Temps de travail des agents municipaux : « Il faut cesser cette cogestion avec les syndicats »

Marseille subit toujours les effets d’accords de ‘paix sociale’ passés par  …le socialiste Gaston Deferre !

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Sale avant, mais aussi après le passage des éboueurs

Castaner met un coup de pied dans la fourmilière : sera-t-il candidat à Marseille ?

Au sujet des abus en matière de temps de travail effectif des agents de la mairie, le numéro 1 du parti du président, LREM (La République en marche), a regretté « une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » à Marseille,  a estimé Castaner, mercredi 4 juillet sur France Bleu Provence. Il faut modifier l’habitude des agents municipaux de Marseille, insiste le délégué général du mouvement présidentiel.

Le bouffon du roi réagissait à l’audition du maire en exercice, Jean-Claude Gaudin,  entendu mardi par le Parquet national financier (PNF) dans le cadre d’une enquête pour « faux, usage de faux, recel et détournement de fonds publics » en cours depuis janvier 2017. Lancée à la suite de soupçons du Canard enchaîné et du site web d’information locale Marsactu (collaborateur des sites trotskiste Mediapart ou gauchiste Rue89) sur le Samu social de la mairie, dans lequel un système de faux pointage permettait aux agents de ne travailler qu’une semaine sur deux, cette enquête examine depuis les arrangements en cours dans l’ensemble des services de la mairie, alors que les abus remontent à Gaston Deferre, maire socialiste jugé mafieux par nombre de Marseillais.

Connaissez-vous la pratique du « fini-parti » ? Elle permettait  aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée et, comme ils étaient seuls juges de l’état d’achèvement de leur mission sanitaire, le syndicat FO – syndicat hégémonique chez les agents de la ville et de la communauté – porte encore une lourde responsabilité sur l’état de propreté relative de la ville portuaire actuelle, ouverte sur le Maghreb. Or, il a été mis un terme à cette aberration le 26 avril 2014, date de l’annulation d’un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille par la Cour administrative d’Appel. Le moment était à ce point historique que le quotidien marseillais «La Provence» n’hésita pas à le comparer au 26 mai 1993, date de la victoire de l’Olympique de Marseille en finale de la ligue des champions.
Et Jean-Claude Gaudin est maire de cette métropole, deuxième ville de France, depuis 1995 : juin 1995, exactement.

Avec le resurgissement de ce dossier, le flou de Castaner et de la presse godillot sur les dates souligne les intentions politiciennes malignes du petit maire de Forcalquier, en région Sud (ex-Paca).
Cet acquis des années 1970, hérité de la municipalité Deferre – maire de 1953 à 1986 – , était régulièrement dénoncé par la Chambre Régionale des Comptes. Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que l’autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit «la moitié du temps de travail légal». Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuent encore les problèmes de propreté de leur ville.

« On sait bien qu’à Marseille, il y a une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » (Christophe Castaner)

« On sait bien que ces questions de rapport au temps de travail, de fini-parti reviennent régulièrement, c’est-à-dire à chaque élection municipale », a déploré Christophe Castaner « et au fond, personne n’a jamais vraiment osé les prendre de front [c’est lui qui le dit !], les assumer et cesser peut-être cette cogestion qui peut exister avec les syndicats notamment, explique, à qui veut l’entendre, celui qui a fait sa carrière à Paris. Il faut oser affronter ces questions, c’est ce que nous faisons au gouvernement. Nous l’avons fait avec la réforme de la SNCF. »  

« J’ai le souvenir qu’à la dernière campagne électorale, [cette question de cogestion du personnel] avait été un sujet de débat », a insisté le délégué général de La République en marche. « Peut-être que c’est une montagne qui apparaît trop haute pour la surmonter. Il faut savoir le faire quand on est un gestionnaire politique et nous le faisons au niveau du gouvernement. Nous devons aussi le faire au niveau des collectivités locales. C’est ce que je demanderai aux candidats de La République en marche aux prochaines élections municipales à Marseille, à Aix-en-Provence, comme ailleurs. »

L’ancienne tête de liste PS décapitée aux Régionales en PACA en 2015 a la mémoire courte, forcément.

Au jeu de l’oie, même décapité, Castaner court toujours.
En juin dernier, il a confirmé 
la possibilité d’une alliance LREM-Républicains, mais on comprend bien que ce serait à la condition qu’elle se dessine au détriment de Renaud Muselier et en sa faveur, face à un parachuté, Mélenchon. Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en mesure de soutenir de telles listes, Castaner a répondu : « Bien sûr. Car à La République en marche nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, on est meilleurs ». « Ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il affirmé.

Mais le joueur de poker n’a pas la cote en région Sud.
Face à Marion Maréchal-Le Pen, Christophe Castaner (PS) avait choisi le retrait lors des dernières Régionales de 2015: avec près de 42% des voix, Marion Maréchal-Le Pen interrompit la relation en région PACA (actuelle Région Sud). Dans certaines villes, comme Cavaillon, elle avait en effet atteint plus de 50% des suffrages. Le premier tour avait marqué la fin du coït électoral du socialiste Castaner qui préféra tenir la chandelle de Christian Estrosi.
A 54 ans en 2020, Christophe aura-t-il retrouvé assez de vigueur ou présume-t-il de ses forces ? Tiendra-t-il la distance jusqu’en 2020 ? Il se défend d’être un spécialiste du « déjà parti – déjà fini » !

 

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MEDEF : Geoffroy Roux de Bézieux succède à Pierre Gattaz

Geoffroy Roux de Bézieux a été élu, ce mardi 3 juillet, président du Medef, avec 55,8% des voix

blog -Roux-de-Bezieux G-successeur-de-pierre-gattaz-a-la-tete-du-medef.jpgSuite à l’assemblée générale de la principale organisation patronale, il succède ainsi à Pierre Gattaz, comme l’a annoncé Olivier Homolle, président du comité statutaire du Medef. 

« Je saurai me montrer le plus digne possible », a déclaré le nouveau « patron des patrons » juste après la proclamation des résultats. Geoffroy Roux de Bézieux, 56 ans, patron du fonds d’investissement Notus Technologies, a obtenu 284 voix contre 224 pour Alexandre Saubot, dirigeant du groupe industriel Haulotte et ancien négociateur social du Medef. Un électeur a voté blanc. 

Le nouveau président du MEDEF avait déjà été candidat en 2013 pour en prendre la tête. « Il a présidé le réseau d’entrepreneurs Croissance plus et a aussi été chargé de la fiscalité et de l’économie numérique au Medef », explique Le Parisien.

Objectif, incarner un patronat « moderne »

Pendant toute la campagne, il a affiché l’ambition d’incarner un patronat « moderne ». Son objectif est d’améliorer l’image de l’organisation patronale qui s’est très dégradée dans l’opinion publique. Soulignant dans un discours, avant la tenue du scrutin, que les cinq prochaines années étaient « pleines d’incertitudes » aussi bien « de nature politique » que « géostratégique », il s’est engagé à « transformer » le Medef « pour aider à transformer le pays »

Il a par ailleurs dit vouloir « continuer le combat pour la compétitivité » des entreprises « à la fois sur le coût du travail et les impôts de production », « augmenter » les efforts sur le développement des salariés et « transformer le paritarisme » pour « obtenir une véritable autonomie de décision ou de gestion ». Soulignant que de « nombreux observateurs » se réjouissaient « d’une prétendue fin des corps intermédiaires », il a lancé : « l’Etat n’a pas le monopole de l’intérêt général. Les Français savent que demain ce sont nous, les entrepreneurs, qui allons changer le monde« . 

Je ne veux pas être le patron des patrons mais leur porte-parole

Geoffroy Roux de Bézieux

Invité sur l’antenne de RTL, il défendait sa vision du MEDEF: l’organisation que « je veux incarner va réfléchir, faire de la prospective. C’est quoi le travail de demain ? (…) Je ne veux pas être le patron des patrons, mais leur porte-parole ».

Sa première décision en tant que président ? « Faire un changement de gouvernance interne », affirmait-il. Les structures du mouvement des entreprises de France « datent « d’il y a 20 ans », d’après lui. Il s’est aussi engagé à ce que la parité y soit respectée.

Biocarburants: le ministre reste « en Travert » des agriculteurs insatisfaits

La présidente de la FNSEA a jugé insuffisantes les propositions de Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture

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Blocage de la bioraffinerie Total de La Mède, sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), le 11 juin 2018

Les blocages de raffineries et dépôts de pétrole continuent, alors que Stéphane Travert se déclare « optimiste » sur une issue au conflit. 13 des 14 raffineries et dépôts bloqués ce lundi matin par des agriculteurs opposés aux importations d’huile de palme et de produits ne respectant pas les normes imposées en France sont toujours à l’arrêt cet après-midi. Sur RTL, le ministre a dénoncé des « blocages illégaux ».
« Le compte n’y est pas », a déclaré Christiane Lambert, dirigeante du premier syndicat agricole français, à l’issue de plus de trois heures de négociations au ministère dans la nuit de mardi à mercredi.

« Il y a quelques avancées qui ne suffisent pas à dire maintenant que nous levons le camp », a expliqué Christiane Lambert qui, au côté du président des Jeunes Agriculteurs (JA) Jérémy Decerle, a négocié avec M. Travert et son équipe de 23h30 mardi à peu après 03h00 du matin mercredi.

Mercredi 13 à 07h30, les instances de la FNSEA devaient se réunir pour décider de la suite à donner au mouvement. Une conférence de presse est prévue à 09h30. « Nous allons partager les documents de restitution de la négociation et déciderons (…) de ce que nous allons faire », a expliqué Ch. Lambert, mais « nous sommes déçus sur le contenu global de ce qui a été annoncé« .

Une suspension des blocages est toutefois en cours, le temps d’éplucher les propositions gouvernementales. « C’est une action coup de poing qui a atteint son objectif en alertant l’opinion publique sur les distorsions de concurrence de nos produits par rapport aux produits étrangers qui ne respectent pas l’environnement, nos standards de production et nos charges sociales », avait expliqué le secrétaire général de la FNSEA PACA, Patrick Lévêque.

FNSEA et JA ont lancé dès dimanche soir un mouvement de blocage pour protester notamment contre l’importation de produits agricoles, et plus particulièrement l’huile de palme, ne respectant pas les normes françaises et européennes. Mardi après-midi, 18 raffineries et dépôts de carburant étaient bloqués.

Reconnaissant des points de friction persistants avec les syndicats, S. Travert a néanmoins envisagé une fin de ces blocages. « Je suis plutôt optimiste (…) je pense que nous pouvons trouver une voie de levée des barrages », a-t-il déclaré aux journalistes derrière Ch. Lambert.

« Sur un certain nombre de points, nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord, mais sur la question des engagements internationaux, sur la question des normes, sur la question du travail que nous faisons pour défendre nos filières, nous sommes au rendez-vous« , a assuré Travert.

Syndicats et ministre avaient déjà négocié mardi après-midi, sans succès. 

Blocage de la raffinerie de Vatry dans la Marne? le 11 juin 2018

« Nous demandons une parole publique plus claire pour défendre l’agriculture. Quand 3.000 agriculteurs descendent dans la rue bloquer 18 sites, c’est que quelque chose ne va pas« , avait alors indiqué Mme Lambert. Sur le terrain, les agriculteurs sont restés mobilisés mardi.

« On attend de savoir ce qu’il va ressortir de la réunion entre le ministre et notre présidente nationale. Ce qui est sûr c’est que l’on va rester encore au moins cette nuit et la journée de demain (mercredi) », a indiqué le président de la FNSEA de l’Eure, Fabrice Moulard, qui bloquait la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime) avec une quarantaine d’agriculteurs et quelques tracteurs. 

La FNSEA demande au gouvernement de légiférer pour interdire les importations qui ne répondent pas aux normes françaises, « des engagements sur le coût du travail » et les cotisations sociales, , et « des études sociales et économiques », des réponses concrètes sur l’accompagnement financier des plans de filière, avant la mise en place de toute nouvelle norme.

FNSEA et JA dénoncent aussi « les contradictions » du gouvernement qui incite les agriculteurs français à monter en gamme tout en concluant des accords de commerce international qui provoquent des distorsions de concurrence. En somme, que Macron protège ses concitoyens, comme le fait Trump, notamment au G7 au Canada.

La FNSEA et les JA, premières organisations syndicales de la profession, dénoncent un  symbole de ces « incohérences » qui a été l’autorisation donnée au groupe pétrolier Total d’importer jusqu’à 300.000 tonnes par an d’huile de palme pour alimenter sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) qui doit commencer à fonctionner cet été.

