Fête clandestine à Joinville-le-Pont : 300 contrevenants, 2 mises en examen

Une mise en danger collective d’autrui, en plein état d’urgence sanitaire…

La Ville de Joinville-le-Pont a annoncé qu'elle déposerait plainte après la fête clandestine organisée ce vendredi

Deux personnes, le vrai-faux vigile et le propriétaire, ont été mises en examen suite à la fête clandestine de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). la semaine dernière dans un loft luxueux.

Elles doivent répondre de la mise en danger de la vie d’autrui et exécution d’un travail dissimulé. Elles ont ensuite été placées sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître à Joinville-le-Pont. 

Cette soirée clandestine de plus de 300 inconscients, on dit près de 400, a été stoppée par la police qui avait été appelée pour tapage nocturne. Les services de police ont dû utiliser des grenades de désencerclement pour pouvoir s’exfiltrer. 

Les deux individus se renvoient la responsabilité de l’organisation de la fête illégale qui a dégénéré après avoir rassemblé plus de 300 réfractaires à la solidarité humaine. Les policiers cherchent toujours un troisième homme.

Une plainte déposée par la Ville

La Ville de Joinville-le-Pont a annoncé qu’elle déposera plainte après la fête clandestine.

Dimanche dernier, le maire de Joinville-le-Pont, Olivier Dosne (LR), avait annoncé que la commune engagerait des poursuites et déposerait plainte contre les organisateurs de cette soirée, un récidiviste.

Les participants ne pouvaient ignorer l’interdit, en pleine période d’épidémie de Covid-19, alors que l’état d’urgence sanitaire sanitaire a été déclaré par décret à compter du 17 octobre 2020 à 0 heure sur l’ensemble du territoire national.

La loi du 14 novembre 2020 a prolongé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.

Le vrai-faux vigile et le propriétaire mis en examen

Joinville-Le-Pont, quartier Palissy, ce samedi matin-là. La fête a eu lieu dans ce loft luxueux, qui avait notamment servi au tournage de films pornographiques.  

A leur arrivée, à 12, le gentil vigile a guidé les policiers dans les pièces gigantesques du loft. C’est lui aussi qui leur a donné le nom et le numéro de téléphone du propriétaire de cette superbe demeure du quartier Palissy à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne).

Or, au terme de sa garde à vue, Choukri C. semble avoir fait beaucoup plus qu’assurer la sécurité (du reste catastrophique, puisque c’est la raison de l’intervention de la police), lors de cette bacchanale.

Cet homme de 42 ans a été mis en examen par un juge d’instruction du tribunal de Créteil pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui, exécution d’un travail dissimulé à l’égard de plusieurs personnes et ouverture irrégulière d’un établissement recevant du public dans une circonscription en état d’urgence sanitaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre à Joinville-le-Pont.

Le propriétaire n’a pas de casier

 Joinville-Le-Pont, quartier Palissy, ce samedi matin. La fête a eu lieu dans ce loft luxueux, qui avait notamment servi au tournage de films pornographiques.

Le gentil « vigile » n’assume aucune responsabilité et accable David L., le propriétaire du loft, un habitant de Saint-Mandé âgé de 37 ans, qui a été mis en examen pour les mêmes qualifications. Lui aussi est placé sous contrôle judiciaire sans pouvoir paraître dans la ville.

Inconnu des services de police, il s’est présenté de lui-même au commissariat dimanche matin avec son avocat. Il a juré qu’il ne sait rien de l’organisation de cette soirée. Exactement ce qu’il avait dit à une voisine qui l’avait appelée il y a quelques mois pour se plaindre du bruit des fêtes du loft. « Du reste, c’est le neveu du vrai propriétaire qui vit à New-York (Etats-Unis) », avait précisé la même riveraine.

Devant les enquêteurs, il aurait expliqué avoir pris un « vigile » en la personne de Choukri C. pour s’assurer que son loft ne soit pas squatté. « C’est ce qu’il dit mais on n’est pas sûr qu’il ne savait pas pour autant ce qui se passait », relativise une source proche de l’enquête.

Information judiciaire ouverte

Pour les policiers, il est clair en revanche que Choukri C. louait la villa pour organiser des soirées même en pleine crise du Covid-19. « Il est très connu de nos services, glisse un fonctionnaire. Impliqué dans des dizaines d’affaires notamment pour des histoires de violences et d’escroquerie. »

Pour savoir qui dit vrai, les enquêteurs vont également étudier la société basée à l’adresse du loft et spécialisée dans la location. « Avec l’ouverture d’une information judiciaire, nous allons bénéficier de moyens d’investigation plus importants », glisse la même source.

Il reste aussi à retrouver le véritable organisateur de la soirée. Celui qui n’avait rien à voir avec le loft mais qui s’est occupé de tout gérer cette nuit-là. Il est toujours introuvable.

Le gardien envoyé en centre de rétention

La troisième personne qui se trouvait en garde à vue, un sans-papiers qui exerçait en tant que gardien dans la villa, a été placé dans un centre de rétention en raison de sa situation irrégulière.

Au moins un des participants s’était révélé positif au Covid-19, selon la préfecture de police de Paris qui avait invité toutes les personnes présentes à se faire dépister dans les plus brefs délais.

Depuis le 30 octobre, les soirées privées sont interdites en France dans le cadre d’un confinement instauré pour tenter de contenir la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, qui a fait à ce jour plus de 48.518 morts.

L’un des participants à la soirée clandestine testé positif à la Covid-19

La préfecture de police « invite les participants à se faire dépister dans les meilleurs délais »…

Qatar: test gynécologique de force pour des passagères d’avion

Méthode radicale d’investigation judiciaire

 Le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce a indiqué à Seven News avoir « fait officiellement part aux autorités » du Qatar de ses « graves inquiétudes concernant l’incident ».

La découverte d’un nouveau-né prématuré abandonné dans les toilettes de l’aéroport de Doha serait la raison de ces examens forcés.

Le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce a indiqué à Seven News avoir « fait officiellement part aux autorités » du Qatar de ses « graves inquiétudes concernant l’incident ». 

Des passagères ont subi de force des examens corporels approfondis suite à cette découverte d’un nouveau-né prématuré abandonné dans les toilettes de l’aéroport de la capitale qatarienne, Doha, selon des informations de presse, ce dimanche.

Ces femmes, ont été débarquées de leurs avions, notamment un vol Qatar Airways pour Sydney, et conduites dans des ambulances où elles ont subi des examens gynécologiques non consentis pour savoir si elles avaient accouché récemment.

« Les fonctionnaires forçaient les femmes à subir des examens corporels essentiellement des tests forcés de Papanicolaou [des frottis]», a déclaré dimanche une source à Doha qui a été informée d’une enquête interne sur l’abandon.

L’aéroport a, quant à lui, simplement indiqué qu’il a été demandé à des femmes « de participer » à des requêtes visant à localiser la mère du bébé, qui est toujours en vie, selon un communiqué.

Recherche de la mère du nouveau-né et tests

L’aéroport international de Doha a indiqué que « le personnel médical avait exprimé ses inquiétudes aux responsables de l’aéroport concernant la santé et le bien-être d’une mère qui avait juste donné la vie et demandé à la localiser avant qu’elle ne parte ». « Les individus ayant eu accès au secteur de l’aéroport où le nouveau-né a été trouvé ont été invités à participer aux recherches », ont poursuivi les autorités aéroportuaires, sans préciser ce qui avait été demandé aux femmes interrogées, ni leur nombre.

L’aéroport de Doha a appelé dimanche la mère du bébé à se manifester, laissant penser que les examens n’avaient servi à rien. « Le nouveau-né reste non-identifié, mais il est en bonne santé aux mains du personnel médical et social », a indiqué l’aéroport, appelant toute personne ayant des informations sur la mère à les communiquer.

Les faits, rapportés par la télévision australienne Seven News, se sont produits le 2 octobre dernier et ont été révélés par des passagers australiens de retour au pays. Treize Australiennes, selon le media de l’hémisphère sud, ont été débarquées des vols, détenues et forcées de subir une inspection dans une ambulance sur le tarmac. Les autorités qataries ont alors forcé les femmes à enlever leurs sous-vêtements.

« Une suite d’événements extrêmement choquante »

Toujours selon Seven News, les 13 femmes australiennes auraient subi un examen génital invasif, sans leur consentement. Par ailleurs, aucune n’a été informée de l’abandon du nouveau-né, qui aurait suscité cette « chasse à la femme »…

La ministre des Affaires étrangères, Marise Payne, a exprimé lundi dans des termes très fermes la désapprobation de l’Australie. « Il s’agit d’une suite d’événements extrêmement, extrêmement perturbante, choquante, préoccupante », a déclaré Marise Payne. « Jamais de toute ma vie je n’ai entendu parler d’une chose pareille ».

Le couvre-feu coûtera un milliard d’euros aux jeunes qui veulent vivre leur vie

La facture sera bien moins salée qu’un reconfinement, promet Bruno Le Maire aux générations montantes

Pénalisation du milieu urbain: qu’il ne vienne pas polluer la ruralité pendant les fêtes de la Toussaint…

Un couvre-feu coûterait cinq milliard d’euros à l’Etat (!) et 15 à 20 milliards d’euros par mois en cas de reconfinement généralisé.

C’est ainsi que le ministre de l’Economie vend les mesures de restrictions au « vivre ensemble » annoncées par Macron pour combattre le coronavirus dans les zones concernées par la mise en place du « confinement nocturne«  dès vendredi soir de 0h00 jusqu’à 6h00 du matin, avant de passer à 21h00, samedi soir.

Paris et la grande couronne, comme huit autres métropoles en alerte maximale, s’apprêtent à vivre une dernière soirée de liberté – comme formulé par une certaine presse soucieuse de plaire à la gauche radicale et à ses élites anti-masques qui passent leurs vies dans les bars, restaurants et théâtres en pétard contre l’exécutif – avant l’entrée en vigueur des couvre-feux, à partir de vendredi 16 octobre minuit.

Une mesure effective « pour une durée minimale de quatre semaines » voire « au-delà, si le Parlement le valide » et avec des nuances possibles fixées par les maires, en accord avec les préfets: la bouteille à l’encre, Macron ayant évoqué la date du 1er décembre, qui ne sera une nouvelle fois pas sans conséquences économiques. Mais si la population est décimée, qui, pour faire tourner l’économie dont on nous dit, à l’inverse, que c’est elle qui finance l’hôpital ?

L’Etat fait l’avance: la facture sera payée par les jeunes, qu’ils disent non à la solidarité ou pas

Pour soutenir les entreprises, notamment dans la restauration, la culture, l’événementiel ou le sport, des secteurs destinataires de subventions sociales, bien que tout-à-fait subsidiaires – qui peuvent être compensés par la lecture, ou l’activité de pleine nature – en période de pandémie mortelle, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé jeudi une extension des aides. Toutes les entreprises de moins de 50 salariés situées dans les zones de couvre-feu seront éligibles au fonds de solidarité, jusqu’à 1.500 euros, si leur perte de chiffre d’affaires atteint 50%. Ces nouvelles aides représentent « un milliard d’euros pour la durée du couvre-feu », a précisé vendredi matin le ministre, lequel ne peut pourtant savoir quelle sera sa durée…

« C’est une somme très importante », a reconnu Le Maire, avant de donner « un élément de comparaison. Si nous procédions à un vrai reconfinement dans les zones où le virus circule activement (…), le coût serait de l’ordre de 5 milliards d’euros. Si nous avions un reconfinement généralisé, le coût serait – en fonction de la réaction du monde économique – de 15 à 20 milliards d’euros par mois ».

Il a ajouté préférer que « nous prenions des mesures fortes, rapides, circonscrites, immédiates et que nous soutenions fortement les secteurs qui sont les plus concernés, plutôt que d’être dans cette situation de reconfinement général qui serait insupportable psychologiquement, socialement et pour les finances publiques« . Rendez-vous dans dix et trente anas…

Pour toutes ces entreprises, « c’est un drame, on en a conscience! C’est très dur, je comprends à quel point c’est dur pour eux », a assuré Bruno Le Maire.  Le monde du spectacle est constitué d’influenceurs ancrés à gauche et, si le pouvoir a peur du virus, il a également peur d’une révolte sociale fomentée par les gauches, quelle que soit la nuance de gris, de noir ou de rouge.

Dénonciation du comportement non-professionnel d’un des policiers du président

La scène se passe durant le séjour des Macron au Fort de Brégançon en juillet dernier

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Men In Black, les hommes du président

Membre du groupe de sécurité de la présidence de la République, l’homme a fait venir une femme dans l’hôtel où séjournait toute l’équipe rapprochée du chef de l’Etat… Depuis 1983, lorsque Christian Prouteau a pris en main la protection du président Mitterrand, de sa double vie et de ses secrets, ses 77 membres (depuis Macron, contre 62 avant lui) forment la protection personnelle et immédiate du président de la République française et mettent en œuvre les mesures nécessaires à sa sécurité, notamment à l’organisation matérielle et à la sécurité de ses déplacements. Ils sont issus du SDLP et du GIGN.

Sanction ou pas sanction ? L’affaire préoccupe grandement le colonel Benoît Ferrand, directeur du groupe de sécurité de la présidence de la République depuis cet été. Quand le couple Macron se trouvait au Fort de Brégançon, un policier en charge de leur sécurité, aurait eu un comportement inapproprié, révèle l’hebdomadaire Le Point qui rapporte son laisser-aller ce jeudi 15 octobre.

Ce membre de l’équipe privée du couple présidentiel a fait venir une femme dans sa chambre d’hôtel de Bormes-les-Mimosas, situé juste en face du Fort de Brégançon où séjournait le couple présidentiel. Rencontrée dans un bar, l’invitée s’est retrouvée, à son corps défendant, à l’intérieur l’établissement où étaient logés les membres actifs du GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République.

La pratique a fuité

Ce qui aurait pu rester un secret a été ébruité par un salarié de l’établissement. Le colonel Benoît Ferrand a été informé de l’affaire. Ce dernier a fait savoir au chef de l’Etat qu’il désirait sanctionner le garde du corps et le changer d’affection suite à un comportement jugé « incompatible avec l’habilitation secret défense des membres du GSPR ».

Or, pour l’heure, l’intéressé n’a reçu aucune sanction. Macron laisse courir. Le policier continue pour le moment d’assurer la sécurité des Macron. Etait-il présent au Liban au côté de Macron ? Faisait-il partie du voyage du couple présidentiel en Lituanie, puis Lettonie, ou encore plus récemment dans les Alpes-Maritimes ? Sûrement. Mais Benoît Ferrand ne peut rien faire, sauf garder ce policier indélicat dans son viseur.

Coup de filet antipédophile: 61 arrestations en une semaine

« Cela va du chômeur au professeur en passant par un imam, des cadres, des informaticiens »

Ces dizaines de suspects appartiennent à « toutes les couches sociales », « tous les âges », « tous les environnements familiaux » et professionnels, selon l’office central pour la répression des violences aux personnes.

Ces 61 personnes interpellées depuis le début de la semaine en France sont « soupconnées » de télécharger et de consulter des images et vidéos pédopornographiques, grâce au pair à pair, peer to peer, un système d’échange de fichiers direct entre utilisateurs, sans recours à des serveurs intermédiaires. Eric Berot, chef de l’office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), a affirmé ce jeudi sur franceinfo que « toutes les couches sociales de la société sont touchées » par le phénomène. Il y a en France 100.000 connexions par an sur des sites pédopornographiques. « Il faut vraiment que la France se donne les outils pour lutter contre ce phénomène », a-t-il affirmé.

franceinfo : Comment avez-vous procédé pour identifier ces internautes ?

Un policier au centre d\'information de la police nationale, à Paris, le 16 juin 2016 (photo d\'illustration).
Un policier au centre d’information de la police nationale, à Paris, le 16 juin 2016

Eric Berot : Il y a plusieurs semaines, l’OCRVP a identifié un certain nombre d’internautes qui téléchargeaient des fichiers pédopornographiques sur les réseaux pair à pair. Nous avons décidé de mener une opération de grande envergure avec l’ensemble des services de police judiciaire locaux, afin de procéder à une série d’interpellations dans la semaine du 5 au 10 octobre. On a mobilisé pour cela 220 fonctionnaires de police judiciaire, dont une soixantaine de spécialistes en cybercriminalité. On a interpellé jusqu’à ce jeudi matin en tout 61 personnes. On a saisi des centaines de disques durs externes, de téléphones, d’ordinateurs, de tablettes, de clés USB, de CD, de DVD. Les premières investigations ont révélé que quatre de ces individus, en plus de télécharger des fichiers pédopornographiques, avaient commis des viols soit dans le domaine intrafamilial, soit dans le domaine professionnel.

Quels sont les profils des personnes interpellées ?

Il n’y a pas du tout de profil type. C’est une infraction qui transcende toutes les couches sociales et tous les âges, puisque dans cette opération, nous avons des gens qui ont entre 28 et 75 ans. Nous avons des environnements familiaux qui sont totalement différents. Nous avons des couples avec enfants, des couples sans enfants, des célibataires, des gens divorcés avec enfants et sans enfants. Donc véritablement, toutes les couches sociales de la société sont touchées. Et dans les professions, c’est exactement pareil. Cela va du chômeur au professeur en passant par un éducateur sportif, un imam, des employés, des cadres, des informaticiens. Toutes les couches de la société sont touchées par ce phénomène.

Certains de ces suspects étaient connus de vos services ?

Oui, tout à fait. Certains étaient connus. On avait d’ailleurs ciblé trois catégories de personnes. On avait ciblé soit des gens qui avaient de gros volumes de téléchargement, soit des gens qui avaient un environnement professionnel, qui pouvaient laisser à penser qu’ils passaient à l’acte. Et effectivement, des gens qui étaient déjà connus pour des faits similaires ou inscrits au fichier Fijais (Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).

Observez-vous une recrudescence des téléchargements de fichiers pédopornographiques en France ?

C’est quelque chose qui est très compliqué à mesurer. On n’a pas vraiment de chiffres. Ce qu’on a constaté, c’est que pendant le confinement, effectivement, on a eu une augmentation des volumes de téléchargement. Mais on ne peut pas tellement en dire plus. On est quand même en France à 100.000 connexions par an, ce qui est quand même beaucoup. Donc, il faut vraiment que la France se donne les outils pour lutter contre ce phénomène. Il manque une meilleure coordination. Je pense qu’il faudrait créer, comme pour l’office anti-stupéfiant (OFAST), un service, et l’OCRVP est tout à fait légitime, pour coordonner l’action en matière de lutte contre la pédopornographie.

La Véran canadienne recommande les activités sexuelles solitaires

Vers une génération de sourds de la covid…

Pendant que sévit la Covid-19, la patronne de la santé publique canadienne recommande “les activités sexuelles où vous êtes seul”. En temps de pandémie, la Dr Theresa Tam conseille de pratiquer l’activité sexuelle la moins risquée et d’éviter les baisers.

Les autorités sanitaires canadiennes ont publié, mercredi 2 septembre, des conseils sur les façons de veiller à sa santé sexuelle tout en limitant les risques d’infection et de propagation du coronavirus.

« Si vous décidez d’avoir des rapports sexuels en personne avec quelqu’un qui ne fait pas partie de votre ménage, ni de votre bulle sociale, vous pouvez prendre certaines mesures pour réduire les risques », a ajouté la Dr Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, précisant qu’une relation de confiance est primordiale. En d’autres termes, les autorités sanitaires recommandent aux partenaires sexuels de surveiller leurs états de santé respectifs.

Des relations sexuelles avec gestes-barrières: préservatifs et masques ?

La relance de l’activité sexuelle s’annoncera aussi compliquée que la relance économique… Il est également préconisé en effet d’éviter tout rapport si l’un ou l’autre des partenaires présente des symptômes, ainsi que de limiter la consommation d’alcool et de toutes autres substances qui pourraient altérer le jugement des partenaires afin que ceux-ci puissent « prendre de sages décisions« . En cas de passage à l’acte, la Dr Theresa Tam recommande également d’éviter « de [se] donner des baisers » et de « faire en sorte que [les] visages ne se touchent pas ou ne soient pas près l’un de l’autre ».

Le Canada préconise les rapports sexuels avec distanciation physique à 1m50…

Pour faciliter la tâche, les autorités sanitaires envisagent que les partenaires portent un masque couvrant le nez et la bouche. Des recommandations qui interviennent alors que, selon les données actuelles, le risque de transmission du coronavirus par le sperme ou les sécrétions vaginales demeure « très faible ».

En cas de suspicion de coronavirus, le Canada prévoit-il des dépistages d’alcoolémie avant consommation sexuelle, en cas d’excès de boisson, et propose-t-il des 06 de parrains et marraines de substitution à appeler pour des nuits torrides sécurisées ?

L’élue écologiste Alice Coffin clame sa haine des hommes

Faut-il être haineux et déréglé pour être féministe et écolo?

«Les hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leur musique, je ne lis pas leurs livres»: qui est à ce point bancale ?

Dans son pamphlet… Le Génie Lesbien, la militante féministe écrit avoir boycotté les œuvres créées par les hommes, qu’elle assimile à des «assaillants».

Une misandrie assumée qui pourrait susciter la compassion. Dans son pamphlet Le Génie Lesbien paru le 30 septembre, l’élue EELV et militante féministe Alice Coffin revendique le fait d’avoir boycotté les artistes masculins. Elle y explique qu’elle ne lit plus de livres écrits par des hommes, qu’elle ne regarde plus de films réalisés par des hommes, qu’elle n’écoute plus de musique composée par des hommes.

Celle qui est conseillère EELV à la mairie de Paris assimile les hommes à des «assaillants». Aux femmes, elle intime : «Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer», écrit-elle.

La misandrie est au cœur de la pensée développée par Alice Coffin depuis plusieurs années. L’une de ses interventions télévisées sur la chaîne russe RT en 2018 avait suscité l’indignation. «Ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, à ne pas être tuée, à ne pas être tabassée, avait-elle déclaré en direct. Et cela évite que mes enfants le soient aussi. »

Alice Coffin, élue EELV de Paris n’en est pas à sa première agression sexiste.

En novembre 2019, dans la revue National Geographic, groupe Le Monde, Coffin conseille aux femmes « d’éviter toute critique publique envers d’autres femmes en position de pouvoir. C’est un exercice difficile, car certaines n’agissent pas en féministes, mais il me semble indispensable, si nous ne voulons pas entretenir la misogynie. Concentrons, en public, nos attaques contre les hommes. […] Soyez exigeantes, devenez lesbiennes ! Ou, du moins, apprenez à vous passer du regard des hommes »

Les femmes féministes sont embarrassées

En juillet, Alice Coffin, avec une autre militante Raphaëlle Rémy-Leleu, a poussé à la démission l’adjoint à la Culture Christophe Girard, à la suite de son audition en mars dans l’enquête «pour viols sur mineurs» visant l’écrivain Gabriel Matzneff.

La journaliste lesbienne et féministe Pauline Delassus en livre un commentaire indigné, relevant que le pamphlet est si « outrancier qu’il en dessert la cause qu’il prétend défendre »:

« Elle demande l’inclusion et pourtant ne cesse d’exclure. Les stéréotypes de genre affluent, donnant une vision démodée de la sexualité, ignorant la bisexualité et la fluidité assumées aujourd’hui par la jeune génération. […] Dans un condensé simpliste et intransigeant, la militante met dans un même sac tous les hommes, renvoyés à une masse informe et indistincte, « des assaillants », écrit-elle. « Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer ». Tout en nuances, Alice Coffin précise qu’elle ne lit plus de livres écrits par des hommes, qu’elle ne regarde plus de films réalisés par des hommes, qu’elle n’écoute plus de musique composée par des hommes. […] Cette vue partiale illustre la méthode d’Alice Coffin. La jusqu’au-boutiste ne convainc pas, elle assène ; elle ne démontre pas, elle martèle ; elle ne pense pas, elle généralise. Censé être une apologie du droit à la différence, son argumentaire dévoile au contraire une idéologie rétractée, communautariste, teintée de sectarisme. Le titre de l’essai résume la pensée – et l’ouverture d’esprit – d’Alice Coffin : « Le génie lesbien », présupposant qu’une communauté, définie par ses préférences sexuelles, serait supérieure aux autres. »

(Pauline Delassus, Alice Coffin, branchée sur sectaire)

La militante féministe  lesbienne Caroline Fourest craint un effet contre-productif

Ancienne conseillère de la socialiste Nahat Vallaud-Belkacem, Caroline Fourest, qui a un temps milité au côté d’Alice Coffin, se désolidarise,  dans un réflexe de taqîya, s’inquiétant dans Paris Match de «cette approche essentialiste, binaire et revancharde qui abîme des années de révolution subtile et flatte les clichés anti-féministes».

Fourest se dit elle aussi « atterrée par cette approche essentialiste, binaire et revancharde qui abîme des années de révolution subtile et flatte les clichés anti-féministes. […] Le féminisme a du génie, le lesbianisme politique aussi. Mais on n’est pas géniale parce qu’on est lesbienne. Et je crains que ce livre ne le démontre ».

Notre société est menacée dans ses fondements.                          Dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, Elisabeth Badinter estime que le courant de pensée de Coffin « ne peut mener qu’à un monde totalitaire ».

La fracture sexiste et sociale des LGBT est identique parmi les hommes homosexuels, tel Geoffroy Delagasnerie, ci-dessus à gauche, soutien de LFI et nouveau penseur de l’ultra-gauche qui, en septembre 2017, signa avec son compagnon, ci-dessus au centre, une tribune dans Libération – équivalent papier de la radio France Inter – intitulée « En défense des accusés du quai Valmy », soutenant des individus jugés au tribunal pour avoir incendié une voiture de police avec ses occupants, lors d’une manifestation organisée par le collectif « Urgence notre police assassine »…

La Sorbonne, université qui tolère l’interdiction d’une réunion aux «hommes cisgenres»

L’UNEF, solidaire de la discrimination des hommes qui s’acceptent dans leur sexe de naissance

Ces réunions sont ouvertes à tous, mais pas vraiment! Sont exclues les « personnes de sexe masculin » communément appelées des hommes, ne se considérant pas comme autre chose qu’un homme… 

Organisée par le comité féministe de Paris 1, cette réunion était ouverte à tout le monde, à l’exception des hommes «cisgenres».

Un concentré de termes américains: les esprits des féministes françaises sont-ils colonisés?

«Le comité féministe de Paris 1 fait sa rentrée». C’est ainsi que commence le mail envoyé par ce groupuscule de féministes dérangées à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et transféré par l’UNEF (Union nationale des étudiants de France), syndicat étudiant de gauche, régressif comme elle, aux 42.000 étudiants de l’établissement.

