Zone urbaine de Bordeaux : un collège évacué après des menaces d’attentat

La direction de cet établissement catholique a décidé d’appliquer le protocole mis en place par le ministère de l’Intérieur.

Ce jeudi 24 mai, le collège Saint-Genès, 630 collégiens, de Talence, 42.000 habitants, en Gironde, a reçu un inquiétant appel anonyme annonçant un probable attentat, rapporte France Bleu Gironde.

Créé en 1758, l' »Ensemble scolaire » Saint-Genès comporte une école, un collège et un lycée. Cet ensemble d’écoles gratuites est géré par les Frères des écoles chrétiennes (FEC) ou Lasalliens (Saint Jean-Baptiste de La Salle), une congrégation laïque masculine de droit pontifical vouée à l’enseignement et à la formation des jeunes, en particulier des plus défavorisés. En France, les 700 FEC poursuivent leur mission avec de nombreux laïcs. Le groupe est en pleine extension depuis le début des travaux l’été dernier (photo ci-dessous). 

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-cards= »hidden » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>630 personnes évacuées ce matin au collège Saint-Genès de Talence après une alerte attentat <a href= »https://twitter.com/hashtag/Bordeaux?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Bordeaux</a&gt; <br>➡ <a href= »https://t.co/yGHeFuXmZv »>https://t.co/yGHeFuXmZv</a&gt; <a href= »https://t.co/I1BJzr41Az »>pic.twitter.com/I1BJzr41Az</a></p>&m

dash; France Bleu Gironde (@Bleu_Gironde) <a href= »https://twitter.com/Bleu_Gironde/status/999567962406293504?ref_src=twsrc%5Etfw »>24 mai 2018</a></blockquote>

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Les policiers ont immédiatement appliqué le principe de précaution et suivi le protocole d’évacuation.

Les autorités tentent de banaliser la menace sur les écoles chrétiennes

La police a aussitôt jugé bon de signaler qu’elle reçoit régulièrement des appels fantaisistes de ce genre, en fin d’année scolaire.

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La Direction départementale de la sécurité publique a établi un périmètre de sécurité et une équipe cynophile spécialisée dans la recherche d’explosifs a été dépêchée.

La police a finalement annoncé la « levée de doute » effectuée par les services de déminage en début d’après-midi, engendrant la réintégration progressive des élèves dans l’établissement.

 

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Deux sales gosses violents de 6 et 7 ans et l’école primaire doit fermer !

Faut-il retirer les enfants violents à leurs géniteurs ?

blog -radicalisation en milieu scolaire-coverL’école primaire de Saint-Victor-sur-Rhins (Loire) restera fermée mardi et cette décision n’a que peu à voir avec la grève des enseignants en France : le maire de cette petite commune de 1.200 habitants, à 22 kms de Roanne, entend ainsi attirer l’attention de l’Education nationale sur deux élèves violents, âgés de six et sept ans, qui perturbent depuis deux ans la vie de l’établissement et son enseignement. Ces petits chenapans sont ‘fichés’ depuis l’âge de 4 et 5 ans…

« Nous attendons des réponses de l’inspection académique lors du conseil d’école extraordinaire programmé mardi soir, » a déclaré lundi Delphine Tournus, adjointe à la vie scolaire confirmant une information du quotidien Le Progrès.

Agés de six et sept ans, « ces deux enfants, qui bénéficient d’auxiliaires de vie scolaire (AVS, métier à risques ?) à plein temps, sont en situation de mal être à l’école. Ils ne sont pas en mesure de suivre un cursus normal et ils perturbent les autres élèves de leurs classes« , a expliqué l’élue, qui évoque de « multiples incidents en direction du personnel de l’école, tels que des insultes, coups, morsures et crachats« .

Dernier incident en date, jeudi, lorsqu’une institutrice voulant rattraper l’un des deux petits tyrans qui avait décidé de quitter la classe en plein cours, a trébuché et percuté un porte-manteau. « Elle s’est ouvert le front sur dix centimètres et a reçu plus de 25 points de suture et un arrêt de travail d’une semaine« , a déploré D. Tournus. 

« Jeudi lorsque je suis arrivée dans l’école, j’ai trouvé six enseignantes et trois AVS en pleurs« , ajoute l’adjointe à la vie scolaire de cette commune de 1.200 âmes, dont l’école compte 138 élèves.

Un service minimum d’accueil sera mis en place mardi pour les parents ne pouvant faire garder leur enfant. Que les petites pestes restent à la maison !

Grèves : le service minimum d’accueil dans les écoles est un droit

Où est passé le service minimum (SMA), après dix ans ?

blog -ecole-en greve-ardoise.jpgLe service minimum d’accueil dans les écoles, instauré en 2008, existe toujours. Dans les faits, il est quelque peu tombé en désuétude les communes. Mais, promis par Macron, le renouvellement de la vie publique n’est pas non plus passé par là…

Porté disparu. Depuis 2014, le ministère de l’Education ne demande plus la mise en place d’un service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires. Or, cette loi votée sous la présidence Sarkozy, en 2008, oblige toujours les communes à accueillir les enfants lors d’un mouvement social, lorsque leur école compte plus de 25 % d’enseignants grévistes. Une manière de ne pas pénaliser les parents, au risque d’encourager les centrales syndicales et les mouvements sociaux…

Mais aujourd’hui, les Inspections académiques ne jouent plus leur rôle et laissent courir, tant que les parents (et les grands-parents retraités, mais corvéables à merci – outre qu’ils sont aussi taillables) n’exigent plus rien des communes. Elles ne communiquent plus le chiffre attendu d’enseignants mobilisés qui devraient se déclarer  grévistes.

Pour quelle raison les parents ne peuvent-ils plus compter sur le ministère ?

Contactés, les rectorats ne souhaitent pas répondre. « C’est peut-être une question budgétaire, tentent d’expliquer les mairies. Le service minimum, c’est l’État qui le paye » et donc au final, grévistes et parents, mais aussi célibataires et …retraités ! Résultat, plus aucune demande ne parvient aux mairies. « Ni prévisions du nombre de grévistes, ni rien« .

