Attentats de François Hollande à la langue française

Les amoureux de la langue française, victimes des incivilités langagières de Hollande

Stéphane Ratti s’interroge sur le sens politique de la pauvreté du langage présidentiel

La langue de Hollande donne de l’espoir
à tous les incultes d’ici et d’ailleurs

Pourquoi François Hollande s’acharne-t-il à massacrer ainsi la langue française dans toutes ses interventions?
Le professeur d’université Stéphane Ratti s’interroge avec plusieurs analystes après avoir analysé avec précision quelques-unes des monstruosités syntaxiques présidentielles à l’occasion de sa dernière conférence de presse. Quatre explications peuvent être apportées.

François Hollande parle mal pour «faire peuple» est la première qui vient immédiatement à l’esprit.

C’est d’abord la syntaxe en effet qui pèche le plus chez lui. La syntaxe, c’est, expliquait Dumarsais, le grand grammairien et philosophe du XVIIIe siècle, «ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l’on veut faire naître dans l’esprit de ceux qui savent la langue». Dans le discours du président, on a ainsi repéré des ruptures de constructions (anacoluthes), des interruptions subites ou des réticences diverses (aposiopèses), des raccourcis enfin qui confinent à l’obscurité (brachylogie)… Or, la syntaxe est l’art de lier ce qui sans la langue et l’intelligence demeure à l’état brut du chaos.

De deux choses l’une: soit le président a une pensée chaotique, soit sa rhétorique, artificiellement fautive, mime un réel en désordre. Si la seconde hypothèse est la bonne, c’est-à-dire si l’on crédite le rhéteur de suffisamment d’astuce et de maîtrise, la fausse modestie de cette langue que l’on voudrait faire passer pour populaire serait la concrétisation d’une manipulation élaborée: «Je parle comme je suis (normal) et je vous parle comme je crois savoir que vous parlez (mal).» [Ainsi, le « parler vrai « serait-il le parler mal ?] Remarquons que cette hypothèse est la plus flatteuse pour le président puisqu’elle le crédite linguistiquement d’une habileté supérieure, même si, politiquement, elle dénonce chez lui une vertu inférieure, la démagogie [où il semble se complaire].

Christian Combaz ne se lasse pas de collecter les impropriétés de langage lors des interventions présidentielles.

Il souligne que l’abondance des formes passives, dans la bouche de François Hollande, est préoccupante.
Mais elle l’est tout autant dans la presse où les journalistes « illettrés » à la Emmanuel Macron, ont perdu l’usage du « on », tournure légère et impersonnelle pourtant idéale pour ces amateurs d’anonymat et de floutage, au profit des formes lourdes à l’anglaise.
Ainsi, une tournure aussi improbable que « les passagers sont en train d’être contrôlés » pourrait sortir d’une agence de presse traduite mot à mot par un « bac+5 » incompétent (« the passengers are being controlled ») pour « les passagers se font contrôler » ou « passent au contrôle ».
Ils ont perdu aussi perdu de vue -s’ils l’ont jamais croisée- que la langue française dispose d’une forme pronominale économique. Si Reuters écrit « a conference on climate change is being held in Paris », l’acculturation anglo-saxonne de nos journalistes produit « une conférence sur le changement climatique est en train de se tenir à Paris » pour dire « une conférence a lieu actuellement à Paris »…
Ils n’ont d’ailleurs pas le même vocabulaire que nous: ainsi, « les lieux du crime » sont pour eux « la scène du crime » (« scene of the crime »). Et ne parlons pas de français parlé: le « top » actuel du snobisme parisien est de prononcer mal. Ainsi, pour être « fashion », comme on dit en français, il ne faut pas craindre de trahir son illettrisme en prononçant « vôtre smart phone » (pronom + nom…) ce qui se dit « votre smart phone » (adjectif + nom, un peu trop « France profonde » ?) auquel Hollande se laisse évidemment aller, en chuintant, la bouche en cul-de-poule.

Et « il y a » ouvre presque toutes les commentaires inutiles de Hollande pour conduire à des « nous devons » et mourir dans un léger chuintement sur des « il faut »…

Hollande, niveleur nivelé par le bas
« L’Europe, elle est…» : un discours de Hollande, c’est le salon du Bourget linguistique
#Ne comptons pas plus sur lui pour enrichir la langue française de ses prestations que pour redresser la courbe de l’emploi… Il n’aime pas les riches et n’a que faire de culture: entre Isabelle Huppert et Julie Gayet, il a d’ailleurs choisi.]

Quand Christian Combaz, écrivain et essayiste, décrypte le jargon hollandien, on ne peut dire que ce n’est pas triste.
L’exercice qui consiste à éplucher les discours du président de la République à la recherche de ce qui dépasse finirait par devenir artificiel s’il ne s’agissait, désormais, de relever ce qui ne dépasse pas, écrit-il.
Ce qui ne dépasse pas quoi? La moyenne. [Ou un C-) Tout le monde a dit qu’il avait été «très bien» pendant les attentats, mais c’est parce que personne (union nationale oblige) ne pouvait se permettre de dire le contraire [tellement la liberté d’expression était bâillonnée].

A présent que la pression est retombée, la maigreur du message (à l’exception d’une initiative à la Daladier sur l’Ukraine) saute aux yeux. Mais le principal sujet d’inquiétude est l’enchaînement redondant des formes passives, qui trahit une absence de vigueur, de volonté réelle dans le discours, comme si les choses se faisaient en dehors de lui, comme s’il attendait que soient réunies les conditions nécessaires pour qu’elles se fassent toutes seules [comme s’il s’agissait d’une reprise économique qui viendrait d’Allemagne ou de l’exploitation du gaz de schiste américain]. Quelques exemples: «permettre qu’il y ait un jour la communauté internationale qui soit en appui», «nous avons été capables de montrer qu’on était capables de se rassembler», «il faut que nous puissions avoir des parcours qui nous permettent», «il faut faire en sorte que la société civile puisse être en position de», «la question serait forcément posée du soutien que je pourrais lui apporter», «s’assurer que le programme qui était celui qui lui était présenté», etc [Le bras cassé semble se reconnaître dans un texte écrit par un margoulin]

Reste le principal hélas, les incorrections grossières dont la liste est trop longue, mais dont il faut souligner que, pour une fois elles sont l’apanage du seul discours improvisé, celui qui répondait aux journalistes. L’autre, liminaire, était pour une fois mieux écrit, sans doute parce qu’il l’était par quelqu’un d’autre.

Ajoutez à cela l’invraisemblable tango argentin du «même si» qui consiste à faire un pas en arrière dans le discours à chaque fois qu’on a fait un pas en avant et vous n’avancez pas. [Mais tout le monde y trouve son compte à l’arrivée!] «Nous avons une jeunesse formidable qui peut avoir aussi ses troubles», «Un lien solide et robuste qui n’empêche pas les différences d’approche parfois», etc. C’est toujours ceci ou cela «même si» c’est toujours un peu le contraire.

Florilège des acrobaties présidentielles et véritable salon du Bourget linguistique: «On pense toujours que la guerre c’était pour les temps de nos parents», «il y a une autre option et si elle n’est pas tentée», «quand nous sommes ensemble Français et Allemands, nous avons toute la capacité de la puissance à l’échelle du monde», «rien n’est pire d’humilier les Grecs», «à un moment il faut que les paroles soient dites», «il convient qu’il y ait plus de logements qui soient créés», «y aura un accompagnement qui sera fait», «les soldats ils exercent des missions périlleuses», «nous avons pu faire accomplir des progrès mais ils n’ont pas résisté aux tenants des épreuves de force».

Et puis il y a les bourdes du genre «la Syrie n’est pas un état». [On mettra ses bourdes sur le compte du manque de sommeil, « même si » le marchand de sable s’en est pris plein la poire].

On dira sans doute que ce flicage du discours relève des anomalies secondaires, hélas elles sont essentielles. Les grandes occasions sont celles où la parole semble vouloir chevaucher l’événement. Elle n’y parvient pas toujours, mais elle essaie d’imposer une vision. Là on a plutôt l’impression qu’elle vient de rajuster ses oeillères.

La maîtresse de Hollande protégée par les contribuables

L’exemplarité de Hollande saute Julie Gayet à pieds joints

Elle n’a aucun statut officiel, mais Julie Gayet bénéficie néanmoins d’une protection policière

blog Gayet ultra protege  comme premiere dame-13fev2015La presse socialiste se désole des nouvelles révélations de Closer.
Outre DSK qui, pour protéger impunément son image politique, a monté un réseau-écran de dissimulation de son activité sexuelle, François Hollande persiste et signe dans les manquement à la déontologie républicaine. Malgré la révélation par Closer de sa liaison avec Julie Gayet au début de l’année 2014, le chef de l’Etat fait protéger sa maîtresse par des fonctionnaires de police, comme l’ attestent des photos publiées ce vendredi.

« Elle est traitée comme une première dame…sans en avoir le statut ».

Le 5 février 2015, alors qu’elle se rendait à Rennes pour assister au tournage d’un film qu’elle produit, l’actrice a été prise en photo en compagnie de Michel M., 53 ans, un des trois officiers du service de sécurité qui accompagne le président dans son véhicule officiel. Michel. M, c’est aussi celui qui apportait les croissants à Julie Gayet et François Hollande lorsque ces derniers passaient la nuit ensemble dans l’appartement de la rue du Cirque. « On sait que ce garde du corps a des liens privilégiés avec le président, tout du moins qu’il y est très attaché, donc elle est effectivement traitée et protégée comme une première dame…sans en avoir le statut« , a expliqué Laurence Pieau, directrice du magazine, sur BFMTV.

« Il peut y avoir des menaces », raconte Sapin qui tient la bougie

Est-ce que ces nouvelles révélations vont pousser le président de la République à lever l’hypocrisie de sa liaison avec la comédienne? s’interroge-t-on, quand on veut détourner l’attention du fond du problème. De même qu’il importe moins de savoir si DSK est un proxénète sodomite que d’enquêter sur le réseaux de paravents qu’il a dressé sur ses activités, de même il importe de mettre un terme aux dépenses de l’Etat occasionnées par l’activité sexuelle la vie affective du président de la République. La surfiscalisation d’une part grandissante de la population doit-elle être plus longtemps affectée à la vie privée de Hollande ?

Michel Sapin, proche de François Hollande comme de Ségolène Royal, a fait état d’une éventualité de « menaces » pouvant justifier ces mesures que désapprouvent l’UMP, ainsi que le Parti de Gauche de Mélenchon. Le ministre des Finances, questionné par i-télé, noie le poisson en assurant, bien qu’elles ne soient pas escorté par une garde rapprochée de la République, qu’il connaît « beaucoup de personnes privées qui peuvent être soumises à un certain nombre de menaces« ! « Dès lors qu’on est dans le public, que tel ou tel commentaire est fait sur votre situation personnelle », a-t-il poursuivi allusivement, « il peut y avoir des menaces ». L’actrice est donc menacée? « Je n’en sais rien, mais j’imagine qu’éventuellement, des notoriétés de toute nature peuvent entraîner des menaces », a redit le ministre qui parle donc, comme d’habitude, sans savoir. Reste l’improbable Bruno Le Roux à interroger…

Hollande n’a rien à faire d’exemplarité

blog -Gayet au cote de Hollande a Elysee-Voici nov 2014
Les premières photos « ensemble » du couple… à l’Elysée

Un récidiviste
En novembre 2014, le magazine Voici publia des clichés du couple à l’intérieur de l’Elysée,
résidence officielle de présidents de la République. Ces scènes d’intimité saisies au palais devaient montrer que cette relation amoureuse du président avec l’actrice Julie Gayet se renforçait avec le temps, en dépit de précédentes révélations de liaison secrète qui conduisait un Hollande, casqué pour se dissimuler, dans une garçonnière de la rue du Cirque où, au petit matin, son garde du corps préféré apportait les croissants chauds.
Depuis, les rumeurs couraient. Un jour, le couple était sur le point de se séparer, le lendemain, il allait avoir un enfant. L’indifférence du président et de ses services est la seule constante de l’affaire. Personne ne veut rien savoir de l’indignation qui gronde en France: c’est avec un total mépris des Français que le couple détourne les moyens de l’Etat à ses fins personnelles.

Le président socialiste jouit de son immunité et se moque de l’opinion des Français

François Hollande est un « mauvais président » pour deux Français sur trois

Le sondage qui révèle l’intox de la presse sur « l’esprit du 11 janvier »

Pour 67% des personnes interrogées lors d’un sondage publié samedi dans le Parisien, François Hollande est un « mauvais président »

Malgré les efforts de l’Elysée pour reconquérir l’opinion et faire croire à sa popularité retrouvée dans… Le Monde, une majorité de Français reste mécontente.
 
L’effet Charlie n’aura été qu’un leurre et l' »esprit du 11 janvier » du pipeau médiatiques: les sondages sont toujours sans appel pour François Hollande.
Le 19 janvier 2015à peine le délai de décence écoulé, le baromètre IFOP-Fiducial s’empressait d’affirmer que « la cote de popularité du président de la République est en hausse de 21 points« , Le Monde, journal socialiste du soir clamait en titre:  » Bond de popularité pour François Hollande. » Et de positiver : « 40 % des sondés [qui] disent satisfaits de l’action de François Hollande,  » quand six sur dix ne l’étaient pas… 
Les 5 et 6 février, une enquête Odoxa  publiée samedi dans Le Parisien annonçait,  deux semaines plus tard, que deux Français sur trois (67%) estiment qu’il est un « mauvais Président de la RépubliqueEn l’aggravant, ce dernier sondage confirme le précédent que Le Monde avait habilement présenté sous un angle « favorable ». On peut, certes, considéré qui la cote présidentielle est « moins pire » qu’en juillet dernier, quand 77% des sondés estimaient qu’il n’était pas un bon chef de l’Etat, mais les pseudo « effet Charlie » ou « esprit du 11 janvier » est une vaste entourloupette qui ne fonctionne guère que parmi les lecteurs du Monde.
 
Testé sur les attributs présidentiels, le résultat est encore négatif 
 
Chute à l’Elysée d’Helle Thorning-Schmidt, premier ministre du Danemark avant la marche républicaine » du 11 janvier 2015 à Paris

Si 54% des sondés le trouvent sympathique, une majorité de sondés ne le trouve ni charismatique (81%)ni dynamique, (78%)ni compétent (67%) ni courageux (58%).


Les personnes interrogées semblent regretter son prédécesseur.
 
Plus de la moitié (56%) pense qu’il est « plutôt moins bon » que Nicolas Sarkozy, quand 41% penseraient qu’il est « plutôt meilleur ».
 
Le peuple de gauche n’a toujours pas trouvé mieux
69% des sympathisants gardent une bonne opinion de lui et presque autant trouvent qu’il est un bon Président (68%). Mais il peut encore mieux faire auprès d’eux : deux sympathisants sur trois ne le trouvent pas assez à gauche
 
Enquête réalisée les 5 et 6 février auprès d’un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par internet, selon la méthode des quotas.
 

Hollande, l’ami des bêtes

Le ciel est-il avec Hollande: après la foudre, la neige et la pluie, quoi encore maintenant?

La politique étrangère de Giscard d’Estaing avait valu aux Français le qualificatif de « caniches » par les Anglais

Le labrador, pour faire comme tout le monde
blog -Philae et Hollande deboutLe changement maintenant, pour Hollande, c’est faire comme Mitterrand avec ‘Baltique’, hier. On peut voir le défunt président accroupi, caressant son chien, c’est-à-dire capable de sentiments, ce qui ne serait pas exactement le cas d’un successeur, pourtant socialiste et donc exemplaire, qui, face à sa petite chienne, resterait debout, mains dans le dos et de glace, gelé comme un salaire de fonctionnaire ou froid comme un robot européen qui se serait posé sur la comète Tchouri le 12 novembre… 2014. Le dernier en date des présidents socialistes, s’il n’est ni spontané, ni humain – juste humaniste ! – est à l’évidence admirablement conseillé, par un jeune prodige de la communication, il faut dire, si on répète la presse.

Trente ans plus tard, la fédération des Anciens combattants français de Montréal a fait au président Hollande le cadeau d’une jeune femelle labrador noire âgée de moins de trois mois, Philae, du nom du robot européen sus-indiqué…

Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ont ainsi tous eu des labradors durant leur séjour à l’Elysée, de même que Jacques Chirac, qui avait toutefois terminé son second mandat avec un bichon maltais prénommé Sumo.

La suite des relations animalières de Hollande est en rupture avec celles de ses prédécesseurs

blog -pigeon s oublie sur Hollande-marche Charlieè11jan2015Un pigeon l’a élu entre des milliers de personnes
L’urgentiste, intime d’un dessinateur assassiné, et collaborateur de Charlie hebdo, s’emploie à effacer les preuves du crime de lèse-majesté, tandis qu’avec à propos, le reporter rapporte des scènes de liesse…

La mouche bleue qui le suit à la trace
Mais que font les services de renseignement et de l’anti-terrorisme vantés par le président et Bernard Cazeneuve flatté par Hollande ? Un DVNI (drone volant non identifié) a été repéré au-dessus de l’Elysée, mais n’a pu être intercepté par le RAID. Un autre a été vu à l’intérieur du palais mais la garde rapprochée n’a rien pu faire.  Le drone qui s’est introduit dans la salle de conférence de l’Elysée et  s’est posé sur le « front républicain » de la « gauche molle » et fumante était une mouche !

Esprit, es-tu là ?

L’ironie de la conférence presse du président veut que Hollande souhaiter faire durer « l’esprit du 11 janvier 2015″… Le pigeon et la mouche y contribueront au-delà de ses espoirs et les professeurs de FSU, hostiles aux images d’Epinal, pourront désormais enseigner l’Histoire au travers de « la fable du pigeon, de la mouche et président ».

On le voit, l’individu est plus sec et patelin que le bonhomme de l’image de légende qu’on nous en donne à longueur de JT et les animaux ne s’y trompent pas. Puisqu’ils sont, quant à eux, dotés de sentiments, a reconnu le gouvernement Valls (sans considération des engagements du candidat Hollande), faut-il leur accorder le droit de vote aux élections locales ?

Trois Français sur quatre favorables à une peine d’indignité nationale contre les terroristes

Hollande surfe sur le sang répandu par les islamistes français

Un mois après les attentats islamistes de djihadistes de France des 7, 8 et 9 janvier, François Hollande prend à nouveau la parole ce jeudi 5 février avec une nouvelle « grande » conférence de presse semestrielle.

"L'islam dominera le monde""La charia est la vraie solution""Au diable, la liberté"
« L’islam dominera le monde »
« La charia est la vraie solution »
« Au diable, la liberté »

Lors de cette grand messe laïque organisée à l’Elysée le président de la République devrait pontifier, notamment sur la batterie de mesures anti-terroristes mise en place par le gouvernement Valls dans la foulée des attentats djihadistes par des Français contre des Français. Il parlera de guerre au terrorisme, mais le « chef de guerre » taira la guerre civile ouverte par les islamistes et mobilisant l’armée sur le sol national.

Profitant sans retenue de ces « événements français », comme on parle des « événements d’Algérie », et le réflexe d’unité nationale qui a animé l’opposition, François Hollande a vu sa popularité grimper de 6 points – en dépit de la hausse constante du chômage et des taxes – dans le baromètre YouGov du mois de février réalisé entre soi par les socialistes du HuffPost, que dirigea Anne Sinclair et de i-télé du groupe Canal+ qui licencia Eric Zemmour pour exercice impertinent d’une liberté d’expression que le mensuel libertaire Charlie hebdo continue en revanche de porter à des sommets de vulgarité. Dans le même temps, « cette enquête d’opinion démontre [sic] que les mesures prises par l’exécutif rencontrent un très large assentiment auprès des Français » commente le site socialo-socialiste, comme si YouGouv était indépendant et les sondages fiables.
Cette affirmation du HuffPost est un abus de confiance: il suffit d’aller consulter le sondage pour constater que le commentaire est mensonger

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite Hollande apres attentats-fin jan2015
L’agrandissement n’est pas fameux: pour l’agrandir, cliquer dessus.
Et voici le lien vers la source: http://cdn.yougov.com/cumulus_uploads/document/f2zk2dmq41/Results_HuffingtonPost_Barom%C3%A8tre_F%C3%A9vrier_02.02.15.pdf

L’indignité nationale rencontre un très large consensus

Défendue par l’UMP de Nicolas Sarkozy et soutenue par une partie des députés socialistes, la proposition d’instaurer une peine « d’indignité nationale » priverait les terroristes de leurs droits civiques et de l’accès à certains emplois. Elle remporte ainsi l’adhésion de 76% des personnes interrogées (12% défavorables, 12% d’indécis). L’idée est soutenue par 91% des sympathisants UMP, 88% des centristes, 83% des proches du FN et 74% des sympathisants du PS et d’EELV.

Le 21 janvier dernier, le premier ministre, Manuel Valls, s’était emparé de cette proposition émanant de l’opposition en promettant « une réflexion transpartisane » sur la réactivation de la peine d’indignité nationale et que des propositions « compatibles avec notre droit et nos valeurs » seraient présentées d’ici six semaines. Manuel Valls avait justifié une telle mesure en affirmant qu’elle « marquerait avec une force symbolique les conséquences de la transgression absolue que constitue la commission d’un acte terroriste ».

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, avait à nouveau marqué sa différence et pris ses distances avec cette mesure tout en concédant le dernier mot aux parlementaires: « Ce serait un acte symbolique mais les symboles portent leurs charges (…) Ce n’est pas un symbole que, moi, j’aurais revendiqué », a-t-elle répliqué au Premier ministre. L’indignité nationale n’a été décrétée qu’à deux reprises dans l’histoire de France, sous la Révolution française et lors de l’épuration après la Seconde guerre mondiale.

Moins de 10% jugent les mesures anti-terroristes excessives

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite gouvernement apres attentats-fin jan2015
Pour une meilleure lisibilité, cliquer sur l’image

Les autres mesures prises par le gouvernement pour contenir la menace djihadiste rencontrent elles aussi une approbation plus ou moins large selon les sujets. 61% des Français jugent « appropriée » l’intensification des contrôles sur Internet pour lutter contre la propagande; 67% approuvent désormais le fichage et la création d’un nouveau fichier de renseignement recensant les auteurs ou complices d’actes terroristes; 65% saluent les mesures visant à renforcer l’armement et l’équipement des forces de l’ordre. A l’époque des manifestations d’activistes altermondialistes contre la réserve d’eau de Sivens (Tarn), la presse se faisait l’écho complaisant des réactions hostiles à l’usage par la police de grenades offensives, lesquelles leur ont été interdites en novembre par Bernard Cazeneuve, le ministricule de l’Intérieur aujourd’hui vanté pour la gestion de la situation par le RAID et le GIGN.

