Assemblées religieuses à 30 personnes: le Conseil d’Etat appelle le gouvernement à revoir sa copie

Le Conseil d’Etat a déclaré non-conforme à la Constitution sa réglementation restrictive de la participation aux cultes religieux.

Ce dimanche 29 novembre, les magistrats donnent trois jours à Macron pour faire revoir le décret de son gouvernement limitant à 30 personnes le nombre de fidèles autorisés.

Il est enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de trois jours (…) les dispositions (du décret limitant le nombre de fidèles à 30) en prenant les mesures strictement proportionnées d’encadrement des rassemblements et réunions dans les établissements de culte”, a décidé la plus haute juridiction administrative française (dont l’assemblée générale peut être présidée par le premier ministre ou bien le ministre de la Justice…).

Le pouvoir ne cesse d’ajuster ses décisions sous la contrainte… Les croyants étaient condamnés à une double peine: soumis à la dictature sanitaire et privés de lieu de prière collective par les « scientifiques » d’un Macron raspoutinisé. Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire et du confinement, les rassemblements avec un large public dans les lieux de culte étaient interdits. Le Conseil d’Etat a reçu 21 requêtes d’associations et membres du clergé catholiques demandant la suspension des restrictions et l’ouverture des églises au public, en particulier pour les messes.

Dans une décision du 7 novembre 2020, le juge des référés du Conseil d’Etat avait rejeté cette demande, tout en précisant également les conditions d’accès aux lieux de culte. Il ne suspendait pas les mesures du décret du 29 octobre 2020 limitant temporairement l’accès aux lieux de cultes.

La décision soulignait par ailleurs que la liberté de culte devait être conciliée avec la protection de la santé des personnes. Or, il constatait que « le risque de contamination n’est pas écarté » dans les édifices religieux, mais ne faisait pas le même constat sur le risque de contamination dans les transports publics: il n’a pas été consulté sur ce point controversé qui défi le bon sens. Le juge des référés rappelait qu’il s’agissait de mesures provisoires en cours jusqu’au terme de l’état d’urgence sanitaire, fixé à ce jour au 16 novembre 2020. Depuis, il a été prolongé jusqu’à la mi-février. Il préconisait d’ailleurs une concertation avec les représentants des cultes en cas de prolongation de l’état d’urgence sanitaire et des restrictions de rassemblements.

Le Conseil d’Etat retoque le gouvernement sur la jauge de 30 personnes dans les lieux de culte

Selon les communicants de l’Elysée,  le décret de son gouvernement ne portait pas « une atteinte manifestement illégale à la liberté de culte« , à la liberté personnelle, à celle d’aller et venir et de se réunir. Les faits contredisent les hauts fonctionnaires, notamment le Conseil d’Etat….

« Disproportionnée ». C’est ainsi que le Conseil d’État a qualifié dimanche 29 novembre la décision du gouvernement de limiter à 30 le nombre de fidèles dans les lieux de culte. Le premier ministre Jean Castex n’a pas fait mieux avec ce décret qu’avec son texte ambigu sur la « Sécurité globale, porté par deux députés LREM aux ordres et voté par une majorité de députés qui, dans le meilleur des cas, y ont vu une avancée, ou qui, dans le pire, par des élus pris comme des garennes dans les feux de la voiture présidentielle.

« Les requérants sont fondés à soutenir (…) que  l’interdiction précitée présente, en l’état de l’instruction et  alors même qu’elle serait susceptible d’être modifiée à partir du 15 décembre prochain, un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de la composante en cause de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement  illégale à cette dernière », a indiqué le Conseil d’État dans son ordonnance. 

« Il est enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de trois jours (…) les dispositions (du décret limitant le nombre de fidèles à 30) en prenant les mesures strictement proportionnées d’encadrement des rassemblements et réunions dans les établissements de culte », a décidé la plus haute juridiction administrative française.

Après avoir fermé leurs portes pendant le mois de reconfinement, les lieux de culte ont rouvert leurs portes ce matin aux fidèles mais dans la limite de 30 personnes. Une jauge maximale que les autorités religieuses contestaient malgré l’annonce d’un assouplissement possible au 15 décembre. 

Le Conseil d’Etat précise que les lieux de culte restent ouverts et que le public peut s’y rendre dans les conditions suivantes :

  • une limite de 30 personnes pour les enterrements et de six pour les mariages ;
  • un accès autorisé pour exercer le culte à titre individuel ;
  • une participation des ministres de culte aux cérémonies permettant ainsi une  rencontre individuelle avec les pratiquants.

Le juge des référés appelle enfin à une clarification des règles applicables pour les mariages et les attestations de déplacement.

Les critiques des islamistes visant les Français

« Mécréants » et « islamophobes » : religieux et politiquement correct, les arguments des islamistes contre les Français

Illustration de The Guardian, 1 novembre 2020

Suite aux attentats barbares islamistes – décapitation et égorgements – qui ont frappé la France, à la fin octobre, à Conflans et à Nice, et les menaces proférées contre la France après la défense de Charlie Hebdo par Macron, le médiologue François-Bernard Huyghe analyse ce qui compose la rhétorique islamiste. « L’argument religieux (ils sont kafirs) et l’argument copié du politiquement correct (ces colonialistes sont racistes), développés depuis l’université et l’école, relayés par les partis politiques et les media pendant des dizaines d’années d’endoctrinement, se combinent pour nous désigner comme la quintessence de l’Occident haï.« 

La série d’attentats de Nice, Avignon et Djeddah n’est pas exactement une surprise :

– Nous sommes le pays d’Europe le plus frappé par le djihadisme depuis longtemps.

– L’affaire de Charlie Hebdo est ravivée par le procès.

– Depuis l’attentat de Villejuif en janvier, les attaques au couteau se sont succédées en France, formant une sorte de routine de l’horreur en 2020.

– Al Qaïda (par son agence Tabat) et Daesh avaient récemment appelé à nous frapper à nouveau.

S’ajoute enfin un dernier facteur : le monde islamiste est en ébullition et les malédictions contre le président de la République se succèdent.

« Macron fait partie des quelques dirigeants qui adorent Satan », déclare au Bangladesh un responsable l’Islami Andolan Bangladesh (IAB) devant 40.000 manifestants anti Charlie. Condamnant notre effort « pour répandre son racisme culturel », le principal conseiller pour la presse d’Erdogan, ajoute que c’est le « résultat du programme anti-musulman du président français Macron ». Selon al Hazar, ses propos sur la crise de l’islam sont « racistes, de nature à enflammer les sentiments de deux milliards de musulmans à travers le monde ». Bref, en quelques jours, sur fond de boycott[age] et de condamnations, le président de la start-up nation est dénoncé comme le chantre planétaire de l’islamophobie, et Charlie son suppôt.

Certes, beaucoup ont du mal à concevoir la liberté de la presse et à admettre que ce n’est pas l’Elysée qui décide de ce qu’un hebdomadairement mettra en couverture [BFMTV de Patrick Drahi (Altice France, propriétaire de plusieurs media dont L’Express et RMC) et le Groupe Les Echos-Le Parisien de LVMH ou le JDD du Groupe Lagardère Media News) décident seuls de complaire au pouvoir et sont assez grands pour se coucher seuls]. Mais l’étiquette raciste accolée à Macron, évidemment liée à ses déclarations sur l’islamisme radical à combattre, est révélatrice. « L’idée que les terroristes agissent pour des objectifs politiques, suivant une certaine rationalité, et pas uniquement remplis de haine ou frustrés, n’est pas agréable à admettre mais elle est vraie » [D’autant moins « agréable » qu’elle est fondée et marque un inversement du ‘politiquement correct’].

Et il ne s’agit pas que de rhétorique et démagogie. L’assassin du prof. [professeur] Paty à Conflans avait laissé un message (avec la photo de la tête coupée) sur Twitter [une représentation autorisée par le Coran et non suivie de représailles sanguinaires] « De Abdullah, le serviteur d’Allah, à Marcon (sic), le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad, calme tes semblables avant qu’on vous inflige un dur châtiment ».

Penser ces menaces

On retrouve bien là les deux dimensions de l’action terroriste. L’une consiste à punir physiquement et symboliquement des coupables (comme le professeur, accusé de blasphème [comme les caricaturistes de Charlie hebdo], ou de simples paroissiens [anonymes et innocents de tout] même représentant la France en général) et installer la peur [une stratégie typique des systèmes totalitaire quand dieu n’est pas amour et pardon et qui justifie l’accusation d’islamo-fascisme]. L’autre dimension implique de menacer un acteur dominant pour l’affaiblir et mettre fin à ses agissements. Donc, pour contraindre sa volonté politique par la force (ce qui n’est pas loin de la définition de la guerre par Clausewitz) [l’islamo-fascisme est d’ailleurs couvert par les islamo-gauchistes qui comptent nombre d’ultra et de révolutionnaires partisans de la violence]. L’idée que les terroristes agissent pour des objectifs politiques, suivant une certaine rationalité, et pas uniquement remplis de haine ou frustrés [mais qui instrumentalisent les émotions, une pratique répandue de la presse institutionnelle qui, pourtant, bave sur les réseaux sociaux soumis à leurs instincts], n’est pas agréable à admettre mais elle est vraie [on peut être « mediologue » et ressasser !]. Rappelons, par exemple, qu’en 2015, quand les tueurs du Bataclan vidaient leurs chargeurs sur la foule, ils ne manifestaient pas leur rejet du rock et des jupes courtes (le « ce que nous sommes »), ils hurlaient des slogans contre Hollande qui bombardait la Syrie. Châtier celui qui a contrevenu à la loi sacrée et frapper un système qui l’encourage relèvent de la même logique judiciaire et conquérante à la fois. « Dans une représentation assez confuse, les croisades, la Révolution, la présence coloniale ou les provocations de Charlie forment une continuité caractéristique du peuple athée ou infidèle par excellence. »

