Macron s’acharne sur les fonctionnaires : il gèle leur salaire en 2019

Le gouvernement n’a annoncé aucune hausse du point d’indice : ne parlons donc même plus de rattrapage !…

image

La rencontre qui s’est tenue lundi, entre les neuf syndicats de fonctionnaires et le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique: «c’est une catastrophe !», s’écrie Christian Grolier (FO) qui ne trouvait plus ses mots lundi après la sortie de ce «rendez-vous salarial» avec le secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, Olivier Dussopt (photo). «Les annonces ne sont pas à la hauteur», abondait Mylène Jacquot (CFDT).

Cet abandon des serviteurs de l’Etat n’empêche pas le traitement des agents d’augmenter à la marge, assure le pouvoir, via des primes, l’ancienneté, etc., mais il est perçu comme du mépris par les syndicats qui tiennent à des hausses générales pour tous.

D’autant que de 2010 à 2019, en près de dix ans, le point d’indice n’a été relevé que de 0,6 % en 2016 et en 2017.

La reprise de l’application de l’accord sur les salaires (PPCR), après sa suspension en 2018, coûte assez cher, selon le gouvernement : 840 millions d’euros l’an prochain pour les finances publiques.
«Nous tenons nos engagements sur PPCR», se défend l’entourage de Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, un « élément de langage » éculé, tellement il a servi en seulement un an.
S’y ajoutent des mesures sur le remboursement des frais de mission, la compensation de la CSG et celle de l’inflation (Gipa), l’ouverture de discussions sur le logement et la complémentaire santé.

L’exécutif prend tout son temps pour repenser la rémunération des fonctionnaires, à leurs dépens, pour accroître la part au …mérite. Et cibler les hausses sur certaines professions, en l’occurrence dans la fonction publique hospitalière. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, fera prochainement des annonces en ce sens.

Le gouvernement veut aussi améliorer la mobilité des 5,5 millions agents (la concertation s’ouvre ce mardi sur ce thème), recruter davantage de contractuels et simplifier les instances de représentation du personnel.

Ces réformes heurtent des syndicats déjà échaudés par les 120.000 suppressions de postes prévues d’ici à 2022 et le rétablissement du jour de carence. Ils se retrouveront en intersyndicale le 5 juillet. Mais il leur sera impossible de bâtir une riposte avant les congés d’été. Les militants fonctionnaires FO et CGT se contenteront de participer à la journée d’action du 28 juin, pilotée par leurs confédérations.

Publicités

« Les grévistes à la SNCF sont-ils payés à l’heure ? »

Vrai ou faux ? 

blog -argent noir des syndicats-coverCertains ont pu entendre un syndicaliste de la SNCF déclarer que les grévistes sont payés 7 euros de l’heure C’était dans l’émission ‘Bourdin Direct’, sur RMC-BFMTV, lors du passage du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 5 avril

VOIR et ENTENDRE le passage évoqué (à 19’41 »), dans la vidéo : lien

En fait, tous les grévistes de la SNCF ne sont pas « payés ».

Résultat de recherche d'images pour "caisse nationale d'action syndicale"Seuls les adhérents CFDT cheminots sont « indemnisés par une caisse de grève propre à la Confédération, dénommée caisse nationale d’action syndicale (CNAS). Cette caisse, créée en 1974, atteint aujourd’hui 125 millions d’euros.

Au micro, Laurent Berger explique ainsi son mécanisme : « Une partie de la cotisation mensuelle [des adhérents] va alimenter cette caisse, pour que au minimum tous nos adhérents soient couverts pour dix jours de grève« .
Et Bourdin de préciser: « ils touchent 7,30 euros de l’heure… ». Berger: « Oui. Ce n’est évidemment pas au niveau de leur salaire, mais c’est pour compenser leur action. [Et] je suis très fier que le système interne de solidarité au sein de la CFDT fonctionne. C’est une politique d’action syndicale. Ça permet de compenser les jours de grève, mais aussi de mener des actions en direction des travailleurs pour ouvrir dans tel ou tel lieu des permanences, ou [mener] toute autre action de proximité« .

En 2017, 685 adhérents de la CFDT ont ainsi été indemnisés, pour un montant total de 130.218 euros.

Force ouvrière possède également un fonds confédéral pour indemniser ses adhérents en grève, tandis que le syndicat révolutionnaire et anarcho-syndicaliste, la CNT privilégie des caisses locales.

