Doubs: près de 50% des électeurs ont voté contre le candidat de la gauche

Courte victoire en trompe-l’oeil du PS

A 800 voix près, le PS conserve sa majorité

« Nous gagnons 2.600 voix par rapport au second tour de 2012, alors que le PS perd 6.000 voix », s’est félicitée la candidate frontiste.

L’appel du PS à un « front républicain » a été peu entendu et Frédéric Barbier a remporté » son duel contre la candidate du Front National d’une courte tête.
Test électoral national dans la perspective des élections départementales des 22 et 29 mars, la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs a conforté le Front National qui confirme sa poussée en séduisant quelques 6.000 nouveaux électeurs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier a obtenu 51,43 % et Sophie Montel, sa rivale frontiste, seule contre tous, a atteint 48,57 % qui l’autorisent à se réjouir.

« Les résultats ce soir, ça se joue à pas grand chose, à peine quelque 500 voix d’écart. […] C’est une voie royale pour 2017. Il nous reste deux ans et demi pour convaincre les électeurs, pour gagner 1%. »

Sur i-télé, elle a ajouté :

« Ce soir, nous entrons dans une nouvelle ère, à savoir la fin du tripartisme, une bipolarisation de la politique française avec d’un côté le Front national (…), de l’autre côté le reste, incarné par l’UMPS, les centristes, les verts qui se montrent à l’évidence incapables de gagner seuls. »

Seulement 863 voix séparent en effet les deux candidats.

« Les socialistes n’ont pas à fanfaronner, le grand vainqueur ce soir, c’est le Front national », a souligné la candidate frontiste, Sophie Montel.
Le candidat victorieux ne pavoisait d’ailleurs pas dimanche soir.Il a reçu le message de défiance que les électeurs de cette région à l’industrie sinistrée a voulu envoyer au pouvoir socialiste responsable d’une politique désastreuse d’austérité. « Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas. Ce succès je le dois aux forces républicaines. A ce rythme, l’ascension du FN vers le pouvoir doit être prise très au sérieux« .

L’élu socialiste a tenu à remercier les membres de l’opposition Juppé, NKM, Larcher, Bayrou qui ont pris position au second tour en faveur d’un exécutif dont ils dénoncent par ailleurs la politique.
Il a aussi tenu des propos violents à l’encontre de l’UMP dont le candidat du 1er tour aurait, selon lui, été « lynché par la direction de son parti » qui avait laissé à ses électeurs la liberté de voter blanc ou de s’abstenir, dimanche 8 février (ni-ni).

Participation en forte hausse

L’effet Charlie avait déjà radicalisé le scrutin au premier tour, trois semaines après les attentats de Charlie Hebdo, envoyant les extrêmes au second et reproduisant ainsi le clivage de la société. Dimanche dernier, la participation a bondi de près de dix points: 49,07 % contre 39,5 % lors du 1er tour.

Le gouvernement socialiste a encore fait monter la pression dans le Doubs. Durant l’entre-deux-tours, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, est venu une fois et le Premier ministre, deux, Manuel Valls, usant ainsi de sa position pour faire gagner le candidat socialiste.

Le Front National en restent donc à deux députés, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, élus en 2012 dans des triangulaires.

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Plan Valls contre le terrorisme : 2680 emplois créés; coût 425 millions d’euros supplémentaires

La facture sera-t-elle payée par les provocateurs de Charlie hebdo?

Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé ce mercredi matin plusieurs mesures qui pourraient lutter contre le terrorisme.

Valls: c'est vrai queça fait peur !
Valls: c’est vrai que
ça fait peur !

Le chef de guerre François Hollande a rétro-pédalé en précisant que le ministère de la Défense placera un garrot sur l’hémorragie des crédits aux armées: il surseoira à la suppression de 7.500 postes prévus sur 2015-2019.
Quant à son gouvernement, il prévoit notamment une rallonge budgétaire, la création de milliers d’emplois et envisage aussi une nouvelle loi sur le renseignement.

