Des dealers défénestrent un locataire dérangeant

A Saint-Denis, les dealers sont aussi des barbares

L'immeuble de l'avenue Wilson à Saint-Denis, squatté par des dealers
L’immeuble de l’avenue Wilson à Saint-Denis, squatté par des dealers

À Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), les copropriétaires et les locataires d’un immeuble vivent un enfer à cause de la présence de dealers dans le hall du bâtiment. Lundi soir, plusieurs d’entre eux ont été agressés, l’un des locataires a même été jeté par la fenêtre de son appartement.

C’est une information France Bleu Paris. Lundi 23 novembre, une trentaine d’individus ont attaqué des locataires d’un immeuble de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l’une des victimes a même été « balancée » par la fenêtre de son appartement, situé au 1er étage.

Des dealers s’emparent du hall

L'immeuble de l'avenue Wilson à Saint-Denis, squatté par des dealers

Tout commence, lundi matin. Georgina, une des 33 copropriétaires de cet immeuble, situé avenue Wilson, fait visiter les lieux à une personne d’une société de ménage. Elle aperçoit alors un groupe de six individus, squattant le hall, et l’un d’entre eux jette son mégot de cigarette par terre. La jeune femme lui demande poliment de le ramasser et de le jeter dehors, mais celui-ci refuse et l’insulte : « Va te faire enc*ler, c*nnasse… Bref, c’est le langage habituel dans ces cas-là », raconte-t-elle à France Bleu Paris.

Le ton monte et devient plus menaçant. Des locataires qui entendent la dispute descendent alors et prennent la défense de Georgina. Une bagarre éclate entre le groupe de locataires et les dealers qui ripostent avec des jets de projectiles, avant de finir par partir en menaçant de revenir. 

Alertée et inquiète, Georgina se rend au commissariat de police, dans l’après-midi, avec un des locataires mais la policière qui les reçoit ne prend pas leur main courante. « On a été très mal reçus. Elle nous a fait attendre deux heures pour, à la fin, nous dire qu’elle ne pouvait pas prendre de main courante car le logiciel est cassé ». La jeune femme et son voisin repartent donc chez eux, tout aussi inquiets qu’à leur arrivée.

« Ils jettent le monsieur par la fenêtre »

Leurs craintes se confirment, le soir-même, vers 18h30. « J’ai un voisin qui m’appelle qui me dit, ‘ça y est, ils sont de retour mais cette fois-ci, ils sont 30‘ ». Le groupe se dirige directement vers le 1er étage et défonce la porte de l’appartement où vivent les hommes qui ont défendu Georgina, le matin même. Cette dernière appelle les policiers mais ils arrivent trop tard. « J’ai entendu des gros boums, des cris et ils [les agresseurs] ont eu le temps de saccager l’appartement, de lacérer le dos d’un des locataires, d’arracher leurs vêtements, de voler leur argent… et ils jettent ce monsieur par la fenêtre et s’en vont ».

« Ils n’ont plus de limites »

Le locataire, jeté par la fenêtre, a du être hospitalisé. « Il est rentré depuis mais il est blessé à la jambe, il ne peut pas bouger », selon Georgina qui fait part de son sentiment de culpabilité mais aussi de son inquiétude. « On a franchi un cap, ils n’ont plus aucune limite ! ». Même si les agresseurs ne sont pas revenus dans l’immeuble, la jeune femme et ses voisins surveillent la rue depuis leur fenêtre. « On sait qu’ils reviendront un jour, parce que déjà ils ne m’ont pas encore retrouvée, je suis la prochaine sur la liste ». Pourtant, la jeune copropriétaire ne compte pas partir et quitter son logement. « Absolument pas ! J’ai 26 ans, le même âge qu’eux, j’ai travaillé pour avoir un appartement magnifique. Pourquoi partir ? Parce que ces jeunes pensent qu’ils sont chez eux ? C’est moi qui vais les faire partir, je n’ai pas peur d’eux, moi ! »

Des marchands de sommeil dans le même immeuble

Georgina a déposé plainte et a été reçue, ce mercredi, par un commandant de police qui, cette fois-ci, » a été très à l’écoute et prend le problème très au sérieux « . Elle en espère autant désormais de son syndic, aux abonnés absents, selon elle. Elle n’est pas la seule à le penser. Maddalena, une autre copropriétaire, explique avoir demandé à plusieurs reprises au syndic d’intervenir pour régler des problèmes récurrents, « comme le digicode qui est régulièrement cassé et une deuxième porte qui n’a jamais été remise en place« , donc une entrée pas du tout sécurisée. Sans compter « les marchands de sommeil » qui louent des logements dans cet immeuble « avec parfois, quinze personnes dans le même appartement ». Des locataires, précaires, qui ont trop peur de parler et de dénoncer les dealers par crainte de se retrouver à la rue.

Les élus municipaux (PCF de 1944 à 2020) et départementaux (Ckaude Bartolone, PS) de ce territoire abandonné de la République et ses députés (Eric Coquerel ou Alexis Corbière et Clémentine Autain ou Marie-George Buffet, ancien ministre) ont-ils rempli leurs mandats?

Fête clandestine à Joinville-le-Pont : 300 contrevenants, 2 mises en examen

Une mise en danger collective d’autrui, en plein état d’urgence sanitaire…

La Ville de Joinville-le-Pont a annoncé qu'elle déposerait plainte après la fête clandestine organisée ce vendredi

Deux personnes, le vrai-faux vigile et le propriétaire, ont été mises en examen suite à la fête clandestine de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). la semaine dernière dans un loft luxueux.

Elles doivent répondre de la mise en danger de la vie d’autrui et exécution d’un travail dissimulé. Elles ont ensuite été placées sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître à Joinville-le-Pont. 

Cette soirée clandestine de plus de 300 inconscients, on dit près de 400, a été stoppée par la police qui avait été appelée pour tapage nocturne. Les services de police ont dû utiliser des grenades de désencerclement pour pouvoir s’exfiltrer. 

Les deux individus se renvoient la responsabilité de l’organisation de la fête illégale qui a dégénéré après avoir rassemblé plus de 300 réfractaires à la solidarité humaine. Les policiers cherchent toujours un troisième homme.

Une plainte déposée par la Ville

La Ville de Joinville-le-Pont a annoncé qu’elle déposera plainte après la fête clandestine.

Dimanche dernier, le maire de Joinville-le-Pont, Olivier Dosne (LR), avait annoncé que la commune engagerait des poursuites et déposerait plainte contre les organisateurs de cette soirée, un récidiviste.

Les participants ne pouvaient ignorer l’interdit, en pleine période d’épidémie de Covid-19, alors que l’état d’urgence sanitaire sanitaire a été déclaré par décret à compter du 17 octobre 2020 à 0 heure sur l’ensemble du territoire national.

La loi du 14 novembre 2020 a prolongé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.

Le vrai-faux vigile et le propriétaire mis en examen

Joinville-Le-Pont, quartier Palissy, ce samedi matin-là. La fête a eu lieu dans ce loft luxueux, qui avait notamment servi au tournage de films pornographiques.  

A leur arrivée, à 12, le gentil vigile a guidé les policiers dans les pièces gigantesques du loft. C’est lui aussi qui leur a donné le nom et le numéro de téléphone du propriétaire de cette superbe demeure du quartier Palissy à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne).

Or, au terme de sa garde à vue, Choukri C. semble avoir fait beaucoup plus qu’assurer la sécurité (du reste catastrophique, puisque c’est la raison de l’intervention de la police), lors de cette bacchanale.

Cet homme de 42 ans a été mis en examen par un juge d’instruction du tribunal de Créteil pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui, exécution d’un travail dissimulé à l’égard de plusieurs personnes et ouverture irrégulière d’un établissement recevant du public dans une circonscription en état d’urgence sanitaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre à Joinville-le-Pont.

Le propriétaire n’a pas de casier

 Joinville-Le-Pont, quartier Palissy, ce samedi matin. La fête a eu lieu dans ce loft luxueux, qui avait notamment servi au tournage de films pornographiques.

Le gentil « vigile » n’assume aucune responsabilité et accable David L., le propriétaire du loft, un habitant de Saint-Mandé âgé de 37 ans, qui a été mis en examen pour les mêmes qualifications. Lui aussi est placé sous contrôle judiciaire sans pouvoir paraître dans la ville.

Inconnu des services de police, il s’est présenté de lui-même au commissariat dimanche matin avec son avocat. Il a juré qu’il ne sait rien de l’organisation de cette soirée. Exactement ce qu’il avait dit à une voisine qui l’avait appelée il y a quelques mois pour se plaindre du bruit des fêtes du loft. « Du reste, c’est le neveu du vrai propriétaire qui vit à New-York (Etats-Unis) », avait précisé la même riveraine.

Devant les enquêteurs, il aurait expliqué avoir pris un « vigile » en la personne de Choukri C. pour s’assurer que son loft ne soit pas squatté. « C’est ce qu’il dit mais on n’est pas sûr qu’il ne savait pas pour autant ce qui se passait », relativise une source proche de l’enquête.

Information judiciaire ouverte

Pour les policiers, il est clair en revanche que Choukri C. louait la villa pour organiser des soirées même en pleine crise du Covid-19. « Il est très connu de nos services, glisse un fonctionnaire. Impliqué dans des dizaines d’affaires notamment pour des histoires de violences et d’escroquerie. »

Pour savoir qui dit vrai, les enquêteurs vont également étudier la société basée à l’adresse du loft et spécialisée dans la location. « Avec l’ouverture d’une information judiciaire, nous allons bénéficier de moyens d’investigation plus importants », glisse la même source.

Il reste aussi à retrouver le véritable organisateur de la soirée. Celui qui n’avait rien à voir avec le loft mais qui s’est occupé de tout gérer cette nuit-là. Il est toujours introuvable.

Le gardien envoyé en centre de rétention

La troisième personne qui se trouvait en garde à vue, un sans-papiers qui exerçait en tant que gardien dans la villa, a été placé dans un centre de rétention en raison de sa situation irrégulière.

Au moins un des participants s’était révélé positif au Covid-19, selon la préfecture de police de Paris qui avait invité toutes les personnes présentes à se faire dépister dans les plus brefs délais.

Depuis le 30 octobre, les soirées privées sont interdites en France dans le cadre d’un confinement instauré pour tenter de contenir la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, qui a fait à ce jour plus de 48.518 morts.

L’un des participants à la soirée clandestine testé positif à la Covid-19

La préfecture de police « invite les participants à se faire dépister dans les meilleurs délais »…

Reconfinement : 6 Français sur 10 n’ont pas respecté les règles, confirme un sondage

Les Français ont transgressé au moins une fois les règles du confinement.

Face aux exigences et absurdités des restrictions, ils avouent aisément avoir utilisé de fausses attestations de déplacement – contrainte ubuesque unique en Europe – ou en recevant de la famille ou des amis – un besoin d’hulanité – , selon un sondage publié jeudi 12 novembre par l’IFOP, pour Consolab.

Depuis l’annonce du second confinement – consigne de l’Elysée de bannir le mot ‘reconfinement’ – mis en place le 30 octobre pour lutter contre la propagation du coronavirus, 60% de réfractaires, c’est 27 points de plus que sur les six premières semaines du premier confinement.

La transgression la plus courante, déjà effectuée par 24% des sondés, ont surtout utilisé les attestations de déplacement pour d’autres motifs que ceux indiqués. 17% des Français se sont offert des promenades au-delà de la limite autorisée d’une heure. Mais ils ont aussi vu des membres de leur famille chez les uns ou les autres pour 23% d’entre eux, soit 8 points de plus qu’au printemps, ou des amis (20%).

Parmi les autres infractions au confinement, 9% des personnes interrogées ont admis avoir enfreint les règles pour retrouver un partenaire, ou potentiel partenaire sexuel, soit 3 points de plus que lors du premier confinement.

« Le respect du confinement est moins strict »

Pour François Kraus, directeur du pôle politique et actualité de l’Ifop, il est clair que « le respect est moins strict, les craintes pour la santé moins fortes, notamment chez les jeunes« . Il existe une réelle différence entre les jeunes et moins jeunes, a-t-il estimé. « Ce ‘sentiment d’invulnérabilité’ chez une partie des jeunes, surtout ceux qui vivent seuls, fait qu’ils vont profiter de l’assouplissement général des règles pour continuer une sorte de sociabilité ».

Par ailleurs, ce reconfinement frappe plus fort le moral des Français, pour 28% d’entre eux. Lors du premier confinement, ils étaient 20% à déclarer avoir « mauvais moral ». Le sommeil est lui aussi victime de ce retour au confinement : 38% des personnes interrogées signalent avoir des troubles du sommeil – un chiffre qui monte à 44% chez les femmes.

L’incertitude en période de fêtes démoralise les Français

Cette dimension psychologique s’explique par l’incertitude qui règne sur la durée de ce reconfinement, « car on comprend que cela pourra peut-être altérer les fêtes et retrouvailles de fin d’année », explique François Kraus. Mais aussi par la période, propice aux dépressions saisonnières. Au total, 52% des sondés estiment ressentir, depuis l’annonce du reconfinement, un plus fort sentiment de tristesse.

Cette enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 2.030 Français âgés de 18 ans et plus, dont un sous-échantillon de 1.094 salariés.

Les caricatures de Mahomet sont “à la limite de la pornographie,” observe Luc Ferry

L’ancien ministre de l’Education dénonce des caricatures “ignobles”

Luc Ferry a fait voler en éclats l’omerta sur l’infamie de Charlie hebdo

Alors qu’ils rentrent des vacances de la Toussaint, les élèves vont tous participer à un hommage à Samuel Paty, enseignant d’histoire-géographie décapité à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir utilisé des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression. Sur franceinfo, l’ancien ministre de l’Education, Luc Ferry, ne s’est pas exprimé sur cet hommage, mais a fustigé les caricatures du prophète Mahomet, maltraité comme les deux autres religions monothéistes – sans que celles-ci appellent au crime – et l’ancien ministre a condamné implicitement Charlie Hebdo.
 
« On n’est pas obligé, pour enseigner la liberté d’expression, de montrer des caricatures qui sont à la limite de la pornographie », souligne le philosophe. Et de faire un peu de pédagogie. « Je monterais les caricatures, éventuellement celles de Charlie, mais qui mettent en scène aussi bien Jésus, Moïse et Mahomet. Mais on n’est pas obligés de montrer autant de caricatures qui sont à la limite de la pornographie et qui sont quand même ignobles ».

Liberté « absolue »

Ces caricatures sont des « insultes ».

Il suggère en revanche, ce qui serait cohérent en cours d’histoire, de partir de « Louis-Philippe (le dernier roi de France) transformé en poire », une représentation anti-monarchique qui avait « fait scandale à l’époque ».
 
Un discours qui rappelle la sortie du premier ministre canadien, samedi 31 octobre. Si Justin Trudeau affirmait « toujours défendre la liberté d’expression », il explique toutefois qu’elle n’est pas « sans limites », ajoutant que dans « une société pluraliste, diverse et respectueuse comme la nôtre, nous nous devons d’être conscients de l’impact de nos mots, de nos gestes sur d’autres, particulièrement ces communautés et ces populations qui vivent encore énormément de discriminations. » Pour mémoire, dans son ouvrage L’homme-Dieu ou le sens de la vie, Luc Ferry affirme que la liberté de pensée « est absolue ou elle n’est rien. » Ce qui n’est pas contradictoire, puisqu’il n’est pas conseillé d’exprimer tout ce qui traverse l’esprit.

Pas plus que d’étaler ses vices cachés comme ses fantasmes les plus mal refoulés en les travestissant d’idéologie nauséabonde.

Reconfinement : Noël ne sera pas joyeux, lâche Véran

Reconfinement : "Noël ne sera pas une fête normale" prévient le ministre de la Santé Olivier Véran

« Noël ne sera pas une fête normale » prévient le ministre de la Santé, Olivier Véran

Il ne faut pas croire que le reconfinement jusque début décembre suffira  

Selon le ministre de la Santé Olivier Véran, « Noël ne sera pas une fête normale » et il est « difficile d’imaginer de grandes soirées » pour le 31 décembre. Il espère toutefois que les conditions permettront aux familles de se retrouver.

Noël « ne sera pas une fête normale » cette année et « il est difficile d’envisager de grandes soirées » pour le réveillon du 31 décembre, a prévenu le ministre de la Santé Olivier Véran, qui espère toutefois que les conditions permettront « aux familles de se retrouver ».

« Notre but est que la pression épidémique retombe pour qu’on puisse faire des courses à temps, se préparer dans la joie, pour que soient créées les conditions permettant aux familles de se retrouver« , a déclaré le ministre dans un entretien au Journal du dimanche.

Maintenir un niveau de protection

« Si le freinage est réussi » grâce à un confinement respecté, « le nombre de contaminations pourrait baisser dans les prochains jours, entraînant, dans deux semaines une baisse des nouveaux cas graves« , a ajouté Olivier Véran.

Il précise que devraient tomber « dans deux ou trois jours les premiers éléments permettant d’évaluer l’impact des mesures de couvre-feu« , mis en place mi-octobre, avant de laisser la place au nouveau confinement depuis vendredi.

Interrogé sur d’éventuelles vagues successives, le ministre indique que l’objectif « est de casser la deuxième vague le plus tôt possible pour qu’elle ne fasse pas trop de victimes ». Il faudra ensuite « maintenir un niveau de protection de la population suffisant pour éviter une troisième vague en attendant le vaccin ».

A ce propos, il se dit « modérément optimiste sur notre capacité à avoir un vaccin dans les prochains mois ». 

Reconfinement : ces Franciliens qui fuient déjà la capitale

Le virus arrive en régions

Evoquant un premier confinement «oppressant», de nombreux Franciliens ont entrepris leur exode hors de la région parisienne.

Macron vient d’annoncer, ce mercredi 28 octobre, un reconfinement généralisé de la population française. Nombreux sont les Franciliens qui ont déjà fait les valises pour fuir la région parisienne, craignant de revivre l’infernal isolement qu’ils ont vécu entre mars et mai dernier: avec eux, le virus circule.

«C’était dur psychologiquement», confie une vingtenaire confinée dans le petit appartement de ses parents à Neuilly-sur-Seine, lors du premier confinement. «Je ne suis pas à plaindre, je n’ai pas perdu mon emploi, mes proches et moi-même n’avons pas été malades. Mais rester enfermée chez soi, dans une bulle de 60 mètres carrés, 12 si l’on ne compte que ma chambre qui me sert aussi de bureau, c’est stressant, et source d’engueulades !», affirme-t-elle. «Et toutes ces patrouilles de police, à chaque sortie, c’est oppressant.» Elle ne le vivra pas deux fois : dès ce mercredi soir, elle filera en Normandie, dans la résidence secondaire de ses parents, située dans les environs de Bernay. «L’air est plus pur, on respire, on se sent libre !».

«C’est parfois agréable de fuir le stress urbain»

Une femme sur le départ, gare de Lyon à Paris (photo d'illustration).
Une femme sur le départ, gare de Lyon à Paris

Un sentiment de liberté que partage une quadragénaire qui quittera jeudi son appartement du 13e arrondissement de Paris pour se confiner dans sa résidence de Senonches (Eure-et-Loire). «Là, au moins, je pourrai profiter de mon grand jardin, de mes fleurs, des animaux des voisins ! Ça va me changer du petit balcon avec vue sur les dalles des Olympiades.» Un confinement qui sent bon les vacances ? «On ne va pas se mentir, c’est parfois agréable de fuir le stress urbain, le trafic, les cris… Je continuerai à travailler de là-bas, évidemment !, nuance la chargée de communication, mais avec un poids bien moindre, malgré mes deux enfants. Surtout que mon boss n’était pas trop pour le télétravail, donc je devais y aller tous les jours, ou presque. Désormais il est dos au mur !»

Le télétravail, Julie non plus ne l’a pas beaucoup expérimenté : «Emmanuel Macron a parlé de confinement plus ‘souple’, moins ‘contraignant’, avec des attestations. J’ai peur que les patrons en profitent pour nous empêcher de partir à la campagne». La développeuse informatique de 30 ans, pourtant, a prévu d’aller jeudi matin dans la maison de son compagnon, à Barbâtre, en Vendée. Peu importe ce que sa direction lui dit. «Non seulement ce sera plus agréable que mon appartement du 17e pour travailler, pour vivre, mais en plus, la situation sanitaire l’impose. Si l’on est actuellement à 500 morts par jour, c’est justement parce que le télétravail n’est pas imposé, que les gens s’amassent dans le métro, que le couvre-feu n’est pas respecté !»

«Un mal pour un bien»

Yélena Laprie, 24 ans, quittera Montrouge pour Arcy-sur-Cure (Yonne) dès ce mercredi soir. «Hors de question d’être confinée un 20 mètres carrés avec mon petit ami. Je fuis !» Stagiaire, elle se confinera chez sa belle-mère, accompagnée de son copain et de son beau-frère. «De toute façon, si je reste dans mon appartement à travailler, je pète un câble. Au moins, là-bas, j’aurais un vrai espace de travail.» Déjà contaminée par le coronavirus le mois dernier, la jeune femme déplore un confinement trop tardif : «Le couvre-feu n’a servi à rien, je ne comprends pas cette étape. Pire, ça a redonné de l’espoir à une bonne partie de la population, qui s’est relâchée !» Et de déplorer : «Je prends le métro tous les jours pendant une heure et demie, et ça s’est dégradé ces dernières semaines : je vois de plus en plus de personnes sans masque, qui ne se lavent pas les mains… Le confinement est un mal pour un bien.»

«C’est vrai que la situation dans les transports en commun, avec l’attroupement aux heures de pointe, c’est un enfer», déplore aussi Levis Athegni, qui habite dans la cité des Beaudottes, à Sevran (Seine-Saint-Denis). «C’est aussi pour ça que je vais aller à Rouen, pour fuir un peu toute cette pagaille», dit-il, évoquant l’éventuel confinement «plus souple» qui risquerait de ne pas arranger la situation dans les trains et métros. «Puis à Rouen, la police sera sûrement moins exigeante qu’à Paris.»

Virgile Laurent-Durand, lui, juge ce nouveau confinement «dégueulasse pour les gens comme (lui) qui, depuis février, ont mis de côté leur vie sociale». S’il migrera avec sa copine vers Biarritz, «où les contaminations sont moindres», ce n’est pas forcément de gaieté de cœur : «Une partie de la population est totalement responsable. Et je reproche également aux médias, aux chaînes d’information continue, d’avoir relayé la parole de ces ‘rassuristes’, professeurs, philosophes, qui ont minimisé cette deuxième vague. C’est à cause d’eux qu’on en est là aujourd’hui.» Le propriétaire d’une start-up, âgé de 26 ans et travaillant à Paris, ne croit d’ailleurs pas à une «durée de quatre semaines», comme évoqué çà et là. «La situation est catastrophique, je pense qu’on est parti jusqu’à Noël.» Et de conclure : «Au moins, je serai proche de la mer, avec moins de gens, moins de pollution, et moins de nervosité. Ça ira. Jusqu’au prochain déconfinement, et jusqu’au troisième confinement.»

Covid-19: évacuation d’une terrasse pour non-respect de la distanciation physique à Paris

Mediapart, trotskiste, juge illégale l’action des forces de sécurité en charge du respect des mesures de protection sanitaire

Des transferts de patients ont repris pour alléger la charge de certains hôpitaux

Cette occupation de terrasse s’est déroulée au cours d’une manifestation anti couvre-feu à Paris

Plusieurs clients ont été contraints de quitter la terrasse d’un bar de Ménilmontant en raison du non-respect des mesures de distanciation physique après un rassemblement anti couvre-feu.

Filmée par le journaliste indépendant Clément Lanot, qui passait par là, l’action était organisée le 24 octobre 2020 aux alentours de 19h, soit deux heures avant le couvre-feu, devant le Dolce café, un établissement du XIe arrondissement de Paris, dans le quartier de Ménilmontant. Place Jean Ferrat, située dans les 11e (PS) et 20e (LREM, ex-PS) arrondissements, quelques manifestants s’étaient donné rendez-vous pour protester contre le couvre-feu. Les forces de l’ordre, notamment des policiers à moto de la Brigade de répression de l’action violente motorisée (BRAV-M), se sont déplacés pour assurer la protection sanitaire des lieux.

Comme en témoigne une vidéo filmée par le journaliste Clément Lanot, qui se trouvait au bon endroit au bon moment, les clients de la terrasse ont été contraints de quitter les lieux sur intervention d’une équipe de la BRAV-M. 

«Vous quittez l’endroit, s’il vous plaît […] Vous êtes trop nombreux, il n’y a pas de distanciation sociale», a expliqué un des policiers à des clients qui venaient visiblement de commander leur consommation. Malgré de « légères protestations », l’opération s’est déroulée dans le calme.

«Les clients partent sans avoir pu payer (en marge d’une manifestation anti couvre-feu)», a pour sa part témoigné Clément Lanot: impartial ? Il est eporter d’Images freelance chez CLPRESS (91 rue de Rome, Paris 17e), son auto-entreprise, gérée par Maroun Chahwan (91 rue de Rome, Paris 17e).

Ces images de policiers faisant évacuer les terrasses des bars à Paris car « les clients sont trop proches énervent les internautes qui parlent d’excès de zèle. Elles ont été mises en ligne par le journaliste Clément Lanot et sont à voir ci-dessous. Elles ont été retweetées des milliers de fois depuis hier provoquant souvent l’incompréhension de la part des internautes d’autant plus que les policiers les empêchent même de payer leurs consommations ! Bref, peut-être que trop c’est trop…

Ces images de policiers faisant évacuer les terrasses des bars à Paris car « les clients sont trop proches »

‘Envoyé spécial’ est un magazine de France 2, connu pour être partisan, présenté par Elise Lucet qui se flatte de faire trembler les politiques. Mais, en octobre 2018, la diffusion du reportage Gaza, une jeunesse blessée, consacré aux victimes de la répression des marches du retour, suscite de vives protestations, émanant notamment de l’Ambassade d’Israël en France, qui y voit un risque d' »alimentation de l’antisémitisme« 

A Naples, au début du couvre-feu qui court chaque nuit jusqu’à 5 heures du matin en Campanie, la région de Naples, plusieurs centaines de personnes, souvent jeunes, ont allumé des fumigènes, incendié des poubelles et lancé des projectiles sur les policiers anti-émeute déployés dans le centre-ville.

A Naples, des violences ont éclaté lors de manifestations anti couvre-feu:
des policiers et des journalistes attaqués

Des appels avaient été lancés sur les réseaux sociaux pour défier le couvre-feu décrété à partir de vendredi soir en Campanie, et également en vigueur dans le Latium, la région de Rome, et en Lombardie, la région de Milan (nord).

« Si tu fermes, tu payes », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants qui se disaient inquiets des conséquences économiques du couvre-feu et d’un nouveau confinement de la région de Naples.

Qatar: test gynécologique de force pour des passagères d’avion

Méthode radicale d’investigation judiciaire

 Le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce a indiqué à Seven News avoir « fait officiellement part aux autorités » du Qatar de ses « graves inquiétudes concernant l’incident ».

La découverte d’un nouveau-né prématuré abandonné dans les toilettes de l’aéroport de Doha serait la raison de ces examens forcés.

Le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce a indiqué à Seven News avoir « fait officiellement part aux autorités » du Qatar de ses « graves inquiétudes concernant l’incident ». 

Des passagères ont subi de force des examens corporels approfondis suite à cette découverte d’un nouveau-né prématuré abandonné dans les toilettes de l’aéroport de la capitale qatarienne, Doha, selon des informations de presse, ce dimanche.

Ces femmes, ont été débarquées de leurs avions, notamment un vol Qatar Airways pour Sydney, et conduites dans des ambulances où elles ont subi des examens gynécologiques non consentis pour savoir si elles avaient accouché récemment.

« Les fonctionnaires forçaient les femmes à subir des examens corporels essentiellement des tests forcés de Papanicolaou [des frottis]», a déclaré dimanche une source à Doha qui a été informée d’une enquête interne sur l’abandon.

L’aéroport a, quant à lui, simplement indiqué qu’il a été demandé à des femmes « de participer » à des requêtes visant à localiser la mère du bébé, qui est toujours en vie, selon un communiqué.

Recherche de la mère du nouveau-né et tests

L’aéroport international de Doha a indiqué que « le personnel médical avait exprimé ses inquiétudes aux responsables de l’aéroport concernant la santé et le bien-être d’une mère qui avait juste donné la vie et demandé à la localiser avant qu’elle ne parte ». « Les individus ayant eu accès au secteur de l’aéroport où le nouveau-né a été trouvé ont été invités à participer aux recherches », ont poursuivi les autorités aéroportuaires, sans préciser ce qui avait été demandé aux femmes interrogées, ni leur nombre.

L’aéroport de Doha a appelé dimanche la mère du bébé à se manifester, laissant penser que les examens n’avaient servi à rien. « Le nouveau-né reste non-identifié, mais il est en bonne santé aux mains du personnel médical et social », a indiqué l’aéroport, appelant toute personne ayant des informations sur la mère à les communiquer.

Les faits, rapportés par la télévision australienne Seven News, se sont produits le 2 octobre dernier et ont été révélés par des passagers australiens de retour au pays. Treize Australiennes, selon le media de l’hémisphère sud, ont été débarquées des vols, détenues et forcées de subir une inspection dans une ambulance sur le tarmac. Les autorités qataries ont alors forcé les femmes à enlever leurs sous-vêtements.

« Une suite d’événements extrêmement choquante »

Toujours selon Seven News, les 13 femmes australiennes auraient subi un examen génital invasif, sans leur consentement. Par ailleurs, aucune n’a été informée de l’abandon du nouveau-né, qui aurait suscité cette « chasse à la femme »…

La ministre des Affaires étrangères, Marise Payne, a exprimé lundi dans des termes très fermes la désapprobation de l’Australie. « Il s’agit d’une suite d’événements extrêmement, extrêmement perturbante, choquante, préoccupante », a déclaré Marise Payne. « Jamais de toute ma vie je n’ai entendu parler d’une chose pareille ».

Le couvre-feu coûtera un milliard d’euros aux jeunes qui veulent vivre leur vie

La facture sera bien moins salée qu’un reconfinement, promet Bruno Le Maire aux générations montantes

Pénalisation du milieu urbain: qu’il ne vienne pas polluer la ruralité pendant les fêtes de la Toussaint…

Un couvre-feu coûterait cinq milliard d’euros à l’Etat (!) et 15 à 20 milliards d’euros par mois en cas de reconfinement généralisé.

C’est ainsi que le ministre de l’Economie vend les mesures de restrictions au « vivre ensemble » annoncées par Macron pour combattre le coronavirus dans les zones concernées par la mise en place du « confinement nocturne«  dès vendredi soir de 0h00 jusqu’à 6h00 du matin, avant de passer à 21h00, samedi soir.

