Près de Bordeaux, des petits « caïds » semaient la terreur dans leur collège

Les collégiens de Mérignac ont vécu un mois de violences, en plein centre-ville de Mérignac en Gironde. 

seules-les-salles-situees-dans-les-etages-superieurs-du-batiment-b-de-l-etablissement-sont-fermeesEn milieu de semaine, un élève a été interpellé par les policiers de l’unité de recherche judiciaire du commissariat local à l’issue d’une enquête. Au même moment, quatre autres de ses camarades, dont deux sont d’anciens élèves de quatrième dans ce collège …Jules-Ferry, qui ne jouit pas d’une excellente réputation, ont également été interpellés dans deux autres collèges de cette banlieue de Bordeaux.

L’état de détérioration de l’un des trois bâtiments pédagogiques du collège mérignaçais et la désaffection de 11 salles vétustes ont conduit à sa fermeture partielle et à la mise en place de sept salles modulaires, fin 2017.

Situé dans le centre-ville de Mérignac (Gironde), cet établissement qui accueille environ cinq cents élèves n’affiche en cette fin de semaine aucun dispositif particulier. Aucune force de police n’a été maintenue pour surveiller les allées et venues à l’extérieur de cet établissement qui n’est pas classé en zone prioritaire d’éducation. La vie a presque repris son cours habituel. Sauf dans les esprits. 

Plusieurs collégiens blessés, dont certains grièvement

Constituée de sept ou huit adolescents du secteur, la bande a fait régner la terreur pendant près d’un mois. Plusieurs élèves du collège Jules-Ferry, âgés de treize et quatorze ans, ont ainsi été blessés, certains grièvement. Ces agressions parfois commises avec un objet contondant  – susceptible de provoquer des lésions ou des contusions pouvant entraîner la mort – avaient entraîné le dépôt de plusieurs plaintes et la colère des familles.

Les violences se sont toujours déroulées à l’extérieur de l’établissement, près des arrêts du tramway et au stade Robert Brettes, du nom d’un résistant et ancien député-maire PS, éloignés de quelques centaines de mètres. C’est donc la responsabilité du Conseil départemental qui est engagée, ainsi que celle des familles.
Tout aurait d’ailleurs commencé dans cette enceinte sportive, pendant les vacances de printemps, début avril. Parmi les hypothèses privilégiées, celle d’une querelle de territoires avec des petits caïds locaux pour une simple utilisation d’un terrain de football.

Cinq agresseurs bientôt convoqués chez le juge pour enfants

Les agresseurs, également tous mineurs, sont venus régulièrement menacer leurs victimes à la sortie des cours. Un véritable « climat de terreur psychologique et physique « , selon un policier. Les autorités et la direction scolaire ont « rapidement » (sic : l’avis des blessés diverge…) pris « toutes les dispositions » pour mettre fin à cette volonté de puissance.

Les cinq agresseurs, qui ont été formellement reconnus par leurs victimes, répondront de leurs actes devant la justice. Ils seront prochainement convoqués par un juge pour enfants. Ils pourraient être mis en examen pour violences volontaires.

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France : 4 adolescents auraient torturé un sexagénaire à mort

Trois d’entre eux ont reconnu s’être « acharnés » sur la victime.

Résultat de recherche d'images pour "agression personne agee"Soupçonnés d’avoir torturé et tué un sexagénaire, quatre adolescents ont été mis en examen lundi 7 mai, a indiqué le parquet. Le corps avait été retrouvé, porteur de traces de violences graves, dans un quartier populaire de La Rochelle. Car un quartier populaire, ça change tout ! Le corps du retraité de 63 ans a été découvert derrière un buisson près d’un immeuble du quartier de Port-Neuf, vendredi matin. Port Neuf est un quartier calme à revenus modestes et où la moyenne d’âge est de 49 ans. 

Le soir même, un mineur de 16 ans se présentait à la police pour donner des informations sur les circonstances de la mort de l’homme. Il était placé en garde à vue, ainsi qu’une jeune fille de 16 ans, présente à son domicile. L’enquête et les auditions réalisées ont abouti à l’interpellation le lendemain de trois autres adolescents âgés de 15 à 16 ans, a indiqué le parquet de La Rochelle dans un communiqué.

