Macron s’acharne sur les fonctionnaires : il gèle leur salaire en 2019

Le gouvernement n’a annoncé aucune hausse du point d’indice : ne parlons donc même plus de rattrapage !…

image

La rencontre qui s’est tenue lundi, entre les neuf syndicats de fonctionnaires et le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique: «c’est une catastrophe !», s’écrie Christian Grolier (FO) qui ne trouvait plus ses mots lundi après la sortie de ce «rendez-vous salarial» avec le secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, Olivier Dussopt (photo). «Les annonces ne sont pas à la hauteur», abondait Mylène Jacquot (CFDT).

Cet abandon des serviteurs de l’Etat n’empêche pas le traitement des agents d’augmenter à la marge, assure le pouvoir, via des primes, l’ancienneté, etc., mais il est perçu comme du mépris par les syndicats qui tiennent à des hausses générales pour tous.

D’autant que de 2010 à 2019, en près de dix ans, le point d’indice n’a été relevé que de 0,6 % en 2016 et en 2017.

La reprise de l’application de l’accord sur les salaires (PPCR), après sa suspension en 2018, coûte assez cher, selon le gouvernement : 840 millions d’euros l’an prochain pour les finances publiques.
«Nous tenons nos engagements sur PPCR», se défend l’entourage de Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, un « élément de langage » éculé, tellement il a servi en seulement un an.
S’y ajoutent des mesures sur le remboursement des frais de mission, la compensation de la CSG et celle de l’inflation (Gipa), l’ouverture de discussions sur le logement et la complémentaire santé.

L’exécutif prend tout son temps pour repenser la rémunération des fonctionnaires, à leurs dépens, pour accroître la part au …mérite. Et cibler les hausses sur certaines professions, en l’occurrence dans la fonction publique hospitalière. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, fera prochainement des annonces en ce sens.

Le gouvernement veut aussi améliorer la mobilité des 5,5 millions agents (la concertation s’ouvre ce mardi sur ce thème), recruter davantage de contractuels et simplifier les instances de représentation du personnel.

Ces réformes heurtent des syndicats déjà échaudés par les 120.000 suppressions de postes prévues d’ici à 2022 et le rétablissement du jour de carence. Ils se retrouveront en intersyndicale le 5 juillet. Mais il leur sera impossible de bâtir une riposte avant les congés d’été. Les militants fonctionnaires FO et CGT se contenteront de participer à la journée d’action du 28 juin, pilotée par leurs confédérations.

« Les grévistes à la SNCF sont-ils payés à l’heure ? »

Vrai ou faux ? 

blog -argent noir des syndicats-coverCertains ont pu entendre un syndicaliste de la SNCF déclarer que les grévistes sont payés 7 euros de l’heure C’était dans l’émission ‘Bourdin Direct’, sur RMC-BFMTV, lors du passage du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 5 avril

VOIR et ENTENDRE le passage évoqué (à 19’41 »), dans la vidéo : lien

En fait, tous les grévistes de la SNCF ne sont pas « payés ».

Résultat de recherche d'images pour "caisse nationale d'action syndicale"Seuls les adhérents CFDT cheminots sont « indemnisés par une caisse de grève propre à la Confédération, dénommée caisse nationale d’action syndicale (CNAS). Cette caisse, créée en 1974, atteint aujourd’hui 125 millions d’euros.

Au micro, Laurent Berger explique ainsi son mécanisme : « Une partie de la cotisation mensuelle [des adhérents] va alimenter cette caisse, pour que au minimum tous nos adhérents soient couverts pour dix jours de grève« .
Et Bourdin de préciser: « ils touchent 7,30 euros de l’heure… ». Berger: « Oui. Ce n’est évidemment pas au niveau de leur salaire, mais c’est pour compenser leur action. [Et] je suis très fier que le système interne de solidarité au sein de la CFDT fonctionne. C’est une politique d’action syndicale. Ça permet de compenser les jours de grève, mais aussi de mener des actions en direction des travailleurs pour ouvrir dans tel ou tel lieu des permanences, ou [mener] toute autre action de proximité« .

En 2017, 685 adhérents de la CFDT ont ainsi été indemnisés, pour un montant total de 130.218 euros.