Paris et la grande couronne, comme huit autres métropoles en alerte maximale, s’apprêtent à vivre une dernière soirée de liberté – comme formulé par une certaine presse soucieuse de plaire à la gauche radicale et à ses élites anti-masques qui passent leurs vies dans les bars, restaurants et théâtres en pétard contre l’exécutif – avant l’entrée en vigueur des couvre-feux, à partir de vendredi 16 octobre minuit.

Une mesure effective « pour une durée minimale de quatre semaines » voire « au-delà, si le Parlement le valide » et avec des nuances possibles fixées par les maires, en accord avec les préfets: la bouteille à l’encre, Macron ayant évoqué la date du 1er décembre, qui ne sera une nouvelle fois pas sans conséquences économiques. Mais si la population est décimée, qui, pour faire tourner l’économie dont on nous dit, à l’inverse, que c’est elle qui finance l’hôpital ?

L’Etat fait l’avance: la facture sera payée par les jeunes, qu’ils disent non à la solidarité ou pas

Pour soutenir les entreprises, notamment dans la restauration, la culture, l’événementiel ou le sport, des secteurs destinataires de subventions sociales, bien que tout-à-fait subsidiaires – qui peuvent être compensés par la lecture, ou l’activité de pleine nature – en période de pandémie mortelle, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé jeudi une extension des aides. Toutes les entreprises de moins de 50 salariés situées dans les zones de couvre-feu seront éligibles au fonds de solidarité, jusqu’à 1.500 euros, si leur perte de chiffre d’affaires atteint 50%. Ces nouvelles aides représentent « un milliard d’euros pour la durée du couvre-feu », a précisé vendredi matin le ministre, lequel ne peut pourtant savoir quelle sera sa durée…

« C’est une somme très importante », a reconnu Le Maire, avant de donner « un élément de comparaison. Si nous procédions à un vrai reconfinement dans les zones où le virus circule activement (…), le coût serait de l’ordre de 5 milliards d’euros. Si nous avions un reconfinement généralisé, le coût serait – en fonction de la réaction du monde économique – de 15 à 20 milliards d’euros par mois ».

Il a ajouté préférer que « nous prenions des mesures fortes, rapides, circonscrites, immédiates et que nous soutenions fortement les secteurs qui sont les plus concernés, plutôt que d’être dans cette situation de reconfinement général qui serait insupportable psychologiquement, socialement et pour les finances publiques« . Rendez-vous dans dix et trente anas…

Pour toutes ces entreprises, « c’est un drame, on en a conscience! C’est très dur, je comprends à quel point c’est dur pour eux », a assuré Bruno Le Maire.  Le monde du spectacle est constitué d’influenceurs ancrés à gauche et, si le pouvoir a peur du virus, il a également peur d’une révolte sociale fomentée par les gauches, quelle que soit la nuance de gris, de noir ou de rouge.

Aix et Marseille en zone écarlate: prolongation du renforcement des mesures sanitaires

Arrêté préfectoral prolongé de 15 jours

Les restaurants et les brasseries restent ouverts avec l'application d'un protocole sanitaire renforcé.
Les restaurants et les brasseries restent ouverts avec l’application d’un protocole sanitaire renforcé.

Arrivant à échéance ce soir, l’arrêté préfectoral du 27 septembre plaçant Aix et Marseille en zone d’alerte maximale, et modifié à plusieurs reprises pour permettre la réouverture des restaurants une semaine après leur fermeture, puis celle des brasseries proposant de la restauration quelques jours après, est prolongé de quinze jours. ll est donc applicable du lundi 12 au mardi 27 octobre.

Dans les faits, les villes d’Aix et Marseille restent placées en zone d’alerte maximale. Les restaurants et les brasseries restent donc ouverts avec l’application d’un protocole sanitaire renforcé. Les salles de sport, quant à elles, restent toujours fermées dans ces deux communes.

Pour mémoire, sur le reste du département des Bouches-du-Rhône, les restaurants, bars et autres débits de boissons doivent aussi fermer de 0h30 à 6h.

La liste des mesures préfectorales pour faire face à l’épidémie dans les Bouches-du-Rhône :

Dans les communes en zone d’alerte maximale (Aix et Marseille)

– Le port du masque est obligatoire de 6h à 2h pour toute personne de 11 ans ou plus sur tout le territoire de la commune

– Les rassemblements statiques de plus de 10 personnes sont interdits dans l’espace public

– Pour les établissements recevant du public, les événements festifs ou familiaux sont interdits. La capacité d’accueil est limitée à 1 000 personnes

– Dans les centres commerciaux, l’accueil du public est autorisé dans la limite d’une personne par espace de 4m2 de surface commerciale

– Tout événement de plus de 100 personnes non interdit par l’arrêté préfectoral doit faire l’objet d’une déclaration

– Les sorties scolaires sont suspendues dans le premier et second degré, les fêtes étudiantes sont interdites

– Dans les restaurants et brasseries, l’accueil du public est autorisé de 6h à 0h30

– La vente et la consommation d’alcool est interdite sur la voie publique à partir de 20h

– Dans les établissements d’ébergement collectif, les visites sont limitées à une par jour (deux personnes maximum)

Dans les autres communes du département

– Le port du masque est obligatoire de 6h à 2h sur les marchés, aux abords des commerces et établissements scolaires, dans les espaces extérieurs des zones commerciales et dans les espaces d’attente des transports en commun terrestre, aérien, fluvial ou maritime

– Les rassemblements statiques de plus de 10 personnes sont interdits dans l’espace public

– Pour les établissements recevant du public, la capacité d’accueil est limitée à 1.000 personnes

– Dans les centres commerciaux, l’accueil du public est autorisé dans la limite d’une personne par espace de 4m2 de surface commerciale

– Tout événement de plus de 100 personnes non interdit par l’arrêté préfectoral doit faire l’objet d’une déclaration

– Les sorties scolaires sont suspendues dans le premier et second degré, les fêtes étudiantes sont interdites

– Dans les restaurants et brasseries, l’accueil du public est autorisé de 6h à 0h30

– La vente et la consommation d’alcool est interdite sur la voie publique à partir de 20h

– Dans les établissements d’hébergement collectif, les visites sont limitées à une par jour (deux personnes maximum)

Attaque de commissariat: Darmanin veut interdire la vente des mortiers d’artifice au public

Ce qui paraît une réaction de bon-sens fait débat !

Mesure liberticide du ministre de l’Intérieur ? Ce dimanche soir en déplacement au commissariat de Champigny, attaqué la veille au mortier, Darmanin tirait les premières conséquences.

Pour interdire la vente libre de ces mortiers, le ministre a besoin d’une loi. Il déposera un amendement à la proposition de loi LREM sur le continuum de sécurité qui sera examinée à partir du 17 novembre par les députés.

Les syndicats de police reçus jeudi par Macron

Gérald Darmanin a par ailleurs précisé que Macron recevra ce jeudi, à 8h30, les syndicats de police. Cette réunion avec le président de la République ne remet pas en cause la rencontre prévue mardi entre Gérald Darmanin et les syndicats de policiers, a-t-on précisé dans l’entourage du ministre.

L’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne, commune PCF, si elle n’a pas fait de blessé, a déclenché un vif émoi chez les policiers et les foudres de l’opposition de droite qui appelle à la fermeté. En revanche, les élus de la majorité attendent l’autorisation de parler et de savoir ce qu’ils peuvent penser et dire et en quels termes…

D’autant plus que cette attaque en règle survient deux jours après que deux policiers en mission en civil ont été blessés, dont un gravement, par balles à Herblay (Val-d’Oise).

«Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l’ordre (…) Plus personne ne respecte les forces de l’ordre», a réagi dimanche Frédéric Lagache, délégué général d’Alliance, syndicat de police.

La Véran canadienne recommande les activités sexuelles solitaires

Vers une génération de sourds de la covid…

Pendant que sévit la Covid-19, la patronne de la santé publique canadienne recommande “les activités sexuelles où vous êtes seul”. En temps de pandémie, la Dr Theresa Tam conseille de pratiquer l’activité sexuelle la moins risquée et d’éviter les baisers.

Les autorités sanitaires canadiennes ont publié, mercredi 2 septembre, des conseils sur les façons de veiller à sa santé sexuelle tout en limitant les risques d’infection et de propagation du coronavirus.

« Si vous décidez d’avoir des rapports sexuels en personne avec quelqu’un qui ne fait pas partie de votre ménage, ni de votre bulle sociale, vous pouvez prendre certaines mesures pour réduire les risques », a ajouté la Dr Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, précisant qu’une relation de confiance est primordiale. En d’autres termes, les autorités sanitaires recommandent aux partenaires sexuels de surveiller leurs états de santé respectifs.

Des relations sexuelles avec gestes-barrières: préservatifs et masques ?

La relance de l’activité sexuelle s’annoncera aussi compliquée que la relance économique… Il est également préconisé en effet d’éviter tout rapport si l’un ou l’autre des partenaires présente des symptômes, ainsi que de limiter la consommation d’alcool et de toutes autres substances qui pourraient altérer le jugement des partenaires afin que ceux-ci puissent « prendre de sages décisions« . En cas de passage à l’acte, la Dr Theresa Tam recommande également d’éviter « de [se] donner des baisers » et de « faire en sorte que [les] visages ne se touchent pas ou ne soient pas près l’un de l’autre ».

Le Canada préconise les rapports sexuels avec distanciation physique à 1m50…

Pour faciliter la tâche, les autorités sanitaires envisagent que les partenaires portent un masque couvrant le nez et la bouche. Des recommandations qui interviennent alors que, selon les données actuelles, le risque de transmission du coronavirus par le sperme ou les sécrétions vaginales demeure « très faible ».

En cas de suspicion de coronavirus, le Canada prévoit-il des dépistages d’alcoolémie avant consommation sexuelle, en cas d’excès de boisson, et propose-t-il des 06 de parrains et marraines de substitution à appeler pour des nuits torrides sécurisées ?

Alice Coffin ou Pauline Harmange invalide le ministère de l’Egalité entre les femmes et les hommes

Ces féministes haïssent ouvertement les hommes

Les féminazies

Les hommes sont-ils une espèce menacée par les écologistes?

Plusieurs bobos féministes ont commis l’infraction d’incitation à la haine des hommes: elle inclut l’incitation à la violence ou à la discrimination, au même titre que le racisme, puni par la loi. «Nombre de féministes franchissent la ligne rouge en transformant leurs attaques contre le sexisme en attaques contre les hommes eux-mêmes». C’est ce que déplore l’éditorialiste et essayiste Cathy Young, dans un post de blog intitulé «Le féminisme traite mal les hommes. Et c’est mauvais pour le féminisme», qui était l’un des sujets les plus lus le vendredi 1e juillet 2016 sur le Washington Post, de centre gauche, alors déjà propriété du milliardaire Jeff Bezos, fondateur et président-directeur général d’Amazon. L’essayiste Paul Melun y voit d’ailleurs le signe d’une inquiétante dégradation du débat sur l’égalité entre hommes et femmes.

Les nouvelles désaxées de ce siècle revanchard et belliqueux de décolonisateurs ou repentants, racistes ou antiracistes racisés et sexistes ou féministes haineuses se nomment aujourd’hui Alice Coffin, 42 ans, ci-dessus, et Pauline Harmange, 25 ans, ci-dessous, auteure de Moi les hommes, je les déteste (2020) qui défend la misandrie, qu’elle considère inoffensive et légitime, en opposition avec la misogynie qui est à l’origine de violences systémiques. Dommages psychiques collatéraux du confinement du fait de l’épidémie de covid-19? Récupérées par les progressistes radicalisés, les deux cas psychiatriques font débat, grâce à la bienveillance de tous les relais d’opinion tordus, quand elles ne méritent guère plus que la pitié.

Féministe, certes, mais féminine?

Auteures de pamphlets haineux contre les hommes, Coffin et Harmange s’attaquent au genre masculin dans son ensemble, à des degrés divers, la première souhaitant l’exterminer, la seconde, l’utiliser à resserrer la solidarité entre femmes et à créer une puissante sororuté combattante. La première, dans Le génie lesbien, 2020, écrit notamment: «il ne suffit pas de nous entr’aider, il faut, à notre tour les éliminer» (en parlant des hommes). La seconde, dans Moi, les hommes, je les déteste (Seuil, 2020) déclare croire que «la détestation des hommes nous ouvre les portes de l’amour pour les femmes (et pour nous-mêmes) sous toutes les formes que cela peut prendre».

Les thèses des deux militantes s’inscrivent dans le nouveau courant dit de la «misandrie», issu des Etats-Unis, comme l’anti-racisme racialisé actuel. Il s’agit pour ces néo-féministes de revendiquer la détestation des hommes sur la base de leur sexe biologique. En opposition à la misogynie, la misandrie prétend libérer les femmes du joug éternel de la domination masculine. Pour ces militantes, il ne s’agit plus de revendiquer l’égalité, mais bien de lutter contre les hommes, tous les hommes. C’est ainsi qu’Alice Coffin, également élue EELV à la mairie de Paris, écrit «les hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leur musique».

Ces prises de positions, ubuesques, fantasques et , ont réussi à être publiées: ce n’est étonnant que pour ceux qui ne sont pas en prise avec le siècle, dont on a commencer par nous prédire qu’il serait féminin ou ne serait pas. Mais depuis leur parution, ce petit univers hors-sol, retranché dans les centres-villes, semble trouver son compte dans cette nouvelle radicalité anti-hommes. Leur véhémence, lorsqu’il s’agit de dénoncer au CSA la moindre incartade sexiste ou raciste, tombe et s’apaise miraculeusement devant les militantes féministes. Comment se fait-il que de tels propos n’aient pas été condamnés publiquement par tous les partisans de l’égalité des sexes?

La détestation des hommes nous ouvre les portes de l’amour pour les femmes (et pour nous-mêmes) Pauline Harmange

Dans le monde du politiquement correct, la seule transgression autorisée est la haine à l’égard des hommes blancs. Un tir groupé, des féministes et des antiracistes racisés, notamment. Pour les militants intersectionnels, le mâle blanc incarne la source intarissable de tous nos maux. Dès lors, quoi de plus normal pour ces prétendues «victimes» que de se venger? En résulte le projet fou d’Alice Coffin et de Pauline Harmange: diriger la société vers des vendettas claniques où toutes les femmes se vengent de tous les hommes, au moins symboliquement.

Cette pulsion revancharde qui se traduit par des boycotts d’œuvres réalisées par les hommes ou des réunions où seules les femmes peuvent accéder, se répand à travers le pays. L’enseignement supérieur est particulièrement gangrené par les luttes intersectionnelles. C’est ainsi que des conférences sont annulées, des associations étudiantes sont dissoutes et des professeurs sont accusés et dénoncés.

Ce nouveau maccarthysme s’ancre profondément dans les universités françaises, qui deviennent désormais des sanctuaires féministes et «décolonisalistes». Ces militants ont table ouverte dans les amphithéâtres, tandis que des professeurs agrégés ou des académiciens doivent quitter les lieux sous escorte policière devant des torrents d’insultes et de menaces.

Loin d’une volonté pacifique de réconciliation, ces nouveaux inquisiteurs partent en croisade contre les hommes, contre les blancs, contre la France. Leur projet? Ranger le monde derrière un totalitarisme larvé, où l’on accable et l’on agresse ceux qui pensent autrement, où l’on criminalise les opinions à coup de procès, et où l’on interdit les livres et les films.

Finalement, Alice Coffin et Pauline Harmange ne sont que les énièmes prophétesses d’une civilisation du vide, sans valeurs ni repères. Par leur irrationnel projet de destruction, elles n’expriment que leurs propres doutes, leurs souffrances. La vision qu’elles ont de l’homme est déformée, presque irréelle, à tel point qu’elles se prennent elles-mêmes à imiter les codes d’une virilité violente et vulgaire. Cela reflète une vision tronquée du genre masculin, occultant ce qu’il a de doux, de poétique et de tendre. Un manque regrettable de subtilité.

Paul Melun est conseiller en stratégie et essayiste. Il a notamment publié, avec Jérémie Cornet, Enfants de la déconstruction. Portrait d’une jeunesse en rupture (éd. Marie B., 2019).

«Le féminisme d’Alice Coffin est un féminisme séparatiste !»

Femen

Des élus écologistes ont obtenu la démission de l’adjoint à la Culture à la Mairie de Paris, Christophe Girard. Les propos de l’une d’elles, Alice Coffin, ont été exhumés à cette occasion: elle déclarait en 2018 que «ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée». Selon Peggy Sastre, ces propos relèvent moins du militantisme que de la haine aveugle.

La «cancel culture»

Elle n’est que le nouveau nom d’un travers humain archaïque qui consiste à résoudre les désaccords par l’ostracisme. Christophe Girard avait eu raison, quelques heures avant sa démission, de parler de maccarthysme, cela procède du même phénomène. Quand une personne dit, fait ou est quelque chose qui ne nous plaît pas, au lieu d’argumenter et d’avoir un débat sain, et recommandable en démocratie, ou même de prendre acte d’un désaccord irréconciliable et de travailler à nourrir ses points communs, on le bannit. Or, s’il s’agit d’un mouvement ancien de la nature humaine, ce mouvement s’accélère depuis peu,… aux Etats-Unis après la mort de George Floyd, et on a pu constater cette accélération ; de nombreuses associations de défense des libertés individuelles, telle que Fire qui travaille sur la liberté académique, tirent la sonnette d’alarme. Elles constatent une volonté de faire taire certains chercheurs, qui ne vont pas dans le sens de l’orthodoxie. C’est une véritable purge! Dans un contexte émotionnellement très vif, beaucoup y voient un prétexte pour se débarrasser de ceux qu’ils n’aiment pas.

Cette purge rappelle notamment la «panique satanique» des années 1980-90 outre-Atlantique. Des instituteurs ou des travailleurs sociaux avaient été accusés d’enlever des enfants pour les donner en sacrifice lors de messes noires. Cette panique a causé une véritable chasse aux sorcières. C’est ce qui est arrivé aux «Trois de Memphis West», des adolescents fans de rock, qui ont été emprisonnés à tort pendant plusieurs dizaines d’années sur la base d’accusations calomnieuses. C’est ce qui arrive en miniature aujourd’hui à Christophe Girard, souillé par la calomnie. On n’en est plus au stade du piétinement de la présomption d’innocence, car Christophe Girard n’est accusé de rien, mais il a fréquenté quelqu’un qui fait l’objet de poursuites judiciaires pour des accusations de pédo-criminalité. C’est de la pensée magique, de la contamination symbolique. Il faut craindre, en ayant vu récemment l’affaire Ibrahim Malouf, dans laquelle le trompettiste a été innocenté, ou dans les années 2000, le cas d’Hervé Le Bras, dont la plainte pour harcèlement sexuel s’était soldée par un non-lieu, que la tache ne s’efface pas. Pour les anti-républicains et certaines militantes féministes, «il n’y a pas de fumée sans feu», et toute plainte qui n’aboutit pas sur une condamnation prouve que le système favorise la «culture du viol» et une simple accusation vaut condamnation.

Dans la logique des militants d’extrême gauche, les hommes étant considérés comme dominants et les femmes comme dominées, cette haine aveugle se voit parfois justifiée. Cela procède de la même logique que certaines thèses antiracistes: le racisme anti-blanc n’existe pas, car les Blancs sont les dominants. Le sexisme ne peut concerner que les femmes, comme le racisme ne peut être dirigé que contre les non-Blancs. D’un point de vue social, ce type de propos est explosif car le cerveau humain est extrêmement sensible aux «deux poids deux mesures»: quand on croit soigner des injustices par du ressentiment, on ne fait que semer des graines de guerre civile. Le féminisme d’Alice Coffin est un féminisme séparatiste, pour ne pas dire sécessionniste!

Bachelot choisit l’agence de… Caroline de Haas pour une mission anti-harcèlement

Le ministère de la Culture opte pour une partisane: la mission est condamnée d’avance

Sans surprise, le groupe Egae, « agence de conseil » dirigée par Caroline de Haas (directrice associée), a remporté l’appel d’offre lancé par le ministère de la Culture de Roselyne Bachelot pour mener une formation consacrée à la « lutte contre les violences sexistes et sexuelles » dans un conservatoire national.

Le groupe Egaé a été fondé en 2015 par Caroline De Haas et Pauline Chabbert, également expert politique de la fracture femles/hommes, en partenariat avec… Radio France, service public sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication (SA détenue par l’Etat), qui dispose d’un directeur général des media, Jean-Baptiste Gourdin (conseiller référendaire à la Cour des comptes), depuis le 15 janvier 2020.

Or, une enquête de Libération de 2018 avait pointé l’UNEF devenue un “terrain de chasse sexuelle” lorsque Caroline de Haas en était secrétaire général. Peut-on dire qu’elle est qualifiée en matière d’aveuglement et de tabou du harcèlement unilatéral…

Et l’écologiste radicale Alice Coffin, féministe lesbienne, n’avait pas encore réclamé l’éradication du genre masculin et leurs oeuvres, en écho au déboulonnage de certaines statues de personnages historiques désignés par les anti-racistes racialisés.

Après Le Monde et Matignon, c’est au tour d’un conservatoire national de musique de bénéficier d’une formation “obligatoire” contre les “violences sexistes et sexuelles” menée par le groupe Egae, dirigé par la militante féministe radicale Caroline de Haas.

Il faut « marcher sur ses deux jambes », martelait Mao Zedong au Parti communiste chinois, lors du ‘Grand Bond’ en avant. Un demi-siècle plus tard, le néo-féminisme semble n’avoir rien oublié des stratégies du “Grand Timonier”. Alors que le bouquin délirant d’Alice Coffin, élue EELV, la désigne à une consultation en psychiatrie pour sa volonté d’extermination genrée de la moitié de la population, sans traumatiser Yannick Jadot, la taupe Caroline de Haas, plus politique, continue son travail de sape des institutions publiques.

L’incompréhension d’un professeur

Pris au dépourvu par le surgissement de ce « stage obligatoire », un professeur du Conservatoire national de musique s’indigne. « J’ai été très surpris que tous les enseignants du conservatoire aient été assignés à cette formation par le ministère de la Culture, confie-t-il. Cette décision est infantilisante et choquante. J’ai fait ce métier pendant 30 ans, sans qu’il n’y ait jamais un millimètre de soupçon. »

Pourtant, un courriel envoyé à tous les membres de l’école l’affirme : une « enquête », réalisée en février dernier par le ministère, alerte « sur l’absolue nécessité d’amplifier le programme de prévention et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles » dans l’enseignement supérieur. Un diagnostic alarmant capable d’étouffer la moindre velléité d’objection. « Je préfère garder le silence, poursuit le professeur, de crainte de répercussions sur ses collègues. Nous traversons une période difficile dans les arts… »

Dans le même courrier, comme par anticipation d’une éventuelle gêne de la part de certains membres de l’établissement, il est inscrit : « Le ministère de la Culture est résolument engagé dans une démarche volontariste de lutte contre toutes les formes d’inégalités, de discriminations et de violences. » Sur un ton aussi inclusif que martial, le courriel se termine par une mise en garde…

Reculade de Macron: le mot «séparatisme» supprimé de l’intitulé du projet de loi

Le mot «séparatisme» supprimé dans l’intitulé du projet de loi

De l’esquisse à l’esquive : le projet de loi devra finalement s’appeler « projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains ».

Le ministre de l’Intérieur en a fait l’annonce mardi Gérald Darmanin, sur Radio Classique, Gérald Darmanin ajoutant en même temps que « l’idée est bien de lutter contre le séparatisme principal qu’est l’islam radical », mais, le futur projet de loi dont Macron a esquissé les contours ce vendredi, risquant de raviver les clivages internes au gouvernement comme dans la majorité, il s’est justifié en expliquant que « ce n’est pas le seul objet du texte qui s’adresse à tous les cultes, contre tous les mouvements sectaires, impose la neutralité politique et religieuse ».

« Pensée complexe »

Ce mot de « séparatisme » avait pourtant été employé par Macron et salué comme le déboulonnage d’un tabou. Au départ, le président évoquait les « séparatismes » pour ne pas stigmatiser les musulmans. Ensuite, dans son discours aux Mureaux, il était revenu au singulier pour évoquer le « séparatisme islamiste ». Aujourd’hui, que reste-il de ses velléités ? Un nouveau renoncement.

«Mettre des mots sur les choses »

«Il y a un problème de fond et de forme », a dénoncé Julien Aubert, député les Républicains, sur BFM. «Le problème ce n’est pas les religions, le sujet c’est l’islamisme », a-t-il insisté, demandant de «mettre des mots sur les choses ».

Mal nommer les choses, jugeait Camus, c’est ajouter au malheur du monde. Ne pas nommer les choses, c’est nier notre humanité ». Macron nie notre civilisation.

Il n’est pas question de ne plus utiliser le mot « séparatisme », a louvoyé l’entourage de Gérald Darmanin, mais ce ne sera pas l’intitulé du projet de loi..

Le ministre a souligné que les deux premiers articles de la loi de 1905, socle de la laïcité en France, ne seront pas modifiés. Pas dans le projet soumis au Parlement, en l’état et à ce jour. En revanche, « à la marge, nous allons renforcer des dispositions de la loi de 1905 », a-t-il poursuivi.

Tous les partis politiques, cette fois, associés, mouillés

Le ministre a cité à titre d’exemple « l’interdiction de faire de la politique dans les lieux de culte », églises, temples, synagogues et mosquées, prévue dans la loi de 1905. Mais, a-t-il dit, cette interdiction ne s’accompagne pas de sanction dans le texte actuel. Le projet prévoira donc dans ce cas « sanction administrative » et pénale.

Gérald Darmanin a en outre souligné qu’il sera exigé des dirigeants des associations cultuelles un… « certificat de virginité ». Entendons-nous bien, un casier judiciaire vierge [aussi clair, précis et fiable qu’une fiche S ?] de toute condamnation pour « radicalisation, ou complicité du terrorisme ou apologie du terrorisme ».

Rillieux-la-Pape: voitures brûlées, église ciblée et pompiers caillassés

Scènes de violences en plusieurs points de Rillieux-la-Pape, après 20 ans de gestion socialiste

Aux Alagniers, au carrefour du Mont-Blanc et de l'avenue de l'Europe, un véhicule a été incendié contre les murs de l'église Saint-Pierre-Chanel, et un autre brûlé sur le parking de la boulangerie le Fournil de Rillieux. Un troisième véhicule, a été renversé sur le toit sur l'avenue de l'Europe. Photo Progrès/Jean Michel PERRIER

Dans le Grand-Lyon, à Rillieux-la-Pape, ce samedi 3 octobre en soirée, aux Alagniers, au carrefour du Mont-Blanc et de l’avenue de l’Europe, un commando a incendié une dizaine de voitures, dont l’une a été lancée sur l’église Saint-Pierre-Chanel, endommageant la façade du bâtiment. Des arrêts de bus ont été détruits et les pompiers pris à partie.

L'avenue du Général Leclerc, vers 22 heures. Photo DR
L’avenue du Général Leclerc, vers 22 heures.

Un autre véhicule a été brûlé sur le parking de la boulangerie le Fournil de Rillieux. Un troisième a été renversé sur le toit sur l’avenue de l’Europe.

Sur le secteur de la Velette, au moins huit véhicules ont brûlé.  Photo Progrès/Jean Michel PERRIER

Sur le secteur de la Velette, au moins huit véhicules ont brûlé.

Des violences urbaines d’une ampleur inédite ont éclaté samedi soir à Rillieux-la-Pape. Les sapeurs pompiers sont intervenus à 21h30 pour des feux de véhicules, dans le secteur de la Ville nouvelle.

Cinq voitures étaient en feu avenue du Général-Leclerc, et au moins une autre avenue du Mont-Blanc. En tout, une dizaine de véhicules ont été incendiés, dont un avait été positionné devant la façade de l’église Saint-Pierre-Chanel, ce qui a provoqué d’importants dégâts sur l’édifice religieux.

Le maire de Rillieux, Alexandre Vincendet (LR), qui s’est rendu sur place ce dimanche matin en compagnie du préfet délégué à la sécurité, a dénoncé dimanche des actes « intolérables, inqualifiables et révoltants », précisant que le cabinet du ministre de l’Intérieur avait été prévenu cette nuit.

Durant leur intervention, les soldats du feu ont été la cible de projectiles, notamment de caillasse.

Une quarantaine de pompiers était mobilisée dans la soirée dans ce quartier, qui est régulièrement le théâtre d’incendies de véhicules.

Plusieurs lignes de bus ont été déviées, notamment le C2, le C5 et le 33, qui ont cessé de desservir certains arrêts à partir de 22 heures.

La situation s’est calmée vers 23 heures.

Le diocèse de Lyon « déplore les violences »

Le diocèse de Lyon, par la voix de l’administrateur apostolique Michel Dubost, s’est ému des violences perpétrées samedi soir à Rillieux-la-Pape, et notamment de l’incendie par propagation d’une partie de la façade de l’église Saint-Pierre-Chanel.

« J’assure la communauté chrétienne et tous les habitants du quartier  de mon amitié et de mon soutien« , a tweeté Michel Dubost.

Sur les réseaux sociaux, un syndicat de pompiers et un élu de Rillieux ont fait part de leur indignation à la suite de ces violences.

Libération encense une féministe qui revendique “détester les hommes”

Quand la presse fracture les Français avec Pauline Harmange : elle, les hommes, elle les déteste !

Une adolescente grunge attardée, mais depuis 30 ans?

Le pamphlet misandre de Pauline Harmange est sorti ce jeudi au Seuil après une première vie agitée chez son premier éditeur, Monstrograph. Elle y défend une détestation joyeuse des hommes qui conduit à une sororité émancipatrice. Les laissées pour compte s’y retrouvent-elles ?

Les hommes sont des ordures. Ce postulat posé, on esquivera sans y faire attention les sempiternels «Not all men» («pas tous les hommes») qui ne manqueront pas de surgir avec le même disgracieux systématisme qu’on retrouve chez ceux qui se sont inquiétés pour la vie des Blancs au lancement du mouvement Black Lives Matters. Revendiquer le fait de ne pas aimer les hommes, comme le fait Pauline Harmange dans son essai Moi, les hommes, je les déteste, relèverait ainsi pour certains d’un sexisme comparable à celui de l’oppression subie par les femmes depuis des siècles et qui se concrétise encore aujourd’hui par les écarts de salaire ou les chiffres terrifiants des violences conjugales. Un raisonnement absurde, pourtant celui d’un chargé de mission au ministère délégué à l’Egalité femmes-hommes qui a menacé de procès la «micro-maison d’édition» associative Monstrograph tenue bénévolement par Martin Page et Coline Pierré. Une menace qui a très logiquement abouti à une publicité méritée pour ce petit livre promis aujourd’hui à un beau succès en librairie (il est sorti ce jeudi au Seuil, Monstrograph ne pouvant tenir la cadence) et bientôt traduit dans plusieurs langues.

