Le report du « plan pauvreté » n’améliore pas les affaires de Macron

Les députés de Macron ne sont pas les seuls amateurs, l’exécutif aussi 

blog -migrants-distribution repas

Les clandestins ont faim

La décision du gouvernement de reporter a suscité une vague de critiques de l’opposition, qui a dénoncé « le cynisme » et le sens des priorités de l’exécutif. Les pauvres du président des (très) riches » devront attendre la rentrée pour la présentation du plan pauvreté, initialement prévue pour début juillet. Combien encore pour sa mise en oeuvre et ses effets ?
Quelques heures après l’annonce du report de la réforme de l’hôpital, l’Elysée a confirmé mercredi que la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté n’était pas au point, après plus d’un an de quinquennat, en raison d’arbitrages encore en cours.
France Inter fait sourire jaune en assurant que cette décision serait liée à un possible télescopage en cas de qualification de la France, vendredi, pour les demi-finales de la Coupe du monde de football….

La vague de critiques ne vient même pas des bancs de la majorité.

Seule l’opposition a dénoncé « le cynisme » et le sens des priorités de l’exécutif.
« On apprend, ce qui est quand même assez consternant, que le plan contre la pauvreté est repoussé parce qu’il n’y a pas de créneau médiatique pour que le président de la République s’exprime et, comme il y a le match de foot, on fera le plan sur la pauvreté en automne« , a grondé le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez sur CNews jeudi matin.
« J’ose l’espérer [qu’il y a une autre raison] parce que c’est tellement représentatif de ce tout-communication qui s’est installé« , a-t-il ajouté.

La veille, lsur Twitter, la porte-parole du principal parti d’opposition, Lydia Guirous, avait dénoncé « le cynisme de Macron ». « Sachant qu’il n’aura aucune visibilité, il préfère sacrifier le dossier fondamental de la pauvreté. La République des inégalités En Marche ! », avait-elle écrit.

Image associéeMême indignation à gauche, notamment dans les rangs de La France insoumise qui a dénoncé le sens des priorités et un « deux poids deux mesures » de la part d’Emmanuel Macron, qui reste perçu par une majorité de l’opinion comme le « président des riches ».
« Même quand il jette des miettes de brioches (photo) sur le passage de son carrosse, les pauvres doivent attendre et attendre ! Pour les milliards des riches, c’est toujours dans l’urgence« , a dénoncé le député LFI François Ruffin sur Twitter.

« ‘Panem et circenses’. Du pain et des jeux suffisaient à tenir le peuple selon les empereurs romains. Emmanuel Macron a tranché : le pain attendra« , a abondé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s et candidat malheureux du Parti socialiste à l’élection présidentielle.

Au Secours Catholique, l’heure est aux interrogations. « Tout était prêt. Je ne sais pas quelles sont les raisons de ce report », a dit sa présidente, Véronique Fayet, sur RCF. « La pauvreté n’attend pas : il y a des mesures à prendre d’urgence ».
Mercredi matin, avant l’annonce du report, le Secours Catholique avait fait savoir qu’il attendait « un vrai choc de participation pour que les plus pauvres soient vraiment entendus et associés aux politiques publiques. »

En France, le taux de pauvreté est passé de 14,2% en 2015 à 13,9% en 2016, selon l’Insee, qui dénombre 8,7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire – soit 1.015 euros par mois.

« J’espère que (le plan du gouvernement) sera ambitieux », a dit le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Pascal Pavageau sur France Inter jeudi. « L’objectif, (…) c’est que ce soit une victoire pour la redistribution et la solidarité et qu’on passe à une entraide supplémentaire, plus efficiente, pour que ces 14% (de taux de pauvreté) tombent à zéro », a-t-il ajouté.

Le plan pauvreté sera mis en oeuvre « au 1er janvier 2019 comme prévu, » promet Griveaux

 

« La mise en oeuvre » du plan pauvreté n’a pas été décalée d’une seule journée », affirme le porte-parole du gouvernement, après 14 mois de pouvoir, mais il interviendra « au 1er janvier 2019 », a assuré vendredi  Benjamin Griveaux.

blog -migrants-la faim.jpgLe pouvoir d’achat des pauvres est, on le sait, dépendant des résultats de l’équipe de France au Mondial, l’annonce du plan étant initialement attendue le 10 juillet, jour éventuel de la demi-finale des Bleus à laquelle le prince de l’Elysée s’est engagé à assister. Mais son porte-parole a condamné les critiques sur Europe 1 estimant que « si quelqu’un peut sérieusement penser qu’on reporte un plan aussi important en raison du foot, c’est qu’il est dans la polémique« . <br>« Le président de la République veut faire [du plan pauvreté] un temps important à la rentrée« , raconte encore Griveaux et « le temps de la mise en oeuvre sera au 1er janvier 2019 comme prévu », a-t-il prétendu.

Interrogé sur les vraies raisons du report de l’annonce des mesures, il a fait valoir la « concertation importante avec l’ensemble du monde associatif », qui pénalise les pauvres, et le fait que « c’est aussi un sujet de discussion avec les départements, qui ont un rôle important à jouer sur les questions de RSA, d’aide sociale à l’enfance ». Or, aujourd’hui, « on discute âprement avec les départements car ils sont face, eux, à des situations financières difficiles« , a-t-il noté.

