Hidalgo accuse EELV de ne pas être assez républicains

Les écologistes d’EELV ont un problème avec la laïcité et donc avec la République, observe Hidalgo.

Au Conseil fédéral des Verts, Julien Bayou a d’ailleurs assumé son rapport à la laïcité

La candidate potentielle du Parti socialiste à la prochaine présidentielle estime qu’ « il doit être clarifié ». Interrogée samedi 21 novembre sur BFMTV, Anne Hidalgo s’en est prise à ses partenaires politiques à Paris. La maire socialiste affirme qu’elle ne pourrait « pas être adhérente du parti des Verts », alors qu’elle est « profondément écologiste », en raison justement de ce rapport jugé problématique à la République. Selon elle, « il y a du travail à faire chez eux pour être beaucoup plus au clair » et dans la perspective d’une alliance.

Nuit Debout

Anne Hidalgo s’adresse en fait à ses électeurs, irrités par l’écologie punitive qui entrave leur quotidien à Paris, aussi sûrement que le confinement sanitaire. Pour reconquérir les Parisiens, elle laisse entendre que le mal-être à Paris n’est pas sa faute et qu’elle a engagé un « dialogue exigeant avec eux » sur ce lourd dossier. « Quand il y a quelque chose qui est, de mon point de vue, non pas une entorse, mais quelque chose qui révèle que ce rapport à la République n’est pas travaillé ou pas suffisamment clarifié, je le dis. Je le dis en privé, prétend Anne Hidalgo, dans mes discussions avec les membres de ma majorité, que je respecte évidemment, avec lesquels je travaille. Et je le dis publiquement aussi. » Ils doivent, dit-elle, comme d’autres à gauche, « sortir de leurs ambiguïtés » sur la laïcité.

Déconfinés à Marseille

Cette semaine, le Conseil de Paris a délibéré et voté pour donner le nom d’une place à Samuel Paty, l’enseignant qu’un migrant illégal et terroriste islamiste a décapité, le 16 octobre dernier. Les écologistes ont voté, mais après un rappel assez malvenu au règlement du Conseil de Paris. En théorie, un nom de rue ou de place ne peut pas être attribué dans un délai de moins de 5 ans après le décès d’une personnalité.

Après un hommage d’Anne Hidalgo à Samuel Paty, suivi d’une minute de silence, la majorité, ainsi que nombre d’élus de l’opposition, ont voté en faveur de la dénomination d’un lieu dédié à l’enseignant d’histoire-géographie, à déterminer en concertation avec sa famille. La présidente du groupe écologiste Fatoumata Koné – élue de Paris XIXe et membre du réseau Refugees Welcome International et avait expliqué avant le vote que le voeu n’était pas conforme au règlement intérieur, suscitant l’émotion de certains élus de droite ou associations sur les réseaux sociaux et la colère de Mme Hidalgo.

Mais le vote, organisé à distance en raison des mesures sanitaires liées à la Covid-19 a été marqué par un incident technique. Ainsi, 20 élus de différents groupes – dont plusieurs adjoints de la maire de Paris – ont été comptés parmi les abstentionnistes, selon les minutes du vote. Au total, 122 élus ont voté pour et il n’y a pas eu de voix contre.

A mettre en parallèle avec les propos haineux de SOS Racisme (racialisé?) qui expriment la réalité des ténèbres du coeur de l’élue EELV que l’arrondissement qui attire les migrants illégaux le long du canal de l’Ourcq et aux abords du parc de la Villette :

La maire de Paris, à qui sont prêtées des intentions de se présenter à la présidentielle de 2022, soutient qu’il faut « essayer de progresser ensemble » à gauche. Les écologistes « ont fait progresser des formations de gauche comme celle d’où je viens et dans laquelle je suis sur les questions de l’écologie. A nous de les faire progresser, notamment sur les questions de République. »

L’ancien conseiller d’Eva Joly pointe l’hypocrisie de la classe politique

Bayrou, serial agitateur, avec Pierre Hurmic, serial gaffeur

Au Conseil fédéral des Verts, Julien Bayou a d’ailleurs assumé son rapport à la laïcité. Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, a très fermement défendu la position des écologistes sur le principe de la laïcité, samedi, à l’ouverture du Conseil fédéral du parti. « Ce n’est pas en cédant sur nos valeurs et nos principes républicains que l’on combattra efficacement le terrorisme islamiste », a-t-il estimé, affirmant que son parti n’aurait aucune intention de « céder sur (leurs) convictions ». Des convictions résumées en quelques mots : « Nous défendons la laïcité de la loi de 1905, toute la loi, rien que la loi ».

Au cas par cas, EELV est beaucoup plus flou. Sur la dissolution du CCIF, le Collectif contre l’islamophobie en France, «officine islamiste œuvrant contre la République», il s’est exprimé nettement, mais sans pour autant prononcer le nom de l’association controversée qui accuse à tout-va ses contradicteurs de haine et d’islamophobie, à l’exemple de la gauche extrême qui stigmatise ses adversaires par la diffamation trouvant une résonnance parmi les trolls de la Toile: racisme, sexisme ou homophobie. « Soit il n’y a pas de base légale, et le fait de lutter contre les discriminations dont sont victimes les musulmans – un amalgame entre musulmans et islamistes qu’il dénonce chez ses adversaires lesquels ne tombent pas dans ce panneau, mais qu’il suffit de brandir – n’est pas un critère légal et donc on ne peut attenter à la liberté d’association pour le show médiatique. Soit il y a une base légale et alors mes amis, on doit se demander pourquoi les Ministres de l’intérieur qui se sont succédés ne l’ont pas fait plus tôt. Darmanin, Cazeneuve, Valls… Qu’ont-ils fait ? Si laxisme il y a, il n’est pas chez nous », a polémiqué Julien Bayou, dénonçant dans sa lancée les liens de divers exécutifs avec « les monarchies pétrolières » qui «soutiennent financièrement, de près ou de loin, le terrorisme ». Un fils caché d’Arlette Laguiller ?

Et de poursuivre sur le thème de la victimisation, qui justifie l’accusation d’islamo-gauchisme des Verts« On nous reproche aussi d’avoir participé à la manifestation en soutien aux musulmans après l’attentat terroriste qui visait des fidèles aux abords d’une mosquée à Bayonne. Disons-le clairement : nous aurions dû être plus nombreuses et nombreux ! Nous, nous ne trions pas entre les indignations », a encore ajouté le secrétaire national d’EELV. Ils auraient aussi dû être plus nombreuses et nombreux lors de l’hommage aux fidèles en prières – Vincent Loques, un sacristain, Nadine Devillers, 60 ans, et Simone Barreto Silva, une Brésilienne de 44 ans résidant en France – égorgés dans la basilique de Nice pour la Toussaint, après l’attaque christianophobe par Brahim A. [Aouissaaoui, dont il ne faut pas diffuser l’image !], un Tunisien de 21 ans, migrant illégal que des passeurs ont débarqué à Lampedusa, pour être pris en charge par des « humanitaires » de la Vallée de La Roya, rendue tristement célèbre par un activiste écolo du nom de Cédric Herrou…

Yannick Jadot et Julien Bayou sont-ils écolo-compatibles ?

« Nous sommes pleinement laïcs », a-t-il encore martelé, pointant du doigt… la droite, évidemment sans haine ! « La réalité, c’est que les dernières personnes qu’on a vu manifester aux côtés des frères musulmans, c’est Darmanin, Pécresse, Wauquiez et d’autres [surtout les autres…] dans les rangs de la Manif pour tous, pour interdire l’union de deux personnes qui s’aiment, pour abroger la loi des hommes au profit d’une supposée loi divine. » Exemple d’esprit en escalier à vis ou en toboggan: quel est en effet le lien entre mariage pour tous et laïcité ?

Manifestation de « Sauvons les riches »

Julien Bayou juge que l’attaque d’Anne Hidalgo n’est « pas digne ». « En instrumentalisant ce sujet pour je ne sais quelle combine politicienne, elle se disqualifie », juge-t-il encore. « Nous n’avons de leçon à recevoir de personne », a aussi réagit David Belliard, adjoint EELV d’Anne Hidalgo. Autrement dit, point commun avec Olivier Véran (LREM) « C’est ça la réalité, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! », assène l’écologiste islamo-fasciste, bisounours pour qui tous les autres sont de méchants homophobes et sexistes, racistes et fascistes…

Présidentielle US : plus de 3.000 bulletins non comptés découverts après un audit

Ces bulletins n’ont pas été pris en compte dans le scrutin qui a élu Joe Biden

Arrêtez le vol!

D’autres bulletins ont-ils été escamotés pour donnant vainqueur ke candidat démocrate?

L’Etat de Géorgie est en train de recompter ses voix. Durant cette procédure, 2.755 bulletins non dépouillés ont été retrouvés, révèle CNN Fox News mercredi 18 novembre. Ils n’ont évidemment pas été pris en compte lors du scrutin, où Joe Biden a été déclaré vainqueur par les media américains.

Dès les résultats, le président sortant, Donald Trump, a contesté la victoire de son rival démocrate, le président sortant jugeant qu’il y aurait eu des fraudes électorales à cause du vote par correspondance. En effet, l’oubli de ces presque 3.000 nouveaux bulletins serait dû à une « erreur » humaine. C’est ce qu’a confirmé Gabriel Sterling, responsable du système pour les élections en Géorgie, auprès de Fox News : « Ce n’est pas un problème avec le matériel. C’était une personne qui ne faisait pas bien son travail» 

Par ailleurs, 284 bulletins ont aussi été retrouvés dans le comté de Walton. Une trouvaille qui donnerait 176 votes au camp républicain de Donald Trump, précise Fox News.

Cette découverte fait suite à une autre dans le comté de Floyd, où 2.600 nouveaux bulletins avaient été trouvés. Le président de la branche locale du parti républicain, Luke Martin, a estimé qu’il s’agit d’une faute « très inquiétante », mais que ce n’est toutefois pas un « problème généralisé » aux Etats-Unis.

Une « élection truquée », selon Trump

Depuis le résultat de l’élection présidentielle américaine, Donald Trump ne cesse de contester sa défaite. Le 15 novembre dernier, sur son compte Twitter, le milliardaire avait assuré que Joe Biden n’avait « gagné qu’aux yeux des FAKE NEWS MEDIA » et qu’il ne concédait « rien » ; en dénonçant toujours une « élection truquée ». Une heure plus tôt, Donald Trump avait pointé qu’il n’y avait ni « spectateurs », ni « observateurs autorisés » lors du dépouillement des bulletins de vote. D’après lui, le dépouillement aurait été organisé par « une société privée de la gauche radicale de mauvaise réputation avec un équipement qui n’a même pas été approuvé au Texas ».

Marseille à l’abandon: Rubirola et Mélenchon n’en ont rien à faire

Son député, Mélenchon, n’en a « strictement rien à foutre de Marseille » 

A Marseille, Mélenchon ne vient que pour faire campagne
et n’est entouré que de son état-major parisien au grand complet

Elu en 2017 député de Marseille, Jean-Luc Mélenchon, aujourd’hui candidat à la présidentielle, n’a pas réussi, si ce n’est cherché, à avoir un véritable ancrage local

  • Pour sa première apparition médiatique depuis sa déclaration de candidature à la présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon a choisi Marseille.
  • Ce choix peut surprendre, le député se faisant rare dans sa ville électorale, au point d’être accusé par la gauche locale de ne pas être intéressé par les réalités de la cité phocéenne.
  • En trois ans, Jean-Luc Mélenchon n’a pas fait de Marseille sa terre politique, et préfère s’appuyer sur des situations locales pour ses prises de position nationales.

Il est là, au milieu de celles et ceux qui sont les acteurs quotidiens de la vie politique nationale. Mélenchon s’approche de la porte d’Aix et dépose une gerbe de fleurs, en hommage aux morts pour la France. Et puis, la petite bande remonte à Paris comme elle est venue.

En ce 11 novembre, soit quatre jours après sa déclaration de candidature à la prochaine présidentielle, le député des Bouches-du-Rhône, qui se flatte d’avoir recueilli les 150.000 signatures demandées, mais à la portée de la plupart, a choisi de faire sa première sortie médiatique à Marseille, dans cette ville qui l’a propulsé à l’Assemblée nationale en 2017, après des mois sans aucune apparition publique dans la cité phocéenne. Un peu plus tard, le député tournera sa pastille hebdomadaire, La revue de la semaine, en direct de sa permanence marseillaise, pour évoquer pour la première fois depuis longtemps dans ce bulletin vidéo très suivi la cité phocéenne, en l’occurrence ici l’action de ses militants locaux envers les démunis.

« Vous savez la différence entre un député et un conseiller général ? »

« Tous les 11 novembre, je pratique la religion républicaine, explique-t-il à 20 Minutes. Donc je suis à un monument aux morts, celui de l’endroit où je suis élu. J’étais une fois à Barbaste quand j’étais député du grand Sud-Ouest. Et puis sinon, dans le petit cimetière de Massy quand j’étais conseiller général de l’Essonne. Et maintenant ici. »

On lui fait toutefois remarquer qu’il se fait plutôt rare ces derniers temps dans la deuxième ville de France. Jean-Luc Mélenchon s’agace. « Vous savez la différence entre un député et un conseiller général ? On vous l’a enseigné, sans doute, dans votre journal ? Je suis député, donc je suis au Parlement national. » Ce qui s’appelle être au contact de ses électeurs: il a choisi de les voir le moins possible.

« Se présenter à la présidentielle et vouloir incarner une candidature populaire quand on n’a jamais foutu un pied depuis qu’on est élu à Marseille dans la cité Félix-Pyat, sur sa circonscription, excusez-moi, mais ça me fait rire. » Dans le microcosme politique marseillais, et particulièrement à gauche, on s’agace autant qu’on se délecte, sous couvert d’anonymat, de la relative absence de Jean-Luc Mélenchon sur le terrain depuis son élection à Marseille.

« Il ne s’est pas implanté localement à Marseille »

« Il n’en a strictement rien à foutre de Marseille, lance une cadre historique de la gauche marseillaise. Il est venu là pour se faire élire et on ne sait même pas s’il le refera en 2021. C’est quand même incroyable pour quelqu’un comme moi, qui fait de la politique aux côtés et pour les Marseillais. Un homme politique, c’est quelqu’un qui se fait connaître et reconnaître de ses électeurs, prêt à manger des vaches enragées pour eux. Mais lui, il ne s’est pas implanté localement à Marseille. C’est un politique éphémère, qui aurait pu s’implanter [?] ailleurs. Et je ne lui pardonne pas ce qu’il a fait pour les municipales. »

Après avoir tenté d’aider à bâtir l’union de la gauche à Marseille, en étant « candidat à rien », comme il le disait à l’époque, le chef de file de la France insoumise a en effet pris ses distances avec les équipes du Printemps marseillais dont il ne partageait pas la stratégie, soutenant même dans un secteur une liste contre celle du Printemps Marseillais. Ce n’est que durant l’entre-deux-tours que Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien du bout des lèvres à Michèle Rubirola, arrivée en tête à la surprise générale, dont la sienne. Comme le rapporte La Provence, sa suppléante à l’Assemblée nationale, Sophie Camard, aujourd’hui maire de secteur, a d’ailleurs formalisé cet éloignement en adhérant il y a peu à la formation d’Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, la Gauche républicaine et socialiste.

« Il nationalise tout de suite le débat »

« Jean-Luc Mélenchon a été parachuté dans la circonscription considérée comme la plus à gauche du pays, rappelle Nicolas Maisetti, docteur en sciences politiques. Il n’a pas vraiment d’assise électorale en termes de légitimité locale. Marseille n’est pas pour lui une terre électorale à labourer. Il ne l’a pas investie politiquement. Cette ville n’est pas vraiment dans sa stratégie de conquête du pouvoir. Il a plutôt essayé de développer un discours autour de Marseille comme illustration des conséquences des mauvaises politiques publiques nationales. Quand on l’interroge sur la rue d’Aubagne, le 5 novembre 2018, devant les décombres, il nationalise tout de suite le débat. En revanche, il s’appuie sur ses troupes locales pour pouvoir faire cela. »

La maire Rubirola (EELV) préfère vivre sa vie…

Payan

Quand la nouvelle équipe municipale commémore le drame de la Rue d’Aubagne, bien qu’elle ait beaucoup promis en matière de logement, la maire EELV est absente. Excusée au motif qu’elle serait cas contact au coronavirus, c’est son bras gauche qui la représente. Car, Benoît Payan, le premier adjoint de Michèle Rubirola, fait tout le boulot, mais l’un comme l’autre regrette de ne pas occuper la fonction de l’autre. Dans ce tandem atypique, aucun ne trouve son compte, mais encore moins l’électorat qui a le sentiment d’avoir été trompé sur la marchandise: sur le Vieux-Port, on le dit bien: « le poisson commence à puer par la tête.«  Et Rubirola a la tête ailleurs.

« Je ne connais pas les sujets; mes adjoints vont prendre le relais » !

Benoît Payan

« Parce qu’il fallait une tête de liste », à 64 ans, Rubirola, médecin fonctionnaire, s’y est collée. Verbe haut et franc-parler, militante des quartiers nord, féministe, anti-militariste et écologiste depuis 2002, elle cochait de nombreuses cases, mais n’a pas l’habitude de pointer au travail et la diplomatie n’est pas son fort. Arrivée à la mairie, elle continue à polémiquer et accuser tout ce qui n’est pas encore plus à gauche qu’elle, froissant les uns et les autres, se croyant toujours en campagne sous un préau d’école. Bref, une écolo, faiseuse d’histoires, qui n’a pas la tête de l’emploi, mais plutôt celle de la sardine qui bloque le port.

L’ambitieux socialiste Benoît Payan, plus anguille que sardine, mais pas moins nauséabond, s’est effacé derrière sa cheffe de binôme dès 2015, lors des départementales: il savait déjà que son aînée n’a d’autre appétence que pour la polémique. Admirateur de Lionel Jospin, il n’a jamais caché ses ambitions. «On le surnomme Iznogoud, il se comporte comme celui qui veut être calife à la place du calife », tacle un observateur politique. Les rigolos ont gagné la municipale, mais les Marseillais ont tout perdu de l’élan pris par la ville transformée par Jean-Claude Gaudin.

VOIR et ENTENDRE Payan défendre la fermeture repoussée de plages de la Ville au printemps et noter sur quel ton offensant: https://twitter.com/BenoitPayan/status/1289914851888779267?s=09

La liste Rubirola s’intitulait « le Printemps marseillais » et la population aurait donc dû se méfier et faire le lien avec le ‘Printemps arabe’. Elle revendiquait d’ailleurs une « gestion collective », comme si la deuxième ville de France pouvait être gérer par une hydre. Aucune de ses têtes n’était connue. Elles devaient être égales et interchangeables. Gestion. Vous avez dit gestion? La nouvelle municipalité accepte d’empocher les retombées du succès de l’Olympique de Marseille sur la ville, mais refuse de payer le loyer de son stade:

Certes, la deuxième adjointe, Samia Ghali, est conseillère municipale de Marseille depuis 2001, a été vice-présidente du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (2004-2008) et maire du huitième secteur de Marseille (2008-2017) et sénatrice (2008-2020), mais c’est une fauteuse de troubles. Chargée de l’égalité des territoires, des relations euro-méditerranéennes, de l’attractivité et des grands événements marseillais, cette fille de parents algériens (que le père ne reconnaîtra pas) a une position honorifique sans pouvoirs importants.

Jean-Marc Coppola, le communiste, est adjoint à la maire de Marseille en charge de la culture « pour toutes et tous« , de la création, du patrimoine culturel et du… cinéma. Ancienne conseillère régionale Europe Ecologie -Les Verts, Sophie Camard, conseillère municipale en charge de la réforme de la loi PLM (comme d’autres n’ont aucune attribution, telle Marguerite Pasquini, ou n’ont pas plus à faire que de garder l’oeil ouvert sur la vie nocturne ou de veiller sur les cimetières), a apporté, avant la présidentielle, son soutien à Jean-Luc Mélenchon, qui l’a choisie comme suppléante dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Tête de liste régionale avec le Front de gauche aux élections régionales de décembre 2015 en Paca, elle avait réalisé la « haine vis-à-vis du système, la volonté de virer tous les sortants »

De son duo avec la maire Michèle, l’omniprésent Benoît Payan dit: « On se complète, ou s’augmente, on s’additionne ». L’arithmétique n’y trouve pourtant pas son compte: elle est en charge de la santé, et lui, des relations avec les institutions, de l’urbanisme et de la gestion du port, ce qui, en langue écologiste, se traduit ainsi: « action municipale pour une ville plus juste, plus verte et plus démocratique« . Rubirola tient-elle la chandelle dans le duo Benoît Payan avec Arnaud Drouot, adjoint à la maire de Marseille en charge du Bataillon de Marins-Pompiers et qu’on trouve toujours dans le sillage de Payan? « Jamais, jamais », on n’avait imaginé un tel maire réel pour Marseille:

(video censurée)

« Pour que les choses fonctionnent, il faut un seul et unique patron, » assène Renaud Muselier, président LR de la Région Sud (Provence-Alpes-Côte-d’Azur) qui, en tant qu’originaire de Marseille, est effaré par le climat ce Commune de Paris à l’Hôtel de Ville de Marseille. D’autant que treize années durant, il a été le premier adjoint de Gaudin. Or, pour le président de Région qui demande en vain de rencontrer Rubirola, depuis son élection, le 4 juillet, la maire est injoignable. C’est une illustration de la courtoisie écologiste et de la conception de la démocratie, selon EELV. Mélenchon n’a pas fait mieux: bien que député de la ville, il a refusé de débattre avec le ministre. Léa Salamé et Thomas Sotto ont expliqué que le député aurait exigé que le ministre quitte le plateau à son arrivée, ce que la chaîne publique a refusé. Le député les a ensuite vivement invectivés sur Twitter.

Le duplex surréaliste Marseille-Marseille de la maire Rubirola avec le ministre Véran dans l’émission ‘Vous avez la parole’ du 15 octobre dernier, tournée par France 2… à Marseille, au Stade Vélodrome, a révélé une élue à la rue.  L’intervention de la première des Marseillais(es) n’a d’ailleurs pas franchement convaincu. Elle a même humilié la population: les yeux sur ses fiches, brouillonne et ombrageuse, elle a fait peine à voir. La séquence est l’une des plus ‘space’ qu’ait connu l’émission.

Que la Bonne maire Mère veille sur la ville…

Mélenchon propose sa candidature à l’élection présidentielle

Il fait don de sa personne, une troisième fois

Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon à Marseille le 11 mai 2019.

Le meneur de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a « proposé » ce dimanche soir sur TF1 sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, à condition toutefois de réunir « 150.000 signatures de parrainage ».

« Je suis prêt. Je propose ma candidature mais à une condition (…), je serai candidat définitivement si et seulement si j’ai recueilli 150.000 signatures de parrainage », a-t-il déclaré au journal de 20 heures, ce dimanche soir sur TF1. « A ce moment-là, je me sentirai investi par le peuple », a-t-il ajouté.