«Prendre la place juste qui nous revient de droit»

«Men are trash» n’est finalement que le début de la réflexion de Pauline Harmange, le constat qui va la convaincre d’assumer haut et fort sa misandrie. Mais il s’agit moins pour l’autrice de mettre en actes cette détestation somme toute légitime que d’atténuer le plus possible l’envahissante influence masculine dans sa vie. Effacer les hommes plutôt que de perdre une précieuse énergie à les combattre ou à tenter vainement de les éduquer. «Ne pas accorder d’importance aux hommes, écrit-elle, nous permet d’embrasser du regard leur profonde incompétence, et d’oser leur passer devant. Insensibles à leurs artifices, on peut enfin prendre la place juste qui nous revient de droit.»

Moi, les hommes, je les déteste est un pamphlet jubilatoire qui se lit d’un trait. Le ton est posé, les phrases ciselées et l’argumentaire solide. Pas besoin d’un doctorat en lutte intersectionnelle pour comprendre la logique implacable qui pousse Pauline Harmange à assumer sans problème cette posture prosélyte. «Quand je doute, je repense à tous ces hommes médiocres, qui ont réussi à faire passer leur médiocrité pour de la compétence, par un tour magique de passe-passe qui porte le nom d’arrogance.» Et s’il n’y avait qu’un avertissement adressé aux hommes à retenir, ce serait celui-là : «Notre misandrie fait peur aux hommes, parce qu’elle est le signe qu’ils vont devoir commencer à mériter notre attention.»

«Les standards sont très bas pour les hommes, bien trop hauts pour les femmes»

Elle ne cherche pas à plaire aux routiers et ça tombe bien…

Mais finalement, plus on avance dans le livre, plus les hommes sont relégués au rang de figurants tout à fait dispensables. Selon ce qu’on veut faire. Car dans les faits, et malgré les apparences, ils le sont. «Pas de panique, en virant une bonne partie des hommes, on se rend compte qu’il existe autour de nous des tas de femmes super (à commencer par nous-mêmes, d’ailleurs), que l’omniprésence masculine, bruyante et nuisible, nous empêchait de remarquer et de valoriser.»  En mars 2018 à la faculté de Tolbiac à Paris, bloquée par les étudiants mobilisés contre la réforme Parcoursup, des « cours alternatifs  » étaient proposés dans l’enceinte de l’université e, parmi eux, un atelier en « non-mixité raciale » devait rassembler exclusivement les minorités. En mai 2017 déjà, le festival Nyansapo, dont certains ateliers étaient  «interdit aux Blancs», parce que réservés aux femmes noires, avait fait réagir à la fois l’extrême droite et des associations anti-racistes, laissant de marbre la gauche, qu’elle soit ultra ou modérée. Dans le Paris de 2018, on se croyait dans l’Alabama, mais avec un… « black only »! Une sélection sévère avait été assurée par l’association Mwasi à l’entrée de la projection du film « Black Panther » qui démontrait la supériorité du peuple noir sur tous les autres.

Cet épanouissement en non-mixité qu’appelle de ses vœux Pauline Harmange, binaire primaire, même s’il fera sans doute hurler des hommes qui invoqueront un universalisme de façade, ressemble fort à une libération trop longtemps repoussée à des lendemains qui n’arrivent jamais. «Les standards sont très bas pour les hommes, mais pour les femmes ils sont bien trop hauts. réservons-nous le droit d’être moches, mal habillées, vulgaires, méchantes, colériques, bordéliques, fatiguées, égoïstes, défaillantes…» 

Loin du regard et de l’influence des hommes, tout semble finalement plus simple aux beaufs poilues sous les bras. Et plus sain. «Je fais de la sororité ma boussole, car j’ai autour de moi des femmes lumineuses [et hirsutes], talentueuses, passionnées, incroyablement vivantes qui méritent tout mon soutien et tout mon amour.» 

Et pour ceux qui valident l’entièreté du propos en gesticulant très fort depuis la parution du livre, pleurnichant de se voir ainsi dévalorisés, Pauline Harmange répond le plus simplement du monde : «Détester les hommes et tout ce qu’ils représentent est notre droit le plus strict. C’est aussi une fête. Qui aurait cru qu’il y aurait autant de joie dans la misandrie ?»

Tous les goûts sont dans la nature de Libé…

Le journal légitime la détestation des hommes étalée dans le dernier aux puces « opus » de Pauline Harmange .

« Moi, les hommes, je les déteste ». Le titre choisi auto-satisfait du bouquin de Pauline Harmange n’a rien d’une figure de style: l’auteure en est en tout dépourvue. Le propos est clair, limpide, provoquant et vendeur : à 25 ans, elle a fait le tour du marché de l’édition et constaté que la haine des hommes, ni plus ni moins, a le vent en poupe, comme la haine des flics, des journalistes ou des députés. Depuis Macron, ça marche fort ! Et Libération court derrière en battant des mains à cette« détestation somme toute légitime », comme les autres.

Le journal évoque a priori le « beau succès en librairie » auquel est promis l’ouvrage, du seul fait que l’auteure « assume haut et fort sa misandrie » et « efface les hommes plutôt que de perdre une précieuse énergie à les combattre ou à tenter vainement de les éduquer », poursuit Libération déjà prompt à brandir le fouet aux amateurs d’auto-flagellation anti-coloniale et la feuille de boucher aux islamistes venus de si loin pour massacrer que ça mérite bien l’admiration du bobo intello parisien. Et d’aller boire à la source de Pauline Harmange : « Ne pas accorder d’importance aux hommes nous permet d’embrasser du regard leur profonde incompétence, et d’oser leur passer devant. Insensibles à leurs artifices, on peut enfin prendre la place juste qui nous revient de droit. » Au final, une suite d’éructations, mais aucun début de commencement de raisonnement.

Le quotidien assure que le livre est un « pamphlet jubilatoire » aux « phrases ciselées et [à] l’argumentaire solide ». Ses citations démontrent-elles ce qu’il assène ? « Plus on avance dans le livre, plus les hommes sont relégués au rang de figurants tout à fait dispensables », explique l’article, avant d’asséner : « Car dans les faits, et malgré les apparences, ils le sont. » « Loin du regard et de l’influence des hommes, tout semble finalement plus simple », répète aussi Libération, avant une ultime citation de Pauline Harmange : « Détester les hommes et tout ce qu’ils représentent est notre droit le plus strict. C’est aussi une fête. Qui aurait cru qu’il y aurait autant de joie dans la misandrie ? » Convaincu?

L’élue écologiste Alice Coffin clame sa haine des hommes

Faut-il être haineux et déréglé pour être féministe et écolo?

«Les hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leur musique, je ne lis pas leurs livres»: qui est à ce point bancale ?

Dans son pamphlet… Le Génie Lesbien, la militante féministe écrit avoir boycotté les œuvres créées par les hommes, qu’elle assimile à des «assaillants».

Une misandrie assumée qui pourrait susciter la compassion. Dans son pamphlet Le Génie Lesbien paru le 30 septembre, l’élue EELV et militante féministe Alice Coffin revendique le fait d’avoir boycotté les artistes masculins. Elle y explique qu’elle ne lit plus de livres écrits par des hommes, qu’elle ne regarde plus de films réalisés par des hommes, qu’elle n’écoute plus de musique composée par des hommes.

Celle qui est conseillère EELV à la mairie de Paris assimile les hommes à des «assaillants». Aux femmes, elle intime : «Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer», écrit-elle.

La misandrie est au cœur de la pensée développée par Alice Coffin depuis plusieurs années. L’une de ses interventions télévisées sur la chaîne russe RT en 2018 avait suscité l’indignation. «Ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, à ne pas être tuée, à ne pas être tabassée, avait-elle déclaré en direct. Et cela évite que mes enfants le soient aussi. »

Alice Coffin, élue EELV de Paris n’en est pas à sa première agression sexiste.

En novembre 2019, dans la revue National Geographic, groupe Le Monde, Coffin conseille aux femmes « d’éviter toute critique publique envers d’autres femmes en position de pouvoir. C’est un exercice difficile, car certaines n’agissent pas en féministes, mais il me semble indispensable, si nous ne voulons pas entretenir la misogynie. Concentrons, en public, nos attaques contre les hommes. […] Soyez exigeantes, devenez lesbiennes ! Ou, du moins, apprenez à vous passer du regard des hommes »

Les femmes féministes sont embarrassées

En juillet, Alice Coffin, avec une autre militante Raphaëlle Rémy-Leleu, a poussé à la démission l’adjoint à la Culture Christophe Girard, à la suite de son audition en mars dans l’enquête «pour viols sur mineurs» visant l’écrivain Gabriel Matzneff.

La journaliste lesbienne et féministe Pauline Delassus en livre un commentaire indigné, relevant que le pamphlet est si « outrancier qu’il en dessert la cause qu’il prétend défendre »:

« Elle demande l’inclusion et pourtant ne cesse d’exclure. Les stéréotypes de genre affluent, donnant une vision démodée de la sexualité, ignorant la bisexualité et la fluidité assumées aujourd’hui par la jeune génération. […] Dans un condensé simpliste et intransigeant, la militante met dans un même sac tous les hommes, renvoyés à une masse informe et indistincte, « des assaillants », écrit-elle. « Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer ». Tout en nuances, Alice Coffin précise qu’elle ne lit plus de livres écrits par des hommes, qu’elle ne regarde plus de films réalisés par des hommes, qu’elle n’écoute plus de musique composée par des hommes. […] Cette vue partiale illustre la méthode d’Alice Coffin. La jusqu’au-boutiste ne convainc pas, elle assène ; elle ne démontre pas, elle martèle ; elle ne pense pas, elle généralise. Censé être une apologie du droit à la différence, son argumentaire dévoile au contraire une idéologie rétractée, communautariste, teintée de sectarisme. Le titre de l’essai résume la pensée – et l’ouverture d’esprit – d’Alice Coffin : « Le génie lesbien », présupposant qu’une communauté, définie par ses préférences sexuelles, serait supérieure aux autres. »

(Pauline Delassus, Alice Coffin, branchée sur sectaire)

La militante féministe  lesbienne Caroline Fourest craint un effet contre-productif

Ancienne conseillère de la socialiste Nahat Vallaud-Belkacem, Caroline Fourest, qui a un temps milité au côté d’Alice Coffin, se désolidarise,  dans un réflexe de taqîya, s’inquiétant dans Paris Match de «cette approche essentialiste, binaire et revancharde qui abîme des années de révolution subtile et flatte les clichés anti-féministes».

Fourest se dit elle aussi « atterrée par cette approche essentialiste, binaire et revancharde qui abîme des années de révolution subtile et flatte les clichés anti-féministes. […] Le féminisme a du génie, le lesbianisme politique aussi. Mais on n’est pas géniale parce qu’on est lesbienne. Et je crains que ce livre ne le démontre ».

Notre société est menacée dans ses fondements.                          Dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, Elisabeth Badinter estime que le courant de pensée de Coffin « ne peut mener qu’à un monde totalitaire ».

La fracture sexiste et sociale des LGBT est identique parmi les hommes homosexuels, tel Geoffroy Delagasnerie, ci-dessus à gauche, soutien de LFI et nouveau penseur de l’ultra-gauche qui, en septembre 2017, signa avec son compagnon, ci-dessus au centre, une tribune dans Libération – équivalent papier de la radio France Inter – intitulée « En défense des accusés du quai Valmy », soutenant des individus jugés au tribunal pour avoir incendié une voiture de police avec ses occupants, lors d’une manifestation organisée par le collectif « Urgence notre police assassine »…

Entre 1.000 et 2.000 teufeurs évacués d’une rave-party illégale en Seine-Saint-Denis.

La Courneuve (PCF) a accueilli cette free-party, malgré la covid et les fermetures de bars et restaurants

Entre 1 000 et 2 000 personnes ont été évacuées d'un entrepôt à La Courneuve après une rave-party illégale.

Entre 1.000 et 2.000 provocateurs de gauche radicale ont été évacués d’un entrepôt à La Courneuve après une rave-party illégale. 

Le défi n’aura duré que quelques heures, mais déjà beaucoup trop au coup des autorités en pleine crise sanitaire. En effet, depuis samedi 26 septembre 2020, les rassemblements de plus de 10 personnes sont strictement interdis en Seine-Saint-Denis.

Le département était déjà placé en zone d’alerte renforcée, donc la préfecture a pris des mesures restrictives très rapidement qui étaient applicables dès samedi.

Aucune autorisation

C’est donc pour ces raisons que les forces de l’ordre ont évacué un entrepôt, avenue Paul-Vaillant-Couturier à La Courneuve, où plus de 1.000 rebelles, voire 2.000 inavoués, faisaient la fête. Selon une source policière, aucune déclaration n’a été faite en préfecture pour que cette fête ait lieu, mais aussi dans un esprit de subversion anti-républicaine.

Vers 1h30 du matin, les policiers ont donc mis fin à cette rave-party illégale qui se tenait dans un entrepôt à quelques mètres d’un autre entrepôt qui avait pris feu dans l’après-midi…

Oise : des gens du voyage contraignent des salariés au chômage

Leur entreprise ne peut plus expédier ses commandes : ils ont installé leurs caravanes sur son parking

Déjà fortement touchée par la crise sanitaire, l’entreprise Le Lu ne peut plus expédier ses commandes après que des caravanes se sont installées sur son parking. Quinze salariés se retrouvent au chômage partiel.

« C’est vraiment la double peine », ne decolère pas Pierre Mouragaya, le PDG de l’entreprise Le Lu. Il craint pour l’avenir de son entreprise installée en périphérie de Compiègne (LR), à Rémy. Ce spécialiste de l’emballage et de produits dédiés à l’art de la table emploie quinze salariés. Fortement fragilisée depuis le début de la pandémie de Covid-19, l’activité est, depuis samedi, perturbée cette fois par l’installation de gens du voyage sur place.

Entre 40 et 50 caravanes ont pris position sur le site de l’entreprise qui travaille pour l’événementiel en fournissant vaisselle et autres couvertsspécialisée dans le secteur d’activité du commerce de gros (depuis plus de 30 ans, elle est spécialisée dans le commerce inter-entreprises de vaisselle, verrerie et produits d’entretien). « Nous n’avons aucune possibilité de livrer nos clients car l’entrepôt où nous stockons nos marchandises haut de gamme est entièrement bloqué, déplore le PDG. On a déposé plainte et on attend qu’un arrêté préfectoral soit pris. Nos salariés sont au chômage partiel. C’est la troisième fois en cinq ans que ça arrive. »

« On paye des vigiles pour surveiller les lieux »

En 2017, selon le dirigeant, quinze robinets avaient été volés, les lavabos cassés et la toiture avait été détériorée à la suite du vol de câbles électriques. « Nous avions dépensé 350.000 euros pour remettre l’électricité aux normes. Là, on paye des vigiles pour surveiller les lieux. On ne sait pas si on se relèvera. »

« Lors du confinement, nous avions déjà perdu 40 % de notre chiffre d’affaires, rappelle Hector Gaete, directeur commercial de l’enseigne. C’était une baisse d’activité record. Nous avons tenu malgré tout. Mais là… »

Nouvelle affaire de squatteurs: ils sont sûrs de leur bon droit !Les gens du voyage assurent qu’ils pensaient le site abandonné. « On vient de Pontpoint. On a vu que l’herbe était haute, on ne pensait pas qu’on allait gêner. A l’aire d’accueil de Jaux, c’est complet. On ne sait plus où aller. Tant qu’on ne vient pas nous déloger, on reste. »

Condamnation d’un musulman de France pour son refus de serrer la main d’une femme et préfète

L’individu est-il condamné pour affront sexiste à une femme ou dérive séparatiste envers une représentante de la République ?

Ce Français musulman avait refusé de serrer la main de la préfète Catherine Ferrier. Mardi 22 septembre 2020, le tribunal de Bourges l’a condamné à 2.250 euros d’amende, ainsi qu’à des dommages et intérêts à l’ancienne préfète, alors en exercice dans le Cher.

Ce Français venu d’ailleurs a appris ce qu’il en coûte de ne pas accepter de serrer la main d’une femme. Catherine Ferrier s’était adressée à lui le 7 janvier 2020 en tant que préfète du Cher alors qu’il se trouvait dans les locaux de la préfecture pour récupérer des documents administratifs. Il aurait alors justifié son mépris de la préfète en tant que femme, dans le respect des préceptes de sa religion.

« Nous regrettons profondément ce qui s’est passé. Ce n’est pas normal »

En tant que préfète et représentante de l’Etat, l’humilée portait pourtant des gants et un uniforme. A l’occasion de la nouvelle année, elle avait voulu saluer le personnel de la préfecture, ainsi que le public, dont le sexiste faisait partie.

Catherine Ferrier, devenue depuis préfète du Tarn, a donc porté plainte pour « propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante hostile ou offensante imposée à une personne ». Pour cette atteinte sexiste à la dignité de la femme, ce citoyen d’un genre nouveau doit payer le maximum de l’amende (750 euros), ainsi que des dommages et intérêts d’un montant de 1.500 euros. Ainsi, l’actuel préfet du Cher, Jean-Christophe Bouvier a précisé dans son communiqué prendre « acte de la décision de justice de condamner un citoyen français, qui à deux reprises, s’est réfugié derrière une interprétation idéologique de l’islam pour refuser de serrer la main de sa prédécesseur, Catherine Ferrier, en 2018 et 2020 ».

Ce musulman est un récidiviste

En 2018, le religieux avait déjà refusé de serrer la main de Catherine Ferrier, précise le nouveau préfet du Cher. Selon ce fondamentaliste, « on n’a pas le droit de serrer la main aux femmes ». Cet antécédent remonte à mars 2018, quand il représentait alors officiellement Ditib Vierzon, une association de travailleurs turcs, lors de la cérémonie d’hommage au colonel Arnaud Beltrame qui avait donné sa vie pour une otage, le 23 mars 2018 dans un supermarché de Trèbes.

Or, ce Turc français est membre d’une branche de la présidence des affaires religieuses d’Ankara, donc une « branche » de l’Etat turc d’Erdogan. Craignant un scandale diplomatique – qui n’aura pas lieu ! -, le vice-président de l’association s’était à l’époque excusé fendu de regrets : « Nous regrettons profondément ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas normal », admit-il.

Un refus, au nom de sa religion: le Coran est supérieur à la loi de la République

Le tribunal de Bourges ne condamne pas clairement l’offense anti-républicaine

La préfète recevra ses 1.500 euros de dommages et intérêts, mais le jugement passe sous silence l’atteinte à la République : la dérive séparatiste n’a pas été évaluée et n’est pas sanctionnée. Une « clause » de revoyure ?

La justice suédoise a estimé qu’une femme a le droit de ne pas serrer la main d’un recruteur… au nom de ses convictions religieuses

En Suède, Farah Allajeh, une musulmane de 24 ans, que son recruteur avait invitée à prendre la porte en 20018, pour avoir refusé de serrer la main de son recruteur (elle avait dit préférer poser la main sur son cœur), a eu gain de cause: elle a dû être… indemnisée. L’entreprise a été condamnée pour discrimination à verser 3.822 euros à Farah Allajeh. Si serrer la main d’un chrétien (impur par définition et sans exception) n’annule pas les ablutions, il est toutefois recommandé au croyant de laver tout ce qu’il a touché… Donc de laver la main qu’il a serrée !

En conclusion, le refus de serrer la main n’est pas un agression sexiste, puisque les genres des protagonistes sont ici inversés. L’affront est adressé au mécréant des deux sexes qui ne respecte pas le Coran.

En refusant la main tendue de la préfète, c’est la représentante du système républicain qui est ainsi bafouée. Le tribunal de Bourges a donc commis une double faute en ne sanctionnant pas un sexiste pour sa récidive, mis aussi un anti-républicain, auteur de dérive séparatiste.

Ce Français musulman est-il plus musulman que français ? Le juge de Bourges le donne à penser.

Suicide d’Evaëlle, 11 ans, à Herblay : une enseignante mise en examen pour harcèlement scolaire

La petite victime a également subi les agressions quotidiennes d’autres enfants

Une enseignante a été mise en examen le 4 septembre dernier pour harcèlement sur mineur, après le suicide d’Evaëlle, 11 ans, à Herblay, arrondissement d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, limitrophe d’Epinay-sur-Seine (PCF puis PS de 1945 à 2001) à l’est, dans le département de la Seine-Saint-Denis, le 25 juin 2019. Jean-Michel Blanquer dit maintenant prendre le sujet du harcèlement « à bras-le-corps ».

Début novembre, sa professeure de français a été brièvement placée en garde à vue. Le lendemain, le Parquet de Pontoise ouvrait une information judiciaire pour des faits de harcèlement, visant l’enseignante et cinq élèves de sixième d’un collège d’Herblay (Val-d’Oise). L’enquête a aussi été ouverte contre X pour homicide involontaire.

Me Delphine Meillet, l’avocate de la famille, confirme une information de la presse. Cette révélation tue pendant plus d’une année fait suite à l’enquête ouverte après le suicide, en juin 2019, d’Evaëlle, 11 ans, à Herblay, PS jusqu’en 2001, dans le Val d’Oise. Marie et Sébastien D., ses parents, n’ont pas réussi à reprendre le travail, à la protection judiciaire de la jeunesse et dans l’informatique. Ses parents et la justice cherchent à comprendre ce qui a poussé cette fillette de 11 ans à se pendre à son lit.

Enquête et interrogations autour du suicide d\'Evaëlle, 11 ans, harcelée au collège

Ils avaient porté plainte, dénonçant les agissements de certains élèves, mais aussi de sa professeure de français. L’enseignante est poursuivie pour des faits ciblant la jeune fille, mais aussi trois autres élèves.

Maître Delphine Maillet, la collégienne a vécu un véritable enfer pendant de longs mois, prise « comme tête de turc » par l’enseignante, ce qui a ouvert la porte à du harcèlement de la part de certains camarades, indique Maître Delphine Maillet.

Evaëlle subissait des coups réguliers, des bousculades, des moqueries. Il y a eu aussi deux séances de « vie de classe », où la professeure demanda à la jeune fille de se placer au milieu des autres élèves et de dire ce qui n’allait pas. De quoi faire fondre en larmes la jeune fille: on parle d’ humiliation, mais l’objectif de ces séances est de crever les abcès.

Défaillance de l’Académie

Ses parents ont écrit à l’Académie de Versailles et porté plainte contre trois élèves. La collégienne a ensuite été changée d’établissement, pour l’autre collège d’Herblay, où certains jeunes ont appris ce qu’elle avait vécu. Les faits de harcèlement ont alors recommencé. La jeune fille s’est suicidée le 21 juin 2019, par pendaison.

L’Académie de Versailles a reconnu une défaillance, selon l’avocate de la famille: « les mesures d’accompagnements mises en place n’ont pas été suffisantes pour éviter le suicide de la jeune fille« . Et un protocole transactionnel a été signé. Les parents se sont engagés à ne pas poursuivre l’Etat en échange d’une indemnisation, dont le montant n’a pas été communiqué.

Le ministre confirme une indemnisation de la famille, la part de l’Etat : « Il est normal que nous soyons aux côtés de la famille et c’est ce que nous faisons. S’ils me le demandent, bien entendu, je les recevrai et par ailleurs, nous allons les indemniser. C’est ce qui a été prévu par le rectorat de Versailles qui est concerné. En revanche, je ne commente absolument pas les causes profondes et ce qui relève là de la dimension judiciaire », explique le ministre.

L’enseignante va contester sa mise en examen, son placement sous contrôle judiciaire et son interdiction d’exercer jeudi 1er octobre devant la Cour d’appel de Versailles.

« J’annoncerai dans un mois de nouvelles mesures sur ce point, a promis Blanquer

Se refusant à commenter l’affaire de la petite Evaëlle, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer dit prendre le sujet du harcèlement « à bras-le-corps ». Le ministre de l’Education était pourtant absent à l’émission de France 2 où Eric Dupond-Moretti, simple accompagnateur de Castex, a été appelé à réagir en direct, suite à un haussement des yeux…

Le prénom Evaëlle est tiré de l’hébreu ‘awa’ qui signifie « source de vie ».

Coronavirus: 8 enfants de moins de 9 ans sont actuellement en réanimation

L’altruisme est une règle… républicaine, valable pour tous, à l’égard de tous

L’épidémiologiste Robert Cohen, vice président de la Société Française de Pédiatrie, a justement mené au printemps une étude sur 600 enfants franciliens qui montraient que les moins de 15 ans sont entre 2 à 7 fois moins souvent infectés. Pour lui, ce n’est pas parce que les très jeunes enfants portent une charge virale importante qu’ils sont plus contagieux : « Il y a de très nombreuses études qui ont montré que quand un enfant est contaminé, il arrive moins facilement à transmettre le virus que des adultes. Probablement parce qu’ils sont plus petits, qu’ils émettent moins de particules et qu’ils les émettent moins haut. « 

«A la fin du confinement, il y aura très peu d’enfants porteurs du virus », avait prédit le professeur Cohen. un savant au discours apaisant, de ceux qui nous ont dit  » il est clair » et « nous savons »…

Même constat de l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, lui aussi auteur pour l’Institut Pasteur d’une étude dans les écoles primaires de Crépy-en-Valois, un des premiers foyers épidémiques du coronavirus en France. « Même avec des charges virales identiques ou supérieures, les enfants sont beaucoup plus asymptomatiques. Et donc on se demande s’ils ne sont pas moins contagieux parce que c’est lorsque vous toussez que vous allez expulser des gouttelettes qui elles peuvent évidemment transmettre le virus. »  

Très peu de foyers épidémiques dans les crèches

L’épidémiologiste Robert Cohen rappela par ailleurs qu’il y a eu très peu de cas de foyers épidémiques dans les crèches : « Les enquêtes qui recherchent les anticorps chez les enfants montrent qu’ils sont infectés assez tardivement. Le virus finalement arrive aux enfants par le biais de leur parent qui s’infectent à l’extérieur et amènent le virus dans le domicile familial, plutôt que le virus ce serait d’abord répandu dans les crèches et serait venu dans les maisons via les enfants. » A la différence de ce que l’on peut voir avec la grippe.

Les « sachants » s’avèrent ignorants et nous leur avons fait confiance

(photo d'illustration).

Selon les données de Santé publique France, SPF, huit enfants de moins de 9 ans sont actuellement en réanimation à cause de la maladie infectieuse, révèle BFMTV. Deux d’entre eux ont été admis mardi au CHU de Bordeaux. Deux autres enfants se trouvent en réanimation en Ile-de-France, on en compte également un en Normandie, un en Occitanie et deux en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Deux enfants ont été admis mardi en réanimation au CHU de Bordeaux, selon une information du Parisien. « Il y a parmi nos 87 patients hospitalisés, 4 mineurs de moins de 15 ans, dont deux en réanimation », précise le directeur général de l’hôpital, Yann Bubien, au CHU de Bordeaux, selon une information du Parisien..

Bordeaux n’est pas la seule ville à accueillir des jeunes dans ses services de réanimation. Selon les données de Santé publique France, deux enfants de moins de 9 ans sont actuellement en réanimation en Ile-de-France, on en compte également un en Normandie, un en Occitanie et deux en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Au total, huit enfants de moins de 9 ans sont actuellement en réanimation à cause du virus tueur.

Chez les 10-19 ans, en revanche, les formes graves semblent moins répandues: seules deux personnes de cette catégorie d’âge se trouvent actuellement en réanimation, en Ile-de-France.

« Les situations exceptionnelles se multiplient »

« Les formes graves sont exceptionnelles chez l’enfant, mais voilà, plus le virus se répand, plus le nombre de cas augmente, plus les situations ‘exceptionnelles’ se multiplient. C’est mathématique », commente… Robert Cohen, vice-président de la Société française de pédiatrie.

Chez les plus jeunes, le taux d’enfants de moins de 9 ans en réanimation est effectivement en augmentation puisqu’au début du mois de septembre, ce chiffre se limitait à un enfant à la Réunion, un en Ile-de-France et deux en Auvergne-Rhône-Alpes.

Une preuve supplémentaire que « le Covid-19 touche tout le monde, sans exception », conclut Yann Bubien, appelant chacun à la vigilance et au respect des gestes barrières.

La Sorbonne, université qui tolère l’interdiction d’une réunion aux «hommes cisgenres»

L’UNEF, solidaire de la discrimination des hommes qui s’acceptent dans leur sexe de naissance

Ces réunions sont ouvertes à tous, mais pas vraiment! Sont exclues les « personnes de sexe masculin » communément appelées des hommes, ne se considérant pas comme autre chose qu’un homme… 

Organisée par le comité féministe de Paris 1, cette réunion était ouverte à tout le monde, à l’exception des hommes «cisgenres».

Un concentré de termes américains: les esprits des féministes françaises sont-ils colonisés?

«Le comité féministe de Paris 1 fait sa rentrée». C’est ainsi que commence le mail envoyé par ce groupuscule de féministes dérangées à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et transféré par l’UNEF (Union nationale des étudiants de France), syndicat étudiant de gauche, régressif comme elle, aux 42.000 étudiants de l’établissement.

La suite du mail invite les étudiants qui le souhaitent à deux réunions dont le but est d’ «organiser des actions et des événements pour éclairer sur la situation particulière des femmes et des minorités de genre au sein de l’université, lutter contre le viol et le harcèlement».

Mais tous les étudiants ne sont pas conviés à ces événements: «Le comité est en mixité choisie, c’est à dire qu’il réunit tous types de personnes, cis, trans ou non-binaires, à l’exception des hommes cisgenres, dans l’objectif de créer un espace safe [sûr] de discussion», précise le mail partagé par Salomé Hocquard, la présidente de l’UNEF à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, laquelle couvre un entre-soi sectaire. En bref, ces réunions sont ouvertes à tous, sauf aux hommes bien dans leurs peaux d’hommes. Comprendre, les « machos ». Les « monstres », ce sont eux!

«Si on accepte ça à l’université, l’université est morte»

Guilhem Carayon, le responsable de l’UNI (Union nationale inter-universitaire), syndicat étudiant de droite républicaine, dans l’établissement, a vivement dénoncé ce mail, dans un tweet publié le 22 septembre. Contacté par Le Figaro, il explique sa colère: «Ce mail est extrêmement choquant, ségrégationniste. Ces organisations font des réunions en excluant certaines personnes en considérant que leur présence pourrait empêcher les autres de s’exprimer. Voir l’Unef partager ce type de message ne nous étonne pas, ce syndicat est devenu une organisation sectaire qui ne défend plus du tout les étudiants», accuse-t-il.

«L’Unef essaye de mettre dans la tête des gens qu’un débat argumenté est une violence» Olivier Vial, président de l’UNI

Un avis partagé par Olivier Vial, le président de l’UNI, qui estime que cette nouvelle polémique est «dans la droite ligne de la dérive constatée de l’Unef ces dernières années». «Ils sont dans une stratégie de provocation et mettent en avant leurs problématiques [pathologies] pour prendre l’opinion publique à témoin de façon très provocante, juge le président du syndicat étudiant. L’Unef essaye de mettre dans la tête des gens qu’un débat argumenté est une violence et qu’il faut que tout le monde puisse parler sans être contredit, sans qu’il y ait des personnes qui pensent différemment», poursuit-il. Et d’ajouter: «Si on accepte ça à l’université, l’université est morte».

