Carlton: condamnation des Français; relaxe pour DSK…

Que les avocats arrêtent un peu de dire n’importe quoi !

« Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs », accuse Me Malka

blog -DSK-regard parti en couilleComme Monsieur Tout-le-Monde Dominique Strauss-Kahn a trois avocats et ils ont plaidé la relaxe de leur client
Quand Me Frédérique Baulieu parle de débauche, elle vise les moyens disproportionnés mis en oeuvre par la justice pour prouver que Dominique Strauss-Kahn est un proxénète. Des moyens détournés du vrai sujet de fond, la dissimulation, et s’agissant d’un homme politique, c’est une faute de la République contre la démocratie. DSK n’était-il pas le chouchou des militants du PS et le candidat potentiel du Parti socialiste à la présidentielle, avant sa méchante affaire de sexe aux Etats-Unis et la promotion d’un ersatz, le générique François Hollande.

Me Baulieu est l’une des trois avocats de DSK pour le procès de l’affaire dite de l’hôtel Carlton de Lille. Lundi, les quatre ex-prostituées – ou « libertines », selon la sémantique du présumé innocent de tout – s’étaient constituées parties civiles mais, malgré tous les avatars subis, ont finalement préféré le retrait en renonçant à demander réparation à l’ancien directeur général du FMI. Comme prévu, le procureur de Lille a requis mardi sa « relaxe pure et simple », estimant que rien, ni dans la procédure, ni à l’audience, ne permettrait de pénétrer la voie de la condamnation. La défense a joué son rôle en feignant de se battre comme s’il existait encore des charges et des victimes: elle sait que, depuis le départ, le tribunal n’est pas libre de sa décision et que les plaidoiries font partie du show.

C’est à cette femme avocate qu’est dévolue la lourde tâche de stériliser le dossier des miasmes qui souvent indisposent les juges. « Cela suffit, les anathèmes », gronde-t-elle, indignée, après avoir dénoncé, pince (à sein) sans rire, cette fameuse… « débauche de moyens ». Sa colère s’abat, notamment, sur Me Daoud, conseil du mouvement Le Nid, luttant contre les causes et les conséquences de la prostitution et partie civile, qui avait déclaré: « Vous relaxerez peut-être DSK, mais beaucoup ne seront pas dupes« . « Que signifie cette phrase?, attaque la dame à bavette, plus sourcilleuse de la forme que des turpitudes de son client. Que Dominique Strauss-Kahn est un menteur, un tricheur, un salaud de la pire espèce puisqu’il s’en sort! » accuse-t-elle, mi-consciente, mi-courroucée, faisant les questions et les réponses.

Icone piégée par un statut qui la dépasse, Jade se fait fouetter

La partie fine est délicate: il s’agit de faire litière des accusations portées jusqu’à l’audience par Jade et Mounia. Après avoir feint de saluer la vertu des « libertines », comme on dit entre gens bien élevés, Me Baulieu s’y vautre, sans le risque que courrait un collègue homme : « J’ai pour Jade une certaine estime, car j’aime les gens qui se battent, et beaucoup de colère pour ce qu’on lui a fait subir à l’instruction », attaque la très libérale avocate, aussi habile manipulatrice du paradoxe que du sex toy (peut-être).
<br>Et de passer méthodiquement au destructeur de documents les déclarations successives d’une « femme de mauvaise vie »,qui, forcément, selon les bien-pensants de droite comme de gauche, « réécrit l’histoire, réinvente tout », selon une maîtresse de la défense qui a toutes les indulgences pour le macho, pervers mais sincère et juste un peu libidineux. Sans jamais prononcer le terme de menteuse, car Jade « a été obligée d’agir ainsi, on en a fait LA prostituée.
Ce n’est pas à elle qu’il faut en vouloir, lance maintenant l’amatrice de poncifs, mais à ceux qui l’ont érigée en symbole ». Et l’avocate de déplacer le dossier sur le sujet de la prostitution en général et de fantasmer, outre l’innocence de ces dames, l’exploitation de la femme, sans désir ni plaisir, « pur » objet sexuel piégé par une étiquette qui la recouvrirait des cuissardes en cuir au ‘gag ball’ en silicone.

Sa démonstration juridique tend aussi à battre en brèche l’hypothèse d’une garçonnière parisienne de DSK destinée à encourager la prostitution.Cette extravagante hypothèse avait été balayée à l’audience en moins de 10 minutes, comme s’il valait mieux ne pas y séjourner.

Me Baulieu nie donc tout en bloc, martelant – pour convaincre ? – que son client ignorait que certaines des jeunes participantes soumises aux ébats collectifs pouvaient être des prostituées, révélant ainsi une haute idée de la femme car, sans doute, toutes sont des cochonnes libertines. Et quand bien même il l’eût su, il n’aurait été qu’un client et non un proxénète, n’ayant rien fait pour favoriser, encourager leur condition, et encore moins pour en tirer avantage. D’aucune façon. Leur reconnaissance est immense. De même que, si on suit ce raisonnement, DSK serait un simple consommateur, puisque l’ex-patron du Fonds Monétaire International ignore que tout se monnaye, et dans le pire des cas, un odieux profiteur socialiste qui honore des filles de basse extraction…

Des quémandeuses de bienfaits et de liquide versé par des proches de DSK, à l’insu du bonhomme, tant il est vrai que Dominique Strauss-Kahn, outre qu’il est un grand sentimental, est un petit ingénu éloigné des contingences matérielles: les femmes, pense-t-il, le recherchant uniquement pour sa verdeur de sexagénaire adipeux et pour son appétit encore aiguisable, mais réclamant une expertise stimulante, attentive et soutenue.

« On le poursuit, car c’est un homme… puissant, » risque, sans rire, l’avocate

« Le droit a été tordu, détourné de sa finalité, ainsi que les faits, assure Maîtresse Frédérique Baulieu au terme d’une session sans temps mort. « Je suis fière de défendre Dominique Strauss-Kahn, car il a tenu face aux vents mauvais. Sa relaxe sera juste, elle sera belle. » La sodomie remplit l’avocate de fierté, comme si tenir, à 66 ans, à force d’artifices et de persévérance, était un exploit.

Me Richard Malka prend le relais: le dernier coup de reins

On comprend vite qu’il est chargé de faire diversion en détournant le procès du sujet. « Ce dossier a transformé 66 millions de Français en voyeurs », tonne le déviant, pointant « trois années de violation du secret de l’instruction, d’étalage de ce qu’il y a de plus intime et de plus mystérieux dans la vie d’un homme ».
Par ailleurs grand spécialiste du droit de la presse et pourtant ardent défenseur de la liberté d’expression, l’avocat s’en prend aux moralistes qui ont joué les passagers clandestins de la procédure, au premier rang desquels il place, sans jamais les nommer, les juges d’instruction, tous des vicieux. Or, le droit français ne juge pas de la moralité des accusés et, si la ficelle est donc un peu grosse, rien ne fait peur au sodomite.
Il s’en prend aussi aux parties civiles qui voudraient faire « le procès de la société. Mais ici, on fait le procès des hommes, sur la base de lois qui ont été votées » (allusion à un projet de texte visant à pénaliser les clients de prostituées examiné par le Sénat).

Me Malka, qui n’est pas davantage jugé sur la moralité de ses méthodes, reproche le mot « omerta », qui sous-entend l’existence d’un réseau mafieux, et balise l’ordonnance de renvoi. Il souligne que Jade, en parlant à DSK lors de la phase d’instruction, l’appelait souvent « Monsieur Machin ». « Cela n’est pas anodin, analyse l’avocat. Cela permet de transformer une personne humaine en croquemitaine », à moins que Malka néglige une interprétation moins sujette à caution et qui manifeste tout le mépris qu’inspire le personnage.

Il en profite pour s’indigner aussi que l’ordonnance ne fasse « de la notoriété et de la position sociale de DSK un élément de l’infraction ». « On le poursuit car c’est un homme puissant », raconte-t-il, et il est exact que le statut exceptionnel du prévenu, de même que son comportement supposé au lit, ont été retenus à charge par les juges.

