Macron s’acharne sur les fonctionnaire : il gèle leurs salaires en 2019

Le gouvernement n’a annoncé aucune hausse du point d’indice : ne parlons même plus de rattrapage !…

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La rencontre qui s’est tenue lundi, entre les neuf syndicats de fonctionnaires et le secrétaire d’État chargé de la Fonction publique : «c’est une catastrophe !», s’écrie Christian Grolier (FO) qui ne trouvait plus ses mots lundi après la rencontre de «rendez-vous salarial» entre les 9 syndicats de fonctionnaires et le secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, Olivier Dussopt (photo). «Les annonces ne sont pas à la hauteur», abondait Mylène Jacquot (CFDT).

Cet abandon des serviteurs de l’Etat n’empêche pas le traitement des agents d’augmenter à la marge, via des primes, l’ancienneté, etc., mais il est perçu comme du mépris par les syndicats qui tiennent à des hausses générales.
D’autant que de 2010 à 2019, en près de dix ans, le point d’indice n’a été relevé que de 0,6 % en 2016 et en 2017.

La reprise de l’application de l’accord sur les salaires (PPCR), après sa suspension en 2018, coûte assez cher, selon le gouvernement : 840 millions d’euros l’an prochain pour les finances publiques.
«Nous tenons nos engagements sur PPCR», insiste l’entourage de Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics.
S’y ajoutent des mesures sur le remboursement des frais de mission, la compensation de la CSG et celle de l’inflation (Gipa), l’ouverture de discussions sur le logement et la complémentaire santé.

L’exécutif se donne le temps de repenser la rémunération des fonctionnaires, à leurs dépens, pour accroître la part au …mérite. Et cibler les hausses sur certaines professions, en l’occurrence dans la fonction publique hospitalière.
Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, fera prochainement des annonces en ce sens.

Le gouvernement veut aussi améliorer la mobilité des 5,5 millions agents (la concertation s’ouvre ce mardi sur ce thème), recruter davantage de contractuels et simplifier les instances de représentation du personnel. Ces réformes heurtent des syndicats déjà échaudés par les 120.000 suppressions de postes prévues d’ici à 2022 et le rétablissement du jour de carence. Ils se retrouveront en intersyndicale le 5 juillet. Mais il leur sera impossible de bâtir une riposte avant les congés d’été. Les militants fonctionnaires FO et CGT se contenteront de participer à la journée d’action du 28 juin, pilotée par leurs confédérations.

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Migrants de l’Aquarius : Macron s’est laissé dicter sa conduite par des organisations supranationales et l’Espagne

La France traitera les demandes « au cas par cas, » concède Benjamin Griveaux…

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« Où sont passées mes lingettes, » demande l’ex-banquier qui, pour une fois, se retient de tripoter son interlocuteur de la main gauche

La France accueillera les migrants de l’Aquarius « s’ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, » renâcle le porte-parole du gouvernement lors de l’émission ‘Dimanche en politique’ sur France 3.

Benjamin Griveaux a estimé qu’il est « impossible » de déterminer combien de migrants de l’Aquarius seraient accueillis par la France, qui va examiner les situations « au cas par cas« .

« La France a toujours dit que s’il (l’Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s’imposerait. L’Espagne a pris ses responsabilités, il n’est pas question de concours », a expliqué B. Griveaux dans l’émission de la chaîne de service public.

On se laisse imposer des vies humaines, on réfléchit après

« On va voir quelles sont les différentes situations »… De force plutôt que de gré, la France « souveraine » accueillera des migrants de l’Aquarius que le nouveau gouvernement de Madrid a attirés  dimanche à Valence (Espagne), sans concertation préalable avec ses partenaires européens. 

« Ils viennent d’accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l’asile…« , tergiverse Griveaux. « On va voir quelles sont les différentes situations, on est sur de l’humain« , a-t-il martelé. Les socialistes espagnols l’ont-ils réalisé ?

Il faut selon lui « d’abord (régler) la question du traitement médical, de l’accueil, de remettre ces gens d’aplomb et ensuite l’examen » des situations, a précisé le porte-parole.

« La France prendra sa part, » a promis ce membre du premier cercle de Macron

Tandis que le président Macron se tient en retrait, c’est l’Espagne qui parle pour lui : La France a proposé d’accueillir une partie des migrants de l’Aquarius, a ainsi annoncé samedi le gouvernement espagnol. Une offre saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez comme un signe de la « coopération » et de la « solidarité » européennes nécessaires face à la crise migratoire.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s’est dite dimanche « inquiète » que la France en accueille.

<br>Griveaux a par ailleurs répondu vertement aux députés LREM, dont Sonia Krimi, qui ont osé critiqué le silence de Macron dans l’affaire de l’Aquarius : « un responsable politique doit d’abord ne pas céder à l’émotion (…) J’entends beaucoup d’émotion, pas beaucoup de solutions et d’action« , a-t-il taclé. S. Krimi est l’arbre qui cache la forêt réelle macronienne, outrée par le cynisme de Macron : LIEN 

<br>Savoir si, avec le recul, Macron a cédé à l’émotion lorsqu’il a reproché à l’Italie son « attitude irresponsable » et « hypocrite »

Les mots de Laurent Wauquiez n’ont pas été aussi sévères envers Virginie Calmels, fauteuses de troubles juppéiste sur la place publique : le patron de Les Républicains a apporté une solution. On attend la ré-action de Macron face à l’émotion de Krimi.

Divorce Calmels-Wauquiez : Pécresse (LR) refuse d’«entrer dans ces querelles»

La ligne majoritaire garde le cap

blog -Wauquiez Pecresse.jpgAprès un week-end agité chez Les Républicains, ce lundi, les passions s’apaisent.

Damien Abad, vice-président du parti, a jugé « inéluctable » ce limogeage « compte tenu de la semaine que nous avons vécue », a-t-il déclaré sur France Info. Le « principe de loyauté » est « d’autant plus fort qu’on appartient à l’équipe dirigeante », a-t-il souligné.

Valérie Pécresse, la présidente LR de l’Ile-de-France, refuse d’«entrer dans ces querelles», disant vouloir au contraire privilégier «le débat d’idées».

Elle a toutefois renouvelé son regret d’un «rétrécissement» de la droite «depuis six mois» avec l’élection à la tête des Républicains de Laurent Wauquiez, avec 74,64%. Celui qui, de Virginie Calmels, avait dit : « Virginie Calmels a fait un « choix débile » en s’alliant avec Wauquiez, n’était pas favori de Pécresse, mais elle s’affiche aujourd’hui avec Maël de Calan, candidat de Juppé (9,25% des voix) et député recalé dans la 4e circonscription du Finistère (47,86% au second tour des législatives de juin 2017).

«Je me suis inquiétée il y a six mois du rétrécissement de notre famille politique, c’est un danger, une menace pour la droite française, et ce danger, cette menace, existe depuis six mois», a-t-elle répété lors d’une conférence de presse présentant le projet européen de son mouvement, «Libres !», au lendemain du limogeage par Laurent Wauquiez de sa n° 2, Virginie Calmels. Pécresse refuse elle-même de soutenir la ligne politique du nouveau patron des Républicains, tout en restant dans le parti.

« Je ne suis pas cheffe de parti »

«Les Français en ont assez des querelles politiciennes». Face à la «montée des populismes», «nous, c’est sur les idées que vous nous trouverez pour élargir la droite et rassembler les deux droites», a dit l’ancienne ministre, dont le mouvement créé en 2017 est associé à LR, Les Républicains.

A la question de savoir si Laurent Wauquiez devait conduire la liste aux élections européennes, Valérie Pécresse a répondu : «Cela fait du sens. Maintenant, je ne suis pas cheffe de parti. Donc ce n’est pas ma décision.»

« Laurent Wauquiez a eu raison de faire preuve de fermeté, il s’est comporté en chef de notre famille politique », a asséné Nadine Morano, invitée sur France Info ce lundi matin. La ligne politique de Wauquiez « a été choisie par 75 % de nos adhérents », fait-elle valoir. Et qui plus est, « le numéro 2 est là pour épauler le numéro 1, pas pour nuire au parti », insiste-t-elle.

« Lorsque l’on est membre d’une équipe, on ne peut pas toujours tirer des buts contre son camp », ont fait observer en choeur Laurence SaillIet et Lydia Guirous, porte-parole des Républicains. Ajoutant que « pour vivre (la réalité) au quotidien, je peux vous dire qu’il y a du débat et des échanges ». Il n’y a «pas de place pour les diviseurs», insiste l’eurodéputé et vice-président du conseil régional d’Ile-de-France.

Renouvellement et société civile

Virginie Calmels n’avait pas obtenu la tête de liste LR aux Européennes : elle exprime aujourd’hui sa déconvenue. L’ancienne ministre de la Santé, Michèle Delaunay, élue socialiste de Bordeaux et première adjointe d’Alain Juppé, s’est mêlée de ce qui ne la regarde pas en lâchant cette interrogation rhétorique sur Twitter : « N’ayant pas obtenu la tête de la liste européenne, Virginie Calmels a-t-elle provoqué son limogeage avec son article au canon dans Le Parisien ? » 

Pour la tête de liste, «il y a des parlementaires qui ont fait un magnifique travail à Bruxelles. Donc, mon objectif n’est pas de dire : sortez les sortants. Mais je pense qu’il nous faut d’abord sur la liste du renouvellement, de la société civile, c’est très important, on ne peut pas laisser le monopole de la société civile à Emmanuel Macron», estime Pécresse. Calmels est cheffe d’entreprise, mais ni députée, ni sénatrice: elle n’est que conseillère régionale et le reste.

Les Républicains : Wauquiez se sépare de Virginie Calmels pour manque de loyauté

Nul(le) n’est irremplaçable

blog -Leonetti J-tribuneAncien ministre délégué aux Affaires européennes, actuel maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti, 69 ans, est nommé vice-président délégué, titre que détenait Mme Calmels : ce modéré a accepté le poste, malgré le procès en sorcellerie mené par la presse qui accuse Wauquiez d’autoritarisme et de dérive droitière.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a mis fin aux fonctions de la vice-présidente déléguée Virginie Calmels, en conflit ouvert avec lui, et a nommé à sa place l’ancien  vice-président du Parti radical valoisien, dimanche. Ce médecin cardiologue est connu pour  la loi Leonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.

La presse engagée fait parler une source anonyme de l’entourage de Wauquiez, pour dire, dimanche 17 juin dans la soirée : « la dérive continue dans le jeu personnel n’est plus acceptable ». Virginie Calmels avait réitéré ses critiques dans un entretien accordé au quotidien macronien Le Parisien, dans lequel elle jugeait que le président de LR semblait être « uniquement là pour défendre sa propre ligne ».

Une sensibilité libérale au sein de LR

Résultat de recherche d'images pour "leonetti Calmels"Première adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, parmi les représentantes de la sensibilité libérale au sein de LR, Virginie Calmels en a les comportements. Elle avait surpris en rejoignant L. Wauquiez à l’été 2017, lors de sa campagne pour la présidence du parti.

Mais la juppéiste n’a bientôt plus cessé de jouer un jeu personnel depuis qu’elle sait qu’elle ne sera pas tête de liste aux Européennes.

Ainsi avait-elle récemment critiqué un tract de LR intitulé « Pour que la France reste la France », distribué le week-end précédent lors d’une opération de mobilisation : elle l’avait jugé « anxiogène », évoquant de surcroît un « dysfonctionnement » au sommet du parti. <br>Depuis, plusieurs centaines de migrants ont été débarqués par des passeurs humanistes à Valence, à l’invitation de l’Espagne socialiste, sans concertation avec ses partenaires européens.

<br>A 47 ans, l’ancienne dirigeante des groupes de media Canal+ et Endemol avait maintenu sa position mardi lors d’une réunion de direction.

Jean Leonetti a été ministre délégué de Nicolas Sarkozy aux Affaires européennes, poste précédemment occupé par Laurent Wauquiez et avait soutenu Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

L’Espagne accepte les migrants africains de l’Aquarius pour les repasser aux pays du Nord

‘SOS Méditerranée’ assure la livraison, mais ne garantit pas le suivi

 

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Un risque sanitaire non négligeable

Les passeurs ont débarqué leur cargaison dans le port de Valence, mais, après son coup de com’, le gouvernement socialiste tout juste de retour aux affaires appelle les pays du nord à les décharger du fardeau de la pression migratoire qu’il s’est mis.

 

Maintenant que les passagers de l’Aquarius sont arrivés à bon port dimanche matin, après huit jours de périple, navire supranational sans légitimité, flanqué de deux bateaux des garde-côtes italiens qui avaient pris en charge une partie de ses passagers durant les 1.500 kilomètres de traversée, les tensions ne sont pas retombées c’est finalement Madrid qui a débloqué la situation en ouvrant le port de Valence, « pour raisons humanitaires » – mais surtout politiciennes : elles rebondissent.

« Servir de catalyseur », selon les activistes du gouvernement socialiste

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Pourquoi le Datillo italien assure-t-il le débarquement de 274 clandestins à Valence, Espagne, et non pas l’Aquarius ?

 

Le gouvernement socialiste espagnol ignore encore quel sort elle réserve à ces 630 nouveaux clandestins non désirés en Espagne. La porte-parole du gouvernement, Isabel Celaa, avoue que « leur situation sera étudiée au cas par cas », sans exclure d’éventuelles expulsions.

 

Les socialistes espagnols attirent les migrants, mais tentent l’externalisation du 

contrôle des flux migratoires. « Nous espérons que l’initiative espagnole servira de catalyseur qui poussera l’Europe à prendre ses responsabilités, insiste-t-elle, une fois le coup médiatique réalisé. Ce n’est pas une question espagnole, italienne ou grecque. C’est une question européenne qu’il faut affronter entre tous », se dérobe l’Espagnole, après l’initiative gouvernementale, sans concertation avec l’Union européenne.

En revanche très engagé contre les indépendantistes catalans, le ministre espagnol des Affaires extérieures, Josep Borrell, 71 ans, rétropédale : il s’agit d’une décision symbolique , qui vise à provoquer « un électrochoc politique », pour forcer l’Union européenne à « cesser de regarder ailleurs », lâche, cyniquement, cet ancien délégué syndical, en plaidant pour un meilleur travail en amont. 
Et de citer en exemple  la stratégie de l’Espagne au Sénégal, où les aides à l’économie locale, en échange d’une meilleure coopération sur le contrôle des frontières, ont permis de barrer la route à l’immigration irrégulière vers les îles Canaries.

Troisième voie d’accès en Europe par le Sud

Des migrants à bord de «l'Aquarius», le 12 juin.
Une mise en scène promotionnelle de ‘SOS Méditerranée’

L’Espagne est la troisième voie d’accès en Europe par le sud, après la Grèce et l’Italie, avec plus de 22.000 personnes entrées par la mer en 2017, en transit. Pendant que toutes les caméras se focalisent sur l’arrivée de l’Aquarius, encore près de 1.000 migrants à la dérive sur de petites embarcations ont été repêchés au large de la côte andalouse ces derniers jours, loin des projecteurs. L’opération menée par SOS Méditerranée n’était qu’un coup de pub d’activistes qui ne règlent rien : les passeurs se déchargent sur les instances institutionnelles.
D’autres sont à venir : un appel d’air médiatisé par des irresponsables sans moralité, ça fait des dégâts humains qui n’ont rien de symboliques…

Que l’accueil de l’Aquarius se confirme ou non être un coup d’éclat sans lendemain, il n’annonce pas nécessairement un virage dans la politique espagnole en matière d’immigration. « La tendance a été au renforcement et à la militarisation des frontières ces dernières années, avec un système de surveillance électronique dans le détroit de Gibraltar et des patrouilles conjointes pour faciliter le retour dans les pays émetteurs », constate Itziar Ruiz-Gomez, professeur de sciences politiques à l’université autonome de Madrid. 

Mais le gouvernement Sanchez sait-il où il va et comment il va se sortir seul de ce mauvais pas ? L’Europe n’est pas obligée de céder à tous les coups de pub de ses membres.

Protection universelle

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Tout laisse à penser que la ligne sécuritaire de Rajoy ne va pas varier avec Sanchez, même si les socialistes du nouveau gouvernement viennent de donner des signes d’assouplissement, pour les uns, mais d’inconscience, pour les autres.

Madrid a annoncé vendredi le rétablissement du droit à la protection universelle, qui donnera accès à la santé pour les sans-papiers et peut fixer les Africains en péninsule ibérique.<br>Il pourrait aussi donner satisfaction aux organisations de défense des droits de l’homme en décidant du retrait les lames tranchantes sur les hauts barbelés frontières de Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles en Afrique du nord. Mais les internationalistes des Droits de l’homme et le gouvernement populiste de Pedro Sanchez trouveront-ils le soutien de la population espagnole ?

Reste qu’en toute hypothèse, les Espagnols passeront le relais à la France et aux autres européens. <br>D’ores et déjà, certains adeptes du « benchmarking » dénoncé par Gérard Collomb doivent être accueillis en France, après l’examen de leur situation en Espagne, avait annoncé le gouvernement espagnol samedi. L’Espagne a annoncé ce samedi qu’elle accepte l’offre de la France [sic] d’accueillir les clandestins de l’Aquarius « qui répondraient aux critères du droit d’asile ». La France acceptera les migrants qui « exprimeront leur désir de rejoindre ce pays », a annoncé Madrid !

Clandestins de l’Aquarius : « la panique gagne » l’Europe, raille Taubira

Mais c’est pour la Guyanaise l’occasion de critiquer l’UE qui résiste à la pression des ONG cherchant à lui imposer des migrants non désirés

blog -Taubira-colereChristiane Taubira dénonce l’attitude de l’Europe vis-à-vis de l’Aquarius. Dans une tribune parue dans le JDD, elle assure que, par le passé, « la société ne s’est pas effondrée » en accueillant des migrants.

Les migrants clandestins de l’Aquarius, qui ne sont pas victimes d’abord d’un imbroglio diplomatique entre l’Italie et Malte, mais avant tout de conditions de vie difficiles dans leurs pays de naissance – essentiellement l’Erythrée – , vont débarquer en Union européenne par l’Espagne, à Valence, dimanche. Or, l’altermondialiste Christiane Taubira trouve le moyen de déplorer l’attitude de l’Europe, via une tribune parue au Journal du dimanche.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPays de langues arabe et du tigrinia et de religions, pour moitié, chrétienne et musulmane (sunnite), le territoire érythréen a accepté  en 1962 son annexion par l’Ethiopie qui connut une révolution militaire socialiste, avec le soutien des Soviétiques. Une fois le régime d’Hailé Sélassié renversé en 1974, elle instaura en  la République populaire démocratique d’Éthiopie qui n’empêcha pas la poursuite de la guerre civile éthiopienne et qui fut de surcroît marquée par la guerre érythréenne de sécession. Suite à la victoire des mouvements de guérilla contre le régime militaire du du Derg, le Gouvernement de Transition d’Ethiopie (GTE) s’installa en mai 1991 et proclama l’indépendance de l’Erythrée en 1993. En, fut proclamée la République fédérale démocratique d’Ethiopie. Depuis le début des années 2000, l’Erythrée  dirigé par Isaias Afwerki, né en Erythrée italienne sous administration britannique, exerce une gouvernance répressive et autoritaire envers sa population, notamment via son service militaire, qui provoque un mouvement d’émigration important et aboutit à plusieurs descriptions du pays comme une « prison à ciel ouvert ». L’Erythrée n’a aucun lien historique avec l’Espagne ou la France, mais bien avec le Royaume Uni et l’Italie qui donne à la France des leçons que Macron accepte.

« La panique gagne » l’Europe, estime Taubira, militante indépendantiste

Partisane du « non » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, elle déclare aujourd’hui que « l’Europe avait une occasion d’exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l’ivresse de l’impunité, le désarroi. Elle avait l’opportunité et la capacité de prouver que ses chartes et conventions ne sont pas que chiffons de papier« , écrit l’ex-garde des Sceaux contestée des socialistes François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

Christiane Taubira pointe du doigt notamment l’Allemagne qui « recule », l’Italie qui « bascule », et la France qui « fait des gammes sur la misère du monde ». « La panique gagne » le continent, résume-t-elle. « Dans toute l’Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons, » assure-t-elle, méprisante des peuples qui manifestent leurs rejets de la dictature des ONG en leur imposant une immigration non choisie. L’ancienne ministre socialiste parle de l’Espagne, dont le gouvernement socialiste a accepté d’accueillir l’Aquarius, comme de « notre lueur ». <br>Ce gouvernement a accédé au pouvoir sur une motion de censure déposée par le socialiste Pedro Sánchez, dont  le secrétaire général du parti centriste Ciudadanos, José Manuel Villegas, dit que « la solution n’est pas l’opportunisme de Sánchez, qui semble vouloir arriver à La Moncloa par n’importe quel moyen ».

« La société ne s’est pas effondrée ». « Jamais dans l’histoire, lorsqu’il fallut accueillir une part du monde, la société ne s’est effondrée ni même affaiblie », raconte Christiane Taubira, rappelant à grands traits l’histoire des Espagnols fuyant le franquisme, mais occultant que l’Espagne a dû résister à plusieurs invasions mauresques, les « boat people » venus du fuyant le Vietnam [maoïstes] et le Cambodge [Khmers rouges], ou encore les victimes de la guerre des Balkans [empire ottoman], qui ont pu trouver un accueil en dehors de leur pays d’origine. Mais c’était avant les ravages de la Grande Guerre ou durant la Guerre froide et avant la crise financière et économique de 2008 ou la montée de l’islamisme avec son cortège de morts innocents par attentats terroristes.

« Il n’est pas question de dire ici qu’il est simple d’accueillir. Il ne s’agit ni d’enjoliver, ni de banaliser, ni même de dédramatiser (…) Mais le fait est : la société ne s’est ni effondrée ni même affaiblie, » selon elle. Elle absorba une part du monde et s’en épanouit, dans sa langue, sa gastronomie, ses arts, ses artisanats, sa littérature… », en conclut Christiane Taubira, sans sourciller.<br>Quand, en  avril 2002, elle ne craint déjà pas le ridicule en se portant candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle, elle obtint 2,32 % des voix au premier tour, réalisant l’essentiel de son score en France d’outre-mer, notamment en Guyane. <br>Selon un sondage Yougov/Le Huffington Post/CNEWS des 27-28 septembre 2017, elle obtient 13% d’opinions positives.

Carrefour : l’ancien PDG renonce à (une partie de) son indemnité de départ

Le « premier de cordée » dévisse sous les yeux de Macron

blog -matelas de billetsL’ancien PDG de Carrefour Georges Plassat a renoncé à son indemnité de départ : elle avait été jugée “choquante” par le gouvernement Philippe, ont annoncé samedi le groupe de distribution et le patronat.

Il a “décidé de renoncer à l’application de la clause de non concurrence qui lui avait été octroyée et donc au versement de l’indemnité de départ correspondante”, soit 3,9 millions d’euros, précise Carrefour dans un communiqué.

L’ancien dirigeant a pris cette décision “en raison de l’incompréhension qui entoure les conditions financières de son départ”, poursuit Carrefour.

En 2017, alors que Macron était ministre de l’Economie, les actionnaires de Carrefour avaient voté vendredi à 68% l’octroi à Georges Plassat d’une rémunération de 13,17 millions d’euros .

Cette somme comportait près de 4 millions d’euros d’indemnité de départ sous forme d’un engagement de non-concurrence. Cette clause devait en théorie empêcher Georges Plassat de devenir dirigeant d’un groupe concurrent de Carrefour, un cas de figure pourtant peu probable compte tenu de son âge (68 lors de son départ à la retraite) et de ses problèmes de santé.

Le ministre de l’Economie avait sommé samedi le patronat de prendre des “mesures fortes”

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La femme de Bruno Le Maire, Pauline Doussau de Bazignan, une artiste qui fait bouillir la marmite ?

Bruno Le Maire avait publiquement jugé la » rémunération de M. Plassat “choquante”. Carrefour est engagé dans un sévère plan de restructuration sous la direction du nouveau PDG, Alexandre Bompard. « Que l’échec soit récompensé par des rémunérations très élevées, c’est incompréhensible et choquant », a jugé le ministre étatique qui a ainsi exercé des pressions gouvernementales sur le secteur privé.

« Les anciens dirigeants de Carrefour ont laissé une situation très dégradée, cette situation a amené la nouvelle direction à prendre des mesures de restructuration qui vont se traduire par des pertes d’emplois et des fermetures de magasins. On ne peut sanctionner cet échec par des rémunération élevées et une telle prime de départ », a ajouté le ministre.

« Carrefour, à mon sens, doit changer la structure de fin de contrat de ses dirigeants et ses dirigeants doivent se conformer au code Afep-Medef », a-t-il estimé.

De leur côté, l’Association française des entreprises privées (Afep) et le Medef publieront “une version renforcée du code de gouvernement d’entreprise dans les prochains jours” afin d’éviter les écarts constatés récemment,” ont-ils annoncé.

La presse « indépendante » se choisit un « fils de… » socialiste pour défenseur : Thomas Hollande

14 journalistes de BuzzFeed qui vont donc être licenciés s’offrent les services de Thomas Hollande 

FRANCE2012-ELECTIONS-PS-HOLLANDE-VISITAprès avoir mis en cause les effets de la loi Macron aux côtés des salariés de Tati (2017), Thomas Hollande va désormais défendre les intérêts des journalistes de BuzzFeed. <br>Jeudi, le vice-président du site d’information et de la société américaine de divertissement présent majoritairement sur les réseaux sociaux, Scott Lamb, a annoncé la fermeture de BuzzFeed France, le 20 juillet 2018. <br>Quatorze salariés au total vont donc être licenciés. Décidée à ne pas se laisser faire, la rédaction française du media a donc choisi de contre-attaquer en faisant appel à un avocat spécialisé en droit social, en la personne de Thomas Hollande.

Résultat de recherche d'images pour "bruno roger-petit"Le Post,  site français d’actualité, propriété du groupe Le Monde et alimenté par une équipe de rédaction et par les informations postées par des internautes, et tout aussi indigent, avec des prétentions en plus, avait trouvé repreneur, avant de disparaître en janvier 2012, après un bref partenariat avec Le Huffington Post qui l’absorba. Avec lui, Bruno Roger-Petit, polémiste d’autant plus verbeux qu’il est creux, membre du PS et conseiller politique d’Arnaud Montebourg, s’en était pris au site Mediapart lors de l’affaire Cahuzac pour défendre le ministre du Budget, fraudeur du fisc. mais devenu, le porte-parole transparent de l’Elysée. Après avoir dit de Macron qu’il « est de ces nénuphars politiques qui émergent de temps à autre, portés par l’air du temps et les médias en mal de nouveaux personnages de roman, mais qui faute de racines, finissent par périr d’eux-mêmes ». L’abruti fini  a néanmoins accepté de l’ex-conseiller et ministre de Hollande le poste de porte-parole de l’Elysée en septembre 2017. A cette occasion, Le Canard Enchaîné avait rappelé les délires du journaliste contre ses confrères trop proches des politiques : il avait ainsi déclaré au micro de Jean-Marc Morandini que « le problème, c’est qu’il y a toujours des journalistes politiques qui ont une vocation rentrée de conseiller du prince »

Le fils de l’ancien chef de l’Etat, qui a accepté de représenter ces journalistes dont les articles sont le plus souvent légers et peu fouillés

Indice de popularité du site d’infodivertissement

Le jeune homme aura la responsabilité de conseiller 100 % des salariés de l’antenne française de BuzzFeed, face à l’un des cofondateurs du Huffington Post. <br>Il va donc tenter de démontrer que le droit français a été bafoué. « Leur volonté est claire : empêcher la mise en oeuvre de cette fermeture. Il est certain que cette fermeture est fautive. Rien ne justifie une cessation aussi brutale de l’activité », assure-t-il dans les colonnes du JDD. <br>Pas de présomption d’innocence en droit social…

Résultat de recherche d'images pour "thomas Hollande"Thomas Hollande, 33 ans, va désormais exiger que la maison-mère lui fournisse les documents attestant de la situation économique réelle de BuzzFeed France. En cas de refus, l’aîné des quatre enfants des concubins Royal-Hollande demandera à la justice la suspension de la procédure. « Si l’argument donné pour fermer est ‘BuzzFeed France ne dégage pas de recettes publicitaires’ et que le groupe, malgré une demande expresse et répétée des salariés français de mettre en place une régie publicitaire ne le fait pas et qu’il prend ce prétexte pour fermer, cela caractérise une faute. C’est une décision de la direction qui aurait donc provoqué la cessation de l’activité », explique-t-il au JDD, qualifiant les chances de succès dans cette affaire de « sérieuses ». La fermeture de BuzzFeed France est pour l’heure toujours programmée pour le 20 juillet prochain.