«Ce énième procès est injuste»

La présidence de l’Unef feint de ne pas comprendre cette polémique. Elle n’assume pas sa solidarité. «Pour nous, il n’y a pas de sujet. Ce n’est pas nous qui organisons cette réunion, nous avons juste, en tant qu’association représentative [minorité], relayé un mail à tous les étudiants de l’université comme c’est fréquemment le cas avec d’autres organisations», se défend le syndicat étudiant, sans nommer ces autres-là.

Et ce tractage, une diffusion de mails, ne signifie pas que l’Unef est en total accord avec son contenu, assure l’association, foireuse, en écho. «Nous sommes d’accord avec ce comité sur beaucoup de sujets. Nous n’avons jamais caché que nous organisions des réunions non-mixtes, mais nous le faisons uniquement en interne de notre organisation, pas sur les universités. Ce énième procès est injuste», estime la présidence de l’Unef.

« Vidal dans le canal »: incitation au meurtre ?

Jouets genrés : où en est l’application de la charte pour une représentation mixte ?

Les lobbies féministes et LGBT maintiennent la pression sur l’exécutif

Ceci n’est pas un garçon

Il y a un an, jour pour jour – et la presse à genoux y veille -, fabricants, distributeurs de jouets et… associations signaient avec les pouvoirs publics une « Charte pour une représentation mixte des jouets« , pour faire reculer les stéréotypes de genre dans l’univers des jouets. En clair, une action dictée par les lobbies féministes en lutte contre la physiologie et la biologie naturelles: la nature n’a pas droit de cité dans la gauche progressiste, intello et… écologiste. Tout ce qui est sexué est sexiste: il n’est que le genré et le neutre qui vaillent… A quelques mois des achats de Noël, cette charte semble plutôt bien respectée des fabricants et distributeurs, mais s’impose aux consciences des Français.

Le mardi 24 septembre 2019, le gouvernement signait avec fabricants et distributeurs de jouets une charte visant à promouvoir la mixité des jouets et réduire les stéréotypes. Les signataires qui ont cédé aux exhortations –  telle la Fédération française des industries jouet/puériculture, FJP – , non pas du Parlement, mais d’Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s’engageaient à plus d’efforts pour représenter et mettre en valeur les jouets de manière plus neutre: ce qui tout sauf neutre, dès lors qu’il est question d’efforts. Un an plus tard, cette charte a produit ses effets, notamment dans les magasins spécialisés. 

Des jouets qui ne soient pas trop… »excluants », c’est-à-dire tout sauf structurants

Pour Michel Moggio, président de la FPJ, il s’agit ainsi « d’évangéliser tous les acteurs » pour aller encore plus loin dans les actions de castration des petits garçons, des graines de « machos ». Les fabricants ont fait ce que ce commerçant appelle des progrès, pour préserver son chiffre d’affaires. « Dans les univers très typés [voilé? crépu? on frise le racisme!], on évite que les jouets ne soient pas trop ‘excluants’ en ajoutant des caractères féminins » dans les jeux de construction, d’imitation, à figurines… » Et inversement, des caractères masculins ajoutés aux assistantes maternelles, aux hôtesses d’accueil, aux coiffeurs et aus antiquaires des jeux pour enfants. Pour les jeux scientifiques, les fabricants envisagent la mise en place d’un « label pour tous » qui serait « incluant », ajoute-t-il. . 

Les jeux d’expériences scientifiques plus neutres

Il suffit de prêter attention aux pubs papier ou télévisées pour constater que et les séries télévisées pour constater que les inspecteurs de police sont des hommes et les commissaires, des femmes: et le top, ce sont les commissaires noires noires: à croire que les Noirs sont majoritaires en France et les femmes noires parmi les femmes de France. C’est l’égalitarisme à la française. Donc, sur les linéaires de jeux, on peut ainsi constater que les célèbres boites de « petits chimistes » sont devenues mixtes, en sorte que la femme islamiste qui ne manie pas encore le couteau puisse se former à l’ABCD de la parfaite petite djihadiste explosive de commission parlementaire. A une exception près, tous les fabricants affichent désormais sur les emballages des visages à la fois de filles et de garçons pour un produit qui est au final rigoureusement le même que les années précédentes… Viol des mentalités ? Au Cambodge, les khmers rouges aussi ré-éduquaient les masses…

Le cambouis rebute encore les filles

Autre exemple, au rayon de ce que les professionnels appellent les « jeux d’imitation », à savoir les modèles réduits de cuisines ou d’ustensiles ménagers, on peut voir sur l’emballage d’un modèle réduit d’aspirateur la photo d’un petit garçon en pleine action de nettoyage.

Album pour les enfants des écoles de Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem (théorie du genre) : « A poil le bébé, à poil la baby-sitter, à poil les voisins, à poil la mamie, à poil le chien… A poil la maîtresse…« 

Mais chez les fabricants, on rend à César ce qui appartient à César: la mixité dans les jouets était engagée depuis déjà quelques années, bien avant la signature de la charte: Madame Pannier de la ménagère de bientôt 50 ans n’a donc rien inventé? Au jeu d’imitation pour filles, Pannier-Runacher a fait comme Ségolène Royal Vincent Peillon (LIEN PaSiDupes) ou ou Najat Vallaud-Belkacem (LIEN PaSiDupes 2014) qui voyaient d’un oeil tendre les femmes routières ou policières capables de mettre une peignée aux petits coiffeurs insolents. « Une propagande délirante », juge  L’Humanité, qui vise « les ABCD de l’égalité, ces modules pédagogiques testés depuis janvier dans quelques centaines de classes« , lâche enfin le Canard qui a le sentiment qu’ils sont destinés à lutter contre les stéréotypes sexistes dès la maternelle… Lien PaSiDupes

Ecole de la République

Mais Clémence Hollande-Royal qui poursuit des études de médecine, tente toujours, à 34 ans, de les rattraper à Cochin. Quant à sa cadette, on ne lui connaît aucun diplôme supérieur et, à 28 ans, se consacre à la politique, en soutien de ses parents: Tanguy en jupons ? De quoi galvaniser les ambitions des petites filles? Bref, c’est le Danois Lego qui s’est aligné en lançant la collection « Lego Friends » ciblant les petites filles jusqu’alors exclues des jeux de construction. 

Finies les rubriques « filles » ou « garçons »: mauvais signal envoyé à la féminité et à la virilité

Tandis que les femmes se plaignent du manque grandissant de galanterie et d’appétence des hommes et les hommes de l’absence de complémentarité et de sensibilité des femmes, les présidents successifs cautionnent ce nivellement par le bas: plus les sexes se ressemblent et moins ils s’attirent et plus ils se combattent. (L’éducation sexuelle à l’école, une obsession de l’Education nationale: lien PaSiDupes ) Les violences conjugales devront beaucoup aux féministes et aux femmes en politique. Pour les commerçants, ce qui importe, c’est que la Charte Nulle à ch*er soit une bonne affaire : cela permet de vendre plus de jouets. « Certains fabricants proposent désormais leurs jouets en deux versions, par exemple une peluche parlante existe désormais en bleu et en rose », explique Franck Mathais, le porte-parole de la chaîne de magasins Joué Club: les bleus pour les p’tits mecs et les roses pour les nanas. Au ghetto des mots, on dira les « go », les « racli », les « meufs », quoi, et les « igo« , les « kho », « les « keumé, » ! Dans les cités, tous les efforts de Royal-Belakacem-Runacher peuvent être repris au début ! Au final, les jouets sont rigoureusement identiques, mais cette petite astuce marketing permettrait d’en vendre jusqu’à deux fois plus. 

Avancée génétique ! Lien PaSiDupes

Tous les secteurs sont concernés. Ainsi, dans les catalogues, peut-on voir des petits garçons jouer à la poupée ou, désormais, avec Ken, le célèbre compagnon de Barbie, qui existe désormais en triton, la version masculine de la sirène. Lien PaSiDupes sur l’éducation à la masturbation à la maternelle Reste à savoir si, au moment de préparer les listes au père Noël, les parents s’y retrouveront, et notamment dans les catalogues qui sortiront en octobre prochain. Les distributeurs promettent qu’il n’y aura plus de rubrique fille ou de rubrique garçon. Faudra-t-il que les parents apprennent à leurs enfants quel est l’usage éventuel du sexe ?

Lettre ouverte des media pour défendre leur liberté de blasphémer

‘Ensemble, défendons la Liberté’ [d’injurier] !

Les Chrétiens ont-ils donné de mauvaises habitudes aux insulteurs ?

Une centaine de media moutonniers signe une «lettre ouverte à nos concitoyens» pour «alerter au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression». La liberté d’expression des lecteurs ?! Le summum de l’hypocrisie à la puissance 100.

 Une centaine de médias s’associent sous le hashtag DéfendonsLaLiberté.

Le délire collectif d’une centaine de media associés sous le mot-dièse #DéfendonsLaLiberté.

C’est un usage professionnel de caste – singulièrement parmi les media qui défendent souvent des nuances d’opinion divergentes – de soutenir la profession et chacun de ses membres, quoi qu’ils disent, écrivent ou fassent. Lorsque le cas à défendre apparaît particulièrement ardu, le manifeste devient sa forme exceptionnelle d’expression, et ces media pris en défaut décident de monter ensemble au créneau dans un même élan : ils érigent alors l’auto-défense en ultime recours légitime, en s’adressant à leurs publics. Et à leurs « concitoyens », pensant ainsi conférer à leur faute une excuse « républicaine ».

Ils se justifient d’ailleurs. « Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru [un sentiment] crucial de vous alerter [une volonté de pression] au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression. » Un laïus aussi indécent que la formule mensongère prétendant garantir le « respect » de notre vie privée.

Aujourd’hui, en 2020 [ça change quoi, par rapport à 1793 ou à 1898 ?], certains d’entre vous [implication racoleuse éhontée] sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières [Les 100 media vertueux du jour bavent au quotidien sur ces réseaux sociaux et les combattent, tout en y puisant des documents, notamment vidéos]. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. [C’est effectivement intolérable, mais la bande des 100 occulte cette actualité d’agressions barbares aussi longtemps que les réseaux ne les mettent pas sur la place publique et ces 100-geignards-là taisent alors les noms des suspects des actes de terrorisme quand ils en sont les victimes]. Des Etats [il faut les nommer !] exercent des pressions sur des journalistes français « coupables » d’avoir publié des articles critiques [ou injurieux: les 100 soutiennent-ils l’injure, la diffamation et le bannissement abusif de leurs « concitoyens » par certaines plateformes internet?].

La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique.

Cette presse à sensation qui n’hésite pas à parler d' »agression violente », mais observe aujourd’hui que « ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays [combien parmi les 100 condamnent-ils habituellement l’identité et la culture nationales] ont été assassinés par des fanatiques [le terme est fort, après celui, déculpabilisant, de « déséquilibrés »], en raison de leurs origines [l’appellation d’origine protégée (AOP) française est une découverte nouvelle de la presse universaliste] ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement. » [Des « gens qui ne sont rien » et des prêtres aussi…: ils les valent pourtant bien, nous disent chaque jour Mediapart et Libération !]

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi », proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution [L’ordre public, c’est ce qui implicitement protège les « concitoyens » des 100 qui dans leurs colonnes les qualifient de fascistes, de sexistes, de « mâles blancs » ou de populistes]. Cet article est immédiatement complété par le suivant : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » [Ces beaux principes s’appliquent aussi aux 100 belles âmes qui devraient les faire leurs envers l’Autre].

Pourtant, c’est tout l’édifice juridique élaboré pendant plus de deux siècles pour protéger votre [ça suffit, ce populisme !] liberté d’expression qui est attaqué, comme jamais depuis soixante-quinze ans. Et cette fois par des idéologies totalitaires nouvelles, prétendant parfois s’inspirer de textes religieux [qu’à 100? on ne nomme pas: c’est pour « votre » bien et « votre » liberté d’expression !]

Bien sûr [!], nous attendons des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens policiers nécessaires [une politique sécuritaire : avec ou sans caméras de video-surveillance et LBD 40 ?] pour assurer la défense de ces libertés et qu’ils condamnent fermement les Etats qui violent les traités garants de vos droits [finie la « prévention » !]. Mais nous redoutons que la crainte légitime de la mort n’étende son emprise et n’étouffe inexorablement les derniers esprits libres [chantage à la peur].

Que restera-t-il alors de ce dont les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 avaient rêvé ? Ces libertés nous sont tellement naturelles qu’il nous arrive d’oublier le privilège et le confort qu’elles constituent pour chacun d’entre nous [auto-flagellation inattendue de la presse]. Elles sont comme l’air que l’on respire [clin d’oeil écolo?] et cet air se raréfie [clin d’oeil écolo? les islamistes sont resposables du réchauffement climatique dans le paysage politique français…]. Pour être dignes [osons la dignité !] de nos ancêtres [pour ceux qui n’ont pas arraché le rétroviseur de l’Histoire] et de ce qu’ils nous ont transmis [les progressistes invoquent les continuités historique et culturelle: j’me pince…], nous devons prendre la résolution de ne plus rien céder à ces idéologies mortifères [des exemples, des exemples !].

[Appel à la lutte contre l’islamisation, étant entendu que l’ennemi est invisible, puisque nos voisins musulmans sont tous gentils]. Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres endroits dans le monde. Il n’appartient qu’à vous de vous en emparer. Oui, vous avez le droit d’exprimer vos opinions et de critiquer celles des autres [y compris la presse qui vous impose des cookies pour le business et des articles copies-conformes de dépêches de l’AFP, ou sinon il faut être riche et payer: bientôt en fonction des revenus de chacun !] qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses pourvu que cela reste dans les limites fixées par la loi [Charlie hebdo a visiblement perturbé l’ordre public en injuriant les croyants musulmans (entre autres), lesquels ont cédé à la loi du Talion: comme le Coran, elle prévaut sur la loi de la République]. Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo, qui a payé sa liberté [d’injurier] du sang de ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas [celui d’injurier, oui]. Certains d’entre nous sont croyants et peuvent naturellement être choqués par le blasphème. Pour autant, ils s’associent sans réserve à notre démarche. Parce qu’en défendant la liberté de blasphémer, ce n’est pas le blasphème que nous défendons, mais la liberté [nuance bien française, indiquant l’étendue du naufrage idéologique d’une portion non représentative de la population qui entend accorder temporairement la parole à ses concitoyens mais l’accapare de fait, en tenant des raisonnements qui l’accablent].

Nous avons besoin de vous [seulement dans les moments difficiles]. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences [chacun de leurs « concitoyens » en a pour 100 !]. Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinion ou de croyances [n’est-ce pas beaucoup demander, de la part d’arrogants donneurs d’explications partisanes]. Citoyens, élus locaux, responsables politiques, journalistes, militants de tous les partis et de toutes les associations, plus que jamais dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la Liberté [Ne tombez pas dans le panneaux des sirènes de l’info: les porteurs de la pensée unique sont des totalitaires de l’information, des ayatollahs de la pensée dominante, des fanatiques, eux aussi]

#DéfendonsLaLiberté

Les signataires

Alliance de la presse d’information générale, BFMTV, Canal+, Challenges, Charlie Hebdo, Cnews, Europe 1, France Télévisions, L’Alsace, L’Angérien Libre, L’Avenir de l’Artois, L’Echo de l’Ouest, L’Echo de la Lys, L’Equipe, L’Essor Savoyard, L’Est-Eclair, L’Est républicain, L’Express, L’Hebdo de Charente-Maritime, L’Humanité, L’Humanité Dimanche, L’indicateur des Flandres, L’informateur Corse nouvelle, L’Obs, L’Opinion, L’Union, La Charente Libre, La Croix, La Dépêche du Midi, La Nouvelle République, La Renaissance du Loir-et-Cher, La Renaissance Lochoise, La Savoie, La Semaine dans le Boulonnais, La Tribune Républicaine, La Vie Corrézienne, La Voix du Nord, Le Bien public, Le Canard Enchaîné, Le Courrier français, Le Courrier de Gironde, Le Courrier de Guadeloupe, Le Courrier de l’Ouest, Le Courrier Picard, Le Dauphiné libéré, Le Figaro, Le Figaro Magazine, Le Journal d’Ici, Le Journal des Flandres, Le Journal du Dimanche, Le Journal du Médoc, Le Journal de Montreuil, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Maine Libre, Le Messager, Le Monde, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Le Parisien Week-end, Le Pays Gessien, Le Phare Dunkerquois, Le Point, Le Progrès, Le Républicain Lorrain, Le Réveil de Berck, Le Semeur hebdo, Le Télégramme, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Les Echos, Les Echos du Touquet, LCI, Libération, Libération Champagne, M6, Marianne, Midi Libre, Monaco Matin, Nice Matin, Nord Eclair, Nord Littoral, Ouest France, Paris Match, Paris Normandie, Presse Océan, Radio France, RMC, RTL, Sud Ouest, TF1, Var Matin, Vosges Matin.

Pour être soutenus, les signataires devront commencer par respecter leurs « concitoyens » qui demande des faits plutôt que des opinions, des précisions politiques plutôt que du flou politicien, des analyses plutôt que des commentaires ou « éclairages » : de l’information (ou des chroniques avec AOP ou déclaration de liens d’intérêts) plutôt que de la propagande.

Par ennui, un collégien plante son compas plusieurs fois dans la cuisse de sa voisine

Le « décrochage » aurait eu du bon

En plein cours, une collégienne de cinquième a été agressée à coups de compas par son voisin de classe, à Harfleur.

Ce collégien de 13 ans a enfoncé à cinq reprises un compas dans la cuisse de sa voisine de classe.

Cinq coups de compas dans la cuisse en plein cours : c’est la faute de l’instit?

Voilà la stupéfiante agression dont a été victime le 15 septembre dernier une élève de cinquième du collège Pablo Picasso d’Harfleur, ville PCF gérée par une ancienne directrice du Greta groupement d’établissements publics… d’enseignement de la région havraise.                                          Agé de 13 ans, l’agresseur a reconnu les faits et justifie son geste par l’ennui : il « s’embêtait en cours ».

Un harcèlement, sexué ou racisé ?

Un médecin a accordé 6 jours d’ITT à la jeune souffre-douleur. Depuis la rentrée scolaire, à maintes reprises, elle avait également reçu à maintes reprises des coups derrière la tête pendant les récréations.

En attendant d’être convoqué « pour violences volontaires » devant le tribunal pour enfants en décembre, l’élève tortionnaire a été provisoirement exclu de son collège.

Placé en garde à vue, après que les parents de l’adolescente  – des racistes ! – ont porté plainte, ce mineur au fort potentiel sera bientôt convoqué par la justice. A suivre !

Blanquer invente la « tenue républicaine » à l’école

Le ministre de l’Education appelle les jeunes à s’habiller décemment

Le ministre de l’Education nationale a réagi aux revendications des jeunes, notamment des jeunes filles, de s’habiller comme elles le souhaitent à l’école.

Crop top’ pour homme ou ado

C’est quoi une tenue correcte à l’école ? Jean-Michel Blanquer s’est exprimé sur ce sujet ce lundi. Sur RTL, le ministre de l’Education a vanté « la tenue républicaine », en opposition à certains vêtements jugés « indécents ».

String pants’: Ségolène Royal est débordée

A la différence de l’Assemblée nationale où on peut se présenter en voile islamique, « l’école n’est pas un lieu comme les autres », a déclaré Jean-Michel Blanquer. « Vous n’allez pas à l’école comme vous allez à la plage ou en boîte de nuit […] Chacun peut comprendre qu’on vient à l’école habillé d’une façon républicaine », a poursuivi le ministre.

Anorak républicain de L.Wauquiez en région

Une expression malheureuse qui disqualifie le porteur du sujet. « Nos enfants sont sous la pression de bien des choses, notamment des marques, de la mode, du regard de l’autre sur les chaussures et les vêtements… Des poncifs. Je souhaite qu’il y ait une certaine sobriété en la matière parce que là aussi c’est un enjeu d’égalité sociale, puis de protection des filles et des garçons », a-t-il ajouté.

Des réglementations « sexistes »

Concernant les collégiennes et lycéennes, Blanquer a ajouté : « Je suis très sensible à la défense des jeunes filles en milieu scolaire et très ouvert à la discussion sur ce qu’on peut faire pour améliorer cette protection, a expliqué Jean-Michel Blanquer. Et pour moi ça passe par justement le fait que le vêtement ne doit pas être un facteur ni de stigmatisation ni de discrimination. »

Macron plébiscite le pantalon sous les fesses

Il faut dire que le sujet est sensible : le 14 septembre, des collégiennes et lycéennes ont lancé un appel à défier la « tenue correcte » exigée par la plupart des règlements des établissements, sur les réseaux sociaux. Elles estiment que ces réglementations sont sexistes. « Le bon sens vaut mieux qu’un long règlement en la matière », avait alors déclaré le président de la République, Emmanuel Macron.

Essonne : une rave-party illégale rassemble 2.000 individus, malgré la covid-19 et le gouvernement

Macron pérore, mais ne maîtrise rien

 Vigneux-sur-Seine (Essonne), dimanche 20 septembre. Le site qui a accueilli la rave-party se trouve entre la Seine et la gare RER.

Les fêtards se sont installés dans la nuit de samedi à dimanche entre l’écluse de la Seine et la gare de Vigneux-sur-Seine. La police n’a pu évacuer le site que vers 6 heures du matin.

C’est une colère froide qui anime Thomas Chazal, le maire (LR) de Vigneux-sur-Seine, LR depuis 2001 (Essonne). Joint par téléphone ce dimanche matin, il a passé une bonne partie de la nuit avec les forces de l’ordre en raison d’une rave-party non autorisée qui s’est tenue sur sa commune.

Près de 2.000 personnes s’étaient donné rendez-vous, au nez et à la barbe des autorités, sur un terrain situé entre l’écluse de la Seine et la gare de Vigneux. « On a eu le tout-Paris présent sur place, des gens de 20 à 60 ans qui venaient pour se défoncer. Au moins 500 Uber ont déposé les fêtards dans la soirée », grince l’élu. A Boutigny-sur-Essonne (SE), la commune doit financer le nettoyage des excréments et des seringues, avec la crainte d’un cluster.

Pour tenter d’endiguer l’afflux de raveurs, les policiers ont bloqué le chemin de l’écluse pour empêcher l’accès au site. « Sans ça, nous aurions eu 1.500 personnes de plus », pense Thomas Chazal, interloqué par le niveau d’organisation de ces fêtes illégales. « Il y avait un chapiteau immense, des food-trucks, des toilettes mobiles… », énumère-t-il. La caravane ne peut passer inaperçue des préfets…

L’organisateur de la rave party entendu par la police

La fête illégale s’est terminée à six heures du matin, en accord avec les organisateurs qui ont nettoyé ensuite le terrain. L’instigateur de la soirée a été entendu par les policiers. Il pourrait (!) être poursuivi pour le délit de mise en danger d’autrui, au regard de la crise sanitaire. Contacté, le Parquet d’Evry n’a pu être joint. « Le ministère de la Justice encourt aussi une amende de 5e classe, pouvant aller jsuqu’à 1.500 euros pour l’organisation d’une soirée sur un terrain non déclaré », ajoute une source policière.

Mais pourquoi la rave-party n’a-t-elle pas été interrompue plus tôt par les forces de l’ordre ? « Le terrain était bordé par la Seine et la voie ferrée. Il était impossible de confisquer le matériel tout de suite, car il y aurait eu un risque de dispersion et donc de danger pour les personnes », répond Christophe Deschamps, sous préfet de permanence du département de l’Essonne. Le représentant de l’Etat indique que 40 à 50 policiers ont été mobilisés en cumul la nuit dernière. « Que peuvent faire 50 policiers face à 2000 personnes ? » raille Claude Carillo, secrétaire départemental du syndicat Alliance.

Des effectifs de police insuffisants ?

Il pointe « un manque d’effectifs à cause de la réforme des commissariats d’agglomérations ». Cette réforme implique notamment la mutualisation des agents de police secours et des brigades anticriminalité en six commissariats d’agglo au lieu de quinze.

Ce manque de moyens est aussi dénoncé par François Durovray, le président (LR) du conseil départemental de l’Essonne. « Il n’est pas normal que tous les effectifs de police aient été engagés à Vigneux. Combien en restait-il dans le reste du département pour la nuit ? A Montgeron, il y a eu dans la nuit une bagarre avec blessé et personne n’a pas pu intervenir », dénonce-t-il.

La préfecture de l’Essonne assure pourtant que « 130 effectifs de police sont restés mobilisables ailleurs dans le département, pour répondre notamment aux appels du 17 », explique le sous-préfet Christophe Deschamps. Des contrôles ont par ailleurs été effectués aux sorties de la rave-party. « Une personne a été interpellée pour détention d’ecstasy », conclut-il.

Une autre fête interdite dans les Hauts-de-Seine

Boutigny-sur-Essonne. La rave-party s’est tenue dans un champ privé, sans l’accord du propriétaire. DR/capture Facebook

Samedi à 21 h 45, la police est intervenue à Villeneuve-la-Garenne, dans le parc des Chanteraines, l’un des plus vastes espaces verts du département des Hauts-de-Seine (82 ha) à cheval sur Gennevilliers, où un millier de personnes s’était rassemblé pour écouter de la musique et danser. Une manifestation certes en plein air mais non autorisée, dont les participants ont été priés de quitter les lieux. Le matériel sono a été confisqué par les forces de l’ordre, qui ont également verbalisé quelques personnes pour non respect des règles de distanciation sociale. Selon les autorités, l’intervention n’a donné suite à aucune garde à vue.

Malgré la circulation du Covid-19 qui s’intensifie en Ile-de-France et les interdictions de rassemblements qui en découlent, tous les week-ends, ils débarquent en voiture, camionnette ou à pieds par centaines, installent des murs d’enceinte à l’abri des regards, montent le son au maximum et dansent toute la nuit jusqu’au petit matin. Transformant en théâtre de rave-parties les champs et forêts de l’Oise et des départements de grande couronne.

Ce 15 août, près de 500 fêtards se sont ainsi retrouvés illégalement dans un champ de Boutigny-sur-Essonne, dans le sud de l’Ile-de-France, en Essonne. « Cette fois, c’était une petite délégation, préfère relativiser Patricia Bergdolt, la maire (SE). On a connu des fêtes du même type qui ont rassemblé jusqu’à 3000 personnes. Ces fêtards se réunissent régulièrement sur ce site qui appartient à un propriétaire privé. Ils viennent parfois de loin en voiture ou en train et n’hésitent pas à couvrir à pied, à travers champs, les derniers kilomètres qui séparent notre gare du lieu de la fête. »

Nuisances sonores et déchets

Régulièrement squattée, l’ex-crêperie du Faisan Doré devait accueillir une rave-party il y a quelques jours. LP/Victor Tassel

A l’issue de cette rave, trois plaintes ont été déposées. Deux par la municipalité pour nuisances sonores et rassemblement illégal dans un contexte d’épidémie.

Une autre par le propriétaire de la parcelle pour occupation illégale d’un terrain privé. « Les abords du champ sont jonchés de déchets, déplore Patricia Bergdolt. On est dans un parc naturel et ces rassemblements provoquent aussi des dérangements pour la faune. »Boutigny-sur-Essonne. La rave-party s’est tenue dans un champ privé, sans l’accord du propriétaire. DR/capture Facebook  

Ces soirées illégales, où le concept de liberté s’érige en mode de vie, au mépris des terres agricoles et des populations, sont très mal acceptées par les Français conscients du risque sanitaire. « Il y a un risque sécuritaire pour les participants, mais surtout sanitaire en cette période. Personne ne peut imaginer que les gestes barrière y sont respectés », s’alarme un gendarme.

Des petits nouveaux poussés par la fermeture des établissements de nuit

 Des rave-partys sont organisées, chaque week-end, partout en Ile-de-France, entraînant un jeu du chat et de la souris entre les autorités et les fêtards.

Les portes des boîtes de nuit « classiques » restent fermées, alors les raves contournent l’interdiction. « Les gens ont besoin de s’amuser, de se retrouver, soutient Julie, 22 ans, organisatrice de raves en Ile-de-France. Pour ma part, je ne suis pas encore retournée, c’est trop dangereux, avoue -t-elle. Il n’y en a pas davantage en ce moment. Toute l’année, des dizaines sont organisées chaque week-end. C’est juste qu’on les voit davantage! »

Deux rave-parties ont par exemple été organisées, en dix jours, à Montreuil;… Seine-Saint-Denis, au début du mois de juillet. Dans le Val-d’Oise, le son des basses vient, régulièrement, perturber le calme apaisant des villages du Vexin. Le parc naturel régional fait partie, avec l’Essonne, la Seine-et-Marne, les Yvelines et l’Oise, des « spots » les plus courus des teufeurs. « Parce qu’il y a plein de champs, tout simplement, sourit Julie. En petite couronne, ce sont les soirées techno dans des hangars ou usines désaffectés. »

«Les boum boum toute la nuit, c’est insupportable»

Le week-end dernier, environ 400 fêtards ont investi un champ en jachère, le long de la départementale 28, sur le territoire de la commune de Sagy. Le terrain, propriété d’un agriculteur, est utilisé de longue date pour les raves. La soirée a fait jaser dans le centre du village, de 1000 habitants.

Malgré le rebond de l’épidémie, l’Ile-de-France et l’Oise, toujours terres de rave-parties

Passant outre les mesures sanitaires, ces soirées illégales organisées dans des champs et forêts de grande couronne et de l’Oise, comme ce week-end en Essonne, laissent les gendarmes désarmés.

Les gendarmes ont peu de ressources pour arrêter les raves… Ils se contentent souvent de verbaliser sur l’alcoolémie, les stupéfiants et la violation de propriété. LP

Malgré la circulation du Covid-19 qui s’intensifie en Ile-de-France et les interdictions de rassemblements qui en découlent, tous les week-ends, ils débarquent en voiture, camionnette ou à pied par centaines, installent des murs d’enceinte à l’abri des regards, montent le son au maximum et dansent toute la nuit jusqu’au petit matin. Transformant en théâtre de rave-parties les champs et forêts de l’Oise et des départements de grande couronne.

Ce dimanche en fin de matinée, la rave-party avait eu lieu quand l’évacuation des lieux s’est effectuée dans le calme sous l’œil des gendarmes qui ont établi plusieurs points de contrôle afin de tester les alcoolémies et dépister la présence de produits stupéfiants. A l’issue de cette rave, trois plaintes ont été déposées. Deux par la municipalité pour nuisances sonores et rassemblement illégal dans un contexte d’épidémie.