Les deux syndicats affirment que l’agriculture française peut fournir davantage d’huile de tournesol ou de colza à cette usine que les 50.000 tonnes promises, mais à un prix supérieur à celui de l’oléagineux importé d’Asie du Sud-Est. Ils font valoir que ces prix attractifs à court terme seront inévitablement revus à la hausse à moyen terme.  

Interrogé à l’Assemblée nationale par le député LR Christian Jacob, le Premier ministre a défendu la décision de l’Etat d’autoriser Total à importer de l’huile de palme pour La Mède. « Nous ne dévierons pas d’une voie qui est claire : nous défendons les intérêts des filières agricoles. Nous faisons en sorte que l’ouverture des marchés soit respectueuse des intérêts de l’ensemble des filières agricoles« , a assuré Edouard Philippe, semblant convaincre la Confédération paysanne, marquée à gauche, mais inerte.

Lundi, Total s’était voulu rassurant sur l’approvisionnement des stations-service, appelant ses clients à « conserver leurs habitudes de consommation de carburant ».

Cliquer sur l’image pour être dirigé vers un reportage de France 3 pour

VOIR et ENTENDRE une présentation de la problématique ( LIEN ) :

Biocarburants : menace de blocage sur les raffineries

 

Fermetures de magasins Carrefour : un appel à la grève à partir du 4 juin

Le 4 juin, sera connu le nombre précis de fermetures de magasins en France

Fermetures de Carrefour : un appel à la grève lancé à partir du 4 juin dans les magasins

Après examen des dernières offres, le 18 mai, 227 magasins n’en avaient reçu aucune. Menant la politique du pire, la CGT tente de torpiller le Plan Bompard de restructuration avec un nouvel appel à la grève dans les rangs des salariés du géant français de la distribution à partir du 4 juin.  La CGT entend ainsi dénoncer les fermetures annoncées de magasins et « les licenciements qui vont en découler ».

Sur les 273 supermarchés en sursis, des anciens magasins Dia devenus Carrefour Contact, City et Marché, 227 n’avaient pas reçu d’offres concrètes lors du relevé de compteur, le 18 mai, a révélé Midi Libre le 19 mai. Ce chiffre est confirmé par le géant de la distribution qui annonce leur fermeture cet été, sauf offre surprise de dernière minute.

Recherche de repreneurs : des garanties exigées

Midi Libre publie la liste des Carrefour qui doivent fermer leurs portes en FranceLe 4 juin, ont été publiées les fermetures après examen des dernières offres de reprise qui étaient attendues, un chiffre qui sera officialisé en Comité central d’entreprise  (communes classées par ordre alphabétique dans chacune des zones ):

Centre Ouest : Bagneux, Bonneuil-sur-Marne, Breuillet, Brie Comte Robert, Château Thierry, Chilly Mazarin rue d’Athis, Coulommiers, Epernay, Fontenay-sur-Loing, La Courneuve Vaillant Couturier, Les Pavillons sous Bois, Malesherbes, Migennes, Montevrain, Nanterre République, Neuilly-sur-Marne Maltournée, Orléans-la-Source, Reims Nationale, Rosny-sous-Bois Hoffmann, Saints-Julien-les-Villas, Savigny-sur-Orge, Troyes, Villeneuve-Saint-George Appel du 18 Juin, Vulaines-sur-Seine.

Région parisienne : Clichy 117/119 Jean-Jaurès, Clichy 23 bd Jean-Jaures, Colombes Stalingrad, Herblay Thévenin, Longjumeau Docteur-Roux, Malakoff, Malakoff Brossolette, Paris Daumesnil-Legraverend, Paris Ducouedic-Dumoncel, Paris Montyon, Paris Nemours, Paris Ordener, Paris Poinsot, Paris Rivoli, Paris Vaugirard 236.

Est : Belfort, Bonneville, Bourg-en-Bresse Kennedy, Bourg-Saint-Maurice, Chalons-sur-Saône Kennedy, Chanas, Charvieu Chavagneux, Clermont-Ferrand Pourchon, Firminy, Gap Orient (Tokoro), Givors, Guillestre, Hericourt, Jassans Riottier, La Bresse, La Broque, La Ricamarie, La Talaudière, Le Creusot Jean-Garnier, Livron-sur-Drôme, Lons-le-Saunier Saint Désiré, Luxeuil-les-Bains, Lyon Bloch, Mably, Morestel, Moulins, Oyonnax, Pierre-Bénite, Pont-de-Roide, Pontcharra, Riom, Romagnat, Saint-Dizier, Saint-Pourcain-sur-Sioule, Saint-Vallier, Scionzier, Seynod, Thonon-les-Bains, Tigneu, Tulle, Ussel, Vandoeuvre-les-Nancy, Veauche, Villeurbanne Hyppolite-Khan, Villeurbanne Jean-Voillot, Voiron.

Nord : Aniche Vaillant-Couturier, Armentières, Auchel Georges-Bernard, Auchel route de Lillers, Avion Thumerelle, Bailleul, Béthune Barbusse, Béthune Rue d’Aires, Bohain-en-Vermandois, Bruay-la-Buissière Desseilligny, Bruay-la-Buissière Jules-Guesdes, Bruay-la-Buissière Raymond-Deruy, Caudry, Chauny, Comines, Denain Pyramide, Estaires, Fouquières-les-Lens Fusillés, Gravelines, Haillicourt, Haisnes la Bassée Humblot, Halluin, Henin-Beaumont,  Hersin-Coupigny, Hirson, Houplines, La Sentinelle, Laon, Lesquin Jean-Jaurès, Lievin Jean-Jaurès, Lievin Résidence Aurore, Linselles, Loos-en-Gohelle, Lumbres. Montigny-en-Gohelle, Nieppe rue d’Armentières, Noeux-les-Mines, Oignies, Rousies, Sains-en-Gohelle, Saint-Amand-les-Eaux, Saint-André-lez-Lille, Saint-Martin-au-Laert, Saint-Michel-sur-Ternoise, Saint-Pol-sur-Mer, Saint-Quentin Alexandre-Dumas, Saint-Quentin Cordier, Sallaumines, Sin-le-Noble Maréchal-Leclerc, Soissons avenue de Compiègne, Somain, Tourcoing rue des Francs, Tourcoing Testelin, Wambrechies, Wattignies, Wattrelos Martinoire, Waziers, Wizernes.

Nord-Ouest : Alençon, Amiens Henocque, Argenteuil Fosse-aux-Loups, Beaucouze, Beauvais Jean-Rostand, Beauvais Rue de Clermont, Bois-Guillaume Route de Neufchatel, Caen Demi-Lune, Chanteloup Les Vignes, Cholet, Compiègne, Coulaines, Coutances, Dreux, Evreux Lepouze (lots 1 et 3), Friville-Escarbotin, Garges-les-Gonesse, Gonesse, Gournay-en-Bray, Grand-Couronne, Jumel, La Courneuve La Tour, Le Havre rue de Cayeux,  Lisieux, Luce, Meru Louis-Lumière, Mezidon-Canon, Mezy-sur-Seine, Mouy, Noyon Carnot, Penvenan, Periers, Peronne, Pontoise, Rennes, Saint-Etienne-du-Rouvray, Saint-Marcel, Saint-Vigor-le-Grand, Saint-Malo.

Sud-Est (hors Occitanie) : Apt, Arles, Aubenas, Avignon-Sémard, Bollène Maréchal-Leclerc, Bollène Saint-Pierre, Château Arnoux, Istres, La Ciotat, Le Pradet, Marseille Belle-de-Mai, Marseille Crimée, Marseille Jeanne-d’Arc, Marseille Le Merlan, Marseille Sainte-Marthe, Miramas, Nice Pasteur-Gassin, Orange Lattre-de-Tassigny, Peyruis, Port-de-Bouc, Privas, Senas, Valréas.

Mais plus de 200 magasins s’apprêtent à fermer leurs portes et Carrefour tente donc, parallèlement, de reclasser des salariés en interne. « La direction des ressources humaines est mobilisée pour favoriser le reclassement interne des salariés concernés, dans le cadre d’un Plan de sauvegarde pour l’emploi, qui a fait l’objet d’un accord signé avec les partenaires sociaux en avril dernier« , souligne Carrefour.

Mais, la CGT exige désormais, dans un communiqué daté du 1er juin, que la direction de Carrefour « apporte des preuves » des recherches de repreneurs et « démontre que tout a été mis en oeuvre pour reclasser ces salariés en interne avec des conditions qu’ils seraient susceptibles d’accepter ». 

La Fédération CGT Commerce Distribution Services a saisi, parallèlement, la Direccte d’Ile-de-France, dans un courrier daté du 1er juin, en pointant ce qu’elle estime être des irrégularités dans la procédure suivie par Carrefour Proximité France.

La CGT demande, notamment, la reprise de certaines procédures, ainsi que des négociations qui avaient abouti à un accord majoritaire avec les syndicats et le report du Comité central d’entreprise du 4 juin, faute, assure-t-elle, d' »informations complètes sur la recherche de repreneurs ».

2.100 emplois sont en jeu

2100 emplois sont en jeu, mais les fermetures de magasins sont désormais imminentes. Les rideaux de ces supérettes de proximité doivent être baissés les uns après les autres en France, en l’espace de trois semaines, à partir du 30 juin.

 

« Les grévistes à la SNCF sont-ils payés à l’heure ? »

Vrai ou faux ? 

blog -argent noir des syndicats-coverCertains ont pu entendre un syndicaliste de la SNCF déclarer que les grévistes sont payés 7 euros de l’heure C’était dans l’émission ‘Bourdin Direct’, sur RMC-BFMTV, lors du passage du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 5 avril

VOIR et ENTENDRE le passage évoqué (à 19’41 »), dans la vidéo : lien

En fait, tous les grévistes de la SNCF ne sont pas « payés ».

Résultat de recherche d'images pour "caisse nationale d'action syndicale"Seuls les adhérents CFDT cheminots sont « indemnisés par une caisse de grève propre à la Confédération, dénommée caisse nationale d’action syndicale (CNAS). Cette caisse, créée en 1974, atteint aujourd’hui 125 millions d’euros.

Au micro, Laurent Berger explique ainsi son mécanisme : « Une partie de la cotisation mensuelle [des adhérents] va alimenter cette caisse, pour que au minimum tous nos adhérents soient couverts pour dix jours de grève« .
Et Bourdin de préciser: « ils touchent 7,30 euros de l’heure… ». Berger: « Oui. Ce n’est évidemment pas au niveau de leur salaire, mais c’est pour compenser leur action. [Et] je suis très fier que le système interne de solidarité au sein de la CFDT fonctionne. C’est une politique d’action syndicale. Ça permet de compenser les jours de grève, mais aussi de mener des actions en direction des travailleurs pour ouvrir dans tel ou tel lieu des permanences, ou [mener] toute autre action de proximité« .

En 2017, 685 adhérents de la CFDT ont ainsi été indemnisés, pour un montant total de 130.218 euros.

Force ouvrière possède également un fonds confédéral pour indemniser ses adhérents en grève, tandis que le syndicat révolutionnaire et anarcho-syndicaliste, la CNT privilégie des caisses locales.

Et la CGT ou Solidaires (Sud-rail) ?

Castaner dénonce sur Twitter un photo-montage de Macron en nazi

Un seul extrême offusque le secrétaire d’Etat lors de l’utilisation de cette affiche, samedi lors de la « marée populaire ». 

« Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse », a éructé Christophe Castaner dimanche en assurant lui-même la diffusion de l’image brandie sur une pancarte, lors de la manifestation organisée par l’extrême gauche, samedi 26 mai, partout en France. 

Pour ceux qui ne l’ont pas vue, Emmanuel Macron apparaît vêtu d’un uniforme SS, avec une casquette siglée de dollars, un brassard Medef et une épaulette Vinci. L’auteur est à l’évidence anti-capitaliste…
Peu visible sur l’image, un symbole israélien est également collé sur le bras du président. Le gauchiste est pro-palestinien et antisioniste de surcroît.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est dite « choquée de la violence »

Selon elle, invitée sur BFMTV,si « la contestation, l’opposition et le doute est normal (…), ce type d’image n’a pas lieu d’être dans une manifestation républicaine »

Selon le journaliste Jeremy Audouard, la « France insoumise » tente le même parallèle que les jeunes écologistes belges contre leur ministre de l’Intérieur ».
Le mouvement
Ecolo J avait publié une image de Theo Frenken vêtu d’un uniforme nazi, en septembre 2016. Ce rappel d’un précédent est-il de nature à apaiser la blessure de Macron ou à banaliser l’insulte ?