Enfin, la versatilité du gouvernement et des Français est une nouvelle fois confirmée. Très étonnamment, 50% des sondés estiment « appropriée » la décision de mettre en place des quartiers réservés aux islamistes radicaux en prison et d’augmenter significativement le nombre d’aumôniers musulmans.

Centre de détention national de Roanne

Autre indice des fluctuations émotionnelles d’opinion, moins de 10% des personnes interrogées les jugent « excessives » tandis que 21 à 28% les juges « insuffisantes ». Les partisans d’une sévérité accrue, notamment dans les prisons, sont remarquables chez les sympathisants de l’UMP -qui avait notamment proposé la création de centres de détention réservés aux prisonniers radicalisés- et du Front national. Ainsi, 38% des électeurs de Nicolas Sarkozy ne se satisfont pas des mesures d’isolement arrêtées pour les détenus radicalisés, et jusqu’à 44% des électeurs de Marine Le Pen.

Le total anti-sarkozysme de France Info, plus malsain que primaire

Le journaliste Olivier Bost ne se lit pas entre les lignes

Qu’il soit dominant ou au contraire à l’écoute, Sarkozy ne convient jamais à certains influenceurs …

Alors que le Bureau politique de l’UMP a opté mardi soir pour le « ni-ni » (ni PS, ni FN) à la législative partielle du Doubs, « de justesse », reconnaît la rédaction de France Info, Olivier Bost précise « contre l’avis de Nicolas Sarkozy qui plaidait pour un texte appelant à faire barrage au FN, selon des participants à la réunion. »

La violence des attaques de la presse a repris

La presse en offre un nouvel exemple ce matin, dont France Info
«  Le double échec de Nicolas Sarkozy«  par Olivier Bost, mercredi 4 février 2015 08:32, mis à jour le mercredi 4 février 2015 à 08h35

Légende: « Retour aux affaires compliqué pour Nicolas Sarkozy © »
Le cliché est juste ancien et pris dans la cour des Invalides, qui n’est pas un lieu joyeux, mais de recueillement.

Info ou intox ?
« L’UMP a opté mardi pour le « ni-ni » pour la législative du Doubs, contre l’avis de Nicolas Sarkozy » entend-on. Et « Un revers pour le président du parti« , commente le journaliste.

« Nicolas Sarkozy a-t-il encore la main sur son parti ? Question [ouverte !] que l’on peut se poser après la décision du bureau politique de l’UMP mardi soir [mais qui n’appelle pas de développement: on est supposé y répondre par oui ou par non…]. « Le bureau a décidé de ne pas suivre l’avis du président du parti sur les consignes de vote pour le second tour de la législative partielle du Doubs, » estime le journaliste qui n’envisage pas que le bureau puisse avoir une autre motivation que la contradiction. « Nicolas Sarkozy avait choisi de laisser les électeurs choisir, » note Bost qui n’y voit pas le respect de la libre expression des participants au débat qu’il a initié. « Le bureau a voté en faveur du « ni-ni », ni PS, ni FN. En clair : un appel à voter blanc ou à s’abstenir dimanche prochain. » On lit ailleurs dans la presse que ce choix du bureau est le pire qui puisse être puisqu’il incite à l’abstention. Le choix du bureau serait donc défavorable au groupe et la préférence personnelle de Sarko, farouchement opposé au FN, à son honneur, mais Bost n’en a cure: la cible de ses coups se situe sous la ceinture de Sarkozy.

L’adversaire de droite le plus redouté de la gauche, et singulièrement du PS, n’est pas Marine Le Pen, mais bien Nicolas Sarkozy: à la présidentielle le « front républicain » règle son compte au FN, si nécessaire. Ce subterfuge ne piège pas le candidat de l’UMP et la diabolisation de Sarkozy a déjà fonctionné au-delà de toute espérance lors de la campagne 2007. Elle a d’ailleurs repris, au cas où elle pourrait profiter à un candidat moins charismatique, voire sinistre, et donc plus vulnérable, que ce soit Juppé ou Fillon. Cambadélis n’a-t-il pas félicité Juppé de sa courte-échelle au PS au second tour de la législative partielle du Doubs, dimanche prochain ?

Or, pour être complet, à la différence des propos partiels et partiaux du pro, l’ancien Premier ministre Alain Juppé a appelé à « faire barrage » au FN, avec la même détermination que Sarkozy et par les mêmes moyens. Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, n’entendent pas pour autant s’engager « dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS » et ne désapprouvent donc pas Sarkozy.
« Nicolas Sarkozy a tenté de contenir ses troupes sans succès et de trouver une synthèse entre les partisans du Front républicain et les défenseurs de l’abstention. » Bost n’a pas d’autre cible que Sarkozy et ignore les positionnements des autres membres du bureau. Il ne retient que les confidences d’un anonyme pour affrmer que « le ton est même monté à plusieurs reprises. Deux heures et demie d’échanges souvent houleux. L’UMP s’est littéralement divisée, sous les yeux de son chef, impuissant pour imposer sa ligne, » rapporte la petite souris Bost, comme si elle y était: c’est ça le « décryptage » ?

« Double claque », selon Bost, attaché à Sarkozy comme un agresseur sa victime

Olivier Bost, un visage de radio

Reprise: « C’est une double claque pour Nicolas Sarkozy parce qu’il y a deux échecs en un. Mardi, au-delà d’un retour aux affaires décidément [et non « decidemment »] très compliqué, » et comment ne le serait-il pas, « le premier échec du président de l’UMP c’est de n’être pas parvenu à solder une part de son quinquennat. » Etait-ce l’objet du débat de lundi? C’est en tout cas l’obsession du journaliste partisan. « C’est lui qui avait imposé le « ni-ni » en 2011 et il voulait revenir sur cette formule pour marquer plus nettement ses distances avec le Front national. » Qui le lui reprocherait à gauche et à Radio France ! Le PS qui recherche le « front républicain » introuvable qui lui serait salutaire approuve-t-il la manipulation des faits par son supporter Bost.
« Le second échec, c’est pour le prochain match » [qui n’est pas joué, pas même engagé, mais Bost est un rapide, si rapide qu’il se met hors-jeu]: « la primaire en 2016. Même si ça n’est pas non plus sa position qui l’a emporté, c’est bien Alain Juppé qui a marqué un point : il a affaibli le chef Nicolas Sarkozy. »

L’honnêté du professionnel est ici gravement en cause. Il ne peut en effet ignorer ce que rappelle toute la presse informée qui fait pas de la désinformation: en 1990, Juppé, alors second personnage du RPR, avait retiré sa carte UMP à Alain Carignon, maire RPR de Grenoble qui, lors de la cantonale partielle de Villeurbanne, militait pour faire obstacle au FN, en refusant l’abstention. A l’instar de Carignon, Juppé doit-il rendre sa carte ? Pour le journaliste de France info (service public), le rappel de ses confrères est-il un « revers » ou une « claque » ? Maintenir à Bost sa carte de presse n’est-il pas contraire à la déontologie de sa profession ? Qu’en pense le SNJ ?

Le vice consiste à apporter les « nuances » qui s’imposent dans un article enfoui

La désinformation dépasse la manipulation pour atteindre à l’agression

Liberté de pensée

Selon l’agence Reuters , « il y a 12 minutes », « le président de la république s’est de nouveau mis dans l’embarras, cet après-midi, lorsqu’il a subitement giflé une jeune journaliste de l’AFP qui l’interrogeait sur les récents sondages qui le placent deuxième dans les intentions de votes. « Qu’est-ce que j’en ai à foutre des sondages, hé pétasse« , aurait lancé Sarkozy, en la giflant du revers de la main.
Peu après, lors d’un point de presse, Sarkozy a tenu à s’excuser et a convenu qu’il s’agisait d’un geste regrettable qu’il n’entendait pas répéter, « à moins que le journaliste ne le mérite vraiment ». « Texto, selon des professionnels de la presse, Pascal-Pierre Fradette avec Patrice Légaré ! On peut croire à un canular, mais la dépêche traîne sur Yahoo! Actualités. Des précisions s’en suivent: « la femme n’a pas été blessée gravement, mais la monture de ses lunettes auront besoin d’un réajustement mineur. Le mois dernier, Sarkozy avait traité un journaliste à LCI de « couillon » lors d’un déplacement à la Marne, « affirme la dépêche de cette agence. Stupéfiant. On aurait pu en rester là si le doute n’était pas permis…

Et on découvre en effet que ce qui passe pour un scoop en date de ce jour, le 4 février 2015, pourrait avoir un lien avec un article du Nouvel Observateur (tempsreel.nouvelobs.com Médias & pouvoirs) en date du 25 juin… 2010, intitulé « Un journaliste giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy… » qui apporte un petite nuance sur l’auteur des coups présumés. La bassesse du procédé est accablante, mais perdure impunément en république exemplaire.« Un journaliste cameraman de France 3 Ile-de-France a été giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy lors de sa visite surprise mercredi à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, révèle le site internet Le Post vendredi 25 juin, » dans la Cité des 4.000.

De toutes pièces, L’Obs et la presse dans son ensemble construisent ainsi et à tout propos un environnement de soi-disant violence autour du président: un jour, « Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel« , selon leparisien.fr, le 4 juil. 2013 et pareillement « Nicolas Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel, selon lefigaro.fr du 4 juil. 2013). Clairement, la presse dépendante des aides de l’Etat reprend la dépêche AFP qui reprend les éléments de langage proposés par l’Elysée. Exemple semblable, un autre jour: « Sénat : la victoire de Larcher, une défaite par procuration… d’après europe1.fr/…/senat-la-victoire-de-larcher-une-claque-pour-sarkozy…, le 30 sept. 2014) et « La magistrale gifle à Sarkozy des sénateurs UMP » (ww.challenges.fr, le 30 sept. 2014). Que de violence et de haine à l’encontre de celui qu’il faut abattre pour maintenir les bras cassés de l’exécutif !

Homonyme ou cumulard?
A Radio France, le journaliste Olivier Bost serait à la fois sur France Inter et sur France Info et directeur informatique et multimédia chez Sebdo pour l’hebdomadaire Le Point. Un parent ? Ne serait-ce pas un peu trop pour un seul homme ? Sauf si cet homme est un militant sectaire tout terrain…

Est-ce en outre par admiration ou par obsession que, sur Twitter, Bost piste Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse, Nicolas Bay, secrétaire général de parti et député français au Parlement européen, conseiller régional de Haute-Normandie, Stéphane Ravier, maire du 7ème secteur de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône (13),  Fabien Engelmann, 35 ans, maire de Hayange et membre de comité central de parti et Julien Sanchez, 31 ans, maire de Beaucaire, vice-président de la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence et conseiller régional de Languedoc, ou parce que tous FN ?

C’est, en revanche, par pure sympathie qu’il suit Juliette Méadel, porte-parole du PS, ou Gaspard Gantzer, conseiller de la communication du cabinet du président de la République, et des parlementaires PS, tels C. Bartolone (président PS de l’Assemblée) ou JC. Cambadélis (patron coopté du PS), Elizabeth Guigou et Laurence Rossignol ou Sandrine Mazetier, Erwann Binet ou Yann Galut, Olivier Faure, François Lamy, Christian Paul, Laurent Baumel ou Emmanuel Maurel, des élus à la mairie de Paris comme Bruno Julliard et Christophe Girard, les journalistes Celia Meriguet, rédactrice en chef (France Info) et Jean Leymarie (France info, syndicaliste), Ruth Elkrief, Adrien Gindre ou Jeremy Trottin (BFMTV), Vincent Giret (Le Monde et aussi France info), Johan Hufnagel (Libération, via Slate.fr), Laurent Joffrin ou Langlet Julien (France Inter, France Info et France 2), Nicolas Demorand (France Inter), Patrick Pelloux (Charlie hebdo), l’historien « indépendant » Benjamin Stora, et des ministres comme Stéphane Le Foll (la Voix de son Maître F. Hollande), Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, Marylise Lebranchu, George Pau-Langevin, Axelle Lemaire ou Fleur Pellerin) ou proches, Luc Carvounas et Charlie Da Silva (dans le sillage de Manuel Valls), comme Nadjet Boubekeur, conseillère communication et presse de… Najat Vallaud-Belkacem. Sans compter des députés EELV ou UMP, comme Jean-Frédéric Poisson (président du Parti-Chrétien Démocrate) ou Philippe Gosselin et deux fils… Sarkozy.

Nice: un autre Coulibaly agresse des militaires devant un centre communautaire juif

Les Musulmans sont-ils les « premières victimes du fanatisme »? (Hollande)

Le président a désigné ce fanatisme par un pléonasme: « l’islamisme radical » dans le monde, mais à commencer dans le pays.

Hollande en représentation à l'Institut du monde arabe avec Jack Lang et Fleur Pellerin
Hollande en représentation à l’Institut du monde arabe avec Jack Lang et Fleur Pellerin

C’est le jeudi 15 janvier, une semaine après les attentats de Paris par des djihadistes de France que François Hollande a marqué des degrés dans l’islamisme. Il inaugurait le forum « Renouveaux du monde arabe » à l’Institut du Monde Arabe présidé par Jack Lang et il a implicitement cautionné l’ « islamisme modéré »!

Nice: Que s’est-il passé devant un centre juif ce mardi?

Vigipirate – Trois militaires en faction devant un centre communautaire juif à Nice ont été agressés au couteau dans le centre-ville mardi, en plein après-midi par un homme interpellé dans la foulée. Parce que la liberté d’expression est réservée aux dessinateurs de Charlie hebdo et autres anarcho-révolutionnaires estampillés respectables, il est déconseillé d’évoquer l’antisémitisme de l’action… La section antiterroriste du Parquet de Paris a été saisie de l’enquête.

«Un peu après 14h00, alors que trois militaires étaient en faction devant un « site » israélite (…). On constate aussitôt une consigne à la presse de minimiser la gravité des faits, car le site en question est israélite. Et un individu, qui passait sur le trottoir a alors « agressé violemment » (sic) -car une agression est rarement tendre- avec un grand couteau l’un des soldats, visant son visage ou son cou», a-t-on indiqué de source policière anonyme.

Les militaires assuraient la sécurité dans le cadre du plan Vigipirate devant un immeuble abritant le Consistoire israélite de Nice, Radio Shalom et une association israélite.

Selon un communiqué du maire UMP de la ville, Christian Estrosi, l’agresseur a été interpellé grâce aussi à l’intervention d’un commerçant, d’un agent de la régie des transports locaux et des membres de la police nationale et municipale.

Comment vont les militaires?

Les militaires ont été pris en charge par les services de secours -une chance- sur le lieu de l’agression, avenue Jean Médecin, à proximité de la place Masséna: un profusion de détails qui interpelleraient si elles étaient signifiantes… Leur pronostic vital n’est pas engagé. On sait maintenant qu’un seul militaire a été frappé et qu’il a pu partiellement esquiver le coup de couteau porté au visage: que deux pronostics vitaux ne soient pas engagés est donc heureux… Ce soldat a été blessé à une joue, une «blessure apparemment profonde mais sans gravité», et un autre militaire a été atteint au bras en maîtrisant l’individu, connu des services de police pour des faits assez anciens, a-t-on ajouté de même source. Le troisième soldat n’a quant à lui pas été blessé.

Qui est l’agresseur?

Selon plusieurs sources proches de l’enquête (on s’y attendait un peu, mais « plusieurs », cette fois!) l’homme interpellé s’appellerait Moussa Coulibaly, bien connu au Val Fourré (Mantes-la-Jolie, Yvelines)
mais n’aurait «a priori» aucun lien avec Amédy Coulibaly,
L’agresseur a «été refoulé la semaine dernière par les autorités turques» et a été «entendu à son retour par la DGSI», a-t-on appris « de source proche de l’enquête ». «Cet homme avait attiré l’attention de la police aux Frontières (PAF) à Ajaccio, le 28 janvier, car il avait pris un aller simple pour la Turquie. Il a donc été signalé sans délai ( ! ) par la DGSI [Direction générale de la Sécurité intérieure] aux autorités turques qui l’ont refoulé», a expliqué cette source.
«A son retour (qui a financé le billet de retour?), il a été entendu par la DGSI, mais son entretien administratif n’a pas permis de recueillir d’informations suffisantes pour judiciariser son dossier», a-t-elle ajouté, la fameuse source tenue secrète.

La police le connaît-elle?

 Vigipirate
Relevé d’indices à l’endroit où un islamiste a attaqué des militaires, le 3 février 2015 à Nice

Cet agresseur, qui est «âgé d’une trentaine d’années et originaire de la région parisienne, est très défavorablement connu des services de police», ont déclaré dans un communiqué commun les ministres de l’Intérieur et de la Défense. Or, il peut être connu comme le loup blanc sans que la PAF d’Ajaccio l’intercepte, alors qu’il est porteur d’un billet pour la Turquie: les Cazeneuve et Le Drian forment vraiment une belle paire de Dupont-Dupond. « Selon une source proche du dossier » – ça finit par faire sérieux ?- il est en effet connu pour des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique et vols aggravés.

Et l’autre personne interpellée ?

Un deuxième homme a été interpellé mardi, mais pour le moment, peu d’informations ont filtré. «Des vérifications sont en cours», a indiqué « une source proche de l’enquête ». L’agresseur des militaires aurait été vu avec ce deuxième individu avant les faits, mais pas au moment de l' »acte », qu’on nous permettra de qualifier d’ « agression ».

Les principales réactions

Jean-Yves Le Drian (Défense) et Bernard Cazeneuve (Intérieur) «condamnent avec la plus grande fermeté cette attaque commise contre les forces armées». On ose l’espérer, mais ça va tellement de soi qu’on préférerait qu’ils se taisent. Mais ils ajoutent qu’ils «adressent leurs voeux de rétablissement aux soldats lâchement blessés et réitèrent leur détermination à assurer la protection de notre territoire et de nos compatriotes». Les Dircabs ont toujours, à la virgule près, les mêmes formules et c’est indécent.

«Agression de militaires à Nice : c’est un symbole de la République qui est attaqué, toute ma solidarité à nos soldats», a aussi réagi sur Twitter le député UMP et président du Conseil général des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.Des termes classiques mais qui sentent moins l’indifférence.

Une vaniteuse volonté du ministricule de chercher à se grandir
Nanard Cazeneuve avait tenté de se valoriser en mars 2014. L’antiterrorisme se déclara alors convaincu d’avoir déjoué un projet « imminent » d’attentat sur la Côte d’Azur fomenté par un homme de retour du djihad en Syrie, avait annoncé « une source proche du dossier ». Qui de plus proche que le ministère de l’Intérieur?
Cette certitude affichée était née de la découverte le 17 février dans un immeuble de Mandelieu-La-Napoule, près de Cannes, de quelque 900 grammes d’explosif. Cet immeuble avait été le point de chute d’un homme -on ne peut plus flou- de 23 ans, interpellé quelques jours plus tôt – on ne sait où – et lié à la cellule dite de Cannes-Torcy, a précisé la source, elle-même non précisée. Il a depuis été mis en examen et écroué.

Parti en Syrie en septembre 2012, Ibrahim B. – un prénom pas très catholique, mais une initiale de nom qui n’est pas plus crédible – avait été signalé sur son territoire par la Grèce, le 3 janvier (de la même année, suppose-t-on). Puis, il avait été localisé à Nice et interpellé le 11 février, avant la perquisition, a précisé la source – toujours aussi indéfinie – proche de l’enquête, ce qui ne garantit encore pas la véracité des faits. Il s’agissait de la 21e mise en examen dans la tentaculaire affaire dite de Cannes-Torcy. Un chiffre précis qui est peut-être exact, mais qui crédibiliserait la soudaine détermination des services de Cazeneuve, si on ne savait qu’ils sont au bas mot 1.300 Ibrahim sur le territoire, ce qui relativise le zèle des fonctionnaires de l’Intérieur.

Le Parquet de Paris tempère
Il affirme qu’on ne dispose d’aucune preuve qui permette d’établir avec certitude un projet défini d’attentat. Si la date de découverte des explosifs à Mandelieu correspond en effet à la période du Carnaval de Nice, faire le lien entre les deux « relève de la projection« . Nous voilà bien avancés…

Mais, le maire de Nice Christian Estrosi évoque « une fausse rumeur ». « Ni le préfet, ni le ministère de l’Intérieur ne nous ont alertés et demandé de renforcer le dispositif de surveillance autour de Carnaval. » On comprend que les sources présentées comme « proches du dossier » tiennent tant à leur anonymat
Quant aux djihadistes de France qui font de si nombreux et longs voyages, avaient-ils un emploi rémunérateur ? Qu’ils aient été franco-algériens ou franco-maliens, vivaient-ils de leur travail ou d’allocations sociales ?

Mulhouse : des retards à l’école pour cause de… prière matinale

Le maire de Mulhouse et NKM « assurent » que des enfants arrivent en retard à l’école en raison de la prière: Europe 1 conteste 

Les déclarations des élus de l’opposition sont suspectées

La vigilance est interdite à l’opposition
Nathalie Kosciusko-Morizet s’est faite tacler lundi par un journaliste.
Il l’accuse de créer la polémique quand la presse faillit à son devoir d’information. La responsable UMP a en effet révélé qu’à Mulhouse des dizaines d’enfants » arrivent « tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents ».
Mieux, leurs parents, quand ils sont convoqués, « expliquent qu’il y a des autorités religieuses supérieures », prévalant notamment sur « celles de la République », avait ajouté la numéro 2 de l’UMP, estimant qu’il faut se poser la question du placement de ces enfants.

Les déclarations des élus de l’opposition sont soumises à contrôle

Sur le fond, les propos sont confirmés un peu plus tard par le maire UMP de la ville, Jean Rottner. « Loin de toute polémique, ni de la part de NKM ni de moi-même, notre responsabilité, c’est de trouver des solutions, pas de fermer les yeux », a-t-il assuré.

Les déclarations des élus de l’opposition sont raillées

Sur Twitter, la secrétaire d’Etat aux… personnes âgées, Laurence Rossignol, qui n’est pas occupée à plein temps par les seniors, s’est dite « très choquée par le fatras (sic) de NKM », notamment sur la question des prières. « Tous ces sujets exigent d’abord du sérieux », a estimé l’arrogante ministre, pour toute réponse sur le fond.