Une autre par le propriétaire de la parcelle pour occupation illégale d’un terrain privé. « Les abords du champ sont jonchés de déchets, déplore Patricia Bergdolt. On est dans un parc naturel et ces rassemblements provoquent aussi des dérangements pour la faune. »Boutigny-sur-Essonne. La rave-party s’est tenue dans un champ privé, sans l’accord du propriétaire. DR/capture Facebook  

Ces soirées illégales, où le concept de liberté s’érige en mode de vie, d’habitude si discrètes, se retrouvent placées en pleine lumière. « Il y a un risque sécuritaire pour les participants, mais surtout sanitaire en cette période. Personne ne peut imaginer que les gestes barrière y sont respectés », s’alarme un gendarme.

Des petits nouveaux poussés par la fermeture des établissements de nuit

Les portes des boîtes de nuit « classiques » restent fermées, alors les raves prennent le relais. « Les gens ont besoin de s’amuser, de se retrouver, » soutient Julie, 22 ans, organisatrice de raves en Ile-de-France . « Pour ma part, je ne suis pas encore retournée, c’est trop dangereux, avoue-t-elle.e Julie, 22 ans, organisatrice de raves en Ile-de-France. Il n’y en a pas davantage en ce moment. Toute l’année, des dizaines sont organisées chaque week-end. C’est juste qu’on les voit davantage! »

Deux rave-parties ont par exemple été organisées, en dix jours, à Montreuil,… Seine-Saint-Denis, au début du mois de juillet. Dans le Val-d’Oise, le son des basses vient, régulièrement, perturber le calme apaisant des villages du Vexin. Le parc naturel régional fait partie, avec l’Essonne, la Seine-et-Marne, les Yvelines et l’Oise, des « spots » les plus courus des teufeurs. « Parce qu’il y a plein de champs, tout simplement, sourit Julie. En petite couronne, ce sont les soirées techno dans des hangars ou usines désaffectés. »

Le week-end dernier, environ 400 fêtards ont investi un champ en jachère, le long de la départementale 28, sur le territoire de la commune de Sagy. Le terrain, propriété d’un agriculteur, est utilisé de longue date pour les raves. La soirée a fait causer dans le centre du village, de 1000 habitants.

« Leurs basses créent des vibrations dans le sol, ils empêchent les gens de dormir, s’emporte Jean-Pierre, gérant du restaurant du Comptoir des Petits Auges, à deux pas de la mairie. Ils viennent déranger les habitants ! Il y en a marre. » « Vous entendez les boum boum toute la nuit, c’est insupportable », reprend ce propriétaire d’un pavillon.

Dans leur baraque à frites, stationnée sur une aire de repos de la D28 depuis 40 ans, Pascal et Olivier porte un autre regard sur les soirées organisées sur le terrain situé à quelques centaines de mètres. « Souvent, on voit les gamins sortir du champ le dimanche matin. Ils viennent, s’amusent et ne créent pas d’histoire. Ils nettoient même ! » assure Olivier, clope au bec.

«Il est impossible de stopper une soirée de plusieurs centaines de personnes»

« Parfois, avec le vent, le son peut atteindre les habitations mais c’est très minime, faut pas exagérer, reprend Pascal. On connaît les parents de certains jeunes. S’ils font n’importe quoi, ils seraient rappelés à l’ordre. »

Le milieu de la teuf est, souvent, associé à la débauche, mal fréquenté, où l’alcool coule à flots et la drogue est monnaie courante. « C’est en partie vrai. Mais cela se démocratise. Je vois de plus en plus de jeunes de 16, 17 ans, des étudiants, qu’ils n’y avaient pas avant, affirme Julie. Ils sont attirés par l’aspect interdit, la liberté de faire ce qu’ils veulent. »Les gendarmes ont peu de ressources pour arrêter les raves… Ils se contentent souvent de verbaliser sur l’alcoolémie, les stupéfiants et la violation de propriété. LP  

Les gendarmes du Val-d’Oise, eux, tentent tant bien que mal de gérer la multiplication des raves. Ils n’agissent, finalement, qu’en marge des fêtes, sans véritablement avoir les ressources pour les arrêter.

« Nous arrivons à 10 ou 20, il est impossible de stopper une soirée de plusieurs centaines de personnes, regrette un gradé. Nous verbalisons sur l’alcoolémie, l’interdiction de circuler dans les champs… Si nous ne pouvons pas l’empêcher en amont, nous faisons ce que nous pouvons, avec nos moyens. »

«Ils savent dispatcher les infos intelligemment»

Les gendarmes scrutent, à longueur de semaine, les réseaux sociaux dans l’espoir de trouver une piste ou un lieu. C’est grâce à ce travail fastidieux qu’une rave-party a été interdite, par un arrêté préfectoral, le week-end du 25 juillet au Faisan Doré, à Saint-Prix (Val-d’Oise). « Malheureusement, c’est très rare que nous arrivions à avoir des informations », se désole ce même gendarme.Régulièrement squattée, l’ex-crêperie du Faisan Doré devait accueillir une rave-party il y a quelques jours.

Même sentiment pour ce policier de l’Oise. « Quand on a vu en début de semaine l’affiche sur Facebook, qui annonçait une utopiraterie dans le 60, ça a soupiré dans plus d’un service, sourit-il. Les organisateurs ne sont pas des amateurs, ils savent dispatcher les infos intelligemment. » Et au dernier moment, par SMS.

La pêche aux informations a donc duré cinq jours, avant d’apprendre ce que ce gendarme du département qualifie de « bonne nouvelle ». La rave a lieu en Essonne. « Généralement, on ne la trouve qu’après qu’elle a commencé, soupire le militaire. Il n’y a pas assez d’infos qui filtrent en amont. »

Un milieu d’initiés difficile à infiltrer. Comme le ‘black bloc’ !

Car le milieu des teufeurs, non structuré, reste fermé. Seuls les initiés peuvent être « invités » aux raves, à travers des SMS qui se propagent par le bouche-à-oreille. Parfois, il faut même appeler une Hotline, et entrer un code pour obtenir l’adresse ou des indications. Sur Facebook, il faut répondre à une série de questions pour espérer intégrer les groupes privés où s’échangent les bons plans.

« Sur les réseaux, les profils sont inspectés, pour être sûr qu’il ne s’agit pas de policier ou de gendarme, ajoute Julie. Tous les teufeurs ont l’interdiction de communiquer l’adresse d’une rave sur Facebook, Twitter ou Instagram. Sinon, c’est prendre le risque que la police nous attende sur place et saisisse tout le matériel. »

Teufeurs et forces de l’ordre jouent au chat et à la souris, en permanence, depuis des années. Julie aimerait qu’un « terrain d’entente » puisse être trouvé avec l’Etat. « Cela divise dans la communauté. Des puristes veulent à tout prix garder l’illégalité, qui est selon eux l’essence même de la rave, explique-t-elle. Moi, j’aimerais que des terrains soient mis à disposition [comme pour les gens du voyage], avec des soirées très encadrées. Ce serait bénéfique pour tout le monde. »

Smartphones: quelle est la pratique des collégiens?

Dans les smartphones des collégiens

AFP, 3 septembre 2020

Vaulx-en-Velin– Scènes de torture, débats enflammés sur le blasphème, obsession pour la répression de la minorité ouïghoure en Chine : en passant presque trois mois avec des collégiens français, je ne pensais pas découvrir de telles choses dans leurs smartphones sur leurs pratiques informationnelles. Et être si loin d’eux.

Avec ma consoeur du journal Le Monde, Delphine Roucaute, nous avons effectué cette année “une résidence” au sein du collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin, une zone d’éducation prioritaire près de Lyon, dans le sud-est de la France. Deux heures par semaine, soit 118 heures de rencontres et ateliers avec quelque 275 élèves, surtout des jeunes âgés de 14-15 ans. 

(AFP/ Jeff Pachoud)

Pour l’association d’éducation aux médias Entre les lignes dont Delphine et moi faisons partie avec 200 journalistes bénévoles de l’AFP et du Groupe Le Monde, c’était l’occasion de monter un laboratoire d’Éducation aux médias et à l’information (EMI), sorte d’observatoire visant aussi à ajuster et améliorer nos contenus pédagogiques.

Début décembre : première rencontre avec les classes. Qu’ont-ils retenu de l’information ces derniers jours ? Ils sont vagues. Ils évoquent la réforme du lycée en France, l’impunité de certains responsables politiques, des faits divers à Vaulx-en-Velin. La plupart estiment que leur ville est caricaturée par les médias.  

Une élève, à contre-courant, me marque. “Il n’y a pas de choses positives dans ma ville. Elle n’est pas réputée. On a eu les premières émeutes de banlieue (en octobre 1990, ndlr). Et ici pendant les fêtes, le 14 Juillet, pendant les Coupes du monde, il se passe des trucs de fou”, lance Hind, jeune fille aux gestes amples et aux longs cheveux noirs. Les voitures brûlées et rodéos, font régulièrement la Une des journaux locaux. Ilies, un autre collégien, proteste, égrène toutes les choses positives qu’il vit dans sa ville où le tissus associatif est très dense.

Mais ce dont les collégiens parlent le plus, ce sont des vidéos qu’ils reçoivent sur leurs téléphones:  un père qui bat son fils parce qu’il ne sait pas marcher, une femme voilée tabassée par un policier… 

(AFP/ Jeff Pachoud)

Nous n’avons jamais entendu parler de ces vidéos. S’agit-il de montages ? D’images diffusées hors contexte ? Quelle est leur source, leur date ? Qui les a diffusées et pourquoi ? 

Nous tombons des nues face à la déferlante de violence diffusée dans leur poche, sans filtre. 

Nous menons l’enquête pour la séance suivante. Ces images circulent abondamment sur leurs comptes Snapchat, mais elles n’étaient pas arrivées jusqu’à nous. Ce qui nous marque d’emblée : les élèves ont le sentiment d’être informés par ces flux. En réalité, ils sont terriblement passifs, comme nous l’étions nous-mêmes à leur âge devant la télé.

Nous tombons des nues face à la déferlante de violence diffusée dans leur poche, sans filtre. Un jour Kenza lève le doigt. Elle confie avoir assisté à une scène de torture, un soir, seule dans sa chambre. L’enregistrement a été diffusé sur Snapchat. Une vidéo qu’elle n’a pas cherchée, apparue sur son appli en faisant défiler les contenus, sans aucune mention du contexte. Elle ne savait pas ce qu’elle allait voir. 

(AFP/ Jeff Pachoud)

(AFP/ Jeff Pachoud)

Cet enregistrement, j’en ai fait état dans un article pour l’AFP. La police avait appelé les internautes à ne plus le partager. Il montre un homme de 28 ans, en pleine séance de torture, à la Croix-Rousse à Lyon en 2019.

Une fois la vidéo postée, les pompiers ont été appelés à la rescousse. Trop tard : la victime était morte, pieds et poings liés. 

Je m’étais interdit de regarder cette vidéo qui n’aurait rien apporté à ma dépêche à part de sordides détails. Kenza a 14 ans et l’a vue. Cette jeune femme, incroyablement curieuse et alerte, n’en avait parlé à personne jusque-là, mais assure que ça ne l’a pas empêchée de dormir. A-t-elle enfoui le traumatisme ? Est-ce parce qu’elle a l’habitude ? 

Avec Delphine Roucaute, nous nous sommes souvent senties démunies, en décalage. Nous étions là pour donner à ces collégiens l’envie de s’informer, pour les aider à repérer les fausses informations. Et nous nous retrouvions face à d’autres priorités : lutter contre la banalisation de la violence.

Il faut leur apprendre à être responsables et à se protéger. Quand tu es face à ces images, tu as la possibilité de ne pas regarder et surtout l’obligation morale de ne pas partagerYour quote here

“J’ai changé ma façon d’aborder les classes. Cela m’a ‘déniaisée’ sur le combat contre les fake news sur lequel ils sont hyper malins car ils arrivent très vite à les détecter. Et ça a souligné l’importance du social : leur apprendre à être responsables et à se protéger. Quand tu es face à ces images, tu as la possibilité de ne pas regarder et surtout l’obligation morale de ne pas partager”, explique Delphine.

Nous avons aussi rencontré les parents d’élèves. Ils avaient d’autres inquiétudes : le cyber-harcèlement, les théories du complot, le poids des influenceurs sur YouTube.

Mais pas celle de l’hyper violence. Quelles traces laisse-t-elle chez ces jeunes ? Qui rend ces vidéos ultra-virales ? Et pourquoi ? 

(AFP / Sandra Laffont)

Il serait cependant totalement faux de résumer ces adolescents à des victimes des réseaux sociaux. Nous avons avant tout découvert des collégiens terriblement concernés par le monde qui les entoure. Certains déjà militants. Eux qui vivent dans une des villes les plus pauvres de France sont de remarquables porte-paroles des minorités et des discriminés, notamment des femmes. Comme les élèves de 3eB qui ont écrit un roman collectif pour dénoncer le harcèlement scolaire d’une jeune fille qui, avec “ses cheveux courts, son look garçonne”, fait jaser.

Lors d’un atelier autour de la caricature, plusieurs garçons se sont emparés du sujet des violences conjugales. Un élève a dessiné dans une case, un homme qui s’envoie cinq litres d’alcool. Et dans la vignette suivante sa femme, qui verse cinq litres de larmes. J’ai eu les larmes aux yeux en le découvrant. 

(AFP/ Jeff Pachoud)

Plus récemment, quand nous les avons revus après le confinement, ils étaient bien plus intéressés par la mobilisation contre les violences policières et le racisme que par le coronavirus. Pourquoi ? Parce que le “corona” touche tout le monde sans distinction alors que les violences policières visent surtout des personnes déjà victimes de racisme, dénonce un élève. Toujours cette idée que les journalistes sont avant tout là pour dénoncer les injustices. Pourquoi les médias ne parlent pas suffisamment des Ouïghours en Chine, demandent-ils ? Ou de la situation des droits humains en RDC ?

Certaines séances étaient impossibles. Nous ne savions pas si c’était la pluie, un conflit entre élèves ou notre proposition pédagogique qui ne passait pas, mais les classes étaient ingérables. 

Au-delà de ces problèmes de discipline, le dossier le plus passionnant et le plus compliqué à gérer fut sans hésitation “l’affaire Mila”. Cette histoire a déchaîné les passions avec absolument toutes les classes et nous sentions bien qu’il ne fallait surtout pas freiner ou interrompre le débat. Ils avaient besoin d’en parler.

Mila, c’est une adolescente française aux cheveux violets qui a violemment attaqué l’islam dans un live sur Instagram en janvier et sera par la suite harcelée et menacée de mort. Nos collégiens nous en ont parlé deux jours avant que les premiers médias ne s’emparent de l’affaire. Ils étaient bien en avance sur nous. La violence était encore au rendez-vous dans leurs smartphones: violence des propos et des réactions.

Caricature sur le thème de la violence faite aux femmes, réalisée pendant un des ateliers au collège

Les élèves pêle-mêle:  “C’est notre rôle de lui dire qu’elle aurait pas dû dire ça, la loi va rien faire”;  “Elle mérite de se faire frapper”; “Tout ne se règle pas par la violence”.

Une autre conclut : “On est une génération où des gens sont connus sur Insta, sur Snap. A partir du moment où tu postes une photo, une vidéo, il y a des trucs à respecter si tu veux te faire aimer ou pas. Et surtout tu dois assumer ce que tu postes”.

Mila assume. Dans son unique interview dans l’émission Quotidien sur TMC elle revendique “son droit au blasphème”. Ce qu’a confirmé la justice, le parquet estimant que “les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d’exprimer une opinion personnelle à l’égard d’une religion, sans volonté d’exhorter à la haine ou à la violence ».

Comment auriez-vous réagi à notre place ? Comment faire accepter ce droit au blasphème, à la critique même outrageante du symbole ou du dogme religieux à laquelle la moitié des Français est opposée ? Nous avons commencé par leur dire que nous étions également heurtées par ces propos. Mais que pour autant, nous ne souhaitions pas que Mila soit harcelée, menacée. Que le fait d’avoir dû être exfiltrée de son lycée était déjà suffisamment violent pour elle.

Nous avons essayé d’expliquer ce droit au blasphème spécifiquement français – le blasphème étant interdit dans nombre de pays voire parfois puni de la peine de mort comme en Iran ou au Pakistan pouvait être défendu. Pour dénoncer la pédophilie dans l’Eglise par exemple. Et c’est là, qu’avec certaines classes, nous en sommes  même venues à évoquer l’excision. Là encore, la parole s’est ouverte et certains élèves, ébahis, ont découvert que cette pratique existait toujours, et pas si loin d’eux.

Au fil de l’eau, les débats devenaient plus constructifs. “Cette proximité élèves/journalistes a permis de faire sauter les cadenas, d’ouvrir la parole. J’en ressors convaincue qu’il faut instaurer des temps d’échange autour de l’actualité dans toutes les matières”, même scientifiques, analyse Flore Charbouillot, la professeure-documentaliste du collège qui fut, avec une dizaine d’autres, un moteur essentiel dans cette aventure. Finalement, nos objectifs sont bien ceux-là : aider ces adolescents à accepter la parole contradictoire, à débattre, à avoir envie de s’informer. Pour être des citoyens éclairés.

(AFP / Jeff Pachoud)

J’ai le sentiment qu’ils sont ressortis de nos discussions en ayant mieux compris la valeur inestimable de la liberté d’expression et ses limites. Pour autant, la plupart restent farouchement opposés au blasphème. L’affaire Mila a occupé beaucoup de nos discussions avec les élèves. Et quand je revenais dans ma rédaction, j’étais comme déphasée. Nous préparions les municipales. Les élèves eux étaient obsédés par Mila ou le tabassage d’un blogueur par un rappeur. L’AFP a couvert l’affaire Mila de manière factuelle. Aurions-nous dû en parler davantage, Différemment ?

Avec Delphine, nous n’avons pas la réponse. Simplement nous avons senti le fossé énorme entre ces jeunes et nous. Même si d’énormes efforts sont déployés par exemple pour adapter des vidéos de l’AFP sur YouTube ou produire des stories sur Snapchat au Monde, ces contenus n’arrivent pas suffisamment jusqu’à eux.

(AFP/ Jeff Pachoud)

(AFP/ Jeff Pachoud)

Il nous manque les relais, leurs canaux. Car ils s’informent entre eux et sans filtre. Les Gafa investissent pour l’éducation aux médias, le gouvernement a pris la mesure du problème. Mais quelles actions sont vraiment efficaces ? Nous, journalistes bénévoles d’Entre les lignes sommes convaincues que la rencontre est essentielle et que le numérique ne remplacera jamais la force du témoignage et du débat. 

Le fact checking est utile mais ce ne sont pas des formats vers lesquels ils se tournent spontanément. Plutôt que de contrer, il faudrait attiser leur envie de creuser, par eux-mêmes, certains sujets. Pour cela, il faut être réactif. S’appuyer sur la viralité du post d’un rappeur ou d’un footballeur sur les Ouïghours, pour tenter de réagir sur leurs canaux et leur parler du sujet. Faut-il avoir de très jeunes journalistes ? Des relais chez les influenceurs ? Des vigies sur Snapchat ?  Des narrations différentes comme ce podcast sur notre résidence ?

De quoi nourrir nos discussions rédactionnelles. Et la preuve que ces rencontres avec les jeunes sont aussi indispensables pour eux, que pour nous. 

(AFP/ Jeff Pachoud)

Cette résidence de journalistes a été financée par la Drac Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand Lyon et la ville de Vaulx-en-Velin, en partenariat avec l’association Entre les lignes et l’Agence France-Presse.

A lire également sur ce sujet: La troisième guerre mondiale des collégiens.

Récit: Sandra Laffont. Edition: Michaëla Cancela-Kieffer

Nièvre: les squatteurs sont partout

Nouvelle affaire de domicile occupé: « Ca va exploser, les habitants de la commune veulent ‘se faire’ du squatteur »

Depuis trois semaines, une maison de la petite commune de Saint-Honoré-Les-Bains, une station thermale tranquolle dans la Nièvre, est squattée par un couple de spécialistes du squat. Le maire et les autorités craignent que la situation dégénère.

Une nouvelle affaire d’occupation illégale de maison vient troubler la petite commune de Saint-Honoré-Les-Bains dans la Nièvre. Depuis trois semaines, un couple squatte une maison du village de 744 habitants, au détriment de sa véritable propriétaire, une octogénère aujourd’hui en Ehpad, le temps de la crise sanitaire.

« Nous avions signalé au fils de la propriétaire la présence de squatteurs. Il est venu sur place et nous l’avons accompagné. Lorsque nous sommes rentrés, ça sentait la drogue, le couple était absent mais une troisième personne était là. Nous l’avons fait prendre en charge par la Croix-rouge », explique ce mercredi sur RMC Véronique Peltier, voisine de la maison squattée. La situation semble alors réglée et le fils de la proprietaire peut inviter la voisine vigilante à manger dans la maison.

« On est chez nous. Nous connaissons la loi; faites ce que vous voulez; appelez la gendarmerie, mais nous sommes chez nous »!

« Nous avons alors vu deux furies arriver, nous insultant. Une fois dans la maison, ils savaient qu’on ne pouvait plus les faire sortir. Le fils de la propriétaire a tenté de discuter avec eux, mais il n’y avait rien à faire. Ils disaient : ‘On est chez nous, nous connaissons la loi, faites ce que vous voulez appelez la gendarmerie, mais nous sommes chez nous!' », explique Véronique Peltier.

La ministre Emmanuelle Wargon a d’abord apporté son soutien aux… squatteurs

Née à Neuilly-sur-Seine, fille de Lionel Stoléru, deux fois ministre, elle est socialiste et la compassion militante est son fonds de commerce:

Sur une vidéo que la presse institutionnelle doit aux réseaux sociaux, on peut effectivement voir le fils de la propriétaire face aux squatteurs dans le salon de sa mère. Les deux squatteurs assurent sans sourciller qu’ils se trouvent bel et bien chez eux. Le fils de la propriétaire est finalement obligé de partir, sur les conseils de la gendarmerie. Le couple présent sur place depuis plus de 48 heures occupe toujours la maison : au regard de la loi, ils sont propriétaires du bien.

Les occupations illégales de domiciles sont mises en place par les « Maoistes » dans les années 70.

Le Secours rouge (France) a d’abord mené des campagnes pour les militants emprisonnés, puis en faveur des migrants illégaux, enfin pour des opérations contre le mal-logement. Les mobilisations se font alors plus largement autour des squats d’habitations, avec d’énormes banderoles « On a raison d’occuper les maisons vides« . 

Jusqu’en 2015, les occupations illicites de domicile se sont amplifiées. Pour empêcher les propriétaires de rentrer chez eux, les occupants illégaux veillent à changer les serrures et, en raison de l’absence de procédure légale d’expulsion, ces occupants sans titre peuvent s’incruster.

Le gouvernement se décide soudain à faire rentrer les familles spoliées dans leurs droits

Si le fils de la propriétaire a porté plainte, les autorités et les habitants du village craignent pourtant que la situation ne dégénère:

« Aujourd’hui, il faut vraiment qu’il se passe quelque chose avant la fin de la semaine. Pour deux raisons. Ici cela va exploser, les gens ont envie de se faire du squatteur. Il faut aussi que les instances officielles transmettent l’identité des squatteurs à la famille pour que la plainte aboutisse« , prévient Véronique Peltier.

Une crainte partagée par le maire: « Certains jeunes et certains moins jeunes vont se regrouper et vont chasser les squatteurs. C’est ce que j’ai expliqué à certaines autorités. J’ai très peur que ça dégénère », confie à France 3 Didier Bourlon, l’élu de la commune.

Cette occupation illégale dans la Nièvre confirme l’ampleur prise par le phénomène. Un précédent exemple médiatisé cet été a ému l’opinion lorsqu’un couple et ses deux enfants ont occupé la résidence secondaire d’un septuagénaire avant d’être expulsé et la maison restituée, non pas en application de la loi, mais sous la pression de l’indignation populaire.

La gauche a sous-estimé l’attachement populaire au droit de propriété et les écolos d’EELV ont démontré leur déconnection de l’humain:

Le gouvernement a tardé à agir

Mercredi sur BFMTV la secrétaire d’Etat en charge du logement Emmanuelle Wargon a rétro-pédalé à contre-coeur, assurant que « le droit n’est pas clair », ajoutant finalement vouloir « changer la loi ». En attendant, la colère gronde toujours à Saint-Honoré-Les-Bains. Lien presse

Cannabis : Gérald Darmanin fermement opposé à la légalisation de « cette merde »

« La loi de la République, c’est l’interdiction des drogues », a déclaré le ministre de l’Intérieur.

Non à la végétalisation des brise-vue en cannabis…

Le ministre de l’Intérieur refuse de fuir le problème pour n’avoir pas à le résoudre. Alors que la France doit expérimenter l’utilisation du cannabis à usage thérapeutique à partir de janvier 2021, le gouvernement n’envisage aucune autre utilisation. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a ainsi répondu sans ambiguïté au maire Les Républicains de Reims Arnaud Robinet qui plaide pour une légalisation du cannabis, ou tout du moins l’ouverture d’un « vrai débat » pour « étudier les conséquences d’une légalisation de (sa) vente« , avec des expérimentations locales, notamment à Reims.

« J’ai sur ce point, et malgré mon estime pour lui, un désaccord profond avec Arnaud Robinet.

Sur ce sujet, je crois qu’il se trompe profondément », a déclaré Gérald Darmanin. « La loi de la République, c’est l’interdiction des drogues », a estimé le ministre dans un entretien au journal L’Union publié lundi.

« Qu’est ce que je répondrais aux dizaines de courriers que je reçois par mois de parents qui ont eu des enfants gravement blessés ou tués, parce qu’ils ont pris de la drogue et qu’ils ont conduit après ? », interroge-t-il, estimant qu’« avec la légalisation, il y a un petit côté ‘je baisse les bras’« . « Ce gouvernement ne baisse pas les bras », conclut-il.

#lundi14septembre : contre le sexisme, des lycéennes appellent à porter des tenues « indécentes »

T’es pour les tenues « républicaines », t’es un violeur !

Le mouvement féministe #lundi14septembre déverse sur les réseaux sociaux des témoignages de lycéennes refusées à l’entrée de leur établissement pour cause de tenue « provocante ». De nombreuses élèves ont prévu, lundi, de porter les vêtements qui leur sont interdits, afin de protester contre le sexisme subi à l’école.

Les minijupes, shorts ultra-courts, décolletés plongeants et, désormais les ‘crop top’ et les leggings moulants, sont souvent interdits par les règlements intérieurs des établissements scolaires

Dans le sillage des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, la mobilisation contre un soi-disant sexisme et un harcèlement prétendu prend de l’ampleur dans le milieu scolaire à grand renfort de mots-dièse.

Depuis quelques jours, la force du loup féministe est dans la meute des twittos. Ce qu’une certaine presse appelle « la parole se libère », sous les hashtags #BalanceTonBahut ou encore #lundi14septembre. Lancé sur le Chinois TikTok, puis sur Instagram, plateforme développée par Facebook (qui, comme avant lui Louis Farrakhan, vient de bannir Jean Messiha, membre du Bureau national du Rassemblement national, et Copte orthodoxe d’origine égyptienne: pour ses utilisateurs, FB est une zone de non-droit et d’abus de pouvoirs de ses administrateurs) et Twitter, ce hashtag, invite les lycéennes à venir au lycée vêtues de manière délibérément « provocante » pour protester contre les interdictions vestimentaires et les remarques subies à propos de leur tenue. En effet, nombre d’entre elles ont récemment raconté s’être vues reprocher le port d’un crop-top (haut court laissant apparaître le nombril) ou d’un short dans l’enceinte de leur établissement. Des pièces souvent jugées « indécentes », interdites par le règlement intérieur de la plupart des établissements, et qui ont parfois valu à certaines élèves de se voir refuser l’entrée dans leur sanctuaire.

Outre ce rendez-vous militant, les hashtags #BalanceTonBahut et #BalanceTonProf rassemblent, en toile de fond, des témoignages de lycéennes dénonçant les situations de harcèlement, les remarques sexistes voire les agressions sexuelles qu’elles ont subies, mais aussi l’inertie des équipes pédagogiques sur fond de « culpabilisation » des jeunes filles.

Mention TB au bac…
Excusez-la pour sa méconnaissance de l’anglais

« On aimerait que les CPE [tous et toutes ?] ne se trompent pas de cible »

Le mouvement a commencé à sévir jeudi 11 septembre sur le Web, après qu’une lycéenne scolarisée à Dax (DVC) s’est insurgée contre une affiche collée sur les grilles de son lycée. Celle-ci mentionnait le message « tenue correcte exigée » et était assortie de la photo d’un haut court et d’une jupe barrés d’une croix rouge.

La jeune fille, qui a souhaité garder l’anonymat, a aussitôt créé un compte Instagram (borda_révolte, du nom de son établissement, le lycée de Borda à Dax) pour dénoncer ces restrictions vestimentaires qui ne concernent que les filles. A peine quatre jours plus tard, le compte rassemble déjà près de 2.000 abonnés, dont de très nombreuses lycéennes qui partagent leurs propres témoignages sur des remarques proférées par leur établissement sur leurs tenues vestimentaires.

Elèves du lycée de Borda à Dax

Lundi matin, de nombreuses photos pullulaient sur les réseaux sociaux. Jupes mi-cuisse, shorts, hauts dévoilant plusieurs nombrils… Le mouvement #lundi14septembre est soutenu par plusieurs associations féministes. « On soutient les jeunes filles qui rappellent que ce n’est pas la tenue des filles qui est un problème », exprime Céline Piques, porte-parole de l’association Osez le féminisme !, contactée par France 24. « On aimerait que les CPE [conseillers principaux d’éducation], ne se trompent pas de cible et changent leur fusil d’épaule et sanctionnent les garçons« . Mais quels garçons ? Il est tabou de préciser quelle origine et quelle confession. Quoi qu’il en soit, une guerre des sexes est ouverte contre un ennemi qui n’est pas clairement identifié…

En effet, selon la porte-parole sexiste de l’association féministe, aucun rappel à l’ordre, voire à la loi, n’est effectué dans les établissements, alors que les agressions sexuelles sont répandues dans les couloirs des collèges et lycées sous prétexte de tenues courtes ou jugées provocantes. « Il faut aller jusqu’au bout de l’initiative ‘la honte doit changer de camp’ et exiger des équipes pédagogiques qu’elles sensibilisent les élèves – tous, sans distinction de culture ? – au harcèlement sexuel et aux agressions sexuelles pour que cessent les comportements inacceptables de certains garçons« , estime Céline Piques qui les amalgame pourtant en ne les désignant pas. En tant que porte-parole de l’association, cette dernière dit être intervenue de nombreuses fois en milieu scolaire et a pu constater la présence latente d’une certaine « culture du viol » à travers des jeux et défis fixés entre garçons, consistant par exemple à toucher les fesses des filles dans les escaliers. « Des remarques avaient fusé quand j’avais dénoncé ce qui est des agressions sexuelles, des remarques du type : ‘ah ben en même temps, il ne fallait pas qu’elle s’habille comme ça !' », poursuit Céline Piques, qui ne rechigne pas à véhiculer les poncifs éculés.