Emmanuel Macron n’en est pas à son premier photomontage en nazi

En novembre 2017, un syndicaliste et membre du bureau national du Parti socialiste, Gérard Filoche, avait tweeté une image du président avec un brassard nazi au bras, la croix gammée remplacée par un signe dollar, entouré de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali.  

La socialiste Juliette Méadel, qui dénonça un tweet à caractère antisémite et complotiste, est passée dans l’écurie Macron. Gérard Filoche avait été exclu du PS.

La « marée populaire » anti-Macron dans la rue : « petit coefficient de marée, » raille Philippe

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

blog -Macron 1er fustige par la maree populaire du 26 mai 2018Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000.

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,


blog -Melenchon et ses Amazones-26mai2018
Mélenchon et ses Amazones, le 26 mai 2018

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000. 

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,

 

le collectif de partis (les révolutionnaires communistes (LFI et PCF) et  trotskistes (NPA), altermondialistes (EELV) et socialistes radicaux (Générations) …), d’associations (Attac, Amis de la terre, Mouvement de la paix (communiste)…), et de syndicats (CGT et FSU, Solidaires et Sud PTT ou étudiants (Unef) a salué « une très large participation citoyenne » et promis de « continuer, plus déterminés que jamais« .  Mais sous d’autres formes…

Concédant « un peu moins » de manifestants que pour « la fête à Macron » à Paris, Benoît Hamon a estimé samedi soir sur BFMTV qu’il faudra « sans doute qu’on cherche à diversifier les formes d’action« . Les organisateurs doivent se retrouver lundi pour faire le point.

« La marée monte progressivement » et « c’était une étape importante », a maintenu Alexis Corbière (LFI), ex-squatteur de HLM parisienne.

« C’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », a raillé le Premier ministre et ancien maire du Havre

blog -Macron impact balle entre deux yeux sur effigie-mai2018Il a surtout épinglé le « jeu dangereux » de certains qui « attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes« , a-t-il dénoncé dans le JDD, allusion notamment à la France Insoumise.

Pour le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la mobilisation parisienne, « finalement assez mince »,  montre « peut-être » que  des manifestants potentiels renoncent par crainte de « violences », ou, en deuxième hypothèse, qu' »ils commencent à voir les premiers effets de la politique menée par ce gouvernement« .

A Paris, des hospitaliers, retraités, chercheurs, salariés d’Air France ou d’Aéroports de Paris, cheminots ont défilé de la gare de l’Est à Bastille. « Macron, méprisant de la République », brocardait une pancarte du PCF représentant Emmanuel Macron en monarque. « Mai 1968, Mai 2018: 50 fois plus de raisons de se révolter », affichaient des autocollants de Lutte ouvrière.

« Jupiter, on va te faire redescendre sur terre », « Macron usurpateur des voix du peuple de gauche« , ou « SNCF mon amour », pouvait-on lire à Nantes.

La CGT s’est mobilisée pour « une autre politique sociale car la politique pour les riches, ça suffit », selon Philippe Martinez, son secrétaire général. FO, la CFDT, l’UNSA avaient refusé de participer, comme le PS.

« Formez ce front populaire dont le peuple a besoin », a exhorté Mélenchon à Marseille.

Face au gouvernement, « il faut que la tête dure de Monsieur Emmanuel Macron entende ce message du peuple populaire, comme on dit ». 

blog -effigie Macron brulee Pl Nation Paris-1ermai2018Dans une ambiance printanière, entre 5.000 et 8.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont défilé à Toulouse autour d’une pieuvre géante à l’effigie de Macron, brandissant une étiquette de « fainéant », « cynique », « cheminot, « précaire », « soignant » ou « retraité ».

A Nantes, des incidents ont éclaté lorsqu’une centaine de révolutionnaires anarchistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture. De nombreux manifestants arboraient un gant rouge, en soutien à l’étudiant qui a eu la main arrachée mardi à Notre-Dame-des-Landes en ramassant, pense-t-on, une grenade.

Par avance, depuis la Russie, Macron avait lancé un défi assurant vendredi que la marée humaine, « ça ne nous arrête pas ». « J’écoute les gens en permanence, » bien que « rencontrer » ne soit pas synonyme d' »écouter », mais « ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique« , avait estimé le président.

Assurant le service après-vente de la parole jupitérienne, samedi sur Twitter, le patron de LREM Christophe Castaner a fustigé certaines attaques symboliques contre Emmanuel Macron: « Pendaison de l’effigie du président de la République. Sa marionnette brûlée. Le président représenté en nazi avec brassard israélien. Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse ? #MareePopulaire #manifestation » Castaner occultant donc l’impact de balle entre les deux yeux du président sur une effigie.

Dette de la SNCF : Philippe prend des engagements, mais la grève continue

Seule la CFDT, leurre syndical, marche à fond dans la combine

 
Philippe Martinez et Laurent Brun  après la réunion avec Edouard Philippe le 25 mai 2018 à l'hôtel Matignon.
CGT – Laurent Brun et Philippe Martinez

Comme prévu, Edouard Philippe s’est engagé sur la dette de la SNCF35 milliards seront repris au total, 25 en 2020 et 10 en 2022 – et sur les investissements, en augmentant la participation de 200 millions d’euros par an. Côté syndicats, la CGT, la CFDT, FO et SUD-rail maintiennent la grève, l’UNSA aussi, en attendant de prendre une décision « très prochainement ».

Les syndicats de la SNCF ont reçu vendredi la confirmation du premier ministre d’Edouard Philippe que l’Etat reprendra la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards d’euros, dont 25 avant 2020, afin d’arriver « à l’équilibre », « avant la fin du quinquennat ». Et l’Etat, c’est 50% des Français.« Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la nation et du contribuable en faveur de la SNCF », a souligné le premier ministre avant d ’assurer qu’il n’y aurait pas d’« impôt SNCF » supplémentaire.

La CGT « continue le combat »

Malgré ces annonces, la CGT Cheminots « continue » la grève et exige une table ronde pour « fixer par écrit les engagements du gouvernement », a déclaré son secrétaire général Laurent Brun vendredi à Matignon, à la sortie de l’entretien avec Edouard Philippe.« On continue le conflit, le combat », a dit Laurent Brun. « Le premier ministre n’a pas fermé la porte » à la demande de table ronde formulée par la CGT Cheminots, « il a dit qu’il réfléchissait au sujet et nous donnerait une réponse très prochainement », a rapporté Laurent Brun, soulignant que c’est « la responsabilité du gouvernement de trouver des solutions de sortie du conflit ».

La grève « continue avec le calendrier fixé » pour la CFDT

La grève à la SNCF contre le projet de loi de réforme ferroviaire « continue avec le calendrier fixé » car « nous avons besoin de la mobilisation pour aller jusqu’au bout » du processus parlementaire, a déclaré vendredi à Matignon le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.« Il y a une CMP (commission mixte paritaire, NDLR) annoncée mi-juin. Jusqu’à cette CMP, la mobilisation continue pour nous. On continue de jouer notre rôle d’organisation syndicale qui se mobilise et qui propose », a dit Laurent Berger, à la sortie d’un entretien avec le premier ministre. « Nous allons continuer de peser », a-t-il ajouté, disant avoir « pris note positivement » des annonces sur la reprise de la dette de la SNCF et sur les investissements supplémentaires.

UNSA prendra une décision « très prochainement »

De son côté, l’Unsa reste encore dans la mobilisation unitaire lancée début avril car « le texte officiel, c’est ce qui sortira du Sénat », où le projet de loi sera voté le mardi 5 juin, a argumenté Roger Dillenseger, le secrétaire général. L’Unsa participera mardi 29 mai à la manifestation syndicale prévue près du Sénat « pour montrer qu’on veut peser » sur le débat à la chambre haute, a-t-il indiqué.La décision sur une sortie de l’Unsa ferroviaire de la grève à la SNCF sera prise « très rapidement dans nos structures », a déclaré Roger Dillenseger.

« En rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » pour SUD-rail

SUD-rail n’a constaté « guère plus d’avancées », « un rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » à la SNCF, selon Erik Meyer, porte-parole du syndicat.Selon eux, la reprise de 35 milliards d’euros de dette est « clairement un cadeau pour les entreprises privées », pour leur faire « place nette » avant qu’elles ne postulent à des appels d’offres après l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs.Concernant la suite de la grève, « depuis le départ, ce sont les assemblées générales de grévistes qui décident », a-t-il souligné, et elles se prononceront notamment au vu « de ce qui sera décidé au Sénat ».

FO : « toutes les raisons de la grève sont encore là »

FO Cheminots a jugé vendredi que « toutes les raisons de la grève (à la SNCF) sont encore là », a déclaré son secrétaire général François Grasa, à la sortie de l’entretien à Matignon.Concernant la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF, François Grasa a souligné que ce « n’est pas une dette des cheminots et des usagers », c’est « une dette d’aménagement du territoire » qui « doit être reprise intégralement par l’Etat ».Et « je ne connais pas un seul cheminot aujourd’hui qui fasse grève par rapport à la dette », a-t-il poursuivi, jugeant « pas acceptable » le projet de réforme ferroviaire.

 

Manifestation du 26 mai: 31.700 manifestants ne font pas une « marée populaire »

La « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est 21.000 manifestants la préfecture de police

blog -maree populaire-rassemblement du 26 mai 2018 vs politique Macron.jpgLa CGT en a compté environ 4 fois plus, 80.000, samedi 26 mai dans les rues de Paris, loin devant les 31.700 manifestants, selon le comptage « indépendant » réalisé par le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de media, soit le service public de franceinfo, AFP, Le Monde, Libération,…

Ce comptage censé être “indépendant” est effectué par la société privée de sondage Occurence dirigée par Yoel Adary.

Depuis 20 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international pour mesurer la performance de leurs actions de communication et éclairer leurs décisions stratégiques.

Sur son site internet, cette société affiche ses références (à droite), se vante d’avoir déjà procédé à des comptages (à l’aide de laser et de micro comptage) et d’être le plus souvent proche des chiffres de la police. Sans surprise, ce soir les chiffres d’Occurence publiés apparaissent inférieurs à ceux de la police.

La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage. Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués [par la police] et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rendent directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. Et que  donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège.

La société Occurence a été interpellée sur la question des rassemblements statiques. Elle répond qu’un comptage par surface et densité de population est possible et rigoureux. 

Il s’agit d’une participation en recul par rapport à la Fête à Macron, le 5 mai, qui avait rassemblé 38.900 opposants à Paris, selon Occurrence (40.000 selon la préfecture, 160.000 selon les organisateurs).

Une « super fête à Macron », selon Jean-Luc Mélenchon

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré, le 26 mai 2018.Des partis politiques (PCF, EELV, Génération.s, ou NPA) ont participé à ce rassemblement, mais aussi des syndicats (les communistes CGT ou FSU et les révolutionnaires trotskistes Solidaires ou Sud PTT,  les magistrats « rouges » du  SM,  l’UNEF, ainsi que des associations, telles les écologistes radicaux ‘Les Amis de la terre’ et les communistes du « Mouvement de la paix’ ou les altermondialistes d’ATTAC .

A l’inverse de la CGT, l’UNSA, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés de samedi, tout comme le PS.

Quelques incidents à Paris et à Nantes.

39 opposants anti-républicains à Macron ont été interpellés dans la manifestation parisienne, selon la préfecture de police, pour « groupement en vue de commettre des dégradations » ou « port d’armes par destination« .

Au moins 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue. En effet, la vitrine d’une agence d’assurances, ainsi que deux abribus ont été dégradés pendant le cortège.
Un policier a été blessé et se trouve en état d’« urgence relative ».

A Nantes, des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage d’une lance à eau.

Emmanuel Macron répond par avance.

« J’écoute les gens en permanence », mais « écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique et donc j’assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu’on l’a trop fait », avait anticipé le président de la République.

Manifestation politique : Mélenchon va-t-il réussir à rassembler, samedi 26 mai ?

Mélenchon va-t-il réussir à rassembler une « marée populaire » samedi ?

Jean-Luc Mélenchon, ici manifestant à Marseille mi-avril, remet ça samedi.

Une soixantaine d’organisations est appelée à manifester son opposition à la politique sociale d’Emmanuel Macron.

Alors que la contestation joue la durée et l’usure, tout se jouera sur le nombre de participants : une démonstration de force ferait taire ceux qui clament que la mobilisation s’essouffle ou n’a jamais eu une chance.

