Guerre commerciale – Les Etats-Unis tentent de mettre un coup d’arrêt à l’invasion des produits chinois

Les communistes chinois appellent l’OMC à l’aide

CHINE: LES EXPORTATIONS AUGMENTENT BEAUCOUP PLUS QUE PRÉVUPékin a saisi vendredi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour contester l’entrée en vigueur de droits de douane américains sur certaines importations chinoises, accusant l’administration Trump  du déclenchement de « la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique ». Le ministère chinois du Commerce a fait vendredi de son recours à l’OMC, dont l’une des tâches est de réduire les obstacles au libre-échange, après avoir la mise en oeuvre  immédiate de droits de douane de 25% sur un montant « égal » de quelque 540 produits américains, .

Pékin réagit ainsi à l’entrée en vigueur de droits de douane américains de 25% sur 34 milliards d’importations chinoisesLa Chine avait promis « de ne pas tirer la première », puisque ce n’était pas l’intérêt de l’agresseur, mais avait prévenu: « pour défendre les intérêts fondamentaux du pays et de sa population« , elle sera contrainte de riposter. C’est ce qu’a fait Trump, pour défendre les intérêts fondamentaux des Etats-Unis et de sa population.

Il ne s’agit que d’un addendum à la plainte qu’avait déjà déposée le géant asiatique pour contester l’imposition, en mars dernier, des taxes américaines de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium, a précisé une source à Genève. 

Les nouveaux tarifs douaniers américains, entrés en vigueur vendredi, affectent 818 produits chinois dont des automobiles, des disques durs ou des composants d’avions, mais épargnent des produits populaires comme les télévisions et téléphones.
Une deuxième série de taxes sur 16 milliards d’importations entrera prochainement en vigueur, a rappelé jeudi Donald Trump, évoquant un délai de « deux semaines ».

Les exportations chinoises avaient progressé de 44,5% sur un an, en février 2018, dépassant de très loin les pronostics (+13,6% !)

Au total, ce sont 50 milliards de dollars d’importations chinoises annuelles qui seront donc affectées par les mesures américaines, destinées à compenser le « vol » de propriété intellectuelle et de technologies par la Chine dénoncé par l’administration Trump, mais une pratique que laisse perdurer Bercy en France.

Les Etats-Unis ne devraient pas faire les choses à moitié, puisque Donald Trump envisage de porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés, soit la grande majorité des importations venues du géant asiatique (505,6 milliards de dollars en 2017).

Taxes américaines sur les marchandises chinoises

Ces mesures douanières américaines ont fait tomber le déficit commercial des Etats-Unis en mai à 43,1 milliards, son plus bas niveau depuis octobre 2016 en dopant les exportations de soja vers la Chine (+89,6%), avant que cette denrée ne soit taxée en représailles.

Les anti-Trump soutiennent le dumping commercial chinois qui pénalise pourtant aussi l’économie française

Depuis des mois, les experts anti-américains développent la crainte d’une guerre commerciale et d’un coup d’arrêt des échanges de produits à travers la planète, actuels moteurs de la croissance mondiale.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang, actuellement en Bulgarie, a estimé vendredi qu’une « guerre commerciale ne profite à personne ». La presse française à l’écoute des rues de Pékin raconte que des consommateurs s’inquiétent par ailleurs de possibles hausses des prix consécutives aux taxes sur les produits américains. Ils se disent solidaires des autorités, insiste l’AFP. Cette agence de presse fait parler un chinois moyen fantasmé :  M. Yang (sic), client d’une supérette, lui aurait déclaré : « je ferai de mon mieux pour acheter chinois »… L’agence de presse hexagonale serait-elle devenue une adepte du patriotisme économique, sous réserve qu’il soit chinois ?

A la faveur du « secret des sources », la même agence se serait trouvée, à la fédération des détaillants, un homologue américain de Monsieur Yang (ou Chang !) pour affirmer que plusieurs produits vendus aux Etats-Unis pourraient voir leurs prix augmenter, « les étudiants devant débourser plus pour le mini-réfrigérateur dont ils auront besoin à l’université à l’automne« . Quand aux vieux, n’en parlons même pas: ce n’est pas vendeur…

Nos  pro-chinois ajoutent à la psychose

Les partisans revanchards d’Hillary Clinton dénoncent les mesures protectionnistes 

>prises par Donald Trump depuis le début de l’année. Selon eux, il ne défendrait pas l’emploi des travailleurs américains et sa balance commerciale, mais agirait à l’encontre de ses partenaires commerciaux, « suscitant exaspération et inquiétude, » commentaire partisan non étayé : une ‘infox’ non chiffrée ne serait donc pas une ‘fake news’ ?

La Maison Blanche impose depuis le 1er juin des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada, de l’Union européenne, du Mexique ou de la Russie qui ont porté l’affaire devant l’OMC. Comme Pékin.

Dans le sillage de ces mêmes pays, Moscou a annoncé vendredi l’introduction de surtaxes sur une série de produits américains en réponse aux barrières douanières imposées à l’acier et l’aluminium.

Des experts mettent en garde contre les dégâts potentiels d’une telle politique, non seulement sur l’économie américaine mais aussi sur l’économie mondiale.
L’imposition de taxes réciproques « va peser sur la croissance, la confiance (des ménages) et les marchés financiers », ont réagi vendredi les économistes d’Oxford Economics. Pour information (1er juillet 2018), un rapport du cabinet Oxford Economics prévoit un possible rattrapage économique de Paris sur Londres, du fait du Brexit au Royaume-Uni et de l’élection d’Emmanuel Macron en France… : « la compétition entre les deux capitales européennes tend à se resserrer ».  Ce cabinet se fonde sur des prévisions ! Celles d’une croissance du PIB de 1,6 % prévue d’ici à 2021. En attendant, et après 14 mois (voire plus de 6 ans, en comptant les temps de services de Macron à Hollande, depuis 2012),
Paris se positionne en 18e position dans le classement des villes d’Europe réalisé par le cabinet « indépendant » anglo-saxon. Loin derrière Londres à la 8e place et ses 2,3 % de croissance escomptés au cours des prochaines années : un rattrapage de dix places ?…. Oxford Economics considérait jusqu’ici que l’Elysée – sans rien faire – pourrait trouver avec le Brexit une fenêtre d’opportunité et devenir un refuge prisé pour les salariés quittant la City. Trump brise les rêves jupitériens de succès les doigts dans le nez. A la tête du classement d’Oxford Economics, c’est plutôt Varsovie qui affiche la plus forte croissance pour les cinq prochaines années (+3,5 %). Chez les ouvriers de Whirlpool, le protectionnisme fait recette : les ouvriers de l’usine d’Amiens bientôt délocalisée en Pologne, hésitent entre  colère, résignation et espoir : pour protéger l’emploi, il faut plus de protectionnisme.

Trump réagit aux menaces de ces dernières semaines : des entreprises américaines ont averti qu’elles pourraient licencier, faute de rester compétitives, voire mettre la clé sous la porte. « L’économie se porte probablement bien mieux que par le passé, avant que nous réglions le problème des accords commerciaux inéquitables passés avec chaque pays », a-t-il estimé.

Du côté chinois, « la guerre commerciale va ralentir la croissance du PIB chinois de 0,2 point de pourcentage » en 2018, a estimé un responsable de la Banque centrale, jugeant toutefois l’impact « limité ».

Les exportations chinoises augmentaient beaucoup plus que prévu

 

Le péril jaune s’est accru à un rythme le plus rapide en trois ans en février, ce qui donne à penser que la croissance économique chinoise reste solide, malgré la possible détérioration des relations commerciales avec les Etats-Unis et la propagande macronienne.

Dépassant largement les anticipations des économistes, les exportations chinoises ont progressé de 44,5%, tandis que les importations n’ont avancé que de 6,3%, montrent les statistiques douanières sur un an,  publiées jeudi. Cela fait ressortir un excédent commercial de 33,74 milliards de dollars (26,9 milliards d’euros), pour le mois.  Réuni en janvier-février, il  a même crû de 43,6% sur un an à 54,32 milliards de dollars.

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Délinquant tué à Nantes : des mères ne reconnaissent pas d’autre autorité que le Coran

L’individu, Aboubakar Fofana, « était un délinquant recherché; il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt ».

blog -Fofana Aboubakar-delinquant de Nantes-juill2018.jpgConnu de la police pour vol par effraction, menace de mort, vol en bande organisée et association de malfaiteurs, il a été abattu par la police à Nantes, le 3 juillet, alors qu’il tentait de se dérober à un contrôle d’identité en prenant la fuite à bord de son véhicule. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour vol en bande organisée et recel.
Son véhicule avait été signalé dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Alors que les policiers s’apprêtaient à vérifier son identité, cet homme de 22 ans a passé la marche-arrière pour reculer sur un CRS, malgré la présence d’une fillette qui circulait à bicyclette, toujours selon la même source. L’un des policiers, qui se trouvait à l’avant de la voiture, a tiré un coup de feu, tuant l’agresseur.

La maire (PS) de Nantes a aussitôt clamé que ses « première pensées » allaient « à ce jeune homme mort et à sa famille ». Les citoyens respectueux de la loi républicaine, mais victimes des vols par effraction, menaces de mort, vols en bande organisée et autres délits en association de malfaiteurs commis par ce jeune malfrat, ne doivent pas compter sur la compassion de Johanna Rolland.Celle-ci a-t-elle compris qu’elle n’a rien à attendre de ce type d’administré, depuis que sa voiture personnelle été incendiée, dans la soirée du jeudi 4 au vendredi 5 juillet, au cours d’une troisième nuit consécutive d’émeutes à Nantes en soutien à Aboubakar. Une cinquantaine de véhicules et des bâtiments ont été incendiés.

Aboubakar Fofana était surnommé « le Loup », en raison de son caractère solitaire, indique Le « Le Parisien ». Originaire de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, l’homme était toutefois connu des services de police. Mercredi peu après les événements, le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a indiqué qu’il était sous le coup d’un mandat d’arrêt, délivré en juin 2017 par un juge d’instruction de Créteil.

Il était venu se faire oublier chez sa tante à Nantes, il y a un peu plus d’un an, insinue Le Parisien. Depuis le drame, solidaires d’un frère de couleur, les habitants du quartier assurent, sans nécessairement le connaître, qu’ils ont perdu un « ami » du quartier, un gars sans histoire. En fait, il était originaire de la cité de la Muette à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), PCF jusqu’en 1995. En mai 2017, deux frères de 24 et 20 ans – connus des services de police, notamment pour des affaires de stupéfiants et de vol avec arme – y avaient été la cible de tirs d’arme à feu, au niveau de la place Nelson-Mandela, dans le quartier de la Muette.
<br>Garges-lès-Gonesse, un jeune est en garde à vue après la marche pour Aboubakar.
Une voiture et deux poubelles ont été incendiées ainsi que des projectiles jetés à répétition sur les policiers à la suite d’un rassemblement organisé en réaction à la mort d’Aboubakar Fofana, originaire de la Muette. A 23h30, alors que le cortège qui s’était rendu devant le commissariat de Sarcelles s’était dispersé plusieurs heures plus tôt, un cocktail Molotov a été lancé sur des fonctionnaires de police, rue Paul-Langevin, à Garges. L’engin incendiaire a atterri aux pieds de deux policiers qui n’ont pas été blessés. Les forces de l’ordre ont riposté en tirant deux grenades pour disperser les agresseurs.
A 1h15 du matin, avenue du 8-Mai-1945, dans le secteur du Fort de Stains, un équipage de la BAC a été la cible de projectiles, notamment des pierres. Les fonctionnaires ont tiré à deux reprises avec un calibre 40 (projectiles en caoutchouc) et ont identifié un des auteurs présumés du caillassage. Celui-ci, âgé de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.
Pratiquement au même moment, allée Van-Gogh, une patrouille de police-secours qui contrôlait un véhicule a été également prise à partie et a essuyé des jets de pierres qui n’ont pas fait de blessés.
Vers 2h30, du matin, les policiers ont dû faire usage à deux reprises du calibre 40 pour sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers mobilisés pour éteindre des feux de poubelles.dans le secteur de la place de la Commune-de-Paris.

En vérité, Fofana était recherché pour vol en bande organisée, recel et association de malfaiteurs. La voiture qu’il conduisait sans ceinture au moment des faits était sous surveillance, précise une source policière à 20 Minutes. Il était au volant d’une Nissan Juke, un crossover d’une valeur de 16.000 à 21.300 euros.
Son prénom désigne le petit du chameau et son patronyme renvoie aux Diakhankés, groupe ethnique de musulmans établis au Sénégal, en Guinée, au Mali, en Gambie.

Des « jeunes » ont commencé à mettre le feu à une station service, à un lycée professionnel et à une école :  au total, 8 bâtiments ont été dégradés. Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont un mineur de 14 ans. Il était en possession d’un bidon d’essence et de mèches, révèle la police.

Après plusieurs heures passées à narguer la police, les groupes de jeunes se sont fait disperser par les CRS qui ont utilisé les gaz lacrymogènes. « C’est la plus grande provocation qu’ils pouvaient nous faire« , estiment Samir, habitant du quartier pour qui les représentants de l’ordre républicain n’auraient rien à faire dans la cité du Breil. « Ils auraient pu ne plus jamais revenir et nous laisser tranquille. » 

La presse et les réseaux ont pris le parti du voyou. 

Le lendemain matin la radio et la télévision ont diffusé des témoignages – uniquement à charge – de voisins du jeune Aboubakar Fofana. Tous expliquaient à quel point « la victime » était un garçon charmant, serviable, calme, pas méchant, vraiment sympathique.  Les media institutionnels espèrent ainsi participer au retour du calme à Nantes, mais la presse ne réussit qu’à convaincre les délinquants de leur bon droit en défiant la police et en s’en prenant aux symboles de la République.

La photographie d’un CRS, dénoncé comme étant celui qui a mortellement blessé Aboubakar Fofana, a été diffusée sur Facebook (ci-dessus). Elle est devenue virale après avoir été publiée sur Facebook ce mercredi après-midi. En incrustation, on peut y voir : « C’est lui le Fils de Pute qui a tué le ptit frère du « BREIL » à Nantes44 ». De nombreux commentaires haineux vise le policier, lequel est menacé de mort. Des dizaines de commentaires ont été déposés sous la photographie, où se succèdent tour à tour, appels au meurtre et insultes.

Les mères des quartiers ne reconnaissent pas les lois de la République

Le poing levé ! Ne seraient-ce pas des réfugiés politiques ?

« Si on ne dit rien, comme aux Etats-Unis, les Noirs se feront tirer dessus » : la colère des mères de famille racistes éclate à Nantes. A l’arrivée de la marche, des poings se sont levés, la foule a crié pour demander la « vérité pour Abou », sous des applaudissements. « Peut-on faire confiance à la justice ? », s’interrogent certains habitants militants, malgré le placement en garde à vue du fonctionnaire de police qui a tiré sur le délinquant. Deux individus, qui viennent de laisser un tag demandant « Justice pour Aboubakar », espèrent que cette fois, « il va se passer quelque chose », que le policier « sera sanctionné ». D’autres graffitis ou affiches, dans le quartier, mettent en cause plus directement les forces de l’ordre et l’Etat. 

Une affiche quartier du Breil, à Nantes, où un jeune de 22 ans a été tué par un tir policier le 3 juillet 2018. 
Une affiche quartier du Breil, à Nantes, où un jeune de 22 ans a été tué par un tir policier le 3 juillet 2018.  (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

Camille rappelle des affaires du passé. « La justice ne fera rien, elle n’a jamais rien fait, regardez Adama Traoré, Zyed et Bouna, les policiers n’ont rien eu », lance-t-il. 

« Si on ne dit rien, on va terminer comme aux États-Unis, les Noirs se feront tirer dessus », explose une mère de famille, qui précise ne pas cautionner les violences, mais comprendre que les jeunes se soient révoltés. « Imaginez, vous voyez votre copain, votre frère, par terre, qu’on essaie de réanimer », dit-elle. Pour cette maman, il n’est pas étonnant que « les enfants déchirent leur tee-shirt et mordent les murs ».

Urvoas : le Parquet classe son affaire de « détournement de fonds publics »

L’ancien ministre de la Justice, protégé par le Parquet dans l’enquête sur sa permanence parlementaire

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L’enquête ouverte sur des soupçons de détournement de fonds publics après l’achat, puis la mise en vente, par l’ex-garde des Sceaux et ex-député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, de sa permanence parlementaire à Quimper, a été classée sans suite par le Parquet de Lorient qui dépendait de son ministère.
« Il n’y a pas d’infraction pénale qui peut être reprochée » à J.-J. Urvoas, a expliqué froidement Laureline Peyrefitte, procureure de la République à Lorient, ex-subordonnée d’Urvoas.

Laureline Delmond-Peyrefitte était en poste à la Cour Appel de Versailles en tant que substitute générale, quand elle fut nommée à Lorient en 2015. Or, en 2015, Urvoas était président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale (juin 2012-février 2016) et député du Morbihan, Quimper étant à 78 kms de Lorient.

L’enquête, ouverte fin janvier et confiée à la PJ de Rennes, faisait suite à un signalement de l’association du Finistère Cicero 29 qui lutte pour la « probité des affaires publiques ». Elle avait été ouverte par le parquet de Lorient, après le dessaisissement de celui de Quimper, pour des soupçons de « détournement de fonds publics ».

Pour acquérir en 2008 cette permanence parlementaire de 126 m2 située en plein centre de Quimper, Urvoas a bénéficié d’un prêt bonifié, remboursé par ses indemnités de député (IRFM).

Elle a ensuite été louée, puis proposée à la vente par l’ancien député socialiste, battu aux législatives en juin 2017, pour une somme de 212.750 euros, avait dénoncé Jérôme Abbassene, membre de Cicero 29 qui pointait du doigt « l’enrichissement personnel » de M. Urvoas via cette opération. « Le prêt a été consenti par l’Assemblée nationale de façon tout à fait transparente et selon les règles établies à l’époque », l’appartement a « été utilisé pour y installer sa permanence parlementaire » et, selon ces mêmes règles, « le fait que le bien tombe dans le patrimoine personnel n’était pas contraire à la loi » à cette époque, a noté Mme Peyrefitte.

Ces pratiques sont interdites depuis le 1er lanvier 2018. De nouvelles règles s’imposent aux députés pour les frais de mandat: ils disposent d’une « avance sur frais de mandat » de 5373 euros comme l’ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. Un contrôle aléatoire est prévu chaque année sur 120 députés. M. Urvoas n’a aujourd’hui plus de mandat: maître de conférences en droit public, il a recommencé à donner des cours aux universités de Quimper et Brest, à Paris-Dauphine et à Sciences-Po.

Jean-Jacques Urvoas mis en examen pour violation du secret professionnel…

Le report du « plan pauvreté » n’améliore pas les affaires de Macron

Les députés de Macron ne sont pas les seuls amateurs, l’exécutif aussi 

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Les clandestins ont faim

La décision du gouvernement de reporter a suscité une vague de critiques de l’opposition, qui a dénoncé « le cynisme » et le sens des priorités de l’exécutif. Les pauvres du président des (très) riches » devront attendre la rentrée pour la présentation du plan pauvreté, initialement prévue pour début juillet. Combien encore pour sa mise en oeuvre et ses effets ?
Quelques heures après l’annonce du report de la réforme de l’hôpital, l’Elysée a confirmé mercredi que la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté n’était pas au point, après plus d’un an de quinquennat, en raison d’arbitrages encore en cours.
France Inter fait sourire jaune en assurant que cette décision serait liée à un possible télescopage en cas de qualification de la France, vendredi, pour les demi-finales de la Coupe du monde de football….

La vague de critiques ne vient même pas des bancs de la majorité.

Seule l’opposition a dénoncé « le cynisme » et le sens des priorités de l’exécutif.
« On apprend, ce qui est quand même assez consternant, que le plan contre la pauvreté est repoussé parce qu’il n’y a pas de créneau médiatique pour que le président de la République s’exprime et, comme il y a le match de foot, on fera le plan sur la pauvreté en automne« , a grondé le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez sur CNews jeudi matin.
« J’ose l’espérer [qu’il y a une autre raison] parce que c’est tellement représentatif de ce tout-communication qui s’est installé« , a-t-il ajouté.

La veille, lsur Twitter, la porte-parole du principal parti d’opposition, Lydia Guirous, avait dénoncé « le cynisme de Macron ». « Sachant qu’il n’aura aucune visibilité, il préfère sacrifier le dossier fondamental de la pauvreté. La République des inégalités En Marche ! », avait-elle écrit.

Image associéeMême indignation à gauche, notamment dans les rangs de La France insoumise qui a dénoncé le sens des priorités et un « deux poids deux mesures » de la part d’Emmanuel Macron, qui reste perçu par une majorité de l’opinion comme le « président des riches ».
« Même quand il jette des miettes de brioches (photo) sur le passage de son carrosse, les pauvres doivent attendre et attendre ! Pour les milliards des riches, c’est toujours dans l’urgence« , a dénoncé le député LFI François Ruffin sur Twitter.

« ‘Panem et circenses’. Du pain et des jeux suffisaient à tenir le peuple selon les empereurs romains. Emmanuel Macron a tranché : le pain attendra« , a abondé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s et candidat malheureux du Parti socialiste à l’élection présidentielle.

Au Secours Catholique, l’heure est aux interrogations. « Tout était prêt. Je ne sais pas quelles sont les raisons de ce report », a dit sa présidente, Véronique Fayet, sur RCF. « La pauvreté n’attend pas : il y a des mesures à prendre d’urgence ».
Mercredi matin, avant l’annonce du report, le Secours Catholique avait fait savoir qu’il attendait « un vrai choc de participation pour que les plus pauvres soient vraiment entendus et associés aux politiques publiques. »

En France, le taux de pauvreté est passé de 14,2% en 2015 à 13,9% en 2016, selon l’Insee, qui dénombre 8,7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire – soit 1.015 euros par mois.

« J’espère que (le plan du gouvernement) sera ambitieux », a dit le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Pascal Pavageau sur France Inter jeudi. « L’objectif, (…) c’est que ce soit une victoire pour la redistribution et la solidarité et qu’on passe à une entraide supplémentaire, plus efficiente, pour que ces 14% (de taux de pauvreté) tombent à zéro », a-t-il ajouté.

Le plan pauvreté sera mis en oeuvre « au 1er janvier 2019 comme prévu, » promet Griveaux

 

« La mise en oeuvre » du plan pauvreté n’a pas été décalée d’une seule journée », affirme le porte-parole du gouvernement, après 14 mois de pouvoir, mais il interviendra « au 1er janvier 2019 », a assuré vendredi  Benjamin Griveaux.

blog -migrants-la faim.jpgLe pouvoir d’achat des pauvres est, on le sait, dépendant des résultats de l’équipe de France au Mondial, l’annonce du plan étant initialement attendue le 10 juillet, jour éventuel de la demi-finale des Bleus à laquelle le prince de l’Elysée s’est engagé à assister. Mais son porte-parole a condamné les critiques sur Europe 1 estimant que « si quelqu’un peut sérieusement penser qu’on reporte un plan aussi important en raison du foot, c’est qu’il est dans la polémique« . <br>« Le président de la République veut faire [du plan pauvreté] un temps important à la rentrée« , raconte encore Griveaux et « le temps de la mise en oeuvre sera au 1er janvier 2019 comme prévu », a-t-il prétendu.

Interrogé sur les vraies raisons du report de l’annonce des mesures, il a fait valoir la « concertation importante avec l’ensemble du monde associatif », qui pénalise les pauvres, et le fait que « c’est aussi un sujet de discussion avec les départements, qui ont un rôle important à jouer sur les questions de RSA, d’aide sociale à l’enfance ». Or, aujourd’hui, « on discute âprement avec les départements car ils sont face, eux, à des situations financières difficiles« , a-t-il noté.

Il a trouvé normal le fait que « ce plan (…) prenne quelques semaines supplémentaires pour que l’ensemble des acteurs – le monde associatif, les collectivités locales, l’Etat – soit réellement au rendez-vous de cette bataille contre la pauvreté ».

« L’essentiel, c’est que la mise en oeuvre n’a pas été décalée d’une seule journée, selon lui. C’est ça qui sera dans la vraie vie des vrais gens » qui ne sont rien, a-t-il estimé.

Il ne s’agira pas simplement de mesures d' »ajustement », de « saupoudrage », qui s’attaqueraient « simplement aux symptômes », mais d’un « plan global qui attaque la pauvreté à la racine », a-t-il assuré, pompeusement, en jugeant « évidemment important de poursuivre la lutte contre la pauvreté lorsque celle-ci s’est déclarée », mais aussi « d’empêcher (les gens) de tomber dans la précarité ».

Les associations n’ont pas masqué leur déception, ni retenu leurs critiques sur la « communication désastreuse » du gouvernement.

Le lancement en grande pompe de la concertation remonte à fin 2017 et le plan sera lancé plus d’un année plus tard.

« En même temps », mercredi, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn avait déclaré que « nous verrons si l’équipe de France est en demi-finale ou pas », cette dinde évoquant une question de « disponibilité » d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s’ils arrivaient à ce stade de la compétition.

« Le football n’est évidemment pas la seule raison pour un report. Mais c’est sûr qu’on ne fait pas une annonce de cette ampleur un jour de foot« , avait abondé une source gouvernementale.

Agression d’un couple de policiers en Seine-et-Marne, sous les yeux de leur fillette

Le couple installait sa fillette de trois ans dans la voiture, quand il a été sauvagement roué de coups

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Cibles potentielles de la pègre des quartiers soutenue par la gauche

Alors qu’il sortait de chez des amis, en civil, le couple, une brigadière en poste à Aulnay-sous-Bois et son compagnon, également policier en Seine-Saint-Denis, a été agressé, mercredi soir, devant leur fillette de trois ans, par deux hommesà Othis (Seine-et-Marne).

Les services de l’Elysée ont tweeté pour Emmanuel Macron, dénonçant jeudi l' »ignominie » et la « lâcheté » de l’agression des deux serviteurs de l’Etat hors service. Un seul des deux agresseurs présumés du couple de policiers a été interpelléen Seine-et-Marne, et placé en garde à vue, a-t-on appris vendredi de source syndicale. 

Mercredi vers 21h00,  deux hommes à bord d’un véhicule interpella la brigadière et son compagnon et commencèrent à injurier la jeune femme, a rapporté une source policière. « Ils les ont croisés par hasard et ils ont reconnu la policière qui les avait contrôlés à Aulnay-sous-Bois« ,  Seine-Saint-Denis, selon cette même source.

Les agresseurs descendirent de voiture et – sans sommation ! – assènèrent un coup de poing au visage de la jeune femme, qui a le bras en attelle à la suite d’un accident du travail. Ils s’attaquèrent ensuite à son compagnon, qui reçut plusieurs coups de pied, notamment. La policière s’est vu prescrire quatre jours d’interruption totale de travail, son compagnon quinze.<br>Les deux individus, reconnus par la jeune femme, ont été identifiés, avait précisé la source policière jeudi soir.

Cette « violente » agression a été vivement condamnée par le gouvernement et la classe politique 

« Pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé (…) un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille. Ils seront retrouvés et punis », a promis Macron sur Twitter, juste après la médiatisation de l’affaire en fin de journée jeudi.

blog -policiers agresses en couple devant leur fillette-Othis-tweet de Macron juill2018jpg
Soutien « pour » ou soutien « à » ?

« Tout sera mis en œuvre pour interpeller et déferrer à la justice les auteurs de l’odieuse agression qui a visé [et atteint] un couple de gardiens de la paix », « cet acte ignoble ne restera pas impuni », a de son côté promis le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, également sur Twitter dans une première réaction, après celle du président.

« Un acte terrifiant et révoltant » menés par des « barbares », a estimé Eric Ciotti, qui pointe également le chef de l’Etat: « M. Macron les mots durs sont inutiles quand les actes sont faibles. Qu’avez-vous fait pour protéger nos policiers? La com’, ça suffit !« 

La président du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen estime, elle, que « la Nation a le devoir de protéger nos policiers et leurs familles ». « Le gouvernement doit cesser de regarder ailleurs« , a-t-elle tweeté.

Merci de bien vouloir signaler au blog le moindre début d’indignation et de compassion en provenance de la gauche, qu’il s’agisse d’Olivier Faure (PS), Benoît Hamon (Génération.s et ex-candidat à l’Elysée) ou Mélenchon, (autre candidat à la présidentielle et  ‘lider maximo‘ de La France Soumise aux quartiers), le PCF ou les trotskistes de tout poil.<br>Evidemment, le signalement d’un sursaut républicain du côté de la majorité présidentielle serait le bienvenu… A commencer par Griveaux ou Castaner, mais les députés godillots peuvent aussi se délacer !

Migrants: Orban, pas décidé à s’en laisser compter chez Merkel

Si tout ce qui n’est pas socialiste est populiste, tout ce qui est excessif est insignifiant

Balog Zoltán; Orbán Viktor; MERKEL, Angela; Matolcsy György
Orban « fait le travail pour nous », se félicite Merkel, avec cynisme

Viktor Orban rencontre jeudi Angela Merkel à Berlin lors d’une visite dans la dynamique de sa victoire. La ligne dure sur l’immigration pourrait finir par triompher en Europe contre la volonté des responsables dominants en place. Ainsi la chancelière allemande a-t-elle dû  s’aligner sur la position ferme de son ministre de l’Intérieur.

« Le vent a changé de direction en Europe », s’est récemment félicité le journal hongrois ‘Magyar Idok’, proche du pouvoir à Budapest, soulignant que la chancelière allemande a  été contrainte à une « retraite » sur la politique d’asile.

Angela Merkel et le chef du gouvernement hongrois se sont longtemps affrontés sur la question au niveau européen et ont incarné des années durant des pôles opposés en matière de maîtrise des flux migratoires en Europe: accueil humanitaire de demandeurs d’asile fuyant la guerre en Syrie en 2015, puis laxisme populiste, d’un côté; refus déterminé de l’immigration, de l’autre, au nom de la défense de la culture chrétienne de l’Europe.

Les deux antagonistes sont désormais contraints de s’écouter et collaborer.  

C’est la première invitation de Viktor Orban à Berlin en presque trois ans, soit depuis la décision controversée de la chancelière d’ouvrir les portes de son pays à des centaines de milliers de demandeurs d’asile en 2015.

Le sens de l’Histoire s’est inversé. Il y a peu, Orban dénonçait « l’impérialisme moral » de la chancelière allemande, tandis qu’Angela Merkel critiquait encore en 2016 la fermeture par Budapest de la « route des Balkans », alors empruntée par la plupart des musulmans opposants à leurs régimes politiques pour gagner depuis la Grèce les pays de la généreuse Union européenne.

Finalement, du bout des lèvres le mois dernier, elle a cyniquement rendu hommage à son homologue hongrois qui, « d’une certaine façon, a fait le travail pour nous«  avec ses contrôles très stricts à la frontière avec la Serbie.

Peu à peu,  les faits – notamment les opinions des populations – sont parvenus à imposer une partie de l’agenda de Viktor Orban au reste de l’UE sur les questions migratoires et de porosité des frontières – quand il ne s’agit pas d’appels d’air – , à la faveur de votes démocratiques qui ont amené au pouvoir  dans plusieurs pays des majorités opposées au laisser-passer, comme en Autriche ou en Italie, et par ses percées dans d’autres comme l’Allemagne.

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Les nuances de brun en Europe, selon Le Monde (mars 2018)

La droite radicale participe en Autriche, en Finlande et en Bulgarie à un gouvernement de coalition, et même dans le cas slovaque… avec un parti de gauche.

Le sommet européen consacré la semaine dernière aux migrations a constitué une forme de consécration pour Viktor Orban

Le Hongrois a parlé d' »immense succès » pour sa ligne politique. L’Europe s’est en effet résolue à mettre l’accent sur le renforcement des contrôles aux frontières et les moyens de conserver les migrants au pays, tels que les plateformes de débarquement en Afrique du Nord.<br>Le 2 juillet, le chancelier autrichien Sebastian Kurz s’est prononcé contre l’option d’ouvrir aux migrants la possibilité de demander l’asile dans l’UE depuis les « plateformes régionales de débarquement » que les dirigeants des 28 envisagent de créer hors du continent européen. « Je fais partie de ceux qui disent que si l’on autorise les demandes d’asile [depuis ces plateformes], cela va créer un facteur d’attraction incroyable« , a déclaré sur la radio Ö1 le chef du gouvernement, dont le pays vient de prendre pour six mois la présidence tournante de l’UE.