C’est en fait aussi un renâclement des communes qui rechignent à se compliquer la vie. Elles doivent en effet redéployer leurs effectifs communaux, recruter des personnels formés et appropriés à la tâche éducative et ouvrir leurs centres sociaux et autres infrastructures, au rythme aléatoire des grèves. 

Incurie politique des gouvernements socialistes de Hollande, prolongée par Macron, après les années Sarkozy ? Officiellement, le dispositif existe toujours. Mais il est à l’abandon.

Certaines communes continuent à mettre en place le SMA : ce serait ainsi le cas de la mairie de Toulouse. A ses frais. Pour quelle efficacité ? Sur les 34.000 élèves des écoles maternelles et élémentaires de Toulouse, « une petite centaine » a été accueillie le 12 septembre dernier dans les cinq écoles d’accueil. Un nombre négligeable, selon certains …humanistes. 

D’autres mairies, comme celle de Colomiers, deuxième commune du même département de Haute-Garonne avec près de 40.000 habitants, ne met volontairement pas en place le service minimum d’accueil. Détail de l’histoire rapportée par la presse qui se veut objective : le maire est une mère, socialiste et cadre supérieur…
Et puis le temps n’est plus vraiment aux sanctions, comme en 2009, lorsque le maire radical (PS) de Toulouse, Pierre Cohen, s’était vu contraindre la mise en place du service minimum.

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Mardi 22 mai, environ un enseignant sur quatre sera en grève dans les écoles maternelles et élémentaires, moins que la moyenne à un niveau scolaire où le syndicat dominant, le SNUipp-FSU, fait sa loi : il est classé à gauche, voire  l’extrême gauche, et sait comment briser les parents d’élèves mécontents. Les grèves mobilisent de moins en moins et le SMA ne se justifie plus autant qu’en …2008 ! Selon l’exemple choisi de Colomiers, pas assez de classes sans maître, d’ailleurs, pour justifier un service minimum d’accueil.. Tant que les administrés ne font pas le décompte des heures manquées et que les mamans ne crient pas au scandale.

Les parents d’élèves sont le plus souvent résignés. On note que l’information « remonte mal » dans les écoles. « En général, on s’organise entre parents pour garder les enfants, » raconte une sympathisante des mouvements sociaux. Reste que pour ceux qui ne peuvent faire autrement, ces centres d’accueil sont parfois utiles. Tant qu’ils sont encore là…

Les écoles peuvent-elles refuser d’accueillir vos enfants ?

Le premier syndicat des enseignants du primaire, le Snuipp-FSU, s'attend à un professeur sur quatre en grève dans les écoles maternelles et primaire ce jeudi.
 

Neuf syndicats de fonctionnaires dont l’UNSA et la CFDT ! – appellent à la grève pour le pouvoir d’achat et la défense de leurs statuts et les maires ont l’obligation légale d’accueillir les enfants. Mais est-ce vraiment le cas dans la pratique ?

Le principe

On l’a noté, depuis 2008, les communes ont l’obligation d’assurer un service minimum d’accueil des élèves dès lors qu’il y a plus de 25 % d’enseignants en grève dans une école. Cette mesure concerne les écoles primaires et maternelles et ne s’applique que sur le temps scolaire.

Le maire doit constituer une liste des personnes « compétentes  » (agents municipaux qualifiés, assistantes maternelles, animateurs de centre de loisirs, enseignants retraités, étudiants, parents d’élèves et membres d’associations familiales, lesquelles ne font elles-mêmes aucun zèle : la plupart sont ‘très) marquées à gauche) chargées d’accueillir les enfants à l’école ou dans d’autres locaux de la commune. Pour qu’il puisse s’organiser, la loi oblige les grévistes à se déclarer 48 heures à l’avance.

La veille de la grève, la commune informe les familles des modalités d’organisation du service d’accueil. Dans les écoles privées sous contrat, le service minimum est mis en place par l’organisme gestionnaire de l’école.

Les limites

Ce service minimum d’accueil ne concerne pas la garderie du matin et du soir, ni les cantines. Comme son nom l’indique, le service est bien « minimum ». Il n’est pas non plus déclenché si moins de 25 % du personnel fait grève. On considère alors que l’établissement est en mesure de s’organiser et d’accueillir tous les enfants.

Dans une école privée, même si le personnel n’est pas en grève, les activités dites périscolaires (après la classe) peuvent être annulées, si elles sont assurées par du personnel municipal en grève. Enfin, les crèches municipales, les collèges ou les lycées ne sont pas soumis à cette obligation de service minimum.

Dans la pratique

Image associéeDe nombreuses communes ne mettent pas en place de service minimum. Soit par choix politique (cette mesure voulue par Nicolas Sarkozy a été accusée par la gauche de briser le droit de grève), soit parce qu’
elles n’en ont tout simplement pas les moyens.
Mais ce n’est pas aussi …simple !  On a observé en effet que des communes qui déclaraient ne pas avoir de moyens suffisants ont réussi à en dégager pour mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires voulue par Najat Vallaud-Belkacem, ministre socialiste.

Ainsi, d’après un rapport de l’inspection générale de l’Education, seul un tiers des communes ont mis en place le dispositif lors des grèves de 2011. « Cette loi est inapplicable : nous n’avons pas suffisamment de personnel municipal formé et volontaire pour accueillir les enfants« , estimait, dans La Croix en 2013, Colombe Brossel, adjointe de la Ville de Paris chargée de la vie scolaire. Pour des questions de sécurité (c’est imparable…), les mairies refusent donc d’accueillir les élèves. Faut-il rappeler que la Mairie de Paris est socialiste ?