Création de 2680 emplois sur trois ans

Le chef du gouvernement a précisé que sur ce total de 2.680, 1.400 emplois nouveaux seraient créés au ministère de l’Intérieur (dont 540 en 2015), 950 au ministère de la Justice, 250 au ministère de la Défense et 80 au ministère des Finances, d’ici… 2018.
«La première urgence, la première exigence, c’est de renforcer encore les moyens humains et techniques des services de renseignement», a déclaré Manuel Valls. Sur les 1.400 nouveaux emplois de policiers, 1.100 «seront directement affectés au sein des unités de renseignement chargées de lutter contre le terrorisme, dont 500 à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), 500 au sein des services centraux territoriaux du renseignement territorial (350 policiers et 150 gendarmes) et 100 à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris», a-t-il précisé.

Près de 3.000 personnes placées sous surveillance renforcée

blog -Valls preneur otages-CharbCes emplois devraient permettre de mieux contrôler les djihadistes présumés. «Aujourd’hui, il faut surveiller près de 1.300 personnes, Français ou étrangers résidents en France, pour leur implication dans les filières terroristes en Syrie et en Irak. C’est une augmentation de 130% en un an», a expliqué le chef du gouvernement. «A cela s’ajoutent 400 à 500 personnes concernées par les filières plus anciennes ou concernant d’autres pays, ainsi que les principaux animateurs actifs dans la sphère cyber-djihadiste francophone. En tout ce sont près de 3000 personnes à surveiller.»

Un dispositif PNR «sera opérationnel en France en septembre 2015». Ce fichier commun des données personnelles des passagers aériens est en discussion au Parlement européen. Le gouvernement prévoit aussi la création d’un fichier pour recenser «les personnes prévenues ou condamnées pour des faits de terrorisme, avec obligation pour ces personnes de déclarer à intervalles réguliers leur adresse et leurs déplacements à l’étranger».

425 millions d’euros supplémentaires en trois ans

Le plan de renforcement de la «lutte contre le terrorisme» prévoit au total 425 millions d’euros de «crédits d’investissement, d’équipement et de fonctionnement au cours des trois prochaines années», précise Manuel Valls. Comment les financer ? Ces dépenses «seront compensées par des économies sur l’ensemble du champ de la dépense publique, année après année», a répondu le Premier ministre. Matignon a par ailleurs précisé qu’en incluant les frais de personnels, l’enveloppe atteindrait quelque 735 millions d’euros sur trois ans.

Une partie de ces moyens sera consacrée au «renforcement de la protection des policiers (nationaux et municipaux) et des gendarmes : gilets pare-balles et armements plus performants».

7.500 suppressions de postes de moins que prévu à la Défense.

Alors que le plan Vigipirate mobilise 10.500 militaires, le président de la République a de son côté «décidé de réduire de 7.500 les déflations d’effectifsw/em> (sic) prévues pour le ministère de la Défensesur la période de 2015 à… 2019 par la loi de programmation militaire, dont 1.500 dès l’année 2015». Les suppressions de postes passent donc de 25.800 à 18.300 sur quatre ans et, pour la seule année 2015, de 7.500 à 6.000. Au total, les dégraissages seront donc inférieurs de 30% à ce qui était initialement prévu. L’armée française comptait 278.000 personnels civils et militaires fin 2013. Quelque 54.000 postes ont déjà été supprimés dans le cadre de la Loi de programmation militaire précédente (2008-2014).

«Un cadre juridique» pour l’action des services de renseignement

Le projet de loi sur le renseignement préparé par Jean-Jacques Urvoas, un proche de Manuel Valls, sera présenté en Conseil des ministres «le plus vite possible» et transmis au Parlement en mars, a dit le Premier ministre. Le vote définitif de ce projet de loi aura lieu en juin, a précisé dans la foulée le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.
«Au-delà du renforcement sans précédent des moyens, il est indispensable de conforter les capacités d’agir des services de renseignement», a fait valoir Manuel Valls. Le chef du gouvernement a souligné que «la loi de 1991 sur les interceptions a été conçue avant l’internet. L’encadrement légal des opérations réellement conduites est lacunaire». Cela «n’est satisfaisant ni en termes de sécurité juridique des opérations, ni sur le plan des libertés publiques». «Désormais, l’intégralité des opérations assurées sur le territoire national bénéficieront de la légitimité de la loi et feront l’objet d’une autorisation expresse. Ce sera un texte protecteur des libertés publiques, puisque chaque opération sera soumise à un contrôle externe indépendant, sous le contrôle d’une juridiction spécialisée», a aussi mis en avant Manuel Valls, ajoutant que la proportionnalité des moyens de surveillance autorisés sera au coeur des opérations de contrôle.