Dans le même temps, A. Merkel a dû définitivement enterrer son projet de quotas de répartition des demandeurs d’asile dans l’UE, face notamment à l’opposition des pays d’Europe centrale et de l’Est.

Depuis ce sommet, la position hongroise sur l’immigration est devenue celle « de l’UE », a clamé V. Orban cette semaine dans le quotidien allemand Bild. « C’est lui qui dicte ses conditions » à la chancelière, commenta récemment l’hebdo maire allemand Der Spiegel qui parle d’« orbanisation » de la politique migratoire de Mme Merkel.

La « chancelière des réfugiés » est devenue celle « de la forteresse » Europe, éructe le quotidien Süddeutsche Zeitung, même si l’intéressée se défend d’avoir « hissé le pont-levis« .

M. Orban arrive à Berlin alors que, cette semaine, Angela Merkel a dû remballer sa politique d’accueil généreuse amorcée en 2015, sous la pression du vote populaire qui l’a contrainte à  une coalition gouvernementale.<br>La chancelière a accepté que les migrants déjà enregistrés dans d’autres pays de l’UE soient désormais placés dans des centres de transit à la frontière allemande, puis éventuellement expulsés vers l’Etat d’entrée dans l’UE. Elle a besoin pour cela de passer des accords bilatéraux avec les pays concernés, parmi lesquels la Hongrie.

Merkel a dû céder à son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, président du CSU bavarois, qui menaça de claquer la porte de la coalition gouvernementale allemande. Chef de file de l’intransigeance en matière migratoire, H. Seehofer entretient depuis des années sa proximité avec Viktor Orban, avec lequel il s’est plusieurs fois affiché en Bavière. Orban qualifie en retour sa relation avec le parti du ministre de « fraternité d’armes extraordinaire« .

Jeudi, H. Seehofer a du reste indiqué s’être entretenu la veille au téléphone avec le Premier ministre hongrois, en prévision de sa rencontre avec la chancelière.

Temps de travail des agents municipaux : « Il faut cesser cette cogestion avec les syndicats »

Marseille subit toujours les effets d’accords de ‘paix sociale’ passés par  …le socialiste Gaston Deferre !

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Sale avant, mais aussi après le passage des éboueurs

Castaner met un coup de pied dans la fourmilière : sera-t-il candidat à Marseille ?

Au sujet des abus en matière de temps de travail effectif des agents de la mairie, le numéro 1 du parti du président, LREM (La République en marche), a regretté « une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » à Marseille,  a estimé Castaner, mercredi 4 juillet sur France Bleu Provence. Il faut modifier l’habitude des agents municipaux de Marseille, insiste le délégué général du mouvement présidentiel.

Le bouffon du roi réagissait à l’audition du maire en exercice, Jean-Claude Gaudin,  entendu mardi par le Parquet national financier (PNF) dans le cadre d’une enquête pour « faux, usage de faux, recel et détournement de fonds publics » en cours depuis janvier 2017. Lancée à la suite de soupçons du Canard enchaîné et du site web d’information locale Marsactu (collaborateur des sites trotskiste Mediapart ou gauchiste Rue89) sur le Samu social de la mairie, dans lequel un système de faux pointage permettait aux agents de ne travailler qu’une semaine sur deux, cette enquête examine depuis les arrangements en cours dans l’ensemble des services de la mairie, alors que les abus remontent à Gaston Deferre, maire socialiste jugé mafieux par nombre de Marseillais.

Connaissez-vous la pratique du « fini-parti » ? Elle permettait  aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée et, comme ils étaient seuls juges de l’état d’achèvement de leur mission sanitaire, le syndicat FO – syndicat hégémonique chez les agents de la ville et de la communauté – porte encore une lourde responsabilité sur l’état de propreté relative de la ville portuaire actuelle, ouverte sur le Maghreb. Or, il a été mis un terme à cette aberration le 26 avril 2014, date de l’annulation d’un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille par la Cour administrative d’Appel. Le moment était à ce point historique que le quotidien marseillais «La Provence» n’hésita pas à le comparer au 26 mai 1993, date de la victoire de l’Olympique de Marseille en finale de la ligue des champions.
Et Jean-Claude Gaudin est maire de cette métropole, deuxième ville de France, depuis 1995 : juin 1995, exactement.

Avec le resurgissement de ce dossier, le flou de Castaner et de la presse godillot sur les dates souligne les intentions politiciennes malignes du petit maire de Forcalquier, en région Sud (ex-Paca).
Cet acquis des années 1970, hérité de la municipalité Deferre – maire de 1953 à 1986 – , était régulièrement dénoncé par la Chambre Régionale des Comptes. Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que l’autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit «la moitié du temps de travail légal». Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuent encore les problèmes de propreté de leur ville.

« On sait bien qu’à Marseille, il y a une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » (Christophe Castaner)

« On sait bien que ces questions de rapport au temps de travail, de fini-parti reviennent régulièrement, c’est-à-dire à chaque élection municipale », a déploré Christophe Castaner « et au fond, personne n’a jamais vraiment osé les prendre de front [c’est lui qui le dit !], les assumer et cesser peut-être cette cogestion qui peut exister avec les syndicats notamment, explique, à qui veut l’entendre, celui qui a fait sa carrière à Paris. Il faut oser affronter ces questions, c’est ce que nous faisons au gouvernement. Nous l’avons fait avec la réforme de la SNCF. »  

« J’ai le souvenir qu’à la dernière campagne électorale, [cette question de cogestion du personnel] avait été un sujet de débat », a insisté le délégué général de La République en marche. « Peut-être que c’est une montagne qui apparaît trop haute pour la surmonter. Il faut savoir le faire quand on est un gestionnaire politique et nous le faisons au niveau du gouvernement. Nous devons aussi le faire au niveau des collectivités locales. C’est ce que je demanderai aux candidats de La République en marche aux prochaines élections municipales à Marseille, à Aix-en-Provence, comme ailleurs. »

L’ancienne tête de liste PS décapitée aux Régionales en PACA en 2015 a la mémoire courte, forcément.

Au jeu de l’oie, même décapité, Castaner court toujours.
En juin dernier, il a confirmé 
la possibilité d’une alliance LREM-Républicains, mais on comprend bien que ce serait à la condition qu’elle se dessine au détriment de Renaud Muselier et en sa faveur, face à un parachuté, Mélenchon. Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en mesure de soutenir de telles listes, Castaner a répondu : « Bien sûr. Car à La République en marche nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, on est meilleurs ». « Ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il affirmé.

Mais le joueur de poker n’a pas la cote en région Sud.
Face à Marion Maréchal-Le Pen, Christophe Castaner (PS) avait choisi le retrait lors des dernières Régionales de 2015: avec près de 42% des voix, Marion Maréchal-Le Pen interrompit la relation en région PACA (actuelle Région Sud). Dans certaines villes, comme Cavaillon, elle avait en effet atteint plus de 50% des suffrages. Le premier tour avait marqué la fin du coït électoral du socialiste Castaner qui préféra tenir la chandelle de Christian Estrosi.
A 54 ans en 2020, Christophe aura-t-il retrouvé assez de vigueur ou présume-t-il de ses forces ? Tiendra-t-il la distance jusqu’en 2020 ? Il se défend d’être un spécialiste du « déjà parti – déjà fini » !

 

Les passeurs d’un bateau d’ « Open Arms » introduisent 60 clandestins de plus dans l’UE, via Barcelone

Allemagne ou Espagne, des Etats membres de l’U.-E. assurent le passage de clandestins africains

Le bateau de l’ONG espagnole – plus précisément catalane – Proactiva Open Arms est arrivé mercredi en Espagne, dans le port de Barcelone, avec 60 migrants à bord, après avoir été abandonnés en pleine mer par des camarades « passeurs » au large de la Libye, et refusés par l’Italie.

Deux semaines et demie après l’arrivée de l’Aquarius et de ses 630 migrants débarqués à Valence le 17 juin, ce bateau est entré un peu avant 09h00 du matin dans le port de « la capitale catalane » [sic, l’AFP].

L’Open Arms a effectué le passage de 50 hommes adultes, 5 femmes et 5 mineurs dont 3 non accompagnés  de Libye en Union européenne sur quatre jours.
Il appartient désormais aux autorités catalanes de faire assurer leur examen sanitaire à bord, par l’entremise de trois équipes de la Croix-Rouge, a indiqué le porte-parole des services de l’Etat central en Catalogne.
Logo de l'organisationFormé du Comité international de la Croix-Rouge, créé en 1863, de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, créée en 1919, ainsi que des 190 Sociétés nationales de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge –  dont la Croix-Rouge française (CRf), une association – , le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est le plus important regroupement d’organisations humanitaires au monde.

Résultat de recherche d'images pour "Proactiva Open Arms"Ils seront ensuite débarqués pour y être notamment identifiés par les autorités de la Généralité de Catalogne, présidée par une figure de l’indépendantisme, un élu de ‘Ensemble pour la Catalogne’ de Carles Puigdemont, le président déchu, avant d’être transférés dans des centres d’hébergement.

Ces clandestins imposés à l’U.-E. « vont bien étant donné les circonstances, il n’y a eu aucune urgence médicale « grave » et ils sont contents, car on leur a expliqué que le gouvernement voulait qu’ils viennent ici », a indiqué de son côté Anabel Montes, chef de mission de Proactiva Open Arms. 

Résultat de recherche d'images pour "Proactiva Open Arms"Grâce à des dons de militants internationalistes, sympathisants de ‘No Border’, récoltés sur un site de financement participatif, cette fondation humanitaire catalane privée (‘Bras ouverts‘) s’est fait connaître en , lors de sa première opération mise sur pied à Lesbos pour favoriser le passage sur l’île grecque de réfugiés politiques de Syrie, des opposants au régime légitime et potentiels fauteurs de troubles dans les démocraties européennes. Ces passeurs catalans déploient des embarcations entre la Libye, l’Egypte et l’Italie, ainsi que l’Espagne, désormais.

Après avoir accueilli l’Aquarius, « bateau citoyen » de l’ONG association allemande ‘SOS Méditerranée’, mi-juin, le nouveau gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sanchez a accepté d’ouvrir le port de Barcelone aux migrants de l’Open Arms, eux aussi refusés par l’Italie et son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite).

La semaine dernière, le navire de l’ONG association également allemande ‘Lifeline’, cette fois, opérant quant à elle sur la «route des Balkans» (itinéraire suivi par les clandestins qui entrent illégalement en Europe depuis la Turquie, pour rejoindre notamment l’Allemagne, via la péninsule balkanique), avait lui accosté à Malte avec à son bord 234 clandestins. <br>Rome accuse cette organisation de provocation du gouvernement italien, profitant des divisions entre Etats européens et de l’impunité des passeurs, négriers des temps modernes. Le bateau de 32 mètres, construit en 1968, s’est imposé à Malte au soulagement du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur RTL. «La France sera prête, comme elle l’a dit et comme elle l’a fait avec l’Espagne il y a une dizaine de jours, à envoyer une équipe sur place pour traiter les demandes de manière individuelle.»

Après des semaines de tensions, les dirigeants de l’Union européenne assurent être parvenus vendredi à un compromis qui propose la création de « plateformes de débarquements«  de clandestins en dehors de l’UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée et encourager le maintien au bled.

Nantes: un délinquant tué par la police lors d’un contrôle; l’AFP prend le parti de l’homme

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Un majeur de 22 ans s’oppose aux forces de l’ordre, menace des policiers et se fait tuer dans sa fuite

Version de l’AFP : « un jeune homme de 22 ans [majeur] est mort mardi soir à Nantes après avoir été touché par balle par un policier lors d’un contrôle. « Un décès provoquant des violences urbaines dans trois quartiers sensibles de la ville. »
Un, le quartier n’est ni un ‘ghetto’, ni même ‘sensible’, puisqu’il possède des commerces et des annexes administratives : une bibliothèque a ainsi été endommagée lors des émeutes qui ont suivi.
Deux, à 22 ans, le « jeune » n’en est pas un, sauf à considérer que tous les délinquants des banlieues de grandes villes sont des « jeunes » et que la jeunesse est une excuse à tout.


Les faits se sont déroulés vers 20h30 lors d’un « 
contrôle diligenté par un équipage de CRS suite à des infractions commises par un véhicule« , a déclaré sur place à la presse Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP).

L’identité de l’automobiliste n’étant « pas claire, les CRS ont reçu pour ordre de ramener le conducteur » au commissariat. Douze heures plus tard, l’identité de l’individu restait d’ailleurs floutée… « Le conducteur, faisant mine de sortir de son véhicule, a percuté un fonctionnaire de police » qui a été légèrement blessé aux genoux, a indiqué le DDSP.
Jusqu’à quel âge est-on « jeune » ? Le tribunal pour enfants est, en France, une juridiction du tribunal de grande instance, qui juge les enfants (
mineurs au moment des faits) à huis clos, pour des contraventions de cinquième classe (violences ou blessures légères…) ou des délits (vols, violences graves…) et les crimes (meurtres, viols…). Toutefois, s’agissant des crimes, les mineurs âgés de plus de 16 ans relèvent de la Cour d’Assises des mineurs.

Face à l’agression, « un de ses collègues a fait feu et a touché le jeune homme qui est malheureusement décédé« , a-t-il déclaré. « Selon des sources policières, le jeune [continue l’AFP] aurait été touché à la carotide et serait décédé à son arrivée à l’hôpital.
« Le SRPJ de Nantes et l’Inspection générale de la police nationale sont saisies de l’enquête afin de préciser la commission des faits et déterminer dans quelles circonstances le policier a été amené à faire usage de son arme », a précisé à l’AFP le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès.

Le tir du policier a aussitôt déclenché des violences urbaines dans le quartier du Breil avec des « prises à partie, des jets de cocktail Molotov », a précisé M. Bertrand

Des pompiers luttent contre le feu allumé dans un bâtiment du quartier Dervallières de Nantes, le 4 juillet 2018

 Un centre paramédical, ainsi que des voitures ont été incendiés. 

 

Au-delà de ce centre commercial, l’incivilité du délinquant de droit commun a été aussi « le point de départ d’autres violences urbaines sur d’autres quartiers sensibles de Nantes », à Malakoff et aux Dervallières, a précisé Jean-Christophe Bertrand.

Dispositif de sécurité renforcé

Un habitant du quartier du Breil, Steven, 24 ans, a déclaré à une journaliste de l’AFP avoir « entendu des détonations ». « J’ai mis une demi-heure à descendre. Je voyais que ça brûlait de partout, ça courrait de partout. Il y avait le feu à des poubelles, à des voitures. Ils étaient en train de tout casser. Ça a duré super longtemps« . Selon le jeune homme, le calme est revenu peu après minuit.

Aux Dervallières, la mairie annexe et la maison de la justice et du droit – symboles de la République –   ont été pris pour cibles. Les pompiers étaient encore en intervention pour éteindre les flammes vers 03h00.

Johanna Rolland, maire PS de Nantes, une protégée de Jean-Marc Ayrault, est arrivée peu avant 02h30 aux Dervallières. « Mes premières pensées vont à ce jeune homme mort, à sa famille, à tous les habitants de ce quartier, de nos quartiers« , a-t-elle déclaré, sans aucune mention des forces de l’ordre et des pompiers. « La police et la justice dans son indépendance devront faire la clarté et la plus totale des transparences sur ce qui s’est passé ce soir« , « mais l’urgence ce soir, c’est l’appel au calme dans nos quartiers », a-t-elle martelé, en langue de bois.

La situation semblait apaisée peu avant 03h00 dans les trois quartiers touchés par les violences. Il n’y a eu aucune interpellation, selon une source policière.

Près de 200 policiers sont mobilisés, indique la DDSP. Le quartier du Breil était placé en dispositif de sécurité renforcé après la découverte d’un blessé par balle la semaine dernière avec suspicion de l’usage d’une arme de guerre, selon une source proche du dossier. 

L’AFP ne parle pas de kalachnikov, mais pas non plus de l’activité souterraine du « jeune homme« , connu des services de police dans le milieu de la drogue.

Corse : Gourault valide la notion de «prisonnier politique»

Le terme est tabou : grosse bourde ou volonté délibérée?

blog -Gourault J-MoDem et sous ministre de CollombC’est celui utilisé par les nationalistes qui revendiquent le rapprochement dans l’île de ces détenus  n’est pas reconnu par le gouvernement. Depuis quelques années, les dirigeants français – Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Manuel Valls… – n’ont de cesse de rappeler qu’il n’y a pas de « prisonnier politique » en France, et encore moins lié à l’île de Beauté. Une notion de droit lourde de sens, jusqu’à ce mardi où, tout en légèreté, Jacqueline Gourault, la Miss Corse « Madame Corse » du gouvernement, dépassé son seuil d’incompétence, en validant la sémantique des nationalistes qui demandent régulièrement le rapprochement – voire l’amnistie – de ces détenus. Du parlement  au gouvernement, le principe de Peter fait des ravages.

Dans un entretien  avec France Inter sur l’inscription de la région dans la Constitution, la ministre auprès du ministre de l’Intérieur a tenté de démontrer à quel point il est faux de dire qu’aucune des revendications des élus corses n’a encore été entendue. Et de lâcher cet exemple : « Il y a eu récemment des prisonniers politiques rapprochés en Corse » même si, a-t-elle précisé, « on n’a pas non plus à fanfaronner sur les toits quand des prisonniers rentrent sur le territoire corse, comme trois récemment (…) La Corse est un territoire français comme d’autres territoires français, ce n’est pas un Etat, c’est une région. » Une précision d’autant plus utile qu’au même moment, sur Twitter, bon nombre notaient son égarement.

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Magnifique bourde de Jacqueline Gourault ce matin, qui met le gouvernement dans un merdier improbable. Le terme de prisonnier politique dans la bouche de Jacqueline Gourault va faire parler.</p>&mdash; Julien Pernici (@JulienPernici) <a href= »https://twitter.com/JulienPernici/status/1014048240973631489?ref_src=twsrc%5Etfw »>3 juillet 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

La gourance de Gourault n’est pas prise pour une simple erreur de grosse gourde.

« S’ils existent, c’est un scandale d’état. Si c’est, comme je le pense, une erreur de la ministre, c’est qu’elle ne connaît pas ses dossiers et qu’elle n’est pas apte à remplir sa fonction ! » commente un internaute, quand d’autres parlent de « grosse bourde ». <br><br>Il n’a pas échappé non plus aux réseaux sociaux que cette vice-présidente du MoDem de François Bayrou  reprend à son compte l’expression « d’abord utilisée par Léa Salamé », la journaliste franco-libanaise qui vient de rappeler que l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni a boycotté la réunion parisienne de la veille avec Edouard Philippe.

L’ex-frontiste Florian Philippot prend très au sérieux le ralliement de Madame Corse aux indépendantistes.  Il a demandé « une condamnation rapide du Premier ministre », jugeant le propos de la ministre « honteux ». D’autant qu’il fut un temps où la gaffeuse était professeur d’histoire-géographie…

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>La ministre <a href= »https://twitter.com/hashtag/Gourault?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Gourault</a&gt; évoque des « prisonniers politiques » en Corse, soit exactement les contes, le vocabulaire des séparatistes ! « Prisonniers politiques » les assassins du préfet Erignac ?…<br>Propos honteux qui appelle une condamnation rapide du 1er ministre. <a href= »https://t.co/GSZck2gNAZ »>https://t.co/GSZck2gNAZ</a></p>&mdash; Florian Philippot (@f_philippot) <a href= »https://twitter.com/f_philippot/status/1014041640795811841?ref_src=twsrc%5Etfw »>3 juillet 2018</a></blockquote>
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La ministre a tenté de corriger le tir : « Evidemment, je ne m’approprie pas l’expression « prisonniers politiques » ! Il s’agit de détenus de droit commun. Les rapprochements se font au cas par cas, la Chancellerie examine un par un chacun des dossiers. »

Et le président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, de se féliciter des propos de l’adjointe de Collomb<br> « La reconnaissance par Jacqueline Gourault de la notion de « prisonniers politiques », à mi-chemin entre le lapsus freudien et le coup de chapeau involontaire à Gramsci [membre fondateur du Parti communiste italien] (« il faut remporter la bataille des idées »)… »

<br>Sur le fond, l’autonomiste est ressorti déçu la veille de son rendez-vous à Matignon. Gilles Simeoni a en effet déploré lundi soir « une situation de crise et de blocage » entre la Corse et Paris malgré le fameux rapprochement de certains détenus concernés – jusqu’alors maintenus loin de leur famille – et une avancée sur le statut fiscal de l’île.

Le nationaliste s’est en effet réjoui de voir cette « revendication historique ( …) validée pour la première fois par le Premier ministre » car « le statut fiscal permet de prendre en compte les contraintes liées à l’insularité ». Mais de préciser : « Cela ne veut pas dire systématiquement des exonérations ou des privilèges ! » Plutôt « des dispositifs qui vont encourager l’activité productive, qui vont soutenir l’exportation, compenser les contraintes liées à la continuité territoriale… » a-t-il raconté.

Gourault, de l’ombre à la lumière

Comme Jacques Mézard, Stéphane Travert ou Agnès Buzyn, l’ex-sénatrice (et  vice-présidente du Sénat !) Jacqueline Gourault (67 ans) était une inconnue des électeurs. Mais les uns comme les autres auraient gagné à rester dans l’ombre : le président de la République et son premier ministre les ont choisis pour « réparer » la France, selon les termes du premier ministre Edouard Philippe, qui n’est pas non plus le dernier en termes de gaffes. Ce ne sont « pas des professionnels de la parole politique », avait toutefois admis Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, estimant qu’il a fallu le temps pour qu’ils « s’accaparent et s’approprient leur délégation ». Philippe et Castaner ont donc ainsi commis une autre erreur de jugement. <br>Or, à la constitution de ce gouvernement de branquignols, Le Courrier Picard avait estimé que si « les Mézard, Travert, Buzyn et Gourault restent des anonymes pour le grand public, Macron aura échoué. »  Ils sont entrés dans la lumière pour le pire et, dans ce cas de figure aussi, Macron a échoué.

Pour mémoire, la sous-ministre n’en est pas à son premier dérapage.

Alors que le débat sur le projet de loi Asile et immigration provoquait de grosses turbulences à l’Assemblée nationale, dans la soirée du mercredi 19 avril 2018, la ministre auprès du ministre de l’Intérieur avait perdu son sang-froid au douzième coup de minuit.

Des élus LR, notamment Fabien Di Philippo (Moselle) et Pierre-Henri Dumont (Pas-de-Calais), avaient eu l’audace de vouloir  savoir si le gouvernement avait un « plan caché de 40.000 régularisations » de sans-papiers, un chiffre évoqué par un élu de la majorité dans un article du Monde

<blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Asile et immigration : la grosse colère de la ministre <a href= »https://twitter.com/j_gourault?ref_src=twsrc%5Etfw »>@j_gourault</a&gt; face aux &quot;méthodes autoritaires&quot; des députés LR.<br>&gt;&gt; <a href= »https://t.co/lYvP9M6EPa »>https://t.co/lYvP9M6EPa</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/DirectAN?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#DirectAN</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/PJLAsileImmigration?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#PJLAsileImmigration</a&gt; <a href= »https://t.co/L3SdKBPfnB »>pic.twitter.com/L3SdKBPfnB</a></p>&mdash; LCP (@LCP) <a href= »https://twitter.com/LCP/status/986744168352329728?ref_src=twsrc%5Etfw »>18 avril 2018</a></blockquote>
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Une demande d’un complément d’information qui avait irrité Jacqueline Gourault, laquelle a disjoncté en s’adressant au chef de file des députés Les Républicains : « Monsieur Jacob, vous allez laisser continuer ces méthodes pendant longtemps ? Obliger un ministre à répondre ? Ce sont des méthodes autoritaires qui ne sont pas acceptables en démocratie. Qu’est-ce que c’est que ces méthodes ?« , avait-elle lancé. 

La maire Hidalgo fait des dons à ‘SOS Méditerranée’, mais demande ensuite l’évacuation des clandestins dans Paris

La mairie socialo-communiste de Paris verse 30.000€ de subventions à ‘SOS Méditerranée’, association « No border » qui fait venir des migrants

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Elle n’en voulait pas un, mais deux…

‘SOS Méditerranée’ n’est pas une association moins suspecte du fait qu’elle est financée par la maire socialiste de Paris, bien au contraire. 

Cette asso, que la presse essaie de faire passer pour une ONG, est en cheville avec la mafia des passeurs, notamment ancrés en Libye. Elle joue à ciel ouvert un rôle de transitaire de migrants, sans que le ministère de l’Intérieur ne semble soupçonner un objectif de déstabilisation de l’Union européenne. Ses spécialistes des flux migratoires, de savants universitaires et experts des idéologies de droite, plutôt que de gauche, font l’impasse sur les passeurs « vertueux » et intouchables, puisqu’ils s’autoproclament plus humanistes que l’humanitaire moyen.

blog -SOS Mediterranee-appel aux dons-juill2018.jpgC’est l’argent se déversant sur eux sous forme de dons déductibles des impôts qui leur accorde cette aura médiatique.  Parmi les soutiens de l’invasion migratoire en Europe, on a trouvé, l’an dernier, Hidalgo qui arrose de subventionsà sa guise, les ‘No Border’ assumés de ‘SOS Méditerranée’, création allemande.

Le contribuable Parisien se félicite-t-il des choix de la Maire Hidalgo ?

Le beurre et l’argent du beurre, pour l’une, mais l’humanitaire et la médiatisation politicienne de l’humanitaire, pour l’autre

On trouvera bien un journaliste pour dénicher un anonyme capable d’assurer que son impôt local est bien utilisé. Mais 30.000 euros, ça commence à faire beaucoup pour ce genre d’investissement non rentable, puisque la préfecture de Police, qu’elle appelle à chasser les migrants squatteurs des berges de deux canaux et autres lieux centraux de la capitale, engage des sommes équivalentes, plusieurs fois l’an, pour les déloger avec tout le respect qui leur est dû, les « personnes en situation irrégulière » que ses dons permettent d’attirer et abandonner.

Résultat de recherche d'images pour "Hidalgo Patrick Klugman"Il se dit que c’est l’avocat Patrick Klugman – ancien président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) – qui est à la manoeuvre. Proche de Bertrand Delanoë, puis d’Anne Hidalgo, il est adjoint aux relations internationales et à la francophonie depuis le 5 avril 2014 à Paris. En 2011, l’UEJF a reçu 142.500 euros des services du premier ministre, 20.000 euros de la part du ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et de la vie associative, et 37.000 euros de la part du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, quand il  était conseiller de Paris dans le 17arrondissement .

Bien connu des subventionnés et jamais en retard d’un procès contre ceux qui, selon lui et ses associations clientes, sont déclarés mal-pensants et tiennent des propos politiquement incorrects, la ville a copieusement arrosé ces sinistres navires.

Refugees welcome ! Comme dirait Hidalgo avec son accent andalou.

« Délibération affichée à l’Hôtel de Ville

et transmise au représentant de l’Etat

le 23 mars 2018

CONSEIL DE PARIS

Conseil Municipal

Extrait du registre des délibérations

——–

Séance des 20, 21 et 22 mars 2018

2018 DGRI 8

Subvention (30.000 euros) et convention avec l’association SOS MEDITERRANNEE pour

un programme de sauvetage en mer et de soins aux migrants

  1. Patrick KLUGMAN, rapporteur.

————-

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Vu le code général des collectivités territoriales

et notamment ses articles L.1115-1, L.2511-1 et

suivants ;

Vu le projet de délibération en date du 6 mars 2018

par lequel Mme la Maire de Paris lui propose

l’attribution d’une subvention à l’association SOS

MEDITERRANNEE ;

Sur le rapport présenté par M. Patrick KLUGMAN au nom de la 7e commission ;

Délibère

Article 1 : Mme la Maire de Paris est autorisée à signer avec l’association SOS MEDITERRANNEE la

convention dont le texte est joint à la présente délibération.

Article 2 : Une subvention d’un montant de 30.000 euros est attribuée à SOS MEDITERRANNEE au titre des aides d’urgences.

Article 3 : La dépense correspondante est imputée sur le budget de fonctionnement de la Ville de Paris au titre des relations internationales, exercice 2018 et suivants, sous réserve de décision de financement.

La Maire de Paris

Anne Hidalgo »

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>La Mairie de Paris a donc voté, en mars 2018, une subvention de 30 000 euros à l’<a href= »https://twitter.com/hashtag/Aquarius?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Aquarius</a&gt; et son ONG ‘SOS Méditerranée’ accusée de complicité avec les mafias de <a href= »https://twitter.com/hashtag/passeurs?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#passeurs</a&gt; et violant l’espace maritime libyen selon les autorités libyennes… <a href= »https://t.co/8VSzMi26mZ »>pic.twitter.com/8VSzMi26mZ</a></p>&mdash; Kâplan (@KaplanBen_Fr) <a href= »https://twitter.com/KaplanBen_Fr/status/1012744307088949248?ref_src=twsrc%5Etfw »>29 juin 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>
<br>Mais, « en même temps » :
<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Pour la 9e semaine consécutive, nous sommes auprès des <a href= »https://twitter.com/hashtag/r%C3%A9fugi%C3%A9s?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#réfugiés</a&gt; du campement de la Porte de <a href= »https://twitter.com/hashtag/LaVillette?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#LaVillette</a&gt; pour demander à l’Etat d’assumer ses responsabilités en organisant une mise à l’abri. <a href= »https://twitter.com/hashtag/Paris19?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Paris19</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/Paris?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Paris</a&gt; <a href= »https://t.co/runN3DmrG7″>pic.twitter.com/runN3DmrG7</a></p>&mdash; Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) <a href= »https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/1000039817831469056?ref_src=twsrc%5Etfw »>25 mai 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

Les media se sont fabriqué un nouveau héros, le tueur évadé Redoine Faïd

Un héros chasse l’autre : Macron va-t-il le récupérer, à défaut de sa police ?

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Jean-Paul Belmondo fait le show

Redoine Faïd, 46 ans, d’origine algérienne, est toujours en cavale après son évasion rocambolesque, en hélicoptère, d’une prison de haute sécurité… <br>Les media désigne ce tueur du doux nom de « braqueur », certes « multi-récidiviste« , ce qui n’enlève rien aux couronnes de lauriers qu’ils tressent à Redoine Faïd, qui plus est, toujours en fuite ce lundi matin « après son évasion spectaculaire«  la veille, par hélicoptère, du centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne, selon une source proche de l’enquête. <br>C’est dans cette prison, réputée sûre, qu’en 2013, Yvan Colonna avait été transféré à la prison d’Arles pour suspicion de tentative d’évasion avec des explosifs.

Son frère, Brahim Faïd, qui se trouvait avec le tueur au parloir de la prison de Réau au moment de l’évasion ce dimanche, grâce à trois complices armés de fusils d’assaut et équipés d’une disqueuse, a été placé en garde à vue. <br>Son frère Fayçal a été condamné, le , à 20 ans de réclusion criminelle par la justice algérienne, pour avoir abattu la fonctionnaire de police Aurélie Fouquet lors de la fusillade de Villiers-sur-Marne de 2010.

Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont à ses trousses depuis dimanche sur le territoire national

blog -Macron le terrible  helitreuillé.jpg
Et Macron fait son cinéma, dans le rôle de Redoine Faïd…

La ministre de la Justice admet qu’il y a «peut-être» eu une défaillance… <br>« J’ai demandé à ce qu’une mission d’inspection générale de la justice se rende sur place dès aujourd’hui et puisse voir comment les mesures de sécurité auraient été le cas échéant défaillantes pour que nous puissions y remédier », a déclaré la garde des Sceaux.<br>C’est la même qui, dès août 2017, visitant le centre pénitentiaire de La Farlède, près de Toulon, préconisa le téléphone portable en prison, pour raison humanitaire.