Pour mémoire, première commune à adopter la réforme des rythmes scolaires en 2013, Paris ne sera pas la première à revenir à la semaine des quatre jours comme l’autorise depuis l’été 2017 un décret du nouveau ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. « Nous n’avons aucune raison de revenir sur une mesure qui est à la fois bonne pour les apprentissages avec le passage à cinq matinées de travail mais aussi pour la justice sociale en permettant aux enfants de tous les quartiers de suivre des ateliers sportifs, culturels, artistiques, de codage…« , souligne l’adjointe (PS) à l’Education, Alexandra Cordebard, à qui seul le Service minimum d’accueil pose problème.

Pour la fédération de parents d’élèves de Paris (FCPE), devinez, elle aussi, revenir en arrière serait une erreur. « Il faut garder la structure actuelle et aller plus loin dans la démarche qualitative : sur le lien entre scolaire et périscolaire, le contenu des ateliers, la formation des animateurs« , énuméra sa présidente Isabelle Rocca. Mais cette dernière reconnaît que le débat a resurgi  dans plusieurs conseils d’école où des vœux ont été votés pour revenir à la semaine de quatre jours.

Peut-on forcer les communes ?

En théorie, mais en théorie seulement, le préfet peut saisir le juge administratif pour obliger la commune à mettre en place le service minimum. Que les familles sans solution alternative se le disent ! Mais, jusqu’ici, les tribunaux n’ont pas donné suite : parce qu’ils estiment ne pas avoir les moyens de contraindre les communes ou parce qu’ils constatent l’impossibilité matérielle des communes d’assurer un service minimum.

De leur côté, les parents peuvent, eux aussi, saisir le tribunal administratif s’ils sont victimes d’un préjudice – des frais de garde supplémentaires, par exemple. Mais la procédure est longue, coûte cher et rien ne les assure d’obtenir gain de cause. 

Arcueil : des révolutionnaires empêchent les étudiants de passer leurs examens

La tenue des examens est entravée par des « étudiants » grévistes

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Université de Grenoble bloquée

Les étudiants de Nanterre – dont la fac est bloquée depuis la mi-mars – sont convoqués ce vendredi pour leurs partiels de droit à la maison des examens d’Arcueil. Mais des extrémistes de gauche ont fait irruption à l’entrée du  centre ce matin pour interdire l’accès aux salles et empêcher la tenue de ces épreuves, dès 7h30 ce |matin.

Lundi 7 mai, les étudiants de Nanterre réunis en assemblée générale ont voté la prolongation du blocage de leur université, contraignant la direction de l’établissement à délocaliser la tenue des partiels de fin d’année, dont certains doivent se tenir ce vendredi à Arcueil dans le Val-de-Marne. C’était sans compter sur l’intrusion de révolutionnaires anarcho-autonomes. 

VOIR et ENTENDRE l’état de la situation à Nanterre à la date du 7 avril:

|https://www.bfmtv.com/static/nxt-video/player.html?video=5781173327001&brand=BFMPARIS&url=http://www.bfmtv.com/societe/universite-de-grenoble-affrontements-entre-policiers-et-manifestants-partiels-reportes-1439407.html|

Convergence des luttes : entre 50 et 100 bloqueurs se sont rassemblés devant la maison des examens, accompagnés de postiers et de cheminots  trotskistes de Sud.

Les policiers ont été appelés à l’aide pour repousser ces anti-républicains qui ont été éloignés de la grille d’entrée, quelques coups de matraque ont été distribués et quelques gaz lacrymogènes lancés.

Les étudiants, qui doivent commencer leurs examens à 9 heures, n’ont toujours pas accès au bâtiment à l’heure réglementaire et ont été déplacés de l’autre côté de la rue.

A Grenoble, ce lundi 7, c’est aussi une infime minorité de radicaux qui a imposé sa loi au plus grand nombre.

Des affrontements ont opposé la police et une trentaine de manifestants qui bloquaient  l’accès aux amphithéâtres de l’Université Grenoble Alpes (UGA) où étaient programmés des examens, reportés dans l’après-midi, a indiqué la direction de l’établissement.

Un policier a été légèrement blessé et deux étudiants « se sont sentis mal », a indiqué l’université. Selon les pompiers, un étudiant d’une vingtaine d’années a été conduit à l’hôpital pour des blessures sans gravité.    

Dès 7h00 du matin, malgré la présence de vigiles d’une société de surveillance, « une trentaine » d’opposants aux nouvelles modalités d’accès à la fac ont bloqué l’accès des amphithéâtres à quelque 580 étudiants venus passer leurs partiels en Sciences humaines et sociales. La direction de l’UGA a fait appel aux forces de l’ordre, mais la quinzaine de policiers « n’a pas dissuadé » les bloqueurs, « assez violents » et « visage masqué pour certains »  de quitter les lieux. Ils ont alors utilisé des gaz lacrymogènes. En début d’après-midi, le site était débloqué et les partiels ont été reprogrammés dans d’autres bâtiments, a précisé l’UGA.    

Sur le campus de Lyon 2 Bron, cinq jeunes âgés de 18 à 23 ans ont par ailleurs été interpellés par la police  dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’ils tentaient de monter des barricades, après avoir dégradé des serrures et du matériel, selon une source policière. Ils ont été placés en garde à vue à la Sûreté de Lyon.

Le gouvernement de Macron a un an: sa « société civile » a-t-elle fait merveille ?

Un an de présidence Macron: la « société civile » du gouvernement essuie toujours les plâtres

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A noter que la caution noire unique est posée bien en évidence

Les arrivants croyaient tout savoir et faire la démonstration de la supériorité du monde de l’entreprise, mais l’étiquette d’arrivistes prétentieux leur colle à la peau comme la glue. Le premier gouvernement du quinquennat d’Emmanuel Macron, dirigé par Edouard Philippe, fait la part belle à des personnalités issues de la « société civile », avec des profils contrastés, du médiatique Jean-Michel Blanquer à l’Education à la discrète Françoise Nyssen à la Culture, en passant sans s’arrêter sur des recrues restées inconnues, en dépit des assurances réitérées que tout l’effectif est sur le pont : de là à penser que ce sont des pansements sur les jambes de bois de l’exécutif, il n’y a qu’un pas, au vu des retards à l’allumage de sa mise en marche.