Des quartiers dédiés dans les établissements pénitentiaires

Autre mesure annoncée : «sur la base de l’expérimentation menée à Fresnes», la création de cinq quartiers au sein d’établissements pénitentiaires, dédiés aux détenus radicalisés. Le contact avec le radicalisme extrémiste (sic) se joue souvent en prison, où le manque d’aumôniers musulmans est criant. Valls préconise l’arrivée de 60 aumôniers musulmans supplémentaires, s’ajoutant au 182 existants.

Création d’un site Internet grand public contre l’embrigadement djihadiste

Manuel Valls a également annoncé la création d’un site internet visant à informer le grand public sur les moyens de lutter «contre l’embrigadement djihadiste». Plus généralement, «dans les 3 prochaines années, 60 millions d’euros vont être spécifiquement consacrés à la prévention de la radicalisation», a indiqué le chef du gouvernement.

Réflexion sur la peine d’indignité nationale

blog -Taubira fait le singe a FranceInter
La Garde des Sceaux,
Christiane Taubira fait le singe
(France Inter)

Manuel Valls a aussi indiqué qu’il proposerat «une réflexion transpartisane» sur la réactivation de la peine d’indignité nationale et que des propositions «compatibles avec notre droit et nos valeurs» seront présentées d’ici six semaines. «Je proposerai aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat qu’une réflexion transpartisane puisse être conduite, par exemple, par les présidents des Commissions des lois des deux assemblées, Jean-Jacques Urvoas (député PS) et Philippe Bas (sénateur UMP) pour examiner et formuler des propositions définitives dans un délai court de six semaines et totalement compatibles avec notre droit et nos valeurs», a promis le Premier ministre.

Le pactole recueilli par le journal libertaire et offensant grâce à l’explosion de ses ventes va trouver à s’employer: les dessinateurs apporteront probablement à Bercy leur contribution aux frais qu’ils ont occasionnés au Raid et au GIGN et les anarcho-révolutionnaires verseront nécessairement leur obole aux travailleurs de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële privés de leur outil de travail depuis bientôt trois semaines. Des souscriptions ont été ouvertes en soutien: à votre bon coeur, Charlie !

« Les musulmans amènent la merde en France »: Philippe Tesson le pense et le dit…

Radicalisation de la presse: la liberté d’expression confisquée par la gauche extrême

Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)
Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)

« Le journaliste-polémiste a tenu des propos qui devraient le conduire devant les tribunaux ».
Telle est la sentence non d’un juge, mais d’un journal, en exergue non pas d’un article, mais d’un réquisitoire. Eric Zemmour avait été ostracisé, Philippe Tesson l’est aussi. Zemmour a été chassé hors d’i-télé, chaîne de télévision du groupe Canal +; Tesson a été chassé hors de l’hebdomadaire Le Point.

Le délit d’opinion

Invité mercredi sur Europe 1 pour parler de la laïcité et des écoles religieuses, le journaliste, « qui sévit » dans Le Point, Valeurs actuelles et sur Radio Classique« , selon les termes de son jeune confère de Libération, et « qui cause » théâtre dans le Figaro magazine, selon le même spécialiste du journal cornaqué par Laurent Mouchard, aka Joffrin, a tenu « des propos islamophobes qui devraient le conduire devant les tribunaux« . Probabilité ou jugement moral?
En attendant, ce qui est sûr, c’est que Bouchet-Petersen saute des lignes de l’article de Wikipedia, quand ça l’arrange: le respect de la déontologie professionnelle ne l’habite pas… Pourquoi occulter en effet que Ph. Tesson a collaboré treize ans au… Canard Enchaîné (1970-1983), au temps de sa jeunesse.

Chasse aux sorcières d'un "khmer rouge" de la presse de France (janvier 2015)
Chasse aux sorcières d’un « khmer rouge » de la presse de France (janvier 2015)

Le critère de l’âge.

