L’acte héroïque d’un africain récupéré pour la défense des migrants clandestins

Mamoudou Gassama, l’homme qui a escaladé un immeuble pour sauver un enfant, est un Malien sans papier 

Et ça change tout ? 

Le jeune homme de 22 ans qui a sauvé, samedi soir, un enfant de quatre ans suspendu dans le vide au 4e étage d’un immeuble du 18e arrondissement de Paris, se nomme Mamoudou Gassama et vit à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il est aujourd’hui célébré par le monde politique et les media, mais si l’opinion est admirative, c’est de son acte de bravoure.

Résultat de recherche d'images pour "ian brossat"Or, pour les communicants de la gauche auto-proclamée « humaniste », l’important est de faire d’un cas particulier un phénomène général.  Ainsi, dès ce dimanche 27 mai, le frêle adjoint PCF à la maire PS de Paris, ci-contre, chargé du logement, de l’habitat durable et de l’hébergement d’urgence, Ian Brossat,  retient-il avant tout que le  jeune sauveur est un sans papier et qu’il est originaire du Mali. Tout à coup, le politicien ne craint plus les amalgames… Tous les Maliens clandestins sont des héros…

Résultat de recherche d'images pour « Le jeune homme qui a sauvé un bébé rue Marx-Dormoy en escaladant trois étages est sans papier arrivé du Mali en Septembre. Avis à ceux qui crachent sur les migrants à longueur de journée. Merci Mamoudou Gassama », a tweeté l’adjoint PCF à la maire de Paris, en charge du logement.

Et l’élu populiste d’insister dans un second tweet. « Il m’a expliqué être arrivé du Mali il y a quelques mois en rêvant de construire sa vie ici. Je lui ai répondu que son geste héroïque est un exemple pour tous les citoyens et que la Ville de Paris aura évidemment à cœur de le soutenir dans ses démarches pour s’établir en France ».

Un peu avant, Anne Hidalgo s’était empressée de féliciter le jeune homme.

« Un grand bravo à Mamoudou Gassama pour son acte de bravoure qui a permis de sauver hier soir la vie d’un enfant. J’ai eu plaisir à m’entretenir avec lui aujourd’hui par téléphone, afin de le remercier chaleureusement », a réagi sur Twitter, la maire absente.

Le héros n’a rien demandé pour lui, ni médaille, ni papiers

Félicité par de nombreux media pour son héroïsme, Mamoudou Gassama est désintéressé. Il a raconté à BFMTV avoir « vu beaucoup de monde en train de crier, et des voitures qui klaxonnaient« . « Je suis sorti, j’ai couru pour regarder les solutions pour le sauver. J’ai réussi à attraper le balcon, je suis monté comme ça et Dieu merci, je l’ai sauvé« , a-t-il encore réagi, en toute simplicité.

Les faits se sont déroulés dans le XVIIIe arrondissement vers 20h.

blog -Malien sauve enfant en escaladant facade immeuble Paris18-27mai2018.JPGLa scène, impressionnante, où l’on voit le jeune homme escalader à mains nues et en 30 secondes environ quatre balcons de la façade de l’immeuble jusqu’au 4e étage, pour récupérer l’enfant qui se trouvait suspendu par une main, dans le vide, à l’extérieur du balcon, a été filmée par des passants stupéfaits.

A la suite de ce sauvetage, le père de l’enfant a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte du chef de « soustraction à une obligation parentale« , qui a été confiée à la brigade de protection des mineurs, a-t-on précisé de source judiciaire.

Ian Brossat a-t-il fait de la récupération, avec la même insistance et le même empressement, lorsqu’un autre héros, le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, a donné sa vie pour sauver celle d’une employée du Super U de Trèbes, prise en otage au cours de l’attaque terroriste islamiste du 23 mars 2018.  L’assassin, qui s’est lui-même revendiqué de Daech, était un terroriste islamiste, Redouane Lakdim, et ce Franco-marocain né au Maroc a semé la terreur aux abords de Carcassonne, Aude, tuant trois personnes.