Jean-Michel Blanquer (Education), « c’est un des rares techniciens politiques. C’est pour cela qu’il réussit », analyse un responsable de droite. Cet ancien directeur général de l’enseignement scolaire — n°2 officieux du ministère sous Nicolas Sarkozy— connaissait déjà bien la rue de Grenelle. Parmi ses principales mesures réellement lancées figurent le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire et la réforme du bac, profondément modifié à partir de 2021.

Muriel Pénicaud (Travail) est passée par le cabinet de Martine Aubry. Cette ancienne DRH chez Danone a conduit le premier coup de force du quinquennat : les ordonnances réformant le droit du travail, mais son vote par une majorité présidentielle novice et dévote laisse des séquelles profondes et durables qui expliquent la virulence des mouvements sociaux actuels à la SNCF ou à Air France, en passant par les étudiants d’extrême gauche. Et, compte tenu de sa méthode de bulldozer sans âme, ses chantiers en cours ne sont pas de nature à apaiser la population: la réforme de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage, ainsi que la réforme des retraites. Ses interlocuteurs louent sa maîtrise des sujets, mais son passé professionnel lui vaut aussi de la suspicion et des critiques, notamment sur une plus-value réalisée chez Danone deux mois après un plan de départs volontaires. De plus, la justice enquête sur des soupçons de favoritisme chez Business France, agence de promotion de l’économie française à l’étranger, dont elle était alors directrice générale et qui aurait levé des fonds pour le candidat Macron à l’occasion de son déplacement américain à Las Vegas.

Agnès Buzyn (Santé), bien qu’ancienne présidente du collège de la Haute Autorité de santé, a accumulé les bavures. Elle a rapidement réussi à imposer par décret le passage à onze vaccins obligatoires pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Elle a aussi porté l’augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros. <br>Mais elle a dû en rabattre sur l’alcool et ses positions tranchées ont dû être assouplies sous la pression du monde viticole. Elle a aussi été accusée d’avoir tardivement réagi dans la crise du Levothyrox. L’ex-belle-fille de Simone Veil est aussi confrontée au profond malaise des soignants dans les hôpitaux et à la grogne dans les Ehpad.

Nicole Belloubet (Justice) est une  ancienne rectrice parvenue par la politique, autrefois élue PS en Midi-Pyrénées, à Toulouse, elle a accédé au Conseil constitutionnel – par la grâce de Jean-Pierre Bel, président radical du Sénat et élu de la même région Occitanie (fusion  des anciennes régions Languedoc-Roussillon et …Midi-Pyrénées) -, pour le quitter à 62 ans et remplacer François Bayrou pour être la mère-porteuse de sa loi de « moralisation de la vie publique« . Arrivée derrière Taubira et Urvoas, elle a dû gérer la  crise larvée qu’ils ont laissée dans les prisons, avec des blocages de surveillants, et doit désormais contenir la mobilisation des magistrats et surtout des avocats contre son projet de réforme qui ambitionne paradoxalement de désengorger les tribunaux (puisqu’elle veut supprimer les tribunaux d’instance et les rattacher au tribunaux de grande instance, éloignant ainsi toujours plus le justiciable de la justice)  et de résorber la surpopulation carcérale.

Frédérique Vidal, ancienne présidente de l’Université Nice-Sophia-Antipolis,  est une intellectuelle. Elle a multiplié les interventions pour défendre sa loi sur l’accès à l’université, réforme ultra-sensible au cœur du mouvement de grogne dans plusieurs facs où les cours et les partiels sont ou suspendu ou annulés ou remplacés par des épreuves de fortune (notamment des devoirs à la maison remis par Internet !) : l’Université est une pétaudière sans nom aux mais des révolutionnaires anarcho-autonomes qui, à quelques-uns,  dictent leur loi à la majorité. Si ses détracteurs la trouvent « rigide », les professionnels de la majorité lui trouvent une très bonne connaissance (théorique d’administratrice) du secteur: des compétences de technicienne qui ne trouvent pas l’adhésion de son public.

Marlène Schiappa (Egalité femmes-hommes) est la commère du gouvernement. La blogueuse du réseau de mères actives « Maman travaille », ancienne adjointe au maire PS du Mans, a connu des débuts chahutés avec des gaffes à répétition sans son domaine supposé, notamment des raccourcis et approximations sur l’épisiotomie, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ou la proposition d’un CAP petite enfance pour les jeunes mères sans qualification. Si elle est défaillante à son poste, « elle est plus politique qu’il n’y paraît », assure une ancienne ministre (dont l’identité est masquée !), mais elle a surtout bénéficié de circonstances inespérées dans ses thématiques préférées, renforcées après le scandale Weinstein et le mouvement #Metoo. Depuis, elle indispose plus que jamais par ses prises de paroles intempestives sur tous les sujets – y compris hors de son champs officiel d’action – et l’abondance de ses tweets,  révélant un temps réduit laissé à la réflexion. Au point qu’elle semble avoir pris la place des hommes, son collègue porte-parole,  Benjamin Griveaux.

Françoise Nyssen (Culture) est l’anti-thèse de Jack Lang ou Fleur Pellerin : terne et cultivée. « Faut-il sauver Nyssen ? », interrogeait récemment Libération. L’ancienne co-directrice des éditions Actes Sud est souvent brocardée pour n’avoir pas su endosser les habits de ministre. La réforme à haut risque de l’audiovisuel public aura valeur de test. Autres chantiers: la stratégie en faveur du patrimoine, la refonte du système de distribution de la presse et le « pass culture », dispositif visant à aider les jeunes de 18 ans à accéder à l’offre culturelle, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, mais déjà existante à foison : un foisonnement démagogique sans ambition d’élévation de l’esprit et orienté vers le multiculturalisme le plus populiste. La déghettoïsation culturelle a du plomb dans l’aile : elle est confiée à des associations (et MJC) politisées qui, si elles en avaient la volonté, se tireraient une balle dans le pied. 

