Le groupe Carrefour met ses salariés en chômage partiel

Les syndicats dénoncent « une décision… politique »

Les travailleurs en chômage partiel font concurrence aux fonctionnaires

Depuis la fermeture endes rayons non essentiels, décidée par le gouvernement, de nombreuses enseignes de la grande distribution ont recours au chômage partiel. Les syndicats de l’enseigne Carrefour dénoncent ce qu’ils appellent « une fraude » des entreprises.

La presse de service public adopte bille en tête le point de vue syndical. Philippe Allard, délégué CGT Carrefour, est scandalisé, rapporte Radio France. « Seuls les rayons non alimentaires, non essentiels, sont concernés par la fermeture des rayons, explique-t-il. On ne comprend pas pourquoi Carrefour arrive à faire une activité partielle qui concerne 90.000 salariés dans le groupe. » « Tous les salariés sont concernés hormis la logistique et le drive. C’est un véritable scandale,  » commente le délégué CGT Carrefour. Le chômage partiel s’applique uniformément à tous les hyper et supermarchés, quel que soit le niveau de fréquentation ou le nombre de rayons fermés.

« A ce stade, ça nous paraît démesuré parce que nous n’avons pas de chiffres sur la baisse de fréquentation, les bénéfices, déplore Olivier Guivarch, syndicaliste CFDT. On a quand même l’impression qu’aujourd’hui, dans le commerce alimentaire, l’activité va bien. Donc oui, c’est prématuré de faire appel à l’argent public pour baisser le coût du travail. »

Pas de perte de salaire pour les salariés

Les mesures sont justifiées, affirme la direction, sans communiquer de chiffres. Mais les salariés en chômage partiel ne subiront pas de perte de salaire. Le manque à gagner sera intégralement compensé, indique le groupe Carrefour. Là n’est pas question pour Dominique Moualek, délégué Force Ouvrière : « On se réserve le droit de saisir toutes les autorités compétentes, notamment les inspections du travail, pour dénoncer un chômage partiel qui est non adapté, et sur lequel on pourrait certainement dénoncer une fraude au chômage partiel. »

« Pour moi, c’est une décision politique qui a été prise par l’entreprise en lien avec les acteurs de la grande distribution, » juge le délégué FO. 

Selon le syndicaliste, la grande distribution a tout simplement engagé un bras de fer avec le gouvernement : « Aujourd’hui, la grande distribution, en clair, dit au gouvernement : ‘Vous voulez nous interdire la vente des produits non essentiels, vous allez assumer une partie des salaires de nos entreprises’. »

 « On a le sentiment d’une opération coordonnée de la grande distribution un peu en mode revanchard après l’affaire des rayons dits ‘non essentiels que nous avons dû fermer », déplore ainsi Franck Gaulin, délégué CGT des hypermarchés Carrefour, qui y voit quelques arrière-pensées. « Pour nous, la grande distribution – et Carrefour en  particulier – essaie de faire pression sur le gouvernement pour obtenir la réouverture de ces  rayons-là ».

En effet, le groupe Carrefour ne fait ni mieux, ni pire que ses confrères. Chez Carrefour, le dispositif est en place depuis deux jours, le 12 novembre, avec des salariés qui, dans certains hypers et supermarchés, ne travaillent plus qu’à 50% de leur temps.

Carrefour n’est donc pas la seule enseigne à recourir à la manne du chômage partiel. C’est le cas de Casino (dès le 9 novembre), de Monoprix, d’Auchan et de certains franchisés Leclerc. Avec ou sans compensation de salaire, selon les cas. Dans le groupe Casino, ce sont les magasins Monoprix et les hypers Géant qui sont concernés avec un taux de chômage partiel qui varie selon les magasins. Même chose à Auchan où l’application du dispositif se fait magasin par magasin. « Quand on ne peut plus vendre de jouets, de vêtements, de gros électroménager, de livres ou d’articles de décoration, on peut redéployer une partie des vendeurs dans d’autres  rayons, mais ça a ses limites », a expliqué vendredi à Europe 1 la direction d’une grande enseigne. 

Système U, SA coopérative, affirme se passer du chômage partiel en redéployant les vendeurs momentanément privés de travail sur des tâches qui explosent avec le confinement, à commencer par le « drive ».

Avec ce délai, Système U tente de redorer son image. Ses efforts de propagande vertueuse vise à faire oublier les casseroles que traîne la coopérative et ses 1.559 magasins sur tout le territoire français. Système U, c’est 2.207 salariés contre 321.383 chez Carrefour.

En septembre 2014, l’association L214 a publié une vidéo dénonçant les conditions d’élevage en batterie des poules d’une exploitation qui fournit des œufs commercialisés sous la marque du distributeur et a demandé à l’enseigne « de retirer de ses étals les œufs de poules élevées en cage », ce que celle-ci refusa, notamment dans l’objectif de proposer des prix bas . En octobre 2016, Système U annonça ne plus vendre sous sa marque distributeur d’œufs produits par des poules élevées en cages.

Le 7 juin 2017, l’UFC – Que choisir dénonça la présence du conservateur allergène méthylisothiazolinone dans un produit de la marque « By U », un savon présenté comme « extra doux ». Elle déconseilla particulièrement l’utilisation de ce produit aux enfants, adolescents, et femmes enceintes.

En 2017 encore, dans le cadre du scandale des œufs contaminés au fipronil, le Ministère de l’Agriculture publie une liste dans laquelle Système U apparaît comme l’un des distributeurs de produits à bases d’œufs contaminés.

Plan de relance : Jean Castex promet 160.000 emplois créés d’ici 2021

Un engagement accessible après les licenciements liés à la crise sanitaire : ne pas l’atteindre semble impossible !

Le premier ministre a insisté sur l’aide aux entreprises et à l’emploi apportée dans le cadre du dispositif de 100 milliards d’euros prévus par le gouvernement. Pour Jean Castex, il s’agit de « reconstituer la richesse nationale » par le travail, après des mois de paralysie économique.

« L’objectif est de donner du boulot aux Français ».

A quelques heures de la présentation du plan de relance en Conseil des ministres, en avant-première sur RTL Jean Castex a confié le fil conducteur du gouvernement, axé sur la création d’emplois.

Comment les 100 milliards d’euros du plan de relance vont-ils être répartis ? « Avec la crise, on va perdre 100 milliards de richesse nationale; il s’agit de la reconstituer« , résume Castex, à la louche. « 100 milliards de richesse perdue, c’est un chômage qui explose ». Face à cette menace, il faut réinjecter massivement de l’argent dans l’économie. « Si les entreprises repartent, y a moins de chômage, y a plus d’emploi. » Le premier ministre vise ainsi 160.000 emplois crées d’ici 2021, dans trois mois.

« Remplir les bons de commande »

« On veut éviter au maximum les licenciements », insiste le locataire de Matignon. « Le gouvernement d’Edouard Philippe a pris des mesures ambitieuses pour limiter la casse : pari gagné. Maintenant il faut remplir les bons de commande », ajoute t-il. « La crise a mis en lumière quelque chose qui devient insupportable : la dépendance de l’économie française dans certains secteurs qui sont vitaux pour le pays. Nous avons sélectionné des secteurs où nous allons investir massivement ».

