Valls, le premier ministre, s’est fait huer par des Marseillais

Ils n’ont pas assez de moyens dans l’Education nationale !
Le premier ministre s’est fait chahuter par les Marseillais.
Des parents d’élèves et des professeurs demandaient plus de moyens à Manuel Valls à son arrivée mardi au lycée Victor Hugo, à Marseille.
Au second jour de sa visite à Marseille, le premier Ministre a été accueilli aux cris de « Vive la Castellane ! «  où des tirs de kalachnikov avaient salué, la veille, son passage dans les quartiers nord de la ville. 

A plusieurs kilomètres de là, des sifflets et des huées sont montés d’une foule rassemblée devant le lycée Victor Hugo, un lycée du 3e arrondissement, au centre ville de Marseille. 

Le gouvernement de Valls cherche sa voie…
Des enseignants soutenaient les revendications de leurs élèves. « Nous, on se bat pour les ZEP. Nos élèves morflent, nous aussi on morfle », a déclaré un des manifestants. « Nous, on se bat pour qu’on ait des moyens. On se bat pour que les élèves puissent réussir. On a un taux d’échec de fou ! Quand les élèves, ils partent en face, ils se cassent les dents… », a ajouté cet enseignant.
Manuel Valls était flanqué de la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, née au Maroc, de la secrétaire d’Etat à la politique de la Ville, Myriam El-Khomri, née à Rabat, et du président de la région Paca, Michel Vauzelle. Le Premier ministre était venu fleurir une plaque en mémoire d’un élève résistant tué en août 1944.
Vauzelle et Mennucci leur collaient aux basques.
 
VOIR et ENTENDRE maintenant comment BFMTV rend compte du chahut à ses amateurs pour Dailymotion… Ils ont pourtant les images (cf. ci-dessus)

La fin de la trêve pour « Charlie » se confirme mais aussi pour Flamby, on pense déjà à lui pour le carnaval (ci-contre)…

 

 

« Vous êtes pleinement français, vous êtes des citoyens (…) Vous devez vous emparer du pouvoir, »  a expliqué l’irresponsable Valls, croyant faire taire les manifestants en encourageant le communautarisme. Il a été entendu au-delà de toute espérance.

Éducation nationale : l’échec du recrutement des enseignants

Le modèle éducatif « que la planète nous envie » n’attire pas les jeunes…

L’ancien ministre Vincent Peillon avait mis en place une session exceptionnelle de concours.

Mais plus de la moitié des postes n’a pas été pourvue.
Il s’agissait de l’une des mesures-phares du projet de refondation de l’école de l’ex-ministre de l’Éducation, François Peillon : la création de 21.000 postes d’enseignant titulaire durant le quinquennat. Pour cela, Vincent Peillon, avant le passage-éclair de son remplaçant Rue de Grenelle, Benoît Hamon en mars, avait donc décidé d’ajouter une session de recrutement exceptionnelle entre les deux prévues chaque année. Les départs à la retraite ne suffisaient pas à justifier cette intercalaire: il fallait pourvoir les milliers de postes promis par le président et maintenus par le nouveau Premier ministre, Manuel Valls. Mais les inscriptions n’ont pas été à la hauteur des espoirs du ministre étatiste: les résultats du concours externe du CAPES sont tombés comme la hache sur le billot et les promesses se heurtent à la réalité du terrain.

La moitié des postes non pourvus en mathématiques

Force est de constater l’échec du formatage totalitaire des adolescents sur l’égalité des sexes et des incitations étatiques des filles à faire des études scientifiques. Pour le secondaire, les résultats, publiés par Publinet par discipline et par concours, ne sont pas bons. En mathématiques, la moitié des postes ne sont pas pourvus, puisque dans cette discipline déjà qualifiée de « déficitaire », il n’y a eu que 793 admis en liste principale pour 1.592 postes à pourvoir. Le latin et le grec ne sont pas mieux considérés -mais c’est la conséquence logique d’un long travail de sape- puisque seulement 156 candidats étaient admissibles au CAPES de lettres classiques pour 300 postes à pourvoir. Les résultats finaux après les oraux n’étaient pas encore connus que le nombre d’admis devait donc être encore inférieur. Dans cette situation, il fallait déjà craindre aussi un nivellement du niveau de recrutement au détriment des jeunes de France que Hollande promettait de choyer.

Pour le primaire, les résultats, mis en ligne par académie, sont tout aussi mauvais puisque seulement 10 % des postes de professeur des écoles ont été pourvus. Selon le syndicat dominant des instituteurs et professeurs des écoles, le SNUipp-FSU, 875 postes n’ont pas été pourvus à l’issue des épreuves d’admissibilité, et seules huit académies sur trente font le plein. La réforme de 2010, qui a élevé le niveau requis pour devenir professeur des écoles à bac + 5 (avec des salaires alignés sur ceux des professeurs de collèges et de lycées) ne se heurte pas seulement à la désaffection des jeunes pour ce métier ingrat. Non seulement ils ont répugné à s’inscrire aux concours, au regard des maigres salaires qui leur sont proposés, mais le niveau des étudiants candidats, à bac + 3, a chuté.

Le ministre restait serein

Dans une lettre du 29 avril à Benoît Hamon, successeur du ministre philosophe, le SNUipp-FSU s’inquiétait d’un tel rejet qui s’amplifie puisque « la session 2013 avait déjà été marquée par une perte de 343 postes« . D’après ce syndicat hégémonique fortement ancré à gauche, « le risque est grand de voir, à la rentrée, des postes sans enseignant ou de voir les académies recourir à des vacataires contractuels, sans formation ». Face à une situation qu’il juge préoccupante, le syndicat interpella le nouveau ministre de l’Éducation, auquel il demanda  » de prendre les mesures nécessaires pour qu’aucun poste ouvert au concours ne soit perdu » ! En clair, il demandait le report des postes non pourvus à la prochaine session « normale » de concours 2014…

blog -ecole en danger-metier qui s apprend-paneauBac +3, Benoît Hamon s’était voulu rassurant, estimant logique qu’il y ait moins de candidats et moins d’admis, s’agissant déjà de la deuxième session de recrutement de l’année. Le ministre de l’Éducation monta même en épingle les progrès de certaines académies, notamment celle de… Créteil, où 1.000 enseignants devaient être recrutés en 2014, et celle de Guyane, où 112 postes ont été pourvus. Seul hic: ces nouvelles recrues ne pouvaient être opérationnelles à la rentrées 2014, puisque non formés. Ils le seront dans… deux ans. Hamon insista également qu’il n’était « pas question de brader la qualité des recrutements », car, pour un concours, il est « normal qu’il n’y ait pas autant de lauréats que de candidats ». Nous serions rassurés si le nombre des candidats n’était pas en chute libre, mais c’est une autre histoire dont le ministre Benoît ne voulait pas entendre parler.

Najat Vallaud-Belkacem devra séduire. Ses dents blanches étincelantes y suffiront-elles ?
D’autant que commencent à s’élever de forts doutes sur son aptitude à cogérer le ministère. Avant les attentats, Hollande avait promis de l’épauler: comprenez qu’il avait décidé de la placer sous tutelle.