Le total anti-sarkozysme de France Info, plus malsain que primaire

Le journaliste Olivier Bost ne se lit pas entre les lignes

Qu’il soit dominant ou au contraire à l’écoute, Sarkozy ne convient jamais à certains influenceurs …

Alors que le Bureau politique de l’UMP a opté mardi soir pour le « ni-ni » (ni PS, ni FN) à la législative partielle du Doubs, « de justesse », reconnaît la rédaction de France Info, Olivier Bost précise « contre l’avis de Nicolas Sarkozy qui plaidait pour un texte appelant à faire barrage au FN, selon des participants à la réunion. »

La violence des attaques de la presse a repris

La presse en offre un nouvel exemple ce matin, dont France Info
«  Le double échec de Nicolas Sarkozy«  par Olivier Bost, mercredi 4 février 2015 08:32, mis à jour le mercredi 4 février 2015 à 08h35

Légende: « Retour aux affaires compliqué pour Nicolas Sarkozy © »
Le cliché est juste ancien et pris dans la cour des Invalides, qui n’est pas un lieu joyeux, mais de recueillement.

Info ou intox ?
« L’UMP a opté mardi pour le « ni-ni » pour la législative du Doubs, contre l’avis de Nicolas Sarkozy » entend-on. Et « Un revers pour le président du parti« , commente le journaliste.

« Nicolas Sarkozy a-t-il encore la main sur son parti ? Question [ouverte !] que l’on peut se poser après la décision du bureau politique de l’UMP mardi soir [mais qui n’appelle pas de développement: on est supposé y répondre par oui ou par non…]. « Le bureau a décidé de ne pas suivre l’avis du président du parti sur les consignes de vote pour le second tour de la législative partielle du Doubs, » estime le journaliste qui n’envisage pas que le bureau puisse avoir une autre motivation que la contradiction. « Nicolas Sarkozy avait choisi de laisser les électeurs choisir, » note Bost qui n’y voit pas le respect de la libre expression des participants au débat qu’il a initié. « Le bureau a voté en faveur du « ni-ni », ni PS, ni FN. En clair : un appel à voter blanc ou à s’abstenir dimanche prochain. » On lit ailleurs dans la presse que ce choix du bureau est le pire qui puisse être puisqu’il incite à l’abstention. Le choix du bureau serait donc défavorable au groupe et la préférence personnelle de Sarko, farouchement opposé au FN, à son honneur, mais Bost n’en a cure: la cible de ses coups se situe sous la ceinture de Sarkozy.

L’adversaire de droite le plus redouté de la gauche, et singulièrement du PS, n’est pas Marine Le Pen, mais bien Nicolas Sarkozy: à la présidentielle le « front républicain » règle son compte au FN, si nécessaire. Ce subterfuge ne piège pas le candidat de l’UMP et la diabolisation de Sarkozy a déjà fonctionné au-delà de toute espérance lors de la campagne 2007. Elle a d’ailleurs repris, au cas où elle pourrait profiter à un candidat moins charismatique, voire sinistre, et donc plus vulnérable, que ce soit Juppé ou Fillon. Cambadélis n’a-t-il pas félicité Juppé de sa courte-échelle au PS au second tour de la législative partielle du Doubs, dimanche prochain ?

Or, pour être complet, à la différence des propos partiels et partiaux du pro, l’ancien Premier ministre Alain Juppé a appelé à « faire barrage » au FN, avec la même détermination que Sarkozy et par les mêmes moyens. Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, n’entendent pas pour autant s’engager « dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS » et ne désapprouvent donc pas Sarkozy.
« Nicolas Sarkozy a tenté de contenir ses troupes sans succès et de trouver une synthèse entre les partisans du Front républicain et les défenseurs de l’abstention. » Bost n’a pas d’autre cible que Sarkozy et ignore les positionnements des autres membres du bureau. Il ne retient que les confidences d’un anonyme pour affrmer que « le ton est même monté à plusieurs reprises. Deux heures et demie d’échanges souvent houleux. L’UMP s’est littéralement divisée, sous les yeux de son chef, impuissant pour imposer sa ligne, » rapporte la petite souris Bost, comme si elle y était: c’est ça le « décryptage » ?