Un site partisan d’information

Résultat de recherche d'images pour "thomas Hollande segolene royal"Alors qu’il continua à accepter des publicités payées par le Parti démocrate, BuzzFeed mit fin en juin 2016 au contrat avec le Parti républicain, afin de s’opposer à la candidature de Donald Trump, comparant les publicités le concernant à celles pour les cigarettes et donc « néfastes à la santé »… Même le New York Post, malgré ses sympathies pour Hillary Clinton, observa que les informations publiées par BuzzFeed eurent l’effet inverse à celui recherché : « Ce qu’a fait BuzzFeed est tellement calomnieux et tellement loin de ce qui est un tant soit peu acceptable, que cela devrait pousser les détracteurs les plus féroces de Trump à voler à son secours. »

Un problème de conflit d’intérêts ?

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Thomas, fils du père François …

Le 10 août 2014, BuzzFeed annonça avoir reçu un financement de 50 millions de dollars du fonds de capital-risque Andreessen Horowitz qui s’est concentré sur le conseil aux entreprises en technologies de l’information implantées dans la Silicon Valley et a investi dans 28 sociétés, notamment Foursquare ou Skype. Or, Maître Hollande est un fils de président dépositaire d’informations sur les personnes, les syndicats et les entreprises…

La version française de BuzzFeed est, pour le Monde diplomatique, un « bric-à-brac de potins racoleurs ».

L’Assemblée vote l’indemnisation chômage des démissionnaires; la gauche la juge dérisoire

C’est la représentation nationale que la gauche met en cause

blog -assurance chomage-reformer l emploi-JM.jpgDans la nuit de vendredi à samedi, à l’issue de l’examen du projet de loi avenir professionnel et de ses quelque 2.000 amendements vers 04h00 samedi matin, les députés ont approuvé notamment l’extension de l’indemnisation chômage aux démissionnaires, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, moquée par la gauche pour le nombre « dérisoire » de bénéficiaires potentiels, évalué à 30.000. Le vote solennel sur le texte aura pourtant lieu mardi.

Le candidat Emmanuel Macron avait évoqué une assurance chômage « universelle » permettant aux indépendants et démissionnaires de toucher des allocations, avec en « contrepartie » un contrôle renforcé des chômeurs, soupçonnés d’être des profiteurs du système en vigueur. Il avait ensuite chargé la barque des demandeurs de cette indemnisation chômage en ajoutant l’obligation, pour les démissionnaires, d’avoir un projet professionnel.

Le texte « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Le gouvernement le présente comme le complément des ordonnances travail, entend créer de nouveaux « filets de sécurité ». « Quand on prend le risque de la mobilité professionnelle, les filets de sécurité sont très déficients », a défendu Muriel Pénicaud, jugeant nécessaire d’aller vers « une approche universaliste de l’assurance chômage ». Pour Michèle Peyron, députée LREM de Seine-et-Marne ( Brie-Comte-Robert),  diplômée du …brevet des collèges et membre de la commission des Affaires sociales, la réforme « facilitera les transitions professionnelles ».

Macron ne vise plus une universalité totale, mais une indemnisation, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou de création ou reprise d’entreprise.

« Il ne faut pas pousser les gens à démissionner mais accompagner ceux qui ont un projet », a justifié Pénicaud. Cette indemnisation sera limitée aux démissionnaires ayant travaillé sans interruption au cours des cinq années précédant la démission.

Le gouvernement pourrait éventuellement l’élargir par décret

Les bénéficiaires serait les personnes qui, lors des cinq dernières années, auraient connu une courte interruption, avait récemment indiqué le rapporteur de ce volet Aurélien Taché (LREM),  un ex-apprenti en plomberie, qui à 19 ans s’inscrit en droit public à l’université de Limoges pour y militer dans le syndicalisme étudiant. C’est  l’UNEF – socialiste – qui lui trace sa route… 

Résultat de recherche d'images pour Selon Le Monde, Taché fait partie d’une petite dizaine de députés qui forment « la garde avancée d’Emmanuel Macron, au Palais-Bourbon comme dans les media. Des janissaires [esclaves d’origine européenne et de confession chrétienne qui constituaient l’élite de l’infanterie de l’armée ottomane] dévoués corps et âme à l’ex-banquier, qui ne dépendent que de lui, ne rendent de comptes qu’à lui ».  On peut avoir été conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse  et se découvrir des convictions libérales !  Il était chargé des dossiers relatifs à l’hébergement des sans-abris, du logement des personnes défavorisées, de l’habitat des gens du voyage et de l’accueil des réfugiés et responsable de la lutte contre l’exclusion comme attaché territorial au Conseil régional socialiste d’Ile-de-France, en 2010, mais rester coi sur l’accueil des migrants clandestins de l’Aquarius que SOS Méditerranée tient à débarquer à Valence, ville conservatrice espagnole, en Union européenne plutôt qu’à Tunis.

L’élargissement de la couverture pour les démissionnaires doit concerner 20 à 30.000 bénéficiaires, estime Muriel Pénicaud. Quelque 70.000 démissions par an donnent déjà lieu aujourd’hui à une indemnisation chômage.

Les indépendants doivent bénéficier d’une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire et de départ dans le cadre d’un redressement judiciaire. Les conjoints associés devaient aussi être indemnisés en cas de divorce ou rupture de Pacs, mais un amendement gouvernemental est revenu sur ce point. Ces périodes d’indemnisation chômage permettront de valider des trimestres pour la retraite.

Une promesse électorale « réduite comme peau de chagrin » 

blog -chomeurs a egalitéLa gauche dénonce une promesse « piétinée » du candidat Macron. Le socialiste Boris Vallaud juge notamment « dérisoire » le nombre de démissionnaires et d’indépendants qui pourront être indemnisés. « De la parole aux actes, le gap est considérable », selon ce porte-parole (bilingue !), qui dénonce une réforme qui « fait pschitt ».
La promesse de campagne « est réduite à peau de chagrin », lui a fait écho Bastien Lachaud (LFI), mais le ‘gap’ entre Vallaud (époux Vallaud-Belkacem et ex-collaborateur de Hollande à l’Elysée, comme Macron) et la gauche extrême est infime…

Sur l’abus de contrats courts, le gouvernement se décharge sur les entreprises jusqu’à 2019. Mais elles doivent s’y attaquer, sous la menace, sinon, d’un alourdissement de cotisations patronales en cas de ruptures de contrats excessivement nombreuses, que permet ce texte. A l’inverse, celles qui ont peu recours à ces contrats courts auront une réduction de leurs cotisations, selon un bonus-malus. La carotte et le bâton !

« C’est le principe du pollueur payeur : il n’est pas normal que les uns payent pour les autres », a lancé Pénicaud, s’en prenant aux employeurs « qui renvoient indéfiniment à l’assurance chômage alors qu’ils ont des besoins permanents« . Si 85% des salariés sont en CDI aujourd’hui, 80% des embauches se font en CDD de moins d’un mois, l’un des taux les plus élevés d’Europe.

Autre volet épineux, critiqué à droite et à gauche, à l’unisson des partenaires sociaux.

La modification du pilotage du régime autorise l’Etat à encadrer plus strictement des renégociations des règles d’indemnisation par les partenaires sociaux.

Endetté depuis le début des années 2000, l’UNEDIC repasse dans le vert. Les comptes de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage  devraient atteindre l’équilibre en 2019, selon ses propres prévisions publiées mercredi

Résultat de recherche d'images pour "Macron a Pole emploi"Mais la réforme en cours pourrait générer « un surcoût de 280 à 570 millions d’euros en régime de croisière », selon l’Unédic,  Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce, co-gestionnaire (par  par délégation de service public) de l’assurance chômage avec Pôle emploi (établissement public à caractère administratif dont le directeur général est nommé par le président de la République), et si elle annonce des excédents « à partir de 2020 », ce n’est pas gagné !

Le texte prévoit aussi des mesures pour l’emploi des handicapés, contre le détachement illégal de travailleurs ou pour l’égalité femmes-hommes.

Le gouvernement a par ailleurs fait voter des amendements pour permettre d’embaucher des contractuels à des postes de hauts fonctionnaires (quelque 10.000 postes au total). Une dose de précarité manquait probablement au sommet de l’Etat, mais les parachutes dorés seront déployés, soyons en sûrs, lors de leur reclassement…

Pour pousser les plateformes de mise en relations (Uber, Deliveroo…) à s’engager pour la protection sociale de leurs travailleurs, en évitant une requalification en salariat, la majorité a défendu un compromis : la possibilité d’une charte sociale, où elles s’engagent notamment sur les conditions d’emploi. « Vous risquez d’affaiblir le droit social existant et vous allez légitimer le système des plateformes », a dénoncé le communiste de Martigues-Port-de-Bouc) Pierre Dharréville, ex-journaliste à L’Humanité. Il est membre de la commission des affaires sociales et fait partie de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale.

Marlène Schiappa provoque la colère des communistes

Karl Marx est la propriété privée du Parti communiste français

Résultat de recherche d'images pour Ils ne le partagent pas avec la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes. L’improbable sous-ministre s’est faite taclée à la suite de l’un de ses tweets.

Marlène Schiappa a réagi à la polémique provoquée, mercredi 13 juin, par l’ex-banquier Rothschild Emmanuel Macron, qui estime que la France dépense « un pognon fou » en aides sociales. 

Résultat de recherche d'images pour "Macron  pauvre"

La zélée Marlène Schiappa a fait une mise au point sur le fond des propos du chef de l’État via Twitter. « Toucher 550€ de RSA/mois ne permet pas de sortir de la pauvreté s’il n’y a pas d’accompagnement efficace vers le travail. Un vrai travail, un vrai salaire : voilà le projet du gouvernement », a-t-elle glosé. 

Le PCF et LREM se disputent les restes de Marx

Mais, pour valider la pensée complexe du président, elle a appelé Marx à la rescousse, en le citant : « L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes ». 


Dès le lendemain matin, le Parti communiste français se livra
, via le réseau social, à une attaque frontale de la pédante :

« Quand Marx parle de l’émancipation des travailleurs, c’est justement pour se débarrasser des gens comme vous qui défendez ‘les intérêts conservateurs, dont [vous êtes] l’humble valet’. Le Capital, livre 1″.
Certes, les services de Schiappa ont tenté d’empiéter sur la chasse gardée du PCF, en usurper la pensée du maître à penser communiste, mais c’était sans méchanceté. Le PCF a le sens de la propriété…

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« La c
ulture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale » (Françoise Sagan).
<br>Marlène Schiappa partage l’arrogance de son maître et n’a pas lâché le morceau ministres et députés de la majorité sont des fats, et elle a remis le couvert en porcelaine de la Manufacture royale de Sévres sur le fait que le parti n’a pas le monopole de Marx.

Le PCF s’est senti harcelé et …exploité, quand la poseuse a cité un compagnon de lutte du penseur-philosophe, en l’occurrence Friedrich Engels. Une citation longue et savante, dont s’est moqué le PCF, ironisant au passage sur les difficultés rencontrées par les bacheliers sur la plateforme Parcoursup.

Bref, les macroniens sont en mal de grands penseurs.
De même qu’ils tentent de brouiller la donne en lançant une OPA politique sur les sympathisants de Philippe de Villiers, de même cherchent-ils à se revêtir des oripeaux du marxisme.
LREM est un vide-greniers.

 

Ordre moral islamique : deux attentats déjoués en France

Deux projets d’attentats djihadistes, visant un club libertin et un club homosexuel, ont été mis en échec

les-musulmans-de-france-_-mariage-pour-tous-900x444Cinq  passages à l’acte ont ainsi été empêchés par les services de renseignements, depuis le début de l’année.
Sous la menace islamiste constante depuis 2015,  la France a subi deux attaques qui ont fait cinq morts, cette année. Cette vague d’attentats a fait 246 tués en plus de trois ans.

Le dernier attentat mortel est un assassinat au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris, le 12 mai.
A la même époque, un Français « converti et radicalisé » de 38 ans a été arrêté à Châteauroux, dans l’Indre. « Un engin improvisé a été découvert le 13 mai chez cet individu qui a reconnu avoir voulu en faire usage
contre un club libertin« , a indiqué une source proche de l’enquête. L’homme, né en 1980 dans le Loiret, a été mis en examen et écroué le 17 mai pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « préparation individuelle à la commission d’un acte de terrorisme« , a précisé une source judiciaire.

Résultat de recherche d'images pour Dans une autre affaire, deux individus ont été arrêtés le samedi 9 juin en Seine-et-Marne inconnus des services de renseignements, ils sont soupçonnés d’avoir préparé une attaque au nom du groupe Etat islamique (EI), potentiellement contre des homosexuels.
Agés de 21 et 22 ans et décrits comme des « amis très déterminés », ils ont été interpellés à leurs domiciles de Montereau-Fault-Yonne (18.000 habitants) et Champagne-sur-Seine (6.500 habitants), dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte trois jours plus tôt par le Parquet de Paris, ont révélé des « sources judiciaire et proches de l’enquête ».
Mardi, les deux suspects ont été mis en examen par un juge d’instruction antiterroriste pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et écroués.,

« Des couteaux, un dispositif de mise à feu et de la propagande du groupe djihadiste ont été retrouvés en perquisition » après leur arrestation par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) appuyée par le Raid, selon les sources proches de l’enquête.

« Des éléments laissent penser qu’ils envisageaient de s’en prendre à des homosexuels« , ont indiqué ces sources, mais les contours de leur projet restent mal définis à ce jour. Des vidéos de propagande de l’EI ont été retrouvées dans leur appareils électroniques. « Ils ne parlaient pas explicitement d’un attentat, mais l’un d’eux évoquait la recherche d’une arme », a précisé une source.

A Champagne-sur-Seine, près de Fontainebleau, l’un des deux suspects vivait depuis Noël avec sa famille dans un immeuble HLM de cinq étages. Les voisins évoquent des « gens très réservés »: « On disait bonjour, ils vous répondaient pas, ils entrouvraient à peine leur porte« . Ces voisins jusqu’ici indifférents décrivent une famille de musulmans pratiquants, mais « pas des barbus », avec le fanatique interpellé portant une « petite barbiche ».

L’ennemi de l’intérieur 

« La DGSI avait détecté sur les réseaux sociaux l’activité d’un compte évoluant dans la sphère radicale islamiste » [un pléonasme], a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb dans un communiqué, en saluant ces « interpellations préventives« , ce qui, en droit, pose problème…
Quelques jours après l’attentat près de l’Opéra, le ministre avait lui-même révélé un autre projet déjoué, celui d’un Egyptien, lui aussi inconnu des services et qui envisageait une attaque à l’explosif ou au poison. Il en a un comme ça tous les mois…
En janvier, un homme avait été interpellé dans le Gard et un autre projet visant un grand équipement sportif dans l’Ouest avait été déjoué à la même époque.

Le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué en mars un total de 51 attentats déjoués depuis le début, en janvier 2015, de la vague d’attentats djihadistes sans précédent qui a frappé la France.

Le profil des deux complices de Seine-et-Marne – ni islamistes radicalisé en prison, ni « revenants » de la zone de combats en Irak et en Syrie – illustre la mutation réalité vraie du risque djihadiste en France.

Depuis 2017, les autorités politiques et judiciaires soulignent régulièrement les dangers de cette menace « endogène », c’est-à-dire exercée par des migrants dont la demande d’asile a été satisfaite ou par la troisième génération d’immigrants musulmans, incarnée par des personnes se radicalisant elles-mêmes sur son sol, en réponse aux mots d’ordre de l’EI sur internet et en réaction à l’accélération de l’évolution des moeurs depuis le quinquennat de Hollande.

blog -Macron ambigu-livre M Endeweld-bk cover.jpgMacron a relancé les craintes des familles aussi bien musulmanes que chrétiennes sur le problème de l’homosexualité. Dans son discours du 9 avril, devant la Conférence des évêques de France, le président Macron a en effet salué « les associations catholiques et les prêtres » qui « accompagnent des familles monoparentales, des familles divorcées, des familles homosexuelles ».
Un soutien qui conforte les associations de défense des droits des personnes homosexuelles, mais hérisse une majorité de chrétiens et de musulmans qui s’opposent à l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et femmes seules. « La promesse du président de la République était d’ouvrir la PMA à toutes les femmes, sous couvert d’un avis favorable du CCNE [Comité consultatif national éthique] obtenu en juin 2017 », rappelle Catherine Michaud, présidente de GayLib.

La gauche politique et médiatique continue d’attribuer les passages à l’acte terroriste, à sa façon, par le tarissement des filières de départ pour le djihad au Moyen-Orient et par la déroute militaire de l’EI dans ses anciens territoires d’Irak et de Syrie.

Matignon doit présenter prochainement un nouveau plan d’action contre le terrorisme. Ces projets avortés d’attentats tombent donc à pic…

PSA Vesoul vote contre les 35 heures imposées par Martine Aubry

Le site PSA de 3.000 salariés à Vesoul (Haute-Saône) a signé jeudi soir l’accord qui augmente son temps de travail à plus de 35 heures, avec une légère compensation salariale

870x489_000_nk0hlLes ordonnances Macron réformant le Code du travail permettent cette décision d’entreprise, l’un des premiers « accords de performance collective » voulu par le candidat d’En Marche! <br>Il augmente de près de 8% le temps de travail hebdomadaire, qui est porté à 37h45, moyennant une augmentation de salaire limitée à 3,1%. Chaque salarié devra travailler 33 minutes de plus par jour.

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L’accord a été signé par les syndicats FO, CFTC et CFE-CGC représentant près de 80% des salariés, pour une entrée en vigueur prévue en septembre, a indiqué une porte-parole de la direction. <br>Parmi les quatre syndicats représentatifs chez PSA Vesoul, seule la CGT a refusé de signer, dénonçant une « casse des 35 heures » et l’instauration du « travail gratuit » du fait du différentiel de près de 5% entre la hausse du temps travaillé et celle de la rémunération. 

Une « prime de performance » et des heures majorées

Résultat de recherche d'images pour "montebourg PSA"La signature constitue une « étape importante pour la compétitivité du site, soumis à une forte concurrence », a souligné la porte-parole de la direction. PSA la jugeait en effet indispensable pour garantir la pérennité de Vesoul, qui constitue son centre mondial de pièces détachées et évolue de ce fait dans le secteur de la logistique soumis à la concurrence d’opérateurs internationaux et des nouveaux acteurs de l’e-commerce.

Les nombreuses dispositions qui accompagnent l’accord et plusieurs avancées durant les trois semaines de sa négociation ont emporté l’adhésion des syndicats signataires, ont expliqué Thierry Pagot, délégué CFE-CGC du site et Jean-Paul Guy, son homologue pour la CFTC. Ainsi, PSA Vesoul s’engage à effectuer 80 embauches jusqu’en 2020, à investir 20 millions d’euros dans la modernisation et à ne pas sous-traiter ses nouveaux contrats.

Les salariés recevront une « prime de performance » de 100 euros en fin d’année prochaine et la rémunération de leurs éventuelles heures supplémentaires, au-delà de 37h45, seront majorées de 40% jusqu’à 43 heures et de 50% ensuite, ont relevé la CFE-CGC et la CFTC. <br>En outre, le salarié qui refuserait l’accord ne serait pas automatiquement licencié comme le prévoient les accords de performance collective, car il se verrait proposer une mutation sur un autre site PSA, a ajouté J.-P. Guy.

Manifestation de retraités : quand la presse gouvernementale instrumentalise les internautes

Troisième descente dans la rue: Macron met les seniors à rude épreuve.

blog -retraites defendent leurs pensions ds la rue-juin2018.jpg« Certains trouvent que ce comportement est exagéré, » selon Le Figaro. « Et de trois ! » écrit, railleur, mais tout respect gardé, ce quotidien de centre droit, apprécié des personnes âgées. Mais Le Figaro est moins à l’écoute de son lectorat que du pouvoir. 

Les retraités manifestent ce jeudi 14 juin à l’appel de neuf syndicats (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires-UNRPA) en France. Après une première mobilisation le 28 septembre et une seconde le 15 mars, ils protestent contre le gel des pensions, la suppression de la demi-part des veuves, le décalage de la revalorisation des retraites pour augmenter le minimum vieillesse… Leurs griefs ne manquent pas et leur détermination à ne pas se laisser pourrir leurs dernières années surprend le président Macron qui pourtant partage sa vie avec une retraitée de 65 ans. Sans doute n’est-elle pas représentative de sa catégorie : Brigitte Trogneux est issue d’une famille aisée de chocolatiers amiénois. Elle a affirmé, en août 2017, souhaiter « lutter contre les exclusions, notamment ce qui touche au handicap, à l’éducation et à la maladie », mais, à en juger par ses tenues improbables, sa peur du grand âge semble  voiler son regard sur la vieillesse.

Le Figaro a fait en sorte de trouver des retraités qui trouveraient que les retraités doivent faire un minimum d’efforts. 

Le quotidien n’est pas allé loin pour faire son marché : il a pioché parmi les hébergés de son « plus.lefigaro.fr »… Sont-ils représentatifs de l’ensemble des retraités ?

«Les retraités actuels ont bénéficié de tout» <br>Merou, retraité, est affligé par cette manifestation : «Ma génération voit tout ce qu’ils n’ont pas, mais pas ce qu’ils ont. Qu’ils arrêtent de pleurer sur leur sort. Ceux nés avant 1950, pour une grande majorité [il a ses propres statistiques], ne sont pas les plus à plaindre. Un petit effort de notre part ne me semble pas injustifié au regard de la situation de notre descendance.» Fait-il allusion aux ‘Trente glorieuses’ ?<br>Pour Lo, dont on aimerait voir la tête, «c’est normal que les retraités passent à la caisse ! Ils ont bénéficié de tout.»<br>Pour Chris R, c’est «de l’indécence. Personne pour leur expliquer que les générations suivantes cotisent des montants plus élevés pendant plus longtemps pour une retraite plus faible?» <br>Pilet, lui, y voit «une justice fiscale car il est logique que le taux de CSG des retraités soit aligné sur le taux de CSG des salariés».

«Il est important de descendre dans la rue pour se faire entendre»

Yves assure qu’il «manifestera car il est injuste de supprimer les pensions de réversion, surtout en faveur des femmes qui ont dû cesser de travailler pour élever leurs enfants.» Selon Auzarmes, défaitiste (!), il est «important de descendre dans la rue pour se faire entendre. Cependant, c’est peine perdue car Emmanuel Macron ne lâchera rien». 

JPR assure de son côté que «nous serons peut-être peu dans la rue, mais nous serons des millions dans les urnes la prochaine fois». <br>Enfin, pour Colette,«l’augmentation de la TVA aurait été plus équitable car je supporterais mieux cette réforme si ça ne partait pas dans un puits sans fond. Que Macron engage vraiment un chantier d’amélioration des dépenses publiques et je serai d’accord pour participer à l’effort demandé!». Mais Macron éprouve l’impérieuse urgence de renouveller les moeurs politiques la vaisselle de l’Elysée, se déplace en jet présidentiel pour faire quelque 100 kms (avec l’onction de journalistes de Paris Match et de BFMTV qui approuvent que ne soit pas simplement mobilisé un hélicoptère en cas de nécessité d’exfiltration face à la contestation populaire ! ) 

Et ça, ça fait un article à valeur déontologiquement informative ?  

Les retraités manifestent dans la rue contre la hausse de la CSG

Macron jette les vieux à la rue

L’augmentation de la CSG concerne 7,5 millions de personnes

blog -retraites en colere-non a hausse CSG-14juin2018.pngprès de la moitié des 16 millions de retraités français…

C’est leur troisième journée de mobilisation depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. Ce jeudi, les retraités manifestent pour défendre leur pouvoir d’achat, mis à mal par la hausse de la CSG.

Depuis le 1er janvier, le taux de prélèvement de la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 25 % environ sur les pensions de retraite supérieures à 1.200 euros, rappelle France Bleu. Une augmentation qui concerne environ un retraité français sur deux.

Un recul « trop limité »

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Si le gouvernement a reconnu qu’il faut corriger le dispositif et faire un geste envers les retraités, pour 100.000 ménages dont le revenu fiscal de référence a été calculé en sorte qu’il soit « juste au-dessus » du seuil retenu pour cette augmentation. Les syndicats estiment que ce recul est « trop limité ». La mesure devrait prendre effet en 2019, lors de la prochaine loi de finances.

Cette réforme de la CSG vise à faire payer les seniors pour la baisse des cotisations sociales des actifs, une décision qu’Emmanuel Macron a dit …« assumer ». Assumer veut dire quoi ? Qu’il devra rendre compte ? Comment ?

Lors de la dernière journée de mobilisation, le 15 mars dernier, entre 39.000 et 68.000 retraités étaient descendus dans la rue.

Des centaines de retraités se sont rassemblés jeudi 14 juin dans plusieurs villes de France

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A l’appel de neuf organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-PP, LSR, Ensemble, et Solidaires-UNRPA), ils ont protesté contre la politique du gouvernement et la baisse de leur pouvoir d’achat.

Dans une lettre ouverte au président Macron, Pierre Erbs, le président de la Confédération française des retraités (CFR)  regrette « un refus de dialoguer » de la part du gouvernement et demande que, comme les actifs, les retraités bénéficient de compensations à la hausse de contribution sociale généralisée (CSG).

A Paris, la manifestation est partie vers 14 h 45 de la place de l’Opéra en direction de celle de la République, derrière une banderole proclamant : « Les retraités ne sont pas des nantis, revalorisation des pensions ».

Résultat de recherche d'images pour "Baisse des pensions, hausse des tensions"A Marseille, plusieurs centaines de retraités valides se sont rassemblés en milieu de matinée au rond-point du Prado, pour la plupart vêtues de chasubles de FO ou de la CGT. « Baisse des pensions, hausse des tensions »« Pas de pensions inférieures au smic »« Indexation des retraites sur les salaires », pouvait-on lire sur des affiches.

A Montpellier, ils étaient 350, mais selon la police, à défiler sur l’air de la série Dallas revisité : « Macron, ton univers impitoyable, glorifie la loi du plus fort ! »« Brigitte, dis au gamin qu’il arrête ses (ma)c(r)onneries sinon les anciens vont lui mettre la fessée », proclamait notamment une pancarte.