Tuerie islamiste de l’Opéra: « Les mots ne suffisent pas, il faut des actes »

Seules la gauche et la majorité présidentielle restent impavides

Les oppositions de droite ont réagi en demandant des « actes » au gouvernement, après l’attentat islamiste au couteau qui a fait un mort et plusieurs blessés, samedi soir à Paris.

Les Républicains, Debout la France et le Front national sont à l’écoute de la population inquiète et ne se satisfait plus de tweets et de « commentaires » en langue bois pour éviter de nouveaux assassinats de rue, comme celui perpétré samedi soir au cœur de Paris. 

« Une fois encore, la barbarie islamiste fait couler le sang dans notre pays. Dans la guerre contre le terrorisme, les mots ne suffisent pas, il faut des actes,«  a déclaré Laurent Wauquiez, président de LR, après avoir rendu hommage à nos forces de l’ordre et pensées aux victimes et à leurs proches.

« Maintenant, nous attendons une information essentielle. Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire ? »

L’ancienne finaliste de la présidentielle de 2017 a ainsi interrogé la présidente du FN, Marine Le Pen, sur Twitter dimanche matin, réagissant au fait que l’islamiste de l’intérieur est né en Tchétchénie et a obtenu le statut de réfugié politique, avant d’être naturalisé, puis  »fiché S pour radicalisation et de tuer  un homme et de blesser quatre autres innocents, au cours d’une chasse aux victimes à travers les rues du quartier de l’Opéra, un samedi soir dans le 2e arrondissement. 

Samedi soir, Marine Le Pen avait déjà apporté son « soutien à nos forces de l’ordre qui ont neutralisé un assaillant islamiste à Paris ». « Le peuple français ne se contentera plus de commentaires. Ce sont des actes qui sont attendus », avait-elle insisté. 

Défaitiste, Xavier Bertrand, ancien membre de LR tombé dans la démagogie, quant à  lui, a estimé qu’il n’y a rien à faire, dès lors que le « risque zéro n’existe pas ».

« Ce n’est jamais facile; celui qui dit : Avec moi, ça se passerait mieux est un menteur, » a lâché le président des Hauts-de-France, polémiquant contre son camp (ou celui qu’il a servi par le passé), avant d’expliquer au Grand Rendez-vous CNews-Europe1-Les Echos qu’il attend d‘Emmanuel Macron qu’il apporte une « réponse forte »… « J’ai envie de savoir si des propositions peuvent être entendues », a-t-il ajouté, évoquant la « consultation de sites djihadistes« , action existante et insuffisante, comme le démontrent les faits.

N’y a-t-il donc rien à faire ? « Les attentats sont imprévisibles, mais nous ne pouvons pas accepter l’inaction de l’État ! » s’est irrité le président de ‘Debout la France’, Nicolas Dupont-Aignan, dans un communiqué . « Où est la task force de monsieur Macron ? Où est la loi antiterroriste ? Où sont les actes derrière la communication du gouvernement ? » a-t-il interrogé. Et de demander le rétablissement de l’état d’urgence et plusieurs mesures comme l’expulsion des fichés S étrangers, le contrôle aux frontières ou encore des fermetures de mosquées où est « prêchée la haine ». L’assaillant était fiché S, selon des sources proches de l’enquête.

Le gouvernement s’attaque plutôt aux critiques

Sans même prendre la peine de paraphraser Xavier Bertrand, « malheureusement, le risque zéro n’existe pas et ceux qui expliquent que des mesures sorties du chapeau suffiraient à régler le problème, ceux-là mentent« , a répétéé Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

« Ces 15 derniers mois, 22 attentats ont été déjoués », selon Benjamin Griveaux, pour qui Gérard Collomb est un « grand ministre de l’Intérieur ». Mais on demande au joueur de poker d’en livrer le détail… 