Europe 1 s’érige en arbitre et annonce que Jean-Philippe Balasse, un chroniqueur, s’est donc penché « sérieusement » (sic), quant à lui, sur la question :

Et le jugement est tombé: pour lui, pas de doute possible, la sentence du directeur-adjoint de la rédaction d’Europe 1, 44 ans, est sans appel: « Nathalie Kosciusko-Morizet a déformé les propos du maire de Mulhouse. » Jean Rottner a en effet assuré que ces « retards » concernent seulement « quelques enfants » et non « des dizaines, » comme l’a affirmé la numéro 2 de l’UMP. Et pour Europe 1 comme pour la police des manifestations, « quelques » enfants, ça ne peut donner des « dizaines » d’enfants, car l’une exagère nécessairement et l’autre n’a pas de raisons de minimiser le phénomène.
Autre « incohérence », selon le juge, en admettant que la première évaluation en soit une : si « quelques enfants » arrivent bien après la cloche, ce n’est pas parce qu’ils sont allés eux-mêmes à la prière, mais parce que leurs parents y sont allés. Une « nuance d’importance », commente le chroniqueur, sans préciser où est ladite nuance, d’autant qu’en tout état de cause seul importe les conséquences, au regard de la perturbation des classes, du respect des enseignants et du non respect des lois et règlements.

Considère-t-on à Europe 1 que les parents défaillants ou méprisants de l’école sont justifiés à inculquer la primauté de la religion sur les principes du vivre ensemble en république laïque ? Ce mauvais procès à NKM est révélateur de la complaisance de la presse à l’égard de certains contre d’autres et de la participation des journalistes à la dégradation de la vie inter-communautaire.

Jean Rottner, « un ami » ne veut pas pour autant « fermer les yeux sur certains problèmes ». Des parents souhaitent sortir des enfants de l’école en nombre croissant, explique-t-il ainsi, « et ce, quelque [« quelle que », sans être directeur-adjoint, nous semble de meilleur aloi] soit la confession religieuse, parce que l’école de la République « ne répond plus à leurs aspirations ».

Est-ce à dire que ceux qui se plaignent de ghettoïsation » sont précisément ceux qui les créent ? Est-ce également à dire que de posséder un lieu de prière ne garantit pas le respect des horaires laïcs ?
Et que sont supposés faire les citoyens quand le gouvernement de la République « ne répond plus à leurs aspirations »? Ou quel choix a un ministre quand il n’y est pas heureux ?

Enfin, reste l’énorme problème d’une grave occultation sectaire
Comment Europe 1 et son chroniqueur-directeur-adjoint-juge-et-arbitre, réussissent-ils le tour de force de ne pas nommer la religion concernée ? Quand on se livre à une contre-enquête et qu’on gribouille tant de mots pour chipoter sur « quelques » ou des « dizaines » d’enfants, on doit pouvoir investiguer sur la nature de la confession religieuse des enfants perturbateurs. Mais ni les Juifs ni les Catholiques ne sont à la fois intégristes et irrespectueux des règles de la République.
L’audience d’Europe 1 périclite: il doit y avoir une raison… dont Xavier Niel ou Patrick Drahi va savoir tirer parti !

« Secret des affaires »: Valls recule face aux journalistes et ONG qui dénonçaient une censure

Les députés votent l’amendement en Commission;  journalistes et ONG dénoncent une censure

Projet de loi Macron, projet bidon.

blog -Rosenberg Ethel et Julius-espions au profit URSS- condamnes a mort et executes aux Etats-Unis au debut des annees 1950
Ethel et Julius Rosenberg, espions à la solde de l’URSS
condamnés à mort et exécutés aux Etats-Unis au début des années 1950

Débattu en ce moment à l’Assemblée, un amendement scélérat mettait journalistes et ONG en transes. Sournoisement noyé dans la masse des mesurettes, cet amendement instaurait dans le code du commerce un « secret des affaires » pour prévenir l’espionnage industriel et économique, et pour celui qui violerait ce secret, de la prison et des amendes. Journalistes et ONG dénoncent une censure inédite en France. Si sur le fond, cette disposition avait de bonnes raisons d’être, elle était présentée de manière vicieuse et cynique.

Dénigrement franco-français
par la gauche anarcho-révolutionnaire

Il n’existait pas en France de définition juridique claire du « secret des affaires ». On retrouve cette notion ici et là dans le Code du travail ou dans la jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, mais rien qui permette de protéger efficacement les entreprises françaises. Leur seul recours, lorsque les entreprises estiment qu’il y a eu c’est alors d’engager des poursuites pour atteinte au secret professionnel, abus de confiance, atteinte au secret de fabrique.

La délégation parlementaire au renseignement économique et financier s’est saisie de cette faille en décembre dernier. Dans son rapport rendu public en décembre dernier, les élus s’étaient alarmés de la « progression inquiétante de l’espionnage économique » et jugeaient impérative la mise en place d’une législation nationale pour protéger le « secret des affaires ». Le président de la délégation, Jean-Jacques Urvoas (PS) avait demandé en décembre au gouvernement d’introduire dans le projet de loi Macron six articles concernant le droit des affaires et avait menacé le cas échéant de le faire par amendement lors du débat sur le texte.

Protection du secret ou musellement  ?

Le culte du secret:
la police à des indics et
la presse, ses fuiteurs et ses témoins floutés…

Dans le projet de loi Macron figure donc un amendement sur le « secret des affaires » , dont l’objectif, avait expliqué la semaine dernière le Premier ministre Manuel Valls, est de mieux protéger les entreprises en protégeant leur capital stratégique et en luttant contre l’espionnage industriel. Un « secret des affaires » serait instauré dans le code du Commerce, mais il laisserait aux seules entreprises l’interprétation de ce qui constitue un secret, à elles de saisir la justice.
Le texte prévoit de punir quiconque prend connaissance, révèle ou détourne toute information protégée par le « secret des affaires » d’une peine de trois ans de prison et 375 000 euros d’amendes. Sept ans et 750 000 euros d’amendes en cas d’atteinte à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France.

Protection des lanceurs d’alertes
Mais qu’en est-il des lanceurs d’alertes, ceux-là mêmes qui au sein d’entreprises constatent et dénoncent des agissements illégaux et qui mettent au jour –  sur la base de documents confidentiels, des scandales privés et publics – à l’instar des révélations d’évasion fiscale chez HSBC ? Qu’en est il des journalistes qui au fil de leurs enquêtes révèlent scandales et affaires ? Violent-ils le secret des affaires et peuvent-ils être à ce titre condamnés ? Qu’adviendrait-il des pseudo-investigateurs, s’ils ne pouvaient plus se retrancher derrière le « secret des sources » pour protéger leurs fuitages et fuiteurs ?

Le journaliste d’investigation Fabrice Lhomme, à l’origine avec son confrère Fabrice Arfi des révélations de l’affaire Karachi, a senti le souffle du boulet qui pouvait le précipiter sur le terrain, comme un mauvais flic au carrefour. Il redoutait que ce texte soit une façon de faire taire les dénonciateurs qui les alertent et leur donnent matière à alerter l’opinion publique sur les dérives et les dangers qui se préparent. « L’affaire de Karachi que j’ai révélée avec mon collègue Fabrice Arfi lorsque nous étions à Mediapart en 2008, est partie de confidences (sic) – mais pas seulement – que nous avons recueillies auprès de ce qu’on appelle des lanceurs d’alerte, raconte-t-il. Lancement d’alerte qui ne fonctionne visiblement pas en matière de terrorisme. Il y avait des personnes au sein d’entreprises, la DCN par exemple, la Direction des constructions navales, qui était au cœur de cette affaire de ventes de sous-marins qui a donné lieu à des faits de corruption, qui nous ont parlé, qui se sont confiées, qui parfois nous ont donné des documents et qui nous ont permis de lancer cette affaire. On voit qu’avec des textes qui sont faits pour intimider ce genre de personnes, peut-être que ces histoires-là pourraient ne plus sortir. Ce serait absolument dramatique qu’on laisse passer cela. » Les fuiteurs sont des « timides » utiles au téléphone et floutés…

Une crainte développée par l’ONG (supra-nationale et illégitime) anticorruption Transparency International qui redoute que cette sacralisation du « secret des affaires » intimide nombre de potentiels lanceurs d’alerte. D’autant que le texte en l’état ne protège pas l’alerte lancée auprès d’un organe de presse. Or, selon l’ONG, peu d’alertes lancées en interne aboutissent, et les lanceurs d’alerte sont très souvent victimes de représailles (licenciement abusif, sanctions, placard ou harcèlement, etc.), de sorte que le « recours aux médias constitue un moyen de se protéger, mais aussi de voir l’alerte réellement traitée ». Transparency International a donc appelé, dès l’examen du projet de loi en commission, les députés à compléter le texte. D’origine allemande, cette ONG a pour principale vocation la lutte contre la corruption des… gouvernements et institutions gouvernementales mondiaux. Son président pour la France, Daniel Lebègue, 72 ans, est ancien militant de la CFDT et du PS, ex-haut fonctionnaire (notamment au cabinet du Premier Ministre Pierre Mauroy), devenu grand patron et cumulard de postes en conseils d’administration.

Le gouvernement se voulait malin

Face à la levée de boucliers, le ministre des Finances Michel Sapin – à qui des dessinateurs de Charlie hebdo ne donneraient pas le bon dieu sans confession – assura que l’objectif était uniquement de protéger un certain nombre de brevet et que l’amendement décrié serait modifié pour protéger les lanceurs d’alertes, mais pas les journalistes qui restent mobilisés et rappellent qu’informer n’est pas un délit.
Il n’a jamais été question de réduire en quoi que ce soit la liberté de la presse, assure également Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie a reçu une délégation de journalistes ce jeudi matin, mais une pétition a été lancée, à toutes fins utiles, puisque la confiance n’est pas la chose la mieux partagée dans le monde socialiste.

Le gouvernement Valls rétro-pédale sur l’amendement au centre des critiques

Le gouvernement bat en retraite et retire l’amendement au centre des critiques.

Jusqu’au samedi 17 janvier, aucun député godillot présent en commission spéciale pour examiner la loi Macron n’avait moufté, à l’exception de la socialiste Karine Berger, et l’amendement scélérat était alors adopté sans aucune difficulté.

Moins de deux semaines plus tard, le gouvernement le retire nuitamment…
L’opposition de dizaines de rédactions (presse écrite, radio, télé) a eu raison de la détermination du petit coq Valls. Jeudi soir, François Hollande et Emmanuel Macron ont décidé d’exclure du projet de loi actuellement en examen à l’Assemblée cet amendement qui prévoyait de sanctionner tout citoyen qui diffuserait une information considérée par l’entreprise comme sensible.

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait baissé le pantalon devant elle, avouant le manque de préparation dans la rédaction de ce « secret des affaires »… Les matamores socialistes Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas revenus à la charge dans l’été 2014, ont du remettre cette proposition de loi dans leur poche et leurs mouchoirs par-dessus… 

La notion de secret des affaires et donc des entreprises n’avait, jusqu’à présent, aucune existence juridique. Lorsque, dans le cadre du pré-examen du projet de loi croissance et activité, les amendements furent adoptés en commission pour introduire « la protection du secret des affaires » dans le code du commerce, personne ne trouva à y redire.

Parce que, dans une tribune du journal Le Monde, elle a pointé un risque sur la presse, la journaliste Elise Lucet (France 2), forte du soutien actif du SNJ, clame qu’elle est une « femme redoutée ».
Visiblement plus puissante que Micro-Macron, mais est-ce bien digne d’une république démocratique ?

 

Gaffe: Hollande annonce qu’il va aux obsèques du roi Abdallah, mort et… déjà enterré

Le président François Hollande a encore gaffé, à Davos, le 23 janvier 2015

Pour rebondir, il a bondi sur le dernier faire-part de décès, celui du roi d’Arabie Saoudite. Grand maître du temps et de la langue française, Flamby a fait une annoncé qui pour une fois n’était pas prématurée: elle était même dépassée, voire inconvenante. Se rendre aux obsèques d’un défunt enterré, c’est l’exploit qu’a voulu tenter le « bras cassé » de l’Elysée, depuis le sommet de Davos en Suisse. Depuis que les attentats djihadistes de Paris ont catapulté Hollande dans les sondages,  voilà que le chavire l’ivresse des cîmes helvètes…

Car aucune frontière, aucune montagne ne l’arrête…

Le Huffington Post continue de valoriser chacune des bourdes de Monsieur P’tite Blague et écrit que « la polémique provoquée par sa blague en Algérie n’a visiblement pas eu d’effet sur son sens de l’humour. » On pourrait s’en inquiéter, mais rien de ses faits, gestes et propos n’alarme la presse socialiste. Ainsi, le 30 décembre 2014, devant la citadelle de Masmak à Riyad, François Hollande s’était encore autorisé une blague. Alors qu’à l’occasion d’une danse folklorique on lui tendait un sabre, le chef de l’Etat, accompagné du président de l’Institut du monde Arabe, Jack Lang, lâcha: « j’en aurai besoin ». De l’auto-dérision pour les uns mais, selon les autres, la marque d’une paranoïa qui ne l’abandonne jamais.

blog -Sabre de Hollande a Riyad-Arabie saoudite 2014
Auto-érotisme de Hollande,sabre-phallus au poing

Le président n’a en fait jamais dépassé la phase du narcissisme primaire du nourrisson qui ne parvient pas à distinguer sa personne du monde extérieur, singulièrement celui de la mère. Ce temps dont il est resté prisonnier, correspond au temps de la construction de l’autoérotisme. Cette jouissance manifeste du petit François à brandir le sabre tendu manifeste le blocage de sa libido sur le phallus. Cette scène en dit beaucoup plus sur lui qu’il n’y paraît et dépasse le simple clin d’oeil à la situation politique difficile en France.<br>
Mais le HuffPost en rajoute. <br>Il positive grossièrement: « Fidèle à son habitude » et justifie: « c’est pour dédramatiser une situation un brin embarrassante que François Hollande a eu recours à son sens de l’humour », avant de s’en prendre à l’opposition qui a mieux à faire, mais que le site accuse « aujourd’hui de régulièrement le prendre pour cible ». Courtisant, mais bien peu psychologue, le HuffPost expose finalement la piètre sexualité du sujet: « visiblement mal à l’aise avec une arme [phallique] à la main, le chef de l’Etat s’est d’ailleurs empressé de s’en débarrasser. » Ce qu’il ne fallait pas démontrer !

Le président dont la presse assure qu’il maîtrise…

Vendredi 23, il a donc commis l’une de ses gaffes qui lui valent les applaudissements des media de gauche. Il a annoncé de Suisse qu’il se rendrait aux obsèques du roi saoudien Abdallah, pratiquement au moment même où il était inhumé à Riyad : « Il vient de mourir, je viendrai à ses obsèques pour qu’il y ait un renforcement des relations entre la France et l’Arabie saoudite« , a déclaré, gravement, le président. au cours du Forum économique mondial à Davos. Le roi Abdallah, âgé d’environ 90 ans, est mort vendredi matin et a été enterré dès la mi-journée en présence de plusieurs dirigeants de la région.


L’Élysée a rectifié les propos du président en re-traduisant la déclaration de François Hollande: il ira « présenter ses condoléances » en Arabie saoudite, a corrigé le Palais. Le roi Abdallah, âgé d’environ 90 ans, est mort vendredi matin et a été enterré dès la mi-journée en présence de plusieurs dirigeants de la région.

La promesse est par ailleurs dénoncée sur Europe 1 par Florian Philippot
Le vice-président du Front national a en effet réagi avant que Hollande ait présenté les… condoléances de la France: « Je trouve indigne que le chef de l’État en personne aille aux obsèques du roi de ce pays« , a estimé Florian Philippot, pour qui « la présence de notre ambassadeur aurait largement suffi« . « Le chef de l’État va dans un pays qui pratique la lapidation des femmes, où il n’y a aucune liberté d’expression. Je pense à ce blogueur qui a été condamné à mille coups de fouet. Est-ce que François Hollande aura au moins un mot pour ce blogueur ? Je ne le pense même pas, parce qu’il est complètement soumis à l’Arabie saoudite », a expliqué le numéro deux du FN.

Une séance de condoléances, un jerrycan à la main…« Il vient de mourir, je viendrai à ses obsèques pour qu’il y ait un renforcement des relations entre la France et l’Arabie Saoudite« ‘, a déclaré le président en marge du Forum économique mondial à Davos en Suisse.

Un syndicat de police dénonçait une protection lourde de Charlie hebdo

Les provocations sous haute protection policière, dès octobre 2012

Détournement de moyens publics pour la protection d’une entreprise privée

En 2013, avant la montée dans l’hexagone de l’islamisme radicale, le syndicat Alliance Police nationale ne trouvait pas juste d’encourager Charlie Hebdo à l’agression textuelle et graphique. A l’époque, il qualifiait cette protection policière d »‘inadmissible » et de « luxe« . Ce tract rendu public par le Canard enchaîné met en question l’usage des contributions fiscales des Français imposables quand on sait que les moyens policiers n’ont pas empêché l’exécution djihadiste de douze personnes le 7 janvier 2015 dans les locaux du journal satirique…

Bien que le contexte n’ait pas été encore celui des menaces islamistes actuelles sur l’ensemble du territoire, le journal satirique cousin de Charlie hebdo fait le procès du syndicat Alliance Police nationale qui, dans un contexte autre, réclamait l’arrêt de « la mission Charlie Hebdo » en avril 2013. Selon l’extrait publié du tract, il  trouvait « inadmissible » que « depuis plus de sept mois, les compagnies d’intervention fournissent jusqu’à neuf collègues par jour pour la protection des locaux privés d’un journal ».
Alliance dénonçait une  « tâche indue » et à un « luxe ». « Le 4 avril, lors d’une audience auprès du directeur de la DOPC, nous avons exigé l’arrêt immédiat de la mission Charlie Hebdo, peut-on lire sur le tract du syndicat.

Le préfet de Paris, Bernard Boucault

Le préfet n’a pas accédé à la demande.
Mais depuis quelques mois, le ministère de l’Intérieur avait assoupli le dispositif, comme l’a confirmé dans les colonnes de Libération Antonio Fischetti,  journaliste à Charlie Hebdo qui n’était pas présent le jour du drame. « Après l’incendie qui avait détruit nos locaux en 2011 – suite à une deuxième atteinte à la sensibilité des croyants musulmans, après la publication des caricatures danoise en 2006 il y a eu pendant longtemps une voiture de police en bas du journal. D’abord tout le temps, puis pendant la réunion de rédaction, le mercredi matin [comme le jour du carnage du 7 janvier dernier]. Mais depuis quelque temps, un mois ou deux, il n’y en avait plus. » Une mesure manifestement prise par l’Intérieur et son ministre, Bernard Cazeneuve, sur requête du préfet de Paris, depuis mai 2012, Bernard Boucault.
Luc Poignant, du syndicat Unité SGP Police (FO), précise toutefois que « des rondes se tenaient régulièrement devant le siège du journal satirique« .

Contacté par Rue89 (groupe L’Obs, classé à gauche), Pascal Disant du syndicat Alliance ne voit « aucune erreur d’appréciation », mais un coup bas du syndicat rival. « C’est une fausse polémique qui vient de la concurrence syndicale. Et sachez de toute façon que si trois, quatre ou cinq policiers avaient été postés devant les locaux de Charlie Hebdo, il y aurait simplement eu plus de policiers tués« , fait-il observer.

« Charlie Hebdo, c’est pas mes copains. Qu’ils crèvent ! » Guy Bedos a été exaucé…

Sombre idiot, Guy Bedos regrette en évoquant le contexte.

Cette agression verbale avait consterné les amis de ce clown triste, tout comme les provocateurs de Charlie Hebdo.
Bizarrement, ces voeux de mort de fin 2012 avaient été étouffés par la presse pourtant si prompte à buzzer, mais le massacre de 12 personnes par des djihadistes dans les locaux du journal, le 7 janvier 2015, a fait soudain ressortir et l’offense et son caractère odieux.

Le 19 septembre 2012, une vive polémique naît à la suite de la publication de caricatures du prophète Mahomet, en pleine polémique causée par la diffusion du film L’Innocence des musulmans, avec la volonté délibérée, donc, de jeter de l’huile sur le feu. Des instances religieuses tels que le Conseil français du culte musulman (CFCM) ou encore le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) les avaient condamnées. Certains dirigeants politiques aussi, avec parfois l’ambiguïté d’un Jean-Marc Ayrault, premier ministre socialiste qui rappela à la fois que « la liberté d’expression constitue l’un des principes fondamentaux de la République» et que « sa désapprobation face à tout excès» n’a pas faibli.

Interrogé par Varmatin.com, l’humoriste avait exprimé son ras-le-bol de l’équipe de Charlie à propos de la publication à caractère provoquant de caricatures de Mahomet.


Elles constituaient une récidive à la publication en France en 2006 d’une série… danoise par douze dessinateurs parue le 30 septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten : elles avaient produit l’effet escompté pour les finances du journal satirique, enflammant la France et bien au-delà.
« Charlie Hebdo, ce n’est pas mes copains ! » avait alors lançé Bedos en 2012, avec véhémence. « Qu’ils crèvent ! Ils ont pris des risques sur la peau des autres, et en plus, ce n’est pas drôle… »

VOIR et ENTENDRE l’imbécile heureux de 78 ans en 2012:

Bedos explique que c’était leur manière de se parler, une façon un peu trop directe, certes, mais sans penser à mal ! « C’était le langage de Charlie , le mien… On se disait des horreurs, mais on était copains et on pouvait boire un coup juste après. »

La crise de Bedos avait de multiples raisons

L’une d’entre elles est le départ de Siné de Charlie hebdo qui l’avait brouillé avec l’équipe en 2012: l’humoriste confus et le journal anarcho-révolutionnaire n’étaient plus sur la même longueur d’onde : Bedos ne se reconnaissait plus dans l’humour antisémite de Charlie Hebdo, déplorant notamment le licenciement du dessinateur Siné, un vieil ami qui provoqua un psychodrame dans le petit milieu libertaire. En 1982, la LICRA avait pourtant accusé Siné d’incitation à la haine raciale pour des propos jugés antisémites. Les relations des deux hommes se distendirent donc avec Cabu et Wolinski, des anti-sionistes et pro-palestiniens avérés.

« Depuis que Reiser est mort, depuis que Siné n’est plus là, ils ne me font pas rire », se justifie Guy Bedos dans Varmatin.com. L’humoriste n’accepte pas non plus la trahison, à ses yeux, de Philippe Val, qui a dirigé le journal pendant des années avant de rejoindre l’équipe de Radio France au côté de Jean-Luc Hees. « Je n’ai pas de leçon d’insolence à recevoir de gens qui se sont couchés, poursuit le comique. Notamment Philippe Val, qui s’est couché devant Nicolas Sarkozy pour devenir directeur de France Inter. Dans la résistance, on n’aurait pas été dans le même réseau. »

blog -Bedos G-clown tristeLe clown se repent

Bedos estime aujourd’hui que les brouilles de 2012 sont une vieille histoire.Il parle d’éthique et se dit profondément affecté par les assassinats islamistes de ceux qu’ils considéraient comme faisant partie de « sa famille« , celle qui prône la liberté d’expression. A tel point qu’il n’avait pas envie de s’épancher, après le drame, à la télé ou à la radio. « Je pleu­rais comme un gosse de douze ans, avoue-t-il. Ça m’a boule­versé. Je le suis toujours et je n’avais pas envie d’aller me montrer…« 

Et puis l’humoriste est encore subitement revenu sur ses propos cette semaine, en déplorant qu’on ait pu le soupçonner de vouloir vraiment la peau de la rédaction du journal satirique.

