ONU: Trump coupe les vivres au Conseil des droits de l’homme (CDH)

Le président américain justifie sa décision par la dérive gauchiste du CDH

blog -Trump a ONU.jpegLes options et actions partisanes du  Conseil des droits de l’homme n’ont échappé à personne et la représentante américaine auprès des Nations unies a formalisé la décision de la Maison Blanche en conséquence du caractère partial de l’instance, notamment envers Israël. Le secrétaire général de l’ONU (1997-2006), le Ghanéen Kofi Annan affirma lui-mêle que « la politisation a miné ses sessions à un tel point que la crédibilité déclinante de la commission fait une ombre sur la réputation du système des Nations unies dans son ensemble ». En 2006, il regretta expressément que le Conseil ne porte pas la même attention aux violations commises dans certains Etats que celles commises en Israël.

En  annonçant, mardi 19 juin, qu’il claque la porte du Conseil des droits de l’homme (CDH), un organe onusien basé à Genève, Washington met ainsi de la cohérence dans la politique internationale des Etats-Unis. Ce départ fait suite à la sortie d’un accord de libre-échange trans-pacifique, à celle de l’accord de Paris sur le climat, ainsi qu’à l’accord sur le nucléaire iranien. Il vient par ailleurs s’ajouter au retrait de l’Unesco, effectif depuis décembre 2017, et ne fait que confirmer la politique bi-latéraliste d’une administration soucieuse de remettre de l’ordre dans les organisations internationales, singulièrement en riposte à ses détracteurs.

blog -Nikki Haley, ambassadrice auprès de l_ONU et Mike Pompeo, secrétaire d_EtatL’annonce a été faite par l’ambassadrice américaine aux Nations unies (ONU), Nikki Haley, au côté du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, au département d’Etat. Les deux ministres n’ont pas hésité à qualifier cette institution d’« hypocrite », d’« égoïste » et d’être « une source d’embarras » pour les Etats-Unis, alors que ces derniers sont actuellement critiqués pour leur politique migratoire, entre autres procès menés par les soutiens d’Hillary Clinton, candidate démocrate clairement repoussée par la population et par une large majorité des grands électeurs  (304 contre 227).

Le CDH, « un cloaque de partis pris politiques »

Depuis son arrivée à la tête de la mission américaine à l’ONU, en janvier 2017, Nikki Haley avait laissé entrevoir cette logique d’un départ : Trump fait ce qu’il promet… Face à la résistance du CDH à se laisser réformer en profondeur – elle souhaitait pouvoir exclure les membres ayant commis de graves violations des droits de l’homme –, l’ambassadrice est donc passée à l’acte.

« Pendant trop longtemps, le CDH a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques », a-t-elle souligné, prenant l’exemple de membres tels que la République démocratique du Congo (RDC), qui y siège, tout comme au Venezuela, à la Chine, à l’Egypte ou à l’Iran.

Ce retrait « ne signifie en rien un désengagement des Américains en faveur des droits de l’homme », dont elle s’est fait le héraut. Mais elle a assuré que elle s’est bien gardée de mentionner l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis qui conduisent une offensive militaire depuis trois ans au Yémen qui a plongé le pays dans une crise humanitaire dramatique.

Le CDH est certes « imparfait », a admis l’ancienne diplomate américaine Suzanne Nossel, une membre la section américaine de l’ONGI partisane Amnesty International.. « Aucun instrument multilatéral ne peut être pur ou presque parfait », a-t-elle estimé. « Ses défauts sont les défauts des Etats membres qui sacrifient parfois les droits de l’homme au profit d’objectifs politiques ou économiques », a-t-elle banalisé, déplorant toutefois la décision de Washington.<br>Suzanne Nossel avait servi l’administration démocrate de Barack Obama, en 2009, pour la défense de la candidature des Etats-Unis à un siège au sein de l’institution créée en 2006 pour promouvoir les droits de l’homme dans le monde.