Griveaux a aussi répété l’intention du gouvernement d’embaucher sur le quinquennat 1.900 personnes pour « renforcer le renseignement ». Vu le nombre de fois qu’il a répété cette annonce, la question est de savoir s’il faut additionner les effectifs promis à chaque fois…

« Nous avons répondu par les actes, affirme-t-il, mais espérons qu’il ne s’adresse pas aux victimes et à leurs familles. « Je note que le groupe LR n’a pas voté le texte sur la sécurité intérieure » fin 2017, a polémiqué Benjamin Griveaux, accusant l’opposition de « parler beaucoup », mais d’ « agir peu », retournant la critique adressée à l’exécutif ! Sur ce sujet, il faut savoir dépasser les effets de tribune », a-t-il commenté.

François Hollande renonce aussi à faire mieux

Sur TV5 Monde-RFI, François Hollande a pour sa part rendu hommage au « travail remarquable » des services de renseignements, qui ne peuvent toutefois pas « prévenir toutes les attaques ». Selon l’observateur de Tulle, « la classe politique, dans ce type d’événements, est toujours dans la surenchère, la demande d’une nouvelle loi ». « Il y a une responsabilité de tout acteur politique qui doit se poser la question : est-ce qu’un jour dans l’exercice du pouvoir je serai confronté à ce type de situation ? » a conseillé l’ancien président.

Vu du perchoir, Rugy commente

« Je ne pense pas que les Français pensent que nous ne faisons rien. Nous avons voté en novembre une loi avec de nouvelles mesures contre le terrorisme. Nous augmentons les moyens pour la sécurité intérieure, la police, la justice et les prisons », a défendu de son côté le président de l’Assemblée nationale François de Rugy, invité de l’émission Questions politiques France Inter/France Télévisions/Le Monde. Si « l’arsenal juridique est aujourd’hui suffisant », François de Rugy n’a pas exclu que, « dans les années qui viennent, on doive encore ajuster les lois antiterroristes ».

La France insoumise, par la voix du député Adrien Quatennens, s’est, elle, refusée à polémiquer : « C’est clair qu’à cette heure il n’y a pas lieu de mener quelque polémique que ce soit, car ceux qui revendiquent cette attaque veulent nous diviser », a-t-il avancé sur France 3.

Lire aussi EXCLUSIF. Attentat au couteau à Paris : l’assaillant entendu en avril 2017 par la police

Attentat islamiste de l’Opéra par un Français : le mal est parmi nous. Ne pas le nommer, c’est renoncer à le combattre

blog -islamisme-en-france-carte de la radicalisation 2016
Octobre 2016

Tandis que le pouvoir et la presse se refusent à nommer l’ennemi islamiste, Khamazat Azimov, « réfugié politique » en France, prêtait allégeance à Daech

Le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué l’attaque au couteau samedi soir à Paris, a diffusé dimanche 13 mai une vidéo sur laquelle apparaît le lycéen de 20 ans présenté comme l’auteur de l’attentat.

La vidéo a été diffusée par Amaq, l’agence de propagande de l’EI, qui a mis en ligne sur Telegram une vidéo où l’on « voit » (!) un individu portant une capuche et dont le bas du visage est caché par un tissu noir.

« La victoire contre les mécréants »

S’exprimant en français et parfois en arabe, Khamzat Azimov prête allégeance au numéro un de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi et le « réfugié politique » déclare que « la victoire est proche » contre « tous ces mécréants se sont coalisés » contre l’EI, qui a revendiqué dans la nuit de samedi à dimanche l’attentat qui a fait un mort et quatre blessés dans la capitale française, selon son agence de propagande, alors que Macron prenait du repos, muré dans le fort de Brégançon, Var.

<br> »L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique [que l’on disait exterminé] et l’opération a été menée en représailles aux Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq.

islamisme en France, fiches S, Fichés S carte, musulmans dangereuxL’ « assaillant » – ne surtout pas écrire ‘islamiste‘, ni même ‘terroriste‘ – a été tué par l’un des policiers de base arrivés sur les lieux. Le jeune homme de 20 ans né en Tchétchénie, naturalisé en 2010, et ‘fiché S’ pour radicalisation islamiste depuis 2016.