Elisabeth Borne (Transports) cristallise toutes les critiques adressées au gouvernement sur son incapacité au dialoque. Début avril, le quotidien Les Echos révélait avoir renoncé à publier une interview de la ministre « tellement réécrite » par Matignon. Ex-directrice de la stratégie de la SNCF, puis présidente de la RATP, cette polytechnicienne connaît son baptême du feu avec la réforme de la SNCF. Les syndicats ont claqué la porte de ses concertations, et après une fin de non-recevoir initiale, ils seront reçus lundi par Edouard Philippe.

Où sont les hommes, dans ce gouvernement ?

Fin septembre 2017, Gérard Collomb ministre d’Etat à l’Intérieur – « un lion dans le moteur de Macron », selon Le Point en mai 2017 – était crédité de 25% d’opinions positives, mais c’était un gag d’Elabe-Les Echos-Radio classique ! (36% pour Harris, quatre semaines plus tôt)  et, la même semaine,  You Gouv ne lui en trouvait que 8%… Dès janvier, il était devenu le « ministre de la barbarie« , selon les termes du Huffington Post.

En octobre 2017, Les Echos (encore lui) assurait que « les personnalités exposées du gouvernement progress(ai)ent » mais, en février 2018, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait perdu  5 points, à 21%.

Le ministre du Budget Gérald Darmanin est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol… Les avocats de Gérald Darmanin ne nient pas la relation sexuelle mais considèrent qu’elle ne peut être qualifiée de viol. D’après le journal Marianne (qui aurait eu accès au dossier ), en revanche, l’étude des SMS envoyés par la plaignante montrent que le rapport sexuel est « manifestement lié à la promesse de voir son dossier défendu auprès de la ministre ». Des faits qui pourraient être qualifiés de trafic d’influence et d’abus de faiblesse (et favoritisme?), mais  désormais couverts par la prescription.

Le septuagénaire Jean-Yves Le Drian apparaît de plus en plus en ‘mauvais’ génie’ de la politique étrangère de Macron. A son nouveau poste, l’ex-socialiste poursuit l’action partisane engagée auprès de l’antisioniste Fabius, lorsqu’il était aux Armées. 

Et s’il fallait citer le bilan de Nicolas Hulot, on aurait tout dit des réalisations gouvernementales… 

Restent les « encycliques » de Macron  au monde. <br>

Elections départementales: le parti des musulmans recule pour mieux sauter

L’explosion de l’islamisme au grand jour contrecarre l’infiltration musulmane

L’UDMF avait déclaré des candidats dans sept ou huit cantons.

blog -UDMF-bandeau patriotiqueCe parti – inconnu mais tellement patriotique- qui devait présenter sept à huit candidats aux ex-cantonales n’en présentera finalement qu’un seul, les 22 et 29 mars, à Marseille, là « où la dynamique est énorme« , indique Najib Azergui, le fondateur (ou rénovateur) du « mouvement« . Annoncée jeudi, la campagne de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) aux élections départementales connaît donc déjà un sérieux revers. « Face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter », regrette Najib Azergui, le fondateur de l’Union des démocrates musulmans français« Aujourd’hui, dans un contexte dramatique comme celui que nous connaissons, nous avons davantage besoin d’entendre nos voix trop longtemps noyées dans le silence », explique un candidat, Khalid Majid, dans sa profession de foi, publiée sur internet. « C’est un combat essentiel pour lutter contre les stigmatisations et amalgames dangereux qui associent terrorisme et islam ».

800 nouveaux adhérents
Najib Azergui assure qu’il avait préparé « (ses) équipes à ce genre de choses mais, face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter ». Ainsi, à Lyon (Rhône) le représentant local a quitté l’UDMF et à Bagneux (Hauts-de-Seine), le candidat annoncé s’est retiré.

Mais ce parti inconnu du plus grand nombre, lancé, selon certains sympathisans, en 2012 ferait de plus en plus d’adeptes. Depuis la série d’agressions par des islamistes d’abord qualifiés de « déséquilibrés » jusqu’aux attentats djihadistes meurtriers contre « Charlie Hebdo » et Hyper Cacher de Paris et du centre culturel de Copenhague, plus de 200 nouvelles recrues se seraient engagées à l’UDMF, comme Khalid Majid. Aujourd’hui, le parti enregistre près de 900 adhérents et les fondateurs assurent compter 8.000 sympathisants en France.
Une mère de famille, qui connaît le parti, se dit intéressée. « Je me retrouve dans ce qu’ils proposent, notamment sur le vivre-ensemble, glisse-t-elle. Mais je ne suis pas sûre qu’en France les gens [Quels gens ? Ceux du Front de gauche et du NPA ?] soient prêts à voter largement pour un parti musulman. » L’UDMF veut pourtant croire en ses chances. « Les gens se rendent compte qu’un parti comme le nôtre est une évidence aujourd’hui dans le paysage politique », affirme Najib Azergui. En revanche, Ali et Michel, deux retraités, tiquent en disant leur peur du repli communautaire, « des musulmans qui ne parleraient qu’aux musulmans ». Des clients en moins pour Mélenchon, Laurent et Besancenot qui n’en ont pas à revendre…

Le parti musulman compte un seul élu, Hocine Hebbali, candidat sous l’étiquette UDMF sur la liste UDI de Stéphane de Paoli à Bobigny et du député de la circonscription, Jean-Christophe Lagarde, arrivée en tête lors des municipales de mars 2013, battant la communiste Catherine Peyge, qui milite pour l’installation des Rom, malgré les critiques d’une grande partie de la population de la commune. Conseiller municipal délégué à l’histoire locale et aux mémoires, Hocine Hebbali s’est vu confier le projet d’un musée de l’histoire de la colonisation française.
Cette liste s’était appuyée sur le vote de la communauté musulmane pour battre les communistes, implantés depuis 1919.

