La limitation à 80 km/h divise le gouvernement : Philippe recadre Collomb

Le gouvernement se fissure

Après le « joker » du ministre de l’Intérieur sur la limitation de la vitesse à 80 km/h, Edouard Philippe a rappelé son ministre d’Etat à l’ordre vendredi

blog -Philippe-Macron et Collomb
Philippe, Macron et Collomb

Edouard Philippe a redit  être « prêt à assumer » l' »impopularité » de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, soulignant que « l’ensemble du gouvernement est mobilisé » sur cette mesure et contre l’avis du ministre de l’Intérieur. Lors d’une réunion publique jeudi soir, Gérard Collomb, interpellé sur cette limitation, avait en effet répondu « je prends un joker sur la question », enchaînant avec la question suivante.

 

Le locataire de Matignon a fait la leçon au septuagénaire récalcitrant

« Quand on a l’honneur d’exercer des responsabilités publiques, il faut parfois choisir entre de mauvaises décisions qui rendent populaire et de bonnes décisions qui rendent impopulaire« , a estimé Philippe, lors d’un déplacement à Strasbourg. « Lorsque nous avons débattu de cette mesure au sein du gouvernement, nous avons évidemment identifié le fait que la prendre serait susceptible de poser dans la population française des questionnements, des interrogations, des critiques, peut-être même à certains égards des agacements, voire de la colère. Nous en étions parfaitement conscients« , a-t-il commenté.

blog -Philippe-Collomb-tensions« Avant même que la décision soit prise, lorsque j’ai évoqué la possibilité de prendre une telle décision, j’ai indiqué que je savais qu’elle susciterait une forme d’impopularité à laquelle je suis prêt. Je suis prêt à assumer cette impopularité, car je crois fondamentalement que réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable objet, un véritable enjeu de politique publique », a-t-il ainsi longuement argumenté. Verdict fin juillet, mois le plus criminogène de l’année.

« Je sais évidemment pouvoir compter sur l’engagement du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur pour faire en sorte que cette décision du gouvernement soit mise en oeuvre dans d’excellentes conditions », au 1er juillet, a-t-il insisté, preuve de son doute, rappelant qu’il avait souligné ce point, « avec le ministre de l’Intérieur », mardi devant les préfets. « J’ai eu l’occasion de le lui dire à de nombreuses reprises et encore ce matin au cours d’une discussion téléphonique que nous avons et qui sont évidemment très nombreuses« , a-t-il précisé. Une insistance qui en dit long sur la résistance du ministre de l’Intérieur.

« Un joker, pas un couac », défend Castaner

Image associéeLe patron de La République en marche Christophe Castaner avait estimé un peu plus tôt sur franceinfo que la réponse de Gérard Collomb était « un joker, pas un couac ». « Mais chacun peut avoir ses réserves, plusieurs ministres les ont exprimées », a révélé le bavard.
Par exemple, Jacques Mézard, ministre de la …Cohésion des territoires, n’a pas caché son opposition à la limitation de la vitesse à 80 km/heure et en a fait part à l’occasion du Comité interministériel de sécurité routière, indiquait le JDD en janvier.

blog -Macron reconforte Collomb en larmes-investiture Elysee-mai2017.JPGLa limitation à 80 km/h est depuis plusieurs mois très critiquée à droite, parmi les automobilistes et dans les territoires ruraux.
Disant entendre les « coups de sang » et les « énervements« , Macron avait expliqué qu’au terme de deux ans d’expérimentation, la mesure serait abandonnée si elle n’avait « pas d’efficacité » reconnue.
Il a également dit que tout l’argent perçu par l’Etat en sanctionnant les contrevenants serait affecté aux « hôpitaux qui soignent les blessés de la route« .

La vignette devait financer les vieux…
Résultat de recherche d'images pour "vignette automobile vieux"En 1956, les finances publiques françaises étaient à sec, mais Guy Mollet trouva une nouvelle source de financement pour garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans, via un nouveau ‘Fonds national de solidarité ».  L
e socialiste cibla donc l’automobile et les automobilistes, la voiture étant considérée comme un luxe réservé aux plus riches. Les impôts nouveaux de « solidarité » ne datent pas de Hollande et le montant de la vignette automobile  fut assis sur la « puissance fiscale » du véhicule.

retour-de-la-vignette-970adEn 1984, avec la décentralisation, l’Etat socialiste mitterrandien se mit à l’abri de la critique dénonçant l’affectation d’une recette à une politique particulière: il transféra la prise en charge sociale des « anciens » aux …départements  et leur concéda la recette de la vignette ainsi que la responsabilité d’en fixer le montant. Son prix devint donc très variable d’un département à l’autre, ce qui fournit un autre motif de critique de cette taxe, accusée de ne pas être équitable.

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Le substitut à la vignette qui pend au nez des ‘seniors’

En 2000, elle fut supprimée par le socialiste Laurent Fabius, ministre de l’Economie du gouvernement Jospin, pour tous les véhicules particuliers, l’Etat versant à la place une nouvelle dotation aux départements), mais continua d’exister pour les véhicules professionnels. Elle s’appela ensuite la ‘taxe différentielle sur les véhicules à moteur’...

Le produit de l’impôt (une taxe de « solidarité intergénérationnelle », dit-on en 2018) alla-t-il jamais aux « vieux », qu’ils soient étiquetés « anciens » ou « seniors » ?

