Grosse augmentation de salaire pour le président de la Commission des comptes de campagne

Logerot, 82 ans, en juillet 2018

2005, François Logerot voit son salaire fortement augmenté.

 

 

Le moment est pourtant mal venu, quand l’Etat se dit en recherche de massives économies, un décret du 30 mai publié au Journal officiel revalorise nettement les émoluments du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot, né en 1936. Ils passent ainsi de 4.574 euros par mois à 7.182 euros nets mensuels (+ 57 %), à quoi s’ajoutera désormais une indemnité annuelle de 9.500 euros bruts. Le tout avec effet rétroactif au 1er janvier.

Certes prévue par une loi du 20 janvier 2017, votée pendant le quinquennat de Hollande, sur les autorités administratives indépendantes, cette augmentation intervient pile au lendemain de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, qui avaient donné lieu à la démission fracassante de l’un des rapporteurs, rappelle Le Parisien.

Chargés d’éplucher les factures des candidats, ces mêmes rapporteurs voient le montant de leur vacation relevé de 18 à… 20 euros, somme qu’ils perçoivent par jour travaillé.

Eric Woerth, mis en examen, reçoit le soutien de la Commission des Finances

Le député Les Républicains (LR) Eric Woerth a reçu mercredi un soutien appuyé

des membres de la Commission des Finances, au lendemain de sa mise en examen dans l’enquête sur une campagne électorale de l’ex-président Nicolas Sarkozy.

La justice s’intéresse à l’ancien ministre dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007, contre la socialiste Ségolène Royal.

Lors d’une réunion de sa commission mercredi matin, Eric Woerth a proposé aux membres d’évoquer le sujet, se disant « prêt à parler avec quiconque le souhaite, en groupe ou seul » et à « entrer dans le fond des faits qui (lui) sont reprochés ».

Vice-président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée, Gilles Le Gendre  lui a aussitôt fait part de son soutien.

blog -Le Gendre G-LREM.jpgJournaliste à Europe 1 et à L’Usine nouvelle (1983), G. Le Gendre a été successivement journaliste (1984), chef de service, rédacteur en chef adjoint, rédacteur en chef du Nouvel Economiste (1993-1994) ; rédacteur en chef adjoint de L’Expansion (1991-1993) ; directeur de la rédaction de L’Evénement du jeudi (1994). Directeur de la rédaction de Challenges (1995-2001), il est nommé président du directoire du groupe Expansion et directeur général des rédactions. <br>En , il est à l’initiative de la création d’un Observatoire de l’élection présidentielle, dont il est le président : une quarantaine de journalistes, enseignants, médecins et cadres d’entreprises s’attribuait la tâche d’interpeller, sur la scène publique, les candidats pendant la campagne électorale. <br>En 2002, peu après l’accession de François-Henri Pinault au conseil de surveillance de PPR (précurseur de Kering, groupe mondial de luxe), il rejoint la FNAC, entre au conseil de surveillance de PPR en tant que directeur de la communication et membre du comité exécutif. 

« Nous considérons que vous êtes absolument légitime à la tête de cette commission », a dit le député de Paris (5e et 6e). « C’est la position de notre groupe, elle ne variera pas. »

Résultat de recherche d'images pour "Valérie Rabault"Hors commission, la présidente du groupe ‘Nouvelle gauche’ Valérie Rabault a marqué la différence socialiste du parti présidé par Olivier Faure. Cette diplômée des Ponts et Chaussées a jugé pour sa part que la présidence de la commission des Finances confère à Eric Woerth « des pouvoirs importants pour aller faire des saisies à Bercy et ne pas avoir de secret fiscal qui soit opposable« . « C’est à lui d’en juger ou au bureau de l’Assemblée », a expliqué l’élue socialiste devant l’Association des journalistes parlementaires.

Patrick Mignola, vice-président du groupe MoDem et apparentés, ne partage pas la position socialiste. « Notre conviction, c’est qu’on ne peut pas vivre dans une société où soupçon vaut mise en examen et mise en examen vaut culpabilité« , a-t-il dit, déclenchant à son tour les applaudissements d’une grande partie de la salle.