Le portable cellulaire n’aura jamais autant mérité son nom… L’idée de débrider les portables des détenus a été émise le 17 août par Adeline Hazan, contrôleur général des lieux de privation de liberté. « Cette idée n’a rien d’absurde, répondait Nicole Belloubet à la presse interloquée. Il faut donner aux détenus des moyens de communication. Par des portables contrôlés ou des lignes fixes. » Sauf que,  le lendemain, son ministère a nié les propos de la magistrate, avant de se rétracter à nouveau dans un cafouillage tout macronien. Une rupture de réseau ?

L’avantage des ministres issus de la société civile, c’est leur fraîcheur… On a ici à faire à du lourd : la garde des Sceaux Belloubet est magistrate et ex-membre du Conseil Constitutionnel. Rassurés ?

Partout sur le territoire national, les forces de police et de gendarmerie tentent depuis 24 heures de rattraper celui qui s’était déjà évadé il y a cinq ans de sa prison de Lille-Sequedin. <br>Dimanche en fin de matinée, un hélicoptère avec un « commando armé » de trois complices, dont le pilote avait été pris en otage, s’est posé dans la cour d’honneur de la prison pour faire évader Redoine Faïd, lors d’une opération qui a duré dix minutes. 

blog -evasion Redoine Faid-exploit de heros-grands titres juillet2018.jpgLe Parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance (!) des chefs d’évasion en bande organisée et d’association de malfaiteurs confiée à la DCPJ.

L’autre héros – déjà oublié – des media et de Macron était Mamoudou Gassama qui fit la fille de l’air en escaladant une façade d’immeuble pour sauver un enfant tombé d’un balcon.

Migrants: Merkel leur a tendu la main et ils l’ont mordue…

Le ministre allemand de l’Intérieur, offre de démissionner

Résultat de recherche d'images pour "merkel migrants"Angela Merkel reste sous la menace d’une crise politique intérieure majeure du fait de la pression d’associations supranationales internationalistes illégitimes, en faveur des migrants en tout genre et davantage motivées par la déstabilisation des démocraties européennes que par leurs objectifs humanitaires brandis.

La chancelière allemande et l’aile la plus à droite de sa coalition gouvernementale, l’Union chrétienne-sociale (CSU, Union chrétienne-sociale) bavaroise, doivent se réunir lundi 2 juillet pour une ultime tentative destinée à résoudre le conflit sur les migrants qui menace de faire tomber le gouvernement de coalition.

L’opposition de gauche à la politique  de Merkel instrumentalise les problématiques de flux migratoires.Membre de la coalition gouvernementale mise en place en mars après des mois de difficiles tractations, la CDU (Union chrétienne-démocrate, premier parti de droite) juge Merkel trop laxiste.

Illustration.

Le président de cette formation et ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, qui mène la fronde, a menacé dimanche de démissionner, saisissant l’occasion de l’impasse actuelle, lors d’une réunion de la CSU qui a duré une dizaine d’heures à Munich.<br>Plusieurs de ses proches l’ont toutefois convaincu de ne pas passer immédiatement à l’acte.

H. Seehofer compte donc rencontrer dans le courant de la journée de lundi la chancelière pour une tentative « de la dernière chance » de forger un compromis. A. Merkel et Seehofer devaient se retrouver ce lundi au siège de la CDU, à Berlin.

Le conflit porte sur le traitement des migrants arrivant en Allemagne, mais déjà enregistrés dans d’autres pays de l’Union européenne (UE). Le ministre veut les refouler à la frontière, ce que refuse Angela Merkel pour ne pas créer d’« effet domino » en Europe.

Devant les cadres de son mouvement, Seehofer a évoqué trois scénarios. Il a expliqué qu’il pourrait soit céder à la chancelière et rentrer dans le rang, soit passer outre les objections de cette dernière et imposer de son propre chef les refoulements aux frontières – ce qui entraînerait toutefois son limogeage et l’éclatement du gouvernement de coalition –, soit démissionner. <br>Et il a ajouté, selon des participants, que son choix s’était porté sur cette troisième option.

Les partis politiques allemands rejettent toute « union nationale »

blog -Merkel-Seehofer.jpgS’il devait confirmer lundi son départ, les conséquences pour l’avenir du gouvernement seraient potentiellement graves. La question serait alors de savoir si le parti du ministre quitte la coalition en même temps que son représentant. Dans pareil cas, la chancelière se verrait privée de majorité au Bundestag, avec sans doute à la clé des élections anticipées.

Le parti bavarois pourrait aussi se contenter de remplacer Seehofer, dont les relations avec Angela Merkel étaient devenues exécrables, par une personnalité plus à même de négocier un compromis migratoire avec la chancelière.

Il ne sera pas aisé toutefois lundi de trouver un terrain d’entente entre les deux formations longtemps alliées mais aujourd’hui largement opposées. Angela Merkel reste en effet inflexible. D’autant que, dimanche soir à Berlin, elle a obtenu le soutien quasi unanime des instances dirigeantes de son parti, la CDU. Ces dernières ont, dans une motion, exprimé leur refus de toute décision « unilatérale » nationale pour refouler les migrants, comme celle que souhaite M. Seehofer.

Une chancelière ouvertement contestée

Résultat de recherche d'images pour "merkel migrants"En bloquant le projet de son ministre sur les refoulements de migrants, la  chancelière  a déclenché ce conflit sur les migrants à la fois dans sa coalition précaire et dans le camp conservateur allemand, vers la mi-juin. Mais les frottements sont en réalité quasi permanents depuis la décision controversée prise en 2015 par Angela Merkel d’ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de candidats à l’asile.

Le parti bavarois CSU n’a cessé depuis trois ans de dénoncer ce choix et de peser pour obtenir davantage de fermeté en matière d’asile. Il est, en outre, aiguillonné par la perspective des élections régionales, cruciales pour elle, en Bavière en octobre, où le CSU risque de perdre sa majorité absolue face à la poussée de la droite radicale anti-migrants.

blog -agressions sexuelles du Nouvel An 2016 a Cologne-mobilisation populaire spontane.jpg
Le souvenir des agressions sexuelles du Nouvel An 2016 par des migrants à Cologne est resté vif : mobilisation populaire spontanée

Le ministre de l’Intérieur avait fixé un ultimatum au début de juillet à Angela Merkel, prévenant de sa détermination à décider de refoulements aux frontières faute de mesures « équivalentes » au niveau européen. La chancelière, qui tente de gagner du temps jusqu’à l’automne, pensait pouvoir amadouer ce parti rebelle grâce aux mesures espérées lors du dernier sommet européen pour réduire les flux migratoires. Mais le pari est perdu et Seehofer les a qualifiées dimanche d’« insuffisantes ».

Selon l’issue de la crise gouvernementale, Angela Merkel en ressortira forcément plus affaiblie ou politiquement renforcée. Y compris dans le concert européen. Après presque treize années de pouvoir, elle est désormais ouvertement contestée outre-Rhin sur sa politique migratoire et souvent critiquée à l’étranger, notamment en Europe de l’Est et par Donald Trump.<br>Les ONG pourraient donc remporter une victoire.

La France va pouvoir acheter du pétrole de schiste à l’Algérie…

Sonatrach et Exxon Mobil ont signé un accord sur le gaz de schiste cette année

La compagnie pétrolière algérienne Sonatrach entend signer un accord avec l’américain Exxon Mobil pour le développement du gaz de schiste, a-t-on appris de source officielle cette semaine. Devant intervenir d’ici la fin de l’année, d’après la même source, cet accord permettra la mise en valeur des réserves de schiste de l’Algérie.  Ce pays est le troisième au monde en potentiel de gaz de schiste. Donc de pétrole de schiste.

Résultat de recherche d'images pour "petrole de schiste"Le pétrole de schiste (en anglais shale oil) est un pétrole léger contenu dans des formations géologiques poreuses de faible perméabilité, souvent du schiste ou du grès. <br>Selon l’AIE (Agence internationale de l’énergie), les Etats-Unis deviendront le premier producteur mondial d’hydrocarbures liquides (pétrole et liquides de gaz naturel) entre 2020 et 2025 avec 12,5 Mbbl/j, devant l’Arabie saoudite (10,8 Mbbl/j) et la Russie (11 Mbbl/j).

A la tête de l’une des plus importantes réserves mondiales de roches schisteuses, l’Algérie veut procéder au développement du gaz de schiste. Pour ce faire, la compagnie pétrolière algérienne, Sonatrach, envisage de signer un accord avec le géant américain Exxon Mobil. 

Résultat de recherche d'images pour "petrole de schiste"

«Nous verrons probablement bientôt un accord avec Exxon, avant la fin de l’année … Nous regardons leur expérience dans le schiste et nous voudrions qu’ils soient impliqués avec nous», a déclaré Abdelmoumen Ould Kaddour, le président directeur général de la Sonatrach, cette semaine, en marge de la Conférence mondiale sur le gaz, tenue à Washington.

Selon lui, les échanges portant sur un potentiel accord entre les deux compagnies ont démarré au début de cette année. Le patron de la Sonatrach a indiqué ensuite qu’une mission de sept experts de la compagnie américaine avec pour objectif d’inspecter la géologie du pays ainsi que d’autres facteurs en vue de la signature de l’accord, a séjourné récemment en territoire algérien. 

Mais la Sonatrach discute également avec d’autres compagnies toujours pour le développement du gaz de schiste.

«Nous avons besoin que beaucoup plus de compagnies viennent pour explorer», a déclaré Ould Kaddour à Bloomberg. «Nous discutons avec toutes les grandes compagnies». 

Résultat de recherche d'images pour "petrole de schiste"Le PDG de la Sonatrach pense à Chevro, par exemple, deuxième compagnie pétrolière américaine derrière Exxon Mobil. Mais celle-ci part avec un avantage sur ses concurrentes, étant très appréciée par les autorités pétrolières algériennes. «Exxon Mobil est Exxon Mobil», a insisté Ould Kaddour. «Ils ont une grande expérience dans ce domaine, et ils utilisent une technologie qui pourrait être positive pour notre développement», a ajouté le patron de la Sonatrach.

Résultat de recherche d'images pour "petrole de schiste"
Les gisements potentiels en France

Pour des raisons idéologiques sous la pression des lobbies environnementalistes, la France n’est pas au nombre des experts en gaz de schiste et s’est exclue de ce marché.

 

Ralentissement économique plus marqué que prévu, depuis début 2018

La magie des paroles de Macron n’opère pas

blog -Macron Yes we can.jpg
Macron est passé de « Yes, we can ! » à « Yes, we might »…

Le ralentissement se confirme: l‘INSEE a dû réviser à la baisse les prévisions de croissance économique française du premier trimestre, mercredi, soulevant quelques inquiétudes, alors que des problèmes s’annoncent à l’horizon.

 

La hausse du produit intérieur brut (PIB) s’est établie à 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, soit 0,1 point de moins que ce qui avait été préalablement annoncé, selon une deuxième estimation publiée mercredi par l’Institut national de la statistique dépendant de Bercy.

L’exécutif accuse un ralentissement plus net que prévu de l’investissement des entreprises et de la consommation des ménages, selon l’Insee, qui précise pourtant avoir révisé ses méthodes de calcul de l’évolution du PIB.

L’activité économique a ainsi marqué un coup d’arrêt par rapport à la croissance du quatrième trimestre 2017 (0,7%) et des trimestres précédents

L’INSEE avait pris le risque d’adopter la méthode Coué en révisant à la hausse (+0,8%) pour le premier trimestre et +0,7% pour les deuxième et troisième trimestres. « Le fait qu’il y ait une révision à la baisse n’a en soit rien de dramatique; c’est assez habituel au premier trimestre« , banalise Alexandre Vincent, économiste à l’institut Coe-Rexecode, premier centre privé français de recherche en économiedont l’actuel directeur est Michel Didier, également membre du Conseil d’analyse économique depuis 1997 et membre du Cercle des Economistes, un cercle de réflexion présidé par un ex du directoire du Groupe Edmond de Rothschild, dont Macron fut associé-gérant. Il est aussi le père de l’homme politique LR Geoffroy Didier.

« On avait encaissé la nouvelle que le premier trimestre n’était pas très bon dès la première estimation, raconte-t-il après coup : le ralentissement se profilait, il est maintenant engagé », avoue-t-il néanmoins.

Les investissements des entreprises se sont ainsi effondrés, passant de +1,2% au dernier trimestre 2017 à +0,1% le trimestre suivant. En cause essentiellement, le repli de l’investissement en biens manufacturés (−1,3% après +1,6% au dernier trimestre 2017).<br>« Il y a eu un ajustement au premier trimestre après une fin 2017 pas soutenable en termes d’évolution », estime Philippe Waechter,  directeur de la recherche économique chez Natixis AM, selon lequel les entreprises « reprennent leur souffle ».

L’investissement des ménages a lui aussi fléchi, avec une croissance de 0,2% contre 0,6% au trimestre précédent, « en raison d’un ralentissement dans le secteur de la construction, » selon l’Insee. Macron aurait-il sous-estimé l’incidence de sa hausse de la CSG et de sa baisse des APL ?

La consommation est pour sa part restée « atone », progressant de 0,1% entre janvier et mars, contre 0,2% lors des trois mois précédents. La politique de Macron ne stimule ni les fonctionnaires, ni les retraités qu’il maltraite.

« Le chômage reste élevé, il n’y a pas eu d’accélération des salaires, et le pouvoir d’achat a été écorné par certaines mesures fiscales » entrées en vigueur début 2018 (hausse de la contribution sociale généralisée, CSG, et de la fiscalité sur les carburants et le tabac), explique Alexandre Vincent (Coe-Rexecode). 

Le commerce extérieur, qui s’était fortement redressé entre octobre et décembre, a eu, quant à lui,  un effet nul sur la croissance : les exportations ont ainsi reculé de 0,3% (après +2,3%), mais ce recul a été compensé par une baisse similaire des importations (-0,3% après +0,1%). Nul ne sait qui est en charge du Commerce dans le gouvernement Philippe. L’inconnu(e) ne peut être viré(e), mais le ministre de tutelle pourrait bien être Bruno Le Maire qui cumule tant d’attributions qu’à l’évidence, désormais, il n’a sans doute pas les épaules aussi larges qu’imaginées à l’Elysée.

Ce coup de mou ne remet toutefois pas en cause à ce stade l' »acquis de croissance » pour 2018

Le niveau que le PIB atteindrait si l’activité stagnait d’ici à la fin de l’année est tenu pour acquis… <br>Selon l’INSEE, ce dernier se maintient à 1,2%, en raison de la dynamique des pays voisins dans l’année 2017, marquée par une croissance soutenue de 2,2%, soit le plus haut niveau de croissance en France depuis 10 ans. 

Reste que ces statistiques envoient un signal inquiétant, d’autant que la tendance qui se dégage pour le deuxième trimestre n’est guère encourageante: selon la Banque de France, la croissance devrait en effet continuer à patiner au printemps, sur un rythme de 0,3%.

Plusieurs indicateurs ont confirmé ces derniers jours le ralentissement économique à l’oeuvre dans l’Hexagone. Le climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprises, s’est ainsi replié de deux points en mai, pour le cinquième mois consécutif. Quant aux dépenses de consommation des ménages en biens, elles ont diminué de 1,5% en avril, d’après l’Insee.<br>« Ces évolutions indiquent que la croissance française devrait rapidement redescendre vers 1,5%« , s’est alarmé sur Twitter l’économiste Marc Touati, enseignant à Sciences Po, tout en étant directeur général délégué et directeur des Etudes Economiques de Global Equities, jugeant la croissance « en danger ».

Plus politique pour sa part, Philippe Waechter tend déjà à rendre le bouleversement politique en Italie responsable des malheurs de Bercy. « Il y a l’idée que l’économie européenne est engluée de nouveau dans quelque chose de préoccupant« , distille-t-il, tout en restant dans le flou. Et de supputer que cela « peut modifier les anticipations et pénaliser la croissance », attendue par le gouvernement à 2% cette année.

Résultat de recherche d'images pour "stagnation"Bref, Macron n’est pas mauvais: ce sont les pays voisins qui ne l’aident pas ! <br>Mais notre chance sera que, quand ils vont avoir connaissance du niveau de performance du  » premier de cordée  » de l’Elysée…, le ‘benchmarking‘  des migrants marche à fond.

Edouard Philippe fait un enfer de la vie des automobilistes à partir d’aujourd’hui

L’exécutif peut-il sauver nos vies contre notre volonté, en détournant notre attention de la route sur les panneaux de limitation à 80 km/h ?

Emmanuel Macron confond-il autorité et autoritarisme ?
Le tropisme militaire du président Macron dure depuis les premiers jours : vitesse officielle du char présidentiel, 50 km.h. Mais le chassé-croisé de voitures présidentielles agace : dimanche 14 mai 2017, Emmanuel Macron est arrivé à l’Elysée dans une Renault Espace grise, délaissant la DS 5 Hybrid de François Hollande, mais c’est une DS7 Crossback qui deviendra sa voiture d’apparat « bleu encre », spécialement équipée d’un toit ouvrant. 

Malgré des mois de contestation et de polémiques, la mesure entre en vigueur ce dimanche 1er juillet : 400.000 kilomètres de routes sont désormais limitées à 80 km/h, et non plus à 90 km/h, avec l’espoir de réduire le nombre de tués sur les routes. Alors que commencent les grands départs estivaux, les automobilistes français et étrangers vont devoir surveiller les panneaux de signalisation plutôt que la route. La vitesse maximale autorisée est abaissée sur toutes les routes à double sens, à une voie chacune, sans séparateur central (barrière, terre plein…), soit 40 % du réseau routier français.

DS7 Crossback, SUV présidentiel, un modèle unique doté d’un équipement high-tech dernier cri, spécialement aménagé d’un toit ouvrant, mais aussi d’un …blindage

Le choix de la voiture présidentielle

Comme l’épaisseur des portes le montre, ce SUV répond aux impératifs de sécurité en adoptant une carrosserie blindée. De couleur «bleu Encre», un bleu très foncé, la DS7 présidentielle a vu son toit découpé afin de permettre à Emmanuel Macron de se tenir debout pour saluer le public massé le long de l’avenue des Champs-Élysées. Une barre de maintien a été installée tandis que le toit peut être recouvert d’une capote en toile. Voiture officielle, la DS7 accueille, à l’avant droit, un porte-fanion. Sur le bout du capot, le logo DS est remplacé par un logo représentant le drapeau français. Ce dernier apparaît aussi sur les signatures de bas de caisse et du hayon.

Autre atout de la DS, les équipes du design de Thierry Metroz se sont adressées à l’atelier parisien Maury, spécialiste de la Toile de laque, pour agrémenter l’habitacle à la finition «Inspiration Opéra», de décorations supplémentaires. La maison Maury est réputée pour restaurer des bureaux et des cadres de l’Elysée. La Toile de laque réalisée par les Ateliers Maury recrée l’effet visuel d’une laque ancienne avec ses dorures à l’or fin. Les coques de rétroviseurs parées de la trame DS sont dorées à l’or fin.

Plusieurs drapeaux tricolores agrémentent la carrosserie de la DS7.La DS7 Crossback Présidentielle intègre la signature «République française» sur le tunnel central, près du levier de vitesses de la transmission automatique à 8 rapports. La sellerie noire à surpiqûres or combine cuir et suédine. Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, la DS7 Présidentielle n’est pas animée par le nouveau moteur hybride rechargeable essence développée par PSA. Annoncé pour 2019, ce groupe motopropulseur affichant 300 ch est encore en cours de développement. Pour animer ce SUV un peu particulier, DS a jeté son dévolu sur l’éprouvé BlueHDi de 180 chevaux.

Dès le mardi 16 mai, les « gens qui ne sont rien » ont pu rêver sur la DS7 Crossback Présidentielle au DS World implanté au 33 rue François 1er, à Paris dans le VIIIe arrondissement. Ce carrosse reste la propriété de DS, mais Manu 1er pourra en disposer à sa guise à chaque fois qu’il en fera la demande. Il n’est donc pas exclu que l’on revoit le nouveau président parader à bord de ce SUV pas comme les autres.

Depuis l’annonce le 9 janvier, parlementaires et élus locaux de tous bords se sont insurgés contre cette disposition 

blog -jet Falcon de Macron.jpg
Jeudi 14 juin, pour aller de La Roche-sur-Yon à Rochefort (Vendée), soit un trajet de 110 km, Emmanuel Macron a pris son Falcon présidentiel : après sa sortie sur « le pognon de dingue » dépensé dans les aides sociales et la vaisselle de Sèvres renouvelée par l’Elysée pour un demi-million d’euros, ou la piscine pour quelques jours de vacances d’été au fort de Brégançon, ce caprice de transport polluant peut choquer.

Les élus locaux dénoncent une pénalisation des régions rurales, où se trouvent l’essentiel des routes concernées. Mais le pouvoir macronien reste sourd aux voix qui s’élèvent contre ses décisions autoritaires (depuis les ordonnances sur le code du travail, jusqu’à la réforme de la SNCF, en passant par la moralisation de la vie politique, l’ISF, l’accès à l’université, réduction du nombre de parlementaires et des mandats consécutifs,  ou encore l’accueil des migrants) et ses caprices. Il lui reste à convaincre. Or, « le président n’est pas une personnalité comme tout le monde, objecte son entourage de petits marquis. « Il y a un impératif de sécurité et un impératif de temps, » tentent-il de faire valoir. Monsieur a gagné une heure, mais le coût horaire d’un Falcon 2000 était déjà de 4.251 euros, selon un calcul du magazine « Challenges », en 2013.

Et Macron est un récidiviste qui n’a rien à faire de l’opinion publique et de ses sacrifices : il avait déjà utilisé le jet gouvernemental en juin 2017, pour aller au Touquet voter aux élections législatives.

L’exécutif campe sur ses positions jupitériennes, du fait de l’entêtement du premier ministre Edouard Philippe qui, à tout propos, se dit « prêt à assumer l’impopularité », donc de cette mesure et de son coût en panneaux et en ‘flyers’ d’information, ainsi que de la main d’oeuvre. En dépit des spots et campagnes médiatiques déployés ces dernières semaines, 74 % des Français s’y déclaraient opposés dans un sondage mardi. A partir de quel pourcentage, le pouvoir macronien respecte-t-il la volonté populaire et la démocratie ?

« L’objectif, ça n’est pas d’emmerder le monde. » Il fallait le préciser… « L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait moins de morts et moins de blessés graves », a répété Edouard Philippe vendredi, rappelant le « coût humain terrifiant » des accidents de la route qui ont fait 3.684 morts et 76.840 blessés en 2017. Aussi bien, d’ailleurs, sur les routes nationales mal entretenues, dont Philippe n’ « assume » pas l’état.

Le gouvernement fait le pari que baisser la vitesse de 10 km/h permettra de sauver jusqu’à 400 vies par an et que sa mesure permettra d’inverser durablement la courbe de la mortalité routière qui, après avoir atteint un plus-bas historique en 2013, a connu un inquiétant rebond entre 2014 et 2016.

Après les ordonnances et des migrants non désirés, une limitation de vitesse imposée à une majorité des Français 

Selon la Sécurité routière, ces routes ont concentré 55 % des accidents mortels en 2017. « La vitesse est la première cause d’accidents mortels et quand elle n’est pas une cause, elle est un facteur aggravant des accidents », ajoute la présidente de la Ligue contre la violence routière Chantal Perrichon, qui milite depuis des années pour les 80 km/h.

Le gouvernement a promis qu’il évaluera les effets de la mesure au 1er juillet 2020. Car, vent debout depuis six mois,80 km/h : les motards manifestent leur colère à Paris associations d’automobilistes et de motards contestent son efficacité en termes de sécurité routière, tout autant que le « passage en force » du gouvernement pour l’imposer à l’opinion. Encore samedi, quelques centaines de motards ont manifesté leur « colère » à Paris en qualifiant la mesure de d' »aberrante » et de « pompe à fric« .

« C’est juste un racket monstrueux, ils ne savent plus quoi faire pour trouver du fric. Ca va faire chier le monde, ça va créer des embouteillages et des accidents. C’est complète absurde », a protesté Gilles, 59 ans, l’un des manifestants.

Des élus, de zones rurales notamment, dénoncent une mesure « parisianiste » faite au détriment des campagnes qui ont déjà le sentiment d’être isolées et délaissées.

La mesure Philippe fait des morts dans l' »équipe gouvernementale » : au gouvernement, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard n’ont pas caché leur réserve.

Depuis la publication du décret le 17 juin, la grande majorité des élus locaux se sont toutefois pliés -même a minima- à leurs obligations et ont fait installer des panneaux signalant la nouvelle limitation de vitesse.

Quelques élus regimbent aussi, notamment en Indre-et-Loire et en CreuseValérie Simonet, figure montante de la Droite creusoise, incarne déjà l’après Jeannot Auclairoù la présidente (LR) du conseil départemental , une infirmière libérale de petite commune rurale, Valérie Simonet a annoncé qu’elle ne mettra aucun moyen « ni financier, ni technique, ni humain » pour cette réforme. Cette personnalité montante est opposée au TGV Limoges-Poitiers et milite pour le renforcement des gares de La Souterraine et de Montluçon, si proches de la Combraille. Elle prône des routes structurantes. Elle croit à la culture, nécessaire à ses yeux au développement d’un territoire et voudrait que le Département adopte un mode de communication décalé, un peu à l’image du Puy-de-Dôme.

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« Ces rares élus se mettent en marge de la légalité, observe le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, qui ironise ; « ce qui est gênant pour une autorité publique. Ne pas donner les bonnes indications, c’est faire prendre aux automobilistes le risque d’une amende ou pire, d’un accident », lance le maître-chanteur qui se démultiplie pareillement dans la Corrèze et la Vienne.

« Il y a des voies de droit » pour contester, insiste ce fonctionnaire nommé par le premier ministre, en référence à trois recours déposés devant le Conseil d’Etat.

En Corrèze, le département a choisi de protester en se gaussant des prétentions gouvernementales. Aucun panneau à 80 km/h n’a été installé. Les autorités ont préféré signaler la fin des zones à 90 km/h avec des inscriptions « Le nouveau monde vous demande de ralentir« .

En 2015, le Premier ministre avait été contrôlé à plus de 150km/h sur une route limitée à 110km/h. 

 

Le gouvernement qui met en oeuvre une série de nouvelles mesures dévoilées lors d’un Comité interministériel de la sécurité routière pour « refaire de la sécurité routière un enjeu de première importance », notamment en abaissant la vitesse maximale sur le réseau secondaire à 80km/h au lieu de 90, a à sa tête un premier ministre qui n’a pas toujours été un modèle de civisme.

Alors maire du Havre, en octobre 2015, Edouard Philippe a avoué qu’il encourait le retrait de son permis de conduire. Il avait été contrôlé à plus de 150km/h sur un tronçon d’autoroute limité à… 110km/h. Il se rendait à Paris pour un motif familial, à bord d’une voiture de la municipalité.

 « Mon permis a été suspendu pour 72 heures ». A l’époque, l’élu LR avait joué la carte de l’honnêteté. Arrêté par les gendarmes un vendredi, il avait préféré prendre les devants en rendant publique son incivilité dans un communiqué.

« Conformément à la législation en vigueur relative aux excès de vitesse compris entre 40 et 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, et aucune autre infraction au code de la route n’ayant été constatée, mon permis de conduire a été suspendu pour une durée de 72 heures », avait-il expliqué.

« La gendarmerie nationale m’a également informé de ce que cette infraction impliquera une amende forfaitaire, un retrait de 4 points sur mon permis, une mesure de suspension administrative de ce permis et une mesure complémentaire qui fera l’objet d’une décision du tribunal de police« , avait-il développé.

A l’époque, Edouard Philippe avait déclaré avoir choisi de révéler l’information car « nos concitoyens attendent légitimement de leurs élus l’exemplarité« , s’affirmant « convaincu, par ailleurs, de la nécessité d’être ferme en matière de sécurité routière ». Aujourd’hui, le premier ministre a le pouvoir dimposer  à « nos concitoyens » de faire ce qu’il dit et non ce qu’il fait

Campagne présidentielle de Macron : ouverture d’une enquête pour « détournements de fonds publics »

Une enquête préliminaire a été ouverte après le dépôt d’une plainte par des élus de droite.

blog -Girier-Macron-Lyon.jpgPlusieurs fois pointé du doigt ces dernières semaines, le financement de la campagne d’Emmanuel Macron fera bien l’objet d’une enquête judiciaire, au moins pour sa partie lyonnaise. Vendredi 22 juin, le Parquet a ouvert une enquête préliminaire après une plainte contre X pour détournements de fonds publics, financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel.

Une plainte évidemment déposée par des élus d’opposition

La plainte a été déposée par des élus Les Républicains : le maire de Caluire, Philippe Cochet, président (venu de l’UDF) du groupe Les Républicains à la métropole de Lyon, et son homologue à la ville, Stéphane Guilland.<br>Qui étaient les invités de la grande réception organisée le 2 juin 2016 à l’hôtel de ville de Lyon en l’honneur d’Emmanuel Macron ? Etait-ce un accueil républicain ouvert à tout le monde ou seulement réservé aux soutiens d’Emmanuel Macron ? La réception a été financée par la métropole et la ville, cela pose donc un problème.« Au total, pour 950 invités, la facture s’élevait à un peu moins de 20.000 euros, en conformité avec les tarifs habituels », explique la métropole en fournissant les factures. <br>Résultat de recherche d'images pour "Jean-Marie Girier Collomb"La situation de Jean-Marie Girier, collaborateur de Gérard Collomb, engagé dans la campagne pour le candidat de La République en marche ? « Ses activités ont entraîné la modification de son contrat de travail, avec passage à temps non complet à hauteur de 70 % du temps réglementaire à compter du 17 octobre 2016, puis une rupture totale du contrat le 6 décembre 2017 », répond le nouveau président de la métropole, David Kimelfeld. <br>Les locaux de la métropole de Lyon à Paris ont-ils été utilisés par le candidat Macron ? « Depuis sa création, en 1991, la métropole de Lyon dispose, comme d’autres métropoles françaises, telles que Nice et Toulouse, d’une représentation au cœur de la capitale dont la vocation est double : permettre au président, aux vice-présidents, aux services de disposer d’un lieu de travail. Mais aussi mettre en œuvre une démarche d’information, et de valorisation et de promotion des réalisations et projets lyonnais », indique encore la collectivité. Les questions, posées en séance publique le 16 mars, ont reçu une réponse le 19. Ces réponses n’ont pas convaincu Philippe Cochet, maire LR de Caluire et président des élus LR à la métropole.

Des moyens de la ville de Lyon auraient été détournés ? Image associéeCes élus de Lyon révèlent que “des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon” (alors dirigée par Gérard Collomb) ont été “indûment détournés et mis à disposition” d’Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle. <br>Ils dénoncent notamment une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l’Hôtel de Ville de Lyon. blog -Macron-Girier.jpgLa plainte concerne également l’ancien chef de cabinet de G. Collomb à la métropole de Lyon, et directeur de campagne d’Emmanuel Macron, Jean-Marie Girier (ci-contre, au côté de Macron), qui a joué un rôle actif dans la campagne d’E. Macron avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur.

L’entourage de Gérard Collomb nie

blog -Girier JMarie.jpgL’entourage du ministre de l’Intérieur a déjà réagi, rejetant ces accusations : “il n’y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit.

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Jean-Marie Girier, au centre, à la droite de G. Collomb, en route pour le Niger

La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l’opposition locale tente d’alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l’occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises”, se défend tant bien que mal l’entourage de Collomb.

 

Plusieurs articles ont en outre déjà fait état de diverses ristournes dont aurait bénéficié Emmanuel Macron pendant sa campagne. L’équipe d’En Marche a toujours nié en bloc toute malversation.

La police judiciaire a été chargée de l’enquête et la Justice aura (peut-être) l’occasion de  faire la démonstration de son indépendance.

Les députés LREM absents, responsables de l’échec de la limitation des amendements

Ferrand, le patron des députés de la majorité, face à la fronde de ses recrues

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En l’absence d’un nombre suffisant d’élus macroniens vendredi, les membres de la commission parlementaire ad hoc ont supprimé  un des articles clés du projet de révision constitutionnelle qui prévoit de limiter le droit d’amendement, un « revers » selon l’opposition.