« La priorité, c’est l’emploi, mais il n’est pas question qu’on mette sous le tapis le sujet des retraites« , a t-il par ailleurs ajouté.

Chômage: baisse en trompe-l’oeil confirmée en juillet, à la faveur du déconfinement

Les perspectives restent difficiles

Le nombre de chômeurs a continué de diminuer en juillet, avec la sortie du confinement en mai, sensible en juin, mais l’illusion pourrait être de courte durée, avec la perspective d’une relance économique difficile.

Après -149.900 en mai et -204.700 en juin, le nombre de demandeurs de catégorie A (sans activité) à Pôle emploi a de nouveau nettement diminué en juillet, mais déjà moins qu’en juin, avec une baisse de seulement 174.300 inscrits , soit 4,1%. 

Il demeure cependant à un niveau élevé: 4,047 millions après les hausses exceptionnelles dues au confinement (+7% en mars, +22% en avril), soit 560.000 chômeurs de plus que fin février. 

Comme en mai et juin, cette baisse « s’explique principalement » par un transfert vers l’activité réduite, explique la Dares (le service statistique du ministère du Travail). L’effectif des catégories B (moins de 78 heures de travail dans le mois) et C (plus de 78 heures) a ainsi augmenté de 129.400. 

Au total, le nombre de chômeurs des catégories A, B et C diminue, relativement aux pics des mois exceptionnels précédents, (-44.900, soit -0,7%) pour la première fois depuis mars, mais s’établit toujours à plus de six millions de personnes privées d’emploi.  

Cette diminution est la conséquence d’une reprise des sorties (pour emploi ou formation) de Pôle emploi, qui s’étaient quasiment arrêtées pendant le confinement. 

De leur côté, les entrées ont légèrement diminué, avec des inscriptions pour licenciements économiques toujours limitées, pour l’heure. 

« Les réductions d’effectifs [de demandeurs d’emploi] restent contenues [un adjectif qui suggère abusivement une action gouvernementale que rien ne corrobore], comme c’est le cas depuis le mois d’avril. Elles passent majoritairement par l’annulation ou le report d’embauches prévues » [supposées, mais une fois de plus supputées], notamment en CDD ou intérim, prétend la Dares dans une autre enquête publiée mercredi sur l’activité des entreprises à la fin juillet. 

Cela rejoint l’analyse du président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, qui assure que « l’explosion du chômage vient davantage des non-embauches que des licenciements« . Il ne croit pas à une vague de plans sociaux, « qui ne représentent que 50.000 suppressions de postes » [dans les PSE déposés depuis le 1er mars, soit trois fois plus que sur la même période de 2019], alors « qu’il y a toujours 600.000 offres à pourvoir à Pôle emploi« . Elles ne trouvent pas preneurs: les conditions d’attribution des allocations-chômage ne sont pas incitatrices…

« Nous à la CGT, on a plusieurs appels par jour de salariés de petites entreprises qui licencient, ceux là ils ne font pas la Une des journaux, » a opposé au MEDEF Philippe Martinez (CGT), pour qui la vague de suppressions d’emplois, on l’a déjà vue: ces nouveaux chômeurs, ce sont les précaires, les CDD, les intérimaires ». 

– Embauches à Pôle emploi – 

Selon la Dares, les perspectives des entreprises sont néanmoins marquées par une hausse des incertitudes, avec 39% des entreprises ne se prononçant pas sur les évolutions de leurs effectifs. Des incertitudes qui ne font qu’augmenter à l’approche de la rentrée avec le regain de l’épidémie. 

Jean Castex a tenté mercredi de réduire ces incertitudes, plaidant pour que les Français reprennent le plus possible « une vie normale« . Pour soutenir l’activité et « faire en sorte que l’avalanche de plans sociaux ne se produise pas« , le Premier ministre doit détailler son plan de relance le 3 septembre. 

Il mise aussi sur les mesures annoncées pour faire face à l’arrivée de 750.000 jeunes sur le marché du travail, notamment les aides à l’embauche (4.000 euros) et au recrutement d’alternants (5 à 8.000 euros). 

« Les retours des fédérations sont encourageants et on devrait pouvoir maintenir le niveau historique de jeunes en apprentissage de la rentrée 2019 (…) Pour les jeunes diplômés, les recrutements dépendront de l’évolution de la conjoncture« , selon M. Roux de Bézieux. 

Mais signe de l’inquiétude, le gouvernement devrait annoncer lors de la présentation du plan de relance plusieurs milliers d’embauches à Pôle emploi. 

Selon David Vallaperta (CFDT de Pôle emploi), il y aurait plusieurs vagues de recrutement avec 3.000 embauches, principalement en CDD, d’ici la fin de l’année et le reste en 2021 en fonction du marché de l’emploi. 

« On n’y arrivera pas sans ces renforts« , a-t-il expliqué, « même si pour l’instant, la vague ne se manifeste pas dans les chiffres« . 

Seine-Saint-Denis: la déco et le meuble ne font pas recette; les magasins Alinéa doivent fermer

L’enseigne Alinéa a été placée en redressement judiciaire et 17 magasins sur 26 devraient bientôt fermer.

Le 16 mai 2020, le directeur d’Alinéa, Alexis Mulliez, annonce avoir déclaré l’état de cessation de paiement de l’entreprise.
Samedi 1er août 2020, impossible d’aller faire des emplettes dans un magasin Alinéa, marque et entreprise commerciale française de décoration et d’ameublement appartenant aux actionnaires de l’association familiale Mulliez (AFM), 5ème fortune de France, constituée autour des magasins Auchan. Et pour cause, les salariés étaient en grève. Au lieu d’être dans les magasins pour renseigner les clients, ils étaient sur les parkings pour expliquer leur mécontentement.

1.200 salariés menacés en France, 63 à Rosny. Alexis Mulliez, le PDG d’Alinéa, entreprise, dont le siège est situé à Aubagne (Bouches-du-Rhône), a lui-même effectué une proposition de rachat de certains magasins sur les 26 implantés en France.

Les salariés de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) sont inquiets.

Dans un premier temps, il a proposé de racheter seulement sept magasins, cela a été rejeté par le tribunal de Marseille et dans un second temps, une proposition pour le rachat de neuf magasins est en cours. « Si cela est accepté, 1 200 salariés seront licenciés », lâche Adèle, salariée et représentante du personnel à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Pas d’indemnités de départ

L’intégralité des magasins implantés en Ile-de-France devraient fermer leurs portes, les 63 salariés de Rosny-sous-Bois sont donc concernés. Ils se disent très inquiets. « Nous sommes en négociation avec la direction depuis plusieurs semaines pour obtenir, au moins, des indemnités de départ mais ils ne veulent pas pour le moment », confie Adèle.

Le chômage baisse, dixit Ouest France, 20 minutes, La Tribune, RTL ou Le Monde!

Mais « il se maintient à un niveau élevé »: plus de 4,42 millions de personnes et

+ 24%, ce qui s’appelle un « maintien »!