Le djihadiste qui nous tue ou l’islamiste qui nous maudit [et pas que: il torture] sont [est] d’accord pour voir la France (et non la République, concept qui leur est étranger [d’autant plus qu’elle est laïque]) comme une unité et une hiérarchie que symbolise l’actuel président [la personne de Macron plutôt que la fonction présidentielle]. Dans une représentation assez confuse [un amalgame que l’on retrouve dans l’enseignement abandonné à tous les partis-pris politiques, de l’école primaire à l’ENA, mais majoritairement de gauche radicale – la loi étant pareillement livrée à l’interprétation du juge solitaire et souverain, donc détournée ou inappliquée (d’où le besoin d’en faire d’autres, qui seront elles-mêmes bafouées)] – , les croisades, la Révolution, la présence coloniale ou les provocations de Charlie [exclusion faite des invasions et de l’esclavagisme arabes ou de la soumission des femmes musulmanes] forment une continuité caractéristique du peuple athée ou infidèle par excellence. Et, sans trop distinguer entre des bons Français indemnes de toute islamophobie [ni des arabes athées ou des musulmans modérés, victimes de l’image du musulman, imprimée par les fondamentalistes religieux et les islamo-fascistes] ou de très méchants qui feraient le jeu du RN [quand il combat l' »establishment » et le politiquement correct sur lequel le pouvoir macronien s’aligne désormais, en en venant précisément à les pointer], le discours islamiste nous rend indistinctement solidaires de nos gouvernants [les islamistes ne laissent aucune place au pluralisme]. Ils incarneraient cette essence nationale agressive et persécutrice. Voire diabolique [nombreuses références à satan: illustration ci-dessus] si l’on prend le vocabulaire employé. Allez après cela expliquer notre « laïcité à la française ».

Argument religieux combiné à l’argument inspiré du ‘politiquement correct

Ceux qui s’indignent de notre indignation après la décapitation [d’un fonctionnaire de la République] de Conflans, ou de Nice n’ont visiblement pas les mêmes codes que nous. L’argument religieux (ils sont kafirs) et l’argument copié du politiquement correct (ces colonialistes sont racistes) se combinent pour nous désigner[la France et les Français] comme une quintessence de l’Occident haï.

Se surajoute notre délit d’insolence [allumette sur les broussailles sèches]: le fait de permettre les caricatures (qui seraient considérées comme offensant des sensibilités aux États-Unis par exemple). Plus la posture du gouvernement qui rompt avec le rienavoirisme et le pasdamalgamisme qui régnait en 2015, en se mobilisant contre la tentative d’imposer des normes et des tabous islamistes. C’est-à-dire en promettant au nom des valeurs de la République, de lutter contre l’influence islamiste, même chez les enfants. « Vieux constat : c’est l’ennemi qui vous désigne comme tel, pas votre bonne volonté. »

Si guerre il y a, c’est surtout un conflit de, par, et pour la croyance [la laïcité qui tolère toutes les croyances et la non-croyance]. Une étape a été franchie avec ces déclarations que ne se calmera sans doute aucune politique de modération ou de pédagogie. Vieux constat : c’est l’ennemi qui vous désigne comme tel, pas votre bonne volonté.

Quand la présidente de la Commission des lois règle des comptes avec le Conseil constitutionnel

Une présidente de commission des Lois ne devrait pas dire ça

Yaël Braun-Pivet a estimé que le Conseil constitutionnel est « de plus en plus attaqué à l’aune de ses décisions ». La députée l’a appelé à… se moderniser. Pourquoi ce tacle de la députée LREM des Yvelines, si ce n’est une blessure non refermée d’amour-propre? Ce personnage serait mécontente que sa loi relative au terrorisme ait été presque totalement censurée en août 2020 par le Conseil constitutionnel.

Il n’est pas ordinaire qu’un(e) présidente de commission provoque un clash public avec le Conseil constitutionnel. Cela est d’autant plus embarrassant lorsque la parlementaire en question est la présidente de la commission des Lois de l’Assemblée nationale puisque son champ de compétence couvre les lois constitutionnelles.

Le Conseil Constitutionnel est coupable de « fonctionnements dont on ne peut se satisfaire », a jugé la députée Yaël Braun-Pivet, une ex-socialiste, laquelle appelle carrément à une réforme de ce Conseil qui a commis un tel acte de lèse-majesté à l’endroit de sa personne..

Braun-Pivet est une incarnation de la « république des juges »

A ce titre, l’avocate outragée propose une évolution dans la procédure d’examen constitutionnel des projets et propositions de loi, pour permettre, selon elle, l’introduction d’une « procédure contradictoire en audience publique » comme c’est le cas pour les questions prioritaires de constitutionnalité (QPC). Cela donnerait la possibilité aux députés (le rapporteur en l’occurrence) de défendre leur texte devant les Sages et d’autoriser la publicité de ces audiences. Donc l’ouverture de débats sur la place publique.

Par ailleurs, la présidente de la commission des Lois propose, comme l’avait fait son camarade socialiste Claude Bartolone précédemment, de nommer davantage de juristes et de magistrats au Conseil constitutionnel pour professionnaliser cette institution née avec la Vème République.

A l’instar du rapport Winock-Bartolone, elle suggère, de surcroît, de mettre fin au statut de membre de droit du Conseil constitutionnel des anciens présidents de la République.

Cependant, contrairement au rapport Winock-Bartonole, les propositions de la députée Braun-Pivet ne sont pas issues d’un travail de plusieurs mois relatifs à l’avenir des institutions. De fait, cet entretien avec la presse remettant en cause le fonctionnement du Conseil constitutionnel fait suite à la censure, dans sa quasi-totalité, de la proposition de loi portée par la députée des Yvelines, le 7 août dernier, « instaurant des mesures de sûreté à l’encontre des auteurs d’infractions terroristes à l’issue de leur peine ».

Les sages avaient alors considéré que plusieurs mesures de ce texte « portaient atteinte aux libertés fondamentales de façon disproportionnée ». Ils avaient en outre jugé que les dispositions de la loi instaurant la mesure de sûreté étaient contraires au droit à la liberté (art 2 et 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1798) et à la présomption d’innocence (article 9 de la Déclaration de 1789).

Une censure vécue comme un affront pour la présidente de la commission des Lois de l’Assemblée nationale. D’autant que la saisine au Conseil constitutionnel avait été effectuée par son collègue LREM, président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, ainsi que par les députés et sénateurs socialistes.

Cependant, alors qu’un projet de loi « sécurité et lutte contre le terrorisme » est en préparation au sein du gouvernement, la députée des Yvelines pourra certainement utiliser ce véhicule législatif pour essayer de faire adopter sa loi après quelques ajustements. Toutefois, elle admet n’avoir aucune garantie sur la constitutionnalité de ces mesures malgré des modifications.

Le Conseil constitutionnel étant le garant des institutions et le protecteur des droits et des libertés des citoyens, il est assez probable qu’il censure nouvellement toute mesure visant à restreindre les libertés si elle n’est pas fondée en droit.

Dans son entretien au Figaro la députée souligne cependant un point qui devrait retenir l’approbation du Conseil constitutionnel. En effet, elle affirme « qu’il faut (…) que le législateur comme le Conseil constitutionnel, reste à sa place ». Le premier vote la loi (art. 24 de la Constitution), le second se prononce sur leur conformité à la Constitution (art 61 de la Constitution). Une évidence qu’il convient de rappeler.

Yaël Braun-Pivet ne semble pas avoir dominé le traumatisme de sa descendance de « l’immigration slave, juive polonaise et juive allemande, avec des grands-parents entrés en France avec des visas touristes » dans les années 1930.

Parité: une femme nommée auprès de la Défenseure des droits

La députée socialiste George Pau-Langevin nommée adjointe, ça fait deux femmes

L’ancienne ministre des outre-mer doit démissionner de l’Assemblée nationale pour travailler avec Claire Hédon, successeure de Jacques Toubon.

Signe d’une réserve macronienne pauvre en sujets compatibless, Macron va de nouveau faire son marché dans les oppositions. Le premier ministre, Jean Castex, homme de droite, vient de nommer une femme de gauche, l’avocate sans dossiers George Pau-Langevin, adjointe au Défenseur des droits, par un décret publié vendredi 13 novembre au Journal officiel. 

La députée de la 15e circonscription de Paris George Pau-Langevin, à l’Assemblée nationale, le 8 mai.
La députée de la 15e circonscription de Paris George Pau-Langevin, à l’Assemblée nationale, le 8 mai.

Une sororité de gauche

Ancienne ministre des Outre-Mer sous François Hollande, George Pau-Langevin va ainsi encore féminiser un peu plus l’équipe rassemblée autour de Claire Hédon, l’ex-journaliste de Radio France internationale (RFI) et de France Inter nommée en juillet pour succéder à Jacques Toubon. L’ancienne ministre, née à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) il y a 72 ans sera la caution de couleur fournie aux anti-racistes racialisés sera particulièrement chargée de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l’égalité.