Un parti-pris avéré contre Israël.Résultat de recherche d'images pour "trump CDH"

Les organisations de défense des droits de l’homme ont régulièrement dénoncé le CDH en tant qu’une instance contestable accueillant des Etats qualifiés d’autoritaires en son sein, tout en lui reconnaissant le bénéfice de l’ouverture d’enquêtes sur des violations des droits en Syrie, au Yémen, au Burundi, en Birmanie et au Soudan du Sud, ainsi que sa capacité à aborder des sujets clés comme la migration, le contre-terrorisme et la protection des femmes, des personnes LGBT, des personnes handicapées.

Washington reproche au CDH son parti-pris systématique à l’encontre Israël qui fait l’objet d’un point exclusif à l’agenda. « Cinq résolutions ont été votées contre [l’Etat hébreu]. C’est plus que toutes les résolutions confondues contre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie », a fait valoir Nikki Haley.

Le 18 mai dernier, le CDH s’était encore prononcé en faveur d’une enquête sur les ripostes d’Israël aux activistes palestiniens à Gaza. Cette prise de parti avait indigné la représentante américaine qui avait immédiatement dénoncé « un nouveau jour de honte pour les droits de l’homme ». En 2012, une enquête précédente portant sur la « colonisation » israélienne des territoires palestiniens repris militairement en 1967 avait provoqué le boycottage par l’Etat hébreu de l’examen périodique de la situation des droits de l’homme en Israël. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou n’a pu que saluer la décision américaine.

Avant Obama, l’administration républicaine de George W. Bush avait d’ailleurs refusé de siéger au CDH, ainsi que l’actuel conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, qui était alors ambassadeur à l’ONU mais déjà un fervent opposant au multilatéralisme.

Désengagement des Etats-Unis trop souvent accusés d’être les « gendarmes du monde »

Cette décision renforce les liens de Washington avec Israël, après le transfert  en mai – longtemps annoncé, puis reporté – de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnue  comme capitale de l’Etat hébreu, unilatéralement, mais aussitôt suivi par le Guatemala. Au moins six pays ont mené de sérieuses négociations avec les autorités israéliennes sur le déplacement de leurs ambassades à Jérusalem, a déclaré le Premier ministre d’Israël Benjamin Netanyahu. Le Honduras, selon des diplomates israéliens, est un des pays qui adopteront cette décision. Sans surprise, le président de l’Autorité palestinienne plaide contre d’autres transferts.

Ce transfert a entraîné la rupture des relations entre Washington et la partie palestinienne, alors que le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, doit pourtant présenter prochainement un projet de plan de paix. Les critiques palestiniennes ont entraîné en janvier une baisse drastique des fonds alloués par les Etats-Unis à l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

Ce désengagement « n’est pas un bon signal alors que les droits de l’homme sont massivement mis à l’épreuve », a jugé François Delattre, le représentant français à l’ONU (depuis le 15 juillet 2014), qui rappelle que « ce sont deux grandes personnalités française et américaine, René Cassin et Eleanor Roosevelt, qui ont écrit ensemble la Déclaration des droits de l’homme dont nous célébrons cette année le soixante-dixième anniversaire ». Ce qui ne justifie précisément pas les dérives du CDH.

Donald Trump a choisi de traiter du dossier des droits de l’homme dans ses tête-à-tête  avec les responsables de pays réputés pour leurs atteintes à ces droits fondamentaux. Ces évocations portent leurs fruits, puisque, après avoir soufflé le chaud  au cours d’une tournée en Asie en novembre 2017, stigmatisant la Corée du Nord, avant de réaliser la première rencontre historique avec son dirigeant, Kim Jong-un, à Singapour le 12 juin 2018. Après viendra le Vietnam ?<br> 

BDS prône le boycottage des produits israéliens : mouvement communiste ou fasciste ?