« La situation s’améliore sur le marché du travail, tout en restant très dégradée« , ose écrire Le Monde… Pour LaProvence, « très nette tendance à la hausse en France et dans la région Sud« .

Qui dit vrai? Raphaël Ebenstein noie le poisson sur France Info et contribue à l’infox sur ordre.

« Le nombre de chômeurs a fortement diminué (-4,6 %) en juin, mais l’effectif des catégories A, B et C a continué d’augmenter, de 0,5 %, atteignant son plus haut niveau historique, assure Ouest France pour évoquer les chômeurs sans les nommer.
Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a enregistré une baisse record au mois de juin, en France (hors Mayotte), la reprise de l’activité sur fond de poursuite de la levée progressive des restrictions leur ayant permis de retrouver une activité réduite. Mais les effectifs cumulés des inscrits à Pôle emploi dans les catégories A, B et C ont atteint un pic historique, à 6,157 millions, » glisse le quotidien régional.

En mai, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a décliné de 149.900, par rapport à avril, choisi par hasard: ce mois de référence est le pire de la période… Il reste important, avec 4,42 millions de personnes « dans cette situation » de rejet social.

La situation s’améliore sur le marché du travail, tout en restant très dégradée. En mai, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a reculé de 149 900 en France (outre-mer compris sauf Mayotte), soit − 3,3 % par rapport à avril, selon les chiffres diffusés, jeudi 25 juin, par le ministère du travail et par Pôle emploi. Il s’agit d’une baisse inégalée depuis la création de ces statistiques, en 1996, ce qui constitue une nouvelle encourageante.

Elle doit cependant être nuancée par une autre donnée : un peu plus de 4,42 millions de personnes émargeaient dans la catégorie A en mai. Un niveau extrêmement élevé. Jamais la barre des 4 millions n’avait été franchie avant la récession entraînée par l’épidémie de Covid-19.

Reflux dans toutes les régions, sauf en Corse

La diminution observée en mai est évidemment liée au redémarrage graduel de l’économie, qui est perceptible depuis la levée du confinement, le 11 mai. Toutes les tranches d’âge sont concernées par cette tendance ; c’est particulièrement vrai chez les moins de 25 ans (− 3,6 %). Les jeunes tirent également parti de cette embellie – très relative –, mais de façon moins nette (− 1,1 %). Le reflux s’observe dans toutes les régions, excepté la Corse.

Cette évolution s’explique principalement par le fait que des dizaines de milliers de personnes, privées soudainement de travail en mars et en avril, en ont retrouvé un en mai, tout en restant inscrites à Pôle emploi. Elles ont, du même coup, été répertoriées dans les catégories B et C – celles des demandeurs d’emploi dits en « activité réduite » : leurs effectifs ont d’ailleurs progressé fortement, de près de 211 000 (+ 14,2 %).

« Les ajustements qu’on a observés en mars, avril et mai sur le marché du travail ont principalement concerné les titulaires de contrats courts et les intérimaires, décrypte Emmanuel Jessua, directeur des études de l’institut d’études économiques Rexecode. Ils ont d’abord perdu leur emploi et ont donc basculé en catégorie A. Une partie d’entre eux ont ensuite été réembauchés, tout en gardant leur statut de demandeur d’emploi, ce qui les a fait revenir dans les catégories B et C. Comme si un jeu de vases communicants s’était produit. »

Au total, si l’on additionne les catégories A, B et C, quelque 6,125 millions d’individus, avec ou sans contrats de travail, pointaient au service public de l’emploi. C’est le chiffre le plus important depuis la mise en place de cette série statistique, en 1996. Et la probabilité est grande qu’il augmente dans les mois à venir.

Après la première vague de destructions de postes au printemps, qui a surtout touché les précaires, deux autres se dessinent : « L’une interviendra dès cet été et jusqu’à la rentrée scolaire, au détriment des travailleurs saisonniers et des jeunes, pense Gilbert Cette, professeur associé à l’université d’Aix-Marseille. La suivante frappera les personnes employées en CDI dans des entreprises qui vont faire faillite. »

Il faut s’attendre à une « forme de lame de fond », susceptible de se traduire par des licenciements en masse, enchaîne Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Le « choc structurel » provoqué par l’épidémie va avoir un fort retentissement sur l’aéronautique, le tourisme, les spectacles, l’industrie du loisir, le transport aérien, l’événementiel… Autant de secteurs dans lesquels notre économie s’est spécialisée, souligne-t-il : « La France risque d’avoir plus de difficultés que d’autres pays pour se relever. Le Covid-19 a touché ses points forts. »

« Il faut que les craintes des ménages soient levées »

Pour autant, le rebond de l’activité, auquel on assiste depuis que les entreprises ont cessé d’être mises sous cloche, va se poursuivre, « mais à un rythme très différent » selon les branches, pronostique M. Jessua. « Et il ne va pas permettre de retrouver à court terme le niveau de richesse qui prévalait avant l’entrée en récession », complète-t-il. Fin 2021, le PIB serait encore inférieur de 6 points à ce qu’il aurait été sans la crise, d’après les prévisions de Rexecode. « Ça ne peut pas ne pas laisser de trace sur le marché du travail », conclut M. Jessua, en précisant que le nombre de chômeurs, de décembre 2019 à décembre 2021, pourrait progresser de 890 000 : « Il s’agit d’un scénario fondé sur l’hypothèse que l’épidémie ne redémarre pas. »

Pour rétablir des niveaux de production et d’emploi équivalents à ceux qui prévalaient avant la crise, un paramètre va beaucoup compter, selon M. Cette : « Le sentiment de sécurité des agents économiques – en particulier les ménages. » « Il faut que leurs craintes soient levées sur au moins trois sujets, argumente-t-il : y aura-t-il un retour de l’épidémie ? Les impôts vont-ils s’accroître ? Leur activité professionnelle est-elle menacée ? »

Si leurs appréhensions se dissipent, ils seront enclins à piocher dans l’épargne qu’ils ont constituée durant la période de confinement. « Les sommes en jeu sont colossales, environ 80 milliards d’euros, avance M. Cette. Si elles sont dépensées, la croissance repartira plus fortement. »

Le plan de relance aura un comité de suivi , nouveau comité Théodule

Un gouvernement Castex à l’ancienne

Le plan de relance de l’économie française qui sera présenté le 24 août en Conseil des ministres, aura un comité de suivi, a annoncé mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire à l’issue d’une réunion de travail avec les partenaires sociaux.

Ce comité « se réunira au niveau technique de manière hebdomadaire, et au niveau des responsables syndicaux et patronaux ou au niveau ministériel sur une base mensuelle, pour assurer le suivi de la mise en place du plan de relance, corriger ce qui devra être corrigé (…), avec ce double objectif de créer des emplois et de relancer la croissance française », a expliqué B. Le Maire.