Environ 500 personnes ont également défilé à Dijon, entre 200 et 300 à Bordeaux, 150 à Lille.

Macron ne voit aucune « ambiguïté » dans ses liens avec Philippe de Villiers

Philippe de Villiers « ne défend pas les mêmes valeurs » que lui, ancien ministre de Hollande, s’est défendu le président Macron, mercredi.

emmanuel-macron-a-propos-de-philippe-de-villiers-j-aime-beaucoup-ce-typeIls s’adorent : le Vendéen est « haut en couleur », assure Macron. L’ex-banquier s’encanaillerait-il avec un vicomte ?

Le 8 mai dernier, au Stade de France, le président et « l’agité du bocage » (surnom dû au Canard enchaîné) échangeaient en marge du match PSG-Les Herbiers : Emmanuel Macron et Philippe de Villiers se recherchent. Mercredi, ils se sont de nouveau croisés au cours d’une réunion organisée dans la soirée avec des entrepreneurs et des élus de Vendée. Mais le Président, qui s’est dit « très content » que le fondateur du Puy du Fou soit présent, a pris ses distances sur le fond : « Sur le plan des idées il est tout à fait d’une droite très conservatrice qui, comme ça ne vous a pas échappé, ne défend, ni les mêmes valeur,s ni les mêmes principes que moi. »

Emmanuel s’est pourtant attaché à Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon.<bblog -islamisation-Ph de Villiers-Les cloches sonneront-elles encore demain-bk cover.jpgr>De même qu’il s’inquiète souvent de ne pas voir Brigitte à son côté, à la mi-temps au Stade de France, le 8 mai, le quadra s’est enquis : « Où est Philippe? », Philippe de ­Villiers. Le Vendéen – que Macron a tenu à inviter dans la loge présidentielle – était en train de prendre un verre avec son frère Bertrand. « Le Président vous appelle… » Et Villiers de rejoindre les Macron dans un coin de la loge à cocktails. « On joue bien! » lui glisse le Président, toutes complicités dehors. Puis : « Super, ta déclaration sur le match allégorique entre le football couillu et le football friqué [dans Le Point]. Tu nous as bien fait rire, avec Brigitte ! » Villiers en profite : « T’as regardé ce que j’ai dit sur BFM? » Dans le documentaire Le Casse du siècle, il a, au sujet de sa relation avec Macron, ciselé une de ces petites phrases drôlement perfides qui lui valurent sa réputation, du temps où il attendait encore à temps plein en politique : « S’il avait une soirée à perdre, il préférerait la passer avec moi plutôt qu’avec Christophe ­Castaner. » Réponse de Macron : « Bien sûr ! » Brigitte plussoie : « Qu’est-ce qu’on a rigolé! »

On dirait que ces deux-là ont quelque chose à demander à de Villiers… blog -Non a Maastricht-campagne Seguin-Pasqua-Villers1992

Les municipales et les européennes, ça se prépare… Or, Villiers est un eurosceptique : aux côtés de Philippe Séguin et Charles Pasqua, il est l’un des principaux artisans du « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht. Lors des élections régionales de 1998, Villiers fit liste commune avec le RPR (devenu UMP, puis Les Républicains, premier parti de France au Parlement et dans les régions et mairies).
A l’invitation du président Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers et le MPF rejoignent, à l’approche des élections régionales de 2010, le comité de liaison de la majorité présidentielle, qui regroupe les partis alliés de l’UMP.
Soutien de La Manif pour tous, il interpelle François Hollande au Parlement européen à propos du mariage homosexuel lors de la visite de celui-ci à Strasbourg, le 

« C’est quelqu’un – je le connais depuis 2016 – et qui porte des convictions – certaines qui sont irréconciliables et d’autres qui permettent une confrontation utile« , a poursuivi le chef de l’Etat.

Leurs idées ne « sont pas alignées, » sont-ils convenus d’assurer…

Résultat de recherche d'images pour Se présentant comme « libre, totalement libre », Philippe de Villiers a pour sa part indiqué avoir « noué une amitié avec lui (Emmanuel) et son épouse« . Mais « il n’est pas aligné sur mes idées et je ne suis pas aligné sur les siennes« , a insisté l’ex-président du Conseil général de Vendée .
L’ancien secrétaire d’État auprès du ministre de la Culture et de la Communication, surnommé le « chouan de la culture » dans le second gouvernement Chirac, ne tarit toutefois pas d’éloges sur le chef de l’Etat. Pour au moins deux raisons : Emmanuel Macron « connaît ses dossiers et répond aux questions », alors qu’il se dit « habitué à des hommes politiques qui répondaient à côté« , et il « incarne la verticalité de la fonction » de Président, ce qui est important dans un pays qui est « une monarchie républicaine ».
LIEN video de Macron dans sa quête du père

Un peu plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron s’était rendu dans le village natal de Georges Clemenceau  en Vendée. Le frère de Pierre de Villiers, général d’armée et ex-chef d’Etat-Major des armées de 2014 à 2017, qui a mis un point d’honneur (inédit et historique) à démissionner en juillet 2017 « m’inspire énormément dans cette capacité à ne rien accepter du défaitisme« , y a déclaré l’homme de spectacle de l’Elysée en rendant hommage au créateur du parc du Puy du Fourécompensé en 2012, 2014, 2015 et 2016 et mettant à disposition son savoir-faire en matière de spectacle, notamment aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ou exportant en Russie de Poutine.

Médine n’investira pas le Bataclan

Les propriétaires quataris en sont pour leurs frais


Deux avocats de familles de victime réclament l’annulation du concert de Médine au Bataclan. Selon eux, les textes très ambigus du rappeur, qui évoquent l’islamisme, le djihad ou encore la condamnation de la laïcité, est une offense à la mémoire des victimes.
13 novembre 2015. Le Bataclan, Paris. Quatre-vingt-dix morts. Des centaines de blessés, de familles, d’amis touchés dans leur chair et dans leurs âmes.

Et trois ans plus tard, quasiment jour pour jour, ce triste anniversaire serait célébré sur les lieux même du crime par deux concerts du rappeur Médine? Par l’auteur d’un album si délicatement intitulé «Jihad», cette guerre «sainte» au nom de laquelle ces assassinats abjects ont été commis, après ceux de Charlie Hebdo et avant ceux qui continuent de frapper la France et le monde entier?

Comment a-t-on seulement pu envisager d’offrir la salle du Bataclan – propriété apparente du groupe Lagardère SCA, majoritaire, mais en vérité d’une holding qatarie, via une filiale de Lagardère – marquée à tout jamais par l’infamie du terrorisme islamiste, à un homme qui chante «Taliban et banlieue donne talibanlieusard», «à la journée de la femme, j’porte un burquini ; islamo racaille c’est l’appel du muezzin» ou encore «crucifions les laïcards comme à Golgotha».

La salle du Bataclan a été reprise à la famille Touitou: l’un des deux descendants actionnaires juifs, Joël Laloux, est en effet allé s’établir en Israël. Quant à Michel Emsalem, propriétaire de l’Hyper Cacher, également attaqué par les islamistes, il avait vendu son magasin la veille de l’acte terroriste au cours duquel quatre personnes – enterrées par la suite en Israël – ont été retrouvées assassinées.
<br>En mai 2015, en outre, le théâtre accueillit le spectacle Qui est Malcolm X ?, mettant en scène des rappeurs, dont Médine, à l’occasion de la publication de l’autobiographie de l’activiste marxiste des droits des Afro-américains.

Comment tolérer que les gens qui ont souffert dans leur chair, perdu un enfant sous les balles des Kalachnikov ou égorgé par les terroristes, voient le Bataclan à nouveau sali par de pareils textes?

L’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie, nul ne le nie. Mais il y a des limites qui ne peuvent être franchies sur le territoire de la République.

La justice, dans l’affaire Dieudonné, a eu l’occasion de poser ces limites et il est intéressant de voir que le cas Médine se rapproche assez de celui du pseudo comique dont le spectacle avait été interdit cette année-là par le Conseil d’État.

Un spectacle – ou en l’espèce un concert – contenant des propos incitant à la haine et faisant, en méconnaissance de la dignité de la personne humaine, l’apologie de comportements contraires au respect des valeurs et principes de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et de la tradition républicaine française peut faire l’objet d’une interdiction par l’autorité administrative.

Le Bataclan ne sera pas le lieu de la double mort

Les textes du rappeur Médine, chantés en ce lieu symbolique qu’est devenu le Bataclan, contreviennent évidemment au respect de ces valeurs républicaines et plus simplement au respect dû aux morts et aux blessés du 13 novembre 2015.

On imagine aisément que de telles chansons soient susceptibles au surplus d’entraîner des dérapages de type apologie des actes terroristes auprès d’un public dans lequel on sait, malheureusement, que les thèses djihadistes prospèrent facilement, sur fond d’antisémitisme et de complotisme.

Le risque de trouble à l’ordre public causé par les concerts de Médine au Bataclan n’est donc pas du tout théorique. Et le mouvement de protestation qui s’élève depuis quelques jours le prouve: Médine ne chantera pas au Bataclan sans que la population ne s’indigne et ne manifeste. Il est d’ailleurs consternant qu’une fois encore l’origine de l’indignation soit venue de l’extrême-droite, après qui ont couru les responsables politiques. Les républicains de toutes rives ne peuvent que se morfondre de constater que leurs porte-paroles sont aujourd’hui à la remorque des extrémistes alors que c’est justement le camp républicain qui devrait être à l’avant-garde du combat pour les valeurs de laïcité.

Nous, avocats de familles de victimes du Bataclan, ne laisserons pas souiller la mémoire des morts et le cœur des blessés et de leurs proches par la tenue de ces concerts sans réagir. Nous saisirons le préfet de police afin qu’il interdise ces concerts de Médine au Bataclan, comme le spectacle antisémite de Dieudonné a été interdit il y a quatre ans. Nous refusons d’y laisser chanter le «Djihad», célébrer les «Talibans» et «crucifier les laïcards»! Nous ne tendrons pas l’autre joue en ce lieu symbolique!

Si le préfet de police ne nous répond pas ou refuse d’interdire les concerts de Médine au Bataclan, le juge des référés du tribunal administratif de Paris sera évidemment saisi et nous sommes prêts à aller jusque devant le Conseil d’État. Pour l’honneur des victimes du Bataclan. Et pour la République.

Aides sociales : Macron se lâche sur le « pognon », sans rien lâcher…

« Un président ne devrait pas dire ça », dénonce LREM. « Non, j’rigole ! »

blog -grippe-sou-film Ca« La meuf, elle est dead » : c’est ainsi qu’on s’exprime en présence du chef de l’Etat, on le sait. A l’instar de Sibeth Ndiaye, une conseillère en communication de Macron, à propos de la disparition de Simone Veil, respectée de tous, hormis la franco-sénégalaise : Sibébeth ne compte pas l’académicien Léopold Senghor au nombre de ses lectures. <br>Mais, comme si l’opposition n’avait pas ses propres schizophrènes, bobos intellos dérapant populos l’instant d’après, surfant sur le langage châtié pour glisser dans la vulgarité d’une minute à l’autre, quand s’éteignent micros et caméras et que tombe le masque,  a critiqué mercredi les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales, tenus dans une vidéo diffusée mardi, estimant qu' »un président ne devrait pas dire ça », allusion  à la somme d’inepties publiées par son tremplin, François Hollande.

Outre cette référence à l’ouvrage qui avait marqué la fin du quinquennat de François Hollande, la cheffe de file des députés PS, Valérie Rabault, a jugé sur RFI « les propos et le ton pas adaptés à un président de la République française« .

Macron n’aime pas les pauvres

Macron veut « responsabiliser » les pauvres…<br>Dans une vidéo publiée mardi sur Twitter par sa directrice de la communication et relayée sur le compte du chef de l’Etat, Macron regrette qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux » et que « les gens pauvres restent pauvres ». « On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir », rêve le premier de cordée sans expérience de la pauvreté, ni prise sur le mur des réalités. Non motivé ou « fainéant »…

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le Président ? Toujours exigeant. Pas encore satisfait du discours qu’il prononcera demain au congrès de la Mutualité, il nous précise donc le brief ! Au boulot ! <a href= »https://t.co/2mjy1JmOVv »>pic.twitter.com/2mjy1JmOVv</a></p>&mdash; Sibeth Ndiaye (@SibNdiaye) <a href= »https://twitter.com/SibNdiaye/status/1006664614619308033?ref_src=twsrc%5Etfw »>12 juin 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

« Macron flatte les égoïsmes et surfe sur les clichés (…) afin de promouvoir une politique libérale qui ne fera qu’accroître la détresse et pauvreté », a également dénoncé le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Dans un « langage parlé, de sincérité », selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaudle président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo.

« Le président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus », juge de son côté la maire PS de Lille Martine Aubry. « Sous le mépris glaçant de ses propos: ce qu’il souhaite, c’est défaire méthodiquement tous les acquis obtenus depuis la Libération et le Conseil national de la Résistance », a-t-elle dénoncé dans un communiqué.

L’extrême gauche populiste s’en fait des gargarises. « Monsieur Macron, ce qui coûte un +pognon de dingue’, c’est vous et vos cadeaux aux ultra-riches. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté. Elle s’appelle le partage des richesses », a fustigé sur Twitter le chef de file des députés LFI, Jean-Luc Mélenchon.

« Le CICE et les exonérations de cotisations sociales ‘coûtent un pognon de dingue’ sans jamais sortir le pays du chômage. Mais ça, ça n’émeut pas Emmanuel Macron ! », a également protesté le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Emmanuel Macron « fait, comme tous les ultralibéraux, porter la responsabilité de la pauvreté, du chômage, sur les chômeurs et les pauvres », a lancé sur BFMTV et RMC Marine Le Pen (RN, ex-FN).

« La solidarité, ça n’est pas l’aumône. En France les riches -jusqu’ici- payent pour les pauvres et les Français en bonne santé payent pour ceux qui sont malades. Voilà le modèle français – ô combien perfectible – mais dont les principes restent modernes et JUSTES », a dénoncé Benoît Hamon (Génération.s) également sur Twitter.

 » ‘On met trop de pognon’, selon Macron. Par contre, pour les copains du Cac 40, on n’en met jamais assez… Stop au cynisme« , a renchéri Florian Philippot (Les Patriotes).

Plusieurs dirigeants Les Républicains ont critiqué les propos de Macron. 

blog -peur_pauvrete
Gardez votre pognon : c’est de changement dont j’ai besoin…

« On est dans la continuité du ‘sans-dents’ de François Hollande avec la théâtralisation en plus », a jugé la porte-parole LRLaurence Sailliet, sur BFMTV. « Un président ne peut pas dire ça », sauf à être « cynique ».

« C’est une mise en scène« , pour le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau. « On a effectivement énormément d’aides sociales et elles ne sont pas suffisamment réorientées vers la reprise de l’emploi », a-t-il estimé, sur Public Sénat, distinguant au passage « les mots » du Président, des « actes qui sont posés ».

« C’est un homme qui aime bavarder, provoquer, parfois de manière grossière et vulgaire« , a fustigé sur LCP Guillaume Peltier, numéro 3 du parti.

Même dans les rangs de la majorité, les propos présidentiels ont parfois causé le trouble.

La députée LREM franco-tunisienne de la Manche, Sonia Krimi – naturalisée en 2012 – s’est ainsi dite « très, très mal à l’aise » et a jugé qu’en tant que président de la République, Emmanuel Macron devait faire « très, très attention » à ses déclarations. ‘La République en marche’ avait choisi d’investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d’Alain Juppé pour les élections législatives… 

En revanche,  la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, y voit un « langage parlé, de sincérité » : le président dit « quelque chose d’essentiel, qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle tant bien que mal glosé, sur franceinfo. <br>Pénicaud se soigne ? Mais est-elle  tellement pauvre qu’elle soit dans « le curatif »…

Migrants: l’Italie dénonce les « leçons hypocrites » de Macron

Macron tend les relations entre la France et l’Italie

blog -Salvini Matteo doigt pointé.jpgL’Italie lundi et la France mardi s’accordent pourtant pour ne pas accueillir les 629 migrants entre les mains des passeurs (humanitaires !) de l’Aquarius affrété par ‘SOS Méditerranée’, un consortium d’associations radicales de trois pays qui fait pression sur les Européens pour imposer des clandestins aux populations récalcitrantes, bien que la Syrie ne soit plus officiellement en guerre.  

Macron n’a pas hésité à dénoncer le « comportement » du gouvernement italien. 

Emmanuel Macron avait dénoncé la « part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien », mardi et en Conseil des ministres, en termes peu diplomatiques et, qui plus est, entre partenaires européens.  

C’était ce mardi, après 48 heures de black-out à l’Elysée. Le sort de l’Aquarius crée ainsi de fortes dissensions jusqu’au cour de La République en marche, où plusieurs députés LREM reprochent à l’exécutif son attentisme, voire son « indifférence ».

A bord de l’Aquarius, mais aussi du Dattilo et de l’Orione, SOS Méditerranée assure le passage en Espagne où le nouveau premier ministre socialiste Pedro Sanchez crée un appel d’air  en proposait le port de Valence, tandis que Macron estime, lui, que «la France prend plus que sa part» dans l’accueil de clandestins.

L’Italie ne s’en laisse pas conter

Photo ALBERTO PIZZOLI/AFPMattéo Salvini a répondu vertement à Macron qu’il n’a pas de « leçons » à recevoir, selon une note de la présidence du Conseil citée par des media italiens.

Le ministère italien des Affaires étrangères a, quant à lui, jugé les déclarations de la France « surprenantes » et convoqué l’ambassadeur français à Rome. « Les déclarations concernant (le navire humanitaire) Aquarius qui proviennent de la France sont surprenantes », ajoute cette note, avant de souligner que « l’Italie ne peut accepter de leçons hypocrites d’un pays ayant préféré détourner la tête en matière d’immigration« .

Dans la foulée, le ministre italien de l’Economie a annulé sa rencontre avec son homologue français, Bruno Le Maire, prévue ce mercredi.

L’Italie rappelle qu’elle fourni un effort inégalé en Europe 

PLUS DE 900 MIGRANTS ONT DÉBARQUE EN SICILE, CE MERCREDI

Des réfugiés à Grande-Synthe en septembre.

Plus de 900 migrants qui se trouvaient à bord d’un navire des gardes-côtes italiens ont débarqué ce mercredi 13 au matin dans le port sicilien de Catane.

Ces arrivées interviennent au lendemain du départ vers l’Espagne du navire humanitaire Aquarius de SOS Méditerranée, qui était resté avec 629 immigrés à bord en stand-by pendant plus de 72 heures, l’Italie et Malte – où, avec Joseph Muscat, 39 ans, le parti travailliste exerce le pouvoir, depuis 2013 a refusé d’ouvrir à nouveau leurs ports.

L'Aquarius transporte 629 migrants à bord. Photo KARPOV/AFP

La majeure partie des 900 migrants débarqués à Catane se sont déclarés Erythréens. Le bateau transportait également environ 200 mineurs (isolés ?), dont le plus petit est un bébé de trois mois, instrumentalisé par la propagande de l’ONG Save the Children, qui ne considère pas un instant que les parents ont pris un risque considérable et qui n’engage qu’eux… La marche à travers le désert peut prendre plus d’un mois. La traversée en bateau de Libye vers l’Italie coûte environ 1.500 dinars libyens par personne, plusieurs milliers de dollars d’Erythrée à Marseille. Si le candidat à l’émigration n’a pas les moyens de payer, les passeurs le font travailler gratuitement pour eux, pendant des mois, avant de l’autoriser à embarquer. Le périple  d’un clandestin de l’Erythrée à la France, en passant par la Libye et l’Italie, est estimé à huit mois. Les enfants sont donc conçus en cours de voyage, par économie, et en sorte que la naissance ait lieu en Union européenne.
A noter au passage que, depuis
 décembre 2016, les belles âmes de Save the Children sont pointées par Frontex, l’agence européenne responsable de la coordination des activités des garde-frontières dans le maintien de la sécurité des frontières de l’Union avec les États non-membres, pour collusion avec les passeurs de clandestins en Méditerranée. 

Quelque 800 de ces migrants seront transférés dans d’autres régions italiennes, a précisé la préfecture de police locale. En attendant que ces clandestins fassent du « benchmarking » en Union européenne.

Macron met le ‘souk’ en Europe

Illustration.« Si les excuses officielles n’arrivent pas, le Premier ministre Conte fera une bonne chose en n’allant pas en France«  pour le sommet prévu vendredi, a déclaré Matteo Salvini à la mi-journée.
En fin de matinée, le ministre italien de l’Intérieur Salvini a appelé  Macron à faire preuve de « générosité » dans l’accueil des migrants, jugeant que la France n’a pas respecté ses engagements en ministère des Affaires étrangères français.

Intervenant devant le Sénat italien, il a rappelé que la France s’était engagée à accueillir plus de 9 000 migrants arrivés ces dernières années en Italie mais qu’elle n’en avait accueilli que 640, officiellement. Il a donc invité Macron à « passer de la parole aux actes et à donner un signal de générosité » en accueillant ces migrants.

« Si les excuses officielles n’arrivent pas, il vaudrait mieux annuler la rencontre prévue entre le président français et le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte fera une bonne chose en n’allant pas en France » pour le sommet prévu vendredi, a déclaré Matteo Salvini à la mi-journée.

 

 

La gare Saint-Lazare Paris paralysée par une panne

 

A la SNCF, un problème peut en cacher un autre

saint-lazare-3707457A la grève séquencée des cheminots, qui en est à son 3e mois, s’ajoute une panne de signalisation « exceptionnelle » aux origines inconnues. 

Le trafic était totalement interrompu à la gare Saint-Lazare mercredi 13 juin au matin et les usagers de la SNCF à Paris vont vivre plusieurs jours de galère. La gare Saint-Lazare est la deuxième plus fréquentée de France, derrière la gare du Nord : elle voit passer chaque jour 450.000 voyageurs et dessert l’ouest banlieue parisienne et la Normandie. 

« On ne sait pas quelle est l’origine de cette panne exceptionnelle qui bloque la signalisation au départ et à l’arrivée de la gare Saint-Lazare », a dit Alain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien sur BFM TV.

La SNCF n’exclut aucune possibilité » : ça peut être une panne liée aux « travaux de régénération » des voies qui ont lieu toutes les nuits, mais également la conséquence des intempéries, a-t-il précisé lors d’un point presse sur place. « On ne peut pas non plus exclure un acte de malveillance« , a ajouté A. Krakovitch.

Aux alentours de 07h00, la gare se remplissait de voyageurs potentiels, regards inquiets vers les panneaux d’affichage de messages annonçaient que deux trains allaient partir vers 08h30 en direction du Havre et de Cherbourg depuis la gare de Houilles-Carrières-sur-Seine (Yvelines), accessibles par le RER A.

Cet incident intervient alors que mercredi est la 30e journée de la grève par épisodes lancée début avril à la SNCF contre la réforme ferroviaire, faisant de ce conflit ferroviaire le plus long des 30 dernières années, à l’initiative des révolutionnaires trotskistes de SUD et des communistes de la CGT qui se sont rapprochés du PCF..

Le service public appelle les usagers à ne pas voyager

Un employé de la SNCF, le 9 avril 2018, à la gare de Paris-Saint-Lazare.La SNCF a invité les passagers des lignes desservant Saint-Lazare (L, J, Intercités et TER Normand) « à reporter leurs déplacements ». « Des gares terminus temporaires sont créées à La Défense, Houilles-Carrières-sur-Seine, La Garenne Colombes et Argenteuil« , a-t-elle précisé dans un communiqué. Après, vogue la galère…

Les équipes techniques sont à pied d’oeuvre depuis 02h30 « pour effectuer les recherches et les réparations nécessaires ». « Les pannes, il y a toujours une solution », espère un usager.

« Une panne c’est pas tout à fait leur faute », raconte le même qui n’a jamais entendu parler d’équipes cheminotes de maintenance. Et puisqu’il n’y a pas de problème sans solution, les clients sont invités à se renseigner sur l’application mobile SNCF, ainsi que sur le site Transilien.com. Mais notre Monsieur Gentil constate sur son téléphone que l’appli n’est « vraiment pas à jour », « c’est pas bon pour la SNCF », finit-il par admettre. 

Une dame tirant une valise à roulettes s’arrête près des journalistes : « c’est un sabotage, » avance-t-elle, soupçonnant un lien avec la grève en cours et aussi une information bloquée.

Les 30 juillet et 1er août 2017, le grand chassé-croisé des vacances estivales avait viré au cauchemar à la gare Montparnasse, en raison d’une panne de signalisation, identifiée et réparée au bout de deux jours. La SNCF s’était excusée, mais le gouvernement lui avait demandé des comptes. Un an plus tard, les comptes ne sont toujours pas arrêtés…

Cette gigantesque panne intervient alors que le texte de la réforme ferroviaire à l’origine de la grève doit être voté définitivement mercredi par l’Assemblée, puis jeudi par le Sénat.

Biocarburants: le ministre reste « en Travert » des agriculteurs insatisfaits

La présidente de la FNSEA a jugé insuffisantes les propositions de Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture

blog -raffinerie La Mede-biocarburants-blocage juin2018
Blocage de la bioraffinerie Total de La Mède, sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), le 11 juin 2018

Les blocages de raffineries et dépôts de pétrole continuent, alors que Stéphane Travert se déclare « optimiste » sur une issue au conflit. 13 des 14 raffineries et dépôts bloqués ce lundi matin par des agriculteurs opposés aux importations d’huile de palme et de produits ne respectant pas les normes imposées en France sont toujours à l’arrêt cet après-midi. Sur RTL, le ministre a dénoncé des « blocages illégaux ».
« Le compte n’y est pas », a déclaré Christiane Lambert, dirigeante du premier syndicat agricole français, à l’issue de plus de trois heures de négociations au ministère dans la nuit de mardi à mercredi.

« Il y a quelques avancées qui ne suffisent pas à dire maintenant que nous levons le camp », a expliqué Christiane Lambert qui, au côté du président des Jeunes Agriculteurs (JA) Jérémy Decerle, a négocié avec M. Travert et son équipe de 23h30 mardi à peu après 03h00 du matin mercredi.

Mercredi 13 à 07h30, les instances de la FNSEA devaient se réunir pour décider de la suite à donner au mouvement. Une conférence de presse est prévue à 09h30. « Nous allons partager les documents de restitution de la négociation et déciderons (…) de ce que nous allons faire », a expliqué Ch. Lambert, mais « nous sommes déçus sur le contenu global de ce qui a été annoncé« .

Une suspension des blocages est toutefois en cours, le temps d’éplucher les propositions gouvernementales. « C’est une action coup de poing qui a atteint son objectif en alertant l’opinion publique sur les distorsions de concurrence de nos produits par rapport aux produits étrangers qui ne respectent pas l’environnement, nos standards de production et nos charges sociales », avait expliqué le secrétaire général de la FNSEA PACA, Patrick Lévêque.

FNSEA et JA ont lancé dès dimanche soir un mouvement de blocage pour protester notamment contre l’importation de produits agricoles, et plus particulièrement l’huile de palme, ne respectant pas les normes françaises et européennes. Mardi après-midi, 18 raffineries et dépôts de carburant étaient bloqués.

