L’imam Edwy Plenel roule pour Tariq Ramadan

Le ticket gagnant Ramadan-Plenel !
France 2 et Ruquier cautionnent avec une invitation à On n’est pas couché
Journal en ligne avec version papier, Causeur dénonçait cette connivence entre l’extrême gauche et l’islamiste, le 15 janvier 2015 
 
Digne des pages les plus improbables d’un scénario à la Houellebecq, une soirée  s’est déroulée dans l’Essonne (présidée par Jérôme Guedj, PS) à Brétigny-sur-Orge (alors PS), samedi 17 janvier 2015. L’association  » Actions pour un monde sans frontières » (APMSF, 2010), qui œuvre à l’insertion professionnelles des jeunes de zone urbaine sensible (ou ZUS, territoire infra-urbain ou quartiers) organisait une grande réunion sur les difficultés des musulmans de France et sur l’islamophobie, dans l’esprit « No Border ». Le clou de cet événement était la conférence donnée par les deux orateurs, Edwy Plenel, un trotskiste, et Tariq Ramadan, un Frère musulman, avec la bénédiction de l’Etat républicain et laic.
Fils de militant laïc anti-colonialiste, mais favorable à la colonisation de la France par l’islam, le patron de Mediapart et l’intellectuel islamiste ont prêché sur la base d’un problème qui serait spécifique de la communauté musulmane et pour le « droit à l’insertion pour tous« , et « les difficultés de la Jeunesse Musulmane en France« .
Sur son site, l’APMSF précisait à toutes fins utiles à l’attention de ceux pour qui l’argent est sale que, pour la promotion de l’événement, elle ne devait employer aucun fonds public. Outre la vente des billets, 50 euros par personne (13 l’entrée au Salon de l’Agriculture, dégustations comprises) la journée serait donc sponsorisée par diverses associations communautaires comme « Oumma work », qui pratique l’embauche au faciès en mettant en relation des musulmans et des entreprises acceptant le port des signes religieux, ou « France Manassik », agence de voyages qui organise des voyages à la Mecque. 
À l’issue de la conférence, les réjouissances se sont poursuivies avec un grand dîner gastronomique ponctué de sketchs du Jamel Comedy Club, produit par l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze, lequel nie avoir été membre des Indigènes de la République (MIR), accusé par Marianne de distiller un discours fondé sur « la rancœur et la haine », et converti en PIR, parti politique homophobe, pro-palestinien, altermondialiste, anti-impérialiste et… »anti-souchien », dont l’une des figures les plus contestables est Houria Bouteldja, militante franco-algérienne née à Constantine et employée par les « sous-chiens » de l »Institut du monde arabe, IMA).
Une loterie permettait de prélever des fonds sur la masse des plus défavorisés et d’offrir « un voyage pour deux personnes » à un petit chanceux. La destination n’était pas précisée sur le programme. Mais sur le site islaminfo.fr, les organisateurs étaient plus transparents: « En achetant une place pour l’événement de l’APMSF, vous avez la possibilité de gagner une Omra pour deux personnes avec France Manassik« , l’agence qui  sponsorise la rencontre du camarade trotskiste et du frère islamiste. Une Omra étant, pour les non-initiés un « petit pèlerinage » à la Mecque… Trop fort ! Tu veux gagner un voyage à La Mecque ? Viens écouter Plenel, l’anti-capitaliste qui donne des conférences en critiquant celles du libéral Sarkozy…

On pourrait néanmoins s’indigner de cette stigmatisation manifeste à laquelle se prête le pontif de Mediapart qu’on aimerait plus ferme dans ses convictions laïques. La Mecque étant interdite aux non-musulmans, cette loterie est clairement discriminante : que fera le juif ou le catholique, ou pire l’athée abonné à Charlie Hebdo venu pour se poiler aux sketches du Jamel Comedy Club, s’il se retrouve avec le ticket gagnant ? Heureusement, il paraît qu’une conversion, ça peut être expédié.
 
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La Une « impertinente » d’un journal marocain qui plairait sans doute à Charlie hebdo

Faut-il introduire le « blasphème » dans la loi française ?

Un montage-photo qui vaut bien un dessin de Charlie hebdo

blog -moustache Hitler sur Hollande-el Watan-capture-30jan2015Provocation ? Cet hebdomadaire marocain se demande si la France va « faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ».
François Hollande affublé d’un uniforme nazi, d’une moustache à la Hitler et d’un brassard à croix gammée: c’est le photomontage publié cette semaine en couverture d’un journal arabophone marocain, Al Watan Al Ane. Parue en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, l’illustration est accompagnée de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

 » ‘Peut-on rire de tout ? Vraiment ? Y-a-t-il un journal français pour imprimer cette image Photoshop ?’  » interroge le journal en légende.
Il tire à environ 12.000 exemplaires par semaine, davantage que Charlie hebdo avant les fusillades à Paris par des djihadistes de France,  a indiqué son directeur de la publication qui assume ce parallèle entre le président français et le régime nazi. « Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, nous avons beaucoup de témoignages qui nous indiquent que l’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes en France« , explique-t-il.

Les relations diplomatiques se tendent.
Les offenses des libertaires français cautionnées par la gauche – au nom d’une liberté d’expression ‘no limits’ – ne devraient pas recréer des relations de bon voisinage entre la France et le Maroc. Le 22 janvier, le ministre marocain des Affaires étrangères a reporté à la dernière minute un déplacement prévu en France. La conséquence d’une série de couacs diplomatiques qui perdure depuis près d’un an et qui a amené le Maroc à suspendre sa coopération judiciaire avec l’Hexagone.