Il a trouvé normal le fait que « ce plan (…) prenne quelques semaines supplémentaires pour que l’ensemble des acteurs – le monde associatif, les collectivités locales, l’Etat – soit réellement au rendez-vous de cette bataille contre la pauvreté ».

« L’essentiel, c’est que la mise en oeuvre n’a pas été décalée d’une seule journée, selon lui. C’est ça qui sera dans la vraie vie des vrais gens » qui ne sont rien, a-t-il estimé.

Il ne s’agira pas simplement de mesures d' »ajustement », de « saupoudrage », qui s’attaqueraient « simplement aux symptômes », mais d’un « plan global qui attaque la pauvreté à la racine », a-t-il assuré, pompeusement, en jugeant « évidemment important de poursuivre la lutte contre la pauvreté lorsque celle-ci s’est déclarée », mais aussi « d’empêcher (les gens) de tomber dans la précarité ».

Les associations n’ont pas masqué leur déception, ni retenu leurs critiques sur la « communication désastreuse » du gouvernement.

Le lancement en grande pompe de la concertation remonte à fin 2017 et le plan sera lancé plus d’un année plus tard.

« En même temps », mercredi, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn avait déclaré que « nous verrons si l’équipe de France est en demi-finale ou pas », cette dinde évoquant une question de « disponibilité » d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s’ils arrivaient à ce stade de la compétition.

« Le football n’est évidemment pas la seule raison pour un report. Mais c’est sûr qu’on ne fait pas une annonce de cette ampleur un jour de foot« , avait abondé une source gouvernementale.

Publicités

Temps de travail des agents municipaux : « Il faut cesser cette cogestion avec les syndicats »

Marseille subit toujours les effets d’accords de ‘paix sociale’ passés par  …le socialiste Gaston Deferre !

blog -Marseille-jetez vos dechets apres 19h.jpg
Sale avant, mais aussi après le passage des éboueurs

Castaner met un coup de pied dans la fourmilière : sera-t-il candidat à Marseille ?

Au sujet des abus en matière de temps de travail effectif des agents de la mairie, le numéro 1 du parti du président, LREM (La République en marche), a regretté « une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » à Marseille,  a estimé Castaner, mercredi 4 juillet sur France Bleu Provence. Il faut modifier l’habitude des agents municipaux de Marseille, insiste le délégué général du mouvement présidentiel.

Le bouffon du roi réagissait à l’audition du maire en exercice, Jean-Claude Gaudin,  entendu mardi par le Parquet national financier (PNF) dans le cadre d’une enquête pour « faux, usage de faux, recel et détournement de fonds publics » en cours depuis janvier 2017. Lancée à la suite de soupçons du Canard enchaîné et du site web d’information locale Marsactu (collaborateur des sites trotskiste Mediapart ou gauchiste Rue89) sur le Samu social de la mairie, dans lequel un système de faux pointage permettait aux agents de ne travailler qu’une semaine sur deux, cette enquête examine depuis les arrangements en cours dans l’ensemble des services de la mairie, alors que les abus remontent à Gaston Deferre, maire socialiste jugé mafieux par nombre de Marseillais.

Connaissez-vous la pratique du « fini-parti » ? Elle permettait  aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée et, comme ils étaient seuls juges de l’état d’achèvement de leur mission sanitaire, le syndicat FO – syndicat hégémonique chez les agents de la ville et de la communauté – porte encore une lourde responsabilité sur l’état de propreté relative de la ville portuaire actuelle, ouverte sur le Maghreb. Or, il a été mis un terme à cette aberration le 26 avril 2014, date de l’annulation d’un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille par la Cour administrative d’Appel. Le moment était à ce point historique que le quotidien marseillais «La Provence» n’hésita pas à le comparer au 26 mai 1993, date de la victoire de l’Olympique de Marseille en finale de la ligue des champions.
Et Jean-Claude Gaudin est maire de cette métropole, deuxième ville de France, depuis 1995 : juin 1995, exactement.

Avec le resurgissement de ce dossier, le flou de Castaner et de la presse godillot sur les dates souligne les intentions politiciennes malignes du petit maire de Forcalquier, en région Sud (ex-Paca).
Cet acquis des années 1970, hérité de la municipalité Deferre – maire de 1953 à 1986 – , était régulièrement dénoncé par la Chambre Régionale des Comptes. Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que l’autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit «la moitié du temps de travail légal». Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuent encore les problèmes de propreté de leur ville.

« On sait bien qu’à Marseille, il y a une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » (Christophe Castaner)

« On sait bien que ces questions de rapport au temps de travail, de fini-parti reviennent régulièrement, c’est-à-dire à chaque élection municipale », a déploré Christophe Castaner « et au fond, personne n’a jamais vraiment osé les prendre de front [c’est lui qui le dit !], les assumer et cesser peut-être cette cogestion qui peut exister avec les syndicats notamment, explique, à qui veut l’entendre, celui qui a fait sa carrière à Paris. Il faut oser affronter ces questions, c’est ce que nous faisons au gouvernement. Nous l’avons fait avec la réforme de la SNCF. »  

« J’ai le souvenir qu’à la dernière campagne électorale, [cette question de cogestion du personnel] avait été un sujet de débat », a insisté le délégué général de La République en marche. « Peut-être que c’est une montagne qui apparaît trop haute pour la surmonter. Il faut savoir le faire quand on est un gestionnaire politique et nous le faisons au niveau du gouvernement. Nous devons aussi le faire au niveau des collectivités locales. C’est ce que je demanderai aux candidats de La République en marche aux prochaines élections municipales à Marseille, à Aix-en-Provence, comme ailleurs. »

L’ancienne tête de liste PS décapitée aux Régionales en PACA en 2015 a la mémoire courte, forcément.