Schiappa a le caquet bien affilé, mais se prend un coup sur le bec

blog -Schiappa ronde en pantalon-ElyseeMarlène Schiappa se fait tacler pour son outrecuidance sur Twitter, où elle s’est crue qualifiée pour donner une leçon de grammaire au Français moyen.

« ‘La fête DE Macron’ eut été plus correct », a-t-elle écrit, avec aplomb. Mais la prétentieuse ne maîtrise pas le sujet et en a profité pour faire une vraie faute de conjugaison dans sa réponse.

« Au-delà du sujet, il est insupportable de voir cette tournure grammaticale promue par des élus ! ‘La fête DE Macron’ eut été plus correct. » assure la pseudo-grammairienne.

A quelques heures du début du rassemblement contre la politique du chef de l’Etat organisé par des anciens du mouvement ‘Nuit debout’ et La France insoumise, la petite secrétaire d’Etat s’est en fait livrée, samedi 5 mai, à deux bourdes d’un coup, justifiant la réputation de la majorité, rejetée par la population qui condamne sa fatuité.

« Penser que les classes populaires ont besoin d’une langue française dégradée pour s’y reconnaître, c’est les mépriser », a ajouté la pécore macronienne.

De nombreux internautes – trop souvent classés ‘illettrés’ – ont répliqué à la secrétaire d’Etat. La linguiste Laélia Véron, agrégée de Lettres modernes, diplômée de l’ENS de Lyon et docteure en langue française, lui a ainsi fait remarquer que l’intitulé du rassemblement d’extrême gauche était issu de l’expression « faire la fête à quelqu’un« , une tournure certes populaire, mais « parfaitement attestée ».
L’humoriste Guillaume Meurice lui a adressé la même rappel à l’ordre.

La linguiste a enfin enfoncé le clou en relevant une erreur de conjugaison dans le message posté par  Schiappa qui a encore perdu une occasion de se taire. La pauvrette ignore tout, en effet, du subjonctif du verbe ‘avoir’ (eût) : elle ne connaît que le passé antérieur (eut) qui, dans son tweet arrogant, ne fait pas sens.

Pourvu que la plupart des hommes de France ne soient pas aussi incultes que la sous-ministre de Macron…

Petit, Montebourg: il règle ses comptes avec le monde politique

Le poseur s’affiche en Une d’un magazine pour hommes

Article de QG
Article de QG

Viré du gouvernement, l’ex-ministre de l’Économie et du Redressement productif ne pourrait se satisfaire d’un modeste siège d’élu de Saône-et-Loire et il abandonnera donc ce poste-là aussi, le 25 mars prochain. Réélu depuis 1997, parfois de justesse, Arnaud Montebourg préfère aller vers de nouvelles aventures, pendant que son carnet d’adresses est encore négociable et s’il tourne le dos à la politique, c’est précisément pour se consacrer à ses nouvelles activités d’entrepreneur. Une compétence théorique qui n’a pas fait ses preuves à Bercy et qui a même nécessité une formation accélérée sur le tard, c’est-à-dire après coup. Bien qu’il ait joué un rôle de sniper dans le mouvement des frondeurs l’été dernier, le ministre m’as-tu-vu ne veut plus entendre parler de politique, pour l’instant. Sauf la présidentielle de 2017. Ce qu’à dieu ne plaise.

Nono s’est déboutonné -entre garçons- à un magazine de style au masculin

Arnaud Montebourg s’est dévoilé devant le magazine GQ, sans langue de bois, mais en langue de pute: il déballe en effet toute sa rancoeur envers la classe politique française. Des élus fainéants, dénonce-t-il. « Il y a beaucoup trop de députés. La moitié ne travaille pas. » Ni 40, ni 35 heures?

« Paresse intellectuelle »

« Je suis lassé par la médiocrité du personnel politique, le corporatisme, la paresse intellectuelle », ajoute l’instable, avec son habituel franc-parler. Le fausset de la démondialisation chante les mérites des entreprises qu’il y a quelques mois encore il maltraitait. « La politique est l’école de l’arrogance, l’économie celle de l’humilité », a-t-il lancé. On croit rêver, venant de lui !

« Dans l’entreprise, il y a des règles et de la loyauté »

Fraîchement sorti d’une formation en entrepreneuriat à la prestigieuse école de commerce Insead, Arnaud Montebourg déclare : « En politique, il n’y a pas de règles. Tout est déloyal, tout est mensonge. C’est la jungle. Dans l’entreprise, il y a des règles et de la loyauté, sinon, cela ne fonctionne pas et la sanction est immédiate. » Désormais, « l’essentiel de ma vie consiste à rencontrer des gens », assène-t-il, en pleine crise des cinquante ans.

« Sortir beaucoup ! »

Mag "fashion" dédié aux garçons qui aiment la nourriture, le cinéma, la musique, les voyages, la culture physique, le sexe,  etc
Mag « fashion » dédié aux garçons qui aiment la nourriture, le cinéma, la musique, les voyages, la culture physique, le sexe, etc

A lecteurs de QG que cela pourrait intéresser, l’ancien ministre confie enfin profiter du temps qu’il a retrouvé pour « sortir beaucoup : théâtre, cinéma, concerts, soirées… » Pour les mois à venir, il se souhaite de devenir un « serial entrepreneur ».

Lors de ses voeux traditionnels pour 2015, ça tombait bien, à quelques jours des attentats de djihadistes de France, le président Hollande avait expliqué qu’il entendait en finir « avec le dénigrement ». Il va devoir commencer par travailler sur le cas Montebourg !