Reconnaissant des points de friction persistants avec les syndicats, S. Travert a néanmoins envisagé une fin de ces blocages. « Je suis plutôt optimiste (…) je pense que nous pouvons trouver une voie de levée des barrages », a-t-il déclaré aux journalistes derrière Ch. Lambert.

« Sur un certain nombre de points, nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord, mais sur la question des engagements internationaux, sur la question des normes, sur la question du travail que nous faisons pour défendre nos filières, nous sommes au rendez-vous« , a assuré Travert.

Syndicats et ministre avaient déjà négocié mardi après-midi, sans succès. 

Blocage de la raffinerie de Vatry dans la Marne? le 11 juin 2018

« Nous demandons une parole publique plus claire pour défendre l’agriculture. Quand 3.000 agriculteurs descendent dans la rue bloquer 18 sites, c’est que quelque chose ne va pas« , avait alors indiqué Mme Lambert. Sur le terrain, les agriculteurs sont restés mobilisés mardi.

« On attend de savoir ce qu’il va ressortir de la réunion entre le ministre et notre présidente nationale. Ce qui est sûr c’est que l’on va rester encore au moins cette nuit et la journée de demain (mercredi) », a indiqué le président de la FNSEA de l’Eure, Fabrice Moulard, qui bloquait la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime) avec une quarantaine d’agriculteurs et quelques tracteurs. 

La FNSEA demande au gouvernement de légiférer pour interdire les importations qui ne répondent pas aux normes françaises, « des engagements sur le coût du travail » et les cotisations sociales, , et « des études sociales et économiques », des réponses concrètes sur l’accompagnement financier des plans de filière, avant la mise en place de toute nouvelle norme.

FNSEA et JA dénoncent aussi « les contradictions » du gouvernement qui incite les agriculteurs français à monter en gamme tout en concluant des accords de commerce international qui provoquent des distorsions de concurrence. En somme, que Macron protège ses concitoyens, comme le fait Trump, notamment au G7 au Canada.

La FNSEA et les JA, premières organisations syndicales de la profession, dénoncent un  symbole de ces « incohérences » qui a été l’autorisation donnée au groupe pétrolier Total d’importer jusqu’à 300.000 tonnes par an d’huile de palme pour alimenter sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) qui doit commencer à fonctionner cet été.

Les deux syndicats affirment que l’agriculture française peut fournir davantage d’huile de tournesol ou de colza à cette usine que les 50.000 tonnes promises, mais à un prix supérieur à celui de l’oléagineux importé d’Asie du Sud-Est. Ils font valoir que ces prix attractifs à court terme seront inévitablement revus à la hausse à moyen terme.  

Interrogé à l’Assemblée nationale par le député LR Christian Jacob, le Premier ministre a défendu la décision de l’Etat d’autoriser Total à importer de l’huile de palme pour La Mède. « Nous ne dévierons pas d’une voie qui est claire : nous défendons les intérêts des filières agricoles. Nous faisons en sorte que l’ouverture des marchés soit respectueuse des intérêts de l’ensemble des filières agricoles« , a assuré Edouard Philippe, semblant convaincre la Confédération paysanne, marquée à gauche, mais inerte.

Lundi, Total s’était voulu rassurant sur l’approvisionnement des stations-service, appelant ses clients à « conserver leurs habitudes de consommation de carburant ».

Cliquer sur l’image pour être dirigé vers un reportage de France 3 pour

VOIR et ENTENDRE une présentation de la problématique ( LIEN ) :

Biocarburants : menace de blocage sur les raffineries

 

Migrants sur l’Aquarius : le silence de l’Elysée « vaut complicité avec l’Italie et Malte » ?

Macron défend-il sa population ? Auquel cas, Trump aurait déteint sur lui…

Spain Europe MigrantsAlors que les 629 migrants à bord de l’Aquarius – navire précaire et illégitime d’association – ne savent toujours pas quel port va pouvoir les prendre en charge, l’opposition d'(extrême) gauche s’indigne aussitôt du silence de l’Elysée sur cette affaire, notamment Eric Coquerel, le député insoumis de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis.

L’Aquarius, le navire affrété par l’association ‘SOS Méditerranée’, soutenue par des associations de trois pays européens, est allé au-devant de migrants clandestins au large des côtes libyennes. Mais on ne sait pas encore où il va pouvoir accoster, puisqu’ils posent problème à une Italie qui a élu une coalition de droite dont le programme n’est pas favorable à une surcharge de sa dette publique et Malte qui a simplement annoncé un ravitaillement du navire. Le problème reste entier, après les offres de gascons de la ville de Palerme ou celle de la Corse qui sait pertinemment qu’elle n’a pas la légitimité pour les recevoir.

Et l’Elysée, si bavard sur tous les sujets internationaux, reste muet.

Ni communiqué, ni tweet : y a-t-il quelqu’un aux manettes  ? Silence radio sur l’Aquarius au plus haut niveau de l’Etat, ce qui interpelle, puisqu’Emmanuel Macron se prend pour le sauveur du monde et qu’il se montre généralement hyper-réactif sur les sujets européens. Mais, 11 juin, aucune communication n’était encore venue de l’Elysée, du Quai d’Orsay ou du ministère de l’Intérieur, à la différence du gouvernement allemand qui, en demande de main d’oeuvre peu qualifiée, appelait depuis Berlin l’Italie et Malte à la « responsabilité humanitaire ». Edouard Philippe s’est fendu d’un  commentaire : pour lui, comme pour l’immense majorité des Français, l’immigration est un défi pour l’Europe…

L’opposition meuble bruyamment le silence jupitérien

La gauche et l’extrême gauche – qui se disent attentives aux plus défavorisés déjà établis en France – se sont portés sur le devant de la scène humanitaire. Le socialiste Boris Vallaud, porte-parole du PS et époux de la franco-algérienne Najat Vallaud-Belkacem, dénonce un « silence assourdissant« , phrase toute faite, l’Insoumis Eric Coquerel, LFI, s’est fendu d’un tacle assassin via Twitter. « Honte à la France [plutôt qu’à Macron?] dont le silence vaut complicité avec l’Italie et Malte« . Coquerel est-il en désaccord avec Mélenchon : celui-ci, en effet, n’est-il plus favorable au maintien des clandestins au pays ? Les cris d’orfraie du politicien Coquerel sentent fort du bec le populisme !

Il est vrai que les passagers de l’Aquarius n’entrent pas dans le cadre de l’immigration maîtrisée voulue par Macron et incarnée par Gérard Collomb, mais surtout votée avec la loi asile et immigration. 

Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs évoqué des régions « submergées par les flux de demandeurs d’asile ». Il avait aussi condamné le « benchmarking » et les migrants qui font leur marché parmi les pays européens les mieux-disant en matière d’aides sociales.

Des convictions en accord avec la majorité des Français, souligne un sondage Ifop : 59% d’entre eux sont contre la répartition en Europe des migrants qui débarquent en Grèce et en Italie, clandestinement, et à ce que la France en accueille.

Les villes portuaires à gauche, portes ouvertes aux migrants méditerranéens

Les 629 migrants de l’«Aquarius» vont être conduits en Espagne

19260334_1969061346700180_2671281506149445672_nA peine le premier ministre Mariano Rajoy a-t-il été renversé le 2 juin que, le 11, le socialiste Pedro Sánchez (50,3% des voix socialistes) invite plus de 600 migrants en Espagne où la plupart ne resteront pas.

Les 629 clandestins de l’«Aquarius» étaient bloqués en mer, dans l’attente d’un port d’accueil… Parmi eux, sept femmes enceintes : pour le droit du sol ? Le sort des migrants de l’Aquarius est donc enfin fixé.  Avant de choisir leur destination finale, quelque part en Union Européenne, ils vont être transbordés sur des navires italiens pour être conduits en Espagne, où le gouvernement de Pedro Sanchez a proposé de les accueillir, sans recevoir l’accord de ses partenaires européens.

Le port de Valence devrait accueillir les migrants de l’Aquarius dans les prochains jours

SOS Méditerranée

Des navires italiens vont prendre le relais de l’Aquarius, navire de l’association européenne de sauvetage en mer depuis la Libye ‘SOS Méditerranée’, qui ne réunissait pas les conditions de sécurité suffisantes pour aller jusqu’en Espagne.
L’Aquarius est géré par la compagnie maritime allemande Jasmund Shipping, en partenariat avec ‘Médecins du Monde’ jusqu’en avril 2016, puis avec ‘Médecins sans Frontières’ (section Amsterdam) depuis mai 2016. Seize députés français, principalement issus du Parti socialiste et du Parti radical de gauche, donnèrent alors une partie de leur réserve parlementaire à SOS Méditerranée et financèrent ainsi une semaine d’intervention.
‘SOS Méditerranée’ est un réseau international créé le 9 mai 2015 et présidé par Francis Vallat, président d’honneur fondateur du Cluster Maritime Français
, qui coordonne 18 clusters nationaux de l’Union européennequi dynamise les solidarités entre 400 entités maritimes françaises et co-organise les Assises de la mer, rassemblant 1.800 responsables de la vie maritime française, dont le Premier ministre et d’autres membres du gouvernement), ainsi que le Salon « Euromaritime ».

Francis VallatFrancis Vallat, 72 ans, a derrière lui cinquante ans de carrière dans le domaine de la mer. Bien qu’après trente ans, il fut licencié en 1997 de la présidence de Van Ommeren Tankers, un important armateur pétrolier néerlandais, il est la personnalité la plus importante du monde maritime français : on le retrouve au conseil national de la Lloyd’s, la célèbre compagnie d’assurances britannique, ou au comité international du bureau Veritas, le leader mondial de la certification des normes, et a été vice-président d’Intertanko, le groupement mondial des tankers pétroliers.
Francis Vallat a été vice-président de l’Agence européenne de sécurité maritime. Il a fondé en 2006 le Cluster maritime français (CMF), regroupement de toutes les entreprises du secteur. Plus de 5.000 cadres et dirigeants d’entreprises sont passés par le Cluster. 400 entreprises ou entités maritimes y adhèrent. Ses Assises de la mer ont attiré jusqu’à 2.000 personnes, dont des ministres.
Depuis quatre ans, Francis Vallat a passé la main. Mais
 il est toujours président d’une autre « grappe maritime », l’European Network of Maritime Clusters, qui rassemble les clusters de dix-sept pays européens… Francis Vallat a aussi été président de l’Institut français de la mer. Sans compter ses SCI, ses multiples engagements associatifs ou sportifs toujours dans le même domaine de la mer.

Rien d’étonnant à retrouver Francis Vallat dans les allées du pouvoir. Au tournant du millénaire, c’est le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, qui le décore de la Légion d’honneur. En janvier 2012, il prend la parole à une journée thématique de l’UMP où il explique entre autres aux organisateurs « qu’ils sont nuls en communication »… On peut aussi croiser Francis Vallat dans les couloirs de Bruxelles : il a même droit à une page entière sur le site internet de la Commission européenne avec sa biographie en anglais.
C’est donc cet homme qui préside SOS Méditerranée, que la presse présente comme une association citoyenne, une initiative militante née entre la poire et le fromage, quelque part entre Berlin et Marseille. Son association revendique 11.200 donateurs.

« Des vivres seront livrés sous peu à l’Aquarius par un navire italien », a précisé l’association sur Twitter. Le centre de commandement des secours de Rome « planifie de transborder les rescapés plus tard sur des navires italiens après quoi nous mettrons le cap ensemble sur Valence », a-t-elle ajouté.
L’Aquarius était bloqué en mer à la suite d’un bras de fer entre l’Italie et Malte, qui refusaient tous deux d’ouvrir leurs ports aux migrants en situation irrégulière. Dans l’impasse, l’Aquarius avait alors reçu une proposition du socialiste Pedro Sanchez, nouveau premier ministre espagnol pour accoster au port de Valence.

<br>Le maire de Palerme ouvre l’Europe aux migrants, mais en garde très peu en Sicile

Pour éviter de garder à sa charge des milliers d’Africains passés par la Libye, une seule solution pour le maire de la capitale sicilienne, dès 2015 : la liberté d’entrer légalement dans l’UE. « Si les Syriens, en tant que personnes provenant d’un pays en guerre, ont droit de toute façon au statut de réfugié, pourquoi leur interdire de prendre un billet d’avion Istanbul-Paris, par exemple et les obliger de passer par la Libye, la traversée de la Méditerranée« , s’était-il interrogé.
En 2017, Leoluca Orlando, un maire de centre-gauche, en était à vouloir « abolir le titre de séjour pour les migrants ». Il se justifie : « Je ne comprends pas pourquoi les frontières existent. L’Union européenne était l’occasion rêvée pour dire « nous sommes au delà des nations, nous ne sommes qu’un ensemble de minorités. » Selon lui, chacun doit pouvoir décider de ce que devrait être sa terre natale

La Corse propose l’ouverture de ses ports

Ce mardi, le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a également proposé d’accueillir sur l’île le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée. « Manque de vivres, mauvaises conditions météo, et port espagnol trop éloigné : face à l’urgence, le conseil exécutif de Corse propose à @SOSMedFrance d’accueillir l’#Aquarius dans un port #corse », a tweeté l’élu nationaliste qui a été l’avocat d’Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet en exercice Claude Erignac.

Une offre appuyée par le président nationaliste de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, ancien avocat spécialisé dans la défense de  nationalistes corses,  notamment des militants ayant participé à la lutte armée à travers le FLNC.

En revanche, le nouveau ministre italien de l’Intérieur avait mené sa campagne des législatives sur le thème de la fermeture des frontières aux migrants

Le ministre, Matteo Salvini, ex-patron de la Ligue, a prévenu qu’une fois au pouvoir, il ferait tout pour empêcher ces débarquements, particulièrement lorsqu’ils sont le fait des ONG qui patrouillent au large de la Libye.

L’Italie, qui a vu quelque 700.000 migrants débarquer sur ses côtes depuis 2013, a régulièrement reproché aux Européens d’avoir détourné les yeux et de l’avoir laissée seule face à la crise migratoire.

<br>Mélenchon est-il candidat à Marseille pour ouvrir les vannes ?

Le principal opposant d’extrême gauche entretient le suspense sur sa candidature, mais son parachutage sur cette ville ouverte sur la Méditerranée suggère un plan politique de facilitation de l’entrée de tous les migrants venus d’Afrique et du Proche Orient.

Né à Tanger, Mélenchon, qui se considère comme un « indépendantiste français » face à l’Union européenne, condamne la volonté d’Emmanuel Macron d’appliquer pleinement l’accord avec la Turquie sur les migrants.  Dans un communiqué, le député des Bouches-du-Rhône a estimé le chef de l’Etat « poursuit la fuite en avant sur les conditions d’accueil des réfugiés » : il confie, selon lui, le traitement des demandeurs d’asile à un régime dictatorial ». Mélenchon accuse « l’Union européenne [qui] continue de pousser les populations africaines au départ en forçant les États à signer des accords et libre-échange« . 

L’ancien sénateur renvoie dos à dos ceux, à droite ou au gouvernement, qu’il juge trop fermés et ceux, plus à gauche, ses alliés de l’extrême gauche, dont il dénonce l’idéalisme naïf. «Une fois que les gens sont là, que voulez-vous faire? Le rejeter à la mer? Non, c’est absolument impossible. Donc il vaudrait mieux qu’ils restent chez eux. Je suis fatigué de ces discussions où les fantasmes s’affrontent les uns et des autres. Entre ceux qui hurlent sans réfléchir et s’en remettent à des expédients sécuritaires sans consistance et ceux pour qui il est normal que tout le monde puisse venir où il veut, quand il veut». Des propos qui prolongent ceux tenus par le fondateur du parti de gauche dans Le Monde le 24 août dernier : «Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Mais est-ce que s’il venait 10.000 médecins s’installer en France, ce serait une chance? Oui».  Entre l’immigration au « faciès » universitaire de Mélenchon et le « benchmarking » de Collomb, la France va devoir choisir…

 

L’accord Kim-Trump agace la presse engagée

L’AFP ne se résigne pas à l’abandon de son anti-américanisme primaire 

blog -rencontre Kim-Trump a Singapour-11juin2018.jpg« Entre tension et sourires, la poignée de main Kim-Trump, » titre l’agence de presse française. « Deux hommes s’approchent, pour une poignée de main historique, retransmise en direct dans le monde entier. Les limousines des dirigeants américain et nord-coréen Donald Trump et Kim Jong Un ont emprunté le pont reliant Singapour à l’île de Sentosa, plus connue pour ses parcs d’attractions, des studios Universal aux baignades avec les dauphins. Direction l’hôtel de luxe Capella, développé sur le site d’une ancienne base britannique, bouclé pour l’occasion, » rapporte, narquoise, l’AFP, avec quelqu’aigreur. Hillary Clinton aurait-elle fait progresser les relations de paix internationale ?

« Les deux hommes sont sortis sans un sourire de leurs véhicules, arrivant ensuite de façon totalement symétrique sur la terrasse choisie comme décor sobre de cette rencontre dont les chaînes d’information en continu parlent en boucle depuis des jours. » Il semblerait que, pour l’AFP, l’événement soit avant tout une mise en scène médiatique.

« Figée, la poignée de main, moment tant redouté des hommes politiques rencontrant Donald Trump, a duré un peu plus de dix secondes, » montre en main… Donald Trump a touché l’épaule de Kim Jong Un, plus petit [1m70] que lui [1m90], mais sans autre signe ostensible de domination virile, comme ceux que le président américain aime souvent à distiller. Les mines sont sérieuses. » La différence de taille importante entre les deux hommes avait suscité toutes les spéculations quant au fait que la partie nord-coréenne insisterait pour que la poignée de main se fasse assis.

« En arrière-fond, une dizaine de drapeaux de la Corée du Nord et des Etats-Unis.
Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, c’est la première fois que les drapeaux des deux pays se retrouvent côte-à-côte depuis un concert de l’Orchestre philharmonique de New York à Pyongyang en 2008.

A Séoul, le président sud-coréen Moon Jae-in a regardé la scène à la télévision comme de nombreux téléspectateurs à travers le monde, avant d’entrer en conseil des ministres. Fin avril, c’était lui qui participait à une poignée de main historique avec Kim Jong Un, lors d’un sommet dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, toujours techniquement en guerre.
« Moi aussi, j’ai eu du mal à m’endormir hier soir », a dit le président sud-coréen à ses ministres, ajoutant espérer l’ouverture d’une « nouvelle ère entre les deux Corées et les Etats-Unis ».

MM. Trump et Kim se sont ensuite vus en tête-à-tête pendant un peu plus de 45 minutes, avant une discussion bilatérale et un déjeuner mêlant mets occidentaux et asiatiques (cocktail de crevettes, porc croustillant sauce aigre-douce et tarte tropézienne), une des rares informations distillées à la presse. »

« Les sourires font enfin leur apparition sur le visage des deux hommes. La glace semble rompue. « Nous allons avoir une relation formidable », a lancé M. Trump, assis au côté de l’homme fort de Pyongyang pour une courte séance ouverte à quelques caméras, se disant convaincu que la rencontre serait [sera] un « immense succès« . »

« Le chemin pour en arriver là n’a pas été facile », a de son côté déclaré le dirigeant nord-coréen. « Les vieux préjugés et les habitudes anciennes ont été autant d’obstacles, mais nous les avons tous surmontés pour nous retrouver ici aujourd’hui« .

« C’est vraiment une rencontre fantastique » qui s’est déroulée « mieux que quiconque aurait pu imaginer« , a lancé Donald Trump à la presse à l’issue du déjeuner, après une courte promenade dans le jardin de l’hôtel avec Kim. »

« Il a évoqué la signature dans la foulée d’un document conjoint, sans plus de précision. »

On en savait plus de l’accord que l’AFP voulait bien le dire : le mardi 12 juin 2018 à 07h15, le récit de l’AFP est encore totalement réduit à l’aspect événementiel – sensationnel – de la rencontre. « Malgré un accès au sommet des plus restreints, quelque 5.000 journalistes ont fait le déplacement à Singapour pour l’événement, selon Washington. La plupart ont été cantonnés à suivre le sommet en direct à la télévision ou sur les comptes Twitter de Donald Trump ou de son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo.

Un accord a pourtant été signé… L’AFP devra y venir !

 

J.-F. Copé : « On tape beaucoup sur Donald Trump, mais il ne fait qu’appliquer son programme »…

Macron aussi ne fait qu’appliquer son programme… 

blog -trudeau-trump main tendueEmmanuel Macron ne parviendra pas à influencer Donald Trump « avec des tapes dans le dos », estime Jean-François Copé qui demande une diplomatie européenne forte.

L’issue du G7 en queue de poisson est terrible rappel à la réalité. Alors qu’il avait consenti à signer le communiqué commun du G7 samedi, Donald Trump a retiré le sceau américain à la dernière minute, vexé par des propos du Premier ministre canadien: après le départ de son invité, Justin Trudeau avait persisté à qualifier d' »insultants » les tarifs douaniers américains et le président américain avait répliqué en jugeant Justin Trudeau « très malhonnête et faible »

Un coup de pied de l’âne canadien qui doit alerter le jeune Macron, selon Jean-François Copé. « La diplomatie de la tape dans le dos, des embrassades devant les caméras et des invitations à dîner à la Tour Eiffel, c’est bien gentil mais ça ne marche pas« , a mis en garde le maire de Meaux, invité du Grand Rendez-Vous d’Europe 1 dimanche.

Trump, adepte de la « realpolitik »

blog -presidents et le sport-J Trudeau-boxing-patrick-brazeau.jpgL’échec du G7 doit pousser la France à reconsidérer sa façon de dialoguer avec les États-Unis, estime Jean-François Copé, « Tout ce qui compte en diplomatie, c’est l’alignement des intérêts. Or, nos intérêts et ceux de Donald Trump ne sont clairement pas les mêmes« , souligne Jean-François Copé, 54 ans. « En France, on tape sur Donald Trump à longueur de journée. Mais il fait simplement ce pour quoi il a été élu. Il avait un programme extrémiste et il le met en place. Il avait promis de torpiller 70 ans de libre-échange transatlantique et 25 ans de commerce nord-américain. Pour le même prix, il insulte Poutine avant de se réconcilier avec lui. Tout cela a un nom : c’est de la realpolitik« , explique l’ancien ministre à son cadet de 14 ans. 

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L’ancien président de l’UMP incite désormais Emmanuel Macron à se tourner vers ses partenaires européens et à cesser de faire cavalier seul. « Le message de ce fiasco, c’est que jamais on a autant eu besoin d’Europe. Nos intérêts sont alignés avec l’Allemagne, la zone euro, l’UE et même au-delà », martèle Jean-François Copé. « Emmanuel Macron a eu raison de mettre les pieds dans le plat sur l’Europe, maintenant il faut que les Allemands acceptent de bouger, notamment sur la création d’un vrai fonds d’investissement européen. Le deuxième grand sujet, c’est la défense. On ne peut pas rêver d’une grand diplomatie européenne si on n’a pas de politique de défense digne de ce nom. »

Le Bataclan accueille un rappeur anti-républicain invectivant C. Fourest, Ménard, Ciotti ou Estrosi, au nom de l’islam radical

Le nom de Médine sent le soufre : il agite la presse et les réseaux sociaux depuis le week-end dernier.

blog -Medine rappeur anti republicain.jpgDe son vrai nom Médine Zaouiche, Médine est un rappeur franco-algérien,  âgé de 35 ans, né au Havre en 1985 de parents d’origine algérienne. Peu connu du grand public, il s’est néanmoins distingué avec le titre Don’t Laïk, dans lequel il appelle à «crucifier les laïcards» de la République, « met des fatwas sur la tête des cons », avant de s’en prendre – encouragé par la presse socialo-communiste –  à Nadine Morano, Jean-François Copé et Pierre Cassen. Dans le contexte des attentats contre Charlie Hebdo, cette chanson suscite une « controverse turbulente » reprise sur le plan international. (Don’t Laik compte en 2016 plus d’un million de vues sur YouTube). Pour le philosophe et essayiste Vincent Cespedes, ces paroles sont trempées « dans tous les encriers de l’intolérance : celui de la propagande djihadiste et des appels au meurtre de l’Etat islamiste. » Il juge le chanteur « irresponsable en tant qu’artiste diffuseur de mots, d’idées… 

Or, il doit se produire au Bataclan les 19 et 20 octobre prochains, à guichet fermé. La célèbre salle du XIe arrondissement parisien avait été endeuillée le 13 novembre 2015 par le massacre perpétré par un commando djihadiste qui y a abattu 90 personnes. C’est précisément ce point qui cristallise les indignations, en premier lieu contre le propriétaire de la salle qui a eu vite fait de faire son deuil.
712020-medine032En 2005, Médine avait sorti un album intitulé Démineur, avec une chanson, Don’t Laïk, où il disait notamment « crucifions les laïcards comme à Golgotha ». Un journaliste socialiste comme Gérard Leclerc (66 ans) se dit troublé, mais pas assez pour empêcher la liberté d’expression de poursuivre son oeuvre de sape de la démocratie, humaniste et faible. 

Pour dénoncer cette provocation, il faudra donc des responsables politiques de droite comme Laurent Wauquiez, qui dénonce un « sacrilège pour les victimes, un déshonneur pour la France », ourdi par un « individu (…) se présentant comme une ‘islamo-caillera' », et d’extrême droite, comme Marine Le Pen, qui y voit une « incitation au fondamentalisme islamiste », rapidement rejoints par plusieurs membres de la majorité présidentielle, comme la députée LREM Aurore Bergé. 

Au PS, Olivier Faure a encore cru lundi qu’il est possible d’espérer du rappeur Médine, dont les prochains concerts au Bataclan provoquent l’indignation, qu’il puisse, de lui-même, « lui-même se poser la question de savoir si sa présence » dans ce lieu « ne justifierait pas une prise de distance » par rapport à d’ancien titres polémiques, comme comme « Don’t Laïk » ou « Jihad » qui en dit pourtant long sur ses sympathie pour le djihad en Syrie ou en France. « Je ne suis pas de ceux qui sont dans l’interdiction, mais il y a une question qui est effectivement posée« , a mollement réagi le premier secrétaire du PS. 

houria-bouteldjaLe groupe de rap ‘Nique ta mère‘ (NTM), Orelsan (dont l’un des premiers titres ‘Sale pute’ fut dénoncé en 2009 pour incitation à la violence envers les femmes – il leur « déboîterait la mâchoire » ou les « ferait avorter à l’opinel » – , mais qui reçoit trois Victoires de la musique dix ans plus tard, en période de lutte médiatique contre les viols et violences faites aux femmes) ou ZEP (Zone d’expression populaire: Nique la France) et Houria Bouteldja (proche du parti des indigènes de la République, PIR, militante antiraciste engagée contre l’islamophobie et le néocolonialisme, mais accusée accusée d’antisémitisme, homophobie, sexisme, communautarisme et racisme) n’ont-ils pas ouvert la brèche ?

Danièle Obono, nouvelle députée France insoumise (LFI) de Paris, n’a vu aucun problème à ce que le rappeur se produise sur le théâtre des attentats djihadistes de novembre 2015. « Pourquoi ça me choquerait ? Bah non, c’est un chanteur qui se produit dans une salle de spectacle et voilà. C’est un artiste. C’est un artiste qui se produit, un rappeur« , a-t-elle dit. Lors d’une série d’attentats menés dans la soirée du 13 novembre 2015, un commando djihadiste a tué 130 personnes à Paris et dans sa banlieue, dont 90 au Bataclan. 
Elle a récemment défendu sur une radio nationale le droit de dire «Nique la France» tout en s’interrogeant sur les raisons de dire «Vive la France». 