Au jeu de l’oie, même décapité, Castaner court toujours.
En juin dernier, il a confirmé 
la possibilité d’une alliance LREM-Républicains, mais on comprend bien que ce serait à la condition qu’elle se dessine au détriment de Renaud Muselier et en sa faveur, face à un parachuté, Mélenchon. Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en mesure de soutenir de telles listes, Castaner a répondu : « Bien sûr. Car à La République en marche nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, on est meilleurs ». « Ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il affirmé.

Mais le joueur de poker n’a pas la cote en région Sud.
Face à Marion Maréchal-Le Pen, Christophe Castaner (PS) avait choisi le retrait lors des dernières Régionales de 2015: avec près de 42% des voix, Marion Maréchal-Le Pen interrompit la relation en région PACA (actuelle Région Sud). Dans certaines villes, comme Cavaillon, elle avait en effet atteint plus de 50% des suffrages. Le premier tour avait marqué la fin du coït électoral du socialiste Castaner qui préféra tenir la chandelle de Christian Estrosi.
A 54 ans en 2020, Christophe aura-t-il retrouvé assez de vigueur ou présume-t-il de ses forces ? Tiendra-t-il la distance jusqu’en 2020 ? Il se défend d’être un spécialiste du « déjà parti – déjà fini » !

 

La maire Hidalgo fait des dons à ‘SOS Méditerranée’, mais demande ensuite l’évacuation des clandestins dans Paris

La mairie socialo-communiste de Paris verse 30.000€ de subventions à ‘SOS Méditerranée’, association « No border » qui fait venir des migrants

blog -camps de refugies pour Hidalgo- nov2016.jpg
Elle n’en voulait pas un, mais deux…

‘SOS Méditerranée’ n’est pas une association moins suspecte du fait qu’elle est financée par la maire socialiste de Paris, bien au contraire. 

Cette asso, que la presse essaie de faire passer pour une ONG, est en cheville avec la mafia des passeurs, notamment ancrés en Libye. Elle joue à ciel ouvert un rôle de transitaire de migrants, sans que le ministère de l’Intérieur ne semble soupçonner un objectif de déstabilisation de l’Union européenne. Ses spécialistes des flux migratoires, de savants universitaires et experts des idéologies de droite, plutôt que de gauche, font l’impasse sur les passeurs « vertueux » et intouchables, puisqu’ils s’autoproclament plus humanistes que l’humanitaire moyen.

blog -SOS Mediterranee-appel aux dons-juill2018.jpgC’est l’argent se déversant sur eux sous forme de dons déductibles des impôts qui leur accorde cette aura médiatique.  Parmi les soutiens de l’invasion migratoire en Europe, on a trouvé, l’an dernier, Hidalgo qui arrose de subventionsà sa guise, les ‘No Border’ assumés de ‘SOS Méditerranée’, création allemande.

Le contribuable Parisien se félicite-t-il des choix de la Maire Hidalgo ?

Le beurre et l’argent du beurre, pour l’une, mais l’humanitaire et la médiatisation politicienne de l’humanitaire, pour l’autre

On trouvera bien un journaliste pour dénicher un anonyme capable d’assurer que son impôt local est bien utilisé. Mais 30.000 euros, ça commence à faire beaucoup pour ce genre d’investissement non rentable, puisque la préfecture de Police, qu’elle appelle à chasser les migrants squatteurs des berges de deux canaux et autres lieux centraux de la capitale, engage des sommes équivalentes, plusieurs fois l’an, pour les déloger avec tout le respect qui leur est dû, les « personnes en situation irrégulière » que ses dons permettent d’attirer et abandonner.

Résultat de recherche d'images pour "Hidalgo Patrick Klugman"Il se dit que c’est l’avocat Patrick Klugman – ancien président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) – qui est à la manoeuvre. Proche de Bertrand Delanoë, puis d’Anne Hidalgo, il est adjoint aux relations internationales et à la francophonie depuis le 5 avril 2014 à Paris. En 2011, l’UEJF a reçu 142.500 euros des services du premier ministre, 20.000 euros de la part du ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et de la vie associative, et 37.000 euros de la part du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, quand il  était conseiller de Paris dans le 17arrondissement .

Bien connu des subventionnés et jamais en retard d’un procès contre ceux qui, selon lui et ses associations clientes, sont déclarés mal-pensants et tiennent des propos politiquement incorrects, la ville a copieusement arrosé ces sinistres navires.

Refugees welcome ! Comme dirait Hidalgo avec son accent andalou.