Parmi les jeunistes, Bouchet-Petersen a tout pour plaire: il est fils de… mais n’a pas hérité l’intelligence de sa mamamn, seulement la haine. Car chez les sectaires, on n’est jamais trop vieux, comme Stéphane Hessel ou Jacques Vergès – et Michel Rocard (84 ans) – si on est estampillé de gauche. Mais, pour Tesson, les ans deviennent une tare, selon le kkmer rouge de Libé qui souligne son âge, 87 ans.

Au soir d’une belle carrière, le fondateur et directeur du Quotidien de Paris (1974-1994) « a éructé », aux dires du journal socialiste Libération, en évoquant les « incidents » – non précisés, dans un souci légitime d’information – signalés au ministère de l’Education nationale après la minute de silence observée jeudi : « Ce qui a créé le problème, ce n’est quand même pas les Français. […] D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité, sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et ben moi je le dis !« . Et d’ajouter, comme l’a noté le site Arrêt sur images (nous donnons le lien, puisque ce professionnel de Libé s’abstient), en « interpellant » l’animateur de l’émission, Jean-Marc Morandini : « C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire, quoi ! »

Pour le « journaliste » de Libération – quotidien en difficultés de trésorerie qui dispose néanmoins d’un tel excédent d’espace qu’il héberge Charlie hebdo sur un étage entier – Jonathan Bouchet-Petersen, fils de… Sophie, conseillère de Ségolène Royal, candidate battue à la présidentielle de 2007, et investigateur pro de Wikipédia, Tesson – dégradé de son prénom – avait déjà tenu des propos outranciers en janvier 2014 : en pleine « affaire Dieudonné », il avait lancé dans l’émission Accords/Désaccords sur Radio Classique « Ce type, sa mort par peloton d’exécution de soldats me réjouirait profondément. » Ajoutant : « Pour moi, c’est une bête immonde donc on le supprime, c’est tout… Je signe et je persiste.« 

Et comme le petit journaliste n’a pas épuisé la fiche Wikipedia, il poursuit son réquisitoire. Le lendemain sur LCI, il avait regretté « qu’il n’y ait plus la peine de mort » pour exécuter cet « animal abominable ». Devant la polémique et alors que le dépôt d’une plainte « pour appel au meurtre » avait été « évoqué » sur RMC, une obsession de Bouchet-Petersen, Tesson avait « confirm[é] ces propos », mais en appelant à « les remettre dans le contexte, le contexte d’un débat polémique » et en revendiquant « contre l’évidence »(selon le coupeur de têtes de Libé) une « formule de style ». Le 6 mars 2014, LCI et Radio Classique ont été mis en garde par le CSA.

Avec cette nouvelle sortie, Tesson, officier de la Légion d’honneur depuis 2009, a été mis au pilori sur les réseaux sociaux, dont ce journaliste semble, de manière inattendue vanter ici le recul et la capacité de jugement à froid, fait valoir l’avocat général de la presse, clone de Bruno Roger-Petit, après passage du correcteur. Mais l’écumeur de Wikipédia dispose aussi de la liste noire de la gauche et pointe le soutien qu’apporte Fabrice Robert, président du « groupuscule » (mépris de journaliste neutre) d’ »extrême droite » (fichage et donc étiquetage) Bloc identitaire à Philippe Tesson :

Libération appelle à la rescousse les détracteurs de la gauche sectaire 24/24 et 7j/7

Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, s’est, lui, ému du dérapage du journaliste-polémiste.

<br>L’ancienne ministre pro-palestinienne de Hollande, Cécile Duflot (EELV) tire à vue des adjectifs insultants et ce n’est pas au flash ball:

Ou cet autre pro-Hamas, Olivier Dartigolles (PCF) pour qui l’insulte tient lieu d’argument:
<br>

<br>La peine de mort et le peloton d’exécution qui horrifient le « jeune » protégé politique de Libération lui suffiront-ils s’agissant de Zemmour et Tesson ?
[wat=http://www.wat.tv/audio/philippe-tesson-dans-grand-76nr1_2exyv_.html]

PaSiDupes offre à Jonathan Bouchet-Petersen la video que l’investigateur dit introuvable (puisqu’elle n’est pas sur Wikipédia), suggérant même qu’elle aurait été supprimée… Car le garçon n’est pas amateur de censure et soutient la liberté d’expression !…

Attentats djihadistes en France: un débat secoue le milieu scolaire. Et pas que…

Minute de silence en hommage à Charlie Hebdo: 200 incidents recensés dans les écoles

70 refus, avait-on commencé à recenser, il y a quatre jours: « négligeable », avait coupé court le ministère de l’Education. Quelque 200 incidents ont finalement été reconnus, mais seulement 40 ont été signalés à la police.