La motif est l’argent

La Rochelle : quatre ados écroués pour avoir torturé à mort un sexagénaire

Les adolescents ont reconnu s’être livré, sur le sexagénaire, qu’ils connaissaient, « à des actes de violences avec, pour au moins trois d’entre eux, une forme d’acharnement », révèle le Parquet.  Ils ont aussi reconnu avoir fait usage de la carte bancaire de la victime et avoir abandonné le corps de la victime derrière un buisson. Le Parquet n’a pas donné de précision sur les circonstances précises ou le scénario de l’agression. Une autopsie devait être réalisée lundi.

Les quatre garçons ont été mis en examen pour « vol avec violence ayant entraîné la mort, actes de torture et de barbarie, escroquerie à la carte bancaire, tentative d’escroquerie à la carte bancaire et non assistance à personne en danger », indique le Parquet. Ils ont été placés en détention provisoire et encourent la réclusion criminelle à perpétuité.<br>La jeune fille, qui selon les auditions avait assisté à la séance de torture, a été mise en examen pour non-assistance à personne en danger et tentative d’escroquerie. Elle a été placée sous contrôle judiciaire, avec obligation de respecter un placement dans un centre éducatif fermé. Elle encourt cinq ans d’emprisonnement. Aucun des mineurs en cause n’avait « d’antécédent judiciaire grave« , précise le parquet.

En janvier 2017, une femme âgée de 88 ans a été violée et torturée par deux « jeunes hommes » à son domicile, dans l’Aisne : le crime dépassait alors déjà le harcèlement et les abus sexuels qui agitent les féministes et humanistes associés dans la presse en mal de sensationnalisme. Que sont devenus les deux mis en examen ?<br>En 2014, à La Chapelle-Chaussée, un couple de personnes âgées avait été torturés et  l’avocat général avait demandé de condamner les deux agresseurs, âgés de 23 et 31 ans, à 22 ans de réclusion criminelle. Un an plus tard, l’un des condamnés réclama sa remise en liberté.

Nommé par Valls, Bernard Petit, chef de la PJ, mis en examen puis suspendu

Le patron de la PJ de Marseille serait nommé à la place du patron déchu

Placé en farde à vue, le chef du 36 Quai des Orfèvres a été mis en examen puis suspenducette première dans l’histoire de la police judiciaire parisienne est un coup dur pour Valls.

Bernard Petit est soupçonné d’avoir fait fuiter des renseignements au profit de l’ancien chef du GIGN, Christian Prouteau, avant son arrestation pour une affaire de corruption.

Valls et Bernard Petit
Valls et Bernard Petit

Suite à l’annonce de l’enquête, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lui a annoncé sa suspension. « C’est un grand policier, mais quand on a ce genre de mission, il ne peut pas y avoir le moindre doute« , a réagi le premier ministre Manuel Valls qui avait nommé Bernard Petit, alors qu’il était ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Ayrault il y a un an.

Marseille « perd » un homme de confiance de Valls à la PJ

Christian Sainte est promu à Paris: c’est dire que Marseille avait été placée sous haute surveillance.

D’autres figures de l’institution policière, comme Joaquin Masanet, sont mis en cause. Pour Jean-Marc Bailleul, du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, « ça montre que la police nationale est en mesure de lutter contre les dérives qui donnent une mauvaise d’image en termes d’éthique et de déontologie« .

Christian Sainte, 55 ans, actuel patron de la police judiciaire de Marseille, devrait prendre la tête du 36 quai des orfèvres la semaine prochaine.

Scandale: vers une mise en examen du patron de la police judiciaire

Le patron de la PJ, son directeur de cabinet et une troisième personne, présentés aux juges d’instruction

La nouvelle affaire qui secoue la PJ de Paris ne semble pas devoir être étouffée.

Bernard Petit est le patron de la PJ de Paris
depuis… décembre 2013

Bernard Petit, le patron de la police judiciaire parisienne est soupçonné de violation du secret de l’instruction et a été présenté jeudi à des juges d’instruction, en vue d’une possible mise en examen.

Mercredi, il a été placé en garde à vue et plusieurs perquisitions ont été menées dans des bureaux du « 36 » quai des Orfèvres.
Avec lui, son directeur de cabinet, Richard Atlan, et un agent de l’Association nationale d’action sociale (ANAS), ont aussi été déférés. Joaquin Masanet, président de l’Anas, était toujours en garde à vue jeudi matin.

En décembre 2013, alors ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait nommé Bernard Petit à la tête de la PJ parisienne et en avait fait lui-même l’annonce, de bon matin, sur Europe1. A 58 ans, le no 3 de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) succédait à Christian Flaesch. Le meilleur choix de Valls était sous-directeur en charge de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière. « Il a commencé sa carrière comme inspecteur (ex-officier) », avait-on expliqué dans l’entourage de Manuel Valls, « c’est un grand professionnel » qui a effectué une « brillante carrière ».

