Migrants de l’Aquarius : Macron s’est laissé dicter sa conduite par des organisations supranationales et l’Espagne

La France traitera les demandes « au cas par cas, » concède Benjamin Griveaux…

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« Où sont passées mes lingettes, » demande l’ex-banquier qui, pour une fois, se retient de tripoter son interlocuteur de la main gauche

La France accueillera les migrants de l’Aquarius « s’ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, » renâcle le porte-parole du gouvernement lors de l’émission ‘Dimanche en politique’ sur France 3.

Benjamin Griveaux a estimé qu’il est « impossible » de déterminer combien de migrants de l’Aquarius seraient accueillis par la France, qui va examiner les situations « au cas par cas« .

« La France a toujours dit que s’il (l’Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s’imposerait. L’Espagne a pris ses responsabilités, il n’est pas question de concours », a expliqué B. Griveaux dans l’émission de la chaîne de service public.

On se laisse imposer des vies humaines, on réfléchit après

« On va voir quelles sont les différentes situations »… De force plutôt que de gré, la France « souveraine » accueillera des migrants de l’Aquarius que le nouveau gouvernement de Madrid a attirés  dimanche à Valence (Espagne), sans concertation préalable avec ses partenaires européens. 

« Ils viennent d’accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l’asile…« , tergiverse Griveaux. « On va voir quelles sont les différentes situations, on est sur de l’humain« , a-t-il martelé. Les socialistes espagnols l’ont-ils réalisé ?

Il faut selon lui « d’abord (régler) la question du traitement médical, de l’accueil, de remettre ces gens d’aplomb et ensuite l’examen » des situations, a précisé le porte-parole.

« La France prendra sa part, » a promis ce membre du premier cercle de Macron

Tandis que le président Macron se tient en retrait, c’est l’Espagne qui parle pour lui : La France a proposé d’accueillir une partie des migrants de l’Aquarius, a ainsi annoncé samedi le gouvernement espagnol. Une offre saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez comme un signe de la « coopération » et de la « solidarité » européennes nécessaires face à la crise migratoire.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s’est dite dimanche « inquiète » que la France en accueille.

<br>Griveaux a par ailleurs répondu vertement aux députés LREM, dont Sonia Krimi, qui ont osé critiqué le silence de Macron dans l’affaire de l’Aquarius : « un responsable politique doit d’abord ne pas céder à l’émotion (…) J’entends beaucoup d’émotion, pas beaucoup de solutions et d’action« , a-t-il taclé. S. Krimi est l’arbre qui cache la forêt réelle macronienne, outrée par le cynisme de Macron : LIEN 

<br>Savoir si, avec le recul, Macron a cédé à l’émotion lorsqu’il a reproché à l’Italie son « attitude irresponsable » et « hypocrite »

Les mots de Laurent Wauquiez n’ont pas été aussi sévères envers Virginie Calmels, fauteuses de troubles juppéiste sur la place publique : le patron de Les Républicains a apporté une solution. On attend la ré-action de Macron face à l’émotion de Krimi.

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Les Républicains : Wauquiez se sépare de Virginie Calmels pour manque de loyauté

Nul(le) n’est irremplaçable

blog -Leonetti J-tribuneAncien ministre délégué aux Affaires européennes, actuel maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti, 69 ans, est nommé vice-président délégué, titre que détenait Mme Calmels : ce modéré a accepté le poste, malgré le procès en sorcellerie mené par la presse qui accuse Wauquiez d’autoritarisme et de dérive droitière.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a mis fin aux fonctions de la vice-présidente déléguée Virginie Calmels, en conflit ouvert avec lui, et a nommé à sa place l’ancien  vice-président du Parti radical valoisien, dimanche. Ce médecin cardiologue est connu pour  la loi Leonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.

La presse engagée fait parler une source anonyme de l’entourage de Wauquiez, pour dire, dimanche 17 juin dans la soirée : « la dérive continue dans le jeu personnel n’est plus acceptable ». Virginie Calmels avait réitéré ses critiques dans un entretien accordé au quotidien macronien Le Parisien, dans lequel elle jugeait que le président de LR semblait être « uniquement là pour défendre sa propre ligne ».

Une sensibilité libérale au sein de LR

Résultat de recherche d'images pour "leonetti Calmels"Première adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, parmi les représentantes de la sensibilité libérale au sein de LR, Virginie Calmels en a les comportements. Elle avait surpris en rejoignant L. Wauquiez à l’été 2017, lors de sa campagne pour la présidence du parti.

Mais la juppéiste n’a bientôt plus cessé de jouer un jeu personnel depuis qu’elle sait qu’elle ne sera pas tête de liste aux Européennes.

Ainsi avait-elle récemment critiqué un tract de LR intitulé « Pour que la France reste la France », distribué le week-end précédent lors d’une opération de mobilisation : elle l’avait jugé « anxiogène », évoquant de surcroît un « dysfonctionnement » au sommet du parti. <br>Depuis, plusieurs centaines de migrants ont été débarqués par des passeurs humanistes à Valence, à l’invitation de l’Espagne socialiste, sans concertation avec ses partenaires européens.

<br>A 47 ans, l’ancienne dirigeante des groupes de media Canal+ et Endemol avait maintenu sa position mardi lors d’une réunion de direction.

Jean Leonetti a été ministre délégué de Nicolas Sarkozy aux Affaires européennes, poste précédemment occupé par Laurent Wauquiez et avait soutenu Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

L’Espagne accepte les migrants africains de l’Aquarius pour les repasser aux pays du Nord

‘SOS Méditerranée’ assure la livraison, mais ne garantit pas le suivi

 

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Un risque sanitaire non négligeable

Les passeurs ont débarqué leur cargaison dans le port de Valence, mais, après son coup de com’, le gouvernement socialiste tout juste de retour aux affaires appelle les pays du nord à les décharger du fardeau de la pression migratoire qu’il s’est mis.

 

Maintenant que les passagers de l’Aquarius sont arrivés à bon port dimanche matin, après huit jours de périple, navire supranational sans légitimité, flanqué de deux bateaux des garde-côtes italiens qui avaient pris en charge une partie de ses passagers durant les 1.500 kilomètres de traversée, les tensions ne sont pas retombées c’est finalement Madrid qui a débloqué la situation en ouvrant le port de Valence, « pour raisons humanitaires » – mais surtout politiciennes : elles rebondissent.

« Servir de catalyseur », selon les activistes du gouvernement socialiste

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Pourquoi le Datillo italien assure-t-il le débarquement de 274 clandestins à Valence, Espagne, et non pas l’Aquarius ?

 

Le gouvernement socialiste espagnol ignore encore quel sort elle réserve à ces 630 nouveaux clandestins non désirés en Espagne. La porte-parole du gouvernement, Isabel Celaa, avoue que « leur situation sera étudiée au cas par cas », sans exclure d’éventuelles expulsions.

 

Les socialistes espagnols attirent les migrants, mais tentent l’externalisation du 

contrôle des flux migratoires. « Nous espérons que l’initiative espagnole servira de catalyseur qui poussera l’Europe à prendre ses responsabilités, insiste-t-elle, une fois le coup médiatique réalisé. Ce n’est pas une question espagnole, italienne ou grecque. C’est une question européenne qu’il faut affronter entre tous », se dérobe l’Espagnole, après l’initiative gouvernementale, sans concertation avec l’Union européenne.

En revanche très engagé contre les indépendantistes catalans, le ministre espagnol des Affaires extérieures, Josep Borrell, 71 ans, rétropédale : il s’agit d’une décision symbolique , qui vise à provoquer « un électrochoc politique », pour forcer l’Union européenne à « cesser de regarder ailleurs », lâche, cyniquement, cet ancien délégué syndical, en plaidant pour un meilleur travail en amont. 
Et de citer en exemple  la stratégie de l’Espagne au Sénégal, où les aides à l’économie locale, en échange d’une meilleure coopération sur le contrôle des frontières, ont permis de barrer la route à l’immigration irrégulière vers les îles Canaries.

Troisième voie d’accès en Europe par le Sud

Des migrants à bord de «l'Aquarius», le 12 juin.
Une mise en scène promotionnelle de ‘SOS Méditerranée’

L’Espagne est la troisième voie d’accès en Europe par le sud, après la Grèce et l’Italie, avec plus de 22.000 personnes entrées par la mer en 2017, en transit. Pendant que toutes les caméras se focalisent sur l’arrivée de l’Aquarius, encore près de 1.000 migrants à la dérive sur de petites embarcations ont été repêchés au large de la côte andalouse ces derniers jours, loin des projecteurs. L’opération menée par SOS Méditerranée n’était qu’un coup de pub d’activistes qui ne règlent rien : les passeurs se déchargent sur les instances institutionnelles.
D’autres sont à venir : un appel d’air médiatisé par des irresponsables sans moralité, ça fait des dégâts humains qui n’ont rien de symboliques…

Que l’accueil de l’Aquarius se confirme ou non être un coup d’éclat sans lendemain, il n’annonce pas nécessairement un virage dans la politique espagnole en matière d’immigration. « La tendance a été au renforcement et à la militarisation des frontières ces dernières années, avec un système de surveillance électronique dans le détroit de Gibraltar et des patrouilles conjointes pour faciliter le retour dans les pays émetteurs », constate Itziar Ruiz-Gomez, professeur de sciences politiques à l’université autonome de Madrid. 

Mais le gouvernement Sanchez sait-il où il va et comment il va se sortir seul de ce mauvais pas ? L’Europe n’est pas obligée de céder à tous les coups de pub de ses membres.

Protection universelle

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Tout laisse à penser que la ligne sécuritaire de Rajoy ne va pas varier avec Sanchez, même si les socialistes du nouveau gouvernement viennent de donner des signes d’assouplissement, pour les uns, mais d’inconscience, pour les autres.

Madrid a annoncé vendredi le rétablissement du droit à la protection universelle, qui donnera accès à la santé pour les sans-papiers et peut fixer les Africains en péninsule ibérique.<br>Il pourrait aussi donner satisfaction aux organisations de défense des droits de l’homme en décidant du retrait les lames tranchantes sur les hauts barbelés frontières de Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique du nord. Mais les internationalistes des Droits de l’homme et le gouvernement populiste de Pedro Sanchez trouveront-ils le soutien de la population espagnole ?

Reste qu’en toute hypothèse, les Espagnols passeront le relais à la France et aux autres européens. <br>D’ores et déjà, certains adeptes du « benchmarking » dénoncé par Gérard Collomb doivent être accueillis en France, après l’examen de leur situation en Espagne, avait annoncé le gouvernement espagnol samedi. L’Espagne a annoncé ce samedi qu’elle accepte l’offre de la France [sic] d’accueillir les clandestins de l’Aquarius « qui répondraient aux critères du droit d’asile ». La France acceptera les migrants qui « exprimeront leur désir de rejoindre ce pays », a annoncé Madrid !

Clandestins de l’Aquarius : « la panique gagne » l’Europe, raille Taubira

Mais c’est pour la Guyanaise l’occasion de critiquer l’UE qui résiste à la pression des ONG cherchant à lui imposer des migrants non désirés

blog -Taubira-colereChristiane Taubira dénonce l’attitude de l’Europe vis-à-vis de l’Aquarius. Dans une tribune parue dans le JDD, elle assure que, par le passé, « la société ne s’est pas effondrée » en accueillant des migrants.

Les migrants clandestins de l’Aquarius, qui ne sont pas victimes d’abord d’un imbroglio diplomatique entre l’Italie et Malte, mais avant tout de conditions de vie difficiles dans leurs pays de naissance – essentiellement l’Erythrée – , vont débarquer en Union européenne par l’Espagne, à Valence, dimanche. Or, l’altermondialiste Christiane Taubira trouve le moyen de déplorer l’attitude de l’Europe, via une tribune parue au Journal du dimanche.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPays de langues arabe et du tigrinia et de religions, pour moitié, chrétienne et musulmane (sunnite), le territoire érythréen a accepté  en 1962 son annexion par l’Ethiopie qui connut une révolution militaire socialiste, avec le soutien des Soviétiques. Une fois le régime d’Hailé Sélassié renversé en 1974, elle instaura en  la République populaire démocratique d’Éthiopie qui n’empêcha pas la poursuite de la guerre civile éthiopienne et qui fut de surcroît marquée par la guerre érythréenne de sécession. Suite à la victoire des mouvements de guérilla contre le régime militaire du du Derg, le Gouvernement de Transition d’Ethiopie (GTE) s’installa en mai 1991 et proclama l’indépendance de l’Erythrée en 1993. En, fut proclamée la République fédérale démocratique d’Ethiopie. Depuis le début des années 2000, l’Erythrée  dirigé par Isaias Afwerki, né en Erythrée italienne sous administration britannique, exerce une gouvernance répressive et autoritaire envers sa population, notamment via son service militaire, qui provoque un mouvement d’émigration important et aboutit à plusieurs descriptions du pays comme une « prison à ciel ouvert ». L’Erythrée n’a aucun lien historique avec l’Espagne ou la France, mais bien avec le Royaume Uni et l’Italie qui donne à la France des leçons que Macron accepte.

« La panique gagne » l’Europe, estime Taubira, militante indépendantiste

Partisane du « non » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, elle déclare aujourd’hui que « l’Europe avait une occasion d’exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l’ivresse de l’impunité, le désarroi. Elle avait l’opportunité et la capacité de prouver que ses chartes et conventions ne sont pas que chiffons de papier« , écrit l’ex-garde des Sceaux contestée des socialistes François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

Christiane Taubira pointe du doigt notamment l’Allemagne qui « recule », l’Italie qui « bascule », et la France qui « fait des gammes sur la misère du monde ». « La panique gagne » le continent, résume-t-elle. « Dans toute l’Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons, » assure-t-elle, méprisante des peuples qui manifestent leurs rejets de la dictature des ONG en leur imposant une immigration non choisie. L’ancienne ministre socialiste parle de l’Espagne, dont le gouvernement socialiste a accepté d’accueillir l’Aquarius, comme de « notre lueur ». <br>Ce gouvernement a accédé au pouvoir sur une motion de censure déposée par le socialiste Pedro Sánchez, dont  le secrétaire général du parti centriste Ciudadanos, José Manuel Villegas, dit que « la solution n’est pas l’opportunisme de Sánchez, qui semble vouloir arriver à La Moncloa par n’importe quel moyen ».

« La société ne s’est pas effondrée ». « Jamais dans l’histoire, lorsqu’il fallut accueillir une part du monde, la société ne s’est effondrée ni même affaiblie », raconte Christiane Taubira, rappelant à grands traits l’histoire des Espagnols fuyant le franquisme, mais occultant que l’Espagne a dû résister à plusieurs invasions mauresques, les « boat people » venus du fuyant le Vietnam [maoïstes] et le Cambodge [Khmers rouges], ou encore les victimes de la guerre des Balkans [empire ottoman], qui ont pu trouver un accueil en dehors de leur pays d’origine. Mais c’était avant les ravages de la Grande Guerre ou durant la Guerre froide et avant la crise financière et économique de 2008 ou la montée de l’islamisme avec son cortège de morts innocents par attentats terroristes.

« Il n’est pas question de dire ici qu’il est simple d’accueillir. Il ne s’agit ni d’enjoliver, ni de banaliser, ni même de dédramatiser (…) Mais le fait est : la société ne s’est ni effondrée ni même affaiblie, » selon elle. Elle absorba une part du monde et s’en épanouit, dans sa langue, sa gastronomie, ses arts, ses artisanats, sa littérature… », en conclut Christiane Taubira, sans sourciller.<br>Quand, en  avril 2002, elle ne craint déjà pas le ridicule en se portant candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle, elle obtint 2,32 % des voix au premier tour, réalisant l’essentiel de son score en France d’outre-mer, notamment en Guyane. <br>Selon un sondage Yougov/Le Huffington Post/CNEWS des 27-28 septembre 2017, elle obtient 13% d’opinions positives.

Les retraités manifestent dans la rue contre la hausse de la CSG

Macron jette les vieux à la rue

L’augmentation de la CSG concerne 7,5 millions de personnes

blog -retraites en colere-non a hausse CSG-14juin2018.pngprès de la moitié des 16 millions de retraités français…

C’est leur troisième journée de mobilisation depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. Ce jeudi, les retraités manifestent pour défendre leur pouvoir d’achat, mis à mal par la hausse de la CSG.

Depuis le 1er janvier, le taux de prélèvement de la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 25 % environ sur les pensions de retraite supérieures à 1.200 euros, rappelle France Bleu. Une augmentation qui concerne environ un retraité français sur deux.

Un recul « trop limité »

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Si le gouvernement a reconnu qu’il faut corriger le dispositif et faire un geste envers les retraités, pour 100.000 ménages dont le revenu fiscal de référence a été calculé en sorte qu’il soit « juste au-dessus » du seuil retenu pour cette augmentation. Les syndicats estiment que ce recul est « trop limité ». La mesure devrait prendre effet en 2019, lors de la prochaine loi de finances.

Cette réforme de la CSG vise à faire payer les seniors pour la baisse des cotisations sociales des actifs, une décision qu’Emmanuel Macron a dit …« assumer ». Assumer veut dire quoi ? Qu’il devra rendre compte ? Comment ?

Lors de la dernière journée de mobilisation, le 15 mars dernier, entre 39.000 et 68.000 retraités étaient descendus dans la rue.

Des centaines de retraités se sont rassemblés jeudi 14 juin dans plusieurs villes de France

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A l’appel de neuf organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-PP, LSR, Ensemble, et Solidaires-UNRPA), ils ont protesté contre la politique du gouvernement et la baisse de leur pouvoir d’achat.

Dans une lettre ouverte au président Macron, Pierre Erbs, le président de la Confédération française des retraités (CFR)  regrette « un refus de dialoguer » de la part du gouvernement et demande que, comme les actifs, les retraités bénéficient de compensations à la hausse de contribution sociale généralisée (CSG).

A Paris, la manifestation est partie vers 14 h 45 de la place de l’Opéra en direction de celle de la République, derrière une banderole proclamant : « Les retraités ne sont pas des nantis, revalorisation des pensions ».

Résultat de recherche d'images pour "Baisse des pensions, hausse des tensions"A Marseille, plusieurs centaines de retraités valides se sont rassemblés en milieu de matinée au rond-point du Prado, pour la plupart vêtues de chasubles de FO ou de la CGT. « Baisse des pensions, hausse des tensions »« Pas de pensions inférieures au smic »« Indexation des retraites sur les salaires », pouvait-on lire sur des affiches.

A Montpellier, ils étaient 350, mais selon la police, à défiler sur l’air de la série Dallas revisité : « Macron, ton univers impitoyable, glorifie la loi du plus fort ! »« Brigitte, dis au gamin qu’il arrête ses (ma)c(r)onneries sinon les anciens vont lui mettre la fessée », proclamait notamment une pancarte.

Environ 500 personnes ont également défilé à Dijon, entre 200 et 300 à Bordeaux, 150 à Lille.

Macron ne voit aucune « ambiguïté » dans ses liens avec Philippe de Villiers

Philippe de Villiers « ne défend pas les mêmes valeurs » que lui, ancien ministre de Hollande, s’est défendu le président Macron, mercredi.

emmanuel-macron-a-propos-de-philippe-de-villiers-j-aime-beaucoup-ce-typeIls s’adorent : le Vendéen est « haut en couleur », assure Macron. L’ex-banquier s’encanaillerait-il avec un vicomte ?

Le 8 mai dernier, au Stade de France, le président et « l’agité du bocage » (surnom dû au Canard enchaîné) échangeaient en marge du match PSG-Les Herbiers : Emmanuel Macron et Philippe de Villiers se recherchent. Mercredi, ils se sont de nouveau croisés au cours d’une réunion organisée dans la soirée avec des entrepreneurs et des élus de Vendée. Mais le Président, qui s’est dit « très content » que le fondateur du Puy du Fou soit présent, a pris ses distances sur le fond : « Sur le plan des idées il est tout à fait d’une droite très conservatrice qui, comme ça ne vous a pas échappé, ne défend, ni les mêmes valeur,s ni les mêmes principes que moi. »

Emmanuel s’est pourtant attaché à Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon.<bblog -islamisation-Ph de Villiers-Les cloches sonneront-elles encore demain-bk cover.jpgr>De même qu’il s’inquiète souvent de ne pas voir Brigitte à son côté, à la mi-temps au Stade de France, le 8 mai, le quadra s’est enquis : « Où est Philippe? », Philippe de ­Villiers. Le Vendéen – que Macron a tenu à inviter dans la loge présidentielle – était en train de prendre un verre avec son frère Bertrand. « Le Président vous appelle… » Et Villiers de rejoindre les Macron dans un coin de la loge à cocktails. « On joue bien! » lui glisse le Président, toutes complicités dehors. Puis : « Super, ta déclaration sur le match allégorique entre le football couillu et le football friqué [dans Le Point]. Tu nous as bien fait rire, avec Brigitte ! » Villiers en profite : « T’as regardé ce que j’ai dit sur BFM? » Dans le documentaire Le Casse du siècle, il a, au sujet de sa relation avec Macron, ciselé une de ces petites phrases drôlement perfides qui lui valurent sa réputation, du temps où il attendait encore à temps plein en politique : « S’il avait une soirée à perdre, il préférerait la passer avec moi plutôt qu’avec Christophe ­Castaner. » Réponse de Macron : « Bien sûr ! » Brigitte plussoie : « Qu’est-ce qu’on a rigolé! »

On dirait que ces deux-là ont quelque chose à demander à de Villiers… blog -Non a Maastricht-campagne Seguin-Pasqua-Villers1992

Les municipales et les européennes, ça se prépare… Or, Villiers est un eurosceptique : aux côtés de Philippe Séguin et Charles Pasqua, il est l’un des principaux artisans du « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht. Lors des élections régionales de 1998, Villiers fit liste commune avec le RPR (devenu UMP, puis Les Républicains, premier parti de France au Parlement et dans les régions et mairies).
A l’invitation du président Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers et le MPF rejoignent, à l’approche des élections régionales de 2010, le comité de liaison de la majorité présidentielle, qui regroupe les partis alliés de l’UMP.
Soutien de La Manif pour tous, il interpelle François Hollande au Parlement européen à propos du mariage homosexuel lors de la visite de celui-ci à Strasbourg, le 

« C’est quelqu’un – je le connais depuis 2016 – et qui porte des convictions – certaines qui sont irréconciliables et d’autres qui permettent une confrontation utile« , a poursuivi le chef de l’Etat.

Leurs idées ne « sont pas alignées, » sont-ils convenus d’assurer…

Résultat de recherche d'images pour Se présentant comme « libre, totalement libre », Philippe de Villiers a pour sa part indiqué avoir « noué une amitié avec lui (Emmanuel) et son épouse« . Mais « il n’est pas aligné sur mes idées et je ne suis pas aligné sur les siennes« , a insisté l’ex-président du Conseil général de Vendée .
L’ancien secrétaire d’État auprès du ministre de la Culture et de la Communication, surnommé le « chouan de la culture » dans le second gouvernement Chirac, ne tarit toutefois pas d’éloges sur le chef de l’Etat. Pour au moins deux raisons : Emmanuel Macron « connaît ses dossiers et répond aux questions », alors qu’il se dit « habitué à des hommes politiques qui répondaient à côté« , et il « incarne la verticalité de la fonction » de Président, ce qui est important dans un pays qui est « une monarchie républicaine ».
LIEN video de Macron dans sa quête du père

Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron s’était rendu dans le village natal de Georges Clemenceau  en Vendée. Le frère de Pierre de Villiers, général d’armée et ex-chef d’Etat-Major des armées de 2014 à 2017, qui a mis un point d’honneur (inédit et historique) à démissionner en juillet 2017 « m’inspire énormément dans cette capacité à ne rien accepter du défaitisme« , y a déclaré l’homme de spectacle de l’Elysée en rendant hommage au créateur du parc du Puy du Fourécompensé en 2012, 2014, 2015 et 2016 et mettant à disposition son savoir-faire en matière de spectacle, notamment aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ou exportant en Russie de Poutine.

Médine n’investira pas le Bataclan

Les propriétaires quataris en sont pour leurs frais


Deux avocats de familles de victime réclament l’annulation du concert de Médine au Bataclan. Selon eux, les textes très ambigus du rappeur, qui évoquent l’islamisme, le djihad ou encore la condamnation de la laïcité, est une offense à la mémoire des victimes.
13 novembre 2015. Le Bataclan, Paris. Quatre-vingt-dix morts. Des centaines de blessés, de familles, d’amis touchés dans leur chair et dans leurs âmes.

Et trois ans plus tard, quasiment jour pour jour, ce triste anniversaire serait célébré sur les lieux même du crime par deux concerts du rappeur Médine? Par l’auteur d’un album si délicatement intitulé «Jihad», cette guerre «sainte» au nom de laquelle ces assassinats abjects ont été commis, après ceux de Charlie Hebdo et avant ceux qui continuent de frapper la France et le monde entier?

Comment a-t-on seulement pu envisager d’offrir la salle du Bataclan – propriété apparente du groupe Lagardère SCA, majoritaire, mais en vérité d’une holding qatarie, via une filiale de Lagardère – marquée à tout jamais par l’infamie du terrorisme islamiste, à un homme qui chante «Taliban et banlieue donne talibanlieusard», «à la journée de la femme, j’porte un burquini ; islamo racaille c’est l’appel du muezzin» ou encore «crucifions les laïcards comme à Golgotha».

La salle du Bataclan a été reprise à la famille Touitou: l’un des deux descendants actionnaires juifs, Joël Laloux, est en effet allé s’établir en Israël. Quant à Michel Emsalem, propriétaire de l’Hyper Cacher, également attaqué par les islamistes, il avait vendu son magasin la veille de l’acte terroriste au cours duquel quatre personnes – enterrées par la suite en Israël – ont été retrouvées assassinées.
<br>En mai 2015, en outre, le théâtre accueillit le spectacle Qui est Malcolm X ?, mettant en scène des rappeurs, dont Médine, à l’occasion de la publication de l’autobiographie de l’activiste marxiste des droits des Afro-américains.

Comment tolérer que les gens qui ont souffert dans leur chair, perdu un enfant sous les balles des Kalachnikov ou égorgé par les terroristes, voient le Bataclan à nouveau sali par de pareils textes?

L’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie, nul ne le nie. Mais il y a des limites qui ne peuvent être franchies sur le territoire de la République.

La justice, dans l’affaire Dieudonné, a eu l’occasion de poser ces limites et il est intéressant de voir que le cas Médine se rapproche assez de celui du pseudo comique dont le spectacle avait été interdit cette année-là par le Conseil d’État.

Un spectacle – ou en l’espèce un concert – contenant des propos incitant à la haine et faisant, en méconnaissance de la dignité de la personne humaine, l’apologie de comportements contraires au respect des valeurs et principes de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et de la tradition républicaine française peut faire l’objet d’une interdiction par l’autorité administrative.

Le Bataclan ne sera pas le lieu de la double mort

Les textes du rappeur Médine, chantés en ce lieu symbolique qu’est devenu le Bataclan, contreviennent évidemment au respect de ces valeurs républicaines et plus simplement au respect dû aux morts et aux blessés du 13 novembre 2015.

On imagine aisément que de telles chansons soient susceptibles au surplus d’entraîner des dérapages de type apologie des actes terroristes auprès d’un public dans lequel on sait, malheureusement, que les thèses djihadistes prospèrent facilement, sur fond d’antisémitisme et de complotisme.

Le risque de trouble à l’ordre public causé par les concerts de Médine au Bataclan n’est donc pas du tout théorique. Et le mouvement de protestation qui s’élève depuis quelques jours le prouve: Médine ne chantera pas au Bataclan sans que la population ne s’indigne et ne manifeste. Il est d’ailleurs consternant qu’une fois encore l’origine de l’indignation soit venue de l’extrême-droite, après qui ont couru les responsables politiques. Les républicains de toutes rives ne peuvent que se morfondre de constater que leurs porte-paroles sont aujourd’hui à la remorque des extrémistes alors que c’est justement le camp républicain qui devrait être à l’avant-garde du combat pour les valeurs de laïcité.

Nous, avocats de familles de victimes du Bataclan, ne laisserons pas souiller la mémoire des morts et le cœur des blessés et de leurs proches par la tenue de ces concerts sans réagir. Nous saisirons le préfet de police afin qu’il interdise ces concerts de Médine au Bataclan, comme le spectacle antisémite de Dieudonné a été interdit il y a quatre ans. Nous refusons d’y laisser chanter le «Djihad», célébrer les «Talibans» et «crucifier les laïcards»! Nous ne tendrons pas l’autre joue en ce lieu symbolique!

Si le préfet de police ne nous répond pas ou refuse d’interdire les concerts de Médine au Bataclan, le juge des référés du tribunal administratif de Paris sera évidemment saisi et nous sommes prêts à aller jusque devant le Conseil d’État. Pour l’honneur des victimes du Bataclan. Et pour la République.

