Guerre commerciale – Les Etats-Unis tentent de mettre un coup d’arrêt à l’invasion des produits chinois

Les communistes chinois appellent l’OMC à l’aide

CHINE: LES EXPORTATIONS AUGMENTENT BEAUCOUP PLUS QUE PRÉVUPékin a saisi vendredi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour contester l’entrée en vigueur de droits de douane américains sur certaines importations chinoises, accusant l’administration Trump  du déclenchement de « la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique ». Le ministère chinois du Commerce a fait vendredi de son recours à l’OMC, dont l’une des tâches est de réduire les obstacles au libre-échange, après avoir la mise en oeuvre  immédiate de droits de douane de 25% sur un montant « égal » de quelque 540 produits américains, .

Pékin réagit ainsi à l’entrée en vigueur de droits de douane américains de 25% sur 34 milliards d’importations chinoisesLa Chine avait promis « de ne pas tirer la première », puisque ce n’était pas l’intérêt de l’agresseur, mais avait prévenu: « pour défendre les intérêts fondamentaux du pays et de sa population« , elle sera contrainte de riposter. C’est ce qu’a fait Trump, pour défendre les intérêts fondamentaux des Etats-Unis et de sa population.

Il ne s’agit que d’un addendum à la plainte qu’avait déjà déposée le géant asiatique pour contester l’imposition, en mars dernier, des taxes américaines de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium, a précisé une source à Genève. 

Les nouveaux tarifs douaniers américains, entrés en vigueur vendredi, affectent 818 produits chinois dont des automobiles, des disques durs ou des composants d’avions, mais épargnent des produits populaires comme les télévisions et téléphones.
Une deuxième série de taxes sur 16 milliards d’importations entrera prochainement en vigueur, a rappelé jeudi Donald Trump, évoquant un délai de « deux semaines ».

Les exportations chinoises avaient progressé de 44,5% sur un an, en février 2018, dépassant de très loin les pronostics (+13,6% !)

Au total, ce sont 50 milliards de dollars d’importations chinoises annuelles qui seront donc affectées par les mesures américaines, destinées à compenser le « vol » de propriété intellectuelle et de technologies par la Chine dénoncé par l’administration Trump, mais une pratique que laisse perdurer Bercy en France.

Les Etats-Unis ne devraient pas faire les choses à moitié, puisque Donald Trump envisage de porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés, soit la grande majorité des importations venues du géant asiatique (505,6 milliards de dollars en 2017).

Taxes américaines sur les marchandises chinoises

Ces mesures douanières américaines ont fait tomber le déficit commercial des Etats-Unis en mai à 43,1 milliards, son plus bas niveau depuis octobre 2016 en dopant les exportations de soja vers la Chine (+89,6%), avant que cette denrée ne soit taxée en représailles.

Les anti-Trump soutiennent le dumping commercial chinois qui pénalise pourtant aussi l’économie française

Depuis des mois, les experts anti-américains développent la crainte d’une guerre commerciale et d’un coup d’arrêt des échanges de produits à travers la planète, actuels moteurs de la croissance mondiale.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang, actuellement en Bulgarie, a estimé vendredi qu’une « guerre commerciale ne profite à personne ». La presse française à l’écoute des rues de Pékin raconte que des consommateurs s’inquiétent par ailleurs de possibles hausses des prix consécutives aux taxes sur les produits américains. Ils se disent solidaires des autorités, insiste l’AFP. Cette agence de presse fait parler un chinois moyen fantasmé :  M. Yang (sic), client d’une supérette, lui aurait déclaré : « je ferai de mon mieux pour acheter chinois »… L’agence de presse hexagonale serait-elle devenue une adepte du patriotisme économique, sous réserve qu’il soit chinois ?

A la faveur du « secret des sources », la même agence se serait trouvée, à la fédération des détaillants, un homologue américain de Monsieur Yang (ou Chang !) pour affirmer que plusieurs produits vendus aux Etats-Unis pourraient voir leurs prix augmenter, « les étudiants devant débourser plus pour le mini-réfrigérateur dont ils auront besoin à l’université à l’automne« . Quand aux vieux, n’en parlons même pas: ce n’est pas vendeur…

Nos  pro-chinois ajoutent à la psychose

Les partisans revanchards d’Hillary Clinton dénoncent les mesures protectionnistes 

>prises par Donald Trump depuis le début de l’année. Selon eux, il ne défendrait pas l’emploi des travailleurs américains et sa balance commerciale, mais agirait à l’encontre de ses partenaires commerciaux, « suscitant exaspération et inquiétude, » commentaire partisan non étayé : une ‘infox’ non chiffrée ne serait donc pas une ‘fake news’ ?

La Maison Blanche impose depuis le 1er juin des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada, de l’Union européenne, du Mexique ou de la Russie qui ont porté l’affaire devant l’OMC. Comme Pékin.

Dans le sillage de ces mêmes pays, Moscou a annoncé vendredi l’introduction de surtaxes sur une série de produits américains en réponse aux barrières douanières imposées à l’acier et l’aluminium.

Des experts mettent en garde contre les dégâts potentiels d’une telle politique, non seulement sur l’économie américaine mais aussi sur l’économie mondiale.
L’imposition de taxes réciproques « va peser sur la croissance, la confiance (des ménages) et les marchés financiers », ont réagi vendredi les économistes d’Oxford Economics. Pour information (1er juillet 2018), un rapport du cabinet Oxford Economics prévoit un possible rattrapage économique de Paris sur Londres, du fait du Brexit au Royaume-Uni et de l’élection d’Emmanuel Macron en France… : « la compétition entre les deux capitales européennes tend à se resserrer ».  Ce cabinet se fonde sur des prévisions ! Celles d’une croissance du PIB de 1,6 % prévue d’ici à 2021. En attendant, et après 14 mois (voire plus de 6 ans, en comptant les temps de services de Macron à Hollande, depuis 2012),
Paris se positionne en 18e position dans le classement des villes d’Europe réalisé par le cabinet « indépendant » anglo-saxon. Loin derrière Londres à la 8e place et ses 2,3 % de croissance escomptés au cours des prochaines années : un rattrapage de dix places ?…. Oxford Economics considérait jusqu’ici que l’Elysée – sans rien faire – pourrait trouver avec le Brexit une fenêtre d’opportunité et devenir un refuge prisé pour les salariés quittant la City. Trump brise les rêves jupitériens de succès les doigts dans le nez. A la tête du classement d’Oxford Economics, c’est plutôt Varsovie qui affiche la plus forte croissance pour les cinq prochaines années (+3,5 %). Chez les ouvriers de Whirlpool, le protectionnisme fait recette : les ouvriers de l’usine d’Amiens bientôt délocalisée en Pologne, hésitent entre  colère, résignation et espoir : pour protéger l’emploi, il faut plus de protectionnisme.

Trump réagit aux menaces de ces dernières semaines : des entreprises américaines ont averti qu’elles pourraient licencier, faute de rester compétitives, voire mettre la clé sous la porte. « L’économie se porte probablement bien mieux que par le passé, avant que nous réglions le problème des accords commerciaux inéquitables passés avec chaque pays », a-t-il estimé.

Du côté chinois, « la guerre commerciale va ralentir la croissance du PIB chinois de 0,2 point de pourcentage » en 2018, a estimé un responsable de la Banque centrale, jugeant toutefois l’impact « limité ».

Les exportations chinoises augmentaient beaucoup plus que prévu

 

Le péril jaune s’est accru à un rythme le plus rapide en trois ans en février, ce qui donne à penser que la croissance économique chinoise reste solide, malgré la possible détérioration des relations commerciales avec les Etats-Unis et la propagande macronienne.

Dépassant largement les anticipations des économistes, les exportations chinoises ont progressé de 44,5%, tandis que les importations n’ont avancé que de 6,3%, montrent les statistiques douanières sur un an,  publiées jeudi. Cela fait ressortir un excédent commercial de 33,74 milliards de dollars (26,9 milliards d’euros), pour le mois.  Réuni en janvier-février, il  a même crû de 43,6% sur un an à 54,32 milliards de dollars.

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Les passeurs d’un bateau d’ « Open Arms » introduisent 60 clandestins de plus dans l’UE, via Barcelone

Allemagne ou Espagne, des Etats membres de l’U.-E. assurent le passage de clandestins africains

Le bateau de l’ONG espagnole – plus précisément catalane – Proactiva Open Arms est arrivé mercredi en Espagne, dans le port de Barcelone, avec 60 migrants à bord, après avoir été abandonnés en pleine mer par des camarades « passeurs » au large de la Libye, et refusés par l’Italie.

Deux semaines et demie après l’arrivée de l’Aquarius et de ses 630 migrants débarqués à Valence le 17 juin, ce bateau est entré un peu avant 09h00 du matin dans le port de « la capitale catalane » [sic, l’AFP].

