L’uniforme, pour contribuer au redressement de l’école républicaine

Pour la première fois en France métropolitaine, l’uniforme scolaire devrait officiellement faire son retour en Seine-et-Marne.

Il sera instauré dans les six écoles élémentaires publiques de la ville de Provins dès le retour des vacances de la Toussaint 2018, rapporte La République de Seine-et-Marne. Le maire de la ville, Olivier Lavenka, portait ce projet depuis le début de l’année. Le successeur de Christian Jacob l’avait proposé au vote des parents d’élèves provinois des différentes écoles concernées. Le scrutin s’est tenu pendant une semaine du lundi 28 mai au samedi 2 juin.

Les parents devaient répondre à quatre questions. Parmi elles : « Etes-vous favorable à l’introduction d’un vêtement scolaire unique dans les écoles élémentaires publiques de la ville de Provins ? », « Concernant les polos, préférez-vous que ceux-ci soient bleu marine ou blanc ? », « Les polos et les pulls porteront un écusson brodé, portant la mention « Ecoles publiques de Provins ». Souhaitez-vous que soit ajoutée la devise de la République « Liberté, égalité, fraternité » ? » et « S’agissant des modalités de paiement, seriez-vous favorable à la mise en œuvre d’un paiement échelonné de 3 mois, 6 mois ou 10 mois ? »

ARS, entre 365 et 400 euros; uniforme, 145 euros par enfant

Et les parents ont tranché. Le maire de la ville précise que les uniformes concerneront 759 élèves et 609 familles. « 376 votants se sont exprimés pour 234 voix pour, 141 contre et 1 nul.

Les polos seront bleu marine et la devise de la République accompagnera le blason », décrit l’élu. Un comité de pilotage composé d’enseignants, d’élus et de parents d’élèves a été chargé de décider du contenu du trousseau.

Dans le détail, il sera composé de dix pièces : quatre polos (deux manches longues, deux manches courtes), deux pulls bleu ciel, une veste-sweat bleu marine, deux pantalons et une jupe bleu marine pour les filles, deux pantalons et un bermuda pour les garçons. « Pour un prix de base fixé à 145 € par enfant, 72,50 € pour le second, et 116 € pour les élèves de CM2 », précise le journal. Un appel d’offres doit être lancé.

L’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a approuvé cette initiative et s’est prononcé pour la généralisation du port de l’uniforme. « C’est un enjeu d’égalité entre les enfants. Aujourd’hui, les marques de vêtements, ça compte malheureusement beaucoup trop, avec tous les phénomènes matérialistes un peu stupides », a déclaré le ministre, cité par BFM TV, prenant les devants d’une gauche réactionnaire sous emprise marxisante. Et d’ajouter : « Evidemment, ce n’est pas du tout conforme à ce que l’on peut souhaiter pour l’école de la République. L’uniforme peut être une réponse. Je n’en fais pas l’alpha et l’oméga d’une politique éducative, mais, dans certains cas, ça peut être utile. » Pas dogmatique, ce ministre, ou habile ?

L’ARS, allocation de rentrée scolaire, est versée sous conditions de ressources.

Les montants nets versés sous conditions de ressources aux parents à la rentrée des classes 2018 sont les suivants :

  • 367,73 euros pour un enfant âgé de 6 à 10 ans ;
  • 388,02 euros pour un enfant âgé de 11 à 14 ans ;
  • 401,46 euros pour un enfant âgé de 15 à 18 ans.

Mais des parents ne manqueront pourtant pas de crier contre la dépense, comme si la prime de rentrée scolaire ne couvrait pas la totalité des frais d’habillement des enfants scolarisés, ainsi que leurs fournitures scolaires, sachant qu’un cartable ne se renouvelle pas chaque année… Les organes de presse populistes n’hésiteront toutefois pas à donner la parole aux mamans formatées par les associations de parents pour se lamenter.