« Ce que nous exigeons dans le cadre de la coopération judiciaire, c’est le respect de notre justice. Il n’y a pas une justice française, une justice européenne et une autre justice marocaine. Comme on respecte la justice des autres, il faut qu’on respecte notre justice, et c’est fondamental si nous voulons que les relations soient apaisées et sereines », a fait savoir Salaheddine Mezouar

Les démocrates de L’Obs ont censuré la photo

La svastika a (presque) disparu:
les moins attentifs ne la verront plus !

Comme au bon vieux temps du stalinisme, la presse de gauche fait disparaître ce qui déplaît au pouvoir. Si François Hollande apparaît vêtu d’une tenue nazie et affublé d’une petite moustache semblable à celle d’Hitler, en revanche, la photo a été coupée pour faire disparaître le brassard à croix gammée… L’hebdomadaire socialiste ajoute néanmoins que son confrère maghrébin a choisi de diffuser ce photomontage douteux en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, accompagné de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

blog -non au delit de blaspheme-oct2012
« Non au rétablissement du « Délit de blasphème »!
Les Associations Laïques, Humanistes, Athées et de Libre Pensée manifestaient en octobre 2012:
Où en est François Hollande ?

« L’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes »
Le directeur de hebdomadaire arabophone marocain Al Watan Al Ane, Abderrahim Ariri, explique que cette comparaison avec le régime nazi « c’est une sonnette d’alarme pour la classe politique, au Maroc et en France ».

Deux jours après les commémorations de la libération du camp d’Auschwitz, le journaliste établit un lien avec « les heures les plus sombres de notre Histoire », comme le font nos journalistes, au moindre prétexte. Il compare en effet le climat actuel en France à la Nuit de cristal de 1938, survenue après l’assassinat d’un responsable du Troisième Reich par un juif réfugié en France. Cette nuit de pogroms en Allemagne et en Autriche se solda par le meurtre de 91 juifs et la déportation de 35.000 d’entre eux. « Hitler a considéré cet assassinat comme un don du ciel et en a profité pour mobiliser les Allemands contre les juifs, assure Abderrahim Ariri. Et d’affirmer encore: L’acte terroriste est un don du ciel pour Hollande, qui en a profité pour se redonner une virginité politique. »

L’offense envers un chef d’Etat punie par la loi marocaine

blog -moustache d Hitler sur Hollande-capture decrane Watan-30jan2015
Que va-t-il bientôt rester de la photo originelle? Plus elle est tronquée, mieux elle passe ?

Scandaleux vu de France, ce discours est « symptomatique », juge Aïcha Akalay, directrice de la publication de TelQuel.ma, magazine indépendant et privé, mais dont la ligne éditoriale est souvent critique du gouvernement marocain. « Cela traduit un malaise au sein de la société marocaine, analyse la journaliste, que francetv info est allée sollicitée pour son hostilité au roi Mohammed VI du Maroc. A la fois un malaise des Marocains vis-à-vis des amalgames qui sont faits entre les musulmans et les terroristes et un malaise dans les relations entre la France et le Maroc. »

Les tensions grandissantes dans les relations diplomatiques d’ordinaire policées ont été alimentées par des dépôts de plainte en France contre de hauts dignitaires marocains, des impairs diplomatiques ou encore le rapprochement franco-algérien. Depuis, la coopération judiciaire a été suspendue par le Maroc et celle sur la sécurité est également fortement affectée. Interrogé à ce sujet par l’UMP Luc Chatel à l’Assemblée mercredi, le Premier ministre Manuel Valls a appellé en langue de bois les deux pays à « dépasser » cet épisode de refroidissement, « basé sur de nombreuses incompréhensions ».

La justice marocaine pourrait avoir recours à l’article 52 du Code de la presse marocain qui prévoit une peine d’un mois à un an de prison, ainsi qu’une amende, en cas d' »offense commise publiquement » envers un chef d’Etat étranger. Peu importe, répond Abderrahim Ariri. « Le rôle du journaliste, c’est de secouer », explique le directeur de la publication d’Al Watan Al Ane.

Qui a osé mettre Valls en… fureur ?

Il persiste et signe dans la comparaison avec le régime nazi, évoquant un « holocauste virtuel » des musulmans de France. « Ils vivent sous la menace, sous une tension, craignant à chaque instant d’être victimes d’un acte criminel », assure-t-il. Abderrahim Ariri accuse le gouvernement français de ne pas les protéger suffisamment. Autant de raisons, selon lui, qui justifient cette Une.

Négationnisme: une prof anonyme suspendue pour des propos mettant en doute les attentats djihadistes de Paris

Les attentats islamistes feraient partie d’un complot islamophobe !

Les attentats djihadistes de Paris mettent au jour des haines profondément enfouies
En centre de formation professionnelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a suspendu une enseignante qui remettait en cause la réalité des attentats de Paris , lors d’un débat avec ses élèves de bac pro commerce, a fait savoir la direction vendredi.

Lundi, au cours d’un débat avec les 16 élèves de sa classe, dont l’une l’enregistrait à son insu, l’enseignante évoqua notamment le « soi-disant flic qui a été tué », en parlant d’Ahmed Merabet, le policier abattu par les frères Kouachi au cours de l’attaque contre les dessinateurs de Charlie Hebdo.

Dans cet enregistrement, révélé par Le Monde, elle s’étonne également que les djihadistes aient laissé « quand même des empreintes », alors qu’ils ont « mis des gants et une cagoule ».

Pendant ce débat de plus d’une heure, lorsque des élèves affirment que les attentats ont été « montés », afin de « pervertir la religion musulmane parce que c’est la seule qui a gardé un peu toutes ses valeurs », l’enseignante n’apporte pas la contradiction, soulignant au contraire que l’islam « dérange ».