« Nous vous renouvelons notre soutien. La présomption d’innocence est un point important et la séparation des pouvoirs judiciaire et législatif doit pleinement être mise en oeuvre et s’exercer », a jugé pour sa part l’élue LR de l’Orne, Véronique Louwagie, expert-comptable et de commissaire aux comptes. 

Comptes de campagne: Mélenchon a-t–il « arrosé » des proches ?

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour «vérifications»

Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement organisé par ATTAC à Paris, le 12 février 2018Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour mener des « vérifications sur une éventuelle violation» des règles de financement liées à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017. Saisi par un signalement de la commission nationale des comptes de campagne, le Parquet de Paris a confié en avril aux policiers anti-corruption de l’office central de la lutte contre les infractions fiscales et financières (Oclciff) « le soin de procéder à des vérifications sur une éventuelle violation des prescriptions du code électoral relatives au financement des campagnes électorales », a précisé la source judiciaire.

Mélenchon « garantit » avoir agi « honnêtement et scrupuleusement »

blog -Melenchon-monsieur Propre.jpgJean-Luc Mélenchon crie son innocence dans « la conduite financière » de sa campagne de 2017, mardi dans un communiqué.

« Je garantis que je ne comprends pas comment la Commission nationale des comptes de campagne a pu à la fois valider mes comptes et faire un signalement. Ni pourquoi elle ne m’en a jamais informé auparavant, alors que cette démarche date du 18 mars dernier (…). Ni pourquoi elle l’a fait, alors qu’elle a au contraire fait un communiqué pour défendre les rabais dont a bénéficié le candidat Macron« , affirme le dirigeant de La France insoumise. « Un communiqué pour lui, un signalement judiciaire pour moi ! »

Mélenchon affirme ne « pas comprendre » pourquoi cette commission « n’a pas demandé elle-même davantage de vérifications alors que c’était sa mission et qu’elle a posé à mon mandataire financier plus de deux mille questions orales ou écrites sur ce compte ».

Un communiqué, qui contient onze fois les mots « je garantis ». « Je garantis que je ne sais pas pourquoi ce genre d’histoire apparaît soudainement. Je demande à mes amis qui croient à une diversion avant que des problèmes plus sérieux et autrement réels ne se confirment ou n’apparaissent dans les comptes de mes concurrents, d’être patients« , poursuit-il, dans une anaphore.

« Je garantis que je n’ai jamais bénéficié d’aucun rabais à cent pour cent sur une prestation », « que je n’ai jamais bénéficié de l’aide d’aucune collectivité locale« , « que je n’ai jamais organisé de collecte de financement auprès de dirigeants d’entreprise ».

Il « garanti(t) » également n’avoir « jamais surpayé aucun collaborateur de cette campagne », « que les prêts par la banque qui m’ont été consentis sont exempt de toute suspicion« , qu’il n’a « voyagé en jet dans aucun pays étranger« , qu’il est « favorable à toute vérification sur mon compte comme sur celui des autres candidats« .

Et d’insister : « Et je garantis » que je ne suis pas dupe de l’intention de nuire à mon honorabilité qui est contenue dans la façon dont cette information surgit. 

Accusée de surfacturation, l’équipe de Mélenchon livre sa vérité 

Résultat de recherche d'images pour "l'ère du peuple association"

Dès le 13 février déjà, les Insoumis de « La France insoumise » (LFI) avaient apporté deux types d’explication aux reproches financiers qui leur étaient faits. Ils avaient expliqué que, de peur de laisser penser à une dissimulation de certaines dépenses, ils avaient préféré toutes les déclarer, même celles n’ouvrant pas sur un remboursement.

