défend l’égalité femmes-hommes. Il devrait y avoir un Tour de France féminin depuis longtemps. C’est la dernière épreuve d’envergure à ne pas avoir franchi le pas », a-t-il remarqué. « C’est la seule grande compétition sportive internationale qui n’a pas son pendant féminin« , est-il allé déclarer au micro d’Apolline de Malherbe.

« C’est la seule grande compétition sportive internationale qui n’a pas son pendant féminin, a déclaré l’élu au micro d’Apolline de Malherbe. Et d’ajouter, avec la belle assurance écologiste : « Pourtant c’est une grande tradition populaire qu’on est très nombreux à apprécier. Mais malgré de nombreuses demandes, on n’a toujours pas de Tour de France féminin. A Lyon, on a déjà gagné sept Coupes d’Europe féminine. On va attendre encore deux ans pour avoir un événement féminin ? Il faut que ça bouge. On est en 2020. On ne peut plus entendre que c’est acceptable qu’il n’y ait pas de Tour de France féminin. »

Ce qui est faux… Une tentative de Tour de France féminin a eu lieu. La Grande Boucle féminine internationale (anciennement Tour de France féminin) fut une course cycliste sur route par étapes, disputée chaque année en France par les femmes entre 1984 et 2009. Or, l’épreuve a disparu, faute de sponsors: pas de public, pas de parrains, pas de Tour !

A deux jours de l’arrivée de la 14eme étape du Tour de France samedi à Lyon, le maire écologiste de la 3eme ville de France, Grégory Doucet a accusé la Grande Boucle d’être « machiste ». Une sortie médiatique qui suscite depuis un débat enflammé. « C’est la seule grande compétition sportive internationale qui n’a pas son pendant féminin, a déclaré l’élu au micro d’Apolline de Malherbe. Et d’ajouter, avec la belle assurance écologiste : « Pourtant c’est une grande tradition populaire qu’on est très nombreux à apprécier. Mais malgré de nombreuses demandes, on n’a toujours pas de Tour de France féminin. A Lyon, on a déjà gagné sept Coupes d’Europe féminine. On va attendre encore deux ans pour avoir un événement féminin ? Il faut que ça bouge. On est en 2020. On ne peut plus entendre que c’est acceptable qu’il n’y ait pas de Tour de France féminin. »

Les hôtesses du Tour ne sont pas du goût des féministes

Porte-parole du mouvement « Osez le féminisme », Céline Piques, fan elle aussi de vélo, va dans le sens de Grégory Doucet. « Les hôtesses d’accueil servaient de faire valoir pour les concurrents masculins et représentaient les femmes de façon complètement passive, sexualisée. » Pour mémoire, cette année, les lauréats des étapes sont entourés d’une hôtesse et d’un hôte. « Le Tour de France a pris une décision cette année suite à une mobilisation féministe pour supprimer ces hôtesses d’accueil à l’arrivée du Tour, » se félicite l’ignorante qui, elle aussi, s’indigne avec la meute féministe de l’absence d’un Tour de France féminin. « C’est réellement un problème qu’un événement aussi populaire ne soit pas mixte (sic), soupire-t-elle. Ça ne se limite pas au cyclisme. On voit bien qu’il n’y pas de budget et de visibilité pour le sport féminin. Elle ignore donc aussi qu’il n’y a pas de public pour le cyclisme féminin et il n’est pas sûr qu’elle-même puisse d’ailleurs s’aligner, ni au départ, ni sur un podium. « Je suis assez sceptique sur les raisons pratiques qui empêcheraient un Tour féminin de se dérouler avec un départ décalé comme cela se fait pour d’autres courses cyclistes aujourd’hui dans le monde. » Le débat ne fait sans doute que commencer.

Le maillot vert (du meilleur sprinteur) sera-t-il bientôt le seul décerné sur le Tour ?

Les goodies « doivent être repensés pour être durables »

Le maire fraîchement élu à la faveur d’une forte abstention s’interroge également sur « l’empreinte écologique du Tour » assurant que l’épreuve « n’est pas éco-responsable ». « Combien de véhicules à moteur thermique circulent pour faire courir ces coureurs à vélo ? Combien de déchets engendrés ? », a-t-il demandé. Pour Grégory Doucet, il n’est « plus acceptable d’avoir des grandes manifestations sportives dont la priorité n’est pas de se poser la question de leur empreinte ». Or, sur ce point, Jacques Vendroux lui répond que 50% des véhicules de la caravane du Tour qu’il pointe sont déjà électriques, suggérant que le maire vert ne connaît pas ses dossiers.

« Tous les petits objets, les goodies, les machins qui sont jetés par la caravane doivent maintenant être repensés pour être durables ou ne pas être jetés du tout », a poursuivi le maire de Lyon donneur de leçons, qui doit être polyglotte, de surcroît: qu’il apprenne donc aussi que les « goodies », en français, ce sont des « petits cadeaux », possiblement des friandises. Mais il est vrai que pour les universalistes, la culture est un bien moins précieux qu’un arbre.

Doucet est toujours dans la critique de son prédécesseur. « Le Tour coûte à la Ville un peu plus de 600.000 euros. L’ardoise n’est pas anodine, a-t-il commenté, évitant de faire la balance des comptes, puisque le Tour rapporte en euros et en renommée, laquelle il ne peut évaluer. Et de faire du chantage « La Ville pourra être à nouveau candidate à accueillir la Grande Boucle quand elle aura démontré qu’elle peut évoluer. » « Je veux des garanties que les événements que l’on accueille dans notre ville se montrent responsables à l’égard de la planète. Tant que l’on n’aura pas creusé ce sujet-là, le dossier ne va pas revenir sur ma table », a-t-il menacé.

“Lyon ne sera plus à la fête” , prédit Gérard Collomb

Redevenu simple conseiller municipal et métropolitain de Lyon, après deux décennies de mandats prenants, Gérard Collomb, ne renonce pas.

S’il a préféré laisser ses lieutenants Yann Cucherat et Louis Pelaez ferrailler avec les écologistes, l’ancien ministre de l’Intérieur de Macron n’a pas pour autant renoncé à penser et à distiller encore quelques remarques sur les nouveaux délires écologistes qui vont pourrir la vie des Lyonnais .

Et après la sortie de Grégory Doucet sur le Tour de France, Gérard Collomb s’est montré pessimiste sur Twitter : « A Lyon, avec la nouvelle équipe municipale, la ville ne sera plus à la fête ».

La charcuterie lyonnaise sera-t-elle également sacrifiée sur l’autel vert ?

Sur Facebook, l’ancien maire lyonnais a dévoilé un texte plus long (et illisible, sans apostrophe et avec des espaces avant les virgules, mais avec l’orthographe que les journalistes n’ont pas appris à maîtriser), dans lequel il prend la défense de la compétition cycliste. « Avant de le [le Tour de France ] condamner sommairement, il faudrait prendre en compte les émotions et le plaisir qu’il apporte à tant de personnes, les retombées économiques qui sont les siennes, les images des paysages de France qu’il fait découvrir au monde entier« , écrit ainsi Gérard Collomb.

Isabelle Saporta (EELV), compagne du Polpot d’EELV, Yannick Jadot, n’en peut déjà plus des Khmers verts investis et confie ses craintes:

A la décharge de Doucet, un touche-à-tout est bon à rien

Etudiant diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Rouen, il présida l’association Genepi, qui intervient auprès des détenus en prison, travailla également auprès des gens du voyage, fit ensuite carrière dans l’humanitaire avec l’association Planète Enfants & Développement, travailla dans ce cadre à Manille (Philippines) de 2002 à 2006, puis à Katmandou (Népal) de 2006 à 2008. A son retour en France, il résida quelques mois à Corbeil-Essonnes, puis rejoignit Handicap International en 2009, comme chargé des opérations en Afrique de l’Ouest, ce qui conduisit ce Parisien de naissance à s’installer à Lyon: il a beaucoup voyagé, mais connaît-il la France, les Français et leur culture ?

Journées d’été d’EELV: Dupond-Moretti tente de réparer les dégâts

Rétropédalage du petit vélo écologique du ministre : il se défend maintenant de considérer les Verts comme des « ayatollahs » !

On aura dû mal comprendre…

Le ministre de la Justice a parcouru son chemin de Canossa. A la 11e heure des journées d’été d’EELV, Eric Dupond-Moretti s’est invité par surprise chez les Verts, ce samedi. Reçu par un comité d’accueil, il s’est défendu d’avoir désigné les Verts comme des « ayatollahs de l’écologie ».

Ses explications – laborieuses et pitoyables – visent à noyer le poisson

Eric Dupond-Moretti s’est-il rendu samedi 22 août aux « Journées d’été des écologistes », pour parler de sa grand-mère ? Le Garde des Sceaux s’est défendu d’avoir jamais considéré les Verts comme des « ayatollahs », faisant allusion à de récents propos véhéments qu’il a tenus. 

Les Verts reprochent au ministre de la Justice d’avoir signé, alors qu’il n’était pas encore en fonctions, la préface d’un livre du patron de la fédération des chasseurs Willy Schraen, dans laquelle il dénonçait les « ayatollahs de l’écologie ».

Comité d’accueil : Eric bande mou !

« J’ai vu ce qu’on disait (sur les réseaux sociaux) de mon propos », mais « c’est faux. J’ai stigmatisé les extrémistes, pas les écologistes » et « si je suis ici, c’est que je pense que vous n’êtes pas des ayatollahs. Sinon, je ne serais pas là »; « ce sont les extrémistes [de gauche ?] que j’ai mis en cause« , a insisté Eric Dupond-Moretti.

Le ministre de la Justice en a profité pour assurer également qu’il est « contre la chasse à la glu », un des chevaux de bataille des écologistes. 

Eric Dupond-Moretti a été accueilli par Sandra Régol, la porte-parole d’EELV. Juste avant le débat, il a été reçu par plusieurs militantes brandissant des panneaux à messages ironiques faisant référence à sa nomination critiquée par les féministes en tant que ministre, et à ses premiers pas dans l’écologie. 

Hasard du calendrier, le même jour, le premier ministre Jean Castex était en déplacement dans une réserve naturelle près d’Amiens, plaidant pour une transition écologique concertée et conciliant la ‘préservation de la biodiversité » avec les « activités économiques et humaines ».

VOIR et ENTENDRE Dupond-Moretti raconter ses salades:

Bilan de l’opération séduction: Dupond-Moretti est violent, mais Eric est vert tendre … Et encore, la violence de cet incompris est un « fantasme » de l’opposition, un « sentiment de violence« .

Alain Juppé, amer: il s’est fait prendre Bordeaux par des « ayatollahs » écologistes

L’ancien maire de Bordeaux n’a pas vu venir Europe Ecologie-les Verts et ne décolère pas.

Après 73 ans à droite, Bordeaux est passée entre des mains vertes aux dernières municipales, avec l’élection de Pierre Hurmic, membre d’EELV. « Les Bordelaises et les Bordelais ont fait leur choix et, en bon démocrate, je le respecte bien sûr totalement », a commenté jeudi 10 septembre l’ancien maire de la ville Alain Juppé, invité de France Inter à l’occasion de la sortie de son livre sur Jacques Chirac, Mon Chirac. Une amitié singulière. Jeudi matin, dans Le Parisien et sur France Inter, il a dénoncé une façon de voir l’écologie « qui est totalement réactionnaire, conservatrice, anti-progrès… », ce qu’il « combat fondamentalement ».

Soutien de Macron, l’ancien élu Les Républicains a accepté son offre de rejoindre le Conseil constitutionnel, pour lequel il a quitté la mairie de Bordeaux après 24 ans en mars 2019, vanité qui a valu à la droite de perdu la ville.

Aujourd’hui, Juppé rappelle, mais un peu tard, son propre engagement écologique. « J’ai écrit (en 2009) un livre qui s’appelait Je ne mangerai plus de cerises en hiver et j’avais piqué cette phrase à Nicolas Hulot. J’ai toujours été sensibilisé aux questions écologiques. Je crois avoir fait de Bordeaux une des villes vélo les plus symboliques depuis des années et des années« , a-t-il argué. 

« Je me sens totalement engagé dans la cause écologique », a-t-il également plaidé. « Je suis profondément convaincu qu’il faut changer nos modes de production, de consommation, de déplacement.

Mais, de l’autre côté, il y a aussi des ayatollahs. La collapsologie, le survivalisme, la décroissance systématique, le refus du progrès technologique… Tout cela n’est pas ma tasse de thé », a-t-il néanmoins ajouté. Il s’agit selon lui « d’une façon de voir l’écologie qui est totalement réactionnaire, anti-progrès », qu’il « combat fondamentalement », a-t-il précisé sur France Inter

« De façon générale, je déteste les fanatismes ou les extrémismes, qu’ils soient de gauche ou de droite, ou qu’ils soient verts d’ailleurs », a-t-il insisté. 

Le premier ministre, pointé pour un vol de moins de 200 km en avion officiel

Jean Castex pointé du doigt pour avoir pris l’avion pour moins de 200 km

L’avion de Jean Castex Paris- Chalons-en-Champagne, le 4 septembre dernier

Jean Castex s’est rendu à Châlons-en-Champagne en avion depuis Paris: le trajet en voiture dure environ 2 heures et environ 1h en train.

Le choix du premier ministre est aussi écologique que sa politique. Ce vol Paris-Châlons-en-Champagne, vendredi 4 septembre, suscite la colère des écologistes. Pour faire environ 190 km, soit 2 heures par la route depuis l’hôtel Matignon, Jean Castex a donc choisi l’avion, révèle l’Union (groupe Rossel, comme La Voix du Nord, L’Est-éclair ou le Courrier picard).

Un rural qui voyage en avion d’affaires

Un vol de 36 minutes depuis l’aéroport de Villacoublay, situé à environ 30 minutes de route de Matignon, jusqu’à l’aéroport de Vatry, depuis lequel il a fallu environ 25 minutes de voiture pour regagner le site de l’entreprise qu’il est venu visiter, détaille l’Union. Soit environ 1h30 entre Matignon et le site de l’entreprise Privé SA. Même itinéraire au retour pour le premier ministre.

L’Escadron de transport 60 qui assure les déplacements aériens de l’exécutif est une unité de l’Armée de l’air implantée sur la base aérienne 107 à Villacoublay, dans les Yvelines, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Paris et du palais de l’Elysée.

Un choix qui a un coût pour les finances publiques : 4.800 euros de l’heure pour un Falcon 7X, avion utilisé par Jean Castex, indique le Cotam, acronyme qui désigne le Commandement du transport aérien militaire, lequel transporte Macron en Airbus, sans que son coût apparaisse dans les dépensesxde l’Elysée

Les écologistes font des bonds

“Jean Castex qui vient en avion, alors qu’une alternative ferrée existe à une heure de Paris en TGV ou une heure et demie en TER… c’est l’ancien monde qui recommence et vient nous vendre son plan de relance, un plan incohérent et en trompe-l’œil sur la transition écologique”, dénonce le groupe Europe Ecologie – Les Verts (EELV) du département de la Marne.