Ce qui, à la vérité, n’est pas retenu, c’est le statut politique de cet homme puissant

Selon les sondages de 2006, >Dominique Strauss-Kahn aurait été le mieux placé pour gagner l’Elysée. Les Français -et donc les juges- étaient intéressés de savoir ce qui occupe son esprit: la crise économique et financière internationale qui se profilait, la courbe du chômage ou celles des femmes qui passent.

Ce que les électeurs doivent savoir avant, c’est que leur candidat n’est pas un dissimulateur, pour le fisc, façon Cahuzac, pour la médecine, façon Mitterrand ou pour la sincérité, façon Strauss-Kahn. Car la pathologie sexuelle du candidat socialiste de 2007 était connue de son entourage, lequel lui aurait demandé de promettre de se soigner: or, il aurait promis sans donner suite.
Au lieu de se faire aider, Dominique Strauss-Kahn a visiblement mis en place un réseau de paravents à son activité débridée. D’où les intermédiaires et le cloisonnement de son organisation de type mafieux.

Me Malka brandit maintenant une manchette du Monde qui mentionne: « Proxénétisme: les procès-verbaux qui accusent DSK », pour dénoncer un « mirage juridique » complaisamment entretenu par la presse dite sérieuse. Quand on tape, sur Google, DSK+matériel (dans un SMS de DSK, ce mot était employé pour masquer l’exploitation de « femmes »: à noter qu’elles étaient soi-disant consentantes et qu’il s’agissait donc bien de ne pas se faire découvrir), on tombe sur 493.000 entrées! » Il oppose à ce torrent de boue l’édifiant curriculum vitae de DSK – emporté par son parti-pris vénal, l’avocat n’est pas loin de brosser un portrait de son client en sauveur de l’humanité -, et lance: « Ce n’est pas parce qu’on a rendu de grands services à son pays qu’on a le droit d’être traité plus mal que n’importe qui ». Suit le raisonnement qui peut…

Ironique et léger, Me Malka raille les parties civiles qui décrivent favorablement les « clubs libertins » – en clair, des boîtes à partouzes- pour les opposer aux « boucheries » des soirées avec DSK: « On vous raconte n’importe quoi! Une club libertin, ce serait un champ de pâquerettes doux et tendre où l’on viendrait tranquillement bavarder ? » Me Malka n’est pas de ces bisounours. Il note au passage que, selon une étude Ifop, quelque 4 millions de Français seraient clients de ces établissements, ce qui, pour la défense, replacerait la pantagruélique sexualité de DSK dans une statistique rassurante. A cela près que si un pro comme DSK peut tenir tête à 4 millions amateurs occasionnels, il lui serait resté peut de temps à consacrer aux affaires de l’Etat, le seul sujet qui importe aux Français, n’en déplaise à l’embrouilleur qui fait le reproche aux juges d’instruction, aux journalistes et aus Français de se délecter du sujet.

Pour conclure, la parole est donnée à Me Henri Leclerc.

Agé de 80 ans, Henri Leclerc n’est pas atteint par la limite d’âge, ni moqué comme Michel Rocard (34), et il n’est pas davantage soupçonné de conflit d’intérêts mais son passé a un prix qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Me Leclerc est à nouveau sorti de sa retraite pour servir les intérêts de DSK par sa seule présence, mais aussi pour les caméras, tout en voulant régler des comptes avec les journaux. L’origine de sa rancune est autre, mais il prend du plaisir à dénoncer les journaux qui ont fait des ventes sur l’exposition de la vie privée de son client. Commandeur de la Légion d’honneur, l’octogénaire ose au micro le mot tabou du procès: « Une sodomie bien traitée, c’est plus vendeur qu’une déclaration d’innocence ». Contre les bien-pensants faussement (?) révulsés et vilainement émoustillés (?) par les détails salaces, il montre du doigt : « Qu’est-ce que c’est que ces cris d’indignation, ces sourires pincés, ces rires gras dans les soirées mondaines? Pas trop de leçons, s’il vous plaît ». Par chance, les soirées mondaines ne sont pas le quotidien des chômeurs et des mal-logés dont semble préoccupée Martine Aubry qu’il soutint dans sa campagne pour les primaires socialistes en vue de l’élection présidentielle de 2012. Il est en revanche le conseil du journal socialo-bobo Libération ou le fut déjà de Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire de moeurs dont Tristane Banon l’accusa pour tentative de viol en 2006, affaire qui rebondit en 2011 quand Dominique Strauss-Kahn est accusé d’agression sexuelle aux États-Unis..

« Les juges avaient dans leur placard une caricature de DSK, chacun l’appréciera comme il l’entend, dénonce l’avocat drapé de probité. Aujourd’hui, il ne reste rien de ce dossier, il est à terre, juge-t-il. Au tribunal qu’il interpelle, il lance: « Votre décision ne réparera pas tous les dégâts. Jade et Mounia ont été détruites à l’instruction, l’expert psychologue l’a dit (c’est dire !). Mais votre décision est fondamentale pour notre justice. Il est important qu’on sache que, malgré les dérapages, elle reste debout, loyale, contradictoire. Ma pauvre vieille justice, que je sers depuis 60 ans, toute cabossée et toute mal foutue, mais qui existe. Relaxez Dominique Strauss-Kahn, et ce sera justice ». La justice est-elle libre et indépendante quand un accusé sort de sa manche un vénérable vieillard, qui plus est ancien président de la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen.

 

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La maîtresse de Hollande protégée par les contribuables

L’exemplarité de Hollande saute Julie Gayet à pieds joints

Elle n’a aucun statut officiel, mais Julie Gayet bénéficie néanmoins d’une protection policière

blog Gayet ultra protege  comme premiere dame-13fev2015La presse socialiste se désole des nouvelles révélations de Closer.
Outre DSK qui, pour protéger impunément son image politique, a monté un réseau-écran de dissimulation de son activité sexuelle, François Hollande persiste et signe dans les manquement à la déontologie républicaine. Malgré la révélation par Closer de sa liaison avec Julie Gayet au début de l’année 2014, le chef de l’Etat fait protéger sa maîtresse par des fonctionnaires de police, comme l’ attestent des photos publiées ce vendredi.

« Elle est traitée comme une première dame…sans en avoir le statut ».

Le 5 février 2015, alors qu’elle se rendait à Rennes pour assister au tournage d’un film qu’elle produit, l’actrice a été prise en photo en compagnie de Michel M., 53 ans, un des trois officiers du service de sécurité qui accompagne le président dans son véhicule officiel. Michel. M, c’est aussi celui qui apportait les croissants à Julie Gayet et François Hollande lorsque ces derniers passaient la nuit ensemble dans l’appartement de la rue du Cirque. « On sait que ce garde du corps a des liens privilégiés avec le président, tout du moins qu’il y est très attaché, donc elle est effectivement traitée et protégée comme une première dame…sans en avoir le statut« , a expliqué Laurence Pieau, directrice du magazine, sur BFMTV.

« Il peut y avoir des menaces », raconte Sapin qui tient la bougie

Est-ce que ces nouvelles révélations vont pousser le président de la République à lever l’hypocrisie de sa liaison avec la comédienne? s’interroge-t-on, quand on veut détourner l’attention du fond du problème. De même qu’il importe moins de savoir si DSK est un proxénète sodomite que d’enquêter sur le réseaux de paravents qu’il a dressé sur ses activités, de même il importe de mettre un terme aux dépenses de l’Etat occasionnées par l’activité sexuelle la vie affective du président de la République. La surfiscalisation d’une part grandissante de la population doit-elle être plus longtemps affectée à la vie privée de Hollande ?