Force ouvrière possède également un fonds confédéral pour indemniser ses adhérents en grève, tandis que le syndicat révolutionnaire et anarcho-syndicaliste, la CNT privilégie des caisses locales.

Et la CGT ou Solidaires (Sud-rail) ?

Dette de la SNCF : Philippe prend des engagements, mais la grève continue

Seule la CFDT, leurre syndical, marche à fond dans la combine

 
Philippe Martinez et Laurent Brun  après la réunion avec Edouard Philippe le 25 mai 2018 à l'hôtel Matignon.
CGT – Laurent Brun et Philippe Martinez

Comme prévu, Edouard Philippe s’est engagé sur la dette de la SNCF35 milliards seront repris au total, 25 en 2020 et 10 en 2022 – et sur les investissements, en augmentant la participation de 200 millions d’euros par an. Côté syndicats, la CGT, la CFDT, FO et SUD-rail maintiennent la grève, l’UNSA aussi, en attendant de prendre une décision « très prochainement ».

Les syndicats de la SNCF ont reçu vendredi la confirmation du premier ministre d’Edouard Philippe que l’Etat reprendra la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards d’euros, dont 25 avant 2020, afin d’arriver « à l’équilibre », « avant la fin du quinquennat ». Et l’Etat, c’est 50% des Français.« Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la nation et du contribuable en faveur de la SNCF », a souligné le premier ministre avant d ’assurer qu’il n’y aurait pas d’« impôt SNCF » supplémentaire.

La CGT « continue le combat »

Malgré ces annonces, la CGT Cheminots « continue » la grève et exige une table ronde pour « fixer par écrit les engagements du gouvernement », a déclaré son secrétaire général Laurent Brun vendredi à Matignon, à la sortie de l’entretien avec Edouard Philippe.« On continue le conflit, le combat », a dit Laurent Brun. « Le premier ministre n’a pas fermé la porte » à la demande de table ronde formulée par la CGT Cheminots, « il a dit qu’il réfléchissait au sujet et nous donnerait une réponse très prochainement », a rapporté Laurent Brun, soulignant que c’est « la responsabilité du gouvernement de trouver des solutions de sortie du conflit ».

La grève « continue avec le calendrier fixé » pour la CFDT

La grève à la SNCF contre le projet de loi de réforme ferroviaire « continue avec le calendrier fixé » car « nous avons besoin de la mobilisation pour aller jusqu’au bout » du processus parlementaire, a déclaré vendredi à Matignon le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.« Il y a une CMP (commission mixte paritaire, NDLR) annoncée mi-juin. Jusqu’à cette CMP, la mobilisation continue pour nous. On continue de jouer notre rôle d’organisation syndicale qui se mobilise et qui propose », a dit Laurent Berger, à la sortie d’un entretien avec le premier ministre. « Nous allons continuer de peser », a-t-il ajouté, disant avoir « pris note positivement » des annonces sur la reprise de la dette de la SNCF et sur les investissements supplémentaires.

UNSA prendra une décision « très prochainement »

De son côté, l’Unsa reste encore dans la mobilisation unitaire lancée début avril car « le texte officiel, c’est ce qui sortira du Sénat », où le projet de loi sera voté le mardi 5 juin, a argumenté Roger Dillenseger, le secrétaire général. L’Unsa participera mardi 29 mai à la manifestation syndicale prévue près du Sénat « pour montrer qu’on veut peser » sur le débat à la chambre haute, a-t-il indiqué.La décision sur une sortie de l’Unsa ferroviaire de la grève à la SNCF sera prise « très rapidement dans nos structures », a déclaré Roger Dillenseger.

« En rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » pour SUD-rail

SUD-rail n’a constaté « guère plus d’avancées », « un rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève » à la SNCF, selon Erik Meyer, porte-parole du syndicat.Selon eux, la reprise de 35 milliards d’euros de dette est « clairement un cadeau pour les entreprises privées », pour leur faire « place nette » avant qu’elles ne postulent à des appels d’offres après l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs.Concernant la suite de la grève, « depuis le départ, ce sont les assemblées générales de grévistes qui décident », a-t-il souligné, et elles se prononceront notamment au vu « de ce qui sera décidé au Sénat ».