Du débat au prosélytisme

Elle défend ensuite « le prophète », affirmant que Mahomet, comme « Moïse, comme Jésus Christ, comme Abraham, c’étaient des bels (sic) hommes, bien foutus. Mahomet, c’était pas le mec qui s’empiffrait avec un gros ventre, c’est pas vrai, il avait une super gueule« .

Des élèves se défoulent et l’enseignante rebondit.
Au cours d’un échange confus avec plusieurs élèves, parmi lesquels plusieurs approuvent les attentats, elle fit l’apologie de la violence et du crime: « Vous pouvez vous battre pour deux raisons: tu peux tuer quelqu’un pour défendre ta religion, ça c’est vrai, et tu peux tuer quelqu’un pour ta famille« .

Patrick Toulmet, le président de ce Campus des métiers et de l’entreprise, s’est dit « outré » et « peiné » (!) par ces propos qu’il a qualifié de « stupides » et « irresponsables ».

Parole contre parole

Quand les faits ont été connus – sur signalement au rectorat de la mère de l’élève qui a enregistré la discussion -, Patrick Toulmet a convoqué l’enseignante jeudi, avant d’être lui-même convoqué au commissariat.

L’enseignante a nié, avant d’apprendre qu’elle avait été enregistrée. Elle a lors tenté d’expliquer qu’elle ne faisait que « reprendre des propos lus sur internet », a-t-il précisé. Cette femme « d’une quarantaine d’années », non titulaire (en CDI depuis environ sept ans dans l’établissement), a été mise à pied en attendant un conseil de discipline, a-t-il précisé.

Fin psychologue, P. Toulmet assure que, s’agissant d’une enseignante « sympa » et « sans problème particulier », « les bras (lui) en sont tombés ». Pouvait-il déclarer le contraire sans se mettre en cause?
« Aucun autre incident grave » lié aux attentats n’a été recensé dans cet établissement, qui accueille quelque 1.500 élèves de 16 à 25 ans, s’empresse d’ajouter le chef d’établissement, qui préside par ailleurs l’organisme de tutelle, la Chambre des métiers de Bobigny, ville communiste depuis la Libération (1920, en fait!) et conquise par l’UDI en avril 2014.

L’enseignante a estimé que sa mise à pied est « honteuse », assurant n’avoir « tenu aucun propos déplacé », rapporte Le Monde, qui a souhaité entendre sa version des faits qui l’accablent.
Une enquête judiciaire a été ouverte, confiée à la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis, qui devait notamment entendre l’enseignante.

Parmi les lieux de propagation de l’islamisme, les mosquées et les prisons arrivent derrière le milieu de l’Education.

 

Arrêtons de dire que nous sommes Charlie Hebdo

Faut-il que l’émotion de l’horreur amalgame liberté d’expression et provocation ?

blog -Charlie hebdo 1012-amour plus fort que haine-LuzDans la foulée de l’horrible fusillade au deuxième étage des bureaux du journal satirique Charlie Hebdo, un hashtag a envahi l’Internet: #JeSuisCharlie. Certes, la formule signifie « Je suis libre », une affirmation qui rassemble massivement contre la barbarie, mais il faut savoir que dans d’autres pays démocratiques que la France, notamment aux Etats-Unis, si les journalistes et dessinateurs de Charlie hebdo avaient essayé de se vendre, ils auraient été accusés de discours de haine. Le pouvoir aurait coupé les aides de l’Etat.

Rares sont ceux qui partagent la philosophie anarcho-libertaire de Charlie hebdo. blog -Charlie hebdo-amour plus fort que haine-pour rire-SniffC’est évident au regard de la chute des chiffres de ventes. Sauf qu’en France, la ministre de la… Culture a promis de renflouer le journal d’extrême gauche: les Français qui ont un emploi et qui sont imposables vont contribuer -qu’ils le veuillent ou non- à hauteur d’un million d’euros, au sauvetage d’un hebdomadaire ordurier et provocant.

Des voix s’élèvent qui osent dire « Je ne suis pas Charlie ». Elles sont aussitôt pointée par la masse des gens qui hashtaguent l’inverse, sans avoir jamais vu ne serait-ce qu’une seule Une de ce Charlie. Combien l’ont acheté? Qui le lisait encore? La plupart en ont entendu parler pour des scandales à répétition, mais auraient reculé devant une grande partie de ce que Charlie Hebdo osait effectivement imprimé. Nombre de gens qui apportent aujourd’hui leur soutien à Charlie aurait pu aussi bien manifester leur indignation devant l’immeuble de Charlie deux semaines plus tôt.blog -attentats au depart de Charlie hebdo-delire pro palestinien de Autain clementine-tweet 10jan2015

blog -Mahomet maltraite par Coco-LHumanite et LObsAu fond d’eux-mêmes, la plupart d’entre nous ne veulent pas être Charlie Hebdo. La plupart d’entre nous ne se reconnaît pas dans le genre d’humour délibérément choquant qui est la marque de fabrique de ce journal. Ce que nous voulons, c’est une liberté d’expression auto-régulée qui aurait pu éviter à temps les tueries de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) ou de Vincennes (Paris) à partir des assassinats dans les bureaux de Charlie Hebdo. Ne s’imposer aucune limite et s’entêter dans la provocation et l’irrespect des religions, au nom de la laïcité, a conduit à des boucheries qui ont saisi le monde entier d’horreur.