Un mode de déplacement d’autant plus provocant que le gouvernement veut faire interdire les vols intérieurs lorsque le trajet peut se faire en train en moins de 2h30. Un trajet Paris-Châlons-en-Champagne s’effectue en 1h30 en TER, ou en 1h en TGV.

L’excuse: “les horaires ne correspondaient pas aux impératifs”

Interrogé par L’Union, Matignon explique que “l’avion a été privilégié sur ce déplacement en particulier” pour “des raisons de sécurité spécifiques” [confidentiels] et “de rapidité”. “Les horaires de train disponibles” ne correspondaient pas “aux impératifs parisiens du jour” du premier ministre. Et Matignon d’assurer que Jean Castex prend le train “à chaque fois que cela est possible”.

Aucun argument n’a en revanche été donné pour justifier que Castex n’ait pas pris la voiture, polluante mais moins onéreuse pour les finances publiques. Et presque aussi rapide : 2 heures en voiture contre 1h30 en avion, en prenant en compte les temps de transport vers et depuis les aéroports.

Roselyne Bachelot, potiche pointée du doigt

Les membres du gouvernement Castex sont devenus coutumiers du fait. Ils se font régulièrement pointer du doigt pour des déplacements respectueux ni du budget ni de l’écologie. Ainsi. en juillet dernier, Roselyne Bachelot a préféré le transport aérien pour se déplacer sans autre urgence que le JT pour se rendre au pied de la cathédrale de Nantes ravagée par un incendie. L’enquête n’a pas connu la même urgence pour arrêter le ou les coupables qui jouent toujours avec les allumettes.

Suspension de la chasse à la glu: encore une décision qui ne satisfait personne

Julien Denormandie recule pour mieux sauter

« On est un pays rempli de traditions, on ne nous l’enlèvera pas« , promet le ministre de l’Agriculture, en défense des chasseurs, mais aussi en allusion aux pressions de l’Union européenne.

[https://www.dailymotion.com/embed/video/x7vttsg?autoplay=1]

« Ces traditions, elles nous font vivre, elles sont une part de notre identité, et les chasses traditionnelles en font partie », ajoute Julien Denormandie vendredi 28 août sur franceinfo.

Macron se renie

Pendant la campagne, le candidat Macron avait attrapé les chasseurs à la glu en affichant un soutien aux chasses traditionnelles. Il n’avait pas hésité à clamer qu’elles font « partie du patrimoine », qu’elles étaient un « art de vivre à la française ».

Or, le 26 août, lors d’une réunion à l’Elysée, qui ne figurait pas à l’agenda officiel, entre la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et le patron de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Willy Schraen, Macron a pris la décision de faire une pause sur la très controversée chasse à la glu, une méthode qui consiste à enduire de glu des branches d’arbres pour immobiliser des merles et des grives, notamment, dont les cris servent à attirer leurs congénères. Cette pratique n’est autorisée en France que dans cinq départements du sud-est de la France.

« L’écologie n’est pas du tout opposée à la chasse » (certitude de Julien Denormandie)

« Je respecte profondément les chasseurs et je pense que souvent, on leur colle une image qui n’est pas l’image véritable des chasseurs », estime ce vendredi sur franceinfo le très obséquieux ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, dans un français tortueux, alors que Macron a finalement décidé jeudi de suspendre la chasse à la glu pour les grives et les merles… pour cette saison.

« On est un pays rempli de traditions, on ne nous l’enlèvera pas, et moi je trouve que c’est très bien, continue Julien Denormandie. « En revanche, ces traditions, elles ne sont pas les mêmes dans notre pays que dans d’autres pays européens, où l’on considérerait certaines pratiques comme absolument pas adaptées [inadaptées, donc] à ce qu’est notre culture française ».

Macron et son valet Denormandie travestissent la vérité

En réalité, cette décision est prise alors que la Cour de justice de l’Union européenne doit répondre d’ici à cet hiver au Conseil d’Etat qui a été saisi pour statuer sur des arrêtés liés à ces chasses. Il y avait donc une pression judiciaire.
Changement de pied de la part du président ou coup tactique ? Macron a-t-il lâché du lest sur la chasse à la glu, qui ulcère les écologistes, de Nicolas Hulot à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), afin de mieux défendre les autres chasses traditionnelles (à cage, à filets, etc) et la chasse à courre? Quoi qu’il en soit, ce jugement de Salomon marque une victoire pour les écolos et une soumission à l’UE que Denormandie maquille en soutien aux chasseurs. Ces derniers, qui craignaient une baisse de seulement la moitié du quota des merles et des grives, ne devraient pas tarder à crier leur colère. « Il a été décidé de ne pas attribuer de quotas pour la chasse à la glu, cette année », confirme l’Elysée. Or, l’an dernier, les quotas s’élevaient à 42000 oiseaux chassables. 

La Cour de justice de l’Union européenne doit statuer sur la chasse à la glu dans les prochains mois. « Le débat européen d’un point de vue juridique n’est pas terminé. On attend la décision », avoue le ministre de l’Agriculture« Le signe qui a été envoyé, ça a été de dire qu’on suspend le temps de l’attente de la décision de cette Cour de justice de l’Union européenne. C’est chaque année que vous vous posez la question. Cette année, la question était posée, on a suspendu. » En fait, ils n’ont rien décidé. La décision de la Cour de Justice ne fait pas de doute et elle va tomber.

« L’écologie n’est pas du tout opposée à la chasse », continue Julien Denormandie, en réaction au député européen EELV Yannick Jadot, qui appelle à une « sortie progressive de la chasse ». « Là, Yannick Jadot ne fait pas de l’écologie, il ne fait que de la politique », polémique inutilement Julien Denormandie, tout en indiquant que « les chasseurs prennent soin du territoire par définition. Parlez-en aux agriculteurs. Quelle est l’une des principales causes de dégât de toutes les cultures ? Les sangliers et d’autres cervidés. La régulation de la faune dans une société, ça passe évidemment aussi par la chasse. Donc, il ne faut avoir aucun dogmatisme », continue le ministre. « Le problème de l’écologie de M. Jadot, c’est qu’on est dans le blanc ou le noir, dans le oui ou le non, dans un côté binaire qui fait qu’à la fin, on clive les gens et on n’avance pas vers des solutions bénéfiques aux Français. » Le problème de la paire Macron/Denormandie, c’est le gris et le ‘peut-être’.

[https://www.dailymotion.com/embed/video/x7vttsg]

Joffrin fomente-t-il un complot contre le patron du Parti socialiste?

Laurent Joffrin : «Olivier Faure ne parle pas assez haut et fort», lâche Laurent Mouchard-Joffrin

 «Engageons nous se veut dans un premier temps une structure de réflexion propre à réconcilier les citoyens avec la politique», souligne Laurent Joffrin.
Prochain calife à la place du calife socialiste

Pour l’ancien directeur du quotidien Libération, détenu par le propriétaire de BFM, si la gauche «ne fait rien aujourd’hui», la présidentielle en 2022 sera «un match entre Macron ou la droite classique et le Rassemblement national». Une regaine …

«’Engageons-nous‘ (pour la création d’une force alternative à gauche) se veut dans un premier temps une structure de réflexion propre à réconcilier les citoyens avec la politique», assure Laurent Joffrin, un ex-intime de Jean-Marie Le Pen, comme son propre père. 

C’est lundi, au cinéma ‘Les 7 Batignolles’ – groupe Ciné-Movida (co-détenu par Pathé Gaumont et le producteur franco-algérien Djamel Bensalah, que l’échelle sociale a sorti de Seine-Saint-Denis – à Paris 17e, que Laurent Joffrin lancera officiellement son association « Engageons nous ». Nouvelle pièce au puzzle de la gauche éclatée qui aurait, selon certains, François Hollande comme inspirateur… L’ancien directeur du quotidien (libre et indépendant…) aurait déjà était l’un de ses collabos, dans l’écriture de discours: l’un de ses dix petits nègres…

Ce mouvement associatif – copie conforme d’En Marche! – deviendra, au début de janvier prochain, une vraie force politique institutionnelle, espèrent ses 150 membres, dont l’ambition serait de redonner de la crédibilité à une « gauche d’action », une « gauche de gouvernement ». Un frère ennemi de LREM.

Le Parisien (Groupe Les Echos-Le Parisien, propiété de LVMH) a offert une caisse de résonnance à Joffrin, 68 ans.

Combien de militants compte votre association ?

LAURENT JOFFRIN. Depuis la publication de notre texte fondateur, le 20 juillet dernier, nous sommes passés de 140 à 4.350 signataires [la préfecture en compte bien moins…]. Quelque 300 personnes, encartées ou militants associatifs, nous ont fait savoir, par des mails [sic], qu’ils étaient prêts à militer [yapuka !]. J’ai aussi reçu de nombreuses demandes pour la création de groupes de réflexion en région, à Bordeaux, Toulouse, Lyon ou encore Lille. Cela montre qu’il existe une forte attente de la part de sympathisants ou de militants d’une gauche qui assume de prendre ses responsabilités, une gauche de gouvernement. Si l’on ne fait rien aujourd’hui, alors c’est la certitude qu’au second tour de la présidentielle en 2022, on assistera à un match entre Macron ou la droite classique et le Rassemblement national [donc un duel]. Ce serait alors la troisième fois qu’un ou une Le Pen se hisserait à ce niveau-là [Papa Mouchard, son vrai nom de naissance, copinait pourtant avec le père de MLP].

Son père, Jean-Pierre Mouchard, éditeur, propriétaire des Editions François Beauval, est devenu homme d’affaires, puis gestionnaire de fortune. Il est proche de Jean-Marie Le Pen et a longtemps contribué au financement du Front national. Point commun avec François Hollande, son père médecin était quant à lui un proche de Me Jean-Louis Tixier-Vignancourt, défenseur du général putschiste Raoul Salan, lors des procès de l’OAS en 1962, et de Louis-Ferdinand Céline en 1948, et candidat à l’élection présidentielle française de 1965.

Tous les partis de gauche revendiquent de s’appuyer sur la société civile. Quelle est l’utilité de votre mouvement ?

« Engageons nous » se veut, dans un premier temps, une structure de réflexion propre à réconcilier les citoyens avec la politique. Mais ce n’est ni un parti politique avec une doctrine définitive, ni un think tank composé d’experts. D’ici à la fin de l’année, nous publierons l’ensemble de nos propositions pour une gauche d’action, différente de la gauche radicale et de la gauche écologiste [les premiers mobilisés se sont signalés sans savoir sur quoi ils s’engagent]. Nous traiterons, bien sûr, des questions sociales, mais nous aborderons aussi les thèmes qui fâchent encore beaucoup à gauche; je veux parler de l’insécurité, l’immigration, le communautarisme et la laïcité. Aujourd’hui, le parti socialiste est le seul à gauche à pouvoir se prévaloir d’être une force de gouvernement mais Olivier Faure ne parle pas assez haut et fort.

Quelles sont vos ambitions ?

Une fois que ce travail de fond sera finalisé, nous lancerons, début janvier, un appel pour qu’une force nouvelle se constitue avec le PS, les déçus du macronisme, des militants de la société civile [un ramassis d’aigris]. Et bien sûr les écologistes. Mais il semble qu’Europe Ecologie Les Verts soit décidé à vivre sa vie [ou de la partager avec Mélenchon] et à présenter de son côté un candidat pour 2022. Il est encore trop tôt pour décider si, de notre côté, nous présenterons un candidat à la présidentielle, mais cela me paraît souhaitable [aux Européennes la tête de liste PS/Place Publique, Raphaël Glucksmann, a pris une veste: 6%).

Vous, par exemple ?

La décision de présenter ou non un candidat n’est pas encore prise. Ce sera au mouvement de décider.

Les Insoumis et les Ecologistes veulent faire «cavaliers seuls» ou en tête, vous n’êtes pas invité à l’Université d’été du PS ce week-end. L’alliance des trois «gauches» s’annonce compliquée…

Il ne faut pas brûler les étapes. Ce que nous recherchons d’abord c’est que toutes ces forces politiques discutent et que notre conception de la société soit prise en compte, au même titre que celles de la gauche radicale et des écologistes. Il ne faut pas être naïf. A la veille d’élections importantes, c’est un rapport de force qui est en train de s’établir au sein de la gauche et nous voulons que la gauche de gouvernement y soit pleinement présente.

Covid à Marseille: Vassal, Rubirola et Raoult retournent Véran à l’envoyeur

La classe politique marseillaise a affiché son unité sur le port du masque obligatoire, mais a opposé un front uni face à Olivier Véran, missi dominici de Macron, jeudi matin.

Martine Vassal, présidente du conseil départemental et de la métropole, Michèle Rubirola, maire de Marseille, et Didier Raoult, lors de leur conférence de presse commune sur le thème «Unis contre la Covid-19», jeudi.
La Maire de Marseille, la présidente d’Aix-Marseille Provence Métropole et du département des Bouches-du-Rhône et le directeur de l’IHU Mediterranée Infection

La décision tombée de Paris mercredi soir impose la fermeture des bars, restaurants et commerces d’alimentation entre 23 heures et 6 heures dans toutes les Bouches-du-Rhône et cet oukase est unanimement rejeté par les élus territoriaux. La rupture a été signifiée au cours d’une conférence de presse conjointe de la maire gauche-écologie de Marseille, Michèle Rubirola, et de la présidente LR de la métropole et du département, Martine Vassal, à la même heure que celle de Jean Castex à Paris. Et quelques heures avant la visite du ministre de la Santé, Olivier Véran, dans la Cité phocéenne. Une démarche spectaculaire tant la dernière campagne des municipales a été violente entre les deux femmes. Le cadre n’était pas neutre non plus, en l’occurrence l’amphithéâtre de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection, en présence du professeur Didier Raoult.

La visite inutile d’O. Véran, persona non grata à Marseille: il nie une absence de concertation

Le professeur a ouvert la séance avec les dernières statistiques sur l’évolution de la pandémie, annonçant au passage que l’IHU vient de passer à 3.000 tests par jour. Parmi les multiples données recensées, la provenance des malades est intéressante: selon le Didier Raoult, 60 % des cas positifs jusqu’à la mi-août n’habitaient pas la région. Autre argument avancé par l’infectiologue et patron de l’IHU: à population égale, les statistiques placent Paris nettement plus dans le rouge que Marseille et les Bouches-du-Rhône. Le nombre de patients admis en réanimation est de 24,6 % dans la capitale contre 10,1 % dans la Cité phocéenne. Le nombre de décès liés au Covid y est également plus élevé, observe le professeur Raoult: 72 contre 39.

