Le report du « plan pauvreté » n’améliore pas les affaires de Macron

Les députés de Macron ne sont pas les seuls amateurs, l’exécutif aussi 

blog -migrants-distribution repas

Les clandestins ont faim

La décision du gouvernement de reporter a suscité une vague de critiques de l’opposition, qui a dénoncé « le cynisme » et le sens des priorités de l’exécutif. Les pauvres du président des (très) riches » devront attendre la rentrée pour la présentation du plan pauvreté, initialement prévue pour début juillet. Combien encore pour sa mise en oeuvre et ses effets ?
Quelques heures après l’annonce du report de la réforme de l’hôpital, l’Elysée a confirmé mercredi que la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté n’était pas au point, après plus d’un an de quinquennat, en raison d’arbitrages encore en cours.
France Inter fait sourire jaune en assurant que cette décision serait liée à un possible télescopage en cas de qualification de la France, vendredi, pour les demi-finales de la Coupe du monde de football….

La vague de critiques ne vient même pas des bancs de la majorité.

Seule l’opposition a dénoncé « le cynisme » et le sens des priorités de l’exécutif.
« On apprend, ce qui est quand même assez consternant, que le plan contre la pauvreté est repoussé parce qu’il n’y a pas de créneau médiatique pour que le président de la République s’exprime et, comme il y a le match de foot, on fera le plan sur la pauvreté en automne« , a grondé le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez sur CNews jeudi matin.
« J’ose l’espérer [qu’il y a une autre raison] parce que c’est tellement représentatif de ce tout-communication qui s’est installé« , a-t-il ajouté.

La veille, lsur Twitter, la porte-parole du principal parti d’opposition, Lydia Guirous, avait dénoncé « le cynisme de Macron ». « Sachant qu’il n’aura aucune visibilité, il préfère sacrifier le dossier fondamental de la pauvreté. La République des inégalités En Marche ! », avait-elle écrit.

Image associéeMême indignation à gauche, notamment dans les rangs de La France insoumise qui a dénoncé le sens des priorités et un « deux poids deux mesures » de la part d’Emmanuel Macron, qui reste perçu par une majorité de l’opinion comme le « président des riches ».
« Même quand il jette des miettes de brioches (photo) sur le passage de son carrosse, les pauvres doivent attendre et attendre ! Pour les milliards des riches, c’est toujours dans l’urgence« , a dénoncé le député LFI François Ruffin sur Twitter.

« ‘Panem et circenses’. Du pain et des jeux suffisaient à tenir le peuple selon les empereurs romains. Emmanuel Macron a tranché : le pain attendra« , a abondé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s et candidat malheureux du Parti socialiste à l’élection présidentielle.

Au Secours Catholique, l’heure est aux interrogations. « Tout était prêt. Je ne sais pas quelles sont les raisons de ce report », a dit sa présidente, Véronique Fayet, sur RCF. « La pauvreté n’attend pas : il y a des mesures à prendre d’urgence ».
Mercredi matin, avant l’annonce du report, le Secours Catholique avait fait savoir qu’il attendait « un vrai choc de participation pour que les plus pauvres soient vraiment entendus et associés aux politiques publiques. »

En France, le taux de pauvreté est passé de 14,2% en 2015 à 13,9% en 2016, selon l’Insee, qui dénombre 8,7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire – soit 1.015 euros par mois.

« J’espère que (le plan du gouvernement) sera ambitieux », a dit le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Pascal Pavageau sur France Inter jeudi. « L’objectif, (…) c’est que ce soit une victoire pour la redistribution et la solidarité et qu’on passe à une entraide supplémentaire, plus efficiente, pour que ces 14% (de taux de pauvreté) tombent à zéro », a-t-il ajouté.

Le plan pauvreté sera mis en oeuvre « au 1er janvier 2019 comme prévu, » promet Griveaux

 

« La mise en oeuvre » du plan pauvreté n’a pas été décalée d’une seule journée », affirme le porte-parole du gouvernement, après 14 mois de pouvoir, mais il interviendra « au 1er janvier 2019 », a assuré vendredi  Benjamin Griveaux.

blog -migrants-la faim.jpgLe pouvoir d’achat des pauvres est, on le sait, dépendant des résultats de l’équipe de France au Mondial, l’annonce du plan étant initialement attendue le 10 juillet, jour éventuel de la demi-finale des Bleus à laquelle le prince de l’Elysée s’est engagé à assister. Mais son porte-parole a condamné les critiques sur Europe 1 estimant que « si quelqu’un peut sérieusement penser qu’on reporte un plan aussi important en raison du foot, c’est qu’il est dans la polémique« . <br>« Le président de la République veut faire [du plan pauvreté] un temps important à la rentrée« , raconte encore Griveaux et « le temps de la mise en oeuvre sera au 1er janvier 2019 comme prévu », a-t-il prétendu.

