Ce qui va changer à la rentrée 2018 dès l’école primaire

Dictée, maths, « Marseillaise » et quoi d’autres ?…

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« Les grandes lignes des propositions du Conseil supérieur des programmes au ministre de l’Education nationale sont connues.
Jean-Michel Blanquer avait annoncé, fin mai, qu’il voulait « remuscler » les programmes scolaires « de la maternelle à la troisième ». Le Conseil supérieur des programmes (CSP), missionné par le ministre de l’Education nationale à la fin janvier, vient de rendre sa copie. Voici ce qu’il suggère de changer à la rentrée prochaine.

En français, une dictée par jour
Le Conseil supérieur des programmes préconise que les enseignants proposent à leurs élèves une dictée par jour.
Il recommande également d’enseigner à nouveau la conjugaison complète du passé simple, et non plus de se limiter aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel.
En grammaire, les termes COD (compléments d’objet directs), les COI (compléments d’objet indirects) et les compléments circonstanciels devraient faire leur retour, pour plus de limpidité.

En matière d’apprentissage de la lecture, le CSP insiste sur le fait que la méthode syllabique reste la règle pour l’apprentissage de la lecture. Et à propos de lecture, le CSP souhaite que les élèves lisent de cinq à dix œuvres littéraires par an en classe du CP au CE2.

La présidente du CSP, Souâd Ayada, insiste pour que les élèves s’entraînent davantage à l’écriture en cours. « Les élèves n’écrivent pas assez, déclare-t-elle. Le cours se réduit souvent à un document collé dans le cahier. »

En maths, les quatre opérations dès le CP

Addition, soustraction, multiplication et division : le Conseil supérieur des programmes souhaite que les quatre opérations mathématiques soient étudiées dès le CP. « Il ne s’agit pas de les maîtriser tout de suite, mais de comprendre leur sens« , explique la présidente du CSP.

Le conseil suggère aussi « d’accorder très tôt une place à la résolution de problèmes, aux automatismes et aux calculs » et de faire réaliser des démonstrations aux élèves en classe.

En éducation civique, la « Marseillaise » par cœur

Le Conseil supérieur des programmes liste trois priorités au programme d’enseignement moral et civique : « respecter autrui », « acquérir et partager les valeurs de la République » et « construire une culture civique ».
Le conseil fixe des objectifs d’apprentissage par année : savoir chanter par cœur le premier couplet de la Marseillaise en CE2 et connaître le fonctionnement de l’Assemblée nationale et du Sénat en CM2.

Près de Bordeaux, des petits « caïds » semaient la terreur dans leur collège

Les collégiens de Mérignac ont vécu un mois de violences, en plein centre-ville de Mérignac en Gironde. 

seules-les-salles-situees-dans-les-etages-superieurs-du-batiment-b-de-l-etablissement-sont-fermeesEn milieu de semaine, un élève a été interpellé par les policiers de l’unité de recherche judiciaire du commissariat local à l’issue d’une enquête. Au même moment, quatre autres de ses camarades, dont deux sont d’anciens élèves de quatrième dans ce collège …Jules-Ferry, qui ne jouit pas d’une excellente réputation, ont également été interpellés dans deux autres collèges de cette banlieue de Bordeaux.

L’état de détérioration de l’un des trois bâtiments pédagogiques du collège mérignaçais et la désaffection de 11 salles vétustes ont conduit à sa fermeture partielle et à la mise en place de sept salles modulaires, fin 2017.

Situé dans le centre-ville de Mérignac (Gironde), cet établissement qui accueille environ cinq cents élèves n’affiche en cette fin de semaine aucun dispositif particulier. Aucune force de police n’a été maintenue pour surveiller les allées et venues à l’extérieur de cet établissement qui n’est pas classé en zone prioritaire d’éducation. La vie a presque repris son cours habituel. Sauf dans les esprits. 

Plusieurs collégiens blessés, dont certains grièvement

Constituée de sept ou huit adolescents du secteur, la bande a fait régner la terreur pendant près d’un mois. Plusieurs élèves du collège Jules-Ferry, âgés de treize et quatorze ans, ont ainsi été blessés, certains grièvement. Ces agressions parfois commises avec un objet contondant  – susceptible de provoquer des lésions ou des contusions pouvant entraîner la mort – avaient entraîné le dépôt de plusieurs plaintes et la colère des familles.

Les violences se sont toujours déroulées à l’extérieur de l’établissement, près des arrêts du tramway et au stade Robert Brettes, du nom d’un résistant et ancien député-maire PS, éloignés de quelques centaines de mètres. C’est donc la responsabilité du Conseil départemental qui est engagée, ainsi que celle des familles.
Tout aurait d’ailleurs commencé dans cette enceinte sportive, pendant les vacances de printemps, début avril. Parmi les hypothèses privilégiées, celle d’une querelle de territoires avec des petits caïds locaux pour une simple utilisation d’un terrain de football.

Cinq agresseurs bientôt convoqués chez le juge pour enfants

Les agresseurs, également tous mineurs, sont venus régulièrement menacer leurs victimes à la sortie des cours. Un véritable « climat de terreur psychologique et physique « , selon un policier. Les autorités et la direction scolaire ont « rapidement » (sic : l’avis des blessés diverge…) pris « toutes les dispositions » pour mettre fin à cette volonté de puissance.

Les cinq agresseurs, qui ont été formellement reconnus par leurs victimes, répondront de leurs actes devant la justice. Ils seront prochainement convoqués par un juge pour enfants. Ils pourraient être mis en examen pour violences volontaires.