Mélenchon met en jeu son statut de « principal opposant » à Macron

Tout l’enjeu est là : combien de personnes défileront samedi dans plusieurs villes de France à l’appel de plus de 60 organisations, syndicats et partis de la gauche de la gauche mêlés ? Après l’échec des mobilisations de l’automne contre la réforme du Code du travail et celles des cheminots et des fonctionnaires, les opposants à la politique d’Emmanuel Macron tentent une nouvelle fois d’inverser le rapport de force le 26 mai.

Jean-Luc Mélenchon veut croire que c’est une « marée populaire » qui va descendre dans la rue, notamment à Paris, entre la gare de l’Est et la place de la Bastille. Le député de La France insoumise Alexis Corbière a même salué sur Public Sénat une « montée en puissance » de la mobilisation, fait « nouveau », selon lui.

En soi, le rendez-vous est déjà une réussite pour la gauche radicale : 60 syndicats, associations ou partis qui s’unissent le temps d’une manifestation, ce n’est pas concevable. « C’est pas vrai de dire que ça ne s’est jamais passé dans l’Histoire, mais c’est un petit événement« , s’est félicité le révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot, l’homme aux deux casquettes anti-républicaines NPA et SUD (Solidaires) sur RTL. « Quand d’un côté vous avez la politique qui (…) consiste à donner aux plus riches parmi les plus riches et qu’au reste de la population vous demandez de se serrer la ceinture, ça agace, ça énerve et de fait ça crée une convergence« , a-t-il estimé. Dans ce contexte, « les mobilisations, elles sont encore devant nous, pas derrière ».

Mélenchon veut un « Front populaire »

Réussite dérangeante, la CGT, syndicat  aux abois, a accepté de défiler avec un parti politique, la France insoumise, ce qu’elle refusait de faire jusqu’alors. Un petit succès qui fait que Jean-Luc Mélenchon évite de tirer la couverture à lui.

Une première depuis des décennies, mais qui vaut à ses alliés syndicalistes d’être accusés de franchissement de la ligne blanche qui sépare le syndical et le politique. Un Rubicon.

Présenté comme premier opposant à Emmanuel Macron, selon la presse et selon un sondage commercial Ifop pour le JDD, qui arrange Macron, le député des Bouches-du-Rhône prétend la jouer collectif. Ainsi, il défilera sur le Vieux-Port, à Marseille dont il vise la mairie, et non pas à Paris : autre démonstration qu’il joue sa carte personnelle, la dernière de sa carrière.

Dans sa « Revue de la semaine » diffusée sur YouTube, il a récusé la « caricature » selon laquelle le vieux routier de la politique ne pense plus qu’à sauver une carrière personnelle tapageuse émaillée d’erreurs et d’échecs. « Je n’ai jamais dit que je ne voulais m’entendre avec personne, ni que les membres de la France insoumise ne veulent s’entendre avec personne, c’est le contraire, ils passent leur temps à s’entendre avec tout le monde« , a-t-il raconté. Mais il a tout dit et son contraire…

Sur son blog, mardi, le leader insoumis estime que « le décloisonnement du social et du politique se réalise le 26 mai. Mieux, dans le respect de l’identité et des finalités d’action de chacun » ! Surtout, pour Mélenchon, samedi, c’est donc une « marée populaire », « massive » qui défilera et qui « déclenchera une onde de choc », et d’évoquer même la probable constitution d’un « Front populaire ».

Le problème, c’est que Mélenchon et les Insoumis se sont trompés plusieurs fois dans leurs prédictions sur l’ampleur des mobilisations :

  •  – Pour la « Fête à Macron », il avait salué un « immense élan populaire », avec « 160.000 participants ». Ils étaient 40.000 selon la police.
  • – En septembre, lors d’une mobilisation contre la réforme du droit du travail, la France insoumise avait comptabilisé 130.000 manifestants et Mélenchon avait noté un « succès ». Ils étaient 30.000 selon les forces de l’ordre.
  • Mélenchon avait alors espéré « un million » de personnes sur les Champs-Elysées, manifestation qui n’a jamais pu être organisée.

Pour marquer un point samedi, il faudra donc être bien plus nombreux.

Manifestations de fonctionnaires: 17 interpellations à Paris

Des dizaines de manifestants encagoulés  du cortège de fonctionnaires ont provoqué  à Paris des échauffourées avec les forces de l’ordre

blog -manifestation de Black blocs à Paris-22 mai2018.jpg
L’ultra-gauche n’a visiblement pas manifesté « en marge » du défilé syndical… 

La police a dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogène et effectuer 17 interpellationspour « participation à un groupement violent, » a-t-on appris de sources concordantes. Des extrémistes encagoulés ont pris pour cibles des commerces entre l’Opéra Bastille et la Gare de Lyon. 

Avant que le cortège parti de la Place de la République n’atteigne la place de la Bastille, des manifestants d’extrême gauche ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (XIIe arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre. 

Et les anti-libéraux étaient de la partie:

L’orthographe du tweet est due à un journaliste passé par l’AFP et France2…

Unité : le mot d’ordre de la grande manifestation de la fonction publique

Image associéeC’est la première fois qu’est réalisée l’unité syndicale depuis 2010 avec les 130 manifestations contre la réforme des retraites. Les neufs syndicats – dont les modérés de la CFDT et de l’UNSA, ci-contre – manifestaient surtout contre la réforme de la fonction publique, prévue pour 2019. C’est un temps fort avant samedi, quand la CGT va s’associer une nouvelle manifestation – politique, celle-là –  de la France insoumise (LFI), alors que les autres syndicats ont annoncé qu’ils n’y participeraient pas, refusant de se mêler à une démonstration politique et non plus syndicale.

blog -manifestation unitaire de fonctionnaires le 22 mai 2018.JPGPhilippe Martinez (CGT) a estimé que l’unité « donne une autre image du syndicalisme que tous les syndicats défilent ensemble« . Selon lui, « le message, c’est la défense des services publics, c’est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République« .

C’était la troisième journée de mobilisation depuis l’élection du président Emmanuel Macron par lequel ils se sentent « attaqués ».

Quelque 16.400 manifestants ont été recensés à Paris, selon le cabinet Occurrence. 

Les chiffres communiqués par le Ministère de l’Intérieur font état de 124.000 manifestants en France, lors de 180 actions en province et de 15.000 manifestants à Paris. 

Parmi les mots d’ordre du mardi 22 mai : la revalorisation des salaires et des effectifs. Macron a annoncé la disparition de …120.000 postes de titulaires sur cinq ans. Les fonctionnaires en grève comptent aussi dire leur opposition au projet de réforme de la fonction publique. Alors qu’Olivier Dussopt, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, a entamé la semaine dernière des consultations avec les syndicats sur le thème du recours aux contractuels, ce sujet très sensible de la réforme, qui doit être présentée à l’été 2019, est au centre des revendications.

Manifestation du service public en octobre 2017.Les heurts rappellent les débordements du 1er mai dernier quand le défilé avait été marqué par de nombreux incidents (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées) et de nombreux heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 militants de l’ultra-gauche estampillés « black blocs » ou « antifa ».

Résultat de recherche d'images pour "mots d ordre des fonctionnaires mardi 22 mai 2018"Selon des informations de France Info, 101 personnes ont été interpellées lors de l’évacuation du lycée Arago, dans le 12e arrondissement de Paris. Plusieurs personnes avaient réussi à pénétrer dans l’établissement scolaire après la dispersion de la manifestation des fonctionnaires, rapporte la préfecture de police de Paris.

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées dont 102 placées en garde à vue, et quatre autres, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes ont depuis été inculpées et placées sous contrôle judiciaire.

Fonctionnaires : tous les syndicats (9) appellent à la grève le mardi 22 mai

Des milliers de fonctionnaires ont défilé de Bercy à la place de la Bastille à Paris, le 22 mars 2018

Les fonctionnaires veulent protester contre les plans de départ volontaire.

Ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique. L’UNSA n’avait pas appelé à se joindre à la mobilisation du 22 mars, mais cette fois, après avoir écouté Macron, soi-disant star de la communication à l’Elysée, le quatrième syndicat représentatif dans la fonction publique, appelle ses adhérents à faire grève le 22 mai prochain, aux côtés des huit autres organisations de fonctionnaires, indique son secrétaire général Luc Farré. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique« , a-t-il dit à l’issue d’un bureau national extraordinaire, réuni lundi matin.

Le chef de l’Etat n’aborde les services publics que sous « l’angle budgétaire », a-t-il reproché à l’ex-banquier. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent« , a déclaré Luc Farré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement.
Après la CFDT vendredi, l’Unsa est la dernière organisation à rejoindre cet appel à une journée de grève et de manifestations
Il est lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP, pour protester contre la réforme de la fonction publique et pour défendre le pouvoir d’achat.
Un appel unitaire à la grève avait déjà été lancé le 10 octobre, ci-dessus, pour la première fois depuis dix ans.
Le 22 mars, en revanche, CFDT et Unsa, photo ci-dessous, s’étaient abstenues. 
Les syndicats s’opposent notamment au plan de départs volontaires de 120.000 postes dans la fonction publique d’ici la fin du quinquennat. Le plan projette de négocier des ruptures à l’amiable contre des indemnités de départ incitatives, mais aussi des aides à la reconversion ou encore à la création d’entreprise, tout en conservant la possibilité de toucher l’allocation-chômage, même si ces départs ne concerneront pas « des plans massifs » de la fonction publique, a simplement assuré Olivier Dussopt, mais des services précis, « où il y aura des restructurations« , « des rapprochements » et d’éventuels « sureffectifs« . « Ce n’est pas la fin de la fonction publique, ce sont les conditions de sa pérennité véritable », a de son côté promis Emmanuel Macron, en déplacement en Tunisie. Mais jamais, en France, le secteur public ne s’est vu proposer à si grande échelle cette modalité très courante dans le privé.
<br>Selon l’Unsa, la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement n’a pas « pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement ».
Education, transports ferroviaires et aériens… : de très nombreux secteurs fonctionneront au ralenti.

Chienlit à l’université : des examens passés à la maison pourront être validés !

L’occupation des locaux par des étudiants révolutionnaires conduit à l’annulation des épreuves dans plusieurs universités

blog -chienlit etudiante-syndicats UNEF manifestant vs selection a universite-Montpellier-le-16-novembre-2017.jpg
Extrémistes manifestant contre la réforme Macron-Vidal de l’Université: Montpellier, 2017

Les étudiants de l’université Lumière-Lyon 2 n’auront pas d’examens dans les conditions réglementaires – sur table, en temps limité et sous la surveillance  de professeurs – pour leur bon déroulement et l’égalité entre les étudiants. Ce dernier semestre, le président a préféré les annuler face au risque de blocage. Les 20.000 étudiants concernés seront notés uniquement sur le contrôle continu et les devoirs maison. Quelle validité accorder à cette mascarade d’examens, à Lumière-Lyon2 – dans les domaine des sciences de l’homme, du droit, des langues et de la finance – par rapport aux autres universités  ? 

Dans la cité phocéenne, vers 9 h, des policiers ont repoussé 60 à 80 jeunes qui bloquaient l’entrée de la faculté de droit et d’économie.Face aux risques de blocage par une poignée d’extrémistes de gauche hostiles à la réforme Macron-Vidal de l’université, les examens sur table de fin d’année à l’université Lumière-Lyon 2 ont été annulés et seront remplacés par des « modalités  alternatives du contrôle des connaissances », a-t-on appris ce lundi 14 mai auprès de la présidence. Au moins 20. 000 des 27.000 étudiants sont concernés par cette décision. Lundi, quelque 300 d’entre eux – dont des professeurs – avaient bloqué les deux campus, sur les quais du Rhône au centre de Lyon et à Bron en banlieue, provoquant l’intervention des forces de l’ordre sur les quais.

Dans ces conditions, alors que 2. 000 étudiants étaient attendus, la présidente de l’université a estimé que les examens de lundi ne pouvaient se dérouler « sereinement » et a décidé de les annuler. Après réflexion, l’université a également décidé de céder à la chienlit et s’est résolue à annuler tous les examens sur table qui devaient se tenir jusqu’au 29 mai.

Mardi 15, la présidence donnera des détails sur les nouvelles modalités d’évaluation qui reposeront « à la fois sur le contrôle continu et des devoirs à la maison« . Les cours à Lyon 2 étaient déjà suspendus depuis un mois.