La polémique autour de ce parti a fait fuir des mécènes et des candidats potentiels

Ce parti affiche sa volonté de  promouvoir le halal et autoriser le voile à l’école.
blog -vote musulman de FranceL’UDMF prétend simplement vouloir donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d’agir. Comment ? Pas en « islamisant la société ni en installant la charia en France« , se défend d’emblée ce Français d’origine marocaine, qui travaille dans la formation informatique. L’angle d’attaque est plus détourné: les cours d’éducation civique et de philosophie pour « faire réfléchir et débattre les jeunes« . Affirmant que certains « épisodes tragiques » de l’Histoire de France sont « passés sous silence » dans les programmes scolaires, il milite d’ailleurs pour l’enseignement de la guerre d’Algérie ou la colonisation et pour celui de la langue arabe, « injustement bannie » du secondaire.
Mais l’axe social cher aux Frères musulmans n’est pas négligé: l’UDMF tient au développement du hallal pour… créer de l’emploi et le déploiement de la finance islamique pour assainir l’économie. La Charente libre écrit à ce sujet: « Pourfendeur de « l’austérité », l’UDMF entend promouvoir la finance islamique, conçue comme une alternative « éthique » à la finance traditionnelle et un moyen d’enrayer de futures crises. Il souhaite aussi faire de la France un des « leaders mondiaux » sur le marché de l’alimentation ‘hallal’. »
Quant au respect de la laïcité, il signifie, dans leur interprétation de la loi, la tolérance des religions… et donc le droit de porter le voile à l’école. Ce que la loi française interdit justement ! Ces musulmans dont les candidatures ont été accueillies et enregistrées par Marianne affirment ainsi imposer aux Français, par des voies démocratiques, la primauté du Coran sur les lois républicaines.

Au Front national, tout en jugeant que cette apparition « très emblématique » s’inscrit comme « la suite logique de tout ce que nous vivons », Louis Aliot souligne que le projet de ce parti musulman concernant le voile se réfère à des interdits. Il y voit aussi une « base communautariste contraire, selon lui, à l’unité et l’indivisibilité de la république« . Le vice-président du FN estime que la décision « appartient désormais au ministre de l’Intérieur ». Il estime aussi que ce parti, dans beaucoup de villes, handicapera l’UMP et le PS appuyés, à ses yeux, sur des «minorités clientéliste très ciblées ». Invitant les autorités à vérifier la légalité et les statuts de l’UDMF, Louis Aliot croit que les Français musulmans doivent trouver leur place dans les partis traditionnels. Il critique une « dérive très claire » et une « américanisation de notre vie politique. »
Karim Ouchikh, le président du SIEL (parti proche du Front national), se dit pour sa part «hostile, par principe, à tout parti politique à vocation confessionnelle.» L’UDMF est selon lui «frappé du sceau du communautarisme» et il estime que ses revendications en faveur du halal ou du voile à l’école «n’ont pas lieu d’être» dans la République. « Le dernier roman-fiction de Michel Houellebecq, évoquant la possibilité pour un président de confession musulmane d’accéder à l’Elysée, est prophétique« , ajoute-t-il. Par le biais d’une « formation », d’un « mouvement » (selon la presse qui ne parle pas de « parti ») baptisé du doux nom de « Fraternité musulmane », dans la fiction.
La controverse a fait fuir donateurs et potentiels candidats. « On ne rentre plus dans nos frais. Nous avions calculé qu’il fallait entre 11.000 et 25.000 euros selon la région pour financer une candidature aux départementales. Rien qu’à Bobigny (93, Seine-Saint-Denis), notre estimation avoisinait les 17.000 euros », précise le fondateur.

L’exaltation communautariste a fait place à l’amertume

blog -parti des musulmans-candidats de Marseille aux départementales-fev2015
Bobigny, Seine-Saint-Denis (9.3):
Shérazade Benhaddad et Khalid Majid

« On est déçus, mais c’est le jeu, surtout lorsqu’on est un nouveau parti comme le nôtre« , réagit encore Najib Azergui qui se réjouit toutefois du nombre d’adhérents: ils seraient 1700, soit 800 de plus, en quelques jours. L’effet Charlie ?
A 36 ans, ce cadre commercial SNCF d’origine marocaine, père de 3 enfants, devait être le candidat de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) avec une militante associative et secrétaire de la section locale du parti, Shérazade Benhaddad, 34 ans, pour le canton de Bobigny (Seine-Saint-Denis) aux élections départementales des 22 et 29 mars. Le binôme avait déposé sa candidature aux élections départementales, mais  Khalid Majid et Shérazade Benhaddad, l’ont retirée…
Il n’y aura qu’un seul candidat étiqueté «Union des démocrates musulmans français (UDMF) contre sept à huit annoncés à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille, Lyon, Nice, Avion (près de Lens, dans le Pas-de-Calais) et possiblement à Strasbourg.

France Télévisions, organe public d’information fait de la désinformation
Après un premier élan d’enthousiasme, les membres de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) sont contraints de revoir leurs ambitions à la baisse, » sympathise le groupe de service public.  France télévisions compatit même: « La nouvelle structure politique a souffert, selon elle, de la médiatisation et des polémiques survenues ces dernières semaines. » Et d’écrire noir sur blanc que « l’UDMF a choisi de redimensionner ses objectifs afin de consacrer l’ensemble de ses forces sur le premier canton de Marseille. »

Pour cette fois, ne reste que la paire marseillaise. Mais encore est-elle confinée dans son étui: l’identité des candidats semble confidentielle et la presse d’investigation n’a toujours pas percé ce mystère. Pas plus que le commun des mortels, elle n’a accès au site local et ni Le Monde, ni Mediapart ne semble pas avoir reçu de coup de fil à faire fuiter…

Mais l’Union démocratique des Musulmans de France ne renonce pas.
L’UDMF a un précédent historique, le Parti des musulmans de France, créé en 1997 à Strasbourg. Son président, Mohamed Latrèche, avait obtenu 0,92% des voix aux législatives de 2007.