La suite du mail invite les étudiants qui le souhaitent à deux réunions dont le but est d’ «organiser des actions et des événements pour éclairer sur la situation particulière des femmes et des minorités de genre au sein de l’université, lutter contre le viol et le harcèlement».

Mais tous les étudiants ne sont pas conviés à ces événements: «Le comité est en mixité choisie, c’est à dire qu’il réunit tous types de personnes, cis, trans ou non-binaires, à l’exception des hommes cisgenres, dans l’objectif de créer un espace safe [sûr] de discussion», précise le mail partagé par Salomé Hocquard, la présidente de l’UNEF à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, laquelle couvre un entre-soi sectaire. En bref, ces réunions sont ouvertes à tous, sauf aux hommes bien dans leurs peaux d’hommes. Comprendre, les « machos ». Les « monstres », ce sont eux!

«Si on accepte ça à l’université, l’université est morte»

Guilhem Carayon, le responsable de l’UNI (Union nationale inter-universitaire), syndicat étudiant de droite républicaine, dans l’établissement, a vivement dénoncé ce mail, dans un tweet publié le 22 septembre. Contacté par Le Figaro, il explique sa colère: «Ce mail est extrêmement choquant, ségrégationniste. Ces organisations font des réunions en excluant certaines personnes en considérant que leur présence pourrait empêcher les autres de s’exprimer. Voir l’Unef partager ce type de message ne nous étonne pas, ce syndicat est devenu une organisation sectaire qui ne défend plus du tout les étudiants», accuse-t-il.

«L’Unef essaye de mettre dans la tête des gens qu’un débat argumenté est une violence» Olivier Vial, président de l’UNI

Un avis partagé par Olivier Vial, le président de l’UNI, qui estime que cette nouvelle polémique est «dans la droite ligne de la dérive constatée de l’Unef ces dernières années». «Ils sont dans une stratégie de provocation et mettent en avant leurs problématiques [pathologies] pour prendre l’opinion publique à témoin de façon très provocante, juge le président du syndicat étudiant. L’Unef essaye de mettre dans la tête des gens qu’un débat argumenté est une violence et qu’il faut que tout le monde puisse parler sans être contredit, sans qu’il y ait des personnes qui pensent différemment», poursuit-il. Et d’ajouter: «Si on accepte ça à l’université, l’université est morte».

«Ce énième procès est injuste»

La présidence de l’Unef feint de ne pas comprendre cette polémique. Elle n’assume pas sa solidarité. «Pour nous, il n’y a pas de sujet. Ce n’est pas nous qui organisons cette réunion, nous avons juste, en tant qu’association représentative [minorité], relayé un mail à tous les étudiants de l’université comme c’est fréquemment le cas avec d’autres organisations», se défend le syndicat étudiant, sans nommer ces autres-là.

Et ce tractage, une diffusion de mails, ne signifie pas que l’Unef est en total accord avec son contenu, assure l’association, foireuse, en écho. «Nous sommes d’accord avec ce comité sur beaucoup de sujets. Nous n’avons jamais caché que nous organisions des réunions non-mixtes, mais nous le faisons uniquement en interne de notre organisation, pas sur les universités. Ce énième procès est injuste», estime la présidence de l’Unef.

« Vidal dans le canal »: incitation au meurtre ?

Jouets genrés : où en est l’application de la charte pour une représentation mixte ?

Les lobbies féministes et LGBT maintiennent la pression sur l’exécutif

Ceci n’est pas un garçon

Il y a un an, jour pour jour – et la presse à genoux y veille -, fabricants, distributeurs de jouets et… associations signaient avec les pouvoirs publics une « Charte pour une représentation mixte des jouets« , pour faire reculer les stéréotypes de genre dans l’univers des jouets. En clair, une action dictée par les lobbies féministes en lutte contre la physiologie et la biologie naturelles: la nature n’a pas droit de cité dans la gauche progressiste, intello et… écologiste. Tout ce qui est sexué est sexiste: il n’est que le genré et le neutre qui vaillent… A quelques mois des achats de Noël, cette charte semble plutôt bien respectée des fabricants et distributeurs, mais s’impose aux consciences des Français.

Le mardi 24 septembre 2019, le gouvernement signait avec fabricants et distributeurs de jouets une charte visant à promouvoir la mixité des jouets et réduire les stéréotypes. Les signataires qui ont cédé aux exhortations –  telle la Fédération française des industries jouet/puériculture, FJP – , non pas du Parlement, mais d’Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s’engageaient à plus d’efforts pour représenter et mettre en valeur les jouets de manière plus neutre: ce qui tout sauf neutre, dès lors qu’il est question d’efforts. Un an plus tard, cette charte a produit ses effets, notamment dans les magasins spécialisés. 

Des jouets qui ne soient pas trop… »excluants », c’est-à-dire tout sauf structurants

Pour Michel Moggio, président de la FPJ, il s’agit ainsi « d’évangéliser tous les acteurs » pour aller encore plus loin dans les actions de castration des petits garçons, des graines de « machos ». Les fabricants ont fait ce que ce commerçant appelle des progrès, pour préserver son chiffre d’affaires. « Dans les univers très typés [voilé? crépu? on frise le racisme!], on évite que les jouets ne soient pas trop ‘excluants’ en ajoutant des caractères féminins » dans les jeux de construction, d’imitation, à figurines… » Et inversement, des caractères masculins ajoutés aux assistantes maternelles, aux hôtesses d’accueil, aux coiffeurs et aus antiquaires des jeux pour enfants. Pour les jeux scientifiques, les fabricants envisagent la mise en place d’un « label pour tous » qui serait « incluant », ajoute-t-il. . 

Les jeux d’expériences scientifiques plus neutres

Il suffit de prêter attention aux pubs papier ou télévisées pour constater que et les séries télévisées pour constater que les inspecteurs de police sont des hommes et les commissaires, des femmes: et le top, ce sont les commissaires noires noires: à croire que les Noirs sont majoritaires en France et les femmes noires parmi les femmes de France. C’est l’égalitarisme à la française. Donc, sur les linéaires de jeux, on peut ainsi constater que les célèbres boites de « petits chimistes » sont devenues mixtes, en sorte que la femme islamiste qui ne manie pas encore le couteau puisse se former à l’ABCD de la parfaite petite djihadiste explosive de commission parlementaire. A une exception près, tous les fabricants affichent désormais sur les emballages des visages à la fois de filles et de garçons pour un produit qui est au final rigoureusement le même que les années précédentes… Viol des mentalités ? Au Cambodge, les khmers rouges aussi ré-éduquaient les masses…

Le cambouis rebute encore les filles

Autre exemple, au rayon de ce que les professionnels appellent les « jeux d’imitation », à savoir les modèles réduits de cuisines ou d’ustensiles ménagers, on peut voir sur l’emballage d’un modèle réduit d’aspirateur la photo d’un petit garçon en pleine action de nettoyage.

Album pour les enfants des écoles de Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem (théorie du genre) : « A poil le bébé, à poil la baby-sitter, à poil les voisins, à poil la mamie, à poil le chien… A poil la maîtresse…« 

Mais chez les fabricants, on rend à César ce qui appartient à César: la mixité dans les jouets était engagée depuis déjà quelques années, bien avant la signature de la charte: Madame Pannier de la ménagère de bientôt 50 ans n’a donc rien inventé? Au jeu d’imitation pour filles, Pannier-Runacher a fait comme Ségolène Royal Vincent Peillon (LIEN PaSiDupes) ou ou Najat Vallaud-Belkacem (LIEN PaSiDupes 2014) qui voyaient d’un oeil tendre les femmes routières ou policières capables de mettre une peignée aux petits coiffeurs insolents. « Une propagande délirante », juge  L’Humanité, qui vise « les ABCD de l’égalité, ces modules pédagogiques testés depuis janvier dans quelques centaines de classes« , lâche enfin le Canard qui a le sentiment qu’ils sont destinés à lutter contre les stéréotypes sexistes dès la maternelle… Lien PaSiDupes

Ecole de la République

Mais Clémence Hollande-Royal qui poursuit des études de médecine, tente toujours, à 34 ans, de les rattraper à Cochin. Quant à sa cadette, on ne lui connaît aucun diplôme supérieur et, à 28 ans, se consacre à la politique, en soutien de ses parents: Tanguy en jupons ? De quoi galvaniser les ambitions des petites filles? Bref, c’est le Danois Lego qui s’est aligné en lançant la collection « Lego Friends » ciblant les petites filles jusqu’alors exclues des jeux de construction. 

Finies les rubriques « filles » ou « garçons »: mauvais signal envoyé à la féminité et à la virilité

Tandis que les femmes se plaignent du manque grandissant de galanterie et d’appétence des hommes et les hommes de l’absence de complémentarité et de sensibilité des femmes, les présidents successifs cautionnent ce nivellement par le bas: plus les sexes se ressemblent et moins ils s’attirent et plus ils se combattent. (L’éducation sexuelle à l’école, une obsession de l’Education nationale: lien PaSiDupes ) Les violences conjugales devront beaucoup aux féministes et aux femmes en politique. Pour les commerçants, ce qui importe, c’est que la Charte Nulle à ch*er soit une bonne affaire : cela permet de vendre plus de jouets. « Certains fabricants proposent désormais leurs jouets en deux versions, par exemple une peluche parlante existe désormais en bleu et en rose », explique Franck Mathais, le porte-parole de la chaîne de magasins Joué Club: les bleus pour les p’tits mecs et les roses pour les nanas. Au ghetto des mots, on dira les « go », les « racli », les « meufs », quoi, et les « igo« , les « kho », « les « keumé, » ! Dans les cités, tous les efforts de Royal-Belakacem-Runacher peuvent être repris au début ! Au final, les jouets sont rigoureusement identiques, mais cette petite astuce marketing permettrait d’en vendre jusqu’à deux fois plus. 

Avancée génétique ! Lien PaSiDupes

Tous les secteurs sont concernés. Ainsi, dans les catalogues, peut-on voir des petits garçons jouer à la poupée ou, désormais, avec Ken, le célèbre compagnon de Barbie, qui existe désormais en triton, la version masculine de la sirène. Lien PaSiDupes sur l’éducation à la masturbation à la maternelle Reste à savoir si, au moment de préparer les listes au père Noël, les parents s’y retrouveront, et notamment dans les catalogues qui sortiront en octobre prochain. Les distributeurs promettent qu’il n’y aura plus de rubrique fille ou de rubrique garçon. Faudra-t-il que les parents apprennent à leurs enfants quel est l’usage éventuel du sexe ?

#lundi14septembre : contre le sexisme, des lycéennes appellent à porter des tenues « indécentes »

T’es pour les tenues « républicaines », t’es un violeur !

Le mouvement féministe #lundi14septembre déverse sur les réseaux sociaux des témoignages de lycéennes refusées à l’entrée de leur établissement pour cause de tenue « provocante ». De nombreuses élèves ont prévu, lundi, de porter les vêtements qui leur sont interdits, afin de protester contre le sexisme subi à l’école.

Les minijupes, shorts ultra-courts, décolletés plongeants et, désormais les ‘crop top’ et les leggings moulants, sont souvent interdits par les règlements intérieurs des établissements scolaires

Dans le sillage des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, la mobilisation contre un soi-disant sexisme et un harcèlement prétendu prend de l’ampleur dans le milieu scolaire à grand renfort de mots-dièse.

Depuis quelques jours, la force du loup féministe est dans la meute des twittos. Ce qu’une certaine presse appelle « la parole se libère », sous les hashtags #BalanceTonBahut ou encore #lundi14septembre. Lancé sur le Chinois TikTok, puis sur Instagram, plateforme développée par Facebook (qui, comme avant lui Louis Farrakhan, vient de bannir Jean Messiha, membre du Bureau national du Rassemblement national, et Copte orthodoxe d’origine égyptienne: pour ses utilisateurs, FB est une zone de non-droit et d’abus de pouvoirs de ses administrateurs) et Twitter, ce hashtag, invite les lycéennes à venir au lycée vêtues de manière délibérément « provocante » pour protester contre les interdictions vestimentaires et les remarques subies à propos de leur tenue. En effet, nombre d’entre elles ont récemment raconté s’être vues reprocher le port d’un crop-top (haut court laissant apparaître le nombril) ou d’un short dans l’enceinte de leur établissement. Des pièces souvent jugées « indécentes », interdites par le règlement intérieur de la plupart des établissements, et qui ont parfois valu à certaines élèves de se voir refuser l’entrée dans leur sanctuaire.

Outre ce rendez-vous militant, les hashtags #BalanceTonBahut et #BalanceTonProf rassemblent, en toile de fond, des témoignages de lycéennes dénonçant les situations de harcèlement, les remarques sexistes voire les agressions sexuelles qu’elles ont subies, mais aussi l’inertie des équipes pédagogiques sur fond de « culpabilisation » des jeunes filles.

Mention TB au bac…
Excusez-la pour sa méconnaissance de l’anglais

« On aimerait que les CPE [tous et toutes ?] ne se trompent pas de cible »

Le mouvement a commencé à sévir jeudi 11 septembre sur le Web, après qu’une lycéenne scolarisée à Dax (DVC) s’est insurgée contre une affiche collée sur les grilles de son lycée. Celle-ci mentionnait le message « tenue correcte exigée » et était assortie de la photo d’un haut court et d’une jupe barrés d’une croix rouge.

La jeune fille, qui a souhaité garder l’anonymat, a aussitôt créé un compte Instagram (borda_révolte, du nom de son établissement, le lycée de Borda à Dax) pour dénoncer ces restrictions vestimentaires qui ne concernent que les filles. A peine quatre jours plus tard, le compte rassemble déjà près de 2.000 abonnés, dont de très nombreuses lycéennes qui partagent leurs propres témoignages sur des remarques proférées par leur établissement sur leurs tenues vestimentaires.

Elèves du lycée de Borda à Dax

Lundi matin, de nombreuses photos pullulaient sur les réseaux sociaux. Jupes mi-cuisse, shorts, hauts dévoilant plusieurs nombrils… Le mouvement #lundi14septembre est soutenu par plusieurs associations féministes. « On soutient les jeunes filles qui rappellent que ce n’est pas la tenue des filles qui est un problème », exprime Céline Piques, porte-parole de l’association Osez le féminisme !, contactée par France 24. « On aimerait que les CPE [conseillers principaux d’éducation], ne se trompent pas de cible et changent leur fusil d’épaule et sanctionnent les garçons« . Mais quels garçons ? Il est tabou de préciser quelle origine et quelle confession. Quoi qu’il en soit, une guerre des sexes est ouverte contre un ennemi qui n’est pas clairement identifié…

En effet, selon la porte-parole sexiste de l’association féministe, aucun rappel à l’ordre, voire à la loi, n’est effectué dans les établissements, alors que les agressions sexuelles sont répandues dans les couloirs des collèges et lycées sous prétexte de tenues courtes ou jugées provocantes. « Il faut aller jusqu’au bout de l’initiative ‘la honte doit changer de camp’ et exiger des équipes pédagogiques qu’elles sensibilisent les élèves – tous, sans distinction de culture ? – au harcèlement sexuel et aux agressions sexuelles pour que cessent les comportements inacceptables de certains garçons« , estime Céline Piques qui les amalgame pourtant en ne les désignant pas. En tant que porte-parole de l’association, cette dernière dit être intervenue de nombreuses fois en milieu scolaire et a pu constater la présence latente d’une certaine « culture du viol » à travers des jeux et défis fixés entre garçons, consistant par exemple à toucher les fesses des filles dans les escaliers. « Des remarques avaient fusé quand j’avais dénoncé ce qui est des agressions sexuelles, des remarques du type : ‘ah ben en même temps, il ne fallait pas qu’elle s’habille comme ça !' », poursuit Céline Piques, qui ne rechigne pas à véhiculer les poncifs éculés.

Dimanche, le collectif « #NousToutes » a également montré son engagement et son soutien au mouvement #lundi14septembre. « Nos tenues ne sont pas le problème. Le problème, c’est le harcèlement, les agressions et les viols. Soutien à toutes celles et ceux qui refusent la culpabilisation des femmes. » Ce collectif féministe est engagé contre les violences sexistes, sexuelles, économiques, psychologiques, verbales et physiques faites aux femmes et regroupe des particuliers, des associations et des organisations syndicales et politiques. Les fondatrices sont notamment Camille Bernard et Caroline De Haas, militante à Amnesty International, aux Petits frères des pauvres et des Scouts Unitaires (en rupture avec les Scouts de France) et à l’Union nationale des étudiants de France (UNEF, qui est devenue racialisée), ex-conseillère de Ségolène Royal candidate à la présidentielle de 2007, co-fondatrice d’ Osez le féminisme! en 2009 et ex-attachée de presse du porte-parole du Parti Socialiste, Benoît Hamon jusqu’en 2012, quand le candidat de Génération.s est laminé.

Sexualisation et culpabilisation

« Aujourd’hui #lundi14septembre des jeunes filles ont décidé spontanément partout en France de porter jupes, décolletés, crop-top, ou maquillage pour affirmer leur liberté face aux jugements et actes sexistes. En tant que mère, je les soutiens avec sororité & admiration », a réagi, lundi sur Twitter, la Ministre déléguée à la citoyenneté, et ex-secrétaire d’État chargée de l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.

Cette dernière est à l’initiative, avec le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de la création des « référents égalité«  dont les établissements doivent se doter depuis la rentrée 2018, afin de sensibiliser les élèves à l’égalité entre les filles et les garçons. Une égalité qui ne semble pas encore au goût du jour, estime Céline Piques. « Les règles doivent être les mêmes pour les filles et les garçons. A partir du moment où il y a des garçons qui viennent encore en short au lycée, il est impossible d’interdire aux filles de porter des jupes aussi courtes qu’un short, c’est une question d’égalité« , affirme-t-elle, visiblement déconnectée. 

Obnubilés par la notion d’égalité entre les « genres », Osez le féminisme! et ses semblables refusent de considérer les différences sexuelles et de voir dans l’intention de Blanquer une protection de la jeune fille. Au lieu de joindre leurs efforts à ceux de l’exécutif, les associatives politisées déplorent que les contraintes présentes dans les règlements intérieurs ne concernent que les filles, et selon elle, de telles mesures ne peuvent être motivées par la notion de « respect ». « Ce n’est pas une question de ‘respect’, sinon on ne parlerait pas d »indécence' », explique à France 24 la porte-parole d’Osez le féminisme!. « Il s’agit bien d’une question de ‘décence’ de la tenue, donc le fait qu’elle soit sexualisée. Une fille qui vient en mini-short ou en jupe courte, on va la percevoir comme étant sexualisée, et donc forcément responsable des violences sexistes qu’elle pourrait subir à cause de cette tenue, mais les interdictions ne concernent pas les garçons : la décence ne s’applique qu’aux filles et c’est bien là le problème« . Sauf que les garçons ne sont pas non plus autorisés à porter des tenues débridées.

Ces associations féministes ont une vision genrée de la notion d’indécence et se décrédibilisent par leurs partis pris sexistes. Ainsi se plaisent-elles à développer un discours populiste de nature à plaire aux adolescents rebelles: la lutte des classes n’a plus la cote, alors fallait-il pour autant dresser les filles contre les garçons et les Noirs contre les Blancs? Un écueil : les agresseurs sont-ils plutôt des « mâles blancs » ou des machos noirs? Les féministes contournent le sujet et se branchent sur une certaine culpabilisation des jeunes filles, dénoncée dans de nombreux témoignages. « En 6e, je portais une combi-short avec un collant et ma CPE m’a dit ‘Attention tu vas attirer l’œil des mauvais garçons’, alors j’ai été renvoyée chez moi », raconte par exemple Leila sur Twitter.

Ni la plaignante, ni ses supportrices ne veulent admettre qu’il n’est pas envisageable pour une jeune fille de quitter son domicile et sa cité dans cet accoutrement et que la lycéenne a dû se changer discrètement en chemin…

Combi-short dit d’échauffement…

« ll y a une inversion totale », prétend Céline Piques. « Ces normes ne s’appliquent qu’au corps des filles – ce qui est faux – (il faudra qu’elle se penche un jour sur les goûts vestimentaires des lycéens gays: sont-ils validés par l’école ?), uniquement parce qu’il y a du sexisme dans notre société et qu’il y a des violences sexistes et sexuelles qui sont commises par les garçons », argue-t-elle à travers son télescope monoculaire. Aussi, la porte-parole d’Osez le féminisme assène : il faut, selon elle, supprimer les préconisations vestimentaires à destination des filles et mettre en place un certain nombre de sanctions quand il y a des comportements sexistes de la part de garçons, « pour que les filles puissent enfin venir en jupe à l’école, mais surtout venir en jupe en toute tranquillité… Et ça, ce n’est pas encore gagné« . Qu’elles commencent donc par entrer et sortir des cités en combi-shorts et on en reparle ?

Soupçons de harcèlement sexuel et démission de Pierre Aidenbaum, un adjoint PS d’Hidalgo

Une nouvelle affaire sexuelle secoue l’Hôtel de Ville, après la démission contrainte fin juillet de Christophe Girard, l’ex-adjoint à la Culture de Bertrand Delanoé, puis d’Anne Hidalgo visé par une enquête pour viol.

Soupçonné de harcèlement sexuel, Pierre Aidenbaum, adjoint à la mairie de Paris, démissionne.

La Mairie vient d’annoncer ce lundi la démission du socialiste Pierre Aidenbaum, ancien président de la LICRA, de son poste d’adjoint à la Seine dans l’équipe ‘Paris en Commun’ d’Hidalgo. « Cette décision intervient à la suite de la révélation de possibles faits de harcèlement sexuel à l’encontre d’une collaboratrice », indique la Ville dans un sobre communiqué. L’ancien maire du IIIe arrondissement est âgé de 78 ans.

Pierre Aidenbaum, âgé de 78 ans, a été maire PS du 3e arrondissement de Paris pendant 25 ans, de 1995 au mois de juillet 2020. L’adjoint démissionnare a été président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). 

« On laisse la justice faire son travail »

Dans l’entourage de la maire, on se refuse à tout commentaire. « On laisse la justice faire son travail », indique une proche de la maire de Paris, les faits ayant fait l’objet d’un signalement au procureur de la République dès vendredi dernier après la révélation des faits.

Le parquet de Paris a annoncé ce lundi l’ouverture d’une enquête. Selon nos informations, la collaboratrice de Pierre Aidenbaum serait arrivée en larmes vendredi matin dans le bureau d’Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la maire de Paris, et un signalement au procureur aurait été effectué dès l’après-midi.

« Cette fonctionnaire de la ville de Paris et Pierre Aidenbaum ont travaillé ensemble pendant de nombreuses années et cette fidèle collaboratrice l’a suivi à la mairie de Paris quand il est devenu adjoint à la Seine », lâche une ancienne élue du IIIe qui se dit très surprise par ces révélations.

Anne Hidalgo affiche sa fermeté

« J’ai eu connaissance de l’information par le communiqué de la Ville. Je suis étonnée mais pas surprise car j’ai appris lors de mon parcours de militante que les auteurs de violences sexistes et sexuelles ne sont pas toujours ceux qu’on croit », réagit de son côté Raphaëlle Rémy-Leleu, nouvelle élue écologiste de l’arrondissement Paris Centre et ex-présidente de Osez le féminisme qui salue « la réaction rapide et ferme de la Ville ».

Tandis qu’Anne Hidalgo avait soutenu dans un premier temps Christophe Girard face aux activistes féministes qui demandaient sa démission pour ses liens supposés avec l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff, la maire de Paris n’a pas commis cette erreur une nouvelle fois. Mais au contraire a affiché sa fermeté.

« La municipalité demeurera intraitable avec tous les types de faits de harcèlement moral ou sexuel. Quelle que soit la qualité de leur auteur. Depuis 2016, la Ville s’est dotée d’un service d’accueil et d’accompagnement des victimes qui a démontré sa pleine efficacité en permettant une réaction immédiate dès le signalement des faits incriminés », insiste la Ville dans son communiqué.

Aidenbaum reste Conseiller de Paris

Figure socialiste parisienne, Pierre Aidenbaum a été maire du IIIe arrondissement de Paris pendant 25 ans. Lors de la dernière campagne municipale, il s’était effacé devant Ariel Weil, le jeune maire du IVe à la tête aujourd’hui de Paris Centre, l’arrondissement né de la fusion des quatre premiers.

Une première affaire.

Outre son rôke trouble dans l’affaire des électeurs fantômes dans laquelle Dominati a obtenu sa relaxe en 2006, en janvier 2014, la presse s’interrogea sur une incohérence dans l’attribution des logements sociaux par Pierre Aidenbaum, protégé de Jacques Lang, maire du 3e arrondissement. Il aurait en effet autorisé l’octroi d’un appartement (non HLM) de 99 m² près de la place des Vosges en 2004, à un Alain Riou, cadre de la fédération française de tennis (FFT) dont le salaire atteint 9.000 euros par mois. Aidenbaum affirme : « Jamais, je n’aurais laissé passer ce dossier si j’avais su que le candidat gagnait plus de 9 000 € par mois. Jamais ! C’est catégorique ! », en invoquant un choix d’Yves Contassot, chef de file des Verts à Paris, son adjoint au logement de 1995 à 2008. Depuis, les deux hommes se renvoient mutuellement la responsabilité.

Paris: ensauvagement des bars et restaurants

De quel droit les restaurateurs imposeraient-ils des nuits blanches aux voisins pour s’éviter une année noire ?

Recrudescence de covid-19 en Ile-de-France: comment se fait-ce ?

Des associations de riverains parisiens revendiquent la protection de leur sommeil face aux nuisances qu’occasionnent l’extension des terrasses dites « éphémères », en fait « sauvages », alors que la mairie pastèque promet de « renforcer les contrôles ». 

La ville de Paris est à l’origine de cet affrontement: elle a annoncé fin août qu’elle prolonge jusqu’en juin 2021 l’extension des terrasses des bars et restaurants sur l’espace public, « une aide précieuse », selon les professionnels de ce secteur durement frappé par la crise du coronavirus et le confinement du printemps, comme d’autres. 

Face au regain de l’épidémie, le gouvernement a appelé vendredi à la « responsabilité de chacun », mais sans recourir à des restrictions d’horaires ou fermetures de certains établissements comme le font courageusement des pays voisins.

Techniquement, les gérants des près de 8.000 établissements parisiens qui bénéficient de cette mesure doivent respecter une charte prévoyant la fermeture des extensions à 22h00 et la limitation des nuisances sonores.

