La Région Ile-de-France porte plainte pour une… « bousculade »

Une bousculade qui se termine en bataille rangée est-elle une « bousculade »? Or, ladite bousculade a impliqué une centaine de jeunes vendredi.

Et devinez où… Dans un centre de loisirs d’Etampes (Essonne), a précisé sa présidente Valérie Pécresse.

Vendredi, en fin d’après-midi, alors que plus d’un millier de habitants, dont des familles, profitent des activités de ce centre de loisirs de cette ville LR prise au PCF en 1995, « une bousculade » survient entre une centaine de jeunes, selon une source policière. Plutôt 200, selon Le Parisien… Le journal parle même d' »énorme bousculade« ! « Géante », estime un site policier.

[ https://youtu.be/dUChmxHqgn0%5D

La cause de cette petite bousculade bon enfant à 200 serait un vol de portable.

Des « incivilités » de « sauvageons » « défavorisés » ?

Rapidement, les esprits s’échauffent et les « emmerdeurs » en viennent aux mains, sous le regard impuissant des familles et des membres de la sécurité du centre, précise-t-on de même source. Plusieurs vidéos de l’incident, diffusées sur les réseaux sociaux, ont été vues des milliers de fois, provoquant l’indignation.

Samedi soir, la présidente de la région, Valérie Pécresse, a dénoncé des « violences inacceptables », parce que d’autres sont acceptables… « Une plainte sera déposée.

Et le Vice-President @karampatrick se rendra sur place demain (dimanche 2 août) pour évaluer les besoins de forces de sécurité supplémentaires et les transmettre au ministère de l’Intérieur », avait-elle annoncé sur Twitter, en l’absence de réaction du préfet dont c’est aussi le travail de procéder à cette estimation. L’incident, qui s’est terminé avec l’intervention des forces de l’ordre, n’a fait aucun blessé.

Etampes n’est pas une ville tranquille

La racaille tire sur les soldats du feu

N’allez pas dire que la racaille de la diversité est responsable du pourrissement du  » vivre ensemble » dans l’Essonne: on enseigne à l’école que c’est la faute du capitalisme et des injustices sociales ciblant les Africains et les Arabes, épargnant les Asiatiques et les Juifs industrieux. Même que la presse le dit et l’écrit, les flics sont tous des racistes, à l’image de la société. Et la boucle est bouclée.

 Étampes, vendredi 24 juillet 2020. À l’appel du syndicat des sapeurs-pompiers volontaires, d’Avenir-Secours, de la CGT et du Spasdis-CFTC, les sapeurs-pompiers du département se sont réunis pour exprimer leur soutien à leur collègue touché par balle le soir du 14 juillet.
Etampes, vendredi 24 juillet 2020.

A l’appel du syndicat des sapeurs-pompiers volontaires, d’Avenir-Secours, de la CGT et du Spasdis-CFTC, les sapeurs-pompiers du département se sont rassemblés pour exprimer leur soutien à leur collègue touché par balle le soir du 14 juillet 2020.

Par compassion, Darmanin se déplacera autant de fois que nécessaire

Alors qu’il intervenait sur une voiture en feu dans le quartier Guinette à Etampes (Essonne), un pompier a été accueilli par un tir d’arme à feu et a été touché au mollet. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Il devrait y prendre une chambre…

Macron promet la «tolérance zéro» face à l’envolée des «incivilités»

Et il commence quand, à passer à l’action?

L’heure n’est plus aux concessions…

Macron a enfin réagi en son palais de l’Élysée, clame la presse agenouillée…

Invité du JT de 20H sur TF1 ce mardi soir, Macron a répondu aux questions préparées et communiquées sur les très nombreuses violences qui apeurent la population du pays depuis plusieurs jours. Alors qu’un chauffeur de bus a été mortellement agressé il y a deux semaines ; qu’un pompier a été blessé par balle la semaine dernière ; qu’une bande de racailles a tué une jeune fille en la percutant en voiture, puis en la traînant sur 800 mètres, le président de la République a promis «la tolérance zéro». «Nous serons intraitables», a-t-il fermement ajouté, sans crainte d’être tenu pour responsable de ses propos non-suivis d’actes.

Et de pérorer: «une réponse immédiate est nécessaire», et elle doit s’accompagner d’un «changement d’état d’esprit profond».

Ajoutant pour le même prix: «Toute personne qui porte l’autorité républicaine (…) mérite le respect et nous ne tolérerons aucun écart», a-t-il martelé, promettant de «renforcer les équipements» et de «renforcer les politiques d’accompagnement» des forces de l’ordre, des pompiers et des personnels soignants. Autant de fonctionnaires qui sont pris pour cibles alors même qu’ils «portent l’autorité républicaine».

Macron a euphémisé la gravité de la situation

Pour dénoncer les actes sauvages dont les policiers, représentants de l’Etat, comme les pompiers, sont victimes, mais aussi des promeneurs, Macron a employé le terme d’«incivilité».

«Nous prendrons toutes les dispositions pour que la réponse judiciaire soit rapide et au rendez-vous de ces incivilités. (…) Nous ne pouvons pas accepter – et je n’accepterai pas – dans notre pays que ces incivilités deviennent une habitude», a-t-il assuré, en termes flous – sans précisions de dates, ni de budget – , irritent les populations. «La sécurité, au quotidien, c’est ce qui garantit l’ordre public, l’ordre républicain, c’est-à-dire la vraie liberté», a-t-il encore ajouté, dans sa lancée.

Alors que la macronie se satisfait de mots,

plusieurs voix se sont immédiatement élevées.

Les acteurs politiques responsables dénoncent le choix des mots du président de la République.
La presse vante sa faconde, sa maîtrise du français – certes archaïque et prétentieux – et son choix de mots inappropriés. «Emmanuel Macron interrogé sur le meurtre d’un gendarme, l’agression ultra-violente d’un chauffeur de bus et des tirs contre un pompier parle par 2 fois ‘d’incivilités’. Ce laxisme lexical conduit inévitablement au laxisme judiciaire», s’est notamment indigné le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, sur son compte Twitter.

Surtout, son vocabulaire n’est pas en adéquation avec sa prétention à la « tolérance zéro » proclamée.

Marseille : agressée sur l’autoroute pour un coup de klaxon

La France est-elle devenue une jungle ?


Alors qu’elle circulait sur l’autoroute entre Marseille et Aix, Anna 27 ans, a bien cru que sa dernière heure était arrivée. Agressée en pleine voie centrale par deux individus pour un coup de klaxon à une voiture qui roulait visiblement à grande vitesse.
C’était il y a quelques jours. Anna (son prénom a été modifié à sa demande), 27 ans, est en déplacement professionnel entre Marseille et Aix-en-Provence, sur l’A51. Devant elle un véhicule qu’elle veut doubler. Elle met son clignotant, entame son dépassement, puis tout bascule : « J’ai vu dans mon rétro une voiture rouge qui arrivait à une vitesse folle, je me suis rangée et j’ai klaxonné pour signifier au conducteur qu’il roulait beaucoup trop vite.