Le tribun Insoumis, 71 ans en 2022, devrait aisément récolter ces parrainages. Il a lui-même estimé la semaine dernière que ce seuil, qu’il propose pour l’ensemble des candidatures à la présidentielle, correspond au score des « petits candidats » et ne constitue donc pas une barrière difficile à franchir. Mais il espère ainsi convaincre qu’il ne présente pas une troisième candidature après 2012 et 2017 envers et contre tout, après deux cuisants échecs (quatrième position au premier tour, avec 11,10 %, puis quatrième position, avec 19,58 %), alors que le pays est reconfiné et que l’épidémie fait de plus en plus de morts chaque jour. Il a précisé qu’aucun autre Insoumis n’avait souhaité être candidat.

Vidéo: Présidentielle 2022: Jean-Luc Mélenchon «propose» sa candidature (Le Figaro)

« Quand tout va mal, et que cela semble nuit noire pour beaucoup de monde qui ne trouvent pas leur compte dans cette société, il faut allumer une lumière », a dit Mélenchon, en référence au contexte sanitaire et sécuritaire difficile en France. « Mon intention est de déconfiner les esprits et d’aider à se projeter sur l’avenir », a-t-il scandé, affirmant que 2022 était pour le pays « le moment de changer » de trajectoire.

Le député parachuté sur des Bouches-du-Rhône a promis que sa candidature ne sera « pas qu’un homme, mais aussi un programme (…) dont la philosophie est l’harmonie entre êtres humains et avec la nature ».

Jean-Luc Mélenchon est le troisième candidat déclaré pour 2022 après la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, et le président de ‘Debout la France’, Nicolas Dupont-Aignan.

Trump n’est pas sèchement éliminé comme promis par la presse militante

Nos media ne sont pas prêts pour la repentance

Les media sont responsables de la fracture entre la politique et l’opinion

Le rêve de fin brutale du monde de Trump tourne de nouveau à la volée de bois vert pour les media et sondeurs partisans au vu des premiers résultats qui pointent la défaite cuisante de la presse politique des deux côtés de l’Atlantique. Elle a soutenu Hillary Clinton, aveuglément, malgré son attaque cérébrale, et soutient aujourd’hui un homme de 78 ans dont le fils est mort d’un cancer à 46 ans et qui est lui-même suspect d’atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Tribune

Alors que les grands media prédisaient une victoire écrasante de Joe Biden, il n’en est finalement rien: trois jours après le scrutin, les résultats sont indécis et les tensions vives.

L’analyse d’Arnaud Benedetti, professeur associé à la Sorbonne et rédacteur en chef de la « Revue politique et parlementaire » s’entend, mais laisse sans illusions.

La première leçon d’un scrutin qui à ce stade demeure incertain est sans appel : media mainstream grand public et instituts entreprises politiques de sondages sortiront fortement « cabossés » et abîmés de l’extraordinaire bataille électorale américaine. Bien au contraire, et quelle que soit l’issue de cette élection spectaculaire, le triomphe annoncé qu’ils prédisaient au candidat démocrate, de facto démenti par la résistance sociologique du « trumpisme », tend à consolider la méfiance dont ils sont l’objet de manière continue depuis plusieurs années maintenant. Il dopera cette idée qu’il existerait un oligopole dont l’objectif est de fabriquer une réalité « virtuelle » négatrice des tendances profondes de la société et de ses fractures.

RÉSISTANCE DU TRUMPISME

Les sondages n’ont manifestement pas capté la dynamique électorale « trumpienne », ils ont même installé l’idée d’un président en perdition dans l’opinion, sentiment diffracté de manière artificielle par nombre de commentateurs et de supports éditoriaux. Cette décrédibilisation des leaders d’opinion, déjà manifeste depuis de nombreuses années dans les démocraties occidentales, s’accélère à l’épreuve du duel Trump/Biden. Elle traduit un désappariement accru entre de larges segments de la société, notamment les classes populaires et moyennes, et les représentations que l’offre médiatique dominante s’efforce de vouloir diffuser, sous forme d’un storytelling récit éditorial qui ne parvient qu’avec difficulté à dissimuler sa nature sous couvert d’une relation parfois discutable des faits. [On peut parfois parler de malveillance: depuis la fermeture des bureaux de vote, BFM n’a cessé de rameuter des journalistes engagés (las, les anglo-saxons ne font pas mystère de leurs préférences et se sont révélés pro-Biden, laissant peu de place à leurs équivalents républicains), sans parler de leurs correspondants médisants, agressifs, voire menteurs, comme Marc Fauvelle, Jean-François Achilli, Jean-Mathieu Pernin, Renaud Dély ou Olivier de Lagarde et le misérable Matteu Maestracci sur France info, ainsi que Thomas Snégaroff ou Salhia Brakhlia, péremptoires et sectaires].

Le trumpisme, forme marketée du populisme [kes ex-chômeurs en redemande], a fait de la dénonciation du spectacle des élites médiatiques l’un de ces angles d’attaque. Toute sa communication repose sur une critique éruptive du  » mainstream « , qu’il a amplement contourné par le biais des réseaux désintermédiés, et qu’il assigne à une néo-propagande oligarchique [profitant zux Noirs, Latinos et classes moyennes]. Le but implicite de cette dernière, au travers de la critique récurrente du « populisme »qu’elle implique, apparaît le plus souvent comme consistant à instruire à l’encontre du peuple un procès permanent en illégitimité [d’ou vient qu’il a convaincu des défavorisés qui font aujourd’hui défaut au candidat démocrate ?].

Toute une grande partie de la couverture précédant le scrutin américain a visé à dérouler la fresque d’un rejet massif de Donald Trump, après quatre années de mandat. A la relation du réel, vocation affichée et revendiquée par les professionnels de l’information [réalité et vérité s’accommodent mal des a priori idéologiques de la presse], s’est substitué un récit qui projetait autant les valeurs que les aspirations de ces derniers [les secondes supplantant en fait les premières]. Les premiers résultats invalident l’eschatologie médiatique qui prédestinait le Président sortant non seulement à une défaite, mais surtout à une défaite cuisante et sans appel. L’espoir latent médiatiquement était de symboliser une rupture : la page du « populisme » honni était en passe de se tourner puisque son inspirateur emblématique subissait un revers électoral indiscutable [les faits démontent cette stratégie du dénigrement]. Il y aura peut-être défaite, ce qui n’est pas démontré pour le moment [pas mieux que le succès de l’autre], mais il n’y aura pas, loin s’en faut, de débâcle [si ce n’est celle des experts et analystes, décryteurs aveuglés d’idées préconcues]. La résistance électorale énergique du trumpisme a tout simplement rappelé que la démocratie n’est pas l’apanage d’une seule vision du monde et de la société.

Concrètement, cela signifie que le système de représentations et de valeurs des « anywhere » [gens de nulle part, notamment mondialistes], pour reprendre la formule et distinction de David Goodhart, demeure plus que jamais en tensions et sous pression des « somewhere » [attachés à leur territoire et à leur culture], nonobstant le quasi-monopole exercé par les premiers sur de larges segments du champ médiatique [université, partis et presse]. La réalité ne se réinitialise pas, elle n’est pas un programme, et il ne suffit pas au demeurant d’éteindre l’ordinateur du réel… pour que le réel disparaisse. La résistance électorale énergique du trumpisme [sous-estimé par arrogance] a tout simplement rappelé que la démocratie n’est pas l’apanage d’une seule vision du monde et de la société. »

La gauche a pris une claque: après celle que lui a déjà collée Macron, elle va manquer de joues à tendre.

Présidentielle américaine : les sondeurs donnaient Trump battu à plate couture

Quand les résultats dans les 5 états-clés vont-ils sceller l’avenir des Americains?

 Les partisans du président américain Donald Trump manifestent devant le Capitole à Harrisburg, siège du gouvernement de Pennsylvanie.
Partisans du président américain Donald Trump devant le Capitole à Harrisburg, siège du gouvernement de Pennsylvanie.

En Arizona, en Géorgie, au Nevada, ainsi qu’en Pennsylvanie et en Caroline du Nord, le décompte des voix était toujours en cours ce jeudi soir et kes résultats bien trop serrés pour déclarer un vainqueur.

L’issue de l’élection présidentielle américaine était toujours suspendue jeudi après-midi (aux Etats-Unis) à quelques états-clés où le décompte des voix est toujours en cours.

Chaque Etat attribue un nombre de grands électeurs en fonsyion de sa population. Avec ceux déjà déterminés, Joe Biden compte actuellement 253 ou 264 grands électeurs, sur les 270 requis, en raison d’incertitudes sur les résultats en Arizona, et Donald Trump 214.

Les trois grands électeurs de l’Alaska n’ont pas encore été attribués, mais aucun démocrate ne s’y est imposé depuis des décennies et l’issue du scrutin n’y fait aucun doute.

Arizona

11 grands électeurs en jeu. Fin du dépouillement attendue vendredi, voire ce week-end.

Joe Biden y remporte 50,1 % des suffrages, contre 48,5 % à Donald Trump, soit un écart de 47.000 voix, selon un décompte partiel de 90 % des suffrages ce vendredi matin.

Fox et l’Agence de Presse américaine Associated Press (AP) ont jugé dans la nuit de mardi à mercredi que le démocrate a remporté cet Etat de l’Ouest, estimant impossible que le président y rattrape son retard.

D’autres media, comme le New York Times ou CNN, marqués à gauche, préfèrent attendre pour attribuer la victoire dans cet Etat qui vote traditionnellement républicain. Les autorités locales ne pensent pas être en mesure de finaliser le dépouillement avant vendredi probablement.

Géorgie

16 grands électeurs en jeu. Fin du dépouillement imminente, ce vendredi.

99 % des votes ont été comptabilisés dans cet Etat du Sud-Est qui vote traditionnellement républicain.

Donald Trump y fait la course en tête depuis mardi soir, mais son avance s’est peu à peu réduite. Jeudi soir, il n’avait plus que 12.800 voix d’avance sur Joe Biden avec 49,5 % des suffrages contre 49,2 % à son adversaire, selon les media américains. Ce vendredi matin, l’écart s’est encore réduit et Trump n’a plus que quelque 1.500 voix d’avance. Il reste toutefois près de 13 000 bulletins à dépouiller.

Les responsables du comté de Fulton, où se trouve une grande partie d’Atlanta, disent qu’ils ont fini de compter et publieront bientôt les résultats

Nevada

6 grands électeurs en jeu. Fin du dépouillement attendue vendredi, vers 18h à Paris.

89 % des votes ont été comptabilisés dans cet Etat désertique de l’Ouest, qui avait choisi Hillary Clinton en 2016. Joe Biden y pointe pour l’instant en tête, avec 49,4 %, contre 48,5 % pour Donald Trump. Cela représente un écart de moins de 12.000 suffrages.

Pennsylvanie

20 grands électeurs en jeu. Fin du dépouillement attendue vendredi.

95 % des votes ont été comptabilisés dans cet Etat industriel de la « ceinture de la rouille » du Nord-Est, où les deux candidats ont âprement fait campagne.

L’avance confortable de Donald Trump s’est beaucoup réduite mercredi et jeudi, mais il conservait toujours un peu plus de 20.000 voix de plus que son rival vendredi matin (49,5 % contre 49,2% pour Joe Biden).

Il reste environ 350.000 bulletins à dépouiller, tous arrivés par courrier, une modalité beaucoup plus utilisée par les électeurs démocrates, ce qui pourrait, selon les media américains, inverser le résultat final. Les autorités locales ont estimé qu’elles « pourraient » peut-être annoncer le résultat du vote en fin de journée.

Caroline du Nord

15 grands électeurs en jeu. Dépouillement jusqu’au 12 novembre.

95 % des votes ont été comptabilisés dans cet Etat du Sud-Est, traditionnellement républicain. Avantage pour l’heure à Donald Trump (50,0 %) sur Joe Biden (48,6 %), soit une avance d’environ 77.000 suffrages.

Mais les votes par correspondance envoyés au plus tard le jour de l’élection – le 3 novembre – y sont acceptés s’ils arrivent dans les neuf jours suivants. Jusqu’au 12 novembre donc…

Montebourg menace de son retour en politique

Les néonicotinoïdes ne l’ont pa eu: il bouge encore et « attac »!

Montebourg annonce pour 2022 son déconfinement

L’ex-ministre du « redressement productif » (!) et candidat malheureux à la primaire socialiste de 2017 Arnaud Montebourg suggère à mots couverts qu’il pourrait revenir en politique en vue de la présidentielle de 2022, « l’engagement d’une nouvelle vie » pour « réparer l’affront fait au plus grand nombre« .

Dans « L’Engagement », paru cette semaine, qui ne fait pas oublier le malencontreux « Primaire : Comment sauver la gauche(2009), le désormais entrepreneur et producteur de miel raconte les deux années passées à Bercy, où il fut ministre de… Hollande entre 2012 et 2014. Il narre notamment ce qui l’a conduit à prononcer son discours à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) contre la politique économique du président socialiste à ses yeux trop libérale, après lequel il avait pris la porte du gouvernement.

Nono Montebourg étrille « les promesses mensongères à la classe ouvrière » sur le maintien des usines en France, « le règne abusif des technocrates méprisant le pays » et « l’austérité indûment infligée aux gens qui n’ont que leur travail pour vivre ». Il n’a pas changé, mais les Français non plus…

Arnaud Montebourg estime que « les temps nécessitent de réparer l’affront fait à ceux-là qui sont le plus grand nombre », « un retour aux principes d’un raisonnable gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (art. 2 de la Constitution de 1958).

Pas folle, la reine des abeilles: le PS se cherche un homme providentiel et Bernard Cazeneuve, pas mieux qu’Olivier Faure, ne risque de l’incarner. Or, le retour médiatique de Nono, en marche depuis plusieurs mois, s’il ne fait pas rêver, alimente les spéculations sur une éventuelle préparation de candidature à l’élection présidentielle de 2022. Ne s’interroge-t-il sur « l’engagement d’une vie, d’une nouvelle vie? »

Saint-Denis : intrusion «violente» de manifestants lors du conseil municipal

Réaction violente de communistes à leur défaite dans les urnes à Saint-Denis 

Mathieu Hanotin, le «pitbull» au look d’étudiant, de l’UNEF à la mairie de Saint-Denis

Plusieurs dizaines de manifestants ont fait brutalement irruption jeudi 8 octobre dans une réunion du conseil municipal de Saint-Denis. Ils ont agressé «physiquement» plusieurs élus, a indiqué la mairie socialiste, qui compte porter plainte.

Suite à cette intrusion au Conseil municipal de Saint-Denis, le maire dénonce «une attaque contre les institutions républicaines».

«Le Conseil municipal de Saint-Denis vient de reprendre après avoir été violemment envahi», a tweeté Mathieu Hanotin, le maire PS élu en juin, détrônant le maire PCF, dont le parti tient la commune de Saint-Denis depuis… 1912.

Une cinquantaine d’individus «survoltés», mêlant «des agents de la municipalité à des inconnus violents», ont envahi la salle du conseil municipal, selon le communiqué.

«Opposés» à la réforme du temps de travail des agents municipaux mise en place par la nouvelle mairie, ces manifestants ont agressé physiquement et verbalement certains élus, a affirmé la municipalité. «Il est inadmissible que ce lieu soit souillé par les exactions de quelques extrémistes», a-t-elle souligné.

Dans la foulée et par tweet, Stéphane Troussel, le président PS du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, a apporté son «total soutien» aux élus de la ville, «notamment ceux qui ont été bousculés ou frappés».

Mercredi, une adjointe de Saint-Denis avait également été agressée verbalement et menacée physiquement lors d’une visite d’un espace jeunesse de la ville, a indiqué plus tôt jeudi la municipalité dans un communiqué.

Reculade de Macron: le mot «séparatisme» supprimé de l’intitulé du projet de loi

Le mot «séparatisme» supprimé dans l’intitulé du projet de loi

De l’esquisse à l’esquive : le projet de loi devra finalement s’appeler « projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains ».

Le ministre de l’Intérieur en a fait l’annonce mardi Gérald Darmanin, sur Radio Classique, Gérald Darmanin ajoutant en même temps que « l’idée est bien de lutter contre le séparatisme principal qu’est l’islam radical », mais, le futur projet de loi dont Macron a esquissé les contours ce vendredi, risquant de raviver les clivages internes au gouvernement comme dans la majorité, il s’est justifié en expliquant que « ce n’est pas le seul objet du texte qui s’adresse à tous les cultes, contre tous les mouvements sectaires, impose la neutralité politique et religieuse ».

« Pensée complexe »

Ce mot de « séparatisme » avait pourtant été employé par Macron et salué comme le déboulonnage d’un tabou. Au départ, le président évoquait les « séparatismes » pour ne pas stigmatiser les musulmans. Ensuite, dans son discours aux Mureaux, il était revenu au singulier pour évoquer le « séparatisme islamiste ». Aujourd’hui, que reste-il de ses velléités ? Un nouveau renoncement.

«Mettre des mots sur les choses »

«Il y a un problème de fond et de forme », a dénoncé Julien Aubert, député les Républicains, sur BFM. «Le problème ce n’est pas les religions, le sujet c’est l’islamisme », a-t-il insisté, demandant de «mettre des mots sur les choses ».

Mal nommer les choses, jugeait Camus, c’est ajouter au malheur du monde. Ne pas nommer les choses, c’est nier notre humanité ». Macron nie notre civilisation.

Il n’est pas question de ne plus utiliser le mot « séparatisme », a louvoyé l’entourage de Gérald Darmanin, mais ce ne sera pas l’intitulé du projet de loi..

Le ministre a souligné que les deux premiers articles de la loi de 1905, socle de la laïcité en France, ne seront pas modifiés. Pas dans le projet soumis au Parlement, en l’état et à ce jour. En revanche, « à la marge, nous allons renforcer des dispositions de la loi de 1905 », a-t-il poursuivi.

Tous les partis politiques, cette fois, associés, mouillés

Le ministre a cité à titre d’exemple « l’interdiction de faire de la politique dans les lieux de culte », églises, temples, synagogues et mosquées, prévue dans la loi de 1905. Mais, a-t-il dit, cette interdiction ne s’accompagne pas de sanction dans le texte actuel. Le projet prévoira donc dans ce cas « sanction administrative » et pénale.

Gérald Darmanin a en outre souligné qu’il sera exigé des dirigeants des associations cultuelles un… « certificat de virginité ». Entendons-nous bien, un casier judiciaire vierge [aussi clair, précis et fiable qu’une fiche S ?] de toute condamnation pour « radicalisation, ou complicité du terrorisme ou apologie du terrorisme ».

Rugby: Bernard Laporte, réélu à la présidence de la Fédération française

Le monde du rugby ne l’a pas plaqué: la  gauche renvoyée au vestiaire!

Bernard Laporte a été réélu samedi 3 octobre à la présidence de la Fédération française de rugby.
Bernard Laporte a été réélu samedi 3 octobre à la présidence de la Fédération française de rugby.

Le président sortant a été reconduit samedi pour un mandat de quatre ans à l’issue du vote des dirigeants des clubs, tous amateurs dans ce sport.

Les quelque 1.780 dirigeants des clubs amateurs français de rugby ont choisi. Au terme d’une campagne au climat malsain marqué par des cravates interdites par le réglement, ils ont tenu à reconduire Bernard Laporte à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR) pour un second mandat, au grand dam de ses adversaires politiques.

Les résultats du vote (électronique et décentralisé) ont été officialisés samedi 3 octobre un peu après midi. 95,21 % des clubs ont voté et la liste emmenée par Bernard Laporte a recueilli 51,47 % des suffrages exprimés, devançant celle menée par Florian Grill, l’actuel responsable de la Ligue régionale d’Ile-de-France, 48,53%. La liste menée par l’ancien sélectionneur (1999-2007) et ex-secrétaire d’Etat aux Sports (2007-2009) a obtenu 29 des 40 sièges du nouveau comité directeur. Et Laporte a été désigné président de la FFR.

« Etre élu sur des promesses est une chose, être réélu sur un bilan en est une autre », a expliqué l’ex-coach de Toulon et du Stade français après sa victoire. « Les clubs n’ont pas été dupes. La démocratie a parlé. Je serai le président de tous les clubs. »

Un contexte judiciaire inédit

Bernard Laporte est en effet visé par une enquête préliminaire ouverte par le sulfureux Parquet national financier (PNF), pour trafic d’influence et prise illégale d’intérêt.

Le PNF politisé et revanchard a bondi sur des soupçons de favoritisme envers le milliardaire Il n’a pas toujours été aussi suspicieux envers l’informatique. En décembre 2017, il est candidat pour prendre la présidence de la nouvelle Ligue régionale Île-de-France de rugby, qui succède au comité après la réorganisation territoriale. Après le premier vote électronique décentralisé de l’histoire du rugby français, la liste menée par Florian Grill obtient 66,2 % des voix, soit 34 sièges, contre 33,8 % des voix à celle de Jean-Loup Dujardin (6 sièges), soutenue par le président de la fédération Bernard Laporte. Florian Grill devient ainsi le premier président de la ligue d’Ile-de-France. qui est à la fois patron du club de Montpellier et sponsor du XV de France.

Elle est venue « percuter » la fin de la campagne, car le PNF a diligenté le placement de Bernard Laporte (et à plusieurs autres cadres de la FFR) en garde en vue, du mardi 22 au mercredi 23 septembre, dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). De quoi plomber sa candidature.

Bernard Laporte est ressorti libre de cette longue audition, mais l’enquête était engagée et médiatisée, et non close. Les premiers pas de son second mandat vont donc être soumis à cet agenda judiciaire.

Conflit avec les clubs professionnels

Ce n’est pas le seul rendez-vous avec la justice qui attend Bernard Laporte. Ou plus exactement la FFR, mais la confusion est savamment orchestrée. Sa réélection survient alors que la fédération est en conflit ouvert avec la Ligue nationale de rugby (LNR). A croire qu’un proche de Grill conseille le PNF.

La LNR, qui représente les clubs professionnels, conteste la manière dont la FFR a imposé la durée de mise à disposition des joueurs pour le XV de France pour la période d’octobre à décembre. Faute d’avoir trouvé un terrain d’entente, la LNR a saisi la justice administrative.

« Faciliter la vie » des dirigeants

Dans son programme, Bernard Laporte a promis « un rugby professionnel solidaire et respectueux de la vie des clubs amateurs ». Un plan de relance de 35 millions a été mis en place, visant à compenser les difficultés économiques de ces clubs.

L’équipe en place a également déclaré qu’elle souhaite « faciliter la vie » des dirigeants en allégeant les obligations et les contraintes administratives.

Bernard Laporte a par ailleurs affirmé vouloir récupérer « 100.000 licenciés » supplémentaires d’ici 2024.

Il veut aussi féminiser la pratique (50.000 licenciées en 2024 contre moins de 25.000 fin mars 2020) et les instances en imposant « un seuil minimum de 25 % de femmes dans la composition de l’ensemble des commissions fédérales »

Dans le clan Grill, on fulmine toujours

« C’est très serré: on [la propagande] nous avait annoncé 80 %-20 %. Un recours ? C’est trop tôt pour en parler mais vu la proximité des scores, la question pourrait logiquement se poser », a déclaré le mauvais joueur, Florian Grill, 54 ans, samedi à Marcoussis.

Grill est co-propriétaire du Château de l’Engarran, une folie montpelliéraine du XVIIIe siècle, classée aux monuments historiques, et propriété viticole réputée (AOC) proche de Montpellier.