Les provocateurs pardonnent aux tireurs et aux humoristes

« Je regrette d’avoir dit ça, évidemment, a-t-il reconnu sur BFM TV. Mais ça n’a pas le sens qu’on veut lui donner aujourd’hui. Qu’ils crèvent ! Ah bon !? J’aurais pensé ça ? Pas du tout, ça voulait dire qu’ils aillent se faire foutre ! » Une expression malheureuse, donc, lancée sans arrière-pensée pour signifier qu’il n’avait plus rien à leur dire à cette époque. A 80 ans, Guy Bedos n’a toujours pas trouvé équilibre et sérénité.

« Islamisme radical »: le pouvoir socialiste met la liberté d’expression sous tutelle

Censure gouvernementale : les Français n’ont plus droit à la liberté d’expression de Charlie

« #JeSuisCharlie », c’était tout le monde; ce ne sera plus personne, décrète Hollande !

Vous avez dit « islamisme radical », vous serez punis !

La langue de bois assure-t-elle le bien vivre ensemble  ?
Après avoir soumis la langue et les esprits aux tabous du politiquement correct, admettons que les ‘clochards’ ont gagné en dignité (et en calories?) en passant au statut de SDF, mais quand, en langage décodé, il faut entendre qu’un ‘malentendant’ est un ‘sourd’ et croire qu’une personne obèse perd des kilos sous l’étiquette ‘personne en surcharge pondérale’, les influenceurs ont perdu leur temps. Si leur mutation en ‘techniciens’ de surface’ avait rapporté des augmentations de salaires aux ‘balayeurs’, Lolo Fabius ne serait pas soupçonné de trouver du plaisir à enc*ler les mouches en ouvrant la polémique actuelle sur l' »islamisme radical. » Ce n’est pas le pléonasme, bien que révélateur d’une faiblesse de l’analyse, qui chiffonne la pochette blanche du ministre socialiste. Fabius ne voit aucun vice dans la tautologie familière du politique comme du journaliste, ni dans sa volonté de dissimulation de la réalité. C’est ici que le politicard émerge en croyant jouer son rôle politique. Pour ne pas froisser la communauté musulmane, le ministre socialiste réclame du plus grand nombre qu’il adapte son langage aux désirs de la minorité. La liberté d’expression qu’il vante chez les provocateurs de Charlie hebdo serait, selon lui, inadmissible des autres. La démocratie ne donne plus la priorité à la majorité. En régime totalitaire, l’Etat autoritaire confisque au peuple ses libertés. Fabius décide arbitrairement que l’islamiste doit être dissocié de l’islam et, pour ce faire, que toute référence haïssable à l’islamisme sera assimilée à un amalgame réducteur, au même titre que musulman, intégriste musulman et islamiste radical seraient un truisme anti-républicain.

Après trois jours d’attentats terroristes et dix-sept morts, le ministre socialiste se livre à une nouvelle guerre des mots.
Comment qualifier Chérif et Saïd Kouachi – responsables de l’élimination des blasphémateurs de Charlie Hebdo – ainsi qu’Amedy Coulibaly, auteur de la fusillade de Montrouge et de la prise d’otages de l’Hyper-Casher de la porte de Vincennes ? Une fois acquis, dans la douleur, que ces tueurs ne sont pas simplement des « déséquilibrés », mais d’authentiques fanatiques religieux, on s’attendait à ce que le pouvoir socialiste nous sorte des experts pour affirmer que ces musulmans-là ne sont pas de bons croyants motivés par le Coran, puisque « l’islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour », quoi qu’en disent Michel Onfray et les récents événements.
Faut-il parler de « djihadistes » ou de « terroristes » ? D' »islamistes radicaux » ou de « fondamentalistes islamiques » ? Les responsables politiques sont partagés. Pour qualifier les assassins, le chef de l’État PS, François Hollande, parle de « terroristes », d' »illuminés », de « fanatiques ». Le patron de l’UMP, Nicolas Sarkozy, est dans le même registre quand il condamne des « terroristes », des « assassins » et des « barbares ». En revanche, plus libres de leur parole, le Premier ministre Manuel Valls, le député UMP de Paris François Fillon, ancien premier ministre, et le député UMP de Haute-Loire Laurent Wauquiez affirment que la France est en guerre contre « l’islamisme radical ». Quant à la patronne du FN Marine Le Pen, elle qualifie les frères Kouachi d' »islamistes radicaux » ou de « fondamentalistes islamiques » tout en établissant un lien clair entre immigration et islam radical. Bref, après le temps de l’union nationale et du recueillement, la presse qui fait son miel des divisions et clivages politiques, n’envisage pas un instant que les criminels sont tout à la fois: ne peuvent-ils entrer que dans une seule case?

Toutes les compromissions sont bonnes pour éviter les dérapages et maintenir la paix sociale
Comment faut-il nommer ces assassins ? Et surtout faut-il nier l’islamisme ? Voici ce qu’en pense Olivier Roy, chercheur spécialiste du monde musulman, directeur d’études à… l’EHESS: « Parler de barbares, cela ne veut rien dire : barbare, c’est une insulte, mais ce n’est pas une analyse politique. On peut les qualifier d’islamistes radicaux, car il faut bien leur donner un nom. [« islamistes » ne suffisant pas, il faudrait donc les distinguer des « gentils » islamistes…] Moi, je dirais que ce sont des terroristes qui se réclament de l’islam. » L’islam, nous y voilà. C’est parce que les responsables politiques veulent à tout prix apaiser la communauté musulmane, rassembler, éviter les dérapages et les amalgames entre « terroristes » et « musulmans » qu’ils refusent d’employer toute expression faisant référence à l’islam. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius l’a clairement expliqué au micro d’Europe 1 : « Je pense que l’expression islamiste n’est probablement pas celle qu’il faut utiliser. J’appelle ça des terroristes. Parce que, dès lors que vous utilisez le mot islam, vous favorisez une espèce de vision de continuité entre le musulman, qui pratique sa religion qui est une religion de paix [postulat], et puis quelque chose qui serait une certaine interprétation de la religion musulmane. »

« Khmers rouges »
Alors que la pratique de l’islam en France, ses manifestations visibles et son envahissement de l’actualité irritent une part grandissante des électeurs tentés par des solutions radicales, les dirigeants multiplient les déclarations sur la nécessité d’éviter les « amalgames ». Le mot « stigmatisation » a en effet été déjà précipité au fond des douves. François Hollande vendredi soir -« ceux qui ont commis ces actes, ces terroristes, ces illuminés, n’ont rien a voir avec la religion musulmane » – se retrouve sur la même ligne que Marine Le Pen qui appelle à « ne pas faire de confusion entre nos compatriotes musulmans attachés à nos valeurs et ceux qui pensent pouvoir tuer au nom de l’islam« . Pour le chercheur Olivier Roy, « le problème, ce n’est pas ce que dit l’islam. [le Coran est intouchable et ça tranche avec son traitement, approuvé de la classe politque, par Charlie hebdo]
Le chercheur se réserve le droit d’interpréter: « Pour les terroristes, l’islam est un imaginaire politique et une cause abstraite qui a l’avantage d’être virtuelle et globale. Ils n’ont aucune formation religieuse. L’erreur est d’insister sur l’islam, car c’est avant tout un phénomène terroriste de violence radicale. » Et de poursuivre dans la déstructuration et le cloisonnement : « Ces jeunes ne sont pas intéressés par la religion mais par le djihad : le djihad avec un grand D a remplacé ce qui était la révolution avec un grand R il y a trente ans. Les terroristes mènent un combat politique. Ils agissent comme des révolutionnaires. Ce sont des Khmers rouges qui ont fait table rase pour l’émergence de ce qu’ils voient comme la vérité. » Seraient-ce aussi les enfants de Mai 68 ?

Immigration et islam au coeur des débats
Malgré les appels à l’unanimisme et au refus de tout amalgame, d’aucuns ont bien l’intention de débattre librement de l’immigration, l’intégration ou la pratique de l’islam en France. « Je dois mesurer mes propos pour éviter que nous basculions de l’unité nationale à l’affrontement national, c’est un risque. Je n’ai pas l’intention de jeter de l’huile sur le feu, ce qui serait irresponsable« , affirme Nicolas Sarkozy. Avant d’ajouter : « Les questions de l’immigration et de l’islam sont clairement posées. La question clairement posée aujourd’hui, c’est celle de l’islam de France, pas de l’islam en France. »
De son côté, Marine Le Pen s’inquiète que « le mot de fondamentalisme islamiste » ne soit pas utilisé. « Le simple mot de terrorisme me paraît tout à fait insuffisant. Le terrorisme est un moyen, mais, derrière ce terrorisme, il y a une idéologie, et cette idéologie, c’est le fondamentaliste islamiste. Le fondamentalisme islamiste est le cancer de l’islam« , observe-t-elle.

Jean-Marie Le Pen, « Charlie Martel »
Quant au président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, il dit tout haut ce que pensent tout bas de nombreux militants frontistes et autres : « Je ne suis pas Charlie, je suis Charlie Martel. » Une façon de proclamer que, selon lui, il faut bouter l’islam hors de France en faisant allusion au prince franc qui –à la suite de la victoire remportée aux environs de Poitiers en octobre 732- arrêta l’invasion musulmane dirigée par Abd al-Rahman. Autant de débats et de rappels sur l’islam hégémonique que certains veulent éviter. « Dire depuis dix ans que l’islam pose problème en France pousse certains musulmans à se placer dans une logique de rejet de la société, argue Amel Boubekeur, sociologue spécialiste de l’islam. (…) L’exclusion des musulmans est assurément le moteur de la radicalisation, » soutient-il dans une logique de victimisation. Et Olivier Roy de conseiller : « Il faut montrer la diversité de la population musulmane en France : il y a beaucoup plus de musulmans qui sont dans l’armée, la police et la gendarmerie françaises que dans al-Qaida. » Faut-il aussi démontrer que nombre de conflits actuels dans le monde sont dus à la rivalité entre Sunnites et Chiites ?

Pour Fabius, l’intégration de l’islam se décrète
Vous avez dit « apartheid », vous serez punis ! « Un apartheid territorial, social, ethnique, s’est imposé à notre pays. » Cette phrase de Manuel Valls lors de ses voeux à la presse mardi suscite en effet de nombreuses réactions négatives. Pour beaucoup, toutes tendances politiques confondues, le Premier ministre est « allé trop loin » en utilisant un mot lourd de sens et « inadapté » à la situation française. Si « ghetto » ou « ségrégation » reviennent désormais régulièrement dans la bouche des politiques, la référence à un « apartheid » a perturbé ce pays qui proscrit les références ethniques.

La police du langage est de retour
Nathalie Kosciuzko-Morizet, vice-présidente déléguée de l’UMP, s’est insurgée contre l’emploi de ce mot « insultant pour la République ». « La République a besoin de clarté, pas de confusion des mots et des idées« , a-t-elle affirmé.

L’usage du mot apartheid, du nom de la ségrégation raciale mise en place par le régime sud-africain jusqu’en 1994, est « irresponsable » et « insultant », a pour sa part jugé Florian Philippot, vice-président du FN (Front national), accusant le Premier ministre de « jeter de l’huile sur le feu« .

Le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée nationale, François de Rugy, a jugé que le terme de « ghetto » aurait été « beaucoup plus juste ». « Mais le Premier ministre visait à nommer les choses et à regretter que, par exemple, après les émeutes de 2005 (…) on ait refermé un peu trop vite ce qui est apparu comme une parenthèse alors que c’était une révolte qui révélait des fractures inacceptables« . Une défense aussi peu convaincante qu’alambiquée rappelant que le petit homme vert est toujours demandeur d’un maroquin.

Rugy se refuse pourtant à remonter le temps et à évoquer ce qui dérange dans le contexte des derniers attentats sanglants de Paris. En 1983, dans les années Mitterrand, a en effet eu lieu la Marche pour l’égalité et contre le racisme, surnommée « Marche des beurs », contre le racisme, et pour une carte de séjour de dix ans et le droit de vote des étrangers. Une première désillusion historique et profonde des musulmans face au pouvoir socialiste et qui a été le point de départ de la fracture communautaire et de… l’apartheid en question. La gauche a bien tenté, mais en vain, une récupération des Indigènes de la République au moment de l’hystérie collective du 12 juillet 1998, orchestrée par Lionel Jospin et sa ministre de la Jeunesse et des Sports, Marie-George Buffet (PCF). La presse dans son ensemble et un grand nombre d’intellectuels salua sans mesure la victoire de l’équipe black-blanc-beur de football, preuve supposée de l’intégration réussie et de la nation réconciliée, cette équipe « black-blanc-beur » des Thuram, Barthez et Zidane, auteur amnistié -puis sanctifié- d’un violent « coup de boule » sur un Européen d’Italie.

Moins nuancé et plus offensif, le Parti communiste accuse le Premier ministre de « non assistance à territoire en danger » et lui a demandé « d’agir » « avec un changement de politique ». Un porte-parole du PCF pointe d’ailleurs le lien avec les « conséquences de l’austérité dans les quartiers« .

Même au sein du parti gouvernemental, Manuel Valls fait grincer des dents aiguisées.
« L’apartheid, vous l’avez connu, c’était le fait que juridiquement tous ceux qui étaient noirs n’avaient pas les mêmes droits que les blancs. Le problème en France n’est pas juridique, c’est un problème de réalité », a réagi sur RTL le grand prêtre des bonnes moeurs politiques et du langage politicien, Laurent Fabius , ministre intermittent des Affaires étrangères et épisodique au Tourisme.
Même Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des Lois et proche de Manuel Valls, juge le mot « maladroit » parce qu’il est « connoté géographiquement et historiquement ».

Déjà en 2005, Manuel Valls utilisait le mot « apartheid »

Peu cultivé, Manuel Valls a des lacunes: ses études universitaires ont été brèves et non qualifiantes… Le patron des godillots socialistes de l’Assemblée nationale a ressorti la brosse à reluire. « C’est un mot qui est certes fort, mais c’est un mot qu’il avait déjà utilisé », tente de raisonner Bruno Le Roux, sans parvenir à établir de lien entre « mot fort » et « déjà utilisé ». Mais il persévère et nous raconte que « parce qu’il est fort, il montre l’exigence républicaine à laquelle nous sommes confrontés. » Et nous en sommes au même point: nulle part. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée est hors sujet, mais poursuit en langue de bois, dans un réflexe de député de Seine-Saint-Denis, soulignant les « fractures, énormes, béantes sur notre territoire qu’il convient de résoudre« . CQFD.

Au fond, le pruneau cuit est le seul, avec Valls, à admettre l’existence d’un apartheid à la Hollande.

Les chroniqueurs s’enflamment comme de l’amadou

Mais « si l’ancien maire de banlieue pouvait formuler ce type de constat [en 2005] dans une logique de dénonciation, des mots similaires dans la bouche d’un Premier ministre prennent un sens différent », insiste Le Monde qui voit là une « rupture ». D’autant plus que ce mot tabou sous-entendrait que « les logiques de ségrégation ne sont pas uniquement subies mais qu’elles sont, au moins en partie, construites par les politiques publiques, notamment dans les domaines du logement, de l’éducation et de l’emploi.« 

« Une erreur profonde » ou un « signal » assumé? Ce « mauvais mot », selon Le Point, fait réagir l’ensemble de la presse ce mercredi matin.

« En France, il y a encore des mots qui font sens. L’apartheid en fait partie. Il est clivant. Inadapté. Et surtout improductif », a dénoncé Yann Marec du Midi Libre qui y voit « une erreur profonde de la part du leader du gouvernement« .

Ces mots sont « d’une rare violence », renchérit Bernard Stéphan, dans La Montagne.
Manuel Valls « chasse le déni partout où il se cache quitte à se mélanger les crayons dans le choix du calibre », commente aussi Jean-Louis Hervois, pour La Charente Libre.

« Le Premier ministre est allé trop loin, il y a une limite à ne pas franchir », assène Hervé Favre dans la Voix du Nord.

Pour Didier Rose, des Dernières Nouvelles d’Alsace, « la formule de Manuel Valls surprend » car fait-il remarquer « depuis les attentats, François Hollande n’a eu de cesse d’invoquer l’union nationale. »

« Manuel Valls a voulu surjouer un élan de sincérité », observe de son côté Jean-Emmanuel Ducoin, dans L’Humanité.

« Le mot est lourd. Il est fort. Il est choquant », martèle Philippe Waucampt, dans Le Républicain lorrain. « Les termes employés ont quelque chose de déplacé (…) Une interprétation aux antipodes du modèle républicain français », juge-t-il. Mais ils doivent aussi « se lire comme un signal adressé à ceux qui se sentent en marge d’un pays se complaisant à les ignorer », conclut l’éditorialiste.

 

Islamisme: Fabius, un imposteur qui noie le poisson dans la sémantique

« Islamisme radical » : Fabius réutilise à l’Assemblée un pléonasme qu’il avait banni

Cachez ce mot « islamiste » que Lolo ne saurait voir

blog -Tartuffe de MoliereMais le ministre des Affaires étrangères est un apprenti manipulateur de la langue
L’ancien premier ministre est persuadé qu’en cassant le thermomètre il va faire tomber la température on qu’en censurant par « décret » certains mots, il dominera la fièvre qui envahit la France, s’agissant de l' »islam radical ». C’est la mot « islamiste » qui lui chiffonne la pochette blanche depuis plusieurs semaines. Celui qui tenta d’imposer une charte de déontologie à ses collègues ministres, avec la réussite que l’on sait sur les vertueux socialistes Cahuzac, fraudeur fiscal, ou Thévenoud, mauvais payeur pathologique, s’est également illustré dans une tentative de châtiment du langage visant les terroristes musulmans de l’IE. Il prêcha pour que l' »Etat islamique » soit camouflé sous le vocable-burqa de « Daesh », dont personne ne sait d’ailleurs s’il ne s’écrirait pas plutôt « Daech »!
Monseigneur récidive avant de se faire introduire à l’Académie française en décidant qu’il était essentiel et urgent de bannir à son tour le terme « islamiste »: en faisant disparaître le mot, Lolo compte occulter la menace, ou à défaut, la salissure de l’ensemble des musulmans. Car c’est ce qui turlupine le turlupin des gouvernements Hollande: ne pas froisser le musulman comme un Kleenex.

Or, dimanche 11 janvier, sur Europe 1, deux jours après les attentats de Paris et Montrouge, Laurent Fabius a de nouveau voulu réformer la langue commune en exigeant l’emploi du mot « terroristes » plutôt qu' »islamistes » pour désigner les auteurs de crimes qui se revendiquent de l’islam. Cohérent ? Oui, à la manière socialiste.

Amalgame entre djihadistes et poseurs de bombes basques, confusion entre fanatisme religieux et volonté politique d’indépendance, voire anarcho-révolutionnaires arracheurs criminels de caténaires ou casseurs « Black blocks », etc… Toutes les violences dans le même sac colis piégé ! Fabius est un magicien totalitaire.

Le mot « islam », c’est caca ?

« Je n’aime pas… Je ne veux pas faire le censeur, a-t-il minaudé, le nez dans ses notes, mais je pense que l’expression islamiste – et j’en avais aussi fait la remarque dans l’expression Etat islamique – n’est probablement pas celle qu’il faut utiliser. J’appelle ‘ça’ des terroristes », a recommandé l’influenceur: que ceux qui m’aiment me suivent…
« Parce que dès lors que vous utilisez le mot islam, vous favorisez une espèce de vision de continuité entre le musulman, qui pratique sa religion qui est une religion de paix, et puis quelque chose qui serait une certaine interprétation de la religion musulmane« , disait alors le ministre. Bref, le mot « islam » doit disparaître de la photo ou des dictionnaires. Peut-être aussi les dictionnaires doivent-ils aussi être brûlés, d’ailleurs. 

[http://api.dmcloud.net/player/embed/4e7343f894a6f677b10006b4/54be6ba394a6f631ec52f5bb/53ad56a419e147dca407a8129952a4dd?exported=1]

 

« Quand nous combattons le djihado-terrorisme… »

Mais dix jours plus tard, à l’Assemblée nationale, le ministre a lancé, alors qu’il expliquait la position de la France sur la liberté d’expression face aux multiples manifestions anti-françaises dans certains pays musulmans : « Quand nous combattons le djihado-terrorisme et l'<u>islamisme radical</u> (?), ce sont aussi les musulmans que nous protégeons puisqu’ils en sont les premières victimes. »

Nulle doute que les mots « islam » et « islamiste » n’apparaîtront plus dans les dépêches de l’AFP et dans les articles copiés-collés des media paresseux et soumis de surcroît…

<br>A vouloir blanchir à tout prix les musulmans de toute souillure terroriste, <span style= »color: red; »Fabius salit l’islam et les musulmans.

Béziers : préparation d’un attentat déjouée

Interpellation de cinq Tchétchènes soupçonnés de préparer un attentat

Les cinq suspects russes ont été interpellés lundi soir à Béziers dans le Sud-Est de la France, a fait savoir le procureur de la ville, Yvon Calvet, ce mardi 20 janvier. Ils ont été placés en garde à vue et des perquisitions ont eu lieu. Il n’était pas possible dans l’immédiat de préciser le lieu présumé de l’attentat.

A noter que les Tchétchènes sont des Russes musulmans du Caucase du Nord et que les autorités russes affirment disposer de preuves de liens des groupes djihadistes tchétchènes avec des réseaux terroristes étrangers, notamment al-Qaida.

« Des produits ont été retrouvés lors de ces perquisitions », a expliqué le représentant du ministère de la Justice, sans préciser leur nature. L’une des personnes interpellées habite Béziers et une autre « probablement » à Montpellier.

Les enquêteurs s’efforcent en outre de trouver les adresses des trois autres suspects placés en garde à vue. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Montpellier.

Il apparaît que les informations dans la presse vont plus vite que les enquêtes

Les annonces de menaces déjouées se bousculent
Ainsi, un drone aurait survolé l’Elysée dans la nuit de jeudi à vendredi: lien PaSiDupes
Et des soldats auraient été menacés devant une école juive :lien PaSiDupes

Un drone aurait survolé l’Elysée dans la nuit de jeudi à vendredi

Hollande veut-il faire durer l’ « unité nationale » à son profit ?