Pourtant, « ça se passe mal », estime Gérard Simonet, le président de Vivre-le-Marais, une association d’habitants du centre gay de Paris, dénonçant « des nuisances sonores qui s’étendent bien au-delà de 22h00 ». 

« On a la sensation de n’avoir aucun recours, ça créé du désespoir », renchérit Yussef Tahiri, membre du Collectif Jean-Pierre Thimbaud, une rue du 11ème dans un quartier particulièrement festif, regrettant un manque « de cadre ». 

D’autres membres du collectif et lui ont l’intention de déposer un nouveau recours après avoir été déboutés au printemps devant le tribunal administratif qui a retenu « le caractère provisoire de la mesure« .

« #balancetonbar »

Cette grogne trouve un écho sur les réseaux sociaux, comme le compte twitter du Collectif nuisances sonores qui recensent les cas de non-respect des règles sous les hashtag #balancetonbar et #nuisancessonores et qui comptent tous les deux des centaines d’occurrences sur Twitter. 

Amélie Terrien, fondatrice du collectif, a lancé en début de semaine une « grande enquête sur les nuisances sonores à Paris » qui a obtenu plus de 900 réponses en quatre jours. « Au niveau du collectif, on est passé d’une dizaine de personnes à plus d’une centaine depuis la fin du confinement« , assure-t-elle. 

« Mes enfants ne s’endorment pas avant 23h00 », s’insurge une maman dans le 4ème arrondissement. « Je suis réveillée 3-4 fois par nuit du mercredi au dimanche », décrit une habitante du 2ème. « Je me suis habitué à être épuisé constamment », raconte un étudiant du 11ème. 

Tous ces parisiens dénoncent « un enfer », « un calvaire », mais ne souhaitent pas être cités nommément, car « il y a des représailles de la part des restaurateurs », affirme l’une des riveraines, évoquant des « intimidations ». 

Au-delà du bruit, les terrasses étendues posent aussi des problèmes de circulation, dénonce Yussef Tahiri. Dans la rue Oberkampf, « 75% des places de livraison sont occupées par des terrasses. Comment font les commerçants pour se faire livrer ? », déplore-t-il. Priorité à la relance de l’économie ? Priorité à celui qui braille le plus fort.

Pour beaucoup de riverains interrogés, il s’agit d’un « pas de plus vers la mono-activité bistrotière à Paris », selon la formule de Patrick Broders, habitant le 4ème arrondissement. 

Ces riverains dénoncent aussi le manque de sanctions et, comme le collectif Droit au Sommeil Paris, des contraventions « pas assez dissuasives ».

Nicolas Nordman, adjoint à la maire de Paris chargé de la prévention et de la sécurité, rappelle lui que les « amendes sont passées de 135 euros à 500 euros ».  

Les agents de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP) effectuent « 300 opérations par jour pour vérifier l’application de la charte » et « 2.000 procès verbaux » ont été dressés durant l’été pour « non-respect des règles », souligne-t-il.

Le secteur reconnaît que les terrasses éphémères peuvent créer « quelques tensions », comme l’admet auprès de l’AFP Franck Trouet, porte-parole du Groupement National des Indépendants, organisation professionnelle qui représente les cafés et restaurants.

Franck Delvau, président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie – Ile de France (UMIH IDF), appelle d’ailleurs à « sanctionner » ceux qui ne respectent pas la charte, « parce qu’ils mettent en danger toute la profession ».

Mais, relève Frank Trouet, les terrasses « sont aussi pour nos concitoyens un rayon de soleil qui fait du bien au moral dans cette période difficile ». Un rayon de lune pour ceux qui ne réussissent pas à s’endormir et pour les enfants en manque de sommeil.

Peut-on parler de mafia de la restauration ?

En 2009, Sarkozy avait entendu le désespoir des restaurateurs et avait accordé une TVA réduite à 5,5% dès le 1er juillet pour leur permettre de baisser les prix de 11,8%, soit un coût de 3 milliards d’euro pour l’Etat.

Elle était censée faire baisser le prix des plats pour les clients, mais une étude IPP a établi que ce sont les restaurateurs qui en ont principalement profité.

Les patrons de restaurants ont capté 55,7 % des gains réalisés, bien davantage que les 33% qu’ils étaient censés obtenir. De quoi ainsi augmenter de 24% leur bénéfice. Les salariés n’ont eux bénéficié que de 18,6 % de la baisse, soit une augmentation moyenne de 4,1% du coût des salaires. Quant au client, il n’a profité que de 9,7% des gains enregistrés, soit une baisse du prix de son assiette de…1,9%. “L’effet sur les consommateurs a été limité”, précisent les économistes. Le contribuable n’est pas disposé à cracher à nouveau au bassinet de la restauration. Pas plus que de lui sacrifier son sommeil.

Hidalgo retire une plaque au nom de l’écrivain pédophile Guy Hocquenghem

La police socialiste des moeurs frappe un ami de Gabriel Matzneff, ami de Christophe Girard

En janvier 2020, Carine Petit, la maire du XIVe arrondissement rendait hommage à cet ancien journaliste, qui avait tenu publiquement des propos en faveur de la pédophilie. Dans la foulée de la démission de Christophe Girard, plusieurs collectifs appelaient à son retrait.

Mercredi, la mairie de Paris a discrètement retiré la plaque dédiée à Guy Hocquenghem (1946-1988), défenseur de la pédophilie. Cet ancien journaliste à Libération, écrivain et militant historique du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) avait déclaré sur Antenne 2 en 1978 qu‘«il y a des enfants qui adorent les vieillards, y compris sexuellement».

La plaque en sa mémoire avait été inaugurée en janvier, au 45, rue de Plaisance dans le XIVe arrondissement de Paris, par la maire, une ex-collaboratrice de l’ex-député socialiste du Cher Yann Galut, compagne de Stéphane Bretout, ex-directeur de cabinet de Pascal Cherki (donneur de sperme), et considérée comme proche d’Anne Hidalgo, mais qui a pourtant rejoint Benoît Hamon et son parti Génération.s, misant sur un destin national…

D’après des riverains interrogés par Le Parisien , la plaque aurait été retirée à la demande de la mairie du XIVe arrondissement. Si la maire Carine Petit ne confirme pas l’information, laissant penser à un geste anonyme de réprobation, une source municipale explique au quotidien que «faisant suite à des interpellations relatives à certains écrits et prises de position, totalement indéfendables, de Guy Hocquenghem, la Ville a décidé que la plaque ne sera pas reposée».

La démission de Girard, un déclencheur

Une polémique grondait ces dernières semaines autour de cet hommage à Guy Hocquenghem. Les appels à sa dépose émanant d’élus écologistes – qui se refont une image après les aveux du pédophile vert Daniel Cohn-Bendit qui s’est aujourd’hui tourné vers Macro -, et militantes féministes – le collectif Les Grenades en tête – se sont multipliés, dans la foulée de la démission de Christophe Girard, qui a construit sa carrière politique en suçant la roue de l’ancien maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.

L’adjoint à la Culture à la mairie de Paris, Girard, un collaborateur de Pierre Bergé, lui-même compagnon du couturier Yves Saint-Laurent, était mis en cause par des élus écologistes pour ses liens présumés avec l’écrivain Gabriel Matzneff, visé par une enquête pour «viols sur mineur».

En décembre, l’aposition de cette plaque avait fait l’objet d’un vote au Conseil de Paris, puis au Conseil d’arrondissement du XIVe.

Par la voix de son avocate Delphine Meillet, Christophe Girard, encore en fonction au moment du vote, explique que cet hommage à Guy Hocquenghem «tombait dans [son] champ de compétence culture». Et de rappeler qu’il s’agissait d’une décision collégiale. «Je n’étais que rapporteur. Je n’ai pas voté cette délibération tout seul», se justifie-t-il.

Présidente de la Fondation Copernic, cercle de réflexion de la gauche radicale avec Pierre Khalfa, l’un des animateurs de Solidaires (SUD, syndicat révolutionnaire trotskiste) et membre du Conseil scientifique d’ATTAC, maître Caroline Mecary, militante de l’homoparentalité, favorable à l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe, alors élue du XIVe arrondissement, présente à cette délibération, a l’aplomb d’affirmer : «Si on avait su ça, on ne l’aurait pas honoré.» Les faits étaient de notoriété publique.

Mecary ferait mieux de fermer sa bouche

Girard joue sur les mots pour renier Gabriel Matzneff : il «n’est pas un ami», se défend l’ex-adjoint d’Anne Hidalgo.

Le rappeur Ademo (PNL), en garde à vue pour «usage de stupéfiants», outrage et rébellion

PNL (Peace N’ Lovés, ?) est un groupe familial de rap français composé de deux frères, Ademo et N.O.S (de leurs vrais noms Tarik et Nabil Andrieu), originaires de la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes.

Diversité défavorisée posant sur un hors bord, acquis par des moyens possiblement légaux

Des vidéos filmées par des proches du rappeur montrent un extrait décontextualisé de l’interpellation du rebelle par des policiers contraints de le maîtriser au sol pour appliquer la loi.

Une arrestation mouvementée et très commentée sur les réseaux sociaux. Le rappeur Ademo a été placé en garde à vue au commissariat parisien du XIVe arrondissement samedi pour « usage de stupéfiants », « outrage » et « rébellion », selon une source judiciaire.

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Sur la vidéo abondamment répandue sur les réseaux sociaux, samedi en fin d’après-midi, on voit le musicien plaqué par nécessité au sol puis menotté par plusieurs policiers dans le quartier d’Alésia (XIVe).

Une des interpellations qui tournent mal en cas de refus d’obtempérer

« Ca avait l’air d’être un contrôle de routine, on lui a demandé ses papiers d’identité, il a un peu rechigné, et ça s’est envenimé », raconte un témoin anonyme de la scène interrogé par Le Parisien qui ne signale pas sa proximité avec le chanteur. « C’était un peu violent, il se plaignait de douleurs au poignet », ajoute ce témoin.

« Au début, les policiers lui ont parlé de drogue, on ne comprenait rien, ils criaient, ils s’insultaient », raconte Anouk, qui a également assisté à la scène, mais dont l’identité n’est pas garantie. « Et après, il a commencé à se défendre, il les insultait un peu car il y en avait un [policier] qui ne portait pas de masque [le rappeur non plus]. Ils ont commencé à en venir aux mains », raconte-t-elle, suggérant que l’artiste n’aurait fait que se défendre.

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« Les policiers ont commencé à le toucher, à le tenir par le bras. Il s’est fait plaquer à terre. Il se défendait, il a commencé à crier, il a arrêté de parler car il se faisait étrangler », poursuit-elle, insinuant un nouveau cas d’étouffement…. La scène a duré 10 minutes. Le rappeur a été rapidement reconnu, en criant « QLF » (« Que la famille », le slogan du duo) au cours de l’altercation.

Un groupe à succès: au-dessus des lois ?

https://www.instagram.com/tv/Bv593F_ApYw/?utm_source=ig_embed&ig_mid=B885F700-99DC-492A-B9F3-916531CF9CBF

Vendredi 5 avril, PNL paradait sur l’avenue des Champs Elysées avec les fidèles de #QLF à bord d’un « Open Bus Tour » customisé aux couleurs de ce quatrième album solo.

L’arrestation a provoqué un attroupement, certains proches du groupe intimant [sic] aux policiers de ménager [celui] le contrevenant.

En avril 2017, Ademo n’a pas obtenu le visa d’entrée sur le territoire américain, alors qu’il devait participer au célèbre festival de Coachella, en Californie, « après plusieurs mois de démarches administratives ».

Ademo a en effet un casier judiciaire.

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Ce qui s’est probablement passé

Soit ils s’y sont pris hors délai, soit les USA étant devenus de plus en plus vigilants, les démarches sont d’autant plus compliquées pour le détenteur d’un casier judiciaire. Or, Ademo a fait de la prison en France…

Une autre vidéo, un montage de trois séquences, est une indication que celle ci-dessus est partisane: [https://youtu.be/_-qudrWcJHA]

Ce que la presse passe sous silence

Le père de Tarik et Nabil aurait échappé à une tentative d’assassinat

Pour se libérer de ses problèmes de trafic de drogue, René Andrieu s’exile en Corrèze en 1996 (fief de Jacques Chirac et de François Hollande) pendant 16 ans. A son retour en 2011, le père des deux rappeurs auraient voulu apparemment en découdre avec l’acteur politique qui ne lui aurait pas versé son salaire de président de  « L’Association des Jeunes des Tarterêts ».
Alors le père des deux rappeurs se rend dans le bureau du maire avec une caméra cachée et il tente de piéger Serge Dassault. La vidéo a été diffusé par le Journal du Dimanche à l’époque, en 2011.https://www.dailymotion.com/embed/video/x186pfz#amp=1

Seine-Saint-Denis : plusieurs accusations d’agressions sexuelles dans une clinique

Pourquoi cette concentration de cas dans le groupe Ramsay Santé ?

La clinique du Bois d\'Amour de Drancy.
La clinique du Bois d’Amour de Drancy

La CGT de Drancy interpelle sur la récente plainte pour agression sexuelle déposée par une aide-soignante, mais aussi sur les deux plaintes pour viol qui datent de 2019 et 2015.

Une aide-soignante accuse un homme d’agression sexuelle à la clinique du Bois d’Amour à Drancy (Seine-Saint-Denis), commune gérée par Aude Lagarde, épouse de Jean-Christophe, UDI, rapporte jeudi 3 septembre France Bleu Paris. 

Les faits se sont déroulés en plein jour, « entre 12 heures et 13 heures »« dans le sous-sol de la clinique », selon la CGT de Drancy qui a lancé l’alerte. D’après le syndicat et le groupe Ramsay Santé, propriétaire de l’établissement, c’est un salarié d’une entreprise prestataire, spécialisée dans la restauration, qui aurait attaqué l’aide-soignante. L’entreprise prestataire a été immédiatement informée par la direction de l’établissement. L’individu mis en cause a été mis à pied, puis licencié.

« Sur les conseils de la direction », explique Ramsay Santé, l’aide soignante a porté plainte. Le Parquet de Bobigny confirme qu’une enquête pour « agression sexuelle » a été ouverte et que le mis en cause sera convoqué devant le tribunal le 14 mai 2021.

Les plaintes pour agression sexuelle se multiplient dans cette clinique

D’après la CGT, ce n’est pas la première fois qu’une aide-soignante est agressée dans l’établissement. Le 9 avril 2019, l’une d’entre elle a porté plainte pour agression sexuelle contre un infirmer diplômé d’Etat, alors référent de nuit dans la clinique. D’après le Parquet de Bobigny, cet homme a été arrêté le jour même, mis en examen pour viol et placé en détention provisoire. Il a finalement été relâché et “placé sous contrôle judiciaire le 27 décembre 2019” en attendant la fin de l’instruction et un éventuel procès.

Selon la Ramsay Santé, filiale du groupe australien Ramsay Health Care, ces deux affaires sont « sans rapport ». Dès les faits dénoncés, « la directrice s’est déplacée immédiatement sur l’établissement pour rencontrer la salariée victime et mettre à pied l’agresseur. Elle a entre temps contacté la police qui est intervenu sur site dans l’heure qui a suivi pour interpeller le suspect », précise l’entreprise qui est associée à l’assureur Predica (Crédit agricole). Ramsay a mis la main sur le groupe de cliniques Générale de santé dont Mediapart dénonce la stratégie dangereuse pour l’équilibre financier de la sécurité sociale et notre système de santé.

Selon la CGT, cet infirmier avait déjà été visé par une plainte en mai 2015. Une aide-soignante vacataire l’avait également accusé de viol commis dans la clinique.  « Une enquête de police approfondie durant laquelle les protagonistes et des collaborateurs de la clinique avaient été entendus avait finalement conclu à un classement sans suite de la plainte déposée », précise le groupe.

La direction de la clinique « a voulu étouffer l’affaire » selon la CGT

Pour Henri Tamar, représentant de la CGT Drancy, la direction de la clinique « a voulu étouffer l’affaire »« on minimise les faits ». D’après lui, plusieurs salariées se plaignent de ne pas avoir été soutenues par la hiérarchie Après la seconde plainte, en avril 2019, il a été mis à pied le jour même des faits et une procédure de licenciement a été engagée « mais dans la mesure où l’infirmier était protégé par son statut de membre du CE, la procédure a pris un peu de temps car il fallait obtenir l’autorisation de l’inspecteur du travail », précise le groupe. Son licenciement a été notifié le 18 juin 2019. 

Ramsay Santé précise par ailleurs  qu’après cette affaire de 2019  une enqueête a été menée auprès des salariés par un cabinet indépendant. « Les conclusions de l’enquêtent mentionnent le fait que les conditions de travail au sein de la clinique ne représentent pas un risque grave pour la santé des personnels. Des recommandations ont été faites pour optimiser tout ce qui peut l’être : la communication, la formation, la gestion des conflits, la gestion des soins ».

S’en est suivi un plan d’action mis en oeuvre par la clinique en septembre 2019 « avec un suivi dans le temps. Ce plan est toujours en cours. Certaines formations ont été retardées du fait de la situation épidémique nationale, mais elles sont bien prévues », a précisé le groupe. 

Grenoble : le rappeur à l’origine de l’affaire des vidéos de Mistral a été interpellé

Le rappeur grenoblois Corbak Hood affirme être à l’origine des vidéos de trafiquants armés qui ont provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux

11 h 48 : Corbak Hood, le rappeur, à l’origine de l’affaire des vidéos de Mistral a été interpellé ce mercredi matin, vient d’annoncer le préfet de l’Isère.

Image du clip “Chicagre” du rapeur Corbak Hood.

12 h 22 : Le jeune rappeur a été interpellé vers 8 heures dans le quartier Chorier-Berriat à Grenoble. Il se cachait au domicile d’un proche. Sa garde à vue a commencé dans les locaux de la police judiciaire de Grenoble, qui est saisie du dossier. 

13 h 01 : Le procureur de la république, Eric Vaillant, vient de confirmer cette garde à vue en début de matinée « pour provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, provocation à l’usage de stupéfiants, provocation non suivie d’effets au crime ou au délit par parole, port prohibé d’armes, injures publiques envers une personne dépositaire de l’autorité publique, ces faits ayant été commis entre le 21 août et le 1er septembre ».

Encore une rave-party illégale: la France fait la fête dans la Creuse, en pleine pandémie

Creuse : plusieurs centaines de personnes participent à une rave-party illégale

Ces centaines de fêtards n’ont qu’une vie: pour mettre en péril celle de leurs proches ?

Rien, ni personne pour arrêter entre 400 et 500 festivaliers de se rassembler, épidémie ou non, samedi soir.

Deux arrêtés de la préfecture – pour se protéger des poursuites judiciaires contre ces potentielles personnes contacts – ont été pris samedi matin pour interdire les rassemblements festifs, sachant « en même temps » qu’ils auraient lieu : des centaines de ravers ont ainsi participé ce week-end à une rave-party à Feniers dans la Creuse.

Virginie-Darpheuille-Gazon, préfète de la Creuse depuis juillet 2020

Inconscients ou défiant la mort, plusieurs centaines d’individus ont participé de samedi matin à lundi matin à une rave-party illégale à Feniers, dans la Creuse, a confirmé la préfecture, sans états d’âme face à ses arrêtés foulés aux pieds au mépris du risque invoqué d’un foyer de contamination au coronavirus, alors qu’explosent les cas d’hospitalisation.

En fin de journée, entre 400 et 500 festivaliers, pour la plupart arrivés dans la nuit, se trouvaient toujours sur… un terrain militaire de cette commune située dans le sud de la Creuse, en région Nouvelle Aquitaine. Dans la matinée, la préfecture avait pris deux arrêtés pour interdire ce week-end, au vu du « contexte sanitaire actuel », les « rassemblements festifs à caractère musical » alors qu’elle redoutait une affluence massive, avec la venue de 2.000 à 2.500 personnes jusqu’à lundi.

Le gouvernement, mis devant le fait accompli

Un important dispositif de sécurité de 200 gendarmes, appuyés par un hélicoptère, a été déployé dans un rayon de 10 km autour du site pour empêcher l’arrivée d’autres fêtards et de camions transportant du matériel de sonorisation.
« Il n’y aura pas d’évacuation, mais les forces de l’ordre font de la dissuasion », indique Albert Holl, directeur de cabinet de la préfecture de la Creuse.

Sous-préfète de Florac, Lozère

« Les gendarmes procèdent à des verbalisations et des interpellations pour que cette manifestation illégale s’arrête le plus rapidement possible », a assuré le directeur de cabinet de la préfète de la Creuse, une femme, comme en Ardèche où un festival sauvage a eu lieu dans les Cévennes, sur le Causse Méjean. Idem en Lozère où la préfète, Valérie Hatsch, n’a pu que constater son inutilité. « Nous sommes en période épidémique et il y a un risque de progression du virus. Il y a risque de former un cluster (foyer de contamination), répètent vainement les préfets.

La Croix-Rouge et les sapeurs pompiers n’ont-ils pas mieux à faire? Ils étaient sur place pour « encourager les festivaliers à respecter les gestes barrières et la distanciation ». La mission de la Croix Rouge est de prévenir et alléger les souffrances des hommes et de protéger leur vie et leur santé, mais comme les randonneurs qui prennent des risques et mettent en danger la vie de leurs sauveteurs, les teufeurs et les organisateurs qui provoquent l’engagement de la Croix-Rouge et des sapeurs pompiers pour ne pas avoir à financer la protection des fêtards, ne devraient-ils pas être appelés à payer les frais des interventions de sécurisation de leurs fêtes sauvages ?

Violeur récidiviste à Nantes : il avait « réglé sa dette à la société » ?

Un homme condamné pour neuf viols a avoué avoir encore violé. Et tué une adolescente le 20 août: il était sorti de prison en 2015…

 L’ancien détenu était astreint à un suivi sociojudiciaire (illustration).

L’ancien détenu était astreint à un suivi sociojudiciaire.

La justice souhaite donc se pencher sur d’éventuels ratés dans le suivi de François V. Il avait été condamné en 2005 pour 9 viols en et libéré 11 ans plus tard, soit une mise à l’écart d’à peine plus d’un an par crime sexuel.

Cet homme de 45 ans a avoué jeudi le viol d’une adolescente, son meurtre et l’incendie des lieux pour dissimuler ses traces le 20 août, à Nantes.

Une enquête ne rendra pas la petite fille à la vie, mais c’est ce qu’a à offrir l’inspection générale de la justice qui annonce ce dimanche avoir été saisie pour en diligenter une. Cette mission devra notamment vérifier, mais un peu tard, la façon dont l’ancien détenu était accompagné depuis le terme de ses 11 années de prison, en 2016. L’administration, et singulièrement Nicole Belloubet, s’en etait-elle souciée pendant quatre ans?

« Les inspecteurs du ministère, déjà [?!] présents sur place depuis vendredi soir, devront remettre [déjà] les premières conclusions de leur mission le vendredi 4 septembre », indique-t-elle.

Suivi sociojudiciaire

18 ans de réclusion criminelle mais 12 années effectives: pour désengorger les prisons… Mis en examen des chefs d’homicide volontaire [ce qui exclut l’excuse de « pulsion »], de viol en récidive [le 10e] et de destruction volontaire par incendie en récidive, François V. semble avoir reproduit le même mode opératoire que lors de la série de 9 viols qui lui avaient valu une peine de 18 ans de réclusion criminelle, en 2005, après avoir effectué plusieurs repérages.

L’ancien détenu était pourtant astreint à un suivi sociojudiciaire. Selon Yvon Ollivier, procureur de la République adjoint de Nantes, « l’ensemble des obligations à sa charge » semblait respecté, notamment « son injonction de soin ».

Cet agent de maîtrise en entreprise vivait en couple et se rendait scrupuleusement tous les… deux mois dans le cabinet d’un psychothérapeute. L’enquête devra sans doute dire s’il existait, tout de même, des signes annonciateurs de son passage à l’acte. La psychothérapie n’est pas une science exacte: ne sert-elle donc qu’à apaiser l’opinion ? L’inspection générale de la justice saisie: de quoi tranquiliser les femmes ?

Le mariage surprise de Darmanin: forcé ou arrangé ?

Une union précipitée, alibi soudain aux plaintes pour viol?

Le mariage, ce weekend, n’empêchera pas le procès du ministre de l’Intérieur, qui a traversé la rue de Bercy à Beauvau, le 6 juillet dernier: Gérald Darmanin (37 ans) devrait logiquement répondre des accusations qui pèsent sur lui. Certes, il va en effet épouser Rose-Marie Devillers (33 ans) qui travaille dans la publicité. Ils se sont rencontrés fin 2009. Le ministre a déjà été marié pendant six ans avant de divorcer, sans porter ses fruits, rappelle Closer.

Reste à savoir si ce mariage va pouvoir se dérouler dans la sérénité ou derrière plusieurs rangs de casques et matraques en chandelles.

Darmanin étant visé par deux plaintes pour viol, des fellations imposées en échange de services rendus à des administrées, des militantes féministes ont appelé à manifester, tandis que d’autres militants l’accusent d’avoir milité contre le mariage des LGBT.

La justice va-t-elle passer ?

Cote de Didier Raoult à la hausse: il satisfait les tenants de la marchandisation des ventres

Les filles de Didier Raoult sont nées par GPA, révèle Marc-Olivier Fogiel

Le directeur de la chaîne d’info viole l’intimité des invités de BFM, indiquant lundi que le professeur marseillais lui a dit que «la GPA finalement, c’est la vie».

Interrogé dans l’émission «L’Instant M» sur France Inter lundi 24 août, Marc-Olivier Fogiel, directeur général du groupe BFMTV, a raconté pourquoi le professeur Didier Raoult, figure médiatique et polémique dans la crise du Covid-19, avait fini par accepter de venir sur le plateau de la chaîne télévisée.

Fogiel, debout au centre, entre le professeur Raoult et la journaliste Apolline de Malherbe

Selon Marc-Olivier Fogiel, c’est en découvrant que ce dernier a eu deux petites filles nées par GPA que le Pr. Raoult se serait décidé, y étant lui-même favorable, devine-t-on dans le témoignage du journaliste : «Il m’a dit, ‘vous savez pourquoi je suis venu ? (…) je ne vous connais pas (…) je vous ai ‘googlisé’ (…) vous avez deux petites filles par GPA (…) je trouve qu’il faut du courage face à un système qui y est opposé quand on est médiatique, de finalement enfreindre les règles. Vous l’avez fait ». Puis, « la GPA finalement, c’est la vie, c’était la force de la vie, et moi en tant que médecin, c’est ce qui m’anime.’»