« Il faut qu’on regarde précisément ce qu’il s’est passé, on a eu pas mal d’échos, de prises de paroles après la date de mardi soir minuit. J’ai besoin de temps pour réfléchir », a expliqué le candidat battu.

« On attend des explications, c’est un vote électronique, les résultats devaient être annoncés cinq minutes après la clôture du scrutin. Ça a été presque 30 minutes. Pourquoi ? Il serait bon d’avoir une explication sur ce retard », a également insinué Jean-Marc Lhermet, n°2 de la liste Grill et ancien troisième ligne international.

Grill n’a pas toujours été aussi suspicieux de l’informatique. En décembre 2017, il est candidat pour prendre la présidence de la nouvelle Ligue régionale Île-de-France de rugby, qui succède au comité après la réorganisation territoriale. Après le premier vote électronique décentralisé de l’histoire du rugby français, la liste menée par Florian Grill obtient 66,2 % des voix, soit 34 sièges, contre 33,8 % des voix à celle de Jean-Loup Dujardin (6 sièges), soutenue par le président de la fédération Bernard Laporte. Florian Grill devient ainsi le premier président de la ligue d’Ile-de-France.

Gérard Larcher, LR, réélu pour un quatrième mandat à la présidence du Sénat

Le président du Sénat est le deuxième personnage de l’Etat

Les membres du Sénat étaient tous masqués pour cause de Covid-19, mais Gérard Larcher, 71 ans, y est fort connu: il en est le président depuis 2008 (neuf ans, puisque la gauche est arrivée au pouvoir et il a cédé sa place au controversé Jean-Pierre Bel pour trois ans (2011-2014, le mandat le plus court et le seul de la gauche sous la Ve République). Gérard Larcher (LR) a réélu très largement jeudi pour un quatrième mandat. Pendant les trois ans à venir, il se donne pour « devoir de recoudre un pays miné dans sa cohésion ».

G. Larcher a recueilli 231 voix contre 65 au président du groupe socialiste Patrick Kanner, 15 à la présidente du groupe CRCE à majorité communiste Eliane Assassi et 13 au président du tout nouveau « Groupe écologiste, solidarité et territoires » Guillaume Gontard.

Des applaudissements nourris et prolongés ont salué l’annonce du résultat. G. Larcher a ensuite retrouvé sa place au plateau (l’équivalent du perchoir à l’Assemblée) où il a prononcé une allocution, visage sans masque.

« Nous sommes une assemblée de liberté où chaque voix est respectée et, croyez-moi, j’en serai le garant », a déclaré Gérard Larcher. « Nous sommes cet ‘espace de respiration’ dans la République, cet espace de débat où chacun se respecte, un espace où la solidarité nationale s’exprime quand il s’agit de l’essentiel », a poursuivi l’élu des Yvelines.

Sur les 348 sénateurs, 79 sont de nouveaux élus (sur les 172 sièges remis en jeu dimanche dernier): la Chambre haute était renouvelée pour un tiers.

Avant le début de la séance, sénateurs et sénatrices s’étaient salués dans la bonne humeur, certains se prenant en photo. Gestes barrières obligent, Gérard Larcher distribuait des « checks », avec le poing, en guise de bonjour aux collègues venus le saluer, évitant la main sur le coeur, un usage américain, partagé avec les musulmans. 

A 15h00, le doyen d’âge Jean-Marie Vanlerenberghe, 81 ans, centriste, avait déclaré ouverte la session ordinaire, assisté de six secrétaires, les six plus jeunes sénateurs, dont le benjamin Rémi Cardon (PS) qui, à 26 ans, est le plus jeune élu au Sénat sous la Ve République. Il n’a jamais travaillé de sa vie. « Loin des turbulences du Palais Bourbon », le Sénat « reste un espace de stabilité pour nos institutions », a souligné le doyen et président du bureau. Il avait ensuite nommé les candidats en compétition, le nom de Gérard Larcher étant chaleureusement applaudi dans la majorité des travées. « Rassurez-vous, ce n’est pas un vote par applaudissements », a alors plaisanté M. Vanlerenberghe, avant de lancer les opérations de vote.

Les sénateurs se sont succédé à la tribune par ordre alphabétique pour voter à bulletin secret, chaque élu se déplaçant à l’appel de son nom pour placer son bulletin dans l’urne.

Le groupe LREM change de nom

Assuré de la victoire, le populaire Gérard Larcher avait pourtant adressé à ses collègues « un projet » qui fait le bilan de son action et dresse les objectifs du prochain mandat de trois ans. Il y répète un mantra qui ne marche pas dans la Chambre basse: « Au Sénat, on ne dit jamais oui par discipline, jamais non par dogmatisme ».

« Les temps qui viennent s’annoncent difficiles », prévient-il, appelant les élus de la Haute assemblée à être des  » ‘réducteurs’ de fractures, celles qui minent et divisent notre pays« , et des  » ‘reconstructeurs’ de la confiance entre nos concitoyens, leurs élus et les corps intermédiaires, entre les territoires et l’exécutif ». Le sénateur des Yvelines réaffirme sa volonté que le Sénat, qui représente les territoires, « participe à un rééquilibrage des pouvoirs au profit des collectivités ». Au Sénat, il souhaite poursuivre « le processus de modernisation » des procédures de fabrication de la loi. 

Le Sénat ne reprendra ses travaux législatifs dans l’hémicycle que le 13 octobre, avec un programme prévisionnel qui s’annonce chargé avant les incontournables que sont le projet de loi de finances et le budget de la Sécu, mais aussi la proposition de loi « zéro chômeur de longue durée », le projet de loi prolongeant le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire, si jamais, le projet de loi recherche

D’ici là, l’institution devra encore terminer de se mettre en ordre de marche, avec mardi prochain la constitution de son bureau définitif et mercredi celle des bureaux des différentes commissions.

Les huit groupes politiques ont désormais leur président, tous reconduits, sauf Guillaume Gontard (Isère) nouvellement élu (sur une liste disparate rassemblant des membres du PCF, du M1717 – en clair Génération.s – et d’EELV): Bruno Retailleau (LR), Hervé Marseille (centriste), Patrick Kanner (PS), Eliane Assassi (CRCE à majorité communiste), Claude Malhuret (Indépendants) et Jean-Claude Requier (RDSE à majorité radicale). François Patriat a été reconduit à la tête du groupe de la majorité présidentielle, renommé Rassemblement des Démocrates, Progressistes et Indépendants (RDPI). Même pas écologistes, ni humanistes !

Le groupe écologiste est constitué de 12 sénateurs, ont précisé les élus de Loire-Atlantique Ronan Dantec et de Paris Esther Benbassa, à qui échappe la présidence de groupe, au profit de Guillaume Gontard, la vice-présidence échouant à la Turco-israélo-française. Tous deux étaient donnés favoris ces derniers jours pour prendre la tête du nouveau groupe. Tous deux étaient jusqu’ici rattachés au groupe CRCE à majorité communiste.

En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement constaté par le Conseil constitutionnel, les fonctions du président de la République (sauf l’organisation d’un référendum et la dissolution de l’Assemblée nationale) sont provisoirement exercées par le président du Sénat. 

Sénatoriales: majorité de droite renforcée, poussée écolo, maintien de LREM et du RN…

Les résultats des élections sénatoriales 2020 par parti

La droite reste majoritaire et EELV annonce la formation d’un groupe politique, au terme du vote des «grands électeurs» pour renouveler la moitié de la «chambre des territoires».

La droite conserve le Sénat. La chambre haute reste modératrice au Parlement: la droite conserve le Sénat, «chambre des collectivités locales», ce dimanche 27 septembre. Confirmant les dernières élections municipales, les résultats du vote des quelque 87.000 «grands électeurs» – des élus issus à 95% des mairies – sont marqués par la stabilité. Des équilibres ne varient seulement à la marge, après la redistribution de 172 sièges sur 348. Europe Écologie-Les Verts (EELV) progresse, La République en marche (LREM) reflue et le Rassemblement national (RN) sauve son unique siège au Sénat, dont le président est le deuxième personnage de l’Etat.

En France, en 2017

● La droite et ses alliés renforcent leur assise

La majorité est «confortée», s’est félicité dimanche soir son président, Gérard Larcher (Les Républicains, LR, à la tête du Sénat depuis plus de soixante ans, sauf pendant l’éphémère parenthèse socialiste de 2011 à 2014: la droite républicaine et ses alliés renforcent leur assise.

Les sénateurs LR (143 sièges sortants dont 75 renouvelables) gagnent cinq sièges (de 143 sièges sortants dont 75 renouvelables, à 148) et voient leur président, Bruno Retailleau, réélu dans son fief de Vendée. Les effectifs de leur partenaire de l’Union centriste (UC, 51 sièges sortants dont 24 renouvelables) s’étoffent aussi. Connu pour ses discours fins et mordants, le président du groupe Les Indépendants-République et Territoires (14 sièges sortants dont 7 renouvelables), Claude Malhuret, a été réélu dans l’Allier.

● LREM se maintient grâce à des poids lourds

Composé majoritairement d’ex-socialistes élus en 2014, le parti du président ne fait que maintenir ses positions au Sénat. Le groupe LREM (23 sièges sortants dont 10 renouvelables) sauve la face grâce à l’ex-socialiste et chef de file des sénateurs LREM, François Patriat, en Côte-d’Or, dont il fut le président du Conseil départemental. Deux ministres sont élus, mais ne siégeront pas Sébastien Lecornu (Outre-mer), désigné pour la première fois dans l’Eure, et Jean-Baptiste Lemoyne (Tourisme), déjà élu en 2014 sous les couleurs de la droite dans l’Yonne. Tous deux devraient rester au gouvernement et envoyer siéger leurs suppléants. Ils projettent de reconfigurer l’hémicycle en rassemblant dans un groupe unique les élus pro-Macron, pour l’heure dispersés dans plusieurs groupes centristes.

● Un groupe pour les écologistes

La gauche radicale ne rattrape qu’une partie du terrain perdu depuis six ans, par le biais d’EELV qui renforce le contingent des quatre sénateurs écologistes déjà présents. Désormais plus de dix, les Verts peuvent reconstituer un groupe politique au Sénat – promesse de temps de parole accru et de moyens humains supplémentaires -, a annoncé dimanche soir l’écologiste Esther Benbassa, ex-socialiste lors de son élection en 2011.

En perdant cinq sièges, 66 au lieu de 71, le Parti socialiste reste le premier groupe d’opposition. Communistes compris (17 sénateurs), «les trois groupes de gauche [trois?] vont peser», promet le chef de file des socialistes, Patrick Kanner.

● Le RN sauve son unique siège

À la surprise générale, le RN conserve son unique siège, détenu par le non-inscrit Stéphane Ravier. Affaibli par sa défaite aux municipales dans son 7e secteur de Marseille (Bouches-du-Rhône), l’élu avait perdu des «grands électeurs» mais a pu compter sur des soutiens venus d’autres bords. Le parti à la flamme ne retrouve pas son siège varois, qui lui avait échappé en 2018 quand Claudine Kauffman, sénatrice suppléante du maire de Fréjus David Rachline – empêché de cumuler -, avait démissionné du mouvement.

● Un nationaliste corse élu pour la première fois

Un nationaliste corse, tendance autonomiste, fait son entrée au Sénat pour la première fois. Symbole de la progression des «natios», Paul Toussaint Parigi, maire de Santa Lucia di Mercuriu et soutenu par le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, est élu en Haute-Corse, le fief de son ami Gilles Simeoni, le président de l’île. Il pourrait rejoindre le contingent d’élus Verts. Trois ans après l’élection historique de trois députés, les partisans d’une «autonomie» de la Corse siègent désormais dans les deux chambres du Parlement.

Désignation du président du Sénat jeudi

A l’Assemblée nationale, les femmes sont 39,5%

Le Sénat n’a pas terminé son cycle électoral. Jeudi 1er octobre, les sénateurs procéderont à l’élection de son président, pour trois ans – le sortant, Gérard Larcher, est favori. En septembre 2021, l’assemblée achèvera son renouvellement par la désignation de six des douze sénateurs représentant les Français établis hors de France. Prévu cette année, le scrutin a été reporté en raison de l’épidémie de Covid-19.

Qui sont les sénateurs battus ?

Parmi les sénateurs sortants qui se représentaient, plusieurs n’ont pas été réélus à ces sénatoriales. Le questeur PS, Bernard Lalande, a perdu dans en Charente-Maritime. Il s’était rapproché de LREM. N’ayant pas l’investiture de son parti, il avait un candidat PS face à lui.

En Gironde, la sénatrice LREM Françoise Cartron a perdu aussi. Elue sous l’étiquette PS il y a 6 ans, sa réélection était difficile.

Raymond Vall, sénateur du Gers, et membre du groupe RDSE, n’a pas été réélu, tout comme Françoise Laborde, en Haute-Garonne, elle aussi membre du groupe RDSE. Autres pertes pour le groupe, avec Jean-Marc Gabouty, en Haute-Vienne, mais aussi Guillaume Arnell, à Saint-Martin.

Dans le Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel, sénateur LR, n’a pas pu être réélu. Il était troisième de la liste LR-UC, qui n’a fait que deux sièges. Ladislas Poniatowski (LR), qui était numéro 5 sur la liste de Sébastien Lecornu, dans l’Eure, n’est pas réélu.

En Seine-Maritime, la sénatrice PS Nelly Tocqueville n’est pas reconduite, Stéphane Cardenes, centriste (Gard), Agnès Constant dans l’Hérault, Alain Dufaut, LR, 76 ans (Vaucluse), Nicole Duranton (Eure), Michèle Einaudi, PS, 67 ans, successeuse de Samia Ghali (Bouches-du-Rhône), Danièle Garcia, RDSE qui accorda son parrainage à Macron, 72 ans (Bouches-du-Rhône), Claudine Kauffmann (Var), Robert Laufoaulu (Wallis et Futuna), Patricia Morhet-Richaud (Hautes-Alpes) et Michèle Vullien, soutien de Macron en 2017, 76 ans (Rhône).

Législatives partielles : déroute des condidats LREM dès le 1er tour

La macronie est un phénomène gazeux.

En fait, une flatulence confirmée par les non-résultats de LREM aux législatives partielles : la forte abstention invoquée au 1er tour concerne aussi bien les partis d’opposition et n’explique en rien la déroute du parti du président. Les résultats connus montrent une participation très faible : quelque 4 électeurs sur 5 ne se sont pas déplacés. Pour aucun parti.

L’abstention dépasse ainsi 79% dans la 1re circonscription du Haut-Rhin, 82% dans la 5e de Seine-Maritime et dans la 3e de Maine-et-Loire, 84% dans la 1re de la Réunion et atteint même 87% dans la 9e circonscription du Val-de-Marne.

Conséquences des municipales et du changement de gouvernement en juillet, le premier tour de six élections législatives partielles avait lieu dimanche.

Les législatives partielles de ce dimanche 20 septembre ont sonné le glas de LREM, parti sans terreau, ni racines, à la différence de ses rivaux qui ont de surcroît des paysagistes créatifs, là où LREM propose des jardiniers du dimanche.

Les résultats du premier tour

Le PS bouge encore

Dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, département de Laurent Fabius, c’est le candidat socialiste Gérard Leseul qui arrive largement en tête avec près de 40% des suffrages exprimés, lors d’un premier tour marqué par 82,29% d’abstention. Il affrontera le candidat du RN Jean-Cyril Montier (18,01%), seul qualifié au 2e tour, alors que la candidate LREM est arrivée troisième avec seulement 10,72% des suffrages. Gérald Leseul est en bonne position pour succéder au député PS Christophe Bouillon, élu depuis 2007, qui a démissionné pour se consacrer à son mandat de maire de Barentin.

Dans le Val-de-Marne, la candidate PS Isabelle Santiago est en tête avec 33,74% des suffrages, devant l’écologiste Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui obtient 17,35% des voix. 

Avec 52,15% des voix, Karine Lebon (Union des gauches) est arrivée confortablement en tête du premier tour à La Réunion, devant la divers droite Audrey Fontaine (15,83%). Seule l’abstention s’élevant à 84,85% la prive d’une victoire au premier tour. Karine Lebon est soutenue par Huguette Bello, démissionnaire de l’Assemblée nationale après son élection à la mairie de Saint-Paul.

Les Républicains devance EELV

A Colmar et Neuf-Brisach, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite, le scrutin voyait s’affronter huit candidats pour succéder à Eric Straumann (LR) devenu maire de Colmar, tandis que sa suppléante Brigitte Klinkert est entrée au gouvernement en tant que ministre déléguée chargée de l’Insertion. Si sa candidature avait créé quelques dissensions au LR local, Yves Hemedinger, ancien premier adjoint du maire sortant LR de Colmar Gilbert Meyer, ressort largement en tête de ce premier tour avec 45,39% des voix. Il affrontera au second tour l’écologiste Frédéric Hilbert, candidat EELV malheureux aux municipales à Colmar, qui a rassemblé dimanche 23,53% des voix, devançant largement le candidat RN (14,04%).

Deuxième place aussi pour EELV dans le Maine-et-Loire : la candidate LR Anne-Laure Blin arrive en tête avec 25% des suffrages, devançant la candidate écologiste d’union de la gauche Daphnée Raveneau (22,8%), sur fond de très faible participation (17,8% des inscrits). Dans cette circonscription ancrée à droite, Anne-Laure Blin est donc bien partie pour succéder à Jean-Charles Taugourdeau (LR), député depuis 2002, qui a démissionné après sa réélection comme maire de Beaufort-en-Anjou.

Dans la 11e circonscription des Yvelines, LREM remettait son siège en jeu, après le départ de Nadia Hai, nommée ministre déléguée à la Ville. Mais là aussi, revers pour la majorité : son candidat Pierre Luce échoue à se maintenir au second tour. Celui-ci verra s’affronter le candidat LR Philippe Benassaya et la candidate de la gauche et des écologistes Sandrine Grandgambe, respectivement arrivés premier et deuxième.

Après « le fiasco autour des masques en mars, celui des tests »

Ian Brossat (PCF) fustige la macronie

La stratégie du gouvernement contre le Covid-19 est « erratique« , estime Ian Brossat, porte-parole du PCF et adjoint à la mairie de Paris en charge du logement. « Il y a eu un fiasco autour des masques en mars et autour des tests maintenant. La priorité à court terme est qu’on teste et qu’on ait dans la foulée le résultat de ces tests pour qu’on puisse vite s’isoler », explique l’élu communiste, dimanche 13 septembre, sur franceinfo.

« La pandémie a révélé une forme de fragilité de la France. Nous nous sommes retrouvés avec un service public hospitalier particulièrement fragilisé. Et on a un hôpital encore en grande difficulté », juge-t-il avant de déplorer également que « des salariés, qui se sont mobilisés pendant le confinement, sont confrontés à des plans sociaux comme chez Auchan« . 

Appel à manifester jeudi 17

« La rentrée sociale sera agitée. Le PCF et la CGT appellent à une journée de mobilisation jeudi. La situation sociale n’est pas acceptable. Les entreprises du CAC 40 ont versé 37 milliards d’euros à leurs actionnaires cette année malgré la crise alors qu’on a plus de 300 plans sociaux qui tombent« , affirme le porte-parole du Parti communiste.

Brossat souhaite « que la gauche et les écologistes trouvent le chemin du rassemblement pour les élections départementales et régionales, une alliance de La France insoumise aux écologistes en passant par le Parti socialiste. Il faut discuter avec tout le monde à gauche ».

« Jospin, c’était la gauche plurielle ; maintenant, on a la gauche… plus rien »

Les Français ont choisi le ventre mou du centre et ses gargouillis

Dans le JDD de ce 6 septembre, Hervé Gattegno analyse les selles de la gauche

Lionel Jospin sort du silence en publiant un livre.
Lionel Jospin sort du silence pour la promotion d’un bouquin

Sur Europe 1, le directeur de la rédaction du JDD, Hervé Gattegno, revient sur le livre que publie Lionel Jospin.

Bonjour Hervé Gattegno. Vous évoquez ce dimanche matin le livre de Lionel Jospin, sorti cette semaine, dans lequel il analyse la situation politique et livre une critique sévère sur la présidence Macron. Est-ce que ça vous paraît une contribution utile au débat?
Oui, et même doublement utile. D’abord parce que Lionel Jospin fait partie des grands dirigeants à qui on peut reconnaître à la fois l’expérience et la hauteur de vue – donc sans être forcément d’accord, on trouve de l’intérêt à ce qu’il écrit ; il est dans le registre de l’analyse politique, pas dans la petite phrase. Et puis, c’est utile politiquement parce que la gauche n’a quasiment plus de parole audible aujourd’hui et que l’intention avouée de Lionel Jospin, c’est justement d’aider la gauche à se reconstruire, à ne pas se laisser écrabouiller par le duel des deux blocs qui seraient le macronisme et l’extrême-droite [la gauche serait radicale, mais la droite extrême…]. De ce point de vue, il peut être content parce que tous les leaders de gauche l’encensent et rivalisent d’éloges envers lui – surtout ceux qui ne l’ont pas connu [il est tellement « usé, vieilli et fatigué« , n’est-ce pas?]. Mais c’est dire aussi que le vide est très, très profond s’il suffit d’un livre pour le remplir. Jospin, c’était la gauche plurielle ; maintenant, on a la gauche… plus rien.

Sa principale critique contre Emmanuel Macron, c’est ce qu’il appelle la « verticalité » de l’exercice du pouvoir, qu’il juge anachronique. Est-ce qu’il tape juste?
C’est une critique à la fois juste, facile et inutile. Oui, Emmanuel Macron préside d’une façon verticale mais c’est le fruit de nos institutions [du jamais vu pourtant à ce niveau depuis 60 ans, de Gaulle et l’ORTF]. Le président de la République français est, de tous les chefs d’Etat du monde démocratique, celui qui a le plus de pouvoirs. La gauche l’a toujours dénoncé mais les deux présidents socialistes n’ont rien fait pour changer cela – même si, dans la pratique, François Mitterrand s’est montré un homme d’Etat, alors que François Hollande s’est comporté en secrétaire d’Etat [il n’avait jamais participé à aucun gouvernement]. S’agissant de Lionel Jospin, il n’a pas été un Premier ministre ni un chef de parti particulièrement souple – il était même très autoritaire, pour ne pas dire vertical. En 2002, son slogan de campagne était : « présider autrement « . Les Français n’ont pas voulu qu’on préside autrement. Je crois qu’ils ne détestent pas un président de la République qui décide de tout, à condition que ce ne soit pas un président de la République qui n’entend rien.