Hollande est bien protégé: il ne risque pas une prise en otage…

Un drone a survolé l’Elysée « pendant quelques secondes » dans la nuit de jeudi à vendredi, affirme-t-on sérieusement ce mardi dans l’entourage du président, confirmant un fuitage d’i-télé (groupe Canal+), la chaîne amie d’information en continu.

« Immédiatement repéré » par les services de police et de gendarmerie qui assurent la garde du palais présidentiel, le drone s’est « immédiatement éloigné de l’Elysée », a-t-on indiqué de même source, précisant qu’une « enquête judiciaire est en cours ».

Cet affichage de la vigilance sans failles des forces antiterroristes commence toutefois à être suspect, après l’annonce d’une menace sur des militaires en faction devant une école juive, le weekend dernier.

Le Parquet de Paris est sur les dents: il a en effet ouvert une enquête pour « conduite d’un aéronef non conforme avec les règles de sécurité« , a indiqué une source judiciaire anonyme.
Les investigations ont été confiées à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens. Et là, on a tout dit !.

Cet incident est survenu alors que de nombreux survols de centrales nucléaires par des drones ont été signalés ces derniers mois et une semaine après les attentats qui ont ensanglanté Paris.
But de l’opération: démonter que la « gauche molle » peut se redresser et que nos centrales nucléaires sont donc -elles aussi- sous une protection aussi époustouflante ?

 

Des soldats menacés par un homme armé devant un collège juif

Et si les « premières victimes » selon Hollande, n’étaient pas les musulmans ?

Surmenage des forces antiterroristes ?

Deux soldats en faction devant un collège juif du Raincy (Seine-Saint-Denis), menacés par un homme qui avait tiré la culasse de son arme à leur vue, ont armé leur fusil d’assaut et fait fuir l’auteur des menaces, a-t-on appris hier lundi. Mais soutenons tout de suite, contre toute évidence, que cette menace déjouée n’a aucun lien avec les tueries récentes de djihadistes de France à Paris. Ni effet d’émulation, ni désir de vengeance, ni surtout d’antisémitisme. Toute information utile étant bloquée, toutes les supputations sont donc permises.

Les faits remontent à la nuit de samedi à dimanche. Une voiture s’est arrêtée devant le collège-lycée juif Merkaz Hatorah de cette banlieue nord-est de Paris, a « précisé » (sic) une source « proche du dossier ». Comme il va de soi ? C’est à vérifier…
La porte coulissante de la voiture s’est ouverte, les deux soldats, chargés de protéger les lieux dans le cadre du plan Vigipirate, s’en sont approchés et ont demandé aux automobilistes «de circuler», a ajouté cette source anonyme et …fiable.

«Le passager, cagoulé, a alors tiré vers l’arrière la culasse d’une d’arme d’épaule», comme s’il allait faire feu, a-t-elle poursuivi. Il n’était pas possible dans l’immédiat de savoir s’il s’agissait d’une arme létale ou factice, ni si les auteurs des menaces avaient l’intention de passer à l’acte ou s’il s’agissait d’une provocation, a commeté une source policière, anonyme et pourtant sérieuse.

«Les deux soldats ont armé leur Famas», le fusil d’assaut de l’armée française, et «le conducteur a aussitôt démarré en trombe», selon la source, toujours aussi proche du dossier. La voiture a disparu dans la nuit, sans qu’aucune course-poursuite ne soit lancée.

Les soldats, qui ont entendu un bruit de culasse, «ont eu une réaction appropriée», justifie une source militaire indéterminée.

Depuis les attentats (floutés: il faut savoir qu’elle évoque les tueries djihadistes) de Paris, les soldats postés devant les lieux sensibles de la région parisienne ont été l’objet d’une série d’actes d’intimidation, ou de « simple » provocation. Provocation « citoyenne » simple ?

Un jeu dangereux, selon cette source (qui fait autorité dans l’anonymat !): «Nos militaires sont armés et susceptibles de se servir de leurs armes» lorsque la loi les y autorise, rappelle-t-elle.

Ainsi donc, cette information qui filtre sans autre authentification claire que la confiance qu’on accorde -ou non- à la presse, pourrait n’être rien d’autre qu’une opération de propagande officielle: démontrer que les forces de police sont réactives et jouent pleinement leur rôle protecteur…

Des « rumeurs » et « persistantes » sur l’incontrôlable internet (sujet à caution au regard de la presse institutionnelle) suggèrent pourtant que les militaires qui patrouillent en région parisienne ne sont pas en mesure de faire feu: elles n’auraient pas de munitions.
L’enquête a été confiée au commissariat local.

Or, «Tout est faux», affirme le directeur de l’école juive

Depuis le début de journée, l’information a priori sérieuse fait le tour des media et de la communauté juive. « Encore une affabulation de BFM » pour le directeur de l’établissement. « Ce n’est pas la première fois que BFM s’illustre de cette façon, de manière lamentable et complètement irresponsable», tempête Benjamin Tagger. Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme cagoulé, dans une voiture aurait tenté de tirer sur l’école Merkaz HaTorah.
Il semblerait en fait qu’à l’origine, l’information est issue non pas de BFM qui l’a reprise en confiance (ou en connivence), mais d’une dépêche AFP, laquelle agence est en ligne directe avec le gouvernement, et que la chaîne d’information continue a titré « Menacés par une arme devant un collège juif, des soldats arment leur fusil d’assaut ».
« Mais c’est de la folie, ils ont crée une psychose depuis ce début d’après-midi je ne gère que cette affaire… les coups de fils des parents apeurés, les élèves inquiets, la presse qui appelle ! » peste le directeur de l’école.

Une réaction fréquente de la part des militaires, selon le directeur

Dans les faits, selon lui, les choses se seraient déroulées de manière beaucoup plus banale. « Une camionnette s’est arrêtée devant l’école des filles à la sortie de shabbat, devant les hommes en faction. Les militaires ont levé leurs armes et la camionnette est repartie. Pas de cagoules, pas de fusils, juste un bruit non identifié. Mais les militaires sont amenés à mettre en joue leurs fusils fréquemment » explique Benjamin Tagger. «Par exemple, il suffit qu’un motard passe devant un autre, et lève le pouce en signe de reconnaissance comme ils le font par habitude, et les militaires brandissent leurs fusils par réflexe et par prudence. Ils peuvent brandir leurs armes pour tout et n’importe quoi ».
Selon le directeur de l’établissement scolaire juif, l’information aurait donc été dramatisée à l’envi, transformant un fait fréquent lors d’une faction, en attaque terroriste potentielle.
Benjamin Tagger veut désormais faire paraître un démenti dans les chaînes d’information et les journaux concernés.

Info ou intox ? Les sondages en faveur de Hollande vont-ils connaître une nouvelle poussée de fièvre, à la veille de la législative partielle partielle de Montbéliard où le siège du socialiste P. Moscovici est en jeu ?

 

Calais : violences policières contre les clandestins: c’est « le rapport qui matraque », pas les flics!

Le journal de Jean-Paul Sartre est passé du côté de la matraque…

Document photo aseptisé proposé par Libération: soleil et cohabitation paisible

ONG supranationale et illégitime,  Human Rights Watch a réalisé une sélection de témoignages édifiants qui dénoncent des « exactions » policières « de routine ».

«Passages à tabac», «attaques au gaz lacrymogène», «exactions de routine», y compris sur des femmes et des mineurs. Des vieillards aussi ? Mais le journal socialiste Libération a pris le parti de ridiculiser le rapport d’Human Rights Watch qui, d’une part, « fait les gros yeux » (sic) et, d’autre part, non pas à Hollande, Valls et Cazeneuve, mais « à la France. » Ce document, d’une ONG dont le but est de dénoncer, dénonce effectivement ce mardi matin  les mauvais traitements des forces de l’ordre sur « les migrants », donc tous les migrants, dont il faut rappeler, pour tout dire, que ce sont des clandestins, certes sans abris, mais, en vérité, sans papiers, pour commencer. Ils se trouvent bloqués à la frontière calaisienne, dans l’espoir de passer en Grande-Bretagne « en se glissant dans les camions », pour pénétrer illégalement en pays étranger.

Izza Leghtas
Izza Leghtas

Izza Leghtas (ci-contre), « chercheuse » de l’ONG, porteuse d’un prénom d’origine berbère, bilingue anglais-arabe, a interrogé 44 illégaux – dont trois enfants. « Dix-neuf personnes, dont deux enfants, ont déclaré que la police les avait maltraitées. Huit ont eu des membres fracturés ou d’autres blessures visibles. Vingt et un, dont deux enfants, ont confié que la police les avait aspergés de gaz lacrymogène », raconte-t-elle dans son communiqué. Se posent alors les questions de l’authenticité des incriminations et de la fiabilité de la chercheuse. Les uns sont parties prenantes et l’autre, du fait de son appartenance militante, n’est pas neutre,

Exemple ? Rosa, 25 ans, Erythréenne, et donc africaine de l’Est sans connexion aucune avec la France, déclare que des policiers l’ont battue quand ils l’ont trouvée dans un camion sur l’autoroute.«J’ai dit poliment : “S’il vous plaît, aidez-moi”,mais ils m’ont battue et je me suis effondrée devant le camion. Ils m’ont rouée de coups de pied sur le sol.» Elle a déclaré avoir perdu connaissance et s’être réveillée dans la salle des urgences à l’hôpital.

Aziz, Afghan de 29 ans, qui ne peut se prévaloir d’aucun lien de son pays d’Asie avec la France : «Un policier m’a poussé, j’étais par terre, ils m’ont aspergé[de gaz lacrymogène] et quand je me suis retourné, ils m’ont frappé. J’avais du sang sur le visage, sous mon œil, sur le nez et le genou. Je n’ai rien vu parce qu’ils m’ont d’abord aspergé puis ils m’ont frappé aux jambes, sur tout le corps

Un Soudanais de 26 ans : «Les policiers vous aspergent comme si vous étiez un insecte.»

Un Iranien de 20 ans : «J’étais seul. Les policiers ont ouvert la porte et avant de dire quoi que ce soit, ils m’ont aspergé le visage; je ne pouvais rien voir et deux fois ils m’ont frappé avec leurs bottes et leurs mains

Une Erythréenne de 25 ans : «Nous voulions aller dans [le camion], les policiers sont venus, ils ont dit “Allez ! Allez !” et m’ont aspergée dans les yeux, je suis tombée.»
L’ONG « indique », selon Libé (mais dénonce) que la préfecture et la police nient. Elle demande à la France d’enquêter.

Le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, se défend sur France Info ce mardi. Il reconnaît «un nombre important de blessures», mais assure que «La première cause» sont «les conflits violents entre réseaux de passeurs, entre nationalités», et la seconde, «les migrants qui se blessent pendant les tentatives de passage». Il dénonce des «témoignages pas circonstanciés et anonymes». Jusqu’ici, aucune plainte n’a été déposée, argue l’État. Et pour cause : on imagine mal des migrants en situation irrégulière déposer plainte contre la police.

L’ONG new-yorkaise met le doigt sur « un problème ancien »

Ce qui change tout des faits et responsabilités actuels ! Les violences policières envers les migrants de Calais existent depuis l’ouverture du centre de la Croix-Rouge à Sangatte en 1999, fait finement valoir la journaliste correspondante à Lille, sans rappeler que c’est sous le gouvernement Jospin (PS) et par son ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement: il ne faut pas trop en demander à Libé !
Elles connaissent un nouveau pic avec la fermeture du centre, fin 2002, quand le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, « pense résoudre le problème en dispersant les migrants« , selon l’interprétation partisane de la journaliste, mais en fait sous la pression de son homologue britannique, David Blunkett.
La jungle de Calais connaît un second pic d’agitation animée par les associations lors de sa destruction, en septembre 2009, par le ministre de l’Immigration Eric Besson. « Police, problem » est le slogan le plus souvent répandu à l’époque par les clandestins, à l’instigation des collectifs, si on songe que ces deux mots sont franco-anglais et à portée internationale… « Coups, abris détruits, couvertures imbibées de gaz lacrymogène et chasses à l’homme », résume Libé, à la hache, quand il ne s’agit plus de la période socialiste.

Libération se concentre sur la période 2008-2012…

En 2008 déjà (sic, et à l’attention de Sarkozy), La loi des jungles, un rapport, commandé par le GISTI (Groupe d’information -juridique- et de soutien des immigrés) aux universitaires Karen Akoka (sociologue dédiée aux réfugiés) et Olivier Clochard (géographe) pour la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), qui rassemble une vingtaine d’organisations nationales engagées dans la défense et la promotion du droit d’asile, avait documenté les violences.
Puis en 2011, un rapport -à charge- remis par les activistes No Border ( réseau transnational -comme Human Rights Watch- de collectifs et d’individus investis dans les luttes pour la liberté de circulation et l’abolition des frontières: tout à fait inapproprié au moment de la montée du risque djihadiste) au Défenseur des droits de l’époque raconte les squats détruits, les points d’eau contaminés au gaz lacrymogène, l’urine (de policiers?) sur les couvertures. Dominique Baudis dénonce des «abus» et demande «qu’il soit mis fin à ces pratiques».

Hollande, le changement maintenant? Elles n’ont pas cessé. «Les violences sont moins flagrantes aujourd’hui, assure d’abord Christian Salomé, de l’association L’auberge des migrants, à Calais. « Mais elles continuent, admet-il, contraint et forcé. Avant, c’était fait de façon ouverte, en se moquant de tout le monde».«Depuis le rapport des No Border, quelque chose a changé. Ça se passe à l’abri des regards»! A l’abri des regards, comme avec Kebrom, Erythréen de 15 ans, rencontré en juin (Libération du 4 juillet 2014), le lendemain d’une tentative de passage, une plaie au bras : «Hier soir, trois policiers, j’étais seul. Ils m’ont frappé avec un bâton quand ils ont ouvert la porte du camion. J’essaie de ne plus y penser, mais je n’y arrive pas. Ça donne envie de mourir.» Même après toutes les difficultés imposées par les passeurs et endurées depuis la corne de l’Afrique jusqu’à la pointe nord de la France ?

L’ONG dénonce aussi le manque de place pour les demandeurs d’asile qui vivent dans les jungles avec ceux qui veulent passer en Angleterre. Dénoncer, sans proposer, ni faire… «Le gouvernement français doit intensifier ses efforts (et donc les Français, leurs sacrifices) pour que tous les demandeurs d’asile soient logés sans délai comme l’exige la législation européenne», revendique l’ONG.
Elle exige aussi des «conditions d’accueil adéquates» pour les autres. Parmi les 2.300 « migrants » de Calais, dont des femmes et des enfants (bis) qui vivent dans des squats et sous des tentes de fortune, certains sont là depuis huit mois. Ils vivent de la soupe populaire, un repas par jour, et n’ont en ce moment presque pas d’accès aux douches du Secours Catholique, vandalisées (par la police ?). Les seules douches sont offertes par Médecins du Monde, une cinquantaine par semaine. En avril, l’association Vie active, financée par l’Etat, proposera 1 500 douches par jour.

Lundi soir, les températures «ressenties» étaient négatives et la préfecture a ouvert un bâtiment chauffé, avec duvets et matelas, pour 500 personnes. Les autres exilés ont dû faire avec le vent, la pluie, la boue, et le froid. Le seuil climatique pour cette ouverture est -5°: la collectivité a donc fourni un effort spécial et… circonstancié, avec la sortie du rapport.C’était pour le pathos.

Ni Libération ou sa correspondante locale, ni le Gisti ou Human Rights Watch n’a un mot de compassion, en revanche, pour les habitants excédés de Calais et de sa région…
A aucun moment, ces professionnels de l’information ou de l’agit prop n’évoquent, pour des motifs différents, les violences inter-communautaires, telle celle entre clandestins africains et afghans, à Calais: dans la nuit du réveillon du 31 décembre 2014, 200 « migrants » se sont affrontés, faisant sept blessés, nécessitant l’intervention de CRS.

 

Petit, Montebourg: il règle ses comptes avec le monde politique

Le poseur s’affiche en Une d’un magazine pour hommes

Article de QG
Article de QG

Viré du gouvernement, l’ex-ministre de l’Économie et du Redressement productif ne pourrait se satisfaire d’un modeste siège d’élu de Saône-et-Loire et il abandonnera donc ce poste-là aussi, le 25 mars prochain. Réélu depuis 1997, parfois de justesse, Arnaud Montebourg préfère aller vers de nouvelles aventures, pendant que son carnet d’adresses est encore négociable et s’il tourne le dos à la politique, c’est précisément pour se consacrer à ses nouvelles activités d’entrepreneur. Une compétence théorique qui n’a pas fait ses preuves à Bercy et qui a même nécessité une formation accélérée sur le tard, c’est-à-dire après coup. Bien qu’il ait joué un rôle de sniper dans le mouvement des frondeurs l’été dernier, le ministre m’as-tu-vu ne veut plus entendre parler de politique, pour l’instant. Sauf la présidentielle de 2017. Ce qu’à dieu ne plaise.

Nono s’est déboutonné -entre garçons- à un magazine de style au masculin

Arnaud Montebourg s’est dévoilé devant le magazine GQ, sans langue de bois, mais en langue de pute: il déballe en effet toute sa rancoeur envers la classe politique française. Des élus fainéants, dénonce-t-il. « Il y a beaucoup trop de députés. La moitié ne travaille pas. » Ni 40, ni 35 heures?

« Paresse intellectuelle »

« Je suis lassé par la médiocrité du personnel politique, le corporatisme, la paresse intellectuelle », ajoute l’instable, avec son habituel franc-parler. Le fausset de la démondialisation chante les mérites des entreprises qu’il y a quelques mois encore il maltraitait. « La politique est l’école de l’arrogance, l’économie celle de l’humilité », a-t-il lancé. On croit rêver, venant de lui !

« Dans l’entreprise, il y a des règles et de la loyauté »

Fraîchement sorti d’une formation en entrepreneuriat à la prestigieuse école de commerce Insead, Arnaud Montebourg déclare : « En politique, il n’y a pas de règles. Tout est déloyal, tout est mensonge. C’est la jungle. Dans l’entreprise, il y a des règles et de la loyauté, sinon, cela ne fonctionne pas et la sanction est immédiate. » Désormais, « l’essentiel de ma vie consiste à rencontrer des gens », assène-t-il, en pleine crise des cinquante ans.

« Sortir beaucoup ! »

Mag "fashion" dédié aux garçons qui aiment la nourriture, le cinéma, la musique, les voyages, la culture physique, le sexe,  etc
Mag « fashion » dédié aux garçons qui aiment la nourriture, le cinéma, la musique, les voyages, la culture physique, le sexe, etc

A lecteurs de QG que cela pourrait intéresser, l’ancien ministre confie enfin profiter du temps qu’il a retrouvé pour « sortir beaucoup : théâtre, cinéma, concerts, soirées… » Pour les mois à venir, il se souhaite de devenir un « serial entrepreneur ».

Lors de ses voeux traditionnels pour 2015, ça tombait bien, à quelques jours des attentats de djihadistes de France, le président Hollande avait expliqué qu’il entendait en finir « avec le dénigrement ». Il va devoir commencer par travailler sur le cas Montebourg !

ONPC: Michel Onfray prend à contre-pied la classe politique formatée

Le binaire Aymeric Caron, animateur à fiches, désarmé par les nuances du philosophe Michel Onfray

Ruquier, hôte grossier, qui pointe ses invités du doigt...
Ruquier, hôte grossier, qui pointe ses invités du doigt…

Michel Onfray était l’invité d' »On n’est pas couché » du 17 janvier 2015, émission de France 2 animée par le divertisseur Laurent Ruquier, suite à la tribune du philosophe dans Le Point sur les tueries  -« nôtre » 11 septembre (dixit Ruquier, ci-contre, concentré de tous les travers du moment)- suscités par les provocations des dessinateurs de Charlie Hebdo, le 7 Janvier 2015 à Paris.
Le violent chroniqueur Aymeric Caron, qui mange végétarien pour ne pas s’user les dents sur la viande animale, mais plutôt humaine, et ne pas finir en prison ou en hôpital psychiatrique, ne s’est pas seulement montrer incapable de tolérance, mais aussi de la subtilité requise au débat qu’a tenté de mener Onfray avec son interlocuteur enkysté dans ses certitudes archaïques.

L’altermondialiste a laissé des plumes face à l’invité qui lui est pourtant proche, comme de Jean-Luc Mélenchon. Il s’est d’ailleurs platement situé, invitant Onfray à ne pas l’écorcher vif, lui rappelant qu’il « partage en commun » (sic) bien des idées avec « Michel »:

Le philosophe épingle les journalistes en sur-commentaires et jugements permanents, mais incapables de recul, de mise en perspective et de réflexion et qui préfèrent se vautrer dans le pathos;

« Les attentats ont à voir avec l’islam » et le Coran, estime Onfray à contre-courant de la pensée unique et citant à l’appui des sourates dérangeantes (misogynes, phallocrates, antisémites ou homophobes);

Pour apporter la contradiction, Léa Salamé, la chroniqueuse d’ONPC amalgame les Ancien et Nouveau Testaments de la Bible dans son ensemble pour ne se fonder que sur l’Ancien Testament et ignorer – après deux mille ans – l’avancée que constitue le Nouveau… Elle illustre précisément ce que Onfray condamne, les prélèvements sélectifs à des fins polémiques. Mais lui-même juge au besoin la Bible sur ce qu’en pensent ou font certains, comme Hitler… Le débat suggère ainsi que nos contemporains chrétiens seraient aussi des assassins…
qui sont les victimes, les dessinateurs inconséquents et morts ou les tueurs fanatiques (comme l’indique Hollande);

Caron prélève pourtant allègrement en suivant ses fiches, pour considérer en dépit des carnages à Paris ou en Afrique, que le Coran appelle à la miséricorde, mais c’est à la différence des islamistes;

Caron refuse de questionner le positionnement de l’Iran et le binaire accuse Onfray de faire le partage entre les bons et les mauvais musulmans, mais Onfray souligne d’une part que 85% des musulmans de la planète ne sont en capacité que de lire des traductions du Coran et que les musulmans français ne comprennent pas les prêches en arabe de leurs imams et d’autre part Charlie hebdo affiche son athéisme, ce que ses soutiens ne savent que rarement;
Onfray affirme que nous (les libéraux!) avons créé l’islamisme et Salamé insiste sur le problème de l’intégration des scolaires.