Les partenaires sociaux ont accepté la mise en place d’un tel comité, auquel se joindront la ministre du Travail Elisabeth Borne et celle de la Transition écologique Barbara Pompili, précise le maître de Bercy qui souhaite impliquer le plus grand nombre possible de personnes et diluer les responsabilités, à l’aporoche d’une montagne de difficultés: c’est la méthode Macron…

Le plan de relance, dont le premier ministre, Jean Castex, a ébauché les grandes lignes la semaine dernière, comprend une enveloppe de 40 milliards d’euros pour le développement de l’industrie et 20 milliards pour la transition écologique. Des enveloppes, mais sans contenus: comment fait-on pour fixer des montants, sans avoir dégagé les priorités ?…

« La priorité des priorités, c’est l’emploi », a souligné Le Maire face aux critiques de la CGT et de FO qui dénoncent l’absence de mesures salariales dans le projet.

Le ministre de l’Economie a rappelé les primes pour le recrutement d’apprentis et les contrats de professionnalisation, ainsi que les exonérations de charges pour l’embauche de jeunes. La répartition des milliards se fait comment?

Il a aussi mentionné « l’activité partielle de longue durée, qui permet d’éviter des licenciements et de maintenir les salariés dans les entreprises ».

« Avant de parler de hausses de salaires, parlons de préservation de l’emploi, de défense de l’emploi et de créations d’emplois« , a répliqué Bruno le Maire, ajoutant que « c’est la priorité absolue du plan de relance », et en rappelant les revalorisations salariales engagées pour les personnels de la santé.

« La question des salaires ne peut pas être distinguée pour moi de la question de la relance », a déclaré pour sa part à l’issue de la réunion la secrétaire général de Force ouvrière Yves Veyrier.

« Pour l’instant le plan de relance, c’est beaucoup d’aides pour les entreprises (…) et pas grand-chose pour l’emploi et les salaires, ce qui reste un gros problème », a estimé de son côté le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.

Quelles sont les enseignes de vêtement qui survivront ou non ?

André, PicWic Toys, Naf Naf… 10 enseignes étaient menacées par la crise

A la mi-juin, après huit semaines de fermeture, on ne donnait pas cher d’enseignes déjà fragiles, déjà affaiblies notamment par le mouvement des gilets jaunes et les grèves contre la réforme des retraites fin 2019. « Si on ne fait pas attention, on aura une multiplication des faillites », avait annoncé Bruno Le Maire au début de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Le ministre de l’Economie bondissait en effet sur l’occasion pour leur attribuer un impact « sévère » sur un emploi atone et les accuser d’une avalanche de dépôts de bilan. Avec plusieurs enseignes en redressement judiciaire, l’hécatombe – à la Buzyn, face au coronavirus- lui apparaissait déjà actée.

Dans une étude datée du 29 avril dernier, le cabinet Altares prédisait que les défaillances d’entreprises s’accumuleraient à partir du mois de juin. Le tempo semble s’être accéléré et les faillites d’enseignes non alimentaires se multiplient déjà, menaçant des milliers d’emplois. La plus emblématique est sans doute André, qui chausse les Français depuis 1896. Le groupe Vivarte, qui possédait cette enseigne jusqu’en 2018, accuse le coup : plusieurs de ses magasins, dont Naf Naf et La Halle, sont en grandes difficultés, nous disait-on. Mardi 26 mai, c’était au tour de l’enseigne Camaïeu d’être placée en redressement judiciaire. PicWic Toys et Damart ont aussi fait part de grosses difficultés ces derniers jours. Et la liste promettait d’être longue, à en croire la Cassandre de Bercy.

La crise économique et la fermeture des magasins pendant le confinement allaient-elles décimer de nombreuses enseignes de prêt-à-porter ? Si l’impact de cette crise sur le chiffre d’affaires de ces mois de disette était bien sûr non négligeable, le ver était déjà dans le fruit dans le secteur de l’habillement, exsangue. Le marché avait déjà connu une première crise en 2017-2018 avec de nombreux licenciements de salariés de La Halle, mais aussi de Pimkie ou encore de Jules. Ainsi que des liquidations judiciaires pour les enseignes Mim ou New Look.

Selon les chiffres de l’Institut français de la mode cités par Le Monde, les ventes d’habillement devaient enregistrer en moyenne cette année un recul de 20% par rapport à 2019. Et ce, malgré le développement des ventes en ligne, nouveau graal pour le secteur. Depuis la levée du confinement, les placements en procédure de sauvegarde ou en redressement judiciaire se sont multipliés pour les enseignes de l’habillement et les mauvaises nouvelles s’accumulent.

Quelles sont les marques de vêtement qui ont déjà trouvé des repreneurs, celles qui en cherchent encore et celles qui pourraient en avoir bientôt besoin.

Naf Naf, repris par son… fournisseur… turc qui sauverait 75% des emplois

Le tribunal de commerce de Bobigny a rendu sa décision le 19 juin dernier : il approuve la vente du groupe Naf Naf à Sy Corporate France, son actuel fournisseur basé en Turquie. Cette offre de reprise assurerait le maintien de 944 emplois, de 125 magasin et de la totalité des 75 boutiques affiliées sur un total de 221 points de vente. Elle permettrait de conserver 75% des emplois de l’enseigne.

Sy Corporate, groupe industriel spécialisé dans le textile et propriétaire d’usines au Maghreb notamment, est l’un des fournisseurs de Naf Naf depuis une trentaine d’années. Il avait déjà acquis l’enseigne Sinequanone en 2019. Naf Naf avait été placé en redressement judiciaire mi-mai dernier, soit deux ans après son rachat par un consortium d’investisseurs mené par le groupe chinois multimarques de mode La Chapelle.

Camaïeu, encore en attente de son repreneur

Le Tribunal de commerce de Lille Métropole doit donner sa réponse le 24 juillet prochain pour la reprise de Camaïeu. Placée en redressement judiciaire le 26 mai dernier, l’enseigne aurait déjà reçu sept offres de la part de repreneurs potentiels, deux portant sur la totalité de l’activité et cinq autres partielles. Sur ces deux offres totales, l’une émanerait du management actuel de Camaïeu, l’autre de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB), déjà repreneur en 2018 des magasins La Grande Récré. Décision du tribunal à suivre fin juillet.

La Halle, plus de 60% des magasins repris par 3 groupes différents

508 magasins La Halle, sur les 830 que comptent le groupe vont être repris, soit 3.334 emplois préservés sur 5.500 salarié. Le Tribunal de commerce de Paris a rendu sa décision mercredi 8 juillet : 366 magasins seront repris par le groupe Beaumanoir, déjà propriétaire des marques Morgan ou Cache Cache. Chaussea, distributeur de chaussures, reprendra 128 autres magasins, tandis que 14 autres points de vente seront repris par Superchauss’34, un groupe indépendant de Montpellier.

Propriété actuelle du groupe Vivarte, l’enseigne La Halle avait été placée en redressement judiciaire le 2 juin dernier.

Orchestra, un repreneur qui ne fait pas l’unanimité

Le 19 juin dernier, le Tribunal de commerce de Montpellier rendait sa décision et offrait au groupe Orchestra-Prémaman un repreneur : l’offre de Pierre Mestre, fondateur de l’enseigne, avec la société NewOrch avait été sélectionnée. Mais les représentants du personnel, via leur avocat, se sont élevés contre cette reprise, assurant qu’il manquait 3 millions d’euros au repreneur pour payer la part ferme du prix de cession. Pas de débat pour ce dernier qui assurait fermement : « il faut maintenant se rassembler et se mettre au travail ».