L’association « L’Ere du peuple » (après avoir été un bouquin) était également au centre des attentions. Déclarée active il y a seulement 2 ans (mars 2016), cette officine de un ou deux salariés, déclarée compétente en « conseil pour les affaires et autres conseils de gestion » a ainsi facturé à la campagne un montant de dépenses de 440.027 euros correspondant à des locations de salles, des locations de matériels informatiques et audiovisuels, et à des prestations intellectuelles de quatre de ses salariés dont trois étaient également membres de l’équipe de campagne« , relevait la CNCCFP dans sa décision du 21 décembre 2017 publiée le 13 février dernier au Journal officiel.

Or, a souligné l’autorité, « l’association ‘l’Ere du peuple’ relève de la loi sur les associations de 1901 et n’a pas d’activité commerciale déclarée ». Ses bureaux (43 rue de Dunkerque, 75010 Paris, arrondissement dont la maire PS apporta son soutien à la candidature du ‘frondeur’ Benoît Hamon) étaient par ailleurs « situés à la même adresse que l’association de financement électorale », Mediascop.

blog -Melenchon-Chikirou-2012Mediascop est la très rentable société de la dircom’ du candidat Mélenchon, soupçonnée de surfacturations au profit de structures proches des Insoumis et propriété de Sophia Chikirou, une proche de Caroline Fourest et de la revue et site web ‘ProChoix’ -originellement pro-avortement- soutenus par la Mairie de Paris, dédiés aux questions politiques et religieuses (contre l’essentialisme, le racisme, l’intégrisme et toute idéologie …totalitaire, ça ne s’invente pas !), mais surtout connue pour sa candidature dissidente du PS contre Michel Charzat. Mediascop est de toutes les campagnes électorales de Mélenchon depuis 2012 et Chikirou est la fondatrice, avec Sébastien Vilgrain, Henri Poulain et Gérard Miller de ‘Le Média‘, site d’actualité gratuit, lancé à la mi-janvier 2018 et dont elle « garantit » « l’indépendance éditoriale totale« .

En 2016, le chiffre d’affaires de Mediascop est de 162.899 euros, avec un bénéfice net de 76.550 euros, soit 47 % de marge. Au terme de la campagne, Mediascop reçoit une rémunération de 1.161.768 euros. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques estime que 54.600 euros auraient été indûment payés.Image associée

Les proches de Jean-Luc Mélenchon avaient déclaré que cette structure avait été lancée pour pouvoir enregistrer des dons, alors qu’il n’était pas encore possible d’ouvrir des comptes de campagne. Arrivé en quatrième position au premier tour de la présidentielle, Mélenchon percevra au total 6.031.304 euros de remboursement de l’Etat.  C’est-à-dire le peuple des contribuables. Les riches…

Le gouvernement de Macron a un an: sa « société civile » a-t-elle fait merveille ?

Un an de présidence Macron: la « société civile » du gouvernement essuie toujours les plâtres

blog -gouvernement Philippe version 1-mai2017.jpg
A noter que la caution noire unique est posée bien en évidence

Les arrivants croyaient tout savoir et faire la démonstration de la supériorité du monde de l’entreprise, mais l’étiquette d’arrivistes prétentieux leur colle à la peau comme la glue. Le premier gouvernement du quinquennat d’Emmanuel Macron, dirigé par Edouard Philippe, fait la part belle à des personnalités issues de la « société civile », avec des profils contrastés, du médiatique Jean-Michel Blanquer à l’Education à la discrète Françoise Nyssen à la Culture, en passant sans s’arrêter sur des recrues restées inconnues, en dépit des assurances réitérées que tout l’effectif est sur le pont : de là à penser que ce sont des pansements sur les jambes de bois de l’exécutif, il n’y a qu’un pas, au vu des retards à l’allumage de sa mise en marche.

Jean-Michel Blanquer (Education), « c’est un des rares techniciens politiques. C’est pour cela qu’il réussit », analyse un responsable de droite. Cet ancien directeur général de l’enseignement scolaire — n°2 officieux du ministère sous Nicolas Sarkozy— connaissait déjà bien la rue de Grenelle. Parmi ses principales mesures réellement lancées figurent le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire et la réforme du bac, profondément modifié à partir de 2021.