« Délibération affichée à l’Hôtel de Ville

et transmise au représentant de l’Etat

le 23 mars 2018

CONSEIL DE PARIS

Conseil Municipal

Extrait du registre des délibérations

——–

Séance des 20, 21 et 22 mars 2018

2018 DGRI 8

Subvention (30.000 euros) et convention avec l’association SOS MEDITERRANNEE pour

un programme de sauvetage en mer et de soins aux migrants

  1. Patrick KLUGMAN, rapporteur.

————-

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Vu le code général des collectivités territoriales

et notamment ses articles L.1115-1, L.2511-1 et

suivants ;

Vu le projet de délibération en date du 6 mars 2018

par lequel Mme la Maire de Paris lui propose

l’attribution d’une subvention à l’association SOS

MEDITERRANNEE ;

Sur le rapport présenté par M. Patrick KLUGMAN au nom de la 7e commission ;

Délibère

Article 1 : Mme la Maire de Paris est autorisée à signer avec l’association SOS MEDITERRANNEE la

convention dont le texte est joint à la présente délibération.

Article 2 : Une subvention d’un montant de 30.000 euros est attribuée à SOS MEDITERRANNEE au titre des aides d’urgences.

Article 3 : La dépense correspondante est imputée sur le budget de fonctionnement de la Ville de Paris au titre des relations internationales, exercice 2018 et suivants, sous réserve de décision de financement.

La Maire de Paris

Anne Hidalgo »

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>La Mairie de Paris a donc voté, en mars 2018, une subvention de 30 000 euros à l’<a href= »https://twitter.com/hashtag/Aquarius?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Aquarius</a&gt; et son ONG ‘SOS Méditerranée’ accusée de complicité avec les mafias de <a href= »https://twitter.com/hashtag/passeurs?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#passeurs</a&gt; et violant l’espace maritime libyen selon les autorités libyennes… <a href= »https://t.co/8VSzMi26mZ »>pic.twitter.com/8VSzMi26mZ</a></p>&mdash; Kâplan (@KaplanBen_Fr) <a href= »https://twitter.com/KaplanBen_Fr/status/1012744307088949248?ref_src=twsrc%5Etfw »>29 juin 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>
<br>Mais, « en même temps » :
<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Pour la 9e semaine consécutive, nous sommes auprès des <a href= »https://twitter.com/hashtag/r%C3%A9fugi%C3%A9s?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#réfugiés</a&gt; du campement de la Porte de <a href= »https://twitter.com/hashtag/LaVillette?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#LaVillette</a&gt; pour demander à l’Etat d’assumer ses responsabilités en organisant une mise à l’abri. <a href= »https://twitter.com/hashtag/Paris19?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Paris19</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/Paris?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Paris</a&gt; <a href= »https://t.co/runN3DmrG7″>pic.twitter.com/runN3DmrG7</a></p>&mdash; Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) <a href= »https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/1000039817831469056?ref_src=twsrc%5Etfw »>25 mai 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

Edouard Philippe fait un enfer de la vie des automobilistes à partir d’aujourd’hui

L’exécutif peut-il sauver nos vies contre notre volonté, en détournant notre attention de la route sur les panneaux de limitation à 80 km/h ?

Emmanuel Macron confond-il autorité et autoritarisme ?
Le tropisme militaire du président Macron dure depuis les premiers jours : vitesse officielle du char présidentiel, 50 km.h. Mais le chassé-croisé de voitures présidentielles agace : dimanche 14 mai 2017, Emmanuel Macron est arrivé à l’Elysée dans une Renault Espace grise, délaissant la DS 5 Hybrid de François Hollande, mais c’est une DS7 Crossback qui deviendra sa voiture d’apparat « bleu encre », spécialement équipée d’un toit ouvrant. 

Malgré des mois de contestation et de polémiques, la mesure entre en vigueur ce dimanche 1er juillet : 400.000 kilomètres de routes sont désormais limitées à 80 km/h, et non plus à 90 km/h, avec l’espoir de réduire le nombre de tués sur les routes. Alors que commencent les grands départs estivaux, les automobilistes français et étrangers vont devoir surveiller les panneaux de signalisation plutôt que la route. La vitesse maximale autorisée est abaissée sur toutes les routes à double sens, à une voie chacune, sans séparateur central (barrière, terre plein…), soit 40 % du réseau routier français.

DS7 Crossback, SUV présidentiel, un modèle unique doté d’un équipement high-tech dernier cri, spécialement aménagé d’un toit ouvrant, mais aussi d’un …blindage

Le choix de la voiture présidentielle

Comme l’épaisseur des portes le montre, ce SUV répond aux impératifs de sécurité en adoptant une carrosserie blindée. De couleur «bleu Encre», un bleu très foncé, la DS7 présidentielle a vu son toit découpé afin de permettre à Emmanuel Macron de se tenir debout pour saluer le public massé le long de l’avenue des Champs-Élysées. Une barre de maintien a été installée tandis que le toit peut être recouvert d’une capote en toile. Voiture officielle, la DS7 accueille, à l’avant droit, un porte-fanion. Sur le bout du capot, le logo DS est remplacé par un logo représentant le drapeau français. Ce dernier apparaît aussi sur les signatures de bas de caisse et du hayon.