Celio, pour le moment en procédure de sauvegarde

Le groupe Celio n’est pas encore à la recherche de repreneur, mais ses difficultés actuelles pourraient bientôt l’y contraindre. L’enseigne a demandé le 22 juin dernier au Tribunal de commerce de Paris a être placée en procédure de sauvegarde, pour « préserver sa trésorerie pendant les prochains mois et se donner du temps dans la reprise de l’activité commerciale et d’adapter la transformation déjà engagée », selon un communiqué du groupe.

Carrefour : l’ancien PDG renonce à (une partie de) son indemnité de départ

Le « premier de cordée » dévisse sous les yeux de Macron

blog -matelas de billetsL’ancien PDG de Carrefour Georges Plassat a renoncé à son indemnité de départ : elle avait été jugée “choquante” par le gouvernement Philippe, ont annoncé samedi le groupe de distribution et le patronat.

Il a “décidé de renoncer à l’application de la clause de non concurrence qui lui avait été octroyée et donc au versement de l’indemnité de départ correspondante”, soit 3,9 millions d’euros, précise Carrefour dans un communiqué.

L’ancien dirigeant a pris cette décision “en raison de l’incompréhension qui entoure les conditions financières de son départ”, poursuit Carrefour.

En 2017, alors que Macron était ministre de l’Economie, les actionnaires de Carrefour avaient voté vendredi à 68% l’octroi à Georges Plassat d’une rémunération de 13,17 millions d’euros .

Cette somme comportait près de 4 millions d’euros d’indemnité de départ sous forme d’un engagement de non-concurrence. Cette clause devait en théorie empêcher Georges Plassat de devenir dirigeant d’un groupe concurrent de Carrefour, un cas de figure pourtant peu probable compte tenu de son âge (68 lors de son départ à la retraite) et de ses problèmes de santé.

Le ministre de l’Economie avait sommé samedi le patronat de prendre des “mesures fortes”

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La femme de Bruno Le Maire, Pauline Doussau de Bazignan, une artiste qui fait bouillir la marmite ?

Bruno Le Maire avait publiquement jugé la » rémunération de M. Plassat “choquante”. Carrefour est engagé dans un sévère plan de restructuration sous la direction du nouveau PDG, Alexandre Bompard. « Que l’échec soit récompensé par des rémunérations très élevées, c’est incompréhensible et choquant », a jugé le ministre étatique qui a ainsi exercé des pressions gouvernementales sur le secteur privé.

« Les anciens dirigeants de Carrefour ont laissé une situation très dégradée, cette situation a amené la nouvelle direction à prendre des mesures de restructuration qui vont se traduire par des pertes d’emplois et des fermetures de magasins. On ne peut sanctionner cet échec par des rémunération élevées et une telle prime de départ », a ajouté le ministre.

« Carrefour, à mon sens, doit changer la structure de fin de contrat de ses dirigeants et ses dirigeants doivent se conformer au code Afep-Medef », a-t-il estimé.

De leur côté, l’Association française des entreprises privées (Afep) et le Medef publieront “une version renforcée du code de gouvernement d’entreprise dans les prochains jours” afin d’éviter les écarts constatés récemment,” ont-ils annoncé.

L’Assemblée vote l’indemnisation chômage des démissionnaires; la gauche la juge dérisoire

C’est la représentation nationale que la gauche met en cause

blog -assurance chomage-reformer l emploi-JM.jpgDans la nuit de vendredi à samedi, à l’issue de l’examen du projet de loi avenir professionnel et de ses quelque 2.000 amendements vers 04h00 samedi matin, les députés ont approuvé notamment l’extension de l’indemnisation chômage aux démissionnaires, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, moquée par la gauche pour le nombre « dérisoire » de bénéficiaires potentiels, évalué à 30.000. Le vote solennel sur le texte aura pourtant lieu mardi.

Le candidat Emmanuel Macron avait évoqué une assurance chômage « universelle » permettant aux indépendants et démissionnaires de toucher des allocations, avec en « contrepartie » un contrôle renforcé des chômeurs, soupçonnés d’être des profiteurs du système en vigueur. Il avait ensuite chargé la barque des demandeurs de cette indemnisation chômage en ajoutant l’obligation, pour les démissionnaires, d’avoir un projet professionnel.

Le texte « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Le gouvernement le présente comme le complément des ordonnances travail, entend créer de nouveaux « filets de sécurité ». « Quand on prend le risque de la mobilité professionnelle, les filets de sécurité sont très déficients », a défendu Muriel Pénicaud, jugeant nécessaire d’aller vers « une approche universaliste de l’assurance chômage ». Pour Michèle Peyron, députée LREM de Seine-et-Marne ( Brie-Comte-Robert),  diplômée du …brevet des collèges et membre de la commission des Affaires sociales, la réforme « facilitera les transitions professionnelles ».

Macron ne vise plus une universalité totale, mais une indemnisation, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou de création ou reprise d’entreprise.

« Il ne faut pas pousser les gens à démissionner mais accompagner ceux qui ont un projet », a justifié Pénicaud. Cette indemnisation sera limitée aux démissionnaires ayant travaillé sans interruption au cours des cinq années précédant la démission.

Le gouvernement pourrait éventuellement l’élargir par décret

Les bénéficiaires serait les personnes qui, lors des cinq dernières années, auraient connu une courte interruption, avait récemment indiqué le rapporteur de ce volet Aurélien Taché (LREM),  un ex-apprenti en plomberie, qui à 19 ans s’inscrit en droit public à l’université de Limoges pour y militer dans le syndicalisme étudiant. C’est  l’UNEF – socialiste – qui lui trace sa route… 

Résultat de recherche d'images pour Selon Le Monde, Taché fait partie d’une petite dizaine de députés qui forment « la garde avancée d’Emmanuel Macron, au Palais-Bourbon comme dans les media. Des janissaires [esclaves d’origine européenne et de confession chrétienne qui constituaient l’élite de l’infanterie de l’armée ottomane] dévoués corps et âme à l’ex-banquier, qui ne dépendent que de lui, ne rendent de comptes qu’à lui ».  On peut avoir été conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse  et se découvrir des convictions libérales !  Il était chargé des dossiers relatifs à l’hébergement des sans-abris, du logement des personnes défavorisées, de l’habitat des gens du voyage et de l’accueil des réfugiés et responsable de la lutte contre l’exclusion comme attaché territorial au Conseil régional socialiste d’Ile-de-France, en 2010, mais rester coi sur l’accueil des migrants clandestins de l’Aquarius que SOS Méditerranée tient à débarquer à Valence, ville conservatrice espagnole, en Union européenne plutôt qu’à Tunis.

L’élargissement de la couverture pour les démissionnaires doit concerner 20 à 30.000 bénéficiaires, estime Muriel Pénicaud. Quelque 70.000 démissions par an donnent déjà lieu aujourd’hui à une indemnisation chômage.