D’autres examens ont également été annulés ailleurs en France à la suite de blocages : lundi matin à l’université Aix-Marseille, vendredi et samedi à Arcueil (Val-de-Marne) où avaient été délocalisés des partiels de l’université de Nanterre, et mercredi dernier à Grenoble.

L’extrême gauche anti-républicaine a investi une université sur quatre

Ils sont peut-être boursiers !

blog -ENS-mort a democratie-mai2018
Tag vu dans les locaux de l’ENS (mai 2018), école supérieure élitiste

blog -ENS-tags antifas sur monument morts-closeup-mai2018

Sur Twitter, des photos de la dégradation du monument aux morts de l’ENS (Ecole normale supérieure) de la rue d’Ulm à Paris indignent profondément, à l’exception de la gauche même « modérée ». Résultat de recherche d'images pour

Des internautes anonymes comme des responsables politiques condamnent cette insulte aux morts pour la France. Sur le monument aux morts qui rend hommage aux professeurs et élèves décédés pendant la Première Guerre Mondiale, et avant, des étudiants anarcho-révolutionnaires ont tagué : « A nos morts tués par votre police ; RIP Scout, Oscar Grant, Freddie Gray, Blanqui [professeur élu député de la Convention (Première République, qui inclut la période dite de la Terreur, 1793-1794) , le 23 mai 1793]« , en référence à Louis-Auguste Blanqui, père de la devise des anarchistes « Ni Dieu ni maître« .

Au-dessus de ce message, un jeu de mots à l’aide du logo de Nike pour former la phrase : « Nique la BAC [brigade anti-criminalité] ». Une feuille a aussi été scotchée avec une liste de noms, dont celui d’Ali Ziri, non pas mort, à la suite d’une garde à vue en juin 2009 parce que retraité de 69 ans, mais suite à un contrôle de police, alors qu’il se trouvait au volant d’une voiture, avec un ami, après avoir bu, à Argenteuil.Résultat de recherche d'images pour

Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé un « scandale » et Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, se dit également révoltée sur les réseaux sociaux.

Réforme SNCF : action révolutionnaire de cheminots grévistes en Normandie

« Journée sans cheminots » ce lundi, mais avec actes de malveillance: des activistes s’en prennent à leur outil de travail

blog -catenaire sectionnee entre Rouen et Pt de l Arche-mai2018-greyDans la nuit de dimanche à lundi, une caténaire a été sectionnée sur la voie 2 entre Pont de l’Arche et Gaillon, dans l’Eure, rapporte France Bleu Normandie. Plus précisément un câble de soutien d’une caténaire a été sectionné « très proprement » dans la nuit à Gaillon (Eure), à 20mn de Rouen (PS) par la route, a indiqué un porte-parole de la SNCF, qui évoque un « geste de malveillance extrêmement technique« , à plusieurs mètres de hauteur, ce qui signe une opération commando de personnels cheminots. « On pense tout de suite à un sabotage », a ajouté la SNCF, soulignant toutefois qu’il reviendra à l’enquête de la gendarmerie de le déterminer.

Jean Philippe Brunet, directeur de la maintenance des infrastructures chez SNCF réseau en Normandie, explique sur France Bleu Normandie  « un  contrepoids a été coupé. Il est utile à la régulation mécanique de la caténaire et du coup, la caténaire n’était plus tendue.  C’est un acte de vandalisme. » La vétusté des installation ne peut être mise en cause.

Le trafic ferroviaire a été interrompu entre Paris Saint-Lazare et la Normandie à cause d’un acte de malveillance perpétré dans la nuit. En conséquence, la SNCF annonce de fortes perturbations ce lundi matin sur cette ligne, alors que le trafic était déjà très compliqué en raison de la mobilisation des cheminots. Quinze trains sont supprimés ou bloqués en gare en attendant que les agents de la SNCF aient terminé les travaux de réparation. A 8h ce lundi matin, aucun train ne pouvait circuler dans le sens Rouen-Paris mais la direction prévoyait un retour à la normale à 9h. L’entreprise ferroviaire espère une reprise du trafic vers 9 heures.

Un passage à niveau a également été fracturé, mettant en péril la sécurité des automobilistes, voitures et cars de ramassage scolaire. 

« Un passage à niveau a été fracturé à Harfleur et des installations débranchées, les signaux se sont mis au rouge; il y a eu la même chose du côté de Bréauté, » révèle Jean-Philippe Brunet. Le directeur de la maintenance souligne que ce sont des actes ciblés. « L’enquête nous dira à qui nous avons eu affaire ». La CFDT-Cheminots condamne une action « illégale ». Selon la compagnie, il s’agit d’un acte de malveillance et une plainte devrait être déposée ce lundi, au 18e jour de grève contre la réforme de la SNCF et temps fort de la lutte menée par la CGT cheminots et les révolutionnaires trotskistes de SUD rail (‘Solidaires’, proches des anti-capitalistes et anti-républicains du NPA d’Olivier Besancenot) : ce lundi est « journée sans cheminots«  (lien PaSiDupes). Cette journée baptisée sans cheminots a lieu alors que les syndicats lancent une consultation auprès des 147 mille salariés de la SNCF.

La direction de la SNCF annonce son intention de porter plainte, alors que la direction de la SNCF évoquait dimanche des menaces d’exaction

En Corse, les cheminots bénéficient d’avantages encore plus scandaleux

Un rapport de la Cour des comptes arrive à point nommé pour le pouvoir

blog -Corse chemin de fer-mapL’institution chargée du contrôle des comptes publics critique vivement la gestion des chemins de fer de la Corse (Société anonyme d’économie mixte locale, Seml), avec en point de mire les avantages acquis des 272 employés, qui s’occupent des 232 kilomètres de voie (plus d’un cheminot au kilomètre de ligne) et des 16 gares de l’île.

Tenez-vous bien, certains salariés ne travailleraient que cinq heures par jour. Le ton du rapport reste mesuré mais, sur le fond, la récente étude de la Cour des comptes sur la gestion de la société des chemins de fer corses fourmille de détails fâcheux sur la situation de l’entreprise ferroviaire à capitaux publics. Temps de travail parfois dérisoire, primes exorbitantes, absence de contrôle…

Depuis 2012, lorsque la collectivité territoriale de Corse a repris les activités de la SNCF sur l’île, les conditions de travail semblent en effet s’être quelque peu relâchées, même si la fréquentation a augmenté sur les deux magnifiques lignes (Bastia-Ajaccio, et Calvi-Ponte-Leccia) du pays. La réforme Macron s’attaque-t-elle aux lignes déficitaires ?

Un soutien financier « inconditionnel » de la collectivité territoriale corse

Avec une dotation annuelle de plus de 20 millions d’euros de la part de la collectivité (actionnaire majoritaire),  une « bienveillance financière » extravagante règne en effet, permettant quelques irrégularités de gestion. A la fin de l’année, la société parvient à générer des excédents et garde une trésorerie d’environ dix millions d’euros depuis lors.

Les analyses de la Cour des comptes ont d’ailleurs été compliquées par l’absence d’indicateurs opérationnels précis et les analystes ne sont pas au clair : les temps de travail des salariés ne sont pas contrôlés, les stocks ne sont que partiellement inventoriés, le nombre de voyageurs est inconnu… Le soutien financier qualifié « d’inconditionnel » – la collectivité s’est engagée à prendre à sa charge tout déséquilibre financier – aurait amené les gérants à négliger certaines pistes d’économies ou d’amélioration du résultat.

Selon la Cour des comptes, aucun effort concret n’a été entrepris pour valoriser le parc immobilier, et même les activités touristiques. Les rédacteurs du rapport concluent sobrement que « les conditions de gestion n’ont pas favorisé la réduction des coûts de service« .

Les salariés ne sont pas menacés de ‘burn out »

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Et pourtant, un projet de développement du réseau

La générosité de l’actionnaire de référence – l’Etat et donc le contribuable (entité rare sur l’île) – bénéficie surtout aux employés, et ce sur tous les plans. D’abord, en termes financiers, via des primes pléthoriques et parfois surestimées, comme la prime kilométrique, qui correspond à 2,68 millions de kilomètres indemnisés, alors que la production annuelle (avec le nombre normal de personnel dans chaque train) n’atteint en fait que 1,89 millions de kilomètres. Le personnel bénéficie d’heures supplémentaires même si les agents ne réalisent pas les 37 heures et 10 minutes par semaine réglementaires. Les cheminots ont par ailleurs droit à des indemnités « irrégulièrement attribuées », soulignent les Sages, comme par exemple des repas, alors qu’ils travaillent uniquement le matin, ou l’après-midi, etc. Les montants des primes sont par ailleurs supérieurs aux plafonds exonérés, engendrant de vrais surcoûts pour l’entreprise.

Sur le travail en lui-même, la Cour des comptes relève de belles marges de manœuvre pour améliorer les choses. Malgré l’absence de contrôles, les contrôleurs des dépenses publiques estiment que certains agents fournissent un travail effectif d’environ cinq heures chaque jour, ce qui n’empêche pas une souffrance au travail dépassant la moyenne continentale, puisque les agents sont absents en moyenne 28 jours par an, pour maladie ou accidents du travail.

Comble du comble: malgré ces conditions de travail à faire rêver le métropolitain, l’entreprise a connu onze préavis de grèves et trois grèves réelles en quatre ans… Des mouvements qui n’ont pas systématiquement donné lieu à retenues sur salaires !

Les recommandations de la Cour des comptes

Nos comptables publics se sentent obligés de faire plusieurs recommandations à la compagnie corse.

D’abord, elle doit « mettre en place un comptage efficace du nombre de voyageurs », et « modifier le système de validation des billets pour ne plus faire reposer sur le contrôleur le paiement effectif des voyages ». Le moment de sa sieste serait-il propice à la resquille ?

 Ce qui peut sembler évident ne l’est sans doute pas pour le rail corse. Plus surprenant pour une société d’économie mixte, gérée selon les standards du privé, l’entreprise « se doit de développer une comptabilité analytique [et] des indicateurs opérationnels » pour mieux comprendre son fonctionnement et améliorer sa productivité. Car in fine, l’argent gaspillé est bien celui des Français. Mais les Corses ont leur propre fibre nationale… 

SNCF : des syndicats relancent les cheminots avec une votation

‘Fort Boyard’ met fin à la célèbre épreuve des cylindres

Personne n’avait rien trouvé à redire à France 2 pendant vingt-cinq ans. 

blog -Rihanna sexy
‘Osez le féminisme’ se trompe de cible : Rihanna

L’émission du service public cède ainsi aux pressions du lobby féministe, bien que la séquence soit « très appréciée de la gent masculine », aux dires mêmes des responsables de l’émission, diffusée sur France 2 et France 4. L’émission Fort Boyard est un succès en France depuis 1990

Son concept est aussi exporté. Dès 1990, trois pays ont voulu avoir leur propre version de Fort Boyard. Mais ce nouveau jeu inconnu de tous n’est pas une émission comme une autre. Chaque pays ne peut pas aménager un fort pour y créer un plateau de télévision. Le monument français étant un lieu unique au monde, chaque pays doit venir en Charente-Maritime pour enregistrer ses émissions. Corée du Sud, Suède, Argentine ou Liban le programme a fait le tour du monde, rendant le monument aussi célèbre que la Tour Eiffel !… Elle s’exporte à l’étranger comme peu d’autres et brasse des millions d’euros chaque année.

La production raconte des salades

Il ne s’agirait pas vraiment de répondre aux accusations de sexisme adressées par les ayatollah de l’ordre moral féministe. « On y a été sensibles, mais il s’agissait surtout de renouveler le jeu, prétend-elle. Nous disposons de peu de cellules sur le Fort, explique-t-elle encore. Soit on en rénove certaines, soit on crée de nouveaux défis, les cylindres faisaient partie des plus vieilles épreuves », raconte-t-elle dans les colonnes du Parisien, dimanche 13 mai. Les valeurs sûres ne sont pas épargnées, quand une minorité active de  bégueules prend l’ascendant sur la majorité passive. 

Pendant l’épreuve des cylindres, les candidates devaient trouver leur équilibre à califourchon sur des rouleaux de tailles variées, disposés en série, et glisser dessus pour tenter de décrocher une clé. L’épreuve n’était pas réservée aux femmes. Des hommes l’avaient réalisée, mais seulement six (contre 98 femmes), précisait la production aux InRocks en 2017.