Marc-Olivier Fogiel indique que le professeur marseillais est venu trois fois sur la chaîne, après qu’il l’ait «harcelé». «Je suis venu parce que j’en avais marre», lui aurait aussi glissé Raoult.

Taché accuse le gouvernement de « haine antimusulmane»: Schiappa le lapide

Schiappa crucifie Taché qui accuse le gouvernement d’entretenir «la haine antimusulmane»

Il ne lui manque que le chapeau mou et la gabardine de 1940-1944

L’ancien député socialiste de gauche, ex-macronien et désormais « tachien », adopte «une logique identitaire» qui «est celle de l’extrême droite», déblatère la ministre chargée de la Citoyenneté. Taché déraisonne et c’est la droite qui prend !

Lundi matin sur Twitter, Marlène Schiappa a réglé son compte à Aurélien Taché sur le sujet de la famille bosniaque qui a tabassé et tondu une adolescente de la famille parce qu’elle fréquentait un Chrétien d’origine serbe à Besançon. 

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé dimanche que les quatre tortionnaires «seront reconduits à la frontière car ils n’ont rien à faire sur le sol national». En vérité la procédure était déjà en cours, mais suspendue par l’épidémie de Covid-19.

[https://twitter.com/Aurelientache/status/1297608265124192256?s=19]

Désormais rangé dans le nouveau groupe attrape-tout d’anciens LREM à l’Assemblée «Ecologie, Démocratie, Solidarité», ce député dissident de la macronie a jugé la décision de Castaner excessive. «Sur fond de rivalité ethnique entre Bosniaques et Serbes, le gouvernement réhabilite la double peine chère à Gérald Darmanin et Marlène Schiappa… Et remet une pièce dans le juke-box de la haine antimusulmane. Et conjure le sort de Léonarda», a-t-il indiqué sur Twitter, sans même évoquer les violences subies par l’adolescente.

«C’est celle qui a amené le PS à 6%»

[https://twitter.com/Aurelientache/status/998608278207811584?s=1]

Marlène Schiappa a rhabillé Tache avant l’hiver, sur ce même réseau social. 

«C’est ça ton nouveau combat Aurélien, défendre ceux qui torturent et tondent une fille de 17 ans?, a interrogé la ministre chargée de la Citoyenneté. Avant d’enchaîner : «Défendre les gens en fonction de leur religion ou origine, c’est une logique identitaire. C’est celle de l’extrême droite. C’est la tienne. C’est celle qui a amené le PS à 6%», a-t-elle raillé, renvoyant frontalement au score de Benoît Hamon à l’élection présidentielle de 2017. Et de fait, Aurélien Taché semble, de plus en plus se rapprocher de la gauche radicale. Après avoir été invité aux «Journées d’été des écologistes», il participera le week-end prochain à la rentrée politique du PS, à Blois.

[https://platform.twitter.com/embed/index.html?creatorScreenName=Le_Figaro&dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=true&id=1297795947049754626&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fpolitique%2Fadolescente-tondue-schiappa-recadre-tache-qui-accuse-le-gouvernement-d-entretenir-la-haine-antimusulmane-20200824&siteScreenName=Le_Figaro&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

Marlène Schiappa et Aurélien Taché s’étaient déjà écharpés au printemps 2019. Celui qui était alors député LREM avait assimilé le port du voile chez une jeune fille musulmane au port d’un serre-tête par une jeune catholique. L’ancien socialiste de 36 ans véhicule ainsi les stéréotypes éculés des laïcards du siècle passé.

Alors secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes-Hommes, elle avait répliqué à l’ancien CAP de plomberie, diplômé par l’Uiversité après son passage par l’UNEF et la protection de Jean-Paul Huchon : «Il faut cesser ce relativisme qui nous fait mettre sur le même plan des chances qui sont opposées (…) Aucune femme dans le monde [ne] sera lapidée parce qu’elle porte un serre-tête», avait-elle alors souligné. Le député s’était ensuite excusé de cette caricature que n’a pu lui suggérer sa femme: on ne lui en connaît aucune.

Rouen : 3 ans ferme pour Abdallah et Kalifa reconvertis de dealers en proxénètes

Deux « Rouennais » de 22 et 23 ans ont traverse la rue pour lancer leur start-up à Cannes

La maltraitance des canards est plus sévèrement punie que la traite des êtres humains

Les deux « hommes » écumaient les foyers de mineures vulnérables pour les prostituer sur la Côte d’Azur

Un signalement au commissariat de Cannes ce jour-là ne laissait aucun doute: – « Mon ex-petite amie est en danger. Elle m’a dit “Je suis retenue contre mon gré. Je suis dans les toilettes.. Ils sont cinq ou six. Il y en a un qui s’appelle Kalifa ». Grâce à d’autres indices et des recoupements révélés par leur interlocuteur, les policiers se rendent dans un hôtel rue Jean-Jaures près de la gare de Cannes.

Abdallah Ali Aouira, un Rouennais type de 23 ans pour le premier et de Kalifa Sylla, 22 ans, également un modèle de Rouennais de naissance pour le second se présentent comme des amis venus « accompagner » deux mineures.

L’exploitation de la téléphonie et les auditions du trio en garde à vue révéleront que les deux individus se sont découvert une vocation de souteneurs. De Rouen, en passant par Paris et Marseille, ils avaient élaboré un organigramme où chacun avait une fonction bien définie, en bande organisée. (…)

Ce dossier étant complexe, de longs débats permettront de cerner la personnalité de chacun, des délinquants de banlieues qui, après vol et trafic de stupéfiants, se convertissent dans le proxénétisme, en recrutant dans les foyers, des jeunes filles la plupart mineures, très vulnérables et en grave difficulté sociale. (…)

Abdallah, qui reconnaît les faits en précise le mode opératoire : « J’étais chargé de la logistique. Les filles avaient besoin de protecteurs car c’est difficile pour elles. On peut se faire 1.500 € par jour, à Cannes : ça rapporte plus qu’à Paris, explique ce fin connaisseur du marché de la traite d’êtres humains.

Or, selon LCI, trois jeunes ont été interpellés tôt le matin un mercredi 11 décembre 2019, « soupçonnés d’avoir séquestré et forcé plusieurs jeunes filles à se prostituer pendant plusieurs mois. Les victimes sont âgées de 12 à 18 ans seulement. «  Celles-ci se voyant imposer jusqu’à 15 relations sexuelles tarifées par jour à 100 euros
la passe, selon leurs témoignages. Les tarifs n’ont pas évolué et les proxénètes de Cannes pourraient être certains parmi les quatre de 2019, âgés de 16 à 22 ans: une source policière avait alors précisé qu' »aucun des quatre mis en cause n’avait été placé en détention provisoire pour ces faits, mais que l’un d’eux était déjà détenu à l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville (Yvelines) pour des faits similaires et a été ramené là-bas« ..

Et le cynique Abdallah Ali Aouira d’ajouter: On est venu ici passer de bonnes vacances » (…)
Le tribunal suivra les réquisitions du Procureur et les condamnera tous deux à 3 ans de prison ferme avec maintien en détention.

Pédophilie : « Christophe Girard a le droit de se défendre. Mais pas de dire n’importe quoi »

Une tribune de Vincent Tolédano, avocat au barreau de Paris

Accusé d’abus sexuels dans un article du « New York Times » et visé par une enquête du Parquet de Paris pour viol, l’ex-adjoint à la mairie de Paris veut porter plainte pour « dénonciation calomnieuse ».

Par l’intermédiaire de son avocate, réduite au rôle de simple communicante, Christophe Girard a annoncé sa décision de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse » (sic) contre l’article du « New York Times » qui rapporte les propos d’un homme l’accusant de violences sexuelles à son encontre voilà plus de vingt ans.

Mis en cause selon lui sans fondement, l’ancien maire du 4e arrondissement, élu conseiller de Paris dans le 18e le 28 juin, a le droit absolu de se défendre. Mais pas de dire n’importe quoi, sauf à priver la parole publique de toute crédibilité.[https://tpc.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html]

Prévu par l’article 226-10 du code pénal, le délit de dénonciation calomnieuse s’entend de la dénonciation à l’autorité judiciaire d’un fait susceptible d’entraîner des sanctions que l’on sait être totalement ou partiellement inexact. Or, aucune de ces trois conditions cumulatives n’est réunie en l’espèce, ce que Christophe Girard et ses conseils ne sauraient ignorer.

Le quotidien américain n’est pas une autorité judiciaire, les faits étant prescrits ne sont susceptibles d’aucune poursuite et le dénonciateur qui a remis à ses journalistes des éléments de nature à corroborer ses accusations paraît persuadé de leur véracité.

Il est tout aussi déplacé d’invoquer l’atteinte à la présomption d’innocence, laquelle bénéficie à toute personne présentée publiquement comme étant coupable de faits faisant l’objet d’une enquête ou d’une instruction judiciaire, ce qui n’était pas le cas de l’élu parisien seulement visé par un article de presse qui fait état de son démenti le plus formel dans le respect des règles déontologiques de l’information, au moment de publier son communiqué.

Décrédibiliser l’adversaire et faire oublier les faits litigieux

Christophe Girard illustre ainsi le mauvais usage de plus en plus fréquent du droit pénal, simple variable d’ajustement de la communication de crise, les avocats devenus attachés de presse, quand ce n’est pas ministre de la Justice, ayant jeté leur robe aux orties de l’arène médiatique tout en dénonçant, la main sur le cœur, le tribunal de l’opinion.[https://9016052bfc66a0efdc63cd790e1529bb.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html]

Un démenti ne suffit plus, il faut annoncer le dépôt d’une plainte, l’infamie supposée de l’infraction pénale trop vite dénoncée devant décrédibiliser l’adversaire et faire oublier les faits litigieux. Comme si porter plainte, n’importe comment et pour n’importe quoi, dispensait de tout débat.

Pourtant, l’action judiciaire reste possible et un jugement, rendu au nom du peuple français, peut faire justice de l’atteinte qui aurait été portée à l’honneur et à la considération, caractéristique de la diffamation, sans qu’il soit besoin d’effets de manche qui ne trompent que les gogos.

L’actualité récente des prétoires en offre le reflet contrasté, signe du bon fonctionnement de la justice.

En avril 2019, l’ancien adjoint au maire de Paris [l’écologiste] Denis Baupin a été débouté de sa plainte en diffamation contre les journalistes qui avaient rapporté des accusations d’agressions sexuelles à son encontre et condamné à titre reconventionnel pour procédure abusive. Il n’a pas contesté la décision de ses juges.[https://9016052bfc66a0efdc63cd790e1529bb.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html]

Puis, en septembre 2019, Sandra Muller, initiatrice du hashtag #BalanceTonPorc, a été condamnée pour avoir injustement accusé un homme de harcèlement. Elle a déclaré faire appel du jugement.

Comme disait Victor Hugo, l’avenir est une porte, le passé en est la clé.

Vincent Tolédano (avocat au barreau de Paris)

Bill Clinton mêlé à l’affaire Epstein : ces photos accablantes embarrassent les Démocrates

Ces photos tombent mal, à trois mois des présidentielles américaines.

Alors que Bill Clinton doit s’exprimer ce mardi 18 août à la convention démocrate, le Daily Mail dévoile des photos datant de 2002 où il se fait masser par une victime de Jeffrey Epstein.

Très mauvais timing pour Bill Clinton. Alors qu’il est attendu ce mardi 18 août à la convention démocrate où il pourrait annoncer son soutien à Joe Biden, comme l’a fait la veille Michelle Obama, il est rattrapé par l’affaire Epstein. Quelques heures avant sa prise de parole, le Daily Mail publie des photos où le voit en train de se faire masser en septembre 2002 par Chauntae Davies, une employée de Jeffrey Epstein qui l’accuse de l’avoir violée, précise le tabloïd. Bill Clinton âgé de 56 ans, qui n’est plus président depuis l’année précédente, se serait plaint d’une douleur à la nuque, après un voyage dans l’avion d’Epstein – un jet privé surnommé le Lolita express-, dans lequel il, s’était endormi.

L’image est aujourd’hui désastreuse, mais la cause officielle était au départ noble : les clichés auraient été pris en marge d’un voyage humanitaire en Afrique, plus précisément lors d’une pause dans un petit aéroport portugais après un départ depuis New York. Un périple organisé par la Fondation Clinton pour lutter contre la pauvreté et le Sida. Le Daily Mail précise que c’est la complice présumée d’Epstein, Ghilslaine Maxwell, actuellement en prison, qui aurait incité avec instance la jeune masseuse à s’occuper de la nuque de Bill Clinton. Sur le deuxième cliché, il apparaît avec un sourire « de soulagement ».

Si les photos font mal, l’accusatrice d’Epstein n’accable pas Bill Clinton, au contraire. Selon la masseuse, le mari d’Hillary Clinton se serait comporté en « gentleman complet ». « Bien que l’image semble bizarre, le président Clinton était un parfait gentleman pendant le voyage et je n’ai vu absolument aucun acte criminel », a confié Chauntaeconfié Chauntae Davies au Daily Mail ce mardi 18 août.

« Nous avions fait une escale pour que le jet fasse le plein et pendant que nous étions dans le terminal, l’ancien président se plaignait de raideur en s’endormant sur sa chaise », a précisé au tabloïd la masseuse qui explique avoir demandé à Bill Clinton si elle pouvait se mettre à genoux sur la chaise, car elle est mal placée pour pouvoir le masser. D’après le Daily Mail, le bureau de Bill Clinton a précisé que l’ancien président américain affirme ne rien savoir des crimes reprochés à Jeffrey Epstein, avant d’ajouter qu’il n’aurait voyagé avec lui qu’à quatre reprises en 2002 et 2003.

Tweet « polémique » de Winamax: en fait, jugé « homophobe »

« Sermonnée » par l’ANJ, Winamax retire son tweet « polémique » dénoncé par une députée LREM

Après la qualification en demi-finale de la Ligue des champions de football des équipes du Paris-Saint-Germain et de l’Olympique Lyonnais, Winamax Sport a publié un tweet : « On prend l’Europe, on l’encule à deux ». Une référence au groupe PNL, groupe de rap de Tarik et Nabil, originaires de la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, associé aux logos des deux clubs, mais qui n’a pas plu à une élue LREM de l’Ain.

Olga Givernet, 38 ans, a saisi hier le premier ministre pour dénoncer des « propos choquants et abjects » publiés par le compte officiel de l’opérateur. Alors que l’activité des jeux d’argent en ligne est très encadrée, publicités comprises, l’élue « suspecte » l’éditeur « de profiter d’un buzz médiatique, généré par lui-même sur la base de propos homophobes pour augmenter les prises de pari dans une activité sportive propice et ainsi maximiser ses profits ».

Estimant l’ « éthique remise en question », elle a réclamé « la suspension pure et simple » de l’autorisation de proposer des paris en France au profit de cet opérateur. « Et ce, avant les compétitions en référence dans le tweet ».

La députée LREM a de même diffusé la lettre adressée à Jean Castex ce 17 août, non sans mettre en copie Marlene Schiappa, ministre déléguée à la citoyenneté, Roxana Maracineanu, ministre des sports, et Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

La ministre des Sports avait jugé ce tweet « à vomir » et, en fine spécialiste du droit de l’hébergement, avait invectivé Twitter France : « Ça ne vous dérange pas de laisser passer ce genre de messages ? » 

La réponse de l’Autorité nationale des jeux (ANJ) sur demande de suspension de l’activité

La députée de la majorité a en effet estimé que l’opérateur de paris sportifs mérite une suspension de ses activités en France.

Après la condamnation par les trois membres cités du gouvernement sur les réseaux sociaux, le tweet de Winamax qui détournait les remarquables paroles du groupe de PNL – resté impunies , quant à lui – continue à susciter de vives réactions politiques. Mardi matin, la députée (LRM) de l’Ain Olga Givernet a demandé dans un courrier adressé au Premier ministre Jean Castex « la suspension pure et simple de l’autorisation de proposer des paris sportifs en France pour cet opérateur, et ce, avant les compétitions en référence dans le tweet. » [https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1295610922225065985&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.lequipe.fr%2FFootball%2FActualites%2FTweet-polemique-de-winamax-la-reponse-de-l-autorite-nationale-des-jeux-apres-une-demande-de-suspension-de-l-activite%2F1162244&siteScreenName=L%27%C3%89quipe&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

L’Autorité nationale des jeux a molli, répondant à cette demande dans un communiqué : « En l’état actuel de l’analyse, cette publication n’apparaît pas constituer un motif de suspension. Cependant, compte tenu des risques d’incitation des mineurs au jeu que peut induire une telle communication, l’ANJ sera particulièrement vigilante dans le contrôle de la stratégie promotionnelle que Winamax lui soumettra en octobre prochain. »

[https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1295644667070033921&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.lequipe.fr%2FFootball%2FActualites%2FTweet-polemique-de-winamax-la-reponse-de-l-autorite-nationale-des-jeux-apres-une-demande-de-suspension-de-l-activite%2F1162244&siteScreenName=L%27%C3%89quipe&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

Winamax a finalement retiré ce tweet des réseaux sociaux.

[https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1295663578536648704&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.lequipe.fr%2FFootball%2FActualites%2FTweet-polemique-de-winamax-la-reponse-de-l-autorite-nationale-des-jeux-apres-une-demande-de-suspension-de-l-activite%2F1162244&siteScreenName=L%27%C3%89quipe&theme=light&widgetsVersion=223fc1c4%3A1596143124634&width=550px]

Féminisme et promotion canapé: le cas Coralie Dubost

L’ambitieuse est une récidiviste

Selon le Canard enchaîné, la compagne d’Olivier Véran, ministre de la Santé, Coralie Dubost, pourrait présenter sa candidature à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale, deux ans après avoir renoncé à briguer ce même poste.

Coralie Dubost, présidente ?

Quand les dents rayent le parquet, c’est qu’on a trop sucé son pouce ?

Derrière Gilles Le Gendre, tout est possible! La succession à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale doit avoir lieu en septembre. Selon les informations du Canard enchaîné qui emploie le conditionnel, l’élue de l’Hérault « pourrait, elle aussi, se lancer à l’assaut du groupe de l’Assemblée ». L’éventuelle candidature de la compagne d’Olivier Véran ne serait pas plus saugrenue que celle d’Aurore Bergé et  ferait monter à cinq le nombre des impétrants déjà déclarés. Si elle se lançait dans la bataille, celle qui partage la vie du ministre des Solidarités et de la Santé, devrait affronter un « kéké marseillais »,  l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, un rétrogradé de l’Assemblée tombé du perchoir, doublé d’un paria, l’ancien ministre démissionné de l’Ecologie, François de Rugy, un 4×4 du paysage politique,  la députée des Yvelines Aurore Bergé, et le député de Seine-Saint-Denis Patrice Anato. Deux postulantes pour trois « mâles blancs »: manquerait plus que la très « brut de décoffrage » Laëtitia Avia pour que la fête commence en toute parité.

D’après le Canard enchaîné, Coralie Dubost « évoque auprès de ses collègues l’idée d’une candidature ». L’heure n’est pas encore à l’officialisation.

« Si je devais annoncer une candidature, ce serait auprès de mes collègues, envers qui ma responsabilité serait totale », a raconté la principale intéressée au journal qui conclut en affirmant qu’ « elle est bien partie pour être candidate ». Mais attention à ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tiré, conseille Véran.

En 2018, son nom avait circulé pour combler le même vide. Finalement, elle avait fait le choix de ne pas y aller. « J’ai été très sollicitée par mes collègues, minauda-t-elle, certains trouvaient qu’il était naturel, en tant que vice-présidente, que je me présente. J’y ai réfléchi en termes de continuité, je connaissais les dossiers. Cela pouvait être une option mais ce n’était pas la mienne », s’était alors justifiée Coralie Dubost dans les colonnes de Midi Libre, apparaissant d’une modestie de pucelle qu’on ne lui connaissait pas. Elle avait à l’époque renoncé à son ambition pour être « plus présente sur le terrain »! Un argument qui pourrait être toujours valable en 2020.

Le Canard ne dit pas si elle ne viserait pas plutôt la place de Macron en 2022…

Christophe Girard accusé d’avoir « contraint à des rapports sexuels » un mineur

Le New York Times a recueilli la révélation de cet homme aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années, Aniss Hmaïd, qui met en cause Christophe Girard, déjà pointé du doigt pour sa proximité avec l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff. L’adjoint d’Anne Hidalgo avait éte contraint à la démission.

Il affirme que l’ancien élu socialiste parisien l’a forcé à des rapports sexuels « une vingtaine de fois » depuis ses 16 ans. Des faits que nie l’ancien adjoint à la Culture de Bertrand Delanoë.

Près d’un mois après avoir dû démissionner de son poste d’adjoint à la Culture de la mairie de Paris pour son soutien à Gabriel Matzneff, Christophe Girard doit à nouveau répondre de ses actes passés. Une enquête publiée par le New York Times (article payant !), publiée dimanche 16 août, accuse l’ancien élu de la capitale d’abus sexuels sur un adolescent, Aniss Hmaïd. Les faits se seraient déroulés dans les années 1990. Aniss Hmaïd est aujourd’hui âgé de 46 ans.

L’emprise de l’élu socialiste sur ke jeune Tunisien aurait duré une dizaine d’années, en Tunisie.[https://twitter.com/davidperrotin/status/1295047182018633729?s=09] Bertrand Delanoé, un autre amoureux de la Tunisie, n’est pas impliqué.

La victime précise que, « quand il avait 16 ans », Christophe Girard l’a « contraint à des rapports sexuels une vingtaine de fois au cours des années suivantes ». L’homme politique employait alors Aniss Hmaïd comme domestique ou baby-sitter. Esclave sexuel ?  « Une nuit, à Washington, écrit le journal, l’adolescent est réveillé par Christophe Girard en train de le masturber. Il a 16 ans et c’est sa première expérience sexuelle. »

Girard nie en bloc et dénonce une « calomnie »

Le quadragénaire explique avoir été « dans une relation abusive de près de dix ans qui lui a laissé des blessures psychologiques durables ». Avant d’ajouter : « Il a profité de ma jeunesse, de mon jeune âge et tout ça pour ses plaisirs sexuels. » « Ça a détruit ma vie, en fait. Aujourd’hui je me considère comme une terre brûlée. »

Interrogé par le New York Times, l’ancien Vert Christophe Girard nie avoir eu des rapports sexuels avec Aniss Hmaïd et qualifie les accusations de « calomnie ». Il confirme toutefois l’avoir « souvent employé dans les années 1990, au point de le considérer comme ‘un des enfants de la famille' ». Ce qui n’arrange pas les affaires de ce pédophile présumé… Dans un communiqué de dimanche soir, l’avocate de Christophe Girard affirme qu’elle compte engager des poursuites pour « dénonciation calomnieuse ».

Au début de l’été, juste après le second tour des municipales, des tensions étaient apparues au sein de la majorité municipale parisienne. Les élus écologistes, alliés de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, lui demandaient de suspendre de ses fonctions son adjoint à la Culture, Christophe Girard.

Une exigence soudaine qui surprend de la part d’écologistes peu moralisateurs lorsque le libertaire Vert Daniel Cohn-Bendit se vantait lui-même de ses pratiques pédophiles. Christophe Girard avait été entendu en mars, en tant que témoin, dans l’enquête « pour viols sur mineur » qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff. Cadre de premier plan dans la maison Yves Saint Laurent et dans le groupe LVMH, co-fondateur du magazine gay ‘Têtu’, Girard n’a néanmoins pas été mis en cause par la Justice.

Le couple Macron traverse-t-il un conflit de générations ?

Les Macron en crise tiennent les enfants de l’épouse à distance cet été.

Depuis que Macron est président, le vieux couple avait ses habitudes dont celle de prendre ses vacances d’été aux frais du contribuable, au fort de Brégançon, résidence présudentielle où ils ont engagé des frais considérables de rénovation pris en charge par Marianne.

2018 était un précédent politique à l’éloignement de la famille nombreuse des Trogneux. La mamie avait exceptionnellement demandé à ses enfants (et conjoints) et petits-enfants de repousser leur venue. Désireuse que son mari se repose, « elle demande à ses enfants de ne venir qu’après le 15 août », rapportent les auteures du livre consacré à la Première dame. pour que le petit se refasse une santé sentimentale après l’affaire Benalla.

Macron avait eu besoin d’un temps d’isolement au fort de Brégançon, où il avait été rejoint par son épouse. « Dix-huit jours loin de tout, dont douze en quasi tête-à-tête », racontent à leur façon Ava Djamshidi et Nathalie Schuck (rédactrice en chef adjointe du service politique du Parisien) dans leur livre Madame la présidente, paru en 2019. Cette année-là, exceptionnellement, Brigitte Macron a repoussé la venue de ses enfants et petits-enfants dans la forteresse varoise. Désireuse de protéger le repos de son mari, « elle demande à ses enfants de ne venir qu’après le 15 août », rapportent les auteures du livre consacré à la sexagénaire.

Macron a connu un début d’année particulièrement mouvementé en raison de la situation sanitaire et de la crise économique liée à l’épidémie de Covid-19, mais il faut dire qu’il se mêle de tout et n’hésite pas à s’ingérer dans la politique intérieure du Liban à la faveur intempestive des explosions tragiques de Beyrouth.

Après être arrivé en catimini au fort de Brégançon après son épouse Brigitte, fin juillet, le président s’est rapidement montré devant les caméras au Liban, laissant son épouse seule dans le Var, le 6 août dernier.

Macron s’apprêtait à accueillir Angela Merkel au fort de Brégançon.

La chancelière allemande devait arriver au fort de Brégançon le jeudi 20 août pour donner des preuves d‘ »un couple franco-allemand soudé à la manoeuvre ». A la différence du couple Macron.

S’ils ont parfois connu des divergences, Emmanuel et Angela entretiennent de bons rapports. D’après l’Élysée, leur relation serait « extrêmement forte et quotidienne ». Récemment, et surtout en raison du contexte économique, leurs liens se sont toutefois distendus : l’Allemagne peine toujours à comprendre la mentalité des pays du Sud et s’opposait, avec les pays du Nord, dont les Pays-Bas (favorables aux prêts), à l’extension des subventions européennes demandée par Macron. « Se trouver ensemble à ferrailler dans la tranchée des négociations à Bruxelles pendant quatre jours et quatre nuits crée des liens hors normes », a récemment raconté l’essayiste Alain Minc, dans les colonnes de Challenges, en évoquant le plan de relance européen. Des liens en vérité rongés par la rancoeur…

On attend les photos des deux couples réconciliés.