La vague d’hommages autour des tueries de la semaine dernière n’est pas acceptée par tout le monde. Depuis les attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo, des témoignages de professeurs, déstabilisés par la réaction de leurs élèves, sont remontés. Ils font état de l’incompréhension de collégiens ou lycéens qui dénoncent un journal ayant, notamment, caricaturé le prophète Mahomet: la représentation du visage du prophète est en effet un blasphème en terre d’islam. Celle du roi l’est également au Maroc.

Une minute de silence sifflée

Le ministère n’avait d’abord avoué qu’une petite centaine d’incidents directement liés à la minute de silence, puis cent et bientôt 200, quand les chefs d’établissements cessèrent leur filtrage.<br> Le ministère précisa alors que les données sont déclaratives, elles ne « constituent donc pas un recensement exhaustif de l’ensemble des difficultés qu’ont pu rencontrer les équipes éducatives« . Une embrouille en répnse ceux qui l’accusent, comme le député UMP Philippe Juvin, de truquer ses données.

#JeSuisCharlie refus de respecter l’hommage dans les écoles:sous estimation et trucage des chiffres?@EPPGroup @ump http://t.co/Ysll9x5e0V

« Toutes les difficultés rencontrées ont été traitées localement, de manière proportionnée à la gravité des faits, par les équipes éducatives et pédagogiques, entre dialogue éducatif et sanctions disciplinaires » d’après le ministère. Afin de lutter contre ces incidents, liés à l’aspect polémique du journal caricaturant volontiers le prophète Mahomet, le gouvernement sort son arme suprême: la mise en place d’un numéro vert pour dénoncer les problèmes liés à la laïcité, mais l’étude est encore sur la table.

Réaction instantanée sur Twitter:

Parce que les dessinateurs de Charlie hebdo ne sont pas de grands malades.

La condamnation des assassinats djihadistes n’est pas unanimement en France

Face à l’attentat contre Charlie Hebdo et encore davantage face aux assassinats antisémites du magasin casher de la porte de Vincennes, la réaction de certains scolaires -qui reflète souvent l’avis des familles- donne à penser que l’orchestration de l’émotion populaire connaît des couacs. En dépit du succès de la « marche républicaine » du 11 et de la frénésie populaire sur les ventes du « numéro des rescapés », tous les enfants de l’école de la République ne condamnent pas les attentats  djihadistes.

Au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (9.3), un colis suspect a été découvert, vendredi dans la salle des professeurs, rapporte Le Monde. Il ne contenait pas de bombe, mais des câbles et un détonateur, assurent deux élèves et l’avertissement est donc clair. Dessus était d’ailleurs écrit « Je ne suis pas Charlie », à l’attention des bisounours lents à la… détente. « Ils auraient pu ne tuer que » Charb, discriminent d’autres lycéens…
Les journalistes du Journal Le Figaro ont constaté que pas moins de 80% des élèves ont refusé de participer à ce moment de recueillement.

Dans un collège de Roubaix, un rassemblement de 400 élèves s’est tenu « dans un grand bourdonnement » protestataire et anonyme.