C’est quoi le mouvement BDS, qui prône le boycottage des produits israéliens ?

boycott_israelSont notamment partisans du boycottage d’Israël
Alternative libertaire (issue de l’Union des travailleurs communistes libertaires), Association des Palestiniens en France (APF), Américains contre la guerre (AAW FRANCE), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP), Association nationale des communistes (ANC), Association des Tunisiens en France (ATF), ATTACCGT Educ’Action, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Palestine, Collectif des musulmans de France (CMF), Comités palestiniens pour le droit au retour, Commission Proche-Orient de Pax Christi, CNT (confédération syndicale de type syndicaliste révolutionnaire et anarcho-syndicaliste), Confédération paysanne (cf. altermondialiste José Bové), Emergences (association pour un monde plus altruiste, plus solidaire et plus conscient), Ensemble! (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire), Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Génération Palestine (GP), le Parti de gauche, Les Désobéissants, Mouvement immigrations banlieues (MIB, contre  le racisme institutionnel dont sont victimes les enfants d’immigrés et en particulier les bavures policières), Mouvement pour une alternative non violente (MAN, anti-nucléaire), Nouveau parti anti-capitaliste (NPA, révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot), Organisation communiste libertaire (mouvementiste), Parti des indigènes de la République (PIR, antisémite, homophobe, identitaire, islamo-gauchiste, racialiste et raciste anti-Blancs; porte-parole Houria Bouteldja, salariée de l’Institut du monde arabe, mise en examen pour injure raciale à la suite de son emploi du terme ‘souchien’, « proche du Hamas tête de pont du lobby khomeiniste », soutien de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols), Réseau Sortir du colonialisme, Union des associations de Palestiniens en France, Union française des consommateurs musulmans, Union syndicale solidaires (SUD), UJFP, organisation juive laïqueuniversaliste opposée à l’occupation des territoires palestiniens, qui milite notamment dans le Collectif Palestine pour un Etat palestinien),…

dsc09295-1024x768Le mouvement « Boycott, désinvestissement, sanctions » milite pour le boycottage des produits israéliens. De ce fait, des élus français de la France insoumise et du Parti communiste sont désormais interdits d’entrée en Israël pour leur proximité avec BDS. Ce mouvement, créé en 2005, appelle au rejet de produits israéliens pour contester la politique de colonisation israélienne.

Sept élus français qui devaient se rendre en Israël, samedi, dans le cadre d’une délégation de vingt parlementaires, ont appris qu’ils n’en auraient pas le droit.

Le ministère israélien de la Sécurité intérieure a fait part de sa volonté, lundi 13 novembre, de leur interdire l’entrée : parmi eux, quatre députés – Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier – tous issus du Parti communiste ou de la France insoumise. «Nous n’autoriserons pas l’accès au territoire à ceux qui appellent activement à s’en prendre à Israël», a-t-il affirmé.


Une source ministérielle a indiqué que la décision
 a été prise «après une enquête rapide du bureau des Affaires stratégiques». Or cette structure surveille notamment les activités de la campagne internationale ‘Boycott, désinvestissement et sanctions’ (BDS), un mouvement pro-palestinien régulièrement sujet à controverse, avec lequel plusieurs des élus concernés, issus de la France insoumise et du Parti communiste, pourraient avoir des liens.

Un mouvement initié en 2005

La campagne palestinienne Boycott, désinvestissement, sanctions est née en 2005 à Ramallah, à l’initiative d’Omar Barghouti, sans lien de parenté avec le prisonnier Marwane Barghouti que souhaitaient rencontrer les parlementaires. Ce mouvement se fonde sur un appel au boycottage des produits confectionnés en Israël et des activités liées au pays afin d’exercer une pression publique contre les colonies israéliennes en territoires palestiniens, dont celles implantées depuis 1967 ouvrent un débat sur sa légalité en droit international. L’appel initial invitait «à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël semblables à ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid».


Les champs d’action du BDS se veulent multiples: l’économie donc, avec la diffusion de listes de produits à éviter ou encore une référence fréquente au chiffre censé permettre de reconnaître les code-barres de produits originaires d’Israël, mais aussi la culture, le sport ou l’éducation en appelant, par exemple, des filières académiques à cesser les partenariats avec des universités israéliennes, ou des groupes de musique à ne pas se produire en Israël. Cette action dans plusieurs domaines et à plusieurs niveaux se retrouve dans le nom du mouvement. Le boycottage touche à la consommation quand l’idée de désinvestissement renvoie aux pressions exercées sur les entreprises et institutions pour ne plus coopérer avec Israël.
Les sanctions font référence aux demandes de réactions internationales, et notamment la remise en cause des accords économiques avec l’Union européenne.