Ce vote manqué pour cause de départ anticipé en week-end n’a toutefois pas de conséquence sur le contenu du projet de loi, la commission donnant un simple avis sur les amendements, avant leur examen dans l’hémicycle à partir du 10 juillet. Les élus macroniens ont choisi d’aller à la plage : c’est leur conscience professionnelle qui veut ça…

Par 7 voix contre 6, la commission des Lois a adopté des amendements LR, PS, PCF, LFI, FN, de quelques LREM (Paul Molac et François-Michel Lambert) et de la quasi totalité du groupe allié MoDem, prévoyant la suppression de cet article 3 du projet de loi constitutionnelle qui prévoit des nouveaux cas d’irrecevabilité… des amendements (quand ils sont hors du “domaine de la loi”, “dépourvus de portée normative”…).

La mesure avait été critiquée très tôt par les oppositions comme un “bâillonnement du Parlement“.

“La majorité LREM cherche à écorner la démocratie en réduisant le droit d’amendement des parlementaires.

Les députés de droite comme de gauche ont taclé « une majorité qui rêve de toute puissance », s’est félicité sur Twitter Arnaud Viala (LR), son collègue Julien Aubert estimant que “la majorité a donné son avis… en votant avec ses pieds… et en désertant”.

« Nous continuerons de tout faire pour que le Parlement ne devienne pas croupion, comme le veut Emmanuel Macron », a assuré Fabien Di Filippo (LR), y voyant un “sacré revers” pour la majorité.

Le droit d’amendement est « à la base du travail parlementaire et constitue une garantie démocratique », a aussi souligné sur Twitter Michel Castellani, un des députés de Corse (non-inscrit) qui avait aussi demandé la suppression de l’article litigieux.

En commission, le rapporteur général Richard Ferrand (LREM) a plaidé que l’inflation des amendements depuis plusieurs années a plutôt porté “atteinte à la qualité de la loi”…Je ne suis pas favorable au statu quo, a lancé le président du groupe majoritaire (ex-PS), invoquant l’exemple des règles d’irrecevabilité appliquées au Sénat.

De son côté, le socialiste David Habib a dénoncé avec le projet d’Emmanuel Macron une « stratégie de cadenassage de l’action parlementaire », qui, a-t-il glissé à l’égard de son ancien collègue R. Ferrand, “ne vous correspond pas”.

Porte-parole des macroniens pour la réforme des institutions, Sacha Houlié a critiqué un “faux procès” des oppositions, et relevé que par l’article 3, c’est aussi “la première fois que le gouvernement accepte une limite à ses propres amendements”, avec des règles identiques aux parlementaires.

Le groupe LREM avait prévu de modifier le projet pour “admettre les amendements (du gouvernement comme des parlementaires, ndlr) dès lors qu’ils présentent un lien direct ou indirect” avec le texte étudié, mais du fait du vote accidentel de suppression de l’article, la proposition n’a pu être débattue.

Le stratagème comique de Macron pour se hausser au-dessus de ses collaborateurs

Emmanuel Macron a une astuce pour avoir l’air moins petit.

 

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Macron est-il assis sur deux annuaires téléphoniques ? Attention, la prochaine fois, le p’tit Manu aura les pieds dans le vide…

Macron tient à paraître plus grand qu’il n’est. Pour se grandir face à son collaborateur Benjamin Griveaux lors de la promulgation de la réforme SNCF mercredi 27 juin, Jupiter a eu recours à une supercherie si grossière qu’elle n’a trompé personne.

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Macron ne renouvelle les moeurs politiques dans aucun domaine hormis l’âge de la maîtresse de maison Elysée. Il n’est pas le seul Président à avoir recours à des artifices pour s’élever au-dessus de la moyenne nationale : 174,4 cm.

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La fonction présidentielle ne résout pas les complexes physiques de taille et de longueur de l’homme, même politique, au propre comme au figuré. A cet égard et à quarante ans, Emmanuel Macron ne semble pas libéré.

Mercredi 27 juin, lorsque Jupiter (ci-dessus) promulgua en grande pompe la réforme de la SNCF depuis l’Elysée, de nombreux internautes s’étonnèrent de voir qu’Emmanuel Macron, semblait plus grand que Benjamin Griveaux à sa droite quelque peu tassé pour ne pas encourir les foudres jupitériennes.

« Grâce à un ingénieux (sic) système de chaises basses, Emmanuel Ier put signer en ayant l’air plus grand que le baron de Grovaux, car la dignité royale ne souffrait pas qu’il puisse [pût] paraître petit« , a écrit le compte satirique Duc de Saint-Frippon sur Twitter, non sans ironie. Un message accompagné d’une vidéo montrant les coulisses de l’événement, repéré par le Huffington Post.

imageEgalement partagée par Benjamin Griveaux, la vidéo montre le président de la République entrer dans son bureau avec le porte-parole du gouvernement et la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Lorsque les deux hommes politiques entrent, Benjamin Griveaux semble plus grand que son supérieur. Et plus grand aussi que Ndiaye… Lorsqu’ils s’assoient, c’est Emmanuel Macron qui le dépasse…

La mesquinerie de cette vanité présidentielle a fait le bonheur de C à vous, qui a aussi relayé la vidéo. « Emmanuel Macron fait 1m73, selon certaines sources, 1m77, selon d’autres », hesite-t-on, sans préciser quelle taille est la moins sujette à caution. « 
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De toutes façons, il n’y a pas photo, Benjamin Griveaux fait au moins 1m87. » Une révélation pour les besoins de la cause, car cette information non confirmée n’intéressait personne jusqu’ici. Pourtant, ce n’est pas la taille qui compte.

Migrants : le sondage inattendu qui vient soudain conforter les résistances de Macron à leur accueil

Impensable avant la prise de position de Macron : six Français sur dix estiment que la France accueille trop de migrants

blog -trop de migrants-selon six-Francais-sur-dix-juin2018.jpgLes Français auraient jusqu’ici été montrés du doigt, mais Jupiter aurait fait basculer l’opinion ! 

De mieux en mieux : une majorité encore plus large ne fait pas confiance à l’Union européenne pour régler la crise. Alors que les dirigeants de l’Union européenne ont réussi à boucler vendredi 29 juin un accord de principes sur les migrations, une majorité de Français (60%) estime que la France en accueille trop, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro.

Sondage 18 juin 2018.Ils ne sont que 30 % à trouver que le pays accueille le « bon nombre de migrants » et seulement 10 % déplorent qu’on en accueille « pas assez ». Les commentateurs qui se disent « fins observateurs » de notre société vont-ils changer leur fusil d’épaule ? Encore faudrait-il qu’ils se trouvent une idéologie alternative… 

Les sympathisants du Rassemblement national (ex-FN) sont les plus nombreux à juger que les migrants sont accueillis en nombre excessif (98 %); ils sont 76 % chez Les Républicains (LR)42 % parmi La République en marche (LaREM) et 36 % dans les rangs de la France insoumise.

Les migrants ayant quitté un pays en guerre comme la Syrie ou l’Irak inspirent « de l’inquiétude ou de la peur » à 54 % des personnes interrogées (61 % en 2016) et de « la sympathie ou de la compassion » à 45 % d’entre elles (38 % en 2016).

Le gouvernement « pas à la hauteur »

Les Français jugent très majoritairement (73 %) que l’action du gouvernement n’est « pas à la hauteur » des enjeux de la crise migratoire, ils étaient 82 % à exprimer la même défiance sous le précédent quinquennat.

<br>Ils sont également 73 % « à ne pas faire confiance à l’Union européenne pour régler la question » soit davantage qu’en 2015 (+ 7 points). <br>Enfin, 51 % de nos concitoyens sont opposés à des sanctions financières prises contre des pays de l’UE refusant d’accueillir des migrants,  48 % y étant favorables.

Enquête réalisée par internet les 27 et 28 juin 2018, sur un échantillon de 967 Français représentatif de la population française âgée de 18 et plus, selon la méthode des quotas.

Pensions de réversion : la déclaration de Macron ne met pas fin à la cacophonie

Le gouvernement a tout dit et son contraire

blog -pension de reversion sucree apres la CSG-dessinLes multiples déclarations contradictoires du gouvernement  sur la réforme à venir ont semé l’anxiété. Le débat, explosif, a émergé début juin dans un document destiné aux partenaires sociaux, avec cette question : « Doit-on maintenir les pensions de réversion ? Avec quels objectifs et sur quels critères ? » Il n’en fallait pas plus pour faire naître l’inquiétude sur les intentions de l’exécutif, soupçonné par la gauche de mener une politique résolument libérale, et de vouloir sabrer dans certains dispositifs sociaux pour faire des économies, sur un sujet particulièrement sensible, après celui très impopulaire sur les APL pour les jeunes et autres bénéficiaires d’aide au logement, puisque la pension de réversion est souvent décrite comme une « bouée de sauvetage » pour les veufs et les veuves qui disposent de peu de revenus.

Le gouvernement ne « touchera pas » aux pensions de réversion des 4,4 millions de retraités actuellement concernés, mais le pouvoir ne garantit rien pour les futurs retraités, a admis jeudi matin, sur LCI, le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner : pour lui, les pensions, qui permettent aux veufs de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé, pourraient « baisser » pour certains et « augmenter » pour d’autres.

Très rapidement, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a dû réaffirmer qu’il n’est pas question de les supprimer, sans qu’on sache clairement de quelle catégorie elle parlait mardi lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Sa mission de déminagecréa encore plus d’incertitudes puisqu’elle évoqua une volonté « d’harmoniser » les conditions d’attribution et de calcul, au prétexte qu’elles créent des injustices, un langage qui ne trompe plus personne et laisse envisager le pire.

blog -pension reversion-formulaire demandeEt les craintes furent renforcées dimanche après l’intervention du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Sur Europe 1, il a déclaré leur accorder « une importance majeure », tout en confirmant qu’elles devront être revues, au prétexte toujours aussi fallacieux qu’elles devront être « plus justes et plus efficaces ».

En tenant, mardi, les mêmes propos que sa ministre de la Santé, Edouard Philippe entretient le mal, en assurant que la question des pensions sera mise sur « la table », mais qu’il n’est pas question de les « amoindrir » ou de les « remettre en cause ».

Cette abondance de déclarations qui ne font pas progresser la question n’ont pas manqué de créer une psychose : à quelle sauce les futurs retraités seront-ils mangés ? Elles ont mis en lumière les flottements de l’exécutif sur ce dossier  qui pourrait parasiter plus profondément la prochaine réforme des retraites.

Macron ne clarifie rien

Résultat de recherche d'images pour "pensions de réversion"Le président a dû intervenir, mardi, depuis …Rome, alors que l’exécutif ne doit prendre sa décision que dans plusieurs mois et que ce dossier brûlant ne sera ficelé qu’en fin d’année. Or, Macron ne dissipe pas le flou qui entoure le projet et alors que grandit l’angoisse de la population depuis que les retraités sont sans cesse dans le viseur du nouveau locataire de l’Elysée.

« Aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer », a répété Macron.

Pour tenter d’éteindre le début d’incendie, le président des (très) riches a dû se mouiller en mettant son poids affaibli  dans la balance, avec plusieurs « mises au point » mardi, à l’occasion de son déplacement à Rome : « aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer, ne serait-ce que d’un centime », a t-il fait tweeter, avant de préciser – cette fois à l’attention des futurs retraités – qu’ils « bénéficieront des mêmes prestations pour chaque euro cotisé ».

L’Elysée n’est pas avare de tweets et le Palais s’est fendu d’un second :

Dans l’après-midi, le chef de l’Etat a pris à part quelques journalistes de sa suite pour dire son agacement jupitérien: « Je voulais qu’on arrête avec des ambiguïtés [issues de son propre entourage : une mise au point qui aurait donc dû intervenir auprès de ses collaborateurs]. C’est un sujet toujours très anxiogène pour les gens, a encore commenté le président, condescendant. On ne fait pas aujourd’hui une réforme sur les retraites existantes. Les pensions de réversion, pour beaucoup de nos concitoyens qui ont des retraites modestes, c’est un sujet terrible, parce que c’est vraiment un complément. » Des propos qui n’apportent rien de plus au débat, que de la compassion froide et inutile : ils ne font qu’alimenter le sentiment de menace sur les pensions.

Image associéeLe président craint visiblement que s’installe l’idée que les pensions des futurs retraités veufs seront revues à la baisse. « Si les gens se mettent à se dire : ils vont m’enlever ma pension de réversion, là c’est l’angoisse, pour des gens [qui ne sont rien !]  qui sont dans une situation par définition pas plaisante. » Un euphémisme qui en dit long sur sa position hors-sol de banquier nanti.

En même temps, à Rome, Macron a maintenu la nécessité de l’indispensable réforme « en profondeur » du mécanisme de ces pensions, « aujourd’hui très injuste », élément de langage qui ne prend plus.
Reste la question de la méthode : « Une chose est de dire aux actifs que les règles changeront vers un système unique et plus juste, et qu’ils auront dix années pour s’y habituer. Une autre est d’alarmer une petite dame ou un petit monsieur à la retraite qui se vont se dire que leur pension de réversion sera supprimée le mois prochain ! » a-t-il polémiqué, accusant on ne sait qui, puisque les déclarations intempestives sont gouvernementales.

« L’usine à gaz des pensions de réversion »

Image associéeAvec ce titre, Le Parisien se fait le porte-parole du pouvoir. Sur les quelque 17 millions de retraités en France, 4,4 millions bénéficient d’une pension de réversion. Elle permet aux veuves – et, dans une très moindre mesure, aux veufs, de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé :  89 % des bénéficiaires des cotisations du conjoint sont des femmes. La pension de réversion (février 2016) représente un quart de la pension des femmes, avec un montant moyen de 642 euros par mois contre 304 euros pour les hommesLes nouvelles féministes ont encore quelques mois pour apprécier… 

Au fil des ans, ce dispositif social s’est transformé en usine à gaz, assure Le Parisien. Car les retraités ne sont pas entrés dans le système de protection en même temps et dans un contexte économique identique, mais ce que stigmatise Le Parisien, c’est une avancée par étapes, pour ne pas dire une critique des conquêtes syndicales. Ainsi, un fonctionnaire touche 50 % de la pension du défunt quand un salarié ou un artisan en perçoit 54 %. Et, selon les moments historiques, l’attribution n’est pas soumise aux mêmes conditions. Un ancien du privé ne peut y prétendre s’il touche plus de 20.550 euros brut par an, plafond qui n’existe pas pour un ex de la fonction publique: le  salaire médian du privé (1.797 euros nets) est moindre – avec des qualifications basses (manoeuvres, manutentionnaires, etc… dont les contrats précaires et les périodes de chômage sont compensés par la solidarité, notamment des fonctionnaires) – de celui du public (2.411 euros en 2015, avec un gel du point d’indice dans des professions à recrutement sur concours  à un niveau de diplôme exigé) et Le Parisien connaît-il de nombreux agents appartenant à cette catégorie ?

Résultat de recherche d'images pour "pensions de réversion"Un âge minimum est aussi parfois requis. Il faut très souvent avoir au moins 55 ans, mais les serviteurs de l’Etat ne sont pas concernés, selon Le Parisien qui omet (‘fake news’ !) d’indiquer que le taux est moindre pour les veufs et veuves d’un employé de la fonction publique (régime de base et complémentaire): il s’établit à 50%.
Chez les libéraux, le système est échelonné, en fonction des professions, jusqu’à 65 ans… sauf pour les avocats, où cette restriction n’existe pas ! La durée minimum de mariage requise n’est pas non plus la même dans le privé ou le public et les Pacsés en sont exclus…
Le Parisien devra nous préciser quel sont les conditions de réversion dans le secteur de la presse… Pour ça, peut-on compter sur 
Jannick Alimi, @JannickAlimi1 ?

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Migrants : les chefs d’Etats européens, dont Macron, vont tenter d’accorder leurs violons humanitaires

Les dirigeants des pays de l’UE vont tenter de surmonter leurs divisions face au risque de submersion par les flux migratoires

blog -Macron-Merkel-embarras commun sur sujet migrants-Bruxelles-juin2018.jpgCe jeudi à Bruxelles, a lieu un sommet sous tension durant lequel Macron va défendre des mesures qui ne sont pas appréciées par l’ensemble de ses voisins. S’il ne s’agit pas du seul thème qui sera abordé – le Brexit, les liens commerciaux avec les Etats-Unis ou le budget de la zone euro, entre autres -, durant deux jours, la crise migratoire devrait diviser les chefs d’Etats, car les 28 avancent en ordre dispersé, chacun ayant à l’esprit des propositions différentes concernant le devenir des migrants déjà sur le sol européen. Quelles sont celles de la France ? 

« Est ce que nous voulons des solutions nationales ou des solutions européennes de coopération ? », a interrogé Emmanuel Macron à son arrivée au sommet.

Des « centres fermés » à l’intérieur de l’UE.<br>Le projet a récemment été proposé par la France, et soutenu par l’Espagne. Il s’agirait de créer des « centres fermés » dans l’UE dans lesquels les migrants attendraient l’examen de leur cas. Ces centres permettraient théoriquement de traiter rapidement les demandes d’asile dans des lieux financés avec des moyens européens, d’où une répartition solidaire de ces personnes dans l’UE pourrait être organisée, plaide Macron. <br>Quant aux migrants économiques, ils pourraient être renvoyés directement vers leur pays d’origine. Selon l’Elysée, Paris et Madrid proposent d’installer ces centres essentiellement en Italie, sachant que ses dirigeants les refusent catégoriquement, mais aussi en Espagne, tandis que la France ne serait pas concernée…

Mais le ‘hic’, c’est que la proposition franco-espagnole a été très mal reçue à Rome. On aura compris que c’est le but recherché par les hypocrites… « Si l’arrogance française pense transformer l’Italie en camp de réfugiés pour toute l’Europe, peut-être en versant quelques euros de pourboire, elle se fourvoie complètement« , a logiquement réagi l’homme fort du gouvernement italien, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, dont la coalition gouvernementale n’a pas été élue pour ça. Jusqu’ici les migrants qui arrivent en Europe ne doivaient pas obligatoirement passer par des centres, ni ouverts ni fermés. S’il existe des « hotspots » en Grèce, généralement non fermés, il n’en existe pratiquement aucun en Italie, pays de transit permanent depuis la Sicile, qui jusqu’ici les refusait aux passeurs de l’humanitaire facile, pour des questions de souveraineté. 

Empêcher les arrivées. <br>La résistance aux arrivées irrégulières est l’un des seuls consensus européens et elle devrait être confirmée au cours du sommet. Notamment en intensifiant les pressions sur les pays d’Afrique afin qu’ils freinent les départs et acceptent plus de réadmissions de leurs ressortissants refusés par l’UE. <br>Les Européens semblent également prêts à poursuivre le renforcement de l’Agence européenne des gardes-frontières, dont la Commission propose de faire une « véritable police des frontières » de l’UE, forte sur le papier de 10.000 agents (contre 1.300 en 2018).

Outre leur lieu d’implantation, reste à régler la question du financement des centres fermés, encore moins consensuelle, comme le montrent les difficultés à mobiliser les fonds promis à la Turquie.

Autre obstacle dressé par les associations, celui du respect des droits.

Il ne s’agit évidemment pas des droits des peuples européens. Bien que supranationales et illégitimes face aux Etats souverains, six « ONG » (ou assimilées) ont en effet accusé jeudi la France de violations à la frontière avec l’Italie. Ainsi, en deux jours, elles disent avoir vu des migrants enfermés dans un local de la police aux frontières de Menton jusqu’à 14 heures d’affilée avant leur reconduite en Italie, « dépassant largement la durée de 4 heures jugée admissible par le Conseil d’Etat en juillet 2017 ». Elles assurent aussi avoir constaté « des contrôles [qu’elles jugent]  au faciès », pourtant prohibés, dans les trains en provenance de Vintimille.

La Cimade, qui avoue avoir bénéficié de fuites de chiffres officiels, a elle aussi dénoncé cette semaine un bond des refus d’entrée en France : le nombre de « non-admissions » s’est élevé l’an dernier à 85.408, soit 34% de plus qu’en 2016 (63.845 refus d’entrée), assure l’association sur la base de chiffres de la police aux frontières. En 2015, année du rétablissement des contrôles aux frontières, 15.849 non-admissions avaient été prononcées.

Résoudre les « mouvements secondaires » que les ONG et passeurs n’assument pas non plus. A l’issue du mini-sommet qui s’est déroulé dimanche dernier à Bruxelles, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont mis l’accent sur la nécessité de résoudre le problème des « mouvements secondaires », à savoir des demandeurs d’asile qui se déplacent dans l’UE, au lieu de rester dans le pays par lequel ils sont entrés dans l’attente d’une décision sur leur cas: ce sont notamment les adeptes du  « benchmarking » qui choisissent leur point de chute au « faciès social » des états membres de l’UE. <br>Si la France s’est positionnée sur le sujet, c’est notamment en soutien à la chancelière, dont le ministre de l’Intérieur menace d’instaurer un refoulement unilatéral aux frontières. Pour éviter la mise en péril du fragile équilibre gouvernemental allemand, les deux pays devraient prôner au sommet de nouer des accords entre plusieurs pays pour pouvoir procéder à des renvois rapides.

 

Des musulmans menacés par des militants de l’ultra droite : la violence appelle-t-elle la violence ?

Quand des musulmans se disent menacés, l’Intérieur lance un coup de filet contre le groupuscule soupçonné 

afo_0_0.jpegQue nous dit-on de ce coup de filet ?

Les interpellations ont été menées par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le 23 juin 2018, lors d’un vaste coup de filet antiterroriste.  Dix personnes soupçonnées de projeter des actions violentes contres des musulmans ont été interpellées samedi dans plusieurs endroits en France.

Elles gravitaient dans l' »ultra droite radicale », « ultra » signifiant déjà « radical »…  Dimanche soir, ces individus étaient encore en garde à vue. Lorsqu’ils appartiennent à l’ultra gauche, ces « individus » sont des « personnes »… Comme le prévoient les textes en matière de lutte antiterroriste, leurs gardes à vue peuvent durer jusqu’à 96 heures. 

Qui sont les personnes interpellées ?

Selon les informations du  service public de France 2, les suspects se regroupaient autour d’un groupuscule baptisé AFO, pour « Action des forces opérationnelles« . Parmi eux se trouvent des trentenaires, des quinquagénaires et des sexagénaires : une indication qui ne fait guère sens ! Aucun des interpellés n’est actuellement encarté au Rassemblement national (ex-FN), déplorent les sources proches de l’enquête à France 2.

Un retraité de la police figure parmi les dix personnes arrêtées. Sans doute l’arbre qui cache une forêt… D’après des sources proches de l’enquête citées par l’AFP,  il s’agit du chef de file de ce réseau. Il « avait la volonté d’en faire un groupe plus dur« , croit pouvoir affirmer une des sources anonymées ou fantasmées. Il est âgé de 65 ans et vit en Charente-Maritime, avance Le Parisien.

Où ces interpellations ont-elles eu lieu ?

Les suspects ont été arrêtés en Ile-de-France, en Charente-Maritime, dans la Vienne et en Corse, par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L’opération antiterroriste s’est également déroulée dans le Cher, d’après Le Parisien. Une géolocalisation qui suggère une menace diffuse dans quatre des coins de l’hexagone…

Que leur reproche-t-on ?

Ces « individus » envisageaient un passage à l’acte qualifié de « violent », malgré des « contours mal définis à ce stade« , selon des sources proches – mais non précisées – de l’enquête, mais celles-ci affirment toutefois qu’ils projetaient de s’attaquer à des musulmans. Ils étaient surveillés depuis plusieurs semaines après avoir commencé à effectuer des repérages autour de mosquées et établi une liste d’imams à cibler, suppute l’AFP. Des explosifs et des grenades artisanales auraient été retrouvés dans un appartement de la région parisienne, avancent des sources toujours aussi « proches », mais inconnues, de l’enquête, selon France 2.

Dans un communiqué, comme il en produit chaque mois pour donner l’illusion de son efficacité à détecter des « projets avortés », le ministre de l’Intérieur a précisé qu’une information judiciaire était ouverte depuis le 14 juin. « Après un important travail de renseignement conduit par la DGSI, la section antiterroriste du parquet de Paris décidait le 13 avril dernier d’ouvrir une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes contre les personnes », assure Gérard Collomb.

Selon TF1-LCI, qui a révélé le coup de filet, les suspects ciblaient notamment des imams radicaux, des détenus islamistes sortant de prison, mais aussi des femmes voilées, choisies au hasard dans la rue : la réponse du berger à la bergère radicalisée.

L’Agence française de presse ne nous dit pas tout…

blog -guerre civile a craindre-embrasement Tour Eiffel-VA.jpgDes mercenaires au premier plan de l’image ci-dessus, des avions et des bombes au second, des chars d’assaut sur l’esplanade du Trocadéro, la Tour Eiffel noyée dans une fumée noire : le site internet qui héberge AFO est sans équivoque, tout comme son titre – «Guerre de France. Préparation des citoyens-soldats français au combat sur le territoire national», mais rien qui précise jusqu’ici la cible désignée par la presse aux ordres du pouvoir.

Des onglets y désignent «les adversaires», détaillent une «formation militaire» (mais les Femen’ font de même) et les méthodes de «renseignement» à adopter, proposent divers liens bibliographiques et vidéos. <br>L’un de ces onglets est consacré à AFO, qui propose notamment des «fiches réflexe» sur les comportements à tenir «face à la police et la justice», ce que pratiquent pareillement la mouvance ultra des gauches, mais aussi le «matériel de crise» nécessaire et les attitudes en cas d’«hostilités graves» (émeutes, affrontements). Toujours rien, donc, qui cible spécifiquement les « musulmans » qui recèlent des éléments terroristes en leur sein. 

Parmi les adversaires, ils comptent aussi  » les milices gauchistes, anarchistes, zadistes, antifas etc…, aux ordres de la « nébuleuse d’extrême gauche », mais « les instructions viennent peut être de très haut dans les rouages de l’Etat »: « un exemple frappant avec les émeutes de Nantes (février 2017). Si cela démarre au moment opportun et s’arrête de la même manière, c’est bien que des ordres sont donnés ».

Ils nomment enfin « les bataillons boboïdes des « humanistes », « droitsdelhommistes », bizounours, idiots utiles etc… Certes, à la moindre gesticulation, ce sera l’envolée de moineaux, mais les avoir dans les pieds, et surtout dans le dos, en cas d’encerclement de ZUS [zones urbaines sensibles, dévoreuses d’aides sociales]. Leur principal inconvénient est que leur masse permet des infiltrations, diversions et manipulations par ou au profit des combattants adverses, en particulier dans la manipulation de la population.« 

Avatars des événements d’Algérie ?

blog -Camus JY-Observatoire radicalites.jpgSur le portail, «on retrouve toute une littérature sur l’imminence de la guerre civile ethnique» et d’un conflit de civilisation[s] qui a fleuri depuis le 11-Septembre, interprète le politologue Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités, dédié à l’extrême droite, ce qui est réducteur… Celui-ci a le sentiment que «les attentats [jihadistes en France : « djihadistes », si on est Français] ont confirmé chez ces personnes [sur la base de quels éléments justifiant cette assertion?] l’idée qu’ils avaient raison avant l’heure [citation étayant cette affirmation?], que le scénario de l’apocalypse se vérifiait, que l’action violente est la seule solution» [même Wikipedia réclamerait des preuves de ces assertions ; en effet, Camus étudie de manière biaisée l’instrumentalisation du conflit israélo-palestinien en France, du seul point de vue arabe, alors que la France, comme le reste du monde, est pourtant sous le choc des actes de haines et d’ actions terroristes sanglantes].

«L’arrivée des migrants a rajouté une raison pour eux de passer à l’action, lâche-t-il, car ils sont persuadés [subjectivité de l’un comme des autres] que cette vague d’immigration est une cinquième colonne de l’islam,» raille encore J.-Y. Camus, un démocrate grand teint qui prôna néanmoins l’interdiction de la Ligue de défense juive – classée depuis 2001 organisation terroriste par le gouvernement – , alors que la France, comme le reste du monde, est pourtant profondément marquée par les …attentats islamistes du 11 septembre aux Etats-Unis. Son épouse journaliste -antisioniste vertueuse- a travaillé pour la radio BFM où elle réalisa et présenta la revue de presse des magazines et collabora à Témoignage Chrétien, très résolument situé à gauche

Les ennemis désignés par AFO sont d’abord les «tenants du système islamique» [désignés sous le sigle TSI], à savoir «principalement des musulmans d’origine ou convertis», auxquels se greffent d’autres soutiens «par affinité et « esprit de quartier »», par «haine partagée de la police (et donc de l’armée) et des blancs», mais aussi par «intérêts financiers dans les trafics». Camus participe désormais au site d’information Rue89 (appartenant au Groupe L’Obs) et a repris une chronique dans …Charlie Hebdo.

Les premières demandes de dissolution, initiées par le … MRAP en 2002, furent relayée dans une pétition de 2009 par les révolutionnaires trotskistes et anti-capitalistes du NPA, les altermondialistes des Verts et l’extrême gauche du  Parti de gauche : à la satisfaction de Camus ?

En toile de fond, «il y a une sorte de remake de la guerre d’Algérie, , raconte Jean-Yves Camus, toujours à charge, de la lutte entre la France et des gens qui sont vus comme les continuateurs de l’ennemi du temps de cette guerre», des victimes des « éternels néo-colonialistes », selon ce directeur de l’Observatoire des radicalités politiques, émanation de la Fondation Jean-Jaurès, un think tank proche du Parti socialiste et dirigé par le franc-maçon Henri Nallet, octogénaire et ancien ministre de l’Agriculture du président Mitterrand. «La guerre récente qui se rapproche le plus du problème militaire posé est sans nul doute la Guerre d’Algérie», peut-on ainsi lire sur le site : «L’ennemi a sensiblement les mêmes origine, mentalité, éducation familiale, religion que les terroristes du FLN».

Cette frange d’extrême droite s’oppose au communautarisme et aux  » zones de ‘non-France’ « 

Mars 2017

«Il y aussi le sentiment que l’Etat ne fait pas son travail», relaie Jean-Yves Camus : «Ces gens, pour ceux qui viennent des forces de sécurité, considèrent qu’ils sont – même à la retraite – chargés de la mission de « nettoyage » que l’Etat ne fait pas», écrit Camus. Face à ceux qui veulent «imposer l’islam et la charia sur les « zones de non-France »» (ZNF), le groupuscule veut développer une «garde territoriale» aux connaissances militaires précises, explique encore cet observateur « impartial » mais membre du conseil scientifique de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (DILCRA), présidé par Dominique Schnapper, 83 ans, une fille de… et elle-même sociologue et politologue.

 

Dans cette «guerre asymétrique» et non-déclarée, le site souligne également l’importance du renseignement à mener «pour déterminer les contours des ZNF, localiser les lieux de commandement, de stockage des armes, les planques, l’identité et les lieux de vie des radicalisés et chefs militaires…». Lien source

Le site propose divers textes à toutes et tous comme un mode d’emploi «de survie urbaine en zone occupée», un texte sur «contre-insurrection et action psychologique», des notes pour déjouer les techniques de surveillance policière (géolocalisation et traçabilité par les portables ou le GPS: c’est dire le niveau !)… Le parfait manuel idéologique et stratégique pour une guerre de civilisation. Car «si le camp loyaliste perd cette guerre, est-il écrit, c’en est fini de ce pays merveilleux qu’est la France et de notre civilisation».

Piscine de Brégançon : Macron a-t-il encore bénéficié d’une ristourne ?

34.000 euros, c’est le prix officiel du caprice de piscine des Macron

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Pour quelques jours d’été, la piscine de Brégançon coûtera 34.000 euros

La nouvelle piscine qui sera construite au fort de Brégançon, le lieu de villégiature du couple Macron, coûtera 34.000 euros. L’Elysée assure qu’il s’agit d’une source d’économie.

La future piscine du fort de Brégançon sera démontable, profonde de 1,20 mètres, mesurera 10 mètres sur 4 et coûtera, selon l’Elysée, 34.000 euros.

Pour justifier ce coût, les services de la présidence assurent que cet aménagement permettra d’économiser 60.000 euros, « soit le coût de deux embarcations de la gendarmerie nationale, d’ordinaire dévolues au sauvetage en mer, et qui sont mobilisées l’été pour la protection du président« . L’idée étant pour le Président, après avoir fait la Une de Paris Match en maillot,  d’éviter de s’exposer aux papazazzis lors de ses baignades… La mini-plage du lieu de villégiature présidentiel n’est en effet pas « vraiment privée », selon l’Elysée. Le président a-t-il une difformité à cacher ?