FO : « toutes les raisons de la grève sont encore là »

FO Cheminots a jugé vendredi que « toutes les raisons de la grève (à la SNCF) sont encore là », a déclaré son secrétaire général François Grasa, à la sortie de l’entretien à Matignon.Concernant la reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF, François Grasa a souligné que ce « n’est pas une dette des cheminots et des usagers », c’est « une dette d’aménagement du territoire » qui « doit être reprise intégralement par l’Etat ».Et « je ne connais pas un seul cheminot aujourd’hui qui fasse grève par rapport à la dette », a-t-il poursuivi, jugeant « pas acceptable » le projet de réforme ferroviaire.

 

Manifestation du 26 mai: 31.700 manifestants ne font pas une « marée populaire »

La « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est 21.000 manifestants la préfecture de police

blog -maree populaire-rassemblement du 26 mai 2018 vs politique Macron.jpgLa CGT en a compté environ 4 fois plus, 80.000, samedi 26 mai dans les rues de Paris, loin devant les 31.700 manifestants, selon le comptage « indépendant » réalisé par le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de media, soit le service public de franceinfo, AFP, Le Monde, Libération,…

Ce comptage censé être “indépendant” est effectué par la société privée de sondage Occurence dirigée par Yoel Adary.

Depuis 20 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international pour mesurer la performance de leurs actions de communication et éclairer leurs décisions stratégiques.

Sur son site internet, cette société affiche ses références (à droite), se vante d’avoir déjà procédé à des comptages (à l’aide de laser et de micro comptage) et d’être le plus souvent proche des chiffres de la police. Sans surprise, ce soir les chiffres d’Occurence publiés apparaissent inférieurs à ceux de la police.

La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage. Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués [par la police] et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rendent directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. Et que  donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège.

La société Occurence a été interpellée sur la question des rassemblements statiques. Elle répond qu’un comptage par surface et densité de population est possible et rigoureux. 

Il s’agit d’une participation en recul par rapport à la Fête à Macron, le 5 mai, qui avait rassemblé 38.900 opposants à Paris, selon Occurrence (40.000 selon la préfecture, 160.000 selon les organisateurs).

Une « super fête à Macron », selon Jean-Luc Mélenchon

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré, le 26 mai 2018.Des partis politiques (PCF, EELV, Génération.s, ou NPA) ont participé à ce rassemblement, mais aussi des syndicats (les communistes CGT ou FSU et les révolutionnaires trotskistes Solidaires ou Sud PTT,  les magistrats « rouges » du  SM,  l’UNEF, ainsi que des associations, telles les écologistes radicaux ‘Les Amis de la terre’ et les communistes du « Mouvement de la paix’ ou les altermondialistes d’ATTAC .

A l’inverse de la CGT, l’UNSA, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés de samedi, tout comme le PS.

Quelques incidents à Paris et à Nantes.

39 opposants anti-républicains à Macron ont été interpellés dans la manifestation parisienne, selon la préfecture de police, pour « groupement en vue de commettre des dégradations » ou « port d’armes par destination« .

Au moins 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue. En effet, la vitrine d’une agence d’assurances, ainsi que deux abribus ont été dégradés pendant le cortège.
Un policier a été blessé et se trouve en état d’« urgence relative ».

A Nantes, des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage d’une lance à eau.

Emmanuel Macron répond par avance.

« J’écoute les gens en permanence », mais « écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique et donc j’assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu’on l’a trop fait », avait anticipé le président de la République.

Fonctionnaires : tous les syndicats (9) appellent à la grève le mardi 22 mai

Des milliers de fonctionnaires ont défilé de Bercy à la place de la Bastille à Paris, le 22 mars 2018

Les fonctionnaires veulent protester contre les plans de départ volontaire.

Ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique. L’UNSA n’avait pas appelé à se joindre à la mobilisation du 22 mars, mais cette fois, après avoir écouté Macron, soi-disant star de la communication à l’Elysée, le quatrième syndicat représentatif dans la fonction publique, appelle ses adhérents à faire grève le 22 mai prochain, aux côtés des huit autres organisations de fonctionnaires, indique son secrétaire général Luc Farré. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique« , a-t-il dit à l’issue d’un bureau national extraordinaire, réuni lundi matin.