Autre atout de la DS, les équipes du design de Thierry Metroz se sont adressées à l’atelier parisien Maury, spécialiste de la Toile de laque, pour agrémenter l’habitacle à la finition «Inspiration Opéra», de décorations supplémentaires. La maison Maury est réputée pour restaurer des bureaux et des cadres de l’Elysée. La Toile de laque réalisée par les Ateliers Maury recrée l’effet visuel d’une laque ancienne avec ses dorures à l’or fin. Les coques de rétroviseurs parées de la trame DS sont dorées à l’or fin.

Plusieurs drapeaux tricolores agrémentent la carrosserie de la DS7.La DS7 Crossback Présidentielle intègre la signature «République française» sur le tunnel central, près du levier de vitesses de la transmission automatique à 8 rapports. La sellerie noire à surpiqûres or combine cuir et suédine. Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, la DS7 Présidentielle n’est pas animée par le nouveau moteur hybride rechargeable essence développée par PSA. Annoncé pour 2019, ce groupe motopropulseur affichant 300 ch est encore en cours de développement. Pour animer ce SUV un peu particulier, DS a jeté son dévolu sur l’éprouvé BlueHDi de 180 chevaux.

Dès le mardi 16 mai, les « gens qui ne sont rien » ont pu rêver sur la DS7 Crossback Présidentielle au DS World implanté au 33 rue François 1er, à Paris dans le VIIIe arrondissement. Ce carrosse reste la propriété de DS, mais Manu 1er pourra en disposer à sa guise à chaque fois qu’il en fera la demande. Il n’est donc pas exclu que l’on revoit le nouveau président parader à bord de ce SUV pas comme les autres.

Depuis l’annonce le 9 janvier, parlementaires et élus locaux de tous bords se sont insurgés contre cette disposition 

blog -jet Falcon de Macron.jpg
Jeudi 14 juin, pour aller de La Roche-sur-Yon à Rochefort (Vendée), soit un trajet de 110 km, Emmanuel Macron a pris son Falcon présidentiel : après sa sortie sur « le pognon de dingue » dépensé dans les aides sociales et la vaisselle de Sèvres renouvelée par l’Elysée pour un demi-million d’euros, ou la piscine pour quelques jours de vacances d’été au fort de Brégançon, ce caprice de transport polluant peut choquer.

Les élus locaux dénoncent une pénalisation des régions rurales, où se trouvent l’essentiel des routes concernées. Mais le pouvoir macronien reste sourd aux voix qui s’élèvent contre ses décisions autoritaires (depuis les ordonnances sur le code du travail, jusqu’à la réforme de la SNCF, en passant par la moralisation de la vie politique, l’ISF, l’accès à l’université, réduction du nombre de parlementaires et des mandats consécutifs,  ou encore l’accueil des migrants) et ses caprices. Il lui reste à convaincre. Or, « le président n’est pas une personnalité comme tout le monde, objecte son entourage de petits marquis. « Il y a un impératif de sécurité et un impératif de temps, » tentent-il de faire valoir. Monsieur a gagné une heure, mais le coût horaire d’un Falcon 2000 était déjà de 4.251 euros, selon un calcul du magazine « Challenges », en 2013.

Et Macron est un récidiviste qui n’a rien à faire de l’opinion publique et de ses sacrifices : il avait déjà utilisé le jet gouvernemental en juin 2017, pour aller au Touquet voter aux élections législatives.

L’exécutif campe sur ses positions jupitériennes, du fait de l’entêtement du premier ministre Edouard Philippe qui, à tout propos, se dit « prêt à assumer l’impopularité », donc de cette mesure et de son coût en panneaux et en ‘flyers’ d’information, ainsi que de la main d’oeuvre. En dépit des spots et campagnes médiatiques déployés ces dernières semaines, 74 % des Français s’y déclaraient opposés dans un sondage mardi. A partir de quel pourcentage, le pouvoir macronien respecte-t-il la volonté populaire et la démocratie ?

« L’objectif, ça n’est pas d’emmerder le monde. » Il fallait le préciser… « L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait moins de morts et moins de blessés graves », a répété Edouard Philippe vendredi, rappelant le « coût humain terrifiant » des accidents de la route qui ont fait 3.684 morts et 76.840 blessés en 2017. Aussi bien, d’ailleurs, sur les routes nationales mal entretenues, dont Philippe n’ « assume » pas l’état.

Le gouvernement fait le pari que baisser la vitesse de 10 km/h permettra de sauver jusqu’à 400 vies par an et que sa mesure permettra d’inverser durablement la courbe de la mortalité routière qui, après avoir atteint un plus-bas historique en 2013, a connu un inquiétant rebond entre 2014 et 2016.

Après les ordonnances et des migrants non désirés, une limitation de vitesse imposée à une majorité des Français 

Selon la Sécurité routière, ces routes ont concentré 55 % des accidents mortels en 2017. « La vitesse est la première cause d’accidents mortels et quand elle n’est pas une cause, elle est un facteur aggravant des accidents », ajoute la présidente de la Ligue contre la violence routière Chantal Perrichon, qui milite depuis des années pour les 80 km/h.

Le gouvernement a promis qu’il évaluera les effets de la mesure au 1er juillet 2020. Car, vent debout depuis six mois,80 km/h : les motards manifestent leur colère à Paris associations d’automobilistes et de motards contestent son efficacité en termes de sécurité routière, tout autant que le « passage en force » du gouvernement pour l’imposer à l’opinion. Encore samedi, quelques centaines de motards ont manifesté leur « colère » à Paris en qualifiant la mesure de d' »aberrante » et de « pompe à fric« .