Est-ce cela blog -Charlie hebdo-aux chiottes ttes les religions-Cabul’exception culturelle française? C’est en France, république laïque, qu’un cercle étroit de journalistes et de dessinateurs, poussés à la fuite en avant de la provocation par une élite auto-proclamée de bobos-intellos, s’est enlisé dans l’intolérance au nom de la tolérance et de la liberté d’expression, fût-elle agressive et insultante. Etre tolérant de la parole, comme des croyances, que nous n’aimons pas dans l’Autre, semblait à certains incompatible avec leur philosophie politique et donc insupportable et intolérable. La presse dans son ensemble a renoncé à l’exigence d’objectivité de l’information et de respect de la vérité. Son objectif sera de revenir aux fondamentaux. Informer sans dissimulation ni de ses préférences politiques, ni de ses sources. Sans volonté non plus de se faire craindre des élus, ni même d’en imposer à ses concitoyens. Que chacun soit libre de ses opinions, sans risque de représailles. S’opposer sans essayer de stigmatiser, de salir et d’exclure.

blog -Charlie hebdo-derniere Une de Charb-tjs pas attenta en France-jan2015L’émotion derrière #JeSuisCharlie est belle. La formule est certes rebattue, voire usée à force d’avoir beaucoup servi en toutes circonstances, et donc peu digne au final. Mais le plus difficile dans nos sociétés libres occidentale n’est pas la défense de la liberté d’expression, mais l’usage qui en est fait. Les sauvages qui la menacent nous le rappellent aujourd’hui, temps de laisser-aller, d’individualisme et de démagogie. Une liberté d’expression débridée rend aussi difficile la vie en collectivité que les incivilités de la vie quotidienne, du vol à l’arraché à l’insulte perverse ou banalisée, répétée, insidieuse, et à l’invisibilité excluante.

blog -Charlie hebdo-mort de rireIl faut cesser de demander l’impossible aux minorités silencieuses. Tout en continuant de rejeter la faute sur l’Autre, la France de la rue, des acteurs politiques et des journalistes ou des dessinateurs fait l’expérience que maltraiter par les armes, l’indifférence, les mots ou le crayon, c’est s’exposer un jour à la révolte d’un individu ou d’une communauté.

Peut-on rire de tout ?
Assumer ses responsabilités.

« Il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes (…) », selon Rokhaya Diallo

Manifeste de 2011 après les caricatures de Mahomet et l’incendie de Charlie Hebdo

La Liberté D’Expression N’Est Pas À Défendre : Elle Est À Conquérir

Sébastien Fontenelle avait publié ce texte le 5 novembre 2011 dans Politis
(Le collectif signataire de ce texte est composé de Saïd Bouamama, Youssef Boussoumah (PIR et militant de la cause palestinienne), Houria Bouteldja (appointée par l’Institut du monde arabe, présidé par Jack Lang, et pourtant auteure de l’ « ouvrage » ci-contre), Henri Braun, Abdelaziz Chaambi, Ismahane Chouder, Olivier Cyran, Christine Delphy, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo, Sébastien Fontenelle, Nawel Gafsia, Laurent Lévy, Hassina Mechaï, Ndella Paye, Faysal Riad, Arielle Saint Lazare, Karim Tbaili, Pierre Tevanian, Sylvie Tissot, et Najate Zouggari.)
Sont-ils les invités de Julien Dray et défileront-ils dimanche?

Parce que la liberté d’expression est pour nous un principe précieux, nous refusons catégoriquement l’instrumentalisation bouffonne et intéressée qui en est actuellement faite par le couple Guéant-Charb, par la classe politique et par les grands médias.
Nous affirmons :

• qu’un cocktail molotov lancé la nuit dans des locaux vides et n’occasionnant que des dégâts matériels ne mérite pas une mobilisation médiatique et politique supérieure à celle, pour le moins discrète, qu’occasionne l’incendie ou la mise à sac d’une mosquée ou d’un cimetière musulman.

• que la disproportion entre les unes alarmistes sur l’incendie de Charlie Hebdo et les brèves de dix lignes sur les saccages de lieux de culte musulmans entretient une vision du monde raciste : si un saccage est plus grave qu’un autre, c’est que les biens des uns sont plus précieux que les biens des autres, et c’est en définitive que les uns valent plus que les autres.

• que le climat d’état d’urgence et d’union sacrée qui s’instaure aujourd’hui autour de Charlie Hebdo est d’autant plus odieux qu’il tombe au même moment qu’un silence et une indifférence quasi générale face à un autre incendie, lui aussi parisien, lui aussi d’origine criminelle, à ceci près qu’il visait un bâtiment occupé par des Roms et qu’il a entraîné une mort d’homme : Ion Salagean.

• que Charlie Hebdo, en acceptant la visite intéressée de Claude Guéant, qui incrimine avec empressement des « extrémistes musulmans », en l’absence du moindre élément de preuve, participe, comme il l’a déjà fait dans le passé en publiant des articles ou des dessins antimusulmans, à la confusion générale, à la sarkozisation et à la lepénisation des esprits.

• qu’il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo, que les dégâts matériels seront pris en charge par leur assurance, que le buzz médiatique et l’islamophobie ambiante assureront certainement à l’hebdomadaire, au moins ponctuellement, des ventes décuplées, comme cela s’était produit à l’occasion de la première « affaire des caricatures » – bref : que ce fameux cocktail molotov risque plutôt de relancer pour un tour un hebdomadaire qui, ces derniers mois, s’enlisait en silence dans la mévente et les difficultés financières.

• que, contrairement à ce qui dit et se répète jusqu’à la nausée à la faveur de ce nouveau buzz antimusulman, la liberté de critiquer l’islam est tout sauf menacée, et que toute personne dotée d’un minimum de bon sens peut même constater, en inspectant semaine après semaine la devanture de son kiosque ou les programmes de télévision, que concernant l’islam, non seulement la critique mais aussi la caricature et l’injure prospèrent en toute tranquillité et en toute bonhomie depuis au moins une décennie.