Interrogé sur les vraies raisons du report de l’annonce des mesures, il a fait valoir la « concertation importante avec l’ensemble du monde associatif », qui pénalise les pauvres, et le fait que « c’est aussi un sujet de discussion avec les départements, qui ont un rôle important à jouer sur les questions de RSA, d’aide sociale à l’enfance ». Or, aujourd’hui, « on discute âprement avec les départements car ils sont face, eux, à des situations financières difficiles« , a-t-il noté.

Il a trouvé normal le fait que « ce plan (…) prenne quelques semaines supplémentaires pour que l’ensemble des acteurs – le monde associatif, les collectivités locales, l’Etat – soit réellement au rendez-vous de cette bataille contre la pauvreté ».

« L’essentiel, c’est que la mise en oeuvre n’a pas été décalée d’une seule journée, selon lui. C’est ça qui sera dans la vraie vie des vrais gens » qui ne sont rien, a-t-il estimé.

Il ne s’agira pas simplement de mesures d' »ajustement », de « saupoudrage », qui s’attaqueraient « simplement aux symptômes », mais d’un « plan global qui attaque la pauvreté à la racine », a-t-il assuré, pompeusement, en jugeant « évidemment important de poursuivre la lutte contre la pauvreté lorsque celle-ci s’est déclarée », mais aussi « d’empêcher (les gens) de tomber dans la précarité ».

Les associations n’ont pas masqué leur déception, ni retenu leurs critiques sur la « communication désastreuse » du gouvernement.

Le lancement en grande pompe de la concertation remonte à fin 2017 et le plan sera lancé plus d’un année plus tard.

« En même temps », mercredi, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn avait déclaré que « nous verrons si l’équipe de France est en demi-finale ou pas », cette dinde évoquant une question de « disponibilité » d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s’ils arrivaient à ce stade de la compétition.

« Le football n’est évidemment pas la seule raison pour un report. Mais c’est sûr qu’on ne fait pas une annonce de cette ampleur un jour de foot« , avait abondé une source gouvernementale.

Divorce Calmels-Wauquiez : Pécresse (LR) refuse d’«entrer dans ces querelles»

La ligne majoritaire garde le cap

blog -Wauquiez Pecresse.jpgAprès un week-end agité chez Les Républicains, ce lundi, les passions s’apaisent.

Damien Abad, vice-président du parti, a jugé « inéluctable » ce limogeage « compte tenu de la semaine que nous avons vécue », a-t-il déclaré sur France Info. Le « principe de loyauté » est « d’autant plus fort qu’on appartient à l’équipe dirigeante », a-t-il souligné.

Valérie Pécresse, la présidente LR de l’Ile-de-France, refuse d’«entrer dans ces querelles», disant vouloir au contraire privilégier «le débat d’idées».

Elle a toutefois renouvelé son regret d’un «rétrécissement» de la droite «depuis six mois» avec l’élection à la tête des Républicains de Laurent Wauquiez, avec 74,64%. Celui qui, de Virginie Calmels, avait dit : « Virginie Calmels a fait un « choix débile » en s’alliant avec Wauquiez, n’était pas favori de Pécresse, mais elle s’affiche aujourd’hui avec Maël de Calan, candidat de Juppé (9,25% des voix) et député recalé dans la 4e circonscription du Finistère (47,86% au second tour des législatives de juin 2017).

«Je me suis inquiétée il y a six mois du rétrécissement de notre famille politique, c’est un danger, une menace pour la droite française, et ce danger, cette menace, existe depuis six mois», a-t-elle répété lors d’une conférence de presse présentant le projet européen de son mouvement, «Libres !», au lendemain du limogeage par Laurent Wauquiez de sa n° 2, Virginie Calmels. Pécresse refuse elle-même de soutenir la ligne politique du nouveau patron des Républicains, tout en restant dans le parti.

« Je ne suis pas cheffe de parti »

«Les Français en ont assez des querelles politiciennes». Face à la «montée des populismes», «nous, c’est sur les idées que vous nous trouverez pour élargir la droite et rassembler les deux droites», a dit l’ancienne ministre, dont le mouvement créé en 2017 est associé à LR, Les Républicains.

A la question de savoir si Laurent Wauquiez devait conduire la liste aux élections européennes, Valérie Pécresse a répondu : «Cela fait du sens. Maintenant, je ne suis pas cheffe de parti. Donc ce n’est pas ma décision.»

« Laurent Wauquiez a eu raison de faire preuve de fermeté, il s’est comporté en chef de notre famille politique », a asséné Nadine Morano, invitée sur France Info ce lundi matin. La ligne politique de Wauquiez « a été choisie par 75 % de nos adhérents », fait-elle valoir. Et qui plus est, « le numéro 2 est là pour épauler le numéro 1, pas pour nuire au parti », insiste-t-elle.