Le conducteur, un jeune d’une vingtaine d’années voit rouge : « Il a ralenti, il s’est porté à ma hauteur, il a commencé à m’insulter, puis à zigzaguer devant moins en cherchant visiblement à provoquer un accident, _il s’est rabattu devant moi et a pilé ! J’ai réussi à m’arrêter à 20 centimètres de son pare-choc_, derrière moi il y avait un bus qui s’est stoppé à moins d’un mètre« .

Je leur criais qu’on allait tous mourir (Anna, 27 ans)

A l’arrêt sur la voie du milieu à hauteur des Milles, Anna voit sortir deux jeunes d’une vingtaine d’années et se diriger vers elle : « Ils étaient totalement inconscients du danger, _des voitures les frôlaient à 100 km/h_, j’étais persuadée qu’on allait se faire percuter« . Ses deux agresseurs viennent jusqu’à sa portière pour la menacer et l’insulter avant de remonter dans leur véhicule. « Je suis restée cloîtrée dans ma voiture, je leur criais qu’on allait tous mourir, qu’ils fallait qu’ils dégagent l’autoroute, j’ai eu la peur de ma vie. »

Régime de la terreur

Alors que Darmanin, ministre de l’Intérieur, passe son temps en déplacements compassionnels pour dire que que les « emmerdeurs » vont « plier » et payer, les Français ont peur. En situation de viol, les femmes osent désormais porter plainte mais, hormis les crimes sexuels et la pédophlie qui semblent être les préoccupations principales de l’administration et de la presse, quand les féministes, les anti-racistes et les écologistes nous laissent un peu de répit à fourbir de nouvelles armes de déstabilisation politique, plus rien n’a d’importance et les agressions de la vie quotidienne se développent à vitesse grand V. Avrc elles, la peur des citoyens.

C’est un miracle si cette affaire au « motif dérisire », selon une radio publique, n’a pas tourné au drame. Anne reste aujourd’hui choquée et n’a pas osé porter plainte : « j’ai peur qu’ils me retrouvent et qu’ils s’en prennent à moi« .

Aube: passage à tabac d’un couple sur une plage par une bande d »emmerdeurs »

La jeune femme avait osé faire une remarque à ces fauteurs de troubles

Vexés d’être rappelés par une femme au respect de la tranquilité publique et des règles élémentaires de la vie en société, une trentaine de jeunes primates s’en est prise sauvagement à elle et à son ami.

« J’ai cru qu’ils allaient mourir sur place. » Encore sous le choc, une commerçante des abords de la plage de Mesnil-Saint-Père réfléchit à tout arrêter net. Depuis le début de la saison, insultes, manque de respect, impolitesse crasse de certains clients pourrissent la vie des commerçants du secteur. Mercredi après-midi, la bagarre qui a éclaté sur la plage en a été le point d’orgue.

L’agression a eu lieu le mercredi 22 juillet sur la plage de Mesnil-Saint-Père, une commune de moins de 500 habitants située à environ 25 kilomètres à l’est de Troyes, au bord du lac …d’Orient, qui fait partie des plus grands lacs artificiels de France métropolitaine.

Selon L’Est Éclair, une bande de jeunes venus de l’agglomération troyenne ont débarqué sur la plage de Mesnil-Saint-Père où ils ont passé l’après-midi à « squatter » le matériel appartenant à plusieurs commerçants.

« Ils étaient très désagréables et lorsque je leur ai demandé de partir, pour ranger mon matériel, ils m’ont regardée de haut », comme en terrain conquis, confie une professionnelle du site dans les colonnes du quotidien régional.

Soucieuse de ne pas s’éterniser et intimudée par l’attitude de la bande de jeunes désoeuvrés venus des « quartiers insensibles », elle décide de ranger son matériel elle-même.

Indignée par ce spectacle d’incorrections de ces crétins qui avaient pris possession des lieux, une jeune fille installée à proximité n’a pas hésité à leur faire la leçon.

« Elle leur a gentiment dit qu’ils auraient pu m’aider à ranger le matériel dont ils s’étaient servis », raconte la commerçante. Un rappel plein de bon sens que n’ont pourtant pas apprécié ceux qu’on appelle làchement des « jeunes ». « Ils se sont mis à lui jeter des cailloux, à elle et ses proches », poursuit la marchande. Une fois les gendarmes appelés à l’aide, la commerçante se réfugue dans sa boutique.

Sur la plage, la situation s’envenime encore davantage.

Un ami de la jeune fille qui tente de la protéger s’attire alors la colère des agresseurs en bande« J’ai cru qu’ils allaient mourir sur place. » Encore sous le choc, une commerçante des abords de la plage de Mesnil-Saint-Pèrem réfléchit à tout arrêter net. Depuis le début de la saison, insultes, manque de respect, impolitesse crasse de certains clients pourrissent la vie des commerçants du secteur. Mercredi après-midi, la bagarre qui a éclaté sur la plage en a été le point d’orgue.: la bande de lâches le tabasse furieusement à trente contre deux. « J’ai cru qu’ils allaient mourir sur place », confie la commerçante sous le choc.

« Ils sont tous arrivés de partout, en un instant », abonde une quinquagénaire qui a assisté à l’attaque, atterrée. « Ils l’ont attrapé, l’ont fait tomber et l’ont roué de coups. J’ai alors décidé d’aller m’interposer. J’ai réussi à en pousser un qui armait son pied pour viser le jeune homme à la te« J’ai cru qu’ils allaient mourir sur place. » Encore sous le choc, une commerçante des abords de la plage de Mesnil-Saint-Père réfléchit à tout arrêter net. Depuis le début de la saison, insultes, manque de respect, impolitesse crasse de certains clients pourrissent la vie des commerçants du secteur. Mercredi après-midi, la bagarre qui a éclaté sur la plage en a été le point d’orgue.», ajoute-t-elle.

Un climat de terreur

La jeune fille qui avait dénoncé leur comportement a également été frappée par les gouapes. Elle a été transportée à l’hôpital et a pu rentrer à son domicile, son état ne nécessitant pas sa surveillance médicale.

Une plainte a été déposée et la communauté de brigades de Lusigny-sur-Barse a été saisie.

D’après certains commerçants de Mesnil-Saint-Père, les violences commises ce mercredi sont un pic prévisible depuis plusieurs semaines de tensions.

« Cette année, c’est pire », explique l’un d’entre eux. « On nous manque de respect tout le temps, on nous jette les billets », ajoute-t-il. « Et le pire ce sont les jeunes en bandes, qui se croient tout permis », poursuit le professionnel.