Michel Sapin, proche de François Hollande comme de Ségolène Royal, a fait état d’une éventualité de « menaces » pouvant justifier ces mesures que désapprouvent l’UMP, ainsi que le Parti de Gauche de Mélenchon. Le ministre des Finances, questionné par i-télé, noie le poisson en assurant, bien qu’elles ne soient pas escorté par une garde rapprochée de la République, qu’il connaît « beaucoup de personnes privées qui peuvent être soumises à un certain nombre de menaces« ! « Dès lors qu’on est dans le public, que tel ou tel commentaire est fait sur votre situation personnelle », a-t-il poursuivi allusivement, « il peut y avoir des menaces ». L’actrice est donc menacée? « Je n’en sais rien, mais j’imagine qu’éventuellement, des notoriétés de toute nature peuvent entraîner des menaces », a redit le ministre qui parle donc, comme d’habitude, sans savoir. Reste l’improbable Bruno Le Roux à interroger…

Hollande n’a rien à faire d’exemplarité

blog -Gayet au cote de Hollande a Elysee-Voici nov 2014
Les premières photos « ensemble » du couple… à l’Elysée

Un récidiviste
En novembre 2014, le magazine Voici publia des clichés du couple à l’intérieur de l’Elysée,
résidence officielle de présidents de la République. Ces scènes d’intimité saisies au palais devaient montrer que cette relation amoureuse du président avec l’actrice Julie Gayet se renforçait avec le temps, en dépit de précédentes révélations de liaison secrète qui conduisait un Hollande, casqué pour se dissimuler, dans une garçonnière de la rue du Cirque où, au petit matin, son garde du corps préféré apportait les croissants chauds.
Depuis, les rumeurs couraient. Un jour, le couple était sur le point de se séparer, le lendemain, il allait avoir un enfant. L’indifférence du président et de ses services est la seule constante de l’affaire. Personne ne veut rien savoir de l’indignation qui gronde en France: c’est avec un total mépris des Français que le couple détourne les moyens de l’Etat à ses fins personnelles.

Le président socialiste jouit de son immunité et se moque de l’opinion des Français

La fiscalité française ou la double peine sur une petite majorité

Le degré d’inventivité fiscale est une exception culturelle française méconnue. 

Et cette créativité ne cesse de s’épanouir dans l’austérité

En matière de nouveaux impôts, de nouvelles taxes, la France socialiste a la palme ! 
Mais sa population mérite l’ordre du mérite. 
Si vous êtes propriétaires, les nombreux occupants d’un logement dont ils sont propriétaires ne sont pas mieux traités que les automobilistes. Les uns et les autres sont matraqués à tous les coins de rues. Loin de moi l’idée d’envier les sans-abris et les mal-logés, mais ces derniers entrent parfois dans la catégorie des propriétaires de leur logement et, comme de plus aisés, ils doivent acquitter deux fois l’impôt qui donne le droit d’habiter chez soi: la taxe foncière et la taxe d’habitation.
Et c’est la même chose pour les autres impôts, même quand on leur donne un nom différent. Les prélèvements sociaux par exemple. Ils s’élèvent à 15,5% sur les placements et à 8% sur les revenus du travail. Ils viennent s’ajouter au l’impôt sur le revenu et aux revenus catégoriels.

Un impôt sur l’impôt

Pour tromper son monde, Bercy déduit partiellement une petite fraction des prélèvements sociaux,  mais cela n’empêche pas sans qu’on s’en rende bien compte qu’avec ce système on paie un impôt sur l’impôt

Prenons l’exemple des loyers. Si on perçoit 100 de revenus fonciers, on va payer des prélèvements sociaux de 15,5%. Il reste net 100 moins 15, donc 84,5. La justice fiscale voudrait qu’on soit imposé sur ce revenu sur la base de 84,5%. Mais, comme on ne peut déduire que 5,1% sur les 15,5 % versés, on est imposé sur 94, 9%…

En somme, l’Etat nous prélève l’impôt même sur nos contributions sociales. 
Et cela vaut pour les traitements et salaires, comme le confirme Frédéric Douet, professeur de droit fiscal à l’Université de Bourgogne. Et la note risque d’être encore plus lourde demain si, comme préconise le Conseil des prélèvements obligatoires, le gouvernement socialiste supprime aussi la déduction actuelle. Ca fait du bien d’avoir des frondeurs dans le parti aux affaires !
Sans compter que les salaires des actifs sont ponctionnés sous forme de cotisation à une pension de retraite, laquelle est à son tour soumise chaque mois à l’impôt, quand est venue la retraite…
Elle est pas belle, la fiscalité française ? Ceux qui votent ces lois y sont-ils soumis?…


Les vieux coûtent cher,
mais l’Etat tient à eux

Scandale: vers une mise en examen du patron de la police judiciaire

Le patron de la PJ, son directeur de cabinet et une troisième personne, présentés aux juges d’instruction

La nouvelle affaire qui secoue la PJ de Paris ne semble pas devoir être étouffée.

Bernard Petit est le patron de la PJ de Paris
depuis… décembre 2013

Bernard Petit, le patron de la police judiciaire parisienne est soupçonné de violation du secret de l’instruction et a été présenté jeudi à des juges d’instruction, en vue d’une possible mise en examen.

Mercredi, il a été placé en garde à vue et plusieurs perquisitions ont été menées dans des bureaux du « 36 » quai des Orfèvres.
Avec lui, son directeur de cabinet, Richard Atlan, et un agent de l’Association nationale d’action sociale (ANAS), ont aussi été déférés. Joaquin Masanet, président de l’Anas, était toujours en garde à vue jeudi matin.

En décembre 2013, alors ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait nommé Bernard Petit à la tête de la PJ parisienne et en avait fait lui-même l’annonce, de bon matin, sur Europe1. A 58 ans, le no 3 de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) succédait à Christian Flaesch. Le meilleur choix de Valls était sous-directeur en charge de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière. « Il a commencé sa carrière comme inspecteur (ex-officier) », avait-on expliqué dans l’entourage de Manuel Valls, « c’est un grand professionnel » qui a effectué une « brillante carrière ».

Il y a en outre un « symbole » dans la nomination d’un membre de la hiérarchie de la DCPJ à la PJ parisienne, où sont d’ordinaire promus des policiers du sérail, commentait-on, évoquant « un signe de transversalité et de passerelles ». Valls avait affirmé à plusieurs reprises vouloir « dépoussiérer la PJ » et la « recentrer » sur la délinquance des zones de sécurité prioritaires (ZSP), villes ou quartiers, au nombre désormais de 80.

Prouteau et Rocancourt

Les quatre hommes sont soupçonnés d’avoir transmis au fondateur du GIGN, Christian Prouteau, des informations sur l’enquête dont il est l’objet dans le cadre d’un dossier de trafic d’influence visant un homme déjà mêlé à plusieurs affaires d’escroquerie aux Etats-Unis et en France, Christophe RocancourtL’un des avocats de Christophe Rocancourt, Me Marcel Ceccaldi, est mis en examen pour recel de corruption active, trafic d’influence actif et blanchiment d’exercice illégal de la profession de banquier.
Surnommé « l’escroc des stars » pour avoir arnaqué des vedettes d’Hollywood, ce dernier a été mis en examen pour escroquerie, trafic d’influence actif, blanchiment de fraude fiscale et exercice illégal de la profession de banquier. Sa compagne et un notaire sont également poursuivis.

Le fondateur et ancien patron du GIGN Christian Prouteau a lui été mis en examen pour dissimulation d’activité et trafic d’influence passif.
Le président François Mitterrand avait choisi Ch. Prouteau pour assurer sa propre surveillance et celle de sa fille cachée, Mazarine Pingeot. C’est l’époque de l’affaire des Irlandais de Vincennes, marquée, durant l’été 1982, par sept attentats terroristes – dont l’attentat antisémite contre le restaurant Goldenberg (6 morts et 22 blessés) de la rue des Rosiers – , soit anonymes, soit signés, notamment par Action directe, groupe armé anarcho-communiste dont des activistes ont été condamnés pour les assassinats de Georges Besse, patron de Renault, ou de celui du général René Audran, suite au conflit avec l’Iran des ayatollahs. Les relations qu’il entretenait avec Paul Barril, qui avait dirigé l’opération foireuse contre les soi-disant terroristes irlandais, avaient attiré l’attention sur lui.
En mars 1985, le président socialiste l’avait fait préfet hors cadre, lui permettant ainsi d’aller rejoindre la niche des « faux préfets » affectée aux bons serviteurs de l’Etat. Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfet alors qu’ils ne le sont pas et ne l’ont jamais été préfets. Un copinage politique qui leur permet de toucher une retraite dorée, 6.000 € mensuels sans rien faire, en dépit des restrictions budgétaires dues à l’endettement de la France. Parmi eux, des socialistes exemplaires comme Michel Vauzelle (1985), président PS du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) depuis 1998 et porte-parole de la présidence de la République de François Mitterrand (1981-1986), ou Michel Delebarre, actuellement sénateur du Nord, ex-Président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (mars 1998-janvier 2001) et sept fois ministre sous la présidence de… François Mitterrand. De 1982 à 1995, ce président a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public, des préfets « fantômes » chargés d’une « mission bidon de service publique relevant du gouvernement ». La quasi-totalité étaient des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Et le système a continué de prospérer sous Lionel Jospin Premier ministre.
 