Les politiques ont ensuite enchaîné dénonçant le «deux poids deux mesures» entre Paris et Marseille et la partialité du gouvernement. Se dégageant de son texte, Michèle Rubirola a pointé la méthode Castex: «Le gouvernement a décidé depuis Paris de ce qui serait bon pour notre ville, sans engager le dialogue nécessaire avec les élus, et surtout sans nous donner les moyens de faire respecter les décisions qui sont les siennes.» Martine Vassal a fait bloc avec son ancienne adversaire à la mairie, soulignant que l’on peut avoir des différences politiques marquées, mais que «dans les moments difficiles, il faut savoir se serrer les coudes». La présidente du département et de la Métropole a également regretté «le manque de concertation» avec le gouvernement et évoqué les petites communes où le virus ne circule pas. «Cette décision aura des conséquences sur l’emploi et le chiffre d’affaires des restaurants privés du second service», a-t-elle averti. Et de conclure sur les milliers de touristes accueillis avec succès durant l’été, dans le respect strict des règles sanitaires. «Mais à Marseille, rien n’y fait, on est toujours montrés comme les mauvais petits canards…»

Le port du masque obligatoire en revanche ne fait pas débat. Mairie, métropole et département lancent une campagne de communication commune – là encore une première – sur la nécessité de le porter. Les masques seront distribués par milliers aux écoliers, collégiens et lycéens à l’occasion de la rentrée scolaire.

Trafic de stupéfiants à Grenoble : le maire EELV dénonce un « coup de com’ » de Darmanin

La préfecture assume une opération médiatique inutile

La médaille de la ville décernée à l’agriculteur Cédric Herrou et les propos tenus par Eric Piolle (à droite) le maire EELV de Grenoble à l’adresse du procureur de la République ne sont pas du goût du préfet de l’Isère (ci-dessus). Alors que Piolle milite en défenseur des migrants, le représentant de l’Etat déplore ses propos qui incitent à commettre des infractions et des actes illégaux.

A Grenoble, l’opération de police menée mercredi contre deux familles rivales de dealers qui s’étaient filmés armés a été jugée malsaine par le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle

Eric Piolle (EELV) a dénoncé jeudi un coup de communication du gouvernement à Grenoble, où la police est allée s’aventurer pour une opération menée à blanc   la veille dans une zone de non-droit abandonnée aux trafiquants du quartier Mistral sensible, suite à la diffusion en ligne de vidéos mettant en scène des Noirs armés sur un point de deal, un jardin d’enfants privatisé pour leurs affaires.

« Rentrer dans cette logique de guerre de provocations avec les dealers, c’est malsain », a déclaré sur BFM Eric Piolle, maire observateur passuf, qui raconte que les dealers cherchent avant tout à « faire du marketing ».

Un «coup de com’» en riposte à un coup de pub…

Le préfet de l’Isère, Lionel Beffre, a assumé cette opération de communication, confirmant qu’il s’agissait d’une réponse à une autre opération de communication des dealers. Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin n’a pas hésité à valoriser cete opération « m’as-tu vu ». 

[https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1298682872082173957&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.20minutes.fr%2Fgrenoble%2F2847707-20200827-dealers-grenoble-maire-eric-piolle-denonce-coup-communication-prefecture-assume&siteScreenName=20minutes&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

La macronie s’avère incapable d’agir. « Qu’aurait-on dit si l’Etat n’avait pas montré qu’il n’appartient lui-même pas à quelques-uns ? On aurait parlé d’inaction de l’Etat. Il s’agissait hier (mercredi, ndlr) de réaffirmer sa place », a estimé le préfet, soucieux d’image et du qu’en dira-t-on..

Fusils automatique et aire de jeux

Dans une première vidéo, devenue virale, puis une seconde depuis lundi, ne laissant pas la presse agenouillée occulter l’insécurité dans les territoires, sept hommes, cagoulés et parfois armés de fusils automatiques – des kalachnikovs – en apparence réels (instillation du doute), se mettent en scène – petit jeu entre amis, Booba et Omar Sy – faisant le guet autour d’un point de deal, près d’une sur une aire de jeux, où se dirige un homme s’apparentant à un consommateur. Ce dernier, et ses semblables, sont incriminés dans les débats de chaînes d’info en continu et menacés d’amende, au même motif que les clients des travailleurs du sexe: l’offre ne crée-t-elle pas la demande, voire le besoin ?

Le quartier est qualifié, dans l’autre vidéo, de « capital (sic) du stup » : on y voit cinq hommes autour d’une table couverte de paquets de friandises qui pourraient contenir des produits stupéfiants. La presse maintient ainsi le lecteur dans la fiction: la guerre des gangs  de trafiquants n’a aucune réalité?

Esbroufe et maigre bilan

« Je regrette fortement que le ministre [Gérald Darmanin] s’engage dans cette logique où on pointe du doigt un quartier de telle ou telle ville », déclaré Eric Piolle, assurant que le quartier Mistral n’est pas une zone de non-droit. Et qu’il peut s’y risquer à vélo ?

Désireuse de ne pas entamer son capital du bon-vivre ensemble, la ville avait demandé à l’Etat des renforts en effectifs policiers, « parce que nous savions que le confinement allait créer des tensions », a-t-il hasardé. Une demande restée sans réponse, selon le foireux. « Par contre, nous avons cette opération de communication, une demi-heure, pas d’arrestation : c’est vraiment de la com’ ! », s’est indigné l’écolo, demandeur de plus de politique sécuritaire.

Le score nul et vierge de la rencontre des hommes de l’équipe Darmanin avec les caïds grenoblois lors de l’opération de mercredi soir ridiculise l’Etat macronien avec une cinquantaine de contrôles, mais ni interpellation ni saisie à signaler. Selon France 3, elle a abouti au contrôle de 50 consommateurs de drogue. Deux scooters ont aussi été saisis…

160 interpellations – sans suites – en huit mois

Pour le préfet, « ce n’est pas en augmentant les effectifs de la police que vous empêcherez les règlements de comptes ». Si, mercredi, des interpellations avaient pu avoir lieu, « la police n’aurait pas hésité à le faire », a osé ajouter l’incapable.

« C’est intéressant que l’Etat dise qu’il est présent, mais pas sous cette forme : c’est dans le quotidien que ça se forge », a jugé Piolle, maire absent, soulignant que le quartier Mistral est aussi animé par « une vie culturelle, d’éducation, sportive ». Et communautaire.

Le préfet a en réponse expliqué qu’au-delà de cette opération ponctuelle, l’implication des forces de l’ordre au quotidien, notamment dans ce quartier Mistral, est « opiniâtre, discrète, mais néanmoins efficace ». Selon les chiffres de la préfecture, 160 interpellations y ont été effectuées depuis janvier. Et puis après?

Chaude ambiance à Grenoble: des dealers encagoulés s’affichent en plein jour lourdement armés

La ville verte recueille les fruits de son laxisme exemplaires

Le vertueux Piolle, EELV, frime, mais ne transpire pas

Les caïds du quartier Mistral marquent leur terrtoire, montrant leur forces et leurs kalachnikovs, dealant dans un parc pour enfants privés de terrain de jeu: des clients pour la propagande du Secours populaire qui envoie des enfants en sortie médiatisée de la journée, à la mer, dénonçant des inégalités sociales, sans pointer les grands frères modèles qui leur pourrissent la vie.

LIEN Dailymotion

[https://www.dailymotion.com/embed/video/x7vsaa9?api=postMessage&autoplay=true&controls=true&id=dm_player_node_placeholder&mute=true&origin=https%3A%2F%2Fwww.cnews.fr]

Lien YouTube

Un épisode de la guerre des gangs qui sévit au prétexte d’incessants règlements de comptes dans la ville.

Depuis le début du mois de juin, plusieurs fusillades ont éclaté, avec le même type d’armes que celles qui apparaissent dans les vidéos.

Un calvaire pour les habitants, tandis que le maire EELV, Eric Piolle, ne semble préoccupé que d’alliance avec Mélenchon (ci-[dessus) . Une enquête a été ouverte pour tenter d’identifier les auteurs et acteurs de ces dernières. Connus de tous !

Lien PaSiDupes

La rencontre Mélenchon / Piolle de recherche de convergences fait diverger les militants

Fragilisé mais toujours présent, Jean-Luc Mélenchon a tendu la main à EELV ce vendredi en rencontrant le maire de Grenoble. Des militants et des élus écologistes ont vu venir la récupération.

Manches retroussées, façon Macron, en Une de Paris Match

Une main tendue à EELV, l’autre resserrant les rangs des Insoumis: ce vendredi 21 août, lors de sa rentrée pour ses universités d’été de La France Insoumise (LFI), jusqu’à ce dimanche aux Amphis d’été dans la Drôme, Jean-Luc Mélenchon a tenté de convaincre qu’il faudra compter avec lui pour les prochaines élections, malgré une position fragilisée.

La rencontre avec le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, était tout sauf anodine à Châteauneuf-sur-Isère, après Marseille et Toulouse. “Sa présence ici a une signification qu’il n’est pas question de diminuer”, a clamé Jean-Luc Mélenchon, sitôt les deux hommes montés sur scène après avoir fendu une forêt de micros et caméras.

Et si les militants EELV en ont compris les enjeux, ils semblent tous d’accord pour étudier toutes les options possibles et ne pas saisir la première main tendue. 

[https://www.dailymotion.com/embed/video/k5DGqElmMs3E4rwfsVB?autoplay=1]

Concentrés sur les élections municipales, les militants EELV n’en oublient pas pour autant la présidentielle de 2022.

Deuxième tour

Les deux hommes venaient d’achever un entretien en privé. “Nous ne sommes pas en train de négocier, créer je ne sais quel complot”, a assuré l’Insoumis. “Mais dans le moment où nous nous trouvons il faut aller à l’essentiel, certes discuter sur les désaccords mais aussi savourer ce sur quoi on est d’accord”. [https://tpc.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html]

La présidentielle de 2022 se rapproche en effet et les partis de gauche tentent de conjurer leurs divisions habituelles pour éviter un “duel entre Macron et Le Pen” au deuxième tour.

Alice Coffin, l’écologiste fait son cirque

Elue écologiste au Conseil de Paris par l’intermédiaire de son ami LGBTI David Belliard – un défenseur de la proposition d’une brigade de la sécurité et de la tranquillité publique, en opposition au projet de création d’une police municipale -, la féministe bénéficie désormais d’un tremplin politique pour étendre le champ de sa terreur militante.

Qui est le mec ?

Il y a peu, le grand public ne la connaissait pas, mais certains se souviennent de la soirée du 25 avril 2019.

La scène se déroule au Cirque d’hiver, à Paris. Sur la piste, les fauves qui évoluent s’appellent Éric Zemmour, François-Xavier Bellamy, Bruno Le Maire ou encore Jacques Attali. Les 1.600 spectateurs qui se sont déplacés applaudissent, jusqu’à ce qu’un événement tout à fait inattendu survienne, mélange de numéro de clown et de funambule : débarque sur la scène une bande de furies féministes, venues réclamer l’obligation d’un quota de femmes dans chaque débat qui se déroule en France. Parmi elles, l’une se distingue particulièrement par ses vociférations et ses outrances. Elle s’appelle Alice Coffin. Egérie d’un progressisme à la dérive, elle a passé l’essentiel de sa carrière militante à vouloir traquer, son homosexualité en étendard, les prétendus privilèges de l’homme blanc: le mari, le père, le patron, l’homme politique…

Sur les plateaux de télévision, sur son blog ou dans les manifestations, Coffin invite les femmes à devenir lesbiennes pour se détacher du regard des hommes qui les exposent, dit-elle, aux viols, aux meurtres et aux violences. Car à ses yeux, les hommes ne sont pas seulement privilégiés, ils sont aussi lubriques et néfastes. Difficile de faire plus excessif. Impossible de croire qu’Alice Coffin pourrait un jour fracasser son petit bocal militant pour plonger dans le grand bain de la politique.

L’ovation du Conseil municipale à Christophe Girard fait « exploser » la volcanique Coffin…

Cette lesbienne, élue EELV du 12e arrondissement pète un cable sur les bancs de l’hôtel de ville. « La honte, la honte, la honte », scande-t-elle. La militante LGBT s’indigne de sa démission forcée ou des abus sexuels dont le pédophile présumé est accusé? Jeudi 23 juillet, Alice Coffin et Raphaëlle Rémy-Leleu, elle aussi élue EELV, ont participé à un rassemblement sur le parvis de l’Hôtel de ville, demandant le départ de l’adjoint à la Culture, Christophe Girard, pour ses liens présumés avec l’écrivain Gabriel Matzneff. 

L’élue EELV de Paris Alice Coffin dû être placée sous protection policière

La militante LGBT et féministe a subi une vague d’injures sexistes et lesbophobes après la réapparition sur le net d’une vidéo de 2018 dans laquelle elle tient des propos sexistes véhéments.

.[https://80f115c1be30a2320e70cfcdfe5d5135.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html?n=0]

La furie reçut des soutiens partisans 

Le lobby LGBT lui appirta de nombreux soutiens sur les réseaux sociaux, sous le mot-dièse #JeSoutiensAliceCoffin. Les premiers sont notamment venus des membres de son parti, notamment de son ami David Belliard, tête de liste EELV au premier tour des élections municipales et adjoint en charge de la transformation de l’espace public, des transports et des mobilités.[https://d-25547703653533274686.ampproject.net/2007302351001/frame.html]

De nombreux militants et militantes féministes ont aussi apporté leur soutien à l’ancienne journaliste, comme la militante LGBT ParisPasRose ou la sulfureuse polémiste Rokhaya Diallo

[https://d-25547703653533274686.ampproject.net/2007302351001/frame.html]

De nombreux militants et militantes féministes ont aussi apporté leur soutien à l’ancienne journaliste, comme la militante LGBT ParisPasRose ou l’essayiste Rokhaya Diallo. [https://d-25547703653533274686.ampproject.net/2007302351001/frame.html]

Enfin, malgré les dissensions dans la majorité au Conseil de Paris – la maire, Anne Hidalgo, estimant notamment qu’Alice Coffin et Raphaëlle Rémy-Leleu, ex-porte-parole d’Osez le Féminisme, se placent ainsi d’elles-mêmes en dehors de la majorité municipale » -, de nombreux élus, comme l’ancienne journaliste désormais adjointe à la maire de Paris, Audrey Pulvar, ont dénoncé le cyberharcélement dont a été victime Alice Coffin.

[https://d-25547703653533274686.ampproject.net/2007302351001/frame.html]

Plusieurs media rappellent par ailleurs qu’en 2018, sur RT France, elle avait déclaré que « ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée ». Typique de la misandrie.

En novembre 2019, dans le magazine américain National Geographic, cette amazone conseille aux femmes « d’éviter toute critique publique envers d’autres femmes en position de pouvoir. C’est un exercice difficile, car certaines n’agissent pas en féministes, mais il me semble indispensable, si nous ne voulons pas entretenir la misogynie. Concentrons, en public, nos attaques contre les hommes. », et « Soyez exigeantes, devenez lesbiennes ! Ou, du moins, apprenez à vous passer du regard des hommes. ».