La quiétude qui régnait autrefois sur la plage du Mesnil-Saint-Père ne semble plus être qu’un lointain souvenir, désormais remplacé par « la musique à fond, les ballons de foot, les déchets à même le sol« J’ai cru qu’ils allaient mourir sur place. » Encore sous le choc, une commerçante des abords de la plage de Mesnil-Saint-Père réfléchit à tout arrêter net. Depuis le début de la saison, insultes, manque de respect, impolitesse crasse de certains clients pourrissent la vie des commerçants du secteur. Mercredi après-midi, la bagarre qui a éclaté sur la plage en a été le point d’orgue.».

Une situation préoccupante ou la violence le dispute aux « incivilités »: la plage n’est-elle donc pas surveillée? La distanciation physique contre la covid-19 est visiblement bafouée comme le reste…

Inquiets de voir les touristes déserter la plage du fait des exactions à répétition et impunies de jeunes makfaisants qui déferlent depuis l’agglomération troyenne, les commerçants pensent à adresser une pétition aux pouvoirs publics, tandis que le maire envisagerait enfin d’alerter la préfecture.

« Il nous faudrait une patrouille permanente de gendarmes réservistes », insiste un habitué des lieux.

Darmanin promet de débarrasser les quartiers de leurs « emmerdeurs »

Darmanin veut faire « plier ceux qui veulent faire plier la République »

Darmanin à Nice, accompagné du maire LR, Christian Estrosi
Le premier ministre Jean Castex se rendra samedi avec le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti à Nice, où des tirs ont éclaté en plein jour devant un supermarché du quartier des Moulins lundi, pour y évoquer l’insécurité, a annoncé Darmanin ce jeudi 23 juillet.

Le ministre de l’Intérieur s’est rendu dès ce jeudi dans la préfecture des Alpes-Maritimes lors d’une visite surprise. Darmanin a pris la parole devant le Conseil de la métropole Nice-Côte d’Azur dans l’après-midi.

La quasi-intégralité des habitants de ce quartier veulent vivre normalement et il y a une minorité d’emmerdeurs qu’il faut absolument confondre par la loi pour que la force reste à l’autorité républicaine”, a martelé Gérald Darmanin.

On va faire plier ceux qui veulent faire plier la République”, a-t-il aussi déclaré devant les élus de la métropole.

Nous allons faire payer ceux qui veulent faire plier la République.

[https://twitter.com/GDarmanin/status/1286334475207663617?s=20]

C’est parce qu’il y a “eu une saisie très importante de drogue le 10 juillet qu’il y a eu ces événements inacceptables”, a-t-il ensuite estimé lors d’un point presse devant un commissariat, après une déambulation dans le quartier des Moulins aux côtés du maire LR de la ville Christian Estrosi.

60 agents supplémentaires dépêchés sur place

Christian Estrosi avait demandé des “moyens supplémentaires” et un “plan d’action immédiat permettant de rétablir l’ordre”, en jugeant lundi la situation du quartier des Moulins “très préoccupante”.

Dans la foulée, lundi dans la soirée, une unité de force mobile [Unité de force mobile (UFM) désignant indifféremment une compagnie républicaine de sécurité (CRS) de la Police nationale ou un escadron de gendarmerie mobile (EGM) de la Gendarmerie nationale], composée d’une soixantaine d’agents a été dépêchée sur place, qui “resteront de façon pérenne (…) le temps qu’il faudra quand le calme reviendra dans le quartier”, a précisé Gérald Darmanin.

“Les policiers sont à la demande dès que les maires de la République le demandent” mais “viendra des moments où d’autres collectivités auront besoin davantage de l’aide de l’Etat parce qu’on aura à attaquer d’autres trafics de stupéfiants”, a-t-il ajouté devant la presse.

De jeunes crétins de Seine-Saint-Denis font éclater des feux d’artifice dans une rame de RER

Les usagers, des travailleurs, ont peur

La scène dure plusieurs minutes pendant lesquelles, les jeunes « défavorisés » mais argentés allument plusieurs feux d’artifice qui explosent dans le RER. Ils courent avec dans la rame du train, tel un trophée. Les usagers de la rame tentent, tant bien que mal, de fuir le danger: des hurlements retentissent à plusieurs reprises.

Pour finir, un homme intervient et demandent aux fauteurs de troubles – des « incivilités‘, selon la presse prosternée – de se calmer. Impossible de savoir ce qui s’est passé ensuite puisque la vidéo a été coupée.

La SNCF attend les éléments de langage.

Elle n’a pas d’avis personnel et ne peut même pas, pour le moment, indiquer sur quelle ligne les faits se sont produits ! « Nous avons contacté l’auteur du Tweet pour le transmettre à nos équipes », avoue la SNCF qui prétend par ailleurs mettre tout en oeuvre pour assurer la sécurité des passagers dont elle a la responsabilité

L’entreprise de transports rappelle que le numéro d’urgence, 3117, permet en cas d’incident de signaler un problème.

Macron et sa sémantique » ras la frange !

L’exécutif se déploie dans les media pour se faire passer pour ce qu’il n’est pas: attentif, compassionnel et clair.

En s’affichant devant micros et caméras, Macron s’est encore brûlé. Interrogé mardi soir sur TF1 à propos de la récente série de crimes qui a épouvanté la France en ce début d’été, le locataire de l’Elysée, dont on connaît pourtant les prétentions à une « pensée complexe » mais vécue comme floue et incompréhensible et un champs lexical riche, mais technocratique et abscons, le tout souvent archaïque, a cru bon de parler, à deux reprises, d’«incivilités», vocable qui passe très mal parmi les forces de l’ordre après la mort de la gendarme tuée par un chauffard près d’Agen, le lynchage du chauffeur du Tram’bus de Bayonne, le pompier blessé par balle à Etampes ou encore la jeune femme démembrée après avoir été traînée sur 800 mètres par une voiture à Lyon.

Dans les rangs de la police, tout le monde est irrité. «Le mot d’incivilité traduit une euphémisation du réel alors qu’un processus d’ensauvagement est en train de métastaser le pays, s’indigne Patrice Ribeiro, patron de Synergie officiers.

Beaucoup ont été surpris, car, avec tous les communicants qui entourent le chef de l’Etat, on peine à croire que ce mot ait été prononcé par inadvertance. C’est incompréhensible, quand on constate que la moindre altercation finit au couteau et que les vidéos de violence saturent les réseaux sociaux.»

Considérant que «le régalien a toujours été l’angle mort du macronisme», ce responsable syndical prévient: «Que le président de la République s’empare du sujet est une bonne chose, mais qu’il le fasse de manière moins décalée.»