Le décret daté du 10 novembre nomme deux autres adjoints du Défenseur des droits : un homme, Eric Delemar, devient Défenseur des… enfants, tandis que Pauline Caby, une autre femme magistrat, s’occupera de la déontologie dans le domaine de la… sécurité.

Figure du Parti socialiste (PS), où elle milite depuis le milieu des années 1970, la septuagénaire George Pau-Langevin va ainsi poursuivre le combat contre les discriminations dont elle a fait son fonds de commerce, tout en payant l’impôt sur la fortune (ISF). De 1984 à 1987, cette avocate avait présidé le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP). En 2009, elle avait présenté à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à lutter contre les discriminations liées à l’origine, réelle ou supposée.

Bataille électorale entre partis de gauche

Pour occuper ses nouvelles fonctions, George Pau-Langevin doit en principe démissionner de son mandat de députée de la 15e circonscription de Paris. Il y aura donc bientôt une législative partielle dans cette circonscription très à gauche qui correspond à une partie du 20e arrondissement.

En 2017, George Pau-Langevin était arrivée nettement en tête au second tour, avec 60 % des suffrages exprimés, contre 40 % au candidat de La France insoumise Mehdi Kemoune. C’était alors la seule circonscription de Paris à être encore restée aux mains du Parti socialiste, pillé par LREM. Aux municipales de juin, la liste soutenue par la maire socialiste Anne Hidalgo l’a encore emporté largement, avec 57 % des voix.

Cette fois-ci, l’élection devrait de nouveau se jouer entre les différents partis de gauche. Les écologistes, en particulier, espèrent tirer leur épingle du jeu, malgré les cas catastrophiques de Lyon, Bordeaux ou Marseille où la maire Rubirola refuse de manquer ses répétitions de chorale pour la mairie. « Aux européennes de 2019, nous étions la première force dans cet arrondissement, devant la liste macroniste, se souvient Julien Bayou, le patron d’Europe Ecologie-Les Verts. C’est une belle bataille qui peut s’engager, et Antoinette Guhl, déjà élue de Paris, ferait une excellente candidate. »

« Ce serait dommage que, sous prétexte que cette circonscription paraît imperdable pour la gauche, les candidatures se multiplient sans vraie justification, et que la division règne », met toutefois en garde Frédéric Hocquard, élu Génération. s du 20e arrondissement.

Reste à savoir quand pourra avoir lieu l’élection. Un tel scrutin doit en principe se tenir au plus tard trois mois après la démission qui l’a provoqué. Les conditions sanitaires pourraient cependant amener à décaler le vote, comme c’est envisagé pour les élections régionales. Dans le Pas-de-Calais, la législative partielle qui devait se tenir en novembre après la nomination de Brigitte Bourguignon au gouvernement vient d’être reportée.

L’Observatoire de la laïcité rejette les accusations de passivité

Jean-Louis Bianco veut « rétablir la vérité »…

Bianco et Cadène bénéficient-ils d’un emploi fictif ?

Ses dirigeants Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité, et Nicolas Cadène, son rapporteur général, sont jugés trop « mous » par une partie du gouvernement

qui voudrait les remplacer avant le terme de leur mandat.

Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la Laïcité et Nicolas Cadène, son rapporteur
Les planqués pourraient dégager avant le terme de leurs mandats.

Ils sont pointés de toutes parts, à commencer par des membres du gouvernement qui veulent les remplacer. Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène sont désignés, au mieux, comme des incapables et, au pire, comme des complices depuis l’attentat islamiste contre Samuel Paty, un professeur-martyr de l’islamo-gauchisme, vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Matignon a fait savoir mercredi 21 octobre que Jean Castex souhaite “faire évoluer cette instance” et des noms fuitent dans la presse pour les remplacer, alors que leurs mandats courent encore jusqu’en avril 2021.

Silencieux depuis une semaine, le président de l’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco, 77 ans, a publié ce vendredi 23 octobre un communiqué pour répondre point par point à ses détracteurs.

Jean-Louis Bianco prend la plume “pour que cesse cette ‘chasse aux sorcières’”, explique-t-il en préambule, incriminant « les réseaux sociaux” qui, selon lui, seraient donc à la dévotion de Matignon en préambule.

Il pointe ceux qui rappellent qu’il a signé une tribune avec des représentants du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) dont Gérald Darmanin souhaite la dissolution en conseil des ministres.

Bianco n’assume pas et dénonce ses co-signataires.Cette tribune n’émane pas de l’Observatoire de la laïcité et a été signée par près de 15.000 personnes dont le président du CESE d’alors, Jean-Paul Delevoye, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le Grand rabbin de France, Haïm Korsia, l’actuelle défenseure des Droits, Claire Hedon”, appuie le président de l’instance rattachée à Matignon.

“L’observatoire n’adjective jamais la laïcité”

A ceux qui lui reprochent une “laïcité souple”, il répond que “l’observatoire n’adjective jamais la laïcité et rappelle très strictement le droit, c’est-à-dire celui qui découle des lois laïques”, comme le rapporteur général Nicolas Cadène l’avait expliqué au cours d’un entretien publié récemment. 

Pour sa défense, Jean-Louis Bianco rappelle que l’Observatoire qu’il dirige a participé à l’écriture du projet de loi sur les séparatismes et “est à l’origine de l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle et de l’obligation de formation pour les imams détachés et les aumôniers d’être formés à la laïcité”. Le Premier ministre a promis de recevoir “dans les prochains jours” Jean-Louis Bianco pour lui faire part de sa décision alors que Mediapart affirme que le Président de la République n’est pas favorable à leur remplacement.  

Les journalistes Judith Waintraub (journaliste politique au Figaro) et Vincent Nouzille (journaliste d’investigation spécialisé dans les domaines de la sécurité et du renseignement) soulignent que Jean-Louis Bianco « s’inquiète davantage de la montée d’une éventuelle intolérance contre l’islam que des infractions à la laïcité commises par les tenants de l’islam politique. »

L’essayiste Caroline Fourest dénonce pour sa part le fait que Jean-Louis Bianco ne vient pas à certains grands évènements laïcs, comme le prix annuel du Comité Laïcité République mais se déplace pour des événements politico-religieux, comme à Mulhouse, invité par une organisation musulmane très conservatrice. Le dimanche 3 décembre 2017, Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité et anciens député et ministre donna une conférence sur le thème “Quelle laïcité pour la France du XXIe siècle ?”. Or, elle était organisée par l’association Académie Langues et Cultures fondée en 2013 à Mulhouse, par des jeunes musulmans. Le site « desdomesetdesminarets » – qui traite l’actualité des musulmans de France, d’Europe et du monde (« nous consacrons une bonne partie de nos articles aux victimes des persécutions, notamment certains peuples opprimés (ouïghours, rohingyas, syriens, yéménites) ) – commenta l’intervention de Bianco en ces termes : « Cette vision modérée lui vaut parfois [à Bianco] des attaques des islamophobes de tout bord, notamment de l’extrême droite et de l’ancien premier ministre Manuel Valls devenu, un SDF de la politique. »

Attentat islamiste de Conflans: l’impudence de LFI dénoncée

Le cynisme des élus d’extrême gauche qui soutiennent l’islam radical en France et dans le monde indigne les républicains authentiques.

Jean-Luc Mélenchon, sans honte

Plusieurs membres de La France Insoumise (LFI) ont appelé au rassemblement après la décapitation d’un professeur par un terroriste islamiste, alors qu’ils n’ont de cesse de soutenir le Hamas palestinien, déclaré organisation terroriste: le Hamas figure sur la liste officielle des organisations terroristes de l’Union européenne, du Canada et des Etats-Unis, notamment. Et singulièrement sa branche armée, principalement active à Gaza.

Mais les internautes – à défaut des acteurs politiques et de la presse craintive – leur ont rappelé leur participation à la marche contre “l’islamophobie” aux côtés de radicaux…

Cette manifestation était organisée à l’appel de plusieurs personnalités et organisations, comme le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ou encore le ‘Collectif contre l’islamophobie en France’, association de défense des droits de l’homme (ADDH) fondée par Samy Debah, soutenu par les Indigènes de la République, en 2000, et dont la mission est de combattre l’islamophobie depuis 2003. Le fondateur « fait partie de cette nouvelle génération venue à l’islam par les réseaux fréristes, l’UOIF ou le Collectif des musulmans de France (CMF) proche de Tariq Ramadan »: son présudent est un chercheur proche des Frères musulmans.

L’identité de certains signataires de l’appel a conduit une partie de la gauche à ne pas s’associer à ka manifestation: le Parti socialiste (PS) ou le Parti radical de gauche (PRG), ou d’autres qui ont relativisé leur soutien initial, comme le député européen Europe Ecologie – Les Verts (EELV) , Yannick Jadot, et le député La France insoumise (LFI) François Ruffin ou Adrien Quatennens, à la différence de ses camarades Clémentine Autain ou Eric Coquerel.

Juste avant le début de la manifestation, le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon, qui y a participé, a appelé à ne pas « confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie ».

La députée Aurore Bergé, alors porte-parole de La République en marche (LREM), s’est élevée contre « une marche qui attaque l’Etat et qui utilise un terme [islamophobie] dont on sait bien qu’il est utilisé à des fins politiques ».

sept élus français déclarés persona non grata par Israël (Renaud Khanh/ABACA)

Une délégation d’élus français devant se rendre ce week-end en Israël, les autorités israéliennes ont annoncé qu’elles interdiraient à sept d’entre eux l’entrée du territoire.