Muriel Pénicaud (Travail) est passée par le cabinet de Martine Aubry. Cette ancienne DRH chez Danone a conduit le premier coup de force du quinquennat : les ordonnances réformant le droit du travail, mais son vote par une majorité présidentielle novice et dévote laisse des séquelles profondes et durables qui expliquent la virulence des mouvements sociaux actuels à la SNCF ou à Air France, en passant par les étudiants d’extrême gauche. Et, compte tenu de sa méthode de bulldozer sans âme, ses chantiers en cours ne sont pas de nature à apaiser la population: la réforme de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage, ainsi que la réforme des retraites. Ses interlocuteurs louent sa maîtrise des sujets, mais son passé professionnel lui vaut aussi de la suspicion et des critiques, notamment sur une plus-value réalisée chez Danone deux mois après un plan de départs volontaires. De plus, la justice enquête sur des soupçons de favoritisme chez Business France, agence de promotion de l’économie française à l’étranger, dont elle était alors directrice générale et qui aurait levé des fonds pour le candidat Macron à l’occasion de son déplacement américain à Las Vegas.

Agnès Buzyn (Santé), bien qu’ancienne présidente du collège de la Haute Autorité de santé, a accumulé les bavures. Elle a rapidement réussi à imposer par décret le passage à onze vaccins obligatoires pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Elle a aussi porté l’augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros. <br>Mais elle a dû en rabattre sur l’alcool et ses positions tranchées ont dû être assouplies sous la pression du monde viticole. Elle a aussi été accusée d’avoir tardivement réagi dans la crise du Levothyrox. L’ex-belle-fille de Simone Veil est aussi confrontée au profond malaise des soignants dans les hôpitaux et à la grogne dans les Ehpad.

Nicole Belloubet (Justice) est une  ancienne rectrice parvenue par la politique, autrefois élue PS en Midi-Pyrénées, à Toulouse, elle a accédé au Conseil constitutionnel – par la grâce de Jean-Pierre Bel, président radical du Sénat et élu de la même région Occitanie (fusion  des anciennes régions Languedoc-Roussillon et …Midi-Pyrénées) -, pour le quitter à 62 ans et remplacer François Bayrou pour être la mère-porteuse de sa loi de « moralisation de la vie publique« . Arrivée derrière Taubira et Urvoas, elle a dû gérer la  crise larvée qu’ils ont laissée dans les prisons, avec des blocages de surveillants, et doit désormais contenir la mobilisation des magistrats et surtout des avocats contre son projet de réforme qui ambitionne paradoxalement de désengorger les tribunaux (puisqu’elle veut supprimer les tribunaux d’instance et les rattacher au tribunaux de grande instance, éloignant ainsi toujours plus le justiciable de la justice)  et de résorber la surpopulation carcérale.

Frédérique Vidal, ancienne présidente de l’Université Nice-Sophia-Antipolis,  est une intellectuelle. Elle a multiplié les interventions pour défendre sa loi sur l’accès à l’université, réforme ultra-sensible au cœur du mouvement de grogne dans plusieurs facs où les cours et les partiels sont ou suspendu ou annulés ou remplacés par des épreuves de fortune (notamment des devoirs à la maison remis par Internet !) : l’Université est une pétaudière sans nom aux mais des révolutionnaires anarcho-autonomes qui, à quelques-uns,  dictent leur loi à la majorité. Si ses détracteurs la trouvent « rigide », les professionnels de la majorité lui trouvent une très bonne connaissance (théorique d’administratrice) du secteur: des compétences de technicienne qui ne trouvent pas l’adhésion de son public.