La radicalisation récente est une excuse facile pour exonérer le pouvoir de sa responsabilité, comme la qualification de ‘déséquilibré’ apposée aux « assaillants »… Quand les « acteurs » politiques cesseront-ils d’établir des classements sans fin en catégories, pour passer à l’action ?

C’est avec un site que le gouvernement dit « Stop-djihadisme »… Il nous en dit tout !

La fiche S (pour ‘Sûreté de l’Etat’) fait partie des 21 catégories du Fichier des Personnes Recherchées (FPR). Cet outil recueille certaines informations sur des personnes susceptibles de troubler l’ordre public : état civil, signalement, parfois une photographie, motifs de recherche, conduite à tenir vis-à-vis de la personne. La fiche S sert également à retracer les déplacements de l’individu fiché. Son objectif général : faciliter les recherches effectuées par les services de police et de gendarmerie (à la demande des autorités judiciaires, militaires ou administratives), sur le territoire français ou au niveau européen (dans le cadre du Système d’Information Schengen). La fiche S a une durée de vie d’un an. Elle peut être renouvelée si la poursuite de la surveillance paraît nécessaire. « La fiche S est subdivisée en divers niveaux matérialisés par des numéros, qui vont de ‘S1’ à ‘S16’. Ces niveaux correspondent aux actions à entreprendre pour le membre des forces de l’ordre qui contrôle cette personne. Mohammed Merah était classé S5. En 2015, 850 combattants djihadistes revenant d’Irak ou de Syrie, dont 140 ayant résidé ou résidant encore en France sont fichés S14. Sur les 20.000 personnes fichées, il en existe 4000 comme étant sur le « haut du spectre » : c’est nouveau , ça vient de sortir… Ils sont inscrits dans le fichier de signalement pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT),  un fichage au large spectre, de la dérive sectaire au djihadisme en puissance. Depuis le , les collectivités locales peuvent même demander aux services habilités d’interroger le fichier national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (Fijait) au moment d’un recrutement, afin de prévenir l’embauche d’une personne fichée S. Marine Péquignot, la compagne de Redouane Lakdim, elle est quant à elle connue {une chance !] au fichier TAJ (Traitement d’Antécédents Judiciaires, un temps nommé ARIANEApplication de Rapprochement, d’Identification et d’ANalyse pour les Enquêteurs). Vous suivez toujours ? Tant pis car, attention, précise le gouvernement : « La fiche S n’est pas une preuve de culpabilité. » S’il est en marche, le gouvernement n’a pas pour au.tant avancé.

Avec tous ces moyens (dispersés) à disposition, le cri général est qu’on ne peut rien faire ! Le temps de la dénonciation du « fichage » (comme la vidéosurveillance ) est passé: on les multiplie (comme les ronds-points) pour notre sécurité: les Français courent  désormais moins de risques à 80 km/h sur la route qu’à 3 km/h sur les trottoirs du quartier de l’Opéra…  

Faudrait-il placer ces fichés ‘S’ en rétention administrative, comme envisagé par Manuel Valls (ex-PS) et Laurent Wauquiez (LR) ? Frédéric Péchenard, vice-président LR de la région Ile-de-France et ex-patron de la police nationale, estime que la mesure n’a pas « beaucoup de sens », tant techniquement que juridiquement. Les experts préconisent d’attendre devant les ordis. Et sortir le moins possible. Nous devenons un pays de Français confinés : voyez Macron, à Brégançon pendant le massacre !…

Les informations ne manquent pourtant pas, mais à quoi servent-elles ? Voici une autre  carte de France du djihadisme un peu plus détaillée, réalisée par Olivier Hanne, islamologue (lien).

