Macron repousse le « Plan banlieue » de Jean-Louis Borloo, d’un revers de manche

Il avait sollicité les compétences de Borloo pour s’inspirer de ses propositions

blog -Borloo-Macron-plan-banlieues.jpgMais le souverain républicain va enterrer son « Plan banlieue ». Macron est attendu sur sa politique de la ville, ce mardi : depuis l’Elysée, le chef de l’Etat doit annoncer une série de mesures pour réduire les fractures urbaines, mais en balayant les recommandations du rapport rédigé à sa demande par Jean-Louis Borloo sur les banlieues.

Trop cher, trop …daté

En effet, Emmanuel Macron ne veut pas du rapport de l’ancien maire de Valenciennes, qu’il juge trop coûteux et trop « vieille politique », à en croire ses soutiens. « Regardez : depuis quarante ans on a empilé les plans, on a dépensé beaucoup d’argent, et pour quels résultats ? », font mine de s’interroger les proches du président. Si quelques idées seront bien piochées dans le travail de Jean-Louis Borloo, le chef de l’Etat, qui estime que ce dernier a un peu trop pris la lumière sur ce dossier, compte bien reprendre la main.

Faire valoir le travail déjà accompli

Macron valorisera ainsi les mesures déjà adoptées depuis le début du quinquennat. « Du concret, de l’efficace« , se flatte l’Elysée. Il sera ainsi question de la police de sécurité du quotidien, du retour des emplois francs, ou encore du dédoublement des classes de CP. Il annoncera aussi quelques idées supplémentaires, notamment pour aider les collégiens des quartiers à trouver des stages, ou pour favoriser l’apprentissage.

Une politique globale.

Persuadé que ses réformes finiront par bénéficier à tout le monde, Macron répète qu’il ne veut pas d’une politique spécifique pour les quartiers. L’étiquette de « président des riches » lui va comme un gant, mais celle de président des banlieues reste encore à construire.

Le rapprochement UMP-Centre prôné par Juppé provoque de vives réactions

La troïka intérimaire prend des initiatives intempestives
Laurent Wauquiez a qualifié le rapprochement de l'UMP et du centre, défendu par Alain Juppé, de "grave erreur".
Alain Juppé avait émis l’idée d’une « plateforme commune » entre l’UMP et l’UDI de Jean-Louis Borloo et le MoDem de François Bayrou, en réaction à la victoire du FN lors des élections européennes, dimanche 25 mai. Cette hypothèse  émise par le maire de Bordeaux, qui d’une part a déjà favorisé l’accession de Bayrou à la mairie de Pau et d’autre part  n’assure que le partage d’intérim à la tête de l’UMP avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin suite à la démission de Jean-François Copé, ne rencontre qu’une faible adhésion.
Le président de l’UDI, Yves Jégo, ne semble pas très emballé, à en croire ses propos dans Le Figaro de ce samedi.
« L’UDI n’est pas à vendre« , répond le député de Seine-et-Marne, avant d’ajouter : « Il n’y a pas urgence à se précipiter dans les bras de tel ou tel leader potentiel de l’UMP ». Mais à terme, il reconnaît tout de même que la question pourrait se poser. « Quand l’UMP aura fait son travail de reconstruction, il sera temps d’engager des discussions qui devront forcément réunir toute l’opposition républicaine pour mettre fin à l’expérience socialiste », poursuit celui qui assure l’intérim de Jean-Louis Borloo. Pour lui, l’idée d’une primaire avec des candidats UMP et des centristes n’est pas à exclure en vue de la présidentielle de 2017.
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