«En parlant d’incivilités, Emmanuel Macron fait penser aux “sauvageons” de Chevènement quand celui-ci faisait allusion aux voyous des cités, tacle Frédéric Lagache, délégué général d’Alliance-police nationale (gardiens et gradés). Ce genre de propos fait craindre que nos responsables politiques ne soient plus dans la réalité, qu’ils deviennent “hors sol” en mettant au même niveau et en banalisant les infractions, les délits et les crimes. Quand on tue un gendarme ou un policier, c’est un acte criminel qui n’a rien à voir avec un tapage nocturne, ni un tag sur les murs. Au sommet de l’Etat, on ne fait plus le distinguo au moment même où il s’agit de sanctuariser le principe de la prison pour ceux qui ciblent l’uniforme. C’est aux criminels d’avoir peur, sinon, c’est l’impunité et on en arrive à massacrer des chauffeurs de bus et des jeunes femmes dans la rue»Un bien mauvais message

Un bien mauvais message, signal à toutes les barbaries

Les forces de l’ordre, où règne l’incompréhension après la remise en liberté d’au moins 7.000 détenus depuis le confinement, craignent que la sémantique présidentielle envoie un bien mauvais message à des magistrats déjà taxés de «laxisme».

«Nous sommes dans une période de flambée de violences où il est capital de bien nommer les choses, renchérit David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. Les actes atroces que la France vient de connaître sont très mal vécus par la population qui ne trouve plus dans les responsables politiques des interlocuteurs qu’ils jugent à la hauteur. Une simple erreur de langage peut annuler le message fort de retour du régalien, qui vient d’intervenir avec la nomination de Gérald Darmanin, et de la remontée du ministère de l’Intérieur à la 7e place du gouvernement, à hauteur de la Justice.»

« En même temps », lors de son entretien, Macron a promis d’être «intraitable» et affiché sa détermination en évoquant une «tolérance zéro». Ces mots de fermeté ont trébuché sur l’emploi d’un mot fort maladroit que le chef de l’Etat devrait, désormais, bannir de son vocabulaire.

14-Juillet: violences urbaines et voitures brûlées partout en France

Pendant ce temps, Macron prenait l’air aux Tuileries et débattait sans masques avec des opposants

Feu de palettes et de poubelles, rue Vercingétorix (XIVe) à 2 heures du matin

A Paris et en Ile-de-France, comme en province, tirs de mortier, incendies de bàtiments ou de voitures et affrontements avec la police se sont multipliés.

Incendies de biens publics et privés, mise en danger de la vie d’autrui, affrontements avec les forces de l’ordre… A l’heure de l’hommage aux armées, mais aussi aux soignants qui ont risqué leur vie pour en sauver d’autres, la soirée du 13 juillet a été marquée par une série de violences urbaines ne touchant pas seulement les banlieues des très grandes villes.

A Montbéliard (Doubs), des policiers ont été visés par des tirs de mortiers d’artifice, pouvant être mortels (deux personnes tuées en Alsace en 2013) ou causer de sévères blessures et brûlures. Un suspect de 18 ans a été interpellé.

Même situation à Evreux (Eure), notamment dans le quartier de la Madeleine connu pour ses problèmes à répétition (1994, 1998, 2002 et surtout 2005), où huit gendarmes mobiles venus en renfort ont été blessés par des jets de projectile. L’incendie d’une voiture s’est par ailleurs propagé à une maison dont les habitants ont dû être évacués.

Manipuler des mortiers peut être très dangereux, surtout s’ils visent autrui. Tel a été le cas à Paris où un incendie n’a pas éclaté par hasard dans un appartement du 13e arrondissement, alors que les habitants du secteur se plaignaient de tirs de feux d’artifice intempestifs.

Un peu partout en France, les témoignages abondent d’occupants d’appartements qui ont subi de ces tirs. Une menace que les délinquants ont pris l’habitude d’exécuter plusieurs jours avant la Fête Nationale, àau mépris des habitants de leur quartier. De la même façon, en dehors de la litanie des violences urbaines «ordinaires», les tirs «festifs» [sic] contre les forces de l’ordre ont tendance à commencer plus tôt, comme ce fut le cas dès le 11 juillet à Villeneuve-d’Ascq et à Lille (Nord).

Feux d’artifice sauvages

Les incendies accidentels causés par les feux d’artifice sauvages touchent également des biens publics.

A Nanterre, un gymnase a été incendié. Le maire de Nanterre Patrick Jarry (DVG) – amateur de prévention – a dénoncé sans rien faire «un acte gravissime» et précisé que la ville allait déposer plainte.

A Talant (dans la banlieue de Dijon, comme Chenove), les pompiers ont dû intervenir non loin d’habitations pour éteindre un incendie déclenché par des tirs dans des broussailles. Le maire a annoncé qu’il va (incesamment) porter plainte.

Les banlieues des grandes villes, en l’occurrence les régions parisienne, lyonnaise et lilloise, ont été les plus touchées.

Des voitures ont ainsi été brûlées à Roubaix (Nord). Des feux d’artifice sauvages ont été observés dans plusieurs arrondissements lyonnais. Des feux, incendies de voitures et tirs de mortiers ont eu lieu à Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et Vénissieux. A Rillieux-la-Pape, des groupes de voyous se sont opposés aux forces de l’ordre avec jets de projectiles et ripostes de gaz lacrymogènes.

Mais c’est en région parisienne qu’on a déploré le plus grand nombre de méfaits. Avec, outre le gymnase, un bus incendié à Nanterre dans la cité Pablo-Picasso, connue pour son trafic de drogue. Selon la préfecture des Hauts-de-Seine, «un ou plusieurs individus ont fait sortir un chauffeur de son bus avant de mettre le feu au véhicule». Toujours dans les Hauts-de-Seine, Suresnes et Villeneuve-la-Garenne, marquées par des violences urbaines pendant le confinement, ont notamment été touchées. Comme Saint-Denis, Villetaneuse, Aubervilliers ou Bobigny en Seine-Saint-Denis ou encore les 12e, 14e, 15e, 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris.

Si le ministère de l’Intérieur ne publie plus de bilan de ces violences – malgré l’avènement du « monde nouveau » de Macron – Darmanin maintient l’omerta, plus de cinquante individus ont été interpellés à Paris et ailleurs en Ile-de-France avec au moins sept gardes à vue à Paris. Et au moins quatre policiers ont été blessés dans les Yvelines et l’Essonne.

Au-delà de ces violences urbaines, les affrontements qui ont été constatés mardi à Paris, place de la Bastille, pendant une marche organisée à l’appel de syndicats de soignants et soutenue par les «gilets jaunes», laissent présager une rentrée chargée pour les forces de l’ordre.

Que faisait Marlène Schiappa à la rave-party de Nevers?

La nouvelle ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, s’est rendue dans la Nièvre lundi soir. Or, depuis trois jours se déroulait à Saint-Parize-le-Châtel, dans le sud du département, une rave party sauvage où les gestes barrières étaient bafoués. « La fête continue sur place, le bilan de la nuit [de dimanche à lundi] est calme, » assure la préfète, « nous avons réalisé 34 interventions par les pompiers, » se félicite-t-elle.

Les gendarmes, les pompiers et des bénévoles de la Croix-Rouge ont été envoyés sur place ce week-end pour encadrer autant que possible l’événement, alors que l’épidémie de Covid-19 continue en France. Ils tentent d’appliquer le « protocole sanitaire qui doit s’appliquer à toute manifestation, » explique Sylvie Houspic qui essaie de limiter les dégâts.

