Notre-Dame de Paris: adieu l’échafaudage, bonjour la restauration

Objectif: fin du chantier en 2024

Sur une grue, une équipe dédiée aux travaux de Notre-Dame de Paris, le 24 novembre 2020

A Notre-Dame de Paris, les ouvriers ont achevé mardi le démontage de l’ancien échafaudage, entrelacs de centaines de tonnes d’acier calciné, sous l’oeil de la ministre de la Culture. Roselyne Bachelot, ci-dessous, assure qu’en 2024: « on chantera un Te Deum ».

A 32 mètres au-dessus du sol, sur une étroite passerelle métallique, s’avance la ministre, en proie à un fort vertige, soutenue par le général Jean-Louis Georgelin, photo 1, président de l’Etablissement public.

Toute l’équipe du chantier de Notre-Dame, – architectes, chefs des principales entreprises–, Marc Guillaume, préfet de la Région-Ile de France et Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale, sont réunis. 

Puis chacun plonge son regard dans l’immense cratère béant de la croisée du transept, entouré d’énormes amoncellements de poutres noircies et de tiges de métal déformées par le brasier du 15 avril 2019. 

Mme Bachelot et le général Georgelin ont tenu à saluer le travail d’équipe. La ministre a exprimé sa préférence pour des vitraux à l’authentique, plutôt que contemporains.

Rien de neuf dans l’enquête de l’origine de l’incendie: accidentel ou criminel ?

Les députés ont adopté la loi « Sécurité globale » en première lecture

Les policiers seront protégés des attaques de la gauche et les journalistes conserveront leur liberté de manipuler l’opinion

Entravée par les procès d’intention des gauches, presse et mouvement gauchistes confondus, la proposition de loi sécurité globale, qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l’image des policiers, a reçu un soutien franc et massif de l’Assemblée nationale mardi, avant son examen au Sénat.

Dans un hémicycle quasi-complet, les députés ont adopté le projet présenté par LREM et son allié Agir par 388 voix pour, 104 contre et 66 abstentions, en première lecture.

30 LREM se sont abstenus et 10 ont voté contre : le mardi 6 octobre 2020, lors du vote de la loi autorisant la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes, seuls 90 des 271 députés macronards avaient voté pour. Amplifiées par la presse en conflit d’intérêts idéologiques et malgré une exploitation des migrants illégaux, êtres humains en situation de faiblesse, amenés sur la Place de la République par des associatifs radicalisés avec l’intention malveillante de provoquer des violences et poussés à résister à l’évacuation de l’espace public (lien PaSiDupes), les pressions de la rue ne sont pas parvenues à brouiller les consciences.

Le Sénat jouera pleinement son rôle modérateur et perfecteur

L’opportunité se présente au Sénat de justifier sa fonction nécessaire et indispensable. Il attend ce texte de renforcement de l’ordre public, présenté par Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot, avec l’intention de le « corriger », selon le LR Philippe Bas.

Ainsi, tout en déplorant des « procès d’intention », le premier ministre Jean Castex a confié au Sénat « le soin de l’améliorer encore et de clarifier ce qui mérite encore de l’être ».

Le chef du gouvernement a annoncé devant les députés qu’il saisira lui-même le Conseil constitutionnel sur l’article 24, à l’issue du processus législatif.

Pour « protéger ceux qui nous protègent », jetés « en pâture sur les réseaux sociaux », la majorité a souhaité pénaliser d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » de membres des forces de l’ordre en intervention, quand elle porte « atteinte » à leur « intégrité physique ou psychique ».

Une loi plébiscitée par les syndicats policiers et la population française.

D’après un sondage Ifop, plus de la moitié des Français est favorable à l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale qui fait pourtant polémique depuis plusieurs jours, dans la gauche.

A l’opposition de gauche qui se pose en défenseure des libertés publiques et qui voit dans le projet de loi le signe d’une dérive autoritaire de la Macronie , ainsi qu’aux journalistes militants qui soupçonnent « une atteinte disproportionnée » à la liberté d’informer (tout en pratiquant eux-mêmes l’occultation de certains faits d’actualité et le floutage de cibles ou de témoins suspects de parti-pris, en plus du harcèlement et du dénigrement des adversaires par l’ironie et le mépris), tous vindicatifs et hostiles aux policiers, voire à l’état de droit, le gouvernement avait apporté des garanties en fin de semaine dernière.

Europe 1 a d’ailleurs attendu que la proposition de loi Sécurité globale soit votée à l’Assemblée pour dévoiler un sondage confidentiel commandé par le service d’information de Matignon, concernant l’article 24 et révélant son approbation claire par une majorité nette de l’opinion. Selon l’enquête, 58% approuvent l’article 24.

Des précautions qui ouvrent la voie à la subjectivité et à l’inefficacité. La loi confirme explicitement que le futur délit ne pourra porter « préjudice [?] au droit d’informer », et l’intention malveillante contre les forces de l’ordre devra être « manifeste« .

Ces Marcheurs qui ne savent plus sur quel pied danser
Si le chef de file des députés LREM Christophe Castaner se déclare satisfait que le texte voté apporte la « clarté », quelques députés LR considèrent toutefois qu’il est « mal écrit, mal ficelé », mais la plupart y voient une avancée et ont voté la proposition de loi, avant de passer le relais à leur majorité au Sénat.

Partagé entre protection des forces de l’ordre et craintes pour les libertés publiques, le MoDem avait balancé, faisant part de ses réticences, avant de majoritairement se ranger aux garanties du gouvernement.

Après les acteurs politiques de la société civile et les milliers de leurs militants qu’ils ont mobilisés samedi dans toute la France, les députés de gauche continuent de réclamer le retrait d’un texte jugé « liberticide ». 

A la Commission européenne des voix se sont élevées pour rappeler lundi que les journalistes doivent pouvoir « faire leur travail librement et en toute sécurité ».

Les organisations totalitaires ont tenté de faire entrer la rue dans l’hémicycle.

L’agit-prop est venue augmenter les tensions du débat parlementaire. Des activistes ont créé des incidents Place de la République et la technique des agitateurs de rue a encore fonctionné: des migrants illégaux ont été concentré sur ce lieu symbolique de la contestation politique, les forces de l’ordre ont été déployée par rendre la place au public et les activistes ont opposé de la résistance – comme les délinquants interpellés des quartiers sensibles – et des films de brutalités ont créé l’émotion dans les media juges et parties. Le scénario habituel où l’agresseur se victimise: des étrangers en situation irrégulière et des militants radicalisés s’opposent à l’état républicain, mais diffusent des images de policiers « brutalisant des réfugiés » et un journaliste, justement, lundi soir lors de l’évacuation d’un campement de migrants dans le coeur de Paris, apportant de l’eau au moulin des opposants et semant le doute chez des « marcheurs ». Le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin, qui a jugé les images « choquantes », a saisi la police des polices.

Une démarche loin d’être suffisante pour le leader LFI Jean-Luc Mélenchon qui avait demandé la suspension du vote de la proposition de loi. Sans succès. Le député Eric Coquerel était présent et a été filmé participant à une poussée contre les forces de l’ordre.

Selon des sources parlementaires, l’ancien LR Gérald Darmanin a ses détracteurs dans le groupe LREM : on pense naturellement aux ex-socialistes qui gardent une dent contre tout ce qui évoque la droite, même républicaine. 

En régions, la gauche, évincée du Parlement, se regroupe dans les communes.

A Bordeaux, quelques incidents ont éclaté dans la soirée après la dispersion de quelques violents contre la loi « sécurité globale ». Quelques centaines de manifestants ont marché sur l’hôtel de police – sans y mettre le feu à la différence de leurs émules de banlieues – mais pour un long face à face, ponctué de slogans anti-flic, puis se sont dirigés vers le centre-ville, incendiant des poubelles et s’en prenant à quelques vitrines. Pas de photos, s’il vous plaît !

Polices municipales, sécurité privée: la proposition de loi sur la « sécurité globale » comporte une liste à la Prévert de mesures visant à renforcer le « continuum de sécurité ». Elle prévoit également la création d’une police municipale à Paris. En outre, d’autres dispositions sur la libéralisation de l’usage des caméras-piétons pour les forces de l’ordre, sans pour autant interdire les caméras des passants, ou l’usage des drones, qui hérissent les défenseurs des libertés fondamentales qui sont souvent les casseurs « en marge » des manifestations.

Macron, prétentiard nul en orthographe

Macron a étalé son illettrisme sur le livre d’or du général de Gaulle !

Libération s’interroge: « sont-elles authentiques ? », ses fautes d’orthographe! Paris Match met en cause Brigitte Trogneux: « Quand Emmanuel Macron, ‘trop amoureux’, échouait à Normale Sup »!!… Ne pas assumer ses lacunes, est une chose, mais faire le paon en est une autre. Pire, traiter d' »illettrées » des salariées de GAD, est rétrospectivement odieux : on appelle un tel arrigant un « bouffon ». Il est désormais acquis que le président n’est pas le surdoué que décrit sa presse.

La Fondation Charles de Gaulle a supprimé un tweet montrant le message et les fautes laissées par le Président dans le livre d’or de l’ancienne maison du général à Colombey-les-Deux-Eglises

Le texte écrit de sa main le 9 novembre dans le livre d’or du général de Gaulle est authentique. Le Président y écrit : «Cinquante ans plus tard, le souvenir vivace du Général de Gaulle demeure une source d’inspiration pour notre Nation, notre République. Puissions nous trouver en ces lieux, en ses choix, les traces qui nous permettrons de bâtir notre action pour la France. En fidélité».

Plusieurs titulaires du certificat d’études ou humbles travailleurs, qui n’ont jamais passé les portes de la Banque Rothschild, y relèvent néanmoins des fautes d’orthographe, notamment l’absence de trait d’union à «puissions nous» et la faute d’accord à «qui nous permettrons», qu’ »ils estiment » (Jacques Pezet, Libé) indignes d’un président de la République, d’autant plus qu’il est marié à la professeure de français qui était censée lui inculquer des notions de la langue, celle que l’on parle et non celle qu’on mélange.

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Cette lettre « semble » à Libération être bien authentique. La première trace actuellement disponible de ce message a été diffusée sur Twitter par le compte @arcenbarrois le 9 novembre. A l’occasion du cinquantenaire de la mort de Charles de Gaulle, cet internaute, qui n’affiche pas d’animosité particulière à l’égard de Macron, a publié de nombreux messages en lien avec le domaine de la Boisserie, ancienne résidence personnelle du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises. A 22h09, @arcenbarrois tweete le mot du président Macron dans le livre d’or, en relevant la faute d’accord à «qui nous permettrons», qui, selon lui (sic Libé) «laisse à penser que le Président était ému». De l’émotion, la presse en met partout, comme du populisme, de la colère et de la haine.

Interrogé par CheckNews quant à sur l’authenticité de ce mot, @arcenbarrois affirme le tenir d’une «source sûre : c’est le compte Twitter de la Fondation Charles de Gaulle» qui l’a diffusé. Cependant en recherchant le message originalement diffusé sur le réseau social, @arcenbarrois se rend compte «que le post contenant cette page du livre d’or, montrant l’émotion d’Emmanuel Macron, a disparu».

Sur Twitter, au compte de la Fondation Charles de Gaulle, on peut voir que plusieurs internautes ont également sursauté à partir de 19 heures au vu de l’accumulation de fautes d’orthographe d’Emmanuel Macron, deux en deux lignes.

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Désormais, Twitter indique que les tweets pointant les fautes ont été adressés à un message «supprimé par» la Fondation Charles de Gaulle.

Ce qui confirme que la photo de la lettre provenait bien du livre d’or et justifie le double échec de Macron au concours d’entrée à Normal Sup. L’ENA s’est en revanche révélée a son niveau…

Bienvenue au club des présidents ignares qui se surestiment, tel Hollande:

Bachelot hurle avec les loups contre Amazon: quid de Cultura, Decitre, Mollat ou la FNAC ?

La victimisation n’est pas seulement anti-raciste, islamiste ou homo

Le gouvernement nous dicte aussi où faire nos achats: avatar de l’état d’urgence?

La ministre de la Culture a annoncé des mesures d’aide au commerce en ligne pour les libraires: il leur a suffi de râler comme des restaurateurs. La ministre n’a pas non plus hésité à  inciter également les consommateurs à se détourner des géants du commerce en ligne. Comme de masques, on manque aussi de ces géants…

La fermeture des librairies et des rayons culture des grandes enseignes encore ouvertes pourrait bien faire les affaires des géants du commerce en ligne, tels qu’Amazon. Une motivation négative qui ressemble fort à la haine des faibles pour plus forts qu’eux: en France  la réusdite n’est pas motrice….

« Oui, Amazon se gave, à nous de ne pas les gaver », a appelé la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, sur LCI lundi 2 novembre, qui veut venir en aide aux libraires. La ministre ouvre-t-elle des pistes? Où est l’esprit entrepreneurial de nos start-uppers? Va-t-on apprendre de la crise sanitaire et en sortir économiquement plus indépendants?


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« J’ai obtenu, nous avons obtenu, que les tarifs postaux des libraires soient considérablement diminués, s’est flattée la ministre. Nous allons diviser (ces tarifs postaux) au moins par trois ou quatre (…), ça va dépendre des envois, car si vous achetez dix livres ou un, ce ne sont pas les mêmes tarifs ». 

Rappelant qu’il existe en France un « prix unique du livre » grâce « à Jack Lang », elle a encore asséné: « il n’y a pas d’avantage à acheter sur une plateforme numérique ». R. Bachelot incite les lecteurs à se fournir en livres auprès des librairies par le « click and collect » (cliquer et récupérer) ou par les envois postaux. 

La ministre a également assuré que « les ventes par ‘click and collect’ ou par envois par la poste ne seront pas comptées pour toucher les aides (du gouvernement), c’est du bonus intégral ». « Ces tarifs s’appliqueront à la vente de disque, de CD et partition, j’y suis très attachée », a-t-elle ajoutée.


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Interrogée sur la décision de reconfiner, Roselyne Bachelot a confié que son souhait, dans l’absolu, en tant que ministre de la Culture, est « que tout le secteur culturel reste ouvert; car il n’y a pas que les librairies. Sont aussi fermés les théâtres, salles de concert, bibliothèques…« . Omar Sy et Nabila, Daphné Bürki et Joe Starr ou Abd al Malik et Olivier Besancenot (sa compagne est salariée de Flammarion, groupe Gallimard) soutiennent le secteur de l’édition…

« Mais il ne s’agit pas d’arbitrage », a-t-elle assuré. « Je suis une mère, une grand-mère, une femme raisonnable, je vois l’épidémie flamber, j’ai vu mes proches mourir en réanimation; ce jour là, on a ce sens des responsabilités ».


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Amazon avait déjà été dans le viseur des nains du commerce et du gouvernement concernant une campagne pour le Black Friday. La ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, avait annoncé que le géant du numérique allait mettre fin à cette campagne. Une annonce non suivie d’effets, l’organisation altermondialiste ATTAC ayant relevé qu’Amazon fait toujours la promotion du Black Friday. L’altermondialiste Attac a été cofondé par des associations radicalisées (AC!, DAL,MRAP,…), des media (Le Monde diplomatique, Politis ou Charlie hebdo.) et des syndicats (FSU, Confédération paysanne, SM, SUD, UNEF,…), des acteurs politiques (Daniel Mermet, Gisèle Halimi, José Bové,…)

Votre livre numérique est présent sur plus de 200 librairies en ligne, en France.

Reconfinement : des libraires se rebiffent

Ces libraires dénoncent discrimination et «aberration»

Contraints de baisser le rideau pendant le confinement, les libraires dénoncent une concurrence déloyale des plateformes de e-commerce

Les amateurs de littérature ont anticipé les effets du reconfinement et se sont rendus dans leur librairie de quartier pour faire provision des dernières parutions. Mais les libraires se plaignent à l’unison, occultant cette poussée des ventes représentant un chiffre d’affaires de plusieurs semaines qui pourraient les mener sans grand dommage au déconfinement annoncé pour le début décembre. Si les lecteurs devaient faire face à la pénurie au-delà de cette date, ils pourraient relire les grands classiques avec profit. Libraires et lecteurs pourraient toujours se rabattre sur les e-books qui sont en accès payants et permettent de limiter la casse du tiroir-caisse. Il resterait aux éditeurs à soutenir le petit commerce du livre: la solidarité s’imposerait à eux naturellement…

Comme ils ont stocké le papier-toilette, les inconditionnels du livre-papier ont veillé à faire le plein d’ouvrages et sont prêts à assurer leur survie littéraire pendant plusieurs semaines. Dès jeudi, le Syndicat national de l’édition (SNE), le Conseil permanent des écrivains (CPE) et le Syndicat de la librairie française (SLF) ont pourtant demandé à Macron que les librairies soient considérées comme des commerces essentiels et qu’elles puissent continuer à accueillir leurs clients. Or, dans la soirée, Jean Castex a confirmé qu’elles ne feront pas exception : elles fermeront. On peut le comprendre, si on sait que le livre ne s’achète pas comme un kilo de patates et s’accompagne souvent de conseils de lecture et d’un temps prolongé passé dans un lieu clos public.