Cet hebdomadaire titre : « Camisoles de force, humiliation, sexisme : “Fort Boyard” repousse-t-il les limites de la télé trash ? »  Les esprits mal placés se vêtent des habits de la pudeur. En accroche, Les InRocks accuse : « dans une quête à l’audimat, “Fort Boyard” fait preuve d’un sexisme assumé. » Plusieurs points noirs assombrissent aujourd’hui le repaire du père Fourras. Entre dérapages et sensationnalisme à outrance, grivoiseries et sexisme quasi assumé.

Une épreuve en camisole

Le 24 juin, la première émission de la nouvelle saison du Fort présenta une nouvelle épreuve intitulée « la cellule capitonnée ». On y voit un candidat entravé dans une camisole de force se débattre pour saisir avec sa bouche des boules qu’il doit placer dans un orifice pour débloquer la clef. La cellule, couverte d’inscriptions telles que « Help » ou « No future », tourne sur elle-même ajoutant à l’effet de démence. N’omettant aucun détail, des cris déchirants accompagnent l’épreuve.

La fiction et la bonne cause

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Alertée sur la question lors d’un colloque sur le handicap à France Télévision, la production enleva les cris et les références trop directes à la psychiatrie. Cela ne suffit pas. Une pétition en ligne fut lancée pour exiger le retrait de l’épreuve et Le Monde publia une tribune signée par des associations de patients et des professionnels de santé : « Pourquoi conforter auprès du grand public des fantasmes de ‘fou ridicule’ ? » Faut-il, en conséquence, interdire d’antenne Elise Lucet ?

Résultat de recherche d'images pour "gros Fort Boyard"Les producteurs réfutent la volonté de choquer, rappelant avoir « enlevé toutes les références au milieu psychiatrique et à la folie de manière globale ». D’ailleurs, Fort Boyard est « très impliqué dans le milieu associatif et pour la défense du handicap ». De fait, depuis ses presque trente ans d’existence, l’émission a récolté près de quatre millions d’euros pour différentes associations et jouit d’une longévité et d’une popularité inégalées dans le PAF. « Cela justifierait donc tout ? », interroge les InRocks! Les obèses n’ont-ils droit de cité médiatique que s’ils sont des hommes ? Les féministes revendiquent-elles la présence de femmes bien en chair à l’heure du dîner ?

Depuis sa création, il y a eu des voix qui se sont élevées sur le traitement de ses nains muets, les célèbres « Passe… » de Fort Boyard. Infantilisés ou pas ? Maltraités ou valorisés dans leur créativité ? On a ensuite entendu des associations de défense de la cause animale monter au créneau contre l’émission qui met en scène de nombreuses bêtes (reptiles et insectes) pour susciter la frayeur des candidats. En vain encore: les pisse-froid en sont pour leur frais. Les candidats, comme le judoka médaillé aux Jeux Olympiques et aux Championnats du monde, Teddy Riner, seraient « trahis » par une production qui ne tiendrait pas compte de leurs phobies ? Un flop là aussi : chacun a ses failles et c’est ce qui est formateur du jeune public.

Paires de seins : les féministes ne sont pas des mammifères ?

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Rihanna

L’émission s’illustre de façon quasi-assumée depuis sa création : le traitement « teinté de sexisme des femmes, » selon le polyvalent  Pierre Bafoil, qu’aucun sujet ne dépasse, vu sa compétence transversale et diagonale : « Des militants d’extrême-droite attaquent le Lycée Autogéré de Paris » à la « Plongée dans les dessous des overdoses parisiennes« ,  en passant par « Du solvant industriel sur le dancefloor : le GBL, nouvelle drogue à la mode » ou « Présidentielle : comment les SDF votent-ils ? » Car s’il est un sujet où le bât blesse, selon les circonstances actuelles. Il suffit de taper « Fort Boyard cylindres » dans Google Images pour s’en rendre compte. A perte de vue, des paires de seins. Rendez-vous compte : elles ont des seins !

Une ancienne miss France qui est allée sur les cylindres relativise le bien-fondé des accusations : « C’est un passage obligé pour les miss ». Mais la jeune femme nuance, expliquant d’une part que « personne ne force à la faire » et que « l’épreuve n’est pas dégradante ». Elle admet tout de même qu’on ne peut pas refuser de se soumettre à l’épreuve, mais « on peut en sortir si on ne veut pas ». Les concours de Miss – France, Monde, Univers – sont-ils les prochaines cibles des censeurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Jean-François Tordo"Selon elle, “ce n’est pas la femme, ni l’épreuve, c’est plutôt les candidats et l’animateur qui sont à blâmer« . Avant d’ajouter. « Peut-être faudrait-il les briefer pour qu’ils paraissent éduqués ? » Depuis les débuts, « remarques grivoises, déplacées et désobligeantes sont monnaie courante » de la part des candidats hommes comme des animateurs, commente. A côté des quatre-vingt-dix-huit femmes, sept hommes n’ont pas laissé un souvenir impérissable. blog -Fort Boyard 1994 - Stéphane Ostrowski sur les CylindresLe premier est le gastro-entérolgue Thierry Poynard en 1993, seule la participation de Vincent McDoom en 2017 a laissé une trace : c’est d’ailleurs le seul à en être venu à bout ! Le rugbyman Jean-François Tordeau (photo ci-dessus) s’y est essayé tout comme le professeur de médecine Dominique Bellet, le basketteur Stéphane Ostrowski (à gauche), le footballeur Thierry Tusseau et le travesti Tony Barthe connu pour son tube Let me be a drag queen dans les années 90.

 La lutte de deux femmes dans la boue

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Une autre épreuve est présentée, sans fard, comme « l‘une des plus cultes épreuves de Fort Boyard particulièrement appréciée des hommes ! » La lutte dans la boue entre les deux femmes. Depuis sa création, un seul homme a participé quand 86 femmes ont accepté de se battre dans la boue. Une évolution vers plus de « sexy » pour plus d’audience, y compris auprès d’une frange de la population féminine de plus en plus prise en compte  ? Cyril Féraud, ci-contre, est un contre exemple des élucubrations féministes.

Fort Boyard avait donné le ton, dès la première saison, en 1990, les années Mitterrand, avec l’épreuve de « Colin Maillard », toujours visible sur le site officielle. « Cette épreuve se passe dans le noir et est réservée aux hommes, et pour cause ! gronde la mijaurée des InRocks. 

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Rihanna reçue à l’Elysée : intouchable ?

Dans la cellule se trouvent des femmes (certaines sont des mannequins, d’autres des vraies) portant un maillot de bain. La clé est cachée dans un des maillots. Pour la récupérer, le candidat va devoir se livrer à une séance de tripotage en fouillant sur le corps des mannequins comme des femmes. » Colin Maillard n’a duré qu’une année, mais elle est symptomatique de l’image de la femme dans Fort Boyard pour les associations féministes, trente ans plus tard. Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme, fondé par des militantes issues notamment du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d’EELV, du Front de Gauche et de l’UNEF, et membre d’un collectif comprenant la ‘Coordination française du Lobby européen des Femmes’ ou l’Inter-LGBT, s’étrangle : « Ce traitement banalisé est terrifiant. Il y a des épreuves qui font de la femme un objet; on les traite comme des amphores. » L’association des mannequins de couturières pourrait pétitionner…   

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Femen

C’est pourtant le rôle du CSA, à cheval (à califourchon ?) sur ces questions de l’image de la femme à l’écran depuis quelques années, de se charger de telles dérives. Mais il ne bronche pas à la ré-apparition de la cigarette au cinéma, notamment à le télévision, singulièrement dans le service public qui est son champs privilégié d’action. ‘Osez le féminisme‘ n’a d’ailleurs reçu que de très rares signalements, exclusivement à propos de l’épreuve des cylindres ou de la lutte dans la boue. Que cette association subventionnée s’attaque d’abord aux clips musicaux érotiques et revienne nous revoir… 

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L’image traîne dans les salles d’attente des orthodontistes pour boutonneux… Qu’en pensent « Osez le féminisme’ et ‘Les InRocks’ ?

Il aurait suffi que les femmes volontaires couvrîssent « ce sein qu’on (les Tartufe) ne saurait voir » : ‘Osez le féminisme‘ interdirait bien la lecture de Molière ! Et que Brigitte Macron – qui apparaît court vêtue à toute heure  sur tous les écrans et dans la presse, ci-dessus) – couvre ses jambes jusque sous les genoux ? Et le nombril ?

SNCF : Pénicaud braque les cheminots

La grève « scandée » continue samedi…

« Pour nous, clairement, la grève se poursuit », déclare à la presse Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, en sortant d’un entretien avec le Premier ministre Edouard Philippe qui reçoit tour à tour les syndicats de la SNCF.

L’exécutif maintient le bras de fer. Pendant les entretient Muriel Pénicaud a, quant à elle, garanti que la grève n’infléchira en aucune façon la marche de la réforme votée par l’Assemblée. Lien PaSiDupes

Toulouse: un squatteur résistant, en soins intensifs depuis l’évacuation de la fac Jean-Jaurès

Le Parquet de Toulouse a ouvert une enquête sur les circonstances de sa blessure

La faculté Jean-Jaurès, le 30 avril, avant son évacuation.
Accès interdit à la faculté Jean-Jaurès, le 30 avril, avant son évacuation. Photo Pascal Pavani. AFP  

L’activiste a été blessé par l’explosion accidentelle d’une grenade défensive que portait dans son vêtement un policier, mercredi, lors de son interpellation. Le Parquet de  Toulouse a ouvert une enquête.

L’admission en soins intensifs de cet « étudiant » a fait monter la pression sur le front toulousain des conflits sociaux. Il était cinq heures trente du matin ce mercredi, lorsqu’un groupe d’une cinquantaine d’étudiants d’extrême gauche, tout juste évacués par les CRS de l’université Jean-Jaurès dans le quartier du Mirail, a voulu repartir à l’affrontement, débarquant à la gare Matabiau, avec pour objectif, selon les témoignages recueillis par Libération, d’y tenir leur …AG dans le local syndical des cheminots de la SNCF – notamment de SUD-rail, syndicat révolutionnaire trotskiste, – qui soutiennent depuis début mars leurs revendications.

Un groupe d’extrémistes serait allé à l’affrontement

A la sortie du métro, le groupe se serait alors heurté à plusieurs équipages des brigades anticriminalité (BAC) déployés pour les empêcher de pénétrer dans l’enceinte de la gare. Les forces de l’ordre interpellèrent l’un des activistes, Guilhem, suspecté de la détérioration d’une caméra de surveillance dans la faculté, au départ de l’action.

Les insultes de l’individu conduisirent à son maintien au sol, où l’extrémiste aurait alors été grièvement blessé par l’explosion de la grenade à main de « désencerclement » détenue par l’un des policiers en civil chargés de son interpellation. Selon le témoignage d’une camarade de 22 ans, étudiante supposée, recueilli par Libération jeudi, le jeune anti-républicain, « d’allure frêle était maintenu au sol quand l’un des policiers aurait sorti la grenade de sa poche dans le but de faire reculer le groupe de manifestants». Une vidéo de la scène aurait été tournée par les manifestants.

L’enquête ordonnée par le Parquet de Toulouse doit déterminer les causes de ce grave incident 

Elle est confiée à la fois à l’IGPN et à la sûreté départementale de la Haute-Garonne. « La personne interpellée souffre notamment de lésions pulmonaires entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours. Les deux policiers blessés dont l’ITT est en cours de détermination souffrent pour leur part de blessures plus légères, notamment au niveau des membres inférieurs », précise le communiqué transmis dans la nuit de mercredi à jeudi par le procureur de la République de Toulouse.

Jeudi matin, soutenus par des étudiants du Mirail, une quarantaine de demandeurs d’asile instrumentalisés – ils étaient hébergés à l’université Jean-Jaurès durant le blocage  – installaient leurs tentes sous les fenêtres de la préfecture sur le parvis de la cathédrale Saint-Etienne.

La veille,au même endroit, un rassemblement avait rassemblé près de deux cents militantsenragés, étudiants et cheminots venus dénoncer « la politique de la matraque du gouvernement Macron ».

Consultation des cheminots : la ministre Pénicaud envenime la situation

La consultation des cheminots sur la réforme ferroviaire n’empêchera pas la poursuite des discussions, a prévenu Pénicaud.

blog -Penicaud-tete de pioche.jpgMuriel Pénicaud a répliqué jeudi à l’annonce de l’intersyndicale SNCF, mercredi : elle  estime qu’il revient au Parlement et au gouvernement de décider. « Cette réforme ne concerne pas simplement la SNCF, en interne, mais tous les Français » et, dans ce cas, « les décisions se prennent au Parlement avec le gouvernement », a lancé la ministre du Travail sur RTL.

