La piscine des Macron à Brégançon ne fait grincer que l’opposition, selon le HuffPost

Et ça continue : « Après la polémique sur la vaisselle de l’Elysée, le prétexte était trop tentant, » estime le site socialiste…

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« Le souhait caprice du couple présidentiel de faire installer une piscine hors-sol dans les jardins du fort de Brégançon, où ils passeront cette année leurs vacances d’été, a sans surprise été accueilli par des commentaires grinçants de la part de l’opposition. D’autant que cette initiative, encore à l’étude selon l’Elysée, intervient après une série de polémiques touchant à la politique sociale d’Emmanuel Macron et au train de vie du président de la République.

Déjà désigné comme le « président des ‘très) riches » par ses détracteurs [dont n’est pas le HuffPost], le chef de l’Etat a récemment défrayé la chronique scandalisé en qualifiant le s’attaquant au montant des aides sociales [le qualifiant] de « pognon de dingue« . Dans le même temps, le gouvernement a été contraint de se justifier sur [sa décision d’] une baisse mécanique de la valeur des aides au logement (APL), qui ne sont plus indexées sur l’inflation.

Dans ce contexte chargé, [la majorité présidentielle reste impavide]

L’installation d’une piscine a immédiatement suscité des critiques, à gauche comme à droite. Sur l’antenne de Sud Radio, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a évoqué des « symboles cruels« . Emmanuel Macron « rabote encore les APL et, en même temps, se fait construire une piscine au fort de Brégançon. Sa piscine sera hors-sol comme sa politique« , a-t-il attaqué, reprenant une critique récurrente sur la déconnexion présumée entre l’action de la majorité et les attentes sociales du pays.

Et ceci est Brégançon, vu de haut, toujours .... et sous VGE, en 1979.Dans un communiqué, la section socialiste du Var, département qui accueille le fort de Brégançon, a invité Emmanuel Macron à « aller à la rencontre de tous les Varois qui attendent un logement ». « Le Var a besoin qu’Emmanuel Macron sorte de son château de Brégançon pour découvrir la réalité de notre territoire, pas qu’il réfléchisse à la couleur du Lino de la future piscine présidentielle. »

Côté Les Républicains, c’est la porte-parole du parti, Lydia Guirous qui s’est chargée de porter l’estocade [coup d’épée, dans la mise à mort du taureau…] en rappelant la succession de polémiques qui ont visé le train de vie du président de la République ces dernières semaines. « Le comportement dispendieux du Président choque au moment où il demande toujours plus d’efforts au Français« , s’indigne Lydia Guirous en citant tour à tour la commande d’un nouveau service de vaisselle auprès de la Manufacture de Sèvres pour le palais de l’Elysée ou le recours à un avion Falcon présidentiel pour effectuer le court trajet de 110 kilomètres.

Une piscine, « c’est parce que le Président Coty ne l’avait pas fait? », a ironisé le député France insoumise Bastien Lachaud, en citant un argument brandi par le gouvernement pour justifier le rachat du nouveau service de vaisselle de l’Elysée.

 

Le coût d’une piscine hors-sol de grande taille se situe entre 10.000 et 15.000 euros. [A L’Express, une rédactrice en chef peut en avoir une à 5.000 euros… ] Ce coût, si tant est que le projet voie le jour, devrait être intégré dans l’enveloppe annuelle de 150.000 euros dédiée à l’entretien et la rénovation du fort de Brégançon, résidence de la République. [Car la piscine est un ‘must’ incontournable pour accueillir la famille de madame -enfants et petits-enfants – aux frais de la princesse. En acceptant de louer l’Elysée à Macron, les Français réalisent-ils une promesse du candidat de leur faire prendre en famille les rejetons de Brigitte ?]

Le plus choquant reste le silence complice des ‘godillots’ de la majorité présidentielle

Jupiter est au-dessus des mesquineries de la populace.

Pour l’anecdote, la conseillère presse de Nicolas Sarkozy, Véronique Waché, a souhaité bon courage aux communicants d’Emmanuel Macron, en rappelant qu’en son temps, elle avait dû affronter les foudres de la presse et de l’opposition après l’installation… de deux fours d’un montant de 75.000 euros dans l’avion présidentiel, rebaptisé « Air Sarko One », et devenu le symbole du caractère « bling-bling » du président.

Les parlementaires LREM sont prêts à avaler toutes les couleuvres.
Sont-ils élus pour ça ?

L’envoyé spécial de BFMTV Matthieu Coache raconte ce jeudi 21 juin sur la chaîne télé macronienne : « Alors oui, c’est confirmé, mais dans l’entourage du président, on ne parle pas de « piscine », mais de l’intégration d’un bassin hors-sol ». Il se livre ensuite à un savant « décryptage » : il s’agit « sûrement (d’) une façon de rendre cette piscine le moins glamour possible. »

Le couple Macron en Une de Paris Match, le 11 août 2016
Ils s’étaient exhibés à la faveur de Photoshop, mais ils exigent désormais de l’intimité

Au-delà de la question de l’usage, ou non, du terme « piscine », le journaliste diffuse les autres éléments de langage proposés par l’Elysée pour justifier la construction de la piscine. Sur le fond, il s’agit, explique l’entourage d’Emmanuel Macron, de permettre aux petits enfants de Brigitte Macron de se baigner cet été en toute intimité et sécurité : « La raison principale évoquée, c’est de préserver l’intimité de la famille, en particulier des petits enfants du couple Macron, une famille qui devrait investir ce fort de Brégançon dans les tous premiers jours du mois d’août, pour les vacances », raconte encore l’envoyé spécial de BFM.