« C’est juste un racket monstrueux, ils ne savent plus quoi faire pour trouver du fric. Ca va faire chier le monde, ça va créer des embouteillages et des accidents. C’est complète absurde », a protesté Gilles, 59 ans, l’un des manifestants.

Des élus, de zones rurales notamment, dénoncent une mesure « parisianiste » faite au détriment des campagnes qui ont déjà le sentiment d’être isolées et délaissées.

La mesure Philippe fait des morts dans l' »équipe gouvernementale » : au gouvernement, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard n’ont pas caché leur réserve.

Depuis la publication du décret le 17 juin, la grande majorité des élus locaux se sont toutefois pliés -même a minima- à leurs obligations et ont fait installer des panneaux signalant la nouvelle limitation de vitesse.

Quelques élus regimbent aussi, notamment en Indre-et-Loire et en CreuseValérie Simonet, figure montante de la Droite creusoise, incarne déjà l’après Jeannot Auclairoù la présidente (LR) du conseil départemental , une infirmière libérale de petite commune rurale, Valérie Simonet a annoncé qu’elle ne mettra aucun moyen « ni financier, ni technique, ni humain » pour cette réforme. Cette personnalité montante est opposée au TGV Limoges-Poitiers et milite pour le renforcement des gares de La Souterraine et de Montluçon, si proches de la Combraille. Elle prône des routes structurantes. Elle croit à la culture, nécessaire à ses yeux au développement d’un territoire et voudrait que le Département adopte un mode de communication décalé, un peu à l’image du Puy-de-Dôme.

Résultat de recherche d'images pour

« Ces rares élus se mettent en marge de la légalité, observe le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, qui ironise ; « ce qui est gênant pour une autorité publique. Ne pas donner les bonnes indications, c’est faire prendre aux automobilistes le risque d’une amende ou pire, d’un accident », lance le maître-chanteur qui se démultiplie pareillement dans la Corrèze et la Vienne.

« Il y a des voies de droit » pour contester, insiste ce fonctionnaire nommé par le premier ministre, en référence à trois recours déposés devant le Conseil d’Etat.

En Corrèze, le département a choisi de protester en se gaussant des prétentions gouvernementales. Aucun panneau à 80 km/h n’a été installé. Les autorités ont préféré signaler la fin des zones à 90 km/h avec des inscriptions « Le nouveau monde vous demande de ralentir« .

En 2015, le Premier ministre avait été contrôlé à plus de 150km/h sur une route limitée à 110km/h. 

 

Le gouvernement qui met en oeuvre une série de nouvelles mesures dévoilées lors d’un Comité interministériel de la sécurité routière pour « refaire de la sécurité routière un enjeu de première importance », notamment en abaissant la vitesse maximale sur le réseau secondaire à 80km/h au lieu de 90, a à sa tête un premier ministre qui n’a pas toujours été un modèle de civisme.

Alors maire du Havre, en octobre 2015, Edouard Philippe a avoué qu’il encourait le retrait de son permis de conduire. Il avait été contrôlé à plus de 150km/h sur un tronçon d’autoroute limité à… 110km/h. Il se rendait à Paris pour un motif familial, à bord d’une voiture de la municipalité.

 « Mon permis a été suspendu pour 72 heures ». A l’époque, l’élu LR avait joué la carte de l’honnêteté. Arrêté par les gendarmes un vendredi, il avait préféré prendre les devants en rendant publique son incivilité dans un communiqué.

« Conformément à la législation en vigueur relative aux excès de vitesse compris entre 40 et 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, et aucune autre infraction au code de la route n’ayant été constatée, mon permis de conduire a été suspendu pour une durée de 72 heures », avait-il expliqué.

« La gendarmerie nationale m’a également informé de ce que cette infraction impliquera une amende forfaitaire, un retrait de 4 points sur mon permis, une mesure de suspension administrative de ce permis et une mesure complémentaire qui fera l’objet d’une décision du tribunal de police« , avait-il développé.

A l’époque, Edouard Philippe avait déclaré avoir choisi de révéler l’information car « nos concitoyens attendent légitimement de leurs élus l’exemplarité« , s’affirmant « convaincu, par ailleurs, de la nécessité d’être ferme en matière de sécurité routière ». Aujourd’hui, le premier ministre a le pouvoir dimposer  à « nos concitoyens » de faire ce qu’il dit et non ce qu’il fait

Campagne présidentielle de Macron : ouverture d’une enquête pour « détournements de fonds publics »

Une enquête préliminaire a été ouverte après le dépôt d’une plainte par des élus de droite.

blog -Girier-Macron-Lyon.jpgPlusieurs fois pointé du doigt ces dernières semaines, le financement de la campagne d’Emmanuel Macron fera bien l’objet d’une enquête judiciaire, au moins pour sa partie lyonnaise. Vendredi 22 juin, le Parquet a ouvert une enquête préliminaire après une plainte contre X pour détournements de fonds publics, financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel.