Radu Mihaileanu, bi-national français et roumain, reproche à Onfray de suggérer que les croyants musulmans seraient de « potentiels fascistes », mais ne parvient pas à surmonter son obsession du fascisme, de l’internationalisme et de la responsabilité des aînés;

Salamé aborde la question de la « théorie du complot » en laquelle croient les jeunes musulmans, prétexte, ou non, aux violences communautaires; esquisse d’un lien au dogme marxiste de la responsabilité du social, en excuse; allusion aussi aux violents affrontements internes entre Sunnites et Chiites;

évocation des positions d’Alain Finkielkraut sur l’éducation; enseigner le fait religieux, comment et par qui?; responsabiliser les jeunes scolaires;

Caron évoque la peur des communautés juive et musulmane et non pas celle de l’ensemble des Français face au risque de colonisation liée à la démographie galopante des musulmans polygames, pour, au final, lancer à Onfray son ultime accusation, avec l’intention de décrédibiliser son interlocuteur, amalgamant son »adoubement » de Michel Houellebecq, son soutien à la « théorie du grand remplacement » et sa prise de position en faveur de Zemmour… Et de l’antisémitisme;

L’aigre individu laiteux se retranchant derrière son rôle de questionneur, campe sur la position iréniste des « islamophiles béats », selon les termes du philosophe anti-libéral. Pour terminer, Caron confesse alors son incapacité à tout raisonnement qui ne serait pas ou blanc ou noir, simpliste, manichéen.

Les Français sont partagés sur les caricatures infâmes de Mahomet

Les Français n’apprécient pas autant qu’on le dit les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo

Charb n'est pas raciste et il n'a pas été poursuivi: à la différence des autres,  il fonctionne dans le second degré;;;
Charb n’est pas raciste et il n’a pas été poursuivi: à la différence des autres, il fonctionne dans le second degré…

Alors que neuf personnes sont toujours en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats sanglants commis par des djihadistes de France la semaine dernière et que <font style = »purple »les tueurs, Chérif Kouachi a été enterré à Gennevilliers et Amedy Saïd, l’aîné, à Reims,neuf gardes à vue ont été prolongées ce dimanche dans le cadre de l’enquête sur les 17 victimes du terrorisme.12 personnes avaient été arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi. Ces 8 hommes et 4 femmes ont été interrogés sur le possible soutien logistique (armes, véhicules…) qu’ils sont susceptibles d’avoir apporté à Amédy Coulibaly, le preneur d’otages de la supérette casher de la porte de Vincennes, à Paris. <br>Ce dimanche, à Sainte-Marie (Martinique), est également marqué par l’hommage rendu à Clarissa Jean-Philippe, la policière municipale abattue à Montrouge (Hauts-de-Seine) par les fanatiques religieux. Une marche silencieuse et une veillée étaient prévues.

Il demeure que caricaturer le prophète Mahomet suscite un débat en France.Un sondage paru ce dimanche révèle que les Français n’apprécient guère les provocations des anarcho-libertaires du journal, dans le même temps où la nouvelle Une de Charlie Hebdo caricaturant Mahomet provoque au Niger de violentes manifestations qui ont fait 10 morts vendredi et samedi.

Le « rassemblement républicain » n’a pas fait long feu

Le patron du PS fait l’apologie de Hollande et charge Le Pen. Sur i-télé et Europe 1, Jean-Christophe Cambadélis a le sentiment que « le président de la République a « incarné la France dans l’épreuve ». Bien que Julien Dray et d’autres socialistes aient par avance exclu Marine Le Pen de la « marche républicaine du 11 janvier, Cambadélis estime  depuis que la présidente du Front national « n’était pas dans l’union nationale; elle était dans la séparation nationale.  « Il estime même qu’ elle ne se nourrit que de la division nationale. » Et il ajoute pourtant qu’il « souhaite aussi maintenir l’esprit du 11 janvier ». « Il me semble essentiel de maintenir le plus longtemps possible l’esprit du 11 janvier », déclare Jean-Christophe Cambadélis, sur i-télé et Europe 1. Le premier secrétaire du PS stigmatise enfin certains Français sans les nommer: « Je suis inquiet de ceux qui veulent la grande séparation des musulmans avec la République. Je suis inquiet de ceux qui professent qu’il faut se mobiliser contre les musulmans ».<br>Cambadélis rejette d’un revers de main l’idée de la déchéance de nationalité. Il  prétend en effet que « nous ne pouvons pas constituer des apatrides », ignorant ainsi  que nombre de menaces sur la sécurité des Français émanent de bi-nationaux. Le socialiste s’est en revanche découvert une appétence inattendue pour le fichage, malgré les critiques de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés ): Il faut ;mieux ficher, mieux coordonner, mieux surveiller« , estime soudainement cet (ex-)trotskiste. Dans l’opposition, le PS ne dénonçait-il pas le Stic (Système de traitement des infractions constatées,  fichier de police informatisé du ministère de l’Intérieur), Edvige (dans l’optique de l’antiterrorisme et du contre-espionnage, 2008), Fnaeg ( gestion des empreintes génétiques), etc….? « On doitpouvoir mieux faire sans porter atteinte aux libertés individuelles« , s’aventure-t-il. « Ce gouvernement protège les Français face à des attaques terroristes», tient-il à se justifier.

https://dailymotion.com/video/x2ezc7j

Cambadélis montre les muscles : Il faut être intransigeants sur nos valeurs et nos principes », mais ménage la chèvre et le chou en précisant qu' »on peut moquer, mais on ne peut pas insulter ». Arthur, l’animateur de TF1, ne dit pas autrement… <br>Or, le même jours que les « il faut » et « on doit » du PS, des arrestations anti-terroristes ont lieu <u>en Grèce</u> et la cellule djihadiste est démantelée <u>en Belgique</u>, alors qu’elle était sur le point de commettre des attentats, mais « ON » dément tout lien avec des arrestations samedi dans le centre d’Athènes (Grèce)… <br><u>Au Pakistan</u>, « Reprenez vos mosquées », un mouvement contre les mosquées radicales,  tente de convaincre le pouvoir de sévir contre les institutions religieuses liées à la mouvance talibane. La récente attaque talibane contre une école de Peshawar, fatale à 150 personnes, a réactivé la vigilance de citoyens qui cherchent à « reprendre » le contrôle du pays et de ses mosquées. Là où les islamistes paradent parfois en scandant « Mort à l’Amérique », ils tiennent, à la tombée de la nuit, des veillées à la bougie dans les grandes villes du pays, et s’activent sur les media sociaux. Certains tentent de minimiser l’importance de ces républicains en les limitant  aux jeunes éduqués ds grandes universités étrangères.

blog -Mahomet maltraite par Coco-LHumanite et LObsAlors, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Gérard Biard, qui sent monter la colère, tente samedi de justifier les caricatures controversées du prophète Mahomet sur la chaîne américaine NBC . « Chaque fois que nous faisons un dessin de Mahomet, chaque fois que nous faisons un dessin de prophètes, chaque fois que nous faisons un dessin de Dieu, nous défendons la liberté de religion« , assure-t-il. « Nous disons que Dieu ne doit pas être une figure politique ou publique. Il doit être une figure privée. Nous défendons la liberté de religion », maintient-il. Et c’est pourquoi, en réaction à cette contre-vérité d’un athée hostiles à toutes les Eglises, nous montrons un dessin de Coco pour L’Humanité qui a rendu un vibrant hommage à Tignous, dessinateur emblématique de Charlie Hebdo, s’en prenant au passage aux « culs bénis ». Pour leur bien, selon Biard ?

Déchéance de nationalité, interdiction de retour et de sortie du territoire.<br>Le PS est déconnecté du terrain<br>Outre Cambadélis, comme nous l’avons constaté plus haut, Michel Rocard, ancien Premier ministre (PS) de François Mitterrand, met en garde contre une remise en cause de la politique d’immigration en France. « On ne peut pas mettre des barbelés et des miradors à toutes nos frontières. C’est une vision du monde qu’il faut éviter à tout prix », déclare-t-il au JDD. « La vérité, c’est qu’il y a une corrélation forte entre l’importance et la durée du chômage et la délinquance », ajoute-t-il, accroché au sacro-saint dogme du social responsable de tous nos maux. Sur la lutte antiterroriste, il estime que « nous avons à notre disposition l’arsenal législatif qui convient ». Selon l’octogénaire, « c’est une idée concentrationnaire de vouloir se prémunir à tout prix (…) Soyons conscients que le Patriot Act a fait aux Etats-Unis des dégâts considérables ».

Or, dans un sondage paru ce dimanche dans le JDD, plusieurs mesures pour lutter contre le terrorisme rassemblent une majorité assez large. 81% des sondés sont ainsi favorables à « la déchéance de nationalité française pour les binationaux condamnés pour des actes de terrorisme sur le sol français », n’en déplaise à Cambadélis. <br>68% approuvent « l’interdiction du retour en France de citoyens français que l’on soupçonne d’être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes ».<br>Egalement 68% sont favorables à « l’interdiction de sortie du territoire aux citoyens français soupçonnés de vouloir se rendre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes ». (sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 janvier auprès d’un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).

Faut-il faire la promotion d’un journal, tandis qu’un autre exclut Philippe Tesson et une chaîne de télévision, Zemmour ?

blog -Charlie hebdo-Mgr Vingt-Trois a 3 papas-Luz« Personne n’est tenu de lire Charlie Hebdo. Personne n’est tenu de trouver Charlie Hebdo drôle. On n’est pas tenu au rire.  En revanche, on est tenu au respect de l’ordre républicain et du droit. La loi républicaine prime en toute occasion sur la loi religieuse. Les gens font ce qu’ils veulent chez eux, mais en France on a le droit de caricaturer. Le délit de blasphème n’existe pas », raisonne Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente déléguée de l’UMP, dans le JDD. Ce souci politicien de ne pas se faire assimiler au FN fait tenir ce type de discours consensuel qui engage la responsabilité de tous, sans apporter de réponse claire.

Un gage à la violence

blog -Charlie hebdo-amour plus fort que haine-pour rire-SniffOn peut insulter ceux qui respectent les lois de la République; ceux qui recourent à l’auto-défense sont confortés. A une question rappelant que « certains musulmans se sentent blessés ou agressés par la publication de caricatures du prophète Mahomet », 42% des Français  estiment qu’il « faut tenir compte de ces réactions et éviter de publier ce type de caricatures », mais une nette majorité de 57% (sous l’influence du matraquage des media de gauche) est d’un avis contraire, selon le sondage Ifop publié dans le JDD. <br>50% des personnes interrogées se déclarent par ailleurs favorables à « une limitation de la liberté d’expression sur internet et les réseaux sociaux » contre 49% qui n’y sont pas favorables. <br>Le sondage IFOP ne pose aucune question sur la liberté d’expression des imams qui prêchent en langue arabe dans les mosquées.

blog -Charlie hebdo pourrit les rapports-BaudryGuy Béart : « Ils ne connaissent rien de Mahomet »
« Je faisais mes chansons en toute innocence. Parfois elles étaient interdites. Aujourd’hui, il y a une liberté remarquable, sauf pour nos malheureux amis de Charlie Hebdo (…) victimes d’une fusillade déconnante par des musulmans qui ne connaissent rien de Mahomet. Il faut continuer le rire malgré tout. »

« Les musulmans amènent la merde en France »: Philippe Tesson le pense et le dit…

Radicalisation de la presse: la liberté d’expression confisquée par la gauche extrême

Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)
Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)

« Le journaliste-polémiste a tenu des propos qui devraient le conduire devant les tribunaux ».
Telle est la sentence non d’un juge, mais d’un journal, en exergue non pas d’un article, mais d’un réquisitoire. Eric Zemmour avait été ostracisé, Philippe Tesson l’est aussi. Zemmour a été chassé hors d’i-télé, chaîne de télévision du groupe Canal +; Tesson a été chassé hors de l’hebdomadaire Le Point.

Le délit d’opinion

Invité mercredi sur Europe 1 pour parler de la laïcité et des écoles religieuses, le journaliste, « qui sévit » dans Le Point, Valeurs actuelles et sur Radio Classique« , selon les termes de son jeune confère de Libération, et « qui cause » théâtre dans le Figaro magazine, selon le même spécialiste du journal cornaqué par Laurent Mouchard, aka Joffrin, a tenu « des propos islamophobes qui devraient le conduire devant les tribunaux« . Probabilité ou jugement moral?
En attendant, ce qui est sûr, c’est que Bouchet-Petersen saute des lignes de l’article de Wikipedia, quand ça l’arrange: le respect de la déontologie professionnelle ne l’habite pas… Pourquoi occulter en effet que Ph. Tesson a collaboré treize ans au… Canard Enchaîné (1970-1983), au temps de sa jeunesse.

Chasse aux sorcières d'un "khmer rouge" de la presse de France (janvier 2015)
Chasse aux sorcières d’un « khmer rouge » de la presse de France (janvier 2015)

Le critère de l’âge.

Parmi les jeunistes, Bouchet-Petersen a tout pour plaire: il est fils de… mais n’a pas hérité l’intelligence de sa mamamn, seulement la haine. Car chez les sectaires, on n’est jamais trop vieux, comme Stéphane Hessel ou Jacques Vergès – et Michel Rocard (84 ans) – si on est estampillé de gauche. Mais, pour Tesson, les ans deviennent une tare, selon le kkmer rouge de Libé qui souligne son âge, 87 ans.

Au soir d’une belle carrière, le fondateur et directeur du Quotidien de Paris (1974-1994) « a éructé », aux dires du journal socialiste Libération, en évoquant les « incidents » – non précisés, dans un souci légitime d’information – signalés au ministère de l’Education nationale après la minute de silence observée jeudi : « Ce qui a créé le problème, ce n’est quand même pas les Français. […] D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité, sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et ben moi je le dis !« . Et d’ajouter, comme l’a noté le site Arrêt sur images (nous donnons le lien, puisque ce professionnel de Libé s’abstient), en « interpellant » l’animateur de l’émission, Jean-Marc Morandini : « C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire, quoi ! »

Pour le « journaliste » de Libération – quotidien en difficultés de trésorerie qui dispose néanmoins d’un tel excédent d’espace qu’il héberge Charlie hebdo sur un étage entier – Jonathan Bouchet-Petersen, fils de… Sophie, conseillère de Ségolène Royal, candidate battue à la présidentielle de 2007, et investigateur pro de Wikipédia, Tesson – dégradé de son prénom – avait déjà tenu des propos outranciers en janvier 2014 : en pleine « affaire Dieudonné », il avait lancé dans l’émission Accords/Désaccords sur Radio Classique « Ce type, sa mort par peloton d’exécution de soldats me réjouirait profondément. » Ajoutant : « Pour moi, c’est une bête immonde donc on le supprime, c’est tout… Je signe et je persiste.« 

Et comme le petit journaliste n’a pas épuisé la fiche Wikipedia, il poursuit son réquisitoire. Le lendemain sur LCI, il avait regretté « qu’il n’y ait plus la peine de mort » pour exécuter cet « animal abominable ». Devant la polémique et alors que le dépôt d’une plainte « pour appel au meurtre » avait été « évoqué » sur RMC, une obsession de Bouchet-Petersen, Tesson avait « confirm[é] ces propos », mais en appelant à « les remettre dans le contexte, le contexte d’un débat polémique » et en revendiquant « contre l’évidence »(selon le coupeur de têtes de Libé) une « formule de style ». Le 6 mars 2014, LCI et Radio Classique ont été mis en garde par le CSA.

Avec cette nouvelle sortie, Tesson, officier de la Légion d’honneur depuis 2009, a été mis au pilori sur les réseaux sociaux, dont ce journaliste semble, de manière inattendue vanter ici le recul et la capacité de jugement à froid, fait valoir l’avocat général de la presse, clone de Bruno Roger-Petit, après passage du correcteur. Mais l’écumeur de Wikipédia dispose aussi de la liste noire de la gauche et pointe le soutien qu’apporte Fabrice Robert, président du « groupuscule » (mépris de journaliste neutre) d’ »extrême droite » (fichage et donc étiquetage) Bloc identitaire à Philippe Tesson :

Libération appelle à la rescousse les détracteurs de la gauche sectaire 24/24 et 7j/7

Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, s’est, lui, ému du dérapage du journaliste-polémiste.

<br>L’ancienne ministre pro-palestinienne de Hollande, Cécile Duflot (EELV) tire à vue des adjectifs insultants et ce n’est pas au flash ball:

Ou cet autre pro-Hamas, Olivier Dartigolles (PCF) pour qui l’insulte tient lieu d’argument:
<br>

<br>La peine de mort et le peloton d’exécution qui horrifient le « jeune » protégé politique de Libération lui suffiront-ils s’agissant de Zemmour et Tesson ?
[wat=http://www.wat.tv/audio/philippe-tesson-dans-grand-76nr1_2exyv_.html]

PaSiDupes offre à Jonathan Bouchet-Petersen la video que l’investigateur dit introuvable (puisqu’elle n’est pas sur Wikipédia), suggérant même qu’elle aurait été supprimée… Car le garçon n’est pas amateur de censure et soutient la liberté d’expression !…

Caroline Fourest se fait rappeler à l’ordre en direct par Sky News

La polémiste tentait de développer sa propagande radicale

Fourest C. tente de militer sur SkyNews en faveur des provocateurs de Charlie hebdo
Fourest C. tente de militer sur SkyNews en faveur des provocateurs de Charlie hebdo

Collaboratrice régulière de Charlie Hebdo, Caroline Fourest était l’invitée de la chaîne d’information britannique SkyNews, à propos du journal libertaire Charlie Hebdo, victime du premier de deux nouveaux attentats islamistes à Paris provoqués par ses dessinateurs récidivistes. Mais la présentatrice l’a rappelée au respect en coupant court à l’entretien, quand l’activiste a voulu montrer en direct la Une caricaturant le prophète Mahomet.

La relève est assurée: Luz reprend son stylo baveur en main

Mercredi soir, la chaîne d’information en continu a montré à la militante Caroline Fourest quelles sont les limites dans une société démocratique respectueuse.

Habituée à la complicité du service public de France Télévisions aux mains du SNJ, syndicat d’extrémisme gauche, la polémiste n’a pas compris ce qui lui arrivait. « C’est complètement fou qu’au Royaume-Uni on ne puisse pas montrer un dessin aussi simple que celui-ci » s’est-elle étonnée, non sans hypocrisie, Bien que journaliste décrypteuse, elle prétend ne pas avoir conscience d’avoir contrevenu en direct aux règles britanniques en provoquant la sensibilité de la communauté musulmane de son pays hôte.

On reconnaît les députés B. Le Roux (actuel chef de file des députés de la majorité) ou D. Vaillant (ancien ministre de l’Intérieur), autour de Jean-Marc Ayrault (ex-premier ministre de Hollande)

Confrontée à cette provocation à l’antenne, la première chaîne d’information européenne et mondiale a décidé d’interrompre le duplex avec Caroline Fourest. Seul le titre « Tout est pardonné » est apparu à l’antenne. La journaliste anglaise qui l’interrogeait, Dharshini David, a expliqué: « je suis désolée, mais ici à Sky News, nous avons décidé de ne pas montrer cette Une, donc merci de ne pas le faire Caroline » avant d’adresser ses excuses « à tous les téléspectateurs qui ont pu être offensés ».

La féministe et homosexuelle C. Fourest a longtemps soutenu les Femen, féministes révolutionnaires
La féministe et homosexuelle C. Fourest a longtemps soutenu les Femen, féministes révolutionnaires

La provocatrice adopte le comportement anti-républicain de députés de l’actuelle majorité. Lorsque la gauche était dans l’opposition, des représentants socialistes avaient enfreint le règlement de l’Assemblée nationale qui interdit aux députés de brandir des documents dans l’hémicycle en séance.

Les journalistes britanniques et américains ne sont pas amateurs de provocations

Fière d’offenser, comme ses camarades de Charlie hebdo ou les Femen qu’elle a longtemps soutenues,Caroline Fourest est coutumière de l’agression et SkyNews a pris le risque. A plusieurs reprises, l’activiste a déjà tenté de montrer la nouvelle Une de Charlie Hebdo.

Ce n’est pas non plus la première fois qu’elle se fait censurer pour cela. Le 10 janvier dernier, elle avait tenté la même opération en direct sur CNN. « Si tous les journaux reprenaient ces dessins, ils ne pourraient pas nous cibler tous; ce serait ça notre gilet pare-balles », avait-elle alors essayé d’expliquer.

Tout en délicatesse et respect
Tout en délicatesse et respect

De nombreux media étrangers ont refusé de publier la couverture ou ont flouté la caricature de Mahomet.  Tel était le cas pour CNN ou le New-York Times, qui soutiennent tous deux le Parti Démocrate et notamment Barack Hussein Obama. Les dessinateurs du journal anarcho-révolutionnaire ont délibérément offensé les croyants musulmans pour qui le visage du prophète ne peut être représentée et, a fortiori, caricaturée.

Nouvelle policière victime de… « déséquilibrés » devant l’Elysée

Une policière en faction face à l’Elysée renversée dans la nuit

blog -plan Paris-palais Elysee-lieu agression policiere-14-15jan2015Quatre « jeunes » automobilistes fauchent une fonctionnaire de police: parce qu’ils roulaient en sens interdit ?
Des témoins visuels à proximité de l’Elysée rapportent qu’une femme policier a été renversée vers minuit par une voiture qui a délibérément foncé sur elle.

Ce qui est qualifié d’ « accident », bien que… délibéré, s’est produit dans une rue longeant le palais de l’Elysée. Peu alcoolisés, quatre jeunes dans une voiture « auraient renversé » une policière en faction face à l’entrée principale du palais présidentiel, à l’angle de la rue du Faubourg Saint-Honoré et de la rue de Duras. L’usage du conditionnel par la presse est effarant: la fonctionnaire de police, âgée de 37 ans, était seule dans cette rue à sens unique de 10 mètres de large et les « chauffards » n’avaient-ils d’autre choix qu’une tentative d’assassinat ?

Deux jeunes hommes de 19 ans originaires de… l’Essonne ont été interpellés par des motards rue d’Anjou et placés en garde à vue. Bien qu’interpellés, ces jeunes-là ne semblent pas avoir d’identité connue… Les deux autres passagers sont recherchés. Comme Hayat Boumeddiene, la compagne du djihadiste de France, Amedy Coulibaly, le tueur antisémite de quatre clients du magasin casher de la porte de Vincennes. On aurait pourtant retrouvé la trace de la jeune femme en Syrie.

Pas de lien direct avec les attentats, assure-t-on dès à présent

« Le conducteur l’a regardée dans les yeux, c’est ce qui nous permet d’affirmer qu’il a fait ce geste délibérément », a expliqué sur France Info Stéphanie Weber-Boyer du syndicat Police Alliance. « Le climat actuel fait que peut-être ces jeunes se sont montés la tête. On ne peut pas dire si c’est en relation avec ce qui s’est passé la semaine dernière« .

