ONU: Trump coupe les vivres au Conseil des droits de l’homme (CDH)

Le président américain justifie sa décision par la dérive gauchiste du CDH

blog -Trump a ONU.jpegLes options et actions partisanes du  Conseil des droits de l’homme n’ont échappé à personne et la représentante américaine auprès des Nations unies a formalisé la décision de la Maison Blanche en conséquence du caractère partial de l’instance, notamment envers Israël. Le secrétaire général de l’ONU (1997-2006), le Ghanéen Kofi Annan affirma lui-mêle que « la politisation a miné ses sessions à un tel point que la crédibilité déclinante de la commission fait une ombre sur la réputation du système des Nations unies dans son ensemble ». En 2006, il regretta expressément que le Conseil ne porte pas la même attention aux violations commises dans certains Etats que celles commises en Israël.

En  annonçant, mardi 19 juin, qu’il claque la porte du Conseil des droits de l’homme (CDH), un organe onusien basé à Genève, Washington met ainsi de la cohérence dans la politique internationale des Etats-Unis. Ce départ fait suite à la sortie d’un accord de libre-échange trans-pacifique, à celle de l’accord de Paris sur le climat, ainsi qu’à l’accord sur le nucléaire iranien. Il vient par ailleurs s’ajouter au retrait de l’Unesco, effectif depuis décembre 2017, et ne fait que confirmer la politique bi-latéraliste d’une administration soucieuse de remettre de l’ordre dans les organisations internationales, singulièrement en riposte à ses détracteurs.

blog -Nikki Haley, ambassadrice auprès de l_ONU et Mike Pompeo, secrétaire d_EtatL’annonce a été faite par l’ambassadrice américaine aux Nations unies (ONU), Nikki Haley, au côté du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, au département d’Etat. Les deux ministres n’ont pas hésité à qualifier cette institution d’« hypocrite », d’« égoïste » et d’être « une source d’embarras » pour les Etats-Unis, alors que ces derniers sont actuellement critiqués pour leur politique migratoire, entre autres procès menés par les soutiens d’Hillary Clinton, candidate démocrate clairement repoussée par la population et par une large majorité des grands électeurs  (304 contre 227).

Le CDH, « un cloaque de partis pris politiques »

Depuis son arrivée à la tête de la mission américaine à l’ONU, en janvier 2017, Nikki Haley avait laissé entrevoir cette logique d’un départ : Trump fait ce qu’il promet… Face à la résistance du CDH à se laisser réformer en profondeur – elle souhaitait pouvoir exclure les membres ayant commis de graves violations des droits de l’homme –, l’ambassadrice est donc passée à l’acte.

« Pendant trop longtemps, le CDH a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques », a-t-elle souligné, prenant l’exemple de membres tels que la République démocratique du Congo (RDC), qui y siège, tout comme au Venezuela, à la Chine, à l’Egypte ou à l’Iran.

Ce retrait « ne signifie en rien un désengagement des Américains en faveur des droits de l’homme », dont elle s’est fait le héraut. Mais elle a assuré que elle s’est bien gardée de mentionner l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis qui conduisent une offensive militaire depuis trois ans au Yémen qui a plongé le pays dans une crise humanitaire dramatique.

Le CDH est certes « imparfait », a admis l’ancienne diplomate américaine Suzanne Nossel, une membre la section américaine de l’ONGI partisane Amnesty International.. « Aucun instrument multilatéral ne peut être pur ou presque parfait », a-t-elle estimé. « Ses défauts sont les défauts des Etats membres qui sacrifient parfois les droits de l’homme au profit d’objectifs politiques ou économiques », a-t-elle banalisé, déplorant toutefois la décision de Washington.<br>Suzanne Nossel avait servi l’administration démocrate de Barack Obama, en 2009, pour la défense de la candidature des Etats-Unis à un siège au sein de l’institution créée en 2006 pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde.

Un parti-pris avéré contre Israël.Résultat de recherche d'images pour "trump CDH"

Les organisations de défense des droits de l’homme ont régulièrement dénoncé le CDH en tant qu’une instance contestable accueillant des Etats qualifiés d’autoritaires en son sein, tout en lui reconnaissant le bénéfice de l’ouverture d’enquêtes sur des violations des droits en Syrie, au Yémen, au Burundi, en Birmanie et au Soudan du Sud, ainsi que sa capacité à aborder des sujets clés comme la migration, le contre-terrorisme et la protection des femmes, des personnes LGBT, des personnes handicapées.