• qu’en revanche, il est une liberté d’expression qui est bel et bien menacée, et même plus d’une : celle pour commencer des femmes qui voudraient s’habiller comme bon leur semble, sans qu’un État national-laïque [laïc] leur impose par la loi un dress-code de bonne musulmane cheveux aux vents ; celle de ces mêmes femmes lorsqu’elles voudraient faire entendre leur ras-le-bol des regards, injures et discriminations qu’elles subissent quotidiennement au motif qu’elles portent un foulard ; celle des sans-papiers qui aimeraient avoir la parole et informer le public sur la réalité de leurs conditions de vie ; celle des SDF, des chômeurs, des précaires, qui sont les perpétuels recalés de l’espace public officiel – cet espace de « libre expression » qu’il s’agirait aujourd’hui de défendre, main dans la main avec Charb, Luz, Riss et leurs supporteurs [Claude Guéant, Ivan Rioufol et Marine Le Pen].

• que les leçons de tolérance adressées par l’élite blanche aux musulmans, présumés coupables de l’incendie, sont pour le moins malvenues puisque, contrairement à ce qui se dit et se répète, le délit de blasphème existe en France : depuis les lois Sarkozy de 2003, de très lourdes amendes et peines de prison sont prévues contre toute « offense au drapeau ou à l’hymne national ».

• que la liberté d’expression consiste à donner la parole aussi à la masse de celles et ceux, musulmans ou pas, qui n’éprouvent absolument aucune sympathie pour Charlie Hebdo, y compris « dans ce moment difficile », à toutes celles et ceux qui n’ont, depuis des années, aucun espace dans les grands médias pour dire leur écoeurement face à la nouvelle marque de fabrique de cet hebdomadaire : un anticléricalisme primaire doublé d’une obsession islamophobe.

• que, pour commencer, la liberté d’expression consisterait, pour que les amis de Charlie Hebdo retrouvent une once d’honneur, à donner abondamment la parole aux proches de Ion Salagean, à ses amis résidents du 163 rue des Pyrénées, et plus largement aux Roms qui subissent depuis de nombreux mois, et depuis bien plus longtemps en fait, le plus brutal et le plus assumé des racismes d’État.
P.-S.

Saïd Bouamama estsociologue et militantantiraciste ; Youssef Boussoumah et Houria Bouteldja (sa compagne franco-algérienne) sont membres du Parti des Indigènes de la République ;Abdelaziz Chaambi est porte parole du Collectif contre le racisme et l’islamophobie ; Ismahane Chouder et Ndella Paye sont membres duCollectif des Féministes Pour l’Egalité, de Mamans Toutes égales et de Participation et Spiritualité musulmanes ; Christine Delphy est sociologue et militante féministe ; Olivier Cyran, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo (photo ci-dessus: suggestion que Marianne devrait être blanche…), Sébastien Fontenelle et Hassina Mechaï sont journalistes ; Henri Braun et Nawel Gafsia sont avocats ; Sylvie Tissot est sociologue et militante féministe ; Arielle Saint Lazare est militante féministe ; Laurent Lévy, Faysal Riad, Karim Tbaili, Pierre Tevanian et Najate Zouggari sont militants antiracistes.

« Il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes (…) », selon Rokhaya Diallo (PIR)

Manifeste de 2011 après les caricatures de Mahomet et l’incendie de CharlieHebdo

La Liberté D’Expression N’Est Pas À Défendre : Elle Est À Conquérir

Sébastien Fontenelle avait publié ce texte le 5 novembre 2011 dans Politis
(Le collectif signataire de ce texte est composé de Saïd Bouamama, Youssef Boussoumah (PIR et militant de la cause palestinienne), Houria Bouteldja (appointée par l’Institut du monde arabe, présidé par Jack Lang, et pourtant auteure de l’ « ouvrage » ci-contre), Henri Braun, Abdelaziz Chaambi, Ismahane Chouder, Olivier Cyran, Christine Delphy, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo, Sébastien Fontenelle, Nawel Gafsia, Laurent Lévy, Hassina Mechaï, Ndella Paye, Faysal Riad, Arielle Saint Lazare, Karim Tbaili, Pierre Tevanian, Sylvie Tissot, et Najate Zouggari.)
Sont-ils les invités de Julien Dray et défileront-ils dimanche?