Le 27 juillet 2020, dans son éditorial, Dominique Nora, directrice de L’Obs, estime que la « radicalité » de ses propos polémiques et de ses revendications jette le « discrédit » sur le combat féministe et écologiste.

La féministe radicale Alice Coffin enseigne le journalisme à l’Institut catholique de Paris… Elle enseigne l’écriture journaliste à l’Institut catholique de Paris et à l’Université Paris 1. Entre temps, l’activiste  est partie aux Etats-Unis « pour étudier le traitement des questions LGBT dans les media », confie-t-elle au Parisien. En 2013, elle a cofondé l’Association des journalistes LGBT. 

Ajoutez l’hystérique Claire Nouvian (ci-dessus) et le tableau de l’écologie aggressive est encore incomplet.

Christophe Girard accusé d’avoir « contraint à des rapports sexuels » un mineur

Le New York Times a recueilli la révélation de cet homme aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années, Aniss Hmaïd, qui met en cause Christophe Girard, déjà pointé du doigt pour sa proximité avec l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff. L’adjoint d’Anne Hidalgo avait éte contraint à la démission.

Il affirme que l’ancien élu socialiste parisien l’a forcé à des rapports sexuels « une vingtaine de fois » depuis ses 16 ans. Des faits que nie l’ancien adjoint à la Culture de Bertrand Delanoë.

Près d’un mois après avoir dû démissionner de son poste d’adjoint à la Culture de la mairie de Paris pour son soutien à Gabriel Matzneff, Christophe Girard doit à nouveau répondre de ses actes passés. Une enquête publiée par le New York Times (article payant !), publiée dimanche 16 août, accuse l’ancien élu de la capitale d’abus sexuels sur un adolescent, Aniss Hmaïd. Les faits se seraient déroulés dans les années 1990. Aniss Hmaïd est aujourd’hui âgé de 46 ans.

L’emprise de l’élu socialiste sur ke jeune Tunisien aurait duré une dizaine d’années, en Tunisie.[https://twitter.com/davidperrotin/status/1295047182018633729?s=09] Bertrand Delanoé, un autre amoureux de la Tunisie, n’est pas impliqué.

La victime précise que, « quand il avait 16 ans », Christophe Girard l’a « contraint à des rapports sexuels une vingtaine de fois au cours des années suivantes ». L’homme politique employait alors Aniss Hmaïd comme domestique ou baby-sitter. Esclave sexuel ?  « Une nuit, à Washington, écrit le journal, l’adolescent est réveillé par Christophe Girard en train de le masturber. Il a 16 ans et c’est sa première expérience sexuelle. »

Girard nie en bloc et dénonce une « calomnie »

Le quadragénaire explique avoir été « dans une relation abusive de près de dix ans qui lui a laissé des blessures psychologiques durables ». Avant d’ajouter : « Il a profité de ma jeunesse, de mon jeune âge et tout ça pour ses plaisirs sexuels. » « Ça a détruit ma vie, en fait. Aujourd’hui je me considère comme une terre brûlée. »

Interrogé par le New York Times, l’ancien Vert Christophe Girard nie avoir eu des rapports sexuels avec Aniss Hmaïd et qualifie les accusations de « calomnie ». Il confirme toutefois l’avoir « souvent employé dans les années 1990, au point de le considérer comme ‘un des enfants de la famille' ». Ce qui n’arrange pas les affaires de ce pédophile présumé… Dans un communiqué de dimanche soir, l’avocate de Christophe Girard affirme qu’elle compte engager des poursuites pour « dénonciation calomnieuse ».

Au début de l’été, juste après le second tour des municipales, des tensions étaient apparues au sein de la majorité municipale parisienne. Les élus écologistes, alliés de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, lui demandaient de suspendre de ses fonctions son adjoint à la Culture, Christophe Girard.

Une exigence soudaine qui surprend de la part d’écologistes peu moralisateurs lorsque le libertaire Vert Daniel Cohn-Bendit se vantait lui-même de ses pratiques pédophiles. Christophe Girard avait été entendu en mars, en tant que témoin, dans l’enquête « pour viols sur mineur » qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff. Cadre de premier plan dans la maison Yves Saint Laurent et dans le groupe LVMH, co-fondateur du magazine gay ‘Têtu’, Girard n’a néanmoins pas été mis en cause par la Justice.

Rennes refuse le départ du Tour 2021: il s’élancera finalement de Brest

Après la polémique sur le départ du Tour de France, les écologistes se défendent.

A Rennes, les écologistes sont pour le vélo et les transports respectueux de l’environnement, mais opposés au Tour de France cycliste… Ainsi la ville n’a pas souhaité accueillir le départ du Tour de France 2021. « Le Tour de France est un événement populaire, c’est une évidence (…) Mais, loin d’être « gratuit » comme on a pu le lire. Il coûte très cher en argent public », écrivent dans un communiqué les militants rennais d’EELV.

[ https://twitter.com/Eelv_Rennes/status/1293917003024015361?s=19%5D

Attaqués de toutes parts après leur refus d’accueillir le grand départ du Tour de France à Rennes en 2021, les écologistes tentent de faire valoir leur point de vue…Ils ont fait paraître un communiqué où ils réaffirment, notamment, leur soutien à Valérie Faucheux. Depuis le début de la polémique, l’adjointe écologiste en charge des déplacements « subit insultes et caricatures simplement parce qu’elle a défendu une opinion », dénonce EELV. La maire de Rennes, elle, continue bravement de garder le silence.

Ils évoquent le contexte de crise sanitaire liée au Covid pour arguer que « l’argent public devient d’autant plus précieux qu’il devra, de notre point de vue, soutenir avant tout les plus fragiles, les entreprises locales, les acteurs culturels locaux », racontent les gauchistes moralisateurs.

« Des retombées économiques relativement modestes », selon les Verts

L’argent public est dépensé à l’accueil du Tour « pour des retombées économiques relativement modestes, car très ponctuelles », estiment-ils, négligeant les retombées touristiques et affirmant paradoxalement qu’« il n’y a aucune corrélation entre l’accueil du Tour et le développement des déplacements vélo au quotidien que nous sommes les premiers à défendre ».

« Alors oui, on peut aimer le Tour, avoir envie qu’il passe dans sa ville, sans pour autant estimer que son coût élevé soit une priorité du moment », maintiennent les ayatollahs verts.

A Brest, la liste du maire PS réélu était également formée de candidats PS, PCF, PRG, Brest nouvelle citoyenneté, UDB, Génération. s, Radicaux de gauche et… EELV ! Il y a les bons et les mauvais Verts: « les militants d’EELV sont heureux de voir que leurs élus refusent les décisions toutes faites et réinterrogent les politiques publiques », affirme le communiqué rétrograde des Rennais archaïques. « C’est bien là la condition pour construire « le monde d’après ». Et c’est bien là la mission qui leur a été confiée. » Les Verts de Brest, quant à eux, faillent-ilsà leur « mission » de construction du monde d’après…

L’opposition furieuse contre la maire socialiste

La position d’EELV a suscité de fortes critiques, une partie de l’opposition municipale accusant ainsi Nathalie Appéré d’avoir cédé aux pressions de ses alliés politiques et d’avoir ainsi « abaissé la fonction de maire ». « Nathalie Appéré et sa majorité ont fait le choix, dans le secret des alcôves feutrés de l’Hôtel de ville, de priver Rennes de pouvoir être ville départ du Tour de France. Cette décision marquera durablement et tristement le mandat qui débute », écrit dans un communiqué le conseiller d’opposition Charles Compagnon (DVD).

Quant aux conseillers municipaux LREM et à leurs soutiens, ils ironisent sur les « irréductibles écologistes et socialistes » qui refusent « la fête » du Tour.

Macron au Liban: une ingérence, voire une déclaration hostile

L’opposition politique française est critique, la majorité en extase

Macron à Beyrouth : "Le Liban n’est pas seul"
Visite-spectacle, manches de chemises retroussées !…

« Le Liban n’est pas un protectorat français », grondent Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise, le patron d’EELV Julien Bayou ou encore le vice-président du RN Jordan Bardella, qui ont critiqué jeudi la visite de Macron dans le pays, au surlendemain d’explosions meurtrières à Beyrouth.

« Je mets en garde contre une ingérence dans la vie politique du Liban. Elle ne sera pas acceptée. Le Liban n’est pas un protectorat français », a écrit Mélenchon sur Twitter, alors que le président français s’exprimait devant la presse à son arrivée à Beyrouth.

« Je mets en garde les Libanais à propos des réformes de Macron: protégez les revendications de votre révolution citoyenne », a ajouté le député.

Alors qu’au Teil en Ardèche, les travaux de reconstruction de la ville n’ont pas commencé depuis le séisme de novembre dernier, jeudi, en visite éclair de la journée fortement médiatisée à Beyrouth, Macron a déclaré jeudi qu’il veut « organiser l’aide internationale » pour le Liban après les explosions mardi au port de Beyrouth qui ont dévasté des quartiers entiers de la capitale du fait d’un dépôt – ancien et abandonné des services de douanes – de nitrate d’ammonium en plein centre ville, comme à Toulouse.

Profitant de la crise politique, sociale, économique et financière du pays, Macron a en effet souhaité « un dialogue de vérité » avec les autorités contestées et a rappelé que la France porte « l’exigence (…) depuis des mois pour ne pas dire des années de réformes indispensables » dans « certains secteurs », comme « l’énergie, les marchés publics, la lutte contre la corruption ». « Si ces réformes ne sont pas faites, le Liban continuera de s’enfoncer », a mis en garde le visiteur.

Lien video

Des propos qui ont aussi indigné Julien Bayou, secrétaire national d’EELV, sur Twitter: « Fin du protectorat français du Liban, 1941. Indépendance, 1944. La solidarité avec le #Liban doit être inconditionnelle ».

Au Rassemblement national, le vice-président Jordan Bardella a écrit sur le même réseau: « Le soutien de la France au peuple libanais dans cette tragédie ne se discute pas. En revanche, le one man show arrogant et moralisateur auquel s’est livré Emmanuel Macron, aujourd’hui à Beyrouth, est indécent« .

https://www.francetvinfo.fr/image/75s4dr50l-8c49/770/433/21950725.jpg

Des critiques irrecevables pour le député européen Place publique Raphaël Glucksmann, époux de la journaliste franco-libanaise Léa Salomé: « Aurait-on préféré qu’il n’y aille pas et que la France soit absente après une telle catastrophe frappant un peuple aussi proche du nôtre? Et une fois sur place, heureusement qu’il demande des réformes à un gouvernement dont l’incurie et la corruption sont légendaires. C’est ce que demandent les citoyens libanais ».

Les policiers de Macron se rassemblent pour condamner les accusations de pétainisme: Jadot, écologiste aux ambitions présidentielles, dans l’embarras

Révoltés par les propos outrageants du maire écologiste…

L’écologiste Yannick Jadot soutient Patrick Chaimovitch

…fraîchement élu à Colombes, l’irresponsable Patrick Chaimovitch, sur la police de Macron qu’il a comparée à celle du régime de Vichy – et implicitement le président à Pétain -, les forces de l’ordre descendent dans la rue.

Ils se rassemble précisément devant l’hôtel de ville de Colombes, où une bonne centaine d’entre eux s’est réunie ce lundi à l’appel des syndicats Alliance (CFE-CGC, 44,35 % du corps d’encadrement et d’application de la Police nationale française) et Unité SGP (Force Ouvrière). Jean-Claude Delage, patron d’Alliance, premier syndicat de policiers, avait appelé ses adhérents à barrer la route au Front national en votant Macron.

[https://twitter.com/alliancepolice/status/1287715940457644033?s=19]

Le mot d’ordre a été lancé sur les réseaux sociaux en début d’après-midi, malgré le rétropédalage de Patrick Chaimovitch, maire EELV irresponsable de Colombes qui continue de se comporter en agitateur et qui s’est exprimé courageusement, via un communiqué de presse!

Toute honte bue, le nouveau maire nie la comparaison entre la police de Macron et la police pétainiste, entre « les Juifs promis à l’extermination » et… « le sort des migrants ».

Chaimovitch parmi ses électeurs

Mais le pitoyable rétropédalage de cet écologiste minable qui distribue des anathèmes diffamatoires loin d’apaiser l’indignation des policiers déjà scandalisés par les accusations de racisme et de brutalité lancées par les anti-racistes racisés du comité des Traoré que les écologistes radicaux ont contribué à faire émerger, lors des manifestations contre les violences policières de juin dernier.

«Les policiers sont choqués et en colère»

« Ce rétropédalage n’annule pas ce qu’il a dit. J’ai bien entendu ces propos sur la vidéo, c’est inadmissible et blessant », commente Christophe Henno, numéro 2 d’Alliance dans le 92.

Grégory Goupil, secrétaire national adjoint pour l’Ile-de-France va plus loin : « Les policiers sont choqués et en colère. Qu’un élu tienne des propos aussi scandaleux, ça nous révolte. Avec ce message, l’idéologie de ce maire est clairement affirmée : il est anti-police. Mais il vient d’être élu et six ans, c’est long. »

Position partagée à l’Unité SGP. « Un élu devrait œuvrer pour l’apaisement. Lui, avec ces propos intolérables, il met de l’huile sur le feu, au nom d’une idéologie », commente Mickaël Dequin, numéro un du SGP dans le département. Mais il se trouve que Colombes a élu un activiste qui ne tardera pas à refaire parler de lui.

Le ton est ensuite monté entre le responsable d’Alliance et trois adjoints de Patrick Chaimovitch, dépêchés pour faire amende honorable et nouer le dialogue.
Or, l‘agresseur s’est mis lâchement en congés. Fin de non-recevoir de la part des syndicats. « Parler avec ceux qui n’ont pas tenu les propos ? Ca n’a aucun sens », balaie Mickael Dequin.

« C’est la boulette. La grosse boulette »

En nombre sur le parvis de l’hôtel de ville, les élus d’opposition ont apporté leur soutien aux serviteurs de l’Etat agissant sur ordres de Castaner et Macron.

« Quand il était dans l’opposition, Patrick Chaimovitch votait systématiquement contre les moyens supplémentaires pour la police municipale, contre le développement de la vidéosurveillance, fait savoir Amélie Delattre (LR). Nos collègues n’en ont pas cru leurs oreilles à la cérémonie [la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv le 19 juillet au cours de laquelle Patrick Chaimovitch a tenu les propos outrageants »

Sur les bancs du parvis, les touristes, d’abord intrigués par l’arrivée des policiers mécontents, ont vite compris. « Ce qu’a dit le maire est honteux », assène une septuagénaire. « Nous, on est avec les policiers, on voit ce qu’ils font dans nos cités, heureusement qu’ils sont là. »

La gauche radicale se heurte à son plafond de Verts: Colombes, Coffin, 5G, vaccins…

Depuis la vague écologiste des municipales à la faveur d’une abstention historique, plusieurs maires écolos font polémique et se dressent en obstacle pour 2022.

Les ayatollahs verts se dévoilent.