L’Open Arms a effectué le passage de 50 hommes adultes, 5 femmes et 5 mineurs dont 3 non accompagnés  de Libye en Union européenne sur quatre jours.
Il appartient désormais aux autorités catalanes de faire assurer leur examen sanitaire à bord, par l’entremise de trois équipes de la Croix-Rouge, a indiqué le porte-parole des services de l’Etat central en Catalogne.
Logo de l'organisationFormé du Comité international de la Croix-Rouge, créé en 1863, de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, créée en 1919, ainsi que des 190 Sociétés nationales de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge –  dont la Croix-Rouge française (CRf), une association – , le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est le plus important regroupement d’organisations humanitaires au monde.

Résultat de recherche d'images pour "Proactiva Open Arms"Ils seront ensuite débarqués pour y être notamment identifiés par les autorités de la Généralité de Catalogne, présidée par une figure de l’indépendantisme, un élu de ‘Ensemble pour la Catalogne’ de Carles Puigdemont, le président déchu, avant d’être transférés dans des centres d’hébergement.

Ces clandestins imposés à l’U.-E. « vont bien étant donné les circonstances, il n’y a eu aucune urgence médicale « grave » et ils sont contents, car on leur a expliqué que le gouvernement voulait qu’ils viennent ici », a indiqué de son côté Anabel Montes, chef de mission de Proactiva Open Arms. 

Résultat de recherche d'images pour "Proactiva Open Arms"Grâce à des dons de militants internationalistes, sympathisants de ‘No Border’, récoltés sur un site de financement participatif, cette fondation humanitaire catalane privée (‘Bras ouverts‘) s’est fait connaître en , lors de sa première opération mise sur pied à Lesbos pour favoriser le passage sur l’île grecque de réfugiés politiques de Syrie, des opposants au régime légitime et potentiels fauteurs de troubles dans les démocraties européennes. Ces passeurs catalans déploient des embarcations entre la Libye, l’Egypte et l’Italie, ainsi que l’Espagne, désormais.

Après avoir accueilli l’Aquarius, « bateau citoyen » de l’ONG association allemande ‘SOS Méditerranée’, mi-juin, le nouveau gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sanchez a accepté d’ouvrir le port de Barcelone aux migrants de l’Open Arms, eux aussi refusés par l’Italie et son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite).

La semaine dernière, le navire de l’ONG association également allemande ‘Lifeline’, cette fois, opérant quant à elle sur la «route des Balkans» (itinéraire suivi par les clandestins qui entrent illégalement en Europe depuis la Turquie, pour rejoindre notamment l’Allemagne, via la péninsule balkanique), avait lui accosté à Malte avec à son bord 234 clandestins. <br>Rome accuse cette organisation de provocation du gouvernement italien, profitant des divisions entre Etats européens et de l’impunité des passeurs, négriers des temps modernes. Le bateau de 32 mètres, construit en 1968, s’est imposé à Malte au soulagement du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur RTL. «La France sera prête, comme elle l’a dit et comme elle l’a fait avec l’Espagne il y a une dizaine de jours, à envoyer une équipe sur place pour traiter les demandes de manière individuelle.»

Après des semaines de tensions, les dirigeants de l’Union européenne assurent être parvenus vendredi à un compromis qui propose la création de « plateformes de débarquements«  de clandestins en dehors de l’UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée et encourager le maintien au bled.

Migrants : les chefs d’Etats européens, dont Macron, vont tenter d’accorder leurs violons humanitaires

Les dirigeants des pays de l’UE vont tenter de surmonter leurs divisions face au risque de submersion par les flux migratoires

blog -Macron-Merkel-embarras commun sur sujet migrants-Bruxelles-juin2018.jpgCe jeudi à Bruxelles, a lieu un sommet sous tension durant lequel Macron va défendre des mesures qui ne sont pas appréciées par l’ensemble de ses voisins. S’il ne s’agit pas du seul thème qui sera abordé – le Brexit, les liens commerciaux avec les Etats-Unis ou le budget de la zone euro, entre autres -, durant deux jours, la crise migratoire devrait diviser les chefs d’Etats, car les 28 avancent en ordre dispersé, chacun ayant à l’esprit des propositions différentes concernant le devenir des migrants déjà sur le sol européen. Quelles sont celles de la France ? 

« Est ce que nous voulons des solutions nationales ou des solutions européennes de coopération ? », a interrogé Emmanuel Macron à son arrivée au sommet.

Des « centres fermés » à l’intérieur de l’UE.<br>Le projet a récemment été proposé par la France, et soutenu par l’Espagne. Il s’agirait de créer des « centres fermés » dans l’UE dans lesquels les migrants attendraient l’examen de leur cas. Ces centres permettraient théoriquement de traiter rapidement les demandes d’asile dans des lieux financés avec des moyens européens, d’où une répartition solidaire de ces personnes dans l’UE pourrait être organisée, plaide Macron. <br>Quant aux migrants économiques, ils pourraient être renvoyés directement vers leur pays d’origine. Selon l’Elysée, Paris et Madrid proposent d’installer ces centres essentiellement en Italie, sachant que ses dirigeants les refusent catégoriquement, mais aussi en Espagne, tandis que la France ne serait pas concernée…

Mais le ‘hic’, c’est que la proposition franco-espagnole a été très mal reçue à Rome. On aura compris que c’est le but recherché par les hypocrites… « Si l’arrogance française pense transformer l’Italie en camp de réfugiés pour toute l’Europe, peut-être en versant quelques euros de pourboire, elle se fourvoie complètement« , a logiquement réagi l’homme fort du gouvernement italien, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, dont la coalition gouvernementale n’a pas été élue pour ça. Jusqu’ici les migrants qui arrivent en Europe ne doivaient pas obligatoirement passer par des centres, ni ouverts ni fermés. S’il existe des « hotspots » en Grèce, généralement non fermés, il n’en existe pratiquement aucun en Italie, pays de transit permanent depuis la Sicile, qui jusqu’ici les refusait aux passeurs de l’humanitaire facile, pour des questions de souveraineté. 

Empêcher les arrivées. <br>La résistance aux arrivées irrégulières est l’un des seuls consensus européens et elle devrait être confirmée au cours du sommet. Notamment en intensifiant les pressions sur les pays d’Afrique afin qu’ils freinent les départs et acceptent plus de réadmissions de leurs ressortissants refusés par l’UE. <br>Les Européens semblent également prêts à poursuivre le renforcement de l’Agence européenne des gardes-frontières, dont la Commission propose de faire une « véritable police des frontières » de l’UE, forte sur le papier de 10.000 agents (contre 1.300 en 2018).

Outre leur lieu d’implantation, reste à régler la question du financement des centres fermés, encore moins consensuelle, comme le montrent les difficultés à mobiliser les fonds promis à la Turquie.

Autre obstacle dressé par les associations, celui du respect des droits.

Il ne s’agit évidemment pas des droits des peuples européens. Bien que supranationales et illégitimes face aux Etats souverains, six « ONG » (ou assimilées) ont en effet accusé jeudi la France de violations à la frontière avec l’Italie. Ainsi, en deux jours, elles disent avoir vu des migrants enfermés dans un local de la police aux frontières de Menton jusqu’à 14 heures d’affilée avant leur reconduite en Italie, « dépassant largement la durée de 4 heures jugée admissible par le Conseil d’Etat en juillet 2017 ». Elles assurent aussi avoir constaté « des contrôles [qu’elles jugent]  au faciès », pourtant prohibés, dans les trains en provenance de Vintimille.

La Cimade, qui avoue avoir bénéficié de fuites de chiffres officiels, a elle aussi dénoncé cette semaine un bond des refus d’entrée en France : le nombre de « non-admissions » s’est élevé l’an dernier à 85.408, soit 34% de plus qu’en 2016 (63.845 refus d’entrée), assure l’association sur la base de chiffres de la police aux frontières. En 2015, année du rétablissement des contrôles aux frontières, 15.849 non-admissions avaient été prononcées.

Résoudre les « mouvements secondaires » que les ONG et passeurs n’assument pas non plus. A l’issue du mini-sommet qui s’est déroulé dimanche dernier à Bruxelles, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont mis l’accent sur la nécessité de résoudre le problème des « mouvements secondaires », à savoir des demandeurs d’asile qui se déplacent dans l’UE, au lieu de rester dans le pays par lequel ils sont entrés dans l’attente d’une décision sur leur cas: ce sont notamment les adeptes du  « benchmarking » qui choisissent leur point de chute au « faciès social » des états membres de l’UE. <br>Si la France s’est positionnée sur le sujet, c’est notamment en soutien à la chancelière, dont le ministre de l’Intérieur menace d’instaurer un refoulement unilatéral aux frontières. Pour éviter la mise en péril du fragile équilibre gouvernemental allemand, les deux pays devraient prôner au sommet de nouer des accords entre plusieurs pays pour pouvoir procéder à des renvois rapides.

 

Migrants : l’italien Matteo Salvini dénonce l' »arrogance » de Macron

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A 24 heures d’un mini-sommet européen sur les migrations qui s’annonce agité, Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur, ci-dessus à gauche, a vivement dénoncé l’« arrogance » du président français Emmanuel Macron, samedi.