Une plainte évidemment déposée par des élus d’opposition

La plainte a été déposée par des élus Les Républicains : le maire de Caluire, Philippe Cochet, président (venu de l’UDF) du groupe Les Républicains à la métropole de Lyon, et son homologue à la ville, Stéphane Guilland.<br>Qui étaient les invités de la grande réception organisée le 2 juin 2016 à l’hôtel de ville de Lyon en l’honneur d’Emmanuel Macron ? Etait-ce un accueil républicain ouvert à tout le monde ou seulement réservé aux soutiens d’Emmanuel Macron ? La réception a été financée par la métropole et la ville, cela pose donc un problème.« Au total, pour 950 invités, la facture s’élevait à un peu moins de 20.000 euros, en conformité avec les tarifs habituels », explique la métropole en fournissant les factures. <br>Résultat de recherche d'images pour "Jean-Marie Girier Collomb"La situation de Jean-Marie Girier, collaborateur de Gérard Collomb, engagé dans la campagne pour le candidat de La République en marche ? « Ses activités ont entraîné la modification de son contrat de travail, avec passage à temps non complet à hauteur de 70 % du temps réglementaire à compter du 17 octobre 2016, puis une rupture totale du contrat le 6 décembre 2017 », répond le nouveau président de la métropole, David Kimelfeld. <br>Les locaux de la métropole de Lyon à Paris ont-ils été utilisés par le candidat Macron ? « Depuis sa création, en 1991, la métropole de Lyon dispose, comme d’autres métropoles françaises, telles que Nice et Toulouse, d’une représentation au cœur de la capitale dont la vocation est double : permettre au président, aux vice-présidents, aux services de disposer d’un lieu de travail. Mais aussi mettre en œuvre une démarche d’information, et de valorisation et de promotion des réalisations et projets lyonnais », indique encore la collectivité. Les questions, posées en séance publique le 16 mars, ont reçu une réponse le 19. Ces réponses n’ont pas convaincu Philippe Cochet, maire LR de Caluire et président des élus LR à la métropole.

Des moyens de la ville de Lyon auraient été détournés ? Image associéeCes élus de Lyon révèlent que “des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon” (alors dirigée par Gérard Collomb) ont été “indûment détournés et mis à disposition” d’Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle. <br>Ils dénoncent notamment une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l’Hôtel de Ville de Lyon. blog -Macron-Girier.jpgLa plainte concerne également l’ancien chef de cabinet de G. Collomb à la métropole de Lyon, et directeur de campagne d’Emmanuel Macron, Jean-Marie Girier (ci-contre, au côté de Macron), qui a joué un rôle actif dans la campagne d’E. Macron avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur.

L’entourage de Gérard Collomb nie

blog -Girier JMarie.jpgL’entourage du ministre de l’Intérieur a déjà réagi, rejetant ces accusations : “il n’y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit.

blog -Girier et Collomb cote a cote avion.jpg
Jean-Marie Girier, au centre, à la droite de G. Collomb, en route pour le Niger

La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l’opposition locale tente d’alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l’occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises”, se défend tant bien que mal l’entourage de Collomb.

 

Plusieurs articles ont en outre déjà fait état de diverses ristournes dont aurait bénéficié Emmanuel Macron pendant sa campagne. L’équipe d’En Marche a toujours nié en bloc toute malversation.

La police judiciaire a été chargée de l’enquête et la Justice aura (peut-être) l’occasion de  faire la démonstration de son indépendance.

Hidalgo a voulu sa mort :  » ‘Autolib’ devrait s’arrêter dans les tout prochains jours, » confirme Marie Bolloré

Alors que le Syndicat Autolib’ Métropole va proposer, jeudi, de résilier le contrat de délégation de service public qui le lie avec le groupe Bolloré,

la directrice de Blue Solutions, entreprise qui s’occupe des Autolib’  était l’invité de Jean Leymarie, mercredi 20 juin. <br>Autolib’ est un service d’autopartage de voitures électriques en libre-service disponible dans l’agglomération parisienne. Initié par Yves Contassot, le projet a été porté par le maire socialiste Bertrand Delanoé qui en a fait un de ses chevaux de bataille lors des municipales de 2008 à Paris.  C’est son conseil municipal qui a confié la conception des Bluecar utilisées, ainsi que l’exploitation du service, pour une durée de 12 ans, au groupe industriel Bolloré par le syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole (SAVM), un syndicat mixte ouvert, regroupant des collectivités et des établissements publics. La société Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré, remporta en effet la procédure l’appel d’offres.

 

Lancé en 2011, le service Autolib’ est assuré, en août 2017, au moyen de 3.907 véhicules répartis dans 1.100 stations couvrant à l’origine 102 communes de l’agglomération parisienne.

Image associéeAlors que l’autopartage de véhicules électriques fonctionne correctement ailleurs en Europe, en France Autolib’ se révèle fortement déficitaire dès 2017.

Image associéeLe prestataire ne devait pas avoir à solliciter d’aides publiques et devait même apporter 56 millions d’euros de bénéfices par an, mais l’entretien des véhicules s’est révélé plus coûteux que prévu, du fait notamment de l’état de saleté et de dégradation dans lequel les usagers laissent les voitures, quand ils ne les squattent pas, ce qui pourrait interpeller la Mairie de Paris. En 2018, le groupe Bolloré annonce que le service public produit 50 millions de pertes annuelles. En juin 2018, en raison de la dette considérable, la mairie de Paris déclare envisager une alternative à Autolib’. Selon Le Monde, la dette d’Autolib’ et du groupe Bolloré s’élève à 293,6 millions d’euros. Des chiffres confirmés au quotidien par la mairie de Paris. 

