Assemblées religieuses à 30 personnes: le Conseil d’Etat appelle le gouvernement à revoir sa copie

Le Conseil d’Etat a déclaré non-conforme à la Constitution sa réglementation restrictive de la participation aux cultes religieux.

Ce dimanche 29 novembre, les magistrats donnent trois jours à Macron pour faire revoir le décret de son gouvernement limitant à 30 personnes le nombre de fidèles autorisés.

Il est enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de trois jours (…) les dispositions (du décret limitant le nombre de fidèles à 30) en prenant les mesures strictement proportionnées d’encadrement des rassemblements et réunions dans les établissements de culte”, a décidé la plus haute juridiction administrative française (dont l’assemblée générale peut être présidée par le premier ministre ou bien le ministre de la Justice…).

Le pouvoir ne cesse d’ajuster ses décisions sous la contrainte… Les croyants étaient condamnés à une double peine: soumis à la dictature sanitaire et privés de lieu de prière collective par les « scientifiques » d’un Macron raspoutinisé. Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire et du confinement, les rassemblements avec un large public dans les lieux de culte étaient interdits. Le Conseil d’Etat a reçu 21 requêtes d’associations et membres du clergé catholiques demandant la suspension des restrictions et l’ouverture des églises au public, en particulier pour les messes.

Dans une décision du 7 novembre 2020, le juge des référés du Conseil d’Etat avait rejeté cette demande, tout en précisant également les conditions d’accès aux lieux de culte. Il ne suspendait pas les mesures du décret du 29 octobre 2020 limitant temporairement l’accès aux lieux de cultes.

La décision soulignait par ailleurs que la liberté de culte devait être conciliée avec la protection de la santé des personnes. Or, il constatait que « le risque de contamination n’est pas écarté » dans les édifices religieux, mais ne faisait pas le même constat sur le risque de contamination dans les transports publics: il n’a pas été consulté sur ce point controversé qui défi le bon sens. Le juge des référés rappelait qu’il s’agissait de mesures provisoires en cours jusqu’au terme de l’état d’urgence sanitaire, fixé à ce jour au 16 novembre 2020. Depuis, il a été prolongé jusqu’à la mi-février. Il préconisait d’ailleurs une concertation avec les représentants des cultes en cas de prolongation de l’état d’urgence sanitaire et des restrictions de rassemblements.

Le Conseil d’Etat retoque le gouvernement sur la jauge de 30 personnes dans les lieux de culte

Selon les communicants de l’Elysée,  le décret de son gouvernement ne portait pas « une atteinte manifestement illégale à la liberté de culte« , à la liberté personnelle, à celle d’aller et venir et de se réunir. Les faits contredisent les hauts fonctionnaires, notamment le Conseil d’Etat….

« Disproportionnée ». C’est ainsi que le Conseil d’État a qualifié dimanche 29 novembre la décision du gouvernement de limiter à 30 le nombre de fidèles dans les lieux de culte. Le premier ministre Jean Castex n’a pas fait mieux avec ce décret qu’avec son texte ambigu sur la « Sécurité globale, porté par deux députés LREM aux ordres et voté par une majorité de députés qui, dans le meilleur des cas, y ont vu une avancée, ou qui, dans le pire, par des élus pris comme des garennes dans les feux de la voiture présidentielle.

« Les requérants sont fondés à soutenir (…) que  l’interdiction précitée présente, en l’état de l’instruction et  alors même qu’elle serait susceptible d’être modifiée à partir du 15 décembre prochain, un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de la composante en cause de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement  illégale à cette dernière », a indiqué le Conseil d’État dans son ordonnance. 

« Il est enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de trois jours (…) les dispositions (du décret limitant le nombre de fidèles à 30) en prenant les mesures strictement proportionnées d’encadrement des rassemblements et réunions dans les établissements de culte », a décidé la plus haute juridiction administrative française.

Après avoir fermé leurs portes pendant le mois de reconfinement, les lieux de culte ont rouvert leurs portes ce matin aux fidèles mais dans la limite de 30 personnes. Une jauge maximale que les autorités religieuses contestaient malgré l’annonce d’un assouplissement possible au 15 décembre. 

Le Conseil d’Etat précise que les lieux de culte restent ouverts et que le public peut s’y rendre dans les conditions suivantes :

  • une limite de 30 personnes pour les enterrements et de six pour les mariages ;
  • un accès autorisé pour exercer le culte à titre individuel ;
  • une participation des ministres de culte aux cérémonies permettant ainsi une  rencontre individuelle avec les pratiquants.

Le juge des référés appelle enfin à une clarification des règles applicables pour les mariages et les attestations de déplacement.

Salaam, l’association de SciencePo Paris qui relaie un prédicateur islamiste

SciencePo Paris promeut les thèses d’un prédicateur islamiste zimbabwéen homophobe.

Cette association est ouvertement centrée sur l’étude de l’islam, mais retweete régulièrement un prédicateur à la fois islamiste, zimbabwéen et homophobes. Décoiffant? Pour autant, à sa création, l’asso a-t-elle annoncé son prosélytisme?

L’association étudiante se propose de porter « un autre regard sur le patrimoine culturel et cultuel des musulman·es (sic) ». Un regard, appuyé et sympathisant, qui inclut, à l’évidence, les personnalités les plus controversées de l’islam radical, comme l’a dénoncé lui-même Johann Marguilès, ancien professeur de SciencePo Paris.

Via son compte Twitter, Salaam partage en effet régulièrement les tweets les plus anodins d’une personnalité nettement moins anodine : Ismail ibn Musa Menk. L’homme, né et habitant au Zimbabwe, est une personnalité connue et reconnue du salafisme. En 2013, alors qu’il devait tenir plusieurs conférences dans des universités britanniques, le Huffington Post avait mis en lumière les sorties particulièrement homophobes du prédicateur : « Comment peut-on commettre des actes immoraux avec des personnes du même sexe ? Le Coran dit clairement que c’est une mauvaise chose. Malgré tout, le respect dû aux animaux, les homosexuels sont pires que les animaux. ». S’il est régulièrement nommé parmi les 500 musulmans les plus influents du monde, Menk n’est pas pour autant le bienvenu partout. Il lui est par exemple interdit d’entrer sur les territoires singapourien et danois. En cause, une autre déclaration polémique : « Un musulman qui salut un mécréant pendant des fêtes comme Noël ou Deepavali [importante fête religieuse indienne] commet un blasphème. ».

Plusieurs associations zimbabwéennes estiment que la moitié des femmes du pays ont été victimes de violences physiques et sexuelles. Par ailleurs, le taux de mariage des filles de moins de 18 ans est de 32 %.

 
Une conférence rassemblant la fine fleur de l’islamo-gauchisme

Outre cette promiscuité intellectuelle, mais idéologique, pour le moins inquiétante, Salaam – paix, en arabe – organise également des conférences régulières. La prochaine en date, programmée pour le mercredi 25 novembre prochain, devrait aborder « l’islam et les musulman.es dans les media français » [écriture inclusive!]. La conférence, qui se tiendra à distance compte tenu des circonstances sanitaires, devraient rassembler la fine fleur de l’islamo-gauchisme français. Au premier rang de cet islamo-gauchisme, dont il se revendique lui-même, se tiendra François Burgat, politologue et islamologue au CV prometteur : anti-Charlie Hebdo, soutien des manifestations anti-France, démocratie faible, ayant secoué le monde arabe ces dernières semaines, l’homme a également régulièrement affiché son soutien à Tariq Ramadan et à la militante indigéniste Houria Bouteldja. A son côté, interviendra notamment une journaliste d’AJ+ (groupe d’Al Jazeera Media Network: anodin!), qui n’a pas les soucis de CNews…. Ce média fondé et financé par le Qatar est connu pour son fonds de commerce essentiellement basé sur l’indigénisme anti-blanc .

Ce sont ces étudiants-là, universalistes vertueux, « apatrides » et athées, déconnectés de leurs racines, fossoyeurs de la nation France – maillon faible européen -, sont nos dirigeants de demain: est-ce tout le mal que nous souhaitons à nos enfants?

Des élèves de SciencePo Paris en grève, en mémoire de Clément Méric, en 2018

Hidalgo accuse EELV de ne pas être assez républicains

Les écologistes d’EELV ont un problème avec la laïcité et donc avec la République, observe Hidalgo.

Au Conseil fédéral des Verts, Julien Bayou a d’ailleurs assumé son rapport à la laïcité

La candidate potentielle du Parti socialiste à la prochaine présidentielle estime qu’ « il doit être clarifié ». Interrogée samedi 21 novembre sur BFMTV, Anne Hidalgo s’en est prise à ses partenaires politiques à Paris. La maire socialiste affirme qu’elle ne pourrait « pas être adhérente du parti des Verts », alors qu’elle est « profondément écologiste », en raison justement de ce rapport jugé problématique à la République. Selon elle, « il y a du travail à faire chez eux pour être beaucoup plus au clair » et dans la perspective d’une alliance.

Nuit Debout

Anne Hidalgo s’adresse en fait à ses électeurs, irrités par l’écologie punitive qui entrave leur quotidien à Paris, aussi sûrement que le confinement sanitaire. Pour reconquérir les Parisiens, elle laisse entendre que le mal-être à Paris n’est pas sa faute et qu’elle a engagé un « dialogue exigeant avec eux » sur ce lourd dossier. « Quand il y a quelque chose qui est, de mon point de vue, non pas une entorse, mais quelque chose qui révèle que ce rapport à la République n’est pas travaillé ou pas suffisamment clarifié, je le dis. Je le dis en privé, prétend Anne Hidalgo, dans mes discussions avec les membres de ma majorité, que je respecte évidemment, avec lesquels je travaille. Et je le dis publiquement aussi. » Ils doivent, dit-elle, comme d’autres à gauche, « sortir de leurs ambiguïtés » sur la laïcité.

Déconfinés à Marseille

Cette semaine, le Conseil de Paris a délibéré et voté pour donner le nom d’une place à Samuel Paty, l’enseignant qu’un migrant illégal et terroriste islamiste a décapité, le 16 octobre dernier. Les écologistes ont voté, mais après un rappel assez malvenu au règlement du Conseil de Paris. En théorie, un nom de rue ou de place ne peut pas être attribué dans un délai de moins de 5 ans après le décès d’une personnalité.

Après un hommage d’Anne Hidalgo à Samuel Paty, suivi d’une minute de silence, la majorité, ainsi que nombre d’élus de l’opposition, ont voté en faveur de la dénomination d’un lieu dédié à l’enseignant d’histoire-géographie, à déterminer en concertation avec sa famille. La présidente du groupe écologiste Fatoumata Koné – élue de Paris XIXe et membre du réseau Refugees Welcome International et avait expliqué avant le vote que le voeu n’était pas conforme au règlement intérieur, suscitant l’émotion de certains élus de droite ou associations sur les réseaux sociaux et la colère de Mme Hidalgo.

Mais le vote, organisé à distance en raison des mesures sanitaires liées à la Covid-19 a été marqué par un incident technique. Ainsi, 20 élus de différents groupes – dont plusieurs adjoints de la maire de Paris – ont été comptés parmi les abstentionnistes, selon les minutes du vote. Au total, 122 élus ont voté pour et il n’y a pas eu de voix contre.

A mettre en parallèle avec les propos haineux de SOS Racisme (racialisé?) qui expriment la réalité des ténèbres du coeur de l’élue EELV que l’arrondissement qui attire les migrants illégaux le long du canal de l’Ourcq et aux abords du parc de la Villette :

La maire de Paris, à qui sont prêtées des intentions de se présenter à la présidentielle de 2022, soutient qu’il faut « essayer de progresser ensemble » à gauche. Les écologistes « ont fait progresser des formations de gauche comme celle d’où je viens et dans laquelle je suis sur les questions de l’écologie. A nous de les faire progresser, notamment sur les questions de République. »

L’ancien conseiller d’Eva Joly pointe l’hypocrisie de la classe politique

Bayrou, serial agitateur, avec Pierre Hurmic, serial gaffeur

Au Conseil fédéral des Verts, Julien Bayou a d’ailleurs assumé son rapport à la laïcité. Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, a très fermement défendu la position des écologistes sur le principe de la laïcité, samedi, à l’ouverture du Conseil fédéral du parti. « Ce n’est pas en cédant sur nos valeurs et nos principes républicains que l’on combattra efficacement le terrorisme islamiste », a-t-il estimé, affirmant que son parti n’aurait aucune intention de « céder sur (leurs) convictions ». Des convictions résumées en quelques mots : « Nous défendons la laïcité de la loi de 1905, toute la loi, rien que la loi ».

Au cas par cas, EELV est beaucoup plus flou. Sur la dissolution du CCIF, le Collectif contre l’islamophobie en France, «officine islamiste œuvrant contre la République», il s’est exprimé nettement, mais sans pour autant prononcer le nom de l’association controversée qui accuse à tout-va ses contradicteurs de haine et d’islamophobie, à l’exemple de la gauche extrême qui stigmatise ses adversaires par la diffamation trouvant une résonnance parmi les trolls de la Toile: racisme, sexisme ou homophobie. « Soit il n’y a pas de base légale, et le fait de lutter contre les discriminations dont sont victimes les musulmans – un amalgame entre musulmans et islamistes qu’il dénonce chez ses adversaires lesquels ne tombent pas dans ce panneau, mais qu’il suffit de brandir – n’est pas un critère légal et donc on ne peut attenter à la liberté d’association pour le show médiatique. Soit il y a une base légale et alors mes amis, on doit se demander pourquoi les Ministres de l’intérieur qui se sont succédés ne l’ont pas fait plus tôt. Darmanin, Cazeneuve, Valls… Qu’ont-ils fait ? Si laxisme il y a, il n’est pas chez nous », a polémiqué Julien Bayou, dénonçant dans sa lancée les liens de divers exécutifs avec « les monarchies pétrolières » qui «soutiennent financièrement, de près ou de loin, le terrorisme ». Un fils caché d’Arlette Laguiller ?

Et de poursuivre sur le thème de la victimisation, qui justifie l’accusation d’islamo-gauchisme des Verts« On nous reproche aussi d’avoir participé à la manifestation en soutien aux musulmans après l’attentat terroriste qui visait des fidèles aux abords d’une mosquée à Bayonne. Disons-le clairement : nous aurions dû être plus nombreuses et nombreux ! Nous, nous ne trions pas entre les indignations », a encore ajouté le secrétaire national d’EELV. Ils auraient aussi dû être plus nombreuses et nombreux lors de l’hommage aux fidèles en prières – Vincent Loques, un sacristain, Nadine Devillers, 60 ans, et Simone Barreto Silva, une Brésilienne de 44 ans résidant en France – égorgés dans la basilique de Nice pour la Toussaint, après l’attaque christianophobe par Brahim A. [Aouissaaoui, dont il ne faut pas diffuser l’image !], un Tunisien de 21 ans, migrant illégal que des passeurs ont débarqué à Lampedusa, pour être pris en charge par des « humanitaires » de la Vallée de La Roya, rendue tristement célèbre par un activiste écolo du nom de Cédric Herrou…

Yannick Jadot et Julien Bayou sont-ils écolo-compatibles ?

« Nous sommes pleinement laïcs », a-t-il encore martelé, pointant du doigt… la droite, évidemment sans haine ! « La réalité, c’est que les dernières personnes qu’on a vu manifester aux côtés des frères musulmans, c’est Darmanin, Pécresse, Wauquiez et d’autres [surtout les autres…] dans les rangs de la Manif pour tous, pour interdire l’union de deux personnes qui s’aiment, pour abroger la loi des hommes au profit d’une supposée loi divine. » Exemple d’esprit en escalier à vis ou en toboggan: quel est en effet le lien entre mariage pour tous et laïcité ?

Manifestation de « Sauvons les riches »

Julien Bayou juge que l’attaque d’Anne Hidalgo n’est « pas digne ». « En instrumentalisant ce sujet pour je ne sais quelle combine politicienne, elle se disqualifie », juge-t-il encore. « Nous n’avons de leçon à recevoir de personne », a aussi réagit David Belliard, adjoint EELV d’Anne Hidalgo. Autrement dit, point commun avec Olivier Véran (LREM) « C’est ça la réalité, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! », assène l’écologiste islamo-fasciste, bisounours pour qui tous les autres sont de méchants homophobes et sexistes, racistes et fascistes…

Les critiques des islamistes visant les Français

« Mécréants » et « islamophobes » : religieux et politiquement correct, les arguments des islamistes contre les Français

Illustration de The Guardian, 1 novembre 2020

Suite aux attentats barbares islamistes – décapitation et égorgements – qui ont frappé la France, à la fin octobre, à Conflans et à Nice, et les menaces proférées contre la France après la défense de Charlie Hebdo par Macron, le médiologue François-Bernard Huyghe analyse ce qui compose la rhétorique islamiste. « L’argument religieux (ils sont kafirs) et l’argument copié du politiquement correct (ces colonialistes sont racistes), développés depuis l’université et l’école, relayés par les partis politiques et les media pendant des dizaines d’années d’endoctrinement, se combinent pour nous désigner comme la quintessence de l’Occident haï.« 

La série d’attentats de Nice, Avignon et Djeddah n’est pas exactement une surprise :

– Nous sommes le pays d’Europe le plus frappé par le djihadisme depuis longtemps.

– L’affaire de Charlie Hebdo est ravivée par le procès.

– Depuis l’attentat de Villejuif en janvier, les attaques au couteau se sont succédées en France, formant une sorte de routine de l’horreur en 2020.

– Al Qaïda (par son agence Tabat) et Daesh avaient récemment appelé à nous frapper à nouveau.

S’ajoute enfin un dernier facteur : le monde islamiste est en ébullition et les malédictions contre le président de la République se succèdent.

« Macron fait partie des quelques dirigeants qui adorent Satan », déclare au Bangladesh un responsable l’Islami Andolan Bangladesh (IAB) devant 40.000 manifestants anti Charlie. Condamnant notre effort « pour répandre son racisme culturel », le principal conseiller pour la presse d’Erdogan, ajoute que c’est le « résultat du programme anti-musulman du président français Macron ». Selon al Hazar, ses propos sur la crise de l’islam sont « racistes, de nature à enflammer les sentiments de deux milliards de musulmans à travers le monde ». Bref, en quelques jours, sur fond de boycott[age] et de condamnations, le président de la start-up nation est dénoncé comme le chantre planétaire de l’islamophobie, et Charlie son suppôt.

Certes, beaucoup ont du mal à concevoir la liberté de la presse et à admettre que ce n’est pas l’Elysée qui décide de ce qu’un hebdomadairement mettra en couverture [BFMTV de Patrick Drahi (Altice France, propriétaire de plusieurs media dont L’Express et RMC) et le Groupe Les Echos-Le Parisien de LVMH ou le JDD du Groupe Lagardère Media News) décident seuls de complaire au pouvoir et sont assez grands pour se coucher seuls]. Mais l’étiquette raciste accolée à Macron, évidemment liée à ses déclarations sur l’islamisme radical à combattre, est révélatrice. « L’idée que les terroristes agissent pour des objectifs politiques, suivant une certaine rationalité, et pas uniquement remplis de haine ou frustrés, n’est pas agréable à admettre mais elle est vraie » [D’autant moins « agréable » qu’elle est fondée et marque un inversement du ‘politiquement correct’].

Et il ne s’agit pas que de rhétorique et démagogie. L’assassin du prof. [professeur] Paty à Conflans avait laissé un message (avec la photo de la tête coupée) sur Twitter [une représentation autorisée par le Coran et non suivie de représailles sanguinaires] « De Abdullah, le serviteur d’Allah, à Marcon (sic), le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad, calme tes semblables avant qu’on vous inflige un dur châtiment ».

Penser ces menaces

On retrouve bien là les deux dimensions de l’action terroriste. L’une consiste à punir physiquement et symboliquement des coupables (comme le professeur, accusé de blasphème [comme les caricaturistes de Charlie hebdo], ou de simples paroissiens [anonymes et innocents de tout] même représentant la France en général) et installer la peur [une stratégie typique des systèmes totalitaire quand dieu n’est pas amour et pardon et qui justifie l’accusation d’islamo-fascisme]. L’autre dimension implique de menacer un acteur dominant pour l’affaiblir et mettre fin à ses agissements. Donc, pour contraindre sa volonté politique par la force (ce qui n’est pas loin de la définition de la guerre par Clausewitz) [l’islamo-fascisme est d’ailleurs couvert par les islamo-gauchistes qui comptent nombre d’ultra et de révolutionnaires partisans de la violence]. L’idée que les terroristes agissent pour des objectifs politiques, suivant une certaine rationalité, et pas uniquement remplis de haine ou frustrés [mais qui instrumentalisent les émotions, une pratique répandue de la presse institutionnelle qui, pourtant, bave sur les réseaux sociaux soumis à leurs instincts], n’est pas agréable à admettre mais elle est vraie [on peut être « mediologue » et ressasser !]. Rappelons, par exemple, qu’en 2015, quand les tueurs du Bataclan vidaient leurs chargeurs sur la foule, ils ne manifestaient pas leur rejet du rock et des jupes courtes (le « ce que nous sommes »), ils hurlaient des slogans contre Hollande qui bombardait la Syrie. Châtier celui qui a contrevenu à la loi sacrée et frapper un système qui l’encourage relèvent de la même logique judiciaire et conquérante à la fois. « Dans une représentation assez confuse, les croisades, la Révolution, la présence coloniale ou les provocations de Charlie forment une continuité caractéristique du peuple athée ou infidèle par excellence. »

Le djihadiste qui nous tue ou l’islamiste qui nous maudit [et pas que: il torture] sont [est] d’accord pour voir la France (et non la République, concept qui leur est étranger [d’autant plus qu’elle est laïque]) comme une unité et une hiérarchie que symbolise l’actuel président [la personne de Macron plutôt que la fonction présidentielle]. Dans une représentation assez confuse [un amalgame que l’on retrouve dans l’enseignement abandonné à tous les partis-pris politiques, de l’école primaire à l’ENA, mais majoritairement de gauche radicale – la loi étant pareillement livrée à l’interprétation du juge solitaire et souverain, donc détournée ou inappliquée (d’où le besoin d’en faire d’autres, qui seront elles-mêmes bafouées)] – , les croisades, la Révolution, la présence coloniale ou les provocations de Charlie [exclusion faite des invasions et de l’esclavagisme arabes ou de la soumission des femmes musulmanes] forment une continuité caractéristique du peuple athée ou infidèle par excellence. Et, sans trop distinguer entre des bons Français indemnes de toute islamophobie [ni des arabes athées ou des musulmans modérés, victimes de l’image du musulman, imprimée par les fondamentalistes religieux et les islamo-fascistes] ou de très méchants qui feraient le jeu du RN [quand il combat l' »establishment » et le politiquement correct sur lequel le pouvoir macronien s’aligne désormais, en en venant précisément à les pointer], le discours islamiste nous rend indistinctement solidaires de nos gouvernants [les islamistes ne laissent aucune place au pluralisme]. Ils incarneraient cette essence nationale agressive et persécutrice. Voire diabolique [nombreuses références à satan: illustration ci-dessus] si l’on prend le vocabulaire employé. Allez après cela expliquer notre « laïcité à la française ».

Argument religieux combiné à l’argument inspiré du ‘politiquement correct

Ceux qui s’indignent de notre indignation après la décapitation [d’un fonctionnaire de la République] de Conflans, ou de Nice n’ont visiblement pas les mêmes codes que nous. L’argument religieux (ils sont kafirs) et l’argument copié du politiquement correct (ces colonialistes sont racistes) se combinent pour nous désigner[la France et les Français] comme une quintessence de l’Occident haï.

Se surajoute notre délit d’insolence [allumette sur les broussailles sèches]: le fait de permettre les caricatures (qui seraient considérées comme offensant des sensibilités aux États-Unis par exemple). Plus la posture du gouvernement qui rompt avec le rienavoirisme et le pasdamalgamisme qui régnait en 2015, en se mobilisant contre la tentative d’imposer des normes et des tabous islamistes. C’est-à-dire en promettant au nom des valeurs de la République, de lutter contre l’influence islamiste, même chez les enfants. « Vieux constat : c’est l’ennemi qui vous désigne comme tel, pas votre bonne volonté. »

Si guerre il y a, c’est surtout un conflit de, par, et pour la croyance [la laïcité qui tolère toutes les croyances et la non-croyance]. Une étape a été franchie avec ces déclarations que ne se calmera sans doute aucune politique de modération ou de pédagogie. Vieux constat : c’est l’ennemi qui vous désigne comme tel, pas votre bonne volonté.

Un article « dégueulasse » de l’hebdo ‘La Vie’ cassant la secrétaire d’Etat à la Jeunesse sur le sujet de la laïcité

Cet article est le fac-simile de l’article partisan, soutenu par… Politis !

« A Poitiers, dialogue de sourd entre les jeunes et leur secrétaire d’Etat

Une centaine de jeunes ont eu l’occasion de rencontrer la secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry, à l’issue de leur rencontre nationale autour de la question des religions dans la société, organisée par la Fédération des centres sociaux, à Poitiers, le 22 octobre. Sarah El Haïry n’a pas réussi à établir le dialogue qu’espéraient les jeunes. Par Laurent Grzybowski

Publié le 30/10/2020 à 14h11 I Mis à jour le 30/10/2020 à 14h11   Poitiers

Sarah El Hairy, secretaire d’État à la Jeunesse et à l’Engagement, a rencontré 130 jeunes venus de toute la France, le 22 octobre. • MARTA NASCIMENTO

C’est ce qu’on appelle un rendez-vous manqué. Après trois jours d’échanges et de débats intenses, sur le thème de « La place des religions dans la société », les 130 adolescents venus de toute la France, rassemblés du 20 au 22 octobre au lycée Isaac de l’Étoile, à Poitiers – à l’initiative de la Fédération des centres sociaux –, espéraient engager un dialogue de fond avec Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement. Celle-ci était venue tout exprès de Paris pour les rencontrer à l’issue de leurs travaux et pour écouter ce qu’ils avaient à lui dire.

Un rendez-vous d’autant plus opportun qu’il intervenait quelques jours après l’attentat terroriste contre Samuel Paty, ce professeur d’histoire assassiné par un fanatique religieux [sans précision de son appartenance religieuse] devant son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). De quoi donner un certain relief [sic] à cette rencontre prévue de longue date. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

Trop peu d’enseignement sur les religions

Tout avait pourtant bien commencé. Réunis dans le gymnase du lycée, des porte-parole désignés par leurs camarades ont commencé à dresser un état des lieux. « On est partis de notre propre vécu, de nos expériences personnelles dans différentes situations, le lycée, la rue, le travail ou la formation, et on s’est rendu compte que nous vivions des choses similaires, des discriminations, par rapport à notre couleur de peau, notre origine, notre orientation sexuelle ou notre religion », raconte l’une d’entre eux, Tina, 17 ans, élève en classe de terminale [et victimaire à l’unison de son milieu, mais aussi d’une certaine presse].

Il faut aimer la police, car elle est là pour nous protéger au quotidien. Elle ne peut pas être raciste, car elle est républicaine !
Sarah El Haïry, secrétaire d’État

Les paroles prononcées sont directes et sans filtre. Mais au moment où l’un des adolescents évoque « les violences policières » et les contrôle au faciès dont certains s’estiment victimes, la ministre se lève d’un bond, n’hésitant pas à l’interrompre pour lui expliquer qu’« il faut aimer la police, car elle est là pour nous protéger au quotidien. Elle ne peut pas être raciste, car elle est républicaine ! ». Malaise dans la salle [malaise naturel chez des républicains ?].

On sait que les religions et la laïcité sont au programme, mais c’est trop court, inefficace, et les discours sont souvent maladroits.
Émilie, 16 ans, élève de seconde

Puis, c’est au tour d’Émilie, 16 ans, élève de seconde dans un lycée toulousain, d’apporter son témoignage. « Nous avons constaté que, dans la société, nous manquions d’espaces pour pouvoir parler des religions, en débattre, pour pouvoir mieux les connaître. Même au lycée, on aborde rarement ce sujet [discours relevant de l’infox, quand on sait que, depuis plusieurs générations, les jeunes musulmans dénient aux professeurs le droit d’aborder le sujet, ne serait-ce que sous l’angle historique]. On sait que les religions et la laïcité sont au programme, mais c’est trop court, inefficace, et les discours sont souvent maladroits. On fait souvent face à des représentations, à des jugements sommaires [dans les écoles de la République, les enseignants se plient à l’obligation de laïcité: la jeune lycéenne souhaite-t-elle que les imams entrent au lycée ?]. Ici, c’est la première fois de ma vie que je peux parler librement de ma religion et que je ne me sens pas jugée. Ce n’est pas parce qu’on est chrétien ou musulman qu’on représente une menace pour la société. Pour moi, la diversité est une chance. » {Autre platitude à succès: « nous sommes tous des êtres humains »!]