Attentats islamistes antisémites: minutes de silence perturbées dans des lycées

Le silence complice des influenceurs a conduit aux carnages 

Le Premier ministre Manuel Valls a fustigé aujourd’hui les jeunes qui ont refusé de respecter la minute de silence du 8 janvier en hommage aux Juifs pris en otages à l’épicerie casher de Vincennes et aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. Il a toutefois tenté de minimiser la gravité des faits en jugeant ces phénomènes « très minoritaires« . Les rectorats ont recueilli des signalements de perturbations dans environ 70 cas sur le territoire français et rappelant qu’il y a 64.000 établissements scolaires, a souligné le ministère de l’Education qui passe en revanche sous silence que des chefs d’établissement ont pu ne pas faire remonter les refus. En pareil cas, la langue de bois et l’omerta du milieu favorisent les éléments de langage que diffusent le pouvoir pour qui les choses « se sont globalement bien passées ».

Le gouvernement campe dans le refus

Cabu, autre victime expiatoire

Manuel Valls ne veut pas, mais ça se passe… « Dans mon pays, je ne veux pas que l’on puisse dire que l’ennemi, quand un élève répond à une question d’un enseignant, c’est le juif », a déclaré Manuel Valls sur BFM TV et RMC. « Je ne veux pas qu’il y ait des jeunes qui fassent le V de la victoire après ce qui s’est passé« , a-t-il ajouté, refusant que des jeunes se reconnaissent « dans ces terroristes barbares« . Les cas de perturbations ont été traités localement par les équipes éducatives, entre dialogue éducatif et sanctions proportionnées à la gravité des faits, allant du rappel à l’ordre à la convocation de conseil de discipline, précise le ministère de l’Education.

A Saint-Denis, collégiens et lycéens ne sont pas tous « Charlie »

Le monde à l’envers, quand Charlie hebdo posait en victime

« Je ne suis pas Charlie  » : la phrase était inscrite sur le colis suspect trouvé, ce vendredi 9 janvier, dans la salle des professeurs du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis. « Il n’y avait pas de bombe, mais des câbles et un détonateur », en guise d’avertissement, soufflent Maryam et Marie-Hélène, deux élèves de 1re, à la sortie des cours, encore chamboulées par « cette semaine de fous ».
#JenesuispasCharlie, c’est aussi le hashtag qui a commencé à apparaître sur Twitter, ces dernières heures, comme un contre-pied, en fait une provocation, face la mobilisation suscitée par l’attentat contre Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier. Que se serait-il passé si la minute de silence avait rendu hommage aux quatre morts de clients de l’épicerie casher de Vincennes.

blog -Charb et Mahomet egorge-dessin de Charlie hebdo
Incitation à la haine et à la violence

Le journal Le Monde rapporte que la plupart des élèves croisés vendredi après-midi à Saint-Denis approuvent ces refus. S’ils condamnent d’abord l’assassinat des caricaturistes, ils dénoncent aussi leurs caricatures. Pour tous, la vie est sacrée, mais la religion aussi. «  Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire, lâche une soi-disant Marie-Hélène, 17 ans, je ne trouvais pas juste de leur rendre un hommage car ils ont insulté l’islam, et les autres religions aussi.« , à en croire ce témoignage anonyme, selon Le Monde.
Un certain Abdel, 14 ans, collégien à Pierre-de-Geyter, n’est pas à l’unisson de la presse solidaire de ses confrères. « Bien sûr que tout le monde a participé à la minute de silence, et il y avait tous les musulmans », insiste-t-il. Mais il ne cache pas sa motivation :  » Je l’ai fait pour ceux qui ont été tués, mais pas pour Charlie [Charb], le mec qui a dessiné. Je n’ai aucune pitié pour lui. Il a zéro respect pour nous, les musulmans. Mais ce n’était pas la peine de tuer douze personnes. Ils auraient pu ne tuer que lui. »

Charb est l’un des dessinateurs de Charlie hebdo, victimes des djihadistes de France

Plus urgent que la « théorie du genre ». La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, a rencontré aujourd’hui l’ensemble de la communauté éducative et universitaire pour « préparer une mobilisation renforcée de l’école pour les valeurs de la République ». Elle réunira demain l’ensemble des recteurs d’académie.

Reste la nécessité d’un contrôle des activités religieuses de la communauté musulmane, dont les prêches des imams des mosquées et l’enseignement des écoles coraniques (plus de 50 en 2014).
C’est la mission républicaine du ministricule de l’Intérieur, Nanard Cazeneuve.