Le chef de l’Etat n’aborde les services publics que sous « l’angle budgétaire », a-t-il reproché à l’ex-banquier. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent« , a déclaré Luc Farré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement.
Après la CFDT vendredi, l’Unsa est la dernière organisation à rejoindre cet appel à une journée de grève et de manifestations
Il est lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP, pour protester contre la réforme de la fonction publique et pour défendre le pouvoir d’achat.
Un appel unitaire à la grève avait déjà été lancé le 10 octobre, ci-dessus, pour la première fois depuis dix ans.
Le 22 mars, en revanche, CFDT et Unsa, photo ci-dessous, s’étaient abstenues. 
Les syndicats s’opposent notamment au plan de départs volontaires de 120.000 postes dans la fonction publique d’ici la fin du quinquennat. Le plan projette de négocier des ruptures à l’amiable contre des indemnités de départ incitatives, mais aussi des aides à la reconversion ou encore à la création d’entreprise, tout en conservant la possibilité de toucher l’allocation-chômage, même si ces départs ne concerneront pas « des plans massifs » de la fonction publique, a simplement assuré Olivier Dussopt, mais des services précis, « où il y aura des restructurations« , « des rapprochements » et d’éventuels « sureffectifs« . « Ce n’est pas la fin de la fonction publique, ce sont les conditions de sa pérennité véritable », a de son côté promis Emmanuel Macron, en déplacement en Tunisie. Mais jamais, en France, le secteur public ne s’est vu proposer à si grande échelle cette modalité très courante dans le privé.
<br>Selon l’Unsa, la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement n’a pas « pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement ».
Education, transports ferroviaires et aériens… : de très nombreux secteurs fonctionneront au ralenti.

Contre la « casse du service public », des centaines de cheminots ont défilé à Paris

Contre la

Plusieurs centaines de cheminots opposés à la réforme ferroviaire ont défilé lundi 

Ils voulaient réaffirmer leur « Non à la casse du service public », au 18e jour de grève à la SNCF.

Les manifestants, rejoints notamment par des étudiants, sont partis de la gare de l’Est, bouclée par un important dispositif policier, en direction de la place de la République. 

Avant le départ du cortège, aux couleurs de SUD-Rail, de la CGT et de FO Cheminots, des cheminots avaient essayé de pénétrer dans le périmètre de la gare, mais les CRS ont fermé les grilles in extremis.

 « Ca va péter »

« Cheminots en colère, on va pas se laisser faire », « tous ensemble tous ensemble grève générale ! » étaient les slogans  à succès criés au micro et repris par la foule,  ainsi que « Pepy démission », du nom du PDG de la SNCF Guillaume Pepy, bien qu’un syndicat ait assuré qu’il ne veut pas lui faire sa fête, comme à Macron.

Trois apprentis dans la maintenance ont préféré prendre une journée de congé pour venir au rassemblement. Maxime (prénom modifié), 20 ans, défile avec deux amis et explique : s’ils ont « le droit » de faire grève, « ça peut avoir des conséquences ». Les cheminots « se battent pour que nous, on puisse garder un statut », donc « c’est bien qu’on vienne », ajoute le jeune homme.

« Pour le retrait du pacte ferroviaire », Nicolas, contrôleur à Austerlitz et depuis 15 ans à la SNCF, dit avoir fait 14 jours de grève depuis le début du mouvement, le 3 avril. Ce syndiqué SUD-Rail vient aux rassemblements parce que « c’est bon pour le moral » et que c’est « important de voir (les agents) d’autres gares ». La convergence obsède toujours les esprits…

Mais il est « contre » la « vot’action » lancée lundi par l’intersyndicale CGT, UNSA, SUD et CFDT. « On n’a pas été consulté par nos fédérations pour leur donner un mandat pour faire ça », argumente-t-il. Pour lui, c’est plutôt « un coup médiatique ». Il faudrait que l’AFP nous présente « en vrai » ce révolutionnaire trotskiste original…

La grève des routiers se radicalise

Le bras de fer se poursuit avec le patronat

Les négociations salariales se poursuivaient mardi dans l’après-midi entre le patronat routier et les syndicats
Alors que sur le terrain, le mouvement social semblaitchercher un second souffle, l’intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, sans la CFDT) peinant à maintenir ses positions, les syndicats appellent toutefois à « amplifier la mobilisation » en France, avec des barrages filtrants et des blocages de sites industriels..