Absence d’unanimité

« Quand j’ai expliqué à mon prof d’histoire que j’étais musulmane, il m’a tout de suite agressée », poursuit Farah, 16 ans, élève en seconde, encore choquée d’avoir été prise à partie par son enseignant [témoignage douteux au vu de la sympathie généralement affichée par les professeurs majoritaires de la FSU ou du respect des autres syndicats]. « Il a cherché à convaincre les musulmans de la classe que Dieu n’existait pas [typique, jusque-là], que c’était prouvé par la science [on verse dans le ridicule: les enseignants, qui sont des universitaires, ne sont pas schématiques et l’histoire n’est pas une science exacte !]. Moi, je n’impose rien à personne, pourquoi est-ce que lui m’imposerait sa vision ? J’ai failli porter plainte. Je crois à la liberté d’expression, mais j’ai le sentiment qu’on n’est pas tous libres de la même manière : lorsqu’il s’agit d’exprimer un propos athée ou critiquant les religions, la parole est totalement ouverte et c’est très bien ! Mais lorsqu’il s’agit de dire qu’on aime la religion ou qu’on est croyant, la parole est étouffée. On peut même se retrouver rejeté ou montré du doigt [par les athées et les francs-maçons, les militants de la LDH et La Vie ou Politis ?] . Pourtant, la liberté d’expression devrait être la même pour tous. D’accord pour l’expression publique du blasphème à l’école [le blasphème est pourtant une injure et souvent une vulgarité dans les caricatures de Charlie hebdo], mais alors il faudrait aussi respecter l’expression publique de la foi. » [la foi est un cheminement privé, une expérience relevant de l’intime, sur laquelle la Vie catholique ne met pas ici son grain de sel]

« Mais qu’est-ce que c’est que ce catéchisme qu’elle vient nous débiter ? »
Un jeune en aparté
[la République est un catéchisme?]

« Je ne peux pas laisser dire ça ! », répond Sarah El Haïry, s’emparant aussitôt du micro. La secrétaire d’État se lance alors dans un cours d’éducation civique et morale autour de la loi de 1905 [ce qui ne paraît pas être hors de son domaine de compétence et recevable]: « La République protège ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Elle apprend aux jeunes à être des citoyens libres. Dans notre pays, c’est la liberté, l’égalité et la fraternité, en tout temps et en tout lieu. Notre jeunesse doit faire vibrer les valeurs républicaines partout. De la même manière que la police nous protège, l’école nous instruit. » Des propos loin de faire l’unanimité parmi les adolescents, incrédules, qui ont l’impression de ne pas être entendus. « Mais qu’est-ce que c’est que ce catéchisme qu’elle vient nous débiter ? », souffle discrètement l’un d’entre eux. [La Vie ponctue ainsi chaque propos de la ministre. On notera au passage que ces jeunes de Poitiers parlent un français étrangement soigné dans la forme…]

La laïcité protège-t-elle les mineurs ?

« Je connais des personnes croyantes qui subissent de nombreuses discriminations autour de moi, à cause de leur religion, parce qu’elles portent un signe religieux ou parce qu’elles respectent des règles alimentaires, commente Tina en aparté [pourquoi ce « off »? inventé pour suggérer que la parole n’est pas libre?]. Moi, comme athée, je n’ai jamais été discriminée. C’est pour ça que je veux défendre mes copines croyantes parce qu’elles n’ont pas toujours les moyens de se défendre elles-mêmes. Même si c’est très intime, les croyances, c’est important d’en parler. D’ailleurs, si on parlait davantage au lycée, je pense qu’il y aurait moins de violence et moins de haine. En tout cas, ici, j’ai appris plein de choses. »

« Les adultes croient qu’on se hait entre nous parce qu’on est différents, mais c’est tout le contraire », s’insurge Laounia, 17 ans, élève en classe de première, à Périgueux. « Ce sont les adultes qui se haïssent entre eux, pas nous. Nous, on a tous envie de se connaître d’une culture à l’autre. Pour les profs, je comprends que ça puisse être délicat. Du coup, il faudrait que des personnes extérieures interviennent dans les collèges ou dans les lycées pour venir nous parler de leur religion. »

Les religions n’ont pas leur place à l’école, un point c’est tout. Vous êtes des mineurs, la laïcité est là pour vous protéger !
Sarah El Haïry, secrétaire d’État

Des témoignages difficiles à entendre par la secrétaire d’État qui semble désormais sur la défensive. « L’école est un lieu vibrant de la construction libre, un sanctuaire de la République, hors de l’espace et du temps », répète-t-elle à plusieurs reprises, de manière quasi incantatoire, refusant énergiquement l’idée d’un enseignement du fait religieux à l’école et ne cessant de renvoyer les jeunes dans leurs cordes. « Les religions n’ont pas leur place à l’école, un point c’est tout. Vous êtes des mineurs, la laïcité est là pour vous protéger ! »

J’ai plus le sentiment d’être brimée que d’être protégée. Plusieurs de mes copines se sont fait cracher dessus ou ont été traitées de terroristes parce qu’elles avaient le malheur de porter un foulard.
Jawan, 15 ans, musulmane

« Mais nous protéger de quoi ? », s’interroge Jawan, 15 ans, élève en classe de seconde à Poitiers, qui ne comprend pas pourquoi elle n’a pas le droit de porter le voile au lycée. « J’ai plus le sentiment d’être brimée que d’être protégée », poursuit cette jeune fille musulmane qui dit en avoir marre d’être tout le temps considérée « comme une mineure irresponsable », incapable de penser par elle-même. Marre aussi des stéréotypes et des amalgames dont sont victimes beaucoup de ses camarades. « J’ai plusieurs copines qui se sont fait cracher dessus ou ont été traitées de terroristes parce qu’elles avaient le malheur de porter un foulard. »

Neutralité de l’école publique

« Le problème vient aussi des médias », enchaîne Diego, 16 ans, chargé avec d’autres délégués de formuler quelques propositions concrètes pour combattre les discriminations dont ils se sentent victimes. « Nous attendons des journalistes qu’ils proposent de l’information et pas de l’opinion ou des jugements, explique le lycéen. Nous voudrions qu’ils soient sanctionnés quand ils stigmatisent au lieu de protéger et d’informer. Qu’ils arrêtent de parler à la place des uns et des autres et qu’ils donnent la parole aux personnes concernées, comme les femmes voilées. On ne les entend jamais. Nous voudrions aussi que les signes religieux soient acceptés au lycée. »

Une idée rejetée avec force par Sarah El Haïry, qui rappelle le devoir de neutralité de l’école publique : « Le voile, vous pourrez le porter à l’université quand vous serez majeures, mais pas maintenant ! Le lycée est un espace sacré. Ce sanctuaire républicain est un lieu vibrant hors du temps et de l’espace dont le but est de vous aider à vous construire et à devenir des citoyens libres et éclairés. Vous devez avoir le sentiment d’appartenir à la communauté républicaine », a affirmé la représentante de l’exécutif avant de tenter de faire chanter l’hymne national à l’assemblée, sous le regard interloqué des participants.

Une Marseillaise finalement peu reprise par le public et par les élus présents. « C’est quoi cette histoire de Marseillaise ?, s’emporte Carla, 15 ans. Quel rapport avec nos échanges ? La ministre a totalement minimisé les discriminations que nous subissons et au lieu de répondre à nos propositions s’est contentée de nous faire reprendre un chant chargé de violence. J’y vois une marque de mépris. »

Trois jours dans le respect des différences

Malgré l’étonnante maturité dont ils ont fait preuve dans leurs échanges, occupés à faire entendre la voix des jeunes, ni Carla ni ses camarades n’ont établi spontanément de lien entre leur réflexion sur les religions à l’école et l’assassinat de Samuel Paty. « Il s’agit d’un acte ignoble », confie la jeune Émilie, estimant que « ce drame confirme qu’il faut vraiment parler des religions à l’école et casser les tabous ». Un avis largement répandu parmi ces jeunes issus des quartiers populaires réunis durant ces trois jours à Poitiers.

Ce qu’on a vécu durant ces trois jours montre qu’on peut débattre entre nous, avoir des opinions différentes, et qu’on peut le faire dans le respect des uns et des autres.
Jade, engagée dans une épicerie solidaire

Comme la plupart des participants, Jade — engagée dans une épicerie solidaire liée au centre socio-culturel de Buxerolles, dans la périphérie de Poitiers – s’est dite « déçue par l’attitude fermée » de la secrétaire d’État. « Ce qu’on a vécu durant ces trois jours montre qu’on peut débattre entre nous, avoir des opinions différentes, et qu’on peut le faire dans le respect des uns et des autres, nous a-t-elle confié à l’issue de la rencontre. Du coup, je ne comprends pas pourquoi nous n’avons pas été écoutés. Nos propositions s’adressent aux adultes, aux élus et aux pouvoirs publics. Nous ne pouvons pas agir sans eux, mais ils ne peuvent pas non plus agir sans nous. »

Le message sera-t-il entendu par la secrétaire d’État chargée la Jeunesse et de l’Engagement ? Lorsqu’on voit comment celle-ci s’est empressée de quitter les lieux, après avoir expliqué – très énervée – aux journalistes présents à l’extérieur de la salle que cette jeunesse n’était pas franchement « représentative » de la jeunesse française, rien n’est moins sûr.

Les centres sociaux, un formidable maillage territorial
Partout, en France, les centres sociaux sont des structures de proximité qui animent le débat démocratique, accompagnent des mobilisations et des projets d’habitants de toutes générations pour construire de meilleures conditions de vie. Ils proposent des activités sociales, éducatives, culturelles, familiales pour répondre aux besoins du terrain. Les 1250 centres sociaux qui couvrent le territoire, notamment dans les quartiers populaires et dans les zones rurales ou périurbaines, sont réunis au sein de la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FSCF). Créée en 1922 et reconnue d’utilité publique en 1931, au titre de l’éducation populaire, cette fédération a constitué un réseau national de jeunes, avec les milliers de collégiens et de lycéens qui fréquentent ses centres. Son objectif : encourager la prise de responsabilité de tous pour faire vivre la démocratie participative et donner à chacun son pouvoir d’agir. »

[Les crochets sont évidemment dus à l’auteure du site]

Des évêques dénoncent les caricatures de Charlie Hebdo

« On ne se moque pas impunément des religions, » notent ces évêques

Certains  dignitaires catholiques français ont récemment fait tomber un tabou en pointant le blasphème érigé en droit.

Après avoir condamné fermement les assassinats des libertaires de Charlie hebdo, plusieurs évêques se sont indignés de l’assassinat de Samuel Paty et de l’attaque de Nice, mais aussi des caricatures de Charlie Hebdo, des dessins qu’iks jugent, comme nombre de Français, « offensants » at « blasphématoires », jetant de « l’huile sur le feu ».

« Non, je ne suis pas Charlie, je suis André Marceau ! », affirmait l’évêque de Nice, peu après l’attaque d’un djihadiste de l’intérieur commise le 29 octobre contre trois fidèles d’une église de son diocèse, dans un entretien à Nice-Matin.

« Certes la liberté d’expression est sacrée en France, mais que chacun s’assume. Il y a des identités qu’on ne peut pas trop bafouer à la légère« , insistait-il.

Comme lui, d’autres hauts responsables de l’église ont exprimé leurs réserves. « On ne se moque pas impunément des religions », a observé, un peu plus tard sur une radio l’évêque de Toulouse Robert Le Gall, jugeant que « la liberté d’expression atteint ses limites » et « qu’on jette de l’huile sur le feu » avec les caricatures.

« Comment croire que la quintessence de l’esprit français réside dans la vulgarité et la malveillance ? », s’est interrogé de son côté l’archevêque d’Albi, Jean Legrez.
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Tout est affaire de mesure

Condamnant « avec force » les attentats, Jean-Pierre Cattenoz,  l’évêque d’Avignon n’estime pas que « les caricatures blasphématoires sont (…) un droit en démocratie ». Dans un texte publié sur le site du diocèse, il répond « non », confiant avoir « pleuré » devant une caricature ayant « blessé sa sensibilité de chrétien ». 

Mgr Cattenoz dit également être « resté sans voix devant les déclarations du président de la République », lorsqu’il « a justifié au nom même de la démocratie la liberté de dire et de publier tout et n’importe quoi, la liberté au blasphème sous toutes ses formes. Je croyais rêver ! »

Collectivement, la Conférence des évêques de France, réunie en assemblée plénière, a assuré samedi dans un communiqué: « la liberté doit être défendue, sans faiblesse ». Tout en interrogeaant: « est-ce à dire que la liberté d’expression ne doit connaître aucune retenue vis-à-vis d’autrui et ignorer la nécessité du débat et du dialogue ? » « Oui, les croyants, comme tous les citoyens, peuvent être blessés par des injures, des railleries et aussi par des caricatures offensantes« , a poursuivi l’épiscopat, invitant « chacun » à commencer par le « respect » et « la fraternité ».

Certains évêques, ceux qui vont le plus loin dans leur expression, « n’ont pas intégré le fait que la séparation des Eglises et de l’Etat impliquait cette liberté d’aller très loin dans la caricature ou l’insulte anti-religieuse (…) Ils considèrent que le ‘blasphème’ ne devrait pas être libre dans nos sociétés« , observe Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions, qui a commis ‘Religions à la carte’ et ‘La Loi de Dieu contre la liberté des hommes’, ancien directeur de la rédaction de la Revue Esprit, lieu de reflexion de croyants marqués très à gauche.


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Et chez les fidèles ? « Les catholiques, ceux pratiquants ou se disant appartenir à l’Église, sont malheureux ou mal à l’aise avec ces caricatures », estime-t-il, confiant avoir perçu ces derniers jours sur les réseaux sociaux « un malaise montant sérieusement », y compris « chez les fidèles assez libres par rapport à l’Église ». « Ils « ne vont pas applaudir des caricatures que généralement ils trouvent grossières, avec des dessins très vulgaires ».

C’est le cas d’Auriane You, jeune catholique de 24 ans, qui explique : « je ne suis pas contre la caricature, de manière générale, c’est une forme de liberté d’expression qui peut nourrir le débat, comme par exemple les pièces de Molière ». Mais cette agent municipal dans une mairie de Seine-Saint-Denis dit ressentir « un malaise par rapport aux caricatures de Charlie Hebdo, car j’ai l’impression qu’elles n’ont pas vocation à élever le débat, plutôt à humilier et rabaisser ».

Hommage à Samuel Paty: apologie du terrorisme par deux collégiens à Strasbourg

Enquête ouverte contre ces deux mineurs de 16 ans radicalisés

Cette enquête a été ouverte à Strasbourg après des incidents survenus lundi lors de l’hommage au professeur martyr sauvagement décapité, Samuel Paty. Elle vise deux adolescents de… 12 ans, scolarisés en 5e dans deux collèges publics différents, a indiqué mardi 3 novembre le Parquet. La mosquée est-elle le lien commun entre les deux jeunes anti-républicains?

L’enquête est confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Strasbourg et à la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin, a indiqué le Parquet de Strasbourg.

Lors des échanges entourant la minute de silence en hommage à Samuel Paty, les deux adolescents auraient tenu des propos laissant entendre qu’ils approuvent – comme leurs familles – l’assassinat du professeur, a confirmé le procureur de la République.

Deux autres incidents ont également été signalés à la justice

Deux collégiens sont concernés par une enquête ouverte pour apologie du terrorisme après l'hommage rendu à Samuel Paty.
Deux collégiens sont concernés par une enquête ouverte pour apologie du terrorisme après l’hommage rendu à Samuel Paty. 

Ils concernent cette fois des enfants de 8 et 9 ans, et scolarisés dans des écoles primaires. Une «évaluation sociale par les services du département» du Bas-Rhin a été ordonnée, a précisé le Parquet de Strasbourg.

Strasbourg accueille la plus importante communauté d’origine turque de France.

Depuis l’assassinat de Samuel Paty, 66 enquêtes pour apologie du terrorisme ont été ouvertes à la suite de signalement à la plateforme Pharos, chargée de détecter les contenus en ligne illicites, a indiqué lundi Gérald Darmanin. «Les interpellations que nous faisons sont souvent le fait de jeunes personnes, qui ont entre 12 et 16 ans, qui utilisent des mots extrêmement crus», avec une «habitude face à l’hyper violence, notamment inspirée par l’Etat islamique, extrêmement préoccupante», a ajouté le ministre.

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Blanquer avait prévenu qu’il y aurait des sanctions pour les élèves qui ne respecteraient pas la minute de silence

Caricatures : Al-Qaïda menace Macron

Le groupe djihadiste Aqmi appelle à tuer toute personne insultant le prophète Mahomet

Des Indonésiens protestent contre Emmanuel Macron, illustration
Des Indonésiens protestent contre Emmanuel Macron, illustration; Dita Alangkara/AP/SIPA

Macron a affirmé que la France, au nom de la liberté d’expression, ne renoncera pas aux caricatures, si obscènes et diffamatoires qu’elles puissent être.

Lundi 2, le groupe djihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique a appelé ses partisans à tuer toute personne insultant le prophète Mahomet et menacé de se venger du président Macron, qui a défendu le droit à la caricature. Les Chrétiens, ni les Juifs également ciblés par les athées de Charlie hebdo respectent, quant à eux, la vie de leurs agresseurs.

« Tuer celui qui insulte le prophète est le droit de chaque musulman capable de l’appliquer », a écrit le groupe Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) dans un communiqué, en réaction aux déclarations du président Macron lors de la cérémonie d’hommage à l’enseignant français Samuel Paty, décapité le 16 octobre dans un attentat islamiste pour avoir montré des caricatures du prophète dans un cours consacré à la liberté d’expression.

Le terroriste de Conflans présenté pour un martyr

Macron a affirmé que la France, au nom de la liberté d’expression, ne renoncera pas aux caricatures, déclenchant un flot de critiques dans le monde musulman et des appels au boycottage.

Des dizaines de milliers de fanatiques ont manifesté ces derniers jours contre la France dans plusieurs pays musulmans, dont 50.000 ce lundi au Bangladesh, un pays pourtant soutenu par des associations humanitaires françaises (Plan International France, ONG de parrainage d’enfant et d’aide au développement de sa communauté). certains protestataires brûlant des effigies du président Macron et des drapeaux français. ‘Alliance Urgences’ est un collectif de 6 ONG françaises : ACTION CONTRE LA FAIM, CARE, HANDICAP INTERNATIONAL, MÉDECINS DU MONDE, PLAN INTERNATIONAL ET SOLIDARITÉS INTERNATIONAL unies pour soutenir les Rohingas au Bangladesh. 

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« Le boycottage est un devoir, mais ça ne suffit pas », a écrit Aqmi, appelant à la « vengeance » et présentant comme un « martyr » le Tchétchène radicalisé qui a assassiné Samuel Paty. « On n’oubliera pas vos agissements atroces », a par ailleurs lancé Aqmi menaçant Macron.

Les caricatures de Mahomet sont “à la limite de la pornographie,” observe Luc Ferry

L’ancien ministre de l’Education dénonce des caricatures “ignobles”

Luc Ferry a fait voler en éclats l’omerta sur l’infamie de Charlie hebdo

Alors qu’ils rentrent des vacances de la Toussaint, les élèves vont tous participer à un hommage à Samuel Paty, enseignant d’histoire-géographie décapité à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir utilisé des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression. Sur franceinfo, l’ancien ministre de l’Education, Luc Ferry, ne s’est pas exprimé sur cet hommage, mais a fustigé les caricatures du prophète Mahomet, maltraité comme les deux autres religions monothéistes – sans que celles-ci appellent au crime – et l’ancien ministre a condamné implicitement Charlie Hebdo.
 
« On n’est pas obligé, pour enseigner la liberté d’expression, de montrer des caricatures qui sont à la limite de la pornographie », souligne le philosophe. Et de faire un peu de pédagogie. « Je monterais les caricatures, éventuellement celles de Charlie, mais qui mettent en scène aussi bien Jésus, Moïse et Mahomet. Mais on n’est pas obligés de montrer autant de caricatures qui sont à la limite de la pornographie et qui sont quand même ignobles ».

Liberté « absolue »

Ces caricatures sont des « insultes ».

Il suggère en revanche, ce qui serait cohérent en cours d’histoire, de partir de « Louis-Philippe (le dernier roi de France) transformé en poire », une représentation anti-monarchique qui avait « fait scandale à l’époque ».
 
Un discours qui rappelle la sortie du premier ministre canadien, samedi 31 octobre. Si Justin Trudeau affirmait « toujours défendre la liberté d’expression », il explique toutefois qu’elle n’est pas « sans limites », ajoutant que dans « une société pluraliste, diverse et respectueuse comme la nôtre, nous nous devons d’être conscients de l’impact de nos mots, de nos gestes sur d’autres, particulièrement ces communautés et ces populations qui vivent encore énormément de discriminations. » Pour mémoire, dans son ouvrage L’homme-Dieu ou le sens de la vie, Luc Ferry affirme que la liberté de pensée « est absolue ou elle n’est rien. » Ce qui n’est pas contradictoire, puisqu’il n’est pas conseillé d’exprimer tout ce qui traverse l’esprit.

Pas plus que d’étaler ses vices cachés comme ses fantasmes les plus mal refoulés en les travestissant d’idéologie nauséabonde.

Une bande encagoulée attaque les profs d’un lycée à Nantes en plein hommage à Samuel Paty

Cette trentaine d’individus a bloqué l’accès à un lycée et attaqué les enseignants.

Ce lundi 2 novembre un hommage était rendu dans toutes les écoles de France à Samuel Paty, ce professeur décapité par un terroriste islamiste lors de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre dernier. Minutes de silence, lectures de textes, réflexions sur la liberté d’expression et la citoyenneté au sens large : il fallait que ce jour s’imprime dans la mémoire collective, pour que le martyre de l’enseignant ne reste pas vain. Après l’hommage national rendu à la Sorbonne, le 21 octobre, la France était de nouveau au rendez-vous pour saluer Samuel Paty.

Cagoules, barrières et projectiles

Un panneau lors de l'hommage à Samuel Paty à Nantes, le 18 octobre (Photo by Estelle Ruiz/NurPhoto)
Un panneau lors de l’hommage à Samuel Paty à Nantes, le 18 octobre

Mais au lycée Gaspard Monge La Chauvinière, classe 35e sur 46 au niveau départemental en 2015, au nord de Nantes, l’hommage a été entaché par une aggression qui aurait pu très mal tourner. Selon France Bleu, vers 9h45, une trentaine d’énergumènes aux visages masqués se sont attroupés devant le lycée. Ils ont d’abord lancé divers projectiles sur les enseignants, puis ils ont tenté de barrer l’accès au lycée et de couper la circulation de la rue de la Fantaisie. La police est rapidement arrivée sur les lieux et aucun professeur n’a été blessé.

Les forces de l’ordre n’ont réussi à interpeller qu’une seul assaillant. C’est un adulte de 18 ans, déjà connu des services de police. Il a été aussitôt placé en garde à vue, puis mis en examen pour « participation à un attroupement violent et recel de vol ».

Une enquête a été ouverte après que deux bouteilles d’acide et un sachet contenant un liquide inflammable ont été découverts à proximité du lieu de l’attaque.

Un avant-goût de blocages ?

Un lycée du Creusot présente l’hommage à Samuel Paty comme facultatif, avant de se raviser

Le rectorat de l’académie de Nantes s’est ému d’un “événement majeur et exceptionnellement grave qui n’est pas anodin », précisant qu’il pourrait avoir un lien avec un appel au blocage des lycées, ce mardi 3 novembre, qui tourne actuellement sur les réseaux sociaux. Le député LREM de Loire-Atlantique François et ancien ministre, François de Rugy, a de son côté réagi à chaud : “Je condamne fermement l’attaque contre le lycée de la Chauviniere à Nantes au moment du temps de recueillement en hommage à Samuel Paty : c’est très grave et lourd de sens. Tous les acteurs politiques et éducatifs nantais doivent agir ensemble pour combattre ces comportements.”

2017: un antécédent d’apologie du terrorisme au lycée Monge

Le lycéen de 18 ans interpellé pour apologie du terrorisme a été libéré sous contrôle judiciaire. Il devra s’expliquer devant le tribunal le 21 février, à Nantes.

Un élève de 18 ans de ce lycée nantais, Monge-Chauvinière, devra répondre de l’apologie du terrorisme devant le tribunal correctionnel.

Un élève de 18 ans de ce lycée nantais, Monge-Chauvinière, avait dû répondre de l’apologie du terrorisme devant le tribunal correctionnel.

Le lycéen de 18 ans placé en garde à vue pour apologie du terrorisme, mercredi 20 décembre 2017, à Nantes, a été libéré. Convoqué devant le tribunal correctionnel en 21 février 2018 pour s’expliquer, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Début décembre, l’élève, en classe de 1e professionnelle, avait fait allégeance à Daech, acronyme arabe de l’organisation Etat islamique, en plein cours d’histoire, au lycée Monge-Chauvinière, à Nantes. Ce garçon de 18 ans avait, selon l’enseignant, « développé sa pensée de manière virulente ».

L’élève avait été convoqué en conseil de discipline. Il ne s’y est pas présenté, ce qui a conduit la direction de l’établissement à saisir le procureur. Selon son avocat, « il est bien allé au rendez-vous, mais au bout d’un moment, il en a eu marre d’attendre et il est parti »… Pour maître Olivier Renard, « c’est une simple bêtise de gamin » . L’adolescent a expliqué à son conseil qu’il avait « balancé cette phrase comme ça, pour faire rire toute la classe » . Le lycéen ne se serait pas rendu compte de la gravité de ses mots. Les investigations menées dans son entourage auraient démontré que ce lycéen qui habite dans un quartier sensible nantais, n’aurait pas de contact avec la mouvance islamiste.

De son côté, le procureur, Pierre Sénnès, considéra que « ces propos tenus, dans l’enceinte d’un établissement scolaire, sont graves.  On estime que c’est une infraction qui doit être jugée par le tribunal ».

Hommage à professeur décapité: le Snuipp-FSU fait entendre sa différence

Ce syndicat d’enseignants regrette que la rentrée scolaire ne soit pas reportée à mardi et dénonce le « désordre dans l’Education nationale »

Dans enfants en classe de CE2 en France le 13 octobre 2020.  (MYRIAM TIRLER / HANS LUCAS)

La co-secrétaire générale et porte-parole du Snuipp-FSU, syndicat du premier degré, réagit à la décision du gouvernement de maintenir la rentrée lundi à 8 heures.

« On nous annonce des problèmes de sécurité mais il y avait moyen de s’en prémunir en reportant tout simplement la rentrée des classes à mardi. Le ministre n’a pas voulu nous entendre sur ce point-là et ce qui règne à deux jours de cette rentrée, c’est le plus grand désordre dans l’Education nationale », regrette samedi 31 octobre sur franceinfo Guylaine David, co-secrétaire générale et porte-parole du Snuipp-FSU, le syndicat dominant chez les enseignants du premier degré.

La décision ministérielle est prise en raison du contexte sécuritaire pour éviter les attroupements d’élèves devant les établissements scolaires. L’hommage à Samuel Paty se manifestera par une minute de silence dans chaque classe: pas de pédagogie à l’école?Quant au temps pédagogique autour de la liberté d’expression, il n’est plus imposé pour le lundi 2 novembre, mais pourra se faire, au choix, dans la semaine ou dans le mois. Ou jamais!

franceinfo : la rentrée de ce lundi était prévue à 10 heures, mais elle a finalement été ramenée à 8 heures, pourquoi ce changement ?

Guylaine David : Les familles, les collectivités locales et les enseignants s’étaient organisés pour que cette rentrée se fasse à 10 heures et pour qu’on puisse se réunir en équipe pour parler de cet hommage et pour préparer cet hommage que nous devons à Samuel Paty. Mais une fois de plus, le ministre a décidé au dernier moment de changer les choses. On nous annonce des problèmes de sécurité, mais il y avait moyen de s’en prémunir en reportant tout simplement la rentrée des classes à mardi et en laissant les enseignants préparer lundi l’hommage et la rentrée scolaire avec le protocole et tout ce que ça va engager. Le ministre n’a pas voulu nous entendre sur ce point-là et, ce qui règne à deux jours de cette rentrée, c’est le plus grand désordre dans l’Education nationale et c’est bien dommage pour les élèves, les familles et les enseignants.

Comment va s’organiser cet hommage à Samuel Paty ? Est-ce que vous avez des détails ?

Il est ramené au strict minimum et ce n’est vraiment pas ce que les enseignants attendaient. Nous avions besoin de lui rendre hommage. Nous avions réussi avec l’ensemble des organisations syndicales et le ministère à organiser un protocole dans cette matinée qui devait se dérouler en trois temps et qui permettait d’avoir une discussion entre adultes, entre enseignants et d’avoir à la fois la préparation d’une séquence pédagogique puis cette minute de silence. Là, on va réduire ce temps-là à la minute de silence et ce n’est pas suffisant. Les enseignants sont frustrés. Il y a une grande inquiétude et une grande colère vis-à-vis de ce que fait le ministère.

Est-ce que c’est une bonne chose d’avoir maintenu les écoles ouvertes malgré le confinement ?

Oui, c’est une bonne chose. Nous devons garder les écoles ouvertes, parce que les enfants doivent continuer à aller à l’école. Pendant la période du premier confinement, ça a été très compliqué pour les élèves et les familles. Les enfants doivent être à l’école pour apprendre. On ne peut pas faire ‘l’école à la maison’: ce n’est pas l’école. C’est donc important de garder les écoles ouvertes, mais dans les meilleures conditions sanitaires. Nous avons donc demandé au ministre de renforcer ces conditions sanitaires. Pour nous, ce protocole il n’est pas assez renforcé et il va mettre en danger à la fois les élèves, les personnels et les familles.