Valls, le premier ministre, s’est fait huer par des Marseillais

Ils n’ont pas assez de moyens dans l’Education nationale !
Le premier ministre s’est fait chahuter par les Marseillais.
Des parents d’élèves et des professeurs demandaient plus de moyens à Manuel Valls à son arrivée mardi au lycée Victor Hugo, à Marseille.
Au second jour de sa visite à Marseille, le premier Ministre a été accueilli aux cris de « Vive la Castellane ! «  où des tirs de kalachnikov avaient salué, la veille, son passage dans les quartiers nord de la ville. 

A plusieurs kilomètres de là, des sifflets et des huées sont montés d’une foule rassemblée devant le lycée Victor Hugo, un lycée du 3e arrondissement, au centre ville de Marseille. 

Le gouvernement de Valls cherche sa voie…
Des enseignants soutenaient les revendications de leurs élèves. « Nous, on se bat pour les ZEP. Nos élèves morflent, nous aussi on morfle », a déclaré un des manifestants. « Nous, on se bat pour qu’on ait des moyens. On se bat pour que les élèves puissent réussir. On a un taux d’échec de fou ! Quand les élèves, ils partent en face, ils se cassent les dents… », a ajouté cet enseignant.
Manuel Valls était flanqué de la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, née au Maroc, de la secrétaire d’Etat à la politique de la Ville, Myriam El-Khomri, née à Rabat, et du président de la région Paca, Michel Vauzelle. Le Premier ministre était venu fleurir une plaque en mémoire d’un élève résistant tué en août 1944.
Vauzelle et Mennucci leur collaient aux basques.
 
VOIR et ENTENDRE maintenant comment BFMTV rend compte du chahut à ses amateurs pour Dailymotion… Ils ont pourtant les images (cf. ci-dessus)

La fin de la trêve pour « Charlie » se confirme mais aussi pour Flamby, on pense déjà à lui pour le carnaval (ci-contre)…

 

 

« Vous êtes pleinement français, vous êtes des citoyens (…) Vous devez vous emparer du pouvoir, »  a expliqué l’irresponsable Valls, croyant faire taire les manifestants en encourageant le communautarisme. Il a été entendu au-delà de toute espérance.

Mulhouse : des retards à l’école pour cause de… prière matinale

Le maire de Mulhouse et NKM « assurent » que des enfants arrivent en retard à l’école en raison de la prière: Europe 1 conteste 

Les déclarations des élus de l’opposition sont suspectées

La vigilance est interdite à l’opposition
Nathalie Kosciusko-Morizet s’est faite tacler lundi par un journaliste.
Il l’accuse de créer la polémique quand la presse faillit à son devoir d’information. La responsable UMP a en effet révélé qu’à Mulhouse des dizaines d’enfants » arrivent « tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents ».
Mieux, leurs parents, quand ils sont convoqués, « expliquent qu’il y a des autorités religieuses supérieures », prévalant notamment sur « celles de la République », avait ajouté la numéro 2 de l’UMP, estimant qu’il faut se poser la question du placement de ces enfants.

Les déclarations des élus de l’opposition sont soumises à contrôle

Sur le fond, les propos sont confirmés un peu plus tard par le maire UMP de la ville, Jean Rottner. « Loin de toute polémique, ni de la part de NKM ni de moi-même, notre responsabilité, c’est de trouver des solutions, pas de fermer les yeux », a-t-il assuré.

Les déclarations des élus de l’opposition sont raillées

Sur Twitter, la secrétaire d’Etat aux… personnes âgées, Laurence Rossignol, qui n’est pas occupée à plein temps par les seniors, s’est dite « très choquée par le fatras (sic) de NKM », notamment sur la question des prières. « Tous ces sujets exigent d’abord du sérieux », a estimé l’arrogante ministre, pour toute réponse sur le fond.

Europe 1 s’érige en arbitre et annonce que Jean-Philippe Balasse, un chroniqueur, s’est donc penché « sérieusement » (sic), quant à lui, sur la question :

Et le jugement est tombé: pour lui, pas de doute possible, la sentence du directeur-adjoint de la rédaction d’Europe 1, 44 ans, est sans appel: « Nathalie Kosciusko-Morizet a déformé les propos du maire de Mulhouse. » Jean Rottner a en effet assuré que ces « retards » concernent seulement « quelques enfants » et non « des dizaines, » comme l’a affirmé la numéro 2 de l’UMP. Et pour Europe 1 comme pour la police des manifestations, « quelques » enfants, ça ne peut donner des « dizaines » d’enfants, car l’une exagère nécessairement et l’autre n’a pas de raisons de minimiser le phénomène.
Autre « incohérence », selon le juge, en admettant que la première évaluation en soit une : si « quelques enfants » arrivent bien après la cloche, ce n’est pas parce qu’ils sont allés eux-mêmes à la prière, mais parce que leurs parents y sont allés. Une « nuance d’importance », commente le chroniqueur, sans préciser où est ladite nuance, d’autant qu’en tout état de cause seul importe les conséquences, au regard de la perturbation des classes, du respect des enseignants et du non respect des lois et règlements.

Considère-t-on à Europe 1 que les parents défaillants ou méprisants de l’école sont justifiés à inculquer la primauté de la religion sur les principes du vivre ensemble en république laïque ? Ce mauvais procès à NKM est révélateur de la complaisance de la presse à l’égard de certains contre d’autres et de la participation des journalistes à la dégradation de la vie inter-communautaire.

Jean Rottner, « un ami » ne veut pas pour autant « fermer les yeux sur certains problèmes ». Des parents souhaitent sortir des enfants de l’école en nombre croissant, explique-t-il ainsi, « et ce, quelque [« quelle que », sans être directeur-adjoint, nous semble de meilleur aloi] soit la confession religieuse, parce que l’école de la République « ne répond plus à leurs aspirations ».