La manipulation médiatique peut toutefois paraître parfois grossière. Certains élèves ont participé à la minute de silence à contre-coeur, raconte l’agence de presse française. « Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire« , reconnaît Marie-Hélène, 17 ans. Avec un prénom aussi ostensiblement chrétien, le journaliste anonyme de l’AFP fait un peu fort…

Les terroristes, « mes frères »

Effet Charlie
Effet Charlie

Le jour même de deuil national, des propos particulièrement violents tombaient sous le coup de la loi. Or, les musulmans intégristes ne reconnaissent que la loi coranique. Et c’est ainsi que le Français Amedy Coulibaly, le djihadiste tueur de Vincennes, s’était marié devant l’imam, sans passer devant le maire, comme l’y oblige pourtant la loi de la République. <br> »Ils ont réussi leur coup, moi je suis fière de ceux qui les ont tués. Ce sont mes frères. » Tels sont les propos et convictions d’une collégienne de 15 ans au lendemain de l’attaque contre l’hebdomadaire satirique, mais aussi du magasin casher. Dans un document confidentiel qui les retranscrits sont indiqués le nom de l’élève, son âge, son adresse, et très précisément les propos tenus.

Autre signalement effectué, celui d’un élève de 16 ans, qui a véritablement proféré des menaces de mort et de djihad envers tous les « Blancs ». Ces propos ont été consignés [« par écrit », pléonasme d’un journaliste bac+5, analyste distingué et décrypteur pour nous], par les enseignants ou les surveillants qui les ont rapportés à leurs chefs d’établissement, quand ils les ont fait remonter au rectorat. Dans cette hypothèse, les rectorats ont ensuite l’obligation de diffuser auprès de la police et le Parquet.

; »>En région, dans l’Isère, un jeune homme de 17 ans, originaire d’un pays du Maghreb, musulman ou juif, l’histoire ne le dit pas, a été frappé par un groupe de quatre ou cinq personnes à Bourgoin-Jallieu, PS jusqu’en 2014, en marge de la minute de silence, à l’intérieur de son lycée, lieu pourtant traditionnellement considéré comme un sanctuaire. Mais c’était avant que les établissements scolaires soient des lieux de débats.

« Il ne faut pas mettre le couvercle sur la marmite. Une partie, certes marginale, des élèves ont refusé de faire la minute de silence » jeudi, confie un professeur d’un lycée de Clichy (Seine-Saint-Denis).

Il rapporte aussi des réactions d’élèves sur le thème « les gens de Charlie Hebdo ne l’ont pas volé », « il ne fallait pas les tuer, mais on n’insulte pas le prophète ».

Barbara Lefebvre, professeur d’histoire-géographie dans les Hauts-de-Seine et co-auteur des « Territoires de la République », paru il y a douze ans, relate des incidents du même ordre que lui ont rapportés des collègues.

Au lycée Jean-Lurçat à Paris, des élèves arboraient un badge « Je suis Saïd », du nom d’un des deux frères Kouachi, responsables de la tuerie à Charlie Hebdo.

C’est cette fois à Bondy. Lauréat en 2004 des missions Stendhal, prix de la Francophonie de la SACD en 2005 et bourse année sabbatique du CNL, Mohamed Kacimi a vécu une scène qu’il rapporte sur Facebook. Venu parler dramaturgie dans un lycée professionnel du Val-de-Marne, il constate que la classe a la tête ailleurs et il embraie donc sur les tueries djihadistes:
Au fond de la salle un grand black lève alors la main (aussi bizarre que cela paraisse!)
– Monsieur, faut que je vous dise une chose, c’est la guerre, ça va être la guerre nous les musulmans et les autres, les juifs et les chrétiens, la guerre à mort
– Tu es musulman
– Non, je suis chrétien
– Pourquoi tu dis que tu es musulman
– Je dis ça parce que j’aime Anelka, il est musulman, tout le monde le déteste, lui déteste tout le monde, et nous on l’aime…Je vais me convertir juste pour Anelka, monsieur. Ce sera la guerre, monsieur, comme avec Anelka. (© Mohamed Kacimi, né en 1955 à El Hamel, Algérie)