Si « les organisations syndicales ont le droit de prendre les initiatives qu’elles veulent », « le dialogue social n’est pas le lieu où tout se décide » et l' »Assemblée nationale s’est déjà prononcée en faveur de cette réforme », a-t-elle opposé.

Affichant son unité contre le projet gouvernemental, l’intersyndicale de la SNCF a annoncé mercredi une consultation du 14 au 21 mai pour demander aux cheminots s’ils sont « pour ou contre » la réforme ferroviaire.

Les syndicats de la compagnie ferroviaire ont débuté début avril un mouvement de grève contre la réforme ferroviaire. 

xvm924ee976-5435-11e8-8900-ffb45010558fPour M. Pénicaud, si le non l’emporte massivement, « cela voudra dire qu’il y a encore beaucoup de travail d’explication à faire et qu’une grande partie des salariés de la SNCF ne comprennent pas encore que (cette réforme) va sauver la SNCF« . Des « fainéants » doublés d' »illettrés », selon la « cynique » ?

Le prochain épisode de deux jours de grève « scandée » sur sept doit reprendre samedi soir. Une journée « sans cheminots » est prévue lundi.

Agressions dans les transports: des employés prennent les usagers en otages

Erreurs de cibles répétées, les usagers trinquent dans tous les cas
Rhône-Alpes : les cheminots perturbent la circulation des trains

 

Le syndicat a interrompu le service public de transport.

Les contrôleurs ont cessé le travail depuis l’agression de deux d’entre eux, vendredi soir, de deux d’entre eux. La circulation des TER de la région reste toujours très perturbée en Rhône-Alpes ce dimanche, pour le weekend de transhumance des parisiens vers les stations de ski. La grève pourrait s’étendre à toute la France demain.
Un contrôleur a été frappé au visage avec une bouteille par trois hommes alcoolisés qui fumaient dans une rame et importunaient des passagers. Son nez est cassé et son collègue a été touché aux côtes. Les agresseurs ont pu prendre la fuite et, malgré l’excellent Cazeneuve et le plan Vigipirate renforcé « attentat », ils courent toujours.
 
Une « grande majorité » des contrôleurs a exercé son droit de retrait, selon la direction régionale de la SNCF qui annonce tout de même un renforcement -temporaire – des effectifs de sécurité : « près de 130 agents de la Sûreté ferroviaire, 197 hommes de la PAF, 120 gendarmes sont spécifiquement mobilisés sur le territoire de la région depuis vendredi« . Déplacés d’autres zones ainsi subitement exposées.
Vers une grève nationale ?
Les syndicats CGT et Sud Rail, reçus hier, campent sur leurs positions. Ces syndicats d’extrême gauche ont décidé de poursuivre leur mouvement. La CGT regrette notamment que la direction n’ait pas engagé le dialogue avant samedi à 11h et réclame notamment que les TER Lyon-Grenoble soient désormais dotés de deux contrôleurs. Ils ne sont hélas pas la priorité du président Hollande qui n’a de considération que pour les jeunes et l’Education.
La direction de la SNCF conclut : « A l’heure actuelle, dans ces circonstances, la direction régionale SNCF Rhône-Alpes ne peut garantir un service normal de ses trains régionaux pour la journée du dimanche« .
 
Les révolutionnaires de Sud Rail enveniment la situation. Julien Troccazze, secrétaire régional du syndicat trotskiste Sud Rail, menace d’une extension du mouvement de grève au niveau national, en cas d’échec...
Trafic interrompu sur la ligne A du RER après l’agression d’un conducteur
 
La circulation était interrompue jeudi 29 janvier sur la ligne A du RER, la plus chargée d’Europe. L’agression d’un conducteur a entraîné un « arrêt de travail spontané » des conducteurs, explique la RATP, qui fait supporter sa colère légitime sur les usagers déjà pareillement pénalisés par l’insécurité. Selon une source syndicale anonyme, l’incident s’est produit mercredi vers 20h45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne).
 
Le signal d’alarme a été actionné lorsqu’un passager s’est fait coincer la main lors de la fermeture d’une porte, a précisé une source policière, anonyme. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine « pour réarmer le système d’alarme » quand l’homme qui avait eu la main coincée lui a donné « un coup de boule » avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d’Ile-de-France, a condamné une « agression inacceptable » et a demandé « aux opérateurs de fournir le maximum d’informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution » de la ligne A. Ce qu’ils n’aurait pas fait d’eux-mêmes ?
 
Le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, s’est dit « solidaire » du conducteur agressé, mais a jugé que l’interruption du trafic « ne peut constituer la bonne réponse ». 
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, avait déjà adopté cette position sans lui. « L’interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n’est pas une réponse appropriée à ce genre de situation« , avait-il déclaré plus tôt, présentant ses « excuses » pour la « gêne occasionnée aux voyageurs », tout en condamnant « fermement » une « inadmissible agression ».
Autant de déclarations qui faites pour contenter tout le monde, sans réparer le préjudice, ni prévenir le renouvellement de ce type de situation. Depuis plus de ans, la prévention n’est plus au coeur des déclarations de ceux qui, dans l’opposition, en faisait la panacée à tous les problèmes…  
La RATP a paré au plus pressé avec des bus de substitution et le renforcement d’une ligne parallèle.

Les otages sont désarmés
« J’ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux », a témoigné une vendeuse de café du quai de la station Auber.
Une usagère se désespère, elle, d’arriver à son travail à Boissy. « Si ce soir il n’y en a pas dans l’autre sens, j’aurai le même problème? Je crois que je vais rentrer chez moi ».
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: « les gens n’avançaient pas parce qu’il y avait trop de monde. J’ai mis un quart d’heure là où je mets trois minutes normalement », raconte Pierre, 26 ans.
Lorsque les haut-parleurs indiquent un numéro de quai pour un RER entrant en gare, tout le monde se précipite. C’est la cohue, les wagons sont bondés, mais chacun parvient à se faire une place.

Le préjudice économique est considérable.
La Ligne A, qui dessert notamment le quartier d’affaires de La Défense à l’Ouest de Paris et Disneyland Paris à l’Est de la capitale, transporte plus d’un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu’à 2.600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.

Précédente interruption de trafic, i
l y a seulement cinq jours, à Saint-Denis sur la ligne 13


Le lundi 2 février, la RATP n’était plus en mesure de remplir ses obligations de service public: elle a suspendu la circulation du métro sur la ligne 13 du métro entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis-Université à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L’explication officielle est une panne de matériel qui nécessite une intervention assez longue.

Depuis 20 h 15 environ, les voyageurs n’ont d’autre choix que de descendre à la station Pleyel. Ils sont nombreux à tenter de monter dans le bus 255, qui rejoint Saint-Denis. La place Pleyel est remplie de monde. Le trafic a repris progressivement à partir de 21 h 15.
 

Un « beauf » arrive à la tête de la CGT

Philippe Martinez appelle aussitôt à une journée de mobilisation…

A peine installé dans le bureau que Thierry Lepaon a rénové à grands frais avant d’être démissionné de force,

blog -CGT-Martinez Philippe succede a Thierry Lepaon-fev2015
Beauf de la CGT
Beauf de Cabu
Beauf de Cabu

le nouveau patron de la CGT a annoncé une journée de mobilisation au début du printemps contre l’austérité, si possible avec d’autres syndicats.

Au lendemain de son élection aux forceps à la tête de la CGT, Philippe Martinez (ci-dessus à droite) a annoncé la couleur rouge mercredi: la CGT sera offensive et lancera une journée de mobilisation au début du printemps contre l’austérité, si possible avec d’autres syndicats, rejoignant un voeu de Force ouvrière. « La CGT décide d’une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation au début du printemps, en créant les conditions d’une unité syndicale la plus large possible, afin de redonner espoir aux salariés« , a déclaré Philippe Martinez, lors de son premier rendez-vous avec la presse.
La journée d’action vise à « contester la politique d’austérité » du gouvernement, à réclamer une augmentation des salaires et la réduction du temps de travail, a-t-il précisé, reconnaissant que Jean-Claude Mailly, leader de FO, qui tient son congrès à Tours, propose à « peu près la même chose ». Jean-Claude Mailly a évoqué la perspective d’une journée de grève et de manifestation.

Avant ou après les départementales ?

La stratégie n’est pas nouvelle.
En 2014, la CGT avait organisé plusieurs journées d’action peu suivies, mais Philippe Martinez observe que la situation est aujourd’hui « différente ». Pendant que Hollande surfe sur la mobilisation obligée contre les attentats de djihadistes de France à Paris, la montée des « luttes revendicatives » – conflit des routiers, mobilisations des cheminots et des salariés de l’énergie – permet à cette journée d’être une étape pour « faire converger » les luttes et leur donner « une visibilité ». Assez vicieusement, la CGT lance aussi à la CFDT son appel à l’unité d’action, Philippe Martinez sachant que la centrale réformiste (surtout envers le pouvoir socialiste car soumise au PS) a « des divergences » politique et qu’il vaut mieux « le dire plutôt que de faire semblant ».

Un « acteur du dialogue social »
Pour autant, Martinez dément tout durcissement de la ligne de la CGT : « Peut-être qu’elle était déjà dure et que vous ne vous en étiez pas aperçus ! », ironise-t-il à l’adresse des culs bénis de la presse.
La CGT sera toujours « acteur du dialogue social », mais son numéro 1 se réjouit de la fin des grandes conférences sociales qui montrent « l’échec de la méthode du gouvernement de façonner le dialogue social en fonction d’objectifs prédéfinis par le patronat ».

Élu dans la douleur par « le parlement » de la CGT mardi pour succéder à Thierry Lepaon, contraint à la démission après les révélations sur son train de vie, Martinez dément toute « crise de confiance » à la CGT. « Il y a des interrogations » chez les militants, mais le nombre de cartes déchirées est « marginal » et la CGT va lancer une « grande campagne de syndicalisation », a-t-il assuré.

« Pas de détournement d’argent »

Le nouveau secrétaire général reconnaît que, dans les dépenses effectuées par la CGT pour Th. Lepaon -rénovation de son appartement et de son bureau, versement d’indemnités -, « il y a eu des dysfonctionnements, les valeurs de la CGT ont été mises à mal ». Mais, ajoute-t-il, « il n’y a pas eu d’enrichissement personnel ni de détournement d’argent ».
Il refuse « tout amalgame » avec « les parachutes dorés » de certains patrons ou avec des élus socialistes « qui ne paient pas leurs impôts »
dans une allusion à l’ex-secrétaire d’État Thomas Thévenoud qui ose toujours paraître dans l’hémicycle, sous l’oeil bienveillant de Bartolone, son patron. « Les syndiqués peuvent compter sur nous pour apporter des réponses à des problèmes qui sont réels », a assuré ce fils d’immigrés espagnols anti-franquistes accueillis en France.

De son côté, la nouvelle trésorière, Colette Duynslaeger, a admis que sa première tâche sera de « remettre des règles de transparence dans la gestion des cotisations des syndiqués », en clair : de contrôler les dépenses de la confédération.

Philippe Martinez n’a PLUS sa carte au PCF, mais est entouré de responsables « proches » du Front de gauche dans son équipe. Il a affirmé que la question du rapport au politique avait été débattue mardi et mercredi au « parlement » de la CGT. « Notre conception n’a pas changé : on ne s’interdit pas de discuter avec les organisations politiques« , mais « chaque chose à sa place« , a-t-il estimé, plaidant pour « un mouvement syndical fort et rassemblé pour peser sur la politique du gouvernement« . Il n’a pas affirmé que la CGT s’est affranchie de la tutelle communiste.

Conférence de presse de Hollande: le président reste sur « une logique d’austérité », souligne Mailly

Le secrétaire général de FO a observé jeudi qu’il n’y a aucun « changement d’orientation » économique dans les propos de Hollande

Jean-Claude Mailly (FO) déplore que François Hollande reste sur « une logique d’austérité »

« Sur le fond de la ligne économique, je ne sens pas de modification de l’orientation.
Il a rappelé la loi Macron, le pacte de responsabilité, on en parlait déjà l’année dernière« , a ironisé J.-Cl. Mailly devant la presse, après la conférence de presse du président François Hollande.

« FO a mis en garde contre « un sentiment d’abandon républicain » dans les départements ruraux.

« On est dans une logique d’austérité. C’est bien gentil de dire qu’il faut assurer le service public dans les territoires ruraux: oui mais il faut arrêter de fermer des bureaux de poste, de fermer des écoles (…) Il y a aujourd’hui dans les départements ruraux un véritable sentiment d’abandon républicain« , a-t-il ajouté, interrogé en marge du congrès de FO.