Et la CGT ou Solidaires (Sud-rail) ?

La « marée populaire » anti-Macron dans la rue : « petit coefficient de marée, » raille Philippe

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

blog -Macron 1er fustige par la maree populaire du 26 mai 2018Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000.

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,


blog -Melenchon et ses Amazones-26mai2018
Mélenchon et ses Amazones, le 26 mai 2018

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000. 

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,

 

le collectif de partis (les révolutionnaires communistes (LFI et PCF) et  trotskistes (NPA), altermondialistes (EELV) et socialistes radicaux (Générations) …), d’associations (Attac, Amis de la terre, Mouvement de la paix (communiste)…), et de syndicats (CGT et FSU, Solidaires et Sud PTT ou étudiants (Unef) a salué « une très large participation citoyenne » et promis de « continuer, plus déterminés que jamais« .  Mais sous d’autres formes…

Concédant « un peu moins » de manifestants que pour « la fête à Macron » à Paris, Benoît Hamon a estimé samedi soir sur BFMTV qu’il faudra « sans doute qu’on cherche à diversifier les formes d’action« . Les organisateurs doivent se retrouver lundi pour faire le point.

« La marée monte progressivement » et « c’était une étape importante », a maintenu Alexis Corbière (LFI), ex-squatteur de HLM parisienne.

« C’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », a raillé le Premier ministre et ancien maire du Havre

blog -Macron impact balle entre deux yeux sur effigie-mai2018Il a surtout épinglé le « jeu dangereux » de certains qui « attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes« , a-t-il dénoncé dans le JDD, allusion notamment à la France Insoumise.

Pour le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la mobilisation parisienne, « finalement assez mince »,  montre « peut-être » que  des manifestants potentiels renoncent par crainte de « violences », ou, en deuxième hypothèse, qu' »ils commencent à voir les premiers effets de la politique menée par ce gouvernement« .

A Paris, des hospitaliers, retraités, chercheurs, salariés d’Air France ou d’Aéroports de Paris, cheminots ont défilé de la gare de l’Est à Bastille. « Macron, méprisant de la République », brocardait une pancarte du PCF représentant Emmanuel Macron en monarque. « Mai 1968, Mai 2018: 50 fois plus de raisons de se révolter », affichaient des autocollants de Lutte ouvrière.

« Jupiter, on va te faire redescendre sur terre », « Macron usurpateur des voix du peuple de gauche« , ou « SNCF mon amour », pouvait-on lire à Nantes.

La CGT s’est mobilisée pour « une autre politique sociale car la politique pour les riches, ça suffit », selon Philippe Martinez, son secrétaire général. FO, la CFDT, l’UNSA avaient refusé de participer, comme le PS.

« Formez ce front populaire dont le peuple a besoin », a exhorté Mélenchon à Marseille.

Face au gouvernement, « il faut que la tête dure de Monsieur Emmanuel Macron entende ce message du peuple populaire, comme on dit ». 

blog -effigie Macron brulee Pl Nation Paris-1ermai2018Dans une ambiance printanière, entre 5.000 et 8.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont défilé à Toulouse autour d’une pieuvre géante à l’effigie de Macron, brandissant une étiquette de « fainéant », « cynique », « cheminot, « précaire », « soignant » ou « retraité ».

A Nantes, des incidents ont éclaté lorsqu’une centaine de révolutionnaires anarchistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture. De nombreux manifestants arboraient un gant rouge, en soutien à l’étudiant qui a eu la main arrachée mardi à Notre-Dame-des-Landes en ramassant, pense-t-on, une grenade.

Par avance, depuis la Russie, Macron avait lancé un défi assurant vendredi que la marée humaine, « ça ne nous arrête pas ». « J’écoute les gens en permanence, » bien que « rencontrer » ne soit pas synonyme d' »écouter », mais « ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique« , avait estimé le président.

Assurant le service après-vente de la parole jupitérienne, samedi sur Twitter, le patron de LREM Christophe Castaner a fustigé certaines attaques symboliques contre Emmanuel Macron: « Pendaison de l’effigie du président de la République. Sa marionnette brûlée. Le président représenté en nazi avec brassard israélien. Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse ? #MareePopulaire #manifestation » Castaner occultant donc l’impact de balle entre les deux yeux du président sur une effigie.