La FNAC a finalement rétropédalé ce vendredi soir : après avoir annoncé qu’elle garderait ses magasins ouverts pendant le reconfinement, au prétexte de réponse aux «demandes en équipement informatique», l’enseigne de biens culturels et électroniques a finalement dû décider sous la pression de fermer ses rayons littérature, par «souci de responsabilité».

Mais, en revanche, les supermarchés n’ont pas été contraints de fermer leurs rayons livres pour autant. Et cette disparité fait, une nouvelle fois, les choux gras d’AMAZON, assurent les libraires, laissant croire que les bouquins vendus en supermarché seraient majoritairement des biens culturels de première nécessité.  La librairie solidaire d’Emmaüs est-elle incriminée ?

Face à ce qu’ils considèrent comme de la concurrence déloyale, et forts du succès des bars et restaurateurs qui ont défendu avec succès la thèse de leur rôle humanitaire dans cette société de nantis qui ne peuvent se faire leur petit noir expresso, leur oeuf mollet ou leur mojito à la maison, les professionnels montent au créneau. Alors que François Busnel, animateur charismatique de la Grande Librairie, sur France 5 – et dans le XXe de Paris ? – , a annoncé ce vendredi le lancement d’une pétition pour maintenir les librairies ouvertes, des libraires se sont exprimés sur leur ressenti face à ce déséquilibre commercial et culturel.  Une lecture qui peut s’arrêter ici: tous sont du même avis, à quelques 50 nuances près de bile noire. Vert foncé.

«C’est une double peine,» selon le délégué général du Syndicat de la librairie française. Une peine plancher imposée par la covid.

«Qu’on soit obligés de fermer les librairies alors que la Fnac et les supermarchés sont ouverts et autorisés à vendre des livres, c’est une double peine. On ne demande pas leur fermeture, mais il faut mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Une librairie, ce n’est pas juste des livres empilés dans un rayon. Nos librairies sont impliquées dans la vie des quartiers, ce sont des lieux de culture, de rencontre, qui organisent des événements… Ce n’est pas pour rien si les clients sont revenus en masse dès la fin du déconfinement. Une librairie, c’est un lieu précieux où se noue une relation humaine, un engagement, entre les lecteurs et les libraires,» estime Guillaume Husson.

Info ou intox: le CNL assure que « ce sont les jeunes qui lisent de plus en plus (91 %, +9 points), mais ceux qui considèrent lire « beaucoup de livres » sont toujours les femmes (32 %) [malgré leur « double journée »] et les 65 ans et plus. Les retraités bouquinent: ils sont 96 % à se déclarer lecteurs [la cataracte et la DMLA ne sont pas des obstacles].

« Une concurrence déloyale, absurde et inacceptable». Avec les salles de réa.

Le « click’n collect », c’est déjà en Ehpad:
bientôt à la morgue ?

«J’ai ce client qui m’a dit, « j’adore ta librairie, car j’achète toujours le livre d’à côté celui pour lequel je suis venu, » raconte Michel Stievenard, libraire depuis trente ans et dirigeant depuis vingt-cinq à l’Arbre à lettres à Paris. C’est ça, une librairie. Les Français [certains, une minorité] ont un rapport privilégié avec leurs libraires. Notre fermeture, c’est un déchirement pour beaucoup d’entre eux. On s’attendait à la fermeture. Un peu moins au manque d’équité sur la vente des livres. C’est le cœur de métier du libraire, pas celui de la Fnac. Alors pourquoi sont-ils autorisés à en vendre et pas moi ? C’est une concurrence déloyale, absurde et inacceptable. Pour la chaîne du livre dans son intégralité, auteurs, éditeurs, fabricants, libraires, il est plus que nécessaire que nous restions ouverts. On est armés, on est capables d’accueillir du public. Le ‘click and collect’ [‘cliquez-retirez’, si on n’a pas eu le temps d’aller acheter son dictionnaire !] ne nous sauvera pas : on perd notre dimension de conseil qui est très importante [surtout pour demander où se cache l’ouvrage convoité ou… le commander sur la plateforme numérique de la chaîne de libraires ! Et revenir…]. Nos clients sont très militants : ils nous encouragent. Mais cette situation est une nouvelle fois un boulevard pour les géants de la vente en ligne comme Amazon et nous met en danger.»

«Le click and collect ne remplacera pas les échanges qu’on peut avoir». A priori.

Les trois chrétiens assassinés dans la basilique de Nice étaient des musulmans !

«Je me souviens après les attentats de 2015, les gens sont venus dans ma librairie, simplement pour parler, pour trouver un refuge, un endroit où ils se sentaient en sécurité [où on peut passer du temps à se contaminer et quand les églises ne sont plus des sanctuaires]. On est en train de vivre deux grands bouleversements, la pandémie d’un côté, le terrorisme de l’autre, avec les récents événements à Nice ou Conflans-Sainte-Honorine, explique Coline Hugel, libraire depuis vingt ans, qui dirige depuis deux ans la librairie café du Bateau Livre, à Pénestin dans le Morbihan. Face à tout ça, on a besoin que les librairies restent ouvertes. [raisonnement paradoxal qui fait peu cas de la vie humaine]. Elles sont comme des sanctuaires où on cherche de la culture, de l’intelligence, de la réflexion [argumentaire embarrassant, si on n’ignore pas que la culture non islamique – et pas seulement la musique – est une offense à l’islam des fanatiques] . On l’a bien vu pendant le premier confinement : les gens ont eu un besoin criant de livres [quel pourcentage de la population et quelles classes sociales: les « illettrées » de GAD ?]. Beaucoup ont redécouvert pendant cette période la puissance d’évasion de la lecture. Les séries sur Netlifx, ça ne suffit pas. Alors oui, je vais organiser un système de retrait sur commande, d’envoi par la poste, un peu comme pendant le printemps. Mais le click and collect ne remplacera pas les échanges qu’on peut avoir dans une librairie. C’est honteux que les rayons livres de certains commerces restent accessibles alors qu’on nous a contraint à fermer. Mais le report du prix Goncourt et Interallié est très fort symboliquement. Des grands prix littéraires reconnaissant que ce n’est pas juste que les récompenses soient décernées à des livres sans les librairies pour les vendre. Ils sont solidaires, c’est encourageant.» Reconnaissent-ils aussi que ces prix littéraires ne sont guère mieux que des ententes entre maisons d’édition et des appels suspects à consommation.

Denis Mollat  : «On est capables d’accueillir nos clients en toute sécurité»

«Autant pour le premier confinement, je n’étais pas favorable à l’ouverture des librairies. On avait du gel hydroalcoolique au compte-gouttes, il n’y avait pas de masque, les gestes barrières n’étaient pas maîtrisés…, commente Denis mollah Mollat, dirigeant de la librairie bordelaise du même nom. Mais là, on sait faire. On est capables d’accueillir nos clients en toute sécurité. En plus, les fournisseurs sont cette fois capables de nous approvisionner. C’est difficile de comprendre pourquoi les FNAC et supermarchés peuvent continuer à vendre des livres alors que les librairies en sont privées. C’est un grand malaise, on a un sentiment d’aberration. Contrairement au premier confinement, personne n’est en chômage partiel chez Mollat. Nos 110 salariés dont 54 libraires sont prêts : on continue les ventes par internet qui représentent désormais 14% de notre chiffre d’affaires, on fait du click and collect et de la vente au comptoir, comme dans une pharmacie. Mais ça n’a rien à voir avec la possibilité de se promener en librairie, de découvrir des ouvrages.» Quelle différence avec le ‘drive’, procédure efficace plébiscitée par les clients des grandes surfaces, dont il faut bien admettre qu’elles retiennent l’attention de l’exécutif, sans pourtant créer du lien social…

L’interlocuteur naturel de ces plaignants est Alain Griset, chef d’entreprise, ancien président de l’Union des entreprises de proximité, ministre délégué aux petites et moyennes entreprises. Si ils le trouvent.

Islamo-gauchisme: Le Monde revisera-t-il son jugement sur le collectif Cheikh Yassine?

La presse sympathisante a sa part de responsabilité dans l’assassinat islamiste de Conflans

Fondateur du collectif Cheikh Yassine, Abdelhakim Sefrioui est considéré comme l’un des acteurs-clés dans le drame ayant abouti à la décapitation de Samuel Paty.

Ses soutiens complices le sont-ils?

A toute chose malheur est bon? Le proverbe est d’autant plus vrai dans la tragédie, quand la décapitation de Samuel Paty met au jour la responsabilité de cette presse qui se fourvoie par idéologie, en l’occurence avec l’islamo-gauchisme.

Non seulement la gauche s’est approprié toutes les vertus républicaines, mais elle s’attribue des titres de gloire à défendre l’indéfendable, tels les anti-racistes, peu lui important qu’elle soit racialisée et les féministes, sectaires et menaçantes. Tant d’humanisme concentré dans tant d’organes de presse ne peut être que vertueux!  Mais quand un ministre, Jean-Michel Blanquer, déboulonne cette idéologie mortifère, soit la presse monte au créneau, soit elle baisse les yeux.

Aussitôt, dans le cadre d’un article du Monde, la gauche universitaire dont on sait la susceptibilité et l’arrogance, mais aussi l’incapacité à la repentance, y a vu, offusquée, matière à polémique.

Bien qu’elle se mette au milieu de toutes les polémiques, quand elle ne les suscite pas plutôt, la gauche se sent toujours aisément offensée, une stratégie commune avec les antiracistes, les féministes ou les islamo-gauchistes.

C’est ainsi que dans un autre registre, Marlène Schiappa, une ex-socialiste restée féministe, ces derniers temps mieux inspirée, a cru devoir voler au secours du Parti Communiste Français mis face à ses turpitudes par un tag bien place qui le traite de « collabo » pour cette proximité idéologique autant qu’électoraliste avec l’islam radical et politique.

La gauche était-elle déjà humaniste, indigéniste et antiraciste quand elle approuva le pacte germano-soviétique signé en 1939 par Staline et Ribbentrop et que L’Humanité le publia en accord avec les autorités d’occupation nazies? Etonnez-vous donc que cette gauche-là classe sans procès à l’extrême droite et taxent de fascisme ses opposants qui ont la mémoire des faits, les falsificateurs de l’Histoire et les truqueurs de photos les inscrivant dans une « fachosphère » d’un genre nouveau, au motif qu’ils ne veulent pas se voir imposer, par idéologie ou par populisme,  une immigration illégale massive et hétéroclite, sans garanties pour les personnes et leur civilisation.

Dans un ordre d’idées voisin, cette gauche arbitre des élégances a été outragée par l’accusation portée par Pascal Bruckner contre Rhokhaya Diallo et consorts d’une responsabilité certaine – de cinq ans en cinq ans – dans les drames consécutifs à leur critique acerbe des caricatures de Charlie Hebdo. Leur jugement contre la liberté d’expression fonde la colère des quartiers, puis leurs passages à l’acte violent, terroriste et barbare.  Mais les mêmes n’avaient pas exprimé le même souci d’objectivité, ni soulevé la moindre objection qu’on puisse mettre sur le dos de Renaud Camus le massacre de Christchurch. A l’inverse, chacun y avait ajouté sa louche, au ras bord, de haine raciale.

La bien-pensance a nourri l’islamo-gauchisme dans son sein.

Depuis trente ans qu’il est chéri de la gauche – et pas seulement ultra – pour preuve de son progressisme, et qu’il se fortifie à l’inépuisable mamelle de la solidarité sociale, il a gagné son entrée au dictionnaire du vocabulaire politique, sans rebuffade au faciès, en dépit, voire au mépris des incivilités et des attentats, en passant par les agressions de policiers, de pompiers et d’infirmières. Qui voudrait pourtant faire croire que le mal-être des braves gens, défavorisés par leur maintien dans des quartiers dits sensibles, sur lesquels pleut pourtant la manne des crédits et des installations ou délocalisatipns d’infrastructures nouvelles (stade, tribunaux ou écoles), si ce ne sont les élus, adeptes de la complainte victimaire permanente, et la presse compassionnelle par habitude. Leur repaire ne se situe pas seulement à la marge du paysage politique, à la France Insoumise, au PCF ou au NPA, à l’UNEF ou à la FSU, mais aussi bien au PS et à la CFDT, ainsi que dans leurs filiales associatives, une nébuleuse où grouillent et s’agitent la LDH, ATTAC, Osons le féminisme ou le CCIF comme le collectif Cheikh Yassine. En vérité, les quartiers sensibles leur servent la soupe et la gauche dite modérée s’y sert.

Les gauches politiques, chez elles dans les media, ont irrigué l’Université qui assure la redistribution dans les écoles de la République et les media des magnats de la presse qui font cocorico sur le fumier de la démocracie, ouverte à toutes les influences et impuissante.

Il n’est pas nécessaire de préciser la raison sociale du Collectif Cheikh Yassine, puisqu’il s’affiche en tête de gondole, assuré du soutien aveugle de la gauche politique et médiatique au sens large: il s’est choisi un patronyme provocateur qui en dit long sur le mépris qu’ont ses membres de la République, le nom du fondateur du mouvement terroriste palestinien Hamas, lequel n’a jamais dissimulé son antisémitisme virulent. Cet affichage clignotant était trop voyant pour être honnête. Encore fallait-il découvrir sa véritable mission, celle de l’islam politique. La conquête du pouvoir.

Dans le passé déjà, Le Monde avait failli, comme L’Obs d’alors, en prenant le parti des rebelles contre les jeunes Français du contingent en Algérie. Après l’Indochine, ils étaient restésxdans la droite ligne anti-française qui sied aux gauches. Ils ont ensuite fait ami-ami avec un mouvement islamiste radical, foncièrement antisioniste et antisémite a été traité par le journal le Monde, autrefois référence respectable, mais qui a dérivé insensiblement vers une extrême gauche, historiquement internationaliste, avant de virer universaliste pour se laisser naturellement contaminer par un islamo-gauchisme qui veut sa mort et la lui donne. Aujourd’hui soumise à ses bourreaux, elle s’étonne d’être étiquetée « collabo »!

Au cours de l’été 2014, ce mouvement a participé à de nombreuses manifestations anti-israéliennes, pour ne pas dire anti-sionistes, et encore moins antisémites, au même titre qu’on se proclame anti-fasciste ou anti-raciste pour dissimuler son fascisme ou son racisme. est en fait dans la région parisienne, notamment en soutien à Gaza, aux mains armées du Hamas.

La journaliste ayant la plupart du temps couvert les manifestations pour le Monde se nomme Faiza Zerouala (Mediapart). Dans ses articles, aucune condamnation d’un mouvement qui a pourtant participé à des manifestations où l’on a pu entendre les cris de « mort aux juifs ! » avec la bénédiction d’un journal souvent sentencieux et sermonneur.

En août 2016, elle rend compte du « camp décolonial » au faciès, organisé par  Sihame Assbagu, réservé aux non-Blancs. Nombre d’autres media s’étaient fait refouler : leurs journalistes étaient « trop blancs » !

Le 24 juillet, le journal de Xavier Niel et Matthieu Pigasse se contenta d’affirmer que le mouvement est « indésirable » pour les autres organisateurs de la manifestation. Mais le 25, l’organisateur de la manifestation, soutenue par le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) du révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot, assume que des groupes très religieux et proches du Collectif Cheikh Yacine défilent au côté du NPA« Cela ne dérange pas dans la mesure où nous soutenons toute résistance et la lutte armée. La diplomatie et la négociation n’ont jamais abouti. » A aucun moment, il n’est rappelé que le Hamas est considéré par la France – il figure sur la liste officielle des organisations terroristes de l’Union européenne, du Canada et des Etats-Unis – comme une organisation « terroriste ».