Macron raille ceux et celles qui sont à 50 euros près

Le président des (très) riches s’en prend à « ceux qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL »
blog -Macron moite-Nlle Caledonie-mai2018Pour avoir critiqué dans un documentaire « ceux qui pensent que le summum de la lutte c’est les 50 euros d’APL » Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de l’opposition lundi : elle dénonce son mépris social en leur opposant les « valeurs » morales pour lesquelles le colonel Beltrame a donné sa vie lors des attentats islamistes de Trèbes.
« Le colonel Beltrame est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse« , explique le chef de l’Etat, dans un documentaire qui doit être diffusé lundi soir sur France 3.
Or, selon lui, « les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus (sic =  trop fade !), une République dont on ne connaît plus l’odeur », et où l' »on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL… Ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays, » estime-t-il.

Pour définir cette histoire, le président énumère « une histoire d’absolu, (…) un amour de la liberté au-delà de tout, c’est une volonté de l’égalité réelle : c’est ça, la France », dit-il dans ce documentaire réalisé par Bertrand Delais, intitulé « Emmanuel Macron, la fin de l’innocence ».
« Nous sommes la France, et la France est un pays qui ne se réforme pas. On est un pays qui se cabre« , constate-t-il encore, avec le sentiment qu' »il y a en nous un goût romantique pour la lutte qui fait que, quand bien même ces statuts ne sont pas pour nous, on vit dans l’idée de pouvoir un jour les obtenir; on aime la lutte de celui qui les protège ». « Ça fait partie de la vie politique française, il faut le regarder avec respect et amour de notre histoire », estime-t-il.

« Petit », « misérable », selon  l’ex-banquier

Avant même sa diffusion, les propos que tient Macron dans le documentaire suscitent la polémique.
« Emmanuel Macron méprise les gens qui se sont indignés pour la baisse des APL. C’est petit et indigne de sa fonction« , a tweeté le député de La France insoumise, Alexis Corbière sur Twitter.

« Se servir de la magnifique figure du colonel Beltrame pour salir ceux qui luttent pour leurs droits est misérable« , a tweeté de son côté le PCF, tandis que le porte-parole du PS, Boris Vallaud, juge « petit d’opposer les héros des plus pauvres », estimant que « ceux qui sont à 20 euros près ne méritent pas ce mépris« .

Pour le président LR du Sénat Gérard Larcher, « on ne peut pas avoir des mots raccourcis. L’APL est un sujet important pour des millions de familles françaises et il faut qu’on le traite avec équité », a-t-il insisté sur LCI.
<br>Sur Radio Classique, la présidente du FN, Marine Le Pen, y voit une « indécence. Les préoccupations de ceux qui n’arrivent à pas à finir leurs fins de mois ne l’intéressent pas. Ce n’est pas son monde« .

« La petite phrase (…) montre sa haute considération pour les gens qui ont peu ou pas grand-chose », note Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFMTV, ce qui est « à l’image de sa première année. »

La baisse à l’automne dernier des aides personnalisées au logement (APL), de 5 euros mensuels pour 6,5 millions de ménages bénéficiaires, avait été vivement critiquée par les ONG – supranationales et illégitimes – de défense des mal-logés, les bailleurs sociaux et certains syndicats.

Dimanche, le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a reconnu que cette baisse a été une « mauvaise décision » et promis qu’il n’y « aurait plus aucun perdant » en matière d’APL.

blog -Schiappa Marlene rondeLe Premier ministre Edouard Philippe avait qualifié de « pas intelligent » ce coup de rabot, qui représente une économie mensuelle de 32,5 millions d’euros pour l’Etat. Il l’avait justifié par la nécessité de réaliser les économies prévues dans le budget 2017 par la majorité précédente, argument évidemment repris par Richard Ferrand, chef de file des députés de La République en marche (LREM), lundi, pour qui la mesure était « une connerie inévitable ».

Dans les propos fustigés lundi, Macron dénonce « les gens qui instrumentalisent cela politiquement », a synthétisé la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes (ci-contre) l’inculte Marlène Schiappa sur …France Culture.