« Double claque », selon Bost, attaché à Sarkozy comme un agresseur sa victime

Olivier Bost, un visage de radio

Reprise: « C’est une double claque pour Nicolas Sarkozy parce qu’il y a deux échecs en un. Mardi, au-delà d’un retour aux affaires décidément [et non « decidemment »] très compliqué, » et comment ne le serait-il pas, « le premier échec du président de l’UMP c’est de n’être pas parvenu à solder une part de son quinquennat. » Etait-ce l’objet du débat de lundi? C’est en tout cas l’obsession du journaliste partisan. « C’est lui qui avait imposé le « ni-ni » en 2011 et il voulait revenir sur cette formule pour marquer plus nettement ses distances avec le Front national. » Qui le lui reprocherait à gauche et à Radio France ! Le PS qui recherche le « front républicain » introuvable qui lui serait salutaire approuve-t-il la manipulation des faits par son supporter Bost.
« Le second échec, c’est pour le prochain match » [qui n’est pas joué, pas même engagé, mais Bost est un rapide, si rapide qu’il se met hors-jeu]: « la primaire en 2016. Même si ça n’est pas non plus sa position qui l’a emporté, c’est bien Alain Juppé qui a marqué un point : il a affaibli le chef Nicolas Sarkozy. »

L’honnêté du professionnel est ici gravement en cause. Il ne peut en effet ignorer ce que rappelle toute la presse informée qui fait pas de la désinformation: en 1990, Juppé, alors second personnage du RPR, avait retiré sa carte UMP à Alain Carignon, maire RPR de Grenoble qui, lors de la cantonale partielle de Villeurbanne, militait pour faire obstacle au FN, en refusant l’abstention. A l’instar de Carignon, Juppé doit-il rendre sa carte ? Pour le journaliste de France info (service public), le rappel de ses confrères est-il un « revers » ou une « claque » ? Maintenir à Bost sa carte de presse n’est-il pas contraire à la déontologie de sa profession ? Qu’en pense le SNJ ?

Le vice consiste à apporter les « nuances » qui s’imposent dans un article enfoui

La désinformation dépasse la manipulation pour atteindre à l’agression

Liberté de pensée

Selon l’agence Reuters , « il y a 12 minutes », « le président de la république s’est de nouveau mis dans l’embarras, cet après-midi, lorsqu’il a subitement giflé une jeune journaliste de l’AFP qui l’interrogeait sur les récents sondages qui le placent deuxième dans les intentions de votes. « Qu’est-ce que j’en ai à foutre des sondages, hé pétasse« , aurait lancé Sarkozy, en la giflant du revers de la main.
Peu après, lors d’un point de presse, Sarkozy a tenu à s’excuser et a convenu qu’il s’agisait d’un geste regrettable qu’il n’entendait pas répéter, « à moins que le journaliste ne le mérite vraiment ». « Texto, selon des professionnels de la presse, Pascal-Pierre Fradette avec Patrice Légaré ! On peut croire à un canular, mais la dépêche traîne sur Yahoo! Actualités. Des précisions s’en suivent: « la femme n’a pas été blessée gravement, mais la monture de ses lunettes auront besoin d’un réajustement mineur. Le mois dernier, Sarkozy avait traité un journaliste à LCI de « couillon » lors d’un déplacement à la Marne, « affirme la dépêche de cette agence. Stupéfiant. On aurait pu en rester là si le doute n’était pas permis…

Et on découvre en effet que ce qui passe pour un scoop en date de ce jour, le 4 février 2015, pourrait avoir un lien avec un article du Nouvel Observateur (tempsreel.nouvelobs.com Médias & pouvoirs) en date du 25 juin… 2010, intitulé « Un journaliste giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy… » qui apporte un petite nuance sur l’auteur des coups présumés. La bassesse du procédé est accablante, mais perdure impunément en république exemplaire.« Un journaliste cameraman de France 3 Ile-de-France a été giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy lors de sa visite surprise mercredi à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, révèle le site internet Le Post vendredi 25 juin, » dans la Cité des 4.000.