Les indépendants doivent bénéficier d’une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire et de départ dans le cadre d’un redressement judiciaire. Les conjoints associés devaient aussi être indemnisés en cas de divorce ou rupture de Pacs, mais un amendement gouvernemental est revenu sur ce point. Ces périodes d’indemnisation chômage permettront de valider des trimestres pour la retraite.

Une promesse électorale « réduite comme peau de chagrin » 

blog -chomeurs a egalitéLa gauche dénonce une promesse « piétinée » du candidat Macron. Le socialiste Boris Vallaud juge notamment « dérisoire » le nombre de démissionnaires et d’indépendants qui pourront être indemnisés. « De la parole aux actes, le gap est considérable », selon ce porte-parole (bilingue !), qui dénonce une réforme qui « fait pschitt ».
La promesse de campagne « est réduite à peau de chagrin », lui a fait écho Bastien Lachaud (LFI), mais le ‘gap’ entre Vallaud (époux Vallaud-Belkacem et ex-collaborateur de Hollande à l’Elysée, comme Macron) et la gauche extrême est infime…

Sur l’abus de contrats courts, le gouvernement se décharge sur les entreprises jusqu’à 2019. Mais elles doivent s’y attaquer, sous la menace, sinon, d’un alourdissement de cotisations patronales en cas de ruptures de contrats excessivement nombreuses, que permet ce texte. A l’inverse, celles qui ont peu recours à ces contrats courts auront une réduction de leurs cotisations, selon un bonus-malus. La carotte et le bâton !

« C’est le principe du pollueur payeur : il n’est pas normal que les uns payent pour les autres », a lancé Pénicaud, s’en prenant aux employeurs « qui renvoient indéfiniment à l’assurance chômage alors qu’ils ont des besoins permanents« . Si 85% des salariés sont en CDI aujourd’hui, 80% des embauches se font en CDD de moins d’un mois, l’un des taux les plus élevés d’Europe.

Autre volet épineux, critiqué à droite et à gauche, à l’unisson des partenaires sociaux.

La modification du pilotage du régime autorise l’Etat à encadrer plus strictement des renégociations des règles d’indemnisation par les partenaires sociaux.

Endetté depuis le début des années 2000, l’UNEDIC repasse dans le vert. Les comptes de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage  devraient atteindre l’équilibre en 2019, selon ses propres prévisions publiées mercredi

Résultat de recherche d'images pour "Macron a Pole emploi"Mais la réforme en cours pourrait générer « un surcoût de 280 à 570 millions d’euros en régime de croisière », selon l’Unédic,  Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce, co-gestionnaire (par  par délégation de service public) de l’assurance chômage avec Pôle emploi (établissement public à caractère administratif dont le directeur général est nommé par le président de la République), et si elle annonce des excédents « à partir de 2020 », ce n’est pas gagné !

Le texte prévoit aussi des mesures pour l’emploi des handicapés, contre le détachement illégal de travailleurs ou pour l’égalité femmes-hommes.

Le gouvernement a par ailleurs fait voter des amendements pour permettre d’embaucher des contractuels à des postes de hauts fonctionnaires (quelque 10.000 postes au total). Une dose de précarité manquait probablement au sommet de l’Etat, mais les parachutes dorés seront déployés, soyons en sûrs, lors de leur reclassement…

Pour pousser les plateformes de mise en relations (Uber, Deliveroo…) à s’engager pour la protection sociale de leurs travailleurs, en évitant une requalification en salariat, la majorité a défendu un compromis : la possibilité d’une charte sociale, où elles s’engagent notamment sur les conditions d’emploi. « Vous risquez d’affaiblir le droit social existant et vous allez légitimer le système des plateformes », a dénoncé le communiste de Martigues-Port-de-Bouc) Pierre Dharréville, ex-journaliste à L’Humanité. Il est membre de la commission des affaires sociales et fait partie de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale.

Dette de la SNCF : Philippe prend des engagements, mais la grève continue

Seule la CFDT, leurre syndical, marche à fond dans la combine

 

Philippe Martinez et Laurent Brun  après la réunion avec Edouard Philippe le 25 mai 2018 à l'hôtel Matignon.
CGT – Laurent Brun et Philippe Martinez

Comme prévu, Edouard Philippe s’est engagé sur la dette de la SNCF35 milliards seront repris au total, 25 en 2020 et 10 en 2022 – et sur les investissements, en augmentant la participation de 200 millions d’euros par an. Côté syndicats, la CGT, la CFDT, FO et SUD-rail maintiennent la grève, l’UNSA aussi, en attendant de prendre une décision « très prochainement ».

Les syndicats de la SNCF ont reçu vendredi la confirmation du premier ministre d’Edouard Philippe que l’Etat reprendra la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards d’euros, dont 25 avant 2020, afin d’arriver « à l’équilibre », « avant la fin du quinquennat ». Et l’Etat, c’est 50% des Français.« Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la nation et du contribuable en faveur de la SNCF », a souligné le premier ministre avant d ’assurer qu’il n’y aurait pas d’« impôt SNCF » supplémentaire.

La CGT « continue le combat »

Malgré ces annonces, la CGT Cheminots « continue » la grève et exige une table ronde pour « fixer par écrit les engagements du gouvernement », a déclaré son secrétaire général Laurent Brun vendredi à Matignon, à la sortie de l’entretien avec Edouard Philippe.« On continue le conflit, le combat », a dit Laurent Brun. « Le premier ministre n’a pas fermé la porte » à la demande de table ronde formulée par la CGT Cheminots, « il a dit qu’il réfléchissait au sujet et nous donnerait une réponse très prochainement », a rapporté Laurent Brun, soulignant que c’est « la responsabilité du gouvernement de trouver des solutions de sortie du conflit ».

La grève « continue avec le calendrier fixé » pour la CFDT

La grève à la SNCF contre le projet de loi de réforme ferroviaire « continue avec le calendrier fixé » car « nous avons besoin de la mobilisation pour aller jusqu’au bout » du processus parlementaire, a déclaré vendredi à Matignon le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.« Il y a une CMP (commission mixte paritaire, NDLR) annoncée mi-juin. Jusqu’à cette CMP, la mobilisation continue pour nous. On continue de jouer notre rôle d’organisation syndicale qui se mobilise et qui propose », a dit Laurent Berger, à la sortie d’un entretien avec le premier ministre. « Nous allons continuer de peser », a-t-il ajouté, disant avoir « pris note positivement » des annonces sur la reprise de la dette de la SNCF et sur les investissements supplémentaires.

UNSA prendra une décision « très prochainement »

De son côté, l’Unsa reste encore dans la mobilisation unitaire lancée début avril car « le texte officiel, c’est ce qui sortira du Sénat », où le projet de loi sera voté le mardi 5 juin, a argumenté Roger Dillenseger, le secrétaire général. L’Unsa participera mardi 29 mai à la manifestation syndicale prévue près du Sénat « pour montrer qu’on veut peser » sur le débat à la chambre haute, a-t-il indiqué.La décision sur une sortie de l’Unsa ferroviaire de la grève à la SNCF sera prise « très rapidement dans nos structures », a déclaré Roger Dillenseger.