Aides sociales : Macron se lâche sur le « pognon », sans rien lâcher…

« Un président ne devrait pas dire ça », dénonce LREM. « Non, j’rigole ! »

blog -grippe-sou-film Ca« La meuf, elle est dead » : c’est ainsi qu’on s’exprime en présence du chef de l’Etat, on le sait. A l’instar de Sibeth Ndiaye, une conseillère en communication de Macron, à propos de la disparition de Simone Veil, respectée de tous, hormis la franco-sénégalaise : Sibébeth ne compte pas l’académicien Léopold Senghor au nombre de ses lectures. <br>Mais, comme si l’opposition n’avait pas ses propres schizophrènes, bobos intellos dérapant populos l’instant d’après, surfant sur le langage châtié pour glisser dans la vulgarité d’une minute à l’autre, quand s’éteignent micros et caméras et que tombe le masque,  a critiqué mercredi les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales, tenus dans une vidéo diffusée mardi, estimant qu' »un président ne devrait pas dire ça », allusion  à la somme d’inepties publiées par son tremplin, François Hollande.

Outre cette référence à l’ouvrage qui avait marqué la fin du quinquennat de François Hollande, la cheffe de file des députés PS, Valérie Rabault, a jugé sur RFI « les propos et le ton pas adaptés à un président de la République française« .

Macron n’aime pas les pauvres

Macron veut « responsabiliser » les pauvres…<br>Dans une vidéo publiée mardi sur Twitter par sa directrice de la communication et relayée sur le compte du chef de l’Etat, Macron regrette qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux » et que « les gens pauvres restent pauvres ». « On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir », rêve le premier de cordée sans expérience de la pauvreté, ni prise sur le mur des réalités. Non motivé ou « fainéant »…

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le Président ? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu’il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot ! <a href= »https://t.co/2mjy1JmOVv »>pic.twitter.com/2mjy1JmOVv</a></p>&mdash; Sibeth Ndiaye (@SibNdiaye) <a href= »https://twitter.com/SibNdiaye/status/1006664614619308033?ref_src=twsrc%5Etfw »>12 juin 2018</a></blockquote>
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« Macron flatte les égoïsmes et surfe sur les clichés (…) afin de promouvoir une politique libérale qui ne fera qu’accroître la détresse et pauvreté », a également dénoncé le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Dans un « langage parlé, de sincérité », selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaudle président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo.

« Le président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus », juge de son côté la maire PS de Lille Martine Aubry. « Sous le mépris glaçant de ses propos: ce qu’il souhaite, c’est défaire méthodiquement tous les acquis obtenus depuis la Libération et le Conseil national de la Résistance », a-t-elle dénoncé dans un communiqué.

L’extrême gauche populiste s’en fait des gargarises. « Monsieur Macron, ce qui coûte un +pognon de dingue’, c’est vous et vos cadeaux aux ultra-riches. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté. Elle s’appelle le partage des richesses », a fustigé sur Twitter le chef de file des députés LFI, Jean-Luc Mélenchon.

« Le CICE et les exonérations de cotisations sociales ‘coûtent un pognon de dingue’ sans jamais sortir le pays du chômage. Mais ça, ça n’émeut pas Emmanuel Macron ! », a également protesté le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Emmanuel Macron « fait, comme tous les ultralibéraux, porter la responsabilité de la pauvreté, du chômage, sur les chômeurs et les pauvres », a lancé sur BFMTV et RMC Marine Le Pen (RN, ex-FN).

« La solidarité, ça n’est pas l’aumône. En France les riches -jusqu’ici- payent pour les pauvres et les Français en bonne santé payent pour ceux qui sont malades. Voilà le modèle français – ô combien perfectible – mais dont les principes restent modernes et JUSTES », a dénoncé Benoît Hamon (Génération.s) également sur Twitter.

 » ‘On met trop de pognon’, selon Macron. Par contre, pour les copains du Cac 40, on n’en met jamais assez… Stop au cynisme« , a renchéri Florian Philippot (Les Patriotes).

Plusieurs dirigeants Les Républicains ont critiqué les propos de Macron. 

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Gardez votre pognon : c’est de changement dont j’ai besoin…

« On est dans la continuité du ‘sans-dents’ de François Hollande avec la théâtralisation en plus », a jugé la porte-parole LRLaurence Sailliet, sur BFMTV. « Un président ne peut pas dire ça », sauf à être « cynique ».

« C’est une mise en scène« , pour le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau. « On a effectivement énormément d’aides sociales et elles ne sont pas suffisamment réorientées vers la reprise de l’emploi », a-t-il estimé, sur Public Sénat, distinguant au passage « les mots » du Président, des « actes qui sont posés ».

« C’est un homme qui aime bavarder, provoquer, parfois de manière grossière et vulgaire« , a fustigé sur LCP Guillaume Peltier, numéro 3 du parti.

Même dans les rangs de la majorité, les propos présidentiels ont parfois causé le trouble.

La députée LREM franco-tunisienne de la Manche, Sonia Krimi – naturalisée en 2012 – s’est ainsi dite « très, très mal à l’aise » et a jugé qu’en tant que président de la République, Emmanuel Macron devait faire « très, très attention » à ses déclarations. ‘La République en marche’ avait choisi d’investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d’Alain Juppé pour les élections législatives… 

En revanche,  la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, y voit un « langage parlé, de sincérité » : le président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo. <br>Pénicaud se soigne ? Mais est-elle  tellement pauvre qu’elle soit dans « le curatif »…

Biocarburants: le ministre reste « en Travert » des agriculteurs insatisfaits

La présidente de la FNSEA a jugé insuffisantes les propositions de Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture

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Blocage de la bioraffinerie Total de La Mède, sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), le 11 juin 2018

Les blocages de raffineries et dépôts de pétrole continuent, alors que Stéphane Travert se déclare « optimiste » sur une issue au conflit. 13 des 14 raffineries et dépôts bloqués ce lundi matin par des agriculteurs opposés aux importations d’huile de palme et de produits ne respectant pas les normes imposées en France sont toujours à l’arrêt cet après-midi. Sur RTL, le ministre a dénoncé des « blocages illégaux ».
« Le compte n’y est pas », a déclaré Christiane Lambert, dirigeante du premier syndicat agricole français, à l’issue de plus de trois heures de négociations au ministère dans la nuit de mardi à mercredi.

« Il y a quelques avancées qui ne suffisent pas à dire maintenant que nous levons le camp », a expliqué Christiane Lambert qui, au côté du président des Jeunes Agriculteurs (JA) Jérémy Decerle, a négocié avec M. Travert et son équipe de 23h30 mardi à peu après 03h00 du matin mercredi.

Mercredi 13 à 07h30, les instances de la FNSEA devaient se réunir pour décider de la suite à donner au mouvement. Une conférence de presse est prévue à 09h30. « Nous allons partager les documents de restitution de la négociation et déciderons (…) de ce que nous allons faire », a expliqué Ch. Lambert, mais « nous sommes déçus sur le contenu global de ce qui a été annoncé« .

Une suspension des blocages est toutefois en cours, le temps d’éplucher les propositions gouvernementales. « C’est une action coup de poing qui a atteint son objectif en alertant l’opinion publique sur les distorsions de concurrence de nos produits par rapport aux produits étrangers qui ne respectent pas l’environnement, nos standards de production et nos charges sociales », avait expliqué le secrétaire général de la FNSEA PACA, Patrick Lévêque.

FNSEA et JA ont lancé dès dimanche soir un mouvement de blocage pour protester notamment contre l’importation de produits agricoles, et plus particulièrement l’huile de palme, ne respectant pas les normes françaises et européennes. Mardi après-midi, 18 raffineries et dépôts de carburant étaient bloqués.

Reconnaissant des points de friction persistants avec les syndicats, S. Travert a néanmoins envisagé une fin de ces blocages. « Je suis plutôt optimiste (…) je pense que nous pouvons trouver une voie de levée des barrages », a-t-il déclaré aux journalistes derrière Ch. Lambert.

« Sur un certain nombre de points, nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord, mais sur la question des engagements internationaux, sur la question des normes, sur la question du travail que nous faisons pour défendre nos filières, nous sommes au rendez-vous« , a assuré Travert.

Syndicats et ministre avaient déjà négocié mardi après-midi, sans succès. 

Blocage de la raffinerie de Vatry dans la Marne? le 11 juin 2018

« Nous demandons une parole publique plus claire pour défendre l’agriculture. Quand 3.000 agriculteurs descendent dans la rue bloquer 18 sites, c’est que quelque chose ne va pas« , avait alors indiqué Mme Lambert. Sur le terrain, les agriculteurs sont restés mobilisés mardi.

« On attend de savoir ce qu’il va ressortir de la réunion entre le ministre et notre présidente nationale. Ce qui est sûr c’est que l’on va rester encore au moins cette nuit et la journée de demain (mercredi) », a indiqué le président de la FNSEA de l’Eure, Fabrice Moulard, qui bloquait la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime) avec une quarantaine d’agriculteurs et quelques tracteurs. 

La FNSEA demande au gouvernement de légiférer pour interdire les importations qui ne répondent pas aux normes françaises, « des engagements sur le coût du travail » et les cotisations sociales, , et « des études sociales et économiques », des réponses concrètes sur l’accompagnement financier des plans de filière, avant la mise en place de toute nouvelle norme.

FNSEA et JA dénoncent aussi « les contradictions » du gouvernement qui incite les agriculteurs français à monter en gamme tout en concluant des accords de commerce international qui provoquent des distorsions de concurrence. En somme, que Macron protège ses concitoyens, comme le fait Trump, notamment au G7 au Canada.

La FNSEA et les JA, premières organisations syndicales de la profession, dénoncent un  symbole de ces « incohérences » qui a été l’autorisation donnée au groupe pétrolier Total d’importer jusqu’à 300.000 tonnes par an d’huile de palme pour alimenter sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) qui doit commencer à fonctionner cet été.

Les deux syndicats affirment que l’agriculture française peut fournir davantage d’huile de tournesol ou de colza à cette usine que les 50.000 tonnes promises, mais à un prix supérieur à celui de l’oléagineux importé d’Asie du Sud-Est. Ils font valoir que ces prix attractifs à court terme seront inévitablement revus à la hausse à moyen terme.  

Interrogé à l’Assemblée nationale par le député LR Christian Jacob, le Premier ministre a défendu la décision de l’Etat d’autoriser Total à importer de l’huile de palme pour La Mède. « Nous ne dévierons pas d’une voie qui est claire : nous défendons les intérêts des filières agricoles. Nous faisons en sorte que l’ouverture des marchés soit respectueuse des intérêts de l’ensemble des filières agricoles« , a assuré Edouard Philippe, semblant convaincre la Confédération paysanne, marquée à gauche, mais inerte.

Lundi, Total s’était voulu rassurant sur l’approvisionnement des stations-service, appelant ses clients à « conserver leurs habitudes de consommation de carburant ».

Cliquer sur l’image pour être dirigé vers un reportage de France 3 pour

VOIR et ENTENDRE une présentation de la problématique ( LIEN ) :

Biocarburants : menace de blocage sur les raffineries

 

Migrants sur l’Aquarius : le silence de l’Elysée « vaut complicité avec l’Italie et Malte » ?

Macron défend-il sa population ? Auquel cas, Trump aurait déteint sur lui…

Spain Europe MigrantsAlors que les 629 migrants à bord de l’Aquarius – navire précaire et illégitime d’association – ne savent toujours pas quel port va pouvoir les prendre en charge, l’opposition d'(extrême) gauche s’indigne aussitôt du silence de l’Elysée sur cette affaire, notamment Eric Coquerel, le député insoumis de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis.

L’Aquarius, le navire affrété par l’association ‘SOS Méditerranée’, soutenue par des associations de trois pays européens, est allé au-devant de migrants clandestins au large des côtes libyennes. Mais on ne sait pas encore où il va pouvoir accoster, puisqu’ils posent problème à une Italie qui a élu une coalition de droite dont le programme n’est pas favorable à une surcharge de sa dette publique et Malte qui a simplement annoncé un ravitaillement du navire. Le problème reste entier, après les offres de gascons de la ville de Palerme ou celle de la Corse qui sait pertinemment qu’elle n’a pas la légitimité pour les recevoir.

Et l’Elysée, si bavard sur tous les sujets internationaux, reste muet.

Ni communiqué, ni tweet : y a-t-il quelqu’un aux manettes  ? Silence radio sur l’Aquarius au plus haut niveau de l’Etat, ce qui interpelle, puisqu’Emmanuel Macron se prend pour le sauveur du monde et qu’il se montre généralement hyper-réactif sur les sujets européens. Mais, 11 juin, aucune communication n’était encore venue de l’Elysée, du Quai d’Orsay ou du ministère de l’Intérieur, à la différence du gouvernement allemand qui, en demande de main d’oeuvre peu qualifiée, appelait depuis Berlin l’Italie et Malte à la « responsabilité humanitaire ». Edouard Philippe s’est fendu d’un  commentaire : pour lui, comme pour l’immense majorité des Français, l’immigration est un défi pour l’Europe…

L’opposition meuble bruyamment le silence jupitérien

La gauche et l’extrême gauche – qui se disent attentives aux plus défavorisés déjà établis en France – se sont portés sur le devant de la scène humanitaire. Le socialiste Boris Vallaud, porte-parole du PS et époux de la franco-algérienne Najat Vallaud-Belkacem, dénonce un « silence assourdissant« , phrase toute faite, l’Insoumis Eric Coquerel, LFI, s’est fendu d’un tacle assassin via Twitter. « Honte à la France [plutôt qu’à Macron?] dont le silence vaut complicité avec l’Italie et Malte« . Coquerel est-il en désaccord avec Mélenchon : celui-ci, en effet, n’est-il plus favorable au maintien des clandestins au pays ? Les cris d’orfraie du politicien Coquerel sentent fort du bec le populisme !

Il est vrai que les passagers de l’Aquarius n’entrent pas dans le cadre de l’immigration maîtrisée voulue par Macron et incarnée par Gérard Collomb, mais surtout votée avec la loi asile et immigration. 

Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs évoqué des régions « submergées par les flux de demandeurs d’asile ». Il avait aussi condamné le « benchmarking » et les migrants qui font leur marché parmi les pays européens les mieux-disant en matière d’aides sociales.

Des convictions en accord avec la majorité des Français, souligne un sondage Ifop : 59% d’entre eux sont contre la répartition en Europe des migrants qui débarquent en Grèce et en Italie, clandestinement, et à ce que la France en accueille.

Les villes portuaires à gauche, portes ouvertes aux migrants méditerranéens

Les 629 migrants de l’«Aquarius» vont être conduits en Espagne

19260334_1969061346700180_2671281506149445672_nA peine le premier ministre Mariano Rajoy a-t-il été renversé le 2 juin que, le 11, le socialiste Pedro Sánchez (50,3% des voix socialistes) invite plus de 600 migrants en Espagne où la plupart ne resteront pas.

Les 629 clandestins de l’«Aquarius» étaient bloqués en mer, dans l’attente d’un port d’accueil… Parmi eux, sept femmes enceintes : pour le droit du sol ? Le sort des migrants de l’Aquarius est donc enfin fixé.  Avant de choisir leur destination finale, quelque part en Union Européenne, ils vont être transbordés sur des navires italiens pour être conduits en Espagne, où le gouvernement de Pedro Sanchez a proposé de les accueillir, sans recevoir l’accord de ses partenaires européens.

Le port de Valence devrait accueillir les migrants de l’Aquarius dans les prochains jours

SOS Méditerranée

Des navires italiens vont prendre le relais de l’Aquarius, navire de l’association européenne de sauvetage en mer depuis la Libye ‘SOS Méditerranée’, qui ne réunissait pas les conditions de sécurité suffisantes pour aller jusqu’en Espagne.
L’Aquarius est géré par la compagnie maritime allemande Jasmund Shipping, en partenariat avec ‘Médecins du Monde’ jusqu’en avril 2016, puis avec ‘Médecins sans Frontières’ (section Amsterdam) depuis mai 2016. Seize députés français, principalement issus du Parti socialiste et du Parti radical de gauche, donnèrent alors une partie de leur réserve parlementaire à SOS Méditerranée et financèrent ainsi une semaine d’intervention.
‘SOS Méditerranée’ est un réseau international créé le 9 mai 2015 et présidé par Francis Vallat, président d’honneur fondateur du Cluster Maritime Français
, qui coordonne 18 clusters nationaux de l’Union européennequi dynamise les solidarités entre 400 entités maritimes françaises et co-organise les Assises de la mer, rassemblant 1.800 responsables de la vie maritime française, dont le Premier ministre et d’autres membres du gouvernement), ainsi que le Salon « Euromaritime ».

Francis VallatFrancis Vallat, 72 ans, a derrière lui cinquante ans de carrière dans le domaine de la mer. Bien qu’après trente ans, il fut licencié en 1997 de la présidence de Van Ommeren Tankers, un important armateur pétrolier néerlandais, il est la personnalité la plus importante du monde maritime français : on le retrouve au conseil national de la Lloyd’s, la célèbre compagnie d’assurances britannique, ou au comité international du bureau Veritas, le leader mondial de la certification des normes, et a été vice-président d’Intertanko, le groupement mondial des tankers pétroliers.
Francis Vallat a été vice-président de l’Agence européenne de sécurité maritime. Il a fondé en 2006 le Cluster maritime français (CMF), regroupement de toutes les entreprises du secteur. Plus de 5.000 cadres et dirigeants d’entreprises sont passés par le Cluster. 400 entreprises ou entités maritimes y adhèrent. Ses Assises de la mer ont attiré jusqu’à 2.000 personnes, dont des ministres.
Depuis quatre ans, Francis Vallat a passé la main. Mais
 il est toujours président d’une autre « grappe maritime », l’European Network of Maritime Clusters, qui rassemble les clusters de dix-sept pays européens… Francis Vallat a aussi été président de l’Institut français de la mer. Sans compter ses SCI, ses multiples engagements associatifs ou sportifs toujours dans le même domaine de la mer.

Rien d’étonnant à retrouver Francis Vallat dans les allées du pouvoir. Au tournant du millénaire, c’est le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, qui le décore de la Légion d’honneur. En janvier 2012, il prend la parole à une journée thématique de l’UMP où il explique entre autres aux organisateurs « qu’ils sont nuls en communication »… On peut aussi croiser Francis Vallat dans les couloirs de Bruxelles : il a même droit à une page entière sur le site internet de la Commission européenne avec sa biographie en anglais.
C’est donc cet homme qui préside SOS Méditerranée, que la presse présente comme une association citoyenne, une initiative militante née entre la poire et le fromage, quelque part entre Berlin et Marseille. Son association revendique 11.200 donateurs.

« Des vivres seront livrés sous peu à l’Aquarius par un navire italien », a précisé l’association sur Twitter. Le centre de commandement des secours de Rome « planifie de transborder les rescapés plus tard sur des navires italiens après quoi nous mettrons le cap ensemble sur Valence », a-t-elle ajouté.
L’Aquarius était bloqué en mer à la suite d’un bras de fer entre l’Italie et Malte, qui refusaient tous deux d’ouvrir leurs ports aux migrants en situation irrégulière. Dans l’impasse, l’Aquarius avait alors reçu une proposition du socialiste Pedro Sanchez, nouveau premier ministre espagnol pour accoster au port de Valence.

<br>Le maire de Palerme ouvre l’Europe aux migrants, mais en garde très peu en Sicile

Pour éviter de garder à sa charge des milliers d’Africains passés par la Libye, une seule solution pour le maire de la capitale sicilienne, dès 2015 : la liberté d’entrer légalement dans l’UE. « Si les Syriens, en tant que personnes provenant d’un pays en guerre, ont droit de toute façon au statut de réfugié, pourquoi leur interdire de prendre un billet d’avion Istanbul-Paris, par exemple et les obliger de passer par la Libye, la traversée de la Méditerranée« , s’était-il interrogé.
En 2017, Leoluca Orlando, un maire de centre-gauche, en était à vouloir « abolir le titre de séjour pour les migrants ». Il se justifie : « Je ne comprends pas pourquoi les frontières existent. L’Union européenne était l’occasion rêvée pour dire « nous sommes au delà des nations, nous ne sommes qu’un ensemble de minorités. » Selon lui, chacun doit pouvoir décider de ce que devrait être sa terre natale

La Corse propose l’ouverture de ses ports

Ce mardi, le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a également proposé d’accueillir sur l’île le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée. « Manque de vivres, mauvaises conditions météo, et port espagnol trop éloigné : face à l’urgence, le conseil exécutif de Corse propose à @SOSMedFrance d’accueillir l’#Aquarius dans un port #corse », a tweeté l’élu nationaliste qui a été l’avocat d’Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet en exercice Claude Erignac.

Une offre appuyée par le président nationaliste de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, ancien avocat spécialisé dans la défense de  nationalistes corses,  notamment des militants ayant participé à la lutte armée à travers le FLNC.

En revanche, le nouveau ministre italien de l’Intérieur avait mené sa campagne des législatives sur le thème de la fermeture des frontières aux migrants

Le ministre, Matteo Salvini, ex-patron de la Ligue, a prévenu qu’une fois au pouvoir, il ferait tout pour empêcher ces débarquements, particulièrement lorsqu’ils sont le fait des ONG qui patrouillent au large de la Libye.

L’Italie, qui a vu quelque 700.000 migrants débarquer sur ses côtes depuis 2013, a régulièrement reproché aux Européens d’avoir détourné les yeux et de l’avoir laissée seule face à la crise migratoire.

<br>Mélenchon est-il candidat à Marseille pour ouvrir les vannes ?

Le principal opposant d’extrême gauche entretient le suspense sur sa candidature, mais son parachutage sur cette ville ouverte sur la Méditerranée suggère un plan politique de facilitation de l’entrée de tous les migrants venus d’Afrique et du Proche Orient.

Né à Tanger, Mélenchon, qui se considère comme un « indépendantiste français » face à l’Union européenne, condamne la volonté d’Emmanuel Macron d’appliquer pleinement l’accord avec la Turquie sur les migrants.  Dans un communiqué, le député des Bouches-du-Rhône a estimé le chef de l’Etat « poursuit la fuite en avant sur les conditions d’accueil des réfugiés » : il confie, selon lui, le traitement des demandeurs d’asile à un régime dictatorial ». Mélenchon accuse « l’Union européenne [qui] continue de pousser les populations africaines au départ en forçant les États à signer des accords et libre-échange« . 

L’ancien sénateur renvoie dos à dos ceux, à droite ou au gouvernement, qu’il juge trop fermés et ceux, plus à gauche, ses alliés de l’extrême gauche, dont il dénonce l’idéalisme naïf. «Une fois que les gens sont là, que voulez-vous faire? Le rejeter à la mer? Non, c’est absolument impossible. Donc il vaudrait mieux qu’ils restent chez eux. Je suis fatigué de ces discussions où les fantasmes s’affrontent les uns et des autres. Entre ceux qui hurlent sans réfléchir et s’en remettent à des expédients sécuritaires sans consistance et ceux pour qui il est normal que tout le monde puisse venir où il veut, quand il veut». Des propos qui prolongent ceux tenus par le fondateur du parti de gauche dans Le Monde le 24 août dernier : «Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Mais est-ce que s’il venait 10.000 médecins s’installer en France, ce serait une chance? Oui».  Entre l’immigration au « faciès » universitaire de Mélenchon et le « benchmarking » de Collomb, la France va devoir choisir…

 

Biocarburant : l’huile de palme enflamme Total

Le gouvernement a donné son autorisation au pétrolier français de convertir une raffinerie de pétrole au biocarburant

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L’Etat Macron fait ainsi hurler aussi bien les écolos que la FNSEA,  mettant en lumière les défauts d’un carburant qui n’a de «bio» que le nom.

Résultat de recherche d'images pour "huile de palme biocarburant"Le feu vert accordé par l’Etat le 16 mai 2018 à la «bioraffinerie» de Total, à La Mède (Bouches-du-Rhône), qui carburera dès cet été à l’huile de palme pour produire 500. 000 tonnes par an de biodiesel, réussit l’exploit de ne satisfaire personne ou presque. Ni la FNSEA, qui a annoncé le blocage de raffineries et dépôts de carburant dans toute la France à partir de dimanche 10 juin et pour trois jours reconductibles, afin de protester contre la concurrence faite par cette huile à l’huile de colza française, dont le biodiesel est le premier débouché ; ni le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, dans le sillage du puissant syndicat ; ni les ONG environnementales, vent debout contre le site au nom de la protection de la biodiversité et du climat ; ni le ministre de la Transition écologique : particulièrement gêné aux entournures, Nicolas Hulot a dû admettre que «ce n’est pas de gaieté de cœur [qu’il a] autorisé la raffinerie à rouvrir». Pour lui, ce dossier «peau de banane» tombe on ne peut plus mal.
Le 18 mai, deux jours à peine après l’officialisation de l’autorisation accordée à Total, le ministre lançait en grande pompe la «mobilisation de la France en faveur de la préservation de la biodiversité» et justement à Marseille, non loin de la bioraffinerie. Une volte-face, qui a valu à Hulot une pluie de critiques et de procès en «incohérence», tandis que la tête de l’Etat regarde ailleurs et pointe du doigt Trump 
sur le climat et le commerce au G7 qui a eu lieu ce week-end au Canada avec les 6 autres pays, dont la France et …Macron présent (avec sa femme).

Car la culture intensive des palmiers à huile ravage les dernières forêts équatoriales primaires, en particulier en Asie du Sud-Est, avec pour effets, une faune décimée, dont les orangs-outangs, gibbons ou tigres de Sumatra, et un bilan carbone catastrophique : les agrocarburants (dits «biocarburants») à base d’huile de palme sont trois fois plus nocifs pour le climat que le diesel fossile (ceux à base de soja le sont deux fois plus, et de colza, 1,2 fois, selon l’ONG bruxelloise Transport & Environment).
Le malaise est d’autant plus profond que, dans son plan climat présenté en juillet 2017, Nicolas Hulot avait annoncé la publication, d’ici mars 2018, d’une stratégie nationale visant à mettre fin à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation (notamment l’huile de palme ou le soja OGM destiné à nourrir le bétail). Une erreur gravissime, puisque la déforestation est responsable de plus de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. «Cette décision est très importante, car nous allons fermer une fenêtre qui donnait la possibilité d’incorporer de l’huile de palme dans les biocarburants», avait alors insisté Hulot.
Or, cette possibilité est déjà allègrement utilisée : plus de 75 % des 900 000 tonnes d’huile de palme consommée en France servent aujourd’hui à faire rouler les véhicules, et seul le reste entre dans la composition de pâtes à tartiner, biscuits ou cosmétiques.

Gages

Depuis, le ministre de la Transition écologique étant censé présenter sa stratégie nationale contre la déforestation importée (SNDI) début juillet, Macron a pressé Hulot de mettre de l’huile dans son eau de source. D’un côté, la Malaisie et l’Indonésie, principaux producteurs d’huile de palme au monde, ont menacé de ne plus acheter d’avions militaires français. De l’autre, le géant pétrolier Total a fait savoir à l’exécutif qu’il n’a ps renoncé à concrétiser son projet de reconvertir son site de La Mède, qui a cessé de raffiner du pétrole brut fin 2016, en «première bioraffinerie de taille mondiale» carburant à l’huile végétale, la moins chère du marché grâce à des coûts de production très bas et des droits de douane bien inférieurs aux autres huiles.
A peine l’aval donné par le préfet de la région Paca, Nicolas Hulot a tenté de sauver la face dans un communiqué de presse, le 16 mai. Soulignant avec insistance que le projet avait été «décidé en 2015» et «soutenu par le gouvernement précédent» (en échange du maintien de 250 emplois sur le site, sur 430), il a assuré que l’utilisation d’huile de palme dans la bioraffinerie serait «encadrée».

Total aurait «accepté de réduire significativement les quantités d’huile de palme utilisées et de prendre des engagements très précis sur la certification de leur origine et de leur mode de production», selon le ministre de l’Ecologie. Ainsi, le gouvernement a demandé à l’industriel de «réduire autant que possible l’approvisionnement en huiles végétales brutes, et notamment en huile de palme, afin de consommer des quantités inférieures aux 450 000 tonnes [d’huile végétale brute : palme, soja, colza, tournesol, maïs…] que l’usine est autorisée à utiliser». Et Total devra «utiliser au moins 25 % de matières premières issues du recyclage des huiles (huiles alimentaires usagées, graisses animales, distillats d’acide gras)». Le même jour, le géant pétrolier faisait mine d’acquiescer, assurant prendre «l’engagement de limiter l’approvisionnement en huile de palme brute à un volume inférieur à 50 % des volumes de matières premières qui seront traitées sur le site [650 000 tonnes au total], soit au plus 300 000 tonnes par an».

Mais la confiance n’est pas revenue. Au contraire. Les Amis de la Terre doutent du respect par Total de ce plafond de 300 000 tonnes d’huile de palme brute. L’ONG estime même que la bioraffinerie de La Mède «pourrait importer jusqu’à deux fois plus d’huile de palme qu’annoncé par Total», et donc «fonctionner pratiquement à 100 %» avec cette huile, de quoi réquisitionner «une surface de forêt tropicale équivalente à plus de cinq fois [celle] de la ville de Marseille».

Comment l’ONG se justifie-t-elle ? D’abord, elle constate que l’«autolimitation» du pétrolier à 300.000 tonnes d’huile végétale est «absente de l’autorisation officielle, ce qui permet à Total d’importer jusqu’à 450 000 tonnes d’huiles végétales brutes sans autre précision». Pour les Amis de la Terre, qui viennent de déposer cette semaine devant le tribunal administratif de Marseille un recours contre l’autorisation d’exploitation délivrée à Total, l’arrêté préfectoral du 16 mai devait, en vertu de la loi, comporter un plan détaillé d’approvisionnement en matières premières de la raffinerie pour les trois premières années de fonctionnement. Or, cela n’y figure pas : l’arrêté se contente de mentionner que les 650.000 tonnes de matières utilisées annuellement à La Mède comprendront «au maximum 450.000 tonnes d’huiles végétales brutes de toutes natures».