Le couple présidentiel n’a plus l’âge pour le tennis

Aucune rénovation du terrain de tennis de la résidence de la Lanterne, dont Emmanuel Macron s’est régulièrement plaint de l’état, n’est au programme.
Vu la polémique sur la piscine de Brégançon, « là, je crois qu’on ne va pas y toucher« , lâche un ami anonyme du chef de l’Etat, tant le projet de la piscine de Brégançon a rapidement indigné,  dès son fuitage.

De nombreux responsables politiques ont jugé inutile une telle dépense, même si elle doit être intégrée au budget de 150.000 euros annuel prévu pour le financement de ce site, en baisse par rapport aux années précédentes (200.000 euros), mais pareillement à la charge des Français, même indirectement.

L’Elysée n’a pas de ressources propres autres que l’impôt
Avec l’arrivée à l’Elysée du couple Macron, qui s’est rendu pour la première fois à Brégançon début mai, c’est en effet la présidence qui a repris en main le Fort de la commune de Bormes-les-Mimosas. François Hollande, qui avait délaissé le site pour l’ouvrir au public, avait en effet confié sa gestion au Centre des monuments nationaux (CMN).

Ce qui va changer à la rentrée 2018 dès l’école primaire

Dictée, maths, « Marseillaise » et quoi d’autres ?…

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« Les grandes lignes des propositions du Conseil supérieur des programmes au ministre de l’Education nationale sont connues.
Jean-Michel Blanquer avait annoncé, fin mai, qu’il voulait « remuscler » les programmes scolaires « de la maternelle à la troisième ». Le Conseil supérieur des programmes (CSP), missionné par le ministre de l’Education nationale à la fin janvier, vient de rendre sa copie. Voici ce qu’il suggère de changer à la rentrée prochaine.

En français, une dictée par jour
Le Conseil supérieur des programmes préconise que les enseignants proposent à leurs élèves une dictée par jour.
Il recommande également d’enseigner à nouveau la conjugaison complète du passé simple, et non plus de se limiter aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel.
En grammaire, les termes COD (compléments d’objet directs), les COI (compléments d’objet indirects) et les compléments circonstanciels devraient faire leur retour, pour plus de limpidité.

En matière d’apprentissage de la lecture, le CSP insiste sur le fait que la méthode syllabique reste la règle pour l’apprentissage de la lecture. Et à propos de lecture, le CSP souhaite que les élèves lisent de cinq à dix œuvres littéraires par an en classe du CP au CE2.

La présidente du CSP, Souâd Ayada, insiste pour que les élèves s’entraînent davantage à l’écriture en cours. « Les élèves n’écrivent pas assez, déclare-t-elle. Le cours se réduit souvent à un document collé dans le cahier. »

En maths, les quatre opérations dès le CP

Addition, soustraction, multiplication et division : le Conseil supérieur des programmes souhaite que les quatre opérations mathématiques soient étudiées dès le CP. « Il ne s’agit pas de les maîtriser tout de suite, mais de comprendre leur sens« , explique la présidente du CSP.

Le conseil suggère aussi « d’accorder très tôt une place à la résolution de problèmes, aux automatismes et aux calculs » et de faire réaliser des démonstrations aux élèves en classe.

En éducation civique, la « Marseillaise » par cœur

Le Conseil supérieur des programmes liste trois priorités au programme d’enseignement moral et civique : « respecter autrui », « acquérir et partager les valeurs de la République » et « construire une culture civique ».
Le conseil fixe des objectifs d’apprentissage par année : savoir chanter par cœur le premier couplet de la Marseillaise en CE2 et connaître le fonctionnement de l’Assemblée nationale et du Sénat en CM2.

Migrants : l’italien Matteo Salvini dénonce l' »arrogance » de Macron

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A 24 heures d’un mini-sommet européen sur les migrations qui s’annonce agité, Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur, ci-dessus à gauche, a vivement dénoncé l’« arrogance » du président français Emmanuel Macron, samedi.

Enumérant les chiffres d’arrivées des migrants en Italie et le coût que cela a représenté pour ce pays, Salvini, qui est aussi le patron de la Ligue, sorti vainqueur des élections, a dit s’étonner que cette situation ne soit pas considérée comme un problème pour « l’arrogant président français ».

« Nous l’invitons à arrêter les insultes et à démontrer sa générosité avec des faits en ouvrant les nombreux ports français et en arrêtant de refouler des femmes, des enfants et des hommes à Vintimille« , à la frontière entre la France et l’Italie, a déclaré Salvini, cité par sa porte-parole.

« Si l’arrogance française pense transformer l’Italie en camp de réfugiés pour toute l’Europe, peut-être en versant quelques euros de pourboire, elle se fourvoie complètement », a-t-il conclu.

La France et l’Espagne ont proposé la création de centres fermés en Europe pour gérer les migrants débarquant de Méditerranée.

Ce n’est pas la première fois que  Salvini dit son fait à Macron. Il avait dénoncé notamment l' »hypocrisie » du président français après son long silence et des leçons à son voisin italien pour son refus d’ouvrir ses ports récemment à l’Aquarius, un navire de SOS Méditerranée, affrêtée par une triade de passeurs organisée en association supranationale et sans légitimité.

Vendredi, il a de nouveau appelé le président français â plus de retenue après que celui-di eût dénoncé la « lèpre » nationaliste en Europe.

« Nous sommes peut-être des populistes lépreux, mais moi les leçons je les prends de qui ouvre ses ports. Accueillez les milliers de migrants et après on en reparlera« , a lancé vendredi M. Salvini à l’adresse du président qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter.

Macron ne comprend pas « les gens qui sont rien » aussi bien que le milliardaire François Pinault

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Le milliardaire François Pinault estime qu’Emmanuel Macron « ne comprend pas les petites gens »

« J’ai peur qu’il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes« , explique l’homme d’affaires dans un portrait publié par le magazine « M ».
Fondatrice du groupe Kering, la famille Pinault se classe au septième rang des fortunes françaises, avec 19 milliards d’euros.

Dans un entretien à ce magazine paru vendredi 22 juin, le collectionneur milliardaire François Pinault, réputé très proche de l’ancien président Jacques Chirac, tout en apportant son soutien à l’ex-banquier, estime que l’actuel locataire de l’Elysée « ne comprend pas les petites gens ».

François Pinault se montre inquiet de la politique menée par le président de la République. « J’ai peur qu’il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes« , poursuit l’homme d’affaires, qui figure parmi les plus grosses fortunes de France.

Le collectionneur envisage de s’implanter en Chine
Le Monde rappelle que François Pinault avait confié en 2012 avoir voté pour François Hollande, tout en soulignant son amitié ancienne avec Jacques Chirac. « Juste avant de partir à New York, il est passé voir Jacques Chirac rue de Tournon, dans l’ancien hôtel particulier qu’il a mis à disposition de l’ancien président et de son épouse », écrit le journal.

Emmanuel Macron se fait cataloguer comme « président des riches »… par un multimilliardaire…

Le parti du président monte au créneau

La petite phrase du milliardaire a été immédiatement condamnée par les macroniens. Sur Twitter, le patron du groupe LREM à l’Assemblée, Richard Ferrand, a raillé : « Le surréalisme involontaire recèle des ressorts comiques qu’il était temps d’explorer. Nul doute que seuls les milliardaires peuvent comprendre les autres , ironise l’ex-président des Mutuelles de Bretagne: la commisération procure un supplément d’âme qui ne s’achète pas. »

Le député d’Ille-et-Vilaine Florian Bachelier s’est également porté au secours de Jupiter: « La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat » ? Hâte de rencontrer ce soir à Rennes Monsieur Pinault pour échanger sur la meilleure façon de lutter contre les conservatismes

Richard Ferrand ne croit pas parvenir à former les bleu-bites vaniteux de LREM d’ici la mi-mandat

Un an après l’arrivée massive de députés néophytes LREM à l’Assemblée, leur chef de file Richard Ferrand a avoué qu’il réfléchit à « passer la main » à mi-mandat 

blog calin-ferrand-macron.jpgLe candidat Macron avait annoncé son intention de renouveler son personnel d’encadrement à la mi-quinquennat, soit fin décembre 2019. « Il faudra remettre à plat et en cause l’ensemble des responsabilités » exercées par des « marcheurs » à l’Assemblée, conformément à l’engagement pris il y a un an, a rappelé R. Ferrand, prévenant toutefois, dans un entretien lundi au Figaro, que cela « ne veut pas dire organiser une vidange intégrale ».

Le député du Finistère et ancien ministre déplacé pour cause de problèmes judiciaires sera-t-il candidat à sa succession à la tête du groupe LREM ?

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« Ça, nous verrons en son temps (…) Reparlons-en dans un an ! L’esprit des choses serait que je passe la main« , répond-il. Présider le groupe majoritaire, « ce n’est pas un chemin pavé de roses tous les jours », mais « les choses sont bien partagées entre difficultés et satisfactions« , nuance Ferrand, visiblement incertain sur son avenir.

Il y a un an, « on nous promettait les pires difficultés. Or, les textes de transformation adoptés démontrent qu’il y a bien, après débats, une unité de pensée et d’action qui s’élabore au sein de notre groupe » de 312 membres, se flatte-t-il : puisque, pendant un mois, il a été ministre de la Cohésion des territoires, jusqu’à la révélation d’une magouille politico-financière, il n’a pas participé directement au recrutement des godillots de la majorité présidentielle. 

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La Commission Nationale d’Investiture d’En marche!, présidée par Jean-Paul Delevoye, était composée de 9 membres et 2 suppléants (Catherine Barbaroux, Jean-Marc Borello, Christine de Veyrac, Anne Emery-Dumas, Jean Launay, Audrey Manuby, Cédric O, Agnès Pannier-Runacher, François Patriat, Margaux Pech, Marlène Schiappa), réunie pour la première fois le 16 février 2017.

Il existe dans le groupe « des sincérités divergentes, mais aucune volonté de nuire au travail commun ».

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Ferrand ne peut le nier et c’est pourquoi il compare la démarche d’Emmanuel Macron, « la création d’un rassemblement autour d’un socle de valeurs, d’une vision et d’une démarche », à « ce que le général de Gaulle a cherché à faire en 1958 ».

Avec le groupe MoDem allié (47 membres), Ferrand reconnaît que « parfois, il y a des divergences » mais « les collègues ont appris à se connaître, à s’apprécier, et les échanges s’améliorent chaque jour ». D’autres diront que les fortes têtes sont rares, mais qu’elles sont matées. Le vote du député Jean-Michel Clément, 63 ans, contre le projet de loi asile-immigration en avril  a entraîné sa mise en retrait du groupe LREM. Et, depuis ce lundi, jour anniversaire de l’élection de la nouvelle Assemblée, cet ex-socialiste de la Vienne siège parmi les non-inscrits, est-il écrit sur le site de l’Assemblée.

Son groupe « n’est pas caporalisé, »

 

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a nié la porte-parole des députés LREM, Olivia Grégoire, 40 ans, chargée de mission auprès du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, sur Europe. Il « n’y a pas une ligne doctrinaire à laquelle nous serions contraints de nous tenir, assure-t-elle bien qu’elle soit l’illustration du contraire ». « Je me rappelle des procès en ‘godillerie’ qu’on nous faisait il y a un an; force est de constater qu’aujourd’hui on est capable de s’émanciper un peu« , a ajouté la députée de Paris.<br>Maintenant, « j’ai le sentiment d’un groupe très énergique et c’est plutôt sain, même si parfois ça peut frotter un peu« , a conclu O. Grégoire, qui est désormais en couple avec …Manuel Valls, 56 ans.<br>Les godillots, c’est les autres?<br>Résultat de recherche d'images pour "grégoire Olivia"Le président de la République a foiré son opération séduction devant les Mutuelles de France. Dans une vidéo d’une réunion de travail à l’Elysée, diffusée sur les réseaux, le chef de l’Etat s’agace du « pognon de dingue » dépensé pour des aides sociales. Mais qui plaide avec assurance à la matinale d’Europe 1 que « la forme peut froisser, mais que l’essentiel c’est le fond, », c’est une députée LREM de Paris …Olivia Grégoire.

Françoise Nyssen a un problème avec « les mâles blancs »

«Quand la télévision d’Etat veut rééduquer le peuple»

L’ex-éditrice de province a vite viré sa cuti au virus du microcosme parisien branchouillard.

blog -Nyssen F-editions-actes-sud.jpgFrançoise Nyssen a présenté lundi 4 juin sa réforme de l’audiovisuel public. Fondatrice de Viv(r)e la République, mouvement citoyen laïc et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l’indispensable universalité de nos valeurs républicaines, Céline Pina épingle la ministre de la Culture franco-belge (elle a la double nationalité) pour son projet de faire de la télévision un outil de propagande politiquement correcte.

La rééducation du peuple confiée à la télé d’Etat ! On avait pas vu ça depuis la belle époque des totalitarismes, Mao, sa révolution culturelle et son ‘Petit livre rouge‘, l’Union soviétique et l’art marxiste-léniniste ou les Khmers rouges, purificateurs du Cambodge, face à la civilisation urbaine et bourgeoise, plus sanguinaires que leurs modèles maoïstes et autres soviétiques ? Alors que même la Corée du Nord semble vouloir s’ouvrir à la démocratie, la France de Macron réaffirme sa volonté de faire marche-arrière. <br>Vous trouvez que cela fleure bon la mesure de sauvetage ultime du bien et du beau à l’occidentale, mais vous vous trompez : le jeune guide suprême français entend nous replonger dans le dogmatisme à l’ancienne ! La rééducation d’un peuple moisi, fainéant, cynique et inculte, c’est la mission qu’il fixe à sa ministre de la culture (petit ‘c’). Elle a choisi de donner s’en prendre à l’audiovisuel : lutte contre les ‘fake news’, promotion de la parole officielle jupitérienne et retour à l’ORTF … 

Se fondant sur le postulat selon lequel une partie des Français est «hautement réactionnaire», Françoise Nyssen a donné mission à l’audiovisuel public de «changer les mentalités sur le terrain».

L’audiovisuel public doit donc devenir «le miroir de nos différences» – une variante de la ‘diversité’ et celles-ci ne sauraient être que raciales: la notion de ‘race’ sera-t-elle réhabilitée ? La diversité est ainsi devenue un terme permettant aujourd’hui d’évacuer le social pour ne privilégier que le racial

Voilà pourquoi Delphine Ernotte est félicitée par la ministre pour ses propos de 2015 sur les «mâles blancs» trop nombreux à l’antenne.

Cette rhétorique raciale des ‘Indigènes de la République’ envahit le discours de notre gouvernement.

Ses représentations et son fond d’écran intellectuel refont surface, au risque de barrer les promesses d’innovation du candidat Macron. Un travers qui, alimenté par le président Macron soi-même, creuse un fossé entre un pouvoir culpabilisateur et qui ne craint pas d’exprimer son mépris du peuple, et la plupart des Français.

Mais surtout, on aimerait savoir ce que Françoise Nyssen va bien pouvoir inventer pour accentuer encore l’orientation très idéologique du service public

<br>Il suffit d’écouter France Inter ou France culture par exemple pour constater que quand on pense diversité, ce ne sont pas d’opinions et de propositions dont on parle. L’idéologie marxiste du service public a fait beaucoup pour la promotion du discours raciste des Indigènes de la République, préférant mettre en avant des Rokhaya Diallo, Nacira Guenif (universitaire qui brouille les pistes sur les questions de genre et d’ethnicité ) et autres Houria Bouteldja, plutôt que Tania de Montaigne. Le rappeur Médine en ‘prime time’ ?

<br>Il a fait aussi beaucoup pour assurer le rayonnement des frères musulmans, au premier rang desquels Tariq Ramadan. Bref, il marque un penchant indigéniste et islamo-gauchiste assez assumé. Le problème n’est pas seulement que cette frange raciste, obscurantiste et haineuse ait du temps de parole. Après tout, ils représentent une idéologie qui est en train de mettre le feu au monde et de déconstruire notre société. De fait, ils sont une force constituée et on ne peut l’ignorer. De là à instituer ces théoriciens du racisme et leurs homologues radicalisés en «camp du bien» faisant des procès de Moscou à tout ce qui ne pense pas comme eux, il y avait un pas, de là à déconsidérer et à caricaturer les laïcs et les défenseurs de la République, il y avait un abîme. Notre ministre les a franchis.

<br>Ainsi, à l’heure où l’audiovisuel public crève de trop d’idéologie, la ministre propose d’en faire un corset moral pour population déméritante (« gens qui ne sont rien » et « fainéants’), incapable de penser par elle-même, le tout avec une nuance de mépris de classe.

<br>Bien entendu, elle cible avant tout la jeunesse. On la dit en perte de repères : la tâche n’en sera que plus facile. Et, après tout, si on veut changer un peuple qui ne convient pas, il faut en modeler la descendance plutôt que s’acharner à redresser ce qui est courbé. Or, redresser veut dire, ici, ré-éduquer, c’est-à-dire gauchir.

Alors, trop réactionnaires les Français ?

Et que dire d’une ministre issue de la société civile – une non-élue, jamais et nulle part – qui méprise ceux dont dépend sa légitimité par la grâce de Jupiter – un élu du fait du hasard, et qui prend dans leur poche de quoi financer leur rééducation idéologique, alliant ainsi le cynisme au mépris?

Qui sont ces gens qui veulent faire croire qu’ils sont le nouveau monde et qui ont l’air juste de rejouer les années 30, inconscient des lendemains qu’ils préparent.

Mais surtout, que de rideaux de fumée derrière ces discours pompeux et ridicules. <br>Car, la vérité, c’est que l’Etat veut réaliser des économies, chiffrées entre 250 et 500 millions d’euros d’ici à 2022 et que tant d’idéologie mal placée est en fait au service d‘une gestion comptable, sans vision.

<br>Car si vraiment la ministre pensait à la jeunesse, alors elle devrait combattre les marchands de haine, les trafiquants de ressentiment et les nourrisseurs d’échecs. Les discours des Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo et Yassine Belattar, dont ce pouvoir fait tellement cas, sont une catastrophe dans les banlieues. Victimisation et logique de vengeance deviennent le seul lien social en dehors de l’appartenance communautaire. De plus en plus de jeunes dans les quartiers sont liés à leur communauté de race et de religion et n’ont plus de rapport avec le reste du monde que via la violence et le rejet. Mais Macron n’est-il pas lui-même coupé de la vraie vie ? Cela envoie les communautaristes droit dans le mur et ils ne sont pas conscients d’être souvent une des causes de leur propre relégation.

<br>Alors, quand le faible niveau d’éducation, l’acculturation, les difficultés du quotidien enferment les personnes dans des discours formatés où  le plus récurrent est la victimisation et le rejet de la faute sur le premier autrui qui passe, il est peu constructif de participer à cet enfermement en le légitimant par un «approuvé par la télé». « Vu à la télé », disent les marchands de lessive. Nyssen a confié l’intérim de sa maison d’édition, Actes Sud, à son mari Jean-Paul Capitani, un agronome, aux côtés de Bertrand Py (directeur éditorial) et de leurs trois filles. A propos de lessive, sa librairie arlésienne est soutenue par un restaurant marocain et un hammam dans le même bâtiment en bordure de Rhône.

<br>Dans ces quartiers difficiles qui poussent au communautarisme, la remise en cause est limitée, car quand on vit dans la précarité, l’effondrement intime est toujours à craindre. Seul(e) au milieu de ses semblables en perdition.

Ainsi l’échec scolaire, c’est la faute de l’école ; le chômage, la faute de la société raciste ; la violence, la faute de la police ; la délinquance, la faute des promesses trahies de la République…

<br>En revanche, personne pour expliquer que dans ces zones de relégation sociale, la société des « mâles blancs » et la démocratie sociale portent à bout de bras nombre de familles

<br>Elles financent, entre HLM, RSA, CMU, AME, APL, allocations familiales et aides diverses, des sommes considérables pour aider à payer le logement, la santé, l’éducation des enfants, leur habillement (ARS) et leurs loisirs (avec le parascolaire)… Et contrairement à ce que Madame Nyssen semble penser, perdue dans ses livres, rappeler cette réalité n’est pas réactionnaire mais «inclusif»: le problème, c’est que ces familles n’ont aucune idée des efforts que l’ensemble de la société – à majorité blanche – consent; ils n’ont pas les moyens d’évaluer ce qui leur est donné – par solidarité, voulue ou arrachée – et les considèrent comme un dû, non comme un des effets de notre contrat social. Le pire, c’est qu’ils ne veulent pas le savoir, tant on leur rebat les oreilles avec l’anti-colonialisme, voire le néo-colonialisme. Le Blanc paie ses dettes…

<br>Or, il devient urgent de faire prendre conscience à ces assistés que cet argent que la société investit sur eux est, d’un côté, un geste de reconnaissance et, de l’autre, une marque d’appartenance. Mais comment y parvenir, si la ministre n’a pas la conscience que c’est parce que nous avons en commun un idéal et un projet que nous sommes liés les uns aux autres en tant que citoyens. Sans ce bien commun, pas de socle pour la solidarité et la protection n’est plus liée à un contrat social, mais à la capacité financière personnelle de chacun, aux assurances privées qu’il est en mesure de payer. Dans une société qui se fonde sur la mise en avant de différences irréductibles, il n’y a pas de solidarité entre les citoyens, juste de la concurrence entre communautés constituées et l’on n’a rien en partage d’autre que des comptes à régler. C’est dans ce climat que prospère l’extrême gauche. Les gauches ont la responsabilité de véhiculer – à des fins électoralistes, voire révolutionnaires – l’idée que la solidarité n’est pas citoyenne, mais communautaire.

Plutôt que de vouloir rééduquer les Français, la ministre de la culture devrait se préoccuper de transmettre l’universalisme de nos principes et idéaux et rappeler ce que nous avons en partage, qui fait de nous des compatriotes, ce domaine public qui est notre monde commun.

Nyssen va dans le sens de la haine des Blancs, mâles ou non, à tout propos, et non plus seulement de la colère à l’ancienne.

‘Fake news’ en Une de ‘Time’ : la fillette en pleurs n’a pas été séparée de sa famille, révèle le Honduras

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« La fillette, qui va avoir deux ans, n’a pas été séparée » de ses parents

La responsable de la direction de protection des migrants au ministère des Affaires étrangères du Honduras, Lisa Medrano, dénonce ainsi un montage malveillant de la presse américaine. L’enfant n’a pas été retenue avec sa mère dans un centre pour migrants, contrairement à l’affirmation du magazine pro-démocrate.

Le père de la fillette, Denis Varela, a également confirmé au Washington Post que sa femme Sandra Sanchez, 32 ans, n’a pas été séparée de la petite Yanela et que les deux sont actuellement retenues dans un centre pour migrants dans la ville de McAllen, au Texas.

Time a édité la photo de la petite fille pour la montrer seule, sur un fond rouge, et l’image a été largement reprise sur la presse partisane internationale et les réseaux sociaux par les opposants à Trump pour dénoncer sa politique, depuis abandonnée, de séparer les familles d’immigrants clandestins à la frontière.

Cette image, prise par le photographe John Moore, a largement contribué à manipuler l’opinion. « Je savais qu’à la prochaine étape de leur voyage, dans ce centre de rétention, elles allaient être séparées« , a-t-il raconté, laissant penser que Yanela allait subir le même sort que les plus de 2.300 mineurs séparés de leurs parents entre le 5 mai et le 9 juin, en vertu de la politique de « tolérance zéro » du président américain. Un amalgame validé par le magazine américain.

Depuis, Donald Trump a permis à sa femme de se mettre en valeur sur cette politique, très critiquée aux
Etats-Unis et à l’internationale. Il a repris la main en signant mercredi un décret mettant fin à ces séparations.

Brigitte Macron ne souffre pas de manger dans la vaisselle de Hollande

 

 

Combien nous a coûté la nouvelle vaisselle de l’Elysée ?

imageLa « ménagère » commandée par la présidence sera facturée 50.000 euros, estime la directrice générale de la Cité de la céramique Sèvres et Limoges.

La sexagénaire a un fort besoin d’un coup de jeune

A l’Elysée, le renouvellement de la vie publique passe par une commande d’un nouveau service de table d’exception à la Manufacture nationale de Sèvres, ex-Manufacture royale… Cette nouvelle vaisselle doit remplacer les deux services actuellement utilisés, le service Capraire, datant de René Coty, dans les années 50, et le Constellation, commandé sous la présidence de Jacques Chirac. Le service de l’Intendance et de l’Argenterie de la présidence assure que cette porcelaine vieillissante présenterait des signes d’usure. Sachant que Chirac était encore chef de l’Etat en 2007, les nouveaux locataires ne font pas la pub de la Manufacture de Sèvres, en suggérant que sa prestigieuse vaisselle n’a pas tenu le coup 15 ans !

Mais combien a coûté ce nouveau service ? Un caprice onéreux.

Ce futur service Bleu Elysée servira pour les grandes réceptions de 230 à 270 couverts, indique le JDD. Il comprendra « 900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain, soit 1.200 pièces ». Sur la vaisselle figureront des dessins en plan des bâtiments de la présidence, réalisés par l’artiste Evariste Richer. Brigitte Macron, qui reçoit régulièrement sa nombreuse famille à l’Elysée, ne la sortira pas pour elle, pense-t-on. 

Des assiettes à 50.000 ou 500.000 euros ?
<br>Les nouvelles assiettes de la présidence vont coûter 50.000 euros. rapporte le JDD.  

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           Brigitte est-elle une femme moderne ?               Ses longueurs de jupes sont trompeuses…

« Une enveloppe essentiellement consacrée à la rémunération des artistes », précise aussitôt le journal, sous la pression populiste ambiante.

Cette coquette somme ne sera toutefois pas déboursée par le palais. Non pas parce que « c’est l’Etat qui paie », selon la fameuse formule de François Hollande, mais parce que le ministère de la Culture et l’établissement public de la Manufacture de Sèvres devront l’offrir au Palais, précise l’hebdomadaire. <br>Selon Le Canard enchaîné, la facture serait plutôt de 500.000 euros. Le journal libertaire souligne que les assiettes les plus simples sont facturées 400 euros pièce par la manufacture et que les modèles contemporains peuvent dépasser 500 euros.

Cette nouvelle vaisselle ne coûtera « que » 50.000 euros, dix fois moins cher, contredit Romane Sarfati, la directrice générale de la Cité de la céramique Sèvres et Limoges. « Les attributions de pièces de la Manufacture pour les besoins de la présidence de la République, dont ce nouveau service, font partie de ses missions. »
<br>Et le palais de « l’Elysée ne sera donc pas facturé pour cette commande », assure la patronne de la manufacture, qui dépend du ministère de la Culture et qui est « financée à 60% par l’Etat » via des subventions.

J’ai simplement demandé une enveloppe supplémentaire de 50.000 euros

Cette somme sera attribuée aux deux artistes finalistes qui ont fait des esquisses, ainsi qu’au lauréat pour la conception et la réalisation du projet retenu par la présidence.
<br>Ouf ! Le contribuable français ne sera pas destinataire de la facture. Comme chacun sait, l’Etat, ce n’est pas le petit peuple soumis aux impôts divers qui font tourner le moteur hybride du char présidentiel…

Après, c’est le tour du mobilier ? Qu’est-ce que ce serait si l’épouse avait le statut de ‘première dame’ !

Une étude du ‘think tank’ socialiste Terra Nova, pour LREM, jugée raciste

« De la mauvaise foi; totalement ridicule », évacue son directeur

Quetionnaire en ligne réalisé pour En marche.Publiée le 8 juin par le groupe progressiste de réflexion Terra Nova, cette étude en ligne destinée à des adhérents de la République en marche, fait rugir les réseaux sociaux et la classe politique française. « De la mauvaise foi », juge le directeur du groupe de réflexion, Thierry Pech, ancien directeur de la rédaction du magazine Alternatives économiques, magazine traitant de questions économiques et sociales de manière biaisée. Juliette Méadel, secrétaire nationale du PS, ex-secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes de François Hollande et porte-parole du  sans avoir jamais été élue députée, a été brièvement, jusqu’au 8 novembre 2013, directrice générale.

« On ne se sent pas chez soi comme avant »« Il y a trop d’immigrés en France »« Les chômeurs peuvent trouver du travail s’ils le veulent vraiment » : le questionnaire en ligne, intitulé « La République en marche, anatomie d’un mouvement » et rédigé par le think tank Terra Nova vise à mieux connaître les adhérents de La République en marche,  mais surtout, la polémique qu’il suscite démontre que la gauche communautariste fait obstacle à la liberté d’expression, singulièrement à tous les sujets qui permettraient une meilleure maîtrise de la crise migratoire. 

Exemple de questions dans le questionnaire de Terra Nova pour La République en marche.
Exemple de questions dans le questionnaire de Terra Nova pour La République en marche. (capture d’écran)

Les quelque 30.000 militants sont invités à réfléchir graduellement à leur positionnement, de « tout à fait en désaccord » à « tout à fait d’accord ». Parmi cet inventaire à la Prévert, on trouve aussi bien  : « La France doit avoir un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections » que « L’islam est une menace pour l’Occident ».

« C’est une rhétorique rance, et c’est extrêmement grave. Je combats cette approche-là, pour moi il n’y a que des Français », déclare Rachid Témal, sénateur du Val-d’Oise, à franceinfo.

Une question révolte particulièrement Rachid Témal, apparatchik socialiste, vice-président du groupe PS au Sénat et sénateur du Val-d’Oise : « Les enfants d’immigrés nés en France sont-ils des Français comme les autres ? »« C’est une rhétorique de l’extrême droite, les Français ‘de souche’ et les Français ‘de papier’. Voilà ce qu’induit cette question. La République en marche assume cette étude », a jugé ce fils d’immigrés chez qui la référence à ses origines suscite un réflexe de plainte pour diffamation et incitation à la haine raciale.

« C’est totalement ridicule », se défend Terra Nova

Le parti La République en marche se défausse en renvoyant à Terra Nova,  qui a proposé, payé et formulé le sondage. A croire que le parti du président n’aurait pas accepté sa diffusion ! Son directeur Thierry Pech dénonce, sur franceinfo, un faux procès : « C’est totalement ridicule. Terra Nova est connu pour des positions en faveur du droit d’asile, d’une politique plus ouverte en matière migratoire. Et aujourd’hui on nous fait un procès en racisme, c’est absurde », a avancé Thierry Pech.

« C’est soit de la mauvaise foi, soit de l’incompétence et de l’ignorance mélangées, » insiste Thierry Pech, directeur de Terra Nova sur franceinfo. Il assume donc cette étude dont les résultats seront connus à l’automne. Pour lui, cette méthode d’étude existe depuis plusieurs années : « Ce sont des questions qui sont notamment posées par le Cevipof. Si vous jugez que cette enquête est raciste, vous jugez que beaucoup d’enquêtes depuis dix ans le sont aussi. Ce n’est pas sérieux », a-t-il conclu.

Améliorer la connaissance du mouvement

Le but de cette étude est officiellement d’« améliorer la connaissance du mouvement » et des 30.000 militants et 400.000 adhérents. Cette étude, menée par le directeur de Terra Nova, Thierry Pech, les chercheurs à Sciences Po Marc Lazar et Thomas Vitiello, et le chercheur au CNRS et au Cevipof Bruno Cautrès, se fonde sur un questionnaire envoyé à quelque 30.000 militants.

Il est aussi demandé dans cette étude de noter de 0 à 10 Emmanuel Macron sur certaines affirmations, du type « Il accepte facilement d’être contredit »« Il est éloquent, il a des talents oratoires », « Il n’est pas assez sensible aux demandes des Français« 

Hidalgo a voulu sa mort :  » ‘Autolib’ devrait s’arrêter dans les tout prochains jours, » confirme Marie Bolloré

Alors que le Syndicat Autolib’ Métropole va proposer, jeudi, de résilier le contrat de délégation de service public qui le lie avec le groupe Bolloré,

la directrice de Blue Solutions, entreprise qui s’occupe des Autolib’  était l’invité de Jean Leymarie, mercredi 20 juin. <br>Autolib’ est un service d’autopartage de voitures électriques en libre-service disponible dans l’agglomération parisienne. Initié par Yves Contassot, le projet a été porté par le maire socialiste Bertrand Delanoé qui en a fait un de ses chevaux de bataille lors des municipales de 2008 à Paris.  C’est son conseil municipal qui a confié la conception des Bluecar utilisées, ainsi que l’exploitation du service, pour une durée de 12 ans, au groupe industriel Bolloré par le syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole (SAVM), un syndicat mixte ouvert, regroupant des collectivités et des établissements publics. La société Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré, remporta en effet la procédure l’appel d’offres.