Si j’ai bien compris, il est assez critique de F. Hollande et très élogieux de Jean-Luc Mélenchon. Ça veut dire qu’il rêve d’une gauche très à gauche?
Il reconnaît à [son camarade trotskiste] Jean-Luc Mélenchon du talent et des convictions, il a raison. Il dit qu’il n’est « pas effrayé » par la ligne de la France insoumise, c’est courageux [plutôt révélateur de son regret d’avoir manqué de courage]. Et il trouve que son handicap, c’est son fonctionnement ; là, ça laisse un peu sceptique. On est à mi-chemin entre le cours de Sciences Po et le débat interne d’une section socialiste des années 80 [le Café du Commerce?]. Sur le fond, il est clair que Lionel Jospin voit plus d’avenir à la gauche en passant par Mélenchon que par Hollande, à qui il reproche d’avoir bradé le PS dans ce qu’il appelle un « infléchissement libéral ». On ne peut pas lui donner tort, mais rappelons-nous que c’est le gouvernement Jospin, entre 1997 et 2002, qui a fait le plus de privatisations. Ce n’est pas un livre de souvenirs, mais on peut quand-même lui reprocher ce trou de mémoire…

Pour se payer Macron, Joffrin rompt le silence

L’ancien premier ministre dénonce le «logiciel anachronique»

Lionel Jospin, 2018

Depuis sa réserve, il sort de son devoir de réserve. Il dénonce le bilan de Macron et appelle la gauche écologiste à se rallier au PS pour avoir une chance de gagner en 2022.

Définitivement « fatigué, vieilli, usé », le socialiste de 83 ans – qui n’est plus membre du Conseil constitutionnel depuis 2019 – n’est plus soumis au devoir de réserve … et il en profite. Il s’est fait inviter ce jeudi matin sur France Inter, service public bien marqué à gauche, après avoir accordé une longue interview à L’Obs, détenu par Le Monde libre (LML), holding possédant la majorité du capital du Groupe Le Monde (Courrier international, La Lettre de l’éducation, Le Monde diplomatique et Télérama) et propriété, depuis novembre 2010, de l’homme d’affaire Xavier Niel (investisseur dans Mediapart, opérateur Free et époux de Delphine Arnault, fille de Bernard Arnault, LVMH) et le banquier Matthieu Pigasse.

Macron, Mélenchon, présidentielle 2022…, Jospin a un livre en promotion et se lâche sur de nombreux sujets.

Macron et son « logiciel anachronique »

L’ancien Premier ministre du président Chirac (1997-2002) s’attaque d’abord au bilan de Macron. « Le logiciel du président est à mes yeux anachronique. Il a mené jusqu’ici une politique économique et sociale déséquilibrée », souligne-t-il dans l’Obs. « La désillusion, et l’incertitude qui s’est répandue, sont liées aux choix qu’il a faits », insiste-t-il sur France Inter.

Il dénonce également « sa méthode politique, celle de la verticalité » qui est selon lui « aussi celle d’un autre âge ». Il a « accentué la pente présidentielle de notre régime politique », ajoute celui à qui il est parfois reproché d’avoir inversé le calendrier électoral (le scrutin présidentiel se déroule avant les législatives depuis 2002).

Y aura-t-il une gauche en 2022 ?

Le socialiste, qui avait été éliminé au premier tour en 2002, évoque la prochaine présidentielle et veut croire aux chances de la gauche. « Sous les trois premières années du quinquennat de Macron, la force du Rassemblement National n’a pas décru. Ce tête à tête peut provoquer un sentiment de refus chez les Français qui aiment avoir une liberté de choix », analyse-t-il sur France Inter.

Selon lui, une gauche rassemblée peut être présente au second tour. « Les ADN sont relativement compatibles, la question principale sera d’accorder les egos », ajoute-t-il au sujet notamment du PS et des écologistes et citant également le rôle des Insoumis. « Les responsables devront chercher quelle est la meilleure solution pour unir cette nébuleuse qui a la capacité de répondre aux défis du pays », poursuit Jospin, sans mettre un nom sur la personne susceptible d’incarner cette union.

Mélenchon, le « conflit entre l’intelligence et le tempérament »

Lionel Jospin – trotskiste un jour, trotskiste toujours – assure avoir de la « sympathie » pour le député Insoumis qui fut dans son gouvernement. Dans son livre, il explique que chez Mélenchon « il y aura peut-être un conflit entre son intelligence et son tempérament. » « Je ne partage pas toutes ses idées, je reconnais son talent », a-t-il encore précisé sur France Inter, assurant encore regarder « les Insoumis avec sympathie et sans effroi » – un sentiment d’effroi l’a donc effleuré – et les appelant à assumer « la sagesse de la responsabilité au pouvoir ».

Des compliments mitigés qui sont allés droit au cœur de Mélenchon. « Fin penseur politique, Lionel Jospin appelle chacun à sa responsabilité. Je lis son livre. J’accepte ses questions. Je le regarde. Je vois la grande histoire que les Français ont manquée », répond-il sur Twitter.

Trump remet Michelle et Barack Obama à leurs places

Le président américain a peu goûté la véhémence de l’épouse de l’ancien président Obama qui lui a notamment reproché son « manque total d’empathie ». Pour celle qui porte le pantalon dans le couple, c’est donc oublier un peu vite que le père de ses enfants a pleuré comme une Madeleine à plusieurs occasions en public. Trump est donc bien aimable de ne pas mettre en question sa virilité.

A peine la convention démocrate commencée, l’épouse s’est déchaînée contre Donald Trump, lequel, mardi 18 août, a recadré Michelle et Barack Obama, têtes d’affiche de ladite convention et soutiens contraints de son challenger Joe Biden, qui l’affrontera le 3 novembre, lors de l’élection présidentielle américaine.

Au lendemain du discours de l’épouse et à la veille de celui de son prédécesseur, le président américain, que les entreprises de sondages ne ménagent pas, a riposté à de multiples attaques des « ObamaBiden », comme il les appelle.

« Il faudrait que quelqu’un explique à Michelle Obama que Donald Trump ne serait pas là, dans la magnifique Maison Blanche, si son mari, Barack Obama, n’avait pas été président », a-t-il tweeté.

Dans un réquisitoire prononcé sur un ton très offensif, Michelle Obama, simple électrice démocrate, a appelé, lundi soir au rassemblement derrière Joe Biden, – ancien vice-président de son mari –, estimant que, lui, dirait « la vérité » et ferait « confiance à la science ».

« Pas le meilleur moment de télévision qui soit »

D. Trump, qui a confirmé qu’il prononcera son discours à l’issue de la convention républicaine depuis les jardins de la Maison Blanche, a ironisé sur les débuts de ses adversaires : « Pas le meilleur moment de télévision qui soit. »

En effet, les audiences télévisées de la première soirée démocrate ont été nettement inférieures à celles de 2016 : 18,7 millions de téléspectateurs, contre 25,9 millions quatre ans plus tôt.

Accusé d’avoir creusé le fossé entre deux Amériques, une « rouge » (républicaine) et une « bleue » (démocrate), Donald Trump a répondu du tac au tac.

« Les gens oublient combien notre pays était divisé sous ObamaBiden », a-t-il ajouté.

Trump a aussi évoqué les soupçons de corruption collant à ses prédécesseurs.

« L’administration ObamaBiden était la plus corrompue de l’histoire, quand on considère qu’ils ont été attrapés en train d’ESPIONNER MA CAMPAGNE, le plus grand scandale de l’histoire de notre pays », a-t-il tweeté.

Soulignant avoir « sauvé des millions de vies » et disant être en train de reconstruire « une économie encore plus forte qu’avant », il a balayé d’un revers de manche les critiques sur sa gestion de la pandémie du Covid-19 qui a fait plus de 170.000 morts aux Etats-Unis en chiffres absolus, pour une population six fois supérieure à celle de la France (plus de 30.400).

« Les emplois abondent, le NASDAQ a déjà atteint des records, le reste suivra ! », a-t-il promis à deux mois et demi du scrutin, au cours duquel il briguera un deuxième mandat de quatre ans.

John Biden, la « marionnette »

Biden, « sleepy Joe », a 77 ans

Donald Trump, qui a largement bâti son succès de 2016 sur la confiance qu’inspire sa réussite personnelle dans les affaires, sa capacité à galvaniser les foules, a aussi insisté sur le fait que Michelle Obama ne s’est pas exprimée en direct.

« Non seulement cela avait été enregistré, mais cela avait été enregistré il y a longtemps, car elle n’avait pas le bon bilan des morts [du Covid-19] », a-t-il raillé. « Contrairement à Michelle Obama, je serai en direct. C’est toujours beaucoup mieux en direct », a-t-il ajouté, évoquant son discours, prévu le jeudi 27 août.

Soucieux de ne pas laisser les démocrates accaparer toute l’attention médiatique, l’ancien homme d’affaires de New York continue de sillonner les Etats-Unis, concentrant ses efforts sur les Etats-clés. Après le Minnesota et le Wisconsin lundi, il s’est rendu mardi matin dans l’Iowa, avant de rejoindre l’Arizona dans l’après-midi.

Il a renouvelé, à cette occasion, ses attaques chaque jour plus précises envers celui qu’il désigne systématiquement du surnom moqueur de « Sleepy Joe » (Joe l’Endormi).

« Joe Biden est la marionnette de la gauche radicale », a-t-il souligné, car Biden à en effet gauchi sa ligne, bien que la victoire soit traditionnellement au centre. « Cela va au-delà du socialisme. » « La Chine veut absolument qu’il gagne ! L’Iran veut absolument qu’il gagne ! », a-t-il fustigé sous les applaudissements.

Obama flingue Biden en privé

Ne sous-estimez pas la capacité de Joe à tout foirer”, lâche l’ex-président.

Le soutien d’Obama à Joe Biden est mitigé: il a exprimé ses doutes sur les chances de succès du candidat démocrate à la Maison-Blanche.

Barack Obama se kance dans la bataille, davantage pour abattre le « mâle blanc » que pour sauver le septuagénaire.

Le métis a pour objectif que Donald Trump ne fasse qu’un seul mandat à la Maison-Blanche.

En coulisses, l’ancien président américain n’est pas tendre avec le candidat officiel et compte sur un « grand sursaut » pour permettre à Joe Biden de battre l’actuel chef d’état américain. En privé, Barack Obama qui connaît bien Biden, son ancien vice-président de 2009 à 2017, met en garde les proches de sln parti: « Ne sous-estimez pas la capacité de Joe à tout foirer », aurait ainsi déclaré l’ex-chef d’état, selon le site Politico. L’entourage d’Obama aurait par ailleurs présenté Biden comme excentrique et ancien et dépassé dans le style politique.

Biden, animé par une volonté de revanche sur… Obama

Une certaine tension existerait également entre les clans des deux figures du parti démocrate. Outre que le candidat a gauchi sa ligne politique, alors que la réusdite passe par le centre, Biden et ses proches n’auraient toujours pas digéré qu’Obama soutienne Hillary Clinton pour lui succéder. Un puissant sentiment de fierté pousserait ainsi Biden à prouver que l’ancien président et nombre de ses collaborateurs ont sous-estimé ses véritables compétences. « Il était fidèle, je pense, à Obama à tous égards, même probablement lorsqu’il était en désaccord avec ce que faisait Obama», a rappelé Leon Panetta, secrétaire à la Défense d’Obama. Et de conclure : « dans une certaine mesure, [il] avait souvent l’impression que cette loyauté n’était pas récompensée.»

Biden qui règle ses comptes avec Obama, Obama qui torpille Biden: Trump conserve ses chances de faire un second mandat.

La dérive séparatiste islamiste se précise dans le Val-d’Oise

Le Val-d’Oise, laboratoire du séparatisme islamiste?

Nagib Azergui était la tête de liste « Une Europe au service des peuples »,  aux élections européennes du 26 mai 2019

Le ministère de l’Intérieur s’inquiète de l’évolution de la situation dans la grande couronne parisienne, notamment à Goussainville, dont Abdelaziz Hamida, le maire sans étiquette a fait l’objet d’une fiche S pour islamisme radical, mais aussi à Garges-lès-Gonesse ou Argenteuil.

La formule peut paraître provocatrice à la gauche, mais, depuis plusieurs années, ce département préoccupe le ministère de l’Intérieur pour deux raisons. La première tient à l’apparition de candidats et de listes communautaristes ou soutenus par des communautaristes aux yeux des autorités. A ce titre, Goussainville, Garges-lès-Gonesse ou Argenteuil se sont signalées, en plus d’une vive polémique entre deux listes «classiques» a marqué la campagne électorale à Sarcelles. Toutes les personnes visées rejettent ces accusations et se proclament fidèles à la République et à ses valeurs. Mais les soupçons demeurent.

L’Union des démocrates musulmans de France (UDMF), dont Nagib Azergui est le président, et ses quelque 800 adhérents revendiqués, s’activent pour présenter des listes dans «une cinquantaine» de communes. Elu maire de Goussainville au deuxième tour avec 38,58 % des voix (et une participation de 46,21 %), Abdelaziz Hamida, présenté comme «compétent et actif» par l’un de ses adversaires locaux, a eu des contacts avec le Tabligh, mouvement fondamentaliste. Et ils ont listé leurs villes cibles: Marseille, Amiens, Clichy-sous-Bois, Vaulx-en-Velin, Lyon, Avignon, etc…

Face aux ambitions électorales d’un parti défenseur des musulmans, l’Union des démocrates musulmans de France, qui s’est substitué au Parti musulman de France (lancé en 1997 par Mohamed Latrèche à Strasbourg, mais minés par leur antisémitisme et leur appel au djihad, des personnalités de droite réclament l’interdiction des listes communautaires. L’UDMF et ses quelque 800 adhérents revendiqués (600 en 2014mà), s’est ainsi activée pour présenter des listes dans «une cinquantaine» de communes aux dernières municipales.

Quatre ans après une controverse autour des velléités électorales de ce parti aux départementales, des responsables politiques, de La République en marche (LREM) au Rassemblement national (RN), s’inquiètent désormais du développement de listes «communautaires» ou «communautaristes». Un symptôme d’une montée de l’«islam politique». «Dans certaines villes, le score de ces listes sera la surprise des municipales», avait prévenu le député (Libertés et Territoires), François Pupponi, ancien maire PS de Sarcelles (Val-d’Oise). Ailleurs, l’infiltration de listes centristes par ce parti de gauche a été repéré dès les municipales de 2014, quand l’Union des démocrates musulmans français annonça des listes, notamment à Bobigny (Seine-Saint-Denis), bastion communiste, avec pour tête de liste Kamal Moumni qui se retira peu avant le premier tour pour rallier la liste du centriste Stéphane de Paoli (UDI). En 2020, la ville a été reprise par le PCF et son maire, soutenu au second tour par la gauche rassemblée  est Abdel Sadi, 58 ans, premier adjoint du maire battu, vice-président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et d’origine algérienne: français issu de l’immigration, né sur le sol français, mais « fier de mes origines culturelles ».

A Stains, Seine-Saint-Denis, la mairie communiste est administrée par Azzédine Taïbi. Il y a trente ans, il a défilé à Paris pour la « marche de Beurs ». « Azzédine, c’était le grand frère, l’ami, celui qui aidait les jeunes à réussir« , lance Balla Diallo, qui l’a connu animateur dans les quartiers sensibles de Stains pendant plus de 10 ans, et qui dirige aujourd’hui la mosquée locale. Il a été le premier maire issu de l’immigration maghrébindans le 9.3. En juin 2020, il a autorisé des artistes anti-racistes racisés à réaliser sur un mur communal une fresque qui représente les visages d’Adama Traoré et de l’Américain George Floyd, tout deux morts en voulant se soustraire à des interpellations des forces de l’ordre, avec l’inscription partisane : «Contre le racisme et les violences policières». En juillet 2020, le maire de la commune – qui siège au comptoir du café, sirotant un thé à la menthe – a été mis en demeure de modifier la fresque en enlevant le mot stigmatisant de « policières ».

Le magazine Marianne écrit à l’occasion des municipales de 2020 que le président du parti, « a déjà promis « le grand remplacement dans les urnes de la République » ». Nagib Azergui, qui « se défend d’être le représentant d’un « islam politique » », assure alors: « nous ne sommes pas là pour faire le grand remplacement de la République par la charia, c’est une caricature qui malheureusement nous colle à la peau ».

A l’échelle nationale, le très faible score (0,13 % des voix exprimées, soit 28.400 bulletins) réalisé par la liste UDMF aux européennes de 2019 ne doit pas dissimuler le risque ponctuel dans plusieurs zones dites sensibles et donc réceptives à la propagande islamiste. Le social et l’identité musulmane y sont les deux accroches constantes.

Des petits partis proposent discrètement un alliage fort proche de l’«islamo-gauchisme» dénoncé il y a quelques années par Manuel Valls.

Le Franco-marocain Azergui estime que les électeurs musulmans ont été «totalement trahis», notamment par François Hollande et Emmanuel Macron: «Nous en avons marre d’être instrumentalisés. Nous nous sommes fait avoir derrière de belles paroles mais on nous montre toujours du doigt comme des ennemis de l’intérieur. Il faut créer une réponse politique».

En 2014, à Bobigny, il était parvenu à faire élire des membres de son mouvement dans le cadre d’un accord local avec l’UDI, lequel avait permis au candidat centriste Stéphane de Paoli de l’emporter au second tour avec 53,99% des voix. Cette victoire avait été qualifiée de clientéliste et l’alliance politique s’était soldée par des «trahisons», selon Azergui. Mais cela n’a pas empêché l’UDMF de participer à d’autres élections. Les démocrates musulmans se sont présentés dans huit cantons lors des départementales de 2015. Ils ont aussi aligné 225 candidats lors des régionales de 2015. Et leur candidat à la présidentielle en 2017, Kamel Messaoudi, médecin à Mayotte, avait obtenu 5 parrainages de parlementaires. Dans la foulée, aux législatives, l’UDMF avait atteint le score de 5,08 % des suffrages exprimés à Mayotte. Parmi la dizaine de circonscriptions où le parti s’était présenté, certains bureaux de vote des Hauts-de-Seine avaient enregistré des scores supérieurs à 10%.

Pour Azergui, l’UDMF peut trouver un écho chez les «4 à 5 millions» de musulmans français estimés par le ministère de l’Intérieur, ce qui représente 5 à 7% de l’électorat français. Mais le président de l’UDMF se défend de nourrir le communautarisme, affirme agir en toute «indépendance» et sans le soutien des fonds «étrangers». Il tente de rassurer en brandissant la présence de non musulmans, des mécréants, dans son parti, tels l’entrepreneur Jean Préau ou le chrétien d’Orient d’origine syrienne Bassan Tahhan. Il justifie aussi l’étiquette musulmane en évoquant l’existence en France du Parti chrétien démocrate PCD ou de l’Union chrétienne-démocrate CDU en Allemagne…

Fin juillet 2016, le premier ministre socialiste a affirmé qu’il y a «urgence» à «bâtir un véritable pacte» avec l’islam, en revoyant notamment les règles autour de ses financements extérieurs. «Si l’islam n’aide pas la République à combattre ceux qui remettent en cause les libertés publiques, il sera de plus en plus dur pour la République de garantir le libre exercice du culte.» Le parti islamiste avait dénoncé une « sommation ». « En même temps », il assurait que la deuxième religion de France avait «trouvé sa place dans la République».

Le 19 mars 2014, le site révolutionnaire trotskiste Mediapart titrait en revanche : « La diversité est toujours aussi peu présente dans les municipalités« …

Macronisation: Macron nomme d’ex-conseiller dans la préfectorale

A l’approche de la présidentielle, Macron quadrille la France de ses afidés

Il a nommé mercredi 18 nouveaux préfets de département, dont plusieurs conseillers de l’Elysée et de Matignon, et en a déplacé 15 autres, dans le plus vaste mouvement préfectoral depuis le début du quinquennat, après les 13 nouveaux préfets nommés en janvier.

Parmi les nouveaux préfets de départements figurent des anciens conseillers de l’Elysée et de Matignon, ainsi que des personnalités issues de la société civile, officiellement pour rajeunir et féminiser le corps préfectorak, politiquement, pour placer des hommes à lui à des postes stratégiques.

Des conseillers de Macron, et des collaborateurs de Philippe

Eb récompense, Macron a nommé l’un de ses fidèles préfet du Territoire de Belfort Jean-Marie Girier, 36 ans, pilier de sa campagne en 2017, qui devient le plus jeune préfet de France. Ex-collaborateur de Gérard Collomb à Lyon, il l’avait suivi comme chef de cabinet au ministère de l’Intérieur, avant de devenir directeur de cabinet du président de l’Assemblée Richard Ferrand.

Le chef de l’Etat a également nommé préfet des Hauts-de-Seine son conseiller intérieur et sécurité à l’Elysée, Laurent Hottiaux, ancien sous-préfet de Corse et directeur de cabinet du ministre de la Ville Maurice Leroy sous Nicolas Sarkozy.

Plusieurs conseillers d’Edouard Philippe ont également été promus, comme Eric Jalon, ex-chef du pôle Intérieur à Matignon, nommé préfet de l’Essonne, Xavier Brunetière, ex-conseiller outre-mer à Matignon, nommé préfet du Gers ou encore Anne Clerc, ex-cheffe de cabinet d’Edouard Philippe, qui devient préfète déléguée pour l’égalité des chances dans les Hauts-de-Seine.

Les « dépouilles » du changement de gouvernement se portent bien…

A noter aussi la nomination comme préfète de Corrèze de Salima Saa, d’origine algérienne, femme d’affaires et ex-présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, qui s’était engagée en politique à l’UMP auprès de Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire. Le préfet des pays de la Loire Claude d’Harcourt est nommé directeur général des étrangers en France. Il avait notamment été pris dans les turbulences de l’affaire Steve Maia Caniço, ce jeune homme mort noyé à la suite d’une charge de police lors de la fête de la Musique à Nantes.

Quant à Thomas Fatome, ancien directeur de cabinet adjoint d’Edouard Philippe, sa nomination à la Caisse nationale de l’assurance maladie était déjà connue.

Convaincu du rôle-clé de l’administration pour mettre en oeuvre ses réformes, et pas que, Macron avait promis en arrivant de remplacer les hauts fonctionnaires jugés réticents, dans une sorte de « spoil system » à la française.

Il a voulu non seulement récompenser des fidèles mais aussi rajeunir le corps préfectoral, avec plusieurs de moins de 40 ans, promouvoir des sous-préfets méritants, diversifier les parcours et améliorer la parité, a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

La France compte désormais 38 préfètes contre 24 en mai 2017 et pour la première fois une femme, Pascale Regnault-Dubois, à la tête des CRS. En même temps, elle était déjà inspectrice générale des services actifs de la police nationale.

Enfin, l’ancienne maire du XXe arrondissement de Paris Frédérique Calandra, une ralliée au miuvement du président, battue aux municipales de 2020 sous la bannière LREM après avoir quitté le PS, est nommée Déléguée interministérielle à l’aide aux victimes: une prime à la défaite.

Temps de travail des agents municipaux : « Il faut cesser cette cogestion avec les syndicats »

Marseille subit toujours les effets d’accords de ‘paix sociale’ passés par  …le socialiste Gaston Deferre !

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Sale avant, mais aussi après le passage des éboueurs

Castaner met un coup de pied dans la fourmilière : sera-t-il candidat à Marseille ?

Au sujet des abus en matière de temps de travail effectif des agents de la mairie, le numéro 1 du parti du président, LREM (La République en marche), a regretté « une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » à Marseille,  a estimé Castaner, mercredi 4 juillet sur France Bleu Provence. Il faut modifier l’habitude des agents municipaux de Marseille, insiste le délégué général du mouvement présidentiel.