Le gouvernement Netanyahou a déclaré sept élus français indésirables, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, la députée (LFI) Clémentine Autain, les députés européens Pascal Durand (Verts/Alliance libre européenne) et Patrick Le Hyaric (PCF), ainsi que les maires (PCF) de Limay, Eric Roulot, et de Gennevilliers, Patrice Leclerc.

Juste avant le début de la manifestation, le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon, qui y a participé, a appelé à ne pas « confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie ».

« Il faut qu’on montre que ce genre de terreur religieuse ne gagnera pas en France. » Eric Coquerel n’a pas hésité à condamner l’attaque qui a eu lieu à Conflans-Saint-Honorine vendredi 16 octobre. Pour rappel, un enseignant a été décapité par un « réfugié » tchetchène à proximité du collège Bois d’Aulne pour avoir osé montrer des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves de 4e. Le député de La France Insoumise a donc appelé au rassemblement dès la semaine prochaine afin de faire « face à des gens qui veulent semer la haine, au nom du fanatisme religieux ». Même réaction abasourdie pour l’Insoumis Adrien Quatennens qui estimait que « nous ne pourrons vaincre l’obscurantisme qu’unis ». Quant au leader LFI, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur le fait de refuser toute fracture au sein de notre nation. Il fallait oser et il n’a pas hésité.

LFI, main dans la main avec des Frères musulmans

Certains élus socialistes, écologistes ou communistes et…UMP étaient du côté des terroristes

Le parti d’extrême-gauche tenterait-il coûte que coûte de faire oublier aux Français sa participation à la marche aux cotés de personnes proches des Frères musulmans, de même qu’il soutient le Hamas, notamment avec l’opération ‘Un bateau pour Gaza’ et la participation de Clémentine Autain? Le 10 novembre 2019, La France Insoumise marchait contre l’islamophobie. Une manifestation qui avait fait polémique étant donné que certains participants étaient réputés proches des Frères musulmans. Pour Jean-Luc Mélenchon, le message véhiculé par la manifestation était apparemment plus important que les personnes qui y participaient. Ce samedi 17 octobre, les internautes n’ont donc pas hésité à rappeler sa prise de position islamo-gauchiste : « Le prix de la dégueulasserie revient incontestablement à LFI, dont les représentants jouent les républicains éplorés, alors qu’ils ont pactisé avec des islamistes et des indigénistes et manifesté le 10 novembre avec des intégristes musulmans n’ayant pas condamné le terrorisme », a écrit un internaute furieux sur son compte Twitter. https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1317400695105085440&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fattaque-conflans-lfi-lynchee-apres-son-appel-au-rassemblement-124760&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550px

Certains ont directement attaqué Jean-Luc Mélenchon en affirmant : « Dégage du paysage le collabo islamo ». D’autres ont bondi après les appels à l’unité des membres de LFI en assurant être « prêt à manifester » mais pas « derrière Eric Coquerel » qui se serait « déshonoré en manifestant avec des islamistes scandant Allah o Akhbar », a écrit un autre internaute. De même pour cet utilisateur : « Plutôt crever que de défiler au côté de LFI contre l’islamisme. Honte à ceux qui le feront, assumez votre prise de position. »https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1317350709910798337&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fattaque-conflans-lfi-lynchee-apres-son-appel-au-rassemblement-124760&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550pxhttps://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1317444105941753856&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fattaque-conflans-lfi-lynchee-apres-son-appel-au-rassemblement-124760&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550px

Val-de-Marne: nouvelle attaque d’un commissariat de police

Des tirs de mortier contre un commissariat aux portes de Paris, ce samedi

Plusieurs dizaines d’individus s’en sont prises samedi soir au commissariat de police

Ce symbole de l’Etat républicain a été pris pour cible de tirs de mortiers d’artifice, sans faire de blessés, trois jours après une violente agression de deux policiers dans le Val-d’Oise.

L’opinion est encore sous le choc de l’attaque très violente mercredi soir dont ont été victimes deux policiers passés à tabac et blessés par balle dans le Val-d’Oise alors qu’il étaient en mission. D’après une source proche de l’enquête, le policier le plus gravement blessé est dans un état stable, mais toujours en coma artificiel.

Deux agents étaient devant le commissariat en temps de pause lorsqu’une quarantaine de délinquants, visages dissimulés et armés de barres de fer, est arrivée, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l’entrée, selon une source policière. 

Les deux fonctionnaires ont tout juste eu le temps de se mettre à l’abri dans le sas de sécurité de l’entrée du commissariat, situé au coeur de la cité de Bois-L’Abbé, l’un des trois quartiers en Zone de sécurité prioritaire (ZEP) de cette ville proche du bois de Vincennes. Les agressions ont débuté peu avant minuit et se sont achevées une heure plus tard. 

Exprimant par tweet son « soutien total » aux policiers, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a semblé lier les échauffourées de Champigny au trafic de drogues parlant des « petits caïds » qui « n’impressionnent personne et ne découragent pas notre travail contre les stupéfiants ». 

Aucune interpellation n’a encore été signalée, a indiqué le Parquet de Créteil en milieu de journée, précisant que les bandes de vidéosurveillance étaient « en cours d’exploitation ».

De possibles représailles 

Selon Laurent Jeanne, le maire de centre droit nouvellement élu en juillet 2020, sur un fief communiste depuis 1951, l’origine de ces tensions, dans un quartier de 10.000 habitants en proie au trafic de drogue, n’est pas claire: « On est sur un quartier de reconquête républicaine, est-ce que ça dérange? Possible ». Le maire soupçonne des représailles consécutives à un récent accident de scooter dans le quartier dont « la responsabilité a été imputée à la police nationale alors que ce n’est pas avéré ».  

En avril, ce commissariat, le seul de cette commune de plus de 77.000 habitants, avait déjà été la cible, à une moindre échelle, de tirs de mortiers d’artifice mais « c’était juste des jeunes qui avaient du mal à vivre le confinement« , a estimé l’élu.

« Là, on est sur quelque chose de complètement différent: on a voulu attenter à l’intégrité physique de deux policiers », a estimé le maire, disant sa « sidération » face à ses actes. Ce quartier enclavé doit subir à compter de l’an prochain une complète rénovation dans le cadre de l’Anru 2.

Le président du conseil départemental Christian Favier (PCF) a demandé la création d’un second commissariat dans la ville, déplorant dans un communiqué que « depuis le mois de juillet et l’incendie volontaire (d’un) gymnase, Champigny ait connu « plusieurs autres événements particulièrement inquiétants ».

Le syndicat Alliance a dénoncé cette attaque. « Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l’ordre  (…) Plus personne ne respecte les forces de l’ordre« , a réagi son délégué général, Frédéric Lagache.

Sur la même ligne, à la différence de la majorité présidentielle et de la gauche, évidement, l’opposition de droitedénonce ces attaques contre la police et demande une réaction forte du gouvernement. 

« Ces scènes de guerre sont intolérables », pour Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et proche du maire. « Stop à l’impunité et à la haine anti flics! », a réagi le député LR Eric Ciotti (LR). 

Quant à l’eurodéputé RN Gilbert Collard, il parle de « guerre civile ».

Lors d’une soirée de réveillon en 2018, deux policiers avaient eux aussi été violemment agressés dans cette ville « populaire » du Val-de-Marne, qui n’a pas de police municipale. Le président du Conseil département est Christian Favier (PCF).

Lettre ouverte des media pour défendre leur liberté de blasphémer

‘Ensemble, défendons la Liberté’ [d’injurier] !

Les Chrétiens ont-ils donné de mauvaises habitudes aux insulteurs ?

Une centaine de media moutonniers signe une «lettre ouverte à nos concitoyens» pour «alerter au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression». La liberté d’expression des lecteurs ?! Le summum de l’hypocrisie à la puissance 100.

 Une centaine de médias s’associent sous le hashtag DéfendonsLaLiberté.

Le délire collectif d’une centaine de media associés sous le mot-dièse #DéfendonsLaLiberté.

C’est un usage professionnel de caste – singulièrement parmi les media qui défendent souvent des nuances d’opinion divergentes – de soutenir la profession et chacun de ses membres, quoi qu’ils disent, écrivent ou fassent. Lorsque le cas à défendre apparaît particulièrement ardu, le manifeste devient sa forme exceptionnelle d’expression, et ces media pris en défaut décident de monter ensemble au créneau dans un même élan : ils érigent alors l’auto-défense en ultime recours légitime, en s’adressant à leurs publics. Et à leurs « concitoyens », pensant ainsi conférer à leur faute une excuse « républicaine ».

Ils se justifient d’ailleurs. « Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru [un sentiment] crucial de vous alerter [une volonté de pression] au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression. » Un laïus aussi indécent que la formule mensongère prétendant garantir le « respect » de notre vie privée.

Aujourd’hui, en 2020 [ça change quoi, par rapport à 1793 ou à 1898 ?], certains d’entre vous [implication racoleuse éhontée] sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières [Les 100 media vertueux du jour bavent au quotidien sur ces réseaux sociaux et les combattent, tout en y puisant des documents, notamment vidéos]. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. [C’est effectivement intolérable, mais la bande des 100 occulte cette actualité d’agressions barbares aussi longtemps que les réseaux ne les mettent pas sur la place publique et ces 100-geignards-là taisent alors les noms des suspects des actes de terrorisme quand ils en sont les victimes]. Des Etats [il faut les nommer !] exercent des pressions sur des journalistes français « coupables » d’avoir publié des articles critiques [ou injurieux: les 100 soutiennent-ils l’injure, la diffamation et le bannissement abusif de leurs « concitoyens » par certaines plateformes internet?].