 

Lancé en 2011, le service Autolib’ est assuré, en août 2017, au moyen de 3.907 véhicules répartis dans 1.100 stations couvrant à l’origine 102 communes de l’agglomération parisienne.

Image associéeAlors que l’autopartage de véhicules électriques fonctionne correctement ailleurs en Europe, en France Autolib’ se révèle fortement déficitaire dès 2017.

Image associéeLe prestataire ne devait pas avoir à solliciter d’aides publiques et devait même apporter 56 millions d’euros de bénéfices par an, mais l’entretien des véhicules s’est révélé plus coûteux que prévu, du fait notamment de l’état de saleté et de dégradation dans lequel les usagers laissent les voitures, quand ils ne les squattent pas, ce qui pourrait interpeller la Mairie de Paris. En 2018, le groupe Bolloré annonce que le service public produit 50 millions de pertes annuelles. En juin 2018, en raison de la dette considérable, la mairie de Paris déclare envisager une alternative à Autolib’. Selon Le Monde, la dette d’Autolib’ et du groupe Bolloré s’élève à 293,6 millions d’euros. Des chiffres confirmés au quotidien par la mairie de Paris. 

Il y a « encore un léger espoir » du côté de Blue Solutions, l’entreprise du groupe Bolloré  – bête noire de la gauche – que le service ne s’interrompe pas. Marie Bolloré, sa directrice, a expliqué, mercredi 20 juin sur franceinfo, qu’en cas de résiliation du contrat d’Autolib’, le service s’arrêtera « dans les prochains jours »

Anne Hidalgo rejette l’entière responsabilité des surcoûts sur le groupe Bolloré. 

Image associéeOr, celui-ci lui a demandé, ainsi qu’aux autres collectivités utilisatrices du service, d’éponger la majorité de la dette d’ici à la fin de la concession avec la mairie, en 2023, singulièrement en conséquence des incivilités non maîtrisées à Paris et les communes affiliées au service. Si le contrat d’exploitation d’Autolib’ prévoit que le concessionnaire apure une dette maximale de 60 millions d’euros, Vincent Bolloré a demandé aux collectivités publiques de payer 46 millions d’euros par an pour combler le reste du gouffre budgétaire. Une exigence « abracadabrantesque » pour la maire de Paris. Résultat : « la délégation de service public » pour Autolib’ à Paris « n’est plus à l’ordre du jour », a-t-elle expliqué mercredi dans un entretien au Journal de l’automobile.

Résultat de recherche d'images pour "autolib deterioré"Mais dans un communiqué de vendredi dans la soirée, le groupe Bolloré a rappelé que l’autre option, celle d’une résiliation du contrat par le syndicat gestionnaire, coûterait 300 millions d’euros aux collectivités, soit encore plus cher, en raison de clauses prévues dans ce contrat.

Le syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole proposera jeudi 21 juin aux 98 communes qui le composent, dont Paris, de résilier le contrat conclu avec le groupe Bolloré pour gérer ce dispositif. Cette annonce intervient alors qu’Autolib’ est confronté à une dette abyssale, que les collectivités locales ne veulent pas absorber.

franceinfo : Est-ce que c’est fini Autolib’ ?

Résultat de recherche d'images pour "autolib deterioré"Marie Bolloré : Nous avons encore un léger espoir. Nous allons attendre le vote demain. C’est l’intérêt d’avoir toutes les communes. La proposition de résiliation vient du syndicat mixte. Nous verrons si toutes les communes sont d’accord avec cette proposition.

Si le service s’interrompt, qu’en est-il des abonnés ?

Le service s’arrêtera au jour de la résiliation. Nous recevrons sans doute dans les prochains jours la notification de résiliation de la part du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM) et ensuite le service s’arrête. Si le syndicat le souhaite, nous pouvons opérer en régie, c’est-à-dire que nous serons mandatés comme un prestataire et rémunérés pour cette fonction le temps qu’ils le souhaitent. Nous y sommes prêts.

Est-ce que ce n’est pas un chantage que vous êtes en train de faire ? Parce qu’aujourd’hui vous leur dites : « Soit vous payez, soit on arrête ».

Une borne Autolib à Paris. Ce&nbsp;service de voitures électriques en autopartage avait été lancé en 2011 sous Bertrand Delanoë.&nbsp;&nbsp;

Ce n’est pas un chantage. Nous tirons la sonnette d’alarme depuis plusieurs années. Il y avait quand même un troisième choix, ce dont ne parle pas le syndicat, qui était une négociation. Nous avons fait un comité de conciliation, nous n’avons pas trouvé d’accord. Nous avons continué à négocier, nous avons trouvé en avril un accord de principe que nous a donné le syndicat pour la poursuite du service avec des accords à la fois financier et de modalité. Puis, tout à coup, retour en arrière et le groupe Bolloré ne comprend pas : plus de nouvelles, c’est-à-dire qu’ils ne nous répondent plus. Ils ne sont plus à la table des négociations. Malheureusement, nous n’avions donc pas d’autres choix afin de ne pas creuser le déficit jour après jour parce qu’on perd presque 2 millions d’euros par mois, que d’envoyer cette notification de défaut d’intérêt économique.

Vous reprendriez les 250 salariés qui travaillent directement pour Autolib’ comme le demande la mairie de Paris ?

Pour nous, ce n’est pas un problème de savoir à qui sont les salariés. Est-ce qu’ils seront transférés ou pas ? Dans le contrat, ils seront transférés s’il y a une continuité d’exploitation. Aujourd’hui, on a entendu que les voitures allaient peut-être être supprimées, on n’a pas encore entendu que le service de recharge pour les véhicules tiers va être non opéré demain. Nous attendons une notification. Bien sûr, nous allons les reprendre mais pour les salariés le problème n’est pas ‘qui va les payer à la fin du mois’, c’est de dire ‘est-ce que je vais avoir un travail’ ? Vous savez très bien que le groupe Bolloré n’a pas d’activité automobile ou d’ambassadeur, de mécanicien ou d’électronicien en Ile-de-France.

ONU: Trump coupe les vivres au Conseil des droits de l’homme (CDH)

Le président américain justifie sa décision par la dérive gauchiste du CDH

blog -Trump a ONU.jpegLes options et actions partisanes du  Conseil des droits de l’homme n’ont échappé à personne et la représentante américaine auprès des Nations unies a formalisé la décision de la Maison Blanche en conséquence du caractère partial de l’instance, notamment envers Israël. Le secrétaire général de l’ONU (1997-2006), le Ghanéen Kofi Annan affirma lui-mêle que « la politisation a miné ses sessions à un tel point que la crédibilité déclinante de la commission fait une ombre sur la réputation du système des Nations unies dans son ensemble ». En 2006, il regretta expressément que le Conseil ne porte pas la même attention aux violations commises dans certains Etats que celles commises en Israël.

En  annonçant, mardi 19 juin, qu’il claque la porte du Conseil des droits de l’homme (CDH), un organe onusien basé à Genève, Washington met ainsi de la cohérence dans la politique internationale des Etats-Unis. Ce départ fait suite à la sortie d’un accord de libre-échange trans-pacifique, à celle de l’accord de Paris sur le climat, ainsi qu’à l’accord sur le nucléaire iranien. Il vient par ailleurs s’ajouter au retrait de l’Unesco, effectif depuis décembre 2017, et ne fait que confirmer la politique bi-latéraliste d’une administration soucieuse de remettre de l’ordre dans les organisations internationales, singulièrement en riposte à ses détracteurs.

blog -Nikki Haley, ambassadrice auprès de l_ONU et Mike Pompeo, secrétaire d_EtatL’annonce a été faite par l’ambassadrice américaine aux Nations unies (ONU), Nikki Haley, au côté du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, au département d’Etat. Les deux ministres n’ont pas hésité à qualifier cette institution d’« hypocrite », d’« égoïste » et d’être « une source d’embarras » pour les Etats-Unis, alors que ces derniers sont actuellement critiqués pour leur politique migratoire, entre autres procès menés par les soutiens d’Hillary Clinton, candidate démocrate clairement repoussée par la population et par une large majorité des grands électeurs  (304 contre 227).

Le CDH, « un cloaque de partis pris politiques »

Depuis son arrivée à la tête de la mission américaine à l’ONU, en janvier 2017, Nikki Haley avait laissé entrevoir cette logique d’un départ : Trump fait ce qu’il promet… Face à la résistance du CDH à se laisser réformer en profondeur – elle souhaitait pouvoir exclure les membres ayant commis de graves violations des droits de l’homme –, l’ambassadrice est donc passée à l’acte.

« Pendant trop longtemps, le CDH a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques », a-t-elle souligné, prenant l’exemple de membres tels que la République démocratique du Congo (RDC), qui y siège, tout comme au Venezuela, à la Chine, à l’Egypte ou à l’Iran.

Ce retrait « ne signifie en rien un désengagement des Américains en faveur des droits de l’homme », dont elle s’est fait le héraut. Mais elle a assuré que elle s’est bien gardée de mentionner l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis qui conduisent une offensive militaire depuis trois ans au Yémen qui a plongé le pays dans une crise humanitaire dramatique.

Le CDH est certes « imparfait », a admis l’ancienne diplomate américaine Suzanne Nossel, une membre la section américaine de l’ONGI partisane Amnesty International.. « Aucun instrument multilatéral ne peut être pur ou presque parfait », a-t-elle estimé. « Ses défauts sont les défauts des Etats membres qui sacrifient parfois les droits de l’homme au profit d’objectifs politiques ou économiques », a-t-elle banalisé, déplorant toutefois la décision de Washington.<br>Suzanne Nossel avait servi l’administration démocrate de Barack Obama, en 2009, pour la défense de la candidature des Etats-Unis à un siège au sein de l’institution créée en 2006 pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde.

Un parti-pris avéré contre Israël.Résultat de recherche d'images pour "trump CDH"

Les organisations de défense des droits de l’homme ont régulièrement dénoncé le CDH en tant qu’une instance contestable accueillant des Etats qualifiés d’autoritaires en son sein, tout en lui reconnaissant le bénéfice de l’ouverture d’enquêtes sur des violations des droits en Syrie, au Yémen, au Burundi, en Birmanie et au Soudan du Sud, ainsi que sa capacité à aborder des sujets clés comme la migration, le contre-terrorisme et la protection des femmes, des personnes LGBT, des personnes handicapées.

Washington reproche au CDH son parti-pris systématique à l’encontre Israël qui fait l’objet d’un point exclusif à l’agenda. « Cinq résolutions ont été votées contre [l’Etat hébreu]. C’est plus que toutes les résolutions confondues contre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie », a fait valoir Nikki Haley.

Le 18 mai dernier, le CDH s’était encore prononcé en faveur d’une enquête sur les ripostes d’Israël aux activistes palestiniens à Gaza. Cette prise de parti avait indigné la représentante américaine qui avait immédiatement dénoncé « un nouveau jour de honte pour les droits de l’homme ». En 2012, une enquête précédente portant sur la « colonisation » israélienne des territoires palestiniens repris militairement en 1967 avait provoqué le boycottage par l’Etat hébreu de l’examen périodique de la situation des droits de l’homme en Israël. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou n’a pu que saluer la décision américaine.

Avant Obama, l’administration républicaine de George W. Bush avait d’ailleurs refusé de siéger au CDH, ainsi que l’actuel conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, qui était alors ambassadeur à l’ONU mais déjà un fervent opposant au multilatéralisme.

Désengagement des Etats-Unis trop souvent accusés d’être les « gendarmes du monde »

Cette décision renforce les liens de Washington avec Israël, après le transfert  en mai – longtemps annoncé, puis reporté – de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnue  comme capitale de l’Etat hébreu, unilatéralement, mais aussitôt suivi par le Guatemala. Au moins six pays ont mené de sérieuses négociations avec les autorités israéliennes sur le déplacement de leurs ambassades à Jérusalem, a déclaré le Premier ministre d’Israël Benjamin Netanyahu. Le Honduras, selon des diplomates israéliens, est un des pays qui adopteront cette décision. Sans surprise, le président de l’Autorité palestinienne plaide contre d’autres transferts.

Ce transfert a entraîné la rupture des relations entre Washington et la partie palestinienne, alors que le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, doit pourtant présenter prochainement un projet de plan de paix. Les critiques palestiniennes ont entraîné en janvier une baisse drastique des fonds alloués par les Etats-Unis à l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

Ce désengagement « n’est pas un bon signal alors que les droits de l’homme sont massivement mis à l’épreuve », a jugé François Delattre, le représentant français à l’ONU (depuis le 15 juillet 2014), qui rappelle que « ce sont deux grandes personnalités française et américaine, René Cassin et Eleanor Roosevelt, qui ont écrit ensemble la Déclaration des droits de l’homme dont nous célébrons cette année le soixante-dixième anniversaire ». Ce qui ne justifie précisément pas les dérives du CDH.

Donald Trump a choisi de traiter du dossier des droits de l’homme dans ses tête-à-tête  avec les responsables de pays réputés pour leurs atteintes à ces droits fondamentaux. Ces évocations portent leurs fruits, puisque, après avoir soufflé le chaud  au cours d’une tournée en Asie en novembre 2017, stigmatisant la Corée du Nord, avant de réaliser la première rencontre historique avec son dirigeant, Kim Jong-un, à Singapour le 12 juin 2018. Après viendra le Vietnam ?<br> 

Le décret sur les routes secondaires à 80 km/h publié au JO, en dépit de l’opposition générale

Après des mois de controverse, la limitation de vitesse s’appliquera

Sont visées les routes secondaires à double sens, sans séparateur central, à compter du 1er juillet

Le décret d’application abaissant de 90 km/h à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur 400.000 kilomètres de routes secondaires à partir du 1er juillet a été publié dans la nuit de samedi à dimanche au Journal officiel, après des mois de controverse.

Cette limitation de vitesse s’appliquera sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit 40% du réseau routier français. Source de sempiternelles querelles, cette mesure vise à réduire la mortalité routière qui, après le plus-bas historique de 2013 (3427 morts, métropole et Outremer confondus), est repartie à la hausse entre 2014 et 2016. Cette tendance s’est inversée en 2017 (3684 morts, -1,4% par rapport à 2016).

Annoncée le 9 janvier dans le cadre d’un plan gouvernemental visant à faire baisser le nombre de morts sur les routes, cette mesure suscite une vive contestation de la part d’associations d’automobilistes et de motards, d’élus locaux et même de ministres doutant de son efficacité. Dans un sondage publié en avril, 76% des Français s’y déclaraient opposés.

Conscient du tollé qu’il allait susciter son entêtement, le Premier ministre Edouard Philippe s’est toujours dit « prêt à assumer l’impopularité » de cette disposition qui permettra, selon lui, de sauver 300 à 400 vies par an. 

Une « clause de rendez-vous » fixée au 1er juillet 2020

« Réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable enjeu de politique publique« , a-t-il ainsi répété le 18 mai, alors que la veille, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait préféré brandir un « joker » quand un élu l’avait interrogé sur le sujet.

Une « clause de rendez-vous » est fixée au 1er juillet 2020. « Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, (…) le gouvernement prendra ses responsabilités », a promis Edouard Philippe.

Face à la colère de leurs administrés, des sénateurs ont créé un groupe de travail pour évaluer « l’utilité et l’efficacité » de la mesure.

Ils préconisaient une application « décentralisée et ciblée », avec des routes limitées à 80 km/h choisies au niveau des départements en fonction de leur dangerosité. L’option n’a pas été retenue par le chef du gouvernement qui tient absolument à donner son nom à une loi ou décret.

Coût de l’ego d’Edouard : jusqu’à 12 millions…

« Le prix moyen pour changer un panneau est de 200 euros: 80 euros pour le panneau sorti d’usine, auxquels s’ajoutent 120 euros pour la pose », confie  Julien Vick, délégué général du Syndicat des équipements de la route (SER), qui regroupe notamment les principaux fabricants de panneaux de signalisation.

Ce sont les collectivités qui paient…  Le ministère précise sans honte que cette enveloppe de 6 à 12 millions d’euros ne comprendra pas l’installation de nouveaux radars.<br>Mieux, la facture ne sera pas payée directement par l’Etat, mais par les collectivités qui gèrent ces routes nationales et départementales.  Et les collectivités, c’est qui ? Double peine pour l’automobiliste et les autres, qu’ils empruntent ou non la route.

Migrants de l’Aquarius : Macron s’est laissé dicter sa conduite par des organisations supranationales et l’Espagne

La France traitera les demandes « au cas par cas, » concède Benjamin Griveaux…

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« Où sont passées mes lingettes, » demande l’ex-banquier qui, pour une fois, se retient de tripoter son interlocuteur de la main gauche

La France accueillera les migrants de l’Aquarius « s’ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, » renâcle le porte-parole du gouvernement lors de l’émission ‘Dimanche en politique’ sur France 3.

Benjamin Griveaux a estimé qu’il est « impossible » de déterminer combien de migrants de l’Aquarius seraient accueillis par la France, qui va examiner les situations « au cas par cas« .

« La France a toujours dit que s’il (l’Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s’imposerait. L’Espagne a pris ses responsabilités, il n’est pas question de concours », a expliqué B. Griveaux dans l’émission de la chaîne de service public.

On se laisse imposer des vies humaines, on réfléchit après

« On va voir quelles sont les différentes situations »… De force plutôt que de gré, la France « souveraine » accueillera des migrants de l’Aquarius que le nouveau gouvernement de Madrid a attirés  dimanche à Valence (Espagne), sans concertation préalable avec ses partenaires européens. 

« Ils viennent d’accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l’asile…« , tergiverse Griveaux. « On va voir quelles sont les différentes situations, on est sur de l’humain« , a-t-il martelé. Les socialistes espagnols l’ont-ils réalisé ?

Il faut selon lui « d’abord (régler) la question du traitement médical, de l’accueil, de remettre ces gens d’aplomb et ensuite l’examen » des situations, a précisé le porte-parole.

« La France prendra sa part, » a promis ce membre du premier cercle de Macron

Tandis que le président Macron se tient en retrait, c’est l’Espagne qui parle pour lui : La France a proposé d’accueillir une partie des migrants de l’Aquarius, a ainsi annoncé samedi le gouvernement espagnol. Une offre saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez comme un signe de la « coopération » et de la « solidarité » européennes nécessaires face à la crise migratoire.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s’est dite dimanche « inquiète » que la France en accueille.

<br>Griveaux a par ailleurs répondu vertement aux députés LREM, dont Sonia Krimi, qui ont osé critiqué le silence de Macron dans l’affaire de l’Aquarius : « un responsable politique doit d’abord ne pas céder à l’émotion (…) J’entends beaucoup d’émotion, pas beaucoup de solutions et d’action« , a-t-il taclé. S. Krimi est l’arbre qui cache la forêt réelle macronienne, outrée par le cynisme de Macron : LIEN 

<br>Savoir si, avec le recul, Macron a cédé à l’émotion lorsqu’il a reproché à l’Italie son « attitude irresponsable » et « hypocrite »

Les mots de Laurent Wauquiez n’ont pas été aussi sévères envers Virginie Calmels, fauteuses de troubles juppéiste sur la place publique : le patron de Les Républicains a apporté une solution. On attend la ré-action de Macron face à l’émotion de Krimi.

Les Républicains : Wauquiez se sépare de Virginie Calmels pour manque de loyauté

Nul(le) n’est irremplaçable

blog -Leonetti J-tribuneAncien ministre délégué aux Affaires européennes, actuel maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti, 69 ans, est nommé vice-président délégué, titre que détenait Mme Calmels : ce modéré a accepté le poste, malgré le procès en sorcellerie mené par la presse qui accuse Wauquiez d’autoritarisme et de dérive droitière.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a mis fin aux fonctions de la vice-présidente déléguée Virginie Calmels, en conflit ouvert avec lui, et a nommé à sa place l’ancien  vice-président du Parti radical valoisien, dimanche. Ce médecin cardiologue est connu pour  la loi Leonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.

La presse engagée fait parler une source anonyme de l’entourage de Wauquiez, pour dire, dimanche 17 juin dans la soirée : « la dérive continue dans le jeu personnel n’est plus acceptable ». Virginie Calmels avait réitéré ses critiques dans un entretien accordé au quotidien macronien Le Parisien, dans lequel elle jugeait que le président de LR semblait être « uniquement là pour défendre sa propre ligne ».

Une sensibilité libérale au sein de LR

Résultat de recherche d'images pour "leonetti Calmels"Première adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, parmi les représentantes de la sensibilité libérale au sein de LR, Virginie Calmels en a les comportements. Elle avait surpris en rejoignant L. Wauquiez à l’été 2017, lors de sa campagne pour la présidence du parti.

Mais la juppéiste n’a bientôt plus cessé de jouer un jeu personnel depuis qu’elle sait qu’elle ne sera pas tête de liste aux Européennes.

Ainsi avait-elle récemment critiqué un tract de LR intitulé « Pour que la France reste la France », distribué le week-end précédent lors d’une opération de mobilisation : elle l’avait jugé « anxiogène », évoquant de surcroît un « dysfonctionnement » au sommet du parti. <br>Depuis, plusieurs centaines de migrants ont été débarqués par des passeurs humanistes à Valence, à l’invitation de l’Espagne socialiste, sans concertation avec ses partenaires européens.

<br>A 47 ans, l’ancienne dirigeante des groupes de media Canal+ et Endemol avait maintenu sa position mardi lors d’une réunion de direction.

Jean Leonetti a été ministre délégué de Nicolas Sarkozy aux Affaires européennes, poste précédemment occupé par Laurent Wauquiez et avait soutenu Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

L’Espagne accepte les migrants africains de l’Aquarius pour les repasser aux pays du Nord

‘SOS Méditerranée’ assure la livraison, mais ne garantit pas le suivi

 

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Un risque sanitaire non négligeable

Les passeurs ont débarqué leur cargaison dans le port de Valence, mais, après son coup de com’, le gouvernement socialiste tout juste de retour aux affaires appelle les pays du nord à les décharger du fardeau de la pression migratoire qu’il s’est mis.

 

Maintenant que les passagers de l’Aquarius sont arrivés à bon port dimanche matin, après huit jours de périple, navire supranational sans légitimité, flanqué de deux bateaux des garde-côtes italiens qui avaient pris en charge une partie de ses passagers durant les 1.500 kilomètres de traversée, les tensions ne sont pas retombées c’est finalement Madrid qui a débloqué la situation en ouvrant le port de Valence, « pour raisons humanitaires » – mais surtout politiciennes : elles rebondissent.

« Servir de catalyseur », selon les activistes du gouvernement socialiste

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Pourquoi le Datillo italien assure-t-il le débarquement de 274 clandestins à Valence, Espagne, et non pas l’Aquarius ?

 

Le gouvernement socialiste espagnol ignore encore quel sort elle réserve à ces 630 nouveaux clandestins non désirés en Espagne. La porte-parole du gouvernement, Isabel Celaa, avoue que « leur situation sera étudiée au cas par cas », sans exclure d’éventuelles expulsions.

 

Les socialistes espagnols attirent les migrants, mais tentent l’externalisation du 

contrôle des flux migratoires. « Nous espérons que l’initiative espagnole servira de catalyseur qui poussera l’Europe à prendre ses responsabilités, insiste-t-elle, une fois le coup médiatique réalisé. Ce n’est pas une question espagnole, italienne ou grecque. C’est une question européenne qu’il faut affronter entre tous », se dérobe l’Espagnole, après l’initiative gouvernementale, sans concertation avec l’Union européenne.

En revanche très engagé contre les indépendantistes catalans, le ministre espagnol des Affaires extérieures, Josep Borrell, 71 ans, rétropédale : il s’agit d’une décision symbolique , qui vise à provoquer « un électrochoc politique », pour forcer l’Union européenne à « cesser de regarder ailleurs », lâche, cyniquement, cet ancien délégué syndical, en plaidant pour un meilleur travail en amont. 
Et de citer en exemple  la stratégie de l’Espagne au Sénégal, où les aides à l’économie locale, en échange d’une meilleure coopération sur le contrôle des frontières, ont permis de barrer la route à l’immigration irrégulière vers les îles Canaries.

Troisième voie d’accès en Europe par le Sud

Des migrants à bord de «l'Aquarius», le 12 juin.
Une mise en scène promotionnelle de ‘SOS Méditerranée’

L’Espagne est la troisième voie d’accès en Europe par le sud, après la Grèce et l’Italie, avec plus de 22.000 personnes entrées par la mer en 2017, en transit. Pendant que toutes les caméras se focalisent sur l’arrivée de l’Aquarius, encore près de 1.000 migrants à la dérive sur de petites embarcations ont été repêchés au large de la côte andalouse ces derniers jours, loin des projecteurs. L’opération menée par SOS Méditerranée n’était qu’un coup de pub d’activistes qui ne règlent rien : les passeurs se déchargent sur les instances institutionnelles.
D’autres sont à venir : un appel d’air médiatisé par des irresponsables sans moralité, ça fait des dégâts humains qui n’ont rien de symboliques…

Que l’accueil de l’Aquarius se confirme ou non être un coup d’éclat sans lendemain, il n’annonce pas nécessairement un virage dans la politique espagnole en matière d’immigration. « La tendance a été au renforcement et à la militarisation des frontières ces dernières années, avec un système de surveillance électronique dans le détroit de Gibraltar et des patrouilles conjointes pour faciliter le retour dans les pays émetteurs », constate Itziar Ruiz-Gomez, professeur de sciences politiques à l’université autonome de Madrid. 

Mais le gouvernement Sanchez sait-il où il va et comment il va se sortir seul de ce mauvais pas ? L’Europe n’est pas obligée de céder à tous les coups de pub de ses membres.

Protection universelle

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Tout laisse à penser que la ligne sécuritaire de Rajoy ne va pas varier avec Sanchez, même si les socialistes du nouveau gouvernement viennent de donner des signes d’assouplissement, pour les uns, mais d’inconscience, pour les autres.

Madrid a annoncé vendredi le rétablissement du droit à la protection universelle, qui donnera accès à la santé pour les sans-papiers et peut fixer les Africains en péninsule ibérique.<br>Il pourrait aussi donner satisfaction aux organisations de défense des droits de l’homme en décidant du retrait les lames tranchantes sur les hauts barbelés frontières de Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique du nord. Mais les internationalistes des Droits de l’homme et le gouvernement populiste de Pedro Sanchez trouveront-ils le soutien de la population espagnole ?

Reste qu’en toute hypothèse, les Espagnols passeront le relais à la France et aux autres européens. <br>D’ores et déjà, certains adeptes du « benchmarking » dénoncé par Gérard Collomb doivent être accueillis en France, après l’examen de leur situation en Espagne, avait annoncé le gouvernement espagnol samedi. L’Espagne a annoncé ce samedi qu’elle accepte l’offre de la France [sic] d’accueillir les clandestins de l’Aquarius « qui répondraient aux critères du droit d’asile ». La France acceptera les migrants qui « exprimeront leur désir de rejoindre ce pays », a annoncé Madrid !

De Gabrielle Russier à Brigitte Trogneux

Gabrielle Russier, professeur (1937-1969)

blog -Mourir d aimer-film Cayatte affiche.jpgA la suite d’une liaison amoureuse avec un de ses élèves, Christian Rossi, alors âgé de seize ans, elle est condamnée à un an de prison avec sursis pour enlèvement et détournement de mineur. Séparée de son mari, Gabrielle Russier, professeur de lettres, élève seule leurs deux enfants dans un logement des quartiers nord de Marseille. Elle a repris des études et passé son agrégation de lettres et de philosophie.

Au lycée Saint-Exupéry où elle enseigne, elle se lie à son élève Christian Rossi, jeune homme plus mûr que les autres et qu’elle retrouve dans les manifestations d’après-mai 68. L’amour naît entre eux, alors que Rossi est en fin de première année de lycée. Les parents de Christian, enseignants à l’université d’Aix-en-Provence, qui ne s’opposent pas à leur fréquentation au début, finissent par prendre peur. Pendant les grandes vacances, Rossi annonce à ses parents qu’il part en stop avec un copain de lycée en Italie et en Allemagne, mais Gabrielle Russier suit son jeune amant dans ces deux pays. A la rentrée des classes, les parents de Christian lui demandent de rompre, mais le jeune homme refuse et s’installe chez Gabrielle.

Le 15 octobre 1968, les parents saisissent le juge pour enfants. Ce dernier trouve un compromis : envoyer le jeune homme au Lycée d’Argelès, comme interne, à condition qu’elle puisse lui écrire et le voir à la Toussaint. Mais les lettres de Gabrielle sont interceptées, si bien que l’adolescent menace de se suicider. Alors qu’elle vient le chercher, les gendarmes arrêtent Gabrielle. Le 16 novembre, il fugue et est hébergé par un copain de lycée. Gabrielle le rejoint. Quinze jours plus tard, le père de Christian porte plainte pour détournement de mineur.

Le juge d’instruction inculpe Gabrielle Russier pour détournement de mineur et ordonne son incarcération à la prison des Baumettes, une première fois en décembre 1968. Christian intervient auprès du juge pour enfants si bien qu’elle est libérée cinq jours après. Christian est placé dans différents instituts, puis interné dans une clinique psychiatrique à la demande de ses parents où il subit une cure de sommeil avant de partir se reposer chez sa grand-mère. Les deux amants se revoient, si bien que, le 14 avril 1969, elle est à nouveau incarcérée, d’abord pendant quelques jours, puis pendant cinq semaines du 25 avril au 14 juin 1969 pour avoir refusé de révéler où se cache son amant.

Résultat de recherche d'images pour "cayatte Mourir d aimer"Le , Russier comparaît devant le tribunal correctionnel de Marseille siégeant à huis clos. Le procureur de la République requiert douze mois de prison ferme. Le même jour, elle est condamnée à douze mois de prison avec sursis, à 500 francs d’amende et un franc de dommages-intérêts pour les parents. En vertu du droit de grâce, le Président de la République Georges Pompidou, élu en , prépare une amnistie mais, pour parer à cette faveur, le Parquet fait appel a minima, sous la pression de l’Académie d’Aix, en la personne du recteur Paul Frank, qui rejette la candidature de Russier à un poste d’assistant de linguistique.

Devant comparaître en octobre devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Gabrielle Russier vit cette situation comme un acharnement de l’institution. Elle écrit « J’ai tellement peur d’être marquée à jamais ». Tombant en dépression, elle est placée à la maison de repos, La Recouvrance, près de Tarbes. Son père engage un ténor du barreau, maître Naud, en vain. Après une nouvelle tentative de suicide en août, elle se suicide le 1er septembre en s’intoxiquant au gaz dans son appartement marseillais de la Résidence Nord. La presse reste silencieuse, seules deux brèves informent le lendemain du décès du professeur de français de Marseille amoureuse de son élève.

Ses obsèques sont célébrées par le pasteur et elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Une pétition dénonçant « l’acharnement digne des moines de l’Inquisition » est signée par de nombreuses personnalités de tous horizons, dont les prix Nobel Jacques Monod, François Jacob, Alfred Kastler, le journaliste André Frossard et est adressée au garde des Sceaux. Quand Georges Pompidou, qui avait durant la campagne électorale promis aux Français « une nouvelle société », un « renouvellement », est interrogé sur l’affaire par un journaliste à RMC, le , il cite Paul Éluard et choisit les vers consacrés aux femmes tondues à la Libération : « Comprenne qui voudra, Moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d’enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés ». Il quitte ensuite la salle où se tient la conférence de presseLes parents de Christian Rossi le font interner en asile psychiatrique. Une fois sorti, il est recueilli et caché par un pasteur.