Le bouffon du roi réagissait à l’audition du maire en exercice, Jean-Claude Gaudin,  entendu mardi par le Parquet national financier (PNF) dans le cadre d’une enquête pour « faux, usage de faux, recel et détournement de fonds publics » en cours depuis janvier 2017. Lancée à la suite de soupçons du Canard enchaîné et du site web d’information locale Marsactu (collaborateur des sites trotskiste Mediapart ou gauchiste Rue89) sur le Samu social de la mairie, dans lequel un système de faux pointage permettait aux agents de ne travailler qu’une semaine sur deux, cette enquête examine depuis les arrangements en cours dans l’ensemble des services de la mairie, alors que les abus remontent à Gaston Deferre, maire socialiste jugé mafieux par nombre de Marseillais.

Connaissez-vous la pratique du « fini-parti » ? Elle permettait  aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée et, comme ils étaient seuls juges de l’état d’achèvement de leur mission sanitaire, le syndicat FO – syndicat hégémonique chez les agents de la ville et de la communauté – porte encore une lourde responsabilité sur l’état de propreté relative de la ville portuaire actuelle, ouverte sur le Maghreb. Or, il a été mis un terme à cette aberration le 26 avril 2014, date de l’annulation d’un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille par la Cour administrative d’Appel. Le moment était à ce point historique que le quotidien marseillais «La Provence» n’hésita pas à le comparer au 26 mai 1993, date de la victoire de l’Olympique de Marseille en finale de la ligue des champions.
Et Jean-Claude Gaudin est maire de cette métropole, deuxième ville de France, depuis 1995 : juin 1995, exactement.

Avec le resurgissement de ce dossier, le flou de Castaner et de la presse godillot sur les dates souligne les intentions politiciennes malignes du petit maire de Forcalquier, en région Sud (ex-Paca).
Cet acquis des années 1970, hérité de la municipalité Deferre – maire de 1953 à 1986 – , était régulièrement dénoncé par la Chambre Régionale des Comptes. Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que l’autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit «la moitié du temps de travail légal». Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuent encore les problèmes de propreté de leur ville.

« On sait bien qu’à Marseille, il y a une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » (Christophe Castaner)

« On sait bien que ces questions de rapport au temps de travail, de fini-parti reviennent régulièrement, c’est-à-dire à chaque élection municipale », a déploré Christophe Castaner « et au fond, personne n’a jamais vraiment osé les prendre de front [c’est lui qui le dit !], les assumer et cesser peut-être cette cogestion qui peut exister avec les syndicats notamment, explique, à qui veut l’entendre, celui qui a fait sa carrière à Paris. Il faut oser affronter ces questions, c’est ce que nous faisons au gouvernement. Nous l’avons fait avec la réforme de la SNCF. »  

« J’ai le souvenir qu’à la dernière campagne électorale, [cette question de cogestion du personnel] avait été un sujet de débat », a insisté le délégué général de La République en marche. « Peut-être que c’est une montagne qui apparaît trop haute pour la surmonter. Il faut savoir le faire quand on est un gestionnaire politique et nous le faisons au niveau du gouvernement. Nous devons aussi le faire au niveau des collectivités locales. C’est ce que je demanderai aux candidats de La République en marche aux prochaines élections municipales à Marseille, à Aix-en-Provence, comme ailleurs. »

L’ancienne tête de liste PS décapitée aux Régionales en PACA en 2015 a la mémoire courte, forcément.

Au jeu de l’oie, même décapité, Castaner court toujours.
En juin dernier, il a confirmé 
la possibilité d’une alliance LREM-Républicains, mais on comprend bien que ce serait à la condition qu’elle se dessine au détriment de Renaud Muselier et en sa faveur, face à un parachuté, Mélenchon. Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en mesure de soutenir de telles listes, Castaner a répondu : « Bien sûr. Car à La République en marche nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, on est meilleurs ». « Ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il affirmé.

Mais le joueur de poker n’a pas la cote en région Sud.
Face à Marion Maréchal-Le Pen, Christophe Castaner (PS) avait choisi le retrait lors des dernières Régionales de 2015: avec près de 42% des voix, Marion Maréchal-Le Pen interrompit la relation en région PACA (actuelle Région Sud). Dans certaines villes, comme Cavaillon, elle avait en effet atteint plus de 50% des suffrages. Le premier tour avait marqué la fin du coït électoral du socialiste Castaner qui préféra tenir la chandelle de Christian Estrosi.
A 54 ans en 2020, Christophe aura-t-il retrouvé assez de vigueur ou présume-t-il de ses forces ? Tiendra-t-il la distance jusqu’en 2020 ? Il se défend d’être un spécialiste du « déjà parti – déjà fini » !

 

Migrants: Merkel leur a tendu la main et ils l’ont mordue…

Le ministre allemand de l’Intérieur, offre de démissionner

Résultat de recherche d'images pour "merkel migrants"Angela Merkel reste sous la menace d’une crise politique intérieure majeure du fait de la pression d’associations supranationales internationalistes illégitimes, en faveur des migrants en tout genre et davantage motivées par la déstabilisation des démocraties européennes que par leurs objectifs humanitaires brandis.

La chancelière allemande et l’aile la plus à droite de sa coalition gouvernementale, l’Union chrétienne-sociale (CSU, Union chrétienne-sociale) bavaroise, doivent se réunir lundi 2 juillet pour une ultime tentative destinée à résoudre le conflit sur les migrants qui menace de faire tomber le gouvernement de coalition.

L’opposition de gauche à la politique  de Merkel instrumentalise les problématiques de flux migratoires.Membre de la coalition gouvernementale mise en place en mars après des mois de difficiles tractations, la CDU (Union chrétienne-démocrate, premier parti de droite) juge Merkel trop laxiste.

Illustration.

Le président de cette formation et ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, qui mène la fronde, a menacé dimanche de démissionner, saisissant l’occasion de l’impasse actuelle, lors d’une réunion de la CSU qui a duré une dizaine d’heures à Munich.<br>Plusieurs de ses proches l’ont toutefois convaincu de ne pas passer immédiatement à l’acte.

H. Seehofer compte donc rencontrer dans le courant de la journée de lundi la chancelière pour une tentative « de la dernière chance » de forger un compromis. A. Merkel et Seehofer devaient se retrouver ce lundi au siège de la CDU, à Berlin.

Le conflit porte sur le traitement des migrants arrivant en Allemagne, mais déjà enregistrés dans d’autres pays de l’Union européenne (UE). Le ministre veut les refouler à la frontière, ce que refuse Angela Merkel pour ne pas créer d’« effet domino » en Europe.

Devant les cadres de son mouvement, Seehofer a évoqué trois scénarios. Il a expliqué qu’il pourrait soit céder à la chancelière et rentrer dans le rang, soit passer outre les objections de cette dernière et imposer de son propre chef les refoulements aux frontières – ce qui entraînerait toutefois son limogeage et l’éclatement du gouvernement de coalition –, soit démissionner. <br>Et il a ajouté, selon des participants, que son choix s’était porté sur cette troisième option.

Les partis politiques allemands rejettent toute « union nationale »

blog -Merkel-Seehofer.jpgS’il devait confirmer lundi son départ, les conséquences pour l’avenir du gouvernement seraient potentiellement graves. La question serait alors de savoir si le parti du ministre quitte la coalition en même temps que son représentant. Dans pareil cas, la chancelière se verrait privée de majorité au Bundestag, avec sans doute à la clé des élections anticipées.

Le parti bavarois pourrait aussi se contenter de remplacer Seehofer, dont les relations avec Angela Merkel étaient devenues exécrables, par une personnalité plus à même de négocier un compromis migratoire avec la chancelière.

Il ne sera pas aisé toutefois lundi de trouver un terrain d’entente entre les deux formations longtemps alliées mais aujourd’hui largement opposées. Angela Merkel reste en effet inflexible. D’autant que, dimanche soir à Berlin, elle a obtenu le soutien quasi unanime des instances dirigeantes de son parti, la CDU. Ces dernières ont, dans une motion, exprimé leur refus de toute décision « unilatérale » nationale pour refouler les migrants, comme celle que souhaite M. Seehofer.

Une chancelière ouvertement contestée

Résultat de recherche d'images pour "merkel migrants"En bloquant le projet de son ministre sur les refoulements de migrants, la  chancelière  a déclenché ce conflit sur les migrants à la fois dans sa coalition précaire et dans le camp conservateur allemand, vers la mi-juin. Mais les frottements sont en réalité quasi permanents depuis la décision controversée prise en 2015 par Angela Merkel d’ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de candidats à l’asile.

Le parti bavarois CSU n’a cessé depuis trois ans de dénoncer ce choix et de peser pour obtenir davantage de fermeté en matière d’asile. Il est, en outre, aiguillonné par la perspective des élections régionales, cruciales pour elle, en Bavière en octobre, où le CSU risque de perdre sa majorité absolue face à la poussée de la droite radicale anti-migrants.

blog -agressions sexuelles du Nouvel An 2016 a Cologne-mobilisation populaire spontane.jpg
Le souvenir des agressions sexuelles du Nouvel An 2016 par des migrants à Cologne est resté vif : mobilisation populaire spontanée

Le ministre de l’Intérieur avait fixé un ultimatum au début de juillet à Angela Merkel, prévenant de sa détermination à décider de refoulements aux frontières faute de mesures « équivalentes » au niveau européen. La chancelière, qui tente de gagner du temps jusqu’à l’automne, pensait pouvoir amadouer ce parti rebelle grâce aux mesures espérées lors du dernier sommet européen pour réduire les flux migratoires. Mais le pari est perdu et Seehofer les a qualifiées dimanche d’« insuffisantes ».

Selon l’issue de la crise gouvernementale, Angela Merkel en ressortira forcément plus affaiblie ou politiquement renforcée. Y compris dans le concert européen. Après presque treize années de pouvoir, elle est désormais ouvertement contestée outre-Rhin sur sa politique migratoire et souvent critiquée à l’étranger, notamment en Europe de l’Est et par Donald Trump.<br>Les ONG pourraient donc remporter une victoire.

Campagne présidentielle de Macron : ouverture d’une enquête pour « détournements de fonds publics »

Une enquête préliminaire a été ouverte après le dépôt d’une plainte par des élus de droite.

blog -Girier-Macron-Lyon.jpgPlusieurs fois pointé du doigt ces dernières semaines, le financement de la campagne d’Emmanuel Macron fera bien l’objet d’une enquête judiciaire, au moins pour sa partie lyonnaise. Vendredi 22 juin, le Parquet a ouvert une enquête préliminaire après une plainte contre X pour détournements de fonds publics, financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel.

Une plainte évidemment déposée par des élus d’opposition

La plainte a été déposée par des élus Les Républicains : le maire de Caluire, Philippe Cochet, président (venu de l’UDF) du groupe Les Républicains à la métropole de Lyon, et son homologue à la ville, Stéphane Guilland.<br>Qui étaient les invités de la grande réception organisée le 2 juin 2016 à l’hôtel de ville de Lyon en l’honneur d’Emmanuel Macron ? Etait-ce un accueil républicain ouvert à tout le monde ou seulement réservé aux soutiens d’Emmanuel Macron ? La réception a été financée par la métropole et la ville, cela pose donc un problème.« Au total, pour 950 invités, la facture s’élevait à un peu moins de 20.000 euros, en conformité avec les tarifs habituels », explique la métropole en fournissant les factures. <br>Résultat de recherche d'images pour "Jean-Marie Girier Collomb"La situation de Jean-Marie Girier, collaborateur de Gérard Collomb, engagé dans la campagne pour le candidat de La République en marche ? « Ses activités ont entraîné la modification de son contrat de travail, avec passage à temps non complet à hauteur de 70 % du temps réglementaire à compter du 17 octobre 2016, puis une rupture totale du contrat le 6 décembre 2017 », répond le nouveau président de la métropole, David Kimelfeld. <br>Les locaux de la métropole de Lyon à Paris ont-ils été utilisés par le candidat Macron ? « Depuis sa création, en 1991, la métropole de Lyon dispose, comme d’autres métropoles françaises, telles que Nice et Toulouse, d’une représentation au cœur de la capitale dont la vocation est double : permettre au président, aux vice-présidents, aux services de disposer d’un lieu de travail. Mais aussi mettre en œuvre une démarche d’information, et de valorisation et de promotion des réalisations et projets lyonnais », indique encore la collectivité. Les questions, posées en séance publique le 16 mars, ont reçu une réponse le 19. Ces réponses n’ont pas convaincu Philippe Cochet, maire LR de Caluire et président des élus LR à la métropole.

Des moyens de la ville de Lyon auraient été détournés ? Image associéeCes élus de Lyon révèlent que “des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon” (alors dirigée par Gérard Collomb) ont été “indûment détournés et mis à disposition” d’Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle. <br>Ils dénoncent notamment une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l’Hôtel de Ville de Lyon. blog -Macron-Girier.jpgLa plainte concerne également l’ancien chef de cabinet de G. Collomb à la métropole de Lyon, et directeur de campagne d’Emmanuel Macron, Jean-Marie Girier (ci-contre, au côté de Macron), qui a joué un rôle actif dans la campagne d’E. Macron avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur.

L’entourage de Gérard Collomb nie

blog -Girier JMarie.jpgL’entourage du ministre de l’Intérieur a déjà réagi, rejetant ces accusations : “il n’y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit.

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Jean-Marie Girier, au centre, à la droite de G. Collomb, en route pour le Niger

La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l’opposition locale tente d’alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l’occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises”, se défend tant bien que mal l’entourage de Collomb.

 

Plusieurs articles ont en outre déjà fait état de diverses ristournes dont aurait bénéficié Emmanuel Macron pendant sa campagne. L’équipe d’En Marche a toujours nié en bloc toute malversation.

La police judiciaire a été chargée de l’enquête et la Justice aura (peut-être) l’occasion de  faire la démonstration de son indépendance.

Macron ne voit aucune « ambiguïté » dans ses liens avec Philippe de Villiers

Philippe de Villiers « ne défend pas les mêmes valeurs » que lui, ancien ministre de Hollande, s’est défendu le président Macron, mercredi.

emmanuel-macron-a-propos-de-philippe-de-villiers-j-aime-beaucoup-ce-typeIls s’adorent : le Vendéen est « haut en couleur », assure Macron. L’ex-banquier s’encanaillerait-il avec un vicomte ?

Le 8 mai dernier, au Stade de France, le président et « l’agité du bocage » (surnom dû au Canard enchaîné) échangeaient en marge du match PSG-Les Herbiers : Emmanuel Macron et Philippe de Villiers se recherchent. Mercredi, ils se sont de nouveau croisés au cours d’une réunion organisée dans la soirée avec des entrepreneurs et des élus de Vendée. Mais le Président, qui s’est dit « très content » que le fondateur du Puy du Fou soit présent, a pris ses distances sur le fond : « Sur le plan des idées il est tout à fait d’une droite très conservatrice qui, comme ça ne vous a pas échappé, ne défend, ni les mêmes valeur,s ni les mêmes principes que moi. »

Emmanuel s’est pourtant attaché à Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon.<bblog -islamisation-Ph de Villiers-Les cloches sonneront-elles encore demain-bk cover.jpgr>De même qu’il s’inquiète souvent de ne pas voir Brigitte à son côté, à la mi-temps au Stade de France, le 8 mai, le quadra s’est enquis : « Où est Philippe? », Philippe de ­Villiers. Le Vendéen – que Macron a tenu à inviter dans la loge présidentielle – était en train de prendre un verre avec son frère Bertrand. « Le Président vous appelle… » Et Villiers de rejoindre les Macron dans un coin de la loge à cocktails. « On joue bien! » lui glisse le Président, toutes complicités dehors. Puis : « Super, ta déclaration sur le match allégorique entre le football couillu et le football friqué [dans Le Point]. Tu nous as bien fait rire, avec Brigitte ! » Villiers en profite : « T’as regardé ce que j’ai dit sur BFM? » Dans le documentaire Le Casse du siècle, il a, au sujet de sa relation avec Macron, ciselé une de ces petites phrases drôlement perfides qui lui valurent sa réputation, du temps où il attendait encore à temps plein en politique : « S’il avait une soirée à perdre, il préférerait la passer avec moi plutôt qu’avec Christophe ­Castaner. » Réponse de Macron : « Bien sûr ! » Brigitte plussoie : « Qu’est-ce qu’on a rigolé! »

On dirait que ces deux-là ont quelque chose à demander à de Villiers… blog -Non a Maastricht-campagne Seguin-Pasqua-Villers1992

Les municipales et les européennes, ça se prépare… Or, Villiers est un eurosceptique : aux côtés de Philippe Séguin et Charles Pasqua, il est l’un des principaux artisans du « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht. Lors des élections régionales de 1998, Villiers fit liste commune avec le RPR (devenu UMP, puis Les Républicains, premier parti de France au Parlement et dans les régions et mairies).
A l’invitation du président Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers et le MPF rejoignent, à l’approche des élections régionales de 2010, le comité de liaison de la majorité présidentielle, qui regroupe les partis alliés de l’UMP.
Soutien de La Manif pour tous, il interpelle François Hollande au Parlement européen à propos du mariage homosexuel lors de la visite de celui-ci à Strasbourg, le 

« C’est quelqu’un – je le connais depuis 2016 – et qui porte des convictions – certaines qui sont irréconciliables et d’autres qui permettent une confrontation utile« , a poursuivi le chef de l’Etat.

Leurs idées ne « sont pas alignées, » sont-ils convenus d’assurer…

Résultat de recherche d'images pour Se présentant comme « libre, totalement libre », Philippe de Villiers a pour sa part indiqué avoir « noué une amitié avec lui (Emmanuel) et son épouse« . Mais « il n’est pas aligné sur mes idées et je ne suis pas aligné sur les siennes« , a insisté l’ex-président du Conseil général de Vendée .
L’ancien secrétaire d’État auprès du ministre de la Culture et de la Communication, surnommé le « chouan de la culture » dans le second gouvernement Chirac, ne tarit toutefois pas d’éloges sur le chef de l’Etat. Pour au moins deux raisons : Emmanuel Macron « connaît ses dossiers et répond aux questions », alors qu’il se dit « habitué à des hommes politiques qui répondaient à côté« , et il « incarne la verticalité de la fonction » de Président, ce qui est important dans un pays qui est « une monarchie républicaine ».
LIEN video de Macron dans sa quête du père

Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron s’était rendu dans le village natal de Georges Clemenceau  en Vendée. Le frère de Pierre de Villiers, général d’armée et ex-chef d’Etat-Major des armées de 2014 à 2017, qui a mis un point d’honneur (inédit et historique) à démissionner en juillet 2017 « m’inspire énormément dans cette capacité à ne rien accepter du défaitisme« , y a déclaré l’homme de spectacle de l’Elysée en rendant hommage au créateur du parc du Puy du Fourécompensé en 2012, 2014, 2015 et 2016 et mettant à disposition son savoir-faire en matière de spectacle, notamment aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ou exportant en Russie de Poutine.

Grosse augmentation de salaire pour le président de la Commission des comptes de campagne

Logerot, 82 ans, en juillet 2018

2005, François Logerot voit son salaire fortement augmenté.

 

 

Le moment est pourtant mal venu, quand l’Etat se dit en recherche de massives économies, un décret du 30 mai publié au Journal officiel revalorise nettement les émoluments du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot, né en 1936. Ils passent ainsi de 4.574 euros par mois à 7.182 euros nets mensuels (+ 57 %), à quoi s’ajoutera désormais une indemnité annuelle de 9.500 euros bruts. Le tout avec effet rétroactif au 1er janvier.

Certes prévue par une loi du 20 janvier 2017, votée pendant le quinquennat de Hollande, sur les autorités administratives indépendantes, cette augmentation intervient pile au lendemain de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, qui avaient donné lieu à la démission fracassante de l’un des rapporteurs, rappelle Le Parisien.

Chargés d’éplucher les factures des candidats, ces mêmes rapporteurs voient le montant de leur vacation relevé de 18 à… 20 euros, somme qu’ils perçoivent par jour travaillé.

Présidentielle 2017 : les comptes ne font pas les bons amis à la Commission des comptes de campagne

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La Commission des comptes de campagne a achevé l’examen des dépenses des candidats à l’Elysée. L’un des rapporteurs, dénonçant des « dysfonctionnements », a claqué la porte.

C’était il y a cinq ans. Une déflagration. Le 19 décembre 2012, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) sanctionnait Nicolas Sarkozy pour avoir dynamité le plafond légal des dépenses, privant le candidat et l’UMP de presque 10,7 millions d’euros de remboursement public. C’était le début de la tentaculaire affaire Bygmalion, à ceci près que la CNCCFP avait décelé un dépassement de 363 615 euros. Au final, ce fut… 18,5 à 31 millions d’euros. « La commission est passée au travers du système de fausses factures », grince en off le trésorier d’un parti. Faute de moyens, s’était défendu le président de la CNCCFP, François Logerot. Cinq ans après, la vague macroniste et dégagiste est passée, signifiant que les Français ne veulent plus des pratiques du passé. Ont-elles la peau dure ? On le saura vite.

 
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La commission, qui avait jusqu’au 8 janvier pour travailler, a achevé ses travaux de contrôle des comptes des onze candidats à la présidentielle 2017. Il y a une semaine, elle leur a transmis son verdict, pour l’heure tenu secret pour leur laisser le temps de déposer un éventuel recours au Conseil constitutionnel. Tout juste sait-on que Marine Le Pen a vu ses comptes validés. C’est aussi le cas pour Benoît Hamon. Début août, Julien Dray avait choqué au PS en exigeant un audit des dépenses du candidat socialiste, s’interrogeant sur un budget très salé — 15 millions d’euros, juste derrière Emmanuel Macron — pour un piètre score de 6,3 %. « Sur les comptes de Fillon, c’était un bordel sans nom », souffle un haut responsable des Républicains. « Vous devriez vous renseigner, il y a eu du schpountz sur certains comptes », achève une autre source.

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74,1 millions d’euros pour les onze candidats

La CNCCFP aurait été le théâtre d’une sérieuse explication de gravure. 

7486779_l1000958_1000x625Le 20 novembre, le rapporteur chargé de vérifier les comptes d’un des cinq grands candidats, en l’occurence Jean-Luc Mélenchon, a claqué la porte, refusant de cautionner de possibles irrégularités. Il aurait, selon ses dires, décelé des dépenses litigieuses et se serait heurté au refus de la commission de tenir compte de toutes ses observations.

Cet homme, qui a accepté de témoigner pour Le Parisien, pointe de « graves dysfonctionnements » au sein de la CNCCFP. L’accès aux comptes de campagne, qui sera bientôt possible pour la presse, nous permettra de fournir davantage de détails encore. Le président de la commission, François Logerot, que nous avons sollicité, n’a pas souhaité répondre. « Les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément toutes leurs recommandations », explique sobrement la CNCCFP. Si les sommes en jeu ne sont pas démesurées (74,1 millions d’euros de dépenses pour les onze candidats, dont 16,7 millions d’euros pour le recordman Emmanuel Macron et 260.112 euros pour Jean Lassalle), l’affaire est très symbolique, car les dépenses présidentielles sont couvertes à 47,5 % par les contribuables. Lesquels ont encore en tête la présidentielle de 1995. Vingt ans après, le socialiste Roland Dumas, qui présidait alors le Conseil constitutionnel, avait avoué avoir validé les comptes « manifestement irréguliers » d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac. Et ce, contre l’avis des rapporteurs chargés de l’instruction. Le juriste Jacques Robert s’était plaint dans les colonnes du Parisien d’avoir dû cautionner une « belle entourloupe ». Un risque potentiel que notre témoin n’a pas voulu courir.