Enumérant les chiffres d’arrivées des migrants en Italie et le coût que cela a représenté pour ce pays, Salvini, qui est aussi le patron de la Ligue, sorti vainqueur des élections, a dit s’étonner que cette situation ne soit pas considérée comme un problème pour « l’arrogant président français ».

« Nous l’invitons à arrêter les insultes et à démontrer sa générosité avec des faits en ouvrant les nombreux ports français et en arrêtant de refouler des femmes, des enfants et des hommes à Vintimille« , à la frontière entre la France et l’Italie, a déclaré Salvini, cité par sa porte-parole.

« Si l’arrogance française pense transformer l’Italie en camp de réfugiés pour toute l’Europe, peut-être en versant quelques euros de pourboire, elle se fourvoie complètement », a-t-il conclu.

La France et l’Espagne ont proposé la création de centres fermés en Europe pour gérer les migrants débarquant de Méditerranée.

Ce n’est pas la première fois que  Salvini dit son fait à Macron. Il avait dénoncé notamment l' »hypocrisie » du président français après son long silence et des leçons à son voisin italien pour son refus d’ouvrir ses ports récemment à l’Aquarius, un navire de SOS Méditerranée, affrêtée par une triade de passeurs organisée en association supranationale et sans légitimité.

Vendredi, il a de nouveau appelé le président français â plus de retenue après que celui-di eût dénoncé la « lèpre » nationaliste en Europe.

« Nous sommes peut-être des populistes lépreux, mais moi les leçons je les prends de qui ouvre ses ports. Accueillez les milliers de migrants et après on en reparlera« , a lancé vendredi M. Salvini à l’adresse du président qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter.

ONU: Trump coupe les vivres au Conseil des droits de l’homme (CDH)

Le président américain justifie sa décision par la dérive gauchiste du CDH

blog -Trump a ONU.jpegLes options et actions partisanes du  Conseil des droits de l’homme n’ont échappé à personne et la représentante américaine auprès des Nations unies a formalisé la décision de la Maison Blanche en conséquence du caractère partial de l’instance, notamment envers Israël. Le secrétaire général de l’ONU (1997-2006), le Ghanéen Kofi Annan affirma lui-mêle que « la politisation a miné ses sessions à un tel point que la crédibilité déclinante de la commission fait une ombre sur la réputation du système des Nations unies dans son ensemble ». En 2006, il regretta expressément que le Conseil ne porte pas la même attention aux violations commises dans certains Etats que celles commises en Israël.

En  annonçant, mardi 19 juin, qu’il claque la porte du Conseil des droits de l’homme (CDH), un organe onusien basé à Genève, Washington met ainsi de la cohérence dans la politique internationale des Etats-Unis. Ce départ fait suite à la sortie d’un accord de libre-échange trans-pacifique, à celle de l’accord de Paris sur le climat, ainsi qu’à l’accord sur le nucléaire iranien. Il vient par ailleurs s’ajouter au retrait de l’Unesco, effectif depuis décembre 2017, et ne fait que confirmer la politique bi-latéraliste d’une administration soucieuse de remettre de l’ordre dans les organisations internationales, singulièrement en riposte à ses détracteurs.

blog -Nikki Haley, ambassadrice auprès de l_ONU et Mike Pompeo, secrétaire d_EtatL’annonce a été faite par l’ambassadrice américaine aux Nations unies (ONU), Nikki Haley, au côté du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, au département d’Etat. Les deux ministres n’ont pas hésité à qualifier cette institution d’« hypocrite », d’« égoïste » et d’être « une source d’embarras » pour les Etats-Unis, alors que ces derniers sont actuellement critiqués pour leur politique migratoire, entre autres procès menés par les soutiens d’Hillary Clinton, candidate démocrate clairement repoussée par la population et par une large majorité des grands électeurs  (304 contre 227).

Le CDH, « un cloaque de partis pris politiques »

Depuis son arrivée à la tête de la mission américaine à l’ONU, en janvier 2017, Nikki Haley avait laissé entrevoir cette logique d’un départ : Trump fait ce qu’il promet… Face à la résistance du CDH à se laisser réformer en profondeur – elle souhaitait pouvoir exclure les membres ayant commis de graves violations des droits de l’homme –, l’ambassadrice est donc passée à l’acte.

« Pendant trop longtemps, le CDH a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques », a-t-elle souligné, prenant l’exemple de membres tels que la République démocratique du Congo (RDC), qui y siège, tout comme au Venezuela, à la Chine, à l’Egypte ou à l’Iran.

Ce retrait « ne signifie en rien un désengagement des Américains en faveur des droits de l’homme », dont elle s’est fait le héraut. Mais elle a assuré que elle s’est bien gardée de mentionner l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis qui conduisent une offensive militaire depuis trois ans au Yémen qui a plongé le pays dans une crise humanitaire dramatique.

Le CDH est certes « imparfait », a admis l’ancienne diplomate américaine Suzanne Nossel, une membre la section américaine de l’ONGI partisane Amnesty International.. « Aucun instrument multilatéral ne peut être pur ou presque parfait », a-t-elle estimé. « Ses défauts sont les défauts des Etats membres qui sacrifient parfois les droits de l’homme au profit d’objectifs politiques ou économiques », a-t-elle banalisé, déplorant toutefois la décision de Washington.<br>Suzanne Nossel avait servi l’administration démocrate de Barack Obama, en 2009, pour la défense de la candidature des Etats-Unis à un siège au sein de l’institution créée en 2006 pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde.

Un parti-pris avéré contre Israël.Résultat de recherche d'images pour "trump CDH"

Les organisations de défense des droits de l’homme ont régulièrement dénoncé le CDH en tant qu’une instance contestable accueillant des Etats qualifiés d’autoritaires en son sein, tout en lui reconnaissant le bénéfice de l’ouverture d’enquêtes sur des violations des droits en Syrie, au Yémen, au Burundi, en Birmanie et au Soudan du Sud, ainsi que sa capacité à aborder des sujets clés comme la migration, le contre-terrorisme et la protection des femmes, des personnes LGBT, des personnes handicapées.

Washington reproche au CDH son parti-pris systématique à l’encontre Israël qui fait l’objet d’un point exclusif à l’agenda. « Cinq résolutions ont été votées contre [l’Etat hébreu]. C’est plus que toutes les résolutions confondues contre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie », a fait valoir Nikki Haley.

Le 18 mai dernier, le CDH s’était encore prononcé en faveur d’une enquête sur les ripostes d’Israël aux activistes palestiniens à Gaza. Cette prise de parti avait indigné la représentante américaine qui avait immédiatement dénoncé « un nouveau jour de honte pour les droits de l’homme ». En 2012, une enquête précédente portant sur la « colonisation » israélienne des territoires palestiniens repris militairement en 1967 avait provoqué le boycottage par l’Etat hébreu de l’examen périodique de la situation des droits de l’homme en Israël. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou n’a pu que saluer la décision américaine.

Avant Obama, l’administration républicaine de George W. Bush avait d’ailleurs refusé de siéger au CDH, ainsi que l’actuel conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, qui était alors ambassadeur à l’ONU mais déjà un fervent opposant au multilatéralisme.

Désengagement des Etats-Unis trop souvent accusés d’être les « gendarmes du monde »

Cette décision renforce les liens de Washington avec Israël, après le transfert  en mai – longtemps annoncé, puis reporté – de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnue  comme capitale de l’Etat hébreu, unilatéralement, mais aussitôt suivi par le Guatemala. Au moins six pays ont mené de sérieuses négociations avec les autorités israéliennes sur le déplacement de leurs ambassades à Jérusalem, a déclaré le Premier ministre d’Israël Benjamin Netanyahu. Le Honduras, selon des diplomates israéliens, est un des pays qui adopteront cette décision. Sans surprise, le président de l’Autorité palestinienne plaide contre d’autres transferts.

Ce transfert a entraîné la rupture des relations entre Washington et la partie palestinienne, alors que le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, doit pourtant présenter prochainement un projet de plan de paix. Les critiques palestiniennes ont entraîné en janvier une baisse drastique des fonds alloués par les Etats-Unis à l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

Ce désengagement « n’est pas un bon signal alors que les droits de l’homme sont massivement mis à l’épreuve », a jugé François Delattre, le représentant français à l’ONU (depuis le 15 juillet 2014), qui rappelle que « ce sont deux grandes personnalités française et américaine, René Cassin et Eleanor Roosevelt, qui ont écrit ensemble la Déclaration des droits de l’homme dont nous célébrons cette année le soixante-dixième anniversaire ». Ce qui ne justifie précisément pas les dérives du CDH.