Sans attendre les résultats de l’enquête, une source floutée, mais toutefois « proche de l’enquête » (sic) assure qu’ « il s’agit d’un simple accident de la route« .Le jeune conducteur de 19 ans aurait paniqué après avoir emprunté la rue de l’Elysée à contre-sens. A l’évidence et malgré la psychose dans laquelle la France est plongée depuis la vague de massacres provoquée par les dessinateurs de Charlie hebdo et 17 morts, les jeunes hommes ne s’attendaient pas à trouver des forces de police aux abords du palais présidentiel…
blog -plan Paris-rue de Duras vers rue d Artois La voiture aurait été abandonnée dès la rue Montalivet, selon certaines sources, mais rue d’Artois, selon d’autres (usage du conditionnel, bien que la , une Clio noire, voiture ait été retrouvée et identifiée). François Hollande s’est rendu sur place – le conditionnel a disparu – pendant la nuit. Pourtant, l’agression a été perpétrée avant minuit et le président est rentré sur le coup de deux heures du matin: à quelle fin se serait-il rendu sur place – si c’est le cas – deux heures plus tard, alors qu’il réside en face ? La voiture avait été abandonnée rue d’Anjou et il faut espérer que la victime rescapée avait été conduite à l’hôpital…

Pour le moment aucun lien direct n’est établi avec les attentats de Paris, insiste-t-on, car « le conducteur n’avait pas d’alcool dans le sang – ce qui est bien évidemment une preuve – et encore moins le profil d’un jeune radicalisé », a assuré – sans le début de l’ombre d’une preuve – « une source » dont on ne sait si elle est policière, judiciaire ou inventée. Les guillemets de la presse laissent d’ailleurs rêveur !

Blessée au poignet, aux genoux et au dos, la rescapée  de Charlie hebdo  a été transférée à l’hôpital.

Anonymous et hackers islamistes s’opposent au nom de Charlie Hebdo

La guerre de religions s’étend au numérique

Le groupe de pirates masqués a lancé la chasse aux défenseurs du djihad en ligne, tandis que des hackers « musulmans » s’en prennent à des milliers de sites français. Les agresseurs posent en victimes et les tueurs tentent de justifier leurs crimes. La confusion est grande, mais le commerce continue. Les anti-libéraux de Charlie hebdo font leur marketing sur l’émotion populaire suscitée par les assassinats de 17 personnes en 3 jours d’horreur par des islamistes en France. Les corps des victimes sont à peine refroidis et ensevelis qu’ils annoncent des records de tirages, 5 millions d’exemplaires sur les 3 semaines qui s’ouvrent aux affaires, en plus des quatre millions de participants à la « marche républicaine » du 11 janvier sur l’ensemble du territoire. Mais c’est selon L’Obs, alors que le ministère de l’Intérieur renonce à tout chiffrage, l’évaluation étant pour elle impossible.

Et déjà l’unité nationale implose.

Une déclaration de guerre en bonne et due forme. « La liberté d’expression a été meurtrie. Charlie-Hebdo, une figure historique  controversée du journalisme satirique, a été pris pour cible par des lâches. Attaquer la liberté d’expression, c’est attaquer Anonymous », assurent les kacktivistes floutés. Nous ne le permettons pas. Toutes entreprises et organisations en lien avec ces attaques terroristes doivent s’attendre à une réaction massive d’Anonymous. Nous vous traquons.« 

Les taupes du groupe de hackers Anonymous se montrent menaçantes. Dans une vidéo, les souriants terroristes du Net annoncent leur volonté de riposter à l’attaque contre le journal « Charlie-Hebdo » qui a fait, non pas 17 morts, comme l’écrit L’Obs, décidément exalté, mais le tout sous la bannière « Opération ‘Charlie-Hebdo' » (ou #OpCharlieHebdo).

Une délation qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire… Le groupe de snipers, qui dénonce par ailleurs les écoutes téléphoniques et le fichage policier, a ainsi publié une liste noire de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». Le réseau social s’est plié aux volontés des activistes, bien qu’ils n’ait aucune légitimité ni représentativité, et ont suspendu la plupart de ces comptes, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). La Stasi est-elle en train de resurgir pour répandre la terreur sur l’hexagone ?

« Tous les moyens pour l’effacer de la Toile »

Parallèlement, les hackers font le sale boulot du ministère de l’Intérieur qui semble couvrir de tels agissements. En toute impunité et au nom de la liberté d’expression, cette milice d’extrême gauche travaille à pirater des sites web identifiés également comme islamistes. Une trentaine de sites ont été bloqués et mis hors ligne. Le site Ansar-alhaqq (qui diffuse de la propagande djihadiste en français) a été attaqué pour remplacer la page d’accueil (on parle de « défacement »), tandis que la page du site Kavkaz Center (site d’information tchétchène se revendiquant « islamiste ») redirige désormais vers le moteur de recherches DuckDuckGo. Sont actuellement visés différents sites se présentant comme « la voix du djihad » (« shahamat »).

Cette brigade d’auto-défense de l’Internet a ainsi publié une liste de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». La plupart de ces comptes ont été suspendus illico presto par le réseau social, décidément bien soumis, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). Le pouvoir semble déléguer à ces collabos du 21e siècle, comme à son réseau d’associations et collectifs.

Lorsqu’on tombe sur un site [islamiste], nous tentons d’extraire de sa base de données des adresses et informations de contact, que nous redirigeons ensuite vers les forces de l’ordre« , avoue un Anonymous au journal socialiste Libération (qui héberge les rescapés de l’attentat contre les dessinateurs de Charlie hebdo). Ensuite, « nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour l’effacer de la Toile. »

Une cyber-mobilisation que n’apprécieraient pas les forces de l’ordre, embarrassées par la révélation de cette cette sous-traitance. « Ne perturbez pas le travail des policiers enquêteurs en diffusant de fausses informations ou rumeurs« , a faiblement protesté la Police Nationale sur… Twitter !
Olivier Laurelli, expert en sécurité informatique et blogueur répondant au pseudonyme de Bluetouff, souligne qu' »à partir du moment où on attaque les réseaux où [les djihadistes] communiquent entre eux, on interfère dans le travail des enquêteurs. »
« Dans ces comptes, il y a de tout, aussi bien des fondamentalistes que des amateurs« , confirme un enquêteur aux « Echos ». « Il faut aller vérifier. Certains auraient mérité une visite de la gendarmerie ou de la police. »

Anonymous vs. hackers islamistes

blog -Anonymous en guerre contre cyberjihadLoin d’écouter les policiers, les pirates poursuivent leurs attaques numériques, sans être importunés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. L’excuse: ils ne sont pas seuls et on assiste à une bataille généralisée de hackers, sans pour autant que les « black blocs » (Black Blocks) soient entrés en hibernation.

Des pirates assumant pour la plupart « islamisme » ont massivement attaqué des sites français en tout genre, en réaction aux opérations des Anonymous. Sous la bannière « Opération France » (ou #OpFrance), les hackers islamistes ont piraté des milliers de sites web en quelques jours. Le site spécialisé Zataz évoque plus de 19.000 sites web attaqués par plus de 27 groupes de hackers localisés dans le monde entier (Tunisien, Maroc, Algérie, Mauritanie, Indonésie, Malaisie, Mexique…). Plusieurs se revendiquent notamment des groupes comme le Middle East Cyber Army (MECA), le Cyber Califat, la cyber-force islamique unie ou les Anons Ghost.

Sur les sites piratés, la page d’accueil est modifiée. Bien souvent, elle affiche un fond noir et des slogans tels « Il n’y a de Dieu qu’Allah », « Death to France » (« Mort à la France ») ou « Death to Charlie » (« Mort à Charlie »).
Les sites de plusieurs mairies, conseils généraux, établissements scolaires, universités, églises ou entreprises ont ainsi été piratés. Le site du Conseil général du Lot a ainsi été piraté pendant trois heures par un groupe tunisien dénommé « Fallaga Team » qui renvoyait les utilisateurs vers une adresse diffusant un discours intégriste. Le site du Mémorial de Caen a vu sa page d’accueil afficher un message en arabe et un autre en français affirmant: « J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah. J’atteste que Muhammed est le messager de Allah« . Le prosélytisme musulman est visiblement un fantasme…

Un site piraté par le groupe de hackers Fallaga Team
L’office de Tourisme de Biarritz, le CHU de Strasbourg, le Palais des Papes d’Avignon, l’académie de Créteil, la cathédrale de Nantes, la ville de Tulle, la fondation Jacques Chiracont également été frappés par ces piratages. C’est très nébuleux, on est face à des groupes d’activistes qui se forment et se défont très rapidement.

L’économie du pays est ainsi perturbée. Des filiales de grands groupes français (Carrefour, BNP Paribas, Terraillon…) ont en effet subi des attaques et leur activité ont eu à souffrir de ces « actions concrètes difficiles à comptabiliser mais plusieurs centaines de sites de PME, d’institutions locales ou d’universités auraient été touchés », résume Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom.

« Je suis musulman, je ne suis pas Charlie », clame un site français piraté par AnonGhost

« De mémoire, je n’ai jamais vu une campagne de ‘défacement’ aussi importante dans un temps aussi restreint, poursuit Gérôme Billois. « Les sites touchés sont souvent des structures qui n’ont pas forcément les équipes techniques adéquates pour maintenir le niveau de sécurité nécessaire ou réagir rapidement en cas d’attaque. »

Le site du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane, consacré à la Seconde Guerre mondiale, s’est ainsi retrouvé affublé d’un texte rouge sur fond noir accusant la France de « racisme » et d’être le « terroriste du Monde », l’invitant à aller « se faire foutre » et signé « Je suis Muslim [musulman] et je [ne] suis pas Charlie« . Charlie hebdo n’en a toutefois pas perdu son sens de l’humour…

On peut parler de cyberjihad. Le ‘défacement’ n’est que la partie émergée de l’iceberg et la moins [physiquement] dangereuse aussi, car elle n’a pas d’autres conséquences que l’affichage d’une idéologie », minimise Thierry Karsenti, directeur technique Europe de l’entreprise de sécurité informatique Checkpoint.
Il indique finement – relayé par la presse irresponsable – que prendre le contrôle de la page d’accueil d’un site mal protégé ou pas correctement mis à jour « n’est pas très difficile à réaliser techniquement et l’attaque peut même être lancée de manière quasi-automatique« .

Entre autres titres de gloire affiché par ces distingués experts et décrypteurs, un groupe de hackers se réclamant de l’Etat islamique a tout de même réussi à pirater les comptes Twitter et YouTube du commandement militaire américaine au Moyen-Orient (le CentCom). « Nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine« , ont défié les pirates sur le compte Twitter du CentCom. Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberjihad », se sont-ils également félicité.

Le CentCom piraté par le Cyber Califat

Les hackers semblent très bien infiltrés. Ils ont également publié une liste de généraux de l’armée américaine avec leurs adresses, ainsi que des informations sur des plans militaires concernant la Chine et la Corée du Nord. Parallèlement, le compte YouTube du CentCom a publié des vidéos à la gloire du djihad et de l’Etat islamique, avant d’être suspendu.

« L’islam n’est pas synonyme de terrorisme » !

blog -cyber-jihad-contre-attaqueMalgré leurs nombreuses attaques subversives, les pirates du Middle East Cyber Army (MECA) se prétendent se distinguer des terroristes islamistes, une technique d’agit-prop bien connue des autorités religieuses hexagonales. Avec eux, « un musulman n’est pas un terroriste », clame également notre presse, derrière Manuel Valls qui caresse dans le sens du poil ses flancs gauche et droit alternativement. « C’est exactement l’inverse de l’islam. Notre religion est paisible, toute personne qui a lu le Coran comprend cela« , raconte un le porte-parole de MECA, à qui veut l’entendre, comme Zataz qui relaie. Pour lui, les cyber-attaques contre les sites français visent à « prouver au monde que l’islam n’est pas synonyme de terrorisme ». Tâche ambitieuse !

« Malheureusement, les hackers qui s’en prennent actuellement au web Français ne se soucient visiblement pas de leurs cibles. Ils cherchent à poster leurs messages et leur logo sur n’importe quel site, que ce soit celui d’une école, ou le site d’un petit artisan« , précise un membre des Anonymous au site Mac4ever. « Souvent, ces cibles sont choisies simplement parce qu’une faille a été facilement trouvée et son exploitation demande peu de temps, d’efforts et de ressources, ce qui explique que beaucoup de sites aient été défacés en peu de temps. » Dans un « communiqué », les Anonymous promettent ainsi des ripostes contre ces hackers islamistes. Sont-ils missionnés ?

Reste que le MECA annonce une cyber-attaque massiVE pour le jeudi 15 janvier : 3Nous avons déjà piraté des milliers de sites, mais ce qui va venir le 15 janvier sera beaucoup, beaucoup plus important. »
La cyber-bataille ne fait que commencer.

L’équipe de Charlie hebdo hurle de rire à l’hommage du ciel à François Hollande

Le ciel a encore honoré le président Hollande

Fou rire du dessinateur Luz (Charlie hebdo), lors de la "marche républicaine" du 11 janvier 2015 à Paris
Fou rire du dessinateur Luz (Charlie hebdo), lors de la « marche républicaine » du 11 janvier 2015 à Paris

Le président socialiste attire le mauvais sort.
Comme si  la foudre et la pluie n’avaient pas suffi, au moment  solennel où François Hollande les saluait sous les caméras, les équipes de Charlie Hebdo ont été secouées par un soudain fou rire. L’instant devait être grave et beau; il s’est transformé en une formidable hilarité de ces journalistes libérés, recueillis par le journal Libération.

François Hollande marchait dignement en tête de la « marche républicaine », quand il fut pris d’une envie soudaine d’aller saluer l’équipe de Charlie Hebdo, dont le médecin urgentiste Patrick Pelloux, qui, présent sur place au moment des faits, avait prévenu le premier Monsieur P’tite Blague du terrible attentat perpétré par des islamistes de France contre des dessinateurs du magazine satirique.  Le chef de l’Etat avait discuté quelques minutes avec le dessinateur Luz avant de serrer longuement le bon docteur dans ses bras.

Alors que l’étreinte des deux amis atteignaient son paroxysme, plusieurs membres de Charlie Hebdo ne purent maîtriser et retarder un fou rire inattendu qu’ils déchargèrent à la vue de tous. Sur les images, Luz est plié en quatre, tandis que ses camarades se bourrent les côtes de coups de coude.

L’hommage républicain d’un pigeon irrévérencieux dans le « sens de l’Histoire »

L’emplumé -ce pigeon !- avait repéré le président de la République parmi un million et demi de personnes -dont une petite cinquantaine de chefs d’Etat présents ce jour-là dans les rues de Paris.  C’est sur le premier personnage de l’Etat, et sur nul autre, que le volatile a choisi de lâcher sa fiente.

Un  » incident » qui a soulagé tout le monde, comme l’a expliqué Luz aux Inrocks : 

« Hollande blog -marche republicaine-Luz temoin de lacher de fiente de pigeon sur Hollande-11jan2015pourrait intégrer Charlie Hebdo parce que, malgré lui, il a fait rire toute l’équipe en cinq secondes. Ce pigeon malicieux doit être un fidèle lecteur de Charlie Hebdo… »

«  Trop bon, ce Hollande, s’est également gaussé  le dessinateur Jul, il a réussi à nous filer un fou rire !  »  Ca aurait en effet  pu être la tourista.

Tout ce qui tombe du ciel est béni, pour les laïcs athées ou libre penseurs aussi

blog -Charlie hebdo-aux chiottes ttes les religions-Cabu Alors que les mécréants afficheront leur « pardon » en Une de leur  journal meurtri cette semaine, Joann Sfar a des visions. « Blague venant des copains aux cieux : un pigeon a fait caca sur l’épaule de François Hollande, a-t-il posté sur Twitter.

Fou rire de Catherine et Luz ! « Merci les amis ! « …  pour ce moment.

En faillite, le journal Libération recueille Charlie hebdo

La presse des idéologues déconnectés apprend la vraie vie

Libération héberge la rédaction de Charlie Hebdo depuis le vendredi 9 janvier, après l’attentat du mercredi 7 janvier, aussi longtemps que nécessaire, a déclaré le directeur opérationnel de Libération, Pierre Fraidenraich. « Nous sommes ravis d’accueillir l’équipe de Charlie Hebdo, qui arrive demain matin » à Libération, a-t-il déclaré. « Nous mettons à leur disposition un étage complet de notre immeuble et tous les outils et moyens de production nécessaires à la production de leur exemplaire de la semaine prochaine, comme de celles à venir, tant qu’ils en auront besoin« , a-t-il ajouté. Le journal Le Monde fournit quant à lui les ordinateurs.
« Nous avons pris l’initiative de proposer à Charlie Hebdo de venir à Libération car cette maison est la leur, ils sont chez eux. J’ai appelé le cabinet de Bernard Cazeneuve et la Préfecture de Police, et les mesures de protection nécessaires seront en place dès demain matin », a-t-il précisé. Libération avait déjà hébergé Charlie Hebdo plusieurs semaines après l’incendie criminel qui avait détruit leur locaux en 2011, après la provocation de la publication de caricatures de Mahomet.<br>Déjà renfloué fin juillet, à hauteur de 18 millions d’euros, dont 14 millions apportés par le milliardaire Patrick Drahi, patron du groupe Altice (Numericable, SFR), et le reste par l’homme d’affaires Bruno Ledoux et des associés.
Ils les ont sauvés de la faillite, en apportant 10 millions d’euros supplémentaires, mais les deux repreneurs doivent pourtant faire face à une forte contestation des personnels de Libération, qui a affiché un trou de 20 millions d’euros pour 2014.
Le trou du quotidien bobo est dû à une mauvaise gestion en même temps qu’à une chute des ventes (plus de 30% en un mois, fin 2012). Le déficit courant s’élève à 9 millions d’euros, auquel s’ajoute le coût du plan de départs volontaires de près de 11 millions, selon François Moulias, président du directoire. 102 salariés des 238 salariés se sont portés volontaires au départ a précisé la direction.<br>Sans trésorerie, Libération était en survie et le quotidien n’a pu passer le cap de janvier-février 2014 que grâce à un versement anticipé par l’Etat – et l’Etat, c’est qui ? – d’une partie des aides à la presse.

Quand la rédaction contestait les orientations de ses repreneurs

Le sort du journal Libération, à court d’argent, s’est joué avant l’été. En maugréant, les syndicats se sont résignés à l’organisation du quotidien autour d’un espace culturel et d’un réseau social, plutôt qu’au dépôt de bilan.
La rédaction a utilisé l’argent qu’elle n’a pas à raconter tous les jours sur deux pages son combat contre le projet de ses actionnaires, qui ne voient pas d’alternative à un réseau social et à un espace culturel. « Libération, ce n’est pas un projet immobilier. Libération ça doit être d’abord une discussion autour d’un contenu éditorial », clamait le directeur de la rédaction Fabrice Rousselot. Il assurait aussi que les salariés étaient  » prêts à envisager des économies » et plaidait pour un « projet Libé », mais sans le définir… Ce projet pose le problème de n’être encore qu’une idée et de nécessiter de gros investissements pour rénover l’immeuble du siège du journal. Il faudra aussi faire déménager la rédaction.

Aujourd’hui, Libération aurait les moyens de se priver de tout un étage pour recueillir les SDF de Charlie hebdo.

Est-ce à dire que Libération dispose de moyens pour deux et d’espace à revendre ? 

Attentats islamistes antisémites: minutes de silence perturbées dans des lycées

Le silence complice des influenceurs a conduit aux carnages 

Le Premier ministre Manuel Valls a fustigé aujourd’hui les jeunes qui ont refusé de respecter la minute de silence du 8 janvier en hommage aux Juifs pris en otages à l’épicerie casher de Vincennes et aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. Il a toutefois tenté de minimiser la gravité des faits en jugeant ces phénomènes « très minoritaires« . Les rectorats ont recueilli des signalements de perturbations dans environ 70 cas sur le territoire français et rappelant qu’il y a 64.000 établissements scolaires, a souligné le ministère de l’Education qui passe en revanche sous silence que des chefs d’établissement ont pu ne pas faire remonter les refus. En pareil cas, la langue de bois et l’omerta du milieu favorisent les éléments de langage que diffusent le pouvoir pour qui les choses « se sont globalement bien passées ».

Le gouvernement campe dans le refus

Cabu, autre victime expiatoire

Manuel Valls ne veut pas, mais ça se passe… « Dans mon pays, je ne veux pas que l’on puisse dire que l’ennemi, quand un élève répond à une question d’un enseignant, c’est le juif », a déclaré Manuel Valls sur BFM TV et RMC. « Je ne veux pas qu’il y ait des jeunes qui fassent le V de la victoire après ce qui s’est passé« , a-t-il ajouté, refusant que des jeunes se reconnaissent « dans ces terroristes barbares« . Les cas de perturbations ont été traités localement par les équipes éducatives, entre dialogue éducatif et sanctions proportionnées à la gravité des faits, allant du rappel à l’ordre à la convocation de conseil de discipline, précise le ministère de l’Education.

A Saint-Denis, collégiens et lycéens ne sont pas tous « Charlie »

Le monde à l’envers, quand Charlie hebdo posait en victime

« Je ne suis pas Charlie  » : la phrase était inscrite sur le colis suspect trouvé, ce vendredi 9 janvier, dans la salle des professeurs du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis. « Il n’y avait pas de bombe, mais des câbles et un détonateur », en guise d’avertissement, soufflent Maryam et Marie-Hélène, deux élèves de 1re, à la sortie des cours, encore chamboulées par « cette semaine de fous ».
#JenesuispasCharlie, c’est aussi le hashtag qui a commencé à apparaître sur Twitter, ces dernières heures, comme un contre-pied, en fait une provocation, face la mobilisation suscitée par l’attentat contre Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier. Que se serait-il passé si la minute de silence avait rendu hommage aux quatre morts de clients de l’épicerie casher de Vincennes.

blog -Charb et Mahomet egorge-dessin de Charlie hebdo
Incitation à la haine et à la violence

Le journal Le Monde rapporte que la plupart des élèves croisés vendredi après-midi à Saint-Denis approuvent ces refus. S’ils condamnent d’abord l’assassinat des caricaturistes, ils dénoncent aussi leurs caricatures. Pour tous, la vie est sacrée, mais la religion aussi. «  Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire, lâche une soi-disant Marie-Hélène, 17 ans, je ne trouvais pas juste de leur rendre un hommage car ils ont insulté l’islam, et les autres religions aussi.« , à en croire ce témoignage anonyme, selon Le Monde.
Un certain Abdel, 14 ans, collégien à Pierre-de-Geyter, n’est pas à l’unisson de la presse solidaire de ses confrères. « Bien sûr que tout le monde a participé à la minute de silence, et il y avait tous les musulmans », insiste-t-il. Mais il ne cache pas sa motivation :  » Je l’ai fait pour ceux qui ont été tués, mais pas pour Charlie [Charb], le mec qui a dessiné. Je n’ai aucune pitié pour lui. Il a zéro respect pour nous, les musulmans. Mais ce n’était pas la peine de tuer douze personnes. Ils auraient pu ne tuer que lui. »

Charb est l’un des dessinateurs de Charlie hebdo, victimes des djihadistes de France

Plus urgent que la « théorie du genre ». La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, a rencontré aujourd’hui l’ensemble de la communauté éducative et universitaire pour « préparer une mobilisation renforcée de l’école pour les valeurs de la République ». Elle réunira demain l’ensemble des recteurs d’académie.