« Lorsque l’on est membre d’une équipe, on ne peut pas toujours tirer des buts contre son camp », ont fait observer en choeur Laurence SaillIet et Lydia Guirous, porte-parole des Républicains. Ajoutant que « pour vivre (la réalité) au quotidien, je peux vous dire qu’il y a du débat et des échanges ». Il n’y a «pas de place pour les diviseurs», insiste l’eurodéputé et vice-président du conseil régional d’Ile-de-France.

Renouvellement et société civile

Virginie Calmels n’avait pas obtenu la tête de liste LR aux Européennes : elle exprime aujourd’hui sa déconvenue. L’ancienne ministre de la Santé, Michèle Delaunay, élue socialiste de Bordeaux et première adjointe d’Alain Juppé, s’est mêlée de ce qui ne la regarde pas en lâchant cette interrogation rhétorique sur Twitter : « N’ayant pas obtenu la tête de la liste européenne, Virginie Calmels a-t-elle provoqué son limogeage avec son article au canon dans Le Parisien ? » 

Pour la tête de liste, «il y a des parlementaires qui ont fait un magnifique travail à Bruxelles. Donc, mon objectif n’est pas de dire : sortez les sortants. Mais je pense qu’il nous faut d’abord sur la liste du renouvellement, de la société civile, c’est très important, on ne peut pas laisser le monopole de la société civile à Emmanuel Macron», estime Pécresse. Calmels est cheffe d’entreprise, mais ni députée, ni sénatrice: elle n’est que conseillère régionale et le reste.

Les Républicains : Wauquiez se sépare de Virginie Calmels pour manque de loyauté

Nul(le) n’est irremplaçable

blog -Leonetti J-tribuneAncien ministre délégué aux Affaires européennes, actuel maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti, 69 ans, est nommé vice-président délégué, titre que détenait Mme Calmels : ce modéré a accepté le poste, malgré le procès en sorcellerie mené par la presse qui accuse Wauquiez d’autoritarisme et de dérive droitière.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a mis fin aux fonctions de la vice-présidente déléguée Virginie Calmels, en conflit ouvert avec lui, et a nommé à sa place l’ancien  vice-président du Parti radical valoisien, dimanche. Ce médecin cardiologue est connu pour  la loi Leonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.

La presse engagée fait parler une source anonyme de l’entourage de Wauquiez, pour dire, dimanche 17 juin dans la soirée : « la dérive continue dans le jeu personnel n’est plus acceptable ». Virginie Calmels avait réitéré ses critiques dans un entretien accordé au quotidien macronien Le Parisien, dans lequel elle jugeait que le président de LR semblait être « uniquement là pour défendre sa propre ligne ».

Une sensibilité libérale au sein de LR

Résultat de recherche d'images pour "leonetti Calmels"Première adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, parmi les représentantes de la sensibilité libérale au sein de LR, Virginie Calmels en a les comportements. Elle avait surpris en rejoignant L. Wauquiez à l’été 2017, lors de sa campagne pour la présidence du parti.

Mais la juppéiste n’a bientôt plus cessé de jouer un jeu personnel depuis qu’elle sait qu’elle ne sera pas tête de liste aux Européennes.

Ainsi avait-elle récemment critiqué un tract de LR intitulé « Pour que la France reste la France », distribué le week-end précédent lors d’une opération de mobilisation : elle l’avait jugé « anxiogène », évoquant de surcroît un « dysfonctionnement » au sommet du parti. <br>Depuis, plusieurs centaines de migrants ont été débarqués par des passeurs humanistes à Valence, à l’invitation de l’Espagne socialiste, sans concertation avec ses partenaires européens.

<br>A 47 ans, l’ancienne dirigeante des groupes de media Canal+ et Endemol avait maintenu sa position mardi lors d’une réunion de direction.

Jean Leonetti a été ministre délégué de Nicolas Sarkozy aux Affaires européennes, poste précédemment occupé par Laurent Wauquiez et avait soutenu Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Aides sociales : Macron se lâche sur le « pognon », sans rien lâcher…

« Un président ne devrait pas dire ça », dénonce LREM. « Non, j’rigole ! »

blog -grippe-sou-film Ca« La meuf, elle est dead » : c’est ainsi qu’on s’exprime en présence du chef de l’Etat, on le sait. A l’instar de Sibeth Ndiaye, une conseillère en communication de Macron, à propos de la disparition de Simone Veil, respectée de tous, hormis la franco-sénégalaise : Sibébeth ne compte pas l’académicien Léopold Senghor au nombre de ses lectures. <br>Mais, comme si l’opposition n’avait pas ses propres schizophrènes, bobos intellos dérapant populos l’instant d’après, surfant sur le langage châtié pour glisser dans la vulgarité d’une minute à l’autre, quand s’éteignent micros et caméras et que tombe le masque,  a critiqué mercredi les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales, tenus dans une vidéo diffusée mardi, estimant qu' »un président ne devrait pas dire ça », allusion  à la somme d’inepties publiées par son tremplin, François Hollande.