Trafic

Les Amis de la Terre relèvent par ailleurs qu’outre l’huile brute, Total peut utiliser de l’huile de palme de qualité secondaire, dite «PFAD» (distillats d’acides gras de palme), que l’industriel «essaye de faire passer pour un produit résiduel à caractère de déchet, alors que le ministère de l’Ecologie a reconnu que son impact est le même que l’huile de palme brute» dans un mail envoyé à l’association en avril. Celle-ci estime que «Total prévoit initialement d’importer 100.000 tonnes de PFAD mais pourrait en importer bien davantage (jusqu’à 250.000 tonnes) si l’entreprise était contrainte d’importer moins d’huile de palme brute». Quant aux 100.000 tonnes d’huiles alimentaires usagées que le pétrolier prévoit d’utiliser, «il s’agit du gisement maximum disponible en France, déjà utilisé pour moitié par d’autres opérateurs», remarque l’ONG, qui en conclut que Total devra donc importer des huiles usagées «alors que les certificats censés encadrer ce type d’huile sont fortement suspectés par la Cour des comptes européenne de permettre d’importer frauduleusement des quantités massives d’huile de palme»«Il existe un énorme trafic : des cargos d’huile de palme arrivent en Chine, on y verse une bouteille d’huile de friture usagée, et hop, les papiers indiquent que ce sont des cargos d’huiles usagées», illustre Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes de l’ONG. Enfin, l’argument selon lequel Total utilisera de l’huile de palme certifiée «durable» ne convainc pas. La certification RSPO (pour «Roundtable on Sustainable Palm Oil», «Table ronde pour une huile de palme durable») n’interdit pas la destruction des forêts sur sols tourbeux ou de celles dites «secondaires», pointe l’ONG.

«Effet domino»

16527696Le vrai problème est ailleurs. «Même certifiée, la quantité massive d’huile de palme qui sera transformée en agrocarburants aura un effet domino : il faudra toujours déforester de nouvelles surfaces pour continuer à satisfaire la demande mondiale en huile de palme alimentaire», explique Alain Karsenty, économiste au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. Un phénomène reconnu par la Commission européenne sous l’appellation «changement d’affectation des sols indirect» (Casi), et dont le chercheur souhaite l’intégration dans le calcul du bilan carbone des agrocarburants. Si c’était le cas, «ceux à base d’huile de palme présenteraient le pire bilan carbone du marché», avec ceux à base de soja.

Discriminer ces agrocarburants à «fort impact Casi» permettrait d’éviter qu’une surface de forêts tropicales de 45.000 km2 selon lui, équivalente à celle des Pays-Bas, ne disparaisse d’ici 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. D’autant que d’autres secteurs, comme le transport aérien, pourraient s’intéresser aux carburants à base de palme ou de soja, ce qui serait catastrophique. Une position que la direction du Cirad ne soutient pas, voire contredit en minimisant en haut lieu les dégâts écologiques de l’huile de palme. Sans doute parce que cet établissement public possède des intérêts dans cette filière (vente de graines, etc), notamment via sa filiale PalmElit… créée en association avec le conglomérat Avril-Sofiprotéol. Proche de la FNSEA, ce dernier a bâti sa fortune (plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires) grâce aux agrocarburants à base de colza, certes moins climaticides que ceux à base de palme mais dopés aux pesticides, sans toutefois se priver d’importer de grosses quantités d’huile de palme.

Qui remportera le bras de fer et pèsera in fine le plus lourd auprès de l’exécutif ? L’alliance improbable de la FNSEA et Stéphane Travert avec les écologistes et Nicolas Hulot ? Ou Total, poids lourd du CAC 40 dont le patron, Patrick Pouyanné, répète que la bioraffinerie de La Mède est «soutenue par l’Etat au plus haut niveau», et qui s’est trouvé un allié de circonstance dans les industriels hexagonaux de l’armement soucieux de ne pas perdre de marchés en Asie du Sud-Est ?

A moins qu’une autre issue ne se dessine : un «en même temps» tout macronien. Nicolas Hulot a répété ces derniers jours dans les media que l’«avenir n’appartient pas à l’huile de palme» et que la France «soutient une position forte» au niveau européen pour sortir progressivement des agrocarburants les plus nocifs. Allusion aux discussions en cours à Bruxelles, après un vote du Parlement de l’UE en janvier en faveur de la suppression de l’huile de palme dans les moteurs d’ici 2021. Voilà qui permettrait au gouvernement de contraindre Total à abandonner cette matière première sans remettre en cause les engagements de l’exécutif précédent ni créer de distorsion de concurrence en Europe – le groupe redoute surtout une interdiction franco-française -, tout en permettant au pétrolier de s’assurer de confortables marges en attendant.

Plan de sortie

«Total fera probablement comme ses concurrents ENI [en Italie] et Neste Oil [en Finlande], qui ont fait tourner leurs raffineries avec le maximum d’huile de palme pendant deux ou trois ans, avant de diversifier leur approvisionnement avec des huiles plus chères, notamment parce que l’opinion publique n’est pas favorable à l’huile de palme», estime Fabien Cros, représentant CGT à La Mède. Le syndicaliste ne s’oppose pas à d’autres voies de reconversion de la raffinerie, ce que préconisent les Amis de la Terre. «Pourquoi ne pas développer ici des activités de recherche-développement autour des carburants et de l’hydrogène ? L’important, c’est que l’activité soit pérenne», dit-il. Total, qui affiche sa volonté d’être d’ici 2035 «LA major de l’énergie responsable intégrant le climat dans sa stratégie», n’a pas non plus intérêt à plomber son image avec l’huile de palme.

Déjà, plusieurs distributeurs de carburant se détournent de celle-ci. Leclerc l’a interdite, même si «en fait, c’est suite à des problèmes d’encrassement des moteurs quand le distributeur avait tenté d’en intégrer davantage à la fin des années 2000, avant la rupture technologique, l’hydrotraitement, qui permet le boom actuel», indique Sylvain Angerand, des Amis de la Terre. L’ONG a obtenu qu’Intermarché s’engage sur un plan de sortie d’ici trois ans. Et de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD, qui regroupe Casino, Auchan, Cora ou Carrefour) qu’elle demande au gouvernement de prendre en compte l’effet Casi pour distinguer les pires biocarburants.

De leur côté, 13 députés LREM ont adressé le 21 mai une lettre ouverte au PDG de Total –   dont Matthieu Orphelin et François-Michel Lambert – pour lui demander de renoncer à l’huile de palme. «Vous avez su faire un geste pour vos actionnaires en augmentant largement les dividendes […]. Vous seriez visionnaire en faisant à présent un geste fort pour la planète», polémiquent-ils en pointant les excellents résultats financiers du groupe. Les « premiers de cordée » ne sont pas toujours les bienvenus hors du champs des micros et caméras. 

 

La reconduction à l’INSERM du mari de la ministre de la Santé ferait jaser

Levy ou Buzyn, le couple est  à l’aise en Macronie

Yves Lévy, PDG de l'Inserm, est l'époux de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, s’appelle Yves Levy et gère un établissement public sous la tutelle de son épouse. Les féministes n’y trouvent rien à redire, mais les démocrates grondent. En juin, son mandat sera remis en jeu, relançant le débat d’un potentiel conflit d’intérêt, en cas de reconduction.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, pourra-t-il décemment conserver son mandat ? Devrait être désigné sous peu le président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), fonction actuellement occupée par Yves Lévy, époux de la ministre. Le risque du conflit d’intérêt plombe cette nomination : censée intervenir le 12 juin, elle a d’ailleurs pris un léger retard, car l’organisme public est en principe placé sous double tutelle des ministères de la Recherche et de la Santé.

La ministre assure ne même pas connaître les candidats à la présidence de l’Inserm, dont son mari pourrait faire partie. « Le sujet n’a jamais été évoqué avec le Président ou avec le Premier ministre« , affirme-t-elle.

Un décret pour dessaisir Agnès Buzyn

Pourtant, au moment de la nomination d’Agnès Buzyn dans le gouvernement d’Edouard Philippe, il avait bien fallu déminer tout possible conflit d’intérêt. Fin mai, un décret a alors ôté toute autorité de la ministre de la Santé sur l’Inserm, pour la transférer au Premier ministre, tout en lui conservant la tutelle sur le ministère de la Recherche... Ce cas de figure est prévu par la loi relative à la transparence de la vie publique.

En attendant les auditions des candidats, prévues le 21 juin, selon le ministère de la Recherche, le professeur Lévy assure l’intérim. L’identité des candidats reste confidentielle, mais les postulants ont le droit de s’exprimer, ce que l’actuel PDG a refusé de faire. Une tutelle du Premier ministre n’est pas faite pour durer.

Macron avance masqué sur la suppression de l’aide médicale aux clandestins

Matignon n’assume pas

L’entourage du Premier ministre affirme qu’«il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat» contrairement à ce que fait fuiter Le Point.

Non, une suppression de l’Aide médicale d’Etat (AME) n’est pas dans les tuyaux, maintient Matignon, vendredi, au troisième jour d’un déplacement du Premier ministre dans la région toulousaine.

Après la controversée loi asile-immigration jugée trop répressive par la gauche et une partie de la majorité issue du PS qui ne craint pas de faire vivre la France à crédit, le gouvernement veut afficher un masque plus généreux. Plusieurs mesures ont ainsi été annoncées, notamment le renforcement de l’apprentissage du français, de la formation civique, ou encore l’attribution d’un « pass culture » à chaque jeune étranger disposant d’un titre de séjour… N’empêche que, contraint de faire des économies, Gérald Darmanin s’est montré favorable à la suppression de l’Aide médicale d’État (AME). Ce dispositif, qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins, est jugé « trop coûteux » par le ministre responsable de l’Action et des Comptes publics.

Matignon dément pour le moment

Quelques heures auparavant, Le Point affirmait que la proposition d’en finir avec ce dispositif assurant, sous conditions de ressources, sauf pour les mineurs, une prise en charge médicale aux étrangers présents irrégulièrement sur notre territoire depuis plus de trois mois et en ayant fait la demande, avait été mise sur la table par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors du conseil interministériel sur l’intégration des étrangers qui s’est tenu mardi à Matignon. «Il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat et d’ailleurs ce sujet n’était à l’ordre du jour de la réunion», a affirmé l’entourage d’Edouard Philippe.

Pas à l’ordre du jour, mais néanmoins évoqué de manière informelle à la fin du rendez-vous, assure un témoin de la discussion. La réunion consacrée à l’intégration des étrangers avait accouché de quelques mesures concrètes d’accompagnement. Placée sous le signe de l’humanité, elle devait servir à rééquilibrer la barque après le vote de la loi asile et immigration fustigée par la gauche et jugée trop répressive également par une partie de la majorité. Cela n’a pas empêché Darmanin, soucieux d’un usage beaucoup plus parcimonieux de l’argent public, de défendre un basculement des bénéficiaires de l’AME vers la couverture médicale universelle (la CMU est devenue en 2016 la PUMA pour Protection universelle maladie), moins «coûteuse» et à laquelle ont droit les citoyens français les plus précaires. Pour cette année, le montant programmé pour l’AME, instaurée en 2000, est de 882 millions d’euros.

Selon un récent rapport de la députée LR Véronique Louwagie, le nombre de bénéficiaires de l’AME a connu un léger infléchissement en 2016, avec 311.310 personnes en fin d’année, et celui-ci semblait se confirmer en 2017.

«Plus de pertes que de gains»

Si on en croit Le Point, au moment d’entonner ce vieux refrain des droites gestionnaires – lesquelles plaident pour une suppression de nature à réduire les dépenses publiques et la charge supportée par les contribuables, au bénéfice des allocataires légitimes – Darmanin a trouvé un allié en la personne du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lequel affirme que «pour accueillir mieux, il faut accueillir moins».
L’ancien sénateur-maire de Lyon ajoute même que conserver l’AME attire des migrants, lesquels, comme il l’avait dit dans un autre cadre, se livrent à un «benchmarking» des aides sociales européennes pour cibler leur destination finale : une « étude de marché » pour déterminer le pays le mieux disant social… Au nom du risque d’un «appel d’air», quand Darmanin défend, lui, l’égalité de traitement.

Collomb, cible du moment

L’entourage de Collomb a démenti les propos que le Point lui a prêtés : « fake news ? ». Présente à cette réunion, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, aurait, pour l’heure, défendu avec vigueur l’AME, rappelant que la supprimer (Darmanin propose le basculement de ses bénéficiaires vers la CMU) générerait «plus de pertes que de gain, car l’Etat ne pourra pas laisser mourir les gens dans la rue et serait obligé de les soigner»
Sans qu’on sache ce que le Premier ministre en pense sur le fond, et a fortiori Macron, il était visiblement urgent de ne pas ouvrir un nouveau front à la veille des Européennes

Grosse augmentation de salaire pour le président de la Commission des comptes de campagne

Logerot, 82 ans, en juillet 2018

2005, François Logerot voit son salaire fortement augmenté.

 

 

Le moment est pourtant mal venu, quand l’Etat se dit en recherche de massives économies, un décret du 30 mai publié au Journal officiel revalorise nettement les émoluments du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot, né en 1936. Ils passent ainsi de 4.574 euros par mois à 7.182 euros nets mensuels (+ 57 %), à quoi s’ajoutera désormais une indemnité annuelle de 9.500 euros bruts. Le tout avec effet rétroactif au 1er janvier.

Certes prévue par une loi du 20 janvier 2017, votée pendant le quinquennat de Hollande, sur les autorités administratives indépendantes, cette augmentation intervient pile au lendemain de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, qui avaient donné lieu à la démission fracassante de l’un des rapporteurs, rappelle Le Parisien.

Chargés d’éplucher les factures des candidats, ces mêmes rapporteurs voient le montant de leur vacation relevé de 18 à… 20 euros, somme qu’ils perçoivent par jour travaillé.

Présidentielle 2017 : les comptes ne font pas les bons amis à la Commission des comptes de campagne

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La Commission des comptes de campagne a achevé l’examen des dépenses des candidats à l’Elysée. L’un des rapporteurs, dénonçant des « dysfonctionnements », a claqué la porte.

C’était il y a cinq ans. Une déflagration. Le 19 décembre 2012, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) sanctionnait Nicolas Sarkozy pour avoir dynamité le plafond légal des dépenses, privant le candidat et l’UMP de presque 10,7 millions d’euros de remboursement public. C’était le début de la tentaculaire affaire Bygmalion, à ceci près que la CNCCFP avait décelé un dépassement de 363 615 euros. Au final, ce fut… 18,5 à 31 millions d’euros. « La commission est passée au travers du système de fausses factures », grince en off le trésorier d’un parti. Faute de moyens, s’était défendu le président de la CNCCFP, François Logerot. Cinq ans après, la vague macroniste et dégagiste est passée, signifiant que les Français ne veulent plus des pratiques du passé. Ont-elles la peau dure ? On le saura vite.

 
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La commission, qui avait jusqu’au 8 janvier pour travailler, a achevé ses travaux de contrôle des comptes des onze candidats à la présidentielle 2017. Il y a une semaine, elle leur a transmis son verdict, pour l’heure tenu secret pour leur laisser le temps de déposer un éventuel recours au Conseil constitutionnel. Tout juste sait-on que Marine Le Pen a vu ses comptes validés. C’est aussi le cas pour Benoît Hamon. Début août, Julien Dray avait choqué au PS en exigeant un audit des dépenses du candidat socialiste, s’interrogeant sur un budget très salé — 15 millions d’euros, juste derrière Emmanuel Macron — pour un piètre score de 6,3 %. « Sur les comptes de Fillon, c’était un bordel sans nom », souffle un haut responsable des Républicains. « Vous devriez vous renseigner, il y a eu du schpountz sur certains comptes », achève une autre source.

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74,1 millions d’euros pour les onze candidats

La CNCCFP aurait été le théâtre d’une sérieuse explication de gravure. 

7486779_l1000958_1000x625Le 20 novembre, le rapporteur chargé de vérifier les comptes d’un des cinq grands candidats, en l’occurence Jean-Luc Mélenchon, a claqué la porte, refusant de cautionner de possibles irrégularités. Il aurait, selon ses dires, décelé des dépenses litigieuses et se serait heurté au refus de la commission de tenir compte de toutes ses observations.

Cet homme, qui a accepté de témoigner pour Le Parisien, pointe de « graves dysfonctionnements » au sein de la CNCCFP. L’accès aux comptes de campagne, qui sera bientôt possible pour la presse, nous permettra de fournir davantage de détails encore. Le président de la commission, François Logerot, que nous avons sollicité, n’a pas souhaité répondre. « Les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément toutes leurs recommandations », explique sobrement la CNCCFP. Si les sommes en jeu ne sont pas démesurées (74,1 millions d’euros de dépenses pour les onze candidats, dont 16,7 millions d’euros pour le recordman Emmanuel Macron et 260.112 euros pour Jean Lassalle), l’affaire est très symbolique, car les dépenses présidentielles sont couvertes à 47,5 % par les contribuables. Lesquels ont encore en tête la présidentielle de 1995. Vingt ans après, le socialiste Roland Dumas, qui présidait alors le Conseil constitutionnel, avait avoué avoir validé les comptes « manifestement irréguliers » d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac. Et ce, contre l’avis des rapporteurs chargés de l’instruction. Le juriste Jacques Robert s’était plaint dans les colonnes du Parisien d’avoir dû cautionner une « belle entourloupe ». Un risque potentiel que notre témoin n’a pas voulu courir.

 - RANSON

Cette commission, c’est quoi ?

CNCCFP : ce sigle, un brin abscons, ressort tous les cinq ans à l’occasion de l’élection présidentielle. Car, depuis 2007, la mission phare de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est de contrôler les comptes des candidats à la magistrature suprême (respect du plafond des dépenses, régularité des recettes, pas de dons venant d’entreprises…). Et ce, en plus des candidats aux législatives, régionales, sénatoriales, etc., qu’elle contrôle aussi. Composée de neuf permanents, tous hauts magistrats issus de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, cette autorité administrative a vu le jour en 1990 avec la loi Rocard sur le financement politique, qui tirait les leçons de l’affaire Urba au PS. Au terme de ses travaux d’instruction, la CNCCFP peut prendre trois décisions : soit valider sans réserve les comptes des candidats à l’Elysée, soit les rejeter comme pour Nicolas Sarkozy en 2012, soit les « réformer » en réintégrant ou supprimant des dépenses jugées irrégulières. Au final, c’est elle qui fixe le montant du remboursement auquel le candidat a droit de la part de l’Etat, qui s’élève à 47,5 % pour ceux ayant dépassé 5 % des voix. A charge pour le Conseil constitutionnel de suivre ou pas sa décision. Si elle suspecte des infractions pénales, la CNCCFP peut saisir le procureur de la République. Elle est présidée depuis 2005 par François Logerot, 81 ans, ancien président de la Cour des comptes.

« Une honte » : Jean Lassalle pique une grosse colère à l’Assemblée nationale en plein débat

Le député Jean Lassalle s’est indigné mercredi soir d’avoir été empêché de s’exprimer à l’Assemblée nationale lors d’un débat sur la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU). « C’est une honte !« , a dénoncé Jean Lassalle, debout, en pleine séance de débat parlementaire.

L’ancien candidat à la présidentielle a débattu pendant plusieurs minutes avec la présidente de séance, Carole Bureau-Bonnard (députée LREM de l’Oise, vous l’aviez deviné). Celui qui est député de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques a fustigé le fait de ne pas pouvoir s’exprimer comme il le souhaitait.

Député « non-inscrit » au sein d’un groupe parlementaire, il dispose d’un temps de parole différent de celui de ses pairs « inscrits« . Mais cette fois-ci, les députés « non-inscrits » n’étaient pas autorisés à prendre la parole…du tout. « 

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Une sortie théâtrale

Les rappels à l’ordre et les tentatives d’apaisement de Carole Bureau-Bonnard n’ont pas suffi à apaiser Jean Lassalle. « Si vous aviez été là au tout début de la séance, vous auriez entendu que les ‘non-inscrits’ n’ont plus de droit de parole et vous faites partie des ‘non-inscrits’« , a-t-elle maladroitement reproché. « Je ne sers à rien ! Il y a 50 députés ici qui ne servent à rien !« , a alors tonné le député. Jean Lassalle a finalement été poussé à quitter l’hémicycle avec un dernier mot empreint de théâtralité : « Mesdames et messieurs les censeurs, bonsoir ! « . On peut être journaliste (‘Brut’ est son nom : de décoffrage?) du service public (France Télévisions) et manquer totalement de références culturelles.

En fait, ‘Brut’ est un média fondé par le producteur Renaud Le Van Kim et destiné exclusivement aux réseaux sociaux: pour passer avec eux un accord, nul besoin, selon la régie publicitaire de France Télévisions, de placer haut la barre ? A quoi bon leur dire que ce cri de gueule est une citation de Maurice Clavel à la télévision française en 1971: la presse institutionnelle n’a que mépris pour les blogueurs et les réseaux sociaux…

Jean Lassalle est un député sexagénaire qui a conservé la confiance de son électorat pendant quatre législatures : respect, non ?

France : statut de réfugié politique accordé à un Irakien soupçonné d’avoir été un cadre de Daesh

Ce réfugié politique irakien a été arrêté et écroué en France en mars dernier, vient-on d’apprendre.

Ahmed H, un Irakien de 33 ans, a été interpellé le 6 mars à Lisieux (Calvados), puis mis en examen le 9 mars, notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «crimes de guerre». L’homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé en février dernier.
La DGSI le soupçonne d’avoir joué un rôle actif dans la tuerie de la base militaire «Speicher» à Tikrit en juin 2014. 1.700 militaires irakiens avaient été tués. Un épisode qui restera l’un des pires massacres perpétrés par Daesh.

Faveurs cachées (prix cassés, ristournes): les petits arrangements exemplaires de la campagne de Macron

Emmanuel Macron a bénéficié d’importantes ristournes pendant sa campagne.

presidentielle-le-coup-de-colere-de-macron-fait-sourire-le-webLes faveurs de la société GL Events étaient l’arbre qui cachait la forêt. L’entreprise dirigée par Olivier Ginon, est proche de Gérard Collomb, que le président a remercié en le faisant son ministre de l’Intérieur… La Commission des comptes de campagne semble avoir négligé des factures potentiellement litigieuses.

Des entreprises n’ont pas hésité à casser les prix pour se mettre au service d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Mediapart et Le Monde ont déjà révélé que certaines remises accordées au candidat d’En Marche ont peu retenu l’attention de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), qui, après examen, ne se déjuge pas et maintient que ces ristournes étaient « normales et régulières ». Cependant, l’enquête de la cellule investigation de franceinfo montre que ce ne sont pas les seules conditions avantageuses dont a bénéficié Emmanuel Macron. Certains rabais conséquents ont échappé à la vigilance de l’autorité de contrôle.

Jean-Marc Dumontet : des théâtres à prix d’ami

2210659-jean-louis-debre-pierre-arditi-brigitt-950x0-1Drôles d’endroits, d’ailleurs, pour une campagne présidentielle. A deux reprises, Emmanuel Macron est monté sur la scène de théâtres parisiens, le 6 février 2017 à Bobino, puis le 8 mars au Théâtre Antoine. Point commun des deux salles : leur propriétaire, Jean-Marc Dumontet (le dernier à droite sur la photo,  est copropriétaire du Théâtre Antoine avec Laurent Ruquier). En quelques années, il a constitué un petit empire dans le secteur : JMD Prod. L’homme qui a notamment lancé Nicolas Canteloup est aujourd’hui un personnage incontournable du théâtre français. Il présidait le 28 mai dernier la cérémonie des Molières.

Lors de la campagne présidentielle, Jean-Marc Dumontet est devenu proche du couple Macron. Il s’est engagé publiquement en faveur de l’ancien ministre de l’Economie qu’il a alimenté en notes et en conseils. Le 8 mars 2017, à la fin d’une soirée consacrée à l’égalité hommes-femmes, Brigitte Macron – qui se tient, dit-elle, à distance des décisions politiques – le remercie chaleureusement d’avoir accueilli ce meeting de campagne.

Ce soir-là, le théâtre Antoine a été facturé 3.000 euros au candidat Emmanuel Macron. Un mois plus tôt, à Bobino, c’était le même tarif. Des prix très inférieurs à ceux habituellement pratiqués par la société de Jean-Marc Dumontet. Pour le vérifier, il suffit de consulter des sites spécialisés. Avec les options obligatoires, le tarif de base de la location de la salle avoisine les 13.000 euros TTC. France Info a appelé directement JMD Prod pour obtenir un devis pour un événement du même format qu’un des meetings d’Emmanuel Macron. Au téléphone, un responsable de Bobino annonce : « On va partir sur du 11.000 euros hors taxes (13.000 euros TTC). Après si vous voulez de la vidéo-projection ou des machins comme ça, ce sera en supplément« . L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a donc obtenu un tarif au minimum 75% moins cher que ce qui nous est annoncé.

Les deux factures de 3 000 euros adressées à En Marche pour la location des théâtres de Jean-Marc Dumontet (Cellule investigation Radio France)

Les deux factures de 3 000 euros adressées à En Marche pour la location des théâtres de Jean-Marc Dumontet

Le tarif n’est pas la seule chose intrigante dans ces factures. Elles sont aussi étonnamment succinctes, s’agissant de la location de salles de 700 places. Aucune mention n’est faite des prestations « obligatoires » comme l’éclairage, la régie son, la sécurité incendie, etc. « Cela paraît invraisemblable de présenter des factures aussi peu précises » s’étonne un proche d’un autre candidat à la présidentielle à qui nous avons présenté le document. La Commission des comptes de campagne n’a cependant pas tiqué et a validé ces deux factures.

Joint au téléphone, le propriétaire des théâtres, Jean-Marc Dumontet affirme qu’En Marche a surtout bien négocié : « Ils m’avaient bloqué plusieurs dates. J’avais un peu râlé. Finalement, ils sont revenus vers moi à la dernière minute, au moment où ils pouvaient négocier. » Pourtant, dans un mail issu des « Macron Leaks » (cette fuite de plus de 100.000 mails de l’équipe de campagne Macron), Jean-Marc Dumontet semble plutôt arrangeant avec l’équipe du candidat. Le 31 décembre 2016, l’actuel député Stanislas Guerini, alors responsable parisien d’En Marche, écrit : « Je m’étais mis sur une date où le propriétaire de Bobino était prêt à nous mettre la salle à disposition à très faible coût ».

Quatre jours plus tard, dans un autre mail, le même Stanislas Guerini décrit un prestataire plutôt conciliant : « J’ai eu Jean-Marc Dumontet le propriétaire de Bobino au téléphone. Voici ses possibilités : – lundi 13/03 (date bloquée pour nous pour le moment) – lundi 20 ou lundi 27 février (il a un client qui a une option sur les deux dates, si l’une des deux nous parait bien, il essayera de le pousser sur l’autre date.) » Le producteur conteste pourtant avoir fait un « cadeau » à son candidat favori. Mais, quand France Info lui demande combien il a facturé Bobino à la dernière entreprise qui a réservé la salle, afin de d’avoir un point de comparaison, Jean-Marc Dumontet élude : « Je n’en sais rien parce que nous le faisons très peu ».

Jean-Marc Dumontet a également mis une autre de ses salles à disposition des soutiens d’Emmanuel Macron. Le Grand Point Virgule a accueilli le 17 janvier 2017 un débat sur la place de la culture dans le programme du candidat. Cette soirée n’a pas été considérée comme un événement de campagne. Impossible donc de savoir quelles conditions commerciales ont été accordées à En Marche qui a réglé la facture ce soir-là.

Après l’élection d’Emmanuel Macron, Jean-Marc Dumontet se serait bien vu ministre de la Culture. Son activisme n’a pourtant pas été récompensé, mais ces derniers jours encore, certains le voyaient partir rue de Valois pour remplacer Françoise Nyssen. Interrogée, la Commission des comptes de campagne admet que les factures des théâtres étaient peu précises. Elle explique s’être bornée à vérifier que ces événements avaient bien eu lieu afin d’en valider le remboursement.

La Bellevilloise : un tarif « spécial Macron » ?

Salle de concert située dans le nord-est de Paris, mi-bobo, mi-populaire, la Bellevilloise est aussi devenue ces dernières années un lieu très prisé des politiques de gauche comme de droite. L’association de campagne d’Emmanuel Macron l’a réservée le 2 mai 2017 pour une soirée de campagne à laquelle le candidat ne participait pas. Tarif de la location : 1.200 euros. La facture a attiré l’attention de la Commission des comptes de campagne en raison de la mention de deux remises pour un total de 900 euros HT. La réponse d’Oriza, la société propriétaire du lieu, semble l’avoir convaincue : elle affirme sans preuves qu’il ne s’agit pas d’une « remise liée à la nature du client ». Pourtant, certains éléments permettent d’en douter.

D’abord, Emmanuel Macron a bénéficié d’un tarif nettement plus avantageux que Benoît Hamon. Le 20 mars 2017, le candidat socialiste a lui aussi posé ses valises à La Bellevilloise pour une soirée assez similaire, à quelques détails près, à celle organisée par l’équipe Macron. Montant de la facture : 4.838,40 euros. Non seulement Benoît Hamon ne s’est pas vu offrir les « packs son et vidéo » comme Emmanuel Macron, mais il a tout payé plus cher : le service d’ordre, le personnel et surtout la location « brute » de la salle. Facturée 2.580 euros au candidat PS, elle n’a coûté que …200 euros (hors taxes) à son rival d’En Marche.