De toutes pièces, L’Obs et la presse dans son ensemble construisent ainsi et à tout propos un environnement de soi-disant violence autour du président: un jour, « Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel« , selon leparisien.fr, le 4 juil. 2013 et pareillement « Nicolas Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel, selon lefigaro.fr du 4 juil. 2013). Clairement, la presse dépendante des aides de l’Etat reprend la dépêche AFP qui reprend les éléments de langage proposés par l’Elysée. Exemple semblable, un autre jour: « Sénat : la victoire de Larcher, une défaite par procuration… d’après europe1.fr/…/senat-la-victoire-de-larcher-une-claque-pour-sarkozy…, le 30 sept. 2014) et « La magistrale gifle à Sarkozy des sénateurs UMP » (ww.challenges.fr, le 30 sept. 2014). Que de violence et de haine à l’encontre de celui qu’il faut abattre pour maintenir les bras cassés de l’exécutif !

Homonyme ou cumulard?
A Radio France, le journaliste Olivier Bost serait à la fois sur France Inter et sur France Info et directeur informatique et multimédia chez Sebdo pour l’hebdomadaire Le Point. Un parent ? Ne serait-ce pas un peu trop pour un seul homme ? Sauf si cet homme est un militant sectaire tout terrain…

Est-ce en outre par admiration ou par obsession que, sur Twitter, Bost piste Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse, Nicolas Bay, secrétaire général de parti et député français au Parlement européen, conseiller régional de Haute-Normandie, Stéphane Ravier, maire du 7ème secteur de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône (13),  Fabien Engelmann, 35 ans, maire de Hayange et membre de comité central de parti et Julien Sanchez, 31 ans, maire de Beaucaire, vice-président de la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence et conseiller régional de Languedoc, ou parce que tous FN ?

C’est, en revanche, par pure sympathie qu’il suit Juliette Méadel, porte-parole du PS, ou Gaspard Gantzer, conseiller de la communication du cabinet du président de la République, et des parlementaires PS, tels C. Bartolone (président PS de l’Assemblée) ou JC. Cambadélis (patron coopté du PS), Elizabeth Guigou et Laurence Rossignol ou Sandrine Mazetier, Erwann Binet ou Yann Galut, Olivier Faure, François Lamy, Christian Paul, Laurent Baumel ou Emmanuel Maurel, des élus à la mairie de Paris comme Bruno Julliard et Christophe Girard, les journalistes Celia Meriguet, rédactrice en chef (France Info) et Jean Leymarie (France info, syndicaliste), Ruth Elkrief, Adrien Gindre ou Jeremy Trottin (BFMTV), Vincent Giret (Le Monde et aussi France info), Johan Hufnagel (Libération, via Slate.fr), Laurent Joffrin ou Langlet Julien (France Inter, France Info et France 2), Nicolas Demorand (France Inter), Patrick Pelloux (Charlie hebdo), l’historien « indépendant » Benjamin Stora, et des ministres comme Stéphane Le Foll (la Voix de son Maître F. Hollande), Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, Marylise Lebranchu, George Pau-Langevin, Axelle Lemaire ou Fleur Pellerin) ou proches, Luc Carvounas et Charlie Da Silva (dans le sillage de Manuel Valls), comme Nadjet Boubekeur, conseillère communication et presse de… Najat Vallaud-Belkacem. Sans compter des députés EELV ou UMP, comme Jean-Frédéric Poisson (président du Parti-Chrétien Démocrate) ou Philippe Gosselin et deux fils… Sarkozy.

« Les musulmans amènent la merde en France »: Philippe Tesson le pense et le dit…

Radicalisation de la presse: la liberté d’expression confisquée par la gauche extrême

Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)
Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)

« Le journaliste-polémiste a tenu des propos qui devraient le conduire devant les tribunaux ».
Telle est la sentence non d’un juge, mais d’un journal, en exergue non pas d’un article, mais d’un réquisitoire. Eric Zemmour avait été ostracisé, Philippe Tesson l’est aussi. Zemmour a été chassé hors d’i-télé, chaîne de télévision du groupe Canal +; Tesson a été chassé hors de l’hebdomadaire Le Point.