Donald Trump a choisi de traiter du dossier des droits de l’homme dans ses tête-à-tête  avec les responsables de pays réputés pour leurs atteintes à ces droits fondamentaux. Ces évocations portent leurs fruits, puisque, après avoir soufflé le chaud  au cours d’une tournée en Asie en novembre 2017, stigmatisant la Corée du Nord, avant de réaliser la première rencontre historique avec son dirigeant, Kim Jong-un, à Singapour le 12 juin 2018. Après viendra le Vietnam ?<br> 

Migrants de l’Aquarius : Macron s’est laissé dicter sa conduite par des organisations supranationales et l’Espagne

La France traitera les demandes « au cas par cas, » concède Benjamin Griveaux…

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« Où sont passées mes lingettes, » demande l’ex-banquier qui, pour une fois, se retient de tripoter son interlocuteur de la main gauche

La France accueillera les migrants de l’Aquarius « s’ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, » renâcle le porte-parole du gouvernement lors de l’émission ‘Dimanche en politique’ sur France 3.

Benjamin Griveaux a estimé qu’il est « impossible » de déterminer combien de migrants de l’Aquarius seraient accueillis par la France, qui va examiner les situations « au cas par cas« .

« La France a toujours dit que s’il (l’Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s’imposerait. L’Espagne a pris ses responsabilités, il n’est pas question de concours », a expliqué B. Griveaux dans l’émission de la chaîne de service public.

On se laisse imposer des vies humaines, on réfléchit après

« On va voir quelles sont les différentes situations »… De force plutôt que de gré, la France « souveraine » accueillera des migrants de l’Aquarius que le nouveau gouvernement de Madrid a attirés  dimanche à Valence (Espagne), sans concertation préalable avec ses partenaires européens. 

« Ils viennent d’accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l’asile…« , tergiverse Griveaux. « On va voir quelles sont les différentes situations, on est sur de l’humain« , a-t-il martelé. Les socialistes espagnols l’ont-ils réalisé ?

Il faut selon lui « d’abord (régler) la question du traitement médical, de l’accueil, de remettre ces gens d’aplomb et ensuite l’examen » des situations, a précisé le porte-parole.

« La France prendra sa part, » a promis ce membre du premier cercle de Macron

Tandis que le président Macron se tient en retrait, c’est l’Espagne qui parle pour lui : La France a proposé d’accueillir une partie des migrants de l’Aquarius, a ainsi annoncé samedi le gouvernement espagnol. Une offre saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez comme un signe de la « coopération » et de la « solidarité » européennes nécessaires face à la crise migratoire.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s’est dite dimanche « inquiète » que la France en accueille.

<br>Griveaux a par ailleurs répondu vertement aux députés LREM, dont Sonia Krimi, qui ont osé critiqué le silence de Macron dans l’affaire de l’Aquarius : « un responsable politique doit d’abord ne pas céder à l’émotion (…) J’entends beaucoup d’émotion, pas beaucoup de solutions et d’action« , a-t-il taclé. S. Krimi est l’arbre qui cache la forêt réelle macronienne, outrée par le cynisme de Macron : LIEN 

<br>Savoir si, avec le recul, Macron a cédé à l’émotion lorsqu’il a reproché à l’Italie son « attitude irresponsable » et « hypocrite »

Les mots de Laurent Wauquiez n’ont pas été aussi sévères envers Virginie Calmels, fauteuses de troubles juppéiste sur la place publique : le patron de Les Républicains a apporté une solution. On attend la ré-action de Macron face à l’émotion de Krimi.

L’Espagne accepte les migrants africains de l’Aquarius pour les repasser aux pays du Nord

‘SOS Méditerranée’ assure la livraison, mais ne garantit pas le suivi

 

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Un risque sanitaire non négligeable

Les passeurs ont débarqué leur cargaison dans le port de Valence, mais, après son coup de com’, le gouvernement socialiste tout juste de retour aux affaires appelle les pays du nord à les décharger du fardeau de la pression migratoire qu’il s’est mis.

 

Maintenant que les passagers de l’Aquarius sont arrivés à bon port dimanche matin, après huit jours de périple, navire supranational sans légitimité, flanqué de deux bateaux des garde-côtes italiens qui avaient pris en charge une partie de ses passagers durant les 1.500 kilomètres de traversée, les tensions ne sont pas retombées c’est finalement Madrid qui a débloqué la situation en ouvrant le port de Valence, « pour raisons humanitaires » – mais surtout politiciennes : elles rebondissent.

« Servir de catalyseur », selon les activistes du gouvernement socialiste

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Pourquoi le Datillo italien assure-t-il le débarquement de 274 clandestins à Valence, Espagne, et non pas l’Aquarius ?

 

Le gouvernement socialiste espagnol ignore encore quel sort elle réserve à ces 630 nouveaux clandestins non désirés en Espagne. La porte-parole du gouvernement, Isabel Celaa, avoue que « leur situation sera étudiée au cas par cas », sans exclure d’éventuelles expulsions.

 

Les socialistes espagnols attirent les migrants, mais tentent l’externalisation du 

contrôle des flux migratoires. « Nous espérons que l’initiative espagnole servira de catalyseur qui poussera l’Europe à prendre ses responsabilités, insiste-t-elle, une fois le coup médiatique réalisé. Ce n’est pas une question espagnole, italienne ou grecque. C’est une question européenne qu’il faut affronter entre tous », se dérobe l’Espagnole, après l’initiative gouvernementale, sans concertation avec l’Union européenne.

En revanche très engagé contre les indépendantistes catalans, le ministre espagnol des Affaires extérieures, Josep Borrell, 71 ans, rétropédale : il s’agit d’une décision symbolique , qui vise à provoquer « un électrochoc politique », pour forcer l’Union européenne à « cesser de regarder ailleurs », lâche, cyniquement, cet ancien délégué syndical, en plaidant pour un meilleur travail en amont. 
Et de citer en exemple  la stratégie de l’Espagne au Sénégal, où les aides à l’économie locale, en échange d’une meilleure coopération sur le contrôle des frontières, ont permis de barrer la route à l’immigration irrégulière vers les îles Canaries.

Troisième voie d’accès en Europe par le Sud

Des migrants à bord de «l'Aquarius», le 12 juin.
Une mise en scène promotionnelle de ‘SOS Méditerranée’

L’Espagne est la troisième voie d’accès en Europe par le sud, après la Grèce et l’Italie, avec plus de 22.000 personnes entrées par la mer en 2017, en transit. Pendant que toutes les caméras se focalisent sur l’arrivée de l’Aquarius, encore près de 1.000 migrants à la dérive sur de petites embarcations ont été repêchés au large de la côte andalouse ces derniers jours, loin des projecteurs. L’opération menée par SOS Méditerranée n’était qu’un coup de pub d’activistes qui ne règlent rien : les passeurs se déchargent sur les instances institutionnelles.
D’autres sont à venir : un appel d’air médiatisé par des irresponsables sans moralité, ça fait des dégâts humains qui n’ont rien de symboliques…

Que l’accueil de l’Aquarius se confirme ou non être un coup d’éclat sans lendemain, il n’annonce pas nécessairement un virage dans la politique espagnole en matière d’immigration. « La tendance a été au renforcement et à la militarisation des frontières ces dernières années, avec un système de surveillance électronique dans le détroit de Gibraltar et des patrouilles conjointes pour faciliter le retour dans les pays émetteurs », constate Itziar Ruiz-Gomez, professeur de sciences politiques à l’université autonome de Madrid. 

Mais le gouvernement Sanchez sait-il où il va et comment il va se sortir seul de ce mauvais pas ? L’Europe n’est pas obligée de céder à tous les coups de pub de ses membres.

Protection universelle

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Tout laisse à penser que la ligne sécuritaire de Rajoy ne va pas varier avec Sanchez, même si les socialistes du nouveau gouvernement viennent de donner des signes d’assouplissement, pour les uns, mais d’inconscience, pour les autres.

Madrid a annoncé vendredi le rétablissement du droit à la protection universelle, qui donnera accès à la santé pour les sans-papiers et peut fixer les Africains en péninsule ibérique.<br>Il pourrait aussi donner satisfaction aux organisations de défense des droits de l’homme en décidant du retrait les lames tranchantes sur les hauts barbelés frontières de Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique du nord. Mais les internationalistes des Droits de l’homme et le gouvernement populiste de Pedro Sanchez trouveront-ils le soutien de la population espagnole ?

Reste qu’en toute hypothèse, les Espagnols passeront le relais à la France et aux autres européens. <br>D’ores et déjà, certains adeptes du « benchmarking » dénoncé par Gérard Collomb doivent être accueillis en France, après l’examen de leur situation en Espagne, avait annoncé le gouvernement espagnol samedi. L’Espagne a annoncé ce samedi qu’elle accepte l’offre de la France [sic] d’accueillir les clandestins de l’Aquarius « qui répondraient aux critères du droit d’asile ». La France acceptera les migrants qui « exprimeront leur désir de rejoindre ce pays », a annoncé Madrid !

Clandestins de l’Aquarius : « la panique gagne » l’Europe, raille Taubira

Mais c’est pour la Guyanaise l’occasion de critiquer l’UE qui résiste à la pression des ONG cherchant à lui imposer des migrants non désirés

blog -Taubira-colereChristiane Taubira dénonce l’attitude de l’Europe vis-à-vis de l’Aquarius. Dans une tribune parue dans le JDD, elle assure que, par le passé, « la société ne s’est pas effondrée » en accueillant des migrants.