Nous faisons absolument tout ce que nous pouvons […] en faveur de la distanciation physique, mais évidemment, ça n’est pas possible. – la préfète de la Nièvre

« Nous avons été mis devant le fait accompli; cette manifestation n’a pas été déclarée. Nous nous sommes retrouvés avec un afflux de véhicules sur le site […]. Sur place, nous avons choisi de faire une distribution massive de masques en nous appuyant sur les pompiers, la Croix Rouge et une association sur place. […] Nous avons distribués un grand nombre de flyers et nous encourageons les manifestants à télécharger l’application « Stop-Covid ». Nous faisons absolument tout ce que nous pouvons, y compris via les organisateurs pour qu’il y ait des annonces en faveur de la distanciation physique, mais évidemment, ça n’est pas possible,«  déplore la préfète. 22, v’la Schiappa !

A-t-elle dispensé ses conseils de Mama corse aux taupes ?

Un policier aux Assises, suite à une intervention sur un rodéo qui tourne mal avec la famille d’assaillants

La mère d’un contrevenant poursuit un policier de Villemomble qui l’a éborgnée dans la rixe familiale.

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Rodéo sauvage à Argenteuil, octobre 2016

Sur cette image extraite d’une vidéo amateur (ci-dessous), filmée au cours de l’intervention de policiers appelés pour mettre un terme à un rodéo, Fatouma (en boubou gris au centre à gauche) prend son visage dans la main, après sa blessure par un tir d’origine non certifiée.

Cette femme de 59 ans a été mutilée le 25 juin 2013 par ce qui pourrait être un flash-ball, selon les uns, mais une grenade de désencerclement, selon les autres.

« Ma vie est gâchée; ça fait cinq ans que je ne peux plus travailler, j’avais retrouvé des ménages mais quand le patron a su que j’avais perdu un œil, il a refusé de m’employer », raconte Fatouma, 58 ans, qui n’envisage pas qu’un tel antécédent de bagarre avec des policiers n’est pas le meilleur CV possible.

lettuce.gifCette Ma Dalton dit maintenant appréhender le procès qui s’ouvre ce mardi devant la cour d’Assises de Seine-Saint-Denis. Car le policier, Antoine C., 40 ans accusé du tir mutilant n’est pas le seul à la barre. Deux fils de la victime seront aussi jugés, ainsi que deux autres policiers, pour des violences croisées.

« Cette affaire n’aurait pas pu sortir il y a vingt ans », raconte Steeve Ruben, avocat de Fatouma et de ses deux fils, convaincu que ces images video aurait mis à mal la version policière, qui décrivait une situation d’une extrême tension face à une famille déchaînée de perturbateurs de quartier.

Ce soir-là, la police tentait de mettre fin à un rodéo de motos.

blog -rodeo de Villemomble-policiers pris a parti par familleDeux conducteurs, sans casque, ni plaque d’immatriculation avaient réussi à filer. Une arrestation avait avorté et les policiers mis en difficulté avaient dû déclencher une balise de sécurité, réservée aux situations les plus délicates.

Makan, fils de Fatouma, alors âgé de 20 ans, qui était présent lors de l’échauffourée fut considéré comme l’un des assaillants, avant qu’un autre policier, à moto, arrive en hurlant « c’est pas lui ! », suffisamment fort pour être audible sur l’enregistrement d’un voisin. Mohamed, 21 ans, qui s’était porté en soutien de son frère, devait être incommodé par du gaz lacrymogène.

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Bobigny, ce mardi 26 juin. Fatouma K., 59 ans, mère de 8 enfants, avec son avocat Me Philippe Henry Honegger, co-directeur du Festival des Nouveaux Cinémas 

Sachant ses fils arrêtés, Fatouma est descendue comme d’autres riverains, alertés par les cris et les déflagrations, dans une ambiance des plus confuses. Un jeune élu UMP avait été aspergé de gaz lacrymogène, une mère de 47 ans, à la recherche de son fils, s’était effondrée, probablement touchée par un tir de flash-ball à la poitrine, mais sans conséquences vitales. Fatouma, elle, a perdu son œil gauche. A en croire la presse à l’écoute des fauteurs de troubles, aucun des individus mentionnés ne semble donc responsable des troubles aux riverains.

Vingt-huit voitures de police avaient pourtant été appelées à converger sur les lieux en renfort. Les deux frères avaient été placés en garde à vue.

Trois responsables de l’ordre public mis en accusation

blog -rappeur Sofiane Zermani, dit « Fianso » avec  avocat Me Steeve Ruben au tribunal de Bobigny après avoir bloqué d autorité la circulation de l’autoroute A3 en fevrier2018,pour un clip.jpg
Me Steeve Ruben avec le rappeur Sofiane Zermani, dit « Fianso » au tribunal de Bobigny : son client avait bloqué la circulation de l’autoroute A3 sans autorisation, en avril 2018, pour le tournage de quelques scènes d’un clip…

L’enquête a conclu que Makan n’avait rien à voir avec le rodéo initial, mais trois fonctionnaires se voient mis en accusation pour avoir tenté de rétablir le calme dans le quartier, malgré l’agressivité de la famille en furie. Antoine C. pour le tir mutilant et deux fonctionnaires de 26 et 33 ans à l’époque pour des violences sans ITT.

L’avocat des parties civiles, spécialisé dans les plaintes contre policiers, Steeve Ruben, a refusé que les faits soient correctionnalisés, préférant « un vrai débat en profondeur », aux Assises, pour l’exemple. Il a été entendu, au moins sur ce point puisque le procès est prévu sur neuf jours, jusqu’au 6 juillet.

« Cette durée est invraisemblable, réagit Me Daniel Merchat, avocat du policier accusé du tir mutilant. Je n’ai jamais vu une affaire aussi confuse que celle-ci. » « Que les jurés ne s’inquiètent pas, tout s’éclairera au cours des débats », tient à préciser Philippe Coirre, président de la cour d’Assises à Bobigny. 

Résultat de recherche d'images pour "juge Coirre"En août 2005, le parquet général avait formé un pourvoi en cassation contre la décision, confirmée en appel, d’un juge antiterroriste qui avait refusé de mettre en examen cinq islamistes radicaux présumés. C’était Philippe Coirre. Et lors de l’audience devant la cour d’appel de Paris le 3 juin, le parquet général s’était prononcé contre le juge d’instruction, estimant que les charges pesant contre les suspects étaient de nature à justifier une mise en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». On avait découvert ce juge venu de Pontoise à l’âge de 33 ans pour grossir l »équipage de matelots du l' »Amiral », le juge Bruguière. Philippe Coirre était un proche de Jean-François Ricard, lorsqu’il fut nommé à Paris, puis avec le dossier du mystérieux groupe « AZF » qui menaçait de faire exploser des bombes sur le réseau ferroviaire français en 2003-2004.