Manifestation du 26 mai: 31.700 manifestants ne font pas une « marée populaire »

La « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est 21.000 manifestants la préfecture de police

blog -maree populaire-rassemblement du 26 mai 2018 vs politique Macron.jpgLa CGT en a compté environ 4 fois plus, 80.000, samedi 26 mai dans les rues de Paris, loin devant les 31.700 manifestants, selon le comptage « indépendant » réalisé par le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de media, soit le service public de franceinfo, AFP, Le Monde, Libération,…

Ce comptage censé être “indépendant” est effectué par la société privée de sondage Occurence dirigée par Yoel Adary.

Depuis 20 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international pour mesurer la performance de leurs actions de communication et éclairer leurs décisions stratégiques.

Sur son site internet, cette société affiche ses références (à droite), se vante d’avoir déjà procédé à des comptages (à l’aide de laser et de micro comptage) et d’être le plus souvent proche des chiffres de la police. Sans surprise, ce soir les chiffres d’Occurence publiés apparaissent inférieurs à ceux de la police.

La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage. Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués [par la police] et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rendent directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. Et que  donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège.

La société Occurence a été interpellée sur la question des rassemblements statiques. Elle répond qu’un comptage par surface et densité de population est possible et rigoureux. 

Il s’agit d’une participation en recul par rapport à la Fête à Macron, le 5 mai, qui avait rassemblé 38.900 opposants à Paris, selon Occurrence (40.000 selon la préfecture, 160.000 selon les organisateurs).

Une « super fête à Macron », selon Jean-Luc Mélenchon

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré, le 26 mai 2018.Des partis politiques (PCF, EELV, Génération.s, ou NPA) ont participé à ce rassemblement, mais aussi des syndicats (les communistes CGT ou FSU et les révolutionnaires trotskistes Solidaires ou Sud PTT,  les magistrats « rouges » du  SM,  l’UNEF, ainsi que des associations, telles les écologistes radicaux ‘Les Amis de la terre’ et les communistes du « Mouvement de la paix’ ou les altermondialistes d’ATTAC .

A l’inverse de la CGT, l’UNSA, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés de samedi, tout comme le PS.

Quelques incidents à Paris et à Nantes.

39 opposants anti-républicains à Macron ont été interpellés dans la manifestation parisienne, selon la préfecture de police, pour « groupement en vue de commettre des dégradations » ou « port d’armes par destination« .

Au moins 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue. En effet, la vitrine d’une agence d’assurances, ainsi que deux abribus ont été dégradés pendant le cortège.
Un policier a été blessé et se trouve en état d’« urgence relative ».

A Nantes, des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage d’une lance à eau.

Emmanuel Macron répond par avance.

« J’écoute les gens en permanence », mais « écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique et donc j’assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu’on l’a trop fait », avait anticipé le président de la République.

Fonctionnaires : tous les syndicats (9) appellent à la grève le mardi 22 mai

Des milliers de fonctionnaires ont défilé de Bercy à la place de la Bastille à Paris, le 22 mars 2018

Les fonctionnaires veulent protester contre les plans de départ volontaire.

Ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique. L’UNSA n’avait pas appelé à se joindre à la mobilisation du 22 mars, mais cette fois, après avoir écouté Macron, soi-disant star de la communication à l’Elysée, le quatrième syndicat représentatif dans la fonction publique, appelle ses adhérents à faire grève le 22 mai prochain, aux côtés des huit autres organisations de fonctionnaires, indique son secrétaire général Luc Farré. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique« , a-t-il dit à l’issue d’un bureau national extraordinaire, réuni lundi matin.