Apologie du terrorisme : des élèves signalés à la police

Tandis que la presse corporatiste et solidaire encense par principe ses confrères, les auteurs des caricatures provocatrices à  l’origine des assassinats djihadistes, la lutte contre le terrorisme s’étend aux salles de classes. Des mineurs scolarisés ont été dénoncés à la police pour apologie du terrorisme à l’occasion de la minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. C’est la toute première application de la loi du 13 novembre 2014, un arsenal législatif destiné à renforcer la lutte contre les terroristes, notamment djihadistes. Rappelons toutefois que les grenades offensives ont été interdites le 13 novembre 2014 aux forces de l’ordre à la suite du drame de Sivens. « Ne désarmez pas les gendarmes ! » demandait l’UNRPG (45.000 adhérents), dénonçant une mise en danger des escadrons si les moyens de la protection de l’ordre public leur sont retirés. En s’accrochant à leurs certitudes idéologiques, dont celle de la prévention, après avoir cédé sur le terrain de la vidéosurveillance, les législateurs godillots peinent donc dangereusement à maintenir le pouvoir de dissuasion des fonctionnaires de police. Certains continuent d’ailleurs de leur contester l’usage de grenades lacrymogènes, assourdissantes ou de désencerclement, de flash-balls, de canons à eau, voire de bombes à poivre. L’usage de la plupart de ces armes est régulièrement dénoncé comme abusif.

Des enseignants ont refusé d’appliquer la minute de silence

Tout fonctionnaires de l’Etat qu’ils soient, des professeurs ont affiché leur soutien aux tueurs en s’opposant à la décision de marquer d’une minute de silence le deuil national de trois jours décrété par le président Hollande dans les établissements publics. Des profs soumis au devoir de réserve sont mis en cause. Ancré dans leurs habitudes d’autonomie et défiant programmes nationaux, instructions ministérielles et évaluations des élèves, des professeurs militants s’opposent impunément à leurs autorités hiérarchiques, comme à leur engagement de neutralité et de respect des consciences, à l’instar d’ailleurs de leur ministre Najat Vallaud-Belkacem, parfois qualifiée de « khmer rouge » du fait de son dogmatisme fourbe et totalitaire. 

Alors, comme ça, ces professeurs-là seraient incapables de ferrailler avec cette minorité d’élèves contestateurs ? Ancien professeur et chef d’établissement en Seine-Saint-Denis, Paula, désormais à la tête d’un collège parisien, est catégorique pour pointer les professeurs « qui ne sont pas autant cultivés qu’avant » ou « ne se sentent pas attachés aux valeurs de la République« . « Si les élèves sentent chez leur prof un manque de conviction, ils prennent du coup la liberté de provoquer », assure-t-elle. Mais elle détient le remède. « Pour rappeler que nous sommes à l’école de la République, il faudrait enseigner beaucoup plus d’éducation civique« . Ce que contestait Jack Lang, dès ce matin sur France Info. <br>La vérité n’est pas si caricaturale et parcellaire. Le milieu éducatif est en effet totalement sous l’emprise de la FSU, syndicat hégémonique classé à gauche, voire extrême, de la maternelle à l’Université et aux ex-IUFM. C’est-à-dire que les citoyens de la République n’ont pas plus de chance de lui échapper que des Cambodgiens aux khmers rouges ou des Nigérians à Boko Haram.

Ouvertement pro-palestiniens ou non, les professeurs musulmans intégristes, altermondialistes proches d’EELV, trotskistes anarcho-révolutionnaires adhérents du NPA ou communistes et libertaires encartés au Parti de gauche de Mélenchon, au CNT ou au PCF, tous résistent à l’autorité de l’Etat et sympathisent avec la lutte armée du Hamas, groupe terroriste palestinien.   Comment la ministre franco-marocaine de l’Education saurait-elle leur tenir tête si tant est qu’elle ne les soutient pas ?

Apprendre aux élèves à réfléchir

Hommage « spontané » sous contrôle

Est-ce que diverger, c’est ne pas comprendre ?
Pour Catherine, représentante du système, le problème est ailleurs : « il faudrait que tous les professeurs, et pas seulement ceux d’histoire-géo, soient capables d’enseigner l’éducation civique et d’organiser des débats entre élèves ». Là est le cœur du problème selon elle : « les professeurs, dont moi-même, closent trop le débat quand un élève sort une énormité parce qu’il ne faut pas perdre de temps pour avancer dans les programmes« . Résultat ? « On n’apprend pas aux élèves à réfléchir et à aiguiser leurs arguments« . Et les provocateurs peuvent alors avoir le dernier mot, juge-t-elle en conclusion, considérant que l’école n’est pas un lieu de transmission des savoirs, mais de discussion, de débat, voire d’affrontements idéologiques où l’adulte doit faire prévaloir ses orientations personnelles et les éléments de langage tombés d’en haut.<br>Des paroles que pourrait approuver Christine. La prof de maths se dit « soulagée » de ne pas avoir eu de classe pendant la minute de silence. « Moi, je fais des maths, je me sens clairement incapable d’argumenter face à des élèves qui se diraient en faveur des terroristes ». Cette culpabilisation n’a pourtant pas lieu d’être, puisque ce n’est pas son rôle de débattre: elle n’est pas plus que ses collègues de philosophie ou d’une quelconque discipline de sciences humaines payée par l’impôt pour discuter de l’actualité. Si on reprenait le raisonnement de la chef d’établissement anonyme, les élèves et les professeurs ont besoin moins de discussions que de connaissances et de références.