Quelles revendications?

Le boycottage «se poursuivra jusqu’à ce qu’Israël s’engage clairement dans le respect du droit international, la fin de l’occupation et de la colonisation», affirme BDS France. De fait, le mouvement demande «le droit au retour pour tous les réfugiés» palestiniens maintenus à l’extérieur des frontières israéliennes, «la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et le démantèlement du Mur» qui entoure la Cisjordanie, ainsi que «la fin de l’apartheid pour les Palestiniens de 1948». Cette dernière revendication est parmi les plus polémiques.


Le BDS se défend de tout antisémitisme. Son action  «ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits», prétend le mouvement, qui assure ne pas viser «la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels», mais bien «la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans». Or, l’une des critiques les plus fréquemment adressées aux militants BDS est précisément de vouloir s’attaquer à la population israélienne dans son ensemble, et pas seulement à une politique en particulier.

Une branche BDS France formée en 2009

Quatre ans après le lancement du mouvement, dans la foulée de l’offensive israélienne «Plomb durci» sur Gaza, un appel à une campagne de ce type en France donne naissance à la branche française du BDS. A ce jour, un peu plus d’une cinquantaine d’organisations nationales y participent, dont des syndicats et des partis politiques révolutionnaires et d’extrême gauche.
Ce développement a donné lieu à une série de procédures judiciaires, notamment en raison d’une circulaire de février 2010 demandant aux Parquets d’assurer une «répression ferme» contre les militants pro-boycottage. Si ces derniers revendiquent leur droit à la liberté d’expression, les poursuites en justice à leur encontre associent en effet leur discours à de la «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne en raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, nation, race ou religion».

Plusieurs militants de BDS ont ainsi été poursuivis devant la justice française, avec des conséquences variées. En octobre 2015, la Cour de cassation a confirmé la condamnation à des dommages et intérêts et une amende de 14 personnes qui avaient appelé au boycottage des produits israéliens dans un supermarché de Colmar. L’année précédente, la relaxe de trois autres militants avait été confirmée en appel, fautes d’éléments de preuve. Plus récemment, en février 2017, la cour d’Appel de Montpellier a également relaxé deux militants poursuivis pour un message publié sur leur page Facebook, jugeant que les faits n’étaient pas qualifiés.

Un impact limité, mais supérieur à une 3e intifada

Outre les 171 ONG palestiniennes soutenant le mouvement, des personnalités ont également approuvé publiquement la démarche à son lancement, tel Stéphane Hessel. Sur son site, le mouvement BDS international revendique d’ailleurs le soutien de personnalités, parmi lesquelles le Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu. Le mouvement estime par ailleurs avoir une capacité à «influencer la façon dont la cause palestinienne est perçue publiquement». Mais le président François Hollande avait tenu à rassurer Tel-Aviv en rappelant son « opposition ferme à toute forme de boycott » de l’Etat hébreu. 


L’influence économique et politique réelle du BDS reste difficile à évaluer et fait l’objet de débats. D’autant que le boycottage revendiqué de tous les produits d’Israël peut être contesté par des partisans d’un boycottage des seuls produits des colonies. Mais une chose est sûre, l’impact politique de cette campagne est mis en avant par les autorités israéliennes. Signe de leur préoccupation et de leur fermeté sur ce sujet, en mars 2017, le Parlement israélien a adopté une loi visant à empêcher l’attribution de visas ou de permis de résidence à des ressortissants étrangers qui appellent au boycottage, suscitant une controverse dans le pays.

Le boycottage, une question qui a pris une ampleur limitée

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Bethléem

La question d’un boycottage de certains ou de la totalité des produits israéliens a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie. En 2010, la décision de Veolia de se retirer du chantier de tramway à Jérusalem avait été perçue comme une possible réaction aux pressions politiques liées au fait que la ligne devait s’étendre à Jérusalem-Est. Une information toutefois démentie par l’opérateur français, dans lequel l’Etat est actionnaire par le biais notamment de la Caisse des Dépôts.