Comment expliquer une telle différence de traitement ? Le 8 avril, alors qu’il revient à La Bellevilloise, le candidat Hamon se voit de nouveau appliquer les mêmes bases tarifaires que le 20 mars pour la précédente location. Et quand En Marche loue à nouveau la salle pour une réunion publique le 5 avril, c’est de nouveau à 200 euros HT que la location de la salle lui est proposée, comme nous avons pu le constater dans un mail tiré des « Macron Leaks ». Au total, le candidat de la gauche, Benoît Hamon paie donc près de quatre fois plus cher – à prestations égales – qu’Emmanuel Macron. Si l’on se réfère au tarif « catalogue » de la salle, l’équipe Macron a bénéficié d’une remise de 85% à chaque fois qu’elle est venue à La Bellevilloise.

Malgré tout, le propriétaire des lieux, Oriza, affirme qu’il s’agit là d’une pratique « habituelle et normale«  dans sa réponse à la Commission des comptes de campagne. L’autorité de contrôle s’est contentée de cette explication. Interrogée sur ce point, la CNCCFP, estime qu’il « paraît difficile d’affirmer, que les prestations fournies à Emmanuel Macron et Benoît Hamon sont sensiblement équivalentes ». Les factures des deux candidats comportent pourtant de nombreux points communs faciles à comparer.

Contacté, Renaud Barillet, le patron de Bellevilloise se défend d’avoir accordé un tarif spécial à Emmanuel Macron. « Les usages de nos espaces et contenus sont tarifés en fonction de nombreux paramètres qui peuvent être la salle concernée, le jour de la semaine, l’horaire, les temps de montage… Nous construisons nos offres avec une constante recherche de justesse et d’équité », nous a-t-il écrit, sans pour autant pouvoir expliquer pourquoi les équipes d’Emmanuel Macron bénéficiaient toujours du même tarif lorsqu’elles organisaient un événement chez lui.

La Mutualité : Emmanuel Macron, premier prix

Ce scénario semble s’être joué de nouveau à la Maison de la Mutualité à Paris. Emmanuel Macron y a bénéficié de conditions qu’aucun autre candidat n’a obtenues de la part de GL Events, le gestionnaire de la salle. Nos confrères de Mediapart l’ont déjà largement raconté : le numéro un français de l’événementiel a accordé une remise globale de l’ordre de 26% sur le total de la facture émise après le meeting du candidat Macron, le 12 juillet 2016. Ni François Fillon le 14 janvier 2017, ni Benoît Hamon le 5 février 2017 n’a obtenu les mêmes niveaux de remise. Pour sa défense, le groupe lyonnais a notamment expliqué qu’il s’agit là d’une « remise usuelle en période estivale à Paris par les gestionnaires de sites événementiels, dans un contexte de concurrence très forte et de faible activité pendant la période d’été ». Encore une fois, cette explication semble avoir satisfait la Commission des comptes de campagne qui n’a pas demandé plus de précisions.

Pourtant, si la CNCCFP avait jeté un œil à l’agenda politique, elle aurait remarqué que le 2 juillet 2016, dix jours avant Emmanuel Macron, Les Républicains ont tenu leur conseil national à La Mutualité. D’après nos informations, ce jour-là, LR a bien obtenu une remise, mais elle n’atteint que 12%, loin de celle du candidat En Marche. Au total, pour une occupation comparable de la Mutualité, LR a donc payé 37.000 euros de plus que l’équipe Macron.

Interrogée sur ce point, la Commission des comptes de campagne se réfugie une nouvelle fois derrière le fait que « les prestations correspondantes ne sont pas forcément identiques selon l’ampleur de l’événement (meeting, conseil national, convention d’investiture) ». En tout état de cause, elle n’a pas demandé de précisions supplémentaires à GL Events.

Lyon : promo sur la péniche, avec Gérard Collomb

Le 7 septembre 2016, les militants d’En Marche dans le Rhône sont invités à un rassemblement festif, avec apéro, sur une péniche à Lyon autour de Gérard Collomb, maire, président de la métropole et premier soutien d’Emmanuel Macron. Plusieurs centaines de personnes répondent à l’appel et passent la soirée sur La Plateforme, une péniche privatisée pour l’occasion. Dans un premier temps, la facture de l’événement est adressée par erreur à la métropole de Lyon qui la redirige vers En Marche, qui la verse aux comptes de campagne de l’élection présidentielle. LIEN utile 

Cette facture, d’un montant total de 996 euros TTC, a de quoi étonner. La seule location de la salle a coûté 785 euros HT. Un rapide coup d’œil au catalogue de l’établissement montre que les prix pratiqués avoisinent plutôt généralement les 3.000 euros la soirée. Interrogé sur ce point, le cabinet de Gérard Collomb nous fait remarquer que « ce prix catalogue de 3.000 euros » vaut « pour un événement de type mariage, de 15 heures à 4 heures du matin, un week-end, dans l’ensemble de la péniche, en incluant des prestations que nous n’avons pas sollicitées ». Bref, ce prix catalogue ne serait pas comparable, selon le cabinet du ministre, « avec une location de 2h30 avec en appui, une vingtaine de bénévoles d’En Marche« .

La CNCCFP a fait une réponse très similaire à celle du cabinet du ministre. « Le prix catalogue que vous évoquez semble se rapporter à l’organisation de mariages, pour une location du samedi 15 heures au dimanche 4 heures du matin. » Pour en avoir le cœur net, France Info s’est fait établir un devis pour un événement fictif qui aurait lieu un soir de semaine, en septembre prochain, de 18 heures à minuit. La simple location de la péniche leur a été proposée à… 2.925 euros. Un autre point pose question. La facture de l’apéro des « marcheurs » de Lyon comporte une « remise commerciale » de 1.100 euros. Le montant de la ristourne accordée aux organisateurs d’En Marche est donc supérieur au montant total de la facture !

Facture de la péniche La Plateforme adressée à l\'équipe d\'En Marche.
Facture de la péniche La Plateforme adressée à l’équipe d’En Marche. (Cellule investigation Radio France)

<br>En Marche a-t-il bénéficié d’un « cadeau » ? Le terme est impropre et inadapté répond le cabinet du ministre de l’Intérieur dans un mail : « Les participants à la soirée ont tous réglé eux-mêmes leurs consommations au bar, et c’est l’exploitant de ‘La Plateforme’ qui a récolté la recette de ces dernières ce qui explique très logiquement la remise commerciale sur la ‘prestation bar’ qui a été réalisée au bénéfice exclusif de l’exploitant et non de l’organisateur. »

La Commission des comptes de campagne le reconnaît, elle est passée à côté de cette importante ristourne. « La question de la remise commerciale de -1 100 euros n’a pas été posée par les rapporteurs« , écrit la CNCCFP.

Eurydice : grands spectacles, grosses ristournes

Eurydice est un partenaire de la première heure pour Emmanuel Macron. Au début de la campagne, la société d’événementiels installée dans le Val d’Oise a pour directeur commercial Arnaud Jolens. Un homme qu’Emmanuel Macron embauchera à l’Elysée après l’élection.

Comme l’ont déjà révélé Mediapart et Le Monde, Eurydice a accordé d’importantes ristournes au candidat Macron. Mais si la Commission des comptes de campagne a tiqué sur certains rabais, elle semble en avoir ignoré d’autres.

La Commission a par exemple interrogé le prestataire sur une « remise exceptionnelle » de 2.900 euros accordée à Emmanuel Macron pour son meeting d’Arras du 26 avril 2017. « Ces pratiques sont habituelles et ont pour objectif de fidéliser le client », a répondu le patron d’Eurydice. Une réponse qui a contenté la Commission. Pourtant, en épluchant la facture détaillée pour ce meeting d’Arras, France Info a découvert que la remise globale accordée au candidat est bien supérieure à 2.900 euros. Car à ce rabais « exceptionnel » s’ajoutent des ristournes systématiques, allant de 30 à 100%, sur de nombreux postes de dépenses. Ainsi, par exemple, une remise de 100% est appliquée au candidat Macron pour la location de deux vidéoprojecteurs. Un « geste commercial » de 4.400 euros. En fait, selon les calculs de la chaîne de service public, le montant global des remises pour ce seul meeting d’Arras ne s’élève pas à 2.900 euros mais à plus de 22.000 euros pour une prestation totale facturée 61.521,47 euros HT. Pas assez pour faire écarquiller les yeux des membres de la CNCCFP.

Le cas du meeting d’Arras n’est pas isolé. Pour le meeting de Nantes, Eurydice a appliqué une remise totale – selon les calculs de la chaîne  – de 15.206,06 euros HT pour une facture de 47.369,62 euros HT. Ces ristournes, importantes et nombreuses, accordées par Eurydice au candidat Macron étaient-elles compatibles avec les règles électorales ? L’entreprise n’a pas donné suite à la demande d’interview. Quant à la Commission nationale des comptes de campagne, elle n’a pris en compte, pour calculer le taux de ristourne, que les rabais indiqués comme exceptionnels sur les factures. Pas les autres types de rabais.

NationBuilder : quand la ristourne devient un argument commercial

C’était le logiciel fétiche des candidats à la présidentielle 2017. Donald Trump l’avait utilisé lors de sa campagne des primaires. Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron ont également adopté NationBuilder, cette plateforme multitâches qui permet de gérer un fichier de contacts militants, d’animer un site web ou d’envoyer des SMS automatiquement.

Proposition commerciale de NationBuilder adressée à l\'équipe d\'En Marche.
Proposition commerciale de NationBuilder adressée à l’équipe d’En Marche. (Cellule investigation Radio France)

Dans les « Macron Leaks », des échanges de mails semblent montrer que les discussions entre la société américaine et l’équipe de campagne Macron débutent fin décembre 2016. Après plusieurs réunions, le 20 décembre, Julien Tassy (le responsable de la stratégie digitale de la campagne, poste qu’il occupe aujourd’hui à l’Elysée) écrit au vice-président Europe de NationBuilder : « On se fait un dernier call pour s’arrêter sur la bonne méthode de déploiement et les conditions contractuelles, la négociation, la ristourne pour mes beaux yeux et ceux de Thomas etc. 🙂 » La réponse arrive quatre jours plus tard sous la forme d’une proposition commerciale alléchante : 30% de remise. « En toute transparence c’est le max que je peux donner » écrit Toni Cowan-Brown de NationBuilder. La facture passe de 74.000 dollars à 52 000 dollars. La proposition semble satisfaire les cadres d’En Marche qui signent le contrat trois jours plus tard.

D’après France Info, les autres candidats utilisant NationBuilder n’ont pas obtenu les mêmes niveaux de remise. Chez Les Républicains, on affirme avoir eu juste droit à la remise classique prévue en cas de souscription d’un an : deux mois gratuits, soit environ 15%. L’équipe de Jean-Luc Mélenchon explique elle aussi avoir bénéficié de ce type de rabais, mais en aucun avoir eu droit à un tarif « personnalisé » comme celui accordé à En Marche. NationBuilder refuse de confirmer ces informations, invoquant le secret commercial. Ceci dit, la société admet : « Comme la plupart des entités commerciales, nous accordons des remises en fonction de la durée du contrat, de la taille du contrat et de la structure de paiement. C’est le cours normal des affaires. » L’équipe d’Emmanuel Macron semble avoir souscrit plus d’options auprès de l’éditeur de logiciels que ses adversaires politiques.

Cela valait-il une ristourne « max » ? 

Capture d\'écran de la page d\'accueil du site NationBuilder.com

La société semble en tout ne pas avoir à se plaindre de son geste commercial. Lorsque l’on va sur son site internet aujourd’hui, on aperçoit immédiatement le visage d’Emmanuel Macron, promu tête de gondole numérique. NationBuilder dément néanmoins avoir pratiqué un tarif « en échange de la tête du client » : « Dans ce cas, la réduction n’était pas liée à l’étude de cas », explique sobrement l’entreprise américaine.

Capture d’écran de la page d’accueil du site NationBuilder.com (CAPTURE D’ÉCRAN)

Concernant le recours à NationBuilder, la CNCCFP explique qu’elle « a constaté des stratégies de campagne différentes entre les candidats. Les prestations et les coûts diffèrent en conséquence et ne permettent pas de comparaison directe. » Néanmoins, elle n’a posé aucune question aux candidats sur les remises éventuelles dont ils auraient bénéficié.

Le coup de pouce commercial d’un proche de la campagne

La société de design scénique Giglam and The Imagineers a, elle aussi, fait une jolie faveur au candidat Macron. La ristourne s’élève à 2 617 euros HT sur une facture de 4 743 euros HT (5.691,60 euros TTC) lui est accordée en février 2017, soit près de 36% de remise. Interrogé sur ce rabais par la Commission des comptes de campagne, le patron de Giglam, Vincent Rautureau, a expliqué que cela correspondait « à un principe de remise commerciale que nous avons avec des organisateurs ou des professionnels de l’événement. »

La Commission n’a pas pris la peine de demander, en revanche, à Vincent Rautureau s’il a participé, de près ou de loin, à la campagne d’Emmanuel Macron. Dans un document issu des Macronleaks, son nom est pourtant cité le 24 novembre 2016, dans un projet d’organigramme.

Extrait du projet d’organigramme de la campagne d\'Emmanuel Macron.
Extrait du projet d’organigramme de la campagne d’Emmanuel Macron. (Wikileaks / Cellule investigation Radio France)

Vincent Rautureau est aussi à la tête de Moa Consulting, un autre prestataire important de la campagne d’Emmanuel Macron. Cette société est l’auteur du thème musical des meetings d’En Marche. Vincent Rautureau n’a pas répondu aux questions précises des journalistes, faute de temps  a-t-il expliqué par mail.

Quelles conséquences ?

emmanuel-macron-candidat-a-l-election-presidentielle-le-10-decembre-2016-en-meeting-a-paris_5762263Selon l’enquête de France Info, certains fournisseurs semblent bien avoir accordé des conditions commerciales exceptionnelles au candidat Macron. L’article L52-8 du code électoral est pourtant clair : « Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués. »

Cela dit, même si des irrégularités étaient aujourd’hui constatées, elles ne peuvent pas remettre en cause le scrutin si l’on croit Romain Rambaud, professeur de droit public et membre de l’observatoire de l’éthique publique : « Il n’est pas prévu dans la loi de 1962 qui régit l’élection présidentielle, de recours d’un tiers contre la décision de validation de la Commission des comptes de campagne. Par ailleurs, l’immunité du président de la République limite la possibilité d’une instruction, mais l’enquête peut avoir lieu autour du président. Son parti, son équipe de campagne, les entreprises prestataires peuvent tout à fait être concernés par une enquête judiciaire. » Le code électoral prévoit des sanctions pénales pour les personnes morales (entreprises, associations…) qui auraient accordé des dons, sous quelque forme que ce soit, à un candidat.

« Adressez-vous à la Commission des comptes »

Emmanuel Macron n’a pas répondu aux 38 questions que nous lui avons adressées sur le financement de sa campagne. Par courriel, l’Elysée a néanmoins fait cette réponse : « Les comptes de campagne du candidat Emmanuel Macron ont été validés par les autorités compétentes en la matière. Pour toutes questions, nous vous invitons à vous rapprocher de la Commission nationale des comptes de campagne ou de la République en Marche. Nous ne souhaitons pas faire d’autres commentaires. »

Sollicité, le mouvement En Marche dirigé par Christophe Castaner,  a également invités à nous tourner vers la Commission des comptes de campagne. En précisant qu’il avait déjà publié un communiqué sur le sujet. Cédric O., trésorier de la campagne d’Emmanuel Macron, aujourd’hui en poste à l’Elysée, ne nous a pas répondu. La CNCCFP a répondu à certaines des interrogations de la presse d’investigation. Tout en précisant que le délai légal dont elle disposait pour statuer sur les comptes est « écoulé« . Et qu’elle n’a « plus compétence pour rouvrir a posteriori le dossier. »

Le renouvellement de la vie publique a commencé sur des bases que l’éthique réprouve.

BDS prône le boycottage des produits israéliens : mouvement communiste ou fasciste ?

C’est quoi le mouvement BDS, qui prône le boycottage des produits israéliens ?

boycott_israelSont notamment partisans du boycottage d’Israël
Alternative libertaire (issue de l’Union des travailleurs communistes libertaires), Association des Palestiniens en France (APF), Américains contre la guerre (AAW FRANCE), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP), Association nationale des communistes (ANC), Association des Tunisiens en France (ATF), ATTACCGT Educ’Action, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Palestine, Collectif des musulmans de France (CMF), Comités palestiniens pour le droit au retour, Commission Proche-Orient de Pax Christi, CNT (confédération syndicale de type syndicaliste révolutionnaire et anarcho-syndicaliste), Confédération paysanne (cf. altermondialiste José Bové), Emergences (association pour un monde plus altruiste, plus solidaire et plus conscient), Ensemble! (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire), Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Génération Palestine (GP), le Parti de gauche, Les Désobéissants, Mouvement immigrations banlieues (MIB, contre  le racisme institutionnel dont sont victimes les enfants d’immigrés et en particulier les bavures policières), Mouvement pour une alternative non violente (MAN, anti-nucléaire), Nouveau parti anti-capitaliste (NPA, révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot), Organisation communiste libertaire (mouvementiste), Parti des indigènes de la République (PIR, antisémite, homophobe, identitaire, islamo-gauchiste, racialiste et raciste anti-Blancs; porte-parole Houria Bouteldja, salariée de l’Institut du monde arabe, mise en examen pour injure raciale à la suite de son emploi du terme ‘souchien’, « proche du Hamas tête de pont du lobby khomeiniste », soutien de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols), Réseau Sortir du colonialisme, Union des associations de Palestiniens en France, Union française des consommateurs musulmans, Union syndicale solidaires (SUD), UJFP, organisation juive laïqueuniversaliste opposée à l’occupation des territoires palestiniens, qui milite notamment dans le Collectif Palestine pour un Etat palestinien),…

dsc09295-1024x768Le mouvement « Boycott, désinvestissement, sanctions » milite pour le boycottage des produits israéliens. De ce fait, des élus français de la France insoumise et du Parti communiste sont désormais interdits d’entrée en Israël pour leur proximité avec BDS. Ce mouvement, créé en 2005, appelle au rejet de produits israéliens pour contester la politique de colonisation israélienne.

Sept élus français qui devaient se rendre en Israël, samedi, dans le cadre d’une délégation de vingt parlementaires, ont appris qu’ils n’en auraient pas le droit.

Le ministère israélien de la Sécurité intérieure a fait part de sa volonté, lundi 13 novembre, de leur interdire l’entrée : parmi eux, quatre députés – Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier – tous issus du Parti communiste ou de la France insoumise. «Nous n’autoriserons pas l’accès au territoire à ceux qui appellent activement à s’en prendre à Israël», a-t-il affirmé.


Une source ministérielle a indiqué que la décision
 a été prise «après une enquête rapide du bureau des Affaires stratégiques». Or cette structure surveille notamment les activités de la campagne internationale ‘Boycott, désinvestissement et sanctions’ (BDS), un mouvement pro-palestinien régulièrement sujet à controverse, avec lequel plusieurs des élus concernés, issus de la France insoumise et du Parti communiste, pourraient avoir des liens.

Un mouvement initié en 2005

La campagne palestinienne Boycott, désinvestissement, sanctions est née en 2005 à Ramallah, à l’initiative d’Omar Barghouti, sans lien de parenté avec le prisonnier Marwane Barghouti que souhaitaient rencontrer les parlementaires. Ce mouvement se fonde sur un appel au boycottage des produits confectionnés en Israël et des activités liées au pays afin d’exercer une pression publique contre les colonies israéliennes en territoires palestiniens, dont celles implantées depuis 1967 ouvrent un débat sur sa légalité en droit international. L’appel initial invitait «à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël semblables à ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid».


Les champs d’action du BDS se veulent multiples: l’économie donc, avec la diffusion de listes de produits à éviter ou encore une référence fréquente au chiffre censé permettre de reconnaître les code-barres de produits originaires d’Israël, mais aussi la culture, le sport ou l’éducation en appelant, par exemple, des filières académiques à cesser les partenariats avec des universités israéliennes, ou des groupes de musique à ne pas se produire en Israël. Cette action dans plusieurs domaines et à plusieurs niveaux se retrouve dans le nom du mouvement. Le boycottage touche à la consommation quand l’idée de désinvestissement renvoie aux pressions exercées sur les entreprises et institutions pour ne plus coopérer avec Israël.
Les sanctions font référence aux demandes de réactions internationales, et notamment la remise en cause des accords économiques avec l’Union européenne.

Quelles revendications?

Le boycottage «se poursuivra jusqu’à ce qu’Israël s’engage clairement dans le respect du droit international, la fin de l’occupation et de la colonisation», affirme BDS France. De fait, le mouvement demande «le droit au retour pour tous les réfugiés» palestiniens maintenus à l’extérieur des frontières israéliennes, «la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et le démantèlement du Mur» qui entoure la Cisjordanie, ainsi que «la fin de l’apartheid pour les Palestiniens de 1948». Cette dernière revendication est parmi les plus polémiques.


Le BDS se défend de tout antisémitisme. Son action  «ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits», prétend le mouvement, qui assure ne pas viser «la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels», mais bien «la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans». Or, l’une des critiques les plus fréquemment adressées aux militants BDS est précisément de vouloir s’attaquer à la population israélienne dans son ensemble, et pas seulement à une politique en particulier.

Une branche BDS France formée en 2009

Quatre ans après le lancement du mouvement, dans la foulée de l’offensive israélienne «Plomb durci» sur Gaza, un appel à une campagne de ce type en France donne naissance à la branche française du BDS. A ce jour, un peu plus d’une cinquantaine d’organisations nationales y participent, dont des syndicats et des partis politiques révolutionnaires et d’extrême gauche.
Ce développement a donné lieu à une série de procédures judiciaires, notamment en raison d’une circulaire de février 2010 demandant aux Parquets d’assurer une «répression ferme» contre les militants pro-boycottage. Si ces derniers revendiquent leur droit à la liberté d’expression, les poursuites en justice à leur encontre associent en effet leur discours à de la «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne en raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, nation, race ou religion».

Plusieurs militants de BDS ont ainsi été poursuivis devant la justice française, avec des conséquences variées. En octobre 2015, la Cour de cassation a confirmé la condamnation à des dommages et intérêts et une amende de 14 personnes qui avaient appelé au boycottage des produits israéliens dans un supermarché de Colmar. L’année précédente, la relaxe de trois autres militants avait été confirmée en appel, fautes d’éléments de preuve. Plus récemment, en février 2017, la cour d’Appel de Montpellier a également relaxé deux militants poursuivis pour un message publié sur leur page Facebook, jugeant que les faits n’étaient pas qualifiés.

Un impact limité, mais supérieur à une 3e intifada

Outre les 171 ONG palestiniennes soutenant le mouvement, des personnalités ont également approuvé publiquement la démarche à son lancement, tel Stéphane Hessel. Sur son site, le mouvement BDS international revendique d’ailleurs le soutien de personnalités, parmi lesquelles le Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu. Le mouvement estime par ailleurs avoir une capacité à «influencer la façon dont la cause palestinienne est perçue publiquement». Mais le président François Hollande avait tenu à rassurer Tel-Aviv en rappelant son « opposition ferme à toute forme de boycott » de l’Etat hébreu. 


L’influence économique et politique réelle du BDS reste difficile à évaluer et fait l’objet de débats. D’autant que le boycottage revendiqué de tous les produits d’Israël peut être contesté par des partisans d’un boycottage des seuls produits des colonies. Mais une chose est sûre, l’impact politique de cette campagne est mis en avant par les autorités israéliennes. Signe de leur préoccupation et de leur fermeté sur ce sujet, en mars 2017, le Parlement israélien a adopté une loi visant à empêcher l’attribution de visas ou de permis de résidence à des ressortissants étrangers qui appellent au boycottage, suscitant une controverse dans le pays.

Le boycottage, une question qui a pris une ampleur limitée

PALESTINIAN-ISRAEL-CONFLICT-BOYCOTT
Bethléem

La question d’un boycottage de certains ou de la totalité des produits israéliens a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie. En 2010, la décision de Veolia de se retirer du chantier de tramway à Jérusalem avait été perçue comme une possible réaction aux pressions politiques liées au fait que la ligne devait s’étendre à Jérusalem-Est. Une information toutefois démentie par l’opérateur français, dans lequel l’Etat est actionnaire par le biais notamment de la Caisse des Dépôts.

En 2015, l’annonce par le patron d’Orange d’une rupture possible d’un accord de licence avec l’opérateur israélien Partner avait suscité un début de crise diplomatique. Stéphane Richard avait par la suite prétendu avoir «totalement sous-estimé» le caractère sensible, en Israël, de la question du boycottage de l’Etat hébreu. Le sujet était pourtant brûlant, à l’évidence: quelques mois plus tard, l’Union européenne imposait un étiquetage spécifique sur les produits fabriqués dans les colonies israéliennes, une décision qui remontait à 2012, mais n’avait jamais été concrétisée. D’autres campagnes d’envergure avaient déjà eu lieu contre les boissons Sodastream, les produits de beauté Ahava ou les médicaments Teva.


Le think tank pro-israélien NGO Monitor reproche au Quai d’Orsay d’avoir accordé, via l’Agence française de développement (AFD) et le Consulat général de France à Jérusalem, des millions d’euros à des ONG françaises et palestiniennes qui appuient le boycottage. Le rapport, publié l’an dernier, conclut que les autorités françaises se rendent indirectement complices d’une entreprise qu’elles jugent illégale.

L’effet de la campagne BDS reste cependant difficile à mesurer.

En 2014, le boycottage des produits des colonies aurait fait chuter de 21 % le revenu des agriculteurs israéliens, en particulier dans la vallée du Jourdain, poumon économique de l’État hébreu en Cisjordanie. Mais, selon les experts, l’impact du boycottage serait avant tout symbolique. Un récent rapport de la Knesset relève que les échanges commerciaux avec l’Europe ont doublé depuis 2005, passant d’une moyenne de 7,8 milliards à 15,6 milliards de dollars par an. En outre, les investissements étrangers ont atteint 88,2 milliards de dollars en 2013, soit une hausse de 58 % par rapport aux années 2000. Plus étonnant encore, le PIB a progressé de 2,9 % en 2014, malgré une guerre de cinquante jours pour contrôler le Hamas dans la bande de Gaza.

Parallèlement, l’Autorité palestinienne ne partage pas le jusqu’au-boutisme des militants BDS. « Nous demandons à chacun de boycotter les produits des colonies parce qu’elles se trouvent sur nos territoires. Mais nous ne demandons à personne de boycotter Israël, avec qui nous avons des relations et signé un accord de reconnaissance mutuelle », déclarait le président Mahmoud Abbas, le 13 décembre 2013, en marge des funérailles de Nelson Mandela, à Johannesburg. Ces propos libérèrent la haine des islamistes de Gaza, qui oublient que l’Etat hébreu demeure, à ce jour, le principal fournisseur de l’économie palestinienne. Tandis que les importations de produits israéliens en Cisjordanie avoisinent chaque année 800 millions de dollars, l’Etat hébreu absorbe près de 80 % des exportations palestiniennes. Abbas sait par ailleurs que des dizaines de milliers de Palestiniens sont employés en Israël et qu’il n’est pas en mesure de leur fournir de meilleure alternative.

Reste que, à défaut de peser réellement, l’objectif du mouvement BDS de boycotter l’Etat hébreu, ultime a ouvert la voie à l’idée de sanctions économiques internationales. La première étape devrait être l’étiquetage en Europe de produits israéliens fabriqués en Cisjordanie. Selon des fuites émanant de Bruxelles, Federica Mogherini, membre du parti Démocrate italien de Renzi et chef de la diplomatie de l’Union européenne, aurait ordonné la préparation d’un document répertoriant toutes les entreprises concernées par cette mesure. Les responsables israéliens redoutent un effet boule de neige qui, à terme, risquerait de renforcer la perception de leur pays comme un Etat paria.

Cette tendance s’illustre par la crainte de nombreux artistes internationaux de se produire à Tel-Aviv ces dernières années. Une délégitimation croissante qui a conduit le président israélien, Reuven Rivlin, à qualifier la campagne de boycottage de « menace stratégique », une terminologie habituellement réservée au programme nucléaire iranien. La  ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a décidé de contre-attaquer avec un arsenal de mesures contre le BDS et les partisans du boycottage. A ce titre, un budget de 25 millions de dollars vient d’être alloué par le gouvernement. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, qui compare cette campagne « aux pratiques nazies », a mobilisé son ami le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, qui vient de réunir des dizaines de philanthropes à Las Vegas. Avec l’aide de sa future ministre, Muriel Pénicaud, le candidat Macron était lui-même passé par Las Vegas avec le même objectif philanthropique…

Après la tentative avortée de la FIFA – présidée par le suisse-sicilien Gianni Infantino (qui en mai 2017, destitua 2 coresponsables de son comité d’éthique, lequel mène plusieurs enquêtes contre lui) – d’exclure Israël en Cisjordanie, , la gauche israélienne s’inquiète des risques d’un engrenage susceptible de mettre le pays au ban des nations. « La personne qui sert le boycott est Netanyahou, s’emporte Zahava Gal-On, chef du Meretz, parti politique israélien de la gauche, laïc et socialiste, membre de l’Internationale socialiste. Ses politiques destructrices et irresponsables ont placé Israël au bord de l’isolement. » Et de conclure : « Netanyahou doit prendre des mesures pour repousser la menace du boycott, à commencer par l’arrêt de la colonisation. »

Théo L. et cinq membres de sa famille en garde à vue pour escroquerie

Hollande savait quand il s’est donné en spectacle, instrumentalisant l’affaire de soi-disant ‘violences policières’.