« En rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » pour SUD-rail

SUD-rail n’a constaté « guère plus d’avancées », « un rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » à la SNCF, selon Erik Meyer, porte-parole du syndicat.Selon eux, la reprise de 35 milliards d’euros de dette est « clairement un cadeau pour les entreprises privées », pour leur faire « place nette » avant qu’elles ne postulent à des appels d’offres après l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs.Concernant la suite de la grève, « depuis le départ, ce sont les assemblées générales de grévistes qui décident », a-t-il souligné, et elles se prononceront notamment au vu « de ce qui sera décidé au Sénat ».

FO : « toutes les raisons de la grève sont encore là »

FO Cheminots a jugé vendredi que « toutes les raisons de la grève (à la SNCF) sont encore là », a déclaré son secrétaire général François Grasa, à la sortie de l’entretien à Matignon.Concernant la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF, François Grasa a souligné que ce « n’est pas une dette des cheminots et des usagers », c’est « une dette d’aménagement du territoire » qui « doit être reprise intégralement par l’Etat ».Et « je ne connais pas un seul cheminot aujourd’hui qui fasse grève par rapport à la dette », a-t-il poursuivi, jugeant « pas acceptable » le projet de réforme ferroviaire.

 

Le rejet du ‘Plan banlieues’ de Borloo tend les rapports de Macron avec sa gauche

Plusieurs élus locaux se mobilisent pour que les recommandations de Borloo soient appliquées.

blog -Macron soucieux.jpgLes réserves de l’exécutif à l’encontre du « Plan banlieue » de Jean-Louis Borloo font basculer la quasi-unanimité vers une crise latente de la majorité présidentielle. Au départ, il ne s’agissait que d’un simple report : alors qu’il devait être initialement présenté le 22 mai, le « Plan banlieue », préparé par Jean-Louis Borloo à la demande du chef de l’Etat, a finalement été repoussé à une date ultérieure. Le président, indiquait l’Elysée, s’en tiendra à indiquer le cap à suivre sur les banlieues, terrain sur lequel le « président des riches » a beaucoup à perdre.

Fonctionnaires : tous les syndicats (9) appellent à la grève le mardi 22 mai

Des milliers de fonctionnaires ont défilé de Bercy à la place de la Bastille à Paris, le 22 mars 2018

Les fonctionnaires veulent protester contre les plans de départ volontaire.

Ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique. L’UNSA n’avait pas appelé à se joindre à la mobilisation du 22 mars, mais cette fois, après avoir écouté Macron, soi-disant star de la communication à l’Elysée, le quatrième syndicat représentatif dans la fonction publique, appelle ses adhérents à faire grève le 22 mai prochain, aux côtés des huit autres organisations de fonctionnaires, indique son secrétaire général Luc Farré. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique« , a-t-il dit à l’issue d’un bureau national extraordinaire, réuni lundi matin.

Le chef de l’Etat n’aborde les services publics que sous « l’angle budgétaire », a-t-il reproché à l’ex-banquier. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent« , a déclaré Luc Farré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement.
Après la CFDT vendredi, l’Unsa est la dernière organisation à rejoindre cet appel à une journée de grève et de manifestations
Il est lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP, pour protester contre la réforme de la fonction publique et pour défendre le pouvoir d’achat.
Un appel unitaire à la grève avait déjà été lancé le 10 octobre, ci-dessus, pour la première fois depuis dix ans.
Le 22 mars, en revanche, CFDT et Unsa, photo ci-dessous, s’étaient abstenues. 
Les syndicats s’opposent notamment au plan de départs volontaires de 120.000 postes dans la fonction publique d’ici la fin du quinquennat. Le plan projette de négocier des ruptures à l’amiable contre des indemnités de départ incitatives, mais aussi des aides à la reconversion ou encore à la création d’entreprise, tout en conservant la possibilité de toucher l’allocation-chômage, même si ces départs ne concerneront pas « des plans massifs » de la fonction publique, a simplement assuré Olivier Dussopt, mais des services précis, « où il y aura des restructurations« , « des rapprochements » et d’éventuels « sureffectifs« . « Ce n’est pas la fin de la fonction publique, ce sont les conditions de sa pérennité véritable », a de son côté promis Emmanuel Macron, en déplacement en Tunisie. Mais jamais, en France, le secteur public ne s’est vu proposer à si grande échelle cette modalité très courante dans le privé.
<br>Selon l’Unsa, la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement n’a pas « pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement ».
Education, transports ferroviaires et aériens… : de très nombreux secteurs fonctionneront au ralenti.

Macron à un an : « Pour l’instant, il n’y a pas de résultats, » souligne Montebourg

Nono a quitté la politique il y a un peu plus d’un an, après la dernière élection présidentielle qui a promu à l’Elysée son successeur à Bercy, mais le revoilà !

blog -Montebourg-Macron-effusions.jpgMais l’ancien ministre de l’Economie garde toutefois un oeil critique braqué sur son ancien domaine d’activitéAlors qu’il s’apprête à lancer une école de hautes études …apicoles, en janvier 2019, il s’est fait inviter sur Europe 1 samedi, à l’occasion de l’inauguration mercredi dernier d’une rue (éphémère) du « Made in France » – thème dont il s’est fait médiatiser – à Paris, il conserve un regard revolver sur la première année du quinquennat d’Emmanuel Macron. « Les résultats ne sont pas là », observe-t-il.

« Il va falloir donner un coup de collier »

blog -Macron accepte une poule au salon-de-l-agriculture-samedi-24-fevrier-a-paris (1).jpg« Pour l’instant, il n’y pas de résultats. La croissance n’est pas au rendez-vous. On a toujours autant de chômage« , souligne Arnaud Montebourg. « L’industrie [Nono était ministre du « redressement productif, » rappelez-vous !] est complètement abandonnée. On a vendu Alstom et d’autres entreprises à des puissances économiques étrangères, moi ça me gêne. [Et le volailler breton Doux a été vendu à un Saoudien] On ne finance pas suffisamment le système productif. Il y a beaucoup de choses à faire qui ne sont pas faites. Il va falloir donner un coup de collier sur le plan économique. »

« es « conséquences perverses » de la suppression de l’ISF.

Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Macron"Arnaud Montebourg évoque aussi des « conséquences perverses » après la suppression de l’ISF. « D’abord, c’est un impôt qui ne prélève pas beaucoup d’argent sur les fortunes. Ensuite, on pouvait le conserver tout en le faisant évoluer« , asssure-t-il. Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Macron"« Surtout, il y avait un milliard de déductions fiscales qui s’investissaient dans les PME et les TPE parce que les gens voulaient payer moins d’impôts. Ils rendaient service à l’économie, à la société. Là, ça a disparu. C’est ça la conséquence », explique l’ancien ministre de l’Economie, qui conclut, plus globalement : « Je crois qu’il y a beaucoup à dire, en effet. »

 

Contre la « casse du service public », des centaines de cheminots ont défilé à Paris

Contre la

Plusieurs centaines de cheminots opposés à la réforme ferroviaire ont défilé lundi 

Ils voulaient réaffirmer leur « Non à la casse du service public », au 18e jour de grève à la SNCF.