Le délit d’opinion

Invité mercredi sur Europe 1 pour parler de la laïcité et des écoles religieuses, le journaliste, « qui sévit » dans Le Point, Valeurs actuelles et sur Radio Classique« , selon les termes de son jeune confère de Libération, et « qui cause » théâtre dans le Figaro magazine, selon le même spécialiste du journal cornaqué par Laurent Mouchard, aka Joffrin, a tenu « des propos islamophobes qui devraient le conduire devant les tribunaux« . Probabilité ou jugement moral?
En attendant, ce qui est sûr, c’est que Bouchet-Petersen saute des lignes de l’article de Wikipedia, quand ça l’arrange: le respect de la déontologie professionnelle ne l’habite pas… Pourquoi occulter en effet que Ph. Tesson a collaboré treize ans au… Canard Enchaîné (1970-1983), au temps de sa jeunesse.

Chasse aux sorcières d'un "khmer rouge" de la presse de France (janvier 2015)
Chasse aux sorcières d’un « khmer rouge » de la presse de France (janvier 2015)

Le critère de l’âge.

Parmi les jeunistes, Bouchet-Petersen a tout pour plaire: il est fils de… mais n’a pas hérité l’intelligence de sa mamamn, seulement la haine. Car chez les sectaires, on n’est jamais trop vieux, comme Stéphane Hessel ou Jacques Vergès – et Michel Rocard (84 ans) – si on est estampillé de gauche. Mais, pour Tesson, les ans deviennent une tare, selon le kkmer rouge de Libé qui souligne son âge, 87 ans.

Au soir d’une belle carrière, le fondateur et directeur du Quotidien de Paris (1974-1994) « a éructé », aux dires du journal socialiste Libération, en évoquant les « incidents » – non précisés, dans un souci légitime d’information – signalés au ministère de l’Education nationale après la minute de silence observée jeudi : « Ce qui a créé le problème, ce n’est quand même pas les Français. […] D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité, sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et ben moi je le dis !« . Et d’ajouter, comme l’a noté le site Arrêt sur images (nous donnons le lien, puisque ce professionnel de Libé s’abstient), en « interpellant » l’animateur de l’émission, Jean-Marc Morandini : « C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire, quoi ! »

Pour le « journaliste » de Libération – quotidien en difficultés de trésorerie qui dispose néanmoins d’un tel excédent d’espace qu’il héberge Charlie hebdo sur un étage entier – Jonathan Bouchet-Petersen, fils de… Sophie, conseillère de Ségolène Royal, candidate battue à la présidentielle de 2007, et investigateur pro de Wikipédia, Tesson – dégradé de son prénom – avait déjà tenu des propos outranciers en janvier 2014 : en pleine « affaire Dieudonné », il avait lancé dans l’émission Accords/Désaccords sur Radio Classique « Ce type, sa mort par peloton d’exécution de soldats me réjouirait profondément. » Ajoutant : « Pour moi, c’est une bête immonde donc on le supprime, c’est tout… Je signe et je persiste.« 

Et comme le petit journaliste n’a pas épuisé la fiche Wikipedia, il poursuit son réquisitoire. Le lendemain sur LCI, il avait regretté « qu’il n’y ait plus la peine de mort » pour exécuter cet « animal abominable ». Devant la polémique et alors que le dépôt d’une plainte « pour appel au meurtre » avait été « évoqué » sur RMC, une obsession de Bouchet-Petersen, Tesson avait « confirm[é] ces propos », mais en appelant à « les remettre dans le contexte, le contexte d’un débat polémique » et en revendiquant « contre l’évidence »(selon le coupeur de têtes de Libé) une « formule de style ». Le 6 mars 2014, LCI et Radio Classique ont été mis en garde par le CSA.