 

Biocarburant : l’huile de palme enflamme Total

Le gouvernement a donné son autorisation au pétrolier français de convertir une raffinerie de pétrole au biocarburant

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L’Etat Macron fait ainsi hurler aussi bien les écolos que la FNSEA,  mettant en lumière les défauts d’un carburant qui n’a de «bio» que le nom.

Résultat de recherche d'images pour "huile de palme biocarburant"Le feu vert accordé par l’Etat le 16 mai 2018 à la «bioraffinerie» de Total, à La Mède (Bouches-du-Rhône), qui carburera dès cet été à l’huile de palme pour produire 500. 000 tonnes par an de biodiesel, réussit l’exploit de ne satisfaire personne ou presque. Ni la FNSEA, qui a annoncé le blocage de raffineries et dépôts de carburant dans toute la France à partir de dimanche 10 juin et pour trois jours reconductibles, afin de protester contre la concurrence faite par cette huile à l’huile de colza française, dont le biodiesel est le premier débouché ; ni le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, dans le sillage du puissant syndicat ; ni les ONG environnementales, vent debout contre le site au nom de la protection de la biodiversité et du climat ; ni le ministre de la Transition écologique : particulièrement gêné aux entournures, Nicolas Hulot a dû admettre que «ce n’est pas de gaieté de cœur [qu’il a] autorisé la raffinerie à rouvrir». Pour lui, ce dossier «peau de banane» tombe on ne peut plus mal.
Le 18 mai, deux jours à peine après l’officialisation de l’autorisation accordée à Total, le ministre lançait en grande pompe la «mobilisation de la France en faveur de la préservation de la biodiversité» et justement à Marseille, non loin de la bioraffinerie. Une volte-face, qui a valu à Hulot une pluie de critiques et de procès en «incohérence», tandis que la tête de l’Etat regarde ailleurs et pointe du doigt Trump 
sur le climat et le commerce au G7 qui a eu lieu ce week-end au Canada avec les 6 autres pays, dont la France et …Macron présent (avec sa femme).

Car la culture intensive des palmiers à huile ravage les dernières forêts équatoriales primaires, en particulier en Asie du Sud-Est, avec pour effets, une faune décimée, dont les orangs-outangs, gibbons ou tigres de Sumatra, et un bilan carbone catastrophique : les agrocarburants (dits «biocarburants») à base d’huile de palme sont trois fois plus nocifs pour le climat que le diesel fossile (ceux à base de soja le sont deux fois plus, et de colza, 1,2 fois, selon l’ONG bruxelloise Transport & Environment).
Le malaise est d’autant plus profond que, dans son plan climat présenté en juillet 2017, Nicolas Hulot avait annoncé la publication, d’ici mars 2018, d’une stratégie nationale visant à mettre fin à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation (notamment l’huile de palme ou le soja OGM destiné à nourrir le bétail). Une erreur gravissime, puisque la déforestation est responsable de plus de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. «Cette décision est très importante, car nous allons fermer une fenêtre qui donnait la possibilité d’incorporer de l’huile de palme dans les biocarburants», avait alors insisté Hulot.
Or, cette possibilité est déjà allègrement utilisée : plus de 75 % des 900 000 tonnes d’huile de palme consommée en France servent aujourd’hui à faire rouler les véhicules, et seul le reste entre dans la composition de pâtes à tartiner, biscuits ou cosmétiques.

Gages

Depuis, le ministre de la Transition écologique étant censé présenter sa stratégie nationale contre la déforestation importée (SNDI) début juillet, Macron a pressé Hulot de mettre de l’huile dans son eau de source. D’un côté, la Malaisie et l’Indonésie, principaux producteurs d’huile de palme au monde, ont menacé de ne plus acheter d’avions militaires français. De l’autre, le géant pétrolier Total a fait savoir à l’exécutif qu’il n’a ps renoncé à concrétiser son projet de reconvertir son site de La Mède, qui a cessé de raffiner du pétrole brut fin 2016, en «première bioraffinerie de taille mondiale» carburant à l’huile végétale, la moins chère du marché grâce à des coûts de production très bas et des droits de douane bien inférieurs aux autres huiles.
A peine l’aval donné par le préfet de la région Paca, Nicolas Hulot a tenté de sauver la face dans un communiqué de presse, le 16 mai. Soulignant avec insistance que le projet avait été «décidé en 2015» et «soutenu par le gouvernement précédent» (en échange du maintien de 250 emplois sur le site, sur 430), il a assuré que l’utilisation d’huile de palme dans la bioraffinerie serait «encadrée».

Total aurait «accepté de réduire significativement les quantités d’huile de palme utilisées et de prendre des engagements très précis sur la certification de leur origine et de leur mode de production», selon le ministre de l’Ecologie. Ainsi, le gouvernement a demandé à l’industriel de «réduire autant que possible l’approvisionnement en huiles végétales brutes, et notamment en huile de palme, afin de consommer des quantités inférieures aux 450 000 tonnes [d’huile végétale brute : palme, soja, colza, tournesol, maïs…] que l’usine est autorisée à utiliser». Et Total devra «utiliser au moins 25 % de matières premières issues du recyclage des huiles (huiles alimentaires usagées, graisses animales, distillats d’acide gras)». Le même jour, le géant pétrolier faisait mine d’acquiescer, assurant prendre «l’engagement de limiter l’approvisionnement en huile de palme brute à un volume inférieur à 50 % des volumes de matières premières qui seront traitées sur le site [650 000 tonnes au total], soit au plus 300 000 tonnes par an».

Mais la confiance n’est pas revenue. Au contraire. Les Amis de la Terre doutent du respect par Total de ce plafond de 300 000 tonnes d’huile de palme brute. L’ONG estime même que la bioraffinerie de La Mède «pourrait importer jusqu’à deux fois plus d’huile de palme qu’annoncé par Total», et donc «fonctionner pratiquement à 100 %» avec cette huile, de quoi réquisitionner «une surface de forêt tropicale équivalente à plus de cinq fois [celle] de la ville de Marseille».

Comment l’ONG se justifie-t-elle ? D’abord, elle constate que l’«autolimitation» du pétrolier à 300.000 tonnes d’huile végétale est «absente de l’autorisation officielle, ce qui permet à Total d’importer jusqu’à 450 000 tonnes d’huiles végétales brutes sans autre précision». Pour les Amis de la Terre, qui viennent de déposer cette semaine devant le tribunal administratif de Marseille un recours contre l’autorisation d’exploitation délivrée à Total, l’arrêté préfectoral du 16 mai devait, en vertu de la loi, comporter un plan détaillé d’approvisionnement en matières premières de la raffinerie pour les trois premières années de fonctionnement. Or, cela n’y figure pas : l’arrêté se contente de mentionner que les 650.000 tonnes de matières utilisées annuellement à La Mède comprendront «au maximum 450.000 tonnes d’huiles végétales brutes de toutes natures».

Trafic

Les Amis de la Terre relèvent par ailleurs qu’outre l’huile brute, Total peut utiliser de l’huile de palme de qualité secondaire, dite «PFAD» (distillats d’acides gras de palme), que l’industriel «essaye de faire passer pour un produit résiduel à caractère de déchet, alors que le ministère de l’Ecologie a reconnu que son impact est le même que l’huile de palme brute» dans un mail envoyé à l’association en avril. Celle-ci estime que «Total prévoit initialement d’importer 100.000 tonnes de PFAD mais pourrait en importer bien davantage (jusqu’à 250.000 tonnes) si l’entreprise était contrainte d’importer moins d’huile de palme brute». Quant aux 100.000 tonnes d’huiles alimentaires usagées que le pétrolier prévoit d’utiliser, «il s’agit du gisement maximum disponible en France, déjà utilisé pour moitié par d’autres opérateurs», remarque l’ONG, qui en conclut que Total devra donc importer des huiles usagées «alors que les certificats censés encadrer ce type d’huile sont fortement suspectés par la Cour des comptes européenne de permettre d’importer frauduleusement des quantités massives d’huile de palme»«Il existe un énorme trafic : des cargos d’huile de palme arrivent en Chine, on y verse une bouteille d’huile de friture usagée, et hop, les papiers indiquent que ce sont des cargos d’huiles usagées», illustre Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes de l’ONG. Enfin, l’argument selon lequel Total utilisera de l’huile de palme certifiée «durable» ne convainc pas. La certification RSPO (pour «Roundtable on Sustainable Palm Oil», «Table ronde pour une huile de palme durable») n’interdit pas la destruction des forêts sur sols tourbeux ou de celles dites «secondaires», pointe l’ONG.

«Effet domino»

16527696Le vrai problème est ailleurs. «Même certifiée, la quantité massive d’huile de palme qui sera transformée en agrocarburants aura un effet domino : il faudra toujours déforester de nouvelles surfaces pour continuer à satisfaire la demande mondiale en huile de palme alimentaire», explique Alain Karsenty, économiste au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. Un phénomène reconnu par la Commission européenne sous l’appellation «changement d’affectation des sols indirect» (Casi), et dont le chercheur souhaite l’intégration dans le calcul du bilan carbone des agrocarburants. Si c’était le cas, «ceux à base d’huile de palme présenteraient le pire bilan carbone du marché», avec ceux à base de soja.

Discriminer ces agrocarburants à «fort impact Casi» permettrait d’éviter qu’une surface de forêts tropicales de 45.000 km2 selon lui, équivalente à celle des Pays-Bas, ne disparaisse d’ici 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. D’autant que d’autres secteurs, comme le transport aérien, pourraient s’intéresser aux carburants à base de palme ou de soja, ce qui serait catastrophique. Une position que la direction du Cirad ne soutient pas, voire contredit en minimisant en haut lieu les dégâts écologiques de l’huile de palme. Sans doute parce que cet établissement public possède des intérêts dans cette filière (vente de graines, etc), notamment via sa filiale PalmElit… créée en association avec le conglomérat Avril-Sofiprotéol. Proche de la FNSEA, ce dernier a bâti sa fortune (plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires) grâce aux agrocarburants à base de colza, certes moins climaticides que ceux à base de palme mais dopés aux pesticides, sans toutefois se priver d’importer de grosses quantités d’huile de palme.

Qui remportera le bras de fer et pèsera in fine le plus lourd auprès de l’exécutif ? L’alliance improbable de la FNSEA et Stéphane Travert avec les écologistes et Nicolas Hulot ? Ou Total, poids lourd du CAC 40 dont le patron, Patrick Pouyanné, répète que la bioraffinerie de La Mède est «soutenue par l’Etat au plus haut niveau», et qui s’est trouvé un allié de circonstance dans les industriels hexagonaux de l’armement soucieux de ne pas perdre de marchés en Asie du Sud-Est ?

A moins qu’une autre issue ne se dessine : un «en même temps» tout macronien. Nicolas Hulot a répété ces derniers jours dans les media que l’«avenir n’appartient pas à l’huile de palme» et que la France «soutient une position forte» au niveau européen pour sortir progressivement des agrocarburants les plus nocifs. Allusion aux discussions en cours à Bruxelles, après un vote du Parlement de l’UE en janvier en faveur de la suppression de l’huile de palme dans les moteurs d’ici 2021. Voilà qui permettrait au gouvernement de contraindre Total à abandonner cette matière première sans remettre en cause les engagements de l’exécutif précédent ni créer de distorsion de concurrence en Europe – le groupe redoute surtout une interdiction franco-française -, tout en permettant au pétrolier de s’assurer de confortables marges en attendant.

Plan de sortie

«Total fera probablement comme ses concurrents ENI [en Italie] et Neste Oil [en Finlande], qui ont fait tourner leurs raffineries avec le maximum d’huile de palme pendant deux ou trois ans, avant de diversifier leur approvisionnement avec des huiles plus chères, notamment parce que l’opinion publique n’est pas favorable à l’huile de palme», estime Fabien Cros, représentant CGT à La Mède. Le syndicaliste ne s’oppose pas à d’autres voies de reconversion de la raffinerie, ce que préconisent les Amis de la Terre. «Pourquoi ne pas développer ici des activités de recherche-développement autour des carburants et de l’hydrogène ? L’important, c’est que l’activité soit pérenne», dit-il. Total, qui affiche sa volonté d’être d’ici 2035 «LA major de l’énergie responsable intégrant le climat dans sa stratégie», n’a pas non plus intérêt à plomber son image avec l’huile de palme.

Déjà, plusieurs distributeurs de carburant se détournent de celle-ci. Leclerc l’a interdite, même si «en fait, c’est suite à des problèmes d’encrassement des moteurs quand le distributeur avait tenté d’en intégrer davantage à la fin des années 2000, avant la rupture technologique, l’hydrotraitement, qui permet le boom actuel», indique Sylvain Angerand, des Amis de la Terre. L’ONG a obtenu qu’Intermarché s’engage sur un plan de sortie d’ici trois ans. Et de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD, qui regroupe Casino, Auchan, Cora ou Carrefour) qu’elle demande au gouvernement de prendre en compte l’effet Casi pour distinguer les pires biocarburants.

De leur côté, 13 députés LREM ont adressé le 21 mai une lettre ouverte au PDG de Total –   dont Matthieu Orphelin et François-Michel Lambert – pour lui demander de renoncer à l’huile de palme. «Vous avez su faire un geste pour vos actionnaires en augmentant largement les dividendes […]. Vous seriez visionnaire en faisant à présent un geste fort pour la planète», polémiquent-ils en pointant les excellents résultats financiers du groupe. Les « premiers de cordée » ne sont pas toujours les bienvenus hors du champs des micros et caméras. 

 

La reconduction à l’INSERM du mari de la ministre de la Santé ferait jaser

Levy ou Buzyn, le couple est  à l’aise en Macronie

Yves Lévy, PDG de l'Inserm, est l'époux de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, s’appelle Yves Levy et gère un établissement public sous la tutelle de son épouse. Les féministes n’y trouvent rien à redire, mais les démocrates grondent. En juin, son mandat sera remis en jeu, relançant le débat d’un potentiel conflit d’intérêt, en cas de reconduction.

Le mari d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des solidarités, pourra-t-il décemment conserver son mandat ? Devrait être désigné sous peu le président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), fonction actuellement occupée par Yves Lévy, époux de la ministre. Le risque du conflit d’intérêt plombe cette nomination : censée intervenir le 12 juin, elle a d’ailleurs pris un léger retard, car l’organisme public est en principe placé sous double tutelle des ministères de la Recherche et de la Santé.

La ministre assure ne même pas connaître les candidats à la présidence de l’Inserm, dont son mari pourrait faire partie. « Le sujet n’a jamais été évoqué avec le Président ou avec le Premier ministre« , affirme-t-elle.

Un décret pour dessaisir Agnès Buzyn

Pourtant, au moment de la nomination d’Agnès Buzyn dans le gouvernement d’Edouard Philippe, il avait bien fallu déminer tout possible conflit d’intérêt. Fin mai, un décret a alors ôté toute autorité de la ministre de la Santé sur l’Inserm, pour la transférer au Premier ministre, tout en lui conservant la tutelle sur le ministère de la Recherche... Ce cas de figure est prévu par la loi relative à la transparence de la vie publique.

En attendant les auditions des candidats, prévues le 21 juin, selon le ministère de la Recherche, le professeur Lévy assure l’intérim. L’identité des candidats reste confidentielle, mais les postulants ont le droit de s’exprimer, ce que l’actuel PDG a refusé de faire. Une tutelle du Premier ministre n’est pas faite pour durer.

Justin Trudeau fait capoter le G7

Le G7 au Canada a tourné au fiasco samedi.

Les propos du Premier ministre canadien Justin Trudeau ont provoqué une réaction instantanée de Donald Trump qui, d’un tweet vengeur, a retiré son soutien au communiqué commun obtenu dans la douleur,  qualifiant la déclaration du Canadien de “très malhonnête”.

Le président américain a tweeté depuis Air Force One: En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain!”.

La réaction est spectaculaire. Déjà parti au moment de la publication de ce fameux communiqué, Donald Trump avait fait savoir à la presse voyageant avec lui à bord d’Air Force One qu’il y souscrivait, mais c’était avant d’avoir connaissance des propos de Trudeau.  Un haut responsable de la Maison Blanche a confirmé que le président était “en colère”.

Taxes “insultantes”

Lors de sa conférence de presse de clôture, après deux jours de débats laborieux à La Malbaie (Québec), le Canadien a continué à utiliser le terme d’“insultantes” pour qualifier les taxes tout juste imposées par les Etats-Unis sur l’acier et l’aluminium importés. Et il avait promis d’y répliquer “sans sourciller”.

Embarrassé, le cabinet du Premier ministre canadien s’est limité à une réponse minimale : “Nous nous concentrons sur tout ce que nous avons accompli ici au sommet G7. Le premier ministre n’a rien dit qu’il n’avait pas déjà dit auparavant, autant publiquement qu’en conversations privées” avec le président américain, mais c’était avant que ne soit trouvé un accord.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a appris la nouvelle au décollage de son avion. Ses services n’ont pas voulu aggraver la situation dans l’immédiat.

A l’origine de la colère de Donald Trump, les propos de Justin Trudeau rendent de facto caduque la déclaration commune sur le commerce grâce à laquelle le “Groupe des sept” (Etats-Unis, Canada, Italie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon) avait tenté de sauver la face. Ce texte critique le “protectionnisme”, qu’incarne le président américain, et s’engage à “moderniser” l’Organisation mondiale du commerce.

Coup pour coup

Les quelques lignes difficilement négociées ne pesaient pas lourd face à un Donald Trump déterminé à ne rien lâcher pour défendre les intérêts américains. Au prix d’une guerre commerciale ouverte avec ses partenaires, comme le montre sa volonté réitérée de taxer les importations de voitures étrangères à un taux plus équitable, entre partenaires.

Donald Trump dénonce en effet le protectionnisme de l’Union européenne sur les importations de voitures en provenance des pays hors UE. Les taxes européennes s’élèvent à 10%, quand les droits de douanes américains ne s’élèvent qu’à 2,5%.

“Nous sommes la tirelire que le monde entier pille. Cela va cesser”, avait déjà tempêté le président républicain, au cours du sommet.

Justin Trudeau n’est donc pas le seul à vouloir maintenir le statu quo en matière tarifaire. Le président français Emmanuel Macron a ainsi prévenu, lors de sa propre conférence de presse à La Malbaie, qu’il n’y a “pas de changement” en ce qui concerne les menaces de contre-mesures européennes annoncées sur le bourbon ou les motos américaine, en riposte aux taxes américaines sur l’acier et l’aluminium.

Malgré les sourires des dirigeants à la fin du sommet, le G7 a donc été dynamité par un hôte canadien qui préfère les longues négociations multilatérales en meute aux négociations bilatérales. Jusqu’à provoquer le fiasco final de la rencontre.

Le président américain était arrivé le dernier et reparti le premier, se faisant porter absent à une réunion sur le climat. Le président des États-Unis s’est envolé du Canada pour Singapour après le déjeuner de travail consacré à l’égalité des sexes. Donald Trump n’a jamais caché qu’il donne  la priorité à sa rencontre de mardi avec M. Kim. “C’est une occasion unique” d’arriver à un accord nucléaire avec Pyongyang qui “ne se représentera jamais”, a-t-il expliqué.

 

Un couple islamiste interpellé en France : revient-il de Syrie avec un projet d’attentat?

Garde à vue dans les locaux de la DGSI

Un couple de Tchétchènes, soupçonné d’avoir séjourné en Syrie, a été interpellé en France par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et placé en garde à vue mardi 5 juin, selon une « source proche de l’enquête », vendredi 8 juin 2018.

Leur arrestation s’est déroulée pour l’un dans le Puy-de-Dôme et pour l’autre, en Moselle. Elle a été menée dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le Parquet de Paris en février dernier pour « association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crime d’atteinte aux personnes ».

Le couple est en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). L’enquête doit permettre de déterminer si l’un des deux mis en cause ou les deux ont séjourné en Syrie.

L’attentat de l’Opéra Garnier à Paris, commis un homme d’origine tchétchène.

La République tchétchène a fourni un grand nombre de djihadistes parmi les étrangers partis rejoindre les rangs de Daech.

En France, le dernier attentat djihadiste a été commis par un Franco-russe d’origine tchétchène de 20 ans suivi pour radicalisation, Khamzat Azimov. Armé d’un couteau, il a tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra Garnier à Paris.

Un ami de ce dernier, Abdoul Hakim Anaiev, a été mis en examen et incarcéré pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d’atteintes aux personnes ». L’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste.

Macron avance masqué sur la suppression de l’aide médicale aux clandestins

Matignon n’assume pas

L’entourage du Premier ministre affirme qu’«il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat» contrairement à ce que fait fuiter Le Point.

Non, une suppression de l’Aide médicale d’Etat (AME) n’est pas dans les tuyaux, maintient Matignon, vendredi, au troisième jour d’un déplacement du Premier ministre dans la région toulousaine.

Après la controversée loi asile-immigration jugée trop répressive par la gauche et une partie de la majorité issue du PS qui ne craint pas de faire vivre la France à crédit, le gouvernement veut afficher un masque plus généreux. Plusieurs mesures ont ainsi été annoncées, notamment le renforcement de l’apprentissage du français, de la formation civique, ou encore l’attribution d’un « pass culture » à chaque jeune étranger disposant d’un titre de séjour… N’empêche que, contraint de faire des économies, Gérald Darmanin s’est montré favorable à la suppression de l’Aide médicale d’État (AME). Ce dispositif, qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins, est jugé « trop coûteux » par le ministre responsable de l’Action et des Comptes publics.

Matignon dément pour le moment

Quelques heures auparavant, Le Point affirmait que la proposition d’en finir avec ce dispositif assurant, sous conditions de ressources, sauf pour les mineurs, une prise en charge médicale aux étrangers présents irrégulièrement sur notre territoire depuis plus de trois mois et en ayant fait la demande, avait été mise sur la table par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors du conseil interministériel sur l’intégration des étrangers qui s’est tenu mardi à Matignon. «Il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat et d’ailleurs ce sujet n’était à l’ordre du jour de la réunion», a affirmé l’entourage d’Edouard Philippe.

Pas à l’ordre du jour, mais néanmoins évoqué de manière informelle à la fin du rendez-vous, assure un témoin de la discussion. La réunion consacrée à l’intégration des étrangers avait accouché de quelques mesures concrètes d’accompagnement. Placée sous le signe de l’humanité, elle devait servir à rééquilibrer la barque après le vote de la loi asile et immigration fustigée par la gauche et jugée trop répressive également par une partie de la majorité. Cela n’a pas empêché Darmanin, soucieux d’un usage beaucoup plus parcimonieux de l’argent public, de défendre un basculement des bénéficiaires de l’AME vers la couverture médicale universelle (la CMU est devenue en 2016 la PUMA pour Protection universelle maladie), moins «coûteuse» et à laquelle ont droit les citoyens français les plus précaires. Pour cette année, le montant programmé pour l’AME, instaurée en 2000, est de 882 millions d’euros.

Selon un récent rapport de la députée LR Véronique Louwagie, le nombre de bénéficiaires de l’AME a connu un léger infléchissement en 2016, avec 311.310 personnes en fin d’année, et celui-ci semblait se confirmer en 2017.

«Plus de pertes que de gains»

Si on en croit Le Point, au moment d’entonner ce vieux refrain des droites gestionnaires – lesquelles plaident pour une suppression de nature à réduire les dépenses publiques et la charge supportée par les contribuables, au bénéfice des allocataires légitimes – Darmanin a trouvé un allié en la personne du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lequel affirme que «pour accueillir mieux, il faut accueillir moins».
L’ancien sénateur-maire de Lyon ajoute même que conserver l’AME attire des migrants, lesquels, comme il l’avait dit dans un autre cadre, se livrent à un «benchmarking» des aides sociales européennes pour cibler leur destination finale : une « étude de marché » pour déterminer le pays le mieux disant social… Au nom du risque d’un «appel d’air», quand Darmanin défend, lui, l’égalité de traitement.

Collomb, cible du moment

L’entourage de Collomb a démenti les propos que le Point lui a prêtés : « fake news ? ». Présente à cette réunion, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, aurait, pour l’heure, défendu avec vigueur l’AME, rappelant que la supprimer (Darmanin propose le basculement de ses bénéficiaires vers la CMU) générerait «plus de pertes que de gain, car l’Etat ne pourra pas laisser mourir les gens dans la rue et serait obligé de les soigner»
Sans qu’on sache ce que le Premier ministre en pense sur le fond, et a fortiori Macron, il était visiblement urgent de ne pas ouvrir un nouveau front à la veille des Européennes

Lyon : la Gay Pride fera de la provocation dans le bastion de la droite non déviante

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Ils crient «victoire : la marche des fiertés LGBTI passera enfin dans le Vieux-Lyon !»

Association lyonnaise qui organise le défilé annuel de la communauté homosexuelle, bisexuelle, transgenre et intersexe dans la ville de Gérard Collomb, la Lesbian and gay pride (LGP), l’a annoncé ce vendredi.

Le 16 juin, jour de La ‘Fête des Pères’, une partie de la déambulation aura bien lieu sur les quais du 5e arrondissement. «Nous sommes heureuses et heureux car c’est une belle victoire pour les défenseur.e.s des libertés publiques», s’est félicitée la LGP, après la réunion organisée le 6 juin par la préfecture du Rhône avec les différents acteurs concernés par l’événement et avec le soutien du tribunal administratif de Lyon : le tribunal administratif a en effet décidé qu’il y avait eu une «erreur d’appréciation» et a réclamé l’annulation de l’interdiction partielle décrétée par la préfecture l’année dernière, imposant un parcours différent de celui déclaré par la LGP.

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Collomb, sénateur-maire « gay-friendly » de Lyon

Le 30 mai, le tribunal administratif de Lyon avait pourtant décidé de ne pas suivre l’avis du rapporteur public réclamant l’annulation de l’interdiction partielle décrétée par la préfecture l’année dernière. Depuis quatre ans, c’est elle qui a ménagé les convictions des uns et le défi de la LGP. «Nous pensions que la préfecture allait s’appuyer sur cette décision pour refuser une fois de plus» que le défilé se rende sur la rive droite de la Saône, a expliqué David Souvestre, le président de la LGP : «Nous avions préparé plusieurs trajets pour parer leurs arguments, mais nous n’avons même pas eu le temps de les présenter; ils nous ont eux-mêmes proposé un passage dans le Vieux-Lyon, ils ont compris l’importance que cela avait.» un compromis à été trouvé : l’étape sera plus courte que celle souhaitée par la LGP. «Le sens politique d’y manifester est plus fort que la longueur du trajet», s’est réjoui l’association, confiante en l’avenir.

Cette décision fait date et c’est une étape vers la suppression de la dernière sanctuarisation

Résultat de recherche d'images pour Aucune manifestation LGBTI n’avait encore investi ce quartier de la capitale des Gaules depuis 2010. Au centre du bras de fer avec les autorités, la question de l’ordre public: il avait été jusqu’ici jugé inutile d’aller provoquer les sensibilités tout aussi respectables mais pourtant stigmatisée du qualificatif d’extrême droite, du centre historique où ont fleuri des affiches explicites «Pas de défilé par les enfilés», un slogan éculé, déjà repéré en 2000….