La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique.

Cette presse à sensation qui n’hésite pas à parler d' »agression violente », mais observe aujourd’hui que « ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays [combien parmi les 100 condamnent-ils habituellement l’identité et la culture nationales] ont été assassinés par des fanatiques [le terme est fort, après celui, déculpabilisant, de « déséquilibrés »], en raison de leurs origines [l’appellation d’origine protégée (AOP) française est une découverte nouvelle de la presse universaliste] ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement. » [Des « gens qui ne sont rien » et des prêtres aussi…: ils les valent pourtant bien, nous disent chaque jour Mediapart et Libération !]

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi », proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution [L’ordre public, c’est ce qui implicitement protège les « concitoyens » des 100 qui dans leurs colonnes les qualifient de fascistes, de sexistes, de « mâles blancs » ou de populistes]. Cet article est immédiatement complété par le suivant : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » [Ces beaux principes s’appliquent aussi aux 100 belles âmes qui devraient les faire leurs envers l’Autre].

Pourtant, c’est tout l’édifice juridique élaboré pendant plus de deux siècles pour protéger votre [ça suffit, ce populisme !] liberté d’expression qui est attaqué, comme jamais depuis soixante-quinze ans. Et cette fois par des idéologies totalitaires nouvelles, prétendant parfois s’inspirer de textes religieux [qu’à 100? on ne nomme pas: c’est pour « votre » bien et « votre » liberté d’expression !]

Bien sûr [!], nous attendons des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens policiers nécessaires [une politique sécuritaire : avec ou sans caméras de video-surveillance et LBD 40 ?] pour assurer la défense de ces libertés et qu’ils condamnent fermement les Etats qui violent les traités garants de vos droits [finie la « prévention » !]. Mais nous redoutons que la crainte légitime de la mort n’étende son emprise et n’étouffe inexorablement les derniers esprits libres [chantage à la peur].

Que restera-t-il alors de ce dont les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 avaient rêvé ? Ces libertés nous sont tellement naturelles qu’il nous arrive d’oublier le privilège et le confort qu’elles constituent pour chacun d’entre nous [auto-flagellation inattendue de la presse]. Elles sont comme l’air que l’on respire [clin d’oeil écolo?] et cet air se raréfie [clin d’oeil écolo? les islamistes sont resposables du réchauffement climatique dans le paysage politique français…]. Pour être dignes [osons la dignité !] de nos ancêtres [pour ceux qui n’ont pas arraché le rétroviseur de l’Histoire] et de ce qu’ils nous ont transmis [les progressistes invoquent les continuités historique et culturelle: j’me pince…], nous devons prendre la résolution de ne plus rien céder à ces idéologies mortifères [des exemples, des exemples !].

[Appel à la lutte contre l’islamisation, étant entendu que l’ennemi est invisible, puisque nos voisins musulmans sont tous gentils]. Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres endroits dans le monde. Il n’appartient qu’à vous de vous en emparer. Oui, vous avez le droit d’exprimer vos opinions et de critiquer celles des autres [y compris la presse qui vous impose des cookies pour le business et des articles copies-conformes de dépêches de l’AFP, ou sinon il faut être riche et payer: bientôt en fonction des revenus de chacun !] qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses pourvu que cela reste dans les limites fixées par la loi [Charlie hebdo a visiblement perturbé l’ordre public en injuriant les croyants musulmans (entre autres), lesquels ont cédé à la loi du Talion: comme le Coran, elle prévaut sur la loi de la République]. Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo, qui a payé sa liberté [d’injurier] du sang de ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas [celui d’injurier, oui]. Certains d’entre nous sont croyants et peuvent naturellement être choqués par le blasphème. Pour autant, ils s’associent sans réserve à notre démarche. Parce qu’en défendant la liberté de blasphémer, ce n’est pas le blasphème que nous défendons, mais la liberté [nuance bien française, indiquant l’étendue du naufrage idéologique d’une portion non représentative de la population qui entend accorder temporairement la parole à ses concitoyens mais l’accapare de fait, en tenant des raisonnements qui l’accablent].

Nous avons besoin de vous [seulement dans les moments difficiles]. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences [chacun de leurs « concitoyens » en a pour 100 !]. Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinion ou de croyances [n’est-ce pas beaucoup demander, de la part d’arrogants donneurs d’explications partisanes]. Citoyens, élus locaux, responsables politiques, journalistes, militants de tous les partis et de toutes les associations, plus que jamais dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la Liberté [Ne tombez pas dans le panneaux des sirènes de l’info: les porteurs de la pensée unique sont des totalitaires de l’information, des ayatollahs de la pensée dominante, des fanatiques, eux aussi]

#DéfendonsLaLiberté

Les signataires

Alliance de la presse d’information générale, BFMTV, Canal+, Challenges, Charlie Hebdo, Cnews, Europe 1, France Télévisions, L’Alsace, L’Angérien Libre, L’Avenir de l’Artois, L’Echo de l’Ouest, L’Echo de la Lys, L’Equipe, L’Essor Savoyard, L’Est-Eclair, L’Est républicain, L’Express, L’Hebdo de Charente-Maritime, L’Humanité, L’Humanité Dimanche, L’indicateur des Flandres, L’informateur Corse nouvelle, L’Obs, L’Opinion, L’Union, La Charente Libre, La Croix, La Dépêche du Midi, La Nouvelle République, La Renaissance du Loir-et-Cher, La Renaissance Lochoise, La Savoie, La Semaine dans le Boulonnais, La Tribune Républicaine, La Vie Corrézienne, La Voix du Nord, Le Bien public, Le Canard Enchaîné, Le Courrier français, Le Courrier de Gironde, Le Courrier de Guadeloupe, Le Courrier de l’Ouest, Le Courrier Picard, Le Dauphiné libéré, Le Figaro, Le Figaro Magazine, Le Journal d’Ici, Le Journal des Flandres, Le Journal du Dimanche, Le Journal du Médoc, Le Journal de Montreuil, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Maine Libre, Le Messager, Le Monde, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Le Parisien Week-end, Le Pays Gessien, Le Phare Dunkerquois, Le Point, Le Progrès, Le Républicain Lorrain, Le Réveil de Berck, Le Semeur hebdo, Le Télégramme, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Les Echos, Les Echos du Touquet, LCI, Libération, Libération Champagne, M6, Marianne, Midi Libre, Monaco Matin, Nice Matin, Nord Eclair, Nord Littoral, Ouest France, Paris Match, Paris Normandie, Presse Océan, Radio France, RMC, RTL, Sud Ouest, TF1, Var Matin, Vosges Matin.

Pour être soutenus, les signataires devront commencer par respecter leurs « concitoyens » qui demande des faits plutôt que des opinions, des précisions politiques plutôt que du flou politicien, des analyses plutôt que des commentaires ou « éclairages » : de l’information (ou des chroniques avec AOP ou déclaration de liens d’intérêts) plutôt que de la propagande.

Le voile de la syndicaliste à l’Assemblée ne justifiait pas l’emballement médiatique, selon une députée LREM

Sandrine Mörch déploree le «buzz» de la femme voilée en commission parlementaire

Selon cette journaliste du service public régional, proche de Médecins sans frontières, l’intervention de la vice-présidente de l’UNEF, Maryam Pougetoux, aurait occulté le sujet examiné, les conséquences de la Covid-19 sur les jeunes. La polémique de juin 2020 sur la mort de George Floyd aux Etats-Unis et les protestations qui s’ensuivirent en France provoquèrent en revanche des débats internes à MSF sur le racisme au coeur même de l’organisation, menant à une lettre interne signée par 1.000 employés et ex-employés racialisés. Révélée par le journal britannique de la gauche intello The Guardian, la lettre condamne un « racisme institutionnel » dans l’organisation…

Jeudi, en commission parlementaire, la vice-présidente de l'Unef, Maryam Pougetoux a été auditionnée voilée.
Jeudi, en commission parlementaire, la vice-présidente de l’Unef, Maryam Pougetoux a été auditionnée voilée. Alfonso de Tomas / Alfonsodetomas – stock.adobe.com

La présidente de la commission parlementaire devant laquelle la vice-présidente du syndicat étudiant s’est présentée en hijab, provoquant le départ de plusieurs députés de tous bords républicains, a regretté samedi que le «buzz» autour du voile islamique ait occulté le sujet examiné, les conséquences du Covid-19 sur les jeunes. Ce qui n’empêche pas Le Monde de titrer (le 19 septembre) : « la présidente de la commission refuse la polémique« …

La députée biaise le sujet soulevé. «Depuis la fin des années 80 la question du voile hystérise le débat, alors que les questions de fond ne sont jamais abordées», déplore Sandrine Mörch (LREM), pour qui le port du voile au coeur des institutions de la République serait un non-événement, bien que le problème existe, puisqu’elle l’identifie dans un communiqué, mais IL serait subalterne, selon elle, puisque sous-estimé et négligé depuis 1905. «Je regrette que le ‘buzz’ ait pris le pas sur le travail de fond et j’espère que cet incident aura au moins le mérite de mettre en lumière le travail de cette commission d’enquête», ajoute la députée de Haute-Garonne, auteure de nombreux reportages sur les pays musulmans, en collaboration avec Médecins sans frontières, au Libéria, au Rwanda, au Sri Lanka, Kurdistan, etc.).