Stopper l’embrigadement religieux, mais aussi la manipulation politique

Dès lors, les services de renseignement vont analyser les propos énoncés pour dégager des nuances entre la simple provocation et l’apologie du terrorisme. Une enquête est alors ouverte : les services s’intéressent au jeune, à ses parents – étaient-ils au courant -, à son entourage, à ses activités sur internet. Rien n’est négligé pour stopper au plus vite l’embrigadement. L’auteur des propos peut même être interpellé. Car si certains jeunes ne mesurent pas ce qu’ils disent ou apparaissent comme « déséquilibrés » – le mot est à nouveau lâché ! annonçant un prochain laxisme attendu – selon un spécialiste de la prévention de la radicalisation, d’autres connaissent parfaitement la portée de leurs propos et ont déjà le profil d’apprentis djihadistes.

Vendredi, à Châteauroux, l’élève d’un lycée technique a d’ailleurs été tabassé par des camarades pour avoir un peu trop ouvertement manifesté son soutien aux douze victimes de l’attentat de Charlie Hebdo.

Rouen, mars 2012.  Un professeur d’anglais du lycée Gustave Flaubert de Rouen (Seine-Maritime) a en revanche tenté d’imposer une minute de silence à ses élèves de Terminale,  en hommage au djihadiste de France , Mohamed Merah, l’auteur de sept meurtres, dont des enfants juifs, à Toulouse et Montanban. Luc Chatel avait alors demandé que l’enseignante soit « immédiatement » suspendue. Un syndicat se dressa alors, récusant tout « acte politique » de l’enseignante, Nadia, qui présenta pourtant le tueur de 23 ans comme une « victime d’une enfance malheureuse » et soutint que son lien avec Al Qaïda aurait été « inventé par les media et Sarko »… Ce syndicat plaida la « maladresse » d’une collègue « qui a des soucis de santé ». Une première « déséquilibrée » !

La police aussi est gagnée par la contestation
Une agent de surveillance de Paris (ASP, les ex-« pervenche »), a été suspendue par la préfecture de police (PP) pour ne pas avoir respecté jeudi dernier la minute de silence en hommage aux dessinateurs fauteurs de troubles, au nom de la liberté d’expression.Cette fonctionnaire, qui assume son refus, « va être traduite rapidement en conseil de discipline et risque la révocation ».
La « suspension » de la liberté de la presse ne permet pas de savoir si la fonctionnaire était animée par des motivations politiques ou religieuses.

Et, bien sûr, des prisons
Jeudi, à midi, des cris anonymes ont perturbé la minute de silence. Des « Allah akbar! » ont retenti par les fenêtres grillagées vers les cours de promenade et les coursives. Des provocations « sporadiques » en prison, commente docilement le « décrypteur » affûté du Figaro, alors que la France se fige en hommage à la mémoire de toutes les victimes des attentats, indifféremment. Une volonté de choquer, de salir l’instant de recueillement. Depuis, le mouvement ne s’est pas amplifié, affirme le journal conservateur. « Les détenus les plus radicalisés sont malins. Ils savent que notre vigilance est en ce moment à 200 %. Ils vont attendre plus tard pour capitaliser sur les événements », prédit toutefois un surveillant de la région parisienne.

Cette nuit, un quarteron de gentils musulmans (cf. PaSiDupes), pas radicaux du tout, ont fauché une fonctionnaire de police en faction devant l’Elysée.