Les migrants clandestins de l’Aquarius, qui ne sont pas victimes d’abord d’un imbroglio diplomatique entre l’Italie et Malte, mais avant tout de conditions de vie difficiles dans leurs pays de naissance – essentiellement l’Erythrée – , vont débarquer en Union européenne par l’Espagne, à Valence, dimanche. Or, l’altermondialiste Christiane Taubira trouve le moyen de déplorer l’attitude de l’Europe, via une tribune parue au Journal du dimanche.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPays de langues arabe et du tigrinia et de religions, pour moitié, chrétienne et musulmane (sunnite), le territoire érythréen a accepté  en 1962 son annexion par l’Ethiopie qui connut une révolution militaire socialiste, avec le soutien des Soviétiques. Une fois le régime d’Hailé Sélassié renversé en 1974, elle instaura en  la République populaire démocratique d’Éthiopie qui n’empêcha pas la poursuite de la guerre civile éthiopienne et qui fut de surcroît marquée par la guerre érythréenne de sécession. Suite à la victoire des mouvements de guérilla contre le régime militaire du du Derg, le Gouvernement de Transition d’Ethiopie (GTE) s’installa en mai 1991 et proclama l’indépendance de l’Erythrée en 1993. En, fut proclamée la République fédérale démocratique d’Ethiopie. Depuis le début des années 2000, l’Erythrée  dirigé par Isaias Afwerki, né en Erythrée italienne sous administration britannique, exerce une gouvernance répressive et autoritaire envers sa population, notamment via son service militaire, qui provoque un mouvement d’émigration important et aboutit à plusieurs descriptions du pays comme une « prison à ciel ouvert ». L’Erythrée n’a aucun lien historique avec l’Espagne ou la France, mais bien avec le Royaume Uni et l’Italie qui donne à la France des leçons que Macron accepte.

« La panique gagne » l’Europe, estime Taubira, militante indépendantiste

Partisane du « non » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, elle déclare aujourd’hui que « l’Europe avait une occasion d’exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l’ivresse de l’impunité, le désarroi. Elle avait l’opportunité et la capacité de prouver que ses chartes et conventions ne sont pas que chiffons de papier« , écrit l’ex-garde des Sceaux contestée des socialistes François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

Christiane Taubira pointe du doigt notamment l’Allemagne qui « recule », l’Italie qui « bascule », et la France qui « fait des gammes sur la misère du monde ». « La panique gagne » le continent, résume-t-elle. « Dans toute l’Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons, » assure-t-elle, méprisante des peuples qui manifestent leurs rejets de la dictature des ONG en leur imposant une immigration non choisie. L’ancienne ministre socialiste parle de l’Espagne, dont le gouvernement socialiste a accepté d’accueillir l’Aquarius, comme de « notre lueur ». <br>Ce gouvernement a accédé au pouvoir sur une motion de censure déposée par le socialiste Pedro Sánchez, dont  le secrétaire général du parti centriste Ciudadanos, José Manuel Villegas, dit que « la solution n’est pas l’opportunisme de Sánchez, qui semble vouloir arriver à La Moncloa par n’importe quel moyen ».

« La société ne s’est pas effondrée ». « Jamais dans l’histoire, lorsqu’il fallut accueillir une part du monde, la société ne s’est effondrée ni même affaiblie », raconte Christiane Taubira, rappelant à grands traits l’histoire des Espagnols fuyant le franquisme, mais occultant que l’Espagne a dû résister à plusieurs invasions mauresques, les « boat people » venus du fuyant le Vietnam [maoïstes] et le Cambodge [Khmers rouges], ou encore les victimes de la guerre des Balkans [empire ottoman], qui ont pu trouver un accueil en dehors de leur pays d’origine. Mais c’était avant les ravages de la Grande Guerre ou durant la Guerre froide et avant la crise financière et économique de 2008 ou la montée de l’islamisme avec son cortège de morts innocents par attentats terroristes.

« Il n’est pas question de dire ici qu’il est simple d’accueillir. Il ne s’agit ni d’enjoliver, ni de banaliser, ni même de dédramatiser (…) Mais le fait est : la société ne s’est ni effondrée ni même affaiblie, » selon elle. Elle absorba une part du monde et s’en épanouit, dans sa langue, sa gastronomie, ses arts, ses artisanats, sa littérature… », en conclut Christiane Taubira, sans sourciller.<br>Quand, en  avril 2002, elle ne craint déjà pas le ridicule en se portant candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle, elle obtint 2,32 % des voix au premier tour, réalisant l’essentiel de son score en France d’outre-mer, notamment en Guyane. <br>Selon un sondage Yougov/Le Huffington Post/CNEWS des 27-28 septembre 2017, elle obtient 13% d’opinions positives.

Les villes portuaires à gauche, portes ouvertes aux migrants méditerranéens

Les 629 migrants de l’«Aquarius» vont être conduits en Espagne

19260334_1969061346700180_2671281506149445672_nA peine le premier ministre Mariano Rajoy a-t-il été renversé le 2 juin que, le 11, le socialiste Pedro Sánchez (50,3% des voix socialistes) invite plus de 600 migrants en Espagne où la plupart ne resteront pas.

Les 629 clandestins de l’«Aquarius» étaient bloqués en mer, dans l’attente d’un port d’accueil… Parmi eux, sept femmes enceintes : pour le droit du sol ? Le sort des migrants de l’Aquarius est donc enfin fixé.  Avant de choisir leur destination finale, quelque part en Union Européenne, ils vont être transbordés sur des navires italiens pour être conduits en Espagne, où le gouvernement de Pedro Sanchez a proposé de les accueillir, sans recevoir l’accord de ses partenaires européens.

Le port de Valence devrait accueillir les migrants de l’Aquarius dans les prochains jours

SOS Méditerranée

Des navires italiens vont prendre le relais de l’Aquarius, navire de l’association européenne de sauvetage en mer depuis la Libye ‘SOS Méditerranée’, qui ne réunissait pas les conditions de sécurité suffisantes pour aller jusqu’en Espagne.
L’Aquarius est géré par la compagnie maritime allemande Jasmund Shipping, en partenariat avec ‘Médecins du Monde’ jusqu’en avril 2016, puis avec ‘Médecins sans Frontières’ (section Amsterdam) depuis mai 2016. Seize députés français, principalement issus du Parti socialiste et du Parti radical de gauche, donnèrent alors une partie de leur réserve parlementaire à SOS Méditerranée et financèrent ainsi une semaine d’intervention.
‘SOS Méditerranée’ est un réseau international créé le 9 mai 2015 et présidé par Francis Vallat, président d’honneur fondateur du Cluster Maritime Français
, qui coordonne 18 clusters nationaux de l’Union européennequi dynamise les solidarités entre 400 entités maritimes françaises et co-organise les Assises de la mer, rassemblant 1.800 responsables de la vie maritime française, dont le Premier ministre et d’autres membres du gouvernement), ainsi que le Salon « Euromaritime ».

Francis VallatFrancis Vallat, 72 ans, a derrière lui cinquante ans de carrière dans le domaine de la mer. Bien qu’après trente ans, il fut licencié en 1997 de la présidence de Van Ommeren Tankers, un important armateur pétrolier néerlandais, il est la personnalité la plus importante du monde maritime français : on le retrouve au conseil national de la Lloyd’s, la célèbre compagnie d’assurances britannique, ou au comité international du bureau Veritas, le leader mondial de la certification des normes, et a été vice-président d’Intertanko, le groupement mondial des tankers pétroliers.
Francis Vallat a été vice-président de l’Agence européenne de sécurité maritime. Il a fondé en 2006 le Cluster maritime français (CMF), regroupement de toutes les entreprises du secteur. Plus de 5.000 cadres et dirigeants d’entreprises sont passés par le Cluster. 400 entreprises ou entités maritimes y adhèrent. Ses Assises de la mer ont attiré jusqu’à 2.000 personnes, dont des ministres.
Depuis quatre ans, Francis Vallat a passé la main. Mais
 il est toujours président d’une autre « grappe maritime », l’European Network of Maritime Clusters, qui rassemble les clusters de dix-sept pays européens… Francis Vallat a aussi été président de l’Institut français de la mer. Sans compter ses SCI, ses multiples engagements associatifs ou sportifs toujours dans le même domaine de la mer.

Rien d’étonnant à retrouver Francis Vallat dans les allées du pouvoir. Au tournant du millénaire, c’est le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, qui le décore de la Légion d’honneur. En janvier 2012, il prend la parole à une journée thématique de l’UMP où il explique entre autres aux organisateurs « qu’ils sont nuls en communication »… On peut aussi croiser Francis Vallat dans les couloirs de Bruxelles : il a même droit à une page entière sur le site internet de la Commission européenne avec sa biographie en anglais.
C’est donc cet homme qui préside SOS Méditerranée, que la presse présente comme une association citoyenne, une initiative militante née entre la poire et le fromage, quelque part entre Berlin et Marseille. Son association revendique 11.200 donateurs.