Christian Rossi attend sa majorité pour donner, le , un unique entretien au Nouvel Observateur avant de disparaître :

« Les [deux ans] de souvenirs qu’elle m’a laissés, elle me les a laissés à moi; je n’ai pas à les raconter. Je les sens. Je les ai vécus, moi seul », raconte-t-il à l’hebdomadaire. « Le reste, les gens le savent : c’est une femme qui s’appelait Gabrielle Russier. On s’aimait, on l’a mise en prison, elle s’est tuée. C’est simple. »

Aujourd’hui, Christian Rossi, père de famille, vit très loin de cette affaire et s’est réconcilié avec ses parents qui ont regretté leur attitude.

En 1970, André Cayatte tourne Mourir d’aimer, avec Annie Girardot et Bruno Pradal. L’intrigue, dont Charles Aznavour s’était déjà inspiré pour sa célèbre chanson Mourir d’aimer, décrit la passion amoureuse née entre les barricades et les embrassades de mai 1968 ; il fait polémique mais c’est un grand succès, avec 5,9 millions d’entrées en salle.

Brigitte Trogneux, une prof à part, elle aussi.

Résultat de recherche d'images pour "cayatte Mourir d aimer"Elle n’est pas agrégée, mais ancienne professeure de lettres, également, et de théâtre. Brigitte Macron n’a pas laissé ses anciens élèves indifférents. Dans le documentaire Brigitte Macron, un roman français, que France 3 diffuse mercredi 13 juin à 20h55, d’anciens lycéens dévoilent des facettes peu connues de la personnalité de la première dame.

« Il y a deux types de profs, les profs qui ont la vocation et ceux qui font ça pour un gagne-pain. Là, c’était vraiment une prof qui appartenait à la première catégorie », explique Jeoffrey, ancien élève du lycée La Providence, à Amiens, où vit la famille aisée de l’enseignante. « Je pense qu’elle était vraiment passionnée », confirme Alix, qui a étudié à Saint-Louis de Gonzague, un lycée de jésuites, très prisé des riches familles de l’Ouest parisien, le dernier établissement où Brigitte Macron a enseigné. « Elle arrivait à créer au sein de la classe une espèce de symbiose; tout se passait vraiment très, très bien », se remémore Sandra, ancienne élève du lycée Lucie-Berger de Strasbourg. 

Il est convenu de dire qu' »elle était extrêmement appréciée »…

Image associéePassionnée par son métier, Brigitte Trogneux « était extrêmement appréciée », assure Armelle, ancienne élève à La Providence, ensemble scolaire catholique sous contrat. Armelle ajoute qu’elle n’a « pas été étonnée une seconde », lorsque la relation entre sa professeure et Emmanuel Macron, alors âgé de 16 ans, a commencé à être connue. « Emmanuel avait une posture déjà différente de la nôtre, plus adulte (…) et je pense que là, on a affaire à deux esprits et deux amoureux des lettres qui se sont rencontrés », estime Armelle, rétrospectivement.

Résultat de recherche d'images pour "Mourir d'aimer Dayan"Ce documentaire explique par ailleurs comment est née la relation entre cette femme mariée, mère de trois enfants et issue d’une famille bourgeoise, et l’ado qui allait devenir président de la République. Naissance d’un mythe, destiné à faire taire la rumeur d’une sexualité ambigue entre un ado et une femme mûre, de 24 ans son aînée. Il retrace, de son enfance à Amiens à son arrivée à Paris, le parcours atypique d’une professeure de français devenue femme de ministre, puis épouse de président.

‘Mourir d’aimer’, le téléfilm de Josée Dayan diffusé sur France 2 en 2009, avec Muriel Robin et Sándor Funtek, est vivement critiqué par le pasteur qui a accompagné le couple originel. Il considère que son message dénature l’histoire d’amour entre une professeur et son élève. <br>L’homosexualité notoire de l’actrice tenant le rôle principal n’est pas faite pour faire taire la rumeur persistante de l’homosexualité présumée du président, à moins qu’il s’agisse de bisexualité. <br>Lors de sa diffusion, le téléfilm n’a obtenu que le deuxième score de la soirée.

Clandestins de l’Aquarius : « la panique gagne » l’Europe, raille Taubira

Mais c’est pour la Guyanaise l’occasion de critiquer l’UE qui résiste à la pression des ONG cherchant à lui imposer des migrants non désirés

blog -Taubira-colereChristiane Taubira dénonce l’attitude de l’Europe vis-à-vis de l’Aquarius. Dans une tribune parue dans le JDD, elle assure que, par le passé, « la société ne s’est pas effondrée » en accueillant des migrants.

Les migrants clandestins de l’Aquarius, qui ne sont pas victimes d’abord d’un imbroglio diplomatique entre l’Italie et Malte, mais avant tout de conditions de vie difficiles dans leurs pays de naissance – essentiellement l’Erythrée – , vont débarquer en Union européenne par l’Espagne, à Valence, dimanche. Or, l’altermondialiste Christiane Taubira trouve le moyen de déplorer l’attitude de l’Europe, via une tribune parue au Journal du dimanche.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPays de langues arabe et du tigrinia et de religions, pour moitié, chrétienne et musulmane (sunnite), le territoire érythréen a accepté  en 1962 son annexion par l’Ethiopie qui connut une révolution militaire socialiste, avec le soutien des Soviétiques. Une fois le régime d’Hailé Sélassié renversé en 1974, elle instaura en  la République populaire démocratique d’Éthiopie qui n’empêcha pas la poursuite de la guerre civile éthiopienne et qui fut de surcroît marquée par la guerre érythréenne de sécession. Suite à la victoire des mouvements de guérilla contre le régime militaire du du Derg, le Gouvernement de Transition d’Ethiopie (GTE) s’installa en mai 1991 et proclama l’indépendance de l’Erythrée en 1993. En, fut proclamée la République fédérale démocratique d’Ethiopie. Depuis le début des années 2000, l’Erythrée  dirigé par Isaias Afwerki, né en Erythrée italienne sous administration britannique, exerce une gouvernance répressive et autoritaire envers sa population, notamment via son service militaire, qui provoque un mouvement d’émigration important et aboutit à plusieurs descriptions du pays comme une « prison à ciel ouvert ». L’Erythrée n’a aucun lien historique avec l’Espagne ou la France, mais bien avec le Royaume Uni et l’Italie qui donne à la France des leçons que Macron accepte.

« La panique gagne » l’Europe, estime Taubira, militante indépendantiste

Partisane du « non » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, elle déclare aujourd’hui que « l’Europe avait une occasion d’exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l’ivresse de l’impunité, le désarroi. Elle avait l’opportunité et la capacité de prouver que ses chartes et conventions ne sont pas que chiffons de papier« , écrit l’ex-garde des Sceaux contestée des socialistes François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

Christiane Taubira pointe du doigt notamment l’Allemagne qui « recule », l’Italie qui « bascule », et la France qui « fait des gammes sur la misère du monde ». « La panique gagne » le continent, résume-t-elle. « Dans toute l’Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons, » assure-t-elle, méprisante des peuples qui manifestent leurs rejets de la dictature des ONG en leur imposant une immigration non choisie. L’ancienne ministre socialiste parle de l’Espagne, dont le gouvernement socialiste a accepté d’accueillir l’Aquarius, comme de « notre lueur ». <br>Ce gouvernement a accédé au pouvoir sur une motion de censure déposée par le socialiste Pedro Sánchez, dont  le secrétaire général du parti centriste Ciudadanos, José Manuel Villegas, dit que « la solution n’est pas l’opportunisme de Sánchez, qui semble vouloir arriver à La Moncloa par n’importe quel moyen ».

« La société ne s’est pas effondrée ». « Jamais dans l’histoire, lorsqu’il fallut accueillir une part du monde, la société ne s’est effondrée ni même affaiblie », raconte Christiane Taubira, rappelant à grands traits l’histoire des Espagnols fuyant le franquisme, mais occultant que l’Espagne a dû résister à plusieurs invasions mauresques, les « boat people » venus du fuyant le Vietnam [maoïstes] et le Cambodge [Khmers rouges], ou encore les victimes de la guerre des Balkans [empire ottoman], qui ont pu trouver un accueil en dehors de leur pays d’origine. Mais c’était avant les ravages de la Grande Guerre ou durant la Guerre froide et avant la crise financière et économique de 2008 ou la montée de l’islamisme avec son cortège de morts innocents par attentats terroristes.

« Il n’est pas question de dire ici qu’il est simple d’accueillir. Il ne s’agit ni d’enjoliver, ni de banaliser, ni même de dédramatiser (…) Mais le fait est : la société ne s’est ni effondrée ni même affaiblie, » selon elle. Elle absorba une part du monde et s’en épanouit, dans sa langue, sa gastronomie, ses arts, ses artisanats, sa littérature… », en conclut Christiane Taubira, sans sourciller.<br>Quand, en  avril 2002, elle ne craint déjà pas le ridicule en se portant candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle, elle obtint 2,32 % des voix au premier tour, réalisant l’essentiel de son score en France d’outre-mer, notamment en Guyane. <br>Selon un sondage Yougov/Le Huffington Post/CNEWS des 27-28 septembre 2017, elle obtient 13% d’opinions positives.

Les retraités manifestent dans la rue contre la hausse de la CSG

Macron jette les vieux à la rue

L’augmentation de la CSG concerne 7,5 millions de personnes

blog -retraites en colere-non a hausse CSG-14juin2018.pngprès de la moitié des 16 millions de retraités français…

C’est leur troisième journée de mobilisation depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. Ce jeudi, les retraités manifestent pour défendre leur pouvoir d’achat, mis à mal par la hausse de la CSG.

Depuis le 1er janvier, le taux de prélèvement de la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 25 % environ sur les pensions de retraite supérieures à 1.200 euros, rappelle France Bleu. Une augmentation qui concerne environ un retraité français sur deux.

Un recul « trop limité »

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Si le gouvernement a reconnu qu’il faut corriger le dispositif et faire un geste envers les retraités, pour 100.000 ménages dont le revenu fiscal de référence a été calculé en sorte qu’il soit « juste au-dessus » du seuil retenu pour cette augmentation. Les syndicats estiment que ce recul est « trop limité ». La mesure devrait prendre effet en 2019, lors de la prochaine loi de finances.

Cette réforme de la CSG vise à faire payer les seniors pour la baisse des cotisations sociales des actifs, une décision qu’Emmanuel Macron a dit …« assumer ». Assumer veut dire quoi ? Qu’il devra rendre compte ? Comment ?

Lors de la dernière journée de mobilisation, le 15 mars dernier, entre 39.000 et 68.000 retraités étaient descendus dans la rue.

Des centaines de retraités se sont rassemblés jeudi 14 juin dans plusieurs villes de France

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A l’appel de neuf organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-PP, LSR, Ensemble, et Solidaires-UNRPA), ils ont protesté contre la politique du gouvernement et la baisse de leur pouvoir d’achat.

Dans une lettre ouverte au président Macron, Pierre Erbs, le président de la Confédération française des retraités (CFR)  regrette « un refus de dialoguer » de la part du gouvernement et demande que, comme les actifs, les retraités bénéficient de compensations à la hausse de contribution sociale généralisée (CSG).

A Paris, la manifestation est partie vers 14 h 45 de la place de l’Opéra en direction de celle de la République, derrière une banderole proclamant : « Les retraités ne sont pas des nantis, revalorisation des pensions ».

Résultat de recherche d'images pour "Baisse des pensions, hausse des tensions"A Marseille, plusieurs centaines de retraités valides se sont rassemblés en milieu de matinée au rond-point du Prado, pour la plupart vêtues de chasubles de FO ou de la CGT. « Baisse des pensions, hausse des tensions »« Pas de pensions inférieures au smic »« Indexation des retraites sur les salaires », pouvait-on lire sur des affiches.

A Montpellier, ils étaient 350, mais selon la police, à défiler sur l’air de la série Dallas revisité : « Macron, ton univers impitoyable, glorifie la loi du plus fort ! »« Brigitte, dis au gamin qu’il arrête ses (ma)c(r)onneries sinon les anciens vont lui mettre la fessée », proclamait notamment une pancarte.

Environ 500 personnes ont également défilé à Dijon, entre 200 et 300 à Bordeaux, 150 à Lille.

Macron ne voit aucune « ambiguïté » dans ses liens avec Philippe de Villiers

Philippe de Villiers « ne défend pas les mêmes valeurs » que lui, ancien ministre de Hollande, s’est défendu le président Macron, mercredi.

emmanuel-macron-a-propos-de-philippe-de-villiers-j-aime-beaucoup-ce-typeIls s’adorent : le Vendéen est « haut en couleur », assure Macron. L’ex-banquier s’encanaillerait-il avec un vicomte ?

Le 8 mai dernier, au Stade de France, le président et « l’agité du bocage » (surnom dû au Canard enchaîné) échangeaient en marge du match PSG-Les Herbiers : Emmanuel Macron et Philippe de Villiers se recherchent. Mercredi, ils se sont de nouveau croisés au cours d’une réunion organisée dans la soirée avec des entrepreneurs et des élus de Vendée. Mais le Président, qui s’est dit « très content » que le fondateur du Puy du Fou soit présent, a pris ses distances sur le fond : « Sur le plan des idées il est tout à fait d’une droite très conservatrice qui, comme ça ne vous a pas échappé, ne défend, ni les mêmes valeur,s ni les mêmes principes que moi. »

Emmanuel s’est pourtant attaché à Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon.<bblog -islamisation-Ph de Villiers-Les cloches sonneront-elles encore demain-bk cover.jpgr>De même qu’il s’inquiète souvent de ne pas voir Brigitte à son côté, à la mi-temps au Stade de France, le 8 mai, le quadra s’est enquis : « Où est Philippe? », Philippe de ­Villiers. Le Vendéen – que Macron a tenu à inviter dans la loge présidentielle – était en train de prendre un verre avec son frère Bertrand. « Le Président vous appelle… » Et Villiers de rejoindre les Macron dans un coin de la loge à cocktails. « On joue bien! » lui glisse le Président, toutes complicités dehors. Puis : « Super, ta déclaration sur le match allégorique entre le football couillu et le football friqué [dans Le Point]. Tu nous as bien fait rire, avec Brigitte ! » Villiers en profite : « T’as regardé ce que j’ai dit sur BFM? » Dans le documentaire Le Casse du siècle, il a, au sujet de sa relation avec Macron, ciselé une de ces petites phrases drôlement perfides qui lui valurent sa réputation, du temps où il attendait encore à temps plein en politique : « S’il avait une soirée à perdre, il préférerait la passer avec moi plutôt qu’avec Christophe ­Castaner. » Réponse de Macron : « Bien sûr ! » Brigitte plussoie : « Qu’est-ce qu’on a rigolé! »

On dirait que ces deux-là ont quelque chose à demander à de Villiers… blog -Non a Maastricht-campagne Seguin-Pasqua-Villers1992

Les municipales et les européennes, ça se prépare… Or, Villiers est un eurosceptique : aux côtés de Philippe Séguin et Charles Pasqua, il est l’un des principaux artisans du « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht. Lors des élections régionales de 1998, Villiers fit liste commune avec le RPR (devenu UMP, puis Les Républicains, premier parti de France au Parlement et dans les régions et mairies).
A l’invitation du président Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers et le MPF rejoignent, à l’approche des élections régionales de 2010, le comité de liaison de la majorité présidentielle, qui regroupe les partis alliés de l’UMP.
Soutien de La Manif pour tous, il interpelle François Hollande au Parlement européen à propos du mariage homosexuel lors de la visite de celui-ci à Strasbourg, le 

« C’est quelqu’un – je le connais depuis 2016 – et qui porte des convictions – certaines qui sont irréconciliables et d’autres qui permettent une confrontation utile« , a poursuivi le chef de l’Etat.

Leurs idées ne « sont pas alignées, » sont-ils convenus d’assurer…

Résultat de recherche d'images pour Se présentant comme « libre, totalement libre », Philippe de Villiers a pour sa part indiqué avoir « noué une amitié avec lui (Emmanuel) et son épouse« . Mais « il n’est pas aligné sur mes idées et je ne suis pas aligné sur les siennes« , a insisté l’ex-président du Conseil général de Vendée .
L’ancien secrétaire d’État auprès du ministre de la Culture et de la Communication, surnommé le « chouan de la culture » dans le second gouvernement Chirac, ne tarit toutefois pas d’éloges sur le chef de l’Etat. Pour au moins deux raisons : Emmanuel Macron « connaît ses dossiers et répond aux questions », alors qu’il se dit « habitué à des hommes politiques qui répondaient à côté« , et il « incarne la verticalité de la fonction » de Président, ce qui est important dans un pays qui est « une monarchie républicaine ».
LIEN video de Macron dans sa quête du père

Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron s’était rendu dans le village natal de Georges Clemenceau  en Vendée. Le frère de Pierre de Villiers, général d’armée et ex-chef d’Etat-Major des armées de 2014 à 2017, qui a mis un point d’honneur (inédit et historique) à démissionner en juillet 2017 « m’inspire énormément dans cette capacité à ne rien accepter du défaitisme« , y a déclaré l’homme de spectacle de l’Elysée en rendant hommage au créateur du parc du Puy du Fourécompensé en 2012, 2014, 2015 et 2016 et mettant à disposition son savoir-faire en matière de spectacle, notamment aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ou exportant en Russie de Poutine.

Médine n’investira pas le Bataclan

Les propriétaires quataris en sont pour leurs frais


Deux avocats de familles de victime réclament l’annulation du concert de Médine au Bataclan. Selon eux, les textes très ambigus du rappeur, qui évoquent l’islamisme, le djihad ou encore la condamnation de la laïcité, est une offense à la mémoire des victimes.
13 novembre 2015. Le Bataclan, Paris. Quatre-vingt-dix morts. Des centaines de blessés, de familles, d’amis touchés dans leur chair et dans leurs âmes.

Et trois ans plus tard, quasiment jour pour jour, ce triste anniversaire serait célébré sur les lieux même du crime par deux concerts du rappeur Médine? Par l’auteur d’un album si délicatement intitulé «Jihad», cette guerre «sainte» au nom de laquelle ces assassinats abjects ont été commis, après ceux de Charlie Hebdo et avant ceux qui continuent de frapper la France et le monde entier?

Comment a-t-on seulement pu envisager d’offrir la salle du Bataclan – propriété apparente du groupe Lagardère SCA, majoritaire, mais en vérité d’une holding qatarie, via une filiale de Lagardère – marquée à tout jamais par l’infamie du terrorisme islamiste, à un homme qui chante «Taliban et banlieue donne talibanlieusard», «à la journée de la femme, j’porte un burquini ; islamo racaille c’est l’appel du muezzin» ou encore «crucifions les laïcards comme à Golgotha».

La salle du Bataclan a été reprise à la famille Touitou: l’un des deux descendants actionnaires juifs, Joël Laloux, est en effet allé s’établir en Israël. Quant à Michel Emsalem, propriétaire de l’Hyper Cacher, également attaqué par les islamistes, il avait vendu son magasin la veille de l’acte terroriste au cours duquel quatre personnes – enterrées par la suite en Israël – ont été retrouvées assassinées.
<br>En mai 2015, en outre, le théâtre accueillit le spectacle Qui est Malcolm X ?, mettant en scène des rappeurs, dont Médine, à l’occasion de la publication de l’autobiographie de l’activiste marxiste des droits des Afro-américains.

Comment tolérer que les gens qui ont souffert dans leur chair, perdu un enfant sous les balles des Kalachnikov ou égorgé par les terroristes, voient le Bataclan à nouveau sali par de pareils textes?

L’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie, nul ne le nie. Mais il y a des limites qui ne peuvent être franchies sur le territoire de la République.

La justice, dans l’affaire Dieudonné, a eu l’occasion de poser ces limites et il est intéressant de voir que le cas Médine se rapproche assez de celui du pseudo comique dont le spectacle avait été interdit cette année-là par le Conseil d’État.

Un spectacle – ou en l’espèce un concert – contenant des propos incitant à la haine et faisant, en méconnaissance de la dignité de la personne humaine, l’apologie de comportements contraires au respect des valeurs et principes de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et de la tradition républicaine française peut faire l’objet d’une interdiction par l’autorité administrative.

Le Bataclan ne sera pas le lieu de la double mort

Les textes du rappeur Médine, chantés en ce lieu symbolique qu’est devenu le Bataclan, contreviennent évidemment au respect de ces valeurs républicaines et plus simplement au respect dû aux morts et aux blessés du 13 novembre 2015.

On imagine aisément que de telles chansons soient susceptibles au surplus d’entraîner des dérapages de type apologie des actes terroristes auprès d’un public dans lequel on sait, malheureusement, que les thèses djihadistes prospèrent facilement, sur fond d’antisémitisme et de complotisme.

Le risque de trouble à l’ordre public causé par les concerts de Médine au Bataclan n’est donc pas du tout théorique. Et le mouvement de protestation qui s’élève depuis quelques jours le prouve: Médine ne chantera pas au Bataclan sans que la population ne s’indigne et ne manifeste. Il est d’ailleurs consternant qu’une fois encore l’origine de l’indignation soit venue de l’extrême-droite, après qui ont couru les responsables politiques. Les républicains de toutes rives ne peuvent que se morfondre de constater que leurs porte-paroles sont aujourd’hui à la remorque des extrémistes alors que c’est justement le camp républicain qui devrait être à l’avant-garde du combat pour les valeurs de laïcité.

Nous, avocats de familles de victimes du Bataclan, ne laisserons pas souiller la mémoire des morts et le cœur des blessés et de leurs proches par la tenue de ces concerts sans réagir. Nous saisirons le préfet de police afin qu’il interdise ces concerts de Médine au Bataclan, comme le spectacle antisémite de Dieudonné a été interdit il y a quatre ans. Nous refusons d’y laisser chanter le «Djihad», célébrer les «Talibans» et «crucifier les laïcards»! Nous ne tendrons pas l’autre joue en ce lieu symbolique!

Si le préfet de police ne nous répond pas ou refuse d’interdire les concerts de Médine au Bataclan, le juge des référés du tribunal administratif de Paris sera évidemment saisi et nous sommes prêts à aller jusque devant le Conseil d’État. Pour l’honneur des victimes du Bataclan. Et pour la République.

Aides sociales : Macron se lâche sur le « pognon », sans rien lâcher…

« Un président ne devrait pas dire ça », dénonce LREM. « Non, j’rigole ! »

blog -grippe-sou-film Ca« La meuf, elle est dead » : c’est ainsi qu’on s’exprime en présence du chef de l’Etat, on le sait. A l’instar de Sibeth Ndiaye, une conseillère en communication de Macron, à propos de la disparition de Simone Veil, respectée de tous, hormis la franco-sénégalaise : Sibébeth ne compte pas l’académicien Léopold Senghor au nombre de ses lectures. <br>Mais, comme si l’opposition n’avait pas ses propres schizophrènes, bobos intellos dérapant populos l’instant d’après, surfant sur le langage châtié pour glisser dans la vulgarité d’une minute à l’autre, quand s’éteignent micros et caméras et que tombe le masque,  a critiqué mercredi les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales, tenus dans une vidéo diffusée mardi, estimant qu' »un président ne devrait pas dire ça », allusion  à la somme d’inepties publiées par son tremplin, François Hollande.

Outre cette référence à l’ouvrage qui avait marqué la fin du quinquennat de François Hollande, la cheffe de file des députés PS, Valérie Rabault, a jugé sur RFI « les propos et le ton pas adaptés à un président de la République française« .

Macron n’aime pas les pauvres

Macron veut « responsabiliser » les pauvres…<br>Dans une vidéo publiée mardi sur Twitter par sa directrice de la communication et relayée sur le compte du chef de l’Etat, Macron regrette qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux » et que « les gens pauvres restent pauvres ». « On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir », rêve le premier de cordée sans expérience de la pauvreté, ni prise sur le mur des réalités. Non motivé ou « fainéant »…

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le Président ? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu’il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot ! <a href= »https://t.co/2mjy1JmOVv »>pic.twitter.com/2mjy1JmOVv</a></p>&mdash; Sibeth Ndiaye (@SibNdiaye) <a href= »https://twitter.com/SibNdiaye/status/1006664614619308033?ref_src=twsrc%5Etfw »>12 juin 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

« Macron flatte les égoïsmes et surfe sur les clichés (…) afin de promouvoir une politique libérale qui ne fera qu’accroître la détresse et pauvreté », a également dénoncé le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Dans un « langage parlé, de sincérité », selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaudle président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo.

« Le président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus », juge de son côté la maire PS de Lille Martine Aubry. « Sous le mépris glaçant de ses propos: ce qu’il souhaite, c’est défaire méthodiquement tous les acquis obtenus depuis la Libération et le Conseil national de la Résistance », a-t-elle dénoncé dans un communiqué.

L’extrême gauche populiste s’en fait des gargarises. « Monsieur Macron, ce qui coûte un +pognon de dingue’, c’est vous et vos cadeaux aux ultra-riches. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté. Elle s’appelle le partage des richesses », a fustigé sur Twitter le chef de file des députés LFI, Jean-Luc Mélenchon.

« Le CICE et les exonérations de cotisations sociales ‘coûtent un pognon de dingue’ sans jamais sortir le pays du chômage. Mais ça, ça n’émeut pas Emmanuel Macron ! », a également protesté le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Emmanuel Macron « fait, comme tous les ultralibéraux, porter la responsabilité de la pauvreté, du chômage, sur les chômeurs et les pauvres », a lancé sur BFMTV et RMC Marine Le Pen (RN, ex-FN).

« La solidarité, ça n’est pas l’aumône. En France les riches -jusqu’ici- payent pour les pauvres et les Français en bonne santé payent pour ceux qui sont malades. Voilà le modèle français – ô combien perfectible – mais dont les principes restent modernes et JUSTES », a dénoncé Benoît Hamon (Génération.s) également sur Twitter.

 » ‘On met trop de pognon’, selon Macron. Par contre, pour les copains du Cac 40, on n’en met jamais assez… Stop au cynisme« , a renchéri Florian Philippot (Les Patriotes).

Plusieurs dirigeants Les Républicains ont critiqué les propos de Macron. 

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Gardez votre pognon : c’est de changement dont j’ai besoin…

« On est dans la continuité du ‘sans-dents’ de François Hollande avec la théâtralisation en plus », a jugé la porte-parole LRLaurence Sailliet, sur BFMTV. « Un président ne peut pas dire ça », sauf à être « cynique ».

« C’est une mise en scène« , pour le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau. « On a effectivement énormément d’aides sociales et elles ne sont pas suffisamment réorientées vers la reprise de l’emploi », a-t-il estimé, sur Public Sénat, distinguant au passage « les mots » du Président, des « actes qui sont posés ».

« C’est un homme qui aime bavarder, provoquer, parfois de manière grossière et vulgaire« , a fustigé sur LCP Guillaume Peltier, numéro 3 du parti.

Même dans les rangs de la majorité, les propos présidentiels ont parfois causé le trouble.

La députée LREM franco-tunisienne de la Manche, Sonia Krimi – naturalisée en 2012 – s’est ainsi dite « très, très mal à l’aise » et a jugé qu’en tant que président de la République, Emmanuel Macron devait faire « très, très attention » à ses déclarations. ‘La République en marche’ avait choisi d’investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d’Alain Juppé pour les élections législatives… 

En revanche,  la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, y voit un « langage parlé, de sincérité » : le président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo. <br>Pénicaud se soigne ? Mais est-elle  tellement pauvre qu’elle soit dans « le curatif »…

Biocarburants: le ministre reste « en Travert » des agriculteurs insatisfaits

La présidente de la FNSEA a jugé insuffisantes les propositions de Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture

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Blocage de la bioraffinerie Total de La Mède, sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), le 11 juin 2018

Les blocages de raffineries et dépôts de pétrole continuent, alors que Stéphane Travert se déclare « optimiste » sur une issue au conflit. 13 des 14 raffineries et dépôts bloqués ce lundi matin par des agriculteurs opposés aux importations d’huile de palme et de produits ne respectant pas les normes imposées en France sont toujours à l’arrêt cet après-midi. Sur RTL, le ministre a dénoncé des « blocages illégaux ».
« Le compte n’y est pas », a déclaré Christiane Lambert, dirigeante du premier syndicat agricole français, à l’issue de plus de trois heures de négociations au ministère dans la nuit de mardi à mercredi.

« Il y a quelques avancées qui ne suffisent pas à dire maintenant que nous levons le camp », a expliqué Christiane Lambert qui, au côté du président des Jeunes Agriculteurs (JA) Jérémy Decerle, a négocié avec M. Travert et son équipe de 23h30 mardi à peu après 03h00 du matin mercredi.

Mercredi 13 à 07h30, les instances de la FNSEA devaient se réunir pour décider de la suite à donner au mouvement. Une conférence de presse est prévue à 09h30. « Nous allons partager les documents de restitution de la négociation et déciderons (…) de ce que nous allons faire », a expliqué Ch. Lambert, mais « nous sommes déçus sur le contenu global de ce qui a été annoncé« .

Une suspension des blocages est toutefois en cours, le temps d’éplucher les propositions gouvernementales. « C’est une action coup de poing qui a atteint son objectif en alertant l’opinion publique sur les distorsions de concurrence de nos produits par rapport aux produits étrangers qui ne respectent pas l’environnement, nos standards de production et nos charges sociales », avait expliqué le secrétaire général de la FNSEA PACA, Patrick Lévêque.

FNSEA et JA ont lancé dès dimanche soir un mouvement de blocage pour protester notamment contre l’importation de produits agricoles, et plus particulièrement l’huile de palme, ne respectant pas les normes françaises et européennes. Mardi après-midi, 18 raffineries et dépôts de carburant étaient bloqués.

Reconnaissant des points de friction persistants avec les syndicats, S. Travert a néanmoins envisagé une fin de ces blocages. « Je suis plutôt optimiste (…) je pense que nous pouvons trouver une voie de levée des barrages », a-t-il déclaré aux journalistes derrière Ch. Lambert.

« Sur un certain nombre de points, nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord, mais sur la question des engagements internationaux, sur la question des normes, sur la question du travail que nous faisons pour défendre nos filières, nous sommes au rendez-vous« , a assuré Travert.

Syndicats et ministre avaient déjà négocié mardi après-midi, sans succès. 

Blocage de la raffinerie de Vatry dans la Marne? le 11 juin 2018

« Nous demandons une parole publique plus claire pour défendre l’agriculture. Quand 3.000 agriculteurs descendent dans la rue bloquer 18 sites, c’est que quelque chose ne va pas« , avait alors indiqué Mme Lambert. Sur le terrain, les agriculteurs sont restés mobilisés mardi.

« On attend de savoir ce qu’il va ressortir de la réunion entre le ministre et notre présidente nationale. Ce qui est sûr c’est que l’on va rester encore au moins cette nuit et la journée de demain (mercredi) », a indiqué le président de la FNSEA de l’Eure, Fabrice Moulard, qui bloquait la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime) avec une quarantaine d’agriculteurs et quelques tracteurs. 

La FNSEA demande au gouvernement de légiférer pour interdire les importations qui ne répondent pas aux normes françaises, « des engagements sur le coût du travail » et les cotisations sociales, , et « des études sociales et économiques », des réponses concrètes sur l’accompagnement financier des plans de filière, avant la mise en place de toute nouvelle norme.

FNSEA et JA dénoncent aussi « les contradictions » du gouvernement qui incite les agriculteurs français à monter en gamme tout en concluant des accords de commerce international qui provoquent des distorsions de concurrence. En somme, que Macron protège ses concitoyens, comme le fait Trump, notamment au G7 au Canada.

La FNSEA et les JA, premières organisations syndicales de la profession, dénoncent un  symbole de ces « incohérences » qui a été l’autorisation donnée au groupe pétrolier Total d’importer jusqu’à 300.000 tonnes par an d’huile de palme pour alimenter sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) qui doit commencer à fonctionner cet été.

Les deux syndicats affirment que l’agriculture française peut fournir davantage d’huile de tournesol ou de colza à cette usine que les 50.000 tonnes promises, mais à un prix supérieur à celui de l’oléagineux importé d’Asie du Sud-Est. Ils font valoir que ces prix attractifs à court terme seront inévitablement revus à la hausse à moyen terme.  

Interrogé à l’Assemblée nationale par le député LR Christian Jacob, le Premier ministre a défendu la décision de l’Etat d’autoriser Total à importer de l’huile de palme pour La Mède. « Nous ne dévierons pas d’une voie qui est claire : nous défendons les intérêts des filières agricoles. Nous faisons en sorte que l’ouverture des marchés soit respectueuse des intérêts de l’ensemble des filières agricoles« , a assuré Edouard Philippe, semblant convaincre la Confédération paysanne, marquée à gauche, mais inerte.