Un nombre grandissant d’hommes d’Eglise dit ‘non’ aux caricatures religieuses

Des responsables religieux refusent de baisser les yeux et dénoncent les caricatures avilissantes.

Depuis les deux attentats qui ont frappé coup sur coup la France ces derniers jours,

Après l’attentat de Nice et la décapitation de Samuel Paty, le deuil est empoisonné par l’indignation et de colère. Choqués, horrifiés et désemparés par la barbarie des assassinats de ce professeur d’histoire, ainsi que des trois Chrétiens par des islamistes, certains haussent aujourd’hui le ton pour demander l’arrêt de la publication et de la diffusion de caricatures religieuses diffamatoires, qu’elles soient injurieuses ou obscènes.

Parmi eux, l’archevêque de Toulouse, Monseigneur Le Gall, le père Jean-Louis Giordan, ancien curé de la basilique Notre Dame de Nice, ainsi que l’évêque de Nice André Marceau, à défaut de l’évêque de Rouen, dont le diocèse a pourtant été traumatisé par le lâche égorgement du père Hamel, 86 ans, en prière dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 26 juillet 2016. Les premières déclarations ont suscité de vives réactions.

« On ne se moque pas impunément des religions, vous voyez le résultat que ça donne »– Monseigneur Le Gall, archevêque de Toulouse

Selon Mgr Le Gall, vendredi, montrer des caricatures de Mahomet est « dangereux » et revient à jeter « de l’huile sur le feu ». L’homme d’Eglise a affirmé être contre la liberté de blasphémer les religions, quelles qu’elles soient, en France. « La liberté d’expression a ses limites comme toute liberté humaine », a-t-il estimé en défendant plutôt « la liberté d’être ensemble, de parler ensemble, la liberté d’être des frères ensemble ».

Les réactions suite à ces propos ne se sont pas fait attendre. « Les digues sautent. Un évêque excuse les crimes. Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, la liberté de blasphémer les religions est en cause ! », a bondi l’ex-trotskiste Jean-Luc Mélenchon, toujours marqué à l’extrême gauche et accusé d’islamo-gauchisme, sur Twitter.

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Le président socialiste du département de la Haute-Garonne et ex-soutien de Benoît Hamon en 2016, Georges Méric, a dit, quant à lui, regretter les propos de l’archevêque, « qui constituent un recul dans le processus de sécularisation de la religion catholique ». Il a estimé que la « liberté de blasphémer appartient au droit de notre République, confirmant la liberté de penser et d’expression ».

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Dans un entretien publié samedi par le quotidien Nice-Matin, Monseigneur André Marceau, évêque de Nice, rejoint Monseigneur Le Gall. « Non, je ne suis pas Charlie, je suis André Marceau! Soyons nous-mêmes avec nos convictions. Ces caricatures, ce n’est pas mon problème. Certes, la liberté d’expression est sacrée en France, mais que chacun s’assume. Il y a des identités qu’on ne peut pas trop bafouer à la légère« , explique l’évêque. « Dans les cercles de l’islam, on doit prendre des mesures, tenir des propos, afin d’ouvrir les fidèles à d’autres réalités que celles qui vont jusqu’à l’extrémisme. Les musulmans doivent dire très fort qu’ils ne portent pas cette violence« , estime-t-il.

Le jour même de l’attaque, le père Jean-Louis Giordan, ancien curé de la basilique Notre Dame de Nice, expliquait de son côté qu’il pointe Charlie Hebdo et à ceux qui incitent à la diffusion de leurs caricatures des religions, en l’occurrence l’islam et son prophète Mahomet. « Moi, je ne suis pas Charlie et je suis en colère contre ces discours qui, sous couvert de défendre la laïcité et la liberté d’expression, salissent les religions et finissent, au bout du compte, par exciter des fous », avait-il déclaré.

Le débat est enfin ouvert

Sur France Inter vendredi matin, Bruno Le Maire a avoué qu’il n’est pas friand des dessins de l’hebdomadaire satirique, mais qu’il les défendrait toujours. « Je n’aime pas ces caricatures. Mais je les défends. Je défends ceux qui les ont faites, je défends ceux qui les diffusent, au nom de quelque chose qui est plus important pour moi que ces caricatures, qui est la liberté. La liberté d’expression et la liberté tout court », a-t-il répondu. Et d’ajouter : « Quand on est Français, on défend Charlie Hebdo, même si on n’aime pas les caricatures de Charlie Hebdo. C’est exactement mon cas. Je suis Français, je défends l’esprit français et je défendrai toujours la culture française. »  Lors d’un entretien avec Al Jazeera ce samedi, Macron a, quant à lui, affirmé « comprendre » que l’on puisse être choqué par des caricatures. « Mais je n’accepterai jamais qu’on puisse justifier la violence », a-t-il ajouté, dans un « en même temps » confinant la lâcheté. 

Si la publication et la diffusion de caricatures religieuses est tolérée par le gouvernement français, une conception viciée de la laïcité, mais tel n’est pas le cas dans tous les pays européens. 

En Belgique, un enseignant a été suspendu cette semaine pour avoir montré à ses élèves de 10-11 ans une caricature publiée par Charlie Hebdo après la plainte de « deux ou trois parents » à la direction de cette école primaire.

Lyon: attaque d’un prêtre orthodoxe blessé grièvement

Le prêtre a été blessé par balle et l’agresseur christianophobe est en fuite

Eglise orthodoxe de Lyon

Une tentative d’assassinat christianophobe a visé un prêtre orthodoxe de nationalité grecque, dans le secteur Jean-Macé, du 7e arrondissement de la ville, au moyen d’un fusil à canon scié vers 16 heures à Lyon, mais l’auteur présumé des faits est en fuite, a indiqué une source policière.

Le prêtre était « en train de fermer son église », quand l’agression a eu lieu à l’intérieur du lieu de culte, un sanctuaire et possible lieu d’asile, a-t-on appris de cette source, confirmée par une autre, judiciaire. « Il n’y avait pas de cérémonie » en cours et « le prêtre n’était pas en tenue », a précisé cette dernière source.

Le religieux, âgé de 52 ans, atteint à bout portant par deux coups de feu, « au foie et à bout touchant ». Il se trouve dans un état grave, selon des sources autorisées. L’arme n’a pas été retrouvée, mais des témoins l’aurait vue, selon une autre source.

« Un événement est en cours à proximité du secteur Jean-Macé, dans le VIIe arrondissement à Lyon », a indiqué sur Twitter le ministère de l’Intérieur. « Les forces de sécurité et de secours sont sur place ». « Evitez le secteur et suivez les consignes des autorités », a-t-il précisé.

Le Parquet national anti-terroriste n’est pas saisi

« Je dois vous dire que vous devez compter sur l’entière détermination du gouvernement pour permettre à tous et à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté, notre volonté est forte, notre détermination ne faiblira pas, c’est l’honneur de la France, c’est l’honneur de la République », a réagi Jean Castex, en déplacement à Saint-Etienne-du-Rouvray au moment des faits. Le premier ministre était dans cette commune où le père Hamel avait été assassiné en 2016 – un prêtre proche de la communauté musulmane, comme pouvaient l’être les sept moines de Tibérine, enlevés par le GIA et assassinés en Algérie en 1996 – pour échanger avec la communauté catholique et constater le dispositif Sentinelle renforcé depuis l’attentat de Nice.

« La police judiciaire va être saisie des faits et c’est le Parquet qui communiquera », a-t-on appris auprès de la DDSP du Rhône. Le procureur de Lyon n’était pas immédiatement joignable. En l’état, le Parquet National Anti-terroriste n’a pas été saisi.

Les lieux de culte ouverts jusqu’à lundi

Ces faits surviennent trois jours après l’attaque de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice, où trois Chrétiens ont été tuées par un assassin islamiste armé d’un couteau. Le gouvernement a laissé une dérogation jusqu’à lundi inclus aux lieux de culte pour célébrer la Toussaint, avant un reconfinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Après l’attentat de Nice, Macron a annoncé le passage de 3.000 à 7.000 soldats pour l’opération Sentinelle qui protège les lieux de culte et les écoles. A cela, viennent s’ajouter quelque 7.000 membres des forces de l’ordre, dont pour moitié des gendarmes réservistes, qui seront mis dès lundi à disposition des préfets pour assurer la sécurité.

Caricatures de Mahomet : des Maliens exigent de Macron des excuses

Alors que nos troupes combattent les terroristes islamistes à leurs côtés au Mali, de nombreux musulmans ont dénoncé les propos de Macron, à l’appel du Haut Conseil islamique à dénoncer les caricatures du prophète.

Un homme brandit une pancarte  appelant au « Respect à mon prophète » lors d’un rassemblement devant la Grande Mosquée de Bamako le 28 octobre 2020. 

Quelque 5.000 fidèles musulmans se sont rassemblés dans et autour de la Grande Mosquée de la capitale malienne Bamako pour la célébration du Maouloud, anniversaire de la naissance du prophète Mohammed, mercredi. A cette occasion, ils ont fustigé les caricatures du prophète Mahomet, au cœur d’une crise entre la France et le monde arabo-musulman.D’après Radio France International, RFI, ce sont les propos du président Macron, en particulier, qui ont été pointés du doigt.

Protestations et boycottages…

Le Haut Conseil islamique du Mali (HCIM), principale organisation islamique dans ce pays à 90 % musulman – et présidé par Chérif Ousmane Madani Haïdara, prédicateur dont l’enseignement est jugé opposé à la violence et aux groupes terroristes -, qui avait appelé à ce rassemblement, dénonce « les discours irresponsables, diffamatoires, calomnieux et antirépublicains » d’E. Macron « sur l’islam et les caricatures », a déclaré son secrétaire général adjoint, Moussa Bocar Bah. Le président du Haut Conseil malien est un musulman malikite qui a créé en 1993 le mouvement religieux appelé Ançar Dine. Le  malékisme est l’une des quatre écoles classiques du droit musulman sunnite et la plus importante en France. La Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie, avait, depuis le IXe siècle, la réputation d’être l’un des plus importants centres d’enseignement de la jurisprudence malikite.

Courroie de transmission traditionnelle entre le pouvoir et les musulmans du Mali, l’organisation réclame des « excuses à la communauté musulmane du monde » du président français, a-t-il ajouté. « Nous condamnons la violence sous toutes ses formes comme moyen de lutte, d’expression et de revendications. fort de ce constat, le Haut Conseil islamique du Mali demande l’interdiction immédiate de toute publication de caricatures du Prophète. »

« La France et les Français ont dépassé les bornes. Ils ont touché à l’intouchable, notre prophète Mahomet. C’est impardonnable », a pour sa part estimé un vice-président du HCIM, Mohamed Traoré.

« Stop à la provocation. Sinon, il y aura pire », menaçait une banderole déployée dans la mosquée, pleine à craquer, où était notamment présent l’imam conservateur Mahmoud Dicko, ancien dirigeant du Haut Conseil et l’une des personnalités les plus influentes du Mali.https://www.youtube.com/embed/bmaJM7lpwyk

Lors de la cérémonie d’hommage à Samuel Paty, professeur d’histoire décapité près de Paris le 16 octobre dans un attentat islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète de l’islam, le président Emmanuel Macron a promis que la France ne renoncerait pas à ces dessins, au nom de la liberté d’expression. Il est depuis lors devenu la cible de manifestations dans plusieurs pays.

Déclaration de l’imam salafiste Mahmoud Dicko, ancien étudiant à l’université islamique de Médine, Arabie saoudite, pendant deux ans (connue pour diffuser la doctrine wahhabite chez les étudiants musulmans venus du monde entier), ancien dirigeant du Haut Conseil (janvier 2008-avril 2019), opposant au président Ibrahim Boubacar Keïta et l’une des personnalités les plus influentes du Mali:

… se multiplient dans les pays musulmans

La Mauritanie a également exprimé lundi son « indignation » face aux actions d’incitation, selon elle, menées contre l’islam, au nom de la liberté d’expression, a annoncé un communiqué de son ministère des Affaires étrangères.

« La République islamique de Mauritanie suit avec indignation les actions d’incitation menées depuis un certain temps contre l’islam sous le fallacieux prétexte de la liberté d’expression, ainsi que la provocation des musulmans en portant atteinte à notre prophète Mohammed », a souligné le ministère.

« Aussi, la Mauritanie, tout en dénonçant ce comportement qui n’a rien à voir avec la liberté d’expression », a poursuivi le communiqué, dénonce « tout acte de terreur commis au nom de la religion contre des innocents ».

Suite aux propos du président Macron, les appels au boycottage des produits français se sont aussi multipliés ces jours-ci en Mauritanie, pays à 100 % musulman sunnite.

Dans les zones rebelles en Syrie, dans la bande de Gaza ou en Libye, des portraits du président français ont été brûlés. Dans plusieurs pays du Golfe, des marchandises françaises ont été retirées des étals.

Téhéran a convoqué le numéro deux de l’ambassade de France en Iran. Islamabad a fait de même avec l’ambassadeur de France au Pakistan.

En Jordanie, le ministre des Affaires islamiques Mohammed al-Khalayleh a protesté.

Le Maroc a « vigoureusement » condamné les caricatures. Tout en rappelant son attachement à « l’islam du milieu », le pays du « commandeur des croyants » a condamné la volonté de poursuite de la publication de caricatures du prophète des musulmans.

Le Haut Conseil islamique en Algérie a fustigé une « campagne virulente » contre l’islam. Le Conseil des sages musulmans, basé à Abou Dhabi et présidé par le grand imam d’Al-Azhar, a annoncé son intention de poursuivre Charlie Hebdo et « quiconque offense l’islam ».

A Dacca, Bangladesh, les manifestants scandaient des slogans appelant au « boycott des produits français » et à « punir » Macron. « Macron fait partie des quelques dirigeants qui adorent Satan », a affirmé à la foule un haut responsable de l’IAB, Ataur Rahman. Il a appelé le gouvernement bangladais à « mettre dehors » l’ambassadeur français. « La France est l’ennemi des musulmans. Ceux qui la représentent sont aussi nos ennemis », a affirmé Nesar Uddin, un jeune responsable de l’organisation. Le Bangladesh, en particulier son industrie textile, est un important partenaire commercial de la France. Le cimentier Lafarge est l’un des principaux investisseurs français dans le pays. Le pays a connu plusieurs attaques islamistes ces dernières années. En juillet 2016, au moins 17 étrangers sont morts dans un attentat commis par un groupe lié à l’organisation Etat islamique contre un café de Dacca.

Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a même affirmé que le président français pousse les musulmans « vers le terrorisme ».

Dissolution de BarakaCity: son président demande l’asile à Erdogan

BarakaCity dissoute, son président demande l’asile à la Turquie

Idriss Sihamedi, fondateur de l’association islamiste BarakaCity

Comme annoncé il y a plusieurs jours par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, l’association humanitaire BarakaCity, accusée par les autorités de propager l’islamisme radical, a été dissoute ce mercredi par décret en Conseil des ministres. Ses avocats ont annoncé saisir le Conseil d’Etat.

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La décision était attendue depuis huit jours et c’est le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui l’a lui-même annoncée sur Twitter peu avant 13 heures : ce mercredi, l’ « ONG humanitaire islamique » (auto-définition) BarakaCity a été dissoute par décret en Conseil des ministres. Selon le patron de la Place Beauvau, «elle incitait à la haine, entretenait des relations au sein de la mouvance islamiste radicale, se complaisait à justifier des actes terroristes».

Une dissolution qualifiée d’«étape importante» dans le «combat» de la France contre l’islamisme par le président Macron.

Sur sa page Facebook, l’association a dénoncé «un tissu de mensonges», une mesure «basée sur de la diffamation». «Nous engageons les derniers recours en France (même s’ils sont minces) et mettons tout en œuvre pour déplacer notre siège dans un pays respectant les musulmans», a rapidement annoncé son président, Driss Yemmou, dit Idriss Sihamedi.

Le 20 octobre, Sihamedi avait été informé par le ministère de l’Intérieur qu’une procédure de dissolution de l’ONG association était engagée. Une décision motivée par l’assassinat islamiste de Samuel Paty, enseignant à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), quatre jours plus tôt, alors que l’exécutif déployait une offensive tous azimuts contre la «mouvance» islamiste radicale.

Créée en 2010 par des musulmans d’inspiration salafiste, l’association basée à Evry-Courcouronnes (Essonne), qui revendique des actions humanitaires dans une vingtaine de pays, était depuis plusieurs années surveillée par les autorités. En cause, notamment, la personnalité de son fondateur et président. En janvier 2016, sa condamnation du bout des lèvres de l’Etat islamique (EI) sur un plateau de Canal+ avait provoqué la polémique. BarakaCity avait déjà fait l’objet d’une enquête pour «financement du terrorisme» et «association de malfaiteurs terroriste», ouverte en mars 2016 et classée sans suite trois ans plus tard.

Ces dernières semaines, Sihamedi a par ailleurs fait l’objet de deux gardes à vue après des plaintes pour cyberharcèlement, déposées par la chroniqueuse de RMC Zohra Bitan et l’ex-journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui. Libéré sous contrôle judiciaire, il doit être jugé les 4 et 18 décembre.

«Diffusion d’idées haineuses, discriminatoires et violentes»

Selon le décret de dissolution, «nonobstant son objet officiel, l’association « BarakaCity » propage des idées prônant l’islamisme radical» et, via les comptes Facebook et Twitter de l’ « ONG » (?) et ceux de son président, «diffuse et invite à la diffusion d’idées haineuses, discriminatoires et violentes». Leur sont notamment reprochées les réactions à leurs messages publiés sur les réseaux sociaux : commentaires «hostiles à l’Occident, à la laïcité, aux francs-maçons ou encore aux musulmans qui ne partagent pas la conception de l’islam prônée par l’association», propos antisémites ou «apologétiques de crimes contre l’humanité» – lesquels n’ont pas fait l’objet de «retrait» ni d’une «quelconque modération» de la part de l’association ou de son président, souligne le texte. Pour les autorités, BarakaCity «doit être regardée comme provoquant à la haine, à la discrimination ou à la violence».

Il lui est également reproché de «se livr[er], sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l’étranger». Sont ainsi incriminés des propos récents de Sihamedi, l’un «légitimant la mort en martyr», deux autres condamnant la republication des caricatures de Mahomet – «Qu’Allah maudisse Charlie et enflamme leurs tombes à la chaleur du soleil», écrivait-il le 3 septembre sur Facebook –, ainsi que ses tweets visant Zohra Bitan et Zineb El Rhazoui. Mais aussi la découverte sur un ordinateur, lors d’une perquisition administrative à son domicile en mai 2017, de cinq anachid (chants religieux) jihadistes et d’un numéro de Dar al Islam, l’une des revues de l’EI. Sihamedi est accusé de s’être «rendu personnellement en Syrie, en zone occupée par l’Etat islamique, en septembre 2018» – ce que l’intéressé nie formellement. Est par ailleurs cité dans le décret un élément non évoqué dans la notification initiale de Beauvau : «Il apparaît que l’antenne turque de l’association est dirigée par Mehmet Uzun, ressortissant franco-turc, ancien délinquant multirécidiviste et figure du salafisme, adepte des préceptes encourageant le jihad en Irak et en Syrie.»

Pour l’exécutif, «l’ensemble des actes et prises de position, qu’ils émanent de M. Driss Yemmou Sihamedi ou de l’association BarakaCity, doivent être regardés comme un tout révélateur des intentions de l’association et doivent lui être imputés». C’est précisément ce raisonnement que contestent les avocats de l’ONG, William Bourdon et Vincent Brengarth, qui ont transmis leurs observations vendredi soir au ministère de l’Intérieur. Les publications de Sihamedi «ne sauraient engager l’association, l’ensemble de ses salariés et adhérents ainsi que ses activités humanitaires», écrivent-ils dans leur mémoire, consulté par Libération. Ils font également valoir que BarakaCity, dont les messages publics «n’ont jamais été poursuiv[i]s»«ne saurait être tenue pour responsable des commentaires réalisés sous [ses] publications […], sauf à introduire une forme inédite de responsabilité par capillarité». Pour les deux conseils, BarakaCity «ne participe ni directement ni indirectement à de quelconques activités susceptibles de troubler l’ordre public, encore moins de nature terroriste. Le traitement apparaît par conséquent totalement injustifié et disproportionné».

Demande d’asile à la Turquie

Dans un communiqué publié ce mercredi en fin d’après-midi, Mes Bourdon et Brengarth dénoncent la décision du gouvernement qui, disent-ils, «insécurise les deux millions de personnes à travers le monde qui bénéficient des aides de l’association humanitaire, en plus de jeter l’émoi au sein de la communauté musulmane». Et déplorent que leur proposition, faite lundi soir lors d’un rendez-vous avec la direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) du ministère de l’Intérieur, d’ouvrir un «dialogue» soit restée lettre morte. «Nous avons proposé de réfléchir à des mesures qui pourraient être prises [par l’association] pour répondre aux attentes du ministère, explique Vincent Brengarth, contacté par LibérationNous nous attendions au moins à avoir un retour…»        

Les deux avocats indiquent avoir été mandatés pour contester «en urgence» devant le Conseil d’Etat le décret de dissolution, lequel est d’application immédiate. Idriss Sihamedi, lui, a annoncé sur Twitter vouloir déposer une plainte en diffamation contre Gérald Darmanin. Mais aussi demander «officiellement», pour lui et son association, l’asile politique… au président turc, Recep Tayyip Erdogan, alors que les relations entre Paris et Ankara sont plus tendues que jamais.Amaelle Guiton

“La France est un pays musulman,” observe l’ambassadeur de France en Suède

“Il faut écouter les musulmans,” ajoute ce féal de Jean-Yves Le Drian

Adieu la République laïque, bonjour la République islamique

Invité d’une émission sur la chaîne nationale suédoise SVT, l’ambassadeur de France en Suède, Etienne de Gonneville, s’exprimait sur la montée des tensions entre son pays et le monde arabe, le Moyen-Orient en tête. Comme l’explique le site Human Rights service, Etienne de Gonneville a avancé des arguments des plus étonnants à la question : « Y a-t-il un risque que la situation tourne au conflit entre la France et le monde musulman ? ». Pour lui, pas vraiment parce que « la France est un pays musulman, l’islam est la seconde religion en France, nous avons entre 4 et 8 millions de musulmans en France », répond-il en premier lieu.

Mais la suite de l’entretien se révèle être plus délicate pour lui. Il ajoute : « Les premiers que je veux écouter, ce sont les musulmans de France ». Le journaliste lui demande : « Mais que disent-ils ? ». L’ambassadeur est alors incapable de répondre et détourne la question.

L’islam est une religion «diversifiée»

Dans son argumentaire, il indiquera plus loin que c’est la « propagande d’Al Qaida » qui force les musulmans à commettre des actes terroristes. Le journaliste Anders Holmberg lui fait remarquer aussi que même des musulmans modérés se sentent offensés. « C’est une question complexe et ambigüe sur le plan moral », glisse difficilement l’ambassadeur. Pour lui, « les médias devraient savoir comment s’attaquer au problème du terrorisme islamique et ne pas tomber dans le piège de l’idée qu’il offenserait soi-disant l’islam ». L’islam est une religion « diversifiée », estime-t-il, et les islamistes ne font partie que d’une « infime minorité », a-t-il répété sur la chaîne de télévision suédoise.

Cet ambassadeur est-il issu d’une famille qui a voté la mort de Louis XVI ?

Caricatures de Charlie hebdo: Alger accuse Macron de blasphème

Elle court, elle court la maladie de la victimisation

« Nous déplorons l’émergence de groupes qui dévient des valeurs de humaines » et qui « au nom de la liberté d’expression, insultent l’islam et son Messager », a réagi le Haut Conseil, dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence algérienne, suite aux déclarations de Macron sur la liberté de publication de caricatures religieuses – sans réserves de vulgarité – comme de former les jeunes à la liberté d’expression, comme tenta de le faire le professeur-martyr de l’islamisme par décapitation à Conflans-Sainte-Honorine.

Lundi, en Algérie, où l’islam est religion d’Etat, le Haut Conseil islamique a fermement condamné  la « campagne virulente contre le prophète Mahomet » du président français. Ce Haut-Conseil s’occupe des affaires religieuses dans le pays. Il est formé d’un président et de membres11. dont le rôle est dicté par la constitution algérienne. Depuis 2016, il est présidé par Bouabdellah Ghlamallah, ex-ministre des affaires religieuses des présidents Zeroual et Bouteflika. Mais, en avril 2019, le président Abdelmadjid Tebboune n’étant pas encore élu, une plainte est déposée contre lui pour corruption dans le cadre de l’organisation des pèlerinages à La Mecque entre 1999 et 2006.

« Un responsable qui se targue d’être le protecteur des valeurs de fraternité »

Sans citer nommément le président Macron, le communiqué regrette que cette campagne de dénigrement émane d’« un responsable qui se targue d’être le protecteur des valeurs de fraternité, de liberté et d’égalité ».

Le communiqué fait écho à l’affirmation de Macron – lors de l’hommage mercredi au professeur Samuel Paty, décapité dans un djihadiste tchétchène de l’intérieur pour avoir montré des dessins en classe – que la France continuera de défendre les caricatures de Mahomet.

Ces déclarations ont suscité un flot de critiques dans le monde musulman, de la part de dirigeants politiques et religieux, d’élus mais aussi de simples citoyens sur les réseaux sociaux, et provoqué des manifestations et des appels au boycottage de produits français.

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Le HCI exhorte « les sages du monde, les organisations religieuses et de défense des droits de l’Homme ainsi que les instances du dialogue interreligieux à faire face à ce discours extrémiste » et à « œuvrer pour le respect des symboles religieux communs contre la haine et le racisme ».

« Instrumentalisation de l’islam »

Faut-il faire rendre gorge aux musulmans radicaux ?

Par ailleurs, le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, considéré comme un modéré, a condamné dans un tweet les appels au boycott, dénonçant une « instrumentalisation de l’islam », « visant à discréditer » la France.

Plus ancienne institution musulmane en France métropolitaine, la Grande mosquée de Paris est contrôlée et largement financée par l’Algérie.

Le 10 octobre 1789, à Versailles, Talleyrand, évêque d’Autun et député, propose à l’Assemblée constituante la nationalisation des biens de l’Eglise de France, à charge pour l’Etat de subvenir à l’entretien du clergé. … Par décret du 2 novembre 1789, les biens du clergé furent « mis à la disposition de la Nation ».

Faut-il déclarer la confiscation des biens des organisations islamiques pour subvenir au coût des « quartiers sensibles »?

L’Observatoire de la laïcité rejette les accusations de passivité

Jean-Louis Bianco veut « rétablir la vérité »…

Bianco et Cadène bénéficient-ils d’un emploi fictif ?

Ses dirigeants Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité, et Nicolas Cadène, son rapporteur général, sont jugés trop « mous » par une partie du gouvernement

qui voudrait les remplacer avant le terme de leur mandat.

Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la Laïcité et Nicolas Cadène, son rapporteur
Les planqués pourraient dégager avant le terme de leurs mandats.

Ils sont pointés de toutes parts, à commencer par des membres du gouvernement qui veulent les remplacer. Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène sont désignés, au mieux, comme des incapables et, au pire, comme des complices depuis l’attentat islamiste contre Samuel Paty, un professeur-martyr de l’islamo-gauchisme, vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Matignon a fait savoir mercredi 21 octobre que Jean Castex souhaite “faire évoluer cette instance” et des noms fuitent dans la presse pour les remplacer, alors que leurs mandats courent encore jusqu’en avril 2021.

Silencieux depuis une semaine, le président de l’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco, 77 ans, a publié ce vendredi 23 octobre un communiqué pour répondre point par point à ses détracteurs.

Jean-Louis Bianco prend la plume “pour que cesse cette ‘chasse aux sorcières’”, explique-t-il en préambule, incriminant « les réseaux sociaux” qui, selon lui, seraient donc à la dévotion de Matignon en préambule.

Il pointe ceux qui rappellent qu’il a signé une tribune avec des représentants du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) dont Gérald Darmanin souhaite la dissolution en conseil des ministres.

Bianco n’assume pas et dénonce ses co-signataires.Cette tribune n’émane pas de l’Observatoire de la laïcité et a été signée par près de 15.000 personnes dont le président du CESE d’alors, Jean-Paul Delevoye, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le Grand rabbin de France, Haïm Korsia, l’actuelle défenseure des Droits, Claire Hedon”, appuie le président de l’instance rattachée à Matignon.

“L’observatoire n’adjective jamais la laïcité”

A ceux qui lui reprochent une “laïcité souple”, il répond que “l’observatoire n’adjective jamais la laïcité et rappelle très strictement le droit, c’est-à-dire celui qui découle des lois laïques”, comme le rapporteur général Nicolas Cadène l’avait expliqué au cours d’un entretien publié récemment. 

Pour sa défense, Jean-Louis Bianco rappelle que l’Observatoire qu’il dirige a participé à l’écriture du projet de loi sur les séparatismes et “est à l’origine de l’abrogation du délit de blasphème en Alsace-Moselle et de l’obligation de formation pour les imams détachés et les aumôniers d’être formés à la laïcité”. Le Premier ministre a promis de recevoir “dans les prochains jours” Jean-Louis Bianco pour lui faire part de sa décision alors que Mediapart affirme que le Président de la République n’est pas favorable à leur remplacement.  