Le 3 aout, la journaliste d’origine algérienne se contenta de qualifier pudiquement le collectif de « controversé ». A aucun moment, le journal ne suggère que ce mouvement dirigé par Sefrioui, aujourd’hui sous les verrous pour avoir participé au harcèlement contre Samuel Paty et qui a martyrisé l’imam pacifique de Drancy Chalgoumi, trop proche des juifs, était antisémite.

Libération n’aura pas non plus clairement condamné l’antiracisme racisé.

Le Monde a également soutenu officiellement le leader travailliste Corbyn, 71 ans, étiquetant Boris Johnson « populiste », injure suprême actuelle. Aujourd’hui, la direction du parti travailliste reconnaît que Corbyn a fait montre d’antisémitisme, notamment en raison de ses relations avec le Hamas et le Hezbollah.

Corbyn est un islamo-gauchiste mondialiste assumé. Au travailliste Tony Blair, ce pro-palestinien reprocha des violations des droits de l’homme et des libertés publiques, notamment à l’encontre de candidats à l’asile politique. Le Monde l’aimait fort.

Libération encense une féministe qui revendique “détester les hommes”

Quand la presse fracture les Français avec Pauline Harmange : elle, les hommes, elle les déteste !

Une adolescente grunge attardée, mais depuis 30 ans?

Le pamphlet misandre de Pauline Harmange est sorti ce jeudi au Seuil après une première vie agitée chez son premier éditeur, Monstrograph. Elle y défend une détestation joyeuse des hommes qui conduit à une sororité émancipatrice. Les laissées pour compte s’y retrouvent-elles ?

Les hommes sont des ordures. Ce postulat posé, on esquivera sans y faire attention les sempiternels «Not all men» («pas tous les hommes») qui ne manqueront pas de surgir avec le même disgracieux systématisme qu’on retrouve chez ceux qui se sont inquiétés pour la vie des Blancs au lancement du mouvement Black Lives Matters. Revendiquer le fait de ne pas aimer les hommes, comme le fait Pauline Harmange dans son essai Moi, les hommes, je les déteste, relèverait ainsi pour certains d’un sexisme comparable à celui de l’oppression subie par les femmes depuis des siècles et qui se concrétise encore aujourd’hui par les écarts de salaire ou les chiffres terrifiants des violences conjugales. Un raisonnement absurde, pourtant celui d’un chargé de mission au ministère délégué à l’Egalité femmes-hommes qui a menacé de procès la «micro-maison d’édition» associative Monstrograph tenue bénévolement par Martin Page et Coline Pierré. Une menace qui a très logiquement abouti à une publicité méritée pour ce petit livre promis aujourd’hui à un beau succès en librairie (il est sorti ce jeudi au Seuil, Monstrograph ne pouvant tenir la cadence) et bientôt traduit dans plusieurs langues.

«Prendre la place juste qui nous revient de droit»

«Men are trash» n’est finalement que le début de la réflexion de Pauline Harmange, le constat qui va la convaincre d’assumer haut et fort sa misandrie. Mais il s’agit moins pour l’autrice de mettre en actes cette détestation somme toute légitime que d’atténuer le plus possible l’envahissante influence masculine dans sa vie. Effacer les hommes plutôt que de perdre une précieuse énergie à les combattre ou à tenter vainement de les éduquer. «Ne pas accorder d’importance aux hommes, écrit-elle, nous permet d’embrasser du regard leur profonde incompétence, et d’oser leur passer devant. Insensibles à leurs artifices, on peut enfin prendre la place juste qui nous revient de droit.»

Moi, les hommes, je les déteste est un pamphlet jubilatoire qui se lit d’un trait. Le ton est posé, les phrases ciselées et l’argumentaire solide. Pas besoin d’un doctorat en lutte intersectionnelle pour comprendre la logique implacable qui pousse Pauline Harmange à assumer sans problème cette posture prosélyte. «Quand je doute, je repense à tous ces hommes médiocres, qui ont réussi à faire passer leur médiocrité pour de la compétence, par un tour magique de passe-passe qui porte le nom d’arrogance.» Et s’il n’y avait qu’un avertissement adressé aux hommes à retenir, ce serait celui-là : «Notre misandrie fait peur aux hommes, parce qu’elle est le signe qu’ils vont devoir commencer à mériter notre attention.»

«Les standards sont très bas pour les hommes, bien trop hauts pour les femmes»

Elle ne cherche pas à plaire aux routiers et ça tombe bien…

Mais finalement, plus on avance dans le livre, plus les hommes sont relégués au rang de figurants tout à fait dispensables. Selon ce qu’on veut faire. Car dans les faits, et malgré les apparences, ils le sont. «Pas de panique, en virant une bonne partie des hommes, on se rend compte qu’il existe autour de nous des tas de femmes super (à commencer par nous-mêmes, d’ailleurs), que l’omniprésence masculine, bruyante et nuisible, nous empêchait de remarquer et de valoriser.»  En mars 2018 à la faculté de Tolbiac à Paris, bloquée par les étudiants mobilisés contre la réforme Parcoursup, des « cours alternatifs  » étaient proposés dans l’enceinte de l’université e, parmi eux, un atelier en « non-mixité raciale » devait rassembler exclusivement les minorités. En mai 2017 déjà, le festival Nyansapo, dont certains ateliers étaient  «interdit aux Blancs», parce que réservés aux femmes noires, avait fait réagir à la fois l’extrême droite et des associations anti-racistes, laissant de marbre la gauche, qu’elle soit ultra ou modérée. Dans le Paris de 2018, on se croyait dans l’Alabama, mais avec un… « black only »! Une sélection sévère avait été assurée par l’association Mwasi à l’entrée de la projection du film « Black Panther » qui démontrait la supériorité du peuple noir sur tous les autres.

Cet épanouissement en non-mixité qu’appelle de ses vœux Pauline Harmange, binaire primaire, même s’il fera sans doute hurler des hommes qui invoqueront un universalisme de façade, ressemble fort à une libération trop longtemps repoussée à des lendemains qui n’arrivent jamais. «Les standards sont très bas pour les hommes, mais pour les femmes ils sont bien trop hauts. réservons-nous le droit d’être moches, mal habillées, vulgaires, méchantes, colériques, bordéliques, fatiguées, égoïstes, défaillantes…» 

Loin du regard et de l’influence des hommes, tout semble finalement plus simple aux beaufs poilues sous les bras. Et plus sain. «Je fais de la sororité ma boussole, car j’ai autour de moi des femmes lumineuses [et hirsutes], talentueuses, passionnées, incroyablement vivantes qui méritent tout mon soutien et tout mon amour.» 

Et pour ceux qui valident l’entièreté du propos en gesticulant très fort depuis la parution du livre, pleurnichant de se voir ainsi dévalorisés, Pauline Harmange répond le plus simplement du monde : «Détester les hommes et tout ce qu’ils représentent est notre droit le plus strict. C’est aussi une fête. Qui aurait cru qu’il y aurait autant de joie dans la misandrie ?»

Tous les goûts sont dans la nature de Libé…

Le journal légitime la détestation des hommes étalée dans le dernier aux puces « opus » de Pauline Harmange .

« Moi, les hommes, je les déteste ». Le titre choisi auto-satisfait du bouquin de Pauline Harmange n’a rien d’une figure de style: l’auteure en est en tout dépourvue. Le propos est clair, limpide, provoquant et vendeur : à 25 ans, elle a fait le tour du marché de l’édition et constaté que la haine des hommes, ni plus ni moins, a le vent en poupe, comme la haine des flics, des journalistes ou des députés. Depuis Macron, ça marche fort ! Et Libération court derrière en battant des mains à cette« détestation somme toute légitime », comme les autres.

Le journal évoque a priori le « beau succès en librairie » auquel est promis l’ouvrage, du seul fait que l’auteure « assume haut et fort sa misandrie » et « efface les hommes plutôt que de perdre une précieuse énergie à les combattre ou à tenter vainement de les éduquer », poursuit Libération déjà prompt à brandir le fouet aux amateurs d’auto-flagellation anti-coloniale et la feuille de boucher aux islamistes venus de si loin pour massacrer que ça mérite bien l’admiration du bobo intello parisien. Et d’aller boire à la source de Pauline Harmange : « Ne pas accorder d’importance aux hommes nous permet d’embrasser du regard leur profonde incompétence, et d’oser leur passer devant. Insensibles à leurs artifices, on peut enfin prendre la place juste qui nous revient de droit. » Au final, une suite d’éructations, mais aucun début de commencement de raisonnement.

Le quotidien assure que le livre est un « pamphlet jubilatoire » aux « phrases ciselées et [à] l’argumentaire solide ». Ses citations démontrent-elles ce qu’il assène ? « Plus on avance dans le livre, plus les hommes sont relégués au rang de figurants tout à fait dispensables », explique l’article, avant d’asséner : « Car dans les faits, et malgré les apparences, ils le sont. » « Loin du regard et de l’influence des hommes, tout semble finalement plus simple », répète aussi Libération, avant une ultime citation de Pauline Harmange : « Détester les hommes et tout ce qu’ils représentent est notre droit le plus strict. C’est aussi une fête. Qui aurait cru qu’il y aurait autant de joie dans la misandrie ? » Convaincu?

La gauche rompt avec les principes républicains et démocratiques

Avec Geoffroy de Lagasnerie, elle prône la « censure » pour les « impurs », et cela, comme les Indigénistes, sur… France Inter

L'ecrivain Edouard Louis et le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie, defilent en tete de cortege avec le comite Verite et Justice pour Adama.
L’écrivain Édouard Louis, à gauche, et le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie, à sa gauche, défilent en tête de cortège avec le comité Vérité et Justice pour Adama.

Entre refus de la légitimité de la loi au profit de valeurs morales et exclusion du champ politique de ceux n’adhérant pas aux dites valeurs, le petit sociologue, autoproclamé philosophe, Geoffroy de Lagasnerie, a théorisé ce mercredi 30 septembre sur France Inter la rupture de la gauche avec les principes républicains et démocratiques.

« Le juste et le pur » et « un certain nombre de censures dans l’espace public » , un sacré programme! Dans son dernier ‘opus’, Sortir de notre impuissance politique, Geoffroy de Lagasnerie géolocalise dans la radicalité la gauche pelée aux élections, faisant le jeu de Marine Le Pen (RN), de la bipolarisation macronienne et du bipartisme de la Ve République, un jusqu’au-boutisme qui peut être fatal, comme peut l’être la dérive séparatiste des indigénistes pan-africanistes et universalistes, toute cette gauche, peu ou prou ultra, d’une partie du PS, proche de Génération.s, au NPA, en passant par LFI, le PCF et EELV, repoussés à la marge de la République et de la Démocratie.

Selon le sociologue – et compagnon de l’écrivain narcissique Edouard Louis, figure expiatoire de notre société de salauds et doublement martyr, puisque homo et gosse de pauvres – (photo ci-dessus), les modes de contestation traditionnels de la gauche – manifestation, grève –, ont perdu leur « capacité d’action, de transformation, pour être seulement des formes d’expression », si bien que la gauche « milite beaucoup plus en automate qu’en stratège »,  sous des « formes d’actions rituelles, instituées ».

« Le mouvement social est devenu une forme de réaction à la réaction et appelle gagner ce qui est ne pas perdre », constate Geoffroy de Lagasnerie. Citant en exemple l’agriculteur Cédric Herrou, berger bobo, passeur de migrants à la frontière franco-italienne, finalement relaxé par la cour d’Appel de Lyon après avoir été poursuivi pour convoyage et accueil de 200 migrants retrouvés dans les campements insalubres de clandestins afghans du 19e arrondissement de Paris ou pakistanais devant l’immeuble de Charlie hebdo, le philosophe privilégie l’action directe – comme l’antifa Antonin Bernanos« parce que c’est une action où vous faites le temps politique, c’est une action où vous imposez à l’Etat votre propre légalité, où vous dites : voilà le monde que je veux voir venir (…). » Et l’ « action directe », théorie anarchiste évoquant le terroriste communiste des « années de plomb » – de la fin des années 60 à la fin des années 80 – qui ont vu l’apparition de mouvements comme la Fraction armée rouge en Allemagne ou les Brigades rouges en Italie. Concrètement, en France, c’est le mouvement autonome, en partie issu des milieux anarchistes et maoïstes, qui ont commis des attentats à la bombe dans le deuxième partie des années 1970.  Citons aussi les assassinats pour lesquels Jean-Marc Rouillan, terroriste d’extrême-gauche, a été condamné pour des actions collectives qualifiées de « lutte antifasciste » (MIL, GARI, Action directe). Arrêté en 1987 et condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de dix-huit ans, pour complicité d’assassinat de l’ingénieur général de l’armement René Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986. Il a bénéficié d’un régime de semi-liberté de décembre 2007 à octobre 2008, lequel fut suspendu, puis révoqué pour des propos tenus en entretien avec L’Express et publiés en 2007. Il bénéficie de nouveau d’un régime de semi-liberté depuis mai 2011 et anime des réunions politiques, notamment dans des MJC de communes partisanes.

« Ce qui compte, c’est la justice et la pureté »

Dans la vieille lutte philosophique entre le droit et la morale, Geoffroy de Lagasnerie choisit clairement son camp : « Vous savez, le respect de la loi [républicaine] n’est pas une catégorie pertinente pour moi, ce qui compte c’est la justice et la pureté, ce n’est pas la loi« , explique-t-il, sans toutefois se référer explicitement au Coran et à la charia. Et tant pis si la loi en question, perfectible en pratique, est au moins sur le plan théorique issue du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », soit de la souveraineté populaire. « La personne la plus condamnée de France, note-t-il, c’est le préfet de police de Paris, qui a 135 condamnations au tribunal administratif pour des manœuvres dilatoires sur la question de la demande d’asile, donc je ne crois pas que les gouvernants obéissent beaucoup à la loi. Je ne vois pas pourquoi nous on devrait le faire, » explique le Geoffroy de Lagasnerie. Tant pis, aussi, si les condamnations du préfet de police sont justement l’effet de l’application de la loi.

Reste à savoir qui définit « la justice et la pureté ». Rien de plus facile, à croire Geoffroy de Lagasnerie : « C’est l’analyse sociologique. C’est-à-dire que vous pouvez établir dans le monde social qu’il y a un certain nombre de mécanismes qui produisent de la persécution ou la mise à mort prématurée d’un certain nombre de populations. » Comme dans Le Bon, la brute et le truand, à chacun ses références, le monde se divise en deux catégories (binaire?) : « Si jamais vous produisez une action qui lève ces systèmes de persécution, qui soulagent les corps de la souffrance, vous produisez une action qui est juste et qui est pure. Et si, à l’inverse, vous prenez des mesures qui renforcent l’exposition des corps à la persécution, alors vous êtes impur et vous êtes injuste. » Qu’est-ce qu’il nous réserve, le jour où il prend en compte l’esprit ?

Mais donc, comment savoir qui sont les gentils, et qui sont les méchants ? « C’est objectif, tout le monde le sait, » répond le philosophe sociologue.« Tout le monde sait très bien ce que c’est qu’un corps qui souffre, tout le monde sait très bien qu’il y a des clochards dans la rue. Quand Macron dit qu’il n’y a pas de pénibilité du travail, il le sait qu’il y a de la pénibilité. (…) Quand il dit qu’il n’y a pas de violences policières et qu’on voit les vidéos du Burger King pendant les gilets jaunes (…). Il voit très bien qu’en niant ces réalités, il [Macron] active des systèmes de pouvoir de dénégation qui permettent de perpétuer des systèmes de persécution. » Soit, mais outre ces exemples relevant de l’évidence, n’existe-t-il par ailleurs aucune nuance entre les croyances, valeurs, convictions et idées de nos concitoyens, lesquels sont sincèrement convaincus de penser justement ?

« Le but de la gauche, c’est de produire des fractures »

Youcef Brakni et Edouard Louis, compagnon de G. Delagasnerie: convergence des luttes anti-raciste racialisée et de l’ultra-gauche

Il faudrait donc pouvoir en débattre rationnellement pour arriver à un compromis, mais Geoffroy de Lagasnerie n’est pas non plus d’accord avec cela. « Moi je pense que le but de la gauche, c’est de produire des fractures, des gens intolérables et des débats intolérables dans le monde social. Il faut savoir qu’il y a des paradigmes irréconciliables. Moi je suis contre le paradigme du débat, contre le paradigme de la discussion« , avance-t-il.