Lundi, Total s’était voulu rassurant sur l’approvisionnement des stations-service, appelant ses clients à « conserver leurs habitudes de consommation de carburant ».

Cliquer sur l’image pour être dirigé vers un reportage de France 3 pour

VOIR et ENTENDRE une présentation de la problématique ( LIEN ) :

Biocarburants : menace de blocage sur les raffineries

 

Migrants sur l’Aquarius : le silence de l’Elysée « vaut complicité avec l’Italie et Malte » ?

Macron défend-il sa population ? Auquel cas, Trump aurait déteint sur lui…

Spain Europe MigrantsAlors que les 629 migrants à bord de l’Aquarius – navire précaire et illégitime d’association – ne savent toujours pas quel port va pouvoir les prendre en charge, l’opposition d'(extrême) gauche s’indigne aussitôt du silence de l’Elysée sur cette affaire, notamment Eric Coquerel, le député insoumis de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis.

L’Aquarius, le navire affrété par l’association ‘SOS Méditerranée’, soutenue par des associations de trois pays européens, est allé au-devant de migrants clandestins au large des côtes libyennes. Mais on ne sait pas encore où il va pouvoir accoster, puisqu’ils posent problème à une Italie qui a élu une coalition de droite dont le programme n’est pas favorable à une surcharge de sa dette publique et Malte qui a simplement annoncé un ravitaillement du navire. Le problème reste entier, après les offres de gascons de la ville de Palerme ou celle de la Corse qui sait pertinemment qu’elle n’a pas la légitimité pour les recevoir.

Et l’Elysée, si bavard sur tous les sujets internationaux, reste muet.

Ni communiqué, ni tweet : y a-t-il quelqu’un aux manettes  ? Silence radio sur l’Aquarius au plus haut niveau de l’Etat, ce qui interpelle, puisqu’Emmanuel Macron se prend pour le sauveur du monde et qu’il se montre généralement hyper-réactif sur les sujets européens. Mais, 11 juin, aucune communication n’était encore venue de l’Elysée, du Quai d’Orsay ou du ministère de l’Intérieur, à la différence du gouvernement allemand qui, en demande de main d’oeuvre peu qualifiée, appelait depuis Berlin l’Italie et Malte à la « responsabilité humanitaire ». Edouard Philippe s’est fendu d’un  commentaire : pour lui, comme pour l’immense majorité des Français, l’immigration est un défi pour l’Europe…

L’opposition meuble bruyamment le silence jupitérien

La gauche et l’extrême gauche – qui se disent attentives aux plus défavorisés déjà établis en France – se sont portés sur le devant de la scène humanitaire. Le socialiste Boris Vallaud, porte-parole du PS et époux de la franco-algérienne Najat Vallaud-Belkacem, dénonce un « silence assourdissant« , phrase toute faite, l’Insoumis Eric Coquerel, LFI, s’est fendu d’un tacle assassin via Twitter. « Honte à la France [plutôt qu’à Macron?] dont le silence vaut complicité avec l’Italie et Malte« . Coquerel est-il en désaccord avec Mélenchon : celui-ci, en effet, n’est-il plus favorable au maintien des clandestins au pays ? Les cris d’orfraie du politicien Coquerel sentent fort du bec le populisme !

Il est vrai que les passagers de l’Aquarius n’entrent pas dans le cadre de l’immigration maîtrisée voulue par Macron et incarnée par Gérard Collomb, mais surtout votée avec la loi asile et immigration. 

Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs évoqué des régions « submergées par les flux de demandeurs d’asile ». Il avait aussi condamné le « benchmarking » et les migrants qui font leur marché parmi les pays européens les mieux-disant en matière d’aides sociales.

Des convictions en accord avec la majorité des Français, souligne un sondage Ifop : 59% d’entre eux sont contre la répartition en Europe des migrants qui débarquent en Grèce et en Italie, clandestinement, et à ce que la France en accueille.

Les villes portuaires à gauche, portes ouvertes aux migrants méditerranéens

Les 629 migrants de l’«Aquarius» vont être conduits en Espagne

19260334_1969061346700180_2671281506149445672_nA peine le premier ministre Mariano Rajoy a-t-il été renversé le 2 juin que, le 11, le socialiste Pedro Sánchez (50,3% des voix socialistes) invite plus de 600 migrants en Espagne où la plupart ne resteront pas.

Les 629 clandestins de l’«Aquarius» étaient bloqués en mer, dans l’attente d’un port d’accueil… Parmi eux, sept femmes enceintes : pour le droit du sol ? Le sort des migrants de l’Aquarius est donc enfin fixé.  Avant de choisir leur destination finale, quelque part en Union Européenne, ils vont être transbordés sur des navires italiens pour être conduits en Espagne, où le gouvernement de Pedro Sanchez a proposé de les accueillir, sans recevoir l’accord de ses partenaires européens.

Le port de Valence devrait accueillir les migrants de l’Aquarius dans les prochains jours

SOS Méditerranée

Des navires italiens vont prendre le relais de l’Aquarius, navire de l’association européenne de sauvetage en mer depuis la Libye ‘SOS Méditerranée’, qui ne réunissait pas les conditions de sécurité suffisantes pour aller jusqu’en Espagne.
L’Aquarius est géré par la compagnie maritime allemande Jasmund Shipping, en partenariat avec ‘Médecins du Monde’ jusqu’en avril 2016, puis avec ‘Médecins sans Frontières’ (section Amsterdam) depuis mai 2016. Seize députés français, principalement issus du Parti socialiste et du Parti radical de gauche, donnèrent alors une partie de leur réserve parlementaire à SOS Méditerranée et financèrent ainsi une semaine d’intervention.
‘SOS Méditerranée’ est un réseau international créé le 9 mai 2015 et présidé par Francis Vallat, président d’honneur fondateur du Cluster Maritime Français
, qui coordonne 18 clusters nationaux de l’Union européennequi dynamise les solidarités entre 400 entités maritimes françaises et co-organise les Assises de la mer, rassemblant 1.800 responsables de la vie maritime française, dont le Premier ministre et d’autres membres du gouvernement), ainsi que le Salon « Euromaritime ».

Francis VallatFrancis Vallat, 72 ans, a derrière lui cinquante ans de carrière dans le domaine de la mer. Bien qu’après trente ans, il fut licencié en 1997 de la présidence de Van Ommeren Tankers, un important armateur pétrolier néerlandais, il est la personnalité la plus importante du monde maritime français : on le retrouve au conseil national de la Lloyd’s, la célèbre compagnie d’assurances britannique, ou au comité international du bureau Veritas, le leader mondial de la certification des normes, et a été vice-président d’Intertanko, le groupement mondial des tankers pétroliers.
Francis Vallat a été vice-président de l’Agence européenne de sécurité maritime. Il a fondé en 2006 le Cluster maritime français (CMF), regroupement de toutes les entreprises du secteur. Plus de 5.000 cadres et dirigeants d’entreprises sont passés par le Cluster. 400 entreprises ou entités maritimes y adhèrent. Ses Assises de la mer ont attiré jusqu’à 2.000 personnes, dont des ministres.
Depuis quatre ans, Francis Vallat a passé la main. Mais
 il est toujours président d’une autre « grappe maritime », l’European Network of Maritime Clusters, qui rassemble les clusters de dix-sept pays européens… Francis Vallat a aussi été président de l’Institut français de la mer. Sans compter ses SCI, ses multiples engagements associatifs ou sportifs toujours dans le même domaine de la mer.

Rien d’étonnant à retrouver Francis Vallat dans les allées du pouvoir. Au tournant du millénaire, c’est le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, qui le décore de la Légion d’honneur. En janvier 2012, il prend la parole à une journée thématique de l’UMP où il explique entre autres aux organisateurs « qu’ils sont nuls en communication »… On peut aussi croiser Francis Vallat dans les couloirs de Bruxelles : il a même droit à une page entière sur le site internet de la Commission européenne avec sa biographie en anglais.
C’est donc cet homme qui préside SOS Méditerranée, que la presse présente comme une association citoyenne, une initiative militante née entre la poire et le fromage, quelque part entre Berlin et Marseille. Son association revendique 11.200 donateurs.

« Des vivres seront livrés sous peu à l’Aquarius par un navire italien », a précisé l’association sur Twitter. Le centre de commandement des secours de Rome « planifie de transborder les rescapés plus tard sur des navires italiens après quoi nous mettrons le cap ensemble sur Valence », a-t-elle ajouté.
L’Aquarius était bloqué en mer à la suite d’un bras de fer entre l’Italie et Malte, qui refusaient tous deux d’ouvrir leurs ports aux migrants en situation irrégulière. Dans l’impasse, l’Aquarius avait alors reçu une proposition du socialiste Pedro Sanchez, nouveau premier ministre espagnol pour accoster au port de Valence.

<br>Le maire de Palerme ouvre l’Europe aux migrants, mais en garde très peu en Sicile

Pour éviter de garder à sa charge des milliers d’Africains passés par la Libye, une seule solution pour le maire de la capitale sicilienne, dès 2015 : la liberté d’entrer légalement dans l’UE. « Si les Syriens, en tant que personnes provenant d’un pays en guerre, ont droit de toute façon au statut de réfugié, pourquoi leur interdire de prendre un billet d’avion Istanbul-Paris, par exemple et les obliger de passer par la Libye, la traversée de la Méditerranée« , s’était-il interrogé.
En 2017, Leoluca Orlando, un maire de centre-gauche, en était à vouloir « abolir le titre de séjour pour les migrants ». Il se justifie : « Je ne comprends pas pourquoi les frontières existent. L’Union européenne était l’occasion rêvée pour dire « nous sommes au delà des nations, nous ne sommes qu’un ensemble de minorités. » Selon lui, chacun doit pouvoir décider de ce que devrait être sa terre natale

La Corse propose l’ouverture de ses ports

Ce mardi, le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a également proposé d’accueillir sur l’île le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée. « Manque de vivres, mauvaises conditions météo, et port espagnol trop éloigné : face à l’urgence, le conseil exécutif de Corse propose à @SOSMedFrance d’accueillir l’#Aquarius dans un port #corse », a tweeté l’élu nationaliste qui a été l’avocat d’Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet en exercice Claude Erignac.

Une offre appuyée par le président nationaliste de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, ancien avocat spécialisé dans la défense de  nationalistes corses,  notamment des militants ayant participé à la lutte armée à travers le FLNC.

En revanche, le nouveau ministre italien de l’Intérieur avait mené sa campagne des législatives sur le thème de la fermeture des frontières aux migrants

Le ministre, Matteo Salvini, ex-patron de la Ligue, a prévenu qu’une fois au pouvoir, il ferait tout pour empêcher ces débarquements, particulièrement lorsqu’ils sont le fait des ONG qui patrouillent au large de la Libye.

L’Italie, qui a vu quelque 700.000 migrants débarquer sur ses côtes depuis 2013, a régulièrement reproché aux Européens d’avoir détourné les yeux et de l’avoir laissée seule face à la crise migratoire.

<br>Mélenchon est-il candidat à Marseille pour ouvrir les vannes ?

Le principal opposant d’extrême gauche entretient le suspense sur sa candidature, mais son parachutage sur cette ville ouverte sur la Méditerranée suggère un plan politique de facilitation de l’entrée de tous les migrants venus d’Afrique et du Proche Orient.

Né à Tanger, Mélenchon, qui se considère comme un « indépendantiste français » face à l’Union européenne, condamne la volonté d’Emmanuel Macron d’appliquer pleinement l’accord avec la Turquie sur les migrants.  Dans un communiqué, le député des Bouches-du-Rhône a estimé le chef de l’Etat « poursuit la fuite en avant sur les conditions d’accueil des réfugiés » : il confie, selon lui, le traitement des demandeurs d’asile à un régime dictatorial ». Mélenchon accuse « l’Union européenne [qui] continue de pousser les populations africaines au départ en forçant les États à signer des accords et libre-échange« . 

L’ancien sénateur renvoie dos à dos ceux, à droite ou au gouvernement, qu’il juge trop fermés et ceux, plus à gauche, ses alliés de l’extrême gauche, dont il dénonce l’idéalisme naïf. «Une fois que les gens sont là, que voulez-vous faire? Le rejeter à la mer? Non, c’est absolument impossible. Donc il vaudrait mieux qu’ils restent chez eux. Je suis fatigué de ces discussions où les fantasmes s’affrontent les uns et des autres. Entre ceux qui hurlent sans réfléchir et s’en remettent à des expédients sécuritaires sans consistance et ceux pour qui il est normal que tout le monde puisse venir où il veut, quand il veut». Des propos qui prolongent ceux tenus par le fondateur du parti de gauche dans Le Monde le 24 août dernier : «Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Mais est-ce que s’il venait 10.000 médecins s’installer en France, ce serait une chance? Oui».  Entre l’immigration au « faciès » universitaire de Mélenchon et le « benchmarking » de Collomb, la France va devoir choisir…

 

Biocarburant : l’huile de palme enflamme Total

Le gouvernement a donné son autorisation au pétrolier français de convertir une raffinerie de pétrole au biocarburant

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L’Etat Macron fait ainsi hurler aussi bien les écolos que la FNSEA,  mettant en lumière les défauts d’un carburant qui n’a de «bio» que le nom.

Résultat de recherche d'images pour "huile de palme biocarburant"Le feu vert accordé par l’Etat le 16 mai 2018 à la «bioraffinerie» de Total, à La Mède (Bouches-du-Rhône), qui carburera dès cet été à l’huile de palme pour produire 500. 000 tonnes par an de biodiesel, réussit l’exploit de ne satisfaire personne ou presque. Ni la FNSEA, qui a annoncé le blocage de raffineries et dépôts de carburant dans toute la France à partir de dimanche 10 juin et pour trois jours reconductibles, afin de protester contre la concurrence faite par cette huile à l’huile de colza française, dont le biodiesel est le premier débouché ; ni le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, dans le sillage du puissant syndicat ; ni les ONG environnementales, vent debout contre le site au nom de la protection de la biodiversité et du climat ; ni le ministre de la Transition écologique : particulièrement gêné aux entournures, Nicolas Hulot a dû admettre que «ce n’est pas de gaieté de cœur [qu’il a] autorisé la raffinerie à rouvrir». Pour lui, ce dossier «peau de banane» tombe on ne peut plus mal.
Le 18 mai, deux jours à peine après l’officialisation de l’autorisation accordée à Total, le ministre lançait en grande pompe la «mobilisation de la France en faveur de la préservation de la biodiversité» et justement à Marseille, non loin de la bioraffinerie. Une volte-face, qui a valu à Hulot une pluie de critiques et de procès en «incohérence», tandis que la tête de l’Etat regarde ailleurs et pointe du doigt Trump 
sur le climat et le commerce au G7 qui a eu lieu ce week-end au Canada avec les 6 autres pays, dont la France et …Macron présent (avec sa femme).

Car la culture intensive des palmiers à huile ravage les dernières forêts équatoriales primaires, en particulier en Asie du Sud-Est, avec pour effets, une faune décimée, dont les orangs-outangs, gibbons ou tigres de Sumatra, et un bilan carbone catastrophique : les agrocarburants (dits «biocarburants») à base d’huile de palme sont trois fois plus nocifs pour le climat que le diesel fossile (ceux à base de soja le sont deux fois plus, et de colza, 1,2 fois, selon l’ONG bruxelloise Transport & Environment).
Le malaise est d’autant plus profond que, dans son plan climat présenté en juillet 2017, Nicolas Hulot avait annoncé la publication, d’ici mars 2018, d’une stratégie nationale visant à mettre fin à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation (notamment l’huile de palme ou le soja OGM destiné à nourrir le bétail). Une erreur gravissime, puisque la déforestation est responsable de plus de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. «Cette décision est très importante, car nous allons fermer une fenêtre qui donnait la possibilité d’incorporer de l’huile de palme dans les biocarburants», avait alors insisté Hulot.
Or, cette possibilité est déjà allègrement utilisée : plus de 75 % des 900 000 tonnes d’huile de palme consommée en France servent aujourd’hui à faire rouler les véhicules, et seul le reste entre dans la composition de pâtes à tartiner, biscuits ou cosmétiques.

Gages

Depuis, le ministre de la Transition écologique étant censé présenter sa stratégie nationale contre la déforestation importée (SNDI) début juillet, Macron a pressé Hulot de mettre de l’huile dans son eau de source. D’un côté, la Malaisie et l’Indonésie, principaux producteurs d’huile de palme au monde, ont menacé de ne plus acheter d’avions militaires français. De l’autre, le géant pétrolier Total a fait savoir à l’exécutif qu’il n’a ps renoncé à concrétiser son projet de reconvertir son site de La Mède, qui a cessé de raffiner du pétrole brut fin 2016, en «première bioraffinerie de taille mondiale» carburant à l’huile végétale, la moins chère du marché grâce à des coûts de production très bas et des droits de douane bien inférieurs aux autres huiles.
A peine l’aval donné par le préfet de la région Paca, Nicolas Hulot a tenté de sauver la face dans un communiqué de presse, le 16 mai. Soulignant avec insistance que le projet avait été «décidé en 2015» et «soutenu par le gouvernement précédent» (en échange du maintien de 250 emplois sur le site, sur 430), il a assuré que l’utilisation d’huile de palme dans la bioraffinerie serait «encadrée».

Total aurait «accepté de réduire significativement les quantités d’huile de palme utilisées et de prendre des engagements très précis sur la certification de leur origine et de leur mode de production», selon le ministre de l’Ecologie. Ainsi, le gouvernement a demandé à l’industriel de «réduire autant que possible l’approvisionnement en huiles végétales brutes, et notamment en huile de palme, afin de consommer des quantités inférieures aux 450 000 tonnes [d’huile végétale brute : palme, soja, colza, tournesol, maïs…] que l’usine est autorisée à utiliser». Et Total devra «utiliser au moins 25 % de matières premières issues du recyclage des huiles (huiles alimentaires usagées, graisses animales, distillats d’acide gras)». Le même jour, le géant pétrolier faisait mine d’acquiescer, assurant prendre «l’engagement de limiter l’approvisionnement en huile de palme brute à un volume inférieur à 50 % des volumes de matières premières qui seront traitées sur le site [650 000 tonnes au total], soit au plus 300 000 tonnes par an».

Mais la confiance n’est pas revenue. Au contraire. Les Amis de la Terre doutent du respect par Total de ce plafond de 300 000 tonnes d’huile de palme brute. L’ONG estime même que la bioraffinerie de La Mède «pourrait importer jusqu’à deux fois plus d’huile de palme qu’annoncé par Total», et donc «fonctionner pratiquement à 100 %» avec cette huile, de quoi réquisitionner «une surface de forêt tropicale équivalente à plus de cinq fois [celle] de la ville de Marseille».

Comment l’ONG se justifie-t-elle ? D’abord, elle constate que l’«autolimitation» du pétrolier à 300.000 tonnes d’huile végétale est «absente de l’autorisation officielle, ce qui permet à Total d’importer jusqu’à 450 000 tonnes d’huiles végétales brutes sans autre précision». Pour les Amis de la Terre, qui viennent de déposer cette semaine devant le tribunal administratif de Marseille un recours contre l’autorisation d’exploitation délivrée à Total, l’arrêté préfectoral du 16 mai devait, en vertu de la loi, comporter un plan détaillé d’approvisionnement en matières premières de la raffinerie pour les trois premières années de fonctionnement. Or, cela n’y figure pas : l’arrêté se contente de mentionner que les 650.000 tonnes de matières utilisées annuellement à La Mède comprendront «au maximum 450.000 tonnes d’huiles végétales brutes de toutes natures».

Trafic

Les Amis de la Terre relèvent par ailleurs qu’outre l’huile brute, Total peut utiliser de l’huile de palme de qualité secondaire, dite «PFAD» (distillats d’acides gras de palme), que l’industriel «essaye de faire passer pour un produit résiduel à caractère de déchet, alors que le ministère de l’Ecologie a reconnu que son impact est le même que l’huile de palme brute» dans un mail envoyé à l’association en avril. Celle-ci estime que «Total prévoit initialement d’importer 100.000 tonnes de PFAD mais pourrait en importer bien davantage (jusqu’à 250.000 tonnes) si l’entreprise était contrainte d’importer moins d’huile de palme brute». Quant aux 100.000 tonnes d’huiles alimentaires usagées que le pétrolier prévoit d’utiliser, «il s’agit du gisement maximum disponible en France, déjà utilisé pour moitié par d’autres opérateurs», remarque l’ONG, qui en conclut que Total devra donc importer des huiles usagées «alors que les certificats censés encadrer ce type d’huile sont fortement suspectés par la Cour des comptes européenne de permettre d’importer frauduleusement des quantités massives d’huile de palme»«Il existe un énorme trafic : des cargos d’huile de palme arrivent en Chine, on y verse une bouteille d’huile de friture usagée, et hop, les papiers indiquent que ce sont des cargos d’huiles usagées», illustre Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes de l’ONG. Enfin, l’argument selon lequel Total utilisera de l’huile de palme certifiée «durable» ne convainc pas. La certification RSPO (pour «Roundtable on Sustainable Palm Oil», «Table ronde pour une huile de palme durable») n’interdit pas la destruction des forêts sur sols tourbeux ou de celles dites «secondaires», pointe l’ONG.

«Effet domino»

16527696Le vrai problème est ailleurs. «Même certifiée, la quantité massive d’huile de palme qui sera transformée en agrocarburants aura un effet domino : il faudra toujours déforester de nouvelles surfaces pour continuer à satisfaire la demande mondiale en huile de palme alimentaire», explique Alain Karsenty, économiste au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. Un phénomène reconnu par la Commission européenne sous l’appellation «changement d’affectation des sols indirect» (Casi), et dont le chercheur souhaite l’intégration dans le calcul du bilan carbone des agrocarburants. Si c’était le cas, «ceux à base d’huile de palme présenteraient le pire bilan carbone du marché», avec ceux à base de soja.

Discriminer ces agrocarburants à «fort impact Casi» permettrait d’éviter qu’une surface de forêts tropicales de 45.000 km2 selon lui, équivalente à celle des Pays-Bas, ne disparaisse d’ici 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. D’autant que d’autres secteurs, comme le transport aérien, pourraient s’intéresser aux carburants à base de palme ou de soja, ce qui serait catastrophique. Une position que la direction du Cirad ne soutient pas, voire contredit en minimisant en haut lieu les dégâts écologiques de l’huile de palme. Sans doute parce que cet établissement public possède des intérêts dans cette filière (vente de graines, etc), notamment via sa filiale PalmElit… créée en association avec le conglomérat Avril-Sofiprotéol. Proche de la FNSEA, ce dernier a bâti sa fortune (plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires) grâce aux agrocarburants à base de colza, certes moins climaticides que ceux à base de palme mais dopés aux pesticides, sans toutefois se priver d’importer de grosses quantités d’huile de palme.

Qui remportera le bras de fer et pèsera in fine le plus lourd auprès de l’exécutif ? L’alliance improbable de la FNSEA et Stéphane Travert avec les écologistes et Nicolas Hulot ? Ou Total, poids lourd du CAC 40 dont le patron, Patrick Pouyanné, répète que la bioraffinerie de La Mède est «soutenue par l’Etat au plus haut niveau», et qui s’est trouvé un allié de circonstance dans les industriels hexagonaux de l’armement soucieux de ne pas perdre de marchés en Asie du Sud-Est ?

A moins qu’une autre issue ne se dessine : un «en même temps» tout macronien. Nicolas Hulot a répété ces derniers jours dans les media que l’«avenir n’appartient pas à l’huile de palme» et que la France «soutient une position forte» au niveau européen pour sortir progressivement des agrocarburants les plus nocifs. Allusion aux discussions en cours à Bruxelles, après un vote du Parlement de l’UE en janvier en faveur de la suppression de l’huile de palme dans les moteurs d’ici 2021. Voilà qui permettrait au gouvernement de contraindre Total à abandonner cette matière première sans remettre en cause les engagements de l’exécutif précédent ni créer de distorsion de concurrence en Europe – le groupe redoute surtout une interdiction franco-française -, tout en permettant au pétrolier de s’assurer de confortables marges en attendant.

Plan de sortie

«Total fera probablement comme ses concurrents ENI [en Italie] et Neste Oil [en Finlande], qui ont fait tourner leurs raffineries avec le maximum d’huile de palme pendant deux ou trois ans, avant de diversifier leur approvisionnement avec des huiles plus chères, notamment parce que l’opinion publique n’est pas favorable à l’huile de palme», estime Fabien Cros, représentant CGT à La Mède. Le syndicaliste ne s’oppose pas à d’autres voies de reconversion de la raffinerie, ce que préconisent les Amis de la Terre. «Pourquoi ne pas développer ici des activités de recherche-développement autour des carburants et de l’hydrogène ? L’important, c’est que l’activité soit pérenne», dit-il. Total, qui affiche sa volonté d’être d’ici 2035 «LA major de l’énergie responsable intégrant le climat dans sa stratégie», n’a pas non plus intérêt à plomber son image avec l’huile de palme.

Déjà, plusieurs distributeurs de carburant se détournent de celle-ci. Leclerc l’a interdite, même si «en fait, c’est suite à des problèmes d’encrassement des moteurs quand le distributeur avait tenté d’en intégrer davantage à la fin des années 2000, avant la rupture technologique, l’hydrotraitement, qui permet le boom actuel», indique Sylvain Angerand, des Amis de la Terre. L’ONG a obtenu qu’Intermarché s’engage sur un plan de sortie d’ici trois ans. Et de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD, qui regroupe Casino, Auchan, Cora ou Carrefour) qu’elle demande au gouvernement de prendre en compte l’effet Casi pour distinguer les pires biocarburants.

De leur côté, 13 députés LREM ont adressé le 21 mai une lettre ouverte au PDG de Total –   dont Matthieu Orphelin et François-Michel Lambert – pour lui demander de renoncer à l’huile de palme. «Vous avez su faire un geste pour vos actionnaires en augmentant largement les dividendes […]. Vous seriez visionnaire en faisant à présent un geste fort pour la planète», polémiquent-ils en pointant les excellents résultats financiers du groupe. Les « premiers de cordée » ne sont pas toujours les bienvenus hors du champs des micros et caméras. 

 

La reconduction à l’INSERM du mari de la ministre de la Santé ferait jaser

Levy ou Buzyn, le couple est  à l’aise en Macronie

Yves Lévy, PDG de l'Inserm, est l'époux de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, s’appelle Yves Levy et gère un établissement public sous la tutelle de son épouse. Les féministes n’y trouvent rien à redire, mais les démocrates grondent. En juin, son mandat sera remis en jeu, relançant le débat d’un potentiel conflit d’intérêt, en cas de reconduction.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, pourra-t-il décemment conserver son mandat ? Devrait être désigné sous peu le président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), fonction actuellement occupée par Yves Lévy, époux de la ministre. Le risque du conflit d’intérêt plombe cette nomination : censée intervenir le 12 juin, elle a d’ailleurs pris un léger retard, car l’organisme public est en principe placé sous double tutelle des ministères de la Recherche et de la Santé.

La ministre assure ne même pas connaître les candidats à la présidence de l’Inserm, dont son mari pourrait faire partie. « Le sujet n’a jamais été évoqué avec le Président ou avec le Premier ministre« , affirme-t-elle.

Un décret pour dessaisir Agnès Buzyn

Pourtant, au moment de la nomination d’Agnès Buzyn dans le gouvernement d’Edouard Philippe, il avait bien fallu déminer tout possible conflit d’intérêt. Fin mai, un décret a alors ôté toute autorité de la ministre de la Santé sur l’Inserm, pour la transférer au Premier ministre, tout en lui conservant la tutelle sur le ministère de la Recherche... Ce cas de figure est prévu par la loi relative à la transparence de la vie publique.

En attendant les auditions des candidats, prévues le 21 juin, selon le ministère de la Recherche, le professeur Lévy assure l’intérim. L’identité des candidats reste confidentielle, mais les postulants ont le droit de s’exprimer, ce que l’actuel PDG a refusé de faire. Une tutelle du Premier ministre n’est pas faite pour durer.

Macron avance masqué sur la suppression de l’aide médicale aux clandestins

Matignon n’assume pas

L’entourage du Premier ministre affirme qu’«il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat» contrairement à ce que fait fuiter Le Point.

Non, une suppression de l’Aide médicale d’Etat (AME) n’est pas dans les tuyaux, maintient Matignon, vendredi, au troisième jour d’un déplacement du Premier ministre dans la région toulousaine.

Après la controversée loi asile-immigration jugée trop répressive par la gauche et une partie de la majorité issue du PS qui ne craint pas de faire vivre la France à crédit, le gouvernement veut afficher un masque plus généreux. Plusieurs mesures ont ainsi été annoncées, notamment le renforcement de l’apprentissage du français, de la formation civique, ou encore l’attribution d’un « pass culture » à chaque jeune étranger disposant d’un titre de séjour… N’empêche que, contraint de faire des économies, Gérald Darmanin s’est montré favorable à la suppression de l’Aide médicale d’État (AME). Ce dispositif, qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins, est jugé « trop coûteux » par le ministre responsable de l’Action et des Comptes publics.

Matignon dément pour le moment

Quelques heures auparavant, Le Point affirmait que la proposition d’en finir avec ce dispositif assurant, sous conditions de ressources, sauf pour les mineurs, une prise en charge médicale aux étrangers présents irrégulièrement sur notre territoire depuis plus de trois mois et en ayant fait la demande, avait été mise sur la table par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors du conseil interministériel sur l’intégration des étrangers qui s’est tenu mardi à Matignon. «Il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat et d’ailleurs ce sujet n’était à l’ordre du jour de la réunion», a affirmé l’entourage d’Edouard Philippe.

Pas à l’ordre du jour, mais néanmoins évoqué de manière informelle à la fin du rendez-vous, assure un témoin de la discussion. La réunion consacrée à l’intégration des étrangers avait accouché de quelques mesures concrètes d’accompagnement. Placée sous le signe de l’humanité, elle devait servir à rééquilibrer la barque après le vote de la loi asile et immigration fustigée par la gauche et jugée trop répressive également par une partie de la majorité. Cela n’a pas empêché Darmanin, soucieux d’un usage beaucoup plus parcimonieux de l’argent public, de défendre un basculement des bénéficiaires de l’AME vers la couverture médicale universelle (la CMU est devenue en 2016 la PUMA pour Protection universelle maladie), moins «coûteuse» et à laquelle ont droit les citoyens français les plus précaires. Pour cette année, le montant programmé pour l’AME, instaurée en 2000, est de 882 millions d’euros.

Selon un récent rapport de la députée LR Véronique Louwagie, le nombre de bénéficiaires de l’AME a connu un léger infléchissement en 2016, avec 311.310 personnes en fin d’année, et celui-ci semblait se confirmer en 2017.

«Plus de pertes que de gains»

Si on en croit Le Point, au moment d’entonner ce vieux refrain des droites gestionnaires – lesquelles plaident pour une suppression de nature à réduire les dépenses publiques et la charge supportée par les contribuables, au bénéfice des allocataires légitimes – Darmanin a trouvé un allié en la personne du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lequel affirme que «pour accueillir mieux, il faut accueillir moins».
L’ancien sénateur-maire de Lyon ajoute même que conserver l’AME attire des migrants, lesquels, comme il l’avait dit dans un autre cadre, se livrent à un «benchmarking» des aides sociales européennes pour cibler leur destination finale : une « étude de marché » pour déterminer le pays le mieux disant social… Au nom du risque d’un «appel d’air», quand Darmanin défend, lui, l’égalité de traitement.

Collomb, cible du moment

L’entourage de Collomb a démenti les propos que le Point lui a prêtés : « fake news ? ». Présente à cette réunion, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, aurait, pour l’heure, défendu avec vigueur l’AME, rappelant que la supprimer (Darmanin propose le basculement de ses bénéficiaires vers la CMU) générerait «plus de pertes que de gain, car l’Etat ne pourra pas laisser mourir les gens dans la rue et serait obligé de les soigner»
Sans qu’on sache ce que le Premier ministre en pense sur le fond, et a fortiori Macron, il était visiblement urgent de ne pas ouvrir un nouveau front à la veille des Européennes