Les journalistes Judith Waintraub (journaliste politique au Figaro) et Vincent Nouzille (journaliste d’investigation spécialisé dans les domaines de la sécurité et du renseignement) soulignent que Jean-Louis Bianco « s’inquiète davantage de la montée d’une éventuelle intolérance contre l’islam que des infractions à la laïcité commises par les tenants de l’islam politique. »

L’essayiste Caroline Fourest dénonce pour sa part le fait que Jean-Louis Bianco ne vient pas à certains grands évènements laïcs, comme le prix annuel du Comité Laïcité République mais se déplace pour des événements politico-religieux, comme à Mulhouse, invité par une organisation musulmane très conservatrice. Le dimanche 3 décembre 2017, Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité et anciens député et ministre donna une conférence sur le thème “Quelle laïcité pour la France du XXIe siècle ?”. Or, elle était organisée par l’association Académie Langues et Cultures fondée en 2013 à Mulhouse, par des jeunes musulmans. Le site « desdomesetdesminarets » – qui traite l’actualité des musulmans de France, d’Europe et du monde (« nous consacrons une bonne partie de nos articles aux victimes des persécutions, notamment certains peuples opprimés (ouïghours, rohingyas, syriens, yéménites) ) – commenta l’intervention de Bianco en ces termes : « Cette vision modérée lui vaut parfois [à Bianco] des attaques des islamophobes de tout bord, notamment de l’extrême droite et de l’ancien premier ministre Manuel Valls devenu, un SDF de la politique. »

Le centriste Bayrou, favorable à une taxe pour financer les mosquées

La taxation du commerce halal, comme financement unique des centres culturels musulmans?

Le Haut-Commissaire au Plan de Macron est vraiment inspiré. Président du MoDem, il suggère de «réfléchir» à inscrire cette mesure dans le projet de loi de lutte contre les séparatismes et pour la laïcité.

Tente-t-il de redorer son image auprès de l’électorat musulman après avoir encouru en juin une fatwa de Mohammed Karabila, l’imam de la mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray qu’il a qualifiée de  » salafiste » ?

François Bayrou, président du MoDem, allié de la majorité présidentielle, s’est prononcé jeudi en faveur d’une taxe sur les produits halal qui pourrait permettre de financer le culte musulman.

Il était interrogé sur BFMTV et RMC sur cette idée maintes fois évoquée depuis les années 90 visant les produits halal ou casher, mais jamais entrée en vigueur. Soulignant sa prudence face à «un sujet extrêmement polémique», le penseur avant-gardiste, donc, a estimé qu’«on peut réfléchir» à inscrire une telle mesure dans le projet de loi de lutte contre les séparatismes et pour la laïcité porté par le gouvernement. Sa fonction de Haut-Commissaire, on le voit, dégage du temps-libre…

«Cette voie-là pour financer [les mosquées] est une voie qui mérite d’être explorée», assure-t-il en commentaire de sa propre proposition, car «quand on n’a pas de ressources» propres, cela permet à «des États étrangers de s’immiscer dans l’animation des communautés» avec «cette arme de faire des libéralités, de donner des moyens à des communautés qui n’en ont pas». C’est pourquoi «on avait proposé il y a longtemps une contribution sur la certification, pas seulement halal, mais casher aussi», a-t-il rappelé.

Le sujet est sensible: le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a créé un début de polémique en se disant «toujours choqué d’entrer dans un hypermarché» et de voir «de telles cuisines communautaires», précisant ensuite que ce qui le gênait n’était pas la vente de produits hallal mais le fait qu’ils soient placés dans des «rayons spécifiques».


« Mila, elle a eu ce qu’elle méritait »: la haine persiste contre l’adolescente

A 17 ans, elle pense qu’elle mourra « butée par un islamiste » (Le Point)

On parle d’une adolescente de son époque…

En janvier 2020, Libération raconte Sainte-Livrade-sur-Lot, où en 1956 des Vietnamiens fidèles de l’Indochine française construisirent une paix qui dure encore. Quand la police politico-religieuse islamiste en France le permet.

Comme tant d’autres, Mila est addicte des réseaux sociaux et se grime sur internet, « en femme fatale ou en garçon manqué, narcissique, provocante, ingénue, androgyne« , explique Le Point qui aggrave son cas en précisant qu’elle chante aussi et que ses ritournelles ont un goût d’amertume…

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« Tu parles mal des filles/Parce qu’au fond, t’as la trique/Parce qu’au fond, tu enrages » « Mes rêves se sont brisés, y a des morceaux un peu partout/Je vis effrayée par vos yeux, qui m’observent jour et nuit. »   

Ainsi chante Mila 17 ans; vous vous en souvenez, elle fut un moment, au début de l’année, un symbole du harcèlement en ligne et du droit au blasphème, menacée de mort et exfiltrée de son lycée pour avoir qualifié l’Islam de « religion de merde », et avoir mis « un doigt dans le trou du cul de dieu », à la manière des caricatures irrévérencieuses de Charlie hebdo.

Dans une discussion qui avait dérapé, elle s’était fait traiter, entre autres, de sale lesbienne raciste…  

Mila a dû quitter son lycée: elle est désormais dans un internat où le proviseur à la demande de ses parents modère ce qu’elle exprime en ligne. Ainsi a-t-elle appris que ce que s’autorise la presse anarcho-révolutionnaire est interdit au citoyen de base: il lui a fait retirer cet été des dessins sur l’Islam et des photos d’elle en maillot de bain…  Charlie hebdo lui a volé sa jeunesse et des islamistes pourraient la lui prendre.

La hargne des fanatiques musulmans la poursuit. Le 21 septembre, Cyril Hanouna fit de l’audience en l’exposant à nouveau à la vindicte dans son ‘Touche pas à mon poste’, en évoquant « ses propos abjects sur l’Islam » et comme, dans la même émission, l’animateur regrettait aussi que Charlie Hebdo ait republié ses caricatures danoises, il apparut comme une évidence que Mila, c’est donc Charlie, et Le Point pour cela la met en couverture, et raconte comment, contre elle la haine ne désarme pas.  

Pardon, mais maintenant, pour ce que je m’apprête à dire, éloignez vos enfants!  

Sur Mila, on lit toujours des propos orduriers en rafales, un caillassage en règles, sans que Twitter ne donne suite à aucun signalement : « gouine », « salope », « sale pute », « chienne » qui va « mourir en enfer », sera  « déshabillée sur la place publique », « enterrée vivante »,  « défigurée à l’acide » après avoir été  « violée dans une cave », ainsi se défoulent sur leurs claviers les petites que*es de la meute …

Mila a été agressée verbalement et menacée cet été à Malte par un jeune homme – un migrant clandestin ? – qui l’avait reconnue. Un autre individu a publié cette rentrée quatre vidéos sur son mur Facebook – dont l’ordre moral, plus strict avec d’autres, s’abat au faciès, singulièrement sur les déviants sexuels – où il mimait un égorgement et brandissait pourtant son sexe et vomissait :  « Mila, sale pute, c’est toi qui insultes les musulmans. On va t’égorger, comme ça t’es morte. On va te cramer, wallah. » Si ce n’est pas un blasphème par Allah, on est toutefois dans l’injure abjecte et la menace de mort. Les trous dans les passoirs de Twitter et Facebook laissent parfois tout passer…

Tel Khaled, bête et dangereux, a été condamné à dix huit mois ferme, mais la France ne sait oas gérer le fanatisme. « Parfois, je fais des cauchemars, dit Mila, aux gendarmes, à ses parents. Ils ont effacé la vie heureuse que j’avais. je sais pertinemment comment je vais mourir, en me faisant buter par un islamiste. Je me dis ça quand je suis fatiguée. »   Elle a 17 ans et Le Point dit qu’elle est une défaite française; on peut dire notre honte… Tournure ambiguë: au-delà de la France, condamnation de l’adolescente ou de la meute?

Libération participe à la victimisation chère à la stratégie de l’islam politique, à propos de l’histoire de Sainte-Livrade-sur-Lot. Des paysans du coin appelaient les Eurasiens « les chinois verts » à cause de leur visage olivâtre, le temps pâlit aussi les souvenirs, « il paraît que maintenant, on préfère les chinois aux arabes, » dit-on au petit Vietnam, où l’on raconte que dans les champs, des fantômes veillent sur le camp….  

Mila, 16 ans, a-t-elle été exfiltrée de son lycée par la police?, questionne Libération, jetant le doute

La lycéenne a reçu des menaces après la diffusion d’une story Instagram où « elle tient des propos insultants envers la religion musulmane« : ainsi est d’emblée posé le sujet, de façon partisane, sans surprise. Un signalement a été effectué auprès du procureur de la République par le chef de son établissement. Qui?

Et de citer une lectrice interpelée par plusieurs vidéos qui ont été massivement partagées et commentées sur les réseaux sociaux. Pour certaines visionnées plus de 37.000 fois, elles reprennent les extraits d’une story Instagram, dans laquelle une adolescente tient des propos insultants envers la religion musulmane. Ca fait deux fois…

Libération cite l’adolescente: «Je déteste la religion, le Coran est une religion de haine, l’islam c’est de la merde. Je dis ce que je pense, putain. Je suis pas raciste, pas du tout. On peut pas être raciste d’une religion. J’ai dit ce que je pensais, j’ai totalement le droit, je regrette pas du tout. Il y a des gens qui vont encore s’exciter, j’en ai rien à foutre. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir.»

Mila est alors âgée de 16 ans: l’âge des « enfants » qui se sont fait du blé en désignant à son assassin le professeur « à humilier et battre » qui a fait parler deux collégiens. Depuis la publication de ces vidéos, plusieurs hashtags ont émergé (#JesuisMila et #JesuispasMila), symbolisant un débat extrêmement polarisé autour de la jeune fille, désormais cible de cyberharcèlement. Relayée notamment par l’extrême droite, dixit Libé; son histoire a été racontée sur le site identitaire Bellica, pointe Libération, choisissant son exemple parmi d’autres. Marine Le Pen aurait même été la seule à réagir: «Les propos de cette jeune fille sont la description orale des caricatures de Charlie [Hebdo], ni plus ni moins. On peut trouver ça vulgaire, mais on ne peut pas accepter que, pour cela, certains la condamnent à mort, en France, au XXIe siècle, » a déclaré sur Twitter la cheffe de file du Rassemblement national.

En outre, plusieurs internautes indiquent que la lycéenne «a dû être exfiltrée de son lycée car tout le monde voulait la tuer». D’autres, que la police s’est rendue dans l’établissement et que Mila «ne sera plus jamais scolarisée».

L’adresse et les coordonnées de l’établissement ont en effet été rendues publiques sur les réseaux sociaux, ont constaté les fact-checkers de CheckNews, ainsi que d’autres données privées concernant Mila. Des tweets violents appellent notamment à «faire péter le standard» du lycée, un autre lui souhaite «bonne chance pour [y] rentrer», une menace à peine voilée.

Contactée, Mila explique a Libé que tout a commencé «dans un live, samedi». Elle précise : «Un garçon a commencé à me complimenter sur mon physique un peu lourdement et à me demander mon âge. Je n’ai pas voulu lui répondre, tout simplement car je n’aime pas qu’on me demande mon âge à répétition. C’est agaçant. Il a commencé à m’insulter. Dans ce live, j’avais déjà donné mon avis sur la religion.» Sur les propos qui lui sont reprochés sur l’islam : «J’ai simplement dit que je n’aimais pas ça et que c’était une religion de haine, rien de plus. Après ça, j’ai déjà reçu beaucoup d’insultes et de menaces. Donc j’ai décidé par la suite de tourner cette story, faite samedi après-midi.» 

Dans cette seconde vidéo, Mila justifie ainsi ses propos : «Avec une meuf de mon live, on discutait. Elle me parlait de ses goûts pour les filles, elle trouvait que les rebeu, elles étaient pas super belles. (…) J’ai approuvé, j’ai dit que les rebeu c’était pas mon style. Et un mec a commencé à s’exciter : à nous traiter de sales lesbiennes, de racistes. Ensuite, le sujet a commencé à déraper sur la religion, donc moi j’ai dit ce que j’en pensais.» En tout état de cause, elle affirme que «le cyberharcèlement a été déclenché dès que ma vidéo a été mise en ligne.» En conséquence, elle confirme qu’elle ne s’est pas rendue au lycée. «Quelqu’un a appelé mon lycée se faisant passer pour mon père. Mon lycée a donc appelé la police pour me protéger», nous dit-elle. Elle précise qu’elle «ne souhaite aucune récupération politique».

CheckNews joue avec les mots pour nier une exfiltration

Côté autorités, on est alerté depuis lundi. «La jeune fille est en sécurité», précise le rectorat de Grenoble à CheckNews qui apprend aussi qu’une «prise en charge physique et psychologique a été faite».

La plateforme ‘Net écoute’ (partenaire du ministère de l’Education nationale en matière de lutte contre le cyberharcèlement) a été désignée pour accompagner Mila et procéder au signalement des menaces et insultes en ligne. «Le recours a Net écoute entraîne automatiquement une saisine de la plateforme Pharos», nous précise-t-on. Le chef d’établissement a également procédé à un signalement auprès du procureur de la République.

Par ailleurs, le rectorat ne nie pas que la lycéenne ne s’est pas rendue en cours dernièrement, mais que les forces de l’ordre n’ont procédé à aucune exfiltration: elle s’est vu fermement déconseiller de retourner au lycée, mais Libération fait l’impasse. CheckNews détourne l’attention sur la gendarmerie locale et le rectorat qui, soumis à l’obligation de réserve et soucieuse de la protection de la cible islamiste, disent qu’il n’y a eu aucun problème dans l’établissement concerné, après les menaces formulées sur les réseaux sociaux, ce qui ne contredit en rien l’incitation des autorités à s’en tenir loin. «A plus long terme, un accompagnement sera proposé à l’élève et à sa famille, pour la maîtrise de ce qui est posté sur les réseaux sociaux. Pour l’instant, nous appelons au calme.»

Gérald Darmanin dénonce la « lâcheté intellectuelle » d’Edwy Plenel

https://www.dailymotion.com/embed/video/x7wyfpg?api=1&html=1&app=ampGérald Darmanin sur BFMTVhttps://0412ab476556d155713fa0026d6ac2d4.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html?n=0

Le ministre de l’Intérieur a condamné le patron de « Mediapart » sur BFMTV, pour son silence lors de l »affaire Mila ».

En effet, Gérald Darmanin a fait le point sur la menace islamiste en France et a réaffirmé sa volonté de lutter contre le « séparatisme islamiste« .

Au cours de son intervention face à Maxime Switek, l’animateur de la soirée, et la spécialiste police-justice de BFMTV, Sarah-Lou Cohen, le ministre a également appelé à « armer au sens idéologique » la « société entière » pour « combattre l’islamisme radical« , un pléonasme. Dénonçant ensuite un « substrat idéologique d’excuse permanente« , le ministre de l’Intérieur a pointé un syndicaliste de Sud Education et le patron de Mediapart, site révolutionnaire trotskiste. « Quand j’entends Monsieur Plenel dire qu’il ne parle pas de ‘l’affaire Mila’ parce qu’après tout, des milliers de menaces, ce n’est pas si grave. Je me dis qu’il y a de la lâcheté intellectuelle évidemment, et qu’ils sont aussi, entre guillemets, responsables de cette ambiance de température qui permet à des individus de passer à l’acte, en excusant tout« .

« Pas la meilleure pédagogie du débat public »

En janvier 2020, « tous les jours, des menaces de mort, des violences sur internet. En faire le sujet du moment… En l’occurrence, il s’agit de la question de l’Islam et on retourne sur d’autres obsessions. Je pense que ce n’est pas la meilleure pédagogie du débat public. Une fois dit que la liberté, c’est aussi la liberté de dire des choses qui dérangent« , avait expliqué Hervé, dit Edwy, Plenel sur le plateau de « C à vous », le 03 février 2020, alors que son site d’information était taclé pour son parti-pris d’escamotage des insultes, du harcèlement sexuel et sexiste et des menaces .

Une déclaration dénoncée le 19 octobre dernier par Patrick Cohen dans « C à vous », dans un éditorial consacré aux « années de déni » de l’islamisme en France. 

Par ailleurs, Le Point et Le Figaro annoncent que Gérald Darmanin a en tant que ministre de l’Intérieur déposé plainte contre « Mediapart » pour « diffamation publique envers la police nationale » suite à la publication d’un article sur le blog du site d’information. Ce billet qualifiait notamment de « barbarie policière » l' »exécution sommaire » des terroristes, et notamment celle de l’islamiste, auteur de l’attentat de Conflans-Saint-Honorine.

Racisme : quand un ancien premier ministre voulut rebaptiser salles et bâtiments Colbert

Surenchère anti-raciste du socialiste racialisé Jean-Marc Ayrault ou le progressisme français à la remorque

Statue de Colbert maculée de peinture rouge au coeur, devant l’Assemblée nationale, une atteinte symbolique et frontale contre la République

Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, « cristallise les tensions en France depuis quelques semaines », aux dires de BFM TV, notamment depuis le début du mouvement de protestation contre le racisme qui a suivi la mort de… Georges Floyd… aux Etats-Unis, cherchez l’erreur. La chaîne d’info en continu juge que la France est perturbée – tout au plus effarée – par les délires indigénistes.

Les Français réalisent en fait le fiasco patent du ruissellement des allocations et subventions produit de leur travail, depuis plusieurs générations, en faveur des « plus défavorisés », et leur solidarité sociale avec les « quartiers sensibles » où l’économie souterraine prospère. Le populisme de la gauche radicale est en train de produire ses effets sous la pression d’activistes anti-républicains et d’artistes (Omar Sy, Camelia Jordana, pour ne citer que les plus ingrats parmi les plus gâtés) qui s’attaquent à nombreuses statues de marchands d’esclaves, négriers ou autres figures politiques jugées racistes, déboulonnées ou dégradées, prétendant ainsi ré-écrire au XXIe siècle l’Histoire du XVIIe. Les obscurantistes formés à l’idéologie marxiste de la FSU, co-gestionnaire de l’Education nationale, prennent pour cible le ministre d’Etat du roi Louis XIV (mars 1661-septembre 1683), comme d’autres, des islamistes, détruisent les vestiges de civilisations antérieures au prophète, en Afghanistan ou au Moyen-Orient.

Ce blasphème contre Colbert a été revendiqué par l’association « Brigade anti-négrophobie » (BAN) qui dit avoir voulu s’attaquer à cette statue de manière symbolique. Ce collectif français de lutte contre le racisme, la négrophobie, en particulier, a été fondé en 2005 et s’est fait connaître du grand public au début des années 2010, grâce à des rassemblements protestataires dénonçant l’injustice et les discriminations dont sont victimes les Noirs, en France, avec le soutien de la gauche radicale et… humaniste. Son porte-parole est l’afro-caribéen Franco Lollia, ci-dessus, un Français de la Guadeloupe qui, dans les années 2000, fréquentait des personnalités telles que l’antisioniste Dieudonné et le militant franco-béninois Kémi Séba, fondateur de la Tribu Ka, promotrice d’un suprémacisme noir, attribuant aux populations noires, dans un discours politique comparable au khémitisme (qui s’inspire librement de la religion de l’Egypte antique, l’Egypte étant désormais la terre des Frères musulmans) , la fondation de la civilisation égyptienne et prônant la ségrégation racialeIl est aussi l’un des porte-parole du collectif Stop Le Contrôle Au Faciès. 

On est au début juin 2020… Quand le dénigrement de la France coloniale dénoncé par les indigénistes décolonisateurs qui occupent l’espace mediatique s’ajoute à la repentance des humanistes qui a investi l’Université, comme les pseudos-intellos, flagellants ignorants de leur Histoire, mais vecteurs de slogans de haine raciale sous la pression de l’actualité créée par les anti-racistes racialisés contre la République, le président de la ‘Fondation pour la mémoire de l’esclavage’ (vive la démocratie!) a vu, par chance, plusieurs personnalités politiques de… droite s’opposer à son projet. Fondation voulue par Hollande, assumée par Ayrault, mais reconnue par Macron (et son éminence grise néfaste Jean-Yves Le Drian) comme établissement d’utilité publique le 12 novembre 2019.

Le premier ministre socialiste Ayrault assume-t-il ?

Ayrault, premier ministre, s’endormait debout, comme Laurent Fabius que Hollande a envoyé au Conseil constitutionnel. Mais Ayrault – qu’on croyait mort dans l’oubli – s’est réveillé quand on ne l’attendait pas, puisque son aéroport de Nantes, dont les nuisances sonores devaient le tenir en éveil, a capoté. Il bouge donc encore, mais a perdu une occasion historique de se faire oublier pour de bon: que voulez-vous, le cimetière des éléphants socialistes se mérite, mais on a trouvé encore pire que lui. Il a pourtant fait fort:

Premier ministre socialiste de François Hollande, et de retour dans le circuit de la nuisance, Jean-Marc Ayrault avait demandé de rebaptiser une salle Colbert à l’Assemblée nationale, ainsi qu’un bâtiment de Bercy, portant le nom du ministre à l’initiative en 1685 du Code noir, l’ancien premier ministre s’attirant les foudres de la majorité.

« J’en appelle au président de l’Assemblée nationale et au ministre de l’Economie et des Finances : le moment est venu de trouver un autre nom pour ces lieux », écrivit Jean-Marc Ayrault, actuel président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, dans une tribune au journal .. Le Monde.

« J’en appelle aussi au président de la République et au gouvernement, car cette pédagogie de la diversité concerne toutes les institutions », assurait cet ancien professeur de l’enseignement public, soutien des Oeuvres laïques, mais issu de l’enseignement privé et du lycée public… Colbert de Cholet. Ni l’enseignement de la IVe République, ni celui de la Ve n’a réussi l’intégration des étrangers de culture contraire à la nôtre, a fortiori, hostile et conquérante.

« La France est depuis des siècles un pays d’ouverture et de fraternité. » Et humaniste, ce qui n’arrange rien: la démocratie molle s’attire les problèmes. « N’ayons pas peur de l’affirmer, de l’incarner, de le célébrer », plaide l’ancien chef du gouvernement socialiste. Au moment où l’assassin tchétchène fanatique armait son bras, après avoir été scolarisé une quinzaine d’années par l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire, à fonds perdus et en pure perte. La République satisfait les aspirations des demandeurs d’asile de culture chrétienne, proches (Italiens, Espagnols, Portugais ou Polonais) ou éloignés (Maronites libanais et Coptes égyptiens), mieux que des fauteurs de trouble musulmans, de culture totalitaire incompatible, à la différence de leurs frères juifs.

Dans le sillage des manifestations américaines antiracistes, orchestrées par les universitaires, électorat de Joe Biden, les monuments et statues liés à l’Histoire coloniale française ou à la traite négrière se retrouvent à nouveau au centre d’une polémique mémorielle, ouverte par les repentants blancs et attisée par un ancien chef de gouvernement socialiste, il est vrai choisi par le président Hollande, bien que député-maire de Nantes, ancien… port négrier.

La traite négrière à Nantes est à l’origine de la déportation, de la fin du XVIIe au début du XIXe siècle, de plus de 500.000 esclaves noirs d’Afrique vers les possessions françaises aux Antilles, principalement. Avec 1.744 expéditions négrières, le port de Nantes se place en première position des ports négriers français pour l’ensemble de la période concernée.

Opposition de la majorité

Sur Twitter (!), l’ancien socialiste Richard Ferrand, le président de l’Assemblée a répondu à Jean-Marc Ayrault que « lutter contre le racisme exige de garder mémoire et raison ». Et de mettre l’irresponsable le nez dans ses insuffisances et lâchetés, au regard de son réveil en sursaut et d’une si soudaine prise de conscience: « 23 ans maire, 5 ans président de groupe à l’Assemblée, réuni en salle Colbert, Jean-Marc Ayrault n’a pas jugé utile de débaptiser ni la rue Colbert à Nantes, ni cette salle », a ajouté ce « marcheur » émancipé du Parti socialiste.

L’ancien locataire de Matignon a répliqué également sur Twitter, réseau social pourtant décrié. « Le travail de mémoire prend du temps. Pour ma part, je l’ai engagé dès 1989 avec la ville de Nantes et en 2001 avec la loi Taubira ». Taubira, accoucheuse des esprits socialistes assis sur leurs convictions endormies !

Comme d’autres parlementaires, Aurore Bergé, alors porte-parole de La République en marche, s’est dite « fière d’être une députée qui occupe un lieu dont l’histoire nous dépasse et nous rappelle chaque jour ce pour quoi nous avons été élus ». A démontrer !

« Je ne veux pas d’un pays à l’histoire trafiquée [commençons par la respecter dans la forme, Histoire], aux statues abattues, à la complexité des hommes abolie. Le révisionnisme agit dans les deux sens quand on parle des bienfaits de la colonisation et quand on veut déboulonner les statues de Churchill ou de Colbert », a-t-elle ajouté à L’Express.

Pour sa part, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a fait la leçon à cet ex-professeur d’allemand incapable, en Allemagne, de produire une seule phrase en allemand, répondant à l’ancien premier ministre de François Hollande que Colbert, ministre de Louis XIV, « a servi la France et a contribué à sa grandeur ».

Xavier Bertrand demande un référendum constitutionnel sur la laïcité

Les fanatiques islamistes provoqueront-ils un sursaut de conscience politique ?

Xavier Bertrand dans le Grand Jury dimanche 18 octobre 2020

Le président de la région Hauts-de-France souhaite un référendum pour lutter contre l’islamisme radical. « Sur un sujet comme celui-ci, si l’on veut faire bloc, c’est au peuple de se prononcer par un référendum », a assuré Xavier Bertrand sur RTL ce dimanche 18 octobre.

Xavier Bertrand a assuré ne pas vouloir « attendre un prochain attentat » pour agir. Estimant – avec Mélenchon, qui pointe Laurent Nuñez, coordonnateur nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT) auprès du président de la République française depuis trois mois, que « l’Etat a failli dans la lutte contre l’islamisme », il a expliqué que « si le droit ne protège pas, alors on aménage le droit » et cela passe « par une modification de la Constitution sur certains points ». 

En pratique, la question de ce référendum sera « liée à un projet de loi constitutionnelle en cours d’élaboration au Sénat », explique le président de la région Hauts-de-France sur RTL. Xavier Bertrand veut notamment « créer de nouvelles sanctions judicaires pour ceux qui s’en prennent à la laïcité et aux valeurs de la République ».

Il estime qu’il faut des lois beaucoup plus dures. Il souhaite « consacrer le principe de laïcité avec la même importance que l’égalité, la liberté et la fraternité ». 

Dans Le Parisien du 20 février 2008 , X. Bertrand est passé aux « aveux » sur son apoartenance a la franc-maçonnerie. «J’ai effectivement adhéré, en 1995» (à une loge du Grand Orient de France), «attiré par le travail sur soi et sur les idées des autres que permet la franc-maçonnerie», explique Xavier Bertrand. «De moi-même, je n’aurais pas pris l’initiative de parler, mais certains l’ont fait pour moi», ajoute-t-il.

Dans un entretien au magazine l’Express, le ministre du Travail précisa qu’il s’en est toutefois «mis en retrait» depuis son entrée au gouvernement en 2004 mais qu’il n’a pas confié cette appartenance à Nicolas Sarkozy.

Depuis 2004, il dit n’avoir plus participé à aucune réunion dans sa loge mais est «intervenu deux fois comme conférencier cette année-là».

Interrogé sur son choix de l’obédience du Grand Orient de France, généralement classé à gauche, X. Bertrand précise que ce choix n’est pas dû «au hasard : je viens de la droite et ma logique d’ouverture aux autres et à leurs idées m’a porté vers le Grand Orient de France», raconta-t-il. «J’étais alors au RPR, on ne pourra pas dire que j’ai fait ce choix pour faciliter mon ascension politique», assure-t-il.

Donc, en cas d’atteinte à la laïcité par des personnes étrangères, la sanction sera « l’expulsion immédiate ». Pour Xavier Bertrand, « on ne peut pas tergiverser », car l’assassinat de ce professeur est « un point de bascule » dans la société. 

« Et sur un sujet comme celui-ci, si l’on veut faire bloc, c’est au peuple de se prononcer par un référendum », martèle-t-il, assurant que cela fait un an qu’il fait cette proposition. Pour Xavier Bertrand, « sur un sujet comme celui-ci qui touche toute la Nation française, il faut qu’il y ait un engagement très fort » de tous. 

Ce changement de Constitution entraînerait donc des modifications sur l’accès aux réseaux sociaux et la question des peines de sûreté contre ceux qui se sont rendus coupables de terrorisme. Si des changements peuvent trouver leur place dans la loi ordinaire, « d’autres doivent trouver leur place dans une loi constitutionnelle ».  « Arrêtons la plaisanterie avec les réseaux sociaux. C’est un lieu d’impunité, l’imam Google est plus puissant que la mosquée aujourd’hui. Il faut changer la Constitution », a assuré le président de la Région Hauts-de-France. 

Attentat islamiste de Conflans: l’impudence de LFI dénoncée

Le cynisme des élus d’extrême gauche qui soutiennent l’islam radical en France et dans le monde indigne les républicains authentiques.