Avec cette nouvelle sortie, Tesson, officier de la Légion d’honneur depuis 2009, a été mis au pilori sur les réseaux sociaux, dont ce journaliste semble, de manière inattendue vanter ici le recul et la capacité de jugement à froid, fait valoir l’avocat général de la presse, clone de Bruno Roger-Petit, après passage du correcteur. Mais l’écumeur de Wikipédia dispose aussi de la liste noire de la gauche et pointe le soutien qu’apporte Fabrice Robert, président du « groupuscule » (mépris de journaliste neutre) d’ »extrême droite » (fichage et donc étiquetage) Bloc identitaire à Philippe Tesson :

Libération appelle à la rescousse les détracteurs de la gauche sectaire 24/24 et 7j/7

Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, s’est, lui, ému du dérapage du journaliste-polémiste.

<br>L’ancienne ministre pro-palestinienne de Hollande, Cécile Duflot (EELV) tire à vue des adjectifs insultants et ce n’est pas au flash ball:

Ou cet autre pro-Hamas, Olivier Dartigolles (PCF) pour qui l’insulte tient lieu d’argument:
<br>

<br>La peine de mort et le peloton d’exécution qui horrifient le « jeune » protégé politique de Libération lui suffiront-ils s’agissant de Zemmour et Tesson ?
[wat=http://www.wat.tv/audio/philippe-tesson-dans-grand-76nr1_2exyv_.html]

PaSiDupes offre à Jonathan Bouchet-Petersen la video que l’investigateur dit introuvable (puisqu’elle n’est pas sur Wikipédia), suggérant même qu’elle aurait été supprimée… Car le garçon n’est pas amateur de censure et soutient la liberté d’expression !…

Hommage corporatiste de L’Obs: d’abord et avant tout aux caricaturistes de Charlie hebdo…

Frédéric, Cabu, Charb, Bernard et les autres… Les 17 victimes des attentats ?

Sur la photo, les anarcho-révolutionnaires ou libertaires, seuls les 6 collaborateurs du journal, à l’origine des tueries…

Les autres ont droit à la deuxième marche au hit parade socialiste de la barbarie.
Les attentats perpétrés par les deux frères djihadistes de France contre « Charlie Hebdo » et par cet autre islamiste complice, Amedy Coulibaly, à Montrouge et Porte de Vincennes, ont fait au total 17 victimes.
Les Français, quant à eux, n’oublieront aucun d’eux.

Certains sont morts, parce que Juifs.

A la différence d’i-télé, RTL maintient à Zemmour sa libre expression

RTL ne participe pas à la chasse aux sorcières

Sauvegarde du pluralisme des idées à RTL

E. Zemmour sort conforté de la polémique : il le sera davantage encore après les tueries djihadistes de Paris (janvier 2015)

Radio-Télé- Luxembourg (RTL) « ne se laissera jamais dicter ses choix d’antenne, quelles que soient les pressions qu’elle puisse subir », explique la station qui souligne ne pas être « une radio partisane »: suivez mon regard du côté du groupe Canal+, dont i-télé est la danseuse. La semaine passée la chaîne satellite de Canal+ avait déprogrammé le polémiste de sa grille de programmes.

RTL ne cédera pas à la polémique
La radio a décidé mardi de poursuivre sa collaboration avec Eric Zemmour au nom de la « confrontation des idées », en dépit de propos non avérés du journaliste sur les musulmans. Les appels de plusieurs associations anti-racistes en faveur de son éviction n’y ont rien fait. Eric Zemmour continuera à intervenir dans l’émission « On n’est pas forcément d’accord », a annoncé la station. « La démocratie, c’est accepter et permettre la confrontation des idées », fait valoir RTL, première radio de France, par communiqué, quatre jours après l’annonce de l’éviction d’Eric Zemmour de i-télé.
Le chroniqueur collabore depuis janvier 2010 avec RTL. Il est intervenu d’abord quotidiennement pendant deux ans dans l’émission « Z comme Zemmour ». Depuis 2012, il participe plus que deux fois par semaine, le mardi et le jeudi, à l’émission quotidienne « On n’est pas forcément d’accord ». Le Point a décrit Eric Zemmour comme  » juif originaire d’Afrique du Nord, véritable bête médiatique que s’arrachent les émissions de talk-show, certaines qu’avec lui le spectacle sera au rendez-vous « …

