Scandale d’Etat: Guéant dénonce les fuites venant de l’Elysée dans l’affaire Tapie

Instrumentalisation d’une justice indépendante ou justice politique?

L’ex-ministre accuse la présidence socialiste d’organiser les fuites
 

instrumentalisées pour salir le camp Sarkozy aujourd’hui.

Entendu par la Brigade financière en garde à vue trois jours, entre lundi et mercredi, dans le cadre de l’affaire Tapie, Claude Guéant a dénoncé  « un scandale d’État » dimanche 1er juin sur Europe 1, accusant l’Élysée d’instrumentaliser la justice.
Durant la garde à vue, les policiers « m’ont produit des archives qui appartiennent à Nicolas Sarkozy, données par la présidence actuelle », a indiqué l’ancien ministre de l’Intérieur. « Il est tout à fait anormal que la présidence d’aujourd’hui livre des archives du précédent président », a-t-il déclaré, rappelant que « les archives appartiennent à la personne qui en est détenteur ou aux archives nationales ».
 
Une source « proche du dossier« , mais néanmoins anonyme, soutient que ce seraient les juges d’instruction qui auraient demandé à l’Élysée, en mars 2013, de leur envoyer « tous documents » conservés à la présidence de la République en lien avec le litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. 
VOIR et ENTENDRE la mise en cause des services de l’Elysée par Claude Guéant:
 
Toujours selon la même source, l’Élysée répondait en avril 2013 que concernant Claude Guéant, son « fonds d’archives papier » n’avait pas été versé aux Archives nationales et qu’il n’en avait pas été trouvé trace à la présidence de la République. En clair, que les archives du plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à l’Elysée avaient disparu.
Les trois juges financiers chargés du dossier Tapie enquêtent sur les conditions dans lesquelles les pouvoirs publics avaient utilisé leur droit, en 2007, de recourir à un tribunal arbitral plutôt qu’à la justice ordinaire pour mettre un terme au conflit entre l’hommes d’affaires et le Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas dans les années 90. Ils soupçonnent que cette décision a été motivée par une volonté de favoriser Tapie, alors que la Cour de cassation avait cassé en 2006 une décision de la Cour d’Appel de Paris lui octroyant 135 millions d’euros de dommages et intérêts.
Concernant l’arbitrage, Claude Guéant s’est borné à répéter qu’il avait été rendu « en conformité » et que Bernard tapie a bien été « lésé » dans le conflit qui l’opposait au Crédit lyonnais. « Nous étions tous favorables à cet arbitrage« , a-t-il précisé, estimant que « soupçonner, émettre l’idée, que le gouvernement, l’Elysée, aient pu tremper dans un arbitrage truqué est monstrueux ».
Cinq protagonistes (voir ci-dessous) sont mis en examen pour « escroquerie en bande organisée »: l’homme d’affaires lui-même; son avocat Maurice Lantourne; l’un des juges arbitres, Pierre Estoup; l’ancien patron du CDR, l’organe chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, Jean-Pierre Rocchi; et l’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, qui a conservé la confiance du FMI qu’elle dirige, et Stéphane Richard.
Un régime policier consacré aux politiques et négligeant les djihadistes ?
« Je suis venu pour parler d' »un scandale d’État », a dit Claude Guéant. « Nous savons aujourd’hui, qu’il y a au sein de l’État, une organisation qui est faite à coup de violation du secret de l’instruction et de l’enquête et à coup d’instrumentalisation de la justice pour dénigrer et détruire Nicolas Sarkozy et ses principaux collaborateurs », a dénoncé Claude Guéant au micro d’Europe 1.
 
Claude Guéant a indiqué avoir « quelques idées à titre personnel » de qui pourrait être à la manœuvre mais s’est refusé à en dire davantage. Assurant « savoir des choses », il a dit avoir « la certitude que quand je voyage à l’étranger la DGSE m’observe ».
 
L’ancien ministre de l’Intérieur de 2011 à 2012, avait été placé en garde à vue lundi à la Brigade financière, où il était retourné mardi, puis mercredi après des suspensions. Il s’agissait du deuxième placement en garde à vue de l’ancien ministre, déjà soumis à cette mesure fin 2013 dans l’affaire des primes en liquide quand il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. Harcèlement « normal »?
 
Après trois jours d’interrogatoires, l’ancien secrétaire général de l’Élysée est ressorti mercredi sans être déféré devant les juges d’instruction.

Tuerie au Musée juif de Bruxelles: un Français connu des services de police interpellé à Marseille

Ce djihadiste de retour de Syrie a-t-il subi le prosélytisme de Hollande et Fabius en faveur des rebelles islamistes?