De sorte que les impurs n’auraient tout simplement… plus voix au chapitre dans le débat public « Je pense que nous perdons notre temps lorsque nous allons sur des chaînes d’info débattre avec des gens qui sont de toute façon pas convaincables », continue le philosophe. « En fait nous ratifions la possibilité qu’il fasse partie de l’espace du débat. » Si bien que Geoffroy de Lagasnerie assume complètement de mettre en pratique une forme d’ostracisme : « Je pense que la politique est de l’ordre de l’antagonisme et de la lutte et j’assume totalement le fait qu’il faille reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public, pour rétablir un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes. »

« Plus que la censure – parce que je ne suis pas favorable à l’appareil d’Etat -, je suis favorable à une forme de mépris que la gauche doit avoir pour les opinions de droite »assène encore l’intellectuel parisien. « Quand vous avez sur une chaîne d’info en continu des débats d’extrême droite ou semi racistes, tout le monde sait que c’est fait pour ça, et tout le monde va se mettre à réagir à ça. (…) On se met à être contaminé dans nos espaces de gauche par ces prises de parole complètement délirantes plutôt que les laisser tranquilles dans leur coin à faire le silence, les renvoyer à leur insignifiance. » Après la gauche de combat, la gauche hautaine de désertion.

Devons-nous renvoyer Geoffroy Delagasnerie, Alice Coffin (génie lesbien) et la gauche à leur mépris?

La convergence idéologique de ces intellos de pacotille avec les indigénistes racialisés, qui prônent la révolution ou la séparation, mérite-t-elle indifférence et mépris?

Le 30 juillet 2014, Geoffroy de Lagasnerie a cosigné, avec son compagnon, l’écrivain Edouard Louis, une tribune dans Libération appelant au boycottage de la 17e édition du cycle de conférences « Les Rendez-vous de l’histoire » de Blois sur le thème « Les Rebelles ». Cette déclaration de rejet du débat protestait contre l’invitation faite à Marcel Gauchet de prononcer la conférence inaugurale de l’événement: ce dernier est à leurs yeux un intellectuel réactionnaire et « un rebelle contre les rebellions et les révoltes ». Marcel Gauchet a réagi à cette tribune en la qualifiant de « pignolerie parisienne » et de « bêtise rétrograde d’une extrême-gauche en délire ».

En 2015, il est signataire de l’« appel des 800 » en faveur de l’accueil des migrants clandestins. 

Les premiers signataires : Hihi Abdelhamid (médecin), Michel Abramowicz (chef opérateur), Laure Adler (écrivain), Philippe Aigrain (poète), Karen Akoka (maitre de conférence), Pierre Albertini (professeur d’histoire), Guillaume Allary (éditeur), Jérôme Alméras (directeur de la photographie), Jean-Claude Aumont (directeur de la photographie), Siegrid Alnoy (cinéaste), Marianne Alphant (écrivain), Janine Altounian (traductrice, écrivain), Anne Alvaro (comédienne), Audrey Alwett (écrivain), Marie Amachoukeli (cinéaste), Mathieu Amalric (cinéaste, comédien), Jean-Pierre Améris (cinéaste), Marc Amfreville (professeur, traducteur), Louka Anargyros (étudiant), Thomas Anargyros (producteur), Michel Andrieu (cinéaste), Claire Angelini (artiste), Christine Angot (écrivain), Philippe Annocque (écrivain), Georges Aperghis (compositeur), Sophie Aram (humoriste à France Inter, Danielle Arbid (réalisatrice), Christophe Arleston (scénariste), Nathalie Arroyas (professeure), Ariane Ascaride (comédienne), Marco Assennato (doctorant), Louis Astre (syndicaliste), Aurel (dessinateur), Nurith Aviv (cinéaste), Edith Azam (écrivain), Gabrielle Babin Guggenheim (productrice), Nicole Bacharan (historienne), Laurence Bachmann (productrice), Antoine de Baecque (historien du cinéma), Pénélope Bagieu (auteur de BD), Josianne Balasko (cinéaste, comédienne), Olivier Balez (auteur de BD), Etienne Balibar (philosophe), Jeanne Balibar (comédienne), Nadine Ballot (retraitée de l’édition), Gilles Bannier (réalisateur), Emily Barnett (journaliste), Antoine Barraud (cinéaste), Guillaume de Bary (producteur), Barbara Bascou (monteuse), Dominique Batraville (écrivain), Gérard de Battista (directeur de la photographie), Aziyadé Baudouin-Talec (écrivain), François Bayle (compositeur), Tina Baz (monteuse), Philippe Bazin (artiste), Emmanuelle Béart (comédienne), Alex Beaupain (musicien), Jean-Pierre Beauviala (inventeur d’Aaton), Xavier Beauvois (cinéaste, acteur), Annette Becker (historienne), Bérénice Bejo (actrice), Jérôme Bel (chorégraphe), Yahoutha Belgacem (directrice artistique), Lucas Belvaux (cinéaste), Salah Benacer (photographe), Jean Benguigui (acteur), Caroline Benjo (productrice), Florence Ben Sadoum (journaliste à Elle), Ted Benoit (scénariste et dessinateur), Hervé Bérard (réalisateur), Luc Beraud (cinéaste), Emmanuelle Bercot (actrice, cinéaste), Philippe Berling (metteur en scène), Alain Bernardini (artiste), Emmanuelle Bernheim (romancière), Laurent Bettoni (auteur), Didier Bezace (acteur, metteur en scène), Camille Bidault Waddington (photographe), Enki Bilal (dessinateur, réalisateur), Benjamin Biolay (musicien), Hervé Bismuth (enseignant-chercheur), Stéphane Bissot (actrice), Simone Bitton (cinéaste), Emmanuel Blanchard (enseignant-chercheur, président du réseau Migreurop), Catherine Blangonnet-Auer (revue Images Documentaires), Alain Blondel (artiste peintre), Sylvie Blum (productrice), Sandra Boehringer (universitaire), Christian Boltanski (artiste plasticien), Olivia Bonamy (comédienne), Jacques Bonnaffé (comédien), Irène Bonnaud (metteur en scène), Jacques Bontemps (philosophe), Lucie Borleteau (réalisatrice), Henri Bosch (retraité), Sigrid Bouaziz (comédienne), Nicolas Bouchaud (comédien), Jean-Jacques Bouhon (directeur de la photographie), Patrick Bouffard (médecin), Jean-Marcel Bouguereau (journaliste), Stéphane Bouquet (scénariste), Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Olivier Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Frédéric Boyer (écrivain), Guillaume Brac (cinéaste), Benoît Bradel (metteur en scène), Rachida Brakni (metteur en scène et actrice, homonyme de Youcef Brakni, coneiller d’Assa Traoré), Claire Braud (auteur de BD), Dominique Brenguier (directeur de la photographie), Julie Brenta (technicienne de cinéma), Jean Breschand (cinéaste), Marika Bret (DRH à Charlie Hebdo), Pascale Breton (cinéaste), Patrice Bretaudière (philosophe), Laurence Briaud (monteuse), Geneviève Brisac (écrivain), Chantal Briet (cinéaste), Claire Brisset (ancienne défenseur des enfants), Isabelle Broué (cinéaste), Michel Broué (mathématicien), Stéphane Braunschweig (metteur en scène), Frédéric Brun (écrivain), Mickael Buch (réalisateur), Lydie Buguet (professeure des écoles), Érik Bullot (cinéaste), Daniel Buren (plasticien), Rodolphe Burger (musicien), Claire Burnoud (productrice), Nadia Butaud (éditrice), Michel Butel (écrivain), Judith Butler (philosophe), Max Cabanes (auteur de BD), Dominique Cabrera (cinéaste), Olivier Cadiot (écrivain), Marie-Claire Cailletaud (syndicaliste de la CGT au CESE), Thomas Cailley (cinéaste), Claude Calame (historien), Sophie Calle (artiste plasticienne), Cali (musicien), Nicole Caligaris (écrivain), Stephane Cami (chef opérateur), Robin Campillo (cinéaste), Vivianne Candas (cinéaste), Robert Cantarella (metteur en scène), Laurent Cantet (cinéaste), Marilyne Canto (comédienne), Eric Cantona (acteur, époux Brakni), Yves Cape (directeur de la photographie), Fabien Carniato 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Claudio Pazienza (cinéaste), Benoît Peeters (auteur), Sébastien Peigney (Secrétariat national Union syndicale Solidaires), Charles Pépin (philosophe), Elisabeth Perceval (scénariste), Thierry de Peretti (cinéaste), Élisabeth Perez (productrice), Alberic Perrier (enseignant), Sylvie Perrin (céramiste), Eric Pessan (écrivain), Gerard Pesson (compositeur), Elise Pestre (maitre de conférences), Nicolas Philibert (cinéaste), Sylvie Pialat (productrice), Pamela Pianezza (photographe), Patrick Picard (syndicaliste SNUipp-FSU), Eric Piel (psychiatre), Frédéric Pierrot (comédien), Fred Piet (monteur), Philippe Piffeteau (chef opérateur), Guillaume Pigeard de Gurbert (philosophe), Ernest Pignon-Ernest (artiste plasticien), Manon Pignot (universitaire, historienne), Thomas Piketty (économiste), Etienne Pinte (président du SNUipp-FSU), Michel Plon (psychanalyste), Bruno Podalydès (cinéaste), Denis Podalydès (comédien), Clémence Poésy (actrice), David Poirot (producteur), Laurette Polmanss (scénariste), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe), Olivier Poubelle (directeur du théâtre des Bouffes du Nord, où le président de la République a été dénoncé présent le 17 janvier 2020, sans masque malgré l’épidémie de coronavirus, par Taha Bouhafs, militant antiraciste et anti-Macron), Pascal Poucet (directeur de la photographie), Marilyne Poulain (syndicaliste Collectif Immigration CGT), Julien Poupard (directeur de la photographie), Joana Preiss (actrice), Lorraine Prigent (artiste lyrique), Nathalie Prokhoris (comédienne), Sabine Prokhoris (psychanalyste), Martin Provost (cinéaste), Jeanne Puchol (auteur de BD), Hélène Puiseux (directeur d’études), Barlen Pyamootoo (écrivain), Anne Querrien (sociologue), Philippe Quesne (metteur en scène), David Quesemand (directeur de la photographie), Colette Quesson (productrice) Katell Quillévéré (cinéaste), Leyla-Claire Rabih (metteur en scène), Gilles Racot (compositeur), Jacques Rancière (philosophe), Alain Raoust (cinéaste), Christophe Rauck (metteur en scène), Philippe Ravon (graphiste), Jean-Patrick Razon (ethnologue), Chloé Réjon (comédienne), Claire Renard (compositeur), Jacques-Remy Girerd (réalisateur de films d’animation), Maxence Revault d’Allonnes (professeur), Judith Revel (philosophe), Mathieu Riboulet (écrivain), Céline Richard (programmatrice de cinéma), Pascal Ridao (directeur de la photographie), Jean François Robin (directeur de la photographie), Mathieu Robinet (producteur), Antoine Roch (directeur de la photographie), Alexandra Rojo (cinéaste), Frédérique Rolet (Secrétaire générale SNES-FSU), Nicolas Roméas (directeur de la revue Cassandre/Horschamp), Martin de Roquefeuil (vice-président de l’ONG Pour un Sourire d’Enfant), Christine Roquet (universitaire), Sophie Rosengart (journaliste), François Rossé (compositeur), Patrick Rotman (documentariste, scénariste), Vincent Rottiers (comédien), Denis Rouden (directeur de la photographie), Jean Rousseau (président d’Emmaüs International), Richard Rousseau (directeur de casting), Paul Rozenberg (producteur), Valéry Rozier (cinéaste), Christophe Ruggia (cinéaste), Véronique Ruggia (comédienne), Agnès de Sacy (scénariste), Numa Sadoul (metteur en scène, auteur), Céline Sallette (comédienne), Isabelle Saint-Saëns (militante associative), Pierre Salvadori (cinéaste), François Salvain (écrivain), Lydie Salvayre (écrivain), Tiphaine Samoyault (écrivain), Natacha Samuel (cinéaste), Sanseverino (chanteur), Ana Sardinha (universitaire), Marjane Satrapi (auteure de BD, cinéaste franco-iranienne), Riad Sattouf (auteur de BD, cinéaste), Blandine Savetier (metteure en scène), Emmanuelle Scali (psychologue), François Scali (architecte), Vincent Scali (plasticien), Carole Scotta (productrice), François Schuiten (dessinateur), André Serre-Milan (compositeur), Florence Seyvos (écrivain), Céline Sciamma (cinéaste, compagne d’Adèle Haenel), Anne Serre (écrivain), Delphine Schmit (productrice), Joan Sfar (auteur de BD), Sophie Sherman (cinéaste), Jean-Pierre Siméon (poète, dramaturge), Dominique Simonnet (ex-rédacteur en chef à l’hebdomadaire L’Express, écologiste), Michel Simonot (écrivain, metteur en scène), Jean-Marc Singier (musicien), Abderrahmane Sissako (cinéaste), Françoise Sivignon (présidente de Médecins du Monde), Serge Slama (professeur de droit et militant pour le droit des étrangers), Christophe Smith (réalisateur), Patrick Sobelman (producteur), Juan Solanas (cinéaste), Makis Solomos (musicologue), Tania Sollogoub (économiste), Danièle Sommelet (pédiatre), Isabelle Sorente (écrivain), Myung-suk Son (distributeur), Mylène Stambouli (avocate), Olivier Steiner (écrivain), Salomé Stévenin (comédienne), Omar Sy (comédien), André Szankowski (cinéaste), Mélodie Tabita (vidéaste), François Tanguy (metteur en scène), Laurence Tardieu (écrivain), Bertrand Tavernier (cinéaste), Nadia Tazi (philosophe), Serge Le Tendre (scénariste), Jenny Teng (cinéaste), Manée Teyssandier (membre du CA de Peuple et Culture), Irène Théry (sociologue), Sébastien Thiéry (politologue), Christopher Thompson (comédien, fils de Michèle Morgan), Danièle Thompson (cinéaste), Lefred Thouron (dessinateur), Lola Tinnirello (illustratrice), Serge Toubiana (directeur de la Cinémathèque française), Jacqueline Tran-Retif (retraitée), Enzo Traverso (historien), Muriel Trèves (psychiatre, psychanalyste), Jean-Louis Tripp (auteur de bandes dessinées), Lewis Trondheim (auteur de BD), Benoît Turquety (enseignant), Laurence Uebersfeld (productrice), Gaspard Ulliel (acteur, mannequin de la marque Chanel), Céline Vacher (comédienne), Dominique Valadié (comédienne), Camille Vallat (scénographe), Vincent Van Damme (dessinateur), Fred Vargas (écrivain), Katherine Vayne (administratrice culturelle), Marie Vayssière (metteur en scène), Monique Veaute (directrice du Palazzo Grassi), Fabien Vehlmann (scénariste de BD), Anne Vellay (médecin), Laure Vermeersch (réalisatrice), Patrice Vermeren (directeur du département de philosophie Paris 8), Marion Vernoux (réalisatrice), Jonathan Verrier (journaliste), François Verret (chorégraphe), Karin Viard (comédienne), Rémy Viard (architecte), Bernard de Vienne (compositeur), Delphine de Vigan (romancière), Margot Vignat (chanteuse), Bénédicte Vigner (directrice artistique), Eric Vigner (metteur en scène), Philippe Vilain (écrivain), Fabrice Villard (écrivain), Hélène Vincent (actrice), Thomas Vincent (cinéaste), Ségolène Vinson (journaliste à Charlie Hebdo), Jean-Jacques Viton (poète), Caroline de Vivaise (chef costumière), Michel Volkovitch (traducteur), Antoine Volodine (écrivain), Christiane Vollaire (philosophe), Lise Wajeman (enseignant-chercheur), Sophie Walmish (directrice de recherche au CNRS), Jacques Walter (pasteur), Régis Wargnier (cinéaste), Jean-Pierre Weisselberg (Président de AGORA21), Sonia Wieder-Atherton (violoncelliste), Martin Winckler (médecin, écrivain), Romain Winding (chef opérateur), Bruno Wolkowitch (acteur), Youssoupha (rappeur), Dork Zabunyan (professeur), Jérôme Zajdermann (assistant réalisateur), Paule Zadjermann (cinéaste), Caroline Zéau (maitre de conférence), Malik Zidi (acteur), Rebecca Zlotowski (cinéaste), Pierre Zvenigorodsky (sculpteur).