Fuitage en faveur de l’«escroc des stars» via Prouteau

blog -Yamgnane eleve au grade de commandeur de la Legion Honneur-aout2014
K. Yamgnane fait commandeur de la Légion d’honneur par la ministre Lebranchu

Christophe Rocancourt est accusé d’avoir extorqué plusieurs milliers d’euros à deux soeurs marocaines menacées d’expulsion contre la promesse d’obtenir leur régularisation. Les deux femmes, ne voyant rien venir, ont porté plainte. Mis en examen, l’escroc présumé a dit avoir approché Christian Prouteau, ainsi que l’ancien secrétaire d’Etat socialiste aux Affaires sociales et à l’Intégration (1991-1993), présenté comme le symbole de « l’intégration réussie » aux gouvernements Cresson, puis Bérégovoy, Kofi Yamgnane, lequel franco-togolais présenta sa candidature à l’élection présidentielle togolaise de 2010.

 

Trois Français sur quatre favorables à une peine d’indignité nationale contre les terroristes

Hollande surfe sur le sang répandu par les islamistes français

Un mois après les attentats islamistes de djihadistes de France des 7, 8 et 9 janvier, François Hollande prend à nouveau la parole ce jeudi 5 février avec une nouvelle « grande » conférence de presse semestrielle.

"L'islam dominera le monde""La charia est la vraie solution""Au diable, la liberté"
« L’islam dominera le monde »
« La charia est la vraie solution »
« Au diable, la liberté »

Lors de cette grand messe laïque organisée à l’Elysée le président de la République devrait pontifier, notamment sur la batterie de mesures anti-terroristes mise en place par le gouvernement Valls dans la foulée des attentats djihadistes par des Français contre des Français. Il parlera de guerre au terrorisme, mais le « chef de guerre » taira la guerre civile ouverte par les islamistes et mobilisant l’armée sur le sol national.

Profitant sans retenue de ces « événements français », comme on parle des « événements d’Algérie », et le réflexe d’unité nationale qui a animé l’opposition, François Hollande a vu sa popularité grimper de 6 points – en dépit de la hausse constante du chômage et des taxes – dans le baromètre YouGov du mois de février réalisé entre soi par les socialistes du HuffPost, que dirigea Anne Sinclair et de i-télé du groupe Canal+ qui licencia Eric Zemmour pour exercice impertinent d’une liberté d’expression que le mensuel libertaire Charlie hebdo continue en revanche de porter à des sommets de vulgarité. Dans le même temps, « cette enquête d’opinion démontre [sic] que les mesures prises par l’exécutif rencontrent un très large assentiment auprès des Français » commente le site socialo-socialiste, comme si YouGouv était indépendant et les sondages fiables.
Cette affirmation du HuffPost est un abus de confiance: il suffit d’aller consulter le sondage pour constater que le commentaire est mensonger

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite Hollande apres attentats-fin jan2015
L’agrandissement n’est pas fameux: pour l’agrandir, cliquer dessus.
Et voici le lien vers la source: http://cdn.yougov.com/cumulus_uploads/document/f2zk2dmq41/Results_HuffingtonPost_Barom%C3%A8tre_F%C3%A9vrier_02.02.15.pdf

L’indignité nationale rencontre un très large consensus

Défendue par l’UMP de Nicolas Sarkozy et soutenue par une partie des députés socialistes, la proposition d’instaurer une peine « d’indignité nationale » priverait les terroristes de leurs droits civiques et de l’accès à certains emplois. Elle remporte ainsi l’adhésion de 76% des personnes interrogées (12% défavorables, 12% d’indécis). L’idée est soutenue par 91% des sympathisants UMP, 88% des centristes, 83% des proches du FN et 74% des sympathisants du PS et d’EELV.

Le 21 janvier dernier, le premier ministre, Manuel Valls, s’était emparé de cette proposition émanant de l’opposition en promettant « une réflexion transpartisane » sur la réactivation de la peine d’indignité nationale et que des propositions « compatibles avec notre droit et nos valeurs » seraient présentées d’ici six semaines. Manuel Valls avait justifié une telle mesure en affirmant qu’elle « marquerait avec une force symbolique les conséquences de la transgression absolue que constitue la commission d’un acte terroriste ».

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, avait à nouveau marqué sa différence et pris ses distances avec cette mesure tout en concédant le dernier mot aux parlementaires: « Ce serait un acte symbolique mais les symboles portent leurs charges (…) Ce n’est pas un symbole que, moi, j’aurais revendiqué », a-t-elle répliqué au Premier ministre. L’indignité nationale n’a été décrétée qu’à deux reprises dans l’histoire de France, sous la Révolution française et lors de l’épuration après la Seconde guerre mondiale.

Moins de 10% jugent les mesures anti-terroristes excessives

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite gouvernement apres attentats-fin jan2015
Pour une meilleure lisibilité, cliquer sur l’image

Les autres mesures prises par le gouvernement pour contenir la menace djihadiste rencontrent elles aussi une approbation plus ou moins large selon les sujets. 61% des Français jugent « appropriée » l’intensification des contrôles sur Internet pour lutter contre la propagande; 67% approuvent désormais le fichage et la création d’un nouveau fichier de renseignement recensant les auteurs ou complices d’actes terroristes; 65% saluent les mesures visant à renforcer l’armement et l’équipement des forces de l’ordre. A l’époque des manifestations d’activistes altermondialistes contre la réserve d’eau de Sivens (Tarn), la presse se faisait l’écho complaisant des réactions hostiles à l’usage par la police de grenades offensives, lesquelles leur ont été interdites en novembre par Bernard Cazeneuve, le ministricule de l’Intérieur aujourd’hui vanté pour la gestion de la situation par le RAID et le GIGN.

Enfin, la versatilité du gouvernement et des Français est une nouvelle fois confirmée. Très étonnamment, 50% des sondés estiment « appropriée » la décision de mettre en place des quartiers réservés aux islamistes radicaux en prison et d’augmenter significativement le nombre d’aumôniers musulmans.

Centre de détention national de Roanne

Autre indice des fluctuations émotionnelles d’opinion, moins de 10% des personnes interrogées les jugent « excessives » tandis que 21 à 28% les juges « insuffisantes ». Les partisans d’une sévérité accrue, notamment dans les prisons, sont remarquables chez les sympathisants de l’UMP -qui avait notamment proposé la création de centres de détention réservés aux prisonniers radicalisés- et du Front national. Ainsi, 38% des électeurs de Nicolas Sarkozy ne se satisfont pas des mesures d’isolement arrêtées pour les détenus radicalisés, et jusqu’à 44% des électeurs de Marine Le Pen.

Argenteuil: enquête préliminaire ouverte sur la gestion de l’ancien maire PS

Le secrétaire national du PS, chargé du droit des consommateurs, se sucrait-il ?

L’enquête préliminaire a été ouverte sur de possibles malversations visant l’ancien maire socialiste (2008-2014), Philippe Doucet…

Une enquête préliminaire a été ouverte sur de possibles malversations de la municipalité d’Argenteuil, Val-d’Oise, troisième ville d’Ile-de-France, durant le mandat de l’ancien maire Philippe Doucet (PS), a-t-on appris jeudi 29 janvier. L’enquête, ouverte par le Parquet national financier, a été confiée à la brigade financière de la police judiciaire de Versailles, a précisé une source judiciaire.