Le Parquet de Bobigny avait demandé que les affaires soient séparées, avec d’un côté les violences jugées par le tribunal correctionnel, et de l’autre, le tir mutilant aux Assises, mais la chambre de l’instruction a considéré plus « judicieux » de juger tout le monde en même temps. Y compris les deux fils de Fatouma, jugés pour violences et rébellion.

Autre incongruité de ce procès, plusieurs personnes sont à la fois jugées et victimes. « Ça risque d’être difficile à comprendre pour les jurés tirés au sort », estime Frédéric Gabet, avocat d’un policier, toujours présumé innocent, comme les deux utres.

Hidalgo a voulu sa mort :  » ‘Autolib’ devrait s’arrêter dans les tout prochains jours, » confirme Marie Bolloré

Alors que le Syndicat Autolib’ Métropole va proposer, jeudi, de résilier le contrat de délégation de service public qui le lie avec le groupe Bolloré,

la directrice de Blue Solutions, entreprise qui s’occupe des Autolib’  était l’invité de Jean Leymarie, mercredi 20 juin. <br>Autolib’ est un service d’autopartage de voitures électriques en libre-service disponible dans l’agglomération parisienne. Initié par Yves Contassot, le projet a été porté par le maire socialiste Bertrand Delanoé qui en a fait un de ses chevaux de bataille lors des municipales de 2008 à Paris.  C’est son conseil municipal qui a confié la conception des Bluecar utilisées, ainsi que l’exploitation du service, pour une durée de 12 ans, au groupe industriel Bolloré par le syndicat Autolib’ et Vélib’ Métropole (SAVM), un syndicat mixte ouvert, regroupant des collectivités et des établissements publics. La société Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré, remporta en effet la procédure l’appel d’offres.

 

Lancé en 2011, le service Autolib’ est assuré, en août 2017, au moyen de 3.907 véhicules répartis dans 1.100 stations couvrant à l’origine 102 communes de l’agglomération parisienne.

Image associéeAlors que l’autopartage de véhicules électriques fonctionne correctement ailleurs en Europe, en France Autolib’ se révèle fortement déficitaire dès 2017.

Image associéeLe prestataire ne devait pas avoir à solliciter d’aides publiques et devait même apporter 56 millions d’euros de bénéfices par an, mais l’entretien des véhicules s’est révélé plus coûteux que prévu, du fait notamment de l’état de saleté et de dégradation dans lequel les usagers laissent les voitures, quand ils ne les squattent pas, ce qui pourrait interpeller la Mairie de Paris. En 2018, le groupe Bolloré annonce que le service public produit 50 millions de pertes annuelles. En juin 2018, en raison de la dette considérable, la mairie de Paris déclare envisager une alternative à Autolib’. Selon Le Monde, la dette d’Autolib’ et du groupe Bolloré s’élève à 293,6 millions d’euros. Des chiffres confirmés au quotidien par la mairie de Paris. 

Il y a « encore un léger espoir » du côté de Blue Solutions, l’entreprise du groupe Bolloré  – bête noire de la gauche – que le service ne s’interrompe pas. Marie Bolloré, sa directrice, a expliqué, mercredi 20 juin sur franceinfo, qu’en cas de résiliation du contrat d’Autolib’, le service s’arrêtera « dans les prochains jours »

Anne Hidalgo rejette l’entière responsabilité des surcoûts sur le groupe Bolloré. 

Image associéeOr, celui-ci lui a demandé, ainsi qu’aux autres collectivités utilisatrices du service, d’éponger la majorité de la dette d’ici à la fin de la concession avec la mairie, en 2023, singulièrement en conséquence des incivilités non maîtrisées à Paris et les communes affiliées au service. Si le contrat d’exploitation d’Autolib’ prévoit que le concessionnaire apure une dette maximale de 60 millions d’euros, Vincent Bolloré a demandé aux collectivités publiques de payer 46 millions d’euros par an pour combler le reste du gouffre budgétaire. Une exigence « abracadabrantesque » pour la maire de Paris. Résultat : « la délégation de service public » pour Autolib’ à Paris « n’est plus à l’ordre du jour », a-t-elle expliqué mercredi dans un entretien au Journal de l’automobile.

Résultat de recherche d'images pour "autolib deterioré"Mais dans un communiqué de vendredi dans la soirée, le groupe Bolloré a rappelé que l’autre option, celle d’une résiliation du contrat par le syndicat gestionnaire, coûterait 300 millions d’euros aux collectivités, soit encore plus cher, en raison de clauses prévues dans ce contrat.

Le syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole proposera jeudi 21 juin aux 98 communes qui le composent, dont Paris, de résilier le contrat conclu avec le groupe Bolloré pour gérer ce dispositif. Cette annonce intervient alors qu’Autolib’ est confronté à une dette abyssale, que les collectivités locales ne veulent pas absorber.

franceinfo : Est-ce que c’est fini Autolib’ ?

Résultat de recherche d'images pour "autolib deterioré"Marie Bolloré : Nous avons encore un léger espoir. Nous allons attendre le vote demain. C’est l’intérêt d’avoir toutes les communes. La proposition de résiliation vient du syndicat mixte. Nous verrons si toutes les communes sont d’accord avec cette proposition.

Si le service s’interrompt, qu’en est-il des abonnés ?

Le service s’arrêtera au jour de la résiliation. Nous recevrons sans doute dans les prochains jours la notification de résiliation de la part du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM) et ensuite le service s’arrête. Si le syndicat le souhaite, nous pouvons opérer en régie, c’est-à-dire que nous serons mandatés comme un prestataire et rémunérés pour cette fonction le temps qu’ils le souhaitent. Nous y sommes prêts.

Est-ce que ce n’est pas un chantage que vous êtes en train de faire ? Parce qu’aujourd’hui vous leur dites : « Soit vous payez, soit on arrête ».

Une borne Autolib à Paris. Ce&nbsp;service de voitures électriques en autopartage avait été lancé en 2011 sous Bertrand Delanoë.&nbsp;&nbsp;

Ce n’est pas un chantage. Nous tirons la sonnette d’alarme depuis plusieurs années. Il y avait quand même un troisième choix, ce dont ne parle pas le syndicat, qui était une négociation. Nous avons fait un comité de conciliation, nous n’avons pas trouvé d’accord. Nous avons continué à négocier, nous avons trouvé en avril un accord de principe que nous a donné le syndicat pour la poursuite du service avec des accords à la fois financier et de modalité. Puis, tout à coup, retour en arrière et le groupe Bolloré ne comprend pas : plus de nouvelles, c’est-à-dire qu’ils ne nous répondent plus. Ils ne sont plus à la table des négociations. Malheureusement, nous n’avions donc pas d’autres choix afin de ne pas creuser le déficit jour après jour parce qu’on perd presque 2 millions d’euros par mois, que d’envoyer cette notification de défaut d’intérêt économique.

Vous reprendriez les 250 salariés qui travaillent directement pour Autolib’ comme le demande la mairie de Paris ?