Résultat de recherche d'images pour «Le Vieux-Lyon ne doit plus être […] livré à ces groupuscules […], objecte la LGP triomphante. Nous manifesterons de manière festive, revendicative et pacifiquement […] pour dénoncer tous ces actes homophobes, sexistes, racistes et xénophobes et réaffirmer avec détermination que ce quartier ne leur appartient pas.»

Le mot d’ordre de cette 23e marche : «PMA sans conditions, l’égalité n’attend plus.»

La LGBTI « no border » non plus.

 

Grosse augmentation de salaire pour le président de la Commission des comptes de campagne

Logerot, 82 ans, en juillet 2018

2005, François Logerot voit son salaire fortement augmenté.

 

 

Le moment est pourtant mal venu, quand l’Etat se dit en recherche de massives économies, un décret du 30 mai publié au Journal officiel revalorise nettement les émoluments du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot, né en 1936. Ils passent ainsi de 4.574 euros par mois à 7.182 euros nets mensuels (+ 57 %), à quoi s’ajoutera désormais une indemnité annuelle de 9.500 euros bruts. Le tout avec effet rétroactif au 1er janvier.

Certes prévue par une loi du 20 janvier 2017, votée pendant le quinquennat de Hollande, sur les autorités administratives indépendantes, cette augmentation intervient pile au lendemain de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, qui avaient donné lieu à la démission fracassante de l’un des rapporteurs, rappelle Le Parisien.

Chargés d’éplucher les factures des candidats, ces mêmes rapporteurs voient le montant de leur vacation relevé de 18 à… 20 euros, somme qu’ils perçoivent par jour travaillé.

Présidentielle 2017 : les comptes ne font pas les bons amis à la Commission des comptes de campagne

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La Commission des comptes de campagne a achevé l’examen des dépenses des candidats à l’Elysée. L’un des rapporteurs, dénonçant des « dysfonctionnements », a claqué la porte.

C’était il y a cinq ans. Une déflagration. Le 19 décembre 2012, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) sanctionnait Nicolas Sarkozy pour avoir dynamité le plafond légal des dépenses, privant le candidat et l’UMP de presque 10,7 millions d’euros de remboursement public. C’était le début de la tentaculaire affaire Bygmalion, à ceci près que la CNCCFP avait décelé un dépassement de 363 615 euros. Au final, ce fut… 18,5 à 31 millions d’euros. « La commission est passée au travers du système de fausses factures », grince en off le trésorier d’un parti. Faute de moyens, s’était défendu le président de la CNCCFP, François Logerot. Cinq ans après, la vague macroniste et dégagiste est passée, signifiant que les Français ne veulent plus des pratiques du passé. Ont-elles la peau dure ? On le saura vite.

 
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La commission, qui avait jusqu’au 8 janvier pour travailler, a achevé ses travaux de contrôle des comptes des onze candidats à la présidentielle 2017. Il y a une semaine, elle leur a transmis son verdict, pour l’heure tenu secret pour leur laisser le temps de déposer un éventuel recours au Conseil constitutionnel. Tout juste sait-on que Marine Le Pen a vu ses comptes validés. C’est aussi le cas pour Benoît Hamon. Début août, Julien Dray avait choqué au PS en exigeant un audit des dépenses du candidat socialiste, s’interrogeant sur un budget très salé — 15 millions d’euros, juste derrière Emmanuel Macron — pour un piètre score de 6,3 %. « Sur les comptes de Fillon, c’était un bordel sans nom », souffle un haut responsable des Républicains. « Vous devriez vous renseigner, il y a eu du schpountz sur certains comptes », achève une autre source.

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74,1 millions d’euros pour les onze candidats

La CNCCFP aurait été le théâtre d’une sérieuse explication de gravure. 

7486779_l1000958_1000x625Le 20 novembre, le rapporteur chargé de vérifier les comptes d’un des cinq grands candidats, en l’occurence Jean-Luc Mélenchon, a claqué la porte, refusant de cautionner de possibles irrégularités. Il aurait, selon ses dires, décelé des dépenses litigieuses et se serait heurté au refus de la commission de tenir compte de toutes ses observations.

Cet homme, qui a accepté de témoigner pour Le Parisien, pointe de « graves dysfonctionnements » au sein de la CNCCFP. L’accès aux comptes de campagne, qui sera bientôt possible pour la presse, nous permettra de fournir davantage de détails encore. Le président de la commission, François Logerot, que nous avons sollicité, n’a pas souhaité répondre. « Les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément toutes leurs recommandations », explique sobrement la CNCCFP. Si les sommes en jeu ne sont pas démesurées (74,1 millions d’euros de dépenses pour les onze candidats, dont 16,7 millions d’euros pour le recordman Emmanuel Macron et 260.112 euros pour Jean Lassalle), l’affaire est très symbolique, car les dépenses présidentielles sont couvertes à 47,5 % par les contribuables. Lesquels ont encore en tête la présidentielle de 1995. Vingt ans après, le socialiste Roland Dumas, qui présidait alors le Conseil constitutionnel, avait avoué avoir validé les comptes « manifestement irréguliers » d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac. Et ce, contre l’avis des rapporteurs chargés de l’instruction. Le juriste Jacques Robert s’était plaint dans les colonnes du Parisien d’avoir dû cautionner une « belle entourloupe ». Un risque potentiel que notre témoin n’a pas voulu courir.

 - RANSON

Cette commission, c’est quoi ?

CNCCFP : ce sigle, un brin abscons, ressort tous les cinq ans à l’occasion de l’élection présidentielle. Car, depuis 2007, la mission phare de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est de contrôler les comptes des candidats à la magistrature suprême (respect du plafond des dépenses, régularité des recettes, pas de dons venant d’entreprises…). Et ce, en plus des candidats aux législatives, régionales, sénatoriales, etc., qu’elle contrôle aussi. Composée de neuf permanents, tous hauts magistrats issus de la Cour des comptes, de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat, cette autorité administrative a vu le jour en 1990 avec la loi Rocard sur le financement politique, qui tirait les leçons de l’affaire Urba au PS. Au terme de ses travaux d’instruction, la CNCCFP peut prendre trois décisions : soit valider sans réserve les comptes des candidats à l’Elysée, soit les rejeter comme pour Nicolas Sarkozy en 2012, soit les « réformer » en réintégrant ou supprimant des dépenses jugées irrégulières. Au final, c’est elle qui fixe le montant du remboursement auquel le candidat a droit de la part de l’Etat, qui s’élève à 47,5 % pour ceux ayant dépassé 5 % des voix. A charge pour le Conseil constitutionnel de suivre ou pas sa décision. Si elle suspecte des infractions pénales, la CNCCFP peut saisir le procureur de la République. Elle est présidée depuis 2005 par François Logerot, 81 ans, ancien président de la Cour des comptes.

« Une honte » : Jean Lassalle pique une grosse colère à l’Assemblée nationale en plein débat

Le député Jean Lassalle s’est indigné mercredi soir d’avoir été empêché de s’exprimer à l’Assemblée nationale lors d’un débat sur la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU). « C’est une honte !« , a dénoncé Jean Lassalle, debout, en pleine séance de débat parlementaire.

L’ancien candidat à la présidentielle a débattu pendant plusieurs minutes avec la présidente de séance, Carole Bureau-Bonnard (députée LREM de l’Oise, vous l’aviez deviné). Celui qui est député de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques a fustigé le fait de ne pas pouvoir s’exprimer comme il le souhaitait.

Député « non-inscrit » au sein d’un groupe parlementaire, il dispose d’un temps de parole différent de celui de ses pairs « inscrits« . Mais cette fois-ci, les députés « non-inscrits » n’étaient pas autorisés à prendre la parole…du tout. « 

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Une sortie théâtrale

Les rappels à l’ordre et les tentatives d’apaisement de Carole Bureau-Bonnard n’ont pas suffi à apaiser Jean Lassalle. « Si vous aviez été là au tout début de la séance, vous auriez entendu que les ‘non-inscrits’ n’ont plus de droit de parole et vous faites partie des ‘non-inscrits’« , a-t-elle maladroitement reproché. « Je ne sers à rien ! Il y a 50 députés ici qui ne servent à rien !« , a alors tonné le député. Jean Lassalle a finalement été poussé à quitter l’hémicycle avec un dernier mot empreint de théâtralité : « Mesdames et messieurs les censeurs, bonsoir ! « . On peut être journaliste (‘Brut’ est son nom : de décoffrage?) du service public (France Télévisions) et manquer totalement de références culturelles.

En fait, ‘Brut’ est un média fondé par le producteur Renaud Le Van Kim et destiné exclusivement aux réseaux sociaux: pour passer avec eux un accord, nul besoin, selon la régie publicitaire de France Télévisions, de placer haut la barre ? A quoi bon leur dire que ce cri de gueule est une citation de Maurice Clavel à la télévision française en 1971: la presse institutionnelle n’a que mépris pour les blogueurs et les réseaux sociaux…

Jean Lassalle est un député sexagénaire qui a conservé la confiance de son électorat pendant quatre législatures : respect, non ?

L’Assemblée vote l’interdiction du portable à l’école

Les pauvres enfants vont perdre – quelques heures – l’objet de toutes les distractions et harcèlements.
Finis les portables dans les écoles et les collèges à la rentrée prochaine: l’Assemblée nationale a entamé jeudi les débats sur une proposition de loi LREM reprenant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, mais dénoncée comme « cosmétique » par les oppositions.

La loi LREM visant à une “interdiction effective” des téléphones portables – sauf dans les lycées – dès septembre prochain, est défendue par le gouvernement comme “un signal à la société”.

Le texte, adopté à main levée en première lecture, a obtenu les voix des élus de la majorité LREM et MoDem, ainsi que de l’UDI-Agir. Tous les autres groupes ont dénoncé une proposition “inutile”, voire une “tartufferie” (LR), qui revient à une “simple opération de communication”, plusieurs d’entre eux optant néanmoins pour l’abstention à l’instar des socialistes et Insoumis.

La proposition de loi interdit l’usage de tout objet connecté dans les écoles maternelles, élémentaires et les collèges, “sauf pour des usages pédagogiques”, à l’exception des lieux où “le règlement intérieur l’autorise expressément”.

Depuis la loi du 12 juillet 2010, le code de l’éducation interdit déjà les portables “durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur”, sans donner les moyens de la faire respecter, créant donc des occasions de conflits.

Mais en réponse aux critiques de l’opposition sur le caractère “superfétatoire” du texte, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a défendu, avec justesse, le besoin “d’une base juridique beaucoup plus solide”, applicable à tous et assurant que ce n’est “pas une loi pour les apparences”.

Le texte a pratiquement été inchangé lors de son examen par les députés. Un amendement LREM, similaire à un amendement UDI-Agir, a toutefois été adopté pour faire inscrire dans la loi la possibilité pour le personnel enseignant de confisquer les portables.

Le ministre s’y est montré favorable, jugeant important de donner une base juridique “robuste pour la confiscation”, LR jugeant à nouveau la mesure “inutile”, puisque déjà possible. Le renfort de la loi peut contribuer au respect des réglements intérieurs et conforter les chefs d’établissements pusillanimes.

Des élus LREM ont aussi réclamé, en vain, que l’on prévoie chaque année une semaine d’enseignement sans écran, le ministre estimant que cela ne relève pas de la loi, même s’il s’est dit favorable à “encourager ce type d’expériences”.

Les élus du groupe présidentiel, qui avaient envisagé d’étendre l’interdiction du portable aux personnels et enseignants, ont fait machine arrière. Le ministre a jugé que ce ne serait “pas opportun”, notamment pour éviter des “effets pervers” en termes de sécurité.

France : statut de réfugié politique accordé à un Irakien soupçonné d’avoir été un cadre de Daesh

Ce réfugié politique irakien a été arrêté et écroué en France en mars dernier, vient-on d’apprendre.

Ahmed H, un Irakien de 33 ans, a été interpellé le 6 mars à Lisieux (Calvados), puis mis en examen le 9 mars, notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «crimes de guerre». L’homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé en février dernier.
La DGSI le soupçonne d’avoir joué un rôle actif dans la tuerie de la base militaire «Speicher» à Tikrit en juin 2014. 1.700 militaires irakiens avaient été tués. Un épisode qui restera l’un des pires massacres perpétrés par Daesh.

Le Mans : Le Foll prêt à bondir sur le siège du maire défunt

Le Foll voudrait prendre la succession de Jean-Claude Boulard

Stéphane Le Foll (PS) devrait être élu maire du Mans le 14 juin,

blog -Boulard JClaude avec Le Foll S-8-janvier-2018après avoir été choisi par les conseillers municipaux PS pour briguer la succession de Jean-Claude Boulard, décédé le 31 mai, a indiqué son entourage, mercredi soir. 

Le député de la Sarthe, âgé de 58 ans, a été désigné par 12 voix contre 9 par le groupe socialiste et apparentés, face à deux autres socialistes, la députée Marietta Karamanli (née à Athènes il y a 53 ans et démissionnaire le  de son mandat d’adjointe au maire, préférant continuer à siéger au conseil général) et le conseiller départemental Christophe Counil (adjoint à la vie des Quartiers et à la Sécurité qui a déjà vouloir se « montrer loyal » en votant pour Stéphane Le Foll lors du prochain conseil municipal…). La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, élue sur la liste de J-C. Boulard en 2014, était présente, mais ne s’est pas portée candidate. La République en marche (LREM) de Macron cherche en effet des alliés pour les Européennes et évite les motifs de friction avec le Parti socialiste.

Selon l’entourage de S. Le Foll, l’ancien ministre contesté de l’Agriculture devrait être élu avec le soutien des communistes et des écologistes la semaine prochaine, car “les Verts et le PS avaient dit qu’ils suivraient l’avis du groupe PS”.

L’ancien ministre de l’Agriculture espère aussi pouvoir prendre la tête de la communauté urbaine.

stc3a9phane-le-foll-854x569Le vote sera également organisé le 14 juin, mais la « dynamique » du Parti socialiste n’y est pas propice.
En mars, Stéphane Le Foll a déjà brigué, mais en vain, le poste de premier secrétaire du PS, arrivant deuxième loin derrière Olivier Faure. Depuis, il ne manquait pas une occasion de marquer son mécontentement, visiblement humilié par cette défaite, selon plusieurs membres du Bureau national du PS.

Le Foll élu maire, sans vote populaire

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Le décès du maire implique à la fois son remplacement et celui du conseiller municipal qui prendra sa place. Aucune disposition du code électoral ou du code général des collectivités territoriales ne définit le détail des modalités de l’installation (ou «proclamation») du nouveau conseiller municipal, mais celle-ci intervient généralement à la première réunion suivant le décès et prend place juste après l’ouverture de la séance. C’est  le premier adjoint au maire qui occupe les fonctions de manière transitoire et procède à la proclamation du nouvel élu, avant que, dans la foulée, le conseil municipal ne désigne le nouveau maire.

Grand malaise au Mans, puisqu’en janvier 2017, Jean-Claude Boulard (PS) avait annoncé officiellement son soutien à Emmanuel Macron pour la présidentielle 2017. 

Autre raison qui fait penser que Le Foll est mal venu, l’élection du maire sortant, le 30 mars 2014, avait été laborieuse, avec 45,74 % des voix aux municipales du Mans, devant Christelle Morançais (42,7 %) candidate UMP (LR, aujourd’hui). 

 

Faveurs cachées (prix cassés, ristournes): les petits arrangements exemplaires de la campagne de Macron

Emmanuel Macron a bénéficié d’importantes ristournes pendant sa campagne.

presidentielle-le-coup-de-colere-de-macron-fait-sourire-le-webLes faveurs de la société GL Events étaient l’arbre qui cachait la forêt. L’entreprise dirigée par Olivier Ginon, est proche de Gérard Collomb, que le président a remercié en le faisant son ministre de l’Intérieur… La Commission des comptes de campagne semble avoir négligé des factures potentiellement litigieuses.

Des entreprises n’ont pas hésité à casser les prix pour se mettre au service d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Mediapart et Le Monde ont déjà révélé que certaines remises accordées au candidat d’En Marche ont peu retenu l’attention de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), qui, après examen, ne se déjuge pas et maintient que ces ristournes étaient « normales et régulières ». Cependant, l’enquête de la cellule investigation de franceinfo montre que ce ne sont pas les seules conditions avantageuses dont a bénéficié Emmanuel Macron. Certains rabais conséquents ont échappé à la vigilance de l’autorité de contrôle.

Jean-Marc Dumontet : des théâtres à prix d’ami

2210659-jean-louis-debre-pierre-arditi-brigitt-950x0-1Drôles d’endroits, d’ailleurs, pour une campagne présidentielle. A deux reprises, Emmanuel Macron est monté sur la scène de théâtres parisiens, le 6 février 2017 à Bobino, puis le 8 mars au Théâtre Antoine. Point commun des deux salles : leur propriétaire, Jean-Marc Dumontet (le dernier à droite sur la photo,  est copropriétaire du Théâtre Antoine avec Laurent Ruquier). En quelques années, il a constitué un petit empire dans le secteur : JMD Prod. L’homme qui a notamment lancé Nicolas Canteloup est aujourd’hui un personnage incontournable du théâtre français. Il présidait le 28 mai dernier la cérémonie des Molières.

Lors de la campagne présidentielle, Jean-Marc Dumontet est devenu proche du couple Macron. Il s’est engagé publiquement en faveur de l’ancien ministre de l’Economie qu’il a alimenté en notes et en conseils. Le 8 mars 2017, à la fin d’une soirée consacrée à l’égalité hommes-femmes, Brigitte Macron – qui se tient, dit-elle, à distance des décisions politiques – le remercie chaleureusement d’avoir accueilli ce meeting de campagne.

Ce soir-là, le théâtre Antoine a été facturé 3.000 euros au candidat Emmanuel Macron. Un mois plus tôt, à Bobino, c’était le même tarif. Des prix très inférieurs à ceux habituellement pratiqués par la société de Jean-Marc Dumontet. Pour le vérifier, il suffit de consulter des sites spécialisés. Avec les options obligatoires, le tarif de base de la location de la salle avoisine les 13.000 euros TTC. France Info a appelé directement JMD Prod pour obtenir un devis pour un événement du même format qu’un des meetings d’Emmanuel Macron. Au téléphone, un responsable de Bobino annonce : « On va partir sur du 11.000 euros hors taxes (13.000 euros TTC). Après si vous voulez de la vidéo-projection ou des machins comme ça, ce sera en supplément« . L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a donc obtenu un tarif au minimum 75% moins cher que ce qui nous est annoncé.

Les deux factures de 3 000 euros adressées à En Marche pour la location des théâtres de Jean-Marc Dumontet (Cellule investigation Radio France)

Les deux factures de 3 000 euros adressées à En Marche pour la location des théâtres de Jean-Marc Dumontet

Le tarif n’est pas la seule chose intrigante dans ces factures. Elles sont aussi étonnamment succinctes, s’agissant de la location de salles de 700 places. Aucune mention n’est faite des prestations « obligatoires » comme l’éclairage, la régie son, la sécurité incendie, etc. « Cela paraît invraisemblable de présenter des factures aussi peu précises » s’étonne un proche d’un autre candidat à la présidentielle à qui nous avons présenté le document. La Commission des comptes de campagne n’a cependant pas tiqué et a validé ces deux factures.

Joint au téléphone, le propriétaire des théâtres, Jean-Marc Dumontet affirme qu’En Marche a surtout bien négocié : « Ils m’avaient bloqué plusieurs dates. J’avais un peu râlé. Finalement, ils sont revenus vers moi à la dernière minute, au moment où ils pouvaient négocier. » Pourtant, dans un mail issu des « Macron Leaks » (cette fuite de plus de 100.000 mails de l’équipe de campagne Macron), Jean-Marc Dumontet semble plutôt arrangeant avec l’équipe du candidat. Le 31 décembre 2016, l’actuel député Stanislas Guerini, alors responsable parisien d’En Marche, écrit : « Je m’étais mis sur une date où le propriétaire de Bobino était prêt à nous mettre la salle à disposition à très faible coût ».

Quatre jours plus tard, dans un autre mail, le même Stanislas Guerini décrit un prestataire plutôt conciliant : « J’ai eu Jean-Marc Dumontet le propriétaire de Bobino au téléphone. Voici ses possibilités : – lundi 13/03 (date bloquée pour nous pour le moment) – lundi 20 ou lundi 27 février (il a un client qui a une option sur les deux dates, si l’une des deux nous parait bien, il essayera de le pousser sur l’autre date.) » Le producteur conteste pourtant avoir fait un « cadeau » à son candidat favori. Mais, quand France Info lui demande combien il a facturé Bobino à la dernière entreprise qui a réservé la salle, afin de d’avoir un point de comparaison, Jean-Marc Dumontet élude : « Je n’en sais rien parce que nous le faisons très peu ».

Jean-Marc Dumontet a également mis une autre de ses salles à disposition des soutiens d’Emmanuel Macron. Le Grand Point Virgule a accueilli le 17 janvier 2017 un débat sur la place de la culture dans le programme du candidat. Cette soirée n’a pas été considérée comme un événement de campagne. Impossible donc de savoir quelles conditions commerciales ont été accordées à En Marche qui a réglé la facture ce soir-là.

Après l’élection d’Emmanuel Macron, Jean-Marc Dumontet se serait bien vu ministre de la Culture. Son activisme n’a pourtant pas été récompensé, mais ces derniers jours encore, certains le voyaient partir rue de Valois pour remplacer Françoise Nyssen. Interrogée, la Commission des comptes de campagne admet que les factures des théâtres étaient peu précises. Elle explique s’être bornée à vérifier que ces événements avaient bien eu lieu afin d’en valider le remboursement.

La Bellevilloise : un tarif « spécial Macron » ?

Salle de concert située dans le nord-est de Paris, mi-bobo, mi-populaire, la Bellevilloise est aussi devenue ces dernières années un lieu très prisé des politiques de gauche comme de droite. L’association de campagne d’Emmanuel Macron l’a réservée le 2 mai 2017 pour une soirée de campagne à laquelle le candidat ne participait pas. Tarif de la location : 1.200 euros. La facture a attiré l’attention de la Commission des comptes de campagne en raison de la mention de deux remises pour un total de 900 euros HT. La réponse d’Oriza, la société propriétaire du lieu, semble l’avoir convaincue : elle affirme sans preuves qu’il ne s’agit pas d’une « remise liée à la nature du client ». Pourtant, certains éléments permettent d’en douter.

D’abord, Emmanuel Macron a bénéficié d’un tarif nettement plus avantageux que Benoît Hamon. Le 20 mars 2017, le candidat socialiste a lui aussi posé ses valises à La Bellevilloise pour une soirée assez similaire, à quelques détails près, à celle organisée par l’équipe Macron. Montant de la facture : 4.838,40 euros. Non seulement Benoît Hamon ne s’est pas vu offrir les « packs son et vidéo » comme Emmanuel Macron, mais il a tout payé plus cher : le service d’ordre, le personnel et surtout la location « brute » de la salle. Facturée 2.580 euros au candidat PS, elle n’a coûté que …200 euros (hors taxes) à son rival d’En Marche.

Comment expliquer une telle différence de traitement ? Le 8 avril, alors qu’il revient à La Bellevilloise, le candidat Hamon se voit de nouveau appliquer les mêmes bases tarifaires que le 20 mars pour la précédente location. Et quand En Marche loue à nouveau la salle pour une réunion publique le 5 avril, c’est de nouveau à 200 euros HT que la location de la salle lui est proposée, comme nous avons pu le constater dans un mail tiré des « Macron Leaks ». Au total, le candidat de la gauche, Benoît Hamon paie donc près de quatre fois plus cher – à prestations égales – qu’Emmanuel Macron. Si l’on se réfère au tarif « catalogue » de la salle, l’équipe Macron a bénéficié d’une remise de 85% à chaque fois qu’elle est venue à La Bellevilloise.

Malgré tout, le propriétaire des lieux, Oriza, affirme qu’il s’agit là d’une pratique « habituelle et normale«  dans sa réponse à la Commission des comptes de campagne. L’autorité de contrôle s’est contentée de cette explication. Interrogée sur ce point, la CNCCFP, estime qu’il « paraît difficile d’affirmer, que les prestations fournies à Emmanuel Macron et Benoît Hamon sont sensiblement équivalentes ». Les factures des deux candidats comportent pourtant de nombreux points communs faciles à comparer.

Contacté, Renaud Barillet, le patron de Bellevilloise se défend d’avoir accordé un tarif spécial à Emmanuel Macron. « Les usages de nos espaces et contenus sont tarifés en fonction de nombreux paramètres qui peuvent être la salle concernée, le jour de la semaine, l’horaire, les temps de montage… Nous construisons nos offres avec une constante recherche de justesse et d’équité », nous a-t-il écrit, sans pour autant pouvoir expliquer pourquoi les équipes d’Emmanuel Macron bénéficiaient toujours du même tarif lorsqu’elles organisaient un événement chez lui.

La Mutualité : Emmanuel Macron, premier prix

Ce scénario semble s’être joué de nouveau à la Maison de la Mutualité à Paris. Emmanuel Macron y a bénéficié de conditions qu’aucun autre candidat n’a obtenues de la part de GL Events, le gestionnaire de la salle. Nos confrères de Mediapart l’ont déjà largement raconté : le numéro un français de l’événementiel a accordé une remise globale de l’ordre de 26% sur le total de la facture émise après le meeting du candidat Macron, le 12 juillet 2016. Ni François Fillon le 14 janvier 2017, ni Benoît Hamon le 5 février 2017 n’a obtenu les mêmes niveaux de remise. Pour sa défense, le groupe lyonnais a notamment expliqué qu’il s’agit là d’une « remise usuelle en période estivale à Paris par les gestionnaires de sites événementiels, dans un contexte de concurrence très forte et de faible activité pendant la période d’été ». Encore une fois, cette explication semble avoir satisfait la Commission des comptes de campagne qui n’a pas demandé plus de précisions.

Pourtant, si la CNCCFP avait jeté un œil à l’agenda politique, elle aurait remarqué que le 2 juillet 2016, dix jours avant Emmanuel Macron, Les Républicains ont tenu leur conseil national à La Mutualité. D’après nos informations, ce jour-là, LR a bien obtenu une remise, mais elle n’atteint que 12%, loin de celle du candidat En Marche. Au total, pour une occupation comparable de la Mutualité, LR a donc payé 37.000 euros de plus que l’équipe Macron.

Interrogée sur ce point, la Commission des comptes de campagne se réfugie une nouvelle fois derrière le fait que « les prestations correspondantes ne sont pas forcément identiques selon l’ampleur de l’événement (meeting, conseil national, convention d’investiture) ». En tout état de cause, elle n’a pas demandé de précisions supplémentaires à GL Events.

Lyon : promo sur la péniche, avec Gérard Collomb

Le 7 septembre 2016, les militants d’En Marche dans le Rhône sont invités à un rassemblement festif, avec apéro, sur une péniche à Lyon autour de Gérard Collomb, maire, président de la métropole et premier soutien d’Emmanuel Macron. Plusieurs centaines de personnes répondent à l’appel et passent la soirée sur La Plateforme, une péniche privatisée pour l’occasion. Dans un premier temps, la facture de l’événement est adressée par erreur à la métropole de Lyon qui la redirige vers En Marche, qui la verse aux comptes de campagne de l’élection présidentielle. LIEN utile 

Cette facture, d’un montant total de 996 euros TTC, a de quoi étonner. La seule location de la salle a coûté 785 euros HT. Un rapide coup d’œil au catalogue de l’établissement montre que les prix pratiqués avoisinent plutôt généralement les 3.000 euros la soirée. Interrogé sur ce point, le cabinet de Gérard Collomb nous fait remarquer que « ce prix catalogue de 3.000 euros » vaut « pour un événement de type mariage, de 15 heures à 4 heures du matin, un week-end, dans l’ensemble de la péniche, en incluant des prestations que nous n’avons pas sollicitées ». Bref, ce prix catalogue ne serait pas comparable, selon le cabinet du ministre, « avec une location de 2h30 avec en appui, une vingtaine de bénévoles d’En Marche« .