Le chef de l’Etat n’aborde les services publics que sous « l’angle budgétaire », a-t-il reproché à l’ex-banquier. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent« , a déclaré Luc Farré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement.
Après la CFDT vendredi, l’Unsa est la dernière organisation à rejoindre cet appel à une journée de grève et de manifestations
Il est lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP, pour protester contre la réforme de la fonction publique et pour défendre le pouvoir d’achat.
Un appel unitaire à la grève avait déjà été lancé le 10 octobre, ci-dessus, pour la première fois depuis dix ans.
Le 22 mars, en revanche, CFDT et Unsa, photo ci-dessous, s’étaient abstenues. 
Les syndicats s’opposent notamment au plan de départs volontaires de 120.000 postes dans la fonction publique d’ici la fin du quinquennat. Le plan projette de négocier des ruptures à l’amiable contre des indemnités de départ incitatives, mais aussi des aides à la reconversion ou encore à la création d’entreprise, tout en conservant la possibilité de toucher l’allocation-chômage, même si ces départs ne concerneront pas « des plans massifs » de la fonction publique, a simplement assuré Olivier Dussopt, mais des services précis, « où il y aura des restructurations« , « des rapprochements » et d’éventuels « sureffectifs« . « Ce n’est pas la fin de la fonction publique, ce sont les conditions de sa pérennité véritable », a de son côté promis Emmanuel Macron, en déplacement en Tunisie. Mais jamais, en France, le secteur public ne s’est vu proposer à si grande échelle cette modalité très courante dans le privé.
<br>Selon l’Unsa, la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement n’a pas « pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement ».
Education, transports ferroviaires et aériens… : de très nombreux secteurs fonctionneront au ralenti.

Contre la « casse du service public », des centaines de cheminots ont défilé à Paris

Contre la

Plusieurs centaines de cheminots opposés à la réforme ferroviaire ont défilé lundi 

Ils voulaient réaffirmer leur « Non à la casse du service public », au 18e jour de grève à la SNCF.

Les manifestants, rejoints notamment par des étudiants, sont partis de la gare de l’Est, bouclée par un important dispositif policier, en direction de la place de la République. 

Avant le départ du cortège, aux couleurs de SUD-Rail, de la CGT et de FO Cheminots, des cheminots avaient essayé de pénétrer dans le périmètre de la gare, mais les CRS ont fermé les grilles in extremis.

 « Ca va péter »

« Cheminots en colère, on va pas se laisser faire », « tous ensemble tous ensemble grève générale ! » étaient les slogans  à succès criés au micro et repris par la foule,  ainsi que « Pepy démission », du nom du PDG de la SNCF Guillaume Pepy, bien qu’un syndicat ait assuré qu’il ne veut pas lui faire sa fête, comme à Macron.

Trois apprentis dans la maintenance ont préféré prendre une journée de congé pour venir au rassemblement. Maxime (prénom modifié), 20 ans, défile avec deux amis et explique : s’ils ont « le droit » de faire grève, « ça peut avoir des conséquences ». Les cheminots « se battent pour que nous, on puisse garder un statut », donc « c’est bien qu’on vienne », ajoute le jeune homme.

« Pour le retrait du pacte ferroviaire », Nicolas, contrôleur à Austerlitz et depuis 15 ans à la SNCF, dit avoir fait 14 jours de grève depuis le début du mouvement, le 3 avril. Ce syndiqué SUD-Rail vient aux rassemblements parce que « c’est bon pour le moral » et que c’est « important de voir (les agents) d’autres gares ». La convergence obsède toujours les esprits…

Mais il est « contre » la « vot’action » lancée lundi par l’intersyndicale CGT, UNSA, SUD et CFDT. « On n’a pas été consulté par nos fédérations pour leur donner un mandat pour faire ça », argumente-t-il. Pour lui, c’est plutôt « un coup médiatique ». Il faudrait que l’AFP nous présente « en vrai » ce révolutionnaire trotskiste original…

Un « beauf » arrive à la tête de la CGT

Philippe Martinez appelle aussitôt à une journée de mobilisation…

A peine installé dans le bureau que Thierry Lepaon a rénové à grands frais avant d’être démissionné de force,

blog -CGT-Martinez Philippe succede a Thierry Lepaon-fev2015
Beauf de la CGT
Beauf de Cabu
Beauf de Cabu

le nouveau patron de la CGT a annoncé une journée de mobilisation au début du printemps contre l’austérité, si possible avec d’autres syndicats.

Au lendemain de son élection aux forceps à la tête de la CGT, Philippe Martinez (ci-dessus à droite) a annoncé la couleur rouge mercredi: la CGT sera offensive et lancera une journée de mobilisation au début du printemps contre l’austérité, si possible avec d’autres syndicats, rejoignant un voeu de Force ouvrière. « La CGT décide d’une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation au début du printemps, en créant les conditions d’une unité syndicale la plus large possible, afin de redonner espoir aux salariés« , a déclaré Philippe Martinez, lors de son premier rendez-vous avec la presse.
La journée d’action vise à « contester la politique d’austérité » du gouvernement, à réclamer une augmentation des salaires et la réduction du temps de travail, a-t-il précisé, reconnaissant que Jean-Claude Mailly, leader de FO, qui tient son congrès à Tours, propose à « peu près la même chose ». Jean-Claude Mailly a évoqué la perspective d’une journée de grève et de manifestation.