Une enquête était déjà ouverte à la mi-2016, plusieurs mois avant le refus violent d’interpellation du 2 février 2017 au cours de laquelle Théo L. avait été grièvement blessé.

 

Le chef de l’Etat avait pourtant dressé le portrait d’un « jeune qui avait toujours été connu pour son comportement exemplaire et avait réagi avec dignité et avec responsabilité après ce qui lui est arrivé » dans la Cité des 3.000, où des policiers menacés avaient dû procédé à des tirs de sommation à balles réelles, au cours de trois nuits de violences urbaines en soutien au jeune employé communal de la ville marquée à gauche jusqu’en 2014 : il était …éducateur de quartier.

Dix-sept jeunes avaient été présentés à la justice, parmi lesquels onze mineurs, pour la plupart soupçonnés d’avoir préparé des attaques contre les forces de l’ordre lors de ces échauffourées.

Dès le 15 février, plusieurs dizaines d’artistes publièrent dans …Libération une tribune de soutien à Théo L., rédigée par un conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge, Steevy Gustave, ex-responsable événementiel pour SOS Racisme, formulant des pistes de réflexion pour améliorer l’exercice des forces de l’ordre. On compte parmi ceux-ci Patrick Bruel, Hugues Aufray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d’Avignon Olivier Py ou encore l’humoriste Anne Roumanoff. D’autres media inscrivirent cette affaire dans une dénonciation plus générale de certaines méthodes policières, sans respecter le temps judiciaire, par compassion populiste.

Les révolutionnaires trotskistes de Mediapart écrivirent :

« Avant toute chose nous exprimons notre solidarité et notre soutien à Théo [Théodore] Luhaka, sa famille et ses ami-e-s.

Nous sommes en colère et révolté-e-s car ce qui est arrivé à Théo n’est ni un accident ni une bavure.

Théo est la dernière victime en date d’une police qui humilie, torture, mutile, viole et assassine régulièrement.

Il est victime d’une politique institutionnelle raciste et sécuritaire qui donne de plus en plus de pouvoirs à la police pour contrôler au faciès, chasser les migrant-e-s et les Rroms, réprimer les manifestations et humilier les habitant-e-s des quartiers populaires.

Il est victime d’un système judiciaire et politique qui assure l’impunité aux policiers.

Jusqu’où irons-nous ? A Aulnay des policiers ont tiré à balles réelles. Ils n’ont fait qu’appliquer par avance le permis de tuer qui a été voté ce mercredi soir par les députés.

Nous exigeons que ce soient les policiers qui soient jugés et condamnés pour viol et pas des jeunes qui expriment leur colère légitime. Nous exigeons la libération et la relaxe des jeunes déjà condamnés.

Nous appelons à rejoindre toutes les initiatives et manifestations en solidarité avec Théo et contre l’impunité policière.

Plus que jamais nous appelons à assurer, dans chaque ville et dans chaque quartier, le succès de la mobilisation pour la marche nationale du 19 mars prochain à Paris.

Pour la justice et pour la dignité.

Contre la hogra, l’humiliation.

Contre le racisme, les violences policières et la chasse aux migrant-e-s.


Une information judiciaire a ensuite été ouverte au début d’août 2017
contre X pour « escroquerie en bande organisée au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public, abus de confiance, blanchiment ».

L’enquête avait débuté en 2015, à la suite d’un signalement de l’inspection du travail concernant une association de médiation d’Aulnay-sous-Bois, Aulnay Events,présidée par un frère de Théo L..

Une deuxième association, domiciliée dans le 18e arrondissement de Paris a également fait l’objet d’un signalement en avril 2017.

Des irrégularités dans l’utilisation de subventions pour l’embauche de contrats aidés notamment.

Les inspecteurs du travail se sont interrogés sur la réalité de ces emplois et sur des versements à des membres de la famille, dont Théo Luhaka , selon une autre source proche de l’affaire. Les sommes pourraient s’élever à des centaines de milliers d’euros. On avance le chiffre de 52.000 euros, une fortune en milieu dit « défavorisé » au pays des aides sociales.

Le frère de Théo Luhaka s’était défendu dans Le Parisien d’avoir employé des salariés fantômes. Il affirme avoir recruté en CDI plus de trente salariés pour assurer les activités d’Aulnay Events, dont des membres de sa famille.

Image associéeSelon la définition de l’INSEE, un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l’employeur – tel Michaël Luhasa – bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation. Les contrats aidés sont ainsi des emplois subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes connaissant des difficultés d’insertion professionnelle particulières : les jeunes, les chômeurs de longue durée, les allocataires de minima sociaux, etc.<br>Fin 2016, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi aidé en France métropolitaine. 654 000 embauches auraient été réalisées (+2,3% par rapport à 2015) avec une forte hausse des contrats uniques d’insertion – contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) qui concernent le secteur non marchand.<br>Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. 

Aux mains du fils aîné Mickaël, Aulnay Events est la poule aux oeufs d’or de la famille Luhasa élevée en plein air et nourrie au bon grain par le contribuable.

Le géant de l’agrochimie Bayer a racheté Monsanto pour l’éradiquer

Apres l’avoir achetée, Bayer compte supprimer la marque très controversée Monsanto.

Une annonce faite ce lundi 4 juin dans la matinée par le groupe allemand de pharmacie et d’agrochimie.

Bayer ne donne aucune explication sur la suppression du nom Monsanto, le géant américain des OGM et des pesticides. Le groupe indiqué seulement qu’une fois l’opération de l’achat bouclée le 7 juin, Bayer demeurera le seul nom de l’entreprise. En revanche, les marques des produits vendus par Monsanto ne vont pas disparaître.

Cette suppression de la marque est peut être lié aux attaques incessantes contre Monsanto, bête noire des écologistes mais plébiscité par les agriculteurs : les produits de l’entreprise du Missouri sont utilisés partout dans le monde et son nom est souvent associé à l’utilisation de produits agricoles jugés néfastes à l’environnement et à la santé des agriculteurs et des consommateurs, comme le Roundup, lorsqu’ils sont employés sans précautions. 

Cet herbicide vient d’ailleurs d’être interdit de vente en Belgique, par précaution, en dépit de l’absence d’alternative satisfaisante. Et un débat est en cours en France sur une interdiction du glyphosate, le principe actif du Roundup. Interdire – sans substitut efficace – pourrait avoir des effets préjudiciables sur les rendements et l’approvisionnement alimentaire des populations, bien que prévisibles.

La fusion des deux géants est maintenant très critiquée

Les défenseurs de l’environnement dénoncent désormais la position dominante qu’aura Bayer sur ce secteur d’activité.

Les autorités de la concurrence aux Etats-Unis et en Europe ont donné leur feu vert, en imposant à Bayer de céder quelques activités. L’achat du groupe américain est jugé la plus grosse acquisition de l’histoire allemande à l’étranger.

Municipales : LREM se verrait bien en coucou dans le nid LR ?

Le roi est nu : Castaner, taulier de LREM n’exclut pas que son parti s’invite sur des listes Les Républicains ou PS en 2020.

Le parti présidentiel pourrait soutenir des listes emmenées par des candidats du parti Les Républicains lors des élections municipales de 2020, lance le délégué général de La République en marche Christophe Castaner, lundi.

Rien n’est exclu, selon le joueur de poker

Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en capacité de présenter ses propres listes, Christophe Castaner a répondu sans complexe, ni honte : « A La République en marche, nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, nous sommes meilleurs ».
C’est évidemment tout le contraire : combien le parti des entrepreneurs a-t-il de divisions déployées sur le « tapis vert » électoral ?

« Nous pourrons soutenir des gens issus de LR ou du PS », a ensuite précisé le bouffon du roi.

« Il y a des endroits où vous avez des maires élus avec une étiquette du Parti socialiste, une étiquette des LR, qui ont fait un super boulot », a-t-il concédé sur Public Sénat : la France des territoires n’a pas attendu le microcosme entrepreneurial.

« Ce pourra être le cas à Toulouse [où le maire LR est Jean-Luc Moudenc] ; à Bordeaux, je ne sais pas si Alain Juppé sera à nouveau candidat [le septuagénaire le sait-il ?]. Mais ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il ajouté.

 Des marcheurs chargés du « diagnostic »

« Et je l’ai dit à tous les marcheurs : vous faites d’abord un diagnostic de situation, vous allez à la rencontre des habitants, vous sentez la perception. Est-ce que ce maire joue le jeu de la démocratie ? Est-ce que ce maire a transformé sa ville ? Si c’est le cas, je me fiche de savoir s’il a été un jour Républicain ou pas; je lui ferai une proposition de travail, je proposerai un socle de valeurs communes, un engagement commun, je demanderai à des marcheurs de l’accompagner si le maire le souhaite, et je pourrai parfaitement soutenir un maire – je étant La République en marche – quel que soit l’origine de son engagement », a-t-il développé sur Public Sénat.

« Je ne crois pas au déterminisme politique« , a insisté Christophe Castaner, un ancien socialiste qui ne croit en rien. « Le premier geste politique d’Emmanuel Macron a été le dépassement politique », qu’ « on va poursuivre au moment des européennes et au moment des municipales« , a-t-il conclu.

Castaner est tellement peu ancré dans son territoire d’élection que lors des dernière régional et bien que cabdidat du parti aux manettes, le maire de Forcalquier (04) avait dû renoncer à l’issu du premier tour et se rallier au député-maire de Nice, Christian Estrosi, lequel a déçu son électorat en se compromettant avec le parti dominant de l’instant.

Un « héros » ni filmé ni récupéré n’est pas un héros : il doit lutter pour éviter l’expulsion

Après Mamoudou Gassama, un autre travailleur clandestin menacé d’expulsion obtient le réexamen de son dossier

Aymen est un Tunisien sans-papiers qui avait sauvé deux enfants d’un incendie en …2015.

Il s’était vu notifier une obligation de quitter le territoire français par le préfet.  Et c’est la préfecture qui envisage désormais de réexaminer son dossier.

Pourquoi cette volte-face quand la loi est intangible et la même pour tous ?

« Sauver un bébé en escaladant un immeuble est-il plus héroïque que braver les flammes pour sauver deux enfants? » d’un incendie.

C’est la question posée dimanche dans Le Parisien par l’avocate d’Aymen L., un Tunisien en situation irrégulière qui avait craint que son acte héroïque soit médiatisé en avril 2015 et signe son arrêt d’expulsion. Aujourd’hui, le héros inconnu, qui n’a pas obtenu sa régularisation, est menacé d’expulsion. Il s’est vu notifier en janvier dernier une obligation de quitter le territoire français et son avocate va déposer un énième recours cette semaine. Mais la donne pourrait vite changer pour le Tunisien : la préfecture du Val-d’Oise indique tout-à-coup être prête à examiner son dossier « dans la journée » de lundi.

Les réseaux sociaux ont pallié les choix éditoriaux de la presse institutionnelle


Grâce à l’émotion et au sentiment de reconnaissance, d’une opinion souvent qualifiée de ‘beauf’ et raciste,
suscités par l’acte héroïque du Malien clandestin Mamoudou Gassama qui a sauvé un enfant de 4 ans tombé d’un étage et miraculeusement resté suspendu au balcon inférieur d’un immeuble parisien, le 27 mai dernier, le jeune Malien avait été aussitôt encensé et reçu par Emmanuel Macron alors que plusieurs démantèlements de camps de migrants étaient en cours dans Paris. Par la volonté du prince, il avait pu alors déposer rapidement une demande de régularisation.

Lundi, il a même reçu des mains de la maire Anne Hidalgo la médaille de la Ville de Paris: la socialiste tentera de se maintenir aux prochaines municipales.

Aymen L. devra apporter des « éléments » de preuves sur son acte de bravoure


Le très discret jeune Tunisien n’a pas de film à diffuser sur les réseaux pour émouvoir la populace.
Mais, depuis quelques jours, la mobilisation grandit autour de la discrimination d’Aymen L., visant le faire bénéficier indirectement de l’effet médiatisation autour de l’acte de Mamoudou Gassama.Plusieurs personnalités, comme le sénateur Les Républicains Roger Karoutchi ou l’auteure anti-républicaine …Rokhaya Diallo, ont ainsi dénoncé le fait qu’il y ait deux poids deux mesures.

Elle a en effet confirmé dimanche que « si des éléments confirment l’acte courageux et altruiste [d’Aymen L.], alors il n’est pas exclu de) réexaminer le dossier et de suspendre l’obligation de quitter le territoire ».Lundi, après trois années de refus répétés, les choses se sont encore accélérées à Pontoise, où se trouve la préfecture du Val-d’Oise. « On s’efforce de rassembler le maximum d’éléments corroborant cet acte de bravoure, notamment auprès des pompiers, pour prendre une décision sur l’abrogation de l’obligation de quitter le territoire, ce qui devrait être fait dans la journée », a claironné la directrice de cabinet du préfet.

L’acte héroïque d’Aymen L. n’a pas été filmé et ne repose que sur la foi de témoins.

Ce Tunisien est arrivé en France en 2013. A Fosses, dans le Val-d’Oise, il est témoin fortuit, le 10 avril 2015, d’un incendie. Appelés au secours, Aymen L. et deux amis de nationalité française apprennent que des enfants sont pris au piège des flammes. « Nous sommes montés tout de suite pour chercher les enfants. Nous les avons trouvés tout de suite, dans la chambre. Ils étaient restés ensemble« , se souvient le jeune étranger.

Une ultime audience au tribunal administratif


Aymen L. sauve Léon, 4 ans, et Adam, 19 mois.
Mais, par peur d’être arrêté et expulsé, il fuit quelques secondes après son acte héroïque. C’est la mère des enfants qui, après un appel à témoins, le retrouve.
Le 15 mai 2015, le maire de Fosses décerne aux trois héros une médaille pour « acte de bravoure », mais la préfecture du Val-d’Oise oppose une fin de non-recevoir à la demande de l’édile de lancer une procédure de régularisation à titre exceptionnel.

Trois ans plus tard, Aymen L. est toujours sans-papiers. La préfecture a en fait refusé sa demande de naturalisation et les autorités municipales ont renoncé, face au pot de fer.

Dimanche encore, son expulsion semblait se confirmer, comme l’expliquait son avocate lundi matin sur LCI : « Jeudi dernier avait lieu la clôture de l’instruction. J’ai reçu un mémoire selon lequel le préfet maintenant sa décision. Et c’est tout. » Mais la préfecture changera peut-être sa décision après le réexamen, « dans la journée » de lundi, du dossier d’Aymen L.En parallèle, l’avocate du sans-papiers a déposé un ultime recours et le tribunal administratif devra décider en dernière instance du sort du sans-papiers tunisien.

Le poids des images ne jouera pas en sa faveur… Il ne peut plus compter que sur un nouveau démantèlement de camp de migrants… Un petit effort, Gérard Collomb !

Elysée : soupçon de corruption sur un proche de Macron

Anticor porte plainte contre Alexis Kohler

L’association Anticor accuse le secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler, de « mélange des genres« .
L’association anticorruption Anticor a déposé plainte pour prise illégale d’intérêts et soupçons de trafic d’influence contre le bras droit du président de la République, Alexis Kohler, le haut-fonctionnaire le plus puissant de l’entourage d’Emmanuel Macron. Le Parquet de Paris doit désormais décider s’il ouvre une enquête préliminaire ou ne retient pas la plainte.

Anticor reproche à Alexis Kohler un possible conflit d’intérêts entre sa fonction officielle et ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC. Cette société impliquée dans de nombreux contrats d’Etat est présente sur les chantiers de Saint Nazaire. Le site Mediapart avait révélé les soupçons sur le dossier MSC début mai.

Alexis Kohler, un énarque de 44 ans, n’a officiellement plus aucune fonction chez l’armateur, et l’Elysée a toujours assuré que le secrétaire général respecte toutes les règles légales, pouvant l’impliquer dans toute question liée au dossier MSC.

Ce « premier de cordée » a-t-il respecté le délai légal entre la cessation de ses activités pour MSC et son entrée au service de l’Etat ?

Pour l’heure, le « vice-président » reste protégé par l’ombre portée de Macron, à la différence de deux exfiltrés du gouvernement, dès l’ouverture d’une enquête, Richard Ferrand et François Bayou. La moralisation de la vie publique connaît un raté de taille…

L’uniforme, pour contribuer au redressement de l’école républicaine

Pour la première fois en France métropolitaine, l’uniforme scolaire devrait officiellement faire son retour en Seine-et-Marne.

Il sera instauré dans les six écoles élémentaires publiques de la ville de Provins dès le retour des vacances de la Toussaint 2018, rapporte La République de Seine-et-Marne. Le maire de la ville, Olivier Lavenka, portait ce projet depuis le début de l’année. Le successeur de Christian Jacob l’avait proposé au vote des parents d’élèves provinois des différentes écoles concernées. Le scrutin s’est tenu pendant une semaine du lundi 28 mai au samedi 2 juin.

Les parents devaient répondre à quatre questions. Parmi elles : « Etes-vous favorable à l’introduction d’un vêtement scolaire unique dans les écoles élémentaires publiques de la ville de Provins ? », « Concernant les polos, préférez-vous que ceux-ci soient bleu marine ou blanc ? », « Les polos et les pulls porteront un écusson brodé, portant la mention « Ecoles publiques de Provins ». Souhaitez-vous que soit ajoutée la devise de la République « Liberté, égalité, fraternité » ? » et « S’agissant des modalités de paiement, seriez-vous favorable à la mise en œuvre d’un paiement échelonné de 3 mois, 6 mois ou 10 mois ? »

ARS, entre 365 et 400 euros; uniforme, 145 euros par enfant

Et les parents ont tranché. Le maire de la ville précise que les uniformes concerneront 759 élèves et 609 familles. « 376 votants se sont exprimés pour 234 voix pour, 141 contre et 1 nul.

Les polos seront bleu marine et la devise de la République accompagnera le blason », décrit l’élu. Un comité de pilotage composé d’enseignants, d’élus et de parents d’élèves a été chargé de décider du contenu du trousseau.

Dans le détail, il sera composé de dix pièces : quatre polos (deux manches longues, deux manches courtes), deux pulls bleu ciel, une veste-sweat bleu marine, deux pantalons et une jupe bleu marine pour les filles, deux pantalons et un bermuda pour les garçons. « Pour un prix de base fixé à 145 € par enfant, 72,50 € pour le second, et 116 € pour les élèves de CM2 », précise le journal. Un appel d’offres doit être lancé.

L’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a approuvé cette initiative et s’est prononcé pour la généralisation du port de l’uniforme. « C’est un enjeu d’égalité entre les enfants. Aujourd’hui, les marques de vêtements, ça compte malheureusement beaucoup trop, avec tous les phénomènes matérialistes un peu stupides », a déclaré le ministre, cité par BFM TV, prenant les devants d’une gauche réactionnaire sous emprise marxisante. Et d’ajouter : « Evidemment, ce n’est pas du tout conforme à ce que l’on peut souhaiter pour l’école de la République. L’uniforme peut être une réponse. Je n’en fais pas l’alpha et l’oméga d’une politique éducative, mais, dans certains cas, ça peut être utile. » Pas dogmatique, ce ministre, ou habile ?

L’ARS, allocation de rentrée scolaire, est versée sous conditions de ressources.

Les montants nets versés sous conditions de ressources aux parents à la rentrée des classes 2018 sont les suivants :

  • 367,73 euros pour un enfant âgé de 6 à 10 ans ;
  • 388,02 euros pour un enfant âgé de 11 à 14 ans ;
  • 401,46 euros pour un enfant âgé de 15 à 18 ans.

Mais des parents ne manqueront pourtant pas de crier contre la dépense, comme si la prime de rentrée scolaire ne couvrait pas la totalité des frais d’habillement des enfants scolarisés, ainsi que leurs fournitures scolaires, sachant qu’un cartable ne se renouvelle pas chaque année… Les organes de presse populistes n’hésiteront toutefois pas à donner la parole aux mamans formatées par les associations de parents pour se lamenter.

Maurice Szafran juge Michel Onfray : il « sombre dans le conspirationnisme »

Le journaliste bobo appelle à l’ostracisation du philosophe !

« Ses lecteurs, et nous en sommes » – ‘nous’, c’est Safran, en majesté ! – « se souviendront que Michel Onfray s’est longtemps défini comme «  libertaire de gauche « .

Puis il évolua, pourquoi pas… (première sentence), vers les thèses souverainistes, se rapprochant ainsi de Jean-Pierre Chevénement, ce qui est fort respectable (deuxième bon point). L’internationalisme en prenait certes un coup, mais le philosophe avait choisi -ce qui est son droit le plus strict (autre jugement) – de se replier sur  » le terroir  » et non pas exclusivement sur  » son terroir « , le bocage normand. » Le parisien (du XVIe) Szafran serait-il méprisant de la France profonde ?

« Mais il se trouve que Michel Onfray écrit – à toute vitesse – plusieurs livres par an et, dans la foulée, se dégote de nouvelles idoles, des références historiques, idéologiques et culturelles parfois inattendues. » Szafran est nettement plus laborieux et figé dans ses certitudes. « Ainsi Onfray s’est-il soudain pris de passion pour le… général de Gaulle. Un choix certes rituel puisque, selon la formule consacrée,  » tous les Français ont été, sont ou seront gaullistes « , mais un alignement qui aura tout de même exigé un sacré tour de cadran.

En réalité, il suffit de lire l’interview que Michel Onfray vient d’accorder à L’Express pour saisir que le néo-gaullisme de Michel Onfray est d’abord circonstanciel. Un outil de combat. Une arme de destruction politique. Ses cibles? Les deux  » monstres  » dont le seul objectif est de détruire la France! Cela n’exige guère d’efforts pour reconnaître… François Mitterrand… et son fils légitime… Emmanuel Macron… Là voilà donc, la thèse  » sérieusement  » défendue dans un journal  » de référence  » par un intellectuel influent ayant à l’accoutumée sa place réservée dans les colonnes du Point et du Figaro, à la table de Ruquier et d’Ardisson, mais qui se plaint volontiers d’être  » ostracisé « – la bonne blague. » Safran n’a pas les lèvres gercées!

Intellectuel-« communicant  » de premier ordre, Onfray sait faire ronfler et claquer les formules. On peut y déceler un artifice, car Safran est perspicace; ça ne manque toutefois pas d’efficacité, puisque Michel Onfray est désormais l’un des intellectuels organiques de la… droite identitaire et conservatrice! Une consécration disons inattendue pour un  » libertaire de gauche « .

« La haine du général »

Dernier exemple en date puisé dans L’Express:  » Macron a beau se réclamer du général de Gaulle, il est l’héritier en ligne directe de Mitterrand qui n’eut qu’une seule ligne claire dans sa vie: la haine du général (…). Mitterrand n’a connu qu’un seul idéal : sa petite personne. Ce en quoi le Macron égotiste (…) se montre une fois encore le digne héritier de Mitterrand qui, après avoir renoncé à la gauche, en 1983, s’est entiché d’une Europe dont il savait de façon cynique qu’elle détruirait définitivement la France gaullienne. Avec la vente de la nation au consortium maastrichtien, l’homme de la francisque pouvait triompher face à l’histoire [l’Histoire ?]: il a tué l’œuvre de l’homme du 18 juin.

Politiquement, Macron, c’est Mitterrand, la francisque en moins « . Bref, Mitterrand assassin [victime: la France], Macron complice!

Peut-être faudrait-il renoncer à discuter, à commenter, à critiquer non pas de ces inepties, mais ce système clos et en boucle, cette réflexion de nature conspirationniste visant à diaboliser la construction européenne, à en faire une hydre diabolique ayant pour seul et unique objectif, le malheur, l’asservissement et, enfin, la disparition des peuples et d’Europe. Rien à voir avec l’euro-scepticisme de Jean-Pierre Chevénement ou du défunt Philippe Séguin.

Les mots utilisés, le ton, la vindicte, la haine qui affleure sans cesse, oui cet Onfray là fait peur, son influence aussi car il est en réalité plus efficace, beaucoup plus, que le Front National et Marine Le Pen.

« La France est morte en 1992 »

Citations, à nouveau:

-« La France est morte en 1992, date du traité de Maastricht par lequel nous avons renoncé à notre souveraineté au profit d’une supranationalité libérale » – qu’elle ne soit pas socialiste n’est pas son moindre défaut- « gérée par un dispositif très autocratique qui dispose de l’argent, donc des médias  » – mais aussi Szafran fut employé de François Pinault – « , donc de l’opinion – ce que je nomme l’État maastrichtien ».

-« Le dispositif de l’Etat maastrichtien est de nature totalitaire ». Que répliquer, et comment, à ce slogan, creux comme toutes les formules passe-partout?

En rhétoricien habile, Michel Onfray s’empare du « peuple ». » Un travers communiste… Comme le Parti socialiste s’accapare du social et de l’humanisme ! « Il parle au nom du « peuple »; le « peuple » lui appartient ; le « peuple », a-t-il décrété, est entré en résistance contre la «dictature maastrichtienne». » Et celui qui écrit ces mots est un journaliste membre d’une caste s’arrogeant le droit de parler au nom des Français, en fait, de leur laver le cerveau à la lessive gouvernementale !

« En France, rien ne l’indique, notamment pas les résultats des récentes élections. Mais Michel Onfray fait partie de ceux, à l’extrême-droite comme à la gauche de la gauche, qui remettent en cause la légitimité de l’élection présidentielle, qui ne reconnaissent pas la légitimité d’Emmanuel Macron « boy de l’oligarchie maastrichtienne ». Cette assertion disqualifiante interdit par définition tout débat ouvert et argumenté. On ne bataille pas avec le diable et Onfray passe son temps à diaboliser et à disqualifier tous ceux qui ne pensent pas comme lui. » Il fait donc du Szafran ! « Il va de soi que Macron [ne] peut pas être (intellectuellement) honnête puisqu’il a pour fonction de détruire la France et la République.

C’est comment le conspirationnisme, donc ?

blog -Nestlé-Maurice tu pousses le bouchon un peu loin.pngC’est comme ça. C’est comme Onfray. »
Ce serait comme Szafran que ce serait négligeable. Le microcosmique Szafran, c’est la soumission braillarde et la diffamation méchante.

Castaner, les faux pas de jeunesse d’un ministre En marche !

Un « mauvais garçon » au gouvernement ?

Poker et mauvaises fréquentationsChristophe Castaner, le chef du parti présidentiel, LREM,  a commis quelques erreurs de jeunesse.

« Oraison, c’était mon grand frère, mon protecteur. Il m’appelait l’étudiant », confirme le chef d’En marche, le parti présidentiel.

Christian Oraison, dit « le Grand Blond », est un caïd des Alpes-de-Haute-­Provence, où Castaner est devenu un maire de village, Forcalquier.

Or, « le grand blond » a été abattu de plusieurs balles de 9 millimètres, une nuit d’août 2008, alors qu’il ­s’apprêtait à rentrer chez lui. Le « Grand Blond » avait été formé par ­Gaëtan Zampa, l’un des parrains du Marseille des années 1970. Et, fait beaucoup moins connu, c’était un proche de Christophe ­Castaner, l’actuel ministre des Relations avec le Parlement.

« J’ai été sur le fil du rasoir », raconte aujourd’hui Christophe Castaner


Malgré ses revenus confortables, son père, un marin qui l’a conçu lors d’une escale au port de Toulon, se lève aux aurores pour faire la collecte des encombrants et collectionne les lave-vaisselle défectueux.


A Manosque, on joue au poker dans un appartement au-dessus d’un petit bar, L’Oasis. Un repère de bandits. Dans cette atmosphère enfumée où l’on s’imbibe de whisky, les parties s’éternisent jusqu’au petit matin. « Le poker était un truc réservé à un milieu interlope« , se souvient Castaner, qui, à l’époque, avait quitté le foyer familial. De ces années, il conserve quelques discrètes cicatrices, et le reconnaît : « J’ai été sur le fil du rasoir. »

 

Puis « l’étudiant » « poursuit » des études.

Christophe Castaner avoue une scolarité  «médiocre, en rébellion». Il sera d’ailleurs surnommé «Simplet» dans les cercles socialistes.

Il fait pourtant un peu de droit à Aix-en-Provence, fréquente les clubs Forum, le courant des jeunes rocardiens. Michel Sapin se chargeait du suivi des jeunes. « Je ne l’avais pas remarqué », se souvient-il. « On partageait les mêmes idées, mais ce n’était pas son trip de passer trois heures sur un texte », note Christophe ­Clergeau, ­l’intellectuel de la bande, aujourd’hui élu de la Région Pays de la Loire.