Washington reproche au CDH son parti-pris systématique à l’encontre Israël qui fait l’objet d’un point exclusif à l’agenda. « Cinq résolutions ont été votées contre [l’Etat hébreu]. C’est plus que toutes les résolutions confondues contre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie », a fait valoir Nikki Haley.

Le 18 mai dernier, le CDH s’était encore prononcé en faveur d’une enquête sur les ripostes d’Israël aux activistes palestiniens à Gaza. Cette prise de parti avait indigné la représentante américaine qui avait immédiatement dénoncé « un nouveau jour de honte pour les droits de l’homme ». En 2012, une enquête précédente portant sur la « colonisation » israélienne des territoires palestiniens repris militairement en 1967 avait provoqué le boycottage par l’Etat hébreu de l’examen périodique de la situation des droits de l’homme en Israël. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou n’a pu que saluer la décision américaine.

Avant Obama, l’administration républicaine de George W. Bush avait d’ailleurs refusé de siéger au CDH, ainsi que l’actuel conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, qui était alors ambassadeur à l’ONU mais déjà un fervent opposant au multilatéralisme.

Désengagement des Etats-Unis trop souvent accusés d’être les « gendarmes du monde »

Cette décision renforce les liens de Washington avec Israël, après le transfert  en mai – longtemps annoncé, puis reporté – de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnue  comme capitale de l’Etat hébreu, unilatéralement, mais aussitôt suivi par le Guatemala. Au moins six pays ont mené de sérieuses négociations avec les autorités israéliennes sur le déplacement de leurs ambassades à Jérusalem, a déclaré le Premier ministre d’Israël Benjamin Netanyahu. Le Honduras, selon des diplomates israéliens, est un des pays qui adopteront cette décision. Sans surprise, le président de l’Autorité palestinienne plaide contre d’autres transferts.

Ce transfert a entraîné la rupture des relations entre Washington et la partie palestinienne, alors que le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, doit pourtant présenter prochainement un projet de plan de paix. Les critiques palestiniennes ont entraîné en janvier une baisse drastique des fonds alloués par les Etats-Unis à l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

Ce désengagement « n’est pas un bon signal alors que les droits de l’homme sont massivement mis à l’épreuve », a jugé François Delattre, le représentant français à l’ONU (depuis le 15 juillet 2014), qui rappelle que « ce sont deux grandes personnalités française et américaine, René Cassin et Eleanor Roosevelt, qui ont écrit ensemble la Déclaration des droits de l’homme dont nous célébrons cette année le soixante-dixième anniversaire ». Ce qui ne justifie précisément pas les dérives du CDH.

Donald Trump a choisi de traiter du dossier des droits de l’homme dans ses tête-à-tête  avec les responsables de pays réputés pour leurs atteintes à ces droits fondamentaux. Ces évocations portent leurs fruits, puisque, après avoir soufflé le chaud  au cours d’une tournée en Asie en novembre 2017, stigmatisant la Corée du Nord, avant de réaliser la première rencontre historique avec son dirigeant, Kim Jong-un, à Singapour le 12 juin 2018. Après viendra le Vietnam ?<br> 

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Chicaya entre de Rugy et les députés « insoumis » de LFI

Les députés LFI font de la provoc et Rugy fait le coq au perchoir

Les députés de la France insoumise font n’importe quoi dans l’hémicycle

blog -Rugy en cravatte-Ruffin poing leve
François de Rugy, simple député en cravate et en début de législature, assis côte à côte avec le prolétaire débraillé François Ruffin (LFI)

Une dispute entre le groupe de la France insoumise (LFI) et le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, est une nouvelle fois venue perturber les débats : c’est devenu un exemple, parmi d’autres, du harcèlement incessant du président par l’extrême gauche, ironiquement cette fois, dans le cadre de l’examen du projet de loi contre les violences sexuelles porté par Marlène Schiappa et adopté par les députés tard dans la nuit de mercredi à jeudi.

VIDÉO – Baisse des APL : Jean-Luc Mélenchon brandit un panier de courses à cinq euros en plein hémicycle

Dès juillet 2017, les députés de La France insoumise avait ouvert les hostilités anti-républicaines. Lien PaSiDupes « Baisse des APL : Mélenchon se livre à une vente au déballage de ses idées à l’Assemblée » Bafouant le règlement, Mélenchon avait brandi un panier de courses à cinq euros en plein hémicycle, attitude qui lui rallia les anars.