Autre bobard : le coût sera limité et sera pris en charge sur le budget de fonctionnement du fort de Brégançon [une résidence d’Etat est pourtant entretenue sur des crédits issus de l’impôt…] ; et si cela ne suffisait pas, « la future boutique souvenirs de l’Elysée pourra(it) servir à financer cette piscine », raconte encore l’entourage d’Emmanuel Macron cité par l’envoyé spécial de BFM.

Et les élu(e)s LREM ne trouvent rien à redire !

 

Macron raille ceux et celles qui sont à 50 euros près

Le président des (très) riches s’en prend à « ceux qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL »
blog -Macron moite-Nlle Caledonie-mai2018Pour avoir critiqué dans un documentaire « ceux qui pensent que le summum de la lutte c’est les 50 euros d’APL » Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de l’opposition lundi : elle dénonce son mépris social en leur opposant les « valeurs » morales pour lesquelles le colonel Beltrame a donné sa vie lors des attentats islamistes de Trèbes.
« Le colonel Beltrame est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse« , explique le chef de l’Etat, dans un documentaire qui doit être diffusé lundi soir sur France 3.
Or, selon lui, « les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus (sic =  trop fade !), une République dont on ne connaît plus l’odeur », et où l' »on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL… Ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays, » estime-t-il.

Pour définir cette histoire, le président énumère « une histoire d’absolu, (…) un amour de la liberté au-delà de tout, c’est une volonté de l’égalité réelle : c’est ça, la France », dit-il dans ce documentaire réalisé par Bertrand Delais, intitulé « Emmanuel Macron, la fin de l’innocence ».
« Nous sommes la France, et la France est un pays qui ne se réforme pas. On est un pays qui se cabre« , constate-t-il encore, avec le sentiment qu' »il y a en nous un goût romantique pour la lutte qui fait que, quand bien même ces statuts ne sont pas pour nous, on vit dans l’idée de pouvoir un jour les obtenir; on aime la lutte de celui qui les protège ». « Ça fait partie de la vie politique française, il faut le regarder avec respect et amour de notre histoire », estime-t-il.

« Petit », « misérable », selon  l’ex-banquier

Avant même sa diffusion, les propos que tient Macron dans le documentaire suscitent la polémique.
« Emmanuel Macron méprise les gens qui se sont indignés pour la baisse des APL. C’est petit et indigne de sa fonction« , a tweeté le député de La France insoumise, Alexis Corbière sur Twitter.

« Se servir de la magnifique figure du colonel Beltrame pour salir ceux qui luttent pour leurs droits est misérable« , a tweeté de son côté le PCF, tandis que le porte-parole du PS, Boris Vallaud, juge « petit d’opposer les héros des plus pauvres », estimant que « ceux qui sont à 20 euros près ne méritent pas ce mépris« .

Pour le président LR du Sénat Gérard Larcher, « on ne peut pas avoir des mots raccourcis. L’APL est un sujet important pour des millions de familles françaises et il faut qu’on le traite avec équité », a-t-il insisté sur LCI.
<br>Sur Radio Classique, la présidente du FN, Marine Le Pen, y voit une « indécence. Les préoccupations de ceux qui n’arrivent à pas à finir leurs fins de mois ne l’intéressent pas. Ce n’est pas son monde« .

« La petite phrase (…) montre sa haute considération pour les gens qui ont peu ou pas grand-chose », note Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFMTV, ce qui est « à l’image de sa première année. »

La baisse à l’automne dernier des aides personnalisées au logement (APL), de 5 euros mensuels pour 6,5 millions de ménages bénéficiaires, avait été vivement critiquée par les ONG – supranationales et illégitimes – de défense des mal-logés, les bailleurs sociaux et certains syndicats.

Dimanche, le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a reconnu que cette baisse a été une « mauvaise décision » et promis qu’il n’y « aurait plus aucun perdant » en matière d’APL.

blog -Schiappa Marlene rondeLe Premier ministre Edouard Philippe avait qualifié de « pas intelligent » ce coup de rabot, qui représente une économie mensuelle de 32,5 millions d’euros pour l’Etat. Il l’avait justifié par la nécessité de réaliser les économies prévues dans le budget 2017 par la majorité précédente, argument évidemment repris par Richard Ferrand, chef de file des députés de La République en marche (LREM), lundi, pour qui la mesure était « une connerie inévitable ».

Dans les propos fustigés lundi, Macron dénonce « les gens qui instrumentalisent cela politiquement », a synthétisé la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes (ci-contre) l’inculte Marlène Schiappa sur …France Culture.