Une menace de plainte brandie contre le ministre de l’Intérieur et une comparaison nauséabonde du nouveau maire de Colombes, suivie d’un piteux rétropédalage: EEKV détonne à gauche, faisant passer Mélenchon piur une dame patronesse. En établissant un parallèle douteux de préau de campagne electorale de la IVe République, entre les forces de l’ordre et la police de Vichy, le maire EELV de Colombes, Patrick Chaimovitch, a non seulement provoqué un scandale et déclenché la colère des policiers, mais il a aussi plongé sa famille politique dans l’embarras.

Depuis le soir du deuxième tour des municipales, la formation écologiste enfile bourdes et bavures pour des propos ou positions exprimés par ses élus restés irresponsables, comme au bon temps de leur activisme débridé.

C’est ainsi qu’on a vu le maire la pudeur de Grenoble, Eric Piole, prendre un raccourci à vélo entre le déploiement de la 5G et la consommation de vidéos pornographiques. Ou que la maire de Marseille, le docteur Michèle Rubirola – écologiste aux mains de l’extrême gauche – se faire rattraper par ses propos anti-vaccins.

Plus récemment, ce sont les méthodes de l’élue parisienne Alice Coffin, particulièrement active dans la mobilisation ayant conduit à la démission de Christophe Girard, son collègue socialuste au Conseil de Paris – une sorte de « mâle blanc » qui avait pourtant toutes les qualités requises pour plaire à une lesbienne – qui ont été vivement critiquées, au point que l’intéressée a dramatisé sa situation en se faisant placer sous protection policière – des femmes – après avoir reçu une avalanche d’insultes sur les réseaux sociaux, comme on dit, par facilité, mais bien au-delà.

Enfin dimanche, c’est le maire de Colombes Patrick Chaimovitch qui a scandalisé par ses allusions recuites et inappropriées, obligeant l’état-major écolo à le rappeler à la raison avec un petit stage de ré-éducation politique. “EELV est un parti républicain qui ne saurait tolérer aucune dérive sur les principes et les valeurs qui fondent notre République”, a notamment précisé, sur ke… réseau social Twitter, Yannick Jadot, inquiet d’apparaître pour ce qu’il est. Soucieux de ne pas se faire cramer par un camarade, il veille à conserver une chance à la présidentielle. Deux années sur des charbons ardents mais qui sentent déjà le roussi.

“Un effet mécanique”

Ces bavures d’élus, révélatrices d’EELV, parti de Julien Bayou, font le bonheur de la majorité, qui y voit l’occasion de mettre en évidence l’extrémisme de cette formation hégémonique, qui déborde de son champs de compétence, ajoutant la menace verte à la menace brune de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022.

Avec ses gros godillots, le député LREM Bruno Questel, absentéiste à l’Assemblée, s’ément avec la retenue qui le caractérise. “Entre écologie et radicalité, les EELV semblent se complaire dans la fange de la violence verbale et de la révision de l’histoire politique et sociale ; comme une forme d’extrémisme. Après la France insoumise et le Rassemblement national: jamais deux sans trois”, le Lyonnais fusille-t-il sur… Twitter, réseau social réhabilité pour l’occasion.

Dans sa tribune publiée dans Sud Ouest, le premier ministre Jean Castex y est également allé de son croche-patte. Le chef du gouvernement accuse les “tenants de l’écologie punitive” et d’une ”écologie moralisatrice, voire sectaire” d’avoir retardé la prise de conscience sur l’urgence climatique.

“On est habitués à ce procès en légitimité: c’est un effet mécanique. Quand une force politique commence à émerger et qu’elle dépasse la ligne de flottaison, ça éveille les inquiétudes et génère des attaques”, réplique l’eurodéputé EELV David Cormand.

“Cette volonté d’invisibiliser ou de caricaturer EELV, désigné comme une assemblée de farfelus [des ayatollahs, pour ne pas euphémiser le danger], confirme que le champ de bataille politique, aujourd’hui, est l’écologie”, estime l’ex-patron des Verts, qui veut croire, au vu des critiques que suscitent ses élus, à la preuve que la famille écolo est désormais prise au sérieux dans le jeu politique.

“Maintenant, notre principal défi, c’est de redoubler d’efforts pour arrêter de prêter le flanc aux critiques”, admet en revanche un cadre du parti, qui poursuit: “La situation politique dans laquelle nous sommes, fait qu’il y aura un effet loupe sur la moindre connerie qui sera dite ou faite par quelqu’un de chez nous. C’est un peu comme le cas de ces femmes qui arrivent aux cercles de décision d’une grande entreprise: elles sont – et bien malheureusement encore aujourd’hui – condamnées à faire mieux que les hommes qui l’entourent pour évoluer [du grain à moudre pour Alice Coffin (en anglais, ‘cercueil’ du parti) ]. A la moindre erreur, les attaques seront particulièrement cruelles. Pour nous, c’est pareil: on vient bousculer un pouvoir établi, donc on n’a pas le droit à l’erreur”.

Un activisme totalitaire

Outre leurs “erreurs”, le mode opératoire de ces élus radicaux de l’écologie, prétexte à la subversion, pour beaucoup issus du monde de l’activisme, ajoute la goutte de trop au vase plein de la politique selon Le Pen et Mélenchon. “Ce n’est pas ce qu’Alice Coffin défendait qui a provoqué toutes ces critiques. C’est le fait que sa parole ne rentrait pas dans le cadre habituel, raconte un ayatollah vert. Quand un militant arrive dans le monde politique, ça fout le bordel. Car, à l’inverse d’un professionnel de la politique, un militant, c’est intransigeant. Ça a ses inconvénients, c’est sûr. Mais de notre création au MacDo de José Bové, c’est ce que nous sommes”, tente d’analyser un cadre du parti.

“Nous sommes d’une famille [recomposée?] de pensée où le fait d’être élu ne nous dispense pas de notre action militante”, prévient David Cormand, qui appelle les siens à “assumer” et à ne pas “renoncer à la radicalité du changement qu’on propose”.

Faut-il en même temps que les écolos versent de l’eau de source dans leur vin vert en prévision de 2022? “Cette radicalité, elle doit être pragmatique”, indique encore David Cormand, admettant que son parti a parfois tendu le bâton pour se faire battre: “Il y a effectivement des antivax dont on aurait pu s’épargner la proximité”.

Il n’y a pas que sur les vaccins que les Verts seront attendus au tournant de la “dédiabolisation” ou de l’humanisation du parti des pastèques. Economie, sécurité, international… Outre le défi du quotidien, EELV devra aussi convaincre sur le régalien ce qui, au regard des propos du maire de Colombes sur les forces de l’ordre, reste à faire. Si possible !

Darmanin ne laisse pas passer l’attaque du maire… EELV de Colombes

Cet ayatollah vert a comparé des policiers à ceux de Vichy

Patrick Chaimovitch et sa suppléante, Hadjia Djebbari

Lors des commémorations de la rafle du Vel d’Hiv, Patrick Chaimovitch a dénoncé la politique migratoire française avec une comparaison qui a indigné les Français mentalement équilibrés et fait hurler les syndicats de police.

Le maire EELV de Colombes P. Chaimovitch a comparé les forces de l’ordre actuelles à celles de Vichy? Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé ce dimanche 26 juillet son intention de déposer plainte “si les propos scandaleux sont confirmés” et maintenus.

En annonçant l’engagement de sa ville au côté des sans-papiers à l’occasion des commémorations de la rafle du Vel d’Hiv, le 19 juillet, le nouveau maire de Colombes a dénoncé au passage la politique migratoire française et la réponse policière nationale.

[https://twitter.com/vpecresse/status/1287662848479506435?s=19]

“Les gendarmes français qui ont obéi aux ordres de leurs supérieurs en mettant en œuvre la rafle du Vel d’Hiv et d’autres encore (…) sont les ancêtres de ceux qui aujourd’hui, avec le même zèle, traquent les migrants, les sans-papiers, les déboutés des droits humains”, a déclaré l’édile. “Je suis persuadé que les ressorts qui ont permis la rafle du Vel d’Hiv il y a 78 ans sont toujours en œuvre dans nos sociétés contemporaines, en France et au-delà”, ajoute-t-il ensuite, comme on peut l’entendre dans un deuxième extrait plus long.

[ https://twitter.com/ZohraBitan/status/1287445513353256962?s=19%5D
Dans un tweet publié au lendemain des commémorations, Patrick Chaimovitch a très finement etabli un amalgame, expliquant avoir “fait le lien entre la Rafle du Vél d’Hiv et d’une part tous les génocides (…), d’autre part les migrants pourchassés partout en Europe parce qu’ils sont différents.”

[ https://twitter.com/pchaimovitch/status/1285170938603081730?s=19%5D

Cet extrait de son discours a été pointé

Deux jours plus tard sur Facebook, un soutien de Nicole Goueta, l’ancienne maire LR de Colombes a pointé ce délire.

Vous pouvez y entendre un dénigrement de nos forces de l’ordre par un comparatif inapproprié entre les arrestations des Juifs sous le gouvernement de Vichy en juillet 1942 et le contrôle en 2020 des sans-papiers”, écrit, sur le site de l’ancienne maire, Gaëlle Moncomble, “conseillère municipale déléguée”.

[ https://twitter.com/lucas_jaku/status/1287661618738991105?s=19%5D

La diffamation a pris de l’ampleur dimanche, lorsqu’elle a été connue, retweetée par une chroniqueuse vigilante des Grandes Gueules. Les propos ont suscité l’indignation des syndicats de police et celle du “premier flic de France”, Gérald Darmanin.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé son intention de déposer plainte contre le maire EELV “si les propos scandaleux et insupportables envers la police et la gendarmerie de la République sont confirmés”.

[ https://twitter.com/GDarmanin/status/1287498752652189696?s=19%5D

[ https://twitter.com/PoliceSynergie/status/1287435587096645635?s=19%5D

[https://twitter.com/PoliceSynergie/status/1287435587096645635?s=19]

« La victoire de l’écologie et des quartiers, » selon France bleu (Lisa Guyenne), le 30 juin. Les Hauts-de-France se sont ainsi dotés de leur premier maire encarté écologiste. Et gratiné! Il a la lourdeur intellectuelle de son physique.
Le candidat écolo qui a le plus bétonné dans l’Histoire de la ville de Colombes, en tant qu’urbaniste du maire socialiste (2008-2014) Philippe Sarre, revient avec l’équipe de son protecteur lequel avait mis la ville en quasi faillite !

Avec son commentaire éclairé, la radio publique participe également aux ruminations malsaines de la gauche et à la haine rance. Et nauséabonde.

Pédophilie: l’adjoint d’Hidalgo, Christophe Girard, est cité dans l’affaire Matzneff

L’adjoint à la Culture de la mairie socialiste de Paris, rattrapé par les écologistes rouges.

Christophe Girard avait éte le sujet d’un article du New York Times pour ses liens passés avec l’écrivain pédophile. Il se défend et se dit victime de « présomption de culpabilité ».

L’union des gauches n’aura duré que deux petits tours des municipales au conseil de Paris. Les élus écologistes, pourtant alliés de la maire Anne Hidalgo, lui demandent de suspendre de ses fonctions son adjoint à la Culture Christophe Girard, pacsé à Olivier (2013), entendu en mars dernier dans l’enquête « pour viols sur mineur(s) » qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff.

« Nous nous opposons à la nomination de Christophe Girard au sein de notre exécutif », écrivent les membres du groupe écologiste de Paris dans un courrier adressé dimanche à la maire de Paris et diffusé lundi 20 juillet sur Twitter par la conseillère de Paris Alice Coffin, Association des journalistes LGBT et activiste dans le collectif féministe La Barbe.

[ https://twitter.com/alicecoffin/status/1284917842484301824?s=19%5D

Partisans d’un retour à l’ordre moral mais alliés politiques à Anne Hidalgo durant l’entre-deux tours de l’élection municipale 2020, ces élus demandent la « suspension » de Christophe Girard et l’« ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la ville de Paris ».

Ils entendent également participer, aux côtés d’associations féministes, à un rassemblement jeudi à midi, en marge du premier Conseil de Paris de la nouvelle mandature, devant l’hôtel de ville, « pour réclamer le départ de Christophe Girard ».

L’intéressé entendu en mars par la police

Les enquêteurs ont interrogé en mars Christophe Girard, secrétaire général entre 1986 et 1987 de la maison Yves Saint Laurent, structure gérée par Pierre Bergé, qui a apporté un soutien financier à Gabriel Matzneff dans les années 1980, selon plusieurs témoins.

L’écrivain est visé par une enquête pour « viols sur mineurs » ouverte par le Parquet de Paris après la publication en janvier du roman autobiographique de Vanessa Springora dans lequelle elle décrit la relation sous emprise qu’il a entretenue, lorsqu’elle était mineure.

Bment sensible, il faut faire attention à ne pas mélanger tous les sujets », dans une allusion aux accusations de viol contre le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a suscité de nombreuses indignations et manifestations.

Les écolos radicaux demandent aussi l’« ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la Ville de Paris » (IGVP) et entendent participer, aux côtés d’associations féministes (comme ils le sont du comité Traoré) à un rassemblement qui aura lieu jeudi midi devant l’Hôtel de Ville pour réclamer son « départ »

Christophe Girard va de son côté déposer plainte « dans les prochains jours » pour diffamation, dénonçant « une vindicte militante cherchant à substituer le tribunal de la rue au tribunal judiciaire », a annoncé son avocate, Delphine Meillet, dans un communiqué. « Ces slogans sont diffamatoires à l’encontre de Christophe Girard en ce qu’ils assimilent celui-ci à un complice de pédocriminalité », explique Me Meillet, rappelant que son client « n’est mis en cause dans aucune enquête judiciaire » et a été « auditionné en qualité de simple témoin ».

Entendu comme témoin

Christophe Girard est un pilier historique de la mairie de Paris puisqu’il avait été nommé adjoint à la Culture par Bertrand Delanoë dès son élection en 2001, et l’est redevenu en septembre 2018 sous le premier mandat d’Anne Hidalgo, après avoir été maire du 4e arrondissement pendant le quinquennat de François Hollande. Il est notamment l’initiateur de la « Nuit blanche », manifestation artistique nocturne qui se tient chaque année dans la capitale.

Selon l’écrivain pédophile assumé, la maison Saint Laurent réglait ses factures alors qu’il résidait dans une chambre d’hôtel avec Vanessa Springora, alors âgée de 14 ans. Auprès du « New York Times », Gabriel Matzneff cite ces mots de Christophe Girard lui disant : « Nous nous occupons de tout, les repas, tout. […] Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup. »

« Nous nous occupons de tout, les repas, tout. […] Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup. »

L’écrivain précise que cet arrangement « a duré, je crois, deux ans, à peu près. » Dans « le Consentement », Vanessa Springora écrit que c’est grâce à ce séjour à l’hôtel Taranne, boulevard Saint-Germain dans le 6e arrondissement de Paris, que l’écrivain avait pu échapper à la police, qui avait entamé des perquisitions de son appartement.