L’équipe du maire Georges Mothron (UMP) avait dû déposer deux plaintes l’été dernier auprès du Parquet de Pontoise, l’une pour «favoritisme, complicité et recel de complicité», l’autre pour «trafic d’influence, détournement de fonds publics et abus de confiance aggravé».

Accusations d’emplois fictifs
Selon la source judiciaire, le Parquet de Pontoise s’est finalement dessaisi du dossier au profit du parquet national financier, créé en 2014 pour lutter contre les délits boursiers et l’évasion fiscale, mais également contre la corruption.
Georges Mothron, qui a succédé à Philippe Doucet lors des municipales de 2014, dénonce la gestion de l’ancienne municipalité qui aurait commis des irrégularités dans les passations de marchés publics.
Il l’accuse également d’avoir eu recours à des emplois fictifs à la mairie d’Argenteuil.

Doucet accuse son opposant «instrumentaliser la justice et les media»

Trop sexy, le PS !

Député du Val-d’Oise et président de l’agglomération d’Argenteuil-Bezons, Philippe Doucet a accusé son successeur d’«instrumentaliser la justice et les media». Ce qui n’a pas grand chose à voir avec le fond du problème. «Je n’ai eu accès à aucun élément de ces dossiers, ni ai été sollicité à ce propos par la justice. Il m’est donc difficile de me défendre d’accusations dont je n’ai pas les éléments», a prétendu Philippe Doucet, déplorant qu’«après avoir multiplié les attaques politiques infondées, Georges Mothron en vienne aux attaques personnelles».

Sur son blog, Georges Mothron s’est félicité de l’ouverture de cette enquête. «La justice est désormais en marche. Je souhaite qu’elle puisse faire son travail en faisant toute la lumière», a-t-il écrit.
Argenteuil, commune de 106.000 habitants parmi les plus endettées de France, a vu sa situation financière se dégrader fortement au cours des années de gestion socialiste. En raison notamment d’une hausse des dépenses, la taxe d’habitation a bondi de 22%, dans la commune en 2014, à 1.441 euros pour une famille «standard», contre 464 euros à Paris. Soit le record de France dans la catégorie «plus de 100.000 habitants», selon le Forum des grandes villes.

Doucet est secrétaire national du PS, chargé du droit des consommateurs, par la volonté de la rivale de Martine Aubry, Ségolène Royal, dont il était partisan en février 2009.

La Une « impertinente » d’un journal marocain qui plairait sans doute à Charlie hebdo

Faut-il introduire le « blasphème » dans la loi française ?

Un montage-photo qui vaut bien un dessin de Charlie hebdo

blog -moustache Hitler sur Hollande-el Watan-capture-30jan2015Provocation ? Cet hebdomadaire marocain se demande si la France va « faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ».
François Hollande affublé d’un uniforme nazi, d’une moustache à la Hitler et d’un brassard à croix gammée: c’est le photomontage publié cette semaine en couverture d’un journal arabophone marocain, Al Watan Al Ane. Parue en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, l’illustration est accompagnée de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

 » ‘Peut-on rire de tout ? Vraiment ? Y-a-t-il un journal français pour imprimer cette image Photoshop ?’  » interroge le journal en légende.
Il tire à environ 12.000 exemplaires par semaine, davantage que Charlie hebdo avant les fusillades à Paris par des djihadistes de France,  a indiqué son directeur de la publication qui assume ce parallèle entre le président français et le régime nazi. « Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, nous avons beaucoup de témoignages qui nous indiquent que l’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes en France« , explique-t-il.

Les relations diplomatiques se tendent.
Les offenses des libertaires français cautionnées par la gauche – au nom d’une liberté d’expression ‘no limits’ – ne devraient pas recréer des relations de bon voisinage entre la France et le Maroc. Le 22 janvier, le ministre marocain des Affaires étrangères a reporté à la dernière minute un déplacement prévu en France. La conséquence d’une série de couacs diplomatiques qui perdure depuis près d’un an et qui a amené le Maroc à suspendre sa coopération judiciaire avec l’Hexagone.

« Ce que nous exigeons dans le cadre de la coopération judiciaire, c’est le respect de notre justice. Il n’y a pas une justice française, une justice européenne et une autre justice marocaine. Comme on respecte la justice des autres, il faut qu’on respecte notre justice, et c’est fondamental si nous voulons que les relations soient apaisées et sereines », a fait savoir Salaheddine Mezouar

Les démocrates de L’Obs ont censuré la photo

La svastika a (presque) disparu:
les moins attentifs ne la verront plus !

Comme au bon vieux temps du stalinisme, la presse de gauche fait disparaître ce qui déplaît au pouvoir. Si François Hollande apparaît vêtu d’une tenue nazie et affublé d’une petite moustache semblable à celle d’Hitler, en revanche, la photo a été coupée pour faire disparaître le brassard à croix gammée… L’hebdomadaire socialiste ajoute néanmoins que son confrère maghrébin a choisi de diffuser ce photomontage douteux en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, accompagné de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

blog -non au delit de blaspheme-oct2012
« Non au rétablissement du « Délit de blasphème »!
Les Associations Laïques, Humanistes, Athées et de Libre Pensée manifestaient en octobre 2012:
Où en est François Hollande ?

« L’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes »
Le directeur de hebdomadaire arabophone marocain Al Watan Al Ane, Abderrahim Ariri, explique que cette comparaison avec le régime nazi « c’est une sonnette d’alarme pour la classe politique, au Maroc et en France ».

Deux jours après les commémorations de la libération du camp d’Auschwitz, le journaliste établit un lien avec « les heures les plus sombres de notre Histoire », comme le font nos journalistes, au moindre prétexte. Il compare en effet le climat actuel en France à la Nuit de cristal de 1938, survenue après l’assassinat d’un responsable du Troisième Reich par un juif réfugié en France. Cette nuit de pogroms en Allemagne et en Autriche se solda par le meurtre de 91 juifs et la déportation de 35.000 d’entre eux. « Hitler a considéré cet assassinat comme un don du ciel et en a profité pour mobiliser les Allemands contre les juifs, assure Abderrahim Ariri. Et d’affirmer encore: L’acte terroriste est un don du ciel pour Hollande, qui en a profité pour se redonner une virginité politique. »

L’offense envers un chef d’Etat punie par la loi marocaine

blog -moustache d Hitler sur Hollande-capture decrane Watan-30jan2015
Que va-t-il bientôt rester de la photo originelle? Plus elle est tronquée, mieux elle passe ?

Scandaleux vu de France, ce discours est « symptomatique », juge Aïcha Akalay, directrice de la publication de TelQuel.ma, magazine indépendant et privé, mais dont la ligne éditoriale est souvent critique du gouvernement marocain. « Cela traduit un malaise au sein de la société marocaine, analyse la journaliste, que francetv info est allée sollicitée pour son hostilité au roi Mohammed VI du Maroc. A la fois un malaise des Marocains vis-à-vis des amalgames qui sont faits entre les musulmans et les terroristes et un malaise dans les relations entre la France et le Maroc. »

Les tensions grandissantes dans les relations diplomatiques d’ordinaire policées ont été alimentées par des dépôts de plainte en France contre de hauts dignitaires marocains, des impairs diplomatiques ou encore le rapprochement franco-algérien. Depuis, la coopération judiciaire a été suspendue par le Maroc et celle sur la sécurité est également fortement affectée. Interrogé à ce sujet par l’UMP Luc Chatel à l’Assemblée mercredi, le Premier ministre Manuel Valls a appellé en langue de bois les deux pays à « dépasser » cet épisode de refroidissement, « basé sur de nombreuses incompréhensions ».

La justice marocaine pourrait avoir recours à l’article 52 du Code de la presse marocain qui prévoit une peine d’un mois à un an de prison, ainsi qu’une amende, en cas d' »offense commise publiquement » envers un chef d’Etat étranger. Peu importe, répond Abderrahim Ariri. « Le rôle du journaliste, c’est de secouer », explique le directeur de la publication d’Al Watan Al Ane.