Racisme de BFMTV qui présenta d’abord le tueur comme « Blanc »…
 
Blanc, certes, mais pas comme on l’entend
Le correspondant de la chaîne d’information en continu s’était révélé partisan, en détournant l’attention des intégristes maghrébinsau vu des vidéos de surveillance. Le Français soupçonné d’avoir tué quatre personnes le samedi 24 mai au Musée juif de Bruxelles (Belgique) est en garde à vue depuis vendredi. Le porte-parole du Parquet fédéral belge, dont le procureur donnera une conférence de presse à 15 heures, a confirmé cette arrestation.
Un mandat d’arrêt européen a été émis par la justice belge en vue de l’extradition du suspect, après son aller et retour criminel, ni vu ni connu, a indiqué la RTBF (radio et télévision publiques belges).
 
L’individu, appréhendé à Marseille (Bouches-du-Rhône), était en possession d’un fusil d’assaut Kalachnikov et d’un revolver avec des munitions. Il s’agit d’ « armes du type de celles utilisées le 24 mai à Bruxelles« , selon une source proche de l’enquête. Le suspect possédait aussi une caméra portative de type GoPro. Après le drame, la presse belge avait rapporté que le tueur portait une caméra fixée à la bandoulière d’un de ses sacs. Parmi ses vêtements se trouvait également une casquette semblable à celle que portait le tireur du Musée juif d’après les images de vidéosurveillance diffusées par la police belge
 
La garde à vue du tueur peut durer jusqu’à jeudi
 
Cet homme âgé de 29 ans, Mehdi Nemmouche, originaire de Roubaix (Nord), est soupçonné de s’être rendu rendu en Syrie en 2013 auprès de jihadistes. Il était fiché pour ces raisons par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), mais il avait pu voyager sans encombres, traversant la France de part en part.
Il a été arrêté à la gare routière Saint-Charles à Marseille par les douaniers, lors d’un simple contrôle, alors qu’il se trouvait dans un autocar en provenance d’Amsterdam, via Bruxelles. Selon BFMTV, ce binational avait l’intention d’aller se réfugier en Algérie pour échapper à la police.
 

Remis vendredi aux agents de la DGSI, le tireur présumé y a été placé en garde à vue à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), notamment pour assassinat et tentative d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste, a précisé une source judiciaire. Sa garde à vue, qui a commencé vendredi à la mi-journée, peut durer 96 heures, c’est-à-dire jusqu’à mardi, voire 144 heures jusqu’à jeudi, si les enquêteurs devaient invoquer une menace terroriste imminente.
VOIR et ENTENDRE les commentaires de Claude Guéant sur le sujet (LIEN video):

Claude Guéant commente le danger terroriste à propos de l’interpellation de l’auteur présumé de la tuerie antisémite au musée juif de Bruxelles – Le Grand Rendez-Vous  (lien i-télé, groupe Canal+, ci-dessus)

Quelle est la part de responsabilité de Hollande et Fabius?
 
 
Ont-ils incité ce jeune, comme les autres, en soutenant les rebelles islamistes en lutte contre le pouvoir légitime syrien de Bachar el-Assad ? En cautionnant la révolte des intégristes radicaux, ont-ils validé la démarche djihadiste de Mehdi Nemmouche, ainsi que la tuerie de Bruxelles ?   
 

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Le rapprochement UMP-Centre prôné par Juppé provoque de vives réactions

La troïka intérimaire prend des initiatives intempestives
Laurent Wauquiez a qualifié le rapprochement de l'UMP et du centre, défendu par Alain Juppé, de "grave erreur".
Alain Juppé avait émis l’idée d’une « plateforme commune » entre l’UMP et l’UDI de Jean-Louis Borloo et le MoDem de François Bayrou, en réaction à la victoire du FN lors des élections européennes, dimanche 25 mai. Cette hypothèse  émise par le maire de Bordeaux, qui d’une part a déjà favorisé l’accession de Bayrou à la mairie de Pau et d’autre part  n’assure que le partage d’intérim à la tête de l’UMP avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin suite à la démission de Jean-François Copé, ne rencontre qu’une faible adhésion.
Le président de l’UDI, Yves Jégo, ne semble pas très emballé, à en croire ses propos dans Le Figaro de ce samedi.
« L’UDI n’est pas à vendre« , répond le député de Seine-et-Marne, avant d’ajouter : « Il n’y a pas urgence à se précipiter dans les bras de tel ou tel leader potentiel de l’UMP ». Mais à terme, il reconnaît tout de même que la question pourrait se poser. « Quand l’UMP aura fait son travail de reconstruction, il sera temps d’engager des discussions qui devront forcément réunir toute l’opposition républicaine pour mettre fin à l’expérience socialiste », poursuit celui qui assure l’intérim de Jean-Louis Borloo. Pour lui, l’idée d’une primaire avec des candidats UMP et des centristes n’est pas à exclure en vue de la présidentielle de 2017.