« Des vivres seront livrés sous peu à l’Aquarius par un navire italien », a précisé l’association sur Twitter. Le centre de commandement des secours de Rome « planifie de transborder les rescapés plus tard sur des navires italiens après quoi nous mettrons le cap ensemble sur Valence », a-t-elle ajouté.
L’Aquarius était bloqué en mer à la suite d’un bras de fer entre l’Italie et Malte, qui refusaient tous deux d’ouvrir leurs ports aux migrants en situation irrégulière. Dans l’impasse, l’Aquarius avait alors reçu une proposition du socialiste Pedro Sanchez, nouveau premier ministre espagnol pour accoster au port de Valence.

<br>Le maire de Palerme ouvre l’Europe aux migrants, mais en garde très peu en Sicile

Pour éviter de garder à sa charge des milliers d’Africains passés par la Libye, une seule solution pour le maire de la capitale sicilienne, dès 2015 : la liberté d’entrer légalement dans l’UE. « Si les Syriens, en tant que personnes provenant d’un pays en guerre, ont droit de toute façon au statut de réfugié, pourquoi leur interdire de prendre un billet d’avion Istanbul-Paris, par exemple et les obliger de passer par la Libye, la traversée de la Méditerranée« , s’était-il interrogé.
En 2017, Leoluca Orlando, un maire de centre-gauche, en était à vouloir « abolir le titre de séjour pour les migrants ». Il se justifie : « Je ne comprends pas pourquoi les frontières existent. L’Union européenne était l’occasion rêvée pour dire « nous sommes au delà des nations, nous ne sommes qu’un ensemble de minorités. » Selon lui, chacun doit pouvoir décider de ce que devrait être sa terre natale

La Corse propose l’ouverture de ses ports

Ce mardi, le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a également proposé d’accueillir sur l’île le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée. « Manque de vivres, mauvaises conditions météo, et port espagnol trop éloigné : face à l’urgence, le conseil exécutif de Corse propose à @SOSMedFrance d’accueillir l’#Aquarius dans un port #corse », a tweeté l’élu nationaliste qui a été l’avocat d’Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet en exercice Claude Erignac.

Une offre appuyée par le président nationaliste de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, ancien avocat spécialisé dans la défense de  nationalistes corses,  notamment des militants ayant participé à la lutte armée à travers le FLNC.

En revanche, le nouveau ministre italien de l’Intérieur avait mené sa campagne des législatives sur le thème de la fermeture des frontières aux migrants

Le ministre, Matteo Salvini, ex-patron de la Ligue, a prévenu qu’une fois au pouvoir, il ferait tout pour empêcher ces débarquements, particulièrement lorsqu’ils sont le fait des ONG qui patrouillent au large de la Libye.

L’Italie, qui a vu quelque 700.000 migrants débarquer sur ses côtes depuis 2013, a régulièrement reproché aux Européens d’avoir détourné les yeux et de l’avoir laissée seule face à la crise migratoire.

<br>Mélenchon est-il candidat à Marseille pour ouvrir les vannes ?

Le principal opposant d’extrême gauche entretient le suspense sur sa candidature, mais son parachutage sur cette ville ouverte sur la Méditerranée suggère un plan politique de facilitation de l’entrée de tous les migrants venus d’Afrique et du Proche Orient.

Né à Tanger, Mélenchon, qui se considère comme un « indépendantiste français » face à l’Union européenne, condamne la volonté d’Emmanuel Macron d’appliquer pleinement l’accord avec la Turquie sur les migrants.  Dans un communiqué, le député des Bouches-du-Rhône a estimé le chef de l’Etat « poursuit la fuite en avant sur les conditions d’accueil des réfugiés » : il confie, selon lui, le traitement des demandeurs d’asile à un régime dictatorial ». Mélenchon accuse « l’Union européenne [qui] continue de pousser les populations africaines au départ en forçant les États à signer des accords et libre-échange« . 

L’ancien sénateur renvoie dos à dos ceux, à droite ou au gouvernement, qu’il juge trop fermés et ceux, plus à gauche, ses alliés de l’extrême gauche, dont il dénonce l’idéalisme naïf. «Une fois que les gens sont là, que voulez-vous faire? Le rejeter à la mer? Non, c’est absolument impossible. Donc il vaudrait mieux qu’ils restent chez eux. Je suis fatigué de ces discussions où les fantasmes s’affrontent les uns et des autres. Entre ceux qui hurlent sans réfléchir et s’en remettent à des expédients sécuritaires sans consistance et ceux pour qui il est normal que tout le monde puisse venir où il veut, quand il veut». Des propos qui prolongent ceux tenus par le fondateur du parti de gauche dans Le Monde le 24 août dernier : «Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Mais est-ce que s’il venait 10.000 médecins s’installer en France, ce serait une chance? Oui».  Entre l’immigration au « faciès » universitaire de Mélenchon et le « benchmarking » de Collomb, la France va devoir choisir…

 

L’accord Kim-Trump agace la presse engagée

L’AFP ne se résigne pas à l’abandon de son anti-américanisme primaire 

blog -rencontre Kim-Trump a Singapour-11juin2018.jpg« Entre tension et sourires, la poignée de main Kim-Trump, » titre l’agence de presse française. « Deux hommes s’approchent, pour une poignée de main historique, retransmise en direct dans le monde entier. Les limousines des dirigeants américain et nord-coréen Donald Trump et Kim Jong Un ont emprunté le pont reliant Singapour à l’île de Sentosa, plus connue pour ses parcs d’attractions, des studios Universal aux baignades avec les dauphins. Direction l’hôtel de luxe Capella, développé sur le site d’une ancienne base britannique, bouclé pour l’occasion, » rapporte, narquoise, l’AFP, avec quelqu’aigreur. Hillary Clinton aurait-elle fait progresser les relations de paix internationale ?

« Les deux hommes sont sortis sans un sourire de leurs véhicules, arrivant ensuite de façon totalement symétrique sur la terrasse choisie comme décor sobre de cette rencontre dont les chaînes d’information en continu parlent en boucle depuis des jours. » Il semblerait que, pour l’AFP, l’événement soit avant tout une mise en scène médiatique.

« Figée, la poignée de main, moment tant redouté des hommes politiques rencontrant Donald Trump, a duré un peu plus de dix secondes, » montre en main… Donald Trump a touché l’épaule de Kim Jong Un, plus petit [1m70] que lui [1m90], mais sans autre signe ostensible de domination virile, comme ceux que le président américain aime souvent à distiller. Les mines sont sérieuses. » La différence de taille importante entre les deux hommes avait suscité toutes les spéculations quant au fait que la partie nord-coréenne insisterait pour que la poignée de main se fasse assis.

« En arrière-fond, une dizaine de drapeaux de la Corée du Nord et des Etats-Unis.
Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, c’est la première fois que les drapeaux des deux pays se retrouvent côte-à-côte depuis un concert de l’Orchestre philharmonique de New York à Pyongyang en 2008.

A Séoul, le président sud-coréen Moon Jae-in a regardé la scène à la télévision comme de nombreux téléspectateurs à travers le monde, avant d’entrer en conseil des ministres. Fin avril, c’était lui qui participait à une poignée de main historique avec Kim Jong Un, lors d’un sommet dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, toujours techniquement en guerre.
« Moi aussi, j’ai eu du mal à m’endormir hier soir », a dit le président sud-coréen à ses ministres, ajoutant espérer l’ouverture d’une « nouvelle ère entre les deux Corées et les Etats-Unis ».

MM. Trump et Kim se sont ensuite vus en tête-à-tête pendant un peu plus de 45 minutes, avant une discussion bilatérale et un déjeuner mêlant mets occidentaux et asiatiques (cocktail de crevettes, porc croustillant sauce aigre-douce et tarte tropézienne), une des rares informations distillées à la presse. »

« Les sourires font enfin leur apparition sur le visage des deux hommes. La glace semble rompue. « Nous allons avoir une relation formidable », a lancé M. Trump, assis au côté de l’homme fort de Pyongyang pour une courte séance ouverte à quelques caméras, se disant convaincu que la rencontre serait [sera] un « immense succès« . »

« Le chemin pour en arriver là n’a pas été facile », a de son côté déclaré le dirigeant nord-coréen. « Les vieux préjugés et les habitudes anciennes ont été autant d’obstacles, mais nous les avons tous surmontés pour nous retrouver ici aujourd’hui« .

« C’est vraiment une rencontre fantastique » qui s’est déroulée « mieux que quiconque aurait pu imaginer« , a lancé Donald Trump à la presse à l’issue du déjeuner, après une courte promenade dans le jardin de l’hôtel avec Kim. »

« Il a évoqué la signature dans la foulée d’un document conjoint, sans plus de précision. »

On en savait plus de l’accord que l’AFP voulait bien le dire : le mardi 12 juin 2018 à 07h15, le récit de l’AFP est encore totalement réduit à l’aspect événementiel – sensationnel – de la rencontre. « Malgré un accès au sommet des plus restreints, quelque 5.000 journalistes ont fait le déplacement à Singapour pour l’événement, selon Washington. La plupart ont été cantonnés à suivre le sommet en direct à la télévision ou sur les comptes Twitter de Donald Trump ou de son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo.