Qui a osé mettre Valls en… fureur ?

Il persiste et signe dans la comparaison avec le régime nazi, évoquant un « holocauste virtuel » des musulmans de France. « Ils vivent sous la menace, sous une tension, craignant à chaque instant d’être victimes d’un acte criminel », assure-t-il. Abderrahim Ariri accuse le gouvernement français de ne pas les protéger suffisamment. Autant de raisons, selon lui, qui justifient cette Une.

« Secret des affaires »: Valls recule face aux journalistes et ONG qui dénonçaient une censure

Les députés votent l’amendement en Commission;  journalistes et ONG dénoncent une censure

Projet de loi Macron, projet bidon.

blog -Rosenberg Ethel et Julius-espions au profit URSS- condamnes a mort et executes aux Etats-Unis au debut des annees 1950
Ethel et Julius Rosenberg, espions à la solde de l’URSS
condamnés à mort et exécutés aux Etats-Unis au début des années 1950

Débattu en ce moment à l’Assemblée, un amendement scélérat mettait journalistes et ONG en transes. Sournoisement noyé dans la masse des mesurettes, cet amendement instaurait dans le code du commerce un « secret des affaires » pour prévenir l’espionnage industriel et économique, et pour celui qui violerait ce secret, de la prison et des amendes. Journalistes et ONG dénoncent une censure inédite en France. Si sur le fond, cette disposition avait de bonnes raisons d’être, elle était présentée de manière vicieuse et cynique.

Dénigrement franco-français
par la gauche anarcho-révolutionnaire

Il n’existait pas en France de définition juridique claire du « secret des affaires ». On retrouve cette notion ici et là dans le Code du travail ou dans la jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, mais rien qui permette de protéger efficacement les entreprises françaises. Leur seul recours, lorsque les entreprises estiment qu’il y a eu c’est alors d’engager des poursuites pour atteinte au secret professionnel, abus de confiance, atteinte au secret de fabrique.

La délégation parlementaire au renseignement économique et financier s’est saisie de cette faille en décembre dernier. Dans son rapport rendu public en décembre dernier, les élus s’étaient alarmés de la « progression inquiétante de l’espionnage économique » et jugeaient impérative la mise en place d’une législation nationale pour protéger le « secret des affaires ». Le président de la délégation, Jean-Jacques Urvoas (PS) avait demandé en décembre au gouvernement d’introduire dans le projet de loi Macron six articles concernant le droit des affaires et avait menacé le cas échéant de le faire par amendement lors du débat sur le texte.

Protection du secret ou musellement  ?

Le culte du secret:
la police à des indics et
la presse, ses fuiteurs et ses témoins floutés…

Dans le projet de loi Macron figure donc un amendement sur le « secret des affaires » , dont l’objectif, avait expliqué la semaine dernière le Premier ministre Manuel Valls, est de mieux protéger les entreprises en protégeant leur capital stratégique et en luttant contre l’espionnage industriel. Un « secret des affaires » serait instauré dans le code du Commerce, mais il laisserait aux seules entreprises l’interprétation de ce qui constitue un secret, à elles de saisir la justice.
Le texte prévoit de punir quiconque prend connaissance, révèle ou détourne toute information protégée par le « secret des affaires » d’une peine de trois ans de prison et 375 000 euros d’amendes. Sept ans et 750 000 euros d’amendes en cas d’atteinte à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France.

Protection des lanceurs d’alertes
Mais qu’en est-il des lanceurs d’alertes, ceux-là mêmes qui au sein d’entreprises constatent et dénoncent des agissements illégaux et qui mettent au jour –  sur la base de documents confidentiels, des scandales privés et publics – à l’instar des révélations d’évasion fiscale chez HSBC ? Qu’en est il des journalistes qui au fil de leurs enquêtes révèlent scandales et affaires ? Violent-ils le secret des affaires et peuvent-ils être à ce titre condamnés ? Qu’adviendrait-il des pseudo-investigateurs, s’ils ne pouvaient plus se retrancher derrière le « secret des sources » pour protéger leurs fuitages et fuiteurs ?

Le journaliste d’investigation Fabrice Lhomme, à l’origine avec son confrère Fabrice Arfi des révélations de l’affaire Karachi, a senti le souffle du boulet qui pouvait le précipiter sur le terrain, comme un mauvais flic au carrefour. Il redoutait que ce texte soit une façon de faire taire les dénonciateurs qui les alertent et leur donnent matière à alerter l’opinion publique sur les dérives et les dangers qui se préparent. « L’affaire de Karachi que j’ai révélée avec mon collègue Fabrice Arfi lorsque nous étions à Mediapart en 2008, est partie de confidences (sic) – mais pas seulement – que nous avons recueillies auprès de ce qu’on appelle des lanceurs d’alerte, raconte-t-il. Lancement d’alerte qui ne fonctionne visiblement pas en matière de terrorisme. Il y avait des personnes au sein d’entreprises, la DCN par exemple, la Direction des constructions navales, qui était au cœur de cette affaire de ventes de sous-marins qui a donné lieu à des faits de corruption, qui nous ont parlé, qui se sont confiées, qui parfois nous ont donné des documents et qui nous ont permis de lancer cette affaire. On voit qu’avec des textes qui sont faits pour intimider ce genre de personnes, peut-être que ces histoires-là pourraient ne plus sortir. Ce serait absolument dramatique qu’on laisse passer cela. » Les fuiteurs sont des « timides » utiles au téléphone et floutés…

Une crainte développée par l’ONG (supra-nationale et illégitime) anticorruption Transparency International qui redoute que cette sacralisation du « secret des affaires » intimide nombre de potentiels lanceurs d’alerte. D’autant que le texte en l’état ne protège pas l’alerte lancée auprès d’un organe de presse. Or, selon l’ONG, peu d’alertes lancées en interne aboutissent, et les lanceurs d’alerte sont très souvent victimes de représailles (licenciement abusif, sanctions, placard ou harcèlement, etc.), de sorte que le « recours aux médias constitue un moyen de se protéger, mais aussi de voir l’alerte réellement traitée ». Transparency International a donc appelé, dès l’examen du projet de loi en commission, les députés à compléter le texte. D’origine allemande, cette ONG a pour principale vocation la lutte contre la corruption des… gouvernements et institutions gouvernementales mondiaux. Son président pour la France, Daniel Lebègue, 72 ans, est ancien militant de la CFDT et du PS, ex-haut fonctionnaire (notamment au cabinet du Premier Ministre Pierre Mauroy), devenu grand patron et cumulard de postes en conseils d’administration.

Le gouvernement se voulait malin

Face à la levée de boucliers, le ministre des Finances Michel Sapin – à qui des dessinateurs de Charlie hebdo ne donneraient pas le bon dieu sans confession – assura que l’objectif était uniquement de protéger un certain nombre de brevet et que l’amendement décrié serait modifié pour protéger les lanceurs d’alertes, mais pas les journalistes qui restent mobilisés et rappellent qu’informer n’est pas un délit.
Il n’a jamais été question de réduire en quoi que ce soit la liberté de la presse, assure également Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie a reçu une délégation de journalistes ce jeudi matin, mais une pétition a été lancée, à toutes fins utiles, puisque la confiance n’est pas la chose la mieux partagée dans le monde socialiste.

Le gouvernement Valls rétro-pédale sur l’amendement au centre des critiques

Le gouvernement bat en retraite et retire l’amendement au centre des critiques.

Jusqu’au samedi 17 janvier, aucun député godillot présent en commission spéciale pour examiner la loi Macron n’avait moufté, à l’exception de la socialiste Karine Berger, et l’amendement scélérat était alors adopté sans aucune difficulté.

Moins de deux semaines plus tard, le gouvernement le retire nuitamment…
L’opposition de dizaines de rédactions (presse écrite, radio, télé) a eu raison de la détermination du petit coq Valls. Jeudi soir, François Hollande et Emmanuel Macron ont décidé d’exclure du projet de loi actuellement en examen à l’Assemblée cet amendement qui prévoyait de sanctionner tout citoyen qui diffuserait une information considérée par l’entreprise comme sensible.