Avant ou après les départementales ?

La stratégie n’est pas nouvelle.
En 2014, la CGT avait organisé plusieurs journées d’action peu suivies, mais Philippe Martinez observe que la situation est aujourd’hui « différente ». Pendant que Hollande surfe sur la mobilisation obligée contre les attentats de djihadistes de France à Paris, la montée des « luttes revendicatives » – conflit des routiers, mobilisations des cheminots et des salariés de l’énergie – permet à cette journée d’être une étape pour « faire converger » les luttes et leur donner « une visibilité ». Assez vicieusement, la CGT lance aussi à la CFDT son appel à l’unité d’action, Philippe Martinez sachant que la centrale réformiste (surtout envers le pouvoir socialiste car soumise au PS) a « des divergences » politique et qu’il vaut mieux « le dire plutôt que de faire semblant ».

Un « acteur du dialogue social »
Pour autant, Martinez dément tout durcissement de la ligne de la CGT : « Peut-être qu’elle était déjà dure et que vous ne vous en étiez pas aperçus ! », ironise-t-il à l’adresse des culs bénis de la presse.
La CGT sera toujours « acteur du dialogue social », mais son numéro 1 se réjouit de la fin des grandes conférences sociales qui montrent « l’échec de la méthode du gouvernement de façonner le dialogue social en fonction d’objectifs prédéfinis par le patronat ».

Élu dans la douleur par « le parlement » de la CGT mardi pour succéder à Thierry Lepaon, contraint à la démission après les révélations sur son train de vie, Martinez dément toute « crise de confiance » à la CGT. « Il y a des interrogations » chez les militants, mais le nombre de cartes déchirées est « marginal » et la CGT va lancer une « grande campagne de syndicalisation », a-t-il assuré.

« Pas de détournement d’argent »

Le nouveau secrétaire général reconnaît que, dans les dépenses effectuées par la CGT pour Th. Lepaon -rénovation de son appartement et de son bureau, versement d’indemnités -, « il y a eu des dysfonctionnements, les valeurs de la CGT ont été mises à mal ». Mais, ajoute-t-il, « il n’y a pas eu d’enrichissement personnel ni de détournement d’argent ».
Il refuse « tout amalgame » avec « les parachutes dorés » de certains patrons ou avec des élus socialistes « qui ne paient pas leurs impôts »
dans une allusion à l’ex-secrétaire d’État Thomas Thévenoud qui ose toujours paraître dans l’hémicycle, sous l’oeil bienveillant de Bartolone, son patron. « Les syndiqués peuvent compter sur nous pour apporter des réponses à des problèmes qui sont réels », a assuré ce fils d’immigrés espagnols anti-franquistes accueillis en France.

De son côté, la nouvelle trésorière, Colette Duynslaeger, a admis que sa première tâche sera de « remettre des règles de transparence dans la gestion des cotisations des syndiqués », en clair : de contrôler les dépenses de la confédération.

Philippe Martinez n’a PLUS sa carte au PCF, mais est entouré de responsables « proches » du Front de gauche dans son équipe. Il a affirmé que la question du rapport au politique avait été débattue mardi et mercredi au « parlement » de la CGT. « Notre conception n’a pas changé : on ne s’interdit pas de discuter avec les organisations politiques« , mais « chaque chose à sa place« , a-t-il estimé, plaidant pour « un mouvement syndical fort et rassemblé pour peser sur la politique du gouvernement« . Il n’a pas affirmé que la CGT s’est affranchie de la tutelle communiste.

Conférence de presse de Hollande: le président reste sur « une logique d’austérité », souligne Mailly

Le secrétaire général de FO a observé jeudi qu’il n’y a aucun « changement d’orientation » économique dans les propos de Hollande

Jean-Claude Mailly (FO) déplore que François Hollande reste sur « une logique d’austérité »

« Sur le fond de la ligne économique, je ne sens pas de modification de l’orientation.
Il a rappelé la loi Macron, le pacte de responsabilité, on en parlait déjà l’année dernière« , a ironisé J.-Cl. Mailly devant la presse, après la conférence de presse du président François Hollande.