Mais à Forum, on sait aussi se détendre. Un soir, Alain Bauer, l’un des chefs de file et mentor de Manuel Valls, s’amuse à trouver des surnoms « uderziens » [à la manière d’Uderzo] à ses camarades. « Nous sommes un petit village gaulois assiégé par des camps romains de mitterrandistes », s’amuse Bauer, un franc-maçon. Rocard deviendra « Hamster-Erudix », son nom de scout agrémenté d’un « x ». ­Castaner devient « Casta-Comix ». « Dans le rôle du jeune prétendant, le bel amoureux de Falbala« , décrypte Bauer. Coureur avant d’être marcheur ? « Séducteur », nuance l’intéressé, resté le bouffon de la bande.

Traître socialiste passé à la bande adverse, Casta, c’est le ‘Bébel’ du gouvernement, avec la gouaille et les cascades pour distribuer les coups de rabot et les coups de force de Macron.

Logement : l’Assemblée vote l’obligation de regroupement des HLM

L’Assemblée vote le maintien des ensembles HLM

Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard a défendu un texte « équilibré » et affirmé qu’il ne s’agit pas d’un « exercice de fusions autoritaires », assurant aussi que « la politique de chacun des organismes conserve son lien avec la proximité ».
L’Assemblée nationale a entamé ce samedi 2 juin les débats sur les évolutions du secteur du logement social prévues par le projet de loi Elan, en approuvant l’obligation de regroupement des organismes HLM, source d’inquiétude dans l’opposition, notamment pour les intérêts des locataires.
Le projet de loi Evolution du logement et aménagement numérique, dit loi Elan, entend favoriser le regroupement des 861 bailleurs sociaux du pays, qui gèrent 4,8 millions de logements (environ 5.600 par organisme en moyenne). Il prévoit entre autres une nouvelle obligation à compter de 2021 : rejoindre un groupe d’organismes gérant au moins 15.000 logements.

Ce regroupement, débattu pendant toute la matinée et jusqu’en début d’après-midi, vise à « rendre le secteur HLM plus fort », selon la rapporteure Christelle Dubos (LREM), les groupes permettant notamment de « mutualiser davantage de trésorerie disponible ».

Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard a défendu un texte « équilibré » et affirmé qu’il ne s’agit pas d’un « exercice de fusions autoritaires », assurant aussi que « la politique de chacun des organismes conserve son lien avec la proximité ».

Trois ans pour se regrouper

Des élus LR, PCF et LFI ont cherché en vain à supprimer cet article, observant notamment, à l’instar de Stéphane Peu (PCF), qu’« il n’y a pas de règle absolue qui veut que la taille de l’organisme dise quelque chose de son efficacité ».

Evoquant une pente « dangereuse » avec de « grands holdings » et des élus locaux « mis à distance », le député communiste de Seine-Saint-Denis a en outre estimé que les regroupements devaient se faire sur une base volontaire car « il n’y a pas de mariage forcé (…) qui fonctionne », le ministre répondant qu’« il y a trois ans pour permettre de s’aimer, une durée de fiançailles relativement longue ».

Des « monstres » (LFI), des « mastondontes » (PS)

Thibault Bazin (LR) a dit douter que ce regroupement soit « suffisant pour passer le choc » de la chute des ressources des bailleurs sociaux, liée à la baisse des APL à l’automne dernier, son collègue Martial Saddier (LR) préconisant de « maintenir une concurrence saine ».
Dénonçant aussi une politique qui « ne va vraiment pas dans le bon sens« , Eric Coquerel (La France insoumise) a dit douter du gain d’efficacité en créant des « monstres« , notant que « la question de la proximité est importante pour les locataires« . Serge Letchimy (apparenté PS) a évoqué pour sa part « des mastodontes qui vont ignorer la proximité« .

Les locataires informés par courrier

« Ce n’est pas parce que le chef est à Paris, à Nantes ou à Lyon que le locataire HLM de Châteauroux n’aura pas son ampoule changée (…) si le management fait son boulot », a rétorqué François Jolivet (LREM), taxant l’opposition de « conservatisme ».
Des amendements LFI et PCF prévoient qu’en cas de regroupement, les organismes seront tenus d’informer les locataires par courrier. Un amendement du gouvernement entend aussi « éviter que la difficulté financière d’un des membres » d’un groupe s’étende aux autres

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Mamoudou Gassama refuse d’être un phénomène de foire pour Ruquier

Le héros refuse l’épreuve d’un passage à ‘On n’est pas couché’

Mamoudou Gassama se dérobe.

blog -Gassama Mamoudou assis ElyseeSon entourage craint que la performance du jeune Malien soit assombrie par plusieurs zones d’ombre sur les circonstances et le met à l’abri de la polémique sur une possible instrumentalisation politicienne de ses aptitudes physiques.

Consacré héros depuis son sauvetage d’un bébé qui se serait rattrapé dans sa chute à la rembarde du balcon de l’étage inférieur, restant suspendu à un balcon, pendant quatre minutes, il ne donne pas suite à l’invitation d’On n’est pas couché (ONPC).

Il a pourtant fait le tour des plateaux, de Quotidien à Touche pas à mon poste ! en passant par C à vous… mais il n’ira pas sur celui d’On n’est pas couché ! Plus dangereux que l’escalade d’une façade à mains nues.

Mamoudou Gassama, jeune Malien de 22 ans devenu en quelques heures un héros après avoir escaladé quatre étages d’un immeuble du 18e arrondissement de Paris par la façade et secourir le bébé, avec une sidérante aisance.

Le héros est fatigué : il évitera les réponses aux questions embarrassantes que les réseaux sociaux se posent.

Laurent Ruquier et ses chroniqueurs resteront sur leur faim. Mais surtout ceux qui soupçonnent un montage politicien à la veille du démantèlement du camp insalubre de migrants clansestins de La Villette.

Dans un portrait que consacre Libération au sauveteur comparé à Spiderman, on apprend que l’entourage de Mamoudou Gassama a effectivement fait barrage pour qu’il n’aille pas s’installer dans le fauteuil face à Christine Angot et Yann Moix. Certains auraient aimer savoir que ce n’est pas l’exécutif qui craint un aveu ou deux du jeune travailleur au noir.

Pour Djeneba Keita, adjointe au maire de Montreuil où réside Mamoudou Gassama, « il n’est pas prêt et il n’est pas là pour ça. On lui demande d’avoir des avis, de prendre position sur la politique d’immigration de Macron, mais ce n’est pas son rôle« .

Un refus qui aurait mis la productrice de l’émission dans une colère noire.

Catherine Barma, la productrice d’ONPC, ne comprend pas comment ce jeune Malien peut oser lui opposer une fin de non-recevoir.
Mamoudou Gassama s’est rendu sur tous les plateaux de télévision parisiens, sauf le sien. En effet, lundi, le jeune homme a connu une véritable journée marathon.

Emmanuel Macron a mis le grappin sur le jeune clandestin en situation de faiblesse, le matin. Il s’est rendu le soir sur les plateaux de C à vous, sur LCI, à Quotidien et TPMP. La guerre fût d’ailleurs rude entre les différents talk-shows et toutes les méthodes furent bonnes pour tenter de l’avoir en premier.

Selon Libération, les chauffeurs de moto taxis chargés de conduire Mamoudou Gassama se sont presque battus pour qu’il aille d’abord à Quotidien plutôt qu’à Touche pas à mon poste ! et vice-versa…

Une anecdote visant à détourner l’attention du fond du problème. Pourquoi un adulte dans la force de l’âge participe-t-il à la mise en scène depuis l’appartement voisin sans intervenir efficacement : rôle d’appoint laissant la vedette au migrant idéal.

On ne jette pas ses lingettes dans les toilettes

Pas plus que dans la nature : alors, faut-il les interdire ?

Les lingettes ne sont pas aussi biodégradables que dans la pub

C’est un produit tellement utile et pratique au quotidien qu’il peut paraître indispensable : multi-usages, il permet de nettoyer les surfaces, se démaquiller ou encore faire la toilette des bébés.

Pourtant, c’est une catastrophe pour l’environnement. Le groupe allemand KSB, qui assure notamment le pompage des eaux usées au Mont-Saint-Michel ou à la Philharmonie de Paris, tire la sonnette d’alarme. «Ce sont des lingettes qui sont vendues comme jetables dans les sanitaires, explique une responsable de l’entreprise. Elles sont présentées par les fabricants comme biodégradables au contact de l’eau, mais ce n’est pas du tout le cas Ainsi, les lingettes jetées dans la cuvette des toilettes se retrouvent dans les stations d’épuration de l’eau et créent un «encombrement».
«Ces stations sont conçues pour recevoir des matières organiques et pas des matières textiles», abonde Catherine Rolin de l’association France nature environnement.
Conséquence : un surplus de travail pour les employés de manutention et de maintenance dans ces stations, qui se répercute sur la facture d’eau des consommateurs.

Les lingettes sont chargées en produits chimiques

Plus grave encore est l’impact sur l’environnement. «Ces lingettes contiennent des produits chimiques qui se répandent dans les eaux propres ou usées», ajoute Catherine Rolin. Et même lorsque ces lingettes ne sont pas jetées dans les sanitaires mais à la poubelle (la majorité des cas), «comme il n’y a pas de filière de tri pour ces produits, ça va dans les ordures ménagères. Soit ils sont incinérés, soit ils vont au stockage donc à la décharge, soit on les utilise pour le compost, et donc les produits chimiques vont se répandre dans les champs et dans les sols». D’après l’organisation internationale WWF, les lingettes domestiques génèrent dans le monde 23 kilos de déchets par an et par personne, contre 1,2 kilo pour les nettoyants traditionnels, soit vingt fois plus. Elles seraient par ailleurs seize fois plus chères.

Microfibres et vinaigre blanc

Pour «mieux pouvoir contrôler l’impact de ces lingettes», France nature environnement a appelé en 2014 le gouvernement à intégrer les «textiles sanitaires», dont elles font partie, aux filières à responsabilité élargie du producteur (REP). Il s’agit d’un dispositif qui existe dans la loi française depuis 1975 et renvoie au producteur la responsabilité, y compris financière, de la gestion des déchets finaux.

Les piles ou encore les pneumatiques en font partie.

A ce jour, l’association n’est pas parvenue à étendre les filières REP aux lingettes. A l’échelle européenne, la Commission envisage toutefois de s’y atteler dans un projet de directive présenté lundi.

En attendant, des alternatives plus écologiques existent et sont connues depuis longtemps, notamment pour l’entretien ménager. «Ces lingettes jetables ne sont pas si vieilles que ça, avant on s’en passait, souligne Catherine Rolin. Dans les années après-guerre, le culte du marketing et de la consommation a changé nos habitudes, dans le mauvais sens. Il y a plein de choses que nos grands-mères utilisaient et que nos mères ont délaissées pour choisir des produits plus « modernes ».»
Ainsi, un chiffon en microfibres de bonne qualité couplé avec de l’eau, du vinaigre ou du bicarbonate de soude peut se révéler très efficace pour nettoyer les surfaces de sa cuisine.

Sensibiliser les usagers ne suffit pas. Encore faut-il contraindre les producteurs à retirer les produits qui ne respectent pas l’environnement.

VOIR et ENTENDRE la VIDEO d’Emmanuel Macron dans ses oeuvres : LIEN

Ce que Macron va faire de nos retraites

Le gouvernement veut construire un système par points

Cette réforme « se fera à enveloppe constante ; elle maintiendra et consolidera les solidarités », annonce Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites.

Il donne ce jeudi le coup d’envoi d’une vaste consultation auprès des Français.
C’est le prochain grand bouleversement qui attend les Français. Après les ordonnances Travail, la loi sur la formation, l’apprentissage et l’assurance chômage, place à l’acte 3 du projet de société voulu par Emmanuel Macron : la retraite par points. « Nous créerons un système universel des retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé », avait promis le candidat d’En Marche sur son site de campagne. Une promesse et un engagement : « Nous ne toucherons pas à l’âge de la retraite, ni au niveau des pensions ».

Salariés, fonctionnaires, agents des 42 régimes spéciaux… Tout le monde sera logé à la même enseigne. Ce vaste big bang doit permettre au citoyen d’avoir un compte individuel de droits à la retraite – selon des règles identiques pour tous – acquis via un système de points (un peu sur le modèle des caisses de retraite complémentaires) accumulés tout au long de sa vie.

« Ma crainte, ce n’est pas le risque des manifestations, c’est que le système ne soit pas juste »
Pour l’heure, c’est Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, qui pilote le chantier des discussions prévues jusqu’à la fin de l’année. C’est l’homme clé de cette réforme à hauts risques.

« Ma crainte, ce n’est pas le risque des manifestations, c’est que le système ne soit pas juste, pas simple et pas équilibré financièrement », nous confie-t-il dans son bureau niché dans un des étages du ministère de la Santé et des Affaires sociales où trône une lithographie de l’un de ses mentors, Philippe Seguin. Ancien président du CESE (Conseil économique et social), mais aussi ex-médiateur de la République, il a également à ses galons la réforme Fillon de 2003.

« C’était lui le grand horloger, une sorte de ministre du Travail bis de l’ombre, celui qui a fait passer la réforme auprès des syndicats », affirme un ancien conseiller social de la droite. Sa méthode est lestée de décennies d’habiletés et de rondeurs. « J’appelle ça du dialogue constructif basé sur l’intelligence collective », revendique Jean-Paul Delevoye.

« Faire tomber les inquiétudes et écouter les Français »
Son calendrier est éminemment chargé pour 2018. D’avril à la fin de l’année, il reçoit à tour de bras syndicats, patronat et parlementaires. A partir de ce jeudi, il lance un vaste dispositif de « participation citoyenne » pour prendre le pouls des Français, via une plateforme sur Internet. « Tout l’intérêt de ces consultations est de faire tomber les inquiétudes et d’écouter ».

Après, viendra le temps des décisions et des annonces sur une réforme qui reste pour le moins très floue. Le gouvernement doit lever le voile début 2019, pour un projet de loi discuté à l’été 2019. Et une mise mise en œuvre différée à 2025, conformément à la promesse d’Emmanuel Macron.

En attendant, le haut-commissaire à la réforme des retraites revient sur la méthode, le système par points pour tous, les gagnants et les perdants de la future réforme, l’âge de la retraite et la capitalisation.

LA MÉTHODE

Vous lancez ce jeudi une participation citoyenne sur la future réforme des retraites. Pourquoi une telle démarche ?

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JEAN-PAUL DELEVOYE. La réforme que nous préparons n’est pas une simple réforme. Toutes celles conduites depuis 30 ans avaient pour but de réduire un déficit colossal. Aujourd’hui, nous n’avons pas le couteau sous la gorge. La mise en place d’un système universel de retraite s’inscrit dans le projet de société souhaité par Emmanuel Macron : libérer le travail, protéger les salariés et renforcer la solidarité intergénérationnelle. Les jeunes ne croient plus dans le système des retraites, les retraités pensent que leur retraite va baisser et les futurs retraités s’interrogent sur les conditions dans lesquelles ils partiront. Cela concerne donc chacun d’entre nous. Notre méthode de dialogue basé sur l’intelligence collective consiste à permettre à chacun des acteurs de contribuer à la réflexion. Nous menons des discussions pendant toute l’année 2018. C’est dans ce cadre que s’inscrit la consultation avec les citoyens.

N’est-ce pas paradoxal de demander aux Français de se prononcer sur une réforme très complexe, alors même qu’ils n’en connaissent pas le contenu ?

Les citoyens ne croient plus aux discours politiques. Pour changer de comportement, ils ont besoin de s’approprier les enjeux et que les décideurs puissent les associer aux décisions. Du 31 mai au 25 octobre, une plateforme propose à chacun de réfléchir aux différents scénarios, aux enjeux de la mise en œuvre pratique du principe « un euro cotisé = même droits ». Ce sont des questions simples avec des réponses simples. Les internautes pourront voter, commenter et faire des propositions. Des ateliers en région, ouverts à tous, seront organisés entre juillet et octobre. En fin d’année, l’ensemble des contributions seront recueillies et je présenterai une synthèse aux décideurs politiques.

LE SYSTÈME PAR POINTS POUR TOUS

Quelles seront les caractéristiques du système par points, le pilier de la réforme ?

Dans un monde qui bouge à toute vitesse, il s’agit de bâtir un nouveau système le plus adaptable au parcours de chacun. Le système par points permettra de le rendre plus lisible, plus juste et adapté à la société de demain. Le revenu donnera un droit à points, vous aurez une portabilité des droits quel que soit le type d’employeur et le secteur. L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique. Aujourd’hui, si vous avez un parcours dans la fonction publique ou dans le privé, vous n’avez pas la même retraite. Cela concourt à un sentiment d’inégalités profondes dans la société française. Si nous pouvons bâtir un régime dans lequel sont englobés tous les salariés du privé et du public, en faisant en sorte que chacun ne se sente pas lésé, cela renforcera une solidarité et la solidité du système.

Quand les grandes lignes de la réforme seront-elles présentées  ?

Nous avons d’abord un an de discussions. L’année 2018 est divisée en deux : au premier semestre nous bâtissons le « schéma cible » de ce nouveau régime universel. Autrement dit, est-ce que dans le même régime de base on met 98 % des actifs, soit tous les fonctionnaires, quasiment tous les salariés du privé et les indépendants. Avec une convergence des taux de rendement, des taux de cotisations employeurs et des taux de cotisations employés. Pour les fonctionnaires, on intègre les primes dans le calcul de la retraite. L’objectif est d’arriver à un schéma simple : qu’il s’agisse d’un fonctionnaire, d’un salarié du privé ou d’un indépendant, s’ils gagnent la même somme d’argent pendant 40 ans, l’un et l’autre auront la même retraite. Le système par points s’appuiera uniquement sur la durée totale de carrière avec des règles identiques pour tous.

Que vont devenir les 42 régimes spéciaux ?

Cette question sera abordée au deuxième semestre. On va regarder quelles sont les différences avec le régime universel, les convergences possibles et les spécificités qu’il est justifié de maintenir comme par exemple pour les militaires ou pour les régimes des indépendants. Tout le monde oublie que les régimes spéciaux ont déjà été réformés. Le pas qui reste à faire est abordable. Mon rôle sera de dire comment on justifie une différence, visant à donner des points supplémentaires à certains et pas à d’autres, et comment on accélère les convergences quand c’est possible.

L’AGE DE LA RETRAITE

L’âge de départ à la retraite à 62 ans va-t-il disparaître ?

Dans un système à points, la notion de durée disparaît. C’est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel : j’ai assez de points, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars. A l’inverse, je n’ai pas assez de points, je reste. Cela permet de respecter la liberté de choix. Mais nous pensons que si l’on supprime toute référence nous pouvons nous retrouver avec un certain nombre de personnes qui, comme en Suède, partiront plus tôt mais se retrouveront avec de toutes petites retraites. Nous avons besoin de garder un seuil en-dessous duquel ils ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse sur la solidarité nationale. L’âge actuel de 62 ans devrait être conservé.

LA CAPITALISATION

La réforme prévoit-elle une part de capitalisation, comme en Suède ?

Je suis allé en Suède [qui n’est pas membre de l’UE], comme en Allemagne et en Italie. Ma conviction est qu’il faut construire un système qui correspond à l’ADN français, avec le maintien d’un système de répartition par cotisation couvrant un maximum d’actifs. Le système suédois est difficilement applicable en France. Là-bas, il y a une part importante de capitalisation avec 800 fonds de pension. Ce n’est pas du tout notre philosophie. Mais, dans notre futur régime universel, la question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus) qui doit encore être arbitré. Plusieurs scénarios sont sur la table : faut-il alors un régime complémentaire obligatoire ? Ou une épargne individuelle, éventuellement en capitalisation ? Le débat est posé. Cela concernerait au plus 200 000 à 300 000 personnes. Ce sera traité au second semestre.

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Après, viendra le temps des décisions et des annonces sur une réforme qui reste pour le moins très floue. Le gouvernement doit lever le voile début 2019, pour un projet de loi discuté à l’été 2019. Et une mise mise en œuvre différée à 2025, conformément à la promesse d’Emmanuel Macron.

En attendant, le haut-commissaire à la réforme des retraites revient sur la méthode, le système par points pour tous, les gagnants et les perdants de la future réforme, l’âge de la retraite et la capitalisation.

LES GAGNANTS ET LES PERDANTS

Dans toute réforme, il y a des perdants et des gagnants…

On est en train de faire ces simulations qui seront traitées au second semestre. Il est parfaitement possible de mettre en place ce nouveau système en renforçant le niveau de solidarité, pour ceux qui éventuellement seraient perdants ou gagnants.

Le système par points est basé sur les revenus du travail. Y aura-t-il des compensations pour les chômeurs, les personnes handicapées, les mères qui s’arrêtent pour élever les enfants…

Il n’y aura pas de dérapage budgétaire. Cette réforme se fera à enveloppe constante ; elle maintiendra et consolidera les solidarités qui seront l’un des piliers du nouveau système : cela concerne les droits familiaux, la majoration pour enfants, les périodes d’invalidité, les séquences de chômage, les minima de pension et la pension de réversion. Cela représente aujourd’hui 20 % du volume des retraites, soit 60 milliards d’euros. Mais il faudra clarifier et déterminer la nature du financement. Par exemple, si l’on estime que la majoration pour enfants est une politique de caractère familial, doit-elle être financée par la solidarité des salariés ou par la solidarité nationale via l’impôt ? Voilà un des débats que nous devrons avoir.

Et pour les précaires ?

Nous sommes en train d’en discuter. Avec l’évolution des métiers, nous voyons apparaître de plus en plus de métiers d’ubérisation avec de faibles rémunérations et sans droits. Comment faire en sorte d’accorder l’octroi de points, sachant qu’il n’y aura pas de points gratuits ? Tous ces sujets sont sur la table.

L’AGE DE LA RETRAITE

L’âge de départ à la retraite à 62 ans va-t-il disparaître ?

Dans un système à points, la notion de durée disparaît. C’est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel : j’ai assez de points, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars. A l’inverse, je n’ai pas assez de points, je reste. Cela permet de respecter la liberté de choix. Mais nous pensons que si l’on supprime toute référence nous pouvons nous retrouver avec un certain nombre de personnes qui, comme en Suède, partiront plus tôt mais se retrouveront avec de toutes petites retraites. Nous avons besoin de garder un seuil en-dessous duquel ils ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse sur la solidarité nationale. L’âge actuel de 62 ans devrait être conservé.

LA CAPITALISATION

La réforme prévoit-elle une part de capitalisation, comme en Suède ?

Je suis allé en Suède, comme en Allemagne et en Italie. Ma conviction est qu’il faut construire un système qui correspond à l’ADN français, avec le maintien d’un système de répartition par cotisation couvrant un maximum d’actifs. Le système suédois est difficilement applicable en France. Là-bas, il y a une part importante de capitalisation avec 800 fonds de pension. Ce n’est pas du tout notre philosophie. Mais, dans notre futur régime universel, la question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus) qui doit encore être arbitré. Plusieurs scénarios sont sur la table : faut-il alors un régime complémentaire obligatoire ? Ou une épargne individuelle, éventuellement en capitalisation ? Le débat est posé. Cela concernerait au plus 200 000 à 300 000 personnes. Ce sera traité au second semestre.

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Gassama est-il le véritable héros, au coeur d’un montage politicien ?

La scène du sauvetage héroïque suscite des interrogations, pire des soupçons.

blog -Malien sauve enfant en escaladant facade immeuble Paris18-27mai2018
Le voisin a le haut du corps (l’épaule droite) engagé vers le balcon contigu 

Le vaillant Mamoudou Gassama a sauvé un enfant de quatre ans suspendu dans le vide, samedi 26 mai à Paris, inspirant une perplexité certaine parmi des internautes qui ont exprimé ce que certains n’osent verbaliser pour remettre en cause la crédibilité de cette intervention troublante. Ou simplement poser les bonnes questions.

Le Français moyen y voit plusieurs bizarreries.

« Les deux voisins auraient pu attraper l’enfant »

7793567187_immeuble-max-dormoy-a-paris-ou-un-enfant-s-est-supendu-dans-le-videSur Twitter, certains estiment que les voisins, des adultes présents sur le balcon contigu, auraient pu intervenir en tendant juste le bras pour agripper le petit garçon. « Ils auraient parfaitement pu attraper l’enfant eux-mêmes, écrit un Twitter moyen. En ce cas, ne s’agit-il pas d’une mise en scène ? Alerte vigilance aux fake !« 

La presse d’Etat s’efforce de prouver que leurs lecteurs n’ont aucun bon sens, ni vécu. 

Pire, ils voient partout des complots.

blog -Mamoudou Gassama sauveteur de Raphael-mai2018Le voisin n’est pas présent au début de la vidéo, souligne l’auteur du démontage de complots. Il n’arrive que tardivement et donne la main à l’enfant, qui se rapproche de lui au fur et à mesure de la vidéo. « Le voisin, je l’ai vu une première fois, explique Dany Arthur, qui a donné l’alerte, à La 1ère guadeloupéenne, et qui serait donc digne de foi. Il n’avait pas compris qu’il y avait le petit juste à côté, suspendu, en danger. Je l’ai vu une deuxième fois, il a compris, j’ai insisté sur mes gestes. Puis j’ai vu Mamoudou passer et monter sur le bâtiment pour attraper le petit. » Ce qui prouve quoi ? LIEN

« Je n’ai pas réalisé tout de suite, j’étais encore un peu dans les vapes », confirme l’intéressé au Parisien. Dans les vapes, mais fiable ? Mais ses efforts étaient limités, en raison de l’architecture de l’immeuble. « Vu la configuration du balcon [séparé du sien par une paroi], je ne pouvais pas le hisser », assure-t-il. Un enfant de quatre ans ne pèse pourtant qu’une quinzaine de kilos… « Certains ne comprennent pas pourquoi je n’ai pas enjambé la balustrade, a-t-il ajouté auprès de BFM TV. Mais si je faisais cela, c’était lui lâcher la main et prendre le risque du pire, » se défend-il, sans convaincre quiconque. Sauf les organes de presse connus pour leur proximité avec le pouvoir en place.

L’enfant était un « mannequin »

Un avis balayé par la raillerie : la théorie du complot a cet intérêt-là. Un Français suspecte que ce sauvetage a été monté de toutes pièces par « une association militant pour les sans-papiers » et c’est a priori intolérable. Pour partager ses doutes, @eliko note que la manière dont Mamoudou Gassama se saisit de l’enfant laisse penser qu’il ne pesait pas aussi lourd que suggeré par le voisin et qu’il pourrait s’agir d’un mannequin.

Commentaire d\'un internaute envoyé dans le live de franceinfo.fr.
Commentaire d’un internaute envoyé dans le live de franceinfo.fr

La radio de service public explique que le poids moyen d’un enfant de 4 ans est inférieur à 20 kilos, ce qui représente un poids « raisonnable » à soulever, même  pour un homme de la condition physique de Mamoudou Gassama. Ce qui n’apparaît pas le moins du monde dans la video. D’autant que le jeune migrant de 22 ans a reconnu au Parisien qu’il était sportif. « Je joue au ballon, je cours, je vais en salle de sport », explique le travailleur au noir dans le BTP, un emploi facile… <br>Il semble par ailleurs évident au journaliste anonyme de France Info que l’enfant de quatre ans est un cascadeur chevronné : il a la conviction que l’enfant présumé n’est pas un mannequin puisqu’on voit la forme plus ou moins loin du voisin spectateur, puis acteur sur la vidéo.

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Si quelqu’un peut m’expliquer comment un enfant suspendu au dessus du vide par un bras plié…. peut se déplacer d’un mètre en quelques secondes ?? merci <a href= »https://twitter.com/hashtag/MamoudouGassama?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#MamoudouGassama</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/balcon?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#balcon</a&gt; <a href= »https://t.co/lC5eurJ8tY »>pic.twitter.com/lC5eurJ8tY</a></p>&mdash; sac à puces (@catlinaja) <a href= »https://twitter.com/catlinaja/status/1001084616047038465?ref_src=twsrc%5Etfw »>28 mai 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

« Comment peut-il tenir aussi longtemps ? »

Le bon sens veut qu’on se demande comment le petit garçon a pu tenir aussi longtemps, suspendu par les bras. Cette question est soulevée dans les commentaires choisis par France Info.

Commentaire publié par un internaute sous un article de franceinfo sur Mamoudou Gasamma.
Commentaire publié par un internaute sous un article de franceinfo sur Mamoudou Gasamma. (FRANCEINFO)

La radio de service public s’attaque volontiers aux réseaux sociaux qui disent ce qu’il ne faut pas. France Info ne sait pourtant pas toujours tout – ou a des filtres – et admet que l’enquête n’a pas déterminé exactement combien de temps l’enfant est resté agrippé et suspendu à la rambarde. Chacun sait pourtant que la position entravant la respiration n’est pas facile à tenir. Trois ou quatre minutes, selon RTL, et c’est long. Il n’a pas fallu 30 seconde au sauveteur pour escalader les quatre étages.

En revanche, le balcon est grillagé, ce qui lui a permis de poser le bout de ses pieds, rapporte la radio. Or, le garçonnet avait l’orteil en sang après s’être arraché un ongle dans sa chute depuis l’étage supérieur. « Il a eu un courage extraordinaire, explique le voisin à BFMTV. Il s’est accroché à la vie comme personne. » Le véritable héros serait donc plutôt cet enfant qui tombe d’un étage, se blesse, mais se rattrape néanmoins à la rambarde du dessous. Un enfant du cirque ?

Sur cette capture d\'écran de la vidéo du sauvetage, on peut apercevoir le petit garçon s\'aider de ses pieds et du grillage pour se maintenir.
s le voisin.