Jean-Luc Mélenchon, sans honte

Plusieurs membres de La France Insoumise (LFI) ont appelé au rassemblement après la décapitation d’un professeur par un terroriste islamiste, alors qu’ils n’ont de cesse de soutenir le Hamas palestinien, déclaré organisation terroriste: le Hamas figure sur la liste officielle des organisations terroristes de l’Union européenne, du Canada et des Etats-Unis, notamment. Et singulièrement sa branche armée, principalement active à Gaza.

Mais les internautes – à défaut des acteurs politiques et de la presse craintive – leur ont rappelé leur participation à la marche contre “l’islamophobie” aux côtés de radicaux…

Cette manifestation était organisée à l’appel de plusieurs personnalités et organisations, comme le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ou encore le ‘Collectif contre l’islamophobie en France’, association de défense des droits de l’homme (ADDH) fondée par Samy Debah, soutenu par les Indigènes de la République, en 2000, et dont la mission est de combattre l’islamophobie depuis 2003. Le fondateur « fait partie de cette nouvelle génération venue à l’islam par les réseaux fréristes, l’UOIF ou le Collectif des musulmans de France (CMF) proche de Tariq Ramadan »: son présudent est un chercheur proche des Frères musulmans.

L’identité de certains signataires de l’appel a conduit une partie de la gauche à ne pas s’associer à ka manifestation: le Parti socialiste (PS) ou le Parti radical de gauche (PRG), ou d’autres qui ont relativisé leur soutien initial, comme le député européen Europe Ecologie – Les Verts (EELV) , Yannick Jadot, et le député La France insoumise (LFI) François Ruffin ou Adrien Quatennens, à la différence de ses camarades Clémentine Autain ou Eric Coquerel.

Juste avant le début de la manifestation, le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon, qui y a participé, a appelé à ne pas « confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie ».

La députée Aurore Bergé, alors porte-parole de La République en marche (LREM), s’est élevée contre « une marche qui attaque l’Etat et qui utilise un terme [islamophobie] dont on sait bien qu’il est utilisé à des fins politiques ».

sept élus français déclarés persona non grata par Israël (Renaud Khanh/ABACA)

Une délégation d’élus français devant se rendre ce week-end en Israël, les autorités israéliennes ont annoncé qu’elles interdiraient à sept d’entre eux l’entrée du territoire.

Le gouvernement Netanyahou a déclaré sept élus français indésirables, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, la députée (LFI) Clémentine Autain, les députés européens Pascal Durand (Verts/Alliance libre européenne) et Patrick Le Hyaric (PCF), ainsi que les maires (PCF) de Limay, Eric Roulot, et de Gennevilliers, Patrice Leclerc.

Juste avant le début de la manifestation, le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon, qui y a participé, a appelé à ne pas « confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie ».

« Il faut qu’on montre que ce genre de terreur religieuse ne gagnera pas en France. » Eric Coquerel n’a pas hésité à condamner l’attaque qui a eu lieu à Conflans-Saint-Honorine vendredi 16 octobre. Pour rappel, un enseignant a été décapité par un « réfugié » tchetchène à proximité du collège Bois d’Aulne pour avoir osé montrer des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves de 4e. Le député de La France Insoumise a donc appelé au rassemblement dès la semaine prochaine afin de faire « face à des gens qui veulent semer la haine, au nom du fanatisme religieux ». Même réaction abasourdie pour l’Insoumis Adrien Quatennens qui estimait que « nous ne pourrons vaincre l’obscurantisme qu’unis ». Quant au leader LFI, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur le fait de refuser toute fracture au sein de notre nation. Il fallait oser et il n’a pas hésité.

LFI, main dans la main avec des Frères musulmans

Certains élus socialistes, écologistes ou communistes et…UMP étaient du côté des terroristes

Le parti d’extrême-gauche tenterait-il coûte que coûte de faire oublier aux Français sa participation à la marche aux cotés de personnes proches des Frères musulmans, de même qu’il soutient le Hamas, notamment avec l’opération ‘Un bateau pour Gaza’ et la participation de Clémentine Autain? Le 10 novembre 2019, La France Insoumise marchait contre l’islamophobie. Une manifestation qui avait fait polémique étant donné que certains participants étaient réputés proches des Frères musulmans. Pour Jean-Luc Mélenchon, le message véhiculé par la manifestation était apparemment plus important que les personnes qui y participaient. Ce samedi 17 octobre, les internautes n’ont donc pas hésité à rappeler sa prise de position islamo-gauchiste : « Le prix de la dégueulasserie revient incontestablement à LFI, dont les représentants jouent les républicains éplorés, alors qu’ils ont pactisé avec des islamistes et des indigénistes et manifesté le 10 novembre avec des intégristes musulmans n’ayant pas condamné le terrorisme », a écrit un internaute furieux sur son compte Twitter. https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1317400695105085440&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fattaque-conflans-lfi-lynchee-apres-son-appel-au-rassemblement-124760&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550px

Certains ont directement attaqué Jean-Luc Mélenchon en affirmant : « Dégage du paysage le collabo islamo ». D’autres ont bondi après les appels à l’unité des membres de LFI en assurant être « prêt à manifester » mais pas « derrière Eric Coquerel » qui se serait « déshonoré en manifestant avec des islamistes scandant Allah o Akhbar », a écrit un autre internaute. De même pour cet utilisateur : « Plutôt crever que de défiler au côté de LFI contre l’islamisme. Honte à ceux qui le feront, assumez votre prise de position. »https://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1317350709910798337&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fattaque-conflans-lfi-lynchee-apres-son-appel-au-rassemblement-124760&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550pxhttps://platform.twitter.com/embed/index.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1317444105941753856&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.valeursactuelles.com%2Fsociete%2Fattaque-conflans-lfi-lynchee-apres-son-appel-au-rassemblement-124760&siteScreenName=Valeurs&theme=light&widgetsVersion=ed20a2b%3A1601588405575&width=550px

Attentat islamiste de Conflans : quatre personnes en garde à vue

Le principal suspect a été tué par la police. La victime avait mené en classe une réflexion sur la liberté d’expression en lien avec les caricatures de Mahomet et l’actualité du procès en cours.

Un enseignant a été égorgé et décapité en fin d’après-midi, vendredi 16 octobre, à Conflans-Saint-Honorine (Yvelines), et son assassin présumé a été tué par balles par la police dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise) quelques instants plus tard.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé être saisi de l’enquête, ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». La sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire et la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été saisies.

Quatre personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue dans la nuit. Ces personnes appartiennent à l’entourage familial de l’assaillant, qui a été tué par des policiers, a précisé une source judiciaire.

La victime, un enseignant d’histoire-géographie

Les faits se sont déroulés vers 17 heures, près d’un établissement scolaire. La police des Yvelines a prévenu à 17 h 30, dans un message publié sur Twitter, qu’une intervention était en cours place René-Picard, dans le quartier des Hautes-Roches, où se trouve le collège du Bois-d’Aulne.

Des policiers de la brigade anticriminalité ont été appelés car un homme suspect rôdait aux abords du collège. Sur place, ils ont découvert la victime, un professeur d’histoire-géographie de l’établissement scolaire.

Les policiers ont alors tenté d’interpeller un individu qui n’hésitait pas à les menacer avec une arme blanche dans la commune d’Eragny, toute proche, et ont fait feu sur lui. Il aurait crié « Allahou akbar ! » avant d’être neutralisé. Un périmètre de sécurité a été installé et le service de déminage appelé, en raison d’une suspicion de gilet explosif.

Un message de revendication

Un document d’identité a été retrouvé sur le fanatique abattu par la police, indiquant une nationalité russe et un âge de 18 ans. Ce document laisse à penser que l’islamiste était un « réfugié » d’origine tchétchène, mais les enquêteurs ne sont pas certains à ce stade que cette pièce d’identité était bien celle du terroriste.

Un message revendiquant l’attaque a été publié, vendredi soir, sur un compte Twitter quelques minutes après le drame. Ce compte avait, selon une source judiciaire, une kunya (surnom musulman) de quelqu’un se revendiquant tchétchène.

A ce stade, les enquêteurs ne sont toutefois pas encore en mesure de dire s’il a bien été envoyé par le terroriste tué par les forces de l’ordre. Le message publié s’adressait à « Macron, le dirigeant des infidèles », avant de poursuivre : « J’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer, qui a osé rabaisser Mohammad ».

La victime avait mené, en classe, une réflexion sur la liberté d’expression en lien avec les caricatures du prophète Mahomet, ce qui a participé à la décision du PNAT de se saisir de l’enquête. Après cet épisode, une plainte avait été déposée par un ou des parents d’élèves, le 5 octobre. L’affaire avait été signalée et portée à la connaissance du renseignement territorial.

Macron : « Ils ne nous diviseront pas »

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, en déplacement au Maroc, a décidé de rentrer immédiatement à Paris. Depuis Rabat, il s’est entretenu avec le premier ministre, Jean Castex, et le président, Emmanuel Macron, a-t-on précisé dans son entourage.

Le chef de l’Etat s’est ensuite exprimé sur les lieux de l’attaque :

« Un de nos concitoyens a été assassiné parce qu’il enseignait, apprenait à ses élèves la liberté d’expression, de croire ou ne pas croire. Notre compatriote a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé. (…) Je veux dire ce soir à tous les enseignants de France que nous sommes avec eux, que la nation tout entière sera là, à leurs côtés aujourd’hui et demain, pour les protéger, les défendre, leur permettre de faire leur métier, qui est le plus beau qui soit : faire des citoyens libres. »

« Je veux dire ce soir, de manière très claire, ils ne passeront pas nos policiers, nos gendarmes, l’ensemble de nos forces de sécurité intérieure, de renseignement, a-t-il poursuivi. Mais au-delà de cela, toutes celles et ceux qui tiennent la République et à leurs côtés magistrats, élus, enseignants, tous et toutes, nous ferons bloc. Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas. Ils ne nous diviseront pas. C’est ce qu’ils cherchent et nous devons nous tenir tous ensemble. »

L’Assemblée debout pour dénoncer un « abominable attentat »

Dans une ambiance empreinte d’émotion, les députés se sont levés à l’Assemblée nationale pour « saluer la mémoire » de l’enseignant décapité et dénoncer un « abominable attentat ». Très affecté, le président de séance Hugues Renson (LRM) a pris la parole juste avant l’interruption des débats à 20 heures : « Nous avons appris avec effroi l’abominable attentat qui s’est produit. Au nom de la représentation nationale, en notre nom à tous, je tiens à saluer la mémoire de la victime. »

Il a adressé « l’expression de toute notre solidarité » à la « famille » de la victime, « à ses proches comme à ses collègues et à l’ensemble du corps enseignant ». Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, « rendra naturellement un hommage » à la victime « lors de la séance de questions au gouvernement » mardi, a ajouté M. Renson.

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré sur Twitter : « C’est la République qui est attaquée » avec « l’assassinat ignoble de l’un de ses serviteurs ». « Notre unité et notre fermeté sont les seules réponses face à la monstruosité du terrorisme islamiste. Nous ferons face », a-t-il assuré.

Affaire Pétronin : un groupe djihadiste fête la libération de ses..204 frères d’armes

Plus de 200 islamistes contre une femme, ça vaut bien un méchoui ?

Macron instrumentalisé par les Pétronin et les islamistes

A son arrivée en France, l’otage libérée gardait les stigmates de sa détention par les islamistes: elle les revendique en femme libre et voilée…

Pour un diplomate français interrogé par “L’Opinion”, les images de la libération de l’otage française convertie à l’islam sont une excellente “propagande” pour les groupes djihadistes et non pour Macron

Si la libération de Sophie Pétronin a eu un coût financier, le montant de la rançon est tenu secret. Ni les Américains, ni les Britanniques ne marchandent la valeur d’une vie de leurs ressortissants. La France, oui! Son coût humain n’est pas flatteur non plus, mais les Français l’avouent pourtant: les technocrates autour de Macron n’y voient pas à mal et les féministes, si sourcilleuses par ailleurs, préfèrent se décrédibiliser: la septuagénaire est dévaluée, humiliée, rachetée en échange de 204 djihadistes du Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), auquel appartient notamment Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Et l’organisation terroriste n’a pas manqué de célébrer le retour de ses frères d’armes.

Convertie à l’islam, l’ex-otage Pétronin est-elle une prosélyte ?

D’après L’Opinion, le leader du GSIM Iyad ag Ghali a organisé, vendredi 9 septembre, une séance de prière collective mais aussi un grand méchoui, dont les images ont été abondamment relayées sur les réseaux sociaux. De fait, cette libération constitue une publicité inestimable pour l’organisation djihadiste. Et la paire Macron et Le Drian a participé physiquement, en personne, sur le tarmac de la base aérienne 107-Villacoublay, pensant servir leur gloire.

«Havas n’aurait pas su mieux faire»

« Il n’y a pas de meilleure propagande pour Iyad ag Ghali », a confirmé un diplomate français à L’Opinion

« Les images de la conversion de Sophie Pétronin à l’islam, en djellaba et voile blancs immaculés, ont fait le tour de la planète. Havas [le groupe publicitaire français] n’aurait pas su mieux faire », a-t-il ajouté. D’autant plus que, dès son arrivée en France, l’ex-otage n’a pas tari d’éloges envers ses ex-geôliers, les qualifiant notamment de « groupes d’opposants armés au régime » et estimant qu’ils avaient « pris soin » d’elle.

Sophie Pétronin a également justifié la demande de ses ravisseurs pour la libération de leurs « militaires », indiquant qu’« ils trouveraient le chemin de la paix ». Du pain béni pour les chefs du GSIM qui cherchent à imposer un contre-discours pour séduire les populations, analyse L’Opinion.  null

De plus, la traque des djihadistes du GSIM ne semble plus être une priorité pour l’Elysée. Si l’armée française avait fait de ces combattants du nord du Mali des cibles prioritaires, la montée en puissance de l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) a obligé la France à revoir sa stratégie. « Au Nord Mali, la priorité est plus de renouer avec la dynamique de l’Accord de paix d’Alger que d’engager Barkhane », fait d’ailleurs valoir l’Elysée auprès du quotidien. 

Bobigny : fermeture d’une école clandestine accueillant des dizaines d’enfants

Des parents d’élèves de cet établissement « sont connus pour être en lien avec l’islam radical« 

 Bobigny, jeudi. Les locaux d’Apprendre et Comprendre ont pignon sur rue.
A Bobigny, les locaux aux fenêtres occultés d’Apprendre et Comprendre ont pignon sur rue. 

La baie vitrée opaque de l’école clandestine donne directement sur l’avenue Edouard-Vaillant empêche de voir la taille des locaux, situés à 500m du tribunal de Bobigny. La commune est dirigée par un ex-animateur communal depuis les années 80, Abdel-Majid Sadi, né à la Courneuve et élu en juin dernier. Sur la porte d’entrée est sobrement inscrit « Apprendre et comprendre ». Et sur la fenêtre adjacente, une question interpelle certains passants sans troubler la mairie communiste (depuis 1944): « Tu sens comme un vide dans ta vie ? », suivi de « Cours de Coran et de langue arabe pour femmes, adolescents et enfants, Institut apprendre et comprendre ».

Ce jeudi midi, la préfecture de Seine-Saint-Denis a annoncé, dans le cadre de la « lutte contre l’islam radical », la fermeture de cet établissement de Bobigny qui proposait des cours d’arabe et de coran aux femmes et aux enfants.

« Hors de la loi et des principes républicains »

Sur le réseau social Twitter, la préfecture décrit l’endroit comme une « école clandestine rassemblant dans des conditions inqualifiables plusieurs dizaines d’enfants hors de la loi et des principes républicains».

Vingt élèves, en l’âge d’être scolarisés en primaire par l’école de la République, se trouvaient sur les lieux jeudi matin, selon une source policière, précisant que l’effectif total pourrait atteindre 80 écoliers. Certains d’entre eux, âgées de « 3-4 ans » étaient « voilés », a indiqué le représentant du ministère de l’Intérieur.

Les conditions sanitaires étaient « déplorables », les problèmes de sécurité incendie mettaient « la vie des enfants en danger » et les locaux étaient dépourvus de cour de récréation, a poursuivi la source policière.

Des parents fichés S

« Certains enfants et encadrants étaient issus de l’école d’Aulnay-sous-Bois », fermée en janvier, et « plusieurs parents d’élèves sont connus pour être en lien avec l’islam radical », indique la préfecture. Des parents sont même fichés S.

Dans le quartier, l’établissement était bien connu des riverains. Donc de la mairie. « On voyait souvent des gens venir, des enfants, ils prenaient des cours d’arabe. Il n’y a jamais eu de problèmes avec eux », s’accordent à dire plusieurs voisins-sympathisants, qui n’avaient pourtant jamais identifié le responsable des lieux.

Sur la devanture et la page Facebook d' »Apprendre et Comprendre » – qui dit avoir ouvert ses locaux en 2012 – aucun nom de responsable n’apparaît, seulement des numéros de téléphone. L’une des personnes qui a décroché a refusé de répondre aux questions de la presse, tout comme les deux femmes, habillées en niqab et l’autre en jilbab, sorties des locaux de l’association ce jeudi après-midi.

La mairie assure ne pas disposer d’informations sur d’éventuelles dérives séparatistes

Le maire Abdel-Majid Sadi affirme ne pas connaître cette organisation. « On a juste participé ce matin à la commission de sécurité et constaté qu’elle n’était pas assurée dans ces lieux », indique-t-on dans l’entourage du nouveau maire PCF, ajoutant ne pas avoir d’informations sur de possibles dérives islamistes d’Apprendre et comprendre.

Refus de coopérer avec l’Etat ?

« La langue de la République, c’est le français », tweete Aurélien Pradié

Le député du Lot reçoit des menaces de mort

Aurélien Pradié, député du Lot.

Un message d’Aurélien Pradié en réaction à la volonté de Macron d’enseigner la langue arabe à l’école, a provoqué des réactions radicales. 

Le président a ouvert la boîte de Pandore. Ce dimanche 4 octobre, suite à l’annonce de son plan d’action contre les séparatismes et notamment l’enseignement de la langue arabe à l’école, Aurélien Pradié, député du Lot, a posté un tweet bien senti. « La langue fait la Nation. La langue de la République, c’est le français. Elle est belle, porteuse de liberté et d’émancipation. Apprendre à l’aimer, c’est apprendre à aimer la France. Institutionnaliser à l’école l’apprentissage de la langue arabe est une lâcheté et une faute ».

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Très rapidement, le tweet a suscité de vives réactions. Parmi elles, une réponse de Christophe Beaugrand-Gérin, animateur sur TF1 : « Pardon, mais l’école n’a pas également comme mission de nous apprendre les langues étrangères ? ». D’autres internautes l’accusent de « racisme »…

Le message qu’Aurélien Pradié veut faire passer, le voici : « Je conteste l’instrumentalisation de cette langue, le président a commis une faute en disant que la réponse au séparatisme c’est l’apprentissage de la langue arabe.

A l’école maternelle,on est là pour apprendre la base, en l’occurrence le français, et c’est une chance ».

Selon lui, « lier la question du séparatisme à la langue, c’est dégrader la langue arabe. Ceux qui prétendent l’aimer devraient être scandalisés car elle est instrumentalisée à des fins communautaristes, c’est une façon de dire à de jeunes enfants d’origine arabe qu’on va leur faire apprendre l’arabe comme s’ils ne méritaient pas d’apprendre autre chose comme le Français ».

Des menaces de mort

En deux jours, le tweet du député Lotois a été repartagé 2.000 fois et « liké » par près de 3.000 internautes, sans compter plus de 1000 commentaires. « Je suis assez stupéfait de l’excitation sur le sujet, j’ai beaucoup de respect pour toutes les langues notamment la langue arabe que j’ai découverte il y a quelques années et que je respecte beaucoup », se défend le député.

L’élu a également reçu des menaces de mort.

« J’ai reçu des commentaires extrêmement violents, des menaces physiques, mais je ne préfère pas tout lire », ajoute-t-il. « Je vois à quel point les réseaux sociaux sont des lieux d’excitation et ça me terrifie, il y a une forme de bien-pensance insupportable. Je me suis intéressé à l’arabe il y a plusieurs années, je n’ai pas de leçon à recevoir. A force de ne pas dire les choses on nourrit les extrémismes », prévient-il.

Reculade de Macron: le mot «séparatisme» supprimé de l’intitulé du projet de loi

Le mot «séparatisme» supprimé dans l’intitulé du projet de loi

De l’esquisse à l’esquive : le projet de loi devra finalement s’appeler « projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains ».

Le ministre de l’Intérieur en a fait l’annonce mardi Gérald Darmanin, sur Radio Classique, Gérald Darmanin ajoutant en même temps que « l’idée est bien de lutter contre le séparatisme principal qu’est l’islam radical », mais, le futur projet de loi dont Macron a esquissé les contours ce vendredi, risquant de raviver les clivages internes au gouvernement comme dans la majorité, il s’est justifié en expliquant que « ce n’est pas le seul objet du texte qui s’adresse à tous les cultes, contre tous les mouvements sectaires, impose la neutralité politique et religieuse ».

« Pensée complexe »

Ce mot de « séparatisme » avait pourtant été employé par Macron et salué comme le déboulonnage d’un tabou. Au départ, le président évoquait les « séparatismes » pour ne pas stigmatiser les musulmans. Ensuite, dans son discours aux Mureaux, il était revenu au singulier pour évoquer le « séparatisme islamiste ». Aujourd’hui, que reste-il de ses velléités ? Un nouveau renoncement.

«Mettre des mots sur les choses »

«Il y a un problème de fond et de forme », a dénoncé Julien Aubert, député les Républicains, sur BFM. «Le problème ce n’est pas les religions, le sujet c’est l’islamisme », a-t-il insisté, demandant de «mettre des mots sur les choses ».

Mal nommer les choses, jugeait Camus, c’est ajouter au malheur du monde. Ne pas nommer les choses, c’est nier notre humanité ». Macron nie notre civilisation.

Il n’est pas question de ne plus utiliser le mot « séparatisme », a louvoyé l’entourage de Gérald Darmanin, mais ce ne sera pas l’intitulé du projet de loi..

Le ministre a souligné que les deux premiers articles de la loi de 1905, socle de la laïcité en France, ne seront pas modifiés. Pas dans le projet soumis au Parlement, en l’état et à ce jour. En revanche, « à la marge, nous allons renforcer des dispositions de la loi de 1905 », a-t-il poursuivi.

Tous les partis politiques, cette fois, associés, mouillés

Le ministre a cité à titre d’exemple « l’interdiction de faire de la politique dans les lieux de culte », églises, temples, synagogues et mosquées, prévue dans la loi de 1905. Mais, a-t-il dit, cette interdiction ne s’accompagne pas de sanction dans le texte actuel. Le projet prévoira donc dans ce cas « sanction administrative » et pénale.

Gérald Darmanin a en outre souligné qu’il sera exigé des dirigeants des associations cultuelles un… « certificat de virginité ». Entendons-nous bien, un casier judiciaire vierge [aussi clair, précis et fiable qu’une fiche S ?] de toute condamnation pour « radicalisation, ou complicité du terrorisme ou apologie du terrorisme ».

L’enseignement de l’arabe, une concession qui divise

Gérald Darmanin prétend qu' »enseigner l’arabe à l’école, c’est aussi un moyen de réduire le pouvoir des religieux»

Dans un entretien avec le JDD (Journal du Dimanche), du 4 octibre, le ministre de l’Intérieur plaide pour un renforcement (?) de l’apprentissage du français de… l’arabe à l’école.

«C’est une proposition républicaine et courageuse», assure le ministre qui se justifie en y voyant aussi un moyen d’endiguer le séparatisme, sujet du discours de Macron aux Mureaux, vendredi 2 octobre.

Le ministre de l’Intérieur compte ainsi contrecarrer l’apprentissage de l’arabe, sans contrôle, dans les mosquées. A l’enseignement de cette langue seconde, il souhaite apporter un cadre laïc et républicain, mais lui confère en fait une primauté sur la langue officielle de la République. «Quand j’étais enfant, mes copains, enfants de femmes de ménage comme moi et issus de familles portugaises ou espagnoles, apprenaient à l’école la langue de leurs parents. Mais mes cousins d’origine maghrébine n’avaient que la mosquée pour apprendre l’arabe…», raconte-t-il, sans que personne ne comprenne ce qui faisait cette différence sur le territoire français.

Et d’ajouter : «Est-ce cela que l’on veut? Nous avons besoin de jeunes Français qui parlent l’arabe […] L’enseigner à l’école – à toutes et tous? – , c’est aussi un moyen de réduire le pouvoir des religieux. Ceux qui dénoncent cette mesure feraient bien de réfléchir… ou alors ont-ils un surmoi raciste.» Ou islamophobe?

Cette proposition de Darmanin douche les espoirs suscités par le discours des Mureaux

sur «la lutte contre les séparatismes» prononcé aux Mureaux.

Macron y avait présenté le futur projet de loi de « lutte contre les séparatismes » qui se révèle désormais être contre «le séparatisme islamique » et pour tout dure « islamiste », qui sera soumis le 9 décembre en Conseil des ministres. «Ce à quoi nous devons nous attaquer, c’est le séparatisme islamiste. C’est le cœur du sujet» avait-il clairementdit, ciblant exclusivement les dérives de l’islam radical.

Or, d’aucuns considère qu’en vérité ce ne sont pas les musulmans qui sont radicaux, mais bien plutôt l’islam lui-même, par essence. Auquel cas, Macron ne saisit encore pas le Mal à la racine.

En même temps, Macron et Darmanin admettent que «le but final» de cette «idéologie» est de «prendre le contrôle complet» de la société. S’agissant de l’apprentissage de l’arabe à l’école, Macron avait assuré vendredi vouloir en finir avec les jeunes qui «vont l’apprendre (l’arabe) dans des associations qui leur proposent le pire et qui sont manipulées». Constat lucide, mais mettra-t-il les moyens pour garantir un contrôle efficace, assorti des sanctions qui s’imposeraient aux plus malins que lui?

Blanquer devra-t-il retirer des heures de français ou de piscine mixte pour caser plusieurs heures d’arabe dans l’emploi du temps?

Condamnation d’un musulman de France pour son refus de serrer la main d’une femme et préfète

L’individu est-il condamné pour affront sexiste à une femme ou dérive séparatiste envers une représentante de la République ?

Ce Français musulman avait refusé de serrer la main de la préfète Catherine Ferrier. Mardi 22 septembre 2020, le tribunal de Bourges l’a condamné à 2.250 euros d’amende, ainsi qu’à des dommages et intérêts à l’ancienne préfète, alors en exercice dans le Cher.

Ce Français venu d’ailleurs a appris ce qu’il en coûte de ne pas accepter de serrer la main d’une femme. Catherine Ferrier s’était adressée à lui le 7 janvier 2020 en tant que préfète du Cher alors qu’il se trouvait dans les locaux de la préfecture pour récupérer des documents administratifs. Il aurait alors justifié son mépris de la préfète en tant que femme, dans le respect des préceptes de sa religion.

« Nous regrettons profondément ce qui s’est passé. Ce n’est pas normal »

En tant que préfète et représentante de l’Etat, l’humilée portait pourtant des gants et un uniforme. A l’occasion de la nouvelle année, elle avait voulu saluer le personnel de la préfecture, ainsi que le public, dont le sexiste faisait partie.

Catherine Ferrier, devenue depuis préfète du Tarn, a donc porté plainte pour « propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante hostile ou offensante imposée à une personne ». Pour cette atteinte sexiste à la dignité de la femme, ce citoyen d’un genre nouveau doit payer le maximum de l’amende (750 euros), ainsi que des dommages et intérêts d’un montant de 1.500 euros. Ainsi, l’actuel préfet du Cher, Jean-Christophe Bouvier a précisé dans son communiqué prendre « acte de la décision de justice de condamner un citoyen français, qui à deux reprises, s’est réfugié derrière une interprétation idéologique de l’islam pour refuser de serrer la main de sa prédécesseur, Catherine Ferrier, en 2018 et 2020 ».

Ce musulman est un récidiviste

En 2018, le religieux avait déjà refusé de serrer la main de Catherine Ferrier, précise le nouveau préfet du Cher. Selon ce fondamentaliste, « on n’a pas le droit de serrer la main aux femmes ». Cet antécédent remonte à mars 2018, quand il représentait alors officiellement Ditib Vierzon, une association de travailleurs turcs, lors de la cérémonie d’hommage au colonel Arnaud Beltrame qui avait donné sa vie pour une otage, le 23 mars 2018 dans un supermarché de Trèbes.

Or, ce Turc français est membre d’une branche de la présidence des affaires religieuses d’Ankara, donc une « branche » de l’Etat turc d’Erdogan. Craignant un scandale diplomatique – qui n’aura pas lieu ! -, le vice-président de l’association s’était à l’époque excusé fendu de regrets : « Nous regrettons profondément ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas normal », admit-il.

Un refus, au nom de sa religion: le Coran est supérieur à la loi de la République

Le tribunal de Bourges ne condamne pas clairement l’offense anti-républicaine

La préfète recevra ses 1.500 euros de dommages et intérêts, mais le jugement passe sous silence l’atteinte à la République : la dérive séparatiste n’a pas été évaluée et n’est pas sanctionnée. Une « clause » de revoyure ?

