Manifestations contre Darmanin, ministre accusé de viol

Des féministes dénoncent « la culture du viol En Marche »

Quelques milliers de manifestants ont protesté à Paris et dans plusieurs villes de France contre la présence au gouvernement de Gérald Darmanin, accusé de viol, et d’Eric Dupond-Moretti, très critique envers le mouvement #metoo.

« Bienvenue au ministère du viol », « Violeurs en prison, pas au gouvernement », « Un violeur à l’intérieur, un complice à la justice », à Toulouse, « On se lève et on se bat », « Remaniement de la honte », « Stop à l’impunité », à Lille, « La colère des femmes gronde », à Paris, « Un violeur à l’intérieur, sortons les sécateurs », à Saint-Etienne : les panneaux brandis ne laissaient aucun doute sur l’indignation des activistes, en majorité des femmes de l’ultra-gauche.

« La présomption d’innocence, on la brandit facilement quand ça touche des hommes blancs hétérosexuels, si demain quelqu’un d’entre nous devait avouer être accusé de viol lors d’un entretien d’embauche, je doute qu’il aurait le job », suppute un salarié de 26 ans qui manifestait également à Toulouse et dont l’orientation sexuelle est claire.

« Depuis des mois, tout le monde tente de faire bouger des choses et là, c’est de pire en pire, notre ministre de l’intérieur est accusé de viol, c’est dingue… », dénonce Lara, qui tenait, parmi environ 200 manifestants à Lille, une pancarte : « Tous les dinosaures doivent disparaître ».

Les manifestants étaient environ un millier rassemblés sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris, également à l’appel du collectif féministe #noustoutes.

« RIP la grande cause du quinquennat »
La manifestation à Paris.
La manifestation à Paris 

« La nomination de Darmanin est un crachat à la gueule de toutes les victimes », a estimé Nollaïg, étudiante de 24 ans, rencontrée à Paris. « Ce genre de rassemblement va réveiller les gens », espère-t-elle.

Alors que les manifestants scandaient : « La honte ! La honte ! » et chantaient : « La grande cause du quinquennat et le Grenelle, c’était du blabla », la militante féministe Caroline de Haas (Osez le féminisme) a, de son côté, assuré qu’« on n’attend pas la démission [du gouvernement], on n’attend plus rien ».

Sur la colonnade fermant l’accès de l’hôtel de ville de Bordeaux, où les manifestants étaient 600, selon la préfecture, une grande banderole noire avait été tendue, sur laquelle était écrit en vert fluo « Power », suivi d’un cercle sur une croix, le signe symbolique de la femme. Sept cents personnes ont également manifesté à Nantes, selon la préfecture.

A Lyon, où elles étaient 500, selon la police, Fred, 54 ans, « pensait que le gouvernement allait prêter attention aux demandes concernant le budget qu’il aurait pu mettre sur la table pour le droit des femmes », or, regrette-t-elle, « ce n’est pas le cas ».

A Grenoble, un cercueil noir, sur lequel était inscrit « RIP la grande cause du quinquennat », l’égalité femmes-hommes, a symboliquement été déposé vers 18 heures devant l’entrée du palais de justice.

Dès mardi, lors de la passation des pouvoirs entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, des féministes avaient mené plusieurs actions coups-de-poing, scandant « Darmanin violeur ! » et brandissant des pancartes « Darmanin à l’intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes »

Gérald Darmanin : les investigations reprennent

En 2017, avec son retour au pouvoir à Bercy, Gérald Darmanin a été accusé de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, une escort-girl qui l’avait sollicité en 2009, lorsqu’il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon.

Selon ses déclarations, G. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui, et elle se serait sentie contrainte de « passer à la casserole ». M. Darmanin a reconnu une relation sexuelle avec cette femme mais, selon lui, librement consentie. D’abord classée sans suite, la procédure a été relancée par la Cour d’Appel de Paris qui a demandé au début de juin de nouvelles investigations.

De son côté, Eric Dupond-Moretti avait notamment estimé en 2018 « que siffler une femme, ça devienne une infraction pénale, c’est ahurissant », en plein débat sur la création d’un délit d’outrage sexiste.

Féministes mobilisées contre la nomination de Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti

Manifestations sexistes d’associations féministes ultra

Les militantes s'opposent aux nominations de Gérard Darmanin et Eric Dupont-Moretti. Les militantes s’opposent aux nominations de Gérard Darmanin et Eric Dupond-Moretti

Des rassemblements féministes ont été organisés dans plusieurs villes de France pour protester contre la nomination de Gérald Darmanin au poste de ministre de l’Intérieur, malgré des accusations de viol.