Outre cette référence à l’ouvrage qui avait marqué la fin du quinquennat de François Hollande, la cheffe de file des députés PS, Valérie Rabault, a jugé sur RFI « les propos et le ton pas adaptés à un président de la République française« .

Macron n’aime pas les pauvres

Macron veut « responsabiliser » les pauvres…<br>Dans une vidéo publiée mardi sur Twitter par sa directrice de la communication et relayée sur le compte du chef de l’Etat, Macron regrette qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux » et que « les gens pauvres restent pauvres ». « On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir », rêve le premier de cordée sans expérience de la pauvreté, ni prise sur le mur des réalités. Non motivé ou « fainéant »…

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le Président ? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu’il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot ! <a href= »https://t.co/2mjy1JmOVv »>pic.twitter.com/2mjy1JmOVv</a></p>&mdash; Sibeth Ndiaye (@SibNdiaye) <a href= »https://twitter.com/SibNdiaye/status/1006664614619308033?ref_src=twsrc%5Etfw »>12 juin 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

« Macron flatte les égoïsmes et surfe sur les clichés (…) afin de promouvoir une politique libérale qui ne fera qu’accroître la détresse et pauvreté », a également dénoncé le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Dans un « langage parlé, de sincérité », selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaudle président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo.

« Le président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus », juge de son côté la maire PS de Lille Martine Aubry. « Sous le mépris glaçant de ses propos: ce qu’il souhaite, c’est défaire méthodiquement tous les acquis obtenus depuis la Libération et le Conseil national de la Résistance », a-t-elle dénoncé dans un communiqué.

L’extrême gauche populiste s’en fait des gargarises. « Monsieur Macron, ce qui coûte un +pognon de dingue’, c’est vous et vos cadeaux aux ultra-riches. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté. Elle s’appelle le partage des richesses », a fustigé sur Twitter le chef de file des députés LFI, Jean-Luc Mélenchon.

« Le CICE et les exonérations de cotisations sociales ‘coûtent un pognon de dingue’ sans jamais sortir le pays du chômage. Mais ça, ça n’émeut pas Emmanuel Macron ! », a également protesté le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Emmanuel Macron « fait, comme tous les ultralibéraux, porter la responsabilité de la pauvreté, du chômage, sur les chômeurs et les pauvres », a lancé sur BFMTV et RMC Marine Le Pen (RN, ex-FN).

« La solidarité, ça n’est pas l’aumône. En France les riches -jusqu’ici- payent pour les pauvres et les Français en bonne santé payent pour ceux qui sont malades. Voilà le modèle français – ô combien perfectible – mais dont les principes restent modernes et JUSTES », a dénoncé Benoît Hamon (Génération.s) également sur Twitter.

 » ‘On met trop de pognon’, selon Macron. Par contre, pour les copains du Cac 40, on n’en met jamais assez… Stop au cynisme« , a renchéri Florian Philippot (Les Patriotes).

Plusieurs dirigeants Les Républicains ont critiqué les propos de Macron. 

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Gardez votre pognon : c’est de changement dont j’ai besoin…

« On est dans la continuité du ‘sans-dents’ de François Hollande avec la théâtralisation en plus », a jugé la porte-parole LRLaurence Sailliet, sur BFMTV. « Un président ne peut pas dire ça », sauf à être « cynique ».

« C’est une mise en scène« , pour le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau. « On a effectivement énormément d’aides sociales et elles ne sont pas suffisamment réorientées vers la reprise de l’emploi », a-t-il estimé, sur Public Sénat, distinguant au passage « les mots » du Président, des « actes qui sont posés ».

« C’est un homme qui aime bavarder, provoquer, parfois de manière grossière et vulgaire« , a fustigé sur LCP Guillaume Peltier, numéro 3 du parti.

Même dans les rangs de la majorité, les propos présidentiels ont parfois causé le trouble.

La députée LREM franco-tunisienne de la Manche, Sonia Krimi – naturalisée en 2012 – s’est ainsi dite « très, très mal à l’aise » et a jugé qu’en tant que président de la République, Emmanuel Macron devait faire « très, très attention » à ses déclarations. ‘La République en marche’ avait choisi d’investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d’Alain Juppé pour les élections législatives… 

En revanche,  la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, y voit un « langage parlé, de sincérité » : le président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo. <br>Pénicaud se soigne ? Mais est-elle  tellement pauvre qu’elle soit dans « le curatif »…

Municipales : LREM se verrait bien en coucou dans le nid LR ?