Pour nous, ce n’est pas un problème de savoir à qui sont les salariés. Est-ce qu’ils seront transférés ou pas ? Dans le contrat, ils seront transférés s’il y a une continuité d’exploitation. Aujourd’hui, on a entendu que les voitures allaient peut-être être supprimées, on n’a pas encore entendu que le service de recharge pour les véhicules tiers va être non opéré demain. Nous attendons une notification. Bien sûr, nous allons les reprendre mais pour les salariés le problème n’est pas ‘qui va les payer à la fin du mois’, c’est de dire ‘est-ce que je vais avoir un travail’ ? Vous savez très bien que le groupe Bolloré n’a pas d’activité automobile ou d’ambassadeur, de mécanicien ou d’électronicien en Ile-de-France.

Attentats de François Hollande à la langue française

Les amoureux de la langue française, victimes des incivilités langagières de Hollande

Stéphane Ratti s’interroge sur le sens politique de la pauvreté du langage présidentiel

La langue de Hollande donne de l’espoir
à tous les incultes d’ici et d’ailleurs

Pourquoi François Hollande s’acharne-t-il à massacrer ainsi la langue française dans toutes ses interventions?
Le professeur d’université Stéphane Ratti s’interroge avec plusieurs analystes après avoir analysé avec précision quelques-unes des monstruosités syntaxiques présidentielles à l’occasion de sa dernière conférence de presse. Quatre explications peuvent être apportées.

François Hollande parle mal pour «faire peuple» est la première qui vient immédiatement à l’esprit.

C’est d’abord la syntaxe en effet qui pèche le plus chez lui. La syntaxe, c’est, expliquait Dumarsais, le grand grammairien et philosophe du XVIIIe siècle, «ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l’on veut faire naître dans l’esprit de ceux qui savent la langue». Dans le discours du président, on a ainsi repéré des ruptures de constructions (anacoluthes), des interruptions subites ou des réticences diverses (aposiopèses), des raccourcis enfin qui confinent à l’obscurité (brachylogie)… Or, la syntaxe est l’art de lier ce qui sans la langue et l’intelligence demeure à l’état brut du chaos.

De deux choses l’une: soit le président a une pensée chaotique, soit sa rhétorique, artificiellement fautive, mime un réel en désordre. Si la seconde hypothèse est la bonne, c’est-à-dire si l’on crédite le rhéteur de suffisamment d’astuce et de maîtrise, la fausse modestie de cette langue que l’on voudrait faire passer pour populaire serait la concrétisation d’une manipulation élaborée: «Je parle comme je suis (normal) et je vous parle comme je crois savoir que vous parlez (mal).» [Ainsi, le « parler vrai « serait-il le parler mal ?] Remarquons que cette hypothèse est la plus flatteuse pour le président puisqu’elle le crédite linguistiquement d’une habileté supérieure, même si, politiquement, elle dénonce chez lui une vertu inférieure, la démagogie [où il semble se complaire].

Christian Combaz ne se lasse pas de collecter les impropriétés de langage lors des interventions présidentielles.

Il souligne que l’abondance des formes passives, dans la bouche de François Hollande, est préoccupante.
Mais elle l’est tout autant dans la presse où les journalistes « illettrés » à la Emmanuel Macron, ont perdu l’usage du « on », tournure légère et impersonnelle pourtant idéale pour ces amateurs d’anonymat et de floutage, au profit des formes lourdes à l’anglaise.
Ainsi, une tournure aussi improbable que « les passagers sont en train d’être contrôlés » pourrait sortir d’une agence de presse traduite mot à mot par un « bac+5 » incompétent (« the passengers are being controlled ») pour « les passagers se font contrôler » ou « passent au contrôle ».
Ils ont perdu aussi perdu de vue -s’ils l’ont jamais croisée- que la langue française dispose d’une forme pronominale économique. Si Reuters écrit « a conference on climate change is being held in Paris », l’acculturation anglo-saxonne de nos journalistes produit « une conférence sur le changement climatique est en train de se tenir à Paris » pour dire « une conférence a lieu actuellement à Paris »…
Ils n’ont d’ailleurs pas le même vocabulaire que nous: ainsi, « les lieux du crime » sont pour eux « la scène du crime » (« scene of the crime »). Et ne parlons pas de français parlé: le « top » actuel du snobisme parisien est de prononcer mal. Ainsi, pour être « fashion », comme on dit en français, il ne faut pas craindre de trahir son illettrisme en prononçant « vôtre smart phone » (pronom + nom…) ce qui se dit « votre smart phone » (adjectif + nom, un peu trop « France profonde » ?) auquel Hollande se laisse évidemment aller, en chuintant, la bouche en cul-de-poule.

Et « il y a » ouvre presque toutes les commentaires inutiles de Hollande pour conduire à des « nous devons » et mourir dans un léger chuintement sur des « il faut »…

Hollande, niveleur nivelé par le bas
« L’Europe, elle est…» : un discours de Hollande, c’est le salon du Bourget linguistique
#Ne comptons pas plus sur lui pour enrichir la langue française de ses prestations que pour redresser la courbe de l’emploi… Il n’aime pas les riches et n’a que faire de culture: entre Isabelle Huppert et Julie Gayet, il a d’ailleurs choisi.]

Quand Christian Combaz, écrivain et essayiste, décrypte le jargon hollandien, on ne peut dire que ce n’est pas triste.
L’exercice qui consiste à éplucher les discours du président de la République à la recherche de ce qui dépasse finirait par devenir artificiel s’il ne s’agissait, désormais, de relever ce qui ne dépasse pas, écrit-il.
Ce qui ne dépasse pas quoi? La moyenne. [Ou un C-) Tout le monde a dit qu’il avait été «très bien» pendant les attentats, mais c’est parce que personne (union nationale oblige) ne pouvait se permettre de dire le contraire [tellement la liberté d’expression était bâillonnée].

A présent que la pression est retombée, la maigreur du message (à l’exception d’une initiative à la Daladier sur l’Ukraine) saute aux yeux. Mais le principal sujet d’inquiétude est l’enchaînement redondant des formes passives, qui trahit une absence de vigueur, de volonté réelle dans le discours, comme si les choses se faisaient en dehors de lui, comme s’il attendait que soient réunies les conditions nécessaires pour qu’elles se fassent toutes seules [comme s’il s’agissait d’une reprise économique qui viendrait d’Allemagne ou de l’exploitation du gaz de schiste américain]. Quelques exemples: «permettre qu’il y ait un jour la communauté internationale qui soit en appui», «nous avons été capables de montrer qu’on était capables de se rassembler», «il faut que nous puissions avoir des parcours qui nous permettent», «il faut faire en sorte que la société civile puisse être en position de», «la question serait forcément posée du soutien que je pourrais lui apporter», «s’assurer que le programme qui était celui qui lui était présenté», etc [Le bras cassé semble se reconnaître dans un texte écrit par un margoulin]

Reste le principal hélas, les incorrections grossières dont la liste est trop longue, mais dont il faut souligner que, pour une fois elles sont l’apanage du seul discours improvisé, celui qui répondait aux journalistes. L’autre, liminaire, était pour une fois mieux écrit, sans doute parce qu’il l’était par quelqu’un d’autre.