En termes de valeurs morales, en septembre 2017, Lagasnerie signe dans Libération une tribune qui donne la note zéro à la vie humaine. Intitulée « En défense des accusés du quai Valmy », elle soutient des anti-flics primaires et barbares jugés au tribunal pour avoir incendié une voiture de police avec ses occupants, lors d’une manifestation organisée par le collectif « Urgence notre police assassine ». En novembre 2018, il apporte son soutien aux candidats de La France insoumise à l’élection législative partielle de la première circonscription de l’Essonne. Et clama avoir voté Manon Aubry (LFI) aux Européennes.

Il est co-auteur d’un ouvrage avec l’anti-raciste racialisée Assa Traoré.

Lyon, la Fête des lumières, quelles qu’en soient les conséquences sanitaires à Noël

Un mauvais coup du maire écolo contre la fête chrétienne?

Place Bellecour lors de l'edition 2019 de la Fete des lumieres a Lyon.
Place Bellecour, lors de l’édition 2019 de la Fête des lumières à Lyon. 

Sachant que le temps d’incubation du coronavirus est de quinze jours, le maire EELV de Lyon, tout réfractaire qu’il soit au Tour de France ou à la cérémonie du vœu des échevins, Grégory Doucet, va maintenir la traditionnelle Fête des lumières.

La crise sanitaire n’est pas un obstacle aux concentrations de foules pour la Fête des lumières. Après avoir indigné les Lyonnais, laïcs et chrétiens, en critiquant le Tour de France, torpillé pour machisme et pollution supposés, et en boudant la cérémonie du vœu des échevins, le nouveau maire écologiste de Lyon change son fusil d’épaule pour soutenir une manifestation énergivore en électricité nucléaire et promet de tout faire pour conserver, malgré les restrictions imposées par la Covid-19, cette fête qui rassemble habitants et visiteurs autour du 8 décembre, chaque année depuis 1852. « Il y aura bien une Fête des lumières cette année, malgré les nombreux appels à l’annulation que j’ai reçus, y compris des plus hautes autorités », a raconté le maire vert devant son conseil municipal.

8+15=23, veille de Noël…

A moment où le gouvernement limite à un millier la jauge des rassemblements, dans 10 métropoles, dont Lyon, à Doucet, il ne semble pas difficile d’organiser cet événement festif qui s’étend dans les espaces publics de la ville pendant plusieurs nuits en rassemblant plusieurs centaines de milliers de visiteurs chaque soir. « Les contraintes liées à la crise sanitaire ne nous permettent pas actuellement d’organiser l’édition 2020 de la Fête des lumières, puisqu’il n’est plus possible de rassembler plus de mille personnes, mais, aujourd’hui, je veux faire le pari qu’on arrivera à endiguer l’épidémie lors des prochaines semaines », avance Grégory Doucet, un maire joueur, avec la santé de ses administrés.

« C’est l’un des rendez-vous les plus importants de la vie de cette ville », plaide le maire incohérent de la troisième ville de France, pour défendre cette fête païenne inaugurée en 1989 : « c’est une fête qui rassemble, où se retrouvent toutes les générations et qui fait la renommée de notre ville à travers le monde ». Elle dure quatre jours, à partir du 5 décembre: une rave party autorisée !

Un détournement de la fête, cette année

Pour maintenir cet événement, les services de la ville travaillent, à un peu plus de deux mois de sa date, à une adaptation. L’objectif est donc de la faire sortir du quartier de la Presqu’île, où elle était habituellement majoritairement concentrée, pour la déporter dans des lieux où les flux pourront être maîtrisés, le nombre de visiteurs compté, comme le parc de la Tête d’or et le parc Sergent-Blandan. Mais le programme, actuel, qui compte une trentaine d’installations lumières, devra sans doute être revu à la baisse…

La décision sera prise à la mi-novembre. Et si, d’aventure, la jauge n’était pas desserrée à 5.000 participants à cette date, Grégory Doucet invite les Lyonnais à retrouver l’essence du 8 décembre, à le fêter à l’anciennee de k’Immaculée Conception, comme au temps où les habitants de la cité se plaçaient sous la protection de la Vierge [c’est, au départ, la fête de l’Immaculée-Conception de la Vierge Marie] en lui demandant de lui épargner les épidémies de peste. Le contexte a-t-il tellement changé?

Et de détourner la fête traditionnelle. « J’appelle, quoi qu’il arrive, les Lyonnais à remercier les soignants engagés dans ce combat, en mettant des lumignons sur leurs fenêtres, conclut Grégory Doucet, mais j’espère qu’on pourra aller au-delà. »

Défendre la Fête des lumières en pleine crise, voilà en tout cas une occasion de soigner le secteur du tourisme très éprouvé, les catholiques braqués par les déclarations sur les échevins et les Lyonnais en général attachés à cette tradition.

Cloclo06

Drôle d’ecolo le maire mais il faut que le pognon rentre c’est guignolesque

Cette fête technique est quasi indifférente aux Lyonnais !

Cette fête très populaire, poétique, émouvante avec les lampions des Lyonnais sur les fenêtres, les familles dans la rue, les croyants montant à Fourvière, un moment de joie pour tous, les vitrines décorées et à l’occasion parfois animées d’automates travaillés toute l’année pour cette soirée, comme le chef d’œuvre final de l’artisan. Plus de fête désormais, mais des queues de touristes pour les éclairages techniques et sonores des bâtiments, reproductibles n’importe quand et n’importe où. Que Doucet élu par 10% des Lyonnais, reconduise ou non cette machine, bah… Le danger de contamination est par contre bien réel.

Le pari financier honteux de Grégory Doucet.

En pleine explosion épidémique ce soit disant écologiste est d’habitude plus habitué à manier à tout va le principe de précaution. Et là il se montre prêt à maintenir un événement générateur de cohues gigantesques tout en assurant les soignants de son soutien ! C’est non seulement grotesque, mais c’est surtout criminel.

Le bouffon Nicolas Bedos récidive dans son registre d’irresponsable néfaste

«Lamentable», «ridicule», «suicidaire»…

Face à la gronde populaire, Nicolas Bedos a écrit un second message dans lequel il défend sa position. «Je me permets de rappeler à certains éminents journalistes que je ne suis pas ministre de la santé (j'en serais bien emmerdé).»
Face à la gronde populaire, Nicolas Bedos a écrit un second message dans lequel il défend sa position. «Je me permets de rappeler à certains éminents journalistes que je ne suis pas ministre de la santé (j’en serais bien emmerdé).»

L’individu a commencé par appeler à «vivre à fond» et à abandonner le port du masque

L’individu fait ce qu’il veut de sa vie (et de son entourage), mais qu’il ne se mêle pas de la nôtre !

Le fils de… l’autre, Guy – proche des libertaires de Charlie hebdo – estime qu’il faut «vivre quitte à mourir» et incite à ne plus suivre les «lâches directives gouvernementales» et à «engueuler les flicaillons».

Nicolas Bedos est-il un réalisateur en campagne de promotion (son film en tournage est un OSS 117) ? Il a fait parler de lui avec une réflexion nihiliste concernant la situation sanitaire en France. En quelques lignes désespérées, il a appelé la population à aller à l’encontre de toutes les directives et restrictions imposées pour lutter face au Covid-19. Ainsi est-il partisan « d’arrêter tout: les masques, les confinements.«  Et de fréquenter les espaces clos: aller au cinéma !…

«Bon, allez, soyons francs : Arrêtez tout. TOUT. Les masques. Les confinements. Excepté face à vos parents très fragiles (quand ils le souhaitent, ce qui n’était pas le cas de mon père, meurtri, mort d’être privé de notre amour)», déclare Nicolas Bedos. «Vivez à fond, tombez malades, allez aux restaurants, engueulez les flicaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales», poursuit-il, affirmant qu’il faut désormais «vivre quitte à mourir.» Lien Instagram

Dans un long message posté sur Instagram dans la nuit du 23 au 24 septembre, Nicolas Bedos invite les Français à contredire les “lâches directives gouvernementales” visant à réduire la propagation de l’épidémie de coronavirus. L’acteur et réalisateur, qui a perdu son père Guy Bedos en mai dernier, s’oppose au port du masque et autres mesures de confinements, pour “vivre quitte à mourir”.

CONTAMINEZ-VOUS LES UNS, LES AUTRES ? “Arrêtez tout. TOUT. Les masques. Les confinements. Excepté face à vos parents très frailes [« frêles », pour les gens simples] (quand ils le souhaitent, ce qui n’était pas le cas de mon père, meurtri à mort d’être privé de notre amour). Vivez à fond, tombez malades, allez aux restaurants, engueulez les flicaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales. Nous devons désormais vivre, quitte à mourir (nos aînés ont besoin de tendresse davantage que de nos précautions”, prône Nicolas Bedos. Se reproche-t-il d’avoir négligé son père au temps où il aurait pu s’en rapprocher?

Alors même que le ministre de la Santé Olivier Véran confirmait ce mercredi 23 septembre l’aggravation de l’épidémie de Covid-19, le trublion envoyait un contre-message… “Vivons à fond, embrassons-nous, crevons, ayons de la fièvre, toussons, récupérons, la vie est une parenthèse trop courte pour se goûter à reculons”, poursuit encore l’influenceur des petites têtes sans autre but dans la vie que de ne rien en faire. Si la vie est une « parenthèse », quelles en sont les limites qu’il refuse, par ailleurs ? Ils n’ont en effet aucune hiérarchie des valeurs, pour la simple raison qu’ils n’ont pas de valeurs qui donneraient une dignité à leur passage sur terre: ils n’acceptent aucune contrainte qui entraverait leur bon-vouloir, tout ce qui les distinguerait du monde animal. Un message qui va donc à l’encontre de toutes les principales mesures gouvernementales et des recommandations de la Haute autorité de santé – respectant la vie humaine – alors même que le ministre de la Santé Olivier Véran confirmait ce mercredi 23 septembre l’aggravation de l’épidémie de Covid-19.

«On arrête d’arrêter. On vit. On aime. On a de la fièvre. On avance. On se retire de la zone grise. Ce n’est pas la couleur de nos cœurs», débite-t-il encore, conscient que son message va provoquer l’indignation de ceux pour qui la vie à du prix, quand elle est durement maintenue.
«Mes aînés vous le diront : vivons à fond, embrassons-nous, crevons, ayons de la fièvre, toussons, récupérons, la vie est une parenthèse trop courte pour se goûter à reculons», conclut Nicolas Bedos qui, il y a quelques jours, estimait modestement que son père a entraîné la liberté d’expression dans sa mort.

« Je pense que, dans notre période, on doit être extrêmement attentifs, surtout quand on a beaucoup d’écoute autour de soi, à notre façon de nous exprimer et aux messages que nous véhiculons, » lui a opposé Olivier Véran.

Au Sénat, Olivier Véran a commenté les propos du fils Bedos.  «Je pourrais comprendre ce type de réflexion si elle importait des conséquences sur sa seule santé. On ne peut pas imposer aux gens de prendre soin d’eux malgré eux, mais on peut imposer aux gens de prendre soin des autres malgré eux», a déclaré le ministre de la Santé. Au Sénat, Olivier Véran lui a répondu en qualifiant ses mots de «propos lancés à l’emporte-pièce».  «Je pourrais comprendre ce type de réflexion si elle importait des conséquences sur sa seule santé. On ne peut pas imposer aux gens de prendre soin d’eux malgré eux, mais on peut imposer aux gens de prendre soin des autres malgré eux», a répliqué le ministre de la Santé. D’autant que le SAMU – la collectivité solidaire des gagne-petit – se déplacerait pour le sauver de lui-même si, d’aventure, la Covid répondait à son défi.

«Vivre quitte à en mourir c’est une phrase que l’on peut lancer à l’emporte-pièce sur un blog, un compte Instagram. On peut faire un effet de tribune ou c’est peut-être un exutoire personnel. Je pense que dans notre période on doit être extrêmement attentifs, surtout quand on a beaucoup d’écoute autour de soi, à notre façon de nous exprimer et aux messages que nous véhiculons», a-t-il conclu. (Il a manifestement eu un passage à vide sur les interventions de Sibeth Ndiaye…)

L’homme de spectacle s’est prononcé en faveur d’une désobéissance collective aux mesures sanitaires, se rappelant ainsi au souvenir des amateurs de buzz. Sans surprise, il persiste et signe au nom de la liberté de s’indigner.

En se faisant plaisir, les libertaires nous veulent-ils du bien ?

Sur Instagram, Christophe Dechavanne qui partage sa vie avec une soignante a longuement répliqué à Nicolas Bedos.  «On peut jouer avec de nombreux feux Nicolas mais pas ceux-là. En ce monde, certes rempli de pisse-froid mais aussi d’angoisse et de colère, avoir ton aura grandissante et l’exprimer en ces termes avec tant de risques pour les autres n’est pas tout à fait raisonnable et encore moins empathique. Il y a tant de fans qui t’aiment et te suivent, tu ne peux pas leur demander ça. Ni à eux, ni aux autres», a déploré l’animateur, promoteur du port du préservatrice pour quiconque a les respect de la vie. Lien

Dans sa réplique, Eric Rochant n’a pas épargné le sarcasme à Bedos-le-Petit.  «A ceux qui s’offusquent et même refusent de voir restreinte leur liberté de boire ou faire la fête, si par malheur ils doivent être hospitalisés, ils pourront toujours bravement s’y opposer, mais le personnel soignant débordé, exténué, ne pourra s’abstenir de les sauver. Ouf !», a écrit le créateur du Bureau des Légendes,  série télévisée (avec des acteurs engagés avec la gauche extrême: Mathieu Kassovitz, Jean-Pierre Darroussin ou Mathieu Amalric) diffusée sur Canal+.

La journaliste Elisabeth Philippe (L’Obs) a largement fustigé son camarade «Le lamentable message de Nicolas Bedos est l’occasion de rappeler que « mourir » ne prend qu’un r (et non deux, comme semble le croire notre grand comique) [ on n’a qu’une vie, slogan éculé des enfants perdus]. Du covid ou d’autre chose. Mais malheureusement ni de connerie ni du ridicule.»

Les propos de l’«humoriste» ont dû «mettre de très mauvaise humeur» les personnes atteintes du virus, souligne l’éditorialiste politique de LCI Renaud Pila.

«La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. »»

Vincent Lindon et François Damiens se sont positionnés davantage en faveur de Nicolas Bedos.   «Je ne suis pas d’accord sur la forme, je pourrais être d’accord dans le fond. La phrase est forte, il faut être Jean Moulin pour dire  »quitte a [à] mourir pour vivre », je comprends ce qu’il a voulu dire, ça veut dire allons-y, embrassons-nous, voyons-nous», a tenté d’expliquer Vincent, invité sur le plateau de «Quotidien» pour la sortie du film Mon cousin, avec François Damiens. L’acteur belge a, quant à lui, estimé que Bedos n’avait «pas complètement tort». En Belgique, la frite se sert tiède ?

Aymeric Caron, qui a côtoyé Nicolas Bedos il y a quelques années dans «On n’est pas couché» a tenté l’exégèse des mots de son ami.  Le polémiste végétarien s’est efforcé de donner du sens à une logorrhée irresponsable. «Ce n’est pas un appel sérieux – on n’est pas sérieux quand on a vingt ans, dit le poète, mais, si on ne l’est pas à cinquante, on a raté sa vie [Séguéla admet que sa phrase de 2009 sur la possession d’une Rolex était une « connerie », même s’il ne la « regrette pas »: ces gens-là ne regrettent jamais rien] ? – à la population mais la pensée d’un artiste [LOL, c’est « moins pire » que le ‘second degré’ passé de mode]. Je pense que Nicolas a beaucoup souffert du fait que son père a été isolé dans les dernières semaines de sa vie par les mesures qui avaient été imposées», a-t-il ainsi indiqué, sur LCI, se plaçant comme l’un des rares défenseurs de l’anarchiste déboussolé.

Nicolas Bedos a écrit un second message dans lequel il campe dans son nihilisme

Face à la gronde populaire, Nicolas Bedos continue à donner ses états d' »âme » en exemple . 