<br>Quelle conclusion tirer de cette prise de position du service public, sinon qu’il conforte la thèse officielle et il discrédite les contradicteurs.

Intervention d’urgence de la presse à la botte, tendant à dénigrer et faire taire les enquêteurs de fortune trop perspicaces.

Le père de Raphaël est connu, mais son identité dissimulée, et il a été arrêté : il était parti faire des courses et avait tardé à rentrer car il jouait à Pokémon Go.

La mère de l’enfant, qui vit à La Réunion, a été interrogée par Antenne Réunion. C’est la police judiciaire qui l’a informée de la situation, avant qu’elle ne voie la vidéo sur les réseaux sociaux ! Merci à eux… Elle a reconnu immédiatement son enfant : « C’est l’endroit, c’est l’adresse, c’est les habits« .

Eric Woerth, mis en examen, reçoit le soutien de la Commission des Finances

Le député Les Républicains (LR) Eric Woerth a reçu mercredi un soutien appuyé

des membres de la Commission des Finances, au lendemain de sa mise en examen dans l’enquête sur une campagne électorale de l’ex-président Nicolas Sarkozy.

La justice s’intéresse à l’ancien ministre dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007, contre la socialiste Ségolène Royal.

Lors d’une réunion de sa commission mercredi matin, Eric Woerth a proposé aux membres d’évoquer le sujet, se disant « prêt à parler avec quiconque le souhaite, en groupe ou seul » et à « entrer dans le fond des faits qui (lui) sont reprochés ».

Vice-président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée, Gilles Le Gendre  lui a aussitôt fait part de son soutien.

blog -Le Gendre G-LREM.jpgJournaliste à Europe 1 et à L’Usine nouvelle (1983), G. Le Gendre a été successivement journaliste (1984), chef de service, rédacteur en chef adjoint, rédacteur en chef du Nouvel Economiste (1993-1994) ; rédacteur en chef adjoint de L’Expansion (1991-1993) ; directeur de la rédaction de L’Evénement du jeudi (1994). Directeur de la rédaction de Challenges (1995-2001), il est nommé président du directoire du groupe Expansion et directeur général des rédactions. <br>En , il est à l’initiative de la création d’un Observatoire de l’élection présidentielle, dont il est le président : une quarantaine de journalistes, enseignants, médecins et cadres d’entreprises s’attribuait la tâche d’interpeller, sur la scène publique, les candidats pendant la campagne électorale. <br>En 2002, peu après l’accession de François-Henri Pinault au conseil de surveillance de PPR (précurseur de Kering, groupe mondial de luxe), il rejoint la FNAC, entre au conseil de surveillance de PPR en tant que directeur de la communication et membre du comité exécutif. 

« Nous considérons que vous êtes absolument légitime à la tête de cette commission », a dit le député de Paris (5e et 6e). « C’est la position de notre groupe, elle ne variera pas. »

Résultat de recherche d'images pour "Valérie Rabault"Hors commission, la présidente du groupe ‘Nouvelle gauche’ Valérie Rabault a marqué la différence socialiste du parti présidé par Olivier Faure. Cette diplômée des Ponts et Chaussées a jugé pour sa part que la présidence de la commission des Finances confère à Eric Woerth « des pouvoirs importants pour aller faire des saisies à Bercy et ne pas avoir de secret fiscal qui soit opposable« . « C’est à lui d’en juger ou au bureau de l’Assemblée », a expliqué l’élue socialiste devant l’Association des journalistes parlementaires.

Patrick Mignola, vice-président du groupe MoDem et apparentés, ne partage pas la position socialiste. « Notre conviction, c’est qu’on ne peut pas vivre dans une société où soupçon vaut mise en examen et mise en examen vaut culpabilité« , a-t-il dit, déclenchant à son tour les applaudissements d’une grande partie de la salle.

« Nous vous renouvelons notre soutien. La présomption d’innocence est un point important et la séparation des pouvoirs judiciaire et législatif doit pleinement être mise en oeuvre et s’exercer », a jugé pour sa part l’élue LR de l’Orne, Véronique Louwagie, expert-comptable et de commissaire aux comptes. 

Macron critiqué pour la naturalisation de Mamoudou Gassama

Une « récupération éhontée » dénoncée par les associations

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Le Mali ne revendique pas l’héroïsme de son ressortissant, mais des associations se sentent …dépouillées !

« Reconnaissance » envers un « héros » ou « hypocrisie » politique ? La promesse de naturalisation française émise par Emmanuel Macron au Malien ayant sauvé la vie d’un enfant a été dénoncée par les associations d’aide aux migrants comme une « récupération » masquant mal « la dureté » de sa politique migratoire. « On a un sentiment général de récupération politique éhontée » et « d’utilisation d’un fait divers pour faire de la communication et de l’affichage« , a affirmé Jean-Claude Mas, le secrétaire général de la Cimade.

Un valeureux monte-en-l’air

Mamoudou Gassama, migrant malien de 22 ans arrivé clandestinement en France en septembre, s’est vu promettre une naturalisation expresse par le chef de l’Etat lors d’une rencontre lundi à l’Elysée. M. Gassama avait escaladé samedi la façade d’un immeuble parisien et sauvé un garçon de quatre ans suspendu à un balcon dans le vide. Un acte manifeste de bravoure, mais qui interpelle sur les circonstances exactes. 

Des associations polémiquent 

Si elles se félicitent de l’avenir qui s’éclaircit désormais pour le jeune clandestin, les associations n’en oublient pas pour autant le tour de vis sur l’immigration, selon elles, initié par le chef de l’État, qui avait fixé le cap dès septembre en estimant que « nous reconduisons beaucoup trop peu« « C’est une façon de donner le change et des gages, pour compenser une politique endurcie sur le contrôle, le tri et la reconduite à la frontière« , estime Jean-Claude Mas. Mais « cela pose beaucoup de questions quand on sait ce que fait ce gouvernement« , a-t-il insinué, évoquant le sort des migrants en situation irrégulière « pourchassés, maintenus dans la précarité, non-reconnus dans leurs droits ».

En octobre, Emmanuel Macron avait souhaité « que nous reconduisions de manière intraitable celles et ceux qui n’ont pas de titre » de séjour, ce qui englobe potentiellement une population nombreuse, le nombre de sans-papiers ayant récemment été estimé à 300.000 par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Or, ces sans-papiers jouent un rôle crucial dans des secteurs comme l’hôtellerie ou le bâtiment notamment, estiment les associations. Mamoudou Gassama travaillait d’ailleurs « au noir dans le bâtiment », avoue son frère.

Le « camp du bien » se sent floué

Y a-t-il « une part d’hypocrisie ou de cynisme » dans le geste du chef de l’Etat, s’interroge Claire Rodier du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), en dénonçant « le contraste » avec une « politique répressive » qui « broie des dizaines de milliers de personnes ».

L’acte de bravoure du jeune Malien intervient quelques jours avant la présentation mercredi 30 en Commission des lois du Sénat du projet de loi sur l’asile et l’immigration, très contesté par les associations pour le durcissement de l’accès à la procédure d’asile et l’allongement de la rétention. Le texte avait donné lieu à des débats homériques à l’Assemblée. 

Ce fait en date du samedi 26 a été largement médiatisé comme il se doit, avec cette réserve que le président Macron s’est quelque peu précipité pour se porter sur le-devant de la scène en invitant le jeune héros à l’Elysée : la rencontre devait avoir lieu lundi 28 dans la plus grande discrétion, deux jours plus tard (avant que l’enquête ait même permis d’en savoir plus sur les faits et les protagonistes), mais les caméras de la presse étaient présentes…
Ensuite, mais probablement pas enfin, le gouvernement a déclenché une vaste opération d’évacuation de migrants clandestins mercredi 30 au petit matin. Un agenda et un tempo qui posent la question d’un possible montage politico- médiatique d’envergure tendant à démontrer que si Collomb est une « brute », Macron serait un « tendre ».

Lors de sa rencontre avec le jeune homme, visiblement dépassé par le tourbillon politique et médiatique suscité par son agilité à grimper à une façade d’immeuble, Emmanuel Macron a affirmé: « Vous êtes devenu un exemple car des millions de gens vous ont vu. C’est normal que la nation soit reconnaissante ». Mais il s’agit là d’une « décision exceptionnelle », a-t-il commenté. De l’importance d’être vu…

Le président s’ « achète à bon compte une image de bienveillance », s’agace Claire Rodier. Les critiques étaient également indignées sur les réseaux sociaux et dans la classe politique, le mouvement Génération.s de Benoît Hamon parlant de « sommet d’hypocrisie« , tandis que la sénatrice écologiste franco-turco-israélienne et antisioniste Esther Benbassa parlait de « com à l’état pur ».

Cet éloge d’un acte héroïque par un migrant malien, passé par la Libye et l’Italie, contribuera-t-il à apaiser le débat sur la question clandestin et travailleur au noir qui fait l’objet de nombreuses crispations? Claire Rodier n’hésite pas à occulter les actes de violences physiques et les abus sexuels, ainsi que les menaces sur l’ordre public, comme les risques sanitaires pour les riverains liés aux regroupements d’hommes clandestins organisés par les associations, rappelant que « ce n’est pas la première fois » que l’on assiste à ce genre d’histoires « qui se décline avec des variantes »…

Le 9 janvier 2015, Lassana Bathily, un demandeur d’asile malien, avait été naturalisé pour son ralliement au camp des habitués de l’HyperCacher qui l’employait, et avait caché une quinzaine de clients, dont un enfant et un nourrisson, dans le congélateur situé au sous-sol, lors de la prise d’otage djihadiste. Deux mois plus tard, Armando Curri, un Albanais de 19 ans désigné meilleur apprenti menuisier de France, avait été régularisé in extremis pour aller chercher sa décoration au Sénat. « A chaque fois, cela n’a pas déclenché un processus changeant le regard sur les sans-papiers« , raconte la responsable du Gisti. En octobre 2015, quand des orages violents s’abattirent sur les Alpes-Maritimes, notamment à Vallauris, près de Cannes, un employé au noir du BTP, Nizar Hasnaoui, un Tunisien en situation irrégulière, sauva sous ses fenêtres quatre personnes prisonnières de leurs voitures bloquées par les pluies torrentielles, et avec un ami,  les accueillit chez lui en attendant les secours. Onze mois plus tard, en septembre 2016, Nizar Hasnaoui obtint des papiers en règles.

« Humanitaire », mais partisane, la responsable du Gisti ne veut pas entendre parler de l’agression au couteau qui, quatorze jours plus tôt, le samedi 12 mai, a fait deux morts et quatre personnes blessées à Paris, du fait d’un migrant Tchétchène, criant ‘Allah Akbar’.

On a en avait beaucoup fait pour Théo. 
69832fb71079b77d969fd77b06fb0Le président Hollande avait trouvé le temps d’aller à son chevet, car on le disait outrageusement blessé, avec pénétration, par un policier à Bobigny. Son Premier ministre avait trouvé le temps de recevoir des soutiens de Théo. A-t-il reçu des membres du comité de soutien à Marin ?

marin2Marin, 20 ans, avait été frappé à mort sur le crâne à coups de béquilles pour avoir défendu un couple qui s’embrassait.  Aujourd’hui, au bout de trois semaines, il est sorti du coma, mais chaque effort lui demande une énergie considérable et ses nombreuses lésions annoncent une rééducation longue et compliquée. La presse parle peu de cette tragédie et de la page Facebook qui lui est consacrée :  « jesoutiensmarin ». Les journalistes qualifient ses agresseurs barbares de « jeunes »ou de « racailles » ordinaires. Les humanitaires de la Cimade et du Gisti ont-ils eu une pensée pour la courageuse victime ? Ce héros a pour seul défaut d’être originaire de Lyon.

Paris : début du démantèlement du camp de migrants de la Villette

Mercredi 30 mai aux aurores, les forces de l’ordre ont lancé  l’opération d’évacuation du plus gros campement de migrants parisien

blog -migrants evacués du camp du Millenaire-30mai2018.jpgLes associations dites humanitaires y avaient conduit quelque 1.117 clandestins, sur les 1.700 recensées au nord-est de la capitale, dans le XIXe arrondissement. L’opération a débuté peu après 6 heures du matin au « Millénaire », campement au coeur d’une bataille politique entre le gouvernement et la mairie socialiste de Paris, qui claironne sa volonté d’accueil de migrants en situation irrégulière.

35e organisée dans la capitale depuis trois ans, cette évacuation « conduira à l’hébergement temporaire des personnes concernées dans une vingtaine de sites de Paris et de la région parisienne« , a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dans un communiqué. Parmi eux, 64 vulnérables (femmes isolées, couples, familles, mineurs isolés) se sont vu proposer une solution d’hébergement temporaire, annonce la préfecture de police de Paris.

Originaires essentiellement du Soudan, de Somalie et d’Erythrée, sans aucun lien historique avec la France, ces migrants étaient installés dans des conditions de très grande précarité sous des tentes serrées le long du canal de Saint-Denis, sous le périphérique, encadrés par des membres d’associations également en périphérie de la loi.
Paris, le 30 mai 2018. - Evacuation des migrants du campement du Millénaire à Paris (XIXe).Dans l’attente de leur évacuation, tous les migrants étaient sortis de leurs tentes et attendaient dans le calme, leur sac à la main. « On ne sait pas trop où on va. Ici, c’était dur« , a avoué Issam, un musulman libyen arrivé ici il y a sept mois, son sac pour tout bagage sur le dos et sans-papier, candidat potentiel à une violence vindicative.

Près de 24 structures d’accueil, essentiellement des gymnases, détournés de leur fonction sportive et, semble-t-il, superflus, ont été mobilisés en Ile-de-France, des solutions de fortune, en attente pour accueillir les migrants, a indiqué la préfecture de police.

Deux autres camps bientôt évacués
Résultat de recherche d'images pour "campement du "Millénaire""« Si un dispositif calibré de pré-accueil n’existe pas sur l’ensemble du territoire, ce type de phénomène va recommencer« , a assuré Pierre Henry directeur général de l’ONG France terre d’asile,. Surtout si cette association les dirige à nouveau vers l’emplacement du camp du Millénaire.
Deux autres campements sont par ailleurs installés depuis des mois à Paris : canal Saint-Martin où vivent quelque 800 clandestins (surtout des Afghans) et porte de la Chapelle avec 3 à 400 personnes en situation irrégulière. « Ils seront évacués dès que possible et si possible la semaine prochaine », a annoncé à la presse le préfet de l’Ile-de-France, Michel Cadot. Ces trois campements concentraient en tout près de 2.700 personnes, précise le préfet.

Quel avenir pour les clandestins  du Millénaire ?

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Centre de pré-accueil des clandestins à Paris : 450 places

Dans ces 24 hébergements temporaires, les mille cent dix-sept illégaux du Millénaire mis à l’abri ce mercredi  pourront rester plusieurs jours, le temps de se reposer, de voir un médecin et d’être pris en charge. Leur situation administrative sera  examinée, afin de savoir de quelle réglementation, de quel statut, ils relèvent. Se trouvent parmi eux, aussi bien des primo-arrivants demandeurs d’asile que des « dublinés« A terme, les premiers pourront être orientés dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) ou un centre d’accueil et d’orientation (CAO), afin d’obtenir le statut de réfugiés. Pour les seconds en revanche, la situation est plus complexe.

Les ‘dublinés » sont les migrants qui, en vertu du règlement Dublin de l’Union européenne, doivent faire leur demande d’asile dans le premier pays européen où ils ont été contrôlés, pas toujours celui dans lequel ils ont été acheminés. Ce mercredi, ces « irréguliers » ont aussi été mises à l’abri : il n’y a pas eu de « tri dans la rue », comme le souhaitait la mairie de Paris. Néanmoins, ils restent sous la menace d’un renvoi dans le pays où ils ont laissé leurs empreintes ou d’un retour …dans les rues parisiennes.

« Le rôle de la Ville de Paris sera essentiel, prévient le ministre de l’Intérieur, car si les campements se reconstituent, cette 35e opération n’aura servi à rien ». Mais concrètement comment éviter la reconstitution de nouveaux campements ? « On ne va pas faire de Paris, une ville grillagée où même les Parisiens ne pourront plus se promener sur les avenues sous prétexte que des migrants pourraient s’y installer« , riposte Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris en charge notamment de l’accueil des réfugiés, qui prône davantage d’ouvertures de lieux d’accueil ou le retour de la « bulle » humanitaire.

Résultat de recherche d'images pour "Dominique Versini Raffarin"Selon Dominique Versini, née au Maroc et ancienne secrétaire d’Etat (2002-2004) dans les gouvernements Raffarin, puis Défenseur des enfants (« l’Etat a le droit de ne pas vouloir ce dispositif d’un centre humanitaire, mais par contre l’Etat a le devoir de mettre en place un dispositif assez solide pour accueillir tous ceux qui arrivent au jour le jour, et voir leur situation examinée et éviter ainsi les campements de rue ».

En mars, le centre de premier accueil des migrants​ a fermé Porte de la Chapelle. Un second pourrait-il bientôt ouvrir à Paris ?
Les reconductions à la frontière ne sont pas envisagés.

 

Comptes de campagne: Mélenchon a-t–il « arrosé » des proches ?

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour «vérifications»

Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement organisé par ATTAC à Paris, le 12 février 2018Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour mener des « vérifications sur une éventuelle violation» des règles de financement liées à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017. Saisi par un signalement de la commission nationale des comptes de campagne, le Parquet de Paris a confié en avril aux policiers anti-corruption de l’office central de la lutte contre les infractions fiscales et financières (Oclciff) « le soin de procéder à des vérifications sur une éventuelle violation des prescriptions du code électoral relatives au financement des campagnes électorales », a précisé la source judiciaire.

Mélenchon « garantit » avoir agi « honnêtement et scrupuleusement »

blog -Melenchon-monsieur Propre.jpgJean-Luc Mélenchon crie son innocence dans « la conduite financière » de sa campagne de 2017, mardi dans un communiqué.

« Je garantis que je ne comprends pas comment la Commission nationale des comptes de campagne a pu à la fois valider mes comptes et faire un signalement. Ni pourquoi elle ne m’en a jamais informé auparavant, alors que cette démarche date du 18 mars dernier (…). Ni pourquoi elle l’a fait, alors qu’elle a au contraire fait un communiqué pour défendre les rabais dont a bénéficié le candidat Macron« , affirme le dirigeant de La France insoumise. « Un communiqué pour lui, un signalement judiciaire pour moi ! »

Mélenchon affirme ne « pas comprendre » pourquoi cette commission « n’a pas demandé elle-même davantage de vérifications alors que c’était sa mission et qu’elle a posé à mon mandataire financier plus de deux mille questions orales ou écrites sur ce compte ».

Un communiqué, qui contient onze fois les mots « je garantis ». « Je garantis que je ne sais pas pourquoi ce genre d’histoire apparaît soudainement. Je demande à mes amis qui croient à une diversion avant que des problèmes plus sérieux et autrement réels ne se confirment ou n’apparaissent dans les comptes de mes concurrents, d’être patients« , poursuit-il, dans une anaphore.

« Je garantis que je n’ai jamais bénéficié d’aucun rabais à cent pour cent sur une prestation », « que je n’ai jamais bénéficié de l’aide d’aucune collectivité locale« , « que je n’ai jamais organisé de collecte de financement auprès de dirigeants d’entreprise ».

Il « garanti(t) » également n’avoir « jamais surpayé aucun collaborateur de cette campagne », « que les prêts par la banque qui m’ont été consentis sont exempt de toute suspicion« , qu’il n’a « voyagé en jet dans aucun pays étranger« , qu’il est « favorable à toute vérification sur mon compte comme sur celui des autres candidats« .

Et d’insister : « Et je garantis » que je ne suis pas dupe de l’intention de nuire à mon honorabilité qui est contenue dans la façon dont cette information surgit. 

Accusée de surfacturation, l’équipe de Mélenchon livre sa vérité 

Résultat de recherche d'images pour "l'ère du peuple association"

Dès le 13 février déjà, les Insoumis de « La France insoumise » (LFI) avaient apporté deux types d’explication aux reproches financiers qui leur étaient faits. Ils avaient expliqué que, de peur de laisser penser à une dissimulation de certaines dépenses, ils avaient préféré toutes les déclarer, même celles n’ouvrant pas sur un remboursement.

L’association « L’Ere du peuple » (après avoir été un bouquin) était également au centre des attentions. Déclarée active il y a seulement 2 ans (mars 2016), cette officine de un ou deux salariés, déclarée compétente en « conseil pour les affaires et autres conseils de gestion » a ainsi facturé à la campagne un montant de dépenses de 440.027 euros correspondant à des locations de salles, des locations de matériels informatiques et audiovisuels, et à des prestations intellectuelles de quatre de ses salariés dont trois étaient également membres de l’équipe de campagne« , relevait la CNCCFP dans sa décision du 21 décembre 2017 publiée le 13 février dernier au Journal officiel.

Or, a souligné l’autorité, « l’association ‘l’Ere du peuple’ relève de la loi sur les associations de 1901 et n’a pas d’activité commerciale déclarée ». Ses bureaux (43 rue de Dunkerque, 75010 Paris, arrondissement dont la maire PS apporta son soutien à la candidature du ‘frondeur’ Benoît Hamon) étaient par ailleurs « situés à la même adresse que l’association de financement électorale », Mediascop.

blog -Melenchon-Chikirou-2012Mediascop est la très rentable société de la dircom’ du candidat Mélenchon, soupçonnée de surfacturations au profit de structures proches des Insoumis et propriété de Sophia Chikirou, une proche de Caroline Fourest et de la revue et site web ‘ProChoix’ -originellement pro-avortement- soutenus par la Mairie de Paris, dédiés aux questions politiques et religieuses (contre l’essentialisme, le racisme, l’intégrisme et toute idéologie …totalitaire, ça ne s’invente pas !), mais surtout connue pour sa candidature dissidente du PS contre Michel Charzat. Mediascop est de toutes les campagnes électorales de Mélenchon depuis 2012 et Chikirou est la fondatrice, avec Sébastien Vilgrain, Henri Poulain et Gérard Miller de ‘Le Média‘, site d’actualité gratuit, lancé à la mi-janvier 2018 et dont elle « garantit » « l’indépendance éditoriale totale« .

En 2016, le chiffre d’affaires de Mediascop est de 162.899 euros, avec un bénéfice net de 76.550 euros, soit 47 % de marge. Au terme de la campagne, Mediascop reçoit une rémunération de 1.161.768 euros. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques estime que 54.600 euros auraient été indûment payés.Image associée

Les proches de Jean-Luc Mélenchon avaient déclaré que cette structure avait été lancée pour pouvoir enregistrer des dons, alors qu’il n’était pas encore possible d’ouvrir des comptes de campagne. Arrivé en quatrième position au premier tour de la présidentielle, Mélenchon percevra au total 6.031.304 euros de remboursement de l’Etat.  C’est-à-dire le peuple des contribuables. Les riches…

Dijon: agression d’une femme pour tenue « trop décolletée en période de ramadan »

Deux Afghans de 20 et 23 ans ont agressé une femme dans un train, jugeant sa tenue « trop décolletée en période de ramadan » 

blog -afghan women-.jpg
Femmes afghanes

Les deux hommes sont des demandeurs d’asile résidant à Dole (Jura), a indiqué le parquet de Dijon. Ils auraient « insulté » la jeune femme de 33 ans, une Dijonnaise d’origine égyptienne, et l’auraient poussée « pour qu’elle décroise ses jambes« , a précisé la même source. Les faits se sont déroulés mercredi à Dijon vers 22h45 dans un TER en provenance de Paris.
De source policière, les deux musulmans auraient également voulu faire descendre la victime du train.

Alertés par des témoins, les contrôleurs ont prévenu la police qui a interpellé les deux individus lors de l’arrêt en gare de Dijon.

Placés en garde à vue, les interpellés ont contesté les faits disant avoir simplement voulu lui demander l’heure.

Remis en liberté, ils devront répondre en octobre devant le tribunal correctionnel de « violences en réunion » dans le cadre d’une convocation par officier de police judiciaire (COPJ), selon le parquet, qui précise qu’il « n’y a pas eu de coup et (que) la victime ne présentait aucune blessure ».

En France, le nombre de ressortissants afghans a augmenté en 2015 de 349,6%, passant de 472 à 2.122, selon l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). La plupart arrivent par l’Allemagne, parce qu’ils n’y sont pas pris en charge sur la durée.
31e au rang des pays de provenance des demandeurs d’asile en 2014, l’Afghanistan se hissait ainsi au 10e rang en 2015. En 2016, cette augmentation perdure. L’Afghanistan est par ailleurs le premier pays de provenance des mineurs non accompagnés (ou mineurs isolés étrangers). Pourtant, la couverture médiatique de l’Afghanistan est faible, laissant supposer que depuis le départ des troupes de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) en 2014, la situation sécuritaire se serait stabilisée. Au contraire, ces dernières années, les victimes civiles n’ont jamais été aussi nombreuses que depuis 2009, et les Talibans progressent sur le terrain. Plus de 2 millions d’Afghans seraient réfugiés au Pakistan, près d’un million en Iran : l’Iran et le Pakistan sont les deux pays qui accueillent le plus de réfugiés de cette nationalité. Chaque jour, 5.000 Afghans quitteraient le Pakistan en raison des pressions exercées par les autorités pakistanaises. Ils seraient ainsi 200 000 à être retournés en Afghanistan depuis le début de l’année 2016, ce qui représente un enjeu important pour les autorités afghanes et qui inquiète les organisations humanitaires. En Iran, où les réfugiés sont souvent victimes de violences, des milliers d’Afghans ont même été recrutés de force pour combattre en Syrie aux côtés des troupes de Bachar al-Assad. Majoritairement issus de la minorité chiite des Hazaras, ils seraient entre 10.000 et 20.000.
Les Afghans ne sont « que » 70% à obtenir l’asile au niveau européen… contre 80,3% en France en 2015. 

L’accusatrice de viol par Luc Besson n’a pas été droguée : est-elle une menteuse ?

Les analyses toxicologiques menées sur la jeune femme qui accuse le réalisateur Luc Besson de viol sont négatives

blog -Sand Van Roy accuse Luc Besson de viol.jpgL’actrice avait affirmé avoir bu un thé avec Luc Besson et avoir eu ensuite des « absences », au cours desquelles le cinéaste aurait, selon la femme, abusé d’elle dans un palace parisien, Le Bristol. Elle a porté plainte le 18 mai, quelques heures après les faits présumés.

L’ac­trice, née en 1990, n’avait jusque-là guère fait parler d’elle.  Depuis deux ans, elle entre­tenait une liai­son avec son agresseur présumé. Pour des raisons profes­sion­nelles, a-t-elle assuré auprès des enquê­teurs. Cet ex-mannequin a tenu des petits rôles dans deux films pour Euro­pa­corp, la maison de produc­tion de Luc Besson. Dans Taxi 5, elle joue la petite amie de Malik Benthala, et dans Valé­rian et la cité des mille planètes, elle assure le service aux côtés de Cara Dela­vingne et Dane De Haan. Elle devrait être à l’af­fiche d’Anna, un film d’ac­tion de Besson. Sur son CV,  figurent aussi quelques courts-métrages. A la télé, elle est apparue dans plusieurs séries, dont What’s Up France ?, Genius et Virgin. La dame a aussi des talents de scéna­riste qu’elle a utili­sés dans What’s up… et L’Euro 2016, ça déchire. Amatrice de stand-up, elle s’est produite à New York, Amster­dam et en France, et assuré les premières parties des spec­tacles de Mathieu Madé­nian et de Gad Elma­leh.

Luc Besson dément toute agression. A travers son avocat, Luc Besson a admis, le 19 mai, « connaître cette femme depuis plusieurs années », et « la voir épisodiquement », mais le producteur « dément formellement toute agression ». L’enquête a été confiée à la direction de la police judiciaire.

Or, les analyses sanguines et capillaires pratiquées sur l’accusatrice de Luc Besson se sont révélées négatives. 

L’actrice de 28 ans qui accuse le réalisateur du ‘Grand Bleu’ d’avoir abusé d’elle dans un hôtel de Paris le jeudi 17 mai au soir, aurait menti: les analyses toxicologiques se sont révélées négatives, a-t-on appris le lundi 28 mai, de source proche de l’enquête. Elles ne corroborent pas le sentiment de la starlette d’avoir été droguée. Les enquêteurs avaient alors effectué des prélèvements sanguins et capillaires pour déceler toute trace de substance illicite.

Les investigations se poursuivent pour vérifier le récit de la jeune actrice. Elle avait décrit des « relations sous contraintes » avec Luc Besson, liée à une dépendance professionnelle. A ce stade, le réalisateur n’a toujours pas été entendu par les enquêteurs.

Italie: le président de la République fait obstacle à la constitution du gouvernement de Giuseppe Conte

Giuseppe Conte, contraint à renoncer à être Premier ministre.

Résultat de recherche d'images pour "Sergio Mattarella"Désigné  par les anti-système et l’extrême droite appelés au pouvoir par le peuple,  Giuseppe Conte ne sera pas chef du gouvernement italienil a été empêché par le président italien Sergio Mattarella, ci-contre, ce dimanche 27 mai. 

« Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella », a annoncé le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l’issue d’une entrevue entre les deux hommes. « Je peux vous assurer que j’ai fourni le maximum d’efforts et d’attention pour mener à bien cette tâche et l’avoir fait dans un climat de pleine collaboration avec les responsables des forces politiques qui m’ont désigné« , a pour sa part déclaré Giuseppe Conte devant la presse.