Le roi est nu : Castaner, taulier de LREM n’exclut pas que son parti s’invite sur des listes Les Républicains ou PS en 2020.

Le parti présidentiel pourrait soutenir des listes emmenées par des candidats du parti Les Républicains lors des élections municipales de 2020, lance le délégué général de La République en marche Christophe Castaner, lundi.

Rien n’est exclu, selon le joueur de poker

Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en capacité de présenter ses propres listes, Christophe Castaner a répondu sans complexe, ni honte : « A La République en marche, nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, nous sommes meilleurs ».
C’est évidemment tout le contraire : combien le parti des entrepreneurs a-t-il de divisions déployées sur le « tapis vert » électoral ?

« Nous pourrons soutenir des gens issus de LR ou du PS », a ensuite précisé le bouffon du roi.

« Il y a des endroits où vous avez des maires élus avec une étiquette du Parti socialiste, une étiquette des LR, qui ont fait un super boulot », a-t-il concédé sur Public Sénat : la France des territoires n’a pas attendu le microcosme entrepreneurial.

« Ce pourra être le cas à Toulouse [où le maire LR est Jean-Luc Moudenc] ; à Bordeaux, je ne sais pas si Alain Juppé sera à nouveau candidat [le septuagénaire le sait-il ?]. Mais ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il ajouté.

 Des marcheurs chargés du « diagnostic »

« Et je l’ai dit à tous les marcheurs : vous faites d’abord un diagnostic de situation, vous allez à la rencontre des habitants, vous sentez la perception. Est-ce que ce maire joue le jeu de la démocratie ? Est-ce que ce maire a transformé sa ville ? Si c’est le cas, je me fiche de savoir s’il a été un jour Républicain ou pas; je lui ferai une proposition de travail, je proposerai un socle de valeurs communes, un engagement commun, je demanderai à des marcheurs de l’accompagner si le maire le souhaite, et je pourrai parfaitement soutenir un maire – je étant La République en marche – quel que soit l’origine de son engagement », a-t-il développé sur Public Sénat.

« Je ne crois pas au déterminisme politique« , a insisté Christophe Castaner, un ancien socialiste qui ne croit en rien. « Le premier geste politique d’Emmanuel Macron a été le dépassement politique », qu’ « on va poursuivre au moment des européennes et au moment des municipales« , a-t-il conclu.

Castaner est tellement peu ancré dans son territoire d’élection que lors des dernière régional et bien que cabdidat du parti aux manettes, le maire de Forcalquier (04) avait dû renoncer à l’issu du premier tour et se rallier au député-maire de Nice, Christian Estrosi, lequel a déçu son électorat en se compromettant avec le parti dominant de l’instant.

Eric Woerth, mis en examen, reçoit le soutien de la Commission des Finances

Le député Les Républicains (LR) Eric Woerth a reçu mercredi un soutien appuyé

des membres de la Commission des Finances, au lendemain de sa mise en examen dans l’enquête sur une campagne électorale de l’ex-président Nicolas Sarkozy.

La justice s’intéresse à l’ancien ministre dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007, contre la socialiste Ségolène Royal.

Lors d’une réunion de sa commission mercredi matin, Eric Woerth a proposé aux membres d’évoquer le sujet, se disant « prêt à parler avec quiconque le souhaite, en groupe ou seul » et à « entrer dans le fond des faits qui (lui) sont reprochés ».

Vice-président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée, Gilles Le Gendre  lui a aussitôt fait part de son soutien.

blog -Le Gendre G-LREM.jpgJournaliste à Europe 1 et à L’Usine nouvelle (1983), G. Le Gendre a été successivement journaliste (1984), chef de service, rédacteur en chef adjoint, rédacteur en chef du Nouvel Economiste (1993-1994) ; rédacteur en chef adjoint de L’Expansion (1991-1993) ; directeur de la rédaction de L’Evénement du jeudi (1994). Directeur de la rédaction de Challenges (1995-2001), il est nommé président du directoire du groupe Expansion et directeur général des rédactions. <br>En , il est à l’initiative de la création d’un Observatoire de l’élection présidentielle, dont il est le président : une quarantaine de journalistes, enseignants, médecins et cadres d’entreprises s’attribuait la tâche d’interpeller, sur la scène publique, les candidats pendant la campagne électorale. <br>En 2002, peu après l’accession de François-Henri Pinault au conseil de surveillance de PPR (précurseur de Kering, groupe mondial de luxe), il rejoint la FNAC, entre au conseil de surveillance de PPR en tant que directeur de la communication et membre du comité exécutif. 