Un accord a pourtant été signé… L’AFP devra y venir !

 

J.-F. Copé : « On tape beaucoup sur Donald Trump, mais il ne fait qu’appliquer son programme »…

Macron aussi ne fait qu’appliquer son programme… 

blog -trudeau-trump main tendueEmmanuel Macron ne parviendra pas à influencer Donald Trump « avec des tapes dans le dos », estime Jean-François Copé qui demande une diplomatie européenne forte.

L’issue du G7 en queue de poisson est terrible rappel à la réalité. Alors qu’il avait consenti à signer le communiqué commun du G7 samedi, Donald Trump a retiré le sceau américain à la dernière minute, vexé par des propos du Premier ministre canadien: après le départ de son invité, Justin Trudeau avait persisté à qualifier d' »insultants » les tarifs douaniers américains et le président américain avait répliqué en jugeant Justin Trudeau « très malhonnête et faible »

Un coup de pied de l’âne canadien qui doit alerter le jeune Macron, selon Jean-François Copé. « La diplomatie de la tape dans le dos, des embrassades devant les caméras et des invitations à dîner à la Tour Eiffel, c’est bien gentil mais ça ne marche pas« , a mis en garde le maire de Meaux, invité du Grand Rendez-Vous d’Europe 1 dimanche.

Trump, adepte de la « realpolitik »

blog -presidents et le sport-J Trudeau-boxing-patrick-brazeau.jpgL’échec du G7 doit pousser la France à reconsidérer sa façon de dialoguer avec les États-Unis, estime Jean-François Copé, « Tout ce qui compte en diplomatie, c’est l’alignement des intérêts. Or, nos intérêts et ceux de Donald Trump ne sont clairement pas les mêmes« , souligne Jean-François Copé, 54 ans. « En France, on tape sur Donald Trump à longueur de journée. Mais il fait simplement ce pour quoi il a été élu. Il avait un programme extrémiste et il le met en place. Il avait promis de torpiller 70 ans de libre-échange transatlantique et 25 ans de commerce nord-américain. Pour le même prix, il insulte Poutine avant de se réconcilier avec lui. Tout cela a un nom : c’est de la realpolitik« , explique l’ancien ministre à son cadet de 14 ans. 

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L’ancien président de l’UMP incite désormais Emmanuel Macron à se tourner vers ses partenaires européens et à cesser de faire cavalier seul. « Le message de ce fiasco, c’est que jamais on a autant eu besoin d’Europe. Nos intérêts sont alignés avec l’Allemagne, la zone euro, l’UE et même au-delà », martèle Jean-François Copé. « Emmanuel Macron a eu raison de mettre les pieds dans le plat sur l’Europe, maintenant il faut que les Allemands acceptent de bouger, notamment sur la création d’un vrai fonds d’investissement européen. Le deuxième grand sujet, c’est la défense. On ne peut pas rêver d’une grand diplomatie européenne si on n’a pas de politique de défense digne de ce nom. »

Qualité de l’air : Macron n’est pas en position de faire la leçon à Trump

Bruxelles renvoie 6 pays – dont la France et l’Allemagne – devant la justice

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Vert = bon; jaune = modéré; ocre = à risques

Alors que la Suisse est sacrée meilleur pays du monde en 2018, la France est 9e derrière les Etats-Unis et la Commission européenne a décidé jeudi de renvoyer six Etats membres, dont la France et l’Allemagne, devant la Cour de justice de l’UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l’air.

Bruxelles sanctionne ainsi les manquements répétés de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Hongrie et de la Roumanie pour dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement”. 
Neuf pays au total étaient sous la menace d’être renvoyés devant la justice européenne. L’Espagne, la Slovaquie et la République tchèque ont échappé à la punition.

Résultat de recherche d'images pour "Macron Trump pollution"L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont sanctionnées pour le non-respect des valeurs fixées pour le dioxyde d’azote issu des pots d’échappement, principalement dans les agglomérations

La Hongrie, l’Italie et la Roumanie sont mises en cause pour la concentration élevée et persistante de particules (PM10), ces matières (poussière, fumée, suie, pollen) présentes naturellement dans l’air mais dont la concentration est aggravée par la pollution.

Bruxelles avait accordé une “dernière chance” aux neuf Etats membres considérés comme les mauvais élèves de l’UE 

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Environmental Performance Index selon l’Université de Yale

Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400.000 décès prématurés par an, dont 66.000 en Allemagne, 60.000 en Italie et 35.000 en France.
Pour le NO2, dioxyde d’azote produit par les moteurs à combustion interne et les centrales …thermiques, les morts prématurées sont estimées à 75.000 par an en Europe, dont 14.000 au Royaume-Uni, 12.800 en Allemagne et 9.300 en France.

Résultat de recherche d'images pour "Macron  pollution"La décision avait été annoncée dans un premier temps pour la mi-mars, mais la Commission aura finalement pris le temps de la réflexion. Elle avait accordé une “dernière chance” aux neuf États membres considérés comme les mauvais élèves de l’UE, dont les cinq premières économies de l’Union. Le Bureau européen de l’environnement (BEE), une ONG basée à Bruxelles, les avait surnommé le “bloc toxique”.

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L’exécutif européen exigeait d’eux “des mesures additionnelles crédibles, opportunes et efficaces”. Les neuf pays ciblés ont dû présenter un plan d’action. “Trop peu, trop tard”, selon l’avis du BEE. 
Le ministre français Nicolas Hulot avait estimé que la plan d’action présenté par Paris pour les 14 zones les plus polluées de France était “à la hauteur des enjeux”.

Ce n’est pas la première fois que la Commission prend ce type de décision. Deux États membres ont déjà été reconnus coupables d’avoir manqué à leurs obligations pour les émissions de particules fines: la Bulgarie et la Pologne. Toutefois, à ce stade, aucune sanction financière n’a été prise à leur encontre.

Migrants : une ministre LREM regrette d’avoir évoqué leur « shopping de l’asile »

La ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a tenté de rattraper sa bavure

blog -Loiseau N perron Elysee.jpgElle a reconnu, jeudi, son emploi « malheureux »de l’expression « shopping de l’asile« , qui a suscité de nombreuses réactions d’indignation. « J’ai utilisé hier (mercredi) lors d’un débat au Sénat l’expression ‘shopping de l’asile’. Cette expression est malheureuse », écrit la ministre, 54 ans, dans une réaction transmise à l’AFP.

« Lorsqu’on arrive du Sud-Soudan, on peut décider de faire du shopping de l’asile et décider qu’on est mieux en Suède qu’en Italie. Mais enfin tout de même !« avait déblatéré N Loiseau au Sénat.

Ces propos ont aussitôt suscité de vives réactions.

La sénatrice écologiste Esther Benbassa, universitaire franco-turco-israélienne, qui avait posé la question à la ministre, a dénoncé sur Twitter un « vocabulaire indécent ». « Le mépris de la misère, une constante de ce gouvernement », a-t-elle ajouté, quand son collègue Bernard Jomier qualifiait les propos de « choquants et déplacés ».

« Non, Mme Loiseau, les réfugiés ne font pas du shopping de l’asile, mais fuient la mort, les persécutions et la misère », a réagi la maire PS de Lille Martine Aubry, quand Boris V

allaud, porte-parole du PS, a fustigé des propos « honteux ».

Tête de liste d’Europe Ecologie Les Verts aux élections régionales 2010, le député LREM Matthieu Orphelin n’a, quant à lui, eu qu’indulgence pour l’expression, la qualifiant de « formule très malheureuse et surtout si lointaine de la réalité de ces destins brisés« …

« Votre expression n’est pas malheureuse, elle est honteuse », a pour sa part tweeté Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis.

Demandeur d’asile, réfugié, migrant ou clandestin, c’est kif-kif ?

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L’expression « est pourtant communément utilisée par les institutions et les spécialistes européens du droit d’asile », a cependant soutenu Loiseau. « Elle désigne une pratique constatée, a-t-elle insisté : le fait que contrairement au droit européen en vigueur, certains demandeurs d’asile effectuent leurs démarches non pas dans le pays européen dans lequel ils sont entrés mais dans un autre Etat-membre, en fonction des conditions d’accueil ou de la probabilité de succès de leur démarche. Elle désigne aussi la pratique consistant pour un demandeur d’asile débouté dans un Etat-membre à introduire une demande dans un autre« , ajoute-t-elle. La misère du monde a le choix de son coin de paradis.