Giuseppe Conte 2018.jpgLe juriste de 53 ans venait d’être désigné mercredi par le président de la République. Vers 16h30, G. Conte (ci-contre) s’était rendu à la Chambre des députés en vue d’ultimes tractations avant de boucler la liste de ce gouvernement attendu depuis près de trois mois par les Italiens, mais Sergio Mattarella l’a conduit à une impasse politique après quatre jours de tractations.

Chrétien-démocrate sicilien, Mattarella a rejeté le nom du ministre des Finances proposé, au motif qu’il n’est pas assez européiste à son goût et Conte n’a eu d’autre choix que de  renoncer à diriger le 65ème gouvernement italien depuis 1946. 

« M. Ciseaux » appelé à la rescousse

7739955_4bebaa70-6261-11e8-a665-72079dc6bc11-1_624x390A la recherche d’une solution après la crise institutionnelle qu’il a céée, Sergio Mattarella a convoqué l’économiste Carlo Cottarelli, ci-contre, lundi matin, a annoncé la présidence.

Agé de 64 ans et ancien commissaire à la révision de la dépense publique par le gouvernement Letta, membre du parti démocrate, Carlo Cottarelli, qui a été haut responsable au Fonds monétaire international (FMI), a mérité le surnom de « M. Ciseaux » quand il a été chargé de la révision des dépenses publiques par le gouvernement d’Enrico Letta (centre gauche) en 2013.

Avant mercredi, la seule apparition publique dans un contexte politique de cet universitaire discret  datait d’avant les élections du 4 mars, quand le Mouvement 5 étoiles (M5S, de Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio, promoteurs d’une forme de démocratie directe, par opposition aux formes de démocraties représentatives) l’avait présenté comme possible ministre de l’Administration publique. « C’est un expert absolu en simplification, ‘débureaucratisation’, rationalisation de la machine administrative que tant de nos entreprises demandent« , assurait Matteo Salvini, patron de la  Ligue du Nord, souverainiste, populiste et identitaire.

Les deux hommes avaient proposé lundi le nom de G. Conte, mais le président italien Sergio Mattarella a déclaré craindre que cet inconnu ne fasse pas le poids devant les ténors des partis qui l’ont choisi et qui devaient être ses ministres.

SNCF : Le Maire veut faire croire que la reprise de la dette n’affectera pas les Français

Si la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF « ne pèsera pas sur le déficit public »; alors, sur qui , sur quoi ?

blog -SNCF-reprise de la dette.JPG“Elle [la dette de la SNCF] aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroît la dette publique française (…), mais elle n’aura pas d’impact sur le déficit”, a assuré B. Le Maire au salon des startups VivaTech à Paris, le 24 mai.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget.
Joël Giraud avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l’équilibre des finances publiques prévu jusqu’à maintenant pour 2022.
Selon les projections du rapporteur, le déficit public remontera à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d’une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu’à maintenant.
Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu’alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de J. Giraud un communiqué cinglant.

Il y admettait qu’il “n’est pas possible de se prononcer sur l’impact [de cette reprise de dette] sur la trajectoire des finances publiques”.
L’impact dépendra du traitement comptable de l’opération par l’Insee, « qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l’année”, avait indiqué le ministère de l’Economie et des finances.

Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF « accroît la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique”.

Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé vendredi que l’Etat va reprendre 35 milliards d’euros de dette de la SNCF, sans pour autant créer d’impôt pour compenser cette charge. 

Le député radical de gauche et LREM des Hautes-Alpes (élu sous la double étiquette) Joël Giraud, 59 ans, un ex-administrateur des PTT, occupe le poste de rapporteur général du Budget durant la première moitié de la législature, mais il se désistera au profit de Laurent Saint-Martin (Oseo et think tank ‘En Temps Réel’, de centre gauche) à la mi-quinquennat : il a en effet été élu à la commission, mais battu de deux voix à sa présidence face à Laurent Saint-Martin (33 ans, LREM, Paris). Les deux macroniens se sont entendus pour  se relayer…

« Pas d’impôt SNCF » pour compenser la reprise de la dette, promet Edouard Philippe

Le Premier ministre a annoncé « un engagement sans précédent » pour la reprise de la dette de l’entreprise ferroviaire par l’Etat : 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF, dont 25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022, afin d’arriver « à l’équilibre », « avant la fin du quinquennat ». « Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la nation et du contribuable en faveur de la SNCF », a souligné le Premier ministre, après avoir reçu à Matignon les syndicats représentatifs lors de rencontres bilatérales.

« 35 milliards d’euros, c’est 14 ans de budget d’investissements de l’Etat dans l’ensemble de nos routes, chemins de fer et canaux », a-t-il insisté lors d’une conférence de presse avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Moins d’investissements de l’Etat, détournés en faveur de la SNCF, c’est plus de retard dans la croissance économique et dans le développement du bien-être de la population.

« Pas d’impôt SNCF »

Le Premier ministre a toutefois assuré qu’il n’y « aura pas d’impôt SNCF » pour compenser la reprise de la dette qui « viendra s’ajouter à la dette publique de l’Etat et sera remboursée au même rythme que la dette publique de l’Etat« . « Ce sera bien une charge supplémentaire pour le contribuable », a-t-il relevé en mai 2018. Selon Edouard Philippe, le montant de 35 milliards est le fruit d’arbitrages destinés à ce que la France ne « se place pas en situation de déséquilibre » alors qu’elle « est en train de revenir dans les clous de la maîtrise de ses comptes publics ».

Critiquant l’action des précédents gouvernements qui se sont successivement repassé « la patate chaude », le juppéiste Edouard Philippe a assuré que ce geste de l’Etat s’accompagnera d’une « règle contraignante pour que SNCF Réseau« , endetté à hauteur de 47 milliards d’euros au total, « ne puisse plus à l’avenir s’endetter sans que le Gouvernement ne prenne de mesures de rétablissement ».

Il a par ailleurs annoncé 200 millions d’euros d’investissements supplémentaires dès 2022, en plus des 3,6 milliards actuels.

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Nous voulons plus de trains, qui circulent plus régulièrement, sur un réseau plus performant. En plus des 3,6 Md€ actuels, dès 2022, nous investirons chaque année 200 M€ supplémentaires. <a href= »https://twitter.com/hashtag/SNCF?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#SNCF</a></p>&mdash; Edouard Philippe (@EPhilippePM) <a href= »https://twitter.com/EPhilippePM/status/999990490174025728?ref_src=twsrc%5Etfw »>25 mai 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

Et tout va bien puisque, depuis F. Hollande, « ça ne coûte rien (au contribuable), c’est l’Etat qui paie » … Confirmation de Macron et Le Maire !

 

L’acte héroïque d’un africain récupéré pour la défense des migrants clandestins

Mamoudou Gassama, l’homme qui a escaladé un immeuble pour sauver un enfant, est un Malien sans papier 

Et ça change tout ? 

Le jeune homme de 22 ans qui a sauvé, samedi soir, un enfant de quatre ans suspendu dans le vide au 4e étage d’un immeuble du 18e arrondissement de Paris, se nomme Mamoudou Gassama et vit à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il est aujourd’hui célébré par le monde politique et les media, mais si l’opinion est admirative, c’est de son acte de bravoure.

Résultat de recherche d'images pour "ian brossat"Or, pour les communicants de la gauche auto-proclamée « humaniste », l’important est de faire d’un cas particulier un phénomène général.  Ainsi, dès ce dimanche 27 mai, le frêle adjoint PCF à la maire PS de Paris, ci-contre, chargé du logement, de l’habitat durable et de l’hébergement d’urgence, Ian Brossat,  retient-il avant tout que le  jeune sauveur est un sans papier et qu’il est originaire du Mali. Tout à coup, le politicien ne craint plus les amalgames… Tous les Maliens clandestins sont des héros…

Résultat de recherche d'images pour « Le jeune homme qui a sauvé un bébé rue Marx-Dormoy en escaladant trois étages est sans papier arrivé du Mali en Septembre. Avis à ceux qui crachent sur les migrants à longueur de journée. Merci Mamoudou Gassama », a tweeté l’adjoint PCF à la maire de Paris, en charge du logement.

Et l’élu populiste d’insister dans un second tweet. « Il m’a expliqué être arrivé du Mali il y a quelques mois en rêvant de construire sa vie ici. Je lui ai répondu que son geste héroïque est un exemple pour tous les citoyens et que la Ville de Paris aura évidemment à cœur de le soutenir dans ses démarches pour s’établir en France ».

Un peu avant, Anne Hidalgo s’était empressée de féliciter le jeune homme.

« Un grand bravo à Mamoudou Gassama pour son acte de bravoure qui a permis de sauver hier soir la vie d’un enfant. J’ai eu plaisir à m’entretenir avec lui aujourd’hui par téléphone, afin de le remercier chaleureusement », a réagi sur Twitter, la maire absente.

Le héros n’a rien demandé pour lui, ni médaille, ni papiers

Félicité par de nombreux media pour son héroïsme, Mamoudou Gassama est désintéressé. Il a raconté à BFMTV avoir « vu beaucoup de monde en train de crier, et des voitures qui klaxonnaient« . « Je suis sorti, j’ai couru pour regarder les solutions pour le sauver. J’ai réussi à attraper le balcon, je suis monté comme ça et Dieu merci, je l’ai sauvé« , a-t-il encore réagi, en toute simplicité.

Les faits se sont déroulés dans le XVIIIe arrondissement vers 20h.

blog -Malien sauve enfant en escaladant facade immeuble Paris18-27mai2018.JPGLa scène, impressionnante, où l’on voit le jeune homme escalader à mains nues et en 30 secondes environ quatre balcons de la façade de l’immeuble jusqu’au 4e étage, pour récupérer l’enfant qui se trouvait suspendu par une main, dans le vide, à l’extérieur du balcon, a été filmée par des passants stupéfaits.

A la suite de ce sauvetage, le père de l’enfant a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte du chef de « soustraction à une obligation parentale« , qui a été confiée à la brigade de protection des mineurs, a-t-on précisé de source judiciaire.

Ian Brossat a-t-il fait de la récupération, avec la même insistance et le même empressement, lorsqu’un autre héros, le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, a donné sa vie pour sauver celle d’une employée du Super U de Trèbes, prise en otage au cours de l’attaque terroriste islamiste du 23 mars 2018.  L’assassin, qui s’est lui-même revendiqué de Daech, était un terroriste islamiste, Redouane Lakdim, et ce Franco-marocain né au Maroc a semé la terreur aux abords de Carcassonne, Aude, tuant trois personnes.

Cantines scolaires – Greenpeace renonce à militer pour la viande pour tous : la santé est-elle sa motivation première ?

Greenpeace accuse les cantines scolaires de servir trop de viande

blog -regime vegetarienL’organisation supranationale dénonce des repas trop riches en protéines animales…L’ONG Greenpeace s’est penchée sur les consignes de l’Etat concernant le contenu des assiettes à l’école. Résultat, un apport en protéines de 2 à 4 fois supérieur aux recommandations des nutritionnistes, observe-t-elle.

Finies les revendications pour une alimentation non carencée pour tous ? Il y a quelques années, le repas de midi à la cantine était présenté comme le seul de la journée servi à certains enfants exposés à la malnutrition. Tous les enfants devaient avoir droit à une alimentation riche et équilibrée, mais la priorité est désormais environnementale… 

Nos enfants souffriraient désormais d’apports en protéines démesurés

Greenpeace estime que l’Etat exagère les quantités de protéines animales servies aux enfants à la cantine. Ce n’est bon ni pour la santé, ni pour l’environnement, assure l’ONG qui a passé en revue les recommandations du Groupe d’étude des marchés restauration collective et nutrition (GEM-RCN : guide pratique concernant la qualité nutritionnelle des repas servis en restauration collective sociale) qui dépend du ministère de l’Economie. Cet organisme gère les achats publics de la restauration collective.
Selon l’organisation supra-nationale (et illégitime), le GEM-RCN recommanderait des « apports en protéines démesurés en comparaison des recommandations édictées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).« 

La dernière lubie écologiste en date : un repas végétarien par semaine

Résultat de recherche d'images pour "élevage émissions de gaz à effet de serre"Un repas comporte de la viande, des légumes, des pâtes, un laitage et un peu de pain. « On arrive à un apport de protéines entre deux et quatre fois supérieur aux recommandations des nutritionnistes, » s’alarme Laure Ducos, chargée de mission agriculture chez Greenpeace.

En outre, l’étude ne tient compte que du repas de midi. « Il faut compter 30 g par jour de viande, poisson ou œuf à 3 ans {référence d’âge la plus basse]; 70 g à 7 ans pour arriver à 100 g à 10 ans, » rappelle la nutritionniste Laurence Plumey. Peu de danger d’un oubli : les correspondances sautent aux yeux (3 ans = 30 gr et 10 ans = 100 gr !), ce qui apparaît comme des normes plus médiatiques et schématiques que scientifiques…

La médecin nutritionniste à l’hôpital Necker salue d’autant plus volontiers l’initiative du ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, de proposer un repas végétarien par semaine dans les cantines scolaires, qu’elle lui a elle-même suggéré cette idée… Ce docteur prêche en réalité les poncifs éternels, occultant des alternatives alimentaires saines (le végétarisme, par exemple), ou le b-a-ba des habitudes simples (complet plutôt que raffiné, entier plutôt qu’en jus, etc.) et nous mitraille avec de risques mortels : blog -lait a ecole 1854.JPGla viande est mauvaise pour nos artères, mais le poisson est également dangereux, car pollué par des métaux lourds, ainsi que les fruits et légumes qui seraient immangeables, car « bourrés de pesticides ». Le lait est tout aussi méchant car il donnerait de l’arthrose. En 1954 (ci-contre), l’intouchable Pierre Mendès-France croyait bien faire en faisant distribuer un verre de lait dans les écoles pour lutter contre la dénutrition, les carences en calcium et l’alcoolisme au sortir de la guerre, mais il a en fait contribué à la construction d’une génération de  rhumatisants.

Réduire la consommation de viande, mais pour des raisons environnementales et agricoles, en vérité 

Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture souhaite inscrire dans la loi l’objectif de 50 % de produits bio et locaux dans la restauration collective d’ici à 2022. Certaines villes françaises ont d’ailleurs pris les devants. Saint-Etienne (Loire) et Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) servent ainsi des repas 100 % bio et locaux.

Greenpeace rappelle que l’élevage produit 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre (et la déforestation) sur la planète. En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait classé la charcuterie industrielle « cancérogène », et les viandes rouges « probablement cancérogènes, » pour inciter les gens à  « réduire la consommation de ces produits ».

« Les grévistes à la SNCF sont-ils payés à l’heure ? »

Vrai ou faux ? 

blog -argent noir des syndicats-coverCertains ont pu entendre un syndicaliste de la SNCF déclarer que les grévistes sont payés 7 euros de l’heure C’était dans l’émission ‘Bourdin Direct’, sur RMC-BFMTV, lors du passage du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 5 avril

VOIR et ENTENDRE le passage évoqué (à 19’41 »), dans la vidéo : lien

En fait, tous les grévistes de la SNCF ne sont pas « payés ».

Résultat de recherche d'images pour "caisse nationale d'action syndicale"Seuls les adhérents CFDT cheminots sont « indemnisés par une caisse de grève propre à la Confédération, dénommée caisse nationale d’action syndicale (CNAS). Cette caisse, créée en 1974, atteint aujourd’hui 125 millions d’euros.

Au micro, Laurent Berger explique ainsi son mécanisme : « Une partie de la cotisation mensuelle [des adhérents] va alimenter cette caisse, pour que au minimum tous nos adhérents soient couverts pour dix jours de grève« .
Et Bourdin de préciser: « ils touchent 7,30 euros de l’heure… ». Berger: « Oui. Ce n’est évidemment pas au niveau de leur salaire, mais c’est pour compenser leur action. [Et] je suis très fier que le système interne de solidarité au sein de la CFDT fonctionne. C’est une politique d’action syndicale. Ça permet de compenser les jours de grève, mais aussi de mener des actions en direction des travailleurs pour ouvrir dans tel ou tel lieu des permanences, ou [mener] toute autre action de proximité« .

En 2017, 685 adhérents de la CFDT ont ainsi été indemnisés, pour un montant total de 130.218 euros.

Force ouvrière possède également un fonds confédéral pour indemniser ses adhérents en grève, tandis que le syndicat révolutionnaire et anarcho-syndicaliste, la CNT privilégie des caisses locales.

Et la CGT ou Solidaires (Sud-rail) ?

Castaner dénonce sur Twitter un photo-montage de Macron en nazi

Un seul extrême offusque le secrétaire d’Etat lors de l’utilisation de cette affiche, samedi lors de la « marée populaire ». 

« Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse », a éructé Christophe Castaner dimanche en assurant lui-même la diffusion de l’image brandie sur une pancarte, lors de la manifestation organisée par l’extrême gauche, samedi 26 mai, partout en France. 

Pour ceux qui ne l’ont pas vue, Emmanuel Macron apparaît vêtu d’un uniforme SS, avec une casquette siglée de dollars, un brassard Medef et une épaulette Vinci. L’auteur est à l’évidence anti-capitaliste…
Peu visible sur l’image, un symbole israélien est également collé sur le bras du président. Le gauchiste est pro-palestinien et antisioniste de surcroît.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est dite « choquée de la violence »

Selon elle, invitée sur BFMTV,si « la contestation, l’opposition et le doute est normal (…), ce type d’image n’a pas lieu d’être dans une manifestation républicaine »

Selon le journaliste Jeremy Audouard, la « France insoumise » tente le même parallèle que les jeunes écologistes belges contre leur ministre de l’Intérieur ».
Le mouvement
Ecolo J avait publié une image de Theo Frenken vêtu d’un uniforme nazi, en septembre 2016. Ce rappel d’un précédent est-il de nature à apaiser la blessure de Macron ou à banaliser l’insulte ?

Emmanuel Macron n’en est pas à son premier photomontage en nazi

En novembre 2017, un syndicaliste et membre du bureau national du Parti socialiste, Gérard Filoche, avait tweeté une image du président avec un brassard nazi au bras, la croix gammée remplacée par un signe dollar, entouré de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali.  

La socialiste Juliette Méadel, qui dénonça un tweet à caractère antisémite et complotiste, est passée dans l’écurie Macron. Gérard Filoche avait été exclu du PS.

Denormandie annonce des mesures fiscales discriminatoires en faveur de certains propriétaires

Harcèlement à la carotte des propriétaires dans le besoin…

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Les propriétaires de terrains qui accepteront de les vendre pour la construction de logements bénéficieront d’avantages fiscaux,  a annoncé le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, à l’antenne de France Inter, dans l’émission présentée par le journaliste de France Inter Ali Baddou, avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Jeff Wittenberg (France Télévisions).

VOIR et ENTENDRE Julien Denormandie annoncer des mesures fiscales en faveur des propriétaires qui céderont des terrains pour la construction de logements par France Inter

Le gouvernement espère ainsi résoudre la crise du logement, a envisagé Julien Denormandie, invité de « Questions Politiques »ce samedi.

Fête des mères: Theresa May refuse d’importer l’avortement de République d’Irlande en Irlande du Nord

La Première ministre britannique refuse d’assouplir la législation nord-irlandaise sur l’avortement.

blog -Theresa May-10-downing-street.jpgSuite au vote de la République d’Irlande voisine en faveur de la libéralisation de l’IVG, des ministres et parlementaires  souhaitant un assouplissement des règles encadrant l’avortement en Irlande du Nord ont fait pression sur Theresa May qui a refusé dimanche de céder aux appels .

Les Irlandais de la république indépendante d’Irlande se sont prononcés vendredi par référendum à une majorité des deux tiers en faveur de la libéralisation du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans un des pays qui était considéré parmi les plus conservateurs d’Europe d’un point de vue social.

Penny Mordaunt, la ministre britannique du droit des Femmes, a estimé que le référendum des voisins irlandais devrait s’appliquer au nord, par porosité… « Une journée historique et formidable pour l’Irlande et une journée pleine d’espoir pour l’Irlande du Nord », a commenté Penny Mordaunt, élue de Portsmouth et descendante de Philip Snowden, le premier Chancelier de l’Échiquier (Finances) …travailliste. 

Il revient au gouvernement nord-irlandais de se prononcer sur la question, indique la porte-parole de Theresa May, dimanche

La législation nord-irlandaise sur l’avortement est une des moins laxistes d’Europe. Contrairement à d’autres parties du Royaume-Uni, les avortements sont interdits, sauf lorsque la vie ou la santé mentale de la mère est en danger. Même le viol et les anomalies fœtales mortelles n’y sont pas considérés comme des motifs légaux pour une IVG.

Plus de 130 membres du Parlement britannique, dont quelques députés du Parti conservateur au pouvoir, sont prêts pourtant à soutenir un amendement à un nouveau projet de loi sur la violence domestique autorisant les avortements en Irlande du Nord, rapporte le Sunday Times.

Or, toute tentative de changement de la loi pourrait déstabiliser le gouvernement britannique qui est soutenu par le Parti unioniste démocrate (PUD) d’Irlande du Nord, très conservateur sur les questions sociales et qui permet à Theresa May d’avoir une majorité aux Communes.

L’assemblée élue d’Irlande du Nord a le droit d’aligner ses lois sur l’avortement avec le reste de la Grande-Bretagne, mais elle a voté contre en février 2016. Et l’assemblée n’a pas siégé depuis la chute du gouvernement d’Irlande du Nord en janvier 2017.

La « marée populaire » anti-Macron dans la rue : « petit coefficient de marée, » raille Philippe

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

blog -Macron 1er fustige par la maree populaire du 26 mai 2018Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000.

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,


blog -Melenchon et ses Amazones-26mai2018
Mélenchon et ses Amazones, le 26 mai 2018

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000. 

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,

 

le collectif de partis (les révolutionnaires communistes (LFI et PCF) et  trotskistes (NPA), altermondialistes (EELV) et socialistes radicaux (Générations) …), d’associations (Attac, Amis de la terre, Mouvement de la paix (communiste)…), et de syndicats (CGT et FSU, Solidaires et Sud PTT ou étudiants (Unef) a salué « une très large participation citoyenne » et promis de « continuer, plus déterminés que jamais« .  Mais sous d’autres formes…

Concédant « un peu moins » de manifestants que pour « la fête à Macron » à Paris, Benoît Hamon a estimé samedi soir sur BFMTV qu’il faudra « sans doute qu’on cherche à diversifier les formes d’action« . Les organisateurs doivent se retrouver lundi pour faire le point.

« La marée monte progressivement » et « c’était une étape importante », a maintenu Alexis Corbière (LFI), ex-squatteur de HLM parisienne.

« C’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », a raillé le Premier ministre et ancien maire du Havre

blog -Macron impact balle entre deux yeux sur effigie-mai2018Il a surtout épinglé le « jeu dangereux » de certains qui « attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes« , a-t-il dénoncé dans le JDD, allusion notamment à la France Insoumise.

Pour le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la mobilisation parisienne, « finalement assez mince »,  montre « peut-être » que  des manifestants potentiels renoncent par crainte de « violences », ou, en deuxième hypothèse, qu' »ils commencent à voir les premiers effets de la politique menée par ce gouvernement« .

A Paris, des hospitaliers, retraités, chercheurs, salariés d’Air France ou d’Aéroports de Paris, cheminots ont défilé de la gare de l’Est à Bastille. « Macron, méprisant de la République », brocardait une pancarte du PCF représentant Emmanuel Macron en monarque. « Mai 1968, Mai 2018: 50 fois plus de raisons de se révolter », affichaient des autocollants de Lutte ouvrière.

« Jupiter, on va te faire redescendre sur terre », « Macron usurpateur des voix du peuple de gauche« , ou « SNCF mon amour », pouvait-on lire à Nantes.

La CGT s’est mobilisée pour « une autre politique sociale car la politique pour les riches, ça suffit », selon Philippe Martinez, son secrétaire général. FO, la CFDT, l’UNSA avaient refusé de participer, comme le PS.

« Formez ce front populaire dont le peuple a besoin », a exhorté Mélenchon à Marseille.

Face au gouvernement, « il faut que la tête dure de Monsieur Emmanuel Macron entende ce message du peuple populaire, comme on dit ». 

blog -effigie Macron brulee Pl Nation Paris-1ermai2018Dans une ambiance printanière, entre 5.000 et 8.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont défilé à Toulouse autour d’une pieuvre géante à l’effigie de Macron, brandissant une étiquette de « fainéant », « cynique », « cheminot, « précaire », « soignant » ou « retraité ».

A Nantes, des incidents ont éclaté lorsqu’une centaine de révolutionnaires anarchistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture. De nombreux manifestants arboraient un gant rouge, en soutien à l’étudiant qui a eu la main arrachée mardi à Notre-Dame-des-Landes en ramassant, pense-t-on, une grenade.

Par avance, depuis la Russie, Macron avait lancé un défi assurant vendredi que la marée humaine, « ça ne nous arrête pas ». « J’écoute les gens en permanence, » bien que « rencontrer » ne soit pas synonyme d' »écouter », mais « ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique« , avait estimé le président.

Assurant le service après-vente de la parole jupitérienne, samedi sur Twitter, le patron de LREM Christophe Castaner a fustigé certaines attaques symboliques contre Emmanuel Macron: « Pendaison de l’effigie du président de la République. Sa marionnette brûlée. Le président représenté en nazi avec brassard israélien. Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse ? #MareePopulaire #manifestation » Castaner occultant donc l’impact de balle entre les deux yeux du président sur une effigie.

Macron accorde sa première grâce : bénéficiaire, une prostituée condamnée pour meurtre

Le régime de la réclusion à perpétuité était trop dur pour cette faible femme incarcérée depuis 30 ans

Résultat de recherche d'images pour Emmanuel Macron a accordé sa grâce présidentielle pour la première fois de son mandat, rapporte le Journal du Dimanche (JDD), dimanche 27 mai. La bénéficiaire, Marie-Claire F., est une ex-prostituée de 73 ans originaire de Guadeloupe, qui avait été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1988 pour le meurtre d’un de ses clients.

Elle est incarcérée en milieu hospitalier à Rennes et serait « psychiatriquement très fragile« , selon une source proche du dossier, citée par le JDD. Or, le régime de la réclusion à perpétuité est particulièrement sévère. « La situation était insatisfaisante car elle n’avait droit à rien, même à de petites choses très simples, comme participer à des ateliers de préparation de repas« , selon cette même source. Son avocate, plusieurs députés et la contrôleure générale des lieux de privation de liberté – Adeline Hazan, 62 ans, ex-maire socialiste de Reims et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature SM (1986-1989) – avaient ainsi demandé la grâce présidentielle, pour « raisons humanitaires« , afin d’alléger son régime de détention. 


Il s’agit donc d’une grâce partielle.

Au vu de la dangerosité évaluée de la détenue, sa peine est commuée en une peine de 20 ans de prison, applicable à partir de vendredi et la signature par le président du décret. « Cette décision prolonge ce qu’avait dit le président dans son discours d’Agen sur la nécessité d’une peine qui a un sens, indique l’Elysée.
Cette grâce présidentielle lui ouvre des droits qui assouplissent son régime de détention.

 

Suède : attaque d’une synagogue, trois migrants renvoyés devant la justice

Trois migrants ont attaqué au cocktail Molotov une synagogue à Göteborg en décembre 2017, ce qu’ils nient

17d58dfcd5da1a4e182cdb7adce5397071b3db870ff1d58e4672742626fcfe5eIls vont être jugés en Suède,  pour incendie criminel aggravé, ont annoncé vendredi le Parquet et leurs avocats. Identifiés grâce aux caméras de surveillance de la synagogue, les accusés, âgés de 19 à 24 ans, un Syrien et deux Palestiniens de Cisjordanie, comparaîtront à partir du 12 juin devant le tribunal de Göteborg (sud-ouest) pour incendie au motif d’antisémitisme, avec intention de donner la mort.

Deux autres personnes avaient été arrêtées dans cette enquête avant d’être mises hors de cause faute de preuve.

Dans la soirée du 9 décembre, quelques jours après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d’Israël

Une dizaine d’individus avaient jeté six engins incendiaires sur la synagogue de GöteborgStina Lundqvist, la procureure de la deuxième ville de Suède, a précisé qu’une vingtaine de jeunes qui se trouvaient dans une salle adjacente avait pu, par chance, se réfugier dans la cave, avant de pouvoir quitter les lieux sains et saufs.

Les trois accusés nient toute implication. 
Selon l’avocat du plus âgé, le Syrien, le dossier n’apporterait pas la preuve de la présence de son client sur les lieux. « Tout repose sur un film de vidéosurveillance sur lequel on dénombre une dizaine de personnes. Or, on n’y reconnaîtrait pas son propre fils« , a estimé Edip Samuelsson. Arrivé il y a quelques mois en Suède, son client est un « garçon simple et ordinaire qui travaille pour aider sa famille en Syrie« , raconte-t-il.
Le plus jeune nie également sa participation, a fait savoir son défenseur.
La procureure reconnaît que les images de vidéosurveillance « ne sont pas très nettes« , mais permettent d’identifier des vêtements et l’accusation s’appuie par ailleurs sur la téléphonie et des témoignages. « Il s’agit de jeunes hommes arrivés récemment en Suède, qui ont des consciences politiques affirmées« , a-t-elle souligné.
Ils encourent au minimum six ans de prison.

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