Tourcoing : toujours maire, Gérald Darmanin irrite les démocrates

La commune de 100.000 habitants se cherche un maire

Au mépris de sa promesse, le ministre de l’Intérieur de Macron est toujours le maire de Tourcoing, plus d’un mois après sa nomination à Beauvau, après trous années à Bercy…

Gérald Darmanin serait-il en train de rouler les électeurs dans la farine ?  Nommé ministre de l’Intérieur le 6 juillet dernier au gouvernement de Jean Castex, Gérald Darmanin s’accroche pourtant toujours a son fauteuil à la mairie de Tourcoing. Annoncée dans un premier temps au mois de juillet, cette démission a finalement été repoussée à la fin août. Mais à quoi donc joue le « premier flic » de France ?

Dans les rues de Tourcoing, les avis sont partagés sur les efforts du ministre pour repousser l’exécution de sa promesse de démission de la mairie. « Il sait très bien que s’il est jeté de Paris, son deuxième recours, c’est ici. Il redeviendra maire, il n’est pas bête ! », assure une habitante. « Plus il retarde, plus il reste avec nous, les Tourquennois », se réjouit une autre. « On le voit partout sauf à Tourcoing: c’est ça qu’on trouve insupportable »

Son affaire de viol l’inquiète plus qu’il n’y paraît

Les élus de l’opposition n’en peuvent plus d’attendre. « Tourcoing cherche son maire. On le voit partout (Gérald Darmanin), sauf à Tourcoing, et c’est ça qu’on trouve insupportable », fustige Thomas Demarcq, membre du collectif Ambition commune. « Il y a quand même une ville de 100.000 habitants qui attend des décisions importantes. Les défis sont là, et ils sont majeurs donc on attend quelqu’un aux commandes », renchérit-il. Le remplacement de Gérald Darmanin devrait être connu fin août… Si la Justice débloque la situation.

L’élue écologiste Katy Vuylsteker a sa théorie sur ce qui motive le ministre de l’Intérieur à repousser l’échéance de ladite démission : « On n’a absolument aucune information sur le prochain conseil municipal, ou sur qui pourrait être le prochain maire désigné. Je soupçonne qu’il se garde une place en mairie de Tourcoing, au cas où il se ferait démissionner de son ministère place Beauvau », dénonce-t-elle, sans envisager encore l’évolution de la plainte qui pèse sur le ministre au temps où il négociait une intervention au profit d’habitantes contre une fellation.

Un jeu contre la montre qui atteint ses limites. Rendez-vous « après la trêve estivale », selon les mots de Gérald Darmanin, pour connaître son successeur.

[https://twitter.com/GDarmanin/status/1289159247930863617?s=19]

Les activistes ‘anti-masque’ sont-ils des exemples à suivre?

Des mouvements anti-masques, même minoritaires, se constituent en France,

à l’imitation des Etats-Unis, et la gauche, dans l’embarras, les classe souvent à l’extrême droite, mais la droite les désigne comme libertariens. Ce qui est vrai, c’est qu’ils s’opposent aux politiques de santé publique en lutte contre l’épidémie de coronavirus: ils les jugent « liberticides ». A vous donc de leur coller l’étiquette appropriée…

Ils s’érigent en minorité « éveillée » contre une mesure « inutile » et « liberticide » : très actifs en Allemagne ou aux Etats-Unis, les opposants au port du masque obligatoire peinent encore à rencontrer un large écho en France mais les censeurs de Facebook leur réserve un accueil favorable .

L’obligation du masque en public, y compris en extérieur, est vécu comme une atteinte à leur liberté par certains, d’autres n’hésitant pas aujourd’hui à parler carrément de mensonge d’Etat.

Alors que le gouvernement durcit le ton sur le port du masque et les mesures barrières, le mouvement des anti-masques semble prendre de l’ampleur. Il y a d’abord les plus visibles, de jeunes provocateurs qui participent à de grands rassemblements du type apéro festif ou rave party, sans masque. C’est pourtant dans la tranche d’âge des 20-29 ans que la hausse du nombre de cas est la plus importante. C’est aussi vers eux que le gouvernement veut désormais orienter ses efforts de sensibilisation et de prévention.

Longtemps présenté comme « inutile » par les autorités, le masque est devenu obligatoire dans les lieux publics clos le 20 juillet. Les préfets sont incités à l’imposer à l’extérieur « lorsque les circonstances locales l’exigent ».

Un certificat médical pour ne pas porter de masque

Certains individus mettent en oeuvre leurs réserves militantes de malignité pour contourner la réglementation et éviter de le porter, en s’appuyant par exemple sur des certificats médicaux qui, avec la complicité de médecins bien identifiés que l’Ordre des médecins laisse solidairement en paix, justifient de ne pas en mettre. Le décret prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 prévoit bien cette possibilité en cas de handicap, notamment respiratoire. Dans le Bas-Rhin, une médecin délivrait ce genre de certificats.

Ainsi, pour Eve Engerer, médecin généraliste à Wangenbourg, les masques font partie d’un mensonge global, comme les vaccins. « Ces mensonges, je n’en veux pas !, s’exclame-t-elle auprès de France Bleu Alsace. J’ai rencontré des personnes qui portaient le masque du matin au soir. Des femmes de ménage qui étaient obligées de porter le masque pour garder leur métier. Et même si elles étaient de bonne volonté, leur corps le rejetait, elles avaient des migraines, une hypertension… Je refuse cela. On n’a pas besoin d’être médecin pour comprendre ça. »

L’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est l’a suspendue cette semaine pour cinq mois en attendant une décision définitive de l’Ordre des médecins. Jean-Marie Letzelter, le président de l’Ordre dans le Bas-Rhin, justifie cette décision : « Nous avons appris qu’elle avait mis sur les réseaux sociaux un certificat pour permettre aux gens de le remplir eux-mêmes afin de ne pas être dans l’obligation de porter un masque là où c’est obligatoire. Évidemment, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et provoquer la suspension par l’agence régionale de santé. »

Créé en mai, le groupe Facebook « anti masque obligatoire » s’est largement nourri des atermoiements gouvernementaux. Composé de quelques centaines de personnes début juillet, il comptabilise, dimanche 9 août, près de 5.000 membres.

En avril, quand le maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) avait imposé à ses administrés de sortir le visage couvert, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait en revanche jugé que son arrêté portait une « atteinte grave à la liberté fondamentale d’aller et de venir ».

« Nous sommes identifiés comme des complotistes, des gens d’extrême droite, des anti-macronistes voire même des psychopathes », déplore Grégory Hazard, l’un des membres du collectif, qui rejette l’étiquette de « virulent » ou de « radical ».

Le quadragénaire, qui ne combat pas tant le masque que son caractère obligatoire, se décrit simplement comme différent de la masse – et  supérieur aux «  moutruches » – contraction de moutons et autruches, raillant ainsi leurs concitoyens, selon eux, grégaires et facilement manipulables – « quelqu’un qui se pose des questions »« Je doute de la véracité de tout ce qu’on nous impose pour soi-disant nous protéger », revendique celui qui se défend de complotisme global.

Cet ‘anti-corona’ éclairé s’interroge sur « les chiffres alarmistes » qu’il soupçonne d’être « gonflés, truqués », anticipe un « vaccin obligatoire pour voyager », mais ne croit pas au risque d’une deuxième vague épidémique, qu’il appelle « deuxième blague ».

Certains mettent en avant le choix des pays scandinaves ou des Pays-Bas qui n’imposent pas de protection à la population. D’autres s’amusent à se prendre en selfie ou se filmer dans des magasins le visage découvert ou avec des masques en laine à mailles très larges. Des tee-shirts « dictature sanitaire » sont exhibés.

Selon un sondage Yougov pour le Huffington Post publié mercredi 5 août, seuls 14 % des Français déclarent qu’ils refuseraient de porter un masque à l’extérieur.

Rave-party en Lozère : des huns

Risque élevé de propagation du virus et « des semaines de dégâts, ce qui a été piétiné est perdu »

Au moins 4.500 participants officiels – infox pour ne pas tomber sous le coup de l’arrêté gouvernemental – continuent de faire la fête sur un terrain agricole privé près de Hures-la-Parade, selon la préfecture de la Lozère: mensonge et aveu d’impuissance. Le site est « surveillé » par les autorités ! Et elles surveillent quoi?

Interrogé par Midi-Libre, André Baret, maire de Hures-la-Parade, souhaiterait le départ des ravers.

Quel est l’état d’esprit de vos habitants par rapport à ce rassemblement ?
Il y a beaucoup de colère et de lassitude. C’est la deuxième rave-party en vingt ans. Les résultats sont les mêmes : il y a toujours de l’inquiétude et des dégradations. Quand j’ai su qu’il y aurait un tel rassemblement, j’ai ramassé tout ce qui avait un peu de valeur.

Comment jugez-vous ce type de rassemblement ?

Que les gens fassent la fête, cela ne me dérange pas. Mais, le fait que ce soit un lieu ouvert pour la drogue et que l’on voit de très jeunes enfants au milieu de gens qui écoutent de la musique très fort, et qui ne sont pas dans un état normal, il y a un décalage avec ce que les bergers vivent ici.

Qu’attendez-vous des autorités ?

J’ai obtenu une présence des forces de l’ordre sur le site, et une vigilance auprès des habitants. Maintenant, j’attends un suivi pour savoir qui va payer, car les dégâts ne sont pas négligeables. Les exploitants agricoles sur place se sentent humiliés. Les participants sont en train de quitter le site. Il faut qu’ils partent pour que les agriculteurs puissent réutiliser les terrains sur lesquels les animaux pâturent. Mais ce qui a été piétiné est perdu. Ce sont des semaines de dégâts pour les exploitants, tout cela pour des gens qui s’amusent.

Des contestataires « anti-masque » covid-19 émergent en Occident

Comme les écologistes, ils s’érigent en minorité « éveillée »contre une mesure jugée « inutile » et « liberticide »
Très actifs aux Etats-Unis et en Allemagne, les opposants au masque peinent encore à rencontrer un large écho en France au-delà des réseaux sociaux, mais la gauche s’occupe de la propagation hexagonale de cette contestation de plus.

Leur fronde, née Outre-Atlantique avant d’essaimer en Europe, commence tout juste à frémir dans l’Hexagone en se nourrissant de de l’incohérence des décisions rendant obligatoire le port du masque dans certaines rues de certaines villes et des incessantes volte-faces gouvernementales sur le sujet.

Longtemps présenté comme « inutile » par les autorités qui en étaient démunies, le masque est devenu obligatoire dans les lieux publics clos le 20 juillet. Depuis une semaine, les préfets sont autorisés à l’imposer à l’extérieur « lorsque les circonstances locales l’exigent ».

Le groupe Facebook « anti masque obligatoire » a vu le jour en mai

Il s’est largement nourri de ces atermoiements de l’exécutif. Composé de quelques centaines de personnes début juillet, il comptabilise, dimanche 9 août, près de 5.000 membres et s’est parfois appuyé sur des arguments énoncés dans des décisions judiciaires.

En avril, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait ainsi jugé que l’arrêté du maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) imposant à ses administrés de sortir le visage couvert portait une « atteinte grave à la liberté fondamentale d’aller et de venir ».

A la croisée de revendications politiques et sociales, ce mouvement est une conséquence improbabke de la crise sanitaire e Covid-19.

Quelques semaines après le début de la pandémie, des voix anti-masques se sont élevées. Revendiquant la liberté ou la remise en question des directives politiques, le sujet fait de pluz en plus débat hors de la presse institutionnelle qui a longtemps tenté de l’occulter et ilcse trouve désormais à l’origine de nombreuses manifestations.

De nombreux pays touchés.

Les premières manifestations notables sont apparues aux Etats-Unis, courant juillet 2020, en Floride notamment, pourtant grandement atteinte par la maladie. L’organisatrice, Brittany Mozingo expliquait alors : “parfois, je pense qu’il faut porter un masque, mais il y a des moments où je pense qu’il ne faut pas. Quoi qu’il en soit, je pense que c’est ma responsabilité de prendre soin de ma santé et personne n’a le droit de me dire ce que je dois faire.

L’idée sera également reprise en août par Berlin et Montréal, où quelque 20.000 manifestants se sont rassemblés pour demander l’abrogation des contraintes liées au Covid-19, telle que l’obligation de porter un masque ou de respecter une certaine distanciation physique. En France, le phénomène reste pour l’instant assez marginal, puisqu’un récent sondage estime à 85% les Français se disant favorables au port du masque dans les lieux publics clos.
Deux courants de pensée s’opposent : la responsabilité collective et la pensée individuelle. Les media respectueux des consignes officielles commencent à se faire l’écho des réseaux sociaux, vecteurs de propagation des idées anti-masques.

Ainsi, Mourad, 35 ans, a par exemple créé un groupe Facebook comptant environ 4.000 membres. “Laissez-nous respirer ! Qui semble s’inspirer de tel autre, en soutien à Adama Traoré. Si certaines personnes veulent porter le masque, c’est leur affaire, pas la nôtre,” assure l’homme auprès de france infos. Je ne crois pas une seule minute à leur efficacité. Le virus est tout petit, plus que les mailles des masques. Et le masque, on le manipule tout le temps, c’est un véritable nid à microbes,” argumente Angélique administratrice du groupe.

Nombre de réfractaires aux masques se présentent en guides, qui ne suivent pas bêtement un discours politique. Certains appelants par exemple, au boycottage des revendeurs. [ https://twitter.com/Qofficiel/status/1228025174806663168s=19%5D

Scepticisme et diabolisation

« Nous sommes identifiés comme des complotistes, des gens d’extrême droite, des anti-macronistes voire même des psychopathes », déplore Grégory Hazard, l’un des membres du collectif, qui rejette les tentatives de diabolisation avec l’apposition de l’étiquette de « virulent » ou de « radical ».

Le quadragénaire, qui ne combat pas tant le masque que son caractère obligatoire, se décrit simplement comme « quelqu’un qui se pose des questions ». « Je doute de la véracité de tout ce qu’on nous impose pour soi-disant nous protéger », dit-il.

Il met en question « les chiffres alarmistes » qu’il soupçonne d’être « gonflés, truqués », anticipe un « vaccin obligatoire pour voyager » mais ne croit pas au risque d’une deuxième vague épidémique, qu’il appelle « deuxième blague ».

Ces groupes s’échangent de nombreuses informations, notamment sur la dangerosité de ces « muselières » qui priveraient leurs usagers d’oxygène ou les exposeraient à une intoxication au dioxyde de carbone.

Certains mettent en avant le choix des pays scandinaves ou des Pays-Bas qui n’imposent pas de protection à la population. D’autres s’amusent à se prendre en selfie ou à se filmer dans des magasins le visage découvert ou avec des masques en laine à mailles très larges. Des tee-shirts « dictature sanitaire » sont exhibés.

Les suiveurs français ont du retard à l’allumage

Pour l’heure, cette controverse se limite en France à des échanges en vase clos où les membres, conscients d’être en minorité, font bloc contre « les moutruches », contraction de moutons et autruches, un néologisme raillant une majorité, selon eux, grégaire et facilement manipulable.

Le grand défilé des « anticoronas » à Berlin, qui a réuni quelque 17.000 personnes le 1er août, mais aussi ceux au Canada, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, ont donné aux anti-masques français des envies de manifester eux aussi pour mobiliser au-delà de leurs cercles.

Plusieurs dates circulent mais pour l’heure, faute d’un mouvement suffisamment structuré, rien n’a été arrêté.« Contrairement aux pays anglo-saxons, où le respect des recommandations des pouvoirs publics a été beaucoup plus faible, les Français ont été plutôt exemplaires (…) avec même un démenti de certains stéréotypes culturels », souligne auprès Jocelyn Raude, chercheur en psychologie sociale à l’École des hautes études en santé publique (Ehesp).

Sur la question des masques,« on a même constaté une augmentation régulière de leur utilisation dans les lieux publics fermés à partir du mois de mai et jusqu’à la fin juin » avant une légère baisse liée, selon J. Raude, à « l’accoutumance au risque », un phénomène « déjà observé dans toutes les épidémies (…) comme la dengue, Zika ou le chikungunya ».

Selon un sondage Yougov pour le Huffington Post publié mercredi 5 août, seuls 14 % des Français déclarent qu’ils refuseraient de porter un masque à l’extérieur.

« Il n’y a pas en France un terreau très important pour une mobilisation anti-masques. L’opinion est d’abord dominée par l’idée qu’on n’a pas raconté la vérité aux Français sur le manque de stocks », explique Bruno Cautrès, politologue au Cevipof.

Cinq mois après le début de la crise sanitaire, « s’il y avait de vrais leaders d’influence pour mobiliser là-dessus, ils seraient déjà apparus », ajoute le chercheur.

Marseille impose le port du masque: les écolos illustrent le désordre ambiant

Plus personne ne sait plus ce qu’il doit faire.

Le port du masque est obligatoire à Marseille depuis samedi matin et ce jusqu’au 31 août. La décision a été prise par arrêté préfectoral face à une augmentation du nombre de cas dans le département. Mais la mesure ne va pas être facile à faire respecter, comme l’a constaté Europe 1 dans les rues de Marseille. Oui, mais où et quand ?

Il serait injuste de dire que les Marseillais sont ingérables. Le port du masque risque d’être une gageure: Marseille-ville est découpée en trois zones! En accord avec la mairie, la décision a été prise par arrêté préfectoral face à une augmentation du nombre de cas de Covid-19 au sein parmi les 20-40 ans dans… le département des Bouches-du-Rhône, mais les habitants sont déboussolés.

Lutter – au centre – contre le relâchement estival

L’obligation du port du masque en extérieur concerne les secteurs du Vieux Port, du Cours Julien et de l’escale Borély, trois zones très fréquentées, surtout en période estivale.

Mais ce zonage est arbitraire et de ce fait difficile à faire respecter. Dans les rues de Marseille vendredi, beaucoup avait un petit argument contre cette mesure : « je ne peux pas, je fais du sport ». D’autres blâment la chaleur, « avec l’été, c’est un peu compliqué sur la durée » ou encore « c’est contraignant, il fait chaud ».

Des médiateurs dans le centre-ville

Cette mesure est en revanche applaudie par les restaurateurs du centre-ville! Frédéric Jeanjean fait une exception pour le business: « c’est une nécessité, surtout quand on voit comment les gens ne respectent pas les gestes barrières, sur les plages, dans les rues ou dans les soirées. Si on ne veut pas que la rentrée soit un fiasco, il faut faire un rappel à l’ordre ». Une crainte fondée selon les chiffres de l’ARS qui n’a pas toujours brille por sa prévoyance et sa clairvoyance. Ils ne sont pas bons depuis deux semaines et le niveau de vulnérabilité du département vient de monter d’un cran.

Le professeur Raoult n’est pourtant pas aussi alarmiste, puisque les cas enregistrés concernent la population des 20-40 ans, laquelle n’est pas vulnérable et candidate à la réanimation. Il reste qu’elle est porteuse et représente une menace pour ses aînés.

Mais la réglementation diffère sur… la plage !

Le prétexte du « relâchement estival » tombe et la covid-19 n’y est plus un risque… Là où les jeunes se rassemblent, se contaminent et propagent le virus.

Paradoxalement, alors que l’ARS annonce une reprise de la crise sanitaire, la mairie de gauche autorise l’accès à la plage des Catalans qui reste désormais ouverte jusqu’à 22h et toute la nuit entre samedi et dimanche…

Les pique-niques sur la plage des Catalans étaient à nouveau possibles dès ce mercredi 29 juillet. Michèle Rubirola, la nouvelle maire écologiste de Marseille, a annoncé ce mardi que la plage des Catalans disposera désormais d’horaires élargis. Les horaires d’ouverture en vigueur ne suffisaient pas, de 8h30 à 20h.

La mairie d’union des gauches fait fi des polémiques depuis plusieurs années sur les horaires d’ouverture de la plage des Catalans, certains riverains étant exaspérés par les nuisances nocturnes.

La nouvelle municipalité assure qu’il est nécessaire d’élargir les horaires pour permettre au plus grand nombre d’en profiter. Michèle Rubirola, un médecin, parle d’expérimentation cet été pour voir comment cela se passe… Et cela comme si la crise sanitaire était surmontée. De son côté, l’élu à la sécurité, Yannick Ohanesdian, promet « évidemment une surveillance accrue » de la police municipale et des vigiles embauchés pour la surveillance de la plage.

Dans un communiqué du jeudi 6 août, la maire de Marseille, Michèle Rubirola, annonce qu’à la « suite de tests réalisés ce matin, les plages du Prophète et des Catalans sont fermées temprorairement par mesure de précaution. » D’autres tests seront sans doute effectués plus tard dans la journée.
« Le plus grand nombre » a pu profiter des plages de la ville pendant une semaine. Il doit maintenant s’adapter au port du masque obligatoire au coin de la rue.

Ras-le-bol de Nagui: il a encore fait la morale

Nagui a pris le melon

Ce samedi 1er août, Nagui s’en est pris à un avocat spécialisé dans le droit routier: il a fait la leçon à un candidat, l’accusant de défendre des « assassins« . Une énième leçon de morale de l’animateur – et co-producteur inamovible – de 58 ans qui a fortement agacé les téléspectateurs de Tout le monde veut prendre sa place, jeu télévisé vieux de seize ans.

Ses prises de positions politiques, en faveur de Macron, notamment, ou écologiques, contre l’abattage industriel ont suscité de vives réactions.
Après avoir visionné des vidéos d’abattoirs, l’écologiste sectairexperd ses nerfs, dénonçant avec véhémence et vulgarité des « connards qui [jouent] au foot avec des veaux », se déclare végétarien et s’engage pour la cause animale, précisant, déjà au cours d’une de ses émissions Tout le monde veut prendre sa place, qu’il n’est pas vegan : pour ceux que ça intéresserait, il accepte de consommer des œufs (embryons potentiels de poules et poulets) ou du fromage (pasteurisé), mais pas de viande animale. En 2016, il est d’ailleurs élu avec Mélanie Laurent « personnalité végétarienne de l’année » par l’organisation PETA, qui milite pour les droits des animaux, mais qui est critiquée pour le nombre d’animaux qu’elle euthanasie chaque année..

Le Franco-égyptienn est aussi opposé à… l’immigration:

[https://youtu.be/K7YPiwhr6VU]

Nagui n’est pas insultant pour la première fois. Le 6 février dernier, dans l’émission N’oubliez pas les paroles egalement sur ke service public, alors qu’un candidat prénommé Thomas optait pour le thème La cité des doges, la référence intellectuelle de France 2 avait donné à choisir entre deux chansons (a texte !) dont le candidat devait deviner par la suite les paroles manquantes. La chanson intitulée Elle voulait qu’on l’appelle Venise de Julien Clerc s’est affichée, mais également Les gondoles à Venise « avec Sheila et l’autre idiot« , a lâché Nagui en lançant un extrait du titre. Une manière peu morale de traiter son semblable, Ringo, qui aurait aussi des droits en tant qu’être humain…

Un réglement de comptes personnel: « Ce qui s’est passé c’est que ma fiancée de l’époque travaillait dans son restaurant, elle devait finir à 22h30 donc j’attendais devant tranquillement et elle ne sort toujours pas. Donc je vais pour entrer et un videur m’interdit l’entrée » s’est souvenu l’animateur passablement intolérant et vindicatif. « Ma fiancée vient voir et dit ‘non je le connais, c’est mon fiancé, laisse le rentrer’ et le gars dis ‘non, j’ai des consignes’. Guy Bayle (Ringo) arrive et dit ‘non, je ne peux pas: j’ai toujours eu des problèmes avec les arabes. » Une réplique racisée avant l’heure.

[https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/video-lautre-idiot-nagui-en-colere-contre-un-celebre-chanteur_442754]

Nagui, le retour de l’ordre moral

Parmi les cinq nouveaux candidats de ‘Tout le monde veut prendre sa place’, le 1er août, Nagui recevait Olivier, avocat pénaliste spécialisé dans le droit routier. Questionné sur son métier, l’homme a joué la carte de l’humour pince-sans-rire et un brin provocateur. « Je défends les gentils automobilistes qui font l’objet systématiquement des erreurs judiciaires de la part des gendarmes ou des policiers, puisqu’ils se trompent systématiquement s’agissant de mes clients« , a-t-il en effet répondu, avant de préciser qu’il fait surtout « beaucoup de défense du permis de conduire ». Et, dans sa lancée, d’évoquer des vitesses à plus de 180 km/h.

Alors qu’il expliquait à Nagui que, pour défendre ses clients, il fait son Dupond-Moretti, faisant valoir des failles dans la procédure ou dans l’homologation des radars.

Des arguments qui ont choqué l’animateur. « Vous arrivez à dormir le soir, sans blaguer ? », a lancé le nanti qui se déplace en avion ou en taxi, jugeant que « la morale ne sort pas grandie« .
« J’ai beau avoir une robe noire avec un beau rabat blanc quand je plaide, je ne me transforme pas en curé ou en autre ecclésiastique… », lui a rétorqué l’avocat. « Mais la morale n’est pas que religieuse », a alors argué Nagui, donnant comme exemple le respect de la parole donnée.

L’animateur a ensuite évoqué les « parents des victimes de la route » et tous ceux « qui se battent pour que certains assassins soient calmés pour ne pas rouler à 300 km/h [sic] au sein d’une ville« , estimant qu’ils seraient choqués par les propos du candidat sur les excès de vitesse et trouveraient que « ce n’est pas moral ».

« Au tribunal, on n’est pas là pour faire de la morale, on est là pour défendre », a de son côté plaidé Olivier, rappelant que « la force de notre démocratie, c’est aussi de donner la possibilité à n’importe qui, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés, d’être défendu ». Un débat qui a pris plus de 4 minutes du temps d’antenne.

Marseille: la maire Rubirola ré-ouvre toute la nuit la plage des Catalans

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Par démagogie, pour permettre aux Marseillais de profiter au mieux de l'été, la plage des Catalans, la plus proche du centre-ville, sera ouverte tous les soirs jusqu'à 22h et toute la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris avec stupéfaction le 29 juillet. 
Riverains et autres Marseillais ont apprécié de pouvoir profiter de la plage en soirée, alors que la chaleur était étouffante.
L’annonce de Michèle Rubirola ne fait pas l’unanimité: les habitués sont inquiets. Mais la Mairie tient à rassurer: des moyens seront déployés pour assurer la sécurité de la plage le samedi.