Dimanche, le collectif « #NousToutes » a également montré son engagement et son soutien au mouvement #lundi14septembre. « Nos tenues ne sont pas le problème. Le problème, c’est le harcèlement, les agressions et les viols. Soutien à toutes celles et ceux qui refusent la culpabilisation des femmes. » Ce collectif féministe est engagé contre les violences sexistes, sexuelles, économiques, psychologiques, verbales et physiques faites aux femmes et regroupe des particuliers, des associations et des organisations syndicales et politiques. Les fondatrices sont notamment Camille Bernard et Caroline De Haas, militante à Amnesty International, aux Petits frères des pauvres et des Scouts Unitaires (en rupture avec les Scouts de France) et à l’Union nationale des étudiants de France (UNEF, qui est devenue racialisée), ex-conseillère de Ségolène Royal candidate à la présidentielle de 2007, co-fondatrice d’ Osez le féminisme! en 2009 et ex-attachée de presse du porte-parole du Parti Socialiste, Benoît Hamon jusqu’en 2012, quand le candidat de Génération.s est laminé.

Sexualisation et culpabilisation

« Aujourd’hui #lundi14septembre des jeunes filles ont décidé spontanément partout en France de porter jupes, décolletés, crop-top, ou maquillage pour affirmer leur liberté face aux jugements et actes sexistes. En tant que mère, je les soutiens avec sororité & admiration », a réagi, lundi sur Twitter, la Ministre déléguée à la citoyenneté, et ex-secrétaire d’État chargée de l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.

Cette dernière est à l’initiative, avec le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de la création des « référents égalité«  dont les établissements doivent se doter depuis la rentrée 2018, afin de sensibiliser les élèves à l’égalité entre les filles et les garçons. Une égalité qui ne semble pas encore au goût du jour, estime Céline Piques. « Les règles doivent être les mêmes pour les filles et les garçons. A partir du moment où il y a des garçons qui viennent encore en short au lycée, il est impossible d’interdire aux filles de porter des jupes aussi courtes qu’un short, c’est une question d’égalité« , affirme-t-elle, visiblement déconnectée. 

Obnubilés par la notion d’égalité entre les « genres », Osez le féminisme! et ses semblables refusent de considérer les différences sexuelles et de voir dans l’intention de Blanquer une protection de la jeune fille. Au lieu de joindre leurs efforts à ceux de l’exécutif, les associatives politisées déplorent que les contraintes présentes dans les règlements intérieurs ne concernent que les filles, et selon elle, de telles mesures ne peuvent être motivées par la notion de « respect ». « Ce n’est pas une question de ‘respect’, sinon on ne parlerait pas d »indécence' », explique à France 24 la porte-parole d’Osez le féminisme!. « Il s’agit bien d’une question de ‘décence’ de la tenue, donc le fait qu’elle soit sexualisée. Une fille qui vient en mini-short ou en jupe courte, on va la percevoir comme étant sexualisée, et donc forcément responsable des violences sexistes qu’elle pourrait subir à cause de cette tenue, mais les interdictions ne concernent pas les garçons : la décence ne s’applique qu’aux filles et c’est bien là le problème« . Sauf que les garçons ne sont pas non plus autorisés à porter des tenues débridées.

Ces associations féministes ont une vision genrée de la notion d’indécence et se décrédibilisent par leurs partis pris sexistes. Ainsi se plaisent-elles à développer un discours populiste de nature à plaire aux adolescents rebelles: la lutte des classes n’a plus la cote, alors fallait-il pour autant dresser les filles contre les garçons et les Noirs contre les Blancs? Un écueil : les agresseurs sont-ils plutôt des « mâles blancs » ou des machos noirs? Les féministes contournent le sujet et se branchent sur une certaine culpabilisation des jeunes filles, dénoncée dans de nombreux témoignages. « En 6e, je portais une combi-short avec un collant et ma CPE m’a dit ‘Attention tu vas attirer l’œil des mauvais garçons’, alors j’ai été renvoyée chez moi », raconte par exemple Leila sur Twitter.

Ni la plaignante, ni ses supportrices ne veulent admettre qu’il n’est pas envisageable pour une jeune fille de quitter son domicile et sa cité dans cet accoutrement et que la lycéenne a dû se changer discrètement en chemin…

Combi-short dit d’échauffement…

« ll y a une inversion totale », prétend Céline Piques. « Ces normes ne s’appliquent qu’au corps des filles – ce qui est faux – (il faudra qu’elle se penche un jour sur les goûts vestimentaires des lycéens gays: sont-ils validés par l’école ?), uniquement parce qu’il y a du sexisme dans notre société et qu’il y a des violences sexistes et sexuelles qui sont commises par les garçons », argue-t-elle à travers son télescope monoculaire. Aussi, la porte-parole d’Osez le féminisme assène : il faut, selon elle, supprimer les préconisations vestimentaires à destination des filles et mettre en place un certain nombre de sanctions quand il y a des comportements sexistes de la part de garçons, « pour que les filles puissent enfin venir en jupe à l’école, mais surtout venir en jupe en toute tranquillité… Et ça, ce n’est pas encore gagné« . Qu’elles commencent donc par entrer et sortir des cités en combi-shorts et on en reparle ?

Vitry-sur-Seine: un jeune en scooter recherché pour avoir percuté un enfant de 7 ans et pris la fuite

Un enfant de 7 ans a été percuté par un conducteur de scooter à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il a été sérieusement blessé. Le chauffard est recherché.

Rodéo sauvage

La police recherche le conducteur du scooter responsable d’un refus de priorité à piéton ce samedi 12 septembre. L’enfant de 7 ans est dans un état grave.

Le petit garçon était avec ses parents sur un passage piétonnier de la rue Camille-Groult, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), quand il a été percuté de plein fouet par un scooter

Un appel à témoin lancé

Le garçon est près du passage Irène-Joliot-Curie, avec ses parents, quand un scooter « de grosse cylindrée, de couleur sombre », percute l’enfant.

Son père a lancé un appel à témoin sur les réseaux sociaux et appelle toute personne qui aurait des renseignements à contacter la police. Une enquête est en cours pour identifier le chauffard. 

Sérieusement blessé suite au drame, la santé de l’enfant semble s’améliorer, selon le maire de Vitry-sur-Seine, Pierre Bell-Lloch (PCF). Ce dernier a déclaré : 

« C’est avec un immense soulagement que nous apprenons que l’enfant a été opéré et semble tiré d’affaire, même si il faut bien entendu rester prudent. Je pense d’abord et avant tout à la victime et à sa famille et veux leur exprimer tout mon soutien ». 

L’élu conclut : « Ce genre de rodéo sauvage est intolérable et ne doit plus se reproduire. Avant de passer à l’offensive politique: « Exigeons ensemble des moyens de police nationale renforcés, afin de garantir la sécurité de tous ». 

Bien sûr, tous les jeunes de Vitry en scooter ne sont pas des chauffards et des lâches…

Dépistage de la covid: la pénurie de réactifs est effective, bien qu’annoncée il y a 3 semaines

Des labos pointent un manque de réactifs, malgré neuf mois d’alerte

Test PCR - Photographie d'illustration

Les fabricants de réactifs sont en capacité de fournir nationalement le double de tests par rapport à la demande actuelle, assure le ministre Véran.

La pénurie de masques au printemps ne semble pas avoir servi de leçon au gouvernement de Macron qui se dit pourtant constamment au travail, Est-elle une menace pour les tests Covid à l’automne? C’est la petite musique sourde qui commence à monter à mesure que l’épidémie progresse à un rythme exponentiel, que les files d’attente devant les laboratoires s’allongent et que, mécaniquement, les besoins de dépister la population s’accroissent. Depuis plusieurs semaines déjà, certains professionnels du secteur s’alarment des carences en réactifs, nécessaires pour effectuer ces tests.

Le docteur Lionel Barrand, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux, s’en était inquiété sur LCI déjà fin aoûtCe mercredi sur RMC, il a affirmé que « plus de la moitié des laboratoires de France n’ont plus que quelques jours de réserve de réactifs ». Ces substances chimiques sont utilisées pour analyser les prélèvements effectués et déterminer si un test PCR est positif ou non au Covid-19.

« Pour l’instant, on arrive à tenir, mais certains laboratoires en rupture n’arrivent pas à rendre de résultats rapidement en l’absence de réactifs. Les autres laboratoires autour, à qui ils auraient pu envoyer les examens, ne le font pas parce qu’ils sont eux-mêmes en pénurie et sont débordés. Dans certaines régions, on a des délais de résultats de tests très élevés », a prévenu le praticien.

Bientôt 1,6 million de tests par semaine?

J’dis ça, j’dis rien…

Le ministère de la Santé dément.

« Les fabricants de réactifs sont en capacité de fournir nationalement le double de tests par rapport la demande actuelle », lance l’équipe de hâbleurs entourant Olivier Véran.

« Le nombre de tests réalisés par semaine reste très important (plus d’un million de tests par semaine) et ne faiblit pas », assène le ministère.

L’exécutif va jusqu’à affirmer que « les laboratoires d’analyse et de biologie médicale (LABM) privés et publics sont en capacité de réaliser plus de 1,6 million de tests par semaine ». Ils peuvent le dire ! « Cette capacité est en constante augmentation grâce aux investissements réalisés et à venir », promet-il, s’appuyant sur les remontées hebdomadaires déclarées par les grands groupes laborantins et les agences régionales de santé.

Et le ministère de brandir une déclaration du Syndicat de l’industrie du diagnostic in vitro (SIDIV), qui relaie dans un post LinkedIn les résultats d’une enquête faite auprès des fabricants.

Cette enquête confirmerait que « leur capacité d’approvisionnement en tests de diagnostic moléculaire pour les deux prochains mois est plus de deux fois supérieure au besoin exprimé dans la stratégie nationale de diagnostic ».

« Des tensions localisées existent »

Le problème, c’est que le quantitatif se fait au détriment du qualitatif, souligne Lional Barrand,. « Tant qu’on n’a pas la possibilité de faire plus de tests, il faut cibler », dit-il, avant d’ajouter:

« Il vaut mieux faire 500.000 tests sur des personnes symptomatiques avec des résultats en 24 heures, plutôt qu’en faire un million avec des résultats en huit jours », puisque leur validité peut être contredite dans les 24 h qui suivent ou qui précèdent. « Il faut arrêter la politique du chiffre et aller vers de la pertinence médicale pour que chaque balle tirée soit une balle réelle sur le virus et que l’on ne tire pas de cartouches à blanc. »

Le ministère de Véran reconnaît que « des tensions localisées existent », mais « sur un faible nombre de fabricants ». Et lorsqu’elles sont relayées, les ARS « établissent des liens avec les fournisseurs et (le ministère) pour prioriser et trouver des solutions ».

« Lorsque des tensions existent, elles sont dues à une forte dépendance à un fabricant en forte tension, alors que la majorité des laboratoires ont diversifié leurs fournisseurs, raconte le ministère. Elles sont très souvent temporaires et s’expliquent soit par un manque d’anticipation dans les commandes passées par les laboratoires soit par des retards de livraisons« , poursuit-on avenue de Ségur.

Sur ce point, Lionel Barrand affirme qu’en France « malheureusement, on produit peu de machines et de réactifs, surtout fabriqués aux Etats-Unis et en Corée du Sud ». « De nombreux fournisseurs en France venus de l’étranger ont une préférence nationale et délivrent peu de matériel dans le pays », rapporte-t-il.

Fin août, on s’inquiétait pourtant déjà d’une pénurie de réactifs pour les tests

Alors que la progression de l’épidémie est exponentielle en France et que le nombre de personnes dépistées ne cesse d’augmenter, les laboratoires signalaient déjà des difficultés grandissantes. On savait que de nombreux établissements manquaient de réactifs, se retrouvant parfois en incapacité de réaliser ces tests.

Objectif 1 million de tests en septembre. Olivier Véran racontait alors que la capacité française de dépistage au coronavirus, ayant largement décuplé ces dernières semaines, va encore augmenter. Avec le recul de trois semaines, ses affirmations de septembre sonnent terriblement malhonnêtes. En moins d’un mois, elle aurait dû « tripler pour atteindre désormais 850.000 tests hebdomadaires », selon ses dires. Seulement, cette brusque accélération pose un certain nombre de problèmes logistiques dont celui du manque de réactifs. Une carence déjà observée en mars dernierIl semble qu’on ne fasse pas mieux six mois plus tard.

La France a, en très peu de temps, largement rehaussé son potentiel de dépistage dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. A tel point que le pays est « passé d’une extrémité à l’autre » trop rapidement, selon le biologiste Lionel Barrand, sur LCI. Face à ce pic, les stocks de réactifs se retrouvent en « flux tendu«  : « Il y a même de nombreuses pénuries, explique le Président du Syndicat des jeunes biologistes médicaux. Les fournisseurs peinent à suivre [c’est toujours la faute de l’Autre] . De nombreuses livraisons arrivent en retard ou incomplètes. »  Mais les membres de l’exécutif ne cessent de dire qu’ils « assument »…

« Les ressources ne sont pas bien utilisées »

Le phénomène, initialement circonscrit à l’Ile de France et à la Mayenne, s’étend progressivement sur d’autres territoires. Le scientifique considère ainsi que « de plus en plus de régions se retrouvent en difficulté », le personnel des laboratoires se révèle aussi « sous tension«  et les gants « commencent parfois à manquer« .

Conséquence directe de ces carences, les délais pour se faire tester s’allongent. Le ministre de la Santé évoquait des résultats reçus sous 24 heures dans la majorité des cas. Un mensonge du calibre de ceux de la ministre des Armées Florence Parly qui assume aujourd’hui que les militaires de Creil de retour de Wuhan n’ont pas été testés… Lionel Barrand résume: « le manque de réactifs [que ne livrent pas les fabricants étrangers] couplé à l’afflux de plus en plus important de personnes voulant se faire tester [sans motif sérieux, sinon que Jérôme Salomon les a stressés] augmente les délais de prise en charge mais aussi d’attente des résultats ».  L’exécutif est parfait, mais la chaîne des responsabilités n’est défaillante…

« Arrêter les campagnes de dépistage massif sans considérations ciblées »

Aussi, comment résoudre cette pénurie de réactifs générant un ralentissement généralisé de la chaîne de dépistage ? Plusieurs solutions peuvent être envisagées. Le biologiste révèle qu’il « multiplie les grosses commandes auprès de fournisseurs diversifiés »  même si ces derniers peinent à suivre la cadence face à une concurrence mondiale féroce. On ne voit pas clairement la cohérence de cette « solution » qu’on sait vouée à l’échec. Il préconise alors de « prioriser les demandes, pour ceux qui en ont vraiment besoin »demandant d’« arrêter les campagnes de dépistage massif sans considérations ciblées ». 

Le scientifique, inquiet de l’arrivée progressive des maladies d’hiver, se prépare à incriminer la grippe saisonnière qui arrive. Il se montre donc favorable à une « campagne de vaccination massive contre la grippe », mais certains qui apprennent de l’expérience, prédisent déjà une pénurie de vaccins contre la grippe… 

Reste, selon lui, que « si le gouvernement veut encore augmenter les capacités de test, il faut qu’il nous assure un approvisionnement à la hauteur de ses ambitions »

Sondage : 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans affirment placer l’islam au-dessus de la République

Les jeunes musulmans sont plus radicaux que leurs aînés: ils sont 25 % (contre 74%) parmi les plus de 35 ans

Pour 65 % des musulmans de moins de 25 ans, «l’islam est la seule vraie religion».
Les jeunes musulmans se prosternent devant le Coran mais défient la République

Les musulmans de France se radicalisent ?

Sont-ils plus religieux ou plus réceptifs à la propagande de notre gauche radicale, à l’école, dans les media et sur Internet ? 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans affirment placer l’islam avant la République, alors qu’ils sont 25 % parmi les 35 ans et plus, selon un sondage Ifop.

Pour 65 % des musulmans de moins de 25 ans, «l’islam est la seule vraie religion». La conception française de la laïcité est-elle à revoir ?

Les jeunes musulmans français se disent plus radicaux que leurs aînés : c’est l’un des enseignements du sondage Ifop publié le 2 septembre pour Charlie Hebdo (révolutionnaire trotskiste) et la Fondation Jean-Jaurès (socialiste) . A la question : « Faites-vous passer vos convictions religieuses avant les valeurs de la République ? », 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans affirment mettre l’islam avant la République, alors qu’ils sont 25 % pour les 35 ans et plus.

Sondage Ifop.

Autre donnée : si 61 % des musulmans français partagent l’affirmation « l’islam est la seule vraie religion » (un résultat en hausse de 6 % par rapport à un sondage de 2016), ils sont 65 % des musulmans de moins de 25 ans à soutenir cette vision ; 73 % des 25-34 ans et 53 % des plus de 35 ans.

Par ailleurs, 45 % des Français musulmans de moins de 25 ans pensent que « l’islam est incompatible avec les valeurs de la société [République ?] française », alors que 24 % des plus de 35 ans partagent cette opinion. (Sondage IFOP du 2 septembre)

Sondage IFOP du 2 septembre.

Un autre sondage Ifop pour Le Point montre que la fréquentation de la mosquée le vendredi pour les 18-24 ans a quasi doublé en dix ans : de 23 % en 2011 à 40 % en 2019.

Jupiter n’a plus la cote !

Paris: ensauvagement des bars et restaurants

De quel droit les restaurateurs imposeraient-ils des nuits blanches aux voisins pour s’éviter une année noire ?

Recrudescence de covid-19 en Ile-de-France: comment se fait-ce ?

Des associations de riverains parisiens revendiquent la protection de leur sommeil face aux nuisances qu’occasionnent l’extension des terrasses dites « éphémères », en fait « sauvages », alors que la mairie pastèque promet de « renforcer les contrôles ». 

La ville de Paris est à l’origine de cet affrontement: elle a annoncé fin août qu’elle prolonge jusqu’en juin 2021 l’extension des terrasses des bars et restaurants sur l’espace public, « une aide précieuse », selon les professionnels de ce secteur durement frappé par la crise du coronavirus et le confinement du printemps, comme d’autres. 

Face au regain de l’épidémie, le gouvernement a appelé vendredi à la « responsabilité de chacun », mais sans recourir à des restrictions d’horaires ou fermetures de certains établissements comme le font courageusement des pays voisins.

Techniquement, les gérants des près de 8.000 établissements parisiens qui bénéficient de cette mesure doivent respecter une charte prévoyant la fermeture des extensions à 22h00 et la limitation des nuisances sonores.

Pourtant, « ça se passe mal », estime Gérard Simonet, le président de Vivre-le-Marais, une association d’habitants du centre gay de Paris, dénonçant « des nuisances sonores qui s’étendent bien au-delà de 22h00 ». 

« On a la sensation de n’avoir aucun recours, ça créé du désespoir », renchérit Yussef Tahiri, membre du Collectif Jean-Pierre Thimbaud, une rue du 11ème dans un quartier particulièrement festif, regrettant un manque « de cadre ». 

D’autres membres du collectif et lui ont l’intention de déposer un nouveau recours après avoir été déboutés au printemps devant le tribunal administratif qui a retenu « le caractère provisoire de la mesure« .

« #balancetonbar »

Cette grogne trouve un écho sur les réseaux sociaux, comme le compte twitter du Collectif nuisances sonores qui recensent les cas de non-respect des règles sous les hashtag #balancetonbar et #nuisancessonores et qui comptent tous les deux des centaines d’occurrences sur Twitter. 

Amélie Terrien, fondatrice du collectif, a lancé en début de semaine une « grande enquête sur les nuisances sonores à Paris » qui a obtenu plus de 900 réponses en quatre jours. « Au niveau du collectif, on est passé d’une dizaine de personnes à plus d’une centaine depuis la fin du confinement« , assure-t-elle. 

« Mes enfants ne s’endorment pas avant 23h00 », s’insurge une maman dans le 4ème arrondissement. « Je suis réveillée 3-4 fois par nuit du mercredi au dimanche », décrit une habitante du 2ème. « Je me suis habitué à être épuisé constamment », raconte un étudiant du 11ème. 

Tous ces parisiens dénoncent « un enfer », « un calvaire », mais ne souhaitent pas être cités nommément, car « il y a des représailles de la part des restaurateurs », affirme l’une des riveraines, évoquant des « intimidations ». 

Au-delà du bruit, les terrasses étendues posent aussi des problèmes de circulation, dénonce Yussef Tahiri. Dans la rue Oberkampf, « 75% des places de livraison sont occupées par des terrasses. Comment font les commerçants pour se faire livrer ? », déplore-t-il. Priorité à la relance de l’économie ? Priorité à celui qui braille le plus fort.

Pour beaucoup de riverains interrogés, il s’agit d’un « pas de plus vers la mono-activité bistrotière à Paris », selon la formule de Patrick Broders, habitant le 4ème arrondissement. 

Ces riverains dénoncent aussi le manque de sanctions et, comme le collectif Droit au Sommeil Paris, des contraventions « pas assez dissuasives ».

Nicolas Nordman, adjoint à la maire de Paris chargé de la prévention et de la sécurité, rappelle lui que les « amendes sont passées de 135 euros à 500 euros ».  

Les agents de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP) effectuent « 300 opérations par jour pour vérifier l’application de la charte » et « 2.000 procès verbaux » ont été dressés durant l’été pour « non-respect des règles », souligne-t-il.

Le secteur reconnaît que les terrasses éphémères peuvent créer « quelques tensions », comme l’admet auprès de l’AFP Franck Trouet, porte-parole du Groupement National des Indépendants, organisation professionnelle qui représente les cafés et restaurants.

Franck Delvau, président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie – Ile de France (UMIH IDF), appelle d’ailleurs à « sanctionner » ceux qui ne respectent pas la charte, « parce qu’ils mettent en danger toute la profession ».

Mais, relève Frank Trouet, les terrasses « sont aussi pour nos concitoyens un rayon de soleil qui fait du bien au moral dans cette période difficile ». Un rayon de lune pour ceux qui ne réussissent pas à s’endormir et pour les enfants en manque de sommeil.

Peut-on parler de mafia de la restauration ?

En 2009, Sarkozy avait entendu le désespoir des restaurateurs et avait accordé une TVA réduite à 5,5% dès le 1er juillet pour leur permettre de baisser les prix de 11,8%, soit un coût de 3 milliards d’euro pour l’Etat.

Elle était censée faire baisser le prix des plats pour les clients, mais une étude IPP a établi que ce sont les restaurateurs qui en ont principalement profité.

Les patrons de restaurants ont capté 55,7 % des gains réalisés, bien davantage que les 33% qu’ils étaient censés obtenir. De quoi ainsi augmenter de 24% leur bénéfice. Les salariés n’ont eux bénéficié que de 18,6 % de la baisse, soit une augmentation moyenne de 4,1% du coût des salaires. Quant au client, il n’a profité que de 9,7% des gains enregistrés, soit une baisse du prix de son assiette de…1,9%. “L’effet sur les consommateurs a été limité”, précisent les économistes. Le contribuable n’est pas disposé à cracher à nouveau au bassinet de la restauration. Pas plus que de lui sacrifier son sommeil.

Covid-19: Macron remet le destin des Français entre leurs mains …

De la « dégradation manifeste » de la situation sanitaire », l’exécutif se lave les mains, appelant au « sens des responsabilités » de chacun.

« Ceci n’est pas un président, »
(d’après Magritte)

Soucieux de ne pas aggraver la crise économique, le premier ministre, Jean Castex, n’a pas annoncé de mesures contraignantes, vendredi, pour lutter contre la reprise de l’épidémie, et, avec Macron, il dégage sa responsabilité en optant pour une approche locale dans les zones les plus touchées.

Le gouvernement a lancé une dernière sommation aux Français, vendredi 11 septembre. Alors que la situation sanitaire se dégrade, le premier ministre, Jean Castex, a été envoyé au front pour adresser un appel « solennel » à la population : la maîtrise de l’épidémie due au coronavirus, qui connaît une « dégradation manifeste » depuis plusieurs semaines, dépend d’un « civisme exigeant » et du « sens des responsabilités de chacune et de chacun ».

« Le virus est là pour quelques mois encore, nous devons réussir à vivre avec lui sans nous laisser entraîner à nouveau dans une logique de confinement généralisé  », a prévenu le chef du gouvernement à l’issue d’un conseil de défense sanitaire organisé à l’Elysée. Comprendre : l’exécutif, soucieux de ne pas aggraver la crise économique, ne souhaite pas en arriver à cette extrémité, mais la possibilité de mesures drastiques existe toujours bel et bien.

Emmanuel Macron l’a rappelé dans le huis clos du conseil de défense : la France est, avec l’Espagne, le pays où le virus circule le plus vite en Europe. Jean Castex a égrené les chiffres depuis le perron de l’hôtel de Matignon : 42 départements sur 101 sont désormais classés en zone « rouge » pour cause de circulation active du virus, et « 72 cas pour 100 000 personnes » se déclarent chaque jour dans le pays, « contre 57 il y a une semaine ».

L’essentiel des annonces du gouvernement sur l’épidémie de Covid-19 

Constatant une « dégradation manifeste » de la situation, le premier ministre Jean Castex a annoncé que les départements classés rouge passent de 28 à 42, d’où la décharge de l’exécutif sur les préfets qui devront prendre des mesures supplémentaires au niveau local, si nécessaire.

Jean Castex a annoncé que les « circuits de dépistage » allaient être « renforcés ».
Jean Castex a annoncé que les « circuits de dépistage » vont être « renforcés ».

C’est un appel à la responsabilité de tous qu’a lancé Jean Castex dans une déclaration, vendredi 11 septembre.

« Le virus est là pour quelques mois encore et nous devons réussir à vivre avec lui sans nous laisser entraîner à nouveau dans une logique de confinement généralisé. La solution la plus simple et la moins contraignante, on la connaît, c’est appliquer scrupuleusement les gestes barrières, les règles de distanciation physique, nous laver régulièrement les mains. Nous devons porter le masque », a rappelé le premier ministre.

Le premier ministre partagé son inquiétude face à la situation sanitaire du pays : « Nous avons analysé l’évolution de la situation épidémiologique. Celle-ci fait apparaître une dégradation manifeste. Le virus circule de plus en plus en France. Le taux d’incidence est monté à 72 pour 100.000 personnes contre 57 il y a une semaine. Le pourcentage des cas positifs ne cesse d’augmenter. »

Renforcer le dépistage et réduire la durée d’isolement

Des barnum de dépistage de masse: un cirque anxiogène ? Jean Castex a annoncé que les « circuits de dépistage » allaient être « renforcés » : « L’autre pilier de notre stratégie, c’est dépister massivement et casser ainsi les chaînes de contamination. Nous réalisons aujourd’hui plus d’un million de tests par semaine : c’est considérable et la France est ainsi devenue le troisième pays qui teste le plus en Europe. » Il a aussi annoncé 2.000 recrutements supplémentaires à l’Assurance-maladie (sans formation ou accélérée? un redéploiement ?) et des agences régionales de santé (ARS – autoritaires et controversées, déjà existantes) pour réaliser le traçage des cas contacts.

Par ailleurs, la durée d’isolement sera ramenée à sept jours« c’est-à-dire la durée pendant laquelle il y a un véritable risque de contagion ». « Il est primordial que chacun respecte strictement cette période d’isolement, ce qui donnera lieu à des contrôles », a-t-il ajouté.

Quarante-deux départements classés rouge

Le conseil de défense élyséen a en outre porté à 42 le nombre de départements connaissant une circulation active du virus, classés rouge (contre 28 actuellement). Ce classement permet aux préfets de déclencher des mesures supplémentaires pour réduire les risques de transmission, notamment en matière de port du masque, de rassemblements, de grands événements ou d’horaires d’ouverture de certains commerces, a expliqué le premier ministre. Il insiste sur la nécessité de mettre en place des stratégies locales, adaptées à chaque territoire : « Comme je l’ai toujours dit, les mesures ne doivent pas se décider depuis Paris. Nous conservons cette méthode qui devra nous permettre d’agir sans attendre que les choses se dégradent. »

Jean Castex a d’ailleurs demandé aux préfets des « mesures complémentaires » pour Marseille – la maire Union des gauches Rubirola (écolo qui a ouvert deux plages en soirée), Bordeaux et la Guadeloupe, où est constaté une « évolution préoccupante des contaminations » : « Compte tenu des prévisions que nous pouvons faire à trois semaines sur l’occupation des lits de réanimation, j’ai demandé aux préfets concernés de me proposer lundi un ensemble de nouvelles mesures complémentaires, après avoir mené les concertations locales nécessaires. »

Aucune mesure de reconfinement par territoire ou par classe d’âge n’a en revanche été annoncée. Les 42 départements en zone rouge

Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Loiret, Côte-d’Or, Seine-Maritime, Nord, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Sarthe, Maine-et-Loire, Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine, Gironde, Pyrénées-Atlantiques, Hérault, Haute-Garonne, Gard, Tarn-et-Garonne, Pyrénées-Orientales, Aude, Rhône, Ain, Puy-de-Dôme, Loire, Isère, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte.

Près de 10.000 cas supplémentaires

Les annonces attendues depuis l’avertissement lancé mercredi par Jean-François Delfraissy, le président du conseil scientifique Covid-19 (composé par Macron) qui est censé « éclairer » l’exécutif : le gouvernement « va être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles »« dans les huit à dix jours maximum », avait-il cru bon de prévenir, créant une psychose. Ces propos anxiogènes ont dû être nuancés jeudi par le président Macron : « Le conseil scientifique est dans son rôle, qui est technique », mais c’est aux dirigeants politiques de « prendre des décisions ». Une affirmation présidentielle aussitôt contredite par Castex qui botte en touche et se défausse sur les préfets…

Des indicateurs, qui fluctuent vers la hausse du fait de la rentrée et de la multiplication des tests de dépistage, peuvent donner lieu à une lecture pessimiste, en particulier dans certaines régions comme Provence-Alpes-Côte d’Azur, celle que ciblent les « savants » de Paris, du fait de la vénération régionale pour le rebelle professeur Raoult. Sur l’ensemble de la France, le nombre de cas positifs et le taux de positivité des tests augmentent régulièrement ces dernières semaines.

Près de 10.000 cas (9.406) de Covid-19 ont été enregistrés en milieu de semaine et en vingt-quatre heures, selon les données rendues publiques vendredi soir. Jeudi, le chiffre était très proche avec 9.843 cas, ce qui constituait un record depuis le début de l’épidémie et le lancement des tests à grande échelle.

Une augmentation du nombre de personnes infectées annonce automatiquement une hausse des cas graves, c’est-à-dire des hospitalisations et des admissions en réanimation, avec quelques semaines de décalage, a mis en garde le ministre de la santé, Olivier Véran.