 - RANSON

Cette commission, c’est quoi ?

CNCCFP : ce sigle, un brin abscons, ressort tous les cinq ans à l’occasion de l’élection présidentielle. Car, depuis 2007, la mission phare de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est de contrôler les comptes des candidats à la magistrature suprême (respect du plafond des dépenses, régularité des recettes, pas de dons venant d’entreprises…). Et ce, en plus des candidats aux législatives, régionales, sénatoriales, etc., qu’elle contrôle aussi. Composée de neuf permanents, tous hauts magistrats issus de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, cette autorité administrative a vu le jour en 1990 avec la loi Rocard sur le financement politique, qui tirait les leçons de l’affaire Urba au PS. Au terme de ses travaux d’instruction, la CNCCFP peut prendre trois décisions : soit valider sans réserve les comptes des candidats à l’Elysée, soit les rejeter comme pour Nicolas Sarkozy en 2012, soit les « réformer » en réintégrant ou supprimant des dépenses jugées irrégulières. Au final, c’est elle qui fixe le montant du remboursement auquel le candidat a droit de la part de l’Etat, qui s’élève à 47,5 % pour ceux ayant dépassé 5 % des voix. A charge pour le Conseil constitutionnel de suivre ou pas sa décision. Si elle suspecte des infractions pénales, la CNCCFP peut saisir le procureur de la République. Elle est présidée depuis 2005 par François Logerot, 81 ans, ancien président de la Cour des comptes.

Municipales : LREM se verrait bien en coucou dans le nid LR ?

Le roi est nu : Castaner, taulier de LREM n’exclut pas que son parti s’invite sur des listes Les Républicains ou PS en 2020.

Le parti présidentiel pourrait soutenir des listes emmenées par des candidats du parti Les Républicains lors des élections municipales de 2020, lance le délégué général de La République en marche Christophe Castaner, lundi.

Rien n’est exclu, selon le joueur de poker

Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en capacité de présenter ses propres listes, Christophe Castaner a répondu sans complexe, ni honte : « A La République en marche, nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, nous sommes meilleurs ».
C’est évidemment tout le contraire : combien le parti des entrepreneurs a-t-il de divisions déployées sur le « tapis vert » électoral ?

« Nous pourrons soutenir des gens issus de LR ou du PS », a ensuite précisé le bouffon du roi.

« Il y a des endroits où vous avez des maires élus avec une étiquette du Parti socialiste, une étiquette des LR, qui ont fait un super boulot », a-t-il concédé sur Public Sénat : la France des territoires n’a pas attendu le microcosme entrepreneurial.

« Ce pourra être le cas à Toulouse [où le maire LR est Jean-Luc Moudenc] ; à Bordeaux, je ne sais pas si Alain Juppé sera à nouveau candidat [le septuagénaire le sait-il ?]. Mais ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il ajouté.

 Des marcheurs chargés du « diagnostic »

« Et je l’ai dit à tous les marcheurs : vous faites d’abord un diagnostic de situation, vous allez à la rencontre des habitants, vous sentez la perception. Est-ce que ce maire joue le jeu de la démocratie ? Est-ce que ce maire a transformé sa ville ? Si c’est le cas, je me fiche de savoir s’il a été un jour Républicain ou pas; je lui ferai une proposition de travail, je proposerai un socle de valeurs communes, un engagement commun, je demanderai à des marcheurs de l’accompagner si le maire le souhaite, et je pourrai parfaitement soutenir un maire – je étant La République en marche – quel que soit l’origine de son engagement », a-t-il développé sur Public Sénat.

« Je ne crois pas au déterminisme politique« , a insisté Christophe Castaner, un ancien socialiste qui ne croit en rien. « Le premier geste politique d’Emmanuel Macron a été le dépassement politique », qu’ « on va poursuivre au moment des européennes et au moment des municipales« , a-t-il conclu.

Castaner est tellement peu ancré dans son territoire d’élection que lors des dernière régional et bien que cabdidat du parti aux manettes, le maire de Forcalquier (04) avait dû renoncer à l’issu du premier tour et se rallier au député-maire de Nice, Christian Estrosi, lequel a déçu son électorat en se compromettant avec le parti dominant de l’instant.

Quand Marisol Touraine annonça que le trou de la Sécurité sociale serait bouché en 2017…

La ministre des Affaires sociales et de la Santé de Hollande annonça un miracle à la Sécurité sociale  

blog -Touraine- un trou de la SecuMarisol Touraine allait nous en boucher un coin en 2017 : elle allait réaliser 4 milliards d’économies sur l’assurance-maladie. La magicienne pouvait le faire, mais au prix de nouvelles taxes sur l’industrie du tabac et du même coup sur les fumeurs. Non seulement ils ne creuseraient plus leur trou, mais ils combleraient celui de la Sécu : la magie Marisol ! Déjà avec la participation de Les Echosle 22 septembre 2016, dans le contexte de la primaire à gauche

Vous aviez indiqué que le déficit de la Sécurité sociale serait moins élevé que prévu cette année. Qu’en sera-t-il en 2017 ?

En 2017, le « trou de la Sécu » aura disparu. Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait. L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux, grâce à des réformes de structure pour mieux répondre aux besoins des Français, et ce sont des droits sociaux nouveaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la Sécu. L’équilibre de la Sécurité sociale, ce n’est pas qu’une affaire comptable. C’est un gage de confiance dans l’avenir de la protection sociale face aux risques de la vie. C’est rassurant pour les Français.

Comment se décomposent les comptes ?

Dès 2016, l’amélioration est forte : 3,4 milliards de déficit, au lieu de 5,2 milliards annoncés en juin. En 2017, trois branches sur quatre seront à l’équilibre, l’assurance-vieillesse dégagera un excédent de 1,6 milliard. Et l’assurance-maladie est en très nette amélioration, avec un déficit qui passe de 4,1 à 2,6 milliards. Cela est dû à des réformes de structure, parfois difficiles, que j’assume, car elles ont permis d’améliorer les droits sociaux des Français. Je pense à la création du compte pénibilité, aux départs anticipés à la retraite, à l’augmentation jusqu’à 1.000 euros par an des prestations familiales pour les plus pauvres, à la généralisation du tiers payant, à la suppression des franchises médicales pour les plus modestes, à l’accès élargi à la CMU, à la hausse du RSA, à la prime d’activité. La droite, elle, annonce la couleur du retour en arrière. [Quelle est la troisième branche qui devait être en équilibre (branche maladie) ? Et surtout celle qui ne le serait pas (Fonds de solidarité Vieillesse, FSV) ?]

Vous visez les candidats à la primaire…

Oui, tous les candidats à la primaire annoncent des déremboursements, des franchises et même des amendes pour les malades qui vont aux urgences. Ils jouent sur les peurs, en niant les résultats. Pourquoi continuer à alimenter les inquiétudes sur l’avenir des retraites alors que l’équilibre est rétabli durablement ? Désormais, on ne peut plus brandir l’argument du déficit pour justifier des politiques de régression sociale. La droite, en fait, porte une vision de la société qui privilégie l’assurance privée plutôt que la solidarité. [La ministre en fonction était-elle en campagne ?]

Le Fonds de solidarité vieillesse reste néanmoins dans le rouge… N’est-ce pas erroné de parler d’équilibre ?

Le déficit du FSV sera stabilisé à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017, sachant qu’en période de sortie de crise [du fait du contexte économique européen favorable] les dépenses de solidarité pour les retraites sont plus élevées. Mais regardons le chemin parcouru : en 2011, le déficit du régime général était de 17,5 milliards, nous l’aurons réduit de 17 milliards sous ce quinquennat ! La dette sociale a commencé de diminuer depuis 2015 et elle sera plus faible fin 2017 que fin 2011. Et cela, j’insiste, grâce à des réformes structurelles : allongement de la durée de cotisation pour les retraites [le socialisme garantit-il le vieillissement des populations?], modulation des allocations familiales en fonction du revenu [politique familiale discriminant certains Français], réorganisation hospitalière sans précédent, via les groupements hospitaliers de territoire [mais les regroupements de secteurs au profit des GHT contribuent à la désertification des campagnes – à l’encontre de la nécessaire proximité et du respect de l’humain et des familles, pas seulement rurales – et à une gestion comptable accrue néfastes au système de santé], meilleure maîtrise du prix des médicaments [et accroissement du nombre de ceux qui ne sont pas remboursables]

Une grande partie de la gauche ne semble pas partager ce diagnostic et considère que François Hollande a mené une politique de droite…

Ce qu’annonce la droite [selon Touraine, ministre et militante] n’a rien à voir avec ce que nous avons fait. Ce procès n’a pas de sens. La période électorale qui s’ouvre va nous permettre de mettre en valeur ce bilan [les résultats sortis des urnes contredisent la socialiste : Hollande n’a pas pris le risque de se représenter et Benoît Hamon a obtenu 6%]. Le président de la République saura aussi évoquer les exigences qui sont les siennes pour l’avenir. Vu le grand bond en arrière que nous proposent les candidats de la droite – retraite à taux plein à 70 ans [grâce à Macron, ex-conseiller et ministre de Hollande, PSA peut, aujourd’hui, proposer à ses salariés de travailler plus – au-delà des 35 heures de Martine Aubry – pour gagner moins], suppression du tiers payant, disparition des hôpitaux de proximité [cf. le progrès proposé par les socialistes avec les GHT !] , etc. -, il n’y aura pas photo ! Les programmes qui sont proposés, c’est l’irresponsabilité budgétaire et la régression sociale.

Le retour à l’équilibre est conditionné à des hypothèses de croissance assez optimistes…

Le scénario économique est le même que celui que nous connaissons cette année. On me disait la même chose l’an dernier à la même époque, et nous avons fait mieux que prévu.

Il n’y aura donc selon vous aucun besoin de mener une nouvelle réforme des retraites ?

Aucune ne s’impose aujourd’hui pour des raisons financières. Et puis, la réforme des retraites que j’ai portée va continuer de s’appliquer : la durée de cotisation augmentera avec l’espérance de vie, tout en permettant à ceux qui ont travaillé jeunes et dans des conditions pénibles de partir plus tôt.

Michel Sapin a indiqué que 1,5 milliard d’euros d’économies supplémentaires devront être trouvées sur les régimes sociaux. Comment seront-elles réalisées ?

Il s’agira d’économies de gestion des caisses de Sécurité sociale, de mesures de lutte contre la fraude, de recettes nouvelles (notamment sur le tabac).

La Cour des comptes craint un dérapage des dépenses d’assurance-maladie en 2017…

Chaque année la Cour tire la sonnette d’alarme et chaque année nous faisons mieux que prévu. Les réformes structurelles, moi, je ne me contente pas d’en parler, je les fais.

Sur l’assurance-maladie, nous aurons réalisé 12 milliards d’économies en trois ans, avec 4 milliards d’économies nouvelles en 2017. Mais nous avons décidé de relever l’objectif de dépenses à +2,1 % l’année prochaine, car je veux pouvoir donner à la communauté des professionnels de santé une reconnaissance financière pour leurs efforts. Les médecins libéraux vont voir le prix de la consultation augmenter. Les revalorisations à l’hôpital sont engagées : elles passent par le point de la fonction publique et des hausses en fonction des carrières, de 250 à 500 euros par an pour un infirmier, jusqu’à 480 euros pour un aide-soignant. Par ailleurs, un plan d’investissement pour l’hôpital va être lancé, dont une première tranche de 250 millions sera débloquée l’année prochaine. [avant les élections ou après ?]

Vous prévoyez certes 4 milliards d’économies, mais celles-ci sont toujours difficiles à identifier…

Les efforts sont réels par rapport à la tendance naturelle de hausse des dépenses. Les économies attendues sur la mutualisation des achats hospitaliers, la promotion des génériques, le développement de la chirurgie ambulatoire, la maîtrise des prescriptions d’actes afin d’éviter la redondance… sont précisément chiffrées.

Comment ferez-vous face à l’arrivée des traitements innovants contre le cancer, après ceux contre l’hépatite C ?

L’innovation est une chance pour les Français, et une source de transformation majeure de notre système de santé. Nous généralisons la télémédecine dans tous les territoires [pour plus de proximité et de convivialité]. Pour financer dans la durée les traitements innovants, nous allons créer un fonds pour l’innovation médicale qui permettra de lisser les pics de dépense. Nous pourrons ainsi accompagner la montée en puissance des nouveaux traitements, dont le bénéfice est majeur, en particulier contre le cancer, l’hépatite C, etc. Ce fonds sera doté de 800 millions d’euros à sa création, dont 200 millions seront dépensés dès 2017 pour absorber le choc de l’arrivée des immunothérapies contre le cancer. Ce fonds devra se reconstituer au fil des ans.

Se substitue-t-il aux mécanismes législatifs de régulation des prix des médicaments ?

Non, nous allons reconduire les mécanismes de régulation existants en 2017.

La Cour des comptes pointe la dégradation de l’accès aux soins dentaires…

J’ai demandé à l’Assurance-maladie il y a plusieurs semaines de négocier de nouvelles règles avec les dentistes. Je lancerai l’année prochaine un plan national pour renforcer l’accessibilité des soins dentaires. Je veux plafonner le tarif des prothèses et revaloriser les soins conservateurs. J’espère que la négociation qui vient de s’ouvrir permettra d’aboutir, sinon j’assumerai mes responsabilités.

Le « geste fiscal » aurait pu passer par une baisse de la CSG des retraités modestes ou une hausse de la prime d’activité. Ces propositions pourraient-elles revenir au Parlement ?

Le président et le Premier ministre ont décidé de procéder à une réduction d’impôt sur le revenu qui bénéficiera à 5 millions de foyers [une partie : ils sont …37,4 millions] , ce qui est considérable. Je serai attentive aux propositions des parlementaires, mais si l’on décide de dépenses nouvelles, il faudra les financer.

Seuls 17 % des Britanniques fument, contre près d’un tiers des Français. Avez-vous été suffisamment loin dans la lutte contre le tabagisme ?

S’il y a bien un combat que j’ai porté, c’est la lutte contre le tabagisme. Le paquet neutre est là et sera vraiment visible le 1er janvier après la période de transition dans les bureaux de tabac. J’ai promu l’information et la prévention, j’ai triplé l’aide au sevrage tabagique pour certaines populations…

En novembre, nous lançons la campagne « mois sans tabac », inspirée des méthodes anglo-saxonnes, où chacun encourage son voisin pour arrêter de fumer. En 2017, nous allons  rapprocher la fiscalité du tabac à rouler de celle des cigarettes, ce qui augmentera le prix de 15 %.

Des députés de la majorité réclament une forte hausse du prix des cigarettes…

Ils m’ont dit leur satisfaction avec cette mesure sur le tabac à rouler. J’ajoute que nous allons créer une taxe sur le chiffre d’affaires des distributeurs. Elle rapportera 130 millions par an, qui iront au nouveau fonds de lutte contre le tabagisme.

VIDEO : Ce qu’il faut retenir de l’interview de Marisol Touraine en 1 minute

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 Juillet 2017 : les comptes de la Sécurité sociale s’éloignent de l’équilibre

Le déficit se réduirait plus lentement que prévu en 2017, à 5,5 milliards, du fait des mécomptes de la branche maladie.

Les comptes sociaux sont, eux aussi, en train de déraper. Après l’audit de la Cour des comptes, la Commission des comptes de la Sécurité sociale remet les pendules à l’heure. Selon son rapport présenté ce jeudi [6j uillet 2017], le déficit du régime général de la Sécurité sociale en 2017 atteindra 5,5 milliards d’euros, Fonds de solidarité vieillesse (FSV) inclus. C’est 1,3 milliard de plus que la prévision inscrite dans le budget de la Sécurité sociale.

Alors que la ministre des Affaires sociales du gouvernement précédent, Marisol Touraine, se réjouissait d’avoir  » sauvé la Sécu «  avec un déficit du régime général ramené à 400 millions d’euros en 2017, hors FSV, celui-ci sera encore de 1,6 milliard. C’est certes bien mieux que l’année précédente (4,1 milliards), et surtout que la situation que la gauche avait trouvée à son arrivée en 2012 [aux sortirs de la crise économique et financière internationale de 2008], mais cela reste une mauvaise surprise. « Cet écart ne fait que renforcer l’exigence de maîtrise des comptes de la Sécurité sociale pour atteindre l’objectif de rétablissement de l’équilibre que s’est fixé le gouvernement à horizon 2020 », ont réagi les deux ministres concernés, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin.

Résultat de recherche d'images pour "Touraine a sauvé la Sécu"Des économies ont été réalisées en matière de prestations ou de gestion administrative [en dépit de leur cortège de risques pour la santé publique]. Mais le solde prévisionnel de 2017 est plombé par un effet de base négatif de 700 millions d’euros, les recettes de fin 2016 ayant été plus faibles qu’attendu. « Le déficit de la branche maladie représente à lui seul plus que la totalité du déficit du régime général et son écart avec la prévision explique la totalité du dérapage du régime général », souligne la Commission des comptes. En effet, il atteindra 4,1 milliards, soit 1,5 milliard de plus que la prévision. En outre, si le déficit de cette branche devrait se réduire par rapport à l’année précédente, « cette réduction est largement artificielle », car elle est due au trompe-l’oeil d’une recette exceptionnelle de 900 millions d’euros, tirée du FSV, souligne la commission.

Les résultats de la branche retraite devraient aussi être inférieurs de 500 millions d’euros aux attentes, avec tout de même un excédent de 1,1 milliard. Mais, en parallèle, le déficit du FSV, qui finance des prestations de retraite solidaires (minimum vieillesse, etc.), se « creuserait » à 4 milliards d’euros. Cela confirme les besoins de financement persistants des régimes de retraite.

La branche famille retrouverait quant à elle l’équilibre pour la première fois en dix ans, du fait des réformes ayant réduit les prestations (mise sous condition des allocations familiales).

Affaire du financement de la campagne de Macron : le juge avance sur des oeufs (d’or)

Muriel Pénicaud, ministre convoquée dans l’affaire Business France

Soirée Macron à Las Vegas: Pénicaud doit s'expliquer le 22 mai chez le jugeLa ministre du Travail est entendue sous le statut de témoin assisté, dans un premier temps. Une mise en examen la contraindrait à démissionner du gouvernement. Comme vient de le révéler le Canard enchaîné, Muriel Pénicaud est convoquée le 22 mai par un juge d’instruction en charge d’une affaire de favoritisme. <br>Mais la justice pénale met donc les formes : le papier bleu ne mentionne pas la mention habituelle, « en vue d’une mise en examen », mais anticipe le favoritisme l’indulgence du juge avec une simple audition sous le statut de témoin assisté en perspective, un statut intermédiaire. <br>La ministre du Travail n’a donc pas grand chose à craindre du fait de la jurisprudence macronienne formulée l’été dernier par Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement : « S’il y avait une mise en examen de Muriel Pénicaud, elle devrait quitter son ministère. » Mais, à l’issue de ce face à face, rien n’empêcherait pourtant le juge de changer le statut à tout moment de la procédure pénale.

Le fond de l’affaire concerne le rôle joué par Pénicaud à la tête de Business France. <br>Cette agence gouvernementale chargée de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, est mise en cause dans une soirée de levée de fonds organisée en janvier 2016 à Las Vegas, car elle ressemblait fort à un show de pré-campagne présidentielle au profit du candidat Emmanuel Macron, alors aux manettes à Bercy et autoproclamé ambassadeur de la French Tech.

Mais ce n’est pas cet aspect précis là qui intéresse à ce stade les enquêteurs. La CNCCFP (autorité administrative d’Etat chargée du suivi et de l’honorabilité financière de la vie politique et présidée par un octogénaire) vient en effet de valider les comptes de campagne du candidat Macron. Or, cette Commission nationale refuse d’y voir une dépense préélectorale. <br>L’enquête ne visent encore qu’un vice de forme, un marché public passé sans appel d’offres, au bénéfice de l’agence Havas (382.000 euros, ensuite ramenés 289.000, histoire de respecter certains seuils ou ristourne).<br>Or, Havas est un groupe français de conseil en communication dont le PDG est Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré, lequel, en septembre 2013, annonça qu’il voterait pour la candidate PS Anne Hidalgo lors des élections municipales de 2014 à Paris.

Selon Marianne, parmi les soutiens patronaux plus ou moins officiels de Macron figurent Bernard Arnault (LVMH), Alexandre Bompard (Darty et la Fnac), Marc Simoncini (Meetic) et Vincent Bolloré (Vivendi). Et comme autre soutien de poids, selon Mediapart, Emmanuel Macron a livré ses ambition à Henri de Castries, ex-PDG d’Axa. A la tête du premier assureur français pendant seize ans, Castries a quitté ses fonctions en août pour se consacrer à l’Institut Montaigne, think tank libéral dont il est le président.

Après perquisition chez Havas et Business France en juin 2017, suivie de l’ouverture d’une information judiciaire confiée à des juges d’instruction, les enquêteurs cherchent à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de « dysfonctionnements », ce qu’elle a toujours nié. Penicaud devrait être confrontée prochainement à son ancienne directrice de la communication, Fabienne Bothy-Chesneau : la première plaide l’ignorance d’éventuels dysfonctionnements, quand la seconde prétend que sa patronne n’en ignorait rien.<br>Or, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, les enquêteurs de l’office anti-corruption de la police judiciaire (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, OCLCIFF) ont saisi le 20 juin, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » sur les difficultés rencontrées.

Toute la vérité serait-elle autre ?

Le journal Libération met en  cause Macron soi-même…<br><center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le cabinet d’Emmanuel Macron s’est impliqué dans les moindres détails de la soirée à 380 000 euros du CES de Las Vegas. Muriel Pénicaud a simplement couvert Macron.<br><br>Ce n’est pas une « Affaire Business France » mais une affaire Macron Las Vegas ! <a href= »https://t.co/h0Fq3eLehs »>pic.twitter.com/h0Fq3eLehs</a></p>&mdash; Damoclès (@Damocles_Fr) <a href= »https://twitter.com/Damocles_Fr/status/993861377226952704?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
</center>

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Comme l'explique cet article du Canard, le cabinet Macron est directement impliqué dans cette affaire « Macron Las Vegas ».<br><br>Parler d' « Affaire Business France », ce serait utiliser Muriel Pénicaud comme fusible pour protéger Emmanuel Macron. <a href= »https://t.co/wFYkiJqX2Y »>pic.twitter.com/wFYkiJqX2Y</a></p>&mdash; Damoclès (@Damocles_Fr) <a href= »https://twitter.com/Damocles_Fr/status/993857734922637312?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
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Doubs: près de 50% des électeurs ont voté contre le candidat de la gauche

Courte victoire en trompe-l’oeil du PS

A 800 voix près, le PS conserve sa majorité

« Nous gagnons 2.600 voix par rapport au second tour de 2012, alors que le PS perd 6.000 voix », s’est félicitée la candidate frontiste.