En 2015, l’annonce par le patron d’Orange d’une rupture possible d’un accord de licence avec l’opérateur israélien Partner avait suscité un début de crise diplomatique. Stéphane Richard avait par la suite prétendu avoir «totalement sous-estimé» le caractère sensible, en Israël, de la question du boycottage de l’Etat hébreu. Le sujet était pourtant brûlant, à l’évidence: quelques mois plus tard, l’Union européenne imposait un étiquetage spécifique sur les produits fabriqués dans les colonies israéliennes, une décision qui remontait à 2012, mais n’avait jamais été concrétisée. D’autres campagnes d’envergure avaient déjà eu lieu contre les boissons Sodastream, les produits de beauté Ahava ou les médicaments Teva.


Le think tank pro-israélien NGO Monitor reproche au Quai d’Orsay d’avoir accordé, via l’Agence française de développement (AFD) et le Consulat général de France à Jérusalem, des millions d’euros à des ONG françaises et palestiniennes qui appuient le boycottage. Le rapport, publié l’an dernier, conclut que les autorités françaises se rendent indirectement complices d’une entreprise qu’elles jugent illégale.

L’effet de la campagne BDS reste cependant difficile à mesurer.

En 2014, le boycottage des produits des colonies aurait fait chuter de 21 % le revenu des agriculteurs israéliens, en particulier dans la vallée du Jourdain, poumon économique de l’État hébreu en Cisjordanie. Mais, selon les experts, l’impact du boycottage serait avant tout symbolique. Un récent rapport de la Knesset relève que les échanges commerciaux avec l’Europe ont doublé depuis 2005, passant d’une moyenne de 7,8 milliards à 15,6 milliards de dollars par an. En outre, les investissements étrangers ont atteint 88,2 milliards de dollars en 2013, soit une hausse de 58 % par rapport aux années 2000. Plus étonnant encore, le PIB a progressé de 2,9 % en 2014, malgré une guerre de cinquante jours pour contrôler le Hamas dans la bande de Gaza.

Parallèlement, l’Autorité palestinienne ne partage pas le jusqu’au-boutisme des militants BDS. « Nous demandons à chacun de boycotter les produits des colonies parce qu’elles se trouvent sur nos territoires. Mais nous ne demandons à personne de boycotter Israël, avec qui nous avons des relations et signé un accord de reconnaissance mutuelle », déclarait le président Mahmoud Abbas, le 13 décembre 2013, en marge des funérailles de Nelson Mandela, à Johannesburg. Ces propos libérèrent la haine des islamistes de Gaza, qui oublient que l’Etat hébreu demeure, à ce jour, le principal fournisseur de l’économie palestinienne. Tandis que les importations de produits israéliens en Cisjordanie avoisinent chaque année 800 millions de dollars, l’Etat hébreu absorbe près de 80 % des exportations palestiniennes. Abbas sait par ailleurs que des dizaines de milliers de Palestiniens sont employés en Israël et qu’il n’est pas en mesure de leur fournir de meilleure alternative.

Reste que, à défaut de peser réellement, l’objectif du mouvement BDS de boycotter l’Etat hébreu, ultime a ouvert la voie à l’idée de sanctions économiques internationales. La première étape devrait être l’étiquetage en Europe de produits israéliens fabriqués en Cisjordanie. Selon des fuites émanant de Bruxelles, Federica Mogherini, membre du parti Démocrate italien de Renzi et chef de la diplomatie de l’Union européenne, aurait ordonné la préparation d’un document répertoriant toutes les entreprises concernées par cette mesure. Les responsables israéliens redoutent un effet boule de neige qui, à terme, risquerait de renforcer la perception de leur pays comme un Etat paria.