Devenu adjoint à la mairie de Paris, Christophe Girard aurait ensuite fait pression en 2002 pour que Gabriel Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre national du Livre, selon une information révélée par le directeur du CNL dans un entretien avec l’Opinion.

Le 13 février, au surlendemain de l’enquête du « New York Times » qui lui a valu de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux, Christophe Girard répond dans une interview au « Parisien » il admet connaître Gabriel Matzneff, tout en minimisant son soutien et en appelant à « séparer l’œuvre de l’auteur ».Le 4 mars, il est entendu pendant quatre heures en tant que témoin sur cette affaire dans les locaux de l’Office central pour la Répression des Violences aux Personnes (OCRVP), à Nanterre.

Girard revendique un simple rôle d’intermédiaire

Le 7 mars, Christophe Girard fait l’objet d’un second article du « New York Times », qu’il a décidé de contacter après avoir refusé dans un premier temps de répondre aux questions du quotidien américain. « En dépit du fait qu’ils se connaissent de longue date, […] Christophe Girard nie quasiment toute connaissance des abus sexuels perpétrés par l’écrivain, qui écrit et s’exprime ouvertement sur sa pédophilie depuis les années 1970 et lui a même dédié l’un de ses ouvrages », résume l’article.

Le candide parisien affirme que la lecture du livre « le Consentement » lui a ouvert les yeux sur les agissements de Matzneff, et déclare : « C’est horrible. » Embarrassé, il dit même avoir proposé à Emmanuel Grégoire, le directeur de campagne d’Anne Hidalgo, de se retirer de la course. Mais la liste ‘Paris en Commun’ lui apporte son soutien dans un communiqué, arguant que son candidat n’a été qu’appelé à témoigner dans une affaire sans lien avec la liste.

Christophe Girard affirme en outre auNew York Time avoir découvert le nom de Gabriel Matzneff en 1986, à l’âge de 29 ans. Selon lui, c’est Pierre Bergé (ancien actionnaire de ‘L’Obs’,décédé en 2017) qui lui aurait demandé de prendre soin de l’écrivain, convalescent après une opération. Christophe Girard, qui revendique un simple rôle d’intermédiaire, dit n’avoir jamais lu le moindre ouvrage de Gabriel Matzneff, et cela, bien que ce dernier lui ait dédié son journal de l’époque, « la Prunelle de mes yeux », paru en 1993 et qui détaille dans le menu sa relation avec Vanessa Springora.

En février, il déclarait pourtant au journal Le Parisien:

« Je n’ai lu aucun livre de Gabriel Matzneff, sauf ″la Prunelle de mes yeux″, et seulement partiellement. […] Mais j’ai presque tous ses livres. Il me les a offerts. »

Voici un extrait du résumé, signé Matzneff, qui apparaît sur la quatrième de couverture de l’édition Folio de cet ouvrage, initialement publié dans la collection « l’Infini » dirigée par Philippe Sollers :

« Ce charmant Christophe Girard » est même cité dans l’ouvrage, rappelait Mediapart en mars, assurant à Matzneff, à qui il vient d’annoncer que la Fondation Saint Laurent prend en charge sa chambre : « Ainsi vous ne serez pas obligé de regagner votre grenier inconfortable. Restez au Taranne aussi longtemps que vous voudrez, poursuivez votre convalescence paisiblement. […] Ne nous remerciez pas, c’est peu de chose à comparaison du bonheur que nous donnent vos livres.

Girard dit également n’avoir jamais entendu parler des agissements pédocriminels de Matzneff avant 2013, au moment de la polémique sur l’obtention de son prix Renaudot. Il exprime auprès du quotidien américain ses regrets de ne pas avoir pris position publiquement contre l’écrivain, avant de se dédouaner : « Est-ce que moi, je dois être le chevalier blanc de la morale française ? »

Toujours auprès du « New York Times », Christophe Girard admet tutoyer Gabriel Matzneff et avoir dîné avec lui fin 2019, mais ne pas le considérer comme un ami.

« Présomption de culpabilité »

Le 28 juin, il est réélu au conseil de Paris et renommé dans la foulée adjoint à la Culture par Anne Hidalgo. Dans une lettre adressée dimanche 19 juillet à la maire de Paris, les élus écologistes écrivent :

« Trois ans après MeToo, après la discussion publique provoquée par la publication de l’ouvrage le Consentement de Vanessa Springora, quelques mois après la terrible cérémonie des César, quelques jours après la nomination d’un ministre faisant l’objet d’une instruction pour viol et harcèlement sexuel, la mairie de Paris ne peut pas, ne doit pas, prendre une position hostile aux revendications féministes. Il en va de notre cohérence politique.

Interrogé lundi, le premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire a tenu à rappeler qu’il « n’y a aucun reproche qui a été formulé [à Christophe Girard] puisqu’il n’a ni le statut de témoin assisté, ni de mis en examen », depuis son audition. Il n’y a « aucune raison d’écarter Christophe Girard de notre équipe, pour des raisons juridiques, morales et éthiques », a-t-il estimé, en demandant à « faire attention à ne pas mélanger tous les sujets ». Ni mentionner les moeurs sexuelles de l’écologiste Daniel Cohn-Bendit?

Invité sur le plateau d’Europe 1 ce mercredi, Christophe Girard s’est de nouveau défendu en dénonçant l’existence d’une « justice des réseaux sociaux ».

« Cette nouvelle justice, cette manière de considérer que la présomption n’est plus d’innocence mais de culpabilité, est un fait très grave dans nos démocraties », estime l’élu, évoquant la « cancel culture » venue des Etats-Unis, mais aussi la Terreur et les comités de salut public de l’époque de la Révolution française.

Investigations autour de la sénatrice Samia Ghali pour des soupçons de fraude aux procurations

Printemps marseillais’ pourri: l’alliée de Rubirola assure être non polluante 

La petite Samia allait à la pêche aux procurations en eaux troubles

L’union des gauches, un poisson qui pourrit déjà par la tête


Des soupçons de fraudes aux procurations dans l’entourage de Samia Ghali occupent les inspecteurs de la police judiciaire de Marseille. Les élections municipales à Marseille qui ont porté le ‘Printemps marseillais’ samedi à la mairie, en la personne de l’écologiste Michèle Rubirola, les rebondissements continuent avec ces soupçons de fraude aux procurations. 


La sénatrice Samia Ghali qui a offert la victoire à Michèle Rubirola avec les votes de ses huit colistiers en échange du poste de deuxième adjointe à la mairie est au coeur d’une méchante affaire. Les nazis sont sans doute à la manoeuvre…. 

Perquisitions au commissariat de son secteur

Ghali (g) et Rubirola (d)

Selon Le Media, indépendant – mais néanmoins bolivarien – et alternatif et La Provence, quotidien régional, les enquêteurs de la brigade financière ont perquisitionné le commissariat du 15e arrondissement samedi, et quatre policiers doivent être auditionnés ce lundi. 

Un signalement d’une quinzaine de jours pointerait du doigt plusieurs dizaines de procurations faxées directement au commissariat par l’entourage de la candidate. *La procureur de la République, Dominique Laurens, avait ouvert une enquête pour « faux et usage de faux » et « manœuvres frauduleuses », après des révélations de la presse sur des soupçons de fraude aux procurations chez Les Républicains.

Municipales 2020: les vainqueurs sont-ils ceux qu’on dit ?

Les mises en lumière des media écrasent la réalité


Les écolos ont bénéficié de coups de projecteurs avant, pendant et après le scrutin, mais la vérité est moins flatteuse

La « vague verte » n’est pas la déferlante annoncée, puis vantée, le PS et LR n’ont pas disparu, la ville de plus de 100.000 habitants décrochée pour la première fois par le RN est un mirage et le parti présidentiel repart gros-jean comme devant… Mais au lendemain du second tour des élections municipales du dimanche 28 juin, toutes les formations politiques trouvent des raisons de crier victoire, validant sa stratégie en vue de la présidentielle de 2022.
Mais qu’en est-il vraiment ? Pas facile d’y voir clair depuis que le candidat Macron a brouillé les cartes en 2017 avec des traversées de rues hors des clous à la faveur de rideaux de fumée rendant tout raisonnement trouble. Le monde politique était essentiellement bipartite. Macron l’a éclaté, balkanisant le paysage de la France. 
Le soir des résultats a toutefois conservé sont lot habituel de de mauvaise foi et de vérité. Le politologue Martial Foucault, directeur du Cevipof de Sciences Po Paris observe que « le constat peut varier selon que l’on regarde les résultats en nombre de villes gagnées, en nombre de voix ou en nombre de conseillers municipaux. Certains partis peuvent aussi interpréter comme une victoire une défaite moindre qu’annoncé. »


La vague verte écolo n’est pas le tsunami prédit

Les candidats écologistes ont réussi en zone urbaine, dimache, remportant 7 des 42 villes françaises de plus de 100 000 habitants, et parmi les plus « bourgeois-bohême » (bobo-intello) : Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Tours, Annecy,  Besançon faisant exception (comme Aix-en-Provence qui, à l’inverse, n’a pas basculé), en plus de Grenoble, déjà conquise en 2014 et conservée. Illustration graphique


Pour Martial Foucault, il s’agit d’un « tour de force historique », d’autant que le scrutin municipal et son mode de scrutin majoritaire à deux tours avantage généralement les grandes formations politiques. Or, pour la première fois, EELV a « réussi à enjamber cette barrière institutionnelle », note-t-il. De bon augure à l’approche des élections régionales et départementales en 2021.  Si toutefois leurs alliances municipales ne les entraînent pas sur leur pente naturelle punitive. 
Car cette analyse doit être nuancée, estime Emeric Bréhier : « Hormis à Lyon et à Strasbourg, leurs conquêtes sont le fruit d’unions à gauche dès le premier tour. Et ils n’ont pas réussi à inverser le rapport de force avec le PS dans des villes comme Nantes, Rennes ou Rouen, qu’ils estimaient gagnables. »
<br>Surtout, la poussée écologiste est restée cantonnée aux centres-villes. 

« Leur succès est bien moindre dans les périphéries », observe Emeric Bréhier. Si les Verts ont gagné sept grandes villes, ils n’en dirigeront pas forcément les agglomérations. Or, c’est souvent à cet échelon intercommunal que se prennent les décisions en termes de transports ou d’urbanisme, thématiques incontournables dans les programmes écolos.
Quant aux villes moyennes et aux plus petites communes, le bilan est encore moins flatteur. Sur les 3.168 villes en France qui comptent plus de 3.500 habitants, EELV n’en a remporté qu’une trentaine, soit moins de 1%. Au niveau national, le succès vert tient donc davantage de la vaguelette que du raz-de-marée.

Illustration graphique

Malgré la victoire à Perpignan, le recul du RN

La stratégie de l’ex-Front National était de présenter moins de candidats qu’en 2014 pour se concentrer sur des villes prenables. Mais, à l’issue du scrutin, le Rassemblement national est vainqueur à Perpignan (120.000 habitants) et dans la plupart des villes conquises en 2014 (Fréjus, Beaucaire, Hénin-Beaumont, Hayange, etc.), mais perd Mantes-la-Ville (Yvelines) au profit d’un Div C, soutenu par la gauche), Le Luc (Var), également au profit d’une liste Divers Centre, ainsi que le 7e secteur de Marseille, remporté par la liste Les Républicains du général de gendarmerie David Galtier. Les quelques nouvelles prises comme Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) et Moissac (Tarn-et-Garonne) ne compensent pas forcément les échecs enregistrés à Carpentras (Vaucluse), Vauvert (Gard) ou Sète (Hérault).
Derrière la victoire très symbolique de Louis Aliot à Perpignan, le parti de Marine Le Pen subit « une défaite en termes d’ancrage territorial », selon Martial Foucault. Ainsi, en six ans, le RN enregistre-t-il un net recul en nombre d’élus. En 2014, il avait remporté 1.438 sièges dans les conseils municipaux de 463 communes. En 2020, il n’en compte plus que 827 dans 271 villes… Un comparatif trompeur, car si on considère un nombre de villes identique, les élus municipaux sont  équivalents en nombre! .

L\'évolution du nombre de conseillers municipaux du Rassemblement national entre 2014 et 2020.
L’évolution du nombre de conseillers municipaux du Rassemblement national entre 2014 et 2020. (FRANCEINFO)

Les arrogants de LREM se sont pris une veste 


Les élections municipales n’ont pas permis au parti du président de s’ancrer. En ne gagnant aucune grande ville, LREM prend une gifle magistrale, à la mesure de l’impopularité du président Macron. Le coup d’arrête à la marche de la majorité inquiète l’Elysée, son électorat potentiel se situant précisément dans ces métropoles. Martial Foucault attribue la faute à un casting organisé depuis Paris, évidemment sans connexion avec le tissu associatif local, lequel n’existe pas ! Aux nombreuses candidatures dissidentes se sont ajoutées des stratégies d’entre-deux-tours illisibles ou franchement désastreuses.

Deux jours avant le second tour, le délégué général du parti, Stanislas Guerini maintenait être en mesure d’atteindre le chiffre de 10.000 élus municipaux. Malgré plus de 6.000 adhérents élus dès le premier tour, , iIl n’était même pas certain que cette modeste jauge soit atteinte : la France compte quelque 500.000 conseillers municipaux. 
Pour vérifier ces propos, il faudrait avoir accès au fichier des adhérents LREM…

En revanche, lorsqu’on analyse les résultats des élections municipales, en utilisant la nuance politique « LREM » attribuée par le ministère, on est (très) loin du compte. Seules 9 villes ont été remportées par des candidats qui ne dissimulaient pas leur allégeance à LREM. L’étiquette LREM avait un effet repoussoir: à Paris, Buzyn, Schiappa et Pannier-Runacher, membres du gouvernement, ont compris leur douleur…Et du côté des élus municipaux, on en compte seulement… 693: 150 de moins que le RN…. Bon nombre d’élus soutenus ou investis par La République en marche étaient dissimulés sous une étiquette centriste. Les comptes sont donc encore plus trompeurs qu’il apparaît.


Les partis historiques, à gauche et à droite, maintiennent leurs positions

Les Républicains comptaient sur le temps et ces élections municipales pour retrouver leur bonne mine. « On renoue avec la victoire », s’est exclamé Christian Jacob. Le patron du parti peut revendiquer la victoire dans « plus de la moitié des villes de plus de 9.000 habitants ». Les villes données perdues d’avance sont restées dans le giron de la droite républicaine: Aix-en-Provence ou Toulouse.


Au PS, le premier secrétaire, Olivier Faure, a salué un « immense élan social-écologique ».


Les résultats montrent une très grande stabilité. 