L’appel du PS à un « front républicain » a été peu entendu et Frédéric Barbier a remporté » son duel contre la candidate du Front National d’une courte tête.
Test électoral national dans la perspective des élections départementales des 22 et 29 mars, la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs a conforté le Front National qui confirme sa poussée en séduisant quelques 6.000 nouveaux électeurs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier a obtenu 51,43 % et Sophie Montel, sa rivale frontiste, seule contre tous, a atteint 48,57 % qui l’autorisent à se réjouir.

« Les résultats ce soir, ça se joue à pas grand chose, à peine quelque 500 voix d’écart. […] C’est une voie royale pour 2017. Il nous reste deux ans et demi pour convaincre les électeurs, pour gagner 1%. »

Sur i-télé, elle a ajouté :

« Ce soir, nous entrons dans une nouvelle ère, à savoir la fin du tripartisme, une bipolarisation de la politique française avec d’un côté le Front national (…), de l’autre côté le reste, incarné par l’UMPS, les centristes, les verts qui se montrent à l’évidence incapables de gagner seuls. »

Seulement 863 voix séparent en effet les deux candidats.

« Les socialistes n’ont pas à fanfaronner, le grand vainqueur ce soir, c’est le Front national », a souligné la candidate frontiste, Sophie Montel.
Le candidat victorieux ne pavoisait d’ailleurs pas dimanche soir.Il a reçu le message de défiance que les électeurs de cette région à l’industrie sinistrée a voulu envoyer au pouvoir socialiste responsable d’une politique désastreuse d’austérité. « Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas. Ce succès je le dois aux forces républicaines. A ce rythme, l’ascension du FN vers le pouvoir doit être prise très au sérieux« .

L’élu socialiste a tenu à remercier les membres de l’opposition Juppé, NKM, Larcher, Bayrou qui ont pris position au second tour en faveur d’un exécutif dont ils dénoncent par ailleurs la politique.
Il a aussi tenu des propos violents à l’encontre de l’UMP dont le candidat du 1er tour aurait, selon lui, été « lynché par la direction de son parti » qui avait laissé à ses électeurs la liberté de voter blanc ou de s’abstenir, dimanche 8 février (ni-ni).

Participation en forte hausse

L’effet Charlie avait déjà radicalisé le scrutin au premier tour, trois semaines après les attentats de Charlie Hebdo, envoyant les extrêmes au second et reproduisant ainsi le clivage de la société. Dimanche dernier, la participation a bondi de près de dix points: 49,07 % contre 39,5 % lors du 1er tour.

Le gouvernement socialiste a encore fait monter la pression dans le Doubs. Durant l’entre-deux-tours, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, est venu une fois et le Premier ministre, deux, Manuel Valls, usant ainsi de sa position pour faire gagner le candidat socialiste.

Le Front National en restent donc à deux députés, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, élus en 2012 dans des triangulaires.

François Hollande est un « mauvais président » pour deux Français sur trois

Le sondage qui révèle l’intox de la presse sur « l’esprit du 11 janvier »

Pour 67% des personnes interrogées lors d’un sondage publié samedi dans le Parisien, François Hollande est un « mauvais président »

Malgré les efforts de l’Elysée pour reconquérir l’opinion et faire croire à sa popularité retrouvée dans… Le Monde, une majorité de Français reste mécontente.
 
L’effet Charlie n’aura été qu’un leurre et l' »esprit du 11 janvier » du pipeau médiatiques: les sondages sont toujours sans appel pour François Hollande.
Le 19 janvier 2015à peine le délai de décence écoulé, le baromètre IFOP-Fiducial s’empressait d’affirmer que « la cote de popularité du président de la République est en hausse de 21 points« , Le Monde, journal socialiste du soir clamait en titre:  » Bond de popularité pour François Hollande. » Et de positiver : « 40 % des sondés [qui] disent satisfaits de l’action de François Hollande,  » quand six sur dix ne l’étaient pas… 
Les 5 et 6 février, une enquête Odoxa  publiée samedi dans Le Parisien annonçait,  deux semaines plus tard, que deux Français sur trois (67%) estiment qu’il est un « mauvais Président de la RépubliqueEn l’aggravant, ce dernier sondage confirme le précédent que Le Monde avait habilement présenté sous un angle « favorable ». On peut, certes, considéré qui la cote présidentielle est « moins pire » qu’en juillet dernier, quand 77% des sondés estimaient qu’il n’était pas un bon chef de l’Etat, mais les pseudo « effet Charlie » ou « esprit du 11 janvier » est une vaste entourloupette qui ne fonctionne guère que parmi les lecteurs du Monde.
 
Testé sur les attributs présidentiels, le résultat est encore négatif 
 

Chute à l’Elysée d’Helle Thorning-Schmidt, premier ministre du Danemark avant la marche républicaine » du 11 janvier 2015 à Paris

Si 54% des sondés le trouvent sympathique, une majorité de sondés ne le trouve ni charismatique (81%)ni dynamique, (78%)ni compétent (67%) ni courageux (58%).


Les personnes interrogées semblent regretter son prédécesseur.
 
Plus de la moitié (56%) pense qu’il est « plutôt moins bon » que Nicolas Sarkozy, quand 41% penseraient qu’il est « plutôt meilleur ».
 
Le peuple de gauche n’a toujours pas trouvé mieux
69% des sympathisants gardent une bonne opinion de lui et presque autant trouvent qu’il est un bon Président (68%). Mais il peut encore mieux faire auprès d’eux : deux sympathisants sur trois ne le trouvent pas assez à gauche
 
Enquête réalisée les 5 et 6 février auprès d’un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par internet, selon la méthode des quotas.
 

Valls en campagne dans le Doubs: sur le temps et avec les moyens de l’Etat ?

Le premier ministre appelle « au rassemblement » quand ça arrange le PS

Valls et Cazeneuve prennent le risque de soutenir le candidat PS

blog -Falcon 7X presidentielLe ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est déplacé pour le meeting de soutien au candidat socialiste en lice pour le second tour de la législative partielle de la 4e circonscription du Doubs, mercredi 4, tandis que le chef du gouvernement distraira plusieurs heures à son agenda, jeudi 5, pour apporter le soutien partisan dont a besoin son candidat.

Quant au premier ministre en exercice, malgré ses obligations non partisanes,
Valls administrera la piqûre de rappel, puisqu’il repassera le lendemain, bien qu’il soit déjà intervenu dans le débat du premier tour. Un matraquage gouvernemental qui pourrait bien indisposer une population livrée à elle-même entre deux élections.  Son précédent déplacement fut d’ailleurs chahuté par la CGT qui lui coupa l’électricité pendant une heure… Il peut donc s’attendre jeudi 5 à une nouvelle rencontre houleuse avec les électeurs de cette région sinistrée.   L’objectif est sans doute de donner de la valeur ajoutée au candidat socialiste surprise du 8 février. « On va mettre en avant les hommes du 11 janvier, pour transformer l’unité nationale en unité républicaine face au FN« , ose affirmerun haut dirigeant socialiste cité par RTL.

Valls n’a pas appris à serrer correctement le poing et le bon !

Depuis les attentats sanglants par des djihadistes de France à Paris,  le Premier ministre et son ministricule de l’Intérieur sont devenus les deux membres les moins impopulaires du gouvernement.  Leur implication est le signe de l’importance que représente cette élection pour l’exécutif,  alors que la majorité présidentielle s’effrite à l’Assemblée et qu’elle pourrait basculer à l’occasion de cette partielle  provoquée par le départ du gouvernement d’un ministre de l’Economie, Pierre Moscovici,  plus soucieux de sa carrière personnelle que du devenir de sa circonscription.  L’ancien trotskiste a ainsi préféré le confort de Bruxelles à l’aventure de la lutte contre le FN.

Meeting de Valls dans le Doubs (27 janvier 2015)
Meeting de Valls dans le Doubs (27 janvier 2015)

Le risque est grand que la bonne surprise de la qualification du socialiste ne tourne au camouflet s’il devait se faire éliminer face à la candidate frontiste Sophie Montel, disqualifiant ainsi l’exécutif un peu plus.

L’eurodéputée FN, Sophie Montel, est arrivée en tête au premier tour du  scrutin, dimanche 1er février, avec près de quatre points d’avance, 32,6% des suffrages exprimés, contre 28,85% au socialiste. Moins de 40% des inscrits s’étaient déplacés pour voter et le gouvernement reprend espoir que les oppositions de droite comme de gauche renoncent à exprimer dans les urnes le rejet de ce pouvoir qui les opprime.

Pour mémoire: lien PaSiDupes vers le débat au sein de l’UMP à propos de l’appel du PS à un « front républicain » de circonstance

Le total anti-sarkozysme de France Info, plus malsain que primaire

Le journaliste Olivier Bost ne se lit pas entre les lignes

Qu’il soit dominant ou au contraire à l’écoute, Sarkozy ne convient jamais à certains influenceurs …

Alors que le Bureau politique de l’UMP a opté mardi soir pour le « ni-ni » (ni PS, ni FN) à la législative partielle du Doubs, « de justesse », reconnaît la rédaction de France Info, Olivier Bost précise « contre l’avis de Nicolas Sarkozy qui plaidait pour un texte appelant à faire barrage au FN, selon des participants à la réunion. »

La violence des attaques de la presse a repris

La presse en offre un nouvel exemple ce matin, dont France Info
«  Le double échec de Nicolas Sarkozy«  par Olivier Bost, mercredi 4 février 2015 08:32, mis à jour le mercredi 4 février 2015 à 08h35

Légende: « Retour aux affaires compliqué pour Nicolas Sarkozy © »
Le cliché est juste ancien et pris dans la cour des Invalides, qui n’est pas un lieu joyeux, mais de recueillement.

Info ou intox ?
« L’UMP a opté mardi pour le « ni-ni » pour la législative du Doubs, contre l’avis de Nicolas Sarkozy » entend-on. Et « Un revers pour le président du parti« , commente le journaliste.

« Nicolas Sarkozy a-t-il encore la main sur son parti ? Question [ouverte !] que l’on peut se poser après la décision du bureau politique de l’UMP mardi soir [mais qui n’appelle pas de développement: on est supposé y répondre par oui ou par non…]. « Le bureau a décidé de ne pas suivre l’avis du président du parti sur les consignes de vote pour le second tour de la législative partielle du Doubs, » estime le journaliste qui n’envisage pas que le bureau puisse avoir une autre motivation que la contradiction. « Nicolas Sarkozy avait choisi de laisser les électeurs choisir, » note Bost qui n’y voit pas le respect de la libre expression des participants au débat qu’il a initié. « Le bureau a voté en faveur du « ni-ni », ni PS, ni FN. En clair : un appel à voter blanc ou à s’abstenir dimanche prochain. » On lit ailleurs dans la presse que ce choix du bureau est le pire qui puisse être puisqu’il incite à l’abstention. Le choix du bureau serait donc défavorable au groupe et la préférence personnelle de Sarko, farouchement opposé au FN, à son honneur, mais Bost n’en a cure: la cible de ses coups se situe sous la ceinture de Sarkozy.

L’adversaire de droite le plus redouté de la gauche, et singulièrement du PS, n’est pas Marine Le Pen, mais bien Nicolas Sarkozy: à la présidentielle le « front républicain » règle son compte au FN, si nécessaire. Ce subterfuge ne piège pas le candidat de l’UMP et la diabolisation de Sarkozy a déjà fonctionné au-delà de toute espérance lors de la campagne 2007. Elle a d’ailleurs repris, au cas où elle pourrait profiter à un candidat moins charismatique, voire sinistre, et donc plus vulnérable, que ce soit Juppé ou Fillon. Cambadélis n’a-t-il pas félicité Juppé de sa courte-échelle au PS au second tour de la législative partielle du Doubs, dimanche prochain ?

Or, pour être complet, à la différence des propos partiels et partiaux du pro, l’ancien Premier ministre Alain Juppé a appelé à « faire barrage » au FN, avec la même détermination que Sarkozy et par les mêmes moyens. Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, n’entendent pas pour autant s’engager « dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS » et ne désapprouvent donc pas Sarkozy.
« Nicolas Sarkozy a tenté de contenir ses troupes sans succès et de trouver une synthèse entre les partisans du Front républicain et les défenseurs de l’abstention. » Bost n’a pas d’autre cible que Sarkozy et ignore les positionnements des autres membres du bureau. Il ne retient que les confidences d’un anonyme pour affrmer que « le ton est même monté à plusieurs reprises. Deux heures et demie d’échanges souvent houleux. L’UMP s’est littéralement divisée, sous les yeux de son chef, impuissant pour imposer sa ligne, » rapporte la petite souris Bost, comme si elle y était: c’est ça le « décryptage » ?

« Double claque », selon Bost, attaché à Sarkozy comme un agresseur sa victime

Olivier Bost, un visage de radio

Reprise: « C’est une double claque pour Nicolas Sarkozy parce qu’il y a deux échecs en un. Mardi, au-delà d’un retour aux affaires décidément [et non « decidemment »] très compliqué, » et comment ne le serait-il pas, « le premier échec du président de l’UMP c’est de n’être pas parvenu à solder une part de son quinquennat. » Etait-ce l’objet du débat de lundi? C’est en tout cas l’obsession du journaliste partisan. « C’est lui qui avait imposé le « ni-ni » en 2011 et il voulait revenir sur cette formule pour marquer plus nettement ses distances avec le Front national. » Qui le lui reprocherait à gauche et à Radio France ! Le PS qui recherche le « front républicain » introuvable qui lui serait salutaire approuve-t-il la manipulation des faits par son supporter Bost.
« Le second échec, c’est pour le prochain match » [qui n’est pas joué, pas même engagé, mais Bost est un rapide, si rapide qu’il se met hors-jeu]: « la primaire en 2016. Même si ça n’est pas non plus sa position qui l’a emporté, c’est bien Alain Juppé qui a marqué un point : il a affaibli le chef Nicolas Sarkozy. »

L’honnêté du professionnel est ici gravement en cause. Il ne peut en effet ignorer ce que rappelle toute la presse informée qui fait pas de la désinformation: en 1990, Juppé, alors second personnage du RPR, avait retiré sa carte UMP à Alain Carignon, maire RPR de Grenoble qui, lors de la cantonale partielle de Villeurbanne, militait pour faire obstacle au FN, en refusant l’abstention. A l’instar de Carignon, Juppé doit-il rendre sa carte ? Pour le journaliste de France info (service public), le rappel de ses confrères est-il un « revers » ou une « claque » ? Maintenir à Bost sa carte de presse n’est-il pas contraire à la déontologie de sa profession ? Qu’en pense le SNJ ?

Le vice consiste à apporter les « nuances » qui s’imposent dans un article enfoui

La désinformation dépasse la manipulation pour atteindre à l’agression

Liberté de pensée

Selon l’agence Reuters , « il y a 12 minutes », « le président de la république s’est de nouveau mis dans l’embarras, cet après-midi, lorsqu’il a subitement giflé une jeune journaliste de l’AFP qui l’interrogeait sur les récents sondages qui le placent deuxième dans les intentions de votes. « Qu’est-ce que j’en ai à foutre des sondages, hé pétasse« , aurait lancé Sarkozy, en la giflant du revers de la main.
Peu après, lors d’un point de presse, Sarkozy a tenu à s’excuser et a convenu qu’il s’agisait d’un geste regrettable qu’il n’entendait pas répéter, « à moins que le journaliste ne le mérite vraiment ». « Texto, selon des professionnels de la presse, Pascal-Pierre Fradette avec Patrice Légaré ! On peut croire à un canular, mais la dépêche traîne sur Yahoo! Actualités. Des précisions s’en suivent: « la femme n’a pas été blessée gravement, mais la monture de ses lunettes auront besoin d’un réajustement mineur. Le mois dernier, Sarkozy avait traité un journaliste à LCI de « couillon » lors d’un déplacement à la Marne, « affirme la dépêche de cette agence. Stupéfiant. On aurait pu en rester là si le doute n’était pas permis…

Et on découvre en effet que ce qui passe pour un scoop en date de ce jour, le 4 février 2015, pourrait avoir un lien avec un article du Nouvel Observateur (tempsreel.nouvelobs.com Médias & pouvoirs) en date du 25 juin… 2010, intitulé « Un journaliste giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy… » qui apporte un petite nuance sur l’auteur des coups présumés. La bassesse du procédé est accablante, mais perdure impunément en république exemplaire.« Un journaliste cameraman de France 3 Ile-de-France a été giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy lors de sa visite surprise mercredi à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, révèle le site internet Le Post vendredi 25 juin, » dans la Cité des 4.000.

De toutes pièces, L’Obs et la presse dans son ensemble construisent ainsi et à tout propos un environnement de soi-disant violence autour du président: un jour, « Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel« , selon leparisien.fr, le 4 juil. 2013 et pareillement « Nicolas Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel, selon lefigaro.fr du 4 juil. 2013). Clairement, la presse dépendante des aides de l’Etat reprend la dépêche AFP qui reprend les éléments de langage proposés par l’Elysée. Exemple semblable, un autre jour: « Sénat : la victoire de Larcher, une défaite par procuration… d’après europe1.fr/…/senat-la-victoire-de-larcher-une-claque-pour-sarkozy…, le 30 sept. 2014) et « La magistrale gifle à Sarkozy des sénateurs UMP » (ww.challenges.fr, le 30 sept. 2014). Que de violence et de haine à l’encontre de celui qu’il faut abattre pour maintenir les bras cassés de l’exécutif !

Homonyme ou cumulard?
A Radio France, le journaliste Olivier Bost serait à la fois sur France Inter et sur France Info et directeur informatique et multimédia chez Sebdo pour l’hebdomadaire Le Point. Un parent ? Ne serait-ce pas un peu trop pour un seul homme ? Sauf si cet homme est un militant sectaire tout terrain…

Est-ce en outre par admiration ou par obsession que, sur Twitter, Bost piste Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse, Nicolas Bay, secrétaire général de parti et député français au Parlement européen, conseiller régional de Haute-Normandie, Stéphane Ravier, maire du 7ème secteur de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône (13),  Fabien Engelmann, 35 ans, maire de Hayange et membre de comité central de parti et Julien Sanchez, 31 ans, maire de Beaucaire, vice-président de la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence et conseiller régional de Languedoc, ou parce que tous FN ?

C’est, en revanche, par pure sympathie qu’il suit Juliette Méadel, porte-parole du PS, ou Gaspard Gantzer, conseiller de la communication du cabinet du président de la République, et des parlementaires PS, tels C. Bartolone (président PS de l’Assemblée) ou JC. Cambadélis (patron coopté du PS), Elizabeth Guigou et Laurence Rossignol ou Sandrine Mazetier, Erwann Binet ou Yann Galut, Olivier Faure, François Lamy, Christian Paul, Laurent Baumel ou Emmanuel Maurel, des élus à la mairie de Paris comme Bruno Julliard et Christophe Girard, les journalistes Celia Meriguet, rédactrice en chef (France Info) et Jean Leymarie (France info, syndicaliste), Ruth Elkrief, Adrien Gindre ou Jeremy Trottin (BFMTV), Vincent Giret (Le Monde et aussi France info), Johan Hufnagel (Libération, via Slate.fr), Laurent Joffrin ou Langlet Julien (France Inter, France Info et France 2), Nicolas Demorand (France Inter), Patrick Pelloux (Charlie hebdo), l’historien « indépendant » Benjamin Stora, et des ministres comme Stéphane Le Foll (la Voix de son Maître F. Hollande), Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, Marylise Lebranchu, George Pau-Langevin, Axelle Lemaire ou Fleur Pellerin) ou proches, Luc Carvounas et Charlie Da Silva (dans le sillage de Manuel Valls), comme Nadjet Boubekeur, conseillère communication et presse de… Najat Vallaud-Belkacem. Sans compter des députés EELV ou UMP, comme Jean-Frédéric Poisson (président du Parti-Chrétien Démocrate) ou Philippe Gosselin et deux fils… Sarkozy.

Front républicain: NKM et Juppé doivent-ils rendre leur carte UMP ?

Quand l’histoire se répète, Juppé se retrouve en porte-à-faux et se met en péril

Vers un procédure de mise en congé contre Juppé. Et NKM ?

Juin 1990: cantonale partielle de Villeurbanne, pomme de discorde entre Juppé et Carignon
Quand Alain Carignon proposa un Front Républicain anti-Front National et appela à voter pour la candidate socialiste au 2ème tour des cantonales partielles de Villeurbanne, le RPR décida de le sanctionner.
En 1983, Carignon avait pourtant remporté la mairie de Grenoble, bastion socialiste de longue date.

Le secrétaire RPR refusa de faire la courte échelle au PS

Il rejeta le « front républicain » et sanctionna Alain Carignon. C’était… Alain Juppé.
VOIR et ENTENDRE la déclaration de celui qui adopte aujourd’hui la position d’Alain Carignon hier, mis en congé du RPR en 1990.

Alain Carignon, maire de Grenoble, en appelait à l’esprit gaulliste et à l’esprit républicain. En 1990, Alain Juppé contestait la position de François Fillon sur la stratégie à adopter face au FN aux municipales et rappellait que son parti avait une ligne claire sur le sujet :

« Nous avons fixé une ligne que j’approuve : aucune forme d’alliance ou d’accord avec le Front national, pas de soutien au PS dont la politique économique et sociale mène notre pays au déclin, donc pas de front républicain qui puisse donner prétexte au FN de mettre l’UMP et le PS dans le même sac. En cas de duel électoral FN-PS, hypothèse rarement vérifiée jusqu’à ce jour, je n’hésiterai pas, pour ma part : vote blanc. »

Alain Juppé s’était justifié ainsi :

« Nous avons depuis des mois et des mois une ligne tout à fait claire. Nous voulons nous battre sous nos couleurs, nous n’avons rien de commun avec le Front National et nous n’avons pas du tout l’intention de faire la courte échelle au Parti Socialiste […] Alain Carignon a pris une position différente, j’en ai tiré les conséquences, il s’est mis lui-même en dehors du RPR. »

Version 2015 du « front républicain » de Juppé

Qui a changé, de Front national ou de Juppé ?

L’ancien président de l’UMP a appelé sur son blog à faire barrage au FN pour le second tour de l’élection législative, dans le Doubs. Une position aux airs de volte-face: l’ancien RPR était jusqu’ici opposé au front républicain.

Que signifie ce changement de stratégie vis-à-vis du Front national? Jusqu’ici plutôt hostile au réflexe d’un vote socialiste en cas de duel PS/FN au second tour, Alain Juppé se ravise et choisit de «faire barrage au FN». Et le maire de Bordeaux est formel: «Si j’étais électeur de la 4ème circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferais: pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, en l’évidente inégalité des races’, je ne m’abstiendrais pas, je voterais pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS», a-t-il écrit sur son blog, dans un post publié tard lundi soir.

Mais le candidat déclaré à la primaire de la droite et du centre nuance son propos. «Ce n’est pas pour autant que je vais m’engager dans un Front Républicain qui scellerait une alliance avec le PS»,prend-il soin de préciser. Et pour cause: au cours des 25 dernières années, l’ancien président de l’UMP avait pour habitude de critiquer le principe de front républicain, déclarant même dans certains contextes préférer voter blanc, après avoir exclu un membre du RPR qui vote PS contre le FN en 1990.Le Alain Juppé de 1990, alors numéro 2 du RPR, était donc bien sur une toute autre ligne.