Marlène Schiappa (Egalité femmes-hommes) est la commère du gouvernement. La blogueuse du réseau de mères actives « Maman travaille », ancienne adjointe au maire PS du Mans, a connu des débuts chahutés avec des gaffes à répétition sans son domaine supposé, notamment des raccourcis et approximations sur l’épisiotomie, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ou la proposition d’un CAP petite enfance pour les jeunes mères sans qualification. Si elle est défaillante à son poste, « elle est plus politique qu’il n’y paraît », assure une ancienne ministre (dont l’identité est masquée !), mais elle a surtout bénéficié de circonstances inespérées dans ses thématiques préférées, renforcées après le scandale Weinstein et le mouvement #Metoo. Depuis, elle indispose plus que jamais par ses prises de paroles intempestives sur tous les sujets – y compris hors de son champs officiel d’action – et l’abondance de ses tweets,  révélant un temps réduit laissé à la réflexion. Au point qu’elle semble avoir pris la place des hommes, son collègue porte-parole,  Benjamin Griveaux.

Françoise Nyssen (Culture) est l’anti-thèse de Jack Lang ou Fleur Pellerin : terne et cultivée. « Faut-il sauver Nyssen ? », interrogeait récemment Libération. L’ancienne co-directrice des éditions Actes Sud est souvent brocardée pour n’avoir pas su endosser les habits de ministre. La réforme à haut risque de l’audiovisuel public aura valeur de test. Autres chantiers: la stratégie en faveur du patrimoine, la refonte du système de distribution de la presse et le « pass culture », dispositif visant à aider les jeunes de 18 ans à accéder à l’offre culturelle, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, mais déjà existante à foison : un foisonnement démagogique sans ambition d’élévation de l’esprit et orienté vers le multiculturalisme le plus populiste. La déghettoïsation culturelle a du plomb dans l’aile : elle est confiée à des associations (et MJC) politisées qui, si elles en avaient la volonté, se tireraient une balle dans le pied. 

Elisabeth Borne (Transports) cristallise toutes les critiques adressées au gouvernement sur son incapacité au dialoque. Début avril, le quotidien Les Echos révélait avoir renoncé à publier une interview de la ministre « tellement réécrite » par Matignon. Ex-directrice de la stratégie de la SNCF, puis présidente de la RATP, cette polytechnicienne connaît son baptême du feu avec la réforme de la SNCF. Les syndicats ont claqué la porte de ses concertations, et après une fin de non-recevoir initiale, ils seront reçus lundi par Edouard Philippe.

Où sont les hommes, dans ce gouvernement ?

Fin septembre 2017, Gérard Collomb ministre d’Etat à l’Intérieur – « un lion dans le moteur de Macron », selon Le Point en mai 2017 – était crédité de 25% d’opinions positives, mais c’était un gag d’Elabe-Les Echos-Radio classique ! (36% pour Harris, quatre semaines plus tôt)  et, la même semaine,  You Gouv ne lui en trouvait que 8%… Dès janvier, il était devenu le « ministre de la barbarie« , selon les termes du Huffington Post.

En octobre 2017, Les Echos (encore lui) assurait que « les personnalités exposées du gouvernement progress(ai)ent » mais, en février 2018, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait perdu  5 points, à 21%.

Le ministre du Budget Gérald Darmanin est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol… Les avocats de Gérald Darmanin ne nient pas la relation sexuelle mais considèrent qu’elle ne peut être qualifiée de viol. D’après le journal Marianne (qui aurait eu accès au dossier ), en revanche, l’étude des SMS envoyés par la plaignante montrent que le rapport sexuel est « manifestement lié à la promesse de voir son dossier défendu auprès de la ministre ». Des faits qui pourraient être qualifiés de trafic d’influence et d’abus de faiblesse (et favoritisme?), mais  désormais couverts par la prescription.

Le septuagénaire Jean-Yves Le Drian apparaît de plus en plus en ‘mauvais’ génie’ de la politique étrangère de Macron. A son nouveau poste, l’ex-socialiste poursuit l’action partisane engagée auprès de l’antisioniste Fabius, lorsqu’il était aux Armées. 

Et s’il fallait citer le bilan de Nicolas Hulot, on aurait tout dit des réalisations gouvernementales… 

Restent les « encycliques » de Macron  au monde. <br>