« Nous considérons que vous êtes absolument légitime à la tête de cette commission », a dit le député de Paris (5e et 6e). « C’est la position de notre groupe, elle ne variera pas. »

Résultat de recherche d'images pour "Valérie Rabault"Hors commission, la présidente du groupe ‘Nouvelle gauche’ Valérie Rabault a marqué la différence socialiste du parti présidé par Olivier Faure. Cette diplômée des Ponts et Chaussées a jugé pour sa part que la présidence de la commission des Finances confère à Eric Woerth « des pouvoirs importants pour aller faire des saisies à Bercy et ne pas avoir de secret fiscal qui soit opposable« . « C’est à lui d’en juger ou au bureau de l’Assemblée », a expliqué l’élue socialiste devant l’Association des journalistes parlementaires.

Patrick Mignola, vice-président du groupe MoDem et apparentés, ne partage pas la position socialiste. « Notre conviction, c’est qu’on ne peut pas vivre dans une société où soupçon vaut mise en examen et mise en examen vaut culpabilité« , a-t-il dit, déclenchant à son tour les applaudissements d’une grande partie de la salle.

« Nous vous renouvelons notre soutien. La présomption d’innocence est un point important et la séparation des pouvoirs judiciaire et législatif doit pleinement être mise en oeuvre et s’exercer », a jugé pour sa part l’élue LR de l’Orne, Véronique Louwagie, expert-comptable et de commissaire aux comptes. 

Tuerie islamiste de l’Opéra: « Les mots ne suffisent pas, il faut des actes »

Seules la gauche et la majorité présidentielle restent impavides

Les oppositions de droite ont réagi en demandant des « actes » au gouvernement, après l’attentat islamiste au couteau qui a fait un mort et plusieurs blessés, samedi soir à Paris.

Les Républicains, Debout la France et le Front national sont à l’écoute de la population inquiète et ne se satisfait plus de tweets et de « commentaires » en langue bois pour éviter de nouveaux assassinats de rue, comme celui perpétré samedi soir au cœur de Paris. 

« Une fois encore, la barbarie islamiste fait couler le sang dans notre pays. Dans la guerre contre le terrorisme, les mots ne suffisent pas, il faut des actes,«  a déclaré Laurent Wauquiez, président de LR, après avoir rendu hommage à nos forces de l’ordre et pensées aux victimes et à leurs proches.

« Maintenant, nous attendons une information essentielle. Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire ? »

L’ancienne finaliste de la présidentielle de 2017 a ainsi interrogé la présidente du FN, Marine Le Pen, sur Twitter dimanche matin, réagissant au fait que l’islamiste de l’intérieur est né en Tchétchénie et a obtenu le statut de réfugié politique, avant d’être naturalisé, puis  »fiché S pour radicalisation et de tuer  un homme et de blesser quatre autres innocents, au cours d’une chasse aux victimes à travers les rues du quartier de l’Opéra, un samedi soir dans le 2e arrondissement. 

Samedi soir, Marine Le Pen avait déjà apporté son « soutien à nos forces de l’ordre qui ont neutralisé un assaillant islamiste à Paris ». « Le peuple français ne se contentera plus de commentaires. Ce sont des actes qui sont attendus », avait-elle insisté. 

Défaitiste, Xavier Bertrand, ancien membre de LR tombé dans la démagogie, quant à  lui, a estimé qu’il n’y a rien à faire, dès lors que le « risque zéro n’existe pas ».

« Ce n’est jamais facile; celui qui dit : Avec moi, ça se passerait mieux est un menteur, » a lâché le président des Hauts-de-France, polémiquant contre son camp (ou celui qu’il a servi par le passé), avant d’expliquer au Grand Rendez-vous CNews-Europe1-Les Echos qu’il attend d‘Emmanuel Macron qu’il apporte une « réponse forte »… « J’ai envie de savoir si des propositions peuvent être entendues », a-t-il ajouté, évoquant la « consultation de sites djihadistes« , action existante et insuffisante, comme le démontrent les faits.

N’y a-t-il donc rien à faire ? « Les attentats sont imprévisibles, mais nous ne pouvons pas accepter l’inaction de l’État ! » s’est irrité le président de ‘Debout la France’, Nicolas Dupont-Aignan, dans un communiqué . « Où est la task force de monsieur Macron ? Où est la loi antiterroriste ? Où sont les actes derrière la communication du gouvernement ? » a-t-il interrogé. Et de demander le rétablissement de l’état d’urgence et plusieurs mesures comme l’expulsion des fichés S étrangers, le contrôle aux frontières ou encore des fermetures de mosquées où est « prêchée la haine ». L’assaillant était fiché S, selon des sources proches de l’enquête.