Il y a « encore un léger espoir » du côté de Blue Solutions, l’entreprise du groupe Bolloré  – bête noire de la gauche – que le service ne s’interrompe pas. Marie Bolloré, sa directrice, a expliqué, mercredi 20 juin sur franceinfo, qu’en cas de résiliation du contrat d’Autolib’, le service s’arrêtera « dans les prochains jours »

Anne Hidalgo rejette l’entière responsabilité des surcoûts sur le groupe Bolloré. 

Image associéeOr, celui-ci lui a demandé, ainsi qu’aux autres collectivités utilisatrices du service, d’éponger la majorité de la dette d’ici à la fin de la concession avec la mairie, en 2023, singulièrement en conséquence des incivilités non maîtrisées à Paris et les communes affiliées au service. Si le contrat d’exploitation d’Autolib’ prévoit que le concessionnaire apure une dette maximale de 60 millions d’euros, Vincent Bolloré a demandé aux collectivités publiques de payer 46 millions d’euros par an pour combler le reste du gouffre budgétaire. Une exigence « abracadabrantesque » pour la maire de Paris. Résultat : « la délégation de service public » pour Autolib’ à Paris « n’est plus à l’ordre du jour », a-t-elle expliqué mercredi dans un entretien au Journal de l’automobile.

Résultat de recherche d'images pour "autolib deterioré"Mais dans un communiqué de vendredi dans la soirée, le groupe Bolloré a rappelé que l’autre option, celle d’une résiliation du contrat par le syndicat gestionnaire, coûterait 300 millions d’euros aux collectivités, soit encore plus cher, en raison de clauses prévues dans ce contrat.

Le syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole proposera jeudi 21 juin aux 98 communes qui le composent, dont Paris, de résilier le contrat conclu avec le groupe Bolloré pour gérer ce dispositif. Cette annonce intervient alors qu’Autolib’ est confronté à une dette abyssale, que les collectivités locales ne veulent pas absorber.

franceinfo : Est-ce que c’est fini Autolib’ ?

Résultat de recherche d'images pour "autolib deterioré"Marie Bolloré : Nous avons encore un léger espoir. Nous allons attendre le vote demain. C’est l’intérêt d’avoir toutes les communes. La proposition de résiliation vient du syndicat mixte. Nous verrons si toutes les communes sont d’accord avec cette proposition.

Si le service s’interrompt, qu’en est-il des abonnés ?

Le service s’arrêtera au jour de la résiliation. Nous recevrons sans doute dans les prochains jours la notification de résiliation de la part du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM) et ensuite le service s’arrête. Si le syndicat le souhaite, nous pouvons opérer en régie, c’est-à-dire que nous serons mandatés comme un prestataire et rémunérés pour cette fonction le temps qu’ils le souhaitent. Nous y sommes prêts.

Est-ce que ce n’est pas un chantage que vous êtes en train de faire ? Parce qu’aujourd’hui vous leur dites : « Soit vous payez, soit on arrête ».

Une borne Autolib à Paris. Ce&nbsp;service de voitures électriques en autopartage avait été lancé en 2011 sous Bertrand Delanoë.&nbsp;&nbsp;

Ce n’est pas un chantage. Nous tirons la sonnette d’alarme depuis plusieurs années. Il y avait quand même un troisième choix, ce dont ne parle pas le syndicat, qui était une négociation. Nous avons fait un comité de conciliation, nous n’avons pas trouvé d’accord. Nous avons continué à négocier, nous avons trouvé en avril un accord de principe que nous a donné le syndicat pour la poursuite du service avec des accords à la fois financier et de modalité. Puis, tout à coup, retour en arrière et le groupe Bolloré ne comprend pas : plus de nouvelles, c’est-à-dire qu’ils ne nous répondent plus. Ils ne sont plus à la table des négociations. Malheureusement, nous n’avions donc pas d’autres choix afin de ne pas creuser le déficit jour après jour parce qu’on perd presque 2 millions d’euros par mois, que d’envoyer cette notification de défaut d’intérêt économique.

Vous reprendriez les 250 salariés qui travaillent directement pour Autolib’ comme le demande la mairie de Paris ?

Pour nous, ce n’est pas un problème de savoir à qui sont les salariés. Est-ce qu’ils seront transférés ou pas ? Dans le contrat, ils seront transférés s’il y a une continuité d’exploitation. Aujourd’hui, on a entendu que les voitures allaient peut-être être supprimées, on n’a pas encore entendu que le service de recharge pour les véhicules tiers va être non opéré demain. Nous attendons une notification. Bien sûr, nous allons les reprendre mais pour les salariés le problème n’est pas ‘qui va les payer à la fin du mois’, c’est de dire ‘est-ce que je vais avoir un travail’ ? Vous savez très bien que le groupe Bolloré n’a pas d’activité automobile ou d’ambassadeur, de mécanicien ou d’électronicien en Ile-de-France.