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait baissé le pantalon devant elle, avouant le manque de préparation dans la rédaction de ce « secret des affaires »… Les matamores socialistes Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas revenus à la charge dans l’été 2014, ont du remettre cette proposition de loi dans leur poche et leurs mouchoirs par-dessus… 

La notion de secret des affaires et donc des entreprises n’avait, jusqu’à présent, aucune existence juridique. Lorsque, dans le cadre du pré-examen du projet de loi croissance et activité, les amendements furent adoptés en commission pour introduire « la protection du secret des affaires » dans le code du commerce, personne ne trouva à y redire.

Parce que, dans une tribune du journal Le Monde, elle a pointé un risque sur la presse, la journaliste Elise Lucet (France 2), forte du soutien actif du SNJ, clame qu’elle est une « femme redoutée ».
Visiblement plus puissante que Micro-Macron, mais est-ce bien digne d’une république démocratique ?

 

Ratés de Valls et Cazeneuve: Coulibaly contrôlé mais relâché quelques jours avant les attentats

Révélation du Canard enchaîné: le laxisme socialiste a fait cinq morts

Le tueur, contrôlé puis relâché, 10 jours avant ses cinq assassinats

Amedy Coulibaly n’avait pas été jugé assez dangereux…

Contrôlé par hasard le 30 décembre à Paris, à bord d’une voiture louée, dix jours avant de tuer une policière, le 8 janvier, et quatre otages le lendemain, écrit le Canard enchaîné à paraître mercredi.

Le 30 décembre 2014, à 11h45, deux motards de la préfecture de police arrêtent une Seat Ibiza à hauteur du 55 rue Simon-Bolivar, dans le XIXe arrondissement de Paris (dont plusieurs quartiers sont des zones de non-droit,  grâce au laxisme de Roger Madec, précédent maire PS contesté), l’une des « no go zones » décrites par Fox News qui apporte un peu de pluralisme à l’information, au grand dam de la maire socialiste, Anne Hidalgo. Le conducteur est accompagné d’une jeune femme, qui a loué la voiture à l’agence Sixt d’Orly. Ce conducteur, c’est Amedy Coulibaly. Et la jeune femme qui l’accompagne n’est autre qu’Hayat Boumeddiene, qui est aujourd’hui l’une des personnes les plus recherchées de France, bien qu’on l’ai localisée en Syrie.

La réalité de ce contrôle de routine est dévoilée dans le Canard enchaîné de ce mercredi

A partir d’extraits du rapport d’un des motards, l’hebdomadaire raconte ainsi que le permis que les policiers ont alors sous les yeux n’est pas encore définitif: l’attestation de réussite à l’examen date du 10 décembre seulement. Ils consultent – c’est la routine – le fichier des personnes recherchées (FPR) et voient une mention leur demandant d’obtenir des renseignements sans attirer l’attention pour un suspect considéré comme dangereux pour son appartenant à la mouvance islamiste. Les deux membres des forces de l’ordre informent leur hiérarchie et les services antiterroristes. Mais personne ne réagit. «Aucune surveillance, pas de filature», précise le journal, pour qui il était pourtant permis de se poser quelques questions. Quoi qu’il en soit, les policiers laissent partir la voiture… La trace de Coulibaly est perdue.

La préfecture de police de Paris (PP) et le ministère de l’Intérieur ont failli à leurs responsabilités

Ils n’ont pas donné suite aux informations des policiers. Après le contrôle, Amedy Coulibaly a pris quelques heures plus tard la route de l’Espagne -sans encombre- avec sa compagne qu’il a déposée à l’aéroport de Madrid. Direction la Turquie, sans problèmes. Les autorités turques ont confirmé qu’Hayat Boumeddiene a bien passé la frontière syrienne, comme une lettre à la poste, le 8 janvier dernier.
Amedy Coulibaly est quant à lui revenu sans souci en France où, au lendemain de l’attentat châtiant les mécréants de Charlie Hebdo, il a tué le 8 janvier une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) et le lendemain quatre Juifs dans le supermarché Hyper Cacher situé porte de Vincennes.

Le Canard enchaîné – journal qui distribue les bons points- estime que les motards de la PP n’ont commis aucune faute puisque la consigne était de ne pas interpeller ce membre de la mouvance islamiste -pardon « terroriste », consigne langagière du sémiologue Laurent Fabius- mais ne distribue pas les cartons rouges…

Les ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Christiane Taubira, sont pourtant restés les bras ballants.

Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé
Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé

En république socialiste, les ministres sont infaillibles et intouchables. On le voit bien, les ficelles de la presse sont tirées depuis l’Elysée ou ses relais institutionnels, associatifs ou universitaires. Et en cette circonstance de menace de l' »islamisme radical » sur la démocratie (par opposition à l’islamisme « modéré » !), les pseudo-« instituts » de sondages font flèche de tout bois et se discréditent une fois encore. A chaud et à la faveur de l' »unité nationale » consentie par l’opposition, ils se livrent à des enquêtes opportunistes qui se veulent sérieuses. Après que la presse aux ordres a vanté une parfaite gestion des attentats  -par l’exécutif, sans rendre hommage au RAID et au GIGN-  arrivent les sondeurs qui font dire aux panels adéquats que le « premier flic de France » est un super-flic: il prend ainsi 16 points dans un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France. 77% des Français pensent, comme on leur a dit, qu’il a été « à la hauteur des événements ». C’est scientifique et c’est juste ! Voilà au moins une collaboration politique politicienne et presse « indépendante » qui fonctionne !

L’idéologie égare la garde des Sceaux en pleine semaine d’attentats

L’aveuglement de Christiane Taubira qui recommande de traiter les récidivistes comme les autres

Les instructions à contre-temps de la Garde des Sceaux.

blog -recidive selon Taubira-Le HonzecLe 9 janvier, au moment où la France est durement frappée par trois actes terroristes en trois jours, la ministre de la Justice de Hollande réaffirme aux procureurs la nécessité de traiter sur un même plan les récidivistes et les non-récidivistes en matière de réductions supplémentaires de peine. 
Adressées aux magistrats chargés de l’application de la politique pénale du gouvernement, 40 procureurs généraux et 160 procureurs de France, deux pages et demi de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, jettent la consternation.

Plus que des failles, selon le premier ministre, des fautes

C’est la stupeur à la lecture de ces recommandations. Alors qu’en trois jours les frères Kouachi, les djihadistes français, exécutent froidement des dessinateurs de presse de Charlie hebdo -et quelques autres personnes qui ont eu le malheur de se trouver là- et qu’un autre terroriste islamiste, Amedy Coulibaly, prend des otages innocents en otage et assassine quatre d’entre eux au magasin Hyper-casher de Vincennes, la garde des Sceaux de Manuel Valls, Christiane Taubira veut « aligner le régime des récidivistes sur celui des non-récidivistes en matière de réductions supplémentaires de peines ( RSP) ». Coulibaly, un voyou récidiviste sorti de prison trop tôt, n’aurait pas dû être en liberté: récidiviste, il avait été condamné en 2004 à six ans de prison pour vol à main armée, puis à un an et demi supplémentaire en 2006 pour trafic de stupéfiants, avant d’être de nouveau arrêté le 18 mai 2010, pour avoir participé au projet d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem. Petite frappe reconvertie dans l’islamisme radical, il aurait côtoyé Cherif Kouachi à Fleury-Mérogis en 2005-2006.

Quant à Chérif et Saïd Kouachi, 30 et 32 ans, ils étaient sortis du radar des services de police français malgré leur proximité connue avec des membres de la « filière des Buttes Chaumont » au début des années 2000.
Les services américains avaient en revanche  maintenu pour l’un d’eux l’interdiction d’entrée sur le territoire, à la suite d’un stage de formation au djihad au Yémen, signalé à la DGSI par les États-Unis.

Ainsi, soulagé d’une circonstance aggravante, le récidiviste se voit placé, sur ce point, au même plan qu’un primo-délinquant.