[https://www.lci.fr/population/video-les-jeunes-a-l-assaut-des-plages-de-marseille-2160805.html]

« C'est une victoire pour nous! Nous avions gagné trois fois au tribunal administratif contre les arrêtés de fermeture à 20 heures de l'ancienne municipalité, mais en vain. Nous avons enfin été entendus : l'accès à la mer est libre et les gens qui travaillent la journée ont le droit d'aller se baigner » : président du Collectif pour la défense du littoral 13 à Marseille (Bouches du Rhône), Gérard Janson salue paradoxalement l'initiative de la nouvelle équipe municipale marseillaise. A vrai dire, le 7e arrondissement n'est pourtant pas exactement ce qu'on appelle un quartier populaire...

« Des risques de nuisances, d'insécurité et d'incivisme »
« Avec cette ouverture toute la nuit, il y a des risques de nuisances sonores, d'insécurité et d'incivisme, notamment au niveau de la propreté », commente Jean-Pierre Galeazzi, président du Comité d'intérêt de quartier Pharo-Catalans. « C'est sans doute un coup médiatique de la nouvelle municipalité, mais il faut tenir compte des spécificités de cette plage urbaine, avec des immeubles situés à moins de 20 mètres, continue-t-il. La mairie s'est, en tout cas, engagée à faire un point avec nous tous les quinze jours sur les conséquences de cette ouverture nocturne. »
La municipalité écologiste dominée par l'union des gauches va à contre-courant de la tendance générale
Fermeture des plages urbaines: aux Sables-d’Olonne Vendée, le 1er août à 15h02, après l’avertissement de la corne de brune vers 15h, il n’y avait plus personne dans l’eau. Et à 15h10, plus personne sur le sable, tout le monde étant très respectueux de la consigne.
Les seuls lieux où les estivants pouvaient continuer à profiter des lieux étaient les bars, restaurants et zones de transat où les commerçants avaient mis en place les mesures spécifiques habituelles de distanciation.  installé dans un établissement sur le sable. « C’est un mal pour un bien », estime un barman de la plage: il vaut mieux fermer ponctuellement durant 3 heures à marée haute plutôt que de se voir imposer une fermeture généralisée.
Masque obligatoire, plages fermées : comment les stations balnéaires s'organisent face au Covid-19

Bayonne, Biarritz, Quiberon, Argelès-sur-Mer, etc… De nombreuses destinations privilégiées des touristes ont décidé de prendre des mesures face au rebond de la Covid-19. Chaque jour, de nouveaux lieux de vacances Français ont décidé de réagir. Depuis plusieurs jours, plusieurs villes, confrontées à l’arrivée massive des touristes, ont fait des annonces, tels que fermeture de plage ou port du masque obligatoire.

Masque obligatoire dans la rue

CabourgLa RochelleArgelès-sur-merGrau-du-Roi : toutes ces villes de villégiature ont décidé de rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics ouverts. A Saint-Malo, l’une des villes les plus touristiques de Bretagne, il sera obligatoire jusqu’au 30 août. Un exemple suivi ce jeudi par Bayonne et Biarritz, où il faudra être masqué pour accéder au centre-ville dès la semaine prochaine.

Touquet-Paris-Plage a elle aussi décidé de rendre le masque obligatoire dans les ruespour passer des vacances en toute sérénité” et ne pas “participer au fait que le virus circule de nouveau” a indiqué la mairie. 

Certaines villes ont limité cette mesure à seulement quelques heures, comme le Mont-Saint-Michel, où le port du masque est obligatoire “intra-muros” de “10h à 18h”, et Concarneau entre 10h et 22h dans l’ensemble de la ville. 

Dans certains départements, on impose le port du masque sur les marchés et les brocantes, comme à AnnecyCarpentrasEpinal ou encore Beaune

Racialisation de Google qui va « étoiler » les commerces tenus par des Noirs

Le port de l’étoile vise à… soutenir la communauté noire…

Dérive humaniste ou discrimination raciste ? Un nouveau badge va faire son apparition dans les fiches Google des commerces: une essentialisation de la couleur de peau pour indiquer si le lieu est tenu par un afro-américain ! Une façon aux yeux du géant de soutenir cette communauté. Mais aussi de discriminer les commerçants Blancs…
Aux Etats-Unis, Google propose désormais de s’identifier en tant qu’entreprise dirigée ou détenue par des Noirs, rapporte le me dia américain The Verge. Un nouveau badge représentant un cœur noir a été créé pour l’occasion. Il apparaîtra sur la fiche Google du commerce dans les résultats de recherche et sur Google Maps.

Les Blancs vont-il se tirer une balle dans le pied ou boycotter le géant?

Les Blancs sont-ils tous des Juifs ?
Google aurait constaté ces derniers mois une augmentation des recherches en ligne visant à trouver préférentiellement des établissements tenus par des afro-américains. Les consommateurs y verraient une manière de soutenir financièrement cette communauté, dans un contexte de manifestations anti-racistes organisées aux Etats-Unis et de lobbying des associations communautaristes racisées.

Le géant californien supranational n’a pas précisé comment il va mettre cette discrimination raciale et vérifier les délarations des entreprises. Début juin, Google avait déjà annoncé plusieurs mesures militantes pour soutenir la communauté noire, notamment le versement de plus de 12 millions de dollars à des organisations « qui s’efforcent de lutter contre les inégalités raciales« . Les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin sont juifs…

Il y a deux ans, la firme avait dévoilé des badges de la même nature, à afficher pour indiquer que le commerce est « LGBTQ+ friendly » – y compris en France – ou s’il est dirigé par des femmes !

« Dieu a dit, il y aura des hommes blancs, des hommes noirs, il y aura des hommes grands, des hommes petits. Il y aura des hommes beaux, des hommes moches et tous seront égaux, mais ça sera pas facile, » observa Coluche, l’humoriste anarchiste.Désormais, pour les hommes, pour les Blancs, pour les hétéros, c’est difficile; mais pour les hommes blancs hétéros, ça devient infernal.

Une association écolo s’attaque à la « cellule Demeter » de la gendarmerie

Les militants de L214 demandent la dissolution de la « cellule Demeter »

Ils dénoncent une entreprise « d’intimidation » de la gendarmerie nationale.

Cette cellule et cette convention ont pour objet, selon les mots du ministre de l’Intérieur d’alors Christophe Castaner, de « mieux protéger nos agriculteurs« , notamment contre les intrusions dans les élevages. « J’ai demandé que l’antispécisme soit un des axes prioritaires du renseignement », expliquait-il en décembre.

Paranoïa d’une association hypersensible ?

« Le monde associatif de la protection animale et plus largement écologiste est mis sous surveillance à l’heure où le besoin et la demande de transparence des citoyens sur ces thématiques n’ont jamais été aussi importants », estime L214, dans la requête en référé liberté déposée au tribunal administratif de Paris contre cette cellule créée par Macron, le 3 octobre 2019, et pilotée par la gendarmerie nationale.

L214 fustige le « déploiement croissant et quotidien de cette cellule et de cette convention » et « l’impact qu’elles ne cessent d’avoir sur les libertés fondamentales de l’association L214 (convocations de ses membres de plus en plus régulières, intimidations, dissuasion d’exercer les libertés publiques…) et de l’ensemble des associations et citoyens désireux de faire la transparence sur les pratiques d’élevage et d’abattage ».

La Ligue des droits de l’homme abonde. Elle précise apporter son « soutien politique » à l’action de L214. « Les atteintes à la liberté d’expression et d’association s’aggravent dans ce cadre depuis le début de l’année », estime son secrétaire général, Roland Biache.

La cellule et la convention sont également dénoncées par les associations organisées en réseau Pollinis (nébuleuse de la famille Laarman – l’Institut pour la Justice, Sauvegarde Retraites, Contribuables Associés, etc.)qui, à partir de la protection des abeilles domestiques et sauvages contre leurs tueurs, milite pour la transition agricole en Europe vers un modèle écologique réaliste, durable et respectueux de l’environnement face aux multinationales agrochimiques) et Générations futures (association loi de 1901, agréée par le ministère de l’Ecologie depuis 2014, mais accusée de noircir le tableau sur la présence de glyphosate et de pesticides dans l’alimentation). Elles ont déposé, en avril, un recours au tribunal administratif pour obtenir l’annulation de la convention entre le ministère de l’intérieur et les syndicats agricoles.

Une association écolo s’attaque à la « cellule Demeter » de la gendarmerie

Les militants de L214 demandent la dissolution de la « cellule Demeter »,

dénonçant une entreprise « d’intimidation » de la gendarmerie nationale.

Cette cellule et cette convention ont pour objet, selon les mots du ministre de l’Intérieur d’alors Christophe Castaner, de « mieux protéger nos agriculteurs« , notamment contre les intrusions dans les élevages. « J’ai demandé que l’antispécisme soit un des axes prioritaires du renseignement », expliquait-il en décembre.

« Le monde associatif de la protection animale et plus largement écologiste est mis sous surveillance à l’heure où le besoin et la demande de transparence des citoyens sur ces thématiques n’ont jamais été aussi importants », estime L214 dans la requête en référé liberté déposée au tribunal administratif de Paris.

Deux députés ex-LREM rejoignent le RN

Avec Marine Le Pen, ils entrent en résistance contre l’écriture inclusive

Joachim Son-Forget et Agnès Thill proposent avec Marine Le Pen une loi visant à interdire l’usage de l’écriture inclusive aux entités publiques ou privées recevant des subventions.
La croisade contre l’écriture inclusive a trouvé un nouveau théâtre : l’Assemblée Nationale. Dans ce combat, deux ex-Marcheurs ont rejoint le bataillon mené par le député (Rassemblement national, RN) Sébastien Chenu, à l’origine d’une proposition de loi déposée mardi.

Agnès Thill, exclue de la République en marche (LREM) l’année dernière pour ses opinions sur la Procréation Médicalement Assistée (PMA), et Joachim Son-Forget, élu des Français de l’étranger connu pour ses publications controversées sur les réseaux sociaux, ont joint leurs signatures à celles de cinq parlementaires RN – dont Marine Le Pen. L’élue (divers droite) Emmanuelle Ménard et la députée identitaire (Ligue du Sud) Marie-France Lorho soutiennent aussi l’initiative.

Dans leur viseur : l’écriture inclusive, revendication de certains militants féministes. Ses pratiques typographiques modifient notamment la règle de grammaire selon laquelle le masculin l’emporte sur le féminin au pluriel. Elle se traduit par des graphies comme «les élu.e.s».

Les neuf députés souhaitent interdire «l’usage de l’écriture inclusive par toute personne morale ou privée bénéficiant d’une subvention publique». Ils visent particulièrement les élus Europe écologie les Verts (EELV) qui ont adopté ces règles au nom de l’égalité entre les… genres dans leur mairie, après leur victoire aux élections municipales. Les signataires reconnaissent l’objectif d’égalité entre les femmes et les hommes, mais ils rejettent ce procédé créant d’après eux une «confusion qui confine à l’illisibilité».

«Dérives de l’égalitarisme»

Cette alliance avec le RN est assumée par Joachim Son-Forget. «Il n’y a pas de digue qui me sépare du Rassemblement National ou d’autres partis, du moment que les idées sont valables», explique le député au Figaro. Ce n’est pas la première fois qu’il soutient des initiatives lepénistes : il a cosigné des amendements du RN, lors du débat parlementaire sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes.

Loi bioéthique: c’est voté, c’est trop tard !

«On ne peut supprimer le père au nom de l’égalité »

Le hashtag «#SupprimeLePère» et les propositions contenues dans le projet de loi bioéthique en disent long sur la chasse au père qui est en train de se dérouler – l’halalli est en fait achevé – s’inquiète, mais un peu tard, Elizabeth Montfort, de l’Institut Thomas More, constitué d’hommes et de femmes qui s’engagent pour les idées de liberté et de responsabilité, de dignité de la personne, de subsidiarité et pour la défense des valeurs universelles qui sont l’héritage commun des pays européens.

Par Elizabeth Montfort, présidente du pôle Famille de l’Institut Thomas More, dans Le Figaro du 31 juilket 2020, date du vote terminal de la

«Ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée. Et ça évite que mes enfants le soient aussi».

Ces propos tenus par l’élue parisienne EELV Alice Coffin, qui ont ressurgi sur les réseaux sociaux, en disent long sur la chasse au père désormais engagée et sur le matraquage médiatique, via les réseaux sociaux, pour venir au secours du projet de loi très controversé et dont l’article 1er, prévoyant l’ouverture à [l’autorisation de] la PMA pour toutes [jusqu’aux plus sérieusement déséquilibrées] vient d’être adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale.. [Il en dit long surtout sur la présence de cas psychiâtriques dans les rangs de l’Assemblée].

C’est oublier que la majorité des pèrefigure du père pouvait être exercée par un oncle ou une tante,s ne sont ni violents, ni violeurs et qu’il est profondément injuste que des pères soucieux de l’éducation de leurs enfants et présents dans la famille soient cloués au pilori du tribunal médiatique au nom des pères délictueux ou criminels [du fait de féministes haineuses de l’autre sexe, pères, frères et fils].

C’est oublier aussi que tout acte délictueux ou criminel doit être condamné par un tribunal de la République et non par un hashtag #BalanceLePère qui condamnerait tous les enfants à être privés de père au motif que quelques-uns d’entre eux sont violents, sur l’air de «pour supprimer la violence des pères, supprimons la figure du père». [Un génocide sexué ! Dans la lignée de Mao…]

Cela rappelle certains propos du Sommet mondial de Pékin de 1995 sur les femmes qui avaient pourtant ouvert tant de perspectives avec le raisonnement suivant: «pour éviter que les femmes ne fassent l’objet de violence, supprimons le concept de femme». [Depuis, on a supprimé le concept de sexe et aussi celui de race: c’est l’oeuvre, pardon, une « avancée » d’une « progressiste », une socialiste dont le père des enfants est toujours député PS des Landes]

Le postgenrisme est un mouvement diversifié, social, politique et culturel dont les militants prônent la suppression volontaire du concept de genre dans l’espèce humaine, à travers diverses technologies théoriques, telles que des techniques avancées de procréation médicalement assistée (PMA, avec don de sperme…anonymé), de gestation in vitro (utérus artificiel), de transgénèse et d’autres biotechnologies.

Les défenseurs du mouvement avancent que la présence des rôles de genre (attentes sociales liées au sexe des individus), la stratification sociale et les différences physiques et psychologiques entre les hommes et les femmes ne sont pas choisies et de ce fait constituent une entrave à la liberté des individus. La « personne » est un concept archaïque…

Nous avons vu par la suite l’idéologie du genre se déployer et s’imposer dans le débat public.

[Najat Vallaud-Belkacem regrette peut-être aujourd’hui cette entretien du 31 août 2011, accordé à 20minutes. A l’époque, 80 parlementaires de droite UMP ont écrit à Luc Chatel, alors ministre de l’Education, pour qu’il retire un manuel scolaire dont un chapitre est titré « Devenir homme, devenir femme ». Et c’est en tant que secrétaire nationale du PS aux questions de société qu’elle prend la parole. « La théorie du genre, qui explique ‘l’identité sexuelle’ des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets », affirma-t-elle.]

Ces propos [Sommet mondial de Pékin de 1995] n’arrivent pas par hasard. Le gouvernement est à la peine [!?] avec cette deuxième lecture des révisions des lois de bioéthiques à l’Assemblée nationale. On nous a dit que ce vote était urgent. Or, lundi soir, premier jour du débat, peu de députés de la majorité étaient présents, au point qu’il a fallu une suspension de séance pour que ces députés veuillent bien se rendre dans l’hémicycle [et s’engagent clairement]. Si la question de la PMA n’est pas la seule concernée par le projet de loi, elle en est la plus symbolique, car elle concerne la filiation dans ce qu’elle a de plus fondateur pour une société. Elle pose un certain nombre de questions graves concernant le père.

On ne peut réduire le père à une «figure»

L’ancienne ministre de la Santé avait déclaré que la figure du père pouvait être exercée par un oncle ou une tante, ou par une grand-mère!

[Le Monde nie ces propos d’Agnès Buzyn

[https://twitter.com/On_lacherien/status/1229071401811947527?s=19

Comme si le père était réduit à une fonction [réductible à un automate, distributeur de sperme ou d’amour]. C’est oublier le rôle biologique du père. C’est ce qui rend légitime son autorité et sa responsabilité sur l’enfant dont il est le père [dont sont privés les enfants des quartiers (in)sensibles issus de la polygamie et « emmerdeurs », fauteurs de troubles livrés à eux-mêmes].

L’enfantement ou la capacité de l’enfantement précède la fonction paternelle. Elle requiert l’altérité des sexes car la procréation est la seule activité humaine qui nécessite l’engagement de deux personnes de sexe différent. Ce n’est pas faire offense à la liberté des adultes. C’est un constat que certains défenseurs de la nature, grands partisans de la «PMA pour toutes», veulent oublier à toute force.

En septembre 2019, l’Académie de médecine avait rendu un avis où elle déclarait que «la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure» et n’était «pas sans risques» pour son «développement psychologique» et son «épanouissement».

Elle ajoutait qu’elle reconnaissait «la légitimité du désir de maternité chez toute femme, quelle que soit sa situation», mais concluait qu’il fallait «aussi au titre de la même égalité des droits tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible».

Est-il sérieux que l’enfant soit à ce point le grand oublié du projet de loi? Et que révèle politiquement, philosophiquement, anthropologiquement, le refus acharné de la majorité à offrir une définition claire et précise à «l’intérêt supérieur de l’enfant» dans le texte?

On ne peut supprimer le père au nom de l’égalité

Le principe d’égalité ne fonctionne pas davantage. On nous avait dit: «Au nom de l’égalité, tous les couples doivent avoir droit à la PMA. Puisque les couples de sexe différent y ont accès, les couples de même sexe doivent y avoir droit». C’est oublier qu’une minorité de couples de sexe différent y ont accès [à la PMA]: ceux qui ont un problème médical qui les empêchent de procréer ou ceux qui risqueraient de transmettre une maladie infectieuse ou génétique. Le recours à la PMA est bien un palliatif à un problème médical. [Il ne l’est plus réellement]

Ou alors, soyons clairs! Si, au nom de l’égalité, les couples de même sexe peuvent avoir droit à la PMA, cette technique ne concerne que les couples de femmes. Que deviennent les couples d’hommes [au nom de cette égalité prétextée] ?

En raison de l’éviction des pères, n’auraient-ils pas droit à la GPA? [Et nous y voilà !] Ne nous leurrons pas. Cette ligne rouge que le gouvernement ne veut pas franchir, le sera tôt ou tard, au nom de l’égalité. Elle l’est déjà largement dans l’esprit de certains.

Mais poussons plus loin le raisonnement: au nom de l’égalité, est-il juste que certains enfants vivent avec leur père, et non tous les enfants, parce que la loi les en auraient privé? Certes, les aléas de la vie peuvent priver un enfant de son père mais celui-ci n’a pas été rayé de la famille a priori. Ce qui serait le cas avec ce projet de loi.

On ne peut accepter une filiation bancale en supprimant le père

La «PMA pour toutes» remet en cause les fondations de la filiation dont on peut distinguer plusieurs aspects: biologique, psychologique, juridique et sociale. Aucun aspect pris isolément n’exprime l’intelligibilité de la filiation nécessaire à l’enfant pour sa croissance et son équilibre. Réduire la filiation à la seule volonté de l’adulte [au désir égocentrique d’enfant] est un critère subjectif trop fragile pour être retenu par la loi, sauf à remettre en cause le rôle fondateur du droit. Il suffirait pour être reconnu «parent» de déclarer au notaire, dans une déclaration anticipée, sa volonté d’être parent. Si la volonté de l’adulte à être parent disparaît, l’enfant se retrouvera-t-il orphelin?

Pris en défaut par les démonstrations imparables de l’opposition, le gouvernement a abattu sa dernière carte dans le débat parlementaire: l’argument de l’amour. L’amour des adultes ou le désir d’enfant suffiraient à légitimer la «PMA pour toutes».

Bien sûr, tout enfant a besoin d’amour pour grandir. On voit trop les désastres psychologiques chez les enfants qui en sont privés. Mais affirmer, comme le fait le rapporteur du texte Jean-Louis Touraine que les techniques de la PMA «peuvent renforcer la famille basée sur l’amour» est un sophisme irresponsable. [Ce franc-maçon est auteur de plusieurs amendements contre l’avis du gouvernement, en particulier sur la PMA post mortem et l’accès des personnes transgenres à la PMA]. Et les autres familles? Celles qui n’ont pas recours aux techniques de procréation seraient-elles dénuées d’amour?

Le point de vue manichéen que les partisans de la «PMA pour toutes» ont réussi à imposer [un soir de canicule estivale, dans le dos des citoyens, juilletistes à la plage] – d’un côté l’amour, de l’autre la biologie ; d’un côté les familles choisies par le recours à la PMA et fondées sur l’amour, de l’autre les familles réduites à la biologie, donc passéistes et même avec un père « barré » comme décrit par la députée LFI Caroline Fiat (mère à 17 ans) – est une vue de l’esprit.

Procréer n’est pas réductible à un acte biologique. Si l’engendrement est premier, il engage les deux parents, père et mère, à prendre soin de leur enfant [cf. Code civil], à assurer son éducation et sa sécurité, ce qui exige l’amour, l’affection et beaucoup de patience. [Et la durée]

Retenir l’amour comme seul critère légitimant le recours à la PMA est un argument irresponsable. Ainsi lors des célébrations des mariages civils, l’amour n’est jamais retenu comme un élément constitutif validant le mariage. Car l’amour comme la volonté n’est pas un critère objectif que le droit peut retenir. Si l’amour disparaît, l’enfant devient-il orphelin [de père ou de mère?]?

Tout se passe comme si l’individu se prenait pour sa propre mesure et la mesure du monde. Sa volonté dans le grand marché libéral des biotechniques doit le rendre invincible. Tout doit lui être soumis. Ce qu’il dénie à la nature [extra-écologique] doit lui être donné par la loi.

C’est une véritable révolution juridique et anthropologique qui se joue [qui s’est joué en catimini] par ce projet de loi.

Est-ce vraiment ce que souhaitent les citoyens français?Il faut élever une digue face aux passions tristes du hashtag #BalanceLePère et du féminisme haineux. Des initiatives existent:

La Fondation des Femmes, par exemple, propose un chemin plus positif et plus durable. C’est le sens de la campagne «Tu seras un homme mon fils», qui vise à sensibiliser les hommes en les mettant en scène dans leur quotidien avec leur fils, lors d’épreuves sportives, à l’école, dans des relations avec les femmes, etc… Cette manière de reconnaître la place du père dans l’éducation de son fils au respect des femmes montre combien son absence pourrait être préjudiciable à l’enfant.

Avec ce chamboulement, et alors que le confinement a été l’occasion pour un grand nombre de pères de s’impliquer davantage dans la vie de famille, leur restera-t-il encore une place pour qu’ils puissent prendre soin de leurs enfants, les éduquer et les conduire vers l’âge adulte où ils seront à leur tour responsables et libres? »

Des femmes bizarres, voire hommasses, en ont décidé autrement, suivies par des hommes dominés, vaincus, genrés.

Brigitte Macron a coûté une somme folle au contribuable

La Cour des Comptes livre les chiffres officiels !

Bien qu’elle ne soit rien dans la République, que la consort, Brigitte Macron continue de coûter cher à chaque Français qui paie des impôts. Et cela peut-il perdurer dans la période post-covid qui s’ouvre, durant laquelle tous les citoyens sont appelés à souffrir du renchérissement du coût de la vie, de pertes d’emploi et d’un besoin accru de solidarité nationale?

La presse people dit la sexagénaire déprimée, plus que l’économie et l’avenir de tous, mais elle aurait pourtant intensifié son activité. C’est ce que prétend en juillet 2020 la presse pour justifier ce paradoxe de l’envolée en 2019 de ses dépenses de fonctionnement et de son marasme psychologique. Que nous réserve 2020 ? Tout est à craindre.

Le coût du travail de son équipe – si réduite soit-elle – serait évalué à partir de plus de 21.000 courriers déclarés en 2019 contre 19.500 l’année précédente. Donc, alors que les Français n’étaient pas encore submergés par les angoisses légitimes de la crise sanitaire, son service aurait déjà été hyper-actif…

Le rapport des comptes prépare l’opinion en l’assurant: les activités de la première dame l’épouse en 2019 n’auraient engendré aucun coût supplémentaire par rapport à autres que ceux imputables aux salaires des membres de son cabinet (!), s’élèvant à 282.476 euros. Une somme comparable à ceux de 2018, qui s’élevait à 278.750 euros. Des galériens ?

L’Elysée se félicite des bons résultats

Selon son nouveau rapport sur les dépenses de la présidence de la République, la Cour des comptes assure que Brigitte Macron aurait surveillé de près les dépenses de son personnel.
Soucieuse de son image, elle a toujours veillé à se tenir distante de la politique, tout en se mobilisant pour des causes qui lui tiennent à cœur : « Quand vous êtes chef de l’Etat, vous êtes élu. Quand vous êtes conjoint du chef de l’Etat, vous êtes là, mais les gens ne vous ont pas voulu. Il ne faut pas vous imposer à eux. La seule manière pour moi de ne pas être importune, c’est d’aider », avait déclaré Brigitte Macron lors d’un entretien avec Franceinfo.

Pour peu, elle rapporterait !

De son côté, Macron affiche la même exemplarité ! En effet, toujours selon la Cour des comptes, version Moscovici, les dépenses de l’Elysée auraient baissé de 3,26 % par rapport à 2018, à hauteur de 105,33 millions d’euros, alors que les ressources ont, elles, augmenté de 1,2 % à 106,3 millions: un résultat excédentaire d’un million d’euros l’année passée, selon le rapport annuel de la Cour des comptes diffusé ce mercredi.

Pour expliquer ce résultat, on peut mettre en avant deux points : grâce aux Gilets jaunes, le président de la République s’est moins montré à l’étranger, avec 32 déplacements en 2019 sur un total de 108, contre 46 en 2018 sur un total de 135 déplacements.