La CNCCFP a fait une réponse très similaire à celle du cabinet du ministre. « Le prix catalogue que vous évoquez semble se rapporter à l’organisation de mariages, pour une location du samedi 15 heures au dimanche 4 heures du matin. » Pour en avoir le cœur net, France Info s’est fait établir un devis pour un événement fictif qui aurait lieu un soir de semaine, en septembre prochain, de 18 heures à minuit. La simple location de la péniche leur a été proposée à… 2.925 euros. Un autre point pose question. La facture de l’apéro des « marcheurs » de Lyon comporte une « remise commerciale » de 1.100 euros. Le montant de la ristourne accordée aux organisateurs d’En Marche est donc supérieur au montant total de la facture !

Facture de la péniche La Plateforme adressée à l\'équipe d\'En Marche.
Facture de la péniche La Plateforme adressée à l’équipe d’En Marche. (Cellule investigation Radio France)

<br>En Marche a-t-il bénéficié d’un « cadeau » ? Le terme est impropre et inadapté répond le cabinet du ministre de l’Intérieur dans un mail : « Les participants à la soirée ont tous réglé eux-mêmes leurs consommations au bar, et c’est l’exploitant de ‘La Plateforme’ qui a récolté la recette de ces dernières ce qui explique très logiquement la remise commerciale sur la ‘prestation bar’ qui a été réalisée au bénéfice exclusif de l’exploitant et non de l’organisateur. »

La Commission des comptes de campagne le reconnaît, elle est passée à côté de cette importante ristourne. « La question de la remise commerciale de -1 100 euros n’a pas été posée par les rapporteurs« , écrit la CNCCFP.

Eurydice : grands spectacles, grosses ristournes

Eurydice est un partenaire de la première heure pour Emmanuel Macron. Au début de la campagne, la société d’événementiels installée dans le Val d’Oise a pour directeur commercial Arnaud Jolens. Un homme qu’Emmanuel Macron embauchera à l’Elysée après l’élection.

Comme l’ont déjà révélé Mediapart et Le Monde, Eurydice a accordé d’importantes ristournes au candidat Macron. Mais si la Commission des comptes de campagne a tiqué sur certains rabais, elle semble en avoir ignoré d’autres.

La Commission a par exemple interrogé le prestataire sur une « remise exceptionnelle » de 2.900 euros accordée à Emmanuel Macron pour son meeting d’Arras du 26 avril 2017. « Ces pratiques sont habituelles et ont pour objectif de fidéliser le client », a répondu le patron d’Eurydice. Une réponse qui a contenté la Commission. Pourtant, en épluchant la facture détaillée pour ce meeting d’Arras, France Info a découvert que la remise globale accordée au candidat est bien supérieure à 2.900 euros. Car à ce rabais « exceptionnel » s’ajoutent des ristournes systématiques, allant de 30 à 100%, sur de nombreux postes de dépenses. Ainsi, par exemple, une remise de 100% est appliquée au candidat Macron pour la location de deux vidéoprojecteurs. Un « geste commercial » de 4.400 euros. En fait, selon les calculs de la chaîne de service public, le montant global des remises pour ce seul meeting d’Arras ne s’élève pas à 2.900 euros mais à plus de 22.000 euros pour une prestation totale facturée 61.521,47 euros HT. Pas assez pour faire écarquiller les yeux des membres de la CNCCFP.

Le cas du meeting d’Arras n’est pas isolé. Pour le meeting de Nantes, Eurydice a appliqué une remise totale – selon les calculs de la chaîne  – de 15.206,06 euros HT pour une facture de 47.369,62 euros HT. Ces ristournes, importantes et nombreuses, accordées par Eurydice au candidat Macron étaient-elles compatibles avec les règles électorales ? L’entreprise n’a pas donné suite à la demande d’interview. Quant à la Commission nationale des comptes de campagne, elle n’a pris en compte, pour calculer le taux de ristourne, que les rabais indiqués comme exceptionnels sur les factures. Pas les autres types de rabais.

NationBuilder : quand la ristourne devient un argument commercial

C’était le logiciel fétiche des candidats à la présidentielle 2017. Donald Trump l’avait utilisé lors de sa campagne des primaires. Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron ont également adopté NationBuilder, cette plateforme multitâches qui permet de gérer un fichier de contacts militants, d’animer un site web ou d’envoyer des SMS automatiquement.

Proposition commerciale de NationBuilder adressée à l\'équipe d\'En Marche.
Proposition commerciale de NationBuilder adressée à l’équipe d’En Marche. (Cellule investigation Radio France)

Dans les « Macron Leaks », des échanges de mails semblent montrer que les discussions entre la société américaine et l’équipe de campagne Macron débutent fin décembre 2016. Après plusieurs réunions, le 20 décembre, Julien Tassy (le responsable de la stratégie digitale de la campagne, poste qu’il occupe aujourd’hui à l’Elysée) écrit au vice-président Europe de NationBuilder : « On se fait un dernier call pour s’arrêter sur la bonne méthode de déploiement et les conditions contractuelles, la négociation, la ristourne pour mes beaux yeux et ceux de Thomas etc. 🙂 » La réponse arrive quatre jours plus tard sous la forme d’une proposition commerciale alléchante : 30% de remise. « En toute transparence c’est le max que je peux donner » écrit Toni Cowan-Brown de NationBuilder. La facture passe de 74.000 dollars à 52 000 dollars. La proposition semble satisfaire les cadres d’En Marche qui signent le contrat trois jours plus tard.

D’après France Info, les autres candidats utilisant NationBuilder n’ont pas obtenu les mêmes niveaux de remise. Chez Les Républicains, on affirme avoir eu juste droit à la remise classique prévue en cas de souscription d’un an : deux mois gratuits, soit environ 15%. L’équipe de Jean-Luc Mélenchon explique elle aussi avoir bénéficié de ce type de rabais, mais en aucun avoir eu droit à un tarif « personnalisé » comme celui accordé à En Marche. NationBuilder refuse de confirmer ces informations, invoquant le secret commercial. Ceci dit, la société admet : « Comme la plupart des entités commerciales, nous accordons des remises en fonction de la durée du contrat, de la taille du contrat et de la structure de paiement. C’est le cours normal des affaires. » L’équipe d’Emmanuel Macron semble avoir souscrit plus d’options auprès de l’éditeur de logiciels que ses adversaires politiques.

Cela valait-il une ristourne « max » ? 

Capture d\'écran de la page d\'accueil du site NationBuilder.com

La société semble en tout ne pas avoir à se plaindre de son geste commercial. Lorsque l’on va sur son site internet aujourd’hui, on aperçoit immédiatement le visage d’Emmanuel Macron, promu tête de gondole numérique. NationBuilder dément néanmoins avoir pratiqué un tarif « en échange de la tête du client » : « Dans ce cas, la réduction n’était pas liée à l’étude de cas », explique sobrement l’entreprise américaine.

Capture d’écran de la page d’accueil du site NationBuilder.com (CAPTURE D’ÉCRAN)

Concernant le recours à NationBuilder, la CNCCFP explique qu’elle « a constaté des stratégies de campagne différentes entre les candidats. Les prestations et les coûts diffèrent en conséquence et ne permettent pas de comparaison directe. » Néanmoins, elle n’a posé aucune question aux candidats sur les remises éventuelles dont ils auraient bénéficié.

Le coup de pouce commercial d’un proche de la campagne

La société de design scénique Giglam and The Imagineers a, elle aussi, fait une jolie faveur au candidat Macron. La ristourne s’élève à 2 617 euros HT sur une facture de 4 743 euros HT (5.691,60 euros TTC) lui est accordée en février 2017, soit près de 36% de remise. Interrogé sur ce rabais par la Commission des comptes de campagne, le patron de Giglam, Vincent Rautureau, a expliqué que cela correspondait « à un principe de remise commerciale que nous avons avec des organisateurs ou des professionnels de l’événement. »

La Commission n’a pas pris la peine de demander, en revanche, à Vincent Rautureau s’il a participé, de près ou de loin, à la campagne d’Emmanuel Macron. Dans un document issu des Macronleaks, son nom est pourtant cité le 24 novembre 2016, dans un projet d’organigramme.

Extrait du projet d’organigramme de la campagne d\'Emmanuel Macron.
Extrait du projet d’organigramme de la campagne d’Emmanuel Macron. (Wikileaks / Cellule investigation Radio France)

Vincent Rautureau est aussi à la tête de Moa Consulting, un autre prestataire important de la campagne d’Emmanuel Macron. Cette société est l’auteur du thème musical des meetings d’En Marche. Vincent Rautureau n’a pas répondu aux questions précises des journalistes, faute de temps  a-t-il expliqué par mail.

Quelles conséquences ?

emmanuel-macron-candidat-a-l-election-presidentielle-le-10-decembre-2016-en-meeting-a-paris_5762263Selon l’enquête de France Info, certains fournisseurs semblent bien avoir accordé des conditions commerciales exceptionnelles au candidat Macron. L’article L52-8 du code électoral est pourtant clair : « Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués. »

Cela dit, même si des irrégularités étaient aujourd’hui constatées, elles ne peuvent pas remettre en cause le scrutin si l’on croit Romain Rambaud, professeur de droit public et membre de l’observatoire de l’éthique publique : « Il n’est pas prévu dans la loi de 1962 qui régit l’élection présidentielle, de recours d’un tiers contre la décision de validation de la Commission des comptes de campagne. Par ailleurs, l’immunité du président de la République limite la possibilité d’une instruction, mais l’enquête peut avoir lieu autour du président. Son parti, son équipe de campagne, les entreprises prestataires peuvent tout à fait être concernés par une enquête judiciaire. » Le code électoral prévoit des sanctions pénales pour les personnes morales (entreprises, associations…) qui auraient accordé des dons, sous quelque forme que ce soit, à un candidat.

« Adressez-vous à la Commission des comptes »

Emmanuel Macron n’a pas répondu aux 38 questions que nous lui avons adressées sur le financement de sa campagne. Par courriel, l’Elysée a néanmoins fait cette réponse : « Les comptes de campagne du candidat Emmanuel Macron ont été validés par les autorités compétentes en la matière. Pour toutes questions, nous vous invitons à vous rapprocher de la Commission nationale des comptes de campagne ou de la République en Marche. Nous ne souhaitons pas faire d’autres commentaires. »

Sollicité, le mouvement En Marche dirigé par Christophe Castaner,  a également invités à nous tourner vers la Commission des comptes de campagne. En précisant qu’il avait déjà publié un communiqué sur le sujet. Cédric O., trésorier de la campagne d’Emmanuel Macron, aujourd’hui en poste à l’Elysée, ne nous a pas répondu. La CNCCFP a répondu à certaines des interrogations de la presse d’investigation. Tout en précisant que le délai légal dont elle disposait pour statuer sur les comptes est « écoulé« . Et qu’elle n’a « plus compétence pour rouvrir a posteriori le dossier. »

Le renouvellement de la vie publique a commencé sur des bases que l’éthique réprouve.

BDS prône le boycottage des produits israéliens : mouvement communiste ou fasciste ?

C’est quoi le mouvement BDS, qui prône le boycottage des produits israéliens ?

boycott_israelSont notamment partisans du boycottage d’Israël
Alternative libertaire (issue de l’Union des travailleurs communistes libertaires), Association des Palestiniens en France (APF), Américains contre la guerre (AAW FRANCE), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP), Association nationale des communistes (ANC), Association des Tunisiens en France (ATF), ATTACCGT Educ’Action, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Palestine, Collectif des musulmans de France (CMF), Comités palestiniens pour le droit au retour, Commission Proche-Orient de Pax Christi, CNT (confédération syndicale de type syndicaliste révolutionnaire et anarcho-syndicaliste), Confédération paysanne (cf. altermondialiste José Bové), Emergences (association pour un monde plus altruiste, plus solidaire et plus conscient), Ensemble! (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire), Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Génération Palestine (GP), le Parti de gauche, Les Désobéissants, Mouvement immigrations banlieues (MIB, contre  le racisme institutionnel dont sont victimes les enfants d’immigrés et en particulier les bavures policières), Mouvement pour une alternative non violente (MAN, anti-nucléaire), Nouveau parti anti-capitaliste (NPA, révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot), Organisation communiste libertaire (mouvementiste), Parti des indigènes de la République (PIR, antisémite, homophobe, identitaire, islamo-gauchiste, racialiste et raciste anti-Blancs; porte-parole Houria Bouteldja, salariée de l’Institut du monde arabe, mise en examen pour injure raciale à la suite de son emploi du terme ‘souchien’, « proche du Hamas tête de pont du lobby khomeiniste », soutien de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols), Réseau Sortir du colonialisme, Union des associations de Palestiniens en France, Union française des consommateurs musulmans, Union syndicale solidaires (SUD), UJFP, organisation juive laïqueuniversaliste opposée à l’occupation des territoires palestiniens, qui milite notamment dans le Collectif Palestine pour un Etat palestinien),…

dsc09295-1024x768Le mouvement « Boycott, désinvestissement, sanctions » milite pour le boycottage des produits israéliens. De ce fait, des élus français de la France insoumise et du Parti communiste sont désormais interdits d’entrée en Israël pour leur proximité avec BDS. Ce mouvement, créé en 2005, appelle au rejet de produits israéliens pour contester la politique de colonisation israélienne.

Sept élus français qui devaient se rendre en Israël, samedi, dans le cadre d’une délégation de vingt parlementaires, ont appris qu’ils n’en auraient pas le droit.

Le ministère israélien de la Sécurité intérieure a fait part de sa volonté, lundi 13 novembre, de leur interdire l’entrée : parmi eux, quatre députés – Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier – tous issus du Parti communiste ou de la France insoumise. «Nous n’autoriserons pas l’accès au territoire à ceux qui appellent activement à s’en prendre à Israël», a-t-il affirmé.


Une source ministérielle a indiqué que la décision
 a été prise «après une enquête rapide du bureau des Affaires stratégiques». Or cette structure surveille notamment les activités de la campagne internationale ‘Boycott, désinvestissement et sanctions’ (BDS), un mouvement pro-palestinien régulièrement sujet à controverse, avec lequel plusieurs des élus concernés, issus de la France insoumise et du Parti communiste, pourraient avoir des liens.

Un mouvement initié en 2005

La campagne palestinienne Boycott, désinvestissement, sanctions est née en 2005 à Ramallah, à l’initiative d’Omar Barghouti, sans lien de parenté avec le prisonnier Marwane Barghouti que souhaitaient rencontrer les parlementaires. Ce mouvement se fonde sur un appel au boycottage des produits confectionnés en Israël et des activités liées au pays afin d’exercer une pression publique contre les colonies israéliennes en territoires palestiniens, dont celles implantées depuis 1967 ouvrent un débat sur sa légalité en droit international. L’appel initial invitait «à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël semblables à ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid».


Les champs d’action du BDS se veulent multiples: l’économie donc, avec la diffusion de listes de produits à éviter ou encore une référence fréquente au chiffre censé permettre de reconnaître les code-barres de produits originaires d’Israël, mais aussi la culture, le sport ou l’éducation en appelant, par exemple, des filières académiques à cesser les partenariats avec des universités israéliennes, ou des groupes de musique à ne pas se produire en Israël. Cette action dans plusieurs domaines et à plusieurs niveaux se retrouve dans le nom du mouvement. Le boycottage touche à la consommation quand l’idée de désinvestissement renvoie aux pressions exercées sur les entreprises et institutions pour ne plus coopérer avec Israël.
Les sanctions font référence aux demandes de réactions internationales, et notamment la remise en cause des accords économiques avec l’Union européenne.

Quelles revendications?

Le boycottage «se poursuivra jusqu’à ce qu’Israël s’engage clairement dans le respect du droit international, la fin de l’occupation et de la colonisation», affirme BDS France. De fait, le mouvement demande «le droit au retour pour tous les réfugiés» palestiniens maintenus à l’extérieur des frontières israéliennes, «la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et le démantèlement du Mur» qui entoure la Cisjordanie, ainsi que «la fin de l’apartheid pour les Palestiniens de 1948». Cette dernière revendication est parmi les plus polémiques.


Le BDS se défend de tout antisémitisme. Son action  «ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits», prétend le mouvement, qui assure ne pas viser «la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels», mais bien «la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans». Or, l’une des critiques les plus fréquemment adressées aux militants BDS est précisément de vouloir s’attaquer à la population israélienne dans son ensemble, et pas seulement à une politique en particulier.

Une branche BDS France formée en 2009

Quatre ans après le lancement du mouvement, dans la foulée de l’offensive israélienne «Plomb durci» sur Gaza, un appel à une campagne de ce type en France donne naissance à la branche française du BDS. A ce jour, un peu plus d’une cinquantaine d’organisations nationales y participent, dont des syndicats et des partis politiques révolutionnaires et d’extrême gauche.
Ce développement a donné lieu à une série de procédures judiciaires, notamment en raison d’une circulaire de février 2010 demandant aux Parquets d’assurer une «répression ferme» contre les militants pro-boycottage. Si ces derniers revendiquent leur droit à la liberté d’expression, les poursuites en justice à leur encontre associent en effet leur discours à de la «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne en raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, nation, race ou religion».

Plusieurs militants de BDS ont ainsi été poursuivis devant la justice française, avec des conséquences variées. En octobre 2015, la Cour de cassation a confirmé la condamnation à des dommages et intérêts et une amende de 14 personnes qui avaient appelé au boycottage des produits israéliens dans un supermarché de Colmar. L’année précédente, la relaxe de trois autres militants avait été confirmée en appel, fautes d’éléments de preuve. Plus récemment, en février 2017, la cour d’Appel de Montpellier a également relaxé deux militants poursuivis pour un message publié sur leur page Facebook, jugeant que les faits n’étaient pas qualifiés.

Un impact limité, mais supérieur à une 3e intifada

Outre les 171 ONG palestiniennes soutenant le mouvement, des personnalités ont également approuvé publiquement la démarche à son lancement, tel Stéphane Hessel. Sur son site, le mouvement BDS international revendique d’ailleurs le soutien de personnalités, parmi lesquelles le Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu. Le mouvement estime par ailleurs avoir une capacité à «influencer la façon dont la cause palestinienne est perçue publiquement». Mais le président François Hollande avait tenu à rassurer Tel-Aviv en rappelant son « opposition ferme à toute forme de boycott » de l’Etat hébreu. 


L’influence économique et politique réelle du BDS reste difficile à évaluer et fait l’objet de débats. D’autant que le boycottage revendiqué de tous les produits d’Israël peut être contesté par des partisans d’un boycottage des seuls produits des colonies. Mais une chose est sûre, l’impact politique de cette campagne est mis en avant par les autorités israéliennes. Signe de leur préoccupation et de leur fermeté sur ce sujet, en mars 2017, le Parlement israélien a adopté une loi visant à empêcher l’attribution de visas ou de permis de résidence à des ressortissants étrangers qui appellent au boycottage, suscitant une controverse dans le pays.

Le boycottage, une question qui a pris une ampleur limitée

PALESTINIAN-ISRAEL-CONFLICT-BOYCOTT
Bethléem

La question d’un boycottage de certains ou de la totalité des produits israéliens a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie. En 2010, la décision de Veolia de se retirer du chantier de tramway à Jérusalem avait été perçue comme une possible réaction aux pressions politiques liées au fait que la ligne devait s’étendre à Jérusalem-Est. Une information toutefois démentie par l’opérateur français, dans lequel l’Etat est actionnaire par le biais notamment de la Caisse des Dépôts.

En 2015, l’annonce par le patron d’Orange d’une rupture possible d’un accord de licence avec l’opérateur israélien Partner avait suscité un début de crise diplomatique. Stéphane Richard avait par la suite prétendu avoir «totalement sous-estimé» le caractère sensible, en Israël, de la question du boycottage de l’Etat hébreu. Le sujet était pourtant brûlant, à l’évidence: quelques mois plus tard, l’Union européenne imposait un étiquetage spécifique sur les produits fabriqués dans les colonies israéliennes, une décision qui remontait à 2012, mais n’avait jamais été concrétisée. D’autres campagnes d’envergure avaient déjà eu lieu contre les boissons Sodastream, les produits de beauté Ahava ou les médicaments Teva.


Le think tank pro-israélien NGO Monitor reproche au Quai d’Orsay d’avoir accordé, via l’Agence française de développement (AFD) et le Consulat général de France à Jérusalem, des millions d’euros à des ONG françaises et palestiniennes qui appuient le boycottage. Le rapport, publié l’an dernier, conclut que les autorités françaises se rendent indirectement complices d’une entreprise qu’elles jugent illégale.

L’effet de la campagne BDS reste cependant difficile à mesurer.

En 2014, le boycottage des produits des colonies aurait fait chuter de 21 % le revenu des agriculteurs israéliens, en particulier dans la vallée du Jourdain, poumon économique de l’État hébreu en Cisjordanie. Mais, selon les experts, l’impact du boycottage serait avant tout symbolique. Un récent rapport de la Knesset relève que les échanges commerciaux avec l’Europe ont doublé depuis 2005, passant d’une moyenne de 7,8 milliards à 15,6 milliards de dollars par an. En outre, les investissements étrangers ont atteint 88,2 milliards de dollars en 2013, soit une hausse de 58 % par rapport aux années 2000. Plus étonnant encore, le PIB a progressé de 2,9 % en 2014, malgré une guerre de cinquante jours pour contrôler le Hamas dans la bande de Gaza.

Parallèlement, l’Autorité palestinienne ne partage pas le jusqu’au-boutisme des militants BDS. « Nous demandons à chacun de boycotter les produits des colonies parce qu’elles se trouvent sur nos territoires. Mais nous ne demandons à personne de boycotter Israël, avec qui nous avons des relations et signé un accord de reconnaissance mutuelle », déclarait le président Mahmoud Abbas, le 13 décembre 2013, en marge des funérailles de Nelson Mandela, à Johannesburg. Ces propos libérèrent la haine des islamistes de Gaza, qui oublient que l’Etat hébreu demeure, à ce jour, le principal fournisseur de l’économie palestinienne. Tandis que les importations de produits israéliens en Cisjordanie avoisinent chaque année 800 millions de dollars, l’Etat hébreu absorbe près de 80 % des exportations palestiniennes. Abbas sait par ailleurs que des dizaines de milliers de Palestiniens sont employés en Israël et qu’il n’est pas en mesure de leur fournir de meilleure alternative.

Reste que, à défaut de peser réellement, l’objectif du mouvement BDS de boycotter l’Etat hébreu, ultime a ouvert la voie à l’idée de sanctions économiques internationales. La première étape devrait être l’étiquetage en Europe de produits israéliens fabriqués en Cisjordanie. Selon des fuites émanant de Bruxelles, Federica Mogherini, membre du parti Démocrate italien de Renzi et chef de la diplomatie de l’Union européenne, aurait ordonné la préparation d’un document répertoriant toutes les entreprises concernées par cette mesure. Les responsables israéliens redoutent un effet boule de neige qui, à terme, risquerait de renforcer la perception de leur pays comme un Etat paria.

Cette tendance s’illustre par la crainte de nombreux artistes internationaux de se produire à Tel-Aviv ces dernières années. Une délégitimation croissante qui a conduit le président israélien, Reuven Rivlin, à qualifier la campagne de boycottage de « menace stratégique », une terminologie habituellement réservée au programme nucléaire iranien. La  ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a décidé de contre-attaquer avec un arsenal de mesures contre le BDS et les partisans du boycottage. A ce titre, un budget de 25 millions de dollars vient d’être alloué par le gouvernement. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, qui compare cette campagne « aux pratiques nazies », a mobilisé son ami le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, qui vient de réunir des dizaines de philanthropes à Las Vegas. Avec l’aide de sa future ministre, Muriel Pénicaud, le candidat Macron était lui-même passé par Las Vegas avec le même objectif philanthropique…

Après la tentative avortée de la FIFA – présidée par le suisse-sicilien Gianni Infantino (qui en mai 2017, destitua 2 coresponsables de son comité d’éthique, lequel mène plusieurs enquêtes contre lui) – d’exclure Israël en Cisjordanie, , la gauche israélienne s’inquiète des risques d’un engrenage susceptible de mettre le pays au ban des nations. « La personne qui sert le boycott est Netanyahou, s’emporte Zahava Gal-On, chef du Meretz, parti politique israélien de la gauche, laïc et socialiste, membre de l’Internationale socialiste. Ses politiques destructrices et irresponsables ont placé Israël au bord de l’isolement. » Et de conclure : « Netanyahou doit prendre des mesures pour repousser la menace du boycott, à commencer par l’arrêt de la colonisation. »

Théo L. et cinq membres de sa famille en garde à vue pour escroquerie

Hollande savait quand il s’est donné en spectacle, instrumentalisant l’affaire de soi-disant ‘violences policières’.

Une enquête était déjà ouverte à la mi-2016, plusieurs mois avant le refus violent d’interpellation du 2 février 2017 au cours de laquelle Théo L. avait été grièvement blessé.

 

Le chef de l’Etat avait pourtant dressé le portrait d’un « jeune qui avait toujours été connu pour son comportement exemplaire et avait réagi avec dignité et avec responsabilité après ce qui lui est arrivé » dans la Cité des 3.000, où des policiers menacés avaient dû procédé à des tirs de sommation à balles réelles, au cours de trois nuits de violences urbaines en soutien au jeune employé communal de la ville marquée à gauche jusqu’en 2014 : il était …éducateur de quartier.

Dix-sept jeunes avaient été présentés à la justice, parmi lesquels onze mineurs, pour la plupart soupçonnés d’avoir préparé des attaques contre les forces de l’ordre lors de ces échauffourées.

Dès le 15 février, plusieurs dizaines d’artistes publièrent dans …Libération une tribune de soutien à Théo L., rédigée par un conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge, Steevy Gustave, ex-responsable événementiel pour SOS Racisme, formulant des pistes de réflexion pour améliorer l’exercice des forces de l’ordre. On compte parmi ceux-ci Patrick Bruel, Hugues Aufray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, le directeur du festival d’Avignon Olivier Py ou encore l’humoriste Anne Roumanoff. D’autres media inscrivirent cette affaire dans une dénonciation plus générale de certaines méthodes policières, sans respecter le temps judiciaire, par compassion populiste.

Les révolutionnaires trotskistes de Mediapart écrivirent :

« Avant toute chose nous exprimons notre solidarité et notre soutien à Théo [Théodore] Luhaka, sa famille et ses ami-e-s.

Nous sommes en colère et révolté-e-s car ce qui est arrivé à Théo n’est ni un accident ni une bavure.

Théo est la dernière victime en date d’une police qui humilie, torture, mutile, viole et assassine régulièrement.

Il est victime d’une politique institutionnelle raciste et sécuritaire qui donne de plus en plus de pouvoirs à la police pour contrôler au faciès, chasser les migrant-e-s et les Rroms, réprimer les manifestations et humilier les habitant-e-s des quartiers populaires.