Cette tendance s’illustre par la crainte de nombreux artistes internationaux de se produire à Tel-Aviv ces dernières années. Une délégitimation croissante qui a conduit le président israélien, Reuven Rivlin, à qualifier la campagne de boycottage de « menace stratégique », une terminologie habituellement réservée au programme nucléaire iranien. La  ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a décidé de contre-attaquer avec un arsenal de mesures contre le BDS et les partisans du boycottage. A ce titre, un budget de 25 millions de dollars vient d’être alloué par le gouvernement. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, qui compare cette campagne « aux pratiques nazies », a mobilisé son ami le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, qui vient de réunir des dizaines de philanthropes à Las Vegas. Avec l’aide de sa future ministre, Muriel Pénicaud, le candidat Macron était lui-même passé par Las Vegas avec le même objectif philanthropique…

Après la tentative avortée de la FIFA – présidée par le suisse-sicilien Gianni Infantino (qui en mai 2017, destitua 2 coresponsables de son comité d’éthique, lequel mène plusieurs enquêtes contre lui) – d’exclure Israël en Cisjordanie, , la gauche israélienne s’inquiète des risques d’un engrenage susceptible de mettre le pays au ban des nations. « La personne qui sert le boycott est Netanyahou, s’emporte Zahava Gal-On, chef du Meretz, parti politique israélien de la gauche, laïc et socialiste, membre de l’Internationale socialiste. Ses politiques destructrices et irresponsables ont placé Israël au bord de l’isolement. » Et de conclure : « Netanyahou doit prendre des mesures pour repousser la menace du boycott, à commencer par l’arrêt de la colonisation. »

Retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien: Rohani menace d’enrichir plus d’uranium…

Nucléaire iranien  : les Européens veulent préserver et amplifier l'accord
Un camouflet pour Macron, ici à Washington, pour faire pression sur Trump, le 27 mai 2018 

Le président Trump a pris la décision de retirer les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et de réinstaurer des sanctions, preuve que « les Etats-Unis (…) ne respectent jamais leurs engagements« , signé par Obama à Vienne en juillet 2015, a jugé le président iranien, Hassan Rohani.

En conséquence, Hassan Rohani a dit mardi soir vouloir discuter avec les Européens, les Russes et les Chinois afin de voir si son pays a intérêt à rester dans l’accord sur le nucléaire iranien après l’annonce du retrait des Etats-Unis de ce pacte. <br>Le groupe des « 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) s’étaient mis d’accord avec l’Iran le jeudi 2 avril 2015 sur un accord-cadre « historique » portant sur le nucléaire iranien. Cet accord politique visait à réduire la production iranienne d’uranium enrichi. <br>VOIR et ENTENDRE l’état des négociations et de la situation, au début 2015. (cliquer sur le lien)

Mettant la pression sur les pays  qui ont dit vouloir sauver cet accord en dépit du retrait américain, H. Rohani a menacé de cessation de l’application par l’Iran des restrictions qu’il a consenties à ses activités d’enrichissement d’uranium, si ces négociations ne devaient pas donner les résultats escomptés.<br>A partir de cet instant, l’accord nucléaire est entre l’Iran et cinq pays », a déclaré Rohani à la télévision publique iranienne, peu après l’annonce du président américain Donald Trump du retrait de son pays de l’accord signé à Vienne en juillet 2015 entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 .

« Nous devons attendre de voir ce que les cinq grands pays vont faire. J’ai ordonné au ministère des Affaires étrangères de mener pendant les quelques semaines à venir avec les pays européens et les deux autres grands pays, la Chine et la Russie, des négociations« , a-t-il dit.<br>Si celles-ci permettent que « les intérêts du peuple iranien soient assurés […] l’accord nucléaire restera et nous pourrons agir pour l’intérêt de la paix et de la sécurité de la région et du monde« , a ajouté Rohani, qui a accusé D. Trump de livrer une « guerre psychologique » contre l’Iran.

« J’ai ordonné à l’Organisation iranienne de l’énergie atomique de prendre les mesures nécessaires […] pour qu’en cas de nécessité nous reprenions l’enrichissement industriel sans limite« , a encore assuré Rohani, semblant lier une telle décision à l’éventualité d’un échec des négociations pour sauver l’accord de Vienne.