Ajoutez à cela l’invraisemblable tango argentin du «même si» qui consiste à faire un pas en arrière dans le discours à chaque fois qu’on a fait un pas en avant et vous n’avancez pas. [Mais tout le monde y trouve son compte à l’arrivée!] «Nous avons une jeunesse formidable qui peut avoir aussi ses troubles», «Un lien solide et robuste qui n’empêche pas les différences d’approche parfois», etc. C’est toujours ceci ou cela «même si» c’est toujours un peu le contraire.

Florilège des acrobaties présidentielles et véritable salon du Bourget linguistique: «On pense toujours que la guerre c’était pour les temps de nos parents», «il y a une autre option et si elle n’est pas tentée», «quand nous sommes ensemble Français et Allemands, nous avons toute la capacité de la puissance à l’échelle du monde», «rien n’est pire d’humilier les Grecs», «à un moment il faut que les paroles soient dites», «il convient qu’il y ait plus de logements qui soient créés», «y aura un accompagnement qui sera fait», «les soldats ils exercent des missions périlleuses», «nous avons pu faire accomplir des progrès mais ils n’ont pas résisté aux tenants des épreuves de force».

Et puis il y a les bourdes du genre «la Syrie n’est pas un état». [On mettra ses bourdes sur le compte du manque de sommeil, « même si » le marchand de sable s’en est pris plein la poire].

On dira sans doute que ce flicage du discours relève des anomalies secondaires, hélas elles sont essentielles. Les grandes occasions sont celles où la parole semble vouloir chevaucher l’événement. Elle n’y parvient pas toujours, mais elle essaie d’imposer une vision. Là on a plutôt l’impression qu’elle vient de rajuster ses oeillères.

Arrêtons de dire que nous sommes Charlie Hebdo

Faut-il que l’émotion de l’horreur amalgame liberté d’expression et provocation ?

blog -Charlie hebdo 1012-amour plus fort que haine-LuzDans la foulée de l’horrible fusillade au deuxième étage des bureaux du journal satirique Charlie Hebdo, un hashtag a envahi l’Internet: #JeSuisCharlie. Certes, la formule signifie « Je suis libre », une affirmation qui rassemble massivement contre la barbarie, mais il faut savoir que dans d’autres pays démocratiques que la France, notamment aux Etats-Unis, si les journalistes et dessinateurs de Charlie hebdo avaient essayé de se vendre, ils auraient été accusés de discours de haine. Le pouvoir aurait coupé les aides de l’Etat.

Rares sont ceux qui partagent la philosophie anarcho-libertaire de Charlie hebdo. blog -Charlie hebdo-amour plus fort que haine-pour rire-SniffC’est évident au regard de la chute des chiffres de ventes. Sauf qu’en France, la ministre de la… Culture a promis de renflouer le journal d’extrême gauche: les Français qui ont un emploi et qui sont imposables vont contribuer -qu’ils le veuillent ou non- à hauteur d’un million d’euros, au sauvetage d’un hebdomadaire ordurier et provocant.

Des voix s’élèvent qui osent dire « Je ne suis pas Charlie ». Elles sont aussitôt pointée par la masse des gens qui hashtaguent l’inverse, sans avoir jamais vu ne serait-ce qu’une seule Une de ce Charlie. Combien l’ont acheté? Qui le lisait encore? La plupart en ont entendu parler pour des scandales à répétition, mais auraient reculé devant une grande partie de ce que Charlie Hebdo osait effectivement imprimé. Nombre de gens qui apportent aujourd’hui leur soutien à Charlie aurait pu aussi bien manifester leur indignation devant l’immeuble de Charlie deux semaines plus tôt.blog -attentats au depart de Charlie hebdo-delire pro palestinien de Autain clementine-tweet 10jan2015

blog -Mahomet maltraite par Coco-LHumanite et LObsAu fond d’eux-mêmes, la plupart d’entre nous ne veulent pas être Charlie Hebdo. La plupart d’entre nous ne se reconnaît pas dans le genre d’humour délibérément choquant qui est la marque de fabrique de ce journal. Ce que nous voulons, c’est une liberté d’expression auto-régulée qui aurait pu éviter à temps les tueries de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) ou de Vincennes (Paris) à partir des assassinats dans les bureaux de Charlie Hebdo. Ne s’imposer aucune limite et s’entêter dans la provocation et l’irrespect des religions, au nom de la laïcité, a conduit à des boucheries qui ont saisi le monde entier d’horreur.

Est-ce cela blog -Charlie hebdo-aux chiottes ttes les religions-Cabul’exception culturelle française? C’est en France, république laïque, qu’un cercle étroit de journalistes et de dessinateurs, poussés à la fuite en avant de la provocation par une élite auto-proclamée de bobos-intellos, s’est enlisé dans l’intolérance au nom de la tolérance et de la liberté d’expression, fût-elle agressive et insultante. Etre tolérant de la parole, comme des croyances, que nous n’aimons pas dans l’Autre, semblait à certains incompatible avec leur philosophie politique et donc insupportable et intolérable. La presse dans son ensemble a renoncé à l’exigence d’objectivité de l’information et de respect de la vérité. Son objectif sera de revenir aux fondamentaux. Informer sans dissimulation ni de ses préférences politiques, ni de ses sources. Sans volonté non plus de se faire craindre des élus, ni même d’en imposer à ses concitoyens. Que chacun soit libre de ses opinions, sans risque de représailles. S’opposer sans essayer de stigmatiser, de salir et d’exclure.

blog -Charlie hebdo-derniere Une de Charb-tjs pas attenta en France-jan2015L’émotion derrière #JeSuisCharlie est belle. La formule est certes rebattue, voire usée à force d’avoir beaucoup servi en toutes circonstances, et donc peu digne au final. Mais le plus difficile dans nos sociétés libres occidentale n’est pas la défense de la liberté d’expression, mais l’usage qui en est fait. Les sauvages qui la menacent nous le rappellent aujourd’hui, temps de laisser-aller, d’individualisme et de démagogie. Une liberté d’expression débridée rend aussi difficile la vie en collectivité que les incivilités de la vie quotidienne, du vol à l’arraché à l’insulte perverse ou banalisée, répétée, insidieuse, et à l’invisibilité excluante.

blog -Charlie hebdo-mort de rireIl faut cesser de demander l’impossible aux minorités silencieuses. Tout en continuant de rejeter la faute sur l’Autre, la France de la rue, des acteurs politiques et des journalistes ou des dessinateurs fait l’expérience que maltraiter par les armes, l’indifférence, les mots ou le crayon, c’est s’exposer un jour à la révolte d’un individu ou d’une communauté.

Peut-on rire de tout ?
Assumer ses responsabilités.