A Caenhaut-lieu de la contestation lundi, les syndicalistes qui ont bloqué jusqu’à plusieurs centaines de poids lourds ont décidé de lever leurs barrages, a annoncé l’un d’entre eux, Pascal Petri (CFTC). « Nous levons progressivement les barrages pour des raisons de sécurité« , a déclaré P. Pétri, évoquant des échanges tendus avec certains chauffeurs étrangers, qui auraient, selon lui, essayé de forcer le passage.

Le barrage a également cédé dans le port Edouard-Herriot, au sud de Lyon, après l’intervention de la police, insistait l’AFP. Les forces de l’ordre ont ensuite fait avorter une tentative de blocage à la raffinerie de Feyzin, dans l’agglomération de Lyon, selon la CGT.

A Paris, les discussions entre les syndicats et le patronat ont repris à 15h00, après une interruption de deux heures.

Les chambres patronales du transport routier de marchandises ont fait une « proposition améliorée »par rapport à la précédente séance de négociations annuelles obligatoires (NAO), qui s’était soldée en décembre par un échec.

Loin des revendications syndicales (5% d’augmentation des salaires pour tous),les patrons proposent une augmentation de 2% à 3% pour les salaires les plus bas de la convention collective, et de 1% pour les cadres et agents de maîtrise.
Cela revient à « ramener le coefficient le plus bas à un centime au-dessus du Smic » horaire brut, fixé à 9,61 euros en 2015, précise Patrice Clos (FO), pour qui « on est loin du compte ».

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le SMIC (9,53 euros bruts par heure).

Les syndicats ne lâchent rien

Si elles patinaient mardi, les négociations n’étaient toutefois pas au point mort, un signe encourageant pour la CGT. « On n’est pas dans une situation de blocage« , affirme Jérôme Vérité, constatant « que le patronat veut continuer à discuter ». « Tout ça est à mettre au crédit du rapport de forces et de la mobilisation des salariés », assure le secrétaire général de la CGT Transports.
Il faut amplifier la mobilisation parce que ça commence à peser dans la tête du patronat. Ce n’est pas le moment de lâcher, bien au contraire », dit-il.

Moins nombreuses que la veille, selon l’AFP, des actions coup de poing étaient cependant toujours en cours mardi en début d’après-midi.

A Rennes,depuis le début de journée, les manifestants font le tour du périphérique en multipliant les barrages filtrants, provisoirement et en des lieux différents.
Jusqu’à 20 km de bouchons cumulés ont été enregistrés dans la matinée par le Centre régional d’information et de coordination routière (CRICR).

A Bordeauxc’est une zone industrielle du nord de la ville (Bruges), qui est bloquée par quelque 70 camions depuis l’aube. Les bretelles d’accès ont été fermées dans les deux sens.
« Si les négociations n’apportent pas de résultat, on bloquera une autre zone, puis une autre encore, jusqu’à la totalité des zones sur Bordeaux »,menace Marc Rosa de la CGT Transports Gironde.

D’autres centres d’activité ont également été la cible des grévistes, comme la plateforme multimodale de Dourges (Pas-de-Calais), près d’Hénin-Beaumont, ou un important terminal pétrolier et de marchandises à Rouen.

L’intersyndicale à l’origine de la grève avait indiqué qu’elle poursuivrait son mouvement « au moins jusqu’à mardi ».

Les négociations ont échoué mardi en fin d’après-midi

Les tentatives de démobilisation de l’AFP n’ont pas pesé et, ce mardi soir, un mois après une issue similaire, la réunion de négociation entre patronat et les syndicats des chauffeurs poids lourds a terminé sur un « constat d’échec », d’après la fédération patronale FNTR. La CFDT, qui se dit favorable au dialogue, a pour sa part fait monter la pression en « claquant la porte » en signe de protestation. Aucune nouvelle séance de négociation annuelle obligatoire n’est prévue« , selon le délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, Nicolas Paulissen.

%d blogueurs aiment cette page :