 «Je me permets de rappeler à certains éminents journalistes que je ne suis pas ministre de la santé (j’en serais bien emmerdé) [Et nous, donc!… Pour ça, on a déjà ce qu’il faut… Il ne l’est pas, par chance, et n’a donc pas autorité. Pas même comme artiste]. Je ne suis qu’un auteur, ce qu’on appelait jadis, avec un soupçon de mépris, un pamphlétaire», souligne-t-il, soudainement humble ! S’il est halluciné, il ne se prend toutefois pas pour Voltaire: est-il pour autant récupérable ? Un bracelet anti-rapprochement du public s’impose néanmoins…

Et de faire valoir son droit, ignorant son devoir de la boucler, pour le bien de tous, qui ont aussi ce droit qu’on les « laisse vivre » ! «Je vous rappelle [sic] que nous sommes encore libres de penser différemment, de débattre, de nous indigner, et même de nous tromper», a-t-il conclu avec le hashtag «Laissez nous vivre» : après avoir revendiqué le droit de « vivre à en mourir », l’individu est véritablement azimuté. Lien

Que les artistes nous laissent vivre Et que la presse cesse de faire buzzer des propos en donnant du relief à des mal-être qui relèvent d’un vide intérieur présenté comme un marque de supériorité sur le troupeau décrit comme bêlant – mais digne, en vérité. Ce désespoir de l’artiste relève de la psychiatrie et ne peut être donné en exemple, ni même entendu de la masse des besogneux épargnés par la peur du néant: seuls les moutons se jettent comme un seul Bedos du haut de la falaise.

Hurmic, maire écolo de Bordeaux, ajoute le mépris à la bêtise

“L’opinion des fachos, je m’assieds dessus”: le maire totalitaire ne fera pas de consultation sur le sapin de Noël

Bouché, comme un Bordeaux

Hurmic justifie le qualificatif d' »ayatollah vert » accollé aux écologistes radicaux et bornés d’EELV. Contrairement à ce qu’avait annoncé la mairie de Bordeaux après la décision autoritaire du maire de retirer le sapin de Noël de la place Pey Berland, le maire Pierre Hurmic n’entend pas consulter ses administrés sur son projet de retrait de “l’arbre mort” du parvis de la maison du peuple. En tout cas, pas avant… 2021. 

La majorité à la mairie de Bordeaux sent le sapin. Depuis l’annonce de Pierre Hurmic, l’équipe municipale tente de tempérer les propos du sectaire écologiste, annonçant qu’il se disait prêt à lancer une « consultation ». En cause, une pétition déjà signée plus de 12.200 fois. Mais finalement, le maire s’entête et fait savoir qu’il ne compte pas demander leur avis aux Bordelais, balayant d’un revers de main cette pétition qu’il dit venir de « la fachosphère »

« Il y a des sujets plus importants à Bordeaux »

Ecolovangéliste

« Les signatures viennent de la France entière. Toute la fachosphère s’est mobilisée pour rentrer dans ce débat puéril », a polémiqué Pierre Hurmic, négligeant ainsi la portée symbolique d’un tel geste. « Avec la recrudescence de cas de Covid ou l’insécurité, il y a des sujets plus importants à Bordeaux. Pendant ce temps, vous avez des gens qui se passionnent pour la présence ou non d’un sapin de Noël coupé à Bordeaux. Autant l’opinion des Bordelais m’intéresse beaucoup, autant l’opinion des fachos de Lille, de Strasbourg et de Marseille, je m’assieds dessus », a-t-il lâché.

Le maire écolo a néanmoins laissé la porte ouverte… mais pour 2021. « Si effectivement c’est un échec, nous serons ouverts [sic] à toutes les suggestions pour 2021. Même à un retour du sapin, si les Bordelais nous le réclament. Mais pour cette année, on va proposer des tas de solutions innovantes pour assurer la féérie de Noël », a-t-il expliqué, incapable de se dédire.

Cette prise de position laisse en tout cas l’opposition municipale perplexe. « Cette polémique, je ne sais pas si l’extrême droite surfe dessus comme le prétend le maire, mais ce dont je suis sûr, c’est que c’est lui qui a lancé le sujet le 10 septembre », a plaidé Fabien Robert, élu MoDem de la ville, auprès d’Actu.fr. « Je n’ai jamais entendu un maire parler de Noël dans sa conférence de presse de rentrée. C’est un boomerang. Il a lancé le sujet et il lui revient au visage », a-t-il estimé, ajoutant que le sapin de la place Pey Berland était un « symbole » et qu’« on ne peut pas ignorer les symboles en politique »

« Dix petits nègres »: notre siècle sera-t-il crétinisé par les racistes noirs, en plus des écolos et des féministes?

Le best-seller d’Agatha Christie, débaptisé par les intellos exemplaires, égarés et soumis

Révisionnisme littéraire

Ne l’appelez plus « Dix petits nègres »: rien n’arrête les khmers noirs et les Blancs prêtent main forte à leur ré-éducation des masses. Le roman d’Agatha Christie change de titre sous la pression essentialiste des anti-racistes racisés: il paraît aujourd’hui dans une version révisionniste. Après « vieux » ou « handicapé » jugés désobligeants et sauvés du temps qui passe et des surprises du hasard par les tournures « senior » ou « personne en situation de handicap », puis « race » ou « sexe », le mot « nègre » dérange les dérangés. Demain, « rouquin », « gaucher » ou « blanc » ? 

« Les nouvelles éditions françaises du livre à succès d’Agatha Christie historiquement appelé Dix petits nègres publieront ce roman policier avec le titre Ils étaient dix, ainsi que l’a demandé (?) l’arrière-petit-fils de l’autrice, » écrit Le Monde – partie prenante – qui ne s’embarrasse pas de nuance, car le gestionnaire du patrimoine d’Agatha Christie n’est visiblement pas protecteur de la proprité culturelle« Nous ne devons plus utiliser des termes qui risquent de blesser », s’est résolu à commenter James Prichard, mercredi 26 août. Après tant d’années, la soudaine prise de conscience de James Prichard, PDG de la société Agatha Christie, est foudroyante…

La décision a en fait été prise sous la contrainte par James Prichard qui se confie en exclusivité sur RTL: la France s’aligne sur les choix éditoriaux des pays anglophones, où le titre Ten Little Niggers a disparu depuis plusieurs années déjà. Avec retard, les Francais prêtent allégeance au mouvement américain ‘Black lives matter’.

Aux Etats-Unis, ce roman policier n’avait jamais été publié sous ce titre original, mais intitulé And Then There Were None [Et il n’en resta plus aucun] ou Ten Little Indians

Ne l’appelez plus jamais Dix petits nègres, en français. Le best-seller mondial d’Agatha Christie – qui se situe sur l’île imaginaire du Nègre – change de nom et s’appelle désormais Ils étaient 10. La décision a été « prise par » l’arrière-petit-fils d’Agatha Christie, James Prichard: c’est lui qui a « décidé » de débaptiser ce roman policier qui a fait trembler des générations de lecteurs. En vérité, cette décision lui a été dictée.

Essentialisation et décontextualisation anti-littéraires, sous les yeux vides de Bachelot

Roman écrit en 1938 par Agatha Christie, publié en France en 1940 reprenant le titre original 10 petits nègres / 10 Little Niggers. L’histoire (machiavélique) raconte le piège mortel tendu à dix personnages invités sur cette île mystérieuse, rebaptisée « Ile du Soldat » (si les anti-mulitaristes le permettent…)… pour y être assassinés (si les opposants à la peine de mort le tolèrent). 

Le ridicule du procés actuel en racisme rétrospectif est que les 10 petits nègres ne sont pas des personnes, mais les statuettes de porcelaine placées sur un plateau et représentant chacun des invités sur la table centrale. Or, aucun n’est noir...

Pourquoi l’arrière-petit-fils d’Agatha Christie a-t-il « décidé » de renommer l’édition française de cette fiction ? Parce que c’est dans l’air du temps, souvenez-vous de la polémique fétide autour d’Autant en emporte le vent. Le film été retiré des plateformes, car décontextualisé et jugé raciste, avant d’être republié avec une vidéo re-situant le film dans son contexte historique que les ignares condamnebt, comme les violences conjugales au temps de l’homme des cavernes…

« Quand le livre a été écrit, le langage était différent et on utilisait des mots aujourd’hui oubliés, explique l’arrière-petit-fils d’Agatha Christie. Ce récit est basé sur une comptine populaire qui n’est pas signée Agatha Christie… Je suis quasiment certain que le titre original n’a jamais été utilisé aux États-Unis. Au Royaume-Uni, il a été modifié dans les années 1980 et aujourd’hui nous le changeons partout… Mon avis, c’est qu’Agatha Christie était avant tout là pour divertir et elle n’aurait pas aimé l’idée que quelqu’un soit blessé par une de ses tournures de phrases… Aujourd’hui, heureusement, nous pouvons y remédier sans le trahir tout en étant acceptable par chacun… Ça a du sens pour moi : je ne voudrais pas d’un titre qui détourne l’attention de son travail… Si une seule personne ressentait cela, ce serait déjà trop ! Nous ne devons plus utiliser des termes qui risquent de blesser : voilà le comportement à adopter en 2020… »

Aux Etats-Unis, le livre a d’abord été publié sous le titre Ten Little Indians, puis a été débaptisé pour donner Il n’en restait aucun. En mai dernier, Amazon France a retiré le livre avec ce titre original de sa plateforme de vente.

Dans le roman d’Agatha Christie, le mot « nègre » est cité 74 fois, la France était un des derniers pays dans le monde à utiliser ce mot « nègre » et dont la traduction remonte aux années 40. Le livre a donc fait l’objet d’une « révision », une nouvelle traduction, explique Béatrice Duval, la directrice général du livre de Poche, qui édite tout comme les éditions « le masque » les désormais ex-10 petits nègres : « C’est vrai, la France était un des derniers territoires à garder Dix petits nègres – mot pourtant revendiqué et ennobli par Césaire ou Senghor. Pour nous, ce n’est pas qu’un changement de titre, c’est tout une traduction à réviser à l’intérieur, il a fallut qu’on adapte le contenu du livre à ce changement de titre : l’île du Nègre devient ainsi comme dans l’édition américaine « l’île du soldat » ».

Des dizaines d’adaptations au cinéma et à la télé

Ce livre est un véritable succès mondial vendu à plus de 100 millions d’exemplaires. Il représente à lui tout seul 20% des deux milliards de livres vendus par Agatha Christie dans le monde.



L’ouvrage a donné lieu à des dizaines d’adaptations au cinéma et à la télévision. « Pour moi, c’est sans doute le point culminant de sa carrière, explique James Prichard. C’est l’un des plus grands succès de tous les temps, c’est son plus grand succès et c’est le livre de crime le plus vendu de l’Histoire. Et puis, je dirais que c’est aussi son plus grand pari : l’idée d’un récit autour d’un meurtre mystérieux où, au final, personne ne survit est extrêmement fascinant [si on admet qu’un particulier puisse se substituer à la Justice]. Elle était très fière d’en être venue à bout, c’était un accomplissement. »

Ils étaient 10, paraît donc aujourd’hui dans sa version « révisée ». Ils étaient 10, ce sera également le titre d’une série que M6 diffusera prochainement, une version moderne des désormais ex-Dix petits nègres.

La première version française a été éditée, dans la collection Le Masque, par Albert Pigasse qui n’est autre que le grand-oncle de Matthieu Pigasse, banquier et homme d’affaires dont la famille tire une bonne part de sa fortune du roman « raciste », propriétaire et président des Nouvelles Editions indépendantes (qui contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova), et actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post.

France Ô, fenêtre télévisuelle sur l’Outre-mer, s’éteint

France Ô va disparaître des écrans dimanche à minuit, comme l’avait décidé il y a deux ans le gouvernement, au vu des faibles audiences de cette chaîne publique au profil unique, à la fois vitrine télévisuelle de l’Outre-mer et concentré de diversité.

France Ô n’a pas bénéficié de la solidarité des autres chaînes de France Télévisions à la différence de France 4, chaîne destinée notamment aux enfants, qui a bénéficié en juillet d’un sursis d’un an (jusqu’à l’été 2021). France Ô a vu sa fermeture confirmée par le ministère de la Culture, la date fatidique étant juste repoussée du 9 au 23 août.

La chaîne vit donc ses derniers moments. Elle a annoncé jeudi une programmation spéciale pour sa dernière journée d’antenne. Le CSA s’est aligné sur le gouvernement et a entériné la fermeture. Ce sera donc la fin d’une aventure de 15 ans, voire 22 si l’on inclut sa prédécesseure: France Ô avait été lancée en 2005, en remplacement de RFO Sat, née en 1998.

Dès le 1er septembre, la fréquence TNT dévolue à France Ô sera recyclée pour diffuser franceinfo en haute définition en métropole.

D’abord cantonnée au câble et au satellite, elle doit attendre 2010 pour accéder à la TNT à l’échelle nationale, gage d’une plus grande notoriété. Las, la chaîne a toujours peiné à trouver son public.

– Faibles audiences –
Son cahier des charges, qui lui donne pour double mission de promouvoir la diversité culturelle et d’être une vitrine télévisuelle des territoires d’Outre-mer en métropole, est souvent jugée confuse et la chaîne se retrouve régulièrement sur la sellette en raison de ses faibles audiences: 0,8% en 2016 puis 0,6% en 2017.

Malgré tout, la cinquantaine de salariés de la chaîne (qui seront reclassés à France Télévisions: à France Info, bénéficiaire de l’opération) ont reçu des soutiens: plus de 100.000 téléspectateurs, élus, artistes, etc., ont signé la pétition « Sauvons France Ô« . Le collectif animateur de ce mouvement appelle à manifester dimanche après-midi devant le ministère de la Culture.

Et depuis deux ans, les parlementaires ultramarins, qu’ils soient dans la majorité ou l’opposition, n’ont cessé de rappeler son rôle singulier au sein du PAF.

« France Ô avait un public intimiste mais assidu, il y avait cette vitrine vers l’Outre-mer, et cette possibilité de valoriser les journaux télévisés et les documentaires », produits dans ces territoires grâce auxquels « le soleil ne se couche jamais sur la France », dit à l’AFP Olivier Serva, député LREM de Guadeloupe, qui préside la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale.

Et de rappeler que Macron s’était engagé à maintenir France Ô. Mais c’était avant son élection…

« On n’y croit pas »


« Force est de constater qu’en dehors de France Ô, la visibilité des Outre-mer sur l’ensemble du paysage audiovisuel est au mieux marginale, au pire inexistante », ont également plaidé dans un rapport Maurice Antiste, sénateur socialiste de la Martinique, et Jocelyne Guidez, sénatrice centriste de l’Essonne.

Le gouvernement a cherché à parer ces critiques en demandant à France Télévisions de muscler les contenus ultramarins sur ses autres chaînes. Une nouvelle plateforme numérique, baptisée « Outremer la 1ère », a également été lancée en juin. 

Le tout s’inscrit dans un « pacte de visibilité » signé il y a un an par France Télévisions, qui vise à « garantir durablement la présence des outre-mer au centre de l’offre de l’audiovisuel public », avec des objectifs chiffrés et gravés dans le marbre.

Pour Olivier Serva, le compte n’y est pas. « Ça paraît être une idée intelligente et intéressante mais, dans la pratique ça ne fonctionne pas », et « pour l’instant on n’y croit pas ».

Au contraire, France Télévisions assure que cette stratégie produit déjà des résultats indéniables.

« Ce qui est important pour nous c’est que les Outre-mer soient beaucoup plus présents qu’ils ne l’étaient, et cela on le mesure déjà : on est parti de 1,4 million de personnes par semaine en contact avec les programmes dédiés aux Outre-mer sur France Ô, à 7,2 millions sur la dernière saison (septembre 2019/juin 2020) » sur l’ensemble des chaînes, grâce à la mobilisation de toutes les antennes du groupe, fait-on valoir dans l’entreprise publique.

Reste la date choisie par le gouvernement pour couper le signal de la chaîne, qui a heurté certains Ultramarins : elle tombe en pleine journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. 

Pédophilie: l’adjoint d’Hidalgo, Christophe Girard, est cité dans l’affaire Matzneff

L’adjoint à la Culture de la mairie socialiste de Paris, rattrapé par les écologistes rouges.

Christophe Girard avait éte le sujet d’un article du New York Times pour ses liens passés avec l’écrivain pédophile. Il se défend et se dit victime de « présomption de culpabilité ».