Plusieurs députés ont quitté la salle – dont l’ex-socialiste Anne-Christine Lang, élue LREM – pour protester contre le «hijab» porté par la vice-présidente de l’Unef, Maryam Pougetoux, perçu comme une «provocation» communautariste, lors de l’audition jeudi de représentants de syndicats étudiants dans le cadre de la commission d’enquête sur «les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse». Sandrine Mörch indique que selon le règlement de l’Assemblée «seuls les députés ne peuvent pas ostensiblement faire état d’une croyance religieuse» et que «pour les visiteurs ou les personnes auditionnées le port de signes religieux n’est pas interdit». «L’étudiante a tenu des propos objectifs et pragmatiques décrivant des situations alarmantes» dans les universités françaises, relève-t-elle.Des députés quittent une commission de l’Assemblée pour dénoncer la présence d’une intervenante voilée.

Parmi quatre députés qui ont annoncé en mars être atteints par le coronavirus (le chef de file des communistes André Chassaigne et la députée UDI Maina Sage, suivis du LREM Raphaël Gérard), Sandrine Mörch (députée de Haute-Garonne) souligne que «50% des jeunes sont inquiets pour leur santé mentale; 38% de jeunes travaillent actuellement dans le cadre d’un contrat précaire; 21,2% des 18 à 25 ans sont au chômage en France soit 600.000 jeunes, le plus gros contingent d’Europe, auxquels il faut ajouter les 700.000 personnes qui finissent leurs études et arrivent sur le marché du travail; on assiste à une augmentation massive du nombre d’étudiants ayant recours à la banque alimentaire pour se nourrir.» «Voilà ce qui doit créer le débat, voilà où se situe le sujet», estime Sandrine Mörch.

Mélanie Luce, actuelle présidente de l’UNEF

L’UNEF est une organisation syndicale en perte de vitesse. Si la majorité de ses responsables ont depuis poursuivi une carrière en politique (Philippe Séguin, Jack Lang, Olivier Besancenot, Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Pen ou Clémentine Autain par exemple), ils sont rarement fiers de ce qu’elle est devenue, entre scandale de la MNEF (blanchie en AGE, Association générale d’étudiants) et son communautarisme, en passant par plusieurs scandales sexistes et sexuels. En novembre 2017, une enquête du Monde a souligné la « violence sexiste » et le « harcèlement sexuel » qui ont été des pratiques courantes sous diverses présidences. Interrogé par le quotidien, l’ancien président de l’UNEF Jean-Baptiste Prévost a reconnu que l’organisation n’était « sans doute pas exempte de reproches »… L’ex- présidente de l’UNEF, Lilâ Le Bas, recasée chargée de gestion d’activité au groupe MACIF (Université Paris-Est Créteil, UPEC) a assuré que « le silence et l’omerta, aujourd’hui, ne sont plus la loi »47, une étudiante a déposé en décembre 2017 à Nice une plainte pour viol à l’encontre d’un masseur recommandé par la section locale de l’UNEF, plainte que le syndicat avait tenté d’étouffer. Le président de l’antenne de l’UNEF, Paul Morançay a depuis démissionné. Il a reconnu que l’Association générale d’étudiants (AGE) avait « essayé de se couvrir de la peur de poursuites » . Le « silence » de la section locale aurait entraîné le départ d’une grande partie de ses membres. Depuis 2016, l’UNEF – actuellement présidée par Mélanie Luce – est supplantée par la FAGE.

Règlement

Le président du Conseil français du culte musulman ( ), Mohammed Moussaoui, a affirmé vendredi que «la neutralité s’applique uniquement aux fonctionnaires de l’Etat», et que l’étudiante voilée n’a donc pas enfreint le principe de laïcité. Ainsi, «l’attitude des députés [qui ont quitté la salle] pourrait être qualifiée de discrimination à l’égard d’une personne en raison de sa confession ou de ses opinions», a dénoncé le responsable , jugeant cet épisode «contre-productif» dans la lutte contre le radicalisme. A propos de l’attentat islamiste contre Charlie Hebdo, le CFCM estima que l’hebdomadaire a eu une « volonté délibérée d’offenser » lors de la parution d’un numéro de caricatures de Mahomet. Mohammed Moussaoui, alors président du CFCM déclara: « Il s’agit bien d’une intrusion agressive et gratuite dans les tréfonds de leurs sentiments religieux. Il s’agit d’une provocation ».

Pierre-Henri Dumont (LR), l’un des députés indignés, estime qu’il s’agit d’un «acte communautariste délibéré» enfreignant «le principe de laïcité», Anne-Christine Lang (LREM) dénonçant une «marque de soumission» inacceptable dans «le coeur battant de la démocratie».

Le règlement de l’Assemblée nationale n’interdit pas aux personnes auditionnées le port de signes religieux: les commissions doivent-elles rester des « zones blanches » ? «L’Assemblée nationale n’a pas à être le théâtre du militantisme islamiste. En dehors de l’audition de responsables religieux, il faut interdire les signes religieux à l’Assemblée» nationale, a insisté sur Twitter le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti.

En septembre 2019, avec d’autres députés de l’aile gauche du groupe LREM, S. Mörch signa une tribune appelant à répartir les migrants dans les zones rurales en pénurie de main-d’œuvre.

« Jospin, c’était la gauche plurielle ; maintenant, on a la gauche… plus rien »

Les Français ont choisi le ventre mou du centre et ses gargouillis

Dans le JDD de ce 6 septembre, Hervé Gattegno analyse les selles de la gauche

Lionel Jospin sort du silence en publiant un livre.
Lionel Jospin sort du silence pour la promotion d’un bouquin

Sur Europe 1, le directeur de la rédaction du JDD, Hervé Gattegno, revient sur le livre que publie Lionel Jospin.

Bonjour Hervé Gattegno. Vous évoquez ce dimanche matin le livre de Lionel Jospin, sorti cette semaine, dans lequel il analyse la situation politique et livre une critique sévère sur la présidence Macron. Est-ce que ça vous paraît une contribution utile au débat?
Oui, et même doublement utile. D’abord parce que Lionel Jospin fait partie des grands dirigeants à qui on peut reconnaître à la fois l’expérience et la hauteur de vue – donc sans être forcément d’accord, on trouve de l’intérêt à ce qu’il écrit ; il est dans le registre de l’analyse politique, pas dans la petite phrase. Et puis, c’est utile politiquement parce que la gauche n’a quasiment plus de parole audible aujourd’hui et que l’intention avouée de Lionel Jospin, c’est justement d’aider la gauche à se reconstruire, à ne pas se laisser écrabouiller par le duel des deux blocs qui seraient le macronisme et l’extrême-droite [la gauche serait radicale, mais la droite extrême…]. De ce point de vue, il peut être content parce que tous les leaders de gauche l’encensent et rivalisent d’éloges envers lui – surtout ceux qui ne l’ont pas connu [il est tellement « usé, vieilli et fatigué« , n’est-ce pas?]. Mais c’est dire aussi que le vide est très, très profond s’il suffit d’un livre pour le remplir. Jospin, c’était la gauche plurielle ; maintenant, on a la gauche… plus rien.

Sa principale critique contre Emmanuel Macron, c’est ce qu’il appelle la « verticalité » de l’exercice du pouvoir, qu’il juge anachronique. Est-ce qu’il tape juste?
C’est une critique à la fois juste, facile et inutile. Oui, Emmanuel Macron préside d’une façon verticale mais c’est le fruit de nos institutions [du jamais vu pourtant à ce niveau depuis 60 ans, de Gaulle et l’ORTF]. Le président de la République français est, de tous les chefs d’Etat du monde démocratique, celui qui a le plus de pouvoirs. La gauche l’a toujours dénoncé mais les deux présidents socialistes n’ont rien fait pour changer cela – même si, dans la pratique, François Mitterrand s’est montré un homme d’Etat, alors que François Hollande s’est comporté en secrétaire d’Etat [il n’avait jamais participé à aucun gouvernement]. S’agissant de Lionel Jospin, il n’a pas été un Premier ministre ni un chef de parti particulièrement souple – il était même très autoritaire, pour ne pas dire vertical. En 2002, son slogan de campagne était : « présider autrement « . Les Français n’ont pas voulu qu’on préside autrement. Je crois qu’ils ne détestent pas un président de la République qui décide de tout, à condition que ce ne soit pas un président de la République qui n’entend rien.

Si j’ai bien compris, il est assez critique de F. Hollande et très élogieux de Jean-Luc Mélenchon. Ça veut dire qu’il rêve d’une gauche très à gauche?
Il reconnaît à [son camarade trotskiste] Jean-Luc Mélenchon du talent et des convictions, il a raison. Il dit qu’il n’est « pas effrayé » par la ligne de la France insoumise, c’est courageux [plutôt révélateur de son regret d’avoir manqué de courage]. Et il trouve que son handicap, c’est son fonctionnement ; là, ça laisse un peu sceptique. On est à mi-chemin entre le cours de Sciences Po et le débat interne d’une section socialiste des années 80 [le Café du Commerce?]. Sur le fond, il est clair que Lionel Jospin voit plus d’avenir à la gauche en passant par Mélenchon que par Hollande, à qui il reproche d’avoir bradé le PS dans ce qu’il appelle un « infléchissement libéral ». On ne peut pas lui donner tort, mais rappelons-nous que c’est le gouvernement Jospin, entre 1997 et 2002, qui a fait le plus de privatisations. Ce n’est pas un livre de souvenirs, mais on peut quand-même lui reprocher ce trou de mémoire…

Censure de la loi de sûreté contre les ex-détenus terroristes

Cette loi votée par la majorité est déclarée inconstitutionnelle.