2013: Juppé préfère le vote blanc
En juin 2013, le maire de Bordeaux avait indiqué sur RMC/BFMTV qu’il n’était «pas sûr» que la stratégie du front républicain pour faire barrage au FN soit une «bonne idée». Il invitait alors à la prudence sur l’utilisation de la formule. «Je me demande même si ça n’alimente pas, d’une certaine manière, la propagande du Front national qui veut mettre l’UMP et le PS dans le même sac», disait-il à l’époque. Sa seule préoccupation était celle de l’alliance. «Nous avons une incompatibilité de valeurs, mais aussi de programmes avec le Front national», soulignait-il.
Trois mois après ces déclarations, Alain Juppé concrétisait sur son blog. «En cas de duel électoral FN/PS, hypothèse rarement vérifiée jusqu’à ce jour, je n’hésiterai pas, pour ma part: vote blanc», avait-il exprimé sur son blog, en septembre 2013, après les propos polémiques de François Fillon qui envisageait de voter pour «le candidat le moins sectaire».
Municipales 2014: le «piège» du front républicainDernier exemple en date et le plus récent: à la veille du premier tour des municipales, en mars 2014, l’élu reniait une fois de plus la posture du front républicain. «Le front républicain est le piège tendu à la droite. Ne nous laissons pas piéger», avait-il déclaré au Parisien. Des propos éloignés de l’esprit de son billet de blog du 2 février 2015, seulement onze mois après.

En faisant le choix du PS dans le Doubs, Alain Juppé se place en marge de la ligne majoritaire au sein de l’UMP, celle du «ni-ni».

Seuls les parlementaires Nathalie Kosciusko-Morizet, son soutien Edouard Philippe, Dominique Bussereau et Jean-Pierre Grand préfèrent le vote PS au vote blanc ou à l’absence de consigne claire.

Voici donc deux ténors politiques qui devraient logiquement remettre bientôt leur carte UMP…

Pour mémoire, le secrétaire général de l’UMP et numéro-3 du parti, Laurent Wauquiez n’envisage pas de voter pour le Parti socialiste, précisant qu’à titre personnel, il « voterait blanc ».
Ancien ministre durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani s’est également prononcé en défaveur de la stratégie du Front républicain. Henri Guaino exprime la même défiance. Invité sur France Inter, le député des Yvelines a estimé que l’idée d’un Front républicain est« une folie parce qu’il exprime le mépris des électeurs en leur donnant une consigne de vote ».
Le député de l’Eure, candidat à la présidence de l’UMP en 2014,Bruno Le Maire, a fait savoir qu’il rejette l’idée d’un front républicain. Il s’agit d’une « solution de facilité », a-t-il souligné ce lundi matin au micro de France Info. 

Législative dans le Doubs : Juppé oeuvre-t-il à la défaite UMP aux départementales ?

Alain Juppé a-t-il renoncé ?

Le président de l’UMP a réaffirmé sa position pour le second tour de la législative partielle dans le Doubs.

A l’UMP, le Doubs est pour Juppé
un moteur de campagne pour lui-même

Mardi matin et devant les seuls députés UMP, sans micros et caméras, Nicolas Sarkozy a insisté pour opposer un « non au FN », tout en proposant de « laisser les électeurs choisir ». Il a aussi déploré qu’Alain Juppé n’ait pas donné l’exemple de la discipline mais ait tenté de peser sur sa décision en n’attendant pas la réunion du bureau national de mardi soir.

Alain Juppé a en effet joué individuel dès lundi soir en indiquant sur son blog que s’il était électeur du Doubs, il voterait pour le candidat socialiste au second tour afin de « faire barrage » au Front national.
La réunification de l’UMP est une tâche rendue lourde par les caciques.
Nicolas Sarkozy a ainsi pu faire un nouveau constat des tensions entre ses troupes après l’élimination, dimanche, du candidat UMP au premier tour de la législative partielle dans le Doubs.

Front républicain ou stratégie du « ni PS-ni FN » ?
Le patron élu de l’UMP a préféré suspendre le débat lors d’une réunion avec les députés du parti, mardi matin à l’Assemblée nationale. « Une victoire du FN au plan national n’est plus hypothétique », a-t-il fait valoir.

Mardi devant le groupe UMP à l’Assemblée, Nicolas Sarkozy a ensuite proposé de « laisser les électeurs choisir » au second tour de la législative partielle, ont fuité des participants anonymes. « Nous ne donnons pas de consignes de vote » aux électeurs du Doubs, « mais nous leur demandons de prendre en compte cette dimension » de risque, aurait-il dit.

« Juppé aurait dû attendre et pas diviser »

Un parti politique qui ne prend pas de position, ce n’est pas bon signe. »

blog -Juppe-contrit«  Nous devons adopter une position claire sous peine de cumuler tous les inconvénients », a-t-il souligné avant de préciser : « Mais ce n’est pas la peine de se précipiter (…) nous ne sommes que mardi matin. »

Un reproche adressé à Alain Juppé, lequel a indiqué qu’il voterait PS s’il était électeur du Doubs, sans attendre le bureau national de l’UMP, mardi soir. Il a d’ailleurs confié quelques minutes plus tard : « Alain Juppé aurait dû attendre et pas diviser. »

Juppé la joue personnel
Juppé la joue personnel

Le maire de Bordeaux a en fait joué une carte régionale personnelle, avec en tête son alliance avec le centriste Bayrou et dans le contexte de la domination socialiste en Aquitaine.

Le président de l’UMP a suggéré qu’on puisse « combiner quelque chose qui nous rassemblerait », en disant d’une part qu' »on ne peut pas accepter de complaisance avec le FN » et que « l’élection d’un député FN ne serait pas une bonne chose », d’autre part que « nous laissons la liberté choix des électeurs » du Doubs. « Avec cela, nous barrons la route au FN qui souhaite notre mort », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’y a « pas de consigne non plus pour le PS« .

Sur Twitter, le patron coopté du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a laissé éclater sa déception:

L’effet Moscovici dans le Doubs: le PS recule devant le FN

La législative partielle qui confirme le rejet du PS

La 4e circonscription du Doubs, celle de Moscovici, ex-ministre de l’Economie de Hollande, risque de passer au FN

Inversion des tendances PS-FN entre 2012 et 2015

En 2012, Pierre Moscovici (PS), c’était 40,81% des suffrages exprimés au 1er tour, quand le FN atteignait 23,87% et l’UMP 23,21%. L’abstention était à 39,50%.

En 2015, le FN double largement le PS avec 32,6% des voix contre 28,85% au candidat du PS, l’UMP gagnant quelques points, à 26,54%, devant les dix autres candidats qui totalisent près de 12% des votes. Le taux d’abstention reste très élevé (60,44 %), comme en 2012: seuls 39,56 % des électeurs se sont déplacés jusqu’aux urnes ce dimanche 1er février 2015.

Selon les résultats communiqués par la préfecture du Doubs, la candidate FN Sophie Montel (32,6%) devance le candidat PS Frédéric Barbier (28,85%), et tous deux seront les seuls à pouvoir se présenter au second tour, la qualification pour le second tour exigeant de réunir au moins 12,5% des voix des inscrits.

Les enseignements du 1er tourblog -Doubs-elections-resultats-presidentielle 2012-europeennes 2014

Le PS perd près de 12 points, tandis que le FN en gagne plus de 8,5.

Le retour de balancier n’est pas encore engagé après 12 défaites aux 13 législatives partielles depuis 2012, dont six fois dès le premier tour. La descente aux enfers du PS n’est donc pas stoppée. Comme le montre le graphique ci-dessus, la surprise du PS est grande au vu de son résultat du 1er février, alors qu’il était en chute libre dans le département lors des Européennes de 2014, avec le syndicaliste CFDT Edouard Martin(14,14%) contre l’UMP Nadine Morano (24,39%) et le FN Florian Philippot (26,77%).
D’autant que, ce dimanche, Laurent Marcangeli, le député UMP de Corse-du-Sud, a remporté la municipale partielle d’Ajaccio avec 59,5% des voix, battant l’ancien maire DVG Simon Renucci (40,5%).

En deux ans et demi, le PS a ainsi perdu douze points dans cette circonscription du Doubs longtemps acquise au socialiste Pierre Moscovici, parti siéger à la Commission européenne à Bruxelles.
Revigoré par la remontée du gouvernement dans les sondages à chaud, après la réussite des forces de police antiterroriste face aux attentats sanglants de djihadistes de France à Paris, et par la manifestation d’unité républicaine dans la réprobation générale du terrorisme, le 11 janvier, le PS espère pouvoir surfer sur les circonstances. Malgré son score inférieur de 13 points ce dimanchele Parti socialiste espère rassembler les électeurs de gauche sur son candidat au second tour, alors qu’à Paris Cécile Duflot tourne le dos au PS et que le NPA refuse tout accord électoral avec le Front de gauche des communistes et de Mélenchon…

L’effet Syriza apparaît nul sur le Front de gauche

Manuel Valls, le premier ministre, a fait campagne pour son candidat PS dans le Doubs
mais la CGT-mines et énergie a plongé la salle du meeting
dans le noir…

Autre effet escompté, celui d’une éventuelle influence sur l’électorat du Doubs de la victoire en Grèce du parti d’extrême gauche Syriza, saluée par Mélenchon et le PCF. Vincent Adami, le candidat du Front de Gauche, espérait bénéficier d’un surcroît de mobilisation en obtenant le soutien affiché du parti d’Alexis Tsipras au lendemain d’une manifestation monstre du parti anti-austérité espagnol Podemos.
Il n’en a rien été. Le Front de Gauche n’a guère progressé par rapport à 2012 en attirant à peine 3,66% des suffrages exprimés. Soit à peine 0,5 point de plus qu’il y a deux ans et demi. Dans la soirée, le Front de Gauche n’avait toujours pas donné de consigne de vote pour le second tour. Les écologistes radicaux d’Europe-Ecologie Les Verts, qui a stagné à 3,11% des voix, a immédiatement appelé à voter pour le candidat socialiste face au Front national.

Manuel Valls travaille le dimanche pour faire campagne dans le Doubs.
Mais les démocrates de la CGT lui coupent l’électricité et
Manu prend son mal en patience dans son coin, à droite…

La prochaine législative partielle

Elle doit être organisée dans l’Aveyron pour pourvoir au remplacement d’Alain Marc, vice-président du Conseil général de l’Aveyron, élu au Sénat à compter du 1er octobre 2014. Le maire PS de Saint-Affrique, Alain Fauconnier, a déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel concernant l’élection en tant que sénateurs de Jean-Claude Luche (UDI) et Alain Marc (Parti radical valoisien), deux sièges jusqu’ici détenus par la gauche. Les électeurs seront convoqués une fois purgés les contentieux électoraux relatifs à l’élection sénatoriale.

Le Parti socialiste peut-il disparaître en France comme en Grèce?

Ne nous laissons pas polluer par l’effet Charlie, suggère Maurice Szafran

Il est possible que ce traumatisme collectif ne change rien à la volonté des électeurs de sanctionner Hollande, le PS, ses élus et cette politique.

Le Radeau de La Méduse de Théodore Géricault (1791-1824)

C’est ce qu’estime le co-fondateur de l’hebdomadaire Marianne et son président jusque novembre 2013.

Jean-Luc Mélenchon en est persuadé. Le journaliste Jean-François Kahn l’écrit en boucle depuis une décennie déjà. Le philosophe Bernard-Henri Lévy y a consacré un livre il y a quelques années, « ce grand cadavre à la renverse »‘. Curieux trio, n’est-ce pas, pour en appeler à la disparition du parti de Mitterrand, de Rocard, de Badinter, de Hollande, de Valls, et de tant d’autres, comme s’il était indispensable, impérieux, de clore une histoire, de tourner une page pour mieux reconstruire. Quoi et comment? Dès lors le trio Mélenchon-Kahn-Lévy ne partage rien en commun. Et c’est tout le problème.

Oublions un instant l’effet Charlie, ce souffle qui a emporté la société française toute entière. Peut être le destin de François Hollande, et concomitamment celui du PS, en sera-t-il à jamais bouleversé. Mais il est possible aussi, sinon probable, que ce traumatisme collectif ne change rien à la volonté acharnée des électeurs de sanctionner ce président, ce parti, ces élus, cette politique et son manque de profondeur historique, cette absence de vision qui, depuis le premier jour, laisse interloqué jusqu’aux sympathisants socialistes, cette absence chronique de résultats économiques et sociaux, ce chômage qui n’en finit pas d’enfler.

Détail de l’oeuvre

Le risque donc d’une sanction aux élections cantonales.

L’hypothèse d’un camouflet aux élections régionales .

Et même une déroute dévastatrice dans l’un et l’autre scrutin.

Une faille béante entre le PS et les Français.

Que restera-t-il alors du PS ? Quelques élus, 10% environ du corps électoral, et peut être même moins? Rue de Solférino, dans l’entourage du 1er secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, cette hypothèse du pire n’est pas dédaigné, certains et non des moindres, insistent d’ailleurs pour s’y préparer car ils redoutent qu’il se soit crée une faille béante entre les Français et le PS. Comment y répondre au plus vite pour minimiser les dégâts? Les plus créatifs des socialistes ne savent plus. Remarquons par exemple le silence de Henri Weber, l’un des plus inventifs concepteurs de la social-démocratie française. Aujourd’hui, silence radio. Et qui désormais ouvre des pistes légitimes, non délirantes, à la gauche hormis, par exemple, l’historien-éditorialiste Jacques Julliard ou l’économiste Thomas Piketty, l’un et l’autre ultra sévère envers le PS? Personne, quasiment personne.

De cet encéphalogramme intellectuel et politique désespérément plat, le PS peut en effet crever, au plan électoral en tout cas. Mais au profit de qui?

Jean-Luc Mélenchon, le poing levé, est persuadé que, de façon mécanique, le Front de Gauche, et donc lui-même, doivent bénéficier de cet effondrement tant de fois annoncé. Mélenchon ne doute pas qu’il jouera à Aléxis Tsípras car il est certain que lui aussi parviendra à réunir autour de sa cravate rouge les communistes de Pierre Laurent, les Verts de Cécile Duflot, le NPA d’Olivier Besancenot, les frondeurs du PS et bien d’autres encore, jusqu’aux souverainistes de droite, les émules de Nicolas Dupont-Aignan qui eux aussi veulent mettre en pièces le prétendu monstre UMPS! L’exemple et le modèle grecs, toujours.

Est-il pour autant décalcable?

Rien n’est moins assuré.

Les limites de Mélenchon

Parce que Mélenchon, et dieu sait s’il a du talent, sera incapable d’unifier des forces éparses et antagonistes comme Tsípras a su si bien le faire.

Parce que l’alliance gauche-droite, s’accomplirait-elle sur le dos de l’Europe responsable de tous les maux, de l’Europe maudite, ne se mettra pas en place. Mélenchon d’ailleurs n’oserait pas…

Parce que la constitution d’un axe Hollande-Valls-Macron au cœur du dispositif de la gauche complexifie encore la donne. Et si les sociaux-libéraux, que cela plaise ou non, finissait par marquer des points? En Grèce, le nouveau premier ministre affrontait des zombies à la tête des partis classiques. En France, Mélenchon n’aura pas forcément cette opportunité.

Parce que, et ce sera le dernier point, le Front National. La casse sociale, la force du rejet anti-Bruxelles, la lutte contre les islamistes, c’est sans doute Marine Le Pen qui en tire le principal profit politique.

Tsípras a su marginaliser les néo nazis d’Aube Dorée. Mélenchon sera-t-il en mesure de faire reculer l’extrême droite bleu blanc rouge? Rien ne l’assure. On redoute plutôt l’inverse.

 

Pour le PS, 13e gifle législative dans le Doubs ?

Une majorité présidentielle en lambeaux…

 Mélenchon n’est pas Tsipras et même Cambadélis n’est pas grec…

blog -PS-il est ou-tu ne verras plus-montageLe siège abandonné par Pierre Moscovici à l’Assemblée nationale est remis en jeu dimanche dans le Doubs et le PS a du souci à se faire : il a déjà perdu 12 des 13 législatives partielles organisées depuis l’élection de Hollande en 2012 et a été éliminé six fois du premier tour. Faut-il remuer le couteau dans la plie?

Électoralement, le parti présidentiel n’est pas vendeur. Débâcle aux municipales de mars 2014, déroute aux européennes deux mois plus tard… Et puis les législatives partielles. Ces scrutins, organisés suite à l’invalidation de l’élection de juin 2012 ou du départ d’un député, ont été au nombre de 13, en plus de deux ans et demi. Dimanche, le 14e aura lieu dans le Doubs où les électeurs de la quatrième circonscription choisiront un successeur à Pierre Moscovici, qui a préféré jeter l’éponge à Bercy et faire une carrière -sous tutelle- de commissaire européen.

Six fois éliminés au premier tour
Le candidat socialiste, Frédéric Barbier, aura fort à faire face aux prétendants de l’UMP et du FN, qui avaient obtenu en 2012 des scores très proches (respectivement 26,2 et 24,5%) à l’issue d’une triangulaire contre l’ancien ministre de l’Economie (49,32%). Au vu de ses scores des précédentes élections, le PS peut s’attendre à une chute brutale de son score. Mais l’exécutif compte pouvoir rebondir sur les 17 morts des attentats qui lui valaient à chaud un regain de popularité. Car, depuis 2012, les socialistes enchaînent les revers. La carte ci-dessous compile les résultats de ces 13 législatives partielles, en mettant en regard les scores des candidats PS (ou soutenus par le PS) avec ceux du premier tour la présidentielle de 2012 et des législatives qui ont suivi.


Bilan : le PS n’a obtenu qu’une seule victoire, à Saint-Pierre-et-Miquelon en juin dernier, grâce à Annick Girardin nommée depuis au gouvernement. Les douze autres élections ont toutes été perdues et, pour la moitié d’entre elles, le candidat du PS a même été éliminé dès le premier tour. C’est notamment le cas lors des derniers scrutins organisés en décembre dans l’Aube – en remplacement de l’UMP François Baroin – et en juin dans le Nord – à la place de l’UDI Jean-Louis Borloo. Sur les six autres territoires où les socialistes ont pu se maintenir, trois se situent en métropole. Mais, lors de la dernière élection en Haute-Garonne, le candidat PS avait été sèchement battu au second tour par son adversaire UMP (62,09% contre 37,91%).

 La majorité présidentielle est menacée à l’Assemblée

Jérôme Cahuzac

Le groupe PS a perdu quatre sièges.La tendance est à la baisse pour le PS, dans la plupart des cas. A plusieurs reprises, le nombre de suffrages exprimés se divise même par deux, comme dans l’Aube ou le Lot-et-Garonne!

Au total, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a perdu quatre sièges suite à ces élections (deux pour les Français de l’étranger, celui de Jérôme Cahuzac dans le Lot-et-Garonne et le dernier dans l’Hérault). Le siège du Doubs pourrait être le cinquième.
L’UMP en a récupéré trois et l’UDI un. Ces deux formations ont pour leur part conservé sept sièges (respectivement cinq et deux).

Valls reste en panne de courant dans le Doubs

Vers un plan anti-terrorisme… du syndicalisme radical ?

La CGT mines énergie revendique la panne de courant qui a plongé dans le noir le meeting de Valls en soutien au candidat socialiste aux législatives anticipées.

Valls plongé dans le noir par la CGTen campagne électorale pour tenter de conserver sa majorité à l'Assemblée nationale
Valls plongé dans le noir par la CGT
en campagne électorale pour tenter de conserver sa majorité à l’Assemblée nationale

Le trou noir que Vigipirate n’a pas anticipé…
Venu à Audincourt mettre en lumière le candidat socialiste à la succession de Pierre Moscovici dans la quatrième circonscription du Doubs, le premier ministre a été plongé dans le noir complet. La faute à une coupure de courant survenue mardi soir au cours de sa prise de parole près de Montbéliard, devant un millier de témoins, qu’ils soient militants PS ou simples citoyens curieux.

La CGT revendique cet acte de malveillance

Cette coupure d’électricité vers 19 heures ne doit rien au hasard en effet, de l’aveu de la Fédération Nationale CGT des Mines et de l’énergie, qui a affirmé « soutenir la coupure d’électricité réalisée par les électriciens et les gaziers ».

Valls dans tous ses états,
suite à la panne de courant provoquée -pendant son allocution- par la CGT
(législative partielle du Doubs, 27/01/2015)

Contre la loi de transition énergétique

Dans le communiqué de « revendication » de la coupure de courant, les représentants de la fédération expliquent que « cette action vise à rappeler que cette loi de transition énergétique est une bonne idée, mais avec de très mauvaises solutions ». En cause, selon le syndicat, « la FNME CGT considère que l’on est face à une loi de ‘transaction énergétique’ plus que de transition, qui vise plus à remercier les écologistes pour leur apport de voix aux dernières élections présidentielles qu’à assurer l’avenir de la planète et à défendre l’intérêt collectif. »

Le Premier ministre a dû prendre son mal en patience
Frédéric Barbier, le candidat PS en grande difficulté face à l’UMP et au FN dans cette circonscription sinistrée lui a fait la conversation pendant une heure, le temps que la CGT rétablisse le courant. Valls est remonté sur l’estrade sur la musique The Final Countdown.

Un inconvénient des déplacements annoncés n’arrive jamais seul…

Des notaires en colère se font entendre au meeting de Valls
lors de la législative partielle du Doubs
Audincourt, le 27/01/2015

Un groupe de notaires est venu venu se faire entendre, protestant contre les initiatives les concernant dans la loi Macron de libéralisation de l’économie. Des « illettrés » échappés de chez Gad?
Rouge de colère et le gel capillaire fondu, le chef du gouvernement attendu au tournant a admis que « gouverner, ce n’est jamais de tout repos ».
>Quelques perturbateurs » non identifiés » – de probables « déséquilibrés » !- ont été fermement invités à quitter la salle lors du discours de Manuel Valls.

14 élections depuis 2012 : le PS toujours battu

Frédéric Barbier « est le seul qui puisse permettre à la gauche de l’emporter au second tour, a estimé le premier ministre aux abois d’un gouvernement sur le point de perdre sa majorité à l’Assemblée nationale, après l’avoir reperdue au Sénat.

Tandis que son allié écologiste (EELV) se tourne vers l’extrême gauche du PCF et de Mélenchon, Valls a aussi appelé « au rassemblement de tous les électeurs de gauche » autour du candidat PS, pour faire barrage au candidat de l’UMP et à celui du FN.
Frédéric Barbier a reconnu lui-même s’attendre à des résultats « extrêmement serrés »: la trouée de Belfort, en plus étroit ! Cette élection législative partielle, avec un éventuel deuxième tour le 8 février, est la quatorzième élection législative de ce type depuis 2012, qui ont jusqu’ici toutes été perdues par les socialistes. Manuel Valls tente de mettre un terme à cette série de revers électoraux, fort du rebond de popularité de circonstance de l’exécutif dans des sondages à chaud, après l’émotion des attentats islamistes de début janvier et les événements compassionnels qui ont suivi.
Savoir si les travailleurs de sidérurgie sinistrée ont déjà pu oublier les dégâts occasionnés par Montebourg, le redresseur impuissant de la courbe de l’emploi et l’incurie du député PS sortant, Pierre Moscovici, ex-ministre de l’Economie de Ayrault et Hollande.

PaSiDupes

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