L’union des gauches n’aura duré que deux petits tours des municipales au conseil de Paris. Les élus écologistes, pourtant alliés de la maire Anne Hidalgo, lui demandent de suspendre de ses fonctions son adjoint à la Culture Christophe Girard, pacsé à Olivier (2013), entendu en mars dernier dans l’enquête « pour viols sur mineur(s) » qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff.

« Nous nous opposons à la nomination de Christophe Girard au sein de notre exécutif », écrivent les membres du groupe écologiste de Paris dans un courrier adressé dimanche à la maire de Paris et diffusé lundi 20 juillet sur Twitter par la conseillère de Paris Alice Coffin, Association des journalistes LGBT et activiste dans le collectif féministe La Barbe.

[ https://twitter.com/alicecoffin/status/1284917842484301824?s=19%5D

Partisans d’un retour à l’ordre moral mais alliés politiques à Anne Hidalgo durant l’entre-deux tours de l’élection municipale 2020, ces élus demandent la « suspension » de Christophe Girard et l’« ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la ville de Paris ».

Ils entendent également participer, aux côtés d’associations féministes, à un rassemblement jeudi à midi, en marge du premier Conseil de Paris de la nouvelle mandature, devant l’hôtel de ville, « pour réclamer le départ de Christophe Girard ».

L’intéressé entendu en mars par la police

Les enquêteurs ont interrogé en mars Christophe Girard, secrétaire général entre 1986 et 1987 de la maison Yves Saint Laurent, structure gérée par Pierre Bergé, qui a apporté un soutien financier à Gabriel Matzneff dans les années 1980, selon plusieurs témoins.

L’écrivain est visé par une enquête pour « viols sur mineurs » ouverte par le Parquet de Paris après la publication en janvier du roman autobiographique de Vanessa Springora dans lequelle elle décrit la relation sous emprise qu’il a entretenue, lorsqu’elle était mineure.

Bment sensible, il faut faire attention à ne pas mélanger tous les sujets », dans une allusion aux accusations de viol contre le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a suscité de nombreuses indignations et manifestations.

Les écolos radicaux demandent aussi l’« ouverture d’une enquête de l’Inspection générale de la Ville de Paris » (IGVP) et entendent participer, aux côtés d’associations féministes (comme ils le sont du comité Traoré) à un rassemblement qui aura lieu jeudi midi devant l’Hôtel de Ville pour réclamer son « départ »

Christophe Girard va de son côté déposer plainte « dans les prochains jours » pour diffamation, dénonçant « une vindicte militante cherchant à substituer le tribunal de la rue au tribunal judiciaire », a annoncé son avocate, Delphine Meillet, dans un communiqué. « Ces slogans sont diffamatoires à l’encontre de Christophe Girard en ce qu’ils assimilent celui-ci à un complice de pédocriminalité », explique Me Meillet, rappelant que son client « n’est mis en cause dans aucune enquête judiciaire » et a été « auditionné en qualité de simple témoin ».

Entendu comme témoin

Christophe Girard est un pilier historique de la mairie de Paris puisqu’il avait été nommé adjoint à la Culture par Bertrand Delanoë dès son élection en 2001, et l’est redevenu en septembre 2018 sous le premier mandat d’Anne Hidalgo, après avoir été maire du 4e arrondissement pendant le quinquennat de François Hollande. Il est notamment l’initiateur de la « Nuit blanche », manifestation artistique nocturne qui se tient chaque année dans la capitale.

Selon l’écrivain pédophile assumé, la maison Saint Laurent réglait ses factures alors qu’il résidait dans une chambre d’hôtel avec Vanessa Springora, alors âgée de 14 ans. Auprès du « New York Times », Gabriel Matzneff cite ces mots de Christophe Girard lui disant : « Nous nous occupons de tout, les repas, tout. […] Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup. »

« Nous nous occupons de tout, les repas, tout. […] Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup. »

L’écrivain précise que cet arrangement « a duré, je crois, deux ans, à peu près. » Dans « le Consentement », Vanessa Springora écrit que c’est grâce à ce séjour à l’hôtel Taranne, boulevard Saint-Germain dans le 6e arrondissement de Paris, que l’écrivain avait pu échapper à la police, qui avait entamé des perquisitions de son appartement.

Devenu adjoint à la mairie de Paris, Christophe Girard aurait ensuite fait pression en 2002 pour que Gabriel Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre national du Livre, selon une information révélée par le directeur du CNL dans un entretien avec l’Opinion.

Le 13 février, au surlendemain de l’enquête du « New York Times » qui lui a valu de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux, Christophe Girard répond dans une interview au « Parisien » il admet connaître Gabriel Matzneff, tout en minimisant son soutien et en appelant à « séparer l’œuvre de l’auteur ».Le 4 mars, il est entendu pendant quatre heures en tant que témoin sur cette affaire dans les locaux de l’Office central pour la Répression des Violences aux Personnes (OCRVP), à Nanterre.

Girard revendique un simple rôle d’intermédiaire

Le 7 mars, Christophe Girard fait l’objet d’un second article du « New York Times », qu’il a décidé de contacter après avoir refusé dans un premier temps de répondre aux questions du quotidien américain. « En dépit du fait qu’ils se connaissent de longue date, […] Christophe Girard nie quasiment toute connaissance des abus sexuels perpétrés par l’écrivain, qui écrit et s’exprime ouvertement sur sa pédophilie depuis les années 1970 et lui a même dédié l’un de ses ouvrages », résume l’article.

Le candide parisien affirme que la lecture du livre « le Consentement » lui a ouvert les yeux sur les agissements de Matzneff, et déclare : « C’est horrible. » Embarrassé, il dit même avoir proposé à Emmanuel Grégoire, le directeur de campagne d’Anne Hidalgo, de se retirer de la course. Mais la liste ‘Paris en Commun’ lui apporte son soutien dans un communiqué, arguant que son candidat n’a été qu’appelé à témoigner dans une affaire sans lien avec la liste.

Christophe Girard affirme en outre auNew York Time avoir découvert le nom de Gabriel Matzneff en 1986, à l’âge de 29 ans. Selon lui, c’est Pierre Bergé (ancien actionnaire de ‘L’Obs’,décédé en 2017) qui lui aurait demandé de prendre soin de l’écrivain, convalescent après une opération. Christophe Girard, qui revendique un simple rôle d’intermédiaire, dit n’avoir jamais lu le moindre ouvrage de Gabriel Matzneff, et cela, bien que ce dernier lui ait dédié son journal de l’époque, « la Prunelle de mes yeux », paru en 1993 et qui détaille dans le menu sa relation avec Vanessa Springora.

En février, il déclarait pourtant au journal Le Parisien:

« Je n’ai lu aucun livre de Gabriel Matzneff, sauf ″la Prunelle de mes yeux″, et seulement partiellement. […] Mais j’ai presque tous ses livres. Il me les a offerts. »

Voici un extrait du résumé, signé Matzneff, qui apparaît sur la quatrième de couverture de l’édition Folio de cet ouvrage, initialement publié dans la collection « l’Infini » dirigée par Philippe Sollers :

« Ce charmant Christophe Girard » est même cité dans l’ouvrage, rappelait Mediapart en mars, assurant à Matzneff, à qui il vient d’annoncer que la Fondation Saint Laurent prend en charge sa chambre : « Ainsi vous ne serez pas obligé de regagner votre grenier inconfortable. Restez au Taranne aussi longtemps que vous voudrez, poursuivez votre convalescence paisiblement. […] Ne nous remerciez pas, c’est peu de chose à comparaison du bonheur que nous donnent vos livres.

Girard dit également n’avoir jamais entendu parler des agissements pédocriminels de Matzneff avant 2013, au moment de la polémique sur l’obtention de son prix Renaudot. Il exprime auprès du quotidien américain ses regrets de ne pas avoir pris position publiquement contre l’écrivain, avant de se dédouaner : « Est-ce que moi, je dois être le chevalier blanc de la morale française ? »

Toujours auprès du « New York Times », Christophe Girard admet tutoyer Gabriel Matzneff et avoir dîné avec lui fin 2019, mais ne pas le considérer comme un ami.

« Présomption de culpabilité »

Le 28 juin, il est réélu au conseil de Paris et renommé dans la foulée adjoint à la Culture par Anne Hidalgo. Dans une lettre adressée dimanche 19 juillet à la maire de Paris, les élus écologistes écrivent :

« Trois ans après MeToo, après la discussion publique provoquée par la publication de l’ouvrage le Consentement de Vanessa Springora, quelques mois après la terrible cérémonie des César, quelques jours après la nomination d’un ministre faisant l’objet d’une instruction pour viol et harcèlement sexuel, la mairie de Paris ne peut pas, ne doit pas, prendre une position hostile aux revendications féministes. Il en va de notre cohérence politique.

Interrogé lundi, le premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire a tenu à rappeler qu’il « n’y a aucun reproche qui a été formulé [à Christophe Girard] puisqu’il n’a ni le statut de témoin assisté, ni de mis en examen », depuis son audition. Il n’y a « aucune raison d’écarter Christophe Girard de notre équipe, pour des raisons juridiques, morales et éthiques », a-t-il estimé, en demandant à « faire attention à ne pas mélanger tous les sujets ». Ni mentionner les moeurs sexuelles de l’écologiste Daniel Cohn-Bendit?

Invité sur le plateau d’Europe 1 ce mercredi, Christophe Girard s’est de nouveau défendu en dénonçant l’existence d’une « justice des réseaux sociaux ».

« Cette nouvelle justice, cette manière de considérer que la présomption n’est plus d’innocence mais de culpabilité, est un fait très grave dans nos démocraties », estime l’élu, évoquant la « cancel culture » venue des Etats-Unis, mais aussi la Terreur et les comités de salut public de l’époque de la Révolution française.

Françoise Nyssen a un problème avec « les mâles blancs »

«Quand la télévision d’Etat veut rééduquer le peuple»

L’ex-éditrice de province a vite viré sa cuti au virus du microcosme parisien branchouillard.

blog -Nyssen F-editions-actes-sud.jpgFrançoise Nyssen a présenté lundi 4 juin sa réforme de l’audiovisuel public. Fondatrice de Viv(r)e la République, mouvement citoyen laïc et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l’indispensable universalité de nos valeurs républicaines, Céline Pina épingle la ministre de la Culture franco-belge (elle a la double nationalité) pour son projet de faire de la télévision un outil de propagande politiquement correcte.

La rééducation du peuple confiée à la télé d’Etat ! On avait pas vu ça depuis la belle époque des totalitarismes, Mao, sa révolution culturelle et son ‘Petit livre rouge‘, l’Union soviétique et l’art marxiste-léniniste ou les Khmers rouges, purificateurs du Cambodge, face à la civilisation urbaine et bourgeoise, plus sanguinaires que leurs modèles maoïstes et autres soviétiques ? Alors que même la Corée du Nord semble vouloir s’ouvrir à la démocratie, la France de Macron réaffirme sa volonté de faire marche-arrière. <br>Vous trouvez que cela fleure bon la mesure de sauvetage ultime du bien et du beau à l’occidentale, mais vous vous trompez : le jeune guide suprême français entend nous replonger dans le dogmatisme à l’ancienne ! La rééducation d’un peuple moisi, fainéant, cynique et inculte, c’est la mission qu’il fixe à sa ministre de la culture (petit ‘c’). Elle a choisi de donner s’en prendre à l’audiovisuel : lutte contre les ‘fake news’, promotion de la parole officielle jupitérienne et retour à l’ORTF … 

Se fondant sur le postulat selon lequel une partie des Français est «hautement réactionnaire», Françoise Nyssen a donné mission à l’audiovisuel public de «changer les mentalités sur le terrain».

L’audiovisuel public doit donc devenir «le miroir de nos différences» – une variante de la ‘diversité’ et celles-ci ne sauraient être que raciales: la notion de ‘race’ sera-t-elle réhabilitée ? La diversité est ainsi devenue un terme permettant aujourd’hui d’évacuer le social pour ne privilégier que le racial

Voilà pourquoi Delphine Ernotte est félicitée par la ministre pour ses propos de 2015 sur les «mâles blancs» trop nombreux à l’antenne.

Cette rhétorique raciale des ‘Indigènes de la République’ envahit le discours de notre gouvernement.

Ses représentations et son fond d’écran intellectuel refont surface, au risque de barrer les promesses d’innovation du candidat Macron. Un travers qui, alimenté par le président Macron soi-même, creuse un fossé entre un pouvoir culpabilisateur et qui ne craint pas d’exprimer son mépris du peuple, et la plupart des Français.

Mais surtout, on aimerait savoir ce que Françoise Nyssen va bien pouvoir inventer pour accentuer encore l’orientation très idéologique du service public

<br>Il suffit d’écouter France Inter ou France culture par exemple pour constater que quand on pense diversité, ce ne sont pas d’opinions et de propositions dont on parle. L’idéologie marxiste du service public a fait beaucoup pour la promotion du discours raciste des Indigènes de la République, préférant mettre en avant des Rokhaya Diallo, Nacira Guenif (universitaire qui brouille les pistes sur les questions de genre et d’ethnicité ) et autres Houria Bouteldja, plutôt que Tania de Montaigne. Le rappeur Médine en ‘prime time’ ?

<br>Il a fait aussi beaucoup pour assurer le rayonnement des frères musulmans, au premier rang desquels Tariq Ramadan. Bref, il marque un penchant indigéniste et islamo-gauchiste assez assumé. Le problème n’est pas seulement que cette frange raciste, obscurantiste et haineuse ait du temps de parole. Après tout, ils représentent une idéologie qui est en train de mettre le feu au monde et de déconstruire notre société. De fait, ils sont une force constituée et on ne peut l’ignorer. De là à instituer ces théoriciens du racisme et leurs homologues radicalisés en «camp du bien» faisant des procès de Moscou à tout ce qui ne pense pas comme eux, il y avait un pas, de là à déconsidérer et à caricaturer les laïcs et les défenseurs de la République, il y avait un abîme. Notre ministre les a franchis.

<br>Ainsi, à l’heure où l’audiovisuel public crève de trop d’idéologie, la ministre propose d’en faire un corset moral pour population déméritante (« gens qui ne sont rien » et « fainéants’), incapable de penser par elle-même, le tout avec une nuance de mépris de classe.

<br>Bien entendu, elle cible avant tout la jeunesse. On la dit en perte de repères : la tâche n’en sera que plus facile. Et, après tout, si on veut changer un peuple qui ne convient pas, il faut en modeler la descendance plutôt que s’acharner à redresser ce qui est courbé. Or, redresser veut dire, ici, ré-éduquer, c’est-à-dire gauchir.

Alors, trop réactionnaires les Français ?

Et que dire d’une ministre issue de la société civile – une non-élue, jamais et nulle part – qui méprise ceux dont dépend sa légitimité par la grâce de Jupiter – un élu du fait du hasard, et qui prend dans leur poche de quoi financer leur rééducation idéologique, alliant ainsi le cynisme au mépris?

Qui sont ces gens qui veulent faire croire qu’ils sont le nouveau monde et qui ont l’air juste de rejouer les années 30, inconscient des lendemains qu’ils préparent.

Mais surtout, que de rideaux de fumée derrière ces discours pompeux et ridicules. <br>Car, la vérité, c’est que l’Etat veut réaliser des économies, chiffrées entre 250 et 500 millions d’euros d’ici à 2022 et que tant d’idéologie mal placée est en fait au service d‘une gestion comptable, sans vision.

<br>Car si vraiment la ministre pensait à la jeunesse, alors elle devrait combattre les marchands de haine, les trafiquants de ressentiment et les nourrisseurs d’échecs. Les discours des Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo et Yassine Belattar, dont ce pouvoir fait tellement cas, sont une catastrophe dans les banlieues. Victimisation et logique de vengeance deviennent le seul lien social en dehors de l’appartenance communautaire. De plus en plus de jeunes dans les quartiers sont liés à leur communauté de race et de religion et n’ont plus de rapport avec le reste du monde que via la violence et le rejet. Mais Macron n’est-il pas lui-même coupé de la vraie vie ? Cela envoie les communautaristes droit dans le mur et ils ne sont pas conscients d’être souvent une des causes de leur propre relégation.