Evoquant la situation de l’emploi, Jean-Claude Mailly a estimé qu’il faut « savoir taper du poing sur la table au niveau européen ». « Il faut soutenir une activité économique, soutenir une croissance, y compris avec du bon endettement », a-t-il dit, en appelant à « redonner confiance pas seulement aux entreprises mais aussi aux citoyens« .

Plus tôt dans la matinée, Mailly avait défendu devant les militants de FO le principe d' »au moins une journée de grève interprofessionnelle » pour faire « bouger » le gouvernement et le patronat.

Valls reste en panne de courant dans le Doubs

Vers un plan anti-terrorisme… du syndicalisme radical ?

La CGT mines énergie revendique la panne de courant qui a plongé dans le noir le meeting de Valls en soutien au candidat socialiste aux législatives anticipées.

Valls plongé dans le noir par la CGTen campagne électorale pour tenter de conserver sa majorité à l'Assemblée nationale
Valls plongé dans le noir par la CGT
en campagne électorale pour tenter de conserver sa majorité à l’Assemblée nationale

Le trou noir que Vigipirate n’a pas anticipé…
Venu à Audincourt mettre en lumière le candidat socialiste à la succession de Pierre Moscovici dans la quatrième circonscription du Doubs, le premier ministre a été plongé dans le noir complet. La faute à une coupure de courant survenue mardi soir au cours de sa prise de parole près de Montbéliard, devant un millier de témoins, qu’ils soient militants PS ou simples citoyens curieux.

La CGT revendique cet acte de malveillance

Cette coupure d’électricité vers 19 heures ne doit rien au hasard en effet, de l’aveu de la Fédération Nationale CGT des Mines et de l’énergie, qui a affirmé « soutenir la coupure d’électricité réalisée par les électriciens et les gaziers ».

Valls dans tous ses états,
suite à la panne de courant provoquée -pendant son allocution- par la CGT
(législative partielle du Doubs, 27/01/2015)

Contre la loi de transition énergétique

Dans le communiqué de « revendication » de la coupure de courant, les représentants de la fédération expliquent que « cette action vise à rappeler que cette loi de transition énergétique est une bonne idée, mais avec de très mauvaises solutions ». En cause, selon le syndicat, « la FNME CGT considère que l’on est face à une loi de ‘transaction énergétique’ plus que de transition, qui vise plus à remercier les écologistes pour leur apport de voix aux dernières élections présidentielles qu’à assurer l’avenir de la planète et à défendre l’intérêt collectif. »

Le Premier ministre a dû prendre son mal en patience
Frédéric Barbier, le candidat PS en grande difficulté face à l’UMP et au FN dans cette circonscription sinistrée lui a fait la conversation pendant une heure, le temps que la CGT rétablisse le courant. Valls est remonté sur l’estrade sur la musique The Final Countdown.

Un inconvénient des déplacements annoncés n’arrive jamais seul…

Des notaires en colère se font entendre au meeting de Valls
lors de la législative partielle du Doubs
Audincourt, le 27/01/2015

Un groupe de notaires est venu venu se faire entendre, protestant contre les initiatives les concernant dans la loi Macron de libéralisation de l’économie. Des « illettrés » échappés de chez Gad?
Rouge de colère et le gel capillaire fondu, le chef du gouvernement attendu au tournant a admis que « gouverner, ce n’est jamais de tout repos ».
>Quelques perturbateurs » non identifiés » – de probables « déséquilibrés » !- ont été fermement invités à quitter la salle lors du discours de Manuel Valls.

14 élections depuis 2012 : le PS toujours battu

Frédéric Barbier « est le seul qui puisse permettre à la gauche de l’emporter au second tour, a estimé le premier ministre aux abois d’un gouvernement sur le point de perdre sa majorité à l’Assemblée nationale, après l’avoir reperdue au Sénat.

Tandis que son allié écologiste (EELV) se tourne vers l’extrême gauche du PCF et de Mélenchon, Valls a aussi appelé « au rassemblement de tous les électeurs de gauche » autour du candidat PS, pour faire barrage au candidat de l’UMP et à celui du FN.
Frédéric Barbier a reconnu lui-même s’attendre à des résultats « extrêmement serrés »: la trouée de Belfort, en plus étroit ! Cette élection législative partielle, avec un éventuel deuxième tour le 8 février, est la quatorzième élection législative de ce type depuis 2012, qui ont jusqu’ici toutes été perdues par les socialistes. Manuel Valls tente de mettre un terme à cette série de revers électoraux, fort du rebond de popularité de circonstance de l’exécutif dans des sondages à chaud, après l’émotion des attentats islamistes de début janvier et les événements compassionnels qui ont suivi.
Savoir si les travailleurs de sidérurgie sinistrée ont déjà pu oublier les dégâts occasionnés par Montebourg, le redresseur impuissant de la courbe de l’emploi et l’incurie du député PS sortant, Pierre Moscovici, ex-ministre de l’Economie de Ayrault et Hollande.

La grève des routiers se radicalise

Le bras de fer se poursuit avec le patronat

Les négociations salariales se poursuivaient mardi dans l’après-midi entre le patronat routier et les syndicats
Alors que sur le terrain, le mouvement social semblaitchercher un second souffle, l’intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, sans la CFDT) peinant à maintenir ses positions, les syndicats appellent toutefois à « amplifier la mobilisation » en France, avec des barrages filtrants et des blocages de sites industriels..

A Caenhaut-lieu de la contestation lundi, les syndicalistes qui ont bloqué jusqu’à plusieurs centaines de poids lourds ont décidé de lever leurs barrages, a annoncé l’un d’entre eux, Pascal Petri (CFTC). « Nous levons progressivement les barrages pour des raisons de sécurité« , a déclaré P. Pétri, évoquant des échanges tendus avec certains chauffeurs étrangers, qui auraient, selon lui, essayé de forcer le passage.

Le barrage a également cédé dans le port Edouard-Herriot, au sud de Lyon, après l’intervention de la police, insistait l’AFP. Les forces de l’ordre ont ensuite fait avorter une tentative de blocage à la raffinerie de Feyzin, dans l’agglomération de Lyon, selon la CGT.

A Paris, les discussions entre les syndicats et le patronat ont repris à 15h00, après une interruption de deux heures.

Les chambres patronales du transport routier de marchandises ont fait une « proposition améliorée »par rapport à la précédente séance de négociations annuelles obligatoires (NAO), qui s’était soldée en décembre par un échec.

Loin des revendications syndicales (5% d’augmentation des salaires pour tous),les patrons proposent une augmentation de 2% à 3% pour les salaires les plus bas de la convention collective, et de 1% pour les cadres et agents de maîtrise.
Cela revient à « ramener le coefficient le plus bas à un centime au-dessus du Smic » horaire brut, fixé à 9,61 euros en 2015, précise Patrice Clos (FO), pour qui « on est loin du compte ».

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le SMIC (9,53 euros bruts par heure).

Les syndicats ne lâchent rien

Si elles patinaient mardi, les négociations n’étaient toutefois pas au point mort, un signe encourageant pour la CGT. « On n’est pas dans une situation de blocage« , affirme Jérôme Vérité, constatant « que le patronat veut continuer à discuter ». « Tout ça est à mettre au crédit du rapport de forces et de la mobilisation des salariés », assure le secrétaire général de la CGT Transports.
Il faut amplifier la mobilisation parce que ça commence à peser dans la tête du patronat. Ce n’est pas le moment de lâcher, bien au contraire », dit-il.

Moins nombreuses que la veille, selon l’AFP, des actions coup de poing étaient cependant toujours en cours mardi en début d’après-midi.

A Rennes,depuis le début de journée, les manifestants font le tour du périphérique en multipliant les barrages filtrants, provisoirement et en des lieux différents.
Jusqu’à 20 km de bouchons cumulés ont été enregistrés dans la matinée par le Centre régional d’information et de coordination routière (CRICR).

A Bordeauxc’est une zone industrielle du nord de la ville (Bruges), qui est bloquée par quelque 70 camions depuis l’aube. Les bretelles d’accès ont été fermées dans les deux sens.
« Si les négociations n’apportent pas de résultat, on bloquera une autre zone, puis une autre encore, jusqu’à la totalité des zones sur Bordeaux »,menace Marc Rosa de la CGT Transports Gironde.

D’autres centres d’activité ont également été la cible des grévistes, comme la plateforme multimodale de Dourges (Pas-de-Calais), près d’Hénin-Beaumont, ou un important terminal pétrolier et de marchandises à Rouen.

L’intersyndicale à l’origine de la grève avait indiqué qu’elle poursuivrait son mouvement « au moins jusqu’à mardi ».

Les négociations ont échoué mardi en fin d’après-midi

Les tentatives de démobilisation de l’AFP n’ont pas pesé et, ce mardi soir, un mois après une issue similaire, la réunion de négociation entre patronat et les syndicats des chauffeurs poids lourds a terminé sur un « constat d’échec », d’après la fédération patronale FNTR. La CFDT, qui se dit favorable au dialogue, a pour sa part fait monter la pression en « claquant la porte » en signe de protestation. Aucune nouvelle séance de négociation annuelle obligatoire n’est prévue« , selon le délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, Nicolas Paulissen.

SNCM : la mauvaise cogestion coûtera 800 millions d’euros aux Français

Pour sauver l’entreprise, l’Etat tentera de contourner les règles européennes

L’interventionnisme de l’Etat pourrait conduire l’Europe à sanctionner la SNCM, Société nationale maritime Corse Méditerranée. Un défi que l’Etat pourrait essayer de relever en déboursant discrètement jusqu’à 800 millions d’euros pour permettre à la SNCM de financer quatre nouveaux navires, selon le Canard enchaîné.

Selon l’hebdomadaire, un rapport « remis confidentiellement le 29 avril » au secrétaire d’Etat aux Transports d’alors, Frédéric Cuvillier, par la Caisse des dépôts, institution financière publique , et Bpifrance, la Banque publique d’investissement, recommande cette intervention de l’Etat. Le Canard enchaîné précise que le document a été « rédigé avec l’aide du cabinet d’avocats d’affaire Linklaters », cabinet international d’avocats d’affaires britannique.

L’entourage du ministre avait confirmé qu’un rapport lui a bien été remis, mais aussi à l’actionnariat salarié et au directoire en mai, mais qu’il ne contient pas les conclusions détaillées par Le Canard. « Reste alors la main secourable des pouvoirs publics qui veulent à tout prix éviter l’explosion d’une bombe sociale à Marseille« , rapporte l’hebdomadaire, rappelant que la compagnie emploie 2.500 salariés.

Les syndicats co-gestionnaires qui ont conduit la société publique au redressement judiciaire (avec une période d’observation de 6 mois) le 28 novembre 2014.

Tromper la vigilance de l’Union européenne

Parmi les pistes envisagées pour dégager prêt d’un million d’euros à l’arrivée qui permettraient de remettre à flot la compagnie française de navigation maritime capitaux publics et privés, le rapport écarte l’arrivée d’un investisseur « en raison de la déliquescence avancée de la compagnie« . Selon le journal, il écarte également la reprise par le Norvégien Siem, qui est pourtant en discussion depuis plus d’un an avec la SNCM.

La difficulté est également de réaliser un montage qui permettrait d’éviter une nouvelle sanction de l’Europe.La SNCM, dont le siège est à Marseille, a déjà été condamnée par Bruxelles à rembourser 440 millions d’euros d’aides publiques, jugées illégales, qu’elle avait perçues lors de sa privatisation en 2006.

La région Corse pourrait servir d’intermédiaire

Selon l’hebdomadaire, « le rapport privilégie la constitution d’une société publique locale (SPL) ou d’une société d’économie mixte (SEM) par la région Corse, qui achèterait elle-même les navires pour les louer à prix d’ami à la SNCM ». A noter que Corsica Ferries, la compagnie privée concurrente, est franco-italienne. Son président est toujours un Bastiais…
En échange, l’Etat -ou plus exactement les contribuables français – compenserait avec une subvention à la région. « En aucun cas, il n’est fait mention dans le rapport d’une subvention qui serait versée à la région Corse« , a assuré l’entourage de Frédéric Cuvillier, rappelant que « l’objectif est de trouver une solution pérenne » et « conforme aux traités » européens.

Au moyen d’un montage confidentiel et discret, l’Etat français, on l’a compris, tente de circonvenir l’Union européenne.