Il y a en outre un « symbole » dans la nomination d’un membre de la hiérarchie de la DCPJ à la PJ parisienne, où sont d’ordinaire promus des policiers du sérail, commentait-on, évoquant « un signe de transversalité et de passerelles ». Valls avait affirmé à plusieurs reprises vouloir « dépoussiérer la PJ » et la « recentrer » sur la délinquance des zones de sécurité prioritaires (ZSP), villes ou quartiers, au nombre désormais de 80.

Prouteau et Rocancourt

Les quatre hommes sont soupçonnés d’avoir transmis au fondateur du GIGN, Christian Prouteau, des informations sur l’enquête dont il est l’objet dans le cadre d’un dossier de trafic d’influence visant un homme déjà mêlé à plusieurs affaires d’escroquerie aux Etats-Unis et en France, Christophe RocancourtL’un des avocats de Christophe Rocancourt, Me Marcel Ceccaldi, est mis en examen pour recel de corruption active, trafic d’influence actif et blanchiment d’exercice illégal de la profession de banquier.
Surnommé « l’escroc des stars » pour avoir arnaqué des vedettes d’Hollywood, ce dernier a été mis en examen pour escroquerie, trafic d’influence actif, blanchiment de fraude fiscale et exercice illégal de la profession de banquier. Sa compagne et un notaire sont également poursuivis.

Le fondateur et ancien patron du GIGN Christian Prouteau a lui été mis en examen pour dissimulation d’activité et trafic d’influence passif.
Le président François Mitterrand avait choisi Ch. Prouteau pour assurer sa propre surveillance et celle de sa fille cachée, Mazarine Pingeot. C’est l’époque de l’affaire des Irlandais de Vincennes, marquée, durant l’été 1982, par sept attentats terroristes – dont l’attentat antisémite contre le restaurant Goldenberg (6 morts et 22 blessés) de la rue des Rosiers – , soit anonymes, soit signés, notamment par Action directe, groupe armé anarcho-communiste dont des activistes ont été condamnés pour les assassinats de Georges Besse, patron de Renault, ou de celui du général René Audran, suite au conflit avec l’Iran des ayatollahs. Les relations qu’il entretenait avec Paul Barril, qui avait dirigé l’opération foireuse contre les soi-disant terroristes irlandais, avaient attiré l’attention sur lui.
En mars 1985, le président socialiste l’avait fait préfet hors cadre, lui permettant ainsi d’aller rejoindre la niche des « faux préfets » affectée aux bons serviteurs de l’Etat. Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfet alors qu’ils ne le sont pas et ne l’ont jamais été préfets. Un copinage politique qui leur permet de toucher une retraite dorée, 6.000 € mensuels sans rien faire, en dépit des restrictions budgétaires dues à l’endettement de la France. Parmi eux, des socialistes exemplaires comme Michel Vauzelle (1985), président PS du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) depuis 1998 et porte-parole de la présidence de la République de François Mitterrand (1981-1986), ou Michel Delebarre, actuellement sénateur du Nord, ex-Président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (mars 1998-janvier 2001) et sept fois ministre sous la présidence de… François Mitterrand. De 1982 à 1995, ce président a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public, des préfets « fantômes » chargés d’une « mission bidon de service publique relevant du gouvernement ». La quasi-totalité étaient des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Et le système a continué de prospérer sous Lionel Jospin Premier ministre.
 

Fuitage en faveur de l’«escroc des stars» via Prouteau

blog -Yamgnane eleve au grade de commandeur de la Legion Honneur-aout2014
K. Yamgnane fait commandeur de la Légion d’honneur par la ministre Lebranchu

Christophe Rocancourt est accusé d’avoir extorqué plusieurs milliers d’euros à deux soeurs marocaines menacées d’expulsion contre la promesse d’obtenir leur régularisation. Les deux femmes, ne voyant rien venir, ont porté plainte. Mis en examen, l’escroc présumé a dit avoir approché Christian Prouteau, ainsi que l’ancien secrétaire d’Etat socialiste aux Affaires sociales et à l’Intégration (1991-1993), présenté comme le symbole de « l’intégration réussie » aux gouvernements Cresson, puis Bérégovoy, Kofi Yamgnane, lequel franco-togolais présenta sa candidature à l’élection présidentielle togolaise de 2010.