L’intox est flagrante, car s’il a moins franchi les frontières, il a en revanche circulé intensivement à travers la France: le « grand débat national » s’est ouvert le 15 janvier 2019 et Macron s’est déplacé en grand appareil, avec plusieurs ministres et leurs équipes à chaque fois, jusqu’au 15 mars 2019. La Cour des Comptes souligne néanmoins que le nombre des déplacements présidentiels a baissé de 20 % en 2019, par rapport à 2018, sans rappeler que cette année de référence avait fait l’objet d’un rappel à l’ordre et à plus de frugalité…

Chaque année, ses comptes sont minutieusement scrutés. L’Elysée aura fait légèrement mieux en 2019 puisque les comptes des services de la présidence de la République ont affiché un résultat excédentaire d’un million d’euros l’année passée, selon le rapport annuel de la Cour des comptes diffusé ce mercredi.

Dans le même temps, l’évolution de la masse salariale « a pu être contenue ».

Les collaborateurs ont travaillé plus, pour gagner moins? L’évolution de la masse salariale (71,1 %) « a pu être contenue », avec une hausse de 0,9 % par rapport à 2018, en raison notamment d’une baisse des effectifs de 2,5 % en moyenne. Les dépenses de fonctionnement ont globalement diminué de 4,9 %. Au 31 décembre 2019, le nombre d’agents de la présidence s’établissait à 779, dont 454 civils et 325 militaires, rétribués par le ministère des Armées, contre 816 à la même date l’année précédente. Le cabinet du chef de l’Etat était toutefois composé de 47 personnes, comme en 2018.

La Cour a particulièrement vanté cette année la réorganisation des services. Lancée en 2017, elle aurait produit des effets au bout de deux années. « De premiers résultats sont déjà perceptibles, comme l’illustrent la réduction de 20 % des heures supplémentaires et la mise en place d’un agenda numérique partagé des événements présidentiels qui permet d’anticiper leur préparation », note-t-elle. Et ça fait la différence ?

Des dépenses stables pour Brigitte Macron

En dehors des cérémonies du 14-Juillet, dix-sept événements officiels ont par ailleurs été organisés en 2019 dans le cadre du « grand débat » pour redirer k’imge écornée du président aux sortirs de la crise sociale des Gilets jaunes, dont 11 déplacements du chef de l’Etat pour rencontrer des élus locaux et six réceptions à l’Elysée, pour un coût global de 0,9 million. Peanuts: ils ont été nourris de cacahuètes ? Sauf si les budgets des préfectures ont, eux, trinqué !

Aucune réception diplomatique? Si, mais a la charge des Affaires étrangères. Tout l’art des économies de l’Elysée reside dans le transfert des dépenses sur les ministères. Mais qui finance le coût des vacances estivales à rallonge de la famille de l’épouse à Brégançon. Et les fêtes de Noël à Trianon ?

Qui peut y croire ?

107 communicants

Présider, c’est communiquer! La direction de la communication regroupe 107 agents. Les dépenses de fonctionnement et d’investissement correspondantes sont restées stables en 2019, avec un montant de 1,7 million d’euros », explique la Cour. Mais on sait que les dépenses des années passées étaient exagérément élevées.

169 voitures

L’Elysée dispose d’un important parc de 169 voitures pour ses déplacements. C’est moins qu’en 2018 (175). Mais, parmi ces 169 véhicules, tous ne lui appartiennent pas, ce qui explique, là encore, les pseudo-économies : « La présidence utilise en effet, outre ses propres véhicules (83 contre 82 véhicules en 2018), 34 véhicules prêtés par des constructeurs automobiles (33 en 2018), ainsi que 52 véhicules mis a la disposition du GSPR par le ministère de l’Intérieur« , détaille la Cour. Ils ont néanmoins un coût, mais imputé aux autres…

Pour une convention citoyenne sur la bioéthique

Proposition de Natacha Polony, dans Marianne


C’est donc dans l’indifférence générale – en fait, sans le peuple, tenu à l’écart par leurs propres élus et les media soumis – , au milieu de l’été – et même dans la nuit – , dans une Assemblée presque vide – les députés « au travail » étant pour la plupart à la plage, comme le président parti à Brégançon – , que l’on révise en France les lois de bioéthique, en catimini.

Véritable cas d’école. Le texte contient des dispositions sur la recherche menée sur les cellules embryonnaires, sur la conservation par les femmes de leurs ovocytes et la question de savoir dans quelle condition et par quels organismes – à but lucratif ou non – ils seront conservés… et rien. Ces sujets-là demeureront ignorés de la quasi-totalité des citoyens, – pourtant les premiers concernés: seule la frange, les lesbiennes, notamment, y voient un intérêt et y trouvent leur compte. Ils n’en retiendront que l’autorisation de la PMA « pour toutes », adoptée là aussi dans une forme d’indifférence.

Quelle modification du droit de la filiation, quelles conséquences sur les dons de gamètes, quelles limites à ce « pour toutes » devenu un slogan ? Pendant ce temps, à l’Assemblée, ce sont les députés les plus radicaux qui s’affrontent, les farouches opposants à toute évolution au nom du respect de la « Vie » avec un immense « V » et les promoteurs exaltés de toutes les dérégulations – « progressistes » (tout est dit, à part « humanistes »!) – présentées comme « modernes ».

Les autres ont déserté. Et comment en serait-il autrement, alors que la crise sanitaire et la crise économique sont là ? Comment en serait-il autrement, alors que le débat est systématiquement escamoté, réduit à sa caricature par des médias qui se gardent d’entrer dans la complexité de peur de ne pas être à la pointe de la tolérance et du progressisme ?

Le temps long du débat

Il en est des lois de bioéthique comme des questions écologiques : elles eussent mérité une convention, le temps long de la plongée dans des sujets qui ne souffrent pas les pétitions de principe et les positions systématiques. « Les Français sont pour ouvrir la PMA aux couples de femmes et aux célibataires », nous répète-t-on. Mais selon quelles modalités ? Le Pr Nisand, invité sur France Inter le lundi 27 juillet, plaidait le remboursement par la sécurité sociale au nom de l’égalité devant la santé… sans que la journaliste qui l’interrogeait ne lui fasse remarquer que, justement, il ne s’agit plus de pallier un dysfonctionnement du corps. Et pourtant, c’est bien un choix de société majeur que de considérer que la sécurité sociale, désormais, doit permettre l’accès gratuit à une technique en dehors de toute raison de santé. Quoi qu’on en pense, il s’agit bien d’un droit à procréer garanti par la collectivité.

Le fait que des dispositions aient été ajoutées en commission des lois par certains députés, à rebours de l’équilibre qu’avait cherché à définir le gouvernement, nous montre combien la juste mesure ne satisfera jamais ceux qui confondent la démocratie avec l’extension des droits individuels. Ainsi de l’extension de la PMA aux « hommes trans », c’est-à-dire à des femmes devenues hommes mais souhaitant enfanter malgré tout. Ainsi de la « Ropa », réception d’ovocytes de la partenaire, qui autoriserait, en cas de stérilité d’une femme lesbienne voulant enfanter, à revenir sur l’anonymat du don d’ovocytes pour lui permettre de porter un enfant issu des gamètes de sa partenaire, faisant des deux femmes la « mère biologique » de l’enfant. « Le sens de l’histoire », plaident les militants sans comprendre qu’ils valident ainsi les préventions de ceux qui craignent qu’il n’y ait en effet aucune limite à l’alliance de la technique et des désirs individuels.

Quelle boussole ?

Comment apporter une réponse républicaine à des problèmes aussi vertigineux ? Républicaine, c’est-à-dire fondé sur l’articulation entre liberté et égalité et débarrassée des références religieuses au « respect de la vie », concept ô combien vague. On entrevoit le piège : nous sommes à ce point incapables de penser l’égalité en même temps que la différence que toute allusion à cette différence – celle, par exemple, entre un couple qui peut potentiellement enfanter naturellement et un qui ne le peut pas – est immédiatement pointée comme une discrimination. Alors, tentons de revenir aux principes. Ceux qui ont prévalu dans l’élaboration d’une doctrine française de la bioéthique, aujourd’hui balayée par la vision anglo-saxonne, sont fondés sur une morale laïque héritée des Lumières et résumés par le fameux « impératif catégorique » de Kant : « Agis de telle sorte que tu uses de l’humanité, en toi-même et en autrui, toujours comme d’une fin et jamais comme d’un moyen. »

Ne jamais instrumentaliser, réifier, l’humain. Telle devrait être notre boussole, la plus noble qui soit. La seule, surtout, sur laquelle nous puissions tous nous accorder.

Les problèmes que nous aurons à régler dans l’avenir, à mesure que les biotechnologies se développeront, seront immenses. Ils ne se régleront pas en considérant que ceux qui ne réclament pas ces évolutions ne sont pas concernés. La filiation, la définition même de notre humanité, nous concernent tous et l’on entrevoit déjà la nature des débats quand il s’agira de discuter de l’utérus artificiel. Mais, dans une démocratie qui ne serait pas malade, ce sont les citoyens qui doivent pouvoir décider collectivement, après un véritable débat qui ne se réduise pas à des slogans et des anathèmes. La convention sur le climat a été applaudie ? Le débat sur notre humanité mérite sans doute autant de temps et d’engagement.

Les députés votent à nouveau l’autorisation de la PMA à toutes les femmes

Après la PMA, l’étape suivante est la GPA…

L’article 1er du projet pourtent dit loi de bio-éthique, celui qui ouvre la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, a été voté de nuit mercredi à l’Assemblée nationale, où le texte passe en seconde lecture. Sous les applaudissements de la majorité, et malgré une vive opposition de la droite.
Sous les applaudissements – un rituel chez les godillots LREM qui s’admirent pour beaucoup moins que des décisions aussi lourdes de conséquences – , l’Assemblée nationale a de nouveau voté mercredi soir la PMA à toutes les femmes, mesure terriblement controversée du projet de loi… « bioéthique » examiné en deuxième lecture, malgré la vive opposition de la droite.

Passionnément conbattu depuis mardi soir, cet article 1er du vaste projet de loi a été adopté par 66 voix contre 27 et 3 abstentions, plusieurs groupes politiques étant partagés. Et pas seulement de droite comme schematisé par la presse partisane.
La procréation médicalement assistée (PMA), qui permet d’avoir un enfant au moyen de différentes techniques médicales artificielles (insémination artificielle, fécondation in vitro…), est actuellement réservée aux couples hétérosexuels. C’est pourquoi la majorité présidentielle se félicite de son élargissement à toutes kes femmes, fussent-elles lesbiennes, promesse de campagne de Macron, quadragénaire sans enfant, cette PMA élargie aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, soutenue par la majorité et la gauche, sera remboursée par la Sécurité sociale.

La PMA post-mortem et l’appariement rejetés

Comme souhaité par le gouvernement, les députés ont voté de cet article 1er une version quasi identique à celle issue de la première lecture en octobre dernier, malgré des divisions dans la majorité.

Ils ont ainsi rejeté à nouveau la PMA post-mortem

Les gamètes d’un conjoint décédé, ou l’ouverture de la PMA aux hommes transgenres sont jugés inaporopriés.

Refus également du don d’ovocytes dans un couple de femmes

C’est la technique dite de la RO PA,variante du traitement de Fécondation in Vitro qui s’adresse à des couples de femmes mariées qui décident d’avoir un bébé ensemble et veulent toutes deux participer activement à la grossesse: l’une se soumet à une stimulation ovarienne et l’autre reçoit, dans son utérus, l’embryon et porte la grossesse à terme. Grâce à cette méthode, les deux femmes sont mères: l’une est la mère biologique (elle apporte l’ovule), et l’autre se charge de la gestation (elle est enceinte, dans laquelle la droite dénonce un « glissement vers une gestation pour autrui » (GPA, recours à une mère porteuse).

L’appariement est rejeté par l’Assemblée

C’était un autre ajout de la commission, concernant la recherche d’un donneur aux caractéristiques proches, en particulier physiques. Cette pratique largement répandue est contraire à « l’esprit » du projet de loi, qui est de « lever le tabou » de la PMA, et non pas de semer la « confusion » par une ressemblance physique avec le ou les parents, ont justifié plusieurs députés LREM.

Des amendements de la droite votés

Très mobilisée, la droite principalement s’est portée en pointe contre cet article 1er, objet à lui seul de plus de 550 amendements, sur les quelque 2.300 que les députés doivent examiner d’ici la fin de la semaine. Les LR ont dénoncé inlassablement la création « d’orphelins de pères » ou le risque d’une « marchandisation de la procréation », réaffirmant leur inquiétude que la PMA ne mène « inéluctablement » à la GPA.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a sorti une banalité: « l’amour est la base du foyer familial », vantant un nouveau droit pour « des milliers de familles qui feront des milliers d’enfants ».

Petite satisfaction pour le principal parti d’opposition : l’Assemblée a voté un amendement LR précisant que les membres du couple sont bien « deux ». Son auteur Xavier Breton s’était inquiété de voir un jour un « couple à trois », autrement dit un « trouple« , vouloir un enfant.

Et grâce aux voix des LR, un amendement de la « marcheuse » anti-PMA pour toutes Blandine Brocard a été adopté, qui prévoit la remise aux candidats des « conclusions des dernières études » sur « les désordres médicaux engendrés » par la PMA.

Changement de gouvernement : le passé dérangeant de nouveaux secrétaires d’Etat

Vingt jours pour nommer des supplétifs douteux…

Bérangère Abba, Joël Giraud et Nathalie Avy-Elimas.

Plusieurs des onze secrétaires d’Etat nommés dimanche soir se sont illustrés par des prises de position ou des tweets qui remontent déjà malencontreusement à la surface depuis leur nomination.

Les réseaux sociaux – qui les hébergent eux-mêles – mettent le pouvoir et sa presse dévote dans l’embarras. Les journalistes militants ne peuvent plus dissimuler, tronquer ni enrober la vérité: rien n’est secret, tout se sait…

Plusieurs nouveaux secrétaires d’Etat nommés dimanche soir pour intégrer le nouveau gouvernement sont rappelés à leurs excès passés pour émerger de la masse des ambitieux.

Plusieurs déclarations ou tweets formulés il y a plusieurs mois ou années sont aujourd’hui exhumés du passé. Ne sommes-nous pas au temps oû chacun juge l’autre, mais aussi le passé et, hors contexte historique, avec le regard supérieur du dernier qui a parlé, fusse à tort et à travers.

Bérangère Abba, secrétaire d’Etat à la biodiversité

C’est le cas pour Bérangère Abba, députée LREM de Haute-Marne, puisqu’il fallait à n’importe quel prix des femmes. En 2018, elle avait voté contre l’interdiction du glyphosate. Mais, dix-huit mois plus tard, elle accepte la biodiversité ! Elle avait signé une tribune avec d’autres députés LREM pour réclamer l’interdiction du glyphosate « le plus rapidement possible« … Interrogée sur France 3 Grand-Est en 2018, Bérangère Abba avait expliqué : « Je n’ai pas voté véritablement contre le glyphosate, j’ai refusé de l’inscrire aujourd’hui dans la loi (…) Voyez la nuance ! On avait soit la possibilité de l’inscrire dans la loi et d’entrer tout de suite dans un processus coercitif, soit, et c’est ce que nous avons fait, de laisser la sortie à trois ans ».

Des photos de 2018 de Bérangère Abba en visite à une exposition de trophée de chasse remontent aussi à la surface. Ce déplacement, qui saute aux yeux aujourd’hui comme une contradiction avec le poste de secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, avait eu lieu dans le cadre de son activité classique de député dans sa circonscription de la Haute-Marne.

Joël Giraud, secrétaire d’Etat à la Ruralité

Maire de l’Argentière-la-Bessée et député LREM des Hautes-Alpes, Joël Giraud est le nouveau secrétaire d’Etat à la Ruralité.

En novembre 2013, il avait posé une question de complotiste au ministre de l’Ecologie sur les phénomènes des « chemtrails », croyant lever un lièvre qui assoirait sa réputation. Ces traînées blanches laissées par les avions dans le ciel sont formées par la condensation de vapeur d’eau dégagée par les moteurs des avions. Des thèses conspirationnistes, nées dans les années 60, évidemment aux Etats-Unis, comme les thèses anti-racistes en fait racisées, affirment que ces traînées sont des produits chimiques volontairement répandus depuis le ciel. Le ministère de l’Ecologie avait répondu à Joël Giraud en 2013 que les traces des avions dans le ciel n’étaient « pas nocives pour la santé ».

Nathalie Avy-Elimas, secrétaire d’Etat à l’Education Prioritaire

Nathalie Avy-Elimas, députée Modem du Val d’Oise et conseillère régionale d’Ile-de-France, est la nouvelle secrétaire d’Etat chargée de l’Education Prioritaire.

Il y a quelques années, elle a pris position contre le mariage homosexuel. « Mariage homosexuel : union oui, mariage non, c’est une question de symbole. On est en train de déchirer quelque chose de précieux« , avait alors tweeté Nathalie Avy-Elimas. Ce qui n’est pas condamnable, mais est-ce compatible avec la fonction proposée et acceptée, sans un retournement sur le ventre,

Découvrons Nathalie Avy-Elimas, nouvelle secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire : « Le mariage homosexuel NON. On est en train de déchirer quelque chose de précieux. » pic.twitter.com/vqn2QXtSXE

— Claire Underwood (@ParisPasRose) July 27, 2020

Rencontre secrète entre Anne Hidalgo et Gérald Darmanin

Une mystérieuse rencontre a eu lieu lundi entre le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo.

Le nouveau patron de la police de Macron, place Beauvau, a rendu visite, dans la plus grande discrétion, à l’amie de Christophe Girard, lui-même proche du pédophile Gabriel Matzneff, harcelé par la féministe lesbienne Alice Coffin, élue écologiste de la liste « Paris en Commun’ de la maire Hidalgo.

La rencontre, qui a duré une heure environ, n’était inscrite sur aucun des deux agendas. « C’était une visite de courtoisie », racone-t-on au ministère de l’Intérieur qui a commencé à nous prendre pour des billes.

Ils ont notamment parlé de la police municipale, assure-t-on place Beauvau. Le maire socialiste a fait appel en effet à l’ancien Les Républicains (LR), ministre de l’Intérieur, pour obtenir les changements réglementaires et législatifs nécessaires aux nouvelles compétences de ses policiers municipaux. Voilà pour la raison officielle. « Pas de commentaire », s’est-on borné à répondre du côté de l’Hôtel de ville, visiblement plus gêné.

Le torchon brûle entre Hidalgo et les écologistes parisiens, après que ces derniers ont provoqué la démission de Christophe Girard, adjoint en charge de la culture et proche de l’écrivain Gabriel Matzneff, accusé de viol sur mineur. La présence de Gérald Darmanin, lui-même au centre d’une plainte pour viol, en mairie, aurait-elle été de nature à alimenter la querelle.

PMA: le projet de loi de bioéthique, ni bio, ni éthique, est de retour devant l’Assemblée

L’insémination artisanale, cette PMA « maison », absente du nouveau texte de loi

Deux femmes et un coufin

Ces procréations illégales, réalisées en dehors de tout cadre médical – comme l’avortement d’antan – à l’aide d’une pipette au lieu d’une aiguille à tricoter, réglaient jusqu’à présent la question du coût d’une procréation médicalement assistée à l’étranger. Mais elles permettent surtout d’entrer en contact direct avec le donneur, reduit à sa fonction de producteur de sperme, ce qui n’est pas prévu dans la révision des lois de bioéthique.

« Je n’ai aucun problème de fertilité. Quand on a voulu un enfant, je ne voyais pas ce qu’un médecin venait faire là-dedans. » raconte Elise, 33 ans, qui accepte en revanche la traite d’un mâle blanc, noir ou jaune, une exploitation de l’homme qui lui sied. Son épouse, Audrey, et elle sont toutes les deux mamans d’une fillette de 2 ans. Pour la concevoir, les deux femmes n’ont pas attendu la fin des débats à l’Assemblée sur le projet de loi de bioéthique, qui redémarrent lundi 27 juillet.

S’il est adopté par les députés, ce texte autorisera la procréation médicalement assistée (PMA) pour tous les couples de femmes en France, avec donneur anonyme, père de cinq minutes (douche facultative) et Kleenex jetable, tout en respectant la dignité de l’autre.

Un dispositif jugé insuffisant par ce couple, pour qui l’identité de celui qui offre ses gamètes mâles est très importante. Elles ont donc préféré chercher elles-mêmes un donneur, simple géniteur qui accepterait de rencontrer leur fille un jour, si celle-ci en émettait le souhait. C’est le cas idéalisé dans ce contexte sortir d’exploitation de l’être humain, pour faire avaler la pilule d’une PMA dégradante pour toutes et tous. Car la réalité risque de ne pas être de ce rose layette.

Comme Elise et Audrey, de nombreuses femmes ont recours à ces inséminations dites « artisanales » : un homme de passage accepte de faire don de son sperme, que les futures mamans peuvent s’inséminer elle-mêmes l’une à lautre – voire à l’une ET l’autre (gare aux désordres génétiques à venir !), à l’aide d’une pipette que l’on peut trouver en pharmacie.

La pratique ne bénéficie d’aucun cadre légal en France et ne présente aucune protection pour le parent dit « social » de l’enfant avant son adoption. Le droit réserve en effet la gestion des dons de sperme – et d’ovocytes – aux Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (Cecos), créés en 1973. En dehors des centres d’assistance médicale à la procréation (AMP), toutes les inséminations sont interdites.

Connaître et faire connaître le géniteur

Comment expliquer ce recours aux PMA « artisanales » alors qu’en Europe, nos voisins (Espagne, Belgique) proposent un parcours de PMA, à seulement quelques heures de voiture ? Selon les femmes qui y ont eu recours, ces procréations « amicalement » assistées présentent un double intérêt : elles solutionnent la question du coût d’une PMA à l’étranger (autour de 1.000 euros en Belgique et jusqu’à 3.500 euros en Espagne pour la seule insémination, sans compter les frais du voyage): du low-cost, alors que sont préconisées les relocalisations des moyens de production industriels.

Mais elles permettent surtout d‘entrer en contact direct avec le donneur. « Ce qui me dérangeait dans la PMA à l’étranger, c’était l’anonymat du don, confirme Elise. Notre fille ne va pas attendre ses 18 ans pour se questionner sur ses origines. » Ce souci n’avait pas pour autant bloqué nos deux femmes en mal d’enfant: peu leur importa alors le mal à l’enfant.

« On a essayé de se mettre à la place de l’enfant, assurent ces deux anonymes, après coup, deux ans et neuf mois plus tard. On s’est dit que ce serait plus facile pour lui d’avoir accès au donneur. S’il veut le rencontrer, il le pourra. Il peut voir des photos, comprendre comment il a été conçu. Tout ça était très important pour nous. La solution du donneur complètement anonyme, on ne l’a même pas envisagée ». (Justine*, qui a opté pour un donneur connu en France). [Le socialiste Gérard Filoche est de ces distributeurs de sperme. Cet ancien inspecteur du Travail, représentant de l’aile gauche du PS, avait depuis publié un tweet mettant en scène Emmanuel Macron, le bras ceint d’un brassard nazi orné d’un dollar à la place de la croix gammée. Ses enfants issus de dons répétés de son sperme peuvent-ils avoir envie de le connaître?]

En 2017, Elise a donc cherché par ses propres moyens, en France, celui qui allait l’aider à procéder à une insémination artisanale. Dans son étude comparative, résurgence d’eugénisme, elle reconnaît avoir eu « beaucoup de chance ». Elle a commencé par s’inscrire, avec son épouse, sur deux forums spécialisés dans le don naturel. « On a essuyé [essuie-tout ou lingette requis] beaucoup de propositions sexuelles, des mecs [la misandrie (mépris ou hostilité à l’égard des hommes, motivé par leur sexe biologique) des demandeuses est à fleur de peau] qui proposaient leurs ‘faveurs’ aux femmes… », se justifie l’inconnue.

Les deux quêteuses donnent finalement rendez-vous à leur fournisseur à Paris. Première priorité pour elles : s’assurer que les intentions de ce donneur potentiel correspondent (au catalogue et) aux exigences de leur projet parental. « On a rapidement compris qu’on n’était pas le premier couple qu’il aidait. Il avait l’air fiable. Il s’est inquiété de savoir si on voulait vraiment un enfant, s’il ne risquait pas de se retrouver avec une pension alimentaire. Il n’était pas du tout dans une démarche de parentalité, ça nous a rassurées. » Ne pas être encombré d’un homme, contrairement aux bons sentiments à l’égard de l’enfant avancés précédemment…

Quelques mois plus tard, elles retrouvent cet homme dans un hôtel. Il leur remet une fiole contenant son sperme congelé. Une première insémination a lieu, puis une seconde dose, sortie du congélateur, quelques semaines plus tard. Elise tombe alors enceinte. « On a eu beaucoup de chance. C’est le seul homme qu’on a rencontré et ça a marché, sur le plan humain et sur le plan biologique. Il n’a pas été intrusif pendant la grossesse. Il a juste demandé à recevoir une photo de la petite à sa naissance. » Cas aussi idéal qu’authentique…

Pallier l’insécurité sanitaire

Si cette pratique présente l’avantage de la simplicité, elle demeure néanmoins risquée d’un point de vue sanitaire. Tous les garde-fous posés pour une PMA encadrée font ici office d’options subsidiaires puisqu’ils ne dépendent que de la responsabilité des femmes et hommes concernés. Quand une insémination est suivie médicalement, le sperme est soumis à des examens. « La PMA classique permet de faire des prélèvements bactériologiques, ainsi qu’une sérologie, pour vérifier les infections, notamment sexuelles, comme le VIH ou la syphilis. Enfin, la procédure médicalisée permet d’évaluer la qualité du sperme et de prévenir les risques de maladies génétiques », explique à franceinfo le gynécologue spécialiste de l’AMP, Mikaël Agopiantz.

Hors protocole, les femmes demandent généralement au donneur un bilan sanguin, mais rien n’indique que les résultats ne sont pas falsifiés. Cette insécurité sanitaire, Justine*, 31 ans, a eu la chance de pouvoir la réduire au minimum [tout baigne dans ce cas particulier]. Après avoir rencontré un géniteur [au marché à bestiaux ?] avec sa compagne, elle s’est rapprochée d‘une gynécologue (militante) « qui accepte de faire les inséminations dans son cabinet », confie-t-elle. Milieu stérile ne signifie pas garanties virologiques.

Il existe en effet nombre de médecins français – outre le planning familial – qui, en toute illégalité, accompagnent ces couples dans leur démarche (et déclarent des actes remboursés par la Sécurite sociale). Leurs noms et les adresses de leurs cabinets se transmettent sous le manteau, comme les stupéfiants et les adresses de leurs revendeurs, via des forums spécialisés. Lorsqu’une femme en demande d’insémination tape à leur porte, elle « ment administrativement » et se présente chez la gynécologue avec le donneur, comme un couple hétérosexuel qui aurait des difficultés à concevoir. Le complice, à la différence du client de professionnelle du sexe, n’est pas poursuivi.