« FO a mis en garde contre « un sentiment d’abandon républicain » dans les départements ruraux.

« On est dans une logique d’austérité. C’est bien gentil de dire qu’il faut assurer le service public dans les territoires ruraux: oui mais il faut arrêter de fermer des bureaux de poste, de fermer des écoles (…) Il y a aujourd’hui dans les départements ruraux un véritable sentiment d’abandon républicain« , a-t-il ajouté, interrogé en marge du congrès de FO.

Evoquant la situation de l’emploi, Jean-Claude Mailly a estimé qu’il faut « savoir taper du poing sur la table au niveau européen ». « Il faut soutenir une activité économique, soutenir une croissance, y compris avec du bon endettement », a-t-il dit, en appelant à « redonner confiance pas seulement aux entreprises mais aussi aux citoyens« .

Plus tôt dans la matinée, Mailly avait défendu devant les militants de FO le principe d' »au moins une journée de grève interprofessionnelle » pour faire « bouger » le gouvernement et le patronat.

Un syndicat de police dénonçait une protection lourde de Charlie hebdo

Les provocations sous haute protection policière, dès octobre 2012

Détournement de moyens publics pour la protection d’une entreprise privée

En 2013, avant la montée dans l’hexagone de l’islamisme radicale, le syndicat Alliance Police nationale ne trouvait pas juste d’encourager Charlie Hebdo à l’agression textuelle et graphique. A l’époque, il qualifiait cette protection policière d »‘inadmissible » et de « luxe« . Ce tract rendu public par le Canard enchaîné met en question l’usage des contributions fiscales des Français imposables quand on sait que les moyens policiers n’ont pas empêché l’exécution djihadiste de douze personnes le 7 janvier 2015 dans les locaux du journal satirique…

Bien que le contexte n’ait pas été encore celui des menaces islamistes actuelles sur l’ensemble du territoire, le journal satirique cousin de Charlie hebdo fait le procès du syndicat Alliance Police nationale qui, dans un contexte autre, réclamait l’arrêt de « la mission Charlie Hebdo » en avril 2013. Selon l’extrait publié du tract, il  trouvait « inadmissible » que « depuis plus de sept mois, les compagnies d’intervention fournissent jusqu’à neuf collègues par jour pour la protection des locaux privés d’un journal ».
Alliance dénonçait une  « tâche indue » et à un « luxe ». « Le 4 avril, lors d’une audience auprès du directeur de la DOPC, nous avons exigé l’arrêt immédiat de la mission Charlie Hebdo, peut-on lire sur le tract du syndicat.

Le préfet de Paris, Bernard Boucault

Le préfet n’a pas accédé à la demande.
Mais depuis quelques mois, le ministère de l’Intérieur avait assoupli le dispositif, comme l’a confirmé dans les colonnes de Libération Antonio Fischetti,  journaliste à Charlie Hebdo qui n’était pas présent le jour du drame. « Après l’incendie qui avait détruit nos locaux en 2011 – suite à une deuxième atteinte à la sensibilité des croyants musulmans, après la publication des caricatures danoise en 2006 il y a eu pendant longtemps une voiture de police en bas du journal. D’abord tout le temps, puis pendant la réunion de rédaction, le mercredi matin [comme le jour du carnage du 7 janvier dernier]. Mais depuis quelque temps, un mois ou deux, il n’y en avait plus. » Une mesure manifestement prise par l’Intérieur et son ministre, Bernard Cazeneuve, sur requête du préfet de Paris, depuis mai 2012, Bernard Boucault.
Luc Poignant, du syndicat Unité SGP Police (FO), précise toutefois que « des rondes se tenaient régulièrement devant le siège du journal satirique« .

Contacté par Rue89 (groupe L’Obs, classé à gauche), Pascal Disant du syndicat Alliance ne voit « aucune erreur d’appréciation », mais un coup bas du syndicat rival. « C’est une fausse polémique qui vient de la concurrence syndicale. Et sachez de toute façon que si trois, quatre ou cinq policiers avaient été postés devant les locaux de Charlie Hebdo, il y aurait simplement eu plus de policiers tués« , fait-il observer.