Le nombre de nouveaux patients hospitalisés au cours des sept derniers jours s’élève à 2.357, soit 155 de plus que jeudi, et parmi eux, 389 ont été admis en réanimation, soit 18 de plus que la veille, a précisé vendredi l’agence Santé publique France. Quarante décès supplémentaires ont par ailleurs été recensés en milieu hospitalier et 40 autres ont été comptabilisés dans les Ehpad et les établissements médico-sociaux, ce qui porte le bilan à 30 893 morts depuis le début de l’épidémie.

A Bordeaux: le maire écolo rabat-joie s’attaque au sapin de Noël

A Lyon, Grégory Doucet boycotte une fête chrétienne mais pose la première pierre de la mosquée de Gerland

Un barbu à la mairie de Collomb

« Interprétation des règles de la laïcité »

Sous couvert de “laïcité”, rimant avec sectarisme, Grégory Doucet ne s’était pas rendu à la traditionnelle cérémonie du « Vœu des Echevins » datant de 1643. 

Les partis-pris sectaires écologistes s’affichent, avec auto-satisfaction, à la stupéfaction du reste de la population. L’accumulation des polémiques que suscitent leurs positions conservatrices et leurs mesures en faveur de la décroissance, leur ont justifié le qualificatif d’ « ayatollahs verts » repris, puis retiré, par l’actuel ministre de la Justice. L’escalade se poursuit et s’accélère, de l’écologie punitive à l’écologie rabat-joie, évoquant effectivement l’islam et les islamistes: demain, les villes écolos fermeront-elles les musées – où certaines  femmes légèrement vêtues cet été se sont vu interdire l’entrée au musée d’Orsay par des gardiennes musulmanes – ou créeront-elles des horaires de piscines réservés aux femmes?

Mardi 8 septembre, le nouveau maire, EELV, de Lyon, Grégory Doucet, s’est distingué en boycottant, sous couvert de « laïcité », la cérémonie du Vœu des Echevins, grande tradition catholique et séculaire. S’il avait consenti à « prendre la parole à l’issue de la cérémonie », il est le premier maire lyonnais à snobber cet événement majeur dans la culture rhodanienne depuis des décennies. Pourtant, dès le lendemain, l’édile posait la première pierre de la mosquée de Gerland

Grégory Doucet n’a d’ailleurs pas manqué de se vanter de sa présence, caressant les musulmans dans le sens du Coran, après avoir méprisé les Catholiques. Sur Twitter, il a posté une photo de lui, truelle à la main, avec ce message : « La liberté de conscience ne devrait plus souffrir d’aucune attaque. L’autorité publique a le devoir de protéger les fidèles qui veulent pratiquer leur religion, comme elle doit protéger ceux qui ne veulent pas pratiquer. Ou qui ne veulent pas croire ».

Mardi 8 septembre, le maire écologiste avait expliqué qu’il ne souhaitait pas participer à la cérémonie du Vœu des Echevins dans « l’interprétation » qu’il se faisait « des règles de la laïcité ». Sa lecture du Coran est-elle mieux appropriée à la tête de la troisième ville de France ? Il avait ensuite tempéré ses propos en déclarant qu’il prendrait néanmoins la parole à l’issue de la cérémonie, pour marquer l’importance du « dialogue avec chaque communauté religieuse ».

Cette nouvelle avait évidemment réjoui sa majorité, notamment son adjointe à la Culture, Nathalie Perrin-Gilbert, qui avait toujours manifesté son opposition à cette tradition. Candidate à la mairie de Lyon en 2020, Nathalie Perrin-Gilbert, socialiste diplômée en histoire (Lyon II), s’est investie notamment dans la défense des familles sans-papiers aux côtés du Réseau éducation sans frontières (RESF), révélant publiquement qu’elle a accueilli à son domicile une mère et sa fille « en attente de régularisation », ainsi qu’une famille dans les locaux de la mairie. En décembre 2013, alors que ce soutien de Martine Aubry participa à l’occupation d’un collège désaffecté pour réclamer sa réquisition et y loger des familles sans domicile: elle est mise en garde à vue. Dans l’été 2016, elle saisit le Défenseur des droits de l’homme après que les fontaines d’un jardin municipal ont été coupées par les services de la ville après l’installation de familles nomades aux abords.

Le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, ex-socialiste devenu écolo (EELV), avait également annoncé qu’il ne serait pas présent. 

Une coutume interrompue pendant… la Révolution

Pour le Vœu des Echevins, célébré chaque 8 septembre, le maire de Lyon remet un écu symbolique à l’archevêque de la ville lors d’une cérémonie à la basilique de Fourvière, où se pressent habituellement de nombreux élus de tous bords. Cette tradition remonte au 12 mars 1643 quand, pour conjurer la peste l’Histoire se répète, mais les écolos travaillent à l’entraver les Echevins avaient fait vœu d’ériger à la Vierge deux statues et de monter sur la colline de Fourvière chaque année pour offrir au sanctuaire, au cours d’une messe, un écu d’or et sept livres de cire blanche. Le pèlerinage annuel fut accompli jusqu’en 1789 où il a été aboli. Mais il est redevenu une pratique officielle et une coutume au sortir de la Seconde Guerre mondiale. 

A Bordeaux, le maire écolo décrète le sapin de Noël « arbre mort»

«Nous ne mettrons pas des arbres morts sur la place de la mairie, notamment sur la placeBey-Berland», a lâché l’édile. Sans concertation, ni enquête publique, par surprise, lors de sa conférence de presse de rentrée jeudi. «Je garde le souvenir de cet arbre mort qu’on faisait venir tous les ans. Ce n’est pas du tout notre conception de la végétalisation », a-t-il poursuivi.

Le sapin de la place Bey-Berland n’aura pas eu droit à une seconde chance. Comme le rapporte Sud Ouest, l’arbre de 17 mètres de haut était tombé le 22 décembre 2019 sous les assauts de la tempête Fabien. Les vents violents avaient fini par casser le tronc. Au total, les quelque 10 kilomètres de guirlande et d’ampoules à faible consommation d’énergie qui sont installés chaque année sur ce sapin se sont fracassés. La vengeance s’est vengée ?

Un déploiement pharaonique de moyens. L’installation est habituellement réalisée grâce à une grue de 30 tonnes et sa finalisation prend quatre nuits. Or, Pierre Hurmic désapprouve cette débauche de moyens et a prévenu qu’il n’y aura pas de sapin à Noël sur la place Bey-Berland, sans donner plus de précisions pour les autres nombreux sapins disséminés dans la ville.

Mieux: une charte «des droits de l’arbre»

En attendant une « charte du chiendent », plante « sensible » et utile à la biodiversité, comme la feuille de chanvre, Pierre Hurmic, qui n’a pas de limites, a aussi dévoilé la future création d’une charte «des droits de l’arbre» et d’une réglementation de protection des arbres «qui sera adoptée d’ici la fin 2020».

Les Lyonnais peuvent se faire du souci: l’homme semble être en pleine possession de tous ses moyens, mais ce petit homme vert appartient à une autre planète: réussira-t-il à se connecter ?

Le HuffPost compense l’opacité de la décision de l’ayatollah bordelais. Lorsqu’on choisit un sapin naturel, c’est à tout un processus qu’il faut penser en amont : déraciner l’arbre pour seulement quelques semaines et l’acheminer, avec la main d’oeuvre que cette action fait vivre, comme la culture du muguet… Quant aux sapins artificiels, ils ne sont que très rarement fabriqués en France.

“Lyon ne sera plus à la fête” , prédit Gérard Collomb

Redevenu simple conseiller municipal et métropolitain de Lyon, après deux décennies de mandats prenants, Gérard Collomb, ne renonce pas. S’il a préféré laisser ses lieutenants Yann Cucherat et Louis Pelaez ferrailler avec les écologistes, l’ancien ministre de l’Intérieur de Macron n’a pas pour autant renoncé à penser et à distiller encore quelques remarques sur les nouveaux  délires écologistes qui vont pourrir la vie des Lyonnais .

Et après la sortie de Grégory Doucet sur le Tour de France, Gérard Collomb s’est montré pessimiste sur Twitter : « A Lyon, avec la nouvelle équipe municipale, la ville ne sera plus à la fête ».

Sur Facebook, l’ancien maire lyonnais a dévoilé un texte plus long (et illisible sans apostrophe et avec des espaces avant les virgules) dans lequel il prend la défense de la compétition cycliste. « Avant de le [le Tour de France] condamner sommairement, il faudrait prendre en compte les émotions et le plaisir qu’il apporte à tant de personnes, les retombées économiques qui sont les siennes, les images des paysages de France qu’il fait découvrir au monde entier », écrit ainsi Gérard Collomb, homme de culture, à la différence de son successeur, ayatollah plus rouge que vert et, à l’instar des islamistes, hostile à l’Histoire qui l’a précédé, donc de toute culture qui n »est pas universaliste.

Les Lyonnais se sont collé cet individu pour six ans.

Parmi les chocs prévisibles, cette fois, citons le Père Noël vert ! Les communes de gauche tentent de l’implanter depuis une vingtaine d’années pour faire concurrence au Père Noël traditionnel, trop souvent associé à leur goût à la fête chrétienne, même s’il en est un avatar, si charmant soit-il, appartenant beaucoup au commerce.

C’est le Père Noël du Secours populaire. Il est donc militant communiste: lui, il apporte une aide sociale aux plus défavorisés… La preuve, c’est que les mutuelles, qui ne sont pas supposées faire de gros bénéfices, lui apportent son soutien. Le Secours populaire fait ainsi sa promotion à bas coût…

Un Père Noël vert à l’extérieur, mais rouge à l’intérieur

Mais sans doute, Hurmic n’offre-t-il pas de fleurs mortes et bannit-il les jouets en bois pour enfants...

Isabelle Saporta, compagne du Polpot d’EELV, Yannick Jadot, n’en peut déjà plus des Khmers verts investis:

Covid: une tribune dénonce le catastrophisme de savants qui ont l’oreille de Macron

«Nous ne voulons plus être gouvernés par la peur», déclarent des chercheurs et des médecins

Dans une tribune publiée par Le Parisien, 35 chercheurs, universitaires et médecins, dont Jean-François Toussaint et Laurent Mucchielli, dénoncent la communication du gouvernement sur la crise du Covid, qu’ils jugent trop anxiogène.

«La société française est en tension, beaucoup de citoyens s’affolent (…) Il est urgent de changer de cap», insistent ces chercheurs et médecins. 

Les 35 scientifiques, universitaires et professionnels de santé signataires de cette tribune collective critiquent la politique et la communication gouvernementales qui, selon eux, relèvent davantage d’un affichage d’une « posture protectrice » que d’une stratégie sanitaire précise.

 «La société française est en tension, beaucoup de citoyens s’affolent (...) Il est urgent de changer de cap», insistent ces chercheurs et médecins.

« Nous, scientifiques et universitaires de toutes disciplines [mais tous de gauche], et professionnels de santé, exerçant notre libre arbitre et notre liberté d’expression, disons que nous ne voulons plus être gouvernés par et dans la peur. La société française est actuellement en tension, beaucoup de citoyens s’affolent ou au contraire se moquent des consignes, et nombre de décideurs paniquent. Il est urgent de changer de cap.

Nous ne sommes pas en guerre, mais confrontés à une épidémie qui a causé 30 décès le 9 septembre, contre 1.438 le 14 avril. La situation n’est donc plus du tout la même qu’il y a 5 mois. Par ailleurs, si la guerre peut parfois justifier un état d’urgence et des restrictions exceptionnelles de l’Etat de droit et des libertés publiques qui fondent la démocratie et la République, ce n’est pas le cas d’une épidémie. Aujourd’hui comme hier, cette crise doit nous unir et nous responsabiliser, pas nous diviser ni nous soumettre.

C’est pourquoi nous appelons les autorités politiques et sanitaires françaises à cesser d’insuffler la peur à travers une communication anxiogène qui exagère systématiquement les dangers sans en expliquer les causes et les mécanismes. Il ne faut pas confondre la responsabilisation éclairée avec la culpabilisation moralisatrice, ni l’éducation citoyenne avec l’infantilisation. Nous appelons également l’ensemble des journalistes à ne plus relayer sans distance une communication qui est devenue contre-productive : la majorité de nos concitoyens ne fait plus confiance aux discours officiels, les complotismes en tous genres foisonnent sur les réseaux sociaux et les extrémismes en profitent.

Le confinement général, mesure inédite dans notre histoire, a eu des conséquences individuelles, économiques et sociales parfois terribles qui sont loin de s’être encore toutes manifestées et d’avoir été toutes évaluées. Laisser planer la menace de son renouvellement n’est pas responsable.

Il faut évidemment protéger les plus faibles. Mais, de même que l’imposition du port du masque dans la rue, y compris dans les régions où le virus ne circule pas, l’efficacité du confinement n’est pas démontrée scientifiquement. Ces mesures générales et uniformes, imposées sous surveillance policière, relèvent davantage d’une volonté d’afficher une posture protectrice que d’une stratégie sanitaire précise. D’où leur grande volatilité depuis six mois. Beaucoup d’autres pays agissent avec plus de cohérence. Une coordination européenne serait nécessaire.

Jean-François Toussaint est cardiologue, professeur de physiologie de l’Université Paris-Descartes. directeur de l’IRMES (Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport à l’INSEP), membre de l’Académie Nationale de Médecine et ancien membre du Haut Conseil de la santé publique (HCSP).

Laurent Mucchielli est sociologue spécialiste de la délinquance et des politiques de sécurité. En mars 2001, il publia un petit livre intitulé Violences et insécurité. Fantasmes et réalités dans le débat français, dans lequel il analyse ce qu’il nomme « le spectacle de la violence » organisé par les media, la récupération politique du thème de « l’insécurité », l’action de certains lobbies sécuritaire (visant notamment certains syndicats de police), l’usage abusif des « statistiques de la délinquance » et le discou »rs « catastrophiste » de ses collègues criminologues au premier rang desquels les universitaires Alain Bauer, un proche de Manuel Valls, ou Xavier Raufer, qui s’élève contre « la culture de l’excuse »,  totem majeur de la sociologie critique, [qui] n’étudie plus les criminels mais justifie plutôt leurs actes, les innocente. Il refuse en outre d’admettre le « retour de l’antisémitisme » en France, dénonçant« une incapacité [du CRIF] à prendre ses distances avec l’Etat israélien. On a bien compris qu’il est connu pour son engagement à gauche et comme détecteur vigilant des pièges du fonctionnement médiatique.

Le catastrophisme climatique est en revanche salutaire?

On lira avec intérêt la tribune : « Pourquoi les affirmations catastrophistes sur le climat sont fausses »

Pour l’écologiste pragmatique Michael Shellenberger, les déclarations apocalyptiques s’avèrent scientifiquement erronées et politiquement contre-productives.

Douceur angevine : une étudiante violée par un étranger

L’important pour CNews, en titre: son calvaire a duré trois heures. Sensationnel ou sordide?

Le 31 août à 19h30, une étudiante de 20 ans est rentrée, après ses cours, dans son appartement situé le long de la ligne de tramway. Un homme a forcé sa porte, l’a violentée et l’a violée pendant trois heures.

Il s’agit d’un homme de 33 ans qui fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Mais, sans papiers, impossible de l’extrader. Selon le procureur d’Angers, l’individu a assuré qu’il est de « nationalité » kosovare, mais les autorités du Kosovo ne l’ont pas reconnu. La Serbie et la Macédoine ont également été interrogées, sans succès.

En attendant, l’homme a été assigné à résidence dans un hôtel à Angers. C’est au cours de ses créneaux de sortie qu’il a commis le viol de la jeune femme. Il avait déjà été arrêté pour deux exhibitions et deux agressions sexuelles.

Déjà condamné en France au moins six fois depuis 2018 pour des vols avec effraction, outrages et rébellion, le trentenaire a également purgé des peines pour exhibitions sexuelles et agressions sexuelles, dont celle d’une handicapée au CHU d’Angers, précise le quotidien régional. Enfin, deux interdictions de territoire français pendant cinq ans ont été prononcées à son encontre en 2018 et 2019.

Le Kosovo est une entité très particulière. Sa déclaration d’indépendance le 17 février 2008, est contestée par la Serbie pour qui il est une province autonome, et ce territoire n’est reconnue comme état, ni par l’Organisation des Nations unies, ni par l’Union européenne.

A majorité albanaise (l’Albanie est un état dictatorial voisin, pro chinois, puis pro-soviétique), et comportant une minorité serbe,  le Kosovo est placé sous la protection d’une force de l’OTAN, la KFOR, qui assure la paix et l’ordre dans cette région, depuis les accords de paix de Koumanovo, datés de juin 1999. Plus de 95 % de la population sont de tradition musulmane, principalement sunnite avec une minorité de catholiques romains (2,2 %, soit environ 65.000 personnes, néanmoins).

La Serbie, le Kosovo et la Macédoine n’ont pas reconnu le violeur

Erjan I., qui a purgé ses multiples peines de trois à six mois de prison, n’a cependant pas été expulsé du territoire français. En cause, la non-reconnaissance des pays auxquels il prétend appartenir. «Erjan I., démuni de document officiel, s’est déclaré de nationalité kosovare mais le Kosovo ne l’a pas reconnu comme l’un de ses ressortissants», a indiqué la préfecture du Maine-et-Loire.

Vide juridique – Selon la loi française, un étranger condamné est renvoyé vers son pays d’origine, mais dans certains dossiers la procédure se complique. C’est le cas du trentenaire multirécidiviste s’est déclaré d’origine kosovare. Un bon plan: le Kosovo ne l’a pas reconnu comme l’un de ses ressortissants. La Serbie et la Macédoine non plus. Il n’est donc pas possible de l’expulser.

«La Serbie et la Macédoine ont également été saisies et ont répondu négativement. En l’absence de pays acceptant de l’accueillir, il n’a pas été possible de mettre à exécution la décision judiciaire.»

«Il est né en 1987 dans un pays qui s’appelait la Yougoslavie», rappelle auprès du journal le procureur d’Angers, Eric Bouillard. «Il n’est pas facile de reconduire des personnes dans des pays en guerre ou qui l’ont été. C’est pareil pour l’Erythrée. Le Vietnam ne répond parfois pas du tout.»

Des réfugiés érythréens posent le même problème de nationalité. Porte d’Aubervilliers à Paris, des Erythréens sont régulièrement amenés par des associations dites humanitaires et installés dans des tentes au bord du périphérique parisien où ils côtoient la pollution, le bruit et les poubelles. Ils se disent réfugiés politiques qui ont fui la dictature du président Isaias Afwerki. Tous ces Erythréens ont transité par la Libye où des passeurs les ont abandonnés et où des navires d’associations tout aussi humanistes les ont déposés en Italie. La France qui offre des conditions sociales d’accueil attrayantes a accordé à certains des papiers temporaires pour rester sur le territoire français. « Le gouvernement français est inhumain, témoigne l’un de ces migrants. Honnêtement [sic], c’est mieux qu’ils me renvoient chez moi. Je ne veux pas mourir ici. Je préfère mourir là où se trouve ma famille« .

Racisme: ces maires qui récoltent ce qu’ils ont semé en Seine-Saint-Denis

« Sale bougnoule », « voyou », « je vais te crever » : ce que la prévention a produit

Azzedine Taibi, maire (PCF) de Stains en Seine-Saint-Denis
Azzedine Taibi, maire (PCF) de Stains en Seine-Saint-Denis, victime de ses origines ou de sa politique ?

Alors que l’Association des maires d’Ile-de-France dénonce une augmentation inquiétante des violences à l’encontre des élus, France Bleu Paris a recueilli le témoignage de deux élus choisis au hasard, tellement que l’un et l’autre sont des représentants de la fameuse zone de non-droit, la Seine-Saint-Denis, victimes d’insultes racistes et de menaces. Lesquels seraient nettement moins fréquents et violents dans un milieu plus apaisé, notamment harmonieux, ce que la diversité contrarie.

Un phénomène lié à l’immigration

En 2014, quand il est élu à Stains, Azzedine Taïbi (PCF) devient le premier maire d’origine maghrébine, d’une ville de Seine-Saint-Denis, tout un symbole à l’époque, dans un département où une importante part de la population est issue de l’immigration.

« Des lettres, des appels, des messages toutes les semaines »

« AP l’époque, je recevais déjà quelques courriers d’insultes, mais c’était un ou deux messages par mois, je n’y prêtais pas vraiment attention », nous raconte le maire, réélu en mars 2020, au premier tour, du fait de la densité d’immigrés. « Aujourd’hui, c’est vraiment préoccupant, c’est quasiment toutes les semaines : des messages, des appels téléphoniques avec des insultes comme « sale bougnoule, sale arabe, retourne dans ton pays' ».

Des menaces de mort

Il y a aussi ces menaces qui se font plus violentes, si exceptionnelles soient-elles, comme dans cette lettre reçue il y a quelques semaines en mairie : « Regardez bien devant, derrière, sur les côtés… on va venir te crever ! », écrit l’auteur qui a pris soin de signer ce courrier. Ces racistes ne se cachent plus, vont de plus en loin et suscitent une certaine crainte chez Azzedine Taïbi :  « Je me dis que ces personnes-là vont certainement un jour passer à l’acte », dramatise le maire. 

L’élu qui sent que les choses se sont aggravées ces derniers mois, éprouve peut-être un simple sentiment d’insécurité, selon Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice. Son engagement permanent contre les violences policières – une dénonciation du « sécuritaire », paradoxalement obsessionnelle chez les totalitaires – et son soutien partisan à la famille controversée d’Adama Traoré ont clairement empiré la situation. En juillet dernier, il a porté plainte après avoir reçu une vidéo « d’un groupe fasciste » supposé qui menaçait explicitement de s’en prendre à lui. Cet élu a en fait provoqué une partie de la population: il n’est pas le maire de tous. Ces gens lui reprochent d’avoir offert un mur de la maison commune pour l’installation d’une fresque anti-flics en souvenir d’Adama Traoré, un rebelle à la loi républicaine.

« On banalise, on cautionne »

Désormais, Azzedine Taïbi portera plainte systématiquement en cas de menaces « parce que trop, c’est trop », estime le victimaire. Le provocateur espère pourtant que la réponse pénale sera à la hauteur, mais pour lui, il faut aussi que la réponse de la classe politique soit à la hauteur, qu’elle mette « un holà »Ce maire n’envisage nullement de respecter la minorité apparente. « En tant que maire, parfois je me sens totalement isolé, abandonné face à ces actes racistes », avoue-t-il. Sans se remettre en cause: il est avant tout un miltant.

D’ailleurs, pour lui, la polémique développée à partir d’une dissociation maligne entre fond et forme d’un article du magazine Valeurs actuelles qui a représenté la députée franco-gabonnaise Danièle Obono, LFI, en esclave, pour rappeler une vérité historique enfouie par l’extrême gauche: l’esclavage a été inventé par des Noirs, à l’encontre de leurs propres frères africains. Une traite des Noirs reprise ensuite par les colons musulmans, avant l’arrivée des Blancs… « Ce n’est pas la première fois que cette élue est victime de racisme. Ce qui interpelle quiconque serait de bonne foi. Or, la gauche entretient la diabolisation de quiconque met en danger le corpus de ses idées fausses qui lui assurent un électorat populiste : à cet égard, Valeurs actuelles ou Eric Zemmour représente de sérieuses menaces pour l’idéologie marxiste, anti-capitaliste, anti-flic et aussi anti-coloniale, après deux générations, au besoin en falsifiant la réalité historique. L’objectif est d’abattre l’essayiste ou de censurer l’hebdomadaire. Une campagne se développe pour museler Zemmour qui passe encore trop à la télévision au gré des totalitaires.

Les racialistes exploitent les a priori éculés.

Autre témoignage, celui du nouveau maire de Villetaneuse. Dieunor Excellent (DVG), a créé la surprise, le 15 mars 2020, à la faveur d’une abstention record, en remportant les municipales dès le premier tour, dans cette ville dirigée depuis un siècle par les communistes. Pourtant, l’homme né en Haïti et qui a grandi en Guyane, a droit lui aussi à des propos insultants : « Dès lors que j’ai été élu, il y a eu un procès en permanence en illégitimité. J’ai eu des posts dans lesquels on disait que j’ai été élu parce que j’ai fait de la sorcellerie. Là, pour le coup, c’est clair : je suis noir donc j’ai fait de la sorcellerie »

Comme le genre, la couleur de peau avant les compétences: la mixité et la diversité d’abord

Parfois le discours est plus sournois et renvoie aux origines sociales : « On dit que c’est la « voyoucratie qui a gagné » parce que je suis issu d’un milieu populaire, que j’habiterais dans un quartier populaire, donc je suis un voyou. On est sans cesse renvoyé à ces clichés et finalement notre compétence n’est pas reconnue à cause de notre couleur de peau et cela doit cesser ! » 

Pire, ce procès en incompétence est parfois amené par des remarques ou des sous-entendus de la part d’autres élus ou d’institutionnels. « Pendant la campagne, c’était un argument de certains opposants « , explique Dieunor Excellent. « Parfois, j’ai un peu le sentiment qu’on est un peu plus regardés, surveillés, par certaines institutions », nous confie Azzedine Taïbi. « Les choses ne sont pas dites, mais on sent qu’il y a quelque chose qui n’est pas très sain et qui consiste à dire : « bon t’es maire ok, mais comme les autres' ».

« On a le sentiment de devoir faire deux fois plus nos preuves » – Azzedine Taïbi, maire de Stains: une idée reprise des féministes.

L’association des maires d’Ile-de-France inquiète

Stéphane Beaudet, maire d’Evry-Courcouronnes (Essonne) et président de l’Association des maires d’Ile-de-France (Amif) dénonce cette violence raciste qui s’est banalisée à l’encontre de ces élus. « C’est le paradoxe : la diversité est de mieux en mieux représentée dans le corps des élus et notamment les maires et en même temps, malheureusement, ils sont victimes de racisme », assure-t-il. « On peut parler du racisme, mais on peut aussi parler de l’homophobie avec des maires attaqués là-dessus ». 

L’Amif vient de lancer une enquête auprès des élus franciliens pour avoir leur ressenti et pour recenser précisément la nature des violences auxquelles ils sont confrontés. Les conclusions seront transmises à l’Etat pour l’inciter à s’engager plus concrètement sur le sujet, c’est le souhait en tout cas du président de l’association. 

Loi contre le séparatisme: LFI, avocat conseil de l’islam en France

« S’il s’agit uniquement de porter le fer contre l’islam, je ne suis pas d’accord », soupçonne Alexis Corbière

Le député La France insoumise accuse le gouvernement d’une « incompréhension totale de ce qu’est la laïcité ».

Le projet de loi contre le « séparatisme », chantier lancé par Macron en février contre les communautarismes religieux, doit être présenté en Conseil des ministres à l’automne. « S’il s’agit, derrière cette loi, uniquement de porter le fer contre l’islam, les associations qui sont animées par des gens qui sont de confession musulmane, en traquant des animateurs sportifs qui ont des convictions spirituelles, je ne suis pas d’accord », a déclaré, mardi 8 septembre sur franceinfo, Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis, à (très) forte concentration de population musulmane, mardi 8 septembre sur franceinfo.

« Par contre, que les choses soit claires, évidemment, il faut travailler à ce qu’il n’y ait pas derrière une association d’aide scolaire je ne sais trop quelle activité sectaire« , a-t-il concédé.

« Je suis pour évidemment combattre l’obscurantisme religieux, le repli sectaire, mais j’entends des choses de la part du gouvernement qui me semblent être une incompréhension totale de ce qu’est la laïcité.Alexis Corbière, député LFI

« En République, les fidèles doivent respecter la loi, mais les religions n’ont pas à prêter allégeance aux lois de la République, lâche ce protecteur du Coran et de la charia. C’est autre chose, les religions. Par exemple, les grandes religions monothéistes ne reconnaissent pas le mariage de personnes de même sexe, les grandes religions monothéistes ne sont pas d’accord avec le droit à l’IVG. Et pourtant, les lois de la République le permettent. Donc, j’entends des choses qui visent aujourd’hui à tout mélanger », a estimé l’époux de l’avocate franco-chilienne Raquel, cofondatrice du Parti de gauche et ex-porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise pendant plus d’un an.

Le député d’extrême gauche dénonce une escalade gouvernementale lepeniste

Macron, plus lepeniste que Le Pen ? « J’ai envie de dire : Aristide Briand, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. La loi de 1905, c’est : liberté de conscience, liberté de culte, pas de financement public des religions. Mais après, une religion, ça n’est pas une démocratie, ça n’est pas la République, qu’on ne mélange pas tout et qu’on ne crée pas l’ère du soupçon généralisé », a lancé Alexis Corbière, ancien membre de l’organisation révolutionnaire trotskiste, le Parti communiste internationaliste (PCI), accusant le gouvernement de vouloir « faire plus que Mme Le Pen ».

« Plutôt que d’inventer des bazars, des machins, des lois incompréhensibles dont le seul but est d’agiter 2022 sur le thème ‘J’en fais plus que Mme Le Pen’, je dis à Mme Schiappa [ministre déléguée à la Citoyenneté] : arrêtez votre bazar, donnez-nous des assistantes sociales. »

Réouvertures sauvages de boîtes de nuit, en dépit du risque de contamination et de la loi

Le refus des jeunes de toute contrainte met les plus vulnérables en danger.

Distanciation physique ?

Malgré l’interdiction d’ouverture toujours en vigueur pour les boîtes de nuit, Covid-19 oblige, deux établissements parisiens (au moins) ont accueilli des clubbeurs ce weekend… En juillet, l’Etat – autrement dit le contribuable – a pourtant pris en charge les frais fixes des établissements de nuit jusqu’à 15.000 euros par mois pour soulager leur trésorerie.

Mais aucune date de réouverture n’est fixée, ce que regrettent les représentants du secteur.

Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, a annoncé, vendredi 24 juillet, des aides financières pour les discothèques, alors fermées depuis quatre mois pour cause de pandémie et qui exhortaient le gouvernement à leur octroyer un « plan de sauvetage ».
A l’issue d’une réunion avec les représentants du monde de la nuit, le ministre a confirmé qu’« il n’y a pas de date prévue de réouverture » des établissements du secteur, tout en dévoilant un dispositif de prise en charge des frais fixes des établissements. Les loyers, factures d’eau et d’électricité et autres frais seront pris en charge à hauteur de 15.000 euros par mois maximum, pendant trois mois, au lieu de 5.000 euros initialement prévus dans les dispositifs d’aides aux entreprises menacées de faillite.
« Ce plafond couvre les charges d’environ 85 à 90 % des établissements du monde de la nuit », a précisé Alain Griset à la presse. Le ministère évalue le coût total de la mesure à 50 millions d’euros pour 1.600 entreprises concernées.

Les boîtes de nuit parisiennes n’ont pas toutes «coupé le son» depuis le début de la crise sanitaire et les premières enfreignent la réglementation gouvernementale. A la différence des bars et des restaurants qui ont été autorisés à rouvrir à la mi-juin «sous conditions», les discothèques – où les règles de distanciation sont difficiles à respecter – ne sont, en théorie, toujours pas autorisées à accueillir les clubbers, essentiellement des jeunes, plus résistants que leurs aînés, mais d’un commerce particulièrement dangereux pour leurs proches, notamment s’ils sont porteurs asymptomatiques.