Le Conseil constitutionnel rejette l’essentiel de ce texte voté fin juillet pour notamment imposer des mesures de pointage ou de bracelet à des terroristes ayant purgé l’intégralité de leur peine. Ainsi le Conseil Constitutionnel présidé par ke socialiste Laurent Fabius met-il à mal le vivre ensemble des Français. C’est dejà lui qui au nom « du principe de fraternité » assure l’impunité aux passeurs de migrants illégaux du type Cédric Herrou à la frontière franco-italienne.

C’est un nouvel affront au pouvoir, et singulièrement à la présidente de la commission des Lois constitutionnelles la députée LREM Yaël Braun-Pivet, une juriste et ex-socialiste qui l’a déposée et fait adopter par l’Assemblée nationale le 23 juin dernier, comme pour le nouveau ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti qui a présidé le comité de soutien de la socialiste Martine Aubry aux élections municipales de 2008 à Lille et est arrivé Place Vendôme, le 6 juillet, héritant du texte voulu par Nicole Belloubet.

En septembre 2017, quand le texte arriva devant le Parlement, la presse aux ordre écrivit: « conforme à l’original, le projet transpose surtout l’Etat d’urgence, malgré l’opposition de juristes et défenseurs des libertés. L’exécutif assume.

Le projet de loi , voulu par Macron et qui arrivait au Parlement, se voulait une sortie de letat d’urgence consécutif aux attentats sanglants de 2015. « Je rétablirai les libertés des Français à l’automne », avait promis Emmanuel Macron le 3 juillet 2917 au Parlement. En réalité, la loi apparaît de l’avis général comme une institutionnalisation de l’Etat d’urgence, désormais intégré à la loi ordinaire, et les rares assouplissements sont surtout sémantiques.

Le Conseil constitutionnel, saisi avant la promulgation de la proposition de loi « instaurant des mesures de sûreté à l’encontre des auteurs d’infractions terroristes à l’issue de leur peine », a décidé, vendredi 7 août, d’en censurer le coeur des dispositions.

Voté définitivement le 27 juillet par l’Assemblée nationale et le 23 juillet par le Sénat, ce texte prévoyait d’imposer des mesures restrictives de liberté à des sortants de prison condamnés pour terrorisme. Ces personnes ayant définitivement purgé leur peine, et donc étant en règle avec la justice, devaient faire l’objet d’une évaluation avant la sortie de prison. En fonction de leur « particulière dangerosité », la justice pouvait ordonner des mesures de sûreté pour un an, renouvelable jusqu’à un maximum de dix ans.

Pour l’institution présidée par le socialiste Laurent Fabius, « la mesure contestée permet d’imposer diverses obligations ou interdictions, le cas échéant de manière cumulative, qui portent atteinte à la liberté d’aller et de venir, au droit au respect de la vie privée et au droit de mener une vie familiale normale.

Tel est ainsi le cas de l’obligation d’établir sa résidence dans un lieu déterminé, de l’obligation de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, jusqu’à trois fois par semaine, de l’interdiction de se livrer à certaines activités, de l’interdiction d’entrer en relation avec certaines personnes ou de paraître dans certains lieux, catégories de lieux ou zones et de l’obligation de respecter les conditions d’une prise en charge sanitaire, sociale, éducative ou psychologique.

Les sénateurs du groupe socialiste avaient pris le parti des terroristes

Le 28 juillet ils avaient en effet saisi les Sages sur la loi de sûreté antiterroriste. Le groupe présidé par Patrick Kanner avait voté contre le texte, finalement adopté par le Sénat, quatre jours avant son adoption par les députés, le 27 juillet.

« Les articles 1er, 2 et 4 de la loi instaurant des mesures de sûreté à l’encontre des auteurs d’infractions terroristes à l’issue de leur peine sont contraires à la Constitution », ont jugé les Sages, dans une décision publiée ce vendredi 7 août. Une décision par ailleurs saluée par la présidente du Conseil national des barreaux, Christiane Féral-Schuhl.

Les socialistes considèrent qu’on peut faire confiance à des ennemis de la France et qu’il n’y a aucun risque qu’ils en commettent un nouvel attentat.

« Le Conseil considère que si la lutte contre le terrorisme est un objectif de valeur constitutionnelle, les mesures de sûreté figurant dans l’article 1 sont contraires à la Constitution. En effet, l’ensemble de ces mesures s’apparentent à des peines après la peine. Ce qui est différent des dispositifs qui peuvent être décidées par le juge lors du prononcé de la peine. »

Le Conseil constitutionnel estime que la loi LREM de sûreté instaure une « peine dans la peine », soit la possibilité de rajouter une peine à une « personne » – même terroriste – l’ayant déjà purgée. Ils visaient en particulier l’article 1 de cette loi. Le sénateur PS Jean-Pierre Sueur se félicite donc de la décision du Conseil constitutionnel.

Grosse augmentation de salaire pour le président de la Commission des comptes de campagne

Logerot, 82 ans, en juillet 2018

2005, François Logerot voit son salaire fortement augmenté.

 

 

Le moment est pourtant mal venu, quand l’Etat se dit en recherche de massives économies, un décret du 30 mai publié au Journal officiel revalorise nettement les émoluments du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot, né en 1936. Ils passent ainsi de 4.574 euros par mois à 7.182 euros nets mensuels (+ 57 %), à quoi s’ajoutera désormais une indemnité annuelle de 9.500 euros bruts. Le tout avec effet rétroactif au 1er janvier.

Certes prévue par une loi du 20 janvier 2017, votée pendant le quinquennat de Hollande, sur les autorités administratives indépendantes, cette augmentation intervient pile au lendemain de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, qui avaient donné lieu à la démission fracassante de l’un des rapporteurs, rappelle Le Parisien.

Chargés d’éplucher les factures des candidats, ces mêmes rapporteurs voient le montant de leur vacation relevé de 18 à… 20 euros, somme qu’ils perçoivent par jour travaillé.

« Une honte » : Jean Lassalle pique une grosse colère à l’Assemblée nationale en plein débat

Le député Jean Lassalle s’est indigné mercredi soir d’avoir été empêché de s’exprimer à l’Assemblée nationale lors d’un débat sur la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU). « C’est une honte !« , a dénoncé Jean Lassalle, debout, en pleine séance de débat parlementaire.

L’ancien candidat à la présidentielle a débattu pendant plusieurs minutes avec la présidente de séance, Carole Bureau-Bonnard (députée LREM de l’Oise, vous l’aviez deviné). Celui qui est député de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques a fustigé le fait de ne pas pouvoir s’exprimer comme il le souhaitait.

Député « non-inscrit » au sein d’un groupe parlementaire, il dispose d’un temps de parole différent de celui de ses pairs « inscrits« . Mais cette fois-ci, les députés « non-inscrits » n’étaient pas autorisés à prendre la parole…du tout. « 

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Une sortie théâtrale

Les rappels à l’ordre et les tentatives d’apaisement de Carole Bureau-Bonnard n’ont pas suffi à apaiser Jean Lassalle. « Si vous aviez été là au tout début de la séance, vous auriez entendu que les ‘non-inscrits’ n’ont plus de droit de parole et vous faites partie des ‘non-inscrits’« , a-t-elle maladroitement reproché. « Je ne sers à rien ! Il y a 50 députés ici qui ne servent à rien !« , a alors tonné le député. Jean Lassalle a finalement été poussé à quitter l’hémicycle avec un dernier mot empreint de théâtralité : « Mesdames et messieurs les censeurs, bonsoir ! « . On peut être journaliste (‘Brut’ est son nom : de décoffrage?) du service public (France Télévisions) et manquer totalement de références culturelles.

En fait, ‘Brut’ est un média fondé par le producteur Renaud Le Van Kim et destiné exclusivement aux réseaux sociaux: pour passer avec eux un accord, nul besoin, selon la régie publicitaire de France Télévisions, de placer haut la barre ? A quoi bon leur dire que ce cri de gueule est une citation de Maurice Clavel à la télévision française en 1971: la presse institutionnelle n’a que mépris pour les blogueurs et les réseaux sociaux…

Jean Lassalle est un député sexagénaire qui a conservé la confiance de son électorat pendant quatre législatures : respect, non ?

Macron critiqué pour la naturalisation de Mamoudou Gassama

Une « récupération éhontée » dénoncée par les associations

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Le Mali ne revendique pas l’héroïsme de son ressortissant, mais des associations se sentent …dépouillées !

« Reconnaissance » envers un « héros » ou « hypocrisie » politique ? La promesse de naturalisation française émise par Emmanuel Macron au Malien ayant sauvé la vie d’un enfant a été dénoncée par les associations d’aide aux migrants comme une « récupération » masquant mal « la dureté » de sa politique migratoire. « On a un sentiment général de récupération politique éhontée » et « d’utilisation d’un fait divers pour faire de la communication et de l’affichage« , a affirmé Jean-Claude Mas, le secrétaire général de la Cimade.

Un valeureux monte-en-l’air

Mamoudou Gassama, migrant malien de 22 ans arrivé clandestinement en France en septembre, s’est vu promettre une naturalisation expresse par le chef de l’Etat lors d’une rencontre lundi à l’Elysée. M. Gassama avait escaladé samedi la façade d’un immeuble parisien et sauvé un garçon de quatre ans suspendu à un balcon dans le vide. Un acte manifeste de bravoure, mais qui interpelle sur les circonstances exactes. 