« La lutte contre ce qui est désigné par l’expression « shopping de l’asile » est considérée et affichée comme un objectif de la révision du régime européen d’asile. La France est favorable à une réforme du droit européen en matière d’asile qui permette d’harmoniser les procédures, de préciser les responsabilités de chacun et la solidarité entre Etats-membres pour une politique de l’asile humaine et efficace« , indique la ministre dans un courriel de ses services.

Cette perruche a exercé la plus grande partie de sa carrière au ministère français des Affaires étrangères. Elle est même devenue directrice générale de l’administration du Quai d’Orsay, par la grâce d’Alain Juppé, avant  d’accepter la direction de l’Ecole nationale d’administration à Strasbourg, proposée par Hollande, qui n’en est pas à une gaffe près.  Cerise sur le gâteau, cette « cynique » est lauréate du Prix de la Femme d’Influence 2014, dans la catégorie Politique…

Macron fait la leçon à Merkel pour réformer l’Europe

Après Trump, Macron va-t-il insupporter Merkel un peu plus ?

Concertation au sommet entre sexagénaires 

« N’attendons pas. Agissons maintenant! »: Emmanuel Macron a tenté jeudi d’en imposer à la chancelière Angela Merkel pour qu’elle accepte des réformes ambitieuses en Europe et mette en veilleuse le « fétichisme » de son pays sur les excédents budgétaires.

Le président et la chancelière sont engagés depuis des semaines dans des tractations compliquées pour tenter de se mettre d’accord sur une série de projets de refondation de l’Europe post-Brexit, en vue d’un sommet des dirigeants européens fin juin.

Les discussions achoppent notamment sur les propositions françaises visant à doter la zone euro d’une budget d’investissement pour doper la croissance.

Et, profitant de la remise d’une récompense pour son engagement pro-européen, le Prix Charlemagne, décerné depuis 1950 par la ville d’Aix-la-Chapelle, sur les terres mêmes d’Angela Merkel en Allemagne, Emmanuel Macron n’a pas hésité à manifester son impatience grandissante.

« Ne soyons pas faibles et choisissons »

Les exhortations du nouveau venu sur la scène politique européenne ont le don d’agacer. Mais, dans un discours émaillé de formules volontaristes, il a encore essayé de se mettre en avant,  à Aix-la-Chapelle, seulement  un an après sa prise de fonction.

« Je crois à un budget européen beaucoup plus ambitieux (…) Je crois à une zone euro plus intégrée, avec un budget propre« , a insisté le chef de l’Etat français, malgré les fortes réserves du gouvernement allemand. Berlin craint par ce biais de devoir payer pour les pays du Sud de l’Europe à ses yeux trop dépensiers.

Les propos durs du chef de l’Etat français trahissent son inquiétude de la spirale de l’échec.

Elu sur un credo résolument pro-européen, mais une Europe différente, il a fait de ce dossier une grande priorité, s’en est pris à la timidité de l’Allemagne pour les dépenses et l’investissement.

« En Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres« , a-t-il lancé lors de la cérémonie à laquelle assistait Angela Merkel.

Le nouveau gouvernement allemand vient de confirmer le cap budgétaire très orthodoxe du pays: il n’y aura pas de déficit budgétaire pour les années à venir.

L’avenir de la zone euro est controversé avec la France, a reconnu la chancelière.

5ce99ebb54e4acd3095d5b83df2995d5c57e14f2« Oui, nous avons des discussions difficiles », a-t-elle glissé dans son éloge pour le prix (en chocolat) accordé à Emmanuel Macron, seul nouveau venu dans le paysage européen. « Nous avons des cultures politiques et des manières d’approcher les sujets européens différentes », a-t-elle diplomatiquement commenté, tout en se disant évidemment favorable à rendre la zone euro « plus résistante face aux crises« .

Les deux dirigeants se sont en revanche retrouvés sur les autres réformes en Europe, dans les domaines de la défense ou de la politique étrangère notamment, face aux chamboulements impliqués par l’isolationnisme croissant des Etats-Unis. « Le temps où l’on pouvait compter tout simplement sur les Etats-Unis pour nous protéger est révolu », a observé A. Merkel, et en conséquence « l’Europe doit prendre son destin elle-même en main« .

Emmanuel Macron lui a fait écho en plaidant pour « faire de l’Europe une puissance géopolitique » et « diplomatique », et en critiquant implicitement la volonté des Etats-Unis de vouloir dicter leur conduite aux Européens, comme sur le nucléaire iranien.<br> »Si nous acceptons que d’autres grandes puissances, y compris alliées, y compris amies dans les heures les plus dures de notre histoire, se mettent en situation de décider pour nous notre diplomatie, notre sécurité, parfois en nous faisant courir les pire risques, alors nous ne sommes plus souverains« , a-t-il affirmé.

Suite à l’annonce du retrait de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien, le président américain Donald Trump a menacé de sanctions les entreprises européennes qui continueraient de faire des affaires avec Téhéran.

Les pays européens, au contraire, entendent maintenir l’accord, qui prévoit la levée de sanctions en échange d’un contrôle du programme nucléaire iranien, et ils demandent aux Etats-Unis de ne pas les en empêcher.

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Le journal Libération ne les a pas vus ?

A Aix-la-Chapelle, plusieurs dizaines de militants écologistes l’ont accueilli. Ils ont déployé une banderole appelant à « construire une Europe sans nucléaire« .

Retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien: Rohani menace d’enrichir plus d’uranium…

Nucléaire iranien  : les Européens veulent préserver et amplifier l'accord
Un camouflet pour Macron, ici à Washington, pour faire pression sur Trump, le 27 mai 2018 

Le président Trump a pris la décision de retirer les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et de réinstaurer des sanctions, preuve que « les Etats-Unis (…) ne respectent jamais leurs engagements« , signé par Obama à Vienne en juillet 2015, a jugé le président iranien, Hassan Rohani.

En conséquence, Hassan Rohani a dit mardi soir vouloir discuter avec les Européens, les Russes et les Chinois afin de voir si son pays a intérêt à rester dans l’accord sur le nucléaire iranien après l’annonce du retrait des Etats-Unis de ce pacte. <br>Le groupe des « 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) s’étaient mis d’accord avec l’Iran le jeudi 2 avril 2015 sur un accord-cadre « historique » portant sur le nucléaire iranien. Cet accord politique visait à réduire la production iranienne d’uranium enrichi. <br>VOIR et ENTENDRE l’état des négociations et de la situation, au début 2015. (cliquer sur le lien)

Mettant la pression sur les pays  qui ont dit vouloir sauver cet accord en dépit du retrait américain, H. Rohani a menacé de cessation de l’application par l’Iran des restrictions qu’il a consenties à ses activités d’enrichissement d’uranium, si ces négociations ne devaient pas donner les résultats escomptés.<br>A partir de cet instant, l’accord nucléaire est entre l’Iran et cinq pays », a déclaré Rohani à la télévision publique iranienne, peu après l’annonce du président américain Donald Trump du retrait de son pays de l’accord signé à Vienne en juillet 2015 entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 .

« Nous devons attendre de voir ce que les cinq grands pays vont faire. J’ai ordonné au ministère des Affaires étrangères de mener pendant les quelques semaines à venir avec les pays européens et les deux autres grands pays, la Chine et la Russie, des négociations« , a-t-il dit.<br>Si celles-ci permettent que « les intérêts du peuple iranien soient assurés […] l’accord nucléaire restera et nous pourrons agir pour l’intérêt de la paix et de la sécurité de la région et du monde« , a ajouté Rohani, qui a accusé D. Trump de livrer une « guerre psychologique » contre l’Iran.

« J’ai ordonné à l’Organisation iranienne de l’énergie atomique de prendre les mesures nécessaires […] pour qu’en cas de nécessité nous reprenions l’enrichissement industriel sans limite« , a encore assuré Rohani, semblant lier une telle décision à l’éventualité d’un échec des négociations pour sauver l’accord de Vienne.

Par cet accord, l’Iran s’était engagé pour 15 ans à ne pas enrichir l’uranium à plus de 3,67% et à ne pas détenir plus de 300 kg d’uranium.

L’enrichissement industriel est destiné à faire du combustible pour les centrales nucléaires civiles. Mais hautement enrichi, et en quantité suffisante, l’uranium peut permettre la fabrication d’une bombe atomique. <br>VOIR et ENTENDRE  cette analyse du 9 mai (cliquer sur le lien)

Par l’accord de Vienne, l’Iran s’était solennellement engagé à ne jamais chercher à acquérir la bombe atomique.

Emanation de l’ONU, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jusqu’ici certifié que l’Iran remplissait ses engagements pris à Vienne. Or, Israël a assuré détenir les preuves du contraire.

Avec l’échec de ses négociations en tête-à-tête avec Trump à Washington il y a quinze jours, Macron prend acte de la faiblesse de son influence dans le monde :<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine de sortir de l’accord nucléaire iranien. Le régime international de lutte contre la prolifération nucléaire est en jeu.<a href= »https://t.co/fHuuUMUsCj »>https://t.co/fHuuUMUsCj</a></p>&mdash; Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) <a href= »https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/993921478998544384?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
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