Parce que la liberté d’expression est pour nous un principe précieux, nous refusons catégoriquement l’instrumentalisation bouffonne et intéressée qui en est actuellement faite par le couple Guéant-Charb, par la classe politique et par les grands médias.
Nous affirmons :
• qu’un cocktail molotov lancé la nuit dans des locaux vides et n’occasionnant que des dégâts matériels ne mérite pas une mobilisation médiatique et politique supérieure à celle, pour le moins discrète, qu’occasionne l’incendie ou la mise à sac d’une mosquée ou d’un cimetière musulman.
• que la disproportion entre les unes alarmistes sur l’incendie de Charlie Hebdo et les brèves de dix lignes sur les saccages de lieux de culte musulmans entretient une vision du monde raciste : si un saccage est plus grave qu’un autre, c’est que les biens des uns sont plus précieux que les biens des autres, et c’est en définitive que les uns valent plus que les autres.
• que le climat d’état d’urgence et d’union sacrée qui s’instaure aujourd’hui autour de Charlie Hebdo est d’autant plus odieux qu’il tombe au même moment qu’un silence et une indifférence quasi générale face à un autre incendie, lui aussi parisien, lui aussi d’origine criminelle, à ceci près qu’il visait un bâtiment occupé par des Roms et qu’il a entraîné une mort d’homme : Ion Salagean.
• que Charlie Hebdo, en acceptant la visite intéressée de Claude Guéant, qui incrimine avec empressement des « extrémistes musulmans », en l’absence du moindre élément de preuve, participe, comme il l’a déjà fait dans le passé en publiant des articles ou des dessins antimusulmans, à la confusion générale, à la sarkozisation et à la lepénisation des esprits.
• qu’il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo, que les dégâts matériels seront pris en charge par leur assurance, que le buzz médiatique et l’islamophobie ambiante assureront certainement à l’hebdomadaire, au moins ponctuellement, des ventes décuplées, comme cela s’était produit à l’occasion de la première « affaire des caricatures » – bref : que ce fameux cocktail molotov risque plutôt de relancer pour un tour un hebdomadaire qui, ces derniers mois, s’enlisait en silence dans la mévente et les difficultés financières.
• que, contrairement à ce qui dit et se répète jusqu’à la nausée à la faveur de ce nouveau buzz antimusulman, la liberté de critiquer l’islam est tout sauf menacée, et que toute personne dotée d’un minimum de bon sens peut même constater, en inspectant semaine après semaine la devanture de son kiosque ou les programmes de télévision, que concernant l’islam, non seulement la critique mais aussi la caricature et l’injure prospèrent en toute tranquillité et en toute bonhomie depuis au moins une décennie.
• qu’en revanche, il est une liberté d’expression qui est bel et bien menacée, et même plus d’une : celle pour commencer des femmes qui voudraient s’habiller comme bon leur semble, sans qu’un État national-laïque [laïc] leur impose par la loi un dress-code de bonne musulmane cheveux aux vents ; celle de ces mêmes femmes lorsqu’elles voudraient faire entendre leur ras-le-bol des regards, injures et discriminations qu’elles subissent quotidiennement au motif qu’elles portent un foulard ; celle des sans-papiers qui aimeraient avoir la parole et informer le public sur la réalité de leurs conditions de vie ; celle des SDF, des chômeurs, des précaires, qui sont les perpétuels recalés de l’espace public officiel – cet espace de « libre expression » qu’il s’agirait aujourd’hui de défendre, main dans la main avec Charb, Luz, Riss et leurs supporteurs [Claude Guéant, Ivan Rioufol et Marine Le Pen].
• que les leçons de tolérance adressées par l’élite blanche aux musulmans, présumés coupables de l’incendie, sont pour le moins malvenues puisque, contrairement à ce qui se dit et se répète, le délit de blasphème existe en France : depuis les lois Sarkozy de 2003, de très lourdes amendes et peines de prison sont prévues contre toute « offense au drapeau ou à l’hymne national ».
• que la liberté d’expression consiste à donner la parole aussi à la masse de celles et ceux, musulmans ou pas, qui n’éprouvent absolument aucune sympathie pour Charlie Hebdo, y compris « dans ce moment difficile », à toutes celles et ceux qui n’ont, depuis des années, aucun espace dans les grands médias pour dire leur écoeurement face à la nouvelle marque de fabrique de cet hebdomadaire : un anticléricalisme primaire doublé d’une obsession islamophobe.
• que, pour commencer, la liberté d’expression consisterait, pour que les amis de Charlie Hebdo retrouvent une once d’honneur, à donner abondamment la parole aux proches de Ion Salagean, à ses amis résidents du 163 rue des Pyrénées, et plus largement aux Roms qui subissent depuis de nombreux mois, et depuis bien plus longtemps en fait, le plus brutal et le plus assumé des racismes d’État.
P.-S.

Saïd Bouamama estsociologue et militantantiraciste ; Youssef Boussoumah et Houria Bouteldja (sa compagne franco-algérienne) sont membres du Parti des Indigènes de la République ;Abdelaziz Chaambi est porte parole du Collectif contre le racisme et l’islamophobie ; Ismahane Chouder et Ndella Paye sont membres duCollectif des Féministes Pour l’Egalité, de Mamans Toutes égales et de Participation et Spiritualité musulmanes ; Christine Delphy est sociologue et militante féministe ; Olivier Cyran, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo (photo ci-dessus: suggestion que Marianne devrait être blanche…), Sébastien Fontenelle et Hassina Mechaï sont journalistes ; Henri Braun et Nawel Gafsia sont avocats ; Sylvie Tissot est sociologue et militante féministe ; Arielle Saint Lazare est militante féministe ; Laurent Lévy, Faysal Riad, Karim Tbaili, Pierre Tevanian et Najate Zouggari sont militants antiracistes.

Charlie hebdo et Politis, fauteurs de troubles ?

Et revoilà Val de Fontenelle!

Copié-collé de blogs.lexpress.fr du 27 octobre 2008,
par Eric Mettout (rédacteur en chef de lexpress.fr)
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Il est gentil, Fontenelle. Prévisible, discutable, mais gentil.
Par exemple, il assassine L’Express, une fois de plus, dans son dernier billet de chez Bakchich, notre confrère mais néanmoins concurrent.
Il aime bien, Fontenelle, assassiner L’Express (et là, aussi).
La dernière fois, c’est parce qu’on avait osé écrire qu’entre l’islam et le terrorisme, il y a quelques passerelles. Ca lui avait pas plus, à Fontenelle, et il nous avait bien sûr taxés d’islamophobes. L’adjectif assaisonnait l’inévitable « pensée dominante », qui est aux idéologues alters ce que le « politiquement correct » est aux think tanks conservateurs. C’est creux pareil et ça comble les trous avec du vide quand on n’a rien à dire.