Zemmour dérange comme « pourfendeur de la pensée unique »

Débatteur décapant de l’idéologie dominante, Eric Zemmour, qui peut se prévaloir une lecture de l’Histoire non polluée de marxisme ne craint pas d’être le « pourfendeur de la pensée unique ».
Le 15 décembre dernier, Mélenchon a lancé une nouvelle polémique le visant. Il assurait que le chroniqueur avait déclaré, dans un entretien au journal italien Corriere della Sera que les musulmans « vivent entre eux, dans les banlieues » – banlieues où est né Zemmour – et que « les Français ont été obligés de quitter ». En cause, l’emploi dans le texte du terme « déportation » au sujet des populations musulmanes, alors qu’il n’avait pas été employé pendant l’entretien lui-même, rappelle Dominique Jamet (lien Atlantico). Le journaliste du Corriere, Stefano Montefiori, a en effet reconnu mardi sur le site internet du Figaro ne pas avoir employé lors de l’entretien le terme de « déporter », qui fait scandale, mais l’avoir ajouté en retranscrivant ses notes.

La controverse ne s’est pas éteinte pour autant et Zemmour a dénoncé une « une manipulation fantastique ».

Il n’en a pas fallu plus pour que i-télé décide vendredi soir de mettre fin à l’émission « Ca se dispute » à laquelle le polémiste de 56 ans participait depuis dix ans. Cette chaîne (1999) a fait son lit sur une série de polémiques autour d’un entretien de Youssouf Fofana (février 2006), départs d’Harry Roselmack et de Guillaume Durand (été 2006), polémique autour d’un débat avorté lors de l’élection présidentielle (décembre 2006) et une précédente censure sur le blog de Laurent Bazin (mai 2007).
Pendant plus de 10 ans, depuis de septembre 2003, Eric Zemmour était un polémiste utile à la chaîne privée commerciale, contribuant à la montée d’audience de la petite chaîne.

Au nom de la liberté d’expression, plusieurs voix de démocrates s’étaient élevées contre cette éviction,

venant dès ce week-end, aussi bien de la présidente du Front national Marine Le Pen, qui a dénoncé une « police de la pensée » et accusé la chaîne d’information de « censure », que de l’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, Henri Guaino, Pascal Bruckner, Robert Ménard ou Michel Onfray, du coprésident du Parti de gauche, le pyromane Jean-Luc Mélenchon: « Virer Zemmour n’est pas une décision utile à la lutte contre ses idées ». L’accuser de paroles non tenues y contribue-t-il ?

Paris Première maintient, le Figaro muet

Le magazine Causeur a aussi lancé lundi une pétition en ligne intitulée « la liberté de Zemmour, c’est notre liberté à tous », pour dénoncer cette atteinte au pluralisme des idées.

« L’éviction d’Eric Zemmour d’i-télé n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie #policedelapensée », a déploré le député UMP des Alpes maritimes Eric Ciotti.

Dimanche, Paris Première (groupe M6) a annoncé le maintien de l’émission « Zemmour & Naulleau ». Le Figaro, auquel Eric Zemmour collabore également, n’a fait aucun commentaire et tarde à se positionner.

Le dernier livre d’Eric Zemmour, Le suicide français, où il accuse les élites d’avoir bradé les valeurs de la France, caracole depuis sa sortie en tête des ventes avec plus de 400.000 exemplaires écoulés.
« Les mêmes qui ne cessent de te parler de liberté d’expression (…), tout ce qu’ils trouvent à faire, c’est de lui interdire de parler. Ce sont des tartuffes », s’indigne le maire de Béziers, Robert Ménard. « Je suis scandalisé! » par cet ostracisme, a-t-il déclaré samedi sur une radio locale.