Les manifestants, rejoints notamment par des étudiants, sont partis de la gare de l’Est, bouclée par un important dispositif policier, en direction de la place de la République. 

Avant le départ du cortège, aux couleurs de SUD-Rail, de la CGT et de FO Cheminots, des cheminots avaient essayé de pénétrer dans le périmètre de la gare, mais les CRS ont fermé les grilles in extremis.

 « Ca va péter »

« Cheminots en colère, on va pas se laisser faire », « tous ensemble tous ensemble grève générale ! » étaient les slogans  à succès criés au micro et repris par la foule,  ainsi que « Pepy démission », du nom du PDG de la SNCF Guillaume Pepy, bien qu’un syndicat ait assuré qu’il ne veut pas lui faire sa fête, comme à Macron.

Trois apprentis dans la maintenance ont préféré prendre une journée de congé pour venir au rassemblement. Maxime (prénom modifié), 20 ans, défile avec deux amis et explique : s’ils ont « le droit » de faire grève, « ça peut avoir des conséquences ». Les cheminots « se battent pour que nous, on puisse garder un statut », donc « c’est bien qu’on vienne », ajoute le jeune homme.

« Pour le retrait du pacte ferroviaire », Nicolas, contrôleur à Austerlitz et depuis 15 ans à la SNCF, dit avoir fait 14 jours de grève depuis le début du mouvement, le 3 avril. Ce syndiqué SUD-Rail vient aux rassemblements parce que « c’est bon pour le moral » et que c’est « important de voir (les agents) d’autres gares ». La convergence obsède toujours les esprits…

Mais il est « contre » la « vot’action » lancée lundi par l’intersyndicale CGT, UNSA, SUD et CFDT. « On n’a pas été consulté par nos fédérations pour leur donner un mandat pour faire ça », argumente-t-il. Pour lui, c’est plutôt « un coup médiatique ». Il faudrait que l’AFP nous présente « en vrai » ce révolutionnaire trotskiste original…

Chômage : le « fou » de la Maison blanche réussit où échoue le prétentieux de l’Elysée

Trump réussit à faire passer le chômage sous le seuil de 4%

Résultat de recherche d'images pour "Trump chomage US"Le président américain Donald Trump peut s’enorgueillir de la chute du taux de chômage aux Etats-Unis. Après avoir stagné depuis six mois, à la suite de deux mandats du président démocrate Obama, le taux de chômage est finalement tombé à 3,9 % aux Etats-Unis. Dans un tweet, Donald Trump a salué ce redressement de la situation de l’emploi en avril. « Vient de tomber: 3,9 % de chômage », fait savoir le président américain en ajoutant « 4 % is broken! », ce que l’on peut traduire par « le plancher de 4 % est crevé« . Et de terminer son tweet par: « Et pendant ce temps, la chasse aux sorcières! » en allusion à la poursuite de l’enquête du procureur Mueller sur l’ingérence russe pendant la campagne présidentielle.

Voilà six mois que le taux de chômage était resté inchangé, restant bloqué à 4 %. Pour trouver un taux aussi bas, il faut remonter à dix-sept ans et demi et George W. Bush (2001-2009), un autre Républicain. Les envieux de ce reflux historique opposent la sortie du marché du travail de 236.000 personnes. Ils ajoutent aussi que les créations nettes d’emplois recensées par le département du Travail sont un peu moins élevées que prévu en avril, atteignant 164.000. C’est presque deux fois moins que le volume considérable des embauches estimé en février. 

Deux tendances positives s’imposent aux pisse-vinaigre démocrates

La mesure du chômage la plus sévère, qui tient compte des personnes employées à temps partiel faute de poste à temps plein, recule à nouveau: elle plonge à 7,8 %, ce qui ne s’était pas vu depuis juillet 2001. Par ailleurs, le taux de chômage parmi les Noirs – recensés en tant que tels dans le système statistique américain – chute à 6,6 %, ce qui est un cinglant désaveu pour les supporteurs d’Hillary Clinton. Il s’agit de son plus bas niveau jamais mesuré.

Résultat de recherche d'images pour "Trump chomage"Le rappeur Jay-Z a nié toute avancée économique et le président lui a répondu par tweet « Quelqu’un peut-il expliquer à Jay-Z que grâce à ma politique, le chômage des Noirs vient d’être signalé au PLUS BAS NIVEAU JAMAIS ENREGISTRE! »...<br>Prié ensuite de dire si Donald Trump est un bon dirigeant, notamment à la lumière de la hausse du pouvoir d’achat et de la baisse du chômage chez les Noirs comme dans l’ensemble de la population américaine, Jay-Z, 48 ans, a répondu: « Non. L’argent ne fait pas le bonheur, ce n’est pas vrai. Ça passe complètement à côté du sujet ». En 2017, le magazine Forbes a estimé la fortune de Jay Z à près de $810 millions.

Les démocrates maintiennent qu’ils sont déçus du fait de la maigreur de la hausse moyenne des rémunérations horaires: + 0,1 % seulement, contre 0,2 % en mars. Une hausse même faible, mais mieux partagée ne satisfait pas les démocrates… Les Cassandre étalent leur crainte d’une envolée de l’inflation par les coûts de la main-d’œuvre en raison de la pénurie d’employés qualifiés retombe donc un peu. La politique de relèvement très progressif du taux directeur par la Réserve fédérale se trouve confortée.  Ces fonds sont déposés par les banques commerciales et autres institutions financières américaines ayant des exigences de réserves obligatoires auprès des Réserves fédérales régionales (et ils sont non rémunérés), à disposition des détenteurs de ‘fonds fédéraux’ dont les réserves obligatoires sont temporairement insuffisantes. Or, on ne cesse d’annoncer pour le mois suivant une majoration du taux des ‘Fed Funds’. De quoi entretenir un climat d’inquiétude sur l’avenir…

Résultat de recherche d'images pour "Trump chomage"Et la croissance américaine a augmenté de 3%. Celle de la France selon Macron se fera-t-elle aspirer vers le haut ? Pour l’heure, Trump bizute le gamin devant les caméras et Jupiter est rentré bredouille de Washington, la queue entre les jambes.

En France, les derniers chiffres du chômage (avril 2018) ne font apparaître qu’une légère baisse du nombre d’inscrits à Pôle-Emploi. 

Le nombre d’inscriptions à Pôle Emploi n’a baissé que de 0,9 % au 1er trimestre : 32.000 chômeurs de moins. C’est simple, à ce rythme là, il faudrait attendre plus de 100 trimestres, donc 25 ans, pour ne plus avoir de chômeurs en France !

Certes, on a libéralisé le marché du travail et les patrons n’ont plus peur d’embaucher, mais la précarité a augmenté. On a beaucoup de CDD très courts: moins de 1 mois. Ca représente 70 % des offres d’emplois. D’ailleurs, le nombre de personnes qui travaillent de temps en temps, augmente et les demandeurs d’un vrai emploi restent inscrits à Pôle Emploi. 

Et puis, le chômage de longue durée – lui non plus – ne baisse pas: alors, il augmente !<br>