La grève des routiers se radicalise

Le bras de fer se poursuit avec le patronat

Les négociations salariales se poursuivaient mardi dans l’après-midi entre le patronat routier et les syndicats
Alors que sur le terrain, le mouvement social semblaitchercher un second souffle, l’intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, sans la CFDT) peinant à maintenir ses positions, les syndicats appellent toutefois à « amplifier la mobilisation » en France, avec des barrages filtrants et des blocages de sites industriels..

A Caenhaut-lieu de la contestation lundi, les syndicalistes qui ont bloqué jusqu’à plusieurs centaines de poids lourds ont décidé de lever leurs barrages, a annoncé l’un d’entre eux, Pascal Petri (CFTC). « Nous levons progressivement les barrages pour des raisons de sécurité« , a déclaré P. Pétri, évoquant des échanges tendus avec certains chauffeurs étrangers, qui auraient, selon lui, essayé de forcer le passage.

Le barrage a également cédé dans le port Edouard-Herriot, au sud de Lyon, après l’intervention de la police, insistait l’AFP. Les forces de l’ordre ont ensuite fait avorter une tentative de blocage à la raffinerie de Feyzin, dans l’agglomération de Lyon, selon la CGT.

A Paris, les discussions entre les syndicats et le patronat ont repris à 15h00, après une interruption de deux heures.

Les chambres patronales du transport routier de marchandises ont fait une « proposition améliorée »par rapport à la précédente séance de négociations annuelles obligatoires (NAO), qui s’était soldée en décembre par un échec.

Loin des revendications syndicales (5% d’augmentation des salaires pour tous),les patrons proposent une augmentation de 2% à 3% pour les salaires les plus bas de la convention collective, et de 1% pour les cadres et agents de maîtrise.
Cela revient à « ramener le coefficient le plus bas à un centime au-dessus du Smic » horaire brut, fixé à 9,61 euros en 2015, précise Patrice Clos (FO), pour qui « on est loin du compte ».

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le SMIC (9,53 euros bruts par heure).

Les syndicats ne lâchent rien

Si elles patinaient mardi, les négociations n’étaient toutefois pas au point mort, un signe encourageant pour la CGT. « On n’est pas dans une situation de blocage« , affirme Jérôme Vérité, constatant « que le patronat veut continuer à discuter ». « Tout ça est à mettre au crédit du rapport de forces et de la mobilisation des salariés », assure le secrétaire général de la CGT Transports.
Il faut amplifier la mobilisation parce que ça commence à peser dans la tête du patronat. Ce n’est pas le moment de lâcher, bien au contraire », dit-il.

Moins nombreuses que la veille, selon l’AFP, des actions coup de poing étaient cependant toujours en cours mardi en début d’après-midi.

A Rennes,depuis le début de journée, les manifestants font le tour du périphérique en multipliant les barrages filtrants, provisoirement et en des lieux différents.
Jusqu’à 20 km de bouchons cumulés ont été enregistrés dans la matinée par le Centre régional d’information et de coordination routière (CRICR).

A Bordeauxc’est une zone industrielle du nord de la ville (Bruges), qui est bloquée par quelque 70 camions depuis l’aube. Les bretelles d’accès ont été fermées dans les deux sens.
« Si les négociations n’apportent pas de résultat, on bloquera une autre zone, puis une autre encore, jusqu’à la totalité des zones sur Bordeaux »,menace Marc Rosa de la CGT Transports Gironde.

D’autres centres d’activité ont également été la cible des grévistes, comme la plateforme multimodale de Dourges (Pas-de-Calais), près d’Hénin-Beaumont, ou un important terminal pétrolier et de marchandises à Rouen.

L’intersyndicale à l’origine de la grève avait indiqué qu’elle poursuivrait son mouvement « au moins jusqu’à mardi ».

Les négociations ont échoué mardi en fin d’après-midi

Les tentatives de démobilisation de l’AFP n’ont pas pesé et, ce mardi soir, un mois après une issue similaire, la réunion de négociation entre patronat et les syndicats des chauffeurs poids lourds a terminé sur un « constat d’échec », d’après la fédération patronale FNTR. La CFDT, qui se dit favorable au dialogue, a pour sa part fait monter la pression en « claquant la porte » en signe de protestation. Aucune nouvelle séance de négociation annuelle obligatoire n’est prévue« , selon le délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, Nicolas Paulissen.

%d blogueurs aiment cette page :