Mais là où ces instructions ont indigné plus d’un magistrat du Parquet, c’est qu’elles ont été envoyées le 9 janvier, le jour même de la sanglante prise d’otages au magasin casher du cours de Vincennes et au lendemain de la fusillade de Montrouge et le surlendemain de la tuerie de Charlie-Hebdo.

Le timing de la Chancellerie ne pouvait être plus horrible, soulignant la légèreté coutumière de la ministre Taubira. La Place Vendôme ne pouvait ignorer l’existence de casiers judiciaires de Chérif Kouafi ou d’Amédy Coulibaly, assassin d’une policière municipale de Montgeron et d’un employé de voierie en plus des quatre clients juifs de l’épicerie Hyper-cacher.

Déjà condamnés pour divers trafics ou poursuivis pour des faits de terrorisme,les djihadistes pourraient désormais bénéficier des faveurs des procureurs. En vertu de l’article 13 de la loi du 15 août 2014 « relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales« . Une disposition que l’opinion, peu au fait des arcanes de la politique pénale, aura bien du mal à accepter, si elle en était informée par la presse, à défaut de publicité par la majorité présidentielle.

Tout individu en état de récidive légale condamné avant le 1er janvier 2015 ne pourra pas se voir appliquer la loi du 15 août 2014 en vertu de la non-rétroactivité des lois qui ne disposent que pour l’avenir. D’ailleurs, si cela avait été le cas, cette disposition aurait été inconstitutionnelle.

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Tout individu en état de récidive légale condamné avant le 1er janvier 2015 ne pourra pas se voir appliquer la loi du 15 août 2014 en vertu de la non-rétroactivité des lois qui ne disposent que pour l’avenir. D’ailleurs, si cela avait été le cas, cette disposition aurait été inconstitutionnelle.

Ces instructions vont malencontreusement relancer le énième débat sur la récidive

blog -recidive-lignes-dessinUne précédente relance, à propos du récent procès du meurtrier d’une élève du collège cévenol de Chambon-sur Lignon, n’a pas permis de faire avancer Christiane Taubira.  L’opposition, sous le choc des attentats et des démonstrations tapageuses d’unité nationale, aura beau jeu pointer une nouvelle fois la politique pénale laxiste de la Garde des Sceaux, qui a supprimé les fameuses peines planchers instaurées par Rachida Dati, dont les magistrats n’avaient souhaité tirer parti.
L’opposition aura encore de bonnes raisons d’ironiser sur la contrainte pénale, applicable depuis octobre 2014, laquelle n’est en fait qu’un succédané de l’ancien sursis avec mise à l’épreuve, introduite dans notre droit pénal en 1958 et dont les prémices – il s’agissait du sursis simple – remontent à la fameuse loi Bérenger du 26 mars 1891. D’ailleurs, cette contrainte pénale n’a été appliquée à ce jour qu’à environ 200-250 personnes, les magistrats jugeant qu’elle est quelque peu difficile à mettre en œuvre.
  Si la classe politique qui, au-delà de ces constats, se laisse bien souvent aller au gré des vents et des faits divers, n’ignore pas que toutes les lois du monde, de la plus répressive à la plus douce, ne pourront jamais éradiquer totalement la récidive, elle devrait pourtant s’efforcer de progresser sur le sujet, forte des expériences tragiques de ces derniers jours.
Demeure une question : comment un fin juriste comme l’est le directeur des Affaires criminelles et des grâces, magistrat qui connait mieux que personne les chausse-trappes du pouvoir – il a été conseiller justice de Lionel Jospin à Matignon, puis de longues années procureur de la République à Nîmes – ,  a-t-il pu ne pas voir l’inopportunité de signer de telles instructions et de ne pas le dire à la Garde des Sceaux ? Robert Gelli a-t-il tenté de passer en catimini, à la faveur d’une séquence de forte émotion ?

Affaire Bettencourt : Mediapart a-t-il acheté les « révélations » de Claire Thibout ?

Elle monnaye tout, l’ex-petite comptable défavorisée de Liliane Bettencourt

Claire Thibout a été entendue la semaine passée par la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, qui mène un supplément d’information dans l’enquête sur l’abus de faiblesse supposé qui est reproché par Françoise Meyers-Bettencourt à François-Marie Banier, un artiste proche de Liliane Bettencourt.

La comptable fait de l’or de tout

Claire Thibout, l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui « a évoqué un éventuel financement politique illégal », a reçu 400.000 euros de Françoise Meyers-Bettencourt, sa fille, lors de son licenciement par la milliardaire en 2008, a-t-on appris auprès de son avocat confirmant une information du Canard Enchaîné.

Mythomane et avide
Elle a alors admis avoir « reçu 400.000 euros » de la fille de la milliardaire. Me Antoine Gillot, confirme ainsi une information du Canard enchaîné parue aujourd’hui 21 juillet. « Tout cela résulte d’une lettre d’engagement de Mme Meyers-Bettencourt datant de juillet 2007, avant même qu’elle ait entamé toute procédure judiciaire« , a justifié son avocat.

On respecte seulement les morts
Interrogé par l’hebdomadaire, Me Olivier Metzner, l’avocat de Mme Meyers-Bettencourt, a assuré qu’il s’agit de respecter les « dernières volontés d’André Bettencourt », mort en novembre 2007, au cas où Claire Thibout perdrait son travail. Or, la première plainte déposée par Françoise Meyers-Bettencourt contre François-Marie Banier remonte à décembre 2007. L’ex-comptable, finalement licenciée en 2008, a alors obtenu une indemnité de 500.000 versées par Liliane Bettencourt.

Qui croire, de Mediapart ou de Thibout ?

La source d’Edwy Plenel, Montebourg et Joly s’est rétractée plusieurs fois
« L’article de Mediapart me fait dire que j’aurais déclaré quelque chose concernant la campagne électorale de M. Balladur. C’est totalement faux. C’est de la romance de Mediapart, assure Claire Thibout à la police. De même que je n’ai jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy. »

Mediapart n’est pas entendu par la juge: le statut de la presse n’est-il pas dangereusement inéquitable et injuste ?
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Claire Thibout a-t-elle monnayé ses « révélations » ?

L’ex-comptable licenciée a-t-elle cherché à transformer ses accusations en or ?
Leur publication par le site Mediapart sous forme accrocheuse de « révélations » était-il un coup de poker politico-financier ?
Le site Internet a-t-il trouvé acquéreurs politiques de leur entreprise de déstabilisation en la personne d’Arnaud Montebourg (PS) et Eva Joly (Europe Ecologie) ?
Le silence de ces derniers est la porte ouverte à toutes les supputations…

Et, sur la base d’une simple probabilité de véracité avouée par Mediapart, il aura suffi de supputer un financement politique occulte pour qu’une tempête politico-médiatique s’abatte sur le ministre du Travail. Le hasard faisant bien les choses, Eric Woerth était justement chargé de la réforme des retraites.

Comment Mediapart a-t-il pu se fier à une source à la moralité aussi douteuse ?

Dans un entretien à Médiapart, puis devant les enquêteurs, Claire Thibout (ci-contre) a affirmé début juillet que le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, lui avait demandé, lors de la campagne présidentielle de 2007, de retirer 150.000 euros. Sans qu’elle puisse dire pourquoi, elle conclut qu’il comptait les remettre à Eric Woerth, trésorier de l’UMP. Et pourquoi pas à la candidate malheureuse ?
D’ailleurs, Patrice de Maistre a de son côté démenti les accusations, tout comme Eric Woerth.

Pourquoi aurait-elle fait une fleur à Mediapart ?

Jusqu’à quelle montant Mediapart a-t-il pu monter ? Il semble bien que 400.000 euros soient la somme fétiche de Claire T.
Mediapart a gagné 5000 abonnés payants dans le premier mois: ce retour sur investissement suffira-t-il à sauver le site d’Edwy Plenel ?

L’accusatrice est-elle protégée par la loi ?
Comment les media expliquent-ils qu’aucun d’entre eux n’a publié la photo de Claire Thibout ? N’est-elle pas le personnage-clé ?