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Je disais donc: Fontenelle est gentil. La preuve, il commenceson dernier petit meurtre en rappelant opportunément (mais, rassurez-vous, sans revenir ensuite à ce qu’on pourrait considérer comme une position équilibrée et, allez, j’ose le mot, honnête) qu’à l’époque de l’incommensurable affaire Siné, Plantu avait pris parti, assez brutalement, pour le viré contre le vireur (même position que la sienne à Fontenelle).
Val en nervis néo-nazi, ça avait d’ailleurs fait déborder jusque dans les couloirs de L’Express ce raz-de-marée dans un verre de morgon mojito qui a sévi pendant des semaines dans toutes les bonnes rédactions parisiennes, la nôtre compris.
Et puis Fontenelle continue, et là, c’est tout de suite moins chaleureux.
Je vous passe les détails, mais Fontenelle, qui frise l’élégance en refusant de fourrer son nez dans le « caca de Val » ou en l’accusant de se « tripoter la nouille », accuse en gros le patron de Charlie de mettre tous les antisionistes, les anticolonialistes, les anars et une partie de l’extrême gauche dans le même panier de crabes (crabe, je veux dire cancer) antisémite.
Ca se discute, naturellement. Et sur le site, le nôtre, ça s’est discuté tout le week-end, en des termes le plus souvent injurieux (et modérés a posteriori) entre ultras sionistes et ultras antisionistes, mais parfois aussi structurés et recevables. C’est vrai qu’une partie de l’extrême-gauche française s’est mobilisée pour Dreyfus, que les FTP-MOI étaient d’une gauche plutôt musclée, qu’en 68, les manifestants libertaires chantaient en choeur qu’ils étaient tous des juifs-allemands [suivez mon regard jusqu’au « Je suis Charlie » arboré par les Français vertueux sans références], que tout le monde n’a pas la même conception du sionisme et de l’antisionisme…
Passons, je ne veux pas entrer dans ce débat-là, je n’ai pas les compétences historiques nécessaires et en plus pas envie.
En revanche, là où Fontenelle me gonfle, et ceux qui, comme de bons petits soldats, sont venus relayer son discours sur le site, c’est quand il nous interdit, grosso modo, d’interviewer qui on veut et comme on veut.
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Selon Fontenelle, l’entretien avec Val est « promotionnel ». Ah ouais? Ca veut dire quoi, une interview promotionnelle, Fontenelle? Qu’on n’a pas photographié Val avec ses cornes et sa queue fourchue?
Ou plutôt, ce serait quoi une « bonne » interview? Un réquisitoire à charge, une opposition permanente, un affrontement viril entre deux voix contradictoires? Et un bon intervieweur? Un procureur, un adversaire, un porte-flingues? Ca, Fontenelle, ça ne s’appelle plus un entretien, ça s’appelle un débat – on en fait à L’Express, mais sous appellation contrôlée.
La brillante et pertinente intervention de Fontenelle ressemble comme un reflet inversé à certains commentaires, ou plutôt à un nombre certain de commentaires dégringolés sur le site après que L’Express avait interviewé Rouillan. En substance, ils reprochaient au journal
1. d’avoir donné la parole, « sans être jamais contredit » comme aurait pu l’écrire Fontenelle, à l’ancien terroriste d’Action Directe.
2. de l’avoir piégé et renvoyé en prison.
A quoi j’ai envie de répondre que, comme le disai[en]t Lao Tseu ou Desproges, je me souviens plus, le sage montre le doigt, l’imbécile regarde la lune – je sais, c’est un truisme, mais qui me va bien, pour le coup.

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Rouillan n’est pas un ange, mais si les journaux ne devaient rencontrer que [que] des anges, vous n’auriez plus grand chose à lire. Et s’il a répondu à notre journaliste (qui s’est très bien défendu tout seul, d’ailleurs, contre un tacle par derrière venu de chez Libé), c’est en toute connaissance de cause, comme le grand garçon qu’il est. Que ses réponses (et non nos questions) aient conduit son JAP à revenir sur son aménagement de peine, on n’a pas de raisons d’en être fiers, et pas plus d’en être honteux.
Pour finir, deux remarques exaspérantes de Fontenelle, sur l’UMP et le Figaro: sous sa plume, ces deux noms-là sentent la merde (comme, grosso modo, tout ce qui ne prend pas Chavez comme modèle diplomatico-politico-économique de l’avenir qui progresse). Ca dit tout du sens démocratique du bonhomme, qui s’indigne quand on rappelle que le terrorisme islamique se nourrit du coran, mais qui crache son mépris sur un parti politique et un journal (deux, si on y ajoute L’Express), pour l’unique raison qu’il ne partage pas leurs idées. Pour une certaine gauche, être de droite est abject – comme pour une certaine droite, être de gauche est infamant. Et la tolérance, bordel?
Evidemment, Fontenelle n’a toujours pas libéré ses commentaires.
PS, qui n’a rien à voir, quoique: Yves Yann (bien sûr…) de l’Ecotais (l’Européen, ça n’aurait pas plu[s] à Fontenelle) est mort ce week-end. Je suis entré à L’Express trop tard pour bosser avec lui, mais il y a un vrai respect et une vraie émotion chez ceux qui ont eu cette chance – qu’on sent aussi dans les commentaires sur l’hommage de Barbier. Les anciens patrons de rédaction n’y ont pas toujours droit.
La présentation est de PaSiDupes, y compris quelques corrections de fautes de frappe ou d’étourderie comme nous en faisons tous et surtout dans les billets d’humeur).

Charlie hebdo et Politis, fauteurs de troubles ?

Et revoilà Philippe Val, selon Fontenelle

Copié-collé de blogs.lexpress.fr du 27 octobre 2008,
par Eric Mettout (rédacteur en chef de lexpress.fr)
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Il est gentil, Fontenelle. Prévisible, discutable, mais gentil.
Par exemple, il assassine L’Express, une fois de plus, dans son dernier billet de chez Bakchich, notre confrère mais néanmoins concurrent.
Il aime bien, Fontenelle, assassiner L’Express (et là, aussi).
La dernière fois, c’est parce qu’on avait osé écrire qu’entre l’islam et le terrorisme, il y a quelques passerelles. Ca lui avait pas plus, à Fontenelle, et il nous avait bien sûr taxés d’islamophobes. L’adjectif assaisonnait l’inévitable « pensée dominante », qui est aux idéologues alters ce que le « politiquement correct » est aux think tanks conservateurs. C’est creux pareil et ça comble les trous avec du vide quand on n’a rien à dire.