La proportion de maires sortants réélus « est encore plus importante que d’habitude » – 83% selon les calculs du Figaro -, note Emeric Bréhier. « Les alternances reçoivent davantage d’attention médiatique, surtout dans les métropoles, mais concernent une minorité de villes », confirme Martial Foucault.
Comme le montre le graphique, ci-dessous, la droite et la gauche maintiennent globalement leurs positions, avec peu de bascules dans un sens ou dans l’autre par rapport au scrutin de 2014, lors duquel la droite avait enregistré une victoire probante sur la gauche. Parmi les 3.168 communes de plus de 3.500 habitants concernées par le nuançage politique,  83 passent de gauche à droite, comme ce fut le cas à Metz. Et 115 passent de droite à gauche, comme Villejuif ou Quimper. https://flo.uri.sh/visualisation/3037960/embed

A noter toutefois, en 2020, une plus grande proportion de listes gagnantes sous l’étiquette « divers gauche » ou « divers droite », « un signe de l’affaissement des structures partisanes », selon Emeric Bréhier. Ou de la confusion créée par Macron et ses listes masquées.

Au final, la droite reste la principale force municipale, surtout dans les villes moyennes. La gauche, elle, conserve ses bastions et progresse dans les grandes villes.https://flo.uri.sh/visualisation/3037750/embed

La recomposition politique voulue par Macron, inconnu en 2017, a-t-elle vécu ?

« Il ne faut surtout pas tirer de conclusions nationales. Les résultats des élections municipales sont un très mauvais critère pour prédire le vainqueur de l’élection présidentielle suivante », met en garde Martial Foucault (CEVIPOF, rattaché au CNRS ).
« On est en train d’assister (peut-être provisoirement) à la fin du parallélisme entre la vie politique nationale et les vies politiques locales. Il y a une décorrélation de plus en plus forte », estime Emeric Bréhier. 
Interrogeant sur la validité des schémas figés de l’IFOP, son sondage paru le 22 juin sur l’élection présidentielle de 2022 tient toujours absolument à placer d’ailleurs Emmanuel Macron et Marine Le Pen loin devant les autres prétendants éventuels. « Les trois partis qui ont perdu ces municipales (LREM, le RN et La France insoumise) totalisent 65% à 67% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, » annonce déjà Emeric Bréhier, deux ans avant l’heure.

La « marée populaire » anti-Macron dans la rue : « petit coefficient de marée, » raille Philippe

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

blog -Macron 1er fustige par la maree populaire du 26 mai 2018Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000.

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,


blog -Melenchon et ses Amazones-26mai2018
Mélenchon et ses Amazones, le 26 mai 2018

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000. 

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,

 

le collectif de partis (les révolutionnaires communistes (LFI et PCF) et  trotskistes (NPA), altermondialistes (EELV) et socialistes radicaux (Générations) …), d’associations (Attac, Amis de la terre, Mouvement de la paix (communiste)…), et de syndicats (CGT et FSU, Solidaires et Sud PTT ou étudiants (Unef) a salué « une très large participation citoyenne » et promis de « continuer, plus déterminés que jamais« .  Mais sous d’autres formes…

Concédant « un peu moins » de manifestants que pour « la fête à Macron » à Paris, Benoît Hamon a estimé samedi soir sur BFMTV qu’il faudra « sans doute qu’on cherche à diversifier les formes d’action« . Les organisateurs doivent se retrouver lundi pour faire le point.

« La marée monte progressivement » et « c’était une étape importante », a maintenu Alexis Corbière (LFI), ex-squatteur de HLM parisienne.

« C’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », a raillé le Premier ministre et ancien maire du Havre

blog -Macron impact balle entre deux yeux sur effigie-mai2018Il a surtout épinglé le « jeu dangereux » de certains qui « attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes« , a-t-il dénoncé dans le JDD, allusion notamment à la France Insoumise.

Pour le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la mobilisation parisienne, « finalement assez mince »,  montre « peut-être » que  des manifestants potentiels renoncent par crainte de « violences », ou, en deuxième hypothèse, qu' »ils commencent à voir les premiers effets de la politique menée par ce gouvernement« .

A Paris, des hospitaliers, retraités, chercheurs, salariés d’Air France ou d’Aéroports de Paris, cheminots ont défilé de la gare de l’Est à Bastille. « Macron, méprisant de la République », brocardait une pancarte du PCF représentant Emmanuel Macron en monarque. « Mai 1968, Mai 2018: 50 fois plus de raisons de se révolter », affichaient des autocollants de Lutte ouvrière.

« Jupiter, on va te faire redescendre sur terre », « Macron usurpateur des voix du peuple de gauche« , ou « SNCF mon amour », pouvait-on lire à Nantes.

La CGT s’est mobilisée pour « une autre politique sociale car la politique pour les riches, ça suffit », selon Philippe Martinez, son secrétaire général. FO, la CFDT, l’UNSA avaient refusé de participer, comme le PS.

« Formez ce front populaire dont le peuple a besoin », a exhorté Mélenchon à Marseille.

Face au gouvernement, « il faut que la tête dure de Monsieur Emmanuel Macron entende ce message du peuple populaire, comme on dit ». 

blog -effigie Macron brulee Pl Nation Paris-1ermai2018Dans une ambiance printanière, entre 5.000 et 8.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont défilé à Toulouse autour d’une pieuvre géante à l’effigie de Macron, brandissant une étiquette de « fainéant », « cynique », « cheminot, « précaire », « soignant » ou « retraité ».

A Nantes, des incidents ont éclaté lorsqu’une centaine de révolutionnaires anarchistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture. De nombreux manifestants arboraient un gant rouge, en soutien à l’étudiant qui a eu la main arrachée mardi à Notre-Dame-des-Landes en ramassant, pense-t-on, une grenade.

Par avance, depuis la Russie, Macron avait lancé un défi assurant vendredi que la marée humaine, « ça ne nous arrête pas ». « J’écoute les gens en permanence, » bien que « rencontrer » ne soit pas synonyme d' »écouter », mais « ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique« , avait estimé le président.

Assurant le service après-vente de la parole jupitérienne, samedi sur Twitter, le patron de LREM Christophe Castaner a fustigé certaines attaques symboliques contre Emmanuel Macron: « Pendaison de l’effigie du président de la République. Sa marionnette brûlée. Le président représenté en nazi avec brassard israélien. Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse ? #MareePopulaire #manifestation » Castaner occultant donc l’impact de balle entre les deux yeux du président sur une effigie.

Manifestation du 26 mai: 31.700 manifestants ne font pas une « marée populaire »

La « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est 21.000 manifestants la préfecture de police

blog -maree populaire-rassemblement du 26 mai 2018 vs politique Macron.jpgLa CGT en a compté environ 4 fois plus, 80.000, samedi 26 mai dans les rues de Paris, loin devant les 31.700 manifestants, selon le comptage « indépendant » réalisé par le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de media, soit le service public de franceinfo, AFP, Le Monde, Libération,…

Ce comptage censé être “indépendant” est effectué par la société privée de sondage Occurence dirigée par Yoel Adary.

Depuis 20 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international pour mesurer la performance de leurs actions de communication et éclairer leurs décisions stratégiques.

Sur son site internet, cette société affiche ses références (à droite), se vante d’avoir déjà procédé à des comptages (à l’aide de laser et de micro comptage) et d’être le plus souvent proche des chiffres de la police. Sans surprise, ce soir les chiffres d’Occurence publiés apparaissent inférieurs à ceux de la police.

La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage. Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués [par la police] et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rendent directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. Et que  donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège.

La société Occurence a été interpellée sur la question des rassemblements statiques. Elle répond qu’un comptage par surface et densité de population est possible et rigoureux. 

Il s’agit d’une participation en recul par rapport à la Fête à Macron, le 5 mai, qui avait rassemblé 38.900 opposants à Paris, selon Occurrence (40.000 selon la préfecture, 160.000 selon les organisateurs).

Une « super fête à Macron », selon Jean-Luc Mélenchon

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré, le 26 mai 2018.Des partis politiques (PCF, EELV, Génération.s, ou NPA) ont participé à ce rassemblement, mais aussi des syndicats (les communistes CGT ou FSU et les révolutionnaires trotskistes Solidaires ou Sud PTT,  les magistrats « rouges » du  SM,  l’UNEF, ainsi que des associations, telles les écologistes radicaux ‘Les Amis de la terre’ et les communistes du « Mouvement de la paix’ ou les altermondialistes d’ATTAC .

A l’inverse de la CGT, l’UNSA, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés de samedi, tout comme le PS.

Quelques incidents à Paris et à Nantes.

39 opposants anti-républicains à Macron ont été interpellés dans la manifestation parisienne, selon la préfecture de police, pour « groupement en vue de commettre des dégradations » ou « port d’armes par destination« .

Au moins 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue. En effet, la vitrine d’une agence d’assurances, ainsi que deux abribus ont été dégradés pendant le cortège.
Un policier a été blessé et se trouve en état d’« urgence relative ».

A Nantes, des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage d’une lance à eau.

Emmanuel Macron répond par avance.

« J’écoute les gens en permanence », mais « écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique et donc j’assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu’on l’a trop fait », avait anticipé le président de la République.

Avions Rafale: dénigrement de la technologie française par Europe Ecologie-les Verts

Hollande veut « en finir avec le dénigrement et le découragement » ?

Il faudra commencer par en finir avec les altermondialistes !

Les ventes du Rafale décollent

Les bonnes intentions de François Hollande se heurtent d’abord aux écolos radicaux. Dressant le bilan de l’année passée lors des traditionnels vœux de nouvel an, le président a observé que 2014 a été « une année rude » mais qu’il avait « tenu bon et suivi fermement le cap », a expliqué vouloir « en finir avec le dénigrement et le découragement » en France, expliquant notamment qu’il veut « avancer, faire preuve d’audace, refuser le statu quo ». Il a aussi insisté sur le grand rendez-vous de la fin d’année 2015, la conférence sur le climat à Paris fin 2015. 

Les écolos les plus proches du Front de gauche (PCF et Mélenchon) ne cessent de tirer à boulets rouges sur Valls et son équipe socio-libérale, quelles que soient les engagements internationaux de la France et alors que certains élus EELV ambitionnent d’entrer au gouvernement après les départementales.

Le Rafale est un « ratage industriel », selon Emmanuelle Cosse (EELV)

Emmanuelle Cosse déblatère sur la vente de 24 Rafale français à l’Egypte. L’appareil est « un ratage industriel« , estime la secrétaire nationale de EELV. « Trente ans pour vendre 24 Rafale », a ironisé la responsable écologiste sur France Info, prenant pour cible un produit français disponible depuis 2002. « Il y a un an, j’ai traité le Rafale de ratage industriel français. Je le maintiens », se félicite-t-elle. 
E. Cosse veut également ignorer que le Rafale est le résultat d’un programme lancé au milieu des années 1980, sous la présidence du socialiste François Mitterrand, pour l’uniformisation des forces armées françaises.

Or, les ventes de cet avion de chasse ont longtemps souffert de leur avance technologique et de leur prix élevé. Le Rafale reste
à la pointe, visant en effet à remplacer, à l’horizon 2025-2030, les sept types d’aéronefs en service jusqu’alors dans l’Armée de l’air et la Marine nationale.

L’altermondialiste 
méprise clairement l’expertise des techniciens et ingénieurs de son pays, de Dassault  

« On peut s’interroger sur pourquoi on a autant investi dans cet avion »

La patronne des Verts s’en prend en fait à la décision de Charles Hernu, ministre de la Défense de Mitterrand, qui, le 12 décembre 1982, annonça à l’Assemblée nationale française que si ses partenaires européens, Royaume Uni et Allemagne, renonçaient à sa construction, « la France construira seule si nécessaire l’ACX », futur Rafale. Et en août 1985, Charles Hernu annonça le retrait de la France du programme européen, ce qui conduisit au lancement de deux programmes distincts, l’Eurofighter et le Rafale.

Politicienne que l’idéologie fait sortir des radars de la réalité, l’écolo fielleuse préfère-t-elle que l’Egypte achète l’Eurofighter, concurrent du Rafale? L’accord de vente en date du 16 février 2015 a été signé pour un montant de 5 milliards d’euros incluant notamment 24 rafales (mais aussi une frégate FREMM et des missiles).

EELV 
s’étonne que l’achat d’avions de chasse à la France soit la « priorité » égyptienne.
La critique émane encore d’Emmanuelle Cosse. 
Mais une certaine presse dénigre pareillement, raillant au passage certains confrères. Ainsi L’obs écrit-il:  » Les cocoricos fusent pour célébrer la prouesse de la société Dassault : enfin le Rafale a trouvé preneur. L’Egypte serait prête à en acheter un bon paquet : 24. ‘Une autre bonne nouvelle,’ nous dit Europe 1. On vante partout le « fleuron » (en fait, un énorme fiasco industriel) qui, « de l’Afghanistan à l’Irak, a fait ses preuves » (dixit « Le Figaro », journal de l’industriel qui produit le « fleuron », Dassault), lit-on dans l’hebdomadaire racheté, avant son crash, par un trio d’investisseurs multimillionnaires, Niel (Free), Bergé (luxe) et Pigasse (banque), ces deux derniers venant de critiquer, dans l’affaire SwissLeaks, les délations du journal Le Monde, dont ils sont aussi les actionnaires principaux…

Mais Noël Mamère (EELV) a encore dérapé
Mamère regarde l’heure, comme
DSK fréquente des « libertines »…

Mamère regarde l’heure,
comme DSK fréquente des « libertines »…

Bien qu’élu de la région de Bordeaux où est produit le Rafale, l’amer Mamère dénonce son pays devenu ces dernières années « le troisième marchand d’armes au monde ». 

« On n’a pas à se féliciter d’être devenus des VRP de la mort », condamne le député EELV de Gironde. Et d’ajouter, visant cette fois l’Egypte, qu’ils ont été vendus à « un dictateur », entre autres « crapules de la planète » (2011, à propos de la Tunisie… C’est le même qui, en janvier 2013 sur France 2, accusait François Hollande d’être « le soutien des généraux qui tuent le peuple algérien » et « qui se sont servis de ces gens [AQMI, MUJAO, ANSAR DINE] qui les ont nourris, qui les ont alimentés [et] qui ont destabilisé une partie du Sahel et qui se sont servis d’eux pour mieux tenir le peuple algérien en servitude […]. »
Contrairement à ce qu’il avait annoncé, le maire écologiste de Bègles, Noël Mamère, n’a pas abandonné son mandat de député. « Crapule de la planète » écolo? 

L’effet Moscovici dans le Doubs: le PS recule devant le FN

La législative partielle qui confirme le rejet du PS

La 4e circonscription du Doubs, celle de Moscovici, ex-ministre de l’Economie de Hollande, risque de passer au FN

Inversion des tendances PS-FN entre 2012 et 2015

En 2012, Pierre Moscovici (PS), c’était 40,81% des suffrages exprimés au 1er tour, quand le FN atteignait 23,87% et l’UMP 23,21%. L’abstention était à 39,50%.