Le gouvernement s’attaque plutôt aux critiques

Sans même prendre la peine de paraphraser Xavier Bertrand, « malheureusement, le risque zéro n’existe pas et ceux qui expliquent que des mesures sorties du chapeau suffiraient à régler le problème, ceux-là mentent« , a répétéé Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

« Ces 15 derniers mois, 22 attentats ont été déjoués », selon Benjamin Griveaux, pour qui Gérard Collomb est un « grand ministre de l’Intérieur ». Mais on demande au joueur de poker d’en livrer le détail… 

Griveaux a aussi répété l’intention du gouvernement d’embaucher sur le quinquennat 1.900 personnes pour « renforcer le renseignement ». Vu le nombre de fois qu’il a répété cette annonce, la question est de savoir s’il faut additionner les effectifs promis à chaque fois…

« Nous avons répondu par les actes, affirme-t-il, mais espérons qu’il ne s’adresse pas aux victimes et à leurs familles. « Je note que le groupe LR n’a pas voté le texte sur la sécurité intérieure » fin 2017, a polémiqué Benjamin Griveaux, accusant l’opposition de « parler beaucoup », mais d’ « agir peu », retournant la critique adressée à l’exécutif ! Sur ce sujet, il faut savoir dépasser les effets de tribune », a-t-il commenté.

François Hollande renonce aussi à faire mieux

Sur TV5 Monde-RFI, François Hollande a pour sa part rendu hommage au « travail remarquable » des services de renseignements, qui ne peuvent toutefois pas « prévenir toutes les attaques ». Selon l’observateur de Tulle, « la classe politique, dans ce type d’événements, est toujours dans la surenchère, la demande d’une nouvelle loi ». « Il y a une responsabilité de tout acteur politique qui doit se poser la question : est-ce qu’un jour dans l’exercice du pouvoir je serai confronté à ce type de situation ? » a conseillé l’ancien président.

Vu du perchoir, Rugy commente

« Je ne pense pas que les Français pensent que nous ne faisons rien. Nous avons voté en novembre une loi avec de nouvelles mesures contre le terrorisme. Nous augmentons les moyens pour la sécurité intérieure, la police, la justice et les prisons », a défendu de son côté le président de l’Assemblée nationale François de Rugy, invité de l’émission Questions politiques France Inter/France Télévisions/Le Monde. Si « l’arsenal juridique est aujourd’hui suffisant », François de Rugy n’a pas exclu que, « dans les années qui viennent, on doive encore ajuster les lois antiterroristes ».

La France insoumise, par la voix du député Adrien Quatennens, s’est, elle, refusée à polémiquer : « C’est clair qu’à cette heure il n’y a pas lieu de mener quelque polémique que ce soit, car ceux qui revendiquent cette attaque veulent nous diviser », a-t-il avancé sur France 3.

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Réforme des institutions : élus LFI et LR lancent l’alerte contre un « affaiblissement » du Parlement

A gauche comme à droite, l’opposition alerte l’opinion contre un « affaiblissement » à venir des pouvoirs du Parlement.

blog -Macron souverain sur trone
En marche vers le pouvoir personnel

Des élus de La France insoumise (LFI) et des Républicains (LR) ont une nouvelle fois alerté les Français mercredi, alors que le premier volet de la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron est à l’ordre du jour du Conseil des ministres. « Cette révision, elle va affaiblir le Parlement », a prévenu le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, sur France 2.

« Le fait de contraindre le droit d’amendement, le fait que le gouvernement et l’exécutif reprennent la main sur l’ordre du jour, c’est incroyable ! Comme si le président de la République n’avait pas suffisamment de pouvoirs, il faut concentrer encore plus de pouvoir entre ses mains« , a-t-il fustigé.

« C’est la première fois dans l’Histoire de la Ve République que les droits du Parlement seront abaissés », a renchéri, sur BFMTV et RMC, le député LR de l’Ain Damien Abad.

« Cette baisse, conjuguée à la proportionnelle, va faire qu’un député aujourd’hui élu sur une circonscription de 100.000 à 120.000 habitants, demain sera sur 200/250.000 habitants« , a-t-il dénoncé. « On est en train de créer les conditions d’une République hors-sol ».

Du côté de LFI, le député du Nord Adrien Quatennens a critiqué sur Europe 1 la baisse du nombre de parlementaires : « quand vous allez devoir suivre 42 communes, parfois plus, dans votre circonscription, vous allez aussi tout simplement éloigner les élus des citoyens« , a-t-il déploré. « Il y a un véritable divorce entre la population et ses institutions (…); nous avons besoin que le peuple lui-même s’en mêle », a-t-il demandé.

Le « problème de la vie politique en France n’est pas « trop de Parlement ou trop d’amendements (…), c’est le fait que le pouvoir est excessivement dirigiste, personnalisé, du fait de la Ve République, aux mains d’un seul homme », a fustigé le député LFI de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel sur Public Sénat.