La justice suédoise a estimé qu’une femme a le droit de ne pas serrer la main d’un recruteur… au nom de ses convictions religieuses

En Suède, Farah Allajeh, une musulmane de 24 ans, que son recruteur avait invitée à prendre la porte en 20018, pour avoir refusé de serrer la main de son recruteur (elle avait dit préférer poser la main sur son cœur), a eu gain de cause: elle a dû être… indemnisée. L’entreprise a été condamnée pour discrimination à verser 3.822 euros à Farah Allajeh. Si serrer la main d’un chrétien (impur par définition et sans exception) n’annule pas les ablutions, il est toutefois recommandé au croyant de laver tout ce qu’il a touché… Donc de laver la main qu’il a serrée !

En conclusion, le refus de serrer la main n’est pas un agression sexiste, puisque les genres des protagonistes sont ici inversés. L’affront est adressé au mécréant des deux sexes qui ne respecte pas le Coran.

En refusant la main tendue de la préfète, c’est la représentante du système républicain qui est ainsi bafouée. Le tribunal de Bourges a donc commis une double faute en ne sanctionnant pas un sexiste pour sa récidive, mis aussi un anti-républicain, auteur de dérive séparatiste.

Ce Français musulman est-il plus musulman que français ? Le juge de Bourges le donne à penser.

Danièle Obono peinte en ‘Marianne’ à Stains

Le message vise… la haine des élus

La minorité a des visées de conquête de la République

“Nous ne céderons rien au racisme et aux fachos”, a promis le maire de la ville de Seine-Saint-Denis, Azzédine Taïbi, suppléant de la députée PCF Marie-George Buffet (2007-2012).

Lors d’un rassemblement solidaire ce samedi 26 septembre à Stains en Seine-Saint-Denis, une fresque a été dévoilée par le maire Azzédine Taïbi, d’origine algérienne. Elle représente le visage de Danièle Obono, députée d’extrême gauche (LFI) de Paris, victime récente d’attaques jugées racistes comme lui. L’expression “La République, c’est aussi nous!” a été peinte, en lettres rouges, juste à côté.

“Cette fresque, conçue par le Collectif’Art, marque notre attachement à la République, » affirme le maire, soupçonné d’islamisme. Nous avons voulu fêter à notre manière les 228 ans de la République. La République, c’est nous, les quartiers populaires”, a commenté le séparatiste Azzédine Taïbi, dans Le Parisien. “Vous êtes l’exemple à suivre”, lui a alors répondu la députée franco-gabonaise de Paris.

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Au mois d’août, une “politique fiction” pédagogique du magazine Valeurs Actuelles dont la députée LFI Danièle Obono, dépeinte en esclave symbolisant les victimes noires de l’esclavagisme noir historique, avait entraîné une vague intentionnelle d’incompréhension. Dans ce récit de sept pages, la députée “expérimente la responsabilité des Africains dans les horreurs de l’esclavage” au XVIIIe siècle, selon la démonstration qu’en fait le magazine, qui rappelle aussi que l’esclavage des Noirs par les musulmans a précédé l’esclavagisme blanc, seul enseigné et seul stigmatisé par les racialistes partisans, sous influence marxiste. Des dessins de Danièle Obono, collier en fer au cou, accompagnaient ce “roman historique de l’été”et la gauche n’a voulu retenir que la forme iconographique au détriment du fond historique.

Nous ne céderons rien au racisme et aux fachos”, a polémiqué ce samedi Azzédine Taïbi, maire PCF clivant, entouré d’une centaine d’activistes anti-racistes racialisés qui tiennent Stains, Seine-Saint-Denis.

Le maire pro-palestinien a été victime de menaces de mort et d’attaques racistes ces derniers mois. Il a récemment saisi le procureur de la République en lui joignant les nombreux courriers xénophobes qu’il reçoit presque quotidiennement.

À voir également sur Le HuffPostManifestation de soutien à Danièle Obono, cible d’une caricature raciste

Lettre ouverte des media pour défendre leur liberté de blasphémer

‘Ensemble, défendons la Liberté’ [d’injurier] !

Les Chrétiens ont-ils donné de mauvaises habitudes aux insulteurs ?

Une centaine de media moutonniers signe une «lettre ouverte à nos concitoyens» pour «alerter au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression». La liberté d’expression des lecteurs ?! Le summum de l’hypocrisie à la puissance 100.

 Une centaine de médias s’associent sous le hashtag DéfendonsLaLiberté.

Le délire collectif d’une centaine de media associés sous le mot-dièse #DéfendonsLaLiberté.

C’est un usage professionnel de caste – singulièrement parmi les media qui défendent souvent des nuances d’opinion divergentes – de soutenir la profession et chacun de ses membres, quoi qu’ils disent, écrivent ou fassent. Lorsque le cas à défendre apparaît particulièrement ardu, le manifeste devient sa forme exceptionnelle d’expression, et ces media pris en défaut décident de monter ensemble au créneau dans un même élan : ils érigent alors l’auto-défense en ultime recours légitime, en s’adressant à leurs publics. Et à leurs « concitoyens », pensant ainsi conférer à leur faute une excuse « républicaine ».

Ils se justifient d’ailleurs. « Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru [un sentiment] crucial de vous alerter [une volonté de pression] au sujet d’une des valeurs les plus fondamentales de notre démocratie : votre liberté d’expression. » Un laïus aussi indécent que la formule mensongère prétendant garantir le « respect » de notre vie privée.

Aujourd’hui, en 2020 [ça change quoi, par rapport à 1793 ou à 1898 ?], certains d’entre vous [implication racoleuse éhontée] sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières [Les 100 media vertueux du jour bavent au quotidien sur ces réseaux sociaux et les combattent, tout en y puisant des documents, notamment vidéos]. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. [C’est effectivement intolérable, mais la bande des 100 occulte cette actualité d’agressions barbares aussi longtemps que les réseaux ne les mettent pas sur la place publique et ces 100-geignards-là taisent alors les noms des suspects des actes de terrorisme quand ils en sont les victimes]. Des Etats [il faut les nommer !] exercent des pressions sur des journalistes français « coupables » d’avoir publié des articles critiques [ou injurieux: les 100 soutiennent-ils l’injure, la diffamation et le bannissement abusif de leurs « concitoyens » par certaines plateformes internet?].

La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique.

Cette presse à sensation qui n’hésite pas à parler d' »agression violente », mais observe aujourd’hui que « ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays [combien parmi les 100 condamnent-ils habituellement l’identité et la culture nationales] ont été assassinés par des fanatiques [le terme est fort, après celui, déculpabilisant, de « déséquilibrés »], en raison de leurs origines [l’appellation d’origine protégée (AOP) française est une découverte nouvelle de la presse universaliste] ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement. » [Des « gens qui ne sont rien » et des prêtres aussi…: ils les valent pourtant bien, nous disent chaque jour Mediapart et Libération !]

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi », proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution [L’ordre public, c’est ce qui implicitement protège les « concitoyens » des 100 qui dans leurs colonnes les qualifient de fascistes, de sexistes, de « mâles blancs » ou de populistes]. Cet article est immédiatement complété par le suivant : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » [Ces beaux principes s’appliquent aussi aux 100 belles âmes qui devraient les faire leurs envers l’Autre].

Pourtant, c’est tout l’édifice juridique élaboré pendant plus de deux siècles pour protéger votre [ça suffit, ce populisme !] liberté d’expression qui est attaqué, comme jamais depuis soixante-quinze ans. Et cette fois par des idéologies totalitaires nouvelles, prétendant parfois s’inspirer de textes religieux [qu’à 100? on ne nomme pas: c’est pour « votre » bien et « votre » liberté d’expression !]

Bien sûr [!], nous attendons des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens policiers nécessaires [une politique sécuritaire : avec ou sans caméras de video-surveillance et LBD 40 ?] pour assurer la défense de ces libertés et qu’ils condamnent fermement les Etats qui violent les traités garants de vos droits [finie la « prévention » !]. Mais nous redoutons que la crainte légitime de la mort n’étende son emprise et n’étouffe inexorablement les derniers esprits libres [chantage à la peur].

Que restera-t-il alors de ce dont les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 avaient rêvé ? Ces libertés nous sont tellement naturelles qu’il nous arrive d’oublier le privilège et le confort qu’elles constituent pour chacun d’entre nous [auto-flagellation inattendue de la presse]. Elles sont comme l’air que l’on respire [clin d’oeil écolo?] et cet air se raréfie [clin d’oeil écolo? les islamistes sont resposables du réchauffement climatique dans le paysage politique français…]. Pour être dignes [osons la dignité !] de nos ancêtres [pour ceux qui n’ont pas arraché le rétroviseur de l’Histoire] et de ce qu’ils nous ont transmis [les progressistes invoquent les continuités historique et culturelle: j’me pince…], nous devons prendre la résolution de ne plus rien céder à ces idéologies mortifères [des exemples, des exemples !].

[Appel à la lutte contre l’islamisation, étant entendu que l’ennemi est invisible, puisque nos voisins musulmans sont tous gentils]. Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres endroits dans le monde. Il n’appartient qu’à vous de vous en emparer. Oui, vous avez le droit d’exprimer vos opinions et de critiquer celles des autres [y compris la presse qui vous impose des cookies pour le business et des articles copies-conformes de dépêches de l’AFP, ou sinon il faut être riche et payer: bientôt en fonction des revenus de chacun !] qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses pourvu que cela reste dans les limites fixées par la loi [Charlie hebdo a visiblement perturbé l’ordre public en injuriant les croyants musulmans (entre autres), lesquels ont cédé à la loi du Talion: comme le Coran, elle prévaut sur la loi de la République]. Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo, qui a payé sa liberté [d’injurier] du sang de ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas [celui d’injurier, oui]. Certains d’entre nous sont croyants et peuvent naturellement être choqués par le blasphème. Pour autant, ils s’associent sans réserve à notre démarche. Parce qu’en défendant la liberté de blasphémer, ce n’est pas le blasphème que nous défendons, mais la liberté [nuance bien française, indiquant l’étendue du naufrage idéologique d’une portion non représentative de la population qui entend accorder temporairement la parole à ses concitoyens mais l’accapare de fait, en tenant des raisonnements qui l’accablent].

Nous avons besoin de vous [seulement dans les moments difficiles]. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences [chacun de leurs « concitoyens » en a pour 100 !]. Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinion ou de croyances [n’est-ce pas beaucoup demander, de la part d’arrogants donneurs d’explications partisanes]. Citoyens, élus locaux, responsables politiques, journalistes, militants de tous les partis et de toutes les associations, plus que jamais dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la Liberté [Ne tombez pas dans le panneaux des sirènes de l’info: les porteurs de la pensée unique sont des totalitaires de l’information, des ayatollahs de la pensée dominante, des fanatiques, eux aussi]

#DéfendonsLaLiberté

Les signataires

Alliance de la presse d’information générale, BFMTV, Canal+, Challenges, Charlie Hebdo, Cnews, Europe 1, France Télévisions, L’Alsace, L’Angérien Libre, L’Avenir de l’Artois, L’Echo de l’Ouest, L’Echo de la Lys, L’Equipe, L’Essor Savoyard, L’Est-Eclair, L’Est républicain, L’Express, L’Hebdo de Charente-Maritime, L’Humanité, L’Humanité Dimanche, L’indicateur des Flandres, L’informateur Corse nouvelle, L’Obs, L’Opinion, L’Union, La Charente Libre, La Croix, La Dépêche du Midi, La Nouvelle République, La Renaissance du Loir-et-Cher, La Renaissance Lochoise, La Savoie, La Semaine dans le Boulonnais, La Tribune Républicaine, La Vie Corrézienne, La Voix du Nord, Le Bien public, Le Canard Enchaîné, Le Courrier français, Le Courrier de Gironde, Le Courrier de Guadeloupe, Le Courrier de l’Ouest, Le Courrier Picard, Le Dauphiné libéré, Le Figaro, Le Figaro Magazine, Le Journal d’Ici, Le Journal des Flandres, Le Journal du Dimanche, Le Journal du Médoc, Le Journal de Montreuil, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Maine Libre, Le Messager, Le Monde, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Le Parisien Week-end, Le Pays Gessien, Le Phare Dunkerquois, Le Point, Le Progrès, Le Républicain Lorrain, Le Réveil de Berck, Le Semeur hebdo, Le Télégramme, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Les Echos, Les Echos du Touquet, LCI, Libération, Libération Champagne, M6, Marianne, Midi Libre, Monaco Matin, Nice Matin, Nord Eclair, Nord Littoral, Ouest France, Paris Match, Paris Normandie, Presse Océan, Radio France, RMC, RTL, Sud Ouest, TF1, Var Matin, Vosges Matin.

Pour être soutenus, les signataires devront commencer par respecter leurs « concitoyens » qui demande des faits plutôt que des opinions, des précisions politiques plutôt que du flou politicien, des analyses plutôt que des commentaires ou « éclairages » : de l’information (ou des chroniques avec AOP ou déclaration de liens d’intérêts) plutôt que de la propagande.

Syndicaliste voilée à l’Assemblée: Ségolène Royal condamne kes députés qui sont restés

Elle se déclare « estomaquée par ces images » et assure qu’elle « aurait quitté la salle »

L’ancienne ministre estime que Maryam Pougetoux, la syndicaliste de l’UNEF, a été « provocante » en portant le voile, ce qui était pourtant son droit.

Le bureau de l’Assemblée avait invité le syndicat, sans précision nominale. La syndicaliste étudiante est pourtant coutumière des provocations et la possibilité que l’UNEF saisisse l’opportunité de lancer un défi à la République n’était pas nul.

Agée de 21 ans, l’étudiante en lettres et métiers de l’édition à la Sorbonne a déjà fait parler d’elle en mai 2018, alors qu’elle était présidente de l’Unef à Paris IV-Sorbonne. Son apparition en tant que représentante syndicale dans un reportage de M6 avait provoqué une levée de boucliers, notamment du ministre de l’Intérieur de l’époque. Gérard Collomb avait estimé que le voile marque sa « différence » avec la « société française ». A Buzzfeed, dans le seul entretien qu’elle ait donnée depuis, l’étudiante qui aspire à travailler dans une ONG, Pougetoux avait nié tout en bloc, et son prosélytisme et son objectif politique de séparatisme : « Mon voile n’a aucune fonction politique. C’est ma foi. Après oui, c’est visible, mais ce n’est pas pour autant du prosélytisme. Je dois presque me justifier de mon choix alors que je ne devrais pas ». 

A Marlène Schiappa, alors secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes qui considérait que son voile était l’expression d’un « islam politique », là encore Maryam Pougetoux avait opposé son désaccord. « Ce n’est absolument pas le cas. On lui donne une signification que moi-même je ne lui donne pas. (…) On me prête des intentions qui ne sont pas les miennes. A aucun moment je n’ai mis mon voile par volonté politique ou réactionnaire. » Et au député LFI Adrien Quatennens qui jugeait incompatible port du voile et responsabilités syndicales, l’arrière-petite-fille de résistant assurait que ça « ne rentr(ait) absolument pas en contradiction (…) Je représente des étudiants, j’ai été élue, on a estimé que j’avais les capacités de mener mon travail syndical, je ne vois pas pourquoi cela devrait poser question ».  Elle a été élue, mais la minorité qui ne l’a pas choisie ne souhaite pas être représentée par une femme soumise.

Jeudi, la vice-présidente de l’UNEF, syndicat étudiant, est venue parler de la précarité étudiante devant une commission de l’Assemblée nationale. « Problème » : cette étudiante s’est présentée voilée, en hijab, ce qui a été vécu comme une provocation par plusieurs députés et députées qui l’ont fait savoir et ont quitté la salle. plusieurs élus Les Républicains ont donné l’exemple  suivis d’autres et la députée LREM Anne-Christine Lang a même prononcé quelques mots pour motiver ces départs.

Les personnalités politiques prennent position après coup.

Ségolène Royal, députée de 1988 à 2007, aurait elle aussi quitté la salle. C’est ce qu’elle a dit ce vendredi matin face à Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV et RMC.

L’ancienne candidate socialiste malheureuse à l’élection présidentielle de 2007 s’est même dit « estomaquée par ces images ». Pourtant l’étudiante musulmane n’a fait que profiter d’une lacune du règlement de la chambre, Le principe de la laïcité édicté en 1905 n’interdisait pas à Maryam Pougetoux de porter son hijab, S’il est interdit dans l’hémicycle, le vide du règlement l’autorise par défaut en audition à l’Assemblée. La laïcité promeut la neutralité de l’espace public, pas dans l’espace public, et pour les fonctionnaires, pas pour les usagers des services publics, par exemple. A l’Assemblée, les personnes auditionnées n’ont pas l’interdiction de porter des signes religieux.

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« Prosélytisme » et « provocation »

C’est bien le règlement qu’il faut préciser, pour Ségolène Royal : il faudrait obliger les personnes auditionnées à avoir la tête découverte, « comme ça on ne cible pas forcément une religion même si c’est bien ça quand même qui est ciblé », a-t-elle dit. Ce qui ne règle pas la nature du couvre-chef: chapeau de cow-boy ou casque de motard ?

« Le règlement de l’Assemblée nationale n’a pas prévu ce cas : parce que c’était imprévisible ! », a encore dit l’ancienne ministre. Elle estime que le voile islamique porté par Maryam Pougetoux relève du « militantisme » et de la « provocation ». « Elle a le droit de provoquer, heureusement qu’on peut être provocateurs dans notre société. Mais en face il y a les limites, il y a la règle. » Même quand la règle dit qu’elle est dans son bon droit, donc. Les squatteurs aussi ont ce sentiment…

Le voile de la syndicaliste à l’Assemblée ne justifiait pas l’emballement médiatique, selon une députée LREM

Sandrine Mörch déploree le «buzz» de la femme voilée en commission parlementaire

Selon cette journaliste du service public régional, proche de Médecins sans frontières, l’intervention de la vice-présidente de l’UNEF, Maryam Pougetoux, aurait occulté le sujet examiné, les conséquences de la Covid-19 sur les jeunes. La polémique de juin 2020 sur la mort de George Floyd aux Etats-Unis et les protestations qui s’ensuivirent en France provoquèrent en revanche des débats internes à MSF sur le racisme au coeur même de l’organisation, menant à une lettre interne signée par 1.000 employés et ex-employés racialisés. Révélée par le journal britannique de la gauche intello The Guardian, la lettre condamne un « racisme institutionnel » dans l’organisation…

Jeudi, en commission parlementaire, la vice-présidente de l'Unef, Maryam Pougetoux a été auditionnée voilée.
Jeudi, en commission parlementaire, la vice-présidente de l’Unef, Maryam Pougetoux a été auditionnée voilée. Alfonso de Tomas / Alfonsodetomas – stock.adobe.com

La présidente de la commission parlementaire devant laquelle la vice-présidente du syndicat étudiant s’est présentée en hijab, provoquant le départ de plusieurs députés de tous bords républicains, a regretté samedi que le «buzz» autour du voile islamique ait occulté le sujet examiné, les conséquences du Covid-19 sur les jeunes. Ce qui n’empêche pas Le Monde de titrer (le 19 septembre) : « la présidente de la commission refuse la polémique« …

La députée biaise le sujet soulevé. «Depuis la fin des années 80 la question du voile hystérise le débat, alors que les questions de fond ne sont jamais abordées», déplore Sandrine Mörch (LREM), pour qui le port du voile au coeur des institutions de la République serait un non-événement, bien que le problème existe, puisqu’elle l’identifie dans un communiqué, mais IL serait subalterne, selon elle, puisque sous-estimé et négligé depuis 1905. «Je regrette que le ‘buzz’ ait pris le pas sur le travail de fond et j’espère que cet incident aura au moins le mérite de mettre en lumière le travail de cette commission d’enquête», ajoute la députée de Haute-Garonne, auteure de nombreux reportages sur les pays musulmans, en collaboration avec Médecins sans frontières, au Libéria, au Rwanda, au Sri Lanka, Kurdistan, etc.).

Plusieurs députés ont quitté la salle – dont l’ex-socialiste Anne-Christine Lang, élue LREM – pour protester contre le «hijab» porté par la vice-présidente de l’Unef, Maryam Pougetoux, perçu comme une «provocation» communautariste, lors de l’audition jeudi de représentants de syndicats étudiants dans le cadre de la commission d’enquête sur «les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse». Sandrine Mörch indique que selon le règlement de l’Assemblée «seuls les députés ne peuvent pas ostensiblement faire état d’une croyance religieuse» et que «pour les visiteurs ou les personnes auditionnées le port de signes religieux n’est pas interdit». «L’étudiante a tenu des propos objectifs et pragmatiques décrivant des situations alarmantes» dans les universités françaises, relève-t-elle.Des députés quittent une commission de l’Assemblée pour dénoncer la présence d’une intervenante voilée.

Parmi quatre députés qui ont annoncé en mars être atteints par le coronavirus (le chef de file des communistes André Chassaigne et la députée UDI Maina Sage, suivis du LREM Raphaël Gérard), Sandrine Mörch (députée de Haute-Garonne) souligne que «50% des jeunes sont inquiets pour leur santé mentale; 38% de jeunes travaillent actuellement dans le cadre d’un contrat précaire; 21,2% des 18 à 25 ans sont au chômage en France soit 600.000 jeunes, le plus gros contingent d’Europe, auxquels il faut ajouter les 700.000 personnes qui finissent leurs études et arrivent sur le marché du travail; on assiste à une augmentation massive du nombre d’étudiants ayant recours à la banque alimentaire pour se nourrir.» «Voilà ce qui doit créer le débat, voilà où se situe le sujet», estime Sandrine Mörch.

Mélanie Luce, actuelle présidente de l’UNEF

L’UNEF est une organisation syndicale en perte de vitesse. Si la majorité de ses responsables ont depuis poursuivi une carrière en politique (Philippe Séguin, Jack Lang, Olivier Besancenot, Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Pen ou Clémentine Autain par exemple), ils sont rarement fiers de ce qu’elle est devenue, entre scandale de la MNEF (blanchie en AGE, Association générale d’étudiants) et son communautarisme, en passant par plusieurs scandales sexistes et sexuels. En novembre 2017, une enquête du Monde a souligné la « violence sexiste » et le « harcèlement sexuel » qui ont été des pratiques courantes sous diverses présidences. Interrogé par le quotidien, l’ancien président de l’UNEF Jean-Baptiste Prévost a reconnu que l’organisation n’était « sans doute pas exempte de reproches »… L’ex- présidente de l’UNEF, Lilâ Le Bas, recasée chargée de gestion d’activité au groupe MACIF (Université Paris-Est Créteil, UPEC) a assuré que « le silence et l’omerta, aujourd’hui, ne sont plus la loi »47, une étudiante a déposé en décembre 2017 à Nice une plainte pour viol à l’encontre d’un masseur recommandé par la section locale de l’UNEF, plainte que le syndicat avait tenté d’étouffer. Le président de l’antenne de l’UNEF, Paul Morançay a depuis démissionné. Il a reconnu que l’Association générale d’étudiants (AGE) avait « essayé de se couvrir de la peur de poursuites » . Le « silence » de la section locale aurait entraîné le départ d’une grande partie de ses membres. Depuis 2016, l’UNEF – actuellement présidée par Mélanie Luce – est supplantée par la FAGE.

Règlement

Le président du Conseil français du culte musulman ( ), Mohammed Moussaoui, a affirmé vendredi que «la neutralité s’applique uniquement aux fonctionnaires de l’Etat», et que l’étudiante voilée n’a donc pas enfreint le principe de laïcité. Ainsi, «l’attitude des députés [qui ont quitté la salle] pourrait être qualifiée de discrimination à l’égard d’une personne en raison de sa confession ou de ses opinions», a dénoncé le responsable , jugeant cet épisode «contre-productif» dans la lutte contre le radicalisme. A propos de l’attentat islamiste contre Charlie Hebdo, le CFCM estima que l’hebdomadaire a eu une « volonté délibérée d’offenser » lors de la parution d’un numéro de caricatures de Mahomet. Mohammed Moussaoui, alors président du CFCM déclara: « Il s’agit bien d’une intrusion agressive et gratuite dans les tréfonds de leurs sentiments religieux. Il s’agit d’une provocation ».

Pierre-Henri Dumont (LR), l’un des députés indignés, estime qu’il s’agit d’un «acte communautariste délibéré» enfreignant «le principe de laïcité», Anne-Christine Lang (LREM) dénonçant une «marque de soumission» inacceptable dans «le coeur battant de la démocratie».

Le règlement de l’Assemblée nationale n’interdit pas aux personnes auditionnées le port de signes religieux: les commissions doivent-elles rester des « zones blanches » ? «L’Assemblée nationale n’a pas à être le théâtre du militantisme islamiste. En dehors de l’audition de responsables religieux, il faut interdire les signes religieux à l’Assemblée» nationale, a insisté sur Twitter le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti.

En septembre 2019, avec d’autres députés de l’aile gauche du groupe LREM, S. Mörch signa une tribune appelant à répartir les migrants dans les zones rurales en pénurie de main-d’œuvre.

Schiappa recommande de couper les vivres aux séparatistes

« Pas un euro d’argent public aux ennemis de la République, » lance-t-elle

La ministre déléguée à la Citoyenneté s’est montrée très réactive contre les « dérives séparatistes », dans l’émission « Le Grand Rendez-vous » Europe 1 – « Les Echos » – C-News.

Marlène Schiappa et Gérald Darmanin entament cette semaine un cycle de consultations pour finaliser le projet de loi contre les séparatismes.
Schiappa et Darmanin s’engagent cette semaine dans un cycle de consultations pour finaliser le projet de loi contre les séparatismes.

Ce cycle de consultations doit finaliser cette semaine le projet de loi contre les séparatismes . « Nos prédécesseurs Christophe Castaner et Laurent Nunez avaient commencé à travailler le texte. Nous l’avons repris et avons ajouté des dispositifs liés à notre sensibilité propre et correspondant à l’urgence du moment », a précisé la ministre déléguée à la Citoyenneté. 

G Darmanin et M.xSchiappa recevront au ministère de l’Intérieur Place Beauvau, les représentants des cultes, les parlementaires, les élus locaux et les experts concernés par les questions de radicalisation.

Le sujet est-il de « lutter contre l’islam radical » ? « Je suis tranquille pour le dire en ces termes, mais il n’y a pas que cela », a concédé l’ancienne secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, en pointant au passage le suprémacisme blanc, également visé par le projet. Avec le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, ce lundi, le gouvernement va aussi plancher sur le sujet de la déscolarisation des filles dans certains quartiers et sur la nécessaire préservation de « l’espace de respiration républicaine » qu’est l’école.

Remboursement des subventions

Dans le viseur du projet de loi, « une nouvelle offre communautariste qui, sous couvert d’activités comme l’aide aux devoirs, fait en réalité de l’entrisme avec des fonds publics ». Pour combattre ces associations, la ministre déléguée croit aux vertus du contrat d’engagement sur les valeurs de la République et la laïcité, avec droit d’opposition du ministère de l’Intérieur. « Pas un euro d’argent public ne sera versé aux ennemis de la République. […] Dès lors que nous constaterons que les valeurs de la République, la laïcité, mais aussi l’égalité entre les femmes et les hommes, ne sont pas respectées, nous couperons les vivres […] », a-t-elle expliqué. La sanction sera rétroactive avec remboursement des subventions.

Après le rapport des députés Eric Diard (LR, Bouches-du-Rhône) et Eric Poulliat (LREM, Gironde) sur la radicalisation dans les services publics, le ministère de l’Intérieur travaille sur la possibilité de révocation des agents radicalisés : « Nous sommes en train de mettre le curseur », a indiqué Marlène Schiappa.

La ministre déléguée, qui est chargée de l’intégration des étrangers en France, a par ailleurs rappelé que le gouvernement désire accélérer sur la naturalisation des personnes de nationalité étrangère engagées dans une démarche pour devenir citoyen français et qui ont travaillé en première ligne pendant le Covid.

Interrogée sur les départs des députés LREM, la ministre a dédramatisé la manoeuvre : « Beaucoup sont partis au MoDem, nos voisins, nos partenaires. C’est la même maison, la même majorité », a expliqué celle pour qui « la sociale démocratie et la gauche républicaine ont tout pour se reconnaître dans la politique menée par Emmanuel Macron ».

Loi contre le séparatisme: LFI, avocat conseil de l’islam en France

« S’il s’agit uniquement de porter le fer contre l’islam, je ne suis pas d’accord », soupçonne Alexis Corbière

Le député La France insoumise accuse le gouvernement d’une « incompréhension totale de ce qu’est la laïcité ».

Le projet de loi contre le « séparatisme », chantier lancé par Macron en février contre les communautarismes religieux, doit être présenté en Conseil des ministres à l’automne. « S’il s’agit, derrière cette loi, uniquement de porter le fer contre l’islam, les associations qui sont animées par des gens qui sont de confession musulmane, en traquant des animateurs sportifs qui ont des convictions spirituelles, je ne suis pas d’accord », a déclaré, mardi 8 septembre sur franceinfo, Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis, à (très) forte concentration de population musulmane, mardi 8 septembre sur franceinfo.

« Par contre, que les choses soit claires, évidemment, il faut travailler à ce qu’il n’y ait pas derrière une association d’aide scolaire je ne sais trop quelle activité sectaire« , a-t-il concédé.