Rugy gronde les députés insoumis  sur les selfies à l’Assemblée

Voir l'image sur TwitterL’incident de séance a débuté lorsque François de Rugy s’est senti défié. Alors que l’examen des amendements avait accumulé du retard, il reprocha à la députée Clémentine Autain de jouer les prolongations avec une prise de parole pas assez rapide à son goût. « Il faut quand même suivre Mme Autain. Vous avez passé beau

blog -Obono-agitee de AssNat

coup de temps à prendre des photos de groupe. C’est bien sympathique mais,  dans l’hémicycle, on est surtout là pour présenter les amendements qu’on a déposés« , a râlé le président LREM de l’Assemblée, dont le groupe de Jean-Luc Mélenchon échauffe les oreilles depuis plusieurs mois.

 

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Ruffin, « mauvais élève » de la classe parlementaire 

Les photos prises par les députés et postées sur les réseaux sociaux sont traditionnellement tolérées dans l’hémicycle. Certains élus en profitent pour prouver leur présence jusque tard dans la nuit, mais le temps d’un selfie, comme ici le député Insoumis Alexis Corbière, un partisan du squat de HLM, logement social, de la ville de Paris, pour sa famille et lui-même, ainsi qu’un adepte des horaires de fonctionnaire, à moins que ce ne soit des cheminots corses. Lien PaSiDupes

Et, pour mémoire, « Raquel Garrido accablée par de nouvelles révélations sur ses revenus non déclarés à l’Urssaf »

Apparemment vexée, Clémentine Autain n’a pas manqué de réclamer une suspension de séance. « Je trouve que la façon dont vous traitez les élus de l’opposition avec condescendance et mépris… Cela fait trois jours que nous sommes là. Je n’ai quasiment pas quitté l’hémicycle. C’est indécent« , a-t-elle déploré, alors que l’examen du projet de loi porté par Marlène Schiappa a fait l’objet d’un examen marathon depuis le début de la semaine. « Arrêtez avec vos leçons de morale, on n’est pas à l’école », a-t-elle conclu.

Lien PaSiDupes, pour rafraîchir la mémoire de l’exemplaire Autain sur son camarade Ruffin : « François Ruffin (LFI), élu député en trichant ? « 

Coup de pompe

Tout en acceptant une suspension de séance, François de Rugy s’est laissé gagner par la colère face aux accusations de la députée de Seine-Saint-Denis. « On ne peut pas laisser passer que vous disiez que l’opposition est maltraitée. Tous vos amendements ont été appelés de la façon la plus claire qui soit. […] Ca suffit ! A un moment donné, on ne peut pas tout dire sur le bon déroulement des débats« , a-t-il grondé.

Un affrontement de deux totalitarismes. Et pourtant, l’intransigeance obtuse de François de Rugy ne devrait pas hérisser les soutiens historiques de l’empire soviétique. Lien PaSiDupes « Rugy, hué par les députés après avoir coupé le micro de la ministre des Armées« 

« A votre disposition M. le président pour une photo également. Cela ira très vite », a peu après provoqué le député Insoumis Alexis Corbière, ironique. « C’est évidemment la mission première des députés dans l’hémicycle« , a grincé sans un sourire François de Rugy, face à la cabale des anti-républicains.

La représentation nationale commence à regimber, suite aux séances de nuit relativement fréquentes  à l’Assemblée nationale compte tenu de la saturation de l’agenda législatif : les séances sont en effet régulièrement émaillées d’incidents. Et la personnalité hautaine et cassante du président participe de ces frictions, ne contribuant pas à apaiser les tensions.

La veille, la ministre Marlène Schiappa avait elle-même manifesté son intolérance à la critique en réagissant avec véhémence à l’interpellation d’un député LR qui avait évoqué ses préférences « libertaires« . La sous-ministre avait accusé le député LR Fabien di Filippo de « misogynie crasse« , se réfugiant derrière sa condition de femme pour éviter le débat à armes égales. Pas très en harmonie avec sa fonction gouvernementale en faveur de l’égalité des sexes.

Exemple de parti-pris féministe de la sous-ministre – Lien PaSiDupes « Les féministes Schiappa et de Haas s’emplâtrent » (‘Fact checking’ de la ministre : un homme sur deux est un agresseur » ?)

Voir aussi ces antécédents socialistes et LFI d’atteinte au règlement

Lien PaSiDupes – « Tout est-il permis aux élus du fait de leur genre, de leur croyance et/ou de leur couleur de peau ?  » 

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Parmi ces ‘insoumis’ socialistes, un futur premier ministre, Ayrault,   et plusieurs ministres de Hollande, absent à la séance