Par cet accord, l’Iran s’était engagé pour 15 ans à ne pas enrichir l’uranium à plus de 3,67% et à ne pas détenir plus de 300 kg d’uranium.

L’enrichissement industriel est destiné à faire du combustible pour les centrales nucléaires civiles. Mais hautement enrichi, et en quantité suffisante, l’uranium peut permettre la fabrication d’une bombe atomique. <br>VOIR et ENTENDRE  cette analyse du 9 mai (cliquer sur le lien)

Par l’accord de Vienne, l’Iran s’était solennellement engagé à ne jamais chercher à acquérir la bombe atomique.

Emanation de l’ONU, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jusqu’ici certifié que l’Iran remplissait ses engagements pris à Vienne. Or, Israël a assuré détenir les preuves du contraire.

Avec l’échec de ses négociations en tête-à-tête avec Trump à Washington il y a quinze jours, Macron prend acte de la faiblesse de son influence dans le monde :<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine de sortir de l’accord nucléaire iranien. Le régime international de lutte contre la prolifération nucléaire est en jeu.<a href= »https://t.co/fHuuUMUsCj »>https://t.co/fHuuUMUsCj</a></p>&mdash; Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) <a href= »https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/993921478998544384?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js</center>

Le tweet antisioniste du trotskiste Cambadélis, président du Parti socialiste français

Jean-Christophe Cambadélis banalise un « mauvais tweet » 

Le premier secrétaire refuse de faire ses excuses

blog -Cambadelis douteuxEn comparant Israël et Daesh, Cambadelis insulte le premier et absout le second.
Cambadélis juge son tweet simplement  » mauvais » et il accuse même les indignés de « mauvaise polémique » ! 

Bravement Cambadélis retire son tweet en réalisant qu’il s’est trahi. Mais pas assez vite pour empêcher des internautes vigilants d’en faire une capture d’écran: quelles pestes, ces réseaux sociaux: plus moyen de s’entendre entre soi, politiques et journalistes « indépendants ! 

Alors que la gauche détourne le regard, l’opposition appelle à la démission du premier secrétaire du PS.
Eric Ciotti, le premier, a dénoncé sur Twitter un « scandaleux et odieux dérapage de Cambadélis qui assimile Israël et Daech […] plus digne d’exercer ses responsabilités« .

Le responsable socialiste se défend, lundi 9 février, d’avoir voulu mettre sur le même plan l’état d’Israël et le groupe terroriste Daech dans un tweet publié dimanche faisant la publicité de son passage sur Radio J, radio d’une partie de la communauté juive.
A l’antenne, le premier secrétaire du Parti Socialiste refusait « qu’on identifie une communauté à un Etat« , comme « on identifie la communauté juive à Israël et les musulmans à Daech. C’est le même raisonnement« . Le trotskiste « Costa » peut-il nous dire si on pouvait, en revanche, identifier le Hamas à Daesh ?

Une pensée profonde qui éclate dans sa synthèse sur Twitter :
blog -Cambadélis assimile Israel a Daesh-tweet 1 du 8fev2015

L’irresponsable socialiste rejette toute polémique

Cambadélis n’a toujours pas compris en quoi son propos est infamant. Il s’enfonce en pensant se justifier.

L’AFP vole au secours de l’antisioniste -pro-palestinien-  Cambadélis…
blog -Cambadélis soutenu par AFP qd il assimile Israel a Daesh-tweet 1 du 8fev2015

« Déplorer » ne signifie pas demander les excuses des personnes offensées.

Cambadélis a même l’audace d’alimenter contre les indignés la polémique qu’il rejette le concernant:

Trotskiste un jour, trotskiste toujours: chassez le naturel, il revient au galop.

Et longue vie au « front républicain »…, car, lorsque Cambadélis s’adresse ainsi à la communauté musulmane de France pour tenter d’effacer l' »effet Charlie », Costa ne participe évidemment pas à l’importation en France du conflit israëlo-palestinien…