« Je suis pour évidemment combattre l’obscurantisme religieux, le repli sectaire, mais j’entends des choses de la part du gouvernement qui me semblent être une incompréhension totale de ce qu’est la laïcité.Alexis Corbière, député LFI

« En République, les fidèles doivent respecter la loi, mais les religions n’ont pas à prêter allégeance aux lois de la République, lâche ce protecteur du Coran et de la charia. C’est autre chose, les religions. Par exemple, les grandes religions monothéistes ne reconnaissent pas le mariage de personnes de même sexe, les grandes religions monothéistes ne sont pas d’accord avec le droit à l’IVG. Et pourtant, les lois de la République le permettent. Donc, j’entends des choses qui visent aujourd’hui à tout mélanger », a estimé l’époux de l’avocate franco-chilienne Raquel, cofondatrice du Parti de gauche et ex-porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise pendant plus d’un an.

Le député d’extrême gauche dénonce une escalade gouvernementale lepeniste

Macron, plus lepeniste que Le Pen ? « J’ai envie de dire : Aristide Briand, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. La loi de 1905, c’est : liberté de conscience, liberté de culte, pas de financement public des religions. Mais après, une religion, ça n’est pas une démocratie, ça n’est pas la République, qu’on ne mélange pas tout et qu’on ne crée pas l’ère du soupçon généralisé », a lancé Alexis Corbière, ancien membre de l’organisation révolutionnaire trotskiste, le Parti communiste internationaliste (PCI), accusant le gouvernement de vouloir « faire plus que Mme Le Pen ».

« Plutôt que d’inventer des bazars, des machins, des lois incompréhensibles dont le seul but est d’agiter 2022 sur le thème ‘J’en fais plus que Mme Le Pen’, je dis à Mme Schiappa [ministre déléguée à la Citoyenneté] : arrêtez votre bazar, donnez-nous des assistantes sociales. »

« Je ne serai jamais Charlie” : un footballeur franco-sénégalais rejette le blasphème

Est-ce une provocation de se dégager de l’unanimisme moutonnier ?

Jacques Faty (dernier à droite): “J’ai perdu mon brassard à cause d’une prière avec Ribéry”

Il est musulman et ne s’en cache pas, à la différence des catholiques honteux qui détournent le regard des caricatures qui les stgmatisent ou de la scatologie où patauge le nauséabond hebdo.

Jacques Faty, 32 ans, ancien footballeur de l’OM et de Rennes notamment, mais aussi en Chine dans un club du … Wuhan, a condamné les caricatures de l’hebdomadaire. Et c’est son droit et son honneur de désapprouver l’insulte et la calomnie qui caractérisent le blasphème. Il n’en est pas à son coup d’essai.

Il est franco-sénégalais et aussi musulman, comme son prénom ne le dit pas. Jacques Faty, né à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), le précise. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses pratiques religieuses et son attachement à l’islam. Et ce sera parfait, lorsqu’il dénoncera le blasphème qui vise pareillement Juifs ou Chrétiens.

Il dénonce le droit au blasphème qu’a notamment défendu le président Macron. Il est piquant que la « pensée complexe » de Macron soit contestée par un footballeur… Mais, en début de semaine, le bavard a encore perdu une occasion de se taire, puisqu’il parle à tort et à travers, prenant le parti des agresseurs, lors de son allocution – qui plus est – au Panthéon.

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« La France avait un gros problème, même au niveau de ses étrangers »

Déjà en 2015, alors exilé en Australie, le footballeur communiqua son ressenti à Afrika-Foot: « La France a déclaré la guerre aux musulmans ». Il ajoutait par ailleurs : « Depuis que je suis parti en Turquie, et maintenant en Australie, [j’ai vu] que la France a un gros problème, même au niveau de ses étrangers qu’elle n’arrive pas à gérer ». Il justifiait aussi les propos de Booba à l’époque, accusé d’apologie du terrorisme après des propos sur les attentats de Charlie Hebdo. Le rappeur avait assuré comprendre « aussi bien les « Je suis Charlie » que les « Je ne suis pas Charlie », estimant que « quand on joue avec le feu, on se brûle ».


Le rappeur Booba n’a pas été surpris par les attentats.
Il a créé le buzz après avoir assuré comprendre « aussi bien les « Je suis Charlie » que les « Je ne suis pas Charlie », estimant au sujet des slogans apparus au lendemain de l’attentat qui a décimé la rédaction de l’hebdomadaire d’extrêle gauche, le 7 janvier, que « quand on joue avec le feu, on se brûle ». 

« J’étais étonné que ça ne soit pas passé avant, parce que ce n’est pas la première fois qu’ils avaient fait des représentations du prophète », a affirmé la star du rap français.

« Je comprends aussi bien les Je suis Charlie que les Je ne suis pas Charlie », a-t-il dit au sujet des slogans apparus au lendemain de l’attentat ayant décimé la rédaction de l’hebdomadaire satirique le 7 janvier. 

« Dans la vie, il faut assumer ses choix. Si tu habites en Australie au bord d’une plage infestée de requins blancs, (…) que tu le sais et que tu continues à te baigner tous les jours, le jour où tu te fais croquer par un requin blanc il faut assumer », a-t-il ajouté. 
« Ils savent à qui ils ont affaire, les mecs. Ils s’attaquent à l’islam, ils savent très bien qu’il y a un courant extrémiste, ils savent très bien comment les mecs fonctionnent, ils ont pris le risque de continuer à les attaquer… Voilà. Quand on joue avec le feu, on se brûle », a conclu le rappeur, connu pour son franc-parler de camionneur.

L’urgentiste Patrick Pelloux lui avait répliqué avec mépris:

« Je n’ai pas envie de répondre à ce monsieur », a lancé le médecin sur Sud Radio, au terme d’un entretien consacré au projet de loi sur la santé. 

« Il (Booba) ferait mieux de chercher l’intelligence plutôt que de chercher à justifier les terroristes et de se mettre du côté de ceux qui ont tué des femmes, des enfants, des dessinateurs, des journalistes, des ouvriers, des musulmans, des juifs », a-t-il ajouté. 
« Les jeunes sont beaucoup plus intelligents que lui et, à mon avis, ils feraient mieux d’écouter autre chose », a-t-il encore dit. 

A la suite de son message sur Twitter, le footballeur a reçu des soutiens, en particulier celui d’un internaute dénommé « Kacem de Bordeaux » : « Insulter l’islam, les Musulmans, le prophète Ali… en quoi ils ont diminué quoi que ce soit en leur honneur et en leur respect ? Est-ce qu’à cause de tes caricatures, il y a de moins en moins de musulmans ? […] T’es vraiment une trompette, tu donnes encore plus de visibilité, les gens s‘intéressent, tu essayes de salir l’islam et les Musulmans, mais les gens s’intéressent, les gens se repentissent, se convertissent », lance-t-il directement à Charlie Hebdo.

Le recteur de la mosquée de Paris avait quant à lui souhaité que le drame des attentats puisse « servir de leçon à la communauté nationale ». Il tenait des propos de paix pour  « que Charlie Hebdo continue d’écrire, de dessiner, d’user de son art et surtout de vivre… » Et d’insulter…

Caricatures de Mahomet: justice expéditive de Facebook qui ne connaît pas la présomption d’innocence et frappe

Instagram a suspendu brièvement les comptes de journalistes de «Charlie Hebdo»

Les ONG dictent leur loi, mais les réseaux sociaux aussi: et ce sont celles de l’islam.

Les caricatures figuraient en Une du numéro de journal consacré à l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015.

La une du numéro du 2 septembre 2020 de «Charlie Hebdo».

Les comptes Instagram de deux journalistes de Charlie Hebdo ont été suspendus pendant plusieurs heures, peu après qu’elles ont partagé une photo de la Une du journal consacré à l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015, sur laquelle figurent plusieurs caricatures du prophète Mahomet.

Stratagème grossier pour ne pas tendre ses fesses

La journaliste Laure Daussy est la première à avoir signalé ce blocage, dans un message publié samedi soir 5 septembre sur Twitter, capture d’écran à l’appui : «Mon compte Instagram a été « désactivé ». La dernière photo que j’avais postée était la une de Charlie Hebdo. C’est donc probablement un piratage ou un signalement en masse, nouvelle forme de censure. Hallucinant.

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Illustration minimaliste de France Info : le service public est droit dans ses bottes !

Dimanche matin, la dessinatrice Corinne Rey, dite Coco, a à son tour fait savoir sur Twitter que son compte Instagram avait subi le même sort : «Comme ma consœur de Charlie Hebdo, Laure Daussy , mon compte Instagram a été désactivé suite à la diffusion de la couverture  »Tout ça pour ça » avec les caricatures de Mahomet. Tout simplement scandaleux.»

Consultés dimanche à 11 heures, les comptes de ces journalistes de Charlie Hebdo étaient toujours indisponibles sur Instagram, propriété de Facebook. Consultés à nouveau à 13 heures, ces comptes étaient néanmoins à nouveau disponibles. Laure Daussy indique sur Twitter que cette suspension est «automatique, suite à une campagne de signalements de ceux qui voulaient censurer la une».

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«Les comptes ont été supprimés par erreur, se défend pireusement Facebook, et nous les avons rétablis dès que cela a été porté à notre connaissance», a fait savoir le service communication d’Instagram, dans un échange avec Le Figaro. «Nous sommes désolés de la confusion et de la détresse que cela a pu causer. Pour info, cela n’avait aucun lien avec la couverture de Charlie, assure le groupe de censeurs qui se vend en espace de libertés. Elle n’a pas été censurée par ailleurs et a été publiée sur le compte de Charlie.»

PaSiDupes a préféré cesser son activité sur Facebook, plutôt que de subir un affront. Son fantasme est d’imaginer que Charlie hebdo pourrait lui apporter son soutien si d’aventure le blog y revenait…

Interrogée à ce sujet sur Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a rappelé «de manière forte le droit à la caricature, comme l’a fait Emmanuel Macron». Soutiennent-ils aussi l’insulte et la calomnie à leur encontre?

Le numéro en question a été épuisé dès le premier jour et a été réimprimé, a annoncé vendredi le journal révolutionnaire qui n’en est pas à son coup d’essai en matière d’opération de renflouement de sa trésorerie. Il avait été tiré à 200.000 exemplaires (trois fois le volume habituel : la presse d’extrême gauche profite un maximum de l’islamisation du pays). Pour le dessinateur Juin, qui a intégré la rédaction après l’attentat du 7 janvier 2015, «ça montre qu’on est soutenus, que la liberté d’expression, la laïcité, le droit au blasphème ne sont pas des valeurs obsolètes et qu’elles sont soutenues par les Français qui ont choisi d’acheter ce numéro». La minorité malfaisante se donne les couleurs de la vertu.

Médine n’investira pas le Bataclan

Les propriétaires quataris en sont pour leurs frais


Deux avocats de familles de victime réclament l’annulation du concert de Médine au Bataclan. Selon eux, les textes très ambigus du rappeur, qui évoquent l’islamisme, le djihad ou encore la condamnation de la laïcité, est une offense à la mémoire des victimes.
13 novembre 2015. Le Bataclan, Paris. Quatre-vingt-dix morts. Des centaines de blessés, de familles, d’amis touchés dans leur chair et dans leurs âmes.

Et trois ans plus tard, quasiment jour pour jour, ce triste anniversaire serait célébré sur les lieux même du crime par deux concerts du rappeur Médine? Par l’auteur d’un album si délicatement intitulé «Jihad», cette guerre «sainte» au nom de laquelle ces assassinats abjects ont été commis, après ceux de Charlie Hebdo et avant ceux qui continuent de frapper la France et le monde entier?

Comment a-t-on seulement pu envisager d’offrir la salle du Bataclan – propriété apparente du groupe Lagardère SCA, majoritaire, mais en vérité d’une holding qatarie, via une filiale de Lagardère – marquée à tout jamais par l’infamie du terrorisme islamiste, à un homme qui chante «Taliban et banlieue donne talibanlieusard», «à la journée de la femme, j’porte un burquini ; islamo racaille c’est l’appel du muezzin» ou encore «crucifions les laïcards comme à Golgotha».

La salle du Bataclan a été reprise à la famille Touitou: l’un des deux descendants actionnaires juifs, Joël Laloux, est en effet allé s’établir en Israël. Quant à Michel Emsalem, propriétaire de l’Hyper Cacher, également attaqué par les islamistes, il avait vendu son magasin la veille de l’acte terroriste au cours duquel quatre personnes – enterrées par la suite en Israël – ont été retrouvées assassinées.
<br>En mai 2015, en outre, le théâtre accueillit le spectacle Qui est Malcolm X ?, mettant en scène des rappeurs, dont Médine, à l’occasion de la publication de l’autobiographie de l’activiste marxiste des droits des Afro-américains.

Comment tolérer que les gens qui ont souffert dans leur chair, perdu un enfant sous les balles des Kalachnikov ou égorgé par les terroristes, voient le Bataclan à nouveau sali par de pareils textes?

L’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie, nul ne le nie. Mais il y a des limites qui ne peuvent être franchies sur le territoire de la République.

La justice, dans l’affaire Dieudonné, a eu l’occasion de poser ces limites et il est intéressant de voir que le cas Médine se rapproche assez de celui du pseudo comique dont le spectacle avait été interdit cette année-là par le Conseil d’État.

Un spectacle – ou en l’espèce un concert – contenant des propos incitant à la haine et faisant, en méconnaissance de la dignité de la personne humaine, l’apologie de comportements contraires au respect des valeurs et principes de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et de la tradition républicaine française peut faire l’objet d’une interdiction par l’autorité administrative.

Le Bataclan ne sera pas le lieu de la double mort

Les textes du rappeur Médine, chantés en ce lieu symbolique qu’est devenu le Bataclan, contreviennent évidemment au respect de ces valeurs républicaines et plus simplement au respect dû aux morts et aux blessés du 13 novembre 2015.

On imagine aisément que de telles chansons soient susceptibles au surplus d’entraîner des dérapages de type apologie des actes terroristes auprès d’un public dans lequel on sait, malheureusement, que les thèses djihadistes prospèrent facilement, sur fond d’antisémitisme et de complotisme.

Le risque de trouble à l’ordre public causé par les concerts de Médine au Bataclan n’est donc pas du tout théorique. Et le mouvement de protestation qui s’élève depuis quelques jours le prouve: Médine ne chantera pas au Bataclan sans que la population ne s’indigne et ne manifeste. Il est d’ailleurs consternant qu’une fois encore l’origine de l’indignation soit venue de l’extrême-droite, après qui ont couru les responsables politiques. Les républicains de toutes rives ne peuvent que se morfondre de constater que leurs porte-paroles sont aujourd’hui à la remorque des extrémistes alors que c’est justement le camp républicain qui devrait être à l’avant-garde du combat pour les valeurs de laïcité.

Nous, avocats de familles de victimes du Bataclan, ne laisserons pas souiller la mémoire des morts et le cœur des blessés et de leurs proches par la tenue de ces concerts sans réagir. Nous saisirons le préfet de police afin qu’il interdise ces concerts de Médine au Bataclan, comme le spectacle antisémite de Dieudonné a été interdit il y a quatre ans. Nous refusons d’y laisser chanter le «Djihad», célébrer les «Talibans» et «crucifier les laïcards»! Nous ne tendrons pas l’autre joue en ce lieu symbolique!

Si le préfet de police ne nous répond pas ou refuse d’interdire les concerts de Médine au Bataclan, le juge des référés du tribunal administratif de Paris sera évidemment saisi et nous sommes prêts à aller jusque devant le Conseil d’État. Pour l’honneur des victimes du Bataclan. Et pour la République.

Quand Hollande reçoit un dictateur arabe en se cachant, mais menace Poutine

Hollande, président vertueux qui choisit ses dictateurs: Hamed, bien, Vladimir, pas bien !
Le président de la République a reçu en catimini le roi Hamed de Bahreïn.
 Le président Hollande a tenu secrète
la visite du roi Hamed de Bahreïn à l’Elysée
Encore un changement que le président socialiste, à peine arrivé au pouvoir, s’est empressé de différer à la faveur de l’été 2012, pendant les vacances des Français, en accueillant sur le perron de l’Elysée celui qui réprime dans le sang la révolte de son peuple. Deux mois après son accession à la tête de l’État, c‘est en catimini que le « président normal » a reçu le 23 juillet dernier le roi de Bahreïn, Hamed ben Issa Al Khalifa, à la tête d’une dynastie sunnite au pouvoir depuis deux cents ans. 
Est-il plus fréquentable que le Lybien Kadhafi ou le Syrien Bachar el-Assad ? Il n’est pourtant ni moins sanguinaire, ni plus légitime en France pour une plus grande proximité avec les Français de confession musulmane. Les Lybiens sont des musulmans à prédominance sunnite, comme les Syriens (à 75 %) et la plupart des musulmans en France. Non soumis à une hiérarchie ecclésiastique, les fidèles peuvent se désigner un imam parmi eux pour diriger la prière.
 
Alors que Laurent Fabius était déjà ministre français des Affaires étrangères, à la diplomatie hexagonale, François Hollande n’a rien changé, mais il y a ajouté opacité et dissimulation.  En effet, aucune mention de cette visite à l’agenda élyséen, aucune alerte à la presse n’a placé cette visite au premier plan de l’actualité estivale. « Cette rencontre était à l’évidence une réception officielle », signale Jean-Paul Burdy, professeur d’histoire à l’Institut d’études politiques de Grenoble, qui relate l’affaire sur son site. Ce spécialiste de Bahreïn en veut pour preuve le fait que le roi a été accueilli à l’aéroport par la garde républicaine française.
 
Pourquoi tant de sournoiserie ? 
Bahreïn nous apparaît comme un pays étrange. L’islam y est religion d’État ce qui n’est pas fait pour rapprocher le royaume de la république laïque française. Or, la proportion de chiites avoisine 70%, alors que la famille régnante Al Khalifa est sunnite.
Et cela fait un an et demi que le royaume est en guerre de religions, réprimant dans le sang la révolte chiite. La communauté majoritaire de ce minuscule état de 1.230.000 habitants (dont 550.000 nationaux) exige du pouvoir sunnite des élections libres et la fin des discriminations à son égard. Selon Amnesty International, au moins 60 personnes avaient été tuées  depuis mars 2011dans les 18 mois précédant l’élection de Hollande, après que l’Arabie saoudite a dépêché sur place un millier de ses soldats pour réfréner toute velléité révolutionnaire.

Un tweet donne l’alerte
Ironie du sort, c’est justement par un tweet (relayé par le Figaro.fr) qu’une journaliste politique de l’AFP, accréditée à l’Élysée, a donné l’alerte, le 23 juillet à 11 heures du matin. Évoquant une « visite-surprise », en tout cas « pour les journalistes AFP », elle joint à son texte une photo montrant François Hollande au côté du roi Hamed ben Issa Al Khalifa, sur le perron de l’Élysée (ci-dessus). Quelques heures plus tard, la présidence de la République expliquait que l’entretien avait porté sur la situation en Syrie ainsi que sur « le risque de prolifération des armes de destruction massive« . Autrement dit sur le dossier nucléaire de l’Iran, pays que Manama (Émirats arabes unis, très majoritairement sunnites) accuse de fomenter les troubles à Bahreïn.

Le lendemain, c’était Laurent Fabius qui recevait son homologue bahreïni Khalid ben Ahmed al-Khalifah. Celui-ci annonçait que la France allait aider Bahreïn à mettre en oeuvre des réformes judiciaires, ainsi que des mesures en faveur de la liberté de la presse et des droits de l’homme, selon l’Agence de presse française, première sur le coup fourré. De son côté, le Quai d’Orsay indiquait que le chef de la diplomatie française aurait eu un couplet sur les droits de l’homme et aurait « encouragé les autorités bahreïnies à poursuivre leurs efforts pour permettre un apaisement durable des tensions que connaît le royaume« …
Des tensions qui, pourtant, restent extrêmement vives. Durant tout le mois de juillet 2012, les forces de sécurité avaient arrêté plus de 240 personnes alors qu’une centaine d’autres avaient été blessées dans des heurts avec la police, selon le principal groupe de l’opposition chiite, Al-Wefaq. Deux semaines avant la visite du roi en France, l’opposant emblématique Nabeel Rajab a été condamné à 3 mois d’emprisonnement pour avoir critiqué dans un tweet le Premier ministre bahreïni, et oncle du roi, Cheikh Khalifa. « Des manifestations ont lieu en permanence dans les quartiers chiites périphériques de Manama« , indique pour sa part Jean-Paul Burdy, selon qui « le régime n’est pas menacé, mais la situation pas normalisée non plus ». Le 1er août, l’ONG des Médecins pour les droits de l’homme (PHR) avait ainsi condamné l’utilisation par le gouvernement bahreïni de grenades lacrymogènes dans un but létal. Dans un rapport, le directeur adjoint de PHR affirmait que des tirs de grenades lacrymogènes visent « directement des civils dans leur voiture, dans leur maison, ou dans d’autres espaces fermés où les effets toxiques sont exacerbés« .

Coopération sécuritaire ?

Hollande a raconté sur France 2 qu’il allait essayer de « convaincre » l’homme fort de la Russie de voter au Conseil de Sécurité des sanctions contre le régime Assad.

S’il demeure la principale cible des manifestants de la Perle [place centrale de Manama], le roi Hamed, alors au pouvoir depuis dix ans, s’inscrivait-il pour autant dans la lignée des Muammar Kadhafi et autres Bachar el-Assad (ci-contre avec Poutine) ? « Absolument pas« , insiste Jean-Paul Burdy. « La répression est bien moins sanglante à Bahreïn et le roi n’en est sans doute pas l’acteur principal. » Conscient de l’impasse politique que traversait son pays, Hamed ben Issa Al Khalifa avait bien tenté d’accorder des concessions à l’opposition. Il avait notamment mis sur pied en juin 2011 une commission d’enquête internationale indépendante sur les incidents qui avaient frappé le pays trois mois plus tôt. Le rapport qui en avait découlé dénonçait un « usage excessif et injustifié de la force » du régime

Problème : l’appareil sécuritaire reste entre les mains du puissant Premier ministre Cheikh Khalifa, véritable chef de l’État depuis près de cinquante ans. « Ce qui est certain, c’est que le roi Hamed est aujourd’hui le dirigeant d’un régime répressif« , souligne le spécialiste du royaume. Voilà qui expliquerait pourquoi l’Élysée s’était contenté d’un « service minimum » pour la venue du souverain… Pas de journalistes, pour ne pas s’attiser de foudre médiatique, mais aussi pour ne pas accorder au royaume une vitrine internationale, ce dont il avait alors grand besoin pour sa propagande intérieure. Si le « silence radio » français s’est révélé efficace, il a été trahi, explique-t-on en France, par la presse bahreïnie, qui a surexploité à l’excès la visite royale en capitale occidentale.
Le « message » de la France

Surtout, l’agence de presse officielle BNA avait tenté d’apporté ses propres justifications à la future coopération entre les deux pays. A l’en croire, les opposants bahreïni avaient de quoi s’inquiéter : outre la presse, la collaboration concernerait « les domaines politique, de la défense, de l’éducation, de la culture et de la technologie ». Une perspective qui a suscité l’inquiétude de six associations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l’homme et Human Rights Watch. Dans une lettre commune rendue publique le 2 août, les ONG appelaient François Hollande à collaborer à leur action, en « indiquant clairement que la France déplore l’échec de Bahreïn dans la mise en oeuvre des recommandations les plus importantes de la commission d’enquête indépendante de Bahreïn, à savoir la libération des personnes emprisonnées pour l’unique exercice de leurs droits à la liberté d’expression et de rassemblement pacifique« . Un beau rôle attribué à François Hollande, quoique subalterne, mais dont le bilan n’a jamais été dressé, pas même trois plus tard.

Le président François Hollande a « condamné » le déplacement en Syrie de quatre parlementaires français, dénonçant notamment leur rencontre avec « un dictateur », Bachar al-Assad, lors de son déplacement à Manille, le même mois. Le premier ministre, trempé de sueur devant Apolline de Malesherbe le qualifie de « boucher »:

Contactée par le Point.fr, c’est tout juste si une « source proche du dossier » affirmait que les deux pays avaient simplement discuté de la possibilité de créer une haute autorité s’intéressant à l’ensemble des relations entre les deux pays. « C’est seulement lorsque le comité sera mis en place que les domaines de coopération seront formalisés« , ajoutait-elle. Interrogée sur le bien-fondé d’un tel rapprochement, étant donné la répression en cours à Bahreïn, la source précisait que ce genre de collaboration est un moyen pour Paris de faire passer à Manama le « message selon lequel la France soutient le processus des réformes entreprises dans le pays« . Et alors? On nous cache la vraie raison du déplacement du roi et de l’accueil du « dictateur » par le président socialiste.

Aujourd’hui Hollande adopte en Ukraine la posture du justicier

Hollande et Poutine à l’Élysée,
dès le 1er juin 2012

L’intérêt de Hollande pour les « dictateurs » est troublant. Il n’a jamais traité Vladimir Poutine de dictateur, mais à en croire les media français, Vladimir Poutine s’apparenterait en Tchétchénie à un criminel de guerre opprimant l’aspiration légitime d’une jeune nation à l’indépendance. Jusqu’à l’ancien Premier ministre François Fillon qui, sur France Inter le mardi 29 avril 2014, a réclamé une « initiative autonome des Européens » et un dialogue avec la Russie pour résoudre la crise en Ukraine. Surtout, il a qualifié Vladimir Poutine de « dictateur ». « La Russie, c’est la Russie, Poutine, c’est Poutine, c’est un dictateur », a-t-il dit pour qualifier sa stratégie dans l’est de l’Ukraine.Une déclaration pour le moins étonnante, venant d’un homme politique connu pour entretenir des liens étroits avec le président russe depuis plusieurs années. On se souvient qu’en mai 2013, François Fillon avait été vertement critiqué pour avoir contesté la position française sur le dossier syrien, d’autant plus qu’il l’avait fait en tant qu’invité du Forum de Valdai au côté de… Vladimir Poutine. A cette occasion, l’ancien chef du gouvernement s’était adressé au président russe en ces termes: « C’est donc par notre dialogue, cher Vladimir, que passera la paix ».

Hollande fréquente beaucoup Poutine.
Ainsi, à l’occasion du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, le 6 juin 2014, Vladimir Poutine est reçu la veille à l’Elysée. Le président de la Russie, qui était déjà venu à l’Elysée en juin 2012, est pourtant classé par le centre de recherche du magazine britannique The Economist dans la liste des pays « autoritaires ».
Un an tout pile après s’être rendu au Qatar et, en retour, François Hollande reçoit à l’Elysée le nouveau et jeune émir du Qatar Tamim Al-Thani, qui finance les Frères musulmans.

Mercredi 25 février 2015, à propos de la visite privée de parlementaires en Syriedeux sénateurs, l’UMP Jean-Pierre Vial et le centriste François Zocchetto, ainsi que deux députés, l’UMP Jacques Myard, le PS Gérard Baptl’ancien Premier ministre François Fillon avait en revanche assuré: « Ils ont eu raison d’y aller, il faut écouter toutes les parties », « si j’avais l’occasion d’aller en Syrie, j’irais sûrement en Syrie ». Quant à Manuel Valls, visage fermé, il a condamné l’initiative de ces membres des groupes parlementaires d’amitié franco-syrienne: ils ont commis une « faute » qui ne « les honore pas », a-t-il grondé sur BFMTV-RMC. « Les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu’est ce pays », a dénoncé le chef du gouvernement. Qu’ils « aient ainsi, sans crier gare, rencontré un boucher« , « je crois que c’est une faute morale« .
De Manille, où il effectue un voyage d’Etat, le président Hollande a proclamé avec solennité: « Cette initiative, je la condamne ». « Il s’agit d’une rencontre entre des parlementaires français qui n’ont été mandatés que par eux-mêmes, avec un dictateur qui est à l’origine d’une des plus graves guerres civiles de ces dernières années, qui a fait 200.000 morts. 200.000 ! »

VOIR et ENTENDRE le candidat Hollande venu « parler » le 12 janvier 2012, en Seine-Saint-Denis et pour faire le point…

A la vérité, le président russe est l’arbitre d’un système oligarchique.

Ce dernier rassemble, pêle-mêle, des hommes d’affaires – explicitement surnommés « oligarques » en Russie –, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques, qui ont tous en commun leur indéfectible loyauté envers le président. A cet égard, il n’y a pas d’un côté une oligarchie corrompue et affairiste, et de l’autre des opposants systématiquement victimes innocentes de l’oppression. Et le peuple est à 60 à 80% derrière leur président qui leur rend leur fierté.