Le choix d’Eric Dupond-Moretti, un avocat fort en gueule, pour la Place Vendôme, au poste inattendu de Garde des sceaux, est également décrié par les excitées, succédannées des Femen, qui lui reprochent sa liberté de parole contre le mouvement #MeToo.

A Paris, le rendez-vous a été fixé à 18h devant le parvis de l’Hôtel de ville. Plusieurs centaines de sexistes étaient présentes, scandant des slogans à l’encontre des nouveaux promus dans le gouvernement Castex. «Pas d’agresseur à l’Intérieur, pas de complice à la Justice», ont-elles crié, sur ordre.

Alignées sur les intellos féministes nord-américaines, les activistes hexagonales n’ont pas craint de faire écho à leur modèle chilien en entonnant leur hymne, «Le violeur, c’est toi».

La conseillère EELV parisienne Raphaëlle Rémy-Lele, syndicaliste étudiante, puis porte-parole d‘Osez le Féminisme, a partagé des images de l’affluence de la manifestation à Paris. Elle s’était en effet accroché avec l’avocat Eric Dupond-Moretti au sujet du chanteur Bertrant Cantat, meurtrier de Marie Trintignant. « Notre but, c’est de convaincre le public d’arrêter d’aller voir Bertrand Cantat sur scène, » a ainsi déclaré cette dernière. « C’est du MacCarthysme ! », s’etait alors insurgé le futur garde des Sceaux de Macron.

Des rassemblements se sont également déroulés à Marseille, Nantes, Rennes et Caen.

Une action symbolique à la Madeleine

Trois femmes mises en examen à Alès pour viol et violences en réunion

Viol et violences en réunion pendant la féria d’Alès

blog -MeToo-Balance ta truie.jpgLa semaine dernière, lors de la féria d’Alès, ville prise par l’UMP à la gauche socialo-communiste en 1995l, une jeune majeure et deux complices mineures ont violenté une jeune femme dans un appartement, a-t-on appris vendredi auprès du procureur de la République de Nîmes.

Les trois femmes ont battu et partiellement rasé leur victime, et l’ont obligée à boire du liquide vaisselle, le tout après une forte consommation d’alcool et de stupéfiants.

La jeune majeure a également agressé sexuellement la mineure. L’auteure a été mise en examen par un juge d’instruction de Nîmes pour violences en réunion et viol, puis placée en détention provisoire. Ses deux complices sont sous contrôle judiciaire strict.

Toutes sont connues pour des faits mineurs.

Les raisons de ces actes, qui se sont produits sur fond de forte misère sociale, lit-on dans la presse sous emprise marxiste, ne sont pas encore connues.

Les lesbiennes et les femmes bisexuelles sont plus susceptibles de subir la violence de leur partenaire. L’agression d’une femme par une femme vient avec son lot de « barrières uniques« , déclare Laura Palumbo, directrice de la communication au National Sexual Violence Resource Center . « Les victimes d’agressions hétérosexuelles savent que d’autres personnes ont vécu la même chose et qu’elles s’en sont remises. Mais les femmes victimes d’agressions homosexuelles n’ont pas le même type de connaissance ou de familiarité. Elles n’ont pas accès à d’autres récits similaires. Elles ne savent pas comment se remettre d’une telle agression. »
Angela Esquivel, conseillère et fondatrice de As One Project, une organisation qui fournit un soutien aux victimes, est d’accord. « Les gens supposent qu’entre deux femmes, il y a forcément de l’amour, de l’attention, de la sensibilité, etc. Or, ce n’est pas le cas« , déclare-t-elle. Elle explique que le pouvoir et l’autorité dépasse les sexes. « Certaines femmes éprouvent un désir de pouvoir et de contrôle dans leurs relations au même titre que les hommes », déclare-t-elle, ajoutant que « les couples de même sexe ne sont pas immunisés contre ces déséquilibres ou abus de pouvoir. » 44 % des lesbiennes et 61 % des femmes bisexuelles – contre 35 % des femmes hétérosexuelles — subiront un viol ou la violence physique de leur partenaire au cours de leur vie. Lien

La ‘misère sociale » peut-elle jamais être une explication à la barbarie ? On attend les commentaires éclairés de la très disert Marlène Schiappa, sous-ministre aux taquets, ainsi que d’ ‘Osez le féminisme’…

PaSiDupes

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