En plus de l’insémination pratiquée par LA médecin, elle pourra bénéficier de tout un protocole mis en place par la professionnelle de santé. « C’est un vrai soulagement : tous les tests MST sont faits, on a un spermogramme du donneur pour vérifier sa fertilité et ensuite un protocole est mis en place selon les résultats », s’enthousiasme Justine ou Faustine.

Un risque juridique majeur

Reste la question de « l’insécurité juridique » de ces pratiques artisanales délictueuses qui mettent en péril l’équilibre génétique de la société. Aujourd’hui, la seule solution pour la mère « sociale » de l’enfant – celle qui ne le porte pas – consiste à adopter le nouveau-né. Une adoption qui ne peut survenir qu’après six mois de vie commune avec l’enfant, et avec l’accord de la mère génitrice. « Le risque juridique est majeur », confirme Philippe Reigné, professeur de droit au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), à franceinfo. « Le géniteur peut, à tout moment, décider de reconnaître l’enfant, même préalablement à la naissance. C’est une situation cauchemardesque pour les couples, qui se retrouvent à devoir supporter des liens non désirés avec une personne qui disposera de l’autorité parentale. »

Pour cette raison, Philippe Reigné milite pour une reconnaissance légale de ces inséminations hors AMP : « Il s’agirait de porter le sceau de la loi sur une pratique qui existe depuis des décennies. D’autant que le recours à la PMA classique est un mécanisme beaucoup plus récent, très médicalisé, réservé, à l’origine, à une pathologie : l’infertilité. »

Cette insécurité juridique est bien connue de l’avocate Aude Denarnaud, qui s’est spécialisée dans ce type de contentieux. « J’ai énormément d’affaires, explique-t-elle à franceinfo. Le mariage [pour tous] a été une avancée mais l’adoption a été retenue comme seule forme de filiation pour les couples homosexuels. » L’absence de filiation automatique pour la mère qui ne porte pas l’enfant – la mère d’intention – crée un déséquilibre au sein des couples. « Ce n’est qu’une fois l’adoption prononcée que ma femme a été vraiment rassurée », témoigne notamment Elise.

Disparitions et fausses identités

Maggy, 36 ans, mère biologique d’une petite fille de 4 ans, a vécu cette situation d’imbroglio juridique avec son ex-compagne. Un homme de leur entourage avait accepté de les « aider » en vue d’une insémination. « On a essayé de faire un pacte de coparentalité [dans ce modèle familial, plusieurs personnes s’entendent pour élever un enfant ensemble], mais on n’était jamais d’accord, se rappelle Maggy. Des tensions sont apparues. Il y avait un mal profond : on pensait pouvoir être dans une parentalité idéale avec un père et deux mamans, mais la réalité juridique nous a rattrapés. Il faut bien qu’il y ait deux parents légaux. Moi et son père. J’ai essayé de trouver des solutions pour qu’elle [son ex-compagne] se sente parent, mais il n’y avait pas d’issue ». Les deux femmes se sont séparées peu de temps après la naissance de l’enfant. Aujourd’hui, Maggy éduque sa fille en garde alternée avec le géniteur !

« Plusieurs fois par an, on a des situations qui se passent mal », confirme Alexandre Urwicz, président de l’Association des familles homoparentales, à franceinfo : « Ça peut être des hommes qu’on devait reconnaître comme pères et qui ont été évincés de la vie des enfants. On a eu des cas de femmes qui ont disparu après la naissance, on s’est rendu compte qu’elles avaient donné de fausses identités. Ou des géniteurs qui veulent devenir pères en cours de route… Il faut absolument un cadre légal pour prévenir cela. »

L’inverse du principe du « Ni vu, ni connu »

Comme Maggy, d’autres femmes risquent à l’avenir de se heurter à un mur juridique, puisque le sujet des dons informels a été écarté de la révision des lois de bioéthique. Selon la sociologue de la famille Irène Théry, ce blocage provient d’abord de la nature du système d’aide à la procréation en France. « Il a été bâti sur le principe du ‘Ni vu ni connu’. Le don de gamètes, comme le don de sang, doit être anonyme et impersonnel », explique-t-elle. L’idée de « donneur relationnel » n’entre pas dans ce modèle français.

L’avocate Aude Denarnaud regrette elle aussi que la révision de la loi « ne règle rien » sur cette question. « Ces couples sont les oubliés de la bioéthique », estime-t-elle. A court terme, un premier pas législatif a été effectué sur la levée de l’anonymat : pour donner son sperme, un homme devra obligatoirement accepter que son identité puisse un jour être révélée à l’enfant né du don, si ce dernier le souhaite à sa majorité. Pour autant, le don lui-même restera anonyme. Selon la loi à venir, les lesbiennes ne pourront pas choisir leur donneur et un donneur ne pourra pas choisir à qui il donne: une distribution à l’aveuglette, au risque de se trouver face à un enfant de 18 ans d’un type qui lui pose problème.

Pour le député LREM et rapporteur du projet de loi Jean-Louis Touraine, le maintien de ce principe cardinal n’a rien d’étonnant. « La PMA pour toutes est déjà un petit renversement de table. On ne peut pas la renverser totalement. Quand on veut passer par un don en France, il faut accepter le principe de l’anonymat. Sans cela, la conception du don dans notre pays serait totalement bouleversée. »

Des préliminaires. Un statu quo préservé jusqu’à la prochaine révision des règles en la matière ? Au plus tard, celle-ci interviendra dans sept ans.

* Le prénom a été changé à la demande de l’intéressée. Une avancée (?) si on considère que les identités des voyous de quartier(s) sont dissimulées…

Des opposants au projet de loi bioéthique manifestent devant l’Assemblée

Des citoyens rappellent à leurs mandants qu’ils s’opposent au texte

Dernière ligne droite pour les protecteurs de la cellule familiale

« Occupez-vous de nos salaires, pas de la PMA sans père »: des associations, dont la Manif pour tous, opposées au projet de loi bioéthique, ont manifesté lundi devant l’Assemblée nationale avant l’examen du texte en deuxième lecture par les députés, en fin de journée.

Membres du collectif « Marchons Enfants », ils sont une vingtaine à s’être déguisés en serveur, cuisinier, poissonnier, gilet jaune, étudiant ou encore médecin. Soit ces Français qui seraient « les oubliés » de l’exécutif et du Parlement, dont la priorité, selon eux, n’est pas d’affronter la crise socio-économique mais de profiter de l’été et du contexte sanitaire pour faire voter un projet de loi « ni bio, ni éthique ».

Une loi qui fracture

« Occupez-vous de la crise, pas d’une loi qui divise », « la priorité c’est d’avoir un métier », ont-ils scandé, entre autres slogans, lors d’une action seulement ouverte à la presse, à l’adresse des députés, appelés à se « réveiller » et à voter contre le projet de loi bioéthique, qui étend notamment la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes.

Le texte comprend aussi une ouverture de l’accès aux origines pour les personnes nées grâce à un don de sperme ou encore l’autoconservation des ovocytes et la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

En octobre 2019 en première lecture, il avait été adopté au terme de deux semaines et demie d’échanges passionnés. Le Sénat l’avait ensuite validé en février mais modifié, limitant notamment le remboursement par la Sécurité sociale à la seule PMA à « caractère médical ».

« Les promoteurs de ce projet de loi parlent d’un changement de civilisation. Et bien, un changement de civilisation ne se fait pas en plein été, à la va-vite, sans l’annoncer aux Français (…) Ce sont des questions fondamentales sur lesquelles il faudrait pouvoir s’exprimer massivement. Or, aujourd’hui, le débat démocratique est extrêmement contraint par le contexte actuel », a déclaré Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous.

« Irresponsabilité »

Le collectif « Marchons enfants  ! » (janvier 2020)

Sur le fond, ce projet de loi comprend des mesures « désastreuses sur les plans anthropologique et éthique », priverait « volontairement un enfant de père toute sa vie« , créerait « une filiation fictive« , ouvrirait la voie à la GPA (gestation pour autrui) et utiliserait « les moyens de la Sécurité sociale et de la médecine pour réaliser nos désirs individuels et non pas traiter nos pathologies« .

Caroline Roux, déléguée générale adjointe de l’association Alliance Vita, a de son côté dénoncé « l’emballement et l’irresponsabilité du gouvernement à faire passer en urgence une loi » qui intensifierait « la manipulation du vivant ».

Enfin, selon Bertrand Lionel-Marie, secrétaire général des Associations familiales catholiques, « les Français ne veulent pas de ce Tchernobyl de la procréation ».

Marseille : agressée sur l’autoroute pour un coup de klaxon

La France est-elle devenue une jungle ?


Alors qu’elle circulait sur l’autoroute entre Marseille et Aix, Anna 27 ans, a bien cru que sa dernière heure était arrivée. Agressée en pleine voie centrale par deux individus pour un coup de klaxon à une voiture qui roulait visiblement à grande vitesse.
C’était il y a quelques jours. Anna (son prénom a été modifié à sa demande), 27 ans, est en déplacement professionnel entre Marseille et Aix-en-Provence, sur l’A51. Devant elle un véhicule qu’elle veut doubler. Elle met son clignotant, entame son dépassement, puis tout bascule : « J’ai vu dans mon rétro une voiture rouge qui arrivait à une vitesse folle, je me suis rangée et j’ai klaxonné pour signifier au conducteur qu’il roulait beaucoup trop vite.

Le conducteur, un jeune d’une vingtaine d’années voit rouge : « Il a ralenti, il s’est porté à ma hauteur, il a commencé à m’insulter, puis à zigzaguer devant moins en cherchant visiblement à provoquer un accident, _il s’est rabattu devant moi et a pilé ! J’ai réussi à m’arrêter à 20 centimètres de son pare-choc_, derrière moi il y avait un bus qui s’est stoppé à moins d’un mètre« .

Je leur criais qu’on allait tous mourir (Anna, 27 ans)

A l’arrêt sur la voie du milieu à hauteur des Milles, Anna voit sortir deux jeunes d’une vingtaine d’années et se diriger vers elle : « Ils étaient totalement inconscients du danger, _des voitures les frôlaient à 100 km/h_, j’étais persuadée qu’on allait se faire percuter« . Ses deux agresseurs viennent jusqu’à sa portière pour la menacer et l’insulter avant de remonter dans leur véhicule. « Je suis restée cloîtrée dans ma voiture, je leur criais qu’on allait tous mourir, qu’ils fallait qu’ils dégagent l’autoroute, j’ai eu la peur de ma vie. »

Régime de la terreur

Alors que Darmanin, ministre de l’Intérieur, passe son temps en déplacements compassionnels pour dire que que les « emmerdeurs » vont « plier » et payer, les Français ont peur. En situation de viol, les femmes osent désormais porter plainte mais, hormis les crimes sexuels et la pédophlie qui semblent être les préoccupations principales de l’administration et de la presse, quand les féministes, les anti-racistes et les écologistes nous laissent un peu de répit à fourbir de nouvelles armes de déstabilisation politique, plus rien n’a d’importance et les agressions de la vie quotidienne se développent à vitesse grand V. Avrc elles, la peur des citoyens.

C’est un miracle si cette affaire au « motif dérisire », selon une radio publique, n’a pas tourné au drame. Anne reste aujourd’hui choquée et n’a pas osé porter plainte : « j’ai peur qu’ils me retrouvent et qu’ils s’en prennent à moi« .

Tribune: qui veut la peau du ministre de l’Intérieur?

Gérald Darmanin doit quitter le ministère de l’Intérieur

Un collectif d’élues et responsables politiques s’en prend au ministre: c’est pourtant l’homme qui est en cause…

Les signataires ne distinguent pas l’homme politique de ses actes d’homme.

Des élues de gauche (Clémentine Autain, Manon Aubry, Elsa Faucillon…) dénoncent un «mépris vis-à-vis de toutes les femmes» et la «double violence» que constitue pour elles cette nomination.

Tribune

« Nous, femmes, responsables politiques françaises, prenons la parole pour dénoncer la nomination de Gérald Darmanin à la tête d’un des plus importants ministères pour lutter contre les violences faites aux femmes. Cette parole que nous, femmes, avons eu tant de mal à libérer au travers du mouvement #MeToo, notamment, doit être entendue et respectée. Cette nomination intervient après les dernières élections municipales qui, malgré une abstention qui doit toutes et tous nous interroger, ont permis que la moitié des plus grandes villes de France soient désormais administrées par des femmes ayant conduit des listes de renouvellement citoyen.

Comment, alors, tolérer cet entre-soi «d’homme à homme» dans le choix stratégique du ministre de l’Intérieur ? Gérald Darmanin est présumé innocent. Mais comment justifier la promotion à l’Intérieur d’un ministre mis en cause dans une enquête préliminaire pour viol, harcèlement et abus de faiblesse et dont les avocats ne contestent pas les faits mais leur qualification pénale ? D’un ministère qui doit être celui de la protection des citoyennes [entre autres !] face aux violences sexistes et sexuelles toujours aussi nombreuses ? Comment assurer l’équité des parties dans ces conditions ?

[Les signataires foulent aux pieds le principe de présomption d’innocence]. Cette indignation transcende les clivages politiques républicains. Nous, femmes en politique [est-ce une vertu ?], pouvons témoigner de la double violence que les femmes doivent affronter. La violence politique, bien souvent décuplée à leur encontre, et les violences ordinaires que subissent toutes les femmes (compétences sans cesse remises en cause, difficultés à concilier vie familiale qui repose encore trop souvent sur les femmes et vie professionnelle ou militante, etc.).

Depuis le début de la Ve République, seules deux femmes ont accédé au second tour de l’élection présidentielle, et personne ne peut oublier le torrent d’injures sexistes qui a accompagné la nomination de la seule femme Première ministre [Edith Cresson s’y est appliquée…] sous François Mitterrand il y a bientôt trente ans. [Etait-ce sa maîtresse?]

Au-delà des convictions politiques, nous, femmes responsables politiques, qui nous nous inscrivons dans la tradition républicaine et démocratique, dénonçons cette injure de trop, faite tout à la fois à l’exemplarité politique et, plus grave encore, à toutes ces femmes qui ont tant de mal à être entendues par les institutions policières et judiciaires de notre pays.

La police républicaine mérite mieux que cette nomination [c’est à elle de le dire] et les femmes en politique comme ailleurs ne se tairont plus ! [Quelles tournent leur langue d’abord !]

Gérald Darmanin ne peut rester ministre de l’Intérieur. Son maintien signifierait un égal mépris de la part du président de la République vis-à-vis de toutes les femmes et de leur combat pour le respect et l’égalité. [Laisser parler la justice serait une preuve de son respect]

Auteures de la tribune : Claire Monod, coordinatrice nationale Génération·s [Benoît Hamon], conseillère régionale Ile-de-France; Sophie Taillé-Polian, coordinatrice nationale Génération·s, sénatrice du Val-de-Marne

Premières signataires :

Manon Aubry, eurodéputée LFI, coprésidente du groupe de la gauche unitaire européenne , Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis (Ensemble-insoumis), Martine Billard, oratrice (?) nationale La France insoumise, Alice Bosler, coordinatrice nationale des Jeunes Génération·s, Joséphine Delpeyrat, pôle féminisme du collectif national Génération·s, Dieynaba Diop, porte-parole du Parti socialiste et adjointe au maire au Mureaux, Elsa Faucillon, députée PCF des Hauts-de-Seine (Gennevilliers, Colombes, Villeneuve), Léa Filoche, adjointe à la maire de Paris, Géraldine Guilpain, secrétaire générale des Radicaux de gauche, Hélène Hardy, membre du bureau exécutif d’EE-LV, Anne Hessel, coprésidente d’honneur de Nouvelle donne, Annie Lahmer, conseillère régionale EE-LV, Roxane Lundy, membre du collectif national Génération.s, conseillère municipale Beauvais, Céline Malaisé, conseillère régionale PCF, Corinne Narassiguin, secrétaire nationale à la coordination et aux moyens du Parti socialiste, Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère de Paris, Barbara Romagnan, membre du collectif national Génération.s, Virginie Rozière, coprésidente des Radicaux de gauche, Eva Sas, porte-parole EE-LV, Isabelle This Saint-Jean, secrétaire nationale aux études du Parti socialiste.

Si l’intention n’est pas visiblement pour tous d’abord politique et le féminisme, subsidiairement, un simple concept d’agit-prop, on n’a rien compris.

Pédophilie: l’adjoint d’Hidalgo, Christophe Girard, est cité dans l’affaire Matzneff

L’adjoint à la Culture de la mairie socialiste de Paris, rattrapé par les écologistes rouges.

Christophe Girard avait éte le sujet d’un article du New York Times pour ses liens passés avec l’écrivain pédophile. Il se défend et se dit victime de « présomption de culpabilité ».

L’union des gauches n’aura duré que deux petits tours des municipales au conseil de Paris. Les élus écologistes, pourtant alliés de la maire Anne Hidalgo, lui demandent de suspendre de ses fonctions son adjoint à la Culture Christophe Girard, pacsé à Olivier (2013), entendu en mars dernier dans l’enquête « pour viols sur mineur(s) » qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff.

« Nous nous opposons à la nomination de Christophe Girard au sein de notre exécutif », écrivent les membres du groupe écologiste de Paris dans un courrier adressé dimanche à la maire de Paris et diffusé lundi 20 juillet sur Twitter par la conseillère de Paris Alice Coffin, Association des journalistes LGBT et activiste dans le collectif féministe La Barbe.

[ https://twitter.com/alicecoffin/status/1284917842484301824?s=19%5D

Partisans d’un retour à l’ordre moral mais alliés politiques à Anne Hidalgo durant l’entre-deux tours de l’élection municipale 2020, ces élus demandent la « suspension » de Christophe Girard et l’« ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la ville de Paris ».

Ils entendent également participer, aux côtés d’associations féministes, à un rassemblement jeudi à midi, en marge du premier Conseil de Paris de la nouvelle mandature, devant l’hôtel de ville, « pour réclamer le départ de Christophe Girard ».

L’intéressé entendu en mars par la police

Les enquêteurs ont interrogé en mars Christophe Girard, secrétaire général entre 1986 et 1987 de la maison Yves Saint Laurent, structure gérée par Pierre Bergé, qui a apporté un soutien financier à Gabriel Matzneff dans les années 1980, selon plusieurs témoins.

L’écrivain est visé par une enquête pour « viols sur mineurs » ouverte par le Parquet de Paris après la publication en janvier du roman autobiographique de Vanessa Springora dans lequelle elle décrit la relation sous emprise qu’il a entretenue, lorsqu’elle était mineure.

Bment sensible, il faut faire attention à ne pas mélanger tous les sujets », dans une allusion aux accusations de viol contre le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a suscité de nombreuses indignations et manifestations.

Les écolos radicaux demandent aussi l’« ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la Ville de Paris » (IGVP) et entendent participer, aux côtés d’associations féministes (comme ils le sont du comité Traoré) à un rassemblement qui aura lieu jeudi midi devant l’Hôtel de Ville pour réclamer son « départ »

Christophe Girard va de son côté déposer plainte « dans les prochains jours » pour diffamation, dénonçant « une vindicte militante cherchant à substituer le tribunal de la rue au tribunal judiciaire », a annoncé son avocate, Delphine Meillet, dans un communiqué. « Ces slogans sont diffamatoires à l’encontre de Christophe Girard en ce qu’ils assimilent celui-ci à un complice de pédocriminalité », explique Me Meillet, rappelant que son client « n’est mis en cause dans aucune enquête judiciaire » et a été « auditionné en qualité de simple témoin ».

Entendu comme témoin

Christophe Girard est un pilier historique de la mairie de Paris puisqu’il avait été nommé adjoint à la Culture par Bertrand Delanoë dès son élection en 2001, et l’est redevenu en septembre 2018 sous le premier mandat d’Anne Hidalgo, après avoir été maire du 4e arrondissement pendant le quinquennat de François Hollande. Il est notamment l’initiateur de la « Nuit blanche », manifestation artistique nocturne qui se tient chaque année dans la capitale.

Selon l’écrivain pédophile assumé, la maison Saint Laurent réglait ses factures alors qu’il résidait dans une chambre d’hôtel avec Vanessa Springora, alors âgée de 14 ans. Auprès du « New York Times », Gabriel Matzneff cite ces mots de Christophe Girard lui disant : « Nous nous occupons de tout, les repas, tout. […] Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup. »

« Nous nous occupons de tout, les repas, tout. […] Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup. »

L’écrivain précise que cet arrangement « a duré, je crois, deux ans, à peu près. » Dans « le Consentement », Vanessa Springora écrit que c’est grâce à ce séjour à l’hôtel Taranne, boulevard Saint-Germain dans le 6e arrondissement de Paris, que l’écrivain avait pu échapper à la police, qui avait entamé des perquisitions de son appartement.

Devenu adjoint à la mairie de Paris, Christophe Girard aurait ensuite fait pression en 2002 pour que Gabriel Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre national du Livre, selon une information révélée par le directeur du CNL dans un entretien avec l’Opinion.

Le 13 février, au surlendemain de l’enquête du « New York Times » qui lui a valu de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux, Christophe Girard répond dans une interview au « Parisien » il admet connaître Gabriel Matzneff, tout en minimisant son soutien et en appelant à « séparer l’œuvre de l’auteur ».Le 4 mars, il est entendu pendant quatre heures en tant que témoin sur cette affaire dans les locaux de l’Office central pour la Répression des Violences aux Personnes (OCRVP), à Nanterre.

Girard revendique un simple rôle d’intermédiaire

Le 7 mars, Christophe Girard fait l’objet d’un second article du « New York Times », qu’il a décidé de contacter après avoir refusé dans un premier temps de répondre aux questions du quotidien américain. « En dépit du fait qu’ils se connaissent de longue date, […] Christophe Girard nie quasiment toute connaissance des abus sexuels perpétrés par l’écrivain, qui écrit et s’exprime ouvertement sur sa pédophilie depuis les années 1970 et lui a même dédié l’un de ses ouvrages », résume l’article.

Le candide parisien affirme que la lecture du livre « le Consentement » lui a ouvert les yeux sur les agissements de Matzneff, et déclare : « C’est horrible. » Embarrassé, il dit même avoir proposé à Emmanuel Grégoire, le directeur de campagne d’Anne Hidalgo, de se retirer de la course. Mais la liste ‘Paris en Commun’ lui apporte son soutien dans un communiqué, arguant que son candidat n’a été qu’appelé à témoigner dans une affaire sans lien avec la liste.

Christophe Girard affirme en outre auNew York Time avoir découvert le nom de Gabriel Matzneff en 1986, à l’âge de 29 ans. Selon lui, c’est Pierre Bergé (ancien actionnaire de ‘L’Obs’,décédé en 2017) qui lui aurait demandé de prendre soin de l’écrivain, convalescent après une opération. Christophe Girard, qui revendique un simple rôle d’intermédiaire, dit n’avoir jamais lu le moindre ouvrage de Gabriel Matzneff, et cela, bien que ce dernier lui ait dédié son journal de l’époque, « la Prunelle de mes yeux », paru en 1993 et qui détaille dans le menu sa relation avec Vanessa Springora.

En février, il déclarait pourtant au journal Le Parisien:

« Je n’ai lu aucun livre de Gabriel Matzneff, sauf ″la Prunelle de mes yeux″, et seulement partiellement. […] Mais j’ai presque tous ses livres. Il me les a offerts. »

Voici un extrait du résumé, signé Matzneff, qui apparaît sur la quatrième de couverture de l’édition Folio de cet ouvrage, initialement publié dans la collection « l’Infini » dirigée par Philippe Sollers :

« Ce charmant Christophe Girard » est même cité dans l’ouvrage, rappelait Mediapart en mars, assurant à Matzneff, à qui il vient d’annoncer que la Fondation Saint Laurent prend en charge sa chambre : « Ainsi vous ne serez pas obligé de regagner votre grenier inconfortable. Restez au Taranne aussi longtemps que vous voudrez, poursuivez votre convalescence paisiblement. […] Ne nous remerciez pas, c’est peu de chose à comparaison du bonheur que nous donnent vos livres.

Girard dit également n’avoir jamais entendu parler des agissements pédocriminels de Matzneff avant 2013, au moment de la polémique sur l’obtention de son prix Renaudot. Il exprime auprès du quotidien américain ses regrets de ne pas avoir pris position publiquement contre l’écrivain, avant de se dédouaner : « Est-ce que moi, je dois être le chevalier blanc de la morale française ? »

Toujours auprès du « New York Times », Christophe Girard admet tutoyer Gabriel Matzneff et avoir dîné avec lui fin 2019, mais ne pas le considérer comme un ami.

« Présomption de culpabilité »

Le 28 juin, il est réélu au conseil de Paris et renommé dans la foulée adjoint à la Culture par Anne Hidalgo. Dans une lettre adressée dimanche 19 juillet à la maire de Paris, les élus écologistes écrivent :

« Trois ans après MeToo, après la discussion publique provoquée par la publication de l’ouvrage le Consentement de Vanessa Springora, quelques mois après la terrible cérémonie des César, quelques jours après la nomination d’un ministre faisant l’objet d’une instruction pour viol et harcèlement sexuel, la mairie de Paris ne peut pas, ne doit pas, prendre une position hostile aux revendications féministes. Il en va de notre cohérence politique.

Interrogé lundi, le premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire a tenu à rappeler qu’il « n’y a aucun reproche qui a été formulé [à Christophe Girard] puisqu’il n’a ni le statut de témoin assisté, ni de mis en examen », depuis son audition. Il n’y a « aucune raison d’écarter Christophe Girard de notre équipe, pour des raisons juridiques, morales et éthiques », a-t-il estimé, en demandant à « faire attention à ne pas mélanger tous les sujets ». Ni mentionner les moeurs sexuelles de l’écologiste Daniel Cohn-Bendit?

Invité sur le plateau d’Europe 1 ce mercredi, Christophe Girard s’est de nouveau défendu en dénonçant l’existence d’une « justice des réseaux sociaux ».

« Cette nouvelle justice, cette manière de considérer que la présomption n’est plus d’innocence mais de culpabilité, est un fait très grave dans nos démocraties », estime l’élu, évoquant la « cancel culture » venue des Etats-Unis, mais aussi la Terreur et les comités de salut public de l’époque de la Révolution française.

PaSiDupes

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