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Je disais donc: Fontenelle est gentil. La preuve, il commenceson dernier petit meurtre en rappelant opportunément (mais, rassurez-vous, sans revenir ensuite à ce qu’on pourrait considérer comme une position équilibrée et, allez, j’ose le mot, honnête) qu’à l’époque de l’incommensurable affaire Siné, Plantu avait pris parti, assez brutalement, pour le viré contre le vireur (même position que la sienne à Fontenelle).
Val en nervis néo-nazi, ça avait d’ailleurs fait déborder jusque dans les couloirs de L’Express ce raz-de-marée dans un verre de morgon mojito qui a sévi pendant des semaines dans toutes les bonnes rédactions parisiennes, la nôtre compris.
Et puis Fontenelle continue, et là, c’est tout de suite moins chaleureux.
Je vous passe les détails, mais Fontenelle, qui frise l’élégance en refusant de fourrer son nez dans le « caca de Val » ou en l’accusant de se « tripoter la nouille », accuse en gros le patron de Charlie de mettre tous les antisionistes, les anticolonialistes, les anars et une partie de l’extrême gauche dans le même panier de crabes (crabe, je veux dire cancer) antisémite.
Ca se discute, naturellement. Et sur le site, le nôtre, ça s’est discuté tout le week-end, en des termes le plus souvent injurieux (et modérés a posteriori) entre ultras sionistes et ultras antisionistes, mais parfois aussi structurés et recevables. C’est vrai qu’une partie de l’extrême-gauche française s’est mobilisée pour Dreyfus, que les FTP-MOI étaient d’une gauche plutôt musclée, qu’en 68, les manifestants libertaires chantaient en choeur qu’ils étaient tous des juifs-allemands [suivez mon regard jusqu’au « Je suis Charlie » arboré par les Français vertueux sans références], que tout le monde n’a pas la même conception du sionisme et de l’antisionisme…
Passons, je ne veux pas entrer dans ce débat-là, je n’ai pas les compétences historiques nécessaires et en plus pas envie.
En revanche, là où Fontenelle me gonfle, et ceux qui, comme de bons petits soldats, sont venus relayer son discours sur le site, c’est quand il nous interdit, grosso modo, d’interviewer qui on veut et comme on veut.
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Selon Fontenelle, l’entretien avec Val est « promotionnel ». Ah ouais? Ca veut dire quoi, une interview promotionnelle, Fontenelle? Qu’on n’a pas photographié Val avec ses cornes et sa queue fourchue?
Ou plutôt, ce serait quoi une « bonne » interview? Un réquisitoire à charge, une opposition permanente, un affrontement viril entre deux voix contradictoires? Et un bon intervieweur? Un procureur, un adversaire, un porte-flingues? Ca, Fontenelle, ça ne s’appelle plus un entretien, ça s’appelle un débat – on en fait à L’Express, mais sous appellation contrôlée.
La brillante et pertinente intervention de Fontenelle ressemble comme un reflet inversé à certains commentaires, ou plutôt à un nombre certain de commentaires dégringolés sur le site après que L’Express avait interviewé Rouillan. En substance, ils reprochaient au journal
1. d’avoir donné la parole, « sans être jamais contredit » comme aurait pu l’écrire Fontenelle, à l’ancien terroriste d’Action Directe.
2. de l’avoir piégé et renvoyé en prison.
A quoi j’ai envie de répondre que, comme le disai[en]t Lao Tseu ou Desproges, je me souviens plus, le sage montre le doigt, l’imbécile regarde la lune – je sais, c’est un truisme, mais qui me va bien, pour le coup.

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Rouillan n’est pas un ange, mais si les journaux ne devaient rencontrer que [que] des anges, vous n’auriez plus grand chose à lire. Et s’il a répondu à notre journaliste (qui s’est très bien défendu tout seul, d’ailleurs, contre un tacle par derrière venu de chez Libé), c’est en toute connaissance de cause, comme le grand garçon qu’il est. Que ses réponses (et non nos questions) aient conduit son JAP à revenir sur son aménagement de peine, on n’a pas de raisons d’en être fiers, et pas plus d’en être honteux.
Pour finir, deux remarques exaspérantes de Fontenelle, sur l’UMP et le Figaro: sous sa plume, ces deux noms-là sentent la merde (comme, grosso modo, tout ce qui ne prend pas Chavez comme modèle diplomatico-politico-économique de l’avenir qui progresse). Ca dit tout du sens démocratique du bonhomme, qui s’indigne quand on rappelle que le terrorisme islamique se nourrit du coran, mais qui crache son mépris sur un parti politique et un journal (deux, si on y ajoute L’Express), pour l’unique raison qu’il ne partage pas leurs idées. Pour une certaine gauche, être de droite est abject – comme pour une certaine droite, être de gauche est infamant. Et la tolérance, bordel?

Evidemment, Fontenelle n’a toujours pas libéré ses commentaires.
PS, qui n’a rien à voir, quoique: Yves Yann (bien sûr…) de l’Ecotais (l’Européen, ça n’aurait pas plu[s] à Fontenelle) est mort ce week-end. Je suis entré à L’Express trop tard pour bosser avec lui, mais il y a un vrai respect et une vraie émotion chez ceux qui ont eu cette chance – qu’on sent aussi dans les commentaires sur l’hommage de Barbier. Les anciens patrons de rédaction n’y ont pas toujours droit.
La présentation est de PaSiDupes, y compris quelques corrections de fautes de frappe ou d’étourderie comme nous en faisons tous et surtout dans les billets d’humeur).