On se souviendra des totalitaires qui se sont en revanche lancés dans la chasse aux sorcières.
Alors quel le président de l’Institut de la parole, Philippe Bilger, s’indigne de la décision d’i-télé de supprimer l’émission Ça se dispute, d’autres, les donneurs de leçons, se sont distingués par leur sectarisme.
Côté musulman, l’Observatoire national contre l’islamophobie, qui dépend du Conseil français du culte musulman (CFCM) a eu des termes d’une extrême violence: « Ces propos viennent s’ajouter à une litanie de déclarations abjectes et sans fondement de ce prêcheur de haine patenté à l’encontre de l’islam et des musulmans », a lancé cette composante du Conseil français du culte musulman, une association voulue par Jean-Pierre Chevènement, puis Daniel Vaillant (PS).
Côté PS, plusieurs députés se sont félicités de la décision. Tout comme SOS Racisme et le CRAN, qui – outre-passant leurs prérogatives – ont exhorté RTL, Paris Première et Le Figaro à prendre « la même décision ».
Bruno Le Roux, le patron des députés PS a demandé aux journaux, télés et radios de cesser d’abriter les propos d’Eric Zemmour, une première en démocratie. Son appel au lynchage médiatique figure sur le blog du président du groupe PS à l’Assemblée nationale. « Il est temps que les plateaux télé et les colonnes des journaux cessent d’abriter de tels propos », a réagi. « Jamais depuis la guerre, un personnage public n’avait osé suggérer de déporter nos millions de compatriotes de confession musulmane, a ajouté Bruno Le Roux. Jamais n’avait été théorisée une telle haine, une telle négation de leur appartenance à la communauté nationale ».

Par la bouche fétide de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur qui ne se brosse pas les dents, le gouvernement l’a condamné mardi « avec une extrême fermeté ». Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur « affirme son soutien aux musulmans de France odieusement attaqués et appelle tous les républicains à réagir et à manifester leur solidarité ». « La nation française se définit par le vivre ensemble, et les musulmans de France, comme les Chrétiens, les Juifs, les croyants et les incroyants, sont tous ses enfants », insiste Bernard Cazeneuve.
<br>Côté journalistes, Guy Birenbaum a un avis sur tout, mais reste muet, « i par lâcheté, ni par indifférence », mais histoire, dit-il, « de me polluer la tête, comme de vider celle des autres, en sur-réagissant à la vitesse de Guy l’éclair à des épiphénomènes médiatico-politiques. » Que n’a-t-il ainsi réagi plus tôt. Et de « je » en « je » autosatisfait, d’ajouter (quand on n’a rien à dire, ça prend des lignes et des lignes): « Je suis guéri du sale mal du siècle : la réactionnite instantanée. » Jusqu’à 2015?
« Hamster dans sa roue », Bruno Roger-Petit n’a pas renoncé quant à lui à « précéder ou pister, au quotidien, le mouvement perpétuel. » Pour le nullissime chroniqueur que L’Obs a échoué à recycler de feu le site indigent LePost, « le débat autour de la défense de la liberté d’expression de Zemmour est un piège tendu par ses supporteurs. Il regrette le conformisme médiatique de Daniel Cohn-Bendit et Jean-François Kahn sur le sujet.« 

Le présentateur d’i-télé, Bruce Toussaint, a confié qu’un retour du polémiste sur la chaîne n’est pas impossible: « Je rappelle aussi que Eric Zemmour était sur i-télé depuis 10 ans et que, après tout, il pourrait à l’occasion, revenir sur i-télé. Personne ne conteste à Eric Zemmour le fait de s’exprimer. Il y a juste une différence entre le fait qu’il puisse s’exprimer et le fait de le rémunérer pour ça. La décision de la chaîne a été de dire à un moment donné que l’émission devait s’arrêter », a-t-il finalement conclu. Le moins que rien du journaliste, pour exister, ne s’en prend donc pas seulement à Zemmour. « Daniel Cohn-Bendit et Jean-François Khan sont de cette gauche et de ce centre complexés qui ont pour fâcheuse habitude de toujours accepter les règles du jeu fixées par l’adversaire. » Sans complexes, BRP !
Si Zemmour revient sur i-télé, Cazeneuve et Le Roux s’en iront-ils?