Reste la nécessité d’un contrôle des activités religieuses de la communauté musulmane, dont les prêches des imams des mosquées et l’enseignement des écoles coraniques (plus de 50 en 2014).
C’est la mission républicaine du ministricule de l’Intérieur, Nanard Cazeneuve.

 

Hommage corporatiste de L’Obs: d’abord et avant tout aux caricaturistes de Charlie hebdo…

Frédéric, Cabu, Charb, Bernard et les autres… Les 17 victimes des attentats ?

Sur la photo, les anarcho-révolutionnaires ou libertaires, seuls les 6 collaborateurs du journal, à l’origine des tueries…

Les autres ont droit à la deuxième marche au hit parade socialiste de la barbarie.
Les attentats perpétrés par les deux frères djihadistes de France contre « Charlie Hebdo » et par cet autre islamiste complice, Amedy Coulibaly, à Montrouge et Porte de Vincennes, ont fait au total 17 victimes.
Les Français, quant à eux, n’oublieront aucun d’eux.

Certains sont morts, parce que Juifs.

Emir, formateur des frères Kouachy, mais infirmier diplômé d’Etat…

Charlie Hebdo : l’étonnante reconversion de l' »émir » des djihadistes Kouachi

Un repris de justice, employé des Urgences de Paris
Farid BenyettouFarid Benyettou, ci-contre, l’ex-« émir » de la « filière des Buttes-Chaumont » qui a formé les frères Kouachi à l’intégrisme musulman, occupe depuis le mois de décembre un poste d’infirmier stagiaire dans le service des urgences de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

Farid Benyettou, l’ex-« émir » de la « filière des Buttes-Chaumont » qui a formé les frères Kouachi à l’idéologie radicale, occupe depuis le mois de décembre un poste d’infirmier stagiaire dans le service des urgences de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l’un des principaux centres hospitaliers ayant accueilli les victimes de la fusillade de « Charlie Hebdo ».

A 33 ans, Farid Benyettou était une figure du 19e arrondissement et de la mosquée Adda’wa, où il était autorisé à prêcher des paroles radicales. Suivi par les renseignements généraux dès le début des années 2000, qui notent sa proximité avec le Groupe salafiste pour la prédication du combat (GSPC), il rencontre les frères Kouachi, à qui il inculque la doctrine radicale de l’islam et souhaite envoyer mener le djihad en Irak.

En 2005, il est mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », avant d’être condamné – en compagnie de Chérif Kouachi – à six ans de prison en 2008 par le tribunal de Paris. Entendu par les enquêteurs dès 2005 sur sa relation avec Farid Benyettou, Chérif Kouachi déclarait devant les enquêteurs à propos des cours coraniques dispensés par son mentor : « J’avais vraiment l’impression que la vérité était là, devant moi, quand il parlait. » Chérif Kouachy était aussi la vedette de l’émission  Pièces à conviction d’Elise Lucet, un documentaire diffusé par Pièces France 3, en 2005.

Sorti de prison en 2011, Farid Benyettou s’inscrit l’année suivante à une formation à l’Institut de formation des soins infirmiers (Ifsi), avant son intégration au service des urgences de la Pitié-Salpêtrière, au début du mois dernier. Selon plusieurs témoignages recueillis auprès du corps médical qui décrivent  » un élève studieux et discret » comme il se doit dans l’hôpital que les événements tragiques de ces derniers jours ont quelque peu crispé. A tel point que l’encadrement a pris soin de retirer mercredi soir le planning du service où apparaissait l’emploi du temps du jeune homme, avant de le réafficher en ayant préalablement rayé au crayon ses journées de travail.

Selon ce document, Farid Benyettou ne travaillait pas mercredi et jeudi, mais devait être présent la nuit de vendredi à samedi, ainsi que les deux suivantes. « On ne peut pas imaginer que cet homme – que tout le monde présente comme l’un des principaux mentors des frères Kouachi – aurait pu accueillir les victimes de ses anciens protégés », se disculpe un médecin de l’hôpital. « Et je ne peux imaginer que la direction de l’AP-HP et celle de l’hôpital n’étaient pas au courant de son passé« , ajoute-t-il. L’actuel directeur général des Hôpitaux de Paris est Martin Hirsch, depuis novembre 2013.

Régime spécial pour les Mais, parmi ses collègues, la stupéfaction est immense, eux qui mettent en avant le règlement lié à l’emploi d’infirmier. « Selon les règles du ministère de la Santé, on ne peut pas prétendre à un poste d’infirmier avec un casier judiciaire chargé. On nous demande d’en produire un vierge dès la première année« , s’insurge un collègue d’un service voisin. Selon nos informations, Benyettou ne l’aurait pas produit. Si le ministère de la Santé, qui émet pourtant les diplômes, refuse de communiquer et oriente la presse vers l’AP-HP, la direction des hôpitaux de Paris se justifie. « La situation de cet élève infirmier est régulière et elle est connue, depuis le début de sa scolarité, tant par la direction de l’école où il est scolarisé que des services de police« , précise l’AP-HP, agravant ainsi son cas !

 » Les événements dramatiques de cette semaine nous ont conduits à prendre l’initiative, en liaison avec les autorités de police, de ne pas le maintenir dans le planning du service où il terminait son dernier stage. Une condamnation portée sur le casier judiciaire interdit d’être recruté sur un emploi public, mais sans interdire de passer le diplôme, qui peut être « valorisé » dans d’autres lieux d’exercice que les établissements publics. » On n’assume aucune responsabilité de ce qui peut arriver cent mètres plus loin…

M. Valls et son ami J.-M. Le Guen

L’actuel secrétaire d’Etat de Manuel Valls, chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen,  a été maire-adjoint de Paris sous B. Delanoë, chargé de la Santé publique et des relations avec l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris) et a présidé le Conseil d’Administration de l’AP-HP de juin 2008 à juin 2010.
Les incohérences des administrations françaises peuvent ainsi faire jusqu’à 17 victimes en deux jours.  

Arrêtons de dire que nous sommes Charlie Hebdo

Faut-il que l’émotion de l’horreur amalgame liberté d’expression et provocation ?

blog -Charlie hebdo 1012-amour plus fort que haine-LuzDans la foulée de l’horrible fusillade au deuxième étage des bureaux du journal satirique Charlie Hebdo, un hashtag a envahi l’Internet: #JeSuisCharlie. Certes, la formule signifie « Je suis libre », une affirmation qui rassemble massivement contre la barbarie, mais il faut savoir que dans d’autres pays démocratiques que la France, notamment aux Etats-Unis, si les journalistes et dessinateurs de Charlie hebdo avaient essayé de se vendre, ils auraient été accusés de discours de haine. Le pouvoir aurait coupé les aides de l’Etat.

Rares sont ceux qui partagent la philosophie anarcho-libertaire de Charlie hebdo. blog -Charlie hebdo-amour plus fort que haine-pour rire-SniffC’est évident au regard de la chute des chiffres de ventes. Sauf qu’en France, la ministre de la… Culture a promis de renflouer le journal d’extrême gauche: les Français qui ont un emploi et qui sont imposables vont contribuer -qu’ils le veuillent ou non- à hauteur d’un million d’euros, au sauvetage d’un hebdomadaire ordurier et provocant.

Des voix s’élèvent qui osent dire « Je ne suis pas Charlie ». Elles sont aussitôt pointée par la masse des gens qui hashtaguent l’inverse, sans avoir jamais vu ne serait-ce qu’une seule Une de ce Charlie. Combien l’ont acheté? Qui le lisait encore? La plupart en ont entendu parler pour des scandales à répétition, mais auraient reculé devant une grande partie de ce que Charlie Hebdo osait effectivement imprimé. Nombre de gens qui apportent aujourd’hui leur soutien à Charlie aurait pu aussi bien manifester leur indignation devant l’immeuble de Charlie deux semaines plus tôt.blog -attentats au depart de Charlie hebdo-delire pro palestinien de Autain clementine-tweet 10jan2015

blog -Mahomet maltraite par Coco-LHumanite et LObsAu fond d’eux-mêmes, la plupart d’entre nous ne veulent pas être Charlie Hebdo. La plupart d’entre nous ne se reconnaît pas dans le genre d’humour délibérément choquant qui est la marque de fabrique de ce journal. Ce que nous voulons, c’est une liberté d’expression auto-régulée qui aurait pu éviter à temps les tueries de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) ou de Vincennes (Paris) à partir des assassinats dans les bureaux de Charlie Hebdo. Ne s’imposer aucune limite et s’entêter dans la provocation et l’irrespect des religions, au nom de la laïcité, a conduit à des boucheries qui ont saisi le monde entier d’horreur.

Est-ce cela blog -Charlie hebdo-aux chiottes ttes les religions-Cabul’exception culturelle française? C’est en France, république laïque, qu’un cercle étroit de journalistes et de dessinateurs, poussés à la fuite en avant de la provocation par une élite auto-proclamée de bobos-intellos, s’est enlisé dans l’intolérance au nom de la tolérance et de la liberté d’expression, fût-elle agressive et insultante. Etre tolérant de la parole, comme des croyances, que nous n’aimons pas dans l’Autre, semblait à certains incompatible avec leur philosophie politique et donc insupportable et intolérable. La presse dans son ensemble a renoncé à l’exigence d’objectivité de l’information et de respect de la vérité. Son objectif sera de revenir aux fondamentaux. Informer sans dissimulation ni de ses préférences politiques, ni de ses sources. Sans volonté non plus de se faire craindre des élus, ni même d’en imposer à ses concitoyens. Que chacun soit libre de ses opinions, sans risque de représailles. S’opposer sans essayer de stigmatiser, de salir et d’exclure.

blog -Charlie hebdo-derniere Une de Charb-tjs pas attenta en France-jan2015L’émotion derrière #JeSuisCharlie est belle. La formule est certes rebattue, voire usée à force d’avoir beaucoup servi en toutes circonstances, et donc peu digne au final. Mais le plus difficile dans nos sociétés libres occidentale n’est pas la défense de la liberté d’expression, mais l’usage qui en est fait. Les sauvages qui la menacent nous le rappellent aujourd’hui, temps de laisser-aller, d’individualisme et de démagogie. Une liberté d’expression débridée rend aussi difficile la vie en collectivité que les incivilités de la vie quotidienne, du vol à l’arraché à l’insulte perverse ou banalisée, répétée, insidieuse, et à l’invisibilité excluante.

blog -Charlie hebdo-mort de rireIl faut cesser de demander l’impossible aux minorités silencieuses. Tout en continuant de rejeter la faute sur l’Autre, la France de la rue, des acteurs politiques et des journalistes ou des dessinateurs fait l’expérience que maltraiter par les armes, l’indifférence, les mots ou le crayon, c’est s’exposer un jour à la révolte d’un individu ou d’une communauté.

Peut-on rire de tout ?
Assumer ses responsabilités.

Charlie hebdo et Politis, fauteurs de troubles ?

Et revoilà Philippe Val, selon Fontenelle

Copié-collé de blogs.lexpress.fr du 27 octobre 2008,
par Eric Mettout (rédacteur en chef de lexpress.fr)
autoff9243-04a69.png

Il est gentil, Fontenelle. Prévisible, discutable, mais gentil.
Par exemple, il assassine L’Express, une fois de plus, dans son dernier billet de chez Bakchich, notre confrère mais néanmoins concurrent.
Il aime bien, Fontenelle, assassiner L’Express (et là, aussi).
La dernière fois, c’est parce qu’on avait osé écrire qu’entre l’islam et le terrorisme, il y a quelques passerelles. Ca lui avait pas plus, à Fontenelle, et il nous avait bien sûr taxés d’islamophobes. L’adjectif assaisonnait l’inévitable « pensée dominante », qui est aux idéologues alters ce que le « politiquement correct » est aux think tanks conservateurs. C’est creux pareil et ça comble les trous avec du vide quand on n’a rien à dire.

plantu2977.jpg

Je disais donc: Fontenelle est gentil. La preuve, il commenceson dernier petit meurtre en rappelant opportunément (mais, rassurez-vous, sans revenir ensuite à ce qu’on pourrait considérer comme une position équilibrée et, allez, j’ose le mot, honnête) qu’à l’époque de l’incommensurable affaire Siné, Plantu avait pris parti, assez brutalement, pour le viré contre le vireur (même position que la sienne à Fontenelle).
Val en nervis néo-nazi, ça avait d’ailleurs fait déborder jusque dans les couloirs de L’Express ce raz-de-marée dans un verre de morgon mojito qui a sévi pendant des semaines dans toutes les bonnes rédactions parisiennes, la nôtre compris.
Et puis Fontenelle continue, et là, c’est tout de suite moins chaleureux.
Je vous passe les détails, mais Fontenelle, qui frise l’élégance en refusant de fourrer son nez dans le « caca de Val » ou en l’accusant de se « tripoter la nouille », accuse en gros le patron de Charlie de mettre tous les antisionistes, les anticolonialistes, les anars et une partie de l’extrême gauche dans le même panier de crabes (crabe, je veux dire cancer) antisémite.
Ca se discute, naturellement. Et sur le site, le nôtre, ça s’est discuté tout le week-end, en des termes le plus souvent injurieux (et modérés a posteriori) entre ultras sionistes et ultras antisionistes, mais parfois aussi structurés et recevables. C’est vrai qu’une partie de l’extrême-gauche française s’est mobilisée pour Dreyfus, que les FTP-MOI étaient d’une gauche plutôt musclée, qu’en 68, les manifestants libertaires chantaient en choeur qu’ils étaient tous des juifs-allemands [suivez mon regard jusqu’au « Je suis Charlie » arboré par les Français vertueux sans références], que tout le monde n’a pas la même conception du sionisme et de l’antisionisme…
Passons, je ne veux pas entrer dans ce débat-là, je n’ai pas les compétences historiques nécessaires et en plus pas envie.
En revanche, là où Fontenelle me gonfle, et ceux qui, comme de bons petits soldats, sont venus relayer son discours sur le site, c’est quand il nous interdit, grosso modo, d’interviewer qui on veut et comme on veut.
philippe-val_366.jpg
Selon Fontenelle, l’entretien avec Val est « promotionnel ». Ah ouais? Ca veut dire quoi, une interview promotionnelle, Fontenelle? Qu’on n’a pas photographié Val avec ses cornes et sa queue fourchue?
Ou plutôt, ce serait quoi une « bonne » interview? Un réquisitoire à charge, une opposition permanente, un affrontement viril entre deux voix contradictoires? Et un bon intervieweur? Un procureur, un adversaire, un porte-flingues? Ca, Fontenelle, ça ne s’appelle plus un entretien, ça s’appelle un débat – on en fait à L’Express, mais sous appellation contrôlée.
La brillante et pertinente intervention de Fontenelle ressemble comme un reflet inversé à certains commentaires, ou plutôt à un nombre certain de commentaires dégringolés sur le site après que L’Express avait interviewé Rouillan. En substance, ils reprochaient au journal
1. d’avoir donné la parole, « sans être jamais contredit » comme aurait pu l’écrire Fontenelle, à l’ancien terroriste d’Action Directe.
2. de l’avoir piégé et renvoyé en prison.
A quoi j’ai envie de répondre que, comme le disai[en]t Lao Tseu ou Desproges, je me souviens plus, le sage montre le doigt, l’imbécile regarde la lune – je sais, c’est un truisme, mais qui me va bien, pour le coup.

rouillan.jpg

Rouillan n’est pas un ange, mais si les journaux ne devaient rencontrer que [que] des anges, vous n’auriez plus grand chose à lire. Et s’il a répondu à notre journaliste (qui s’est très bien défendu tout seul, d’ailleurs, contre un tacle par derrière venu de chez Libé), c’est en toute connaissance de cause, comme le grand garçon qu’il est. Que ses réponses (et non nos questions) aient conduit son JAP à revenir sur son aménagement de peine, on n’a pas de raisons d’en être fiers, et pas plus d’en être honteux.
Pour finir, deux remarques exaspérantes de Fontenelle, sur l’UMP et le Figaro: sous sa plume, ces deux noms-là sentent la merde (comme, grosso modo, tout ce qui ne prend pas Chavez comme modèle diplomatico-politico-économique de l’avenir qui progresse). Ca dit tout du sens démocratique du bonhomme, qui s’indigne quand on rappelle que le terrorisme islamique se nourrit du coran, mais qui crache son mépris sur un parti politique et un journal (deux, si on y ajoute L’Express), pour l’unique raison qu’il ne partage pas leurs idées. Pour une certaine gauche, être de droite est abject – comme pour une certaine droite, être de gauche est infamant. Et la tolérance, bordel?

Evidemment, Fontenelle n’a toujours pas libéré ses commentaires.
PS, qui n’a rien à voir, quoique: Yves Yann (bien sûr…) de l’Ecotais (l’Européen, ça n’aurait pas plu[s] à Fontenelle) est mort ce week-end. Je suis entré à L’Express trop tard pour bosser avec lui, mais il y a un vrai respect et une vraie émotion chez ceux qui ont eu cette chance – qu’on sent aussi dans les commentaires sur l’hommage de Barbier. Les anciens patrons de rédaction n’y ont pas toujours droit.
La présentation est de PaSiDupes, y compris quelques corrections de fautes de frappe ou d’étourderie comme nous en faisons tous et surtout dans les billets d’humeur).

Insulte à la chrétienté: l’art impertinent verse dans le pot de chambre

Les Chrétiens ne commentent pas d’attentats pour autant…

Piss Christ: Mgr. Barbarin déplore « une offense »…

Les artistes scato provoquent les cathos.
Les musulmans avaient subi des atteintes avec les caricatures de Mahomet, leurs intégristes avaient lancé une fatwa, et les locaux de Charlie hebdo avaient été incendiés, mais les chrétiens ne s’en prennent pas aux hommes, fussent-ils traditionnalistes.

Le méchant jeu de mot: Piss Christ / Peace Christ n’émeut pas les mécréants

Certains commentateurs impies admettent que le traitement infligé par l’artiste à un crucifix, symbole religieux fort, peut blesser et offusquer des fidèles, et que ceux-ci peuvent légitimement exprimer leur indignation, mais ils contestent qu’une agression puisse en appeler une autre. Ce parti-pris conduit à accuser ce recours au blasphème de défaite de l’intelligence et de la raison, et aussi d’incapacité à entrer en dialogue avec ses contemporains. Ce que l’artiste fait en revanche magnifiquement… Les bons apôtres ajoutent même que la foi chrétienne n’a besoin ni de défenseurs, ni d’une « sorte de police religieuse chargée de la faire respecter« . N’aurait-elle besoin que de martyrs ?

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, a qualifié d' »offense » la photographie de l’artiste américain Andres Serrano en mal d’inspiration.
 » C’est une blessure profonde pour nous, surtout en cette Semaine Sainte, car elle touche ‘Celui qui nous a aimés jusqu’à l’extrême’ « , a-t-il estimé.
Il a également demandé le « retrait » de l’oeuvre, ainsi que l’avait fait l’évêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz.

Un millier de catholiques s’est retrouvé à Avignon samedi 16 avril pour réclamer le retrait de la photo de l’artiste
Porte-parole de la conférence des évêques de France, qui avait fustigé le débat sur la laïcité, Mgr Poidvin est soudainement bien silencieux…

 

Bien entendu, M. Yvon Lambert, propriétaire de cette collection, est mécontent !
Il s’est plaint quedes catholiques « intégristes » n’avaient cessé de le harceler depuis le début de l’exposition et a considéré que la destruction de cette œuvre était un signe du retour du Moyen Age. L’oeuvre elle-même est un retour à l’âge des cavernes, sans vouloir offenser les hommes en peaux de bêtes.<strong>Aux pissotières, la « république du respect »

On a droit à tous les poncifs habituels de l’intelligentsia à sec d’émotions et d’élévation de l’âme. Dans la destruction de cette tinette qu’elle valorise en œuvre d’art, elle voit une régression culturelle, de même que toute atteinte à la liberté d’expression. Amen !
Mais, en admettant que nous soyons en présence d’une oeuvre d’art ou d’une manifestation de la liberté de l’esprit, cela justifierait-il tout et n’importe quoi ? Ne s’agit-il pas d’une insulte à l’intelligence ?

La vérité est qu’il est navrant d’avoir à reposer cette question aussi vieille que la liberté aux tenants de la modernité. Depuis plus de deux siècles que les Lumières ont vaincu l’obscurantisme, les plus fervents défenseurs de la liberté s’accordent à dire que celle-ci ne doit pas franchir la frontière de l’humiliation d’autrui ni de l’incitation à la haine et acceptent que les tribunaux fassent respecter cette frontière. Trop subtil pour les touche-pipi ?

Aurait-on évoqué un retour au Moyen Age si les autorités publiques avaient interdit l’exposition d’une « œuvre » montrant la photo d’un Noir, d’un Juif ou d’un Musulman, plongée dans un bocal d’urine ? On ose imaginer qu’il aurait pu être musulman…
Notre société ne tient debout et ne maintient la paix civile entre ses membres qu’à la condition de préserver un minimum de respect à l’égard des convictions et de l’identité de chacun. Les artistes laïcs, libertaires et anarcho-révolutionnaires ne sont pas dispensés de cette règle en république du respect.

Quand l’art pue la pisse

Le «Piss Christ» avait déjà été vandalisée à coups de marteau en Australie en 1997
Cette « œuvre » de l’artiste américain incontinent, Andres Serrano (ci-contre), montrant un crucifix immergé dans unpot de chambre bocal d’urine a été détruite. Cette déjection vieille de 14 ans devait sentir fort. Dans la journée de dimanche 17 avril, des visiteurs indignés lui ont réservé le sort qu’elle mérite. Le photographe aura ainsi réussi à refaire parler de lui.
Quant aux partisans des caricatures de Mahomet, où sont-ils quand le foi catholique est en cause ?