L’imam Edwy Plenel roule pour Tariq Ramadan

Le ticket gagnant Ramadan-Plenel !
France 2 et Ruquier cautionnent avec une invitation à On n’est pas couché
Journal en ligne avec version papier, Causeur dénonçait cette connivence entre l’extrême gauche et l’islamiste, le 15 janvier 2015 
 
Digne des pages les plus improbables d’un scénario à la Houellebecq, une soirée  s’est déroulée dans l’Essonne (présidée par Jérôme Guedj, PS) à Brétigny-sur-Orge (alors PS), samedi 17 janvier 2015. L’association  » Actions pour un monde sans frontières » (APMSF, 2010), qui œuvre à l’insertion professionnelles des jeunes de zone urbaine sensible (ou ZUS, territoire infra-urbain ou quartiers) organisait une grande réunion sur les difficultés des musulmans de France et sur l’islamophobie, dans l’esprit « No Border ». Le clou de cet événement était la conférence donnée par les deux orateurs, Edwy Plenel, un trotskiste, et Tariq Ramadan, un Frère musulman, avec la bénédiction de l’Etat républicain et laic.
Fils de militant laïc anti-colonialiste, mais favorable à la colonisation de la France par l’islam, le patron de Mediapart et l’intellectuel islamiste ont prêché sur la base d’un problème qui serait spécifique de la communauté musulmane et pour le « droit à l’insertion pour tous« , et « les difficultés de la Jeunesse Musulmane en France« .
Sur son site, l’APMSF précisait à toutes fins utiles à l’attention de ceux pour qui l’argent est sale que, pour la promotion de l’événement, elle ne devait employer aucun fonds public. Outre la vente des billets, 50 euros par personne (13 l’entrée au Salon de l’Agriculture, dégustations comprises) la journée serait donc sponsorisée par diverses associations communautaires comme « Oumma work », qui pratique l’embauche au faciès en mettant en relation des musulmans et des entreprises acceptant le port des signes religieux, ou « France Manassik », agence de voyages qui organise des voyages à la Mecque. 
À l’issue de la conférence, les réjouissances se sont poursuivies avec un grand dîner gastronomique ponctué de sketchs du Jamel Comedy Club, produit par l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze, lequel nie avoir été membre des Indigènes de la République (MIR), accusé par Marianne de distiller un discours fondé sur « la rancœur et la haine », et converti en PIR, parti politique homophobe, pro-palestinien, altermondialiste, anti-impérialiste et… »anti-souchien », dont l’une des figures les plus contestables est Houria Bouteldja, militante franco-algérienne née à Constantine et employée par les « sous-chiens » de l »Institut du monde arabe, IMA).
Une loterie permettait de prélever des fonds sur la masse des plus défavorisés et d’offrir « un voyage pour deux personnes » à un petit chanceux. La destination n’était pas précisée sur le programme. Mais sur le site islaminfo.fr, les organisateurs étaient plus transparents: « En achetant une place pour l’événement de l’APMSF, vous avez la possibilité de gagner une Omra pour deux personnes avec France Manassik« , l’agence qui  sponsorise la rencontre du camarade trotskiste et du frère islamiste. Une Omra étant, pour les non-initiés un « petit pèlerinage » à la Mecque… Trop fort ! Tu veux gagner un voyage à La Mecque ? Viens écouter Plenel, l’anti-capitaliste qui donne des conférences en critiquant celles du libéral Sarkozy…

On pourrait néanmoins s’indigner de cette stigmatisation manifeste à laquelle se prête le pontif de Mediapart qu’on aimerait plus ferme dans ses convictions laïques. La Mecque étant interdite aux non-musulmans, cette loterie est clairement discriminante : que fera le juif ou le catholique, ou pire l’athée abonné à Charlie Hebdo venu pour se poiler aux sketches du Jamel Comedy Club, s’il se retrouve avec le ticket gagnant ? Heureusement, il paraît qu’une conversion, ça peut être expédié.
 

Elections départementales: le parti des musulmans recule pour mieux sauter

L’explosion de l’islamisme au grand jour contrecarre l’infiltration musulmane

L’UDMF avait déclaré des candidats dans sept ou huit cantons.

blog -UDMF-bandeau patriotiqueCe parti – inconnu mais tellement patriotique- qui devait présenter sept à huit candidats aux ex-cantonales n’en présentera finalement qu’un seul, les 22 et 29 mars, à Marseille, là « où la dynamique est énorme« , indique Najib Azergui, le fondateur (ou rénovateur) du « mouvement« . Annoncée jeudi, la campagne de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) aux élections départementales connaît donc déjà un sérieux revers. « Face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter », regrette Najib Azergui, le fondateur de l’Union des démocrates musulmans français« Aujourd’hui, dans un contexte dramatique comme celui que nous connaissons, nous avons davantage besoin d’entendre nos voix trop longtemps noyées dans le silence », explique un candidat, Khalid Majid, dans sa profession de foi, publiée sur internet. « C’est un combat essentiel pour lutter contre les stigmatisations et amalgames dangereux qui associent terrorisme et islam ».

800 nouveaux adhérents
Najib Azergui assure qu’il avait préparé « (ses) équipes à ce genre de choses mais, face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter ». Ainsi, à Lyon (Rhône) le représentant local a quitté l’UDMF et à Bagneux (Hauts-de-Seine), le candidat annoncé s’est retiré.

Mais ce parti inconnu du plus grand nombre, lancé, selon certains sympathisans, en 2012 ferait de plus en plus d’adeptes. Depuis la série d’agressions par des islamistes d’abord qualifiés de « déséquilibrés » jusqu’aux attentats djihadistes meurtriers contre « Charlie Hebdo » et Hyper Cacher de Paris et du centre culturel de Copenhague, plus de 200 nouvelles recrues se seraient engagées à l’UDMF, comme Khalid Majid. Aujourd’hui, le parti enregistre près de 900 adhérents et les fondateurs assurent compter 8.000 sympathisants en France.
Une mère de famille, qui connaît le parti, se dit intéressée. « Je me retrouve dans ce qu’ils proposent, notamment sur le vivre-ensemble, glisse-t-elle. Mais je ne suis pas sûre qu’en France les gens [Quels gens ? Ceux du Front de gauche et du NPA ?] soient prêts à voter largement pour un parti musulman. » L’UDMF veut pourtant croire en ses chances. « Les gens se rendent compte qu’un parti comme le nôtre est une évidence aujourd’hui dans le paysage politique », affirme Najib Azergui. En revanche, Ali et Michel, deux retraités, tiquent en disant leur peur du repli communautaire, « des musulmans qui ne parleraient qu’aux musulmans ». Des clients en moins pour Mélenchon, Laurent et Besancenot qui n’en ont pas à revendre…

Le parti musulman compte un seul élu, Hocine Hebbali, candidat sous l’étiquette UDMF sur la liste UDI de Stéphane de Paoli à Bobigny et du député de la circonscription, Jean-Christophe Lagarde, arrivée en tête lors des municipales de mars 2013, battant la communiste Catherine Peyge, qui milite pour l’installation des Rom, malgré les critiques d’une grande partie de la population de la commune. Conseiller municipal délégué à l’histoire locale et aux mémoires, Hocine Hebbali s’est vu confier le projet d’un musée de l’histoire de la colonisation française.
Cette liste s’était appuyée sur le vote de la communauté musulmane pour battre les communistes, implantés depuis 1919.

La polémique autour de ce parti a fait fuir des mécènes et des candidats potentiels

Ce parti affiche sa volonté de  promouvoir le halal et autoriser le voile à l’école.
blog -vote musulman de FranceL’UDMF prétend simplement vouloir donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d’agir. Comment ? Pas en « islamisant la société ni en installant la charia en France« , se défend d’emblée ce Français d’origine marocaine, qui travaille dans la formation informatique. L’angle d’attaque est plus détourné: les cours d’éducation civique et de philosophie pour « faire réfléchir et débattre les jeunes« . Affirmant que certains « épisodes tragiques » de l’Histoire de France sont « passés sous silence » dans les programmes scolaires, il milite d’ailleurs pour l’enseignement de la guerre d’Algérie ou la colonisation et pour celui de la langue arabe, « injustement bannie » du secondaire.
Mais l’axe social cher aux Frères musulmans n’est pas négligé: l’UDMF tient au développement du hallal pour… créer de l’emploi et le déploiement de la finance islamique pour assainir l’économie. La Charente libre écrit à ce sujet: « Pourfendeur de « l’austérité », l’UDMF entend promouvoir la finance islamique, conçue comme une alternative « éthique » à la finance traditionnelle et un moyen d’enrayer de futures crises. Il souhaite aussi faire de la France un des « leaders mondiaux » sur le marché de l’alimentation ‘hallal’. »
Quant au respect de la laïcité, il signifie, dans leur interprétation de la loi, la tolérance des religions… et donc le droit de porter le voile à l’école. Ce que la loi française interdit justement ! Ces musulmans dont les candidatures ont été accueillies et enregistrées par Marianne affirment ainsi imposer aux Français, par des voies démocratiques, la primauté du Coran sur les lois républicaines.

Au Front national, tout en jugeant que cette apparition « très emblématique » s’inscrit comme « la suite logique de tout ce que nous vivons », Louis Aliot souligne que le projet de ce parti musulman concernant le voile se réfère à des interdits. Il y voit aussi une « base communautariste contraire, selon lui, à l’unité et l’indivisibilité de la république« . Le vice-président du FN estime que la décision « appartient désormais au ministre de l’Intérieur ». Il estime aussi que ce parti, dans beaucoup de villes, handicapera l’UMP et le PS appuyés, à ses yeux, sur des «minorités clientéliste très ciblées ». Invitant les autorités à vérifier la légalité et les statuts de l’UDMF, Louis Aliot croit que les Français musulmans doivent trouver leur place dans les partis traditionnels. Il critique une « dérive très claire » et une « américanisation de notre vie politique. »
Karim Ouchikh, le président du SIEL (parti proche du Front national), se dit pour sa part «hostile, par principe, à tout parti politique à vocation confessionnelle.» L’UDMF est selon lui «frappé du sceau du communautarisme» et il estime que ses revendications en faveur du halal ou du voile à l’école «n’ont pas lieu d’être» dans la République. « Le dernier roman-fiction de Michel Houellebecq, évoquant la possibilité pour un président de confession musulmane d’accéder à l’Elysée, est prophétique« , ajoute-t-il. Par le biais d’une « formation », d’un « mouvement » (selon la presse qui ne parle pas de « parti ») baptisé du doux nom de « Fraternité musulmane », dans la fiction.
La controverse a fait fuir donateurs et potentiels candidats. « On ne rentre plus dans nos frais. Nous avions calculé qu’il fallait entre 11.000 et 25.000 euros selon la région pour financer une candidature aux départementales. Rien qu’à Bobigny (93, Seine-Saint-Denis), notre estimation avoisinait les 17.000 euros », précise le fondateur.

L’exaltation communautariste a fait place à l’amertume

blog -parti des musulmans-candidats de Marseille aux départementales-fev2015
Bobigny, Seine-Saint-Denis (9.3):
Shérazade Benhaddad et Khalid Majid

« On est déçus, mais c’est le jeu, surtout lorsqu’on est un nouveau parti comme le nôtre« , réagit encore Najib Azergui qui se réjouit toutefois du nombre d’adhérents: ils seraient 1700, soit 800 de plus, en quelques jours. L’effet Charlie ?
A 36 ans, ce cadre commercial SNCF d’origine marocaine, père de 3 enfants, devait être le candidat de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) avec une militante associative et secrétaire de la section locale du parti, Shérazade Benhaddad, 34 ans, pour le canton de Bobigny (Seine-Saint-Denis) aux élections départementales des 22 et 29 mars. Le binôme avait déposé sa candidature aux élections départementales, mais  Khalid Majid et Shérazade Benhaddad, l’ont retirée…
Il n’y aura qu’un seul candidat étiqueté «Union des démocrates musulmans français (UDMF) contre sept à huit annoncés à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille, Lyon, Nice, Avion (près de Lens, dans le Pas-de-Calais) et possiblement à Strasbourg.

France Télévisions, organe public d’information fait de la désinformation
Après un premier élan d’enthousiasme, les membres de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) sont contraints de revoir leurs ambitions à la baisse, » sympathise le groupe de service public.  France télévisions compatit même: « La nouvelle structure politique a souffert, selon elle, de la médiatisation et des polémiques survenues ces dernières semaines. » Et d’écrire noir sur blanc que « l’UDMF a choisi de redimensionner ses objectifs afin de consacrer l’ensemble de ses forces sur le premier canton de Marseille. »

Pour cette fois, ne reste que la paire marseillaise. Mais encore est-elle confinée dans son étui: l’identité des candidats semble confidentielle et la presse d’investigation n’a toujours pas percé ce mystère. Pas plus que le commun des mortels, elle n’a accès au site local et ni Le Monde, ni Mediapart ne semble pas avoir reçu de coup de fil à faire fuiter…

Mais l’Union démocratique des Musulmans de France ne renonce pas.
L’UDMF a un précédent historique, le Parti des musulmans de France, créé en 1997 à Strasbourg. Son président, Mohamed Latrèche, avait obtenu 0,92% des voix aux législatives de 2007.

Mulhouse : des retards à l’école pour cause de… prière matinale

Le maire de Mulhouse et NKM « assurent » que des enfants arrivent en retard à l’école en raison de la prière: Europe 1 conteste 

Les déclarations des élus de l’opposition sont suspectées

La vigilance est interdite à l’opposition
Nathalie Kosciusko-Morizet s’est faite tacler lundi par un journaliste.
Il l’accuse de créer la polémique quand la presse faillit à son devoir d’information. La responsable UMP a en effet révélé qu’à Mulhouse des dizaines d’enfants » arrivent « tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents ».
Mieux, leurs parents, quand ils sont convoqués, « expliquent qu’il y a des autorités religieuses supérieures », prévalant notamment sur « celles de la République », avait ajouté la numéro 2 de l’UMP, estimant qu’il faut se poser la question du placement de ces enfants.

Les déclarations des élus de l’opposition sont soumises à contrôle

Sur le fond, les propos sont confirmés un peu plus tard par le maire UMP de la ville, Jean Rottner. « Loin de toute polémique, ni de la part de NKM ni de moi-même, notre responsabilité, c’est de trouver des solutions, pas de fermer les yeux », a-t-il assuré.

Les déclarations des élus de l’opposition sont raillées

Sur Twitter, la secrétaire d’Etat aux… personnes âgées, Laurence Rossignol, qui n’est pas occupée à plein temps par les seniors, s’est dite « très choquée par le fatras (sic) de NKM », notamment sur la question des prières. « Tous ces sujets exigent d’abord du sérieux », a estimé l’arrogante ministre, pour toute réponse sur le fond.

Europe 1 s’érige en arbitre et annonce que Jean-Philippe Balasse, un chroniqueur, s’est donc penché « sérieusement » (sic), quant à lui, sur la question :

Et le jugement est tombé: pour lui, pas de doute possible, la sentence du directeur-adjoint de la rédaction d’Europe 1, 44 ans, est sans appel: « Nathalie Kosciusko-Morizet a déformé les propos du maire de Mulhouse. » Jean Rottner a en effet assuré que ces « retards » concernent seulement « quelques enfants » et non « des dizaines, » comme l’a affirmé la numéro 2 de l’UMP. Et pour Europe 1 comme pour la police des manifestations, « quelques » enfants, ça ne peut donner des « dizaines » d’enfants, car l’une exagère nécessairement et l’autre n’a pas de raisons de minimiser le phénomène.
Autre « incohérence », selon le juge, en admettant que la première évaluation en soit une : si « quelques enfants » arrivent bien après la cloche, ce n’est pas parce qu’ils sont allés eux-mêmes à la prière, mais parce que leurs parents y sont allés. Une « nuance d’importance », commente le chroniqueur, sans préciser où est ladite nuance, d’autant qu’en tout état de cause seul importe les conséquences, au regard de la perturbation des classes, du respect des enseignants et du non respect des lois et règlements.

Considère-t-on à Europe 1 que les parents défaillants ou méprisants de l’école sont justifiés à inculquer la primauté de la religion sur les principes du vivre ensemble en république laïque ? Ce mauvais procès à NKM est révélateur de la complaisance de la presse à l’égard de certains contre d’autres et de la participation des journalistes à la dégradation de la vie inter-communautaire.

Jean Rottner, « un ami » ne veut pas pour autant « fermer les yeux sur certains problèmes ». Des parents souhaitent sortir des enfants de l’école en nombre croissant, explique-t-il ainsi, « et ce, quelque [« quelle que », sans être directeur-adjoint, nous semble de meilleur aloi] soit la confession religieuse, parce que l’école de la République « ne répond plus à leurs aspirations ».

Est-ce à dire que ceux qui se plaignent de ghettoïsation » sont précisément ceux qui les créent ? Est-ce également à dire que de posséder un lieu de prière ne garantit pas le respect des horaires laïcs ?
Et que sont supposés faire les citoyens quand le gouvernement de la République « ne répond plus à leurs aspirations »? Ou quel choix a un ministre quand il n’y est pas heureux ?

Enfin, reste l’énorme problème d’une grave occultation sectaire
Comment Europe 1 et son chroniqueur-directeur-adjoint-juge-et-arbitre, réussissent-ils le tour de force de ne pas nommer la religion concernée ? Quand on se livre à une contre-enquête et qu’on gribouille tant de mots pour chipoter sur « quelques » ou des « dizaines » d’enfants, on doit pouvoir investiguer sur la nature de la confession religieuse des enfants perturbateurs. Mais ni les Juifs ni les Catholiques ne sont à la fois intégristes et irrespectueux des règles de la République.
L’audience d’Europe 1 périclite: il doit y avoir une raison… dont Xavier Niel ou Patrick Drahi va savoir tirer parti !

Coup de filet anti-djihadistes à Lunel, Hérault: cinq gardes à vue ce mardi matin

Cinq gardes à vue à Lunel

Une  vingtaine de jeunes gens recrutés sur la commune pour faire le djihad en Syrie.

Lunel

Selon le quotidien régional Midi Libre , l’opération, menée par les policiers d’élite du Raid et du GIPN, a débuté vers 6h30 dans le centre ville de Lunel, ville prise au PS en 2001. Selon « une source proche du dossier », cinq personnes ont été placées en garde à vue.

Le quotidien régional, Midi Libre, évoque pour sa part l’arrestation et le placement en garde à vue de quatre à cinq personnes, soupçonnées être impliquées dans des filières de recrutement en raison de mandats envoyés en Syrie.

Coup de filet anti-islamiste
du GIGN à Lunel, Hérault (27/01/2015)

«Plusieurs voitures banalisées sont arrivées. Des hommes en sont sortis encagoulés et ont défoncé les portes des appartements de l’immeuble», a raconté un habitant de l’immeuble qui dit avoir été lui-même menacé. «On m’a mis un fusil sur la tempe (… ) finalement ils ont interpellé le voisin du dessus, Saïd», a-t-il indiqué, précisant «ne pas connaître son voisin plus que ça». Selon un autre témoin, dont le frère a été interpellé, les hommes «en tenue» avaient «une masse d’armes». «Ils m’ont plaqué, m’ont mis par terre, m’ont tapé dessus. Ils ont embarqué mon frère», a-t-il dit. Sans prendre de gants ?

Depuis le mois d’octobre 2014, six habitants de Lunel, âgés de 18 ans à 30 ans, sont morts en Syrie.

Dix-sept islamistes seraient toujours en Syrie.
Y a-t-il un réseau à Lunel ?

Un policier isolé équipé d’un fusil mitrailleur dans une rue de Lunel (27/01/2015).

Des marchands de mort embrigadent des jeunes fragiles, incultes et sans recul, ou des idéalistes inconscients, comme Raphaël, un converti à l’islam qui avait suivi cinq ans d’études et qui a été tué en Syrie. Ces jeunes fanatisés disent qu’ils aiment leur mère, mais qu’ils placent Mahomet au-dessus d’elle ! Et les lois de la République n’existent pas face au Coran.<br>La faute à l’Internet? Et à des imams charismatiques ou simplement prosélytes radicaux.

Ancien président de l’Union des musulmans de Lunel qui gère la mosquée El Baraka à Lunel, Lahoucine Goumri avait refusé de condamner ces départs en Syrie. 

Claude Arnaud, maire de Lunel (3e mandat)

A la demande du maire, Claude Arnaud, il a rompu le silence qui lui était imposé. Il le répète : « La mosquée n’a rien à voir avec tous ces départs. Ce sont des départs individuels. Ils n’ont jamais concerté l’imam ou la mosquée. Les musulmans qui viennent à la mosquée sont des Lunellois et il n’y a aucun souci à Lunel. Il y a un problème à 6.000 km d’ici et on ne veut pas le ramener à Lunel. »
Lahoucine Goumri élude la responsabilité de la mosquée dans les départs des jeunes de Lunel en Syrie.« C’est leur choix. Je n’ai pas à les juger. Seul Dieu les jugera. Si on doit condamner quelque chose, il faut condamner ce qui est condamnable. Pourquoi condamner ces jeunes qui sont partis au nom d’une injustice en Syrie et pas ces Français qui sont partis et ont tué des bébés palestiniens avec Tsahal l’été dernier ? Pourquoi est-ce qu’une mosquée condamnerait, alors que les autres religions ne le font pas ? »

Le président ne voit donc pas non plus pourquoi il ferait de la prévention auprès des autres jeunes : « Je ne vois pas pourquoi je ferais un message, si dix personnes sont parties sur 6.000 musulmans, soit 0,04 % ? Les autres jeunes, ils ne partent pas. Pourquoi je parlerais aux jeunes ? Tous les Lunellois ne sont pas dans le délire de la Syrie. »
<u>Ecoutez un extrait d’entretien avec Lahoucine Goumri</u> (lien France Bleu)
Pour lui, s’il doit y avoir prévention ou fermeture de site internet, c’est à l’État d’agir. Dès lors, quid des 0,04 % : Raphael, Houssem, Sabri, Hamza, Karim ? Les connaissait-il ? « Certains venaient à la mosquée, d’autres pas. Ils étaient gentils, intégrés, serviables, doux, bien éduqués. C’est un étonnement qu’ils soient partis. » D’ailleurs, se l’explique-t-il ? « Il n’y a rien à comprendre. Ils se connectent sur internet, ils prennent un billet d’avion. » Et d’ajouter que les intentions sont différentes selon les gens : djihad, raison politique, allez savoir…

Des nouvelles d’Ahmed, Maeva et de Syrie ?
Le responsable de la mosquée de Lunel explique n’avoir « ni compte Twitter ni compte Facebook. C’est une autre génération ». Mais il sait néanmoins très bien ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Et quelles sont les nouvelles des autres jeunes Lunellois toujours en vie en Syrie. Il confirme ainsi qu’Ahmed, au départ donné pour mort et pleuré par les siens, aurait été blessé, mais serait toujours vivant. Il confirme aussi le fait que Maeva, qui avait indiqué vouloir rentrer et qui demandait de l’aide après la mort de son mari, en octobre, ne le souhaiterait plus. Son explication ? « Elle n’a plus de famille ici. Ses parents l’ont mise dehors quand elle s’est convertie. Là-bas, elle touchera une pension pour les veuves. Rentrer. Rentrer pour quoi ? Peut-être qu’elle ne voit pas ce qu’elle vivrait de plus en France. Sans doute que sa vraie famille est là-bas, au milieu des musulmans. »
Lahoucine Goumri conseille par ailleurs de lire le journal sorti par le groupe État islamique pour mieux s’informer sur ce qui se passe là-bas. Il alerte aussi sur le contenu de certains sites « plus nuisibles que les journalistes », qui utilisent des mots dangereux: guidage, filtrage ou censure? Lorsqu’on lui demande, enfin, devant sa visible très grande information sur ce qui se passe là-bas, comment il analyse la situation très complexe que connaissent actuellement la Syrie et le Moyen-Orient, il refuse cependant de commenter davantage, au nom de la mosquée : « C’est une situation très floue. Nous, on ne veut pas comprendre. C’est de la géopolitique. »

« La plus grosse filière djihadiste, c’est François Hollande »

Le préfet, Pierre de Bousquet, et le maire de Lunel, Claude Arnaud

C’est l’accusation de Lahoucine Goumri  (lien). « A mon avis, ces jeunes ont été poussés à partir dès mars 2011, lorsque François Hollande a dit que Bachar El Assad est un boucher et un criminel. Ces jeunes sont partis pour combattre une injustice. Ils ont été bombardés de vidéos sur internet [Et à la télévision, qu’elle soit publique ou privée]. Ils ont vu des vidéos horribles. Ils n’ont pas accepté. »
Puis, en un clin d’oeil, il repasse son habit de dirigeant de la mosquée. Selon lui, son rôle est d’aider les familles dans leur douleur, leurs « déchirements. Elles ne sont pas forcément d’accord avec ce qu’ils ont fait ». La mosquée est un lieu de « culte pour apprendre notre religion, comment adorer notre seigneur ». Et de redire aussi que « Lunel est une petite ville tranquille. Nous n’avons aucun souci. On ne veut pas qu’à travers ce qui se passe, les gens stigmatisent et qu’ils aient peur ». En janvier 2015, la mosquée aura en tout cas un nouveau président. Des élections y sont en effet prévues tous les deux ans. Lahoucine Goumri ne se représente pas. Cela aurait été un moyen de savoir si les fidèles partageaient son discours.

Laïcité: Najat Vallaud-Belkacem a un nouveau plan d’action pour l’Education nationale

Le gouvernement Valls va créer 1.000 « ambassadeurs de la laïcité »

La ministre de l’Education a fait l’annonce d’un nouveau plan d’action pour le système scolaire

C’est au tour de la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, de présenter en détail le plan d’action « pour une grande mobilisation de l’Ecole pour les valeurs de la République », après François Hollande, qui avait annoncé « l’acte II de la refondation de l’école » , rien que ça, sous la pression des circonstances à la suite des attentats sanglants de Paris perpétrés par des djihadistes de France.

Il est question de la formation de près de 1.000 enseignants à la laïcité, en six mois, d’ici juillet 2015… Il s’agit avant tout de remettre la laïcité et la citoyenneté au cœur de l’apprentissage des enfants et ce dès le plus jeune âge. La ministre a précisé que d’ici juillet 2015, 1.000 enseignants seront formés à la laïcité.
C’est l’occasion pour le pouvoir socialiste de faire entrer ses chevaux de Troie dans le système éducatif. Qualifiés de partenaires extérieurs, les associations de tout poil rose et rouge, seront sollicitées.

La maîtrise du français par tous est également « un chantier prioritaire », a ajouté Najat Vallaud-Belkacem. Il y aura une évaluation du niveau des élèves en français dès le début de CE2.
Mais ça, ce sera au gré des enseignants, puisque, pendant le précédent quinquennat, les professeurs du syndicat dominant, le SNUipp, refusaient toute évaluation de niveau. En décembre 2008, ils dénonçaient une mise en concurrence « contrôlée » des écoles et la création d' »un climat de trouble et d’incertitude dans les écoles élémentaires et maternelles. »

Autre « annonce forte » : une journée de la laïcité

Elle sera célébrée le 9 décembre dans toutes les écoles, jour anniversaire de la séparation entre l’Eglise et l’Etat (1905).
Les emblèmes républicains seront expliqués comme l’hymne national, le drapeau tricolore ou la devise républicaine. Les élèves seront sollicités pour organiser des événements.

Et encore un « grand chantier » : l’enseignement «moral et civique»

Les élèves suivront désormais un «parcours citoyen» de l’école élémentaire à la terminale, en plusieurs étapes, tout au long de leur scolarité. Ils seront initiés à la discipline, au pluralisme des opinions, des convictions et des… modes de vie, à la construction du lien social et politique. Ils recevront également une éducation aux media et à l’information. Tout cela sans précisions horaire et budgétaire.

Hollande profite des attentats pour réintroduire le projet de Vincent Peillon d’une restauration de la « morale laïque »
En septembre 2012, l’UMP avait protesté contre  « une morale gauchisante à l’école». Camille Bedin, secrétaire nationale de l’UMP, s’était élevée, refusant toute «morale gauchisante à l’école» et plaidant plutôt pour «une véritable instruction civique renforcée». 
«Si personne ne conteste la nécessité pour l’école de retrouver son rôle de formation des citoyens et d’apprentissage d’un meilleur vivre-ensemble, la définition que Vincent Peillon apporte à sa « morale laïque » n’est absolument pas satisfaisante. Elle est d’ailleurs floue et totalement biaisée», dénonçait-t-elle alors dans un communiqué. «L’enseignement de la morale laïque de Vincent Peillon, c’est tout simplement l’inculquer du socialisme dans la tête de tous les jeunes élèves», mettait en garde Camille Bedin, sans parler de ré-éducation à la manière maoïste.
C’est plus que jamais vrai, avec l’installation programmée des associations sous les préaux et la présence à l’Education nationale de Najat Vallaud-Belkacem, surnommée la « khmère rouge » et déjà suspecte de lavage de cerveaux depuis l’instillation sournoise de la « théorie du genre » à l’école ou, alors qu’elle était de l’ABCD de l’égalité dans l’enseignement du français.
Pour Camille Bredin, «non seulement le ministre» de l’Education nationale «ne peut pas s’empêcher de teindre sa « morale laïque » d’anti-sarkozysme mêlé d’idéalisme gauchisant, mais pire, il n’assume pas le fait que sa proposition correspond en réalité à un problème bien plus profond : celui de l’identité nationale, du vivre-ensemble et du rapport à la réussite et de la relation à l’autorité».

L’UMP préconisait le renforcement de l’instruction civique

Camille Bedin évoquait alors « plusieurs solutions» alternatives, comme la mise en place de«véritables cours d’instruction civique renforcés», faire respecter les «règles de vivre-ensemble fondamentales», l’organisation de «l’école des parents sur le modèle de la « Mallette des parents »».

PaSiDupes

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