Des petits aménagements administratifs

Ce lundi, des images de soirées organisées durant le weekend au Key club, une boîte de nuit de 800 m2, propriété d’Audren Dimitris (également propriétaire du Gypsi Motel à Paris, lien bio), au 8, boulevard de la Madeleine (9e) censée faire revivre les nuits d’Ibiza (lieu festif où plusieurs footballeurs du PSG se sont contaminés cet été) où les toilettes sont transformées en dancefloor clandestin et où une Secret Room n’est accessible qu’aux initiés sur lecture de leur empreinte digitale, et au très sélect Raspoutine, club baroque privatisable avec alcôves, richement décoré de fourrures, dentelles et velours écarlates, rue Bassano (8e), dont Ghislain Evraert et Logan Maggio sont les co-propriétaires, ont pourtant circulé sur les réseaux sociaux. Des ouvertures illégales organisées en catimini pour tenter de sauver un secteur d’activité à l’arrêt total depuis près de six mois, mais  au mépris de la relance d’activité de l’hôpital public.

«Il s’agit plutôt de petits aménagements administratifs pour rouvrir tout en respectant le protocole sanitaire», raconte-t-on dans le monde de la nuit. «L’Etat a interdit la réouverture des établissements de type P (c’est-à-dire ceux qui disposent d’une piste de danse). Mais il a autorisé le retour des clients dans ceux qui sont classés type N (les bars et restaurants)», argumente Patrick Malvaes, président du SNDLL (Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs).

«Certains collègues demandent donc le classement de leur boîte en tant que bar-restaurant pour accueillir leurs clients. La procédure est uniquement déclarative», poursuit-il. Et le représentant des patrons de discothèques d’évoquer une certaine «tolérance» pour ce type de pratique dans la capitale. Les gestionnaires du Key club – où, en 2018, un jeune homme de 27 ans a été drogué (probablement victime de la drogue du violeur), avant d’être victime d’un vol avoisinant les 50.000 euros – n’ont pas pu être contactés pour confirmation.

Des soirées «friends and family»

La direction du Raspoutine refuse de communiquer… sur les ouvertures du weekend. Mais les deux soirées «friends and family» organisées ce vendredi et ce samedi de 22 heures à 2 heures étaient clairement présentées sur le site de l’établissement comme des événements en configuration restaurant. Sans dancefloor, sans bar, uniquement sur réservation… et avec masque obligatoire en cas de déplacement entre les tables.

Une présentation des faits que ne corrobore pas la vidéo d’une soirée postée sur Twitter. On y voit des clients non masqués et des fêtards qui dansent «collés-serrés» entre les tables. «Au-delà du risque de fermeture administrative pour ces établissements, le vrai problème, c’est le risque sanitaire et la reprise de l’épidémie », note Patrick Malvaes, en invitant ses collègues à «arrêter les conneries» !

Aucune dérogation accordée, assure la préfecture

«On va devoir cohabiter très longtemps avec ce virus. Il faut que les établissements de nuit s’adaptent en privilégiant les recherches d’alternatives en extérieur», souligne de son côté Frédéric Hocquard, adjoint Génération.s (20e) à la maire de Paris, chargé de la vie nocturne et qui ignore la colère de ses électeurs au profit des « Pierrots de la Nuit » (18e), notoirement inutiles, mais se déclarant pompeusement « innovant en matière d’interactions entre l’art et la société, associant spectacle vivant, médiation et sensibilisation pour préserver la qualité de la vie nocturne en prévenant les nuisances sonores aux abords des lieux de vie nocturne », gag…

«C’est faisable dans le respect des règles sanitaires», indique l’élu socialiste en citant les exemples. Le Flow (4, Port des Invalides,
Paris 7e, face à la Tour Eiffel), qui a pu rouvrir sa terrasse des quais de Seine après un classement de la discothèque en établissement de type N, le Wanderlust, Quai d’Austerlitz, Paris 13e, qui a réduit sa jauge et s’est transformé en restaurant, ou encore le Badaboum, lieu de restauration et de concert à Bastille, qui va ouvrir un établissement extérieur sur les quais de Seine.

«Les professionnels de la nuit jouent le jeu. Mais si des boîtes utilisent le changement de catégorie juste pour contourner les règles, ce n’est pas acceptable», conclut l’élu. Cela dit, que fait-il pour protéger la population?

Hidalgo retire une plaque au nom de l’écrivain pédophile Guy Hocquenghem

La police socialiste des moeurs frappe un ami de Gabriel Matzneff, ami de Christophe Girard

En janvier 2020, Carine Petit, la maire du XIVe arrondissement rendait hommage à cet ancien journaliste, qui avait tenu publiquement des propos en faveur de la pédophilie. Dans la foulée de la démission de Christophe Girard, plusieurs collectifs appelaient à son retrait.

Mercredi, la mairie de Paris a discrètement retiré la plaque dédiée à Guy Hocquenghem (1946-1988), défenseur de la pédophilie. Cet ancien journaliste à Libération, écrivain et militant historique du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) avait déclaré sur Antenne 2 en 1978 qu‘«il y a des enfants qui adorent les vieillards, y compris sexuellement».

La plaque en sa mémoire avait été inaugurée en janvier, au 45, rue de Plaisance dans le XIVe arrondissement de Paris, par la maire, une ex-collaboratrice de l’ex-député socialiste du Cher Yann Galut, compagne de Stéphane Bretout, ex-directeur de cabinet de Pascal Cherki (donneur de sperme), et considérée comme proche d’Anne Hidalgo, mais qui a pourtant rejoint Benoît Hamon et son parti Génération.s, misant sur un destin national…

D’après des riverains interrogés par Le Parisien , la plaque aurait été retirée à la demande de la mairie du XIVe arrondissement. Si la maire Carine Petit ne confirme pas l’information, laissant penser à un geste anonyme de réprobation, une source municipale explique au quotidien que «faisant suite à des interpellations relatives à certains écrits et prises de position, totalement indéfendables, de Guy Hocquenghem, la Ville a décidé que la plaque ne sera pas reposée».

La démission de Girard, un déclencheur

Une polémique grondait ces dernières semaines autour de cet hommage à Guy Hocquenghem. Les appels à sa dépose émanant d’élus écologistes – qui se refont une image après les aveux du pédophile vert Daniel Cohn-Bendit qui s’est aujourd’hui tourné vers Macro -, et militantes féministes – le collectif Les Grenades en tête – se sont multipliés, dans la foulée de la démission de Christophe Girard, qui a construit sa carrière politique en suçant la roue de l’ancien maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.

L’adjoint à la Culture à la mairie de Paris, Girard, un collaborateur de Pierre Bergé, lui-même compagnon du couturier Yves Saint-Laurent, était mis en cause par des élus écologistes pour ses liens présumés avec l’écrivain Gabriel Matzneff, visé par une enquête pour «viols sur mineur».

En décembre, l’aposition de cette plaque avait fait l’objet d’un vote au Conseil de Paris, puis au Conseil d’arrondissement du XIVe.

Par la voix de son avocate Delphine Meillet, Christophe Girard, encore en fonction au moment du vote, explique que cet hommage à Guy Hocquenghem «tombait dans [son] champ de compétence culture». Et de rappeler qu’il s’agissait d’une décision collégiale. «Je n’étais que rapporteur. Je n’ai pas voté cette délibération tout seul», se justifie-t-il.

Présidente de la Fondation Copernic, cercle de réflexion de la gauche radicale avec Pierre Khalfa, l’un des animateurs de Solidaires (SUD, syndicat révolutionnaire trotskiste) et membre du Conseil scientifique d’ATTAC, maître Caroline Mecary, militante de l’homoparentalité, favorable à l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe, alors élue du XIVe arrondissement, présente à cette délibération, a l’aplomb d’affirmer : «Si on avait su ça, on ne l’aurait pas honoré.» Les faits étaient de notoriété publique.

Mecary ferait mieux de fermer sa bouche

Girard joue sur les mots pour renier Gabriel Matzneff : il «n’est pas un ami», se défend l’ex-adjoint d’Anne Hidalgo.

Le boycottage spontané d’Omar Sy par les internautes outragés

Sur Twitter, ils appellent à sanctionner l’acteur racialiste. 

Omar Sy partage l’affiche du film ‘Police’ avec Virginie Efira et Grégory Gadebois depuis le mercredi 2 septembre. Sur Twitter, les internautes lui reprochent ses a priori anti-Blanc: nombre d’entre eux n’ont pas oublié son engagement raciste au côté du Comité Traoré, contre les flics blancs accusés de racisme. Ils appellent donc au boycottage de l’acteur à qui la France a donné sa chance, malgré des origines prétendument rédhibitoires (mi-sénégalaise mi-mauritanienne), une enfance à Trappes (PCF, avant d’être gérée par Ali Rabeh de Génération.s), un CV affligeant (SAV, ci-dessous) et un petit cursus scolaire avec un bac professionnel (chauffage et climatisation). Pour son information, la police nationale recrute les gardiens de la paix au niveau bac et sur concours.

Un goût troublant pour le déguisement

Police, c’est un film engagé racontant l’histoire de trois flics parisiens, qui doivent reconduire un prisonnier à la frontière. Sauf qu’en chemin, Virginie (Virginie Efira), réalise que cet activiste noir – illégalement arrivé en France – risque la peine de mort s’il retourne dans son pays. La policière va alors tenter de convaincre ses collègues Aristide (Omar Sy) et Erik (Grégory Gadebois) de laisser le clandestin s’échapper. Une histoire mal-venue, en termes de mensonges et en période d’accusations de violences des forces de l’ordre par des délinquants rebelles aux interpellations et à la loi de ce pays.

Schizophrène

Une « jolie histoire », selon la presse caniveau.

Dans ‘Voici’ (Prisma Media, filiale française du groupe de presse allemand Bertelsmann et multi-condamné) , Violette Salle, s’étonne pourtant que ce film ne fasse pas l’unanimité auprès des policiers! L’image d’une police de menteurs ne l’interpelle pas et elle ne retient que de « grosses erreurs » qu’elle n’a pas elle-même relevées, preuve de sa compétence pour chroniquer ce film d’une femme réalisateur, épouse de producteur, Philippe Carcassonne, qui a financé Patrice Leconte (Tango), André Téchiné (Les Innocents), ou un fils de… Jacques Audiard (De battre mon cœur s’est arrêté ou Un prophète).

Pour réussir, Omar Sy a cotoyé le producteur Harvey Weinstein, accusé de harcèlement sexuel et de viol: et l’acteur reconnaît avoir été au courant!

Jean-Yann William, délégué du syndicat Unité SGP-FO des aéroports de Paris, souligne ce 2 septembre que jamais une policière ne serait chargée de plaquer un homme au sol. « On ne demandera jamais cela à une policière : les femmes viennent en support pour ce genre d’interventions, mais on ne les laisse pas seule[s] face à un homme ! », explique-t-il.

« boycottOmarSy »

Sy s’est impliqué en militant antiblanc, partisan du flicbashing

Signez l’appel d’Omar Sy
Pour soutenir l’appel d’Omar Sy contre les violences policières en France, signez la pétition sur xxxx et relayez l’appel sur les réseaux sociaux.

Et si les policiers diabolisés ne sont pas particulièrement ravis du film réalisé par Anne Fontaine, les internautes le sont encore moins. Sur Twitter, le hashtag “boycottOmarSy” est numéro 1 des tendances ce vendredi 4 septembre. De nombreux internautes reprochent à l’acteur d’Intouchables de jouer dans Police, alors qu’il s’est rangé aux côtés des anti-racistes racisés, inconscient ou promoteur des motivations politiques de l’extrême gauche accusée d’incitation à la haine raciale, voire raciste, développée par la famille et la mairie PCF de Stains, dans le sillage du mouvement de soutien à l’Américain George Floyd.

T’as pas honte de tenir ce rôle après tes dernières prises de position ?”, “La police a eu besoin de Omar Sy pour redorer son image”, “Quand on prend des positions alors on en assume les conséquences”, “Le communautarisme raciste. Je ne regarderai plus aucun de ses films”, a-t-on pu lire dans les nombreux commentaires laissés sur Twitter.

Comme la journaliste, d’autres internautes n’y voient « qu’un film« : le cinéma est donc un genre à ce point mineur qu’il ne vaut pas qu’on s’attarde a ses délires. « C’est un film, une fiction. Il est acteur et son travail c’est de jouer dans des films, parce que évidemment s’il y joue le rôle d’un méchant selon vous il faut le boycotter… Vraiment c’est pitoyable« , a tranché un internaute d’un niveau affligeant qu’on ne souhaite à aucun de ses proches.

La journaliste Elisabeth Martichoux, ex-France Inter infiltrée à LCI, qui se sépare en revanche de Geoffroy Lejeune avec la bénédiction du SNJ, à la différence de Louis de Raguenel, s’est signalée sur Twitter:

Par honnêteté intellectuelle, citons l’un des rares tweets d’élus:

A défaut de courage politique de nos élus, écoutons un journaliste comme on en entend peu:

Le film est adapté du livre de Hugo Boris qui a reçu en 2016 le prix Eugène-Dabit du roman populiste, un prix littéraire français créé en 1931 par Antonine Coullet-Tessier pour récompenser une œuvre romanesque qui « préfère les gens du peuple comme personnages et les milieux populaires comme décors, à condition qu’il s’en dégage une authentique humanité. »

Pour mémoire, rappelons que Sy était au nombre des 90 signataires, avec le rappeur Nekfeu, le réalisateur Mathieu Kassovitz (réalisateur de ‘La Haine’) ou encore la députée LFI… Danièle Obono demandant au chef de l’Etat d’intervenir pour condamner fermement « l’agression » qu’une mère voilée avait provoquée, en octobre 2019, s’affichant au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Omar Sy avait déjà soutenu Théo, un menteur qui avait ému François Hollande en accusant un policier d’intrusion anale…

Grenoble : le rappeur à l’origine de l’affaire des vidéos de Mistral a été interpellé

Le rappeur grenoblois Corbak Hood affirme être à l’origine des vidéos de trafiquants armés qui ont provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux

11 h 48 : Corbak Hood, le rappeur, à l’origine de l’affaire des vidéos de Mistral a été interpellé ce mercredi matin, vient d’annoncer le préfet de l’Isère.

Image du clip “Chicagre” du rapeur Corbak Hood.

12 h 22 : Le jeune rappeur a été interpellé vers 8 heures dans le quartier Chorier-Berriat à Grenoble. Il se cachait au domicile d’un proche. Sa garde à vue a commencé dans les locaux de la police judiciaire de Grenoble, qui est saisie du dossier. 

13 h 01 : Le procureur de la république, Eric Vaillant, vient de confirmer cette garde à vue en début de matinée « pour provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, provocation à l’usage de stupéfiants, provocation non suivie d’effets au crime ou au délit par parole, port prohibé d’armes, injures publiques envers une personne dépositaire de l’autorité publique, ces faits ayant été commis entre le 21 août et le 1er septembre ».

Verbalisé pour avoir retiré son masque et mangé une friandise dans les escaliers du métro parisien

L’exécutif n’est pas meilleur en pédagogie qu’en concertation

A Paris, un jeune homme de 22 ans a été verbalisé pour avoir mangé une friandise dans l'escalier le menant au métro...
A Paris, un homme a été verbalisé pour avoir mangé une friandise dans un escalier intérieur du métro…

Récit de France bleu : « Un habitant de Seine-Saint-Denis a été verbalisé ce lundi à la Gare de Lyon à Paris alors qu’il revenait de vacances et s’apprêtait à prendre le métro. Des policiers en civil l’ont interpellé alors qu’il mangeait une friandise. » Jusque-là, c’est effarant, hors contexte.

Autre version. Lundi, à la Gare de Lyon, à Paris, un jeune homme [majeur] de 22 ans a été verbalisé alors qu’il descendait les escaliers menant au métro. Il avait retiré son masque pour manger rapidement une friandise, écrit Le Parisien, qui commence ainsi: « Sur Twitter, un habitant de Seine-Saint-Denis raconte qu’il a été verbalisé par des policiers en civil, alors qu’il ne faisait que grignoter rapidement une friandise, ce qui n’est pas interdit. »

Il valait mieux avant qu’après. Mais la presse a perdu toute capacité de jugement et fait toute une affaire d’une action de prévention: le risque de contamination est déjà pris quand on agit trop tard et faire buzzer cette affaire est totalement irresponsable. C’est ce que fait pourtant la presse institutionnelle.

[https://twitter.com/rthms39/status/1300448717191950337?s=19]

135 euros d’amende pour avoir rapidement mangé un “kinder bueno” en pénétrant dans le métro parisien, ça fait cher la friandise. Le Parisien nous sert d’ailleurs des détails inutiles en situation de recrudescence de l’épidémie mortelle : le bon petit gars a un prénom « Robin, de retour de vacances, un petit creux, un ‘kinder bueno’”, 22 ans, un âge qui exempte d’appliquer les consignes de solidarité sanitaire ?Et la scène se déroule en direction de ‘la ligne 14 du métro’, c’est ce qui la rend « ubuesque »?

D’abord réprimandé par une usagère, qui risquait gros de se faire tabasser, il s’est ensuite fait interpeller par deux policiers en civil, rapporte France Bleu. « Tout d’un coup, deux personnes m’interpellent assez brusquement, à ma grande surprise, pour me dire de remettre mon masque. Et il s’est avéré en sortant de cet escalier et en faisant comprendre à ces personnes que leur attitude était déplacée, que je me suis retrouvé face à des policiers en civil », raconte l’homme sur son compte Twitter, où il donne les détails de son « voyage en absurdie« .

Après avoir eu « quelques mots déplaisants » – en clair, outrage à agents de la force publique – de son propre aveu, Robin finit par ecoper d’une amende de 135 euros. Si désormais il préfère rire de cet épisode « ubuesque », selon Le Parisien, il n’était pourtant « pas loin de pleurer de rage » face aux deux policiers. « Je vais aller contester l’amende le plus tôt possible« , jure celui qui « gagne moins que le Smic ». C’est vrai que le virus s’abat au faciès… Selon lui, l’un des policiers « s’est rendu compte à la fin qu’il avait fait n’importe quoi ». Il agit sur ordre et le préfet Lallement assume…

A la difference du Parisien, France bleu n’édulcore pas la situation : « L’amende a été mise parce que moi j’ai aussi réagi de manière virulente aux reproches qu’ils m’avaient faits parce que je ne savais pas que c’était des policiers en civil, c’est-à-dire que des policiers en civil ont été envoyés pour faire un travail qui nécessite de la pédagogie, » Car l’homme sans masque argue… Il poursuit : « Et d’être identifié en tant que police. Là je me suis retrouvé à faire face à des gens qui m’agressent pour le masque. Et j’ai eu quelques mots déplaisants, je n’avais pas compris« , ajoute Robin tout en soulignant qu’il reste très respectueux des règles… Nettement moins des personnes. 

Le Parisien fait valoir qu’il n’est pas interdit de manger ou boire dans les zones où le port du masque est obligatoire. Mais il n’est pas interdit de rester poli et le masque est obligatoire, quon revienne ou non de vacances, qu’on ait 22 ou 72 ans et qu’on habite Neuilly ou Saint-Denis.

Le Parisien a sombré dans la démagogie et a failli à son devoir de pédagogie.

Menace de la ‘Ligue de défense noire africaine’ proférée contre la presse

Nous allons vous arracher vos bras” : Libération approuve-t-il ou défend-il la liberté de la presse?

Sylvain Afoua, dit Egountchi Behanzin – en hommage au dernier roi d’Abomey (Bénin, ex-Dahomey) et connu pour sa résistance à la colonisation française – , le leader noir des ligueurs universalistes – qui ont pour objectif de lutter contre le racisme anti-noir et promouvoir le panafricanisme – est venu en bande manifester sous les fenêtres de Valeurs actuelles: Macron, Castex et Darmanin l’ont-ils encouragé à passer aux menaces? Le meneur de LDNA est pourtant connu pour avoir qualifié l’Etat français de « terroriste, colonialiste, esclavagiste ».

Dans le contexte des manifestations antiracistes en France en 2020, le mouvement noir appelle au déboulonnage de plusieurs statues de personnalités historiques françaises. Active sur les réseaux sociaux, l’organisation revendique près de 50 000 abonnés sur Instagram et plus de 130.000 sur Facebook en 2020.

Macron a appelé la députée d’extrême gauche, samedi, pour lui faire part de sa « condamnation claire de toute forme de racisme »,. Une réaction à chaud démontrant l’emprise médiatique sur son action et une faille dans sa capacité de jugement : le parti-pris grossier des contempteurs de l’article incriminé veut que le texte soit raciste, mais si les illustrations déclarées inappropriées provoquent la réflexion, l’objectif est atteint. Le journal a voulu dénoncer la tendance forte actuelle à décontextualiser les faits historiques, en l’occurrence l’esclavage, et le recours à l’image de la Franco-gabonaise est bien de nature à mettre en évidence la falsification politique de l’Histoire par les gauches qui trouvent leur intérêt politicien à la ré-écrire avec un regard contemporain. La vérité historique veut que l’esclavage des Noirs est une invention des Noirs africains qui ont exercé la traite de leurs propres congénères africains, également victimes des marchands d’esclaves arabes. Les élus « unanimes », dont le chef de l’Etat, soucieux de plaire dans la perspective des trois élections de 2021 et 2022 ont donc ainsi alimenté injustement le resentiment anti-Blanc des Noirs manipulés par les gauches.

La parole n’est plus à Libération, mais a Valeurs actuelles

Le leader de la LDNA, Egountchi Behanzin, entouré de ses partisans poings levés, est connu pour avoir qualifié l’Etat français de « terroriste, colonialiste, esclavagiste ».

Après s’être introduits illégalement dans nos locaux, des militants du groupuscule racialiste ont manifesté devant la rédaction, ce lundi, proférant des menaces et des allusions antisémites. Valeurs actuelles a porté plainte.

Comme annoncé au cours de son intrusion illégale dans nos locaux, diffusée en direct sur Facebook, samedi, le leader de la Ligue de défense noire africaine (LDNA) est revenu, accompagné d’une poignée de militants, « réclamer des comptes » à Valeurs actuelles, ce lundi après-midi, devant notre siège à Paris, après la publication d’une fiction polémique consacrée à la députée LFI Danièle Obono, parue dans notre dernier numéro et à laquelle nous avons déjà répondu.

Bloqué au bout de la rue par des policiers, le fondateur et porte-parole du groupuscule racialiste Egountchi Behanzin a d’abord demandé à accéder à nos locaux pour débattre avec la rédaction. « Tous les jours, nous allons revenir s’il le faut », a-t-il prévenu, en présence de journalistes d’autres médias. « A travers l’insulte contre Danièle Obono, ce sont les Africains que vous attaquez…, a-t-il ajouté. Les Gaulois n’ont jamais existé, c’est un mythe… »[https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1300440383747428352&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fvideo-nous-allons-vous-arracher-vos-bras-le-leader-de-la-ligue-de-defense-noire-africaine-menace-valeurs-actuelles-devant-la-redaction-123144&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px%5D

Puis, le leader de la LDNA, déjà épinglée par le passé pour des propos antisémites et complotistes, a récidivé : « Face à la communauté juive, vous claquez des fesses. Vous êtes comma ça, comme des enfants. Même vous, les policiers. Parce que votre président, on le voit, quand il va au dîner du CRIF et qu’on lève sa main comme une marionnette. » Une sortie saluée par les autres militants sous des applaudissement et des « bravos » répétés.

[https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1300441090449956864&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fvideo-nous-allons-vous-arracher-vos-bras-le-leader-de-la-ligue-de-defense-noire-africaine-menace-valeurs-actuelles-devant-la-redaction-123144&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

Plus loin, une militante véhémente a hurlé face au cordon de policiers impassibles : « Assumez votre putain de racisme ! Trump, il assume son racisme ! Macron doit assumer son racisme ! Il a fait une interview avec Valeurs actuelles en parlant de l’immigration. » Brandissant la menace, Egountchi Behanzin a poursuivi : « Si vous écrivez contre les noirs, alors vos bras nous allons les arracher, et vous n’aurez plus de bras pour écrire quoi que ce soit. Nous allons vous arracher vos bras… C’est comme ça, dorénavant, ce sera dans l’autodéfense. »

[https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1300441762855612416&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fvideo-nous-allons-vous-arracher-vos-bras-le-leader-de-la-ligue-de-defense-noire-africaine-menace-valeurs-actuelles-devant-la-redaction-123144&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550pxhttps://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-3&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1300444183593996288&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fvideo-nous-allons-vous-arracher-vos-bras-le-leader-de-la-ligue-de-defense-noire-africaine-menace-valeurs-actuelles-devant-la-redaction-123144&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

Quelques instants plus tard, le directeur de la rédaction est descendu à la rencontre des manifestants pour discuter. « Je regrette cette polémique, c’est pour ça qu’on a présenté nos excuses à Danièle Obono », leur a déclaré Geoffroy Lejeune. « Ce qui vous rend hystériques aujourd’hui, c’est que vous ne supportez pas qu’on puisse évoquer, qu’il s’agisse de nous, d’un historien ou d’un universitaire la question de l’esclavage autrement qu’en disant que c’est l’Occidental qui a esclavagisé l’Africain », a-t-il encore expliqué à propos de leur « discours indigéniste et racialiste ».

[https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-4&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1300448475927261185&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fvideo-nous-allons-vous-arracher-vos-bras-le-leader-de-la-ligue-de-defense-noire-africaine-menace-valeurs-actuelles-devant-la-redaction-123144&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

Visiblement choqué par le mot « racialiste », le leader de la LDNA s’est étonné : « Racialiste ? Vous, venant d’un nazi comme vous, d’un facho comme vous ?… Vous, vous êtes obsédés de la race, vous parlez tout le temps de la race… », avant d’utiliser le mot « nègres » pour se désigner lui et ses militants, puis d’en revenir à son obsession pour la question juive. A la suite de l’intrusion illégale dans nos locaux, Valeurs actuelles a porté plainte. »

[https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-5&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1300450245533470720&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fvideo-nous-allons-vous-arracher-vos-bras-le-leader-de-la-ligue-de-defense-noire-africaine-menace-valeurs-actuelles-devant-la-redaction-123144&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

Lien

LDNA, un mouvement de l’ultra gauche

Dès 2018, la LDNA est répertoriée par le site Conspiracy Watch pour divers propos antisémites et complotistes. Plusieurs media et intellectuels qui ne sont pas marqués à gauche signalent cette organisation racialiste et raciste, certains souhaitant sa dissolution pour ces motifs.

Ses actions violentes se multiplient. En avril 2018, un membre de la LDNA fait irruption dans l’agence du Crédit agricole de Montrouge (Hauts-de-Seine) pour demander le licenciement d’un employé qui se trouve être militant de Génération identitaire. En novembre de la même année, un rassemblement est organisé par la ligue à la marie du 20e arrondissement de Paris à la suite de la mort par arrêt cardiaque d’une femme de ménage d’origine africaine. En 2019, accompagnés par d’autres membres d’organisation opposées au racisme anti-noir (comme le Conseil représentatif des associations noires de France ou l’Union nationale des étudiants de France), des militants de la LDNA s’opposent le 25 mars 2019 à une représentation de la pièce Les Suppliantes du tragédien grec… Eschyle à la Sorbonne. Une agression contre la culture qui évoque la casse des Talibans et des islamistes.

Encore une rave-party illégale: la France fait la fête dans la Creuse, en pleine pandémie

Creuse : plusieurs centaines de personnes participent à une rave-party illégale

Ces centaines de fêtards n’ont qu’une vie: pour mettre en péril celle de leurs proches ?

Rien, ni personne pour arrêter entre 400 et 500 festivaliers de se rassembler, épidémie ou non, samedi soir.

Deux arrêtés de la préfecture – pour se protéger des poursuites judiciaires contre ces potentielles personnes contacts – ont été pris samedi matin pour interdire les rassemblements festifs, sachant « en même temps » qu’ils auraient lieu : des centaines de ravers ont ainsi participé ce week-end à une rave-party à Feniers dans la Creuse.

Virginie-Darpheuille-Gazon, préfète de la Creuse depuis juillet 2020

Inconscients ou défiant la mort, plusieurs centaines d’individus ont participé de samedi matin à lundi matin à une rave-party illégale à Feniers, dans la Creuse, a confirmé la préfecture, sans états d’âme face à ses arrêtés foulés aux pieds au mépris du risque invoqué d’un foyer de contamination au coronavirus, alors qu’explosent les cas d’hospitalisation.

En fin de journée, entre 400 et 500 festivaliers, pour la plupart arrivés dans la nuit, se trouvaient toujours sur… un terrain militaire de cette commune située dans le sud de la Creuse, en région Nouvelle Aquitaine. Dans la matinée, la préfecture avait pris deux arrêtés pour interdire ce week-end, au vu du « contexte sanitaire actuel », les « rassemblements festifs à caractère musical » alors qu’elle redoutait une affluence massive, avec la venue de 2.000 à 2.500 personnes jusqu’à lundi.

Le gouvernement, mis devant le fait accompli

Un important dispositif de sécurité de 200 gendarmes, appuyés par un hélicoptère, a été déployé dans un rayon de 10 km autour du site pour empêcher l’arrivée d’autres fêtards et de camions transportant du matériel de sonorisation.
« Il n’y aura pas d’évacuation, mais les forces de l’ordre font de la dissuasion », indique Albert Holl, directeur de cabinet de la préfecture de la Creuse.

Sous-préfète de Florac, Lozère

« Les gendarmes procèdent à des verbalisations et des interpellations pour que cette manifestation illégale s’arrête le plus rapidement possible », a assuré le directeur de cabinet de la préfète de la Creuse, une femme, comme en Ardèche où un festival sauvage a eu lieu dans les Cévennes, sur le Causse Méjean. Idem en Lozère où la préfète, Valérie Hatsch, n’a pu que constater son inutilité. « Nous sommes en période épidémique et il y a un risque de progression du virus. Il y a risque de former un cluster (foyer de contamination), répètent vainement les préfets.

La Croix-Rouge et les sapeurs pompiers n’ont-ils pas mieux à faire? Ils étaient sur place pour « encourager les festivaliers à respecter les gestes barrières et la distanciation ». La mission de la Croix Rouge est de prévenir et alléger les souffrances des hommes et de protéger leur vie et leur santé, mais comme les randonneurs qui prennent des risques et mettent en danger la vie de leurs sauveteurs, les teufeurs et les organisateurs qui provoquent l’engagement de la Croix-Rouge et des sapeurs pompiers pour ne pas avoir à financer la protection des fêtards, ne devraient-ils pas être appelés à payer les frais des interventions de sécurisation de leurs fêtes sauvages ?