Des associations polémiquent 

Si elles se félicitent de l’avenir qui s’éclaircit désormais pour le jeune clandestin, les associations n’en oublient pas pour autant le tour de vis sur l’immigration, selon elles, initié par le chef de l’État, qui avait fixé le cap dès septembre en estimant que « nous reconduisons beaucoup trop peu« « C’est une façon de donner le change et des gages, pour compenser une politique endurcie sur le contrôle, le tri et la reconduite à la frontière« , estime Jean-Claude Mas. Mais « cela pose beaucoup de questions quand on sait ce que fait ce gouvernement« , a-t-il insinué, évoquant le sort des migrants en situation irrégulière « pourchassés, maintenus dans la précarité, non-reconnus dans leurs droits ».

En octobre, Emmanuel Macron avait souhaité « que nous reconduisions de manière intraitable celles et ceux qui n’ont pas de titre » de séjour, ce qui englobe potentiellement une population nombreuse, le nombre de sans-papiers ayant récemment été estimé à 300.000 par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Or, ces sans-papiers jouent un rôle crucial dans des secteurs comme l’hôtellerie ou le bâtiment notamment, estiment les associations. Mamoudou Gassama travaillait d’ailleurs « au noir dans le bâtiment », avoue son frère.

Le « camp du bien » se sent floué

Y a-t-il « une part d’hypocrisie ou de cynisme » dans le geste du chef de l’Etat, s’interroge Claire Rodier du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), en dénonçant « le contraste » avec une « politique répressive » qui « broie des dizaines de milliers de personnes ».

L’acte de bravoure du jeune Malien intervient quelques jours avant la présentation mercredi 30 en Commission des lois du Sénat du projet de loi sur l’asile et l’immigration, très contesté par les associations pour le durcissement de l’accès à la procédure d’asile et l’allongement de la rétention. Le texte avait donné lieu à des débats homériques à l’Assemblée. 

Ce fait en date du samedi 26 a été largement médiatisé comme il se doit, avec cette réserve que le président Macron s’est quelque peu précipité pour se porter sur le-devant de la scène en invitant le jeune héros à l’Elysée : la rencontre devait avoir lieu lundi 28 dans la plus grande discrétion, deux jours plus tard (avant que l’enquête ait même permis d’en savoir plus sur les faits et les protagonistes), mais les caméras de la presse étaient présentes…
Ensuite, mais probablement pas enfin, le gouvernement a déclenché une vaste opération d’évacuation de migrants clandestins mercredi 30 au petit matin. Un agenda et un tempo qui posent la question d’un possible montage politico- médiatique d’envergure tendant à démontrer que si Collomb est une « brute », Macron serait un « tendre ».

Lors de sa rencontre avec le jeune homme, visiblement dépassé par le tourbillon politique et médiatique suscité par son agilité à grimper à une façade d’immeuble, Emmanuel Macron a affirmé: « Vous êtes devenu un exemple car des millions de gens vous ont vu. C’est normal que la nation soit reconnaissante ». Mais il s’agit là d’une « décision exceptionnelle », a-t-il commenté. De l’importance d’être vu…

Le président s’ « achète à bon compte une image de bienveillance », s’agace Claire Rodier. Les critiques étaient également indignées sur les réseaux sociaux et dans la classe politique, le mouvement Génération.s de Benoît Hamon parlant de « sommet d’hypocrisie« , tandis que la sénatrice écologiste franco-turco-israélienne et antisioniste Esther Benbassa parlait de « com à l’état pur ».

Cet éloge d’un acte héroïque par un migrant malien, passé par la Libye et l’Italie, contribuera-t-il à apaiser le débat sur la question clandestin et travailleur au noir qui fait l’objet de nombreuses crispations? Claire Rodier n’hésite pas à occulter les actes de violences physiques et les abus sexuels, ainsi que les menaces sur l’ordre public, comme les risques sanitaires pour les riverains liés aux regroupements d’hommes clandestins organisés par les associations, rappelant que « ce n’est pas la première fois » que l’on assiste à ce genre d’histoires « qui se décline avec des variantes »…

Le 9 janvier 2015, Lassana Bathily, un demandeur d’asile malien, avait été naturalisé pour son ralliement au camp des habitués de l’HyperCacher qui l’employait, et avait caché une quinzaine de clients, dont un enfant et un nourrisson, dans le congélateur situé au sous-sol, lors de la prise d’otage djihadiste. Deux mois plus tard, Armando Curri, un Albanais de 19 ans désigné meilleur apprenti menuisier de France, avait été régularisé in extremis pour aller chercher sa décoration au Sénat. « A chaque fois, cela n’a pas déclenché un processus changeant le regard sur les sans-papiers« , raconte la responsable du Gisti. En octobre 2015, quand des orages violents s’abattirent sur les Alpes-Maritimes, notamment à Vallauris, près de Cannes, un employé au noir du BTP, Nizar Hasnaoui, un Tunisien en situation irrégulière, sauva sous ses fenêtres quatre personnes prisonnières de leurs voitures bloquées par les pluies torrentielles, et avec un ami,  les accueillit chez lui en attendant les secours. Onze mois plus tard, en septembre 2016, Nizar Hasnaoui obtint des papiers en règles.

« Humanitaire », mais partisane, la responsable du Gisti ne veut pas entendre parler de l’agression au couteau qui, quatorze jours plus tôt, le samedi 12 mai, a fait deux morts et quatre personnes blessées à Paris, du fait d’un migrant Tchétchène, criant ‘Allah Akbar’.

On a en avait beaucoup fait pour Théo. 
69832fb71079b77d969fd77b06fb0Le président Hollande avait trouvé le temps d’aller à son chevet, car on le disait outrageusement blessé, avec pénétration, par un policier à Bobigny. Son Premier ministre avait trouvé le temps de recevoir des soutiens de Théo. A-t-il reçu des membres du comité de soutien à Marin ?

marin2Marin, 20 ans, avait été frappé à mort sur le crâne à coups de béquilles pour avoir défendu un couple qui s’embrassait.  Aujourd’hui, au bout de trois semaines, il est sorti du coma, mais chaque effort lui demande une énergie considérable et ses nombreuses lésions annoncent une rééducation longue et compliquée. La presse parle peu de cette tragédie et de la page Facebook qui lui est consacrée :  « jesoutiensmarin ». Les journalistes qualifient ses agresseurs barbares de « jeunes »ou de « racailles » ordinaires. Les humanitaires de la Cimade et du Gisti ont-ils eu une pensée pour la courageuse victime ? Ce héros a pour seul défaut d’être originaire de Lyon.

Réforme des institutions : élus LFI et LR lancent l’alerte contre un « affaiblissement » du Parlement

A gauche comme à droite, l’opposition alerte l’opinion contre un « affaiblissement » à venir des pouvoirs du Parlement.

blog -Macron souverain sur trone
En marche vers le pouvoir personnel

Des élus de La France insoumise (LFI) et des Républicains (LR) ont une nouvelle fois alerté les Français mercredi, alors que le premier volet de la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron est à l’ordre du jour du Conseil des ministres. « Cette révision, elle va affaiblir le Parlement », a prévenu le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, sur France 2.

« Le fait de contraindre le droit d’amendement, le fait que le gouvernement et l’exécutif reprennent la main sur l’ordre du jour, c’est incroyable ! Comme si le président de la République n’avait pas suffisamment de pouvoirs, il faut concentrer encore plus de pouvoir entre ses mains« , a-t-il fustigé.

« C’est la première fois dans l’Histoire de la Ve République que les droits du Parlement seront abaissés », a renchéri, sur BFMTV et RMC, le député LR de l’Ain Damien Abad.

« Cette baisse, conjuguée à la proportionnelle, va faire qu’un député aujourd’hui élu sur une circonscription de 100.000 à 120.000 habitants, demain sera sur 200/250.000 habitants« , a-t-il dénoncé. « On est en train de créer les conditions d’une République hors-sol ».

Du côté de LFI, le député du Nord Adrien Quatennens a critiqué sur Europe 1 la baisse du nombre de parlementaires : « quand vous allez devoir suivre 42 communes, parfois plus, dans votre circonscription, vous allez aussi tout simplement éloigner les élus des citoyens« , a-t-il déploré. « Il y a un véritable divorce entre la population et ses institutions (…); nous avons besoin que le peuple lui-même s’en mêle », a-t-il demandé.

Le « problème de la vie politique en France n’est pas « trop de Parlement ou trop d’amendements (…), c’est le fait que le pouvoir est excessivement dirigiste, personnalisé, du fait de la Ve République, aux mains d’un seul homme », a fustigé le député LFI de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel sur Public Sénat.

« Emmanuel Macron considère que l’Assemblée nationale et le Parlement (sont) une chambre d’enregistrement : il a un modèle qui est celui de sa propre majorité. Il pense que c’est valable pour tout le Parlement; ça ne peut pas être comme ça« , a-t-il critiqué.

Autres dispositions du projet de loi constitutionnelle

Présenté mercredi prévoit l’accélération de certaines procédures parlementaires, la possibilité d’adopter certains textes ou parties de textes en commission à l’Assemblée, mais également la suppression de la Cour de justice de la République, et un statut particulier pour la Corse.

L’autre volet de la réforme, avec les mesures emblématiques de réduction du nombre de parlementaires, limitation des mandats dans le temps et dose de proportionnelle aux législatives, est attendu d’ici à la fin du mois.

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