<br>Alors, quand le faible niveau d’éducation, l’acculturation, les difficultés du quotidien enferment les personnes dans des discours formatés où  le plus récurrent est la victimisation et le rejet de la faute sur le premier autrui qui passe, il est peu constructif de participer à cet enfermement en le légitimant par un «approuvé par la télé». « Vu à la télé », disent les marchands de lessive. Nyssen a confié l’intérim de sa maison d’édition, Actes Sud, à son mari Jean-Paul Capitani, un agronome, aux côtés de Bertrand Py (directeur éditorial) et de leurs trois filles. A propos de lessive, sa librairie arlésienne est soutenue par un restaurant marocain et un hammam dans le même bâtiment en bordure de Rhône.

<br>Dans ces quartiers difficiles qui poussent au communautarisme, la remise en cause est limitée, car quand on vit dans la précarité, l’effondrement intime est toujours à craindre. Seul(e) au milieu de ses semblables en perdition.

Ainsi l’échec scolaire, c’est la faute de l’école ; le chômage, la faute de la société raciste ; la violence, la faute de la police ; la délinquance, la faute des promesses trahies de la République…

<br>En revanche, personne pour expliquer que dans ces zones de relégation sociale, la société des « mâles blancs » et la démocratie sociale portent à bout de bras nombre de familles

<br>Elles financent, entre HLM, RSA, CMU, AME, APL, allocations familiales et aides diverses, des sommes considérables pour aider à payer le logement, la santé, l’éducation des enfants, leur habillement (ARS) et leurs loisirs (avec le parascolaire)… Et contrairement à ce que Madame Nyssen semble penser, perdue dans ses livres, rappeler cette réalité n’est pas réactionnaire mais «inclusif»: le problème, c’est que ces familles n’ont aucune idée des efforts que l’ensemble de la société – à majorité blanche – consent; ils n’ont pas les moyens d’évaluer ce qui leur est donné – par solidarité, voulue ou arrachée – et les considèrent comme un dû, non comme un des effets de notre contrat social. Le pire, c’est qu’ils ne veulent pas le savoir, tant on leur rebat les oreilles avec l’anti-colonialisme, voire le néo-colonialisme. Le Blanc paie ses dettes…

<br>Or, il devient urgent de faire prendre conscience à ces assistés que cet argent que la société investit sur eux est, d’un côté, un geste de reconnaissance et, de l’autre, une marque d’appartenance. Mais comment y parvenir, si la ministre n’a pas la conscience que c’est parce que nous avons en commun un idéal et un projet que nous sommes liés les uns aux autres en tant que citoyens. Sans ce bien commun, pas de socle pour la solidarité et la protection n’est plus liée à un contrat social, mais à la capacité financière personnelle de chacun, aux assurances privées qu’il est en mesure de payer. Dans une société qui se fonde sur la mise en avant de différences irréductibles, il n’y a pas de solidarité entre les citoyens, juste de la concurrence entre communautés constituées et l’on n’a rien en partage d’autre que des comptes à régler. C’est dans ce climat que prospère l’extrême gauche. Les gauches ont la responsabilité de véhiculer – à des fins électoralistes, voire révolutionnaires – l’idée que la solidarité n’est pas citoyenne, mais communautaire.

Plutôt que de vouloir rééduquer les Français, la ministre de la culture devrait se préoccuper de transmettre l’universalisme de nos principes et idéaux et rappeler ce que nous avons en partage, qui fait de nous des compatriotes, ce domaine public qui est notre monde commun.

Nyssen va dans le sens de la haine des Blancs, mâles ou non, à tout propos, et non plus seulement de la colère à l’ancienne.

Réforme de l’audiovisuel : l’homme pressé de l’Elysée ralentit le pas

La réforme de l’audiovisuel public repoussée à «courant 2019»


 

France Télévisions devra libérer «au moins le canal hertzien» de sa chaîne jeunesse France 4, afin de recentrer sur le numérique son offre dédiée au jeune public, a annoncé, lundi 4 juin, la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

Quant à France Ô, «il faudra interroger nos concitoyens d’outre-mer et leurs élus pour déterminer si l’avenir est au maintien de France Ô sur le canal hertzien ou au contraire au renforcement des offres numériques des Outre-Mer Premières», ajoute la ministre, dans un discours sur l’avenir de l’audiovisuel public.

Le calendrier législatif de la réforme de l’audiovisuel public a été repoussé à «courant 2019»

Sont annoncées des lois sur «la réforme de la gouvernance» et «le financement» qui passera par une révision de la redevance, a annoncé Françoise Nyssen. «Nous nous sommes concentrés sur la transformation de l’offre parce que c’est ce qui concerne le public aujourd’hui», explique la ministre de la Culture dans un discours qu’elle doit prononcer lundi matin, transmis. L’AFP – qui se dit indépendante du pouvoir politique mais diffuse ses éléments de langage auprès de la presse « libre » de « fainéants » – se chargera de lui dupliquer la parole jupitérienne portée par Nyssen.

France 3, qui diffuse actuellement deux heures de décrochages régionaux par jour, devra se recentrer sur la proximité et «tripler» ses programmes régionaux, au détriment des chaînes locales de radio et de télé, et combiner ses forces avec les radios locales de Radio France, a poursuivi la ministre de la Culture Françoise Nyssen. «L’identité de France 3 sera donc recentrée sur cette mission fondamentale qu’est la proximité. Je souhaite que l’on multiplie par trois les heures de programmes régionaux», a précisé la ministre, dans un discours sur la réforme de l’audiovisuel public qu’elle doit prononcer lundi matin et transmis à l’AFP, en avant-première exclusive…

Attentats de François Hollande à la langue française

Les amoureux de la langue française, victimes des incivilités langagières de Hollande

Stéphane Ratti s’interroge sur le sens politique de la pauvreté du langage présidentiel

La langue de Hollande donne de l’espoir
à tous les incultes d’ici et d’ailleurs

Pourquoi François Hollande s’acharne-t-il à massacrer ainsi la langue française dans toutes ses interventions?
Le professeur d’université Stéphane Ratti s’interroge avec plusieurs analystes après avoir analysé avec précision quelques-unes des monstruosités syntaxiques présidentielles à l’occasion de sa dernière conférence de presse. Quatre explications peuvent être apportées.

François Hollande parle mal pour «faire peuple» est la première qui vient immédiatement à l’esprit.

C’est d’abord la syntaxe en effet qui pèche le plus chez lui. La syntaxe, c’est, expliquait Dumarsais, le grand grammairien et philosophe du XVIIIe siècle, «ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l’on veut faire naître dans l’esprit de ceux qui savent la langue». Dans le discours du président, on a ainsi repéré des ruptures de constructions (anacoluthes), des interruptions subites ou des réticences diverses (aposiopèses), des raccourcis enfin qui confinent à l’obscurité (brachylogie)… Or, la syntaxe est l’art de lier ce qui sans la langue et l’intelligence demeure à l’état brut du chaos.

De deux choses l’une: soit le président a une pensée chaotique, soit sa rhétorique, artificiellement fautive, mime un réel en désordre. Si la seconde hypothèse est la bonne, c’est-à-dire si l’on crédite le rhéteur de suffisamment d’astuce et de maîtrise, la fausse modestie de cette langue que l’on voudrait faire passer pour populaire serait la concrétisation d’une manipulation élaborée: «Je parle comme je suis (normal) et je vous parle comme je crois savoir que vous parlez (mal).» [Ainsi, le « parler vrai « serait-il le parler mal ?] Remarquons que cette hypothèse est la plus flatteuse pour le président puisqu’elle le crédite linguistiquement d’une habileté supérieure, même si, politiquement, elle dénonce chez lui une vertu inférieure, la démagogie [où il semble se complaire].

Christian Combaz ne se lasse pas de collecter les impropriétés de langage lors des interventions présidentielles.

Il souligne que l’abondance des formes passives, dans la bouche de François Hollande, est préoccupante.
Mais elle l’est tout autant dans la presse où les journalistes « illettrés » à la Emmanuel Macron, ont perdu l’usage du « on », tournure légère et impersonnelle pourtant idéale pour ces amateurs d’anonymat et de floutage, au profit des formes lourdes à l’anglaise.
Ainsi, une tournure aussi improbable que « les passagers sont en train d’être contrôlés » pourrait sortir d’une agence de presse traduite mot à mot par un « bac+5 » incompétent (« the passengers are being controlled ») pour « les passagers se font contrôler » ou « passent au contrôle ».
Ils ont perdu aussi perdu de vue -s’ils l’ont jamais croisée- que la langue française dispose d’une forme pronominale économique. Si Reuters écrit « a conference on climate change is being held in Paris », l’acculturation anglo-saxonne de nos journalistes produit « une conférence sur le changement climatique est en train de se tenir à Paris » pour dire « une conférence a lieu actuellement à Paris »…
Ils n’ont d’ailleurs pas le même vocabulaire que nous: ainsi, « les lieux du crime » sont pour eux « la scène du crime » (« scene of the crime »). Et ne parlons pas de français parlé: le « top » actuel du snobisme parisien est de prononcer mal. Ainsi, pour être « fashion », comme on dit en français, il ne faut pas craindre de trahir son illettrisme en prononçant « vôtre smart phone » (pronom + nom…) ce qui se dit « votre smart phone » (adjectif + nom, un peu trop « France profonde » ?) auquel Hollande se laisse évidemment aller, en chuintant, la bouche en cul-de-poule.

Et « il y a » ouvre presque toutes les commentaires inutiles de Hollande pour conduire à des « nous devons » et mourir dans un léger chuintement sur des « il faut »…

Hollande, niveleur nivelé par le bas
« L’Europe, elle est…» : un discours de Hollande, c’est le salon du Bourget linguistique
#Ne comptons pas plus sur lui pour enrichir la langue française de ses prestations que pour redresser la courbe de l’emploi… Il n’aime pas les riches et n’a que faire de culture: entre Isabelle Huppert et Julie Gayet, il a d’ailleurs choisi.]

Quand Christian Combaz, écrivain et essayiste, décrypte le jargon hollandien, on ne peut dire que ce n’est pas triste.
L’exercice qui consiste à éplucher les discours du président de la République à la recherche de ce qui dépasse finirait par devenir artificiel s’il ne s’agissait, désormais, de relever ce qui ne dépasse pas, écrit-il.
Ce qui ne dépasse pas quoi? La moyenne. [Ou un C-) Tout le monde a dit qu’il avait été «très bien» pendant les attentats, mais c’est parce que personne (union nationale oblige) ne pouvait se permettre de dire le contraire [tellement la liberté d’expression était bâillonnée].

A présent que la pression est retombée, la maigreur du message (à l’exception d’une initiative à la Daladier sur l’Ukraine) saute aux yeux. Mais le principal sujet d’inquiétude est l’enchaînement redondant des formes passives, qui trahit une absence de vigueur, de volonté réelle dans le discours, comme si les choses se faisaient en dehors de lui, comme s’il attendait que soient réunies les conditions nécessaires pour qu’elles se fassent toutes seules [comme s’il s’agissait d’une reprise économique qui viendrait d’Allemagne ou de l’exploitation du gaz de schiste américain]. Quelques exemples: «permettre qu’il y ait un jour la communauté internationale qui soit en appui», «nous avons été capables de montrer qu’on était capables de se rassembler», «il faut que nous puissions avoir des parcours qui nous permettent», «il faut faire en sorte que la société civile puisse être en position de», «la question serait forcément posée du soutien que je pourrais lui apporter», «s’assurer que le programme qui était celui qui lui était présenté», etc [Le bras cassé semble se reconnaître dans un texte écrit par un margoulin]

Reste le principal hélas, les incorrections grossières dont la liste est trop longue, mais dont il faut souligner que, pour une fois elles sont l’apanage du seul discours improvisé, celui qui répondait aux journalistes. L’autre, liminaire, était pour une fois mieux écrit, sans doute parce qu’il l’était par quelqu’un d’autre.

Ajoutez à cela l’invraisemblable tango argentin du «même si» qui consiste à faire un pas en arrière dans le discours à chaque fois qu’on a fait un pas en avant et vous n’avancez pas. [Mais tout le monde y trouve son compte à l’arrivée!] «Nous avons une jeunesse formidable qui peut avoir aussi ses troubles», «Un lien solide et robuste qui n’empêche pas les différences d’approche parfois», etc. C’est toujours ceci ou cela «même si» c’est toujours un peu le contraire.

Florilège des acrobaties présidentielles et véritable salon du Bourget linguistique: «On pense toujours que la guerre c’était pour les temps de nos parents», «il y a une autre option et si elle n’est pas tentée», «quand nous sommes ensemble Français et Allemands, nous avons toute la capacité de la puissance à l’échelle du monde», «rien n’est pire d’humilier les Grecs», «à un moment il faut que les paroles soient dites», «il convient qu’il y ait plus de logements qui soient créés», «y aura un accompagnement qui sera fait», «les soldats ils exercent des missions périlleuses», «nous avons pu faire accomplir des progrès mais ils n’ont pas résisté aux tenants des épreuves de force».

Et puis il y a les bourdes du genre «la Syrie n’est pas un état». [On mettra ses bourdes sur le compte du manque de sommeil, « même si » le marchand de sable s’en est pris plein la poire].

On dira sans doute que ce flicage du discours relève des anomalies secondaires, hélas elles sont essentielles. Les grandes occasions sont celles où la parole semble vouloir chevaucher l’événement. Elle n’y parvient pas toujours, mais elle essaie d’imposer une vision. Là on a plutôt l’impression qu’elle vient de rajuster ses oeillères.

« Le multiculturalisme m’a tuer », haut-le-coeur de la France et de Natacha Polony

Si la France est multi-ethnique, elle n’a pas pour autant de tradition multiculturelle

« Abandonner l’exigence d’une culture commune, c’est tuer l’idéal d’émancipation français » explique Natacha Polony.

Caricature ou représentation signifiante: cette répartition ethnique
-où le Blanc est minoritaire-
anticipe l’avenir de la population française

Dans le flot ininterrompu des déclarations qui invitent à mettre en œuvre le «plus jamais comme avant» imposé par les événements, une petite musique se fait entendre, qui ne laisse pas d’inquiéter. Déjà, nous avions appris que, le 11 janvier, nous devions marcher, au choix, «contre le Front national» (selon la direction de Mediapart), «contre les attaques envers les musulmans» (Clémentine Autain). Nous avions compris, à force de l’entendre, que tout cela «n’a rien à voir avec l’islam» (Allah akbar, le Prophète… non, non, rien à voir). Nous avions même fini par savoir que c’était le «totalitarisme laïcard» qui tuait, puisque Benoist Apparu appelait à l’éradiquer. Désormais, nous savons que des jeunes gens peuvent justifier des meurtres atroces, ou du moins les comprendre, parce que «dans leur culture», l’image du Prophète est ce qu’il y a de plus sacré. Et nous entendons de la part de Français inquiets qu’il «ne faut pas dessiner de caricatures parce qu’il faut respecter les autres cultures».

Avec son air de bienveillance, cette phrase, nous raconte ce qu’est devenue la France. Ainsi, au pays de Rabelais, de Voltaire et d’Hugo, on estime que des enfants français, nés en France, ayant suivi leur scolarité dans l’école de la République, appartiennent à une culture «autre», une culture à ce point différente de la «nôtre» (mais qui est ce «nous»?) qu’ils sont incapables de s’émanciper des dogmes d’une religion déclinée dans sa version la plus rigoriste et la plus éloignée de notre modernité laïque.

Qui s’en étonnera puisqu’on entend à longueur de journée des discours de gentils animateurs de banlieue ou de professeurs bienveillants nous expliquer sur les plateaux de télévision que la France est «multiculturelle», et qu’il faut bien l’admettre (sinon, l’on est un affreux raciste). Aussi, disons-le clairement, ce dont la France souffre aujourd’hui est avant tout une absence totale de maîtrise de la langue (ce qui, de la part de professeurs, pose tout de même un certain problème).

Non, la France n’a jamais été un pays «multiculturel»

Mort de la culture française

C’est  un pays «multi-ethnique». On peut avoir toutes les couleurs de peau, venir des confins du monde, et être citoyen français. Mais ce qui distingue la République française des autres démocraties libérales est justement qu’elle est un peu moins libérale puisqu’elle unit ces gens de toutes les origines en un peuple partageant une même culture.

Les mots de la chroniqueuse du journal Le Figaro tempèrent sa pensée, mais, dans ce contexte de pauvreté langagière du plus grand nombre, le pouvoir joue sur du velours.

Ex-porte-parole du gouvernement Ayrault, promue ministre de l’Education, parce que femme et bi-nationale, Najat Vallaud-Belkacem joue de cette ignorance pour développer les manipulations sémantiques du gouvernement…

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