En 2015, le FN double largement le PS avec 32,6% des voix contre 28,85% au candidat du PS, l’UMP gagnant quelques points, à 26,54%, devant les dix autres candidats qui totalisent près de 12% des votes. Le taux d’abstention reste très élevé (60,44 %), comme en 2012: seuls 39,56 % des électeurs se sont déplacés jusqu’aux urnes ce dimanche 1er février 2015.

Selon les résultats communiqués par la préfecture du Doubs, la candidate FN Sophie Montel (32,6%) devance le candidat PS Frédéric Barbier (28,85%), et tous deux seront les seuls à pouvoir se présenter au second tour, la qualification pour le second tour exigeant de réunir au moins 12,5% des voix des inscrits.

Les enseignements du 1er tourblog -Doubs-elections-resultats-presidentielle 2012-europeennes 2014

Le PS perd près de 12 points, tandis que le FN en gagne plus de 8,5.

Le retour de balancier n’est pas encore engagé après 12 défaites aux 13 législatives partielles depuis 2012, dont six fois dès le premier tour. La descente aux enfers du PS n’est donc pas stoppée. Comme le montre le graphique ci-dessus, la surprise du PS est grande au vu de son résultat du 1er février, alors qu’il était en chute libre dans le département lors des Européennes de 2014, avec le syndicaliste CFDT Edouard Martin(14,14%) contre l’UMP Nadine Morano (24,39%) et le FN Florian Philippot (26,77%).
D’autant que, ce dimanche, Laurent Marcangeli, le député UMP de Corse-du-Sud, a remporté la municipale partielle d’Ajaccio avec 59,5% des voix, battant l’ancien maire DVG Simon Renucci (40,5%).

En deux ans et demi, le PS a ainsi perdu douze points dans cette circonscription du Doubs longtemps acquise au socialiste Pierre Moscovici, parti siéger à la Commission européenne à Bruxelles.
Revigoré par la remontée du gouvernement dans les sondages à chaud, après la réussite des forces de police antiterroriste face aux attentats sanglants de djihadistes de France à Paris, et par la manifestation d’unité républicaine dans la réprobation générale du terrorisme, le 11 janvier, le PS espère pouvoir surfer sur les circonstances. Malgré son score inférieur de 13 points ce dimanchele Parti socialiste espère rassembler les électeurs de gauche sur son candidat au second tour, alors qu’à Paris Cécile Duflot tourne le dos au PS et que le NPA refuse tout accord électoral avec le Front de gauche des communistes et de Mélenchon…

L’effet Syriza apparaît nul sur le Front de gauche

Manuel Valls, le premier ministre, a fait campagne pour son candidat PS dans le Doubs
mais la CGT-mines et énergie a plongé la salle du meeting
dans le noir…

Autre effet escompté, celui d’une éventuelle influence sur l’électorat du Doubs de la victoire en Grèce du parti d’extrême gauche Syriza, saluée par Mélenchon et le PCF. Vincent Adami, le candidat du Front de Gauche, espérait bénéficier d’un surcroît de mobilisation en obtenant le soutien affiché du parti d’Alexis Tsipras au lendemain d’une manifestation monstre du parti anti-austérité espagnol Podemos.
Il n’en a rien été. Le Front de Gauche n’a guère progressé par rapport à 2012 en attirant à peine 3,66% des suffrages exprimés. Soit à peine 0,5 point de plus qu’il y a deux ans et demi. Dans la soirée, le Front de Gauche n’avait toujours pas donné de consigne de vote pour le second tour. Les écologistes radicaux d’Europe-Ecologie Les Verts, qui a stagné à 3,11% des voix, a immédiatement appelé à voter pour le candidat socialiste face au Front national.

Manuel Valls travaille le dimanche pour faire campagne dans le Doubs.
Mais les démocrates de la CGT lui coupent l’électricité et
Manu prend son mal en patience dans son coin, à droite…

La prochaine législative partielle

Elle doit être organisée dans l’Aveyron pour pourvoir au remplacement d’Alain Marc, vice-président du Conseil général de l’Aveyron, élu au Sénat à compter du 1er octobre 2014. Le maire PS de Saint-Affrique, Alain Fauconnier, a déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel concernant l’élection en tant que sénateurs de Jean-Claude Luche (UDI) et Alain Marc (Parti radical valoisien), deux sièges jusqu’ici détenus par la gauche. Les électeurs seront convoqués une fois purgés les contentieux électoraux relatifs à l’élection sénatoriale.

Dépitée, Duflot se tourne vers Mélenchon

Europe écologie-les Verts suivra-t-il comme un seul homme?

L’extrême gauche est en cours de restructuration

Duflot, verte morose

Duflot se révèle plus rouge que verte…

La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes à la gauche extrême en France. Au point d’aller vers une alliance entre le Parti de gauche et les écologistes radicaux ?
Au lendemain de la victoire d’Alexis Tsipras et de Syriza, son parti d’extrême gauche, aux élections législatives grecques, le PS affecte la satisfaction, bien que le Pasok (son homologue socialiste grec) l’ait laminé – il ne recueille que… 5% – la gauche anti-républicaine affiche sa jubilation en France. « Une très bonne nouvelle », a salué le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lundi au micro d’Europe 1.

Mais Syriza pourrait-il faire des émules dans l’Hexagone ? Et s’allier Debout la France (DLF), comme le parti « Grecs indépendants« , souverainiste et anti-immigration, allié de circonstance de Syriza ? Et dans ce cas, qui sera le Tsipras français ? Dupont-Aignan ?…
Jean-Luc Mélenchon, qui rêve d’une grande coalition de gauche alternative au PS, s’y voit déjà. Quant à l’écologiste Cécile Duflot, elle se dit prête à le rejoindre, en vue de l’élection présidentielle de 2017.
Mais est-elle capable d’entraîner derrière elle la majorité des membres d’EELV ?

La gauche se tsiprasera-t-elle ?

« Envisager une candidature commune » en 2017.
Les appels du pied sont venus de Mélenchon. « Je veux que nous gouvernions ce pays pour refonder l’Europe. J’ai toujours voulu gouverner. Ça, je l’ai en commun avec Cécile Duflot : nous ne sommes pas de cette vieille gauche purement protestataire« , a confié l’eurodéputé au Journal du dimanche. « En 2017, on peut envisager une candidature commune de ce nouvel espace ».

Qu’en pense Cécile Duflot, qui avait participé lundi dernier à Paris à un meeting de soutien à Syriza, au côté de Mélenchon, du Parti communiste et de certains élus de la gauche du PS ? En novembre, l’ancienne ministre s’était trouvé « les épaules » pour être candidate à l’élection présidentielle. Son bilan au logement dans le gouvernement Ayrault ne plaide pourtant pas en sa faveur… Abattue, la députée EELV serait prête à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon.
« L’effet Duflot ». En coulisses, Cécile Duflot ironise : « Est-ce que vous avez vu l’effet Duflot ? Jean-Luc a arrêté d’insulter Hollande ». L’alliance reste dans les cartons. En ressortira-t-elle lors des premiers résultats des élections départementales de mars ?

Le groupe EELV se déchire à l’Assemblée nationale

La crise entre écologistes éclate au grand jour

Les terroristes ne sont pas tous musulmans et les ayatollahs d’EELV le prouvent.

Waterloo de Cécile Duflot, au banc des accusés à l'Assemblée nationale
Waterloo de Cécile Duflot, au banc des accusés à l’Assemblée nationale

Les tomates bio des écologistes volaient bas jeudi 23 janvier à l’Assemblée nationale. Réuni en « séminaire » (sic) toute la matinée, le groupe de députés EELV a échangé des mots extrêmement durs sur la position à tenir lors du vote de la loi Macron. Une partie des députés reproche son totalitarisme à Cécile Duflot qui met la pression pour que l’ensemble du groupe s’oppose à la loi du ministre de l’Économie. « Ça a beaucoup crié et chacun a vidé son sac« , raconte un participant anonyme. Plusieurs d’entre eux reprochent tout haut à l’ancienne ministre d’avoir des arrières-pensées. Sa cible ne serait pas Emmanuel Macron, mais Manuel Valls.
L’objectif des écologistes rouges d’un accord électoral avec le Front de gauche,
alliance des communistes et des partisans de Jean-Luc Mélenchon, rencontre l’opposition des écologistes roses, partisans d’une entente avec le PS, et plus si affinités.

Le groupe Europe écologie-les Verts écartelé entre le gouvernement et Cécile Duflot

EELV est fracturé en deux. D’un côté, les pro-Valls, en quête de maroquin et de l’autre côté, les partisans de Cécile Duflot, allergiques à la politique socio-libérale du Premier ministre du président socialiste.

Au cours de cet attentat terroriste, certains islamistes verts auraient réclamé un vote pour changer les présidents de groupe François de Rugy et Barbara Pompili, jugés trop préoccupés de leur carrière gouvernementale,mais rien ne devrait bouger. Les écologistes ont aujourd’hui 17 députés. Il en faut 15 pour faire un groupe. Si trois d’entre eux font sécession, l’écologie ne sera plus représentée à l’Assemblée nationale.

« Les musulmans amènent la merde en France »: Philippe Tesson le pense et le dit…

Radicalisation de la presse: la liberté d’expression confisquée par la gauche extrême

Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)
Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)

« Le journaliste-polémiste a tenu des propos qui devraient le conduire devant les tribunaux ».
Telle est la sentence non d’un juge, mais d’un journal, en exergue non pas d’un article, mais d’un réquisitoire. Eric Zemmour avait été ostracisé, Philippe Tesson l’est aussi. Zemmour a été chassé hors d’i-télé, chaîne de télévision du groupe Canal +; Tesson a été chassé hors de l’hebdomadaire Le Point.

Le délit d’opinion

Invité mercredi sur Europe 1 pour parler de la laïcité et des écoles religieuses, le journaliste, « qui sévit » dans Le Point, Valeurs actuelles et sur Radio Classique« , selon les termes de son jeune confère de Libération, et « qui cause » théâtre dans le Figaro magazine, selon le même spécialiste du journal cornaqué par Laurent Mouchard, aka Joffrin, a tenu « des propos islamophobes qui devraient le conduire devant les tribunaux« . Probabilité ou jugement moral?
En attendant, ce qui est sûr, c’est que Bouchet-Petersen saute des lignes de l’article de Wikipedia, quand ça l’arrange: le respect de la déontologie professionnelle ne l’habite pas… Pourquoi occulter en effet que Ph. Tesson a collaboré treize ans au… Canard Enchaîné (1970-1983), au temps de sa jeunesse.

Chasse aux sorcières d'un "khmer rouge" de la presse de France (janvier 2015)
Chasse aux sorcières d’un « khmer rouge » de la presse de France (janvier 2015)

Le critère de l’âge.

Parmi les jeunistes, Bouchet-Petersen a tout pour plaire: il est fils de… mais n’a pas hérité l’intelligence de sa mamamn, seulement la haine. Car chez les sectaires, on n’est jamais trop vieux, comme Stéphane Hessel ou Jacques Vergès – et Michel Rocard (84 ans) – si on est estampillé de gauche. Mais, pour Tesson, les ans deviennent une tare, selon le kkmer rouge de Libé qui souligne son âge, 87 ans.

Au soir d’une belle carrière, le fondateur et directeur du Quotidien de Paris (1974-1994) « a éructé », aux dires du journal socialiste Libération, en évoquant les « incidents » – non précisés, dans un souci légitime d’information – signalés au ministère de l’Education nationale après la minute de silence observée jeudi : « Ce qui a créé le problème, ce n’est quand même pas les Français. […] D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité, sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et ben moi je le dis !« . Et d’ajouter, comme l’a noté le site Arrêt sur images (nous donnons le lien, puisque ce professionnel de Libé s’abstient), en « interpellant » l’animateur de l’émission, Jean-Marc Morandini : « C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire, quoi ! »

Pour le « journaliste » de Libération – quotidien en difficultés de trésorerie qui dispose néanmoins d’un tel excédent d’espace qu’il héberge Charlie hebdo sur un étage entier – Jonathan Bouchet-Petersen, fils de… Sophie, conseillère de Ségolène Royal, candidate battue à la présidentielle de 2007, et investigateur pro de Wikipédia, Tesson – dégradé de son prénom – avait déjà tenu des propos outranciers en janvier 2014 : en pleine « affaire Dieudonné », il avait lancé dans l’émission Accords/Désaccords sur Radio Classique « Ce type, sa mort par peloton d’exécution de soldats me réjouirait profondément. » Ajoutant : « Pour moi, c’est une bête immonde donc on le supprime, c’est tout… Je signe et je persiste.« 

Et comme le petit journaliste n’a pas épuisé la fiche Wikipedia, il poursuit son réquisitoire. Le lendemain sur LCI, il avait regretté « qu’il n’y ait plus la peine de mort » pour exécuter cet « animal abominable ». Devant la polémique et alors que le dépôt d’une plainte « pour appel au meurtre » avait été « évoqué » sur RMC, une obsession de Bouchet-Petersen, Tesson avait « confirm[é] ces propos », mais en appelant à « les remettre dans le contexte, le contexte d’un débat polémique » et en revendiquant « contre l’évidence »(selon le coupeur de têtes de Libé) une « formule de style ». Le 6 mars 2014, LCI et Radio Classique ont été mis en garde par le CSA.

Avec cette nouvelle sortie, Tesson, officier de la Légion d’honneur depuis 2009, a été mis au pilori sur les réseaux sociaux, dont ce journaliste semble, de manière inattendue vanter ici le recul et la capacité de jugement à froid, fait valoir l’avocat général de la presse, clone de Bruno Roger-Petit, après passage du correcteur. Mais l’écumeur de Wikipédia dispose aussi de la liste noire de la gauche et pointe le soutien qu’apporte Fabrice Robert, président du « groupuscule » (mépris de journaliste neutre) d’ »extrême droite » (fichage et donc étiquetage) Bloc identitaire à Philippe Tesson :

Libération appelle à la rescousse les détracteurs de la gauche sectaire 24/24 et 7j/7

Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, s’est, lui, ému du dérapage du journaliste-polémiste.

<br>L’ancienne ministre pro-palestinienne de Hollande, Cécile Duflot (EELV) tire à vue des adjectifs insultants et ce n’est pas au flash ball:

Ou cet autre pro-Hamas, Olivier Dartigolles (PCF) pour qui l’insulte tient lieu d’argument:
<br>

<br>La peine de mort et le peloton d’exécution qui horrifient le « jeune » protégé politique de Libération lui suffiront-ils s’agissant de Zemmour et Tesson ?
[wat=http://www.wat.tv/audio/philippe-tesson-dans-grand-76nr1_2exyv_.html]

PaSiDupes offre à Jonathan Bouchet-Petersen la video que l’investigateur dit introuvable (puisqu’elle n’est pas sur Wikipédia), suggérant même qu’elle aurait été supprimée… Car le garçon n’est pas amateur de censure et soutient la liberté d’expression !…

PaSiDupes

Blog satirique et indépendant d'opinion

WordPress.com en français

Toutes les nouvelles de la communauté WordPress.com

%d blogueurs aiment cette page :