« Emmanuel Macron considère que l’Assemblée nationale et le Parlement (sont) une chambre d’enregistrement : il a un modèle qui est celui de sa propre majorité. Il pense que c’est valable pour tout le Parlement; ça ne peut pas être comme ça« , a-t-il critiqué.

Autres dispositions du projet de loi constitutionnelle

Présenté mercredi prévoit l’accélération de certaines procédures parlementaires, la possibilité d’adopter certains textes ou parties de textes en commission à l’Assemblée, mais également la suppression de la Cour de justice de la République, et un statut particulier pour la Corse.

L’autre volet de la réforme, avec les mesures emblématiques de réduction du nombre de parlementaires, limitation des mandats dans le temps et dose de proportionnelle aux législatives, est attendu d’ici à la fin du mois.

Macron raille ceux et celles qui sont à 50 euros près

Le président des (très) riches s’en prend à « ceux qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL »
blog -Macron moite-Nlle Caledonie-mai2018Pour avoir critiqué dans un documentaire « ceux qui pensent que le summum de la lutte c’est les 50 euros d’APL » Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de l’opposition lundi : elle dénonce son mépris social en leur opposant les « valeurs » morales pour lesquelles le colonel Beltrame a donné sa vie lors des attentats islamistes de Trèbes.
« Le colonel Beltrame est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse« , explique le chef de l’Etat, dans un documentaire qui doit être diffusé lundi soir sur France 3.
Or, selon lui, « les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus (sic =  trop fade !), une République dont on ne connaît plus l’odeur », et où l' »on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL… Ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays, » estime-t-il.

Pour définir cette histoire, le président énumère « une histoire d’absolu, (…) un amour de la liberté au-delà de tout, c’est une volonté de l’égalité réelle : c’est ça, la France », dit-il dans ce documentaire réalisé par Bertrand Delais, intitulé « Emmanuel Macron, la fin de l’innocence ».
« Nous sommes la France, et la France est un pays qui ne se réforme pas. On est un pays qui se cabre« , constate-t-il encore, avec le sentiment qu' »il y a en nous un goût romantique pour la lutte qui fait que, quand bien même ces statuts ne sont pas pour nous, on vit dans l’idée de pouvoir un jour les obtenir; on aime la lutte de celui qui les protège ». « Ça fait partie de la vie politique française, il faut le regarder avec respect et amour de notre histoire », estime-t-il.

« Petit », « misérable », selon  l’ex-banquier

Avant même sa diffusion, les propos que tient Macron dans le documentaire suscitent la polémique.
« Emmanuel Macron méprise les gens qui se sont indignés pour la baisse des APL. C’est petit et indigne de sa fonction« , a tweeté le député de La France insoumise, Alexis Corbière sur Twitter.

« Se servir de la magnifique figure du colonel Beltrame pour salir ceux qui luttent pour leurs droits est misérable« , a tweeté de son côté le PCF, tandis que le porte-parole du PS, Boris Vallaud, juge « petit d’opposer les héros des plus pauvres », estimant que « ceux qui sont à 20 euros près ne méritent pas ce mépris« .

Pour le président LR du Sénat Gérard Larcher, « on ne peut pas avoir des mots raccourcis. L’APL est un sujet important pour des millions de familles françaises et il faut qu’on le traite avec équité », a-t-il insisté sur LCI.
<br>Sur Radio Classique, la présidente du FN, Marine Le Pen, y voit une « indécence. Les préoccupations de ceux qui n’arrivent à pas à finir leurs fins de mois ne l’intéressent pas. Ce n’est pas son monde« .

« La petite phrase (…) montre sa haute considération pour les gens qui ont peu ou pas grand-chose », note Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFMTV, ce qui est « à l’image de sa première année. »

La baisse à l’automne dernier des aides personnalisées au logement (APL), de 5 euros mensuels pour 6,5 millions de ménages bénéficiaires, avait été vivement critiquée par les ONG – supranationales et illégitimes – de défense des mal-logés, les bailleurs sociaux et certains syndicats.

Dimanche, le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a reconnu que cette baisse a été une « mauvaise décision » et promis qu’il n’y « aurait plus aucun perdant » en matière d’APL.

blog -Schiappa Marlene rondeLe Premier ministre Edouard Philippe avait qualifié de « pas intelligent » ce coup de rabot, qui représente une économie mensuelle de 32,5 millions d’euros pour l’Etat. Il l’avait justifié par la nécessité de réaliser les économies prévues dans le budget 2017 par la majorité précédente, argument évidemment repris par Richard Ferrand, chef de file des députés de La République en marche (LREM), lundi, pour qui la mesure était « une connerie inévitable ».

Dans les propos fustigés lundi, Macron dénonce « les gens qui instrumentalisent cela politiquement », a synthétisé la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes (ci-contre) l’inculte Marlène Schiappa sur …France Culture.