Est-ce à dire que ceux qui se plaignent de ghettoïsation » sont précisément ceux qui les créent ? Est-ce également à dire que de posséder un lieu de prière ne garantit pas le respect des horaires laïcs ?
Et que sont supposés faire les citoyens quand le gouvernement de la République « ne répond plus à leurs aspirations »? Ou quel choix a un ministre quand il n’y est pas heureux ?

Enfin, reste l’énorme problème d’une grave occultation sectaire
Comment Europe 1 et son chroniqueur-directeur-adjoint-juge-et-arbitre, réussissent-ils le tour de force de ne pas nommer la religion concernée ? Quand on se livre à une contre-enquête et qu’on gribouille tant de mots pour chipoter sur « quelques » ou des « dizaines » d’enfants, on doit pouvoir investiguer sur la nature de la confession religieuse des enfants perturbateurs. Mais ni les Juifs ni les Catholiques ne sont à la fois intégristes et irrespectueux des règles de la République.
L’audience d’Europe 1 périclite: il doit y avoir une raison… dont Xavier Niel ou Patrick Drahi va savoir tirer parti !

Libertés publiques: restrictions sur le wifi en France, comme en Corée du Nord

Le wifi sera bientôt interdit dans les crèches, limité dans les écoles

Une période de psychose antiterroriste favorise-t-elle fatalement le totalitarisme ?

Le Parlement a définitivement voté jeudi une loi « encadrant » l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Interdiction du wifi aux scolaires de moins de 11 ans. Bien que le doute subsiste sur la dangerosité des ondes électromagnétiques émises par tous nos appareils électroniques sans fil et sur l’origine réelle des maux que les électrosensibles leur attribuent, les députés ont néanmoins définitivement adopté jeudi plusieurs dispositions d’une loi encadrant l’exposition aux ondes électromagnétiques. Face à un risque encore mal défini, l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) avait été chargée de faire le tour de toutes les études scientifiques sur le sujet pour en faire une synthèse. Son rapport a été rendu public mardi et deux jours plus tard, les députés godillots ont cédé au principe de précaution.
Le wifi interdit en crèche. La loi soutenue par le gouvernement et portée par l’écologiste Laurence Abeille interdit le wifi dans les crèches. L’installation de boîtiers wifi dans les écoles maternelles est également bannie.
Et en primaire ? Dans les classes des écoles primaires, les boîtiers wifi installés après la publication de la loi sont désactivés lorsqu’ils ne sont pas utilisés pour des activités numériques pédagogiques. Enfin, toute nouvelle installation d’un réseau radioélectrique dans une école primaire fera l’objet d’une information préalable du conseil d’école.

Entre craintes sanitaires et besoin de technologies. Au-delà des seules crèches et écoles, le texte comporte plusieurs autres dispositions plus larges comme l’obligation, sous peine d’une amende maximale de 75.000 euros, de messages de recommandation sur l’utilisation du téléphone portable et sur les risques liés à leur utilisation.
La loi demande aussi à l’Agence nationale des fréquences (ANFR) de mettre, d’ici un an, à la disposition des communes de France une carte à l’échelle communale des antennes-relais existantes.

Limites et incohérences du zèle socialo-écolo


Le doute perdure. Alors que les technologies sans fil se déploient dans notre vie quotidienne, leurs conséquences sur le plan sanitaire restent incertaines, mais les écologistes archaïques sous le joug de théorie de la décroissance se croyant plus censés et responsables que la moyenne imposent leurs peurs irraisonnées. Ces antennes, relais wifi, télécommandes, etc. sont suspectes du seul fait qu’elles émettent des ondes invisibles donc effrayantes auxquelles depuis des années est attribuée une dangerosité de l’ordre du fantasme.

En 2009, l’Anses avait déjà rendu un rapport ambigu et mitigé : les radiofréquences n’étaient pas nocives à ses yeux, mais elle recommandait néanmoins de contrôler dès que possible l’exposition à ces ondes. Quatre ans plus tard, l’agence a donc été chargée de faire un nouveau point résumant toutes les études publiées sur la question. Et nos députés, comme les « experts », ont masqué leur paresse et leur incompétence en s’alignant, comme souvent, sur les législations étrangères qui leur conviennent.
Si la question de la dangerosité des ondes se posait déjà dans les années 2000, mais n’était pas démontrée, elle n’est pas davantage prouvée aujourd’hui, alors qu’elles se sont encore répandues. L’usage des smartphones et des tablettes s’est généralisé, sans oublier le déploiement en cours d’un réseau 4G pour l’internet sans fil. Une telle technologie va permettre d’avoir sur un smartphone ou une tablette mobile un débit internet équivalent à celui d’une ligne fixe.

Au final, ce sera jusqu’à 11 ans…

Savoir raison garder n’est pas écolo
L’ingestion accidentelle d’une cuillère à café d’huile essentielle de térébenthine peut entraîner la mort chez un jeune enfant. Il n’empêche qu’en février 2008, la politicienne de l’écologie radicale, Cécile Duflot, ex-secrétaire nationale des Verts (EELV) et ex-ministre, ministre de Hollande, aurait affublé son 4e enfant, une fille, du joli prénom « Térébenthine », un antiseptique pulmonaire et… urinaire. Le comique déjanté Michael Youn est l’heureux papa d’une petite… »Seven », comme le chiffre 7 en anglais, mais aussi comme le titre du film glauquissime avec Brad Pitt qui poursuit un psychopathe. L’inverse était concevable.

Logiquement, les enfants doivent quitter le domicile familial
Car la tolérance des « experts » envers la télévision, les fours à micro-ondes ou les alarmes anti-intrusion serait donc coupable. Devons-nous éloigner nos enfants du chauffage par induction ?

Faut-il priver les enfants de tout spectacle ?
Il est avéré que leur système auditif des enfants est fragile, mais les écologistes négligent les rapports d « experts » qui lancent des alertes contre le volume sonore de la publicité télévisée, des concerts et des films en salle. Qu’ils nous disent où isoler les enfants ? En Birmanie? En Corée du Nord ?