Il est victime d’un système judiciaire et politique qui assure l’impunité aux policiers.

Jusqu’où irons-nous ? A Aulnay des policiers ont tiré à balles réelles. Ils n’ont fait qu’appliquer par avance le permis de tuer qui a été voté ce mercredi soir par les députés.

Nous exigeons que ce soient les policiers qui soient jugés et condamnés pour viol et pas des jeunes qui expriment leur colère légitime. Nous exigeons la libération et la relaxe des jeunes déjà condamnés.

Nous appelons à rejoindre toutes les initiatives et manifestations en solidarité avec Théo et contre l’impunité policière.

Plus que jamais nous appelons à assurer, dans chaque ville et dans chaque quartier, le succès de la mobilisation pour la marche nationale du 19 mars prochain à Paris.

Pour la justice et pour la dignité.

Contre la hogra, l’humiliation.

Contre le racisme, les violences policières et la chasse aux migrant-e-s.


Une information judiciaire a ensuite été ouverte au début d’août 2017
contre X pour « escroquerie en bande organisée au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public, abus de confiance, blanchiment ».

L’enquête avait débuté en 2015, à la suite d’un signalement de l’inspection du travail concernant une association de médiation d’Aulnay-sous-Bois, Aulnay Events,présidée par un frère de Théo L..

Une deuxième association, domiciliée dans le 18e arrondissement de Paris a également fait l’objet d’un signalement en avril 2017.

Des irrégularités dans l’utilisation de subventions pour l’embauche de contrats aidés notamment.

Les inspecteurs du travail se sont interrogés sur la réalité de ces emplois et sur des versements à des membres de la famille, dont Théo Luhaka , selon une autre source proche de l’affaire. Les sommes pourraient s’élever à des centaines de milliers d’euros. On avance le chiffre de 52.000 euros, une fortune en milieu dit « défavorisé » au pays des aides sociales.

Le frère de Théo Luhaka s’était défendu dans Le Parisien d’avoir employé des salariés fantômes. Il affirme avoir recruté en CDI plus de trente salariés pour assurer les activités d’Aulnay Events, dont des membres de sa famille.

Image associéeSelon la définition de l’INSEE, un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l’employeur – tel Michaël Luhasa – bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation. Les contrats aidés sont ainsi des emplois subventionnés par les pouvoirs publics et destinés aux personnes connaissant des difficultés d’insertion professionnelle particulières : les jeunes, les chômeurs de longue durée, les allocataires de minima sociaux, etc.<br>Fin 2016, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi aidé en France métropolitaine. 654 000 embauches auraient été réalisées (+2,3% par rapport à 2015) avec une forte hausse des contrats uniques d’insertion – contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) qui concernent le secteur non marchand.<br>Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. 

Aux mains du fils aîné Mickaël, Aulnay Events est la poule aux oeufs d’or de la famille Luhasa élevée en plein air et nourrie au bon grain par le contribuable.

Le géant de l’agrochimie Bayer a racheté Monsanto pour l’éradiquer

Apres l’avoir achetée, Bayer compte supprimer la marque très controversée Monsanto.

Une annonce faite ce lundi 4 juin dans la matinée par le groupe allemand de pharmacie et d’agrochimie.

Bayer ne donne aucune explication sur la suppression du nom Monsanto, le géant américain des OGM et des pesticides. Le groupe indiqué seulement qu’une fois l’opération de l’achat bouclée le 7 juin, Bayer demeurera le seul nom de l’entreprise. En revanche, les marques des produits vendus par Monsanto ne vont pas disparaître.

Cette suppression de la marque est peut être lié aux attaques incessantes contre Monsanto, bête noire des écologistes mais plébiscité par les agriculteurs : les produits de l’entreprise du Missouri sont utilisés partout dans le monde et son nom est souvent associé à l’utilisation de produits agricoles jugés néfastes à l’environnement et à la santé des agriculteurs et des consommateurs, comme le Roundup, lorsqu’ils sont employés sans précautions. 

Cet herbicide vient d’ailleurs d’être interdit de vente en Belgique, par précaution, en dépit de l’absence d’alternative satisfaisante. Et un débat est en cours en France sur une interdiction du glyphosate, le principe actif du Roundup. Interdire – sans substitut efficace – pourrait avoir des effets préjudiciables sur les rendements et l’approvisionnement alimentaire des populations, bien que prévisibles.

La fusion des deux géants est maintenant très critiquée

Les défenseurs de l’environnement dénoncent désormais la position dominante qu’aura Bayer sur ce secteur d’activité.

Les autorités de la concurrence aux Etats-Unis et en Europe ont donné leur feu vert, en imposant à Bayer de céder quelques activités. L’achat du groupe américain est jugé la plus grosse acquisition de l’histoire allemande à l’étranger.

Réforme de l’audiovisuel : l’homme pressé de l’Elysée ralentit le pas

La réforme de l’audiovisuel public repoussée à «courant 2019»


 

France Télévisions devra libérer «au moins le canal hertzien» de sa chaîne jeunesse France 4, afin de recentrer sur le numérique son offre dédiée au jeune public, a annoncé, lundi 4 juin, la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

Quant à France Ô, «il faudra interroger nos concitoyens d’outre-mer et leurs élus pour déterminer si l’avenir est au maintien de France Ô sur le canal hertzien ou au contraire au renforcement des offres numériques des Outre-Mer Premières», ajoute la ministre, dans un discours sur l’avenir de l’audiovisuel public.

Le calendrier législatif de la réforme de l’audiovisuel public a été repoussé à «courant 2019»

Sont annoncées des lois sur «la réforme de la gouvernance» et «le financement» qui passera par une révision de la redevance, a annoncé Françoise Nyssen. «Nous nous sommes concentrés sur la transformation de l’offre parce que c’est ce qui concerne le public aujourd’hui», explique la ministre de la Culture dans un discours qu’elle doit prononcer lundi matin, transmis. L’AFP – qui se dit indépendante du pouvoir politique mais diffuse ses éléments de langage auprès de la presse « libre » de « fainéants » – se chargera de lui dupliquer la parole jupitérienne portée par Nyssen.

France 3, qui diffuse actuellement deux heures de décrochages régionaux par jour, devra se recentrer sur la proximité et «tripler» ses programmes régionaux, au détriment des chaînes locales de radio et de télé, et combiner ses forces avec les radios locales de Radio France, a poursuivi la ministre de la Culture Françoise Nyssen. «L’identité de France 3 sera donc recentrée sur cette mission fondamentale qu’est la proximité. Je souhaite que l’on multiplie par trois les heures de programmes régionaux», a précisé la ministre, dans un discours sur la réforme de l’audiovisuel public qu’elle doit prononcer lundi matin et transmis à l’AFP, en avant-première exclusive…

Municipales : LREM se verrait bien en coucou dans le nid LR ?

Le roi est nu : Castaner, taulier de LREM n’exclut pas que son parti s’invite sur des listes Les Républicains ou PS en 2020.

Le parti présidentiel pourrait soutenir des listes emmenées par des candidats du parti Les Républicains lors des élections municipales de 2020, lance le délégué général de La République en marche Christophe Castaner, lundi.

Rien n’est exclu, selon le joueur de poker

Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en capacité de présenter ses propres listes, Christophe Castaner a répondu sans complexe, ni honte : « A La République en marche, nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, nous sommes meilleurs ».
C’est évidemment tout le contraire : combien le parti des entrepreneurs a-t-il de divisions déployées sur le « tapis vert » électoral ?

« Nous pourrons soutenir des gens issus de LR ou du PS », a ensuite précisé le bouffon du roi.

« Il y a des endroits où vous avez des maires élus avec une étiquette du Parti socialiste, une étiquette des LR, qui ont fait un super boulot », a-t-il concédé sur Public Sénat : la France des territoires n’a pas attendu le microcosme entrepreneurial.

« Ce pourra être le cas à Toulouse [où le maire LR est Jean-Luc Moudenc] ; à Bordeaux, je ne sais pas si Alain Juppé sera à nouveau candidat [le septuagénaire le sait-il ?]. Mais ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il ajouté.

 Des marcheurs chargés du « diagnostic »

« Et je l’ai dit à tous les marcheurs : vous faites d’abord un diagnostic de situation, vous allez à la rencontre des habitants, vous sentez la perception. Est-ce que ce maire joue le jeu de la démocratie ? Est-ce que ce maire a transformé sa ville ? Si c’est le cas, je me fiche de savoir s’il a été un jour Républicain ou pas; je lui ferai une proposition de travail, je proposerai un socle de valeurs communes, un engagement commun, je demanderai à des marcheurs de l’accompagner si le maire le souhaite, et je pourrai parfaitement soutenir un maire – je étant La République en marche – quel que soit l’origine de son engagement », a-t-il développé sur Public Sénat.

« Je ne crois pas au déterminisme politique« , a insisté Christophe Castaner, un ancien socialiste qui ne croit en rien. « Le premier geste politique d’Emmanuel Macron a été le dépassement politique », qu’ « on va poursuivre au moment des européennes et au moment des municipales« , a-t-il conclu.

Castaner est tellement peu ancré dans son territoire d’élection que lors des dernière régional et bien que cabdidat du parti aux manettes, le maire de Forcalquier (04) avait dû renoncer à l’issu du premier tour et se rallier au député-maire de Nice, Christian Estrosi, lequel a déçu son électorat en se compromettant avec le parti dominant de l’instant.

Un « héros » ni filmé ni récupéré n’est pas un héros : il doit lutter pour éviter l’expulsion

Après Mamoudou Gassama, un autre travailleur clandestin menacé d’expulsion obtient le réexamen de son dossier

Aymen est un Tunisien sans-papiers qui avait sauvé deux enfants d’un incendie en …2015.

Il s’était vu notifier une obligation de quitter le territoire français par le préfet.  Et c’est la préfecture qui envisage désormais de réexaminer son dossier.

Pourquoi cette volte-face quand la loi est intangible et la même pour tous ?

« Sauver un bébé en escaladant un immeuble est-il plus héroïque que braver les flammes pour sauver deux enfants? » d’un incendie.

C’est la question posée dimanche dans Le Parisien par l’avocate d’Aymen L., un Tunisien en situation irrégulière qui avait craint que son acte héroïque soit médiatisé en avril 2015 et signe son arrêt d’expulsion. Aujourd’hui, le héros inconnu, qui n’a pas obtenu sa régularisation, est menacé d’expulsion. Il s’est vu notifier en janvier dernier une obligation de quitter le territoire français et son avocate va déposer un énième recours cette semaine. Mais la donne pourrait vite changer pour le Tunisien : la préfecture du Val-d’Oise indique tout-à-coup être prête à examiner son dossier « dans la journée » de lundi.

Les réseaux sociaux ont pallié les choix éditoriaux de la presse institutionnelle


Grâce à l’émotion et au sentiment de reconnaissance, d’une opinion souvent qualifiée de ‘beauf’ et raciste,
suscités par l’acte héroïque du Malien clandestin Mamoudou Gassama qui a sauvé un enfant de 4 ans tombé d’un étage et miraculeusement resté suspendu au balcon inférieur d’un immeuble parisien, le 27 mai dernier, le jeune Malien avait été aussitôt encensé et reçu par Emmanuel Macron alors que plusieurs démantèlements de camps de migrants étaient en cours dans Paris. Par la volonté du prince, il avait pu alors déposer rapidement une demande de régularisation.

Lundi, il a même reçu des mains de la maire Anne Hidalgo la médaille de la Ville de Paris: la socialiste tentera de se maintenir aux prochaines municipales.

Aymen L. devra apporter des « éléments » de preuves sur son acte de bravoure


Le très discret jeune Tunisien n’a pas de film à diffuser sur les réseaux pour émouvoir la populace.
Mais, depuis quelques jours, la mobilisation grandit autour de la discrimination d’Aymen L., visant le faire bénéficier indirectement de l’effet médiatisation autour de l’acte de Mamoudou Gassama.Plusieurs personnalités, comme le sénateur Les Républicains Roger Karoutchi ou l’auteure anti-républicaine …Rokhaya Diallo, ont ainsi dénoncé le fait qu’il y ait deux poids deux mesures.

Elle a en effet confirmé dimanche que « si des éléments confirment l’acte courageux et altruiste [d’Aymen L.], alors il n’est pas exclu de) réexaminer le dossier et de suspendre l’obligation de quitter le territoire ».Lundi, après trois années de refus répétés, les choses se sont encore accélérées à Pontoise, où se trouve la préfecture du Val-d’Oise. « On s’efforce de rassembler le maximum d’éléments corroborant cet acte de bravoure, notamment auprès des pompiers, pour prendre une décision sur l’abrogation de l’obligation de quitter le territoire, ce qui devrait être fait dans la journée », a claironné la directrice de cabinet du préfet.

L’acte héroïque d’Aymen L. n’a pas été filmé et ne repose que sur la foi de témoins.

Ce Tunisien est arrivé en France en 2013. A Fosses, dans le Val-d’Oise, il est témoin fortuit, le 10 avril 2015, d’un incendie. Appelés au secours, Aymen L. et deux amis de nationalité française apprennent que des enfants sont pris au piège des flammes. « Nous sommes montés tout de suite pour chercher les enfants. Nous les avons trouvés tout de suite, dans la chambre. Ils étaient restés ensemble« , se souvient le jeune étranger.

Une ultime audience au tribunal administratif


Aymen L. sauve Léon, 4 ans, et Adam, 19 mois.
Mais, par peur d’être arrêté et expulsé, il fuit quelques secondes après son acte héroïque. C’est la mère des enfants qui, après un appel à témoins, le retrouve.
Le 15 mai 2015, le maire de Fosses décerne aux trois héros une médaille pour « acte de bravoure », mais la préfecture du Val-d’Oise oppose une fin de non-recevoir à la demande de l’édile de lancer une procédure de régularisation à titre exceptionnel.

Trois ans plus tard, Aymen L. est toujours sans-papiers. La préfecture a en fait refusé sa demande de naturalisation et les autorités municipales ont renoncé, face au pot de fer.

Dimanche encore, son expulsion semblait se confirmer, comme l’expliquait son avocate lundi matin sur LCI : « Jeudi dernier avait lieu la clôture de l’instruction. J’ai reçu un mémoire selon lequel le préfet maintenant sa décision. Et c’est tout. » Mais la préfecture changera peut-être sa décision après le réexamen, « dans la journée » de lundi, du dossier d’Aymen L.En parallèle, l’avocate du sans-papiers a déposé un ultime recours et le tribunal administratif devra décider en dernière instance du sort du sans-papiers tunisien.

Le poids des images ne jouera pas en sa faveur… Il ne peut plus compter que sur un nouveau démantèlement de camp de migrants… Un petit effort, Gérard Collomb !

Elysée : soupçon de corruption sur un proche de Macron

Anticor porte plainte contre Alexis Kohler

L’association Anticor accuse le secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler, de « mélange des genres« .
L’association anticorruption Anticor a déposé plainte pour prise illégale d’intérêts et soupçons de trafic d’influence contre le bras droit du président de la République, Alexis Kohler, le haut-fonctionnaire le plus puissant de l’entourage d’Emmanuel Macron. Le Parquet de Paris doit désormais décider s’il ouvre une enquête préliminaire ou ne retient pas la plainte.

Anticor reproche à Alexis Kohler un possible conflit d’intérêts entre sa fonction officielle et ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC. Cette société impliquée dans de nombreux contrats d’Etat est présente sur les chantiers de Saint Nazaire. Le site Mediapart avait révélé les soupçons sur le dossier MSC début mai.

Alexis Kohler, un énarque de 44 ans, n’a officiellement plus aucune fonction chez l’armateur, et l’Elysée a toujours assuré que le secrétaire général respecte toutes les règles légales, pouvant l’impliquer dans toute question liée au dossier MSC.

Ce « premier de cordée » a-t-il respecté le délai légal entre la cessation de ses activités pour MSC et son entrée au service de l’Etat ?

Pour l’heure, le « vice-président » reste protégé par l’ombre portée de Macron, à la différence de deux exfiltrés du gouvernement, dès l’ouverture d’une enquête, Richard Ferrand et François Bayou. La moralisation de la vie publique connaît un raté de taille…

L’uniforme, pour contribuer au redressement de l’école républicaine

Pour la première fois en France métropolitaine, l’uniforme scolaire devrait officiellement faire son retour en Seine-et-Marne.

Il sera instauré dans les six écoles élémentaires publiques de la ville de Provins dès le retour des vacances de la Toussaint 2018, rapporte La République de Seine-et-Marne. Le maire de la ville, Olivier Lavenka, portait ce projet depuis le début de l’année. Le successeur de Christian Jacob l’avait proposé au vote des parents d’élèves provinois des différentes écoles concernées. Le scrutin s’est tenu pendant une semaine du lundi 28 mai au samedi 2 juin.

Les parents devaient répondre à quatre questions. Parmi elles : « Etes-vous favorable à l’introduction d’un vêtement scolaire unique dans les écoles élémentaires publiques de la ville de Provins ? », « Concernant les polos, préférez-vous que ceux-ci soient bleu marine ou blanc ? », « Les polos et les pulls porteront un écusson brodé, portant la mention « Ecoles publiques de Provins ». Souhaitez-vous que soit ajoutée la devise de la République « Liberté, égalité, fraternité » ? » et « S’agissant des modalités de paiement, seriez-vous favorable à la mise en œuvre d’un paiement échelonné de 3 mois, 6 mois ou 10 mois ? »

ARS, entre 365 et 400 euros; uniforme, 145 euros par enfant

Et les parents ont tranché. Le maire de la ville précise que les uniformes concerneront 759 élèves et 609 familles. « 376 votants se sont exprimés pour 234 voix pour, 141 contre et 1 nul.

Les polos seront bleu marine et la devise de la République accompagnera le blason », décrit l’élu. Un comité de pilotage composé d’enseignants, d’élus et de parents d’élèves a été chargé de décider du contenu du trousseau.

Dans le détail, il sera composé de dix pièces : quatre polos (deux manches longues, deux manches courtes), deux pulls bleu ciel, une veste-sweat bleu marine, deux pantalons et une jupe bleu marine pour les filles, deux pantalons et un bermuda pour les garçons. « Pour un prix de base fixé à 145 € par enfant, 72,50 € pour le second, et 116 € pour les élèves de CM2 », précise le journal. Un appel d’offres doit être lancé.

L’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a approuvé cette initiative et s’est prononcé pour la généralisation du port de l’uniforme. « C’est un enjeu d’égalité entre les enfants. Aujourd’hui, les marques de vêtements, ça compte malheureusement beaucoup trop, avec tous les phénomènes matérialistes un peu stupides », a déclaré le ministre, cité par BFM TV, prenant les devants d’une gauche réactionnaire sous emprise marxisante. Et d’ajouter : « Evidemment, ce n’est pas du tout conforme à ce que l’on peut souhaiter pour l’école de la République. L’uniforme peut être une réponse. Je n’en fais pas l’alpha et l’oméga d’une politique éducative, mais, dans certains cas, ça peut être utile. » Pas dogmatique, ce ministre, ou habile ?

L’ARS, allocation de rentrée scolaire, est versée sous conditions de ressources.

Les montants nets versés sous conditions de ressources aux parents à la rentrée des classes 2018 sont les suivants :

  • 367,73 euros pour un enfant âgé de 6 à 10 ans ;
  • 388,02 euros pour un enfant âgé de 11 à 14 ans ;
  • 401,46 euros pour un enfant âgé de 15 à 18 ans.

Mais des parents ne manqueront pourtant pas de crier contre la dépense, comme si la prime de rentrée scolaire ne couvrait pas la totalité des frais d’habillement des enfants scolarisés, ainsi que leurs fournitures scolaires, sachant qu’un cartable ne se renouvelle pas chaque année… Les organes de presse populistes n’hésiteront toutefois pas à donner la parole aux mamans formatées par les associations de parents pour se lamenter.

Mélina Boughedir condamnée : la gauche conteste la justice irakienne et sa décision

L’épouse de djihadiste français condamnée à vingt ans de prison pour appartenance à l’EI

La justice a rendu son verdict à l’issue d’une audience de plus d’une heure. La Française Mélina Boughedir, 27 ans – entrée illégalement en Irak pour combattre le régime légitime du côté des rebelles islamistes – a été condamnée dimanche à Bagdad à une peine de vingt ans de prison «pour son appartenance à l’Etat islamique».

Partie en 2015 avec son mari, Maximilien Thibaut, et leurs premiers enfants, Mélina Boughedir a été arrêtée le 8 juillet 2017 à Mossoul, après avoir échappé aux forces militaires légitimistes, en se terrant plusieurs semaines avec ses jeunes enfants dans la cave d’une maison éventrée.

Depuis, la Française nie avoir participé aux activités de l’Etat islamique, notamment au sein des brigades de la police des femmes, la Hisba. En février, l’Irak l’avait condamnée à sept mois de prison pour entrée «illégale» sur son territoire, mais la Cour de cassation a réexaminé le dossier et estimé qu’elle devait être rejugée selon la loi antiterroriste.

De ce fait, l’audience du dimanche 3 juin revêtait un tout autre enjeu. Après s’être entretenus avec leur cliente, les trois avocats français ont participé aux débats sous la forme de questions. Une faveur qu’ils jugent toutefois insuffisante pour garantir, selon eux, les droits de la défense : «Nous n’avons pas eu accès au dossier du président du tribunal; nos observations étaient traduites directement par ses soins [ils ont accepté d’assurer une défense dans un pays étranger dont ils ne parlent pas la langue], et il n’a jamais été expliqué à Mélina le fonctionnement de la justice locale», regrette Vincent Brengarth, l’un des conseils de la Française, comme si ce n’était pas aussi le rôle de la défense.

Le trio d’avocats dénonce les deux condamnations de Mélina Boughedir – celle de février et celle de ce dimanche, ont été prononcées par le même magistrat, celui qui, pourtant, connaît le mieux le dossier…

Un recours va être prochainement déposé devant la Cour suprême irakienne, ouvrant la voie à un possible procès en appel. Une affaire qui se conclura par un compromis diplomatique et sur une base « humanitaire » : l’humanisme reste une valeur sûre en période de terroriste intérieur, en dépit des attentats et des morts innocents.

En attendant que l’eau ait coulé sous les ponts, le secrétaire d’Etat en charge des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a déclaré : «La justice irakienne est légitime à juger, elle a pris sa décision.»
Vendredi, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait déjà respecté la justice d’un pays souverain : «Quand on va à Mossoul en 2016, c’est pour combattre. Mme Boughedir sera donc jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale. Elle a combattu contre les unités irakiennes, elle est jugée en Irak

Quand la France déclarait démocratique la justice irakienne

Les trois avocats de la Française, présents à Bagdad, dénoncent l’organisation d’un procès inéquitable. Sur le perron de la cour pénale irakienne, ses avocats français, Mes Bourdon, Brengarth et Pradel, ont dénoncé l’inéquité du procès, tout en se disant «soulagés» que leur cliente ait évité la peine capitale.

La triade et la presse militante s’en prennent à l’Europe.

Dès 2003, l’Union européenne s’est fortement impliquée pour soutenir les efforts de reconstruction de l’Irak en engageant plus d’un milliard d’euros dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des services publics et du soutien aux processus électoraux.

L’Union européenne dispose depuis 2005 d’une délégation à Bagdad. La mission de PSDC EUJUST Lex-Irak, dont le mandat s’est achevé le 31 décembre 2013, avait pour but de renforcer l’Etat de droit et de promouvoir le respect des droits de l’Homme en Irak en menant des actions de formation auprès de fonctionnaires irakiens des forces de police, de la justice ou de l’administration pénitentiaire.

L’UE et l’Irak ont signé le 11 mai 2012 un accord de partenariat et de coopération (APC), ratifié par la France le 8 octobre 2014. Cet accord institue un dialogue politique structuré et régulier, prévoit une coopération pour promouvoir et protéger effectivement les droits de l’Homme en Irak et ouvrir la voie vers un approfondissement des relations dans des domaines spécifiques.

Arrière-petit-fils de l’industriel Edouard Michelin, fondateur du groupe Michelin, les pneumatiques, maître William Bourdon à étudié au lycée Janson-de-Sailly (Paris XVIe), avant de se spécialiser dans le droit pénal des affaires et celui de la …communication.

Secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l’homme à la fin des années 90, octobre 2001, il fonda l’association Sherpa, dont l’objet est de « défendre les victimes de crimes commis par des opérateurs économiques ». Sherpa est installée dans les locaux de France Libertés ; William Bourdon est membre du Conseil d’administration de France Libertés et fut avocat de Danielle Mitterrand, épouse du président Mitterrand et groupie du dictateur Fidel Castro.

Il est proche d’associations d’aide aux étrangers en situation irrégulière, notamment la Cimade et spécialisé dans la défense des droits de l’homme (SOS Racisme, opposants chinois, génocide rwandais, Augusto Pinochet et aussi de contestataires, de partisans de la « lutte sociale», ou de militants de l’ultra gauche.

L’Assemblée est restée un poulailler : Macron et Ferrand n’y ont rien changé

2013 : « Arrêtez, je ne suis pas une poule ! »

En pleine intervention devant ses collègues à l’Assemblée nationale, le mardi 8 octobre, vers 22h30, la députée écologiste de la Vienne Véronique Massonneau avait été interrompue par de petits gloussements, audibles à deux reprises, venus des bancs de l’opposition. Malgré ses protestations et celles du président de l’Assemblée, Claude Bartolone, les faits se sont répétés une troisième fois, entraînant une suspension de séance.

« Il y a des comportements incroyables, avait réagi le coq socialiste Claude Bartolone du haut de son … perchoir. Cécile Duflot et Najat Vallaud- Belkacem s’étaient aussitôt dressées sur leurs ergots. Depuis, elles ont disparu du paysage politique.

C’est maintenant un député apparenté PS qui appelle Brune Poirson « ma poule »

Le député apparenté PS Christian Hutin a lancé « Ce n’est pas vrai, ma poule! » à la secrétaire d’Etat Brune Poirson.

Le député apparenté PS a-t-il voulu rappeler Brune Poirson à la modestie, mardi, lors des questions au gouvernement. « Je l’ai engueulé. Il a été surpris », rapporte un ministre témoin de la scène. « Je dis “ma poule” à tout le monde, fille comme garçon. Ça n’a rien de péjoratif ou de sexiste », explique Christian Hutin. Stupéfait, l’élu du Nord est tout de même allé demander à la secrétaire d’Etat du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.


Cécile Duflot avait été sifflée en 2012 à l’Assemblée
pour avoir virevolté dans une robe à fleurs

En 2012, la ministre du Logement Cécile Duflot avait provoqué des sifflets dans l’hémicycle : elle avait abandonné les vêtements en forme de sacs pour tenter d’effacer ses rondeurs pour une robe écologique à fleurs.

En février, la secrétaire d’Etat Brune Poirson avait déjà exhorté certains à « un peu moins de machisme », déclenchant une standing ovation de la majorité. Plus de femmes, un changement générationnel et une prévention accrue : depuis juin, tout semble pourtant fait pour que le sexisme recule à l’Assemblée, sur fond d’un vaste mouvement de libération de la parole lié à l’affaire Weinstein.

 

Dommage collatéral de la libération de la parole des femmes, une parole contrainte des hommes…

La socialiste Delphine Batho, élue depuis 2007, estimait d’ailleurs, en février dernier, que « le climat a changé dans les ascenseurs : il y a des vannes grossières qu’on n’entend plus« ...

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